L’IRE ENSEMBLE – MIDNIGHT SUN – EPISODE 2

Nous revoici donc pour un peu de saine lecture.

Et quand je dis saine, c’est avant tout pour faire référence au litre de javel qu’il faut se verser dans les yeux pour pleinement en profiter. Rappelons cependant, et j’insiste sur ce point, que les lignes qui suivent appartiennent tout de même à un ouvrage d’une saga qui fut un succès mondial.

Passons au résumé de l’épisode précédent.

Edward, un vampire capable de lire les pensées, passe ses journées au lycée car il redouble depuis plusieurs décennies. C’est là qu’il rencontre Bella, la nouvelle, qui est un grand mystère. En effet, lorsqu’il tente de sonder son esprit, il ne rencontre que le vide, un vague bruit de goutte-à-goutte, et de l’écho. Alors, stupidité ou trou noir mental ? Edward enquête jusqu’à ce qu’il soit interrompu par une camionnette magique (la fameuse pick-up artist) qui tente de faucher Bella sous son nez. Edward la sauve à l’aide de sa super-vitesse. Mais Bella va-t-elle balancer qu’il a des pouvoirs qui tiennent du domaine du parabanal ?

Lisons, mes bons !


Reprenons.

Bella est à l’hôpital à se remettre d’une terrible bosse. Laissant Edward désemparé, puisqu’il doit retourner au lycée annoncer que Bella va bien malgré cette terrible blessure.

Oui, je sais, c’est palpitant. Vivement un chapitre entier à la recherche d’un pansement.

Heureusement, nous suivons les puissantes réflexions d’Edward, qui a surtout envie de retourner voir sa patiente préférée. Et le résume ainsi :

Je m’étais transformé en voyeur. Un voyeur obsédé. Doublé d’un vampire.

Je ? Mais ? Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Ai-je sauté des pages ? Attendez, je vérifie. Hmm, non. Tout est allé très vite. Nous sommes passés du « Je devrais lui rendre visite » à « Je suis un voyeur » sans étapes intermédiaires.

Pourtant, Edward parle bien d’aller voir une fille à l’hôpital et de rien d’autre. Sachez-le bonnes gens, dans le monde de notre héros, il n’est pas envisageable de venir à l’heure des visites dire bonjour avec des fleurs. Visiblement, il ne voit aucune autre option que de se comporter comme un voyeur obsédé (et éventuellement un vampire, dans cet ordre, c’est le livre qui le dit).

Petit conseil à mes lecteurs : si vous avez Edward comme ami, ne vous cassez pas la jambe. Vous le retrouverez en train de se frotter la kikounette sur le plâtre en moins de deux. Prévoyez votre bombe à ail.

Passons sur le fait qu’Edward est probablement fiché dans tous les hôpitaux du pays, et poursuivons. Car entre deux réflexions profondes, notre caïnite favori se demande si pour éviter que Bella ne balance sur sa super-vitesse, il ne devrait pas raconter d’avance au lycée qu’elle s’est cognée la tête et a un peu déliré dans la foulée. Mais non :

L’idée de calomnier la fille dans son dos m’apparaissait comme… anti- chevaleresque.

Retenez bien ceci : ce qui l’en empêche, c’est son sens chevaleresque.

Si vous avez du mal à retenir, tatouez ce mot sur le front de votre premier né. Ne vous inquiétez pas, ça part tout seul, généralement après 18 ans et en claquant la porte. Mais retenez.

Car dans la foulée, Edward se dit que pourquoi rendre visite à Bella quand…

J’essayai d’imaginer la réaction de Bella Swan lorsque je l’enlèverais.

CHEVALERESQUE.

Oui, une seconde il veut lui faire la cour, l’autre le… disons, cou, et probablement dans le coffre de sa Volvo au fond des bois. Pauvre Bella.

« Edward ? Mais que fais-tu ici ?
– Je t’enlève, ma douce ! C’est chevaleresque, tu peux pas comprendre !
– Edward, ce serait plus chevaleresque si tu n’avais pas ton zboub à la main !
– Mais ? Enfin Bella, c’est chevaleresque je te dis, regarde, j’ai un masque de cheval !
– Bon, ça suffit, j’appelle la sécurité de l’hôpital.
« 

Edward, ce grand romantique incompris.

Et c’est justement parce qu’il est incompris qu’il décide de parler de la situation à sa famille. Comment gérer cette mortelle qui a entraperçu des pouvoirs vampiriques ? Une réunion familiale est bien vite organisée.

Nous nous rendîmes directement dans la salle à manger. Une pièce qui, bien sûr, ne remplissait jamais son office. Nonobstant, nous l’avions meublée d’une longue table ovale en acajou avec chaises assorties. Nous veillions de manière scrupuleuse à planter le décor.

Pour rappel, nous parlons de gens qui ont des chambres sans lit puisqu’ils ne dorment pas.

Leur sens du décor est assez limité, ce qui se tient quand on est déjà des vampires en carton.

