Inferno

Les bourrasques se succèdent les unes aux autres sur les hauteurs du Mont Saint-Michel, où les touristes délaissent l’un après l’autre leur contemplation du triste horizon de ce jour gris pour aller se réchauffer dans une quelconque gargote. Au milieu des kaways et des parapluies qui s’envolent, un homme demeure cependant immobile, accoudé à la rambarde, les yeux tournés vers le lointain, ignorant les claquements sonores des pans de son manteau dans le vent froid.

« Monsieur Connard ? »

L’homme en costume de ville qui s’approche en frissonnant derrière moi dégage sa cravate qui vient de violemment se rabattre sur son visage, mais à peine l’a-t-il fait qu’elle lui fouette à nouveau le nez, l’obligeant à la tenir entre les mains.

« Monsieur Connard, c’est bien vous ?
– Certainement.
–  Monsieur Connard, nous avons besoin de vblblblfl… rah, putain de cravate !
– …
– Hem, pardonnez-moi. Comment faites-vous pour que la vôtre reste en place ?
– Deux choses, mon garçon. Un veston et une classe naturelle incontestable. Si vous n’arrivez pas à tenir une cravate en place, comment diable pouvez-vous tenir le monde en respect ? Mais, assez parlé de considérations esthétiques. Vous avez demandé à me voir.
– Oui je… certainement, Monsieur Connard. Je suis mandaté par l’Organisation Mondiale de la Santé. Figurez-vous que le monde est en danger : un dangereux criminel a mis au point un terrible agent bactériologique capable de décimer la population mondiale. Hélas, le criminel est mort en emportant avec lui le secret de l’endroit où il a caché son arme. Heureusement pour nous, ce dernier avait l’âme d’un poète, et il a dissimulé dans des œuvres des indices qui pourraient nous mener à sa cachette, et ainsi, sauver le monde d’une catastrophe majeure.
– Alors vous vous êtes dit que vous alliez me demander. Grâce à mes connaissances poussées en histoire de l’art, je pourrais vous aider à résoudre ce mystère et…
– Ah, attendez, non, il y a erreur. »

Il y a deux choses que je n’apprécie pas. La première, c’est que l’on m’interrompe. La seconde, c’est que l’on me contredise. Je laisse le vent révéler dans le creux de mon manteau la crosse de mon Mauser l’espace d’un instant, afin de rappeler au margoulin cet état de fait. Mais le bougre ne s’excuse pas ; pire, il s’explique.

« En fait, quand on parle d’œuvres, on parle d’œuvres cinématographiques.
– Ho. Je… hem, je vois. Et donc, vous avez tout de suite pensé à l’Odieux Connard, expert en cinéma et…
– Heu, non, non plus. En fait, on a demandé au Fossoyeur de Film, mais quand il a vu les œuvres dont on parlait, il a refusé expliquant qu’il était, je cite, « expert en cinéma, pas en caca« . Alors là, au bureau, on s’est dit, qui est assez pervers et dégénéré pour aller chercher des détails débiles dans des films qui le sont tout autant ?
– Et vous… vous avez pensé à moi à ce moment-là. »

 Je feins de ne pas sentir mon charisme se disperser au vent, et reste stoïque devant cette explication. Le bougre agite la tête joyeusement, trop heureux que j’aie compris ma place dans cette triste équation.

 « Et nous y voilà. On aimerait vous proposer de résoudre ce jeu de piste scatophile. Et puis attention, hein, on paie le restau à la fin. Faudra juste pas prendre de vin à table, quoi, on est l’OMS quand même. »

 Afin de faire cesser l’humiliation, je tire mon Mauser, puis le margoulin, laissant les détonations se perdre dans le vent et son corps disparaître par-delà la rambarde sur laquelle je m’appuyais pour aller s’enfoncer dans les eaux grises qui entourent le Mont. Diego, après s’être assuré qu’aucun touriste ne traînait encore à proximité, vient ramasser les douilles brûlantes coincées entre les pavés, et râle contre le vent qui les pousse et l’oblige à courir. Il revient me voir, son butin tintant entre ses doigts.

 « Patron, vous auriez quand même pu choisir un autre endroit pour ce rendez-vous.
– Oui mais comprends-tu mon petit Diego, je pensais que ces gens me voulaient pour mes connaissances plus prestigieuses. Comme dans tous les mauvais films, je voulais du coup me donner du panache supplémentaire en jouant le mystérieux au milieu d’un lieu historique.
– Vous avez vu la trilogie Dan Brown au cinéma patron, ça se sent.
– Hélas. Mais, rassure-toi, Diego. J’avais aussi prévu ce lieu pour une autre raison. »

 Diego recharge mon C96 pendant que je lui parle, au cas où j’aurais d’autres arguments à distribuer dans la journée.

 « Ah oui patron ?
– Oui, des fois que le rendez-vous tourne mal. Il est aisé d’abattre quelqu’un ici sans encombre. Nous sommes au Mont Saint-Michel, après tout.
– Et ? »

 Je souris en tapotant les boutons de mon veston.

 « Le temps que les autorités se mettent d’accord pour savoir si l’affaire est du ressort des autorités bretonnes ou normandes, le corps aura fini de se décomposer. »

Diego, ne pouvant que s’incliner devant la fourberie de son maître, n’en reste pas moins dubitatif : son patron a-t-il bien vu TOUTE la trilogie Dan Brown ? Ce qui signifie Inferno compris ? Est-ce seulement possible ? Un être humain peut-il survivre à une telle d’avalanche d’étrons visuels ?

Répondons à cette question simplement : spoilons, mes bons !


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L’affiche : oui, ils ont tenté de camoufler le truc, mais on voit bien que ce sont des flammes, dites.

Notre film s’ouvre sur le discours d’un tribun qui harangue son auditoire alors que défilent derrière lui les images de notre bas-monde qui va mal : faim, pauvreté, cinéma français… l’apocalypse est à nos portes. Et notre orateur désigne la cause de tous ces maux : la surpopulation. C’est cela, la source de tous nos malheurs, et lui compte bien y remédier, car sinon, cette planète deviendra… un enfer !

Et ça tombe bien puisque c’est plus ou moins le titre du film, dites voir.

Du temps a passé et notre orateur a visiblement désormais d’autres problèmes, puisqu’il est en train de cavalcader en plein Florence, avec une troupe de larrons hostiles à ses fesses, probablement avec le secret espoir de lui surpeupler la gueule à coups de phalanges. Plusieurs choses sont à noter : d’abord, Florence est quasiment déserte, ce qui est très commun alors qu’il fait grand jour. Ensuite, tous les rares passants ont l’air de cordialement ignorer qu’un type soit poursuivi par d’autres ouvertement armés en pleine rue, parce que bon, hein, vous savez. Et enfin, il faut savoir que notre show-runner (hoho) n’est autre qu’un type connu internationalement, mais là encore, ça ne fait pas réagir grand monde. Voilà qui commence très fort niveau cohérence.

Le fugitif, qui est aussi un génie renommé, essaie tant bien que mal de semer ses poursuivants avant de s’exclamer : « Ah mais en fait, et siiii pour les semer, je rentrais dans cette église, là, et que je grimpais dans le clocher avec les vilains à mes trousses ?« . Ce qu’il fait, avant de réaliser une fois en haut, que dites donc, il n’y a pas d’issue. Ho ben ça alors, dites.

J’insiste, d’après le film et comme nous le verrons plus tard, cet homme est un génie. Autant vous dire que cela facilite un peu le travail de ses poursuivants, menés par un certain Omar Sy, qui a l’air bougon.

« Bertrand Zobrist ! Rendez-vous, espèce de margoulin, et dites-moi où vous avez planqué le truc !
– Raaah… non. Et puis qu’est-ce que c’est que ce clocher ? J’ai vu des dizaines de clocher dans Assassin’s Creed et logiquement, il y a toujours un coin pour s’enfuir en faisant un saut magique !
– Mais de quoi parlez-vous ?
– Mouais, ça doit être bugué. Je vais essayer de faire le saut quand même, pour voir si ça passe. »

Bertrand Zobrist, puisque c’est son nom, s’élance donc dans le vide plutôt que de tomber aux mains de ses ennemis, et contrairement à ce qu’il attendait, fait une chute vaguement mortelle en tentant de faire un coup de boule plongeant sur les pavés innocents. Omar Sy est bien embêté, puisque maintenant, il y a du Zobrist plein la rue, raaah, ça va encore être chaud à faire partir, ça, pfou.

Mais, laissons Omar Sy faire péter le savon spécial pavé ensanglanté et retrouvons un autre personnage avec un gros mal de tête : Robert Langdon.

Pour rappel, Robert Langdon est supposé être un paisible docteur en bullshitologie symbologie de l’université d’Harvard. À cette heure, il devrait faire des trucs de docteur en symbologie, comme écrire des livres qui se vendent à environ trois exemplaires dans le monde, ou jouer avec des bourses dans l’espoir d’en décrocher d’autres, mais non. Robert est actuellement tout confus dans un lit d’hôpital, avec une sacrée blessure à la tête. Et comme le choc l’a rendu tout patraque, cela est rendu dans le film par la caméra qui tremble, zoome, dézoome, change de couleurs, fait défiler d’étranges visions en l’espace d’une à deux secondes. Nous avons soit affaire à des étudiants en cinéma persuadés qu’ils bouleversent les codes, soit quelqu’un essaie de tuer tous les épileptiques de la salle.

Et cette manière de filmer va durer 15 longues minutes. Soyez heureux de lire ce texte plutôt que de voir ce film, vos neurones vous remercient.

Robert, lui, n’a plus de neurones depuis longtemps, comme nous le savons depuis le Da Vinci Code ou Anges & Démons. Aussi a-t-il d’autres questions plus pressantes.

« Bordel mais… qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi j’ai… un gros pansement… sur le crâne ? Et pourquoi est-ce que… je vois Florence par la fenêtre ? Rah… j’ai super mal… à la tête, je me rappelle… de rien… bon sang, la dernière fois que j’étais aussi défoncé… c’était quand j’ai repris du champomy… aux vœux du doyen. Ah… je crois que… qu’au travers du voile devant mes yeux… quelqu’un… bouge…
– Bonjour, je suis Sienna Brooks, votre médecin. Ne bougez pas trop professeur Langdon. Vous êtes tout confus.
– Je suis… encore bourré… c’est ça ? Où sont mes… mes affaires ? Où est… mon slip ? C’est ça que j’ai… que j’ai sur la tête ? Raaah…
– Mais non, allons professeur Langdon, c’est un pansement, pas votre slip. Mais ? Mais pourquoi le retirez-vous ?
– Je vous l’ai dit… je… je croyais… que c’était mon slip… »

Sienna Brookes ne sait pas vraiment comment interpréter cette phrase, mais est interrompue par un appel sur le téléphone de la chambre : la police est là. Et aimerait parler au professeur Langdon. Sienna paraît comme prise de panique et tente d’expliquer rapidement à Langdon de quoi il retourne.

