L’ire ensemble – Grey – Épisode 10

Voici les vacances de juillet, et avec elles, leur lourd manteau d’été qui ravit les enfants en bord de plage, fait soupirer les parents en quête d’ombre, et achève de cramer la mamie couleur caca qui a pris le bain de soleil de trop. Mais pour les gens de goût, c’est aussi l’occasion d’emmener un bon livre à la plage.

Raison de plus pour en laisser un mauvais à la maison. Et profitons de cette question pour reparler de Grey, dont je vous le rappelle, nous sommes à l’avant-dernier épisode. L’occasion de faire le point sur l’épisode précédent.

Christian en a assez d’Anastasia qui veut tout le temps parler, alors que lui, disons que le siège de sa conscience est effectivement assez bas pour profiter du moindre strapontin. Après avoir surveillé Anastasia qui va trop souvent aux toilettes à son goût, Anastasia qui si elle s’énerve, c’est qu’elle a ses règles, ou encore  avoir dégoupillé Anastasia par le tampon telle une vulgaire grenade d’infanterie, il décide de continuer à baisouiller et à la suivre partout. Anastasia va-t-elle enfin investir dans un fusil à pompe ? Ou plutôt continuer à lui pomper le fusil ? 

C’est sur cette question digne des meilleures pages de cet ouvrage que je vous propose de poursuivre pour 50 pages de plus.

Lisons, mes bons !


Si ceci était un poster, le Diable l’aurait dans sa chambre.

À peine notre aventure commence-t-elle que nous retrouvons l’ami Grey bien embêté.

Alors qu’il est en pleine réunion avec des investisseurs de Savannah, la ville où habite la maman d’Anastasia et jusqu’où il l’a poursuivie, voici que Taylor, son fidèle garde du corps/chauffeur/secrétaire/espion/ninja (il doit avoir des niveaux de barde) l’interrompt pour lui annoncer une nouvelle terrible : Leïla, son ancienne soumise, s’est rendue chez lui ce matin pour se trancher les veines. Ce qui n’est vraiment pas très sympa, tant elle a dû mettre du sang partout, et après, c’est super chaud à récupérer, pfou. Christian est perplexe : pourquoi ? Pourquoi n’a-t-elle pas mis de papier journal d’abord pour ne pas pourrir la moquette ?

Heureusement, le petit personnel de Chrichri, présent au moment du drame façon « Dis-donc Josiane, tu as vu ? Il y a une fille qui se tranche les veines dans les cuisines, range les concombres, elle va ruiner la vinaigrette » est intervenu à temps et a prévenu les secours. Christian décide que tout cela est suffisamment grave. Il interrompt sa réunion et demande à rentrer à Seattle avec son jet privé.

Sur le chemin, Christian appelle donc Anastasia pour lui dire que le dîner de ce soir prévu avec sa môman est un peu contrarié. Sans donner de détails, il présente ses excuses pour son absence et raccroche.

Je raccroche vite. Parce que je suis à deux doigts de changer d’avis et de rester ici avec elle.

Oui, Christian est comme ça. Il suffit qu’il appelle alors qu’il est en route pour régler une urgence, et le simple son de la voix de sa donzelle déclenche chez lui de tels pics de priapisme qu’il est prêt à oublier intrusion, tentative de suicide et sang dans les concombres.

Là encore : Christian est si sombre. Il me rappelle un Choco BN que j’ai bien connu.

Toujours est-il que lorsque Christian arrive à l’hôpital, il demande à une infirmière où il pourrait trouver Leïla Reed. L’infirmière de garde lui explique que s’il n’est pas de la famille, ce n’est pas possible, rentrez chez vous Monsieur. Mais Christian ne mange pas de ce pain là, ou alors si, mais avec du vin rouge et des glaçons, aussi annonce-t-il la couleur :

– Pas de problème. Je trouverai tout seul.

