L’ire ensemble – Grey – Épisode 4

Ma boîte mail ayant été prise d’assaut ces derniers temps par des gens réclamant la suite des aventures de M. Grey, et n’ayant guère eu le temps de me rendre dans les salles obscures ces derniers temps, j’ai donc repris mes lunettes de soudeur et verrouillé ma chambre blindée pour me pencher sur la question. Vous êtes des êtres cruels, savez-vous ? Mais, commençons par le commencement.

Résumé de l’épisode précédent.

Anastasia Steele a perdu sa virginité avec Christian Grey, ainsi, probablement, qu’une partie de sa santé mentale. Maintenant, Christian voudrait qu’elle lise bien les Conditions Générales d’Utilisation du Grey avant de les signer.

Anastasia va-t-elle accepter ? Lui dira-t-elle qu’elle veut bien les CGU, mais pas lui donner ses cookies ? Christian parviendra-t-il à contrôler ses galopantes éruptions de priapisme ?

Lisons, mes bons !

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C’est donc cela, un œil de pervers.

Nous retrouvons Anastasia et Christian alors que sur la route qui ramène Anastasia chez elle après leurs acrobaties de la veille, ils s’arrêtent dans un restaurant (probablement un Flunch) pour faire le plein de calories et de bons mots. À commencer par Christian qui avoue tranquillement qu’il ne connait quasiment que le sexe version cuir et cravaches, car c’est une amie de sa mère qui l’a initié lorsqu’il avait quinze ans. Anastasia, dont la mort cérébrale n’est plus à prouver, ne réagit qu’à peine pendant que Monsieur lui explique qu’il a commencé sa vie intime avec une pédophile en maraude. Mais qui est toujours « une très bonne amie« .

Les pédophiles en maraude font d’excellents amis, c’est connu. C’est toujours sympa de se revoir : on se partage un paquet de fraises Tagada, on s’échange des trucs sur l’entretien des moustaches, on se remémore des moments amusants du genre « Tu te souviens quand j’avais huit ans et que tu m’as plaqué contre l’arrière de ton van ? On avait bien rigolé ce jour-là !« 

Dans le monde de Grey, en tout cas, c’est parfaitement normal. D’ailleurs, tout passe comme une lettre à la poste.

– C’est à ça que va ressembler notre… relation ? Tu vas me donner des ordres à tout bout de champ ?
Elle scrute son assiette.
– Oui.
– Je vois.

Non, Anastasia, tu ne vois pas.

Dans un monde normal à ce stade, trois choses peuvent raisonnablement arriver :

  • Anastasia peut dire « Excuse-moi, mais tu ne serais pas un petit peu un gros con, par hasard ? » avant de quitter la table, le restaurant, la ville, puis éventuellement la planète.
  • Anastasia peut renverser la table sur la gueule de Christian, grimper sur sa chaise, et sauter depuis la troisième corde le coude en avant pour en finir avec le margoulin.
  • Christian peut retirer son masque, révéler qu’il est en fait cyber-Benito Mussolini, et courir au balcon le plus proche, torse bombé, pour annoncer qu’il va reprendre Rome.

Mais répondre calmement « Je vois. » à un mec qui t’annonce tranquillement que ta vie, ben en fait, c’est pas la tienne, bobonne, me paraît tout de même moins crédible que les trois options précédentes. Toujours est-il que devant l’absence totale de réaction crédible d’Anastasia, le repas se poursuit brièvement, avant que Christian ne ramène la belle chez elle. Puis de retourner à son tour chez lui, pour, je cite :

Je me cale dans le canapé pour me plonger dans un ouvrage rédigé par deux économistes qui analysent le comportement des pauvres.

Une manière quelque peu maladroite d’avouer qu’il lit « Picsou & Gripsou contre les Rapetous« . Après avoir difficilement déchiffré les bulles de l’ouvrage, c’est un Christian Grey épuisé qui trouve le sommeil, et attend avec impatience le moment où il reverra Anastasia, qu’il comprend désormais mieux grâce à sa nouvelle sapience du monde magique des pauvres.

Dès qu’il le peut, le bougre envoie des messages à Ana pour convenir d’un rendez-vous prochain. Cette dernière lui faisant comprendre qu’elle ne peut pas répondre puisqu’elle travaille dans son Bricorama. Voilà qui titille Christian, qui rappelons-le, n’a pas besoin de beaucoup pour l’être, titillé.

À plus, bébé ?

P.-S. : Moi aussi, je travaille pour gagner ma vie.

Son « Bébé« , il aime tellement l’employer qu’il le balance même à l’écrit. Bon, les gens, continuez à acheter des livres que je fonde une sorte de groupe mercenaire international qui ira distribuer des coups de botte et de fusil à pompe aux larrons qui utilisent le terme « Bébé« .

Comme dans « Je t’aime bébé » « Viens-là, bébé » ou « Mon bébé pleure dans le train mais il a le droit de s’exprimer« . Oui, mon groupe mercenaire agira de manière relativement large.

Mais Grey, ignorant qu’il est à deux doigts de rencontrer une rangers taille 45 de manière relativement intime, se contente d’attendre impatiemment chaque réponse d’Anastasia comme un adolescent en rut. Il est donc fort déçu lorsque recevant une alerte mail, il découvre non pas une missive d’Ana, mais bien d’Elena Lincoln, sa pédophile attitrée et bonne amie. Dont je vous retranscris la signature, rappelant qu’elle est propriétaire d’un salon de beauté :

Elena Lincoln
ESCLAVA
La Beauté qui est en vous™

« Esclava ».

Ça ne s’invente pas.

Bon, en même temps, de l’invention, ça demande de l’imagination, et dans ce livre, je n’attends plus grand chose.

En attendant, Christian travaille sur divers sujets, comme « la tablette à énergie solaire« , des « contrats avec un chantier naval« , des histoires d’agriculture, et bref, on ne sait toujours pas ce qu’il fait dans la vie, ou finalement, s’il pane quoi que ce soit aux différents sujets dans lesquels il ne peut être un expert à chaque fois. En tout cas, cela ne l’empêche pas de continuer à pourrir la boîte mail d’Anastasia de messages du genre « T ou? ;) » « Tu fé kwa? » « G le kikitoudur é toa? :o » « ( . )( . ) ;) » « Tu t rancégné pour lé CGU de mon kuku? »

Je vous retranscris l’un de ces fabuleux échanges par mails :

– Chère Mademoiselle Steele, j’espère que vous avez passé une bonne journée au travail.
– Monsieur… J’ai passé une très bonne journée, merci.
– Mademoiselle Steele, je suis ravi que vous ayez passé une bonne journée. Mais pendant que vous m’écrivez des mails, vous ne vous documentez pas.

Mais… pardon ?!

Le mec la harcèle de messages, râle qu’elle ne répond pas assez vite à longueur de pages, et quand elle répond, il l’engueule parce qu’elle répond à ses messages au lieu de bosser.

Comme ces dialogues sont ciselés avec amour. On dirait que cela a été écrit par une créature majestueuse et habile comme, je ne sais pas moi, un phoque avec un tournevis planté dans le museau.

Toujours est-il qu’Anastasia a pour mission de se renseigner sur le SM pour mieux comprendre ce qui l’attend. Mais comme elle est à peu près aussi dégourdie que Jean-François Copé dans une boulangerie, elle finit par envoyer un mail où elle demande :

Monsieur Grey,
Que me suggérez-vous d’entrer comme mot-clé dans la boîte de recherche ?

« Ne pas avoir le cul sorti des ronces » est une forme de SM, quelque part, on va dire qu’Anastasia commence bien, du coup.

En tout cas, quel est son problème ? Elle doit se renseigner sur le Sado-Maso. Elle se demande comment faire avec les mots ainsi qu’un moteur de recherche. Heureusement que Christian est là pour lui recommander de commencer par… Wikipédia ?! Mais enfin, combien de belles histoires commencent par Wikipédia ? C’est un peu comme lui recommander Doctissimo : vous l’envoyez se renseigner pour son nez qui coule, elle revient persuadée d’être surdouée, hyperactive et atteinte de la peste bubonique.