D’ailleurs, ils sont tellement rusés qu’ils demandent à Alice, leur vampire locale qui peut lire l’avenir, comment tout cela va tourner. Ce à quoi elle répond :

— Je ne suis pas en mesure de prédire l’avenir dès lors que nous n’envisageons pas toutes les possibilités.

Hmmm.

Tu veux dire que tu ne peux voir les avenirs possibles que si l’on te dit quels sont les avenirs possibles ? M’est avis qu’il y a quelqu’un qui se fout un peu de la gueule du monde. En fait, depuis le début, son pouvoir, c’est de transformer le sel en poivre, et comme c’est tout naze, elle pipeaute.

Non parce que plus loin dans le livre, on apprend qu’elle a rencontré son mec en voyant 28 ans à l’avance qu’elle allait lui rouler des galoches. Alors soit elle envisageait déjà de coller sa langue au fond d’un enfant avec 28 ans d’avance, auquel cas j’appelle la police sur le champ, soit son pouvoir varie quand ça arrange l’intrigue.

Dans les deux cas, ça mérite des coups de bottin dans la margoulette, mais passons. Car la réunion se poursuit.

— La question, reprit notre père, est de décider si, oui ou non, nous devons partir.
— Non, geignit Rosalie. On vient juste de s’installer ici. Je n’ai pas du tout envie de recommencer le lycée ailleurs !

Mais ? Attendez, je secoue le roman… non, il n’y a aucun personnage qui en tombe capable d’imaginer faire autre chose de ses journées que d’aller au lycée. Et si leur vrai pouvoir, c’était le détournement de mineurs ?

Fi.

De toute manière, aucune décision n’est prise, ce qui valait le coup. Edward est cependant tout bouleversé par ces événements, et fait donc ce que tout le monde fait lorsqu’il se pose des questions :

Avant même d’avoir quitté la maison, j’étais en train de courir. Je franchis la prairie et la rivière d’un bond, me ruai dans les bois. Il s’était remis à pleuvoir, à verse, et je fus trempé en un clin d’œil.

Sortir en courant pour faire le zazou sous la pluie.

Ce roman est tout à fait réaliste : qui ne fait pas cela à la première contrariété venue ? Les jours de pluie, il est d’ailleurs compliqué de circuler sur les trottoirs tant ils sont emplis de gens qui s’interrogent tout en mouillant la chemise.

Manuel Valls, si tu nous regardes, sache que tu es un peu notre Edward à nous. En moins brillant. Ahem.

Cela dit, notre héros se retrouve revenu au point de départ : il doit… enfin, il veut aller au lycée, et maintenant, Bella, sa bosse et ses pensées profondes sont de retour. Et Edward va devoir supporter ce trio infernal.

LE LYCÉE. DE PURGATOIRE, IL S’ÉTAIT TRANSFORMÉ EN ENFER, et j’avais droit à ses tourments et ses flammes.

Est-ce que quelqu’un peut me dire pourquoi ce livre insiste toutes les deux pages sur le fait que le héros ne veut pas aller au lycée, n’a rien à foutre au lycée, mais va au lycée quand même ? Que ce soit incohérent, d’accord, mais que le héros passe son temps à le souligner, c’est embêtant.

C’est comme un doigt s’agitant dans une plaie purulente : rien qu’à le lire, c’est très moche.

Cependant, Edward – qui n’est pas moche, lui – est embêté car il sent bien que si son cœur ne bat plus, ce n’est pas le cas de son slip à l’approche de Bella. Or, peut-il aimer une mortelle ?

La réponse est non, car il a peur de la manger dans un instant d’égarement (ça nous arrive tous), et préfère l’aimer de loin. Au pire, elle finira bien par ouvrir un Only Fans et il pourra l’aimer très fort, de très loin.

Je ne briserais pas le futur de Bella. Puisque j’étais condamné à l’aimer, l’éviter n’était- il pas la moindre des choses à faire ?

Prenez bonne note (s’il reste de la place sur le front de votre premier né, c’est le moment) : Edward aime Bella, mais décide de l’éviter pour les raisons précédemment évoquées.

Mais Edward étant un peu con, autant il jure qu’il va rester à distance de Bella, autant il décide de passer ses journées à lire les pensées de Mike, un garçon qui aimerait bien proposer lui aussi à Bella des aventures impliquant un cheval, une pelle et une Volvo.

Sa possessivité vis- à- vis de Bella, comme si elle avait été un objet à vendre, m’exaspérait autant que ses fantasmes grossiers.

Edward qui n’aime pas trop les gens possessifs, donc, mais qui passe son temps à pourchasser Bella avec ses pouvoirs magiques. D’ailleurs, si toi aussi, tu es très amoureux de quelqu’un, empresse-toi d’utiliser tes pouvoirs de télépathe pour lire les fantasmes d’autrui concernant la même personne.

Non, à aucun moment Edward ne pense (j’aurais pu arrêter ma phrase ici, notez) à arrêter d’utiliser son pouvoir sur le monsieur, puisqu’il sait le faire. Non, toute la journée, il mate du porno télépathique dans lequel un certain Mike enfonce des radis dans douze endroits étonnants, le septième va vous surprendre.

