Wander Woman

« Quelle puanteur, patron.
– C’est la chaleur, Diego. La chaleur, et les cadavres. »

Diego serre un peu plus son fusil contre lui, alors que nous avançons dans les gravats de ce qui fut autrefois une salle de réunion. Au sol, les restes de dossiers éparpillées et à demi-calcinés côtoient des squelettes en position fœtale, qui achèvent de pourrir dans leurs costumes rongés par les rats.

« Qu’est-ce qu’il s’est passé ici, patron ?
– Autrefois, c’était le quartier général des équipes en charge des adaptations cinématographiques de DC Comics. Et puis, il y a eu Batman contre Superman. Un rude coup pour ces gens qui n’avaient pas mérité ça. C’était moche et puis…
– Et puis ?
– Et puis il y a eu Suicide Squad.
– Mon dieu. Ces pauvres gens ne méritaient pas ça.« 

Une quinte de toux sur notre droite, et nous braquons nos armes en direction d’une forme ramassée qui tremble dans le coin de ce qui fut un jour un bureau.

« Je… aidez-moi…
– Ha hé, non, hein, j’ai vu tous les films du genre, on sait très bien que je vais m’approcher, vous toucher l’épaule et là vous allez vous retourner en grognant parce que vous serez un zombie. Je vais directement vous mettre une balle dans la tête, on gagnera du temps.
– N… non, attendez je… je ne suis pas entièrement perdue…
– C’est ça. Vous voulez qu’on parle de Green Lantern ? Cet endroit est l’anus de l’enfer tant il ne produit que des étrons brûlants.
– Non… Monsieur écoutez… il reste Wonder Woman… une fille super cool… elle peut… elle peut relever le niveau. »

Je jette un coup d’œil à Diego, qui comme à son habitude, hausse les épaules en attendant mes instructions. Je fronce un sourcil, car je sens bien son trouble.

« On pourrait peut-être lui laisser une chance, patron. Peut-être que ce film est mieux que d’habitude ?
– Par exemple, avec un vrai scénario ?

– N’exagérons rien, patron. »

Et d’un geste vif, j’arrachais des doigts secs de la créature la bobine de Wonder Woman qu’elle tenait à la main. Alors, DC Comics a-t-il appris de ses erreurs ? Est-ce que la Woman est vraiment Wonder ? Et surtout, faut-il laisser des historiens regarder ce film ?

Spoilons, mes bons !


L’affiche. Des reflets, des débris qui tombent… qui a parlé de renouveau, déjà ?

Notre film démarre à Paris, ou du moins, dans une version fantasmée de Paris où les rues sont vides, propres, calmes, et où personne ne vient vous hurler des classiques de la chanson française d’une voix éraillée en échange d’un euro ou deux. Car c’est dans la ville-lumière que Diana Prince, alias « Wonder Woman », a pris ses quartiers. Et pour vous dire à quel point elle est Wonder, notre héroïne a trouvé un emploi au Louvre, et plus incroyable encore, dispose d’un bureau moderne et d’un budget conséquent. Ce film est diablement irréaliste : dans le vrai monde, Diana Prince travaillerait pour un demi-SMIC en échange de son Bac+8 mention « Tu devrais être contente, plein de gens voudraient ton boulot dehors » et devrait partager son placard avec des stagiaires dépressifs. Les travailleurs du monde de la culture sauront de quoi je parle, mais nous n’en sommes qu’au premier paragraphe et je digresse déjà.

Car voici que notre héroïne reçoit du courrier de chez Wayne Industries, la société de Monsieur Bruce Wayne, plus connu comme Batman, compagnon de baston de Wonder Woman. Que contient la mystérieuse livraison ? Une vieille plaque photographique montrant Diana, visiblement plus ou moins immortelle, avec quelques compagnons durant la Première Guerre mondiale. L’occasion pour notre damoiselle de replonger dans son passé. Très loin dans son passé. Au lieu de travailler : vous êtes payée avec nos impôts, Madame Woman, alors pas de flashbacks sur les heures de…

Hé si.

Nous voici il y a fort, fort longtemps dans une île lointaine pleine d’amazones. Ces rudes femmes s’entraînent jour après jour à tirer à l’arc ou à combattre à l’épée, coupées du monde extérieur. Ce qui est moyennement pratique puisque le monde extérieur a lâché les épées et les arcs depuis un petit moment déjà, mais nous y reviendrons. Or, sur cette île où trouver des mâles pour s’accoupler n’est pas simple, il n’y a qu’un seul enfant : Diana Prince. Une petite fille dynamique et espiègle, ce qui, comme le veut la tradition, signifie « Trou du cul » ou « Appeau à sandales dans le derche« . Diana est donc insupportable et fait n’importe quoi, mais a une passion : la guerre. Elle voudrait devenir une grande guerrière. Ce que sa mère, la reine de l’île, refuse parce que hein, bon, la guerre, c’est mal. Qu’il y a déjà assez d’amazones pour batailler en cas de besoin. Et que Diana pourrait développer d’autres secteurs où les amazones sont un peu moins présentes, comme la maîtrise de la poésie ou de la fusion nucléaire parce que les soirées à la bougie, ça va bien cinq minutes.

Pour calmer sa fille, sa mère prend le temps de lui parler le soir venu.

« Maman…
– Oui ma chérie ?
– Pourquoi n’ai-je pas le droit de me battre ?
– Parce que tu es ma fille et que tu n’en as pas besoin. J’ai tellement voulu t’avoir, et maintenant, te protéger. Je t’ai conçue de mes mains dans l’argile, avant que Zeus ne te donne la vie.
– Haaaa, les amazones naissent dans l’argile… bon sang, voilà qui explique toutes ces amazones à la peau couleur argile dans les plans précédents ! Moi qui me disais que des amazones noires, c’était quand même un peu étrange, d’accoooord, je vois.
– Heu… Diana… je… eeet pourquoi pas heu… des amazones noires ? Hein ? Haha ?
– Ben je sais pas, mère, on est quand même plutôt en Grèce. Encore, des amazones basanées façon femmes venues de Perse… mais là par contre, on n’en voit pas une. 
– C’est… que…
– En fait, on dirait que notre population est constituée de quotas, mais venus d’un autre pays qui n’aurait pas voulu choquer son public.
– Bon. Écoute ma petite Diana, tu commences à péter les rouleaux de maman, d’accord ? C’est un putain de film où des filles en armures qui ne protègent pas grand chose font des bonds de douze mètres en combattant avec des lassos magiques. Alors ton réalisme, tu te le carres bien au fond et tu me laisses poursuivre, vu ?
– … oui, mère.
– Non mais. Bon, je disais quoi, moi ? Ah oui : j’allais te lire l’histoire du temps où je combattais. Donc, au début, Zeus a créé les humains. Ils étaient trop sympas, c’était cool. Et puis Ares, son fils dieu de la guerre, est devenu jaloux de cette création de son père. Et il les a donc corrompus pour qu’ils se battent.
– Ah oui mais c’est con, maman : si la guerre n’existait pas jusque là, comment Ares pouvait-il en être le dieu ?
– TU LA VEUX MA SANDALE AU CUL ?
– Non…
– ALORS TU ARRÊTES ! Bref, qu’est-ce que je disais ? Ah oui : les hommes faisaient la guerre. Zeus a donc créé les Amazones pour faire la police, woop woop. Finalement, Ares en a eu plein les roudoudous, s’est énervé très fort, et a commencé à buter tous les autres dieux. Seul Zeus a pu l’arrêter en se sacrifiant. Et l’a méchamment blessé. Et Zeus, dans son dernier souffle, a créé pour nous cette île, invisible du monde extérieur, pour que l’on y soit tranquille en attendant le retour d’Ares. S’il venait à revenir. Parce qu’il est tombé, blessé, et personne n’a jamais retrouvé son corps, alors il ne va sûrement pas revenir durant ce film, pas vrai ?
– Maman… pourquoi tu fais des clins d’œil appuyés à la caméra ? »

Bref. Les amazones, l’île invisible, Ares, vous avez suivi ? Bien. Alors laissons un peu de temps s’écouler, et suivons Diana qui grandit en s’entraînant en cachette avec sa tante, la généralissime de l’île, pour devenir une guerrière en secret. Sa mère finit par le découvrir et dit que ouais, bon allez, si elle veut, d’accord, mais il faudra l’entraîner au-delà de tout ce qui est normalement fait, ce qui est l’équivalent de « Non, Doudou ne doit pas faire de sport à l’école, je lui ai fait un mot » qui devient « En fait, envoyez-le dans la légion étrangère« . Normal.

Diana s’entraîne donc, devient une adulte, et est très douée… un peu trop même, car un jour elle déclenche par accident un pouvoir étrange qu’elle avait au fond d’elle et durant un entraînement, crée une onde de choc qui repousse sa tante et les autres instructrices en les faisant voler à douze mètres. Cela perturbe un peu sa mère et sa tante, qui régulièrement, chuchotent entre elles au sujet du « secret de ses origines« .

Vous voulez dire qu’elle n’a pas été taillée dans l’argile, mais dans l’uranium ?

Diana en tout cas, choquée par ses propres talents, quitte l’entraînement pour aller méditer sur une falaise et contempler l’horizon d’un air pensif, ce qui est bien naturel. Ne lui manque qu’un brandy et une bonne pipe mais les amazones n’ont pas inventé ça non plus. Lorsque soudain, elle entend un bruit étrange, qui ressemble à « pout-pout-katapout » : c’est un moteur… car un avion en perdition vient de traverser la barrière qui rend l’île invisible, et s’écrase dans les eaux bleues qui l’entourent ! Ni une, ni deux, Diana plonge et va secourir le pilote de l’appareil qui vient de s’écraser, un splendide Fokker E III qui jure un peu pour un film supposé se dérouler en 1918, avec à son bord un pilote en uniforme germanique avec une grosse médaille (ce qui confirme qu’il n’a rien à faire sur un avion dépassé). Elle tire le bougre de ce mauvais pas et le traîne jusqu’à la plage la plus proche, où le larron se réveille.

« Bonjour ! Vous êtes un homme ?
– Non. Je suis gender-fluid, et là tout de suite, je me sens tractopelle. Mes pronoms sont Vroum, Vroums, Caterpillar-self.
– …
– Noooon, je déconne, on est en 1918, c’est quand même plus sérieux que 2017. Oui, je suis un homme. 
– Ah ! Comme c’est exotique ! »

Hélas ! La conversation est vite interrompue, car le pilote n’est pas venu seul. De l’autre côté de la barrière invisible, l’île est protégée par un épais brouillard. Et un navire allemand à la recherche du pilote y patrouille avec des barques pleines d’hommes pour inspecter l’eau… lorsque l’un d’entre eux franchit lui aussi la barrière ! Qu’est-ce que c’est que cette île magique, par la Sainte Choucroute ? Vite, le navire allemand et ses barques traversent la barrière pour foncer sur l’île aux amazones ! Et visiblement, avec des intentions relativement hostiles à en croire les cris qu’ils poussent. Ou bien ils disent bonjour. On ne sait jamais bien avec les Allemands.

Le pilote n’est visiblement pas ravi d’avoir été retrouvé.

Dans ce film, tous les navires vont vite : les barques à l’horizon mettent moins de 25 secondes à atteindre la plage de nos héros.

« Vite Madame, il faut se barrer ! Les Allemands ici-présent viennent nous meuler !
– Ah bon ? Ben d’accord. Heureusement que les autres amazones ne sont pas loin ! Houhouuu, les fiiiilles ! »

Et c’est parti pour une séquence où les Allemands débarquent sur la plage, et se font cueillir par des femmes qui les maravent à l’arc et à l’épée. Hélas pour elles, les fusils allemands sont efficaces, et les amazones ont un certain nombre de pertes devant ces armes qui ne demandent pas d’entraînement spécifique pour tuer des guerrières expérimentées. C’est bête, toutes ces années pour rien. À noter que pour éviter que les Allemands ne gagnent trop vite, leur navire qui suivait les barques… s’échoue et tout son équipage disparaît, pouf pouf, comme ça ils ne peuvent pas utiliser leurs canons ou arriver en renforts et massacrer les amazones en deux minutes. Pratique. Après un combat où vous ne verrez pas une goutte de sang, les Allemands sont vaincus, la tata et mentor guerrière de Diana morte, et le pilote emmené par les amazones pour interrogatoire.

« Vous étiez avec les envahisseurs ! Vous portez le même uniforme qu’eux !
– Heu… non. Eux étaient des fantassins, ne me demandez pas ce qu’ils foutaient à bord d’un bateau, et moi j’ai un uniforme de pilote. Donc ce ne sont pas les mêmes, c’est con ce que vous dites. Surtout que vous êtes supposées ne jamais avoir vu d’uniformes.
– Ah heu… hihihi heu… BON SORTEZ LE LASSO MAGIQUE ! »

En effet, les amazones lui collent un lasso magique sur la truffe, et hop, il est obligé de dire la vérité. Celui-ci nous explique donc qui il est.

« Je suis le capitaine Steve Trevor… je suis un espion américain détaché auprès de l’état-major anglais pour lutter contre les vilains Allemands dans le cadre de la Grande Guerre, la guerre qui doit terminer toutes les guerres. Après quatre ans et des millions de morts, nous pensions qu’elle touchait à sa fin… mais j’ai infiltré l’armée allemande en tant que pilote, et découvert que le général Ludendorff préparait avec le docteur Poison de quoi continuer la guerre ! Ils emploient femmes et enfants dans des usines cachées dans l’Empire ottoman où ils préparent toujours plus de munitions pour continuer le conflit, ainsi que de nouvelles armes, à commencer par du gaz bien sûr ! Mais, regardez plutôt ce flashback où je suis sur une base secrète allemande de l’empire ottoman pleine d’appareils qui n’ont rien à faire là en 1918.
– Hooo, vous faites bien les flashbacks.
– Merci. Et voyez comme je rentre dans l’usine avec Ludendorff, horrifié d’y découvrir des femmes et des enfants que l’on force à travailler ! Maintenant, regardez… le docteur Poison a laissé sur une table bien en évidence le carnet avec TOUTES ses recherches !
– C’est pratique.
– N’est-ce pas ? Et hop, je le pique, et voyez comme je me barre ! Mais hélas, le docteur Poison donne l’alerte et ordonne que l’on m’attrape.
– Heu… comment ? Il y avait du monde plein l’usine, et vous étiez déjà loin quand elle a réalisé que le carnet avait disparu !
– Ah oui, tiens. C’est fou. Bon, voyez plutôt comme je vole un avion et m’enfuis avec, haha ! Avant de revenir mitrailler la base… et larguer une bombe dans l’usine, la faisant entièrement exploser, hahahaha !
– Alors oui, mais les femmes et les enfants qui étaient dedans ?
– … je… je crois que le film a oublié ce détail.
– C’est un film américain, ça se tient, notez. 
– Bref. Les Allemands à mes trousses, j’ai été poursuivi jusqu’à votre île, où je me suis écrasé. La suite, vous la connaissez.
– Juste une question ?
– Oui ?
– Comment avez-vous réussi à être poursuivi par un bateau sachant que vous étiez en avion ? Vous n’étiez pas un poil plus rapide ? 
– Hoooo. Ah oui. Ça aussi, c’est vrai que c’est bizarre.
– Ne vous inquiétez pas, le film va prouver que visiblement, personne n’y a idée de la vitesse réelle d’un bateau. »

Steve ayant craché le morceau, ainsi que ses pépites d’incohérences, il est invité à rester sous la surveillance des amazones le temps que l’on décide que faire de lui et de son chromosome Y. Diana, elle n’a aucun doute : il faut agir ! Une grande guerre qui tue plein de gens : c’est qu’Ares est de retour ! Alors certes, elle ne sait pas ce qu’est un avion, un cuirassé ou un fusil, mais c’est pas grave, parce qu’elle a des big balls, qu’elle porte bien haut. Et ira botter le cul d’Ares, ah mais.

Mais les amazones débattent du genre « Mouiiii, boooon, est-ce que c’est bien Areeees, je veux dire tu as vuuuu, on sait paaaas, on est là pour préserver la paix mais eeeest-ce qu’on doit vraaaiment sortir à la première guerre mondiale venuuuue ? » et c’est donc fort peu productif. Elles décident donc de ne pas prendre de décision et de plutôt faire une partie de « Téléphone secret« . Des siècles à rester entre filles, ça marque.

Mais Diana n’aime pas jouer à Téléphone secret, principalement puisque personne ne sait ce que c’est qu’un téléphone, ce qui complique un peu les parties. Elle va donc voir Steve, qui est tranquillement en train de prendre un bain dans la grotte de l’île où il a été invité à rester. Il est nu comme un vers lorsque Diana entre pour lui parler.

