Hunger Games : Révoltant – Deuxième partie

La série Hunger Games s’achève.

Je sais, c’est dur. Séchez ces larmes, soyez forts, et prenez une grande inspiration ; car tant pour la nostalgie d’en revivre ses plus beaux moments que vous remettre dans le bain, je me permets, comme toujours, de vous faire le résumé des épisodes précédents. Vous êtes prêts ? Vos neurones sont en sommeil ?

Alors en route.

Hunger Games I : Dans le futur, les Ch’tits à Miami ont rencontré Koh-Lanta et ont eu un enfant : les Hunger Games. Le concept est donc de réunir des gosses débiles au même endroit en les laissant s’entretuer. Si cela ressemble aussi au pitch d’une voiture SNCF, c’est pourtant le jeu favori de Panem, une dictature futuriste dirigée par le maléfique Président Snow. Ces jeux servent à pacifier la population en… je ne sais pas ? En l’énervant très fort ? Allez savoir. Bref : un jour, Katniss, une jeune fille d’une région nommée District 12 y est envoyée. Accompagnée d’un garçon, Peeta l’homme-kebab, elle triomphe de tous les dangers, roule un ou deux patins en passant, et à force de jouer les amants maudits avec l’être mi-homme mi-petit pain, tous deux parviennent à pourrir le jeu, à obtenir le soutien du public, et gagnent donc le grand prix, à savoir un séjour pour deux à Melun. Le Président Snow est un peu bougon, car en brisant la règle du « Il ne doit en rester qu’un« , pourtant héritée de Christophe Lambert, les deux adolescents ont fait un gros doigt au système. Est-ce que cela va provoquer une rébellion ? Holala, ce suspens !

Pour rappel, le spoiler est là.

Hunger Hames II – l’embrasement : Le Président Snow, qui ne voulait plus entendre parler de Katniss, devenue une icône du peuple qui en a marre d’envoyer ses enfants mourir dans des jeux à la con, décide que alleeeez, si on la remettait dans les Hunger Games, comme le lui souffle son conseiller Bob ? Ça a l’air drôlement intelligent, faisons-le ! Katniss manque donc de se faire broyer, gazer, brûler, noyer, avant qu’à la fin, Bob qui tentait de la tuer depuis le début et ne manquait son coup que de justesse à chaque fois, et principalement par hasard, ne dise que reviens gamine, c’était pour rire ! En fait, je suis gentil : je suis là pour te faire t’échapper des Hunger Games ! Ce qu’il fait, avant d’emmener Katniss  à l’abri dans la base secrète des rebelles anti-Snow, qui se cachent dans les ruines du District 13. Merci Bob pour cette évasion ! Mais au fait, qui est le con qui avait proposé de remettre Katniss dans les Hunger Games au début du film, dis-moi ?

Pour les intéressés, le spoiler est ici.

Hunger Games III – La Révolte – Première partie : Présidente, la chef des rebelles du District 13, propose à Katniss de tourner des clips de propagande aidée de Bob. En postant le tout sur la chaîne Youtube de Katniss, #EnjoyFeignasse, ils espèrent soulever Panem contre Snow, un District après l’autre. Aidés par un scénario poussif et des personnages qui se bavent dessus quand il faut réfléchir, ils y parviennent tant bien que mal quand bien même certains districts subissent des représailles avant de découvrir que le Capitole, qui a capturé Peeta, l’utilise pour leurs clips de propagande à eux, postés sur la chaîne de Peeta, #SoSamouraï. Pour éviter que le Capitole ne leur pique leurs abonnés, les rebelles envoient un commando libérer Peeta. Hélas, ils lui ont lavé le cerveau (ça a dû aller vite) et Peeta à son retour tente de tuer Katniss ! Il est donc attaché à un lit d’hôpital et condamné à ne pas avoir la télé dans sa chambre pendant que Katniss se remet.

Et à toutes fins utiles, le spoiler est par là.

Comme tout cela est fascinant ! Est-ce que le dernier volet est aussi fameux que ses prédécesseurs ? Spoilons, mes bons !

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L’affiche : « Rien ne vous a préparé à ce dénouement ». Quand l’affiche ressemble à un message Facebook type « Vous allez être surpris » « Ce papa ne s’attendait sûrement pas à ça » ou « 10 révolutions qui vont vous étonner », tout est dit.

Notre film s’ouvre sur la clarté d’une chambre d’hôpital, et plus exactement celle de Katniss Everdeen, hospitalisée au sein de la base secrète du District 13 depuis que son ami Peeta, reprogrammé par le Capitole, a tenté de la stranguler pour qu’elle arrête ses répliques navrantes. Et le bougre a presque réussi, puisqu’un médecin qui examine la bougresse constate que ses cordes vocales sont endommagées. Elle effectue donc quelques exercices vocaux basiques, comme par exemple chanter l’intégrale de Luciano Pavarotti, avant de se tourner vers Bob, qui assiste à la scène. Souvenez-vous, Bob, le spécialiste de la propagande locale. Raaah, à quoi ça sert que je fasse des résumés si vous ne les lisez pas, bande de fourbes ?

Bref. Katniss, avec sa voix de routière à trois paquets de gauloises par jour, demande à Bob ce qu’il en est de Peeta.

« Il… va… bien ?
– Le Capitole lui a lavé le cerveau. Il y a du travail, mais nos médecins progressent. Il est déjà plus calme. 
– Je… peux… le… voir ?
– Non. Il n’est pas prêt. Nous devons d’abord voir comment il réagit en présence d’éléments familiers. Nous allons commencer avec une grosse feuille de salade.« 

Et Katniss est donc emmenée jusqu’à une salle d’observation d’où elle peut observer Peeta, attaché sur son lit d’hôpital, alors que l’on fait rentrer une grosse feuille de salade. Peeta réagit bien, y compris lorsqu’ensuite, on fait rentrer de l’oignon, puis de la harissa. Enfin, on tente d’aller un niveau au-dessus : on fait rentrer Primrose, la sœur de Katniss. Peeta est donc quelque peu surpris.

« Mais ? Prim ? Tu n’es pas…
– Morte ? Non.
– Non, j’allais dire : tu n’es pas une feuille de salade, mais ça marche aussi. Désolé, je me rétablis doucement, et puis niveau charisme, c’est un peu pareil. Mais c’est vrai, ça, tu n’es pas morte ? Le District 12 n’a pas été bombardé ?
– Si. Mais j’ai pu me cacher ici, au sein du District 13, d’où nous poursuivons la lutte contre le Capitole.
– Attends… et ma famille ? Elle a survécu aussi ?
– …
– Prim…
– La boulangerie de tes parents a été bombardée, Peeta.
– Mais… mes parents…
– Ah ben, hé, ils se sont ramassés une bombe de deux tonnes sur le coin de la gueule, on n’en a même pas retrouvé assez pour faire un sandwich, alors si tu veux bien, oui, ils sont m…
– OUAIS BEN J’AI COMPRIS MERCI. De toute manière, tout ça, c’est la faute de Katniss.
– Pardon ?
– Je le sais ! Elle a déclenché cette guerre ! C’est sa faute ! C’est le Capitole qui l’a programmée pour faire ça, pour nous détruire ! JE LA HAIIIIS ! JE SUIS COLEEEEERE ! »

Et Peeta devient tout excité, obligeant Primrose à sortir, pendant que l’on injecte de la mie à Peeta pour l’adoucir un peu. Katniss, elle, est dépitée. Alors c’est ce que croit Peeta ? C’est terrible ! Bon, ce qui est encore plus terrible, c’est que Peeta pense que Katniss est du côté du Capitole, alors que le Capitole l’a reprogrammé lui pour penser du bien, justement, du Capitole, c’est donc très con, mais on va dire que personne n’a pensé à regarder le film précédent avant d’en tourner la suite.

Peeta étant un peu inutile, le scénario avance donc, et probablement en accéléré puisque pif pouf, en une scène, Katniss perd ses marques sur le cou et retrouve toute sa voix. Ce qui lui permet d’honorer un rendez-vous en salle de réunion avec Bob et Présidente, qui pour rappel, est la Présidente du District 13 et la chef de la Résistance.

« Bonjour Katniss. Comment ça va ?
– Bien, grâce aux pouvoirs de guérison magique de ce film. 
– Parfait, tu es un peu la Wolverine de cette base. Accessoirement, ma petite Katniss, il nous faut continuer notre combat.
– Ça tombe bien, j’aimerais me rendre utile. Envoyez-moi là où l’on se bat. Vous savez que je peux chauffer les soldats. 
– Dit comme ça, ça fait un peu amie des matelots, m’enfin bon. Et puis tu es trop précieuse pour ça.
– Vous savez ce dont je suis capable. 
– Hmmmouiiii, maintenant, tu sonnes plus merdeuse arrogante qu’autre chose. C’est un don chez toi de toujours sonner mal ?
– M’en fous. Envoyez-moi sur le front.
– Soit. En ce moment, la bataille fait rage dans le District 2. Si nous le prenons, il nous ouvre les portes du Capitole. Va, et… heu… chauffe les troupes ?
– Faisons comme ça. »

Et Bob d’approuver :

« Oui, ça nous donnera l’occasion de faire d’autres propaclips. »

Woputain, je n’étais pas prêt. J’avais oublié le terme « propaclips ». Bon. J’ai arraché mon moelleux accoudoir de cinéma, comme ça, pris par surprise, mais je vous propose d’oublier ce terme qui ressemble plus à une descente d’organe qu’à un outil de communication, et revenons à Katniss.

Zip la fermeture éclair, clac la boucle de ceinturon, et hop, notre héroïne s’en va d’un bon pas prendre l’un des hovercrafts du District 13, direction le District 2.

En chemin, elle est bien évidemment torturée par l’image du pauvre Peeta, tout fou et attaché à son lit, mais voit quelqu’un venir s’asseoir près d’elle : Gale. Son petit ami officiel. Il fait sa tête de bellâtre lui-même torturé, tout en expliquant qu’il sait qu’elle aime Peeta, et que bon, il faut qu’il arrête d’être jaloux, qu’un jour, elle fera son choix, qu’elle vivra heureuse, que son bonheur fera le bonheur de ceux qui l’aiment, qu’il n’y a donc aucun problème même si Gale a un peu une bûche dans le slip à force d’attendre.