C’est donc bien Bella qui a manqué d’être renversée, mais Edward qui finit avec une béquille. La non-vie est une truie.

En attendant, la vie, la vraie, continue. Jusqu’à ce qu’Alice, la vampire-qui-voit-le-futur-mais-uniquement-quand-ça-arrange-l’intrigue, n’intervienne.

— Bella va regarder Edward d’ici une minute, nous annonça Alice un mardi de mars. Ayez l’air normal.

Vous vous souvenez de quand elle ne voyait le futur que quand on « envisageait toutes les possibilités » ?

Elle non plus.

Ses prédictions continuent à me laisser penser qu’elle n’a aucun pouvoir de divination. Surtout vu le niveau des conseils : « Attention, quelqu’un va nous regarder, ayez l’air normaux ». Hm. Parce que d’habitude, à votre approche, les gens regardent ailleurs et vous créez une sorte d’angle mo…

Oubliez.

Nous avons donc la réponse : on peut être vampirisé après avoir été trépané.

Edward, lui, continue à se surpasser. Par exemple lorsque Mike, le soupirant de Bella continue de la draguer – après tout, Edward ne veut pas d’elle et ne lui souhaite que son bonheur sans lui – notre héros se montre toujours aussi chevaleresque.

je songeai au bruit que ferait son corps s’il se fracassait sur le mur avec assez de force pour lui briser tous les os.

J’imagine tout à fait Edward jetant un type contre un mur au motif qu’il a regardé sa nana de travers avant de marmonner « MAIS JE NE SUIS PAS INTERESSÉ HEIN, JE L’AI JETÉ CONTRE CE MUR POURLA SCIENCE. ET JE DETESTE LES GENS POSSESSIFS, ENCULOS ! »

Che-va-le-res-que.

Je m’imaginai de nouveau sa vie, les études, la carrière, l’amour, le mariage… Je la revis au bras de son père, tout en blanc, le rose aux joues, heureuse, marchant au son de La Marche nuptiale de Wagner. Ces images me procurèrent une souffrance qui me rappela celle de ma transformation. Je fus ravagé. Pas seulement par la douleur, par une fureur sans nom. Celle- ci exigeait un exutoire physique. Bien que ce garçon insignifiant et indigne d’elle puisse ne pas être celui à qui elle dirait oui, je brûlai de pulvériser son crâne entre mon poing, d’en faire le représentant de l’heureux élu à venir.

Elle peut se marier, Edward est d’accord, mais d’abord, il tuera tout le monde.

Si, c’est de la chevalerie. Il l’a probablement lu dans « Tristan & Iseult contre The Rock« .

Edward n’en est pas moins torturé (mais moins que le lecteur). Et finit par céder.

Pour la première fois depuis plus d’un mois, je m’autorisais à la regarder.

D’accord. Donc violer les pensées de tous les gens qui parlent à une nana, réfléchir à comment tous les tuer, et ce alors que tu ne parles même pas à ladite damoiselle, c’est okay, par contre, la regarder, ouuuuh, là, on va un p’tit peu loin.

Je sais qu’on met « pervers narcissique » à toutes les sauces de nos jours, aussi vais-je me contenter de « gros blaireau ».

D’ailleurs, Edward refuse toujours de parler à la dame, mais il commence à se dire que si les garçons tournent autour… pourquoi d’autres dangers ne rôderaient-ils pas ? Comme par exemple un… une…

UNE MÉTÉORITE.

Vous pensez que je plaisante ? Ooooh nenni.

Le seul moyen de m’assurer qu’elle allait bien était d’être sur place pour attraper la météorite avant qu’elle lui tombe dessus.

Vous avez bien lu.

Edward utilise le prétexte du, je cite : « MAIS UNE MÉTÉORITE POURRAIT LUI TOMBER DESSUS ! » pour justifier de se rendre chez une nana qui ne l’a pas invité.

Toi aussi : rentre chez les gens pour vérifier qu’ils ont bien fermé le gaz.

En comprenant que je m’apprêtais à me rendre chez elle, je cédai à une nervosité impatiente. Il était plus de minuit, et sa maison était plongée dans le noir. Sa camionnette était garée le long du trottoir, la voiture de son père dans l’allée. Aucune pensée consciente n’émanait du voisinage. J’observai les lieux depuis la lisière de la forêt obscure qui les bordait. Nulle trace de danger… à part moi.

Le mec est conscient que c’est lui le seul danger du coin.

Fait-il demi-tour ? Oh que non ! En lieu et place, il se faufile par une fenêtre pour aller regarder Bella dormir, bien assis dans sa chambre. On ne sait jamais, la météorite, tout ça. Dans deux minutes, il va nous expliquer qu’il retire son pantalon pour gagner en souplesse au cas où il doive sauter pour attraper l’objet céleste.