« Professeur Langdon, vite ! Vous devez savoir la vérité : vous avez été blessé à la tête par une balle, d’où votre pansement et votre état général. Vous avez été amené ici par un taxi.. Le projectile n’a fait que vous frôler, heureusement, mais tout de même. Je ne sais pas ce que la police vous veut, mais soyez prudent, professeur ! 
– Waaah… s’quoi c’bordel… »

Notre héros n’a pas le temps de développer qu’au bout du couloir menant à sa chambre apparaît une policière qui vu sa démarche, doit être constituée de métal liquide. Et tout comme le T-1000 qu’elle imite fort bien, elle discute peu et ouvre le feu sur un infirmier qui lui barrait le passage, le tuant net. Sienna a juste le temps de fermer la porte de la chambre en urgence que des balles viennent en déformer le métal. Ni une, ni deux, elle embarque Robert Langdon et ses affaires, et court avec lui au bas de l’hôpital où elle glisse son fiévreux patient dans un taxi, qui ne se fait pas prier pour rouler lorsque le T-1000 (appelons-là ainsi, c’est plus honnête) commence à plomber sa vitre arrière. Robert et Sienna peuvent donc fuir plus ou moins en paix, pendant que notre professeur préféré délire à moitié sur la banquette de la voiture sous l’effet de la fièvre, tenant des propos incohérent sur l’Inferno, Dante, et la perte de son slip fétiche.

Et pour plus de sécurité, nos héros décident de se cacher chez Sienna, car qui penserait à aller trouver quelqu’un chez lui ? C’est astucieux.

Ou débile. Et je vous laisse deviner… mais oui ! Sienna est bien évidemment elle aussi un génie qui, nous explique-t-on via les dialogues, assistait déjà aux conférences du professeur Langdon « à neuf ans« . Car elle avait une « passion des puzzles« . Moui. Les enfants qui aiment les puzzles préfèrent souvent ceux de 1 500 pièces aux conférences de vieux professeurs relous, mais passons, car nous sommes donc face à un enfant de film américain qui aurait grandi.

Je crois que je commence à piger le titre du film.

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Robert se demande si un enfant de film américain ayant grandi, ce ne serait pas en soi une bonne raison d’en finir avec l’humanité.

À peine réveillé dans l’appartement de la belle, Robert Langdon découvre qu’il est toujours victime de son sort de confusion, malgré sa nuit à l’auberge. Rah, c’est n’importe quoi cette affaire se dit-il, tout comme le spectateur en constatant que dans les dialogues, Robert oublie le mot « café« , par contre parle toujours histoire de l’art sans aucun souci, merci. Sienna lui fournit quelques fringues, son petit ami étant absent et ayant laissé, coup de chance, un certain nombre de vêtements tous à la taille de Robert ! Ho ben ça ça tombe bien alors ! À quand un film où Madame n’a pas de vêtements à la taille de Monsieur chez elle, et notre héros se retrouve à poursuivre l’intrigue seulement vêtu d’un chemisier d’où son bide dépasse et d’une jupette ? J’avoue être un peu impatient.

Robert trouve donc d’autres raisons de se plaindre. Comme par exemple, du fait qu’il n’a aucun souvenir des 48 dernières heures. Ou qu’il a d’étranges visions en boucle : des gens qui brûlent dans les rues, des flots de sang, des malades qui le suivent du regard, Pénélope Bagieu qui joue la Cucaracha avec un orchestre de chameaux mexicains… bref, rien que de bien naturel. Robert explique donc à Sienna que c’est embêtant tout ça, parce que bon, d’accord, il aime bien la symbologie, mais là, Pénélope Bagieu et les chameaux mexicains, il sèche.

« Écoutez Langdon, je ne suis pas sûr que ce soit la vision la plus importante dans l’immédiat. En plus, d’où savez-vous qu’ils sont mexicains, ces chameaux ?
– Ils ont de grosses moustaches.
– Vous êtes raciste.
– Et vous vous n’êtes pas professeur de symbologie, que je sache ! Faire des raccourcis faciles à partir de rien, c’est non seulement la base de mon métier, mais aussi celle de ces films ! La version « histoire de l’art » de votre vieille prof de Français qui voyait des phallus partout pour justifier ses exercices de recherche de champs lexicaux dans des textes ! Alors vous m’apprenez pas mon métier !
– Calmez-vous Robert, enfin !
– Non mais je suis calme et puis… ah oui, en fouillant mes vieilles affaires couvertes de sang, regardez ce que j’ai trouvé sur moi. »

Et notre héros de tirer de sa poche un petit tube avec le logo indiquant qu’il transporte des matières biologiques dangereuses. Sienna est toute choquée, et ni elle, ni lui ne savent d’où notre larron a ça avec lui. Celui-ci est scellé et ne peut s’ouvrir, explique Sienna, qu’avec l’empreinte du pouce d’une seule personne. Serait-ce celle de Robert ? Robert pense que non parce que bon, hein, lui il est prof, pas transporteur de matières dangereuses. Ou alors on l’a encore confondu avec une mule, mais non, cette fois il a bien vérifié, l’objet ne sent pas le caca. Cependant Sienna lui affirme aussi qu’il peut essayer d’ouvrir l’étrange objet, tout produit à l’intérieur devrait être scellé histoire d’éviter une ouverture accidentelle. Aussi Robert essaie avec son propre pouce… et le tube s’ouvre ! Révélant… un tube, plus petit, et en os.

« En os humain… souffle Sienna.
D’où tu vois ça à deux mètres et sans plisser les yeux, toi ?
– Le script, Robert. J’ai lu le script. Mais, regardez ! Il est couvert de symboles !
– Hmmm… oui. Ces squelettes gravés datant du moyen-âge représentent la peste dévorant les hommes.
– Mon dieu, la peste ?
– Oui… raison pour laquelle… JE PROPOSE DE SECOUER CE TUBE, GNNNNNNNNNNNN. »

Je ne plaisante pas. Notre pleupleu en chef est en train de secouer un truc évoquant la peste trouvé dans un tube pour menaces bactériologiques. Et si c’était un truc un peu classounet pour contenir une sacrée saloperie, hmm ? Quel gros débilou, ce Langdon. Heureusement, rien ne lui pschite au museau, et à la place, le tube s’avère… être un vidéoprojecteur de poche ! Et sur le mur d’en face apparaît une peinture classique de l’Enfer de Dante.

« Regardez Sienna, c’est l’Enfer de Dante ! Avec ces différents cercles et ses pécheurs punis pour leurs péchés. Et il y a un message écrit en bas : « Tu dois voir par les yeux du mort. » Et c’est signé « Zobrist« . Mais qui est ce Zobrist ? Sienna, fais péter Wikipédia ! »

Et Sienna de faire péter Wikipédia.

Bertrand Zobrist, né le 28 juin 1971 à Melun, est un biochimiste de formation aujourd’hui président de Zobrist SARL.

« Scrollez Sienna! »

*roule-roule*

Bertrand Zobrist est un multimilliardaire et un personnage mondialement connu. Il faudrait être un professeur de symbologie amnésique et un peu con pour ne pas en avoir entendu parler. Ou toute la population de Florence, permettant ainsi une course-poursuite ridicule en début de film (voir : « Film de merde »).

« Scrollez encore un peu.« 

*roule-roule*

Bertrand Zobrist a disparu ces deux dernières années sans explication (voir : « Nicolas Sarkozy »). Il a été retrouvé mort dans les rues de Florence il y a deux jours, après s’être suicidé en ratant une acrobatie vue dans Assassin’s Creed. Ce qui tombe bien sachant qu’un certain professeur de symbologie amnésique et un peu con ne se souvient pas des deux derniers jours.

« C’est marrant cet article. Il manque le nom du professeur qu’ils évoquent par contre, j’aimerais bien savoir qui c’est. Attendez, je vais ouvrir mon compte et rajouter « citation demandée ».
– Robert… 
– Mais quoi ? Ça m’intéresse ! 
– Bon, écoutez Robert, passons à la suite. Par exemple, en cliquant sur ce lien Youtube qui illustre l’autre passion de Bertrand Zobrist : la surpopulation. »

Et nos larrons de cliquer et de revoir la séquence du début du film où Bertrand Zobrist fait sa conférence. Sauf qu’ici, elle est plus détaillée. Ainsi, on voit Zobrist faire un petit jeu :

« <<La population humaine a mis des millénaires à atteindre le milliard… des siècles à en atteindre deux… mois d’un siècle à en atteindre quatre… et nous voici presque huit milliards ! Dans quarante ans, la population humaine aura encore doublé… la faim… les guerres… les maladies… le monde sera devenu un enfer ! Tenez, prenez un verre. Mettez-y une bactérie qui se dédouble toutes les minutes et commence à 23 heures. Si elle remplit le verre exactement à minuit… à quelle heure le verre est-il à moitié plein ? Mais oui ! À minuit moins une ! Hohoho, quel géniiiiie je suis ! Il EST minuit moins une, mes amis ! Dans une minute… le verre déborde !>>
– Misère, c’est naze.
– Chut, Langdon, écoutez !
– <<Savez-vous ce qui peut sauver ce monde ? Pas la limitation des naissances !>>
– Et pourquoi pas ?
– Langdon, le script, merde !
– <<Non ! Ce dont le monde a besoin… c’est de la PESTE ! En son temps, elle tua 50% de la population ! Imaginez, aujourd’hui, la même chose ! La fin de la surpopulation ! La peste nous sauverait, tout comme après la peste, il y eut la Renaissance ! Si nous ne faisons rien, alors, tout comme dans l’Enfer de Dante, nous serons punis ! Si nous souffrons aujourd’hui, nous sauverons demain, et ceux qui accepteront ce fait seront des héros !>>
– C’est complètement con.
– Robert, si vous continuez, je clique sur la vidéo suggérée « Vous aimez la Peste ? Découvrez la chaîne de Squeezie« .
– Non mais attendez ! Vous n’allez pas me dire que c’est ça, l’intrigue du film ? Un biochimiste génial qui aurait recréé la peste pour diviser la population par deux ? Il a dit lui-même que la population doublait toutes les X années. Prenons son verre de neuneu, là. S’il est minuit moins une, et qu’il divise son contenu par deux. On revient à quelle heure ?
– Minuit moins deux.
– Donc on est d’accord, ça ne règle pas du tout la surpopulation. Ça recule juste le problème de quelques années. Soit exactement ce qu’il reproche aux gens : ne pas lutter contre le problème mais juste le retarder. Et en plus, de que dalle.
– … haaaa oui. C’est idiot, c’est vrai.
– Donc du coup, les gens auront la surpopulation ET la peste. Quel blaireau. À mon avis, c’est surtout qu’il veut tuer plein de gens pour se venger du fait qu’étant petit, quand on s’appelle Zobrist, tout le monde devait le surnommer « Zobi ». Zobi a pris la mouche, quoi.
– Non, non, attendez Robert : d’après le script, ses arguments sont tellement géniaux que même vous, vous trouvez qu’ils sont bons bien qu’en désaccord avec lui à cause de votre grand cœur. 
– Ah pardon. Au temps pour moi. »

Et nos héros de discuter encore un peu, et de comprendre que si Bertrand Zobrist a disparu deux ans durant, c’est sûrement pour préparer sa super peste. Et que cet objet dans la poche de Robert Langdon… et si c’était un jeu de piste pour retrouver ladite peste ? Pourquoi lui avoir filé le bousin ? Heu… parce que Robert ne se souvient peut-être pas à cause de son amnésie avoir partagé les idées de Zobrist ? tente maladroitement Sienna. Ce qui expliquerait pourquoi tout le monde lui en veut ? Mais Sienna va l’aider ! Et ils retrouveront le virus pour le stopper, pas vrai ?

« C’est tout à fait crédible, Sienna, explique Robert. Tout comme le fait que vous n’ayez toujours pas expliqué comment, en me réveillant à l’hôpital, je me suis retrouvé avec une médecin américaine et non italienne alors que nous sommes à Florence. Ho, et que personne ne téléphone pour avoir de vos nouvelles malgré la fusillade à l’hôpital. Vous notez d’ailleurs que la télévision n’en parle pas ?« 

Sienna serre les fesses très fort, mais pour qui a l’oreille tendue, on peut tout de même distinctement percevoir les premières notes de Con te partirò.

