L’ire ensemble – Grey -Épisode 7

Vous reprendrez bien un petit Grey ?

Rassurez-vous, lectrices et lecteurs, nous allons revenir à d’autres sujets dans les prochains articles, mais vu le harcèlement sur cette série, je sens bien votre attente fébrile, alors, ha ! Voici de quoi vous satisfaire avant de parler, je ne sais pas moi, de politique ou de société : c’est qu’en ce moment, nous sommes gâtés.

D’ici là, revenons sur l’épisode précédent.

Depuis 300 pages, il ne se passe rien, à part qu’Anatasia a pris une fessée. 

Voilà, c’est tout. Oui, je sais, même dans une intrigue de Petit Ours Brun, il y a plus d’éléments. Mais après tout, sommes-nous à l’abri d’un cross-over ? Du genre « 50 nuances de brun« , aussi appelé « Petit Ours Brun a super mal au bide » ? Ou bien quelque chose de plus grand public comme « Petit Ours Grey », ou les aventures de Christian Grey, utilisateur de Tumblr qui explique qu’il se sent intérieurement otherkin petit ours pansexuel aromantique semi-agenré ? En tout cas, nous n’aurons pas le droit à « Petit Ours Brun s’achète une cravache« , l’épisode ayant été publié en 1936, et dont la suite « Petit Ours Brun à Nuremberg » s’est très mal vendue. 

Alors, à quoi allons-nous avoir le droit dans les cinquante prochaines pages ?

Lisons, mes bons !


Déjà que poster cette image suffit à me faire souffrir, j’ai une terrible annonce : WordPress m’empêche désormais de glisser des légendes débiles planquées sous les images quand on passe sa souris. Je suis tristesse. EDIT : après quelques taloches, j’ai vaincu.

Nous retrouvons donc Grey, qui commence très fort, puisque le bougre vient de recevoir sa dernière cravache Hugo Boss, et espère pouvoir prochainement s’en servir, par exemple sur le cucu d’Anastasia. Et cela le rend philosophe :

Pour que cette histoire marche, on va devoir aller à son rythme. Pas au mien.

Dixit le Monsieur qui depuis le début du livre, lui a imposé des trucs comme s’autoriser à la violer à foison (souvenez-vous, c’est dans le contrat : il lui fait des choses quand il veut et elle n’a pas son mot à dire), vendu sa voiture sans son accord, et de manière générale, pris le contrôle de sa vie.

Du coup, je me demande ce que c’est « à son rythme« , l’ami Grey. Même les lapins doivent trouver ça un peu rapide.

Mais d’ores et déjà, Grey a un dîner de famille, toujours suite au retour de sa sœur Mia dans les parages. L’occasion de sortir la grande cuisine.

[Maman Grey] a cuisiné le plat préféré de Mia – poulet frit, purée et sauce au babeurre. J’adore moi aussi cette recette.

Qu’il s’enfile probablement en savourant un bon petit vin rouge aux glaçons, rappelons-le. Un homme aux goûts élitistes, comme il aime à se définir. D’ailleurs, alors que la conversation à table s’oriente autour d’Ana, la mystérieuse jeune fille que notre larron aurait rencontrée, Grey commence à se dire qu’il doit esquiver et fuir cette table à tout prix. Il prétexte donc une réunion de travail à préparer.

C’était sans compter sur un terrible rebondissement :

– Mais tu n’as pas mangé le dessert. Une tarte aux pommes. 
Hum… tentant.

Ah non mais oui le mec est trop dark, mais il y a de la tarte aux pommes, quoi, merde ! J’imagine que cette faiblesse cachée doit parfois le trahir.

« Ecoutez Christian, ce rachat pour 17 millions de dollars est une occasion unique. Signez.
– Non, je suis désolé. Je crois que les chiffres sont gonflés, ma société ne prendra pas ce risque.
– Je vois… et si je rajoute en sus… cette glaaaace Bouli, hmmmmm ?
– Ho ! Je… ce…. seigneur, passez-moi un stylo, vite ! »

Malgré cette terrible embuscade à la tarte aux pommes, Christian parvient à s’enfuir, mais pas sans avoir accepté de se faire accompagner d’Anastasia au repas dominical du lendemain. Damnation.

Le jour dit, Anastasia se présente au logis de notre héros, qui est déjà en train de perdre le contrôle de ses redirections sanguines pour de mystérieuses raisons.

Je cale une mèche de ses cheveux soyeux derrière son oreille. Mes doigts tremblent à l’idée de les tresser.

J’imagine que parfois, Christian pleure en regardant la pluie tomber sur la ville. Oui, il se souvient de l’époque où il avait débuté son CAP coiffure spécialité africaine. Ah, il allait pouvoir en faire, des tresses. Ce n’est que lorsqu’il a détruit l’un après l’autre l’ensemble de ses slips durant les travaux pratiques qu’il a été renvoyé. Aujourd’hui encore, Christian n’a plus le droit de s’approcher d’une école de coiffure, ou de tout le secteur de la Gare du Nord. Pauvre Christian.

Cependant, voici qu’arrive aussi le Dr Greene. Qui est-ce ? Hé bien, dans le contrat, il est stipulé que notre héroïne doit être en bonne santé. Christian, toujours gentleman, a donc engagé la meilleure gynéco de Seattle pour qu’elle s’assure que tout fonctionne bien dans la Madame. Et ce, en la faisant venir à domicile. Passons sur la classe du sujet, et allons voir à quoi ressemble le Dr Greene. Voici la seule description du livre :

Le Dr Greene a le regard typique des gens myopes : à la fois pénétrant et dérangeant. 

Les myopes qui me lisent seront donc priés de regarder leur écran autrement, quant aux astigmates, je n’ose y penser, monstres. Et avant que quelqu’un ne lève la question des presbytes, j’aimerais surtout insister sur le fait que c’est là la seule chose que nous savons du Dr Greene. Et que c’est une femme. Hmmm… pour le reste, on se démerde. Je me plais donc à imaginer que le Dr Greene fait environ 2,10m, a une musculature de nageuse est-allemande cachée sous une salopette tachée de cambouis et porte une imposante barbe, parce qu’on est au XXIème siècle, merde alors.

Pendant qu’Ana est emmenée par le Dr Greene (probablement sur son épaule, elle fait 2 mètres 10, je vous le rappelle), Christian va se faire un petit chablis, comme ça, hop, et ce sont tous nos amis icaunais qui se sentent insultés d’être ainsi cités dans pareil ouvrage.

En attendant, le Dr Greene s’occupe d’Ana, et revient annoncer à Christian que tout fonctionne, d’après elle, Anastasia serait bien une femme, aurait tout qui fonctionne, et tant qu’elle y a été, elle lui a aussi fait la pression des pneus et les niveaux d’huile. On se revoit dans deux ans pour le contrôle technique.

Merci bonsoir, et maintenant, il est temps pour Christian de manger un morceau avec Anastasia, puisque je suppose qu’ils ne sont attendus que pour le dîner et qu’il est encore tôt. C’est donc salade césar pour tout le monde, jusqu’à ce que Christian, chaud patate, relance la conversation sur des sujets autrement plus brûlants. Comme l’actualité, n’est-ce pas Chrichri ?

– Non, et pour l’instant, j’ai juste envie de te ligoter et de te faire jouir jusqu’à ce que tu tombes dans les pommes.

Christian est une vraie bête sauvage : tel l’ours, le seul moyen de lui échapper reste de faire le mort. Bon, notez que j’exagère. Tenez, par exemple, avez-vous déjà vu un ours revendre votre voiture en loucedé ou mettre des glaçons dans du bon vin ? Ah. Je vous avais dit que j’exagérais. Désolé à tous les ursidés qui se sont sentis insultés par le présent paragraphe, et embrayons. Car Christian emmène sa bonne amie dans sa célèbre salle de jeux.

Christian referme les portes de la salle sur eux, et sourit.

– Quand tu es ici, tu es totalement à moi. Je peux faire de toi tout ce qui me plaît. Tu comprends ?

La bonne réponse étant

« Ah ouais ? Ta salle de jeux est-elle située dans les eaux internationales ?
– Heu… non.
– Est-elle considérée comme une ambassade d’un pays étranger, fut-il imaginaire, comme la Belgique par exemple ?
– Non plus ?
– Hé ben alors tu es toujours soumis aux mêmes lois que devant la porte, gros con, alors tu ranges tout de suite cette espèce de zobi en caoutchouc clouté ou à défaut de la meilleure gynéco, tu devras appeler le meilleur proctologue de la ville. »

Mais non, à la place, Ana fait un bruit comme « Hihihihuhuhuh. », mais le livre le rend assez mal je dois bien dire. Cela dit, plus le temps passe, plus je me dis que si on remplaçait l’intégralité des dialogues d’Anastasia par des bruitages de mobylette, on aurait du mal à faire la différence. Il faudra que j’essaie, à l’occasion, mais passons.

Christian déshabille la madame, lui tresse les cheveux (… soit), et lui annonce que désormais, ça se passera comme ça.

– Quand tu viendras ici, ce sera dans cette tenue : nue, en petite culotte. Compris ?

Christian, tu es con ou bien ? Soit elle est nue, soit elle est en culotte, mais les deux à la fois, à moins de porter une culotte en cellophane, ça va être relativement compliqué, tout de même. Et puis comment ça « Quand tu viendras ici » ? Ici dans cette pièce ? Ici près du lit ? Carrément ici dans l’appartement, auquel cas, cela signifiera traverser la ville uniquement avec un ziploc sur le cucu ? C’est confus mon Christian, pour un mec qui prétend commander, je te trouve un petit peu léger, ça finira mal. La dernière fois que j’ai eu des ordres aussi flous, c’était en 1945 et ça a très mal fi…

Hem. Pardon. Je disais ?

Ah oui. Christian fait s’agenouiller Anastasia dans un coin, puis va chercher sa nouvelle cravache. Et s’en sert pour frapper la damoiselle là où ça fait mal, mais évidemment, Anastasia kiffe sa petite maman, comme on dit dans le jargon. Il faut dire que le récit est parcouru de « Putain, elle est trop bonne » et « Merde, elle est trop sexy » qui font de ce moment un phare de classe au-dessus d’un océan de médiocrité, ou bien un lampion de misère au-dessus d’une flaque de caca, je ne suis pas bien sûr.

Malgré tout, et comme toujours, Ana jouit, pile poil au même moment que Christian, et zou, c’est fini.

Mais en fait, non. En effet, Christian a encore envie (il recharge à une vitesse folle, on l’appelle « La Winchester humaine » dans le milieu), alors qu’Ana est un peu fatiguée d’avoir été malmenée, et aimerait se reposer. Mais non ! lui explique Christian avant de l’attacher à un poteau pour la forcer à se tenir dans une quelconque position reloue pendant qu’il fait son affaire, qu’elle le veuille ou non.

C’est à peu près à ce moment là que la police devrait enfoncer la porte, puis la gueule de Christian afin de lui expliquer comment fonctionne la vie. Mais même les plus endurcis des policiers préfèrent rester loin de ce livre.

Christian, comprenant que sa douce n’est pas trop d’accord, essaie quand même d’y mettre les formes :

– Accroche-toi, on y va, bébé, un petit coup en vitesse.

Notez comme chaque mot de cette phrase est une perle de navrance. J’ai connu des larrons  en scooter plus charmeurs, c’est dire, tant chacun a bien la même image mentale des conducteurs de pareils véhicules qui hantent nos rues pour aller chasser la gueuse.

Je pense bien sûr ici à notre Président, mais bref.