Car oui, Christian est con : quand on lui dit qu’il n’a pas le droit de passer par la porte, il annonce qu’il va rentrer par la fenêtre. Mon Chrichri, je sais que tu n’es pas le couteau le plus affûté du lave-vaisselle, mais là tout de même, je trouve que c’est un peu hardi. Logiquement, l’infirmière devrait lever un sourcil, puis son doigt en direction de la sécurité, et dans les deux minutes, un colosse devrait te frotter vigoureusement la margoulette contre le crépis de l’entrée en t’expliquant tout son désarroi devant ta nonchalance légale.

Mais nous sommes dans le monde de Christian Grey, un monde où lorsque l’aurore se lève dans son slip, le soleil se couche sur la raison.

D’autres fonctionnaires barrent bien le passage de notre héros, mais grâce à ses pouvoirs jedis et à un baratin maladroit sur le fait que maaaais si, je suis le frère de LeÏla, il a tôt fait de les esquiver.

Rappelons, pour information, que Christian Grey est supposé être une star internationale, donc vaguement reconnaissable. Mais visiblement, l’auteur a oublié ce détail, et nous avons donc l’équivalent de Brad Pitt qui se promène dans les couloirs d’un hôpital sans que personne ne cille. Ou ne demande sa carte d’identité, hein. C’est donc tel un petit étron grassouillet dans le gros colon d’un scénario qui ne se tient pas très bien que l’ami Christian se glisse entre deux incohérences pour parvenir à son but.

Sauf que sur place, on lui apprend que Leïla s’est évadée, usant de ses proverbiaux pouvoirs de ninja. Damnation !

Déçu, Christian retourne chez lui, où son personnel a nettoyé tout le bazar mis par Leïla. Heureusement, son petit cœur va mieux sitôt qu’il a un bref échange mail avec Ana, qui lui dit beaucoup tenir à lui.

Elle tient à moi ? C’est gentil. Et aussitôt, cette sensation étrange, qui avait été absente toute la journée, emplit à nouveau ma poitrine. Dessous, il y a un puits de douleur que je ne veux pas regarder, et encore moins explorer. Tout au fond, il y a un souvenir ancien… une jeune femme brossant ses longs cheveux bruns…

Non, Grey ! Ne t’aventure pas sur ce terrain !

Attendez, dès que Christian est content, il contemple son puits de douleur secret et a des flashbacks ? Nom d’une pipe, ça doit être vachement compliqué sa vie.

« Alors Christian, il était comment ce dessert ?
– Très bon, un vrai plaisir… att… attendez, sous la mousse au chocolat, il y a mon puits de douleur…
– Ah non, Christian, vous n’allez pas encore commencer à faire chier, c’est la troisième fois ce mois-ci que vous êtes content.
– Je… je revois cette femme qui fouette les œufs… oh oui… elle les fouette… si fort… non, Grey, ne cède pas !
– Bon alors Christian, et d’une, vous vous calmez de suite, et de deux, vous lâchez votre kikoute à table sinon je ne vous ressers pas. »

Et encore, ce n’était pas de la tarte aux pommes. Brrr.

Mais l’échange de mails avec Ana, lui, se poursuit, avec entre autres des « ;-) » au milieu des messages de la part de Christian. Qui conclut malgré tout, après l’ultime mail, sa pensée profonde d’un :

Mais je dois reconnaître que je me sens mieux après ce petit échange espiègle avec Mlle Steele. Elle est un bon remède pour mon âme noire.

J’ai envie de dire : « Mon âme noire ;-) »

La nuit venue, Christian est justement torturé par la noirceur de son âme cacao. Ou alors, c’est le chocolat chaud qui lui fait mal au bidou, allez savoir. Il doit donc réagir.

Je sors du lit pour chasser ces pensées perturbantes. J’ai besoin de jouer du piano.

Vous le sentez, le philosophe maudit qui va nous jouer le thème de La Soupe aux choux en prenant l’air triste ? Bien, alors allons à la ligne du dessous.