Pour rappel, il y a deux pages il s’autorisait à peine à la regarder, pour rependre ses mots. Maintenant, il est en train de souffler son haleine de mort (littéralement) dans le cou de la belle endormie. Quand on parle de super-vitesse chez Edward, ça concerne finalement bien des doamines.

Elle bougea de nouveau. Tout à coup, je me fis horreur. Je n’étais qu’un vulgaire voyeur.

Oui.

J’étais pire qu’un vulgaire voyeur. Bien pire.

Ouiiiiiiiiiiii donc ?

Je remuai les doigts, prêt à me laisser retomber à terre mais, d’abord, je la contemplai longuement une dernière fois.

Ah oui, donc vraiment, être un voyeur, c’est mal, mais d’abord, autant s’en mettre plein les mirettes.

Et peut-être remettre son pantalon : la météorite qui risquait de tomber sur Bella était sûrement une allégorie d’une autre pluie à laquelle elle a échappé de peu.

Sur le chemin du retour, Edward se dit que bon, rentrer chez autrui comme ça, c’est pas bien légal, mais comme toute sa famille vit dans l’illégalité, c’est cool non ?

Oui, moi aussi, je cherche la logique. Mais même là-dedans, Edward arrive à dire des conneries.

Je songeai à la multitude de documents illégaux auxquels recourait mon clan pour mener l’existence qu’il s’était choisie. Faux noms, passés inventés, permis de conduire qui nous permettaient de fréquenter le lycée et diplômes de médecine qui autorisaient Carlisle à exercer. Papiers qui transformaient en famille acceptable notre groupe d’individus en apparence d’âge presque identique.

Mais ? Bordel ! Si toi-même tu es conscient que vous avez tous plus ou moins l’air d’avoir le même âge POURQUOI VOUS ESSAYEZ DE VOUS FAIRE PASSER POUR UNE FAMILLE AVEC UN PAPA ET UNE MAMAN ? On dirait une bande de furries ! Bordel, passer pour de simples colocs, c’était trop dur ? Surtout que ça doit être pratique en public.

« Bonjour Monsieur, voici mes enfants qui ont tous l’air d’avoir 28 ans.
– Mais ? Vous aussi vous avez l’air d’avoir 28 ans !
– Je… j’étais très précoce. Ma femme est tombée enceinte à un an : un jour, dans sa couche, on a retrouvé Edward. »

L’allégorie est volontaire, merci.

Il y avait aussi nos sources de financement. Si le délit d’initié ne s’appliquait pas au paranormal, nos moyens conséquents ne relevaient guère de la plus franche honnêteté. Rien de légal non plus dans les transferts d’héritage sous de fausses identités.

Donc en plus ils sont riches mais vont au lycée pendant que le « papa » bosse à l’hôpital du coin.

Définitivement, ils se surpassent. En tout cas, faux papiers, blanchiment d’argent, votre compte est b…

Sans même parler des meurtres.

MAIS ?!

Là encore, notez : Edward parle des crimes de sa famille en s’attardant d’abord sur… les papiers. Et à la fin « Ah oui il y a aussi tous les témoins gênants qu’on a butés, mais bon, c’est secondaire.« 

Je vous rappelle que c’est supposé être une histoire d’amour. Et que cette merde a eu un succès mondial. Edward, un petit mot quand même sur ces meurtres ?

Nous ne les prenions pas à la légère

Mais un peu quand même, on les fait passer après la mention de la gruge chez Robert le notaire.

Mais aucun de nous n’avait jamais été inquiété par la justice des hommes. Nous les dissimulions, ce qui était, là encore, illégal.

Ah. Donc le problème, notez, est de dissimuler les meurtres.

Tuer des gens en les jetant contre les murs parce qu’ils ont regardé ta nana de travers, d’accord. Mais mettre une bâche sur le corps, houloulou, ça va un peu loin.

Oh, je sens d’ici les fans me dire « Non mais attendez, en fait Edward est un type très gentil, juste un peu torturé« . Hm. D’accord. On parle bien du mec qui est allé se tripoter dans la chambre d’une adolescente ? Certes, il est parti en regrettant un peu son geste, mais devinez ce qu’il fait dès la nuit suivante ?

IL Y RETOURNE.

Nom d’une division blindée, est-ce que quelqu’un a relu ce livre ?

J’inspectai la fenêtre. Elle n’était pas verrouillée. J’aspirais une grande goulée d’air, la dernière tant que je serais à son chevet, puis fis lentement coulisser une des vitres. N’ayant pas été utilisé pendant des années, le cadre métallique coinçait un peu. Je tressaillais à chacun de ses faibles gémissements de protestation. Enfin, j’eus assez d’espace pour me glisser à l’intérieur.

Ouais ouais, fais genre que tu parles de la fenêtre.

Je la regardai dormir jusqu’à ce que le soleil pointe derrière les nuages à l’est.

Mais passer la nuit cachée dans la chambre de quelqu’un à mater cette personne avec une respiration rauque, quoi de plus naturel mon bon ami ?

