Da Vinci Code en C++

Pour vendre des livres, outre faire dans la littérature crypto-fantastico-prépubère, il existe une ruse simple : faire de tout petits chapitres.

Le Da Vinci Code de Dan Brown, en est un excellent exemple, avec des chapitres proprement microscopiques ; en 25 pages, vous pouvez ainsi avancer de 5 chapitres. Alors évidemment, petits jeanfoutres, je vous connais, vous allez me dire « Ouiiii et en quoi ça aide à faire vendre ? »  ; philistins ! Ne comprenez-vous pas ?

Prenons Gisèle. Gisèle n’aime pas lire, ah, ça non, pfou. C’est nul, et pis au cinéma, c’est mieux. Mais lorsqu’elle a lu le Da Vinci Code, elle a tout de suite été prise dans l’intrigue : en effet, elle l’a dévoré à une vitesse folle ; la première fois, elle n’a réussi à le reposer qu’au chapitre 5 ! Incroyable ! C’est rare qu’elle lise autant d’un coup, c’est un signe qui ne trompe pas : ce livre l’absorbait littéralement. Alors elle est allée jusqu’au bout, et chaque soir, il lui fallait enchaîner plusieurs chapitres sinon elle était in-ca-pable de le reposer ! Alors quand elle a dit ça à Marie-Odile… aussitôt, elle a couru l’acheter, et elle aussi, du premier coup : 7 chapitres ! Elle qui d’habitude en lit difficilement deux d’affilée ! Ah non, vraiment, qu’est-ce que c’est prenant !

C’est normal, le Da Vinci Code, c’est 574 pages pour 105 chapitres. Faites le calcul, ça vous fait… 5-6 pages par chapitres. Et psychologiquement, lire des chapitres à la pelle, ça donne l’impression d’avancer vite et de lire beaucoup. Donc, d’être plus attrayant et de donner l’impression d’absorber le lecteur. Bref, de vendre plus. On pourrait pousser le concept très loin, comme avec ma nouvelle « Maria mange du chorizo« 

Chapitre I « Introduction«  : « Ce jour-là, Maria avait faim »

Chapitre II : « Dilemme » : « Elle hésitait  : saucisson ou chorizo ?« 

Chapitre III : « Un choix est fait » : « Elle décida de prendre le chorizo.« 

Chapitre IV : « Conséquences » : « Soudain, elle se souvint du jour où elle avait repeint les toilettes à cause des épices »

Allez, mettez un marque-page, vous venez de lire d’une traite 4 chapitres d’une fantastique nouvelle. Ca parait moult, dit comme cela, hmmm ? Bon. J’écrirai bientôt la suite avant de mettre le tout en vente. Je vendrai les droits cinématographiques à Ron Howard, et je demanderai à Salma Hayek de jouer le rôle principal (avec un flashback formidable dans le chapitre IV). Mais je m’égare, revenons au film.

Le Da Vinci Code, c’est donc l’aventure extraordinaire d’un expert en symbolisme américain et d’une cryptologue française sur les traces de sociétés secrètes jouant avec quelques lourds secrets de l’Eglise. Tout au long de leur folle épopée, ils iront d’énigmes en découvertes, et feront ainsi trembler les bases de l’Histoire telle que nous la connaissons. Rien que ça.

Je ne puis vous en dire plus sans spoiler ; alors autant aller jusqu’au bout : spoilons !

 

L'affiche : moult chiffres et lettres, symboles typiques du film à énigmes, ou éventuellement de la présence de Bertrand Renard

Paris, la nuit, dans les couloirs du musée du Louvre ; Jacques Saunière, conservateur des lieux, est poursuivi dans les couloirs déserts du plus grand musée du monde par un terrible personnage en robe de bure. Comme chacun sait, le Louvre, c’est un lieu sans alarmes, sans gardiens, sans sécurité, et sans caméras, bref, on peut s’y poursuivre tranquillement sans être emmerdé, ou éventuellement juste par Belphégor. Et ce soir, nenni de fantôme du Louvre, nos deux hommes semblent pouvoir s’adonner à leur passion pour la course de fond sans être dérangés. Mais d’ailleurs, qui est le vil poursuivant de l’honorable Monsieur Saunière ? Et bien sachez jeunes gens qu’il s’agit de Silas, un terrible moine albinos à l’air passablement patibulaire. Notre conservateur n’est cependant pas dénué de ressources, puisqu’il n’hésite pas à décrocher un tableau pour déclencher une alarme (ah !), et ainsi faire choir entre lui et son agresseur une lourde grille de fer. Mais, las ! Le moine forban n’hésite pas à sortir un pistolet et à menacer au travers de l’obstacle le vieil homme « Donne moi ton secret !« , demande t-il avec un léger accent venu de la péninsule ibérique ; notre vieillard résiste un peu, mais pas trop tout de même : sous la menace du plomb, il commence à révéler une sombre histoire impliquant l’église Saint Sulpice… Le moine, après avoir entendu ce qu’il voulait décide donc d’abattre son ennemi. Oui, c’est un moine, probablement intégriste et traditionaliste vu sa tenue, mais il n’hésite pas à porter une arme et à s’en servir pour tuer des gens désarmés. C’est tout à fait logique, et on a même pas encore passé les 5 premières minutes (ce qui doit bien faire, allez, 20 chapitres dans le livre ?).

Avant de mourir, on sent bien que Jacques Saunière se traînant au sol a encore de la ressource ; il sort un stylo-feutre de sa poche et s’approche d’un mur : m’est avis qu’il va dessiner des kikis partout, sachant que sur le point de mourir, on ne pourra guère le punir pour avoir tout saccagé. Éventuellement, il griffonnera, juste en dessous d’un ultime croquis de phallus faisant coucou, un mot comme « Albinos m’a tuer« . A voir.

De son côté, Robert Langdon, fameux professeur d’histoire de l’art d’Harvard et accessoirement expert en symbolisme religieux est applaudi très fort à  l’occasion d’une conférence qu’il vient donner à Paris. Devant lui, une foultitude d’étudiants tente de comprendre le symbolisme avec lui. Par exemple, Robert leur montre un zoom d’une photo où l’on peut voir une cagoule en pointe et demande « Alors, ça représente quoi ? » et là, les élèves de répondre « le Ku Klux Klan !« , « le racisme !« , « l’intolérance ! » ; non, s’exclame Robert en dézoomant : il s’agit en réalité d’une photographie de tenues traditionnelles espagnoles lors d’une cérémonie religieuse typique. Bon, déjà, on sent bien que Dan Brown n’a jamais vu un vrai professeur d’Histoire de l’art, qui lui, durant des heures, endormirait l’assemblée avec des diapositives où il dirait « Par exemple, cette cagoule est à pointe ; donc triangulaire ; donc, elle représente la Sainte Trinité ; donc trois éléments. Trois éléments distincts bien qu’unis, donc c’est une référence à la devise espagnole franquiste « Espagne une et indivisible » », ou bien essaierait de trouver une représentation de la mère de l’auteur au travers des lignes croisées du tableau. Non, vraiment. Bref. Seconde diapositive : un trident ! Là on se dit « Bon, les étudiants ont dû comprendre qu’il essayait de les piéger ! Ils vont pas répondre une connerie comme… » « Lucifer !« , « Satan ! » crient les jeunots en choeur. Non mais quelle bande d’idiots. « Poséidon ! » s’exclame Robert en dézoomant. C’est clair les gars, bravo les étudiants en Histoire de l’art, incapables de trouver Poséidon en voyant un trident. Bon… troisième diapositive, un enfant sur les genoux d’une statue : « Haaan, c’est la Vierge à l’enfant ! » : non plus, les étudiants ne sont pas foutus de reconnaître les visages typiques de la statuaire égyptienne (malgré des indices comme « ça alors, le bébé a les cheveux drôlement crépus !« ). Et ils sont en histoire de l’art. Bon. Allez, on va dire qu’ils sont en première année.

A la sortie, il dédicace quelques livres passionnants qu’il a dû écrire, et une maman lui signale que son fils l’a eu comme prof, le petit « Michaël Kael » (je n’invente pas, c’est bien son nom, sûrement un hommage au Groland). Mais hélas, la police française arrive promptement sur place afin d’informer Robert d’une terrible découverte : on a retrouvé le cadavre de Jacques Saunière au Louvre, couvert de mystérieux dessins, et il serait bienvenu pour les identifier. Voilà qui explique un des mystères de la journée à notre héros : il devait boire avec lui, mais il a patienté une heure sans le voir venir. Si c’est parce qu’il était mort, alors c’est une excuse valable. Détail intéressant : c’est Jacques qui s’est dessiné sur le corps avant de mourir, et non son assassin qui s’est acharné ; voilà qui est étrange.

Notre homme est donc emmené au Louvre, où il est déposé sans guère plus d’explications par les deux policiers qui l’accompagnaient. Il y est accueilli par le commissaire Bézu Fache, dit « Big Bézu« , qui lui souhaite la bienvenue tout en glissant que, tout de même, la pyramide du Louvre, qu’est-ce que c’est laid. Robert, notant son attitude de rétrograde, repère aussi sur son veston une petite croix cerclée accrochée à sa poche. Hmmm… il en profite aussi pour préciser que oui, le conservateur et lui se connaissaient, mais pas personnellement. Ils devaient justement se rencontrer pour la première fois cet après-midi, à l’occasion d’un verre, car le vieil homme voulait lui parler de quelque chose qu’il n’a pas précisé (probablement de sa passion pour le body painting). Voilà qui est loupé. Au fil des couloirs, nos fanfarons arrivent devant le corps tout nu et fripé du vieux Jacques, qui s’est peint un pentacle sur le torse avant de dessiner un cercle de sang et de se positionner dedans tel l’homme de Vitruve de Léonard de Vinci. Quel farceur celui-là alors ! Même avec une balle dans le bide et pissant le sang, pépé a trouvé le moyen de penser « symbolisme« , de ne pas saloper les murs du musée, et mieux encore, de ne pas mettre une goutte de sang ailleurs que sur ses dessins ! Chapeau l’artiste. Va falloir qu’il m’explique son truc. En tout cas, Langdon analyse brièvement ce qu’il voit : d’après lui, le pentacle est le symbole de la féminité, rapport direct à Vénus et… quoi ? Comment ça « Attendez, le mec il allait mourir et il avait que ça à foutre que de se dessiner sur le bide des andouilleries pour dire « Je kiffais les magazines féminins en cachette » ? » eh bien oui, c’est comme ça. Mais attendez ! Il a fait mieux encore : il a utilisé son stylo-feutre à l’encre magique pour écrire des messages invisibles à côté, que l’on voit apparaître uniquement lorsque l’on passe dessus des ultraviolets ou alors il a écrit avec sa semence, le galopin ! Comme c’est pratique ! On devrait toujours avoir un stylo à encre invisible sur soi.

 

Nécrophilie, gérontophilie et autres passions : au Louvre, on sait s'amuser

Mais sur ces entrefaites, figurez-vous qu’arrive une jeune damoiselle, l’agent Sophie Neveu, du service de cryptologie, qui explique, je cite « avoir téléchargé les photos du crime« . Oui, quelqu’un avait dû les mettre sur Wikileaks, c’est d’un commun. Bref, en tout cas, la bougresse prétend avoir réussi à décoder une partie du message codé constitué d’une ligne de chiffres suivie d’une phrase incompréhensible que papy a écrit à côté de lui. Elle explique aussi avoir un message de l’ambassade américaine pour Langdon : il doit appeler cette dernière sur le champ ; Sophie lui confie un numéro avec un code à composer pour accéder au message de l’ambassade. Et là, sur quoi tombe t-il ? Mais sur le répondeur de cette coquine de Neveu ! Qui lui a laissé un message disant « Attention Langdon, le commissaire est un enculé, vous êtes en danger, faites semblant de rien et retrouvez moi aux toilettes des hommes« . Hooo, la malicieuse ! Rapidement, nos deux compères se retrouvent donc dans les ouatères ; là, Sophie révèle à Robert (avant que celui-ci ne laisse tomber son pantalon, ayant mal interprété l’invitation de Sophie aux WCs) que la police a mis un mouchard dans sa poche ; ha ! En réalité, ils le soupçonnent très fort d’être le coupable, particulièrement à cause d’une ligne du message inscrit au sol que le commissaire a fait effacer avant l’arrivée de Langdon (Sophie a une des photos de la scène du crime avant que le message ne soit effacé) : « P.S : Find Robert Langdon !« . Et il semblerait logique que la victime balance son assassin, donc Langdon… Bon, il semblerait aussi logique qu’un officier de police ne commence pas à effacer des indices sur une scène de crime, et envoie plutôt Langdon directement en garde à vue plutôt que de lui proposer de faire le zazou dans le Louvre avec un simple mouchard pour le surveiller, mais bon.

Là, lecteurs vous vous dites « Mais qu’est-ce que c’est que cette connerie ? Le mec, il est en train de mourir, et il rajoute des post-scriptum en bas de ces messages, et a même le temps de préciser « Robert Langdon » et pas juste « Langdon » ? Et puis pourquoi il écrit en anglais d’abord sachant que ce sont des policiers français qui vont le trouver ?« , et vous avez raison, parce que vraiment, ce n’est plus un film, c’est le festival des incohérences en direct du Louvre. Mais rassurez-vous, Sophie a aussi une explication pour ça : « Nan mais en fait, P.S, ça veut pas dire post-scriptum, ça veut dire « Princesse Sophie », parce que Jacques Saunière c’est mon grand-père et il m’appelait comme ça petite, donc en fait il voulait que je vous trouve ». Ho. Ok. Oui, tout se tient. Ou alors il voulait parler de Patrick Sébastien, parce qu’il était fan. Ou de Philippe Seguin, allez savoir. Ou juste « post-scriptum« . Et puis pourquoi aurait il marqué « Princesse Sophie » et pas « S.N » pour Sophie Neveu ? Juste pour faire marrer tout le monde en mettant un « P.S » à son ultime message ? Parce qu’à part faire peser des soupçons sur Langdon, ça ne sert à rien. C’est même idiot. En désignant plus directement sa petite fille par « S.N » (cryptologue dans la police) et en lui indiquant de trouver Langdon (expert en symboles) pour résoudre le mystère des messages codés de sa mort, c’était moins compliqué et moins suspect pour nos héros. Et en plus, c’était potentiellement logique. Mais là, non.

Bon. Sans rire, ce roman s’est vendu ?

Reconcentrons-nous tout de même, qui sait ce que nous allons découvrir. Déjà, sachez que le commissaire, qui pourtant suspecte gravement Langdon, ne fait rien malgré le fait qu’il constate que Langdon passe 30 mn aux toilettes. Il regarde le GPS pour voir où en est son traceur et constate qu’il ne bouge pas : il doit sûrement faire un gros caca (à noter que les toilettes en porcelaine sont représentées sur l’écran : ça c’est de la géolocalisation précise !). Mais soudain, un policer apporte une curieuse nouvelle : l’agent Sophie Neveu, pourtant sur place, n’a jamais été envoyée par le QG sur cette affaire, contrairement à ce qu’elle affirmait… ho ! Et au même moment (car tout est télescopé, comme dans tous les récits de qualité), sur l’écran, Fache voit le traceur de la position de Langdon filer par une fenêtre ! Allez, tous aux voitures ! Ne laissons qu’un seul policier sur place et partons à sa poursuite (véridique) ! C’est vrai que le Louvre, c’est tout petit, donc facile à surveiller.

