L’ire ensemble – Grey – Épisode 6

La nouvelle année est là, et avec elle…

« On s’en fout, on veut la suite de Grey« , me hurle ma boîte mail dont le sens des conventions me paraît quelque peu limité. Bien. Je vois que les bonnes résolutions ne sont pas passées par là, et que je dois donc traverser le champ de la douleur littéraire sur le char de mon mépris une fois encore. Hé bien, soit. Repartons pour 50 pages de Grey.

Résumé de l’épisode précédent :

Grey trouve qu’Ana suce terriblement bien les asperges. Entre deux séances antistress à base de liquidations judiciaires et de licenciements abusifs, parviendra-t-il enfin à finir de négocier son contrat sexuel avec elle, ce qu’il ne fait jamais que depuis 250 pages ? Le mystère est aussi épais que l’intellect de notre héros.

Va-t-il enfin se passer quelque chose d’intéressant dans ce livre ?

Lisons, mes bons !

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Ce livre me fixe en permanence. Il me fait culpabiliser. Il veut que je le spoile. C’est très mal ce que tu fais, livre !

Nous retrouvons nos deux amis alors qu’ils sont toujours occupés, souvenez-vous, à disséquer le contrat de Christian autour d’un bon verre de vin, dans lequel notre charismatique héros a probablement glissé des glaçons pour rappeler qu’il a à peu près autant de bon goût qu’un spectateur de NRJ12. Anastasia, quant à elle, continue de s’interroger quant aux pratiques sado-masochistes, par exemple, sur l’emploi de « mots d’alertes » qui consistent hurler « Cacatoès ! » ou « Bayerische Ludwigseisenbahn !« au moment opportun pour signifier à son camarade de jeu que écoute Chrichri, c’était marrant jusque là, mais essayer de garer ton Audi dans mon rectum, c’est un peu audacieux.

– Comment pourrai-je utiliser les mots d’alerte si je suis bâillonnée ?
– Premièrement, j’espère que tu n’auras jamais à les utiliser. Mais si tu es bâillonnée, on communiquera par signes.

Ce qu’Anastasia laisse passer alors que personnellement j’aurais quand même demandé « Sachant que je vais être attachée ? Va falloir que je travaille la communication par les orteils. ». Heureusement pour Anastasia, communiquer avec les pieds n’est pas hors de portée, et d’ailleurs l’équipe de communication de François Hollande sera bientôt au chômage, ce qui lui fournira pelletée de coachs sur le sujet.

Cependant, Anastasia continue à rechigner sur certains trucs, comme par exemple, se faire tabasser à coups de canne, alors que Christian lui explique bien que roooh, attends, tu verras, c’est marrant la canne. Mais à force de négocier, et puisque ce livre est sans fin, même Christian finit par se lasser.

– Écoute, je voudrais que l’on parle d’une dernière chose, et après on va au lit.
– Au lit ?
– Oui, au lit… Anastasia, cette discussion m’a donné envie de te baiser non-stop jusqu’à la semaine prochaine. Toi aussi, ça doit t’avoir fait de l’effet.

Vu le niveau, je pense que le seul effet que ça a eu sur Anastasia a été au mieux de lui refiler une gastro, au pire, la peste noire. Surtout que cette conversation était à peu près aussi excitante que la lecture d’un contrat d’assureur. Et des gens auraient été excités par ce livre ? Mais comment donc ? En se frottant avec la tranche ? Je demande des explications.

Grey, lui, profite du chemin vers la chambre (et je ne vous cache pas qu’au vu des descriptions, je pense qu’il dispose d’un pouvoir de téléportation assez bluffant) pour montrer à Ana le dernier cadeau qu’il lui fait : une Audi A3 (qui était derrière une porte, ne me demandez pas comment), pour remplacer sa vieille voiture qu’il trouvait si dangereuse. Anastasia rechigne, grommelle, insulte un peu sa mère, mais avec un peu d’insistance subtile, Grey la force à accepter son présent. Maintenant, il est temps de faire le sexe : direction la chambre, Anastasia, tu te mets en slip-chaussettes s’il-te-plaît. Anastasia finit donc vaguement nue, avant que Grey ne lui ordonne :

– Déshabille-moi.
Elle incline la tête, troublée par mon ordre.
– Allez, vas-y.
Elle lève les mains vers moi. Soudain, j’ai peur qu’elle me touche.

C’est-à-dire que tu viens de lui demander de te déshabiller, mon petit Grey. Sans te toucher, ça va être vaguement compliqué. Donc soit tu es un peu con, soit tu es habitué à copuler avec le professeur Xavier (ce qui expliquerait d’ailleurs comment il a fini en fauteuil, mais passons). Mais bon, on va supposer qu’Anastasia est secrètement dotée du pouvoir de télékinésie, puisque c’est sans les mains que l’affaire commence. Mais Chrichri l’arrête à nouveau.

– Non. Pas le tee-shirt.

Dixit le mec qui vient de demander à Madame de le déshabiller. Du coup, c’est quoi le plan ? Elle a le droit de te retirer tes pin’s ? Mais ? Enfin ! Et attention, hein, là nous sommes dans une scène érotique. Vous la sentez, la température qui monte aussi haut que dans une recette d’EnjoyPhoenix ? Mais attendez, ce n’est pas fini – hélas – car Christian décide de proposer à Ana de prendre les commandes de leur petit jeu au lit histoire de voir ce qu’elle pourrait bien lui faire. Et la bougresse d’y aller franco :

– Tu vas apprendre à te tenir tranquille, singe-t-elle en tirant sur mes poils pubiens.

Je… est-ce que ces gens sont en train de se tirer les poils ? Que… c’est… comment dire ?

Bon, hé bien, c’est donc après une séance de scoubidous velus que nos deux larrons font donc des trucs plus conventionnels et qu’évidemment, Anastasia, et ses douze orgasmes par seconde finit par s’effondrer sur le torse de son amant qui… n’aime pas qu’on le touuuuche ! On supposera donc que son kiki dispose de son propre espace aérien, impénétrable même lorsqu’il y a une Madame autour. La Turquie l’envie.

– Ne fais plus jamais ça, dis-je dans un souffle.
– Pourquoi est-ce que tu n’aimes pas que je te touche ?
– Parce que je suis fou.
– Juste fou, sans nuances ?
– Ma folie va bien au-delà de cinquante nuances, Anastasia.

Le titre du livre est donc justifié de manière parfaitement naturelle et bien amenée lors de ce fabuleux dialogue. Bravo champion. Anastasia va heureusement rapidement rattraper la situation avec des dialogues d’une qualité autrement supérieure, car voici venu le temps des confessions sur l’oreiller.

