L’écume de La Cinquième vague

Diego tourne nerveusement dans la pièce, faisant mine d’astiquer le mobilier quand bien même les mouvements bien trop rigides de son poignet trahissent son état d’esprit. Je lève un œil du rapport de stage d’une certaine Julie, puis un sourcil à l’attention de mon fidèle serviteur.

« Diego, je vois bien que quelque chose t’agite. Alors pose ta question ou je t’y passe.
– Me passer à ?
– La question. Tu vois, tu ne fais même plus attention à mes figures de style, malandrin.« 

Le garçon pose son chiffon et un peu gêné, se mordille la lèvre alors qu’il essaie tant bien que mal de formuler correctement son interrogation.

« Patron, est-on seuls dans l’univers ?« 

Cette fois-ci, mon second sourcil rejoint le premier dans les hauteurs de mon faciès, et je pose le rapport de stage sur ladite Julie, qui me sert accessoirement de guéridon à brandy.

« Ma foi, pour tout te dire mon bon Diego. À chaque fois que je regarde les étoiles, je me pose la question. Alors qu’à chaque fois que je regarde mon prochain, oui, là par contre, je me sens un peu plus seul. Mais pourquoi cette question ?
– C’est en astiquant votre collection de films, patron. Tous les films sur les extra-terrestres ou presque traitent toujours d’invasions. Si nous ne sommes pas seuls, pourquoi cette autre espèce serait forcément hostile ?« 

Je me lève et vais à la fenêtre, souffler la fumée de mon cigare vers le balcon avant d’embrasser le ciel du regard.

« Imagine, Diego. Imagine une civilisation largement plus avancée que la nôtre, capable de traverser les étoiles dans d’immenses nefs aux formes que nous pouvons à peine concevoir. Imagine, des milliers, des centaines de milliers, qui sait, des millions d’années d’avance sur nous. Des technologies que nous n’avons même pas imaginées, des concepts capables de changer nos vies, et des millénaires de réflexion politique et philosophique. Imagine une nation voguant dans les étoiles, en plein âge d’or, éprise de paix. Des pacifistes au-delà de tout ce que tu as pu connaître jusqu’ici. Des êtres supérieurs venus proposer à chaque monde peuplé de rejoindre une ère de paix et de prospérité sans fin. 
– D’accord patron.
– Maintenant, imagine qu’ils viennent contacter la Terre.
– J’imagine, oui.
– Justement non ! Vois, petit ignorant : qu’est-ce qui voyage aussi dans l’espace ?
– La lumière ? La NASA ? Florence Porcel ?
– Les ondes, galopiot ! Alors maintenant, reprenons : tu es une civilisation pacifiste et intellectuelle. Oui, je sais, ça demande un gros effort d’imagination, mais force un peu. Bref, tu as atteint une sorte de nirvana, et voici que tu te mets à capter Cauet, Cyril Hanouna, Les Anges de la télé-réalité, les discours de Donald Trump… à ton avis, que se passe-t-il ? Hmmm ? Hé bien ton pacifisme plurimillénaire, tu le laisses tomber pour venir nous bourrer la gueule parce que bon, quand même, c’est un peu intolérable.
– Ça fait sens, patron. »

Après avoir vertement giflé Diego pour avoir utiliser l’expression « ça fait sens » sous mon toit, je lui fais signe de me rejoindre à la fenêtre pour lui désigner une affiche dans le lointain.

« La Cinquième vague, patron ?
– Oui. Encore un film d’envahisseurs taquins venus de l’espace. Et mon lectorat m’a harcelé pour que j’aille le voir. Sans compter que Mad Movies ou L’Écran Fantastique lui ont collé 4/5.
– Bien. Je vais chercher votre manteau, alors ?« 

D’un signe de la tête, j’opine du chef. Il est temps de revenir aux affaires. Et ce film m’appelle.

Alors, La Cinquième Vague, enfin un film intelligent sur une invasion extra-terrestre comme l’on écrit certains ou énième bouse ?

Spoilons, mes bons !

_____________________________________

531725

L’affiche : il n’y a pas d’explosion, d’accord. Mais du lens flare et un tsunami géant, ça compte quand même.

Notre film commence dans les bois. Hooo, depuis Twilight, je suis un peu méfiant. Dès qu’il est question d’adolescents et de zones boisées, ça flaire bon la catastrophe. Car justement, sous les frondaisons d’arbres fatigués, une jeune fille court, un fusil d’assaut à la main, visiblement paniquée. Elle cavalcade bigrement vite, au point d’en être fort essoufflée, jusqu’à ce qu’enfin, elle arrive à la lisière des bois d’où elle peut apercevoir une station-essence et sa boutique, à l’abandon, où elle espère probablement obtenir un mug Astérix en échange d’un plein. Après avoir vérifié les environs d’un rapide coup d’œil, la bougresse file à l’intérieur et inspecte les rayonnages vides à la recherche des rares choses que d’autres pillards n’ont pas pris avant elle : une petite bouteille d’eau, quelques gâteaux secs, l’intégrale d’Éric & Ramzy, etc. Lorsque soudain, une voix résonne dans la boutique déserte :

« Il y a quelqu’un ? Aidez-moi !« 

Ça vient de l’arrière-boutique. Notre héroïne est un peu méfiante. Que se passe-t-il ? Qui est-ce ? Un survivant ? L’ancien propriétaire des lieux ? Un voyageur qui était aux toilettes quand des pillards se sont emparé du dernier rouleau de papier ? Notre blonde héroïne braque la porte d’où vient la voix de son fusil, et prudemment, s’engage dans l’arrière-boutique où elle découvre un jeune homme blessé au sol, une arme à la main.

« Pose ton arme, p’tit bâtard ! » ordonne-t-elle à plusieurs reprises jusqu’à ce que ledit p’tit bâtard s’exécute. Avant d’ajouter « Et puis montre ton autre main, celle sous ton manteau !« 

Le blessé a certes posé son arme, mais n’est semble-t-il pas très volontaire pour montrer son autre main, expliquant qu’il s’en sert pour retenir la bidoche dans sa blessure, et que s’il arrête, il va y a voir dans son t-shirt de quoi faire du boudin pour un moment. Mais notre adolescente insiste, peu intéressée par ces considérations médicalo-bouchères et lentement, le garçon remue sa main… révélant dedans un objet qui brille terriblement, incroyablement, c’est forcément une arme extra-terrestre qui…

BRATATA !

Le bougre vient donc de se faire fusiller la margoulette à bout portant par notre héroïne. Qui inspecte sa main : il n’y avait en fait nulle arme dedans, seulement un médaillon chrétien qu’il avait enroulé autour de ses doigts. Hihihi, oups !

Bon, cela dit, le truc brillait quand même comme une boule à facettes. Donc m’est avis qu’il y avait un truc suspect là-dessous. Ou alors le film se passe à Lourdes et je n’ai rien compris. Mais, puisque nous parlons d’explications, cela tombe bien puisque la voix off de notre adolescente vient interrompre nos réflexions quant à la capacité d’un crucifix à faire plus de lumière qu’un phare au xénon, et la voici qui déclare :

« Je n’ai pas toujours été la Cassy qui tue. Que dirait la Cassy d’autrefois en me voyant aujourd’hui ?« 

Si elle avait un peu de bon sens, je pense qu’elle quitterait la salle. Mais, hop, voyageons dans le temps pour remonter quelques semaines en arrière.

Nous retrouvons Cassy Sullivan, puisque c’est son nom, à une quelconque soirée de lycéens américains où ça picole, ça copule, et parfois, ça fait les deux en même temps (mais ça en fout partout). Cassy, elle, fait partie du groupe qui a eu accès à la boisson, mais pas encore à la copulation. Raison pour laquelle elle discute avec sa meilleure amie, Germaine, du garçon qui fait battre la chamade à son petit cœur : Ben Parish. Qui pour info, est joué par le même acteur qui incarnait Hormonax dans Jurassic World (si vous ne voyez pas de quoi je veux parler, c’est par ici), ce qui laisse rêveur quant à ce qui s’annonce. Cassy explique donc qu’elle aimerait bien que Ben lui fasse des bisous, voire l’hélicoptère bonobo, mais bon, là, elle doit rentrer, il est tard et il y a école demain, et elle n’a le droit de faire l’hélicoptère bonobo que le week-end a dit maman. La bougresse repart donc vers le parking où bien évidemment elle tombe nez-à-nez avec… Ben Parish et sa tête de mec qui s’endort durant son propre film. S’ensuit une brève séquence de dragouillette navrante qui s’achève lorsque Cassy rentre enfin chez elle retrouver ses parents, ainsi que son petit frère, Sammy. Parlons un peu de Sammy.

Imagination débordante oblige, Sammy est donc un enfant avec une coupe à la con et une improbable capacité à faire l’exact contraire de tout ce qu’on lui dit du genre « Ne sors pas, Sammy ! » et pouf, on retrouve aussitôt Sammy courant dehors comme un blaireau sous LSD. Sammy est donc finalement plus un ressort du script qu’un personnage. Et ça tombe bien : il partage avec le ressort aussi bien le côté bondissant que le charisme pur. Je sens que l’on va passer un bon moment.

En tout cas, après avoir chanté une chanson à son frangin pour l’aider à s’endormir (probablement La digue du cul) parce que c’est une grande sœur comme ça, Cassy va se coucher sans savoir, nous dit sa voix off, que c’était le dernier jour normal de sa vie. Car en effet, dès le lendemain, alors qu’elle est tranquillement en cours de sport, tout le monde se met à consulter son portable (oui, ils l’avaient dans leurs shorts de foot, c’est tellement un bon endroit où ranger son précieux appareil) avant de rentrer chez soi en urgence car les nouvelles sont graves :

Un immense vaisseau extra-terrestre survole la Terre. Ho !

Pas de communications, pas de signes hostiles (type « On fait des doigts par les hublots« ), rien. Il est tout simplement là, probablement à faire du tourisme pour des croisiéristes galactiques. La population panique un peu, tout de même, et rapidement, les gens quittent les grandes villes pour aller se réfugier dans les campagnes où il sera moins facile de leur jouer Independance Day dans la face. La famille de Cassy, elle, ne bouge pas de sa banlieue, et le lycée se vide peu à peu si bien qu’il ne reste qu’une poignée d’élèves en classe après quelques jours. Durant un cours, Cassy est en train de chatter sur son portable (ce film est quelque part très réaliste. Il manque juste le passage où un enseignant lui éclate le groin contre sa table pour en faire un exemple) avec sa meilleure copine, toujours pour savoir s’il y aura zoumzoumzen avec Ben, lorsque soudain, toutes les lumières de l’école s’éteignent. Ainsi que le portable de Cassy. Et dehors, c’est pire encore ! Un avion tombe du ciel comme une pierre, et les voitures se rentrent dedans les unes après les autres :

« C’était la première vague. » nous dit la voix off de Cassy « À l’aide d’une impulsion électromagnétique, ils ont détruit tout ce qui était électronique. »

D’accord Cassy. Mais comment ça explique les voitures qui se rentrent dedans ? Non parce que pour ton information, les freins, c’est encore mécanique. Vous freinez avec des bobines de Tesla ?

M’enfin bon, si les voitures ne se rentrent pas dedans. Comment voulez-vous que ça ressemble à une apocalypse sérieuse, hein ? Krakaboum, donc.

Toujours est-il que le monde est bien embêté. Déjà, parce qu’il n’y a plus Internet. Des millions de gens font donc des crises de manque, un utilisateur de Twitter sur deux procède à son suicide puisqu’il n’a plus personne devant qui étaler son rien, ce qui provoque un âge d’or de l’Humanité qui ainsi débarrassée de ses poids les plus lourds, invente en une semaine le remède contre le cancer, la téléportation gratuite pour tous, arrête les guerres et la faim dans le monde et…

Bon, ils ne disent pas exactement cela comme ça dans le film. En lieu et place, ils disent juste « Il n’y a plus l’eau courante. » ce qui est un peu nul. Je préfère ma version, qui explique en plus pourquoi les aliens envoient ensuite la « deuxième vague » : les tremblements de terre.

Juste retour karmique pour la tektonik, je suppose.

476814

En l’absence de voitures, le vélo, c’est pas mal. L’espace de quelques jours, la Hollande aura donc été la première puissance mondiale. Merci, l’apocalypse.

Le sol se fend donc et s’ébroue sous les pas des pauvres gens et des bâtiments qui n’avaient rien demandé, provoquant un certain chaos sur Terre. Pire encore, cela cause d’immenses tsunamis, qui rasent purement et simplement tout ce qui se trouvait sur la côte. Sauf Dunkerque, le tsunami faisant demi-tour de lui-même à l’approche de la ville. L’humanité est donc en sale état, et c’est loin d’être fini, puisque les envahisseurs, décidément joueurs, déclenchent la troisième vague d’horreur :

Les color-runs. Attendez ? Non, on me dit que c’est quand même moins cruel : ils envoient une version encore plus fourbe de la grippe aviaire.

Par millions, les humains tombent donc, sans parvenir à trouver de remède. Bon, en même temps, vu comment ils tiennent les camps de triage, on comprend le problème : Cassy peut ainsi rendre visite à sa meilleure amie, en quarantaine, sans aucun problème ni masque et sans que personne ne lui dise rien. Il faudra l’intervention de la mère de Cassy, médecin de son état, pour enfin lui dire que c’est très con. Alors oui, d’accord maman Sullivan, et sinon, qui a organisé un camp dans lequel les gens potentiellement contagieux ne sont séparés des autres que par une pauvre barrière en métal façon file de concert ? C’est inspiré du concept des barrières vigipirates qui arrêtent les terroristes ?

On rigole, certes, mais ça, c’est parce que nous sommes des enflures. Non parce que pendant ce temps, dans la famille Sullivan, ça rigole moins. Ainsi, maman Sullivan finit par décéder des suites du virus, ce qui est ballot (mais qui prouve bien que niveau précautions, c’était moyennement ça). Le reste de la famille, à savoir papa Sullivan, Cassy et Sammy font donc leurs bagages : il est grand temps d’abandonner leur banlieue où les morts s’entassent pour rejoindre un camp de réfugiés au fond des bois. Même si bon, un camp de réfugiés au fond des bois dans les Etats-Unis du XXIe siècle, je pense que ça dure environ 17 secondes avant d’exploser :

« Bonjour et bienvenue dans ce camp de réfugiés ! Ici, vous trouverez gîte, couvert, et même un intranet que nous avons rétabli pour…
– C’est du Wi-Fi ? Vous pouvez le couper ? Je suis électrosensible.
– C’est-à-dire que c’est important pour…
– Arrêtez de m’oppresser, validiste électro-compatible ! Et puis c’est quoi cette nourriture là-bas ?
– Ce que nous avons récupéré dans…
– Ah non mais vous avez vérifié s’il y avait du gluten ? Non parce que je n’en mange pas. Ho ! Et c’est moi où cet homme utilise un cheval, là-bas ? Espèce de spéciste, descendez de là ! »

Dans la région de San Francisco, je pense que tsunami ou non, il n’y aurait eu aucun survivant. Bref, nos héros partent pour le camp le plus proche de chez eux et…

Quoi, « et le virus » ? Ben non, il n’y a plus de problèmes avec le virus, pourquoi ? D’ailleurs, plus personne n’en parlera. Je suppose que le virus extra-terrestre durait jusqu’au vendredi 18 heures, et après, il fallait une autorisation préfectorale qu’il n’a pas eu, alors hop, fini. Oui, ça marche comme ça les virus, c’est connu. Vous n’y connaissez rien.

