L’ire ensemble – Grey – Épisode 9

Deux mois sans nouvelles de Christian : je vous sens fébriles. Et vous comprends.

C’est donc cette fois-ci abrité derrière une vitre blindée que je m’en vais poursuivre la lecture du livre maudit nommé Grey, et vous narrer les aventures de nos deux amants qui s’annoncent palpitantes, un peu comme dans la phrase « J’ai le slip qui palpite« , histoire que nous soyons tous d’accord sur la définition du terme. Mais en attendant, quid des épisodes précédents ?

Christian poursuit Anastasia au travers de tout le pays, quand bien même elle n’en demandait pas tant. Anastasia va-t-elle apprécier de le voir sortir de nulle part pour la violer une fois de plus alors qu’elle est en vacances chez sa mère ? Et Christian va-t-il enfin trouver un donneur de sang compatible pour enfin avoir la quantité nécessaire à alimenter ses érections ET son cerveau en même temps ? Mystère !

Nous voici donc repartis pour 50 pages.

Lisons, mes bons !


Deux mois sans Christian, et on retrouverait presque foi dans l’humanité.

Nous retrouvons donc Christian dans son hôtel du sud des Etats-Unis, alors qu’il réfléchit à comment il va bien pouvoir essayer de copuler avec Anastasia, malgré la présence dérangeante de sa génitrice.

En mangeant, je mets au point ma stratégie. Je pourrais débarquer chez la mère d’Ana demain matin au petit déjeuner. Apporter des bagels.

Puisque oui, à partir du moment où vous avez à manger, c’est connu, vous pouvez rentrer n’importe où.

« Ding dong.
– Oui ?
– Bonjour je suis Christian Grey je suis venu violer votre fille.
– Comment ? Mais ! Espèce de gros pervers, je…
– Regardez, j’ai des bagels.
– Aaah, au temps pour moi. Je vous en prie Monsieur Grey, sa chambre est à l’étage, deuxième porte à gauche. »

Rappelons que Christian appelle cela « une stratégie« . Voilà qui promet. Heureusement, Chrichri a tout de même pensé à plus, ainsi, il prévoit d’impressionner Ana en l’emmenant faire du planeur. En effet, rien ne résiste à un planeur : il l’a lu dans Le Jour le plus long. D’après son plan, à la fin, il n’aura plus qu’à prendre Ana telle Pegasus Bridge. L’affaire se finira probablement au son de la cornemuse, soit parce que Christian fêtera sa victoire en musique, soit parce que ce sera le bruit produit par les intestins d’Ana après une promenade en planeur en peu vive.

Mais alors que Christian ourdit son plan au bar de son hôtel, voici qu’il y aperçoit… Ana ! Car oui, elle et sa mère adorent papoter autour d’un verre dans un hôtel de luxe alors que c’est une famille de prolétaires. C’est bien naturel. Même Christian trouve d’ailleurs ce raccourci scénaristique un peu suspect

Quand on imagine tous les bars de toutes les villes du monde… un miracle.

Non, en fait, on dit plutôt « un rebondissement tout naze ». Surtout qu’au pire, « tous les bars de la ville », j’aurais compris, mais prendre tous les bars du monde dans l’équation, ça me paraît un peu osé. Sauf si Anastasia habite à Evreux mais adore aller boire des coups à Hanoï le samedi soir. On sous-estime le métro d’Evreux.

Christian se dit qu’en tout cas, c’est le moment de faire le taquin. Il décide donc, plutôt que d’aller aborder Ana… de lui envoyer un message depuis son téléphone. Probablement « MDRRR ki c derrier toa? ;) 8===> :D« 

Mais non. Finalement, il lui envoie du rien, mais du rien qui se termine par :

J’ai hâte de te revoir. Tu me manques.

Rappelons que Christian a passé les 400 dernières pages à expliquer qu’il n’avait aucune envie de relation, ni de sentiments ni rien. Visiblement, lui-même l’a oublié tant ce livre est bien écrit. Après quelques échanges de messages, Christian finit le dernier en faisant comprendre à Ana qu’il l’observe d’un subtil « Tu pikol san wam >8( » avant de s’en aller rejoindre la table où Anastasia buvait du schnaps au litre avec sa mère pour essayer d’oublier la lourdeur de Christian. Ana est un peu gênée et présente à Christian sa mère, Carla.

Que… attendez ! Pour rappel, dans Twilight (dont ce livre est une émanation aussi méphitique que satanique), le père du héros s’appelait Carlisle. Du coup, et vu l’imagination de l’auteur, le père adoptif de Christian s’appelle Carrick. Aucun rapport, fils unique. Et voilà que la mère d’Ana s’appelle Carla ? Est-ce que l’auteur aurait une sorte de générateur de prénoms mal inspirés ? Va-t-on bientôt croiser Carol, Carlito ou encore Carglass ? Est-ce que du coup, depuis le début du livre, tout ce que Christian essaie de faire, c’est d’insérer sa résine dans un impact plus petit qu’une pièce de deux euros ? Cela expliquerait tellement de choses. Diego ? Apporte-moi ma pipe que je plisse les yeux en contemplant l’horizon devant cette terrifiante réalisation.

En attendant, et pendant que chacun se présente, Christian continue d’épier tout et tout le monde, et par exemple, se méfie lorsque la maman d’Anastasia explique qu’elle doit aller se laver les mains.

Ne vient-elle pas d’aller aux toilettes ?

Attendez, est-ce que je suis en train de lire un livre où le personnage principal en est à épier le rythme auquel les gens vont aux toilettes ? Mais… pourquoi ?!

