L’ire ensemble – Grey – Épisode 5

Nous sommes vendredi. Le week-end approche et vous avez bien envie de vous occuper en attendant l’heure des mamans ? Vous reprendrez bien 50 pages de Grey, alors.

Résumé de l’épisode précédent :

Grey aimerait qu’Anastasia accepte ses conditions générales d’utilisation avant de lancer gingembre.exe. Seulement, Anastasia a décidé de les lire d’abord, ce que personne n’aurait pu prédire après des années d’internet. Rugueuse, houleuse, voire carrément graveleuse, la négociation l’était. Mais sera-t-elle néanmoins fructueuse ?

Vous aussi, vous souhaitez savoir si finalement, Anastasia va simplement appeler un avocat, voire le GIGN au vu du contrat que Christian lui propose ?

N’attendons plus, et lisons, mes bons !


Et dire que ce truc est posé sur mon bureau. Quand je reçois, je dois bien l’avouer, je le cache.

Nous reprenons donc alors que Christian, toujours en proie à Patatos, l’esprit maléfique d’une patate chaude qui sévit dans son slip, pense à Anastasia du matin au soir. Alors qu’il pousse des soupirs gros comme les ficelles de l’intrigue, son téléphone sonne : c’est d’abord sa mère pour lui dire que sa sœur, Mia, est de retour au pays et que ça serait cool de venir la chercher à l’aéroport. Grey maugrée un peu parce qu’il a paksahafout’, mais accepte tout de même. Mais voici qu’aussitôt après, un autre appel : c’est Eliott, son éco-guerrier de frère !

« – Salut, champion. Kate m’a demandé de t’appeler pour le déménagement.
– Le déménagement ?
– Aider Kate et Ana à porter les cartons, trouduc’ ! »

Est-ce que c’est moi ou bien je viens de lire un mec qui appelle un multimilliardaire pour lui demander s’il veut dépanner sur un déménagement ? C’est connu, qui n’a jamais croisé Bill Gates en train de porter les cartons d’un pote, avant de repartir rapporter sa camionnette de location chez Leclerc ? Il va falloir que l’on parle à Grey et Eliott de la notion « d’entreprise de déménagement ». Mais bon, après, je suis de mauvaise foi. Après tout, Grey aime la douleur. Si ça se trouve, les déménagements, c’est sa passion secrète.

« Tiens Christian, tu veux pas porter ce carton ?
– Hooo… il est si… lourd… ce serait bête qu’il tombe sur… hmmm… mon orteil…
– Putain Christian, tu as déjà fait le coup avec le carton de vaisselle tout à l’heure, si tu recommences, ça va chier.
– Ouiiiii… punis-moi… quand je vois tout le scotch que l’on a à disposition… hmmm… »

Petit conseil : en cas de déménagement, même s’il vous supplie, n’appelez pas Christian Grey.

Christian de toute manière ne peut pas : il est, ça alors, débordé. Mais pas suffisamment pour ne pas échanger des mails avec Anastasia, qui lui confirme qu’ils vont se rencontrer dans les heures qui viennent pour parler du contrat qu’ils ont à négocier ensemble. Christian est quelque peu soulagé que la belle ne se soit pas encore enfuie en appelant Interpol : rien n’est signé, mais c’est déjà ça.

Toute cette attente, cela stresse très fort Christianou, qui du coup, partage avec le lecteur son désarroi.

Aujourd’hui, j’ai assisté à plusieurs réunions interminables, acheté une boîte, et viré trois personnes. Mais aucune des activités de ma journée – pas même mes deux joggings et ma séance de gym – n’a pu calmer mon anxiété.

Est-ce moi ou je viens bien de lire Christian Grey expliquer pépère que pour calmer son anxiété, son truc, c’est de se taper des réunions interminables, d’acheter des boîtes et de virer des gens ? Je pensais faire preuve de mauvaise foi plus haut avec mon histoire de déménagement, mais finalement, une fois encore, ce livre arrive à aller encore plus loin dans les tréfonds du Mal. Je vous rappelle ce que ça signifie : cet homme trouve du plaisir dans les réunions interminables.

J’imagine donc que Christian Grey est ce petit salopard qui en fin de réunion, et après deux heures de Powerpoint et de discussions stériles, lance lorsque viennent les questions diverses la célèbre maxime : « On pourrait revenir sur le point de tout à l’heure qu’on avait bouclé et qui était bien lourd ? J’ai envie de remettre dix balles dans la machine.« . Rappelons que pour chaque personne de ce type abattue en réunion, si vous baguez la bête et que vous l’amenez à l’office national des forêts, vous avez le droit à une récompense pour régulation des nuisibles. Christian Grey, ta bague t’attend.

Quant à acheter des boîtes et virer des gens pour calmer son anxiété…

« Bon les gars, allez hop, on rachète une dizaine de start-ups !
– Heu… d’accord Monsieur Grey, mais lesquelles ?
– Mais bordel, je m’en fous : rachetez des boîtes ! Je suis stressé, bordel, vous comprenez, ça ?
– Je…
– La vache, je suis tellement tendu, j’ai besoin de faire une énorme connerie. Je sais ! Rachetez Bygmalion !
– C’est vrai que vous aimez la douleur, dites.
– BERTHIER, VOUS ÊTES VIRÉ !
– Alors, oui, je veux bien, mais si vous pouviez arrêter de vous tripoter les tétons quand vous faites ça, les prud’hommes vous ont déjà dit que c’était moyen-moyen.
– Je suis stressé, Berthier. Stressé. »

Ah, et je vous rappelle qu’au début du livre, Christian Grey était présenté comme un chef d’entreprise froid et calculateur, obsédé par le contrôle. À présent, dès que son kiki commence à danser la Macarena, il ressent un besoin d’acheter des boîtes et de virer des gens. Je note, je note.

Toujours est-il que Christian se rend au bar de son hôtel pour picoler du vin en attendant Anastasia, qui bien évidemment, lorsqu’elle arrive, est superbe, dans une robe parfaite, car comme dans tout film américain, au début du livre, l’intellectuelle a des pulls moches et une tête qui fait rire, mais sitôt que le héros lui retire ses lunettes à triple foyer, c’était une bombasse en mission d’infiltration. C’est si léger qu’on dirait un plat alsacien.

Je me penche vers elle, et lui avoue dans un murmure que moi aussi, je suis nerveux. Elle me regarde comme si j’avais trois têtes.
Ouais, je suis humain moi aussi, bébé…

Bien que j’aie un doute sur ce dernier point (je le trouve plus proche du basset en rut après avoir entendu le cri de la pantoufle que de l’être humain), je trouve assez merveilleux qu’Anastasia, elle, se rappelle du début du livre et qu’en effet, il est parfaitement débile qu’il avoue ce genre de choses, surtout deux minutes avant de négocier comment il va la dominer, tout ça, ouesh-ouesh, gros.

Anastasia étant un peu pressée d’en finir avec ces conneries, Grey continue d’user de techniques qui feraient craquer n’importe quelle femme, du moins, si congelée et à la morgue.

Fais-la mijoter un peu, Grey. Sans la quitter du regard, j’insère une olive dans ma bouche et lèche mon doigt. Ses yeux s’écarquillent et ses pupilles s’assombrissent.

Oubliez ce que j’ai dit sur Anastasia qui serait un poil plus logique que Grey : il suffit qu’il mange une olive pour que son rythme cardiaque explose. J’espère qu’ils ne feront jamais les courses ensemble, sinon on va retrouver de petits bouts de Mlle Steele partout chez Aldi. Mais, nous ne sommes pas au bout de nos peines, car le sujet du contrat vient sur la table et Anastasia fait remarquer que ce contrat n’est pas légal pour un sou. Ho ?

– Anastasia, peu importe que ce contrat soit légal. 

Et c’est un homme d’affaire. Hé bé.

Même s’il était juridiquement contraignant, crois-tu que je te ferais un procès si tu décidais de t’enfuir ?

« Bon écoute, je vais te faire signer un truc, mais tu sais, c’est pour rire, hein, et puis bon, même si c’était pas pour rire, je m’en servirais pas, hein, c’est juste comme ça. »

Ne riez pas, je connais de vraies personnes qui utilisent cet argument.