Sur le chemin du camp, tout de même, Cassy s’énerve un peu : mais pourquoi les aliens font-ils tout cela ? Que veulent-ils ? Et puis pourquoi ils ne restent pas chez eux, d’abord ? Chacun chez soi, bordel ! Est-ce que je viens chez eux, moi ? Papa Sullivan, lui, pense que l’ennemi veut la planète, tout simplement, raison pour laquelle il ne l’abîme pas trop. Et puis bon, il ajoute que des fois, il ne faut pas chercher à comprendre, il y a des gens qui sont dans la destruction, voire l’auto-destruction. Cassy n’étant pas convaincue que cela puisse exister, il lui parle longuement de François Hollande, et Cassy ne peut qu’opiner du chef, tout le long du chemin qui les mène jusqu’au camp de réfugiés au fond des bois où des civils se sont organisés dans un vieux camp de vacances. Près de trois cents personnes y vivent, mangent et survivent dans le calme, le tout avec tout de même chacun une arme parce que c’est l’apocalypse, d’accord, mais ça reste surtout les Etats-Unis. Dans le doute, papa Sullivan remet donc un colt 45 à Cassy : si elle a le moindre problème, elle peut s’en servir pour distribuer des balles dans les têtes jusqu’à ce que tout le monde comprenne bien qu’il est temps de se détendre un peu.

Soit.

Seulement voilà : le lendemain, dès l’aube, à l’heure où blanchit la campagne (ou quelque chose comme ça), un mystérieux nuage de poussière apparaît à l’entrée du camp. Les gardes paniquent un peu en voyant le nuage se mouvoir à quelques mètres d’eux, alors qu’un vrombissement monte. Est-ce la quatrième vague ? Une sorte de brouillard empoisonné ou que sais-je ? Nenni ! Car soudain, jaillit dudit nuage de poussière une série de véhicules militaires chargés de soldats, ainsi qu’une batterie de cars scolaires escortés eux aussi d’hommes en uniformes.

Les habitants du camp sont fort surpris : des véhicules ! En état de marche ! Et l’armée américaine, mieux encore !

Le spectateur est lui aussi surpris : depuis quand les nuages de poussière dégagés par une colonne de véhicules se déplacent en avant du convoi et non derrière ? Peut-être qu’ils ont monté des ventilateurs géants à l’avant de leurs voitures, comme ça, ça leur permet de ne rien voir quand ils avancent ? J’ai dû louper un truc. Ou eux le film. Hmmm, j’hésite.

Toujours est-il que les véhicules foncent au milieu des réfugiés, s’arrêtent au milieu du camp, et qu’en descend, en sus d’une armée de soldats qui sécurisent la zone, un colonel qui grimpe sur une table pour expliquer de quoi il retourne.

« Bonjour. Je suis le colonel Vosch. Et malgré mon nom germanique et le fait que je suis joué par un acteur qui joue principalement des méchants, je vous prie de bien vouloir faire semblant que ce film ne repose pas sur de grosses ficelles. Bien ! Je représente l’armée américaine, et nous avons une base non loin d’ici. Nous venons vous évacuer.
– Youpi ! fait la foule.
– Je demande donc à tous les enfants de bien vouloir monter dans les bus. Nous les évacuons en premier. Puis, les bus reviendront chercher les adultes. En attendant, les adultes, tous au réfectoire, on a des trucs à vous expliquer. »

Papa Sullivan n’est pas trop chaud pour abandonner sa marmaille et menace de faire un scandale, mais le colonel Vosch, qui comme de bien entendu, n’a que ça à faire, vient lui expliquer tranquillement que si tu veux, mec, tu peux accompagner tes enfants, mais franchement, si tu as envie de faire chier l’évacuation, c’est toi qui vois, hein, tout ça, je dis ça, je dis rien, clin d’œil, t’as vu, hop, pif pouf, allez t’es d’accord avec moi. Et en effet, papa Sullivan approuve. Il demande donc à Cassy de prendre soin de Sammy, et ils se retrouveront au camp d’évacuation, le tout ponctué de cette célèbre phrase :

« Je serai juste derrière vous !« 

Pour rappel, le taux de mortalité des personnages prononçant cette phrase en cas d’évacuation est d’environ 99%. Papa Sullivan, si j’étais toi, je commencerais à serrer mes fessounettes.

Cassy et Sammy sont donc chargés dans l’un des bus, alors que papa Sullivan et les autres adultes filent au réfectoire écouter ce que le colonel Vosch a à leur dire. Hélas, dans le bus, les pouvoirs de Sammy-l’enfant-relou-qui-n’est-là-que-pour-générer-du-merdou s’activent, et il se met à hurler : « MON NOUNOURS ! CASSY, J’AI OUBLIÉ MON NOUNOURS JE NE PEUX PAS DORMIR SANS !« 

Cassy, plutôt que de faire remarquer à son frère que si c’était si important, il ne l’aurait pas oublié, et qu’accessoirement, c’est l’apocalypse donc t’es gentil mais shut the fuck up, décide de quitter le bus en courant pour aller rechercher la peluche de son débile profond de frangin. Ce qu’elle fait avec brio, jusqu’au moment où elle entend klaxonner : ce sont les bus qui démarrent sans elle ! Vite, ni une, ni deux, elle court à la poursuite du convoi de cars, hurlant dans tous les sens, ce qui n’arrête en rien les véhicules. Ce qui est un peu dommage, pour deux raisons :

  • D’abord, parce que c’est un convoi militaire, alors s’il n’y a personne pour la voir, c’est parce que personne ne regarde autour. Bonjour la vigilance.
  • Ensuite, parce que toute l’armée qui accompagnait le colonel Vosch vient de se téléporter. Non, je ne blague pas, le camp est désert, personne ne voit la jeune fille hurler au milieu.

Des détails, on vous dit.

374932

Quand je vous dis que le camp est soudainement intégralement désert, je n’exagère pas, hein.

Un peu déçue, Cassy se dirige donc vers le réfectoire, où les adultes sont réunis. Mais à peine a-t-elle fait quelques pas qu’elle s’arrête, puisqu’elle entend de là où elle est le discours de Vosch à l’intérieur. Et qu’elle aperçoit au travers des fenêtres son papounet qui lui fait discrètement signe de rester dehors. Mais que raconte l’ami Vosch ? Écoutons-le.

« Chers réfugiés, je le sais, les temps sont durs. Plus encore que vous ne le pensez, car figurez-vous… que l’ennemi, que nous appelons Les Autres…
– V’là l’imagination !
– Hé ho, vous avez vu le reste de l’intrigue ? Alors chut. Que disais-je ? Ah oui ! Après l’IEM, après les tremblements de terre et autres tsunamis, après les maladies… l’ennemi vient de lancer la quatrième vague.
– Ho !
– Comme vous dites. Il s’agit d’une invasion. 
– Mais à quoi ressemblent-ils ?
– C’est tout le problème. Ils habitent des hôtes humains. Dirigent leurs actions. Leur font faire des trucs affreux, comme tuer d’autres humains ou aller chez Starbucks.
– Ah ! Mais comment les reconnaître ?
– Nous le pouvons. Chez les enfants, la procédure de détection est aisée. D’où le fait que nous les ayons emmenés en premier. Pour les adultes… c’est plus compliqué. »

Plus compliqué comment ? Quelqu’un pour poser la question ? Je ne sais pas, moi je trouve ça intéressant comme sujet, après tout, c’est simplement une question de vie ou de mort, alors ça pourrait être intéressant de la poser, non ? Non. À la place, la foule bave en se tripotant les lèvres. Et Vosch reprend.

« Bref, pour faire simple, on va vous emmener dans un camp de détention à part le temps de détecter si vous êtes sains ou non, puisque nous avons de bonnes raisons de penser que des Autres se cachent parmi vous.
– Ouais, ben moi j’m’en fous, j’veux voir mes enfants, j’irai pas dans votre camp ! se met à hurler un civil qui sort son arme. Laissez-moi sortir !
– Non, Monsieur, du calme allons ! Pas d’armes !
– Naaaan j’veux sortiiiiiiiiiiiiiiir !
– Il est tout fou ! Vite, tirez dessus ! »

Et c’est donc parti : une fusillade éclate dans le réfectoire, entre le civil taré, les militaires, et les autres civils qui viennent à l’aide du premier, ou tout simplement, sont dans la ligne de tir. Finalement, Vosch décide de buter tous les civils, comme ça, ce sera plus simple. Hop ! Cassy, qui a assisté au massacre, décide qu’il serait plus sage de se cacher, ce qu’elle fait en utilisant sa ressemblance naturelle avec une vieille souche pour se fondre dans le décor. Et sitôt que les militaires sont partis sans dire un mot, elle fonce dans le réfectoire pleurer sur le corps de feu son papa (tout le monde est mort, mais il n’y a pas une goutte de sang : c’est quand même bien), avant de ramasser un fusil d’assaut sur l’un des militaires morts dans la bagarre.

La suite, vous la connaissez : Cassy court dans les bois pour s’éloigner, arrive à une station-essence avec boutique, entend une voix, paf, boulette, crucifix, tout ça.

Et nous reprenons ici, puisque nous suivons désormais Cassy, alors qu’elle erre dans la forêt, tout en tenant son journal intime parce qu’il y a tout de même des priorités. Du genre :

Chaire journal, ojourd’ui j’hai buter un mec lol. Mé cété pa du tou traumatisan pour la lycéenne de base que je suit alor je m’en fou mdr. En plus, cé pareil, cé lapocalypse mais je gere trankil émile, tavu, je conné tout les truc pour courir les bois, trouvé de l’o, mangé du miam et tout. Finalemen, l’apocalypse, cé quan meme plu facile que les dicter. On auré été envahi par des prof de francé, la par contre, je me fesé laté direct. Hihihi ! 

Seulement voilà. Cassy se dit qu’elle ne peut pas abandonner son petit frère, et elle compte donc bien aller le chercher sur la base aérienne dont les militaires avaient parlé. Elle fait donc route vers l’endroit en question, longeant une ancienne autoroute où des véhicules en panne se sont amoncelés. Mais au milieu des voitures, notre héroïne repère des corps ! Vite, elle se rue vers eux, espérant que ce ne soit qu’une paire de blessés, mais hélas, ce sont trois macchabées… au sang encore clair et à la cigarette encore chaude.

« Crotte de bique ! » s’exclame Cassy au moment où quelqu’un tire depuis les fourrés bordant l’autoroute et lui colle une balle dans la jambe, ce qui lui fait un gros bobo. Cassy a juste le temps de se mettre à couvert sous une voiture, pendant que des drones extra-terrestres tournent autour d’elle. Mais ce ne sont pas les drones qui ont tiré. Elle en a déjà vu. Souvent, ils accompagnent des humains, probablement habités par des Autres, qui hantent les bois armés de fusil de chasse et tirent les survivants comme des perdrix. Bon ben là… Cassy a servi de perdrix. La bougresse refuse cependant de mourir, et tente une sortie héroïque en tirant dans tous les sens avec ses armes, avant de s’effondrer quelques mètres plus loin, tant tirer à l’aveuglette en sautant à cloche-pied tout en perdant du sang, c’était finalement très con comme idée. La bougresse s’effondre donc, et à force de perdre du sang, perd aussi connaissance.

Pendant que Cassy se meurt, et en espérant qu’elle passe rapidement les rives du Styx, allons donc voir ce qu’il advient de Sammy.

Sammy est amené avec les autres enfants (enfants, ça va donc de quatre à seize ans semble-t-il) jusqu’à la fameuse base militaire, où on lui remet un numéro pour passer un examen médical. Mais ce qu’il ignore, c’est que patientant tout près de lui, quelqu’un que nous connaissons attend lui aussi son tour : Ben Parish ! Le garçon qui faisait de l’effet très fort à la petite Cassy. Et c’est lui que nous suivons alors qu’il est amené dans un petit cabinet médical où une femme médecin militaire l’attend pour l’examiner.

« Bonjour, comment t’appelles-tu ?
– Ben Parish. Mais mes amis m’appellent Zombie. Parce que j’ai de grosses cernes depuis l’apocalypse et que surtout, les gens derrière cette bouse cinématographique n’ont aucune imagination, alors apocalypse égal zombies.
– Fascinant. Bien, Ben, je suppose que tu n’as aucune question sur comment l’armée a encore des tonnes de matos médical de pointe et des véhicules malgré une onde IEM qui a dévasté la planète ?
– Non.
– Parfait, parce que ça aurait un peu emmerdé l’intrigue d’expliquer comment on a fait. Et j’espère que tu n’as aucune question non plus sur où sont les adultes qui étaient supposés arriver juste après vous ?
– Non, et j’aimerais qu’on n’en parle plus du film non plus.
– Excellent, Excellent Ben ! Tu es vraiment pile poil débile comme il le faut ! Tu ne poses aucune question logique ce qui nous permet de continuer le film qui sinon devrait s’arrêter ici ! Bien, tu es en bonne santé. À présent, je vais t’implanter cette puce dans le cou pour que l’on puisse te localiser en cas de souci. Attention… hop !
– Aîeuh !
– Bon. Sais-tu pourquoi tu es ici ? Sais-tu pourquoi les enfants sont amenés ici ?
– Pour nous évacuer, comme on nous l’a dit plus tôt ?
– Ben, attention, tu commences à être logique ! Regarde le script. Je te repose la question : sais-tu pourquoi les enfants sont amenés ici ?
– Non.
– Pour vous venger, Ben ! Vous, les enfants, pouvez combattre les Autres ! D’ailleurs, tu veux voir un Autre ?
– Okay.
– Parfait, regarde juste derrière cette vitre. Nous en avons capturé un. 
– Mais ? C’est un enfant normal !
– On dirait, je sais. Maintenant, regarde-le avec ces lunettes de haute-technologie.
– Je… je vois en rayons X… HO ! Il a une espèce de gros poulpe qui s’accouple avec son cerveau ! Comme les gens qui regardent Plus Belle la Vie
– Voilà. C’est un Autre. Si tu veux, tu peux le tuer. Le seul moyen de le faire, c’est de tuer l’hôte. Qui est perdu, de toute manière. Alors vas-y, tue-le, appuie sur ce gros bouton rouge que je te tends, et il mourra. Tu peux te venger, Ben. Tu peux te…
– Hop, j’appuie. »

Et en effet l’Autre meurt, comme on le voit en rayons X, et l’enfant prisonnier décède lui aussi dans la foulée. La femme médecin sourit :

« Bien… tu es prêt à rejoindre mon unité pour combattre les Autres, Ben ! En plus, c’est bien, tu ne poses pas non plus de questions sur d’où sort ce prisonnier que je te fais exécuter. Non parce que si à chaque visite médicale, on propose aux évacués de tuer un prisonnier, j’espère qu’on a de la réserve ! Aaaah… c’est tellement naze tiens. »

Et encore, ce n’est pas fini.

Car vous avez bien lu : le plan consiste à enrôler les enfants pour en faire des troupes qui aillent bourrer la gueule aux Autres. Alors pour Ben, qui doit avoir 16 ans, passe encore, mais Sammy, qui doit en avoir 6 ?! Hé bien si ! Lui aussi se retrouve en treillis à courir en chantant des chansons militaires comme Tiens, voilà du boudin, Dans la cagna de l’adjudant ou J’vais t’arracher les oreilles avec les dents. Quand jusqu’ici, ce que tu as appris de plus hard, c’était Une souris verte, ça doit te faire bizarre, mon petit Sammy. En tout cas, Sammy non plus ne demandera plus du film où est son père, à croire qu’il s’en fout. À la place, il participe joyeusement au plan débile consistant à en faire un soldat, sachant qu’au premier tir au fusil d’assaut, avec le recul, je pense qu’on ne retrouvera du garnement qu’une chaussure et un slip Spiderman, mais passons.