Si l’on s’en fout un peu, ce qui est plus intéressant, c’est quand Gale va retrouver Electro (ingénieur et ancien candidat aux Hunger Games, désormais en fauteuil roulant) dans un coin de l’hovercraft pour discuter plans de batailles. L’un de ceux-ci consiste à larguer des bombes sur une zone, puis à attendre l’arrivée des médecins & co… pour faire exploser une seconde bombe à ce moment là et maximiser les pertes civiles. Ce que l’on appelle en langage technique « Une belle technique de pupute« . Katniss, toi qui te révolte toutes les deux minutes, un avis ?

Non. À la place, Katniss se contente de froncer un peu les sourcils et de marmonner que c’est moyennement cool (la vache, grosse rebellitude les enfants), puis va préparer son arc, car on va débarquer dans le District 2.

Et en effet : l’engin se pose sur une place au milieu de la ville dévastée, et Katniss est accueillie au bas de l’appareil par les rebelles en pleine baston dans le district, qui l’emmènent jusqu’à leur QG où les attend leur chef, que nous appellerons Brienne en hommage à tous ces acteurs de Game of Thrones qui tentent de percer au cinéma en ce moment. Brienne explique promptement la situation.

« Salut les jeunes. Bon, voyez-vous, ici, c’est un peu la merde. L’ennemi dispose d’une super base souterraine que nous appelons « La Noix », probablement une sorte d’hommage à Tic et Tac, et hier encore, on a tenté un assaut dessus et on s’est fait meuler. Or, tant que cette place-forte demeure, impossible d’accéder au Capitole. Nos pertes sont lourdes, et les armes encore nombreuses à l’intérieur. Si quelqu’un a une idée… Katniss ?
– Non, les idées, c’est pas trop mon truc.
– Micheline, la chef des troupes d’assaut ?
– Non plus. On en a pris plein la margoulette hier, je suis un peu fatiguée.
– Présidente, qui participe à la réunion par Skype ?
– Non, mais je vous ai envoyé Katniss, notre Geai Moqueur. Et je suis sûr que causer de nos plans sur Skype ne présente aucun risque.
– Bon…
– Moi, j’ai une idée !
– Gale ? 
– Et siiiii plutôt que de prendre la base d’assaut… on l’assiégeait ? Elle est en montagne, c’est ça ? Alors si on bouchait les issues avec des avalanches ?
– Toutes sauf une pour que les civils à l’intérieur puissent sortir… hmmm, c’est rusé ! Je dis oui ! »

Et le plan est donc arrêté : les hovercrafts iront bombarder la montagne à des points stratégiques pour déclencher des avalanches et hop (c’est bête qu’ils n’y aient pas pensé avant ; heureusement qu’un ado passait par là). Le soir-même, l’affaire démarre, et depuis la ville en ruines au pied de la montagne, Katniss ose à peine regarder les bombardements parce que mon dieuuuuu cette technique consistant à attaquer la forteresse sans tuer personne tout en laissant une issue pour ceux qui veulent se rendre, c’est tellement monstrueuuuux !

Hmmm. Rappelle-moi ta réaction tiédasse plus tôt au sujet des explosions à rebours pour tuer des médecins venus aider des blessés ?

Voilà. Merci.

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Katniss, la seule personne qui marmonne « Mon Dieu c’est affreux » quand surtout, on ne tue personne.

Lorsque l’affaire se termine, Katniss est invitée à rejoindre les troupes rebelles qui assiègent le seul accès encore ouvert à la forteresse : une voie de chemin de fer. Elle doit y tourner un clip de propagande (ne me faites pas répéter l’autre horrible mot), lorsque soudain, du bruit provient du tunnel : un train est en train d’en sortir, fort lentement ! Et il est bardé de civils venus se rendre ! Promptement, les rebelles se mettent en position autour du convoi qui s’arrête, et désarment les civils qui… comment ça ? Les civils sont venus se rendre l’arme à la main ? Je… mais ? Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Des civils armés ? Il n’y a que moi que ça choque ?

Toujours est-il que les civils descendent, mais que l’un d’entre eux refuse de lâcher son pistolet. Ce qui énerve très fort les rebelles, et finit par provoquer un premier coup de feu de la part de ceux-ci.

« Naaaaooooon ! » hurle Katniss en se jetant sur le pauvre civil qui a reçu le tir en question. « Il voulait juste se promener avec un pistolet, il ne faisait rien de m…« 

« Ne bouge plus, truie des bois. » s’exclame soudain le civil en se relevant pour coller le canon de son arme sur la tronche de Katniss. « Donne moi une seule raison de ne pas te tuer !« 

« Tu es entouré par 250 hommes armés, qui là, se contentent de regarder en bavant parce que la réalisation les a oubliés, mais si tu me tues, tu es mort ? »
« Si tu me tues, à mon avis, il vont aussi tirer dans les autres civils en représailles ? »
« Je fais partie de ceux qui ont insisté pour ce tunnel d’évacuation ? »
« J’ai joué dans X-Men, si tu veux, je te présente Magneto ? »

Mais non : à la place, Katniss se lance dans un discours digne de figurer sur une image Facebook au-dessous d’un message « like et partage« . En substance, elle lui dit que nous sommes tous des amis, que c’est super, que tout ça, c’est la faute du méchant Président Snow au Capitole, et que c’est lui qu’il faut meuler. Et que l’important dans la vie, c’est l’amour et l’amitié.

Tout le monde verse donc de grosses larmes, les jambes tremblantes pendant que l’équipe de tournage de propagande des rebelles retransmet ce moment magique en direct en commentant le tout avec des mots comme « émotion », « générosité », « authentique », sincérité » et autres termes issus du vocabulaire mongoloïde du PAF.

Sauf que soudain, ailleurs dans la foule des civils, l’un d’entre eux bondit, sort une arme, et colle un gros cachou dans la mère Katniss, ce qui lui fait moyennement du bien. Elle s’effondre en marmonnant « Mouleshot :(« , peu avant que les rebelles ne fusillent le vilain sur place.

Katniss est-elle morte ?

Hé bien, bondissons du côté du Capitole, où nous retrouvons le Président Snow à table avec ses plus proches conseillers qui portent un toast en voyant les images de Katniss recevant son pruneau.

« Un toast ! 
– Ouiiiii !
– Et d’ailleurs, un toast à quoi, général Toupourix ?
– Hmmm… à… heu… à la mort de Katniss ? J’ai pas révisé, c’est pas juste !
– Non. Tant que les rebelles ne s’en servent pas de propagande, elle n’est pas morte. »

Oui. Ou alors elle vient de mourir il y a exactement 6 secondes, ce qui laisse peu de marge d’exploitation, non ? Et si j’ai mal compris et que c’était du direct, d’où les rebelles auraient-ils diffusé eux-même (vu que ce sont les images de leur équipe de propagande) le moment où leur héroïne meurt ? Non, c’est juste très con, Président Snow.

« Pour la peine général Toupourix, et puisque vous êtes incapable de stopper les rebelles… allez donc mourir. J’ai empoisonné votre champomy.
– Rho non ! Rheu ! Keuh ! Reuh ! Kof kof… raaah… couic. Ayé, je suis mort.
– Bien. Je portais un toast à une ère nouvelle qui va s’ouvrir. Et à la fin des rebelles. Car nous allons leur ouvrir les portes du Capitole… laissons-les venir. Quoiqu’il arrive, ils seront là dans quelques jours. Interdisons-leur simplement l’espace aérien en rassemblant nos défenses. Et laissons les rebelles au sol dans une ville déserte… REMPLIE DE PIÈGES, HOHOHO ! Dites à nos concepteurs de pièges des Hunger Games de remplir la ville de pièges et de caméras ! Le monde verra la marche glorieuse des rebelles… devenir la marche de leurs souffrances et de leur fin ! »

Quel gros méchant, alors. Et quel bon gros plan tout pourri. Sinon, détail : pour la ville déserte, tu fais comment ? Si les rebelles tiennent tout, sauf le Capitole ? Tu transformes les civils en papillons ? Tu les caches dans ta ville-secrète-sous-la-ville-ah-tiens-oui-c’est-pratique-en-fait ?

Mais là encore : le film oublie ce léger détail, que représente quelques millions de personnes. Appelons ça « Le syndrome Avengers« .

Et retournons du côté des rebelles, pour voir comment ça va. Et plus précisément… dans une chambre d’hôpital.

Où se réveille Katniss.

Puisque non, la bougresse n’est pas morte (je sais, c’est fou). En fait, son réveil est même un peu brutal, puisqu’une ancienne candidate des Hunger Games qui traînait par là, qui tout comme Peeta, fut otage du Capitole, et que nous appellerons Germaine, est venue lui débrancher sa perfusion de morphine pour se droguer avec. Et aussi, expliquer à Katniss qu’elle la hait, qu’elle est jalouse d’elle. Et non, il n’y a aucun garde. Ce n’est jamais que Katniss, le Geai Moqueur, le symbole de la rébellion. Surtout, laissons entrer des gens ayant vécu les mêmes choses que Peeta, et donc du genre à tuer Katniss, dans sa chambre à jouer avec ses perfusions tout en lui expliquant qu’ils lui vouent une haine sans borne. C’est bien normal.

Ça va l’équipe du film ? Vous nous dites si on vous fait chier, hein ?

En tout cas, dans la conversation durant laquelle la bougresse explique Katniss a trop d’la chance d’être l’héroïne locale, nous apprenons que la balle qui a touché Katniss lui a brisé plusieurs côtes et endommagé un poumon. Retenez bien ça. Elle a d’ailleurs ordre de rester au sein du District 13 et de ne plus s’exposer, parce que les pruneaux dans la margoulette, ce n’est pas recommandé par l’ordre des médecins.

L’occasion pour Katniss de rendre visite à Peeta dans sa chambre d’hôpital. Entretien qui tourne court, puisque Peeta, toujours attaché à son lit, lui hurle qu’elle est une mutante du Capitole, qu’il faut la tuer, puis insulte vertement sa mère en araméen. Quoi de plus normal ? Katniss, qui n’aime pas trop que l’on insulte sa mère, et encore moins en araméen, va donc voir s’il n’y a pas plus intéressant à faire ailleurs. Comme par exemple, participer à un mariage.

