Valerian et la cité des mille plantages

« C’est bon Monsieur Besson, nous avons les droits d’adaptation de Tintin et Milou !« 

Le cadre agite joyeusement les contrats fraîchement signés et les dépose sur le bureau de son employeur, qui se gratte la barbe avec satisfaction.

« Parfait. Bon par contre, je trouve que « Tintin et Milou« , c’est un peu long à lire. Il faudrait faire plus court. Genre n’en garder que l’un des deux. 
– Mais, Monsieur Besson…
– Ho, ça va, au début la BD aussi portait juste le nom de l’un des deux ! Alors hein, bon. Je propose que l’on appelle ça « Milou« .
– Heu… est-ce que vous êtes sûr ? 
– Oui.
– Je… très bien Monsieur Besson. Bien, donc « Milou« . Je vais commencer les recherches pour un petit chien blanc.
– Non, oubliez. Je veux que ce soit un pitbull.
– QUOI ?! Mais enfin, vous n’y pensez pas !
– Je ne quoi ? Commencez pas avec vos mots bizarres. Bref, trouvez moi un pitbull. Noir. »

L’employé se frotte les yeux tout en laissant s’échapper un long soupir.

« Écoutez Monsieur Besson… pourquoi avoir racheté les droits d’une oeuvre si c’est pour en faire n’importe quoi ?« 

Luc Besson part d’un grand rire.

« N’est-ce pas l’essence même d’Hollywood ?« 

Vous trouvez cette scène fictionnelle exagérée ? Alors c’est qu’il est temps de parler de Valérian et la cité des mille planètes, le film tiré de la BD Valerian et Laureline, mais où entre les deux, Laureline a visiblement fait le saut. Ho, et Valerian rajeuni de 20 ans. Et changé de personnalité. Tout comme Laureline. Et puis de couleur de cheveux et puis…

Maintenant, relisez la scène ci-dessus évoquant Tintin et Milou. Ça vous paraît débile ?

Hé bien vous n’avez encore rien vu.

Spoilons, mes bons !


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L’affiche : il y a des flammes. Mais surtout, le stagiaire lens-flare était visiblement très en forme.

Tout commence par des images de la conquête spatiale terrienne, et de la première station spatiale internationale. Qui s’est peu à peu agrandie à force d’accueillir des équipages venus de toujours plus de pays : Russie, Chine, Inde, Luxembourg… toutes les superpuissances sont là. On assiste donc à l’arrivée de nombreuses nations, qui chacune ajoute sa petite touche à la structure (la France, par exemple, la tague puis la fait tomber en panne), alors que les décennies passent. Et puis voilà : un beau jour, l’humanité découvre qu’elle n’est pas seule dans l’univers, et ce sont des extra-terrestres qui viennent s’installer dans la station.

Alors bon, au début, ça gueule un peu « Ouiii, les extra-terrestres, moi j’les connais, ils viennent que pour la CAF, ça te fait 28 larves et c’est nous qui payons pour, en plus, ils écoutent de la musique super forte dans leurs vaisseaux, moi j’vous dis, faut rester entre humains » mais avec le temps, tout s’arrange.

À force, la station est devenue monumentale, au point que c’est une véritable cité spatiale où se croisent des espèces venues des quatre coins de la galaxie. Cette station, « Alpha », est donc gentiment surnommée la cité des mille planètes, mais a un petit souci : elle est devenue si grosse qu’elle menace la Terre autour de laquelle elle orbite. Usant de ce motif, la Terre décide de faire greffer plein de petits réacteurs à la station et de l’envoyer explorer l’espace, voilà, parce que c’est connu, une station spatiale bordélique, c’est super pratique pour explorer.

En réalité, c’était bien évidemment un plan pour dégager tous ces étrangers qui flottaient dans leurs préfabriqués un peu trop près de chez nous : l’opération « Calais » est un succès. Ils sont forts ces humains.

Laissons passer quelques siècles, et allons ailleurs dans l’univers, et plus exactement sur la planète Mül. Un lieu fort agréable s’il en est, puisque cette planète propose d’immenses plages de sable fin, des mers bleues et claires, et ben évidemment, des vendeurs de chouchous à n’en plus finir. Et figurez-vous que la planète est habitée par une race paisible, les Mülets, nommés ainsi en raison de leurs problèmes capillaires. L’occasion de découvrir la princesse locale, Zumba, qui porte ce nom en référence au fait qu’elle passe son temps à danser et à s’étirer en boucle d’une manière tellement ridicule que l’on a secrètement envie que la plage où elle déambule se transforme en Omaha. Hélas pour nous, point de tir de MG42 sur la bougresse, qui continue à danser et à s’étirer sans fin tout en échangeant des regards langoureux avec un pêcheur du cru. Pêcheur de perles pour être exact, car nous assistons à un rituel fort important pour les Mülets : les pêcheurs tirent des perles de la mer, ce qui fera joli sur leurs maisons en coquillages, puis s’en vont chercher un transmuteur.

Alors qu’est-ce qu’un transmuteur me direz-vous ? Je pose mon cigare, j’attrape ma pipe et voyons ensemble : c’est une petite créature qui une fois qu’elle avale quelque chose, en chie littéralement des centaines de copies. Le transmuteur est donc un animal fort populaire sur la planète, puisqu’il sert aussi bien de photocopieuse que de machine à faire de la monnaie, ou bien, quand les enfants sont joueurs, ils lui font manger un tacos. Ce qui résulte généralement en une sorte d’apocalypse mexico-fécale interdite dans six galaxies différentes.

Mais passons, et écoutons plutôt le roi de Mül expliquer ce que son peuple fait des transmuteurs.

« Comme trois fois par an, nous utilisons les transmuteurs pour multiplier les perles et les rendre à la nature ! Ainsi, la nature nous nourrit, et nous la nourrissons en retour ! »

Nous en déduirons que les Mülets sont particulièrement cons, puisqu’à quoi bon se péter le dos à pêcher des perles quand ils peuvent simplement en pêcher une, la filer aux transmuteurs, et se rouler dans les perles jusqu’à la fin de leurs jours sans jamais emmerder Mère Nature ?

Mais apparemment, quelqu’un a oublié de relire son script, et nous avons donc une race de profonds débilous, ce qui pour la première scène, entre ça et la princesse Zumba, donne l’impression d’être au milieu de la population qui hante les pages Facebook dédiées aux photos de chiens et aux enfants disparus.

Fi de toutes ces considérations : ce doux paradis est soudain ébranlé par un terrible cataclysme ; en effet, des boules de feu traversent le ciel pour aller s’écraser ici ou là dans de longs panaches de fumée ce qui est mauvais pour le bilan carbone local. Et ce sont plus que des cailloux spatiaux : ce sont des vaisseaux inconnus qui s’écrasent sur Mül !

Le roi et ses fidèles courent jusqu’à l’un des vaisseaux écrasés pour l’explorer, et tombent nez-à-nez avec ce qui ressemble à un croiseur de l’espace. À peine y sont-ils rentrés qu’ils aperçoivent un gigantesque vaisseau, des centaines de fois plus gros que leur propre trouvaille, rentrer dans l’atmosphère pour venir s’écraser sur la planète, déclenchant ce faisant une explosion cataclysmique. Vite ! Le roi ordonne à ses troupes de verrouiller les portes du vaisseau dans lequel ils ont trouvé refuge, ce qui fonctionne, mais pouf, la poignée pète. Car oui, c’est un sas pour protéger du vide spatial, mais pour des raisons de coût, visiblement, il était équipé de l’équivalent d’une poignée de salle de bain de résidence étudiante.

Ce qui est ballot car qui était encore dehors et vient tambouriner au carreau ?

« Papa ! Ouvre-moi, c’est Zumba ! J’étais trop occupée à danser et à m’étirer comme une débile pour penser à me mettre à l’abri plus tôt !
– La poignée est pétée !
– Papa, je ne t’entends pas, la vitre est trop épaisse !
– Je dis : la poignée est pétée !
– Je n’entends pas ! Explique-moi mieux ! »

Papa lève son majeur, et Zumba comprend mieux qu’elle est comme qui dirait, niquée (c’est un terme local pour dire « bien embêtée« ). Faisant fi de cette grossièreté, et alors que l’explosion cataclysmique arrive jusqu’à elle, Zumba ne se contente pas de mourir, non, elle se transforme en espèce de vague d’énergie bleue et…

…sur une autre plage, ailleurs, un certain Valérian est brusquement réveillé de sa sieste après avoir rêvé de perles, de tacos, de zumba et de majeurs tendus, mais tout cela est un peu confus. Pendant qu’il se remet, parlons un peu de Valérian.

Valérian est une espèce d’adulescent avec une coupe de cheveux nous donnant envie d’ouvrir un salon intitulé Adolf Hitl’hair pour le remettre dans le droit chemin capillaire. Il a le charisme d’une poule trépanée, et un jeu d’acteur relativement proche. Voilà qui nous vend du rêve. Mais il n’est pas seul car voici qu’approche Laureline !

Laureline, qui est donc désormais elle aussi plus ou moins adulescente, blonde, souffre du syndrome de Mary-Sue, comprendre qu’elle sait tout sur tout, a toujours raison et est parfaite, mais surtout, a un don fabuleux : elle est ventriloque. En effet, le doublage est complètement raté, et à plusieurs reprises durant le film, vous aurez l’occasion de voir Laureline s’exprimer sans bouger les lèvres, ce qui est assez bluffant. Sûrement un hommage à Jeff Panacloc, ou à Tatayet, c’est difficile à dire.

Bref. Laureline, s’inquiète :

« Valérian, tu as l’air tout chamboulé, as-tu fait un cauchemar ? Veux-tu que l’on sorte de ce simulateur de plage ? Car oui, nous sommes dans un vaisseau ?
– Hmmm. Rien de grave. Bon… JE PEUX TE FAIRE UN BISOU ?
– Que… Valérian ? 
– BISOUUU ! BISOUUUU !
– Valérian bordel, mais qu’est-ce qu’il se passe ?
– GNE VEUX COUCHER AVEC TOI ! 
– Valérian, écoute, tu vas te calmer.
– MAIS GNE VEUX COPULER GNNNNN !
–  Je… je veux une relation sérieuse, alors tu ne m’intéresses pas, maintenant, tu te calmes.
– ALORS GNÉPOUSE MWA ! »

Et attention, c’est comme ça tout le film. Valérian passe son temps à demander à Laureline si elle ne veut pas lui rouler un patin/coucher/l’épouser, ou les trois à la fois. Ses testicules dansent le sabbat dans son slip, il est grossier au motif qu’il a très envie de sexe, mon diagnostic est sans appel :

Valérian est atteint du syndrome de Gilles de la Turlutte.

Sur le cou de Valérian, nous pouvons apercevoir son traducteur intergalactique, qui lui permet de dire « Wesh gazelle » dans plus de 6 millions de dialectes.

Si vous pensez que quelqu’un chez vous en est atteint, faites le test : emmenez-le vers un banc. S’il s’assoit naturellement sur le dossier plutôt que l’assise et se met à pousser des sifflements ou à exiger que le tout venant lui réponde, il ne faut plus hésiter : il est temps de le faire piquer.

Mais bref.

Revenons à Laureline et Valérian, puisque Valérian insiste : il aimerait glisser son trilili dans Laureline et le fait savoir avec autant de délicatesse que la presse française devant un transfert de joueur de foot. Laureline lui signale qu’elle n’est pas intéressée, lors d’une scène pas du tout déjà vue où alors qu’ils ont quitté leur plage holographique pour retourner dans leur vaisseau, et alors que Valérian la harcèle toujours, elle s’arrête devant plein de boutons et de machins qu’elle pousse et fait semblant de prendre des notes pour nous faire comprendre que Laureline est l’intellectuelle appliquée du groupe, et Valérian le chien fou mais talentueux. La scène est aussi l’occasion de nous dire que Laureline n’est que sergent, mais sortie super bien notée de l’école de ventriloquiede formation du gouvernement galactique, alors que Valérian est déjà major, mais parce que c’est une tête brûlée qui a du résultat.

Ne faites pas attention à ce bruit : c’est moi qui baille devant tant d’originalité.

Pendant que Valérian continue à demander à Laureline si elle ne voudrait pas coucher/l’épouser, et qu’elle continue à lui dire que ça ne l’intéresse pas depuis cinq longues minutes, ils vont au poste de pilotage où ils ont un appel du ministre de… du ministre de l’espace, on va dire.

« Laureline. Valérian.
– Wesh ma caille.
– Valérian, ne commencez pas ou je vous offre un hoverboard pour compléter votre panoplie de relou des rues. Bref, je tenais à vous rappeler que la mission du jour est super importante. Vous devez récupérer un transmuteur, une créature très rare, la dernière de son espèce, en vous rendant sur Fonvert, la planète des effets spéciaux sans intérêt. Bonne chance à tous les deux.
– Méwé gros. »

Le vaisseau de nos héros arrive donc sur Fonvert, une planète désertique ou quelques mercenaires locaux les attendent pour les accueillir. Ils leur expliquent le principe : Fonvert est une planète où cohabitent deux dimensions. Une déserte, celle que l’on voit, et une autre où la planète est recouverte d’un marché géant abritant plusieurs millions de boutiques et autres échoppes. Et c’est dans l’une de ces échoppes que nos héros doivent se rendre pour stopper la transaction entre brigands qui souhaitent s’échanger un transmuteur. Un des mercenaires explique comment s’y prendre à Valérian.

« Bien, Valérian, voilà le plan. Toi, tu te fais passer pour un touriste et tu enfiles un casque qui permet de voir l’autre dimension. Tu y rentres, tu quittes le groupe, et tu vas retrouver un contact qui va appliquer sur toi un produit qui te rendra invisible dans la dimension en question. Ensuite, il va te confier un boîtier qui te permet de faire passer un objet d’une dimension à l’autre. Donc tu y glisses ton bras avec ton arme, et paf ! Tu deviens une arme flottante dans la dimension du marché ! Tu es invisible ou presque, mais capable de menacer les méchants en pleine transaction !
– C’est super génial ! Et Laureline ?
– Elle, pendant que tu menaces les méchants, elle ne change pas de dimension. Elle arrive juste à pied, a elle aussi une boîte à changement de dimensions, mais s’en sert simplement pour récupérer le transmuteur.
– Parfait ! On y v… que ? Attendez, il y a un type qui lève la main dans votre équipe. Vous êtes ?
– Le caporal Roudoudou, Monsieur. 
– Et ?
– Non, je voulais juste dire : pourquoi tout ce plan super compliqué ? Si Laureline peut simplement arriver à pied et récupérer le transmuteur avec son boîtier, d’où vous vous emmerdez ? Elle n’est pas dans la dimension du marché, donc elle est invisible ET invincible puisqu’elle n’est pas là. Par conséquent, il lui suffit de récupérer l’objet et merci bonsoir. Aucun risque, et ça prend deux minutes. 
– … ouais mais… en fait… cette planète, cette histoire de deux dimensions et de Valérian qui est-dans-l’une-mais-en-fait-non-mais-si-mais-invisible-mais-non-car-il-a-besoin-d’un-boîtier-pour-son-arme-mais-non, c’est juste pour claquer des millions en effet spéciaux et faire des courses poursuites de merde.
– Ah. Je vois.
– Tant mieux. Parce que vous êtes viré, caporal Roudoudou. »

Nous avons donc une loooongue scène où Valérian s’infiltre sur le marché dimensionnel, devient invisible, rentre dans la boutique où des méchants font la transaction, et assiste à une scène où une espèce de Hutt vend un transmuteur de Mül à deux… Mülets ! Ce qui interpelle Valérian, qui reconnait les gens de son rêve de début de film. Le vendeur du transmuteur connait ses propriétés, mais le vend. Ce qui est stupide, puisqu’à quoi bon le vendre alors qu’il peut produire de la richesse à l’infini ? Mais là encore : personne n’a relu le scénario.

Valérian fait jaillir son arme dans la dimension du marché, et aidé de Laureline et de son boîter, récupère le transmuteur et même l’étrange perle que les Mülets proposaient comme paiement, puis, holala son boîtier est cassé pendant qu’il tentait de quitter la boutique (à quoi bon ? En quittant la dimension… c’était instantané ! Mais là encore, tout se casse la gueule), son bras est donc coincé dans la dimension du marché, donc course-poursuite, donc bagarre, puis retour à la dimension normale (c’est confus ? C’est normal, le scénario se casse la gueule, on ne sait jamais ce qui est dans une dimension ou non, ou pourquoi Laureline y est invisible naturellement alors que Valérian avait besoin d’un truc spécial, c’est raté sur raté), réparation expresse du boîtier par Laureline (qui vire des câbles – vraiment – et pouf, ça remarche et le bras de Valérian est libéré de l’autre dimension, comme quoi, c’est facile l’électronique), re-course-poursuite avec des gardes et des bestioles lâchées sur eux, re-bagarre où tous les mercenaires alliés à nos héros meurent ce qui arrange tout le monde, et hop hop, retour au vaisseau, avec un transmuteur et une perle mystérieuse qui d’après les scanner « renferme 20 fois plus d’énergie que tout ce vaisseau« . Dans le doute, je la mettrais en sécurité, mais Valérian étant con, il joue avec. Les perles radioactives, c’est rigolo. Plus je regarde le film, plus je sens que Valérian est ce genre de personne capable d’arriver aux urgences avec une perle radioactive dans le trou de balle avant d’expliquer « Ho non, j’étais chez moi et je me suis assis dessus par accident, n’allez rien imaginer« . Les infirmiers qui me lisent savent de quoi je parle.

Bref.

La fine équipe doit maintenant aller remettre son colis aux autorités terriennes présentes sur la station Alpha, évoquée plus tôt comme « La cité aux mille planètes » qui dérive toujours dans l’espace. Hop, un petit saut spatial, quelques contrôles officiels à l’approche, et nos héros atterrissent sur place, où ils ont le droit à un briefing amené très peu naturellement sur « Oui alors au nord, il y a le secteur des aliens comme ceci, au sud comme cela« , et pendant que nous avons ce petit rappel, personnellement, je me demande comment on utilise une boussole dans l’espace pour trouver les points cardinaux. Mais passons une fois encore.

Laureline et Valérian rencontrent les autorités humaines locales, à savoir le général Gentil et ses gentils hommes, et son supérieur, qui est un acteur connu, avec une casquette de vilain officier et une garde rapprochée d’androïdes tout noir… mmmm, je peeeense qu’on va l’appeller commandant Méchant, mais juste au hasard, hein. Ce dernier prend la parole.

« Parfait les petits amis. Vous avez le transmuteur, comme prévu ?
– Oui mon commandant.
– Bien, donnez-le moi.
– HÉ BEN NON ALORS PASSQUE C’EST LE DERNIER DE SON ESPÈCE !
– Oui. C’est même pour ça qu’on vous a envoyé le récupérer.
– M’EN FOUS JE LE DONNE PAS C’EST MON MIEN.
– Oh bon, c’était votre mission et je ne suis que votre supérieur en train de vous donner un ordre direct… vous avez raison, je vais laisser couler. »

Voilà voilà. Et j’exagère à peine les dialogues. Laureline essaie bien l’argument du « Il sera plus en sécurité avec moi« , mais quand ce propos sort de la bouche d’une Laureline seule avec une simple poche pour transporter le bestiau, et un commandant qui a une armée personnelle et toute une base sécurisée à sa disposition, c’est aussi crédible qu’une interview de ministre.

Le commandant Méchant se contente donc de hausser les épaules, vaincu par le côté navrant des dialogues, et s’en va à son prochain rendez-vous : une conférence des représentants des différents secteurs de la station pour discuter d’un problème important. Valérian et Laureline sont affectés à sa protection. Valérian dans la salle de conférence, Laureline à l’extérieur.

Le commandant Méchant, lui, débute son petit speech.

« Bonjour tout le monde. Aujourd’hui, je viens vous parler d’un gros problème. Depuis un moment, une zone radioactive où aucune communication ne passe grandit au cœur de la station. Nous avons déjà envoyé des éclaireurs et des sondes, mais rien ni personne n’en est revenu. Nous gérons la situation et… »

Pendant ce temps, à l’extérieur de la salle, Laureline monte la garde. Quand arrivent trois extra-terrestres bien connus des amateurs de la bande-dessinée : les Shingouz. Des aliens qui se promènent toujours en trio, et qui revendent des informations de qualité au plus offrant, ce qui fait d’eux les pires candidats de Secret Story de l’univers. Laureline les connait, et visiblement, personne ne tique sur le fait que trois aliens crasseux et sans autorisation puissent se pointer juste devant le centre de décision de toute la station où se tient une conférence cruciale.

Mais là encore : le script a oublié que ce n’était que le thème de toute cette scène.

Les Shingouz, qui doivent sûrement avoir plein d’infos s’ils peuvent rentrer n’importe où sans qu’on ne leur pose de questions.

Ils sont venus prévenir Laureline qu’une menace pèse sur la conférence. Mais avant qu’ils ne puissent en dire plus, toutes les alarmes se déclenchent : des agresseurs arrivent en force et font sauter les murs de la station pour avancer jusqu’à la salle sécurisée ! Et lorsqu’ils y débarquent, on découvre que ce sont les Mülets ! Qui avec des fusils à toiles, paralysent et endorment tout ce qui se retrouve englué sous leurs tirs. Rien ni personne ne leur résiste, et Valérian a juste le temps de se glisser un respirateur dans la bouche avant d’être lui-même englué.