Oui, décidément, Christian aime souffrir. Lui et son âme café au lait.

Mais comme son plan était particulièrement con, et qu’Anastasia a probablement fini par consulter des sites sado-masos bien hardcores, comme par exemple, la chaîne youtube de Cyprien, un truc où il faut aimer la douleur pour regarder jusqu’au bout. Elle a donc envoyé un mail à notre héros, très sobre.

D’accord, j’en ai assez vu.
Ciao, c’était sympa de faire ta connaissance.

Ana

Comment ? Elle n’apprécie pas le SM ? Elle ne serait donc pas la partenaire idéale pour…

Ah, non, attendez, ce n’est pas ça qui choque notre valeureux héros. Ce qui le choque, c’est l’un des termes choisis.

Sympa ?
Sympa.
SYMPA.
Elle trouvait ça sympa, quand elle hurlait sa jouissance à tête renversée ?

Mon petit Christian, sache que dans la vie, quand des gens se séparent, il est rare qu’ils prennent comme point de repère pour résumer leur relation un instant sexuel.

« Ecoute Michel, c’était orgasmique, mais c’est fini.
– D’accord. Sache que je me souviendrai toujours  avec émotion de l’odeur de ton caca. »

Mmmmm… non. Définitivement, non.

Mais Christian ne l’entend pas de cette oreille, et comme tout gentleman qu’il est, il se dit qu’il est temps de rappeler à Anastasia que d’accord ou pas, il va la ramener dans le droit chemin par le pouvoir de sa kikoute enchantée, car c’est connu, quand une femme dit non, il faut s’empresser d’aller lui faire l’amour (ce livre est décidément fabuleusement de bon goût).

Je me frotte le menton en élaborant un plan et quelques instants plus tard, je tire ma cravate de mon placard.
La cravate.
Je n’ai pas dit mon dernier mot dans cette affaire. Je pioche quelques capotes dans ma trousse de toilette et les glisse dans la poche arrière de mon pantalon, puis j’attrape ma veste et une bouteille de vin blanc dans le minibar.

Une cravate, des capotes et du vin blanc ; diable, Christian, mais quelle femme pourrait vous résister avec ça ? J’entends : sans l’emploi massif d’un spray anti-ours ?

Christian prend donc sa grosse voiture et se rend dans le nouvel appartement d’Ana, où sa colocataire Kate lui ouvre et le laisse entrer. Il se faufile entre les cartons pour aller trouver sa victime belle, qui s’est fait « des tresses » et ressemble « à une petite fille« . Oui, je sais, le bon goût continue. Je pense que si l’auteur de ce livre n’en avait pas fait un best-seller, elle aurait surtout fait de la prison, mais passons.

– Alors comme ça, c’était sympa de faire ma connaissance ? dis-je en accentuant le mot qui m’a le plus offensé.

Rappelons la scène : une fille rompt avec une espèce de prédateur sexuel avec le QI d’un chroniqueur de Touche Pas À Mon Poste. Elle le fait de loin, puisqu’il est un peu dangereux. Dans l’heure, il est dans sa chambre, sans être invité, et demande qu’elle s’explique sur le champ.

Anastasia, c’est le moment d’appeler à l’aide. Avec un peu de chance, une voiture de police est à moins de cinq minutes de chez toi, et Christian va découvrir de nouvelles formes de douleur lorsque 220 volts viendront visiter ses testicules. Quelque part, ça lui ferait sûrement plaisir, alors n’hésite pas.

En attendant, la tension monte entre les deux, pendant que Kate, la colocataire qui pourrait intervenir et est probablement à deux mètres de l’autre côté d’un mur de colocation en crottes de lapin, a usé de ses pouvoirs de téléportation pour ne pas déranger.

– Et tu as décidé que ça avait été sympa de faire ma connaissance ? Tu l’entends au sens biblique ?
Ses joues rosissent.
– Je ne savais pas que tu connaissais la Bible.

Le mec utilise le terme « biblique » et Anastasia de s’étonner qu’il connaisse l’existence de ce livre un peu obscur.

Et quand quelqu’un dit « Au sens littéral », tu lui demandes s’il connait la littérature ? Mais je… mais c’est… Diego ! Diego, lâche-moi ! Je dois poignarder ce livre ! Je te dis que c’est comme dans le film avec le petit magicien débile, ce truc doit renfermer une âme maléfique ! Quoi, qui ? Je ne sais pas, moi, quelqu’un de vraiment nuisible ! Laisse-moi, c’est peut-être un horcruxe de Jean-Vincent Placé ! Diego, bordel !

Raaah. Bon, d’accord, je me calme. Christian, tu disais ?

– J’ai suivi des cours de catéchisme, Anastasia. J’y ai beaucoup appris.

Woputain passe moi le taille-haie, je vais te finir ce dialogue tout de suite.

Mais alors que la tension monte, la température fait de même, et bientôt, ces dialogues dignes d’un élève de sixième font basculer Anastasia qui désire Christian comme un gros cookie au chocolat. Et inversement (j’entends par là que les cookies au chocolat désirent Christian, qu’ils considèrent comme l’un des leurs au vu de ses tests de QI). C’est donc parti pour des bisous, et du Christian qui ne peut s’empêcher de commencer à attacher Anastasia avant de se dire que ah, merde, le chardonnay. Attends Ana, j’ai oublié la picole, tu restes attachée, je vais à la cuisine.

Christian passe donc tranquillement devant Kate, sifflotant et à moitié à poil, avant d’aller chercher son vin et de demander un peu d’aide à Kate, tant il est difficile de se servir proprement lorsque l’on a les plus grandes scènes de l’Exorciste en train de se rejouer dans son slip.

Vous pouvez mettre des glaçons ? C’est du chardonnay. Avec des glaçons, ce sera à peu près buvable.

Kate, si tu as une arme à feu, c’est le moment de t’en servir. 

C’est dans ces moments là que vous sentez que l’auteur essaie de rendre ses personnages raffinés, mais reste avant tout une fan de Twilight. Une fois ce passage d’une élégance digne d’une élection de Miss Camping terminé, Christian retourne voir Ana, qui n’a pas bougé, entre autres, parce qu’elle est un peu attachée voyez-vous. Il est donc temps de commencer à la titiller en ponctuant ses diverses actions de :

– Et ça, c’est sympa ?

Rrrrr, Ana, tu vas faire l’amour à un type qui est vexé comme un pou. Quelle chance tu as. Surtout, que bon, v’là la classe, comme on peut le voir encore quelques lignes plus bas.

– Et ça, c’est sympa ? dis-je en empoignant mon érection.

Vous la voyez, la tête du mec tout nu la lèvre tremblante à cause de son petit ego blessé, la kikoute à la main, persuadé qu’elle va lui rendre son honneur perdu ? Logiquement, Anastasia devrait à cet instant précis imploser pour cause de fou rire, et mettre du tripou partout. Mais non. Ana, un mec qui empoigne son zigouigoui en lui sortant des répliques dignes de George Abitbol, ça lui vend du rêve. 

Surtout que bon, lisons.

Rien qu’à la regarder, avide de moi… je pourrais exploser dans ma main.

« Dans ma main » ? C’est supposé dépasser un peu, quand même, Christian. Je sais que la taille ne compte pas, mais quand ça ressemble plus à un Smacks qu’à un pénis, il est plus raisonnable de la montrer à un médecin qu’à une étudiante en littérature. Mais bon, hein, peut-être qu’elle adore les Smacks, va savoir. Si elle te dit qu’elle aimerait bien mettre du lait dessus, tu sauras.

Une fois que Christian a fait ce qu’il avait à faire, et qu’Ana a joui environ 357 fois, ce qui est bien naturel, il conclut sa tirade (hoho), d’un :

– Et ça, c’était sympa ? sifflé-je à son oreille en reprenant mon souffle.

Je crois que je vais faire rentrer cette phrase dans le top 3 des choses à ne pas dire après l’amour, avec « Alors, heureuse ? » et « Tiens, tu as bien mérité ton paquet de cartes Yu-Gi-Oh!« .