 – J’ai fait un rêve ce matin, m’avoue-t-elle après une brève hésitation.
– Ah ?
– C’est arrivé pendant que je dormais.

Alors, oui Anastasia, c’est vrai, les rêves arrivent souvent pendant que les gens dorment. Tu as bien raison de le préciser, on ne sait jamais, peut-être que tu avais eu ce rêve pendant que tu résolvais des équations de physique quantique.

Anastasia évoque donc brièvement un rêve impliquant Christian et une cravache, de quoi requinquer notre héros qui se dit que si la bougresse en rêve, il doit pouvoir en faire quelque chose. Mais aussitôt, son côté gentleman reprend le dessus.

– Tes règles, c’est pour quand ? Je déteste ces machins, dis-je en brandissant la capote.

La. Grande. Classe.

J’imagine qu’Anastasia avait tellement envie de lui répondre « Ah bon ? Moi j’adore, désolé que ça te dérage Christian, je ne le ferai plus« , mais en lieu et place, elle lui donne les dates prévues, hop. Sur ces bonnes paroles, il est temps de quitter l’ami Chrichri, et Ana s’en va étrenner sa nouvelle voiture. Mais Christian l’en empêche.

– Je pense que tu as un peu trop bu.
– Tu as fait exprès de me faire boire ?
– Oui.

À cet instant précis, j’imagine que tel dans une aventure de Batman, une silhouette capée s’apprête à tomber sur Christian. Voire deux. Voire trois. Voire cent-vingt. Ce sont tous les avocats en grande robe qui ont senti qu’il était temps de calmer Christian, par exemple en le battant à coups de Dalloz jusqu’à ce que mort s’ensuive. Son cadavre sera ensuite abandonné aux associations féministes, qui sauront le faire disparaître, probablement lors d’un atelier en non-mixité décolonial antispéciste sur le thème « Se débarrasser de la viande : le cas Christian Grey« .

Anastasia a cependant un éclair d’intelligence (si !). Christian lui dit qu’ils se verront plus tard pour signer le contrat révisé avec les modifications convenues, lorsqu’Ana réalise un truc :

– Ah ! Donc, si je ne signais pas, je pourrais faire durer indéfiniment ce qui se passe en ce moment entre nous ?
Merde. Je n’avais pas pensé à ça.

C’est-à-dire qu’en fait, c’était aussi évident que complètement con. C’est fabuleux. Heureusement, Christian a plus d’un tour dans son slip et lui explique que certes, mais dans ce cas, il risquerait de craquer (son slip, suivez un peu).

– Tu me kidnapperais ?
– Oh oui.

Ho misère.

Je pense que l’Avocat-Mobile est à nouveau prête à sortir de l’Avocacave et…

Moui. « Avocacave », ça sonne bizarre quand même. Cette fois, je pense que Christian va juste se prendre le GIPN. La bonne nouvelle, c’est qu’il hurlera de plaisir lorsqu’il se prendra cette flashball dans les roudoudous. Messieurs de la maréchaussée, n’oubliez pas : plaisir d’offrir, joie de recevoir.

Hélas pour Anastasia, point de GIPN cette fois, aussi lève-t-elle les yeux au ciel. Ce que Christian lui a formellement interdit, contrat ou pas, nom d’une pipe en latex !

– Viens là.
Elle blêmit et hésite.
– Je n’ai rien signé, proteste-t-elle faiblement.
– Je t’ai dit ce que je te ferais. Je suis un homme de parole. Je vais te donner la fessée, et puis je vais te baiser, très vite, très brutalement.

Voilà qui vend du rêve, ma petite Anastasia. Notons que sur le second point, on sent bien que le Monsieur va prétendre que « Oui, je suis allé très vite, mais c’était exprès« . Ho, hé, on ne me la fait pas, dis donc.

Elle a un cul superbe. Et je vais le faire rosir… comme le champagne.

Diego ? Mauser, s’il-te-plaît.

Pendant que Diego essaie de m’empêcher d’aller efficacement arrêter toute suite de cette, disons « oeuvre », sachez en tout cas qu’évidemment, Ana prend sa fessée, puis a le droit à ses orgasmes réglementaires, qui se joignent comme de bien entendu à ceux de Chrichri, avant que ce dernier ne conclue par deux fois (si, si) d’un :

– Bienvenue chez moi, bébé.

Puis :

– Bravo, bébé.

Je pense que c’est aussi ce que dit un redneck qui vient de coucher avec sa cousine dans la caravane familiale. Mais Christian n’est pas de ces gens-là, non Monsieur. Lui, il est plutôt du genre pédophile, comme lorsque quelques instants plus tard, alors qu’Anastasia a encore le cucu qui fume (et pas vraiment de désir), Christian revient de la salle de bain avec une trouvaille peu banale.

– J’ai trouvé de l’huile pour bébé. Laisse-moi t’en frotter les fesses.

Oui. « Trouvé« . Ben voyons. Christian, sais-tu que tu porterais fort bien la moustache et l’imperméable ?

Maintenant que Christian a fait ce qu’il avait à faire, il décide donc de se casser avec son chauffeur. Bon, du coup, il est un peu con et oublie qu’il a laissé Anastasia avec sa nouvelle voiture et une cuite au champagne, mais passons. Car une fois à bord, il demande à son fidèle assistant, sorte de sous-Diego, de gérer la question de l’automobile précédente de Mlle Steele.

– Bien, ça me fait penser… pouvez-vous aller récupérer sa Coccinelle demain et vous en débarrasser ? Je ne veux plus qu’elle la conduise.

Décidément Christian, outre le fait que tu décides à la place d’autrui, je pense qu’aller prendre le véhicule de quelqu’un et le vendre sans son autorisation, c’est en soi un truc vaguement illégal. Si vous tendez l’oreille, vous devriez même pouvoir entendre Maître Mô en train de passer en Super Sayan 3 rien qu’à la lecture de ces lignes. Que Christian se rassure : le sado-masochisme est bien accepté dans les douches de toute bonne prison, et s’il aime les fessées et avoir un gros besoin d’huiles pour cucu, il devrait y trouver son bonheur. Continue comme ça Chrichri, tu tiens le bon bout.

Pendant que Christian se demande de quel bout on parle, en tout cas, sa boîte mail fait des bruits rigolos : il a un bref échange avec Ana où il la remercie pour la soirée, mais les choses dérivent bien vite, et elle lui avoue que bon, c’est sympa le sexe ensemble, mais qu’elle n’est pas non plus amoureuse de lui, hein. 