Puisqu’en effet, aucun rapport avec la choucroute, Finnick, l’un des héros des Hunger Games, a décidé de se marier. Voilà, hop, ça atterrit au milieu du film, comme ça. Mais vous avez une intrigue en fait où vous mettez juste des scènes bout à bout ? Qu’importe, car il y a une grande cérémonie, à laquelle tout le monde assiste, suivie de danses endiablées. Auxquelles participe… Katniss ?! Mais attendez, elle avait les côtes et le poumon en vrac juste avant ! Hé bien, hop ! Katniss et ses mystérieux pouvoirs de régénération vont mieux, merci, c’est parti pour faire la chenille, et pas simplement la version où tu rampes par terre de douleur !

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Se marier en plein milieu d’une guerre dans un film américain… cet appeau à balles dans la tête !

Et d’ailleurs, pendant qu’elle fait la chenille (c’est un mariage, nom d’une pipe, vous vous attendiez à quoi ?), elle pense très fort au bonheur de tous ces gens : pour les sauver… pour arrêter la guerre… elle ne voit qu’une seule solution : tuer le Président Snow (dans un épisode de Danger Five, passe encore, mais là, bon). Aussi, durant la fête, elle partage son idée avec Germaine, qui passait par là. Et Germaine de lui annoncer que si elle veut braver les ordres et aller tuer Snow, un hovercraft de ravitaillement va partir vers le front le soir-même pour apporter le matériel indispensable aux premières lignes. Katniss empaquette donc quelques affaires, puis furtivement, se glisse dans l’appareil au milieu des rations de combat, des munitions, et bien sûr, des piles géantes de magazines pornos.

Ainsi dissimulée, Katniss se laisse transporter jusqu’à la zone des combats, à savoir le Capitole, qui a effectivement été atteint par les rebelles, mais à sa descente de l’appareil, elle note qu’elle a peut-être oublié un léger détail : c’est la superstar médiatique de la Résistance. Du coup, c’est un peu comme Kendji Girac qui tenterait d’infiltrer un collège: c’est l’émeute. Katniss est aussitôt reconnue, toutes les caméras de la base se tournent vers elle et la foule qui l’entoure, et à distance, Présidente peut donc constater que Katniss a encore désobéi, sacrebleu de saperlotte.

« Bon, mon petit Bob, voilà le plan : quoiqu’il arrive, on dira que c’était notre plan, qu’elle a suivi nos ordres, faudrait pas que l’on s’imagine qu’elle pense par elle-même, non plus.« 

Ne t’inquiète pas Présidente : cela fait trois films que personne ne suppose qu’elle pense tout court.

Katniss retrouve sur place Gale (qui était à environ deux mètres de son point d’atterrissage, quel heureux hasard), et bientôt, puisque Présidente ne s’y oppose pas, voire prétend que ce sont ses ordres, Katniss obtient l’autorisation de quitter ce poste avancé pour rentrer dans le Capitole. Sauf que voilà : pour ce faire, on lui assigne une escouade chargée de la protéger. Et on a tôt fait de lui présenter, à savoir qu’elle est étonnamment constituée de :

  • Commandant Jean-Jacques
  • Lieutenant Jean-Jacques
  • Caporal Roudoudou
  • Jean-Jacques
  • Jean-Jacques
  • Jean-Jacques
  • Finnick-je-viens-de-me-marier-ma-femme-m’attend-au-pays-regarde-c’est-sa-photo
  • Jean-Jacques
  • Jean-Jacques
  • L’équipe de tournage de propagande

Auxquels s’adjoignent donc Katniss et Gale. Palsembleu, je me demande bien qui va mourir ou non ! En tout cas, le Commandant Jean-Jacques a tôt fait d’expliquer comment les choses vont se passer.

« Bonjour les amis, je suis le commandant Jean-Jacques. Pour rappel, notre unité est très, très précieuse. Nous rentrerons donc dans le Capitole, mais uniquement bien à l’arrière des lignes, pour tourner des vidéos de propagande. Si l’ennemi sera loin, les pièges, eux, seront de la partie. Plein. Partout. Le danger sera donc bien réel.
– Excusez-moi ?
– Caporal Roudoudou ?
– Si on est en arrière des lignes, comment est-il possible que tout soit encore bourré de pièges ? Notre armée a avancé en se téléportant ? On n’a aucune unité de déminage qui bosse derrière par exemple pour que des trucs comme la logistique suive ? Vous savez, ce bidule vaguement important en cas de guerre.
– Hem. Heum heum. Hmmm… écoutez, ce sont sûrement des pièges résiduels qui…
– Non mais moi je veux bien, hein. Mais on est là pour tourner des vidéos de propagande, c’est ça ?
– Tout à fait caporal.
– Ben alors pourquoi on ne le fait pas dans un quartier déjà déminé ? Non parce qu’il n’y a rien qui ressemble plus à un immeuble en ruines qu’un autre immeuble en ruines. Donc si c’est juste pour se balader dans le Capitole bombardé et faire des clips, on peut le faire dans un secteur sécurisé, non ?
– Bon, écoutez caporal, vous commencez à faire chier avec votre logique là. Vous savez quoi ? Je vais plutôt vous parler du Hollow. 
– Le ?
– Le Hollow. C’est une espèce de paire de jumelles de haute-technologie qui permet de détecter tous les pièges.
– Ah ben c’est d’autant plus con : les équipes de déminage que le film a oublié auraient pu trouver ça vaguement utile. 
– VOTRE GUEULE CAPORAL. 
– Bon, bon.
– Bref, qu’est-ce que je disais ? Ah oui, le Hollow détecte tous les pièges. Et ne me demandez pas comment Caporal ! Et en plus, si on le pose et qu’on appuie sur ce bouton… pif pouf ! Cela fait apparaître un plan holographique géant de la ville avec l’emplacement de tous les pièges ! Sauf ceux posés récemment.
– Attendez, d’où vous sortez ces plans ?! 
– Caporal, chut !
– Non, non ! Je veux savoir ! En supposant qu’il y a une taupe qui vous les a filés, elle ne peut pas aussi vous le mettre à jour ? Et puis d’où on voit que tous les pièges sont encore en place ? Encore une fois : par où nos troupes sont-elles passées ? Et puis d’abord, pourquoi dans ce cas on n’ouvre pas un chemin à l’artiller… »

BLAM BLAM fait le pistolet du commandant Jean-Jacques lorsqu’il abat le caporal Roudoudou qui posait bien trop de questions et le remplace par le caporal Jean-Jacques, bien plus conciliant. La petite troupe s’équipe donc en fusils divers, sauf Gale qui est toujours à l’arbalète, Katniss à l’arc, et mieux encore, Finnick à la massue. Si. Ah non mais en cas de bataille rangée, ça va être super pratique les gars. Mitrailleuse contre massue, tu as toutes tes chances copain. Au passage, on les équipe d’une pilule de poison, et on leur explique qu’en cas de capture, l’ennemi ne doit pas savoir que les gentils ont le plan des pièges sur le Hollow : si on répète donc trois fois « C’est géniaaaal ! » avec l’accent d’une chroniqueuse de Canal + qui découvre une vidéo youtube, l’engin s’autodétruit (il a trop honte) et fait tout sauter sur 5 mètres.

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« Notre plan consiste à aller dans une zone dangereuse sans aucun motif avec du matériel qu’on n’a aucune raison d’avoir et qui serait plus utile ailleurs pour faire des choses qu’on pourrait faire n’importe où. Qui en est ? »

Cela fait, la petite équipe s’engage donc dans le Capitole, et commence à tourner ses clips au milieu des ruines, esquivant parfois un piège farceur, comme un lance-flammes, des cyber-Bogdanoff ou autre blagounette taquine. Puis lorsque la nuit vient, nos héros cherchent un peu de repos abrités dans les ruines désertes de la ville dont, rappelons-le, la population s’est temporairement téléportée hors du film pour ne pas gêner, ou simplement ne pas le subir. Je les envie un peu.

Sauf qu’alors qu’ils sont en train de se reposer, nos héros entendent un camion approcher : comment ? Qu’est-ce ? Un bref échange radio leur apprend qu’il s’agit de l’un des leurs… qui vient pour eux (heureusement que c’est à eux de demander, et pas qu’on leur annonce d’abord qu’ils vont recevoir de la visite amie, histoire d’éviter un bête tir entre petits camarades). Deux hommes en descendent sans un mot pour faire mystérieux alors que ce serait vachement plus simple de s’expliquer, et extraient de l’arrière… Peeta !

« Salut les copains. » annonce le célèbre petit pain à l’air éternellement triste.

« Mon dieu, c’est Présidente ! grommelle Katniss. Elle veut qu’il soit dans les clips avec nous pour montrer qu’il se bat pour notre camp !« . L’événement bouleverse un peu notre héroïne, et pour plus de sécurité, l’escouade décide de menotter Peeta, et de l’armer uniquement avec des armes vides durant les moments où il faudra tourner des clips. En tout cas, je ne sais pas vous, mais moi j’aime bien le concept du « Envoyons Peeta, conditionné pour buter Katniss, rejoindre son escouade dans une zone de guerre, je suis sûr que tout va bien se passer. » Tout va bien. Ce film est magique.

Après avoir gambadé dans les ruines et affronté de nouveaux pièges ridicules (qui tous, ne s’activent qu’une fois, sont signalés sur la carte du Hollow, et pourtant sont au milieu de zones dévastées par les combats… bon ben ils n’auraient pas dû s’activer au moment des combats du coup ? Et pas attendre les héros du film pépère ? Bon, écoutez, c’est nul, avançons.), l’équipe fait une halte pour la nuit. Le moment pour Peeta de causer un peu avec Katniss.