Ce que j’aimerais lui faire comprendre, c’est que ce contrat repose avant tout sur la confiance. Je veux que tu me fasses confiance, Ana.

« Raison pour laquelle je te propose de rédiger un contrat et de négocier chaque article âprement. »

S’il existe des Q.I à un chiffre, Christian Grey est probablement leur représentant sur Terre.

Mais Christian sent déjà que les feux du Gondor sont en train de s’allumer dans son slip, et troublé par le charme de la damoiselle, il pense déjà au moment où il va lui faire des trucs et des machins. Et s’ils allaient discuter de ce contrat sur son lit, hop ?

Elle ne voudra jamais monter dans ma chambre. 
– Je crois qu’on devrait rester en terrain neutre, dans un lieu public.
Comme je m’y attendais, Mlle Stelle choisit la prudence.
– Tu crois que ça m’arrêterait ? demandé-je d’une voix rauque.

Le coup du mec qui explique que même en public, il ne compte pas s’arrêter, ma petite Anastasia, c’est le signal qu’il faut sortir ta bombe à poivre. Oui, le modèle pour ours.

Mais Anastasia a oublié sa fidèle bombe à poivre, ainsi que son lance-grenade, et poursuit donc la conversation avec notre héros. Tous deux décident d’aller discuter contrat, non pas au bar, mais dans un salon privé où il y aura tout de même des serveurs de l’hôtel pour qu’Anastasia puisse sentir qu’en cas de besoin, elle peut commander un petit verre de vin ou un fusil à pompe, selon l’avancée des négociations. Christian, pour l’occasion, fait porter un plateau de fruits de mer, et découvre qu’Ana n’a jamais mangé d’huîtres. Grâce à ses savantes explications, il parvient tout de même à expliquer à sa douce amie comment réussir ce tour de force.

Elle soulève la coquille, presse le citron, rejette la tête en arrière, et entrouvre les lèvres. Quand elle a l’huître dans sa bouche, je sens mon sexe se durcir.

Bon sang Christian elle mange des huîtres ! DES HUÎTRES ! Si tu rejoues Volcano dans ton calebute à chaque fois que quelqu’un mange des huîtres, les fêtes de fin d’année avec toi, ça doit être quelque chose. J’imagine qu’il y a un mandat d’arrêt contre Christian Grey du côté d’Arcachon.

Je reviens à la lecture de son mail et me concentre sur les problèmes soulevés. Clause 8.
– M’obéir en toutes choses. Oui, j’y tiens. Considère ça comme un jeu de rôles, Anastasia.

« Ecoute Anastasia, j’ai fait 12 à mon jet de charisme, et j’ai +2 en commandement, alors tu obéis !
– Tu fais chier, Christian.
– Hé ho, fais pas celle qui a plus de 14 en volonté, hein ! Tiens, je claque un point de destin ! Et maintenant, tu es bien feintée.
– Je me casse.
– OUAIS BEN REVIENS PAS PLEURER QUAND TU N’AURAS PAS EU LE DROIT À MON ZBOUB +2 (+3 si région d’Arcachon). »

Quelqu’un n’aura pas ses points d’xp, je crois.

Toujours est-il que la négociation, si tant est que l’on puisse appeler cela ainsi, se poursuit âprement.

Je vais te baiser à n’importe quel moment, comme il me plaira, où je veux. Je vais te discipliner, parce que tu feras des bêtises. Je vais te dresser à me satisfaire. Mais je sais bien que tu n’as jamais fait ça. Au début, on dira doucement, je t’aiderai, nous élaborerons divers scénarios.

Le mec explique donc tranquillement qu’il lui tombera dessus par surprise, et qu’elle a intérêt à être contente, bordel. Sans compter qu’il va la « dresser à [le] satisfaire« . Puisqu’il est question de scénarios, je pense que le premier qu’Ana doit être en train d’élaborer implique certes des menottes et du sexe un peu sale, mais plutôt après l’arrestation de Christian pour tentative de viol, et avec un certain Juan « El toro loco » Guttierez, connu aussi comme « Le plus fougueux amant de Fleury-Mérogis« .

Je continue tout de même à me poser cette question : mais qui peut écrire ce genre de choses ? Attendez, non : qui peut LIRE ce genre de choses ? Dire que ce truc est un succès mondial… bon, Diego ? Tiens, je vais te passer une annonce que je viens de trouver sur Le Bon Coin, tu appelles le Monsieur, tu lui dis que je suis preneur.

mallette

Bon, où en étais-je ? Ah oui : Christian racontait n’importe quoi pendant que tous les vents d’Eole sifflaient entre les oreilles d’Anastasia. Revenons donc à des points essentiels.

– Et si je modifie le contrat pour dire que tu dois manger au moins trois repas par jour ?
– Non.

Je ne sais pas ce qui me paraît le plus mystérieux. Qu’Anastasia lutte courageusement contre les trois repas par jour, quand à côté de ça, elle accepte des articles où il est question de se faire suspendre pendant que Christian répète « Prout prout prout ! » en pyjama Pikachu, ou bien le fait que bon, si ce contrat n’engage à rien comme vous l’avez bien appuyé plus tôt les enfants, pourquoi vous emmerder ? Hmmm ?

Peut-être parce qu’ils sont cons ? Rho. Qui a soufflé la réponse ? Oui, ben c’est pas bien. Laissez les autres chercher, un peu.

Bref que disa…

– Si tu étais ma soumise, tu n’aurais pas à réfléchir.

Ho.

Mon petit Chrichri, quelque chose me dit qu’Anastasia a de l’avance sur le programme. Ne t’inquiète pas trop de ce côté là.

En tout cas, la conversation se poursuit, jusqu’à ce que comme toujours, Christian sente que le peu de sang qui allait jusqu’à son cerveau se redirige vers son pantalon, et n’alimente sa véritable intelligence, celle qui ballotte quand il ne porte pas de sous-vêtements assez serrés. Christian a donc très envie de faire l’amour à Ana, là, tout de suite, dans ce salon privé où des serveurs n’arrêtent pas de passer, mais Anastasia lui résiste, et ose même l’exciter en… heu… hééé bieeeen…

Très lentement, elle approche une asperge de sa bouche et en suce la pointe.

Pour votre information, rappelons que le plat sur la table est de la morue aux asperges. Riposte, Christian ! Elle suce les asperges, embrasse la morue ! Ton message sera limpide.

Heureusement qu’il y avait des asperges. Ils se seraient donné rendez-vous au grec du coin, Anastasia suçant langoureusement un kebab, c’eut été autrement plus impressionnant.

Kebab ou non, Anastasia déclare cependant qu’on se chauffe, là, tout ça, mais demain, elle a école. Alors elle va s’en aller pour aller lire un bon livre au lit (Tchoupi prend du crack), et dormir comme il se doit. Christian voudrait qu’elle reste, mais non, vraiment. Parce qu’elle sait bien que selon ses règles débiles, si elle reste ici, elle n’aura pas le droit de le toucher, ce qui au lit, est un peu nul. Christian refuse de lui expliquer pourquoi il ne souhaite pas cela, mais bon, hein, on t’a grillé mec : tu as été traumatisé par les légendaires pieds froids qui se collent à toi. Galopin, va.

Christian, léger comme à son habitude, insiste tout de même encore un peu.

Le corps tendu de désir, je murmure :
– Je ne peux pas te convaincre de rester ?
– Non.
– Passe la nuit avec moi.
– Sans te toucher ? Non.
Merde. Les ténèbres envahissent mes entrailles.

« Les ténèbres envahissent mes entrailles » ? Non mais Christian, c’est ça aussi de manger de la morue à pas d’heure. Tu as intérêt à laisser Ana partir, parce que dans deux minutes, tu rejoues l’hymne soviétique sur le trône. Que le froid envahisse tes entrailles, pourquoi pas, mais les ténèbres ? Soit c’est que tu as de gros soucis gastriques, soit c’est que Sauron te chevauche comme une jument fougueuse. C’est toi qui vois.