Profitant du calme, Langdon et Neveu sortent des toilettes, dont ils n’ont en fait pas bougé ; Langdon a juste balancé son mouchard sur un camion qui passait en contrebas. Nos deux héros retournent donc vers le corps du vieux conservateur, et Sophie s’exclame alors « Il est beaucoup plus vieux que dans mon souvenir… » ; oui, dans ton souvenir (court flashback à l’appui), tu avais 10 ans, andouille, aujourd’hui tu en as 20 de plus, alors c’est fou, hein ? Qu’elle est bête. Elle caresse la joue de feu son grand-père (et fout ainsi ses empreintes partout, très malin), nonobstant le fait que papy soit tout mort et tout à poil (ce qui ne la choque pas plus que ça, je… j’ai bien ma théorie sur les raisons, mais passons). Langdon, lui, ramasse au sol un papier chiffonné que le commissaire avait abandonné. Oui, il est comme ça le commissaire, il aime bien se débarrasser d’indices en les chiffonnant avant de les jeter sur les scènes de crimes. Quel déconneur. Et qu’y a t-il sur ce papier ? Eh bien, c’est un document que Neveu avait amené avec elle en arrivant, pour expliquer ce qu’elle avait réussi à décoder : les chiffres que Saunière avait inscrit au sol ressemblent en réalité à une suite de Fibonacci, mais dans le désordre (oui, une suite dans le désordre, c’est facile à identifier). Je comprends que le commissaire ait jeté ce papier : ça ne servait tellement à rien, une partie du décodage du message qui lui posait problème.

 

Le commissaire Fache explique qu'il ne faut surtout pas regarder les caméras de sécurité du musée, des fois qu'on puisse y voir des trucs utiles

Mais plutôt que de recopier ce qu’il y a d’écrit au sol avant de mettre les voiles pour décrypter le tout plus tard au calme, nos héros décident d’essayer de résoudre le message sur place, là, à 50cm du lieu d’un meurtre qu’aucun planton ne surveille (le seul policier resté au Louvre est parti « faire sa ronde » loin de la scène du crime. Véridique aussi). Constatant que la suite de Fibonacci est dans le désordre, ils en déduisent que les lettres elles aussi sont dans le désordre, et que ça explique pourquoi la phrase inscrite n’a aucun sens : c’est une anagramme ! Langdon, en quelques secondes, lit ainsi « Leonardo Da Vinci, The Mona Lisa » (oui, en anglais, et avec les déterminants, il a mis combien de temps à mourir, Jacky ?)

Audrey Tautou invoque donc brièvement l’esprit de Carla Bruni pour ne pas du tout surjouer la scène « Mais attendez… *réalisation soudaine* la Joconde est là, juste derrière *révélation majeure » »

Comment ? La Joconde ? Au Louvre ? Ho bin ça alors, il y a de quoi être étonnée Sophie  ! Nos amis se rendent donc à côté du fameux puits gravitationnel à japonais, et découvrent sur le mur un autre message à l’encre invisible ou à la semence, j’insiste, qu’on ne voit qu’aux ultraviolets : « Madonna of the rocks« , soit « La vierge aux rochers« . Et cette fois-ci, le mourant a carrément eu le temps de cacher une croix ouvragée derrière le tableau. Balaise le vieux.

Bon, je m’en veux d’insister, mais résumons la mort du conservateur : Jacques Saunière prend une balle dans le ventre ; il est si mal qu’on le voit ramper à l’écran. Là, il se dit « tiens, j’ai une croix à cacher sur moi, je vais la mettre derrière un tableau, juste pour que la police dont ma petite-fille fait partie ne la trouve pas, sans compter qu’elle lui reviendrait de toute manière en héritage. Non, je vais la planquer pour faire chier, et ce, derrière une peinture. » Là, il se dit qu’il faudrait quand même qu’il indique où il a caché la croix, alors il va écrire une anagramme à côté de la Joconde pour dire qu’il a caché sa croix derrière un autre tableau. Alors il fait le trajet, y va, marque son petit mot, s’arrête et se dit « Bon, cela dit, faudrait que je leur indique qu’ils doivent se rendre à la Joconde !« , alors il va encore un peu plus loin (le tout malgré l’énorme trou dans le bide que vous voyez sur la photo ci-dessus), et commence à écrire, sans ratures s’il vous plait, un message codé en anagramme indiquant, en anglais, et avec les déterminants (parce qu’il a beau mourir, il a quand même du temps à tuer), qu’il faut aller voir du côté de la Joconde. Et en plus, il précise l’auteur, des fois que les mecs pensent que « Mona Lisa », ce soit une chanson de Garou. Durant tout ce temps, Jacques a bien fait attention à ne pas mettre une seule goutte de sang au sol. Mais là, il se dit « Bon, faudrait quand même que je meure en laissant un message clair pour bien indiquer Mona Lisa, alors tiens, je vais me déguiser en oeuvre de Léonard avant de mourir« . Aussitôt, lui vient l’idée de l’homme de Vitruve, mais raaah, bordel, il y a plus d’encre dans son stylo. Bon, tant pis, il va dessiner un cercle avec du sang. Mais attendez, peut-être que ça sera toujours pas assez clair comme message s’il se met juste en position dedans : non, il va se mettre à poil pour faire comme l’original ! Et je sais pas si vous avez déjà essayé de retirer votre futal avec une balle dans le ventre, mais ça reste compliqué quand même. Et je parle pas de votre slip les enfants, ça tourne au massacre. D’ailleurs, Jacques ne voulant pas que l’on puisse voir les traces de pneu dans ses fonds de culotte, il a pris soin de déposer ses affaires loin de son cadavre. Il est donc reparti ailleurs dans le musée (je rappelle qu’il agonise), a déposé ses fringues, est revenu tout nu en se promenant dans les couloirs, et s’est enfin allongé au milieu de son cercle. Là, il a voulu dessiner un smiley sur son ventre, mais il a ripé et ça a fait un pentacle. Bon, pas grave.

Et enfin, il est mort.

Et son sang a eu le bon goût de ne pas s’échapper de sa plaie pour pourrir le dessin, non, il est resté bien en place. Ouais, donc en fait, il se serait allongé d’entrée de jeu, il aurait survécu, c’est ça ?

Vous imaginez bien qu’un mec, patron du Louvre et se promenant toujours avec une croix finement ouvragée ainsi qu’un stylo magique ne doit pas avoir, en plus, dans ses poches, la place pour un téléphone portable, même de travail. Non parce que là, il aurait pu sauver sa vie à peu près 12 ou 13 fois, et informer tout le monde de ce qu’il se passait. Mais il n’y a pas pensé, c’est ballot.

On a même pas dépassé l’introduction et ce film me rend déjà fou. C’est incroyable. Je suis obligé de stranguler un chaton toutes les 10 minutes pour ne pas craquer.

Mais la police, de son côté, elle, n’a pas perdu trop de temps ; juste assez pour arranger nos deux héros, pas plus : ils s’aperçoivent qu’ils ont été bernés par le mouchard de Langdon jeté sur un camion, et reviennent donc en trombe vers le Louvre. Hélas, ils ratent de justesse nos deux galopins qui fuient dans une puissante Smart de course. C’est l’occasion de papoter un peu dans l’habitacle : Robert demande à Sophie si petite, elle n’a jamais surpris son pépé en train d’invoquer Satan ou Cthulhu. Ca ne lui dit rien. Par contre, quand Robert évoque le nom de « prieuré de Sion » (car la croix qu’ils ont trouvé ressemble à un objet de leur culte), Sophie a un flashback (attention les enfants, on ne flashbacke pas en conduisant, c’est dangereux) : elle revoit papy et ses amis déguisés avec des robes noires et des masques dorés en train de faire un rituel louche. Du coup, elle se dit que, hmmm ouiii, prieuré de Sion, ça lui dit bien quelque chose, en fait. D’après Langdon, le prieuré serait un ordre secret qui aurait eu à sa tête des gens comme Da Vinci ou Isaac Newton, et dont l’objectif serait de cacher « la source du pouvoir divin sur Terre ». Rien que ça.

 

La Merco-Benz des gangsters chipies

La conversation est cependant interrompue par l’arrivée impromptue de la maréchaussée qui, figurez-vous, a retrouvé la trace de nos vos chenapans préférés ; mais grâce à sa taille si particulière, et telle une publicité subliminable, la Smart se glisse dans la circulation et bloque ainsi les véhicules trop larges et lourds de nos amis de l’ordre et de la justice. Ainsi, nos héros sèment leurs poursuivants sans encombres.

Mais ailleurs dans Paris, des choses se déroulent, car l’action ne s’arrête jamais ! Silas, le moine albinos, est jaloux d’Audrey Tautou qui balance des flashbacks ; soucieux de la concurrencer sans donner le mauvais exemple, il se gare dans une rue près de l’église Saint Sulpice et lance alors le film de sa vie : il est issu d’une famille où papa battait maman, et où il est intervenu à coup d’objets tranchants pour régler la question. Emprisonné, il a découvert derrière les barreaux la Bible, Dieu, Gunthar le seigneur des douches, et une nouvelle carrière dans les ordres. Mais surtout, il a rencontré celui qui est devenu son protecteur et guide spirituel, l’évêque Aringarosa, qui l’a aidé à trouver la voie. Un jour, l’évêque se fit agresser, et Silas tua ses deux attaquants à mains nues façon Steven Seagal. Depuis ce jour, il est un peu son soldat personnel. En tout cas, une fois ce passage nostalgique qui n’avait rien à faire là terminé, Silas se rend à l’église où une nonne qui a été prévenue qu’elle devait lui ouvrir sur ordre d’un évêque bien placé l’attend. Promptement, notre blanc moine visite le monument et localise un endroit spécifique, que lui avait semble t-il indiqué Jacques Saunière avant de mourir : une dalle. Il congédie la nonne et commence à défoncer le sol pour trouver en-dessous une simple boîte annotée « Job ». Depuis l’ombre, la nonne qui n’avait pas vraiment quitté les lieux, constate que ce petit enfoiré est en train de dégrader un monument historique et religieux. Elle file donc trouver un téléphone et compose le numéro de… Jacques Saunière ? Tombant sur sa messagerie (elle ignore ce qu’il est advenu de lui), elle braille « Les trois autres sénéchaux sont morts, il n’y a plus que vous ! » ou un truc du genre, et explique qu’un curieux moine semble connaitre le secret de cette église et de sa dalle secrète… hélas, avant qu’elle ne puisse finir son appel (qui de toute manière, ne sera jamais écouté par Jacques qui est trop mort pour appeler son répondeur), elle découvre dans son dos le vilain moine qui lui pose diverses questions : semble t-il, il est insatisfait de sa trouvaille. Refusant de parler, notre nonne se fait éclater le museau par notre homme, qui, là encore, comme tous les religieux catholiques intégristes, sait que tuer une nonne lui ouvrira sûrement les portes du Paradis.

Pendant ce temps, nos héros ont eux abandonné leur voiture et sont allés se cacher au bois de Boulogne (une fille qui te donne rendez-vous aux toilettes avant de t’emmener au bois de Boulogne, c’est suspect mon Roro), probablement afin d’y découvrir de nouveaux plaisirs. Après avoir trouvé une petite table de pique-nique et en avoir viré un vilain drogué, nos galopins réfléchissent à la suite. Robert décide d’évoquer plus avant le prieuré de Sion. Pour la petite histoire, il y a près de mille ans eut lieu la première croisade, durant laquelle Jérusalem tomba aux mains des occidentaux. Or, d’après Langdon, tout aurait été organisé depuis les ombres par une société secrète, le prieuré de Sion, et par son bras armé, les templiers. Robert est un peu con, puisque rappelons-le, les templiers sont nés un siècle après la première croisade (un détail) dans une riche ville marchande nommée Troyes. Mais bon, ne nous arrêtons pas à des détails qui foutraient par terre toute la théorie de Robert, qui est quand même si fort et réputé que même le patron du Louvre compte sur lui pour élucider sa mort. C’est moi qui dois me tromper. Bref, tout ça pour dire que la croisade aurait en fait été organisée par les sociétés secrètes manipulant le bon peuple pour retrouver une relique sacrée. On pense que nos bougres de templiers l’ont trouvée, puisque l’Eglise s’est couchée devant eux et leur a confié moult pouvoirs, avant de se venger un certain vendredi 13 octobre 1307 (voix off de Audrey Tautou : « Haaaan, vendredi 13… *soupir de révélation*« ), durant lequel l’Eglise fit arrêter tout ce petit monde et envoya des troupes chercher leur trésor et leur fameuse relique ; hélas, sur place, il n’y avait plus rien (juste un petit pot de fleur avec une rose dedans, quels déconneurs ces templiers, on dirait du Cat’s Eyes). L’Eglise reprit donc la quête pour trouver cette relique perdue : le Saint Graal. Mais assez discuté ! Robert et Sophie examinent plutôt la croix qu’ils ont trouvé au Louvre et… figurez-vous que l’on peut en fait y lire une adresse et des points pour une identification laser : cette croix est une clé pour une banque de dépôt !

L’évêque Aringarosa, de son côté, est à une réunion de membres importants de l’Eglise où ça gueule un peu, car le bougre aurait demandé 20 millions d’euros pour payer un informateur se faisant appeler « Le Guide », et qui aide Aringarosa à retrouver le Graal pour le détruire, ainsi que le prieuré de Sion. Oui, l’Eglise veut détruire le Graal, mais chut, vous comprendrez pourquoi plus tard. Chut j’ai dit. Tenez, prenez une pause pipi, je vous sens dissipés. Allez, hop.

 

Silas, ou le mec que curieusement, personne ne remarque jamais malgré sa tête de tueur psychopathe et sa robe de bure de sith

Ça va mieux ? Bon. Alors sachez que nos héros, ont eux décidé de se rendre à l’adresse que leur indiquait la clé : une banque de dépôt de Zurich disposant d’une antenne à Paris. Ils s’y rendent donc en taxi, et sur place, découvrent ainsi que leur clé leur ouvre un compte… dont le numéro correspond aux chiffres que Jacques Saunière avait écrit au sol ! Mais que contient ce compte, des sous ? Non (aaah, Sophie, tu es déçue, hein ?) ; nous parlons ici d’une banque de dépôt, on peut donc déposer ce que l’on veut dans son coffre (mais pas le corps de son ex-femme, croyez moi, ils sont curieusement assez tatillons là-dessus). Et dans notre cas, le coffre contient un petit étui de bois marqué d’une rose, symbole supposé du Saint Graal d’après Robert (ou symbole d’une rose, d’après moi). Hélas, avant qu’ils ne puissent l’ouvrir, le directeur de la banque intervient et explique à nos amis que la police est à la porte et vient les arrêter ; mais comme toute bonne banque suisse, ils vont les aider à s’en sortir. Ha ? Mais comment ? Eh bien le directeur de la banque leur propose de monter dans un fourgon blindé, avant de se déguiser en chauffeur et de prendre le volant.

