Dunkerque – édition top budget

« Diego, mauser.« 

Diego s’écarte vivement pour éviter la porte d’entrée que je claque vivement avant de jeter un ticket de cinéma froissé dans la poubelle. Devant l’attitude hébétée de mon serviteur, je suis obligé de lever un sourcil pour lui signifier que mon juste courroux pourrait se retourner contre lui s’il ne se sentait pas bientôt le besoin d’accélérer quelque peu ses manœuvres.

« Patron, vous êtes énervé.
– Nullement Diego. C’est juste que le reste du monde est bien trop passif en comparaison. Sais-tu ce que je viens de voir, Diego ?
– Dunkerque ?
– Non. Non, si j’avais vu Dunkerque, j’imagine que j’aurais vu des hommes fatigués sur de longues plages regarder, abasourdis, la destruction des équipements qu’ils avaient ramené jusqu’ici au péril de leurs vies. J’aurais vu des spitfires glisser entre les colonnes noires de fumée s’échappant de navires aux coques éventrées. J’aurais vu les regards inquiets d’officiers britanniques recevant heure par heure les rapports du front Français retenant l’ennemi. J’aurais vu des flottes aux étendards désunis se croiser pour rentrer dans un port rempli d’épaves. Oui, j’aurais sûrement vu tout cela, mais à la place, j’ai vu ça.« 

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« Que… oui, et alors ?
– Et ça, aussi. »

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« D’accord, mais je…
– Ho, et ai-je parlé de ça ? »

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« D’accord patron, vous voulez dire que vous, vous ne mettriez pas cinq étoiles au film ? Pourtant la critique est unanime.
– Non Diego. Ce film, je ne lui mettrais qu’une étoile, et encore, sur le pyjama avant de l’envoyer en Pol…
– Heu, patron vous feriez mieux de vous arrêter là.
– Non Diego. Sois un bon serviteur et va donc faire chauffer le moteur, j’ai à faire.
– Je vous attends dans la voiture alors. »

Je jette un regard où point une lueur de haine en direction de mon serviteur.

« Non Diego. L’autre moteur. Pas celui de la voiture.
– L… l’autre ? Patron, vous comptez vraiment prendre le st…
– Plus vite margoulin, et par ailleurs, j’attends toujours mon mauser. J’ai la justice à rendre. Souvenons-nous de
Dunkerque ! »

Pendant que Diego s’active, j’imagine que vous, humbles lecteurs, souhaitez savoir : alors, Dunkerque, est-ce énervant parce que c’est si bien qu’intouchable, ou au contraire, est-ce que cela donne envie de bombarder l’Angleterre ?

Spoilons, mes bons !


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L’affiche. Il y a des flammes. Vous savez tous très bien ce que ça veut dire.

Notre film s’ouvre sur une rue française triste et déserte, sur laquelle des tracts allemands tombent en tournoyant. Qu’annoncent-ils, en ces tristes jours de débâcle de 1940 ? Tout simplement que Dunkerque est encerclée, et que bientôt, ce sera choucroute pour tout le monde. Cette menace gastronomique est si odieuse que même des soldats anglais qui errent dans les rues font la moue, ce qui n’est pas peu dire.

Ces derniers ne sont visiblement pas affolés pour autant. Ils se promènent au beau milieu de la rue, s’arrêtent ici pour boire un peu d’eau à un tuyau d’arrosage ou jeter un œil au travers des fenêtres des maisons, bref, ce n’est pas la grosse panique.

Quand soudain : ratatata, ratatata, des balles fusent dans tous les sens !

Comment ça, vous voulez dire que les Allemands étaient juste derrière eux ? Qu’ils n’étaient pas en territoire contrôlé ? Mais alors d’où flânaient-ils à découvert ? Ai-je loupé quelque chose ? Est-ce qu’en temps de guerre, il fait bon se promener sans précaution ? Voilà une bien belle note de réalisme pour commencer ce film. Peut-être qu’une suite pourrait nous raconter le concours du plus beau parterre fleuri de Stalingrad en 1942 ?

Mais bon, on va dire que ce n’était rien. Se planter dès la première scène, ça arrive, mais je suis sûr que nous allons nous rattraper. Ainsi, les soldats se jettent à couvert au son des balles et…

Ah.

Ah ben non en fait. Ils font exactement l’inverse, usant ce la célèbre technique dite du « Et si on courrait en ligne droite à découvert ?© »

Bon, très bien. Ma mauvaise foi n’est même pas sortie de son étui que ce film est déjà lancé sur une pente savonneuse.  En tout cas, à stratégie débile, résultats évidents : tous les soldats britanniques se font tuer l’un après l’autre, sauf un, que nous appellerons Bibi, qui parvient jusqu’au bout de la rue au moment où comme par enchantement les Allemands s’arrêtent de tirer sans raison autre que d’arranger le scénario en ne le tuant pas.

Bibi se trouve à un embranchement : il peut prendre à droite ou à gauche. Bibi choisit donc de…

Il va tout droit ?! Que ! Mais ! Diego mais c’est pas vrai, mais c’est Prométhéus qui recommence ou bien ?

Car oui, Bibi se dirige droit vers un mur. Mais bon, comme il y a un portail, il se dit « Allez, on me tire dessus à la mitrailleuse, c’est le moment de me faire une petite séance d’escalade pour rester en forme. Les Allemands, qui respectent cela, tirent partout sauf sur lui, car ils sont comme ça, ils sont respect, ils sont amitié, ils sont foot de rue. Ainsi aidé par la médiocrité du script, Bibi parvient à se cacher de l’autre côté du portail, malgré les balles qui fusent désormais au travers. Bibi est cependant grognon, et décide de riposter en… en tirant sur le portail ?!

« Raaah, enfoiré de portail qui envoie des balles, prends ça ! « 

Bon. Bien. Que… écoutez, qu’est-ce qu’il se passe ? Est-ce que cet homme combat les Allemands ou bien a-t-il été traumatisé par un vendeur de chez Lapeyre ? Devant la confusion générale qui doit s’emparer de vous autant qu’elle infusa mon âme en cet instant précis, permettez-moi de tenter une explication.

Le salaire de Christopher Nolan pour ce film était de 20 millions de dollars. Ce qui visiblement, a quelque peu grévé le budget, forçant l’équipe du film à tourner le reste avec ce qu’ils ont pu trouver chez Colruyt. Résultat : ça se sent, et nous en parlerons tout du long. Par exemple, vous ne verrez pas de soldats allemands. Non, pas un. Ce qui est dommage vu le sujet du film, m’enfin bon, hein, vous faites comme vous voulez, hein. À la place, nous supposerons donc que Dunkerque est encerclé par des nazis ninjas, d’où ces invisibles attaques qui ne partent d’aucun fusil. Je comprends mieux la déroute de 1940. Contre des ninjas, c’était chaud.

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En cas de guerre et si vous êtes poursuivis, n’oubliez pas de toujours bien courir au milieu de la rue.

Du coup, je comprends aussi mieux que Bibi tire n’importe où, notez, si l’ennemi est invisible. Depuis le début, il doit avoir l’impression d’être attaqué par le mobilier urbain. Cela dit, revenons à notre héros, qui après avoir courageusement vaincu un portail en bois et à force de cavalcader, finit par tomber sur une barricade de Français devant la plage de Dunkerque, qui protègent le périmètre des Allemands. Bibi les dépasse, et arrive sur la plage où il est temps… de faire caca.

… attendez. Je plisse les yeux. Hmmm. Non, c’est ça. Nolan nous propose une fabuleuse scène de caca. Sûrement un hommage à la carrière de l’acteur qui incarne Bibi, habitué à produire de la merde, puisqu’ex-chanteur des One Direction.

Qu’est-ce. Que je. Regarde ?

Pendant que Bibi décore la plage de Dunkerque tel un touriste taquin, il aperçoit tout près de lui un autre anglais qui enterre quelque chose. Sa propre crotte, peut-être ? Il va aller lui demander. Attendez, non, c’est très gros ce qu’il enterre. Peut-être y a-t-il eu ouverture des célèbres rations tex-mex dans un autre régiment ? Hé bien nenni ; en réalité, c’est un camarade qu’il enterre, et à qui, en sus, il a visiblement piqué les grolles. Les deux hommes n’échangent pas un mot, mais visiblement, chier à côté du corps d’un copain, ça rapproche : ils deviennent en un regard les meilleurs amis du monde. On appellera le nouvel arrivant Francis, qui est probablement secrètement scatophile, ce qui expliquerait aussi sa présence dans ce film.

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« Mais j’ai super envie de caca ! »

Bibi et Francis se mettent à errer sur la plage où visiblement, la production top budget a oublié qu’à Dunkerque, c’était le bordel. Il n’y a donc pas un canon, pas un véhicule abandonné, non, Dunkerque en 1940, c’est une plage impeccable, il n’y avait plus qu’à poser sa serviette. Mieux, elle est lisse et immuable telle les fesses d’un boys band, tant comme chacun sait, plusieurs milliers d’hommes piégés sur une plage ne la piétinent sûrement pas. D’ailleurs top budget toujours : les bombes larguées ne font pas de cratères Apparemment, quelqu’un a oublié ce détail. Ho, et vous ai-je parlé du fait que selon les plans, il y a ou non des bateaux dans le lointain ?

Tant d’argent, si peu de travail : je crois que Pénélope Fillon s’est mise au cinéma.

Je profite de cet instant pour vous glisser que déchéance Nolanienne oblige, tout le film est accompagné d’une musique lancinante, ainsi que du tic-tac d’une montre, qui permettra aux critiques de se tripoter le roudoudou en s’exclamant « Quelle belle retranscription du temps qui passe et de la tension insoutenable ! » et aux êtres humains ayant suffisamment d’amour propre pour ne pas lire les Inrocks d’ajouter que « C’est vrai que ça rappelle à quel point ce film est longuet« .

Par ailleurs, sur la plage, le réalisme n’en finit plus. Par exemple, depuis le début du film, en réalité, il n’y a pas eu un seul dialogue, aucune exclamation. Et ça continue : sur la plage, pas un soldat n’ouvre la bouche. Visiblement, c’était 1€ de plus pour avoir des figurants un peu vivants, alors non. Les blessés n’appellent pas, les soldats ne discutent pas, ne s’inquiètent pas, non, mieux encore, ils attendent en jolies files indiennes, les pieds dans l’eau. Ce qui est conceptuel sachant que les soldats attendent rarement les pieds dans l’eau, surtout quand il n’y a pas de bateau en face, à part si leurs officiers ont envie de tous les faire tomber malade ou s’ils ont envie de se noyer avec la marée montante.

Bien bien bien. Nous n’en sommes qu’à la deuxième scène, et Diego est déjà obligé de fermer les fenêtres pour contenir mes hurlements de dépit.

Mais revenons à nos moutons. Car alors que Bibi erre sur la plage à la recherche d’une file de soldats à laquelle se greffer pour attendre lui aussi un embarquement théorique les pieds dans l’eau, voici que l’on entend un bruit grossir dans les cieux :

Vrrrroooooooooooooon…

Ce bruit – et vous noterez que je l’imite super bien – est celui de stukas. Car trois de ces avions sont en train de piquer vers la plage, et les sirènes qui équipent ces appareils mythiques se mettent donc à vrombir, semant la terreur dans le cœur des Britanniques au-dessous.

Sauf que là encore, je vérifie…. non, c’est bien marqué « guerre » et non « comédie » dans le type de film. Pourtant, j’ai trouvé la Septième Compagnie au clair de lune plus réaliste, je crois.

Car déjà, visiblement, Christopher Nolan n’a jamais pensé à regarder la moindre vidéo youtube de stukas, et donc, ceux-ci ne font pas leur légendaire piqué-retourné, et se contentent de larguer leurs bombes vaguement à plat. Bon, mettons que je chipote. Ajoutons que quiconque a déjà lu un témoignage de rescapés de Dunkerque a sûrement entendu parler des mitraillages de stukas. Ici, les stukas sont sympas, ils ne tirent pas. C’est que, faudrait pas blesser quelqu’un. Et surtout, le top du top : les stukas sont trois, chacun largue une bombe…

Il y a neuf explosion. Normal.

Vous ai-je dit qu’en plus ces explosions se faisaient dans un ordre impeccable, parfaitement rythmé et en avançant régulièrement, façon tir d’artillerie et sans aucun rapport avec quand et comment les avions ont largué ? Ai-je ajouté qu’on ne voit pas les bombes toucher le sol, hop, elles sont parties en vacances entre les deux et c’est juste un peu de sable qui se soulève avant que la plage ne redevienne impeccable dans le plan suivant ? Et que quand elles touchent le ponton, elles ne détruisent rien et font juste un trou façon rayon laser parce que les bombes, c’est connu, quand ça explose ça détruit tout uniquement sur 50 centimètres ?

Je ne plaisante pas. On a connu des webséries mieux faites.

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La plage de Dunkerque en 1940 selon l’Histoire.

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La plage, toujours, les Messieurs en moins.

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Et maintenant, la plage selon Christopher Nolan, bien propre et nette, pas une voiture mal garée. Et oui, c’est un film top budget : mêmes les figurants sont en carton.

D’ailleurs, sachez aussi qu’à part un Anglais qui tire vaguement au fusil sur les avions, personne ne réagit, la plage n’a aucune défense, et encore une fois, les figurants bougent mollement et sans un cri, sans une parole pendant qu’ils se font plomber le roudoudou. Et durant le reste du film, ils ne bougeront même plus durant les bombardements. Sûrement par solidarité avec les figurants en carton. Ah non mais moi j’essaie de comprendre, hein.

Une fois les stukas disparus à l’horizon, nos fiers soldats se relèvent. Bibi et Francis réalisent alors qu’il y a une opportunité de se barrer : un navire hôpital va quitter le seul quai d’embarquement de la plage. Vite ! Nos héros vont récupérer un blessé abandonné sur un brancard sur la plage, et filent en courant vers le navire.

Profitons-en pour signaler autre chose : c’est un film de guerre mais il n’y a pas de sang. À part un peu de mercurochrome sur le pansement d’untel ici ou un bobo à la tête là, quand quelqu’un savoure le parfum délicieusement plombé d’une balle ou d’une bombe, il se contente de tomber avec le même naturel dont Nolan nous avait déjà béni par la grâce de Marion Cotillard.

« Guerre« , donc, je vous le rappelle. Et non « Téléfilm M6« .

Mais revenons à Bibi et Francis, qui cavalcadent jusqu’au ponton menant au navire qui va partir. Autour d’eux, de temps à autre, un peu d’eau se soulève : y aurait-il une baleine dans le coin ? Non, me dit-on : ce sont des obus. Mais des obus silencieux semble-t-il, car ils arrivent sans un bruit. Sûrement des obus ninjas : on les reconnaît à leur petite cagoule. Et comme dit plus haut : ils sont tellement discrets que même les acteurs n’y réagissent pas.

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Hans et son fidèle obus ninja, 1940, colorisé.

Sur le ponton, nos héros croisent aussi un groupe de Français qui font chier en voulant embarquer. Un Anglais leur explique donc que ouais, bon, hé, ho, non, ici on embarque des Anglais seulement, cassez-vous. Mais les Français se contentent de faire chier et de pousser de petits cris indignés, usant probablement de leur ADN national de CGTistes.

D’ailleurs – oui, décidément – l’Anglais évoque des « navires pour les Français« . Ce qui serait intéressant si le film nous montrait le port de Dunkerque. Mais non, vous ne verrez que la plage. C’est dommage, sachant que le plus gros de l’évacuation s’est très largement faite du port, et non de la plage. Mais c’est pareil : plus de budget, désolé les amis, hihi ! Si seulement on avait eu 20 millions de dollars de plus, pas vrai M’sieur Nolan ? En tout cas, c’est audacieux d’appeler son film Dunkerque et de ne pas montrer Dunkerque. Un peu comme si je faisais un film appelé La bataille de l’Atlantique qui se déroulerait intégralement à Melun.

Et non, le film n’évoque jamais ce point de détail. Si on écoute les officiers qui discutent entre eux ici ou là pour répéter en boucle « D’ici, on voit la patrie« , eux expliquent tranquillement que sur cette plage, il y a 400 000 hommes, et qu’il n’y a que ce ponton pour les évacuer.

Sauf que c’est faux. Mais on n’est plus à ça près, pas vrai ?

Enfin. Toujours est-il que Bibi, Francis et leur blessé atteignent le bateau qui part, mais les officiers du cru font descendre Bibi et Francis car ils ont bien compris que ce n’était qu’un prétexte pour embarquer, bande de canaillous. Les deux malheureux bougonnent un peu, Bibi fait des remarques désobligeantes quant à la sexualité des mamans des présents, puis ils se cachent sous le ponton dans l’espoir de s’accrocher discrètement au prochain bateau qui viendra s’amarrer, telles des moules commandos (il y a bien des obus ninjas, alors vous savez).

Hélas pour eux, alors que le bateau s’apprête à partir…

Vrrrrroooooooooooon…

D’autres stukas ! Et qui apparemment, ne volent que pas trois parce que c’est le seul matos que l’équipe avait, avant de refaire d’improbables largages de bombe qui endommagent le bateau d’évacuation. Le navire coule donc, non sans endommager l’unique ponton de la plage ! Palsembleu ! C’est donc aux troupes du génie anglaises de bricoler un nouveau ponton, avec des camions surmontés de planches, en invoquant l’esprit sacré de Mac Gyver. Soit.

Ho, au fait : c’était le dernier bombardement de la plage du film. Oui oui. A partir de maintenant, je le rappelle, la plage est propre, belle, tranquille et même pas mitraillée.

Quelle tension mes petits amis ! Comme tout cela est bien retranscrit ! La tension est palpable : Brian va-t-il mettre du sable dans sa boîte à sandwich ? William trouver un vendeur de chouchous ? Et surtout, qui a piqué le jokari du colonel ?

Je n’en puis plus. Imaginez Il faut sauver le Soldat Ryan, sauf qu’au début, les soldats Allemands sont à la pêche. Voilà. Disons que quand des critiques vous parlent « d’immersion » concernant ce film, je pense qu’ils veulent dire qu’il est temps de les noyer.

Pendant que je frappe un sac de chatons contre l’ensemble de mon mobilier pour exprimer mon désarroi, laissez-moi évoquer un autre élément : le montage du film. Pour faire plus artistique, il est dans le désordre : on a des scènes de jour, puis de nuit, puis de jour à nouveau, puis pas du même jour, puis d’avant, puis d’après, puis… bref. Comme le film nous montre régulièrement la même scène vue de trois points de vue différents, ce qui permet de gagner du temps de pellicule, en les séparant, ça fait plus artistique et ça lasse moins le spectateur avec très peu de contenu. Mais pour les besoins de ce spoil, votre serviteur a préféré remettre de l’ordre dans tout ça. Cependant, si vous voulez vraiment recréer l’esprit unique du film, prenez un grand rail de coke, tournez sur votre chaise de bureau tout en faisant clignoter votre écran, et vous devriez rendre à peu près ce que l’on ressent devant la cohérence de ce chef d’oeuvre.

En attendant, revenons à Bibi et Francis, qui cachés sous leur ponton, voient le navire d’évacuation couler. Sympas, ils aident les soldats écossais qui étaient à bord et ont sauté à se sortir de l’eau, et désormais, traînent avec eux, puisque d’après les officiers, c’est le prochain régiment à évacuer. Et puisque leur navire a coulé, on va leur en trouver un autre, on va regarder sur Bloubloucar s’il n’y aurait pas un co-batelage bientôt.

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Ici, nos héros baignent dans l’écume ruisselante des babines de milliers d’historiens à la vue du film.

Et effectivement : la troupe trouve un second navire pour embarquer, et cette fois-ci, met bel et bien les voiles vers l’Angleterre. Sauf qu’alors que la nuit est tombée et que la plupart des hommes sont dans les entrailles du navire à recevoir soins, couvertures et tartines de Nutella, un u-boot taquin envoie une torpille qui l’est tout autant dans la coque du frêle esquif, ce qui l’ouvre vaguement en deux. Nombre de soldats se retrouvent prisonniers du navire qui sombre, alors que Bibi, Francis et quelques amis arrivent à sauter à l’eau. Il y a bien des canots de sauvetage, mais ils sont déjà plein, et un officier britannique du nom de Fifi (je ne sais même plus si les personnages avaient des noms, c’est dire), très calme, leur lance que tout va bien se passer. Lui et son canot retournent à Dunkerque pour attendre un nouveau navire capable de traverser la Manche. Quant à Bibi et Francis, ils sont renvoyés aussi à Dunkerque, oui, mais eux parce qu’ils sont rejetés par la marée comme de gros baleineaux.

C’est donc le retour à la case départ pour nos amis. Qui ne le prennent pas trop mal : après tout, la plage n’est pas mitraillée et tout est parfaitement silencieux, alors bon. Hé les copains, si on se fouettait les fesses avec nos serviettes de plage en attendant l’évacuation ? Holala, quelle tension ! Heureusement que ce n’est pas la guerre, sinon on serait bien emmerdés !

Pendant ce temps, de l’autre côté de la Manche, découvrons de nouveaux personnages, peut-être plus intéressants qu’un chanteur des One Direction. Et commençons avec Touvieux, le vieux capitaine d’un chalutier qui s’apprête à partir en mer avec son fils que nous appellerons Fiston, et un second matelot, le jeune Neuneu, dont le nom devrait suffire à résumer son niveau intellectuel, qui ne détonne pas spécialement au vu de celui du film. Touvieux voit son bateau réquisitionné par la marine royale anglaise pour aller aider à évacuer les soldats de Dunkerque. On lui demande de livrer son navire à un officier et quelques marins, mais Touvieux est un bon patriote : il préfère épargner cet effort à la marine, et décide d’aller lui-même avec ses deux gais compagnons en direction de Dunkerque, comme d’autres civils qui n’attendent pas que l’armée prenne le contrôle de leur bateau pour se rendre utile.

L’occasion de constater que nullité crasse oblige, en fonction des plans, tantôt le chalutier est au milieu d’une dense flotte d’autres petits navires (logique), tantôt il est seul au milieu de l’océan parce que la réalisation s’est encore plantée et a oublié de rajouter les autres navires en post-production. Ça arrive tout le film, on ne le pardonnerait pas à un stagiaire, mais c’est Nolan et la photographie est jolie, alors bon, hein, hé, ho.

Bref. Alors que le chalutier vogue fièrement vers la France, il croise au beau milieu de la Manche la poupe retournée d’un navire coulé, au sommet duquel se trouve un soldat anglais, assis, seul.

Et ce soldat, on apprend par un flashback que c’est Fifi, l’officier qui commandait la barque retournant vers Dunkerque qui a laissé Bibi et Francis en plan !

Attendez, mais pourquoi nous montrer ce flashback à part pour souligner que c’est incohérent ?! Il n’était pas du tout sur un gros bateau, mais en barque ! Et puis comment s’est-il retrouvé tout seul ? Où sont les autres ? D’où sort ce bateau retourné qui ne peut pas être le sien ? Et puis tiens, pouf, il est traumatisé, parce que son navire « a été coulé par un u-boot« , explique-t-il une fois à bord.