Anastasia, qui n’a probablement pas remarqué cette sombre histoire de ténèbres gastriques, décide cependant de prendre congé et regagne sa voiture, une vieille coccinelle que Christian trouve un peu pourrie. Alors que la belle disparaît dans la nuit au volant de son véhicule, Christian se met à la bombarder de mails et de SMS du genre « T rentré la? » « É la? » « É maintenant :o » « Ana pk tu répon pa? ». Et je n’exagère qu’à peine, puisque nous avons copie des fabuleux SMS et mails dans le livre, qui ressemblent un peu à ceux envoyés par votre amie relou (mais si, vous en avez une) sitôt que vous voyagez sur plus de cinquante mètres.

Ana n’y répondra pourtant pas.

Christian va donc se coucher, triste comme un caillou en fin de ricochet, et cauchemarde de son enfance où il est encore une fois question de petites voitures et de canapé « qui colle ». Passons, et suivons plutôt Christian qui dès son réveil, travaille son discours pour la remise des diplômes des étudiants à l’université d’Anastasia. Où il espère bien évidemment la voir, et achever de la convaincre que les soirées cuir, c’est fun. Lorsqu’il arrive sur les lieux, Christian croise Kate Kavanagh, la colocataire d’Ana, qui lui confirme qu’elle est bien rentrée hier. Christian est tout fou, car il était super inquiet : c’est connu, une femme qui ne répond pas à ses 120 SMS à la minute sans compter les mails, c’est probablement qu’elle est morte. Ou en passe de le devenir, vu comme ça le rend grognon. Dans le doute, il harcèle la boîte vocale d’Ana de messages, histoire de bien souligner que c’est un gros psychopathe. Lorsqu’enfin, il l’aperçoit dans la salle de remise des diplômes, dans sa toge qui va bien, Christian pense à ce qu’il lui fera payer pour ne pas avoir répondu.

Je ferme les yeux, imagine faire tomber des gouttes de cire brûlante sur ses seins tout en la regardant se tortiller sous cette délicieuse torture.

Elle ne répond pas à ses SMS ? Ce sera donc Guantanamo. Quel gentleman, ce Christian.

Qui, en attendant, doit tout de même délivrer son discours aux étudiants qui comme chacun sait, n’en ont strictement rien à carrer et attendent surtout leur diplôme. Discours qui se veut grandiose, mais qui se résume à « La faim dans le monde, c’est mal« , « Internet gratuit pour tous« , « J’ai une citation des indiens d’Amérique qui dit que l’argent ne se mange pas, ce qui est très beau de la part d’un multimilliardaire« , et bien évidemment, pour bien que l’on comprenne que ce discours est issu de l’imagination d’une auteur avec des vues profondes sur le monde, après la précédente citation digne d’un jpeg partagé sur Facebook, nous avons le droit à un joli « carpe diem« . 

Lorsque votre discours contient plus de citations toutes faites que le catalogue d’un salon de tatouage, c’est que votre discours est bon pour le tout à l’égout. Ou pour Skyrock.  Attendez, ne viens-je pas de faire une redite ?

Mais, passons. Car lorsque vient le moment de remettre son diplôme à Anastasia, la bougresse essaie de s’esquiver au plus, vite ne répondant que vaguement aux questions de Christian qui profite de ce bref moment pour lui demander pourquoi elle ne répond pas. Nom d’une pipe, il veut des réponses ! Vite ! Sitôt, la cérémonie terminée, il passe à l’action.

En coulisses, j’agrippe le bras de Kavanagh.
– Je dois parler à Ana. Vous pouvez aller la chercher ? Tout de suite.

J’insiste : dans un monde crédible, combien de fois Christian aurait-il fini avec les testicules brûlées au 220 volts à force de prendre coup de taser sur coup de taser ? L’ouvrage ressemblerait au final plus à un livre de cuisine de baballes qu’à un truc érotique. Attendez, est-ce que je viens de sous-entendre que ce truc serait vaguement érotique ? Soyons sérieux : ce truc excite plus les neurones pour les amener à s’entretuer que les parties sensibles de qui que ce soit de sérieux. 

Christian, ignorant qu’il est le personnage principal d’une histoire aussi aphrodisiaque qu’un pet à l’oignon, poursuit cependant ses manœuvres et parvient à voir Ana, rabattue par Kate comme convenu. Elle lui explique qu’elle avait éteint son PC et son téléphone, raison pour laquelle elle ne répondait pas. Hmmm. Mouais. Christian lui explique en retour qu’elle a tout son temps pour lui donner une rép…

– Demain. Je veux une réponse d’ici demain.

Ah ben non, c’est juste un gros con. « Dis-tu, veux sortir avec moi et être ma chose ? Tu as 24 heures. » Son pouvoir de séduction me rappelle… hmmm… disons, un bâton de glace. Mangée, la glace. Juste le bâton. Mais bref : Christian essaie de profiter de ce moment pour papoter un peu, mais Ana explique qu’elle doit retrouver son beau-père, Ray, nommé ainsi en hommage au personnage du Collège Fou-fou-fou je suppose. 

– Tu restes prendre un verre ?
– Ça dépend de Ray.
– Ton beau-père ? J’aimerais faire sa connaissance.

Mais ? Mais bordel, qui depuis le début du livre nous tartine de réflexions profondes sur son refus de s’engager, et voilà qu’il veut rencontrer beau-papa ? Mais enfin ! 230 pages qu’on nous raconte le même truc et l’auteur l’a oublié ? Et dans deux minutes, le brigand nous explique qu’il déteste la douleur ? Dites ? Même écrit avec des moufles en bois, on peut mieux faire. C’est donc Anastasia qui doit ressortir le fil rouge de l’histoire pour le rappeler à notre débilou préféré lorsqu’elle lui explique préférer que cela n’arrive pas.

– Tu as honte de moi ?
– Non ! Je te présente comment ? « Papa, voici l’homme qui m’a déflorée et qui veut entamer une relation sado-maso avec moi ? » J’espère que tu cours vite.
Si je cours vite ? Son père viendrait me demander des comptes ?

Ben disons que si tu lui coules des trucs brûlants sur les seins parce qu’elle n’a pas répondu assez vite à tes SMS, paternalisme ou pas, je pense que oui, il y a un petit risque que tu finisses avec un canon de fusil de chasse dans chaque narine pour une suite intitulée 50 Nuances écarlates qui aura un grand succès chez les nécrophiles de tout poil.  Christian explique intelligemment que hé, ho, tu n’as qu’à me présenter « Comme un ami« .

Ça tombe bien puisque deux minutes plus tard, Raymond Steel est bel et bien là, venu voir la remise des diplômes de sa belle-fille. Mais Kate, cette fourbe, présente Christian comme « le petit ami d’Ana ». Plutôt que de corriger la bougresse, non seulement Christian la laisse faire, mais en plus, enchaîne en se tournant vers Anastasia pour lui lancer :

– Ana, bébé.

Mais ? Mais c’est même pas une phrase ! Et d’où tu lances « Bébé » à la nana dont tu ne veux surtout pas passer pour le copain, en plein devant le beau-père dont vous parliez deux minutes avant ? Christian, écoute-moi bien : tu arrêtes tout de suite les conneries et tu retournes dans ta classe SEGPA, la maîtresse se demande où tu es passé. Et gare à toi si tu étais encore en train de te faire passer pour un multimilliardaire devant des gens un peu cons ! Ah, mais.

Grey et Ray discutent en tout cas âprement pendant que mon lectorat constatera le gros effort de recherche qu’il y a eu sur les noms des protagonistes de ce livre. Pour charmer beau-papa, Christian lui parle de pêche, car petit, il y allait beaucoup, et ça tombe bien puisque Ray adore ça. L’opération diplomatique fonctionne correctement jusqu’à ce que Ray doive demander où sont les toilettes car toutes ces histoires de pêche, ça a lui a donné envie d’en poser. Anastasia et Christian se retrouvent donc seuls. 

L’occasion pour Anastasia de faire une grande révélation : oui, elle est prête à essayer une relation avec Christian, dans les termes du contrat. 