Attendez, un directeur de banque suisse, en poste en France, va risquer sa carrière au motif qu’il veut « aider des clients » ? Ca ne serait pas un tout petit peu suspect par hasard ?

A l’arrière du véhicule, où Robert se sent un peu mal car il est claustrophobe le bougre, Sophie ouvre le petit étui qu’ils ont trouvé ; celui-ci contient un cryptex, sorte de coffre-fort portatif de forme cylindrique inventé par Léonard de Vinci, et qui ne s’ouvre que si l’on rentre une bonne combinaison de 5 lettres ; si jamais on essaie de le forcer, ce petit salopard se remplit de vinaigre, et détruit ainsi le parchemin qu’il est supposé contenir. C’est fourbe. Ca marche aussi avec de la sauce barbecue si vous n’avez pas de vinaigre chez vous les enfants. Sinon, du Beaujolais nouveau peut faire l’affaire. Ou en dernier recours, la bouteille de rosé qu’on vous offre quand vous commandez deux pizzas, vous savez, celle qui a rendu votre ami Guy aveugle.

Mais dans l’immédiat, Roro et Soso n’ont pas le code. Alors comment tuer le temps à l’arrière de ce fourgon qui les emmène on ne sait où ? Allez, des flashbacks ! Déjà, nous apprenons pourquoi Langdon est claustrophobe, ce qui vous fascine : un jour, il est tombé dans un puits, et on a mis des heures à le retrouver, ce qui a laissé des traces, et pas seulement dans ses sous-vêtements. Quant à Sophie, pour la petite histoire, toute sa famille a été tuée le jour où ses parents ont oublié de regarder la route et ont ainsi tenté de voir qui de la Citroën DS ou du gros camion farceur était le plus fort. Elle fut donc recueillie par son grand-père, Jacques Saunière. Mais cessons les séquences émotions et concentrons nous sur le présent, puisque la camionnette s’arrête enfin ; et le directeur de la banque vient ouvrir les portières arrières mais… seulement pour menacer nos larrons d’une arme à feu ! Puisqu’en effet, il veut la boîte, et Robert doit bien lui donner sous la menace… mais grâce à une ruse de sioux intitulée « Je vais te coller une portière dans la gueule au moment où tu voudras la refermer sur nous« , Langdon parvient à désarmer ce vil personnage et à se saisir de la boîte. Sophie et lui montent donc à toute allure à l’avant du fourgon, et s’enfuient sous les balles du directeur de banque comploteur. Oui parce que non, personne n’a pensé, même la flic du duo, à confisquer l’arme à feu du forban lorsqu’il était au sol, sonné, avec son pétard à quelques pas de lui.

Bon, décidément, que d’ennemis ! Se disent les deux fugitifs, mais qui peut bien leur en vouloir comme ça ? Robert pense que cela a un lien avec le prieuré de Sion, le Saint Graal, tout ça… mais Sophie trouve que c’est une histoire idiote. Robert répond donc « Bin n’empêche que visiblement, il y a des gens prêts à tuer pour cette histoire » et là, sortant de nulle part, attention, réplique culte de Sophie : « Ah oui, qui ?« 

Et Robert hésite un moment avant d’avouer… qu’il ne sait pas.

…  attendez ? Ils ont tous les deux oublié que « quelqu’un » a tué Jacques Saunière ? Que c’est même pour ça qu’ils en sont là ? Et qu’ils sont à bord du fourgon de, justement, l’un des types « prêts à tuer pour cette histoire » ? Mais ils sont complètement cons ou quoi ?

Dans tous les cas, nos deux imbéciles décident de se rendre au château d’un richissime ami de Robert, historien anglais résidant en France, et passionné par le prieuré de Sion (un historien richissime, hahaha, hem, pardon). Personne ne semble remarquer à la grille du château que tiens, c’est suspect, des gens qui se promènent à bord d’un fourgon bancaire blindé. Parce que non, entre temps, nos héros n’ont pas essayé de changer de voiture ou de mode de transport. Ou même de chercher à déconnecter le système GPS qui équipe les fourgons de ce genre pour géolocaliser en direct tout ce petit monde. Bon bon bon… attendez 30s, que je me masse les tempes. Voiiiiilà. Bon, que nous apprend donc Sir Leigh « Lee » Teabing, le maître des lieux ayant quelques soucis pour se déplacer sans ses deux fidèles cannes ? Eh bien tout d’abord qu’au prieuré de Sion, tout comme les siths vont toujours par 2, eux vont par 4 : un grand maître et trois sénéchaux. Et que tout ce petit monde a pour mission de protéger le Graal, non pas source du pouvoir divin sur Terre, mais celle du pouvoir de l’Eglise, notez la nuance. Et justement, le Graal, figurez-vous que non, ce n’est pas une coupe : en réalité, c’est une femme disposant d’un secret capable de réduire à néant les bases du christianisme.

 

Le record du secret le plus longtemps gardé par une nana reste de 2 jours, mais uniquement parce qu'elle n'avait plus de forfait

Non mais, une gonzesse capable de garder un secret ! Alors ça, ça doit bien être le truc le plus incohérent de ce film ! Hem. Que disais-je ?

Ah, oui : tout cela nous amène au fait que Jésus aurait eu une épouse : Marie-Madeleine. Et que c’est à elle que Jésus aurait confié le boulot de garder la boutique après sa mort, pas à Pierre, le premier pape. Il y a donc eu vol de poules ! Car Marie-Madeleine, en plus, était enceinte de Jésus alors forcément, décrocher un bon poste en étant en cloque… c’était un coup à se faire feinter par les mâles, qui eux, sont quand même vachement moins chiants au niveau des congés maternité. Dans tous les cas, sachez que Marie-Madeleine aurait fui la Terre Sainte pour la France (probablement pour profiter de nos aides, sale immigrée !), où elle aurait donné naissance à une fille prénommée Sarah (ou Ségolène, les textes varient). L’Eglise de Pierre, née de la grosse feinte opérée sur cette vilaine femelle de Marie-Madeleine, aurait donc d’autant plus conchié les femmes tout au long de son histoire, puisqu’elles seraient en fait les véritables maîtresses des clés du Paradis et héritières de Djizousse, d’où un certain goût du clergé pour la chasse aux sorcières, consistant à brûler toute femelle tentant de faire des trucs pervers comme invoquer le diable, jeter des boules de feu ou plus généralement demander un salaire ou des droits équivalents à ceux des hommes. Vraiment, on ne peut pas les laisser sans surveillances 5 minutes, sinon elles font  n’importe quoi.

Le prieuré de Sion aurait en conséquence décidé de protéger la vérité, en s’occupant d’assurer la sécurité de la descendance du Christ, et préservant le secret du tombeau de Marie-Madeleine, véritable Graal. L’Eglise toujours les pourchassa, mais jamais ne réussit à vaincre le prieuré.

Attendez, attendez, que je résume : L’Eglise serait bâtie sur un mensonge (Jésus aurait confié sa succession à Marie-Madeleine, et non à Pierre). Il existe une société secrète qui s’est créée pour défendre les intérêts de Marie-Madeleine. Et qu’est-ce qu’ils font ? Ils s’assurent que tout reste secret ! Mais bon sang, mais dans ce cas, pourquoi leur chercher des noises, l’Eglise ? Ils sont déjà tellement bêtes qu’ils vous couvrent en gardant votre propre secret ! Et en plus, même après la fois où vous avez tenté de leur bourrer la gueule en 1307 en essayant de les détruire et de récupérer le tombeau de Marie-Madeleine histoire de s’assurer que vous soyez les seuls détenteurs du secret, ils ont juste dit « Bon bin c’est pas grave ! » et ont continué de ne surtout rien faire ou dire qui pourrait vous nuire ! Le Grand Maître de l’Ordre, c’est Corky, c’est pas possible autrement !

Alors évidemment, il y a bien une vague tentative d’explication « Non mais en fait ils attendaient d’avoir l’héritier de Jésus sous la main pour prouver, grâce au tombeau et à des tests ADN sur les restes de Marie-Madeleine, qu’il existait un successeur à Jésus, et donc que l’Eglise lui revenait de droit« . D’accord, et donc ? Ils étaient supposés « protéger la descendance du Christ« , donc ils l’avaient DEJA sous la main depuis des siècles ? Alors pourquoi n’ont ils rien fait ? Parce qu’ils savaient qu’ils auraient besoin de tests ADN ? Genre en 1099, le Grand Maître de l’Ordre a dit « Attendons quasiment un millénaire qu’on invente les tests ADN, ça nous permettra de prouver notre histoire de succession de Djizousse » ?

Bon allez, continuons quand même. Car alors que les discussions se poursuivent au château, la police qui a fini par comprendre comment nos héros avaient fui du dépôt bancaire à Paris, et a géolocalisé le fourgon (ah bin oui, hein) a commencé à encercler les lieux. Seulement voilà : le commissaire Fache a donné l’ordre de ne pas attaquer avant son arrivée, car il en fait une affaire personnelle. Dans le même temps, Silas, le super moine albinos a trouvé son chemin dans la place ; il intervient donc brutalement pour casser sa margoulette à Robert, avant de menacer tout le monde de son pistolet. Il exige qu’on lui remette le cryptex… mais grâce à une ruse de filou, Leigh parvient à lui coller ses deux cannes dans le bidou, et Sophie achève d’assommer le brigand décontenancé. Mais dans le feu de l’action, un coup est parti de l’arme du moine, et a ainsi alerté les policiers dehors qui se sont décidés à intervenir en urgence. Notre troupe a donc juste le temps de ligoter Silas, et de constater qu’il porte à la jambe un cilice, sorte de chaînette cloutée rentrant dans les chairs des jambes pour faire pénitence dans la douleur. Robert voyant ça s’exclame donc « Ho ! Un membre de l’Opus Dei ! » ; et maintenant qu’il y repense, le commissaire Fache portait une croix cerclée à la veste, lorsqu’il l’a vu au Louvre… lui aussi est de l’Opus Dei ! Ils sont donc de mèche !

 

Il ne faut pas sous-estimer Leigh, qui est quand même aussi Magneto, le maître des magnets du frigo

En tout cas, vous m’avez bien lu : oui, le commissaire Fache n’hésitait pas à mettre bien en évidence à son veston, et devant un expert en symbolique religieuse, son pin’s collector « I love Opus Dei« , alors que bon, on imagine que ce n’est pas le genre d’information qu’il veut balancer au tout venant. Et particulièrement pas à Langdon.

Mais revenons à nos filous qui tentent de fuir la terrible police française ; rassurez-vous, celle-ci a pris bien soin de ne pas vraiment encercler les lieux, et donc laisser un endroit par lequel nos personnages préférés peuvent s’enfuir : Robert, Sophie, Silas ligoté, Leigh et Rémi, le majordome de Leigh. Tout ce petit monde se rend donc au Bourget, ce dont la police est avertie car elle apprend qu’un plan de vol vient d’être décidé pour le jet privé de ce vieux multimillionnaire de Teabing.  Les forces de l’ordre prennent donc bien soin de ne pas faire envoyer d’unités à l’aéroport pour les intercepter avant qu’ils ne décollent (dans ce film, personne ne pense à utiliser un téléphone pour faire un truc utile). Voilà voilà. C’est donc tranquillement à bord d’un avion que notre équipée peut reprendre ses discussions précédentes : que cherche l’Eglise, en fait (pour ceux qui n’auraient pas compris) ? Mais à détruire le Graal, soit le tombeau de Marie-Madeleine, pour que jamais personne ne puisse connaître le secret de la vieille arnaque qui a permis à l’Eglise de voler sa succession à celle qui devait succéder à Jésus, puis à sa descendance. Ainsi, personne ne pourrait prouver que la version de l’Histoire de l’Eglise est fausse (en tout cas, ce passage là). Robert, lui, inspecte plus avant l’étui qui contenant le cryptex et… y trouve une énigme cachée (Robert est une sorte de professeur Layton local) ! Énigme qui emmène nos amis à Londres, à l’église du Temple, pour être tout à fait exact.

Un petit intermède nous permet de découvrir que les subordonnés de Fache croient à n’importe quelle bêtise : alors que ses troupes lui demandent pourquoi il est si bête acharné à retrouver les fugitifs (parce que c’est son métier et le vôtre ?), il explique que voilà, il est membre de l’Opus Dei et qu’un évêque a rompu ses voeux et l’a contacté pour lui dire que Langdon avait, en confession, dit avoir tué le conservateur du Louvre, ce qui prouve bien que c’est le coupable. Ses troupes disent donc « Aaaah, ok« . Aucun subordonné ne pense à répondre « Ah ouais, super, et alors pourquoi vous l’avez pas mis direct en garde à vue plutôt que de l’emmener faire du tourisme sur les lieux du crime ? » suivi de « Ou même, attendez, c’est quoi cette connerie ? Quand aurait il eu le temps de voir un évêque pour se confesser depuis le meurtre ? Il était en conférence avant et en cavale après ! Vous racontez du caca, votre langue est un étron et votre bouche un anus.« 

Mais retournons voir ce qu’il en est des personnages principaux. Arrivés en Angleterre, Sophie pose enfin une question intéressante : « Mais pourquoi le prieuré n’a pas défoncé l’Eglise en révélant le Graal ? » (même si la question a déjà été abordée, c’est bien d’appuyer sur cette incohérence ma petite Sophie) ; et Leigh de répondre « Parce que le prieuré attend de connaître son héritier qui, d’après la légende, ne connaîtrait pas lui-même son propre secret !« . Et là, tout est dit : Hmmm… voyons voir… Marie-Madeleine a eu une fille… unique… en France… et comme on va supputer que c’est écrit pour des gens qui ne peuvent pas comprendre des informations comme « La population mondiale croit, il peut donc y avoir plusieurs héritiers au fil des générations« , « Ce n’est pas parce qu’on parle d’une personne d’un sexe que ses descendants actuels sont forcément du même sexe » ou « Des individus ont pu migrer hors de France au fil de l’Histoire« , saurez-vous retrouver le seul personnage féminin (et accessoirement français) du film pour en tirer les conclusions qui s’imposent ? Au travail. Attention, c’est super compliqué.