« Steve… qu’est-ce que c’est que ce truc ?
– Vous… vous parlez de mon trilili ? Hé bien, c’est un appendice qui permet par exemple… savez-vous ce qu’est une biffle, Diana ?
– Non. Le truc là.
– Haaaan, d’accord ! Cela s’appelle une montre. Cela donne l’heure. Elle me dit quand me lever, quand manger, quand me coucher…
– C’est une aussi petite chose qui vous dicte votre conduite ?
– Diana, êtes-vous bien sûre que l’on ne parle pas de ma bite ? »

Steve discute un peu avec elle, explique la montre est le dernier cadeau de son père, et finit par demander quand même à Diana ce que c’est ce que coin. L’île des amazones ? D’accord. Super. Le voilà bien avancé. En tout cas, il explique qu’il doit rentrer en Angleterre confier le carnet du docteur Poison à l’état-major. Diana a une offre à lui faire : elle l’aide à sortir d’ici, et lui l’emmènera à la guerre, comme ça, elle pourra casser la gueule d’Ares, et ainsi tuer la guerre elle-même, ce qui rendra les hommes gentils et pacifistes, et ils iront tous fumer de la ganja dans des festivals musique du monde ou quelque chose de ce genre.

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Steve sue très fort : l’amazone vient de lui poser la question « Tu trouves que j’ai pris du poids ? » avec le lasso de vérité.

Diana décide en conséquence d’agir sans l’aval des amazones. Elle va chiper un bouclier, un peu de matériel de guerre, et escalade à mains nues grâce à ses grands pouvoirs qui lui donnent une super force la tour principale de la forteresse des amazones pour y voler l’épée « tueuse de dieux », capable de, ça vous épatera, tuer un dieu. Elle prend le lasso magique, parce que c’est un peu la classounette, et s’en va chercher Steve. Puis, avec des chevaux, ils gagnent la côte où les attend une petite embarcation préparée par Diana.

Hélas, la reine de l’île a tout compris et arrive au moment où nos héros embarquent. Pour dire peu ou prou :

« Ma fille. Je ne peux pas te retenir, alors va, et accomplis ta destinée. Mais tu vas voir, les hommes, c’est un peu des gros cons. »

C’est donc forte de cette philosophie méritant une terminaison en .ppt que Diana part avec Steve, à bord de leur frêle esquif. La nuit est tombée et Diana va faire dodo au milieu du navire, et s’étonne de voir que Steve ne dort pas avec elle. Il est tout gêné et bredouille.

« C’est que… Diana… dans mon monde… on peut dormir avec des Mesdames, mais heu… pas celles que l’on vient de rencontrer… enfin si… enfin pas directement… enfin…
– Que voulez-vous dire ?
– Écoutez Diana, c’est… quand un papa et une maman s’aiment très fort… ils peuvent…
– Attendez, qu’est-ce que c’est que cette histoire de papa ? Vous ne faites pas ça avec de l’argile, vous ?
– Alors si, on peut, mais comme lubrifiant c’est… attendez, mais de quoi est-ce que l’on parle, là ?
– Ce concept de papa me paraît flou.
– Mon dieu… votre île… comment s’appelle-t-elle ?
– Tumblr pourquoi ?
– WOPUTAIN ! »

Je brode un peu, mais en réalité, Diana s’amuse de la timidité de notre héros, et lui explique que oui, elle sait ce que c’est que le sexe, mais qu’elle a bien lu ses textes anciens, et dedans, il est marqué qu’une femme n’a pas besoin d’un homme pour se faire plaisir, alors Steve, t’es gentil, mais là, je ne te parle que de dormir. Les deux se couchent l’un à côté de l’autre, et s’endorment, sur les eaux calmes de la Méditerranée.

À leur réveil, c’est donc bien naturellement qu’ils sont à Londres.

MAIS ENFIN ! C’est quoi votre souci ? Vous avez trouvé vos cartes du monde sur CNN ? Votre bateau est en réalité propulsé au bullshit et vous aviez mis un Emmanuel Macron dans votre moteur ? Ne cherchons pas. Nos héros débarquent, et rapidement, comprennent qu’ils doivent trouver une tenue pour Diana plus adaptée au Londres de 1918 que sa combinaison digne d’un MMORPG. Aidés de la secrétaire personnelle de Steve (car tous les espions ont une secrétaire sans défense qui connait leur vraie identité), ils vont trouver des atours plus discrets à notre amie, avant que Steve ne propose de se rendre à l’état-major anglais pour lui donner les carnets du docteur Poison. Après quelques blagues sur Diana qui ne pige pas grand chose à notre bas monde, la fine équipe réalise qu’ils sont suivis par des agents allemands qui attendaient le retour à Londres de Steve pour reprendre les carnets, et éventuellement, lui péter sa mouille. Une embuscade est donc tendue et… lorsque les méchants tentent de tirer sur Steve, Diana pare les balles avec ses supers canons d’avant-bras d’amazone, et étant super forte, les brigands ne font pas un pli. Tout le monde est très impressionné, bravo. Et encore : Diana a combattu sans même son bouclier et son épée tueuse de dieux, parce qu’elle ne pouvait pas les transporter dans cette tenue.

C’est marrant, parce qu’avant, elle planquait tout ça sous son manteau et personne ne voyait rien. Mais comme nous le verrons plus tard, Diana peut cacher son épée n’importe où quand le scénario l’exige.

En tout cas, tout le monde parvient jusqu’à l’état-major anglais, où une grande conférence est en cours pour parler de l’armistice à venir. Un certain député Moustache est d’ailleurs en train de dire qu’il faut l’armistice « à n’importe quelle condition« , ce qui est particulièrement con de la part d’un député anglais en 1918 puisque son pays gagne. Lorsque Steve entre dans la salle, accompagné de Diana qui refuse de rester en arrière, tout le monde est choqué parce que ho, hé, c’est pas un boudoir ici, il faut sortir, Madame. Steve et Diana ressortent, confient le carnet du docteur Poison à l’officier supérieur de Steve, et sont rejoints par le député Moustache qui s’amuse de cette femme qui est rentrée en pleine réunion, c’est si cocasse, huhuhu, mais si tu recommences, on t’envoie au couvent. Puis, tout le monde organise une nouvelle réunion pour parler de ce que Steve a découvert.

« Alors capitaine, qu’y-a-t-il dans ces carnets ?
– Mais j’en sais rien, moi ! C’est écrit en langage tout pourri !
– Hmmm… c’est vrai. Entre deux scènes, nous avons montré le carnet aux linguistes, c’est un mélange de deux langues… mais lesquelles ? »

Diana, qui a le droit d’assister à la réunion des services secrets… parce que ? Parce qu’elle a le script dans la main, bref, intervient.

« Moi je sais. C’est du sumérien avec de l’araméen. 
– … non mais d’où vous savez ça Madame ?
– Ben deux options. La première, c’est que je suis une amazone, et que dans mon île magique, on connait toutes les langues du monde, même de pays qu’on a jamais vu, comme, je sais pas moi, l’Angleterre ? Depuis le début du film, je parle votre langue.
– C’est peu crédible. L’autre option ?
– C’est que je viens d’une île de filles. Vous avez déjà envoyé un SMS à des filles entre elles ? Elles peuvent passer 2 heures à décoder la signification d’un smiley. Ce qui fait de nous les meilleurs briseuses de codes au monde.
– SEIGNEUR, ELLE DIT VRAI ! »

Notons que le docteur Poison écrit couramment le sumérien et l’araméen. Sûrement ses LV II et III au collège. En tout cas, Diana lit à voix haute trois pages du carnet au hasard (sur environ 200), et pouf, c’est le bon passage.

WONDER WOMAN

« Diana, on ne peut pas se promener avec une épée en pleine rue. On est pas dans une partie de Vampire, nom d’un dé vingt ! »

« On a un nouveau super gaz avec de l’hydrogène dedans, et on va le lâcher sur le front. Hahaha. Je suis diabolique. Pourquoi est-ce que j’écris ça ?« 

Steve est donc fort alarmé.

« Oui ! J’ai vu ce poison en préparation. Juste avant que je ne fasse exploser une usine avec femmes et enfants chez les Ottomans, mais ce n’est pas le sujet. Si Lundendorff et le docteur Poison usent de ce gaz… nous sommes dans la mouise, la guerre pourrait reprendre ! Nos masques à gaz ne peuvent rien contre cette nouvelle arme !
– Oui, mais nous voulons signer l’armistice. S’attaquer à Ludendorff pourrait compromettre la paix.
– Mais ? Général, vous êtes con ou bien ? C’est la guerre ! Et ils préparent de quoi nous meuler ! Empêchons-les, et poussons notre avantage : non seulement cela sauvera nos troupes, mais en plus, ça réduira encore plus leurs raisons de ne pas signer l’armistice puisque nous détruirions leurs ultimes espoirs de tenir ! 
– Oui mais ce film est complètement illogique. C’est juste un prétexte pour vous dire « N’y allez pas, Steve ! C’est un ordre ! » Comme ça, ça fait rebelle si vous y allez quand même. »

Histoire de caser des poncifs en plus, Diana s’énerve et hurle sur le général :

« Chez moi, les généraux ne restent pas cachés pendant que leurs hommes se font massacrer ! Vous êtes un gros lâche ! »

Ce qui est savoureux quand on sait que durant la Première Guerre mondiale, les généraux anglais chargeaient tellement avec leurs hommes, parfois juste armés d’une canne, qu’il a fallu leur interdire au vu des pertes et du temps de formation nécessaire à un remplaçant. Mais un siècle de lutte des classes étant passé par là, il est désormais officiel dans la pop culture que tous les généraux étaient des planqués.

Sitôt sortis de ce catastrophique entretien, Steve explique à une Diana toute énervée que « Mais ouiii on va aller maraver les méchants, autorisation ou non. On va juste trouver où ils sont.« 

C’est donc l’occasion d’aller voir comment vont les méchants.

Retrouvons donc le docteur Poison, revenue en Europe, qui s’est installée dans de nouveaux locaux. Le général Ludendorff vient lui rendre visite, et toute personne aimant l’histoire continuera à s’étrangler à chacune de ses apparitions à l’écran, tant prendre un personnage historique et en faire un méchant en carton, c’est mal. Imaginez Super Pétain ou Wonder Guderian, ça sonne quand même bizarrement. Bref : Ludendorff nous gratifie d’une belle série de poncifs de méchants.

  • Quand il arrive quelque part, et qu’on lui dit « Tout sera prêt dans 48 heures« , il répond « Je vous en donne 24. » Ce qui est con, parce que dans la vie, ça ne marche pas comme ça.
  • Il tue ses propres hommes, comme ça, hop, sans raison, devant les autres. Mais ça montre qu’il est méchant.
  • Il cite des références diverses à tout bout de champ pour faire cultivé du genre « Je vais aux toilettes. Mais comme le disait César atteint de tourista : caca jacta est. »

Il est donc tout nul. Mais cela ne l’empêche pas de s’entretenir avec le docteur Poison, qui est toute triste puisqu’on lui a piqué son carnet avec toutes ses notes.

« Allons Frau Poison… nous retrouverons ce carnet.
– Ach ! Mais quelle andouille aussi de tout noter à un seul endroit et de laisser traîner ! Du coup je ne sais plus comment faire mon nouveau gaz…
– C’est ballot.
– Ah par contre, comme je m’ennuyais, hier soir j’ai fait un nouveau gaz qui rend super fort. Tenez, sniffer-le mein general.
– Snif snif… GRRRRRSUPERFOOOORCE ! »

Que ? Mais ? Attendez, le docteur Poison ne sait plus faire son super projet, par contre, hier soir, entre le fromage et le dessert, elle a produit un nouveau gaz révolutionnaire ?! Et avait tous les composants ? Et elle ne le teste pas d’abord, en plus, avant de le filer à Ludendorff en personne ? Non non : c’est magique.

Je vous rappelle que DC voulait se rattraper sur ses films : quel talent.

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Au passage,Ludendorff ne peut même pas ouvrir une porte sans faire une tête qui hurle « Je suis un méchant ! ».

Alors vous allez me dire : un gaz qui rend super fort, super résistant et super rapide, les Allemands vont le produire en masse du coup et renverser la guerre !

« Non. Je propose plutôt qu’on n’en fasse rien et qu’on reprenne les recherches sur l’autre gaz où on a plus les notes et où nos adversaires peuvent déjà préparer des protections puisque eux les ont.
– D’accord. »

Bouhou… bouhouhou… c’est nuuuul…

Mais ce n’est pas fini, car nos amis travaillent à vitesse grand V, et bien évidemment, sans explication, le docteur Poison oublie la scène précédente, n’a plus besoin de ses notes, et produit le fameux gaz tant recherché en deux minutes à partir d’hydrogène, de plomb et d’un reste de tacos. Si puissant qu’il fait brûler les masques à gaz, éclate le verre, et de manière générale, est si mortel qu’il ressemble à ce que l’on peut sentir dans une classe de 5ème après deux heures de sport. En hommage à ces jeunes créatures à la maturité contestable, nous appellerons ce gaz, le prout-prout.

Ne me regarde pas comme ça Diego. Je fais ça pour mes lecteurs.

Ludendorff est très content, et pour fêter ça, se rend à une réunion d’état-major dans un bunker belge (c’est comme un donjon, mais plein d’Allemands) où les officiers allemands discutent de l’armistice. Ludendorff leur dit que non non non, on ne se rend pas. Les officiers l’envoient péter (ce sont donc ses supérieurs ou ses égaux a minima), il est donc bougon, ferme le bunker, et y envoie le prout-prout. Ce qui tue tous ces gens jusqu’à ce qu’ils soient décédés.

Pardon ? C’est débile ? Ludendorff va se faire fusiller pour haute-trahison ? Et non ! Puisque le film oublie aussitôt cette scène, et que personne ne parlera des plus hauts officiers du Reich préparant l’armistice tués en pleine réunion par un gros Ludendorff taquin. Pourquoi cette scène ? Pourquoiii ? Qu’ai-je fait pour visionner ça ? Qui a eu cette idée ? Où puis-je le trouver ? Diego a-t-il bien nettoyé mon Mauser ? Que de questions.

Mais justement : tout cela permet à nos héros de savoir que Ludendorff est actuellement en Belgique. Raison pour laquelle Steve et Diana se disent qu’il est temps d’aller dans la partie occupée du pays pour chercher Ludendorff qui est si méchant que Diana en est persuadée : il est en réalité Ares, le dieu de la guerre. Le tuer mettra fin à ce conflit et à tous les autres, et nous pourrons tous devenir de gros punks à chien, pour peu qu’il y ai assez de Monoprix et de 8-6 pour tout le monde. Steve propose d’aller chercher quelques amis pour l’aider dans cette rude mission. Et se rend dans un bar londonien pour y récupérer Samir, un espion qui parle moult langues, mais pas autant que Diana, et Charlie, un tireur d’élite. Seulement voilà, Steve n’a pas de quoi les payer, et les bougres sont des mercenaires avant tout. Leur proposer des bisous, c’est un peu limité. Surtout quand ce sont ceux de Steve.

Heureusement, le député Moustache arrive mystérieusement dans le pub aidé par les raccourcis du script, et cet ami de l’armistice confie une enveloppe de billets à Steve.

« Steve, je sais ce que vous préparez, et je l’approuve.
– Ben alors pourquoi ne l’avez-vous pas dit plus tôt ? Et mis l’état-major de mon côté ?
– Parce que… heu… c’est plus marrant, le côté mission secrète ?
– Mouais. C’est encore n’importe quoi, non ?
– Oui, bon, bref, grâce à moi, vous pouvez aller en Belgique chasser le Ludendorff sauvage. Amusez-vous bien, et prenez une grosse pokéball vu la bête ! »

Hop, hop, nos vaillants larrons traversent la Manche, puis rejoignent les lignes alliées en Belgique, où Diana s’étonne de voir tant d’horreurs : des blessés partout, des civils qui fuient, des morts en pagaille… et enfin, les tranchées. Que nos héros veulent traverser en entier, car le « point de passage » vers les lignes ennemies est des kilomètres plus loin. Alors oui, mais alors pourquoi ne pas remonter bien à l’arrière, et ne s’engager dans les tranchées qu’au point de passage, hmmm ? Ça irait plus vite, non ?

Non ? Bon.

Au passage, un nouvel allié rejoint nos héros : Chef. Un indien d’Amérique… au beau milieu de la Belgique parce que « Ici, je suis libre« . Oui, dans une zone de guerre, c’est tout à fait crédible. Merci, scénario, pour cet ajout indispensable, qui nous rappelle que même en Europe en 1918, tout et tout le monde est plus ou moins américain.