« Cooooooommeeeeeeent ? » s’énerve Christian, qui ne supporte pas cette révélation.

Christian, qui, je le rappelle, nous emmerde depuis maintenant 273 pages sur le fait qu’il ne fait pas dans le romantisme et qu’il ne veut que du sexe. Il tombe sur une nana qui dit « Bon ben d’accord. » résultat, il n’est pas content. C’est tout à fait formidable. Une telle cohérence, on dirait une sorte de version vaguement érotique de Prométhéus. Remarquez, il était aussi question de trucs qu’on enfonçait dans des machins et de gens qui se faisaient mal, maintenant que j’y pense. Mais je m’égare.

Car Christian est grognon. Et qu’est-ce que Christian fait quand il est grognon ? Il prend sa voiture et fonce voir Ana pour lui apprendre à ne pas être amoureuse-de-lui-ce-qu’il-ne-veut-pas-mais-en-fait-allez-quoi-merde-enfin-je-me-comprends. Hélas pour lui, c’est la jeune Kavanagh, la colocataire d’Ana, qui ouvre la porte.

– Qu’est-ce que vous foutez là ?
Hou là. Pas vraiment l’accueil auquel je m’attendais.
– Je viens voir Ana.
– Je vous l’interdis !

Christian est laissé à la porte ? Pas de quoi le décourager : une petite violation de propriété privée, c’est toujours sympa. Surtout que visiblement, dans la vie, il a toujours eu un peu de mal avec les concepts de viol et de propriété privée, à en croire tout ce que l’on a lu jusqu’ici. Cependant, plutôt que de tabasser vertement la colocataire d’Ana en poussant des cris gutturaux, ce qui lui ressemblerait assez, notre héros tente la diplomatie. Alors ? Demander poliment ? S’excuser ? S’étonner et demander une explication ? Non, mieux :

– Mais j’ai besoin de la voir. Elle m’a envoyé un mail.

Et moi j’ai reçu les vœux du Président. Pas sûr qu’on me laisse pour autant accéder à son bureau, vieux blaireau. Christian est donc étonné car sa ruse ne marche pas ! Pire, Kavanagh lui annonce…

– Depuis qu’elle vous connaît elle n’arrête pas de pleurer.
– Quoi ?
Au comble de l’exaspération, je la bouscule pour passer.

Ah, je vous l’avais bien dit qu’il passerait en force. En tout cas, oui, Anastasia est bel et bien dans sa chambre, recroquevillée sur son lit, le visage gonflé tel le sumo au sauna. Elle explique à notre héros que non, se faire fesser, ce n’était pas trop son trip, et qu’accessoirement, son cucu est si rouge qu’il vient d’être reconnu par l’état comme une réserve amérindienne. Ana peut donc commencer à trembler, car m’est avis que Grey y passerait bien son oléoduc et…

Raaah, mais qu’est-ce que je raconte, moi ? C’est terrible, ce livre. Bref, Ana n’a pas aimé, Kavanagh est envoyée se calmer dans un coin, pendant que Christian explique que oui, je te tape dessus, mais c’est parce que ça m’excite, tu comprends ? Bordel, fais un effort, aussi, hein ! Visiblement, personne n’a expliqué à Chrichri que s’il se trouvait une copine elle aussi SM, tous les deux passeraient un bon moment. Là, il tape juste sur une fille.

Mais Christian veut lui expliquer que alleeeeeez, c’est super !

– Qu’as-tu éprouvé, après la fessée ?
– De la confusion.
– Ça t’a excité sexuellement, Anastasia.

Alors, en fait, non. Confusion et excitation sexuelle sont deux choses distinctes, mon petit Grey, donc pas la peine de faire « Mais si, c’est pareil !« . Par exemple, si tu es perdu dans un pâté de maison, tu es confus. Mais si te perdre dans un pâté de maison transforme ton slip en cirque Pinder, c’est qu’il y a un petit problème mon bon. Bref, Christian essaie de dire à Ana que si, si, ça t’a excité, bordel, ton avis, je m’en contrefous, cordialement, bisous.

Heureusement, les dialogues arrivent à la rescousse pour sauver les fesses de Christian, car Anastasia balaie ses propres doutes de la table d’un :

– Je suis sous le charme, Christian. Tu m’éblouis. J’ai l’impression d’être Icare et de voler trop près du soleil.

Éblouie par quoi ? Son âme sombre comme un café au lait ? Non parce que là, je cherche, hein, et je veux bien un peu d’aide. 

Remarquez, sa comparaison n’est peut-être pas si bête que ça. Après tout, qu’est-ce qui nous dit qu’Icare en son temps ne dit pas « Je suis comme une lectrice de Fifty Shades of Grey. On m’avait dit que c’était chaud, mais en m’approchant, je suis tombé de haut. » Hé ?

Christian en tout cas décide, pour calmer Ana, de passer la nuit avec elle, chez elle. À condition qu’elle lui tourne le dos et ne le touche pas, bien sûr. Tous deux s’endorment donc ainsi, et Christian a un rêve passionnant à base de pommiers et de tartes aux pommes. M’est avis que le rayon fruits & légumes du Franprix le plus proche va être dévalisé par un Christian chaud comme la braise, et que son proctologue préféré va encore faire des découvertes dignes des plus grandes parties de Docteur Maboul.

Le lendemain, Christian grogne car il s’est réveillé en retard et doit conduire comme un fifou pour se rendre à son hôtel où débute une visioconférence avec moult gros bonnets de l’industrie, dont Kavanagh, le papa de la petite Kavanagh (qui rappelons-le, est multimilliardaire mais sa fille doit quand même se payer une coloc’ avec Ana la prolo, parce qu’Anastasia est une princesse donc elle n’est forcément entourée que de gens riches et beaux, même si c’est débile).  Pendant que ça discute fusion, acquisition, échanges de créditubes et gros nuyens (nous sommes à Seattle, les vrais comprendront), Christian reçoit des mails d’Ana, et essaie de les lire aussi discrètement que possible. 

J’imagine tout à fait ce que ça donne avec sa discrétion naturelle.