Mais tout à l’heure quand c’est arrivé tu n’étais pas traumatisé ?! Et d’où tu racontes ça alors que tu avais réussi à quitter le navire et à évacuer dans le calme ? Pourquoi ce flashback ? Pourquoi souligner que c’est n’importe quoi ? Pourquoi ce film ? Pourquoi MOI ?

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Tout n’est cependant pas à jeter dans ce film. Comme par exemple, les tartines, car on ne gâche pas.

Alors on me dira « Non mais peut-être que sa barque a été coulée, peut-être qu’il a perdu ses hommes, peut-être qu’il a trouvé cette épave qui dérivait, peut-être… »

Oui mais c’est ce qu’on appelle le syndrome de Prométhéus : expliquer les incohérences en disant que peut-être, dans des scènes qui n’existent pas, peut-être qu’il se passe quelque chose qui explique tout. Oui mais non. Parce que je peux aussi bien dire que peut-être qu’il a été kidnappé par des aliens, peut-être qu’ils l’ont emmené faire du manège sur la place de l’hôtel de ville de Charleville-Mézières, peut-être qu’il a mangé trop de barbe à papa et qu’il décorait la soucoupe volante de flaques de vomi, et que peut-être, du coup, qu’ils l’ont ramené là avant de lui effacer la mémoire.

C’est pas plus étayé que l’autre explication, mais ça rend presque le film meilleur.

Passons, et laissons Fifi monter à bord du chalutier où il est tout traumatisé et s’énerve : non, il ne veut pas retourner à Dunkerque. Là-bas, il n’y a que « la mort« , dit-il. J’imagine qu’il parle du fait qu’on s’ennuie ferme sur cette plage trop tranquille, et non d’une quelconque histoire de guerre puisqu’il n’y en a pas là-bas. Touvieux insiste quand même, lui dit que bon, ils ont des troupes à évacuer, mais Fifi devient foufou, s’énerve, et dans un élan de colère, colle une mandale à Neuneu, qui dévale l’escalier de la cale et se fait bobo à la tête. Fiston vient l’aider, l’allonge, le panse, mais Neuneu est en petite forme. Il a de la fièvre, délire, dit qu’il rêvait un jour d’impressionner ses profs en faisant quelque chose d’utile de sa vie, un truc dont parlerait le journal local…

Finalement, je crois que je préférais quand il n’y avait pas de dialogues.

Pendant que nos valeureux marins continuent vers Dunkerque malgré les protestations de Fifi, tournons-nous vers les personnages qui vont nous offrir le troisième point de vue de ce film : les aviateurs. Ici représentés en la personne de Bob, un fier pilote de spitfire qui quitte l’Angleterre pour aller couvrir Dunkerque en compagnie de son chef, Jean-Jacques leader, et de son ailier, Jean-Jacques tout court.

Oui, d’ailleurs, dans ce film, les avions ne volent que par trois. Les spitfires, les stukas, les autres… toujours pas trois. Yoda aurait sûrement des choses à dire là-dessus, mais comme il monte ses phrases comme ce film ses scènes, on s’en passera volontier.

Les amoureux d’histoire et d’aviation seront heureux de découvrir que nos héros volent à… 150 mètres d’altitude. Oui, au ras de l’eau. Comme ça, ça fait de jolies photos pour le film, par contre, ça veut dire que ces gros couillons peuvent se faire tomber dessus sans réagir à tout moment. Le chef du trio déclare même sur la radio « Attention aux Allemands, ils viendront du soleil !« 

Si tu sais qu’ils vont venir du dessus, pourquoi ne montes-tu pas ? Mais non : c’est plus rigolo de souligner volontairement une énième incohérence.

Heureusement pour nos héros, les Allemands aussi volent à 150 mètres d’altitude. C’est comme ça, c’est plus convivial. Ils sont sympas ces Allemands, quand même. On devrait les inviter plus souvent. Toujours est-il qu’alors que nos héros filent au-dessus de l’eau, ils aperçoivent un chasseur teuton qui se promène seul. Je préfère ne même pas me demander pourquoi, mais admettons. Les Anglais prennent l’Allemand en chasse, et nous découvrons que Bob est probablement le pilote le plus nul de la RAF, puisqu’il tire… lorsque l’ennemi est dans son viseur. Alors que même à l’écran, ils montrent bien que les balles de mitrailleuse, ben ça ne touche pas instantanément l’ennemi, il y a un léger décalage et qu’il faut donc anticiper. Mais non, Bob est un couillon, et quelqu’un a même payé des effets spéciaux pour montrer à quel point les balles, ben ça ne marche pas comme ça.

Je… sérieusement ? Qu’est-ce ce film tente de faire à part me liquéfier le cerveau ? Diego, laisse tomber les sacs de chatons, passe-moi directement mes bolas lestés aux chatons, que je les lances dans les genoux des enfants du voisin. J’ai besoin d’entendre des cris de douleur. Beaucoup. Probablement pour couvrir les miens.

Après un combat particulièrement mauvais où le pilote Allemand a probablement collé une vignette à l’arrière de son avion « Tire-moi dessus, je suis dépressif« , le Messerschmitt 109 est abattu. Bob réalise alors que dans la mêlée, Jean-Jacques leader ne répond plus. A-t-il été touché, et si oui, par qui ?

TATATATATATA ! Une second chasseur allemand passe à toute allure, mitraille Bob, les balles font éclater des cadrans de son cockpit et…

« Allô, Jean-Jacques tout court, on fait un petit tour pour repérer si Jean-Jacques leader est encore en vie ? Hmmm ? » déclare très calmement Bob.

QUOI ? Attendez, ho, stop ! Stop ! Bob vient de se faire mitrailler à l’instant, un avion de chasse ennemi vient de le survoler, et il n’y pense déjà plus ? Jean-Jacques tout court non plus ? Mais ?! Sérieusement ? Vous imaginez un film, vous, où une fusillade éclate soudain dans une banque et dans le plan suivant, le guichetier demande à Madame Michu combien de chèques elle veut encaisser alors que les braqueurs ont tous disparu sans explication mais qu’il y a encore des impacts partout ?

Ben voilà. C’est exactement ce qu’il se passe.

Je dois dire qu’on a rarement atteint un tel niveau de ratés. Ce film risque de recevoir la médaille de Prométhéus, avec palmes.

Je continue encore où ça suffit ? Je continue ? Ah, c’est vous qui voyez, parce que moi, je crois que je ne vois plus après pareil supplice de la rétine. Donc, puisque l’Allemand mystérieux s’est téléporté hors du script sans explication, Bob et Jean-Jacques tout court aperçoivent en effet Jean-Jacques leader qui a été abattu dans la Manche. Ils sont tristounets, mais la mission doit continuer.

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Au passage, regardez bien, les balles ont pété les cadrans de Bob, mais pas son cockpit. Tout comme le pilote allemand, ses balles savent se téléporter.

Ils se remettent donc bien à une altitude pourrie, histoire de continuer à être vulnérables, et Bob s’inquiète un peu :

« Jean-Jacques tout court, j’ai un souci.
– Oui Bob ?
– Ma jauge de carburant est pétée.
– Juste la jauge ?
– J’espère.
– Tu veux que je suive la procédure historique et que je passe sous ton avion pour voir si tu as une fuite ?
– Hahahaha, un truc historique ! Dans ce film ! Non, ne le propose même pas.
– D’accord.
– À la place, tu vas plutôt me dire à combien tu es de carburant, et moi, je noterai tout ça sur mon tableau de bord grâce à ma fidèle craie que je n’oublie jamais d’emmener dans mon cockpit pour me marrer en dessinant des kikoutes sur les instruments.

– Okay… il me reste 50 gallons d’essence.
– 50 gallons ? Que ? Attendez, c’est quoi ce chiffre ridicule ? Avec ça, un spitfire ne vole même pas 30 minutes ! Et en combat, on n’en tiendra pas 10 ! 
– Oui mais Nolan n’a pas pensé à se renseigner, il s’est dit qu’en balançant des chiffres au hasard, ce serait super.
– Génial ! Putain, c’est aussi crédible que nos moteurs d’avion qui ne font pas plus de bruit que celui d’une Twingo ! Qu’est-ce que ce film est bon ! 
– Est-ce qu’on parle des passages où l’équipe effets spéciaux s’est ratée et où on peut s’apercevoir que certains avions sont des maquettes ?
– Arrête de me faire marrer, je fais trembler le manche ! »

Bob et Jean-Jacques tout court peuvent donc poursuivre leur mission, et survoler le chalutier de l’ami Touvieux, qui est évidemment un expert en avions et s’émerveille devant la beauté des spitfires. Et ça tombe bien, puisque le chalutier croise un peu plus loin un dragueur de mines qui revient de Dunkerque où il a évacué des soldats.

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L’altitude de combat selon Nolan. À ce niveau, même un mérou un peu agile peut les abattre.

Là encore, le budget figurant a dû manquer : quelques dizaines de soldats attendent sur le pont, alors qu’il y a de la place pour bien, bien plus. Que… qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Hélas, pas le temps d’avoir ces considérations : à l’horizon viennent d’apparaître – mais oui ! – trois avions allemands. Un bombardier et deux chasseurs. Vite ! Bob et Jean-Jacques tout court commencent la chasse. Bob attaque le bombardier, qui riposte mollement, une seule mitrailleuse à la fois, et en ne tirant pas trop, pendant que Jean-Jacques s’occupe des chasseurs.

Pendant ce temps, à bord du dragueur de mines, les soldats se postent aux défenses anti-aériennes, aperçoivent le bombardier qui vole bas et en ligne droite vers eux et…

… le pointent du doigt. Sans tirer.

Laissez-moi deux minutes que je hurle dans mon coussin en peau de blogueuse mode. Rmmmmmmmffffraaahmmmfff. Ahem. Voilà. Excusez-moi : on reprend.

Les deux avions anglais ont tôt fait d’abattre chacun l’avion qu’ils ciblaient, et on découvre avec consternation que dans ce film, tout avion est endommagé de la même manière, c’est-à-dire avec les effets spéciaux des années 70. Pop, un pot de fumigène, l’avion fume blanc par le-dessous, et merci bonsoir. Non, pas d’autres dégâts. Mes doigts saignent à écrire cela mais : même Ben Affleck dans Pearl Harbor durant la scène de la bataille d’Angleterre était plus crédible. Et pourtant, le film avait 15 ans d’effets spéciaux et 10 millions de dollars en moins. Et ne volait pas bien haut non plus. Quant au film La Bataille d’Angleterre, lui aussi faisait au moins l’effort de varier la couleur des fumigènes pour ne pas que ça se voie trop. Et pourtant, il date de… 1969. Et fait mieux qu’un Nolan en 2017. Fabuleux.

Cependant, assez de rappels douloureux et revenons à nos larrons. Car hélas pour Jean-Jacques tout court, il reste tout de même l’un des deux escorteurs du bombardier, qui le mitraille. Pop, son avion se met à faire une jolie fumée bien blanche par le dessous, comme tous les autres, et Jean-Jacques tente un amerrissage. Qu’il réussit.

« Ouf, il va bien ! » s’exclame Bob en décrivant des cercles autour de son ami et en lui faisant coucou.

Parce que oui : Bob était en pleine chasse du dernier escorteur, celui-ci est toujours vivant et vient d’abattre son ami, mais, woh, bof, vous savez, tout ça, c’est très surfait. Il prend donc le temps de faire coucou, avant de reprendre la chasse, et ça tombe bien puisque l’Allemand, décidément serviable, a décidé de voler en ligne droite en attendant pendant une bonne minute. Vraiment super sympas ces Allemands, on vous dit.

À ce stade, je comprends mieux pourquoi Max Gallo est mort le jour de l’avant-première.

Bob peut donc tranquillement finir le 109 ennemi qui, cela vous étonnera, se met à fumer blanc par le dessous sitôt touché. Hé bien, merci, Bob.

Jean-Jacques tout court, lui, est prisonnier de son spitfire qui s’enfonce doucement dans les eaux froides de la Manche. Heureusement, il est sauvé par le chalutier de Touvieux, et hissé à bord avant que tout ce petit monde ne reprenne le chemin de l’Angleterre.

Pendant ce temps, quid de Bibi et Francis, dont les palpitantes aventures vous manquent sûrement, me direz-vous ? Hé bien lui et d’autres soldats ont trouvé dans un coin de la plage hors du périmètre protégé par les Anglais (périmètre qui n’est pas délimité, pareil, pas de budget pour montrer au moins trois sacs de sable et une mitrailleuse anglaise) un chalutier échoué. Lorsque la marée montera, ils pourront filer avec ! Nos valeureux larrons se glissent à bord, s’y cachent et attendent que l’eau monte. Ils ont même la visite du patron du chalutier, qui explique qu’il était planqué dans les dunes, de peur d’être vu par les tireurs allemands, en attendant la marée. Mais voyant son chalutier étrangement alourdi, il est venu voir de quoi il retournait. Et il est donc tombé sur toute une bande de gros relous. Les Anglais l’accueillent : il pilotera le navire, et dès que la mer le permettra il repartira, dès que les vents tourneront, ils s’en alleront.

Mais soudain : ratata ! Les ninjas allemands invisibles attaquent encore ! Ils tirent dans la coque du chalutier, soit pour s’entraîner, soit qu’ils ont aperçu nos héros se glisser à bord. La coque est bientôt criblée d’impacts de balles, qui, curieusement, arrivent des deux côtés du bateau (c’est-à-dire aussi côté anglais, ce qui est complètement con, mais franchement, ça vous étonne encore ?). Les soldats tentent de boucher les trous et les incohérences du script, pendant que l’eau monte et s’infiltre à bord. Pire encore, avec tout ce bazar, le bateau est trop lourd pour flotter, et les Anglais s’exclament :

« Balançons un mec par-dessus bord et ça ira mieux ! »

En même temps, la coque est trouée, ce qui est un plus gros problème, mais si on s’arrête aux détails, aussi, hein. Bref, les Anglais constatent que Francis est louche : depuis le début du film, il n’a pas décroché un mot. Alors certes, comme 99% de la population de la plage, mais lui, c’est plus louche que les autres apparemment. On l’accuse d’être un espion allemand et… Francis révèle en fait être un Français qui a piqué l’uniforme du mec qu’il enterrait au début du film pour être évacué avec les troupes anglaises ! Tout le monde gueule, vilain Français, décidément, vous servez à rien, mais avec les balles qui continuent de trouer la coque, la troupe a d’autres chats à fouetter, et c’est donc un chalutier déjà en train de couler que la marée emporte finalement. Une mauvaise idée ?

Bodega Bay

Le chalutier, ici échoué au milieu du chaos de la plage bombardée de Dunkerque, c’est visible.

Bien sûr que non ! Car pif pouf magie, le chalutier se retrouve instantanément téléporté plusieurs kilomètres plus loin, usant d’un énième trou dans l’intrigue, et dérive donc – bien que coulant toujours, c’est magique – derrière un autre dragueur de mines anglais, que croise en ce moment-même le chalutier de Touvieux.

Et à nouveau… voici qu’un bombardier arrive pour s’attaquer au dragueur ! Un soldat du bord, et un seul, tire dessus durant environ trois secondes, avant de se calmer parce que faudrait pas que ce soit un film de guerre, non plus.

Bob, lui, qui est toujours dans le secteur, aperçoit l’engin. Il sait qu’il va tomber à court d’essence s’il l’attaque. Mais Bob est un héros, alors Bob y va. Grâce à son réservoir d’essence enchanté et à l’aide de sa réserve, alors qu’il devrait être en panne sèche depuis des plombes, il attaque. Et use aussi de ses mitrailleuses à munitions illimitées. Et pour plus de sport, puisqu’il arrive face au bombardier, en plein sur son point faible, à savoir le cockpit…

… Bob va gentiment derrière-lui, fait demi-tour, et l’attaque par l’endroit le plus défendu et où il fera le moins de dégâts. Ce grand bruit que vous venez d’entendre et qui a fait trembler vos vitres, c’est un de mes soupirs. Le bombardier a cependant eu le temps de couler le dragueur de mine qu’il visait, qui chavire et déverse une grande flaque de mazout ce faisant. Lorsque Bob abat le vilain avion allemand (ça alors, il se met à faire une jolie fumée blanche toute propre !), le bombardier allemand s’écrase alors dans la flaque, et met le feu aux pauvres naufragés qui étaient dedans.

Touvieux, lui, a eu le temps de sauver moult de ces naufragés, ainsi que Bibi et Francis, qui étaient en train de couler derrière avec leur chalutier parce que ça arrangeait bien l’intrigue. Tout ce petit monde est donc bien content, tellement que Fiston pardonne même à Fifi d’avoir tué Neuneu (cette phrase est moins absurde que le film, j’insiste), parce que oui, Neuneu est mort de sa blessure à la tête, mais bon, on s’en fout maintenant, pas vrai ?

La flotte de navires civils peut donc continuer son chemin jusqu’à la plage de Dunkerque, où elle est accueillie par des vivas pas très inspirés de figurants endormis, et le war howl poussif d’un destroyer (si vous ne savez pas ce qu’est un war howl, c’est un peu le klaxon d’un destroyer pour dire à Momo de descendre quand il stationne devant l’immeuble ; quand c’est réussi, ça ressemble à ça et oui, je mets plein de liens si je veux, c’est juste pour rappeler comment le film se vautre malgré un budget de fifou)  qui était au ponton à ce moment-là. Tout le monde est heureux, c’est la fête.

Bob, lui, est arrivé jusqu’à Dunkerque, mais enfin à court de carburant, son moteur s’arrête et il plane au-dessus de la plage. L’occasion pour les officiers de justifier pourquoi il n’y a qu’un seul avion, et encore, en rade, qui les survole : la RAF garde ses avions pour la prochaine bataille.

Bon, historiquement, la RAF a fait plusieurs milliers de sorties pour couvrir Dunkerque, mais comme c’est un film top budget, hop, on ne met que trois avions, on ment un peu et on va dire que ça passe. J’imagine que malgré l’arthrite, les pilotes de l’époque doivent encore parvenir à lever un doigt bien haut à la vue de ce film.

Hélas, tout ce bonheur est interrompu par un bruit tristement connu :

Vrrrrroooooooon !

Un stuka solitaire est au-dessus de la plage ! Et pique vers la flottille de navires civils ! Il va largu…

TATATATATA !

Le stuka est abattu en plein piqué par… Bob ! Car oui, alors qu’il planait à basse altitude, le bougre, sans moteur et sans vitesse, a réussi à opérer un demi-tour, s’aligner parfaitement, et mitrailler à la seconde près un avion dont la vitesse le rend très difficile à toucher en plein piqué : c’est n’importe quoi, ça ne rime à rien, mais qu’est-ce que c’est beau !

Les figurants crient « Ouais, ouais ! » avec un entrain digne d’un interlude des Monty Pythons, et la bataille est finie, pif pouf hop, pas d’images, tout le monde est embarqué par magie et rentre au pays. Seul reste un amiral britannique sur le ponton de la plage, qui explique qu’ils devaient rembarquer au moins 30 000 hommes… ils en ont sauvé plus de 300 000. Et maintenant, il reste pour s’occuper des Français, ces gros incapables.

Quel dommage qu’il oublie de dire que pas loin des 250 000 évacués l’ont été par les évacuations du port, qui n’apparaît pas une seule seconde du film.

Tout le monde rentre en Angleterre, où les soldats sont accueillis en héros parce que fuck yeah, God save the king, et tout le monde est super enthousiaste, ce qui surprend – et ravit – Bibi et ses amis. Quant à Touvieux, lui est heureux de ce qu’il a accompli, et Fiston va voir le journal de sa petite ville pour faire de Neuneu un héros à titre posthume, pour avoir courageusement fait du rien pendant l’évacuation. C’est si beau, je pleure des caillots de sang.

Et Bob ?

Hé bien visiblement, il a trouvé un rassemblement de pétomanes dont les vents chauds lui ont permis de planer au-dessus de la plage jusqu’au soir venu (… si, si), et il finit par se poser sur cette plage bien lisse, bien propre et donc, dénuée de tout matériel abandonné, le tout, dans le soleil couchant. Il sort de son avion, y met le feu pour éviter que l’ennemi ne s’en empare, et ah, si, attendez, on voit vaguement deux formes floues qui doivent être des Allemands (comme ça, pas de budget pour leurs uniformes, c’est astucieux !) qui l’arrêtent.

Et…

… FIN !

Okay. Quelque part, Nolan a réussi son pari : il retranscrit particulièrement bien Dunkerque.

Moi aussi, durant deux heures, j’étais dans ce cinéma, prisonnier, avec une grosse envie d’évacuer.

 

Vous ai-je parlé de la lumière et des nuages qui changent en boucle dans la même scène ?


« Encore un cocktail, Monsieur Nolan ? »

Christopher Nolan hoche doucement de la tête pour ne pas faire glisser ses lunettes de soleil, confortablement installé qu’il est dans sa chaise longue. Il balaie du regard la plage où il est installé. Sa plage. Privée, bien sûr. Et savoure l’ironie simple d’avoir pu payer celle-ci avec le salaire record qu’il a obtenu tout en investissant si peu les mésaventures des plages de Dunkerque. Oui, c’est une douce ironie. Et savoureuse avec ça.

Un vrombissement lointain l’empêche cependant de profiter pleinement du bruit de l’océan qui vient lécher sa plage. Il se tourne vers son nouveau majordome.

« Alfred ?
– Monsieur Nolan ?
– Je croyais que j’avais bien dit que ma villa et son terrain ne devaient être survolés sous aucun prétexte. Rappelez les autorités, dites-leur que je ne veux aucun avion civil au-dessus de chez moi. »

Alfred plisse les yeux en fixant le point noir qui s’agite au-dessus d’eux.

« C’est que, Monsieur Nolan, on ne dirait pas un avion civil.
– Allons bon ! Et qu’est-ce alors ?
– Je ne sais pas Monsieur, il manœuvre beaucoup, j’ai du mal à voir. Cela dit, si je puis me permettre Monsieur, c’est cocasse. 
– Cocasse, Alfred ?
– Oui Monsieur, regardez, il s’approche de nous. Ah, c’est bien ce que je me disais, on dirait presque un st… »

Vrrrrooooooooooon…

319 réponses à “Dunkerque – édition top budget

    • D’autant plus que le Dunkerque de 1958 dont ce film, que dis-je ce film, cette insulte à la face de l’Histoire, se voudrait le remake (santé toutefois que ce soit dit nulle part) rendait bien mieux compte de l’horreur qu’était l’Opération Dynamo.

  1. Je cherchais désespérément dans mes contacts quelqu’un qui aurait vu le film, je ne pensais pas que Monsieur Connard lui-même allait faire une critique si tôt. Bon et bien hélas il semblerait que les français passent une fois de plus pour des tanches, alors que la résistance héroïque de l’armée française a quand même permis cette évacuation…

  2. Ce monsieur Nolan n’en est pas à sa première escroquerie.
    Bon spoil, Monsieur connard. Mention spéciale aux bolas à chatons et au coussin en peau de blogueuse de mode: j’en ris encore.