Mais revenons à nos héros qui s’engagent dans le labyrinthe des tranchées sans raison, et disons que ce passage est un excellent prétexte pour que Diana découvre les tranchées. Où, au beau milieu des boyaux, se trouve bien naturellement une femme avec son enfant, quelque chose de typique dans une tranchée sous le feu, comme chacun sait, tant cela est stimulant pour les nourrissons. Et que dit-elle, cette madame ? Que son village, situé juste en face, a été pris par les Allemands et qu’ils réduisent les civils en esclavage et tirent les slips de ceux qui osent résister. Ni une, ni deux, la moutarde monte au nez de Diana tel le gaz éponyme, et elle décide que rienafout’ du plan, elle va aller démonter les Allemands, ici et maintenant. Elle retire, donc sa tenue discrète, révèle sa petite armure de coquinette d’amazone, et sort de la tranchée seule. Les Allemands sont un peu étonnés de voir une Madame court vêtue foncer vers eux : ça ressemble à une candidate de télé-réalité, alors dans le doute, ils ouvrent le feu.

Diana pare les balles avec ses bracelets magiques, puis son bouclier. En face un servant de mitrailleuse s’étonne.

« Hans ! On a trois mitrailleuses qui tirent sur elle, plus une cinquantaine de mecs. Pourquoi on tire tous le bouclier pile dans le même angle alors qu’il suffirait de tirer de deux directions à la fois et que toutes les tranchées allemandes sont conçues pour faire du feu croisé ?
– Caporal Roudoudou, ça suffit les commentaires ! On tire sur le bouclier parce que c’est RIGOLOL ! »

WONDER WOMAN

« Ne vous inquiétez pas les amis, je peux parer les balles, ce n’est pas comme si les Allemands avaient de l’artillerie ! »

Galvanisés par Diana qui à elle seule défie les Allemands, ou bien par le fait que sous cet angle, on voit très bien ses fesses, c’est donc plein de redirections sanguines plus ou moins contestables que toute l’armée alliée en profite pour passer à l’attaque, et que la tranchée allemande est prise. Et conquise jusqu’au village dont parlait la civile, où Diana pète du margoulin, lance des auto-mitrailleuses à mains nues, et explose des clochers suite à diverses acrobaties aussi inutiles qu’incohérentes et bêtement risquées. C’est d’ailleurs tellement n’importe quoi que certains pourraient même y voir une partie de Battlefield 1, mais passons. Car le village est repris en moins de cinq minutes, ce qui représente environ cinq fois le temps nécessaire à un Albert Roche pour en faire autant.

Les Allemands, bien évidemment, ne contre-attaquent pas, et se disent que, bah, un trou en plein milieu de leurs lignes, ça n’a sûrement aucune conséquence. Et c’est vrai puisque dès la prise du village, toute l’armée alliée disparaît sans aucune explication, et ne peut donc pas pousser l’offensive. Steve appelle Londres pour les informer que Diana et lui viennent de capturer tranquillou le village de Veld et d’enfoncer les lignes allemandes, ce à quoi on lui répond que :

« Quelle coïncidence ! Ludendorff a donné rendez-vous à tout l’état-major allemand juste derrière ce village que vous avez attaqué au pif ! ÇA ALORS !« 

Ah, ma boîte à « Ça alors !« . Je savais bien que c’était un bon investissement.

Et vous pensez que maintenant que le village est pris, et donc, que cette position est un danger pour les Allemands, ils vont déplacer la réunion et donc que nos héros ont fait une connerie ? Bien sûr que non ! Non seulement ils la maintiennent… mais le kaiser sera invité !

« ÇA ALORS !« 

N’est-ce pas ? Bon. Mieux encore, la réunion en question aura lieu demain. Nos héros passent donc la soirée au village libéré, accueillis en héros, Steve et Diana dansant au son de Charlie, qui ne sert à rien puisqu’en fait, c’est un tireur d’élite qui a peur de tirer (véridique) mais qui chante et joue du piano. En mission, c’est donc moyennement utile, sauf par exemple, en cas de scène romantique lorsque la neige se met à tomber. Et c’est pile de qu’il se passe. Je vous remets un coup de boîte à ça alors ou ça ira ? Bien. Après ce moment romantique, Steve décide de raccompagner Diana dans sa chambre… et puis bon, hein, on ne vit qu’une fois, alors ils décident de voir s’ils ne pourraient pas se mettre des trucs dans des machins. Diana découvre donc dans la même nuit le sexe, l’éjaculation précoce et les pets au lit. La science avance, mes petits amis.

Dès le petit matin, c’est donc une équipe de bonne humeur qui se met en retour pour le château où doit se tenir la réunion de Ludendorff, du kaiser et de tout l’état-major allemand, même si personne ne remarque qu’il en manque un gros paquet, gazés au prout-prout par Ludendorff. Arrivés devant le château, nos héros grommellent.

« Impossible de s’infiltrer ! Cette forteresse est… une vraie forteresse !
– C’était tellement imprévisible de la part d’une forteresse.
– Bon, heureusement, j’ai chopé un uniforme de colonel qui traînait dans le village où nous étions hier.
– ÇA ALORS !
– Maintenant, il nous faudrait une voiture de luxe pour rentrer… Chef ?! Mais d’où sort cette voiture alors que dans le plan précédent, vous étiez en arrière-plan à vous occuper des chevaux ?
– Je l’ai trouvée dans un champ derrière (c’est l’explication véridique).
– ÇA ALORS !
– Bon, Diana, vous restez là par contre, hein, vous, ça va se voir.
– Hé non ! Car regardez là-bas… il y a une invitée à la soirée qui s’impatiente dans sa voiture… et décide donc d’aller se promener seule dans les bois en zone de guerre ! Et elle fait pile ma taille et mon poids ! 
– ÇAAAAAAAA AAAAAAAALOOOOOOOOOOOOOOOORS ! »

Bravo, j’ai pété la boîte. Diego ? Répare-moi ça s’il-te-plaît. Merci.

C’est donc grâce à cette succession de coïncidences ridicules que nos héros se joignent à la soirée, tout en sortant des baratins pourris aux gardes pour expliquer leur absence d’invitation, et surtout… surtout, Diana se retrouve en petite robe… mais avec son épée cachée DANS SON DOS ALORS QUE LA ROBE EST UN DOS NU.

Oui, notre héroïne se promène avec une épée runique coincée entre ses fesses et ses omoplates. Et non, personne ne remarque rien. C’est donc probablement une soirée de l’amicale des neuneus du Reich. Sur place, pour les clichés, Steve fait son agent secret pourri en approchant le docteur Poison d’un subtil « Hé M’dame, m’dame, j’kiffe trop tes travaux, tu pourrais pas m’les montrer ? » ce qui est confondant de nullité, pendant que Ludendorff danse avec Diana tout en lui faisant des citations pourries pour prétendre qu’il est cultivé. Finalement, Diana décide de tuer Ludendorff, mais alors qu’elle s’apprête à prendre son épée pour lui faire un coup de Deus Vult, Steve arrête son geste. Pas ici, pas maintenant. Attendons une meilleure occasion comme… heu… bref, laissons le scénario faire.

Hélas, Ludendorff profite de l’occasion pour inviter les convives à assister à une démonstration d’un obus au gaz prout-prout. Qu’il tire… sur le village de Veld que nos héros avaient libéré la veille.

« NON ! » s’exclame Diana avant de quitter la soirée en courant pour se rendre au village à cheval. Et sur place, elle s’enfonce dans le gaz – qui ne lui fait rien, sinon, on aurait juste retrouvé un corset en cuir avec un pruneau dedans, ce qui correspond aussi à la description de ce que l’on trouve à certaines soirées versaillaises, mais faisons fi. Tous les habitants sont morts, et Diana est en colère. Quand Steve la rejoint, elle est furieuse : si elle avait tuée Ludendorff/Ares, tout cela ne serait jamais arrivé ! Méchant Steve ! Du coup, elle va partir tuer Ludendorff… MAINTENANT !

Ludendorff a quitté la soirée mais – ça tombe bien alors, décidément – il est parti dans un aéroport militaire qui lui aussi était juste à côté ! Et comment Diana sait-elle qu’il est là alors qu’elle ne l’a pas vu quitter la soirée, étant partie pour le village ? Facile ! Chef a suivi Ludendorff, a trouvé le temps de faire un grand feu… et a fait des signaux de fumée.

Et non, personne n’a remarqué juste à côté de la base militaire un indien faisant des signaux avec un feu géant. C’est tout bonnement magnifique.

Toute l’équipe se rend sur place, et Diana part devant pour aller trouver Ludendorff. Pour vous la faire courte, les deux s’affrontent, Diana prend l’avantage, Ludendorff sniffe son super gaz de combat, devient très fort et met l’amazone en difficulté, mais elle triomphe quand même en lui trouant le bidou avec son épée tueuse de dieux, ce qui est vaguement mortel pour Ludendorff, qui décède donc sur le champ.

WONDER WOMAN

« Ach, docteur Poison… si seulement che n’avais pas organisé doute cette betite zauterie juste à côté d’un fillage fraîchement libéré par l’ennemi et sans défenses entre eux et nous… z’est ballot ! »

Ares est vaincu : la guerre devrait s’arrêter, non ?

Non, constate Diana. Les Allemands de la base continuent à charger un bombardier avec des projectiles au gaz prout-prout qu’ils sortent d’un grand hangar. Car, oui, la production est déjà industrielle. Ho, et les projecteurs des miradors de la base passent quinze fois sur Diana et le corps de Ludendorff, mais personne ne donne jamais l’alarme. Personne n’a dit à l’équipe de production à quoi servait un projecteur de mirador. Non, ce n’est pas pour faire des comédies musicales. Quoique. Mais je m’égare.

Steve, qui arrive sur ces entrefaites, et constate que Diana a l’air bougonne. Il réalise qu’il est face à un ennemi terrible : une femme qui boude.

« Je… Diana ? Il y a un problème ?
– Non, il n’y a pas de problème.
– Tu… tu es sûre ?
– Oui.
– Hmgnmgn… bon écoute, s’il y a un problème…
– S’il y a un problème, tu devrais savoir ce que c’est. »

Vous avez saisi le principe. Après diverses tergiversations, Diana arrête de faire du boudin et explique la raison de son désarroi.

« Steve… j’ai tué Ludendorff. Qui était accessoirement Ares. Alors pourquoi les Allemands n’abandonnent-ils pas la guerre, ici et maintenant ?
– Parce que les humains sont cons, Diana.
– Je n’ose y croire !
– Tiens, connecte-toi à Twitter. Passe-y dix minutes.
– Je… mon dieu… l’humanité… quelle grosse bande de blaireaux !
– Voilà. Bon, maintenant, tu peux venir m’aider à arrêter ce bombardier chargé en prout-prout qui va s’envoler d’une minute à l’autre ou bien faire du boudin.
– Je crois que je vais faire du boudin.
– Fort bien, à plus tard alors ! »

Et Steve de s’éloigner vers le hangar de gaz prout-prout avec ses amis pour tenter de stopper tout ce bazar. Et comme les méchants sont plutôt gentils (je me comprends), ils ont affiché en gros le plan de vol de leur bombardier : ils comptent gazer Londres !

« Saperlipopette ! Les rabouins ! Comment ça se fait trop pas !
– Du calme Steve : prévenons Londres. Ils feront abattre l’appareil par la chasse.
– Ah oui ? Et le gaz à bord ? Il tuera tout dans un rayon de 80 kilomètres !
– D’où tu sors tes chiffres ?
– Heu… écoutez, c’est pour faire peur ! Bon, et ce gaz, il est à l’hydrogène, vous dites ?
– Ma foi oui.
– Alors on doit pouvoir le faire exploser ! »

Et tout tuer dans un rayon de 80 kilomètres ? Ha ben non. L’idée ne sera plus jamais abordée. Nos héros attaquent donc le hangar, le font exploser en deux temps trois mouvements, ça fait juste des flammes et pas de gaz, puis se disent qu’il faut empêcher le bombardier d’atteindre Londres.

« On pourrait l’empêcher de décoller ? Hein Steve ?
– Noooon, c’est super dur… il n’y a aucun moyen !
– Crever les pneus ? Bloquer la piste ? Saboter un moteur ? Tuer le pilote ? Crever le réservoir d’essence ?
– LALALA JE N’ENTENDS RIEN ! 
– Mais Steve, je…
– Non, il n’y a qu’une seule solution : je dois voler l’avion, et le faire exploser en vol.
– Steve, c’est complètement con.
– MAIS C’EST HÉROÏQUE, HEU ! »

C’est surtout navrant. Nous avons donc le droit à de longues scènes de n’importe quoi où le petit commando se lance dans les opérations les plus débiles qui soient, pendant que Diana… mais oui, tenez, d’ailleurs, que devient Diana ?

Diana fait du boudin. Du boudin d’amazone, mais du boudin quand même. Lorsque soudain, une voix attire son attention. Ainsi qu’une silhouette derrière elle.

« Diana… Diana…
– Qui… qui est là ?

– C’est moi… le  député Moustache !
– Mais c’est impossible ! Vous étiez en Angleterre ! Et vous êtes un vieux avec une canne, que faites-vous au milieu d’une base secrète allemande ?
– Mohohohoho… si je suis là… c’est parce que je ne suis pas simplement le député Moustache… je suis… ARES !
– Ho !
– Ludendorff n’était qu’un pantin. Le docteur Poison ? J’ai soufflé à son oreille mes idées de gaz qui rend super fort ou de prout-prout.
– Vous savez que ça n’explique pas qu’elle ait pu le produire en une seule soirée ?
– Non je… je tente de sauver le scénario.
– Il est cliniquement mort. Et puis en plus, si vous êtes Ares, pourquoi militiez-vous pour l’armistice en tant que député Moustache ?
– Parce que mon armistice aurait été impossible à tenir ! Hohohoho ! 
– Pourtant dans le film vous disiez « à n’importe quelle condition ». Donc pas vraiment intenable.
– Ho. Ah. Heu… oui. J’ai dit ça ?
– Oui. Et puis sans vouloir vous dire quoi faire, ô, dieu de la guerre, mais pourquoi n’avoir pas milité… pour la poursuite de la guerre, tout simplement ?
– Haaaan. Ah ben j’y avais pas pensé.
– Bé oui.
– Bon, écoutez, ça devient gênant de voir que tout se casse la gueule, alors je propose de NOUS casser la gueule.
– D’accord. »

Et nos deux amis se mettent sur la truffe, ce qui est un peu étrange tant le joyeux Moustache ne fait pas très sérieux. En tout cas, il ne rigole pas pour autant puisqu’il détruit d’une main l’épée tueuse de dieux. Diana en est toute retournée.

WONDER WOMAN

J’allais oublier de vous montrer ce plan où, non, Ludendorff ne remarque pas l’épée dans le dos de Diana. Alors qu’elle danse avec. Et qu’il a la main dessus. Formidable.

« Mais ? Qu’est-ce que c’est que cette camelote chinoise ? Pourquoi cette épée ne t’a pas tué ?
– Parce que l’épée n’était qu’un mythe, Diana. La tueuse de dieu, la vraie… c’est toi. Ta mère t’a caché le secret de tes origines. Tu es la fille de Zeus. Seul un dieu peut en tuer un autre. Toi seule peut me tuer.
– Alors oui d’accord mais alors pourquoi cette histoire d’épée dans une tour géante chez les amazones ?
– Heu… ah. Ah oui.
– C’est marrant, plus on approche de la fin, moins les révélations se tiennent. Bon, on se remet sur la gueule pour faire passer ?
– Je veux bien. »

Ares et sa moustache sont très forts, et Diana ne peut pas grand chose contre eux. Elle finit même projetée dans un coin où par un heureux hasard… Diego ? La boîte n’est pas encore réparée ? Bon, tant pis : où par un heureux hasard, Steve était en train de courir pour arrêter le bombardier qui décolle.

Il a le temps de lui dire quelques mots.

« Diana ! Ecoute, je dois partir, je suis désolé, merci pour le sexe, c’était cool.
– On s’appelle ?
– Non, là je dois aller m’exploser sans aucune raison valable avec un bombardier en plein vol.
– Tu pourrais pas simplement dire que tu vas chercher des clopes, comme tout le monde ? »

Steve fait ses adieux à Diana dans la précipitation, lui dit qu’il l’aime et lui confie la montre de son père en souvenir, avant de se barrer à la poursuite du bombardier qui décolle. Il s’envole avec, et pendant que Diana reprend son combat avec Ares, une fois en l’air… Steve tire sur les bombes de la soute de l’avion et explose comme une andouille qui se sacrifie alors qu’elle avait cent douze moyens de sauver le monde sans risque.

Rappelez-moi : c’est quoi la différence entre faire ça et être abattu par la chasse anglaise ? Aucune vous dites ? C’est bien ce que je me disais aussi. Mais il y a dix minutes, Steve parlait de gaz et de morts sur 80 kilomètres. Heureusement que tout cela a disparu du scénario en vol (hoho).

Diana est bouleversée par la mort de Steve, et par conséquent, devient très très grognon. Elle puise en elle toute sa super force, soulève des chars anglais qu’elle lance ici ou là (des chars anglais ? Sur une base allemande ? Je ne cherche même plus), et finit par péter la gueule d’Ares si fort qu’il en décède.

