Jurassic Sick World

Avant de commencer le présent spoiler, je tiens à informer mon aimable lectorat qu’Hollywood vient de faire un pas de plus en direction du n’importe quoi ouvert et assumé. Et pour vous détailler la chose, laissez-moi vous présenter le pitch officiel de Jurassic World, tel que présenté sur les sites officiels par la production elle-même.

L’Indominus Rex, un dinosaure génétiquement modifié, pure création de la scientifique Claire Dearing, sème la terreur dans le fameux parc d’attraction. Les espoirs de mettre fin à cette menace reptilienne se portent alors sur le dresseur de raptors Owen Grady et sa cool attitude.

Je reprends pour les deux du fond qui n’écoutaient pas.

[…] le dresseur de raptors Owen Grady et sa cool attitude.

Ah oui. D’accord.

La « cool attitude« . Faut-il vraiment que je commente ? Que je souligne que les types sont tellement à court d’idées qu’ils en sont à rajouter ce genre de trucs dans le pitch ? Est-ce que quelqu’un d’autre que moi a envie d’enfoncer ses pouces dans les orbites du coupable à la simple lecture de pareille expression ?

Jurassic World l’annonçait : un doux fumet d’étron s’échappait déjà de son pitch. Mais alors, quid de la réalité ? Tout cela n’était-il qu’une erreur du stagiaire en charge de la rédaction du film ? Ou bien est-ce que toute votre enfance va se faire piétiner en l’espace de deux heures ?

Spoilons, mes bons !

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L’affiche : What The Fuck – Allégorie

Notre film débute dans un laboratoire, alors que des dinosaures sont en train de sortir de leurs œufs, probablement pour aller faire des trucs de dinosaure comme courir partout, crier fort, ou lire L’Humanité.

Mais déjà, nous filons ailleurs, et plus précisément, dans une demeure familiale des Etats-Unis où les marmots de la maison s’apprêtent à partir en voyage. Mais qui sont-ils ces délicieux enfants ?Laissez-moi vous présenter les deux charmants bambins de la famille Mitchell. Tout d’abord, il y a Gray. Gray est le plus jeune des deux frères. Il est espiègle, vif, mais surtout, passionné par les dinosaures. Il est triste de devoir quitter sa famille, fut-ce pour une semaine de vacances, mais excité à l’idée de partir à Jurassic World, sa destination, où sa tante Claire travaille. Heureusement, il ne part pas seul, car son frère Zach l’accompagne. Lui est plus grand, puisque bientôt en âge de quitter la maison, plus rebelle, et plus intéressé par les filles. Il fait donc ses adieux à sa petite amie avant de partir dans…

Bon. C’est trop dur. Je n’arrive pas à faire semblant. Je dois vous avouer l’horrible vérité. Nous n’en sommes qu’à la première scène du film et déjà, si vous regardez icelui en 3D, vous devez être en train de fouetter l’air de vos mains. Pourquoi ? Pour tenter de baffer les grosses joues de Gray, qui est tout simplement insupportable. Caricature d’enfant de film américain, il a une coupe de cheveux à la con, des valeurs familiales qui feraient passer Sarah Palin pour une dangereuse gauchiste, passe son temps à courir partout (la définition de « espiègle » selon Hollywood) quant à sa supposée intelligence, elle ne se manifeste que par sa capacité à brailler à voix haute des informations tirées de Wikipédia en permanence, même sans rapport avec la conversation en cours. Et comme en plus il ne s’arrête jamais et court partout, nous l’appellerons Ritalin. Son frère, ce n’est guère mieux ; je pense que dans le scénario, son personnage est décrit avec la seule ligne suivante : « a une sérieuse crise de priapisme« . En effet, à part baver sur tout ce qui porte roploplos (à quelques exceptions scénaristiques près, sur lesquelles nous reviendrons), il a à peu près autant de personnalité qu’une pantoufle fraîchement honorée par un cocker. Etant donné le désordre chimique qui secoue son corps fraîchement pubère, nous l’appellerons donc Hormonax.

Ces deux enfants, qui vous feront donc prier pour que les dinosaures leur arrachent la tête, sont ainsi chargés dans une voiture, qui va les déposer à l’aéroport pour prendre un avion vers l’Amérique Centrale, où ils sont récupérés par un ferry pour les guider jusqu’à leur destination : Jurassic World.

Sur le bateau, ça continue donc : pendant que Ritalin déclame des trucs vaguement scientifiques, son frère tente tant bien que mal de contrôler ses diverses glandes à la vue de femelles de son espèce. À défaut de dinosaures, il est déjà question de cerveaux reptiliens, je suppose. Lorsqu’enfin, les deux débarquent sur l’île de Jurassic World, on notera cependant que les scénaristes sont déjà partis en pause, puisque Hormonax roule des yeux en apercevant l’accueil qui les attend sur le quai.

« Roooh, pfouuuu ce n’est pas tante Claire qui nous attend ! À la place, elle nous a envoyé une espèce de bombasse, trop nul.« 

Ah ben oui, mec. On vient de passer 10mn à nous montrer que tu avais visiblement un poltergeist dans le slip, je comprends que du coup, tu sois déçu que l’on t’envoie une jeune femme bien faite de sa personne pour s’occuper de toi. De là, deux options. Soit l’équipe du film elle-même n’a vraiment aucun intérêt pour ses propres personnages, soit Hormonax n’a de goût que pour les jeunes filles. Ce qui risque de lui poser quelques problèmes avec la maréchaussée par la suite, mais passons.

Car cette jeune femme, c’est Katie. Assistante de Claire, elle a été envoyée là pour accueillir les deux neveux, et s’en occuper pour la journée. En effet, Claire est une femme très très occupée, puisque directrice du parc. Elle emmène donc les marmots jusqu’à l’hôtel, leur donne des bracelets VIP pour le parc, et leur explique qu’elle les accompagnera partout. Mais malgré tout, les enfants sont déçus, car eux, ils voulaient tante Claire. Sachant que ladite tante Claire est présentée comme chiante et sans grand intérêt pour ses neveux, il faudra m’expliquer d’où leur vient cette soudaine affection. L’écriture des personnages est digne d’un téléfilm français.

Mais justement : que fait tante Claire pendant ce temps ? Hé bien ma foi, elle accueille des sponsors, à qui elle fait visiter les laboratoires du parc où l’on travaille à recréer toujours plus de dinosaures.

« Bonjour les sponsors, je suis Claire, directrice du parc. Voici nos laboratoires. Chaque année, nous retrouvons de plus en plus d’ADN de dinosaures, comme par exemple, en retournant des cailloux ! C’est super pratique, comme ça, on les recrée, et paf, ça fait une nouvelle attraction. C’est chouette, non ? Mais bon, on sait que les visiteurs veulent toujours plus de sensations. Les dinosaures tout court, ça ne fait plus autant rêver.
– Ah ouais. Gros blasés, vos visiteurs, quand même.
– Oui. Et justement chers sponsors, vous voudriez filer du pognon pour une nouvelle attraction, c’est cela ? De quel genre ?
– Nous voudrions… frissonner, huhuhuhu !
– Okay, donc vous êtes aussi cons que le visiteur moyen, quoi. Hé bien ça tombe bien : qu’est-ce que vous diriez si je vous annonçais que l’on pourrait montrer un nouveau dinosaure, plus méchant encore que le T-Rex ?
– On dirait youpi-youpi ! Quand pourrait-on voir ce nouvel animal ?
– Ça tombe drôlement bien ! Car nous avions prévu le coup : il est déjà prêt ! Il se nomme l’Indominus Rex, et c’est un dinosaure génétiquement modifié pour être très très méchant et faire très très peur !
– Ah ben heureusement qu’on ne vous a pas dit qu’on voulait juste des dinosaures jolis à regarder, sinon vous auriez eu l’air bien cons.
– Ouiiii, en effet, c’est bien fait quand même ! »

Après ce dialogue absurde, Claire va se promener à droite et à gauche, tout en faisant comprendre qu’elle est overbookée en permanence, que c’est une femme d’affaire, et qu’à ce titre, elle n’a pas de vie. Et même qu’elle ne veut pas d’enfants, malgré le fait que sa sœur lui dise que c’est super (elle n’a pas dû regarder ses propres gosses, dont la seule vue donne envie d’investir massivement dans l’industrie des aiguilles à tricoter). Tout cela est évidemment présenté sous un jour fort négatif façon « elle loupe sa vie et est un robot » parce qu’une femme qui fait carrière et qui n’a pas pour projet d’être mère, merde alors, c’est inhumain. Lectrices sans enfants, vous êtes des vilaines, sachez-le.

La bougresse passe donc saluer ses neveux, avec Ritalin qui se roule par terre la bave aux lèvres pour faire son caprice parce que sa tante est trop occupée pour passer la journée à lui tenir la main. Elle promet donc de les accompagner le lendemain. Mais en attendant, leur dit de suivre Katie et d’être sages. Car elle est attendue ailleurs : le fondateur du parc, Simon Masrani, multimilliardaire ami des dinosaures l’attend avec son hélicoptère personnel, qu’il pilote lui-même accompagné de son instructeur, tout de même, car il n’a pas encore sa licence. Vous sentez que ça va être utile, n’est-ce pas ? Moi aussi. À bord, Claire continue à se ridiculiser à chaque fois que Masrani explique qu’il veut savoir si les dinosaures vont bien et si les gens sont contents, car Claire ne répond qu’avec des chiffres et des indices de satisfaction. Et Masrani finit par lui dire que ouaiiiis, cool grosse, tu vois, zen, prends un pétard, moi j’ai payé des milliards pour ce parc, mais je m’en fous des bénéfices, je suis un gentil. Je veux faire le bien, tu vois. Allez, tire une latte, tu vas voir, c’est cool.

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Le truc de Masrani, c’est de rendre les gens heureux, pas du tout de faire du business. Ce pourquoi il a créé un parc payant pour touristes. Et non lancé un programme humanitaire. Il est comme ça, Masrani. Il a son petit sens des priorités.

Tout ce petit monde se rend donc à l’enclos de l’Indominus Rex au Nord de l’île, en cours de renforcement car la bête serait coquine, voire carrément joueuse. Et Claire y guide son patron jusqu’à un poste de sécurité vitré qui domine l’enclos, pour mieux voir l’animal : un monstre de près de 15 mètres qui ressemble à un T-Rex, mais avec de plus gros bras, et une tête à regarder Les Ch’tis à Miami. Masrani est impressionné, mais aussi un peu inquiet en voyant les impacts de griffes sur les vitres : le bestiau serait vraiment du genre agressif. Il propose donc à Claire d’aller chercher Owen Grady (et sa cool attitude ?), ancien de la navy en charge de l’enclos des raptors, pour inspecter l’enceinte et confirmer que la sécurité du site est correcte et que le dinosaure n’est pas en train de creuser un tunnel ou se faire tatouer le plan de l’enclos sur le dos. Claire bougonne un peu, car on sent bien qu’elle a eu une aventure avec Grady (vous reprendrez bien un peu de poncifs ?), mais s’exécute, grmblblbl.

Allons d’ailleurs découvrir Owen Grady.

Le vétéran de la navy est occupé à courir sur les passerelles de l’enclos des raptors pour essayer de dresser les bestiaux, le tout en utilisant le clicker d’une manière qui laisse supposer que personne dans l’équipe n’a pensé à regarder à quoi ça servait et que boh, ça ferait bien dans le film. Cela dit, aidé par le script et malgré la débilité de sa méthode, il a quelque succès. Il les nourrit, les laisse chasser des cochons qui sortent de portes blindées dans l’enclos pour venir se faire boulotter, bref, c’est leur pote. Seulement voilà, aujourd’hui vient d’arriver sur l’île un autre ancien militaire, Fatbouc. Fatbouc est gros et porte un bouc, autant vous dire que son destin est déjà tout tracé. Mais écoutons plutôt ce qu’il raconte à Owen.

« Owen, la guerre, c’est trop cool, tu vois. C’est dans la nature, c’est comme ça, et ça aide à évoluer, parce que le plus fort, tout ça. Ou un truc du genre. 
– C’est intéressant ce que tu racontes, dis-donc.
– Oui mais en fait, si je te dis ça, c’est parce que je vois que tu arrives à dresser les raptors. 
– J’établis un lien de confiance avec eux, c’est très différent !
– Certes, mais réfléchis ! Ils sont l’arme ultime ! Mieux que les drones, ces trucs tout nuls qui obéissent au doigt et à l’œil ! Les raptors sont des chasseurs parfaits ! Rusés ! Qui travaillent en équipe, et qui grâce à toi, ont montré qu’ils pouvaient obéir aux ordres ! En cas de guerre, ce serait formidable ! »

Ah ben oui. C’est vrai que les animaux en temps de guerre, c’est tellement bien. Ça panique, ça agresse son propre camp, ça change de cible quand quelqu’un lance une baballe, et le plus souvent, des baballes, ça s’en prend plein la gueule. Mon petit Fatbouc, tu vas être gentil, ouvrir un livre d’histoire et aller à « chien antichar ». Tu verras qu’avec bien plus docile, on s’est rendu compte que c’était bien plus con.

Mais Fatbouc ignore ce qu’est un livre. Et il n’a pas internet. Ni la télé. Il ne peut donc pas savoir que raptor contre mitrailleuse lourde, ce n’est pas gagné-gagné.

Et justement, alors qu’ils causent, quelqu’un hurle « Alerte ! Cochon échappé ! » dans l’enclos des raptors.

Attendez ! On nous a clairement montré un plan où les cochons étaient enfermés derrière des portes blindées ! Il s’est enfui comment ? Il a crocheté la serrure ? Sorti son chalumeau ? C’est Michael Scofield le cochon farouche ? Notez que les mecs ont pour mission de garder des dinosaures, mais ils en chient déjà avec des porcins, ce qui met complètement en confiance. Voilà qui promet. Toujours est-il qu’un employé débile tente de récupérer le cochon avec une perche (bah oui, vu le budget très limité du parc, sauvons les cochons, ça coûte cher), et suite à une bonne blague de raptor, tombe lui-même dans l’enclos. Heureusement, Owen arrive, calme les raptors, et parvient in extremis à s’enfuir hors de l’enclos avec l’employé débile. Ce qui achève de convaincre Fatbouc, qui explique que haha, bravo Owen, c’est bien la preuve que les raptors t’obéissent ! Ils sont dressés !

C’est marrant, moi j’ai vu une scène où Owen et l’employé ont failli se faire boulotter par leurs propres bestioles. Mais bon. Je dois sûrement regarder un autre film.

Profitons de ce moment consternant pour aller voir ce qu’il se passe ailleurs :

– Hormonax et Ritalin continuent de faire le tour du parc. Hormonax boîte un peu avec ses problèmes de redirections sanguines, pendant que Ritalin court partout en récitant son encyclopédie des dinosaures. Le top du top étant l’aqualand local, ou à défaut de voir des candidats de télé-réalité copuler, on peut voir le Mosasaure, gigantesque reptile, se bouffer du grand requin blanc comme si c’était un goujon. Tout le public fait « Woaaaaah, trop cool !« 

Et puis là, on leur rappelle que étymologiquement, « Mosasaure », ça veut dire « Lézard de la Meuse », rapport à son lieu de découverte, et tout de suite, ça sonne moins cool. Ah, j’aime piétiner les rêves de mon prochain.

Toujours est-il que les deux enfants un peu cons courent dans tout le parc, avec Ritalin qui continue à être insupportable (il hurle encore plus de trucs semi-scientifiques, même laissé tout seul devant un ordinateur du parc, véridique), et à un moment, se met à chialer que bouhouhou, papa et maman vont divorcer, j’ai vu qu’ils avaient pris des avocats différents spécialisés dans le domaine, bouhouhou, je suis triste. Okay Ritalin, mais tu réalises que ça n’a rien à voir avec la choucroute ? J’ai déjà vu sur les trottoirs d’Amsterdam des types défoncés à l’acide avec un comportement plus cohérent que toi, sais-tu ? Soit. Hormonax, lui, décide qu’il en a assez d’avoir Katie à proximité, et donc la sème dans le parc, parce qu’encore une fois, il est en manque de donzelles, mais celle-là, non. Trop vieille, elle a son bac. Tout à fait crédible. Les deux enfants se retrouvent donc seuls, CA ALORS JE NE L’AVAIS PAS VU VENIR DITES-DONC.

– Claire, elle, continue à courir dans le parc de son côté. Lorsqu’elle passe par le PC sécurité, elle engueule un des informaticiens locaux, qui porte un t-shirt « Jurassic Park », ce qu’elle estime être de très mauvais goût parce que des gens sont morts, à Jurassic Park ! On ne plaisante pas avec ça ! C’est très vilain ! Quoi ? Moi ? Moi j’ai juste rouvert exactement le même parc, sur la même île où les gens sont morts, et avec peu ou prou les mêmes conditions de sécurité. C’est beaucoup moins grave qu’un t-shirt, espèce de petit salopard !

J’en ai marre. Vraiment. Ce film n’a aucun sens.

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Avant de dresser des raptors, Owen était professeur de français dans un collège en zone d’éducation prioritaire. Alors des raptors, pfou, c’est rien du tout.

Toujours est-il que notre bougresse, après avoir raconté n’importe quoi, s’en va trouver Owen pour lui demander de venir inspecter le… mais ? Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Bon ? Hé bien sachez que Owen, pour montrer qu’il est cool, n’a pas un appartement dans un complexe pour employés. Non. À la place, comme tous les héros cools, il vit dans un bungalow pourri accolé à une caravane (« Bonjour, puis-je amener ma caravane moisie sur votre île ultra-préservée ? C’est pour dire que je suis cool, c’est très important. Merci.« ) et bricole sa moto devant devant lorsque Claire arrive. Ah non, les mecs n’ont vraiment honte de rien. Enfin. Après une brève séance de dragounette où Claire repousse ses avances tout en contestant le fait qu’elle soit une femme overbookée et ultra-administrative, elle emmène Owen jusqu’à l’enclos de l’Indominatus Rex pour l’inspecter.

Sauf qu’une fois dans la salle de contrôle, c’est la surprise.

« Comment, vous élevez un dinosaure en captivité, sans contact ? Monstres ! Il va être tout déséquilibré !
– C’est le cas de tous les autres dinos du parc ou presque, alors pourquoi celui-là, maintenant, vous titille ?

– Parce que je suis aussi débile que tous les autres personnages de ce film. Bon, et puis vous m’emmerdez avec vos questions : où il est, du coup, votre pépère ?
– Il doit se cacher.
– Se cacher ? Il ne fait pas quinze mètres ?
– Nan mais si, mais il est très timide. Gros employé en charge des caméras de surveillance ? Scanne l’enclos.« 

Gros employé – qui ne va pas du tout mourir comme 100% des gros, fat is the new black – inspecte donc les caméras mais… rien ! Activation du scan thermique ? Nom d’une pipe, toujours rien de rien ! C’est alors qu’Owen fait une stupéfiante découverte.

« Là ! Regardez, juste à côté de la vitre : des traces de griffes sur le mur ! La bête aurait escaladé l’enclos ? Il est donc dans la nature, vite ! »

Oui ? Tu veux dire que le type qui montait la garde n’aurait pas remarqué un truc de quinze mètres et de moult tonnes en train de jouer à saute-mouton sur l’enclos à environ deux mètres de la salle où il était, puisque les traces de griffes sont là ? Et s’il s’est barré, quid des quarante ouvriers occupés à renforcer l’enclos ? Ils n’ont rien vu non plus ? Tu ne veux pas leur poser de questions ? Ah, et accessoirement, les dinosaures ont des puces GPS je suppose, un peu comme les chihuahas de vieilles dames, non ?

« Si. Mais je propose qu’on ne regarde pas où est le dino et qu’à la place, on descende dans l’enclos en slip pour inspecter tout ça de visu ! »

Non ! Laissez-moi me trancher les veines bordel je… gnnn… lâchez-moiiiii !

Owen et deux techniciens en surcharge pondérale descendent donc dans l’enclos et vont inspecter les traces de griffes sur le mur. Owen, en tant qu’expert, est formel : ce sont des traces de griffes. Merci mec, tu es décidément bien utile. Claire, elle, est repartie en voiture, et entre deux appels de sa sœur qui couine au téléphone pour dire « Bouhouhou, tu avais promiiiiis que tu passerais la journée avec les enfants snurf snirf snourf.« , elle appelle le PC de sécurité pour demander à ce qu’ils localisent le dinosaure évadé.

Il serait temps. Tu ne veux pas attendre vingt minutes de plus ? Voire deux heures ? Histoire de ?

Et là, la réponse est fort étonnante : l’Indominus Rex… est toujours dans son enclos !

Claire ne comprend que trop tard que l’Indominus Rex est tellement fourbe qu’il a tendu un piège, et mieux encore, qu’il a su à quel moment du script Claire allait passer un coup de fil ! Car au moment où elle appelle en urgence Owen pour lui dire qu’ils ne sont pas seuls dans l’enclos, le gros dinosaure pas content se montre, et s’empresse d’essayer de boulotter tout le monde. Il parvient à grignoter un technicien, et à bloquer l’issue par laquelle les humains étaient arrivés. Paniqué, l’autre technicien ouvre la porte principale de l’enclos et tente de fuir, accompagné d’Owen. Ils y parviennent, certes, sauf qu’au moment où les portes doivent se refermer, le dinosaure farceur arrive à fond les ballons, les bloque avec sa grosse tête, puis passe en force.

Ça y est. le bougre est en liberté.

Owen a juste le temps de se cacher sous un véhicule du parc et de s’arroser d’essence pour masquer son odeur de pet liquide, que l’Indominus Rex, que nous appelerons le I-Rex car c’est un peu chiant à écrire, dévore le deuxième gros employé (celui qui était en charge des caméras et qui accompagnait Owen) avant de se barrer tranquillement. Owen souffle donc, il l’a échappé belle.

À noter que durant cette scène, on a droit à un passage où l’on voit juste le dino coller son museau juste à côté de la cachette du héros avant de renifler longuement à sa recherche. Bon, hé bien je vais vous passer les détails, mais cette scène doit revenir environ 7 ou 8 fois dans le film, tranquillement. C’est un tout petit peu lourd, mais le film n’étant pas particulièrement léger, que voulez-vous que je vous dise ?