  3. Très bonne analyse du chef d’oeuvre de Nolan ! Mais je tiens à préciser une erreur, Bibi n’est pas Harry Styles le chanteur des One direction ( qui joue le role du troisième compagnon).

  4. Eh bien, à en croire votre verve, Nolan nous a encore servi un bel étron fumant sur le plateau d’argent d’une belle campagne de communication.

    Dommage, j’avais presque envie de le voir.

    • Vous pouvez prendre un risque inouï : aller le voir quand même pour vous faire votre propre idée.
      La critique Connardienne étant d’une mauvaise foi +++ ,vous n’êtes pas obligé de boire ses paroles!

      • Pour avoir vu le film, je ne trouve pas la critique si excessives. Il y a effectivement foule d’erreurs et d’incohérences dans la reconstitution de la période. Et je ne suis pas de mauvaise foi : il n’y a que la passage du flash bach du 2Lt Bibi qui ne me revient pas pas… mais j’admet avoir dû quitter la salle quelques instants avant que Geroges (Neuneu) ne prenne sa mandale : peut-être était-ce à ce moment-là.

      • c’est juste après le naufrage du destroyer avec une torpille. Le français et le one direction veulent monter dans un canot et cillian murphy les en empêchent en leur disant que tout va très bien madame la marquise. Le même cillian qui est recueilli sur le bateau de toutvieux après chronoligquement mais avant dans le film.

      • Effectivement, je me souviens du passage de la barque, mais je n’ai rien vu du lien entre cet officier et celui recueilli par Touvieu. Peut-être a-t-il a été donné pendant que je m’absentais, peut-être que je ne suis pas physionomiste de nuit.

  5. On peut aussi noter le fait que l’amiral rosbif se soit magiquement téléporté d’une cave de Douvres à la plage de Dunkerque, ce script est vraiment magique en fait. Pour la RAF c’est con de dire qu’ils ont rien foutus puisque c’est la seule bataille de la campagne de France où elle s’investit vraiment (ce qui se comprend, si j’avais été rosbif ça m’aurait fait mal au cul de sacrifier mon aviation pour des alliés qui envoient leurs réserves aux Pays-Bas.) Bon je digresse un peu, mais toutes les « saloperies » qu’on aime reprocher aux rosbids pour la 2nde GM, bah je les comprends un peux: Évacuation de Dunkerque: Bah ouais ils se cassent, mais Weygand a laissé en plan le projet de contre offensive pendant cinq jours, donc bon, au bout d’un moment c’est trop tard. Mers el Kébir, bah quand tes alliés laissent tout tomber et semblent faire copain copain avec les Schleus tout en foutant des anglophobes (des mecs de la Royale, quoi) a plein de postes importants, bah tu leur fais plus trop confiance pour ne pas filer la 4e flotte mondiale à tes ennemis. Et pour la RAF qui fout pas grand chose, j’ai déjà donné lon point de vue. D’ailleurs si on avait eu une vraie armée de l’air et non une armée de l’air en création ça nous aurait peut être fait moins mal au cul.

    • Une armée de l’Air aboutie n’aurait pas nécessairement limité les dégats… Lors de l’offensive contre les têtes de pont de la Somme, l’intervention de nos forces aériennes n’a pas permis de victoire. Certes elles étaient éprouvées par les combats précédents mais notre bombardement était bien plus en forme qu’au moment de Sedan et la présence de l’armée de l’air allemande bien moindre. Il y avait surtout un gros soucis d’opération Terre-Air, qui datait malheureusement de la séparation des deux composantes et ne fut qu’entretenu durant les 6 années précédents le conflit.

      • ouais , c’est oublier aussi qu’avec leurs vielles trapanelles de merde( à qq exeptions près ), les pilotes français ont cassé en deux la luftwaffe avec plus de 750 pilotes et naviguants allemands abattus prisonniers ….Tous remis aux allemands apres l’armistice, au lieu de les expédier en angleterre…merci les politiques …
        tiens, au fait, il n’y avait pas de spitfire à Dunquerke…seulement des hurricanes….les spits etaient encore en rodage.

      • Il y avait des Spitfire à Dunkerque, il faut arrêter de reprocher n’importe quoi à ce film qui a déjà bien assez de défaut comme ça. La couverture aérienne de Dynamo fut même leur premier engagement sur le continent ; il existe d’ailleurs des photos d’épaves de Spitfire prise dans le secteur.
        Quant « aux vieilles trapanelles de merde (à quelques exceptions près) » de l’armée de l’air, c’est également une belle intox.

      • Ok, autant pour moi pour les spits, le réponse d’un autre , fort détaillée, m’a détrompé..Pour les vielles trapanelles de merde, c’est peut -être exagéré, mais , à part les 520 très peu nombreux, les autres appareils étaient quand même largement démodés et très inférieurs aux 109. L’intox , c’est de dire que les pilotes n’ont pas fait leur boulot , alors qu’ils ont fait de leur mieux avec ce qu’ils avaient, et ont eu pas mal de succés….si les allemands n’avaient pas récupéré tous les pilotes prisonniers suite à la bataille de France, la bataille d’ Angleterre n’aurait pas eu la même allure.

      • Je suis d’accord pour les prisonniers de guerre, mais moins pour le matériel : dans la chasse, les Bloch MB-152 étaient valables et les Curtiss H-75 ont eu également eu du succès, en dépit de leurs vitesses inférieures à celle du Bf 109 (mais la vitesse n’est pas tout) ; le principale problème fut que nos chasseurs, mêmes médiocres, n’ont jamais été assez nombreux. Pour le reste nous avions de bon avions de reconnaissance en nombre (Potez 63-11) voire d’excellents mais en très faible quantité (MB-174 et 175), le bombardement commençait à reprendre des couleurs grâce aux commandes aux USA ; mais ces avions, comme leurs homologues allemands, avaient besoin d’une escorte de chasse pour pouvoir faire leur boulot. Ces avions ne furent pas utilisés intelligemment (je résume). Dire que le matos ne valait pas tripette est une intox car ce n’est pas la vérité : celle-ci est beaucoup plus complexe et nécessiterait plusieurs articles.

      • Bon, ben je crois qu’on partage quand même les grandes lignes…du materiel valable il y en avait, mais en trop petites quantité, car le réveil du financement militaire a été bien tardif.
        Encore une fois, les hommes de terrain n’ont pas démérité, mais leurs supérieurs, sans parler des politiques…enfin, comme maintenant quoi.

      • Non, nous ne sommes pas véritablement en phase. Plus que le nombre, le problème de la chasse française était sa dispersion. Quant aux généraux, certains étaient loins d’être idiots. Les politiques idem. Mais l’instabilité poilitique, la crise financière de 1930 et les lubies pacifistes de la gauche (certains se sont entêtés jusqu’au bout). Encore une fois, les choses ne sont pas aussi simples que vous semblez vouloir le dire.

      • Vous semblez plutot pointu sur la question, mais, si je résume: il y avait du bon matériel, ok il y avait des bons généraux, ok (Des De Gaulle , des hautecloque, …) c’est entendu, il y avait des politiciens intelligents, je peux l’entendre…Mais…La France s’est pris une branlée comme jamais depuis 1870. je veux bien que ce soit plus compliqué que ce que je semble dire, mais il y a bien une (ou plein de, d’ailleurs) raison. Mon propos était de défendre les hommes de terrain. Prenons du recul et constatons que la « performance  » française face à l’Allemagne a été lamentable dans son ensemble. La faute à personne ? La crise des années 30′ c’etait en allemagne aussi, non ? l’instabilité politique, le politique n’y est pour rien ? Le « les cons, s’ils savaient » de Daladier…moi , ça m’interpelle.Il avait déjà bien compris…et ça n’a rien changé.
        Et au fait, je ne suis même pas français, pour vous dire que je ne suis pas obligé de souligner que ces hommes ont fait leur boulot.
        Cette histoire des prisonniers allemands est peu connue. Qui a décidé de la dispersion des ces avions? un général intelligent sans doute ? c’est à se demander si certains politiciens français ne désiraient pas la défaite. Impressionnés par le modèle allemand, peut-être (et ça continue d’ailleurs)…
        Le fait de souligner à quel point certains étaient excellents parmi les haut-placés ne modifiera pas le résultat final: une honte nationale dont le pays ne s’est , je le pense vraiment , jamais relevé psychologiquement.
        J’en sais sûrement moins que vous, c’est clair, et je ne veux pas paraître agressif, ou aigri. Je suis toujours content d’apprendre quelque chose (comme pour les spits en France, par ex) mais dans cette affaire, quelques uns ont sauvé l’honneur de tous.

        Bon , on a le droit d’avoir des points de vue differents. Sans animosité.
        Patrice

      • MINCE ! Hautecloque et De Gaulle n’étaient pas géneraux à ce moment là…Bon , j’ai merdé..Je le marque avant de me le prendre en pleine face :)

      • Il y a juste une incompréhension : je ne nie pas l’ampleur de la défaite, ni même le fait qu’elle ait eu lieu. J’essaie de la comprendre. Et à ce petit jeu (sérieux), je préfère dire un tel a fait (faire) telle(s) erreur(s) que de faire des « paquets d’incompétents » et autres généralisations.

      • Oui, ok…c’est un bon principe. on ne refera pas l’histoire…j’aurais encore eu bien envie d’en debattre, mais finalement, ce blog n’est pas le meilleur endroit pour cela…sinon , il y en a pour des mois de conversations ! au plaisir de vous lire..

  6. Dis moi odieuxconnard, t’as compris que la narration du film était découpe de façon non conventionnel ?
    On suit 3 histoires sur 3 périodes temporelles différentes (1mois sur la plage, 1h en avion et 1 jour en mer). Donc oui normal qu’ils se teleportent…. mais bon tu ragais déjà sûrement trop pour le voir 😉

    • Pour information, « La jetée » (et non la plage) c’est une semaine et non un mois. Quant à la narration découpée, le problème est que la réalisation l’oublie. Ainsi, les avions, officiellement en l’air pendant une heure (et sans carburant pour voler sur cette durée, même sans combat), dépassent plusieurs fois le navire de Touvieux, supposé mettre une journée à accomplir son périple. Ils dépassent d’ailleurs Touvieux en plein jour, lui laissant même le temps de repartir, soit des heures, pendant que Bob a même le temps de planer… jusqu’à ce que le soleil se couche.

      J’avais été relativement discret sur le sujet qui n’apporte rien d’autre au film que des incohérences.. Cela dit, si vous voulez enfoncer le film, c’est votre choix.

      • hum possible pour la semaine, je t’avoue que j’men branle.
        Ben si tu reste discret dessus c’est ton choix, mais justifie pas ça par des raccourcie du genre téléportation.
        D’ailleurs à chaque fois que l’avion croise Touvieux, c’est toujours dans le cadre d’évacuation du bateau qui va prendre feu plus tard.
        Ensuite oui le dernier plan de l’avion qui plane pendant des heures est un peu absusé.

        Je pense pas que le film cherche à être hyper réaliste sur ce genre de point. C’est juste une histoire qu’on vit à travers la narration de Nolan. si ça te plait pas, no rage au pire 😀

      • @Tageule

        « Je pense pas que le film cherche à être hyper réaliste sur ce genre de point »
        On en a rien à foutre de ce que le film cherche. Il ne l’est clairement pas et ça dérange certains, point.

         » si ça te plait pas, no rage au pire 😀 »
        C’est quand même très dôle de demander à « l’odieux connard » de ne pas rager, lol.

      • @Erwan Barbedor

        « On en a rien à foutre de ce que le film cherche. Il ne l’est clairement pas et ça dérange certains, point. »
        C’est de la pure rage de rageux ça ahah. Pour le coup je comprend pas pourquoi le film devrait être réaliste. C’est juste un film pas un documentaire.

        « C’est quand même très dôle de demander à « l’odieux connard » de ne pas rager, lol. »
        oui :)

      • « Pour le coup je comprend pas pourquoi le film devrait être réaliste. C’est juste un film pas un documentaire. »
        Il ne s’agit pas de « devoir ». Perso, quand je suis plongé dans un film et que je vois un détail pas réaliste, je me dit dans ma tête « tient, ce truc est pas réaliste, c’est un truc de film » du coup cela brise mon immersion, et gâche donc mon expérience.
        Chacun a ses propres critère, ce qui fait tiquer l’un ne fera par forcément tiquer l’autre.
        Par contre, si je dis « là c’est pas réaliste », tu n’as pas le droit de répondre « on s’en fout ». Non, c’est toi qui t’en fout, donc à la limite répond « moi je m’en fout », mais ne vas pas dire au gens quels détails ils doivent prendre en compte et quels détails ils doivent ignorer, c’est purement subjectif.

      • @Erwan Barbedor

        « Par contre, si je dis « là c’est pas réaliste », tu n’as pas le droit de répondre « on s’en fout ». Non, c’est toi qui t’en fout, donc à la limite répond « moi je m’en fout », mais ne vas pas dire au gens quels détails ils doivent prendre en compte et quels détails ils doivent ignorer, c’est purement subjectif. »

        mdr tu m’as tué. J’ai jamais fais que d’exprimer mon opinion perso avec des ‘je pense’. C’est toi qui me sors le « On en a rien à foutre ». Donc oui, pour te reprendre, « tu » en a rien à foutre.

        Le film est rempli de petits défauts (comme presque à chaque fois chez Nolan) mais oui perso … « je » m’en branle. c’était un bon film dans l’ensemble.

      • Sauf que Nolan a basé une grande partie de son marketing sur le réalisme de son film. Donc c’est un mensonge de sa part (ou bien de la négligence, je ne sais pas ce qui est le pire)

        Remarques, EA et DICE disaient la même chose de Battlefield 1…

      • « Je pense pas que le film cherche à être hyper réaliste  »

        Ben, peut être, mais pour un film portant sur un évènement historique important, voire décisif dans la tournure de la 2cnde Guerre Mondial (rien de moins), je trouve perso que c’est carrément balo d’oublier d’être réaliste…
        D’autant plus en ce qui concerne l’écoulement du temps, parce que bon… dans une évacuation, hein ? Le déroulement du temps, c’est pas genre une question fondamentale, non non non…

        Et si AttilaLeHein dit vrai et que le « réalisme » a été pointé par Nolan comme argument marketing, alors ça tient même clairement de l’escroquerie.

        PS : Avec votre pseudo, on a directement envie de discuter avec vous à coup de parpaing… Arriver à irriter ses interlocuteurs sans avoir dit (écrit) un seul mot, je trouve ça assez magique.

    • Oh, un fanboy !

      Le film est un navet, faut l’accepter. Si tu vois pas le problème qu’il y a, lorsqu’on déforme une réalité historique, et se servir du « réalisme » pour vendre un produit… C’est de l’abus de confiance, tout simplement.

      Le film n’as aucune intensité, on a l’impression d’entendre le minuteur d’un four tout du long; le principe de l’intensité, c’est que ça croit et décroit. Comme dans une musique, il faut des silences, des moments non comblés par un tambour frénétique pour apprécier la mélodie et ses changements de tempo.

      Si encore ça allait de pair avec une action chaotique, mouvementée, des scènes de paniques et de combat. Mais non, on a 3 files indiennes, qui attendent face au vide…
      Pas de considération sur les doutes des soldats, pas de sentiments d’abandon, de défaitismes. Non, ils attendent sagement de se prendre une bombe. Remarques, ils risquent pas grand chose de toute façon, mais en restant immobile.

      Mais bon, t’es sûrement de ceux qui n’acceptent plus le principe de la critique, et qui traite unanimement de rageux toute personne qui n’est pas de ton avis. Un pur produit de ton époque, on t’en veux pas.

      • C’est devenu une rengaine depuis Star Wars épisode 7 il me semble, tellement le film a été descendu par les cinéphiles et défendu (c’est pareil mais pour les zozos) par des « fanboys -and girls »). Les cons ne supportent plus aucune remarque, mais ça leur va bien. Les films sont fait sur-mesure pour eux: remplis de conneries comme un MacFleuri à la vanille de synthèse et aux éclats d’obus en graisse de chocolat.

  7. A vous lire cher Odieux…

    je penses qu’il vaut mieux voir Week-end à Zuydcoote pour voir un film correct sur cet episode de la seconde guerre mondiale

    • Pareil pour moi, pendant la lecture j’ai pensé à Bebel et à ce film que j’ai vu gamin. Et je me suis dit: mince, je vais passer pour un vieux con qui va dire que c’était mieux avant, mais d’après mes souvenirs ce film était vraiment correct d’un point historique, ce que n’est absolument pas le Nolan si on prend en compte le fait que notre bon camarade vise juste (même s’il exagère parfois les incohérences d’un film).

      • Il est vrai que Week-end à Zuydcoote est certainement beaucoup plus proche de la réalité historique que ne l’est le film de Nolan. Bizarrement il semble que c’est encore dans le drame sentimalo-historique « Reviens-moi « de Joe Wright, sorti en 2007 (narrant les amours contrariés dans l’Angleterre puritaine des années 30 d’un prolétaire et d’une fille d’aristocrate, mon Dieu que c’est original..) que l’on trouve la plus juste représentation du chaos que connait alors la plage de Dunkerque avec un bouleversant plan séquence de près de cinq minutes a voir absolument (ça c’est du ciné et pas de la daube nolanesque) : https://www.youtube.com/watch?v=QijbOCvunfU

      • Bob, c’est triste de voir qu’en 5 mn de film (qui n’est pas centré sur ce sujet) on voit plus de monde que dans un film qui doit couvrir cette bataille

  8. Pour ce qui est des bateaux de Schrödinger (à la fois là et pas là), des avions qui volent toujours par trois et lâchent à chaque fois une jolie fumée blanche pour signifier qu’ils sont « détruits », il me semble que Nolan a fait voler des exemplaires d’avions d’époque en état de voler, tout comme les bateaux (un des destroyers présent dans le film a même réellement participé à l’opération Dynamo), pour faire plus « authentique » que s’il employait des images de synthèse.

    Et comme des Spitfires et Messerschmitt 109 en état de vol ça ne court pas les rues, ça doit surement expliquer pourquoi il n’y en a toujours que trois à la fois (toujours les mêmes utilisés) et pourquoi il n’y a qu’une jolie fumée blanche au dessous quand ils sont détruits (probablement un fumigène installé là pendant que l’avion descend en piqué pour faire genre, parce que faire exploser une pièce de musée c’est pas glop, et que Nolan pourra pas crâner sur son « authenticité » s’il n’utilisait pas autre chose que du carton et des maquettes)
    Pour les bateaux qui vont qui viennent, je suppose que ça doit être dut au fait que Dunkerque a un gros port commercial, et que donc paralyser le trafic maritime pendant plusieurs semaines pour laisser à Nolan le temps de faire son film n’a pas dut les enchanter, du coup ça ne m’étonnerait pas qu’il n’ait put avoir ses navires le long de la plage que pendant un bref moment, d’où leur absence dans certains plans. (parce que là encore, faut pas faire d’images de synthèse, c’est pas authentique)

    • Et si on duplique des vrais modèles ? Pour des raisons techniques évidentes, on peut pas avoir 500 spitfires, mais deux-trois vrais avions devraient suffire à développer des modèles réalistes, au moins pour meubler… Là, on a l’impression d’être sur un serveur de jeu, quand tout le monde est couché ou presque.

      • Le destroyer en question est un ancien T47 Français (tiens donc ) lancé en 1955 et admis au service actif deux ans plus tard… La tourelle creusot Loire de 100 mm et le sonar remorqué ont du mal à faire « d’époque »… Ne parlons pas des dragueurs côtiers dont les superstructures ont été « maquillées à l’arrache »… Tout comme le film, ces tentatives pitoyables de faire vrai sont un véritable naufrage… Navrant !

    • Surtout que c’est meme pas un bf109E comme il se devrait, c est un ha1112 buchon et c est vraiment moche

      • C’est juste mon cher Jean mais je vous trouve bien sévère. Il me semble que dans « La bataille d’Angleterre » de Guy Hamilton, référence absolue du film de guerre aérienne, se sont également des Buchons espagnols qui sont utilisés pour jouer le rôle des Bf 109, lesquels se font des plus rares surtout en état de vol. Le vrai crime comme le souligne Odieux
        c’est que 50 ans après le film d’Hamilton, Nolan fait moins bien en termes d’effets spéciaux pour représenter la destruction d’un avion alors qu’il dispose de toute la puissance des effets spéciaux numériques. On se demande vraiment où est allé le budget sur ce film.

    • Faut demander à Peter Jackson et George Lucas. Et en toucher deux mots à Nolan en lui parlant de mate-painting, Renderman, et autres joujoux. Je suis sûr qu’il aurait eu un prix d’amis.

    • Non pas que je sois en désaccord avec votre analyse, mais…

      « il me semble que Nolan a fait voler des exemplaires d’avions d’époque en état de voler, (…), pour faire plus « authentique » que s’il employait des images de synthèse. »

      Si c’est vraiment ce qu’a pensé Mr Nolan, ça a le mérite de me faire marrer…

      « Les boulons des avions font vraiment réellement partie du vrai réel de la réalité véritable… Les boulons sont réels ! Les boulons, kwâ !! Et la carlingue aussi ! Et les trains d’atterrissage… avez-vous noté, les trains d’atterrissage ?! ‘sont tout ce qu’il y a de plus réels, les trains d’atterrissage ! Alors, hein ?! Si avec ça chuis pô réaliste… » :P

      Ça m’évoque un peu un artiste contemporien, qui déciderait de peindre avec son caca, parce que c’est teeeeellement plus authentique que la peinture, voyez-vous ?

  9. Mais je pense que, à la base, le cinéma n’aime pas les historiens. Mais genre pas du tout, viscéralement. Et je veux un coussin en peau de blogueuse de mode!!!!!!!!!!!!

    • Ceci dit il peut y avoir des exceptions…

      Je me souviens d’un film sur 14-18 intitulé « Le Pantalon », réalisé par Yves Boisset. Autant que je m’en souvienne (c’est qu’il a tout de même 20 ans, le bougre…), il était… choquant de réalisme.

  10. La marée est responsable du caractère si lisse de la plage, comblant notamment les éventuels cratères formés par de précédents bombardements (source: j’ai déjà creusé des trous dans le sable pour y mettre des enfants pas sages).

    • Je note donc : la plage est un excellent lieu pour enterrer un corps encombrant. On enterre, la marée efface les traces.
      Fallait y penser ! :D

    • D’ailleurs aucun n’enfant ne se noie dans les trous creusés sur les plages par ces mêmes enfants lorsque la marée monte. (alors les cratère d’obus…)

      • Noyés dans leur propre trou ? … De kwâ ???

        Je pensais avoir compris que des gens (et pas que des enfants, d’ailleurs) pouvaient se faire piéger par les fameux Trous d’Eau…

        Que certaines personnes, à la limite, avaient été ensevelies par leurs propres… tunnels (Oui, quand on en arrive à un tunnel, y a plus de risque qu’un fortin de 30 cm de profondeur…)…

        Le sujet que vous évoquez… m’interpelle.