Sitôt Ares mort, tout le monde se relève, alors qu’au loin, le soleil point à l’horizon. Plus personne n’a envie de faire la guerre… et c’est trop la fête. Les Allemands ne pensent plus qu’amour et choucroute, et plus personne ne se soucie du commando en plein milieu de la base qui a tué tous leurs amis. C’est bon, c’est du passé tout ça, et puis bon, vous avez tué Hans, mais il ronflait et traînait toujours avec son plateau à la cantoche alors allez, c’est oublié, on fait câlin ?

Le monde est sauvé. L’armistice signé. Et la paix revient sur Terre. Diana rejoint l’Angleterre pour fêter la victoire, et se recueillir devant une photo de Steve collée avec d’autres soldats tombés sur un monument. Car oui, on aime bien afficher les photos de ses espions publiquement.

Il est temps de revenir dans le présent, au Louvre, où Diana sourit avec nostalgie devant la photo que Bruce Wayne a envoyée. C’est une photo de Diana, Steve, Samir et Charlie à Veld, juste après sa libération. Diana tripote du bout des doigts la montre que Steve lui a confiée avant de mourir, et se dit que bon, ça suffit, elle a assez bossé pour aujourd’hui, puisqu’elle a glandé dans son bureau en matant une vieille photo. Il est 17 heures, il est temps de quitter le boulot ! Elle est fonctionnaire française, merde !

Diana grimpe donc sur le toit du Louvre, met ses atours de Wonder Woman, et saute au-dessus de ce Paris idyllique le poing en avant, probablement pour aller péter la gueule à des pigeons, parce que sinon, il faudra m’expliquer pourquoi elle fait ça et…

… FIN !

D’accord. C’est donc ça qui relève DC Comics ? Hé bien, on sent qu’ils partaient de loin.

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La scène la moins crédible du film : le Louvre en journée.


Ho, et oui, il y a sûrement une séquence post-générique, mais à ce stade, je me roulais par terre en feu pendant que Diego essayait de m’éteindre à l’extincteur, suite à cette révélation : la Première Guerre mondiale s’est arrêtée parce qu’Ares est mort, et quand Ares meurt, tous les humains deviennent gentils et arrêtent de se taper dessus pour aller se rouler des bédos et discuter du fait qu’ils sont « citoyens du monde ».

Quelqu’un pour leur dire qu’il y avait encore des guerres en 1919, voire un peu après ?

Bah, il y aura sûrement une suite. En 1939. Et il y sera toujours question de guerre à moustache.

C’est cohérent, finalement.

169 réponses à “Wander Woman

  1. Il n’y a pas de séance post-générique. Du coup, j’ai attendu pour rien, mais je pensais bien que ce film avait de quoi faire un article sur ce blog.

    PS : Le tag Marvel est en trop, non ?

  2. Forcément, si on a lu (ou écrit) ALVALG, les scènes de bataille peuvent prêter à sourire ou à se pendre, au choix. Remarquez, ce n’est même pas un prérequis obligatoire finalement.

  3. Une des meilleures critiques de la chaîne, il est formidable que vous conciliez enfin si bien votre culture historique avec votre ironie. Le pire dans tout ça, c’est que les standards contemporains sont si bas que le film n’est même pas si mauvais (http://vonguru.fr/2017/06/14/wonder-woman-les-femmes-au-super-pouvoir/), mais en relever toutes les incohérences avec tant d’humour est salutaire pour notre bonne santé et notre conscience des progrès à faire encore, merci !

  4. Exellente critique. Pour a part je suis aller voir le film, a la fin tout le monde etait content pendant que je collapsais á terre suite a la betise de ce scenario en carton. J’ai mal a la mythologie.

  5. Je me permets de signaler une petite coquille: « Vous voulez d’île qu’elle n’a pas été taillée dans l’argile, mais dans l’uranium ? » je pense que c’était « dire » à la place. Sinon très bon article comme toujours !

  6. La scène de Diana avec son dos-nu et son épée… Je rêve où, soit l’épée est en caoutchouc, soit elle lui transperce les fesses ? Une épée rétractable de magicien peut-être ?

  7. Ce qui m’a beaucoup déçu dans ce film (outre tout ce que l’Odieux Connard a relevé) c’est qu’on est encore obligé de se farcir « Le pouvoir de l’amour »™ dans la bataille finale.
    Superman n’a pas besoin de ça, Batman non plus, mais Wonder Woman, apparemment si.

    • Ca reste un film hollywoodien classique. Il y a toujours le héros caricatural et le mannequin plantureux stéréotypés. On a juste Inversé la tête d’affiche, mais tous les clichés moisis sont restés.

    • Parce que c’est une femme, voyons ! C’est bête de créer une héroïne prétendument féministe et de tomber dans un cliché misogyne ! Ce film est une perle apparemment !

    • Oui enfin, le pouvoir de l’amour c’est tellement une base du personnage dans les comics que quand ils essayent de l’enlever dans le New 52 ça marche vraiment pas (WW déesse de la guerre ? Sérieusement ?), à tel point qu’ils se sentent obligés de faire machine arrière dans Rebirth.

    • Moi aussi, j’ai trouvé que ça faisait trop manichéisme biblique. Les comics sont mieux de ce point de vue là.

    • En tant que passionnée de mythologie, j’ai cru que j’allais finir comme Steve… Arès est un méchant, des dieux grecs meurent, des dieux grecs manichéens ! Mais… pourquoi ?

      • J’ai eu une passion pour la mythologie grecque. Dans les comics de la New 52, les personnalités et le look des dieux étaient sympas.
        Dans la mythologie, Arès n’est pas un dieu mauvais mais reste un dieu malsain. Les grecs mais ils ne l’aimaient pas, pas plus que les autres divinités car c’était un dieu sanguinaire et belliciste, à l’image de la guerre destructrice.
        Dans les comics de WW, Arès reprend cette image de dieu violent tiré de la mythologie car il est le dieu de la guerre et il n’aspire qu’à cela pour le monde et cela le rend plus puissant. Celui du film diffère par son idéalisme et a une vocation plus expiatoire.

      • Je me rend compte que je me suis peut-être mal expliqué dans mon commentaire précédent.
        Dans les comics de WW, les dieux olympiens se séparent en deux catégories : Zeus, Poséidon et Hadès qui sont chacun souverain d’une partie du monde : le ciel, les océans, les enfers ; les autres dieux se distinguent tous en partie par des attributs propres à l’humanité : mariage, sagesse, art, chasse, guerre, amour, agriculture, ivresse.
        Dans WW, plus son attribut est omniprésent chez les hommes, plus le dieu est puissant et capable de s’imposer aux autres. C’est le cas d’Arès qui enflamme les conflits dans ce but, c’est donc un dieu considéré comme nocif « méchant » dans les comics.
        Dans le film, la version d’Arès diffère radicalement. Il n’est pas motivé par un désir égoïste mais est dégouté de la corruption des hommes et décide de les exterminer pour faire revenir le paradis sur lequel les dieux régnaient avant leur arrivée. Il incarne la figure de l’ange déchu.

      • On s’en bat les couilles on s’en bat les couilles on s’en bat les couilles, aaahaaahaah

      • Oh, le reretour d’usurpafion et de ces messages originaux …

    • Bonjour,j’ai eu mal moi aussi à ma mythologie, et suis toujours triste de voir que les adaptations américaines la charcute joyeusement, sans même comprendre les allégories.
      Toutefois, je dis ça surtout pour l’OC, dans ce film Ares n’est pas le dieu de la guerre, mais le dieu de la vérité, qui va révéler la part de mauvais dans l’homme, et donc amener la guerre…

      • Ce n’est pas le dieu de la vérité au sens propre, il s’est autoproclamé ainsi, c’est en revanche bien le dieu de la guerre.
        S’il se considère comme dieu de la vérité c’est parce qu’il se considère comme étant le seul à avoir compris la vérité que la vérité sur l’Humanité et que cette vérité est le sens profond de son attribut qu’est la guerre.
        Dans les comics dont l’idée a été tiré, il déclare que la guerre est la vérité car elle révèle la vraie nature des hommes/

      • On s’en bat les couilles on s’en bat les couilles on s’en bat les couilles, aaahaaahaah

    • On s’en bat les couilles on s’en bat les couilles on s’en bat les couilles, aaahaaahaah

      • Pour décoller ton doigt de Ctrl V, leche – le doucement en partant du bas vers le haut puis exerce des petites pressions sur le suppr en te concentrant sur le mot « espace ».
        Prononcez « espaaaaaaaaaace » en inspirant lentement et tâchez de fixer votre esprit sur des images mentales apaisantes. Car comme dirait l’autre ut pictural poesis et décolle ces doigts bon sang. Ou Ctrl Z c’est à voir.

      • Latombe il semblerait que tu ne connaisses pas MrYéyé et sa célèbre chanson. Je t’invite donc à aller chercher sur youtube

  8. « Et que Diana pourrait développer d’autres secteurs où les amazones sont un peu moins présentes, comme la maîtrise de la poésie ou de la fusion nucléaire parce que les soirées à la bougie, ça va bien cinq minutes. »
    * fission nucléaire

  9. Et Steve Trevor, qui, se faisant passer pour un officier allemand, lors de sa discussion avec le Docteur Poison, se contente d’utiliser un subtil accent allemand pour passer inaperçu … on en parle ou bien…?

  10. Ce genre de spoil me fait penser au Veilleur avec nostalgie. Va-t’il enfin revenir pour nous démontrer à quel point ce film est génial et ses incohérences inexistantes?

  11. Vous êtes un ancien journaliste « rock » ? Vous voulez nous faire le coup de l’album éponyme ? Balancez nous de l’opus et du séminale pendant que vous y êtes…

  12. Le film était correct par rapport à ce que j’ai pu voir dans le genre, mais comme Logan c’est sans surprise et pas très recherché. J’ai vraiment bien ri devant votre critique.

  13. il est nu comme un ver ! non ?
    bravo pour avoir visionné cette … chose sans la boîte à  » ça alors  » !
    cependant … le bunker belge … seriez pas un peu raciste anti-belges ?

  14. « L’affiche. Des reflets, des débris qui tombent… qui a parlé de renouveau, déjà ? »

    MACRON ! Ah zut, pardon, je me suis trompé de site.

  15. Alors *clap clap* et *facepalm*. En même temps, ce qui donne un résultat étrange et douloureux.

  16. J’ai été surpris de l’apprécier un peu. De mon point de vue, il relève le niveau… Parce que après ce batman vs superman, c’était franchement DUR de faire PIRE.
    Mais bref. j’aime toujours autant vos critiques, cher Odieux Connard. xD

    • Alors qu’en réalité, Batman vs Superman est meilleur que suicide squad, qui est simplement nul à chier, et que wonderwoman qui n’a aucun intérêt.

  17. Dans le scénario original, Moustache poussait l’état-major anglais à imposer à l’Allemagne un armistice injuste humiliant et intenable, qui les tenait pour seuls responsables de la guerre, les amputait d’une bonne partie de leur territoire, les forçait à payer les réparations de la France et l’Angleterre et leur interdisait de posséder une armée ou une industrie de pointe. Résultat, quelques 21 ans plus tard, une Allemagne ruinée , menée par un leader tyrannique qui avait su s’élever grâce à la haine et à la détresse des allemands, répartit en guerre contre l’Europe et engendra ce qui fut la guerre la plus meurtrière de l’Histoire (ce qui était évidemment le plan de Moustache).
    Mais bon c’était vraiment trop incohérent et irréaliste

      • Et accessoirement la réelle motivation d’Arès pour signer un armistice dans le film : il explique à un moment qu’il veut la paix maintenant parce qu’il sait que ça repètera trente fois plus fort dans 20 ans.
        Globalement, la seule grosse incohérence que j’ai trouvé dans ce film, c’est… Si Diana et Ares veulent tous les deux l’armistice, pourquoi ils se mettent sur la gueule au final ? Connerie de climax. Et on pensait tous qu’on aurait droit à un message un poil nuancé après la mort de Luddendorf.

    • Mes souvenirs d’histoire de la Grande Guerre sont un peu rouillés, mais historiquement ce n’était pas la France qui voulait faire douiller au maximum l’Allemagne (en partie pour éviter qu’ils aient la puissance pour remettre le couvert dans une vingtaine d’années) et que ce sont l’Angleterre et les USA qui ont calmé leurs ardeurs punitives?

      • La GB et les USA avaient peur que la France ne devienne trop puissante.
        Résultat, la seconde guerre mondiale 20 ans après.
        Merci les anglo-saxons.

    • Seule erreur, le traité de Versailles ne depossédait nullement l’Allemagne d’une grande partie de ses territoires.
      Demandez à la France qui n’a pas obtenu la Rhénanie alors qu’elle lui revenait de droit.

      • Ben les Allemands sont quand même dépossédés de leur Empire Colonial à la suite du traité. Demandez à la France qui a récupéré le Cameroun et le Togo qu’elle estimait lui revenir de droit.

  18. Et le fait qu’elle soit conne comme un balais on en parle? et que en sortant de sa cambrousse de l’âge de bronze, en arrivant à Londres en 1918 la chose la plus stupéfiante c’est les bébés et les gens qui se tiennent la main????? Forcément une gonzesse faudrait pas qu’elle ait ne serait ce qu’une ligne de dialogue pas pleine de clichés…..

    • Ça encore c’est pas le plus incohérent : c’est une grande ado qui ne connait du monde que son île, le reste elle n’a fait que le lire dans des bouquins. DOnc le bébé elle a lu des trucs dessus mais n’en a jamais vu (un peu comme les parisiens qui ont lu des trucs sur la campagne mais qui sont tout ébahis quand ils voient leur première vache)
      Du coup on voit bien une différence de personnalité entre la Diana de 1918 et la contemporaine.

  19. Aha ! Vous vous trompâtes, mon cher OC !

    Enfin je ne suis pas sûr, mais il me semble qu’à l’aérodrome les allemands ont chargé la totalité du gaz produit dans l’avion, ce qui expliquerai pourquoi en pétant l’usine y a pas d’émission de gaz. (ils pètent les moyens de fabrication)

    Ensuite pour pas que le gaz « détruise tout sur 80 km » il faut qu’ils le fassent monter ‘achement haut (pour un avion de l’époque). J’imagine que ça le mettrait ptêtre ledit avion hors de portée des anglais ?

    Je dis pas que c’ets crédible mais c’est leur plan en tous cas ^^

    Oh, et le coup de « Ares est mort pif pouf plus de guerre » est un des seuls aspects qui à mon sens est bien vu : une grosse ironie dramatique de derrière les fagots (et je pense que c’est pour ça qu’ls ont choisi la 1ère GM et non la 2e) A la fin Diana pense que ayé y aura plus de guerre mais le spectateur justement sait bien que non, ha ha, dieu qu’elle est naïve/conne.

    Par contre je suis déçu, vous n’avez absolument pas relevé le fait que tout ce que cette gourdasse retient de son épopée c’est « le Pouvoir de l’Amouuuuuur RAAAAH BORDAYL », soit le truc le plus éculé au monde.

    Et pis Arès, dieu grec, qui n’est en fait qu’un britannique à moustaches. On aurait pu croire que c’était sa nouvelle incarnation ou que sais-je après s’être fait meuler par Zeus mais même pas, on voit ses moustaches jusque dans son flashback.

    Oh, et j’aurais tellement trouvé cool qu’en fait il ait envoyé Diana et les autres faire un truc qui en fait ferait reprendre la guerre en pire ou quoi, mode gros manipulateur fourbe, mais en fait non. Il leur aurait jamais filer de thune qu’ils auraient été un poil plus embêtés.

    • Ah non mais Yohk’ , le coup du « Pouvoir de l’amoooouuur », quand on s’appelle Diana Prince, soit la Princesse Diana, vous vous souvenez, la Princesse des Coeurs, ( et celle du 13e pilier du Tunnel du Pont de l’Alma)… finalement ça se tient.

  20. C’est dommage qu’Hollywood n’ait jamais laissé Joss Whedon réaliser le film Wonder Woman avec son scénario, cher odieux. Si j’en crois ce qu’en rapportent de nombreux fans dessus depuis que ce script a fuité, vous auriez eu beaucoup plus de chose à dire dans votre critique.

  21. Je suis assez d’accord avec la liste d’incoherences de Maitre Odieux.
    Deux petits bemols cependant, un pour nuancer une incoherence, un pour l’accentuer (devrais-je appeler ca un « diese »?)

    L’incoherence qui n’en est pas une, c’est l’epee « tueuse de dieux ».
    « Alors oui d’accord mais alors pourquoi cette histoire d’épée dans une tour géante chez les amazones ? »
    Reponse: parce que la mere de Diana ne voulait pas lui reveler sa veritable nature. Quand Diana lui demande ou est le « God Slayer » dont il est fait mention dans les legendes, la reine lui montre une epee dans l’arsenal des Amazones plutot que de lui dire: « le God Slayer, c’est toi, Diana. » Un mensonge pur et simple, si transparent que ca se voyait dans la maniere de repondre a la question.