Les Mülets, satisfaits de leur assaut aussi efficace que salissant, c’est la concierge qui va gueuler, s’enfuient avec le commandant Méchant endormi en guise de prisonnier. Mais c’est sans compter sur Valérian, dont le respirateur… n’est en fait pas un respirateur mais un compartiment-de-bouche-à-araignée-mécanique-qui-sort-découper-la-toile-en-cas-d’engluement. Oui, se foutre une araignée dans la bouche dans un compartiment en forme de respirateur, je ne vois pas bien la logique, mais c’est comme ça. Ça ne donne pas envie de savoir ce qu’il y a dans leurs suppositoires. Enfin : Valérian peut donc partir à la poursuite des Mülets, pendant que Laureline, bloquée à l’extérieur de la salle, rejoint la salle de commandement du général Gentil pour guider Valérian par radio dans le dédale des conduits de la station.

Pif, paf, pouf, course-poursuite, effets spéciaux en pagaille pour rien, et Valérian rattrape les fuyards au moment où ils grimpent dans leur énorme vaisseau.

« Un vaisseau non-identifié et non-autorisé. » commente une opératrice près de Laureline.

D’accord. Du coup, vous m’expliquez comment il est arrivé dans la station, le gros vaisseau ? Il avait un ami passeur mexicain ou bien ? Qu’importe, on va dire qu’il est apparu là par magie, pouf pouf. Valérian appelle son propre vaisseau à la rescousse, et à nouveau, nous avons le droit à une course poursuite sans intérêt ni fin où les vaisseaux se faufilent dans les conduits les plus étroits de la station, mais où Valérian rate tous ses tirs (ce qui est mieux, sachant qu’ils ont un prisonnier, mais visiblement, ça aussi il l’a oublié). Mais soudain, l’énorme vaisseau face à lui se divise en une nuée d’appareils plus petits ! Valérian localise celui qui abrite le prisonnier, et le prend en chasse avec un vaisseau secondaire lui aussi plus petit. Hélas, en le poursuivant, il s’écrase dans la zone rouge radioactive… et perd tout contact avec Laureline. Cette dernière panique.

« Ho non ! Valérian est dans la zone rouge dont parlait le commandant Méchant, il faut aller le chercher !
– Non Laureline, vous restez ici, c’est un ordre, répond le général Gentil.
– LES ORDRES JE M’EN FOUS DEPUIS LE DÉBUT DU FILM J’TE F’RAIS DIRE !
– Au temps pour moi.
– Et puis il faut que j’aille sauver Valérian. Sinon, qui me harcèlera sexuellement jusqu’à la fin du film ? Hmmm ? Allez, j’y vais ! »

Le général tente bien de retenir Laureline, mais celle-ci fausse compagnie à son escorte, et se glisse dans les profondeurs de la station pour y retrouver les Shingouz, qui en échange d’un peu de pognon, lui expliquent qu’ils savent comment retrouver Valérian.

« En allant simplement là où nos capteurs ont détecté qu’il s’était écrasé ?
– Pas du tout ! Ce serait bien trop intelligent Laureline. On propose plutôt : en allant chasser une méduse géante collée sur des monstres sous-marins dans un recoin perdu de la station, en te la collant sur la tête et en usant de ses pouvoirs psychiques pour retrouver Valérian, mais attention, en cas d’erreur, tu mourras car la méduse mangera ton cerveau.
– Ce ne serait pas encore une excuse de merde et complètement incohérente pour rajouter des effets spéciaux, au hasard ?
– Ça alors ! C’était pourtant si subtil ! »

C’est dans ce genre de moment que vous échangez des regards gênés avec votre voisin de siège.

Les Shingouz emmènent donc Laureline jusqu’à une espèce de port pourri des profondeurs, où un vieux fou et son sous-marin rouillé chassent la méduse magique, qui vit sur le dos d’énorme bestioles sous-marines qui ont tout à fait leur place dans une station spatiale, bien sûr, c’est mignon et ça s’élève très bien en aquairum. Nos héros vont près des bestioles, arrachent une méduse du dos de l’une d’entre elles, puis ça alors ! Les bestioles s’énervent, ce qui signifie… mais oui, vous avez gagné : c’est une course-poursuite inutile et pas du tout prévisible où, ça alors ! Laureline et le vieux fou s’en tirent à la dernière seconde ! Quel suspens alors ! La dernière fois que j’ai vu un truc aussi palpitant, je crois que c’était un reste de point noir dans un lavabo. Pas le mien bien sûr : j’étais occupé à passer à tabac un jeune margoulin qui avait osé dire que Dunkerque était « réaliste ».  Pourquoi est-ce que je vous raconte ça, moi ? Ah oui, parce qu’on s’ennuie dans ce film. Mais revenons-y.

Laureline, comme convenu, se fourre donc la méduse sur la tête, et usant de ses pouvoirs de méduse (ne cherchez pas, moi j’ai arrêté), peut repérer Valérian, qui s’est écrasé près d’un vieux conduit dans la zone rouge. Ni une, ni deux, notre amie y va, et sans aucun équipement contre la radioactivité, parce que comme elle le découvre  sur place : en fait, la zone n’est curieusement pas radioactive, contrairement à ce qu’annonçait le général Méchant.

Ça tombe bien, parce que sinon, tu étais plus ou moins transformée en saucisse ma petite Laureline, mais bon, on va dire que les pouvoirs psychiques de la méduse t’avaient aidé à prédire ça. Oui, j’en suis à essayer d’aider l’intrigue tant elle est boiteuse. Mon côté sympa.

En arrivant dans les profondeurs de la zone rouge, Laureline découvre des ravins, des falaises, enfin des trucs typiques de stations spatiales, quoi. Et non, pas en métal : en caillou, autre matériau bien connu employé pour l’aérospatiale. Vivement Valerian et le secret du dolmen volant, ça me paraît bien engagé.

En attendant, Laureline repère le petit vaisseau écrasé de Valérian ainsi que lui-même et se précipite vers lui pour lui administrer les premiers soins et le réveiller puisqu’il était inconscient. Après quelques claques dans la gueule, il remue.

« Valérian ! Valérian, réveille-toi ! Dis-moi quelque chose !
– Anaveufairedesbizouuuuuus…
– Okay, je vois que tu es revenu à toi. Bon, en attendant, on a perdu la trace de ceux qui ont kidnappé le commandant Méchant. Mais puisque l’on parle de lui… tu ne trouves pas ça bizarre qu’il ait dit que la zone était radioactive et qu’en fait, pas du tout ?
– Tu sais, avec toutes ces incohérences…
– Non mais apparemment celle-là est suspecte même selon le scénario. Je pense que l’on nous manipule, Valérian ! La zone rouge n’est pas vraiment ce qu’on nous a dit qu’elle était !
– Rouge ?
– VALÉRIAN BORDEL DE PIPE ! »

Mais avant qu’elle ne puisse refaire la truffe de son coéquipier à coups de bottes, Laureline est perturbée par les jolis papillons lumineux qui volent entre les falaises. Et parce qu’elle n’a rien de mieux à faire, qu’elle est très intelligente et que c’est une excellente idée de faire ça en plein milieu d’une zone hostile, elle essaie d’en attraper un.

Pas de bol c’était – ça alors ! – un fort mauvais plan, puisque les papillons servent en fait d’appât pour des pêcheurs d’une bande d’extra-terrestres plus haut sur la falaise. Ils ont donc tôt fait de remonter la pauvre Laureline, et de l’emmener dans leur tanière. Valérian, lancé à sa poursuite, est fort bougon car il ne sait plus qui il va pouvoir harceler si Laureline disparaît. C’est donc bien embêté qu’il remonte la falaise, et tente de suivre plus ou moins discrètement les créatures que nous appelleront les Grotrucs qui emmènent Laureline.

Bon, il pourrait aussi leur tirer dessus, ici et maintenant, et sauver la belle mais, bon, hein, ce sera rapide et efficace, et ça fait bien trois minutes que l’on a pas eu une débauche d’effets spéciaux gratuits. Alors non, il les suit, et tente de réfléchir, ce qui est compliqué quand on a un cerveau moins performant qu’une Game Boy.

« Damnation… les Grotrucs ont emmené Laureline dans leur tanière… maudite espèce qui ne communique pas, est ultra-violente, et est accessoirement anthropophage !« 

Vous me rappelez pourquoi vous l’avez accueillie sur la station Alpha du coup ou bien c’était vendredi, c’était Maurice au contrôle-frontière et il finissait à 17h quand les Grotrucs se sont pointés à 16h58 ? Non, ne me donnez pas la réponse. Je vais simplement soupirer très fort.

Heureusement – et ce film ne mérite même pas ma boîte à « Ça alors !« – figurez-vous que la tanière de nos amis de l’espace ultra-violents est installée… mais oui, juste à côté du quartier des plaisirs de la cité ! Ouf : nous sommes dans un film de Besson et on avait pas encore eu le droits aux prostituées, je m’inquiétais.  Voilà qui est rattrapé : j’imagine que des prostituées humaines cohabitent en bonne intelligence avec les aliens débiles qui les mangent.

Toujours est-il que profitant de ce tunnel d’incohérences, Valérian se glisse dans le quartier des plaisirs, et trouve sur place un établissement qui propose ce qu’il recherche : des polymorphes. Ce qui est très pratique pour les fétiches des clients, qui peuvent enfin assouvir leurs fantasmes les plus intimes, comme par exemple, de coucher avec une créature mi-Avril Lavigne, mi-Patrick Balkany. Les gens sont étranges. Mais je m’égare.

Visiblement, Valérian a choisi l’établissement le moins fréquenté de tout le secteur, puisqu’il y est seul. Seul, avec le patron qui joue du piano pendant qu’une polymorphe se présente et fait un numéro de danse sous les traits de Rihanna, un être étrange qui aurait vécu sur Terre il y a bien longtemps. Le numéro est spectaculaire mais un peu long, mais Valérian reste jusqu’au bout parce que bon, Laureline va se faire manger mais il a bien deux minutes pour regarder Rihanna se trémousser, hein, bon, hé.

Pfou.

L’affaire terminée, Valérian pète la gueule du patron, et explique à la polymorphe un peu surprise de quoi il retourne.

« Écoute Rihanna, j’ai besoin de tes services.
– Non mais je ne m’appelle pas Rihanna, c’est juste que j’ai l’apparence de…
– Wopopo, commence pas à m’embrouiller avec tes histoires ou toi aussi je te harcèle sexuellement.
– Bon, bon. Pourquoi êtes-vous venu ici péter la gueule de mon patron, alors ?
– J’ai besoin de tes services de polymorphe. Je sais que les polymorphe sont tous mous et peuvent recouvrir une personne entièrement, donc tu dois m’aider à infiltrer le quartier général des Grotrucs d’à côté en me couvrant et en prenant l’apparence d’un Grotruc.
– Et j’aurai quoi en échange ?
– Tu pourras rencontrer Emmanuel Macron à l’Élysée habillée d’un costume volé à David Douillet.
– Tope là. »

Alors je sais, on dirait, mais non, cette image n’est pas tirée du film.

Ainsi aidé de sa nouvelle amie polymorphe, Valérian peut aisément se déguiser en Grotruc, et rentrer dans le sombre repaire de ces créatures. Qui sont en train de servir le souper de leur empereur, assis dans une immense salle du trône, avec devant lui une longue file de serviteurs portant des plats. Et parmi eux… Laureline ! Qu’ils ont habillée d’une jolie robe (les espèces ultra-violentes ont toujours ça en stock), et qui s’apprête à servir de repas à l’empereur !

« Hé, tu manges pas pas meuf, lô ! » s’exclame Valérian de son charismatique accent d’amateur de tuning, avant de se séparer de Rihanna pour aller distribuer des taloches au tout venant. C’est donc parti pour une séquence de baston durant laquelle l’empereur des Grotrucs est tué par Valérian, qui jusqu’ici, voulait éviter l’incident diplomatique (avec une race mangeuse d’humains, rappelons-le), avant que le trio Valérian-Laureline-Rihanna ne s’échappe par un conduit qui – mais oui, ça alors ! – était au beau milieu de la salle du trône, comme ça, pif pouf.

Celui-ci mène nos héros jusqu’à un tas d’ordures, où ils sont très heureux de se retrouver.

« Valérian ! Tu m’as sauv…
– LAURELINE FAIS-MOI UN BISOU UH UH UH HÉ TU M’ÉPOUSES DIS ?
– Ah oui, tiens ça m’avait manqué.
– WESH VAZY POURQUOI TU M’RÉPONDS PAS TU T’PRENDS POUR UNE PRINCESSE ? WESH, SA…
– Attention Valérian, je te rappelle que je dispose d’un pistolet laser, et toi, de testicules, mais peut-être plus pour longtemps.
– Hem je… je voulais dire « Saperlipopette »
– C’est aussi ce que je me disais. Bon, et qui est notre nouvelle amie ? »

Ils se tournent vers Rihanna, qui ne bouge plus beaucoup.

« Kof kof… vous me le dites si je vous emmerde…
– Désolé Rihanna, je ne peux pas harceler deux personnes à la fois, hein, on patiente un petit peu.
– … je… je suis en train de mourir, gros con. J’ai été blessée dans la bagarre.
– Ah oui tiens. Bon. Dis, tu voudrais pas faire un discours pourri sur l’amour pendant que tu meurs ?
– Ho, ben si j’peux dépanner… kof kof… oui, donc Valérian… Valérian, on se connait depuis moins de 10 minutes, et ça fait moins de 2 que j’ai aperçu Laureline, mais… aime-la, Valérian. Aime-la. l’amour, c’est très important.
– Dis, tu pourrais pas te polymorpher en powerpoint avec des couchers de soleils pendant que tu dis ça ? Ça me semble être dans le thème…
– Gros… gros… gros blaireau… aaaaargh… »

Et Rihanna meurt, pour aller au paradis des personnages secondaires forcés à la truelle dans les films rejoindre le personnage qu’elle incarnait dans une autre grande oeuvre: Battleship. Quelle filmographie cette Rihanna ; si j’étais président, moi aussi je l’accueillerais à l’Élysée, mais au taser.

Tiens d’ailleurs, puisque l’on parle de personnages secondaires, et si on allait voir ce que fait le général Gentil depuis le quartier général humain de la station ? Car il n’a pas chômé depuis que le commandant Méchant a disparu et que Laureline a filé. Il a commencé à enquêter sur les assaillants, et a découvert que c’était bel et bien des Mülets. Oui mais voilà… mais en tant que super général, curieusement, l’accès à toutes les données de Mül lui est interdit ! Il lui faut un coup de fil au ministre pour découvrir qu’effectivement, la planète a été détruite durant une guerre entre l’humanité et une autre race, et qu’officiellement, personne ne l’habitait. Comme si on avait effacé ou modifié des données. Curieux… Le général Gentil enquête un peu plus, et découvre que le commandant Méchant planquait dans un coin de la base un Mület qu’il faisait torturer en le forçant à écouter 10 heures de rire de Cyril Hanouna ! Terrifiant. Le général Gentil le fait libérer.

« Et voilà Monsieur le Mület. Je ne sais pas trop comment vous vous êtes retrouvé là ni pourquoi le commandant Méchant vous torturait, mais maintenant que vous êtes libre, je suis sûr que vous allez tout m’expliquer.
– Non… sinon le film… s’achève maintenant.
– Ah. Du coup vous faites quoi ?
– Je me suicide… et je me transforme en grosse vague… d’énergie bleue. Allez… salut ! »

Et pouf, le Mület meurt et se transforme en énergie bleue en prenant bien soin de ne surtout rien dire d’utile. Continuant son enquête, le général décide qu’il faut à tout prix retrouver le commandant Méchant. Il demande donc à des renforts d’aller vers la zone rouge, et cette fois-ci en masse. Renforts automatiquement escortés par des androïdes de guerre qui n’obéissent qu’au commandant Méchant, mais comme il n’est pas là, fonctionnent en automatique.

Je ne vois pas du tout comment ça va tourner. Non. Chut. Arrêtez, vous me spoilez et je ne supporte pas les gens qui spoilent. Rah.

Pour la peine, retournons du côté de nos héros qui – mais oui, quelle coïncidence ! – se sont retrouvés sur le bon chemin pour aller vers le cœur de la zone rouge de la station depuis le vide ordure où ils étaient et où ils ont aimablement abandonné Rihanna. Et que trouvent-ils au cœur de la station ? Une étrange porte magique… dont sortent des Mülets, qui s’avèrent fort pacifiques et les invitent à rentrer.

Et de l’autre côté de la porte se trouve un paisible village de Mülets, construit autour de ce qui ressemble à un énorme moteur. Le roi des Mülets s’approche de nos héros, tout sourire.

« Bienvenue ! Je suis le roi des Mülets, comme vient de l’expliquer le paragraphe ci-dessus. Voici ma femme, mon fils, et Kiki, mon chien. 
– Mais… je vous reconnais ! C’est vous qui vouliez acheter le transmuteur au début du film! 
– En effet. Mais, laissez-moi vous raconter tout ce que vous ignorez sur nous et nos intentions. Il y a fort longtemps de cela, nous avions une planète, mais une bataille dont nous ignorions tout a un jour fait rage au-dessus de celle-ci. Des vaisseaux s’y sont écrasés, et moi et quelques-uns des miens en explorions un quand un vaisseau mère s’est écrasé sur notre planète et l’a détruite. Souvenez-vous du début du film.
– Attendez, l’explosion a détruit votre planète mais pas le vaisseau écrasé que vous exploriez ?
– Heu… il… heu… il était super résistant.
– Alors oui mais s’il était si résistant que même endommagé, une explosion apte à détruire une planète ne lui faisait rien, comment diable avait-il pu être endommagé par des armes plus petites avant pour venir s’écraser ?
– Hé bieeeeeeeeeeen…
– Non, laissez tomber. Continuez votre histoire.
– Ah et puis vous allez voir, le niveau monte.
– J’en sue des pieds.
– Donc, disais-je, quand la planète a explosé, le vaisseau ruiné où nous étions a été soufflé dans l’espace. Il a dérivé longtemps, très longtemps… et nous avons dû apprendre pour survivre. Apprendre à cultiver.
– Parce que le vaisseau de guerre contenait un coin potager ?
– Heu… oui.
– Je… continuez.
– Nous avons dû aussi le remettre en état. Nous avons donc appris l’ingénierie spatiale, l’informatique, la physique, la chimie, puis une fois les ordinateurs relancés, nous avons pu apprendre votre histoire, votre philosophie…
– Je résume : vous étiez une bande de types en pagne dans l’espace à bord d’un vaisseau miraculeusement encore hermétique, et vous avez réussi à apprendre l’ingénierie spatiale, l’informatique, la physique et la chimie comme ça, pif pouf ?
– On a regardé des tutos Youtube. Celui qui se terminait par « Et voilà comment réparer un propulseur nucléaire en nouant deux pagnes et une sagaie – abonnez-vous à ma chaîne ! » fut particulièrement apprécié.
– C’est… je crois que j’ai rarement vu une histoire aussi débile. 
– Et c’est pas fini.
– Ah.
– Donc, notre vaisseau à la dérive a finalement été récupéré par des ferrailleurs, qui n’ont pas pensé à le fouiller et l’ont directement amené à la station Alpha. Sur place, nous avons donc commencé à nous créer un abri ici, au cœur de la station,  avant d’essayer de récupérer de quoi nous construire un vaisseau. Il ne nous manquait qu’un transmuteur pour multiplier la dernière perle de notre planète que nous avions encore et lui fournir de l’énergie et… »

J’arrête le spoil ici le temps de faire faire des saltos à mon bureau.

QU’EST-CE QUE C’EST QUE CETTE CONNERIE ?

Les mecs – passons sur toutes les incohérences – viennent de nous raconter une histoire branlante, et leur but dans la vie, c’était de construire un vaisseau ? D’accord. ET SINON LE VAISSEAU QU’ILS AVAIENT ET QUE POURSUIVAIT VALÉRIAN AVANT DE S’ÉCRASER DANS LA ZONE ROUGE, HMMM ?

Hé bien le film l’a oublié ! Roh, une scène de course-poursuite à plusieurs millions d’euros d’effets spéciaux, vous savez, on a tôt fait de ne pas s’en souvenir ! Hihihi, c’est ballot ! Bref, je vous la refais : les Mülets avaient un vaisseau dont ils se servaient pour récupérer des pièces pour accomplir leur rêve : construire… un vaisseau.

C’est formidable.

« Si seulement nous avions un vaisseau ! » s’exclamèrent les Mülets en s’enfuyant à bord de leur vaisseau.

Mais reprenons le fil de ce fabuleux dialogue.

« … et donc voilà. Mais vous êtes intervenus et vous avez récupéré le transmuteur et notre ultime perle. Nous avons donc décidé de nous occuper d’un autre problème : le commandant Méchant. Qui semble en savoir beaucoup sur ce qui est arrivé à notre planète. Si vous voulez lui poser des questions, il est toujours inconscient, on l’a gardé au chaud en attendant votre arrivée.
– C’est sympa, mais d’abord, j’ai une question.
– Oui Valérian ?
– D’où viennent les rêves que j’ai eus ? J’ai vu la destruction de votre planète au début du film.
– Ah, ça ? Oui alors en fait, la destruction a eu lieu il y a des années, mais ma fille la princesse Zumba est morte ce jour là, et quand nous mourrons nous autres Mülets, nous nous transformons en énergie bleue. C’est notre âme, et semble-t-il que ma fille a trouvé refuge en vous après des années dans l’espace, Valérian. Elle vous a jugé digne d’elle.
– C’est mon côté racaille, ça les fait kiffer.
– Hmmm… moui, on va dire ça.
– D’ailleurs, une question.
– Oui Laureline ?
– Pourquoi l’âme de votre fille a trouvé refuge dans un humain un peu con plutôt que dans un membre de votre race ? Comme ça, elle restait avec vous, non ?
– Haaan pas con… je crois que je commence à comprendre pourquoi ma fille a raté trois fois son BTS enfilage de perles. En attendant on est tellement heureux d’avoir retrouvé son âme.
– Ah oui ?
– Oui d’ailleurs pour fêter ça, on l’en débarasse, hop. »

Oui oui. Les parents de Zumba viennent de retrouver l’âme de leur fille, mais ils l’envoient péter car elle ne sert plus à l’intrigue. Hé bien merci.