  11. Juste un détail : Bibi et Francis se font remorquer par les barques, des hommes refusent de les faire monter à bord, mais leurs donnent des cordes.
    D’ailleurs ces barques ne viennent pas du navire touché par la torpille, car ils hèlent justement ce navire pour qu’il les attendent. Ils sont déjà à l’eau, et le gros navire n’est pas encore touché, il démarre tout juste ses moteurs.

    Sinon, clairement, le film est pas loin du navet. Aucune ampleur, refus d’utiliser des effets spéciaux alors qu’on utilise du carton, la fameuse armée de 400 000 hommes, qui se résume à 4 fils indiennes, comptant maximum 2000 soldats… L’absence de « l’ennemi », je sais pas si c’est pour faire un effet, genre, la menace invisible qui pèsent, presque du même ordre qu’un phénomène naturel, qui frappe et disparait.
    Peu de chance que ça colle à la réalité historique.

    L’image des Français aussi, entre l’opportuniste lâche et peureux, et les combattants fantômes… Ils tiennent la ligne, mais on ne les vois pas. Aucune info sur des niveaux d’organisation supérieurs, juste 3 « portraits », mais où le réalisateur réussit l’exploit de développer des personnages en carton. Je suis incapable de dire les noms, ou le passé, le vécu de ces gens…

    J’ai eu la même réflexion concernant le budget du film, la plage est vide. On veut nous faire croire à une intensité, mais comme ça dure tout le long du film ces « tictac », bah c’est raté.
    L’absence de scénario aussi fait mal, sans compter les incohérences…

    Excepté la scène où C.Murphy est tout seul sur la coque du bateau, y a rien de transcendant ou de remarquable,

    ça fait cher le navet

    • Dire que dans les années cinquante, on embauchait des dizaines de milliers de figurants pour reconstituer l’Egypte des pharaons. Vous imaginez la logistique à l’époque, sans téléphone portable, sans caméra de moins de 50kg, sans moniteur de contrôle. On devrait placer la sépulture de ces réalisateurs au Panthéon.

  12. J’aurais mentionné en sus le nombre absurde de fois où un personnage propose de boire du thé.
    Lecture très agréable cependant, merci Odieux Connard !

  13. Je… sérieusement ? Qu’est-ce – QUE – ce film tente de faire à part me liquéfier le cerveau ? Petit oubli plus frappant que le film sans doute…

  14. Bon ben, j’ai bien aimé, voire adoré, certains films de Nolan mais là j’ai bien peur qu’il nous fasse une Ridleyscottite aiguë alors je passe mon tour.
    Dommage mais n’est pas Spielberg qui veut.

  15. J’ai lu ton article jusqu’au bout, et j’y ai trouver toutes les lacunes que j’avais moi aussi détectées. J’y ajouterait volontier que dans la première scène on y voit un barrage gardé par 3 malheureux Français, sans munitions et simplement armé de fusil et tout cas à 20m à peine de la plage (car bibi ne court pas très longtemps et q’arriver à la plage personne ne s’affolent et que les bruits de la fusillade ont tout simplement disparut. J’ai beaucoup aimer l’absence de mitraillage sur la plage et l’absence de DCA, même pas un soldat qui tire à la Bren, pathétique. En parlant de mitrailleuse je ne crois pas que le mitrailleur de queue avait à sa disposition un canon de 20mm à cadence lente.
    .

    • Je partage votre point de vue sur le Bren. Après avoir lu le témoignage d’un reconstitueur qui a été embauché comme figurant, ça ne me surprend plus.
      Les bombardiers allemands de l’époque étaient équipés de « banales » mitrailleuses de 7,92 mm.

  16. Cher Monsieur Connard.

    Vos chroniques sont toujours un délice à lire, et voir les abominations historiques relevées est toujours satisfaisant. Cependant, je crains que vous n’ayez vous-même commis une erreur quant à la consommation et aux capacités des réservoirs d’un Spitfire. En effet le Mk1 avait une contenance totale dans ses deux réservoirs internes de 85 gallons (ce qui fait quand même pas loin de 400 Litre). 50 gallons ce n’est donc pas rien, et cette valeur est même étrangement cohérente dans ce film où les chasseurs font volent à 500 pieds en croisière, un bombardier moyen bombarde seul en rase-motte un navire de guerre et le coule, où encore un pilote sors son train à la main et se pose sur un plage sans même avoir le temps de le verrouiller (la pratique montre qu’un train non-verrouillé est plus dangereux qu’autre chose, mieux vaut se poser sur le ventre).

    • Je me suis fait la même remarque (après recherche). Pour cette fois, monsieur connard s’est pris les pieds dans le tapis.
      Et quand bien même, le chiffre annoncé serait stupide, que ce qui est débile dans la scène c’est qu’avec un réservoir potentiellement percé (il n’a pas vérifié surtout) et une base relativement proche le pilote aille au front plutôt que de cherche à sauver le matériel, le Spitfire étant rare à ce moment du conflit.

      D’ailleurs, on n’aurait pas du voir 2 Hurricane pour 1 Spitfire quitte à respecter vaguement les proportions des appareils disponibles ?

    • Sur les 85 gallons, 35 était déjà parti en fumée alors que les Spitfires arrivent d’Angleterre et ne sont pas encore à Dunkerque. A ce rythme là, l’AR est impossible, alors que selon l’histoire, il faisaient l’AR jusqu’à Dunkerque et pouvaient, semble t’il, rester une 10aine de minutes sur place.
      L’autonomie étant de 630 à 900km selon les données que j’ai trouvé en fonction de la vitesse (900km à 340 km/h)… En mode combat, bien sûr ça tosse plus.
      Mais les 50 gallons restant paraissent trop peu par rapport au trajet effectué depuis l’Angleterre en vitesse stabilisée et probablement optimisée pour maximiser l’autonomie.

  17. Je me suis rarement autant ennuyée en lisant un spoiler sur ce blog, tant ce film semble être si long et pénible à défaut de relater des événements historiques que pour une fois, je pense que même un simple livre d’Histoire me soit plus distrayant que ça.

  18. Bonjour M. O’Dieux, je suis très nouveau un lecteur, je te le remercie très beaucoup de me donner plein de les bonnes raisons de pas claquer des thunes pour aller looker ces daubes,
    Et tant que j’essuie, y aurait-il un spoiler bien spoilant de ce chef d’oeuvre inoubliable du cinéma français, gavé de subventions, et dégoulinant de moraline du nom de « Chocolat » ?

      • Ah bah si le film Chocolat de Roschdy Zem est un film français. Pauvre tâche. Et si tu penses au film avec Juliette Binoche, c’est Le Chocolat, et honnêtement vu qu’il est sorti dans les années 2000, je pense pas que Pheldge parle de ça. Sauf si Odieux Connard fait des spoilers de films sortis 15 ans auparavant. J’adore les gens qui insultent les autres mais manquent d’exactitude.

  19. « Bibi, habitué à produire de la merde, puisqu’ex-chanteur des One Direction. »

    Si vous vous étiez renseigné, vous sauriez que Bibi est incarné par Fionn Whitehead, qui n’est pas DU TOUT un ex-chanteur de One Direction. La personne à qui vous faites référence est Harry Styles qui joue Alex, un des Highlanders.

    • Ce qui ne rend la blague que meilleure. Après tout, n’est-ce pas la destinée d’un fion de produire de la merde?

  20. Excellent ton article !!!!

    Outre la photographie qui est plutôt bien travaillée, tu révèles bien nombre d’incohérences de ce film.

    Juste un point qui mérite une correction : tu indiques, en début d’article, que de nombreux journalistes parlent « d’immersion »(ce qui est vrai, d’ailleurs). Point que tu refutes, à juste titre, tant le scénario a été écrit par… dsl je connais pas le nom de l’assistant du stagiaire de nolan.
    Trêve de plaisanterie, ce film est une immersion UNIQUEMENT selon le format dans lequel tu vas visionné ce film : il a été tourné sur pellicule 70 mm, couplé avec des caméras imax (tu noteras la variation du ratio selon les scènes). Donc l’immersion c’est lorsque tu vas le visionner avec le format adéquat : en imax 70mm, qu’on a pas en france, au minimum à défaut en imax laser avec le ratio correspondant 1:44.1 : c’est sur que si tu la vu en 35 mm, tu n’as rien pu ressentir à l’immersion, après oui j’ai ete transporter dans l’image (ayant pu le voir en 70 mm et imax laser) mais pas dans la guerre. Et ceux, pour toutes les raisons que tu as évoqué.
    Encore merci de ces 10 min où j’ai pu rigoler à la lecture de ton analyse, tant elle tutoie la réalité de ce film et donc la faiblesse de la dernière œuvre de nolan.
    Bravo à toi !!!!

    • C’est idiot. On n’a pas besoin d’écran de 300 m de large pour être immergé dans un film, sauf si on sait d’avance qu’il est mauvais. Encore un truc inutile comme la 3D pour pouvoir faire prendre encore plus des vessies pour des lanternes magiques.

      • … ahah … je suis bien d’accord, un chef d’oeuvre reste un chef d’oeuvre, quelque soit la taille de l’écran… Pas trop le cas ici c’est vrai…
        Je n’oublie jamais que Gabin disait que trois ingrédients étaient nécessaires pour faire un bon film : un bon scénario, un bon scénario et un bon scénario…

  21. Ô temps , suspends ton vol !
    et vous , amis des spoils
    passez la scripte à la casserole
    snobez Nolan le nul
    Ô ce bateau qui avance et qui recule
    comment se peut-ce que l’on l’ …

    • « Ô ce bateau qui avance et qui recule
      comment se peut-ce que l’on l’ … »

      l’accule c’est bien ça?

      • bravo , Rozen ! vous avez atomisé le misérable piège par moi tendu !
        … et gagné 100 grammes de fraises Tagada .

    • … et certains s’adaptent visiblement très bien à l’ambiance, apportant un propos constructif et argumenté, dont ils ont d’ailleurs parfaitement conscience étant donné à quel point ils l’assument par l’anonymat de leur réaction…

      Merci de votre intervention, on approche de réponses existentielles et métaphysiques.

      So long…

  22. Excellent. Je rajouterais :
    – les soldats français gardant la barricade au début, ressemblant furieusement aux tueurs de la scène d’intro d' »Il était une fois dans l’Ouest ». Ca donne le ton sur l’éclairage sympathique proposé par Nolan. Merci à lui de nous chier dessus et au syndicat d’initiative du coin de lui avoir déroulé le tapis rouge ;
    – les grandes orgues de Zimmer, qui nous hurlent dessus pendant 1h40 (bien pire que dans Interstellar, c’est dire).
    Ultra daubesque.

  23. dommage une critique de dunkerque avec celle de « transformiste 5 » pourtant il y a matière à délire avec ce dernier où on parle d’Excalibur, de Merlin, de Stonehenge, de BBW et de donjons, d’anciennes DS, de robots majordomes sociopathes, de docteur d’Oxford en robe de strip teaseuse (dit en clair dans le film), de sous marin avec baie vitrée…

  24. Bonjour a tous.
    Je suis cascadeur et ai eu la chance d’etre le coordinateur de l équipe francaise sur dunkirk. Je n’ai pas encore vu le film mais a la lecture de l’article, je vois la toutes les interrogations que nous avons eu mon equipe et moi pendant les 14 semaines de tournage.
    De notre cote, pas de scenario, pas de temporalite, pas de geographie, ce qui etait un calvaire pour preparer les actions.
    Nolan a une facon bien a lui de travailler. Seulement une douzaine de personne avait lu le scenario, pas de videos village, seulement une camera, et UN retour video pour que lui seul ai une idee de ce qu’il se passe au cadre.
    Le mec est un artisant. J’ai bosse avec michael bay, clint eastwood, tom cruise, nicolas cage, j’ai tourne sur du homeland, viking, game of thrones, je peux vous dire avec certitude que je n’ai jamais rencontré quelqu’un de plus passionné et en dehors du showbiz qui caractérise le milieu…
    Maintenant je suis impatient de voir le resultat final car il est vrai que pendant le tournage, pas une goutte de sang, pas un mort, pas de scene de chaos, la plage pleine de figurant n’ayant aucune idée de ce qui se passait… pas de vehicules, pas de dialogue.
    Le tournage etait comme Nolan : On a tourne 14 semaines et on a aucune idee de ce a quoi ca peux ressembler. Cest aussi ca le style Nolan, du secret, du mystique,

    • Merci pour ce témoignage. Il est vrai que le film de guerre, on en a un peu fait le tour. Difficile de ne pas se répéter. Nolan a surement accepter le défi dans le seul but d’en tripatouiller les codes.
      Faire dans la surenchère aurait été vain. Entre Spielberg, Gibson et 90% de films où tout le monde se fout sur la gueule, ça aurait été plus proche de Braindead que du film académique vu et revu.
      Après c’est le service marketing qui vend le film, souvent de manière totalement incohérente. Ce n’est probablement pas Nolan qui a voulu faire un film réaliste car Nolan n’a jamais réalisé de film réaliste. On peut au moins lui accorder ce bénéfice.

  25. Cher maître,
    une fois n’est pas coutume, vous avez raté une incohérence qui, personnellement, m’a fait éclater dans mon siège comme une grenade malencontreusement laissée au four.
    Lorsque Bob, Jean-Jacques et Jean-Jacques rattrapent Touvieux, celui-ci prophétise qu’il s’agit de Spitfire. Parce que le Spitfire, meilleur avion jamais produit, est équipé du Merlin, meilleur moteur jamais conçu, reconnaissable à l’oreille comme tout orchestre symphonique britannique.
    Sauf qu’en 40, la RAF avait bien plus de Hurricane que de Spitfire. Et que les Hurricane étaient motorisés par… des Merlin, bien entendu. Et qu’ils ont largement participé à la campagne de France, y compris à la couverture de Dynamo.
    Donc Touvieux, avec son oreille de chef d’orchestre, aurait plutôt dû dire « tiens, des Hurricane sans doute, ou peut-être des Spitfire, ou des Defiant, y’en a pas mal qui traversent entre Douvres et Dunkerque ces jours-ci, je pense pas que ça soit des Fulmar, ils sont en Méditerranée, et il fait trop jour pour un Whitley, ouais, ça doit être des Hurricane ».
    Et là, même Neuneu devrait éclater d’un bon gros rire genre « ouah Touvieux, tu t’es bien planté, c’est des Spitfire, d’abord ! »
    J’admets que ça diminuerait un peu la tension dramatique du film. Mais entre nous, vu l’état de la tension dramatique du film, lui ajouter une dose de parodie pour essayer de ranimer les spectateurs ne serait peut-être pas une mauvaise idée ?

      • Le prisonnier…

        Mmmmmgnnnn…non, mwâ ch’trouve pas qu’ça change beaucoup…
        Ça m’a même plutôt l’air dans le ton global, relevé par l’Odieux C !

  26. – Des soldats anglais qui commettent une erreur au début du film. Aucune scène d’action crédible, prouvant que ce sont de vrai soldats, comme dans les films de guerre ou dans la réalité. On a l’impression que ce sont des êtres humains qui sont tués et pas des soldats, sur ce point Nolan a raté son effet.
    – Une plage sobre et délavée par la marée, alors qu’il fallait montrer « une scène de guerre » chaotique.
    – Sur cette même plage, pas de gouaille, de camaraderie virile, de présentation avec des noms, rien hélas pour faire comprendre aux gens que c’est « un film de guerre ».
    – Une ambiance impersonnelle distribution de tartines de confiture fruits rouges qui me rappelle les colonies de vacance, la cantine scolaire, et pourquoi je n’avais jamais d’ami. Alors que dans la vie ou dans un film il y aurait eu des dialogues et des gens vrais. A tous les coups ce réalisateur est un sociopathe.
    – Un ennemi auquel on ne comprend rien. On le voit pas, il y a pas de gros plans dessus; Ils font peur, ils sont une source d’inquiétude à bien y penser, mais en fait on ne sait pas exactement ce qu’ils font et on ne peut même pas voir leurs généraux et ce qu’ils se disent entre eux pour prouver combien c’est le camp allemand alors que l’autre c’est le camp allié. Ils ne sont pas bien définis, c’est nul.
    Christopher Nolan.
    .. ce réalisateur est aussi mauvais que Jean-Luc Godard; Il ne sait pas poser un film.
    Pire, en visionnant les deux premiers tiers, on peut se demander qui va gagner la guerre. Comme une impression de fin du monde. Comme si les allemands allaient…. Ce réalisateur n’a aucune culture. haha.
    Encore un qui n’y connait rien, ni sur les films, ni sur l’histoire.
    Heureusement qu’à l’époque, on avait des spécialistes pour gérer. :d

    ————————————–

    Ironie off.
    Ceci était une tentative de critique amicale d’une excellente critique de cinéma avec dans l’ensemble des arguments justifiés et raisonnables – doute sur le Stuka à la fin.
    Mais j’exprime un désaccord.
    Pour ma part j’ai trouvé ce film bidon, rafraîchissant, et très vrai. Parfois il faut mentir pour toucher les gens, si on reste dans la zone de confort avec des codes connus, ils ne se bougeront pas le cerveau et ne comprendront pas l’ampleur du problème. Donc pour moi Christopher Nolan est un menteur dans ce film, mais il touche peut être davantage l’horreur de l’époque qu’un film plus rigoureux et professionnel.
    Merci pour cette critique du film en tout cas.
    Je peux me tromper mais voilà mon point de vue.

    • Franchement, le fait que l’ennemi soit invisible est un parti pris intéressant et très « Nolanesque ». Parce que du nazi, on en bouffe tout de même à longueur d’année, en docus, en fictions, en parodies. Ça donne juste envie de zigouiller tous ses voisins, comme ça, pour voir. Qu’est ce que ça aurait apporté de plus au film? Des acteurs ridicules avec un accent allemand digne de la Grande Vadrouille faisant des têtes de céréales quelleheure en hyper-gros plan?
      Je n’ai pas tellement souvenir qu’on voit tellement de nazis dans « Il faut sauver le soldat Riant ».

      • Très « Nolanesque » ???
        « Scottien », oui ! Parce que bon, la suggestion de l’ennemi invisible, ça date (au moins) du premier Alien… :)

        Et un réal sur le tournage d’un film, c’est un peu comme un général sur un champ de bataille : faut un peu adapter sa stratégie au combat qui se déroule…
        Suggérer l’ennemi invisible, pour un xénomorphe qui se faufile dans des conduits de ventilation face à une douzaine d’humains, soit.
        Mais Nolan s’était renseigné, non ?
        Son film portait sur la 2cnde Guerre Mondiale…
        Aviation… Artillerie… Tanks… Blitzkrieg… Bombardements…
        Oui ? Non ? Jamais entendu parler ? Ben bravo mon Général ! :/

        « Je n’ai pas tellement souvenir qu’on voit tellement de nazis dans « Il faut sauver le soldat Riant ». »
        Ah bon ? :O
        Au pif, la scène de règlement de comptes au couteau ? (‘fin bon, c’est pas du nazi à proprement parler… soldats de la Wehrmacht.)

    • Bah, c’est sur que les soldats – pour la plupart des gamins – coincés dans la poche de Dunkerque, ce n’étaient pas des êtres humains, hein ! C’étaient des robots créés par des poulpes à neuf têtes…

    • Je suis désolé!!!! je suis d’accord avec Sebastien et Lambertine. Mon commentaire était au second degré mais c’est vrai, rien ne l’indique au début.
      Je ne devrais vraiment vraiment pas répondre mais tant pis.

      J’ai une blague triste.

      C’est l’histoire de trois pingouins qui rentrent dans un bar et font semblant de jouer les durs parce qu’ils croient savoir qu’ils sont inoffensifs et que personne ne les prendra au sérieux.

      A la sortie du bar les trois pingouins sont lynchés par les gens de bonne volonté de la ville. Des gens réellement bien, sympas et tout.

      C’est une histoire universelle qui montre que quand on commande trois grenadines à un comptoir il faut faire gaffe. -(non!!! ça montre que le hors contexte ainsi que le manque de talent c’est mortel)

  27. vu le film avant ta critique! tu n’ exagères à peine ce naufrage; je suis de la région et je voulais voir ce film. une deception? non; car franchement je me suis bien marré devant tant d’ invraisemblances! au début , on voit la ville qui peut paraitre d’ avant guerre; mais les immeubles qu’ on voit de la plage sont des constructions d’ après guerre! fallait oser! et l histoire du renflouement du chalutier, un moment d’ anthologie digne des monty pythons!( excuses pour l’ ortographe!)

  28. Ha ha, moi aussi je note une incoherence… dans l’article de l’Odieux ! Au debut il rentre en jetant le ticket de cinema… et puis il est chez lui pour hurler ou fracasser du chaton tout le long du film.
    Quoi ! L’Odieux Connard regarderait frauduleusement les films en streaming ?

    • mais non, voyons, l’OC a été tellement impressionné par ce film qu’il en a repris le montage pour ses propres écrits !

  29. Au début de l’article : « D’autres stukas ! Et qui apparemment, ne volent que pas trois » petite coquille (qui vous a peut-être été déjà signalée, dans ce cas excusez la redondance).

  30. Nolan est un « grand réalisateur » parce que la presse est obligée de l’encenser et parce que des producteurs lui filent un max de moyens mais certainement pas par la valeur de ses étrons filmiques.

    Une fois de plus, le foisonnement d’erreurs, d’incohérences, de plans mal-raccordés, de raccourcis vaseux, etc. descend le niveau de ce qu’un public est supposé avaler et rapproche de l’univers télé-réalité/webcam-avec-ma-cousine-pour-faire-le-buzz. Les gens sont bienvenus à vaquer à ce genre de passe-temps avec leur technologie « intelligente » et connectée. Mais la finalité est sans-doute qu’il soit au plus coutumier de « laisser son cerveau au vestiaire » dans l’acceptation de ce qui est proposé, peu importe sa valeur et cela pour un max de monde.

  31. Les radars sur le destroyer on en parle? Le radar tracté à l’arrière? Les deux tourelles de 100mm du modèle qui équipe la marine française de 1950 à 2000?