480295

Pour rappel, Sammy, c’est le petit avec de jolis sapins sur son sweat. Vous imaginez bien qu’en faire un soldat d’élite est complètement crédible.

Jusqu’au jour où Ben, bien évidemment devenu le chef de son unité de galopins, reçoit dans son escouade une nouvelle venue : Golgoth, la fille gothique. Celle-ci est une ancienne chef d’unité indisciplinée qui a été rétrogradée, et explique à Ben ce qu’elle pense de lui, à savoir qu’il commande une troupe de merdeux (ce qui est vrai, mais bon, elle commandait quoi, elle ?) et qu’elle refuse de prendre ses ordres d’un gros naze comme lui. Excellent plan : au combat, je pense que ça va être super pratique. Quelqu’un pour lui coller une balle dans la tête tout de suite histoire de faire un exemple ? Non ? Bon.

Les deux se cherchent un peu, ça sent le bisou qui point, et ça s’affronte gentiment au corps à corps avec des défis du genre Ben qui lance :

« Allez on se bat. Et il y a un enjeu, Golgoth. Si je gagne, je gagne. Mais si tu gagnes… tu as le droit d’apprendre à notre escouade à mieux tirer, comme tu es super douée à ce qu’il paraît.« 

C’est intelligent, ça, comme plan.

« Bon les mecs, on a quelqu’un qui pourrait améliorer nos chances de survie en nous apprenant à mieux tirer. Mais je propose de ne l’autoriser à le faire que si elle me bat en duel. J’ai toujours rêver de crever comme une petite merde, alors je compte bien défendre ce droit. »

Heureusement, les deux se battent, finissent tous deux à terre, et pif pouf, tout le monde est content.

Un tel niveau de navrance, ça doit vous piquer les yeux. En tout cas, Diego, rien que de m’entendre conter la chose, se roule en ce moment par terre en se tenant les oreilles. Julie, allez l’aider s’il-vous-plaît. Merci Julie, maintenant, revenez, tenir ce brandy à la main est épuisant. Voilà. Reprenons, et pour ce faire, allons du côté de Cassy.

Qui figurez-vous, n’est pas morte !

Je vous ai entendu faire « Hooo…« . C’est vil, mais c’est en même temps, je vous comprends, j’ai fait pareil au cinéma.

Cassy, donc, qui avait un trou dans la gambette, ne se réveille pas devant les portes des Enfers pour apprendre qu’elle passera l’éternité à jouer au Time’s Up, mais en lieu et place, dans un confortable lit, reliée à tout un tas de matériel médical. Sa plaie est bandée, et elle est dans ce qui ressemble à une jolie petite maison avec sa propre chambre. Palsembleu ! Mais comment a-t-elle atterri là ?

Vous vous posez la question ? Hé bien pas elle, et elle ne le fera jamais. Non non. Ce film tient toutes ses promesses.

Cassy est cependant paranoïaque quand même. Comprendre qu’elle doute de tout, sauf de ce qu’il faudrait. Elle fait donc semblant de dormir à chaque fois que son sauveur entre dans sa chambre (c’est vrai, il l’a sauvée, c’est sûrement un enfoiré, tu as raison), et rapidement, tente de prendre le large. mais avec sa gambette qui a un trou plus gros qu’une pièce de deux euros, elle rouvre sa blessure comme une crotte, et le larron qui possède la maison l’entend enfin bouger et vient à temps à sa rescousse pour la recoudre, à vif. Une manière intéressante de faire connaissance, ce que nos deux amis vont rapidement prolonger le lendemain matin autour d’un bon petit déjeuner, l’ami Ricoré, tout ça, ce qui est plus sympa qu’autour du fil à bidoche. Et c’est Cassy qui ouvre les hostilités.

« Qui es-tu, ô, grand et beau garçon taillé comme une baraque à frites qui m’a sauvée ?
– Je m’appelle Evan Walker. Et tu t’appelles Cassy Sullivan.
– Comment tu le sais ? 
– Tu te trimbales avec un journal intime. 
– TU AS LU MON JOURNAL INTIME, MONSTRE ! »

Ah non mais en cas d’apocalypse, chacun ses priorités. Moi la mienne, ce serait de comprendre comment un type m’a retrouvé au bord d’une autoroute, a esquivé les tireurs, m’a traîné sur des dizaines de kilomètres jusqu’à chez lui, rassemblé plus de matériel médical que dans tous les hôpitaux du coin, et le tout sans être ennuyé un seul instant. Mais non, elle son souci c’est de savoir s’il a lu qu’elle kiffait grave Ben Parish.

« Oui, je l’ai lu. C’est quoi cette histoire d’hélicoptère bonobo ?
– Non mais non, rien… au fait, j’avais des armes ! Où sont-elles ?
– Je n’ai pas vu d’arme près de toi.
– Mouais… bon. Va donc couper du bois dehors, Joe l’enfume. Tu ne risques sûrement rien pendant que les Autres rôdent. Moi, je vais me balader dans ta maison, tranquille. »

Et c’est décidé. Evan va couper du bois dehors en montrant ses muscles façon Captain America, pendant que Cassy se promène dans la demeure et découvre des photos de la famille d’Evan, tuée par le virus durant la troisième vague. Mais alors qu’elle se promène, elle découvre une latte de plancher étrange… et la soulevant, aperçoit son colt 45 ! Bon sang, il a menti, il a trouvé ses armes ! Vite, ni une, ni deux, Cassy s’empare de l’attirail, fait son paquetage et se barre en courant de la maison. Cependant, alors qu’elle file vers les bois les plus proches, elle se vautre comme une bouse dans un piège qui déclenche une alarme, et accourt rapidement un drone des Autres qui survole la zone… bientôt suivi d’un type avec un fusil ! Cassy est plus surprise encore quand Evan jaillit de nulle part, se saisit d’elle, la désarme avant qu’elle ne fasse n’importe quoi et l’aide à se cacher du type armé. Le danger écarté, Evan et Cassy ont une rapide explication :

« Tu avais dit que tu n’avais pas trouvé mes armes !
– Oui mais je n’avais pas envie que tu me tires dessus. 
– Tu pourrais très bien être un Autre !
– Toi aussi. Enfin surtout toi vu que malgré ta jambe blessée par un fusil de chasse, tu cours comme un cabri. Tes capacités de régénération sont…
– Non mais ça, c’est juste le film qui est à chier.
– Ah, pardon. Bon, que fait-on maintenant ?
– Moi, je vais rejoindre mon frère. Il est sur une base militaire à environ cent kilomètres d’ici.
– Hmmm… bon, je vais t’accompagner. Je ne te laisse pas comme ça. Les bois fourmillent d’Autres qui chassent les survivants aidés de leurs drones. Tu as besoin de moi.
– Nan.
– Si.
– Nan.
– Si.
– Okay, tu m’as convaincue, tu argumentes trop bien. Tu peux venir. »

Et hop ! En avant les enfants ! Nos deux adolescents s’enfoncent donc dans les bois jolis jusqu’au soir où ils trouvent une voiture rouillée au fin fond des bois (tout ce qu’il y a de plus normal, loin de toute route), et décident donc de dormir dans cet abri de fortune, le tout en faisant un feu, bien sûr, histoire de bien se faire repérer à des kilomètres. Sauf que voilà : entre les séquences où Evan est allé se baigner tout nu pour montrer ses gros muscles et ceux où il a aidé la petite Cassy de ses gros bras, la température corporelle de celle-ci frise dangereusement avec celle de la surface du soleil. Et puis bon, cette vieille voiture posée là au milieu des bois, nos deux adolescents décident de rendre un hommage poignant à Titanic : Cassy s’approche d’Evan, Evan de Cassy, leurs regards se croisent, la sensualité monte…

« J’te prends la bouche. » déclare Cassy, romantique, avant que les deux ne se fassent des bisous dans la voiture.

592992

Notez que même en cas d’apocalypse, tout le monde a les cheveux propres et des vêtements impeccables. La fin du monde, d’accord, mais proprette.

Sauf que visiblement, tout le monde n’est pas fan de Titanic dans le coin, et voici qu’en pleine nuit surgissent deux larrons armés de fusils. Les Autres ! Mais à la surprise de Cassy, Evan tente de négocier avec eux, et surtout, semble les connaître… que se passe-t-il donc ici ? En tout cas, les amis des fusils, peu enclins à coopérer, décident de plutôt essayer de meuler le museau d’Evan. Et là, attention, séquence Twilight : Evan a en réalité des supers pouvoirs, comme celui d’aller super vite ou de voltiger entre les arbres à folle allure. Ainsi aidé de ses pouvoirs de ninja du kitsch, il a tôt fait de malmener les deux margoulins, pour mieux revenir à la voiture trouver Cassy, qui est un peu bougonne, voire carrément mécontente, puisqu’elle l’attend son colt 45 à la main.

« Dis donc.
– Heu… oui, Cassy ?
– La voltige, les ninjasseries, là, le fait que tu connaissais les deux Autres, là, tu me prends pour une truffe ?
– Cassy…
– Tututu. Parle, vieux rabouin. Tu es un Autre, toi aussi ?
– D’accord, je vais tout te dire. Les Autres sont venus sur Terre il y a longtemps déjà. Ils ont placé des agents dormants. Je suis l’un d’entre eux. Humain, et Autres à la fois.
– S’pèce de bâtard !
– Techniquement, oui.
– Tu m’as comprise !
– Certes. Mais laisse-moi t’expliquer… depuis tout petit, je savais que j’étais différent. J’avais cette voix dans ma tête… silencieuse. »

Cassy lève un sourcil, puis baisse son arme.

« Non mais « voix silencieuse » ça ne veut rien dire. 
– Que ?
– Si elle était silencieuse, tu ne l’entendais pas. 
– Ah oui. Écoute, c’est pas moi qui fait les dialogues, alors si on pouvait reprendre… »

Cassy lève son arme, puis baisse son sourcil.

« Et donc, disais-je, lorsque le vaisseau des Autres est arrivé, la voix s’est réveillée. J’étais un Autre. Je savais.
– Mais… et ta famille ?
– Eux ne savaient pas. Je les ai laissé mourir comme de petites crottes.
– Et pourquoi tu ne m’as pas tuée aussi ?
– Parce que… parce que…. LE POUVOIR DE L’AMOUR ! »

Non ! Nooooon ! On n’a pas le droit à cette ficelle grosse comme une corde de marine ! Même dans un film de ce genre, c’est interdit, pitié !

Pourtant, il est trop tard.

« Moi aussi je rôdais dans les bois avec mon fusil pour tuer les derniers humains. Ceux ayant survécu aux autres vagues. Et puis, je t’ai vue dans la mire de mon fusil, et paf, amoureux. Alors que les Autres ne croient pas à l’amour ! Ils pensent que ce n’est qu’une illusion ! Mais en te voyant, j’ai compris que c’était faux, j’ai compris que je t’aimais de tout mon cœur, que…« 

Lecteurs qui m’avez incité à voir ce film, je vous hais. De toute mon âme.

Voilà voilà. Nous sommes donc face à un type qui n’a eu aucun souci avec l’idée que toute sa famille meure dans ses propres excréments suite au virus créé par les Autres, par contre, la première fille croisée au fond des bois, sans même lui parler, il est prêt à changer de camp pour elle. C’est parfaitement crédible.

Cassy en tout cas ne mange pas de ce pain là, et comme dans toutes les versions du poncif, décide de faire la tête.

« Tu es un méchant, et moi, je couche pas avec les méchants.
– Tu devrais repenser tes principes moraux car…
– Ah non mais rien à voir avec les principes, moi je veux juste éviter une coupe de cheveux gratuite à la libération, hé. »

En attendant, notre héroïne explique qu’elle va laisser le filou en vie, d’accord, mais elle lui interdit de la suivre. Elle compte aller sauver son petite frère, et elle n’a pas besoin d’un traître dans les pattes pour ça. Elle disparaît donc dans les fourrés, laissant Evan aussi embêté que turgescent.

Et Sammy, justement, que devient-il ? Hé bien allons voir du côté de la base de l’armée comment les choses se passent.

Quatre escouades d’enfants pour lutter contre une invasion planétaire : Vosch est content de lui, son idée sonne aussi crédible que le reste du film.

Ben, le chef de l’escouade, est convoqué par le colonel Vosch pour un petit briefing, aussi se présente-t-il à son supérieur prêt à aller botter des culs.

« Ben Parish au rapport mon colonel.
– Ah, Parish… vos hommes sont-ils prêts ?
– C’est-à-dire que mes hommes ont entre 6 et 16 ans alors disons que le concept de « prêt pour la guerre » est relativement flou, mon colonel. Voire limite con-con.
– Oui, bon, bref. Sachez mon petit Ben que la cinquième vague a commencé.
– Ho ! 
– Il s’agit d’une invasion à grande échelle. Les Autres infestent les villes et tuent les humains restants. Demain, vous et trois autres escouades serez envoyés leur raboter les naseaux au M4. 
– Alors d’accord, mais si vous comptez envoyer quatre escouades, pourquoi ne pas nous faire un briefing commun au lieu de le faire en quatre fois, ce qui est un peu coûteux en temps, surtout en cas d’invasion ?
– Meugneugneugneugneu.
– Vous argumentez drôlement bien.
– Je sais, merci. Maintenant, allez préparer vos hommes, Ben. Demain, vous irez repousser l’envahisseur. »

Ben s’exécute donc, et la nuit venue, dans son baraquement de la caserne, s’endort avec ses troupes lorsqu’il entend la voix pleurnicharde de Sammy l’appeler.

« Zombie… tu t’appelais comment dans le civil avant que tu n’arrives ici et ne devienne un type avec un nom de code ridicule ?
– Ben.
– Moi je m’appelais Sammy. On va combattre, demain ?
– Oui.
– Ah… j’ai du mal à dormir, du coup. Tu sais, ma sœur me chantait une chanson pour m’endormir, avant. Tu la chanterais avec moi ? »

Et Ben d’accepter, et d’entonner avec lui une chanson cucu la praline façon Bonne nuit les petits, au beau milieu de la casemate de jeunes soldats.

Les mecs, vous êtes sur une base militaire américaine, je vous le rappelle, pas en soirée pyjama. Dans un film crédible, la scène devrait donc plutôt ressembler à ça.

« Sergent instructeur Hartman, j’ai du mal à dormir. Tu sais, ma sœur me chantait une chanson pour m’endormir, avant. Tu la chanterais avec moi ?
– NOM DE DIEU ENGAGÉ SAMMY, ESPÈCE DE SUCEUR DE NŒUDS, TA CHANSON TU PEUX TE LA FOUTRE AU CUL, SI TU LE TROUVES ENCORE QUAND J’AURAIS FINI DE TE LE BOTTER, PETITE MERDE CHIÉE DU CUL DE STALINE !
– Mais je…
– NOM DE DIEU ENGAGÉ SAMMY EST-CE QUE C’EST MOI OU LE PREMIER MOT SORTI DU TROU À FIENTE QUI TE SERT DE BOUCHE ÉTAIT AUTRE CHOSE QUE SERGENT ?
– Sergent, pardon sergent, je…
– EST-CE MON TROU DU CUL QUE J’ENTENDS OU EST-CE L’ENGAGÉ SAMMY ? ÉCOUTE-MOI BIEN, LA CHANSON DE TA SŒUR, ELLE ME LA CHANTAIT QUAND JE FAISAIS MES POMPES SUR SES REINS, ET JE PEUX TE DIRE QUE LES PUTES D’HANOÏ À CÔTÉ, C’ÉTAIT LE COUVENT DES BATIGNOLLES ! ALORS SI J’ENTENDS ENCORE UNE FOIS L’ÉTRON QUI TE SERT DE LANGUE S’AGITER DANS L’ANUS QUI TE SERT DE BOUCHE, JE VAIS TE FAIRE ROTER DU SANG, EST-CE CLAIR, ENGAGÉ SAMMY ?
– Sergent, bouhouhouhou snif snif snuf, sergent !
– BONNE NUIT AUSSI, ENGAGÉ SAMMY ! »

Mais non. À la place, là, les mecs chantent Frère Jacques tranquillement du fond de leur caserne. D’accord. Mais qu’eeeest-ce que je regarde ?