Si elle [Ana] avait signé le contrat, et si tout s’était passé comme prévu, elle serait là-haut, dans sa chambre, et je pourrais la réveiller, me servir d’elle et me soulager… 

Je vous la refais.

« Hmmm… ma noirceur me hante, j’ai besoin de jouer du piano. Ou de me vider les bouboules dans une femme-objet, j’hésite. »

Mais, rien ne t’empêche de mêler hardiment les deux, mon bon ami, et de t’accoupler furieusement avec le piano, pour peu que tu l’appelles Miranda. Ou Maurice, hein, on est au XXIème siècle tu sais. Quant à la suite de cette scène, elle ne vaut guère mieux.

Je commence à jouer… mes tourments s’estompent. Bientôt, il n’y a plus que moi et la musique.

Vous avez bien lu ? Lui et la musique ? Bien. Diego ? Passe-moi le tisonnier que je pointe la ligne suivante.

Leïla s’occupe de ma queue avec sa bouche experte.

Non, c’est sans transition. Pouf, un instant il joue du piano et se perd dans la musique, l’autre il a des flashbacks de la semaine du goût. Visiblement, non, il y avait quelqu’un en plus de lui et de la musique, et je pense que c’était sa teub, qui visiblement, n’a aucun souci avec le fait de danser la tektonik au rythme d’un rêve érotique concernant une fille qui vient de tenter de se suicider.

Christian, ton âme n’est pas noire. Elle est saveur caca, nuance.

En tout cas, la nuit se passe, et Christian retourne au travail après tout cela. Comme à chaque fois, l’auteur tente de nous glisser à quel point Christian est un génie, et comment il sait analyser chaque indice subtil pour en tirer des conclusions profondes. Tenez, par exemple, lorsqu’Ana lui envoie un mail qui commence par :

Je suis à nouveau installée en première classe

Où elle explique être dans l’avion en route pour Seattle. Deux mails plus tard, Christian interrompt sa correspondance électronique pour nous livrer ses réflexions profondes :

Elle doit être dans l’avion à l’heure qu’il est.

Oui, sachant qu’elle vient de l’écrire, c’est une déduction assez audacieuse. Ce livre est tout bonnement palpitant. Tiens Diego, tu te souviens l’autre jour quand on a trouvé cet escargot mort pendant qu’on enterrait cette étudiante en sociologie ? Hé bien c’est palpitant tout pareil.

Mais je m’égare.  Car lorsqu’Anastasia arrive à l’appartement, autant vous dire que vu la fournaise qu’il y a dans le slip de Christian, même Haroun Tazieff aurait réfléchi à deux fois avant de s’approcher. Mais Christian ne laisse pas cette chance à Ana, et c’est lui qui bondit sur elle en poussant des grognements rauques et commence à s’accoupler avec la belle, qui fort heureusement comme toujours, jouit plus vite qu’une candidate de télé-réalité devant un contrat publicitaire. Lorsque Christian a terminé son coït, il est tout heureux, ce qui quelque part, se tient.

Mais pas longtemps, car Christian tient à partager avec nous le fait que s’il fait du sexe avec la Madame, c’est surtout parce qu’il est super complexe, pas seulement car il a autant de self-control qu’un hamster en rut.

Mon corps réagit de façon animale, dans son combat contre les ténèbres. J’ai besoin d’elle. J’ai besoin d’elle pour chasser mes démons.

Ah. Le sexe est donc un passage obligatoire pour l’exorcisme. Voilà qui est intéressant, heureusement que Christian n’est pas un homme d’église.

« Père Grey ! C’est ma fille, elle est possédée par le démon !
–  Pas d’inquiétude. Je vais utiliser un vieux truc de chasseur : je vais faire rentrer mon zboub d’un côté, ce qui forcera le démon à sortir par l’autre.
– Mais… mais ma fille a 8 ans Père Grey !
– Et alors, vous êtes gendarme ? »

Hmmm. En fait, ça expliquerait tellement de choses que je commence à me demander si Christian n’est pas VRAIMENT exorciste pour l’église catholique. Il faudra que j’enquête.