Tout le monde regagne donc en urgence le PC de sécurité (au fait, qu’est-il advenu des employés qui travaillaient sur l’enclos du I-Rex ? C’était sûrement la pause, on va dire, pour tenter d’arrêter de lapider ce film honteux), et c’est parti pour le discours de Simon Masrani qui explique à ses équipes que c’est bon, tout va bien.

« Chers amis, depuis le début du film, je fais genre j’ai plein de valeurs éthiques, que tout ce que je le fais, je le fais pour les gens et les dinos. Bon, je finance aussi des projets de dinos mutants tueurs, mais qui pourrait me le reprocher vu qu’être incohérent est l’essence même de 100% des personnages du film ? Bien, l’I-Rex vient de se barrer, justement. Et comme j’ai plein de valeurs éthiques, je propose de ne surtout pas donner l’alerte. Après tout, on va plutôt gérer ça tout seuls, comme des grands, et sans même prévenir les employés. La dernière fois que c’est arrivé, tout le monde est mort, alors pas de quoi s’inquiéter, non ? Envoyez plutôt notre escouade de confinement. Elle est là pour gérer ce genre de problèmes. Sans compter notre système de barrière invisible : grâce à son implant, nous pouvons suivre le dinosaure à la trace, et s’il franchit la limite de sa zone, il sera électrocuté, direct !« 

C’est con que la limite de la zone n’ait pas été son enclos, du coup. M’enfin je dis ça, hein.

Owen, lui, passe brièvement dans le QG de sécurité expliquer que c’est de la folie, qu’il faut envoyer des hommes avec des armes pour l’abattre, pas le capturer. Et qu’il y a un minigun sur l’île : il faut le fixer à un hélico et donner la chasse à ce petit rabouin de dinosaure. On lui explique donc que l’I-Rex a coûté 26 millions de dollars, et donc, qu’on va éviter de lui péter la gueule directement, parce que c’est la crise, comprends-tu ? Puis, on sort Owen du PC à grands coups de pied au cul.

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« C’est-à-dire qu’à 26 millions de dollars, vous auriez aussi pu mettre un coupe-circuit dessus. Genre un implant pour le calmer à distance. Mais bon, hein, je veux pas déranger ! »

La chose est entendue : suivons donc les aventures de l’équipe de confinement.

Une quinzaine de types (ben oui, hé ! 26 millions de dollars pour un dino, mais 199 dollars de sécurité) armés de filets et de tasers à dinosaures filent donc dans la jungle en direction du signal GPS de notre bon ami, l’I-Rex. Sauf que lorsqu’ils arrivent sur place… point d’I-Rex en vue ! Par contre, par terre, un petit morceau de viande. Mais qu’est-ce que… ho !

« Les gars ! signale le chef de patrouille. L’I-Rex s’est arraché son propre implant GPS ! Et c’est encore frais ! »

Au PC de contrôle, on s’exclame : « Il est vraiment très intelligent ! Il se souvient d’où on a placé sa puce !« .

Alors que de mon côté, on s’étonne d’autre chose : elle était placée où, la puce, qu’il puisse se l’arracher tout seul ? C’est un peu con, non ? Ou alors il est vraiment très souple et je suis sûr qu’un cirque chinois en fera bon usage. Et sinon, petit détail, mais comme ça, hein : D’OÙ UN DINOSAURE SAIT-IL CE QU’EST UN IMPLANT GPS ET QUAND IL DOIT LE RETIRER ?

Enfin je dis ça comme ça, encore une fois, hein. Si ça se trouve, entre deux carcasses de mouton, ils avaient aussi descendu des manuels d’électronique dans l’enclos, que l’I-Rex lisait au coin du feu en fumant la pipe. Allez savoir.

En tout cas, l’affaire tourne mal pour l’équipe de confinement, ce qui est très étonnant, j’en conviens. Car figurez-vous que non seulement l’I-Rex sait se rendre invisible aux caméras thermiques… mais en plus, il peut aussi changer de couleur à volonté ! Mais oui ! Ah ben tiens, ça aurait été pratique pour le montrer à d’éventuels visiteurs. « Désolé, là il est camouflé. Ah, je crois que je le vois qui nous fait des doigts depuis un buisson. » Du coup, il jaillit d’un fourré, tombe sur les pauvres margoulins pris dans son embuscade (car il savait aussi qu’ils suivaient le GPS, évidemment ! Le margoulin a lu Sun Tzu !), et les dévore pendant que leurs armes ne lui font strictement rien.

La prochaine fois : emmenez des armes qui marchent sur les dinosaures, les gars.  Dans un parc avec des dinosaures, ça pourrait servir.

Depuis le PC de contrôle, l’équipe assiste donc au massacre, et Masrani décide d’agir en ordonnant une alerte de niveau 1, la fermeture des attractions proches de l’endroit où rôde la bête, et le regroupement de tous les visiteurs au cœur du parc en attendant que cela se calme.

Mais pendant ce temps, quid d’Hormonax et Ritalin ? Je vous sens impatients d’en savoir plus : ces derniers sont évidemment du côté Nord de l’île, non loin de là où l’I-Rex fout la zone. Et ils sont dans une attraction particulièrement stupide : des sortes de petites boules transparentes qui permettent de circuler au milieu d’herbivores en paix. Je ne sais pas vous, mais moi, dans ma tendre jeunesse, on ne m’a jamais laissé piloter un véhicule dans un parc d’attraction en-dehors d’un rail. Et bien là, non seulement c’est Hormonax qui pilote, mais il n’y a pas de rail, et les larrons se promènent au milieu des tricératops et des diplodocus. Avec à bord un écran vidéo qui leur dit « L’important, c’est votre sécurité ! Cette boule peut résister à une balle de calibre .50 !« . En même temps, les dinosaures utilisent peu de flingues. Et un diplodocus qui te tombe sur le coin de la gueule, je doute que tu l’arrêtes avec une vitre.

Mais l’important, c’est votre sécurité, on vous dit.

Seigneur. Arrêtez de rajouter des lignes de script pour souligner à quel point vous êtes mauvais, enfin !

Pendant que les spectateurs sirotent de l’eau de javel pour tenter de tuer leurs neurones agonisants, l’alerte arrive jusqu’à la boule d’Hormonax et Ritalin. Sur leur écran, ils reçoivent un message « L’attraction est fermée : veuillez rentrer.« . Hormonax se met donc à ricaner très fort.

« Huhuhu, on s’en fout on est des rebelles ! Allez, on grille quelques minutes de plus ? On a des bracelets VIP !
– Je ne sais pas, Hormonax. La dernière fois, dans ce parc, tout le monde est mort. Je sais que tout le monde a l’air d’ignorer cette information, mais tout de même.
– Mais non ! Personne ne s’en souvient dans l’équipe du film, tu le sais bien ! Et puis regarde, ces bouboules ne sont curieusement même pas équipées d’un système pour repartir automatiquement ! On peut donc faire ce que l’on veut. Tiens, si on allait par là ? Tiens, si on faisait paniquer les dinos pour rigoler ? Hahaha, ils manquent de nous écraser et de nous tuer, qu’est-ce qu’on se marre !« 

Ce n’est pas une exagération : ils se marrent, à deux doigts de mourir piétinés. Et enthousiastes qu’ils sont, arrivent à la clôture qui délimite la zone.

« Tu as vu Ritalin ? Il y a une porte grande ouverte sans aucune raison ! Et siiii on la prenait pour faire du hors-piste ? En pleine alerte, ce n’est sûrement pas dangereux !« 

Et ils y vont. Histoire de générer tout seul du temps de film, puisque le scénario en est incapable autrement. Pardon ? Non, les boules n’empêchent pas non plus les utilisateurs de se barrer en zone sauvage. Ils font ce qu’ils veulent.

L’important, c’est votre sécur…

Une seconde. Je vais hurler et je reviens. RAAAaaaaAAAAAaaaaAAAAAaaaH !

Voilà. Merci de votre compréhension.

Claire essaie bien de joindre ses neveux pour leur dire de rentrer, bougres de cons, mais là encore, par un iiiincroyable hasard, le réseau téléphonique se met à planter, pif pouf, pile à ce moment là ! Il ne merdera plus du film par la suite, mais là, si, comme ça, les enfants ne peuvent pas entendre que l’alerte est donnée et qu’ils feraient mieux de ramener leurs culs s’ils ne veulent pas finir en bouses de dinosaure. Quelle inventivité.

Claire file donc trouver Owen pour le supplier de l’aider à aller chercher ses neveux. Pendant que Masrani, lui, se rend aux laboratoires du parc pour avoir une petite conversation avec le Docteur Wu (à vos blagues), le responsable de l’équipe scientifique. Je vais demander à mes lecteurs qui s’intéressent à la génétique de lever la main. Allez, on s’exécute. Oui ? C’est bon ? Éloignez-vous de votre ordinateur et ne revenez que dans quelques lignes. Vraiment. C’est pour votre bien. Pour les autres, voici ce qui se raconte :

« Bon, mon petit Wu, qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Un dinosaure qui peut se camoufler et dissimuler sa signature thermique ?
– Il l’a fait ? Ho ! C’est fabuleux !
– Oui et puis il a mangé des gens, aussi. Bon, alors, comment cela est-il possible ? C’est scandaleux !
– C’est vous qui m’avez demandé un dinosaure plus « cool » ! »

Oui parce que Masrani a une éthique, encore une fois, mais il commande des monstres « cools ». Quel homme.

« Certes, mais quels gênes avez-vous utilisés ?
– C’est classé secret. »

Est-ce que je suis le seul type à me rappeler que Masrani est le patron de Wu ? Et que donc, peut-être qu’il a vaaaguement accès à cette information ?

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« Écoutez Dr Wu, je sais qu’on se fout de la gueule du monde depuis le début, mais là le coup de l’employé qui me dit que je ne suis pas autorisé à savoir un truc simplement pour faire un rebondissement plus tard, ça commence vraiment à se voir ! »

« Bon, je peux au moins vous expliquer : pour la croissance du bestiau, on a utilisé du génôme de batracien et de reptiles, et paf, du coup, il a acquis leurs capacités de camouflage optique et thermique. »

Ce n’est plus un dinosaure : Mesdames et Messieurs, c’est Peter Parker.

En tout cas, devant la menace, Masrani décide d’agir : mieux vaut tuer la bête que perdre le parc. Il va donc à son hélicoptère, et demande à ce que l’on y monte le fameux minigun qui traînait dans les réserves du parc, ne me demandez pas pourquoi, il l’a sûrement trouvé sur une brocante. Dès qu’il sera prêt, ça va moins rigoler. La licence de pilote va servir ! Allez, faites les étonnés. Mieux que ça. Mieux que ça ! Là. C’était pas mal.

Mais revenons à Ritalin et Hormonax, qui font donc les zazous en boule magique dans les coins perdus du parc. Alors qu’ils se promènent dans la forêt jolie, ils rencontrent un groupe de joyeux dinosaures. C’est beau ! Mais lorsque ces derniers se font soudain dévorer la margoulette par l’I-Rex, qui traînait dans le coin, c’est un peu la panique. Nos jeunes héros tentent bien de fuir, mais dans le chaos de la bataille, leur boule est endommagée, et une fois tous les dinosaures tués, ils se trouvent à la merci de l’I-Rex. Qui joue avec eux comme avec un jouet, mais à force d’essayer de les manger, la boule commence à craquer. Les deux garçons parviennent donc à s’en échapper, puis à courir hors de portée du monstre avant de se jeter du haut d’une cascade pour semer la bête. Ce qui fonctionne. Et vous savez ce qu’ils font lorsqu’ils sortent de l’eau après avoir échappé à une mort certaine, au milieu d’un parc plein de grands carnivores et laissés à eux-mêmes ?

Ils rigolent. Parce que huhuhu, c’était épique, lulz.

Qu’est-ce que c’est que ce film ? Non mais vraiment, on peut arrêter, là ? Avoir un peu de cohérence ? Ritalin devrait avoir la carte touristique du grand canyon dans sa culotte après un coup pareil, et Hormonax tenter de copuler avec une branche pour tenter de ne pas mourir vierge, vu comme il est chaud comme la braise. Mais se marrer, non. Là je ne vois pas.

Owen et Sally eux filent donc en direction du signal de la boule des enfants, et en chemin, traversent la zone des herbivores. Qui se sont tous fait meuler la gueule par l’I-Rex, et sont à terre. Un diplodocus agonise, et nos héros vont donc se pencher dessus et lui dire que ça va aller gros, tu peux aller vers la lumière, tu as eu une belle vie de dinosaure. Le diplodocus peut donc mourir en paix, pendant que nos héros dissertent sur l’I-Rex, qui tue par plaisir, et non pour se nourrir.

Sinon, je ne sais pas si vous vous souvenez, braves gens, mais pendant que vous pleurez sur votre ami le dino, vos neveux sont toujours dans la nature avec un I-Rex au cul. Mais je suppose que ce n’est pas très important. Après tout, vous ne venez que de traverser l’île pour ça. Vous ne voulez pas non plus enterrer le diplodocus chrétiennement, tant qu’on y est ? Ça ne devrait prendre que deux ou trois jours, faites-vous plaisir. Non ? Bon.

Une fois la route reprise, notre petit couple arrive jusqu’à la boule détruite des enfants, et aperçoit les traces de leur fuite : ils sont vivants ! Et leurs traces disparaissent au niveau d’une cascade ! Il va donc falloir continuer les recherches pour les retrouver…

« Je vais continuer seul, explique Owen. 
– Non, je veux venir.
– Vous êtes en talons au beau milieu de la jungle. Je ne pense pas que ce soit judicieux.
– Ah oui ? Hé bien regardez ! »

Claire retrousse ses manches, ouvre son chemisier, et… heu… oui ?

« Voilà ! 
– Bon, d’accord. Vous continuez avec moi. »

Mais ? Saperlipopette ! Ce sont tes TALONS qui posaient problème ! Tu crois quoi ? Qu’en ouvrant ton chemisier, tu vas gagner en aérodynamisme ? Est-ce qu’en fait le film est une immense parodie pour que les dialogues soient à ce point décalés ? Est-ce que je peux m’attendre à voir George Abitboll apparaître à tout instant ? Est-ce que ça expliquerait pourquoi Owen se promène avec pour seule arme une Winchester, au lieu d’un bon gros fusil à dinosaures ?

Et puis d’abord, qu’est-ce que je fais là ? Bon, je me casse.

Comment ça ? « Les portes de ce cinéma résistent à une balle de calibre .50 » ? Diantre. Bon, j’y retourne, mais c’est bien parce que c’est vous.

À noter que pendant ce temps, Omar Sy, qui si, si, est dans le film et travaille lui aussi à l’enclos à raptors, se promène sur la côte de l’île sans aucune raison. Et découvre à cette occasion que Fatbouc est en train d’y faire débarquer matériel, mercenaires et équipement ! Car oui, Fatbouc avait toute une flotte personnelle, qui attendait le jour J pour débarquer. Depuis quand ? Mystère. Si ça se trouve, les mecs étaient bloqués dans un kayak au large depuis trois mois, mais là, hop, zoup, ils débarquent enfin. Et portent le sigle d’une société : iGen.

En parlant de kayak, j’ai oublié de vous évoquer les attractions du parc, où l’on peut trouver « Chevauche un bébé tricératops » (intéressant) et « Fais du kayak au milieu des dinosaures« . Personnellement, on ne me ferait déjà pas faire du kayak au milieu d’hippopotames, alors au milieu de dinosaures, bon. Mais à Jurassic World, si c’est complètement con, c’est complètement possible. Je suppose que c’est même leur devise. Mais bon.

Cette parenthèse refermée, revenons à Ritalin et Hormonax, qui eux, en errant dans les bois, sont tombés sur un bâtiment désaffecté : l’ancien centre de Jurassic Park ! Il est encore là, entièrement à l’abandon ! C’est vraiment bien fait. En l’explorant rapidement, nos deux marmots trouvent de vieilles jeeps, qui grâce à leurs compétences magiques de mécaniciens qui ont retapé la voiture de papy uniquement aidés de vidéos youtubes, parviennent à redémarrer les véhicules et font route vers l’enceinte de Jurassic World et la sécurité.

Le bruit du moteur a tôt fait d’attirer Owen et Claire, qui traînaient non loin, et à leur tour, découvrent l’antique QG de Jurassic Park. Sauf que voilà : un certain I-Rex a lui aussi été attiré par le bruit (il rôde toujours dans un rayon de vingt mètres des héros, c’est fou, l’île ne doit pas être bien grande, j’ai connu des parties de cache-cache plus palpitantes). On se retape donc une énième séquence du I-Rex qui renifle nos héros, avant que ceux-ci ne doivent fuir en courant.

Oui mais voilà, un renfort inattendu arrive : Masrani ! Qui averti par radio que l’I-Rex tentait de manger ses employés dans l’ancien centre de Jurassic Park, arrive avec son hélico et son minigun. Bon, pas de bol pour Masrani, il a visiblement le tireur le plus pourri de l’histoire, puisque celui-ci parvient à rater un dinosaure de quinze mètres, et se contente de tirer derrière lui pour le faire courir, ce pied tendre. Moui ? Sinon, au bout de la 1255e balle à côté, tu ne t’es pas dit que tiens, tu pourrais viser plus en avant petit galopin ? Histoire de faire passer le fripon de l’état de dinosaure à celui de pom’pot’ ? Non ? Je comprends, c’est un peu subtil.

Mais l’I-Rex, profitant de la débilité ambiante, galope sous les balles dans la jungle (et sans se ramasser un seul projectile, merci pour lui), jusqu’à un immense dôme de verre : la volière locale ! Il rentre dedans comme un gros bourrin, et crée ainsi une brèche par laquelle les oiseaux qu’il excite de ses cris s’envolent en piaillant. En quelques secondes, l’hélicoptère est attaqué par une horde de dinosaures volants qui, non, ne sont effrayés ni par le bruit, ni par les balles, et lui maravent promptement la margoulette. L’engin s’écrase donc lamentablement au cœur de la volière dont il traverse la surface avant d’exploser, sous le regard satisfait de l’I-Rex, qui sait décidément aussi comment abattre un hélicoptère. Décidément, il n’est pas simplement intelligent : c’est un vrai érudit, ce dinosaure.

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L’I-Rex énerve les oiseaux très forts, ici en leur faisant une imitation de Lara Fabian.

Il devait avoir internet dans son enclos, en fait. Ce qui expliquerait aussi comment il a travaillé sa souplesse avec youpo… non, rien. Oubliez.

Les oiseaux s’envolent donc en tous sens, mais surtout vers le Sud, car c’est là que le script leur a dit que ce serait intéressant d’aller. Au fait, vous vous souvenez de la barrière invisible, des implants des dinosaures & co ? Bon, hé bien il faut croire que la réalisation a déjà oublié, car les oiseaux, pourtant les premiers à pucer je suppose vu leur mobilité, se promènent tranquillement, merci. Et foncent donc vers le cœur du parc, où les visiteurs ont été regroupés en attendant la fin de l’alerte.

Lorsque Hormonax et Ritalin atteignent le centre du parc, ils ont donc les volatiles aux fesses. Et la sécurité, en voyant cette nuée approcher, enclenche aussitôt… la sirène d’alarme aérienne.

Oui, Jurassic World dispose d’une sirène pour les attaques aériennes. Non, ne me demandez pas pourquoi. Et vous savez le plus rigolo ? Découvrons-le ensemble.

– – – – – – – – – –

Réunion du comité directeur de Jurassic World, deux ans auparavant.

« … et là, on sur le toit des bâtiments, on fixe des sirènes.
– Pour ?
– Ben en cas d’alerte aérienne.
– Non mais quel genre d’alerte aérienne ?
– Je ne sais pas. Les dinosaures de la volière qui s’échappent par exemple. Ou autre, hein. Un typhon, un bombardement, une pluie de grenouilles…
– C’est vrai, c’est plus sûr, vous avez raison Monsieur l’architecte. Et donc, en cas d’alerte aérienne ?
– Ben ça sonne.
– Non mais d’accord, mais du coup, les gens vont où ?
– Pardon ?
– La sirène sonne. Les gens vont où ? Il y a des abris ?
– Ah ? Ah ben non, non. Pfou, vous m’en demandez trop, là. Moi j’ai juste pensé aux sirènes. Le reste, vous vous démerdez.
– Donc en fait, on alerte juste les gens, mais pour rien ?
– C’est ça.
– Et ça sert à ?
– Heu… en cas de film, ce sera spectaculaire ? »

– – – – – – – – – –

Voilà. L’équipe du film a juste oublié ce petit détail. En général, quand on fixe des sirènes d’alerte, on a un plan pour les alertes. Et des zones où s’abriter. Sinon, vous pouvez remplacer la sirène par un type qui chante « Vous allez tous crever !« , c’est pareil. En conséquence, on assiste à une scène consternante où les visiteurs courent les bras en l’air pendant que tout ce qui vole et venu du fond des âges tente de les becqueter. Hormonax et Ritalin, protégés par le scénario, ou simplement par la coupe de cheveux de Ritalin qui suffit à repousser tout ce qui possède des yeux, sont cependant épargnés. Ils aperçoivent par contre Katie, leur baby-sitter d’un jour, se faire attraper par un ptérodactyle avant d’aller lui tremper la gueule dans le bassin du Mosasaurus. C’est la seule personne à qui ça arrive du film. Et en plus, elle, l’oiseau insiste bien. Sûrement un fétichiste des t-shirts mouillés.

À force, ça attire forcément le lézard de la Meuse, qui vient bouffer tout ce petit monde. Adieu, Katie, donc.

Sur ces entrefaites, Claire et Owen, qui ont j’imagine emprunté le tunnel spatio-temporel qui mène du vieux QG de Jurassic Park au centre actuel de Jurassic World, débarquent et Owen rassemble la sécurité pour meuler les oiseaux avec toutes les armes qui passent. Bien vite, les bestiaux succombent les uns après les autres, et ce qui ressemblait jusqu’ici à Pearl Harbor se transforme peu à peu en soirée stukas lors de la bataille d’Angleterre. Le parc est donc temporairement sous contrôle, du moins, son cœur, et…

POUF.

Ah ben il fait nuit, tiens ?

Mais il s’est passé quoi durant plusieurs heures ? Il y a eu des évacuations ? Le I-Rex s’est remontré ? Les autres dinosaures du parc, ils jouent aux cartes ?