Sienna embraie très calmement.

« Robert, vous voulez en parler à la police ?
– Non, la dernière policière a voulu m’abattre, c’est embêtant, voyez-vous. Je préférerais le consulat américain.
– Bien sûr. Cela vous va si on l’appelle avec mon téléphone et que je vais composer le numéro dans une autre pièce sans l’avoir recherché avant ?
– Parfaitement. Et ce n’est pas du tout suspect ! »

Sienna disparaît donc, revient avec le téléphone qui sonne, et au bout du fil, un Monsieur du consulat explique que Robert, on vous cherche, où êtes-vous bordel de corde à piano ?

« Je suis au…
– Attendez Robert !
– Oui Sienna ?
– Et si c’était un autre piège ? 
– Que voulez-vous dire ?
– Comme avec la policière… vous n’avez qu’à dire que vous êtes à l’hôtel d’en face. Comme ça, on verra bien qui ils envoient.
– Pas con… oui, allô, Monsieur du consulat ? Je suis à l’hôtel Vaffanculo Pwetpwet de Florence. Chambre 666.
– Impeccable Robert. Il n’y a plus qu’à attendre. »

En attendant, Robert en profite pour consulter ses mails. Il va donc sur son adresse Caramail et découvre différents messages en attente : des messages de ses élèves lui demandant « M’sieur, ce sera au partiel ?« , différents princes africains lui proposant 12 millions de dollars, une paire de missives au sujet de voisines chaudes dans sa région, et surtout, un message d’un certain Ignazio qui ressemble à peu près à ceci :

De : IgnazioMagico@hotmail.com
À : Robullshit@caramail.fr
Objet : J’ÉCRIS EN CAPS LOCK POUR FAIRE IMPORTANT

Robert,

Comment ça va depuis la dernière fois ma couille ? Bon, je voulais juste te dire que ce que l’on a volé est en sécurité. Souviens-toi. Paradis Vingt-Cinq.

Des bisous,

Ignazio

Robert se pose donc des questions comme « Pourquoi est-ce que j’ai encore en contact des débilets qui écrivent en caps lock ?« , « Qu’est-ce que c’est que cette histoire, qu’ai-je volé avec cet homme ? » ou encore « Bordel, si ce type m’a laissé un indice dans le mail comme « Paradis Vingt-Cinq » pour retrouver l’objet volé, qui désigne clairement un passage de l’Enfer de Dante, comment pouvait-il savoir que j’aurais besoin dudit indice sachant qu’il ne pouvait pas prévoir que je perdrais la mémoire et donc la connaissance de l’endroit où nous avons planqué le bousin ?« 

Des questions intéressantes, qui nous rappellent que le script a probablement été conçu dans le même four que celui qu’utilise EnjoyPhoenix pour ses cookies vu comment il est cramé.

Ce que Robert ignore, c’est que sa boîte Caramail était surveillée par l’Organisation Mondiale de la Santé, et qu’à la seconde où il s’est connecté, les bougres l’ont tracé. Des véhicules noirs de l’OMS filent donc droit vers chez Sienna, menés par… Omar Sy et ses hommes. Car oui, l’OMS a des agents super spéciaux et des moyens de fous, il faut le savoir, et a pelletée d’hommes armés à son service. Bon, le film serait crédible, je vous avoue qu’une course-poursuite avec des mecs seulement armés de clés USB pleines de Powerpoints chiants, ce ne serait pas la même saveur, mais tout de même.

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Depuis qu’Omar espionne Langdon, il a surtout appris que le bougre avait acquis ses compétences en symbiologie sur DeviantArt. Voilà qui fait peur.

Aussi, bientôt, Robert met le nez à la fenêtre pour découvrir que comme Sienna et lui le craignaient le consulat n’a pas envoyé de gentils agents le chercher mais le T-1000, qui rentre dans l’hôtel Vaffanculo Pwetpwet. Ils ne peuvent donc faire confiance à personne ! Pire encore, ils aperçoivent au même moment les véhicules noirs de l’OMS débouler au pied de l’immeuble, et eux ne se sont pas plantés d’adresse : vite Robert, on met les voiles !

Robert maugrée un peu, puisque lui aurait voulu rester un peu plus longtemps à étudier le vidéoprojecteur de poche et son Enfer de Dante. Mais Sienna le tire pas le bras.

« Vite Robert ! Maintenant comme dans tous les films de la licence, on doit courir de monument en monument en étant poursuivis par tout le monde !
– Ah mais oui mais d’accord mais moi je voulais étudier cette oeuvre… avez-vous remarqué ? Les cercles de l’enfer sont dans le mauvais ordre. Et une lettre se cache dans chacun d’entre eux.
– Voilà une énigme ! Si on remet les lettres de chaque cercle dans l’ordre, nous aurons sûrement un message !
– Certes, mais il y a une plus grosse énigme encore. 
– Oui ?
– Oui. Pourquoi Zobrist a-t-il signé sa diapo ? Surtout avec son nom de famille, histoire de ne pas signer « Bébert » afin que même un vulgaire Robert Langdon amnésique puisse savoir que cette pièce d’un grand puzzle mène à un virus qu’il faut arrêter. Vous êtes sûrs que c’était un génie ? »

Je plaisante. Vous imaginez bien que le script a éludé cette question. Surtout quand plus tard, nous découvrirons que ce projecteur était destiné à un intime de Zobrist. Du coup, signer de son nom de famille, c’est un peu curieux. Mais ça arrange bien les affaires d’une intrigue déjà bien bancale, alors passons.

Pendant que nos héros fuient, ils sont aperçus par le T-1000, qui ne pouvant les prendre en chasse là, tout de suite, avec l’OMS qui pullule dans le coin, appelle son organisation.

Et son organisation est, figurez-vous, une société de sécurité ultra-secrète, dont elle est l’un des assassins. La SARL est installée sur un discret navire, à bord duquel quantité de gens recueillent argent, informations et contrats. Le T-1000 informe ainsi un larbin que Robert Langdon « a quitté le périmètre » et qu’il faut « avertir le prévôt« . Prévôt qui n’est autre que le chef de l’organisation, un assassin visiblement aisé et sur ses vieux jours. Lorsque le larbin lui rapporte cette mauvaise nouvelle, le prévôt est grognon.

« Bon, dites au T-1000 d’éliminer Langdon.
– Bien Monsieur.
– Et au fait, cette affaire est liée à notre autre client, là… Zobrist.
– Oui, vaguement.
– Bon, amenez-moi la vidéo que Zobrist nous a demandé de diffuser dans quelques jours.
– Monsieur, je vous rappelle que c’est un contrat. Il a payé pour. Nous avons des règles.
– Écoutez, on s’en fout. On est en train de faire du gros télescopage moisi, alors amenez-moi la vidéo. »

Mais ne croyez pas savoir de suite s’il s’agit d’une sextape, mes bons amis, car le film nous renvoie du côté de Robert Langdon.

Dans la voiture de Sienna pour fuir l’OMS et le T-1000, Robert a achevé de remettre dans l’ordre le message caché dans les cercles de l’Enfer de Dante. Et il s’agit de « Cherche et Trouve« .

« Super, ça nous avance grave, ça, Robert. Dans un jeu de piste, « Cherche et trouve« , ça doit un peu être la phrase la plus commune du monde.
– C’est oublier que je suis bullshitologue ! Ce qui signifie qu’en me basant là-dessus et sur un truc que je marmonnais quand j’étais fiévreux, cela ne peut faire référence qu’à un minuscule détail d’un célèbre tableau installé dans un musée local !
– … c’est tellement crédible.
– Oui, mais je suis le héros. Donc j’ai raison.
– Bien. Alors nous n’avons plus qu’à regarder le tableau sur Google et…
– Ah ben non, dites. On ne va pas y penser, ça niquerait le film. On va plutôt aller au musée, tenez. »

C’est donc en se sachant recherchés que nos héros préfèrent aller visiter un musée national italien plutôt que de se planquer et d’utiliser internet. Sauf que sur place, la police est déjà en nombre devant les portes ! Comment diable ont-ils su que Robert et Sienna étaient en route pour ce musée ? Sachant que dans une scène, on a vu Omar Sy dire que « Rholala, on poursuit Robert Langdon sans parvenir à prédire ses mouvements…« , visiblement, ils ont soudainement le pouvoir de tellement les prédire qu’ils sont là avant lui.

C’est de mieux en mieux, dites voir. Ça vous dirait d’arrêter de vous vautrer dans votre fange, amis scénaristes ?

Robert est bien embêté. Comment rentrer dans un musée sachant que 150 policiers montent la garde devant et sont plus que probablement là pour lui ? Mais en escaladant le mur situé juste à côté des 150 policiers pendant qu’ils regardent tous gentiment ailleurs, bien évidemment ! Et ce qui est dit et fait. Pendant que Diego essayait de m’empêcher d’appeler ma propre organisation d’assassins pour régler la question, Sienna et Robert peuvent ainsi tranquillement bondir jusqu’aux jardins du musée sans qu’aucun policier ni passant ne regarde dans cette direction à ce moment-là. Bravo.

Cependant, la police finit par les repérer grâce à l’un de ses drones qui survole les jardins. Et sitôt qu’elle a les deux fugitifs en chasse, ils… heu… ils envoient le drone en rase-motte les poursuivre ?! Nous avons donc le droit à une ridicule séquence de drone qui poursuit nos héros en prenant des poses de méchant pendant qu’il les course dans le dédale de végétaux du jardin, avant de les perdre parce que bon, il serait resté en altitude, aucun problème, mais à un mètre du sol, ça marche tout de suite moins bien.

Je… tant de nullité, j’ai tellement envie d’applaudir. Avec des silex. Sous une douche d’essence. Enfin.

S’infiltrant par une vieille porte connue de Robert Langdon grâce à ses grandes connaissances en histoire de l’art & passages secrets (mais si, souvenez-vous de vos cours d’histoire de l’art, qui n’a jamais appris ça ?), nos héros arrivent jusqu’à la salle où est exposé le tableau qu’ils cherchent. Ils y retrouvent le minuscule détail qu’ils cherchaient, à savoir « Cherche et trouve » inscrit sur le minuscule drapeau d’un figurant de l’immense bataille que représente l’oeuvre.

Que ? Pardon ? Et la police ? Hé bien oui, ils savent que Robert Langdon est dedans.

Mais ils ne font rien. Voilà. Décidément, la police locale est de plus en plus performante. Ca valait le coup de déployer un drone pour finir par dire « Regardez, ils sont là ! Vite, touchons-nous la nouille !« .

Revenons à l’intérieur du musée, où le niveau continue de monter.

« Et maintenant, Robert ?
– Ah ben maintenant, rien ma petite Sienna. Cette intrigue est écrite avec les pieds. Nous n’avons plus qu’à attendre le deus ex machina. »

Et en effet, aussitôt, une voix s’élève derrière eux.

« Robert Langdon !« 

Le deus ex machina n’est autre qu’une guide du musée, enceinte jusqu’aux yeux, qui vient accueillir nos deux amis joyeusement.

« Robert ! Vous êtes déjà de retour ! Comment allez-vous depuis deux jours ? Ignazio, votre ami spécialiste de Dante n’a pas pu venir ? La dernière fois que je vous ai vus, vous avez passé une heure à étudier le masque mortuaire de Dante, vous savez, l’objet que nous avons en prêt et qui appartient à la collection de Monsieur Zobrist ! Vous voulez retourner le voir ? »

Sienna est toute étonnée.