Car une fois l’affaire réglée, Christian porte une Anastasia épuisée vers « la chambre des soumises« , comprendre son coin dodo post-coït. Mais Christian se surprend à s’y endormir aux côtés de la belle, avant de rêver…

… de tartes aux pommes.

Je commence à me demander si ce livre n’est pas une sombre romance érotico-patissière, où deux tartes tentent de séduire le même gourgandin. Hmmm. Personnellement, je mise tout sur la tarte aux pommes, puisque contrairement à Ana, elle a un minimum d’épaisseur, mais passons.

Car Christian, farceur, se réveille avant Anastasia, et profite de l’occasion pour, hihihi, huhuhu, cacher la culotte de la damoiselle. Voilà voilà. C’est donc sans cet accessoire vaguement utile qu’Anastasia va rencontrer ses beaux-parents, histoire de. Et non, Anastasia ne réclame pas sa culotte. Elle est comme ça, elle se dit sûrement que ça fera marrer Beau-Papa. C’est donc sur cette idée qui commence comme un sketch de Jean-Marie Bigard que nos héros vont à ce fameux repas.

Dans la voiture, pour détendre un peu plus l’atmosphère, Christian revient sur les expériences plus ou moins mystérieuses de l’après-midi, lui demandant si elle a aimé se faire attacher comme ceci ou prendre comme cela.

Elle s’empourpre et jette un coup d’œil à Taylor, qui reste impassible.

Parce que oui, j’avais oublié de vous préciser : l’homme mystérieux au sombre passé qui fait des contrats quant à la confidentialité de ses relations cause tranquillement de tout cela devant son chauffeur.

« Ce n’est pas moi qui ferais ça, pas vrai  Diego ?
– C’est vrai patron. En même temps, avec vous, elles se contentent de taper contre le coffre pour qu’on les en sorte.
– Ah oui mais tu noteras qu’une fois, il y en avait une qui faisait du morse.
– « SOS », c’est considéré comme une conversation érotique, patron ?
– Ma foi mon bon Diego, je ne sais pas, mais quand je lis ce livre, c’est le seul message qui sort de chaque page, alors j’imagine que ça doit être érotique au vu du succès du bousin. »

En tout cas, la voiture de nos héros finit par arriver chez Maman Grey, et à peine toute la fine équipe est-elle descendue du véhicule que…

– Elle est là ? crie une voix de l’intérieur de la maison.
Ana me jette un coup d’œil interrogateur.
– C’est Mia, ma petite sœur. 
Nous nous tournons tous deux vers la tornade qui déboule du couloir dans un fracas de talons aiguille.
– Anastasia ! J’ai tellement entendu parler de toi ! s’exclame Mia en se jetant à son cou.

Alors je ne sais pas ce que c’est que cette espèce de fantasme du « Hiiiiii on est super copiiiiiines ! » d’entrée de jeu, mais personnellement, une espèce de bête furieuse qui charge, talons aiguille ou pas, bien avant qu’elle n’atteigne mon cou, j’atteins le sien. Et à la balle à sanglier.

Ajoutons à cela qu’est aussi invitée en ce jour la colocataire d’Ana, Kate Kavanagh, qui rappelons-le, sort avec le frangin de Christian, lequel est lui aussi en train de se poser alors qu’il enchaînait les conquêtes jusqu’ici (vous le sentez, ce truc sirupeux qu dégouline sur vous ? Non, ce n’est pas le sirop que constitue l’intrigue, c’est votre cerveau qui coule, faites attention). La discussion s’engage entre tout ce beau monde, et au détour de banalités, Ana annonce qu’elle a deux entretiens à venir dans des maisons d’édition. Christian en est fort décontenancé !

Je suis ici depuis deux minutes et je découvre des détails de sa vie que je devrais déjà connaître !

Notez que Stalker-Man est d’une cohérence folle.

Plus tôt :

« Bonjour Christian, je…
– Ta gueule, mets-toi à quatre pattes et baisse les yeux pendant que j’enfile ma tenue d’officier prussien pour te prendre le Chemin des Dames, si tu vois c’que j’veux dire, horr horr ! »

Maintenant :

« Ah ben merde alors ! C’est comme que si qu’on parlait pas assez, dis-donc !« 

Mais peut-être Christian est-il habitué à découvrir les secrets d’autrui uniquement en y plongeant son kiki ? Ce n’est pas comme ça que ça fonctionne, Christian. Tu as encore confondu ton zigouigoui avec l’œil de Sauron. D’ailleurs, si les bords sont en feux, c’est peut-être que tu devrais consulter, ami de la douleur ou non. Enfin, pour ce que j’en dis, hein.

Mais c’est tout Chrichri qui est on fire, puisque sa logique atteint des sommets. Ainsi, alors qu’il marmonne à Anastasia que ça va chier d’avoir osé lui cacher des trucs plus ou moins anodins…

– Hé, c’est quoi ces messes basses ? intervient Kate.
Putain ! Elle est toujours comme ça ? Aussi indiscrète ?

Dixit le mec qui envoie ses employés fouiller la vie de la Madame à qui il a envie de tripoter les doudounettes. Merde, interrompre des messes basses à table, ça ne se fait trop pas, dis ! Mais, le supplice ne s’arrête pas là pour Christian… puisqu’un terrible secret est lâché par Kate : Ana aurait bu un verre avec un ami l’autre soir.

Pourtant, elle a déjà accepté d’être à moi. Boire un verre en douce avec un autre homme ? Et sans ma permission ? Elle mérite une punition.

Nom d’une pipe, elle aurait une VIE ? C’est intolérable, mon petit Christian.

Le bougre grognoute dans son coin en ruminant tout ce qu’il pourra faire subir à Ana, pendant que la conversation de la tablée va vers Paris, dont revient Mia, et qui recommande la ville.

– C’est une ville magnifique, acquiesce Mia. Malgré les Parisiens. Christian, tu devrais emmener ana à Paris.
– Je pense qu’Anastasia préférerait aller à Londres.

Sinon, tu peux aussi lui demander son avis comme elle est à côté de toi, mais il est vrai que c’est un peu osé. D’ailleurs, Anastasia, ne dit rien, puisque comme d’habitude, elle est si profonde et complexe qu’on n’est pas toujours certain de savoir qui d’elle ou de sa chaise gagnerait au Trivial Pursuit.

Christian, toujours en mode super-guerrier de la classe, poursuit cependant son oeuvre dans la foulée.

La main sur le genou d’Ana, je caresse langoureusement sa cuisse, et fais progressivement remonter sa jupe. J’ai envie de la toucher, de caresser l’endroit où devrait être sa culotte. je bande, et je réprime un grognement de plaisir.

« Dis-donc Christian, tu serais pas un petit peu en train de te branler à table ? »

Mais non, personne ne prononce cette phrase qui aurait pourtant donné un peu de piquant à ce livre. Aurait pu s’ensuivre une bonne leçon de Papa Grey, expliquant à Christian les bases du savoir-vivre et du savoir quand sortir son zboub ou non, le tout illustré avec l’argenterie familiale et les verres en cristal.

« Voilà. Donc quand maman verre dit qu’elle est d’accord à papa verre, tous deux peuvent s’aimer très fort, tu comprends Christian ?
– Okay, mais quand est-ce que papa verre défonce le cul de maman verre à coups de fourchette pendant qu’il l’attache avec son rond de serviette ?
– Woh bordel c’est pire que ce que je pensais. »

Mais non. Je suis déçu. Déçu, mes bons.

De guerre lasse, Christian abandonne l’idée de bien se tenir, et sous le faux prétexte de faire le tour de la propriété à Ana, la fait sortir de table avec lui en plein repas, ce que tout le monde trouve bien normal. Ana se demande où ils vont, un peu, tant visiblement, Christian ne fait pas la visite mais se rend vers un point très précis.

Je la prends par la taille et la jette sur mon épaule. Elle pousse un cri de surprise.
Bordel. Je lui donne une claque sur les fesses.
– Chut !
– On va où ? gémit-elle sur mon épaule.
– Hangar à bateaux (NdOC : à ce stade, Chrichi ne fait même plus de phrases).
– Pourquoi ?
– J’ai besoin d’être seul avec toi.
– Pourquoi ?
– Parce que je vais te donner la fessée et ensuite te baiser.

De longues explications plus tard.

« … eeeet donc Christian… noooon, quand papa verre a très envie de maman verre, non, il ne la charge pas sur son épaule pour aller la violer dans le panier à pain au beau milieu du repas !
– … d’accord.
– Ah. Tu as compris. C’est bien, je commençais à me dire que tu étais con.
– Mais du coup, mettons que papa verre attende le fromage ? C’est bon ? »

Christian, tel Olive & Tom, est toujours super en forme, puisqu’il poursuit sur sa romantique lancée en expliquant à Anastasia comment ça va se passer, des fois qu’elle ait un doute.

– Juste un coup vite fait, pour moi, pas pour toi. Compris ? Tu ne jouis pas, ou je te donne la fessée.

Voilà voilà. Manquerait plus qu’elle prenne du plaisir à tout ça : non, Christian lui demande ouvertement d’en chier. Il commence donc à, je cite « la baiser, à la pilonner avec fièvre« , du coup j’imagine qu’en même temps, soit il fait le marteau-pilon avec la bouche, soit il hurle des trucs du genre « Je vais te pilonner comme les Anglais sur la Sooooooomme, raaaaah ! » ce qui dans tous les cas, est plus proche de la psychiatrie que de l’érotisme.

Une fois que Christian a fini son affaire et qu’il est en train de ranger son petit matériel, voilà qu’une voix retentit.

– Christian !
Mia est au bas de l’escalier. Merde.
– Il était moins une. Putain, qu’est-ce qu’elle peut être chiante, parfois.

Ah mais oui, Christian, c’est évident. Si on ne peut plus se lever au beau milieu d’un repas de famille pour aller violer une fille dans un hangar à bateaux, bordel, où va le monde ? Je vous le demande. Cette Mia n’a aucune éducation !

Ou ce livre n’a aucun sens. Allez savoir.

D’ailleurs, puisqu’on en parle, vous vous souvenez d’Eliott, le frère de Grey et « éco-warrior » dixit notre héros ? Lorsque vient l’heure de quitter le repas…

Eliott prend sa copine par le bras et mes parents leur font un signe de la main quand ils grimpent dans le pick-up.

Le pick-up, la légendaire voiture des éco-warriors, qui consomme environ le PIB du Botswana au cent. Et puis c’est très pratique d’avoir un pick-up lorsque l’on fait un métier qui nécessite de ne rien transporter. Remarquez ça peut servir à déménager des amis et…

Ah non c’est vrai : dans le livre, ils déménagent Kate et Ana mais louent un camion pour. Histoire que le pick-up, ce soit juste pour souligner le côté busard. J’imagine qu’il a des néons au-dessous aussi, mais, par parce que c’est un kéké « pour faire boîte de nuit pour hérissons« . Un truc d’éco-warriors, quoi. Mauvaises langues.

Christian et Ana rentrent aussi chez Chrichri, et c’est une Ana toute flappie qui irait bien faire dodo. Christian comprend bien de quoi il retourne, et hoche la tête, plein d’empathie.

– Allez, mademoiselle Steele, vous avez une grosse journée demain. Plus tôt vous serez couchée, plus tôt vous serez baisée, et plus tôt vous pourrez dormir.

Mais enfin ? Que ?

Remarquez, baiser des gens fatigués, je connais des gens qui fantasment sur le sujet. Dans le milieu, on les appelle « Le RSI« . 

Anastasia, dont le cerveau est dans un tel état qu’il pourrait être considéré comme une spécialité gastronomique anglaise, rigole donc quand même et se laisse mener jusqu’à la chambre où une terrible idée lui traverse l’esprit : et si elle se faisait désirer ? Voilà qui étonne Christian.