Toujours est-il qu’entre deux séances de sexe, et bien sûr, deux verres de vin (avec glaçons je suppose), Chrichri apprend que sa douce a trouvé un emploi dans l’édition. Il s’empresse donc de donner l’ordre : que sa société rachète l’éditeur, vite ! Ainsi, il sera le patron d’Anastasia et pourra contrôler sa vie comme il se doit. Mohohohohahahaha je suis diabolique, tout ça. Rien que de bien naturel.

Mesdemoiselles, n’oubliez pas : si Christian Grey veut coucher avec vous, envoyez-moi un mail. Je créerai une petite société écran dans un quelconque paradis fiscal, disons, Levallois-Perret, je surévaluerai honteusement les parts avant de vous proposer de vous embaucher. Il n’y aura plus qu’à attendre que ce gros couillon psychopathe de Christian rachète le tout, et nous n’aurons plus qu’à partager les pétrodollars. Je vous laisse généreusement 20%. Parce que vous affrontez Christian Grey, mais moi, je me tape l’administration française. Et nous savons tous les deux lequel des deux est le plus pervers, complexe, aime faire mal et a un goût certain pour enfoncer des trucs dans votre arrière-train.

Mais Anastasia, elle, ne pense pas à ma stratégie, car rappelons qu’elle est un vibrant hommage à Romero, puisqu’elle marche sur ses deux jambes bien que cérébralement morte, et dans son cas, préfère donc faire du rien, oui, mais en bavant. Quel manque d’imagination.

Cela fait, Christian décide qu’il est temps de re-faire du sexe, et invite la belle à venir dans sa « salle de jeux », celle où il a des instruments coquins pour faire mal, comme par exemple un 49-3 grandeur nature. Ana voudrait bien dire un truc, aussi tente-t-elle courageusement d’ouvrir la bouche. Christian, choqué par cette initiative, l’interrompt aussitôt. Oui, il l’interrompt car elle ouvre la bouche, elle n’a pas encore parlé.

– Pas d’insolence, mademoiselle Steele. Ou je te mets à genoux et je te baise la bouche. Compris ?

Passons sur le sens de la poésie inné de notre héros, et rappelons une chose. Christian, on ne menace pas les dames de leur « baiser la bouche » . Déjà, parce que ça fait réplique de faune de banc public entre deux crachats sous casquette, et ensuite, parce que tu peux essayer, mais il a été prouvé que la femelle humaine dispose d’un nombre raisonnable de dents. Alors si tu ne veux pas te retrouver à pleurnicher pendant qu’Anastasia mâchonne lentement ta knacki, si j’étais toi, je changerais aussi bien de ton que de plan.

S’ensuit une scène de sexe qui, comme toujours, est à peu près aussi érotique que la description proustienne d’une asperge séchant dans un caniveau. Ce qui est, comme toujours vous l’aurez deviné, suffisant pour qu’Anastasia jouisse tant et tellement qu’elle doit produire assez d’énergie pour illuminer l’ensemble du département du Morbihan pendant une nuit entière.

Et puisque nous parlons de nuit, évoquons celle de Christian, qui se dit qu’après avoir bien fait le sexe, il ferait bien du piano. Aussi se lève-t-il de la couche commune pour aller faire courir ses doigts sur les blanches et malmener les noires, ce qui est quelque part le résumé de la vie de son grand-père, Christof Grey, qui lui aussi aimait jouer du fouet et… mais ? Qu’est-ce que je vous raconte ? Bon, on se concentre, et on écoute Christian qui soliloque à son piano.

Chopin est mon réconfort. Ses mélodies mélancoliques s’accordent à mon humeur.

Moui. Enfin tu en fais des caisses, mon bon. Au vu de la complexité de ton esprit, je pense que le générique de L’Âne Tro-Tro devrait suffire à te faire fondre en larmes.