Edward en profite car en journée au lycée, Bella et lui font mine de ne pas se connaître. Les deux ayant compris qu’il y avait un truc louche entre eux. Bella prétend que c’est parce que vraiment, elle ne l’aime pas.

En tout cas, tant mieux pour elle si je lui indifférais. Ça ne m’empêcherait pas de la poursuivre de mes assiduités

CHE-VA-LE-RES-QUE.

Elle attendit en mordillant ses lèvres douces, spectacle qui me déstabilisa une seconde, tandis que des réactions étranges s’agitaient au plus profond de mon âme humaine oubliée.

Chacun appelle son slip comme il l’entend mon jeune ami.

Edward en attendant continue d’être d’une cohérence qui donne l’impression que le livre a été écrit par les conseillers d’Emmanuel Macron. Là par exemple, Edward tente un rapprochement envers Bella.

— J’ai appris que tu allais à Seattle, ce jour- là, et j’ai pensé que tu avais peut- être besoin d’un chauffeur.

C’est noté ? Bien, deux pages plus loin, le même Edward :

— Tu devrais vraiment garder tes distances, l’avertis- je.

BEN SI TU VEUX QU’ELLE GARDE SES DISTANCES LUI PROPOSE PAS DE GRIMPER DANS TA VOITURE ?

Mais c’est un peu subtil, j’en conviens.

Subtilité toujours, Bella, elle, nous révèle un autre trait de sa personnalité : comme toutes les gourdasses dignes d’un manga pour adolescentes, elle passe son temps à trébucher. Quand dans une histoire, le grand méchant est simplement la gravité, ça en dit long.

Bella n’arrêtait pas de trébucher sur des fissures du trottoir, sur des livres traînant par terre, toute seule comme une grande souvent.

Voilà : à défaut d’être attirée par Edward, Bella l’est visiblement par le sol.

Qui de Edward ou du bitume finira par toucher les lèvres de Bella ? Personnellement, je mise tout sur la route. Car contrairement à Edward, elle sait qu’il y a des lignes à ne pas franchir.

Je m’étonnai de constater que ceux que j’espionnais la jugeaient malhabile.

Edward essaie de séduire une fille qui a visiblement des difficultés à rester plus de six secondes sans finir par terre.

Mais il ne comprend pas. Dans le doute, il va aussi la surveiller.

Elle ne s’acheta qu’une boisson en guise de déjeuner. Était- ce raisonnable ? N’aurait-elle pas dû se nourrir plus ?

Vous ne sortez pas ensemble qu’il surveille déjà ta ligne. Rrrrr.

Elle vint à moi en réussissant à trébucher à deux reprises, alors qu’aucun obstacle n’entravait son chemin.

MAIS POURQUOI LA JUGE-T-ON MALHABILE ? JE NE COMPRENDS PAS !

Visiblement, même les terrains plats tentent de tuer Bella, en faisant des personnages éminemment plus sympathiques que l’ensemble de la galerie présentée jusqu’ici.

Il faut dire que même les passages où Edward tente de jouer l’homme profond et torturé qui désire cette femme sans pouvoir l’approcher de peur de la dévorer sont brillants :

— À plus, alors, répondis- je en m’essayant à la décontraction, fasciné par le bouchon qui tourbillonnait. Je t’en prie, sauve ton âme. Je t’en supplie, ne me quitte pas.

À noter que notre héros fait ici référence à un bouchon de boisson quelconque. Aussi, rien ne va, puisque Dracula qui nous parle de ses tourments, pourquoi pas, mais alors :

  • pas en jouant avec un bouchon de Yop
  • pas en lançant « à plus »

J’ajoute le Yop aux terrains plats dans la liste de mes personnages les plus charismatiques, donc.

J’attendis qu’elle ait disparu, empochai le bouchon, souvenir de cette importante conversation, puis regagnai ma voiture sous la pluie. Je mis mon CD préféré, le même qu’en ce tout premier jour, mais n’écoutai pas très longtemps les notes de Debussy, en favorisant d’autres qui me venaient à l’esprit, formant une mélodie fragmentaire qui m’intriguait et m’enchantait. Baissant la stéréo, je me concentrai sur cette musique cérébrale, jouant avec jusqu’à ce qu’elle atteigne une harmonie plus complète. Mes doigts voletaient sur les touches d’un clavier imaginaire.

Je rappelle donc qu’après s’être enfui avec un bouchon de Yop, notre héros fait du air-piano dans sa Volvo.

Est-ce que je suis vraiment en train de lire un truc qui a rapporté des millions ? Mes contemporains sont-ils si médiocres ? Laissez-moi jouer ma mélancolie sur mon violon invisible.

Mais pendant ce temps, une nouvelle mésaventure palpitante guette notre héros. Car on peut le dire : on se fait chier sévère dans ces pages où tout se résume à « Edward va au lycée et aimerait bien pécho« . Voilà en effet un rebondissement digne d’un téléfilm France 2 : l’amour de sa vie vient de s’évanouir en cours de biologie à la vue d’une goutte de sang ! Le DRAME ! Edward se précipite à sa rescousse, soulève sa douce et l’emmène à l’infirmerie où comme toujours, il va se montrer chevaleresque.

