L’ire ensemble – Midnight Sun – Episode 3

Lecteurs, lectrices, lecteur.i.ce.s, lecteur.ol.s, lect… peuple.

Permettez-moi de déposer à vos pieds un présent. Oui, tel le félin domestique qui dépose une souris à demi-mâchée sur les pantoufles de maman, me voici à vous offrir ce merveilleux présent qu’est la suite de Midnight Sun, un livre si mauvais qu’il pourrait donner envie à Marvel de l’adapter en série.

Tout d’abord, remettons-nous dans l’ambiance palpitante de l’épisode précédent.

Bella, une jeune femme qui a la fâcheuse habitude de tomber, même sur terrain plat, intrigue Edward, le vampire-voyeur-lycéen. Tantôt, ils s’attirent, tantôt, ils se détestent, mais toujours, Bella provoque chez son ami mort-vivant d’étonnantes poussées de rigor mortis. Bella parviendra-t-elle à passer plus de trois pages sans se manger le carrelage ou une portière ? Edward arrivera-t-il à découvrir les bases de la séduction et de la vie en société malgré un siècle d’expérience ?

Lisons, mes bons !


Et nous commençons très fort, avec ce commentaire bien senti :

— Miam, commenta-t-il après avoir inhalé une seconde fois. Elle dégage un sacré parfum, hein ?

Contrairement à ce que ce commentaire pourrait laisser penser, non, un personnage ne parle pas ici d’une crêpe – le livre comporte très peu de Bretons – mais bien de Bella qui bien que partageant le même charisme, a une odeur plus proche de la marée, si vous me permettez de rester dans la thématique du pays magique du beurre salé.

C’est donc la version littéraire de « Dis donc, elle renifle, la gamine ». La classe.

Il n’empêche, Bella qui fouette ou non, suivons donc ce que fait pendant ce temps notre fier Edward, qui n’est pas le dernier pour nous faire partager ses réflexions profondes :

J’inspectai sa fenêtre, mais elle ne s’y montra pas. Elle était peut-être absente. Je ne captai aucune pensée.

Comment dire ?

Pour rappel, c’est quand même le principe du livre : Bella est intrigante car c’est la SEULE personne dont Edward n’entend pas les pensées. Et donc, comment notre corniaud fait-il pour savoir si elle est chez elle ou non ? Il… cherche à entendre ses pensées.

La semaine prochaine, un aveugle tente de savoir si sa femme est à la maison grâce à des signaux lumineux.

Nous n’en sommes qu’au début et je mords déjà sérieusement dans mon cigare.

Edward n’ayant lui pas l’occasion de tripoter le sien, il décide de rentrer chez lui derechef. Et d’y étaler son spleen comme Bella sur le carrelage environ toutes les deux pages.

Quant à moi, pour la première fois depuis tellement longtemps que j’en eus honte, je m’assis au magnifique piano à queue qui trônait juste à côté du hall d’entrée.

J’aimerais, juste une fois, que dans un film ou un livre américain, les personnages n’aillent pas confier leur mélancolie à un piano ou un violon, voire à la rigueur, une guitare. Edward qui pleure son chagrin au bouzouki ou au vuvuzela, ça serait un peu plus original et aurait plus de gueule. 

Mais pour des raisons que j’ignore, tout le monde va pleurer sa misère sur le piano à queue le plus proche.

En tous les cas, sa famille ayant perçu sa tristesse, tout le clan d’Edward vient lui parler. À commencer par son papounet vampirique, qui lui tient ce discours : 

Plus que n’importe qui sur terre, tu es celui qui est sans doute le mieux armé pour affronter ce difficile dilemme. Tu es le meilleur et le plus brillant d’entre nous.

Hmmm. Brillant.

Probablement une référence à ce qui lui arrive lorsqu’il va au soleil, sinon, je ne vois pas.

Au bout d’un moment de réflexion, je tirai de ma poche le bouchon de bouteille et le posai sur le pupitre vide. Ce petit souvenir d’elle me soulagea un peu.

Rappelons qu’Edward, présenté comme un personnage profondément romantique, se promène partout avec un bouchon de Yop au motif que la donzelle qu’il désire l’a touché.

Heureusement qu’il n’est pas passé après elle aux toilettes, sinon il ressortait avec la lunette en guise de collier.