Mais maintenant que tout le monde est détendu, il ne reste plus à Christian qu’à évoquer le reste du mail qu’il a reçu d’Ana. Parce qu’en se concentrant très fort, il parvient à se souvenir qu’il y avait des choses écrites autour du mot « sympa« . C’est un peu flou, mais il était question de se dire adieu. Anastasia explique alors que… c’était une plaisanterie. Voilà qui étonne un peu l’ami Christian, ce que l’on peut comprendre.

– Donc, ce mail, c’était une plaisanterie ?
Elle me répond par un regard contrit et hausse les épaules comme pour s’excuser.
– Je vois.

Quel humour, cette Anastasia.

Je suis sûr qu’ici, tout le monde adorerait recevoir un message disant « Je te plaque » avant d’avoir à traverser toute la ville pour apprendre que « Hihihi, c’était pour déconner. » Christian, mon bon, je crois que tu es en train de coucher avec la réincarnation de Marcel Béliveau. Si j’étais toi, je me barrerais avant qu’Ana ne commence à porter la moustache. D’ailleurs, Christian envisage de filer, mais point pour des raisons de pilosité et d’humour un peu envahissants. 

– Tu restes ? dit-elle d’une voix cassante.
Quoi ? Bien sûr que non.
– Non. J’ai un petit déjeuner d’affaires demain matin au Heathman. En plus, je te l’ai déjà dit, je ne dors pas avec mes copines, mes esclaves, mes soumises, ou qui que ce soit. Vendredi et samedi, c’était exceptionnel. Ça ne se reproduira pas.
Elle pince ses lèvres, l’air buté.
– Bon, je suis fatiguée maintenant.
Pardon ?
– Tu me vires ?
Ça n’est pas censé se passer comme ça. 
– Oui.
Non mais, je rêve ?

Notez le bon sens du mec.

« Tu restes ?
– Non, je me casse.
– Okay, casse-toi.
– MAIS JE VOULAIS RESTER. »

J’ai connu des singes qui écrivaient de meilleurs dialogues en jouant avec leur caca. Enfin bon, au moins, ça va être difficile de faire p…

Elle me pousse du lit et enfile son tee-shirt.
– Passe-moi mon pantalon, s’il te plaît.
Dites donc. C’est qu’elle peut être autoritaire, cette petite Mlle Steele.

… okay, je n’ai rien dit. Donc, quelqu’un qui vous demande quelque chose avec « s’il te plaît » dedans, c’est être autoritaire. Ça doit être rude de vivre dans ce monde.

« Michel, tu me passes les pâtes s’il te plaît.
– TU ME PARLES PAS COMME ÇA BOUHOUHOU DE TOUTE FAÇON TU AS TOUJOURS ÉTÉ UN TYRAN AVEC MOI ! »

Cela fait, Christian s’en va donc, tout chamboulé de se faire virer (alors que rappelons-le, elle lui proposait de rester et c’est lui qui voulait se barrer, mais bon, un détail), et rentre chez lui en espérant qu’Anastasia va continuer à étudier le contrat dont elle dispose, et, avec un peu de bol, prendre une décision. Et en effet, peu de temps après, Christian reçoit un mail d’Ana dans lequel elle explique ce qui la fait s’interroger quant audit contrat.

Et là, braves lecteurs, nous avons la reproduction entière du contrat, couchée sur la peau humaine le papier de ce livre. Étudions-en quelques passages, voulez-vous ?

11 – La Soumise se mettra à la disposition du Dominant du vendredi soir au dimanche après-midi, toutes les semaines du terme et aux moments précisés par le Dominant (« Périodes allouées »). Des périodes supplémentaires peuvent être déterminées au gré des circonstances.

Ce contrat est rédigé avec une telle précision que je soupçonne les juristes qui me lisent d’avoir d’ores et déjà commencé à convulser. Résumons cet article : « Le truc dont on parle commencera à heu… pas vraiment d’heure, et finira ààààà… hé bieeeen… pareil. Ho, et puis en fait, « on » déterminera des périodes en plus. Comme ça. Qui ça, « on » ? Mais je ne sais pas, moi !« .

Cet appeau à avocats. J’espère que Christian n’est pas allergique à la fourrure de lapin, tant il risque d’en voir de près très bientôt.

12 – Le Dominant se réserve le droit de congédier la Soumise à tout moment et pour n’importe quel motif. La Soumise peut demander son affranchissement à tout moment, cette requête devant être acceptée par le Dominant dans le cadre des droits de la Soumise déterminés par les clauses 1-5 et 7.

Clauses qui sont toutes à l’avantage de la même partie, je vous laisse deviner laquelle. Résumons : quand le Dominant veut se casser, aucun souci. Quand c’est la Soumise, va chier René.

Vu la tronche des contrats de Christian, je me demande si l’industrie qui l’a rendu riche, ce ne serait pas les champs de coton. J’exagère ? Tututu, attendez.

14.-2 Le Dominant accepte la Soumise comme sa propriété qu’il peut contrôler, dominer et discipliner pendant la durée du contrat. Le Dominant peut user du corps de la Soumise à tout moment durant les périodes allouées ou d’autres périodes convenues entre les parties, de quelque façon qu’il juge opportune, sexuellement ou autrement.

Le terme « accepte la Soumise comme sa propriété » est très classe. Limite, on dirait qu’il lui fait une fleur. 

Pour le reste, je pense que les féministes qui me lisent son en train de se rouler par terre pour éteindre les flammes de leur combustion spontanée, je vous laisse donc quelques instants pour régler la question. Attention, il y a une reprise de feu sur votre épaule. Voilà. Je vous conseille de lire la suite avec une serviette humide sur la tête, juste au cas où. Moi ? Ho, Diego m’arrose d’azote liquide depuis vingt minutes maintenant, mais même avec ça, je crois que je suis encore un petit peu nerveux. Il n’y aura jamais assez de chatons à stranguler pour calmer la douleur que je ressens à lire un étron pareil. 

Les autres articles évoquent bien évidemment le fait que Christian peut fouetter sa Soumise tant qu’il le souhaite, et selon des critères très flous, et ce, bien sûr, pour son propre bien. Il y est aussi question des moyens de contraception d’Ana, qui sont désormais définis par Christian (voie orale ; les implants & autres, c’est sûrement un truc satanique). Anastasia a aussi l’interdiction complète de se tripoter seule, alors que Christian, lui, a le droit de repeindre toute sa salle de bain à sa guise, comme vous l’imaginez (n’essayez pas chez vous les enfants).  Mais il y a mieux !

14.22 La Soumise ne regardera pas le Dominant dans les yeux sauf quand elle en recevra l’ordre. La Soumise gardera les yeux baissés et observera une posture respectueuse en présence du Dominant.

C’est de plus en plus classe.

Cela dit, cela ressemble un peu au contrat de mes stagiaires. Cynthia, mon actuelle table basse, hoche d’ailleurs la tête pour m’approuver. Cynthia ? Arrêtez de suite. Est-ce qu’une table basse sait hocher la tête ? Je ne crois pas. Bien, maintenant, laissez-moi retourner moquer Christian Grey en paix. Ah, mais.

Le contrat prévoit tout de même des mots d’alerte, comme « Jaune » pour que la Soumise puisse dire que le cuir de son cucu est à deux doigts de se transformer en pneu Goodyear et qu’il est temps pour Christian de se calmer un peu, et « Rouge » pour lui dire de stopper net. Le contrat ne parle pas du mot « Noir« , qui si crié assez fort, permet pourtant une intervention immédiate de la police américaine ainsi qu’une ouverture massive du feu. C’est ballot.

Ho, et au fait : il y a des annexes ! Avec quantité de propositions sur ce que la « Soumise » accepte ou non, du genre, que penses-tu du cunnilingus ? Et du fist ? Serais-tu d’accord avec l’emploi de gros scotch ou de corde ? Puis-je te forcer à faire des trucs vraiment sales, comme lire la BD de Cyprien ? Non ? 

Vous imaginez bien qu’Anastasia a quelques questions. Pour ma part, je m’attendais à « Mais quelle espèce de psychoblaireau êtes-vous ?« , mais non. 

14.2 User de mon corps comme vous le jugez opportun, sexuellement ou autrement : définissez « autrement » s’il vous plaît.