Christian est tout fou, son pantalon manque de craquer sous l’émotion, et heureusement, le retour de beau-papa Steele l’oblige à se calmer. Anastasia et son beau-paternel doivent s’éclipser, mais  à présent, Chrichri est heureux. Il n’a plus qu’à repartir chez lui, se remettre au travail, détailler durant de longues pages comment son travail est super sérieux et comment il compte offrir une nouvelle voiture de luxe à Ana plutôt que sa coccinelle qu’il trouve trop dangereuse. Équipé en alcool, il se rend chez elle à son invitation non seulement pour célébrer son diplôme, mais aussi pour négocier encore quelques détails sur le fameux contrat sans aucune valeur et dont les protagonistes reconnaissent qu’ils se foutent. C’est fascinant.

Sur place, Christian continue bien évidemment à rendre du rêve.

Je me lève, prends la bouteille et la ressers. Elle m’observe d’un air soupçonneux. Elle sait pourquoi je l’incite à boire. Je tente de détourner son attention.

Oui oui. Vous lisez bien. Christian est tranquillement en train d’essayer de la faire boire pour coucher avec, ce qui sous-entend très bien qu’il sait que sobre, elle ne le ferait pas. Les lectrices de Madmoizelle de l’assistance sont déjà probablement en train de chercher où s’acheter une bonne M-60 à vil prix pour expliquer à Christian les principes de saouler pour coucher, de consentement, de viol et accessoirement de 550 coups/minute. 

Histoire d’encourager ce public à acquérir en plus des bandes de munitions traçantes pour être sûr de transformer Grey en 50 nuances de passoire, l’auteur insiste, au cas où.

Je remplis sa tasse avec un sourire de prédateur.

Bon.

Voilà comment je visualise le truc :

« Tu reprendras bien un peu de champagne, Ana ? »

Notez que les dreadlocks vont bien à Christian, mais passons. 

Car la discussion s’engage sur les limites du contrat dont Ana voudrait encore discuter un peu : on parle donc joyeusement de fisting, de plug anal, de tabassage à coups de canne et autres activités qui mettent Ana quelque peu mal à l’aise. Heureusement, Christian a la réponse.

– Encore un peu de champagne ? 

Parce que n’oubliez pas les enfants : négocier ce que l’on va faire dans votre cucu, c’est beaucoup plus rigolo quand on est cuit d’après Christian. Qui, je l’imagine, s’est déjà réveillé au petit matin avec un gros mal de tête, et un gros mal du côté opposé après avoir constaté avec un sourire satisfait qu’on avait fait rentrer dans son rectum l’intégralité d’un kit de meuble Ikea. Notice de montage comprise. Lui-même avouant que la madame qui l’a initié au sadomasochisme  aimait bien lui mettre des trucs dans le cucul. 

Mais alors, qu’était-ce ? Fut-ce l’âge d’or des vendeurs de gingembre ? Ou bien des radiologues des urgences ? Tant de questions, si peu de réponses… 

Que nous verrons au prochain épisode.

En attendant, je vais retirer mes lunettes de soudeur, indispensables pour pareille lecture. Et tout de même prendre rendez-vous chez mon ophtalmo : j’ai les rétines qui piquent.

Les neurones, aussi, mais ça, c’est un peu tard à présent.

100 réponses à “L’ire ensemble – Grey – Épisode 5

  1. Pingback: L’ire ensemble – Grey – Épisode 4 | Le blog d'un odieux connard·

  2. Référence à Madmoizelle (sans le e après Mad) repérée. L’OC est donc lecteur du magazine ?
    Sinon je confirme que j’irais bien lui apprendre le concept de 500 coups par minute au Cricri.

    • A ce stade, je préconise l’annihilation à la GBU 10 De l’individu, d’Anastasia, de la chambre, du bâtiment, du pâté de maison, et de tout ce qui aurait pu entrer, de près ou de loin, en contact avec cette engeance…

      On sait jamais, si ça se trouve, c’est contagieux…

    • OC lecteur de Madmoizelle ? Jolie insulte, j’aurais pas osé.
      Je pense qu’il est autant lecteur de Madmoizelle que de SéductionbyKamal.
      « Reste proche de tes amis… » toussa toussa.

  3. Cher odieux,

    « […]et comment il compte offrir une nouvelle voiture de luxe à Ana plutôt que sa coccinelle qu’il trouve trop dangereux »[…]

    hum, j’aurais accordé …

    Prenez garde, Diego est derrière vous avec la pelle.

      • « Sur place, Christian continue bien évidemment à rendre du rêve. », je suppose que vous vouliez dire « vendre » ?

        Bien à vous

      • @Hamilcar:
        Non, je trouve « rendre » plus proche de la réalité que « vendre ».
        On frise quand même le dégueulis littéraire sans jamais en sortir.

  4. Nan mais en fait vous zavez rien compris: Christian il est trop in love, quoi! C’est pour ça qu’il dit et fait n’importe quoi et que c’est le bordel dans sa tête. C’est pas incohérent du tout bande de mauvaises langues! (à lire avec un accent de pétasse de télé-réalité)
    Bon j’arrive pas à me convaincre moi même. J’aurai au moins le mérite d’avoir essayé.

  5. Mais c’est encore long, ce machin?
    Non que ça m’ennuie, c’est une bonne tranche de rigolade à chaque fois, mais je m’ébaubis qu’on puisse autant tirer en longueur une histoire aussi inconsistante. En même temps, évidemment, si on s’étend sur l’état du slip des deux protagonistes à chaque aliment que l’autre met en bouche…

    Soit dit en passant, heureusement que je sais que vous n’employez l’expression « l’heure des mamans » qu’ironiquement. Mais de toute façon, je crois que je vous aurais pardonné après avoir lu « triste comme un caillou en fin de ricochet ».

    • Pour « l’heure des mamans » je trouve cette expression affreusement sexiste. Beaucoup de pères de famille s’occupent de récupérer leur progéniture à l’école. Du coup je me sens offensé et scandalisé que l’école républicaine ose encore utiliser de telles expressions et entretienne ce sexisme dès les plus jeunes années de nos chers bambins. La France va droit dans le mur du rétrogradisme (ça existe ce mot?) et du conservatisme!

      • Oui, l’expression parvient à être misogyne et misandre (‘tain je pensais pas le caser un jour, cet adjectif!) en même temps. Quand j’entends une instit’ l’employer, faut vraiment que je morde sur ma langue pour rester diplomate.

      • Ou UN instit’, je m’en voudrais d’être sexiste à mon tour (mais ils ont moins tendance à dire « l’heure des mamans », faut avouer).

    • Cette expression (« triste comme un caillou en fin de ricochet ») m’a aussi marqué. monsieur Connard, vous avez l’art de la formule !

  6. Maitre!
    C’est le seul mot qui me vient à l’esprit, le sacrifice de la lecture pour le salut de tous, c’est bien au-delà du magnifique.
    Tellement concentré pour ne pas m’esclaffer en cours, quelques larmes ont jailli de mes yeux. Larmes de sang lors des extraits de l’incitation au crime, larmes de joie pendant le décryptage.
    Tact et délicatesse c’est ce que je retire de cette lecture.
    Merci!

  7. Jeux de rôle, Seigneur des Anneaux, et cherry on the top of the cake le Collège Fou Fou Fou, merci pour toutes ces références qui m’ont fait rire aux larmes. Du coup ça m’évite de trop m’apesantir sur le fait que ce condensé de … de … de quintessence de bouse ait eu le succès qu’on lui connaît.

    Elle a donc accepté le contrat. C’était mon angoissante question à la fin du précédent commentaire de texte. Nan mais je comprends, quand un type parvient à chambouler une nana rien qu’en mangeant une olive, on peut rien lui refuser. Oserais-je ajouter que s’il est riche à millions, ça aide aussi ? … enfin bref, c’est consternant.

  8. Saluons l’abnégation et la dévotion de notre Connard favori, il nous met agréablement à l’abri de lectures (et de visionnages) dangereux pour nos cafetières. Si nos neurones avaient des genoux ils en poseraient un à terre à l’évocation de son nom.

  9. Ahahah, ça faisait longtemps que je n’avais pas autant ri à vous lire! Fan de la première heure, je trouvais que vous versiez dans la facilité et la redite, mais mes plus sincères excuses, exquis Odieux, vos derniers articles (celui sur Paris et cette innovation « littéraire » que je guette) m’ont donné tort.

    Continuez à répandre votre fiel, et mention spéciale à « moufles en bois » et « triste comme un caillou en fin de ricochet » que je trouve très jolis!