Et puisque tous les pans de l’histoire s’effondrent de ce côté, nos héros décident de plutôt aller réveiller et questionner le commandant Méchant pour avoir sa version des faits. Hop, deux claques et le bougre est debout pour expliquer pourquoi il a menti à tout le monde sur la vraie « menace » au cœur de la station.

« Alors commandant, pourquoi avez-vous menti à tout le monde ?
– Très bien, je vais tout vous avouer… c’est moi qui commandais la flotte humaine au-dessus de Mül. Nous étions en train de nous faire tailler en pièces. J’ai donc utilisé une grosse arme qui a sérieusement endommagé le vaisseau-mère ennemi, qui a détruit leur planète en s’écrasant. »

Là vous pourriez dire que bon, c’est ballot, mais non. Sinon, le commandant ne serait pas assez méchant. Du coup, on a un flashback où l’on revoit le commandant avec son second durant la bataille, sur la passerelle de commandement.

« Commandant, voulez-vous que l’on tire les gros missiles sur le vaisseau-mère d’en face ?
– Oui.
– Mais commandant ! Si on fait cela, on risque de faire mal à l’ennemi, qui pourrait s’écraser sur la planète en-dessous, et tuer la peuplade locale !
-HÉ BIEN IGNOREZ-LES, RIEN N’ARRÊTERA LA MARCHE DE L’HISTOIRE, MOUHOHOHO ! »

Vous notez le dialogue débile et complètement artificiel alors que la bonne réponse était « Alors oui bougre de con, mais si on ne le fait pas on va tous mourir et c’est notre vaisseau qui va s’écraser pour le même résultat. Êtes-vous un neuneu, lieutenant ? »

Et semble-t-il que oui. Mais, les explications navrantes ne sont toujours pas finies ! Décidément, ce film nous gâte d’un bout à l’autre. Écoutons le commandant Méchant.

« Après ce terrible drame, il fallait que je fasse disparaître les témoins ! Quand j’ai appris que les Mülets avaient survécu et étaient au cœur d’alpha, j’ai bricolé cette histoire de zone rouge pour justifier l’envoi de troupes et les faire disparaître… sans résultat ! 
– Je ne comprends pas commandant. Que se serait-il passé si le monde avait su qu’un vaisseau s’était écrasé sur des gens ?
– MAIS IL Y AURAIT EU DES DÉDOMMAGEMENTS, CE QUI AURAIT RUINÉ NOTRE ÉCONOMIE !
– Ah ouais. Et sinon, sachant qu’il suffisait de récupérer le transmuteur pour avoir des ressources infinies, à quel moment avez-vous eu peur pour notre économie ?
– … pfou. Rien ne tient. On pourrait en finir avec le film ? »

J’approuve. Finissons-en.

Car soudain, c’est l’alarme ! Les Mülets viennent d’apprendre que les troupes du général Gentil avaient trouvé leur repaire, et approchaient pour récupérer le commandant Méchant kidnappé.

« Hé bien roi des Mülets, vous avez l’air stressé ?
– Mais oui ! Les humains approchent, en armes, et nous sommes sans défense !
– Ah ? Mais… et vos supers fusils qui engluent et endorment ? Et toutes vos armes ? Celles qui vous ont permis de traverser toute la station jusqu’à sa salle de conférence la plus sécurisée du coin en défonçant toute la sécurité et sans la moindre perte ? Celles qui vous permettaient de repousser toutes les expéditions envoyées par le commandant Méchant jusqu’ici ?
– Heu… oups. Je crois qu’on a dû tout laisser dans le vaisseau qui a disparu du film car nous n’avons plus une arme. On a juste nos pagnes.
– C’est un peu court, jeune homme. »

Cet enchaînement d’incohérences est tout bonnement fabuleux. Le film n’arrive pas à avoir le début d’une suite d’idées logiques. C’est juste une succession de courses-poursuites hors de prix sans raison valable.

Enfin bref. L’armée humaine et ses androïdes de guerre sont de l’autre côté de la porte magique qui protège le village. Et puisque ça n’a pas l’air de s’ouvrir pour eux, hop, ils posent des explosifs et… lancent un compte à rebours !

Parce que oui, dans le futur, les détonateurs, c’est has been.

Le commandant Méchant, lui, hurle qu’il ne faut pas juste entrer. Il faut tuer tout le monde, ne laisser aucun témoin. Ce qui active la programmation secrète des androïdes qui accompagnaient les humains, qui se mettent à massacrer tout le monde ! Heureusement, les gentils humains qui ont compris que le commandant Méchant était une enflure, aidés par Valérian, viennent à bout des robots et stoppent le compte à rebours des explosifs à…

… une seconde de la fin !

Bon allez, je m’en fous, je sors l’accessoire qui va bien.

« ÇA ALORS ! »

Voilà. Merci Diego, va reposer la boîte.

Ce film est un sandwich de poncifs avec sa garniture d’incohérences. Je pense qu’un collégien doit pouvoir écrire un truc plus crédible en dix minutes sur un coin de table, et surtout, plus intéressant. Le type qui a cédé les droits de la bande-dessinée à Besson doit s’être étouffé avec ses billets pour oublier, je pense.

Maintenant que tout le monde est sauvé, Valérian va retrouver Laureline au village des Mülets. Et après avoir savaté le commandant Méchant pour sa méchanceté, nos héros décident d’aider les Mülets plus avant. Valérian leur rend la dernière perle de leur planète, puis, Laureline s’apprête à leur remettre le transmuteur. Valérian bondit !

« Mais attends Laureline, enfin, non ! Cela va à l’encontre de nos ordres !
– Que… Valérian, on vient de péter la gueule de notre supérieur ?! Qu’est-ce que c’est que ce dialogue de merde ?
– Ne leur donne pas le transmuteur, c’est le dernier de son espèce !
– Mais on vient de leur donner la perle, qui est aussi la dernière de son genre, bougre de con ?! Pourquoi cette soudaine marche arrière ?
– Parce que les dialogues sont au niveau du film : nuls et incohérents.
– Ah oui, c’est vrai. Bon, ben du coup, je met mets au niveau : et siiiii je faisais un discours cucu la praline sur l’amour ?
– Ho oui ! ET ENSUITE, BISOUUUUUUUUS ! GNNNNN !
– Oui, bref. Alors Valérian, tu vois, c’est ça l’amour, c’est d’aller au-delà des règles, au-delà des ordres, se sacrifier pour l’autre, blablabla, violons, tout ça.
– Allez d’accord : donne-leur le transmuteur. »

Ce qui est dit est fait, et pendant que les Mülets essuient le sang qui a coulé de leurs oreilles après pareils dialogues, leur roi utilise le transmuteur pour dupliquer leur dernière perle, et s’en sert pour allumer l’énorme moteur au milieu de leur village.

Aussitôt, tout le village se met en mouvement, car c’était en réalité l’intérieur du vaisseau qu’ils ont construit avec amour ! Ils quittent donc la station Alpha en laissant un gros trou derrière eux, et s’en vont vers… hé bien… heu… on va dire qu’ils ont un plan, hein.

Derrière eux, ils laissent dans le trou béant le commandant Méchant, suspendu de manière ridicule, et qui respire très bien, quand bien même la coque de la station n’est plus étanche, merci.

Quant à Valérian et Laureline ? Ils ne sont pas restés avec les Mülets. Ils ont quitté leur nouveau vaisseau à bord d’une ancienne capsule spatiale humaine du début du XXIème siècle qui traînait dans le village Mület, et dérivent à bord en attendant les secours.

« MAINTENANT ON EST BLOQUÉS GNE VEU BISOUUUUU !
– Du calme Valérian.
– TIENS AGNETEDONNE UN CADEAU POUR NOUS MARIER GNNNN !
– Ho tu… tu as monté une des perles de Mül en bague. Une bague radioactive. Mais c’est super Valérian.
– GNA DONNE LE CANCER, GN’EST DONC UN PEU COMME MON AMOUR POUR TWA ! »

Quelque part, il n’a pas tort. Laureline cesse donc de lutter, s’enfonce son pistolet dans les narines pour se gratter le cerveau et ainsi atteindre le niveau intellectuel de Valérian, tous deux se font des bisous en attendant l’arrivée des secours et…

… FIN !

Je. Mais. Que. Qu’est-ce que je viens de regarder ?

Il y a aussi des plans très subtils, comme le prouve cette photo officielle tirée du dossier de presse.


Pour conclure, je laisse la parole à Mozinor, qui a résumé l’art du cinéma de M. Besson et son générateur automatique de film.

On a tous les éléments dans ce film :

  • Un mec
  • Qui se retrouve à protéger une fille (l’âme et la quête de Zumba)
  • À bord d’un vaisseau
  • Dans l’espace
  • À un moment, il demande de l’aide à une pute
  • Et il pète la gueule à de gros robots noirs

Hmmm. Quelque chose me dit que si je cherchais bien, on trouverait le logo Audi sur leur vaisseau.

192 réponses à “Valerian et la cité des mille plantages

  1. Pendant le film, la seule pensée qui m’a aidée à tenir c’était d’imaginer votre article. Il est à la hauteur de mes espérances et m’a évité le suicide (j’étais prête à avaler ma propre langue pour en finir), merci.

    • Merci chose, c’était tellement gros que j’espérais qu’un article allait sortir et je ne suis pas déçue :)

    • Et le pire dans tout ça, c’est que notre brave odieux n’a même pas cité toutes les incohérences de ce film. Mais bon, pour sa santé mentale, nous ne lui demanderons pas de le revoir tout de même!

  2. Ah oui quand même…
    Le scénario, c’est un concept surfait, c’est has been au 21e siècle.

  3. l’odieuse daube !!!!
    Ô Iconoclaste Sacré
    Vous dont les yeux ont saigné
    pour quelques euros me faire économiser …
    merci .

  4. d’un autre coté, vendre une licence de BD à Besson, c’est comme espérer qu’il va refaire un film comme le 5eme élément (qui n’a pas du tout pioché dans les idées du taxi volant etc dans Métal Hurlant, bien entendu)
    et se rendre compte qu’il reste sur le concept proposé par Mozinor…. Mais bon, c’est du Besson, fallait pas s’attendre à mieux, et surtout pas à un scénario viable.

    • Spèce de quiche ! L’idée du taxi c’était dans Valérian, Mézière, le dessinateur, était conseiller sur le 5ème élément.

      • Vous avez raison, d’autant plus que Laureline et Valerian, se déplacent en vaisseau spacial, voitures volantes, clés àà puces électroniques. Mais bon, ça ne demande qu’un chèque signé à la fin afin de satisfaire tout Hollywood.

  5. C’est ça, en fait Besson ne sait écrire que des films de course poursuite et tente de mettre des bouts de scénario autour. Au moins ça m’a donné envie de relire la BD.

    Il en a pas gardé grand chose de la BD d’ailleurs :
    – Les deux persos principaux dont il a complètement changé la personnalité. Je comprends pas le délire de Valérian d’ailleurs, ils sont même pas en couple au début et direct il la demande en mariage ???
    – Le vaisseau dont il a juste gardé le look et rajouté une IA parce que c’est tendance
    – Les Shingouz qu’il a appelés Doghan-Daguis parce pourquoi pas
    – Le transmuteur grognon de Bluxte (qui normalement fait des répliques plus petites, c’est pas autant le yolo).
    – Point Central, renommé Alpha, et avec une autre origin story parce pourquoi putain de pas !
    – Galaxity out
    – Valerian agent spation-TEMPOREL out. En même temps vu les capacités de scénariste de Besson, gérer des voyages dans le temps ça aurait été trop chaud pour lui.
    – L’humour out. Ou plutôt l’humour a été remplacé parce cette mode actuelle du cabotinage à tout va, du bon mot à tout prix pendant les scènes d’action.

    On peut pas lui enlever que c’est pas trop moche, si on aime le tout numérique. Mais en même temps la DA tient plus de Mézières que de lui.

    Espérons vraiment qu’il se plante et qu’il fasse pas les suites. Il va sûrement dire que c’est la faute aux critiques qui ont descendu son film, qu’en France on aime pas les gens qui réussissent, etc.

    Et si on pouvait déclarer que les droits d’Universal War One sont incessibles avant que Besson ou Ridley Scott ne tombe dessus, ça serait pas mal.

    • Oh oui, pitié, protégeons UW1 !
      C’est une des seules histoires où les voyages dans le temps restent cohérents, mais jamais ils ne pourraient résister à une moulinette cinématographique.

      • « C’est une des seules histoires où les voyages dans le temps restent cohérents »… j’ai failli m’étouffer avec ma propre salive.UW1 se plante comme les autres avec les voyages dans le temps (j’ai au moins 3 exemples en tête où un paradoxe est créé parce qu’une conséquence précède sa cause).

  6. Cher M. Connard,
    Vous avez omis de préciser de Valérian était sensé être le plus intelligent (ce qui semble autorisé un minimum de « jmenfoutisme » quand ça l’arrange) de tous les majors soldats. Ce qui est inquiétant pour la sécurité de l’univers, je trouve.

  7. Je souhaite ajouter une autre petite incohérence. Les Mülets veulent utiliser leur dernière perle pour acheter le transmutateur, avec lequel ils veulent multiplier cette dernière perle… qu’ils n’auraient alors plus en leur possession… parce qu’ils n’ont pas trop une tête à braquer l’espèce de gros trafiquant. Voilà, voilà…

  8. Je me suis d’abord demandé si film donnerait matière à un article sur ce blog, ensuite je suis allé le voir. Je vous remercie, cher Odieux, pour ce nouvel article, que ce film appelait à grand cris.

    Au niveau des incohérences, je rajouterais que ces andouilles de müls n’ont rien trouvé de mieux à échanger contre la bestiole magique que la dernière perle radioactive dont ils ont aussi besoin ; le garde du quartier des plaisirs à qui on vient de demander d’assister l’agent valérian pas foutu de lui dire qu’il est de son côté et accessoirement que c’est pas un criminel en cavale obligé de taser tout les flics sur son chemin ; le fait que personne n’a l’air de savoir ce que radioactif veut dire parce que tout le monde se balade dans la zone prétendument contaminée en se disant « tiens ! On est pas en train de crever ? » et enfin le méchant qui trouve que massacrer son propre PC de commandement avec des robots dont on sait qu’il est le seul à les contrôler est une bonne idée pour sauver sa carrière et la réputation des humains sur alpha.

    Oh et c’est quoi ce grand espace vide en plein milieu d’une station surpeuplée ?

  9. Même résumé par vos soins… est-ce normal que je n’y comprenne RIEN ? D’habitude, même avec le truc le plus consternant, j’arrive à suivre le (très) relatif scénario. Ou bien mes capacités mentales sont-elles affectées uniquement par les mots Besson + nouveau film ?

  10. *se sacrifier pour l’autre, blablabla, violons, tout ça.*

    A la première lecture, je ne pensais pas aux instruments de musique…
    Saleté d’esprit détraqué.

  11. N’oublions pas non plus Laureline, agent surentraînée armée d’un pistolet et d’une combinaison qui défonce des murs en acier, qui se fait capturer par trois pécheurs à poil et une cage en bois … Mais bon, on aurait jamais pu caser Rihanna sinon, ça aurait été dommage

  12. Mon enfance a été vengée, merci m’sieur Odieux ! En plus, maintenant je peux réorienter tous les gens clamant que « Ouais mais ça s’appelait que Valérian au départ ! » vers votre intro. Double merci donc.

    • « En plus, maintenant je peux réorienter tous les gens clamant que « Ouais mais ça s’appelait que Valérian au départ ! » vers votre intro. »
      Sauf que oui au départ (et peendant 40 ans ça s’appelait « Valérian, agent spatio-temporel » mais il faut dire que Laureline n’était pas présente dans les toutes premières aventures. (Et que son arrivée depuis une époque médiévale n’est pas expliquée dans les albums mais seulement dans une histoire courte de Pilote, qui est restée longtemps sans réédition).
      L’éditeur Dargaud a enfin décidé d’accorder de l’importance à Laureline (faut dire que c’est elle le vrai personnage fort des BD) en 2007 pour les 40 ans de la série, et faisant plaisir aux féministes il renomment la série en « Valérian et Laureline »
      10 ans après, ils rééditent l’intégrale de la série avec en reprenant le visuel et le titre du film : un simple « Valérian », et tant pis pour l’égalité hommes-femmes.

      • Hé pif, un premier renvoi à l’intro :) J’aurais dû lancer les paris sur combien de temps ça prendrait avant que quelqu’un se sente obligé de m’expliquer que la BD de mon enfance s’appelle Valérian d’aboooord, tout ça c’est d’la faute des féministes !! (au passage, qu’est-ce que ça vient faire là-dedans ? Le changement de titre n’a rien à avoir avec les féministes et tout avec le fait que Laureline soit devenue un personnage principal au même titre que Valérian au fil des aventures).

        Pour vous répondre, je me permets déjà d’insister sur le fait que vous devriez relire l’introduction de cette critique, il ne s’agissait pas (que) d’une plaisanterie. Mon problème (et celui de nombreuses autres personnes) réside dans le fait que choisir de ne pas mettre Laureline dans le titre « parce que ça va être trop long » pour nommer le film »et l’Empire des Mille Planètes » derrière, c’est un peu prendre les gens pour des cons. Ensuite, je trouve très intéressant le fait que vous et les gens utilisant votre argumentaire soient aussi attachés à quatre décennies de « Valérian » tout seul, mais beaucoup moins aux mêmes quatre décennies de « Agent Spatio-Temporel ». Et comme je vous sens venir, oui, merci je sais que cela a sauté aussi (ce qui est logique, vu que Valérian et Laureline ne peuvent être agents spatio-temporels sans Galaxity). Comme Besson, vous utilisez un argument fort douteux pour justifier la mise en avant du héros au détriment de la protagoniste supposée être son égale (autant d’un point de vue de l’importance dans l’histoire que des capacités). Laureline n’a peut-être continué à exister que grâce au courier des lecteurs de l’époque, mais elle est le personnage principal au même titre que Valérian depuis belles lurettes (ces décennies d’importance égale ne sont ─ ça alors ! ─ jamais évoquées par les gens défendant le titre par l’argument des années…). Pour finir, je reviens à l’argument de la longueur du titre : dans la mesure où Besson espère en faire une saga, personne n’aurait tiqué s’il avait appelé la saga « Valérian et Laureline » ou même « Agents Spatio-Temporels » et nommé ensuite chaque volet. C’est ainsi que fonctionnent la plupart des séries de films. Sans compter que les titres longs existent et ne posent aucun problème (exemples: Harry Potter et …., Le Seigneur des Anneaux : La Communauté de l’Anneau, les Pirates des Caraïbes, les Narnia, etc.). Mais bon, quarante ans hein !

        PS : Nous rappeler que l’étron de Besson nous vaut des rééditions de la BD sous le titre unique de Valérian, c’est ajouter l’insulte à la blessure quand même…

      •  » il faut dire que Laureline n’était pas présente dans les toutes premières aventures.  »

        Heu … premier album (Les Mauvais Rêves, 1967) Première rencontre de Valérian avec Laureline en l’an mille. Elle ne l’a plus jamais quitté.
        J’ai l’intégrale sous les yeux, faut pas raconter de bêtises.

  13. J’ai toujours trouvé divinement formidable la propension des gens à commenter les articles de l’Odieux, en insistant sur le côté onaniste de leur idolâtrerie décérébrée. Je n’ai pas vu le film ( comme une tripotée de films critiqués ici ) et n’est que survolé les bandes dessinées. Pas de mon époque à ma décharge, plutôt celle du paternel.

    Il va de soit que dans 99% des cas cinématographiques traités par l’Odieux, mes analyses personnelles tendaient à lui donner raison de bout en bout, sauf quelques cas où la simple mauvaise foi lui faisait « oublier » les éléments pourtant bien présents dans le film qui expliquent certaines incohérences relevées. Chose que, étrangemment, personne ne fait remarquer. Mais bon.

    Ce que j’admire par-dessus, c’est ces gens qui disent « Oh oui je l’ai vu, je l’ai trouvé si mauvais que j’ai voulu un article » ou « tant mieux j’irais pas le voir ». Le premier est communément le suceur sans personnalité ( vous voulez un article ? Vous vous sentez donc si incapable de le faire seul(e) ? ) et ensuite le groupie digne des grands admirateurs de Justin Bieber. Parce que « s’il le dit c’est forcément vrai ». C’est formidable.

    Êtes-vous bien conscients qu’ils existent films de merde qu’on sache apprécier ? Qu’on cherche parfois moins à retrouver le bon scénario que passer un moment entre amis, avant une bouffe tranquille en parlant distraitement du film ? Non, vous faut-il à ce point dénigrer les choses au point de les bouder « parce que l’Odieux Connard a fait un article dessus » ? Baste, les personnages originels semblent ne pas avoir été respecté, et l’univers passablement torché. Très bien, en effet c’est pas cool.
    Et alors ? Si le film fait passer un moment entre rires spontanés et relevés de poncifs, c’est grave Docteur ?

    Si la recherche de la qualité vous importe donc, il n’appartient qu’à vous de rejoindre des cercles de cinéma expérimental ou de guetter les rétrospectives Clouzot. Si c’est juste pour vous prosterner sans question devant un homme qui se veut héraut de la pensée critique ( goûtez l’ironie de votre existence ) je vous conseille d’aller voir ailleurs.