« Excusez-moi Madame, mais je ne peux pas vous laisser aux toilettes. Vous y allez trop souvent.
– Christian, j’ai un certain âge et j’ai envie d’uriner, c’est quoi votre problème ? Vous vous prenez pour la police des toilettes ?
– On dit « Popolice », Madame. Mais les délinquants parlent plutôt de scatoflics. »

Pendant que Christian entonne « Caca police » sur un célèbre air de Radiohead, la mère d’Ana a quand même le droit d’aller aux WCs – ce livre est passionnant – où si j’étais elle, je me barricaderais avec un fusil vu l’attitude plus que suspecte de son gendre. Mais son absence permet à nos héros de se retrouver seuls, bénie soit sa petite vessie. L’occasion pour Ana d’évoquer à nouveau le cas de l’ancienne maîtresse de Christian.

– Pour moi cette femme est une pédophile, Christian.
Sous le choc, tous les poils de mon corps se hérissent.
– C’est très sévère comme jugement.

Oui mais c’est aussi la définition du dictionnaire, donc bon. Les deux larrons discutent du sujet, Christian expliquant que bon, écoute, d’accord, elle m’a attiré dans une camionnette avec des bonbons, oui, elle m’a touché là et là, attends, je te montre sur cette poupée, et certes, notre lune de miel s’est passée dans une cave de Charleroi, mais franchement, peut-on parler de pédophilie ? Allons, soyons sérieux ! Après ce passage fascinant, Christian essaie tout de même de récupérer la situation en disant à Anastasia, comme il l’a fait plus haut, qu’elle est plus qu’une passade.

– Notre relation sexuelle est finie depuis longtemps, Anastasia. Je ne veux personne d’autre que toi. Tu ne l’as pas encore compris ?

C’est vrai ça, qui n’a pas compris ? Regardez, je tourne la page de ce fabuleux livre avec mes gants en plomb et…

C’est ça qu’elle veut ? De l’amour ? Du romantisme ? Des fleurs et des chocolats ? Comme dans tous ces romans du XIXème siècle qu’elle a passé son temps à lire. Toutes ces inepties !

Nous dit le Monsieur qui vient de traverser tout un pays pour lui offrir un tour de planeur et lui dire qu’il n’y a personne d’autre qu’elle.

Tout cela est si cohérent, tenez, on dirait presque du Ridley Scott. Et pour couronner ce spectacle de bon goût, Christian décide de se retirer pour faire l’homme intouchable et mystérieux, geste qu’il conclut d’un chuchotis à l’oreille d’Ana :

À plus, bébé.

Ce garçon est aussi intouchable et mystérieux qu’un pouic pour chien. Mais attendez ! Il n’a pas fini de partager avec nous sa classe légendaire. Car sur le chemin de sa chambre, il repense à notre héroïne qui n’a guère apprécié son entrevue avec son ancienne maîtresse pédophile-mais-en-fait-non.

Et elle était furieuse contre moi. Elle a peut-être bientôt ses règles ?

Messieurs, il existe deux manières de faire passer n’importe quelle femelle lambda de l’état d’être humain à celui d’ours furieux. La première, c’est de rayer ses DVD de Friends. La deuxième, c’est de vous exclamer : « Wô, c’est bon lô, tô tes règles ou kwô ?« . Logiquement, la suite est prévisible : vous commencez à avoir des flashs. Vous voyez des bébés. Vous mettez quelques instants à comprendre que c’est votre vie qui commence à défiler, alors que la damoiselle en face de vous se met à pousser des gris gutturaux et à griffer les murs façon Wolverine. Mais pour Christian, le coup du « Ouais c’est bon, t’as tes règles » pour expliquer toute réaction négative à son encontre est semble-t-il de bon goût.

Ce livre est fabuleux. Tenez, il en fait vibrer la vitre blindée que j’utilise pour lire tant il irradie la navrance. Ou bien ce sont les dialogues qui amorcent la création d’un trou noir. Allez savoir.

Toujours est-il que quelques minutes plus tard, Anastasia se présente à la porte de la chambre de Christian, pendant que celui-ci est occupé par l’un de ses fameux pipeau-appels d’affaires. Il tente d’occuper la belle pendant qu’il finit de raconter du rien à ses équipes.

J’ouvre le minibar pour inciter Ana à se servir à boire.

Alors que dans les pages précédentes, il guettait chaque verre commandé par Anastasia en se plaignant qu’elle buvait trop. Non, même l’auteur ne s’est pas relue. En même temps, je la comprends. Ce n’est pas parce qu’on a fait un gros caca qu’on y retouche. Et concernant le non-romantisme de Christian, celui-ci, cohérence toujours, commence à faire couler un bain pour Anastasia, et allume… des bougies. Qui étaient disposées là par un heureux hasard, et qui ne sont pas du tout des trucs romantiques de film américain. Ne manque plus que les pétales de rose sur le lit, et Christian sera définitivement pas-romantique-du-tout-hohoho-hihihi-rhoooo-mais-noooon-je-suis-sombre-comme-du-café-au-lait-arrêtez.

Heureusement, Christian se reprend.

J’ai besoin de savoir que tout va bien entre nous. Et je ne connais qu’un moyen de m’en assurer. La baiser. La baiser à fond.

Que… quoi ? Mais c’est-à-dire qu’en fait, c’est un peu plus complexe que ça, non ?

Mais non. Christian n’a qu’une solution pour vérifier que tout va bien, et c’est de baiser l’objet du doute. Christian a d’ailleurs eu quelques difficultés lors du passage de son permis de conduire.

« Christian, pouvez-vous me montrer comment on vérifie le niveau d’huile d’un véhicule ?
– Bien sûr. On ouvre le réservoir ici, on ôte la tige que voici…
– Oui, c’est bien…
– Et ensuite, on baise le réservoir. On le baise à fond, jusqu’à ce que l’on soit sûr que tout va bien.
– Mais ?! Mais non ! Écoutez Christian, ça fait seize fois que vous passez le permis et que vous échouez ! Les deux dernières fois, vous avez essayé de baiser un pneu, et la fois d’avant, vous avez baisé les pots d’échappement des deux voitures devant et derrière vous quand on vous a demandé si votre créneau était bien fait !
– C’était le seul moyen de m’en assurer. Les baiser. Les baiser à fond. 
– Christian, je… je pense que vous avez un problème.
– Il n’y a qu’un seul moyen de le savoir. Me baiser. Me baiser à fond. »

C’est peu après ce moment que Christian eut son 138ème procès pour exhibitionnisme, harcèlement et tentative de viol.