– La porte est fermée. Je ne sais pas comment tu pourrais m’échapper. Je pense que l’affaire est dans le sac.

« Si elle ne peut pas s’enfuir, c’est qu’elle est d’accord« , déclara Christian à son procès. Le gardien-chef lui ressortit la même phrase avec un clin d’œil, trois ans plus tard, au moment de l’attacher sur la chaise électrique.

Mais Anastasia a des envies qui dépassent Christian.

– Je veux te toucher.

Le truc hard : toucher quelqu’un avec qui on couche. Inimaginable ! La preuve, Christian réagit au quart de tour :

Putain. Non. Instinctivement, je recule d’un pas, et les ténèbres gagnent mes entrailles.

Bon, on va être clair : non, des ténèbres ne peuvent pas gagner des entrailles. Envahir ton âme ou ton esprit, pourquoi pas, et encore, pas dans ces circonstances, mais tes entrailles ? Mec, tu es juste en train de dire que tu as très envie de faire caca quand une fille t’approche. On dirait une histoire de Manu Larcenet. Ça va, hein, tu es timide mon Christiounet, ce n’est pas grave. 

Mais justement, voici qu’Anastasia aimerait bien savoir d’où vient cette peur de Christian de se laisser toucher… et refuse de laisser tomber, malgré les esquives du malandrin. 

Quel sombre secret cache-t-il ? A-t-il eu un traumatisme du gros intestin ? Va-t-il nous raconter sa carrière de pétomane brisée ? 

Nous le saurons dans le prochain épisode

Mais on va prendre un peu de temps avant : pensez à moi, malheureux, car il nous reste encore a minima trois épisodes pour en finir avec ce sombre étron.

Quel sacerdoce que le mien.

153 réponses à “L’ire ensemble – Grey -Épisode 7

  1. Pingback: L’ire ensemble – Grey – Épisode 6 | Le blog d'un odieux connard·

  2. Est-ce que l’auteur pourrait arrêter de nous polluer avec le spoil laborieux de ce bouquin de merde ?
    Non mais sérieusement.
    J’ai déjà l’impression d’avoir perdu 10 minutes de ma vie à lire cet article alors je n’ose imaginer le temps que le connard a perdu à en faire la parodie…
    Tu n’as donc rien de plus intéressant à faire que faire de la pub pour du PQ ?
    Ah laisse moi comprendre. La Saint Valentin approche et avec elle le second film ce qui correspondra parfaitement à la fin de tes ires ?
    Quel pitoyable monde dans lequel nous vivons lorsque ce monde achète ses révolutionnaires…
    Quelle tristesse que de voir une horde d’ahuris se pâmer sur un livre qui n’aura de mérite que d’avoir fait jouir quelques femelles 40 ans.
    Va donc lire Lovecraft ou Poe si tu n’aimes pas le monde dans lequel tu vis. Au moins, eux te montreront ce que c’est que de sentir que quelque chose ne tourne pas rond. Et Ils t’apprendront également à mieux écrire. Que tes tournures sont mauvaises et lourdes bon sang !
    Allez on se reprend et on arrête les conneries ok ?

    • Euh… Avez-vous bien compris le concept de ce blog?
      Particulièrement de la section spoil, qui consiste donc à se sacrifier pour ses lecteurs, et voir/lire de la grosse bouse à notre place et nous offrir les délices de la moquerie sans l’inconvénient de la lecture.
      Comme je le répète souvent à mes élèves : « assurez vous d’avoir bien compris le sujet avant d’intervenir en classe »…

    • Retour de Gloubi (youpi!), moins en forme que d’habitude, mais je suis heureux de le voir. Je pense que la rubrique (abrac) L’ire ensemble le traumatise ce qui explique qu’il soit moins virulent que d’habitude.

      • Eh bien, c’est l’une des rares fois où je jette un œil à la section des commentaires et que vois-je en premier ? Le plus sophistiqué et à la fois le plus virulent des trolls qu’il m’ait été donné de lire.
        Et on précise qu’il avait déjà sévi sur ce blog et que je n’avais rien vu ! Je n’ai pas perdu ma soirée.

    • Cher Gloubi, est-ce parce que vous êtes pour la première fois sincère sur votre commentaire que vous en avez perdu votre verve? J’avoue que tirer sur une ambulance, fut-elle décorée de 50 nuances de merde, ca va un temps, après 7 salves, ca devient trop…

    • Chouette, Gloubi est de retour !! :)
      En revanche, mon coeur saigne : plus de messages cachés dans les images, c’est un traumatisme dont je ne me remettrai pas…

    • Lire Lovecraft pour mieux écrire, donc ? On parle bien de Lovecraft, Howard Phillips ? Le type qui a un style tellement lourd qu’il est doté de sa propre gravité ? Non, c’est pour être sûr… :3

      • Le style de Lovecraft n’apparaît lourd qu’aux idiots ou qu’à ceux qui aiment le monde dans lequel qu’ils vivent. Ces deux catégories se rejoignent d’ailleurs souvent car quand l’on observe notre époque, on ne peut que se terrer de peur face à l’horreur qu’elle nous insuffle.
        Il faut quelque part ne pas aimer la vie pour aimer lire, le cinéma, la peinture,…
        Lovecraft ne raconte pas l’histoire de personnages, il raconte sa haine du monde (du à son racisme qui a explosé lors de ses années de misère à NYC).
        Quand tu insultes un monument de la littérature, tu le fais avec de vrais arguments espèce de petite merde ou tu rentres te coucher dans la niche dont tu n’aurais jamais du t’extraire.
        Bref, j’ai autre chose à foutre que passer ma vie à lire un débile à cravate rouge débiter des évidences sur de la colique.
        Mais je comprends tout à fait que ça vous passionne, vous les indignés et balophobes.
        Choisissez vos combats bande de cons.

      • Les balophobes, c’était une sorte de mouvement, de caste, qui protestait contre la présence de pubs mélangées au vrai courrier dans leur boîte aux lettres. Un espèce de conglomérat de cons qui n’avaient rien d’autre à foutre que s’indigner contre quelque chose de certes embêtant mais sans intérêt, tout ça pour combler leur ennui, leur misère et se donner l’impression d’exister.
        Un peu comme vous tous qui continuez à parler de Grey en 2017… Non mais sérieusement. Le niveau baisse de plus en plus ici. J’ai de plus en plus de mal à vous supporter.

      • Gloubi, vous avez de plus en plus de mal à nous supporter et à supporter ce blog. Fort bien, libre à vous de ne plus venir. Non? Ou bien vous vous imaginez qu’insulter tout le monde suffira à nous éclairer? Notez que j’aime beaucoup votre attaque sur la « cravate rouge ». Car oui, à n’en pas douter, ce blog est un repère de communistes, et sans doute aussi de féministes façon mouvement décolonisé(e)s vegan. Bravo pour votre finesse d’analyse et votre perspicacité politique.

      • Gloubi ou le type qui essaie de jouer l’odieux connard sur un blog où les trolls sont légion. C’est choupi.

      • « Il faut quelque part ne pas aimer la vie pour aimer lire, le cinéma, la peinture,… »
        No comment…

        « Bref, j’ai autre chose à foutre que passer ma vie à lire un débile à cravate rouge débiter des évidences sur de la colique. »
        Eeeeet pourtant tu es là.

        « Un espèce de conglomérat de cons qui n’avaient rien d’autre à foutre que s’indigner contre quelque chose de certes embêtant mais sans intérêt, tout ça pour combler leur ennui, leur misère et se donner l’impression d’exister. »
        Eeeeet pour preuve tu le fais ici. CQFD

      • « se terrer de peur face à l’horreur qu’elle nous insuffle »

        Se terrer de peur est un joli pléonasme en plus d’être une formulation particulièrement laide, se terrer de peur face à l’horreur est d’une redondance qui nécessite sans aucun doute une maîtrise certaine. En revanche, je suis assez certain qu’on inspire l’horreur, on ne l’insufle pas. On ne peut pas donner un « souffle d’horreur ».

        Je trouve ta vision de Lovecraft réductrice et pseudo-érudite, et je ne m’apesantirai pas sur la stupidité abyssale de ton avis concernant l’art et la haine. Enfin, cher Gloubi, tout le monde a bien compris que tu cherchais à te poser comme un esprit littéraire mais je ne sais pas encore lequel de ces deux mots te décrit le plus mal.

        Bien à toi,

        Moi

    • L’auteur ne se serait pas justement inspirée des travaux de Lovecraft pour créer Anastasia, qui rappelons-le est un « tourbillon de jambes et de cheveux ». À quelques tentacules près c’est le portait craché de Chtulhu !
      Remarque ça expliquerait pourquoi Cricri d’amour est réticent à l’idée qu’elle le touche …

      • @Leina : c’est en effet de la folie pure que d’agir ainsi…

        (Désolé, c’est nul je sais, mais bon, il fallait bien que quelqu’un fasse cette réponse facile, alors je me suis sacrifié).

    • Oooooh comme il est fâché.. Tant de colère pour se sentir exister ! Allons allons, tout va bien, tu t’es simplement trompé de blog va. Voilà.

    • Femelles ? 40 piges ? C’est moi, où je trouve comme de l’acrimonie dans ces propos ?
      M’enfin, je suppose (j’espèèèèère !) que c’est du second, voire troisième degré, Gloubi… comme les ces articles délectables et « (s)poilants » de l’Odieux Connard.

  3. Toujours aussi drôle ! Attention cependant : « j’ai juste envie de te ligoter et de te faire jour » il doit manquer un « i » non ? Enfin ce ne serait pas surprenant que ça soit dans le texte original :P

  4. Dire que j’avais réussi jusque-là à éviter d’entendre parler de près ou de loin de ce livre, et voilà que j’attends avec impatience que vous me le racontiez ! Plus on avance, plus j’hésite entre rire et pleurer devant ce … « machin » … qui a tant marché … snif …

    • Si t’avais réussi à éviter d’en entendre parler, c’est que tu vivais dans une grotte. Grotte dans laquelle je ne saurais trop te conseiller de retourner pour nous éviter à tous tes commentaires sans intérêt. Merci, Ju.

      • Je pensé que ce commentaire s’applique aussi à vous. Vous êtes en train de vous ridiculiser.

      • Et si toi, t’as pas réussi à éviter d’en entendre parler, c’est que t’es entouré de cons. Et si tu l’as pas remarqué et que tu te plais dans cet environnement, ben….
        Y a que les éléphants pour pouvoir se balader dans un troupeau d’éléphants.

  5. Minimum trois épisodes ? C’est SI long que ça pour ne rien raconter ? Tant mieux, remarquez ; ça nous fera encore au moins trois beaux articles…

    Ce qui me trouble, personnellement, c’est l’onomastique de cette merde : Ana et Mia, on se croirait sur un site pro-ana (pro-ana = tarée qui a décidé que l’anorexie n’était pas une maladie mais un mode de vie et qui donne des conseils pour ressembler à une Somalienne le plus vite possible). Ces foldingues personnifient l’anorexie, qui s’appelle Ana et qui est leur gentille amie, et la boulimie, qu’elles appellent Mia et qui est donc leur vilaine ennemie).

    EL James ne pouvait pas ne pas savoir…

    • Heu je ne le savais pas (faut quand même s’intéresser de près au milieu hein) et je pense que c’est le cas de beaucoup de monde en plus d’être des prénoms courants quand même

    • La palme à la branlette intellectuelle : « l’onomastique de cette merde ». Mais parle donc normalement, Estelle et reviens avec de vraies idées au lieu d’enculer les mouches.