« Alors là, c’est vraiment du deus ex machina qui pue.
– Ah non mais on se surpasse. Vous avez remarqué comment elle a balancé toutes les infos dont on avait besoin ? Et c’est comme ça dans tous mes films. Bullshitologie, meuf.
– J’avoue que c’est assez bluffant.
– Et encore ! Avez-vous aussi remarqué comme le tableau où nous a mené l’indice n’avait aucun rapport avec la choucroute ? Puisqu’en fait, finalement, c’est une pièce du musée qui n’a strictement rien  à voir qui nous intéresse ? Heureusement que cette guide sortie de nulle part est apparue pile au bon moment, dites ! »

Pendant que les spectateurs contemplent avec effroi le niveau proche du néant de l’intrigue, la guide emmène nos deux amis jusqu’à la salle du masque mortuaire de Dante. Mais à la seconde où ils y rentrent… le masque a disparu ! ALAAAAAARME !

Notez la tête de nos deux héros lorsque le Deus Ex Machina les interpelle. Même eux ont l’air de trouver ça nul.

Alarme qui ne fait toujours pas rentrer les 150 policiers, ainsi que désormais le T-1000 et l’OMS, qui sont tous à l’extérieur à se dire que holala, se toucher la nouille, c’est tellement bien, dites, et vous, comment faites-vous pour que votre nouille reste aldente ? Non parce que moi, après une journée en uniforme, c’est tout collant et…

Bon, je sens bien que le concours de toucher de nouille vous emmerde passablement. Allons voir ce qu’il se passe dans le musée.

Car notre guide décide sans aucune raison d’emmener Robert et Sienna au poste de sécurité du musée pour regarder avec eux les vidéos de la salle où était stocké le masque. Les fonctionnaires en charge de la question et la guide expliquent donc comment ils vont procéder.

« Bon, on va commencer par regarder les vidéos d’il y a deux jours.
– Mais ? Mais pourquoi ?
– Parce que, Monsieur Langdon, on veut voir le voleur.
– Je veux bien mais c’est con. Parce que ça sous-entend que vous pensez très sérieusement que le masque aurait pu être volé il y a deux jours, et que personne ne l’aurait remarqué jusqu’à aujourd’hui dans le musée alors qu’il a une SALLE ENTIÈRE pour lui ?
– Hem je… heu… hé bieeeeen… »

Le garde lance le script à la gueule de Robert, et profitant de la confusion du moment, lance la vidéo.

On voit donc Robert et son copain Ignazio venir voir avec la guide le fameux masque mortuaire de Dante, jusqu’à ce que la guide doive s’absenter. Nos deux amis en profitent donc pour ouvrir la vitrine (qui ne déclenche aucune alarme bien sûr), et fourrer le masque dans leur slip avant de se barrer. Toute l’équipe de sécurité du musée regarde donc Robert bizarrement.

« Hé, ho, c’est pas plus louche que vous qui ne remarquez rien durant deux jours, hein ! Bon… là, il va me falloir un sacré deus ex machina pour me tirer de ce merdier.« 

Et là, QUELLE CHANCE ! Voici que la police avertit la sécurité qu’elle va investir le musée sur le champ, mais surtout, n’en donne pas la raison, à savoir qu’elle vient interpeller Robert Langdon. Tout le monde se met donc en branle, et laisse Robert tout seul ou presque avec Sienna, leur permettant de prendre la poudre d’escampette. Un tel niveau de télescopage, c’est le Hubble du scénario que nous avons là. Mais bref.

Car la police, tout de même, boucle toutes les issues une à une. Heureusement, là encore, Robert connaît toutes les issues secrètes de tous les musées du monde, ce qui n’échappe pas à Omar Sy, qui s’entretient avec le patron du musée.

« Monsieur, nous avons bouclé toutes les issues. Reste-t-il des portes secrètes auxquelles nous n’aurions pas pensé ?
– Oh ben ouais, plein, mais elles sont secrètes, personne ne les connaît.
– ROBERT LANGDON LES CONNAIT. »

J’aime beaucoup le conservateur qui n’en a visiblement rien à foutre et laisse des portes grandes ouvertes pour que les gens qui lui volent ses affaires puissent se barrer en paix. Robert passe donc par une porte dérobée qu’il ouvre d’un coup de badge volé à l’amie guide durant sa fuite, et disparaît dans les hauteurs du musée, avec pour objectif de passer par la charpente pour gagner une issue de l’autre côté du vieux bâtiment.

Sauf qu’alors qu’ils progressent entre les poutres de la vieille charpente, voici que Sienna tombe, et choit sur le plancher de l’endroit, qui n’est autre que le plafond d’une grande salle du musée où se trouvait le T-1000 au même moment. Et seul lui entend ce bruit suspect, lui permettant de filer via les passages secrets (qu’il maîtrise aussi ?!) jusqu’à la charpente, où le T-100 ouvre le feu sur Langdon. Mais aidé de Sienna, tous deux parviennent à faire tomber le faux policier, et celui-ci tombe tout comme Sienna, sauf que là, le plancher se dit « Mouais, non, là, je vais céder, c’est mieux pour l’intrigue« , et donc, notre T-1000 traverse le bois, et fait une chute mortelle jusqu’à l’étage du dessous, à savoir la fameuse salle du musée où cette fois-ci, c’est Omar Sy qui aperçoit par le trou ainsi créé Langdon et Sienna qui fuient.

Et tous les autres policiers présents ? Haha, allons.

Là encore, ils regardent dans la mauvaise direction. Et on les aperçoit regarder le cadavre du T-1000, pourtant habillé en policier comme eux, façon « Ho, tiens, un membre de la police mort, comme c’est cocasse« , sans même se ruer dessus pour tenter les premiers secours. Limite ils tâtent le machin du bout du pied.

Langdon et Sienna peuvent donc s’enfuir promptement en gagnant une discrète porte les ramenant à la rue, non verrouillée bien sûr, afin que tous les voleurs puissent piller le musée à leur convenance.

« Robert, le musée est cerné, on va se faire griller !
– Allons Sienna : ohéééé scénario pourriiiiiiiii ! »

Puisqu’il était difficile de justifier que comme dans tous mauvais film, Robert profite des manifestations du nouvel an chinois pour disparaître, en lieu et place, c’est une manifestation surgie de nulle part qui occupe toute la rue où Robert vient de déboucher, ça tombe bien alors ! Et évidemment, pas un manifestant pour réagir à des gens qui viennent de sortir en pleine rue depuis un passage secret. Rajoutez à cela que même les figurants sont mauvais dans ce film, spéciale dédicace à celui qui tient son panneau à l’envers bien face à la caméra et à qui personne ne dit rien.

Je crois que ce film atteint des stades de nullité proches de la magie.

Mais attendez, ce n’est pas fini ! Car par où s’enfuir ? Robert a une brillante idée durant leur escapade.

« Je crois savoir où est le masque mortuaire de Dante… 
– Onku ?
– Très spirituel. Mais non : Ignazio m’a envoyé un indice avant d’aller se planquer après le casse. Par mail : Paradis Vingt-Cinq. Ce qui fait référence à un passage de l’Enfer de Dante. Il me faut le livre.
– Ou on peut le récupérer sur Google. Hop.
– C’est ça, fait ta maline, tout à l’heure, tu n’y as pas pensé non plus au moment d’aller inspecter le tableau, mais bon, vu que ledit tableau n’avait en fait aucun rapport, le script t’as encore bien inspirée.
– Merci.
– Bref, ce passage nous dit, grâce à des déductions pourries, qu’on doit aller voir les fonts baptismaux de la cathédrale du coin.
– Juste comme ça.
– Oui ?
– Sachant que vous aviez cet indice depuis des heures maintenant, pourquoi ne pas l’avoir dit plus tôt ?
– Ho. Pour que l’on puisse faire la scène du musée, même si nous n’en avions pas besoin bien sûr. Après tout, qu’est-ce qui est cohérent depuis le début du film, hmmm ?
– Pas faux. Et sinon, quand vous volez un truc, pourquoi le planquer dans des fonts baptismaux où n’importe quel touriste le grillera plutôt que par exemple, dans une consigne discrète ?
– CHHHHHHHT.
– Et pourquoi vous envoyer des indices par mail sachant qu’Ignazio ne pouvait pas prévoir que vous perdriez la mémoire ?
– CA SUFFIT MAINTENANT HEIN, ON SAIT ! »

Les deux débilous qui nous servent de héros peuvent donc courir jusqu’à la cathédrale du cru, heureusement en travaux ce qui tombe bien alors, et trouver dans les fonts baptismaux le masque mortuaire de Dante… habilement immergé et emballé dans du ziploc. Que ? Mais ? Mais bordel ?

« Vite, sortons le masque de son ziploc de protection ! Vous sentez cette odeur ? C’est de la peinture à l’eau ! Frottons le dos du masque et voyons ce qu’il nous révèle !
– Et frotter les yeux, non ? Parce que mine de rien, l’indice qu’on avait nous parlait des « yeux du mort ».
– Non. Ça serait logique, mais je suis le héros, donc j’ai raison. Alors, que nous dit ce message ?« 

En substance, il dit : allez voir le doge de Venise et ses chevaux magiques.

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« Et là encore, ne nous renseignons pas sur internet ! Filons à Venise, après tout, le temps nous est compté, autant le perdre ! »

Mais à cet instant précis, Omar Sy, qui les avait suivi depuis le musée sans le dire à ses amis de l’OMS, jaillit soudain devant eux.

« Omar !
– C’est moi.
– Que nous voulez-vous ?
– Je veux savoir où se cache Inferno, le terrible virus qui menace la planète préparé par Zobrist.« 

Et là, Sienna de prendre la parole.

« Robert ne peut pas vous le dire, il a perdu la mémoire des dernières 48 heures.« 

Vous vous attendez à ce que devant une excuse aussi moisie, Omar commence à tabasser Robert à coups de bottin jusqu’à ce qu’il parle ? Evidemment que non. En lieu et place, nous avons le droit à :

« Bon ben d’accord.« 

Et Omar d’expliquer très tranquillement que d’accord Robert, voilà où nous en sommes. Je suis Omar Sy, de l’OMS. Je suis venu vous recruter il y a deux jours pour nous aider à déchiffrer l’étrange image trouvée sur le vidéoprojecteur de poche de Zobrist. Puis, vous avez disparu. Car voici le problème : Elizabeth, votre ex et accessoirement la patronne de l’OMS, est corrompue. Elle veut s’emparer d’Inferno avant nous pour le vendre au plus offrant. Oui, je sais, ça ne lui ressemble pas, mais c’est comme ça. Nous devons trouver Inferno avant elle et leur échapper ! Vous avez parlé d’un indice menant à Venise ? Allons-y. Pendant ce temps, je fais diversion en faisant croire que vous partez pour Genève.

Et ce qui est dit est fait.

Lorsque l’OMS, menée par Elizabeth, sa grande patronne, débarque à l’aéroport de Florence pour distribuer des claques aux fugitifs, elle apprend qu’ils ne sont pas là. Et tombe nez-à-nez avec… le prévôt ! Mais si, le patron de l’organisation super secrète qui employait le T-1000 ! Il est venu en personne s’expliquer avec la dame, et lui résume la situation.