J’entendis l’exclamation étonnée de la vieille Mme Hammond, l’infirmière, quand je déposai prudemment ma charge sur un lit miteux.

« La vieille » pour parler de la dame, « Ma charge » pour parler de sa nana.

Tout va bien, donc. Sir Edward est égal à lui-même.

Aussitôt après, je me retirai à l’autre bout de la pièce. Mon corps était tendu, trop excité

Bon, vraiment je me demande comment avec tout ça, Edward n’est pas déjà en prison pour exhibitionnisme, harcèlement, viol ou les trois à la fois. À noter qu’un vampire en prison, ça aurait son charme, surtout s’il prend perpétuité. Au bout de 200 ans, les gardes commenceraient à se poser des questions.

Mike, le soupirant de Bella qui était lui aussi venu la rejoindre à l’infirmerie, repart après avoir assisté à ce triste spectacle, s’en retourne sans piper mot sur l’air pervers excité d’Edward.

Mike s’éloigna à regret, l’esprit fourmillant de réflexions courroucées. Qu’est- ce qu’elle lui trouve, à ce drôle de Cullen ? D’accord, il est friqué. Les nanas disent qu’il est beau comme un dieu.

C’est vrai que s’il est riche et beau, c’est à se demander ce qu’elles lui trouvent.

Rendez-moi le terrain plat et la bouteille de Yop s’il-vous-plaît. Tous les personnages sont trop insupportables. Et faites vite, avant qu’Edward ne fasse à nouveau preuve de distinct…

Je la remorquai vers mon propre véhicule avec prudence, dans la mesure où marcher droit devant semblait déjà assez difficile comme ça pour elle.

Ah.

Voici donc le moment où il est officiel que marcher est une tâche trop difficile pour Bella. Mais qu’eeeeeeeeeest-ce que je lis ? Alors qu’elle est rétablie, je tiens à le préciser. Et des millions de jeunes femmes ont adoré ce personnage qui arrive à triompher des épreuves comme par exemple avancer ses deux pieds dans l’ordre ?

Quant à Edward qui « remorque » sa douce, entre ça et le fait de la qualifier de « charge« , je commence à penser que Bella est peut-être morte depuis le début. Cela expliquerait tout : l’absence de pensée, de charisme, son incapacité à rester debout, son amourette avec un mort-vivant…

C’est ça ou c’est littéralement une remorque. Je vous laisse imaginer les films Twilight avec une remorque en lieu et place de Kirsten Stewart. Et osez me dire que ce n’est pas mieux. Hein ?

Alors.

Je lâchai Bella comme elle me l’avait demandé… et le regrettai aussitôt. Trébuchant, elle s’affala contre la portière passager de la Volvo.

Non mais sans rire : l’hypothèse du cadavre tient la route.

Le larron arrête de la soutenir. Ils ne marchent même plus, ils sont à l’arrêt. Premier truc que Bella fait ? ELLE SE VAUTRE.

Finalement Bella tape dans à peu près tout ce qui se dresse sur sa route, sauf Edward. C’est con quand même. Surtout que tout de même, il déploie des trésors de séduction.

— Quel âge as- tu, Bella ?
Elle devait être plus vieille que ses camarades. Elle avait peut- être commencé l’école plus tard, ou alors, elle avait redoublé. Ce qui était peu probable, au regard de son intelligence.
— Dix- sept ans.
— Tu fais plus.

C’est du moins ce qu’il dira au juge.

Elle était si douce, si vulnérable. Ne plus la surveiller semblait bien téméraire.

Mesdames, vous le savez : si vous avez l’air vaguement douces, c’est suffisant pour justifier de votre surveillance permanente, de vous suivre partout, et de rentrer dans votre chambre au motif que vous pourriez vous prendre une météorite sur la gueule (je vous rappelle que c’est vraiment dans le livre).

Edward est donc un pervers psychopathe, peut-il encore faire mieux ? Oui, car lorsque Bella qu’il a raccompagné chez elle descend de sa voiture, il sourit.

Tout en m’éloignant, j’enroulai mes doigts autour de la clé que je venais de faucher dans sa poche de veste et en humai longuement le parfum.

Oui, ce petit rabouin lui a fauché ses clés pour les renifler.

Une histoire d’amour tout ce qu’il y a de plus saine et romantique, donc.

Bella retrouvera-t-elle Edward le nez dans son tiroir à culottes ? Si un vampire est surpris avec un slip sous le nez dans un couloir par un shérif grognon, peut-il éviter une grosse décharge de chevrotine ? Et surtout, Bella est-elle depuis le début A) un cadavre B) une remorque échappée de chez Feu Vert ?

Les réponses à ces palpitantes questions au prochain épisode.

Bon, où ai-je mis la javel ?

34 réponses à “L’IRE ENSEMBLE – MIDNIGHT SUN – EPISODE 2

  1. Je n’en suis qu’au début, mais …
    Notre caïnite favori ? Mophidius a sorti une nouvelle lignée de Nosferatu aux tares mentales plutôt que physiques?