« Et donc Monsieur Kavanagh, vous êtes d’accord sur l’ensemble de notre offre ?
– Certainement, notre équipe recherche et développement est d’ailleurs déjà informée de… de… Christian ?
– Oui ?
– Est-ce que vous êtes en train de vous branler le radada pendant que nous parlons ?
– Heu… non.
– Christian, votre caméra est allumée et je vous vois. Dites-moi, est-ce une pomme qui dépasse de votre cul ?
– DAMNATION ! »

En tout cas, dans ses mails, Anastasia finit évidemment par avouer qu’elle a adoré qu’on lui mette un pan sur le cucu, ce qui ravit notre héros. Elle écrit aussi d’autres choses, mais là, il s’en fout un peu, du genre :

Avez-vous songé à vous faire soigner pour vos tendances au harcèlement ?

Ana

Je me retiens d’éclater de rire. Elle a vraiment beaucoup d’humour.

Oui. Hein. C’est forcément une blague, pas vrai ? Hihihi. Lui, harceler… allons… bon, assistant ? Il est temps de géolocaliser cette petite rabouine, cela fait bien 17 minutes que je n’ai pas d’informations sur ce qu’elle fait. Merci. Toujours est-il que la conférence se finit, mais que Christian s’est effectivement fait griller comme ayant la tête ailleurs (dans le meilleur des cas). Il poursuit donc ses petites affaires, fait livrer un nouveau téléphone à Anastasia au motif qu’elle doit lui répondre plus vite et plus souvent (comme tout cela est sain, j’insiste), et finit même par devenir fou de rage lorsque le temps passe et qu’elle ne lui envoie pas plein de missives électroniques pour lui dire à quel point il est génial. 

Si ça se trouve, elle a une vie, Christian.

Ce serait intolérable.

Heureusement, elle finit par le joindre, l’informe que oui, elle avait du boulot puis un repas avec des amis, et surtout, tous deux finissent par le célèbre :

– Non, toi, raccroche.
– Je n’ai pas envie.
– Moi non plus.

« Hihihihi, alleeeez, c’est toi qui raccroche ! » s’exclama Christian Grey, l’homme sombre et torturé qui refuse tout ce qui pourrait être romantique ou cucu la praline.

Cette cohérence, je n’en puis plus. Cependant, une fois qu’enfin, la conversation s’achève, le livre peut reprendre son intrig… son cours, et nous retrouvons dès le lendemain Christian qui va chercher sa sœur Mia à l’aéroport (comme il devait le faire il y a environ 150 pages, la bougresse a été patiente), la jeune femme étant de retour de Paris dont elle ne cesse de vanter les spécialités ! Ah, la cuisine ! Le bon vin ! Les types qui jouent La Cucaracha à l’accordéon dans le métro ! Paaaaris, mes amis ! Et Christian ramène sa sœur à la maison familiale, pour le repas des retrouvailles qui va bien.

Sur place, une nouvelle employée étrangère est là.

– Bienvenue à la maison, dit-elle à Mia dans son anglais guindé, tout en me couvrant d’un regard énamouré.
Mon Dieu. J’ai juste une belle gueule, ma petite.

Et humble avec ça. Surtout que ladite employée se prénomme Gretchen. Avec un prénom pareil, mon petit Chrichri, m’est avis que si tu lui sors un truc de ce genre, elle te casse les deux bras en maugréant des jurons bavarois, et traîne ton petit corps hurlant jusqu’à sa chambre de bonne pour s’occuper de ta « belle gueule » quitte à tacher sa salopette en peau d’ours strangulé de ses mains. 

Mais nenni de strangulation pour Christian aujourd’hui. Le bougre se contente de partager quelques instants avec sa famille, puis de retourner à Seattle reprendre le boulot. 

Sauf que vous savez quoi ? Maintenant l’intrigue repose sur… « Est-ce qu’Anastasia va enfin signer son contrat ?« 

Boh, ça ne fait jamais que 300 pages, hein.

Alors, va-t-elle le faire et enfin permettre à ce livre d’avancer ? Ou bien Christian va-t-il enfin être arrêté pour harcèlement, violences et tenter de faire signer un contrat à son voisin de cellule pour qu’il arrête de l’appeler « Doggy Doggo » avant de lui faire des choses sales ? Pour en savoir plus, il faudra attendre… le prochain épisode.

En attendant, Diego, passe-moi mon manteau et fais préparer la voiture. 

Nous partons pour Compostelle ; à ce stade, seule de l’eau bénite de haut niveau devrait me permettre de recouvrer la vue.

98 réponses à “L’ire ensemble – Grey – Épisode 6

  1. Diantre, je crois perdre des points de Q.I à chaque citations ! Je m’incline bien bas, quitte à me faire mal aux genoux, pour votre courage, monsieur Connard !

    Néanmoins, une paire de remarque : Au niveau de la couverture, le texte en dessous parle « du livre », mais le sujet du texte situé dans ce que je vais appeler l’infobulle est au féminin (certainement pour « la couverture »). Une petite faute s’est aussi glissé au niveau du moment où Christian monte dans sa voiture : il est écris « une fois à Nord », au lieu d’ « une fois à Bord ».

      • Une autre coquille : « je dois donc travers le champ ». Traverser…?

    • Faut corriger de suite, car j’ai récemment déménagé dans le Nord et je veux pas me faire monter par Christian…

      Sérieux c’est ça le « truc » que des tas de femmes mettent en « livres préférés » sur Meetic ??? et après on se moque des études qui prétendent que des femmes sont attirées par les psychopathes ?

    • Ce n’est pas la première fois qu’il en fait une si je ne m’abuse, et je ne compte plus allusions aux JDR.

  2. Ce livre c’est juste un bon gros porno en fait:
    -une intrigue de Merde
    -des scènes de sexes entre les deux
    -un titre qui n’a rien à voir
    Et des gens l’ont aimé comme un livre érotique avec une romance? Mais alors que ce passe-t-il si je prend okunipko et que je le vend au grand public en disant que c’est un manga érotique?
    Hmm bougez pas je reviens

    • Mais le pire, c’est que je m’interroge même sur le potentiel pornographique de la chose. Je ne compte pas aller lire pour vérifier, mais ça n’a même pas l’air excitant, ce truc, si? Les scènes de sexe ont tellement l’air écrites avec les pieds que ça donne juste envie de lever les yeux au ciel en poussant un gloussement gêné pour l’auteure. Ou alors, vous nous avez caché les meilleurs passages, Odieux.

      Ceci dit, bravo, OC! Autant j’ai été déçue par votre billet sur le dernier Star Wars (et je ne suis même pas une fan – vous avez aimé, en fait, ou quoi?), autant je hurle de rire à chaque paragraphe de cette merveilleuse chronique sur Grey.