    A bons entendeurs, salut.

    • Cher ami,
      Vous oubliez une chose fondamentale dans votre « analyse »: celle de personne pouvant être fan de l’oeuvre d’origine (pas mon cas, cela étant) qui sont extrêmement déçu du traitement réservé à celle-ci par Besson. Et par extension, heureux de voir que l’un de leur blogueur favori descend en flammes, leur permettant d’en rire un peu malgré la consternation apportée par le film susmentionné?

      Certes, tirer sur Besson après ses derniers films est facile, mais bon, son équipe marketing à offert les munitions, donc…

      Pour le coté mauvais film (ou film de merde selon votre expression ou nanars, bref..), oui, c’est agréable à regarder de temps en temps, mais seulement quand le film lui-même sait ce qu’il vaut. exemple: « Rubber »: c’est con, c’est trash et on sait a quoi s’attendre. Pareil pour « toxic avenger ». Cela dit, personne n’a vendu « Toxic Avenger » de la sorte:
      « Luc Besson a toujours rêvé d’adapter « NdM: Valérian », EuropaCorp pourrait en faire une franchise, peut-être pas à la « Star Wars », mais presque »
      En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/tech-medias/medias/030461825735-valerian-la-chance-pour-europacorp-de-changer-dechelle-2103951.php#MjHzEcrXwoRvhIC3.99

      Parallèlement, vous proposez du ciné expérimental ou les rétrospective Clouzot si on veut de la qualité.
      On peut aussi juste un cinéma distrayant, voire bien fichu, sans souffrir outre mesure, non? C’est un peu fort comme punition pour de la mauvaise foi …

      Et pour finir, dites vous que beaucoup viennent ici pour s’amuser et rire de la mauvaise foi d’OC, sans pour autant l’idolâtrer (du moins, moi) si je veut des analyses poussées sur les films sans parti pris, je regarde le Fossoyeur ou Nexus 6 (quoique, pour le sans parti pris…)

      d’ailleurs l’idolâtre c’est mal, souvenez-vous de Mooby, dans Dogma!

      • Et c’est justement le point à voir : on vient ici pour le rire. Ca me redonne foi, dois-je admettre, de lire votre commentaire. Je ne suis pas ici par hasard bien entendu, j’y viens aussi pour le rire, et cet article n’échappe pas à la règle. Mais les commentaires de certains m’exaspèrent petit à petit, d’où mon message initial. Il va de soit que si certains adeptes se laissent aller au pathos du fanatisme, cela n’en constitue pas une particularité du genre.

        Pour le côté cinéma distrayant bien fichu, dois-je admettre que je l’attends encore. Sincèrement. Mais, hélas, la facilité scénaristique semble, elle, être une particularité du genre.

    • « Ce que j’admire par-dessus, c’est ces gens qui disent « Oh oui je l’ai vu, je l’ai trouvé si mauvais que j’ai voulu un article » ou « tant mieux j’irais pas le voir ». Le premier est communément le suceur sans personnalité ( vous voulez un article ? Vous vous sentez donc si incapable de le faire seul(e) ? ) et ensuite le groupie digne des grands admirateurs de Justin Bieber. Parce que « s’il le dit c’est forcément vrai ». C’est formidable. »

      MAIS mais… Qu’as t’on fait? S’agit t’il d’un traumatisme venant de ton enfance? Personnellement, j’aime lire l’Odieux Connard, même ayant apprécié le film :) tu apprendras d’ailleurs dans un futur proche que l’Odieux Connard réalise des articles sur des films qu’il a lui-même aimé.

      « Êtes-vous bien conscients qu’ils existent films de merde qu’on sache apprécier ? Qu’on cherche parfois moins à retrouver le bon scénario que passer un moment entre amis, avant une bouffe tranquille en parlant distraitement du film ? »

      Oui! ça s’appelle des nanars :)

    • On vous a deja repondu 50 fois sur ce blog, a vous et a vos lamentables semblables, Gauvain : Les rates et les incoherences peuvent etre evites, gratuitement et simplement en relisant le scenario, et alors vous auriez un film tout aussi agreable mais coherent donc intellectuellement — votre point faible visiblement — satisfaisant.

      Le plaisir des belles images et des actions spectaculaires serait identique, ou meme superieur, si nous pouvions suivre une histoire interessante, ou sans avoir l’impression que le ou les scenaristes se foutent de nous !
      Ce qui rend impardonnable des plantages aussi monumentaux que ceux dont nous nous gaussons ici. Pouvez-vous comprendre ca ?

      A bon entendeur…
      [desole, mon clavier ne fait pas les accents]

    • Et voilà ce qui arrive quand on a un balai dans le cul…Ce genre de commentaire verbeux d’ôte à la bêtise. Encore un paradoxe à résoudre…

      • Ah, ce genre de commentaire « On est tellement plus intelligent que les autres »….

    • Je pense que vous vous méprenez sur ce que cherchent les lecteurs de ce blog, et donc votre remarque est paradoxale. L’Odieux Connard se moque des films qu’il critique, ce qui provoque le rire chez ses lecteurs. Et donc, tout comme on peut très bien passer un bon moment devant un film au scénario bancal, avec des mauvais acteurs, etc., on passe un bon moment en lisant la critique de l’Odieux Connard, même si on peut certainement trouver des défauts formels à cette critique tout comme l’Odieux Connard trouve des défauts formels dans les films critiqués.

      L’un n’empêchant pas l’autre, bien au contraire. D’aucun l’ont d’ailleurs déjà fait remarquer dans les commentaires, d’abord ils passent un bon moment au cinéma, et puis ils passent un bon moment en lisant la critique.

      Je ne vois pas très bien en quoi quelqu’un qui sort du cinéma en se disant « Tiens à mon avis il y a matière à une critique très drôle de l’Odieux Connard » est un « suceur sans personnalité ». Pendant l’affaire Fillon, à chaque nouveau développement j’avais hâte d’entendre les commentaires des comiques radios. Aurais-je du laisser le poste éteint et me raconter des blagues tout seul? Chacun son boulot!

    • Bonjour
      C’est pas du tout pour ça qu’on lit l’odieux. C’est pour ses petites phrases bien fignolees et pour avoir des nouvelles de Diego. D’ailleurs on aimerait un article sur la vie de Diego. Moi l’odieux il me fait rire plus que les films.
      Hop.

  14. Je vais encore me faire des potes…
    J’ai assez bien aimé le film.
    Mais!!!
    (Ce qui qui suit n’est que mon avis!)
    .
    Les personnages:
    – Lauréline
    Je trouve que le caractère de Lauréline est assez proche de celui des BD. Je trouve qu’elle ressemble physiquement assez à la BD aussi.
    – Valérian
    Il est raté. Physiquement et mentalement et moralement.
    Dans la BD, c’est un vrai « héro de BD ». Adulte, intelligent, gentleman, de principe, honnête, droit, etc. Il ne laisserait pas un collègue en danger. Dans le film, c’est un … ben… Comme l’OC l’explique. Et il y en a beaucoup de ses collègues qui meurent en le couvrant durant la fuite du marché. Et en plus, c’est un voleur! Sa mission est de récupérer illégalement le transmuteur grognon, ok, mais il prend la pierre parce que que… il a envie?? Mais… que…!!!
    – Les Shingouz
    Ils sont ressemblant. Dans leur physique et dans leurs manières. Seulement que la bouche n’est pas du tout la même, et ça en change la perception. Le nom a été changé? Désolé… J’ai vu le film en allemand…
    – Alpha
    C’est censé être Point Central? Les humains de la Terre n’en sont que des êtres représentés parmi d’autres. Il me semble avoir vu un « Point Central » écrit sur une des portes à vaisseaux spatiaux, mais c’était furtif.
    – Le transmuteur grognon de Bluxte- me semble assez proche de la BD.
    – L’IA du vaisseau. Hein???
    La relation entre Valerian et Laureline:
    Dans la BD, ils sont amis et collègues. A la première rencontre, c’est Lauréline qui sauve Valérian d’une mauvaise passe, puis ils ne se sont plus quitté. Au départ à cause de la dette morale de Valérian envers Lauréline. Puis par amitié et respect mutuel. Il y a une profonde amitié, un amour platonique, voir un amour réel mais non déclaré.
    Dans le film, c’est platement un Don Juan qui demande à sa partenaire « veux-tu m’épouser dans les 5 premières minutes ». ça gâche beaucoup.
    Puisque l’on trouve beaucoup de textes dans le Wired où l’univers de Valérian est comparé à Star Wars, je dirait que une partie de l’intérêt de l’histoire de Star Wars original est aussi (pas uniquement) dans les relation des personnages Hans Solo – Leïa – Luc.
    Mais dans le film Valerian, ce « suspense » est cassé tout de suite. Raté.
    .
    Le graphisme en général:
    Il est très proche de la BD. Sauf la gueule de Valérian.
    .
    Le divertissement:
    J’ai bien aimé les blagues du genre « se mettre la méduse sur la tête ». Lauréline n’aime pas l’idée de se mettre la tête dans la bouche d’une méduse télépathe. Et les Shingouz qui précisent que, techniquement, c’est pas sa bouche… C’est bête mais c’est marrant. C’est un divertissement. Et ça aurait très bien pu être dans la BD.
    .
    L’Histoire:
    Commandant Méchant avait-il raison de faire péter la grosse bombe? P’tet bin qu’oui. P’tet bin qu’non. Moi je l’aurais fait. Son crime a surtout été de vouloir cacher l’évènement au lieu d’assumer son acte « comme un soldat »!
    Je suppose qu’il voulait éviter que les conséquences de cette action ternisse l’image de la « confédération humaine »… Mais c’est … nul!
    Au fait… En parlant de « humains »…
    Dans le film en allemand, il parle de la « confédération humaine ». Valerian et Laureline se présentent parfois comme agent de Alpha et parfois de la confédération humaine… La définition de « humain », c’est quoi?
    .
    Pour me faire (de nouveau) l’avocat du diable:
    – Espaces vides ou abandonnés et squattés de Alpha:
    Ben, c’est comme les friches industrielles dans les grandes villes.
    Quant aux zones qui semblent très minérales, l’imagine bien une zone abandonnée, avec des trucs en suspensions dans l’air qui se déposent avec le temps (quelques siècles). J’avais laissé une boîte de pastille de javel dans une boîte métallique étanche fermée que j’ai retrouvée dans la cave quelques années plus tard. Hé bien l’intérieur de la boîte n’avait plus beaucoup l’ait métallique…
    De plus, à l’avenir, des géopolymères, avec de la matière premières provenant d’astéroïdes ou d’anneaux de je-ne-sais-où, peuvent être un matériaux de construction rentable pour une station spatiale…Pour une zone qui fût laissée « en friche » plus tard…
    Je sais, c’est capillotracté et assez contraire à la BD, mais je tente de trouver un truc.
    – Les Grostrucs qui ne devraient pas être là:
    J’avais lu un article Wikipedia, il y a quelque années sue une grande mine où, en parallèle des mineurs officiels, il y avait des « illégaux » qui travaillaient et qui passaient plusieurs années sous terre, achetant à prix d’or (!!) des sandwiches achetés aux mineurs réguliers. Il y avait des gangs de « mineurs illiégaux » dans les tunnels, et les « officiels » savaient qu’il y avait des zones à éviter et personne n’allait chercher la bagarre.
    De là à imaginer un truc équivalent dans une superstructure avec pleins de « friches industrielles » ou « squats » au fond de trous, c’est pas difficile.
    .
    Cela dit… Je ne suis pas sûr que Bessobn ait cherché aussi loin…

      • j’ai bien aimé le commentaire de MadeInCh . il fourmille de précisions intéressantes !
        la cave avec les pastilles de javel qui ont boulotté le métal de la boîte , les friches industrielles glauques à souhait , les personnages bizarroïdes dans des situations cornéliennes …. on dirait du Tarentino !
        jusqu’au  » capillotracté  » qui m’a déstabilisée un instant ! ( j’ai pensé à un engin muni de chenilles ! ) puis je me suis souvenue de la malice du personnage et tout s’est éclairci .
        à @ Violator : bien que n’étant pas dotée des objets susnommés ( et dont vous faites un usage à mon sens déraisonnable ) , je somatise facilement ! et je souffre ( à cause de vous ) de douleurs forcèment diffuses .
        battez des ailes !
        s’il vous plaît .
        merci d’avance .

    • La BD précise que certains extraterrestres ont amené avec eux des morceaux entiers de leur univers en guise de cellule/ambassade sur Point Central, Mais le reste du film reste une adaptation infâme à mes yeux de lecteur et de cinéphile.

  15. Pour ma part :
    – Cet intrigue/20 ?
    – Qu’est il arrivé aux cheveux roux de Laureline ?
    – Where the fuck is RONDA ?
    – Et Galaxity ?
    – D’ou vient cette romance trop prononcé avec Valérian et Laureline ? Surtout au début du film ? (qui est d’ailleurs à vomir)
    – Valerian, homme à femme ? wut ?
    – Admettons que l’on respecte un temps soit peu la BD. Laureline n’est pas sensé ne pasbexister vu qu’il ne semble pas y avoir de brigade spaciaux-temporelle ? Remarque, ça expliquerai ses cheveux.

    Ce film est un raté, une bonne adaptation made in Besson. Pendant tout le film je me suis amusé à imaginer la manière dont vous alliez l’enterrer et je ne suis pas déçu.

    En l’attente de vos prochains spoilers,
    M. Sen

    • Ben apparemment Laureline est une cadet standard qui a prit du galon au fil du temps, pas un exilee temporelle du moyen-age. Quant a leur romance, c’est d’autant plus pertubant de voir une dragouille pathetique qu’ils sont marries dans la BD …

  16. Merci Mr Connard pour cette critique qui m’a plus fais rire que le film.
    Il manque une incohérence qui annonce le niveau du film des la première scène : la station des mille planètes est envoyé dans l’espace car elle est jugée trop …lourde….
    Les scénaristes ont donc oublié la Lune, qui malgré ses 7,36 × 10^22 kilogrammes,tourne bien.

    • Quelle merveille un « vaisseau brandé » . Je ne knowaissais pas ce verbe, mais bon, tout se learn hein. ;)

  17. Suite au visionnage du film, je ne pouvais qu’attendre ce spoiler qui est bien mais je m’attendais à retrouver les incohérences suivantes tout de même :
    – Valerian utilise son armure pour passer au travers des murs de la station, perforant ainsi les murs entre de l’air, de l’eau, l’espace etc. Pas de soucis, apparemment un trou dans l’espace dans une station spatiale c’est pas si grave. Et pareil pour un trou dans un mur séparant un océan et une pièce sèche hein. J’ai attaqué mon aquarium à la perceuse pour vérifier, en effet pas de soucis. Armure qui sortira direct du film hein (celle de Valerian OK, elle est pétée, mais Laureline ?)
    – D’ailleurs, Laureline est bien embêtée en étant dos au mur et en expliquant pendant de TRES LONGUES minutes qu’elle doit partir pendant que le grotruc lui montre des habits. Ah, si seulement t’avais une armure qui te permettait de traverser le-dit mur. Ou des compétences en combat pour tabasser le grotruc.
    – Bon, toute la séquence avec Rihanna c’est pour éviter l’incident diplomatique, qui arrive de toute façon comme vous l’avez fait remarquer. Mais si c’était pour faire ça, pourquoi ne pas attaquer en frontal comme un goret ? Vu qu’il en a clairement les compétences. Ah oui, on aurait pas pu mettre Rihana dedans.
    – Ethan Hawkes (je sais plus son nom). Bim je le tue. Voilà. Je suis un agent fédéral, je tue les gens sans défense pour pas me faire chier à leur demander de m’aider à sauver la station spatiale sur laquelle ils vivent. Ils refuseraient, de toute évidence.

    Du coup je comprends qu’ils n’aient pas récupéré le concept du voyage dans le temps vu qu’avec un scénario écrit sur un coin de table ils arrivent à un tel niveau d’incohérences, j’imagine même pas ce que ça aurait été.

    J’ai particulièrement aimé le « Tu veux pas sortir avec moi ? Bah épouse moi alors ». Je l’ai essayé après vu que ça a l’air de marcher, j’ai encore l’odeur du spray au poivre.

    Ca faisait longtemps que je m’était pas senti autant arnaqué en sortant du cinéma (et pourtant je vais au cinéma régulièrement). Souvent, je rigole en lisant les spoils même si j’ai bien aimé les films, mais là c’est vraiment pourri.

    • Petit complément, le « c’est vraiment pourri » c’est pour le film hein, pas le spoil qui m’a bien fait marrer, surtout la partie sur le costume de David Douillet !

      • Pour quelqu’un qui s’en bat les couilles, tu es étonnement présent dans les commentaires… Je suppose que ce genre de commentaires doit te donner le sentiment supérieur d’être un esprit fin et subversif… C’est navrant.

      • C’est bien pour ça que je n’ai pas pris la peine de lui répondre. Don’t feed the troll

      • (et d’ailleurs je ne suis pas sur qu’il comprenne les réponses étant donné qu’il a déjà du mal à comprendre le titre du blog ainsi que l’utilité d’une barre d’espace)

  18. Pingback: Valérian et la Cité des mille planètes — Une manette à la main·

  19. Merci…pour cet article

    Je me suis royalement fait chier pendant la seance.

    Sinon un autre truc débile du scenario…
    Les habitants de Mûl veulent payer le transmuteur avec leur derniere perle….tres malin alors que le transmuteur sans cette derniere perle, ne serre absolument à rien…C’est con hein….

  20. Et bien tout ce que raconte M. Odieux est vrai, mais moi j’ai passé un bon moment….Je n’ai jamais cessé de penser à la cible commerciale de ce film: les jeunes qui ont trois fois moins que mon âge…Ils auraient pu bouder le filme; mais non, ça marche bien en France. C’est absolument jouissif de constater qu’on en a fait de parfaits connards. Merci l’Education nationale, les parents etc… PS mes enfants à moi, qui sont l’élite de la nation stricto sensu, ont trouver le film à chier.

    • Felicitations pour vos enfants, qui j’en suis sur ont une meilleure orthographe que vous et qui ont TROUVE le film a chier.
      [c’est pas ma faute l’absence d’accents !]

      • Ce n’est pas de votre faute c’est celle du méchant clavier et de la fainéantise d’apprendre à faire des raccourcis clavier pour mettre des accents ?

  21. Bonsoir à tous,
    Il me semble qu’une incohérence supplémentaire est à ajouter, sur la chronologie : Valérian était-il né lors de la bataille qui coûta la vie à Princesse Zumba ? Et était-il déjà agent spatio-temporel ?

    • L’énergie de la princesse peut très bien aller se fourrer dans le corps quelqu’un déjà né depuis longtemps, comme un gros parasite. Sauf si le film dit le contraire, bien sûr.
      Mais la coïncidence reste bien niaise dans tout les cas. (surtout pour l’utilité que ça semble avoir dans l’histoire)

    • N’ayant vu que la VF, je ne peux pas totalement confirmer l’information, mais il me semble que L’âme à la capacité voyager à la fois dans l’espace et dans le temps….. mon dieu ! Je viens finalement de réaliser ou Besson avait carré la partie temporel de « agent spatio-temporel ».

      • Absolument, seule mention d’un voyage temporel il me semble :l ’énergie bleue qui voyage dans l’espace et dans le temps, c’est magique !
        Sinon le justifier par la localisation de Valérian à 30 années lumière de la planète des Mülets c’était trop compliqué.

  22. Je trouve que ce n’est que justice de jouer au connard sur des films qui nous prennent pour des cons.
    Il existe de très bons mauvais films qui s’assument comme tels, sans prétentions, bien souvent suffisamment cohérents par rapport une intrigue somme toute minimaliste et qui ne cherche pas à se propulser dans l’espace-temps plus haut que leur fessier.
    Je ne connais pas du tout la BD donc je ne ferai pas de comparatif hasardeux mais le design du film est à dégueuler. Ce n’est même kitsch, plutôt plat de vomi numérique. Ensuite, prendre des non-acteurs pour tenir les galaxies sur les épaules, c’est risqué. Lucas a réussi à une autre époque, avec tout de même un Harrison Ford pour envoyer du pâté. Besson, c’est le type qui a l’air (je le crédite du doute) de se fiche de tout les aspects du film, n’a aucune vision artistique, aucune ambition. On dirait un gosse qui veut acheter tout le stock de seau en plastique pour faire le plus gros château-fort sur la plage au lieu d’en prendre un seul et de concevoir un château-fort unique en son genre. Du grand n’importe-quoi en espérant que ça devienne un style. Pas de bol, on peut lancer un tas de boulons en l’air 100 milliards de fois, il ne retombera jamais un 747.