    • Tiens, vous pouvez m’expliquer de quoi il s’agit? Je ne connais pas le terme caïnite et je soupçonne que ça n’a pas grand-chose à voir avec le Caïn biblique.

      • Il s’agit de l’univers du jeu de rôle Vampire, la Mascarade. Les Caïnites sont les descendants du premier vampire, Caïn, si je ne dis pas de bêtises. Les Nosferatu sont un clan de vampires, jugés laids car très marqués physiquement, et ils vivent dans des endroits reculés comme les égouts. L’Odieux faisait une référence à l’épisode précédent en parlant de la Camarilla également présente dans cet univers vampirique.

      • Il s’agit de l’univers du jeu de rôle Vampire, la Mascarade. Les Caïnites sont les descendants du premier vampire, Caïn, si je ne dis pas de bêtises, donc caïnite veut dire vampire. Les Nosferatu sont un clan de vampires, jugés laids car très marqués physiquement, et ils vivent dans des endroits reculés comme les égouts. L’Odieux faisait une référence à l’épisode précédent en parlant de la Camarilla également présente dans cet univers vampirique.

      • En rapide, mais quand même plus précis que la réponse de fulgrimander:
        – Caïn est maudit par Dieu et devient le premier vampire. Il utilise sa malédiction pour transformer d’autres humains en vampires un peu plus faibles que lui, qui à leur tour transforment d’autres humains, et ainsi de suite. On appelle ces successions de sires (celui qui transforme) et infants (celui qui est transformé) des générations.
        – A partir de la troisième génération, la malédiction est affaiblie, et provoque une spécialisation des pouvoirs vampiriques et de la malédiction qui va avec. C’est la naissance des clans. La forme spécifique de la malédiction du clan Nosferatu est une défiguration physique extrême.

        Le jeu de rôle Vampire: the Masquerade a été créé et développé par White Wolf. La 5e édition a été publiée par Mophidius.

  2. Pas lu… mais comme ce n’est point mon genre de lecture (ni d’adaptation télévisée), je n’ai aucun regret…
    A vous lire cher Odieux, subissez pour nous… ;-p

  3. Mais comme je HAIS ce cliché de la fille qui trébuche! Je le hais! Il est nul! Et il est partout, dans tout les trucs romantiques paresseux ! Tu es une fille célibataire ? Casse-toi la gueule pour trouver l’homme de ta vie! Les non-célibataires ou les moches, elles, ont appris mystérieusement à marcher comme il faut. Peut-être par télépathie. La science se penche encore sur la question.

  4. Déjà ? Ce livre vous inspire
    Tous ces allers-retours, ces discussions qui n’amènent à rien, qu’il aille au lycée… ce bouquin se traine comme c’est pas permis parce qu’il est obligé de suivre la chronologie de Twilight tome 1. Y a pas des jours qui sautent, des chapitres entiers sur sa vie à la maison, des flash-backs sur ses expériences passées… le changement de point de vue c’est intéressant en général, mais là on n’a vraiment que les mêmes évènements avec le commentaire audio de Emo-Edward dessus

  5. Effectivement, c’est assez nul … c’est un ado qui a écrit ça ? parce qu’on dirait que l’auteur manque vraiment d’imagination

  6. Mais pourquoi il éprouve le besoin de retenir sa respiration en allant la mater de façon chevaleresque ? C’est un putain de vampire qui ne respire pas?
    Et comment son pseudo paternel peut bosser à l’hosto alors que le personnel soignant à régulièrement des contrôles de santé pour éviter les contaminations ? Il hypnotise les laborantins, se fait vacciner avec de l’eau sucrée et truque ses bilans sanguins ? Et comment Édouard peut redoubler 5 fois dans un même établissement sans qu’on ne le vire ou quelqu’un se pose des questions sur son vieillissement ? Et comment ses parents s’envoient en l’air s’il n’y a pas de lit dans leur manoir? Ils se roulent par terre à chaque fois?

    C’est tellement merdique d’incohérences, que même brûler ce livre serait gaspiller une allumette.

  7. Je me demande si « 50 nuances de Grey » n’est pas mieux.

    Rendre crédible une histoire avec un ou des vampires, c’est difficile (comment font-ils pour passer inaperçu, etc). Là, ce livre se vautre constamment dans toutes les descriptions que notre cher Odieux nous livre.

    Rajouté à cela tous les clichés idiots (« oui je fais ça, mais c’est pas bien, ne faites pas ça chez vous les enfants »), la nénette conne comme un poulpe mort qui se vautre perpétuellement dans un de ses tentacules (tiens, j’ai peut-être une troisième piste quant à sa vraie nature), cela fait du très lourd.

    Bravo pour votre abnégation, Odieux. C’en est presque effrayant.

  8. Heureusement que notre cher Odieux Connard subit les récits de ceux livre car sinon j’aurais pris un bain au Destop et je me serais séché avec une serviette faite au verre pilé pour me lavé de cette … enfin, de ça !