Nous n’en saurons rien, car visiblement, les personnages du film eux-même n’ont pas remarqué que la nuit était tombée. Hop, ils débarquent de la scène précédente, et tout cela est bien normal.

Boooon. Pourrait-on arrêter de nous prendre pour des cons rien que cinq minutes, pour voir ?

Qu’importe. Car après s’être regroupés, Claire, Owen, Ritalin et Hormonax se sont rendus à l’enclos des raptors. Où Fatbouc est là, avec toute une escouade de mercenaires fraîchement débarqués.

« Bonsoir Owen. La situation sent un peu le caca, n’est-ce pas ? Des navires de la navy approchent de l’île pour l’évacuer, mais ne seront là que demain à l’aube. Tu sais mon idée d’utiliser les raptors pour la guerre ? Je pense qu’aujourd’hui, c’est l’occasion de le faire. Voilà pourquoi mes mercenaires et moi-même sommes là et allons prendre le contrôle du parc. Nous allons gérer la situation. Et prouver que les raptors peuvent pister et tuer une cible : l’I-Rex.
– Non. Votre plan est complètement con.
– Vous en avez un meilleur ?
– Mrblglglbl. »

Moi, j’en ai un. Ça s’appelle appeler l’armée en expliquant qu’un dinosaure s’apprête à boulotter 20 000 civils regroupés dans un parc complètement idiot. Alors évidemment, on me dira que l’armée, c’est pas son boulot (même si visiblement, évacuer les civils, si). Mais il suffit de savoir s’y prendre, voilà tout. Par exemple, comme ça :

« Allô, l’armée américaine ? Je sais que vous avez des bases partout en Amérique et une flotte en approche. Envoyez-nous de quoi latter un dinosaure avant que des civils ne soient dévorés en nombre.
– Ce n’est pas notre problème.
– Heu je… heu… ah, oui : vous ai-je dit que le dinosaure était barbu et se promenait avec un tapis de prière sous le bras ?
– Woputain. On vous envoie un B-52 et assez de napalm pour transformer le Texas en merguez. »

Comme quoi, c’était simple.

Mais dans le film, ces andouilles se contentent d’accepter le plan de Fatbouc. Claire va rester près de l’enclos avec un camion et les enfants à bord, prête à partir. Pendant que Owen, Omar Sy et les mercenaires vont foncer avec les raptors à la poursuite de l’I-Rex. Mais comment les mettre sur leur piste ?

« On n’a qu’à leur faire renifler le bout de chair avec l’implant qu’il s’était arraché ! »

Bien sûr. Celui que vous ne pouvez pas avoir puisqu’aux dernières nouvelles, vous n’aviez aucune raison de le récupérer et qu’il était au milieu des corps de la première équipe en charge de calmer l’animal ? On va dire que vous avez David Copperfield dans l’équipe et que pif pouf magie, il a ramené le dit bout de bidoche jusqu’à vous. Il est comme ça David. Sympa jusqu’au bout.

Les raptors peuvent donc se mettre en chasse : c’est parti pour une séquence où les dinosaures courent dans la jungle avec au beau milieu d’eux, Owen sur sa moto (récupérée quand, au fait ? Elle n’était pas à ton bungalow ? Daviiiiiid, magie !), et derrière eux, Omar Sy et les mercenaires. Bien vite, les raptors trouvent la piste de l’I-Rex, et s’arrêtent dans un coin de jungle, non loin de leur cible, qui ne tarde pas à apparaître, juste devant eux. Tout le monde se met donc à couvert, prêt à mitrailler la gueule du vilain dino.

Sauf que voilà, le dino se met à causer avec les raptors.

Owen a donc les sourcils qui décollent : « Nom de nom ! Ce dinosaure… il a des gênes de raptor ! Voilà ce qu’on nous cachait ! Il communique avec eux !« 

Ben du coup, tirez, non ?

Non.

À la place, Owen et ses amis décident de regarder la scène en faisant bouger leurs sourcils très vite. Durant de longs, looooooongs intstants, ils laissent faire jusqu’à ce que les raptors se retournent vers eux, sans attaquer l’I-Rex.

« Ah, crotte de bique, jure Owen. Je crois qu’il vient de syndiquer ces petits bâtards. Maintenant, ils sont contre nous et vont réclamer des augmentations salariales et des tickets restos.« 

Panique.

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« Allons Owen, qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Je suis gros, j’ai un bouc, je n’aime pas les animaux et j’essaie de contrôler les dinosaures préférés du public. Je ne vois pas comment cela pourrait dégénérer et mal finir pour moi. »

Nos héros ne décident donc d’ouvrir le feu que quand, bah, c’est trop tard en fait. Il fallait être moins con. Et là encore, l’I-Rex encaisse très bien les balles, merci. Il manque de peu de se manger une roquette, mais se contente de trébucher avant de repartir pendant que les raptors tuent tous les mercenaires, un par un. Seul l’un des animaux se mange lui aussi une roquette, ce qui le calme instantanément. Unique survivant de l’affaire (avec Omar Sy), Owen parvient à se replier et à rejoindre Claire et les enfants, qui étaient occupés avec les autres raptors (ils doivent courir vraiment très vite pour être partout comme ça) à faire une course poursuite. Mais qui finit bien, parce que ce sont les héros alors fuck you, raptors.

Pendant ce temps, au laboratoire de Jurassic World…

« Professeur Wu ?
– Oui ? Que puis-je pour vous mercenaires en armes et en nombre ?
– Nous venons vous évacuer avec vos échantillons d’ADN de dinosaure.  Comme ça, on pourra faire un Jurassic Park 5.
– Et quid de Fatbouc, mon allié à qui je comptais vendre lesdits échantillons un jour ou l’autre ?
– Ah non, lui, il ne part pas. Il est gros et méchant, vous pensez bien qu’il reste ici pour y mourir.
– Bon. Ben très bien alors, je vous suis. »

Je… hmmm, une sombre histoire de mec à l’intérieur du parc qui voulait revendre des échantillons d’ADN à l’extérieur ? C’est marrant, ça me rappelle quelque chose. Mais quoi ? Et est-ce que cette intrigue était nécessaire, d’ailleurs ?

Qu’importe. Car Owen, Claire, Ritalin et Hormonax arrivent au laboratoire peu après cette discussion, et Wu est déjà loin. D’ailleurs, le reste de l’équipe du parc a elle aussi commencé à être évacuée (comment, sachant que les navires ne doivent arriver qu’à l’aube ? Mystère), et n’en reste qu’un seul informaticien. Au sein du labo, nos héros tombent donc nez-à-nez avec Fatbouc, au milieu de ses hommes qui embarquent tous les échantillons qu’ils peuvent.

« Mais ? Que faites-vous ? s’exclame Claire.
– On sauve ce qui peut l’être. L’I-Rex vient de prouver qu’il était terriblement efficace. Imaginez une version miniature, capable de chasser et tuer avec pareille intelligence !
– Ce serait complètement con, puisqu’il vient surtout de prouver qu’il n’obéissait à rien. Et puis miniature ? Sérieusement ?
– Ah non mais si vous commencez avec des détails aussi, on ne va pas s’en sortir et… HO ! ATTENTION, LÀ ! UN VÉLOCIRAPTOR ! »

Et en effet : un vélociraptor vient d’apparaître à la porte du labo. Comment est-il arrivé jusqu’ici ? Probablement en se téléportant, je suppose. Bon, les hommes de Fatbouc vont probablement lui sulfater la gueule et… ah ? Ho ? Ah ben tiens, ils ont disparu d’un plan à l’autre. Tous. Sans exception. Décidément, qu’est-ce que ce film est bien fait ! Le raptor peut donc se jeter sur Fatbouc qui, ça alors, meurt de la main des animaux qu’il voulait contrôler.

Je ne m’y attendais pas du tout. DU TOUT. VRAIMENT, HEIN. LA SURPRISE.

Diego, amène le brandy et laisse-moi la bouteille, veux-tu ? Merci.

Bon, maintenant que tout le monde est mort/évacué/téléporté, je pense que nous approchons de la fin, non ? Si. Ah, et quid des 20 000 visiteurs du parc qui attendaient ici jusqu’alors ? Ils ont trouvé refuge plus loin, histoire de ne pas emmerder pour la baston finale. Ils sont vraiment sympas. Non parce qu’une baston finale, ça se passe dans un coin isolé. Toujours. Sinon, ça n’a pas l’esprit « duel ».

En tout cas, l’I-Rex arrive lui aussi au coeur de Jurassic World, et commence à semer le chaos, en ravageant les stands de t-shirt ou en faisant caca sur les boutiques de mugs. Quel petit salopard. Nos héros, qui ont filé pendant que le raptor mangeait Fatbouc, se retrouvent encerclés par les raptors, avec en plus, l’I-Rex qui les commande en face d’eux. Owen décide donc de jouer son meilleur atout.

« Par le pouvoir de l’amour et de l’amitié ! Amis raptors, je vous demande d’être mes copains et d’attaquer le vilain I-Rex !« 

Et vous savez quoi ?

Ça marche.

Je… ho bon sang, il faut que ça se finisse. Vite.

Pour résumer, les raptors attaquent l’I-Rex (et perdent), et Ritalin, qui continue de brailler des trucs à haute-voix, s’exclame « Il nous faut plus de dents ! » oui ? Ou ou plus de flingues, non ? Non ? Non. Bon. Claire file donc ouvrir l’enclos du T-Rex, et après avoir couru comme une andouille devant (le T-Rex est sympa et court au ralenti), l’amène jusqu’à l’I-Rex. La bataille peut s’engager entre dinosaure génétiquement modifié et dinosaure classique (même si lui-même ressuscité génétiquement à l’aide de… oui, bon, stop). Le T-Rex manque de se faire castagner, mais les raptors qui reviennent à la charge lui permettent de reprendre l’avantage et de repousser l’I-Rex jusqu’au bord d’un certain bassin géant.

D’où surgit un lézard de la Meuse, qui d’un coup de dent, emmène le vil I-Rex vers les profondeurs. Paf. Mouru.

C’est donc la victoire ! Le T-Rex décide de fêter ça en se barrant dans la jungle, Owen invite ses raptors à faire de même, et profitant d’un fondu au noir, tous les gens dans le parc peuvent donc être évacués sans plus d’ennuis. Nous retrouvons donc toute la fine équipe de nos héros dans un hangar avec d’autres évacués, loin de Jurassic World, alors que les parents d’Hormonax et de Ritalin viennent récupérer leurs deux trous du cul. De leur côté, Claire et Owen peuvent désormais se faire un regard amoureux en paix.

« Owen je…
– Faisons-nous des bisous, Claire.
– Bon sang Owen, quelle erreur j’ai fait jusqu’ici de vouloir faire carrière ! J’ai envie de devenir maman et de te suivre toi et ta cool attitude en étant une grosse pintade !
– Dresser des pintades, c’est un peu mon boulot.
– Ouhihihihhihihi ! »

Et c’est sur ce message qui ravira mes lectrices que le film se clot et…

… ah non, attendez. On a d’abord le droit à une séquence où l’on voit Jurassic World abandonné, où la nature a repris ses droits, et où le T-Rex, à nouveau roi de la jungle, se met à rugir.

Et… FIN !

Quelle poésie. Moi, personnellement, j’attends avec impatience le moment où quelqu’un va se souvenir qu’il y a un Mosasaurus coincé dans le bassin principal sans personne pour le nourrir. L’image de fin a été prise à temps : le bestiau flottant sur le dos en train de se décomposer et de pourrir tous les dinosaures du coin avec plus de maladies qu’on n’en trouve dans une candidate moyenne de télé-réalité, c’eut été moins positif.

Décidément, ce Mosasaurus est bien pratique pour briser les rêves des honnêtes gens.

Merci, Jurassic World.

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Si j’ai bien tout compris au film, la morale de cette histoire, c’est que tu peux courir plus vite qu’un T-Rex, même en talons-hauts, pourvu que tu ouvres ton chemisier.

____________________________________

Ho ? Tiens, ça y est, je me rappelle ce à quoi me faisait penser ce film.

L’ouverture d’un parc pour dinosaures, le plus gros qui s’échappe et poursuit les héros, les raptors, un gros dinosaure qui agonise pour que les héros se penchent dessus, les enfants idiots, un mystérieux employé qui tente de faire sortir des échantillons d’ADN du parc discrètement, un combat final où c’est un dinosaure qui en latte un autre pour sauver les héros, des poncifs à ne plus savoir qu’en faire…

Un moustique a dû piquer le script du volume 1, être pris dans l’ambre, et cloné plus de 20 ans après.

Je propose l’ouverture de Scenarist Park.

Et à un moment, le responsable de la filmographie de Nicolas Cage s’échappe.

Bon sang, je tiens un concept : accroche-toi Hollywood, j’arrive !

P.S : ce spoiler est dédié au Joueur du Grenier, qui avant que j’aille au cinéma, m’a glissé « Tu ne peux pas le spoiler… il y a des dinosaures !« . Avant de lui-même voir le film et de se rouler en boule dans un coin en pleurant. Tu es vengé, mon bon. Et puis comme on dit : ce n’est pas parce que c’est plein de dinosaures qu’on ne peut pas critiquer.

Sinon, le gouvernement serait intouchable.

309 réponses à “Jurassic Sick World

    • PS : Satan est vraiment cruel pour te forcer à voir ça, il faut vraiment avoir une résitance morale à toute épreuve pour survivre à des films tels que twilight.
      Sinon, est-ce une erreur quand tu dis : « et là, ON sur le toit des bâtiments, on fixe des sirènes »

    • C’est un film parfait je suis désoler…Sert il y a des trucs genre Clair qui coure avec des tallons dans la jungle et les dinos un peu trop humanisés et en mode héros mais la suite est très bien et…a oui aussi le méchant inutile.Mais il faut arrêter de cracher sur ce film, c’est même plus critiquer c’est chier sur un film super en plus… :( Le raccord avec le premier est excellent, la majorité des gens ne l’ont pas compris et se permettent de critiqués sans comprendre le message que veut nous faire passer ce film, quand on sais pas , on se tait…Le film, ou du moins le réalisateur a voulus nous redonné cet effet de magie comme pour le premier de 93, d’ou les raccords et les clins d’œil…Mais les gens crachent sur JW tout simplement parce qu’il n’acceptent pas le fait que celui-ci défonce Star Wars, tout le monde dit que Star Wars va être parfait, arrêtez, franchement, qu’en savez-vous,si ça se trouve il va se casser la gueule, et finalement, à force de voir les gens, (désoler pour le vocab) sucés le cul de SW, j’espère qu’il va se planter, j’ai même pu envie d’aller le voir maintenant à cause des gens qui crachent sur la suite du meilleur film de l’année et de tout les temps, mon préféré…Quand Star Wars va sortir, sachant que j’ai un sacré près sentiment qu’il va juste créer un flop total, c’est moi qui rigolera et ceux qui crachaient sur JW juste pour prouver que SW est le meilleur se cacherons.Voila, vous avez mon avis, chacun le siens d’ailleurs, donc pour moi, le meilleur film de l’année est sortie il y a un mois, le 10 juin et non le 18 décembre…

      • cher Nicolas, certains de ceux qui critiquent Jurassic World (et ont parfaitement le droit de le faire ne vous en déplaise!, n’en ont strictement rien à cirer de Star Wars et j’en fais partie.
        J’ai donc fait ma propre opinion de JW comme tous ceux qui l’ont vu d’ailleurs…
        je pense plutôt que les spectateurs déçus de JW et qui descendent le film le font à cause d’une promotion effrénée qui a été faite sur ce film et bien avant sa sortie et qui fait que tout le monde (et j’en faisais partie) ne vivait plus que pour le 10 Juin 2015….
        la déception n’en a été que plus grande….et pourtant, j’ai très bien vu et apprécié les clins d’oeil et hommages au JP1…

      • Le mec dit lui meme que le film est parfait, et lui trouve ensuite des imperfections……ça veut tout dire, sans compter le niveau d’orthographe qui laisse bien comprendre qui n’a pas tout compris.
        Le film est jugé ici en tant que tel, pas en tant que « oh lala mais attend faut défendre Star Wars », chose hautement ridicule car y a de fortes chances pour qu’on ai justement un article sur ce dernier en décembre.
        Ce film est bourré d’incohérences, d’idioties, de placements produits, de choses illogiques (sérieusement ? Garder l’ancien centre des visiteurs ?).Expliquez moi donc où sont passés les 20 000 visiteurs quand l’Indo arrive au centre ? C’est un peu le sujet de tension du film hein…..
        Et encore, il tiendrais presque debout, s’il n’y avais cette fin ridicule en tout point, le combo « course talons VS T-rex + hero-raptor + Mosasaurus ex machina + bro-style »

      • « Ouin ouin, mon film préféré a été critiqué ! »
        Si ça peut te consoler, OC va probablement défoncer Star Wars 7 avec la même verve.

      • Chaton , comme je l’ai toujours dit, ce blog n’est pas un blog où on vante hypocritement (j’ai de vagues doutes sur ce dernier mot…) les mérites du dernier film à la mode. Il fallait aller chez Dora pour ça! Ce film est dégueu scénaristiquement, mais point positif, graphiquement, c’est de la bombe! Ah et au passage de ton commentaire, tu a écrasé et bousillé violemment le beschrelle, R.I.P…
        -Boo

      • La scène de combat finale à elle seule est d’un ridicule incroyable avec le T-Rex qui fait équipe avec un raptor pour battre le gros vilain dino pas beau et à la fin limité ils allaient pas ce serrer la papatte…nul de nul

      • C’est de loin un des meilleurs commentaires que j’aie pu lire ici. Il justifie à lui seul l’existence de la rubrique spoilers.

      • Ahahaha ! mon pauvre, Jurassic World est juste une bouse de dinosaure…tout comme Star Wars 7 est une merde de Jedi. Relis l’article, matte « faux raccord ».
        En leur temps (à préciser, bien sûr ) les Star Wars old school proposaient un vrais lot nouveautés, tout comme le Jurassic park de 93.
        Ici la vraie nouveauté, c’est brushing/talons, cool attitude et smartphone…new school quoi…beurk
        Comme d’habitude, respect aux petites mains (techniciens, décors, costumes…) travaillant sur ces projets ; enfin à ceux qui pètent un plomb en voyant le résultat final (artistique hein, pas financier).

    • Qu’il est facile et plaisant de jouer les accusateurs cyniques désabusés.
      C’est branché, c’est 2.0, ca booste l’égo.
      Ça doit être tellement usant pour le surmoi d’avoir un avis sur tout et, en même temps, gonflant pour l’hystérie d’en faire des caisses pour au final vomir un simple « J’aime pas ».

      • Ouais, c’est tellement mieux d’avaler tout cru n’importe quelle bouse sans jamais oser critiquer ou voir le moindre probleme……
        Dire « j’aime » ou « j’aime pas » c’est de la merde, c’est pas suffisant. Etre capable de dire « j’aime pas, parceque » ou « j’aime, parceque » ça demande plus d’effort mais c’est quand meme vachement mieux.
        Et quand bien meme, il est pas question d’aimer ou pas, car c’est subjectif, mais bien de la qualité objective de la chose. On peut aimer un truc pourris, ou detester un truc qui est bien. Par exemple, j’aime pas Scarface. J’aime Batman Begins, qui est passé entre les mains de l’Odieux.

      • Chaton, si tu voulais avoir des compliments dégoulinants d’hypocrisie et de mièvrerie argumentant l’extraordinarité de ce film, il ne fallait pas venir ici. Ce blog s’appelle l’Odieux Connard, pas les Télétubbies, c’est pas pour vanter les mérites d’un film , certe très beau graphiquement mais qui pue la merde scénaristiquement.
        -Boo

      • Cher -Boo,

        Malgré la vision très manichéene de ton propos, merci d’avoir pris le temps de répondre à mon commentaire. En tant qu’ « Odieux connard », tu ne seras donc pas surpris d’attiser le dégout et la concupiscence de certains, honneur le plus ultime à l’adage « qu’il est bon d’être mauvais ». Cette critique lapidaire a au moins le mérite de contenter ton hypertrophie identitaire si ce n’est celui d’être instructive.

        Qu’apprenons nous de ton article si ce n’est que ce film est un navet?
        C’est là que le bas blesse puisque pour le comprendre « il suffirait de presque rien » comme dirait Serge Reggiani. Mais il nous faut lire, encore et encore les mêmes cynisme artificiel, faux air désabusé et la même verve réactionnaire que tous ces indignés du net un peu bohèmes (ceux qui se branlent à grands coups de parisianismes).

        Saches que j’ai respecté ton écrit et l’ai lu jusqu’au bout. Saches qu’il m’en aura couté ma scrollbar, actuellement prise en charge dans un service d’urgences pour une ingestion médicamenteuse volontaire (après avoir défilé de manière érrante le long de l’écran).

        Cher Boo, Grand patron des Saint Inquisiteurs des scénaristes, je dois pourtant bien te rejoindre sur un point ; la mièvrerie, l’hypocrisie et le compliment dégoulinant qui te font tant peur (la psychanalyse reste une bonne orientation) m’effraient également. C’est pour cela que je ne terminerai pas ce billet par « Mon chaton ».

      • Oui Facebook doit être d’accord avec toi: il y a le bouton j’aime…et c’est tout.
        j’aime, j’aime!!! all we need is love…and brain. fucking sheep.
        A garder à l’esprit qu’il s’agit juste de films…c’est tout. Démarche artistique ou buisness? Avec des gens comme vous, c’est tout vu.

  1. Magnifique Ahah !
    Une petite question cependant, doit-on comprendre l’investissement dans des usines d’aiguilles à tricoter a l’évocation des marmots insupportables a cause des faiseuses d’ange et de leurs techniques foireuses ou pas du tout ?

    • Je pensais plutôt qu’il faisait référence à une méthode d’acupuncture moins … comment dire … agréable que l’acupuncture traditionnelle (si l’on considère qu’il s’agit de quelque chose d’agréable pour une personne qui n’est pas masochiste). Cela dit, planter des aiguilles dans de pauvres êtres plus ou moins innocents doit être fort plaisant.

      Sinon magnifique article bravo Mr Odieux.

      • Non, c’est en référence à une méthode d’avortement très risquée (mais somme toute efficace) pratiquée surtout dans les pays pauvres.

      • Vous êtes trois à parler de la même chose sans vous comprendre. Le pouvoir de la métaphore qui foire trois fois de suite, c’est assez magique.