« Bonjour Madame la patronne de l’OMS. Je suis le prévôt, mais vous pouvez m’appeler Prévôt. Je dirige une organisation de sécurité ultra-secrète. Depuis deux ans, je travaillais pour Monsieur Zobrist, qui nous finançait pour que vous ne le retrouviez pas. Nous ignorions ce qu’il préparait. Mais il y a quelques heures, j’ai visionné une vidéo qu’il nous avait demandé de diffuser prochainement, même s’il venait à mourir. Dans cette vidéo, il annonce que si on regarde celle-ci, c’est que son virus, Inferno, doit être en train de purger le monde de la surpopulation. Je vous avoue que j’ai beau être un assassin, tuer autant de gens, je ne peux pas, c’est comme ça, je suis un gros tendre, au fond. Alors j’ai décidé de venir vous aider. Car d’après la vidéo, son virus sera dans la nature dans moins de douze heures. Je vous propose par conséquent de mettre mes incroyables moyens à votre service. »

Elizabeth l’engueule un peu parce que bon sang de bois, deux ans qu’ils s’affrontaient sans le savoir ! Allez, va, on se réconcilie, après tout, mieux vaut tard que jamais. Et comme elle est sympa, Elizabeth ne demande pas « Si vous êtes si fort pour protéger quelqu’un comme Monsieur Zobrist, vous m’expliquez comment il s’est retrouvé à courir tout seul comme un blaireau dans les rues de Florence au début du film, avant de mourir bêtement ?« . Sympa, définitivement.

Pendant ce temps, Robert, Sienna et Omar ont décidé de prendre le train pour se rendre à Venise.

« Quand est-ce qu’on arrive ?
– Chut, Robert, du calme. Tiens, fais ton coloriage de l’Enfer de Dante.
– Ouiiiii !
– Au fait Omar, pourquoi n’a-t-on pas pris la voiture ?
– Parce que… heu… hé bien…
– Bon, laissez tomber. Ho ! Regardez, Robert ! Il s’agite !
– GNNNnnNNNnnn visiiiiiiooooons ! Flashbaaaaaack ! GnnnnNNNnnn !
– Je vais lui chercher de l’eau. »

Omar s’en va donc à la voiture-bar située en voiture 4 de ce train, pendant que Sienna essaie de calmer Robert. Qui revient de son flashback avec une information cruciale.

« J’ai vu… j’ai vu ce qu’il s’est vraiment passé il y a deux jours.
– Oui ?
– Omar a menti. Ce n’est pas lui qui est venu me recruter. C’est Elizabeth.
– Notez qu’il a eu du bol que vous ayez aussi oublié cette information plus tôt dans le film, vu son gros bluff, du coup.
– Oui mais ça arrangeait le script. Bon, écoutez, du coup, c’est que ce doit être un filou, voire un gros enculé. Je suggère de nous en débarrasser. J’ai un plan. »

Sienna s’en va donc trouver Omar, qui est occupé à essayer d’acheter sa bouteille d’eau de 25cl à 9€ seulement. Et lui explique que vite, vite ! Robert fait un malaise ! Il est aux toilettes et il ne répond plus, aidez-moi ! Omar se précipite donc à l’aide de Langdon, et va tambouriner sur la porte des WC.

« Professeur ! Professeur, répondez-moi ? Vous faites caca, c’est ça ? Vous jouez à Candy Crush ? Répondez professeur ! Vous savez très bien que faire caca dans les toilettes d’un train nécessite des compétences de tireur d’élite ! »

Mais alors que le train ralentit pour marquer l’arrivée à Venise, Robert ouvre brutalement la porte des toilettes, et envoie un coup d’extincteur dans la margoulette d’Omar, avant de l’asperger de pschit à chiottes, ce qui est définitivement d’une cruauté sans nom. Pendant qu’Omar se roule par terre dans une merveilleuse senteur vanille, Robert et Sienna s’enfuient.

« La ruse du caca, ça marche à chaque fois » explique Robert tout en courant « D’ailleurs, savez-vous ce que dit un historien de l’art qui repeint sa cuvette après une soirée tacos ? Ça Soulages !
– …
– Soulages ! Pierre Soulages ! Le…
– Écoutez Robet, maintenant, vous allez bien fermer votre gueule et on va continuer à courir comme des débiles jusqu’au prochain monument sans que vous m’expliquiez vos blagues minables. »

Nos larrons se dépêchent donc d’atteindre la basilique Saint-Marc de Venise, où comme il se doit, nos héros aperçoivent les chevaux de Saint-Marc, surplombant le monument. Promptement, nos héros gagnent le balcon où sont les chevaux et…

… rien.

« Bon sang, on s’est planté de ville ! » réalise Robert avec effroi « Le texte faisait en fait référence à Constantinople, où ces chevaux étaient autrefois ! Nous devons fuir mais… et… ho… vous sentez ce parfum de vanille bon marché ? Bon sang, regardez en bas ! C’est Omar qui approche ! Et qui n’a rien de cassé malgré un coup d’extincteur dans la margoulette ! Sûrement un T-800, cette fois. »

Vite ! Il faut quitter les lieux ! Robert et Sienna redescendent du balcon, et tentent de gagner l’un des nombreux passages secrets dont Robert a le secret. Sauf qu’au bout de celui-ci, il y a une grille en hauteur comme seule issue ! Usant de toute leur ruse, nos héros parviennent à soulever la grille et à faire passer Sienna.

« Sienna, aidez-moi à grimper ! Omar arrive, quand bien même il a pris une porte au hasard dans toute la basilique et que forcément, elle mène ici ! Dépêchez-vous !« 

Mais Sienna lance un regard triste à notre héros… et lui referme la grille sur le museau !

« Je suis désolée, Robert. J’avais besoin de vous pour me guider jusqu’à Inferno. Je finirai l’aventure seule. Vous savez, lorsque je vous ai parlé de mon petit ami. Il avait un nom… Zobrist.
– Mais alors… 
– Oui. C’était l’homme que j’aimais. J’ai embrassé ses grosses lèvres ainsi que toutes ses idées. Mais, regardons plutôt ces flashbacks. »

*Flashback de Sienna faisant des bisous à Zobrist*

*Flashback de Sienna disant à Zobrist qu’elle l’aime*

*Flashback de Zobrist expliquant une fois de plus sa théorie moisie à Sienna*

*Flashback de Zobrist faisant des jeux de pistes pour offrir des cadeaux à Sienna, puisqu’elle adore ça. »

« C’est moi ou on se fait chier ?
– Il suffit, Robert ! Il y en a encore un peu !
– Whololo… »

*Flashback de Sienna demandant à Zobrist où il cache Inferno. Zobrist expliquant que moins de gens le savent, mieux c’est. Sienna lui disant qu’elle pourrait l’activer s’il lui arrivait quelque chose. Et Zobrist qui enfin, accepte de faire un jeu de piste que seule elle pourra remonter, qui ira jusqu’à Inferno, et qui commence avec… un vidéoprojecteur de poche.*

Robert explique à Sienna pourquoi même un caillou est techniquement mieux conçu que le script.

« Attendez !
– Vous êtes chiant à interrompre mes flashbacks, Robert.
– C’est l’affaire de quelques secondes. Dites-moi, vos flashbacks montrent que vous étiez si forte qu’aucun jeu de piste de Zobrist ne vous résistait.
– C’est vrai.
– Alors d’où aviez-vous besoin de moi ?
– Heu… attendez je… ah si, oui ! Quand Zobrist est mort, l’OMS a retrouvé sur lui le tube contenant le premier indice, le fameux tableau de l’Enfer de Dante ! Donc j’avais besoin de…
– Du tube. Pas de moi.
– Ah oui merde, ça ne tient toujours pas.
– Accessoirement, c’était pas un peu de la merde, le plan de Zobrist ? Le mec refuse de vous dire où il cache Inferno pour des « raisons de sécurité ». Par contre, il crée un jeu de piste géant pour remonter jusqu’à Inferno que n’importe qui peut faire du moment où il trouve le premier indice. Alors que vous, ça faisait une seule personne dans le secret. Point.
– C’est… c’est vrai que c’est débile.
– Et je vous passe les moments où Zobrist est censé avoir disparu durant deux ans, mais parvient quand même à s’emparer du masque mortuaire de Dante dans un musée, à écrire des conneries au dos, à recouvrir le tout de peinture à l’eau et de le reposer sans que personne ne le remarque. Un plan aussi naze, on dirait presque une réforme du gouvernement.
– Ec… écoutez Langdon je… bon, je me casse, et merde aux incohérences !
– Attendez je n’ai pas fini ! Prévôt a dit dans une autre scène un peu avant que le virus serait relâché dans moins de douze heures ! S’il y avait une date exacte pour relâcher le bousin, pourquoi n’a-t-il pas plutôt utilisé un compte à rebours tout con ? Idem, pour sa vidéo à diffuser, pourquoi la confier à une société de sécurité top secrète alors qu’il suffisait de la programmer sur Youtube depuis un quelconque compte discret ? Et quitte à avoir une société de sécurité top secrète, pourquoi ne pas lui confier à elle le virus sans lui dire ce que c’est, vu qu’ils sont payés pour ne pas poser de question ? Reveneeeez Siennaaaa ! C’est nuuuuuuuuuul ! »

Mais alors que Robert, continue de soulever des questions qui prouvent que rien ne tient dans ce film, l’ami Omar le rejoint dans son passage secret, et avant que Robert n’ait le temps d’essayer une diversion impliquant un soudain mal de bide, Omar lui pète la gueule, ce qui l’assomme. Puis, il sort le Langdon inconscient, probablement devant tous les touristes et la sécurité de la basilique qui ne remarquent probablement rien (… je suis fatigué), avant de le trimbaler par canaux jusqu’à un endroit discret, situé sous les quais de la ville. Là, Omar compte bien torturer Langdon pour obtenir de lui l’endroit où se cache Inferno, problèmes de mémoire ou pas, et revendre le tout au plus offrant.

Seulement voilà : Omar est interrompu par une lame qui pénètre soudain son cou : c’est Prévôt le prévôt qui vient d’apparaître !

« Bonjour Robert. Vous ne me connaissez pas encore, mais je suis Prévôt le prévôt. On m’a dit que vous aviez une réputation de relou mais vous m’avez l’air plutôt sympathique.
– Qui êtes-vous ?
– Le patron de l’organisation qui employait le T-1000. J’ai beaucoup de choses à vous expliquer. Nous avons travaillé pour Monsieur Zobrist. Puis pour sa compagne, Sienna Brooks. Elle nous a demandé de vous kidnapper. Et de forger un scénario, notre spécialité.
– Contrairement à ce film.
– Chut, ne m’interrompez pas. Nous vous avons donc kidnappé, puis nous vous avons effacé la mémoire sur 48h grâce à notre super GHB©.
– Ça explique que je n’avais pas mal qu’à la tête en me réveillant. Et puis dites-donc : précis, votre GHB. En plus, qui génère pile les bons flashbacks au bon moment…
– Je croiiis que je commence à comprendre d’où vient votre réputation de relou. Bon, et donc, une fois kidnappé, on vous a fait une fausse blessure ressemblant à celle d’une balle, au niveau de votre tête. Puis, nous vous avons déposé dans une fausse chambre d’hôpital. Un simple décor. Où notre T-1000 tirait des balles à blanc, pour vous forcer à fuir avec Sienna, notre commanditaire, et ainsi l’aider. Balles à blanc alliées à de petits pétards pour déformer par exemple la porte de la chambre et faire croire à de vraies balles. Malin, non ?
– Alors oui, mais le taxi ?
– Le taxi ?
– Le taxi dans lequel on a fui ?
– C’était un homme à nous.
– Tatata, ça, je veux bien le croire. Mais vous vous souvenez ? Une balle a troué sa vitre arrière. Vous allez m’expliquer que vous avez caché un pétard invisible dans une surface transparente, qui a généré pile un trou semblable à celui d’une balle, et fait siffler ladite balle qui n’existait pas à mes oreilles juste après ?
– … hem. Hééé bien…
– Et puis dites, elle me tirait dessus avec de vraies balles, la bougresse, une fois dans la charpente du musée !
– Oui mais ça, c’est parce que le plan avait changé. Vous vous étiez enfui, alors on voulait vous supprimer.
– MAIS C’ETAIT EXACTEMENT VOTRE PLAN DE NOUS FAIRE FUIR !
– … haaaaaaaaaa. Ah ben oui, maintenant que vous le dites… bon, que diriez-vous d’un petit flashback pour oublier tout ce bordel ? »

Et Robert d’avoir un flashback de comment il a été kidnappé. Il était sous la pluie, à draguer son ex et patronne de l’OMS, au milieu d’une manifestation (ne me demandez pas pourquoi) quand pif pouf, la manifestation a disparu, une voiture est arrivée, des gens ont kidnappé Robert, et le T-1000 a forcé la patronne à rester sur place et à lui tourner la tête pour ne pas qu’elle retienne trop son visage.