  23. J’ai joui.
    Honnêtement, j’ai pris plus de plaisir à lire votre critique qu’à regarder ce film (Assez frustrant quand on sait que certains ont travaillé d’arrache-pied plusieurs mois dessus…).
    À la fin du film, je n’ai eu qu’une envie : revenir à la version papier en ouvrant la BD. Pour reposer mes yeux. Et mes oreilles.
    Merci <3

  24. Pour être honnête, je trouve pas le film si mauvais que ça.
    Je suis pas un fan hardcore de la BD, mais d’après le peu que j’en ai lu l’univers est pas trop mal retranscrit, et la réalisation m’a l’air correct. On est loin de l’Oscar mais ça reste mieux que d’autres trucs surestimés (Dunkerque…). Je suis aussi prêt à pardonner certains trucs (l’IA du vaisseau notamment, ça ne me choque pas et ça permet de faire avancer l’intrigue plus facilement). Concernant le scénar, ça fait mal à certains endroits : la laureline qui se fait capturer sans qu’elle utilise son flingue, le Commandeur qui assume pas ses actes (alors que « oui j’ai pris la décision et je la referait » serai mieux passé), la grosse bestiole qui a visiblement 25 PV, une endurance de 8 et une sav à 2+…
    Mais malheureusement c’est le problème de la quasi-totalité des films en ce moment, pas assez de temps de film pour monter une intrigue potable, et pas assez de temps pour relire les scripts car il faut le sortir à une date clé (cf la vidéo du Fossoyeur sur les blockbuster). C’est le même problème que pour les jeux vidéos, en s’enfermant dans des dates de sorties les producteurs livrent des jeux bâclés : Là ou Witcher III et Zelda 64 ont pris leurs temps et sont exemptés de bugs, Fallout 4 et Skyrim sont sortis trop tôt et sont truffés de problèmes.

    En revanche je pardonne pas au film plusieurs choses :
    -Les acteurs principaux, il leur faudrait 10 ans de plus. Dans mes souvenir Valérian est un homme mur, pas un ado prépubère, même chose pour Laureline.
    -Le texte. Valérian qui drague en mode kéké et Laureline en mode pouffiasse (pas d’autres mots, désolé), ça ne passe pas du tout.
    -Le doublage fr de Laureline, sérieusement?! Besson a vraiment validé cette purge? C’est pas les comédiennes de doublage qui manquent, non seulement sa voix ne vas pas à l’actrice mais elle ne vas pas au personnage!
    -Mention spéciale à la « plaque » que porte le Commandeur… sur le principe ça fait très 40k, manque de bol la chaine de vélo au milieu passe pas du tout…

    Bref, 12/20 pour moi, j’essayerai ptète de le revoir en VO pour voir ce que laureline a à dire mais sans plus. Pas de musique ou de scènes mythique non plus…

    • On attendait tous avec la plus grande impatience ton analyse détaillée des et surtout la note que tu attribuerais au film…

      • Mon ami Violator, je lisais vos commentaire ce qui me permet de vous répondre :
        On.s’en.bat.les.couilles. ;)

        Merci à Warhound pour son opinion ;)

  25. Merci !
    En plus d’une bonne tranche de rire, j’ai éteint mon cerveau pendant la séance, histoire de profité du graphisme… Parce qu’on sait bien à Holywood qu’on fait de la maille sur le gros son et les SFX… ça coûte tellement cher de ficeler un bon scénario !

    Je viens d’ailleurs de percuter un truc en lisant ton article.
    Si la planète Mül a été annihilée avec seulement les Mülets dans le vaisseau… Comment pouvons nous avoir le transmuteur de Zumba vivant récupéré je ne sais comment par des contrebandiers ? Il devrait être aussi raide que Zumba n’est-il pas ? Ah mais c’est vrai… L’essence même du film finirait comme qui dirait… en cendres.

  26. Merci l’Odieux, des spoils et encore des spoils SVP, après la période lecture et cravache cela procure un bien fou !

  27. Bonjour à toutes et à tous, ainsi qu’à l’auteur de ces désormais fort nombreux articles bourrés d’humour noir, de politiquement incorrect et d’acide (probablement de sang d’alien vu sa capacité à traverser à peu près n’importe quoi).

    Alors, je n’ai pas -encore- vu le film (car oui, je compte le voir à un moment ou à un autre) et mes souvenirs de la BD, par ailleurs d’excellente qualité, tant scénaristiquement que graphiquement, sont relativement flous. J’ai vu par contre bien évidemment la bande annonce de Valérian.

    Je relève néanmoins plusieurs points, que je trouve extrêmement regrettables. Je tiens d’ailleurs à spécifier que je me fie quelque peu aussi aux autres critiques (autant « pro » que de spectateurs), qui vont pour beaucoup dans le même sens que celle de M. Connard :
    Déjà, de façon générale, le scénario semble un élément qui est décrié.
    Cela, c’est un élément que je ne pardonne pas à M. Besson. Outre les sommes astronomiques engagées (cela est un autre problème), sortir un tel scénario me paraît absolument indigne de l’adaptation de cette BD.
    Je fais un parallèle avec le 5ème Elément du même réalisateur. Ce film, qui utilisait déjà un certain nombre de visuels et d’inspirations venus notamment de Valérian (je ne sais plus quelle BD en particulier présente cette ville vertigineuse, façon Metropolis), était une pur production Besson, à savoir un film d’action léger, fun, visuellement fort intéressant (je ne sais plus quel grand couturier de haute couture a travaillé notamment sur les costumes, M. Gauthier, je crois). Bref, il y avait beaucoup d’inspirations regroupées en une seule entité, mais il s’agissait d’une création « originale », dans le sens où ce n’était pas une adaptation. Le scénario était simple, léger, mais suivait une logique et un cheminement qui respectait son propre univers.
    PS : merci de m’avoir rappelé que le taxi volant était déjà présent dans le 1er Métal Hurlant, même si on le retrouve dans Valérian (la BD).
    Là, dans le cas de ce film, le scénario est visiblement un fil ténu permettant une continuité de scènes d’action/visuels d’effets spéciaux. Si on était dans une suite du 5ème Elément, cela ne me poserait probablement guère de problème (je passe sur les « incohérences », qui, notamment dans le cas du cinéma -donc un film de 2h en moyenne-, sont souvent des raccourcis nécessaires, même si généralement des facilités peu agréables).
    Or, les BD de Valérian font la part belle au scénario. Des scénarios qui ont pu jouer sur des thèmes politiques (notamment la BD de la course entre « superhéros » -là encore, j’ai oublié le titre) et des personnages souvent assez touffus, parfois complexes (ici, je pense notamment à la relation entre un humain et une alien, dont la relation sexuelle forcée tue l’alien, histoire basée sur la réincarnation, la rancœur et la vengeance).
    Comment M. Besson a t-il pu balancer aux orties ce qui fait toute la richesse de l’œuvre qu’il semble par ailleurs tant apprécier? Ce point me choque véritablement. M. Besson me fait penser à M. Lucas : 2 réalisateurs qui n’écoutent plus qu’eux-même. Pour rappel et autre parallèle, M. Lucas, pour la trilogie originelle de Star Wars, était entouré de critiques et d’amis qui ont formé ce nouvel Hollywood. Bref, lui-même a dû grandement revoir son script et univers, avant d’adapter seulement le 1er film. Je passe sur l’Empire contre Attaque et le Retour du Jedi, qui sont de folles histoires scénaristiques et humaines, pour en retenir que M. Lucas a été très mécontent de l’Empire contre Attaque, a repris énormément les rênes pour le Retour du Jedi. Avec la prélogie, M. Lucas s’est comporté tel un gourou, n’ayant plus été critiqué et ne se remettant plus en question, avec un résultat que je trouve extrêmement décevant. Pas étonnant que le Réveil de la Force ait été une suite/reboot. Il s’agissait principalement pour Disney de redessiner les rails de ce qui allait être ce « nouvel » univers et de « chasser » tout ce qui avait déplu.

    Après ce long aparté, j’en reviens à Valérian, pour constater une forte similitude entre ces approches. M. Besson, ayant une énorme réputation internationale désormais et probablement un égo tout aussi grandi (c’est un être humain, les hautes sphères ont tendance à dénaturer beaucoup de choses), se recycle sans désormais beaucoup d’originalité (je pense aussi à M. Burton), mais en oubliant de respecter l’esprit de l’œuvre qu’il a pu « enfin » adapter. Bref, il s’est apparemment arrêté à une approche simpliste et qu’il connaît bien (le thème du non respect de l’autorité et forces de l’ordre, une héroïne forte/fragile/iconisée, beaucoup d’action). Oui, en lisant le commentaire assassin de M. Connard, j’imagine parfaitement n’importe quelle production Besson (Taxi, les Transporteurs, Taken, etc.).

    J’en suis très attristé, pourquoi M. Besson n’a til pas tout simplement demandé à M. Christin (le scénariste de Valérian) de réaliser un script, simplifié, de son univers foisonnant, puis ensuite revu une copie pour l’adapter avec son style et ses habitudes? Cela, je ne le l’explique pas (enfin si, je l’explique, mais de façon triste) et je ne le pardonne pas.

    Je passe sur le casting, qui a déjà été beaucoup critiqué, tant par M. Connard que par les intervenants et la personnalité de Valerian. Dans mes souvenirs, Valérian est à la fois un personnage principal, un anti-héros et un personnage adulte et attachant, pas une caricature de jeune de banlieue. Laureline est un personnage très fort, mais je reste dubitatif sur l’actrice, qui ne me paraît pas véritablement convenir. Je passe sur tout le battage médiatique avec Mme Rhianna, qui ne semble être présente que pour apporter son lot de « star » à un film qui n’en avait pas besoin (surtout pour un très petit second rôle).
    De plus, insister lourdement sur une relation amoureuse, quelle bêtise. Valerian et Laureline sont un couple, des compagnons, qui n’ont pas besoin de s’embrasser à la fin de chaque BD pour avoir des liens forts. La relation assez platonique permet d’ailleurs de passer plus de temps sur les péripéties, autres personnages et développements divers, plutôt que sur le « je t’aime:moi non plus ». Visiblement, ce choix n’a été réalisé que pour toucher le public typé adolescent, car la bonnasse de service (visiblement, Laureline semble traitée comme tel dans le film) doit forcément finir avec le héros (héros de film d’action générique, aucunement le personnage si particulier de la BD, visiblement).

    Déjà la bande annonce laissait imaginer un film d’action hollywoodien standard, je constate que M. Besson s’est apparemment contenté de rester là-dessus, chose « impardonnable » car les histoires de Valérian sont bien plus des enquêtes, des mystères et des découvertes que des scènes démontrant une simple habileté physique au pistolaser, au parkour et au pilotage de vaisseau forcément ultra acrobatique et spectaculaire.

    Alors oui, pour une fois, je prends ma plume numérique et je grogne, tel l’écrivain de ce blog.
    Ah, et à ceux qui me reprocheront de critiquer quelque chose que je ne connais pas, je précise que j’écris des scénarios depuis 10-15 ans, principalement de Jeu de Rôle à l’ancienne, mais que j’ai aussi écrit un certain nombre de nouvelles et histoires (même si non publiées et non mises en ligne), donc je pense savoir de quoi je parle, même sans être un professionnel. Oui, on peut faire d’excellentes histoires d’action, même courtes, sans pour autant sacrifier un univers riche et intéressant. Que les effets spéciaux soient une réussite ou un échec (là, la sensibilité personnelle joue beaucoup malgré tout) ne changent rien.

    Ah, et j’ai bien parlé d’adaptation, pas de copié/collé d’une œuvre envers un autre média, car le cinéma et la littérature ou la BD sont des médias radicalement différents, ne pouvant exprimer les mêmes choses exactement. Là, je parle véritablement d’une indifférence allant quasiment jusqu’au mépris d’une œuvre (se comptant en une vingtaine de BDs).

    Ah, je dirai juste aux trolls (farceurs) que moi aussi, je sais comment farcir un plat, donc inutile de me prendre pour un elfe…

    Et sinon, ce blog est un coup de gueule contre le foutage de gueule, pas une analyse poussée du cinéma (d’autres, comme le Fossoyeur de Films ou Karim Debbache sont là pour ça -pour ne citer que 2 youtubeurs-), donc reprocher une approche partisane, ultra subjective et volontairement arbitraire de M. Connard est un peu une non-lapalissade!

    • Bonjour,
      Pour confirmer ce que je disait plus haut: sauf si je dit une énormité bien entendu, les premiers taxi volant sont, de mon souvenir, dans Métal Hurlant en 81, puis dans Valérian et Laureline Les Cercles du pouvoir en 94 pour « finir » avec le 5eme élément en 97.
      Amusant d’ailleurs que sur la page wikipédia de Métal Hurlant, on retrouve cette petite note:

      « Dans le film Le Cinquième Élément (1997) de Luc Besson, le taxi que conduit Bruce Willis serait inspiré de l’épisode Harry Canyon ; de plus l’intrigue est similaire : un chauffeur de taxi recueille une jeune femme et la soustrait à la fois à ses poursuivants directs et aux forces de police. » Inspiré et similaire Ha, ha ,haaa..pas tirer, ambulance, etc

      Quand au caractère de Valérian, peut-être est-ce un souci de dialogue.De meilleurs texte l’aurait rendu…bah moins con…
      Je m’explique: ces dernières années, certaines séries de BD ont été adaptée sous forme de série d’animation, comme Martin Mystère, Valérian et Laureline, Flash Gordon et Diabolik. Excepté Diabolik qui a gardé le concept de personnage adulte, les autres mettent en scène les personnages dans une version plus jeune, qui n’est pas si navrante (sauf Flash Gordon, j’en frémis encore….) Donc, haut les cœurs, les bonnes adaptations sont possible!
      (faut juste tenir les licences éloignées de Besson, en gros…)

      • Excellent commentaire, M. Violator.
        Personnellement, le rappel du taxi volant est un élément que j’apprécie pour ma propre culture générale. Par ailleurs, l’argumentaire critique sur le rajeunissement des personnages principaux a du sens, surtout si on parle de séries commencées il y a (plus) d’une vingtaine d’années.

        Je n’oblige personne à lire ce que j’écris, personne n’a obligé M. Syllas Hand à répondre, mais je l’en remercie parce qu’il y a du contenu.

        Pour en revenir à votre passionnante intervention (j’apprécie d’ailleurs grandement le « on », qui aurait du légitimement être remplacé à par un « je » de bon aloi), voir ma phrase à propos des trolls. « Et pour farcir les pommes, il lui enfonçait dans l’… »

        Je suis tout à fait capable d’être insultant moi aussi, même si je préfère la dérision et un minimum de retenue, ou à défaut un argumentaire solide, mais sur Internet, il faut rester très ouvert d’esprit, je crois. Par ailleurs, pour enfoncer le clou, si vous vous en fichez, pourquoi lire les commentaires, qui seront tout aussi partiaux, subjectifs et potentiellement argumentés que les longs textes de M. Connard?

        Je n’attends pas de réponse, mais si on montre le crocs, je peux aboyer, ce n’est pas très difficile.

      • C’est si compliqué que ça de comprendre que les gens qui pondent un commentaire quasiment aussi long que l’article lui-même passent pour des pédants gonflés à l’auto-satisfaction?
        Il suffit de voir la réponse que tu me fais à mon commentaire de quelques mots, qui n’appelait aucune réponse ça aussi c’etait pas dur à comprendre, un énième pavé inutile et inintéressant qui montre à quel point tu ne peux pas t’empêcher d’étaler ton « intelligence ».

      • Il y en a un qui n’a pas compris qu’il n’est pas le modérateur de la section commentaires

      • Il y en a une qui n’a pas compris que sa place est dans la cuisine, pas ici à déranger les grandes personnes.

      • Violator : Bah va te faire enculer, qu’est-ce que tu veux qu’on te dise ?

        Si ça t’intéresse pas, tu lis pas.

      • Et on s’en fout tellement que tu t’en battes les couilles. Est-ce que ça va, mon poussin ? Elles ne sont pas trop atrophiées, au moins ?

      • Ben je sais pas, si je les pose sur ton nez connasse, ça fait des ray ban?

  28. J’attendais l’article mais suis profondément déçu que vous n’ayez pas mentionné ce qui est pour moi la plus grosse incohérence du film : la combinaison ! Valerian l’utilise une fois et défonce absolument tout sur son passage (force surhumaine, il peut voler, super-vitesse), or après on ne la revoit plus alors que les 2 héros en sont équipés tout le long du film !

  29. Bonjour,
    Vous ne saviez pas que Luc Besson faisait des films surtout pour se taper des gonzesses ?
    En général sa meuf du moment est l’héroïne du prochain film.

  30. Je ne ferai pas de commentaire sur le réalisateur, le jeu d’acteur, le respect de la bédé,etc…..car je pense que tout à été dit.
    Je viens de voir le film, car je ne suis pas rancunier envers le père Luc (et pourtant), mais quelle purge. Je ne comprends pas les louanges dithyrambiques concernant l’univers visuel du film.
    Pour certain, c’est une claque.
    Le monde des « mullets » manque cruellement d’ originalité dans leur traitement, leur habitacle, leur physionomie…..on dirait les avatars de Cameron en délavés, vivant dans des coquillages géants (sic!).
    Bref, j’ai rien vu de si extraordinaire, hormis des couleurs, il est vrai, plus vives que dans la plupart des dernières productions hollywoodiennes.

    Ceci dit, il faut quand même souligner que Mézières a travaillé pour Besson et son 5 eme élément, donc on ne peut reprocher un « emprunt » des taxis volants.

    Mais ce qui m’énerve beaucoup, c’est le buzz autour de l’inspiration de Lucas pour son star wars: comme si on essayait de valoriser la production de Besson en disant qu’il est légitime de reprendre aux ricains les « codes » du space opéra/aventures/fantastique.
    « Vous voyez, Lucas a tout pompé sur Valérian, donc je (Besson) montre que les français (je) peuvent (peux) faire mieux qu’eux (aussi pourri).  »

    Pourtant, à la base, Lucas est surtout un grand fan de Buck Rogers ou Flash Gordon, et l’inspiration, il faut surtout la situer par là. N’en déplaisent aux fans de Valérian (bd) qui comparent quelques similitudes forcées entre les 2 œuvres.
    Après, il est fort probable que Valérian était également connu de certains artistes de LucasArt, mais même Mézières reconnait que Flash Gordon l’a influencé.
    Bref, je trouve que l’argumentation de la prouesse visuelle et « culturelle » de besson, ben c’est de la pouvre aux yeux.
    Comme son film.

    • Ah, je n’étais pas au courant de l’influence, avérée ou non, de Valérian à propos de Star Wars. Ceci dit, je ne sais pas si à l’époque la BD était connue Outreatlantique. Oui, assez sûrement, certains connaisseurs et artistes devaient connaître (LucasArt s’est crée progressivement, ce n’était à l’époque pas la société qu’elle est aujourd’hui), mais ils étaient sûrement une minorité.

      Par ailleurs, M. Lucas était fort jeune à l’époque, et les médias moins internationaux qu’aujourd’hui. De plus, il aurait pu lire une BD ou un extrait sans se souvenir précisément de l’œuvre, mais cela aura pu l’influencer, comme parmi tant d’autres sources.

      Par ailleurs, les codes du cinéma sont propres à être « repompés », c’est le principe même. M. Lucas lui-même s’est inspiré de la filmographie de M. Kurosawa, elle-même inspirée de sources que je ne connais pas. Mais à ce titre, on peut remonter jusqu’à M. Méliès, vu son apport énorme aux débuts du cinéma. Difficile de faire vraiment la part des choses lors de sources et d’inspirations, qui ne sont en plus parfois même pas forcément parfaitement conscientes ou clairement mémorisées.

      Ensuite, en ce qui concerne les effets spéciaux, qu’ils soient ou non bien faits ou mal faits (le spectateur actuel est désormais très sévère et critique envers eux, car habitué), des images que j’ai vu, on peut saluer une patte artistique qui n’est pas celle du classique hollywoodien. J’aurai tendance à les comparer à ce qu’a apporté Weta Workshop avec notamment le Seigneur des Anneaux, des effets spéciaux qui avaient une autre patte, un autre style que ceux venant de Lucasfilm, par exemple.

  31. Incroyable…
    Toujours à cracher sur le cinéma français, à se plaindre que la SF française est inexistante.
    Pour une fois qu’un réalisateur français fait un film de SF digne de ce nom, bourré d’effets spéciaux impressionnants, non on va plutôt descendre le film entre gens teeeeeellement intelligents, genre « gaussons-nous de toutes les soi-disant incohérences que nous pourrons relever, que nous sommes caustiques !! ».
    Besson a toujours su apporter un vent frais sur le cinéma français, mais les aigris dont ce site pullule ont toujours adoré détester ceux qui réussissent…
    Sympa aussi la mysoginie rampante de cet article vis-à-vis de Rihanna, bien entendu relayée bien docilement par ses moutons.

    • Mééhhhhhhhhh!!! ;)
      Voilà un pseudo qui me donne envie de revoir Spawn (la série animée évidemment, pas le film, eurk!)

    • Cher Violator,

      Il est moins question de « cracher » sur le cinéma de SF français qui a su produire de bon à très bon film (Stargate, Renaissance, Immortel, Farenheit 451, Lock Out, le 5eme élément, Bunker Palace Hotel et j’en passe) que de remarquer qu’une fois de plus, l’ambition du réal n’est pas du tout équivalente au produit proposé.

      Besson n’a pas fait que de mauvais films, j’en convient tout à fait, mais pour le coup il a bâclé Valérian.
      Et le coté « bourré d’effet spéciaux », pardon, mais ce n’est pas du tout un argument: Avatar et DooM en sont pleins aussi…Avatar est beau à regarder mais le scénario est celui de « Pocahontas chez les schtroumpf » et DooM est juste une énième abomination d’adaptation filmique d’un jeu (seul Silent Hill s’en sort, sur ce point).

      Quand au « vent frais »,il fait pas des films pour le plaisir, c’est surtout sa tirelire qui s’en porte mieux avec le blé qu’il ramasse, ainsi que sa boite de prod (sans compter le crédit d’impôts). Et un scénario, dans un film, c’est généralement bien, soit dit en passant. (qui tiens la route, hein?)

      http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/valerian-rapportera-4-fois-plus-a-luc-besson-qu-a-toutes-ses-stars-948692.html

      Comme je le dit souvent, si tu voit un acteur/une actrice très connu dans un film de seconde zone, c’est qu’il veut payer le fisc!
      Et je ne me sent pas plus intelligent ou caustique que d’habitude, par contre mon charisme et mon humour ont pris un niveau, au moins ;)

    •  » les aigris dont ce site pullule  »
      Tu veux dire toi et la compagnie de pleurnichards qui déboulent à chaque fois que quelqu’un tourne en ridicule un truc qu’ils ont bien aimé, pour nous prouver le plus sérieusement du monde que leur supériorité intellectuelle et morale les autorise à dicter ce qui doit être dit ou non?