      • Il s’agit d’une méthode d’avortement avant l’invention de l’aspirateur.

      • @pumbaa : des pays pauvres comme la France d’avant 1975 ? Ce serait pas plutôt l’interdiction de l’ivg qui incite à avoir recours aux tricoteuses ?

    • Il suffirait de leur faire regarder tous leurs films les uns à la suite des autres en leur maintenant les yeux ouverts. Ceux qui ont réalisé les scénario de films avec Nicolas Cage sont ceux qui vont le plus souffrir.

  2. Et Ritalin qui sort des allumettes sèches de sa banane « de boloss » après avoir sauté dans la cascade…? :)

  3. M’étant endormie au moins 5 ou 6 fois pendant le film, merci de m’avoir résumé les incohérences que j’ai raté pendant mes absences salvatrices. Merci pour vos articles!

  4. Encore un film de merde dont j’économiserais les places trop chères.

    Merci, monsieur Connard.
    Vraiment.

  5. Bonjour,
    Vraiment jubilatoire, je n’aurais pas été voir le film de toute façon mais c’est vraiment drôle de ce tenir informée sans avoir à subir la « chose ». Merci pour votre esprit de sacrifice !
    Géraldine

  6. Et en plus l’histoire du lézard de la Meuse est véridique… décidément les vieux trucs qui ont combattu dans l’est de la France, ça vous connaît !

  7. Autant le spoil de Mad Max était bourré d’erreurs, autant cet article est extrêmement fidèle au film. C’est bel et bien aussi désolant que l’Odieux nous le raconte.

  8. Après le désespir vient le rire. Au milieu du film m’ont servit c’est mis en pause et j’ai rarement autant ri que durant la bataille finale ! Question horreur je sais pas, mais du point de vu comique ce film il se pose là ! Et on remarquera que si l’I-rex adore taper la discute avec ses cousins raptor, son cousin T-Rex ne lui revient pas par contre (indominus rex… j’espère bien qu’il a été fait à base de T-Rex !). Il lui doit peut-etre de la tune, je sais pas…
    La scène des gamins qui font plouf ne m’a pas choqué par les rire mais plutot par la question existentielle : mais pourquoi se roulent-ils dans la boue ? A priori à cet endroit l’eau ne doit pas faire plus de 30 centimètre de profondeur ! Une pataugeoire quoi. Pourquoi les faire rampé ? après réflexion, je me dis que c’est peut-etre pour planqué l’hiroshima dans leur caleçon…
    On remarquera aussi la magnifique scène de retrouvaille entre la tante et Hormonax et Ritalin ! Il y a des ptérosaures partout (qui ne sont pas des dinosaures d’ailleurs, namého…), les gens hurlent, courent, fuient partout, se font manger aussi accessoirement, mais eux non. Parce qu’un ptérosaure c’est sensible. Ca veut bien bouffer des gens, mais pas pendant les retrouveilles ! Ils sont sensibles eux aussi ! Il y a un petit coeur tout tendre sous les crocs, les griffes et les yeux de méchants !

    Bref, un film qui m’a fait énormément rire tellement il est… Il est… J’ai pas de mot. Un indice, je le rangerais dans la catégorie des « nanars » personnellement. Il en a tous les critères !

    • peut-être parce que dans l’ADN du raptor il y a la notion de « meute », pas dans celui du TREX!

      • Peut-être que dans l’ADN du raptor il y a la notion de « schtroumpfs, de boite de conserve, d’andouillettes,de Kamasutra et de coefficient d’assymétrie d’un loi binomiale suivant une loi de Poisson un jour de mai, voire de l’inégalité de Hoeffding. » Pourquoi pas. Mais on n’en sait rien. Et rien dans le scénar ne nous y invite ni ne nous y prépare: donc c’est con d’extrapoler comme ça.

      • Bah quand même, les raptors on les voit bosser en groupe depuis le début, et quand Owen les présente par leurs noms il dit que Blue est la bêta du groupe, donc il y a une hiérarchie manifestement. Supposer qu’il y a une notion de meute chez le raptor n’est pas nécessairement une extrapolation.
        Ceci dit, cette notion est comportementale, et que ça se retrouve jusque dans le code génétique et s’exprime même chez un animal qui a été élevé tout seul dans son coin sans aucune interaction sociale à part avec la grue qui lui file à bouffer, et pile au moment où ça lui est utile, ça oui c’est tiré par les cheveux.

  9. Moi je trouve que c’est toujours un simple résumé plein de mauvaise foi, qui met en en exergue quelques incohérence non réaliste du scénario, sans se demander pourquoi.
    Bref c’est toujours aussi plaisant à lire mais j’ai l’impression que certains lecteur prennent ces spoilers sans aucun recul.

    • Pour une fois, pas tant que ça. Un peu de mauvaise foi, oui, mais dans l’ensemble très (trop) juste. Par exemple, le combat final en entier est un grand moment de solitude. Mon voisin était en train de lever les main au ciel (au choix, pour implorer Dieu de l’achever de suite ou pour protéger les yeux innocents des rangs de derrière) quand le T-Rex, agonisant après s’être fait briser la nuque trois fois, se relève et y retourne grâce au soutien moral de son super pote le raptor.

      Arrivé aux crédits de fin, je comptais environ dix scènes qui m’ont fait penser « C’est complétement con », en plein milieu du film et sans égard pour l’action en court. Ce qui fait quand même beaucoup quand, en comparaison, l’Ere d’Ultron ne m’aura fait tiquer que deux fois.

    • Je suis allé voir le film hier soir…

      J’ai réussi à rentrer dedans 15-20 minutes au milieu du film, mais il y a trop de choses stupides.

      Même l’odieux en a oublié plein…

    • Comme toi par exemple. T’aurais peut-être compris que les critiques d’OC c’est essentiellement du divertissement et de l’humour, à prendre au 2nd degré donc…

    • J’allais le dire. Je me demande si monsieur OC ne devrait pas en faire le chapô de son article !

  10. Je déteste les animaux préhistoriques partouzeurs de droite, bordel ! C’est de la merde. Mélanger comme ça partouze et politique… C’est mieux de faire les choses dans l’ordre !

    Sinon, je suis flatté que l’OC fasse référence à Abitboll, avec 2l, comme il se doit. Et non l’imposteur Abitbol avec un seul l, qui joue dans ce soi-disant grand détournement.

  11. Et bien Odieux, il y a quelques coquilles : « devant devant », « l’aqualand local, ou à défaut de voir », quelques guillemets, et « le PC de contrôle » me paraît redondant, c’est presque comme si on écrivait « DC comics ».

    Mais qu’importe, ça ne gâche pas le plaisir de voir ce remake caché se faire spoiler. Le bonus caché de la dernière photo m’a achevé, si il y a bien un film pour lequel il est difficile de trouver de excuses, c’est bien celui-ci !

  12. J’avais vu le spoil du jdg avant de lire celui ci, y ai pensé durant toute la lecture en faisant des rapprochements, et paf! Quel surprise de lire la dédicace du coup à la fin! Pile poil! Merci pour tous ces bons moments, et pour ce regard qui m’aide à affiner le mien!

      • Cependant, à regarder ceci tu, vas perdre ton temps: c’est comme l’article de l’OC, l’humour en moins.
        Autant JDG fait des trucs géniaux, autant faut être le pire des fanboys pour trouver s’te vidéo en particulier intéressante.

      • Bah c’est au moins aussi intéressant que de discuter d’un film à la sortie du ciné avec des potes, c’est une vidéo en freestyle ou il donne son avis sur un film, pas besoin d’être hautain comme ça. En plus je vois pas le putain de rapport avec le fait d’être un fan boy, j’ai bien rit de voir leur espoir d’avoir une belle suite à jurassic parc s’effondrer devant la caméra je suis donc « le pire des fanboy » ? ça ferais de toi un sacré rabat joie…

      • Fanboy spotted. C’est au moins aussi intéressant que si tu discutait avec des potes sauf que tu discutes pas et que c’est pas tes potes. M’enfin bref si ça t’éclates, tant mieux pour toi.

  13. Petite précision, j’ai remarqué depuis un moment déjà (et je n’apprends rien à ceux et celles qui ont un minimum d’esprit critique et d’imagination) que les « énièmes » versions d’un filon de prime abord original et bien ficelé, finissent progressivement en daube monstrueuse…

  14. « Et pour vous détailler la chose, laissez-moi vous présenter le pitch officiel de Jurassic World, tel que présenté sur les sites officiels par la production elle-même.
    L’Indominus Rex, un dinosaure génétiquement modifié, pure création de la scientifique Claire Dearing, sème la terreur dans le fameux parc d’attraction. Les espoirs de mettre fin à cette menace reptilienne se portent alors sur le dresseur de raptors Owen Grady et sa cool attitude. »

    Moui ça c’est le synopsys d’allociné hein rien d’officiel…

  15. J’attendais ce spoil avec impatience, ce sera la petite douceur de ce dimanche soir :)
    Merci Odieux!

    On se revoit pour le prochain Terminator ^^

  16. La « cool attitude », ça ressemblerait plutôt à une trouvaille à la con des diffuseurs français.

    Ce qui m’avait faire rire dans la bande annonce, c’est la scène du masosaure : on voit les gens filmer avec leurs smartphones, et plan suivant se prendre des gros baquets d’eau quand le masosaure replonge. Syyyyympa pour les smartphones, les organisateurs du show. Au bout de la 728ème demande de remboursement d’iPhone 7, vous n’avez pas eu envie, hmmmm, de reculer les gradins du premier rang, par exemple ?

    Et sinon, ça ne choque pas le public qu’on nourrisse le masosaure avec une espèce protégée ? Ça doit être un public composé exclusivement de surfers. Personnellement, ce n’est pas avec un requin que j’aurai attiré la bestiole. Mais avec un scénariste :-D

    • J’me suis dit exactement la même chose à propos du requin.

      En fait, en lisant le spoiler, ça finit par ressembler à une pseudo-fable écologique foireuse où le but semble être de foutre en rogne toutes les mouvances écologistes possible…

      Enfin presque, pas de chiens/chat/cheval/dauphin molesté à coup de dents. Sauf peut-être les versions chinoises et japonaises !

      ON VOUS ENCULES LES DAUPHINS !!!

    • pour le téléphone, vas dans un parc ou il y a des éclaboussures, ils mettent rarement des panneaux de protection! Ca n’empêche pas les gens d’essayer de filmer (et de pourrir leur téléphone)

    • En fait l’utilisation du requin a plusieurs justifications.
      – c’est un gros truc, donc effet d’echelle, c’est le ou un des plus gros carnivores marins actuels
      – c’est un clin d’oeil « subtil » à Steven Spielberg

      • Tu as raison, on voit même un camion, référence évidente à Duel de Spielberg.
        Faut arrêter de voir des clins d’oeil partout…

  17. Ouf ! avec le dernier post sur Mad Max j’ai cru que vous aviez perdu votre mojo, mais dès le lecture de ce premier chapitre sur Jurassic World je suis rassuré : vous aviez bêtement aimé Fury Road…

  18. Ce film n’est qu’un mauvais remake du 1. Ce qui permet de voir qu’en 20 ans les scénaristes se sont barrés du cinéma pour aller sur les séries. Si on compare l’incident et l’évasion du dinosaure entre les deux films et les tensions apportées par la réalisation c’est une totale régression! Pourquoi le GPS du i rex n’est pas activé en permanence? Pourquoi ne peut on le tracer qu’au centre qui est ‘à 10 bornes de là et encore faut demander gentiment au téléphone au cas ou… Quant à son implant, il se l’est enlevé en se grattant le dos bien sûr!

    • Le cœur du problème est bien là, vous avez raison je crois: les scénaristes sont partis vers les séries.

    • Là je ne suis pas d’accord. Revois le un, il n’est pas du tout meilleur, à mon goût il est même bien plus ennuyeux. Les gens avaient surtout apprécié parce que le sujet était original, mais d’un point de vue scénaristique c’est à peu près du même niveau. Je remarque que beaucoup de gens ont tendance à idéaliser des films dont on fait le remake mais quand tu les vois tu pleure. C’est pareil d’ailleurs avec Star Wars. On a beaucoup critiqué les 1/2/3 mais franchement revoyez les vieux épisodes, c’est une horreur, c’est chiant à mourir.

      • ennuyeux / chiant
        le véritable problème est bien là: aujourd’hui tout doit s’enchaîner vite et il ne doit pas y a voir de pause dans l’action sinon c’est « ennuyeux/chiant » … il faut constamment qu’il se passe quelque chose …
        quant à Jurassic Park d’un point de vue scénaristique il est déjà un peu moins naze mais surtout il était là avant … et tout comme le premier Star Wars (et quelques autres films) c’est un jalon cinématographique ce que ne sera jamais Jurassic World (ou alors en tant que bouse)
        quant aux épisodes 4/5/6 ils sont bien meilleurs que les 1/2/3 rien que par le fait que tout le suspense de la Menace Fantôme est gâchée du fait qu’on sait déjà que Palpatine est le futur Empereur et que Anakin est Dark Vador … alors certes Luke a le charisme d’une moule anorexique mais y a Han Solo alors que dans le 1 on a Jar Jar … et Dooku est loin d’avoir le charisme de Dark Vador …
        après on peut ne pas aimer mais de là à dire que les prequels sont mieux …
        et pour les remakes en général la critique est également due au manque d’originalité (même si certains remakes sont mieux que les originaux (genre The Thing de Carpenter ou Scarface de De Palma (bien que là n’ayant vu ni l’original ni le remake je ne me fie qu’aux oui-dire)) et à l’effet nostalgie
        mais pas mal de remakes sont juste mauvais et/ou copié-collé gnere NY Taxi, les Visiteurs en Amérique, Brick Mansion …

  19. Une autre grosse incohérence, je trouve: l’i-rex parvient à communiquer avec les raptors, qui sont seulement « un peu » proches de son espèce, et donc ne les tue pas et préfère faire copain-copain avec eux. Par contre, sa soeur dont on nous parle au début du film, qui était exactement de son espèce, elle l’a mangée. Cherchez la logique.
    Concernant le gamin, il explique que ses parents divorcent et qu’il en est sûr « parce qu’il a regardé sur google ». J’espère que quand il a un rhume il vérifie pas ses symptômes sur doctissimo…

    • le gamin doit avoir 10 ans… On peut pas lui demander de trop réflechir… surtout si Spielberg produit le film.
      Mon dieu, un animal (pas vraiment un dino) qui mange sa sœur à la naissance!!! c’est vrai que dans le monde animal ca ne s’est JAMAIS vu.

  20. Sans parler du fait que la tante gère le parc d’attraction le plus cool du monde depuis des années, et a deux neveux (dont un des deux est méga-fan de dinosaures) qui n’y étaient jamais venus le visiter jusque là.
    Plausible. Logique.

    • Non. Et on sent dans son article que notre cher Odieux peine à trouver réelle critique du ce film. Oh il n’est pas parfait, loin de là, mais il a plusieurs niveaux de lecture qui le rendent meilleur qu’il n’y parait. Et au moins, on y voir pas des scientifiques prendre des décisions honteuses pour leur profession comme dans Prometheus.

      • On n’a pas du lire le même article alors. Et je ne suis pas d’accord avec OC pour tout, mais d’un point de vue strictement scénaristique il avait parfaitement raison, Mad Max était d’une bêtise affligeante, même si on peut reconnaître qu’il a d’autres qualités par ailleurs (notamment la bande-son et la direction artistique).

  21. Quand Juva(pas)bien, c’est Juvamine World !
    Garanti 100% failles scénaristiques et prises de tête de l’Odieux Connard.

    Du très beau boulot, je suis devenu fan ! ;D

  22. Merci OC pour cette fine analyse. En regardant le film avec mes enfants (je sais, je pars me dénoncer pour maltraitance…) je notais en mon for intérieur les moments où tu relèverais les incohérences. Et tu as été encore plus efficace que moi, j’ai dû être lobotomisé en live.
    Juste un petit dernier…
    « Un responsable sécurité est demandé en caisse 2
    – Oui?
    – Y’a un truc qui m’échappe, vous avez mis l’I-Rex à 45 km dans un enclos isolé?
    – Ben, ouais, on est pas des sauvages, si jamais il s’échappe, on a le temps de se tirer et de prendre toutes les mauvaises décisions du film.
    – OK, mais alors, pourquoi celui du T-Rex est derrière les toilettes du Starbucks au milieu du village?
    – Maiiiiis, heu, le T-Rex, il est trop sympa, lui. On pensait faire des attractions avec les n’enfants. »

    • ils ont eu le temps de préparer un enclos convenable pour le T-REX et d’analyser son comportement peut-être?

      • Ou parce que, comme ils le disent, l’I-rex est un projet encore en développement et tenu au secret?

      • Les deux raisons se valent, mais à bien y réfléchir il y a quand même un côté illogique. Dans un zoo, ce sont les biquettes, les mini-poney et les poules que vous trouvez à côté du stand de hot-dogs et du lieu de rassemblement. Pas le gros vilain machin plein de dent qui n’a même pas un sas de sécurité entre le parc et son enclos…

  23. Pour le scenaristik park on peut faire mieux, cloner nicolas cage lui même ! imaginez les déclinaisons possibles : on peut faire un « double impact 2 » avec nicolas cage dans a la place de van damme ! ou mieux, « kill cage » la scène des 100 yakuzas jouée par Cage dans le rôle des … DANS TOUS LES ROLES !
    Et le fin du fin pour spectateurs fortunés, un parc d’attraction rempli d’un certain acteur au jeu très diversifié, près a se faire massacrer dans la joie générale et sans recours possible par des association de protection d’espèce protégée! Bon après attention à ce qu’il n’y ai pas, un jour, un accident qui libèrerait, disons dans le parc, un troupeau de Cage…

    • J’imagine bien la situation :
      – Alerte rouge : Cage s’est échappé de sa cage !
      – J’ai une idée, libérons un troupeau de Nicolas pour lui maraver la gueule
      – Mais, que se passe-t-il, ils discutent entre eux ? C’est donc ça l’ingrédient secret : vous avez utilisé de l’ADN de Cage pour créer vos Nicolas ! Que peut-on faire ?
      – J’ai une solution
      – Mais d’où sortez-vous, vous n’étiez pas là avant ?
      – J’ai utilisé une faille dans le scénario pour arriver jusqu’ici… mais à propos de scénario, j’ai ici de quoi arrêter toute cette armée de Nicolas et de Cage. Jetez ceci dans les cages (attention pas sur les cages)
      – Qu’est ce que c’est ?
      – C’est la dernière rédaction de mon niard de sixième, j’ai mis une feuille avec marqué « Scénario » dessus. Ca devrait l’attirer efficacement.
      – En effet ça marche.
      – Oui, bon coupons-là… (je sais, c’est nul, j’ai pas pu résister)

  24. Merci OC :)

    J’aurais rajouté un petit truc à ce bon spoiler :

    Fatbouc étant en buisiness avec le méchant professeur Wu, il aurait dû être au courant que l’I-Rex est en fait un gros raptor et que c’était completement crétin d’envoyer d’autres raptors le rejoindre. Non ?
    OK non.

  25. Le jour ou je me suis dit que quelqu’un comme OC devrait exister c’était à la vision de « independance day »
    à mon sens le film le plus débile existant. Le concept d’introduire un virus dans une informatique extra terrestre que tu n’as jamais vu, j’en rigole encore. Sinon génial comme toujours le style de l’auteur me fait penser au défunt terry Pratchett ou à l’excellent John Lang. Pour Terry les critiques avaient du inventer une nouvelle catégorie « la fantaisie burlesque » pour OC on devrait inventer une catégorie.

  26. Heum… J’ai l’impression d’avoir loupé un wagon… C’était une scientifique la nana ?
    Oh et je n’ai toujours pas compris non plus comment Homar Sy arrivait à sortir de son tronc et regagner la côte à pinces avec tous les dinos dangereux en vadrouillle. En ce qui concerne le Mosasaure moi aussi j’étais triste en le voyant déjà crevé mais après avoir lu tout ça je me dis qu’on est pas à un mauvais retournement de situation près : le T. rex comme il fait coupaing avec tout le monde, il va trouver le moyen de péter son enclos, sauver Willy… Enfin plutôt un nouveau Dents de la Mer ! On aura peut-être même l’occasion de voir le gamin pleurnicheur à moumoute se faire bouffer au moment où il regrette qu’il y ait « plus de dents »… Mais bon là je fantasme.

    • Sauver Willy avec le Mosasaure XD Moi je dis, ça se tente ! (comme le nouveau dents de la mer ;)) En plus ils seraient capable de nous mettre le mosasaure nageant dans 30 centimètres d’eau de la plage jusqu’au ch’tit n’enfant !

  27. « nous l’appellerons donc Hormonax » : je suis ravi de voir que M. connard est tout à fait rétabli après son visionnage de 50 nuances de nullité.

  28. J’avoue qu’un des éléments qui m’avait le plus choqué, c’est qu’on nous dit au début que l’I-Rex est sensible à la chaleur (il chasse en suivant l’énergie thermique de ses proies, pourquoi pas) et ensuite, qu’il est sensible aux odeurs (pourquoi pas). Lors de l’évasion du dinosaure, quand Owen est caché sous la voiture, il s’asperge de carburant et là, pouf ! il n’a plus odeur et son son corps ne dégage plus d’énergie thermique. Magique ! L’I-Rex ne le repère pas : le carburant, c’est le camouflage ultime !!

  29. ‘Jurassic World’ a certainement un scénario basique, mais cet article aussi être loin d’être un modèle de structure cohérente.

  30. « Est-ce que quelqu’un d’autre que moi a envie d’enfoncer ses pouces dans les orbites du coupable à la simple lecture de pareille expression ? »

    Partant !

  31. Cher Odieux, merci encore pour cette bonne tranche de rigolade. Une question me tarabuste cependant: Avez-vous déjà craqué et fui une salle de cinéma en plein visionnage ?
    Si oui, quelle daube infâme à bien pu arriver à bout de votre incroyable résistance. Si non, quel entraînement surhumain avez-vous subi pour acquérir une telle résilience ?
    Bien à vous.

    • Quel entraînement ? Mais l’enseignement, pardi ! Si on arrive à ne pas fuir une salle de classe en plein milieu d’un cours, on est capable d’assister à la projection complète de Spring Break.