    • Oui c’est complètement con. Ils ont utilisé l’escorteur d’escadre « Maillé-Brézé », datant des années 50 pour figurer un escorteur anglais des années 30 (silhouette ressemblante). Ils auraient pu/dû démonter ou maquiller les équipements trop modernes…

      • C’était bien la peine de se faire ch… à sortir des musées des avions au-then-tiques par « souci de réalisme »… :P

  32. Je m’insurge ! Francis le Français n’est pas sauvé par Touvieux, il meurt noyé dans le chalutier parce qu’il jouait à « est-ce que j’ai assez de doigts pour boucher les trous de balles ? » (ce qui, dans un autre contexte, donnerait un autre genre de film)

  33. Peut-être que je me trompe, mais depuis un peu moins d’une dizaine d’années, on dirait qu’il y a une volonté de plus en plus affirmée de la part des médias américains de changer l’Histoire, plus particulièrement celle des deux Guerres mondiales.
    Alors certes, je sais bien que les vainqueurs écrivent l’Histoire et que les US adorent imposer leur vérité. Mais il y avait une sorte de neutralité envers ces deux conflits. Or, avec l’avènement d’une génération absolument pas touchée par la WWII (et encore moins par la WWI), c’est-à-dire une génération née dans les années 80 ou légèrement avant, on voit une réécriture des conflits qui met en valeur de rôle des USA au détriment de tous les autres acteurs (alliés compris). je ne sais pas si c’est opéré de façon consciente ou bien s’il s’agit d’une simple tendance culturelle, mais en revanche, ça semble toucher tous les médias et à terme, on va avoir une population US encore plus inculte et stupide qui croira dur comme fer être le seul bastion mondial de démocratie depuis des siècles, leur donnant de ce fait l’obligation morale d’intervenir dans le monde entier pour faire le Bien.

    Bref, c’est inquiétant et franchement j’espère que je me plante.

    • Hélas, vous avez tout à fait raison. Pour voir des films de guerre assez équilibrés, il faut soit remonter aux années 50-60, soit taper dans le cinéma non anglo saxon. Hélas, pour une bonne partie de la population (notamment les jeunes générations) ce n’est que via ces productions biaisées qu’ils connaîtront l’histoire (vu ke suivr lè kour d’ystouar c nul lol).

      A noter quelques exceptions heureusement (je pense notamment aux deux films sur Iwo Jima de Clint Eastwood, qui a l’avantage de présenter les 2 cotés, sans concession).

      • j’ai trouvé le côté américain très mercantile et le côté japonais plein de dignité .
        comme quoi on peut être républicain et garder les yeux ( et l’esprit ) ouverts .

    • Je suis d’accord (aussi),
      Ça me rappelle les FPS Call of Duty, du temps où ils traitaient de la Guerre Mondiale.
      Ils avaient tellement, mais tellement, mais tellement matière à traiter…
      Ils auraient pu faire un niveau sur l’invasion de la Belgique, un autre sur, au pif, la Bataille de Dunkerque, un autre sur le Blitzkrieg face à la (glorieuse…) Ligne Maginot, la tentative ratée de débarquement allié en Hollande (en même temps… rappeler une défaite…)… pourquoi pas aussi quelques niveaux en Chine face aux japonais… Quelques niveaux dédiés aux différentes Résistances d’Europe… La Guerre d’Espagne, L’invasion alliée de l’Italie… Le débarquement de Provence… L’Afrique…

      Voire même un niveau caché sur les horreurs de l’Unité 731, ou un niveau dans les Camps de la Mort…
      Après tout, ils nous ont bien pondu des années plus tard un niveau de merde pure consistant à massacrer une foule à la mitrailleuse dans un aéroport…

      Et non. Il se sont contentés de missions confinant aux clichés vus et revus.
      Tenir un village du haut d’un clocher… Conquérir une colline stratégique sous une pluie d’obus…

      Ils ont apparemment un problème avec les rôles des autres nations…
      D’ailleurs, y a pas eu une polémique récemment ? A propos d’un autre jeu de la même trempe, qui faisait l’impasse sur le camp français alors qu’il parlait de la 1ère Guerre ?

      • Ben voila où je l’avais vue, cette info :

        Merci Nota Bene. (pardon pour la page de pub)

    • « Peut-être que je me trompe, mais depuis un peu moins d’une dizaine d’années, on dirait qu’il y a une volonté de plus en plus affirmée de la part des médias américains de changer l’Histoire, plus particulièrement celle des deux Guerres mondiales. »
      Non, ça existe depuis bien plus longtemps que ça. Au lendemain de la deuxième guerre on demandait aux français (sondages…) qui avait le plus œuvré pour les libérer et ils répondaient dans l’ordre URSS, UK et USA. Aujourd’hui quand on pose la question c’est exactement l’ordre inverse.
      Hollywood tourne à fond sur la version US et la propagande pro américaine -même si certains films moins vus au BO donnent une autre version-.
      Suffit de voir le rapport aux nazis et à la Shoah. Des camps de concentration il y en a aussi eu en Chine avec les japonais qui ont fait subir les pire atrocités en Mandchourie, il y en a aussi eu par les Russes envers les soldats allemands pendant la « libération » l’Europe de l’Est, par les japonais contre les chinois ou même aux USA il y avait des camps pas reluisants de soldats japonais. Certains films le montrent d’ailleurs comme « invicible », « Furyo », « le pont de la rivière Kwai »… mais ça n’atteint jamais ce qu’on reproche aux nazis car ils se sont attaqués à ceux qui contrôlent Hollywood. Il y a eu en gros autant de morts à Stalingrad qu’à Auschwitz ou au chemin des dames, pourtant l’un des trois est tout de même bien plus médiatisé. 3 fois plus de français sont morts pendant la première guerre mondiale que la deuxième, pourtant la couverture de « devoir de mémoire » n’est pas la même…

      • Dommage… J’étais plutôt d’accord avec vous… et là, patatras !!

        « ça n’atteint jamais ce qu’on reproche aux nazis car ils se sont attaqués à ceux qui contrôlent Hollywood. »

        Je dirais que ce qui est reproché aux nazis, en tout cas par moi, ce n’est pas tant « à qui » ils se sont attaqués, mais plutôt quelle place ils ont donné à cette Haine, au point d’en faire un… devoir ?
        Ils assumaient pleinement leur haine, et elle avait une place plus que significative dans leur doctrine.
        Culture locale oblige, je connais moins le détail sur les horreurs perpétrées en Mandchourie -par exemple-,, mais je constate à quel point la machine nazie s’était bien rodée, conçue, organisée pour du massacre de masse.
        Ce qui est reproché aux Nazis, c’est le coeur qu’ils ont mis à l’ouvrage, dirais-je !

        Prenez la comparaison entre Camps de la Mort nazis, et Goulags rouges.
        J’ai du mal à l’accepter, parce que d’une part, on parle d’un régime qui s’est élevé dans la Haine, par la Haine, pour la Haine… alors que de l’autre côté, on parle plutôt d’une dérive, d’une usurpation.
        (Meurtres politiques, règlements de comptes au Mexique, toutçatoutça…)
        Non que je sois communiste, mais les goulags ne sauraient être mis sur le compte du communisme, parce qu’ils ont résulté de la révolution-guerre-chaos, et ont servi à un système totalitaire qui avait usurpé le pouvoir.
        Dans un cas, la Haine, et l’extermination de l’autre, étaient la Doctrine,
        dans l’autre, elles ont été le simple Moyen (comme souvent…)

        « Il y a eu en gros autant de morts à Stalingrad qu’à Auschwitz ou au chemin des dames »

        Si on commence à partir dans la compta’, alors le Génocide du Rwanda a été le plus… « efficace ».
        Je m’étais « amusé » un jour à calculer, et si ce qu’il s’est passé au Rwanda avait duré autant que le régime Nazi, le compte aurait peut être atteint le milliard de victimes (je sais plus… Amis de l’arithmétique, aidez-mwâ !).
        Et qu’à l’inverse, si on prenait la durée du régime Stalinien, par rapport au Nazi, alors le… « rendement » ? soviétique était en fait très faible, malgré un bilan final comparable.

      • @Fred0821
        Un régime construit sur la haine ? C’est ce qu’on retient rétrospectivement. Par un hasard familial j’ai de la famille qui a connu les camps de prisonniers / travail en Autriche, l’occupation en France, le débarquement alliés sur leurs cotes et les parachutistes dans leur propre cour, qui a fait partie des malgré nous, qui a fait partie de la Luftwaffe et qui a été fait prisonnier par les alliés, qui ont fait partie de la Wehrmacht et sont rentrés mutilés du front russe plusieurs années après la fin de la guerre, qui ont eu à moins de 20 bornes de chez eux un camp de concentration, d’autres qui se sont fait pilonner leur immeuble à Bremen. Bref, ça fait des points de vue très différents. Et bien ils m’ont tous dit que la question juive et le sort réservé aux juifs n’était jamais une question centrale et qu’ils n’ont découvert que c’était une obsession qu’après coup quand l’histoire est écrite par le vainqueur. Alors oui c’est dans Mein Kampf, mais il y a beaucoup de choses dans Mein Kampf, Hitler qui déclare par exemple son amour de l’Islam, est ce que les gens le savent ça ? Bref que c’était caché par les allemands ou inventé par les alliés, mais clairement pas le truc connu de tout le monde qu’Hollywood nous montre.
        De plus l’histoire indubitable et dont il ne faut pas douter parce qu’il y a des lois contre ça, change régulièrement. Dans mes livres d’histoires de collège écrits avant 1989 il y avait 4 millions de morts juifs à Auschwitz, dans mes livres de lycée écrits après 1989 il y en avait 1 million. Lors d’un voyage scolaire de collège au Struthof le guide nous a dit que les chambres à gaz n’avaient pas servies et que ce n’était pas un camp d’extermination, aujourd’hui le site internet du camp nous dit que c’était le camp le plus actif en termes de solution finale après Auschwitz. Bien sûr il est interdit légalement de remettre en cause les chiffres ou données et ils sont donc simultanément tous vrais, même si la logique indique le contraire. Ca a un goût de 1984.
        A mon avis c’est une démarche stupide de réécrire l’histoire en permanence parce qu’une fois que les gens se rendent compte qu’il y a manipulation, ils sont enclins à tout remettre en cause.

    • Surtout quand il n’y a pas un seul américain dans le scénario de ce film haha…
      Mais dans le fond tu as raison, rien que le dernier battlefield était une honte historiquement parlant.

      • Oh oui, je sais bien que le film ne concerne que les Français et les Britanniques (il y a peut-être d’autres nationalités, je n’ai pas une grande connaissance de cet évènement à vrai dire), mais en fait, je pensais plus à la machine de production derrière. Pour reprendre l’exemple de Battlefield 1, quand bien même il fut produit par un studio suédois, on peut raisonnablement supposer que son public cible est d’abord américain. D’ailleurs, DICE est une filliale d’EA au passage.
        Dans les deux cas, on a une oeuvre destinée à un public plutôt jeune, pas très instruite en terme de réalité historique, et qui cherche surtout à être rentable. Mais dans le même temps, pour se démarquer de la concurrence, il faut innover (un peu, pas trop). D’où le récit de Dunkerque, plutôt sommairement traité jusque là dans les médias et la focalisation, pour le jeu, sur des aspects moins connus de la WWI.
        Alors que ces sujets soient mis en scène, perso, je n’y vois aucun mal. Mais ce qui me dérange, c’est la réécriture des faits pour donner une importance déraisonnable à l’action américaine. Parce que ça aura une influence, forcément. Ça ne signifie pas que le joueur américain lambda, après avoir joué à Battlefield 1, pensera que les français ne participèrent pas à la WWI. Mais c’est la conjugaison des produits culturels qui l’y amènera.
        Kwiskas parlait des vieux films. On peut prendre l’exemple d’Un Pont trop loin (1977). Certes, c’est moins sanglant d’un Soldat Ryan, mais il n’y a pas cet héroïsme exacerbé qu’on voit aujourd’hui. C’est un récit de guerre, c’est romancé, mais ça reste honnête.
        Bref, la génération des 30-50 ans n’a connu ces conflits qu’au travers des récits des vainqueurs. Aujourd’hui, elle les revisite en les rendant « sexy », cad avec de l’action, des héros, des actions improbables, etc. En un sens, c’est logique, on est toujours moins affecté par qqch qui ne nous touche pas directement, c’est pour cette raison que je ne suis pas certain que tout ceci se fasse de façon délibérée (sauf quand il s’agit de dire que les Russes sont méchants, ce qui est une autre histoire). Mais ça pose la question de l’influence sur les consommateurs de ces produits culturels. Et à terme, je crois malheureusement que ça va aggraver la vision unilatérale des USA vis-à-vis du reste du monde.

        Maintenant, concernant l’acharnement contre l’Allemagne Nazie, il me semble logique de penser qu’il faut replacer ça dans la perspective géopolitique de la Guerre froide. Si les USA furent plutôt cléments envers le Japon, c’est aussi parce qu’il en avaient besoin, et la Chine n’était pas un ennemi aussi implacable que l’URSS (cf. Nixon en Chine en 1972). L’Allemagne, elle, était scindée en deux. Parler des nazis, c’était sous-entendre qu’il y avait une « bonne » Allemagne (la RFA) qui avait abandonné cette idéologie, et une « mauvaise » (la RDA) qui la maintenait en l’appelant communisme. Comme ce n’est pas le propos ici, je ne vais pas m’étendre davantage après un si gros pavé, mais disons simplement qu’il faut se garder d’analyser 70 ans d’histoire sans replacer les choses dans leur contexte.

        Je termine sur une dernière note (et après j’vous embête plus, promis). Comme chacun a tendance à voir l’Histoire selon l’angle qui lui plait (c’est humain, ne vous fâchez pas), considérez la petite vidéo sur la bataille de Stonne de l’OC. Par curiosité, j’ai consulté l’article wikipédia en français, puis l’équivalent en anglais. Techniquement, c’est une défaite, mais la vidéo montre plutôt ça comme une grande réussite (même si ce n’est pas dit). Et pourtant, je ne pense pas que l’OC organise un complot de propagande pro-française pour modeler les esprits du monde. Il a juste mis en avant un aspect de la bataille.

        Non parce que si c’est vraiment un complot de sa part, va falloir dresser plus d’étudiantes dans la cave pour infiltrer les US…

    • Qu’est-ce que les USA viennent faire là dedans ? Les USA, on n’en parle pas dans le film (à part vaguement dans le discours de Churchill à la fin, qui, pour le coup, est historique).

      • Les usa sont venus faire un film là-dedans.
        Même s’ils te font une intrigue qui se passe sur Vénus avec des robots d’une autre dimension, hollywood s’occupe de diffuser sa propagande généralement va-t-en-guerre, dominatrice et rabaissante vis-à-vis de l’Europe et du reste du monde, etc.

  34. Seul un ardennais est capable de dire qu’il y a un manège place Ducale.

    Quant aux film, c’est une hérésie et c’est un mauvais Nolan en plus.

  35. A la visualisation de la bande annonce, j’ai eu très peur … Peur que, une fois encore, un film US récent sur la 2e guerre mondiale ne déforme les faits, qu’on ne parle que des anglo saxons ou presque, qu’on néglige le rôle des Français dans l’évacuation, qu’on omette certains éléments gênants comme le rejet à la mer de soldats français tentant d’embarquer de force sur certains navires, ou le fait que le commandement britannique a décidé d’évacuer sans avertir ses alliés (notamment belges), …

    Et bien je vois que mes craintes étaient largement fondées. Et vous savez quoi ? Je m’en réjouis !
    Parce que moins on voit de braves soldats portant l’uniforme français, moins ceux ci seront associés à cet étron. D’ailleurs, à mon avis, ça explique l’absence de soldats allemands : Nolan a trop peur de Merkel.

    • Oui c’est bien ça, c’est ArcelorMittal anciennement sollac construit dans les années 50. Sans parler des bancs sur la plage qui datent des années 80 et des fenêtres en PVC

      • Ah, je suis heureuse de constater que le coté complètement contemporain des images de Dunkerque (que je connais pas) n’a pas choqué que moi : mobilier urbain 21è siècle, volets roulants en PVC, large plan sur tout un quartier pavillonnaire dont la construction est clairement postérieure à 1940…
        Ceci dit, cela ne m’a pas empêché d’apprécier le film mais ces incohérences m’ont sauté aux yeux dès les premières minutes !

  36. le cinéma US est une industrie ( le dollar avant tout ) et un outil de propagande ! ces abrutis , du jour ou ils ont mis le nez hors de leurs élevages de porcs , ont eu la prétention de modeler le monde à leur façon ( alors qu’ils seraient infichus de trouver leur propre cul , même armés d’une lampe de poche ) et surtout , de faire main basse sur toutes les richesses possibles ( c’est pas anodin s’ils ont pour emblème un vautour )
    donc , depuis des lustres , ces gros intellos nous ont bassinés avec leurs exploits guerriers passés et fortement embellis ( la seule guerre qu’ils aient gagnée SEULS , c’est leur guerre civile ) et futurs ( en essayant d’affoler les populaces avec les turpitudes et menaces supposées des russes , arabes ou autres chinois ) tout en intoxiquant tout le monde au passage avec leur mode de vie de merde et leur sentimentalisme de faux derches- en se faisant des gros câlins-ma chérie mes pensées sont avec toi-que Dieu te protège-en se tapotant le dos que ça me donne envie de vomir !
    la vérité , l’histoire des autres , ils s’en branlent ! ce sont des menteurs sans racines !
    et les britanniques , mortifiés d’avoir perdu leur colonie et avec l’espoir fou que ça se verra moins comme ça , leur collent au train ! ( les pauvres touchent le fond )
    bémol pour hollywood : ils sont légèrement démasqués ! ( ils ont bombardé plus de quarante pays depuis la fin de la guerre , menti et la seule arme de destruction massive qu’ils aient déniché en Irak était un pot de moutarde Amora ) …
    … d’où les daubes avec monstres venus de l’espace , super woman et autres zombies !
    ils ne savent plus quoi raconter … ils essaient de nous faire croire que le ciel va nous tomber sur la tête .
    notons que parfois , l’un d’entre eux a un éclair de lucidité et nous pond un truc regardable mais c’est de plus en plus rare .
    en ce qui concerne le film spoilé ici , il faut être naïf pour s’étonner des niaiseries qu’il renferme !
    il paraît que les gringos adooooorent Macron !
    beaucoup plus que De Gaulle …
    CQFD

  37. Très bon film, j’ai adoré personnellement, et je ne partage votre critique où beaucoup de mauvaise foi s’installe.

    • Certes, la mauvaise foi est une marque de fabrique de l’Odieux C.

      Mais d’un autre côté y a qu’à regarder la comparaison entre photos d’archives et image tirée du film pour comprendre l’étendue du foutage de gueule qui y sévit !

    • « Très bon film, j’ai adoré personnellement », c’est qui votre fournisseur de moquette à fumer, parce qu’apparemment, c’est de la bonne, qui baffe ! :)

      • Une de tes qualité, t’es persistant. Un de tes défaut: t’es lourd, lâche, stupide et incompétent, mon chtit usurpator.

    • Très mauvaise reconstitution des évènements et montage tortueux qui sapent constamment l’entrée dans l’histoire qui est racontée. Je ne partage pas votre opinion, que bien peu d’arguments étayent.

      • Et oui je n’ai pas argumenté donc c’est normal ;-), personnellement ne connaissant pas l’histoire de l’opération dynamo, et vu que je n’y étais pas, je ne pourrai pas dire à quel point le film est fidèle à la réalité. J’ai bien aimé ce dernier Nolan car je trouve qu’on ressent la tension des soldats anglais tout le long du film. Alors oui on voit pas des membres voler de partout, du sang gicler mais l’ambiance lié à la bande son et aux peu de dialogues m’ont fait ressentir cette tension et la solitude de ces soldats, qui ne savent même pas s’ils seront encore en vie dans quelques heures. J’ai beaucoup apprécié l’idée de découper le film en trois timeline (même si j’ai trouvé qu’on ne ressentait pas tout à fait la semaine passé sur la plage). Après il est vrai qu’on peu rapprocher de rabaisser l’action des soldats et de l’armée française, même si la décision du commandant Anglais à la fin démontre une forme de respect.

      • La fidélité historique se mesure, pour sa partie objective, à la reconstituion : fidélités des uniformes, des lieux, des gestes par rapport à nos connaissances sur le sujet. Pour la partie subjective (le vécu), c’est beaucoup plus délicat.
        Le fait de raconter l’histoire du point de vue du soldat et de peu parler des français, n’est pas un problème pour moi : on veut parler de l’armée franaçsie, que l’on fasse un film dessus (RMC y a consacré un documentaire dans sa série Champs de Bataille) ! Le problème c’est la narration choisie qui semble provoquer un phénomène de tout ou rien concernant l’immersion dans le film.

  38. Merci encore et toujours M. Connard, excellente analyse et synthèse limpide ! J’abonde ! Ce film ma rapidement lassé et l’heure trois quart était bien longue, à toujours repassé les mêmes scènes. J’ai cru à un effet de style intéressant le fait qu’on ne voit jamais les ennemis, et bien non ! J’ai cru à un effet de style passionnant cette plage calme et ces hommes alignés, et bien non ! J’ai cru que les ellipses serviraient à quelque chose, et bien non ! L’amiral restant sur le ponton est tellement ridicule… Vous ne signalez pas le 14H45 écrit à la craie, curieux pour un Anglais qui aurait dû écrire 2.45PM ou 2.45 me semble s’il, d’autant que peu de temps avant son coéquipier lui dit qu’il est 3H et quelques, et qu’il commence à écrire un « 3 »… n’importe quoi. Bon, au moins il n’y a pas eu deux ou trois saluts au drapeau US comme dans InterSxx c’est toujours cela de gagné, mais le « nouveau monde » sera là pour tous les sauver, quand même !!!

    Une remarque, une seule : « …que je les lanceS … »
    Bien à vous.

    • Sauf que les militaires, même anglophones, utilisent généralement le système 24 heures plutôt que 12. Mais sans « H » évidemment, donc 1445.

    • Kikoo toi. « excellente analyse et synthèse limpide », ça va t’es pas trop gourmand en littérature alors! Du genre à lire Marc Levy j’imagine ? L’immersion n’a pas prit sur toi visiblement, ça manquait peut être de soldats qui tiennent leurs boyaux, de chants et de bottes nazis, de snipers ? le type a écrit l’heure française au lieu de l’heure anglaise, allez hop, à la poubelle le film.

  39. Le truc qui m’a choqué immédiatement dans le film, ce sont les immeubles, que l’on voit partout: de bonnes grosses copropriétés made in années 70 avec antennes sur le toit, même pas retouchées en post prod. Sans parler de la pause caca du début, où l’on voit dépasser par delà les dunes des toitures en tuiles noires bien récentes. L’atmosphère du filme s’est effondrée au bout de 5 minutes… Et effectivement, quand on rentre dans les détails historiques, c’est une catastrophe industrielle.

    HS de nazi de l’aviation: Pourquoi, mais pourquoi avoir utilisé des Hawker Tempest repeints aux livrées des Messerschmitt 109 quand il aurait été plus simple de pondre des images de synthèses???