Mais, revenons aux fascinantes conversations entre nos héros, comme cette tirade d’un frère d’Edward au sujet de leur famille :

— Oui, sauf qu’on est végétariens. C’est plutôt de la veine, ça, non ?

Un siècle de vie, un piano à queue à la maison, mais toujours par la moindre maîtrise du dictionnaire en vue.

En effet, rappelons que la famille d’Edward se nourrit exclusivement d’animaux.

Ce qui est… mais oui, l’exact opposé d’un régime végétarien !

Brillant. Au moins autant qu’Edward, qui est de bien des manières, le trou noir de cet ouvrage. D’ailleurs, que fait-il, ce forban (Edward, pas son trou noir) ? Eh bien, puisqu’il n’a pas vu sa zouze depuis vingt bonnes minutes, et que le lecteur aurait presque pu oublier que notre vampire avait de sérieux soucis mentaux, notre galopin s’en retourne à la demeure de sa belle pour en entreprendre l’escalade.

Bella dormait d’un sommeil paisible quand, tôt le lundi matin, j’escaladai sa fenêtre. J’avais apporté de l’huile pour graisser l’encadrement – rendant les armes devant ce démon-là –, et le battant glissa sans heurt.

J’aurais vraiment aimé une scène où le papa de Bella, au même moment, sort de chez lui et surprend un mec suspendu à la fenêtre de sa fille, une bouteille d’huile à la main. Avec Edward tentant de se justifier.

« Aha je… bonjour Monsieur Swann, je… écoutez shériff je… je peux tout expliquer.
– …
– Oui alors l’huile c’est… je venais graisser la fenêtre de votre fille.
– …
– Non parce qu’elle grince.
– …
– La fenêtre. Pas votre fille, héhé. Quoique je…
– …
– Shériff, je… c’est… ooooh que… mais quel beau fusil à pompe vous avez là ! »

Vous aussi, si vous surprenez un type à la fenêtre de votre fille avec une bouteille d’huile, faites comme si c’était pour les gonds.

En tous les cas, une fois son travail de petit artisan réalisé, Edward va, comme il aime à le faire, épier la jeune fille qui dort.

Elle me parut… fatiguée. Comme si elle n’avait pas assez dormi pendant le week-end. Avait-elle fait la fête ? J’eus un rire muet et ironique devant les réactions que cette perspective provoquait en moi. En quoi cela me regardait-il ? Elle avait le droit de sortir si elle en avait envie. Elle ne m’appartenait pas.

Dit le mec qui rentre dans sa chambre comme dans un moulin et qui dans quelques pages, surveillera sa moindre sortie.

J’aime comme l’auteure souligne qu’Edward se dit de temps à autres « Et si j’étais un connard ? » avant d’écarter l’idée d’un geste de la main. D’ailleurs, il pense même à ce qu’il pourrait se passer s’il venait à évoquer son véritable comportement à sa douce :

Il se trouve, Bella, que j’ai flairé ta trace dans les bois après t’avoir observée en train de dormir, dans ta chambre… L’entrée en matière idéale !

Edward réalise en effet que renifler des culottes pour pister des jeunes filles au fond des bois avant de s’introduire dans leur chambre c’est, pour reprendre ses termes :

« Une entrée en matière peu idéale ».

Oui, mais une bonne à Fleury-Mérogis.

Edward, qui relève ainsi de temps à autres que quand même, il n’est pas bien fin, n’en change pour autant pas son attitude.

Elle avait prévu une sortie avec certaines autres filles après les cours – je m’étais organisé en conséquence

Parce que bon, elle ne lui appartient pas, mais il ne faudrait pas qu’elle ait une vie sans lui, hein, hé, ho. Et pourquoi pas le droit de vote aussi ?

Épiant sa douce (même Tom Clancy mettait moins d’espionnage dans ses livres), Edward la suit durant sa sortie avec ses amies et découvre que Bella achète, c’est à peine croyable, des… des livres ? Vous voudriez dire qu’alors qu’elle maîtrise à peine la marche elle sait déjà lire ? Mais alors, quoi donc ? Ratus ? Bigoudi ?

Ah ! Encore un classique. Raison et Sentiments. Elle aimait Jane Austen.

N’oubliez pas : les livres, c’est comme les instruments de musique, il n’y a que deux options possibles. Les garçons citent Shakespeare, les filles lisent Jane Austen. 