    • Tu rigoles, je suis sûr que plus le film est mauvais et plus il kiffe en pensant à l’article qu’il va écrire.
      T’as remarqué qu’il ne critique que des blockbusters américain, dont on peut deviner sans risque que la grosse majorité est scénaristiquement inepte ? Il fait ça pour le plaisir de critiquer sinon il commenterait une gamme de films plus variée. C’est un peu le même concept que le joueur du grenier justement, plus c’est mauvais plus c’est drôle. S’il commentait un bon film ce serait chiant.

  32. C’est bien joli tout ça, de pointer du doigt de supposées erreurs scénaristiques… et d’oublier la principale !
    Parce que Owen n’est autre que Star-Lord. Et alors par quelle magie se retrouve-t-il à faire des piges dans un parc de dinosaures alors qu’il est censé garder la galaxie ? Mystère.
    Si c’est pas ça le moquage de figure, je ne m’y connais pas !

    • C’est peut-être l’I-Rex qui jouera Star Lord, la prochaine fois. Car lui, il est loin d’être con…..

    • N’empeche que niveau dressage, comme le dit Durendal, il s’en sort mieux avec les raptors qu’avec les raton-laveurs.

      • Je me demande, justement, si le raton-laveur ne serait pas la version avancée du projet d’animal de combat de Fatbouc…

  33. Moi le truc qui m’avait choque c’est Wu qui veut pas répondre à masrani. Puis fatbouc prends le contrôle au nom d’InGen et la j’ai capté, masrani est propriétaire du parc, pas d’InGen qui est la société extérieur en charge de la création des Dino, sûrement une question de brevet tout ça tout ça.

    • La suite : Juridik Park. Une île peuplée d’avocats et de juristes, créés par génie génétique …

      Comment ont ils osé ???

    • Je me suis fait la même reflexion. mais ils auraient plus le préciser. On a l’impression que Masrani a aussi acheté InGen

  34. Bel article, comme toujours. Je l’attendais impatiemment, celui-ci.

    Juste un point qui m’a légèrement dérangé ; Hormonax ne s’intéresse pas à Zara (Katie dans l’article, mais Katie c’est le prénom de l’actrice). Bon ? Elle a 30 ans et il est censé être au lycée. Je ne vois pas d’incohérence dans le fait qu’un adolescent s’intéresse aux filles de son âge et non pas le double. Mais peut-être que l’OC avait d’autres penchants dans sa jeunesse.

    • C’est oublier un peu vite qu’à cet âge là le mec moyen se taperait une jument du moment qu’elle est blonde ^^

      • Et on se plaint des clichés après? Et au dernières nouvelles, il a pas non plus cherché à se faire TOUTES les filles du parc, il a juste essayé de faire le malin avec deux d’entre elles (et encore, c’est un échange de regard)

  35. ça m’a donné envie de voir au ciné cette parodie de jurassic park 1, je repenserais à ton analyse ça va être franchement fendar!!!

  36. Juste une idée naïve de plus. Pourquoi en équipant les vélociraptors avec les camera IR, les militaires n’ont pas pensé à y mettre une petit système d’auto destruction, juste au cas où, hein ? Pas trop compliqué : un petit explosif directement en contact avec la boite crânienne, ça doit calmer les ardeurs…

    • les caméras ne sont pas forcément livrés avec un explosif et un détonateur. A priori, il s’agit de vulgaires caméras de casques sur une sangle adaptée.

  37. Moi ce qui me laisse perplexe c’est le mosasaure : cloner des dinos à partir d’un moustique piégé dans de l’ambre je veux bien, mais m’est avis que le dit moustique n’a pas eu 3000 occasions de piquer un monstre marin.
    Enfin je dis ça je dis rien, je ne suis pas scénariste.

    • Je suis pourtant fort d’habitude pour trouver ce genre de « détail » … Chapeau bas l’ami. Je vous propose un siège au conseil de mon organisation maléfique.

    • d’un autre coté, on vient tout juste de trouver du sang de dinosaure (ou ce qu’il en reste) sans passer par un moustique.
      Donc de là a dire qu’ils ont récupéré le sang du Mosasaure par le même procédé, ca reste plausible.

      • @ Pierre, pourquoi pas. C’est la seule explication pertinente puisque de toute évidence les scénaristes sont au dessus de tout soupçon ^^

  38. Super bon cet article :)
    Par contre, je suis triste que n’ait pas été évoqué ce petit bijou qu’est le mix :
    – corps de ptérodactyle
    – tête de T-Rex
    – queue d’ankylosaurus
    Et cette très inutile scène du gros vilain méchant barbu qu’on se dit qu’il va faire mal, mais qu’on le revoit pas, dans l’hélico qui en bute un volant le long du dit hélico (et donc dans la même direction, du large vers l’île, logique !)

    • Cette bestiole a vraiment existé bien que j’ai pas le nom en tete. Le barbu, c’est pas lui qui averti les gosses à l’arriere de la camionnette que les raptors arrivent ? Ou celui qui fait une peinture murale préhistorique sur la vitre avant de la dite camionette ?

      • Oui, la bestiole volante, c’est un Dimorphodon, ça a bien existé, mais c’était pas bien gros.

  39. Dommage, aucun mot sur l’incroyable mouvement de tête entre le T-Rex et le Raptor tout à la fin, comme si on avait ce dialogue en tête

    -Merci mec, t’était cool.
    -Ouais, de rien. On se retrouve au bistro ?
    -Okay. A plus !

    M’enfin après, malgré tout, j’ai trouvé ce film cohérent dans son incohérence, du coup j’ai quand même bien aimé. Mais superbe article !

  40. Merci M. Connard j’ai bien rigolé :) Mais ça n’empêche que j’ai passé un bon moment devant le film malgré les incohérences, quand on ne les cherchent pas on ne les voient pas autant que ça, et puis de toute façon il en faut bien pour créer des situations de danger, sinon il ne passerait pas grand chose dans le film.

    • Je ne suis pas d’accord. Le 1 par exemple à créé des situations de dangers en gardant la cohérence. C’est une succession d’incidents en plus du sabotage qui permet aux dinos de s’échapper. Ce qui est assez réaliste, les catastrophes emannant surtout de séries de défaillances. Là on a juste un gros truc dans un enclos sécurisé qui va se barrer en pétant tout (d’ailleurs il passe son temps à fracasser murs et portes) et on va dire qu’on n’a pas activé son implant ni jamais remarqué qu’il pouvait se camoufler depuis qu’il est né c’est la première fois qu’il le fait. même le scientifique ça l’intéresse pas de savoir s’il le fait…

  41. C’est n’importe quoi comme article. pour répondre tout simplement à cette article. Il s’agit de science-FICTION.. et fait pour divertir, j’ai adoré plus que tout les autres films de dinosaures et en plus on s’en fout des références de l’ancien Jurassic Park, il s’agit d’un reboot, alors oublions le vieux film. Ceci est un film qui se veux du renouveau avec un clin d’oeil du vieux film voilà tout. Et on s’entend tous pour dire qu’il s’agit d’un film de divertissement et non un film de répertoire. Si vous aimez pas les films Hollywood n’allez pas voir, mais il y a probablement aussi le fait que vous avez vu le film en français, avec le texte traduit qui est souvent nul, et les voix qui ne vont ni avec les personnages, et en plus ne sont pas dans l’émotions que des acteurs au tournage. Quand vous ferez une critique d’un film dans sa version originale je pourrais mieux vous lire.

    • Vous concentrez en un seul poste :
      – taggle, c’est scientifique/magique
      – c’est un reboot inspiré de … mais rien à voir, non, lalala, c’est pas comme si on utilisait une licence super connue pour se faire du fric
      – c’est la faute au doublage

      Vous êtes l’idole du poncif du commentateur !

      • Et vous oubliez : c’est fait pour divertir, donc pas grave si ça prend les gens pour des débiles. Astier, help !

      • Bien dit, Kwiskas!!!
        Et puis n’oublions pas une chose: des dinosaures c’est déjà pas possible dans la « vraie vie », alors niveau cohérence scénaristique on a le droit de faire ce qu’on veut.

        Un divertissement se doit de prendre le public pour un con. C’est l’essence même du divertissement.

      • Bah non, justement, on fait pas ce qu’on veut. Y a une différence entre suspension d’incrédulité et incohérence. Et l’Odieux a fait un article dessus que vous devriez lire !
        On peut parler de Jedis, d’extraterrestres, de vaisseaux spatiaux, d’elfes, de licornes, mais cela n’empeche pas d’etre cohérent et d’eviter de prendre les gens pour des débiles.

    • Demander d’oublier l’original quand le reboot est tout foiré; faut au moins être un producteur du bousin pour en arriver la.

    • Un reboot fait table rase des précédentes prod, ici ce n’est pas le cas. Science-fiction ou pas le côté science n’est pas crédible ; et la fiction encore moins. Vouloir faire des armes avec des dino ? Nan mais sérieux ? On fait des drones en SF, c’est le plus efficace et moins chère que de nourrir un dino… le pire c’est tout de même d’avoir fait 30 écrire du scénario pour arriver la dessus. Nan mais vraiment, 15 ans d’écrire pour ce film pour avoir ça !

      • utiliser des animaux comme arme ca n’a rien d’irréel. les dinos sont rentrés dans les mœurs de ce ces gens (comme ils le précisent dans le film). Ils sont plus rapides et silencieux que des drones.

      • moueh. aujourd’hui on parle de drone mortels à 2000 km. La bestiole mortelle(plus rapide et plus silencieuse :D) à 2000 km de distance, même à l’époque des dinosaure je suis curieux de la voir.

      • oui, enfin les drones, ils ne sont pas forcément à 1000 km (donc 2000km) de distance quand tu les envoies! et dans ce cas, à quoi servent les forces spéciales (mortelles et silencieuses…et moins rapides), si tout peut être résolu par un drone?

      • A pas grand chose monsieur l’extrapolator, si ce n’est qu’elles font le tri entre ennemi et civil beaucoup plus vite qu’un drone et beaucoup mieux que n’importe quel animal.
        Ce qui explique qu’on utilise des drones dans les conflits sans civil( dont l’armée ait quelque chose à carrer) et des forces d’interventions (quand on a des civils dont on évite la mort), et jamais de dinosaures meurtriers sanguinaires sauvages fous cons stupides incapables de reconnaitre une cible d’un civil.
        Ce que prouve par ailleurs le film avec les raptors qui manquent de bouffer un bête technicien et le super Owen trucmuche quand ils se baladent dans leur enclos.
        En tant que civil je préfère encore tenter ma chance avec des Spetnaz qu’avec des raptors en cas de prise d’otage(voire avec des drones). Et pourtant les Spetnaz sont pas brillants dans ce genre de situation, et les drones pas conçus pour.

      • Sérieusement qui peut croire que les dinosaures soient une arme appropriée et surpuissante dans les conflits de notre époque? À la rigueur pendant la première guerre mondiale mais là… C’est une idée totalement con et pas crédible.

      • avocat du diable, pour vous servir!
        Je sors quand je vois que les lèches-culs sont un peu trop nombreux! :)

    • « Il s’agit de science-FICTION » : merci, on avait bien compris qu’il ne s’agissait pas de SCIENCE-fiction :-)

    • Nan mais sérieux, prends juste la scène de la fuite de l’I-rex:

      Le héros, la responsable du parc et un PNJ (prochainmort2) ne voyant pas l’i-rex à travers les arbres décident d’utiliser leurs capteurs thermiques pour localiser celui-ci dans l’enclos mais ceux-ci ne révèlent rien.
      Ceci combiné à des traces de griffes sur le mur les fait penser que le dino a fait le mur.

      == Déjà ceux-ci ne se disent pas qu’avec la végétation très fournis de son enclos il se peux que les capteurs thermiques aient du mal à détecter la chaleur à travers 9 arbres et 150 feuilles, ensuite aucun ne se demande si les détecteurs fonctionnent bien…
      Et personne ne se dit qu’un dinosaure de 10 mètres de long qui fait le mur de son enclos ça se verrait? Ne serait-ce que par le mec du poste de surveillance ou par les techniciens qui travaillent encore sur les finitions de l’enclos? Ou juste visionner les cameras de surveillance depuis le dernier moment où on l’a vu? Car 20 minutes plus tôt la responsable du parc était là et a vu l’I-rex. Elle est juste partie récupérer le héros car son supérieur voulait qu’il donne son avis sur l’enclos. ==

      Le héros décide donc de rentrer dans l’enclos avec prochainmort2 tendis que la responsable du parc retourne au QG du parc pendant qu’elle demande par telephone une localisation GPS de l’I-rex.

      == Mais, mais, mais… Si le dino à un implant GPS quand les capteurs thermiques ont rien décelés pourquoi ils ont pas directement demandé une localisation GPS? Et c’est quoi l’intérêt de rentrer dans l’enclos? ==

      Quand ils arrivent dans l’enclos prochainmort1 est déjà entrain de regarder les traces de griffes sur le mur et notre héros et prochainmort2 le rejoigne pour les observer pendant 5 minutes.

      == Chose qu’ils pouvaient voir depuis les salles protégées par des vitres de plusieurs dizaines de cm, salles sécurisées qui donnaient vu sur l’intérieur de l’enclos… Et puis il vient d’où le mec qui est déjà dans l’enclos? Il est rentré comment? Pourquoi? ha oui, c’est vrai, c’est prochainmort1 pas besoin de logique il est juste là pour se faire bouffer. ==

      Bien-sur, entre temps, la responsable du parc qui est en chemin pour le QG reçoit le résultat du traçage GPS de l’I-rex, celui-ci est au milieu de son enclos…

      == Du coup attendre 5 minutes pour avoir le résultat du signal GPS c’était trop intelligent pour des gens qui sont sensés être les responsables du parc et donc sur qui tout repose? ==

      Ni une, ni deux, l’I-rex sort de sa cachette et fonce manger prochainmort1 pendant que le héros et prochainmort2 essayent de s’enfuirent. Dans la précipitation prochainmort2 a trop peur de retourner à la petite porte par laquelle ils venaient d’entrer dans l’enclos et décide d’ouvrir la grande porte de 15 mètres qui est la plus proche. Nos deux amis sortent ainsi de l’enclos mais l’I-rex force le passage quand les portes se referment sur lui et sort de celui-ci puis mange prochainmort2 avant de partir.

      == Intéressant de voir deux choses:
      – Ouvrir la porte principale de l’enclos est simple comme bonjour, une code suffit et surtout la commande se trouve à l’intérieur de l’enclos, pas besoin de confirmation, pas d’alarme ou de lumière pour prévenir, ça s’ouvre direct.
      – Les concepteurs du parc n’ont pas pensé à ce qui se fait dans tous les zoo et qu’on voyait aussi dans les anciens jurassic park, le principe du sas à double porte, non, non, la porte de l’enclos donne directement sur la nature. Du coup si ils veulent faire entrer quelque chose de gros dans l’enclos ils ouvrent la porte et se dépêchent en espérant que l’I-rex n’en profite pas pour partir? Car une porte qui s’ouvre directement sur l’extérieur il suffit que le dino trace dès qu’elle s’ouvre pour sortir (d’où l’intérêt du double sas mais bon). ==

      Bref, cette scène à elle seule résume bien le film, des raisonnements débiles et limites contre nature pour amener du spectaculaire. Dans ce film l’histoire est là pour justifier les effets spéciaux au lieu de l’inverse et que ce soit en VO ou en VF le scénario ne changera pas.
      T’as juste des bons et des mauvais films de science fiction, dans les bons t’as un scénar qui se tient.

    • sauf que c’est PAS un reboot puisque on trouve les ruines de l’ancien centre de Jurassic Park et qu’il est fait mention de ce parc et de l’incident qui y a eu lieu (donc le 1er film)
      quant aux trads/doublages on est loin d’être mauvais voire même on est bons (pas pour tous les films évidemment mais n’empêche) … et pourtant je suis féru de VO …

  42. J’attends le Tyranide Park, où on pourra voir un Carnifex manger une Chimère, ou parcourir joyeusement les nuées de Gaunt en Land Raider.

  43. Je ne suis pas aller voir le film, mais quelque chose m’a interpeller dans la BA au sujet du Mosasauridae. 1) Le Mosasauridae est bien trop grands. Il fait entre 3 et 18 metres. Il a l’air d’avoir 50 metres dans la BA.
    2) Comment ont t’il fait pour le cloner ? Avec des moustiques ? Mais c’est un animal totalement aquatique, donc pas de moustique qui peut le piquer.
    3) comment fait il pour sauter aussi haut. Plus les animaux sont gros, moins ils sautent haut, c’est pareil pour les animaux acquatiques. Comment, avec un si petits bassin, peut il surgir ? Il doit etre sacrement profond.

    • La taille des dinos (notamment des raptors) a toujours été un point de contentieux dans cette saga. Après, comme ils croisent des genes avec d’autres animaux, on peut penser qu’il a du développer une hormone de croissance. Quant au sang, on a découvert récemment du sang de dino sans passer par les moustiques, donc retrouver du sang du reptile marin reste plausible. Sinon, c’est vrai qu’il saute haut

      • Le gros problèmes de Jurassic Park et consort est de toute façon le : je complète l’ADN défaillant avec de l’ADN de lézard/saurien/Nicloas Cage/ etc. Comment est-ce que tu sais ce qui manque, gros blaireau ?! On arrive à peine à identifier une mucovicidose ou une trisomie chez l’humain et pouf, le scientos sorti d’on ne sait ou complète les trouzmille pourcent des déficiences qu’il y a dans les rares ADN de dino qu’on a réccupéré? Nopiti nope.

      • Je me souviens d’avoir lu tes commentaires il y a déjà un bout de temps, et tu étais déjà aussi vulgaire. En tout état de cause, c’est de la science-fiction, on peut SUPPOSER qu’ils soient en mesure de combler, même par mégarde (ce qui est le fondement du premier épisode), ce qui manque dans le génome, en ajoutant des gènes d’une autre bete. Je vois pas ou se situe le problème à ce niveau, ca reste plausible dans un tel contexte.

      • Nan j’ai été modéré la, je me suis contenté d’un « gros blaireau ». n’importe qui avec un doctorat en biologie aurait été bien plus virulent sur ce coup. Je veux bien croire que le pitch de départ ne soit pas incongru pour les ignares et autres béotiens de la biologie, mais même en comptant la suspension d’incrédulité le coup des gènes de seiches, du camouflage thermique, etc, sont tellement rajoutés que c’est indéfendable: c’est complètement et irrémédiablement con.

      • De toutes facons, les dinos etaient des oiseaux.
        Je ne sais pas pourquoi ils en ont fait des reptiles dans le film alors le livre a l’origine du film est correct sur ce point. Si mes souvenirs sont bons, il y a meme une petite conversation entre scientifique et morveux du genre
        -« eh petit, tu savais ce qu’on a decouvert? que les dinos etaient en fait des oiseaux »
        -« waaah trop cool »

      • Nan mais Georges, je te rassure, même sans avoir de doctorat en biologie, à peu près tout le monde sait qu’en vrai on ne fait pas de l’ADN aussi facilement que de la pâte à crêpes. Cette partie-là est et a toujours été le point « science-fiction » de l’affaire : on part du principe que c’est faisable et on le fait, toute la question étant de voir ce qui va se passer quand on joue à Dieu avec des bestioles dont on ne sait pas grand chose et qu’on n’a pas vraiment moyen de contrôler. Mais bon, il ne faut pas se faire mal. Il paraît que les flics de la scientifique ne regardent jamais les Experts non plus, et si on s’arrête à chaque détail, il faudrait gueuler à chaque fois qu’un gars est réanimé suite à un simple massage cardiaque. Pour les vraiment chatouilleux du réalisme, y a toujours les documentaires.

      • « Pour les vraiment chatouilleux du réalisme, y a toujours les documentaires. »
        … lol (que dire de plus?)

    • Je vais tenter d’extrapoler les réponses justes pour le fun (parce que franchement le film m’a fait pitié, et j’ai hésité totu du long entre rire et pleurer avant de crever de rire au combat finale…)

      1 – Les « fossiles » retrouvés ne mesuraient que 3 à 18 mètres. Ça ne veut pas dire qu’ils n’en existaient pas de plus grand, uniquement qu’on en a pas la trace. Du reste, un animal bien nourri en captivité est souvent plus grand qu’une bestiole qui crève la dalle en permanence en milieu sauvage. Et puis plus de crocs quoi ! Les scientifiques ont pu l’agrandir pour le spectacle !

      2) les animaux marins ont le droit à leur puces de mers et pour la congélation/fossilisation… Eux… Dans du corail ? là je sèche, mais doit y avoir moyen !

      3) Les baleines sautent quand même assez haut et si on prend l’exemple des sauriens (qui sont de très lointains cousins je crois, mais j’ai un dote) ces derniers ont une force phénoménale dans la queue qui leur permet de se propulser en entier hors de l’eau. Et on se sert des sauriens pour calculer la puissance des mâchoires de t-rex alors bon… Admettons… J’suis pas à ça près et c’est pas les pires défauts du scénar !

    • == 1) Le Mosasauridae est bien trop grands. Il fait entre 3 et 18 metres. Il a l’air d’avoir 50 metres dans la BA. ==
      > Dans le film, vers la fin, ils disent clairement que ce ne sont pas des dinosaures qu’ils ont créer (histoire d’ailleurs de répondre aux critiques de ce genre) du coup ils s’inspirent des dino mais font des créatures plus grandes/impressionnantes qu’elles ne devraient l’être.

      == 2) Comment ont t’il fait pour le cloner ? Avec des moustiques ? Mais c’est un animal totalement aquatique, donc pas de moustique qui peut le piquer. ==
      > Bonne question, peut-être des cadavres prit dans de la glaise ou un truc dans le genre même si l’adn aurait eu du mal a se conserver.

      == 3) comment fait il pour sauter aussi haut. Plus les animaux sont gros, moins ils sautent haut, c’est pareil pour les animaux acquatiques. Comment, avec un si petits bassin, peut il surgir ? Il doit etre sacrement profond. ==
      > La profondeur du bassin doit effectivement être impressionnante, par contre le rapport entre la taille et le saut n’est pas vrai. les baleines bleues arrivent bien a sauter totalement hors de l’eau, pourtant elle font jusqu’à 30 mètres de long pour plus de 150 tonnes.