Le lendemain, à la nuit tombée, Ben et son escouade se préparent donc au combat, même si le bon Ben prétend que Sammy ne pourra pas aller au combat aujourd’hui pour faute d’intoxication alimentaire suite à un ingestion massive de tacos. En réalité, Ben, touché par la naïveté du trou de balle, a décidé de l’attacher dans les toilettes (rapport aux tacos) pour lui éviter de partir au combat. Bon, à côté de ça, « Teacup », la fille de 11 ans de son escouade, par contre, il n’a aucun remord à l’emmener. Aaaah, cette empathie à géométrie variable, c’est beau.

L’escouade se voit remettre par Vosch un casque spécial avec monocle permettant de distinguer en un seul coup d’œil les Autres : ils s’illumineront en vert sur le monocle, il n’y aura plus qu’à leur mitrailler le minois. Toute l’équipe grimpe donc en hélicoptère, avant d’être larguée dans la zone la plus proche, à savoir une zone urbaine en mauvais état, ou la gare du Nord, ce n’est pas évident. Tout semble désert durant les premiers instants, mais à peine l’hélicoptère parti, des humanoïdes sortent en ricanant des maisons alentours et… s’illuminent en vert dans le système de visée !

« Des Autres ! On sulfate, les coquinous ! » ordonne Ben.

S’ensuit une fusillade aussi longue que confuse où personne ne parvient à toucher personne ou presque, rendant cette scène tout simplement palpitante. Cependant, le feu nourri oblige tout de même le petit commando de Ben à trouver refuge dans un bus à l’abandon, où l’un de ses camarades finit par se prendre une balle fatale. Après de longues tergiversations quant à la suite des événements, et une subtile diversion consistant à faire exploser le bus (mais enfin ?), la fine équipe parvient à trouver un nouvel abri, plus tranquille, dans un immeuble abandonné. Sur place, Golgoth explique qu’elle en a plein le roudoudou de cette aventure, et que franchement, elle a plutôt envie de déserter, là, comme ça, hop, sans raison.

C’est bien naturel Golgoth, vas-y, fais-toi plais’.

Elle annonce donc qu’elle va retirer la puce de localisation qu’on lui a implanté, et d’un coup de couteau, joint le geste à la parole. Sauf qu’à la seconde où elle extrait la puce qui était à fleur de peau, Golgoth apparaît aussitôt en vert sur tous les viseurs de ses copains !

« C’est une Autre, nom d’une pipe en bois ! » glapissent les jeunes gens.

589259

En même temps, je l’ai toujours trouvée suspecte : comment Golgoth trouve-t-elle autant d’eyeliner sur une base militaire ?

Sauf que cette soudaine transformation en Autre paraît suspecte à Ben, qui à son tour, pour tester, retire sa propre puce. Et lui aussi s’avère apparaître en vert sur les viseurs dans la seconde qui suit ! Ben réalise donc l’effroyable vérité.

« Les petits gars, je pense avoir compris. Nous nous faisons manipuler depuis le début ! Ces puces servent juste à nous tromper pour que nous n’apparaissions pas sur les viseurs… en réalité, nos viseurs désignent automatiquement tout humain autre que nous comme Autre. La cinquième vague a bien commencé. Mais la cinquième vague… c’est nous, enfants conditionnés pour aller exterminer les survivants de notre propre race ! »

Un bref silence s’ensuit, coupé aussitôt par le jeune Roudoudou.

« C’est débile.
– Que dis-tu, engagé Roudoudou ?
– Je dis que c’est débile.
– Comment ça ? Ce n’est pas super subtil, ce rebondissement ?
– Hmmm… non ? Puisque je résume : cela veut dire que Vosch serait le méchant, ce qui n’était pas du tout prévisible rien qu’à son nom. Il ne s’appelle pas vraiment Jéramy Mac Lapinou, par exemple.
– Alors oui mais…
– Et puis bon, ça veut donc dire que Vosch et l’armée sont en fait les Autres, d’accord ?
– Certes.
– Alors expliquez-moi ceci : pourquoi est-ce que Vosch s’enquiquine à aller chercher lui-même les camps de réfugiés, pour leur faire un baratin pourri avant de longuement embrigader seulement les plus jeunes et donc les moins aptes à combattre, pour les envoyer tuer leurs semblables ? Je veux dire, si c’est pour faire ça, pourquoi ne pas directement tuer tout le monde dans les camps de réfugiés ? Plus simple, plus rapide.
– Non mais il restera les mecs qui déambulent en solitaires dans…
– Tu veux dire, les mecs qu’il nous a envoyé exterminer ? Comprendre, ceux dont il connaît déjà la position ? Mec, c’est l’armée, qu’il contrôle. Il serait plus efficace en envoyant l’armée qu’en balançant des enfants de 6 ans avec un gros fusil. En fait, non, il y a même mieux : puisqu’il contrôle l’armée, il fait le coup classique que tout le monde attend en cas d’apocalypse : créer des points d’évacuation officiels. Les humains y viendront d’eux-même. Il n’aura plus qu’à les tuer sur place et/ou à les transformer en Autres. Même pas à se déplacer. Alors, expliquez-moi, quel est l’intérêt du plan consistant à créer des bases d’entraînement, de prendre le public le plus incompétent, de l’envoyer droit sur l’ennemi en uniforme pour bien dire aux humains de se méfier de l’armée, tout ça pour faire exactement le même travail qui pourrait être fait directement par Vosch, en plus efficace et en gardant l’avantage d’avoir apparence humaine plutôt que de rendre tout le monde parano ? Si ce n’est de perdre du temps et des moyens pour faire moins bien et avertir tous les humains du fait que les Autres, c’est l’armée ? »

Tout le monde se regarde, un peu gêné, jusqu’à ce qu’un trou noir du script engloutisse Roudoudou et permette à l’intrigue absolument consternante de ce film de reprendre. Ben toussote donc et relance la question de la suite des opérations.

« Bon, les jeunes, on s’est fait eus. Je propose que l’on retire tous nos puces. Moi, je vais sauver Sammy, que j’ai laissé à la base.
– D’accord. Mais pourquoi tu ne parles que de Sammy ? Il y a des milliers d’autres jeunes dans la base, non ?
– Oui mais le film s’en fout, et ne s’intéresse qu’aux personnages avec un prénom, contrairement à la foule des figurants de la base. Du coup, je n’ai envie que de sauver Sammy. Voilà. Maintenant, il faut que je trouve un moyen de retourner là-bas.
– Remets ta puce ?
– Non, j’ai une meilleure idée : tirez-moi une balle dans le bidou, comme ça, je pourrai retourner à la base comme blessé !
– Tu ne veux pas juste remettre ta puce et dire que tu as échappé au massacre ?
– Non, me tirer dessus me paraît une vachement meilleure idée ! »

Je… bon. Ce plan complètement idiot est donc lancé. Toute la petite équipe se disperse donc, laissant Ben seul regagner la zone d’évacuation du commando, blessé, pour se jeter dans l’hélicoptère la main sur sa blessure toute fraîche en racontant un gros bobard : toute son équipe a été exterminée, et il est le seul survivant. Il est donc promptement ramené à la base ou après avoir reçu un peu de mercurochrome sur son trou dans la panse, il est amené au colonel Vosch pour débriefing. Sauf que voilà : les mensonges ne prennent pas sur le grand méchant, qui a aussitôt détecté qu’on le pipotait puisqu’il trouve la blessure trop bénigne pour être honnête.

Moi j’aurais plutôt dit « Parce que tu as dans le cou la blessure qui prouve que tu as retiré ta puce« , mais bon, chacun ses indices, hein. Vosch en tout cas, prend son air le plus maléfique.

« Ben… allez, arrête tes mensonges. Et j’arrête les miens.
– Okay. Je sais que vous êtes un Autre. Et je sais aussi que vous embrigadez les enfants pour tuer les adultes survivants. 
– Hé oui ! Et puisque tu en sais trop, tu vas mourir. 
– Juste une question, pourquoi voulez-vous envahir la Terre ?
– C’est un espace vital pour nous. Vous feriez pareil à notre place.
– Jamais les humains n’extermineraient une autre espèce pour prendre leurs terres !
– C’est faux. »

Ce méchant en carton. Moi, devant un petit Américain, j’aurais pouffé et marmonné « Au fait, comment vont les Indiens d’Amérique ? » mais bon, le méchant sait visiblement qu’il est dans un film à destination du marché américain, il évite donc soigneusement le sujet. Finalement, je le trouve assez sympa de ne pas sortir les arguments massue. En tout cas, alors que tous deux discutent, soudain, la base est secouée par une explosion.

« Que se passe-t-il ? hurle Vosch.
– Une explosion, mon colonel.
– Ah, merci bien ! Bon, virez-moi ce débilet et évacuez la base !
– On n’essaie pas de la défendre d’abord ?
– Hmmm… non. La fin du film approche, ne nous défendons pas et contentons-nous de courir les bras en l’air. »

Et les méchants de se mettre à courir les bras en l’air.

L-r, Nick Robinson, Zackary Arthur and Chlo? Grace Moretz star in Columbia Pictures' "The 5th Wave."

Cette explosion, en tout cas, je puis vous dire d’où elle vient : c’est Cassy qui vient d’arriver sur la base à la poursuite de son frère. Elle s’est faite passer pour une réfugiée, a attendu son tour, et à la visite médicale, sachant grâce aux informations d’Evan que les militaires étaient des Autres… plutôt que d’attendre d’être envoyée avec les autres recrues pour retrouver son frère, elle a pété la gueule de la femme médecin. Oui, vraiment. Comme ça, hop. Pourquoi ? Alors qu’en suivant les règles, elle aurait directement eu accès à la base en tant que recrue ? Mystère. On va dire qu’elle avait besoin de tuer des gens, là, tout de suite. Ce que je peux comprendre : moi aussi, si j’étais coincé dans un film pareil, j’aurais des envies de strangulation.

Cassy court donc partout sur la base, déguisée en soldat, mais voici que des explosions adviennent : c’est Evan qui a décidé de la suivre pour la supporter, et qui grâce à ses poches magiques, génère des bombes à volonté sans explication aucune ! Peu à peu, la base est secouée par de plus en plus d’explosions alors qu’elle est évacuée. Cassy en profite donc pour se glisser dans le flot des enfants qui sont envoyés dans des avions de transport, et plutôt que d’avertir la foule de ce qui l’attend, se contente de ne rien dire et de retrouver son frangin, ce qu’elle fait sur un énorme coup de bol (il est tout petit dans une foule gigantesque, mais hop, il était deux mètres devant elle, en fait). C’est décidément trop bien.

Evan finit de pourrir la base à coups d’explosifs (au point que le sol s’effondre en dessous, hein il ne fait pas semblant, visiblement, il pose des bombes nucléaires), ce qui achève de convaincre Cassy que soit, il est peut-être gentil, au final. Au détour d’un couloir, elle croise aussi Ben, qui a fini par se débarrasser des soldats qui l’escortaient, et Cassy a donc le droit à la fameuse scène où Evan et Ben se jaugent du regard, chacun voulant conquérir le cœur de Cassy. Puisque là encore, tout explose autour d’eux, mais le souci du moment, c’est de savoir qui pourra observer de près le cucu de la Madame. Un sens des priorités tout bonnement bluffant, on en conviendra.

Alors que la base explose, Evan, Cassy, Ben et Sammy parviennent à s’enfuir, pendant que de son côté, Vosch et ses recrues s’échappent par la voie des airs en direction d’une base plus centrale surnommée « Wonderland », qui attendra sûrement un prochain film pour exploser à son tour. En attendant, nos héros (moins Evan, qui a disparu entre deux scènes, ne me demandez pas pourquoi) rejoignent l’escouade de Ben, désormais libre et rebelle, et vont donc pique-niquer au milieu des ruines. Sammy, lui, ronfle avec son nounours dans un coin, car malgré son entraînement commando, il régresse à nouveau. Ah, et au fait : il ne demande toujours pas de nouvelles de son père. Il a dû lire dans le script qu’il était mort. Ou alors, il s’en fout. Mais, écoutons plutôt ses camarades :

« Bon, on fait quoi maintenant ? demande l’escouade.
– Rien. On attend le prochain film. En attendant, on se contente de rigoler, de se donner de grandes tapes dans le dos et de manger tranquillement autour d’un feu histoire d’attirer l’attention de tous les Autres du coin. Oui, ça me paraît être un super plan. »

La caméra tourne autour de ces jeunes gens au milieu de ce monde ravagé, et alors que dans la salle, les gens se demandent si c’est ça, la fin de cette grosse bouse, l’écran passe au noir et…

… FIN !

Attendez… c’est tout ?!

_____________________________________

« Alors Diego ? dis-je en me tournant vers mon serviteur.
– Patron ? 
– Suite à ta question de tout à l’heure… imagine que tu viennes de l’espace et que ton premier contact avec la Terre, ce soit ce film. Tu viendrais en paix, toi ? »

Diego se gratte le menton avant d’opiner du chef avec conviction.

« Ho non patron. Franchement, j’aurais envie de tout raser. »

Parfait, la leçon est apprise.

Maintenant, je vais attendre un peu avant de lui annoncer qu’il y a une suite.

193 réponses à “L’écume de La Cinquième vague

    • Les vagues successives sont là pour exterminer les humains c’est bien ça ? Alors pourquoi est-ce que les ETs ne font pas une seule et unique vague ?!? Un tout-en-un quoi ! ils débranchent le monde, font trembler la terre cependant que les oiseaux propagent le virus, et dans le même temps, les Ets sans se déguiser exterminent au joystick les humains restants. D’ailleurs pourquoi se déguise-t-il en humain ?
      C’est comme si un qu’un désinfecteur professionnel devait se transformer en cafard pour exterminer une bonne fois pour toute la colonie qui survie dans la cave ! Ca n’a aucun sens !
      Et puis là on dirait une fiche de révision pour le brevet : Grand A) : extinction des feux…grand B) : tremblement de terre…grand B) petit 1/ : tsunami…blablabla…petit petit a/ : kikoolol kiss ta bouche…
      Je préfère encore l’invasion de « Mars Attack », fumette du missile nucléaire compris…hin hin hin…hin….hin hin !!!!

      • Ça me fait un peu penser aux méthodes des méchants envahisseurs pailletés de Flash Gordon. Ils procédaient un peu de la même façon mais leur dispositif de destruction par « fléaux » était un peu plus couillu quand même… https://www.youtube.com/watch?v=Xfc_CrwiE4Y

        … mais pas moins couillon.