Alors que Bella pourrait acheter des bouquins de Nabila, ou lire Fluide Glacial aux chiottes. Mais non, c’est une fille, et les filles, ça lit Jane Austen en poussant des gloussements de poule en fin de vie. C’est comme ça. Femelles qui me lisez : je sais que tout en lisant ces lignes, vous sentez au plus profond de vos entrailles le besoin d’aller lire une quelconque romance. Vous êtes comme ça : jamais vous n’iriez lire autre chose, et ici, vous peinez.

Pendant que je retourne lire Shakespeare, Edward, lui, épie (ça alors !) sa cible depuis l’abri d’arbres dans lesquels il se faufile.

Une bouffée de culpabilité déclencha une sorte de malaise en moi. Si ma surveillance n’était pas très correcte, elle n’était pas aussi condamnable que mes activités nocturnes. D’un point de vue juridique, elle ne relevait pas de l’effraction – l’arbre sur lequel j’étais perché poussait sur le terrain voisin – ni de rien qui soit criminel. Pourtant, je savais que, dès la nuit tombée, je continuerais à mal agir.

« Si c’est pas de l’effraction, ça va« , expliqua à la police le type qui épiait les jeunes filles depuis la rue avec une paire de jumelles.

Là encore, le shériff qui aperçoit encore Edward, c’eut été de bon ton.

« Oh. Shériff. Je… aha… oui, je suis dans votre olivier. 
– …
– Quelles belles olives ! 
– …
– Non mais c’est parce que je… vous vous souvenez euh… l’huile ? Eh bien je… avec les olives je peux en ref… non ! Non ! NON ! PAS LE FUSIL À POMPE ! »

Mais qu’est-ce qui retient d’ailleurs notre priapique ami de sauter au bas de son arbre pour aller en faire autant de sa victime ?

Ce ne fut pas ma moralité douteuse qui me retint, mais la peur du soleil. Il était déjà assez pénible que ma peau de pierre soit inhumaine lorsque j’étais à l’ombre ; je ne tenais pas à voir les effets du plein soleil dessus, alors que je me tenais tout près de Bella.

J’aime comme Edward le précise lui-même : sa moralité ne le retient pas du tout.

Non, c’est de se faire gauler qui l’embête.

Mesdames et Messieurs : un succès mondial, présenté comme « romantique ». C’est fascinant.

Laissons ces humbles réflexions et retournons à notre Tarzan des jardins.

Je m’installai dans un arbre plus proche de la fenêtre qui flanquait la cuisine exiguë et assistai à la soirée des Swan

Je suis sûr que vous aussi, vous avez envie le soir venu de lever les yeux vers l’arbre du jardin pour y trouver un lycéen immortel, sa bite dans une main et une bouteille d’huile dans l’autre.

Ce film est une sorte d’ode à la détention d’armes.

Mais je ne violerais pas son intimité comme le premier voyeur venu.

Dit le type caché dans un arbre à mater une jeune fille en attendant la nuit pour se faufiler dans sa chambre.

Je ne sais pas si ce livre me prend pour un con, mais dieu que je me sens bête en lisant ces lignes.

Je serais là pour la protéger, pas pour la reluquer comme Mike Newton l’aurait sans doute fait s’il avait été assez agile pour se déplacer à travers les frondaisons. Je ne serais pas grossier.

Pas « grossier ».

Non mais alors qu’est-ce qui l’est ? Lancer son caca sur la fenêtre de la damoiselle en tenant des propos un peu légers sur les mœurs de sa mère ? Non parce rentrer chez les gens par effraction pour aller les reluquer dans leur sommeil, disons que ce n’est pas exactement du Madame de Rothschild. 

Mais, qui sait, peut-être que ses frangins vont lui faire remarquer qu’il se comporte comme un étron chevelu ?

Tu es nul, grognait Emmett. Je n’arrive pas à croire que tu aies loupé le match d’hier rien que pour regarder une nana pioncer.

Ah.

Donc le souci, ce n’est pas d’épier les filles qui dorment (et visiblement, c’est un sujet si commun qu’on en parle en famille), mais de louper un match de foot pour cette activité banale.

J’ai envie de dire que si ces gens se cachent, ce n’est pas parce qu’ils sont des vampires : c’est probablement parce que toutes les polices du monde les recherchent, et qu’ils sont interdits sur tout le territoire de Charleroi.

En attendant, notre héros est toujours en train de suivre Bella, qui ose, la bougresse, se promener avec ses amies. Pas de quoi arrêter notre héros qui la suit discrètement en voiture.