    • Okunipko ? Vous voulez dire Boku no Piko ? C’est vrai que cet anime a reussi a atteindre le rang de private joke x)

  3. Je vous prierais de ne pas contaminer Compostelle outre mesure avec les résidus de cette immondice Monsieur Connard. Un grand bravo à vous pour votre courage cependant, c’est intéressant de découvrir le contenu de nouvelles pages du Necronomicon régulièrement sans que mes yeux implosent. Je sacrifie un Rougon-Macquart chaque soir pour vous envoyer de l’énergie, continuez comme ça ! Et puis qu’est-ce que c’est drôle bordel. Bisous.

  4. Monsieur OC, je me permet juste humblement de vous prévenir qu’il manque deux lettres dans votre phrase :)
    « et que je dois donc traversER le champ de la douleur littéraire sur le char de mon mépris une fois encore. »

    En toute humilité et avec respect pour votre courage face à cette bouse..

  5. Nan mais bon. Je n’ai jamais vu le film Cinquantes nuance de grey ni lu les livres. Mais euuh, ils finissent vraiment ensemble à la fin du truc ? ._. Genre pour de vrai ? Elle accepte de sortir avec un psychopathe pareil ? Parce que tout ce que je sais, c’est que c’est tiré de twilight, mais quand même…

    • Il a quand même le charme puissant du portefeuille ; c’et un argument autrement frappant que la fessée, et pour Ana ça vaut peut-être la peine de se taper quelques centaines de pages de stupidités, d’autant plus que les droits d’auteur s’ajoutent à la corbeille du fiancé.Pour moi, vu ainsi le roman n’a pas d’intérêt mais se tient.
      Mais vu ainsi, c’est vous le Connard qui êtes SM; vous rendez ce livre intéressant et vous n’en tirez pas un sou.

      • « Il a quand même le charme puissant du portefeuille »

        C’est certain. Mais j’avais avancé ce point de vue sur ce blog, lors d’un précédent épisode traitant de ce chef-d’œuvre littéraire, et je m’étais fait incendié et insulté de vieux réac., que j’avais une vision moyenâgeuse des relations hommes/femmes,etc…

        Merci à vous, chère Aude, de remettre en avant ce point là.

  6. Prenons donc les champs de « travers » sans jamais rien « traverser » et ce, dès les premiers paragraphes. Je sais, je suis taquin.

    Sinon, Bravo, comme d’hab.

  7. Cher Monsieur Connard, il y a une petite coquille dans la phrase « M’est avis que le rayon fruits & légumes du Franprix le plus proche va être dévalisé par un Christian chaud comme la braise, et que son proctologue préféré va encore faire des découverts dignes des plus grandes parties de Docteur Maboul. » qui est au demeurant à mourir de rire, mais ça ne serait pas plutôt « découvertes » ?
    Cette considération orthographique passée, je peux dire que j’ai sauté de joie en voyant un nouvel article sur ce truc qui s’auto-proclame « romantique » et « érotique » (non). Merci encore mille fois d’avoir sacrifié vos yeux et vos neurones pour l’amusement cruel de vos lecteurs. Tout ceci me fait pourtant autant flipper que rire, je ne comprends pas pourquoi certaines de mes semblables rêvent de rencontrer un type comme Grey (perso, si je me fait stalker par un mec comme ça, il a de grandes chances de tester le goût du lacrymo). C’est un curieux croisement entre un control freak, un beauf Jacky en puissance et un pedobear glauque.

    • Juste la lacrymo? Vous êtes gentille là, moi ça serait plutôt un pétage de rotules à la barre à mine, suivi d’une émasculation à la petite cuillère…. Qu’un certain nombre de dindes trouve ce torchon romantique, et même érotique, reste un grand mystère pour moi, mais bon, Nabilla et consorts font bien des émules….. Les infortunes de la Belle au Bois Dormant était quand même une initiation au SM plus intéressante!

  8. Je propose qu’il lui foute dans le fion le contrat, afin qu’elle signe de son sang, au sein même de ses entrailles, ça devrait aller bien avec le reste du bouquin. Des dialogues dont même mes chiottes ne voudraient pas, fallait oser. Une fois de plus je vous tire mon chapeau, j’aurais déjà brûlé mille fois ce paquet de feuilles gâchées par des mots sans queue ni tête, ou si ! la queue de grey et la tête vide d’ana mais au final cela revient au même. Mon dieu, on a tué des arbres pour imprimer ça. Sacrifice vain et inutile, j’en pleurerais T_T

  9. J’ai lu créditubes et nuyens, ça m’a direct donné envie de sortir dans la rue, de trouver trois ou quatre personnes, de les kidnapper, de leur faire lire les règles de SR en mode Orange Mécanique, tout ça pour pouvoir faire revenir à la vie mon decker…

  10. Excellent.

    J’ai bien rigolé sur certaines références. Du bon boulot, cher hôte de ces pages.

    Pour le reste, rien de nouveau à l’ouest : chaque citation ne fait que conforté l’idée que ce livre est une bouse de vache. Idée développée dès la première page.

    Merci O.C. … Et que l’eau bénite guérisse vos yeux, tel le paladin soignant ses compagnons de route après une rencontre démoniaque dans une abbaye abandonnée.

  11. J’adore vous lire, cher OC. Par contre, encore un « les vrais comprendront » et je vous envoie mon Diego personnel. Non, il n’aura pas de pelle.

    Il aura un bulldozer.

  12. Le professeur Xavier ne fait pas de télékinésie mon cher mr Connard. Il ne pourrait donc télédéshabiller notre vif étalon gris, contrairement a ce que vous suggérez.
    Il faut cesser de mentir.

    • En fait, si. Dans certaines versions, le professeur Xavier maîtrise une forme légère de télékinésie. Et Mr l’Odieux, avec sa culture si vaste, doit surement être au courant!

  13. Je plussoie le com précédent concernant Xavier, ce serait plutôt Jean qui pourrait s’y coller (ou le réduire en cendres, merci le Phénix, et pas seulement de la part des féministes),
    mais qu’importe, parce que là faut vraiment qu’on m’explique comment un tel ramassis de nawak a pu avoir autant de succès.
    Surtout qu’un deuxième film sort,
    courage camarade O.C. !

  14. Monsieur connard, je ne sais pas si cela est dut au cumul de remarques à se tordre de rire présentes dans votre critique, mais je trouves qu’il est plus aisé d’entretenir sa tourelle en vous lisant qu’en lisant ce damné bouquin.