      • La gueule du président Jack nickolson après que les martiens aient fumés le missile terrien équivaut à elle seule l’intégralité de la 5ème vague…

      • Flash Gordon…tout une époque ! Et je te rejoins sur le modus operandi qui est effectivement le même en plus couillu…Mais pour la 5th vague, le procédé est carrément vicelard quand même…c’est comme si on arrachait une à une les pattes d’une araignée, juste pour le plaisir de la voir souffrir :
        1ere patte : impulsion éléctromagnétique….je regarde comment les humains se démmerdent après et j’examine comment les meilleurs des meilleurs s’en sortent (soit les mômes de 6 à 15 ans)
        2eme patte : tremblement de terre…hmmmm comment ils souffrent encore plus plus les humains !
        3ème patte : épidémie…là dans le vaisseau-mère tout le monde applaudit et se sert les tentacules quand la mère de Cassy meurt dans d’atroces souffrances de la grippe aviaire…
        4eme patte : Vosch et ses pieuvres se fondent dans le décor humain pour les trahir et encore plus les faire souffrir, c’est à dire utiliser les petits « humains/poussins » innocents à zigouiller leurs parents. Si ça c’est pas vicelard comme plan !
        Ces envahisseurs ont une intelligence de sado-maso et une intelligence plus pragmatique aurait peut être préférer réunir les 5 vagues en une seule, voire d’utiliser un produit, une substance ou un élément naturel (le vent ?) qui aurait poussé les humains à se tuer…mais là, il y a plus de vague du coup…et ça devient un peu ballot parce qu’il faudrait réécrire tout le scénario…

      • Je pense tout simplement que c’est pour établir un parallèle avec la Bible : les fléaux divins lors de l’Exode. Les scénaristes de blockbusters hollywoodiens n’ayant visiblement que ce livre de chevet à portée de main ils ont l’habitude de nous tartiner des références et des réécritures de la Bible un peu partout de façon peu subtile. Heureusement qu’en Europe nous avons tout un tas de mythes paiens pour éviter ce travers consternant…

  1. Encore un film pour ado, donc avec un scénario complétement con, parce que par définition des studios les ados sont bêtes et ne regardent que les images.
    Vu le succès des films de ce genre, il est bien possible que ce soit méprisant, mais pas faux…

    • J’étais loin d’être aussi con étant ados et pourtant par rapport à aujourd’hui je trouve que j’étais assez naïf (idéaliste en gros) et parfois un peu idiot mais pas à ce point là. Je n’arrive même pas à imaginer le niveau des ados de maintenant si comme tu dis ce genre de films creux fonctionnent.

      • En fait y’a deux hypothèses: 1) Le niveau baisse depuis que Charlemagne a inventé l’école.
        2) La nostalgie te pousse a idéaliser ton toi du passé.
        Perso, je choisis la 2 :)

      • si on m’avait proposé ce film quand j’étais ado ( un peu avant le naufrage du Titanic ) , j’aurais trépigné de joie et d’enthousiasme !
        à présent , je suis obligée de lever le nez dessus .
        ah la la , c’est pas drôle tous les jours de vieillir !
        devenir raisonnable , tout ça …

  2. Navrant, il n’y a pas d’autre mot. Quelle honte qu’il faille payer pour visionner ce genre de chose.
    Merci pour ce formidable spoiler Mr Conard, l’épreuve à dû être terrible, même pour vous.

  3. Ado dans un univers post-apo/fantastique/fantasy – Check! Petit frère/petite soeur à défendre/sauver – Check! Choix entre plusieurs prétendants – Check! Parents inexistants/morts/on s’en cogne – Check! Scénario navrant/incohérent et rebondissements artificiels – Check! Dialogues écrits par Ribery et supervisés par Booba – Check! Allez, reste plus qu’à attirer le public de veaux habituels pour ça et on en fait 5 en engrangeant wouatte-millions de bénef! Pourquoi voulez-vous qu’ils s’arrêtent en si bon chemin?

  4. Cher Monsieur Connard,

    Merci pour ce nouvel article, encoreun film dont vous m’évitez la vue! Par ailleurs, je me demandais, existe-t-il des films auxquels vous ne trouvez pas d’incohérence scénaristiques?

    Sinon, juste comme ça en passant, dans l’entrée du journal intime de Cassy, vous avez mis « du du miam », et juste avant vous parlez de « courir les bois ». Bien que la locution existe, je ne pense pas qu’une bougresse rédigeant en SMS fasse partie des utilisateurs.

    Bonne journée à vous, ainsi qu’à Julie-Guéridon.

  5. « Sauf Dunkerque, le tsunami faisant demi-tour de lui-même à l’approche de la ville.  »
    Donc Saint Nazaire a été épargnée aussi ? :)

    • Ces envahisseurs ne respectent rien ! Tout le monde sait qu’en cas de conflit planétaire, en France, Dunkerque doit morfler en premier, par principe. Les Allemands ont eu cette décence, c’est une tradition, respectez là bon sang !

  6. Votre abnégation, cher Odieux, est un exemple à suivre.
    Je dis ça, mais putain pas moyen de m’infliger un étron pareil.

  7. Cher Mr Connard,
    Encore un spoiler à la hauteur de votre réputation…merci de nous éviter la perte de temps et d’argent en allant voir ce film à notre place (même si je pense que les sacrifices auxquels vous consentez ne seront jamais appréciés à leur plus juste valeur) et merci également pour les perles que vous glissez dans vos textes : j’ai bien ri devant celle-là « emptahie à géométrie variable »….
    Bonne journée
    PS : l’année s’annonce riche en bouse, j’espère que vous êtes prêt !

  8. Merci beaucoup, comme d’hab ! Petite faute (de choix syntaxique pas fait, dirons nous) sur l’un des derniers paragraphes :
    « Ah, et au fait : JAMAIS il ne demande TOUJOURS PAS de nouvelles de son père. »

    Sinon, voici un idée toute simple mais qui, je pense, en amuserait certains pour les éventuels prochains concours de visuels : représenter ce bon vieux Diego !

  9. « Lecteurs qui m’avez incité à voir ce film, je vous hais. De toute mon âme. »
    Pour ma part, j’avais annoncé la couleur en parlant d’invasion E.T. et de Twilight.
    Avec cette riche année cinéma 2016 qui s’annonce, je pense que je vais opter pour un abonnement. Entre 50 shades 2, un Michael Bay ou Independence Day 2 choisir sera impossible surtout s’ils sont aussi géniaux que la 5ème vague.

    Une question me taraude : est-ce qu’Independence Day n’est pas monstrueusement cohérent par rapport à cette 5ème vague ?
    Ça pourrait presque faire un sujet au bac ou pour une thèse de doctorat.

    • Un film où un informaticien parvient à pirater le système informatique d’un vaisseau alien (sans connaitre ladite langue) ? Où un petit vaisseau, perdu depuis 50 ans, revient mystérieusement, en conduisant bizarrement et sans communiquer, et aucun alien se méfie ? Où envoyer le commandant suprême de l’armée la plus puissante de la planète en première ligne est considérée comme une bonne idée ? Où, une dizaine de minutes avant de lancer votre frappe massive surprise, vous indiquer de façon bien urbaine « regardez, on abat vos 3 petits hélicoptères pas du tout menaçants » ? Ou un alien négocie subtilement sa libération « si vous me laissez partir … vous mourrez tous ! » ?

      • Je suis d’accord (quoique depuis le temps j’avais oublié certains détails) mais je me dis qu’on est allé tellement loin cette fois…
        Au moins les aliens d’il y a 20 ans avaient un plan de base plus ou moins logique et y avait pas d’Ado dans les bois.
        Vu comment ça évolue, Armagedon aura un jour l’air d’un documentaire.

      • En fait, à part le virus concocté en deux heures compatible Mac/Alien (pauvre tentative de modernisation de la fin de La Guerre des Mondes – le livre, hein! pas le film), quasiment toutes les incohérences que vous soulignez sont réductibles à une seule explication d’ailleurs donnée: le profond mépris des dits aliens pour notre petite civilisation pourrite. Quand au commandant, personne ne dit que c’est une bonne idée.
        Après… de là à dire qu’Independence Day est autre chose qu’une bonne grosse vieille daube nanaresque, y’a un pas que je ne me hasarderai pas à franchir :-)

      • Delloin : concernant le mépris des aliens, c’est une explication intéressante, qui a le mérite de se référer à notre propre histoire. En effet, il y a plein d’exemples où les expéditions coloniales, un peu trop sûres d’elles même, se sont faites dérouiller par des « sauvages ».

        Et puisqu’on parle d’Independance Day, j’espère que notre bon connard aura l’excellente idée d’aller voir la « suite » qui doit sortir prochainement. (perso, quand j’ai découvert qu’ils avaient planifié une suite, je suis allé me réfugier sous mon bureau en pleurant)

      • @ Kwiskas: C’est marrant mais moi quand j’ai appris pour la suite d’independance day, j’ai immédiatement pensé à l’OC en souriant…

      • La suite d’indépendance day ? Le 5 juillet quoi. Il s’est passé quoi de passionnant le 5 juillet ?

    • Je trouve que l’année commence plutôt très bien en fait.
      Entre Spotlight, The Revenant, Creed et Deadpool, c’est quand même pas trop mal parti …
      Après des trucs débiles y’en aura toujours.

      • Y a Ave César aussi. A vrai dire, je me rends compte que les deux types de films m’intéressent. Je suis vraiment un pervers.
        Accessoirement, Independence Day a une saveur particulière pour moi. En sortant du cinéma j’avais conscience d’avoir vu une grosse merde et qu’en fait ça m’amusait de démonter ça avec des potes (on devait avoir 13/14 ans). Une sorte de révélation même si je n’ai pas eu le talent de monsieur Connard pour diffuser cette passion par la suite. C’est un peu ma madeleine de Proust, mais du genre de celles où on engueule le cuistot pour lui dire de s’orienter vers la soudure ou la publicité. J’ai vraiment hâte de voir la suite.
        Et Creed… déjà que les Rocky s’auto-plagiaient pas mal, là c’est un reboot de plus.

      • Ah Creed je l’ai vu aussi et je l’ai trouvé vraiment pas mal, je m’attendais à pire. Plutôt cohérent, bien joué, bien filmé (et un côté madeleine de Proust aussi, ça me fait toujours plaisir de revoir Rocky, même si il n’a pas le rôle principal). En tout cas pas de quoi faire un spoiler par ici à mon avis, ou alors avec vraiment beaucoup de mauvaise foi…

  10. Bon, j’avais déjà le scénario et sa terrible intrigue (qu’on voit pas du tout venir, mais alors pas du tout …) au visionnage de la bande annonce. Je vais peut être partir pour Hollywood.
    Par contre, pour le coup d’Evan … Je sais pas, les mecs sont sans doute des zoophiles. Bah oui : imaginez que nous préparons l’invasion de la planète des hommes poulpes. Je suis envoyé chez eux en tant qu’agent dormant, sous un habile camouflage. Et je tombe amoureux d’une femme poulpe … Je crois que ça fait de moi un zoophile. Evan est donc un zoophile (enfin un humanophile … z’avez compris quoi !).

    Une suite … c’est peut être ça, la 6e vague : la sortie de la suite ?

    • J’imagine aussi la réaction des médecins si jour un agent dormant avait dû passer un scanner au niveau de la tête avant l’invasion: « Bon on a enfin trouvé pourquoi vous entendiez des voix dans votre tête: c’est un poulpe! Mais c’est normal tout va bien! » Mais bien entendu comme ça aurait pu tout foutre en l’air, ça ne pouvait pas arriver…

      Sinon une pensée émue pour ce pauvre Roudoudou qui s’est encore fait tuer (espèce d’enfoirés!)…

      • Vu qu’apparemment il a des super pouvoirs des ténèbres, on peut quand même supposer que le Poulpe est capable de plus ou moins les régénérer et donc les empêcher de tomber malade etc.
        Et puis les voix sont « silencieuses » je te rappelle donc il les entend pas. Et donc il pouvait pas savoir qu’il y avait des voix. Et donc il est pas censé en parler à sa copine … Ouais bon, je pense que ça sert à rien de chercher de la cohérence …

    • Le pire c’est que l’idée que des « agents dormants » développent de l’empathie pour leurs cibles est excellente, tout à fait d’actualité et peut donner une vraie âme au film – si c’est traité avec un minimum d’intelligence et de nuance, bien sûr.

      • Il y a une grosse différence entre « empathie » et « amour ».
        Je peux avoir de l’empathie pour le boeuf que je vais manger, pourquoi pas. Mais de l’amour, ça ferait de moi un drôle de bonhomme quand même …

  11. L’acteur jouant Evan, c’est celui dans le rôle du psychopathe de The Fall non?
    C’est vraiment triste ce qu’est devenu Mad Movies.

  12. encore un superbe article, merci Monsieur Connard!
    juste une remarque, il y a une chose juste dans ce film, en effet en cas d’impulsion EMP, les voitures n’auront effectivement plus de frein, vu que depuis des décennies les freins sont a assistance hydraulique, ce n’est plus un freinage direct.
    les scénaristes ont du embaucher par erreur un mécano compétent pour relire le script :)

    • C’est possible de freiner sans assistance, faut juste appuyer sur le frein comme un âne mort. Cela dit ça doit surprendre, et peu de gens auront le bon réflexe.

    • Et alors? Il n’y a rien d’électronique dans un freinage hydraulique, justement. Je ne vois pas en quoi une IEM pourrait empêcher ça de fonctionner. Certes, le moteur s’arrêterait probablement, à cause de l’électronique qui le gouverne, mais tant que le véhicule roule et que le moteur est en prise (rien d’électronique pour une transmission manuelle), les pompes d’assistance continuent probablement à tourner, et l’assistance hydraulique au freinage doit toujours être fonctionnelle.
      Et puis comme le mentionne l’homme le plus classe du monde, on peut toujours freiner sans assistance.

      • autant pour moi, je pensait que coté freinage c’était un petit moteur qui actionnait une pompe hydraulique pour serrer les freins :)

      • Sauf que:
        Perte brutal du courant =
        Perte de la direction assistee immediate ainsi que perte de l’abs.
        Quand on connait le niveau de reaction ainsi que les capacites d’evitement d’urgence du conducteur moyen…

      • T’as gagné le droit de rejouer. Avec Steuhphane, a tout les coup on gaaaaaaagneuh !

      • Sauf que l’ami Vincent était encore trop optimiste et le frein (pas le frein à main, enfin tant que la norme qui l’oblige à être utilisable en toute circonstance reste, mais qui y penserait dans un cas comme ça ?) passe, comme (presque) tout dans les voitures maintenant, par l’électronique.

    • Ceci dit, ça existe aussi les commandes de frein électriques, mais pas sur les voitures en France. Peut etre en amérique qui sait ?

      • ha oui mais non, sur une bonne partie des nouvelles mercedes, il n’y a plus aucun lien entre la pédale et le frein hydraulique, tout passe par l’électronique.

        Mais sinon, oui, vu comment la plupart conduisent, déjà quand tout fonctionne, ils arrivent a se planter en ligne droite, alors…..

      • et alors ? JE me suis plantée sur une route bien droite , toute seule , comme une grande ! j’ai plongé ( avec ma voiture , hein ! ) dans une sorte de ravin . sur ma droite , je précise ( j’ai ma fierté : je ne zigzaguais point . )
        et pourtant j’avais freiné .
        c’était pas un problème de freins !
        il y avait ce mignon petit hérisson en plein milieu de la route …

  13. ben dis donc … il est courageux , Odieux ! il a même pas pleuré !
    mais … parler LONGUEMENT de François Hollande ? impossible ! il y avait si peu à auto-détruire …

  14. Très chère Odieux,
    Ce spoil a dépassé mes attentes. Merci beaucoup et désolé pour le harcèlement mais ça faisait longtemps que je n’avais pas vu un film de ce niveau.
    Bien à vous,
    Fabien

    • Probablement. N’oublions pas au début du film que cette ingénue abat comme un chien un homme blessé, désarmé et appelant à l’aide. Mais aucun remords, à peine un léger questionnement prétexte au flash back, vite balayé, tout va bien.
      Trump for président !