Je me garai dans un coin ombragé. Une allée conduisait directement à l’auvent de la librairie. C’était une erreur de m’aventurer dehors alors que le soleil brillait encore. Et si une voiture passait au mauvais moment et reflétait un de ses rayons sur moi ?

Eh bien toute ta famille et toi seriez exterminés comme des merdes, et une grande chasse au vampire serait lancée. 

Mais il est vrai qu’entre le sort des tiens et épier une lycéenne qui a de gros soucis avec la gravité, tu as choisi, canaillou.

Heureusement, grand bien en prend à Edward, puisque voilà qu’une bande de délinquants parvient à isoler Bella et menace de lui faire des choses sales, comme par exemple de la cuisine anglaise. Percevant ces odieuses pensées, Edward déboule pile au moment où le soleil, lui, s’en va. Il est comme ça le soleil : il ne veut pas voir ça.

En deux temps trois mouvements, Edward met en déroute les filous, et embarque Bella dans son automobile. À ce stade, je vous rappelle où nous en sommes : Bella sortait tranquillement avec ses amies quand soudain, elle a manqué de peu de se faire violer. Pensez-vous qu’Edward va par exemple, la ramener chez elle ? Vous savez chez son père qui en plus, est shériff, ce qui suite à une agression, peut être pratique ?

Oh que non.

Edward décide que quand tu viens de manquer de peu de te faire violer, c’est le moment d’aller..

… AU RESTAURANT.

Ah non, mais qui, après une tentative de viol, n’a pas envie d’un dîner romantique avec un pervers ? Ce livre est décidément très sain. Par ailleurs, l’auteure derrière la bête a visiblement décidé de souligner que rien ne va, avec ce fabuleux dialogue, dans lequel Bella partage une information importante :

— Je n’ai pas faim.

Le message paraît clair : non, Bella n’a pas envie d’un restaurant. Mais que répond notre champion ?

Le choc, forcément le choc.
— Je crois que tu devrais manger un morceau, objectai-je.

MAIS C’EST BIEN SÛR.

Si Bella ne veut pas manger, c’est à cause du choc ! Elle ne va pas avoir une opinion en plus, cette connasse. Non, Edward insiste : lui dire non, c’est forcément la résultante d’un choc. C’est impossible autrement.

Franchement, je n’ai pas faim, répéta-t-elle.

Re-message clair. Edward, s’il-te-plaît ?

Que ce soit le cas ou pas, elle allait manger, parole de Cullen. — Fais-moi plaisir, dis-je.

« Tu m’entends ? Tu vas bouffer un jambonneau, et de suite ! »

Edward n’est pas encore avec Bella qu’il contrôle déjà ses repas : c’est romantique. Surtout maintenant que j’ai l’image de Bella s’avalant un jambonneau sous le menace du Segpa le plus vieux d’Amérique du Nord.

Bella continue à lui dire que non, elle ne va pas s’enfiler deux choucroutes pour l’exciter, mais rien à faire :

— Quand bien même, je serai plus à l’aise lorsque tu auras avalé quelque chose.

Cette scène. Dites-vous que quelqu’un s’est dit « Je vais faire toute une scène durant laquelle une nana n’a pas faim après avoir manqué de se faire violer mais un type la traîne de force au restaurant pour la faire bouffer ». Et mieux encore : ça s’est vendu à des millions d’exemplaires.

N’oubliez pas, Mesdemoiselles, si jamais un inconnu vous dit « J’ai envie que tu avales quelque chose », répondez « D’accord, mais ma capsule de cyanure alors ». C’est une blague qui ne marche qu’une fois, certes, mais vous réalisez votre sortie avec panache.

— Et monsieur ? s’empressa de m’interpeller la serveuse.
— Rien pour moi, merci. Bella eut une petite moue contrariée. Elle avait dû se rendre compte que je ne mangeais jamais.

Ou alors, elle se rend compte que toi, quand tu n’as pas faim, tu as le droit de ne pas manger, par contre, toi, tu viens de lui commander trois choucroutes aux fruits de mer.

Et parce qu’on ne s’arrête pas en si bon chemin :

— Bois, lui ordonnai-je quand nous fûmes de nouveau seuls.

C’est donc aussi lui qui lui dit quand boire. Ooooh, Edward, vous êtes d’un romantique !