Mais revenons à nos moutons, puisque dans l’immédiat, Christian est dans sa chambre d’hôtel, Anastasia est là, tout le monde a très chaud et commence à se faire des bisous, Ana ayant comme à son habitude trois orgasmes à la minute, même quand on lui touche l’épaule du bout du doigt, et que Christian continue de faire des trucs sympa, comme :

Je glisse une main entre ses cuisses, saisis la ficelle bleue et arrache le tampon que je jette dans la cuvette des toilettes.

Se faire arracher le tampon : un geste qui vous vend du rêve, Mesdames. On supposera donc que Christian a encore confondu Ana avec une Vache Qui Rit et que dans un élan d’enthousiasme, il s’est rué sur l’ouverture facile. Mais rassurez-vous : Ana adore ça quand même. Fort bien. S’ensuit une séance de sexe où il la « butine« , il la « laboure » et finalement, Christian nous parlerait de son champs de patates que ce serait plus érotique que ce que je lis là, qui est à peu près aussi excitant qu’un selfie de David Pujadas.

L’affaire terminée, Christian commente, toujours avec subtilité.

Je n’ai connu qu’une femme qui était dégoûtée à l’idée de baiser pendant ses règles, mais je ne tolérais pas ce caprice.

Comprendre qu’elle n’avait pas envie, mais que Christian « ne tolérait pas ce caprice« . Définitivement, je pense que ce livre est un manuel du parfait petit violeur, sauf qu’il a été acheté massivement par des femmes. Dans un film, je vous dirais que c’est complètement incohérent, mais nous parlons ici du monde réel. Mais qui croit encore qu’il est cohérent ?

De toute manière, Christian, lui, continue de rajouter des couches de classe à son jeu. Car après avoir vivement copulé à moult reprises avec sa belle amie, les deux se retrouvent côte à côte.

– Tu veux faire quoi ?
Encore baiser ?
– Parler.
Parler ? Oh non…

Mais ?

Est-ce que je suis vraiment en train de lire ce que je suis en train de lire ? Où sont-ce mes yeux qui saignent en cascades écarlates ? Les deux, mon petit Diego ? Hmm. Je vois. Mais l’un m’embête plus que l’autre.

En tout cas, voilà : Christian est donc, en plus de toutes ses autres qualités, le genre de mec qui quand une femme lui propose quoi que ce soit qui n’implique pas du sexe, se met à rouler des yeux, geindre, se rouler sur le côté, faire semblant de ronfler jusqu’à ce que la tempête soit passée, et lâche un ou deux pets pour faire bonne mesure si jamais l’ennemi approche pour tenter de lui « parler« , une idée qui le terrorise. En même temps, rappelons que Christian est avant tout une sorte de kiki anthropomorphe, aussi, niveau conversation, c’est assez limité, ce que ce livre tend à prouver.

En attendant, grâce à un subtil stratagème impliquant de faire oui-oui de la tête en n’écoutant pas, Christian parvient cependant à avoir la paix et à pouvoir pioncer en paix, en espérant que demain, Anastasia ne va pas recommencer à demander cette chose étrange qu’est parler. Pfoulala, les femmes, tout ça.

Retrouvons nos amis au petit déjeuner, alors que celui-ci est monté dans la chambre de l’hôtel de Grey.

C’est le petit déjeuner : viennoiseries, café pour monsieur, Twinings English Breakfeast Tea pour madame. Une chance que l’hôtel ait en réserve sa marque de thé préférée.

Christian, toujours sur la brêche pour passer pour un homme cultivé et élitiste, nous explique donc ici que le Twinings, c’est une chance d’en trouver. Surtout dans un hôtel de luxe qui n’a sûrement pas les moyens. Dans 10 minutes, je pense que Christian va nous expliquer que sa boisson préférée, c’est le River Cola. Et vous savez très bien de quoi je parle.

Mais à peine le petit déjeuner avalé, il est temps d’aller à l’aérodrome récupérer le planeur qui va bien pour faire un tour. Sur le chemin, nos héros écoutent du… Britney Spears. Finalement, je n’étais pas si loin avec le River Cola ci-dessus. Rappelons par ailleurs que dans ce livre, aucun objet n’est neutre. Il a toujours une marque. Ainsi, pour montrer que Grey aime la douleur et la soumission d’autrui, il n’a que des outils Apple. Pour une fois, c’est cohérent.

Après avoir fait un tour de planeur tous les deux, nos larrons vont fêter cela en mangeant des pancakes avec double ration de gras. Devant tant de romantisme, ils parlent un peu de leur relation, l’occasion pour Christian de rappeler qu’il est avant tout un gentleman.

– Je respecte ta définition du mot « compromis »

Nous explique le monsieur qui quelques pages avant, expliquait que ne pas avoir envie de faire la bête à deux dos avec lui était un « caprice ». Son ouverture d’esprit est proverbiale. Heureusement, il se reprend aussitôt lorsqu’arrive l’addition. Car Anastasia propose :

– Je voudrais t’offrir ce repas.
– Pas question.
– S’il te plaît. J’y tiens.
– Tu tiens vraiment à me castrer ?

Car oui, c’est connu : si une femme invite un homme, ses testicules tombent. Essayez, Mesdames : frottez un billet dans la margoulette d’un quelconque malandrin dans la rue, vous entendrez le doux son de noisettes qui roulent sur le trottoir. Quelle modernité, Christian. Tu es décidément le meilleur. 

Pendant que Christian va consulter son compte en banque pour mesurer la taille de ses Knacki Balls (je vous ai dit que tout était de marque chez lui), Anastasia rentre chez sa mère pour la journée, et laisse Christian à ses mesures.