  15. J’me disais aussi « A quand un bon article sur ce potentiel chef d’oeuvre du septième art? » Et voilà, j’en ai rêvé, l’Odieux l’a fait. Un peu comme la réforme du Code du Travail, le MEDEF en a rêvé et Valls l’a fait… oh pardon, je m’égare…

  16. « Maintenant, je vais attendre un peu avant de lui annoncer qu’il y a une suite. »
    Malheureusement, comme tout film pour ado qui se « respecte » (notion toute relative, vu les merdes qu’ils sortent), il y a TOUJOURS une suite.

  17. En même temps cher Connard, il y a des bandes annonces/descriptions de films qui sont de véritables aveux..Le syndrome  » film pour ados américains abrutis  » ( encore appelé notation triple A ) contamine quasiment l’intégralité de la production US actuelle avec ses clichés merdiques et son absence de crédibilité absolue (aaaaah la gamine/fille/femme anorexique naïve et pure qui terrasse d’un coup de bullshido le géant guerrier surentrainé suréquipé forcément méchant ). Vous versez dans une douce facilité en vous attaquant à une telle bouse informe, incapable de se défendre et qui sera oubliée dès que la chasse sera tiré. Les tacherons tel que JJAbraham/Disney/Spielberg sont à fuir comme la peste si on veut éviter la facilité. Attaquez vous à du grand, voir carrément du noble. Trouver de la contradiction et tacler du Nolan et autres Scott est bien plus jouissif.

      • bon ok concernant Spielberg,je te le concède, vu les nombreux chefs d’oeuvre du monsieur , il y a fort à parier que son nom ait été utilisé pour appâter le chaland vers des films beaucoup moins honorables. disons à 30%. Pour JJ  » lensflare in your face « , la peine de mort me semble la seule condamnation adéquate.

  18. Je voudrais ici avec véhémence, passion et célérité, défendre la bouse. La vraie. Celle qui sort de l’arrière-train de nos bovins.
    La bouse, c’est de l’engrais, et l’engrais, c’est la nourriture, et la nourriture c’est… c’est…. La vie, bien sûr. Je sais défendre une cause perdue, mais j’insiste et persiste! Trouvons un autre qualificatif pour… qualifier (!) les nullités, cinématographiques ou autres…
    Bien à vous.
    Ceci dit, votre billet est pas mal ! :)

    • Mais que dire ? Navet, c’est désobligeant pour un légume pas mauvais du tout… Le navet dans la bonne soupe, miam !
      Pourquoi pas FUCKFILM ?

      • Ah, déjà pris ? Les esprits caustiques se rencontrent alors… Finalement, navet ? D’accord, le navet est bon mais en disant qu’un film est un navet, on a le bon légume en tête, et ça console, en tout cas, moi.

  19. « Evan qui a décidé de la suivre pour la supporter ». Je croyais qu’elle était insupportable, pourtant… Vraiment, cet anglicisme est odieux, Odieux.

  20. Merci Odieux je vais m’eéviter ce tsunami de bêtises , j aurais plus de temps pour aller voir « Hunger Games »

  21. Il me semble avoir vu passer ici un article « comment rédiger un best-seller pour gamines », il y aurait de quoi faire une suite, « comment tourner un blockbuster pour ados au bulbe mou ». Il faut une fille relativement agréable à regarder, deux garçons du même acabit, une apocalypse quelque part, et des scènes débiles dans les bois (non mais ils ont un sérieux problème avec les forêts dans ces films). Attention à ne réussir ni scénario ni dialogues et voilà, les millions qui tombent.

    Le pire c’est que j’ai lu partout des critiques qui qualifiaient ce film de « réussite », « bonne surprise », « au scénario intelligent ». Voire « original ». Amis cinéphiles, on est dans la merde !

    • « ami cinéphiles » ? mais QUEL cinéphile envisagerait même de regarder ça ? va voir le programme des cinémas UTOPIA (par exemple, hein…) tu ne l’y trouveras pas.

  22. Parfaitement jouissif, j’ignorais l’existence de cette œuvre, vraiment hâte d’y jeter un coup d’œil…
    Mention spéciale-full-metal-jacket au passage avec l’engagé tête-à-claque et sa chanson.
    Merci !

  23. Une très belle analyse, le spoil est parfait, ça m’a pris 20 minutes environ, pour tout lire mais ça m’a éviter 2h insipide
    un grand MERCI à l’odieux connard
    pas sur que j’ai regardé d’ailleurs :) :) :)
    bonne soirée et longue vie a ce blog

  24. Mon dieu, je viens de me renseigner, et attention les yeux :
    Ce film… est une adaptation d’un roman pour ado (ah pardon, pour « jeunes adultes ») datant de 2013. Il a même été comparé à un « twilight avec des aliens » et c’est en fait le 1er bouquin d’une trilogie.

    Bref, c’est le LabyTwiHungerLightvergente Games n°999999999.
    Bon sang, pour apparaitre comme ça à la chaine, ces bouses se vendent-elles réellement si bien que ça ??

    • Le pouvoir du marketing américain, ça fait au moins une quinzaine d’années que les éditeurs ne publient plus de grands romans de SF mais ce genre de merde, car ce n’est plus la qualité qui prime mais la quantité et que ces romans soient écrits pour pas trop faire chauffer les cerveaux du public cible pris pour des cons et force est de constater qu’au bout de quinze ans à tourner la sauce et bien ce qui n’était pas forcément vrai au début (les ados débiles, bon il y en a mais pas tous) bah il y a effet boule de neige (ou de mutation enfin j’ai pas le terme exact) et du coup les ados sont formater à lire/regarder ce genre de soupe faute d’avoir autre chose de plus enrichissant.
      Bien sur le public cible pourrait s’intéresser à des bons vieux classiques ou des romans films de SF/fantastique récent vraiment bien écrit (car il en existe) mais ce serait mauvais pour les affaires et donc tout est fait pour le dissuader, sans compter l’avènement de la tv poubelle qui achève le travail de sape et voilà le travail (mais bon il resteras quand même des niches de petits villages gaulois qui résistent encore et toujours à l’envahisseur)
      Bon après c’est qu’une théorie basé juste sur mon avis et mes connaissances personnel, donc si ça se trouve je me plante complétement.

      • Comme bon film de SF on peut recommander Moon du fils Bowie, ou « The man from earth », ou encore District 9 qui lui a eu un certain succès au moins critique….

      • Je n’ai pas vu Moon (2008?), mais j’en ai entendu du bien.
        J’approuve et recommande « The man from earth » ainsi que District 9.

      • Finalement, suite aux commentaires plus haut, je me promets de voir au moins District 9 que je voulais regarder il y a longtemps.
        Bon, haut les coeurs ! Vous savez certainement que de la mine K Dick on extrait Le maitre du haut chateau en feuilleton… Une seule question, la date de la sortie en France ?

  25. Diego est bien plus intelligent qu’il ne semble vouloir le montrer. Aborder le sujet d’extraterrestre sous un aspect différent de « Ils nous envahissent », comme par exemple « C’est nous qui les envahissons » ou « Chacun reste chez soit et on s’ignore poliment » fait plaisir à lire.

    Comme je me réserve le droit de voir ce film, je réserve également la lecture de cet article à un usage ultérieur. Je note cependant, vue l’affiche et les premiers éléments, un air de Twilight mais dans l’espace, ce qui sonne également comme un Avatar inversé.

    « Imagine, Diego. Imagine une civilisation largement plus avancée que la nôtre, capable de traverser les étoiles dans d’immenses nefs aux formes que nous pouvons à peine concevoir. Imagine, des milliers, des centaines de milliers, qui sait, des millions d’années d’avance sur nous. Des technologies que nous n’avons même pas imaginées, des concepts capables de changer nos vies, et des millénaires de réflexion politique et philosophique.
    – Skynet ?»

    PS : Odieux, vous avez été cité dans le dernier Point Culture de LinkTheSun (https://youtu.be/qXn_PHW3RLw)

  26. Et qu’est-ce qui voyage d’autre dans l’espace et qui justifie de venir nous latter la tronche ? La plaque de Pioneer, bien entendu.

  27. Un truc que je ne comprends pas : pourquoi donner des flingues à des gamins? C’est tellement idiot, j’ai du mal à voir la logique même dans le cadre du film. Pourquoi les Aut’là ne peuvent-ils pas faire le boulot eux-mêmes? Ça n’a aucun sens.

    • Idiot dans le film visiblement, en effet. Malheureusement cela arrive dans certains pays en guerre d’armer des enfants. :/

      • C’est vrai ça, pourquoi donner des flingues aux gamins ? Pourquoi ne pas hypnotiser les adultes humains aussi et leur faire croire que les gamins, c’est les Aut’là. Parce que ces Aut’là auraient eu plus de chances de tuer des gamins désarmés avec des adultes hargneux capable de soulever le matos militaire, contrairement à des bout’choux de six ans…
        Et puis, s’ils sont hypnotisés, y a aucune chance qu’ils enlèvent leur puce. Et puis d’ailleurs, s’ils sont hypnotisés, le budget « puce » n’a plus lieu d’être. Dés qu’un adulte voit un môme, « BAM » ! une bastos ! Là c’est clair, on arrête de faire dans le Dolto…
        Et soyons fous, si on reprend l’idée de Night Shyamalan dans « phénomène », les Aut’là peuvent très bien inciter les adultes à se suicider une fois que les enfants sont exterminés.

        Maintenant, il faut savoir si les Aut’là ont leur C.A.P. d’hypnotiseur. Et je me dis que s’ils arrivent à secouer notre planète comme une bouteille d’orangina juste avec des gros vaisseaux, y a de grandes chances que oui….Mais pourquoi alors sont-il si méchants ?
        Parce queuuuuuuuuu !!!!!!!

        Enfin, si les Aut’là considèrent les enfants humains comme important pour les autres épisodes des 103 prochaines saisons des vagues numérotés de 1 à 42 , et que Columbia pictures à prévu de sortir pour les deux prochains siècle, là, je passe la main…enfin, la tentacule…

      • Ouais mais bon, les enfants soldats sont endoctrinés et vivent dans une situation de guerre depuis tout petit. Ici, on a des gamins qui jouaient encore à la p’tite voiture il y a 2 jours ;)

  28. Ah, sinon, il me semble qu’il est possible de concevoir des circuits électroniques insensibles aux IEM, donc le fait que les véhicules militaires fonctionnent toujours n’est pas fondamentalement aberrant, étant donné que si c’est possible, ce sont eux les principaux utilisateurs du bidule.

    • Effectivement, une partie du matériel militaire est résistant aux EMP, ce qui fait d’ailleurs qu’Internet fonctionnerait toujours (quoique très mal, plus assez de réseaux pour des vidéos de chatons par exemple)…

  29. En fait les types qui ont l’air normaux, mais quand on utilise des lunettes à rayon X on peut voir qu’ils ont un poulpe de l’espace sur la tête, c’est pas carrément le premier niveau de Bart vs the space mutants sur NES ?

    • Bien vu. C’est à mettre à leur crédit, si c’est bien là leur source d’inspiration… Bien la seule chose à mettre à leur crédit visiblement dans tout cette m****.

      • Ah oui, en effet, c’est une référence plus probable. Dommage : j’aimais bien l’idée de la référence à ce jeu vidéo. On fera avec…

  30. La littérature de SF a mis près de vingt ans pour s’extraire du statut de sous littérature et elle est maintenant torpillée par ces daubes pour ado. Dans ma bibliothèque favorite ils ont pris la précaution d’inscrire « ado » sur la tranche des bouquins ce qui signifie « attention la lecture de ce livre peut nuire gravement à vos neurones »
    Pour mon malheur certains ne portent pas cette estampille salutaire mais heureusement ces trucs sont tellement gavés de poncifs qu’on les repère à la vingtième page.
    la deuxième vague elle est bien là, maintenant on transforme ces abominations en films.
    Honneur à notre hôte mais il est vrai que spoiler ces daubes c’est vraiment abattre un éléphant dans un couloir.

  31. Merci pour l’oeuvre de salut public qu’est votre entreprise de désintoxication mentale. A chaque fois que je vous lis, je réalise un peu plus à quel point ce que je gobe quotidiennement en regardant des films est peu travaillé.

  32. Alors résumons : une ambiance apocalyptique, des enfants soldats, des méchants militaires (on avait pas le budget pour les aliens), un triangle amoureux et c’est tiré d’un roman. Il faut croire que les gens adorent payer et payer encore pour toujours aller voir le même film.

    • Ils doivent être financés par le lobby des enfants soldats. Qui prône le service militaire à 6 ans, entre la maternelle et le CP.

      • Quand je vois le mal qu’a ma fille de 6 ans à se servir de son arc en plastique, j’ose même pas imaginer avec un vrai fusil (mon frère a fait un essai d’une kalachnikov dans un centre de tir aux états unis pour voir ce que ça faisait, apparemment même au coup par coup ça déboîte, et son épaule a pas mal morflé, pourtant c’est pas un gringalet. Donc avec un enfant, je doute de leur efficacité passé le premier tir…)

      • @salkon
        Un de mes collègues a fait ça aussi à Las Vegas. Il me disait qu’il était extrêment difficle de toucher une cible en tirant en rafale avec le AK-47.
        Mais bon, aux États-Unis, ils ont ce fantasme de l’Amérique triomphante par la force des armes à feu, donc il est logique de voir tout un chacun capable de mitrailler à tout-va même après une formation sommaire.

      • Avec les enfants, le mieux ce sont les grenades. Il suffit de leur expliquer que c’est à peu près comme la balle aux prisonniers, sauf que les prisonniers sont disqualifiés à vie … enfin à vie, m’avez compris. Et faut pas trop réfléchir pour lancer la balle.

      • Ajoutez à cela le poids de l’arme et des muntions, la taille des armes forcément adaptée à celle des adultes, etc…

  33. Une petite merveille cet article, et quel plaisir de vous retrouver ! Mention spéciale pour le « ça fait sens » qui m’horripile au plus haut point cher Odieux !

  34. Un peu fatigué par les voyages, non ?
    plusieurs incohérences relevées par l’article n’existent pas. Habituellement, la mauvaise foi amplifie certaines choses, mais là, on a vraiment l’impression que le film n’a pas été bien suivi. En même temps, ça peut se comprendre. mais c’est dommage pour l’article.

    • Force m’est de reconnaître que le lien entre la Belgique et la génération spontanée d’incohérences fait sens.

      • Allya,
        J’ai le plaisir de vous annoncer que vous venez de gagner des vacances gratuites en Pologne à vie. Au menu: métallurgie, manufacture, études balistiques, recherche médicale.
        Pas besoin de faire vos valises, nous vous remettrons un très seyant ensemble bleu et blanc. Nos Gentils Accompagnateurs viendront vous chercher demain matin, dès cinq heure.

  35. Quelle merveille que cet article en effet !
    L’art de parler sur du rien avec du rien à son paroxysme !!
    Non mais sérieusement…La cinquième vague…

    Je ne savais même pas que ce film existait et pour tout dire, je me contrefous qu’il soit bourré ou non d’incohérences, il appartient à ce genre si particulier de film pour midinette/pop-corn qui ne fait aucun mal à part peut-être donner du boulot au personnel lors de la corvée de nettoyage des sièges.
    La palme aux commentaires de Trucbidul et Stormbringer (dont l’intelligence doit correspondre peu ou prou à la qualité de leur pseudo) qui y voient un héraut de la destruction de ce genre SI fragile qu’est la SF… Oh ben oui, tiens. Un peu comme dire que la musique classique est menacée parce que quand même, à la télé, on voit que du RAP. Ne vous inquiétez pas les gars, la SF n’a pas besoin de vous pour perdurer et elle trouvera toujours son public de passionnéd. Retournez donc dans votre caverne d’ahuris.