« Tu sais Katniss… ils m’ont retourné la tête avec leur bidule hallucinogène, au Capitole. Du coup, je ne me contrôle pas toujours. Et je ne sais plus ce qui est réel ou non.
– Ben demande-nous, nous sommes tes amis, tu dois croire au pouvoir de l’amitié.
– Merci Katniss. Bon alors… par exemple, ta couleur préférée… c’est le vert. Réel ou pas réel ?
– Réel. Toi c’est le orange. Mais pas le orange vif, le orange doux comme un coucher de soleil qui… »

C’est fascinant, continuez. Sinon juste comme ça Peeta : on t’a lavé le cerveau, on t’a menti sur ta famille, ton passé, ton histoire, mais toi, la première chose que tu veux vérifier, c’est si Katniss kiffe le vert ?

Peeta. Toujours à la hauteur depuis trois films. La même hauteur. Celle qui fait que quand tu cours dans la pelouse, le gazon te chatouille les aisselles.

Et je ne vous parle pas du reste des dialogues : ceux entre Katniss et Gale, m’ont fait jeter mon accoudoir sur l’écran (mais si, celui arraché à cause des propacl… bon sang, j’ai du sang dans la bouche rien qu’à prononcer ce mot). Non parce que Katniss veut toujours aller tuer Snow. Et Gale se propose d’accompagner. Mais pour arriver jusqu’à lui… il faut voler le Hollow au commandant Jean-Jacques ! Ce qui est très mignon : Katniss trouvait monstrueux d’assiéger une forteresse sans faire de morts plus tôt dans le film, par contre, abandonner son équipe sans plan au milieu du champ de mines géant qu’est le Capitole après leur avoir volé le seul plan, aucun souci. Ce… cette qualité d’écriture des personnages. J’en ai des étoiles dans les yeux. Des étoiles de ninja, hein. Pour que ça passe mieux.

Passons et attendons que l’aube se lève pour que reprenne l’errance de l’escouade dans les rues ravagées du Capitole. Car bientôt, l’équipe s’engage sur une petite place où là encore, au milieu des traces de combat, elle détecte un piège : deux mitrailleuses automatiques qui tirent dans tous les sens jusqu’à ne plus avoir de munition. Après s’être mis à couvert pour enclencher le piège, nos larrons font quelques pas… et le commandant Jean-Jacques se prend une mine, ce qui est ballot car le Hollow détecte donc tout SAUF les mines, dites-donc. C’est dommage pour un outil de déminage. Le commandant et un autre Jean-Jacques sont donc propulsés en l’air avant de lourdement retomber.

Tout le monde se rue donc sur le commandant et…

Heu… oui ? Et l’autre blessé ?

Hé ben la réalisation laisse l’acteur hurler et râler en fond sans que personne ne s’y intéresse. Voilà voilà. « Désolé Jean-Jacques, tu ne nous intéresses pas, tu peux crever ! Par contre, on est douze sur le commandant !« . D’ailleurs, qu’a-t-il à raconter, le commandant ?

« Katniss… je vais crever, je le sais.
– Mais non enfin !
– Katniss… ne me mentez pas… quelle est ma couleur de peau ?
– Hem je… vous êtes… plutôt… afro-américain ? 
– C’est bien ce que je vous disais : je vais crever.
– Bon du coup, là, oui.
– Katniss, ne vous fiez à personne… je sais ce que vous voulez faire en réalité… tuer Snow…
– Comment pouvez-vous savoir ?
– … bon heu… c’est pas la question… tenez, prenez le Hollow… il n’obéit qu’à une personne… attendez, je le reconfigure : Hollow, transfert de commandement. Destinataire : Katniss Everdeen. Allez-y Katniss, lisez cette phrase très simple sur l’écran pour que le Hollow apprenne à reconnaître votre voix.
– Ph’nglui mglw’nafh Cthulhu R’lyeh wgah’nagl fhtagn
– Impeccable. Le Hollow est à vous, ce qui arrange drôlement l’intrigue. Je peux mourir… raaaargh. »

Et c’en est fini du commandant. Mais alors que tout les gens remarquent que tiens, dis-donc, il y a Jean-Jacques qui agonise juste à côté, on pourrait peut-être l’aider, aussi ? Voici qu’un membre de l’escouade active un second piège : des portes géantes verrouillent tous les accès de la place (oui, les mecs ont discrètement installé des portes géantes, c’est follement crédible), et du haut de l’immense monument qui dominait l’endroit se met à s’écouler ce qui ressemble à…

« Du caca ! Courez !« 

Hé, ho, j’essaie de trouver un truc crédible, du genre redirection d’égout. Sinon il va falloir m’expliquer où les mecs ont trouvé environ 1 millions de litres d’une mystérieuse substance noire avant de tout stocker en haut d’un monument où il n’y avait que 15 mètres cube d’espace disponible. Alors du caca ce sera, et puis comme ça, on restera dans le thème du film.

Tout le monde court donc, talonné par la méphitique marée, y compris la personne qui a ramassé le Jean-Jacques blessé et qui de plan en plan, parvient à rester au même niveau que les autres qui filent librement. Il fait sûrement des flammes bleues façon Mariokart quand personne ne regarde pour accélérer. Double Dash, les enfants, mais je m’égare, car figurez-vous que la situation empire encore… car Peeta, enivré par les odeurs alentours qui lui rappellent l’écriture de son personnage, devient soudain tout fou et pris d’une crise, tente de défoncer le crâne de Katniss à coups de crosse, puisque son fusil n’a pas de munition. Un Jean-Jacques débarque pour aider Katniss, mais Peeta le repousse d’un geste, et l’envoie dans le caca, où le pauvre homme meurt instantanément dévoré par un étron mangeur d’hommes. Finnick arrive en renfort, maîtrise Peeta, et tout ce petit monde s’engage dans un immeuble voisin pour s’abriter dans les étages (où ils savent exactement à quel étage stopper leur course d’ailleurs, la marée d’étrons s’arrêtant à exactement un centimètre d’eux avant que le niveau ne redescende : quel talent).

Tout le monde souffle donc. « On l’a échappé belle…« 

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Au fait, vous vous souvenez quand Snow a dit « Interdisons-leur l’espace aérien ? » ; bon, déjà, on ne sait pas comment, mais en admettant : le Capitole et sa pétée d’hovercrafts du film précédent ne pourraient pas bombarder les couillons qui se promènent à découvert dans les rues ?

Alors oui, mais sinon, est-ce que l’un d’entre vous voudrait aborder le cas de Peeta qui vient de tenter de tuer Katniss, et surtout, a assassiné un de vos potes devant tout le monde ? Non ? D’accord. Hmmm, je ne me lasse pas de ce script, c’est fameux. Puisque désintéressé du cas Peeta, la troupe peut aborder une autre question : que faire à présent ? C’est le lieutenant Jean-Jacques qui aborde le sujet.

« Bon, voilà comment on va faire. Jean-Jacques blessé et Jean-Jacques valide, vous restez ici. La radio est morte et…
– Quand ? Puisque personne n’a été touché et qu’il n’y a pas eu de bousin électromagnétique ?
– Je… la radio s’est suicidée, voilà, et ça n’a rien à voir avec le fait que ça nous arrange bien de ne pas pouvoir appeler une évacuation à ce moment précis du film. Du coup, il nous faut continuer. Et dès que l’on aura rétabli la liaison, j’enverrai une équipe vous chercher, les deux Jean-Jacques que l’on va laisser derrière. Katniss ?
– Oui ?
– Passez-moi le Hollow.
– Touche à ton cul.
– Pardon ?
– Je disais : non, parce que le commandant me l’a donné à moi. Et je compte le garder, car… je vais l’utiliser pour aller assassiner Snow et terminer la guerre !
– Ce n’est pas la mission.
– Non mais si et heu… c’est heu… la… la Présidente qui me l’a dit. En secret. Dans l’oreille. L’autre jour. Voilà. »

Bizarrement, la lieutenante doute et brandit son arme pour ordonner qu’on lui donne le Hollow pour poursuivre la mission. Mais aussitôt, l’équipe de tournage de propagande intervient :

« Tout le monde se calme ! Katniss a raison ce… ce sont les ordres de la Présidente, elle nous l’a dit aussi heu… oui. Bon. Ça passe ?« 

Et ça passe : le lieutenant range son arme, et accepte donc de poursuivre la mission avec un nouvel objectif, à savoir, défoncer Snow en personne. La troupe bondit donc dehors et commence à courir lorsque soudain, des bruits de véhicule : c’est l’armée du Capitole qui arrive ! « Avec les pièges, ils savent que nous sommes ici ! Vite, cachons-nous ! J’espère que tout va rouler pour les deux Jean-Jacques derrière ! » et hop, tout le monde se cache dans un autre immeuble de la place alors que les troupes du Capitole arrivent.

Mais juste comme ça : le thème de toute cette séquence, ce n’était pas de se balader loin en arrière des lignes ? Comme on nous l’a longuement expliqué ? Du coup, que foutent les troupes du Capitole ici, avec véhicules et compagnie ? Elles n’ont pas vu qu’il y avait toute une armée de rebelles en chemin ?

Bouhouhou… rien ne tient… rien…

En tout cas, sur place, les méchants ont tôt fait de s’approcher du bâtiment que nos héros ont quitté peu avant. Et les deux Jean-Jacques dedans, visiblement peu enthousiastes à l’idée de se rendre, ouvrent le feu sur les méchants. Après un bref échanges de tirs, le Capitole décide de balancer une bonne grosse roquette dans le tas, et le bâtiment s’effondre : adieu, les Jean-Jacques.

Cachés dans leur immeuble voisin, nos héros sont tout tristes. Si on nous avait dit que les Jean-Jacques allaient mourir, alors… quand soudain, un téléviseur du coin qui était allumé (la ville est en ruines, mais le courant passe impeccablement, merci) se met à faire de la musique pour annoncer un message important du Capitole. Apparaît alors sur l’écran César, animateur des Hunger Games (et visiblement seul présentateur de toutes les émissions du Capitole, qu’importe les sujets), qui annonce… que Katniss est morte ! Et preuve à l’appui, montre les images des caméras du Capitole autour du piège à caca. On y voit en effet Katniss et ses copains courir se cacher dans un immeuble pour échapper à la marée gluante, puis les images des troupes du Capitole arrivant sur place et pétant le tout à la roquette. « Voilà, elle est morte, ça y est, vilaine Katniss. » explique César. Oui, César est sérieux. Et oui, le Capitole croit vraiment que Katniss est morte.