Notre héros va-t-il devoir dépenser beaucoup d’argent pour retrouver ses testicules ? Anastasia va-t-elle réaliser qu’elle a connu des amateurs de tuning plus profonds que ça ? Et surtout, est-ce qu’il va enfin se passer quelque chose dans ce livre qui, je le rappelle, s’est quand même vendu dans le monde entier ?

Nous le saurons dans le prochaine épisode (et il n’en reste plus que deux si tout va bien).

99 réponses à “L’ire ensemble – Grey – Épisode 9

  1. Pingback: L’ire ensemble – Grey – Épisode 8 | Le blog d'un odieux connard·

  2. Pendant un très court instant, en voyant « l’odieux connard » dans ma boite mail je me suis dis : un article sur Wonder Woman ? Déjà ?! O.O
    Mais non, ouf XD

    • Il n’a pas touché à Logan ni à Deadpool ni aux Gardiens de la Galaxie 1 et 2 ni à The Dark Knight. Peut-être que si Wonder Woman est bon lui aussi, il n’y aura pas d’article.

      • Si le film est bon, il peut aussi prendre ça comme un défi. Cet homme n’aime rien tant qu’abattre des symboles, d’où son nom.

      • C’est un ouf : « ouf, c’est pas un sur-homme capable de pondre un article en 10 minutes chrono ! » et pas un ouf : « j’aime le film, je veux pas le voir démolir ». De fait, je ne l’ai pas vu, et je n’ai pas l’intention de le voir, pas au ciné en tout cas.

  3. « Christian entame « Caca police » sur un célèbre air de Radiohead »… Mes amis, n’oubliez pas ce nouveau mantra : sauvez Thom Yorke, tuez Christian Grey (bien qu’on aurait dû le tuer depuis le début) !

  4. Décidément, je pensais avoir vu le pire de cette chose… Espérons que cela ne croisse pas au fil des pages, ou bien toutes vos précautions seront vaines, aussi gigantesques soient-elle.

  5. Je crois que ce livre s’est surtout vendu à cause de l’immense publicité qui en a été faite. Je suis bien contente de n’avoir fait que l’emprunter.

    • Hélas non. Ce livre s’est vendu parce que la majorité des lectrices l’a apprécié, et si pub il y a eu, elle provient en grande partie de ces amatrices enthousiastes. Et plus je le découvre ici, plus je suis atterrée. « Il lui arrache le tampon et elle apprécie  » ? Nan mais QUI peut trouver ça excitant ??? Quelle femme ne répliquerait pas illico par un coup de genou bien placé ? … à chaque publication de OC je me dis que ça pourra pas être pire, mais si !
      Plus que100 pages ? … Odieux Conard, donnez nous la force …

      • Chère Tsuvane, l’O.C , je l’ai souvent remarqué , donne de très bons conseils de self-défense, très… personnels, aux damoiselles en détresse. Je suggère donc , suivant son exemple, que la jeune fille innocente entendant d’un pithécanthrope pseudo sapiens les grognements « Je n’ai connu qu’une femme qui était dégoûtée à l’idée de baiser pendant ses règles, mais je ne tolérais pas ce caprice », qu’elle se la joue Valérie Solanas: « Mon tampon dans ta gueule ».
        A consommer illico et tenu sous le joug d’un calibre 38.
        Un tampon (usagé) peut être une arme redoutable envers certains Christian Grey IRL, et leur offrira une nouvelle et insoupçonnée perspective sur l’appareil reproductif de la femme. ( ayant tous séché les cours de Sciences Nat de madame Goldman en 4eD).

      • ça se voit que la personne qui a écrit ce .. truc, n’a jamais eu de relations amoureuses et sexuelles avec qui que ce soit …

      • Je rajouterai que les rares personnes que je connais et qui ont lu ce bouquin n’ont pas vraiment l’habitude de lire . ceci explique peut être cela ..

  6. C’est tout ? Il n’y a rien de plus en 50 pages (comme les autres fois) ?! 50 pages qui ne servent vraiment à rien et ne font pas avancer  » l’histoire  » (si je puis me permettre)… Aussi intéressant que d’apprendre que Montbourg va monter une fabrique de miel… Gros soupir.

    • Je me disais la même chose .. il ne s’y passe vraiment RIEN . ou alors l’odieux nous cache des choses (mais je n’irais quand même pas jusqu’à vérifier) ..
      ça me rappelle mes dissert de lycée, quand j’essayais de remplir des copies avec du rien

      • « ça me rappelle mes dissert de lycée, quand j’essayais de remplir des copies avec du rien ».

        Souvenirs, souvenirs… Je faisais la même chose : adolescent, de manière générale, je n’étais pas intéressé par les lettres, ne jurant que pas les mathématiques.

        J’ai du provoquer de nombreuses déprimes dans le corps enseignant des années 80 sur Dunkerque, principalement en Histoire Géographie.*
        Pour une phrase intéressante, il devait bien y avoir une demi de remplissage au minimum. Me pardonnerez vous un jour, anciens professeurs, aujourd’hui surement en maison psychiatrique afin d’oublier cette difficile période de leur vie ?…

        (*Je ne devrais pas dire ceci sur un blog d’ O.C. mais bon. Je suis bon pour une petite visite inattendue une de ces prochaines nuits, ou un courrier piégé peut être)

  7. Vous êtes vraiment sadomaso de vous infliger pareil supplice, cher odieux.
    Et vu le succès des articles sur Grey, vous incitez vos lecteurs au sadisme. Ils ne vont pas tarder à vous envoyer par cartons de déménagement tous les mauvais livres à succès qu’ils ont pu lire pour que vous puissiez les critiquer à leur tour.
    L’enfer est loin devant vous.