    Bref, pondre des milliers de ligne, pour démontrer par l’exemple que ce film est une bouse, tient plus lieu de l’asile psychiatrique que du véritable travail de fond. Il fut un temps où les films dont on parlait ici étaient des bouses surcotées et méritaient donc un traitement de choc (Prometheus et Dark Knight Rises, les deux seuls articles que j’ai réussi à supporter).
    L’auteur se contente à présent de déblatérer sur des trucs déjà descendus partout dans la presse, il n’a donc pour moi pas plus d’intérêt que ces fameux poils de cul qui donnent ce timbre si particulier aux pets en filet.

    Par contre, il y’a un truc qui M’ENERVE. C’est lorsque ce fou s’amuse à convoquer Victor Hugo en pervertissant un de ses plus beaux poèmes avec un « quelque chose comme ça » ajouté entre parenthèse pour faire branché / hipster / ta gueule / va te faire mettre. Victor Hugo en avait déjà pris plein la gueule à l’époque sur Twitter lorsque sa Léopoldine s’était faite sodomiser par tous les lycées abrutis du bac, il n’avait franchement pas besoin qu’un débile vienne en rajouter.

    Je finirai par mon vomi habituel sur les commentaires louant les qualités de l’auteur qui me donnent l’impression d’assister à la messe ultime des blaireaux, ces mecs/filles qui se contentent de peu, qui aiment la médiocrité, qui rient à tout, qui méritent juste une balle entre les deux yeux.

    Et je saluerai tout de même les quelques commentaires qui tentent tant bien que mal de dire que « heu, mais tu sais, on s’en fout un peu de la cinquième vague, essaie un truc un peu plus ambitieux peut-être, oui, non ? » C’est bien les gars (ça ne peut pas être des filles), mais allez-y plus fort : lorsque vous parlez à un CON, il faut y aller avec la MASSUE.

    • Ce qui te viens en tête est le nœud du problème; pour ne pas dire le problème de la tête de nœud. En ces obscures friches internautiques, le bas peuple privilégie la forme au fond. Alors un bon bashage, même s’il est totalement gratuit, est un bon bashage. (c’est d’ailleurs pour ça que tu es tant plébiscité :))

    • Cette fois, c’est votre deuxième phrase qui résume à merveille ma pensée quand je vous lis. Il faut vous reconnaître une certaine constance.

    • Ah, j’attendais avec impatience l’arrivé de ce cher gloubi!
      Hormis votre pamphlet habituel, une remarque m’a titillé l’esprit, votre passage sur Hugo. Aussi, deux questions se posent : – Est il tolérable d’afficher du mépris pour des oeuvres classiques ?
      – L’odieux connard a-t-il vraiment ‘souillé’ l’oeuvre de ce brave Victor en agissant ainsi?

      Je laisse le soin aux membres plus calés en littérature de ce blog de me fournir la réponse. Vous avez 4 heures, un stylo (bleu) et une souris (verte).

      • Bien sûr qu’il l’a souillée par la définition même de ce blog qui ne mérite pas Victor Hugo.
        C’est d’une évidence telle que je me demande si je parle à des êtres animés de conscience ou des robots…
        Tout cela me fatigue.
        Je plane tellement au dessus de toute votre médiocrité…

      • M. Gloubi, vous présentez là un magnifique exemple de raisonnement circulaire : « vous êtes des gros cons car vous ne parlez pas des grands classiques. Mais vous ne méritez pas de parler des grands classiques car vous êtes des gros cons. »
        En couplant votre raisonnement à une dynamo, on pourrait fournir de l’électricité pour toute la ville de Dunkerque.

      • La question est: faut-il vraiment fournir de l’électricité à la ville de Dunkerque?

      • il y a bien un robot qui se manifeste parfois sur ce blog !
        mais il a été monté à l’envers .

    • La SF a longtemps été méprisée, l’est encore par trop de gens, normal que certains officionados s’en inquiétent. Chat échaudé craint l’eau froide…
      Odieux Connard se fait les dents sur du vide ? Il y a une part de la critique, comment dire ? Destructive avec esprit, où l’objet compte moins que la maitrise de l’ironie par le styliste. Ainsi, Jean Louis Bory dans Le masque et la plume.

      En fait, dans la vie, il faut y aller, et avec tout le monde, comme dit l’autre, à coup de MARTEAU;

      • Je m’adrressait à Gloubi.
        Je ne sais pas trop s’il faut mettre ou non d’arobase sur ce site. Je croyais prendre place juste à la suite du texte que je commentais…
        Le mieux est peut-être d’inerpercler l’interlocuteut dans le texte sans arobase.

        Pour revenir à la SF, à mon avis, trop de gens n’ont pas besoin de cohérence, les PONCIFS leur suffisent… Mais en fait, ce n’est pas que dans la SF;
        Les poncifs dans la « création », la langue de bois en politique. Et si nous étions des SIMULACRES ?

    • Lis du Vernor Vinge, du Tim Powers puis après attaque les bouquins estampillés ado après on en reparlera.
      d’un autre côté c’est sur que çà repose les neurones.

    • Qui est le plus improductif, entre celui qui pond une oeuvre sans productivité, celui qui vient la voir pour se distraire, ou celui qui la descend plus bas que terre tout en ayant totalement conscience de sa volonté de départ à être improductive ?
      Finalement monsieur Gloubi, vous faites exactement la même chose que l’auteur qui fait l’objet de votre courroux : désigner des torts à un produit qu’on lui connaissait déjà. Si ce n’est que vous le faites avec beaucoup moins d’humour, et que le premier degré autour de la mission divine que vous vous êtes donné de dénoncer l’improductivité rend le geste désagréable et absolument indigeste.
      Je regarderai peut-être ce film quand une soirée trop arrosée aura ravagé mon cerveau et le rendra avide de tout sauf d’une pensée intelligente. Tout comme je lis cet article au lieu de travailler parce que j’assume ma flemme et mon goût pour les traits d’humour bien écrits. Et je n’apprécie pas de me faire insulter dans ma liberté à faire du rien et rire à des conneries. Alors au nom des gens qui veulent seulement se distraire un peu sans faire de mal à personne, merci de limiter les agressions directes, ou d’apprendre la notion de second degré avant de vous y lancer. Ce serait bien urbain, Gros.

  36. Soit dit entre nous, le personnage de Gloubi est joué par Diego, chargé par son maître de mettre un peu d’animation dans les commentaires.
    Il fallait bien que quelqu’un le dise un jour.

    • Chuuuttt, fallait pas le diiiiiiiiiiiire je crois … À la fois, maintenant que le pot aux roses est dévoilé, je trouve qu’on reconnait malgré tout un peu trop le bon style… Si « Gloubi » avait fait quelques fautes de syntaxe et d’orthographe saurait été moins décelable. Mais à ce moment là le côté défenseur des grands œuvres et des grands auteurs ne collait plus. C’est finalement bien lui l’Odieux connard ! N’empêche, misogyne à ce point là, le garçon attendait très certainement de soulever une masse de filles en folle rébellion et il doit être déçu … Mais qu’il se console, nous sommes ici sur un blog où presque chacune des fidèles lectrices rêve de servir de table basse pour soutenir, entre autre, le Brandy du héros ;)

      • et puis quoi encore ? lui apporter ses pantoufles , pendant qu’on y est ?
        vider en catimini une fiole d’un produit ( pas létal mais extrêmement nocif ) dans son putain de Brandy serait tellement plus drôle .

      • Ne faites pas ça ! C’est le malheureux Diego qui fait office de goûteur…

      • un laxatif puissant à effet retard ? bien fait pour eux !
        le dit Diego devrait avoir honte de servir un tueur de chatons .

  37. Les vagues successives sont là pour exterminer les humains c’est bien ça ? Alors pourquoi est-ce que les ETs ne font pas une seule et unique vague ?!? Un tout-en-un quoi ! ils débranchent le monde, font trembler la terre cependant que les oiseaux propagent le virus, et dans le même temps, les Ets sans se déguiser exterminent au joystick les humains restants. D’ailleurs pourquoi se déguisent-t-ils en humain ?
    C’est comme si un qu’un désinfecteur professionnel devait se transformer en cafard pour exterminer une bonne fois pour toute la colonie qui survie dans la cave ! Ca n’a aucun sens !
    Et puis là on dirait une fiche de révision pour le brevet : Grand A) : extinction des feux…grand B) : tremblement de terre…grand B) petit 1/ : tsunami…blablabla…petit petit a/ : kikoolol kiss ta bouche…
    Je préfère encore l’invasion de « Mars Attack », fumette du missile nucléaire compris…hin hin hin…hin….hin hin !!!!

    • Ca enlèverait du spectacle (et des inepties). Et ça raccourcirait le film. Pas rentable. Vous ne pensez pas en termes de dollars à faire rentrer, ça se voit.

      • Oui, effectivement. Relisez donc ce spoil de l’O.C. sur Avatar, la bataille finale, pour mieux s’en convaincre !

      • Je prèfère voir 1h30 de spectacle avec 5 vagues réunies (ou moins), genre « la guerre des mondes » par exemple, que de voir 5 vagues successives dans un laps de temps qui se limite aux dix premières minutes du film (film qui dure 2h00) et puis après…calme blanc + trois pétards mouillés et deux bisous…là, je me demande où est le spectacle et où est la rentabilité (box office US franchement pas bon pour ce film).
        Cela dit, les inepties quel que soit le film sont souvent présentes, ça c’est clair.
        Je sais bien que ce film est adapté d’un livre qui s’intitule « la 5eme vague ». Il est donc évident que toutes les questions que je pose ne sont pas forcément là pour refaire tout le film ou le bouquin pour qu’il soit plus spectaculaire et partant, plus rentable. Ces questions sont là pour poser le manque de clarté de ce scénario et du montage qui nous laisse carrément à l’abandon sur des points quand même assez important de l’histoire. Pourquoi il n’y aurait pas alors 12 vagues plutôt que 5 par exemple ? A 10 euros la vague, le film serait hyper rentable alors et tu pourras dire que je pense en terme de dollars à faire rentrer (du moins pour les 20 premières minutes du film…le temps de présenter les 12 vagues successives) ! :) je sais, je suis un type chiant qui arrête pas de poser des questions à la con…ce film m’a frustré en fait. La bande annonce était pas mal et ça m’a donné envi d’aller le voir. Et quand j’ai vu le poulpe que c’était, je suis allé directement écrire mes questions sur unodieuxconnard.com
        Et y a un truc qui m’enerve Leina, c’est que tu as écris que 3 lignes et moi des tas…je vais finir par chopper le syndrome de la 5ème vague si ça continue… :)

      • Je voulais mettre « spectacle » entre guillemets et puis pouf, j’ai oublié. J’imagine que ça reste rentable dans la mesure où il y a un peu tout ce qu’il faut pour appâter le chaland (ado ou disciple de l’Odieux Connard en quête de navet). Après, au niveau du résultat dans la durée, il faut voir… Si les gens sont venus voir des explosions et de la baston et qu’ils se retrouvent devant des ados qui se bisouillent, il y a peu de chances pour qu’ils aillent voir la suite…

    • Je pense que « La vague 5 en 1 » n’a pas été acceptée par l’équipe marketing, qui a pris peur qu’on ne confonde la bande annonce du film avec une publicité pour une marque de lessive. D’ailleurs, quand on y réfléchit, vagues, etc. … ça fait très nettoyage je trouve. Ca a du sens.

      Sinon, pour le coup du cafard, c’est très pertinent comme remarque. Mais par principe, je vais essayer.

      • Ils viendraient alors de la planète Omo ? Ou Ariel ? Punaise, c’est flippant comme concept…c’est fini, j’arrête définitivement de laver mon linge…je mourrai sale, mais je mourrai libre et fier :)

      • A l’attention de Monsieur Kwiskas,

        Gros bras ! excellentissime Kwiskas ! Merci pour ce clip anthologique ! XD

    • On pourrait faire toutes les vagues à la fois, c’est vrai mais essayons d’imaginer pourquoi on ne le ferait pas…
      Curiosité ? Combien d’humains tombent à chaque fois ? Sadisme ? Ou les deux.
      On pourrait imaginer qu’on teste sur les humains des invasions futures sur d’autres peuples, et donc qu’on génocide les humains tout en experiementant
      .
      Evidemment, pour faire un film de ce genre, on devrait voir les choses du point du vue des chefs envahisseurs et d’une éventuelle Résistance chez eux ou leurs ennemis exterrierurs potentiels. Pas un film a succés à priori, les protagonistes essentiells ne sont pas humains. Les humains meurent tous sauf si sauvés par d’autres, et en tout cas, ne peuvent rien faire, ne comprennent même pas ce qui arrive.

      • Comme je l’écrivais un peu plus haut, les envahisseurs de la 5th vague ont une intelligence de sado-maso. Il considère les humains comme des araignées à qui ont arrache successivement des pattes pour voir ce que cela fait. Enfin, l’envahisseur se fond dans la masse humaine et convainc les enfants/ados à tuer les adultes. Voilà un plan parfaitement pervers. Et c’est clair que changer radicalement de point de vue pour tenter un 5 en 1 aurait été un peu casse-gueule. Cela étant, des films d’invasion ont tenté le 2 ou 3 en 1 et s’en sont plutôt bien sorti , la guerre des mondes entre autre (choc éléctromagnétique-politique de la terreur par le massacre en masse-récolte humaine et/ou récupération du sang humain).
        J’ai l’impression qu’il faut pas mal imaginé pour extrapoler des raisons valables pour qu’il y ait cinq vagues plutôt qu’une seule, ou bien 6 ou 12 d’ailleurs (des raisons qu’on ne nous explique pas dans ce premier opus…le colonel Vosch aurait pu le faire dans la salle de commandement…mais en fait, non, l’avait pas l’air d’avoir envi…) !

      • C’est vrai, 6 eme blague, vous avez écris plus haut l’hypothése sado-maso. Autant pour moi !

        Mais quand même, il y a l’idée d’experimentation. Si on a des extraterrestres à peu près de son niveau à envahir, on peut tester des armes sur les sauvages du coin avant de s’attaquer à eux. Je ne crois pas qu’on ait planifié ça, mais il est arrivé qu’on fasse d’abord des horreurs sur les colonisés puis sur les peuples européens. A moins que les humains ne soient considérés juste comme du cheptel que d’ailleurs plusieurs peuples extraterrestres pourraient traiter, tiens, un peuple, une vague.

        Oui, il faut pas mal extrapoler, mais avec la Cinquième vague, j’ai l’impression que le spectateur doit plutôt s’ennuyer que de se poser des questions. Merci à Odieux Connard : il nous fait rire, nous évite une indigestion de navets et nous permet d’extrapoler.