Okay. C’est donc ça ton questionnement essentiel. Pour ma part, je m’attends à tout de la part de Christian. Du genre « Je compte m’en servir de raquette à tapis, de rouleau à peinture pour ma salle de bain, qui a récemment eu un accident de tons crèmes, et bien évidemment, caler ma bibliothèque avec vos fesses pour lire Placid & Muzo en paix. »

14.19 : Me toucher ou me masturber sans votre permission. Faut-il une clause pour ça ? Vous savez bien que je ne le fais pas, de toute façon.

Mouais, déjà « Je l’fais pas« , ça sonne curieusement, mais « Je l’fais pas alors on peut retirer la clause s’il te plaît ? » ça sonne comme dans « Au fait, je demande ça innocemment, mais si je me fais tripoter par des moulages de kikounettes fixées à un moteur de Heinkel-111, ça compte ou pas ? C’est pour une amie. »

Et finalement, Anastasia pose des questions sur des trucs finalement plutôt légers, mais jamais sur « Et sinon, on vous a dit que l’esclavage, c’était passé de mode ?« . À ce stade, soit son cerveau est une flaque, soit elle a sa carte au MEDEF. 

Un bref échange de mail s’ensuit, dans lequel Christian décide de franchir le Rubicon de toute relation en tapant un mail… en majuscules.

AU LIT, ANASTASIA.

Et Anastasia, toute impressionnée par la maîtrise de la touche Caps Lock de Christian, s’enfuit au lit au lieu de déclarer le passage en Defcon 1 et d’envoyer l’arme nucléaire sur Christian avant qu’il n’aille plus loin, comme par exemple, en mêlant majuscules ET Comics Sans MS.

Christian est désormais dans l’attente. Anastasia va-t-elle accepter son contrat ? Ou bien négocier certains points et lui briser son groove, et accessoirement, les rouleaux ? Le suspens est à son comble.

Raison de plus pour nous arrêter ici, après 50 pages de souffrances, dans l’attente terrible du prochain épisode.

Allez laver vos yeux, vous l’avez bien mérité.

Diego ? Remets un peu d’azote, s’il-te-plaît.

119 réponses à “L’ire ensemble – Grey – Épisode 4

  1. Pingback: L’Ire Ensemble – Grey – Épisode 3 | Le blog d'un odieux connard·

  2. J’ai un doute sur une phrase, coïncidence ou référence ? Les cartes Yu-gi-ho en échange de faveur sexuelle c’est rapport au Kassos et notre cher Sandy ? Un sérieux doute !

    • Dans le sketch, Sandy déniaisait nos trois joueurs de cartes pour qu’ils pensent à autre chose qu’à leur jeu, donc ça m’étonnerait qu’on leur redonne leur drogue.

  3. Mais mais mais …

    C’est de mieux en mieux ! (Ou de pire en pire, j’hésite un peu sur le terme à utiliser)

    Cependant étant donné le langage utilisé dans les contrats, m’est avis que Christian ne les a pas rédigé seul. Quelqu’un a donc dû l’aider. Pauvre homme…

  4. J’ai tout lu et j’ai la tronche qui commence à sentir le barbec’, toute non-féministe que je suis …
    J’ajoute que si je pouvais mettre un pouce en l’air à certains passages (c’est des choses qui s’font), il irait là :
    « Je sais que la taille ne compte pas, mais quand ça ressemble plus à un Smacks qu’à un pénis, il est plus raisonnable de la montrer à un médecin qu’à une étudiante en littérature. »
    Merci pour la poilade du soir x)

  5. Il compte faire quoi avec son contrat en fait ? Aller voir un juge en lui disant « Regardez à l’article 14.22 : elle m’a regardé dans les yeux alors qu’elle avait pas le droit, je demande des dommages et intérêts ! » ? Alors je sais pas comment ça se passe aux Etats-Unis, mais en France on a un concept marrant qui s’appelle les clauses abusives, qui sont punies d’une amende de 15.000€. Sans compter le fait que le contrat lui-même pourrait être utilisé contre lui en tant que preuve pour un certain nombre d’infractions pénales, mais bon

    • Rappelons-nous qu’il s’agit d’un contrat de « soumise » qui pourrait tout autant être une cessation de tous ses droits moraux et physiques. La personne qui accepte ou recherche cette position n’est pas supposée trouver de recours en cas de litige puisque le dominant décide de tout. Ce désir impossible de recourir au contrat et à la « justice » signe justement que la relation SM roule au mieux.

      Cette histoire née d’un cerveau mou et malade ne réfère vraisemblablement pas à un vrai contrat mais à l’image que des pré-pubères peuvent se faire d’un « contrat ».

    • Bien joué, comme d’habitude j’admire votre sapience !
      Cet ouvrage est bien évidemment un réquisitoire contre la surexploitation des sols dans les pays d’amérique du sud par les compagnies des grandes puissances mondiales (USA, Japon et Mongolie pour ne citer qu’eux).

      Tenez, voici deux bons points !

  6. Bien le bonsoir à toutes et tous !

    Oh la la la la…

    Gloire à l’Odieux, qui parvient à nous faire marrer (même en mode solo, dans le métro) à partir d’un… »texte » (est-ce vraiment le terme adéquat ?) dont le caractère rétrograde et affligeant du contenu n’a pour égal que la médiocrité abjecte et crasse du style.

    Mais, dites moi, dites moi, jusqu’où s’arrêteront-ils ?

    Merci en tous cas pour ces moments d’hilarité (et de sacrifice) !
    Odieusement vôtre

  7. Très bon article, cher Connard
    Néanmoins, la pédophile de Grey ne pourrait-elle pas être appelée « éphébophile » ? Cela me semble plus juste, vu qu’un adolescent de 15 ans sait se servir de sa kikounette et la mettre dans les cavités qu’il veut.
    Je me demande par ailleurs comment vous êtes au courant de l’existence de la BD de Cyprien (qui pourrait passer pour du Stendhal à côté de l’immondice que vous nous présentez) si vous l’abhorrez à ce point.

    • “If you know the enemy and know yourself, you need not fear the result of a hundred battles » – Sun Zu.

      Après le char Tigre, le Henkel He-111, décidémment entre Yu-Gi-Oh et l’arsenal de guerre allemand de la seconde guerre mondiale, les références sont parfaites.

    • Suis-je la seule personne choquée par ce commentaire ? La sexualité n’est pas qu’une question de corps, elle se construit dans la tête, et à quinze ans, dans nos sociétés occidentales, on est encore un enfant. Laissez les adolescents découvrir leur sexualité entre eux, ils ont largement le temps d’en apprendre toutes les nuances… Personne ici n’aimerait que son ado croise la route d’un Christian ou d’une Christiane Grey !
      Pour le reste, bravo Odieux, comme d’habitude !

      • C’est en outre assez sexiste. Si c’était une adolescentE de 15 ans, ça choquerait déjà plus mais bon, c’est bien connu, quand t’es un mec, tu ne peux pas être victime d’abus sexuels, a fortiori de la part d’une femme. Or, le viol, ça recouvre de multiples réalités, y compris des relations où la personne ne dit pas explicitement « non » mais se laisse faire plus ou moins sous la contrainte ou l’emprise psychologique, ou n’a pas la maturité / lucidité suffisante pour évaluer la situation dans laquelle elle se trouve.
        C’est à cause de commentaires comme « un adolescent de 15 ans sait se servir de sa kikounette et la mettre dans les cavités qu’il veut » que les adolescents et les hommes n’osent pas déposer plainte pour viol.

        Je ne veux pas faire un procès à l’auteur du commentaire, hein, c’est juste que c’est le reflet d’une opinion largement répandue qui est, en effet, interpellante.