Elle était trop vulnérable pour ce monde. Elle avait besoin d’un protecteur. Or, par quelque défaillance du destin, j’étais ce qui s’en rapprochait le plus.

C’est vrai : dans les textes médiévaux déjà, on se souvient que la figure du chevalier servant était celle d’un type rôdant le soir venu aux fenêtres, une flasque d’huile à la main, se tripotant en regardant sa mie dormir, et attendant qu’elle se réveille pour lui faire avaler deux faisans et trois biches sous la menace.

Si ça c’est un protecteur, je me demande bien ce qu’est un type dangereux selon Edward.

Notre vampire neuneu se rendra-t-il compte qu’il a un sérieux problème ? Les gens qui s’en prennent à Harry Potter vont-ils commencer à regarder du côté de Twilight ? Et surtout, Bella reprendra-t-elle des moules ?

Autant de questions palpitantes auxquelles nous répondrons dans un prochain article, sitôt que je me serais remis de cette expérience traumatisante en…

Quoi ? Non Diego, je n’ai pas envie d’aller au restaurant. Et pourquoi as-tu une bouteille de vinaigrette à la main ?

25 réponses à “L’ire ensemble – Midnight Sun – Episode 3

  1. Bonjouuuur les relations toxiques! Je sais que les défenseurs de Twilight disent que dans sa tête Edward a toujours 17 ans, mais à mon avis ça n’enlève absolument rien au côté glauque du centenaire qui drague de la lycéenne… Et ce livre n’aide pas en ajoutant des précisions sur le héros (deux doctorats et tu as toujours la maturité d’une moule anémique ?) …

    • Alors oui mais non, quand j’avais 17 ans, je ne reluquais pas les filles de ma classe à longueur de journée et de nuit… cet argument-là ne tient pas non plus.
      À mon avis, la seule explication est juste qu’Edward est un pervers neuneu. Faut pas chercher compliqué là où c’est simple.
      Franchement, rien que de lire les passages du livre, j’ai honte pour celui (ou celle, peu importe) qui l’a écrit. Et mal pour celui ou celle qui l’a traduit.
      PS : je suis embêté, ma femme ne lit pas Jane Austen mais bien Stephen King. Dois-je la dénoncer ?

      • Dénoncez votre femme, mais uniquement si vous aussi vous allez exprimer vos tortures existentiellement spiritiques sur un piano à queue. Sinon, vous êtes aussi coupable l’un que l’autre.

  2. « Mais non enfin, Jane Austen, ce ne sont pas des romances mais des romans de mœurs de la fin du XVIIIè siècle » = ou la bonne excuse des étudiants en fac de lettres pour pouvoir lire ce qu’on veut sans qu’on se foute de nous :)

  3. Cher Odieux Connard,
    Vous êtes le seul qui arrive encore à me faire éclater de rire, au sens propre du terme, : « Heureusement qu’il n’est pas passé après elle aux toilettes, sinon il ressortait avec la lunette en guise de collier ». Du grand art !
    « C’est vrai : dans les textes médiévaux déjà, on se souvient que la figure du chevalier servant était celle d’un type rôdant le soir venu aux fenêtres, une flasque d’huile à la main, se tripotant en regardant sa mie dormir, et attendant qu’elle se réveille pour lui faire avaler deux faisans et trois biches sous la menace ». Cette autre passage m’a également fait éclater de rire : j’ai imaginé cette image traitée sous forme d’enluminures médiévales…dans le genre de l’hilarante « Geste Covide ou Tapestrie de Greux: Fasciculum primus La Peste de Wouhane » par Sire du Mesme (https://www.amazon.fr/gp/product/B09KN4J7GD/ref=ppx_yo_dt_b_asin_title_o08_s00?ie=UTF8&psc=1)
    Je n’ai malheureusement pas un talent de dessinateur suffisant pour réaliser de telles œuvres d’art, mais si l’un des vos lecteurs désirait passer à l’acte, il serait intéressant de le publier…

  4. J’ai vu que vous aviez fait un article sur l’IA qui serai capable de remplacer nos scénaristes nationaux. C’est maintenant le cas, avec ChatGPT par OpenAi.

    Après lui avoir demandé d’écrire un film français typique, elle m’a répondue ceci:

    Il est difficile de définir ce qu’est un « film français typique » car la cinématographie française est riche et variée. Toutefois, voici un exemple de scénario qui pourrait être considéré comme typiquement français :

    Titre : « L’amour et la vie »

    Synopsis : Marie est une jeune femme passionnée de littérature et de philosophie. Elle vit à Paris et travaille dans une librairie indépendante. Un jour, elle rencontre Paul, un artiste peintre. Ils tombent immédiatement amoureux l’un de l’autre, mais leur relation est mise à l’épreuve lorsque Marie tombe gravement malade.