      • Au lieu de distribuer des lunettes 3d, ils auraient mieux fait de nous injecter des poulpes dans le crâne pour qu’on sache un peu le pourquoi de ces cinq vagues. Ok, je suis d’accord, zigouiller le cheptel et au final récupérer les pâtures, ça j’ai bien compris et même sans avoir manger de la seiche avant d’aller voir le film…mais pourquoi papa Vosch nous explique pas un peu pourquoi y a cinq vagues, il pourrait lui, vu que ça à l’air d’être un peu le boss de « l’épisode 1 : le réveil de la seiche » ? Il nous dit bien que son peuple et lui veulent nous remplacer pour prendre la planète, qu’ils en ont rien à péter de rien vu que les humains, d’toute manière, y z’ont fait pareil, voire pire qu’eux avec d’autres humains sans poulpe à l’intérieur…mais une explication claire sur ces cinq vagues sans qu’on soit obliger de « surfer » dessus, ben rien de rien…
        Peut être aurait-il fallu une espèce de pieuvre-moïse qui aurait obligé les humains à se plier à sa volonté (et à celle de son Dieu tentaculaire « Cthulhu-Bodhi-wave ») . En cas de refus des humains…bing ! indigestion de fléaux et de plaies successives (catastrophes naturelles, épidémies, mort des premiers nés ou de tous les ados…ah meuh non, suis-je bête, pas les ados…).Enfin là, je suis en plein délire cinématographique… :)

        Par contre, j’ai fait une boulette : j’ai été voir le film avant de lire l’article d’OC…donc…ça m’apprendra à jouer les octopodes…du coup, après m’être ennuyé sévèrement pendant la séance, j’ai piqué un sprint jusqu’à devant mon pc pour écrire fiévreusement toutes mes questions sur le blog d’odieux connard.
        Je te suis les yeux fermés pour remercier Odieux Connard pour cet article qui m’a permis de déverser ma bile (ou mon encre dans le cas de la 5ème vague) et je te remercie aussi, Noblejoué, d’avoir apporter des éléments de réponses à mes questions toutes « bêbêtes »…des réponses et des extrapolations qui permettent de relever certainement le niveau du film qui aurait pu, selon moi être largement mieux…enfin, c’est juste un avis perso…

      • Votre idée, la 6th blague :
         » Peut être aurait-il fallu une espèce de pieuvre-moïse qui aurait obligé les humains à se plier à sa volonté (et à celle de son Dieu tentaculaire « Cthulhu-Bodhi-wave ») . En cas de refus des humains…bing ! indigestion de fléaux et de plaies successives (catastrophes naturelles, épidémies, mort des premiers nés ou de tous les ados…ah meuh non, suis-je bête, pas les ados…).Enfin là, je suis en plein délire cinématographique… :)  »
        Est bonne mais
        1 Très difficile au niveau scénario (connaissance de la théologie, du mythe lovecraftien, de la coincidence des deux).
        2 Très difficile au niveau visuel (comme toute adaptation biblique, le risque pompier guette, comme tout adaptation lovecraftienne qui en général est plus dans le suggéré que le manifesté).
        3 Enfin, même avec un film parfait, les croyants monothéistes toujours aussi funestes et les fans de Lovecraft, exigeants, risquent de pour les uns commettre quelque attentat, les autres dissuader de voir le film forcément indigne de l’auteur du mythe.

        Hum, je vous réponds tard, et pire, négativement, comment compenser ?
        Je sais. Avez-vous lu les Eeau de Mortelune, BD d’Adamov et de Cothia ?. Sinon, les premières sont excellentes dans le genre décadent (trais et propos) les finales aussi mais à un moment on débouche d’une manière que je ne croyais pas se raccorder véritablement, mais la greffe a pris, au reste de l’histoire, à Lovecraft.

  38. permettez que je mette mon grain de sel !
    bashing pour les mecs , bâchage et muselière pour les filles … circulez y a rien à dire !
    moi qui comptais demander à Gloubi comment sa sublime machine intellectuelle l’avait amené à accepter le droit de vote pour les étrangers ! j’en suis réduite à lire Patrick Weil pour m’instruire un peu …
    et à me contenter des bouleversants commentaires du Grincheux Number One au sujet des torchages malencontreux et des pets en filet .
    c’est top d’être issu d’une famille très riche , très cultivée et très intelligente .
    mais franchement , il y a des moments ou ça fait chier .
    ……………………………………………………………………..
    ( la roulette russe , ça m’a toujours fascinée . )

  39. Tiens, pour une fois, l’odieux connard a un peu triché :

    Une épidémie, ça à un début et une fin, pour une grippe, c’est autour de deux mois et ce n’est pas tout à fait incompatible avec l’échelle de temps du film ;

    Le massacre des adultes n’est pas un accident, mais un déroulé logique ;

    La mise en conditions des enfants est factice (via le poulpe). Et d’ailleurs Cassy doit tuer le même enfant que son frère à deux – trois mois d’écart.

    L’utilisation d’enfants soldats est une pratique courante en Afrique. Cela parait logique de ne retenir que des enfants vu les bobards qu’on leur fait avaler. Il me semble même que c’est dit dans le film,

    Qu’une base militaire soit sécurisée contre les ondes IEM, ça parait normal (juste une cage de faraday) et les véhicules qui en sortent date de la seconde guerre mondiale (enfin pas les hélicoptères).

    Pour ma part, à part l’évacuation un peu rapide de la base des aliens et la bataille de super héros autour de la voiture, j’ai réussi sans trop de peine à suspendre mon incrédulité.

  40. Déjà l’affiche avec la gamine qui veut arrêter un tsunami à coup de M-16, cela donne idée de l’intelligence du film…

    Pourquoi on ne fait plus de films d’action intelligents? Ou c’est moi qui ne sais pas les trouver?

  41. Rho, et pas un petit mot sur la scène où des gosses de 6 ans « embrigadés » depuis moins de 3 semaines se comportent comme des vieux matafs en rut lorsque Gothlol débarque ?
    Avec la gamine de 8 ans qui est a un micron de balancer « ouaiiiiis z’avez vu son cul ! hue hue hue *rire gras* »

  42. Le coup de la voix silencieuse, je suis idéaliste et je veux croire que c’est une nouvelle connerie des traducteurs qui ont pas cherché à se fouler pour « quiet voice ».

  43. N’est-ce pas une sorte de critique ou dénonciation des méthodes employées par Daesh? le coup du « on vole les enfants pour aller tuer les adultes »? Ma foi, en tout cas, je suis bien content de ne pas être allé le voir. merci pour ce spoil!

  44. Personnellement je vis en californie et suis alle voir ce film dans un cinema local … croyez moi ou non mais je vous assure qu’ici les gens ont applaudi a la fin du film. C etait peut etre parce qu ils etaient content que le film soit termine ??

    • Si tu es aux US , tu as du mesurer l’écart entre l’état d’esprit à la française ( ne pas aimer un truc= se sentir différent et intelligent) et l’état d’esprit à l’américaine ( ça m’a fait passé un moment, génial, next ). C’est même la raison qui explique pourquoi ce genre de film continue d’exister et se multiplie de plus en plus…le marché ricain.

      • « ça m’a fait passé un moment, génial, next »

        Oui, tout à fait. Comme avec les femmes, les stagiaires en particulier.

      • C’est très réducteur comme analyse quand même. Pour avoir un peu habité à NY et continuer à fréquenter les sites/forum US sur le 7ème art, je connais beaucoup plus de ricains qui détestent Bay et son « univers » que de français.
        Je me souviens avoir regardé La Menace fantôme à NY, à la fin de la séance toute la salle a hué. Je l’ai refaite aux Halles à panam toute la salle applaudissait à la fin.

      • Les gens applaudissent au cinoche chez vous?! Z’êtes entourés de peuplades bizarre, j’vous l’dit.

      • C’est rien encore ça. Je viens de Guadeloupe et là-bas la salle participait au film: applaudissements, huées, les « hhooooo » pendant les instants kawaï, … J’avais même le droit à ceux qui criaient des conseils au héro.
        Au moins on ne s’ennuyait pas.

      • Bertrand , grand fou , vous êtes visiblement un pro du numéro de charme .
        cool ….
        je vous embarque pour un week end !
        j’avais pensé au Radisson Blu à Tripoli , mais on me dit que c’est prématuré .
        dommage … on aurait pu jouer à l’Afrika Korps entre deux derricks …
        l’hôtel Palestine à Bagdad semble plus indiqué . il paraît que la poussière est retombée .
        et que le service ( définitivement impec ) est assuré par des barbus enturbannés de l’Emirat Islamique .

      • j’ai un doute , tout à coup :
        les états voyous ont-ils droit à une majuscule ?

  45. Mon dieu c’est affligeant… Et il y a des gens qui sont payés pour écrire des trucs pareils ? Même mon petit neveu de 7 ans écrit des histoires plus cohérentes et moins clichées !!

    Merci d’être allé le voir pour nous, OC. Vous nous épargnez une perte de neurones.

  46. c’est pour cette raison que je remercie chaleureusement Odieux ! car je ne puis plus gaspiller : des neurones , j’en ai grillé beaucoup .
    déjà que j’en avais pas bezef au tout début …
    c’est bien simple , à partir de dorénavant , je nommerai le taulier … euh … le Maître de ce blog :
    Ô Dieu .

    • Jolie formule.
      Pour les neurones, demandes au maître de ce blog : avec toutes les femmes stagiaires « raccompagnées » par Diego à l’aide du pelle, il doit bien avoir (en cherchant bien, je l’admet) quelques neurones à récupérer pour une éventuelle greffe.
      Et Merci pour ta précédente proposition de week-end : cela semble fort intéressant en effet.

      • le FSB m’a fait savoir il y a peu que la greffe du cerveau revenait à faire don de son corps au dit cerveau . je deviendrais donc une de ces bimbos gourdasses prêtes à gober les promesses fallacieuses que Ô Dieu leur débite dans l’espoir d’obtenir ( entre autres ) un CDI . or , j’assume mes rides …
        sans transition , pour le week end , il y a aussi Kaboul . la ville ressemble encore un peu à Hiroshima , mais il est possible d’aller humer le bon air de la montagne .
        une excursion au col du vieux fou : pas mal , hein ?

  47. Bonjour M. Odieux,
    Vous avez bien raison de gifler celui qui ose utiliser l’anglicisme moche, snob et nul « ça fait sens ».
    Mais patatras, juste après dans le prologue vous nous infligez un pléonasme pompeux : « D’un signe de la tête, j’opine du chef. »
    Opiner du chef signifie faire un signe de la tête, et cela est trop maladroit pour une figure de style. Peut-être votre amour excessif pour le brandy a-t-il embrouillé votre esprit ? Quoi qu’il en soit, j’ai déjà mal aux yeux avant même d’avoir vu l’affiche du film, ce qui est grave.
    Reprenez-vous, mon brave !

  48. Et pendant ce temps-là, en Europe, Bruxelle se frite toujours la gueule avec Cameron parce qu’il est pas partageur et refuse d’accueillir la moindre Vague. Les écossais ont juste signalé qu’ils se tapaient « les autres trouduc d’Anglais » depuis déjà pas mal de temps, ils allaient pas en plus récupérer les Autres tout court, faut pas déconner!

  49. AH LA LA ! c’est pas de la tarte de mettre un accent sur une majuscule ! j’ai eu une riche idée , moi …
    Ô Dieu : impec ! presque du premier coup !
    et si je … Ö …. OUAIIIIS !
    Otto Motiv Rundfunk Kaputt , archiduc von Habsburg-Lothringe , ex futur kaiser von Österreich ….
    Ô Dieu : je SENS que je vais écrire des bêtises !
    Ô je veux pas me taper trois ans de camp de travail en Sibérie pour participer à la pose d’un gazoduc !
    même si l’ambiance est russe et chaleureuse .
    ( mais quand même : ça fait sens )
    non ?

    • Pas mal. Ta nouvelle mission si tu l’acceptes: expliquer à Stephane comment on met les accents sur les minuscules. Ce message ne s’autodétruira pas faute de budget.

  50. banqueroute mon pauvre Georges : je suis infichue de coller un accent à  » ou vas-tu ?  »
    mais pour les accents graves , aigüs et circonflexes , ça peut le faire .
    si Stephane veut bien considérer que la guerre est finie , bien sûr .
    il doit donc d’abord se calmer , ôter son armure , et descendre de son cheval .
    je lui ferai écouter la Ola Waltzer interprétée par DJ Ötzi pour le mettre en condition .
    mais cette question mérite d’être soulevée lors de la prochaine réunion du Comité Central .
    après tout , c’est aussi cruel qu’un coup de pelle en pleine face .

  51. Cher monsieur,

    Encore un régal pour les yeux et l’intellect, mais la fin de votre introduction ne devrait-elle pas être « comme l’ont écrit certains », au lieu de « comme l’on écrit certains »?

  52. Je viens de voir l’affiche pour Batman versus Superman « l’aube de la justice » (tout un programme), sortie le 26 mars, avec Ben Affleck (non, non, pas Nicholas Cage, dommage…)

    Tel les enfants qui demandent « Père Castor, Père Castor, raconte-nous une histoire »,
    je réclame à corps et à cris « Odieux, Cher Odieux, s’il te plait, va voir cette probable infâme bouse et rédige-nous un petit billet bien acide qui égaiera mes nuits, lorsque je travaille… »

    J’en salive d’avance

  53. Je ne voudrais pas en rajouter mais pourquoi est-ce que les extraterrestres tuent les hôtes qu’ils ont besoin d’infecter pour vivre sur Terre si l’objectif premier est de vivre des ressources de la Terre et qu’ils peuvent le faire sans complication via l’hôte ? Puisque rien n’explique que le mode d’infection nécessite une quelconque blessure, pourquoi ne se contentent-ils pas de les infecter dès le départ et vivre en lieu et place des êtres humains sans que personne ne bronche ? Pourquoi détruire le vaisseau ?
    De toute façon, moi, tant qu’on aura pas inventé un mode d’invasion basé sur le génie du Toxoplasma Gondii, j’arrête avec les films d’invasion.

  54. Billet intéressant, où j’ai appris que pour l’Odieux, les colons des Amériques étaient humains, et les Indiens, d’une autre espèce. J’invente pas hein :
    – Jamais les humains n’extermineraient une autre espèce pour prendre leurs terres !
    – C’est faux. »

    Ce méchant en carton. Moi, devant un petit Américain, j’aurais pouffé et marmonné « Au fait, comment vont les Indiens d’Amérique ? »

  55. Pour ceux qui n’ont pas eu le courage (et on les comprend) de se farcir les milliers de lignes de cet article sans intérêt, je ne saurais que trop leur conseiller l’écoute de ce podcast où les chroniqueurs résument parfaitement ce qu’est la 5ème vague sans avoir besoin de convoquer le mot incohérence :

  56. Malgré le fait il vrai de la stupidité de l’histoire de ce film il y a beaucoup d’erreurs dans cet articles. Ayant vu le film (Non ce n’est pas insurmontable) je peux dire que beaucoup d’incohérences décrites par l’Odieu Connard n’existent pas. Cet article m’a fait rire certes et a été dans le sens de certaines réflexions que je m’étais faite en le regardant mais il serait bien d’être sûr des dialogues et des actions avant d’écrire l’article car ça rend ridicule le fait que beaucoup de critiques ne sont pas réellement fondées.

    Simple exemple: Si Cassie court après le bus et qu’autour d’elle il n’y a plus de militaires c’est parce qu’ils sont tous dans le réfectoire avec les adultes. Par contre ce qu’il aurait été bien de remarquer c’est que son frère, Sam, au lieu d’aller prévenir le conducteur tape juste doucement sur la vitre arrière en murmurant le nom de sa soeur.
    Autre exemple: Quand Ben se bat contre la gothique il lui dit « si je te mets au sol tu nous apprends à tirer » et pas l’inverse qui oui aurait été ridicule.

    Voila mais merci quand même pour cet article qui résume bien le ridicule de l’histoire!

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s