      • J’étais assez peu en verve (on se calme Un odieux fan, j’ai dit verVe. Avec un V), donc j’ai laissé monter la sauce (ça suffit maintenant gros pervers, tu te calmes), certain que quelqu’un allait éructer (là encore, rien de sale) à l’encontre de ce fort pédant (bis repetita) commentaire disant en substance : « Si y’a gazon, y’a match », digne d’un Franck Ribery qui s’est shooté au Bescherelle.
        Et en effet, a 15 ans les ados ne sont encore que des ados, ils ne sont pas à pieds d’égalité face à des adultes en terme d’autorité, d’affirmation de soi ou d’expérience. Il y a donc, entre autre, un biais de soumission a l’autorité/panique/etc qui peux entrainer divers traumatismes. Donc on calme ses hormones d’adulte « éphèbophile », et on laisse les ados se débrouiller de leurs hormones d’ados entre eux.

      • Et l’égalité de droits alors ? S’il dit « Oui » avec enthousiasme ? Cela ressemble à de l’âgisme dans la mesure où des profesionnel.le.s sont capables de déterminer les abus de faiblesse et d’autorité.
        Le positivisme juridique c’est l’élaboration de privilèges, et en l’occurrence la mise sous tutelle des mineur.e.s leur nuit plus qu’autre chose puisqu’elle retarde grandement leurs possibilités de s’autonomiser et donc de faire l’expérience de ce qui leur plait ou non. C’est cette mise sous tutelle qui fait que la majorité des décisions de justice se fait en faveur des pédophiles et incestes (inceste qui est rentré dans le Code Pénal il y a moins d’un an), donc qui expose les mineur.e.s aux abus d’autorité et de faiblesse des majeur.e.s.

      • Le grand problème des « Si ». Et s’il survenait que Jesus revienne parmis les siens et distribue moults pains en marchant sur l’eau ? Cela ressemble un peu a du catholicisme dans la mesure ou des professionnels sont capable de déterminer ce qui est miraculeux ou pas.

        Au dela de la « Si » circulaire,je vois pas ou tu veux en venir. Qui sont lesdit professionnels? Qu’est-ce que c’est que le charabia que tu nous ponds après ? Quel est le rapport entre ce qui est dit précédemment à savoir laisser les ados tranquilles quand on est soit même un adulte et la mise sous tutelle?

      • Wow… Tout ça pour ce commentaire ? Non, pour cette petite phrase ?

        Il me semble que l’auteur n’a pourtant fait qu’énoncer une vérité, en rectifiant le terme adéquat à la pratique.
        Pour info, l’éphébophilie est un terme psychiatrique qui désigne la préférence sexuelle d’un(e) adulte pour les adolescents pubères et jeunes adultes, généralement âgés de 15 à 19 ans.

        Voila, il pas dit que c’était bien, il a pas dit que c’était grave, il a juste dit qu’au vu des circonstances, ça devrait s’appeler comme ça.

        Ça monte vraiment au créneau pour rien du tout, maintenant…

      • « un adolescent de 15 ans sait se servir de sa kikounette et la mettre dans les cavités qu’il veut » , du coup il pas dit que c’était bien, il a pas dit que c’était grave, il a juste dit que c’était normal. Sauf que non.

      • « la majorité des décisions de justice se fait en faveur des pédophiles et incestes (inceste qui est rentré dans le Code Pénal il y a moins d’un an), »

        Sérieusement ?
        Juste pour info l’inceste existait déjà, sans être nommé je vous l’accorde, comme circonstance aggravante des agressions sexuelles.
        Voir le papier d’eolas à ce sujet…

      • Là mon Georges, c’est une histoire d’interprétation. Moi, je n’y vois qu’une correction du terme (« à cet âge, il sait manier son zigouigoui, donc on appelle ça autrement, même si ça reste du détournement de mineur », au même titre que « il a pas tué toute une population, juste une centaine de personnes, c’est donc une série de meurtres et non un génocide », mais j’extrapole).

        Mais ça, y a que l’auteur qui pourra confirmer ou infirmer.

      • paul, peut-être que le terme « en faveur » est de trop, mais la complaisance vis-à-vis de l’inceste, la pédophilie (et on pourrait aussi mettre le proxénétisme) est très importante dans la magistrature. Et les victimes ne sont que très rarement dédommagées. J’ai eu l’occasion de consulter à plusieurs reprises les comptes rendus de jugement, c’est assez flippant comme le majeur jouit d’un privilège sur le mineur.

        Georges, si vous n’avez pas compris, relisez.
        Si les ados veulent avoir des rapports sexuels avec les adultes, personne n’a le droit de les en empêcher. Le consentement mutuel étant la base.

    • 15 ans, c’est l’âge de la majorité sexuelle (en France) : autrement dit, un adulte peut avoir des relations sexuelles avec un adolescent de plus de 15 ans sans que ce ne soit un crime (c’en est un en-dessous de 15 ans). Donc, techniquement, ce n’est pas de la pédophilie. Il y a par contre (heureusement !) des lois qui visent à protéger les mineurs, notamment des personnes qui exercent une autorité sur eux : dans ce cas le consentement de l’adolescent n’est pas supposé valable.

      • Oais enfin y’a une différence entre ce qui est légal et ce qui est moral. Et qu’il y a, je trouve, un caractère assez malsain à vouloir normaliser ce comportement.

      • . La relation sexuelle librement consentie d’une personne de 18 ans ou plus avec un mineur de 15 ans est prévue par le Code pénal sous le nom d’atteinte sexuelle et punie de cinq ans d’emprisonnement maximum (sauf circonstances aggravantes) dixit Wiki

      • Cher M. Sernine,
        Le droit a une certaine tendance à être jargonnant, et c’est pourquoi il est parfois difficile à comprendre pour le profane. Pour votre information, un « mineur de 15 ans » est une personne ayant moins de 15 ans, et non une personne ayant entre 15 et 18 ans.
        Sauf relation d’autorité entre les deux parties, les relations sexuelles consenties entre une personne de 15 ans ou plus et une personne majeure sont entièrement, parfaitement et totalement légales en France. Il n’y a pas de « détournement de mineur » (qui est le terme technique pour « kidnapping »), ni d’obligation d’obtenir l’autorisation des parents, ni aucune infraction tirée de je ne sais quel chapeau malpropre : c’est lé-gal, un point c’est tout.

        Quant à M. Abitboll, laissez donc les gens de 18 ans coucher avec ceux de 15 ans si ça chante aux deux, et gardez votre morale pour vous : on ne vous l’a pas demandée.

      • Quand a monsieur Dindonus CacheSex, bien sûr les majeurs sont les gens qui ont 18 ans tout juste. Ceusses qui ont plus de 18 on les appelle les « sales vieux » en droit c’est ça ?

        Bref, ta suffisance crasse on te l’a pas demandé non plus, dommage que ça parte pas à la lessive.

  8. Vu qu’il semble s’agir d’une relation commerciale, un recours auprès du tribunal de commerce serait bienvenu… Mais c’est quoi cette espèce de fascination perverse de l’auteur pour le droit et les contrats… Elle fantasmait sur les juristes quand elle était jeune ? En tout cas Christian n’a pas l’air d’être atteint de phobie administrative

    Merci en tout cas pour ce spoil qui me permet de briller en société tout en évitant de lire cet innommable étron !

  9. Des glaçons dans du Chardonnay ou quelque autre vin que ce soit d’ailleurs… Gros bourrin, va!
    Mille mercis pourquoi cette crise de rire qui se renouvelle à chaque nouveau chapitre. Par contre, ne jamais boire de café en même temps….

  10. Monsieur Connard

    Cela me fait du bien de lire cette tordante et juste revue de ce compilé de mauvaises dissertations de 5eme.
    Je me souviens de l’engouement de l’époque et curieuse, j’en avais parcouru un certain nombre de pages avant qu’une furieuse envie m’a poussé à le brûler ! C’est mal écrit, et effectivement ce twist abjecte qui tourne la pedocriminalité, l’emprise et l’esclavage en une pseudo pulsion sexuelle désirable m’avait réellement fait douter de ma participation à l’humanité actuelle …
    comment tout le monde peut s’enthousiasmer d’un truc pareil ?
    Je viens donc d’une autre planète
    Tout s’explique !
    Et la je m’aperçois que nous avons atterris à plusieurs reste maintenant à nous rassembler !
    Je divague, en tous cas merci ça fait du bien !