    L’incoherence qui n’a pas ete relevee: *l’integralite* du discours d’Ares une fois qu’il se revele sur la base allemande.
    – premier point, le fait qu’il se revele en tant qu’Ares est completement stupide en soi. Diana pensait avoir vaincu Ares, et etait en train de perdre foi en l’espece humaine. Quand il se montre a ce moment-la, il risque fort de redonner foi a Diana: « Ah ben oui, bien sur que la guerre se poursuit puisque je n’ai pas tue le vrai Ares. » Heureusement pour lui, elle est trop debile pour poursuivre ce genre de pensee qui etait pourtant sa motivation depuis son enfance.
    – exactement la meme chose se produit quand il detruit l’epee « tueuse de dieux ». Au lieu de lui dire qu’elle vient de perdre son dernier espoir de l’abattre, il lui explique que, en fait, c’est elle qui a le pouvoir de le tuer, pas un quelconque artefact en metal. Coup de genie de la part d’Ares: expliquer a la seule personne sur Terre capable de le tuer… qu’elle est capable de le tuer.
    – et il pousse le bouchon encore une fois quand elle enrage contre l’humanite et se prepare a aplatir Docteur Poison avec un tank, il lui fait encore un discours expliquant que les humains sont faibles et meprisables, comme cette scientifique, ou comme le mec qui vient de se sacrifier heroiquement (bien qu’inutilement) avec l’avion plein de gaz… (qui aurait du tuer tout le monde dans les 80 kms, mais bon.)

    La seule explication que je trouve a l’attitude d’Ares, c’est qu’il etait suicidaire, mais qu’il n’avait pas de God Slayer sous la main. Soit ca, soit il est le dieu le plus stupide de l’histoire des comics. Ou de l’Histoire tout court.

  22. Suis-je donc le seul à voir cette incohérence cataclysmique et récurrente dans la plupart des films où l’on s’entraîne à l’arme blanche ?
    Les amazones s’entraînent au maniement des armes avec de VRAIES armes bien tranchantes !! Non mais c’est hallucinant de voir comme « entraînement » un combat à l’épée ou les deux s’efforcent de se couper la tête ou de se pourfendre (et elles ne portent pour ainsi dire aucune protection), jusqu’à ce que finalement la gagnante le soit systématiquement grâce à un coup de pied qui fait tomber l’adversaire, parce que bon, dans 99% des cas ce genre de combat devrait se terminer par du métal qui s’enfonce dans la chair, sauf dans les films américains.
    Sérieusement il n’y a jamais d’accidents, avec ce genre « d’entraînement » ?!!
    Dans toutes les écoles de guerre de l’antiquité puis du moyen-age, très évidement on utilisait pour s’entraîner des armes en bois.
    Et on voit cette absurdité dans tant et tant de film…

    • Plutôt d’accord mais c’est pas autant incohérent que les « strong female characters » dans les films d’action qui s’en vont bastonner 30 mecs surarmés, du haut de leur mètre 60, sans flingue ni couteau, le tout en talons avec une taille de bonnet conséquente et équipée de l’indispensable décolté plongeant comme toute femme qui se respecte. Pareil pour les mecs, mais sans les talons et le décolté.

    • Surtout quand il y a parades à gogo : c’est tellement glamour d’avoir à entièrement refaire le fil de sa lame après chaque entraînement.

      • Si elles ne sont pas trop stupides, elles bloquent avec le plat de la lame.

    • Dans la série Spartacus, pourtant pas spécialement fidèle à l’histoire, on voit les gladiateurs – dans la saison 1 – s’entraîner avec des armes en bois.

  23.  » Car le village est repris en moins de cinq minutes, ce qui représente environ cinq fois le temps nécessaire à un Albert Roche pour en faire autant. »
    Ah bravo, la référence à Albert :-)

    Pour ceux à la qui cette référence ne dirait rien :
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Albert_S%C3%A9verin_Roche

    Et si vous cherchez un peu, vous devriez même trouver une vidéo de notre Odieux qui en parle (très) bien.

  24. Pendant les trente premières minutes de film, je me suis demandée ce que la famille du Ludendorff historique (décédé en 1937) pensait de le voir accusé d’être l’incarnation d’Arès.
    Puis je me suis brusquement souvenue qu’il avait, en compagnie de sa seconde épouse, créé une société pour la promotion du polythéisme en Allemagne durant l’Entre-deux-guerres (le charmant couple soutenait cependant le polythéisme germanique, pas grec, car ils étaient de droite xénophobe plus qu’extrême). C’était donc presque approprié ! Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il l’a cherché, mais.

  25. Bonsoir, un petit mot sur les « fameux » 80km. Il me semble que c’est la conversion directe d’un gros « fifty miles » balancé à la louche par Steve, et repris tel quel comme dans un jdr mal traduit.
    Après, comment sait-il que le gaz fera effet sur 50 miles, et pas 10, 20, ou 100…

    Par ailleurs, je vois mal où, en 1918, il restait des villages belges pas encore conquis, et habités par des civils juste sur la ligne de front. Ou des civils tout court, d’ailleurs.

    Ah et puis bravo l’île interdite où tout le monde peut aborder…

  26. Cher OC,

    Merci mille fois pour cette fine analyse satirique.
    Trop de monde encense ce film et le dépeint comme le messie de la franchise DC alors qu’il est à mon sens absolument navrant.

    Les aberrations d’un point de vue historiques étaient légion, au point que je suis sortie de ce film en pestant sur le joyeux mélange aléatoire d’aspects historiques divers et de la conception de la guerre d’un enfant de cinq ans avec des méchants vraiment très très méchants. Je me suis d’ailleurs passablement étendue sur le manichéisme primaire du scénario (et l’assassinat de la mythologie grecque, mais c’est la faute du Comic) et les aberrations loufoques (pensez, avant qu’ils ne débarquent par magie à Londres j’en étais en train de me demander bêtement comment le bateau allait se piloter gentiment tout seul sans heurter un récif durant la nuit).
    Je ne parle même pas des moments héroïques hollywoodiennement ridicules, au choix la population de Veld se réunissant pour applaudir Diana sur le parvis de l’église en ruines (il n’y a pas que ce film qui se prenne pour le messie, dirait-on).
    Il paraîtrait que je suis une rabat-joie, mais je préfère rabat-joiser avec honneur que d’approuver éternellement dans la honte.

    Bref, je guignais de temps à autre du côté de ce blog, attendant avec impatience une critique qui ne se limite pas à « oui mais c’est tellement mieux que les bouses que DC nous sert d’habitude » et vous l’avez fait!
    Merci!

    PS: on me signale dans l’oreillette que « stagiaire dépressif » est un pléonasme.
    PPS: et même si je soutiens la cause des personnes non-binaires j’ai manqué m’étouffer de rire sur le passage concernant les pronoms de Steve le tractopelle. Pardon pardon, Steve vroum tractopelle (dois-je m’attendre à un raid de SJW?).

    • Bravo Zarathoustra, Albert et Jérôme Roche Présents !!!

  27. Un spoil sur un film qui parle de la première guerre mondiale … y’a comme un petit goût d’ALVALG.

  28. « dans le vrai monde, Diana Prince travaillerait pour un demi-SMIC en échange de son Bac+8 mention « Tu devrais être contente, plein de gens voudraient ton boulot dehors ». Et sinon niveau CV, je pense qu’être la fille de Zeus lui-même ne suffit pas pour bosser au Louvre dans un bureau pareil. Mieux vaut être la fille d’un patron du CAC 40, comme ça en plus on a pas besoin d’être payé et ça peut passer en service civique ou CUI-CAE…

    • En même temps, la Diana, ça fait 100 ans qu’elle a eu le temps de peaufiner son CV pour bosser au Louvres, donc…

      • Sinon on a un petit truc en France qui s’appelle le concours de conservateur/trice du patrimoine. Mais j’imagine qu’ils font ça par correspondance sur son île O:) (sachant que, de base, c’est la croix et la bannière pour être conservateur d’un musée de campagne, alors le Louvre…)

  29. Merci pour ce spoil (même si pour une fois j’ai déjà vu le film) Mr Connard.

    Vous avez bien mis le doigt sur de (très/trop) nombreuses incohérences et facilités et, bien que j’ai trouvé que ce film était meilleur que les DC récents (en même temps, après SS et B vs S, c’était difficile de faire pire), je remarque quelques erreurs dans votre visionnage :

    – Steve n’est pas américain mais anglais
    – Diana a peut-être un super travail au Louvres pour son âge (elle ne vieillit pas je le rappelle), mais elle a surtout eu 100 ans pour l’obtenir
    – Le récit de sa mère sur sa naissance et ses origines est juste un gros mensonge
    – Le voyage en bateau de l’île des Amazones à Londres ne se fait pas en une nuit (Diana change de coiffure), c’est ce qu’on appelle une ellipse
    – il est normal que Diana paraisse naïve parce qu’elle a tout appris dans les livres ou dans les légendes qu’on lui racontait et ne sait rien du monde réel (c’est la jeune première qui débarque de sa cambrousse quoi !). Je pense que c’était aussi pour souligner son évolution dans le film et après dans le futur

    Bon, sinon, le reste n’a aucune excuse !

    • Steve est américaine mais rattaché aux services secrets britanniques (si je me souviens bien)

  30. Au fait l’Odieux n’a pas relevé le fait que Diana croit fermement que son épée est LE seul et unique objet magique capable de sauver le monde, mais qu’en arrivant à Londres ça ne lui pose pas de problème de confier cette épée à la première secrétaire venue…

  31. Moi j’ai bien aimé le moment où les allemands continuent à charger les bonbonnes de gaz dans l’avion à la fin comme si de rien n’était, alors qu’à deux pas, deux personnes font de grands bonds pour se taper dessus en faisant tout exploser autour d’eux.

  32. Les blagues sur les pronoms me font mourir de rire, parce que c’est une posture militante et politique – qu’on l’aime ou qu’on la déteste, je vois pas de mal à en rire.
    Les blagues sur « je suis un tractopelle », « je suis un hélicoptère de combat » me font à peu près autant rire que les blagues sur les noirs et les chimpanzés. Elles comparent la souffrance des personnes trans à des délires ridicules ou à des maladies mentales, ce qui est inutilement blessant, et plus généralement transphobe parce que véhiculant une idée discriminante et non fondée. C’est comme considérer les gays comme des pédophiles ou des zoophiles. En fait c’est même pire. Donc pas drôle.

    A part ça j’ai tout lu et j’ai kiffé, as usual. <3

    • Sauf qu’il ne se moque pas de la transsexualité ou des trans mais des genderfluid, xenogenres, non binaires etc… bref.
      Du coup pas de problèmes, parce que autant la transsexualité c’est un sujet important, autant les gens qui se disent « moi je suis xénogenre, et je me sens chat à l’intérieur » quelque part je pense que ça tient plus de la psychiatrie qu’autre chose…

      • Les genderfluid devraient plutôt s’appeler gendergazeux, tant leur activité principale semble être de blablater du vent à propos de leur sexe à tout bout de champs. Et je suis désolé mais faire du vent avec ses organe génitaux, ça s’apparente à de l’helicobite. Et c’est ridicule(y’avait besoin de préciser ?).

      • Ne sous-estimez pas les justiciers sociaux : assimiler les hommes au chromosome Y comme le fait régulièrement notre hôte est un prétexte suffisant pour s’indigner.

      • Désolé pour le problème dans mon comm précédent.
        Je suis plutôt d’accord avec Grande Ourse, les moqueries du type ‘je suis un tractopelle à l’intérieur’ sont vraiment très proches de l’humour 4chan sur les personnes trans. Par ailleurs, être genderfluid ne signifie pas du tout penser qu’on est « un chat » ou une planète à l’intérieur. Le mot clef est gender, les genderfluids refusent ou n’arrive pas a s’identifier avec un genre fixé pour de bon, masculin ou féminin.
        De nombreux trans se posent exactement ces questions, « à quel genre j’appartient? » avant leur transition. Ce ne sont effectivement pas des questions faciles et les comparer à des délires ridicules ne me semble pas très drôle.
        Concernant la réponse de Abitboll, je sais qu’il ne faut pas nourrir le troll mais je ne peux pas m’en empêcher. Les trans/genderfluid ne sont pas « constamment en train de blablater sur leur sexe », s’ils « blablatent » c’est plutôt sur des questions de genre ou de passing, qui n’ont pas beaucoup de relation avec les organes génitaux.
        Par ailleurs Abitboll, je serais curieux de connaitre vos sources sur les « activités principales » des trans/genderfluid, que vous semblez si bien connaitre.

      • Alors 2016 (puisque apparemment on s’appelle par nos noms sans mettre un monsieur ou madame ou mademoiselle ou planète ou chat devant, ni même un bête prénom).
        Déjà de un, tu retardes d’un peu plus de 6 mois au mieux.
        De deux, je t’ai mis une belle source (qui coule de source) :youtube, certes censurée mais le gendre y est très fluide.
        De trois, y’a pas de trois c’était une feinte.
        De quatre, si t’arrives à parler de ton identité sexuelle sans sexe, c’est qu’elle est pas très sexuelle ton identité, nan ? Du coup sans sexe, homme ou femme ou tracteur ou Ali Baba ou que sais-je encore, ton identité asexué est Homme avec un H majuscule nan ? Ah non pardon, tu parles de » genre », ça n’a, genre, rien à voir. Ou pas.

    • C’est peut-être pas drôle mais ça fait chier tous les cons qui viennent poster ce genre de récrimination casse-couilles, comme toute les communautés casse-couilles qui nous cassent les couilles à longueur d’années dans la vie réelle, prouvant par là qu’ils-elles-der-die-das-machin-truc-chouette n’ont aucun humour.
      Autre chose?

      • Quel argumentaire!
        Vous arrivez à placer trois fois le mot couilles en une seule phrase, c’est beau. Cela reflète l’importance de vos gonades à vos petites yeux porcins (désolé, c’était gratuit).
        Juste une chose : vous dites « ces communautés qui nous cassent les couilles dans la vie réelle », en fait les personnes de ces communautés appartiennent elles aussi à la vie réelle! Et en l’occurrence vous êtes leur casse couille qui cache son absence d’humour derrière une agressivité grotesque et vulgaire.

      • Mais cette « agressivité » grotesque et vulgaire ne viendrait-elle pas du fait que vous voulez interdire de dire certaines choses ? Doit-on être poli avec les censeurs ? Et avec les communautés de censeurs, ces petits flocons de neiges merveilleux et exceptionnels, qui ne sauraient tolérer une vanne, car leur existence relève du sacré ?

        un indice: ça casse les couilles sévèrement.

      • @Georges Abitboll
        En toute honnêteté, reconnaissez qu’à aucun moment je n’ai suggéré d’interdire quoi que ce soit. Je suis par principe contre la censure (sauf cas extrême type appel au meurtre), car justement c’est contre productif en limitant beaucoup le débat. Je n’ai pas non plus suggéré de changer ou retirer la blague en question ou quoi que ce soit de ce style, ni suggéré que l’auteur est transphobe.
        Cela étant dit, il me semble que je peux trouver une blague pas terrible dans ce blog que j’aime beaucoup. Je ne crois pas que donner mon point de vue dans les commentaires (qui sont un peu la pour ça) fasse de moi un censeur. Cela ne m’empêchera d’ailleurs évidemment pas de continuer à lire les billets de Mr Odieux avec grand plaisir.
        J’ai donc du mal à comprendre le coté casse-couille de ma démarche, exprimer une opinion pour en débattre me semble plutôt constructif. Si vous avez le temps et l’envie je suis curieux de connaitre les raisons pour lesquelles mon commentaire est si casse-couille.

        @Sébastien
        D’une part, ma présence régulière sur ce blog tend à suggérer que j’ai quand même un peu le sens de l’humour :).
        D’autre part vous dites :  » comme toute les communautés casse-couilles qui nous cassent les couilles à longueur d’années dans la vie réelle ». Est ce que vous avez un exemple concret ou vos couilles furent cassées par la « communauté trans »?

      • Pourtant le premier commentaire de Grande Ourse est celui du représentant du commité de la bonne morale et bienséance en toute chose: il nous explique en long en large et en travers (en passant par 14h quand il voulait passer par midi) que la blague des tractopelles, est une blague raciste, homophobe, stigmatisante, j’en passe et des meilleures. Et qu’elle est donc pas drôle, à l’opposé des autres blagues approuvées dans la dernière phrase par le commité de la bonne morale et de la biensance en toute chose.
        Et ben le commité a le droit à nos salutations goguenardes.

        Et pour le côté  » je n’appelle pas à la censure « , je sais pas si le commentaire de Grande Ourse est le tiens, mais c’est ce qui est ressenti en filigrane. Même à la relecture.

  33. Juste une question à notre cher OC: vous qui êtes quand même assez calé sur le sujet, les uniformes des soldats de ce film ne sont-ils pas, par moment, complètement anachronique ?