      • Pourtant c’est sympa d’enculer les mouches ! C’est comme les enfants, difficile de rentrer dedans mais quand on y est c’est l’éclate !

  6. Ah bon? « Je vais te pilonner comme les Anglais sur la somme » ca ne se dit pas? Je suis fort contrit

  7. On voit que vous commencez à en perdre votre orthographe, dans une citation de ce grand romantique qu’est Christian, vous avez omis un « i » (après la visite de la gynéco), ce qui transforme « jouir » en « jour ».

    • Hiihi, trop drôle, Luc D. Jouir, hihihi. Niveau mentale : CP – 5 ans. Ne poste plus, s’il-te-plaît, merci.

      • Bon Gloubi, je suis en retard, mais votre jouissance à vous n’est-elle pas de répondre avec une classe d’un collégien (ou d’une collégienne) légèrement attardé ? En plus, vous n’aimez rien ici. Question masochisme, vous êtes un maître en la matière.

  8. Noooon, rendez-nous les infobulles ô programmateurs de WordPress ! Le plaisir n’est pas le même sans ces savoureuses petites annotations.

  9. Merci merci Sire Odieux pour ces grands moments! Même s’il faut reconnaître que la prose navrante de E L James se suffit à elle-même quand il s’agit de nous faire poiler. Ça donnerait presque envie d’aller y jeter un oeil… Cela me rappelle ces belles tranches d’hilarité devant le  »Premier sexe » de Zemmour. Comme quoi ce connard de Grey a raison: on peut trouver du plaisir dans la douleur. Par ailleurs, prenez-garde Odieux: on note un relâchement orthographique symptomatique, à ce stade de la lecture, d’une brûlure neuronale aggravée: « la mystérieuse jeune fille que notre larron aurait rencontrE », « ce jour était aussi invitE la collocataire d’Ana »

    • C’est marrant. A chaque fois qu’un ahuri bien pensant n’a pas d’arguments, il se sent obligé d’invoquer Zemmour. Ce n’est pas avec des références pareilles que tu feras avancer le débat, ma couille.

    • Bah nan….. « rencontrée » (avoir donc COD) et « invitée » (être donc sujet). Par contre coLocataire mais bon…. Nous sommes néanmoins d’accord sur le fait que cet exercice de style est délicieux. Je découvre et J’AIME! (non, je ne crie pas, j’écris au superlatif!)

  10. Je suis très déçue de ne plus avoir de légendes sur les images. J’ai tout de même passé la souris dessus au cas où vous nous feriez une petite farce, mais il n’en est point. WordPress vous ampute d’un moyen d’expression singulier, j’appelle à la révolte!

    C’est, à mon avis, votre meilleur article sur cet infâme bouquin. C’est incroyable que puissiez faire si rire en travaillant avec si avec peu de substance… vous êtes doué, je ne vous apprend rien.

    Je revendique sans gêne mon regard « pénétrant et à la fois dérangeant », ça me donne un côté dangereux et mystérieux, mes conquêtes en raffolent.

  11. La suite la suite et ceux qui sont contre la Porte est grande Ouverte, ou mieux allez lire autre chose !!

  12. RIP les infobulles, quand au reste, bon ben ce n’est pas pire que précédemment: juste navrant et incohérent.

  13. J’avais lu le premier tome de Fifty shade par conscience professionnelle. Alors merci pour cette chronique qui a au moins le mérite de rendre ma lecture utile… Je ne suis pas sûre que je croirai au contenu du bouquin que vous relatez sans l’avoir vérifié de mes propres yeux! Mes zygomatiques cherchent encore à s’en remettre (sans sous-entendu graveleux, notons!)

  14. Incroyable. Je n’aurais jamais feuilleté cette … chose. Vous me donnez l’occasion de le faire (et ça, c’est méchant, c’est vilain ! oh que c’est mal). Je ris si fort que je dois prendre garde à ne pas réveiller les enfants. C’est malin. Je ne sais pas si c’est le texte initial ou vos commentaires qui m’amusent tant. Les deux, probablement. Bravo pour l’alchimie réussie et pour le courageux sacerdoce.

  15. Même si ce livre semble imbuvable, il est plus ridicule que dangereux…donc ne faites surtout pas l erreur de confondre rapport consentis (meme si ce n’est pas de votre goût) et viol…car par la c est vous même qui devenait ignorant lorsque des femmes ont réellement vécu cette situation… Il n’est jamais question de VIOL ds ce bouquin!

    • Ce n’est pas parce qu’il n’est pas question de viol que ça veut dire que ça n’arrive pas. Ici, l’histoire est en plus racontée du point de vue d’un pervers narcissique et manipulateur qui trouve tout à fait normal de harceler une femme non consentante jusqu’à ce qu’elle cède, de contrôler sa vie jusque dans ses moindres détails et de l’isoler du reste du monde à cause de sa jalousie maladive. Ce bouquin EST dangereux, puisqu’un connard abusif qui ignore volontairement toute notion de consentement est présenté comme un amant attentionné et romantique. Et en plus, c’est tellement écrit avec les pieds que j’en ai les yeux qui saignent, histoire de fignoler le tableau. Il y a un tas d’auteurs qui écrivent bien mieux que E.L. James, qui en bavent un max pour boucler leurs fins de mois, et qui mériteraient bien plus d’être publiés.

      • Pour travailler auprès d enfants de femmes et d hommes qui on été violés, je vous conseille de sortir de vote petit monde prétentieux et cloisonné ou ts les hommes qui ont des pratiques différentes sont des pervers narcissiques, on appelle ca de la psychologie de comptoir, au final plus dangereuse et tout aussi ridicule que l’auteur de ce roman, renseignez vous en profondeur sur le sujet au lieu de répéter bêtement ce qu’on vous dit ou ce que vs lisez ds psychologie magazine ce livre est grotesque mais il ne parle aucunement de rapports non consentis, ni de pervers narcissique qui pousse généralement au suicide.

    • Pour avoir lu le 1er tome, je vous assure que l’on y décrit bien des scènes de viol, avec le bon vieux truc du ‘ah non mais non mais oui » : la partenaire n’est pas consentante mais si on la force au final elle aime bien.
      Dans pas mal de cas, Ana dit  »non », et n’est pas entendue. Ca plus évidemment les vols, harcèlements…

      • Vous n avez de tte evidence jamais vécu cette tragédie et je ne vs le souhaite pas…Vous n’avez de tte evidence jamais été harcelé….. Ne prenez pas les femmes pour des choses fragiles qui ne savent pas ce qu elles veulent… c’est complètement patriarcale et stéréotypée….pour votre informations il y a des codes à prononcées ds ce genre de pratiques sexuelles et tant qu’il n’est pas prononcé le non nest pas considéré, et tt ca est bien évidemment expliqué avt tt acte.

      • Et ben ouais ducon, écoute Droloy. Si tu veux parler de viol, faut que t’en aies subi un. Tu n’as pas le monopole du viol, mon gars. C’est un peu comme parler des femmes. Comment tu veux parler des femmes si t’en aies pas une, hahaha ! Ben ouais, logique eh !
        Non mais sérieusement. Ce genre de débat entre la bien pensance d’un côté (Droloy) et la beauferie de l’autre (Mahaut) pollue le net depuis des décennies.
        Et ce n’est pas en vous lançant dans de grandes diatribes sur un blog qui commente « Grey » que vous allez apporter quelque chose sur le sujet du viol, sujet bien trop complexe pour votre intelligence de classe moyenne.
        Donc fermez-là et laissez parler les grands.

      • Non mais Droloy… Comment dire… Si vous aimez le livre c’est votre droit, mais vouloir nous faire croire que Grey est juste un individu tout à fait sain adepte de certaines pratiques et qu’ Ana est une jeune femme qui sait ce qu’elle veut… « faut ps abusée » !

        Ce n’est pas non plus parce qu’on est capable de différencier « dominant respectueux de sa soumise » de « connard manipulateur » qu’on est un abruti au cerveau lavé par les magazines (curieux, j’ai eu droit au même discours quand j’ai qualifié la relation de deux autres personnages fictifs d' »abusive » : « tu gobes juste ce que disent les SJW sur Tumblr !! » Oui, ça doit être ça, c’est pas comme si on pouvait se faire son propre avis)…
        Puis si vous avez un souci avec ce qui est « patriarcale » je sais pas comment vous pouvez supporter Grey… m’enfin.

      • Gloubi… « pollue le net depuis des décennies. ». Ben oui, il y a 20 ans déjà, le sujet du consentement sexuel faisait débat sur internet… D’ailleurs, il y avait déjà la fibre, le haut débit, les forums dont 50% de la population avait accès… En 1997… Sisi.

  16. Je suis très embêté car vos posts me donnent envie de vérifier par mes yeux que les extraits que vous citez sont véridiques, ce qui me semble impossible à croire. .. mais comment dépenser 20€ pour ça. Ah dilemme.

  17. Le regard si typique des gens myopes, à la fois pénétrant et dérangeant. == C’est si bien vu ! A suivre de près donc.

  18. Non non, Monsieur Odieux Connard, s’il vous plait, pas encore 3 épisodes. J’espérais déjà fortement que le 7ème soit le dernier. J’ai bien ri et vous félicite pour vos résumés comme toujours hilarants, mais ça commence à bien faire…

    Je vous suggère humblement, très cher maître de ce blog, de conclure en une dernière fois et qu’on puisse passer à autre chose, soyez économe de votre talent vu le nombre de sujets à traiter.

    Au fait : voulez-vous de l’aide ?? Je me propose pour vous envoyer un spoiler de la grande muraille (le caporal roudoudou a quelques suggestions à faire, les notes qu’il a pris pour ne rien oublier font un volume) ou de passengers (vu la pauvreté de l’action, c’est un record en nombre d’incohérences possibles, ils les ont toutes casées je crois).

  19. Ces résumés me font passer de grands, grands moment… Merci beaucoup pour ces excellents moments de lectures, délicats myosotis poussés sur le fumier, tout ça tout ça. Je ne sais pas ce qui est le plus hilarant, vos commentaires ou les extraits choisis…
    Je noterai que la tarte aux pommes a dû traumatiser mon inconscient, parce que j’ai lu « – Non, et pour l’instant, j’ai juste envie de te ligoter et de te faire jouir jusqu’à ce que tu tombes dans la tarte aux pommes » au lieu de « tombes dans les pommes ». Ma version était mieux.

  20. Si ce livre était une parodie, il ferait rire…
    Mais quand on sait que c’est sérieux, alors là on se dit que l’auteur est très très grave !

    Je dois dire qu’à partir du moment où la gynéco débarque et rapport l’entier d’un entretien et examen médical d’une femme à une autre personne, j’ai commencé à rire plus que jaune !

    Et ne parlons même pas des scènes de viol qui suivent…

    Sérieusement, je ne comprends toujours pas ce qui peut faire fantasmer dans ce truc, à moins d’avoir été conditionné dès l’enfance (mais suis-je bête, c’est un peu ce que notre société patriarcale fait aux femmes ET aux hommes => et les commentaires anti-féministes en réponse à ça ne sont pas nécessaires, merci bien !)

    • « […]à moins d’avoir été conditionné dès l’enfance (mais suis-je bête, c’est un peu ce que notre société patriarcale fait aux femmes ET aux hommes[…] »

      Certes. Comme toutes les institutions en ce bas monde, dont principalement les religions et les mouvements politiques.

      Je vais me prendre une volée de remarques dégradantes, je le sais, mais c’était plus fort que moi… Fallait que ça sorte (comme le kiki de Cricri).

  21. C’est génial juste avant un bon de droit pénal 😂 alala qu’elle étron maudit ce livre heireusement que tu te sacrifie pour nous 😂

    • Ah oui, en voilà une bonne idée !