    • Alors pour le coup des décors naturels qui du coup sont pas d’époque, ou bien les avions qui ne sont pas du bon type … Je veux pas prendre la défense de Nolan (mais alors vraiment pas), mais pour le coup, je me demande si ça ne vient pas plutôt d’une attente du public.
      Entendu un peu avant la sortie de Star Wars 7 (je sais, pas une référence …), de la part d’un ami : « De toute façon le 7 ne pourra qu’être mieux que le 1, 2 et 3 » ; moi « Ah ? Pourquoi ? » ; « Il sera majoritairement tourné en décors naturels ; ça va changer des fonds verts de la prélogie ! ».
      Donc je me demande si, après un début de millénaire où l’on a effectivement un peu abusé d’images de synthèse pas toujours réussi, et de retouches photos, il n’y a pas une volonté de revoir du « vrai » (la notion de vrai étant très étrange dans une production de fiction quand même). Mais là, pour le coup, trop de vrai tue le vrai …

      Après, le même ami a adoré Pacific Rim, le film où TOUT est en images de synthèses : les robots, les Kaiju, les villes, l’océan, l’intelligence des humains et des extraterrestres, … Donc pas sûr que ça soit une référence.

      • Ah … Et ben c’est complètement con alors d’avoir fait une partie en synthèse, et l’autre en camouflage. :)

        A noter que bon, le nombre de personnes capables de différencier un Messerschmit 109 d’un Hawker Tempest doit pas être très élevé, donc peu de risque quand même.

    • Les Messerschmit Bf 109 ne sont pas des Hawker Tempest repeints mais un Hispano HA-1112 Buchon(cela a été signalé plus haut dans les commentaire), un dérivé du Bf 109 construit par les Espagnols après-guerre. Des survivants ont été modifiés en 1969 afin de se rapprocher au maximum des Bf 109 E-3 (ou 4) pour le film « Battle of Britain » (mais pour leur gros nez, rien à faire, il aurait fallut remplacer le moteur). Le He 111 doit également être un CASA 2.111 Pedro ex-espagnol.
      Je rejoint Kwiskas, bien peu sont les gens qui feront la différence entre un Bf 109 et un Buchon ou un Tempest, ou qui crieront au scandale contre son nez jaune anachronique.

      Il me semble que les trois Junkers Ju 87 sont des maquettes radio-guidées et non des images de synthèse.

      • Bla… bla… bla…

        Mis à part quelques experts, personne ne fait différence entre ces avions maquillés et les vrais. En revanche, n’importe quel lambda fait la différence entre un yacht de plaisance et un chalutier.

      • C’est bien ce que j’ai écrit Lambertine : « bien peu sont les gens qui feront la différence entre un Bf 109 et un Buchon ou un Tempest ».
        Quant à faire la différence entre un Yacht et un chalutier… je m’en fous tellement que je n’ai pas fait attention à ce détail. Chacun réagit suivant ces connaissances et points d’intérêt.

  40. J’ai aimé le film en fait. Je sais, c’est mal. Je trouvais qu’en cassant les codes et en sortant de la routine, Cristopher Nolan montrait bien les enjeux.
    Pour répondre à Sebastien, je trouve que c’était une bonne idée de ne pas trop montrer les allemands. Entretenir le mystère d’un ennemi dans un film, c’est un procédé narratif qui n’a pas été inventé avec Alien, personne n’a déposé de brevet dessus. Il avait le droit de faire ça. Et dans l’histoire ça montre l’état d’esprit et l’angoisse de ceux coincés sur la plage et qui eux non plus ne savaient pas de façon sûre.
    J’utilise pas mon pseudo, e l fa , je sais pas si je me suis pris 3 triangles rouges ou bien un filtre anti spam hyper énervé. Je ne pensais pas à mal, pas taper.
    Cordialement.

    • Ne pas montrer l’ennemi peut être, en effet, un choix narratif, et Nolan n’est ni le premier, ni le dernier. L’idéal étant quand même de montrer des formes vagues au loin, et grossièrement en uniforme … Cela dit, si le but est de mieux cacher l’ennemi pour mettre de la tension, pourquoi mettre autant de scènes en avion ? Des chars, c’est vachement plus intimidant.

      • Encore faut-il que les allemands soient suffisement proches pour être vu ! Fin mai ce n’est pas encore le cas : le 30 mai, la poche mesurait encore 10 km de profondeur sur 22 de large. Grâce à la resistance des forces du 16° CA, les allemands n’entrèrent dans Dunkerque que le 4 juin, même s’ils n’ont dû cesser de se rapprocher depuis le 1° juin.

  41. le parti-pris des anglo-saxons de minimiser le courage , les souffrances et jusqu’à l’existence des autres pour mieux exalter leur prétendu héroïsme est pitoyable et dangereux ! et pas seulement dans le film spoilé ci-dessus !
    ( les ronds de jambes de Macron devant Trump laissent à penser que pour lui-aussi , la première guerre a débuté en 1917 et que les poilus jouaient à la belote dans les tranchées en attendant que les étasuniens viennent leur sauver la mise )
    ils en viennent à occulter , par exemple, la bataille de France de 1940 ( 100 000 morts quand même ) le rôle déterminant des russes dans la 2ème guerre mondiale ! et la Yougoslavie qui s’est libérée toute seule a connu le sort que l’on sait ! et je ne parle pas de la Libye qui vient d’être oscarisée pour avoir servi de base à Normandie Niemen et de terrain de jeu aux armées de Rommel , Montgomery et Leclerc !
    on nous bassine avec le plan Marshall ! dame , il fallait bien que les yankees aient des partenaires commerciaux ! mais on tait soigneusement que les VAINQUEURS avaient prévu une nouvelle monnaie pour la France ! ( les billets étaient déjà imprimés ) et même la création d’un état-tampon constitué de l’Alsace Lorraine et d’une partie de la Belgique ! oui ! rien que ça ! joli colonialisme , pas vrai ?
    bilan de la guerre : Russie 20 millions de morts . et les batailles de Kursk et Stalingrad qui ont précipité la déconfiture des allemands . prise de Berlin , libération d’Auschwitz …
    ( Auschwitz : les juifs avaient supplié le président Roosevelt de bombarder les rails qui y menaient afin de ralentir les déportations ! bernique ! )
    USA : 600 000 morts tous fronts confondus .
    France : 600 000 morts ( bataille de France , occupation et résistance ,déportation , bombardements alliés , épuration )
    les yankees et eux seuls ont balancé deux bombes nucléaires sur le Japon alors que l’empereur était d’accord pour rendre les armes à la seule condition qu’on ne l’exhibe pas !
    ce sont des prédateurs . leurs ressorts sont la peur , la haine , la violence , l’ignorance absolue de l’autre , la rage de consommer et l’avidité et ils formatent avec leur cinéma ( entre autres ) l’esprit des jeunes générations qui gobent tout !
    c’est comme ça que les medias répètent avec acharnement que les russes ont attaqué l’Ossétie ( alors que c’est faux : Saakashvili a attaqué le premier ) et que Poutine a annexé la Crimée ( autre mensonge : la Crimée était une conquête de la Russie que cet idiot de Krouchtchev a rattaché à l’Ukraine , n’imaginant pas que l’URSS imploserait un jour ! Staline n’aurait jamais fait une telle erreur .)
    bref : mentir , enfumer , formater les cervelles , déformer la vérité , anéantir notre culture en la niant ! jusqu’à se mêler de classer nos vins ! salir Victor Hugo avec  » le bossu de notre dame  » ah les gueux !
    s’halluciner devant des séries ineptes et Facebook ! faire fi de notre histoire et de notre culture !
    or , quand on ne sait pas d’où l’on vient , on ignore aussi ou l’on va ! vides et vassaux ! pays de Patricks Batemans ! réserve d’indiens ! une sous-race ! voilà ce qu’ils nous proposent !
    ben comme … WAOU !!!!!!

      • @Grünt :

        « Grünt »… Comme le Grünt de Mass Effect ?
        L’image d’un guerrier Krogan qui propose une bonne verveine m’est de plus plaisantes. :P

        Par ailleurs, je plussoie le propos en lui-même. :)

    • Bon … Même s’il est toujours bon de rappeler que les USA n’ont pas fait que des choses très sympa dans leur histoire (puissant euphémisme), il faut quand même calmer votre aigreur, pas bon pour votre digestion ça !
      Je vais pas parler de tout votre message, même si y’aurait moyen d’avoir des débats très intéressants. Je relève juste les bombardements atomiques sur le Japon, car j’ai vu la controverse il y a peu. C’est quoi qui vous choque ? Le fait d’utiliser l’arme nucléaire ? Ou le fait de bombarder des civils ?
      Parce que si c’est le point 1, vous trouvez plus humain le bombardement de Tokyo à la bombe incendiaire ? (estimation : + de 100 000 morts, soit autant qu’un des deux raids atomiques). Ou Dresde ? Ou les bombardements traditionnels quasi continus des villes allemandes et japonaises ?
      Et si c’est le point 2 : il s’agit là d’un très difficile jugement à postériori dans une situation de guerre totale, où l’adversaire s’était déjà comporté de façon ignoble. Dans un documentaire, un témoignage d’un officier sous les ordres de « Bomber » Harris en parlait, disant qu’il était facile de revenir 20-30 ans plus tard, et de dire « ah si seulement on avait pas bombardé telle ville ! » ; sauf qu’à ce moment, ils étaient en guerre, et ce qu’ils voulaient, c’était briser le moral allemand/japonais …

      • Pour commencer, je répondrais à la question « C’est quoi qui vous choque ».
        Ce qui me choque, ce sont non seulement les points 1 et moindrement 2 mais aussi le point 3. Le Japon avait déjà perdu et l’utilisation d’une arme aussi destructrice était totalement inutile. On pourrait argumenter que, étant né 50 plus tard, c’est facile pour moi de dire ça mais si mon opinion ne vous convainc pas, vous pouvez peut-être faire confiance à Eisenhower, MacArthur et Nimitz qui, eux, l’ont dit avant même que les bombes soient lancées ou encore croire sur parole les membres du gouvernement japonais et les officiers supérieurs de l’armée japonaise qui ont toujours dit que l’entrée en guerre de l’Union Soviétique et la perte totale de supériorité aérienne au-dessus de l’archipel les avaient déjà convaincu que la capitulation serait sans condition (je dis bien « sans condition », ça faisait belle lurette qu’ils savaient qu’ils avaient perdu la guerre).
        Pour en revenir au point 1, l’arme nucléaire a peut-être fait autant de morts qu’un bombardement « traditionnel » mais d’une part, je dirais que justifier une atrocité avec une autre, ce n’est pas un très bon argument et d’autre part, la bombe atomique a de bien plus graves répercussions à long terme qu’une plâtrée de bombes conventionnelles. Et qu’on me dise pas qu’en 45 on avait aucune idée de l’effet des radiations sur l’être humain, c’est une idée fermement ancrée dans le royaume de la légende urbaine. C’était peut-être vrai pour le pélot moyen mais certainement pas pour les scientifiques en général et encore moins pour ceux ayant travaillé à l’élaboration de la bombe.
        Le point 2 est effectivement à remettre en contexte, le bombardement de civils étant un sport très pratiqué durant la seconde guerre mondiale. Je pourrais pinailler en pointant le fait qu’il est plus facile pour les civils de se protéger d’un raid à la bombe incendiaire que de l’explosion d’une bombe atomique mais ce serait du détail, hein. Après tout, une bombe est une bombe et vaporiser des civils quel que soit leur âge avec une arme qu’ils n’ont jamais vu et dont personne ne sait comment se protéger, c’est pas différent que de détruire leur ville avec un bombardement traditionnel.
        Par contre, et encore une fois, hausser les épaules en parlant des bombes de Nagasaki et Hiroshima en prétendant que « de toute façon on a déjà bombardé d’autres villes avant », « les autres sont méchants » et « on avait pas le choix », c’est un peu léger, surtout quand on est la nation qui a conçu et testé l’arme en question et qu’une bonne partie de votre cadre militaire est pas chaud à l’idée.

      • Mon bon Nico, il ne faudrait pas que votre morgue ne vous aveugle, à moins que vous n’ayez décidé de copier la mauvaise foi légendaire du maître des lieux !
        Votre point 3 est très discutable. Effectivement, l’Empereur avait pris la décision de se rendre avant les 2 bombardements atomiques (pour être précis, après le bombardement de Tokyo à la bombe incendiaire, il s’était promis de faire stopper la guerre dès que possible) … mais il n’en avait pas encore parlé à son gouvernement. Peut être que l’idée d’une capitulation commençait à germer, voire avait été arrêtée dans la tête de certains responsables, l’armée elle n’était pas sur le point de se rendre. D’ailleurs, tant que l’acte de capitulation n’était pas signée, la guerre continuait …
        Alors oui, l’utilisation des 2 bombes ne suivaient pas qu’un intérêt purement stratégique, il y avait une visée géopolitique derrière (faire peur au père Staline), pas très louable au demeurant … Mais c’est pas une jolie époque. Par ailleurs, je ne défends pas une atrocité avec une autre, rien de tel, je dis juste qu’il faut savoir remettre les choses dans le contexte.

        Quant aux avis de Nimitz et Eisenhower, je suis curieux de voir ça, car je n’ai jamais rien entendu de tel … Et pour Mac Arthur, on parle bien du gars qui souhaitait utiliser la bombe atomique durant la guerre de Corée ??? :)

      • Ma morgue? Ce qu’il faut pas entendre, je croyais qu’on discutait, on est obligé de sauter aux ad hominem deux minutes après avoir commencé?

        Mon point 3 est effectivement discutable, ça ne veut pas dire qu’il est faux. Il y a de très nombreuses sources japonaises et américaines (j’essaie de trouver des références précises mais je suis pas très motivé vu qu’on se la joue débat d’expert depuis le début) qui pointent vers l’idée que les Japonais essayaient de se rattraper aux branches tout en sachant pertinemment que la guerre était perdue et que l’intransigeance américaine sur certains points (comme la conservation de l’institution impériale, qu’ils ont fini par accepter par la suite) a bien participé au piétinement des discussions. Est-ce qu’ils ont pris trop de temps? Sûrement. Est-ce que ça justifiait de vaporiser deux villes pour hâter le processus. Je dirais non mais bien sûr, je ne suis pas l’autorité morale de l’humanité.
        L’avis de Eisenhower est dans ses mémoires. L’avis de Nimitz est plus difficile à tracer, je ne vais pas insister sur celui-là. J’ai lu l’opinion de MacArthur dans unes de ces biographies et apparemment, il l’a répétée dans d’autres entretiens. Son avis tiens plus du stratégique que de l’humain. Pour lui (comme pour apparemment pas mal de chefs militaires), le Japon était cuit, il était totalement superflu de leur bombarder la margoulette, d’autant plus en ciblant des civils. En passant, à ma connaissance, MacArthur préconisait l’utilisation de la bombe à des fins de destruction de moyens logistiques en Corée, principalement des bases aériennes et a même interféré pour éviter l’emploi de bombes incendiaires sur des villes Nord-Coréennes. Le mec était peut-être souple comme une culotte de peau mais il donne pas l’impression de cautionner de la destruction civile sans bénéfice militaire.

        Je suis bien d’accord avec la nécessité de remettre les choses dans leur contexte. Et c’est bien pour ça que cette décision est pour moi inexcusable: d’après tous les documents que j’ai pu lire sur cette période (et contrairement à ce que j’ai pu apprendre en histoire, étrangement), l’état-major américain avait un avantage militaire énorme et des infos sur la volonté du Japon de capituler; malgré ça, des bombes ont été envoyées sur des villes gardées intactes jusque là. Mais c’est peut-être ma morgue qui parle, allez savoir.

      • Pssssttt !!!!
        ( je vais essayer de m’insérer sans prendre une balle perdue … )
        Dresde était une vengeance des anglais , pour Coventry ! ( les allemands tout fiérots avaient même inventé le verbe  » koventrieren  » ) et les anglais se sont excusés bien plus tard pour la quasi destruction de cette ville pleine d’églises et de musées !
        les deux villes ont été reconstruites et , en ce qui concerne Dresde , elle garde des cicatrices sur ses murs !
        ce qui n’est pas le cas d’Hiroshima et Nagasaki ou on meurt encore de leucémie , plus de 70 ans après !
        c’est ça qui me gêne ! bien sûr que des tas de villes ont été quasiment rasées, faisant beaucoup de victimes !
        mais l’utilisation de l’arme nucléaire engage l’avenir !
        ( comme les défoliants au Viet-Nam , encore un exploit US … )
        à part cela , vous êtes tous deux des puits de science pour moi , pauvre béotienne pour qui les Stukas sont des avions genre cormorans et Messerschmitt , c’est là ou travaillait Georges Marchais dans le cadre du STO .

      • Alors pour la « morgue », désolé mais j’ai confondu la tonalité de votre message avec un autre que j’ai lu juste avant … A tout vouloir faire en même temps, on se mélange. Bref, mea culpa.
        Pour vos dires sur les propos de Eseinhower, Nimitz et Mac Arthur, je vais essayer de me renseigner du coup (je suis loin d’être un expert en la matière).
        Pour le reste, je ne partage toujours pas votre opinion, mais je comprends un peu mieux votre raisonnement … On ne peut pas toujours être d’accord.

        Benazir : il me semble qu’il n’y a plus de conséquences sévères sur la radioactivité engendrée par les deux bombardements atomiques. Même si, effectivement, une bombe nucléaire a plus d’impact sur l’avenir comme vous dites, qu’un bombardement conventionnel, dans notre cas les effets n’existent plus (sauf bien sûr pour les quelques survivants, qui ne doivent plus être nombreux maintenant).

      • A Kwiskas: « sauf bien sûr pour les quelques survivants, qui ne doivent plus être nombreux maintenant » -> Ils se comptent en milliers…

      • Si on en croit le doc qui repasse sur Arte le 8/8 prochain, les bombardements atomiques (6 et 9 août) n’avaient aucun intérêt militaire : il ne restait déjà plus rien de conséquent à bombarder à cette date. Le choix d’Hiroshima a été arrêté parce que la ville ressemblait beaucoup à Kyoto (beaucoup de bois, peu de béton, ce qui fait que ce sont les structures militaires qui ont le moins morflé et été le plus à l’abri des radiations), quant à elle épargnée car trop symbolique culturellement.

        Côté japonais, l’état-major savait que la population était démoralisée au point que la chute du régime impérial était à envisager, il n’en avait plus donc grand chose à faire. Ainsi les DEUX fois le renseignement japonais avait repéré les bombardiers, sans pour autant qu’on tente de les arrêter avec la chasse qui restait. La stratégie était d’éviter l’occupation en faisant payer chèrement aux Américains chaque pouce de terrain tout en négociant via l’URSS. C’est l’entrée en guerre de celle-ci (le 8 août) qui ruine complètement ce plan et amène à la capitulation sans condition. La bombe atomique a paradoxalement permis de sauver la face, en accréditant l’idée que la défaite était due à l’emploi d’une arme totalement nouvelle et pas à une situation très classiquement désespérée.

        http://www.arte.tv/fr/videos/054197-000-A/hiroshima-la-veritable-histoire

    • Outre le parti pris très présent, tu as eveillé ma curiosité. Peux-tu me donner les sources de ce que tu avances ? J’aime toujours lire l’histoire dans les 2 sens.

    • Quelqu’un aurait des sources concernant la monnaie et l’état tampon dans les affirmations de Benazir? Je ne trouve pas.

      Pour ce qui est des états violents et prédateurs, l’empire français n’est pas vraiment une blanche colombe non plus.

      • cadal:

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Gouvernement_militaire_alli%C3%A9_des_territoires_occup%C3%A9s

        « Il déclare notamment que les billets de banque, appelés communément billet drapeau, mis en circulation en Normandie par l’armée américaine immédiatement après le débarquement, n’étaient que de la fausse monnaie. Il s’agissait de billets verts libellés en francs. Franklin Delano Roosevelt finit par admettre la légitimité du GPRF le 23 octobre 19444, après le discours de De Gaulle devant l’Hôtel de ville de Paris le 25 août. »
        Et la source de wikipedia la desssus est : Stéphane Simonnet, Atlas…, p. 64. https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01148735

        Après si tu veux être sûr d’être sûr faut trouver le livre.

      • l’erreur que j’ai faite , ( et vous faites la même chose ) c’est de confondre peuples et états .
        en ce qui concerne mes affirmations au sujet des turpitudes américaines , demandez à @moldagulova !
        selon elle , toutes mes âneries anti-US seraient vraies et connues de tous ! alors ne faites pas l’âne pour avoir du son !
        mais je vais vous répondre ….
        en fait , ma déception et ma colère ont été a la hauteur de mon admiration et de mon affection ! oh je sentais de l’amertume et de la méfiance ( au minimum et pas seulement chez nos penseurs pro ) chez les gens de la génération qui précède la mienne et je m’en étonnais ! voyons … les américains étaient des chevaliers blancs ! tout le monde le disait !
        … malgré leur interventionnisme ( aveugle ? )
        et en 2003 : boum ! leurs mensonges infects , puis leur déchaînement de haine ( et celui de leurs vassaux ) envers la France ( et les français ) la bassesse de leurs insultes , festival de caricatures et de coups bas , la crédulité et la hargne de leur peuple devant toutes les conneries fascisantes des néoconservateurs , le frenchbashing … à vomir !
        visiblement , la guerre ( et pas seulement la guerre froide ) n’était pas terminée ! ( aujourd’hui non plus , on le voit chaque jour qui passe …)
        à ce moment là , les langues se sont déliées chez les  » anciens  » ! l’humiliation d’avoir été traités comme des lâches , des merdes ou encore des putes , après la guerre et quatre ans d’occupation . le mépris et la brutalité des  » sauveurs  » … il y a eu des confidences , des publications , des informations sur leurs comportements inadmissibles … mais , très vite , elles ont été soigneusement occultées par nos medias et nos gouvernements aux ordres ( exactement comme les débats qui ont précédé le referendum de 2005 , taxés de propos d’ivrognes _ ou carrément ignorés _ catalogués sans intérêt , et le vote  » d’abrutis xénophobes  » qui a suivi )
        les écailles me sont tombées des yeux ! ce pays tant admiré et imité …. ambition et moyens démesurés , moralité dérisoire ! ça devenait clair : Hitler n’était pas leur ennemi , mais leur rival .
        maintenant , comme prévu , nous sommes embrigadés dans une Europe repensée à la sauce US ! ses dirigeants sont , en majorité , à plat-ventre devant Washington . ses peuples ont été entièrement infectés , promenés puis parqués comme des moutons .
        … et nous nous gaussons de leurs productions débiles ou il réécrivent NOTRE histoire …
        mais l’espoir subsiste :
        –  » je vis en Amérique ! et en Amérique , t’es tout seul ! c’est pas une nation : c’est que du business !  » ( extrait de « Cogan  » )
        si eux-mêmes le disent …

      • et vous avez raison en ce qui concerne la France !
        impériale ou républicaine , elle beaucoup guerroyé , énormément colonisé et copieusement fait  » suer le burnous  » !
        ce sont les miettes de l’empire qui justifient sa place à l’ONU et au G7 , les fortunes du CAC 40 ,
        ainsi que les exhibitions militaro-géo-stratégico-mondaines ( et très médiatiquement relayées ) de notre Jupiter à nous .

      • Je ne fait pas l’âne pour avoir du son, mais je note que je n’ai toujours pas de sources pour vos affirmation (un @ sur les réseau sociaux n’est pas une source).
        Et braire plus fort que les autres ne donne pas plus de crédit à vos propos.