  11. georges abitbol n’est il pas le pseudo d’un des commentateurs les plus actifs de ce site? Il me semble que oui (l’OC qui fait du meta m’a énormémentamusé)

    • Alors en fait pour la petite histoire, il ne faut pas confondre Georges Abitboll et George Abitbol, qui, en dépit de leur milliards de points commun, n’ont rien à voir. Le premier n’étant en effet qu’un commentateur des commentaires égarés, là ou le deuxième est l’homme le plus classe du monde.
      Cela dit j’ai néanmoins les bonbons qui collent au papier.

      • Hmmmm les boulettes du chef au chocolat salé, un mets de choix pour les gourmets !

  12. « Mon bébé a le droit de s’exprimer ».. aaaah je me sens moins seule tout à coup. Psst, prévenez-moi quand l’assaut sera lancé que je vienne participer. J’ai par chez moi et sur ma ligne de train tout un troupeau de chouineurs que leur espèce de mère laisse faire sans sourciller.
    Sinon les références tirées de l’actualité sont bien trouvées et si percutantes bravo.
    Je pensais en vous lisant. Tout de même vous avez dû passer plus de temps sur ces 4 premiers chapitres, à peaufiner votre critique, à placer le bon mot au bon endroit, à parler français et sensé, que l’auteur en a mis pour tout son torchon. On a ici un vrai travail littéraire, c’est un paradoxe -ou un comble- à se foutre une balle dans la peau, non ?
    Pour conclure j’atteste que ma chiasse même gastrique a meilleur odeur que ce truc.

  13. Rassurez moi, jamais elle va le signer, ce contrat, hein ??? Pitié , me dites pas que le fantasme de toutes les addictes de ces romans est de devenir l’ESCLAVE d’un type plein aux as ?

      • Marre-toi, je suis allée demander à mon ami Google, tellement je suis consternée !^^
        … Et j’ai pas vraiment trouvé de réponse claire. Du coup vivement le prochain épisode !

      • Si l’attente t’est insupportable, il ne te reste plus qu’à l’acheter. Gniark!

      • Ben en même temps toutes les femmes rêvent d’un connard plein aux as, qui les maltraitent et les trompent, non ?

        Ça a changé ??? Ben ça m’arrange, jamais je n’aurais pu devenir plein aux as.

    • Indice : Ana est une carpette, et qu’est-ce qu’elles aiment, les carpettes ? Qu’on leur marche dessus. (Enfin, « carpette », mais seulement face à un type plein aux as, pas face aux autres femmes, qu’elle a franchement tendance à prendre de haut)

    • Nope, juste le fantasme normal de quiconque n’a pas de quoi aligner les zéros à la droite du nombre qui s’affiche sur son compte en banque.
      Les pauvres aiment les riches, c’est La Boétie qui l’explique le mieux.

  14. Merci, OC. et désolé pour les souffrances ainsi endurées… Mais rassurez vous, en effet, nous souffrons aussi grâce à nos récits et extraits. Nous sommes, au final, un peu vos « Anastasia », acceptant de souffrir grâce à vous, cher OGC (Odieux Grey Connard ?) Euh désolé, mais c’est, après tout c’est dans le thème pour ceux qui connaissent la signification de ces lettres) !

  15. …Comment ?

    Comment les gens du monde entier ont-ils pu s’arracher un livre mal écrit racontant une histoire d’amour entre l’un des personnages féminins les plus cruches que j’ai jamais vu et un pervers doublé d’un gros beauf ? A quel moment ils ont pu voir quelque chose de romantique là-dedans ?

    « Oui mais tu comprends, en fait c’est parce que Christian il est trop mystérieux quoi, et c’est pour ça qu’on l’aimeuh. »

    Donc quel est le GRAND mystère autour du personnage [spoilers ! ] ?

    En fait il est tourmenté parce qu’il a eu une enfance trop méga triste, parce que sa mère était une prostitué et une droguée et qu’elle s’est suicidé.

    N’IMPORTE QUI aurait pu écrire un tel scénario, surtout dans le style très pauvre de miss James. Cela ne valait certainement pas le coup de trois tomes de déchets littéraires.

    « Oui mais tu vois elle décrit des trucs BDSM et ça s’est quand même original ! »

    Oui. ELLE DECRIT. Tout simplement. Sans aucun style, juste elle décrit les gestes des personnages (ce qui est trouvable sur une page web bien documentée) tout en leur faisant ressentir des trucs super clichés dignes d’un mauvais porno, ce qui enlève tout apport hypothétique du livre par rapport à cette fameuse page web.

    Et au passage, elle fait passé le BDSM pour des détraqués mentaux, ce qui s’inscrit dans la droite lignée du programme politique de Christine Boutin. Payes ton propos sulfureux.

    Enfin bref, je remercie l’Odieux pour son travail, mais ce livre du Diable (je le classe dans le top des ouvrages maléfiques derrières le Nécronomicon) est tellement mauvais que je n’arrive pas à en rire.

    PS: un petit bémol; en France, on ne considère plus comme pédophile les actes sexuels avec les mineurs entre 15 et 18 ans (après, ce n’est peut-être pas la même chose aux USA).

    • La majorité sexuelle est à 18 ans aux USA, et 21 ans pour le droit de boire de l’alcool.
      Pour les flingues, c’est bon dès que l’index est assez grand pour atteindre la gâchette

      • Ca dépend des Etats, en fait, et la majorité sexuelle est fixée à 16 ans dans bon nombre d’entre eux.

      • Et en Roumanie, c’est 10 ans, comme chez moi dans le Nord-Pas-de-Calais (Je vous emmerde ! J’ai pas envie d’écrire « les Hauts-de-France », il n’y a pas autant de connotation pédophile/incestueuse pour l’instant)

      • 10 ans? Vous commencez à vous civiliser, dans le Nord. C’est fou l’effet que peut avoir un simple changement de nom.

      • @magnus l’intolérant : pareil, je dis toujours Nord-Pas-de-Calais. On ne change pas des dizaines d’années d’habitude après tout. C’est comme le passage au nouveau franc, à l’euro… Faut du temps. Vous avez bien raison de faire de la résistance.

      • Tout de même, la seule chose pour laquelle nous étions reconnus c’était notre grand amour pour les plus jeunes membres de nos familles…
        Des années de dur labeur réduites à néant par un changement de nom ?!? Nous refusons !!! REVOLTE !!! Poueeeeet !

      • D’ailleurs l’ONU vient d’établir la déclaration des droits sexuels. Ces droits commencent à partir de 10 ans. Comme quoi nous étions en avance dans le Nord (de mon côté je discrimine aussi les boyaux rouges).

      • Le Génie est malheureusement reconnus tardivement, bien souvent. Mais, comme le bon goût, il finit par vaincre.
        Il faut garder espoir en notre région tant aimée…

    • « En fait il est tourmenté parce qu’il a eu une enfance trop méga triste » Il a morflé pendant les quatre premières années de sa vie, oui, avant d’être adopté par une famille riche et aimante et d’avoir une jeunesse dorée (même si on nous glisse qu’il était trop dark et tourmenté parce qu’il mettait volontiers son poing dans la figure de ses camarades de lycée).
      Ce n’est pas pour dire qu’il n’a aucune raison d’être traumatisé, mais il me semble qu’on peut trouver d’autres personnages de fiction ayant eu une enfance affreuse sans pour autant s’être changés en connards finis*.
      J’imagine que c’est l’instinct maternel des lectrices qui parle. Qu’elles en viennent à justifier qu’un mec se constitue un harem de femmes soumises qu’il peut stalker, manipuler et fouetter à sa guise parce que « le pauvre petit garçon !! », c’est déjà plus inquiétant.

      *Ceci n’est en rien une atteinte à l’Odieux !

    • « Comment les gens du monde entier ont-ils pu s’arracher UN livre mal écrit  »

      Pardon, mais c’est pire : les gens l’ont acheté, ont été le voir au cinéma et l’ont racheté une seconde fois, puisque le tome raconté par OC est le même que le premier, à quelques lignes près (seules les pensées du prédateur sexuel sont ajoutées, les dialogues et le reste étant a priori identiques, non ?)