Vous voulez encore plus de ratés ? On commence par quoi ? Le fait que les mecs avaient des caméras partout mais ont visiblement oublié qu’ils avaient aussi les images de Katniss sortant du bâtiment ? Le fait que la Résistance ne s’inquiétait pas de progresser au milieu de caméras, justement ? Le fait que César présente une émission spéciale sur la mort supposée de Katniss environ 7 secondes après ledit événement ? Le fait que…

Non, franchement, arrêtons. Il y en a trop à dire tant c’est n’importe quoi.

S’ensuit une intervention du Président Snow lui-même, bien vite piratée pour laisser place à une intervention de Présidente, qui depuis le District 13, dit que c’est trop bête d’avoir perdu Katniss, mais qu’en sa mémoire, on fera tomber le Capitole. Rien de bien intéressant. Car quoiqu’il arrive, à partir de maintenant, la mission doit se poursuivre, mais plus dans les rues à découvert… hé ! Et siiii on passait par les souterrains du métro du Capitole ?

Mais… mais ?! Et personne n’y avait pensé ? Et ils ne sont même pas piégés ?! Que ! Je !  Gnnnn !

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Le métro du Capitole : un moyen de déplacement sûr et rapide. Même en cas de guerre. Il suffisait d’y penser. Cette image vous le prouve, c’est autoroute gratuite pour tout le monde. Sympa.

Boooon. On va dire que tout est normal. Nos héros progressent donc via les tunnels de métro du Capitole, puis, dérangés par les convois pleins de soldats qui passent (mais toujours au moment où ils ont un endroit pour se cacher), décident de passer par les égouts. Égouts qui sont très propres, il faut le savoir : pas un rat, pas une crotte qui flotte, on pourrait presque parler de jolie rivière souterraine. C’est sûr que Katniss aurait moins la clasosunette avec un vieux burritos à moitié-digéré collé sur la joue pendant qu’elle surnage au milieu des restes d’une soirée alcoolisée. Nos héros y font donc chemin, avant de marquer une pause pour la nuit. L’occasion pour Peeta d’aborder lui-même un sujet dont tout le monde a l’air de se foutre :

« Mais sinon, ça ne vous dérange vraiment pas que j’aie buté un de vos potes ?
– Non non, ça va, merci.
– … okay. Bon, qui est partant pour que je fasse encore un peu durer le film avec du rien, par exemple en pleurnichant ?
– Pas nous !
– Tant pis, je le fais quand même : aaaah je regrette tellement d’avoir tué votre ami Jean-Jacques. Et toi Katniss, d’avoir tenté de te tuer… je ne peux pas toujours me contrôler… je reprends lentement mes esprits, mais cette violence est encore forte… donnez-moi une pilule de poison, que je puisse en finir avec mon propre danger quand je le veux.
– Non ! Car nous savons que l’amitié est plus forte que tout !
– C’est beau Finnick je… je pleure…
– Allons Peeta, arrête, tu fais gonfler ta mie. »

Allégorie boulangère ou non, la mie de Peeta est belle et bien gonflée puisque Katniss en a marre : elle va patrouiller un peu dans le coin après avoir entendu un bruit bizarre. Et en effet, il y a bien un son mystérieux : des mutants du Capitole approchent, créatures conçues pour tuer les intrus ! Après 5 minutes infernales de lenteur et de rien pendant que nos héros progressent dans le noir, les mutants se téléportent entre deux scènes sans faire un seul bruit, et dévorent le lieutenant Jean-Jacques. Les fourbes ! S’ensuit une séquence de baston générale, où nos héros doivent fuir comme ils le peuvent. Les derniers Jean-Jacques qui les accompagnaient sont tués dans l’affaire, et lorsqu’un mutant tente de boulotter Katniss, elle est d’abord sauvée par Peeta (ho !), puis par Finnick. Finnick, qui resté en arrière à couvrir les autres pour qu’ils s’enfuient, se retrouve aux prises avec la horde mutante, qui décide de le manger (ils ont dû le confondre avec Peeta, je suppose).

Ce qui ne serait peut-être pas arrivé si Finnick avait pensé à s’armer d’autre chose qu’une massue. C’est vraiment trop bête.

Pour couvrir leur retraite et éviter d’inutiles souffrances à Finnick, Katniss décide d’agir : elle prend son plus gros accent de pintade et répète trois fois « C’est géniaaaal ! » juste au-dessus du Hollow avant de le lancer vers Finnick. Celui-ci voit donc son agonie abrégée par l’explosion qui s’ensuit, et tous les mutants se font disperser façon Europe-Ecologie (c’est le niveau supérieur du puzzle). Faisons donc le bilan :

  • Tous les Jean-Jacques sont morts (ça alors !)
  • Finnick-je-viens-de-me-marier-ma-femme-m’attend-au-pays-regarde-c’est-sa-photo est mort (on va de surprise en surprise)
  • Reste donc Katniss, Gale et Peeta (le triangle amoureux ! Je n’en puis plus de ces rebondissements !) et l’équipe de tournage.

Qui après une folle course-poursuite avec l’ennemi pour remonter jusqu’à la surface, parvient à aller se planquer chez une ancienne styliste des Hunger Games qui habite juste à côté de l’endroit d’où ils surgissent (ça tombe bien alors !) : Tigris. Ainsi appelée parce qu’elle est en permanence en plein cosplay de Tigrou. Ah non mais je ne rigole pas en plus : ce film est complètement absurde. Les Monthy Pythons eux-même n’auraient pas osé.

Toujours est-il que nos héros s’abritent dans la cave de la bougresse, où ils discutent de choses débiles (comme par exemple, de comment Katniss embrasse, mais si, c’est votre principal problème, dans l’immédiat, je vous comprends) et de la suite du plan (mais qui reste débile aussi, rassurons-nous) : l’équipe de tournage va rester là, Peeta aussi parce qu’il n’est pas encore sûr d’être assez fiable pour aller plus loin, et ce seront donc Gale et Katniss qui iront tabasser Snow. Katniss en profite pour révéler l’affreuse vérité : « En fait… il n’y a pas de mission confiée par Présidente. J’ai menti. C’est MA mission. » et ses amis de lui avouer « Oui… on le savait. On l’a senti.« 

Mais bordel, non ! NON ! Quand l’équipe de tournage a menti pour soutenir Katniss devant le lieutenant plus tôt en disant « Heuuu oui, heuuu il y a une mission de Présidente confiée à Katniss, oui, on confirme, on y était« , Katniss, espèce de vieux putois moribond, à quel moment tu n’as pas compris que eux aussi mentaient pour te couvrir puisque cette scène n’a pas existé ?! Tu es en train de nous faire une scène d’aveux sur un truc que tout le monde sait déjà ! Raaaaah mais ce fiiiiiilm !

Bon, attendez. Je vais ramasser mon accoudoir et le re-jeter sur l’écran. Voiiiilà.

Bref, quid de la mission pour aller tabasser Snow ? Encore faut-il atteindre le cœur du Capitole, le palais présidentiel, au centre de la ville… et affronter tous les pièges en chemin. Sur une carte du coin, nos larrons observent qu’il y a encore bien du chemin à parcourir, avec moult pièges, et le tout, sans le Hollow…

C’est à peu près à ce moment là que la télévision du coin s’allume pour une allocution du Président Snow.

« Salut les petits amis, c’est votre Président qui vous parle. C’était pour vous dire que j’ai désactivé tous les pièges sur le chemin de mon palais pour que les civils puissent venir s’y abriter. Et accessoirement, que pour faciliter l’intrigue de ce film, je venais en sus de téléporter ledit palais à 200 mètres de là où sont planqués nos héros contrairement à ce qu’indiquait le plan, ce qui n’est pas du tout n’importe quoi. Voilà. Des bisous, on s’retrouve au palais tout à l’heure, je fais préparer du chocolat chaud et des cookies. »

MAIS QUEEEEE DE COÏNCIDENCES DITES-DONC !

Reste à se déguiser en réfugiés pour intégrer le flot des civils et rejoindre le palais alors et…. hoooo mais ça tombe bien alors, on s’est cachés chez une styliste avec une boutique bourrée de fringues.

Non mais à ce niveau, ce ne sont plus des coïncidences, c’est un scénario écrit par le désormais légendaire Jawad.

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Résumons : Snow a téléporté son palais, retiré les pièges, fait réapparaître la population, oublié sa propre flotte d’aéronefs… non franchement, je le trouve limite pro-révolutionnaire.

Pitié, achevez ce film. Ou moi. Ou les deux. M’enfin faites quelque chose.

Une fois habilement déguisés en blogueuses modes, Gale et Katniss rejoignent donc le flot des réfugiés aux ridicules tenues flashy du Capitole, et font donc route vers le palais, qui n’est plus qu’à 200 mètres, le script l’ayant amené là par magie. Sauf que voilà : des gardes à l’entrée du palais vérifient le visage des gens, et certains fendent la foule pour ôter les capuches (ils ont les mêmes lois qu’en France sur le sujet ; le Capitole est vraiment vilain). Mais au moment où un garde va ôter celle de Katniss…

… oui, il y a un deus ex machina. Ça vous étonne encore, vous ?

C’est qu’une roquette explose à proximité : les rebelles attaquent ! Car oui : on aperçoit un groupe d’environ 300 rebelles surarmés, à 50 mètres, que personne n’avait remarqué ! N’est-ce pas fabuleux ? On dirait du théâtre contemporain, tant de n’importe quoi. La bataille commence donc, durant laquelle les hommes du Capitole se font tailler en pièces au beau milieu des civils qui courent en tous sens en hurlant. Gale et Katniss sont vite séparés, et Gale se fait capturer dans l’affaire, car visiblement, en pleine bataille, les troupes du Capitole sont surtout intéressées par arrêter des gens. Normal.

Mais les combats se calment brusquement lorsqu’un hovercraft du Capitole survole toute la colonne des réfugiés et largue… de petits colis parachutés. Comme durant les Hunger Games.