    • Et je rajouterai:
      4) Sachant que ce dino saute aussi haut, pourquoi avoir placé des gradins entiers d’amuse-gueule (plus connus sous le nom de « spectateurs ») juste à côté, protégés par une barrière de taille ridicule? Le bestiaux a à peine à sortir de l’eau pour s’offrir un casse-croûte.

      @SBR: Si ma mémoire est bonne, les « reptiles » sont un groupe artificiel, sans justification génétique. On regroupe dedans tout un tas d’animaux à écaille (dont les dinosaures), mais sur le plan génétique il faudrait y ajouter les oiseaux qui viennent du même ancètre commun.

      @Georges Abitboll: On sait parfaitement bien identifier la trisomie ou la mucoviscidose à partir d’un simple échantillon d’ADN, la difficulté étant de récupérer cet échantillon alors que l’enfant est dans le ventre de sa mère sans faire trop de dégâts. On commence à savoir cloner des animaux ou modifier leur génome de façon relativement efficace, on peut raisonnablement supposer que d’ici quelques années il sera possible de combler les « trous » du génome pour passer d’une espèce à une autre proche. On a récemment réussi à faire naitre une poule avec des caractères de son ancêtre dinosaure (une mâchoire au lieu de bec, la poule a des dents…), donc prendre ça comme présupposé de film SF c’est crédible.
      Après je suis d’accord que l’ADN de caméléon qui rend invisible, et ce sans que les scientifiques qui ont fait la manipulation le sachent (ou alors ils le savent mais préfèrent ne pas prévenir que la bestiole peut se barrer comme elle veut?) c’est du grand n’importe quoi.

      • En fait, avec ce qu’on range (rangeait) dans les reptiles, il faudrait ajouter les oiseaux et les mammifères (uniquement les oiseaux si on ne considère que les reptiles actuels, et pas les fossiles style dimétrodon ou les « reptiles mammaliens »). Un crocodile est plus proche (d’un point de vue évolutif) d’un oiseau que d’un lézard.
        Par contre, les dinosaures ne sont pas les oiseaux, c’est le contraire : les oiseaux sont les derniers dinosaures vivants. Ce sont des théropodes, comme le T-rex, le spinosaure ou les raptors. D’ailleurs, un raptor est plus proche (évolutivement) d’une dinde (comme dirait le mioche au début de Jurassic Park) que d’un tricératops (qui n’est pas un saurischien) ou d’un diplodocus (qui n’est pas un théropode).

      • Et il est d’ailleurs fort dommage que, contrairement à Jurassic Park qui était pas trop mal pour l’époque sur le plan paléontologique (les dinosaures qui sont plus proches des oiseaux que des « reptiles », c’est largement connu en 2015 mais en 1993 c’était nettement moins connu), Jurassic World s’assoie sur ces découvertes à coup de « on les a tous modifiés génétiquement lol ». Les raptors auraient pu être tout aussi dangereux même pourvus de plumes !

  44. Je verrai le film pour me faire ma propre opinion, mais déjà, la trailer ne me faisait pas rêver.
    Ressusciter des licences de films et les massacrer comme ça se fait depuis quelques années déjà, ça fait mal à ma madeleine de Proust, et abîme sérieusement l’ aura de certains films (je pense notamment à Indiana jones ou star wars….).
    Et dire qu’il va y avoir d’autres opus de SOS fantômes, blade runner, indiana jones….

    Hollywood viole mon enfance!

    Pourtant, il y a tellement de choses à faire au cinéma, des bouquins originaux, des mythes hyper intéressants, des histoires extraordinaires jamais portées à l’écran….

    J’attends E.T l’ extraterrestre 2 avec impatience!

  45. Petite chose que j’ai remarqué : Omar Sy ne sert à rien… Retirez son personnage du film, et ça ne change rien à l’intrigue. Même les raptors se refusent à le bouffer dans son tronc ! Je crois que dans X-Men c’était pareil.

    • Petite chose que j’ai remarquée : Jurassic World ne sert à rien… Retirez ce film du box office, et ça ne change rien à l’histoire d’Hollywood. Même les fans se refusent à bouffer cette merde ! Je crois que dans X-Men c’était pareil. ^^

    • Omar Sy sert parce que sans lui il n’y a aucun noir dans l’histoire. Et comme Masrani a ce petit incident avec l’hélico, et que Doctor Wu a cette petite échappée belle avec les échantillons, ça fait un tiers du quota ethnique à la morgue et un autre tiers dans le camp des méchants. Il fallait donc un noir gentil qui reste en vie, Hollywood ne rigole plus avec ce genre de choses.

    • exact le perso d’Omar Sy est complètement inutile..et chapeau, il arrive à s’en sortir tout seul au milieu de raptors en colère et sans qu’on sache comment, réapparaît à la fin, tout fringant, sans une égratignure et comme s’il sortait de la douche….

  46. Dés que j’ai lu dans la presse:
    le dresseur de raptors Owen Grady et sa cool attitude…
    J’ai su que ce film était une daube.

  47. Oooh, tu n’as pas parlé de la réunion de la mère qui reproche à sa sœur d’être toujours en réunion.
    Et puis *sonnerie de téléphone à la bouche*
    Allo?
    « Fatbouc meurt de la même manière que sa femme dans l’histoire servant à montrer que c’est un connard »

    Mais ce qui me déçoit le plus dans ta critique, c’est que tu ne l’ais pas titré Jura’s sick world.
    Et ce qui me déçoit le plus dans le film, c’est que l’I-Rex n’ait pas d’ADN de Predator, ç’aurait été plus simple comme explication.

  48. J’ai vu les 3 précédents films. Bien sûr, le premier remporte sans conteste la meilleure place, laissant les 2 suivants bien loin, très loin derrière, et ce malgré ses erreurs, ses incohérences, et son indéniable naïveté « Spielbergienne ».
    D’une part, grâce à la part importante de nostalgie, et d’autre part, grâce à sa réalisation héritée des meilleurs block busters des 80’s/90’s, dans toute leur splendeur.
    Pourtant, ce film transpire la générosité, le cinéma pop-corn, le divertissement…Bref, le film efficace et pas trop con con (même si depuis, certain éléments peuvent énerver).

    Donc, selon certains, le 4 rempli son rôle de film « qui-n’en-fout-plein-la-tronche », et pour d’autres, c’est juste une tragédie de plus.

    Vous le situez où dans la hiérarchie, comparativement avec les autres? Pire que le 2? Meilleur que le 3?

    Sinon, article soigné, comme d’habitude, qu’il faut prendre au second degré, et être capable de se faire son propre avis.

    • Niveau hiérarchie, je dirais 2>>>4>3. Jurassik World est techniquement inférieur au 3: personnages horripilants, rythme en dents de scie, dinosaure mascotte sorti de derrière les fagots, scènes d’action décevantes, scènes « comiques » pas drôles, pseudo-science de classe Bogdanov et scénario écrit sous LSD dès que les raptors sont concernés; il reprend toutes les failles de Jurassik Park 3 et creuse encore. Mais voilà, Jurassik Park 3 est oubliable et c’est selon moi le pire défaut que peut avoir un film. Pour le coup, le T-Rex mutant, sociopathe et polyglotte avec une carapace blindée, un camouflage optique/thermique, des pouces opposables et une vision infrarouge, ça va être dur à oublier.

    • Pas trop con con ?
      Je t’invite à le regarder de nouveau avec ton avis critique d’aujourd’hui, et en faisant abstraction des étoiles dans tes yeux d’enfant.
      Même en faisant abstraction du montage parfois étrange (le fameux précipice dans la cage du T-rex qui apparaît en 4 secondes), le scénario est truffé de grand n’importe quoi à commencer par :
      « Il nous faut couper le courant, et si au lieu de se synchroniser instantanément avec nos talkies-walkies et couper/rallumer en 3 secondes, on faisait plutôt ça à l’arrache. On pourrait libérer les raptors et crapahuter pendant 30 min dans le parc en évitant de se faire bouffer par ces saletés de raptors qui sont sortis on ne sait comment de leur cage ».

      Et ce n’est qu’une aberration parmi 100 autres.
      Ce film est aussi stupide que ce qui se fait aujourd’hui, on ferme juste les yeux et on le hisse sur un piedestal parce qu’il a marqué notre enfance, c’est tout.

      • Aussi con que ce qui se fait aujourd’hui? Il est pourtant aisé de comprendre, sans nostalgie aucune, pourquoi le 1 reste bien supérieur à ce 4: comparer la narration et la cause de l’évasion des dinos? ( le passage duTRex uniquement suggéré par le cadavre de la chèvre) , le moment de tension induit par le simple plan sur le verre d’eau. Comparer la mort des deux mechants gros? Leur personnage respectif? L’apport de Jeff goldum, la comparaison entre l’oncle et la tante? la façon dont sont amenées et gérées les catastrophes entre un parc en test et une zone à touristes en activité depuis 10 ans, la traque des raptors suggérées par les traces dans l’herbe et la course poursuite sans intérêt du dernier film? J’en passe et des meilleurs. Tout en sachant que le 1 n’est aussi qu’un film à pop corn avec ses passages agaçants et ses clichés idiots.

        En plus il ne pleut même pas dans cet opus: sacrilège!

      • tolevau, le précipice n’est pas dans la cage du T Rex mais de l’autre côté de la route : regardez bien Jurassic Park, j’ai bien étudié la question parce que je me posais la même question : le T Rex casse sa clôture et sort sur la route et quand il tente d’attraper Tim coincé au dessous de la voiture renversée et Alan et Lex planqués derrière, il fait pivoter à chaque fois la voiture et alors qu’au début, elle était contre son enclos et à la fin elle se retrouve coincée contre le mur de l’enclos d’en face qui se trouve être un simple muret de béton qui surplombe un gigantesque mur de béton qui est l’enclos des brachiosaures…

        de plus, il est logique de penser que la seule remise en route des ordinateurs ne suffiise pas à remettre le courant et ils l’expliquent très bien dans le film qu’il faut remettre en route manuellement les générateurs…le seul reproche qu’on puisse donc leur faire est d’avoir bâti la remise où sont ces fameux générateurs à l’extérieur du bunker alors qu’il aurait été si simple d’installer ces générateurs dans le bunker tout simplement….

  49. Pour cette fois ci j’ai fait un crash test concluant : j’ai lu le spoiler avant d’aller voir le film, alors que d’habitude non, je laisse faire la magie Hollywood (kofkof) avant de prendre ma dose de médicament. Mais cette façon de faire est plus sympa ! J’ai l’impression d’être moins seule dans mon envie de me poncer les yeux ou de me défoncer les tympans avec un tisonnier. Bon le corrélat c’est que je risque mon intégrité physique parce que je ricane en pensant à votre prose et que visiblement c’est pas admit par les puristes (lesquels mangent bruyamment et dégueulassement des popcorn mous et du coca tiède).
    Bref
    MErci

  50. Pas de plume sur les raptors. 0/10.

    « pour avoir une petite conversation avec le Docteur Wu (à vos blagues) »
    -Toc toc.
    -Qui c’est?
    -C’est Docteur Wu.
    -Wu qui?
    -无念无想!

  51.  » En général, quand on fixe des sirènes d’alerte, on a un plan pour les alertes » Oh mon gars toi t’as jamais travaillé dans une fac de lettres construite en 1960. Sinon j’ai lu ce merveilleux récit avec « White Rabbit » de Jefferson Airplane en fond sonore, mieux que le LSD!

  52. Je m’empêche de lire ce spoiler, je tiens absolument à voir mon enfance sauvagement sodomisée « sans crier gare ».

  53. Difficile de résister à l’envie de lire ce spoiler, mais je tiens à voir sauvagement sodomisés ce qui reste de mes souvenirs d’enfance !

    Ça ne peut pas être pire que ce que le trailer laisse supposer… Si ? (Question purement rhétorique, j’évite de lire les commentaires pour conserver l’objectivité que je porte en étendard !)

    • D’après plusieurs autre retours de potes: oui, c’est pire!
      « mais je tiens à voir sauvagement sodomisés »… manque pas une négation quelque part?

      • Non non, je résistais à l’envie de lire le spoiler car je voulais voir le film avant !

        Et dillaté je fus !

    • Bon ça y est j’y vais ce soir…
      Je pourrais lire le spoiler demain après midi ! Pas trop tôt !

      Je viens de voir une affiche pour « Ghost Buster 3 », « Les minions » (PUTAINNNN !!! Mais que font les traducteurs ?!) et « Terminator Genisys »…
      Je viens de me rappeler pourquoi je ne regarde presque plus de films… Hollywood va mal… C’est ça de ne plus avoir de scénaristes…

      Après, j’ai vu aussi une affiche du film « Les profs 2″… J’avais fait l’impasse sur le premier étron, ça me signale juste que la créativité est en voie de disparition…

      Désolé pour le double post au fait, j’avais eu un plantage sur mon téléphone, dernière fois que je me sers de cette création de l’enfer pour ce genre de pratiques…

  54. Une fois de plus on a droit au bon vieux cliché de la balise qui fait bip bip avec une grosse lumière qui clignote, drôlement utile pour un implant sous-cutané… Cela dit, ça explique peut-être pourquoi le grogrosaure se l’arrache, ça devait un peu l’énerver à force.

    Sinon je retiens que dans les années 90 on savait fabriquer des batteries vachement balèzes qui fonctionnent encore plus de 20 ans après, comme celles des jumelles retrouvées dans l’ancien centre. Même qualité d’ailleurs pour celles des jeeps qui ont incroyablement bien résisté a la corrosion malgré l’environnement tropical (sans parler des pneus qui ne se sont même pas dégonflés).

  55. Hello, Quelques coquilles dans ce superbe article :

    « Owen et Sally » au lieu de « Owen et Claire »
    Et la phrase avec youporn se trouve au mauvais endroit, elle devrait se trouver un peu plus haut quand on parle de l’implant.

    Petit bonus : lorsque l’on voit Owen face aux raptors, dans la capture : les ombres des raptors ne correspondent pas à l’ombre d’Owen ! bouuuh

  56. essayez de faire un film pareil avant de critiquer après on verra perso moi je l’ai trouvé genial peut-être pas aussi bien que les Jurassic Park mais génial

    • T’aimes tout ce qui passe au cinéma, à la radio ou à la télé et quand ce n’est pas le cas tu n’émets pas la moindre critique sous prétexte que tu ne pourrais pas en faire autant?
      Est-ce pareil pour la politique? Après tout, selon cette logique, seul un ancien président pourrait critiquer l’actuel. (oui, je sais, c’est une comparaison foireuse, mais faut s’adapter à la situation)

      • Dans le même genre, si ton médecin se plante royalement de diagnostic, c’est cool tu peux rien dire! Tu peux crever tranquillement…

    • Waouh, l’argument imparable des neuneus à l’encéphalogramme plat dénués du moindre sens critique prêts à encenser n’importe quelle daube pourvu qu’elle lui en mette plein la vue.
      La prochaine fois essaye « c’est de la science fiction normal que ça soit pas logique les dinosaures ça existe pas en vrai lol ».

    • Si on me donne le budget, je peux essayer de faire mieux. Maintenant, je n’ai pas envie de coucher avec un vieux producteur libidineux (pas sûr qu’il veuille coucher avec moi non plus d’ailleurs).

    • Eple, justement, c’est pas notre boulot d’être scénariste, réalisateur ou monteur, par contre c’est bien le leur, non?? qu’il se soit trouvé personne au moment du montage pour remarquer et supprimer certaines scènes nulles, inutiles (le départ des enfants de la maison, la mort du pauvre diplodocus, la caravane d’Owen, les séances des raptors dans leurs muselières), c’est grave, non??
      on demande bien au minimum d’un médecin anesthésiste qu’il sache bien endormir et bien réveiller ses patients….

    • Eple, soit tu t’es trompé de site, soit tu es un troll de toute première qualité.

      Je pencherais hélas pour la première solution

    • « essayez de faire un film pareil avant de critiquer après on verra »
      l’argument de base du type qu’a pas d’arguments en fait …
      je sais pas sculpter du coup selon to logique j’ai pas le droit de dire que les moais sont pas réalistes (alors que franchement …)

  57. La baby- sitter, c’est pas Katie hein… C’est Zara. Enfin, bref, on s’en fout. J’ai ri. C’est le principal.

  58. Depuis le début je me dis que ce film est Jurassic Wold et non une suite de Jurassic Park, l’honneur est sauf. Merci pour ce spoil, combiné avec la BA j’ai déjà tout le film en tête. Encore merci pour cet article et pour délicieux livre. Restez connard.

    • Ah mais ce film se revendique être une suite de Jurassic Park premier du nom, c’est là tout le problème voyez-vous

  59. Dommage qu’un petit paragraphe sur la surabondance de placement de produit n’est pas pointé son nez (le samsung information center sérieusement)

    Super article en tout cas

    • Exact, j’avais oublié :

      Le casque Beats dans les premières minutes du film avec un plan de 10 secondes sur la tête du grand-pervers
      Tous les véhicules sont effectivement des Mercedes
      Le samsung information center… appuyé par les nombreux smartphones sortis tout au long du film.
      La moto Triumph scrambler

      Le placement de produit dans un film…
      Déjà que ça m’emmerde de payer 9,20€ en 2D pour manger 20 minutes de pubs (véridique, et je ne parle pas de bandes annonces de films pourris)

  60. cher OC, je découvre votre analyse qui me fait pleurer de rire!! car c’est ce que j’ai ressenti…
    vous ne parlez pas des raptors que l’on découvre la tête coincée à plusieurs reprises dans un espèce d’appareil non identifié…sans que l’on sache ce que les pauvres bêtes font là…
    au choix, brossage des dents (pour l’haleine, c’est important), manucure, massage, bains de pieds voire maquillage…personne ne le dit dans le film et je me torture les méninges depuis à essayer de comprendre…
    éclairez ma lanterne, please, j’ai dû louper la seule minute décisive de ce film…

    • Les espèces de muselières métalliques? J’ai compris qu’elles servaient à mettre en contact la tête des raptors avec les humains, pour les acclimater à leurs geste, odeurs, paroles, toucher,etc sans danger.

      • d’accord, jason mais comment sont ils arrivés à convaincre les raptors de se laisser enfiler ces machins?? ça a dû être sportif mes amis!!!

  61. Pour ceux qui auront le courage de lire l’ensemble de mon post, sachez que je ne l’ai pas écrit à l’emporte-pièce mais ai pris le temps de me relire. Il ne s’agit donc pas d’une logorrhée, je ne fais que m’adapter au format de l’OC. Je vais commencer par lui faire une ou deux concessions.

    Je suis d’accord avec l’OC sur au moins deux points, le premier étant ce gros personnage de paramilitaire insupportable qui ne sert qu’à antagoniser le héros. C’est vu et revu à Hollywood, ils feraient bien de passer à autre chose. Le deuxième est cette scène de la mort du diplodocus, qui est là pour établir un parallèle avec le premier film mais qui interrompt complètement le cours de l’action alors que les personnages sont censés être dans l’urgence pour retrouver les gamins.

    Il y a quelques autres points que j’ai relevés après le film, mais qui ne m’avaient pas vraiment dérangé sur le moment : intrigues personnelles non résolues et donc un peu accessoires, comme le divorce supposé des parents ; Wu qui s’enfuie avec les oeufs pour laisser la place à une possible suite…

    Maintenant, pour en venir au vif du sujet, la plus grande force de ce film, à mon sens, c’est son scénario, et la façon dont il a été adapté et remis au goût du jour. C’est d’ailleurs les mêmes scénaristes qui ont fait les nouveaux films « La planète des singes », et à mon avis c’est pas un hasard. Je m’explique :

    En 1993, « Jurassic Park », c’était un film qui avait pour toile de fond les années Reagan, qui avait laissé les corporations faire leur loi comme elles l’entendaient. Eh bien en 2015, Jurassic World, c’est une réflexion brillante sur la société du divertissement et notre rapport au spectacle.

    Tout le propos est que le public se lasse à une vitesse toujours croissante, et que ce qui semblait il y a 20 ans une prouesse technique, et un spectacle à couper le souffle, semble aujourd’hui on-ne-peut-plus banal (pour les personnages du film : les dinosaures vivants / pour les spectateurs : les images de synthèse).

    Ca se voit immédiatement avec les gamins, qui ont le nez sur leur portable alors que des dinosaures leur passent devant les yeux. Donc avec le même matériau de départ (des dinosaures dans un zoo qui s’échappent de leur cage), ces scénaristes ont abouti à une réflexion d’une telle justesse sur notre oeil de spectateur contemporain, que ce film est déjà autre chose qu’un copier-coller du premier.

    Le premier acte du film, les 30 premières minutes, sont en fait comme un prologue, un message au spectateur sous forme d’exposition :

    « Voilà, lui c’est le personnage cliché du gamin tête-à-claque qui court partout. Vous l’avez déjà vu 100 fois, vous le connaissez. Pareil pour son grand frère. Elle c’est une femme active, donc elle a pas de vie sociale. Reprenez un peu de clichés. On vous met une flopée de placements de produits : Beats by Dre, Mercedes, Samsung… comme ça ça vous énerve. Vous ne savez même pas pourquoi ça vous énerve, puisque ces marques sont dans votre vie de tous les jours, et que nous ça nous permet de faire notre film
    sans passer par d’autres sources de financement… mais vous allez râler quand même, pour donner une voix à votre snobisme et bien faire comprendre à tout le monde que, vraiment, Hollywood ils font chier à faire des films à grand spectacle comme personne d’autre ne peut les faire.
    C’est bon, vous avez fini de râler ? Bon, maintenant écoutez la prochaine réplique :

    « Vous savez, on peut pas laisser les grosses entreprises sponsoriser les dinosaures. Ca va donner quoi après ? Un Pepsi-saurus Rex ? »

    Voilà, c’est bon, vous avez compris qu’on a quand même du second degré sur nous-même et qu’on se foutait aussi un peu de votre gueule ? Vous êtes prêts à laisser votre scepticisme à deux clous au vestiaire ? Alors bienvenue à Jurassic Park ! »

    Et là, quelle est la scène suivante ? C’est ce magnifique travelling avant de découverte du park, sur fond de musique originale de John Williams. Une merveille. Tout se fait ici, et on remarquera qu’après ça, les placements de produits se font bien moins présents, et que les personnages deviennent un peu moins à gifler.