  16. Odieux article comme toujours !
    Au moins autant que les personnages, le livre et son auteur sont désespérants. Et donnent des envie de meutre. Mais je ne pense pas qu’il faille s’inquiéter de la popularité de cet ouvrage (bien que le monde soit effectivement pourri et débile, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit bande de plaisantins !) : rien que sa couverture, a un potentiel incroyable, que ce soit pour orner un épouventail ou caler une porte.
    ATTENTION (moi aussi je sais utiliser la meme touche que M’sieur Grey ! ‘y en qu’pour lui !), la première phrase de la critique contient une grosse inversion de mots qui enlève tout son sens.

  17. Cher et indispensable Monsieur Connard, je ne vous remercierai jamais assez de sacrifier vos odieux neurones pour nous faire rire. Pour être tout à fait franche, tout en lisant l’article, j’oscillais entre le fou rire dû à vos saillies percutantes, et une furieuse envie de rendre mon repas du soir parce que ce Christian si « romantique » (selon les gourdasses, euh je veux dire les fans) est vraiment une vieille merde abusive et harceleuse en plus d’avoir une très sérieuse tendance pédophile. On passera sur la pauvreté du vocabulaire et sur les incohérences que vous avez fort bien soulignées. Mais COMMENT cette bouse a pu 1) être éditée et 2) se vendre alors qu’il y a des tas d’auteurs bien plus doués qui n’ont pas cette chance ?

  18. Diantre! Des glaçons dans du vin?!
    Ce bouquin va trop loin! Quelle infamie!

    Bon sinon, rien sur le bon Docteur Strange? J’en entends du bien mais c’est un blockbuster US donc typiquement votre came pour pondre votre prose, cher camarade O.C.

  19. Je vous aime! Et j’aime bien Cyprien aussi! J’espère qu’aucune CGU ne m’impose de me faire fouetter les lombaires aux barbelés rouillés !

  20. Sans rire, ce truc est écrit par une femme ?
    Ça me rappelle les meilleurs passages des snipers de la drague…
    Franchement, un « combien coûte ton cul ? », « sympa ces cuisses elles ouvrent à quelle heure ? » ou encore « Toi aussi tu viens faire caca ? » ne détonnerait pas…

    Artdeséduire.com doit être sponsor officiel, à moins d’un autre complot judéo-maçonnique illuminati reptilien…
    L’auteure serait en fait un auteur, certainement fan de tuning et de techno, qui agirait pour renvoyer les femmes dans nos cuisines en se faisant passer pour une femme…

    Tant de mystères gravitent autours de ce live !

      • Joli, j’ai été obligé de revérifier le nom de l’auteur de cet auguste article, bien joué…
        D’autant plus à propos que les initiales de Mr James se trouvent être El, ce qui sonne quand même bien dans cette remarque !
        Sacré Selim, j’ai l’intégralité de ses œuvres reliées en cuir, elles me sont très utiles au quotidien pour préserver ma vertu.

    • En fait, c’est par une personne trans qui était de sexe masculin auparavant. L’opération s’est faite justement pour le livre et mieux faire passer la pilule (d’ailleurs, quand est-il de la contraception dans ce livre ?)

  21. Des. Glaçons. Dans. Du. Pinard. Après les brigade des moeurs, l’auteur risque de recevoir la visite d’un commando bourguignon-bordelais, et on retrouvera le cadavre dans un pressoir, ou une cuve.

    • Eh ouais, il existe des terroristes de la picole. J’ai rencontré dans un pub à Dublin, une dame qui mettait moult glaçons dans sa bière. Certainement une cousine éloignée de ce cher Monsieur Grey.

      • En même temps, en Grande Bretagne, à quoi vous attendiez-vous ?(Si ce n’est, peut-être, les voir passer leur bière au micro-onde)

      • Attention, si vous dites au Dublinois qu’ils sont Grands Bretons, vous risquez fort de subir une réduction de tête. En vue de servir de balle pour leur prochain match de Hurling.

  22. « Je n’ai pas dit mon dernier mot dans cette affaire. Je pioche quelques capotes dans ma trousse de toilette et les glisse dans la poche arrière de mon pantalon, puis j’attrape ma veste et une bouteille de vin blanc dans le minibar. »

    On dirait Super-Beauf en train de s’apprêter pour une mission.

    Mais pourquoi ne lui explique-t-il pas lui-même en quoi consiste le SM, ce blaireau, au lieu de risquer de la choquer à vie en la laissant baguenauder en toute innocence sur des sites bien trash ? Je ne pense pas qu’en cherchant « fouet et sm » sur Google on tombe en premier sur un article « le SM, guide du débutant ! Simple, safe et amusant ! ♪♥ »

    (Aussi pourquoi il demande à Kate de lui mettre des glaçons, il l’a prise pour la bonne ?)

    S’il ne supporte pas l’emploi du mot « sympa », je ne préfère pas savoir ce qui arrive si Ana ou une autre se sert des termes « super » ou « trop fun » devant lui. Elle finit probablement atomisée.
    « Logiquement, Anastasia devrait à cet instant précis imploser pour cause de fou rire, et mettre du tripou partout. » Lisez les précédents volumes, vous verrez que c’est précisément ce qui arrive quand l’infortunée atteint l’orgasme.

  23. De l’horreur de découvrir une autre version que les cinquantes nuances de bêtises de base et de lire que cet étron est encore plus malodorant… Est-il possible de devenir masochiste après la lecture d’un supplice aussi raffiné ? Vous avez jusqu’à la fin de cette lecture (et le temps de se rincer les yeux au napalm)

  24. Encore un moment tristement hilarant en votre compagnie chez Odieux ! Par contre plus les chapitres passent et plus je me dis qu’en plus d’être un monument de médiocrité, ce bouquin est clairement dangereux quand on sait que son lectorat est constitué en grande partie de gamines collégiennes…

  25. Monsieur connard vous êtes un inculte invétéré! J’ai déjà réussi à séduire avec un comportement similaire à celui de Grey, à l’exception près que dans nos rapports il ne s’agissait pas de SM mais plus de fantasmes de carnivores au premier sens du thermes. Bon après vous me direz que ma conjointe est un peu trop morte pour témoigner de la bienfaisance
    d’une telle relation, mais euh merde quoi c’est la vie, veuillez laissez les prédateurs alpha de l’univers enchanteur de la domination à coup de contrats malsain et flous poursuivre leurs activités en paix. Bon d’un autre côté c’est vrai que les répliques ont l’air d’avoir été écrites par une tribu d’hippopotames essentiellement composé d’individus masculins avec un sérieux dérèglement hormonal ou cérébral voir les deux…

    • Au premier sens du thermes, j’ai l’impression que cette histoire pars à vau-l’eau.
      Au second de grès, je dirai qu’elle me laisse de marbre.

      • Je serais presque tentée de dire qu’il faudrait ajouter une fonction « like » sur ce blog.

      • Et des hâches taguent aussi pendant qu’on y est ???
        On n’est pas dans Alice aux pays des merveilles ici oh !
        Par contre, j’acquiesce, c’est très joliment formulé… C’est de votre cru mon bon Georges ?

      • Élégance et style, j’approuve ! Votre homonyme peut être fier de vous. =)

      • Félicitations! Vous venez d’inventer le Pays des Commentaires Ennuyeux (où vivent les Autosatisfaits) où les Georgeusurpator sont les rois

      • Qu’en de jolis jeux de maux ceci est bien dit : un crachouillis d’histoire d’eau qui prouve bien que pavé dans la mare (y en a marre), il n’y a point, cher Georges Abitboll.

  26. En vrai je trouve la bd de cyprien plutôt drôl…? Mais? Mais lâchez moi! Non je ne suis pas possèdé par l’esprit d’Anastasia! Mais détachez moi je vais bien je vous dis!

  27. Cher Odieux, n’ayant pas réussi à dépasser les 15 premières pages avant de me servir du « livre » comme allume-feu, je mesure la résilience dont vous avez à faire preuve. Je crains cependant que cet ouvrage mephitique ne finisse par dévorer votre âme. 3 tomes pour les unir tous et dans les ténèbres les lier.