      • Ah, arrivée du commentaire à côté de la plaque et inutile en réponse au commentaire inutile de réaction au commentaire redondant et inutile du dernier rasoir pédant en date.

      • Doucement avec lui, ça fait dix fois qu’il répète « jmenbalékouille » pour bien se convaincre que nous prêtons attention à son mépris, c’est important pour lui, faut pas le secouer…

      • Mais vous prêtez effectivement bien attention à mon mépris comme tu dis, toi en tête, puisque tu n’as pas plus que les autres pu t’empecher d’y aller de ta petite reponse.

      • Je suis partagé: entre le fait de l’ignorer purement et simplement, car sa vacuité est grande. Et le fait de l’insulter car sa médiocrité est pareillement grande(voir supiérieure). Dans le doute, j’alterne un peu les deux, mais s’il consentait à disparaître purement et simplement, je pense que toutes les parties(les couilles, violator, les couilles !!! Ahahahahaha) seraient satisfaites.

      • Tellement facile de vous faire réagir.
        Tellement prévisible. Ennuyeux en effet.

      • Du coup si ta prévisible majesté dégage, on s’épargne tous tellement d’ennui. Dégage.

      • Majesté avec un « M » majuscule du coup.
        Toi dégage si t’es pas heureux, qu’est-ce que tu m’emmerdes??
        Je t’ai obligé à répondre à mes commentaires ?
        Non je ne pense pas, c’est toi (entre autres suce-boules de l’OC) qui t’es senti obligé de sortir ta cape de chevalier blanc.
        Grandis un peu, c’est du niveau de la cour de récré de dire à quelqu’un « dégage » parce que tu es vexé.

      • Ah mais moi je suis bien là.Toi par contre ici, tu t’ennuies. Dégage autre part de moins ennuyeux ? Ca serait intelligent, nan? (et tu supposes l’être, t’as pas arrêter de t’en vanter)

        Et non tu m’as pas obligé à répondre à tes commentaires, j’ai insinué ça quelque part ? Nopiti nope.

        Quand au grandis un peu, je fait ce que je veux. Et j’ajouterai que c’est toi qu’à commencé. Dégage de mon bac à sable, tu pues la crotte ta majesté.

    • La misogynie envers rihanna, ça vient surtout de Besson qui l’emploie comme « morpho-prostipute ». Elle aurait pu avoir un rôle moins scabreux. Mais non. On va lui faire faire un numéro de pole-danse bien long et inutile, car elle ne peut certainement pas faire autre chose, ni véhiculer une autre image. Quel intérêt ? Aucun !
      C’est sûr, ça rabaisse pas ! Le personnage est tellement bien écrit !
      La sf française existe (un peu au ciné, beaucoup en littérature et bd), mais Besson n’est pas un réalisateur digne de ce nom. Au contraire, il se fou de la gueule du public en réalisant un truc sans aucun arrière plan scénaristique digne de ce nom, en essayant de tout miser sur des scènes d’action (ratées en plus!) .
      C’est quand même pas sorcier de rendre compte que c’est très mauvais à tous les niveaux.
      La bd est largement plus profonde, plus recherchée.
      Et l’argument du film spectacle, c’est un peu facile, non ?
      Sous prétexte que c’est un film popcorn, on fait fi de tout ? Même de certaines erreurs facilement rectifiables qui anéantissent tout l’intérêt de l’intrigue ? À croire que personne ne regarde le film avant qu’il ne sorte!
      Et je parle même pas de la promotion bien lêche-fion et insistante, nous ventant les mérites ô combien exagérés des scènes d’actions spectaculaires, de l’esthétisme inédit, et de l’audace incroyable de Mr Besson qui porte sur ses petites épaules, à lui tout seul, le renouveau du cinéma Français, voir de l’univers!
      On crie au génie incompris alors que ce type est juste un gros feignant qui cherche à faire un cinéma à « l’américaine », en piochant dans les pires travers de celui-ci, en allant chercher des acteurs américains et autres.
      On ne peut pas (en plus) se revendiquer d’un cinéma « français » si on fait comme ça ! (mais à la limite, de la forme, on s’en fout).
      A force de tout niveler vers le bas, on rend pas service aux spectateurs.

      • Je pense que tu prends tout au premier degré.
        Ceci dit, je suis peut-être passé à côté de quelque chose, mais Rihanna aussi, a cultivé cette image de femme objet, donc bon…..
        Mais ça n’excuse en rien les faits.

    • On.s’en.bat.les.couilles.les.ovaires.le.cul.et.le.reste.

      La misogynie envers Rihanna provient du film… elle fait un très beau spectacle certes mais très… étrange car marquant une longue pause dans un film qui n’est que courses-poursuites affolées. Et puis elle meurt. Pouf. Hyper gratuitement. « Je me suis blessée ». Ah bon ? on n’a rien vu, rien entendu ! « Bon bah du coup je fais un discours hyper neuneu sur l’amour, parce que j’ai sûrement connu ça en étant prostituée de force, parce que je suis une meuf, et j’ai pas du tout un mot de regret/haine à dire sur ma vie et sur le fait d’avoir aidé un tocard qui m’a « libérée » de force pour me faire crever ».

      D’ailleurs… je suis en train de me demander combien de nanas ont la parole dans le film ? Ca fait plusieurs jours alors ma mémoire n’est pas toute fraîche mais…. Laureline, Rihanna, la princesse et la reine de Mül et c’est tout ce dont je me souviens.

      J’ai plutôt apprécié le film, mais j’ai dû faire un effort pour deux choses : la voix (en VO) et le caractère insupportable de Valérian, et quelques incohérences trop violentes (mais QUI?! traverse la paroi d’un « monde » aquatique vers un « monde » gazeux sans rien en avoir à foutre ni faire de remarque, merde !!!).

  32. Donc en gros, ce n’est pas une super bonne adaptation d’une BD de jeunesse des vieux cons comme moi. C’est noté!

  33. Je ne connais la BD Valerian que de réputation, le seul tome que j’ai lu, c’est celui qui a été fait par Larcenet… Mais il valait le détour! J’ai l’impression qu’il faudrait que je voie le film avant de les lire un jour… Pour ceux qui les ont lues, ça vaut vraiment le détour ou est ce que ça a mal vieilli?

    • Ça vaut le détour ! J’ai commencé à piquer celle du paternel vers dix ans et les ai relues environ une fois par an depuis, sans m’en lasser ni être déçue au fil des années. Le tome 0 a peut-être pris un peu de plomb dans l’aile avec les années mais comme il ne fait pas vraiment parti de l’histoire, tout va bien ;) Si vous avez envie de vous faire une idée de la saga avant d’investir, je vous recommande « L’Empire des Mille Planètes » (tome 2), « Bienvenue sur Aflolol » (tome 4), « Les Armes Vivantes » (tome 14) ou encore « Les Cercles du Pouvoir » (tome 15). Beaucoup de gens conseillent « Les Oiseaux du Maître » mais, bien qu’il s’agisse d’un des meilleurs V&L, je pense qu’il se savoure plus une fois que l’on est un habitué de l’univers. Bonne lecture !

      • Merci j’en prends bonne note au cas pour quand j’aurai l’occasion de m’y mettre.

      • Ah pareil que mon voisin d’en haut, n’ayant pas tout lu étant jeune, c’est noté au cas où.
        Merci pour les conseils de lecture!

    • je les ai toutes lues , regardées , admirées ! et plusieurs fois ! j’en garde un excellent souvenir . des histoires vraiment extraordinaires , pleines de trouvailles . ayant refilé ma collection à un gamin qui bavait devant , je ne sais pas si j’éprouverais encore les mêmes sensations en les relisant aujourd’hui , mais j’envie toute personne qui va les découvrir .

  34. Ayant déserté depuis quelques mois tout ce qui touchait de plus ou moins loin à la fourmilière infâme des « blogueurs critiques », ces gens sans talent utilisant le net comme vecteur d’auto-branlette dans leur bicoque pourrie nommée « la blogosphère », je reviens aujourd’hui sur l’un de ses plus immondes hérauts via mes favoris (oui, ce site est dans ma barre de favoris sous l’intitulé « Le branleur et ses suceurs ») afin de voir si, par le plus heureux des hasards, le niveau aurait peut-être augmenté.

    C’était bien mal connaître la puanteur de la vermine qui pullule ici et donner trop de crédit à l’évolution humaine. Car à la lecture de cet article et surtout aux commentaires qui le suivent, le vomi de mon caviar aux aubergines et de mon sauté de veau du midi s’est instantanément répandu sur les touches de mon Macbook Pro 2015 teinture grise.

    J’écris donc ces lignes dans une odeur de ratatouille régurgitée, ce qui, convenons-en, ne fera pas tache ici.

    Comme souvent, je passe sur l’article qui n’aura pour intérêt que de faire rire quelques idiots ahuris passant par là avant leur départ en vacances vers l’île de Ré dans leur Kangoo équipé de leurs chiards la morve au nez criant à la créature leur servant de mère « quand est-ce qu’on arrive ??!! ».

    Je passe aussi, mais plus difficilement, sur la décharge habituelle des « merci pour votre article, j’ai tellement ri ».
    J’en profite tout de même pour citer le commentaire de Joyce « Pendant le film, la seule pensée qui m’a aidée à tenir c’était d’imaginer votre article. » ou celui de Micka « J’ai joui.Honnêtement, j’ai pris plus de plaisir à lire votre critique qu’à regarder ce film » qui gagnent tous deux le trophée du débile le plus profond du mois d’Août. On leur transmettra gentiment le message au coin de leur oreille bourrée de cire : « si t’aimes pas le film, dégage de la salle, pauvre con(ne) »

    Je m’attarderai plutôt ici sur le commentaire de Klug, qui a presque réussi à me faire vomir une seconde fois tellement on y saute à pieds joints dans la personnification parfaite de ce qu’est devenue le dépotoir de la section commentaires de ce site.
    Lisez, si ce n’est déjà fait son pavé, car cela vaut le détour.

    Premier point, après la tartine de salive classique déversée sur la verge de l’auteur, l’animal nous annonce tout de go qu’il n’a pas encore vu le film. Ok. Puis, admirez la longueur de son commentaire : 8 442 caractères, espaces compris !!!! 1 396 mots !! Le mec nous pond donc un roman sur quelque chose qu’il n’a même pas vu, il l’admet lui-même !!! MAIS COMMENT TU PEUX TE REGARDER DANS LA GLACE, espèce de sinistre résidu ? Avant de chier de la merde sur de la merde, va déjà te renseigner sur la merde ci-nommée si tu ne veux pas instantanément perdre toute crédibilité ! Non mais sérieusement… J’en parle car ce genre de comportement infâme est devenu tellement commun sur le Net que plus personne ne le remarque !

    Deuxième point, le mec se permet (sans avoir vu le film donc) de prendre un ton pédant et de critiquer « M. Besson » (notez que le débile y va de son « M. Besson » et non juste Besson, histoire de bien nous souligner la distance qu’il entretient avec un réalisateur dont il ne serait pas capable d’abattre le tiers du boulot en dix vies). Attention, je vous vois venir avec vos gueules de guenons : « ouh, il défend Besson !!!! » Non, je hais Besson depuis des années mais quand un trou de cul se permet de prendre un ton méprisant sans aucune justification, il faut savoir remettre les choses en place, à savoir bien torcher son cul après une chiasse le samedi soir.
    Klug, un conseil pour le prochain coup, tu diras « M. Luc » histoire de faire encore plus bourgeois et con.

    Troisième point, l’ahuri débite tout un tas de lieux communs qui ferait hurler de rire même un gamin de 5 ans : sur l’écriture d’un scénario (on attend toujours tes œuvres, abruti. 10/15 ans qu’il écrit des scénarios [10 ou 15 ans, il ne se souvient plus trop, après tout, c’est juste 5 ans d’écart, à mourir de rire !!], des scénarios de JEU DE ROLE A L’ANCIENNE, hahahahahahahahahaha, non là c’est trop. Allez retourne te branler sur Daenerys…), sur la technique de l’adaptation (adapte déjà ton cerveau au monde moderne), sur les incohérences au cinéma, sur les effets spéciaux, sur le casting du film (!!! je rappelle qu’il n’a pas vu le film !!!) , sur la lourdeur de la relation amoureuse (!!! je rappelle qu’il n’a pas vu le film (2) !!!), sur la cible du film, à savoir les adolescents (woohoo, coco, t’es sûr de toi là-dessus, j’ai un doute ?!!!) et sur tous pleins de trucs qui valorisent sans doute sa triste personne.

    Bref, vous l’aurez compris, ce commentaire est l’essence même du problème actuel du net : des gens sans saveur, sans intérêt, qui donne leur avis sur tout et surtout sur ce qu’ils ne connaissent pas. Klug, j’ai donc imprimé en A3 ton commentaire dont je me servirai comme cible pour mes futurs jeux de jets de pisse et en format PQ pour bien me torcher avec jusqu’à la fin de l’année.

    Non mais sérieusement…

    • Content de te revoir, l’ami (si tu me l’autorises?)! Ça faisait longtemps et ça fait du bien!

      • on dirait que vous avez obtenu une autorisation tacite .
        mais faites quand même gaffe , @salkon !
        si par hasard Gloubi freine brutalement en se se retournant ( histoire de jeter un œil sur nos gueules de guenons ) …
        … vous risquez de vous retrouver la langue coincée .

      • Le commentaire de Gloubi est particulièrement pertinent sur certains aspects et son style est inimitable. Je l’attend toujours avec impatience.

    • De la merde sur de la merde sur de la merde…une sorte de mille-feuilles fécale donc? (ou de mise en abime rectale…)
      912mots, plus de 5000 caractères (espace compris) pour faire son petit caca c’est pas mal aussi. Mais c’est bien, au fond, tu es tout comme Klug. En t’abaissant à écrire tes long filets verbeux de pseudo rebelle poseur adulescent qui tente misérablement de singer du Céline, tu fais vivre ce site et lui donne de la légitimité.

      En tout cas, Klug est infiniment plus respectable que Gros Luc.
      Lui au moins, il ne se torche pas à coups de billets (pour 200millions!!! et je ne compte que cette dernière « oeuvre » du maître) et n’institutionnalise pas le nivellement par le bas de manière industrielle.

      Et pour te paraphraser, brave Gloubi, « si t’aimes pas la critique ou les com, dégage de ce site, pauvre con(ne) »

    • A M. Gloubi.
      Première petite précision, j’assigne par simple politesse et respect envers des inconnus le terme de Monsieur, Madame ou Mademoiselle, par principe et éducation. En effet, je ne connais personnellement aucune personne sur ces pages Web, donc j’estime que la politesse est de mise. Par ailleurs, pour une personne qui semble aussi critique et attentive de mon texte, vous aurez sûrement remarqué que j’ai aussi écrit M. Lucas, M. Mézière et M. Connard.

      Pour répondre à votre charmant argumentaire, oui, j’ai tout de suite précisé que je n’avais pas encore vu le film. Le fait que je vienne de m’installer en Chine et que j’apprends seulement le chinois ne me pousse pas à aller au cinéma juste pour observer l’aspect visuel du film et ne rien comprendre aux dialogues (la VO étant particulièrement rare en Chine).

      Oui, mon argumentaire est partial et subjectif. Et oui il est a priori. Il se base sur tout ce que j’ai pu voir, à savoir la bande annonce, souvent assez révélatrice d’un film, à défaut de ce qu’on compte présenter au public, même si il est évident que 2 minutes ne suffisent que pour donner un simple aperçu d’un produit long d’environ 2 heures. Par ailleurs, le casting du film était connu depuis très longtemps, y compris proposé sur Wikipédia et Allociné (pour ne citer que les plus connus des pages Web), bien avant la sortie du dit film. On peut tout à fait regretter le choix d’un acteur pour un personnage déjà connu et existant, que ce soit sur son physique, par rapport à sa filmographie qui peut ou non cadrer avec le style du film (qui je le rappelle, est une adaptation, donc d’un média déjà connu). Il est vrai que certains choix de castings peuvent se révéler bons, mais je n’ai rien trouvé de ce que j’estime être le personnage de Valérian en la personne de M. DeHaan.

      Toutefois, j’ai expliqué également que j’ai appuyé mon commentaire autant sur les critiques professionnelles que des spectateurs plus anonymes, ainsi que sur le texte de M. Connard. Que M. Connard exagère, diminue ou exacerbe des points scénaristiques est une évidence, il s’agit du style qu’il a choisi pour tout son blog. Pourtant, les points abordés sont rarement sortis de nulle part. Vous avez assurément porté une attention soutenue sur le fait que je déplorais fondamentalement la différence entre l’adaptation de M. Besson et l’œuvre dont il s’inspire, le tout en apportant mes arguments à propos de l’œuvre d’origine dont il a clairement indiqué s’inspirer.

      Pour en revenir à une attaque plus personnelle, voici le lien d’un site crée il y a longtemps, portant sur un jeu de rôle que j’apprécie particulièrement (http://daiklave.pagesperso-orange.fr), l’entièreté de texte est de ma plume. J’ai d’ailleurs précisé jeu de rôle « à l’ancienne » pour marquer la différence avec les jeux de rôle « RPG » appartenant au média du jeu-vidéo, bien plus récents.
      Par ailleurs, mes scénarios sont disponibles (pour ceux que j’ai téléchargé) également sur le site de la Scénariothèque (http://www.scenariotheque.org/Document/info_jeu.php?f_id_jeu=159), à part ceux « La Vallée des Larmes ». J’ajoute que j’ai ouvert tout récemment une page Deviantart, pour mettre en ligne les quelques planches numériques ou photographies de peintures (http://klugdunum.deviantart.com/).
      Moins que faire ma publicité, cela me sert de réponse quand au fait que j’ai aussi réalisé des travaux divers et que l’argumentaire « tu n’as pas le droit de critiquer parce que tu n’y connais rien » m’agace profondément. Il est réducteur et dans le cas présent, absolument faux.

      A propos d’ailleurs des 5 ans de différence entre mes débuts dans l’écriture de scénarios, il s’agit tout simplement du fait que calculer précisément une date de départ m’intéresse peu. De savoir si j’ai commencé exactement en 2000 ou 2005 n’est pas un élément particulièrement notable, je pense. Et le fait d’apporter moins d’importance à la date qu’à l’évènement et le souvenir est une de mes façons de penser. Je me souviens très bien de ce que j’ai raconté et joué, avec qui et où, mais je me fiche assez de savoir à quelle date.

      Par ailleurs, le commentaire de « se masturber sur Daenerys » me laisse assez pantois, surtout après avoir écrit que je devrais avoir du mal à me regarder dans une glace. Oui, j’ai commencé à lire le Trône de Fer à la fin du lycée, soit bien avant que la série audiovisuelle ne commence. Oui, Daenerys fait partie de mes personnages préférés, en même temps que Brienne de Torth, et les loups garous accompagnant les enfants Stark. Cela n’en fait pas pour autant partie de mes fantasmes. Les rôlistes doivent-ils être obligatoirement rabaissés parce qu’ils apprécient une activité ludique généralement décriée? Triste, de la part d’une personne qui écrit avec un immense dédain et mépris et semble se considérer comme infiniment supérieur.

      Quand à mes lignes sur l’intrigue amoureuse du film, M. Connard n’a pas été le seul à la critiquer, et sur la cible d’un public plus jeune, oui, j’admets totalement cela et j’ai expliqué pourquoi. Valérian est un personnage adulte dans la BD, aussi bien dans les traits que dans la personnalité. L’histoire romantique entre lui et sa compagne Laureline n’est que présente entre parenthèses. Donc le fait d’insister -et visiblement lourdement-, sans parler du « Happy End » hollywoodien, même sans avoir vu le film, je peux le déplorer, car généralement absent de la BD (là encore, n’ayant pas toute l’intégralité de l’œuvre en tête, je puis ignorer certaines fins ou exceptions, les plus connaisseurs sont invités à me corriger sur ce point). Oui, M. Besson est aussi un businessman, et il cherche évidemment à toucher le public le plus large possible, y compris adolescent. Public adolescent qui est évidemment marqué et attiré par des codes, ainsi que par la plastique des acteurs. Nul besoin d’avoir vu le film pour faire le parallèle avec tout le courant filmique actuel, qu’on parle de Transformers ou des Twilight.

      Dernier élément qui m’étonne assez de la part d’un commentateur qui s’estime très largement supérieur sur les autres et sur moi-même, le fait d’avoir un avis sur tout. Evidemment que j’ai un avis, potentiellement changeant d’ailleurs, sur tout ce qui attire mon attention. Cela montre tout simplement l’utilisation d’un sens critique et de rationalité, basé ou non sur l’expérience. Etrange que cela semble vous choquer autant et encore plus étrange que tout mon argumentaire, même basé sur le fait que je le base sur une somme d’avis différents du mien, se trouve ainsi renié. Par ailleurs, la longueur du texte est simplement la conséquence du fait que je cherche à étayer mes dires, par exemples et comparaisons, plutôt que de simplement écrire un « ça a l’air nul » en guise de commentaire. Verbeux, peut-être, adolescent, plus depuis un moment…

      Personnellement, je déplore votre ton et vos allégations, mais encore une fois, je vais faire preuve de mépris et vous considérer tout simplement comme un troll. Et les trolls ne sont pas les seuls capables de farcir…

      • de la politesse aux chichis … contre-productifs .
        si vous dites par exemple madame Benazir , je vais me sentir dans la peau d’ une tenancière de bordel .