Mais revenons à l’église du Temple, à Londres, où nos héros peinent à trouver quoi que ce soit sur l’énigme qu’ils étaient venus résoudre… une sombre histoire de « chevalier mis en terre par un pape » qui « devrait arborer un globe« … mais hélas, la troupe est interrompue par deux personnages facétieux : Silas l’albinos et Rémi, le chauffeur, majordome et homme de main de Leigh qui a aidé le premier à se libérer se ses liens et qui s’avère donc être un traître de Français (pléonasme) au service de l’Opus Dei ! Ah, le chenapan ! Rémi ordonne à Silas d’aller enfermer Leigh dans le coffre de sa voiture (non, personne ne remarque un moine albinos en robe de bure traînant par le bras un boiteux hurlant en plein milieu d’un site touristique londonien en milieu de journée, avant de l’enfermer dans un coffre), et le vil français tente d’exécuter d’une balle chacun Robert et Sophie (et pourquoi pas Leigh, hein ? Hooo, ça aussi, ça me parait suspect !), mais il est interrompu par un vol de colombes dans l’église qui le déconcentre (… des touristes de passage eurent été plus crédibles, mais bon). Nos deux larrons essaient donc de s’enfuir, et en route pour une course poursuite ! Qui heureusement, s’achève bien pour eux, ouf, je suis soulagé, moi qui pensais qu’ils allaient tous deux finir exécutés d’une balle dans la nuque alors qu’il reste encore 45 minutes de film ! Rémi, de son côté, a déposé Silas dans un foyer de l’Opus Dei, avant de se rendre sur un terrain vague pour y libérer Leigh, car évidemment, tout n’était qu’un coup monté, hohoho, vous ne vous y attendiez pas, hein ? Là, il festoie avec lui et le félicite d’être « Le Guide« , le meilleur indic de l’Opus Dei sur les activités du prieuré de Sion. Oui : Leigh est un rabouin de traître lui aussi ! Mon dieu, à part les deux personnages principaux, tout le monde est le traître de tout le monde ! Et vive les rebondissements à la queue-leu-leu juste pour dire qu’il se passe des trucs ! On se croirait dans Lost ou 24.

 

Facile : voici les deux seuls personnages du film qui ne soient pas des traîtres.

Robert et Sophie, eux, retrouvent la trace de ce qu’ils venaient chercher en résolvant une partie de l’énigme, qui les emmène finalement vers la tombe d’Isaac Newton à l’abbaye de Westminster. Et ils y retrouvent… Leigh, sur la même piste, qui avoue être un vilain traître en quête du Graal ! Aidé d’un revolver, il explique son soucis : il pensait pouvoir trouver le Graal seul, mais il semblerait que les deux héros idiots soient plus aptes que lui à le faire, puisque plus malins ou mieux informés (on peut faire plus bête qu’eux ?). Aussi finalement, vient il demander leur aide sous la menace d’une arme. Heuuu… attends, mon petit Leigh Teabing, jusqu’ici, ils coopéraient avec toi par pure bonne volonté ! Alors pourquoi ne t’es tu pas contenté de les liquider APRES qu’ils eussent résolu toutes les énigmes qui te posaient problème, hmmm ? D’ailleurs, Leigh explique son plan : lui, il veut juste révéler le Graal au monde, présenter l’héritier de Jésus, juste pour que le monde connaisse enfin la vérité et que l’on se débarrasse définitivement de l’Eglise, cette vilaine.

Heu… mais sachant que c’est toi, « Le Guide« , qui depuis le début, guidait toutes les actions de Silas, pourquoi aidais tu ceux qui voulaient détruire le Graal ? Tu avais envie de te mettre tout seul des bâtons dans les roues ? Non parce que, pas une seule fois, ça n’a arrangé tes affaires, ton plan, bien au contraire. M’enfin moi, je dis ça. Le seul moment où ça t’a aidé, en fait, c’est quand le conservateur du Louvre a décidé de mourir en laissant 200 lignes de messages codés. Et ce qu’il écrirait au moment de mourir, c’est probablement le seul truc que tu ne pouvais pas prévoir. Enfin.

Silas, lui, est trahi par Leigh qui n’a plus besoin de manipuler les membres de l’Opus Dei en se faisant passer pour l’un de leurs alliés (d’ailleurs, ça ne lui servait à rien), et lui envoie la police en disant « Je sais qu’il y a un meurtrier dans tel foyer de l’Opus Dei« . Silas, qui pourtant, devrait savoir qu’il n’est accusé d’aucun meurtre puisque tout est mis sur le dos de Langdon, panique complètement en voyant arriver les forces de l’ordre et tente de s’enfuir avec un flingue. Il abat plusieurs policiers dans sa tentative et, dans la panique, tire sur l’évêque Aringarosa qui par on ne sait quel miracle, a franchi tous les cordons d’une intervention armée de la police et se promenait donc tranquillement là où il ne fallait pas (quelle incroyable coïncidence !). Silas est tout triste d’avoir tué son père d’adoption par erreur, et se laisse donc abattre par la police.

Mais non, rassure toi Silas, Aringarosa n’est pas mort ! Bon, toi si, mais on s’en fout. En fait, il a survécu, et alors qu’il est emmené en ambulance, il tombe sur le commissaire Fache, qui continuait la poursuite de ses fugitifs jusqu’en Angleterre. Et Fache réalise l’horrible réalité : le meurtrier du conservateur du Louvre, ce n’était pas Langdon ! C’était Silas ! Et l’évêque lui a menti en disant que Langdon lui avait tout avoué en confession : il s’est servi de lui ! Il boude donc un peu d’avoir été aussi bête. Tiens, d’ailleurs pourquoi Aringarosa a t-il accusé Langdon, qui avait sûrement une journée chargée à Paris et devait sûrement pouvoir prouver sans soucis qu’il avait un alibi au moment du crime, première chose qui aurait dû être vérifiée ? On ne le saura jamais.

Leigh, Langdon et Neveu, eux, se retrouvent tous trois dans un coin tranquille de l’abbaye de Westminster où ils enquêtaient sur la tombe de Newton, et s’installent pour papoter. Car effectivement, il y a toujours un coin en travaux pas surveillé et hors-de-vue sur un site pareil pour y menacer des gens avec une arme. C’est connu. Là, le vieux noble anglais exige que Sophie ouvre le cryptex, qu’il soupçonne de connaître la combinaison. Sauf que non : si elle connaissait le code, elle l’aurait sûrement ouvert il y a longtemps, probablement même avant de vous avoir rencontré mon cher Leigh, avant même d’avoir débarqué chez vous une nuit dans un fourgon blindé. Alors c’est un peu con de supposer que si, elle a le code, mais qu’elle trouve plus joli le cryptex fermé. Finalement, Robert se propose d’essayer de l’ouvrir.

Leigh ne se doute de rien, même quand Robert, qu’il avait forcé à s’agenouiller sous la menace de son arme, se lève, et se propose d’essayer d’ouvrir l’objet mais EN TOURNANT LE DOS AU VILAIN. Car non, jamais Teabing ne pense à dire « Ah non, pas de coup en fourbe : je veux te voir bien en face« . Du coup, Roro tente une combinaison, s’exclame (mais sans montrer le résultat) : « holala, non, ça a échoué, je n’ai pas pu l’ouvrir« , avant de lancer l’objet vers Lee, qui jette son arme pour tenter de le rattraper. Hélas, le cryptex se brise, et détruit donc ce qu’il devait contenir en se mettant à uriner du vinaigre partout… et sur ces entrefaites, la police arrive (notez comme tout arrive toujours pile poil au bon moment, surtout dès que ça concerne la police, on dirait un épisode de Julie Lescaut). Et lorsque Robert met les mains en l’air, bizarrement, il ne les ouvre pas. Roooh, je me demande bien pourquoi, tiens. On a pas du tout vu son plan pourri venir à 10 kilomètres. Mais bon. En tout cas, l’unité de police qui est arrivée est menée par le terrible commissaire Fache, qui fait aussitôt arrêter Leigh : il a identifié qu’il avait un rapport avec les meurtres grâce à son téléphone, dont le numéro apparaissait dans les appels passés sur l’appareil d’Aringarosa, qui semble bien mouillé dans les dernières tueries.

 

Sophie pensait que le code était "RoXoR", parce que quand même, Leonard, y roxait grave.

C’est donc libres comme l’air que nos deux compères ressortent de ce bourbier (ah ?) ; Robert explique à Sophie qu’en effet, il a trouvé le code : c’était « Apple« , en hommage aux Iphone et à Isaac Newton. Alors oui, le sieur Langdon a bien réussi à sortir le message du cryptex avant de le jeter en l’air pour déstabiliser Leigh. Vous ne vous y attendiez pas, hein, canaillous ? Et le message emmène nos héros (à qui la police ne pose aucune question malgré leurs nombreux délits de fuite, implications dans des affaires louches et autres aventures judiciairement contestables) à la chapelle Rosslyn, en Ecosse. Sophie, qui visiblement, a fêté la fin des emmerdes avec un gros trip au LSD, a des hallucinations dans la chapelle : elle y a des flashbacks d’un jour où ses parents l’y ont emmenée. Et au moment de foncer voir le tombeau où ils pensent que se trouve Marie-Madeleine, un responsable de la chapelle vient les informer que, hé ho, les touristes, on va fermer, merci de sortir. Mais comme tous les touristes relous, Robert dit « oui, oui, 5 minutes« .  Hélas, sentant bien qu’il a affaire à deux couillons, le dit responsable suit nos héros discrètement et écoute leurs conversations ; n’en entendant que des bribes, mais sentant que la chose est suspecte, il s’éclipse pour appeler des renforts.

Nos pinpins, eux, découvrent une crypte habilement cachée sous un tapis (un vieil artifice templier) ; mais hélas, elle ne contient plus grand chose, si ce n’est un vieux pot de fleur avec une rose (comme la dernière fois que les templiers avaient feinté ! Souvenez-vous du flashback évoqué au début du film !), et un petit bureau avec des archives… que faire…hmmm… ah, bin, comme on fait depuis le début pour combler les temps morts : on va mettre encore un autre flashback ; cette fois-ci, pendant que Robert mange des buritos en regardant le film de la vie de Sophie, cette dernière raconte comment elle s’est brouillée avec son défunt grand-père : elle voulait en savoir plus sur la mort de ses parents, et a donc fouillé dans ses archives pour voir s’il n’avait pas des informations (c’était un accident voiture contre poids lourd, tu voulais qu’il stocke quoi sur le sujet ? Le pare-choc ?) ; mais en fait, c’est pépé qui a balancé qu’il y avait un truc de suspect en disant « Surtouuuut, surtouuuut Sophie, ne t’intéresse jamaiiiiiiiis à la mort de tes parents, juuuure le moi ! » ce qui, vous en conviendrez, n’éveille aucun soupçon. Elle fut ensuite envoyée en pensionnat, et un jour qu’elle est rentrée à l’improviste visiter pépère, elle a surpris un rituel bizarre avec robes noires et masque dorés ou, apparemment, on se mettait en cercle pour mater des gens copulant au milieu. Elle ne lui a quasiment jamais reparlé par la suite.

Sophie, je crois que ton grand-père n’était pas membre du prieuré de Sion, mais plus simplement qu’il réalisait des pornos gérontophiles. Il y a méprise. Tu as juste surpris un tournage. Ce n’est pas sale. Ton corps change.

Robert, lui, ignorant tout de mes perspicaces conclusions, suppose lui que Saunière n’était pas le grand-père de Sophie. Il vient en effet de trouver, dans des archives qui traînaient dans cette crypte réaménagée, moult documents sur l’accident de voiture de la famille Neveu il y a des années. Curieux ! Il semblerait qu’en fait, le prieuré de Sion ait récupéré Sophie après son accident de voiture car…

… elle serait l’héritière tant recherchée, la descendante de Marie-Madeleine et Jésus ! Vous ne vous y attendiez pas, hein, sachant que, je le rappelle, Sophie Neveu est le seul personnage féminin du film (et français, en sus) ! C’est le choc.

 

"Et si je lui pète la nuque, là, maintenant, est-ce qu'elle ressuscitera comme son ancêtre ?"

Quittant la crypte pour sortir de l’Eglise, nos héros tombent cependant nez-à-nez avec une foule bigarrée l’air grave : le prieuré de Sion ! Dans lequel on trouve évidemment une vieille pour expliquer que voilà, ils sont ses protecteurs (d’accord, vous foutiez quoi depuis le début du film alors ? Vous attendiez qu’elle se prenne une balle ?). Et que elle, elle est… sa grand-mère, la vraie ! Oui : ayé, Robert a trouvé la dernière descendante de Jésus, et Sophie, une famille, c’est trop génial. Bon, une ombre au tableau : Jacques Saunière, en mourant, a emporté avec lui le secret de l’emplacement de la tombe de Marie-Madeleine. Impossible, donc, de prouver ADN à l’appui que Sophie est bien la descendante de Jésus : l’Eglise est donc en sécurité, puisque rien ne peut être prouvé.

Tout est il vraiment terminé ? Peut on laisser un dernier mystère non résolu ? Non ! De retour à Paris, un soir, en se rasant, Robert réfléchit… et s’il avait mal interprété la dernière énigme ? Et si elle voulait désigner autre chose que la chapelle Rosslyn, qu’il s’était trompé ? Oui ! Ni une, ni deux, il réfléchit, la relit, et y découvre un autre sens : Marie-Madeleine est enterrée… sous la pyramide du Louvre ! Ce dernier et terrible mystère étant résolu…

FIN !

Aaaah ouais, et donc, la chapelle Rosslyn où vous êtes allés et où tout le monde vous attendait, en fait, c’était juste une incroyable coïncidence, non ? Ou bien était-ce parce que tout le monde connaissait la MÊME énigme et avait fait la MÊME erreur au moment de l’interpréter, expliquant ainsi que vous vous soyez retrouvés au même endroit ?

Attendez, et ça a été un succès mondial ? Des gens sont venus visiter l’Europe lors de « Da Vinci Tours » pour voir les lieux clés de l’intrigue ?

Vous voulez dire qu’on peut se faire un pognon fou même en écrivant n’importe quoi ? Vite !

Chapitre V : « Stratégie » : « Maria décida alors de préparer du riz pour mieux pouvoir manger du chorizo sans pourrir son transit« 

A moi, la fortune !

158 réponses à “Da Vinci Code en C++

  1. mais quand les chapitres sont trop longs, le lecteur se déconcentre : ainsi, je n’ai pas du tout compris pourquoi si ce texte parlait d’un livre ou d’un film

      • Mon cher Odieux, m’est avis que le talent d’un vrai Connard se mesure au nombre de fans qu’il arrive à ne pas froisser en critiquant pourtant avec véhémence l’objet de leur pêché. Ainsi donc, chapeau bas ;)
        *et OUI j’ai aimé cette oeuvre diabolique, fouettez moi encore!!!*

        Princesse Sophie:
        Il est bon de savoir que la plupart des lecteurs eux-mêmes ont trouvé le film aussi attrayant qu’une régurgitation de pingouin(une des merveilles de Dame Nature)

  2. Bon, j’avoue, je suis admirative… de quoi?

    Que vous ayez lu en entier l’ouvrage pour nous faire de post!!

    Si si, bravo, j’insiste, pour être passée par là moi aussi( ah ce cher cadeau de Noël empoisonné…et comme vous savez que la personne qui l’offre l’a lu avant, pas moyen d’y échapper, on risque de se faire prendre plus tard en cas d’interrogatoire littéraire).