« Mais… mais il est tro-trooo rigoloooooo bouhouhouhousnirfsnourfsurf ! »

Cependant, voici qu’Ana descend en gueulant que non mais, bordel, qui est le con qui joue du piano à pas d’heure ? Constatant que le con en question n’est autre que Christian, ce qui ne la surprend pas vraiment, les deux profitent de cet instant et papotent un peu. Lorsque Christian est soudain frappé par quelque chose : Anastasia se souvient de leurs conversations passées, puisqu’elle fait référence à des choses qu’il lui a dites.

Elle se souvient de tout ce que je lui ai raconté. C’est étonnant.

C’est vrai ça Christian. Des gens qui écoutent quand on leur parle, voilà qui est fort étonnant ! Savais-tu que dans certaines cultures, il existe même des conversations, ou non content les gens s’écoutent, mais pire, se répondent ? Christian est au bord du malaise devant tant de découvertes qui chamboulent son univers. Alors comme ça, les gens n’ouvrent pas toujours la bouche pour se la « faire baiser » ?  Voilà qui est tout à fait fascinant. Mais alors où mettent-ils leurs kikoutes durant la conversation ? Christian est perplexe.

D’ailleurs, deux minutes plus tard, Ana fait le même constat que le lecteur moyen.

 Tu préfères toujours baiser au lieu de parler.
– C’est vrai. 

C’est aussi ce que disait le psy de Christian peu avant de le poursuivre pour viol.

Mais Christian a envie de plus que de sexe, là, tout de suite. Il a envie de punir Anastasia en lui collant une fessée. Anastasia n’est pas trop d’accord car elle tient à son cul, et demande pourquoi diable Christian veut lui faire mal, alors que le lecteur avec un QI à plus d’un chiffre se souviendra que ça fait 500 pages qu’elle prend déjà des coups de martinet sans ciller. Mais là encore, l’auteur a oublié le thème de son liv… de sa chose, et on ne comprend plus rien.

À part qu’Anastasia finit par dire « Okay, colle moi une fessée histoire de voir si tu me fais trop mal ou pas et si j’aime ça.».

Que… mais ? Mais enfin, on vient de se taper 500 pages de ce… de cette… pour en revenir au début ? Mais évidemment que ça te plaît, gueuse, sinon ça fait environ 498 pages que tu te serais barrée en tirant des fusées de détresse dans le slip de Christian pour quelqu’un fasse quelque chose. Alors pourquoi ? Pourquoi ? 

Hé bien, ma foi, je crains que nous ne le découvrions… dans l’ULTIME chapitre de ce L’ire ensemble.

Peu avant que je ne brûle ce livre et ne fasse envoyer les cendres droit vers le soleil, juste par sécurité.

36 réponses à “L’ire ensemble – Grey – Épisode 10

  1. Pingback: L’ire ensemble – Grey – Épisode 9 | Le blog d'un odieux connard·

  2. Bonjour, une petite erreur vers la fin du texte. Je dirais lecteur à la place de lecture « alors que le lecture avec un QI à plus d’un chiffre « 

  3. Merci pour ce superbe article comme toujours, j’ai beaucoup ri.
    J’ai remarqué une petite faute dans la phrase  » il y avait quelqu’un en plus de lui et se la musique, et je pense que c’était sa teub »

  4. « Parce que vous affrontez Christian Gray, mais moi, je me tape l’administration française ».
    Sublime :’D

  5. « Christian est si sombre. Il me rappelle un Choco BN que j’ai bien connu. »
    Je trouve que ca résume parfaitement le perso… je veux dire le machin…

  6. Je sais pas si je doit me réjouir pour vous, ou être triste que cette rubrique se finisse bientôt… Ou avez-vous d’autres livres dans le viseur ?