  15. Toujours aussi désopilant de lire l’Odieux Connard à la mode FSOG ! Peut-être une coquille dans le premier paragraphe : «… qui consiste – à – hurler» des petits noms d’oiseaux, mais sinon, je suis effectivement bien d’accord… Tant de pages (vaines) pour un contrat qui ne voit jamais un stylo parapheur l’approcher, c’est très louche ! Ou éminemment bien délayé pour nous gaver de SM (Sa Majesté) à tous les coins de chapitres. Comme c’est flagrant que le héros (oui, c’est ironique !) qui brasse des millions et fait des affaires à tout bout de champs, est loin d’être une lumière concernant les droits !
    À se demander pourquoi ces écrits ont fait un carton chez les «Mummy» alors que le beauf en question n’est même pas macho, il est pire !
    (Surtout que mon beauf’, il s’appelle Cricri, siiiii !)
    Loué soit l’OC pour son calvaire, vivement la suite, mes zygomatiques en redemandent ;)

  16. J’imagine qu’Anastasia avait tellement envie de lui répondre « Ah bon ? Moi j’adore, désolé que ça te dérage Christian, je ne le ferai plus«

    Christian a la rage en d’dans, cette claque dans le sang, qu’en naissant le Diable lui a offert. Mais bébé on ne « dérage » pas Christian Grey, cette nuance sombre lui est indélébile.

  17. Mais je croyais qu’elle l’avait déjà signé ce putain de contrat la molle du bulbe ? Oô … j’ai rien suivi.
    Sinon, rien de neuf sous le soleil, toujours partagée entre la confusion et l’excitation sexuelle … nan, j’déconne. Éntre l’hilarité et la consternation. Et ce qui me désole le plus, c’est que certaines de mes copines ont littéralement adoré. Je leur en veux terriblement. Et j’en profite pour vous remercier encore une fois Odieux, parce que si l’une d’elles me ressort un jour  » mais tu peux pas dire que c’est à chier, tu l’as pas lu ! « , je dégaine le lien du site et je l’oblige à lire à voix haute vos résumés.

    • J’en avais aussi, des copines comme ça. Mais notre dernière conversation « littérature » a comme qui dirait jeté un froid…

      • Il ne fallait probablement pas leur révéler que « non, Moby Dick n’est pas l’histoire d’un pénis de la taille d’une baleine ». Elles l’auraient peut-être mieux pris…
        Ou recentrer vers les aventures de T’Choupi peut-être plus à leur portée.

      • Allya, si un jour tu viens te perdre vers la plaine du Roussillon, je t’offre un muscat bien frais. On parlera pas forcément littérature, parce que dans ce domaine je ne brille pas des masses, mais on pourra essayer de se consoller de côtoyer des nanas qu’on apprécie, qui a la base ont l’air d’être saines d’esprit, et qui se changent en fanatiques limite hystériques si tu oses émettre la moindre critique sur l’histoire cucu-harlequinesque de Cricri et Nunuche. ( il nous fera p’t-être bien deux bouteilles pour y parvenir, d’ailleurs. )

      • Une telle proposition, ça ne se refuse pas! D’autant plus si tu m’appâtes avec du muscat. J’amènerai une ptite Eau de Villée, pour compléter. Faudra bien ça.

  18. Comment, mais comment ce « livre » (ça m’écorche d’associé cet ensemble de pages et un livre) a pu avoir un tel succès et être jugé excitant et romantique ?!?

    Ca doit être toute la m**** de l’agro-alimentaire qu’avale les fans de ce truc qui perturbe leurs cellules, c’est pas possible autrement !

  19. Gh… Ghr… Graaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !!!

    MAIS C’EST PAS POSSIBLE !!!
    Ok, là elle l’a bien cherché EL James, j’envoie TOUT DE SUITE un escadron s’occuper du problème !

    1 heure plus tard :

    – Gold Leader à Base One, nous commençons notre attaque sur la maison de EL James. Plein régime sur les déflecteurs avants !
    Des post-its fusent dans tous les sens, avec dessus des idées de scénario pour le prochain livre de EL James ! Mais les pilotes, grâce à leurs déflecteurs à arguments parviennent à passer et commencent à bombarder la maison avec des torpilles-spoiler.
    – Branchez les ordinateurs de visée !
    – Ordinateurs branchés… Ah, j’ai déjà un signal !
    Les tirs de post-its stopent.
    – La DCA… Elle ne tire plus…
    – ATTENTION DERRIERE !!!
    Le premier chasseur est pulvérisé par un laser à incohérence.
    – Qu’est-ce que c’est ?!
    – Il y a trois chasseurs ! deux exemplaires du livre et … Une lettre d’admiration d’une fan !!!
    Les chasseurs ennemis progressent.
    – On ne peut pas maneuvrer !
    – On y est presque !
    – Je ne peux plus les retenir !
    Le deuxième chasseur est pulvérisé.
    – Gold Leader à Base One, je dois me replier ! Ils sont trop forts !
    – Bien reçu Gold Leader ! Revenez vite !

    Bon, l’attaque a échoué. D’après les médecins, Gold Leader pourra sortir de rééducation dans 6 mois. Le traumatisme a été aggravé à cause de la lettre : avant de se replier, le pilote a entraperçu son contenu…
    Il n’a pas réussi à nous raconter. C’était trop dur pour lui…

    J’attends maintenant la livraison des nouveaux bombardiers de classe « Odieux » équipés de torpilles de classe « Connard ».

    Par ailleurs, merci pour cette livraison monsieur Connard. J’espère que les chatons et les nouvelles stagiaires sont bien arrivés.
    Je vous renvoie également Ludivine, que j’ai retrouvée il y a deux jours. Vu qu’elle vous sert de table basse, elle a trois sciatiques et n’a pas pu aller bien loin après son évasion.

  20. *Christian a un rêve passionnant à base de pommiers et de tartes aux pommes.*

    Je suis le seul à qui la chanson du troll farceur est venue en tête à la lecture de cette phrase ?

  21. Toujours excellent (l’article pas le livre), je ne cesse de m’étonner du vide sidéral de cette oeuvre. C’est à croire que la (prétendue) « auteure » s’est inspirée de Twillight.
    Deux petites coquilles:
    « Ah bon ? Moi j’adore, désolé que ça te dérage Christian, je ne le ferai plus »
    => « Dérange » plutôt
    « Pendant que Diego essaie de m’empêcher d’aller efficacement arrêter toute suite de cette, disons « oeuvre » »
    => « tout de suite cette »

    • C’est à croire que la (prétendue) « auteure » s’est inspirée de Twilight

      => C’est le cas, c’est inspiré de Twilight

      • Tout s’explique !
        J’imagine ces deux bouses mixées entre elles :

        – Nooooooooon Bella , ne sort pas avec Jacob ! Moi je,sais mieux mordre que lui quand tu es attachée et baillonnée ! Et puis d’ailleurs, tu n’a pas l’autorisation de partir comme ça d’après le contrat, non ? Allez, viens ou sinon je te vampirise.