    Perso, ce qui m’avait le plus déçu, c’était la transparence de l’intrigue et la façon dont elle était aménée: un chapitre du point de vue de X, un chapitre du point de vue de Y, et ainsi de suite, avec le parfait enchaînement des choses, on pouvait presque imaginer le tout pré écrit sur une page reco verso… (ce qui est sans doute ce qui a été fait)

    Bref, le film, nan, je n’ai pas eu le courage, le livre ayant été une souffrance suffisante…

    Cheers,

    Elle de Duo D’Idées
    duodidees.wordpress.com

  3. « Silas, où le mec que curieusement, personne ne remarque jamais malgré sa tête de tueur psychopathe et sa robe de bure de sith »

    ==>carrément, mais bon, je pensait ça aussi de mon ancien épicier, du vendeur de tickets ratp (la lumière n’aidant pas) et de la ptite vieille que j’ai croisé hier en bas de l’immeuble… (je ne comprends pas que personne ne la surveille)

    Elle de Duo D’Idées
    duodidees.wordpress.com

  4. Ayant lu le bouquin, j’agrée totalement. Sachant qu’en plus, dans le livre, on a Sophie qui s’interroge la première fois qu’on parle de la descendante du Christ, et Langdon qui lui dit « ouh mais Sophie, tu ne peux pas être la descendante du Christ, ne te fais pas de film enfin voyons », on y croit à fond. Mais oui.
    Tout est tellement prévisible…
    Votre description du modus operandi de Saunières dans son semis (aha) d’indices avant sa mort est impayable. J’aime :3

  5. Si Joseph d’Arimathie a pas été trop con, vous pouvez être sûr que le Graal, c’est un bocal à anchois.
    Puits s’écrit avec un s, même au singulier ; il manque un « à » entre un « arme » et un « feu » ; concerner au subjonctif s’écrit concerne ou concernât (oui, c’est moche) à la 3è personne du singulier, mais pas concerna. =3
    La rediffusion de La menace fantôme jeudi dernier a laissé des séquelles on dirait, à placer des allusions aux Sith partout !

    • Aaah, merci. Des fautes de frappe (à part pour « puits » ou là, c’est juste scandaleux de ma part de ne pas avoir fait plus attention en me relisant, au point de faire deux fois la faute).

  6. C’est pas un peu facile de s’attaquer a ce monument de la litterature de gare? Enfin, c’etait quand meme bien drole.

  7. J’ai subit le livre, simplement pour faire plaisir à une personne de ma connaissance. J’ai coupé les ponts avec elle suite à cette lecture.
    « Toi qui aime tout ce qui est cryptage en général tu devrais aimer »

    J’ai rarement posé les yeux sur une merde pareille. Je suis désolé d’employer un terme aussi grossier mais depuis Stephen King je ne m’étais jamais retrouvé avec une bouse de cette pointure dans les phalanges. De la cryptographie digne d’un jeu de Picsou magazine des ficelles de la taille d’amarres de paquebots et j’en passe des pires.

    Je conseillerais la lecture du Cryptonomicon, c’est pas à la porté de la ménagère de moins de cinquante ans mais au moins c’est écrit avec talent. Et ça fait la différence.

      • Je pensais que King ne pouvait que s’améliorer avec le temps. Je n’ai pas souvenir d’en avoir lu un qui s’élevait du lot.
        Beaucoup de détours pour un dénouement dans les 40/50 dernière pages, enfin pour ceux qui ne se sont pas endormis avant …

    • Il faut aussi se laisser prendre au jeu.
      En ce moment je me refais les X-Files par exemple, et je dois dire que ça a très mal vieilli. Je me souviens qu’à l’époque j’étais fan absolu. L’époque change, on « murit » aussi et on oublie un peu le côté divertissement. A notre époque, soit les gens s’enfoncent dans un rationalisme scientifique forcené, soit dans une spiritualité aveugle. Les premiers sont devenus trop pragmatiques face à une œuvre de FICTION alors que souvent, ce sont des gens qui ont grandi avec Star Wars et tous ces genres de S.F. voire X-Files et cie et qui étaient fans et voulaient justement en découvrir plus. Aujourd’hui ils n’ont plus de rêves accessibles par les « œuvres » grand-public et je trouve ça personnellement dommage. Parce que même si je fais partie de cette génération et de ce « groupe » là, que je suis le premier à cracher sur tout ce que je vois qui concerne un de mes centres d’intérêts, on ne rêve plus beaucoup et on s’abandonne rarement. En ça, j’admire les personnes dites rationnelles et pragmatique qui arrivent à oublier un peu leur rigueur le temps d’un divertissement.

      Bien sûr, ce que je dis est une réflexion généraliste, type café du commerce, et n’est en aucun cas un plaidoyer en faveur de Da Vinci Code qui, franchement, n’est même pas au niveau d’un mauvais King.

      • Je suis un grand amateur de SF en général, et je souffre bien souvent que l’on compare ce genre de littérature à de la soupe pour ado boutonneux.
        Ce que je reproche à ce livre c’est une intrigue minable : on surfe lamentablement sur des poncifs du genre : Jesus aurait-il eu des frères etc …
        Le suspense est tout simplement nul : on à toujours un temps ou deux d’avance sur les malheureux vers de terre qui pataugent dans l’histoire.
        Et je ne mentionnerais même pas les nombreuses erreurs sur les Rose-Croix et j’en passe.

        Pour s’évader autant lire un bon Brussolo, le syndrome du scaphandrier par exemple. Lisez moi ça et vous m’en direz des nouvelles.

  8. Oh la vache!! Alors mauvais, oui, mais je ne pensais pas que c’était à ce point là?! Je regrette maintenant de ne pas avoir regarder la diffusion télé. Un aussi bon nanar, c’est du pain béni pour moi.

    « pendant que Robert mange des buritos en regardant le film de la vie de Sophie »

    Toujours aussi en forme, camarade, respect! ;)

    Note pour plus tard: prévoir des chapitres plus longs pour mon prochain manuscrit^^

  9. En tout cas, Langdon analye : juste avant la 2eme image, et oui le decoupage en tout petits chapitres n’enleve rien au sentiment d’avoir perdu beaucoup de temps en terminant ce livre. La revelation finale est au niveau du reste. Decevant, tres.

  10. Petite erreur que je suppose être d’inattention , dernière phrase juste avant le FIN :
    « Ce dernier est terrible mystère étant résolu… »

    C’est toujours aussi agréable de spoiler en votre compagnie! Tant de temps et d’argent économisés grâce à vous.

  11. Notons au passage que le « prieuré de Sion » est en fait une célèbre arnaque de Pierre Plantard, dessinateur et faussaire proche de l’extrême droite, qui avait par là même cherché, dans les années 30, à se faire passer pour un descendant des Mérovingiens, le fripon.
    Non, franchement, plutôt que de s’user les yeux (à défaut des neurones) sur ce genre de bouse, il vaut mieux lire « Le pendule de Foucault » de Umberto Eco : c’est la version intelligente de ce genre de délire ésotérique. Et c’est d’ailleurs largement antérieur.

      • Ah oui j’y ai pensé aussi en lisant ce spoiler, mais le Pendule il faut sacrement s’accrocher pour le lire. Ce n’est pas une lecture facile, pfiou!

    • Anecdote marrante : dans le jeu « Les chevaliers de Baphomet », où il est question de Graal et de templiers, un certain M. Plantard se fait tuer tout au début ;)

      • et comme ces faux sont dispos à la Bibliothèque Nationale (enfin il paraît) devinez où ce cher Danny boy est allé chercher ses infos?

        comme quoi en péchant des infos au même endroit on peut avoir une bouse ou un bon jeu

        (sinon je ne me souviens pas que Plantard meurt (ça fait trop longtemps) mais le nom avait tout de suite fait tilt)

  12. curieusement j’ai moins ri que d’habitude…. peut etre parce que le coté farfelu de cette histoire est connu depuis des années !

  13. j’aurai au moins appris que la ménagère de plus de 50 ans ne lisait plus Picsou mag’zine….quand au Grââl , on ignore toujours si c’est un récipient ou juste un bocal à anchois….

  14. Quelques fautes, la plupart inattention j’imagine :
    « nos héros ont eu abandonné », je suppose qu’il s’agit de « eux »
    « les templier sont nés », manque un S
    « s’achève bien pour heu », encore une fois, sûrement « eux »

    Merci d’avoir spoilé une telle oeuvre(?), je n’aurais donc pas à voir le film en plus d’avoir subi le bouquin (ma curiosité me perdra).

  15. Vous auriez aussi pu rappeler, cher Odieux, que l’Opus Dei est de création récente et ne supervise aucun ordre monastique quel qu’il soit… Par ailleurs, l’entraînement aux arts martiaux des moines chrétiens est d’ordinaire singulièrement déficient (d’aucuns le prétendent même inexistant). L’ADN, c’est un peu la médaille de baptême de la tache de naissance des langes dans lesquels l’enfant a été abandonné des romans modernes, mais là, c’est vraiment grotesque surtout quand on considère que la dynastie de Marie-Madeleine serait la seule famille du monde entier à avoir tenu deux mille ans avec un seul enfant à chaque génération.

    Mais une question, Odieux : en plus d’être un connard, faites-vous dans le SM ? Du côté sado, je n’en doute pas, mais du côté maso, je dois dire que ça m’étonne de votre part… Pourtant, pour s’enfiler cette bouse monumentale dont tout le monde sait que c’est une bouse, il faut une forme d’abnégation un peu louche, non ?

  16. « Je suis obligé de stranguler un chaton toutes les 10 minutes pour ne pas craquer. »

    vous êtes un homme d’exception, cher Odieux Connard, j’en suis à deux lapereaux par minute.

  17. Un bon spoil comme vous avez l’habitude de faire, merci.

    Cependant j’ai remarqué un odieux « Albinos m’a tuer », ou peut-être était-ce fait exprès, je n’ai pas (encore) vu le film.

    Je dis bien encore, étant donné que vos spoils me donnent envie de voir le film en question.

  18. @Machin,
    Je l’ai vu, et j’ai bien ri!
    Cher Connard (ça me fait bizarre d’écrire ça), merci, j’ai bien ri aussi!

  19. Abonné au blog il y a 2 semaines, je me suis surpris à bondir (ok, j’ai juste cliqué, mais d’une façon bondissante) sur le lien reçu par mail ce matin. Et une nouvelle addiction, une.
    La qualité du contenu de ce site est proportionnelle à sa densité, ce qui double le plaisir.
    Non seulement c’est un travail soigné et original, mais la forme est à la hauteur du traitement des thèmes que tu abordes, même quand cela touche la production cinématographique de merde.
    La vache, la dernière fois que j’ai été aussi flatteur, j’avais une boite de capotes dans la poche.
    En conclusion : respect.

  20. Un monde s’écroule, Odieux Connard. Moi qui pensais que vous étiez quelqu’un d’honorable, je vous citais comme référence de bon goût… Et que vois-je ? Vous critiquez l’histoire de l’art et ses professeurs ? Ohhh que je suis déçue, mon petit cœur sensible en saigne.
    (Sinon, je suis d’accord avec le reste de l’article, ce livre est une immonde bouse.)

    • Veuillez enfin faire la différence entre l’histoire de l’Art et ses professeurs EN GÉNÉRAL et ici, dans un cas particulier.
      Ah, et ne vous inquietez pas, le sang de votre petit coeur sensible n’abimera pas vos dessins, soyez en certaine.

  21. J’ai subi le film mais pas le livre.

    Je ne peux qu’applaudir de tout coeur à votre reconstitution minute par minute des derniers instants du conservateur. En plus d’avoir du sang à coagulation variable, et une endurance qui rend risible et taffiolesque le chevalier noir des Monthy Python, il laisse libre cours à sa paranoïa et à son goût malsain pour compliquer la vie des gens post mortem.

    Entendons-nous bien, compliquer la vie des gens post mortem est un plaisir de choix, mais le bon goût réclame de ne pas le faire à poil.

    Excellente déconstruction comme toujours.

    • D’ailleurs, ça n’est pas sans rappeler les toilettes de Brad Pitt et son régime poivrons-piment. On reste dans le proctologique.

  22. J’ai pas vu le film. J’ai lu le bouquin : c’est une grosse merde. Dans le genre vaut mieux se taper le pendule de Foucault ; c’est dans la même veine mystico-judéo-templière, c’est super pédant, mais c’est quand même le niveau au dessus…

    Sinon, c’est quoi le rapport avec C++, à part le jeu de mot (espèce de geek) ?

  23. Marry me !

    Je note tout de même qu’un certain nombre de vos lecteurs, cher Odieux, se sont adonnés à la lecture de cette bouse co[s]mique dans son entièreté.
    Je salue leur courage (ou leur insouciance).

    Et le film étant sacrément long, je n’ose imaginer la taille de la pile de cadavres de félons félins… Pauvres bêtes !
    Sauvez un chat : brûlez [un] Dan Brown.

  24. Je viens de réaliser, en fait, OC, vous êtes l’équivalent actuel des petits livres qui résument les oeuvre qu’il faut lire au lycée pour les cours de français.

    Mais si, vous savez (je ne connais plus le nom de la collection), la série de petit livre rouge qui dit ce qu’on aurait du comprendre en lisant le livre et propose des plans des aides pour un commentaire composé (je crois).

  25. Billet un peu long, ça manque de chapitres. :D

    Mais j’ai bien rigoulé. Moi qui voulait pas voir le flim, me voici convaincu à le regarder. Un bon flim comique à son insu ça vaut son pesant d’or.

  26. C’est pas là dedque.ans aussi que y a toute une affabulation sur les 666 triangles de verre de la dite pyramide?
    En tout cas merci car moi zussi je me le suis infligé et ça fait du bien d’en lire une bonne critique.

  27. Très joli spoil !
    Ce que les gens ont aimé, à mon humble avis, c’est le côté facile du roman, l’intrigue qui ne s’arrête pas (et ne laisse donc le temps à personne à part votre grandeur de déceler les incohérences…). Je me rappelle m’être dit en le lisant que c’était une grosse daube, mais que ça se lisait rapidement et sans ennui notable.
    Ceci expliqua

  28. *navrée, fausse manip…

    Je disais donc : ceci expliquant cela.

    Quoi qu’il en soit, bravo, ce spoil est du grand Connard, du Connard magistral !

    On a vraiment besoin d’un CV pour vous épouser ?

    • Etant donné le nombre de demandes reçues, il nous faut bien un critère de tri.

      Ou alors, il faut augmenter les effectifs du standard.

  29. Ah !!! encore un nanar…
    Encore un article AOC (applaudissant l’odieux connard).. Oui cette vanne est une bouse, à l’image meme du bouquin. Enfin, cela ne vaut pas un Michael Bay quand même, ya une hiérarchie à respecter tout de même.

    J’ai entendu dire que le prochain livre de Dan serait sur le complot des primaires socialistes. Cela ne m’etonne pas, ya tout ce qu’il faut dedans :
    – une intrigue cousue de fil blanc
    – une cruche
    – beaucoup de chapitres
    – et du sexe (bah oui ya DSK tout de même)

    J’ai hate :)

  30. ♫~Ôôôh!~♪ Du Dan Brown! Vous vous y êtes finalement mis…

    Le problème est effectivement que c’est du dense vouloir démonter un de ses bouquins revient à vouloir jouer à un mikado de la taille de la Tour Eiffel : On ne sait pas par où commencer et dès le premier bâtonnet tiré, tous les autres vont immanquablement s’écrouler sur vous. On explique une incohérence que vous voudriez vous interrompre pour en dénoncer trois autres en même temps.