    Le film explore les thèmes de l’amour, de la vie, de la mort et de la quête de sens. Les personnages sont profondément humains et complexes, et leur relation est riche en tensions et en moments d’intense émotion. Le film est tourné dans les rues pittoresques de Paris et met en valeur la culture et l’histoire de la ville.

    Réalisateur : Olivier Assayas

    Acteurs : Juliette Binoche, Guillaume Canet, Emmanuelle Bercot

    Ce scénario est un exemple de ce qu’un film français typique pourrait être, mais il ne représente en aucun cas la totalité de la cinématographie française.

  5. Il est vrai, comme j’ai dû le dire déjà, que le cher éddwaaard manque de mordant, et qu’il aurait fallu du sang neuf dans cette histoire pour la booster quelque peu.

  6. Pour ce qui est du piano à queue je ne vois pas de difficultés. Un humoriste avait bien présenté un paysan sur son tracteur, remorquant une harpe, afin qu’il puisse en cas de stress ou d’énervement (BondioudeBondiou!) s’accompagner à la harpe en chantant le « Credo du paysan » (« Je crois en toi, maître de la nature, semant partout la joie et la fécondité…) avec des déportements de voix significatifs sur les finales prolongées. Dès lors un piano à queue capable d’assurer le même service apaisant à Edward me semble légitime, d’autant plus que sa force vampirique lui permet d’escalader le balcon de Bella en le transportant entre deux doigts. II n’y a donc nul illogisme. En outre cette escalade du balcon ne serait-elle pas un souvenir de Roméo et Juliette? Et donc en fait Edward est un littéraire 100% qui s’ignore et le roman comme le film contribuent à la diffusion de la haute culture humaniste dans les classes sociales modestes. Ce qui est hautement louable.

  7. Je trouve que ce blog prend une direction inquiétante.

    En effet, lorsque son maître était malade il y a quelques mois, Diego en avait profité pour le régenter au point qu’il devait fuguer de sa propre demeure pour s’adonner à son addiction (cf. Jurassic World – La suite d’après).

    Et voilà que, profitant d’un moment de faiblesse, il cherche à recommencer ? Je crois que nous découvrons, après tout ce temps, le vrai visage du serviteur !

    Attention cher Connard, je crains que si vous n’y mettez bon ordre, vos amis ne liront bientôt plus que le « Blog de Diego »…

  8. Attendez…
    Un volume entier sans que Bella se vautre comme une me*de ? Aurait t-elle enfin appris à marcher ? À moins qu’elle ne sorte avec ses copines uniquement pour que ces dernières lui servent de béquilles ? Allez savoir…

    <>
    Et avec un accordéon, ce serait carrément épique !

    • La deuxième partie du message devait citer ce paragraphe :
      « Edward qui pleure son chagrin au bouzouki ou au vuvuzela, ça serait un peu plus original et aurait plus de gueule. »

      Mais l’utilisation des double charactères n’était apparemment pas une bonne idée…

  9. Je ne suis pas très bien placé pour juger car je ne suis allé au lycée que pendant 3 ans (et non 96) mais je crois me rappeler que la majeure partie des cours avait lieu de jour. Alors, oui, à l’époque il y avait une cours pour les fumeurs, cela vous donnera un indice de la période et cela à sans doute changé, mais je me souviens très bien que mon professeur de sport n’acceptait pas facilement une dispense de la dite pratique pour cause médicale car selon lui « une fracture radius-cubitus ouverte, ça n’a jamais empêché quelqu’un de faire du saut en longueur… » bref dans quel type d’établissement peut-on faire une dispense de présence aux cours « entre le lever et le coucher du soleil car voyez-vous mon fr..fils est allergique »? Parce qu maintenant, je suis papa d’adolescents et ils souhaiteraient se lever vers 17h pour ce coucher vers 6h45, ayants trouvé là un rythme circadien plus adapté; aussi me verrais-je comblé de les y inscrire.