L’autre plan, c’est qu’elle avait un casque de moto sur la tête : elle rabattait la visière, c’était plié.

Mais c’était là encore un peu compliqué.

Bouhou… bouhouhou… c’est mauvaiiiiiiiis sur tous les plans…

Que disais-je ? Tout le monde décolle donc en urgence pour Istanbul, afin de partir à la poursuite de Sienna. À bord, Langdon et Elizabeth, désormais réunis, se demandent pourquoi leur relation n’a pas marché. Langdon dit que c’est le travail. Elizabeth aussi, car ils étaient trop loin l’un de l’autre. Mais pour le coup, c’est Elizabeth qui essaie de maîtriser ses flashbacks lui rappelant ce qui a VRAIMENT merdé entre eux.

*Lancement des flashbacks*

*Flashback d’Elizabeth et Robert au lit.*

« Elizabeth, regarde… ce préservatif… il se déroule ! Quels mystères va-t-il nous révéler ?
– Robert, arrête.
– Ho, et regarde, il y a quelque chose dedans maintenant !
– Robert, c’est dégueulasse, tu es chiant à toujours jouer à l’explorateur moderne. »

*Flashback d’Elizabeth et Robert dans la salle de bain*

« Elizabeth, regarde ! L’angle de mon zboub ! Il jette une ombre qui mène… mais oui, à ton cucu !
– Robert… Robert, sérieusement, si tu as envie de moi, tu pourrais le dire sans la jouer l’historien de l’art sous acide.
– Et regarde tes vergetures ! Il y a un message dedans ! Vite, j’appelle le Louvre !
– ROBERT TU ES MÉGALOURD. »

*Flashback d’Elizabeth et Robert à l’hôtel*

« Holala, Elizabeth, c’est tout humide dans cette culotte ! Tu m’étonnes qu’avec une hygrométrie pareille, ton patrimoine soit mal conservé ! Non, Elizabeth ! Non, pas la batte de base-ball ! Aîe ! Aîe ! »

*Fin des flashbacks*

« … et donc je disais, Elizabeth, que je n’ai jamais compris ce qui n’avait pas collé entre nous.
– … *soupir* »

Après ces difficiles souvenirs, tout ce petit monde atterrit à Istanbul, où ils vont à Sainte-Sophie s’enquérir du dernier indice : suivre l’eau qui coule. Après une brève discussion avec le conservateur des lieux, celui-ci explique qu’il y a bien une vieille citerne du VIe siècle plus loin en ville, et que c’est là que l’eau qui passe sous le bâtiment  s’écoule. Vite, allons-y !

Sauf qu’en arrivant sur place, la citerne a été transformée en salle de concert. Et accueille une soirée mondaine réunissant des gens venus du monde entier.

Un détail que le conservateur avait oublié de préciser, et donne tranquillement en souriant uniquement une fois sur place, quand bien même il sait que l’on est là pour une histoire de virus qui pourrait ravager l’humanité. Oui, je sais. Il n’y a pas un personnage pour rattraper l’autre. Même les seconds rôles sont fameux.

D’après la vidéo que le Prévôt a eu de Zobrist, le virus serait caché dans la salle, immergé dans le peu d’eau qui baigne le fond de la citerne, et stocké dans… mais oui, une autre pochette ziploc ! Décidément, il y a une passion pour le ziploc dans ce film. Et ça a dû être tellement pratique à transporter. D’ailleurs, une question : pourquoi dès le début du film, Zobrist ne relâche pas son virus plutôt que de s’emmerder à le promener partout et à créer un jeu de piste géant ? Hmmm ? Oui ? Non ? Ah ben voilà. Aucune explication autre que « Ben sinon, il gagne dès le début. » Merci.

De son côté, Sienna, arrivée plus tôt à Istanbul, n’a même pas eu besoin d’aller à Sainte-Sophie pour savoir où aller. Une simple consultation de livre et pif pouf, c’était plié. Comme quoi, il n’y avait pas à s’emmerder à aller écouter l’eau qui coule sous Sainte-Sophie. Il est bête ce Robert Langdon, personne ne lui a jamais parlé du concept de « livres » semble-t-il. Sienna, accessoirement, prend contact avec d’autres disciples de Zobrist sur place car elle… heu…

Attendez, d’où elle connaît tout le réseau de Zobrist s’il refusait de lui dire les choses ? Mais enfin !

J’allais oublier de vous montrer cette scène follement romantique où Robert et Elizabeth se disent des choses gentilles tout en contemplant des pauvres qui manifestent.

Elle tombe donc sur Jean-Jacques, un disciple qui l’aide à se préparer pour aller à la citerne, et Jean-Boom, un disciple expert en explosifs qui coup de bol, était à Istanbul sans savoir que c’était là qu’il fallait être pour Inferno ! P’têtre qu’ils avaient un expert en explosifs dans chaque ville. Ou peut-être est-ce juste tout nul et mal écrit, allez savoir. Jean-Boom explique à Sienna comment tout va se passer.

« Il faut aller dans la citerne, et placer deux pains de C4 à équidistance de la pochette contenant le virus. Ainsi, la double explosion déchirera le plastique, et libérera Inferno.
– Heu… mec ? Deux pains de plastic pour ouvrir un ziploc ? Tu dois en chier en cuisine, toi.
– Écoutez, ce film est très con. Mais la bonne nouvelle, c’est que nous approchons de la fin ! Ho, et au cas où : le C4 est activable par téléphone ou bouton pression.
– Oui mais c’est con, le bouton pression, car même si je veux bien mourir, si je le fais péter et que je les ai bien placés, je ne peux en faire péter qu’un, du coup ?
– LALALA JE N’ENTENDS RIEN ! »

Nous retrouvons donc tout ce petit monde à la citerne. Les méchants sont déjà dans la place, les gentils s’y glissent, et les forces spéciales de la police… mais oui, se touchent la nouille ! Bon sang, combien de paquets attouchés en une seule oeuvre cinématographique ? Les amis de la maréchaussée qui me lisent apprécieront en tout cas le rôle donné aux forces de l’ordre dans ce film. J’imagine si c’était comme ça dans la vraie vie.

« Capitaine, le forcené est retranché dans le bâtiment avec des otages. Que fait-on ?
– Vous connaissez la procédure Roubieux. On ne négocie pas. Envoyez de quoi le calmer.
– Le GIPN ?
– Hahaha… allons, Roubieux. Non, je parlais des choses sérieuses : envoyez le professeur d’histoire de l’art. »

Et dix minutes plus tard, le terroriste se rend en pleurant, puisque le professeur a réussi à lui prouver que son arme était une figure phallique, que trois points sur son gilet formaient un fascinant triangle, et bien évidemment, il lui a fait la blague du caca et de Pierre Soulages. Imparable.

En attendant, Robert et ses amis pénètrent dans la citerne, qu’Elizabeth refuse de faire évacuer parce que… heu… ça fera plus cool ! Et accessoirement, ils coupent le réseau téléphonique avec l’aide des autorités parce que… ah ben on ne sait pas non plus. Commence alors, au milieu des invités, une chasse entre gentils et méchants, qui tourne au chaos quand les premiers sautent sur les seconds. Prévôt parvient ainsi à tuer Jean-Jacques, et à blesser Jean-Boom, mais ce dernier parvient à se replier. Sienna, elle, tue Prévôt sans hésiter, avant de se ruer vers la zone où tout le monde a repéré le ziploc tant convoité.

Langdon essaie d’arrêter Sienna, et les deux doivent se battre, Sienna pensant gagner en activant les charges qu’elle a posées par téléphone… mais damnation ! Aucun réseau ! Raaah, j’aurais pas dû aller chez Free ! Tant pis, Sienna en a marre, saute à l’eau (dont le niveau change à chaque plan, sachez-le), et va activer l’un des pains de C4 manuellement, ce qui lui permet d’accomplir sa plus grande passion : devenir elle-même un puzzle.

L’explosion provoque un mini raz-de-marée dans la citerne, mais hélas pour les méchants, Elizabeth a de son côté eut le temps de glisser le ziploc maudit dans une boîte de confinement. Qui résiste au choc, même si le ziploc à l’intérieur explose quand même (comme quoi, c’était fragile, pas besoin de C4). Il ne faut donc surtout pas qu’on ouvre la boîte, désormais ! Jean-Boom, qui surgit des eaux malgré ses blessures infligées avec précision par un assassin fort qualifié, tente bien de meuler Elizabeth pour ouvrir la boîte, mais Langdon s’en mêle, puis après 20 minutes de non-sens, enfin, la police se dit que héééé, et si on faisait quelque chose ? Ils abattent donc Jean-Boom.

Sienna est transformée en oeuvre impressionniste, Jean-Jacques est mort, Jean-Boom troué et le virus Inferno confiné dans son tupperware…

Le monde est donc sauvé !

Nos héros ressortent victorieux de la citerne pour être pris en charge par les secours. Langdon regarde avec tristesse les secours évacuer un corps dans un sac, et marmonne « Pauvre Sienna… elle pensait bien faire, mais elle a pris le mauvais chemin. »

Oui, et toi tu es en train de causer du mauvais cadavre : à l’heure actuelle, Sienna serait plus évacuée dans un sachet de parmesan que dans un sac mortuaire, vu son ultime câlin avec un pain de C4.

Le monde est sauvé du plan tout pourri et inutile de Zobrist. Langdon et Elizabeth se disent qu’ils ont chacun leur travail à reprendre, loin l’un de l’autre. Pourraient-ils se remettre ensemble ? Mystère.

En attendant, Langdon retourne à Florence. Il va au musée, et repose (là encore, sans déclencher aucune alarme ou se faire tabasser par la sécurité après son précédent passage) le masque mortuaire de Dante. Cela fait, il repart sans que personne ne lui dise rien, ce qui prouve qu’il doit secrètement planquer des pouvoirs de ninja ou simplement que tout ce film n’a strictement aucun foutu sens et…

… FIN !


Franchement, je ne sais pas vous, mais pour ma part, je voudrais relâcher un terrible virus en tant qu’archnémesis de Robert Langdon, je ferais autrement.