      • vous vivez dans un monde de certitudes ? il vous faut ABSOLUMENT des liens ? du solide ? du certifié ?
        ben non .
        moi pas HI HAN , moi PIA PIA PIA PIA ………………………………………………….
        ……………..et , cher Aurélien :
        ……………….flûte !

  42. Merci. Je découvre le blog après le film, tout est vrai dans le description de m. Connard. J’ai adoré le film comme l’ œuvre qu’elle est, j’ai détesté les approximations et erreurs. 200 millions de budget et pas un historien ou un studio d’effets spéciaux correct c’est une honte… Mais Nolan est bon c’est juste un voleur ou un mauvais gestionnaire. C’est Ronaldo ou Messi et leurs salaires, inacceptables moralement mais ce sont des artistes… Vive ce blog!

  43. @Grünt et @Unknow : les guerres n’ont hélas pas seulement lieu sur grand écran ! je cherchais juste à vous rafraîchir la Mémoire . l’enchaînement des faits tragiques que j’évoque ne provoque chez vous que moqueries et mépris ! vous êtes l’exacte illustration de ce que je décrivais : des benêts béats imbus tout dans la tchatche rien dans le chou !
    Web et Lexomil .
    gardez bien la tête dans le sable : on vous réveillera quand l’oncle Sam aura fait préparer votre paquetage pour vous offrir une visite du prochain théâtre des opérations !

    • Et vous, vous salissez la mémoire des soviétiques avec votre hystérie déplacée. Ce serait bien d’avoir mieux que vous pour se souvenir d’eux. Quant aux atrocités américaines: vous ne parlez que de celles que tout le monde connaît, alors votre discours n’apporte rien. Calmez-vous.

      • @Moldagulova :
        Bon, apparemment, pour le calme c’est pas encore tout à fait… non, pas tout à fait ça…

        @Benazir :
        Ce n’est pas le fond de votre propos mais sa forme qui déclenche une réaction négative.
        Votre ton et tellement « fielleux » que le message que l’on retient, ce n’est pas l’énumération d’infos que vous faites, mais le pourquoi :
        Vous avez les nerfs.
        Voila le message que vous nous faites passer…

        J’ai l’impression d’avoir à faire à un canon de DCA chargé à bloc…

  44. Je voulais signaler une erreur importante je trouve, dans le spoiler vous avez oublié un 0 au budget du film, du coup pendant tout le spoiler je me suis dit 20 millions c’est pas beaucoup, pourquoi lui jeter la pierre sur ce point. Avec 200 millions de budget, là je peux plus comprendre l’énervement

  45. Bon je n’ai pas aimé le film mais quitte à faire une critique soyez précis. Ce n’est pas le chanteur des one direction qui se fait canarder au début mais ça aurait gâcher votre jeu de mot bas de gamme.

  46. Merci pour le spoil. Il me fait éviter de dépenser ~22CHF (sans le pop-corn et la glace), et un temps précieux de ma vie.
    Surtout que ma nièce à addooooorrrrréééééé! Elle a presque pleuré 2 fois! Et les vues d’avions sont magnifiques!
    Ok…
    Maintenant je vais me faire l’avocat de Satan.
    Le film semble retracer l’histoire de plusieurs personnes.
    Dans l’Histoire, des types partis en guerre et arrivés au bout sans voir d’ennemi ou faire du coup de feux, c’est déjà arrivé.
    Lorsque le soldat Bibi se met à courir tout droit… C’est peut-être la première fois qu’il se fait tirer dessus. Panique. Alors courir tout droits. Ceux qui font du tir savent que c’est pas évident de toucher, même une cible peu mobile (par rapport à l’axe de tir). Gros bol?
    Concernant les décors:
    Est-il possible que, sous l’effet du stress, de la peur et de tout le reste, le prisme visuel de ses personnes de déforme?
    Exemple:
    Pas de cratères ni d’épaves sur la plage? C’est parce que Bibi ne les voit pas. Il voit les explosions, qui représente un danger, il voit ses amis, il voit les, pardon le bateau, etc… Le stress et la peur fait qu’il ne voit QUE ce qui est « utile ».
    Une bonne partie du film ne représentant pas la « craie réalité », mais ce que Bibi perçoit après fatigue, peur, faim, etc. C’est à dire le minimum.
    Bon… Voilà. J’ai posé ma crotte. A vous de la démolir :D Je me réjouis de vous lire.

    • Non mais c’est génial votre commentaire ! Du coup, si je fais un film qui se passe dans une seule pièce, avec un seul personnage, et pour seul accessoire un peigne, mais que je prétends que c’est un space opera, vous allez me défendre, en disant que cela reflète surtout la vanité du personnage, qui pense avant tout à son image (symbolique du peigne), et qui du coup ne voit pas la beauté du vide spatiale, la terreur des combats entre vaisseaux, etc. ?
      Si tous les spectateurs étaient comme vous, je crois que les réalisateurs n’auront plus besoin de se casser le dèrche …

      • Clairement, très gentil client. Peut être trop, mais c’est tellement rare qu’on va vous mettre sous vitre, voire dans le formol, histoire de bien vous conserver.

      • et toc ! dans un bocal , le ( la ? ) suisse ! et pas n’importe ou , hein ?
        sur le bureau d’Ô Dieu !
        merci , Kwiskas , mes aigreurs d’estomac ont disparu comme par enchantement .

      • Moi j’aime bien l’interprétation qui est faite par MadeInCH…
        Bon, je reste attaché à ma propre position (négative) sur le film, mais je trouve le point de vue intéressant.

        Et puis si ça peut offrir à certains un prisme logique par lequel regarder ce film sans péter un câble…
        « Mais c’est quoi ce délire ! Z’ont même pas mis les… ni le… même pas la… Non ! Je rêve !
        -Du calme, du calme ! C’est que la vision subjective et épurée du soldat, qui ne voit plus les choses auxquelles il est habitué…
        -Haaaaaaan, okaaaaay… j’avais pas compris ça comme çaaaa… »
        Un AVC évité !

        Mais tout de même, pour en revenir à un point de vue plus critique, si votre interprétation est la bonne, MadeInCH, alors Nolan aurait dû se démerder pour permettre aux spectateurs de mieux sentir cette optique-ci.
        Y a t il des plans en vue subjective, par exemple ?

        Si Nolan décide de montrer un tel point de vue, il a alors pour tâche primordiale de le construire aux yeux du spectateur, en lui donnant des indices…

      • à Benazir 26 juillet 2017 à 19:55 · ·
        « A conserver dans du formol »
        Comme je le disais à des amis, c’est comme l’exceptionnel film « Epidemia ».
        Un Exemple! Une pièce unique! A conserver précieusement! Comme borne pour mesurer la limite externe d’un territoire, au-delà duquel personne n’est (encore?) jamais allé!
        Comme le premier chanteur a avoir réussi à faire zéro (0) points à l’Eurovision (et dont je me rappelle plus le nom…) qui a fait un tabac en son temps au point d’éclipser le vainqueur!
        Pour montrer par l’exemple visible que le machin le plus nul existe!
        Si quelqu’un a trouvé pire que « Epidémia », dites-moi lequel c’est! J’achète!
        Uniquement afin de pouvoir poser une nouvelle borne, juste un peu plus loin que la précédente dans le… Heuuu… rien nullissime?? Tant dans le jeux des acteurs, que dans les décors, ou dans les effets spéciaux. Sans compter le vide scénaristique.
        .
        Avec des amis, on a fait un concours: Le premier qui arriverait à regarder le film jusqu’au bout.
        J’ai gagné.
        En me disant que, peut-être, la fin, le dénouement final, sauverait le tout.
        Raté.

      • Benazir , à MadeInCh .
        je ne peux pas tourner le dos trois jours que c’est la zone !
        c’était quoi , ça ?
        un exercice ( improbable ) de l’armée suisse ?
        une attaque ( ratée ) de Stuka ?
        un délire consécutif à une surdose de ( mauvaise ) vodka ukrainienne ?
        ou de calva …
        avoir les nerfs à ce point … et c’est confus , ampoulé , contre-productif ! trop de yin …
        tes amis , tes paris , ton film vomitif , et cette scie que la Turquie a présenté jadis au concours de l’Eurovision (  » aïe aïe aïe mon cœur  » , je crois )
        tu veux en venir ou , avec tout ça ?
        tu veux m’insulter ?
        ben fais le ! fais toi plaisir … sois bref , précis , concis . tu aurais pu écrire :

        …..  » Benazir , je me suis penché sur tes commentaires et j’ai eu le vertige !
        leur stupidité m’a donné un aperçu de l’infini . tu es arrogante et prétentieuse !
        et tu écris comme un évier qui se débouche .
        tu es un chancre sur la fesse de ce blog .  »

        voilà ! c’était pas plus dur !
        sois cool : on vient ici pour se distraire !
        c’est Georges qui me l’a expliqué .
        xoxo

      • Pour Benazir 3 août 2017 à 06:00 · ·
        En fait, je voulais juste expliquer pourquoi les nullités les plus exceptionnelles et uniques méritent la conservation pour l’exemple ou l’éducation des générations futures.
        Si tu penses que je dois être conservé dans un bocal, c’est que !Ta Daaa!! JE Suis Exceptionnel et Unique!!!
        .
        Pour le « unique », c’est ptet que les autres « uniques comme moi » ont déjà été neutralisé? Ou que le moule de fabrication a été vite cassé en voyant le résultat?

      • à MadeInCh : et moi ce qui m’a fait rire à gorge déployée , c’est que quelqu’un a écrit plus tôt que , mais si , Ô Dieu avait un cœur ( d’enfant ) dans un bocal sur son bureau . TILT !
        comme tu m’avais chicanée , j’ai pas pu résister ! c’est terrible d’être cabotin( e ) … mais tu le sais , pas vrai ?
        cela dit , ce sont les monstruosités qu’on garde dans le formol !
        ce qui n’est pas ton cas je le souhaite vivement . allez : j’en suis certaine .
        ( je dois être prudente : je viens de lire une brouettée d’articles sur les bisbilles entre baby-mamy-boomers et génération Y . ça craint ! surtout pour moi . )
        à plus , Galopin . ( pas de cis-genre , là , je me dois d’être impec )
        et sans rancune !

      • Benazir 3 août 2017 à 21:15 · ·
        Aucune rancune!
        Nur Spass! (Seulement de l’amusement)
        :)

      • à MadeInCh :
        anecdote pour toi .
        je promenais ma chienne ( une forcenée de la gamelle ) et nous rencontrâmes un monsieur qui promenait son chien . superbe ! ( le chien , veux je dire ) . un berger suisse ! Croc Blanc en plus grand , long museau , magnifique fourrure dorée !
        ma chienne , énamourée , se roulait devant lui ! mais le goujat l’a ignorée . le propriétaire m’expliqua que son animal favori était très beau mais un peu … rêveur … et si calme que d’aucuns l’auraient taxé de pas futé .
        en réalité un philosophe : pas du tout le genre de chien utilisé par la police suisse ..
        rentrée à la maison , ma gaupe s’est consolée en chapardant un paquet de biscuits qu’elle est allée dévorer dans le jardin .
        c’est la Suisse qui m’inspire ! n’y vois aucune tentative de vacherie de ma part ! tu n’es pas seulement un cador !
        toi , t’es une STAR …

      • petite précision : ce n’était pas un berger suisse classique ! ( plus grand , fourrure plus épaisse et dorée , longueur du museau , regard … ) après recherches sur Google , c’était un berger issu d’un chien inuit ! provenant d’un élevage suisse …
        cette race aurait été utilisée pour figurer les loups de Game of Thrones !

  47. Excellent texte.
    Mais contrairement à beaucoup j’ai préféré voir le film par moi même. Et c’est un tres bon Thriller !!!! Moyen film historique.

  48. Le coup de faire la promotion de son film en vantant son realisme alors que tout sonne faux, Nolan l’avait deja fait sur interstellar. Il avait trouvé des vulgarisateurs connus pour prétendre que c’etait « super pertinent scientifiquement » alors que n’importe qui ayant deja vaguement survolé un article wikipédia sur la conquête spatiale ou l’astronomie pouvait voir que rien ne tenait debout. (Sans parler du moment ou le héros « rentre » dans un trou noir sans finir en grumeaux, que les vulgarisateur sus mentionnés n’ont pas du voir).

  49. MERCI MERCI ! M Connard pour avoir remis cet étron à sa place ! J’en peux plus des critiques complaisantes envers ce film prétentieux alors que s’il avait été réalisé par n’importe quel autre réalisateur tout le monde lui aurait craché dessus.

  50. le danger se rapproche ! un sniper femelle venu d’outre-tombe me vise depuis le Kazakhstan …
    Ô blog cruel !
    et toi , taulier bourré de vices , POURQUOI lâches tu sur moi tes clones , des molosses patibulaires qui , comme celui de Joe Zaza , trempent leurs balles dans le curare ?
    pourquoi ?
    je ne suis point sociologue ! je ne pondis point d’étude sur le selfie …
    allez ! une petite malédiction au passage , ça mange pas d’pain :
    maudits ! soyez tous maudits ! jusqu’à la treizième génération …
    la dessus , je vais me réfugier dans l’ombre protectrice du général Mirza .

      • contrairement à son cousin qui surgit silencieusement et égorge , le Pinscher nain aboie à tort et à travers , saoulant tout le monde .
        la Famille va continuer ses lancers de bouses , concours de cris de cochons , épandages de venin et propos de comptoir .
        j’en perds des boulons ! j’ai besoin de vacances ….

      • Ce que c’était ? Probablement un rail de coke que s’est envoyé une spectatrice après visionnage du film.

  51. Ils sont très forts OC et ses lecteurs ils sont meilleurs historiens que ceux qui ont accompagné Nolan sur le film, meilleurs historiens que ceux qui ont dit que le film est fidèle à l’histoire et ils ont plus d’expérience que les vétérans qui disent que le film est hyper réaliste. Bravo !

    • toujours est il que sans se baser sur des connaissances historiques tierces, beaucoup de choses sont incohérentes. On parle de 400 000 soldats, qu’on espère en sauver 30 000 mais qu’on en a sauvé 300 000. Sauf qu’à l’écran on ne voit jamais plus de 500 personnes. Donc soit ils sont ailleurs comme le disent certains, et ce n’est pas dit par le film, soit les chiffres sont incohérents. Donc dans tous les cas il y a un problème avec le film.

    • Le problème c’est qu’en se renseignant un minimu, cher Halooa, on se rend compte que la mauvaise reconstitution historique de ce film. Comparer le film à des photographies d’époque, c’est flagrant.
      Quant à l’expérience des vétérans, ça reste du ressenti et du parcellaire. Qu’ils y retrouvent ce qu’ils ont vécu est donc possible, puisque ce film est basé sur l’expérience personnel de quelques uns.
      Mais bon, on nous montre ce qu’on veut bien que l’on voit : je n’ai pas vu de spectateurs déçus dans les quelques interview à la sortie que j’ai pû visionner ; or, il a pourtant dû y en avoir.

      • « Comparer le film à des photographies d’époque, c’est flagrant. »

        J’avoue… il n’y avait d’ailleurs qu’à voir celles qui se trouvaient dans un fameux article… d’un certain… OC… :)

        Bref, je plussoie.

      • Surtout, ce n’est pas parce que des historiens sont conviés par le réalisateurs que leurs avis sont forcément respectés.

    • J’ajoute qu’un reconstitueur s’est fait jeter des figurant par l’équipe du film parce qu’il jurait (rien que de bien logique) : il portait un uniforme correct pour l’époque, fruit de nombreuses et patientes recherche, alors que ces camarades équipés par la prod, non.
      Mais à l’écran, quand on connait mal ces uniformes (comme moi), ça ne choque absolument pas parce que ça ressemble quand même tà la silhouette du Tommy de cette époque. Y a que si on les avait mis en habit rouge que ça ferait hurler tout le monde.

    • « ceux qui ont accompagné Nolan »
      Vous savez…
      La technique de l’Argument d’Autorité, en mode…
      « C’est le Grand Nolan, et pis il s’est entouré avec des Grand Experts ! Et même que ces Grand Experts, ben y z ont accompagné le Grand Nolan ! Donc y peuvent pas avoir traité le boulot par-dessus la guibole, ni s’être vautrés comme des m..des !! »
      … ben par les temps qui courent… ça prend moyen.

      « ceux qui ont dit que le film est fidèle à l’histoire »
      Qui ça « ceux » ?
      Vous ? Qui êtes vous-même expert(e), cela va sans dire…
      Des critiques de cinéma ? Les annonceurs ? Les distributeurs, peut être ? Allez savoir…
      J’vous l’dis monbonMs’ieur/mabonneDame (y a des moments, la parité devient chiante…) : on est à une ère où la Confiance n’est plus tellement de mise.
      (Oh, au passage, se renseigner sur l’Histoire n’est pas forcément l’apanage des Historiens spécialistes…)

      « plus d’expérience que les vétérans »
      Minable. Invoquer l' »expérience » des « vétérans ». C’est simplement minable.
      Une façon pour vous de dire à l’OC et ses lecteurs : « ben allez-y, la faire, vous, la guerre ! », sans pour autant le dire. Chapeau.
      Non parce que si vous invoquez l' »expérience » de ceux qui ont survécu à ces boucheries, alors le seul moyen pour nous de surenchérir, c’est d’aller nous farcir une reconstitution à balles/obus réels. Pour… rivaliser, en « expérience », je vois difficilement d’autres moyens…

      « Bravo ! »
      Oh… vous savez, on a l’habitude !
      Je ne suis pas sûr que l’OC accepte les fleur z’et bouquets, mais si l’envie vous prend, essayez de contacter Diego.
      PS : Gare à la pelle. J’dis ça…

      • Soit pas vexé Fredo ! Tout ça parceque tous ceux qui sont légitimes à dire que le film est réaliste le disent faut pas se vexer ! Après bon si t’es sur de détenir l’absolue vérité en restant vautré derrière ton écran et te sens un meilleur niveau après avoir passé une heure sur Wikipédia plutot que les vétérans ou les historiens dont c’est le job ben je peux plus rien pour toi. OC on sait que c’est de la mauvaise foi mais certains d’entre vous se prennent vraiment au sérieux sans déconner. Si tu vas au cinéma en croyant voir un documentaire et que tu chouines après, fait pas chier ceux qui apprécient tout ce qui fait un film : la photo, la musique, la mise en scène. Tu dois être tellement occupé à chercher sur chaque plan un détail insignifiant qui date de 1941 au lieu de 1940 que tu ne peux apprécier un tel film… Par contre ce qui me déçoit c’est que l’OC fait un article sur ce film qui pour moi est plutot bon mais sèche des bons vrais nanar comme Spiderman ou Valerian qui pour le coup pourraient faire des articles savoureux

      • Haha ce torche cul de A à Z de ce bon vieux Fred. Ceux qui ont « accompagné » Nolan. Ben y’avait des vétérans. Qui lui disaient comment ça s’est passé, et notamment la scène du type qui se jette à la mer depuis la plage. C’était une vraie anecdote racontée par un « accompagnateur ».
        « Ceux qui ont dit que le film était fidèle à l’histoire blabla » -> A quel moment le type a parlé de lui ? Des critiques de cinéma, annonceurs etc. ? C’est dangereux dans un argumentaire d’associer à quelqu’un des dires ou cibler des personnes qu’il n’a pas énoncé. Dans ton torche cul Fred ça passe encore, il est ridicule, mais dans d’autres discussions ou d’autres circonstances c’est un jeu dangereux et perfide pour appuyer un argumentaire inexistant.
        Quant à l’annonce de l’expérience des vétérans, je pense qu’il voulait dire qu’il n’y a pas plus fidèle que leur expérience pour narrer quelque chose. C’est évident même. Mais ta petite parano lancinante te fait t’imaginer qu’il voulait dire « jvoudrais bien vous y voir, faut reconstituer ça à balle/obus réel ». N’importe quoi haha, t’es sacrément largué. Et quand bien même il voudrait dire ça, c’est pas avec des croûtons de ta catégorie qu’on l’aurait gagné cette guerre.

      • Les vétérans sont probablement les personnes les moins fiables que l’on puisse trouver. On parle de faits qui ont plus de 70ans et la manière dont fonctionne la mémoire fait que ces faits anciens se sont mélangés au cours du temps a d’autres faits qui peuvent n’avoir absolument aucun rapport.
        Le manque de fiabilité de la mémoire humaine est d’ailleurs la raison pour laquelle les témoignages n’ont presque plus aucune valeur juridique, même si les faits vécus ne datent que de quelques jours.
        Les photos et vidéos d’époque de Dunkerque sont ce qu’il y a de plus fiable et la on peut voir clairement que le film ne colle pas a la réalité, inutile d’argumenter contre ça, c’est un fait indéniable.

  52. Je ne crois pas dire de bêtise en disant qu’au moment de Dunkerque le Spitfire n’était pas encore entré en service, le cheval de bataille de la RAF étant le Hawker Hurricane. De toute manière, c’est bien celui-ci qui aurait été usité pour s’en prendre aux lents et patauds Stuka, les Spit étant assignés à l’interception des BF109 Messerschmitt. Et même si le Spitfire débutait, il n’était pas en assez grand nombre pour être engagé dans une bataille d’envergure (encore que si l’engagement se limite à 3 avions, le film puisse être crédible ; il s’agirait donc des 3 seuls Spit que la RAF pouvait aligner à l’époque…).
    A croire que les scénaristes se disent que peu importe : le public est présumé aussi ignare qu’ils le sont.

      • Tout comme Ztong. Le Spitifre était bel et bien entré en service au moment de la Bataille de Dunkerque. C’est d’ailleurs l’un de ses premiers engagements sur le continent, puisqu’il était jusque là cantonné à la défense des îles britanniques .
        Dénoncer l’usage de Spitfire dans ce film me parait déjà un peu gros, mais si en plus on déforme la réalité…

    • Vous vous trompez, le Spitfire Mk I est entré en service en 1938 et a été engagé au dessus des Pays-Bas dès le 13 mai 1940. Le 11 Group a assuré la couverture aérienne pendant l’opération Dynamo, alignait 7 squadrons de Spitfire, soit 200 machines environ (mais beaucoup plus de squadron de Hurricane, certes). 67 Spitfire ont été perdu pendant la Bataille de France, dont une bonne partie au dessus de Dunkerque. Au total 19 squadrons de la RAF volaient sur Spitfire à la mi-1940.

      Les chasseurs effectuant des patrouilles, ils s’en prenaient aux appareils ennemis rencontrés… Si un pilote de Spitfire croisait un Stuka, il n’allait pas se gêner pour l’abattre.

      Je précise que ce commentaire n’a rien à voir avec le film de Nolan, que je n’ai pas vu et que je ne compte pas voir.

    • Casse-toi avec tes pseudos connaissances en aéronautique, moi j’ai un ami qui a pris l’avion, c’est une de mes connaissances à moi, ça fait de moi un expert en aviation ? Non, alors dégage ton sale cul plein de merde.