      Cours de droit : relever toutes les infractions commises par les protagonistes de ce truc et expliquer les lois s’y rapportant et les peines encourues…

  22. 2017 commence fort bien avec le joli retour de Gloubi !

    En soit il n’a pas tord : c’est une perte de temps de lire ce liiiivvvvvreee (on a tous du mal à utiliser ce mot dans le cas présent, je crois) car nous savons tous que c’est juste de la matière fécale.
    La vie est trop courte pour ça. Mais, bon justement, dans la vie il faut aussi des petits plaisirs malsains comme celui que notre hôte s’inflige ici à nouveau. Merci à lui, à nouveau, de nous faire rire (ou pleurer selon la vision que l’on a de tout ça).

    • Et au jour d’aujourd’hui, je veux qu’ils voiyent que j’ai pas tord ? Tort ! Putain, cela s’écrit tort ! Bertrand, lance-toi en politique mon vieux. Arriver à être d’accord avec moi et remercier l’auteur de l’article dans le même paragraphe, c’est digne d’un bon Normand !
      Non mais sérieusement…

      • Oh merci Gloubi ! Je fais en effet toujours cette vieille faute depuis des années. Honte à moi (si si je le reconnais). Vous avez fort bien fait de me le faire remarquer.
        Allez savoir pourquoi cela ne veut pas rentrer. Vous avez surement une réponse : parce que je suis con.

        Pour mon double avis (selon vous), je pensais l’expliquer suffisamment. Mais bon… On ne peut pas toujours être compris par tout le monde : vous êtes hors norme, ceci explique cela.

        En revanche, ce n’est pas bien gentil de votre part de dire que je pourrais faire de la politique. Beurk, me comparer à un homme politique. Et puis quoi encore ?! C’est pousser le bouchon un peu trop loin dans l’insulte. Et pourtant je suis tolérant. Il faudra donc que je fasse voler mon gant dans voter visage prochainement, j’en suis navré.

        Ce fut un plaisir tout de même de recevoir une réponse de la part de votre illustre personne. Bonne journée.

      • Bref, j’ai autre chose à foutre que passer ma vie à lire un débile à cravate rouge débiter des évidences sur de la colique.
        Mais je comprends tout à fait que ça vous passionne, vous les indignés et balophobes.
        Choisissez vos combats bande de cons. dixit le mec qui poste 3 tonnes de commentaires alors qu’il est censé avoir autre chose a foutre

      • Haha énorme le mec qui donne des leçons d’orthographe aux autres alors que lui-même a chié un peu plus haut un joli « Comment tu veux parler des femmes si t’en aies pas une »…
        Sombre merde.

  23. On écrit « en loucedé ». C’est l’argot des bouchers que l’on appelle le louchébem. Cela consiste en général à enlever la 1ère consonne du mot (boucher -> oucher) pour la mettre à la fin (oucher -> ouchéb), lui substituer une autre consonne -généralement « l »- en tête de mot (ouchéb -> louchéb) et à adjoindre une terminaison à l’esthétique grotesque (louchéb -> louchébem). D’où : en douce = en loucedé, moi = loimique, à poil = à loilpé, patron = latronpuche, fou = loufoque, etc…
    C’est un peu passé de mode il est vrai…

  24.  » WordPress m’empêche désormais de glisser des légendes débiles planquées sous les images quand on passe sa souris. » Nooooooooonn !!!

  25. Merci cher OC, je croyais que la phrase sur les myopes m’avait tuée, mais le petit taquet sur le RSI est magnifique, j’en pleure !
    Et merci pour cette abnégation, ou pour ce masochisme à étudier cette bouse.

    • d’accord avec vous ; je crois quand même que ce livre vaut la peine d’être spoilé, parce la vacuité presque totale de l’histoire laisse de l’espace au talent du spoiler pour jeter tous ses feux, tandis qu’une histoire trop complexe l’oblige à paraphraser un peu et nous perd un peu dans l’intrigue.

  26. Faudrait que Gloubi soit prof dans un lycée de banlieue. Il pourrait s’arracher les cheveux devant le niveau culturel de ces mécréants qui n’ont lu ni Flaubert, ni Balzac et leur gueuler très fort dessus à chaque fois que l’un d’eux prend la parole

  27. Christian sort un bordel, un putain ou un merde à chaque paragraphe, en gros ?

    Celles à qui leur premier passage chez la gynéco ont laissé un mauvais souvenir seront ravies de constater que dans le monde de Christian Grey, il est parfaitement normal d’imposer ce genre d’examen médical à sa petite amie, comme on amènerait son chien chez le vétérinaire. On ne demande pas son avis à la bête. Toucher vaginal et palpation des mamelles : c’est bon Mr Grey, votre chienne est en pleine forme. Doucement avec la cravache, si les poils tombent c’est que vous y êtes allé trop fort et récompensez-la avec des biscuits si elle a été obéissante.

    J’hallucine.

    J’aimerais croire que l’auteur n’a écrit ce bouquin que pour se payer la tête des adeptes du SM en leur offrant une pauvre caricature de dominant/bad boy.
    Il me semble que dans le milieu SM, il est aussi recommandé de lâcher la grappe de la soumise si elle manifeste le désir de se reposer. Le mec fait tout un foin à propos de la santé d’Ana, la jette dans les pattes de la gynéco, l’inscrit de force à la gym, mais trouve normal de la « pilonner » jusqu’à ce qu’elle tombe dans les (tartes aux) pommes ? Ok, rien à dire…

    • Ben, c’est surtout que ça touche au domaine de la paraphilie et du fétichisme, l’excitation par la douleur, la domination, la soumission, l’humiliation, voire les jeux de rôles d’interrogatoire. Mais ça reste du domaine de la relation entre deux individus, soit contre rémunération, soit dans une relation amoureuse. Donc ça implique la notion de consentement. Quand c’est NON, ça reste NON, même pour une soumise. Ou alors c’est une gamine attardée qui trouve ça cool d’être traitée comme une poupée gonflable car elle se sent badass d’avoir une vie sexuelle trop darrrrrrk … Et c’est pareil pour le dominant, la femme que tu cravaches, c’est la femme que tu aimes, si elle est accablée de fatigue, t’es plus inquiet de son état de santé qu »excitée par sa faiblesse et le lendemain elle se réveille avec ptit dej au lit. C’est pas parce que t’es affublé d’une perversion que tu ne sais pas te tenir ni être un petit ami parfaitement standard en dehors des moments particuliers … Je suis moi même pratiquant d’une forme particulière de SM, et n’en déplaise aux bien pensants qui disent « qu’il ne faut pas juger ce pauvre Christian car il a le droit d’avoir une sexualité bizarre et que ça n’en fait pas un gros taré sinon tous les gens comme lui en sont », je tiens à rappeler que le principe d »AMALGAME signifie qu’il ne faut pas associer le comportement d’un individu à toute la communauté dont il se revendique. Or, ce gars est un fantasme de Sasuke sans consistance qui aurait pu faire carrière dans l’Inquisition, au niveau de ses aspirations en matière de relation dominant soumise, et absolument pas un adepte du SM … Donc défendre le comportement de ce gros taré qui me fait honte d’être pratiquant et que la pratique soit connu uniquement comme ça par la plupart des gens, sous couvert que si lui c’est un taré, alors j’en suis forcément un aussi, au lieu de tout simplement dire que le SM est décrit par une chèvre dans ce torchon, et donc que ce gars n’a aucune profondeur ni la moindre valeur d’exemple, c’est comme si vous défendiez un terroriste pour dédouaner l’intégralité de la communauté musulmane … Ce qui est relativement con, vu qu’un terroriste est un islamiste décérébré, et non un musulman … Je crois qu’on pourrait définir ça comme une forme de sophisme particulièrement hallucinante …

    • Il aura raison de dire « Merde », « Bordel » ou « Putain » quand une compagnie de l’armée menée par le Caporal Roudoudou viendra gentiment défoncer sa porte pour aller lui rappeler que selon la loi, c’est légèrement interdit de violer des jeunes filles.
      Et aussi que quand on te propose une tarte aux pommes, TU L’ACCEPTES MERDE !!!

  28. Qu… quoi? Plus de texte dans les infobulles des images? Je… je… une partie de mon adolescence viens d’en prendre un coup, un rude coup. Vous savez, celui qu’on inflige au niveau de la nuque d’une étudiante serbe (ou croate je sais plus) lors d’un moment d’inattention.

    Mis a part cela, très bon article Mr l’Odieux, je suis toujours esbaudi a la vue d’une nouvel article « L’ire ensemble » et ne suis jamais déçu!

  29. Gloubi, m’enfin….. Corriger les fautes des autres, c’est bien, c’est faire montre d’une volonté certaine d’élever le niveau des intervenants, c’est une belle preuve d’altruisme….. (ça va, il y a assez de cirage?) Maintenant, éviter d’en faire vous-même serait assez judicieux, dans un essai de pédagogie par l’exemple… Même si la-dite a ses détracteurs.

    • Il ne répondra pas. Pour que Gloubi daigne de vous remettre à votre place de bobo-bourgeois inculte, il faut l’attirer à l’aide de phrases spécifiques aux chiwawa enragés et qui lisent du Kafka, comme :

      « Hé Gloubi, je trouve que Stephen King c’est un super auteur ! Mieux que Flaubert ! »

      Normalement il ne devrait pas tarder à arriver en poussant milles injonctions peu courantes et en étalant sa pseudo-connaissance de la littérature

  30. Ça n’a probablement aucun intérêt (oui, merci Gloubi pour la confirmation à venir de ces 6 premiers mots! :-P) mais j’avais commis quelque chose lors de la période de pub intense précédant la sortie du premier film…..

    « Ça y est, la pub commence pour « Fifty shades of grey », le film….. Et on va se taper ça jusqu’au 11 février, date prévue de sortie du dit film. S’il y a bien UN truc qui m’horripile, c’est le bourrage de crâne. La vente forcée. L’argument imparable genre « si tu ne vas pas le voir, c’est que tu n’es pas un rebelle! ». À se demander si par hasard ça ne serait pas un peu une daube pour qu’on cherche à te convaincre autant à l’avance…..

    Bon, ok, je n’ai pas lu le bouquin mais j’ai quand même feuilleté un peu en allant traîner mes guêtres à la librairie. (tiens, au passage, je vous recommande VRAIMENT Katarina Mazetti!)
    En gros, c’est du Harlequin série rouge gentiment teinté D/S…. Ben ouais, ne parlons pas de BDSM, ça ferait rigoler ceux qui se souviennent de « Salo ou les 120 journées de Sodome », m’est avis!