    • « un ton méprisant sans aucune justification, »
      L’article de l’Odieux Connard justifie ses affirmations.

    • M. Gloubi, (le M. marque simplement l’utilisation de politesse envers un étranger et un inconnu), mon précédent commentaire ne passant pas, je vais faire simple et concis (pour éviter de paraître pédant, verbeux, adolescent rebelle, supérieur, hum, la liste est longue…).

      Mon commentaire quant au film Valérian se base sur la synthèse d’un certain nombre de critiques (professionnelles comme personnelles), commentaires divers, résultat au box-office, du visuel de la bande-annonce (toujours révélatrice sur l’aspect général et le ton d’un film, d’où son utilité). Donc oui, il y a un minimum de recherche préalable, permettant une synthèse. Extraordinaire, non ?

      S’il est impossible selon vous d’avoir un avis sans connaître directement la source, je me demande comment vous pouvez aborder le sujet de la politique, la situation internationale, de l’environnement, la nourriture, ou même commenter les textes d’autrui, puisque vous ne connaissez pas directement la personne/n’êtes pas sur le terrain/n’êtes probablement ni cuisinier ni agriculteur. Depuis quand un non spécialiste/professionnel peut avoir un avis ?

      Je passe sur les appellations et attaques très matures et bourrées de préjugés, uniquement pour en venir au point qui me lasse et m’agace le plus, le fait de « tu n’as pas le droit de critiquer parce que tu n’y connais rien ».
      Pour illustrer le fait que, pourtant un parfait inconnu, une petite partie de mon travail se trouve disponible sur Internet :
      le lien d’un site crée il y a longtemps, portant sur un jeu de rôle à l’ancienne/sur table (bref, pas un jeu vidéo) que j’apprécie particulièrement (http://daiklave.pagesperso-orange.fr)
      quelques-uns de mes scénarios sont disponibles également sur le site de la Scénariothèque (http://www.scenariotheque.org/Document/info_jeu.php?f_id_jeu=159), à part ceux « La Vallée des Larmes »
      plusieurs planches numériques ou photographies de peintures (http://klugdunum.deviantart.com/)
      Ces travaux restent pour le moment amateur? Certes, je travaille d’ailleurs à les rendre meilleurs, même si cela reste un loisir. Cela me donne-t-il une légitimité supplémentaire de critique scénaristique ? Pas forcément, mais dans le cas présent, j’estime connaître assez bien le sujet.

      A bon entendeur…

      • « S’il est impossible selon vous d’avoir un avis sans connaître directement la source, je me demande comment vous pouvez aborder le sujet de la politique, la situation internationale, de l’environnement, la nourriture, ou même commenter les textes d’autrui, puisque vous ne connaissez pas directement la personne/n’êtes pas sur le terrain/n’êtes probablement ni cuisinier ni agriculteur. Depuis quand un non spécialiste/professionnel peut avoir un avis ? »

        Il me semble mon petit Klug que tu mélanges un peu tout. Comparer l’exercice de la critique d’un film à celui de l’analyse d’une situation politique, environnementale ou autres est d’une absurdité sans nom. Dans le cas d’un film, on te donne la possibilité d’aller regarder l’œuvre brute, sans détour, sans rien savoir du contexte ni de l’enrobage. Sans les méta-données comme diraient ces cons d’informaticiens par exemple. Cela n’a donc rien à voir avec l’analyse du PIB d’un pays par exemple puisque là, oui, en effet, tu ne peux te fier qu’à des sources externes dont tu peux remettre en question la crédibilité.

        Amalgamer tous les domaines qu’ils soient artistiques ou non est de toute manière la preuve de ton intelligence limitée et est une fois de plus une belle image du mode de pensée moderne de beaucoup de gens.

        J’ai même du mal à comprendre ce concept tellement c’est con.

        Tu es cependant sans doute l’un des premiers petits malins à essayer de justifier devant moi une analyse d’un film ou d’un livre ou de n’importe quel objet artistique sans même l’avoir vu, ce qui est un non-sens total. (Dans le domaine artistique, tu comprends, n’est-ce pas, ne mélange pas tout)
        C’est toute la beauté et la complexité de l’art puisque c’est sans doute le seul domaine où n’importe quel connard peut avoir une critique justifiable s’il a consulté le matériau et même si le connard en question n’a aucune culture artistique ou aucune connaissance du contexte. Mais le point de départ sera toujours de consulter l’oeuvre.

        Ton commentaire aurait été moins vomitif si tu avais simplement dit : « ouais c’est du Besson, je connais le personnage, donc je suis sûr que c’est de la merde ». Ca faisait 2 lignes, c’était crédible et tu nous aurais moins pollué l’air avec tout ton pavé rempli de « visiblement, il a fait ci ; à priori il a fait cela, etc… » Le genre de phrase qui auto-détruit ton argumentaire.

        T’as compris ou faut qu’j’insiste ?

  35. En temps que grand amateur de cette série BD ce que je trouve le plus choquant c’est la relation entre Valérian et Laureline et notamment le personnage de Valérian.

    D’abord Valerian est plus âgé et plus sérieux (plutôt 35 ans de type caucasien). Laureline lui reproche régulièrement sa tendance à trop suivre les ordres (même amoraux) de ses supérieurs et de manquer de fantaisie (Bienvenue sur Aflolol / Les Armes Vivantes)

    Ensuite dans la série Valérian et Laureline sont en couple quasiment dès le début (à part dans le volume 1 « Les mauvais rêves »). La mise en scène de leur relation est très discrète mais ne laisse aucun doute sur sa nature et ça n’a rien de platonique, loin de là
    – Ils échangent un baiser si ils ne se sont pas vu depuis longtemps,ce qui arrive tous les 2 ou 3 albums
    – Ils partagent le même lit (Les foudres d’Hypsis / Brooklyn station terminus cosmos / Otages de l’Ultralum …)
    – Valerian couche 2 fois avec d’autres femmes et Laureline le lui fait payer (Brooklyn station terminus cosmos / Les Héros de l’Équinoxe)

    C’est à se demander si Besson a lu la BD …

    • L’acteur qui joue Valérian à 31 ans. Je sais, c’est un détail, et d’ailleurs on se fout de l’age réel de l’acteur si ça ne se voit pas, mais ça m’agace un peu d’entendre les critiques se plaindre d’un casting « trop jeune » qui en fait ne l’est pas. Perso, comme dans le film ils disaient que Valérian était soldat depuis 9 ans, j’ai juste supposé que dans le futur avait la technologie/les produits pour vieillir moins vite.

  36. Mais…
    Personne à part moi ne relève le le Valérian du film est un vulgaire voleur?
    Il ramasse de transmuteur parce que voilà c’est les ordres.
    Mais la perle? il la prend pourquoi? Juste comme ça? Parce qu ça lui plaît et qu’il a un gros flingue?
    C’est du vol. Tout simplement.
    Bravo le héro!

    • Vers la fin, après le passage où ils abandonnent Rihanna dans les ordures, Valerian dit que l’esprit de la princesse le guide depuis qu’il a fait ce rêve au début du film. Ça semble assez cohérent que ce soit pour ça qu’il a pris la perle, et refusé de laisser le transmuteur au général Gentil. Par contre c’est étrange qu’ensuite il refuse de donner le transmuteur aux müls. Si je devait boucher les fuites je dirais que l’esprit de la princesse ne l’influence plus aussi bien depuis que les parents de la donzelle lui ont expliqué comment ça marche, mais c’est pas mon boulot.

  37. Je ne connait rien à la BD et malgré les nombreuses incohérences (dont certaines m’avaient échappé), j’ai tout de même apprécié le film, en occultant le scenario bancale et les flashs et explosions en tout sens qui m’ont assené d’une migraine atroce à la sortie de la salle.

    Autre chose qui m’a bien fait rire dans le film, c’est la faculté de Valérian à semer le désordre derrière lui, et une bonne quantité de cadavres alliés ; sans que cela ne le perturbe jamais.
    Encore curieux que quelqu’un veuille toujours travailler avec lui.

    Merci en tout cas pour ce nouveau spoiler fort poilant, mon cher Odieux Connard.

  38. Le problème de ce film, c’est que le scénario est bancal.
    En pratique, on écrit un film dans cet ordre…
    – Idée abstraite
    – Déroulement
    – Dialogues
    – Scènes

    Avec Besson, c’est l’inverse, on met d’abord des scènes d’action, puis on greffe des morceaux de dialogue et des idées autour.
    Le problème, c’est que ça n’a aucune cohérence.

    Avec des films de beauf, genre Fast & Furious, ça fonctionne et Besson aurait dû s’en tenir à sa recette habituelle.

    Mais quand tu commences à aborder des thèmes potentiellement plus profonds, ça donne un festival d’incohérences et de niaiseries (Jeanne d’Arc, Hitman, Lucy…). Le succès relatif de ces films n’est que le reflet du manque de réflexion des jeunes générations, embovinés par la publicité faite autour du film.
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    * Tout d’abord, Valérian – Agent spatio-temporel disparaît, pas de voyage dans le temps. Bon, aujourd’hui, on est sûr que c’est impossible, donc ça passe encore.
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    * Valérian est un homme mature, de 25-35 ans, intelligent, responsable, honorable, surdoué physiquement et mentalement.
    Il se fait sauver la vie par Laureline, et il la forme, elle est douée mais pas autant que lui.
    Il y a entre les deux une relation de protection-admiration, un amour vrai basé sur de l’amitié, qui évolue sainement.

    Dans le film, Valérian n’est qu’un crétin à peine pubère qui ne rêve que de plonger sa kikoute dans le trilili de Laureline (qui elle-même se la joue « désolée, je t’allume car je suis trop belle malgré moi »).
    On a envie de lui dire « écoute gamin, branle toi et retourne à tes JV ».
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    * La première scène sur la grande réunion multi-culturelle des humains et aliens est inutile. Cette origine story du Point Central est de la moraline socialiste, fausse en plus, dont on n’avait absolument pas besoin. Débouler directement dans la station suffisait.
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    * Durant ce film, j’ai passé mon temps à me poser la question « pourquoi ».

    Pourquoi les indigènes se font chier à pécher des perles au lieu de les multiplier ? Ils ont un transmuteur qui viole la loi de l’Entropie, ils pourraient être les maîtres de l’univers… (Dans la BD, le transmuteur fait des copies plus petites)

    Pourquoi n’ont-ils aucune défense planétaire ?

    Pourquoi ne sont-ils pas tous tués par la destruction de leur planète ?

    Pourquoi le vaisseau qu’ils explorent peut-il y résister alors qu’il s’est écrasé à cause d’armes conventionnelles ?

    Pourquoi la poignée de la porte casse aussi bêtement ?

    Pourquoi les Mülets ont réussi à survivre dans un vaisseau quasi-détruit ?

    Pourquoi Valérian est aussi immature, stupide et lourdingue ?
    Les critiques blâment l’acteur, moi je blâme le personnage qu’il a dû incarner.

    Pourquoi le vaisseau a une IA ?

    Pourquoi ne pas simplement voler le transmuteur en utilisant les dimensions sur la planète market ?

    Pourquoi le transmuteur est en vente alors que le marchand qui l’a pourrait devenir le maître de l’univers ?

    Pourquoi les Mülets, qui cherchent à multiplier leur dernière perle avec le transmuteur, veulent l’acheter avec leur dernière perle ?

    Pourquoi le bracelet dimensionnel de Valérian casse ?

    Et pourquoi Laureline le répare en arrachant 3 fils ?

    Pourquoi Valérian fuit par le marché alors qu’il suffisait de passer dans l’autre dimension ?

    Pourquoi Laureline est invisible dans une dimension où Valérian a besoin d’un appareil pour l’être ?

    Pourquoi la station alpha n’est qu’à 1,3 milliards de km de la Terre, ce qui correspond à peine à l’orbite de Saturne ?

    Pourquoi on parle de Nord et de Sud dans une station spatiale ?
    Depuis quand on utilise une boussole dans l’espace ?

    L’armée confit une mission à Valérian, récupérer le transmuteur.
    Puis il fait un caca nerveux et décide de le garder pour lui.
    Pourquoi est-ce que l’armée tolère l’insubordination de Valérian ?
    C’est un Agent, un mercenaire ou un voleur ?

    Pourquoi est-ce que personne ne se pose la question d’une zone radioactive qui ne l’est pas dans une station spatiale surpeuplée ?

    Pourquoi les Shingouz sont rencontrés dans l’endroit censé être le plus sécurisé de la station ?

    Pourquoi des vaisseaux non identifiés et non autorisés entrent si facilement dans la station ?

    Pourquoi cette inutile séquence de la méduse géante alors que Laureline sait où il s’est écrasé ?

    Pourquoi personne ne semble se méfier de la radioactivité ?

    Pourquoi Valérian, équipée d’une armure qui défonce les murs, ne les traverse pas à certains moments et se retrouve piégé ?

    Pourquoi Laureline, qui a la même armure, se fait capturer par 3 pêcheurs dans une cage de bois ?

    Pourquoi les trous faits par l’armure de Valérian n’endommagent pas la station ? Il passe d’un environnement eau, à air puis au vide spatial ? Ça devrait être le désastre dans la station. En général, trouer une station spatiale n’est pas recommandé…

    Pourquoi on trouve des anthropophages sur la même station alpha que des humains ?

    Pourquoi la flic qui assiste Valérian ne leur dit pas qu’il est de leur côté ?
    Valérian n’est pas censé buter tous les flics qu’il rencontre.

    Pourquoi Valérian s’arrête 3 minutes mater Rihanna alors que Laureline va se faire bouffer ?

    Pourquoi Rihanna est dans ce film ?

    Pourquoi Valérian, qui utilise Rihanna afin d’éviter un incident diplomatique, déclenche une baston plutôt qu’utiliser la ruse ?

    Pourquoi y a-t-il une évacuation en plein dans la salle du trône ?

    Pourquoi Rihanna crève avec un dialogue neuneu ?
    Et pourquoi ces dialogues neuneus sur l’amour ?

    Pourquoi le Mület libéré par le général meurt directement ?

    Pourquoi un vaisseau à la dérive a été directement intégré à la station ?

    Pourquoi l’âme de la princesse choisit Valérian ?

    Pourquoi elle disparaît et que cette histoire d’âme ne sert à rien ?

    Pourquoi le commandant est méchant d’avoir utilisé l’arme pour abattre le vaisseau qui a détruit Mül alors que sans ça, c’était le sien qui s’écrasait et détruisait Mül ?

    Pourquoi un commandant aurait peur de dédommagements pour une planète détruite, alors qu’il est militaire ?
    Surtout sachant que si le transmuteur multiplie les trucs à l’infinie, le dédommagement n’est pas un problème…

    Pourquoi Jolly bute des habitants de la station inutilement alors qu’ils pourraient l’aider à sauver le lieu dans lequel ils vivent ?

    Pourquoi les Mülets de la station, auparavant suréquipés en armes, sont soudain désarmés face aux robots ?

    Pourquoi, dans les films de Besson, il y a toujours une bombe à compte à rebours qui s’arrête 1 seconde avant la fin ?

    Pourquoi dans ce film, le vide spatial ne tue personne ? Pas même le super méchant de la fin, suspendu dans un grand espace exposé au vide spatial, alors que le vaisseau des Mülets et parti ?
    ____________________

    Bref, c’est un festival d’incohérences, encore une fois.
    Espérons que ce film sera un bide et qu’Europa Corps coulera ENFIN, histoire de cesser d’avoir de pareilles daubes.

    Je suis déçu de constater que les rédacteurs de ce scénario complètement nul n’ont pas lu la BD, alors qu’elle contenait largement de quoi écrire les scénarios de 4 ou 5 films.

    Au final ce film est une claque d’effets spéciaux… Sur un scénario pourri. Et mettre de la chantilly sur de la merde n’en fera jamais de la glace au chocolat.

    • Concernant Jeanne d’Arc, on avait quand même un bon film et, j’ose dire, audacieux en plus, vu qu’il n’a pas fait de la sainte une Paladin multi-classée Mary-Sue (certains ont du grincer des dents du côté de chez Jean-Marie). J’étais été agréablement surpris à l’époque et je crois que c’est le dernier film de Besson qui m’ait vraiment plu.

      Je regrette vraiment que ce Valérian soit si décrié sur le fond. Ca signifie que le Besson dont j’étais fan il y a presque 20 ans, c’est vraiment terminé.

      Mais ça aussi, pour paraphraser le camarade Violator, on s’en tamponne les roubignoles!

    • Je viens de relire « l’embassadeur des ombres », dont s’inspire le film. Pourquoi avoir autant dérivé de la source?
      La bd de base est suffisament explicite et développée pour en faire un bon film.
      Point central, c’est pas la cité aux milles planètes (titre tiré d’un autre tome). Effectivement, certaines races aliens y ont apporté des morceaux de leur monde, donc monstres marins et autres murs de pierres, ça reste cohérent…du moins dans la bd, car c’est bien expliqué. Dans le film, non.
      Pareil, les mülls n’y ont pas le même rôle (beaucoup plus philosophique, sans doute trop pour besson), ils sont un peuple ayant connus les guerres, ne possèdent pas de transmutateur (c’est l’agence qui le possède après de nombreuses recherches, dixit la bd), et ne vivent pas dans des coquillages pourris.
      Dans la bd, c’est surtout Laureline qui sauve la peau de Valérian, y compris en prenant l’apparence des gros aliens nigauds, grâce à une xenomorphe effectivement prostituée.
      Mais besson perd toute l’essence de la bd, sa cohérence (la méduse dans la bd est utile car Laureline ne sait pas où est Valérian).
      Même l’intrigue principale et son dénouement ne sont pas respectés.
      Bref, si besson est un grand fan de la bd, comme il le dit, c’est qu’il ferait mieux de lire l’âne trotro ou didou.

    • Je suis en train de me refaire la série animée que j’aime beaucoup, et, bien que j’ignore si c’est juste de la connerie scénaristique ou un réel respect ( au moins un peu) de la BD dans le film, j’ai vu que le Transmuteur ne peux reproduire que des objets qu’il peut ingérer ( c’est pas un serpent qui peut agrandir sa bouche à X40), donc impossible de lui faire cloner des objets manufacturés qui ne peuvent être démonté, et surtout s’il reproduit de l’argent, c’est considéré comme de la fausse monnaie .. Si l’économie du 25 ème siècle est toujours comme la notre, alors utiliser un transmuteur ferait chuter l’économie au même titre que la Pierre Philosophale ferait chuter de façon drastique le cours de l’or …et celà pour toute les ressources … pas très conseillé dans le capitalisme, ça le serait beaucoup plus dans un communisme non dictatorial ( ce que ça promettait à la base quoi …) Donc voilà, même si j’ai trouvé le film désespérant rien que pour le coup de « Rihanna et l’incident diplomatique » et surtout dès l’apparition des héros qui donnent envie de leur foutre des baffes, je dois bien avouer que le fait de vouloir récupérer la bestiole pour la mettre en lieu sur et s’en servir au cas où, et non pas la récupérer pour l’utiliser à outrance, c’est un des rares machins cohérents …

  39. Sur l’élaboration du scénario : «Tout vient de l’histoire. Il n’y a pas un alien qui ne sert à rien. Jamais. Il faut avoir une rigueur absolue sur le ré- cit, sur chaque phrase. Chaque petite scène donne une information. C’est de l’horlogerie en terme de scénario et puis on fabrique les pièces. Le film se passe en 24 heures, mais s’est dilué sur sept ans. Donc tous les fils très minces pour la cohérence, la continuité émotionnelle, le rythme, l’évolution du personnage dans son arc, avec tous ces truc là on a mille fois l’occasion de casser le film. C’est ça le cauchemar du metteur en scène, cette responsabilité qu’il a tout le temps de gérer cette cohé- rence qui fait que quand on voit le film on a l’impression que c’est normal.»

    http://www.lindependant.fr/2017/08/08/luc-besson-il-faut-avoir-une-rigueur-absolue-sur-le-recit,3040364.php

  40. D’un côté on nous montre les Müls en caricature du bon sauvage, beaux, tous taille mannequin même les mecs, gentils au point d’en être niais, respectueux de tout et spiritualité new age prout prout incluse, vivants dans le monde de mon petit poney au départ, propres même dans leur bidonville, et qui se montrent finalement plus intelligents et plus avancés que nous. En résumé des espèces de super navis victimes des méchants humains militaristes et supposés nous donner une leçon de tolérance et d’humilité.
    Et de l’autre des espèces de gros aliens stupides qui ont tout les traits caricaturaux et racistes utilisés à l’époque de nos arrières grands parents pour représenter les « sauvages », gros, moches, sales, frustres, anthropophages, qui font des grimaces grotesques et qui vénèrent un roi aussi stupide qu’eux. Et qu’on peut massacrer sans trop avoir à s’en soucier si on est le héros de l’histoire. Du moins, personne ne semble être vraiment dérangé par ce soit disant accident diplomatique. Probablement parce qu’ils sont pas beaux et ne jouent pas au dalaï-lama devant leurs perles.
    Je ne sais pas si c’est de la morale à la Besson ou quelque chose de présent dans la BD, mais c’est fort quand même!

    • il y a une part de naïveté dans la bd mais jamais aussi grossièrement caricaturale que dans le film, je ne peux que t’encourager à lire L’ambassadeur des ombres pour comparer et te rendre compte par toi même à quel point Besson a dénaturé tout ça. Dans la bd, tous les peuples en prennent un peu pour leur grade, y compris l’équivalent papier des « Pearls » que Laureline trouve un peu paternalistes.