    Donc là, on est qu’à 30 min, mais le film vient de me faire passer instantanément d’un état de sceptique à convaincu. Mais je comprends très bien que ceux qui n’ont pas vécu ce retournement soient passés à côté du reste du film. Tant pis, je continue, mais je vais laisser la réflexion construite de côté, pour lister quelques-uns des éléments du film qui m’ont fait retomber en enfance comme aucun film ne l’a fait depuis au moins 10 ans (et je suis gentil) :

    – cette scène incroyable de domptage des raptors, avec un Chris Pratt qui suinte la testostérone par tous les pores, comme personne ne l’a fait depuis Harrison Ford.

    – le parcours dans la sphère au milieu des herbivores, un clin d’oeil au parc d’attraction des Universal Studios à Los Angeles. Le film en comporte d’autres.

    – La scène de chasse avec Chris Pratt sur sa moto au milieu de ses raptors. Elle était annoncée et teasée pendant au moins une heure de film avant ça, donc on l’attendait vraiment.

    – Le « comic relief » le plus efficace du film quand l’informaticien du parc se jette pour embrasser sa collègue au moment le plus intense… et se ramasse. Ca a fait éclater de rire la salle.

    – le dénouement suivi des quelques notes du thème principal de Jurassic Park, tout en retenue.

    – et puis un moment en particulier : la première et je crois la seule « Spielberg face » du film. La « Spielberg face » est un type de plan iconique, signature de Spielberg, et j’étais en train de me dire que, pour un « Jurassic Park », ce film en manquait. Et donc, ce plan « dolly-in, regard hors-champ » arrive… juste avant que les personnages n’entrent dans le vieux QG abandonné de Jurassic Park. Une superbe séquence de nostalgie, adressée principalement aux fans il est vrai, qui y redécouvrent les lunettes infrarouge et la banderole qui tombait devant le T-Rex, dans un plan devenu mythique.
    C’est extrêmement bien amené en terme de réalisation, et c’est à ce genre de détail que le film carbure.

    Je vais m’arrêter là, parce que le film propose à peu près une idée brillante de réalisation à la minute, et qu’il ne s’agit pas non plus de tout lister ici. Je terminerai toutefois en disant ceci :

    Je ne prétends pas que ce film soit dénué de défauts. Le manque de profondeur de certains personnages en fait évidemment partie, quoiqu’il faille être aveugle pour ne pas voir que, dans Jurassic Park, les héros – au sens grec du terme, c’est-à-dire ceux qui prennent les décisions – ce sont les dinosaures, et que c’est donc compréhensible d’avoir des personnages humains avec moins de profondeur.

    Quant à leur comportement, certes il enrage le spectateur toutes les 5 minutes, mais d’une, si les personnages étaient responsables et cohérents depuis le départ, on n’aurait pas de film, et de deux, tout personnage n’est pas là pour être apprécié ou admiré. Ils sont là pour servir un propos d’auteur, qui dans le cas présent insiste sur leur hybris.

    Donc, pour conclure, ce film est à la fois tellement honnête avec lui-même et ses engagements, tellement respectueux du matériau de départ et tellement novateur par son propos, que je n’ai pas pu faire autrement que de rentrer dedans à partir de 30 minutes et de ne plus en ressortir. Quand on sait à quel point c’est casse-gueule de sortir un tel film, je trouve que ça impose le respect.

    • j’ai tout lu (même pas peur) et je suis assez d’accord, autant qu’avec tous les trucs agaçants relevés par l’Odieux Connard, mais c’est ça aussi le cinéma, s’il fallait que tout fasse sens absolument il n’y aurait pas de blockbusters, on serait condamnés aux comédies dramatiques françaises sur les crises d’ados et les crises de quadras, et ce serait dommage parce que quand même c’est bien les blockbusters.
      Cette scène de découverte de l’ancien QG du Jurassic Park, en plus d’être un hommage à l’original, était aussi très spielbergien dans son aspect « Indiana Jones », j’ai trouvé.

    • Je vais pas tout reprendre ce serait vraiment long, mais il y a un point sur lequel je ne suis pas d’accord.

      « Le « comic relief » le plus efficace du film quand l’informaticien du parc se jette pour embrasser sa collègue au moment le plus intense… et se ramasse. Ca a fait éclater de rire la salle. »

      Apparemment vous avez beaucoup aimer cette scène et vous la trouvez excellente. Pour moi elle casse tout. Comme vous dites, la salle éclate de rire ! Ouais sauf que… On est juste en plein moment dramatiques avec des dinosaures de partout qui bouffent tout le monde, hein. On est pas à la fête de la bière devant l’élection de Miss Poitou-Charente. Ça casse complètement le rythme. C’est drôle, mais ça n’a rien à faire là où alors il aurait fallut assumer ce côté comique dès le début !
      Un film doit suivre une suite logique et là, très franchement, j’ai juste eu envie de pleurer…

    • Bien le bonjour à tous.
      J’apprécie votre commentaire monsieur l’enc*lé. Cette lecture donne tout son sens au film, merci de m’avoir apporté cette compréhension. A présent, je comprends votre point de vue et je le rejoindrai si j’étais cablé comme vous ou comme quelqu’un ayant un pied dans le monde artistique.
      Ça me permet cependant d’exposer les griefs que j’ai contre ce milieu. On voit ici que ce film est un dialogue entre personnes du même monde, avec un mode de pensée qui leur est propre. J’ai horreur de ça. Je refuse tout à fait que pour comprendre et profiter d’une œuvre de divertissement il faille dépenser de l’énergie pour raisonner de la même façon que celles et ceux qui ont fait naître l’œuvre. Ces personnes veulent nous dire quelque chose, à elles de faire passer le message, pas à nous de le décrypter. Acquérir une meilleure compréhension du cinéma pour mieux comprendre les œuvres de ciné, non. Le serpent se mord la queue. Dépenser de l’énergie pour comprendre le monde, les autres, la vraie vie, je suis d’accord, pour inventer une façon de penser « imaginaire », non. Ca ne permet pas de communiquer ensemble si l’on n’appartient pas au même monde et ca ne me plait pas. Quand la vraie vie, les autres, le monde me balancent quelque chose qui ne me plait pas, je m’adapte. Quand c’est un futile divertissement, je le rejette.
      En tout cas merci, c’est grâce à votre commentaire que j’ai enfin pu expliciter ce que je n’aime pas chez les artistes.

    • C’est pas pour rien qu’on appelle le cinéma le 7è art : son appréciation est subjective. Si tu as bien aimé et que ça t’as fait retomber en enfance, tant mieux. Pour ma part, qui suis un très très gros consommateur de films, les enchaînement de poncifs, qui ont tendance à me aux yeux, me gâchent toujours un film, d’autant plus quand celui-ci met l’accent sur le fan-service, une pratique commerciale qui devient de plus en plus populaire et qui à mon goût est insupportable. Et pourtant Jurassic Park je l’ai vu étant gamin et ça m’avait bien plu mais ça reste loin d’être le film qui a bouleversé ma vie. Ça m’énerve que le cinéma commercial américain joue systématiquement la carte de la nostalgie en ressortant du placard des vieilles idoles. Ça ressemble à de la stratégie de politicard véreux, on a vraiment l’impression d’être pris pour des cons.
      Ha oui, et j’aime pas Spielberg. Pour moi c’est un cinéaste populiste qui n’a jamais eu aucune profondeur dans ses œuvres. Après c’est pas forcément un défaut, il fait du cinéma-spectacle, c’est une forme de cinéma comme un autre, c’est juste pas mon truc ; j’aime pas qu’on me flatte dans le sens du poil. Je préfère les films plus « adultes », qui prennent des risques, quitte à déplaire.

      • Juste pour finir : j’ai pas détesté Jurassik World. Pour ce genre de film, je répète souvent la phrase d’un ami : « C’est un bon divertissement » : en gros, ça passe le temps, tu t’ennuies pas devant mais dans 6 mois t’auras oublié que tu l’as vu. Mais quand certains s’exclament que «c’est le film de l’année » ça me fait quand même un peu peur pour leur culture cinématographique…

  62. Je ne m’inquiéterais pas outre mesure pour le mososaure : le T-Rex qui se fait sortir de son enclos au dernier moment et qui devine sans qu’on ait besoin de lui expliquer qu’il doit latter l’I-Rex a l’air de gérer comme il faut (on a bouché les trous de son génome avec de l’ADN de quelque chose de malin), il trouvera bien le moyen de balancer un machin ou deux à la baleine de temps en temps.

    • Le T-Rex va également fonder une coopérative de produits bio, créer un circuit de distribution par internet, et faire travailler ses amis dinosaures dans une utopie communautaire où chacun a sa place, vit en harmonie avec l’autre et tient la patte de son prochain dans de grandes rondes nocturnes sous la lune.

    • le T rex a tout bonnement un comportement de dinosaure carnivore qui rencontre un autre dinosaure carnivore et donc un concurrent, il lui rentre dans le chou (comme avec le spinosaure dans JP3) et comme font les lions avec les hyènes, les guépards ou les léopards…là où c’est pas logique, c’est qu’après avoir mis la branlée à l’ I Tex, il fasse ses adieux à son pote raptor au lieu de le boulotter à son tour….

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  67. A noter que Le t-rex (dinosaure hero de cette trilogie accompagné des raptors) est complétement ridicuisé a chaque seconde de sa brève apparition.

    -Dans jurassic park 1 il arrive a suivre une jeep a 80km/h, mais une nana en talon c’est beaucoup plus technique :)
    – ensuite le coup du gentil t-rex (le gros carnivore furax qui ne recule devant rien et bouffe tous intrus sur son chemin) es subitement doué d’intelligence et de compassion pour pouvoir échanger un regard complice avec ses potes raptors. Digne d’un scénario pokemon…
    – Et pour aller jusqu’au bout de la chose ils sont même allé jusqu’à flinguer la scêne final du film. Vous savez celle où l’on voit le t rex monter sur l’aérodrome. Et là magique, il es flambant neuf.
    Ii a juste faillit mourir mais il s’est autosoigné completement avant le lever du soleil :D

    Quel gachi ce film lol

    • Pour le T-rex qui poursuit Claire// le T-rex qui poursuit la jeep , en fait, c’est plutôt JW qui a raison (enfin, moins tort dirons nous) et JP qui a tort.
      D’après les paléontologues, un T-rex pouvait courir à environ 25 km/h, autant dire qu’un jeep pied au plancher le sème aisément. Sur quelques dizaines de mètres, avec l’adrénaline due au fait que « y a des dinos partout », courir à 25km/h pour une femme jeune c’est loin d’être exceptionnel. Avec des talons, ça fait un peu ridicule, je l’avoue, mais bon… (en même temps, allez, qui n’a pas de copine qui ne porte que des talons 7j/7, quel que soit le terrain, et qui court plus vite que nous en basket pour attraper le bus ? Donc bon, à la limite, on peut l’admettre en tirant un peu par les cheveux).
      Pour une fois qu’un dinosaure de JW a fait des progrès en « réalisme » depuis JP…

    • Hem… Et j’arrive très longtemps après la bataille, mais pour avoir guetté l’état du T-Rex lors de la scène finale, il porte d’affreuses cicatrices et stigmates de son combat, cicatrisées, oui, mais il est loin d’être flambant neuf le bestiau.

    • moi, ce qui m’épate le plus, c’est son incroyable résistance : l’i rex le plaque au sol et le fout dans un sale état et pourtant la bestiole est capable non seulement de se relever mais de l’envoyer valdinguer contre la clôture de l’enclos du mosasaure…chapeau!

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  69. Ça n’a gêné personne de voir Owen faire de la moto (de route) peinard en pleine jungle, en suivant les raptors qui eux sont montrés en train de sauter partout entre les racines et les troncs?

  70. Le dialogue de fin entre Owen et Claire… c’est l’Odieux Connard qui l’a imaginé ? J’ai un doute… o_o

  71. Il y a une incohérence assez monumentale que je suis assez surpris de ne pas avoir vue mentionnée. Quand Fatbouc se fait croquer, certes, tous ses hommes ont disparus mais il y a bien pire. Owen, dresseur de raptors, se tient à deux mètres de la scène.
    Owen pourrait
    1) tenter de calmer la bestiole (c’est un peu lui qui les gère)
    2) lui tirer dessus (il a accessoirement un fusil chargé dans la main et la cible est à bout portant)

    Que fait Owen ? Rien. Il regarde pendant un long moment la bestiole menacer puis massacrer Fatbouc. Alors certes le mec était méchant et destiné à mourir mais là, c’est vraiment de la non-assistance à personne en danger. Et de la part du héros du film en plus.

    • Bwof, Fatbouc allait passer dix minutes à exposer sa philosophie à la con, personne n’avait envie de l’entendre, le raptor est arrivé à temps pour nous épargner ça, c’est plutôt pas mal que personne ne l’en ai empêché.

  72. Odieux Connard, ta version est parfaite ! je me suis certainement plus marré que je ne l’aurais fait devant le film !
    merci. Bises

  73. Bon, ben voila c’est vu…

    Comment dire :

    Dans le Jurassic Park 1, les dinosaures en animatronic me semblent plus réels (même encore aujourd’hui) que toutes ces images de synthéses qui rendent impossible de rentrer dans le film tant on se dit « Oooooh il va être bien le nouveau Turok ! »

    Le combo méchant-gros-militaire-assoiffédeguerre-barbu… Autant lui mettre un costume de jambon et le lâcher dans l’enclos des raptors.

    La scéne du combat final qui est du ridicule le plus fini.

    Dommage également de ne pas avoir fait mention du quart-d’heure poésie de ce film quand le héros à moto mime à Tata (désolé, les personnages sont si intéressants que je n’arrive pas à remettre le moindre nom) le geste du poing enfoncé dans un orifice… Classe, finesse et distinction.

    TOUS les choix des personnages dans ce film sont le plus stupide possible :

    J’ai trouvé intéressant de savoir qu’on pique un pitbull qui mordille amicalement la jambe d’une grand-mère mais qu’un dinosaure de 15M de long qui bouffe deux agents de sécurité doit être attrapé délicatement au péril de la vie d’autres personnes… Eh ben, je ne me plaindrais plus jamais de ma convention collective moi…

    Pourquoi les agents de sécurité ne touchent pas un dindonosaure de 15M de long en ayant le temps d’ajuster le tir sur une sulfateuse alors qu’avec des petits fusils pourris qui tirent je ne sais quoi (mais qui tue un ptérodactyle à la seconde où ils sont touchés) c’est du point blank ? Au coup par coup, 1 tir = 1 piaf en mouvement mort ??? Bref

    Et alors oui, les deux gamins qui échappent au dindonosaure et dont le premier réflexe est de se marrer un bon coup et glisser dans la boue pour marcher dans la plaine découverte au lieu de se mettre à flanc de rocher derrière la chute d’eau en pleurant leur mère par exemple…

    Et les gamins, que la tante n’a pas vu depuis 7 ans… PUTAIN 7ans !
    Donc le plus jeune ne se rappelle pas l’avoir jamais vue, et l’autre était un gamin mais doit maintenant avoir 16 ans bien tapés… Et donc, ils sont limite au bord des larmes en apprenant que tata ne les accompagnera pas dans un parc d’attraction… Moui bien sur, toutes ces réactions sont logiques, n’importe qui ferait de même…

    Ensuite, le plus gros poncif de ce film, LA scéne pourrie dans la camionette ou le grand frère va expliquer à son petit frère qu’il sera toujours la pour lui gna gna gna… Et ce malgré les raptors qui leur courent après, parce que l’amour fraternel caybo !

    Et, car moi j’aime les dinosaures, c’est mignon tout plein hihihi, la recherche paléonthologique a beaucoup avancé depuis Jurassic Park. Il y a même beaucoup de choses que l’on sait depuis des dizaines d’années…

    Pourquoi aucun de ces dinosaures n’est représenté avec des pigmentations peau ou des ersatz de plumage ?
    Pourquoi les ptérodactyles et archéoptéryx s’attaquent aux êtres humains alors qu’ils se nourrissaient selon toute probabilité de poissons, petits lézards et insectes ??? Soit dit en passant, avez-vous déjà dérangé une bestiole en vous balladant dans la forêt ? La première réaction d’un animal c’est de se barrer le plus loin possible…

    Pourquoi en bref, tout est-il aussi con ?
    Pourquoi les seuls films produits actuellement sont-ils des reboots ou des suites ?
    Pourquoi les lapins sont mignons ?
    Pourquoi Tom Cruise va-t-il encore nous infliger un Mission Impossible où il va encore nous faire des acrobaties à moto (la moitié de la bande annonce !!!) ?
    Pourquoi même en France, se sent-on obligé de faire des suites dispensables ? (Merci les profs 2 avec Kev Adams ! Je n’avais déjà pas vu le 1, mais après m’être pris un viol mental par sa tronche d’anchois permanentée je ne risque pas de voir le deuxième…)

    Quelle déception, mais bon au moins je m’y attendais…
    Je suis resté positif, j’ai été moins déçu que par le hobbit 3, où j’ai littéralement emmerdé mes voisins de devant à grand renfort de « mais putain c’est pas vrai ! »

    Merci en tout cas Odieux, comme promis vous nous avez gratifié de cette excellente critique mais bon, c’était un peu facile !

    • Pourquoi ? Je vais vous le dire, même si c’est au péril de ma vie.
      Films pourris => dépression chez les personnes ayant encore un peu de raison => consommation d’anti dépresseurs OU réduction du nombre de neurones => + facile à vendre le dernier smartphone édition limitée « Jurrasic World » avec une coque « imitation raptor ».

      Bon, je vous laisse, j’entends les hélicos je dois donc me déplacer.

  74. Vu le film, et… c’est une telle déception !

    Au début, on a beaucoup d’échos au premier film, ne serait-ce que ces notes qui rendent nostalgique toute personne ayant apprécié Jurassic Park. Mais c’est à la fois une qualité et un défaut : reprendre des angles de caméras (l’hélicoptère survolant le parc), de petits détails tels que les lunettes à vision de nuit ou la vieille banderole, réutiliser les musiques cultes du premier film, pourquoi pas ! Ca éveille la nostalgie chez les gens, leur donne des étoiles dans les yeux et les font revenir 20 ans en arrière. C’est bien ça !

    Sauf que le film est fondé sur 80% de ce procédé. Si bien qu’arrivée à la moitié du film, je n’y ai plus vu qu’une repompe de son illustre ainé.

    La première partie (environ 1h10 et quelques, voire un peu plus) est correcte. Grâce notamment à notre re-découverte du parc. Je ne parle pas du jeu d’acteur des deux garçons parce que sinon mon pavé va être un « tl;dr ». Pour faire court, un mot : surjoué.

    Et lorsque l’I-Rex s’enfuit… oh punaise. Mes aïeux. Qu’un dinosaure soit « super intelligent », je veux bien, il y a des animaux très intelligents, qui « comprennent » des routines en les observant. D’accord. Donc en se fondant là-dessus. L’I-Rex, sachant qu’il est doté d’une « intelligence supérieure », voit qu’il n’y aucun autre être vivant s’aventurant dans son enclos. Seule une grue lui apporte (régulièrement et probablement aux mêmes heures) son déjeuner. Mais il voit sûrement qu’il y des êtres vivants qui l’observent. Il « sait » qu’il est observé, l’animal est intelligent et le sent de toute manière.
    Et donc, que l’I-Rex s’attaque aux vitres, c’est bien. Qu’il griffe les parois de l’enclos, c’est bien aussi, ça veut dire qu’il « sait » qu’il est « enfermé », et qu’il doit y rester. Donc essayer de forcer les parois, c’est crédible. Il se serait même attaqué au câble de la grue, ça ne m’aurait pas étonné du tout.

    Mais là, c’est pas de l’intelligence ANIMALE supérieure qu’il a. C’est une intelligence humaine. Pire : c’est de l’intelligence en scénarium. C’est l’incarnation du script du film : l’I-Rex peut se camoufler des caméras (en se planquant au milieu des herbes, pourquoi pas, sachant qu’en plus il est BLANC donc juste tout à fait visible), détecteurs thermiques (wtf). Il prend soin de montrer qu’il veut sortir de sa cage en griffant une paroi. C’est difficile, mais admettons.
    Ce qui m’a fait facepalm le plus fort (au point que j’ai eu peur de m’être fait un bleu), c’est le degré d’anticipation. Owen et les deux techniciens entrent dans l’enclos pas une petite porte. Bon. C’est évident, c’est pas par là que l’I-rex va sortir.
    Et la bestiole aurait donc « anticipé » qu’un des techniciens allait partir PAR LA GRANDE PORTE, sans la fermer (bon là c’est logique. je crois.) ? Ca, c’est même pas de l’intelligence humaine, c’est carrément montrer qu’il fallait que la bête se casse de son enclos… C’est l’incarnation du script.
    C’est dommage, car le coup des impacts sur les carreaux de l’enclos et les coups de griffes sur les parois, ou même Claire précisant « Nous avons dû agrandir les parois car elle essaie de s’échapper », c’est une bonne idée. Ca rappelle le premier film (encore… mais de façon intelligente) avec les raptors n’attaquant jamais le même endroit à deux reprises.
    Sauf que quand on voit la manière dont le dino’ s’échappe, on soupir de déception en songeant « Tout ça pour ça ? »

    J’ai trouvé ça désolant. Et on en était à environ 1h de film ! Film qui dure quand même pas loin de deux bonnes heures. Qu’allait-il donc se passer les 45 minutes suivantes ? Ben essayer de buter l’I-Rex, décidément nourri copieusement en gênes de scénarium en plus de son ADN de seiche, de raptor et que sais-je d’autre.
    Que des balles de fusil ne lui fassent rien, bon. C’est un super-dinosaure. Ok. C’est le pilier central du film, faut quand même qu’il soit résistant. Mais qu’un type qui le mitraille copieusement depuis les airs ne parvient pas à ne serait-ce que le toucher, faut pas pousser. Au pire blessez-le et dites que grâce à l’ADN de je sais pas quelle bestiole, ses blessures se régénèrent plus vite ! A ce stade du film, nous ne sommes plus vraiment à ça près.