D’abord, je ferais savoir que j’ai bien caché mon arme bactériologique et que hohoho, il faudrait vraiment une bête en symbologie pour la retrouver, tant j’ai été joueur. J’expliquerais que l’heure tourne, et que s’ils ne trouvent pas rapidement le bousin, tout le monde va être bien embêté, voire bien mort dans la foulée. Robert Langdon serait donc immédiatement appelé, et grâce à mes indices semés avec soin depuis des années aux quatre coins du monde, je le forcerais à enchaîner les heures d’avion, par exemple en cachant un indice à Paris, puis un autre à Tokyo, le troisième à Berlin, le quatrième à Los Angeles…

Et si Robert Langdon survit au jet lag, tout à la fin, lorsqu’il arriverait dans le dernier musée, il se ruerait avec tous ses compagnons d’aventure vers l’ultime tableau. Ils tourneraient avec soin icelui, sachant bien que la vérité se cache derrière le cadre doré d’une oeuvre obscure, et en lieu et place d’un dénouement, ils trouveraient simplement un vieux zob mal dessiné à la craie.

Parce qu’en fait, depuis le début, j’avais laissé le tout chez mon banquier suisse.

Mais bon. Entre faire une enquête logique et partir sur un jeu de piste débile, nous savons tous très bien ce que Robert Langdon choisirait.

Bah. J’imagine quand même qu’ils trouveraient bien quelque chose à dire sur un zob géant caché derrière une oeuvre quelconque.

Comme par exemple : « Finalement, c’est un peu une allégorie de Dan Brown. »

Bravo, Robert.

85 réponses à “Inferno

  1. Si j’ai bien compris en plus le script part du principe que la peste n’existe plus… dommage.
    Mais délicieux spoil comme toujours

    • Oui, c’est ce que je me suis dit, la variole je ne dis pas, mais si un super-méchant veut tuer des gens avec la peste bah… on commande des antibiotiques? C’est quand même plutôt bien gérable comme attentat bactériologique.

      • Que je sache, rien ne dit que c’est une peste qui existe, ça pourrait très bien être une peste génétiquement modifiée.

        Incohérence toujours, je n’ai pas lu dans l’article d’Ossay que le but est de diviser la population par deux, j’ai simplement lu que le but est de diviser la population tout court, et de donner en exemple la peste au Moyen-Âge qui fit bien bobo aux gens.
        Et puis, même si l’on ne divise la population que par, mettons, quatre, ça donnerait tout de même un sacré répit, dont on pourrait profiter pour appliquer des politiques de natalité qui ne seraient pas efficaces avec plus de gens.

  2. Attention légère faute d’orthographe.
    On dit des fonts baptismaux et non des fonds. Ce n’est pas la même racine.

  3. L’attaque gratuite du pauvre Squeezie ! Hahaha !
    J’ai lu le livre et ma foi, j’me suis aussi demandée pourquoi Zobrist fait pas directement péter la peste et on en parle plus … Mystère que même Bobby Langdon n’est pas près de résoudre.

  4. Donc, c’est une trilogie, sans lien entre chaque oeuv… monceaux de matière fécale excepté le personnages principal ? Ni le même méchant, ni les même personnages secondaires, ni rien ?
    Donc, d’où Da Vinci Code et Anges et Démons ne serait que le début ? Le début de quoi ? De l’agonie des infortunées neurones de Langton, trop peu sollicitées ?
    Même le département Marketing du film est inapte ! (ou est-ce inepte ?)
    D’où la question sous-jacente : Y a t’il une seule personne efficace, douée et intelligente qui travaille dans le cinéma Hollywoodien ?

    Néanlmoins, se fut un bien plaisant spoil de plus à lire, surtout que, n’ayant pas lu les deux précédents, j’ai pus me régaler par trois fois de votre proses en une seule soirée

    • De Langdon ! Les infortunées neurones de LangDon ! Mea culpa, une erreur de relecture (après, est-ce réellement important de se souvenir du héros d’un tel étron ?)

    • « D’où la question sous-jacente : Y a t’il une seule personne efficace, douée et intelligente qui travaille dans le cinéma Hollywoodien ? »

      Personnellement, je ne me pose plus cette question depuis un moment. Chaque nouveau spoil de notre cher O.C. en est une nouvelle preuve, s’il fallait encore convaincre certains septiques.

      Ou alors, peut-être que ses spoils sont des pièces d’un jeu de piste ne menant au final à rien, comme ce genre de film.

      • Beeeen, si.

        Aptus, en latin, qui donne apte en français, puis son antonyme inapte. Mais également qui donne son antonyme latin ineptus, avec le changement de voyelle tout à fait normal dans cette antique langue, d’où inepte et ineptie.

  5. C’est moi ou sur l’affiche ils ont multiplié par 10 la largeur de la rue devant l’Uffizzi? IRL c’est limite si les toits ne se touchent pas…

    • Dans la mesure où ils confondent le Palazzo vecchio et le Palazzo Pitti (car Langdon et Sienne traversent « les jardins de Boboli qui donnent directement sur le Palazzo vecchio »), je ne suis pas sûre que modifier l’architecture des Uffizzi pour les besoins de leur affiche les chagrinent beaucoup.

  6. Accordez à Brown & à Hollywood le mérite de la constance, certes dans l’idiotie la plus crasse, mais depuis Da Vinci (dont l’incipit est déjà un tissu de conneries) quelle performance !

  7. C’est dommage, si je me souviens bien du bouquin, ils arrivent trop tard et le virus, qui n’est pas la peste d’ailleurs, est répandu. Pour une fois que le héros arrive trop tard, ils ont eu tort de se priver…

    • En effet, dans le livre le virus est libéré Il s’agit d’un virus qui provoque une baisse de fertilité mondiale, la solution au problème de surpopulation.

  8. Je n’ai pas vu le film, ni lu le livre, mais j’ai une remarque, à propos du masque. L’indice dit de regarder « par les yeux du mort », non pas « dans les yeux du mort ». Pour regarder « par ses yeux », à travers donc, on met le masque. Donc on le regarde depuis l’arrière. Ce film a l’air d’être un chef-d’œuvre d’incohérence, mais ça, c’est logique :)
    Sinon, j’ai pas compris. Le même masque, c’est Langdon et Ignazio qui l’ont volé ? ou Zobrist ? Si c’est Langdon, comment Zobrist a pu le peindre ? Rien compris…

    Sinon, la référence qui tombe bien alors, (voulue ou non) aux Nuls, ça fonctionne à chaque fois, merci :’)
    Pierre Soulages, c’est pas joli ce qu’il fait ? J’aime pas le contemporain, mais son Outrenoir (merci Google), je le trouve très beau!

    En tout cas merci, j’ai hésité plusieurs fois à lire le livre, mais maintenant, plus besoin ^_^

    • « Vayentha, meilleur agent du Président, lui annonce d’une voix stressée la mauvaise nouvelle : Robert Langdon s’est échappé et détient encore l’objet. Robert a survécu car par chance une colombe est apparue et a roucoulé, ce qui explique la faille de la mission de Vayentha. »

      J’ai joui sur mon clavier en lisant qu’il a survécu car une colombe a roucoulé.

  9. « À quand un film où Madame n’a pas de vêtements à la taille de Monsieur chez elle, et notre héros se retrouve à poursuivre l’intrigue seulement vêtu d’un chemisier d’où son bide dépasse et d’une jupette ? J’avoue être un peu impatient. »

    Vous pouvez vous infliger le tristissime Tais-toi , c’est bien la seule scène qui m’a fait rire !

  10. Courir dans les rues de Florence !!! Cette ville est tellement pourrie de touristes à toutes heures qu’on se demande même où sont les florentins

  11. Il faut tout de même rappeler que, dans le roman [SPOILER], Zobrist a bel et bien relâché le virus avant l’arrivée de Langdon et Sienna, le jeu de piste n’ayant servi à rien d’autre qu’à les distraire pendant qu’il contaminait petit à petit le monde… Virus qui n’était pas d’ailleurs une grosse peste bourrin mais un virus provoquant la fertilité chez un sujet sur trois. Donc certes les incohérences étaient nombreuses et l’écriture catastrophique, mais enfin, cela se tenait quand même beaucoup mieux que dans le « film » de Ron Howard !

    • En même temps, Ron Howard est roux. Les roux n’ont pas d’âme et sont même maléfiques. Donc ce film ne peut être que maléfique.

      Jeu, set et match.

  12.  » En os humain… souffle Sienna.
    – D’où tu vois ça à deux mètres et sans plisser les yeux, toi ? »
    => Bonjour Monsieur Connard (ou Monsieur Odieux ?), je m’appelle Alice, je suis archéozoologue et je vais vous apprendre un truc incroyable : on peut reconnaître un os humain d’un os animal à l’oeil nu, même travaillé. Si si c’est pas une connerie… Bon après Sienna elle est médecin pas archéologue mais la nana elle lisait Dante à 9 ans et elle taillait des pipes à Zobrist donc bon OSEF.

  13. Gloubi n’est pas encore passé. C’est louche.
    Sinon le film est tellement chiant, même en spoil, que j’ai pas eu le courage de tout lire d’un coup. J’ai dû faire des pauses plusieurs fois. J’admire votre courage.
    (PS : Un spoil des Animaux Fantastiques ?)

      • Un spoil des Animaux Fantastiques.
        Un spoil des Animaux Fantastiques.
        Un spoil des Animaux Fantastiques.

        … Ça a marché ?

      • Sans oublier : Stéphane ! Stéphane ! Stéphane !

        Mais ça ne peut pas fonctionner avec les « usurpator » de Georges. Zut…

      • Autant Gloubi et Stephane peuvent être divertissants, autant les usurpator on s’en passe bien…

      • Allez, à la demande générale des membres de l’Academie des complexés de leur infériorité : « bonjour! »

      • Ben moi je n’avais pas prévu de passer mais…autant ça fait longtemps que les spoils ne me font plus rire, autant vos commentaires sont toujours un régal d’absurdité. Continuez messieurs continuez.

      • Salkon bertand sans oublier leur chef GA Les fameux mousquetaires toujours aussi cretins que leurs debiles de homologues de la comedie musicale
        Le meilleur et seul moyen de ne plus dire de connerie est de vous mettre tout nu de vous allongez en cercle et de vous sucer les un les autres

      • Moi je veux être Aramis alors. C’est le plus intelligent, fourbe, et le seul à survivre à la fin. Pour mon usurpator, heu comment dire… non toujours pareil. Pas jaloux de Georges pour le coup.

      • Usurpator, ou le gusse qui passe 20 minutes pleines et entières a écrire 4 pauvres commentaires de 2 lignes. Lesdits commentaires étant aussi brillants qu’un journaliste TV sans maquillage.

      • Nan mais en fait Gloubi il est surtout pénible ce serait sympa d’arrêter de l’agiter svp. Désolée, c’est peut-être juste moi qui arrive pas à me fasciner pour un mec qui radote depuis des mois, mais comme justement ça fait un certain temps qu’il recycle son numéro de diva égocentrique, peut-être que maintenant vous êtes capables de l’imaginer tout seuls sans avoir besoin de le réclamer ?

      • Oui, mais nous on aime les trolls !

        En plus, aujourd’hui ce sont des commentaires courts et pas trop fatiguant à lire pour mon cerveau très occupé et brillant ! (Je vous jure, avec le produit de contraste c’est vraiment brillant !)

      • Attention Magnus, tu connais l’adage… Noël au scanner, Pâques au cimetière! Prends soin de toi…

      • Pas d’inquiétudes, c’est juste pour avoir un cliché à encadrer pour le cadeau de noël de ma grand tante.

      • Le réseau veineux comme guirlandes et les métastases en guises de boules de noël. C’est ça de posséder l’esprit de noël.