    Perso, ce qui m’avait le plus frappé, c’est l’inanité du motif de toutes ces morts et de ce secret de polichinelle… Dans le genre de secret qui pourrait ébranler l’Église et sa crédibilité, le fait que la Terre soit en fait ronde et tourne autour du Soleil, que la théorie de l’Évolution est bel et bien valide et fait ses preuves tous les jours, que le suaire de Turin est un gros fake comme on pouvait s’en douter depuis le début, que Jésus n’est pas le dernier prophète mais qu’il y en a eu après lui (même si je suis athée personnellement, une bonne partie de la population y croit) et on pourrait en citer plein d’autres impliquant les chrétiens orthodoxes ou les protestants, le fait de … »prouver »… que Jésus avait une famille ébranlerait l’Église et anéantirait la foi de toute une population?

    Quand bien même on mettrait de coté que rien ne stipule dans la Bible que l’aspect divin de Jésus devrait être héréditaire, Dan Brown pense vraiment que le Vatican ne s’en sortirait pas?

    Et aussi, il faut bien dire que quand j’ai lu le bouquin, au moment où l’éclopé explique ses motivations, j’étais à 100% avec lui. Il y a une précision historique à faire, des nouvelles recherches scientifiques à entreprendre mais ça, les héros ne veulent surtout pas le faire, noooon. Et à coté de ça, c’est l’Opus Dei les obscurantistes, alors qu’ils cachent consciemment des données historiques.

    (Parce que oui, à un moment Robert Langdon explique qu’ébranler la foi de millions de croyants serait catastrophique, alors lui et la gonzesse ils ne vont rien dire)

    Ôôôh! Et ça me fait penser à ce gros abruti naïf de Dan Brown (je ne peux pas m’empêcher de le haïr) qui se lance des fleurs en laissant ses héros complimenter le génie de Jacques Saunière pour composer ses énigmes que tout lecteur attentif aura décomposer avant la fin du chapitre où elle est posée.. (c’est dire) Il y avait le truc avec la pomme (genre, c’est si compliqué de trouver un mot sachant qu’il fait 5 lettres et qu’il est en rapport avec plein d’indices?) mais aussi un truc avec le nom de la fille écrit à l’envers. Sans doute le fait qu’ils font Paris-Londres-Écosse en 19h30 sans pause-pipi qu’ils ont peu de temps pour réfléchir.

    Sinon, Ange et Démons, j’ai vu le film et en un sens il est savoureux… Je l’ai agoni d’injures du début à la fin… Du « nous avons la preuve SCIENTIFIQUE de l’existence de Dieu » au parcours dans Rome que j’ai eu l’occasion de suffisamment parcourir pour savoir que suivre les traces de Bernini revient à se taper plus ou moins tous les lieux publics de Rome où il a toujours laissé un petit souvenir, à la fontaine des 4 fleuves de la place Navone qui a, dans le film, une profondeur d’approximativement 2m50. Sans parler de la remplaçante d’Audrey Tautou qui, italienne ou suisse et chercheuse au CERN, (on peut lui imaginer une relativement bonne culture générale) s’étonne que le Panthéon (oui, le pan-théon) ne soit pas à l’origine un édifice catholique mais bien païen de l’Antiquité. (Mais dans l’église d’après elle reconnait direct une statue d’un obscur saint-machin)

    Le tout étant quand même l’histoire d’un type qui vole une bombe atomique pour la planquer sous le siège du Pape. Ainsi quand il indiquera à tout le monde l’emplacement de la bombe, personne n’est censé le suspecter mais le couronner pape. (Je ne sais pas si on les couronne exactement, je sais juste qu’il est question de lui toucher les couilles, mais ça reste un truc assez flous de types qui se baladent en robes flashys à longueur de journées)

    Je vous en avais déjà parlé dans ces commentaires, mais ça remonte à longtemps maintenant et mon traumatisme post-Dan Brown est resté vivace…

    • On glose en laissant sous-entendre que le Vatican serait en fait une boite de nuit pour drag-queens qui se tripotent dans les caves?

    • « Et aussi, il faut bien dire que quand j’ai lu le bouquin, au moment où l’éclopé explique ses motivations, j’étais à 100% avec lui. Il y a une précision historique à faire, des nouvelles recherches scientifiques à entreprendre mais ça, les héros ne veulent surtout pas le faire, noooon. »
      J’ai eu exactement la même réaction. J’aurais frappé l’auteur si je l’avais eu sous la main à ce moment, je crois.

      Et j’ai eu le malheur de lire le livre pour Anges et Démons, et en plus du côté bien délirant de l’histoire, mis en évidence dans votre résumé succinct, un des passages qui m’a fait pleurer du sang est au cern. En mode « tiens là ce bonhomme qui joue au frisbee il a tel prix nobel, et celui-là tel, et puis là vous venez de croiser trucmuche le grand génie de chose »

  31. Même si je ne l’ai pas vu mais grâce à cet article je pense qu’en terme d’incohérence ce film bat tous les records ! Mais rien que la mort de Jacques Saunière est idiote comme ce personnage aurait pu être sauvé 10 fois au lieu de faire le mariole dans le musée à se taguer le corps.

    Je pense que je vais me contenter de cet excellent article et ne pas voir le film.

  32. Avouez que vous voulez concurrencer le Reader Digest avec votre blog, qui ne manque pas d’humour, il faut le préciser.

  33. « Silas, où le mec que curieusement, personne ne remarque jamais malgré sa tête de tueur psychopathe et sa robe de bure de sith »

    Odieuse faute cher Odieux Connard.

    « Silas, ou le mec…  »

    Excellent article sinon, merci de m’épargner la lecture de cette insulte à la littérature, et le visionnage de ce navet.

  34. Je suis tombé sur votre blog par hasard, quel régal !

    Dire que je me suis tapé ce bouquin (j’ai une excuse, on me l’avait offert, je n’avais plus rien à lire, et je suis un drogué de lecture), j’en frémis encore. Je pestais tout du long sur les déductions invraisemblables et capillotractées de Langdon, « il a dit bleu, bleu c’est la mer, la mer c’est le sel, le sel c’est blanc, il voulait donc dire blanc ». Mouaaais, va mourir Dan Brown. Dire que ce mec a vendu des wagons de cette daube…

    Merci de l’avoir massacré, monsieur odieux connard.

    • « il a dit bleu, bleu c’est la mer, la mer c’est le sel, le sel c’est blanc, il voulait donc dire blanc »

      Langdon devrait se présenter au jeu Pyramide.

  35. Je me suis retrouvée à voir ce film je ne sais plus comment (droguée, sans doute), et là, j’ai commis une lourde erreur : j’ai essayé de suivre. Et je n’ai pas compris *une seule fois* comment Langdon parvenait à trouver la solution de ses énigmes, si ce n’est qu’il avait lu le scénario avant. A chaque fois le raisonnement déductif se borne à un « bon sang mais c’est bien sûr ! » dépourvu de toute explication (ou alors complètement tirée par les cheveux, et impliquant des théories fumeuses sur les Illuminati ou les extraterrestres). En plus je fais de l’histoire de l’art, alors pensez si j’avais envie de taper sur Dan Brown et les scénaristes du film à coup de fer à repasser. Chaud. La prochaine fois, je suivrai votre exemple, je commanderai un seau de chatons au stand à confiseries du cinéma.

  36. Eh bien je suis la seule ici a avoir adoré ce livre et ce film? Peut etre par ma naîveté (je m’apprete a me faire vilipander)
    Non mais, franchement, trés bonne critique, j’admire la facon d eretranscrire toutes les scènes, une par une, bluffant.
    Effectivement les incohérences sont nombreuses mais je trouve que le le livre est trés trés bien, je ne m’en suis pas lassé, le film peut etre trop lent. Il n’empêche que DaVinci Code restera un de mes films préférés héhéhé.

    Princesse Sophie : maintenant avoir fait Le Da Vinci, pourquoi ne pas s’attaquer a Anges et Demons, qui multiplie lui aussi les incohérences? :D (néanmoins, qui au niveau d’adaptation, est plus entrainant !)

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  38. Il y a les recherches de deux américains à la base de ce livre et de ce film. Le livre et le film sont mauvais (personnellement je ne fais pas de différence avec Harry Potter sauf que pour Harry Potter, je n’arrive même pas à la 5e page du 1er livre comme je l’ai déjà raconté ici) mais le thème est valable. Et si. Le vrai polar c’est le livre (ou les deux livres) des deux chercheurs sur lesquels s’est basé Dan Brown. Mais, naturellement, il faut s’intéresser au thème du « Féminin sacré » ce qui en occident et encore plus en orient à cette époque de l’histoire est quasiment LE thème le plus en butte à toutes les railleries de la terre. C’est pourquoi ce qui se trouve derrière ces oeuvres médiatiques ne peut plus qu’émouvoir des gens qui se préoccupent d’histoire de l’art. Et encore, ceux qui se préoccupent de ce qui est advenu du culte du féminin qui accompagna à l’époque classique le culte du masculin.
    Leonard de Vinci et certains néoplatoniciens ont vu se profiler le culte unique du tout masculin et c’est là d’où part ce polar mal ficelé. Dans les réactions de tes commentateurs O.C. il y a un certain nombre d’encenseurs de ta critique qui sont surtout haineux envers le thème lui-même. Le fond les agresse bien plus que la forme. Crois-moi.

    • Je résume: tout ceux qui aiment cette critique sont en fait misogyne. Car ils aiment qu’on critique quiconque par d’une idée où la femme aurait plus d’importance que ce qu’elle a eu dans l’histoire telle que connu actuellement dans le plus grand publique.

      Ou alors c’est juste que l’OC est un très bon auteur et que les scénariste ne font attention à rien.

    • Rhhhooo, que ce genre de commentaires est pénible… La généralisation ne vous fait pas peur en tout cas. Alors votre guerre contre les misogynes, je ne vois pas trop ce qu’elle vient faire ici, on parle surtout d’un livre débile qui insulte ses lecteurs à chaque page.

      Et si c’est juste pour promouvoir une secte quelconque, dont le principe prête tout autant à la rigolade que le livre en question, faites-le donc, que l’on puisse rire tous ensemble.

    • Je pense plutôt que la plupart se fout de la théologie (c’est justement pour ça qu’il est facile de jouer la carte du mystère religieux dans nos fictions occidentales) et voit ce récit comme une enquête à suspens/énigmes et, il faut bien le dire, ces ingrédients ne sont pas vraiment au rdv au niveau auquel on les attend. Point. Et point de misogynie dans toutes les réactions.
      Je suis loin d’être un vieux réac (vraiment loin) mais au contraire, là où certains voient une censure sur les thèmes de la religion et de la misogynie partout, je vois plutôt une société féminisée et athée en notre société occidentale. Et ce n’est pas pour me déplaire (même si pas totalement satisfaisant).
      Qu’il y ait une montée des extrémismes religieux dans le monde et dans nos pays, un retour à la spiritualité (pour beaucoup de gens nés athés) avec des doctrines plus libertaires (je ne parle évidement pas des grandes religions monothéistes) face au pragmatisme, (re)montée aussi du racisme et de la misogynie est un fait. Mais ne nous trompons pas, c’est encore à la mode, c’est encore la propagande qui tourne que l’idée d’égalité sociale, sexuelle, ethnique et spirituelle. Et il n’y a plus rien de révolutionnaire ou visionnaire aujourd’hui dans le fait d’assimiler la Foi à une faiblesse morale ou un « besoin de se rassurer », l’église à une secte, et tout texte religieux à un roman. Tous les moins de 40 ans (au moins) sont nés là dedans et ont été bercés culturellement par ces idées, de sorte que, nés quelques siècles plus tôt on les aurait retrouvés dans le camp de l’Inquisition tant ils ne font que suivre le mouvement sans en connaitre l’opposé.

      Ne vous méprenez pas, ces idées sont les miennes (et la généralisation de mon propos n’a pour seul but que de faire court), et si je parle de propagande, c’est bien parce qu’elles sont bombardées et affirmées sans inviter les gens à y réfléchir et y adhérer après réflexion et instruction.

      Toujours est-il que votre commentaire est hors de propos, et le mien aussi puisqu’il en est une réponse.

      • Les misogynes, un genre de point Godwin, qui arrive dès qu’il y a un bout de femme dans la discussion, et que celle-ci soulève la critique. C’est hélas souvent aussi ridicule que ce dernier (le point Godwin).

        Point misogyne qui, par ailleurs, arrive uniquement quand il y a des femmes, voire même en même temps qu’elles. Coïncidence ? Je ne pense pas. C’est toujours leur faute à ces greluches.

      • Mes excuses, je n’ai pas cliqué sur le bon « Répondre », mon commentaire s’adressait bien sûr au post original, et non au votre.

      • Hola ! Ca se déchaîne ici ! Mais désolée mon commentaire porte sur le sujet à 100% et quand il est question d’un navet représentant un petit bonhomme qui fait de fictives acrobaties de sorcière sur un balai et bien que le public visé au départ devrait être impubère, de vieux gamins mal sevrés viennent pleurnicher qu’il est vachement bien le film/livre mais qu’il faut le lire de l’oeil gauche avec un doigt dans la narine droite pour le comprendre. Quand il s’agit par contre de raconter à des adultes que contrairement à ce qu’on nous rabâche depuis deux millénaires c’est une bonne femme qui est représentée dans la Cène de Vinci et qu’on en fait un thriller pas trop bon, mais dont je dis moi que les sources sont intéressantes, les termes évoquant le vomi ne semblent pas assez fort aux commentateurs pour exprimer leur mépris et leur dégoût et combien c’est de la superhyperm…. ! Mais allons voyons rien de misogyne là-dedans ! Que de l’objectif pur porc. Bon, je sens qu’après cela les cris d’indignation vont doublés de volume. Allez-y, je mets mes boules Quies.

      • Et les premières divinités connues étaient des femmes. Je crois que c’est une idée qui plait plutôt à tout le monde, mis à part quelques extrémistes (mais qui restent minoritaires) qui ne pourraient concevoir une telle chose. Je ne comprends pas vos arguments. Étant moi-même athée et intéressé par l’histoire des religions et les textes sacrés, je ne vois rien de nouveau ou d’approfondi dans les « thèses » de Mr. Brown. Le fait que des gens – qui par ailleurs se contrefoutent des aspects religieux – voient en cette œuvre un mauvais thriller aux énigmes téléphonées et décorées de mauvais suspens, truffé d’incohérences scénaristiques n’a rien à voir avec la pseudo trame de l’histoire (qui, de plus, ne date pas d’hier). Et même si je me doute que cet aspect a eu plus d’impact dans sa chère patrie, je soupçonne surtout Dan Brown d’avoir voulu ressortir les vieilles ficelles de l’Église mystérieuse, ainsi que De Vinci, et toute la clique. Personne ici n’a fait allusion au côté religieux de l’histoire, les commentaires se portent essentiellement sur l’aventure rocambolesque de nos deux héros.
        Vous faites visiblement partie de ces gens qui ne se rendent pas compte que la majorité pense comme eux et qui croient livrer un combat contre les vrais travers inavoués de leurs contemporains.
        Tenez, puisque vous semblez être le plus farouche, voire le seul défenseur de la cause féminine ici bas, je présume que, comme certains, vous pensez que notre chère Mme Royal n’a pas été élue à cause d’une profonde misogynie portée par la plupart des gens?