  34. Super critique, encore une fois l’OC a su mettre en lumière des détails qui s’étaient perdus dans mon analyse (négative) du film tellement il y en avait, la moitié s’étant perdu de ma liste mentale au générique de fin. Putain que je l’ai pas aimé. J’ai préféré Man of Steel. Et je n’aime pas Man of Steel !!! (Et accessoirement je me suis tapé la honte quand, dans ma colère outrée, je l’ai dit un peu trop fort à la sortie du film et tout le monde s’est retourné sur moi comme si j’avais braillé : « Trump je t’enfile ! »)
    La grande remarque que je me suis faite et que j’ai regretté de ne pas voir reportée dans cette merveille de critique est le simple fait que Thémiscira est supposément située quelque part en mer Mediterranée, côté Grèce. Accessoirement, une zone historiquement marquée par des siècles et des siècles de navigation commerciale, militaire, scientifique, touristique. EN TOUT CE TEMPS, PAS UN CAPITAINE BOURRE OU VAGUEMENT PAUME N’EST TOMBE DESSUS PAR HASARD ?! Pas avant la première guerre mondiale ?! Le scénar bordel, le scénar…
    Et c’est un comble que ce film soit aussi intouchable dans certaines communautés sous prétexte qu’il s’agit de la « première » héroïne badass et que si vous n’êtes pas content, vous êtes un dangereux anti-féministe. Notons que ces mêmes personnages dignes d’un coup de pelle sur l’occiput ne semblent pas se rendre compte que rusher Diana en sex-interest du héros au milieu de nulle part n’aide absolument pas à se libérer du cliché de l’appel de ovaires dû au danger ambiant qui, forcément, est vrai puisque Hollywood le dit depuis des décennies.
    N’allez pas voir ce film. Ne lui laissez pas croire qu’il a une chance de rester dans nos mémoires.

  35. Juste un rectificatif Monsieur Odieux : le journal du Dr Poison n’est pas écrit en Araméen et Sumérien mais en Ottoman et Sumérien. ;)

    Globalement d’accord avec les points soulignés sur les incohérences scénaristiques et historiques.
    Pèle mêle :
    – la mythologie grecque,
    – les événement de la Première GM,
    – le Fokker E III retiré en 1917 théoriquement, mais qu’on pourrait imaginé ressorti de la naphtaline par la Luftstreitkräfte, faute de mieux, en cette fin de guerre. Je ne suis pas sûr d’ailleurs qu’il n’y ait d’autres erreurs avec certains modèles de blindés. Bon ceci on n’a pas aperçu de Stucka et de chars Tigre…
    – le navire de guerre qui chavire aux abords de Themyscira avec son équipage qui disparait,
    – Luddendorf,
    – l’épée qui gène puis ne gène plus,
    – les troupes alliées qui disparaissent après avoir repris le village (les ébats de Steve et Diana auraient-ils été trop bruyants, les incitant à s’éloigner pour retrouver une quiétude méritée ?),
    – les 80km
    … etc.
    Ces nombreux détails peuvent gâcher un film qui aurait pu être une vraie et belle réussite si la rigueur s’était installée à tous les étages. Hélas, on peut suspecter le « Distingué Compétiteur » (DC) d’agir un peu dans la précipitation pour rattraper le retard pris sur la « Maison aux Idées » (Marvel) dans la conquête du grand écran…

    Cependant, les comics sont truffés de références mythologiques et historiques que des scénaristes – plus ou moins doués – n’ont jamais hésité à maltraiter et trahir, les adaptant à leur sauce et les réécrivant (cf Thor et Asgard). Vouloir y chercher absolument une cohérence est illusoire.
    Je pense qu’il faut voir les comics et leurs adaptations comme un monde de fantaisie qui prend la liberté de s’inspirer sans respecter les trames historiques et / ou mythologiques à la lettre. Certes regrettable si l’on se passionne pour ces sujets. mais c’est ainsi.

    Pour illustrer mon propos sur la cohérence, voici sur un détail qui m’a toujours étonné : personne ne s’offusque plus que ça que Tolkien ait maintenu plus de 3000 ans – de la défaite à la mort de Sauron – les Hommes au stade d’une époque moyenâgeuse sans avoir évolué. Pendant ce temps, l’Homme (le vrai, dans le sens réel) cessait de jouer avec des armures et des épées en 10 fois moins de temps… Voir stagner ces idiots tolkeniens incapables d’inventer la poudre, les armes à feu, voire les pistolasers et autres sabres aux cristaux de Kyber est quelque peu agaçant non ? Mais je m’égare. Certains ne manqueront pas de me conspuer pour avoir osé comparer le monde de Tolkien et l’univers DC Comics.

    S’immerger dans un film du genre superhéroïque implique pour moi de faire fi de beaucoup de ses acquis et de s’ouvrir à une révision complète de ses connaissances tout en y apportant la distance nécessaire. Donc en ce sens, Wonder Woman n’est pas plus à critiquer qu’un Inglourious Basterds qui imagine une fin de 2e GM tout à fait inédite..

    Je voulais également apporter une vision différente sur certains points :
    – l’épée tueuse de dieu stockée dans la tour géante qui en fait n’est pas plus une arme tueuse de dieu qu’une forêt noire infestée de salmonelles… Je pense qu’elle sert simplement de leurre aussi bien pour Diana que les autres amazones qui pourraient ignorer que Diana est la fille de Zeus.
    – le sacrifice de Steve Trevor qui aurait eu d’autres solutions… Oui… et non. On peut aussi penser qu’il voulait éviter qu’une arme aussi dévastatrice que le fumeux gaz puisse tomber entre des mains humaines, quel que soit le camp, et que le sacrifice de sa vie devenait ainsi presque la seule solution pour lui.

    Pour finir, merci à vous, mon cher Odieux, pour vos critiques cinématographiques détaillées et toujours pertinentes. J’attend avec impatience votre éventuelle future critique du Dunkerque de Nolan si ce film devait trahir cette histoire qui vous est chère.

    • Un autre détail qui m’est revenu concernant la super force octroyée par le gaz concocté par le Dr Poison. On peut penser qu’elle l’a testé sur un rat de laboratoire qui en a sûrement profité pour péter sa cage et se barrer en compagnie de ses potes en creusant une galerie dans un mur… raison pour laquelle on n’aperçoit pas de rats de laboratoire dans l’antre secrète du Dr Poison.
      On peut aussi penser que le gaz super force n’est pas employé sur les forces allemandes pour une simple raison : que risquerait Luddendorf et le Kaiser si les soldats allemands moyens, démoralisés par 4 ans de guerre, traités comme du bétail qu’on envoie à l’abattoir , remontés contre leur supérieurs, se voyaient octroyé une force surhumaine ? Luddendorf pense sûrement à se garder le bénéfice de cette recette. Et a sûrement de hautes ambitions vu comme il se débarrasse d’une partie de l’état major allemand en les gazant. Son but est plus personnel puisqu’il souhaite pratiquer la destruction massive de ses ennemis mais aussi de ses soldats… qui pourrait être ses ennemis de demain.
      Sur l’échiquier de sa guerre, il est un cavalier noir qui veut s’octroyer les pouvoirs d’une reine puissance 10 en se débarassant des pions, des tours, des fous, et du roi (?), et en nettoyant la place de la présence des pièces blanches.
      Qu’il garde pour lui le gaz super force est donc judicieux.

    • dans la realite, des groupes humains peuvent rester au moyen-age au stade arc/epee pendant 3000 ans facile. Pour ne pas citer la Chine, qui se targue d’avoir la plus longue histoire des 160 pays, et qui a reussi a manquer la revolution industrielle. Et pourtant : la poudre, le papier, l’imprimerie en caracteres mobiles, la boussole… voyez, c’est la realite.

  36. Vous ne soulignez pas la bêtise d’Arès d’expliquer à Diana comment elle peut le tuer parce qu’elle est un dieu. Jusqu’ici elle croyait que seule l’épée le pouvait et il lui dit ah ben non mais en fait c’est toi qui peut me tuer, tu n’as pas besoin de l’épée. C’est bien d’avoir cette information de la part de son ennemi.

    Pour la scène post-générique, il y a du y avoir une consigne car la convention veut que les lumières ne soient pas rallumées et dans le cinéma où je suis allée, ça a été le cas jusqu’à à peu près les 2/3 du générique. Nous avons donc aussi attendu pour rien.

    • Pour les scènes post génériques, pensez à consulter les sites sur le web avant d’aller voir le film. Vous saurez ainsi s’il faut rester ou pas. N’importe quel moteur de recherche est votre ami en utilisant les termes « end », « credits », « scene »et le nom du film.

  37. voyons … tentative de démêlage …
    Ludendorff sort de ses toilettes belges ( avec porte blindée à double battant s’il vous plaît ) , l’air grincheux d’un constipé qui n’est pas parvenu à conclure ! de très mauvais augure ! Arès est de retour , il est en embuscade et il peste !
    l’héroïne , descendante d’Artémis ou d’une bande de guerrières exaltées coureuses de steppe ( je suis pas sûre et elle non plus ) serait une FONCTIONNAIRE ( parisienne _je me gausse ) dotée d’une épée magique ! il y a quelque chose qui ne colle pas , là …
    il y aurait donc du conflit dans l’air ? parce qu’on dirait bien qu’à Sparte , ils astiquent les boucliers !
    …. et pendant ce temps , au lieu de prendre modèle sur Albert Roche et de nous adonner à un entraînement intensif , que faisons-nous ?
    ça discute à propos des costumes qui seraient anachroniques , ça bavarde xenogenre , binaires ou non binaires , genderfluid etc …
    souhaitons que ces gamineries ne nous empêchent pas de faire face à la prochaine guerre .

  38. Alors des petites remarques sur le quota minorité qui année après année est de plus en plus visible et pas du tout naturel, mais aucune sur la place réservée à la femme ?
    Diana elle est trop belle, elle est trop bonne, dès qu’elle rentre dans une pièce on ne voit qu’elle et à plusieurs reprise les dialogues le disent même explicitement.
    Sauf qu’en réalité tout le film est conçu afin que Gal Gadot ressorte ainsi, en minimisant à outrance la place des autres femmes dans ce film, c’est quand même outrageusement machiste pour un film qui se prétend féministe, non ?
    On s’est débrouillé pour que les autres femmes ne lui fassent pas de concurrence et au contraire soient son faire valoir :
    -Sur son île les seules amazones qui ne font pas de la figuration sont deux actrices qui ont la cinquantaine dépassée (Robin Wright et Connie Nielsen) habillées dans une tenue qui ne les met pas en valeur pour leur âge (Connie Nielsen dans « Gladiator » elle est quand même canon d’un autre niveau que Gal Gadot, mais c’était il y a presque 20ans, pareil pour Robin dans « Princess Bride » )
    -Les personnages féminins qui ont du dialogue sont soit une vieille femme en robe bleue à la forteresse, la petite grosse secrétaire et la docteur poison balafrée.
    -et le reste du casting féminin est composé de femmes qu’on voit de très loin (le bal, les scènes à Londres) ou de femmes avec le visage sale (dans les tranchées..)

    Amha ça vient du fait que Gal Gadot est certes très mignonne surtout quand elle a son sourire charmeur, mais manque de sex appeal par rapport à l’ancienne Wonder Woman, Lynda Carter et est carrément plus âgée (Gadot n’est pas une fraîche princesse amazone vierge et sortant de l’adolescence, mais une femme qui a la trentaine, mère de deux enfants).

    En fait c’est quelque chose d’assez courant les derniers temps, le casting donne les premiers rôles à des gens qui les ont obtenus par relation, ce qui fait que de plus en plus souvent la « belle pépé » du scénario n’est pas incarnée par la plus belle du casting et c’est de plus en plus criant dans certains films. Amha les producteurs ont ici pris les devants « au royaume des aveugles les borgnes sont rois ».

    • attention , Wasabi ! vous frôlez le politiquement incorrect !
      une femme ne peut plus être bonne , un homme ne peut plus être gai ! cela prête à confusion .
      alors vous tentez de vous racheter en vous livrant au racisme anti-vioque !
      ces amazones sont limite des ruines ! le MLF , ça date …
      QUOI ? une femme de trente ans mère de deux enfants ? SOLEIL VERT pour elle !
      Connie Nielsen et Robin Wright ? POUAHHH !!!!! au tri sélectif ! qui aurait l’envie saugrenue de seulement regarder ces vieillardes ?
      les actrices sus-nommées ont eu recours au piston , il leur a fallu intriguer longtemps pour arriver au pinacle ! des obstinées ne sachant pas se tenir à leur place ( le cimetière ) des enragées imbues ! avides d’être choisies , pour palper des cachets conséquents !
      HEIN? le talent ? encore un truc de vioques ! à dégager …
      DONC :
      1- dans un film féministe ( ou autre pendant qu’on y est ) toutes les actrices doivent impérativement être jeunes , belles et bien balancées . les autres doivent être soumises … à l’injection létale !
      2- donc : tous les acteurs aussi .

      • ce n’est pas du tout ce que j’ai dit. J’ai dit qu’on lui mettait un environnement favorable pour la faire remarquer, pas que l’environnement était à euthanasier.
        Quand j’ai vu le film et que j’ai trouvé qu’elle était bien plus jolie et sexy dans sa tenue de ville avec son chapeau que dans sa tenue de wonder woman, je me suis dit qu’il y avait matière à interrogation. Alors qu’avec l’ancienne c’était un grand moment quand elle avait le costume, pourtant je n’avais que 9-10 ans à l’époque quand ça passait à la TV fin 80 début des années 90, https://www.youtube.com/watch?v=lmh79ACBRLU .
        En plus à l’époque son maillot de bain faisait très drapeau américain, alors qu’ici on a forcément du changer son look vu que l’actrice est israélienne, l’esprit est aussi trahi là dessus. Une héroïne guerrière à la recherche de la paix incarnée par un instructeur de l’armée d’un pays très belliqueux, ça pose un soucis moral aussi. Et enfin qu’on ne parle pas de son talent d’actrice, c’est un mannequin, donc si je critique son inadéquation physique pour le rôle qu’on ne me sorte pas qu’elle sait jouer, elle a été choisie sur la base de son physique et de ses contacts. Jennifer Lawrence par exemple ne colle pas du tout pour le rôle de Katniss Everdeen qui l’a fait connaître, mais au moins elle on pourra dire que c’est parce qu’elle sait aussi jouer ( 4 nominations aux oscars et un remporté quand même)

      • fin 80 début 90 , j’avais beaucoup plus que 9-10 ans ! mon premier souvenir géo-politique , c’est l’entrée des chars de l’armée rouge à Budapest , fin 1956 , pour mater l’insurrection . » l’état belliqueux  » que vous évoquez à mots couverts , est resté l’arme au pied , empêtré dans sa rage de souffler la chandelle de l’équipée de Suez lancée un peu plus tôt par la France , Israël ( le pays des kibboutzim qui faisaient fleurir le désert ) et la Grande Bretagne ! mon grand père m’apprenait à lire ( dans le journal régional et le canard enchaîné ) …et aussi à observer . il se pourrait même qu’il ait fait de moi une anarchiste . mais passons …
        quand vous précisez que Gal Gadot est israëlienne , tout s’éclaire !
        si elle n’ a pas fait son service militaire , elle a vécu dans un pays en état d’alerte permanent depuis sa création . elle est donc d’autant plus apte à incarner une guerrière !
        son costume craint ? qu’est ce que ce serait si elle portait le talit gadol ( de couleur ) avec les tsitsit !!!
        enfin , l’argument imparable : elle a été choisie à cause de son physique et …. de ses contacts .
        ben voyons .

      • Israël n’est pas un pays qui fait l’unanimité, la preuve, certains pays ne le reconnaissent toujours pas.
        Gal Gadot n’est pas une actrice qui fait l’unanimité en particulier dans cette franchise, la preuve le film a eu des appels au boycott pour cette raison et a même été interdit dans certains pays.
        C’est factuel, pas des inventions de ma part.

      • en effet , seize pays ne reconnaissent pas l’état d’Israël ! comme l’Arabie saoudite , l’Iran , le Soudan , la Libye …
        il n’y a pas de cinémas en Arabie ! l’Iran est plutôt célèbre pour ses festivals des pendus . seule la Libye , autrefois … a eu un chef qui aimait bien les amazones et tâtait à l’occasion du cinéma …
        Gal Gadot a donc bien fait de faire jouer ses … contacts ! et se glisser dans cette histoire qui se passe pendant la première guerre mondiale !
        si l’action avait eu lieu en 39-45 , la pauvre n’aurait eu que trois choix :
        se cacher dans un grenier
        être butée dans l’insurrection du ghetto de Varsovie
        bénéficier d’un voyage et d’ un séjour dans un village en Pologne . le tout gracieusement offert par l’oncle Adolf .