  8. maudit Christian Grey ! qu’ils aillent au diable , lui et ses noisettes !
    pleurant de rire à la suite de l’épisode du permis de conduire du zinzin de Seattle et obligée d’égoutter les nouilles archi-cuites , j’ai versé icelles à côté de la passoire et maintenant j’ai bobo à mon poignet .
    mais ça fait rien ! j’ai repris ma lecture …
    merci , Odieux ! je penserai à vous chaque fois que je me tartinerai de Biafine ….

    • Le cynisme de ce cher Mr Connard est si puissant qu’il arrive à pourrir la vie des gens derrière l’écran. On arrête pas le progrès.

      • et c’est pas fini !
        la pharmacienne m’a déroulé le tapis rouge , fourgué un tas de toile magique et autres joyeusetés , et ratissée !
        je vais garder une cicatrice c’est sûr !
        une odieuse connasse de cicatrice .
        mais c’est pas grave . du moment que ça vous amuse ….

  9. Je ne m’attendais pas à rire autant, surtout avec une matière première de si piètre qualité… Merci pour ce fantastique moment de bonne humeur :D

  10. Est-ce que quelqu’un traduit ce blog en anglais ? Non parce que ce serait d’utilité publique. Peut-être même que ça pourrait faire réfléchir les lectrices anglaises de ce bouquin

    • S’il y a une chose que j’ai apprise depuis longtemps c’est que personne n’est unique, j’en déduis qu’il doit bien y avoir un anglophone qui a eu la même idée que l’Odieux Connard et que quelque part dans les méandres d’internet il y a un article qui reprend le même principe.

      • Les critiques acerbes existent depuis les debut d’internet…..
        C’est plutot le blog de l’odieux connard qui est un ressucee de blogs anglais.
        Bon eux le font maintenant sur youtube, avec effets speciaux…
        Question de moyens.

  11. « […] je me barricaderais avec un fusil vu l’attitude plus que suspecte de son genre. » Ne serait-ce pas « gendre » en lieux et place de « genre »?

  12. « Ce garçon est aussi intouchable et mystérieux qu’un pouic pour chien »

    You just made my day.

  13. Il y avait longtemps que je n’avais pas ri comme ça, vraiment, merci Odieux
    Par contre…
    Comment un livre aussi mal écrit et incohérent a-t-il pu marcher à ce point? ça me dépasse.

    • bonsoir arthurraye, cela faisait longtemps que je voulais exprimer deux opinions à ce sujet:
      1. il est clair que les traducteurs de la chose, auxquels on ne demande pas leur avis littéraire sur le tas de boue à traduire, se sont fait plaisir en traduisant mot-à-mot le texte engliche ( la version/thème mot-à-mot, la bête noire des profs de langues vivantes, mortes, comateuses, michael-shumacheriennes…) UN SEUL exemple ( déjà cité je crois):  » vanilla sex » –> « baise à la vanille » ??? Mooouuaaarrrfff !!!!!! Ma pudeur m’empêche de poursuivre plus loin.
      2. Alors comme ça, l’auteur est une auteure ? Mouais….E.L. James serait donc le nom de plume d’une citoyenne britannique du nom de Erika Leonard m’apprend Wikipedia. Parce que James Smith c’était déjà pris ???
      Je soupçonne méchamment E. L James d’être le prête-nom d’une équipe de brainstorming 100 % mâle, décidés à vendre leur bouse et leurs fantasmes dégueu sous un nom féminin pour bien attirer la gente féminine ( yesss, l’argument marketing de choc : « enfin une femme écrit de la littérature de c. .l pour nous les femmes!). l’ignorance crasse du texte concernant la physiologie féminine est un indice à mes yeux. Je peux me tromper.
      Mais hurlez « théorie du complot littéraire » et je vous répondrai: l’auteur à succès des années 2000 JT LeRoy (Jérémie LeRoy , jeune homme transexuel /prostitué /SDF / junkie),une personne en fait inventée de toutes pièces par une auteure pour VENDRE MIEUX ses oeuvres autobiographiques. Et ça a marché du feu de dieu. quelque temps.
      Sinon je ne vous ferais pas l’injure de citer Romain Gary alias Emile Ajar: et tac, DEUX prix Goncourt au compteur !!!
      En fait je n’y crois pas vraiment moi-même à cette deuxième opinion . Mais ce texte, du moins les citations rapportés par l’OC, est tellement « aux frontières du réel » que l’on ne peut que chercher une explication à ce fatras « aussi mal écrit et incohérent », oui arthurraye. La vérité est forcément « ailleurs ».
      ( Punaise, je me relis et c’est plombant comme post. Les aventures du zizi épileptique de monsieur Gris ne me font pas rire. plutôt me mette en rogne: l’îre je suppose. Bien vu monsieur O.C).

      • Alors malheureusement Javel n° 5, je pense que c’est bien une femme qui a fourni cette bouse misogyne et, pour se faire à l’idée que les femmes sont tellement bien conditionnées qu’elles pondent des trucs comme ça, il suffit de lire pleins d’autres romances où on trouve le même schéma malsain (des romances basiques en plus, même pas érotiques)… Et pas uniquement des romancières américaines hein, les françaises sont pas mal dans le genre également (voire pire de ce que j’ai pu lire)

        Culture du viol et patriarcat, bonjour !

      • C’est encore plus… pitoyable (?) que ça. C’est une fanfic. Et j’insulte rien là ! 50 nuances de grey est une fanfic de Twilight. Je n’ai jamais été faire un tour sur le fandom Twilight (encore moins anglais) mais si c’est le meilleur texte qui a pu être trouvé, j’ai peur !

      • En même temps, sculpter avec du caca, ça donne toujours du caca, même si par miracle ça tient debout.