    Nan, « 50 nuances », c’est le frisson-popote…. Comme le joint que tu demandes à ton fils de te ramener pour faire « branché » avec tes potes qui viennent faire un poker (ben ouais, c’est quand même plus transgressif que la coinchée, hein!), la photo où tu montres ton cul-en étant bien sûr qu’on ne peut absolument pas te reconnaître- un soir de biture (mais ça, tu le dis pas, vaut mieux prétendre que c’était pour faire chier le bourgeois, c’est plus glorieux!) ou pour rester dans le domaine évoqué, l’air entendu que tu prends quand on parle de menottes -avec un sourire qui se veut pervers et qui n’est que vaguement égrillard- alors que tu n’as même jamais osé passer la porte d’un sex-shop…. -ou alors avec des potes aussi coincés que toi, le rire tonitruant et le verbe haut pour cacher ta gêne-

    Bon, tu l’auras compris, je n’investirai ni dans le bouquin ni dans le film. Comme ça, j’aurai un peu de monnaie pour t’offrir une Cuvée des Trolls ou une Lindemans Triple quand tu viendras me voir….. Juste deux trucs:
    1- N’essaie pas de me convaincre que ce bouquin et ce film sont des chefs-d’œuvre d’un érotisme sulfureux, miroirs de nos fantasmes inavoués (ben ouais, tu sais t’exprimer grave, toi aussi!) sinon, je t’achète de la Valstar….!
    2- Ne me dis pas que moi aussi, j’ai des fantasmes, j’ai horreur des lieux communs…. (Et ne me demande pas non plus de t’en parler ou si je les ai réalisés, -à tout le moins en partie….- je ne voudrais pas te faire rougir…) Et tu terminerais là aussi à la Valstar! »

  31. Comme certains, je ris toujours autant (quoique au final le texte de base devient peut-être un peu trop forrifiant pour vraiment trouver ça drôle).
    Mais plus de dix spoils sur le même thème ça va finir par devenir un peu lassant. Ne serait-il pas possible de donner un bon coup pour finir en lisant en diagonale et finir sur un huitième et dernier épisode ?
    Cette idée de divulgâchage de livre est une bonne idée, mais le format est peut-être trop long par rapport à un film (ou alors il faudrait choisir des livres de 100-150 pages maxi).

    • Mais l’Odieux risquerait de manquer un dialogue érotique à base de tartes aux pommes, ou une pensée de ChriChri expliquant à quel point il a la loi avec lui alors qu’il s’apprête à violer une jeune fille dans une ruelle !

  32. Rectification qui n’est pas sans importance :
    A moins d’être un coco taillé, tout le monde sait que
    le quartier des tresses,
    le quartier des déesses,
    C’est la gare de l’Est !
    (et pas la gare du Nord)
    Il n’y a que moi de frisé à lire ce blog ?
    Passons, si tu vois un serpent sur une bicyclette, c’est qu’il a trouvé un moyen de pédaler.

  33. Merci cher Odieux pour cette lecture de Grey, personnellement je ne m’en lasse pas. « Christian est comme les ours, la seule façon de lui échapper est de faire le mort » s’il est vrai que femme qui rit, femme qui jouit, vous m’avez apporté plus d’orgasmes que la lecture du bouquin original.
    Cependant, à la lecture des commentaires, je m’interroge. Certains se demandent comment on peut être excité à la lecture de ce bouquin dans lequel une femme est soumise aux quatre volonté d’un homme. Heuuu avez- vous déjà entendu parler de la notion de fantasme ? Vous, quand vous vous branlez, c’est devant un film Arte ? Vous ne regardez jamais de porno parce que le monsieur ne dit pas « bonjour Madame » avant de culbuter la dite dame ? (D’ailleurs il ne dit pas non plus « merci Madame » quand elle lui fait une pipe, mais où allons-nous !) Le concept du gros machin qui doit rentrer dans le petit machin, ça vous laisse de marbre aussi ?

    • Perso, je n’ai rien contre le principe du fantasme de soumission, du moment que c’est fait avec consentement…

      Bon et puis il y a une différence entre « joué » à dominant-soumise (qui se passe en général pendant une période donnée et selon certaines conditions respectueuses des désirs des deux parties) et un mec qui vous trace, vous suit jusque chez vous ou votre lieu de travail, vous impose quoi porter, quoi manger, combien de sport faire par semaine, comment vous épiler et j’en passe, tout cela SANS votre consentement (je rappelle qu’Ana ne signe jamais le contrat du début à la fin des bouquins, donc tout ce que lui impose Christian, elle n’a pas signé pour ça => « ça » dont elle ignore tout en plus, ce qui arrange bien le petit ChriChri soi-dit en passant)…

      Là on n’est plus dans un fantasme de dominant-soumise, c’est faire passer un stalker psychopathe pour un dominant romantique…
      D’ailleurs, les vrais adeptes du BDSM n’ont pas vraiment appréciés d’être comparés à Christian Grey…

      • Je confirme, on apprecie vraiment moyennement que notre fetichisme soit passe par la moulinette hollywoodienne et soit donc vu au travers du kaleidoscope argumentaire d’une fan de twilight par des jeunes hommes persuades qu’aimer une femme c’est la stalker et que si elle s’en plaint c’est qu’elle fait sa mijauree, et par des jeunes filles qui pensent qu’etre vierge, ou du moins, ne pas vouloir se donner au premier bouffon venu, c’est une tare psychologique et une honte supreme, et que se prendre des coups sur le cul, c’est hype, comme de jouer les SJW …

      • Elle jouit quand même beaucoup pour une femme qui n’est pas consentante, mais je suis entièrement d’accord avec le fait que dans la vraie vie, je ne souhaite un Grey à personne. D’où le personnage utile uniquement au niveau du fantasme.

        Ce que vous ne savez pas, vous les bienheureux qui n’avez pas lu la trilogie, c’est qu’Ana est tout sauf une victime. En réalité c’est Grey qui devrait faire l’objet de la défense de 50 millions d’amis et de consommateurs. ATTENTION SPOILER DES VOLUMES 2 et 3 : Je ne pense pas que le vénérable Odieux s’attaque à ces monuments alors je vais vous les résumer en deux phrases : vol 2 Ana fait le coup de la pilule mal prise et tombe enceinte. Vol 3 Grey se fait passer la corde au cou.
        Ce ne sont pas les féministes qui auraient dû monter au créneau, le seul personnage qui se fait baiser dans cette histoire c’est Grey qui se retrouve marié et père de famille avant d’avoir avalé sa bouchée de tarte aux pommes.

      • Vous ne m’apprenez rien, il suffit de lire le resume a l’arriere des tomes pour le savoir. Par contre je ne vois pas en quoi un traumatise qui traite les femmes comme du jambon, mais tombe sur une forte tete qui le prend a son propre jeu apres l’avoit subit tout le premier tome, et cela pour son propre bien, au point qu’il finit heureux, amoureux, marie et pere, serait a PLAINDRE. A vous lire, le fait qu’il soit une caricature de beauf en rut se payant une poupee gonflable, et elle une gourdasse qui se paye une bonne tranche tout en reunissant les pires cliches hollywoodiens et pornographiques du concept de  » plan cul a la demande » est un merveilleux « fantasme », et le fait qu’il obtienne une forme de ̈redemption et une vie heureuse est une idee parfaitement grotesque, le mariage etant plus traumatisant que les traumas de jeunesse qui l’ont rendu comme ca … Je commence a comprendre pourquoi cette merde a eu du succes, c’est le lectorat qui a des soucis mentaux a la base …

      • Quant au viol, vu que la notion ressort enormement dans les commentaires, c’est comme la pedophilie, le SM, ou tout autre notion complexe que tout le monde pense connaitre sur le bout des doigts alors qu’on ne fait que la sortir sans y reflechir. C’est bien pour ca que des gars de 18 ans se font traiter de pedophiles par des debiles si leur copine a 16 ans, et qu’on continue a dire que les francais avaient tous pris le maquis. Une notion complexe, ca demande reflexion … Un viol, c’est souvent commis par un type qui grille son dernier fusible inhibiteur, et passe a l’acte, et dont le but est de posseder le corps et souiller sa victime. Son plaisir a elle, il s’en balance. Mais ca peut aussi etre un tare fetichiste dont le but est de faire de sa victime sa chose. Et dans ce cas, son but n’est pas d’y aller comme un bourrin … au contraire. La jouissance et l’orgasme, ce sont des reactions physiques, si l’agresseur a pour but de les generer, il y arrivera … C’est bien pour ca que le controle orgasmique fait partie des techniques d’interrogatoire non violentes les plus efficaces … La notion meme « d’orgasmes forces » ne pourrait exister si le consentement etait fondamental … Donc non madame, anastasia steele la greluche de service est bien en train de prendre son pied de son plein gre dans cette immonde fan fic, mais etre submergee par un flot d’orgasme ininterrompu n’est absolument pas un signe de consentement …

      • « Elle jouit quand même beaucoup pour une femme qui n’est pas consentante »

        Euh… vous savez qu’il est possible d’avoir un orgasme (réaction purement physique et mécanique à certains stimuli) en étant violé/e ?!?
        Cet argument est utilisé par certains violeurs et juges pour justifier du consentement de leurs victimes : elle/il était consentant puisqu’elle/il a eu un orgasme !

        Ce genre de « justification » me donne juste envie de vomir ! C’est tout droit issu de la culture du viol et des mythes sur le viol (dont la fameuse jupe trop courte ou l’attitude de « salope » d’une femme fait qu’elle aura mérité son viol dans l’esprit de – beaucoup trop – de personnes) !

        D’ailleurs, vous me semblez parfaitement adepte de cette culture du viol, vu vos arguments… et on va passer sur le fait que vous faisiez passer le pauvre ChriChri pour la victime dans l’histoire (MDR) !

        PS : et pour votre gouverne, j’ai bien lu les trois tomes de la trilogie de base + regardé le film, ne voulant pas critiquer sans connaître (un peu comme Twilight) !
        Donc votre argument sur nous pauvres ignorants qui ne savons rien et n’avons même pas lu le bouquin, il se ramasse bien la gueule si je puis me permettre… ;-)

      • Mais enfin, il doit y avoir un problème de communication entre nous car je ne comprends pas comment mon « vous les bienheureux qui n’avez pas lu la trilogie » a pu se transformer en « nous pauvres ignorants qui ne savons rien ». C’est quand même un peu l’inverse, non ?

        Quant à votre : « vous savez qu’il est possible d’avoir un orgasme (réaction purement physique et mécanique à certains stimuli) en étant violé/e ?!? » je dois avouer que non, je n’étais pas au courant, et que j’en suis bienheureuse. (Par bienheureuse, je veux dire que je suis bien contente et pas l’inverse, je précise au cas ou…)

      • Merci pour votre reponse, je presentais qu’elle allait me sortir la defense feministe ultime  » t’as pas le droit de parler t’es un mec, donc tu sais pas » elle ne devrait pouvoir s’en sortir que par un  » t’as jamais ete violee, tu sais pas » vu que vous etes une femme … ce qui devrait enterriner la profondeur abyssale de ses arguments …

      • Il doit effectivement y avoir un problème de compréhension entre nous… Je ne sais pas si c’est vous qui vous exprimez mal ou moi qui ne comprends pas, mais je trouve vos formulations hyper tordues quand même (relisez-vous) !!!

        Vous défendez la notion de fantasme, alors que ce n’est pas de ça qu’on parle. Personne (de réel) ne fantasme de subir ce que Christian fait à Ana… Ana n’est pas réelle je rappelle, hors un fantasme implique bien le consentement puisqu’il y a la personne réelle (qui fantasme et dirige donc les choses) et la/les personnes irréelle(s) du fantasme… Si on décide de concrétiser ses fantasmes, ça implique également le consentement de l’autre/les autres personnes qui y participera/ont.