      • Ah, oui, le noms du peuple extraterrestre c’était pearls, des fois qu’ils ne semblent pas assez venir d’un conte de fée pour petites filles.
        J’ai lu les oiseaux du maître, il y a un bout de temps, j’en garde un bon souvenir et en effet ça ne m’a pas paru aussi décousu que ce film, et la fin était sympa.
        Je note pour l’ambassadeur des ombres, contrairement au film, ce sera une occasion de se replonger dans cet univers.

  41. Bonjour, je profite de ce sujet pour demander si vous connaissez d’autres bd du genre space opéra qui valent le coup.
    J’ai lu quelques valérian (tome 1 à tome 15), mais après le tome 10, je trouve les intrigues (et parfois les dessins) moins intéressants que les premiers.
    Disons qu’ils sont moins récréatifs.

    Par contre, le film ne respecte rien de l’esprit de la bd. Même si c’est une interprétation (et après tout, pourquoi pas), Lauréline passe pour une fille badasse bien creuse, et Valérian pour un bon à rien prétentieux.
    Dans la bd, ils sont beaucoup plus subtiles, et prennent souvent avec humour les différentes situations.
    Mais Valérian, sans être un gros macho, est plutôt vieux jeu. Laureline est une femme de caractère, certes forte, mais assez fine. Elle n’a rien de la « rambo girl » que besson en a fait.
    Il y avait moyen de ne pas en faire une caricature insipide, et développer une image plus raccord avec celle de la femme « actuelle » (à comprendre pas moins douée ou capable qu’un héros masculin).
    Besson a stéréotypé tout l’univers de la bd, l’a vulgarisé pour mieux coller à ses sujets de prédilection.
    Quelle misère!

  42. Mouais, pour quelqu’un qui passe son temps à taper sur les incohérences du film le connard ne s’inflige pas la même rigueur.
    Nan parce que partir sur le thème « gnangnagnan il fait rien qu’à foutre en l’air l’univers de la bd » pour ensuite se moquer du côté improbable des Shingouz, de la méduse, etc qui pour le coup sont repris directement sans filtre, c’est soit faire preuve de malhonnêteté intellectuelle soit d’être un gros connard, ou les deux, mais bon peu importe du moment qu’on veut rager on y arrive toujours.
    (Et il y a toujours des débiles pour applaudir)

    • L’incohérence de la méduse vient du fait que dans la bd, lauréline ne sait pas du tout où se trouve Valerian, alors que dans le film, elle sait dans quelle zone il se trouve.
      De toute façon, comme dit plus haut à plusieurs reprises, c’est pas la subtilité qui étouffe Besson.

      • Vu le film en allemand. Donc des subtilités m’ont échapeés.
        Mais il me semble que la position précise de de ce Valerian bessonien n’était pas connus avec assez de précision. Il était dans un secteur de « back-out » où aucune transmission ne passait.
        D’où le besoin de la méduse télépathe.

  43. Je ne connaissais pas votre blog, mais quand j’ai vu que quelqu’un sur Quora citait en exemple votre article sur « les incohérences au cinéma » et que ça concernait aussi Valérian, héros de BD qui m’a accompagné depuis mon adolescence, alors il fallait que je le lise.
    Au vu des nombreuses critiques négatives que le film a reçues, et plus simplement après avoir vu la bande-annonce UNE SEULE FOIS à la télé, je savais déjà qu’on allait avoir un nanar… mais pas d’une telle profondeur ! La quatrième dimension du nanar, la quintessence du nanar, de l’huile essentielle de nanar.

    Notez que la bande-annonce a suffi à elle seule à me dégoûter, je n’ai donc PAS été voir ce film, où j’ai commencé par noter que Valérian est assez jeune pour jouer dans les 2 derniers épisodes de Harry Potter et que Laureline n’est MÊME PAS ROUSSE, péripatéticienne de maison close d’excrément !!! (je n’aime pas écrire des gros mots sur internet) mais par contre, lire votre critique a été un pur bonheur. Tombé MDR au moins 3 ou 4 fois par paragraphe, le tout résumé en cette sublime phrase « un sandwich de poncifs avec sa garniture d’incohérences ».

    Je me demande ce que pensent Christin et Mézières de ce naufrage/vautrage/carnage ?
    Je me demande si la maison de prod de Besson va se relever de ce naufrage/(etc) …. ?

    • Mezière et Christin sont vieux, ils ont vendu leur âme pour voir leur œuvre adaptée avant de mourir, c’est la seule explication.

      Vous avez de la chance de ne l’avoir pas vu, je me le suis infligé hier et j’ai eu envie de me tirer au bout de 5 minutes tellement le petit couple me faisait pisser du sang par les oreilles avec ses dialogues niais.

      Du coup j’ai relu les 5 premiers tomes hier soir chez moi en pleurant sous mon drap.

      • J’avais toujours lu ces DB en magasins. Jamais acheté un.
        Mais pour tenter de purger mon cerveau avec un nettoyage massif, je vais m’acheter la collection! Et tout relire!

  44. Il me semble que beaucoup de gens ici ont une mauvaise interprétation d’une scène du film.
    La scène où, arrivé dans le « quartier rouge », on voit un agent de sécurité recevoir le message « Warning! Wanted » avec la fiche de Valerian, puis Valerian arrive et lui pointer son arme sur la tête, et Valerian tire.
    Mon interprétation, comment j’ai vu la chose:
    Devant un type recherché qui te pointe une arme dessus par surprise, le vigile, pris complètement au dépourvu, a voulu faire « comme si de rien n’était », et a donc demandé: « Puis-je vous aider? » Un peu la réaction qu’il devrait avoir si quelqu’un l’aborde pour lui demander son chemin dans la rue.
    Valérian tire. Mais pas pour tirer, mais pour le paralyser! On voit le type se pétrifier. Pas exploser. Ben oui, les armes peuvent être réglées sur « paralyser ». Vous ne saviez pas? C’est pourtant un classique de SF.
    Perso, cette petite scène, j’ai bien aimé.
    Contrairement à la scène de jeux vidéo de plateau en vue 3eme personne où Valérian se fait des « marches » avec son pistolaser lorsqu’il se trouve au dessus du vide après avoir traversé des parois.
    Du « Portal » à l’envers avec du quasi rocket-jump à la 3eme personne pour faire gross scène de poursuite à la con. Minable, comme scène.
    .
    Pour la suite…
    Allez, encore un truc où je vais me faire lyncher qui suit:
    Concernant les trous dans les parois, qui ne laissent pas de fuites d’air ou de liquides lorsque Valerian traverse des parois entre des mondes gazeux et liquides. Ou lorsque des gros trous se font avec le vide intersidéral:
    Considérant les deux pièces de puzzles réels suivants:
    1) Dans les labo de biologies de niveau élevés, ceux où on étudie des virus pas glompf, il y a bien des gros murs. Mais l’étanchéité n’est pas le fait du béton, mais d’enveloppes de plastiques enveloppant les chambres, entre les blocs de bétons.
    2) Dans les avions de chasses, les réservoirs de carburants sont enveloppés dans des gaines en caoutchoucs, qui se referment si ils sont traversés par une balle.
    Donc, dans une grosse base spatiale, de tels mécanismes pour garantir l’étanchéité me semble « normaux ».
    Si en plus on imagine l’existence de « champs de forces » (classique dans la SF), alors il DOIT y avoir des champs de forces qui font l’étanchéité entre les environnements. Au moins en cas d’accident! Dans une telle base, se serait top dangereux d’avoir de tels structures disparates en se confiant seulement sur des plaques rigides, vulnérables aux balles, aux météorites, micrométéorites, ou agent crétins en armures-béliers.
    .
    Ouais, je sais… J’aime bien tenter de trouver des explications pseudo-réalistes à l’aide de pseudo-science pour plasusibiliser des scènes débiles et Tip-Exxer des trous de scénarios digne de celui, noir, qui engloutit le Cygnus.

  45. Valerian vu par Besson semble être une reincarnation de Christian Grey(sans les envies de gingembre dans le cucul tout de même)… c’est louche!
    Mais mieux vaut qu’il n’aille pas au salon de coiffure « Adolf hitl’hair » car il risquerait de se retrouver avec une coupe « Goebbols »…

  46. Si vous pouviez faire La Planète des Singes:Suprématie en prochain spoil, ça serait une grande joie pour moi. L’Affrontement était vraiment un très bon film, se tenant de bout en bout malgré un ou deux passages un peu gros (et une redite du Roi Lion).

    Mais Suprématie, bien que bon, est bourré à ras bord d’incohérences et de raccourcis faciles, je pense qu’il y a matière à faire un très bon spoil !

  47. dans la vie , il y a deux expédients à n’utiliser qu’en dernière instance : le cyanure ou la loyauté .
    ( Michel Audiard )

  48. « On a tous les éléments dans ce film :
    Un mec
    Qui se retrouve à protéger une fille (l’âme et la quête de Zumba)
    À bord d’un vaisseau
    Dans l’espace
    À un moment, il demande de l’aide à une pute
    Et il pète la gueule à de gros robots noirs
    Hmmm. Quelque chose me dit que si je cherchais bien, on trouverait le logo Audi sur leur vaisseau. »
    Vous avez oublié « et produit par des chinois »

  49. sinon Besson a expliqué que si Laureline n’est pas rousse c’était parce que :
    -ça n’allait pas à la l’actrice
    -la pompe entre Leelo et Laureline serait trop flagrante, comme quoi il est conscient de faire le même truc à chaque fois.

    et cette histoire de tout le temps faire le même film, il n’est pas le seul, Tarantino ou les star wars le font aussi
    https://www.senscritique.com/liste/L_histoire_tout_le_monde_la_connait_mais_en_changeant_juste/1099611

    En fait c’est très rare actuellement d’avoir une histoire originale. Depuis 2016 il n’y a quasiment plus que des reboots, des remakes, des suites ou des adaptations d’histoires vraies ou de classiques. Et avant ça on utilisait quasiment toujours les mêmes ressorts scénaristiques.

    • « En fait c’est très rare actuellement d’avoir une histoire originale. Depuis 2016 il n’y a quasiment plus que des reboots, des remakes, des suites ou des adaptations d’histoires vraies ou de classiques. Et avant ça on utilisait quasiment toujours les mêmes ressorts scénaristiques. »

      La messe est dite… C’est malheureusement vrai.

      • il y en a parfois dans un passé récent comme « the lobster », « sicario », « gone girl », « the arrival », « effets secondaires »… mais c’est rare.

  50. Un truc qui m’a personnellement fait salement tiquer dans la critique est le fait que tu appelle la Laureline du film une Mary-sue, et ce pour deux raison:
    La première, c’est qu’étant -je cite « ce que l’humanité a à offrir de meilleur », il est tout à fait logique et justifié que ses capacités soit supérieure la moyenne. Et la deuxième, c’est que rien, même dans la critique, ne viens valider cette appellation. Laureline est trop parfaite…. pour quelle raison exactement ? Valerian, lui, passe à travers cinquante murs, tue une armée d’aliens géants à l’arme blanche et détruit une escouade entière de drones de combat avec la rapidité d’un aimbot,et sans suer une goutte, mais il n’en est pourtant fait mention nulle part.

    Sinon, pour ce qui est du film, ce qui m’a le plus énervé, c’est le délire humanocentrique de Besson Avec Alpha (pourquoi Alpha et pas point-centrale ? Aucune idée). Contrairement à la BD, ou la station et la depuis la nuit des temps, et ou l’identité de ses fondateurs est un des éléments principaux de l’intrigue, dans le film, l’univers entier semble s’être invité sur le palier de notre caillou paumé pour parler business. En prime, ça nique le principe même de point-central, à savoir un endroit n’appartenant à personne, puisque construit littéralement au milieu de nulle part avec des morceaux de chaque civilisation

  51. Bon, alors OK, je dois l’admettre, tout est vrai dans cet excellent artiacle « ALERTE SPOILERS » :
    * Point Central est transmuté en Station Alpha,
    * Lauréline est gommée du titre, transformée en une espèce d’ Atomic-Blonde qui maltraite d’innocents shingouzs,
    * Valérian est un d’jeun’s des banlieues aussi romantique que le rappeur néo-fisteur de base,
    * la métamorphe/blob s’ouvre le ventre/blob sans aucun problème pour laisser passer les petits coups de couteaux ou le gros lourdingue Valérian sans dommages mais ne survit pas une chute en toboggan qui n’occasionne pas un bleu aux 2 humains qui suivent le même trajet …

    … MAIS la Course-Poursuite (encore une, ben oui), avec le Cpt’ain Cabat, ça m’a rappelé son délire avec Cléopâtre en prenant Astérix le nabot pour excuse bidon pour rouler un palot à Monica Bellucci, alors, rien que pour ça -et pour le show de Rihanna style stagiaire de 50 nuances de Chricri Atame- j’ai adoré ce film ! ;-)

  52. Je n’ai pas vu le film et bien aimé la critique. Si j’ai bien suivi la description d’OC, il ne reste pas grand chose de la BD inspiratrice (c’est d’ailleurs un de mes préférés de la série Valérian), et rien n’a été pris de l’Empire des Milles Planètes, à part un partie de son titre… Bon, c’est sûr que si l’intrigue de l’Ambassadeur des Ombres avait été reprise sans grand changement, le film aurait pu difficilement s’appeler Valérian, vu que c’est Lauréline qui fait quasiment tout dans cet album.

    A part ça, un film couteux avec énormément d’effets spéciaux mais pas de scénario qui tienne la route, ça n’est pas le premier, et ça ne sera sans doute pas le dernier.

  53. Perso, je m’en tape, du massacre de la bédé, dont je suis pourtant fan depuis l’enfance. J’en ai pris plein la vue et j’ai adoré :-)
    Il n’y a pas plus d’incohérences que dans n’importe quelle traduction à l’écran d’une histoire née sur un autre support. Tom Cruise était un Lestat à chier, et alors? Le film et le livre sont différents, point barre.

  54. Pingback: C’est le 1er, je balance tout ! # 8 – Août 2017 | L'ourse bibliophile·

  55. Ya une autre incohérence que je comprends pas : Si les Mulets voulaient acheter le transmutateur avec leur dernière perle … Ils auraient pas pu la transmuter après ?!

  56. Encore une critique à la hauteur de la merde spatiale qu’est ce film! Par contre, pour ceux qui seraient tentés de lire le livre paru en lien avec ce film… oubliez tout de suite, c’est exactement la même merde cosmique!

  57. Vous voulez le pire massacre de BD en adaptation???? Blueberry…. J’avoue que je n’ai jamais eu la force de le finir!

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  59. A posteriori

    Bonjour à toutes et à tous. J’avais établi ma critique a priori, basée sur différentes sources, concernant le film. J’ai pu le découvrir il y a peu.
    Alors, déjà, je persiste et signe concernant les lignes que j’ai écrites, pire encore, au-delà d’un scénario que je qualifierai de « dans les choux », je trouve le film vraiment raté. Non seulement cela s’est répercuté au box-office, mais pire, cela a eu de lourdes répercussions chez Europa Corp, qui, après cet échec commercial, a décidé d’arrêter le financement de blockbusters à l’européenne et de se consacrer sur des petites et moyens budgets.
    Tout cela à cause d’un film. En tant que grand amateur de cinéma, je ne puis que regretter immensément cette décision, car cela nous prive de films potentiellement originaux et surtout cela coupe court une nouvelle fois à la possibilité de proposer de la science-fiction qui ne soit pas hollywoodienne. Quel gâchis ! Avec tout ce qui a été fait au pays du fromage de caractère…

    Qu’en est-il du film ? Malheureusement, un énorme ratage sur un nombre incalculable de plans.
    Déjà, concernant les effets spéciaux et bien j’ai l’impression de revoir la prélogie Star Wars. Les images de synthèse sont inspirées, on sent que l’équipe derrière le design a pioché un grand nombre d’inspiration dans la BD (bon le contraire aurait été étonnant, ceci dit), mais tous les reproches du manque d’impact, de poids, de corps, de réalisme (je n’ai pas parlé de crédibilité, j’ai parlé de réalisme) sont bien présents. En plus, même si j’ai beau adorer les détails et le foisonnement d’idées, notamment dans les arrières plans, énormément de scènes ne sont amenées que pour proposer vite fait une créature ou un décor. Déjà, c’est très gourmand et coûteux, mais surtout, à peine justifié dans le scénario. Bref, beaucoup d’argent dépensé dans trop de scènes diverses et surtout des scènes sans impact. Mention spéciale pour les Mülets, qui aurait été bien plus intéressants en personnages réels et auraient gagné à avoir « du corps ». On fait des merveilles désormais en maquillage et prothèse, pourquoi le choix du « tout synthèse », qui n’a pas fait ses preuves ?

    Je passe sur le scénario gorgé d’incohérences et d’artificialité, M. Connard en a fait déjà relativement le tour.
    Ce qui m’a particulièrement agacé, c’est l’écriture quant aux personnages. Je reviens sur la critique que j’ai faite des acteurs principaux : prendre des jeunes gens juste pour leur plastique (et encore, celle de l’acteur de Valérian, je suis extrêmement dubitatif), pourquoi ? Non seulement, cela change radicalement la donne par rapport aux personnages véritablement adultes de la BD, mais en plus, ils ne correspondent pas du tout. Valérian est un homme fait, pas spécialement beau, mais charismatique, malgré son caractère nuancé. Ici, on a un bellâtre. Laureline ? Une top model bessonienne, d’accord, après tout, Laureline est une magnifique jeune femme dans la BD (le passage du roux au blond me laisse un peu perplexe, mais ce n’est pas un élément fondamental), mais surtout, pourquoi prendre une fille qui passe son temps à faire la même moue que les top sur podium ? Laureline est un personnage bourré d’émotions et très active. Là, on passe sur l’archétype de la magnifique frigide hautaine.
    Mais surtout, l’écriture de leurs réactions et des dialogues m’a laissé pantois. Valérian est devenu un jeune chien fou irréfléchi et irresponsable, arrogant et donc intéressé par une seule chose : son entrejambe. Laureline devenue une dangereuse adepte de la manière forte (braquer les shingouz à chaque rencontre ? Franchement, braquer des marchands d’informations, par ailleurs sympathiques, même si un poil horripilant ? Pour un personnage intelligent, rien ne le justifie par même une seule ligne de dialogue), sauf quand elle se fait capturer. Là, non seulement elle oublie toutes ses capacités, mais elle a droit à la jolie robe. Par ailleurs, je trouve le film vieux jeu, pour ne pas dire sexiste. Dans la plupart des scènes, Laureline est moins la partenaire (pourtant, le film insiste assez lourdement sur la relation normalement équilibrée entre les protagonistes) que la secrétaire de Valérian. Ici, il y a un héros, et c’est Valérian. Cela m’ennuie franchement, d’autant plus que le côté femme forte est complètement assumé dans l’œuvre originale, mais en plus, pose Valérian comme plus posé, moins prompt, voire soumis au doute ou à l’hésitation (là, cet aspect du personnage n’est jamais respecté). Une course-poursuite : c’est Valérian qui pilote et Laureline qui le guide (mal) depuis le poste de commande. Sauver l’autre en détresse : Valérian fait son travail de –super- (snif) héros, Laureline, elle, se contente d’embarquer dans un sous-marin et d’utiliser une méduse psychique. La fusillade finale ? Valérian va mitrailler à l’extérieur, Laureline reste à l’intérieur. Et je passe de nombreuses scènes similaires. Comme l’a indiqué l’auteur de ce blog, à quoi sert de payer très cher les droits d’une œuvre pour en faire l’adaptation, si ce n’est pour ne pas respecter la base des personnages ?

    Autre chose qui m’a assez horripilé : l’indifférence de la mort. Des morts, il y en a un certain nombre dans ce film. Mais ce sujet, pourtant grave, est traité avec une indifférence totale et absolument incompréhensible. La seule fois où il est abordé, c’est concernant les Mülets (parce que oui, ils sont bienveillants et peace and love, donc le spectateur doit forcément ressentir une empathie énorme pour eux…). Quelques exemples ? Toute l’équipe –TOUTE- alliée au début du film se fait éliminer lors de la mission de récupération du transmuteur (qui n’est plus grognon et n’a plus aucune personnalité, par ailleurs). Le sujet n’est même pas abordé et les personnages s’en fichent royalement. La guerre interstellaire entre les humains et la race opposée ? Traitée avec les pieds. Par contre, on insiste bien stupidement sur le fait que Mül est habitée pour insister sur le pathos. Tous les morts (les braves soldats humains) à la fin du film ? Sans intérêt. Franchement, il y a des jeux vidéo de tir ou de guerre où la mort est abordée de manière plus marquante, alors que normalement le but est juste de tirer sur tout ce qui bouge. Bref, niveau empathie et impact, ce film passe pour moi à côté de la plaque.

    Si les conséquences de ce ratage n’étaient pas si importantes, ou si l’œuvre n’avait pas été aussi maltraitée ou méprisée, je pourrais juste considérer ce film comme un échec, mais là, j’en veux vraiment à M. Besson d’avoir ainsi fait les mêmes erreurs que M. Lucas pour la prélogie ou M. Scott pour Prométhéus ou Alien Covenant (qui sont des insultes à la saga Alien, aux fans, mais aussi au spectateur « lambda »). Et non, même un cinéaste âgé peut accoucher de merveilles, donc ces exemples ne sont pas symptomatiques, mais la remise en question devrait vraiment être une préoccupation de certains grands réalisateurs, qui ont pu accoucher de merveilles par le passé.

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