  28. Vous n’arrivez qu’à avaler que 50 pages à la fois de ce… truc ! Comme je vous comprends !
    Plus on avance, plus on s’enfonce dans les méandres du néant !

    Le truc pédophile était déjà bien glauque dans la version Anastasia, je vois que c’est encore pire dans la version Christian !

    En tous cas, j’ai moins ri sur cette partie parce que je ressens un ENORME malaise pour la pauvre Anastasia… Elle aurait dû collecter tous leurs échanges et faire un petit tour à la police et dans des rédactions de journaux… :-)))

    • C’est là l’erreur de base du petit peuple…
      Subir la crise au point de devoir avaler des pages pour survivre…
      Mais que fait Melenchon !

  29. Pour votre armée de mercenaires, vous recrutez toujours ? Je chausse déjà des rangers (mais que du 44), et je manie très bien le chalumeau. Ambiance chaleureuse, j’aime souder les gens, tout ça …

  30. Cela me fait penser aux « Amours Interdites » de Yukio Mishima ou aux « Monologues sur le plaisir, la lassitude et la mort » de Ryu Murakami, le style en moins.

  31. Un conseil avant la lecture de la suite : jeter ou verser de l’azote liquide sur quelqu’un ça risque de ne pas marcher pour le refroidir parce qu’il va s’évaporer à cause de la chaleur du corps avant de l’avoir touché (les enfants, c’est pas une raison pour essayer chez vous, hein!).

    Il faudrait sûrement plutôt se plonger dans un bain d’azote liquide pour refroidir. D’un autre côté ça brûlerait la peau en passant donc c’est pas un super plan non plus.

    • « Quand y’en a qu’une goutte ça va, c’est quand y’en a beaucoup que ça pose des problèmes »
      Han Solo

  32. Ça fait une dizaine d’année qu’un pression médiatique semble vouloir pousser vers des pratiques sado-maso de caricature, comme un truc ‘cool’, une épice à introduire dans sa vie sexuelle et/ou son couple.
    Des signes extérieurs genre accessoires et un jeu de rôle dominant/dominé sont donc actuellement de mise dans bien des foyers…
    Et ce genre de bouquin de merde est là pour normaliser, offrir des « préalables » à un lectorat d’abruti/es qui aident le monde à être irrésistiblement con.

    Certes, il y a le consumérisme mais aussi une idéologie qui se voudrait plus épanouie par-rapport à un modèle lambda, au premier degré, du commun des mortels qui font bêtement « l’amour ». Bref, ça crée un clivage entre progressistes et réactionnaires, cher au grand marché.

    Notons que les rapports SM, les vrais, sont d’une autre essence que nombreux/ses vivent, sans parfois même s’en rendre compte. Le vrai rapport SM, c’est l’un/e ou l’autre qui refuse le sexe avec sa/son partenaire pendant des années et l’autre qui continue d’espérer comme un chien-chien. Des femmes battues qui n’arrivent pas à sortir de leur merdier. Tout un monde de différence avec la cravache et la cagoule.

  33. En fait, c’est bien une fan fiction de Twilight. Puisque les deux bouquins proposent au final la même moral.
    « Quand on est blanc et riche, on a le droit de se comporter comme un prédateur sexuel dominant et possessif, et de maltraiter la femme que l’on prétend aimer. »

    • Par rapport a la morale d’un DSK « Quand on est blanc et riche, on a le droit de se comporter comme un prédateur sexuel dominant et possessif, et de maltraiter qui on veut quand on veut, sauf une fois au Sofitel », c’est même plutôt soft.

    • C’est, en effet, bien la seule raison de continuer à lire ce « chef d’œuvre de littérature ». Aucun autre suspense, ni aucun autre intérêt, ne nous y pousse (ou plutôt n’y pousse l’Odieux connard, pardon). Au final, c’est peut être voulu par l’auteur ? Comment cela, personne n’y croit ? Moi non plus en écrivant ceci…

  34. Ça devient pas un peu n’importe quoi mes commentaires ???
    Quelqu’un peut-il m’indiquer un bon neuropsychiatre ?

    • Une des usurpations multiples d’Usurpator demande un psychiatre ?! Ca plus trois piquouze par jour dans l’derche d’Originaltor3000©, ce pourrait effectivement être la solution.

  35. Mon Dieu! Voilà que je me réponds à moi-même… N’y a-t-il donc personne qui viendra à mon secours pour me faire la conversation et me sauver des griffes de l’infââââme Egocentron?!?

  36. Bravo pour cette réécriture et analyse de ce… euh… livre ! J’ai bien cru mourir de rire en enchaînant les 4 épisodes !! Je n’ai jamais lu l’original (je tiens à mon cerveau…), et je vois que j’ai plus que bien fait.

  37. Merci M. Odieux Connard pour cette lecture qui a automatiquement abouti à une crise de fou rire incoercible.
    Je n’ai pas honte de dire que j’ai acheté les 3 titres pour savoir exactement ce qui avait provoqué un tel tollé.
    Mais je ne suis pas plus étonnée que ça que l’autre côté de l’Atlantique soit capable d’accoucher d’une telle nullité : alors que ce pays bat tous les records en terme de pudibonderie, il faut bien que la pression ressorte quelque part. Ce qui est le plus aberrant étant qu’il ne s’agit pas du tout de « vrai » SM, plutôt d’une version édulcorée, mais qui atteint des niveaux de reniement de l’esprit intelligent humain aux oubliettes. Ce qui me prouve que l’intelligence et le pognon, ça ne va pas ensemble.
    Bien évidemment, je suis d’accord, ce n’est sûrement pas de la littérature, ni même du roman de gare, c’est du commercial pur et dur dans la lignée étasunienne. Puisque la relation amoureuse « classique » a été revue à toutes les sauces (Bit Lit, Fantasy, Travel Time, etc, etc), il fallait bien trouver autre chose pour relancer la banale histoire d’amour qui, il faut bien le reconnaître (malgré les nouveaux auteurs qui naissent ici et là) ressasse toujours les mêmes schémas. Alors E.L. James a fait preuve d’un coup de génie : agrémenter son récit de tout un pan BDSM pour inventer un genre inédit.
    Je suis quant même au regret de l’annoncer, mais le couple avec une des deux parties qui est traitée comme un paillasson, ce n’est pas nouveau, mais ce qui est délectable, c’est la manière dont ce salmigondis peut-être disséqué, comme ici !
    J’adoooore relire FSOG à la mode Odieux Connard, c’est une lecture indispensable à ma santé morale, ma friandise qui me fait me bidonner comme une folle. Alors oui, heureusement que ces livres existent, pour qu’ils soient ainsi décortiqués, c’est ma ration incontournable de rire, à chaque fois que je parcours ces écrits.
    Encore merci pour ces moments de bien-être !

  38. Pingback: L’ire ensemble – Grey – Épisode 5 | Le blog d'un odieux connard·

  39. C’est un témoignage que je vais dire à chacun d’entendre. J’ai été mariée quatre 4years et sur la cinquième année de mon mariage, une autre femme a eu un charme pour prendre mon amant loin de moi et mon mari m’a laissé et les gamins et nous avons souffert pendant 2years jusqu’à ce que je rencontre un poste où ce grand Prophect Le succès a aidé quelqu’un et j’ai décidé de lui donner un essai pour m’aider à ramener mon amant à la maison et croyez-moi je viens d’envoyer ma photo à elle et celle de mon mari et après 48 heures comme elle m’a dit, j’ai vu une voiture a conduit Dans la maison et voici, c’était mon mari et il est venu à moi et les enfants et c’est pourquoi je suis heureux de faire de chacun d’entre vous dans semblable à rencontré avec ce succès grand prophète et avoir votre amant de retour à votre auto. Son email: PROPHECTSUCCESS@YAHOO.COM

  40. Merci Monsieur Connard, c’était sympa…
    Et les citations du contrat, entre autres, me rappellent pourquoi, et combien, j’avais eu du mal à venir à bout de 50 nuances de Grey, premier du nom. Je n’ai, Allah soit loué, jamais eu besoin de lire les tomes suivants, sinon j’aurais probablement renoncé à mon âme éternelle pour aller me pendre dans la grange la plus proche…

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