        Le fantasme du BDSM (et sa concrétisation), c’est très bien si tout le monde le veut. Or, je rappelle qu’Ana ne se met pas au BDSM parce que ça l’intrigue ou l’attire, elle s’y met parce que c’est la seule façon d’être avec Christian ! Le problème est déjà à la base même de leur « relation », qui est totalement inégalitaire puisqu’en plus elle n’y connaît rien donc ne peut pas prendre de décision éclairée !
        Et ce qui crée leur première rupture, c’est la fameuse scène où elle lui demande de lui montrer « le pire » et qu’il la frappe avec une ceinture ! C’est là qu’on voit les gros problèmes de l’auteur dans ses représentations de ce qu’est le BDSM : les adeptes ne cherchent pas le pire, ils cherchent le meilleur puisque c’est censé apporté du plaisir à tous les protagonistes !
        Et je passerais sur le fait que Christian a été initié au BDSM par une pédophile et que c’est parce qu’il est perturbé qu’il fait du BDSM (les adeptes apprécient encore plus cette partie *ironie »)…

        De ce que je sais du BDSM, c’est un peu comme une pièce de théâtre : on entre en scène, on joue la pièce, et puis quand elle est fini, on reprend sa vie normale !
        Cela n’implique pas du tout que quelqu’un vous IMPOSE de signer un contrat (qui va uniquement dans le sens de Christian, je le rappelle, il n’est jamais question des désirs et souhaits d’Ana), qui en permanence vous dictera votre conduite dans les moindres détails, vous stalke, dirige votre vie, se renseigne sur vous, vous suit, remplace vos affaires sans vous demander ou tenir compte de votre avis et j’en passe !
        De plus, Christian ne respecte même pas les règles élémentaires du BDSM (si vous allez sur des sites spécialisés, c’est très bien expliqué), notamment un des plus importante : l’aftercare !
        Si vous lisez d’autres livres mettant en scène des relations BDSM normales et saines, vous verriez largement la différence avec le écrits d’E.L. James…

        Et moi je trouve ça hyper inquiétant que tant de femmes (parce que ne nous leurrons pas, ce sont à 99,99 % des femmes qui ont aimé le bouquin) fantasment sur une « relation » comme celle-là, sur un psychopathe comme Christian en estimant que son comportement est normal et romantique (ils l’adaptent même en films érotico-romantiques pour la St-Valentin, c’est dire !) et ne voient aucun problème à ça… Alors que c’est un des pires bouquins que j’ai jamais lu mettant en scène une relation abusive, prônant le viol, la violence conjugale et la culture du viol !
        Mais hop ! Tournons tout ça en fresque romantique et ça passera crème !
        A mes yeux, ça signifie juste que la culture du viol est tellement bien assimilée par le plus grand nombre qu’il y a des millions de personnes qui trouvent ça romantique ! C’est très très grave !

        PS : ah non pardon, depuis j’ai découvert encore pire : la Dark Romance !
        Imaginez l’histoire des esclaves sexuelles de l’EI tournée en romantisme (avec le pire qu’elles pourraient subir – viols, tortures physique et psychologique, etc… – tout ça tourné en romance avec happy end, mariage, bébé… !)
        Je suis encore traumatisée 2 ans après mes trois essais ! Pauvre naïve que j’étais en imaginant que c’était tout autre chose à la base sous cette appellation ! Et bien sûr, les éditeurs se gardent de mettre le moindre WARNING, il ne faudrait surtout pas faire baisser les ventes !
        Quand je pense que des personnes mineures peuvent accéder sans problème à ces bouquins sur internet…

        « Quant à votre : « vous savez qu’il est possible d’avoir un orgasme (réaction purement physique et mécanique à certains stimuli) en étant violé/e ?!? » je dois avouer que non, je n’étais pas au courant, et que j’en suis bienheureuse. (Par bienheureuse, je veux dire que je suis bien contente et pas l’inverse, je précise au cas ou…) »

        Là aussi, votre formulation et raisonnement sont bizarres…
        Vous êtes bienheureuse de quoi ? Que des victimes de viol souffrent « un peu moins » en ayant parfois un orgasme ? Que ce soit utilisé par les violeurs/les juges/la société pour invalider le viol ?
        Sérieusement, je ne comprends pas…

      • Chère Vitany, par « bienheureuse », je veux dire que je ne fais pas partie des personnes qui ont subit un viol, je n’en ai donc pas l’expérience, ni du viol, ni de l’orgasme pendant le viol, et j’en suis bien heureuse. A part quelqu’un de malade psychologiquement, je ne vois pas qui pourrait se réjouir d’apprendre qu’une personne subit un viol, avec ou sans orgasme.

        Concernant la culture du viol dans notre société, elle ne pourra pas évoluer tant que les enfants et adolescents ne recevront pas une éducation sexuelle cohérente et adaptée.
        Les jeunes filles n’apprennent pas qu’elles peuvent se masturber et très peu sont autonomes dans leur orgasme (quand elles en ont). L’année dernière, j’ai été confrontée à une ado de 17 ans qui s’était fait déchirer le vagin par son petit copain. Quand je lui ai dit « mais quand même, tu n’as pas senti que tu avais mal ? » elle m’a répondu « si, mais vous savez ce que c’est, la douleur et le plaisir, c’est la même chose » !!! Au 21ème siècle, en France, les profs utilisent encore des mannequins qui ne possèdent pas de vulve. On apprend la sexualité aux jeunes avec des corps sans lèvres et sans clitoris !
        Résultat, les jeunes filles commencent leur sexualité active en étant totalement inféodées aux garçons, qui de leur côté se sont généralement éduqués en regardant de la pornographie : corps prépubères car sans poils+brutalité+humiliation de la femme.
        Le fantasme du viol permet aux femmes d’éprouver du plaisir sans en prendre la responsabilité. C’est le « j’vous jure j’ai pas couché avec un garçon » de la Marie-Thérèse de la Vie est un long fleuve tranquille. Je trouve qu’Ana entre complètement dans ce schéma (ce qui expliquerait le succès du livre, car ce schéma résonne chez beaucoup de femmes). Pour moi elle n’est pas la victime de Grey, elle est la victime de son éducation castratrice qui lui a fait croire qu’une femme qui prend sa sexualité en main (jeu de main, jeu de vilain) n’est pas respectable. Avec Grey, son inconscient peut se dire « d’accord je jouis comme une salope, mais ce n’est pas de ma faute, il m’a forcée, donc papa va continuer à m’aimer ».

  34. O_O
    Mais c’est pas vrai ?! Mais c’est quoi ce… cette chose ? On a l’impression que c’est Azathoth qui l’a écrit !

    • Euhm, invoquer en vain le nom du seigneur, pourquoi pas !? mais là, faudra qu’on m’explique le rapport entre Azatoth et l’écriture, j’ai eu beau chercher je vois vraiment pas.

      • Une telle abomination ne peut avoir été écrite ou inspirée que par le Dieu Idiot…

      • A mon peu humble avis, tu te trompes sur le sens du terme idiot appliqué à Azatoth.
        Dans le mythe de Lovecraft Azatoth n’est pas le dieu/grand anciens/truc indéfinissable qui raconte d’la merde. C’est un dieu/grand anciens/truc indéfinissable qui n’a pas de pensées ou des pensées extrêmement frustes.
        A l’instar d’un bébé nouveau-né, il ne fait pas de physique quantique, mais ne crée pas non plus des sketch de Bigard ni des oeuvres majeures comme 50 chiades de gris.

      • Oh… Autant pour moi.
        Seconde hypothèse : l’auteure vénère Shub-Niggurath.

  35. oh mon dieu, et ça, ça a été édite? Et adapté au ciné? et ça plaît? Enfin je veux dire, y’a des femmes qui lisent ça et qui aiment? Genre les mêmes qui ont applaudis à la signature du décret de Trump, non? Je suis désespérée………

    • Oui et y en a meme qui lisent l’odieux connard qui fait son beurre dessus depuis quleques episodes dessus, il contribue donc au succes de ce machin.
      J’avoue ne pas avoir lu sa prose sur le sujet. Les commentaires nullissimes des fans de l’auteur sont autrement plus drole.
      Un etron pose sur un etron, ca fait juste un plus gros etron.

      • Fait son beurre? Je ne crois pas qu’il touche un seul centime pour ça. Sauf si tu estimes que ce site fait de la publicité pour les livres qu’il vend. Mais je trouve ça un peu facile de cracher dans la soupe (En tout cas je n’ai jamais rien payé pour venir lire et rigoler par ici, ou alors tu t’es fait avoir)

      • @Stephane : Pour le coup Cyprien a raison (attention c’est rare que je sois d’accord avec lui, donc profitez en) : ce n’est pas de la pub de parler de quelque chose en le démolissant.
        Donc stop avec les théories du complot, sort un peu de chez toi et reviens quand tu seras plus calme. Et si tu n’y arrive pas, ne reviens pas et laisse les honnêtes gens tranquilles.

      • > Sauf si tu estimes que ce site fait de la publicité pour les livres qu’il vend.

        Parce que tu crois que ce blog a un quelconque autre interet ? T’es mignon….

        >ce n’est pas de la pub de parler de quelque chose en le démolissant.

        Parlez de moi en bien en mal, mais parlez de moi…
        Ca te dit rien ?

        Si y en a bien un qui devrait sortir de sa grotte (son fondement, pour etre aussi aveugle) c’est bien toi.

      • Si pour toi ce blog n’a aucun autre intérêt que de faire de la publicité, pose toi des questions sur ta santé mentale vu le temps que tu y passes et tous les commentaires que tu y fais.

        Enfin, même moi qui suis un peu cynique et capitaliste de nature, je me dis qu’un type qui fait un blog comme ça pendant plus de 4 ou 5 ans environ avant de sortir un premier bouquin, il doit avoir d’autres motivations que le pognon. (ça peut être pour flatter son ego ou crier sa haine du monde, à la limite on s’en fout, mais pour le fric, non). Si tu en es vraiment persuadé, ton monde doit être bien triste. Je te plains. Ou alors tu joues encore au troll? Oh wait…

  36. >des questions sur ta santé mentale vu le temps que tu y passes et tous les commentaires que tu y fais.

    Oh la vache, je viens me marrer 5 minutes a lire les commentaires de guignols dans ton genre et a y repondre, et tout de suite faut etre dingo…t’as pas l’impression d’etre un peu con la avec ta reflexion ?

    >Enfin, même moi qui suis un peu cynique et capitaliste de nature, je me dis qu’un type qui fait un blog comme ça pendant plus de 4 ou 5 ans environ avant de sortir un premier bouquin, il doit avoir d’autres motivations que le pognon.

    Ou il echoue juste a le faire….

    >a peut être pour flatter son ego ou crier sa haine du monde, à la limite on s’en fout, mais pour le fric, non

    Wep c’est pour ca qu’il VENDS des livres en reference a son blog….pas du tout pour le fric hein…non non….

    > Si tu en es vraiment persuadé, ton monde doit être bien triste. Je te plains.

    Ce n’estr pas mon monde c’est LE monde.

    >Ou alors tu joues encore au troll? Oh wait…

    regarde dans un miroir…oh wait.

    • Miroir magique et pas le droit de retoucher son père! Oui bon je me mets à ton niveau désolé, mais je pense pas que tu sois sensible à toute forme d argumentation. Par contre je suis juste curieux, tu as 15 ans environ? Parce que prendre des suppositions ou des extrapolations personnelles pour des vérités ne souffrant aucune discussion, faut vraiment pas être vieux dans sa tête. Ou communiste.

      • Oui oui salkon seul tes arguments sont valables on sait….enfin dans ta tete surtout…
        Quand t’arreteras de confondre rethorique et logique deja tu progresseras.

  37. Ah Stephane, ton âge décroit de jour en jour. Là te me fais penser à ma gamine de 7 ans, quand je lui dis de mieux tenir son stylo et qui me répond « mais voyons papa t’es trop bête c’est pas un stylo mais un crayon! ». Admettons, mais c’est pas le problème, en l’occurrence. J’imagine que tu dois être du genre à répondre à ton voisin qui vient gueuler chez toi quand tu te sers de ta perceuse électrique à onze heures du soir « Nucléaire pas électrique! ». Toujours pas le problème… (les vieux devraient comprendre, toi je pense pas du coup, mais peu importe)

    Tu fais ça à chaque fois dès qu’on t’asticote un peu, pinailler sur de la sémantique ou des détails techniques en supposant (encore une fois) que tes interlocuteurs ne sont pas capables de faire la différence et en les prenant de haut, mais surtout en esquivant le problème de fond. Tu devrais faire de la politique, ils ont besoin de quelqu’un à gauche en ce moment. Tu as tes chances.