    • « Dérage » convient bien en fait vu comment les attributs de Christian semblent passer leur temps à creuser l’Eurotunnel dans son slip. S’il « dérage » le chantier prendra du retard.

  22. Tain ça à l’air interminable ce bouquin ? on est loin de la fin ou pas ? parce que ça commence à être longuet, je ressent toute votre détresse à lire ce truc. Enfin plutôt ce journal intime d’une pucelle en chaleur (la rédactrice hein)

    • 547 pages en version imprimée grand format et 768 pages en version poche…

      Et encore ! Il y a TROIS tomes prévus, ça ce n’est que le premier de la version Christian Grey ! (oui parce qu’avant il y avait la version trois tomes où on était dans la tête – vide – d’Ana)

      Nos souffrances ne sont pas finies, loin de là !

      • j’ai peur de comprendre. Quand tu dis prevu ca veux dire qu’elle les a pas encore pondu ???? misère…. enfin bon pour moi c’est pas trop une souffrance c’est pas mon trip de lecture et ma femme non plus. Je profite de l’OC pour voir un peu de quoi parle ce truc à la mode ^^

      • Oui car elle réécrit (enfin ça c’est beaucoup dire étant donné que 99 % du bouquin est mot pour mot semblable à l’original) l’histoire du point de vue de Christian…

        Donc il y avait trois tomes pour Ana, logiquement il devrait y en avoir trois pour Christian…

      • Alors moi j’ai galéré pour lire le premier, par curiosité, j’ai encore plus galéré pour le deuxième (que j’ai abandonné avant la moitié) et j’ai demandé à la copine qui me les avait prêtés et vantés de me résumer la fin du deuxième et le troisième tellement je n’en pouvais plus !
        C’est-à-dire que c’est tellement mal écrit que s’en est pénible à lire ! Même des magazines people comme Closer sont mieux écrits ! Et dire que la traductrice a amélioré les choses en français, je n’imagine même pas la VO… ! O___O

        La version Christian, je n’y jetterai pas un oeil mais par contre j’aime beaucoup la version revisitée et critiquée de l’OC ! :-)))
        Là au moins le « livre » procure des sentiments : l’amusement, le dégoût et l’effarement… la peur aussi, quand on pense le nombre de femmes qui fantasment sur le psychopathe Christian Grey…

      • Misere de misere. Faudrait pas qu’ils fassent un gosse ou que l »auteure decide d’ecrire l’histoire du point de vue des amis …. enfin bon elle rentabilise à mort et elle a bien raison. Tant que y’a des gens pour acheter ….

      • Ahhhh…. Ca me donne envie de le lire en VO, si c’est encore plus mauvais qu’en VF… Je me demande quel type de vocabulaire ça peut être… C’est probablement mon amour du redneck qui ressort…

  23. Depuis quelques temps que je lis votre blog monsieur Odieux Connard, je n’ai jamais eu envie de partager quoi que ce soit dans les commentaires, mais là, je ne peux pas m’en empêcher… Je suis béate d’admiration devant votre courage ! Réussir à lire 300 pages d’une telle bouse, et réussir après à nous le partager, bravo ! Et merci aussi, maintenant, je pourrais justifier quand je dis « 50 nuances de l’autre tâche là ? non merci ! »

  24. Cher Monsieur OC,
    Merci de votre dévouement, qui nous vaut de beaucoup rire tout en protégeant nos yeux de ces horreurs… A un moment, j’ai même lu « j’ai besoin d’acide », au lieu « d’aide », et finalement, l’acide ça irait bien aussi, tant c’est affligeant de bêtise !

  25. Je suis sous le choc que ce livre s’est vendu. Ce n’est pas possible, on a dû les offrir aux mecs qui comptent sur l’humour pour draguer, là XD ?!

    En tout cas, vous avez un sacré courage de lire ce truc, Monsieur Connard. J’avoue ne pas avoir été loin de vouloir me crever les yeux avec mon critérium devant un tel massacre littéraire. Même si vos remarques m’ont aidée à supporter ces lignes d’horreur.

    Courage ! Si ça fait 300 pages, il vous reste plus qu’un article, et vous pourrez ensuite jeter cette chose dans un volcan pour vous assurer la destruction de cette horreur !

  26. « ….Maître Mo en train de passer en Super Sayan 3 rien qu’à la lecture de ces lignes.. »
    Je… cette phrase… ***MINDBLOWN***
    je suis fan

  27. Une petite question me taraude…personne n’a songé à envoyer l’écrivain chez un psy ? Parce que je sais pas mais quelqu’un qui décrit une relation toxique comme celle là (pour moi Chrichri est un joli mélange entre un pervers narcissique et un Ted Bundy!) comme étant le summum de la romance et de l’érotisme ça inquiète! Et voir autant de femmes excitées par ce genre de relation abusive…je ne sais que dire. Je pense que j’ai perdu foi en l’humanité…une solution M.Connard?

      • Et pourtant, E.L. James n’est pas la pire à ce niveau… Il suffit de se renseigner sur le genre « Dark Romance » (titres les plus connus et traduits : « Twist me », « Percée à nue » et « Captive in the dark ») et vous perdrez définitivement toute foi en l’humanité…
        Moi, deux ans après mon essai de ce style (qui n’est pas du tout ce que je pensais au départ, je me suis bien faite avoir), j’en fais encore des cauchemars !

        Pour vous donnez une idée, le genre c’est celui de la femme qui tombe amoureuse du mec qui la viole, la torture et la séquestre pendant des mois voire des années… Un peu un « Hostel » romantique quoi !
        Et à la fin, il y a des happy ends, avoir parfois mariage et bébés, comme les vraies romances…

        Et des maisons d’éditions publient ça, oui oui, et sans aucun warning (certaines même sous dark erotic new adult)…

        Non, finalement, après on se dit que 50 nuances, c’est encore soft en comparaison !

      • Okééééééé…
        Comment s’appellent les auteurs de ces trucs ?
        Non parce que j’ai les Ministres de l’Intérieur et de la Défense à l’appareil, et je ne veux pas trop les faire attendre, qu’ils sachent rapidement où envoyer la gendarmerie.