Les gens lèvent les mains pour s’en saisir, mais au moment où ils s’en emparent… les colis leur pètent au nez. Provoquant un certain nombre de pertes. Katniss se relève péniblement suite à ces explosions, choquée par cette vision d’un appareil du Capitole bombardant ses propres civils, puis aperçoit soudain des dizaines de médecins rebelles qui sortent de partout pour aider les blessés. Ah bon, parce que tous les médecins rebelles étaient en première ligne ? Les rebelles armés ne sont pas supposés arriver d’abord, ou au pire, en même temps ? Non : les médecins arrivent en premier. Ils couraient sûrement sans armes en avant de leurs copains. Toujours est-il que parmi eux, Katniss reconnaît une jeune infirmière : sa propre sœur Prim’ ! Penchée sur une blessée.

Le cerveau de Katniss se souvient alors d’un truc plus tôt dans le film : le principe de la double explosion. Une pour faire un carnage, l’autre pour tuer les médecins.

« Priiiiiiiiiim ! » hurle-telle donc à sa sœur.

Mais c’est trop tard : d’autres bombes explosent, transformant Prim en chaleur (mais pas en lumière, c’est un fait) sur le coup et envoyant voler Katniss, qui atterrit au sol, inconsciente, le torse intégralement en feu…

La bougresse peut donc se réveiller, mais oui, à l’hôpital !

« Bordel, trois fois dans le même film ! grogne-t-elle en apercevant sa mère qui s’occupe de sa poitrine brûlée (mais pas son visage, il est impeccable, ces bombes savent viser). Vous vous croyez dans John Carter ?
– Désolée, ma chérie. Et au passage, Prim est morte. Mais… la guerre est finie.
– Pardon ?
– Oui. Finie. Quand le bombardement sur les civils a eu lieu, les gardes eux-même ont refusé de défendre Snow. Ils ont rejoint les rebelles, et le palais est tombé. Voilà. C’est tout. »

Katniss est un peu choquée. Mais évidemment, malgré de graves brûlures sur les 2/3 de son corps, pif pouf, elle va mieux, merci, bonsoir, et est invitée pour des raisons qui m’échappent complètement à aller habiter… l’ancien palais de Snow. Ah non mais moi, je ne cherche plus, hein. Et c’est en se promenant sur place qu’elle découvre des gardes dans les jardins autour d’une serre. On lui apprend (puisqu’elle n’avait pas pensé à demander) qu’il s’agit de la prison de l’ancien président Snow, et Katniss y entre donc, pour aller rendre visite à son vieil ennemi. Qui est tout malade et crache du sang après des années à boire du poison pour s’y immuniser de son mieux (moi je pense surtout qu’il a essayé de prononcer « propacl… » grmbl… blllg… je reviens. Voilà, mes excuses).

Real

A ce stade, même la réalisation a laissé tomber. Ici, dans le jardin du palais, vu de dos, puis de face. D’un côté, c’est un hiver si rude que le paysage lui-même en est gris-bleu. De l’autre, il n’y a même pas assez de neige pour blanchir le toit du château. Intéressant.

« Tiens, bonsoir Katniss, c’est gentil de venir. Vous avez vu ? C’est ici que je jardine. Vous voulez une rose ? Une autre fleur ? De l’échalote ?
– Non, Snow. Je venais vous voir pourrir. Vous devriez avoir honte d’avoir bombardé ces civils.
– Hohoho ! Nous savons tous deux que je ne recule devant rien, fut-ce tuer des enfants, mais êtes-vous sérieuse ? J’étais sur le point de me rendre. Bombarder ces civils n’avait aucun intérêt pour moi. Par contre, ça a retourné mes derniers gardes contre moi, ils avaient leurs enfants, là, dehors… il ne vous est pas venu à l’idée que c’était le fait de votre Présidente ? Elle voulait en finir avec moi. Me faire passer pour le monstre. Et puis bon, si elle te tuait au passage… tu es bien naïve, petite Katniss ! »

Et Katniss s’en va, bouleversée par cette révélation, pleurnicher dans sa chambre du palais en découvrant qu’elle est vraiment entourée de gros bâtards, pour dire les choses simplement. Jusqu’à ce que Gale débarque dans sa chambre pour lui annoncer qu’elle est convoquée à une réunion au sommet sur ordre de Présidente.

« Tu n’es pas venu me voir avant ! déclare Katniss, un peu bougonne.
– Non mais c’est passquuue… tu vois… en fait… j’étais occupé à… »

Pendant que le bougre bredouille, Katniss fronce les sourcils. Très fort. Elle a une idée.

Arrête tout de suite, Katniss, tu sais très bien que tu te fais du mal !

« Gale… non ! Ne me dis pas que le bombardement des civils, la double explosion pour tuer les médecins… c’était ton idée ! Avoue, monstre !« 

Et le pauvre de re-bredouiller avant de battre en retraite en lâchant de petits pets.

Bon. Plusieurs choses. Katniss, juste quelques détails :

  • Gale était parmi les civils juste avant que les bombes ne tombent. Tu crois vraiment qu’il aurait encouragé l’idée de s’auto-bombarder ?
  • Au passage, si les Résistants voulaient faire le coup, pourquoi  auraient-ils envoyé LEURS médecins se faire défoncer ? Médecins dont la présence était, en plus, incohérente ?
  • Pourquoi Gale et pas l’un des 12 000 autres rebelles visiblement au courant de cette tactique ?

Katniss, c’est très con ce que tu racontes. Mais comme tu es l’héroïne… pouf, c’est vrai ! Katniss décide donc de rayer Gale de sa vie (ça aloooors !) parce qu’en fait, c’est un rascal. Cela fait, elle rejoint Présidente pour une réunion au sommet. Et quand je dis au sommet : y assistent Présidente, Katniss, Bob (okay), Electro, Peeta (pourquoi pas), Mitch le mentor de Katniss pour les Hunger Games (quel rapport avec la choucroute ?), Micheline la chef des troupes d’assaut du district 2 (Mais ?!) et Germaine, qui je le rappelle, est juste une accro à la morphine.

Ce dernier point explique bien des choses quant à la logique du film, mais quand même. Bon, on va supposer que Présidente a pris tout ce qui passait. Encore un peu et on y retrouvait un punk à chien, voire Jean-Vincent Placé.

C’est donc sans les chefs de District (vous vous souvenez de Brienne plus tôt dans le film, par exemple ? Hé bien eux, non, visiblement) que ce conseil se tient. Et Présidente ouvre les hostilités.

« Bonjour à tous. Je suis heureuse d’ouvrir cette session au sommet de l’état en vous annonçant que j’ai été désignée Présidente de Panem par interim.
– Par qui ?
– Le film ne le dit pas. Je suppose donc qu’il s’agit des Francs-Maçons, des Illuminatis ou de l’assemblée des joueurs de Magic.
– Et sinon, il va durer combien de temps, cet interim ?
– Hoo… nous verrons, mais nous ferons des élections, un jour… hohohoho…. hohoho ! HOHOHOHOHO !
– Vous êtes obligée de dire ça avec un air maléfique ?
– C’est pour ceux qui n’auraient pas suivi. Ce film est très subtil. Mais trêve de bavardages, car j’ai un sujet plus urgent pour vous : comme vous le savez, l’ancien président Snow a été condamné à mort.
– Par qui ?
– Je peux reparler des joueurs de Magic ?
– Okay, je vois. Bon, continuez.
– Oui, donc… il va mourir. Mais il faudrait aussi dans cette logique exécuter ses ministres. Leurs collaborateurs. Et un certain nombre de pacificateurs. Et les gens en voudront toujours plus… plus de sang… nous ne pouvons pas l’admettre.
– On pourrait les grâc…
– Et siiiiiii on faisait des Hunger Games avec les condamnés pour que tout le monde soit content ? »

Je ne plaisante pas. C’est la seule option que la Présidente voit. Faire exactement ce qui a foutu en l’air le précédent régime. Oui, c’est sa première décision.

« Oui mais c’est pour montrer que je suis méchante.
– Là ça montre surtout que ce film n’a aucun sens, mais pourquoi pas.
– En tout cas, pour prendre cette décision… je propose un vote. Et personne n’a le droit de s’abstenir. »

C’est de plus en plus intéressant.

En tout cas, je vous laisse deviner : Présidente, Germaine et Peeta votent pour (ils sont respectivement méchante, accro au crack et débile), trois autres loulous votent contre… et par un heureux hasard encore une fois, c’est donc Katniss qui peut faire pencher la balance, car Mitch, qui a autant de personnalité qu’une endive, annonce simplement qu’il votera comme elle. Katniss fronce donc une nouvelle fois les sourcils, ce qui n’est jamais bon signe, et annonce :

« Je vote pour. Et je veux tuer Snow. »

Ce sont deux sujets différents, mais comme Katniss n’a visiblement pas compris le concept, pour elle, il faut voter oui pour s’occuper de tuer Snow. Ça n’a aucun sens, mais encore une fois, comme c’est l’héroïne, tout le monde opine du chef. Présidente annonce donc que très bien : juste après l’exécution de Snow, elle annoncera l’ouverture de nouveau Hunger Games, histoire de bien montrer qu’elle est stupide et supplie les rebelles qui l’ont aidé à arrêter ça de venir lui péter la truffe.

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Présidente, et ses yeux toujours à demi-clos façon « Hmmm, je suis si mystérieuse ».

Une fabuleuse cérémonie est donc mise en place, durant laquelle Katniss, en grande tenue, est invitée à tuer Snow. Sauf que l’on comprend que la bougresse a un plan différent, puisqu’elle emporte sur elle… une pilule de poison. Diable ! Elle aurait enfin compris que se suicider abrégerait le film, ce qui serait très sympa pour nous ? Non : en réalité, après avoir défilé au milieu d’une foule immense, elle se rend devant un poteau auquel est attaché le Président Snow. Avec au-dessus de lui, Présidente qui regarde la scène.

Katniss se prépare donc à exécuter Snow, bande son arc, se fout la corde dans le nez (il y a « toucher la corde avec le nez » et « se foutre le pif dedans« , Katniss) et… tire sur Présidente ! Qu’elle tue sur le coup.

« Hoooo ! » fait la foule. Avant de faire « Yahaaaa ! » en profitant de la confusion pour venir lyncher Snow sur son poteau.