      • Il y a de très bonnes fan fictions très bien écrites dans tous les fandom mais ce sont rarement celles qui font le plus parler d’elles, allez savoir pourquoi… :o)

      • @Gwiliryn: je confirme, et je n’aurais jamais dit ça il y a deux ans. Depuis, j’ai découvert l’univers des fandoms (où, bien sûr, il y a à boire et à manger, il faut faire une sélection) et lu des fanfictions qui valent bien mieux qu’un tas de bouquins qui sont publiés.
        Un auteur est un auteur, publié ou non, et on sait tous que la publication par une maison d’édition n’est pas forcément un gage de qualité (leur critère n’étant pas: « Est-ce bon? » mais « Est-ce que ça va se vendre? »)

  14. coucou si tu connais pas il faut changer ca, un bon rire après ton modulebise

  15. Oh yeaah ! J’ai verifie le site pour un nouveau billet tous les jours de la semaine ! Un episode de Grey, quel plaisir !

  16. « Où sont-ce mais yeux qui… » erreur, Connard, il n’y a pas d’accent sur le u. Non mais.

  17. « Je glisse une main entre ses cuisses, saisis la ficelle bleue et arrache le tampon que je jette dans la cuvette des toilettes. »

    => PUTAIN ! On ne jette pas les tampons dans les toilettes, ça bouche !
    Même ça, l’auteure (qui est une femme en plus je rappelle) n’est pas foutu de l’écrire correctement !

    Bon, mise à part ça, ce livre est définitivement terrifiant, tant au niveau de l’écriture que de l’histoire et de l’auteure !
    Comment une maison d’édition peut-elle accepter de publier ça en l’état, je me pose encore la question…

    • Il te suffit juste de réaliser qu’on te vend la même qualité de produit en alimentaire dans les grandes surfaces…

  18. Le passage du tampon m’a fait m’arrêter dans mon geste : j’allais manger un morceau de chocolat, et là… le temps s’est figé, l’espace s’est contracté, l’univers autour de moi s’est écroulé.

    Le gros-billisme littéraire, c’est une notion méconnue, et pourtant. Même si l’ouvrage commençait déjà fort, ce dernier passage comporte des scènes d’une rare surenchère… on atteint le niveau maximal autorisé dans les tables de progression des personnages, que va-t-il nous arriver par la suite ? Y a-t-il un manuel des campagnes légendaires pour adapter Christian et Ana au niveau 21 et plus ?

    • fallait pas écrire cela , malheureux !
      non seulement VOUS allez associer chocolat et tampon usagé ( et pour un bout de temps ) ….
      …. mais MOI AUSSI !
      ( quel enquiquineur , ce coco là … )

    • Le gros-billisme littéraire! Dieu que cette formule est bien trouvée.

      Je soupçonne quand même des jets de dés pipés quant aux taux de réussite de chaque entreprise foireuse de Christian. Notamment le coup du tampon…

    • Oui ce passage m’a fait le même effet. Bienvenue dans la 4ème dimension, là ; Clairement ce n’est plus le même univers…

  19. Cher Odieux,
    Il n’y a pas de métro à Evreux. Pas grand chose tout court, d’ailleurs. Qu’est-ce que j’y fais donc !

    • Et « Le renouveau c’est Bruno », ils en font quoi les Ebroïciens… J’ai grandi à Vernon, je me permets

  20. Mais alors… elle avait effectivement ses règles! L’auteur confirme le gros-lourdisme de Christian : « pour être aussi chiante, elle doit avoir ses règles ». Et bien oui. Affligeant.

  21. J’ai tellement ri ! Merci, merci. Le livre a l’air pitoyable mais votre article est un bijou.

  22. Je crois que le problème de Christian, c’est qu’Anastasia utilise des mots des phrases. Des conditions pareilles, ça donne pas envie de parler.

  23. Ne pensez vous pas que l’écrivaine (je trouve ce terme très approprié pour une fois) applique à la lettre le principe de Picasso : « Les gens aiment la merde, je fais de la merde » ?

    • Je pense que c’est exactement ça. Le pire c’est que ça s’applique à un peu tous les domaines (musique, bouffe, cinéma, savoir-vivre,…)

  24. Et vous avez déjà une idée du prochain livre que vous allez nous proposer ? Un Dan Brown ? Un Harlan Coben ? Un Marc Levy ?
    Nan passke c’est tellement intéressant d’être en phase avec les personnes de son époque, de comprendre ce qui les émoustille, de savourer tout le sel de leur vacuité. Non, vraiment !

  25. Toujours très réconfortant quand un auteur féminin informe son public (également féminin) que refuser d’avoir des relations sexuelles pendant ses règles est un agaçant caprice, que l’homme digne de ce nom ne peut « tolérer ».

  26. Si la fille est énervée, c’est parce qu’elle a ses règles ; refuser d’avoir des rapports sexuels pendant les menstrues tient du caprice… Et ce livre a été écrit par une femme, aux États-Unis, en 2015 ! On n’arrête pas le progrès !

    Merci monsieur Connard pour votre grand sacrifice visant à accepter de souffrir pour nous divertir. Mais vous n’êtes pas sans savoir que l’on tire toujours un certain plaisir de la souffrance d’autrui.

    Je suis, par ailleurs, partagée entre deux sentiments : la révolte face à la publication et au succès d’un tel étron mais aussi une certaine forme de contentement parce que cette médiocrité nous fait bien rire… et parce que c’est une série d’articles humoristiques en plus sur ce blog !

  27. Si quelqu’un me dit un jour que refuser le sexe pendant mes règles est un caprice, je lui arrache les couilles si c’est un homme, les seins si c’est une femme (il y en a probablement pour y croire après tout)

  28. Rassurez-moi, ça ne s’est pas vraiment passé comme ça ? J’entends, la mère d’Anastasia qui va aux toilettes et qui ne revient jamais. Personne ne s’est demandé si elle était toujours en vie ?
    Merci cher OC de souffrir tant à notre place. Vous rendez la lecture de cette abomination un véritable plaisir.

    • il semblerait que la mère d’Anastasia , épouvantée d’avoir mis au monde une pareille quiche , a choisi de se faire hara-kiri .