    • Diantre !
      Des misogynes ici ?

      Jamais de la vie !
      Il faut simplement s’amuser à mentir aux femmes ; on a l’impression qu’on se rembourse !

      (celle ou celui qui trouve de qui est la citation gagne un bonbon au cyanure)

  39. « Ou alors c’est juste que l’OC est un très bon auteur et que les scénariste ne font attention à rien. » Je plussoie

    [troll : on] L’idée d’un dieu féminin expliquerai pourquoi nous sommes dans cette merde actuelle, ce qui pour moi est satisfaisant comme explication [troll : off]

    Non plus sérieusement, pensez vous vraiment que nous soyons réfractaires à l’idée du féminin sacrée ? Personnellement, que ce soit femme ou homme, je m’en contre fiche royalement.

    Bisous bisous

    • Vous êtes sur que c’est pas a simplement à l’idée du ‘sacré’ en général que l’on puisse être réfractaire.

      A partir du moment ou on peut rire de tout : rien n’est sacré.

      • On rentre sur un problème de croyance.
        Et s’il y a bien un truc duquel il ne faut pas rigoler sous peine de se faire sauter la tête à coup de bottes de céléri par des fanatiques vénérant Gandhi, c’est bien ça.

        « A partir du moment ou on peut rire de tout : rien n’est sacré. » Je comprend pas… phrase bateau ?
        Non parce que je considère la vie comme quelque chose de sacrée (j’ai déja du mal à tuer un moustique), ça m’empèche pas d’avoir un autocollant « bébé à bord » sur mon congélo.

        Il y a une différence entre le rire, l’humour, et la notion de respect. Quand je me fais vanner par un pote sur telle ou telle caractéristique de ma personne, c’est pour rire, et en aucun cas une marque de respect.

        Bin là, c’est pareil, c’est pour cela que j’ai du mal avec votre phrase, monsieur le petit oiseau alcoolique

  40. @Zulldeath  » A partir du moment ou on peut rire de tout : rien n’est sacré » : je ne pense pas que cela soit une phrase bateau mais une simple opinion.
    Je pense que l’on peut (et que l’on devrait mais cela n’engage que moi) rire de tout, mais pas avec tout le monde.

    Faut il arrêter de plaisanter dès qu’une personne décide du haut de sa chaise que tel sujet est sacré et que tout ricanement est désormais proscrit ?

    Peut on rire du sacré ? je pense que cela relève de l’hérésie et l’hérésie du bûcher, cqfd.

    Mes respects tout de même, et si vous le permettez j’aurais volontiers discuté de ce sujet autour d’un verre en votre compagnie

    • « La phrase de Desproges, quand tu la laisses tomber d’un air condescendant parce que je ne me suis pas esclaffée sur ta sortie délicate, ne sert qu’à te rendre encore plus crétin. Rire de tout mais pas avec n’importe qui ne signifie pas que le monde se partagerait en deux, les surhommes pleins d’humour qui auraient le don de pouvoir tout brocarder sans distinction et de l’autre côté les pisse-vinaigres trop cons pour rire, mais bien au contraire qu’il faut manipuler l’humour avec une extrême précaution pour ne pas le transformer en méchanceté et en humiliation gratuite ». ce n’est pas de moi et je l’ai emprunté sur un autre blog. C’est d’une personne qui, comme moi, ne peut plus lire cette phrase tellement la masse en use et en abuse. Ce pauvre Desproges ! Je crois que s’il avait su que sa phrase allait à ce point servir et à qui, il aurait fermer sa g. !

  41. « rire de tout, mais pas avec n’importe qui »
    Je vous plussoie !!! (peut etre un fan de Desproges à vos heures ?)

    Pour ce qui est de la proposition de discussion, cela me ferai plaisir effectivement.
    D’autant que j’apprécie vos billets. Seriez vous du coté sud de notre belle France ?

    [hs]Pour revenir au rire. Je suis assez déçu que nous n’ayons plus de grand humoriste comme leluron ou coluche… Certains sujets semblent assez tabous, ce qui me désole. [/hs]

    Mes respects du midi, je dois vous laisser, je dois aller bosser j’ai un apéro qui m’attend

      • merci Catney, j’avais oublié que ces auteurs étaient au programme de philo mais tout cela remonte à loin, comme l’orthographe d’ailleurs …

      • Merci pour l’invitation!
        J’approuve le principe de l’apéro. Mais je crains de ne pas être assez érudite pour participer à une discussion sur le sujet…

        Philosophiquement vôtre.

  42. Comme d’habitude c’est un plaisir, que l’on soit d’accord ou pas. et en l’occurence, je suis d’accord. une merde pareille, manifestement destinée à un public qui n’est jamais sorti de l’Iowa (le français est fourbe, léonard de vinci était italien, il s’est passé des choses AVANT 1776 et autres), une merde pareille, disais-je, ne devrait même pas être autorisée. Le livre, cependant, se laisse lire. si si si, j’insiste, il se laisse lire en moins d’une après midi où l’on a rien à faire parce qu’on a la grippe.
    peut-être quelqu’un l’a-t-il déjà fait remarqué, mais en plus ils ont osé « adapter » le roman. ils ont raccourci et simplifié, ce qui force l’admiration: faire plus simple que l’indigent, c’est un tour de force.
    mais au final, le plus insoutenable dans tout ce film c’est le brushing de tom hanks. le voir est une torture constente. il aurait mieux fait d’aller chez le coiffeur en étant de passage à Paris que de se lancer dans la recherche du Graal qui est, tout le monde le sait, enterré quelque part sous une route du pays cathare (en tout cas, c’est ce qu’on m’a raconté quand j’étais petite et j’ai moi même assisté à des phénomènes étranges sur cette route et … oups pardon, un flashback …

    je conseille vivement le visionnage de « anges et démons », ça vaut le détour par contre j’en déconseille vivement la lecture (oui, je sais, s’est de l’auto-torture que de lire plusieurs romans de cet auteur): c’est inommable. ce n’est incohérent, c’est le néant et la négation de toute logique élémentaire.
    pour la petite histoire, je suis en train de lire deception point!!! (je dois être masochiste ou bien je lis tout et n’importe quoi sans discrimination)

  43. Bien que long (mais c’était nécessaire), ce résumé de l’intrigue me semble tout à fait pertinent. J’ai lu le bouquin et je suis tout à fait d’accord, c’est nanarroïde à souhait. Et donc toutes les possibilités sont ouvertes pour qui peut faire mieux. Quoi que… La tendance étant à l’abrutissement, pas sûr que la qualité fasse autant d’émules qu’un navet. J’avais eu un temps l’idée de critiquer (durement) cette mer..euh oeuvre (hem..).Mais le courage m’a manqué et je suis contre l’étranglement des chatons. Donc je ne peux que m’incliner et applaudir devant l’abnégation et l’altruisme qu’il vous a fallu pour vous farcir cette…. chose. Bravo ! D’autant plus que ce billet est rédigé avec humour. Votre post devrait être reconnu d’utilité publique.

  44. Un autre détail, du film, et sans aucun doute du « livre », qui m’est particulièrement odieux : Le « christocentrisme » (j’espère qu’on me pardonnera ce barbarisme).

  45. Bon, il n’y a pas de « Répondre » à cliquer aux réponses de mes réponses, donc ayant affaire à des esprits obtus genre perroquets en folie qui ne lisent pas ce que j’écris mais qui font « tilt » sur un mot ou l’autre qui les rendent immédiatement hystériques (je veux dire prostatériques), je redis donc que LES SOURCES du Da Vinci Code sont très intéressantes pour ceux (historiens de l’art ou pas, il y a des nazes partout) qui ne trépigneraient pas de joie à plus de 18 ans au spectacle d’un écolier anglais en train de faire du rodéo sur un balai, mais je crains de me tromper de public.
    Néanmoins O.C., je m’amuse bien à la lecture de vos billets. Ce sont les commentateurs qui s’empressent d’en rajouter qui m’agacent. Leur instinct grégaire spécial haro sur le baudet, c’est ce qui moi, personnellement, me fait gerber.

    • Les sources sont dignes d’intérêt : c’est la lecture en diagonale qu’en a fait Brown qui laisse songeur.

      Si Dan Brown avait bossé un peu son sujet il n’aurait pas des erreurs aussi grossières. Je détaillerais au besoin, si le coeur vous en dis et par pitié gardez le contenu de votre estomac de la même façon que nous gardons notre calme.

    • Et vous mademoiselle, ou madame, vous êtes de cette espèce que l’on nomme sur internet « les trolls ». Se lancer dans une croisade sur un sujet juste effleuré par la critique écrite ci-dessus, et dont les commentateurs se moquent, parce que CE N’EST PAS LE SUJET, c’est être un troll. Que vous soyez une adoratrice de la Déesse Chtroumblink, porteuse de lumière et des moissons automnales, tout le monde s’en moque, que le principe féminin ou je ne sais quelle billevesée soit l’un des thèmes de ce médiocre livre/film, tout le monde s’en moque, mais vu que c’est de toute évidence important pour vous, vous en faites un sujet central.

      Et bien j’ai peur de devoir me répéter à nouveau, mais il n’y a que vous que cela intéresse. Cela ne fait pas pourtant de moi le misogyne que vous dénoncez avec cette belle ferveur paranoïaque, j’ai au moins la prétention d’être un homme moderne, éduqué, gentleman (pardonnez-moi, vous devez surement penser que c’est de la misogynie déguisée), et mon boulot de RH me permet de vous dire que je ne fais pas de différence entre homme et femme sur mon lieu de travail. Par contre je vais me permettre de généraliser à mon tour, mais vous devez être à vue de nez de ces cinglées paranoïaques à tendance mystique, donc toute tentative de communication avec des gens tels que vous est vouée à l’échec.

      Ce qui rend mon propos tout à fait inutile par la même occasion, mais j’aime combattre les moulins à vent, et du vent, vous en produisez beaucoup.

      • Oh lala !!!!

        Et bien effectivement il n’y a qu’une phrase (qui n’est pas de desproges) « obvious troll is obvious !!! don’t feed them !!!

        Alex, les moulins à vent, sont utile, eux…

        Pour le il faut rire de tout blabla bla, effectivement il n’y a pas deux catégorie de personne. Je pensais que l’ensemble des personnes ici présentes comprenait le principe de cette phrase. C’est pour cela que personne ne l’a précisé avant vous, tellement cela est évident…

        Personnellement, euterpe, ce principe de base étant posé, pourquoi tant de haine ? parce que sans cela ananas ferait aaas ?

        J’attend une réponse ferme de votre part. Dans l’attente de vous lire. Cordialement

      • Curieuse personne cette Euterpe.
        Elle brandit bien haut l’étendard de ce qu’elle considère comme une juste cause, puis insulte ceux qui ne sont pas d’accord avec elle, sans prendre en compte la courtoisie et l’argumentation des avis contraires.
        Curieux…

    • Trépigner de joie à plus de 18 ans au spectacle d’un écolier anglais en train de faire du rodéo sur un balai et s’intéresser aux sources du Da Vinci Code, ce n’est pas incompatible…

    • Curieuse en effet. Partant des critiques du film (ou du livre), elle en déduit que c’est la thèse de celui-ci qui dérange. Thèse selon laquelle le féminin aurait eu une plus grande importance dans la vie de Jésus et sa descendance. De là, elle conclut à nouveau que les détracteurs de l’œuvre sont misogynes. Troublant.
      Donc, Euterpe, laissez moi à mon tour me répéter.
      Bien que n’ayant pas de chiffres, je suis convaincu de mon côté, que 70% des gens ayant vu ce film n’ont aucune notion un peu approfondie du christianisme et se contrefoutent par ailleurs de toute théologie en dehors de la simple culture générale. Cette thèse qui vous importe tant, et que vous avez placée au centre de l’intrigue du film (certainement parce que cette question ou son domaine font partie de vos centres d’intérêt), certains ne l’ont même pas remarquée. Beaucoup ont vu une institution (l’Église), avec ses mystères et ses pouvoirs qui risquerait d’être ébranlée par UNE soudaine découverte (que ce soit une question de descendance et de proximité féminines ou, comme on l’a vu dans d’autres films par exemple, du tombeau du Christ non ressuscité). Et tout ce qu’ils attendent de ça est une intrigue bien ficelée, cohérente et prenante. De même que pour un film sur le complot gouvernement/extra-terrestres à la X-Files (oui je répète que je suis en plein dedans). Cette idée selon laquelle il gênerait la plupart des gens que le St. Graal fut une femme est donc bien absurde. « St. Graal », « De Vinci », « Newton », « les Templiers » sont de bien obscures choses pour la plupart des spectateurs (qui n’en connait que les clichés, au mieux) et c’est bien pour ça que Dan Brown s’en empare et joue là dessus pour construire son mystère. Donc écartons cette histoire idiote de misogynie s’il vous plait.

      Second point. Tout le monde a bien que compris que (outre de misogynie) vous parliez des thèses récupérées comme sources par D.B. Et si je vous dis que je m’intéresse moi-même aux religions et leur impact sur l’histoire, ce n’est pas pour raconter ma vie. C’est pour vous signifier que je connais vaguement le sujet et que ce sont bien de ces fameuses thèses dont je parle. Et, je le répète, elles ne datent pas d’hier et sont très débattues et connues par ceux que ça intéresse. Et enfin, si on en discute pas plus profondément ici, c’est qu’il s’agit d’un blog à vocation humoristique et non du café du commerce de la paroisse.

      On est déjà allé assez loin vous ne trouvez pas?

  46. Le Da Vinci Code… Ma belle-soeur m’avait conseillé de le lire.

    Mais dès que je me suis renseigné sur ce qui était abordé, j’ai tout de suite flairé le grand n’importe nawak: Jésus a eu des frères, Marie-Madeleine, le prieuré de Sion… Ça part dans tous les sens. Manquait plus que les Illuminatis et la théorie du complot et on avait fait le tour des poncifs mystério-mystiques secrets qui font fantasmer la population en mal de sensations…

    A mon avis ce livre (et le film qui en est tiré du coup) ressemble plus à un mauvais délire sur un forum de RPG Manga qu’à de la véritable littérature.

  47. Merci pour la crise de rire, merci aussi d’avoir ainsi confirme que non, je ne ratais rien du tout a n’avoir ni lu ni vu cette sombre daube malgre les hauts cris d’une bonne partie de mon entourage,
    Permettez donc, cher Connard, que je vous embrasse !