Katniss est donc arrêtée, puis jetée en prison. Elle devait tuer un dictateur, au final, sa petite affaire en a tué deux. Il n’y aura donc pas d’annonce pour de prochains Hunger Games. Katniss, qui visiblement, a décidé qu’elle ne voulait plus se suicider (maiiiiiis !), boude donc dans un coin de sa geôle jusqu’à ce que Mitch lui rende visite pour lui lire un message de l’ami Bob. Que je vous résume ainsi :

« Wesh Katniss,

Comment ça va ? Bien ou bien ? Tu sais, c’était rigolo quand tu as tué Présidente en direct sur toutes les télés du monde. Du coup… j’ai décidé que tu pouvais quitter le Capitole, comme ça, pépère, rentrer chez toi. Moi ? Je vais organiser des élections. On fera des affiches, des réunions publiques, on distribuera des tracts sur le marché qui finiront à 98% sur le trottoir… ça va être super ! Je suis déjà tout excité ! Bref, voilà, tu es libre, Katniss. Fais-toi oublier, je suis sûr qu’aucun journaliste ne voudra jamais parler à la fille qui a lancé la révolution, renversé Snow et tué la Présidente. 

Des bisous,

Bobounet »

Il n’en faut pas plus à Katniss pour aller empaqueter ses slips et rentrer chez elle, dans le district 12. Où elle retourne s’installer dans l’immense villa des vainqueurs qu’elle avait eu après les Hunger Games. Et en effet : aucun journaliste ne vient l’embêter. C’est… bon. On ne va rien dire, je crois que mieux vaut boucler, maintenant. Katniss fait donc des trucs comme contempler l’horizon l’air pensive, pioncer partout sauf dans son lit, et s’engueuler avec son chat, qui comme tous les chats, n’en a strictement rien à foutre tant qu’elle lui ouvre les boîtes de Miaoumix à 4 heures du mat’ quand il rentre de la soirée poker avec ses copains.

Mais un matin qu’elle se promène dans sa propriété en sifflotant, Katniss aperçoit quelque chose au milieu de son potager. Mais ? Qui donc est en train de s’en prendre à ses salades ?

« C’est moi, Peeta. Tu le sais, la salade, c’est un peu ma kryptonite. »

Après un bref échange de banalités, Katniss lui dit qu’elle est tellement heureuse de le revoir, et puis bon, cette maison, c’est la leur, puisqu’ils ont gagné les Hunger Games ensemble. Ils deviennent donc colocataires ! Ils vivent donc tranquillement et apprennent que Panem a une nouvelle présidente : Micheline la chef des troupes d’assaut du District 2. Fascinant, dites-moi. Toujours pas de nouvelles de sa chef Brienne ? Non ? Non. La vie s’écoule donc, jusqu’à ce qu’une nuit, Katniss, qui se dit que bon, on a assez attendu, et va donc se glisser… dans le lit de Peeta. Sur place, le bougre réagit à peine.

« Hmmm… s’que c’est ?
– C’est moi, Katniss.
– Hmgrmbl… voulais dormir, moi.
– Ouais ben hop, tiens, je me colle contre toi.
– Katniss ?
– Oui ?
– Tu m’aimes… réel ou pas réel ?
– Réel. »

Et sur cette superbe image, nous avons un fondu au noir avant que Peeta ne demande « Tes pieds sont froids : réel ou pas réel, bordel ?« 

Nous retrouvons nos héros bien des années plus tard, en plein pique-nique au milieu d’un superbe champ. Peeta est en train de jouer avec l’un de ses jeunes enfants, pendant que Katniss tient un nourrisson dans ses bras. Voilà, ils sont papa et maman. Le bébé pleure brièvement, avant que Katniss, au lieu de lui coller la tête dans une motte de terre (réflexe Hunger Games), ne se mette à le bercer en lui chuchotant quelques mots de sa sagesse maternelle :

« Tu as fait un cauchemar, bébé ? Moi aussi, je fais des cauchemars. Mais tu sais, je vis avec. Je vis pour que ce cauchemar n’arrive plus jamais. Et à chaque fois que j’ai peur de cauchemarder, j’énumère toutes les choses merveilleuses que ces dures années m’ont apportées. »

Elle jette un regard amoureux vers Peeta, qui joue joyeusement avec son bambin, et tout cela est si beau que cela donne envie d’éventrer des licornes en lisant des tweets de Nadine Morano.

« Vous aussi, mes enfants, vous êtes là grâce à tout cela… et vous en êtes les héritiers. Comme toi, bébé. Tu portes les noms de ceux qui ont compté dans ma vie. Peeta, bien évidemment. Et Dudule, pour regrouper sous une seule appellation tous les Jean-Jacques, Mitch, Bob, Finnick et autres personnages vides de charisme que j’ai croisés. Alors ce n’est pas grave si votre père est un kebab. Car vous porterez fièrement un nom qui a un sens. Un sens qui une fois connu, résume toute la beauté de ce monde.« 

Elle embrasse doucement son bambin sur le front, et alors qu’il ferme les yeux, ajoute plus bas:

« Car tu t’appelles Peeta-Dudule, et quand on l’apprend…« 

Et…

… FIN !

______________________________

 « C’est fini Diego, tu m’entends ? Fini ! » dis-je dans un grand geste comme pour mieux chasser les derniers souvenirs de cette sombre série. « Je suis libre ! Libre !« 

Diego produit un bruit de gorge qui laisse entendre qu’il ne partage pas ma joie. Je lève un sourcil à son attention, et ma joie s’éteint alors qu’il ose soutenir mon regard.

« C’est que, patron…
– Oui, fieffé margoulin ?
– C’est fini pour Hunger Games.
– N’est-ce pas merveilleux ? Une série de mauvais films de bouclée !
– Mais il reste Divergente.
– Ah ! J’avais presque oublié !
– Et Percy Jackson risque de se poursuivre.
– Mais ? Mais arrête !
Et puis Star Wars sort la semaine prochaine.
– Mais non ! Laissez-moi !
– D’ailleurs, Ridley Scott parle de la suite de Prometheus, et d’Alien et, il y a aussi 50 Shades of… »

Diego pousse un léger cri lorsqu’il reçoit le plateau à brandy dans le travers du nez ; il titube de quelques pas en arrière avant de reprendre ses esprits et d’apercevoir la fenêtre grande ouverte, le rideau claquant dans le vent de décembre. Du coin de l’oeil, il aperçoit ma sombre silhouette qui court vers le lointain, fuite futile puisque face à certains dangers, il n’y a nulle part où aller.

Encore une triste année qui s’annonce.

154 réponses à “Hunger Games : Révoltant – Deuxième partie

  1. Votre travail n’est jamais fini, mon pauvre Odieux !
    Etant l’une des rares à n’avoir ni lu les livres, ni vu les films, quand la Présidente a suggéré d’autres Hunger Games j’ai émis un gros « Whaaaaat » tellement ça parait débile…

    • Notamment pour son somptueux : « Allégorie boulangère ou non, la mie de Peeta est belle et bien gonflée puisque Katniss en a marre »
      Je… C’est beau.

      • Quand katniss dit un charabia pour pouvoir utilisé le Hollow (ce qui est un peu con vu que si le mec clamse direct sans agoniser de longues minutes et ainsi pouvoir le reconfigurer, l’appareil ne sert plus à rien, et vu qu’il n’est utile qu’aux rebelles, on s’en fout de mettre une sécurité si les gars du capitole tombe dessus), l’odieux à glissé un « Cthulhu » dans le texte.

      • Mieux qu »un Cthulhu furtif, même, la phase signifie « Dans sa cité de R’lyeh la morte, Cthulhu rêve et attend » (ou « Dans sa cité de R’lyeh, Cthulhu, mort, attend en rêvant »).

        Ea, Ea, Cthulhu fathg’n
        Ia, Ia, Cthulhu Cthulu ka !

      • l’usurpateur qui sait pas foutre un S à Georges. Honte à toi, faussaire en mousse

      • Pasque moi je suis pas français j’suis américain, avoir la classe c’est avoir une barre de fringue sur soie et bouffer un steak avec des boulettes d’entre les doigts de pieds et les ravioles de nibards de Mme Félipé. Buenas tardes.

  2. Pauvre odieux , la communauté vous plaint. Heureusement que certaines abominations cinématographiques ont diminué d’activité. Je pense que Pixels vous conviendra en guise de hors d’œuvre pour la futur année juste pour finir 2015 de manière calme. Personnellement je ne vous voit pas devant un Uwe Boll, le boss de fin de la bullshit cinématographique derrière divers horreurs dont rien que prononcer le nom est un coup à invoquer le démon.

    • Ce n’est pas pour me faire l’avocat du diable (surtout que je n’ai pas vu grand chose d’Uwe Boll, alors je ne peux être objectif), mais boss de fin de la bullshit cinématographique, pas si sûr.

      Le mec a quand même des éclairs de génie parfois.
      Je pense à la blague de début de Postal, franchement bien vue.
      Ou encore au monologue du tueur lors de son interview dans Rampage 2. Oui ça reste un discours simpliste et généralisant, mais c’est bien écrit et certaines verités sont bien là.
      Et il y a aussi Max Schmeling. Je n’ai pas vu le film, mais il paraît qu’il est plutôt largement correct, et rien que l’idée de base de faire un film sur cette histoire, c’est deja la faire connaitre et lui rendre justice en un sens.

      Donc Uwe Boll, très mauvais réalisateur, surement.
      Qui ne s’améliore jamais? Pas si sûr.

  3. Je sais que la trilogie du Hobbit était particulièrement foireuse, mais ne serait-ce pas Percy Jackson au lieu de Peter Jackson ?

  4. « Le fait que les mecs avaient des caméras partout mais ont visiblement oublié qu’ils avaient aussi les images de Katniss sortant du bâtiment ? »
    Peut-être parce que ces images n’existent pas, le liquide noir ayant recouvert et obstrué toutes les caméras… ? Je veux bien qu’il y ait plein de ratés dans ce film, mais il ne faut pas en voir là où il y en a pas.
    Finnick se bat avec un trident, pas une massue.
    Et si Katniss abandonne l’idée de se suicider… c’est bien malgré elle, Peeta lui confisque le poison !

    • Comment explique-tu alors que l’on ait les images de la troupe du Capitole qui tire une roquette sur les deux Jean-Jacques restés là et occupés à les mitrailler ?