  7. Pierres qui roulent n’amassent pas mousse mais un max de brouzoufs, ça oui.

    Bon, courage camarade O.C., plus qu’une note et c’est fini!
    En tout cas celle-ci était bien sympa à lire car malgré la redondance du comportement de nos deux zéros, votre capacité à produire de bien belles métaphores pour nous parler de ça nous fait passer un bien bon moment.

  8. Romero vient de passer l’arme à gauche (et d’ailleurs, pourquoi à gauche…) à 77 ans. Pourvu qu’il ne vienne pas encore renforcer ce monde des morts-vivants qui semble si à la mode de nos jours… On pourrait d’ailleurs faire un premier décompte des morts-vivants en trouvant le montant des ventes du « 50 nuances de Grey »…, non?

  9. Arrêtez de lire ce truc, ça ne vous réussi pas. Votre écriture s’en ressent, et notre plaisir de vous lire aussi.

    Sérieusement, laissez tomber le dernier.

  10. Monsieur Connard … Triste de savoir que le cycle Christian Grey se termine bientôt, j’aimerais vous proposer une autre merd… euh, « découverte littéraire », dans la même veine, ca s’appelle « After », et c’est le pire livre que j’ai jamais lu de toute ma vie. J’en suis encore traumatisée, et seul un article de vous sur le sujet saura apaiser mon âme en souffrance …. Merci !

  11. Je suis dans la salle d’attente d’un médecin, je vous rassure, ce n’est pas un proctologue. J’oscille entre 38,5 et 39 en me marrant comme un babouin en rute, du coup je dois passer pour un dément lol vite une pelle !

  12. « Père Grey ! C’est ma fille, elle est possédée par le démon !
    – Pas d’inquiétude. Je vais utiliser un vieux truc de chasseur : je vais faire rentrer mon zboub d’un côté, ce qui forcera le démon à sortir par l’autre.
    – Mais… mais ma fille a 8 ans Père Grey !
    – Et alors, vous êtes gendarme ? »

    Rien que pour ça, ça valait le coup.

  13. « le monde de Christian Grey, un monde où lorsque l’aurore se lève dans son slip, le soleil se couche sur la raison. »
    Ah oui, c’est joliment dit. Et il semble tout le temps faire jour chez ses sous-vêtements…

    Je ris beaucoup. Merci… « ;-) »

  14. En fait, ce livre est tellement chiant que même les résumés au 28 000 ème degré deviennent chiant. Et pourtant, vous ne ménagez ni vos efforts, ni votre talent, mais rien à faire c’est chiant.

  15. Vous êtes si courageux, cher Odieux, mais de grâce, finissez-en définitivement ! Je crains pour votre santé en plus que pour la nôtre.

  16. Bon sang, comment mais comment des éditeurs ont-ils pu traduire ce truc et l’imposer au monde entier ?!? C’est une honte pour le monde de l’édition !
    Et « l’auteure » de cette bouse ne mérite même pas ce titre ! J’ai lu des histoires écrites par des enfants de 8 ans plus cohérentes et travaillées !

    Mais surtout, comment mais comment autant de gens ont-ils pu adhérer à ce truc ?!? Ca me sidérera toujours…

  17. – oh c’est toi , chaton ! bonne journée ?
    – ouep . après le taf ch’uis allé voir  » la vingt deuxième vague  » avec les potes . Jean Dylan avait lu le spoil sur le blog de l’OC .
    – c’était bien ?
    – une bouse , comme prévu . la terre envahie par des monstres venus de l’espace . contrôle mental , rayon de la mort tout ça . une bande d’ados réfugiés dans la forêt pour résister avec les frondes que l’air force leur a parachutées . et toi t’as fait quoi ?
    – calme au bureau . après , on a fait une virée avec les copines , genre shopping , bar à eau sympa … ah si ! ton copain Xavier est passé ! il a toujours de la bonne beuh ! on a fumé en lisant deux ou trois chapitres de  » l’ire ensemble  » . de fil en aiguille ( tu le connais ) ben … j’ai couché avec lui . tu veux un sandwich ?
    – j’ai pris un bol de nouilles chez le chinois avec Jean Sullivan ! je vais lire le spoil de l’OC sur la vingt deuxième vague ! s’il a oublié ne serait-ce qu’une incohérence , je vais lui poster un commentaire bien sanglant fais moi confiance !