  14. Donc le plan, certes immoral, est bon pour gagner du temps et trouver une autre solution, mais que ce soit LA solution c’est débile, soit,
    mais que le gars en fasse un jeu de piste pour sa nana alors que l’heure est grave et que le temps presse car si le plan est découvert il sera mis à mal voire « total kapout! » , alors là bonjour le taré incohérent.

  15. Rien à voir mais impossible de synchroniser cet article avec Pocket alors que les autres fonctionnent !
    C’est dommage ça permet de les lire sur une liseuse :).

    • Ouai ouai! Moi tout pareil. Pocket ne prend que les premières lignes jusqu’à « spoilons, mes bons ! »
      Je suis en plein désarroi !

  16. En vrai, comme souvent, le problème fondamental vient du fait qu’on peut pas faire un blockbuster comme on veut pour pas choquer blablabla. Parce que dans le livre, qui a tous les défauts qu’on veut pas de problème, justement… Le jeu de piste ne sert à RIEN, c’est juste une énorme farce faite pour faire perdre du temps aux autorités, quand ils arrivent sur place à la fin le sachets est ouvert (c’est un sachet soluble pas un vieux zip qui a besoin de C4 pour s’ouvrir) depuis plus d’une semaine et la majeure partie du monde est déjà infectée. Et on comprend à la fin que Zobrist était tellement un génie de la génétique que pour combiner son plan de réduire la population avec sa volonté de ne tuer personne il a créer un virus qui rend génétiquement 1/3 (ou 2/3 je sais plus) des humains stériles.
    Bref le scenario a de gros trous aussi dans le livre, mais vu que le film est américain et grand public ils ont enlevé le fait que « le méchant présenté comme un terroriste gagne à la fin » pour le remplacer par « le méchant est vraiment très très méchant et très fou mais après une bataille pleine de suspens autour de la boîte qui risque de s’ouvrir à tout moment les gentils gagnent » et je pense que ça aggrave le rendu final. Parce que avec la « vraie » fin oui on comprend que cette idée de jeu de piste est débile, etc, c’est le but. Alors que dans le film non.

    • En meme temps le coup de révéler a la fin que toutes les peripeties du roman n’ont servi a rien du tout, c’est vraiment nul a chier d’un point de vue narratif. Le lecteur se sent pris pour un con au meme titre que les protagonistes. Sans compter que ca ne retire aucune incohérence, et qu’au lieu de s’emmerder a faire un jeu de piste il pouvait aussi bien ne rien faire et poser son sachet dans n’importe quelle fontaine publique au hasard, voir ne pas utiliser de sachet et juste diffuser son virus.

      Apres c’est une question de gouts personnels, j’admet, mais j’aime bien quand les péripéties d’une oeuvre servent a quelque-chose a la fin. Sinon j’ai l’impression qu’on me force a regarder LOST pour la seconde fois, et ca me donne des envies de meurtre.

      • Oui et non, justement ça apporte un plus, ça montre que le héro n’est pas infaillible et dans le cadre du livre tu comprends que l’antagoniste, bien qu’extrême, n’a pas forcément tord et ne s’y prend pas forcément de la mauvaise façon, tu te surprends à comprendre la thèse développée même si tu ne l’approuves pas complètement.
        Je dis pas que narrativement c’est la meilleure chose à faire, mais ça reste mieux que « oh mon dieu combat dans l’eau, la boîte est pas bien fermée ça va s’ouvrir attention dans 3…. 2 ….. 1….. OUUUUUF le héro a sauvé la situation !!!! ».

      • En l’occurence, si je me fie a ton résumé, tu as le pire des deux mondes fusionné en un seul etron, un Gogeta du navet: Langdon reste totalement infaillible, il remonte le jeu de piste sans jamais se tromper avec ses intuitions qui doivent plus a ses pouvoirs de mediums qu’a l’histoire de l’art, jamais il ne se remet en cause, 0 psychologie. Simplement, a la fin il ne sauve pas le monde, en gros parcequ’il lui aurait fallut une machine temporelle pour trouver le virus avant le debut du roman.

        Bien fait, ca peut etre sympa. Indiana Jones et l’arche perdue est un exemple connu de film ou le heros est en fait simple spectateur (meme si ca se finit bien, c’est pas lui qui sauve l’arche, elle se sauve toute seule).

        La c’est juste… paresseux.

    • Notons que même dans ce cas la grosse incohérence relevée par l’Odieux reste valable : c’est un plan idiot qui ne fait que repousser le problème. Rendre 2/3 de la population stérile ne changera pas grand-chose au défi de la surpopulation, une génération plus tard il n’y aura plus que les enfants (tous fertiles) du 1/3 restant, on est juste revenu à « Minuit moins deux ».
      Enfin c’est vrai que la sélection naturelle tout ça tout ça c’est pas facile à comprendre pour un « génie de la génétique » tel que Zobrist.

      • Alors, je suis pas sur de ça, mais il me semble bien que dans le bouquin le virus modifie le génome humain. On a alors une chance sur trois de devenir stérile. Si on fait partie des deux tiers qui peuvent faire des bébés, les bébés en question auront a leur tour une chance sur trois d’être stériles. Et ainsi de suite. La population se régule automatiquement puisqu’à chaque génération 1/3 de la population est stérile.

  17. Les films que critiquent l’odieux peuvent être rangés en 3 catégorie :

    – Ceux qui sont bons quand même mais qu’on aime bien voir se faire défoncer à coups de mauvaise foi;

    – Ceux qui ont des défauts qui auraient pu être évités mais qui ne sont pas des envoyés de Belzébuth pour autant;

    – Les sombres merdes qui n’ont, finalement, aucun intérêt.

    Je vous laisse deviner la catégorie d’Inferno…

  18. Raaaah bordel, pendant tout le film je passais mon temps a me demander « mais si l’heure est grave et vu que tu t’en fous de mourir, pourquoi t’as pas tout fait peter direct gros naze ??? »
    Ou encore « mais Omar t’es con ou quoi, tu veux vendre un virus qui va tuer 90% de la population, t’as cru que t’avais un uber système immunitaire de ouf ? Et quand bien même tu en réchappe, tu t’imagines que dans un monde post-apocalyptique ta thune va te servir a quelque chose ??? »

    J’ai beaucoup aimé Da Vinci Code et adoré Anges Et Démons (pas taper !!!!), mais celui pour le coup j’ai vraiment eu du mal. Le jeu de piste n’a aucun sens, on passe d’un indice a l’autre de façon stupide, le scenar de base ne tient pas une seconde, aucun des personnages ne réfléchi vraiment a ce qu’il fait … Enfin merde quoi !!!

  19. Faute dans « le T-1000 (appelons-là ainsi, c’est plus honnête) », « appelons-là » devrait être « appelons-la ».

  20. Si zobrist avait fait péter sa peste dès le debut, le film se serait appelé « l’armée des 12 singes » et aurait été bon… Mais comme un bon film ça avait déjà été fait, autant en faire un mauvais.

  21. Bonjour,

    J’avais déjà décroché sur le synopsis :
    Pas trop compris l’intérêt de poursuivre un virus mortel perdu, pourquoi ne pas le laisser là ou il est ?
    Pour jouer avec ?

  22. Merci pour ce bon spoiler. Ce film, c’était pire que de se faire soigner une carie sur une dent de sagesse. Encore un méchant dont le nom contient un Z qui veut tuer tout le monde avec un virus grumeleux dans un sac congélo mais qui va tout faire pour que son plan foire.
    Ou un James Bond raté (c’est dire) sans sexe.
    Indéniablement dans mon top 5 des Navets (et je regarde Steven Seagal)

      • Après avoir manqué de déclencher une guerre Parisiens / Provinciaux avec un précédent article, voilà que l’OC relance le conflit Normands / Bretons sur le sujet le plus délicat qui soit. Ce mec veut vraiment précipiter la fin du monde !

    • Il est à nous.
      « Le Mont-Saint-Michel est une commune française située dans le département de la Manche en Normandie »
      Il est à nouuuuuus…

      La raison pour laquelle on laisse les cadavres, c’est que c’est bon pour les crabes, les fruits de mer et les prés-salés.

      A nouuuuuus….

      • Vu d’assez loin certes, le Mont Saint Michel parait occupé surtout par des Normons & des Bretands ; cela devient excessivement difficile à suivre à la lecture de tous ces commentaires.

  23. Cher Connards, qui êtes Odieux, je me demande si vous pouviez jeter un oeuil sur un truc appelé « Epidémia ».
    Avec des amis, nous jouions au jeux de celui qui arrivera à le regarder jusqu’à la fin.
    J’ai gagné.
    Dans l’espoir que la fin puisse un peu sauver le reste.
    .
    Sinon, il y a « Jesus Christ Vampire Hunter ». Mais au moins c’est drôle car ils ne se prennent pas au sérieux.

  24. Si, dans le film, c’était vraiment une peste, alors une division brutale de la population par seulement deux provoquerait un tel bordel, que ce serait peut-être une fin de la civilisation tel que nous la connaissons pour un moment, avec au final bien plus de mort que 50% de la population.
    Dans un monde de « Right in Time Production & Delivery », où les gens sont dépendants, pour leur nourriture et leurs médicaments, de productions à l’autre bout d’un autre continent, où une éruption en Europe du Nord provoque l’arrêt d’usines au Japon car ladite usine ne reçois plus les pièces nécessaires d’Europe pour cause de Grounding pour cause de cendres…
    Que pensez-vous qu’il se passerait si 50% des employés de centrales électriques, d’agents d’entretiens des réseaux électriques et d’eau et d’internet sont absent?
    50% des gens en moins dans les chaînes de productions et de distributions alimentaires ou d’essences?
    Le cahot fera baisser l’hygiène et augmentera la part de décès dû à la maladie de 50% à, disons, 60% ou 80%.
    Le reste se battra entre eux pour ne serait-ce que bouffer.
    Je conseille de lire les livres suivants, qui, même si ils se basent sur une interruption d’électricité pour différentes raisons, montrent ce que serait une société avec une ruptures des approvisionnents. (80% de baisse de populations dans l’année, sans la peste au départ)
    – One Second After. Un EMP qui détruit toute électronique à transistor.
    – Black Out. Hacking qui coupe pour assez longtemps l’électricité (Commen en Ukraine 23 Dec 2015, p. Ex)
    Et oui, bien sûr, irremplaçable Ravage, de Barjavel.
    .
    Bon. Ok. Le reste des incohérences du film reste bien là.

  25. J’avais plutôt aimé le dénouement du livre, dans le sens où, oui Langdon a perdu, le virus a été libéré, et je trouvai ça plutôt original. Sauf qu’au lieu d’avoir une fin malheureuse, tous le monde se dit : « ouai bon bah tans pis ». La Sienna ne va même pas en prison… La vie continue (mais sans gosse). Je pensais qu’ils auraient pu arranger ça dans le livre, mais non ils ont fait encore plus n’importe quoi avec un happy ending navrant !

  26. « […] j’ai tellement envie d’applaudir. Avec des silex. Sous une douche d’essence. »
    Cette phrase ! merci pour cette citation magnifique que je compte bien recaser dès que possible (quand je serais allé au cinéma par exemple).

  27. Holala.. Merci !
    Qu’est-ce que je me suis marré pendant cette lecture !!!
    Ca faisait un petit moment qu’un de vos spoil n’avait pas été aussi bon.
    Comme quoi, plus le film est navrant…

  28. Ce film est une insulte totale au bouquin. Tant le rythme que la manière dont il est tourné me fait penser à une mauvaise production Allemande. Je n’ai rien retrouvé du rythme des précédents films. Et alors cette fin!!!!! Un Happy-End inutile et détruisant tout le coté irrévérencieux du bouquin.

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