  28. Les extraits, c’est des vrais ou c’est vous qui les réécrivez ? C’est vraiment trop mauvais pour que ça vienne d’un livre édité par une maison d’édition…

  29. J’éprouve tout de même un certain soulagement : Jusqu’ici chaque épisode était pire que les précédents, à tel point qu’en effet c’était d’une nullité surnaturelle que nous n’aurions jamais cru possible.

    Mais ce sixième, enfin, n’est pas pire que le cinquième et j’ose en déduire que nous avons enfin touché le fond du fond…

  30. Hum ! j’ai encore bien ri en lisant ce billet mais moins que les précédents : je sens la lassitude me gagner. Il reste encore beaucoup de pages ? Non parce que finalement, ça commence à devenir toujours la même choses : il n’y a guère que les dialogues qui changent – mais vu leur niveau… Au début, j’avais une curiosité malsaine pour ce… texte, je voulais savoir ce que cétait ! mais maintenant, je pense que vous pouvez le refermer et aller en paix.

  31. En fait, @RainMakeR, si je ne dis pas de bêtises, il y a eu des écrits sur la trame de FSOG (ah oui, des FanfRictions ;) ) qui ont parlé de Ana et Cricri 20 ans après et de leurs rejetons, si, si !

    • Et du point de vue de la sœur d’Ana, c’est pour bientôt j’imagine ?!

      Puis ce sera du point de vue de la secrétaire de Cricri, de son épicier de quartier, de son contrôleur fiscal, et qui sais-je encore ?.
      Et enfin, vu le taré qu’est CriCri, on aura aussi le droit au point de vue de son gardien de prison un jour ou l’autre.

      Gros soupir en perspective.

      • L’histoire racontée par bubulle le poisson rouge révèle des tas de détails croustillants qui n’ont pas encore été révélés !

      • Pour faire dans le bien glauque (plus encore), on pourrait avoir le point de vue de la pédophile qui a initié Christian… :-/

      • Ah non pas de zoophilie tout de même, Portos ?! Ah pardon, Bubulle ne serai que témoin ? Désolé, au temps pour moi : vu le Cricri de service j’ai eu un doute sur le sens de votre proposition.

        Oh ! Superbement (si je puis m’exprimer ainsi) vu Vitany. Mais c’est bien sûr, pourquoi n’y ai je pas pensé moi-même ?!

      • Je pensais au point de vue du cousin pervers de l’Homme Invisible qui suivrait Ana et CriCri partout, et qui révélerait une signification cachée de l’histoire qui vaudrait à l’auteure un diplôme de philosophie alors qu’elle n’a fait qu’écrire un mauvais porno.

  32. j’ai passé un bon moment à lire votre critique sur ce sous produit commercial, j’ai vraiment bien rigolé. Le pire dans tout ca ? il ont fait une suite …… il y a de quoi s’auto flageller …

  33. Je viens de relire tous les « L’ire ensemble » et putain la loi est visiblement très différente dans le monde de Grey.
    Bon je vous laisse, je dois vendre la voiture de ma petite amie sur le bon coin.

    • Deux possibilités : soit votre petite amie est aussi … euh … handicapée mentalement qu’Ana, auquel cas je vous plains (de toute façon la tutelle doit vous autoriser à gérer ses biens …), soit je vous souhaite bonne chance pour esquiver les rafales de calibre 12.7.

      • J’aurais dû préciser : je vends sa voiture pour acheter un B-52 Stratofortress, sous le conseil de ce cher Odieux.
        Je suis sûr qu’elle appréciera notre prochaine sortie au cinéma. Ou plutôt au dessus du cinéma, en train de le bombarder.
        Bon, on ne verra pas le film, mais ce sera tout comme : ils passent Transformers 4 ce soir.

  34. Wow. Et quand est-ce que l’amie d’Ana appelle le Raid ? Nan mais il y en a au moins UN qui n’a pas un bulot à la place du cerveau quand même !

  35. Un policier municipal est poursuivi pour avoir enfoncer une matraque dans le rectum d’un suspect occasionnant un déchirement de 1,5 cm. Un lien avec Grey? Qui l’a enfin dénoncé? Y a t-il pris du plaisir? Le policier avait-il signé un contrat? La matraque est-elle en gingembre?
    Je trouve que l’OC devrait mener une enquête et nous informer sur toutes ses questions qui nous hantent.

  36. Marrant. Il faut dire que le bouquin est tellement navrant que l’ Odieux connard ne peut qu’avoir la partie facile. On se cotise pour lui offrir un bouquin de Virginie Despentes ?

  37. Pingback: L’ire ensemble – Grey -Épisode 7 | Le blog d'un odieux connard·

  38. Depuis que je lis ces billets, je réfléchis à mettre ce monument au programme de mes premières: les inspecteurs insistent très lourdement pour qu’on étudie des auteurs vivants et proches des préoccupations des jeunes: pile dans mille (si je puis m’exprimer ainsi). Et puis je pourrais faire un enseignement transversal avec les SVT et les SES: (la littérature anti-conceptionnelle et rectale, un modèle économique viable? L’exemple de 50NG) , Putain, je vais l’avoir ma hors-classe!!!!!!! Merci, merci!

  39. Pauvre Anastasia, même pas aidée par la traduction.
    […]She hesitates. “I had a dream this morning.”
    -“Oh?”
    -“I came in my sleep.”[…]

    Ce qui ne veut pas dire:

    — J’ai fait un rêve ce matin, m’avoue-t-elle après une brève hésitation.
    — Ah ?
    — C’est arrivé pendant que je dormais.

    Mais:

    — J’ai fait un rêve ce matin, m’avoue-t-elle après une brève hésitation.
    — Ah ?
    — J’ai eu un orgasme durant mon sommeil [avoir un orgasme (ou jouir) se dit « to come » dans la langue de EL James]

    Encore des stagiaires pistonnés qui font mal leur boulot. (Diego????).
    Le/la stagiaire est resté un peu abstrus à ce que pourrait vouloir dire « I came in my sleep »: – « je suis venu dans mon sommeil??….mmmm…. j’ai venu dans mon sommeil???… Non, ça sonne pas français…. ooohhh non ! Mais attend, elle est a un peu un pète au casque la nana(stasia), elle a dû vouloir dire que c’est arrivé pendant son sommeil voilà… on rêve pendant son sommeil…. Logique… ça doit être une coquille de l’auteure… ». Le niveau du roman ne méritait pas meilleur.e stagiaire…

    Hélas, cette erreur corrigée ne relèvera pas le Q.I de notre chère Anastasia. Même pas d’un demi-point.

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