    80% de repompe de l’ainé, et 20% de script poussif. C’est vraiment dommage. Parce que bon, les piafs qui volent hors de la volière, normal. Mais qui se dirigent comme par hasard PILE là où tous les touristes se trouvent (en dehors des bâtiments, évidemment), c’est fort de café. Puis ça s’acharne pour montrer un peu de cruauté sur la pauvre baby-sitter qui n’a rien demandé. Y’a aucun intérêt à ce qu’elle précisément se fasse attaquer de la sorte. Ou n’importe quel autre figurant.
    Ce qui est affligeant donc, c’est à quel point le déroulement du film est forcé. Il faut montrer une scène un peu « trash » ? Hop, la baby-sitter se fait chopper, et l’oiseau jongle joyeusement avec jusqu’à ce qu’elle et lui se fasse bouffer par la poiscaille.
    Les garçons doivent être isolés de tout pour tomber sur l’I-Rex ? hop, les portables ne passent magiquement plus.
    On doit montrer à quel point l’I-Rex est monstrueux ? Hop on fait une scène rapide où on voit un troupeau d’herbivores morts sans être dévorés.

    Le seul personnage « intelligent » du film, c’est Owen Grady. Quand je dis « intelligent » (notez les guillemets !), je pense intelligent dans le sens « avoir de la logique », du bon sens.
    Fatbouc : « Je veux ces raptors. Ils obéissent aux ordres, ça en ferait des armes super efficaces ! »
    Owen : « Non. Ils obéissent mais restent sauvages. Ils ont un instinct sauvage. S’il veut bouffer, il vous bouffera. » La scène du cochon qui s’enfuit est un exemple de script forcé pour illustrer ses dires. En gros pour une réplique intelligente, vous avez une scène incohérente en cadeau. Magnifique.

    Et il y a bien d’autres moments où le personnage montre qu’il a du bon sens. Mais évidemment, c’est pour que les personnages qui lui sont opposés l’enfoncent mieux en lui disant de fermer sa mouille. Sa logique est là aussi (tristement) pour servir un script démesurément forcé.

    C’est con parce que les premières minutes du film (la re-découverte du parc, l’instant nostalgie quoi) est le seul moment du film que j’ai réellement apprécié sans aucune remarque à faire.

  75. Tiens, c’est marrant, la première (mais vraiment la première) chose qui m’est venue en tête à la fin du film, c’est le coup du Lézard de la Meuse abandonné dans son enclos sans personne pour lui donner à bouffer, et ça m’a presque fait de la peine, même si après avoir mangé un requin blanc, une assistante et un I-Rex, il a de quoi tenir un moment normalement.

    Sinon le passage que j’ai préféré c’est quand les deux abrutis tombent sur les vestiges de Jurassic Park et que, voyant les jeeps toutes pourries mais qui sont sûrement encore réparables, Hormonax demande à Ritalin: « T’as toujours ces allumettes? ».

    Euh permettez-moi de vous poser deux questions, vite fait en passant:

    1. Quelles allumettes (dans la banane d’un morveux de 10 ans en plus)?
    2. Comment qu’elles font les p’tites n’allumettes pour être encore fonctionnelles alors que 5 minutes plus tôt, nos deux boulets sautaient du haut d’une cascade (à se demande comment ils s’en sont sortis d’ailleurs, normalement les boulets s’entraînent par le fon)?

  76. Et ben au moins, ce film aura servi à quelque chose … je me suis bien marrer à lire le résumé ! Merci !

    Et en plus j’économise 1h30 de mon temps en ne regardant pas cette bouse … en même temps, pouvait-on vraiment s’attendre à mieux ?

      • J’aurai dit que les 2 catégories se rencontrent allégrement. D’ailleurs l’inestimable Veilleur me manque, j’aurai cru qu’il viendrait défendre le poulain à Spielberg.

  77. MDR merci pour cette critique qui reprend presque intégralement tout ce que je pense et qui n’omet aucune des bouffonneries de ce film. Merci aussi pour les nombreux fou rires que m’a donné la lecture de ton texte (Ritalin et Hormonax – MDR PTDR et tout et tout). Reste néanmoins, une grosse question en suspense : Que devient Omar Sy, est-il toujours caché dans son tronc d’arbre ? Une question digne d’un SAV !

  78.  » Lui est plus grand, puisque bientôt en âge de quitter la maison, plus rebelle » première fois qu’une faute est spotted par moi-même. J’ai été jusqu’à faire défiler les 134 commentaires pour mettre en lumière cette terrible erreur pour un rédacteur de ta renommée. Puis j’aime bien relever ça. Simplement.
    Néanmoins, j’ai des frissons dans ma culotte quand je te lis. Ça n’a pas pour but de t’exciter telle une groupie des Beatles qui lancerait ses sous-vêtements mais tu es hilarant avec intelligence. Merci.

  79. Pingback: Edito du 19/06/2015 | My Tiny Tools·

  80. Et que fait la justice dans tout ça ? Claire gère un parc où des dizaines de gens se font dévorer par les dinosaures (dont le dirigeant) et se retrouve à devoir déposer le bilan du jour au lendemain mais pourtant elle s’attend à couler des jours heureux avec son dresseur de raptors.
    Elle va prendre au moins perpète la tata avec toutes ses conneries !

  81. Bien content de ne pas être allé voir le film. En tant qu’amoureux des dinos j’en aurais été peiné.

    Par contre, détail sans grande importance mais tout de même : les ptérodactyles ne sont ni des oiseaux ni des dinosaures :)

  82. Vu la longueur et surtout le style d’écriture, ça aurait été beaucoup mieux d’en faire une vidéo…

  83. HEU, on dirait que personne a repéré une des erreurs majeures du film

    ce parc attire 20 000 personnes par jour, même s’il y en a qui restent plusieurs jours, on peut donc se dire que globalement, au moins 10 000 arrivent et repartent tous les jours ! et on le voit, ils viennent en bateau

    donc, pas besoin des militaires pour évacuer (sachant qu’ils sont sans doute très très loin et qu’il faut des semaines pour aller d’un endroit à l’autre du globe). Il faut juste que les bateaux fassent deux allers retour au lieu d’habituellement un seul.

    ensuite, en cas de gros problème, le point de ralliement devrait justement être près du port et pas au milieu du parc. Les plans devraient prévoir l’évacuation du parc y compris dans un jour de grosse occupation (même en cas de catastrophe naturelle comme cyclone … cf premier film).

    bon, sinon, l’odieux connard est encore gentil, en réalité, ce film est tellement mauvais et mal écrit qu’on pourrait encore en dire tellement plus. Lors de la scène finale quand Tantine attire le T Rex et court en talons aiguille, la personne qui m’accompagnait a rit tellement spontanément tellement c’était ridicule.

    Je peux accepter que le film puisse être mauvais si au moins il était divertissant et nous apportait ce qu’un jurassic park banal doit nous apporter: des moments de tension !! c’est même pas le cas, seul moment, ce fut avec les vélociraptors au début. Sinon, tout est mal fait, mal filmé, mal pensé, pour les scènes d’actions. On y croit jamais. La fin devrait être l’apothéose, c’est juste risible et ridicule.

    Et puis le mausosaure qui « sent » ??? (à moins que ce soit le T rex qui l’a jamais vu avant qui ait parlé avec lui ??? et sympathisé ???) qu’il y a un i rex à bouffer ?? allez quoi !! et pourquoi il bouffe pas les spectateurs alors ???

    Et le t rex, si on suit le raisonnement de tante claire, il se précipiterait dans le premier feu venu. C’est pas parce qu’il voit à la chaleur que … il se précipite sur n’importe quelle source de chaleur. Bon, chance, il était à côté de la porte !! Et l’I REX qui est super intelligent et omniscient … décide de ne pas masquer sa couverture thermique ou de ne pas se rendre invisible.

    Et l’enclos de l’IREX, il est au milieu de nulle part. Ca veut dire qu’ils avait prévu un jour de le déménager dans un autre enclos ?? et il y a même pas un sas pour le mettre en cage ?? (un animal de 15 mètre toute façon …). Mais c’est même pas ça, c’est juste que les gens auraient du aller dans la réserve juste pour le voir.

    Et puis, les millions de dollars, c’est pour concevoir le code génétique (28 millions ?? sérieux ??) pas pour l’élever dans un enclos. Et on a vu qu’ils ont des sauvegardes de tout. Donc, ils pouvaient à l’aise le buter et en laisser un autre grandir sans perdre le pognon.

    Soit, j’arrête là … Je m’attendais à un film divertissant un peu mal torché. J’avais aimé le 1 et le 2. Mais là … non, ça frisait le nanar par certains moments. Heureusement, j’ai quand même passé un bon moment … je n’avais pas d’attentes élevées … et j’étais bien accompagné. C’est juste fou qu’avec un tel budget et autant d’années d’attentes, on ai pas pu faire beaucoup mieux.

    Indiana Jones 4 était aussi une grosse merde (cf le syndrôme chinois, épisode de South Park), les 4 ne réussissent pas pour les suites Spielberghiennes.

  84. Et dire que je me sentais comme violé après être aller voir ce film…
    Tous mes regrets se sont évanouis en lisant votre article, j’en ai pleuré de rire, à la limite de la convulsion.
    J’aurais adoré voir ce film en companie de quelqu’un avec votre mentalité
    Le rire efface la haine
    Merci :)

  85. Honnêtement, c’est le seul truc qui m’a permis de tenir le film. Me dire que, OBLIGE, OC allait pondre un article dessus.
    Mais aïe quand même. Ça fait juste chier sévère que la seule justification admissible à l’existence d’un film soit : « il est naze ok, mais justement, tellement qu’il va bien y avoir un (odieux) connard pour pondre un article marrant dessus ».

  86. Cher Odieux, venez à mon secours ! Voici une réponse que j’ai eu en partageant votre article sur FaceBook : « Je ne suis d’accord que sur les talons, sur le reste, il devrait revoir sa définition de science-fiction et sa « licence » de critique. »
    Que dois-je répondre à ce manant ?

    • Il se trouve que ce manant confond suspension d’incrédulité et incohérence, et que c’est à lui de revoir ses cours. Et, il se trouve que l’Odieux a répondu à ce genre de malotru dans un article. Mais je ne saurais en donner le lien.

    • Que la science fiction n’empêche pas d’avoir un minimum de logique « pratique », et donc rien à voir avec la science.
      Par exemple : quand on sait que dans le premier film, avoir utilisé de l’ADN amphibien pour compléter l’ADN dino, c’était une mauvaise idée … Et ben on recommence pas.
      Ou créer un dinosaure VOLONTAIREMENT AGRESSIF ! Plus effrayant d’accord, pour le coté commercial, mais pourquoi volontairement méchant ? C’est comme si un pratiquant d’armes d’air soft disait : « salut les amis, on a une nouvelle gamme de produits, encore plus réalistes et augmentant les risques d’accident ! ». Si le coté « réaliste » s’explique pour des raisons commerciales, le coté accidentogène va plutôt amener les autorités compétentes à retirer les produits du marché …
      Et que dire des « boules » qu’on peut piloter librement, même faire du hors « circuit » (même si y’a pas vraiment de circuit) ???

      • « Et que dire des « boules » qu’on peut piloter librement, même faire du hors « circuit » (même si y’a pas vraiment de circuit) ??? »
        Freud te répondrai que le subconscient du scénariste semble avide de dévoiement turpides et innommables.
        Ce qui justifierai par ailleurs la création de « dinosaures » plus « gros » et plus « agressifs ». Ce film n’est en fait que le reflet de l’inconscient d’un sodomite refoulé, c’est pour ça que c’est de la merde en barre.

  87. Pingback: Jurassic Sick World | Apollo & Cie·

  88. « Avant de dresser des raptors, Owen était professeur de français dans un collège en zone d’éducation prioritaire. Alors des raptors, pfou, c’est rien du tout. » C’est encore plus amusant maintenant de voir cette légende, puisque des petits malins ont suivi la mode de détourner l’image du dressage et ont remplacé les raptors par des gamins…

  89. je découvre ce blog – et qu’est ce que je me suis poilé! bravo!
    Bon, je trouvais déjà le scénario de « Jurassic Park » (l’ancien) digne d’une méduse sous transfusion, mais là ça bat tous les records (encore que… je viens de voir « Godzilla »)

  90. Qu’est-ce que spoilons veut dire en français ? Je comprends que c’est un vieux truc pour faire malin (de l’anglais)… Mais à part se poiler donc…? Dévoilons ? Déflorons ? Oui, je sais ça vraiment vieux connard franchouillard.

  91. Juste une petite chose, en lisant les commentaires je me suis aperçu que beaucoup s’étonnaient de la taille du MosAsaure (j’insiste, ça me fais remettre mes chocapic chaque fois que je lis du mososaure …).En fait, en se basant sur la taille réelle maximale d’un Carcharodon carcharias (le requin) qui est de 6M, et la taille maximale supposée par les paléonthologue du Mosasaurus qui est de 18M, et bien…., cela colle parfaitement. Je suis conscient que a l’image il a « l’air de faire 50 M » mais comme on dit, l’air ne fais pas la chanson ! ;-)

  92. M’enfin de là à le croquer comme une olive (le grand blanc) !
    Moi je me suis marré de bout en bout… invraisemblances, clichés, anachronismes, répliques ridicules, poncifs sur les femmes, les noirs, les gros, les ados pubères et prépubères… Bref un cas d’école à étudier en fac de sociologie ou d’ethnologie c’est selon.
    Merci OC tu as mis en texte ce que j’ai ressenti

  93. Je me suis interdit d’aller voir cette bouse dès que j’ai vu la BA. Le « mec qui murmurait à l’oreille des velociraptors ». On parle de dindes très aggressives. Franchement…

  94. Bah dites, cher Odieux, y a du relâchement… La nounou bombasse, c’est Zara, interprétée par Katie… Pas l’inverse (j’avoue que je n’ai retenu son prénom que parce qu’elle a un nom de boutique. Ca aurait été plus drôle s’ils avaient nommé le personnage d’Omar Sy « Celio », d’ailleurs)

  95. J’ai revu le film au ciné, (oui je l’avais regardé en stream TS cam, bouh !) en VOSTFR, baaaah. Ouais, quand même, il offre un peu de divertissement. Mais du coup, les 1001 incohérences n’en sont que plus visibles !

    J’en suis d’ailleurs venue à une conclusion personnelle que toute la seconde partie du film -qui débute par l’évasion de l’I-Rex- n’est qu’une vaste parodie du premier Jurassic Park. Parce que c’est la seule façon pour moi d’accepter l’existence de cette heure entière de facepalm et de rires désespérés.
    Enfin, accepter un tant soit peu. Car quand je me remémore ces scènes où les dinosaures « parlent », ou lorsque le raptor préféré d’Owen arrive dans un dérapage au ralenti accompagné d’une musique épique… non c’est obligé que ce soit une parodie.

    Le scénariste n’a pas pu filmer ça en se disant « ouais ouais, c’est vraiment un super film avec plein de rebondissements, de tension, d’action. Tous les ingrédients sont là, je suis en train de créer un chef d’oeuvre. »

  96. Pingback: Juste pour dire - Page 282·

  97. Moi il y a un truc aussi qui me choque et qui n’a pas été relevé par Monsieur l’Odieux Connard.
    Lorsqu’ils arrivent sur le quai une voix dans les haut-parleurs dit « Bienvenue sur Isla Nublar maison de jurassic world. » un truc du genre.
    Du coup tous les dinos qui vivaient à l’air libre sur cette île, la jungle qui avait repoussée toute seule comme une grande, ils en ont fait quoi ??? Hop un petit coup de napalm et on recommence à zéro ??? Ou bien les scénaristes ce sont dit qu’on avait aps besoin d’essayer de caler ne serait-ce qu’une ligne de dialogue pour justifier ça et que ce serait juste un autre clin d’oeil « cool et sympathique » parmi tant d’autres ???

    • Isla Nublar c’est celle du premier film. Meme si les dinos ont pu se liberer et la nature reprendre ses droits, on peut facilement imaginer une equipe dépéchée sur place pour les capturer et les confiner, tailler dans la verdure, construire les infrastructures, etc etc.
      C’est certes beaucoups plus compliqué que simplement construire puis seulement peupler, mais le T Rex est celui du premier, donc pas de napalm comme à la fin du premier roman.

  98. Je viens de voir le film avec mon fils de 10 ans. 4 dans la salle, j’ai eu plus peur des deux individus derrière nous qui avaient l’air de nous chercher courageusement avec des coups de pieds dans notre fauteuil (fallait bien s’assoir queyqupart), nous avançons d’un rang, et par leur propos pas traduisibles par mon oreille sensible (tchèque ?), mais bon.
    Alors je suis entre 2 chaises : à la fois d’accord avec ce que je viens de lire, et à la fois contentée d’avoir vu des dinosaures nous faire peur.
    Tout en regardant le film j’étais en mode « indulgence, je vais profiter au moins de l’adrénaline », l’effet wahou hum. Mais en le regardant, en sourdine, ma raison me dit : bien sûr le gamin reconnait les schémas de molécules comme le mien reconnait les constellations, ce qui n’est déjà pas fréquent pour son âge/ben voyons le masosaure, oups mosasaure, il a atteint cette taille en une dizaine d’années/ ben voyons les kayaks et les boules à hamster/ super le garde obèse va se faire bouffer/ tiens, ils ont des vélociraptors gonflés aux hormones, ça fait tomber les plumes/ pourquoi un dino blanc ça fait plus peur ?/ 22000 visiteurs, il accueille du monde cet hôtel ?/c’est ballo, y a des mâles et femelles raptors / z ont remédié au problème des naissances dans lequel au fait ? Le gène de grenouilles qui changent de sexe, l’ont isolé ? Ah, z ont rajouté le gène de la seiche pour je sais plus quoi et sans faire gaffe y a celui de la chromato truc qui change de couleur. Mais la seiche, elle imite aussi les feuilles d’arbre ?/ le plus beau c’est le coup du chemisier et des talons, les talons… / le diplodocus qui meurt, il a la gorge tendue lors du gros plan, et quand la caméra s’élève, il a la gorge repliée, la tête comme regardant vers le bas, ça fait pas propre / j’ai cru compter un raptor de trop tellement ils sont partout, coriaces/ j’ai pas compris pourquoi le raptor qui atterrit sur la rôtissoire s’enflamme d’un coup, même en barbecue je ne parviens pas à un tel embrasement / les trucs qui électrocutent sont pour quel genre de Dino, ils sont courts : au-dessus d’une enceinte, pas possible, à travers des grilles c’est dangereux, c’est donc court, et ça n’agit pas longtemps / le tyrex il n’est plus trop taillé à la course, allez, il est vieux, il ne fait plus d’exercice, mais il a de plus grosses dents, alors ? Il a pas un gène oppossum pour faire le mort aussi ? / les raptors, ça doit les gonfler d’avoir le quad et la moto derrière, partir en chasse en courant autant le bazar, ça va pas le faire / tiens le bout de viande arraché tout seul, il sort d’où ? Il était où sur l’animal exactement ? / et beaucoup beaucoup d’autres.
    Je suis indulgente parce qu’on m’a trop souvent dit chut, et que, contrairement à la championne trail-talons, j’accepte que les autres ne contrôlent pas tout. C’est quichon mais je suis sortie avec le sourire. Je ne saurais pas dire ce qui m’a vraiment fait de l’effet. Finalement, de tous les jurassic, les 2 moments qui m’auront royalement fait trembler : le verre d’eau dans la jeep du 1, le véloci-raptor en cuisine, avec sa jolie griffe sur le sol. Mon fils a aimé voir de l’action, il m’a demandé pourquoi personne n’a tiré quand les raptors papotaient avec le psychopatosaure. Ah oui, c’est de mon garçon : c’est débile, pourquoi il tue tout ?! C’est un psychopathe. Mais bon il ne sait pas ce qu’est un gentil psychopathe.

  99. Pingback: Jurassic World | Le blog de Tinalakiller·

  100. Ce film j’ai trop aimé il était trop dare !!J’ai aussi aimé Chris Pratt,qui joue le rôle d’Owen Grady,lui c’est un vrai héros quand il sauve un jeune employé des raptors en utilisant le Pratt Keeping!!Et faut pas oublier Omar Sy,lui aussi je l’aime bien,quand je l’ai vu dans le film il m’a fait trop rire!!J’ai aussi halluciné quand j’ai appris qu’il allait jouer dans ce film!Omar Sy dans Jurassic World?!?!Ça c’est la meilleure,la dernière fous qu’un acteur français à joué dans un film avec des dinosaures j’étais pas né!Et y a aussi la bataille finale,j’étais au premier rang pour assister au choc des titans:T-Rex et raptor vs Indominus Rex!!Ha ha ha ha ha!son nom me fait trop rire:Indominus,dans son blaze y a « minus »!!Hé,hé,hé!

  101. « Et ils sont dans une attraction particulièrement stupide »
    ouf! à la lecture de l’article et de quelques commentaires je vois que je ne suis pas le seul à trouver le truc franchement débile … sympa mais débile (et super dangereux)

  102. Pingback: 13 façons d'écrire un article de blog inoubliable-Trafic Mania·

  103. J’ai regardé le film puisque je suis fan du premier JP (et du deuxième mais c’est grâce à Ian Malcolm que je préfère à Allan Grant). Celui là est drôle, sans le vouloir je présume, en particulier lorsqu’on a lu le spoil de OC avant. Par exemple c’est amusant de voir qu’Owen est aussi perplexe que nous face au comportement de Claire, de Fatbouc (je ne me souviens même plus de son prénom tellement ce personnage est charismatique et brille par son évidente intelligence, c’est marrant quand je le vois je repense immédiatement à cette phrase de Ian Malcolm « Oui mais, John, quand les pirates des Caraïbes se détraquent, ils ne dévorent pas les touristes ! »).
    L’intervention façon « Deus ex machina » du mosasaure est assez drôle, si les dinosaures parlaient celui ci aurait sûrement dit  » Hé ho ! il y en a un qui essaye de dormir ici hein ! « 

  104. Je suis d’accord avec Owen sur le fait que l’idée de ce faux-cul d’Hoskins(Vincent D’Onfrio),utiliser les raptors en guise de mercenaires c’est n’importe ouak.Ben oui!On utilise pas des animaux à des fins pareils!Exemple:si toi t’utilise un lion pour une guerre,tu vas quand même pas lui dire « A l’attaque ,Simba »!LOL 😜😂ha ha ha ha ha ha ha!Bref,tu vois ce que je veux dire?

  105. Pingback: L’écume de La Cinquième vague | Le blog d'un odieux connard·

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