    Admirativement!

  10. Je commence à lire et :
    « Grey aimerait qu’Anastasia lise ses conditions générales d’utilisation avant de lancer gingembre.exe. Seulement, Anastasia a décidé de les lire avant d’accepter »

    Bon, nous vous lit mais Grey, il veut qu’elle lise aussi ou pas au final ?

  11. Je suis une grande lectrice qui pioche dans toutes les bibliothèques environnantes, et je ne sais combien de fois on a essayé de me refiler les 50 nuances.
    Avec ce résumé, j’ai presque envie de le lire.

    Ou pas.

  12. Une riche idée ce spoiler « littéraire »,
    merci pour ce moment, cher camarade O.C.
    et une petite pensée pour François Hollande qui n’a pas voulu finir comme Nicolas Sarkosy (tu m’étonnes!).

  13. Le passage tiré du chef d’œuvre (je rigole rien que de l’écrire)
    « – Tu crois que ça m’arrêterait ? demandé-je d’une voix rauque. »
    Me pique les yeux. Il n’y a que moi?
    Est ce que dans le livre original il y a la coquille également ou bien est ce que le Maître des lieux possède un exemplaire rarissime, collector et inestimable?

    • C’est le « demandé-je » qui vous ennuie? C’est correct (inversion sujet-verbe à la 1PSg de l’indicatif présent pour un verbe du 1er groupe). Mais c’est très lourd, je vous le concède (en plus, ça fait vieillot et soutenu, ce qui ne cadre donc pas du tout avec le reste du « style » de l’ouvrage).

      • La coquille évoquée est au sujet de l’accord: il aurait fallu écrire « demandai-je », d’accord avec ce que vous avez dit sur l’inversion sujet-verbe en revanche

  14. « Tu as intérêt à laisser Ana partir, parce que dans deux minutes, tu rejoues l’hymne soviétique sur le trône. »
    Je me bidonne très régulièrement en lisant ce blog, mais j’avoue que là, j’ai dû contenir un éclat de rire pour ne pas réveiller toute la maisonnée. Je ris encore aux blagues crados à mon âge, j’ai honte.
    Quoi qu’il en soit, je suis toujours impressionnée par cette… euh… chose : quand on croit qu’on a touché le fond de la pauvreté stylistique et de la connerie abyssale, on creuse encore. C’est systématiquement débile, mais (presque) toujours inattendu. C’est prodigieux. Je crois que personnellement, si j’avais un psychopathe tel que Grey aux basques, je me promènerais avec une grenade anti-émeutes et un taser dans chaque main, histoire d’être sûre.

  15. J’adore, merci pour ce grand moment de rigolade!
    J’ai également beaucoup aimé  » triste comme un caillou en fin de ricochet » -je ne lancerai plus les cailloux de la même façon!

  16. J’ai bien ri. Aux éclats, après quatre chapitres je ne cherche même plus à comprendre le pourquoi du néant de la chose (et encore je crois que c’est une insulte au Néant). Je préfère me délecter de vos mots. De vos images aussi, celle du prédateur est grandiose, j’en ris encore.
    Par contre, non, non et Nonnnnnnnnnnnnnnnnnn *crie du cœur*
    Pourquoi cet enfoiré de Grey a osé pervertir les asperges ?! Une asperge mer*e c’est juste une asperge, un joli légume avec une petite tête comme un champignon très mince mais jamais un.. une… Rahhhhhhhhh, Grey j’espère qu’Odieux te retrouvera et te fera la peau. A sa façon, torture comprise pour que tu comprennes ta douleur. Et s’il veut bien d’une assistante je participerai.

    • Grey c’est un precurseur de la nourriturophilie 😃
      Bon un precurseur un peu extreme dans ses fantasmes mais quand meme.
      Et n’essayez pas de le torturer il risquerait d’y prendre plaisir car la seule logique qui se tient jusqu’ici stipule que c’est un grand amateur de SM

  17. « soit c’est que Sauron te chevauche comme une jument fougueuse »
    Je regrette tellement, mais tellement d’avoir de l’imagination… Odieux, vous êtes un monstre. Mais c’est pour ça qu’on vous aime.

  18. Aaaaaaah, maintenant, OC, je serais presque sur le point de revivre l’agonie de (re)lire EL. James, car, cette histoire de con.trat me tarabuste. (j’ai dit presque, hein ?)
    Ou ces écrits ont eu autant d’impression sur mes neurones que W. sur mon ordi, ou le résultat – réel – de cette tractation prouve qu’Ana est une grosse cochonne déguisée en Sainte Nitouche. Tout ça pour dire que – sans vouloir tomber dans le graveleux – me vient à l’esprit l’image d’une vache qu’on trait. Et je me demande encore qui est le ruminant dans l’histoire : l’Ana ou Cricri ?
    Raison de plus pour attendre impatiemment la suite de ce feuilleton désopilant, qui m’a encore fait verser des larmes de rire, merci !
    Maintenant, pour ce qui touche au côté aphrodisiaque de la nourriture, pour quelqu’un qui a souffert de la faim (si je me rappelle bien), il y a clairement un problème si la vue d’un aliment ingéré par la jeune femme fait grimper aux rideaux le multimilliardaire (z)héros du récit. Serait-ce à dire que le M. Grey dont il est question est dérangé ?

  19. « Je remplis sa tasse avec un sourire de prédateur »

    Je croyais qu’ils buvaient du champagne. C’est de la mauvaise foi de ma part, ou ils boivent du champagne dans des mugs?

    Merci pour ce moment de lecture!

    • Au point où on en est … C’est pas ce qui me choque le plus. Mais après Christian déménageur, le champagne dans le mug à café, je vois bien « Christian va voir un match de foot avec une perruque rose, et il oblige Ana à l’accompagner ».
      Quel monstre ! :'(

      • J’ai connu un mec de droite une fois, il avait dix fois plus de classe que chrichri.

  20. Oser comparer la pesanteur toute jupiterienne de la trame narrative d’EL James à la finesse subtile de notre gastronomie alsacienne, il y a tout de même des limites à ne pas franchir, Monsieur Connard. Personnellement, après la commission de ce rapprochement injurieux, je vous déconseillerai vivement la balade outre-Vosges. Sauf si vous n’avez pas peur de finir salé dans un tonneau à choucroute, parfumé à la feuille de laurier et a la baie de genièvre où vous pensez, puisque les fantaisies érotico-culinaires semblent vous mettre en joie. Pour la peine, je crois bien qu’on les laissera en branches…
    Je ne vous salue pas.

  21. 50 nuances de Grey, l’histoire d’une fille qui tombe amoureuse d’un multimilliardaire aux goûts des plus étranges, avec des vêtements moulants et possédant pleins de gadget… J’ai compris ! Ce livre raconte la liaison secrète de Batman !

  22. Woputain.
    Je… Je ne comprends pas. Je ne comprends pas comment on peut pondre une telle bouse et je ne comprends pas comment vous puvez lire ça avec seulement des lunettes de soudeur.
    Si j’étais vous, je me procurerai ça : http://vignette3.wikia.nocookie.net/c__/images/1/10/Ct_327.jpg/revision/latest?cb=20140417085732&path-prefix=clone

    Mais sinon, je travaille actuellement à localiser et éliminer EL James mercredi prochain, pourrai-je compter sur votre aide ? Cela fait longtemps que mon commando d’élite aimerait tester l’efficacité d’une pelle sur une nuque, à découvert…

  23. « Sur place, Christian continue bien évidemment à rendre du rêve. »
    Soit le sieur Grey se tape une remontée gastrique après avoir ingurgité une pleine assiette de fantasmes oniriques (des plugs anals volants ?), soit une p’tite coquille s’est introduite dans votre joli texte, m’sieur l’OC.

    Et sinon, vous ferez également gaffe (même si vous avez déjà fait la gaffe… oui, oh), la ponctuation elle-même semble se contorsionner de douleur, à servir le résumé de ce genre d’ouvrage : y a même des virgules qui essaient de se barrer. Voyez, elles se déplacent en catimini :
    « …la bougresse essaie de s’esquiver au plus, vite ne répondant… »
    et aussi
    « Vite ! Sitôt, la cérémonie terminée,… »

    Et sinon, quand-même, merci. Pour le cailloux en fin de ricochet, pour le Sauron sodomite, et pour tout le reste.