    Bref je vais pas écrire un roman du genre « Les trolls chez l’OC: tout un poème » (pfff un poème c’est pas un roman le nul il fait pas la différence lolilol) pourtant il y aurait matière… Mais juste conclure par: si je dis que t’es con: c’est rhétorique ou logique? En fait c’est aussi et surtout une insulte. Et là au moins je sais que tu es dans ton domaine de prédilection.

    • Essayer de répondre aux arguments de Gloubi, encore, je peux comprendre. Le mec se racle un peu la soupière pour agrémenter de temps en temps ses trolleries d’arguments plus ou moins construits et d’un certain style (quoi qu’on dise de son propos). Bref, il mérite qu’on se penche deux secondes sur son cas.
      Mais là c’est juste un enfant qui veut jouer au gros méchant dark, il n’a ni argument ni style, il est vulgaire, et même pas drôle. Il ne mérite même pas les secondes perdues à lire ses commentaires. Alors lui répondre, mon cher… vous faites de bien grands et beaux efforts pour n’alimenter qu’un moulin à insultes. Et même pas des jolies…

      • Bah on a une tradition d’élevage de trolls de qualité, j’essayais de faire un peu grandir celui là… D’habitude je laisse faire Kwiskas ou Georges

      • Hmmm, je vois que j’ai des progrès à faire avant de pouvoir me lancer dans cette magnifique industrie qu’est l’élevage du troll…

    • >Bref je vais pas écrire un roman

      Tu viens de le faire, pour ne rien dire d’autre que tu crois encore que tes sophismes niveau maternelle sont des aguments logiques.

      • En fait ton argumentation (???) à toi, si je résume, c’est:
        – Vous êtes trop cons (vous n’avez pas d’arguments)
        – Je suis le plus intelligent (vous pouvez pas comprendre)
        – C’est celui qui dit qui y est (miroir magique!)
        – Epicétou
        Alors bon, l’hôpital, la charité, la paille, la poutre, tout ça tout ça, je te fais pas de dessin. Ça commence à me fatiguer. Je crois que tout le monde à compris.

  38. Bonjour M. Connard,
    Je suis un lecteur régulier mais silencieux de votre blog (c’est mon premier commentaire ici) et je tiens à prendre la parlole car je pense qu’il serait intéressant que vous passiez à autre chose.

    Je deviens lassé par vos nombreux articles concernant cette superbe fresque contemporaine, qui, à l’instar des Rougon-Macquart, dépeint au plus proche la vie trépidante d’un Don Juan de notre temps, d’un modèle, d’une icône digne des programmes culturels tels que « La maisons des cu..oeurs brisés ».

    J’ai crainte en effet que vous ne perdiez votre orginialité, votre plume, dans cet âpre combat face à ce monument, et que de par sa longueur interminable, il nous prive, nous, pauvres lecteurs, d’autres oeuvres majeures que vous auriez pu écrire à la place; n’oubliez pas que vos jours parmi nous vous sont malheureusement comptés, pauvre mortel. Il serait fort dommageable que votre CV posthume ne se résume en une litanie d’article sur cet ouvrage majeur du XXIème siècle.

    Je crois que vous avez largement fait le tour du sujet sur Mr Grey et qu’un article de plus ne ferait qu’alimenter un peu plus le « fan-service ».
    J’espère par ce message avoir prochainement le plaisir de redécouvrir votre plume sur un autre sujet et adoucir ma peine car je ne lirai probablement jamais votre analyse sur des chefs d’oeuvre tels que « Assassin’s Creed » ou « Resident Evil, cette fois ci c’est vraiment la fin ».

    Bien cordialement.

  39. Bonjour,

    Je vous conseille de lire Orgasme de Chuck Palahniuk, qui est en quelque sorte un pastiche de 50 shades of gray,

    Cordialement

  40. Cher odieux,

    Ayant moi-même vu récemment un certain film que vous rechignez à aller voir, je me propose de vous envoyer ma propre critique sur le sujet pour tenter de vous convaincre que les dialogues sont d’une saveur incomparables lorsque l’on aime tirer sur l’ambulance.
    Bien cordialement,

  41. Au risque de paraître pédante, il me semble que s’interroger sur la trame (BDSM vrai ou contrefaçon ?) n’est nullement le but ultime de la lecture de ce torchon. Oui, il est clair que l’auteur est mauvais en ce qui concerne les recherches étayées sur son sujet… (Pour répondre à @Kalkin)
    Je vais commenter en prenant un peu des affirmations de tout le monde (en espérant ne pas trop me planter), mais si je suis venue m’inscrire sur ce Blog, c’est car la parodie de @l’Odieux Connard m’a fait mourir de rire. Je trouve qu’on s’emm..de assez dans la vie de tous les jours pour ne pas chérir quelqu’un qui entraîne au bidonnage ! (Pour répondre à @Gloubi)
    Oui, j’ai lu les 3 premiers opus (non, pas le dernier, merci, je comprends vite mais faut m’expliquer longtemps, trois livres écrits avec les orteils, ça commence à bien faire…), lu les Fanfics avec l’histoire qui se finit comme les contes de fées (« Ils furent heureux et eurent deux enfants, la maison de 500 m² et la pièce rouge en salon privé »), pas vu le (les ?) film(s), mais envisage dans un futur proche de visionner «50 nuances de black» et je dois avouer que oui, j’ai des fantasmes – comme tout le monde (et qui ne regardent que moi) – mais que ce bouquin n’est absolument pas ce qui les déclenche. (Pour répondre à @Vitany)

    Et j’approuve les commentaires de @Lady Belthame, sur le fantasme du viol, une manière comme une autre de se déculpabiliser. Toujours aussi entachée de ses tabous (judéo-chrétiens ?), l’éducation sexuelle atteint des sommets dans l’absurdité, hélas… Je me raappelle d’une histoire vraie racontée par une sage-femme, à faire dresser les cheveux sur la tête !

    Une redite, mais je pense que dans la course à l’édition de littérature féminine, Madame James a voulu faire un « carton » avec un nouveau genre. Quel que soit le nom qu’on lui a donné, remarquons qu’aussitôt d’autres auteurs (que je ne juge pas talentueux ou non, je ne les ai pas lu) se sont engouffrés dans la « Dark Romance » et font du chiffre également de leur côté.
    Est-ce à dire que le lecteur devient de plus en plus blasé et a besoin de son électrochoc livrophage ? Sans aucun doute. La mentalité devient-elle si bizarre (je n’ai pas dit détraquée, chacun fait ce qu’il veut avec son fondement et son zguègue) que l’émotion du livre doit faire appel à la maltraitance, au viol, aux pratiques sexuelles différentes (hors normes ?), à la souffrance, à l’ambiguïté des sentiments (syndrome de Stockholm, SM, domination, soumission) ? Certainement. Et qui va décider de ce qui peut se lire et ce qui ne doit pas être lu ? Là encore, qui va s’ériger en juge suprême ? À mon sens, personne, c’est à chacun de se faire son opinion.

    Maintenant, on pourra dire tout ce qu’on veut (mais ce n’est que mon opinion), un lecteur (foin de Lovecraft, jamais lu, je sais, je suis inculte, désolée, @Gloubi) qui aime ce qu’il lit est le seul dont l’opinion compte. Je suis une férue de LS (Littérature Sentimentale) et il y a des titres que j’idolâtre que certains (beaucoup même) considèrent comme de la vulgaire « soupe », peut me chaut, si j’aime et les autres non, ce n’est pas important, mon plaisir égoiste de lectrice passe avant le reste. Ce qui ne m’empêche pas de déclarer que le meilleur roman sentimental (qui ne se finit pas bien) que j’ai lu s’appelle «Salammbô» de Gustave Flaubert. Avec du SM, des pratiques sexuelles avec animaux, du fantasme et la mort. Et ce n’est pas récent :)
    Alors oui, ceci est considéré comme de la « vraie » littérature, mais de mon point de vue, tout ce que je lis et qui me réjouit en est au même titre que ce livre.

    Pour reprendre l’expression de @Gloubi, « la branlette intellectuelle », je suis au regret de dire que celle pratiquée par certains auteurs renommés me fait l’effet de masturbation mentale version douloureuse pour moi, alors non, j’évite : franchement pas envie de me coltiner des lectures – renommées, incontournables, à connaître ab.so.lu.ment (sinon, vous êtes un ignare*) car monument de LA Littérature – si c’est pour me choper mal aux globes oculaires et me faire une hernie des neurones !
    *ignare: là encore qui se permet de juger – et condamner – celui qui lit « en dehors des clous » ?

    Et si mon péché mignon est de me tordre de rire avec la réécriture de FSOG par L’Odieux Connard, certes, le pastiche y est pour beaucoup mais la qualité et le style de l’auteur également, donc c’est aussi pour moi un morceau de littérature.
    Si suite de cette parodie il y a, je la lirais, sinon, ma foi, l’auteur est seul maître de sa plume ! (Et n’allez pas voir dans ces propos des sous-entendus libidineux, Hummmm ? :) )

  42. Anastasia , affligée d’une mère idiote , d’un beau père taciturne , d’une copine chiante et d’un copain fauché , végète dans sa peau à zéro défaut en ignorant la bête qui sommeille en elle .
    et voilà Christian aux yeux gris comme du mercure .
    Anastasia sort du coma , se met à pousser des WAOUUUU à chaque page .
    ben oui ! mettez vous à sa place !
    à vingt sept ans , après cinq petites années de travail ( acharné , quand même ) , à partir de cent mille malheureux dollars , le bougre a son propre label ( pas l’ombre d’un associé , pas de conseil d’administration , personne à qui rendre des comptes )
    il est propriétaire de :
    quarante mille employés
    un building de vingt deux étages avec héliport
    l’hélicoptère qui va avec ( sinon il aurait l’air d’un idiot )
    un jet privé
    un yacht ( ou un truc dans le genre )
    une propriété à Aspen
    un appart’ à New York
    super , non ?
    il gagne cent mille dollars de l’heure ( ce qui ne me dit pas grand chose , mes finances personnelles étant incomparablement plus modestes )
    alors , même s’il était le sosie de Quasimodo , Christian pourrait faire joujou avec ses menottes et ses cravaches : Anastasia serait partante …
    la gueuse n’écoute plus que sa déesse intérieure ( celle qui la pousse à faire sa salope ) sa conscience étant soigneusement obscurcie par l’écrivaine , cette brave Erika qui a tout d’une mère maquerelle .
    l’auteure décrit avec un acharnement maniaque les galipettes sans cesse recommencées et pas plus catholiques qu’orthodoxes de ses deux héros de pacotille .
    afin d’affoler aussi bien les adolescentes en rut que les vieillardes ménopausées .
    c’est Cendrillon qui s’envoie en l’air avec son prince charmant ! et avec tous les détails …
    ça , c’est l’appât .
    enrobée dans de prétendus sentiments , il y a la rage matérialiste d’une Trump femelle .
    cinquante nuances de Grey , c’est le rêve américain sans les ligues de vertu .
    c’est l’apothéose de la vénalité et de la putasserie .

  43. il ( elle ) est tombé(e) le nez dans une barrique !
    c’est l’un des effets Christian Grey .

  44. Cher Odieux Connard, quand est-ce que vous vous remettez à l’ire? Je commence à être en manque de ma dose de sarcasme hebdomadaire…

  45. Pingback: L’ire ensemble – Grey – Épisode 8 | Le blog d'un odieux connard·

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