      • Il l’a rendu après, l’avion ? Nan,parce que sinon c’est du vol.

      • Usurpator a encore frappé, mais Georges, vous avez autant de répartie que de margarine au cul!

  53. Bonne critique, et entièrement d’accord avec vous sur ce navet… Vous avez tout de même raté quelques absurdités au passage: au début du film, le héros semble faire quelques centaines de mêtres entre le moment où il se fait tirer dessus et celui où il arrive sur la plage (je ne pense pas que les Allemands étaient réellement à 200 m et que les 6 soldats Français leur ont barré le passage pendant 3 jours…)
    A un moment, il me semble qu’on voit une grue de port avec des containers standardisés à l’arrière-plan (qui si je ne m’abuse n’éxistaient pas en 1940…)
    Et puis le bateau échoué… Le bateau échoué… Un des personnages mentionne le fait que les tirs sont groupés, comme pour s’entrainer, et juste après on désigne un Jean-Jacques pour aller combler les trous…
    Que du bonheur…

  54. Moi, je me suis bien fait chier et je ne vais pas me triturer mon absence de cerveau à vous dire pourquoi. C’est comme ça, JE me suis emmerdé pendant 1h47 (oui ça n’a pas traîné à monter en moi). Restons succinct, soyons des connards odieux.

  55. Excellente critique et pour en rajouter : le pilote qui met le feu a son Spit’ qui flambe comme une crêpe suzette alors qu’il n’y a plus d essence dedans….

      • Surtout que toute la structure de l’avion est en bois.
        Pis, c’est pas comme si il y avait pleins de produits combustibles, comme de l’huile, l’alcool du circuit de radiateur, les différents machins hydrauliques.
        Parmi les c0nneries de ce film, celle-ci est l’une des moins pire.

    • L’exemple même du branleur qui cherche la petite bête sans rien connaître. Si t’avais été dans le tournage de ce film John c’est clair que t’aurais pas eu la place du réalisateur. La flèche que tu es aurait servi des cafés tout au plus.

  56. J’ai vu le film il y a deux jours, après avoir lu cette odieuse critique. Difficile de donner un avis, étant un aficionados de Nolan.
    Le film n’a clairement rien de réaliste et ce n’était certainement pas le but de Nolan. Ce qui agace le plus, même si on aime son style, c’est qu’il s’auto-parodie. Interstellar-inception sur la plage, c’est moyen. Et tous les soldats en train d’écouter du Hanz Zimmer à fond la caisse (double ration pour tout le monde!) pour fêter çà.
    Je pense que Nolan a d’avantage cherché l’exercice de style et à casser les codes du film de guerre (dans certaines limites très bien-pensantes) ce qui est tout à fait louable.
    Par contre, le traitement de la notion de temps dans le film est complètement ratée. On n’a aucune idée de la durée des évènements présentés. Une heure? un jour? Une semaine? Mon coeur balance. Surement le double effet kiss-cool-inception.
    Maintenant, je préfère avoir vu Dunkerque que le énième Spiderman ou la Bessonnerie qui ne valait rien. Rien que la bande-annonce me provoque des remontées gastriques.
    Tiens, il y a de l’écho.

    • Je pense que c’est clairement dit de la part d’un « aficionado de Nolan » revendiqué* : « le film n’a clairement rien de réaliste », « il s’auto-parodie », « le traitement de la notion de temps dans le film est complètement raté » mais  » je préfère avoir vu Dunkerque que le énième Spiderman ou la Bessonnerie » ! traduction : je préfère avoir vu cette daube, plutôt qu’une daube pire encore ! Moi , naïvement, de la part d’un « aficionado », je m’attendais à un déluge d’éloges dithyrambiques …. tout se perd !

      *je ne pense pas qu’il existe de cure pour ça, il y en a qui ont essayé du Max Pecas à haute dose, sans succès …

      • Si toi y’en a pas comprendre, si toi y’en a pas aimer, toi y’en aller te faire voir ailleurs.

  57. Je sors du ciné et j’ai lu cet article dans la foulée.
    Ça devient ridicule cette mauvaise foi insondable dont fait preuve l’OC régulièrement sur les Nolan.
    Les bouffe-paquet habituels de ce site, calmez-vous, commencez pas avec vos « nan mais c’est normal qu’il fasse preuve de mauvaise foi, c’est le principe ! Comment t’as rien compris ! ».
    Là il faut être malhonnête intellectuellement pour affirmer que ce film n’est pas bon. Ou un ancien prof rageux qui ne supporte pas que qui que ce soit d’autre raconte un épisode historique, genre  » nooooon c’est pas comme ça que ça s’est passé, MOI je sais comment ça s’est VRAIMENT passé, et c’était trop pas comme toi tu dis!!! ».
    Les survivants de l’époque qui sont allés voir le film et qui EUX y étaient à Dunkerque affirment avoir eu la sensation d’être de retour là-bas.
    Eux savent de quoi ils parlent hein, ils répètent pas ce qu’ils ont lu dans des bouquins en prétendant mieux savoir que tout le monde.
    Et les Français ne sont absolument pas mésestimés dans ce film, bien au contraire, il y’a à plusieurs reprises des dialogues et des scènes (dont une métaphorique certes mais encore faut il ne pas être occupé à chercher le moindre détail technico-technique insignifiant juste pour étaler sa science par la suite…) qui insistent bien sur le fait que l’armée française se sacrifie pour contenir les allemands et que les politiques britanniques de l’époque se sont bien comportés comme des salopes avec nous en retour.
    J’ai très bien compris le principe des spoils de l’OC mais là il n’y a QUE de la mauvaise foi.
    Et ça commence à devenir franchement lassant…

    • Cher,
      reprenons rapidement les points que tu évoques.
      D’abord, tu parles de malhonnêteté intellectuelle. Waouh. Du lourd. C’est maintenant que tu t’en rends compte ? Après les critiques de Interstellar et Inception ? Du très très lourd.
      C’est un énième film de guerre. Sur un sujet vu et revu. Et que je n’ai pas trouvé si intéressant. Du coup, pour moi c’est un des Nolan que j’ai vus les moins appréciés.
      Ensuite, l’avis des vétérans qui y étaient : on s’en branle, Didier. Il y a UN survivant qui est allé au cinéma, et qui a été ému aux larmes. Cool. Ca veut sûrement dire que tous les autres pensent la même chose.
      Du coup, non, tu n’as pas compris le principe des spoils de l’OC. Tu rages tout seul devant ton PC parce qu’un mec s’en prend à un film que tu as aimé. Tu verras, quand la puberté sera passée, ça ira mieux.

      • Cher suce-baloches de l’OC,

        Visiblement tu fais partie de ces fanboys de l’OC qui n’ont toujours pas compris que ce film n’est pas un film de guerre. L’OC l’a très bien compris, lui, même s’il fait semblant du contraire et ce qui en dit long sur la façon dont il considère la majorité de son lectorat dont tu fais partie (désolé petit bouffe-paquet, tu t’en remettras).
        Donc je pense que SI, j’ai bien compris le principe des spoils de l’OC, mieux que toi visiblement, et du coup il me semble que le « rageux » comme tu dis, en réalité c’est toi.

        J’aimerais pouvoir te dire que pour toi aussi ça passera, mais ce n’est pas le cas.

      • « C’est pas moi le rageux, c’est toi! Et pis d’abord j’ai mieux compris que toi ! D’abord! Ouh ! Vilain fanboy pas bô! Lêche-pneu ! »

        Pour que la puberté passe faut d’abord y arriver. Là, ça fait visiblement un paquet de temps que Violator est coincé à ses 6 ans.

      • La seule chose dans laquelle je suis resté coincé, c’est ta mère cette nuit.
        Je ne dis pas ta femme parce que je suis persuadé que tu n’en as pas.

        Un autre commentaire aussi intéressant et utile à soumettre peut-être ?

      • Je disais ça dans l’espoir que le niveau se relève un poil. Mais ces 2 dernières vannes d’une qualité rare ont achevé de me convaincre: tu as la pertinence et l’originalité de la photocopie du premier chapitre d’une contrefaçon « d’insultes pour les nuls ». Allez tchao, je te laisse à ta médiocrité.

      • Oh punaise ça va?? Tu t’es pas mis à saigner du nez pour la trouver ta vanne pourrie?
        Non parce qu’on sent bien que t’as essayé de répondre un truc mordant hein!
        C’est dommage du coup cette impression que tu l’as piquée à kev adams ta blagounette.
        Allez tchao, je te laisse à ton étude du « sens de la répartie pour les nuls ».

      • Tout ça. Ca a du fumer sérieusement la haut, attention au surmenage.

  58. Cher Connard, malgré ton immense sagesse, je me vois dans l’obligation de te signaler ton erreur lorsque tu affirme que les stukas ne faisaient pas de piqués… En effet, ces mythiques saloperies étaient bien des « bombardiers en piqué » , équipé de systèmes pour éviter que les bombes ne heurtent l’hélice et pour redresser l’appareil si le pilote venait à perdre connaissance suite à l’accélération; « Stuka » est d’ailleur l’abréviation de « Sturzkampfflugzeug » qui signifie « bombardier en piqué »
    bonne continuation pour le blog sinon tu fait un excellent boulot !

    • @Paul, c’est justement ce que Monsieur Connard reproche : dans le film les Stukas ne fond pas de bombardement en piqué.
      Peut-être qu’avec la moitié du salaire de Nolan on aurait pu payer des figurants dignes de ce nom sur la plage plutôt que des cartons…

      • Bah si, Un Stuka fait une attaque en piqué sur le yacht de celui que Connard appelle Touvieux. Et c’est précisément parce que ce brave gentleman (qui n’a rien d’un marin-pecheur) l’a pigé qu’il s’en sort.

  59. Ah oui et aussi ça me rigoler tous ces soi-disant anachronismes relevés dans le film par l’OC et ses fanboys, genre l’architecture jugée trop moderne etc… Pour seul exemple, les fameux volets roulants qui font tant se gausser certaines personnes, ça existe depuis le 19eme siècle…
    Alors avant de prétendre que le réalisateur n’a même pas pris la peine de se renseigner avant de faire son film, certains devraient balayer devant leur porte.

    • Oui enfin on voit quand même un radar conduite de tir et un sonar remorqué sur le destroyer. Ils auraient au moins pu tenter de les cacher / transformer.

      De même que le dragueur de mine au mouillage sur certains plans (on voit clairement l’ancre à l’eau) et sans jamais la moindre fumée des machines ça fait tâche. Et c’est toutes ces petites choses accumulés qui nuisent clairement à l’immersion.

      • Encore une fois, vous prenez en exemple des choses qui existaient à l’époque.
        Les systèmes de guidage de tir existent depuis la seconde guerre mondiale justement, les sonars depuis la première.
        La seule chose qui nuit à l’immersion à mon avis, c’est de chercher constamment le moindre défaut dans chaque plan juste pour pouvoir bitcher entre gens tellement intelligents derrière…

      • Je plains sincèrement les gens qui vont voir ce genre de film à l’affut de chaque détail pour descendre le réalisateur. Pour ma part j’y ai aucunement prêté attention, j’étais concentré sur ce que je ressentais. Et c’était solide.
        Tu vois la vie au travers du même prisme ? A la recherche de chaque détail foireux qui peut ruiner une expérience ? Simple question.

      • Ben ptet’ qu’il étais concentré sur ce qu’il ressentais. Et que c’était foireux. Et qu’une fois son expérience foirée, il en a cherché les causes. Tu vois la vie à travers le même prisme ? Tout ceux qui ne ressentent pas les mêmes choses que toi sont des aigris ? Simple question.

      • L’escorteur d’escarres Maillé-braisé qui sert dans le film doit être classé au monument hystérique, d’où la difficulté d’y faire des modifications, fussent elles mineures. Et dieu sait que j’aime les mineures.

    • Il n’y a eu aucune retouche de la ville de Dunkerque, on voit les grues à container, la raffinerie, les fenêtres en PVC, les lampadaires, les antennes de TV, des immeubles des années 60 et après, etc.. je commence à penser que tout ceci est volontaire, comme si le visage de la ville montré à l’écran, datant de l’après guerre, faisait partie de la trame narrative du film en préfigurant son destin. Nolan aurait pu tourner en Irlande ou en Australie ou en studio et reconstituer la ville telle qu’elle l’était en 1940, mais quel intérêt ? Il a choisi de tourner la où les évènements se sont déroulés, et télescoper les temporalités. Il serait vaniteux de prétendre à faire une reconstitution parfaite (comme l’auraient souhaité l’OC et nombre de ses fanboy) car le cinéma est un art de la simulation. Les seules images véritables de cet événement sont les photographies et les films pris à l’instant T, et rien d’autre. Reconstituer une réalité expirée, ne serait que depuis quelques secondes, est une simulation. Reste les souvenirs, les témoignages.. le film nous les raconte très bien, car c’est d’une histoire dont il s’agit.

      • Oh, monsieur, vous savez, souvent, je ne dors que d’un œil ouvert. Pour passer ces heures sombres, je choisis avec précautions ma compagnie, et parfois les draps se déchirent.
        Nous savons, aussi parfois, tout ranger, quand il le faut.

  60. j’en ris encore ton article est excellent wouaf et je confirme, j’ai décroché après le 10ième velux que je voyais sur le toit des habitations mdr

    • L’escorteur d’escarres Maillé-braisé qui sert dans le film doit être classé au monument hystérique, d’où la difficulté d’y faire des modifications, fussent elles mineures. Et dieu sait que j’aime les mineures.

      • T’es un drôle, toi, tu usurpes les réponses des autres ?

      • Usurpator parle à Usurpator. Ca a autant de sens que quand tu met deux I.A. en face l’une de l’autre.

    • Velux est une marque déposée, trouduc. En vrai ça s’appelle un châssis de toit ou une tabatière, et ça existe depuis le 18e siècle. Maintenant, retourne dans le vagin de ta mère, il y fait frais et y’a des chips.

  61. D accord avec la plupart des commentaires même si pour étre honnête et malgré mon intérêt pour la seconde guerre mondiale, j ai été emporté (désolé ☺). Voir 3 spit dans les airs m éclaire le visage… ce qui m attriste le plus sont que la plupart des gens avec lesquels je parle ne connaissent pas cet épisode de la guerre (c est finalement récent et un fait important du début de la guerre) et surtout que 90% des gens vont prendre ce qui n est qu un film traité d un point de vue esthétique pour un documentaire!!!!! Il remplira son rôle s il pousse les spectateurs à découvrir leur histoire et donc à remettre le film à sa place (perso uniquement un bon moment de ciné pour un spectateur lambda que je suis).

  62. Sérieusement ?
    Franchement, Connard, vous prenez vos lecteurs pour des cons, ou vous faites semblant ?
    Parce que, sincèrement, ou vous n’avez pas compris le film (ce que je suis loin de croire), ou vous vous foutez de la gueule du monde en général et de vos fanboys en particulier.
    Parce que quand je lis les élucubrations d’un « blogueur influent » qui prétend descendre un film sous prétexte que tel avion qu’on voit pendant dix secondes à l’écran (le Fokker de WonderWoman) n’était plus en service à telle date, et qu’on fait semblant de ne pas voir la différence entre un chalutier et le bateau de plaisance d’un aristo (qui, au passage, doit avoir mon âge, puisque l’acteur a mon age) dont le fils semble sortir d’Eton, tout ce que je me dis, c’est que le reste de vos « spoilers » est du même acabit. Et ce ne serait pas plus grave qu’autre chose si vos fanboys ne prenaient pas votre « mauvaise foi » pour argent comptant.

    Pas amicalement. Signé Toutevieille (qui doit effectivement être trop vieille pour ces conneries).

  63. Et une petite critique de Valérian, cher Odieux ? Pour consoler les masses ayant grandi avec la BD et se sentant un peu chafouins.

  64. Tu dis: »Et pour plus de sport, puisqu’il arrive face au bombardier, en plein sur son point faible, à savoir le cockpit.. Bob va gentiment derrière-lui, fait demi-tour, et l’attaque par l’endroit le plus défendu et où il fera le moins de dégâts.  »
    Je n’ai jamais piloté un spit mais pour descendre un bombardier, c’est plus facile de voler derrière lui à la même vitesse (vitesse relative 0km/h) que faire une passe frontale où les vitesses des avions s’ajoutent.
    Faites le test, essayer de lire la plaque d’immatriculation d’une voiture roulant dans le sens inverse du votre et essayer de lire la plaque de la voiture qui roule devant vous.

    A part ce point, je plussoie l’OC. Perso, c’est la plage immaculée qui m’a le plus marqué, gêné.

    • C’est pourtant une tactique que les pilotes de chasse allemand ont tenté, face aux quadrimoteurs américains…. Mais vous avez raison : la vitesse de rapprochement limite fortement le temps de visée et rend l’entreprise dangereuse. Par contre, on savait déjà que, pour abattre « confortablement » un bombardier, il fallait se placer dans les angles morts de sa défense. Mais, les pilotes de Spitfire ayant peu ou pas connu le combat lors de leur engagement au-dessus de Dunkerque, ce n’est pas forcément choquant de voir le « héro-pilote » attaquer le bombardier par l’arrière. Par contre abattre cinq avions dans le même combat…

  65. Je suis Dunkerquois et habite Dunkerque. Pour ma part, je préfère à tous les niveaux le  » small is beautifull  » que le gigantesque et les effets… J’ irai voir le film, mais je ne me précipite pas…

  66. Parce que s’en est presque trop beau : http://www.journaldugeek.com/2017/08/07/quand-christopher-nolan-voulait-tourner-dunkerque-sans-script/

    Nolan : « J’en suis arrivé à un point où j’ai compris la portée, le mouvement et l’histoire que je voulais que le film transmette […]. J’ai dit, : « Je ne veux pas de script. Parce que je veux juste le montrer », c’est presque comme si je veux juste le mettre en scène et le filmer ».

  67. ben dis donc …
    quelle avalanche de commentaires issus du cerveau fertile de  » l’homo ( terme générique embrassant la femme ) webus  » ! de quoi faire exploser le compteur du blog ! ça change des experts en expertise qui pontifient ici d’ordinaire !
    des insultes à caractère sexuel à la pelle !
    un grand dévoyé et une violette timide qui jouent aux boules entre minuit et les couvertures sur un air de Prokofiev …
    des confidences imprudentes sur un penchant pour la pédophilie …
    une ( réjouissante ) grossièreté .
    on sent comme une libération . la cour de récréation vire au lupanar !
    et je m’étonne , oui : je m’étonne que personne ici ne s’appelle Rappaport .

  68. Odieux, je respecte grandement votre travail que je suis depuis plusieurs années, et je sais que c’est votre rôle de détester chaque film que vous allez voir.
    Mais à quel moment Nolan précise que son film est en fait un documentaire historique? Dunkerque est certe basé sur de faits réels, mais justement il se sert de ces évênements pour raconter l’histoire de ces personnages qu’il a imaginés. Le film ne se veut pas réaliste, le film se veut artistique. La plage impeccable et les soldats bien rangés en file indienne, c’est un choix dans la réalisation de Nolan pour produire des plans mangifiques. Pareil pour la scène d’ouverture etc…

  69. Odieux, je respecte grandement votre travail que je suis depuis plusieurs années, et je sais que c’est votre rôle de détester chaque film que vous allez voir.
    Mais à quel moment Nolan précise que son film est en fait un documentaire historique? Dunkerque est certe basé sur de faits réels, mais justement il se sert de ces évênements pour raconter l’histoire de ces personnages qu’il a imaginés. Le film ne se veut pas réaliste, le film se veut artistique. La plage impeccable et les soldats bien rangés en file indienne, c’est un choix dans la réalisation de Nolan pour produire des plans mangifiques. Pareil pour la scène d’ouverture etc…

  70. Heu je comprend pas l’image des avions qui survolent le chalutier : c’est avant ou apres que le leader ait été abattu ?
    Parce que si c’est après y’a un avion en trop

  71. Je tape « Stukka » sur google et le premier choix qui s’offre a moi, c’est cet article. Y a rien a dire, même Google peut avoir du goût.

  72. Merci pour cette belle critique, qui m’a bien fait rire. J’ai vu ce film, et hélas comme bien souvent depuis quelques années, je sors du cinéma avec un goût de « merde », en me disant que je ne devrais plus y aller, si c’est pour être toujours déçu.

    J’ai vu il y a peu sur Arte « Week End à Zuydcoote », retraçant la même histoire, et quelle fut ma stupeur quand j’ai vu plein de véhicules sur la plage, des bidons d’essence (d’ailleurs Belmondo en perce en disant qu’il faut mieux pas y laisser aux boches), des caisses d’armes, des voitures, des charrettes, des canons. Il y a même des bâtiments en flamme.

    Et dire qu’environ 50 ans après, un autre film sur le même sujet sort et y’a rien de tout ça….

    Bref, Nolan sait faire du bon, mais la, c’est complètement raté!

  73. Avec autant de branlettes intellectuelles de part et d’autre, j’espère au moins que certains d’entre vous ont joui ?

  74. Cher Odieux, à la lecture de cet article, je me suis posé une question. Ma référence personnelle en matière de film de guerre est « Lettres d’Iwo Jima » de Clint Eastwood qui, à l’inverse de ce Dunkerque, visiblement, n’y va pas avec le dos de la cuillère en matière de violence (aussi bien physique que morale; une des scènes les plus dures étant celles où des soldats se suicident à tour de rôle avec des grenades). Justement, je me demandais: est-ce une représentation réaliste de la WW2 ou est-ce que ça en fait un peu des tonnes pour l’amour du spectacle ? J’imagine que le récit se déroulant à l’autre bout du monde, c’est plus difficile d’en juger que quand ça se passe « au pays », mais sait-on jamais…

  75. Si vous voulez voir des jolies images de Dunkerk en 1940 ds un film, regardez « Atonement », traduit en « Reviens moi » en francais (ce qui prouve que les gens qui traduisent les titres de films 1- ne comprennent pas l anglais, 2- st incapables de saisir l enjeu d un film. En plus pr justifier ca l actrice dit genre 4 ou 5 fois « reviens moi » ds la VF alors qu elle le dis qu une seule ds la VO). Enfin bref, malgre la mediocritee des traducteurs, le film est tres bon, et les images de Dunkerk y st, je pense, tres realistes.

  76. Sérieusement, je ne comprends pas les commentaires sur les quelques fautes d’orthographe ou certains points de détails infimes de cette magnifique critique de Monsieur, ou plutôt Maitre Connard.
    En ce qui me concerne, je viens de voir le film à l’instant, et j’ai lu cette critique juste après.
    Je peux affirmer solennellement que j’ai passé un bien meilleur moment en lisant la critique qu’en regardant cette étron de Nolan.
    Donc bravo Maitre Connard, car en plus de m’avoir fait pleurer de rire, je trouve que cette critique est d’utilité public afin d’attirer l’attention sur la généralisation d’un abrutissement historique et intellectuel déféqué bien trop souvent par les productions américaines et leurs réalisateurs peu regardants (en même temps pour 20 M$).

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