    Continuez, et surtout bon, courage !

  24. « Ouais, je suis humain moi aussi, bébé… »
    A ce moment-là j’ai senti comme un vent glacial dans mon dos, un peu comme si le peu de fois que j’avais en l’humanité s’était finalement évaporé.

    Une lecture que vous rendez néanmoins agréable, Monsieur Connard. Il n’y a qu’avec vous que nous aurions le courage de nous aventurer dans pareil lecture.

    • Vous aviez ENCORE de la foi en l’humanité ? Je vous envie! Je l’ai perdu depuis… Mmmm, je dirai la Manif pour tous.

      Sinon, en plus d’être un psychopathe, Grey est un menteur : il n’y a d’humain en lui que son apparence (et encore, s’il continue ses trips sado-maso, ça ne sera bientôt plus le cas).
      Enfin, faut voir. Etant donné l’état actuel de l’humanité, Chrichri peut tout à fait être humain. Mais dans ce cas là, c’est plus un avantage…

      • Si la question de « l’humanité » se pose à propos de ces écrits, cela devrait viser l’auteur et ses lecteurs, plus justement ses fans, plutôt que les personnages grand guignolesques, résultats improbables d’un coït hasardeux entre la collection arlequin & le biopic de Manson. Puisqu’il est question dans cet article de QI & d’huîtres, pouvons nous supposer que l’auteur et ses fans communient dans la satisfaction béate propre au QI d’une huître ?
        Merci à OC pour cette formule « … caillou / ricochet… » ; je l’ai déjà recyclée ce jour, « radieux comme le devenir d’un caillou en fin de ricochet ». Fin connaisseur de la vilenie de certains de vos congénères, vous ne douterez pas que je ne vous ai pas cité … quoique je vous fasse de la pub par ailleurs (certes, je sais aussi être veule entre deux vilenies)

      • Pour l’auteure, en vue de l’opération de mercredi, j’ai pu me documenter sur son apparence : http://images2.wikia.nocookie.net/__cb20100329224720/halo/images/thumb/3/35/Gravemind_Concept.jpg/646px-Gravemind_Concept.jpg
        Croquis d’un de mes agents infiltrés.

        Sinon, je vous remercie pour la livraison de pelles, monsieur Connard. Le B-52 qui l’accompagnait n’était pas nécessaire, mais pourra toujours servir pour un plan de secours.

  25. Très rigolo, mais en même temps assez flippant que quelqu’un ait pu écrie cette daube, rien que quelques extraits c’est déjà dur (je parle du livre), ça m’angoisse en fait!

  26. A lire ce spoiler et les extraits que vous citez, j’ai l’impression que Christian a pris ses cours de seduction sur le site de Kamal.

    Bref, c’est du haut niveau et je suis aussi etonne que vous que Christian ne se soit pas plie en deux sous l’effet d’un Taser moins de 10 pages apres le debut du livre. (Si ca se trouve, ca lui aurait meme fait plaisir.) Soit ca, soit au poste de police apres avoir tente quelque chose d’indecent au rayon fruits et legumes d’un supermarche du coin.

    • Même Kamal n’est pas à ce niveau là…

      Le taser n’aurait pas suffi, une AK-47 au minimum. Ou une pelle, si vous savez vous en servir de la bonne façon (c’est à dire si vous savez briser une nuque avec).

      En tout cas pour le coup, Crichri n’est pas un séducteur invétéré mais invertébré! (easter egg!)

  27. Quelle joie de lire cette critique, c’est certainement l’une de vos plus belles séries. Les nullités de ce paquet de feuilles (je connais un résineux se retourne tous le soirs dans sa tombe) semblent fertiliser votre humour comme le lisier et le purin, la plaine.
    Même si on ne peut oublier le caractère navrant du succès de ces feuillets. Mais que sont devenus les acheteurs ? Des fac-similés de Pompéï ? De pseudo-représentations alchimistes pour aventurier urbain en mal de sensation ? Y aurait-il finalement une justice dans ce monde ?

  28. Bon, l’opération a raté. Mon commando, en entrant, a entraperçu les notes du prochain roman de l’auteure.
    Résultat : ils en ont pour un mois de rééducation (ils ont été paralysés devant le niveau de bouse du machin) et en plus ils n’arrivent pas à dire un mot sur ce qu’il y avait écrit sur ces notes.

    Je commence à me demander si Chtulhu n’a pas commencé à se réveiller.

  29. Y’a la bande annonce de « 50 nuances plus sombre » qui vient de sortir.
    Ca envoie du lourd dès les premières secondes.
    Lui: Viens diner avec moi.
    Elle: D’accord je viens, uniquement parce que j’ai faim.

    C’est déprimant.

    M’enfin vivement la suite de cette lecture quand même parce qu’autant tout cela a l’air bien affligeant autant cette explication de texte est vraiment très drôle.

    • 50 nuances plus sombres ? Non ? Si ? Quoi ? Que ? Jgrhekddldrjkgmswvner

      RAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH!!!

  30. Sans rire, personne ne lui a appris à dire « je vous prie » ou « s’il vous plaît », à ce gus ? Il réalise que l’amie d’Ana n’est pas sous ses ordres ?!

    J’aime bien comme l’auteur insiste sur le fait que son personnage est un playboy milliardaire de manière archi subtile, façon « mes trois joggings et deux séances d’haltères du jour », « Laquelle de mes huit Porsche va le mieux avec mon costard Dior ? ». Méoui pépère, on l’a compris que t’es blindé de fric et de gonflette et non, on ne voit pas du tout pourquoi certaines femmes hésitent avant de devenir tes carpettes, comme si ce n’était pas le rêve de toute femelle de se faire marcher sur la gueule par un jobard mal éduqué (mais plein aux as)…

  31. L’OC en pleine forme!

    Ce genre de bouquin relève du test « abrutissement des consommateur/trices »: Ça se vend = okay, on peut faire avaler n’importe quoi à ces ploucs, plus besoin de stratégies.

    C’est aussi l’occasion de faire passer les pratiques SM pour « normales » en tout cas, l’histoire ne semble pas virer avec Ana qui résonne Chrichri, genre « Tu veux la relation? Tu cesses d’être con! »
    Il a donc l’occasion de déployer ses fantasmes, peu importe leur critiquabilité et en contrepartie, il n’y a rien pour mitiger, pour présenter la sexualité sous un aspect épanouissant.
    Ça s’inscrit dans un lent processus de sur-sexualisation qui promotionne le sado-masochisme aux côtés du transgenre, de l’homosexualité et du sexe en groupe.
    Le publique cible c’est plutôt les ados, plus précisément les ados femelles en l’occurrence (?)

    • Mais heureusement, tu es là pour contrer cette honteuse tendance et nous aiguiller sûrement vers la voie du « normal » et du Bien. Ouf, on l’a quand même échappé belle.

      • Ouais parce que, tu comprends bien, les relations homosexuelles ne sont pas « épanouissantes », vois-tu. Et les personnes transgenres le sont parce que les médias leur ont dit que c’était cool.

        C’qu’y faut pas lire, des fois.

      • @ Schild & Allya
        Le fait de la pression sociale qui pousse actuellement vers l’homosexualité et le transgenre, tout comme celle qui pousse aux pratiques SM et sexe en groupe est lourd pour la jeunesse. Ce que toutes ces démonstrations médiatiques amènent est l’inverse de ce que vous y voyez de valeureux: c’est la montée des straight-edge et des jeunes hétéros mariés avant de se toucher.
        La vie amoureuse, qu’elle soit bi, homo ou hétéro, avec capote à clous ou plug anal connecté a tout à gagner en relevant de la « découverte » en réponse à des pulsions et pas de l’apprentissage, tout à gagner à rester dans la sphère privée et intime plutôt que de s’exhiber en modèle vers un publique pré ou à peine pubère.

        Si vous me prenez pour un homophobe réac, c’est que vous mélangez tout. Je ne parle pas des individus avec leurs pratiques mais de la propagande qui sévit sur ces thèmes.