    • Vous soulignez un point important passé à la trappe pour avoir privilégier la critique du scénario: l’omniprésence de la lutte des classes dans les films hollywoodiens. Les super-héros sont tout de même une élite bourgeoise soit-disant indispensable à une plèbe idiote et ignorante qui ne sait pas se débrouiller par elle-même (et on ne fait surtout rien contre çà, mais il n’y aurait plus besoin d’effets spéciaux, mazette), même si au final ils cassent tout et les tuent par milliers (Gardiens de la Galaxie (qui les a nommés gardiens??), Captain America Civil War, où ils se posent explicitement des questions existentielles de ce genre, sans pour autant en référer à qui que se soit…Trop rebelle!).
      Bref…

  39. Pleins de chose que je n’ai pas aimé dans le film et globalement je ne l’ai pas trop apprécié.

    – Le film (et les comics, je suppose) font n’importe quoi avec la mythologie grecque: remplacez Zeus et Arès par Dieu et Lucifer, ça devient pas familier tout d’un coup ?

    – Les amazones, c’est pas des gentilles fifilles qui unissent les Hommes, hein. Ce sont des guerrières qui se coupent les seins pour se battre plus facilement, tuent les bébés mâles ou les mettent en esclavage (comme « banque de sperme »). C’est clairement une société violente et inégalitaire. Ok, dans le film elles ont voulu tuer Steve mais je trouve quand même que c’est un fait fort occulté, en particulier parce qu’elles ont été créées pour soi disant aider l’humanité…

    – Ce film n’est pas féministe (je sais pas où les gens sont allés chercher ça), ce n’est pas parce qu’une femme est en tête d’affiche qu’il devient par miracle féministe, faut déjà regarder et analyser les messages véhiculés par le film et, franchement, c’est pas révolutionnaire:
    Diana s’extasie de façon stupide devant le seul bébé qu’on croise dans le film avec un « Aaaaw, un bébééééé ! ». Cette scène ne sert absolument à rien ! Si le personnage principal avait été un homme, elle n’aurait pas existé. Mais voilà, c’est une femme, son « instinct maternel » se réveille, puisque TOUTES les femmes aiment les bébés et en veulent.

    Quand elle se fait dragouiller par des hommes, elle ne les remet pas en place, c’est même Steve qui répond « Messieurs, vous pouvez garder vos commentaires pour vous, merci. », jamais elle ne dira  » vous ne respectez donc pas les femmes dans votre société ? « . Non, non, elle écoute juste les misogynes de l’époque la rabaisser à cause de son vagin, sans rien dire. Alors que le féminisme à l’époque est déjà en marche, vu que la secrétaire parle des suffragettes à un moment.

    Ensuite, sérieusement, Steve et Diana sont obligés de parler sexe, amour et famille la première fois qu’ils se rencontrent ? Ils peuvent pas parler, je sais pas, des us et coutumes ou, à tout hasard, de pourquoi est ce qu’il y a la guerre et comment ça se passe ? Non, décidément, non.

    Dernier point sur le « féminisme » du film: Steve est le « love interest » de Diana mais a un traitement bien plus favorable que les « love interest » féminins (bonnes à rien ou alors à se faire enlever): il n’est pas limité par ce rôle, c’est également un héros de guerre, il agit, se mouille, sauve des gens et, finalement, se sacrifie pour le bien et permet à Diana d’accéder au niveau super saiyen (même si en fait, sa mort est aussi utile que celle de Jonathan Kent dans Man of steel, ça ressemblait clairement à un suicide déguisé). Là, c’est limite si il ne lui vole pas un petit peu la vedette parce, quand même, si il y a pas au moins un bonhomme, comment voulez vous que les hommes puissent regarder ce film ? Hein ? Bon.

    – Le film diffuse des clichés racistes: l’arabe (je pense qu’il est arabe, je ne suis pas sûre mais il est en tout cas étranger) est un escroc (quand on le rencontre la première fois, il affirme pigeonner les gens, voilà, voilà) et un dragueur un peu lourd (et a un chapeau très cliché). L’indien se nomme « chef », a des tresses et fait un feu pour faire passer un message (no comment). Il n’y a pas de « vrai » noir et en plus Hollywood se montre très très hypocrite puisque l’étranger (dont je me souviens plus le prénom, j’ai un problème avec les prénoms) affirme vouloir être acteur mais « ne pas avoir la bonne couleur de peau » donc en gros, Hollywood dénonce le racisme dont il fait preuve. Rien à dire, bravo.

    Ce n’est clairement pas le meilleur des films DC comics selon moi.

    •  » si il y a pas au moins un bonhomme, comment voulez vous que les hommes puissent regarder ce film ? Hein ? Bon.  »
      Pour certaines séries grand public où les hommes ne font que les potiches ça marche et il y a de l’audience pendant plusieurs années, comme « Desperate Housewives », « Once upon a time », « Orange is the new black »…

      Après il y a aussi les séries « girl power » orientées « filles » mais que pas mal de mecs -jeunes tout de même- regardent quand même comme « Pretty little liars », ‘sex and the city », « revenge » ….

      • Je ne connais pas toutes les séries mais dans Desperate Housewives, du peu que j’ai vu quand ma sœur regardait, les hommes ne sont pas des « potiches » mais très diversifiés: couple gay, psychopathe, homme « parfait » (mais pas trop en fin de compte). Dans cette série, personne n’est bon ou mauvais, ils ont juste des qualités et défauts différents ainsi que des intérêts à défendre. D’où toutes les intrigues et je pense que c’est ça qui intéresse le public.
        Après, si le public masculin aime regarder des œuvres où les femmes sont fortement mises en avant, c’est « bien » (même si je pense que pour mettre en avant les femmes, on ne devrait pas rabaisser les hommes ou les supprimer, c’est pas ça pour moi le féminisme). Quant aux séries « girl power », je m’en méfie: c’est souvent prétexte pour renforcer les clichés nuls sur les hommes et les femmes en douce… D’ailleurs je n’ai vu aucune de celles citées.

        De toute manière, il est important d’augmenter la diversité des personnages en général. Souvent, c’est beaucoup trop binaire surtout dans les comics où l’homme = viril, fort, courageux, violent (souvent) et la femme = maternelle, douce, compréhensive, protectrice, sexy, émotionnelle. Suffit de voir comme Wonder Woman s’inquiète pour tout le monde (surtout les femmes et les enfants) là où Steve lui répond qu’il faut à tout prix poursuivre la mission et qu’ils peuvent pas sauver tout le monde.
        Les clichés, c’est aussi la preuve d’une certaine paresse intellectuelle. Comme les idées reçues.

      • « dans Desperate Housewives, du peu que j’ai vu quand ma sœur regardait, les hommes ne sont pas des « potiches » mais très diversifiés: couple gay, psychopathe, homme « parfait » (mais pas trop en fin de compte). Dans cette série, personne n’est bon ou mauvais, ils ont juste des qualités et défauts différents ainsi que des intérêts à défendre. D’où toutes les intrigues et je pense que c’est ça qui intéresse le public. »
        De la potiche diversifiée alors. Les hommes ne sont là que comme faire valoir des femmes, comme objet de lutte entre elles, ou de prétextes à de nouvelles intrigues.
        L’histoire s’intéresse intégralement et exclusivement à la destinée d’un groupe de femmes (Susan, Bree, Lynette, Gabrielle et Edie) dont une seule dans le lot n’est pas par son comportement une fieffée salope (Susan Mayer incarnée parTerri Hatcher), alors que ce n’est pas un mot que j’emploie couramment dans mon vocabulaire, il est ici fort à propos. Faut voir ce qu’elles osent faire parfois et l’histoire continue de plus belle comme si c’était normal.

    • « – Le film diffuse des clichés racistes: l’arabe (je pense qu’il est arabe, je ne suis pas sûre mais il est en tout cas étranger) est un escroc (quand on le rencontre la première fois, il affirme pigeonner les gens, voilà, voilà) et un dragueur un peu lourd (et a un chapeau très cliché). »

      Pour le chapeau, c’est le chapeau d’uniforme règlementaire des tirailleurs de l’armée française (qu’ils soient marocains, algériens, sénégalais ou autres) quand ils ne sont pas en zone de combat (dans ce cas ils portent évidemment un casque), dans la VO le personnage balance plusieurs phrases en français, ce qui confirme qu’il est un ancien tirailleur, vu que l’acteur qui le joue est franco-marocain, je pencherais donc pour un tirailleur marocain (par contre ne me demandez pas ce qu’il fout dans les pubs de Londres au lieu d’être au combat, on appelle ce genre de mecs un déserteur)

      Parce contre c’est vrai que le cliché de l’arabe escroc est un assez déplacé, surtout qu’on se demande comment un arabe pourrait aider à infiltrer l’armée allemande vu qu’aucune des colonies de l’empire allemand n’étaient en territoire arabe.

      • Au temps pour moi, je ne savais pas. Pour le coup, je n’ai pas pu voir la VO même si je pense qu’elle doit être très riche (j’espère). Je suis toujours ravie quand plusieurs langues sont parlées dans les films. J’aurais juste largement aimé que le film soit moins cliché et réellement féministe mais bon, le sexisme et le racisme sont si bien ancrés en Hollywood que c’est difficile.

        Il y a quand même un message féministe dans le film: Diana affirme que la sexualité féminine (pour le plaisir et non la procréation) ne dépend pas de l’homme (elle utilise un terme même plus « violent », elle affirme que l’homme est inutile dans ce cadre). Bon inutile je trouve ça un peu fort, l’idée est qu’une femme peut se satisfaire seule je pense. C’est important sachant que le plaisir féminin a longtemps été nié et réprouvé par la société, voire l’est encore dans d’autre pays et même en France.

      • Moi j’ai trouvé que, sans être féministe (faut pas déconner), le film faisait passer quelques bons messages tout de même…

        Ce que tu dis à propos du plaisir féminin Helodie par exemple.
        Ou encore le fait que Diana fini célibataire à la fin, sans être totalement détruite par la perte de Steve (elle peut vivre sans lui quoi) !

        Ou encore des femmes guerrières (les amazones) avec des gabarits et âges assez différents les unes des autres et par sur-sexualisées.

        Le personnage de Steve aussi apporte quelques nouveautés agréables niveau machisme et sexisme. Il reconnaît la supériorité de Diana sur beaucoup de plans (physique et psychique notamment, ce qui est d’habitude souvent l’apanage des hommes la force physique ou l’intelligence) et il ne cherche jamais à la dominer non plus.

        Après, comme dit au départ, on est loin d’un film vraiment féministe quand même !

    • Merci Hellodie de renchérir l’excellente analyse de notre cher Odieux, d’une lecture féministe que je partage.

      Effectivement, ce film m’a fait mal à la mythologie et à l’histoire, mais sa façon de s’afficher comme film « girlpower » donc forcément féministe m’a encore plus fait fulminer.

      Le personnage de la reine Hippolyte en particulier m’a fait de la peine : c’est une chouineuse lâche et incohérente (le revirement concernant l’entraînement guerrier de sa fille chérie est consternant !). C’est donc la dirigeante d’une race surpuissante et immortelle créée pour sauver l’humanité, si j’ai bien compris…. moui, moui, moui…. ben j’comprend mieux la mouise dans laquelle elle se retrouve, l’humanité, pas besoin d’Ares, hein !

      Mais bon, ça s’accorde au final plutôt bien au reste des Amazones, et de Diana en particulier : c’est des nanas super fortes en baston, mais la baston, c’est salissant et pas très gentil mignon, alors 1) il n’y aura jamais de sang parce que ça tâche et que bon, qui fait la lessive ? (la mort de Lussendorf, vous avez noté ? Transpercé sur un toit, l’épée dépasse du plafond mais elle est bien propre… ) Eh ouais, mes mecs, le premier super pouvoir d’une super héroïne, c’est de pratiquer la violence PROPREMENT et de n’être constituée d’aucun fluide corporel.

      Et surtout, surtout,
      2) la violence, on la pratique mais on ne l’assume pas, c’est vilain méchant, et comme on est des nanas, on est COMPASSIONNELLES : Diana ne peut pas s’empêcher de compatir avec tous les personnages secondaires qu’elle croise, c’en est gerbant, j’en ai fini pas attendre le moment où elle expliquerait que c’est le « care » qui sauverait le monde.
      Certes cette théorie est défendue par un certain nombre (je ne suis toujours pas sûre qu’elle ne soit pas fondée sur des présupposés radicalement sexistes) mais de la part d’une demi-déesse immortelle créée dans le but de tuer le dieu de la guerre (pas celui des pâquerette, hein), dont on nous a montré que sa seule envie, gamine, c’était de briser des tibias et d’assaisonner des mentons à coup de boucliers, pardon mais WTF ??

      Une incohérence de plus à créditer au scénario et à l’écriture des personnages (je milite pour qu’Hollywood fasse relire ses scénarios par des stagiaires de 3e… enfin, relire… faudrait-il qu’ils soient écrits quelque part), mais qui m’énerve plus que toutes les autres parce que celle-là, elle est couverte par l’imparable argument « c’est vachement féministe comme film de super héros ». Regardez, on y a mis des trucs bien lourds et bien visibles sur le plaisir féminin ou l’indépendance de Diana par rapport à son Steve : sens-toi flattée et considérée, femelle sensible et romantique, mais quand même vachement moderne ! Sentez-vous rassurés les mecs, en aimant ce fimm, vous pourrez vous targuer d’être vachement féministes et continuer de mater la plastique refaite des filles en photoshop.

      La féminisation des films hollywoodiens (on parle de Ghostbusters 2 ?) ne serait-elle qu’une vaste opération de propagande pour les grandes vérités fondées sur les Lois de la Nature : une fille, c’est joli, c’est propre, c’est (quand même) un peu concon, et surtout, surtout, c’est gentil ?

      C’est pas pour râler, mais on nous prendrait pas un peu pour des quiches ? Et globalement, même, on nous prendrait pas un peu pour des cons ?

  40.  » toutes les femmes aiment les bébés et en veulent  »
    pulsion hormonale inconsciente .
     » Steve et Diana parlent sexe , amour et famille  » dans la réalité , Steve n’aurait absolument pas envie de parler . de rien .
    le scénariste est , au choix :
    -incurablement romanesque et même gnangnan
    -naïf
    -puceau
    et sûrement natif genre de l’Alabama ! ( un arabe voleur , un indien kif kif Will Sampson , pas de vrais noirs – trop de lait dans le café ….)

    • Yersinia, vous tombez immanquablement dans le cliché en cataloguant le scénariste…..Très drôle.
      Il y a infiniment plus de chance qu’il soit un bobo californien, homo et/ou juif.
      Ça c’est politiquement incorrect, mais beaucoup plus proche de la réalité.

      • ou un groupe de bobos cosmopolites qui pondent des scenarios à la chaîne et finissent par s’emmêler et se prendre les pieds dans le tapis !
        ( ben comme moi , tiens ! )

  41. LA THE Question est:
    Diégo, sur commande (ou simple permission) a-t-il finalement mis une balle dans la tête de la survivante qui prétend relever le niveau?

    • c’est d’moi qu’ tu causes ?
      parce que , si c’est le cas :
      je m’en bats les couilles je m’en bats les couilles je m’en bats les couilles
      l’ai-je bien redescendu ?

      • @MadeInCH :
        écoute , ma grande … ( Z, W , Bourricot 1er ou Sissi impératrice , peu importe ) qui ne dit mot consent !
        si tu as des envies de meurtre , nomme ta cible !
        si tu veux me rectifier la tronche , fais le boulot toi-même ( au lieu d’aller pleurer dans le gilet d’un catalan ravisseur de chatons )
        joue les sniper ! si t’es pas trop maladroite , tu devrais faire mouche , puisqu’il paraît que j’ai la grosse tête ! )
        mais , SURTOUT , ne m’emmerde pas quand le temps est à l’orage ! ça me met à cran !
        enfin , à propos de la survivance :
        eh oui ! des gens sont nés et mourront AVANT TOI !
        et d’autres vivront quand tu AURAS FAIT ton tour de piste !
        je suis sûre que t’avais jamais pensé à ça .

      • Je pense qu’il faisait référence à la scène d’introduction du spoil, qui n’a pas vraiment eu de conclusion. Dis donc l’orage ça ne te réussit pas, ou on t’a changé tes pilules? On t’a connue moins agressive…

      • ATTENTION , HEIN ?
        je monte en puissance , là ! et si tu veux jouer au c** , t’as pas gagné , blanc bec !
        explication vaseuse ! non recevable ! ( non m’dam j’vous faisais pas les cornes ! j’me grattais l’crâne …) STOP !
        mais dis moi : t’as pris du galon ! t’es modérateur , maintenant ? flic , comme qui dirait …
        c’est pour ça que tu sais , pour mes granulés ! t’as enquêté …
        ……………………………………………………………………………………………………………………………..
        ( c’est qu’il mordrait ce salkon ! )

      • Pas besoin d’être flic pour reconnaître les signes d’un schizophrène en pleine crise de psychose paranoïaque (et donc d’en deviner la cause). D’ailleurs mon commentaire n’était pas agressif, mais juste une explication avant que ça parte en vrille pour rien (tu vois t’es parano, mais je t’aime bien quand même, rassure toi, j’ai vu bien pire. En plus je mords pas, je cogne, on est sur un blog civilisé ici, non mais).
        Et si je deviens modérateur, je peux continuer à nourrir les trolls? Non? Bah c’est pas un boulot pour moi alors…

      • Comme Salkon l’a fait remarquer:
        « Je jette un coup d’œil à Diego, qui comme à son habitude, hausse les épaules en attendant mes instructions. Je fronce un sourcil, car je sens bien son trouble.