  18. Je me demande si il y a vraiment que les femmes qui lisent ça ? En dehors de l’Odieux évidemment.
    En tout cas comme disait le papa de Panpan, « Si tu n’as rien de gentil à dire, ne dis rien du tout. » De toute façon, Odieux a déjà bien descendu le livre et pour le coup il n’y a pas vraiment de mauvaise foi.

    • Je confirme qu’il y a des hommes (peu certes, mais il y en a) qui les ont lus et aimés… Sur certains forums, il y a des fans masculins qui les défendent autant que les fans féminins, voire qui sortent que c’est LA référence populaire pour les adeptes de BDSM (si si, je vous jure, c’est pas une blague !) => cf vidéo youtube de antisexisme.net : la culture du viol

  19. J’aime tellement vos petits billets sur ce genre de torchon que leurs auteurs et lecteurs ont le mauvais goût d’appeler « livre » que ça me désole que ce soit déjà l’avant-dernier épisode.
    J’ai presque envie d’aller ratisser toutes les librairies de ma ville à la recherche de tout ce qui ressemble de prêt ou de loin à ce genre de honte littéraire et d’en surcharger votre boîte aux lettres, histoire que vous ayez de quoi potasser en vue d’éventuels prochains épisodes.

  20. « Peu avant que je ne brûle ce livre et ne fasse envoyer les cendres droit vers le soleil, juste par sécurité. »
    Brûler ce livre sur un feu de cheminée, ou sur un feu de bois ne va pas aider.
    Une partie de ses composés (du livre) ne vont pas brûler, mais vont être libérés par la gazéification, sans pour autant brûler par manque d’oxygène. Et lorsque ces molécules rencontreront enfin de l’oxygède de l’atmosphère, il fera trop froid pour que la combustion aie lieu. (Dégagement d’imbrûlés).
    Un partie des trucs libérés vont condenser plus loin, sur ce qu’ils peuvent trouver comme support solide, polluant les sols, les parois de la cheminée, les plantes aux alentours, les parois de vos poumons. Une autre partie, bien pyrolysée, restera sous forme gazeuse et polluera l’air.
    Je ne vois que 2 moyens de ce débarrasser de ce truc sans risque:
    – Le cryogéniser dans de l’hydrogène liquide dans une boîte étanche (à cause de la supercapillarité de l’hydrogène liquide), et envoyer le tout dans un trou noir.
    – Cramer le machin dans un four FLOX. Récupérer les gaz et les cendres, les sceller dans une boîte étanche, et envoyer le tout sur la planète des Stroggs.

  21. « Il n’y aura plus qu’à attendre que ce gros couillon psychopathe de Christian rachète le tout, et nous n’aurons plus qu’à partager les pétrodollars. Je vous laisse généreusement 20%. »

    40% et je marche ! Rappelons que je dois aussi boire du vin rouge avec glaçons, ça a un prix un tel sacrifice !

  22. Il y a bien un thème profondément mélancolique dans la soupe aux choux qui n’est pas sans évoquer un certain spleen baudelaurien (on l’entend juste avant que le Glaude et le Bombé se mettent à jouer de la rondelle).

  23. Cher Odieux arrêtez de vous faire tant de mal, j’admire votre pugnacité dévouée au service de votre lectorat. Courage.

  24. franchement vous nous avez offert un bien bel article odieux, j’en suis tout retourné sur ma chaise de bureau

  25. Je propose une édition collège avec les commentaires d’Odieux Connard pour éclairer un peu le jeune public pour les choix d’études de textes futurs probables de l’EN ^^

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