      • Mais quelle pression sociale, bon dieu? Vous confondez représentation et propagande, et vous mélangez allégrement des réalités qui n’ont rien à voir les unes avec les autres (homosexualité et transgenre d’un côté, qui relèvent d’une question d’identité, et SM et partouze de l’autre, qui sont des pratiques choisies).

        Je suis d’accord qu’il est nuisible que les jeunes fassent leur éducation sexuelle par le biais du porno qui peut les pousser, en effet, à accepter des pratiques vers lesquelles ils n’iraient pas spontanément et avec lesquelles ils ne sont peut-être pas à l’aise, de peur de passer pour des ringards. Mais je considère comme une avancée qu’on cesse enfin de cacher l’homosexualité et le transgenre comme si ça n’existait pas, condamnant ainsi toutes les personnes qui ne rentrent pas dans le double moule « hétérosexualité » et « sexe = genre » à la clandestinité. Comment un ado ou un jeune adulte homosexuel peut-il envisager sa vie amoureuse si, dans les médias, ce genre de couple n’est jamais montré?

      • J’entends bien, en termes de respect des individus que ce qui touche au genre n’a aucunement à être réprimés ou cachés. Ce n’est pas pour autant que j’apprécie d’en voir la promo à tout va, et je pense la même chose concernant toute sur-sexualisation hétéro dans l’espace publique ou insidieusement.
        Je suis contre le mariage en général, donc je suis contre le mariage homo. J’estime qu’il devrait exister un statut de ménage ou de couple sans rendre de compte quant à ses affiliations sexuelles, lesquelles ne regardent en fait pas l’état.
        J’ai un fils en terminale (chez les belgüks) et les films vus cette année dans le cadre scolaire sont tous tendancieux: « Tout sur ma mère », « Happiness », au théâtre une pièce en forme de témoignage de transsexuel devenu « femme ». En 5ème primaire, info sida venait déjà distribuer des préservatifs… Résultat, il est en couple avec une jolie fille depuis un an et il/elle sont limite « homophobe ». Pas tant vis-à-vis de couples qu’ils croisent mais bien par le rabâchage des médias, l’école, les daubes hollywoodiennes, françaises. Il s’estime décalé de la société, coincé du cul. Puis comme il n’aime pas trop se bourrer la gueule, ne veut pas prendre de coke, pas de pornos, pas de sexe en groupe, il croit qu’il ne sait pas s’amuser dans ce monde. Bref, il va devoir consulter en psychologie à cause de la pression sociale alors qu’en fait il est objectivement sans trouble.

        Il y a clairement eu des directives depuis la politique U.E pour renforcer la propagande de sur-sexualisation en marche. Là-dedans, un « best-seller » (?) il y a quelques années a amené une idée « positive » du sado-masochisme, laquelle a été relayée par les médias officiels avec des articles  » 10 astuces pour réussir sa relation SM » etc. En réalité, le SM c’est surtout beaucoup de femmes battues qui n’arrivent pas à se barrer ou des mecs manipulés par privation de sexe. ici on a le spectacle d’un folklore SM relevant avant tout d’une propagande contre-culturelle « sataniste » nettoyée de son trash et rendue softement mercantile avec des panoplies de bidules et accessoires.
        Ce bouquin, « 50 tâches de merde à Chrichri » est subsidié par la culture, commandité par des profs d’unif et politicards en toge et ces mêmes pingouins commanditent aussi du transgenre et du homo.

        Ce qui est visé est clairement « le chaos » et, tout en prenant son temps, un retour de manivelle austère et pudibond qui constituera le tri-ultime dans cette société en surnombre (?)

      • Wow. Je ne sais pas par où commencer et, en même temps, je sens bien que voilà un engrenage dans lequel il vaut mieux ne pas mettre un doigt. Je vais donc prudemment vous laisser à votre théorie du complot.

      • Owi c’est de toute beauté. Mixer le projet chaos et le nouvel ordre mondial: le tout avec un sérieux papal. C’est délicieux.
        Quand au fiston s’il est « limite » homophobe et névrosé, c’est à cause des autres hein, papa n’a rien à voir dans tout ça.
        Bon après je suis un peu déçu de la réduction des illuminatis à de bêtes profs d’unis et de politicards en toge (espèce pourtant officiellement disparue après l’effondrement de l’empire byzantin). Heureusement il reste les pingouins, c’est logique qu’il veuillent le NWO car le réchauffement climatique menace leur survie.
        Mais quand même, ça manque de reptiliens Bilderberg, et d’antechrist islamo-papou.

    • @ Allya:
      Il est effectivement un stade où l’articulation de deux concepts ou plus devient une théorie nébuleuse. Oui, tu sais, « théorie », ce mot un peu scientifique, un peu compliqué. Et Paf! justement, quel bol, le « complot » est une théorie qui englobe potentiellement tout ce qu’on veut y mettre. Deux mots qui dispensent d’avancer ne fût-ce qu’un argument intelligible.
      Ton histoire d’engrenage ressemble assez fort à du lavage de cerveau. On a des idées différentes et on les confronte, donc on argumente. Il ne s’agit pas de se convaincre ou de se faire taire mais d’exposer/échanger des idées. Voir à-priori un engrenage là-dedans, contre lequel il faut se prémunir, garanti qu’à défaut d’en prendre connaissance, on ne court aucun risque d’y adhérer.

      C’est selon ce principe que l’intégrisme catho (et autant de sectes affiliées ou pas) « protège » ses fidèles du « pêché », prétextant que « le diable » use de séduction et de ruse au travers d’idées attirantes qu’il ne faut surtout pas laisser entrer à la racine.
      C’est comme si le terme « théorie du complot » était venu palier à une ancienne passivité à se boucher intérieurement les oreilles et les neurones en récitant quelques psaumes. Dans l’action, il est désormais possible de s’élever fièrement contre du « conspi » et de repousser non pas l’idée mais bien le prétendu « mouvement » qu’on s’est subjectivement concocté dans sa tronche.

      • J’adore me faire prendre de haut par un mec qui croit que les profs d’unif ont commandité « 50 nuances de Grey ».

        Voyez-vous, pour argumenter, il faut utiliser ce qu’on appelle, tenez-vous bien: des arguments. Vous, ce que vous avancez, c’est une méconnaissance totale de votre sujet assaisonnée d’une paranoïa galopante.

        « Je suis contre le mariage en général »: c’est une opinion personnelle, pas un argument.
        Je vous ai répondu concernant la représentation (et j’attends toujours une réponse), mais vous associez automatiquement l’homosexualité à l’étalage de la sexualité. Si on suit votre logique, voir dans les médias un couple hétéro qui s’embrasse ou se tient la main, c’est de la propagande pour l’hétérosexualité.
        Je suis d’accord avec vous sur la surmédiatisation de la sexualité (il n’y a qu’à voir les pubs), mais ça n’a rien à voir avec l’homosexualité ou le transgenre. C’est même rarement le modèle mis en évidence, hein. Une pub qui valorise la domination, voire le viol de la femme par l’homme, ok. Mais montrer deux mecs qui s’embrassent, oh mon dieu, c’est la fin du monde.

        Quant à l' »argument » (je voudrais mettre plus de guillemets mais ça va devenir illisible) de votre gamin, c’est du pur bullshit. « Regardez, à cause de la propagande homo, fiston est homophobe et doit voir un psy (mais pas parce qu’il est homophobe, hein, juste parce que ça le traumatise de croire qu’il a un balai dans le cul) ». Sérieusement? Mais comment voulez-vous que je réponde à ça sans verser dans l’attaque personnelle facile, ce à quoi je me refuse? (Pour l’instant. Il se peut que je change d’avis.)

        Bref, vous comprendrez que je ne veuille pas pousser la discussion trop loin.