        « On pourrait peut-être lui laisser une chance, patron. Peut-être que ce film est mieux que d’habitude ?
        – Par exemple, avec un vrai scénario ?
        – N’exagérons rien, patron. » »
        .
        Je ne vois pas pourquoi mon premier post aurait dû vous répondre quelque chose.
        Je ne sais pas qui vous êtes.
        Je ne sais pas pourquoi vous vous prenez pour le centre du monde.
        Je ne sais pas pour quoi vous vous prenez.

      • ooh … MadeInCh à la rescousse ! comme c’est beau cet esprit de corps ! j’en pleurerais …
        désolée pour vous : personne ne semble savoir si la secrétaire a reçu , oui ou non , une bastos en pleine tête ! dommage … c’était pourtant crucial .
        Salkon : amen . j’en toucherai deux mots à un psy ! votre élégante perspicacité m’a ouvert les yeux .
        qu’est ce que j’ai bien pu écrire qui vous a conduit à cette jolie séquence de clash ? ( ah ben non ! ça c’est quand vous étiez ado ! maintenant que vous êtes un homme , vous faites dans le mobbing ! )
        ce n’est pas mon problème .
        en revanche , j’ai enfin la réponse à la question que je me posais depuis longtemps
        qu’est ce qu’un troll , exactement ?
        c’est pas obligatoirement un(e) crétin(e) ! c’est celui( celle ) qui prononce le(s) mot(s) interdit(s) …
        il faut être d’accord , raccord ! on ne doit voir qu’une tête !
        triste .
        pas la peine de songer à me nourrir : j’ai plus faim .

      • Wow, il m’a fallu du temps pour comprendre l’origine du délire : le sexisme de la menstruée paranoïaque.

      • mais c’est qu’ils insistent , les commentateurs de ce blog qui postent chaque fois qu’il pleut au Sahara !
        1- si je me prends pour le centre du monde , c’est parce que je le suis ! d’ailleurs le monde mourra avec moi .
        2- débile ? c’est un peu juste . il aurait été plus frappant d’écrire :
         » ce qu’il y avait de meilleur en toi a coulé le long de la patte de ton père  »
        … et combien plus élégant ! tellement plus en accord avec votre manifeste supériorité …
        3- le plus beau le plus grand le plus fort ! PLUSIEURS MOIS POUR EN ARRIVER à …
         » elle a ses règles !  »
        alors là , j’adresse une supplique à Odieux ! il DOIT arrêter de commenter les exploits de Christian Grey !
        il est en train d’essaimer …

  42. Cher OC :
    – êtes-vous que le Fokker E III de l’ami Steve n’était pas plutôt un Fokker E IV, la version sous stéroïdes de ce dernier (plus grande vitesse en sacrifiant l’agilité), fabriqués en exemplaires limités et confiés aux pilotes les plus chevronnés de l’armée allemande?
    – j’avoue que je ne comprend pas pourquoi Steve et Diana ont fait tout le tour de l’Europe en bateau pour arriver à Londres si la mission de remettre le carnet de Poison était si urgente? Je rappelle à nos amis étasuniens que contrairement à la seconde, la France n’a pas été occupée pendant la Première Guerre Mondiale, donc ils auraient put (et même dut!) s’amarrer au port de Nice, Toulon ou Marseille et prendre un train pour Calais pour ensuite prendre un bateau pour Londres, ils auraient surement gagné plusieurs jours, voire semaines de voyage, vu que le temps est supposément très limité! Voire même, soyons fou, demander à l’état-major français de l’emmener par avion, vu qu’il est un espion d’une nation alliée avec des informations vitales, et au passage les prévenir que les allemands ont un super gaz de combat sous le coude, vu que la ligne de front où il sera utilisé est un peu chez eux, ce serait sympa quand même.
    – pour la scène où Ludendorff gaze tout l’état major, ça devient encore plus hilarant si on prend en compte que si leur chef est effectivement le supérieur de Ludendorff, alors ça ne peut être que le maréchal Paul von Hindenburg, encore un personnage historique sensé resté en vie si on s’en tient à l’histoire. Le plus hilarant étant que si c’était bien Hidenburg qui a canné, alors ça voudrait dire qu’entre sa mort et celle de Ludendorff, Arès s’est tiré une sacré balle dans le pied pour déclencher sa super-guerre dans 20 ans, vu que les deux loustics sont ceux qui ont lancé après la guerre la « légende du coup de poignard dans le dos », qui servira tant à Hitler pour se hisser au pouvoir. Oups.
    – pour le coup du tank anglais dans la base aérienne allemande que Diana utilise presque pour transformer Dr Poison en crêpe de pseudo-Mengele, les allemands avaient tendance à piquer les tanks du camp d’en face, pour compenser leur retard abyssal en matière de tankeries. Mais ça je pense que vous le saviez déjà très cher et avez exagéré le trait de façon volontaire! ;)

    • « Je rappelle à nos amis étasuniens que contrairement à la seconde, la France n’a pas été occupée pendant la Première Guerre Mondiale, donc ils auraient put (et même dut!) s’amarrer au port de Nice, Toulon ou Marseille et prendre un train pour Calais pour ensuite prendre un bateau pour Londres, »
      Une partie de la France était occupée pendant la première guerre mondiale, certes pas Marseille, Nice, Calais ou Toulon. Mais Lille, Reims, Amiens, Metz et Strasbourg (qui étaient toutes deux allemandes depuis la guerre de 70) l’étaient à un moment ou un autre. Les allemands sont arrivés jusqu’à Meaux -c’est à dire aux portes de Paris, le RER y va- , c’est d’ailleurs archiconnu, c’est l’épisode des taxis de la Marne.

      • un train pour Calais et un bateau pour Londres ?
        moins grave que de prendre un train pour Auschwitz …
        … ou que de mater jusqu’à la nausée desperate housewives ou pretty little liars ! le genre de truc qui mortifie , voire momifie …
        après ça les amateurs se retrouvent tout raide , comme s’ils s’étaient assis par inadvertance sur un parapluie .

      • Bizarre tous ces gens qui cherchent une once de culture dans un blockbuster hollywoodien. Ou n’est-ce qu’un prétexte pour étaler un peu de la votre?
        Vous êtes chercheurs de glace dans le Sahara?

      • « Une partie de la France était occupée pendant la première guerre mondiale, certes pas Marseille, Nice, Calais ou Toulon. Mais Lille, Reims, Amiens, Metz et Strasbourg (qui étaient toutes deux allemandes depuis la guerre de 70) l’étaient à un moment ou un autre. Les allemands sont arrivés jusqu’à Meaux -c’est à dire aux portes de Paris, le RER y va- , c’est d’ailleurs archiconnu, c’est l’épisode des taxis de la Marne. »
        Par « occupée », je voulais bien évidemment dire « totalement occupée » par l’ennemi (le régime de Vichy étant un proche collaborateur de l’Allemagne, c’est tout comme)
        Reste que faire le tour du continent (en bateau à voile!) au lieu de couper par un pays allié alors que le temps leur est compté est un trou scénaristique des plus béants.

      • « Reste que faire le tour du continent (en bateau à voile!) au lieu de couper par un pays allié alors que le temps leur est compté est un trou scénaristique des plus béants. »
        Moi c’est pas ça du tout qui me choque le plus sur ce voyage en Bateau. Le peuple des amazones vit selon la mythologie dans l’actuelle Turquie, sur les rives de la mer noire, en gros en face de Sotchi là où il y a eu les JO. Pour partir en bateau de là il faut passer en plein milieu de l’empire Ottoman, en plein milieu d’Istanbul en particulier et de ses fortifications. Pareil à Londres on les laisse débarquer sans formalités, magnifique !

  43. Surtout que c’est assez odieux ce chef indien, pour rappel en 1917 on ne dénombrais plus que 200 000 individu natif des amériques, résultat de deux siècle d’éthnocide, merci patrie de la liberté de mes couilles

    • Et pourtant les code-talkeurs ont été utilisé durant la 2nde GM. Pourtant les amérindiens auraient du être encore moins nombreux ? ça voudrait dire que le nombre d’individus vivant n’empêchait pas la présence d’amérindiens dans les conflits ? Incroyable…

  44. Alors pour la séquence finale à Paris, il me semble qu’avant qu’elle ne monte sur le toit on entend une explosion (étouffée). Et donc elle part casser la gueule aux terroristes. Quelqu’un pour confirmer/infirmer? Mon pote de galère l’a aussi entendue.

  45. « (des chars anglais ? Sur une base allemande ? Je ne cherche même plus) »

    Beutepanzer. L’armée allemande utilisait plus de chars anglais capturés que de blindés allemands.

    ‘fin bon, je doute que ce soit fait exprès dans le film, hein.

  46. pour le coup de la robe, j’ai pensé que cette fois, l’OC faisait vraiment preuve de mauvaise foi .. puis j’ai vu la photo .. et là, je me suis éveillée à la médiocrité du monde cinématographique .. je ne vais jamais au cinéma, et je crois que je n’ai pas vraiment tort finalement ..

    • Il y a mieux: Dans la scène d’entrée de Diana dans la salle de bal, il y a une femme en arrière plan qui regarde dans la direction de l’épée avec insistance et l’air interloqué.

      • Moi, à un moment, j’ai vu Jean-Michel figurant regarder le dos de Diana, voir l’épée « cachée », et détourner tranquillement la tête. Je me demande ce qu’il avait en tête à ce moment précis où il a regardé ailleurs:
        « Osef. »
        « Tiens, il va y avoir un meurtre. »
        « Est ce que j’ai payé mes factures ? »

  47. Pingback: C’est le 1er, je balance tout ! (Juin 2017) | A l'horizon des mots·

  48. Bon, dans tout ce fatras, vous n’ avez même pas parlé de la mise en scène, du ciment de synthèse, de la musique, du jeu des acteurs.
    Il n’y en a même pas deux grammes? Ou deux tonnes, c’est selon?

  49. Pingback: Rendez-vous au cinéma ! – Juin 2017 | L'ourse bibliophile·

  50. Donc l’amazonette (c’est comme ça que ma fille appelle la mayonnaise !) est vulnérable aux balles puisque la tata de Wonder (ne s’use pas que si l’on s’en sert !) est tuée de la sorte, ce qu’il n’empêche pas notre princesse Diana de prendre le risque insensé de courir face aux lignes ennemies avec juste son pitit bouclier ! Par contre elle n’est pas vulnérable au gaz prout-prout (dans lequel elle pénètre sans se poser de questions !) ni aux chutes de 50m de hauteur, ni aux bourre-pifs d’Arès (Arès tes conneries ! Comme disait Coluche).
    Et puis j’adore les émissaires de Wayne au début du film qui débarquent en fourgon blindé sur le parvis de la pyramide, le tout dans une France en état d’urgence terroriste ! On a l’impression qu’ils transportent une relique sacrée.
    Enfin pour ce qui est de l’île interdite avec son brouillard magnétique je pense qu’ils ont du recycler le décor de « skull island  » qui est aussi, à n’en point douter, un chef d’oeuvre de la plus profonde médiocrité non seulement hollywoodienne mais surtout humaine.
    Merci OC pour ce magnifique spoiler il y avait de quoi se poiler !!!

    • Non en fait la tata de Diana est une amazone « normale » (elle ne vieillit pas mais peut être mortellement blessée). Diana, en tant que fille de Zeus donc demi-déesse, est immortelle et c’est pour ça aussi qu’elle a des pouvoirs, résiste aux balles (d’ailleurs, elle sera peu blessée dans le film, même par Arès) et peut traverser sans souci le gaz mortel. C’est pour ça aussi qu’elle est la « tueuse de dieux », car seul un dieu peut en tuer un autre…

      • Et qu’elle a l’immense avantage d’être insalissable et indécoiffable, mot qui signifie dans le cas présent « qui ne peut être décoiffé ».

      • Cela va de soi ! ^_^
        Le super-pouvoir du brushing impeccable ! Parce que quitte à sauver le monde, autant le faire avec classe quoi !

  51. Les chars Britanique sur une base Allemande c’est crédible, n’oublions pas qu’au final l’armée Allemande a utilisé plus de chars capturés a l’ennemie que ses propres chars.
    Donc non, ça ce tiens.

  52. Pingback: Links I Love #145 - Whatever WorksWhatever Works·

  53. J’ai tellement ri en lisant cet article ! Ca correspond à peu près au mot près à mon cheminement de pensée pendant le film (en enlevant quelques notes historiques). Arès est surement le méchant le plus ridicule de l’histoire du cinéma. Mais bon, à défaut de passer un bon moment, j’ai bien ri. Merci pour ce super debrief.

  54. Au fait pour avoir revu le film (par masochisme, aller savoir…), et relu le fil (et certains commentaires), l’Odieux Connard, tout comme plusieurs des commentateurs avisés – pour peu qu’ils aient assisté à une projection et ne se soient pas uniquement contenté de lire le spoiler, sont manifestement passé à côté d’éléments de dialogue ou de certaines images, réduisant ainsi certains plusieurs arguments à néant.

    Pour information, il est clairement dit dans le film (vers la fin après le chargement de la cargaison de gaz) :
    1) que le gaz, à base d’hydrogène (mentionné plusieurs fois d’ailleurs) est inflammable. S’il s’enflamme, sa combustion empêchera toute dissipation et annihilera donc sa toxicité. Pas de retombée, nada, peau de balle… Donc il peut flamber sans créer aucune victime.
    2) que les capsules de gaz ont un système de minuterie. Ce qui revient à dire que :
    – si l’avion reste sur la base, le gaz se dissipera et tuera les amis comme les ennemis de Trevor.
    – si l’avion est en l’air à tournoyer, le gaz se dissipera tôt ou tard, tuant tout ce que se trouvera autour ou en dessous sur un rayon plus ou moins étendu en fonction des vents (non pas ceux émis par l’anus mais l’alizé, la bise, le nordet,…. pour la liste complète, s’adresser à Éole, Olympe, Grèce… Mais avec lui, ne soyez pas surpris de vous prendre un vent). On laissera cependant à Steve la responsabilité des 80km.
    – si l’avion est ramené dans le camp des gentils alliés, sauf à désactiver les minuteries en en temps record, le gaz se dissipera faisant moultes victimes.
    Le but était manifestement de larguer les capsules de gaz sur des cibles et qu’elles s’activement toutes au même moment, faisant ainsi des victimes en nombre sur une large surface… CQFD

    Bref l’OC, comme d’autres ici, sont passé à côté des dialogues… Sûrement Diego ou le quidam qui bouffait son popcorn aura couvert le son. A moins qu’un aimable crétin jouant sur son portable à la luminosité excessive dans une salle obscure, aura distrait l’attention de l’OC. ^^

    Je voulais également revenir sur l’épisode du débarquement allemand sur Themyscira.
    Les Amazones commencent à maraver les Allemands alors qu’ils souquent encore ferme en leur adressant quelques flèches – et non missives – enflammées. Il est donc normal que les Allemands débarquent
    Un bâtiment de guerre en train de s’échouer et chavirer (voir photo plus haut où le bateau gîte à 45° voire plus) a un peu de mal à effectuer un tir précis. A vrai dire, même l’équipage aurait du mal à tenir debout sur le pas de tir. Et j’imagine mal les matelots amener les munitions jusqu’aux canons… Et on les imagine assez aisément quitter le navire, armes à la main pour aller batailler sur la plage.
    On voit d’ailleurs sur un plan alors que la bataille a commencé, plusieurs embarcations légères en arrière plan arriver.

    Et encore : les soldats à Veld n’ont peut être pas tous disparus. Lorsque Diana, l’Amazone, accessoirement déesse et fille de Zeus, revient dans le village gazé – résistant à ses effets du fait de sa divinité alors encore inconnue d’elle, il me semble qu’on aperçoit furtivement une silhouette casquée, en long manteau, gisant sur le sol.
    L’image est très brève. Pour en être sûr à 100%, je devrais le revoir encore une fois, mais j’attendrai la disponibilité en vidéo.

    Mon cher OC, votre analyse reste encore intéressante sur de nombreux points, mais j’attendrai de vous un peu plus de rigueur à l’avenir. Votre attention se relâche. Laissez vous moins distraire par Diego à l’avenir.

    Quant à certains commentateurs, s’ils pouvaient aller voire le film avant de critiquer au lieu de surfer sur les écrits de Monsieur l’OC, ils gagneraient à être lus. ^^

  55. Pingback: Wonder woman | Madimado's Blog·

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