  9. C’est ballot, vous arrêtez vos commentaires sur un épisode palpitant… Vous n’imaginez pas dans quel état de stress vous me laissez !

  10. Renifler ses clés…. donc renifler cette bonne odeur de métal froid (hmmmm) car c’est quand même pas l’objet qui retient le plus l’odeur d’une personne. J’espère pour lui qu’il pourra voler une cuve inox ou… une vieille baignoire en fonte, aaaaah, ce plaisiiiiiir!

  11. franchement, cela faisait longtemps que je n’avais pas rit comme cela !!! encore bravo et merci pour ce moment !

  12. Vu qu’il existe des fanfics sur la vie sentimentale / sexuelle des transformers, une remorque peut parfaitement faire l’affaire dans le rôle de Bella…

  13. Vous ne comprenez pas ? Bella ne trébuche pas sur rien, enfin ! Elle trébuche sur les défauts du…sénario ?…ouais, nan faudrait un sénario pour ça…elle subit probablement des AVC à répétition causer par un ennui intense

    • Intéressante hypothèse…mais celle d’une morte-vivante d’origine me semble plus raccord avec la description de cette horreur littéraire. Pour la remorque, j’hésite, il s’agit d’un objet utile alors que Bella est juste un poids mort.

      • Remarquez, le corps de Bella peut être utile en temps que réserve de transplantation d’organe

      • @Chilpéric Pas bête…mais alors, est-ce la raison pour laquelle son paternel la maintient en « vie » malgré l’absence évidente de signe de conscience ?

        Peut-être que le salopiaud arrondit ses fins de mois en la vendant par morceaux à la banque d’organe ! Beurk !

  14. En même temps il suffit de considérer la Bible pour relativiser le rapport entre ‘succès mondial’ et l’absence de qualités telle que la cohérence, une intrigue passionnante et crédible, le style de l’écriture et j’en passe…
    (fonctionne aussi pour le Coran ou la Torah)
    Franchement le contexte ne serait pas aussi concurrentiel qu’il y aurait là matière à religion.

    • sauf que la Bible (ainsi que le Coran et la Torah) ne sont pas des romans mais des « guides de vie » et ont influencé littéralement des milliards de gens et notre civilisation (bon la Torah moins mais c’est la version bêta de la Bible)
      y a pas que des conneries dans la Bible
      alors que là, ça n’influencera pas des milliards de gens et encore moins notre civilisation (et heureusement) et je doute qu’il y ait une seule phrase intelligente dans ces torchons … (alors qu’entre deux incestes, il y en a dans la Bible)

  15. Je suis toujours fascinée par votre capacité à me faire rire aux éclats, après des années de lectures assidues. Merci Odieux, pour le plaisir que me provoque chaque fois la lecture de vos articles !
    Pour ce livre en particulier, je ne parviens même pas à croire qu’un éditeur ait validé haha

  16. La base est tellement débile que je n’arrive même pas à en rire malgré votre talent de critique. Je ne parviens qu’à être atterrée de l’existence d’un tel truc. C’est si vide que ça aspire toute force vitale en moi, épargnez moi avant que je devienne comme les héros de cette chose et par pitié donnez nous du Petit Théâtre des Opérations.

  17. Je viens de me faire la même remarque que Meve. J’aime beaucoup la causticité du maître des lieux, mais ici la matière est trop insipide.
    Le fait d’être un vieux rôliste ayant incarné pas mal de vampires crédibles dans un monde trop proche du nôtre pour être porté à l’écran m’avait déjà fait traiter avec mépris Twilight. Imaginez mon envie de lire les plagiats…

    A moins que l’on ne publie une suite où ces mignons petits pinpins rencontrent les joyeux camarades du Sabbat. Là ce serait amusant. Court, mais amusant.

    • « vampires crédibles dans un monde trop proche du nôtre pour être porté à l’écran »
      ben en fait si … ça s’appelle Kindred: The Embraced et il n’y a que 8 épisodes vu qu’un des acteurs principaux (le Prince de la ville) est mort …
      bon c’est pas parfait non plus (seulement 5 Clans (Toréador, Gangrel, Brujah, Nosferatu et Ventrue) et un Prince de San Fransisco Ventrue bien jeune (150 ans) qui a néanmoins Protéisme niveau 4 par exemple) mais c’est pas trop mal pour une série à petit budget de 1996

  18. Je n’adhère pas franchement à l’Ire ensemble. C’est rigolo un instant mais mutiplier les articles sur le même bouquin écrit par la queue d’un âne accouplée à un générateur automatique ça me lasse assez vite. Qui plus est il y a moins matière à enrichir votre prose qu’avec un film qui inclus dialogues et images. Au final nous allons nous retrouver avec pas moins de 8 articles sur ce bouquin sans intérêt. Le même nombre d’épisodes pour les Anneaux de Pouvoir que le maître séant aurait pu spolier rapidement sans aller dans la profondeur de ses spoilers de film (qu’il ne fait quasiment plus d’ailleurs).

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