  48. De toute façon, ce film est un navet, une vrai bouze qui doit son succès à une campagne de communication très bien menée, avec un faut débat Dan Brown versus Eglise Catholique … Bref, rien n’a changé, Dan Brown est riche et l’Opus Dei se porte bien… Et on a même eu droit à un second film au Vatican… Allez tt de même faire un tour sur : http://encoreunefois.net/2010/12/16/j%e2%80%99accuse-madame-pervenche-dans-les-rues-de-paris-avec-un-stylo/
    C’est déjà ça…

  49. La configuration optimale, c’était encore, comme je l’ai fait, de découvrir le Pendule de Foucault seulement après (et juste après) avoir vu le Da Vinci Code. Ca devenait brusquement une parodie tordante (et en plein dans le mille).

  50. Bonne critique, j’ai eu du plaisir à la lire (comme la plupart des articles publiés sur ce site). En revanche pour les templiers je voudrais juste rectifier ; l’ordre a été établi en 1129, soit 30 ans et non 100 ans après la croisade de 1099. Ce qui ne change rien à l’incohérence relevé. Je ne peux que vous souhaiter une bonne forme et l’inspiration, ce site est un de mes passe-temps.

    • Ho con! J’arrive même pas à lire, ça pique les yeux là. J’en étais sure qu’il était un kikoolol (aïe, j’ai écrit ça) caché.

  51. Zut.
    C’est un générateur à kikoolol qui transforme les pages correctement orthographiées en page de kévin, l’effet est hilarant, est contraste fort bien avec le style Odieux.
    Un bon gadget pour s’amuser à regarder le kikoo-monde parallèle !

  52. Ne sachant pas comment supposer m me que lon dispose d chantillons ADN par ailleurs on pourrait avoir une quelconque assurance quil sagisse de lADN de J sus je ne vais pas me lancer dans une controverse avec un type si bien renseign .

  53. J’ai jamais autant ri à un de tes articles! (même celui à propos de Harry Potter). Et si les historiens riches existent: ils se font entretenir (je ne me citerai pas dans ce cas). Enfin il est vrai que c’était plein d’incohérences (as-tu lu les autres bouquins? Je chercherai, un jour si j’ai le temps, s’il y en a la critique).

  54. « Non mais, une gonzesse capable de garder un secret ! Alors ça, ça doit bien être le truc le plus incohérent de ce film ! »

    Quand on sait qu’une bonne partie des hommes ne sont pas les pères des enfants qui leur ont été attribués et qu’ils ne le sauront JAMAIS, on est en droit de se demander si votre saillie, éculée ceci dit (le misogyne n’étant pas un créatif dans l’âme), ne relève pas d’un mythe …

    En revanche, qu’il y ait des hommes incapables de pondre plus de trois paragraphes sur un sujet quelconque sans dénigrer ou insulter les bougnoules, non pardon les gonzesses, n’est pas un fantasme. Qu’ils parlent littérature ou voiture, ils ne peuvent s’empêcher (sous peine de ne pas faire leurs trois petites gouttes dans leur calcif) de rappeler que les femmes sont des sous-êtres aux facultés mentales limitées. Je suis au regret de vous dire que vous ne dérogez pas à cette loi mesurable, qui n’a donc rien d’une élucubration gratuite et infondée puisque nous pouvons la vérifier d’ores et déjà ici-même.

    • Quelle poésie, quel style : voilà qui va remonter l’estime que beaucoup de lecteurs portent à la gente féminine.

      Si j’ajoute que je n’ai rien contre les femmes car pour preuve j’en ai une : vous me lapideriez ou vous prendriez la chose avec humour ?

      • « voilà qui va remonter l’estime que beaucoup de lecteurs portent à la gente féminine. »

        Ben voilà, tout est dit … Pourquoi m’embêter à prouver que la majorité des hommes peinent à considérer les femmes alors que vous le faites si bien ? Merci !

        « je n’ai rien contre les femmes car pour preuve j’en ai une »

        Ca c’est de l’argumentation qu’elle est imparable. « Avoir » une femme comme vous le dites si bien (la poésie, ça vous tente pas vous aussi ?) n’est le gage de rien du tout sauf du fait statistiquement probable que vous êtes un exploiteur domestique (80% des tâches domestiques sont assurées par les femmes, ils sont bien quelque part les glandeurs qui s’épargnent des frais de personnel ou de l’énergie bêtement dépensée en choisissant l’option « avoir une femme »).

        Vous savez quoi ? les femmes n’ont pas besoin de votre estime, votre condescendance, vos « je n’ai rien contre elles » (de toutes façons, ça ne prend plus votre hypocrisie à deux balles); elles ont juste besoin que vous leur foutiez la paix cinq minutes, que vous arrêtiez de pérorer sur leur compte en gros. Parce que là, on en a bouffé de la « gonzesse » écervelée … quand ce n’est pas de la « salope » qui l’a bien mérité.

  55. @Héloïse

    Humour : mot masculin singulier.

    Je n’invente rien je ne fais que citer un ouvrage phallocrate de référence : le dictionnaire.

    Bon comme je suis de bonne humeur ce matin et d’une nature extraordinairement conciliante, vous remarquerez que je n’ai pas hurlé à l’utilisation du mot « bougnoule » : qui semble t-il est un terme raciste. Mais passons, je n’ai pas votre ouverture d’esprit …

    « je n’ai rien contre les femmes car pour preuve j’en ai une »
    J’aurais cru que vous arriveriez à retrouver la citation mais il faut croire que nous n’avons pas les mêmes lectures et je m’en félicite grandement.
    Pour ce qui est de la lapidation, j’ai ma réponse, merci.

    « la poésie, ça vous tente pas vous aussi ? »
    Est il franchement nécessaire de répondre à cette question ?

    « Parce que là, on en a bouffé de la « gonzesse » écervelée … quand ce n’est pas de la « salope » qui l’a bien mérité. »
    Vous pourriez me retrouver le passage en question, vous savez je suis un homme donc un peu dur à la comprenette : alors si vous pouviez m’aiguillez un peu.

    Auriez vous un message à transmettre à Dame Kiwi, la pauvre femelle qui a décidé de finir ses jours sous le joug honteux de l’odieux esclavagiste que je suis. Je pourrais lui transmettre le message entre deux corvées ménagères.

    Je vous remercie en tout cas de m’avoir redonné le sourire pour la journée.

  56. Bougnoule est effectivement un terme raciste, aussi raciste que le mot gonzesse peut être misogyne. Mais ce dernier ne vous gêne pas plus que ça, il concerne les femmes après tout, c’est pas comme si c’était de vrais êtres humains, hein ?

    La preuve, elles ne bénéficient pas des capacités intellectuelles dont les hommes jouissent: le sens de l’humour (disposition à l’état embryonnaire chez les féministes), la faculté de garder un secret plus de deux heures, de comprendre des citations éminemment cultivées, bref la cata … Heureusement qu’on peut les draguer voire les « sauter » (j’emploie à dessein le vocabulaire qui correspond à votre type d’humour. Faites le test: dites « trop bonne, je l’ai sautée » et comptez les faces hilares) parce que sinon à quoi serviraient-elles, on se le demande.

    L’humour et le second degré sont tous deux masculins probablement parce que ce sont les seuls moyens qu’ont trouvés certains hommes pour écouler la misogynie qui leur bouffe le foie sans passer pour de sales types. Idem pour éluder la question de l’exploitation domestique qui, si on y regarde de plus près, n’est pas une situation si comique que ça. On s’émeut partout que les Japonais travaillent 70 heures par semaine mais la situation transposée aux femmes est censée mettre les rieurs de son côté.

    Le mauvais goût: groupe nominal dont le substantif est de genre masculin.

    • « L’humour et le second degré sont tous deux masculins probablement parce que ce sont les seuls moyens qu’ont trouvés certains hommes pour écouler la misogynie qui leur bouffe le foie sans passer pour de sales types. »

      Beh c’est triste de lire ça… Ou bien parliez-vous du genre de ces mots ?

    • Je respecte votre indignation, mais
      s’offusquer violemment plutôt que rire, ce serait presque donner raison à ceux contre qui l’on proteste…

  57. Bizarre, monsieur OC n’a pas voulu rebondir sur ce débat naissant.
    Coincidence ? je ne crois pas.

    Akaiken, serais tu de la gente féminine ?
    Un bref passage sur tes blogs me le fait penser, ce qui est bien sur basé sur une vision très machiste. Si tu es une de ces « personnes inférieurs incapables de garder un secret » (/taunt) pourrais-tu réagir contre M. kiwi, histoire de… non, rien…

    • Je le suis effectivement (et ça doit être plus une question de grammaire que de machisme vu que je mets un point d’honneur à accorder mes verbes), et c’est pourquoi j’ai répondu à Héloïse. Je trouve affligeant de répandre tant de haine – qui peut être justifiée, je suis jeune et naïve, hein, et n’ai pas dû vivre les affres qu’elle décrit.

      • Merci de cette confirmation, j’ai cru qu’une organisation influente cherchais à démolir les bases du féminisme.

        Merci Akaiden pour l’explication, me voila rassuré

  58. « (…) Les hommes ont peur des femmes. C’est une peur qui leur vient d’aussi loin que la vie. C’est une peur du premier jour qui n’est pas seulement peur du corps, du visage et du coeur de la femme, qui est aussi bien peur de la vie et peur de Dieu. Car ces trois-là se tiennent de près – la femme, la vie et Dieu. Qu’est-ce qu’une femme? Personne ne sait répondre à cette question, pas même Dieu qui pourtant les connaît pour avoir été engendré par elles, nourri par elles, bercé par elles, veillé et consolé par elles. Les femmes ne sont pas Dieu. Les femmes ne sont pas tout à fait Dieu. Il leur manque très peu pour l’être. Il leur manque beaucoup moins qu’à l’homme. Les femmes sont la vie en tant que la vie est au plus près du rire de Dieu. Les femmes ont la vie en garde pendant l’absence de Dieu, elles ont en charge le sentiment limpide de la vie éphémère, la sensation de base de la vie éternelle. Et les hommes, ne pouvant dépasser leur crainte des femmes, croyant la dépasser dans des séductions, des guerres ou des travaux, mais ne la dépassant jamais réellement, les hommes, ayant une peur éternelle des femmes, se condamnent éternellement à ne presque rien connaître d’elles, presque rien goûter de la vie et de Dieu. Parce que ce sont les hommes qui font les Eglises, il est inévitable que les Eglises se méfient des femmes, comme d’ailleurs elles se méfient de Dieu, cherchant à apprivoiser celles-ci et celui-là, cherchant à contenir la vie en crue dans le lit bien sage des préceptes et des rites. (…) »

     » Le Très-Bas », Christian Bobin, pages 95 et 96, collection folio.

    • « Rien n’est sérieux en ce bas monde que le rire. »
      Flaubert.

      J’ai toujours pris la religion avec des pincettes surtout quand cette dernière oublie un des commandements premier : Dieu est humour.
      Vous devenez trop sérieux : pensez donc à rire un peu.

      • C’est fait en vous lisant, vous m’avez fait rire et comme écrire sur ce blog ne vous permet pas de lire sur mon visage j’ajoute que j’ai ri avec plaisir et qu’il n’y a aucune malice et ironie dans ma remarque. Vous avez raison Dieu est humour et je crois même souvent qu’il est malicieux. Vous avez raison je suis trop sérieux. Et trop vieux peut-être pour ce blog.

  59. Pingback: Anges & Etrons « Le blog d'un odieux connard·

  60. Je suppose qu’on parle bien du film, là? Certains effets sont quand même uniquement cinématographiques (comme le téléscopage, le fait qu’il ne cherche pas Langdon malgré les 30 minutes, etc …) et sont là pour bien arranger les scénaristes.
    Moi j’aime le fait qu’un bouquin ait de petits chapitres, et c’est pas parce que j’en lis 5 d’un coup que j’ai l’impression de l’avoir dévoré … Non, je ne vais peut être lire qu’un seul chapitre, pas trop long, m’arrêter 5 minutes et faire autre chose, reprendre, puis … Euh bon, on s’en fout.

  61. Le retour de la vengeance des commentaires à 8 mois d’espace temporel avec le dernier (et Ô combien plus avec les féministes acharnés qui passent leur temps à voir de la misogynie partout et surtout n’importe où alors que, pendant ce temps, la vaisselle ne se fait pas toute seule, bordel !).

    Da Vinci Code on me l’ai prêté, je l’ai lu. Et ça se lit très vite. Ce n’est pas un compliment. Le problème c’est que passé 20 chapitres (soit 100 pages à la louche) d’énigmes en mode Professeur Layton, j’ai commencé à n’en avoir plus rien à foutre. Outre les incohérences, tout va a tel rythme qu’on accroche à rien. Ouh là, une énigme ! Vite, utilisons le capilo-tracto-solveur (le même qui est utilisé dans Benjamin Gates). Bam, énigme suivante, please. Du mystère ? Euh facile, TOUS les PNJ sont soit morts soit des traîtres. Donc super mystère dès qu’on voit un nouveau gars se proposant de les aider : dans combien de pages va-t-il trahir ?
    L’histoire… euh… que dire ?
    Ah oui.
    C’EST NUUUUL
    Le fond était pas mal quand on y pense (le truc de Jésus et MM, moi je connaissais pas avant et y avait en effet matière à une excellente fiction), mais le gloubiboulga plein de grumeaux à base de guerre des sociétés secrètes et de secret TERRIBLE caché par l’un et que l’autre souhaite obtenir pour qu’il ne soit pas révélé (wait… what ???) fout tout en l’air. On sent l’auteur qui dévore le supplément « exclusif » Nouvel Obs/Point/Express qui sort tous les 6 mois sur les Francs-maçons.
    je passe sur les mots de passe alakon(TM) : si Newton voulait un mot de passe tranquille pour pas se faire emmerder, « dkcml » était un chouilla plus difficile à retenir que « apple ». Mais c’est une constante dans les mauvais livres/film : personne n’est foutu de mettre un mot de passe alpha numérique ou juste abstrait. Si un perso de Dan Braun volait la valise nucléaire, le mot de passe serait surement « boum » ou un truc subtil genre 06081945.
    Ah, ai-je précisé que c’était écrit avec les pieds ?

    Et le pire dans tout ça ? après, j’ai lu Anges Et Démons. Et ben, après cette lecture je suis catégorique : dans un monde ou Dan Braun serait l’unique auteur disponible, Da Vinci Code serait un authentique chef d’oeuvre.
    Dans le notre, heureusement, y a « Le Club des 5 » en mystère mieux branlé.

    Un grand merci à l’O.C. : grâce à lui je sais que je ne suis plus seul au monde : d’autres que moi trouvent ce livre/ce film/cet auteur affligent.
    Pis comme il l’écrit avec une verve bien meilleure que la mienne, c’est encore mieux !

  62. Moi ce qui m’étonne, c’est qu’au début les flics considèrent le héros comme suspect numéro 1 dans le meurtre du vieux, alors qu’il venait de passer la soirée à faire son cours devant plusieurs dizaines de témoins oculaires…

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    5 per cent more likely to benefit if the research project called METABRIC.

  66. Pingback: insurance medical·

  67. j’ai bien aimé ce livre ET ce film , moi !
    et Saunière a mis du temps à mourir , car il était la réincarnation de Raspoutine !
    na .

  68. Pingback: Inferno | Le blog d'un odieux connard·

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