  10. Plus je lis les spoils de l’OC, plus j’attends avec impatience le jour où il sortira de nouvelles fan-fictions !

    @Un ami qui vous veut du bien : tout à fait d’accord, M. Odieux semble accorder beaucoup trop de libertés à son serviteur pour son propre bien en ce moment. Il devrait peut-être le remplacer par une IA (tout en gardant la prise d’alimentation constamment à portée) ?

  11. Cher Monsieur Connard,

    Je ne sais pas si la section commentaire de votre dernier article de la rubrique « L’Ire ensemble » est bien l’endroit le plus approprié pour vous faire cette observation… Je m’y risque néanmoins !

    Bien consciente que cette rubrique, à mon sens prometteuse, est relativement jeune, je suis toutefois un peu peinée de n’y retrouver que des « œuvres » faciles. Par œuvre facile, j’entends qu’il me parait évident que le niveau de lecture des cibles de vos articles est au ras des pâquerettes. E.L. James. Stephenie Meyer. Sérieusement ? La médiocrité est telle que la critique est facile, et TROP facile, au point qu’il n’y a plus vraiment de jouissance à la lire. En avez-vous un tant soit peu à l’écrire ?

    Pourquoi ne pas vous attaquer à des morceaux un tout petit plus qualitatifs, juste ce qu’il faut pour qu’il y ait un vrai challenge pour vous (et pourquoi pas un peu de plaisir à lire le matériau source) ?

    Je suis convaincue que la mauvaise foi qui vous caractérise et que nous, vos lecteurs, savourons sans limite, saura vous permettre de démolir même le plus beau chef-d’œuvre de la littérature intergalactique tous genres confondus.

    Et même sans verser dans la mauvaise foi, je suis sûre que nombre d’auteurs globalement très bons commettent parfois des bourdes dont il est plaisant de se délecter – histoire de nous sentir un petit moins diminués d’être incapables de faire la même chose !

    Quant à vous proposer des titres que je qualifierais de « plus qualitatifs », je vous vois venir : je n’ai pas la prétention de ne lire que du qualitatif, bien loin s’en faut (je traîne d’ailleurs sur des blogs pas nets à mes heures perdues…). Je ne vais donc pas me risquer à vous proposer moi-même des pistes. Je préfère me cacher derrière vous et votre appréciation du « qualitatif ». D’autant que ma démarche soutient, justement, l’espoir aussi que quelqu’un de goût comme vous l’êtes me donne l’occasion à la fois de rire et d’élargir mes horizons littéraires.

    Bienheureuse de compter parmi vos lecteurs,

    Une Odieuse Lectrice

  12. Il y aurait pléthore d’auteurs à succès: les programmes « littéraires » de tévé à grande écoute suffiraient à pour orienter rapidement la quête.
    Et maintenant une réflexion « sérieuse »:
    Je suis sûr que l’.O.C. trouve une stimulation d’avoir des lectrices et lecteurs de la qualité de celle qui paraît dans ce courriel précédent
    et qui justifie, Madame, l’assurance que j’ai de me pouvoir dire avec droit, l’admirateur,
    Madame,
    de votre talent et,
    de votre personne,
    Madame,
    le très obéissant et respectueux serviteur .
    Un Odieux.Lecteur

  13. 🤣🤣 J’ai bien fait de ne pas lire cette clownerie, vos résumés sont parfaits, hilarants et bien écrits, contrairement à l’original !

  14. Si je me souviens bien, dans Vampire la Mascarade, les vampires « orthodoxes » traitent ceux qui se nourrissent de sang animal, de « végétariens », par dérision. C’est donc de l’argot mort-vivant.

  15. Purée, les lectrices trouvent ça romantique ? Un mec qui stalke une jeune fille, l’espionne la nuit à son insu et la force à aller au resto alors qu’elle n’en n’a pas du tout envie, ce n’est pas romantique, c’est malsain ! Oui, même si le mec est beau ! Et passons le discours paternaliste du « protecteur » de la jouvencelle en détresse qui me donne envie de cracher du sang.
    C’est un étron complètement dégradant pour les femmes mais on continue à trouver cela romantique. On a encore beaucoup de chemin à faire !

    Merci Odieux pour cette bonne tranche de rigolade, nonobstant.

    • Notre monde est malsain. L’intérêt des gens comme l’OC c’est qu’ils étalent cette « malsainitude » justement d’une manière impossible à camoufler sous des tonnes de discours moraux.

      Bon j’arrête, comme dit ailleurs, Noël, nouvelle année, pensées positives tout ça

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