      • @Allya: Hola, je disais « limite homophobe », faut pas trop s’emballer.
        Cette limite n’est justement pas celle où on critique les individus mais là où on en a marre de se faire bassiner par les médias. Le phénomène est un peu le même en période de football où on a rien contre ces gamins qui jouent au parc ni contre l’activité sportive professionnelle pour certains, ce qui est gonflant, c’est le matraquage et de voir ce symbole dominer.
        Je t’ai répondu concernant « la représentation » et le mariage.
        Si ce bouquin fait l’objet d’un article ici, c’est bien parce que, aux côtés de block busters, il s’agit d’une propagande décérébrante, laquelle n’est pas une émergence spontanée dans les rayons des libraires.
        Chaque années, des sujets et thèmes raflent quasi tous les subsides accordés à « la qulture ». Dans ce cadre, l’homosexualité et le transgenre sont mis dans le même sac que la sur-sexualisation et le SM aux côtés d’autre standards plus old-school comme l’incitation à l’alcool, au tatoo’s et bien sûr à l’anti-conspis,

      • Pour pouvoir contribuer efficacement à ce magnifique cercueil de fin de soirée trop arrosé au PMU du coin qu’est la pensée Toborienne, je vous invite à utiliser ce lien : http://www.palabrasaleatorias.com/mots-aleatoires.php?fs=1&fs2=0&Submit=Nouveau+mot
        De ma propre expérience, on inflige donc aux jeune générations une normalisation médiatique de plusieurs fléaux qui sont: le téléphone, les rotules, les reptiles (un classique du conspirationnisme), et les cérémonies.

      • Et quand la moitié de la population sera homosexuelle et tatouée, ce sera le Chaos. Bigre.

      • Et j’ajoute: la seule sur-représentation dans les médias, c’est celle de l’homme blanc hétérosexuel. Si c’est pas de la propagande, ça.

      • Je… Je voulais participer à ce débat, mais j’ai comme qui dirait eu la flemme de lire tout les posts.
        Je commence SERIEUSEMENT que Cthulhu est en train de se réveiller.

        Ph’nglui mglw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’nagl fhtagn

      • *à croire que Cthulhu s’est réveillé

        Une preuve de plus que la réalité et en train de s’effacer !
        Cthulhu, j’implore ton pardon ! S’il te plaît, épargne l’humanité !

        Quoique… Après réflexion… Ouais, vas-y, on mérite pas de vivre en fait.

  32. « »Aujourd’hui, j’ai assisté à plusieurs réunions interminables, acheté une boîte, et viré trois personnes. Mais aucune des activités de ma journée – pas même mes deux joggings et ma séance de gym – n’a pu calmer mon anxiété. »

    Est-ce moi ou je viens bien de lire Christian Grey expliquer pépère que pour calmer son anxiété, son truc, c’est de se taper des réunions interminables, d’acheter des boîtes et de virer des gens ?»

    Ben quoi, connard? Je croyais que c’était votre quotidien. :)

    • L’Odieux n’assiste pas aux réunions, et PERSONNE ne vient le chercher.
      Il n’a pas à acheter la boîte, on la lui DONNE.
      Il ne vire pas les employés, il les assomme à coups de pelle et les enterre en forêt de Rambouillet, à côté de la dernière stagiaire qui a tenté d’appeler la police. Ou il les abat avec son Mauser, quand il est VRAIMENT de mauvaise humeur.

      Voilà toute la différence. :)

      • Avec un Mauser C96 … est à mon humble avis une grande partie de la différence, étant connu que pour la pelle & la pioche les khmers rouges ont été de grands pratiquants quoique non croyants.

      • Questions @OC à propos du C.96 :
        – crosse repliable ?
        – modèle à sélecteur tir par coup ou rafale ?
        Désolé de mes questions techniques, mais voilà plusieurs décennies que je rencontre enfin un ci-devant qui connait le C.96 !
        PS: @nos commentateurs patentés, je ne suis pas adepte de l’arme en général ni « à feu » en particulier ; je me contente d’un alcoolo-tabagisme de bon aloi eu égard à la perspective du régime des retraites, et affecte quelque lubies esthétiques tel que le C.96, la « Jeune fille à la Perle »,quelques crus de Bourgognes et autres.
        Frères Humains qui après nous vivez, ayez pitié de nous … et ne tirez pas sur l’ambulance.

  33. Le mandat d’arrêt contre Christian Grey du côté d’Arcachon m’a arraché un énième hennissement de rire entre deux giclées d’azote liquide.
    Et moi aussi, la prochaine fois qu’on ne répondra pas à mes sms, ce sera Guantanamo. Non mais.

  34. Allez quoi merde c’est bientôt Noël allez quoi ……la suite ? Je rêve de la lire en entendant le doux bruit des grelots des rennes… (on dit quoi en fait ? Grelots ? Clochettes ? Tintements ? )
    Bref je rêve de lire la suite devant le sapin (d’où l’expression sans doute « ça sent le sapin »)
    Enfin bref allez quoi
    Je vais chanter pour motiver : « petit papa a Noeeel, quand tu descendras du cieeeeeel. .aveeeec tes joujoux par milliers. …n’oublie paaaas mon godemicheeeeeeee.. »

  35. Une référence à MadmoiZelle, mon web-magazine préféré, chez l’Odieux Connard, mais c’est Noël !
    Et oui, je lis et j’adore les deux.
    Si quelqu’un me parle de contradiction, ou pire, me dit que les féministes normales n’ont pas d’humour, j’ai rechargé ma M-16. Cordialement et au plaisir de vous lire, j’ai failli recracher ma purée de testicules – pardon, je voulais dire mon thé, évidemment – tellement j’ai ri devant cette édition de L’ire ensemble !

  36. Super bouquin ! Avec des personages attachés à une cohérence a toute épreuve, décidément c’est de mieux en mieux. Bon sinon qui pour être excité par ce torchon trempé dans une cuve de pisse dilué à la vodka ? Par ce qu’a moins d’avoir quelques soucis techniques majeurs au niveau du gouvernail ou de trouver le contenu du frigo particulièrement sensuel ( ooooh yeaaa tu les as vus ces yaourt ? Ahaaaaan et ce concombre bio prêt à l’emploi ? ) il est difficile d’être stimulé. A choisir je préfère astiquer mon pylône devant les photos de ma savoureuse enfant qui vient de fêter son onzième aniversaire, que devant des lignes de dialogues ayant pour seul mérite de révolutionner l’art de la séduction

    • Aaargh! Lysandre! Où as-tu été chercher que ce bouquin était destiné à stimuler la branlette à papa ? Il s’adresse me semble-t-il principalement à des adolescentes pour leur induire une ouverture d’esprit vis-à-vis des gros cons.
      On ne comprend pas bien si tu essayes de nous dire que tu te branles en matant des photos de ta môme de 11 ans (?) ou si tu la cites comme étant ce qu’il y a de moins excitant (?) mais l’exemple est assez déplacé!

      • Oh mais c’est voulu mon cher, c’est au passage votre première proposition qui atteint sa cible. Quand aux adolescentes j’ai mal pour elles, c’est assez étrange comme sensation voyez vous, elles vont avoir quelques soucis techniques avec leurs relations amoureuse future ça c’est moi qui vous le dit. Dans le cas contraire il est vrai que ça peut aider dans le sens ou explorer le monde du sexe avec monsieur Grey vous permet ne ne plus être surpris. Oui pas même par un tétraplégique qui indique le nord avec son piston, c’est dire si ça peut être efficace.

  37. Pingback: L’ire ensemble – Grey – Épisode 6 | Le blog d'un odieux connard·

  38. « C’est si léger qu’on dirait un plat alsacien. »
    Je m’insurge M. Connard ! Mon sang d’Alsacien ne fait qu’un tour ! Laissez les plats de cette magnifique région en dehors de tout ça, car ils sont tout le contraire de ce « livre » (si tant est que l’on peut encore qualifier cette colique littéraire de « livre ») tant au point de vue du goût que de la qualité.
    M. Connard, vous êtes prévenu (et je suis sûr que vous savez ce dont est capable un Alsacien en colère [et aux petits malins : non, pas en insérant des saucisses par vingtaines dans tous les orifices du corps humain, il y a bien plus cruel en matière de torture]).

  39. « Au début, on dira doucement, je t’aiderai, nous élaborerons divers scénarios. » serait-il possible qu’une légère coquille se soit délicatement glissée dans votre délicieux texte ou bien serait-ce le texte original qui aurait été écrit sans relecture approfondie? (il est à noter que peu de personnes accepteraient de relire ce torchon pour en corriger les fautes; celle-ci pouvant donc être pardonnée)

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