  29. Je l’avoue : j’ai lu les deux premiers tomes de Cinquante Nuances. Mais pour le premier, j’étais chez ma grand-mère, loin d’Internet, du réseau et même de n’importe quel livre de qualité supérieure. Ah, c’est vrai, le deuxième aussi ! Ce qui est sûr c’est que j’ai passé plus de temps à soupirer et à me retenir de que cogner la tête contre un mur (le plâtre est tellement fin que j’aurai pu y faire un trou en tentant de me causer un trauma crânien et une amnésie sévère) qu’à réellement lire. Si il y a vraiment quelque chose à lire…

  30. Au tout début, on trouve
    « AAh! au temps pour moi… »
    mais n’est-ce pas plutôt
    autant pour moi (?)

    • Je reformule:
      Cher connard, vous avez laissé traîner une coquille au début de votre intervention suite à la première citation de l’étron. Il s’agit d’un « au temps » en lieu et place d’un « autant » si je ne me fourvoie (?)
      À part ça, quelques de vos feintes m’ont bien fait marrer!

      • Les 2 orthographes sont acceptées. Pas de faute, pas de débat.

      • D’après le dictionnaire, « Au temps pour moi » est une locution exprimant la reconnaissance d’une erreur de la part du locuteur. On rencontre couramment la graphie « Autant pour moi », que, selon l’Académie française, « rien ne justifie », mais qui est défendue par certains hommes de lettres et certains grammairiens.

  31. Alors pour toutes les demoiselles pleurant des larmes de sang au lu de la régression en 2017 de la condition féminine dans certains livres/films à succès , et donc dans certains esprits: voici les paroles rigolotes d’une chansonnette écrite par Boris Vian en 1956 et chantée par Magali Noël.
    C’est assez long et évidemment l’enregistrement video daté de 56 est bien mieux (mais je sais pas trop insérer de lien YT. Je ne suis pas une « millenium »): Je pense à cette petite chanson depuis le début de la saga « L’îre ensemble », allez savoir pourquoi…

    Il s’est levé à mon approche,
    Debout, il était bien plus petit
    Je me suis dit: « C’est dans la poche,
    Ce mignon-là, c’est pour mon lit! »
    Il m’arrivait jusqu’à l’épaule
    Mais il était râblé comme tout
    Il m’a suivie jusqu’à ma piaule
    Et j’ai crié vas-y mon loup!

    Fais -moi mal, Johnny, Johnny, Johnny
    Envole-moi au ciel… zoum!
    Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny
    Moi j’aim’ l’amour qui fait boum!

    Il n’avait plus que ses chaussettes
    Des bell’ jaunes avec des raies bleues
    Il m’a regardé d’un œil bête
    Il comprenait rien, le malheureux
    Et il m’a dit l’air désolé
    Je n’ferais pas d’mal à une mouche

    Il m’énervait ! Je l’ai giflé
    Et j’ai grincé d’un air farouche :

    Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny
    Je n’suis pas une mouche… Bzzzzzzzz!
    Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny
    Moi j’aim’ l’amour qui fait boum!

    Voyant qu’il ne s’excitait guère
    Je l’ai insulté sauvagement
    J’lui ai donné tous les noms d’la terre
    Et encor’ d’aut’s bien moins courants

    Ça l’a réveillé aussi sec
    Et il m’a dit arrête ton charre
    Tu m’prends vraiment pour un pauve mec
    J’vais t’en r’filer, d’la série noire

    Tu m’fais mal, Johnny, Johnny, Johnny
    Pas avec les pieds… Si.!
    Tu m’fais mal, Johnny, Johnny, Johnny
    J’aim’ pas l’amour qui fait bing!

    Il a remis sa p’tite chemise
    Son p’tit complet, ses p’tits souliers
    Il est descendu l’escalier …
    En m’laissant une épaule démise !

    Pour des voyous de cette espèce
    C’est bien la peine qu’on paie des frais !
    Maintenant, j’ai des bleus plein les fesses !
    Et plus jamais je ne dirai :

    Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny
    Envole-moi au ciel… zoum!
    Fais-moi mal, Johnny, Johnny, Johnny
    Moi j’aim’ l’amour qui fait boum!

    .. Oh la vache… Ah j’en ai marre alors…

    Voili Voilou.

  32. Toi aussi, apprends à bien te comporter en société !
    En tant qu’homme, votre devoir est d’être un beauf débordant de testostérone !
    Si tu es une fille, tu dois être une petite cruche bien docile (hi hi) !

    Ceci est mon résumé, en gros (c’est aussi le résumé de ce que la société valide en général comme comportement. Faîtes pas de vagues, restez dans le moule).

    • Je suppose que vous voulez parler de Macron.
      Donc selon vous, Macron=Bonaparte…
      C’est à peu près aussi pertinent que de comparer Theresa May à Élizabeth I ou Chirac à De Gaulle.

      • rhooo …. je ne le compare pas à Bonaparte le stratège , le génie ! juste il ressemble à Bonaparte au pont d’Arcole ! ne froncez pas les sourcils comme ça ! je frôle la migraine …
        allez … filez ! vous avez sûrement des copies à corriger .

      • Lorsque vous dites que vous le comparez à Bonaparte au pont d’Arcole, j’avoue que je ne comprends pas ce que vous voulez dire.
        Et je trouve amusant que vous partiez du principe que je serais dans l’éducation nationale, juste parce que j’ai fait la remarque que votre comparaison était outrageusement disproportionnée.

      • ( soupir ) …. si vous tenez vraiment à une analyse politique de m**** …. ridiculise-toi , Yersinia , ce ne sera pas la première fois ! ( ni la dernière )
        ce personnage vêtu de bleu marine , ce tableau qui suggère un mouvement ( une marche si vous préférez ) et une victoire , quelque chose dans les traits du visage , sa Joséphine sous-entendue ….
        voilà pour la comparaison entre Bonaparte et Macron .
        avec Boris Vian ; c’est pire ! ils ont la même voix et les mêmes traits ! et Boris Vian était couvé par Madame sa Maman , il est mort à trente neuf ans …
        or , Bonaparte et Vian ne jouaient pas dans la même cour ! que dire d’un personnage , avec ses airs de gamin coléreux ( du genre à arracher avec joie les ailes des mouches ) , surgi de nulle part qui ressemble AUX DEUX ? et se retrouve à l’Elysée en un claquement de doigts ?
        qu’il a la tête de Monsieur Tout Le Monde? ( je ne le crois pas .)
        ou qu’il s’agit d’un caméléon . un personnage ( justement ) choisi , crée de toute pièce . un artefact . destiné à séduire des groupes très différents de la population . les mordus de la France , les gens à la situation privilégiée … et les rêveurs .
        il n’y a ni chance ni hasard ni don exceptionnel dans cette histoire .
        juste un boulot bien pensé et mené à son terme .
        enfin … pour l’instant ….
        …… à quel personnage historique compareriez-vous Vladimir Poutine ? ( celui grâce à qui Macron expérimentera l’effet boomerang )
        pas prof ?
        alors …
        ROMPEZ , SOLDAT !!!!!

      • Moui. Admettons. Mais alors effectivement la comparaison s’arrête vraiment là (entre Bonaparte et Macron j’entends).

        Bien vu (ou presque), je ne le suis plus mais je l’ai été.

  33. vous fîtes bien de quitter !
    tous les Jean-Kevin ont des boutons sur la g***** (  » fin de siècle en solde  » de Val )
    et pendre un inspecteur général avec les tripes des parents d’élèves mène direct aux Assises …. ( idem )

    • Je voulais dire, j’ai été militaire.
      Je n’aurais jamais pu être enseignant, la pédagogie est un concept qui m’est inconnu.
      D’où le fait que j’ai été militaire… Je tourne en rond là non??

      • oui . dans la cour de la caserne !
         » le maître de guerre  » ! un monument comique ! j’adore … je me roulerais par terre rien qu’à l’idée si mon arthrose me le permettait !
        je crois plutôt que c’est moi que vous faites tourner en bourrique ! vous vous amusez comme un petit fou , espèce de garnement !
        patience , vous trouverez votre Orient .

      • euh … militaire à quelle époque ?
        vous ne vous promèneriez pas dans un service de psychiatrie , une main dans le dos et l’autre calée sous le gilet , par hasard ?

      • Aaaaaah mais c’est ça que je trouvais que les uniformes avaient changé !
        J’ai toujours trouvé que le blanc c’est salissant pour ramper dans la boue.

  34. La situation est grave. Je grimpe sur le toit, regard déterminé, pas soucieux – ou le contraire – pendant qu’une ribambelle de conseillers et secrétaires à ma suite caquette dans l’affolement « Est-ce vraiment nécessaire, Monsieur le Maire ? Voilà si longtemps qu’il en subit et en visionne encore et encore… peut-il supporter cette nouvelle épreuve ? »

    L’inquiétude au cœur, je tire le levier et le phare s’allume. Sur les nuages vespéraux s’affiche le signe de l’OC. Et tout Cinémapolis lève les yeux vers le signe de l’espoir, tous attendent un nouveau miracle.

    Car la Mummy a paru, le Tom est grave sur l’affiche, flammes à ses pieds. Tous les signes sont là, et le suspense est insoutenable – la Momie battra-t-elle un record et gagnera-t-elle un diplôme fort disputé http://www.mon-diplome.fr/Diplome/700-362875-Diplome+du+plus+bel+etron.jpg ?

    Spoilez, OC !

  35. Cher Odieux,
    Quel bonheur de retrouver Christian après ces deux mois d’attente insoutenable… J’en viens à regretter que le livre ne fasse pas quelques centaines de pages supplémentaires, bien que cela soit tout de même une bonne chose pour votre santé (tant physique que mentale).

  36. Morale de l’histoire:
    Vous pouvez avoir les manières de Guy Georges si vous avez une belle gueule et que vous êtes riche.
    Ça en dit long sur la psychologie moyenne des fans.

  37. ah quelle soirée , mes enfants ! la réalité plus géniale que la fiction !
    toutes ces têtes roulant dans la sciure … ( dont la malchanceuse NKM jetée au sol , puis battue par Jean Gilles mon gendre ! )
    un remake de  » street trash  » !
    l’élection de Cédric Villani , le génie arachnophile m’a enchantée ! ( vraiment )
    et l’arrivée de trois indépendantistes corses ( que personne n’a vu venir ) a boosté ma joie . ça , c’était la cerise sur le gâteau !
    d’Artagnan et les trois mousquetaires ….
    non , on ne s’ennuie pas avec Jupiter .

  38. Serieux mr connard, faut arrêter avec ce truc (j’appelle pas ça un livre). Vous vous faites du mal. D’ailleurs ça se voit, vos période de dépression entre chaque lecture est de plus en plus longue. Ca finira par vous tuer.
    A mon avis vaut mieux en rester là. Surtout si vous envisagez de lire les autres après …
    Moi ça me choque pas que des gens lisent ce genre de livre, après tout j’aime bien me marrer devant des films de Steven Seagal, nan ce qui m’inquiète c’est que le livre se soit vendu par wagon entier…
    Alors on en est là, les marseilles, les anges, confession exclusive … tout ça c’est devenu la vraie vie des jeunes ?

  39. Odieux s’inspire des japonais , il travaille à flux tendu . il programme la pénurie .
    si Christian et sa soumise lui filent le bourdon , et s’il tient à critiquer un bouquin , je suggère  » les mémoires d’un amant lamentable  » de Groucho Marx !
    ainsi jettera-t-il un pont entre littérature et cinéma .

  40. Vous êtes un martyr des temps modernes, Cher Odieux.
    Un phare de spoil dans une tempête d’excréments scénaristiques.
    Une fragile bulle de savoir à la surface des insondables puits d’ignorance que nous sommes.

    Bon après quand on voit ce que vous éclairez on se dit parfois que les ignorants sont bénis…

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