      Ca revient exactement au même qu’une massue, en pire : il ne peut faire aucun mouvement circulaire avec. On ne ferait mieux pas de disserter là-dessus d’ailleurs, parce qu’il est surtout impossible de transpercer ses ennemis puis de tirer un coup sec pour reprendre le trident, en tirant on amènera simplement le mort plus proche de soi mais il restera sur le trident comme un cochon de lait sur sa broche. Et ainsi dès le premier coup l’arme est inutilisable. Non vraiment, c’est bien l’arme la plus stupide qu’il nous ait été donné de voir, et OC est bien bon de faire passer ça pour une puissante massue.

    • Peut etre que les soldats ont amené leur propre caméra? peut etre que le liquide noir a fini par descendre de l’objectif de celle de surveillance?
      Pour le trident il ne devait pas être utilisé en combat réel, Finnik a gagné les jeux avec son trident, du coup pour les clip de propagande…c’est comme l’arc de katniss, symbole > mitraillette

      Les pieges peuvent être annulé, je vois bien des mecs du capitole en laisser la moitié puis les déclencher sur les renforts

      La présidente veut clairement la mort de katniss (une martyr ca motive et ca ferme sa g… contrairement a katniss qui lui fait pas vraiment une bonne pub) du coup l’équipe pourri, les zones a portée de l’armée enemie et sur des territoire piégée qui fait ressembler la mission de propagande a une mission suicide, peeta qui pete un cable, c’est pas vraiment incoherent

      • Il faut arrêter avec les « peut-être ». Le langage cinématographique est clair, ce qui n’est pas montré ou suggéré n’existe pas, point. Le coup des caméras est bien vu, c’est une incohérence. Les pièges résiduels ne sont pas expliqués et sont incohérents(une flèche déclenche tout, heureusement qu’ils ne doivent pas avoir de pigeons sinon les pièges sautent avant même que le moindre rebelle ne se pointe). Les personnages sont mal écrits et les enjeux mal amenés, c’est dommage, avec 2 films pour si peu d’histoire il y avait moyen de faire bien mieux

    • « Le fait que les mecs avaient des caméras partout mais ont visiblement oublié qu’ils avaient aussi les images de Katniss sortant du bâtiment ? »

      => perso, ça ne me choque pas. On appelle cela de la propagande (même si ils savaient que c’était faux).

  5. Bombarder ses propres troupes, c’est au contraire logique pour faire genre « Cà peut pas être nous vu qu’on est totalement incapable de bombarder nos hommes. Bah oui, on est les gentils hihihihi » Parce que oui, la guerre, c’est les gentils contre les méchants. Le bombardement du Capitole (vu la gueule des bâtiments, je vois pas d’autres explications) est la démonstration des « frappes chirurgicales » des rebelles. Je suis aussi le seul à avoir remarqué que quand les rebelles attaquent à la fin (si si, vous savez le moment où les civils du Capitole font la queue pour rejoindre le palais présidentiel) ils utilisent des explosifs pour attaquer les soldats (oui, avec les civils à coté, çà fait super « gentils », mais je dois être insensible à la logique hollywoodienne.)? Non? Bon.

  6. Excellent spoiler Maître Connard !

    Mais ne serait-ce pas plutôt « Percy Jacson » la série de films pseudo-mythologiques, et non « Peter Jackson », le réalisateur du Seigneur des Anneaux et du Hobbit (entre autres) ?

  7. Odieux, tu n’es vraiment qu’un gros Connard !

    Je me pourléchais les babines hier après-midi en allant dans mon cinéma préféré pour voir la fin de cette tri- euh quadri-logie et me délecter de la belle Jennifer Lawrence en espérant secrètement qu’elle allait quand même finir à la casserole, bref …

    Et tout au (très très) long du film je n’ai pu m’empêcher de penser et ricaner d’avance à l’article que tu allais bien finir par écrire (et que je n’ai pas encore lu car je suis toujours sous le choc).

    Et là je dis : non !

    C’est un cri du coeur, qui vient de l’intérieur : non !

    Je ne veux pas être un connardo, je ne peux pas accepter de devenir un odieuxiste, j’arrête avant qu’il ne soit trop tard.

    Je rends ma carte UGC Illimitée 20 centimes de réduction sur le menu PopCorn-Coca à 20€30 et j’en fais le serment, fini les bouses, je ne lirais que tes spoilers.

    Bon, d’abord je vais voir Star Wars 7, Le Pont des Espions, Le Nouveau et Baby-Sitting 2 (si si), et après j’arrête.

    • Je viens d’aller voir le synopsis du film « Le Nouveau », par curiosité… Je… que dire…
      En gros, c’est l’histoire d’un ptit jeune qui veut chercher à se faire bien voir des bouffons de son collège en organisant une soirée pour devenir cool et populaire et récupérer la nana qui l’a snobé ? Si vous parvenez à vous infliger ça, c’est qu’il vous reste encore de la ressource…

      • Usurper les pseudos c’est nul de chez nul, effectivement. Pis niveau comique de répétition, on a atteint la légéreté de Bigard. Seul point positif, t’as réussi à mettre un S a Georges ce coup ci.

  8. Très bon article, comme toujours.
    Un peu déçu que l’immense filet de bave de Katniss lorsqu’elle pleurniche devant son chat ne soit pas mentionné, toute la salle a bien ri.

  9. Super article ! Mais petite coquille sur la décision de Peeta ! Il est contre l’idée de faire un Hunger games avec les gens du Capitol (c’est d’ailleurs LA chose intelligente du film ça mérite d’être noté !

    • C’est bien ce que je me disais ! Et aussi il me semble que la présidente Coin annonce au début de cette même scène qu’elle a réunit tout les vainqueurs des Hunger Games survivants ; du coup ce n’est pas la chef des troupes d’assaults qui est dans la pièce mais bien une des gagnantes des précédents jeux… La mémoire a faillit à l’odieux connard :)

  10. >– Vous pourriez me donner une liste de films que vous aimez ?
    Appliquez le raisonnement précédent aux films que vous connaissez et la liste apparaîtra d’elle-même.

    Hmm non. No movie is without sins. CinemaSins :)

  11. Je ne sais pas ce qui est le pire : le précédent volet où il ne se passe rien, ou celui-ci où il se passe des choses tellement incohérentes qu’on se demande si c’est une blague. Quant au coup de Présidente… OK donc les Hunger Games c’est ce qui a déclenché la révolution, c’est le titre de la série, on a les deux premiers films/livres dessus pour bien montrer que c’est très méchant… Allez, on s’y remet ? D’ailleurs, il faudrait arrêter de pouvoir deviner qui est une sale race ou un futur cadavre dès son apparition dans un film. C’est lourd (et inversement on SAIT que l’héroïne ne va pas mourir, stop avec les scènes « oh là là je m’avions fait tirer dessus »).

  12. La réunion à la fin c’est avec la Présidente et tous les vainqueurs des Hunger Games qui ont survécu à la guerre (sérieux mec le film lui-même le précise) c’est donc logique qu’il n’y est pas la chef du District 2,celle qui vote ne lui ressemble pas du tout tu confonds avec Enobaria celle qui avait les dents cisaillés dans l’Embrasement c’est elle qui est présente à la réunion,et au passage c’est la chef du District 8 qui est élue présidente et pour finir le vote pour les Hunger Games avec le capitole ça donne ça : Pour = Katniss,Haymitch (ancien vainqueur des Hunger Games au cas ou tu l ‘aurais oublié c’est un peu pour ça qu’il était le mentor de Katniss …),Johanna ( Micheline) et Enobaria (la black aux dents cisaillés)

    Contre : Peeta,Annie (la veuve de Finnick,qui accouche en même temps que la présidente est intronisée,donc soit elle était déjà enceinte et ils ont oubliés de le montrer,soit ils ont mis dix ans pour élire une présidente),Beetee (Electro).

    Ah oui j’allais oublier : peut-être qu’il y aura un Hunger Games 5 (sourire sadique façon Snow)qui devrait être un prequel sur la guerre que les rebelles ont perdu et qui a donné l’intronisation des Hunger Games.

    • Je note donc que le nouveau régime laisse les gagnants de la télé réalité (pour ce jeu, des gagnants donc avec une tendance violente et meurtrière, 0 qualification politique et passablement con, bien qu’il est vrai qu’en regard de l’intelligence moyenne des personnages il ne faut pas être trop exigent sur ce dernier point) décider de l’avenir du pays. Brillant vraiment.

      • J’ai pas l’impression que notre société marche très bien avec tous ces politicien.nes dont c’est le métier! La politique ne devrait pas être un métier!

      • Ce qui reste mille fois mieux qu’un boulanger, qu’une … bah on sait pas en fait, ouvrière on va dire vu que c’est le quartier, tout juste sortit de l’enfance, un ivrogne, une camée, un directeur de la propagande et un ingénieur EDF (le mec le plus vaguement légitime du groupe sans doute).
        Et au contraire, le problème de la politique c’est que leur métier c’est politicien (mauvais par ailleurs, il y a un cruel manque de charisme de leur part), pas gestionnaire, économiste ou autre. La politique devrait être un métier de qualification, pas de séduction. Comble du comble il se trouve que les types d’Hunger Games n’ont ni l’une ni l’autre.

      • Les boulangers, paysans, ouvriers sont aussi légitime a faire de la politique, c’est justement ce qui s’appellerait une démocratie. A Athène ça marchait très bien.

      • Jusqu’à ce que ça s’effondre de la même manière que nous : une population qui n’y connait rien en politique et qui se laisse manipuler à leur guise par des démagogue. La démocratie n’est pas le régime idéal, ni même forcément le meilleur des régime que l’on connait.
        Pour ta culture à Athènes 2 phases de la démocraties : la première seuls les citoyens fortunés venaient aux assemblées, vu que les autres préféraient travaillés que de perdre une journée de revenues, ce système marchaient bien (quoique les problèmes politiques étaient infiniment moins complexes que les nôtres) et deuxième phase le mistos (salaire correspondant à une journée de travaille donné à ceux qui participaient à l’assemblées) : les citoyens pauvres et modestes venaient exclusivement pour toucher le mistos et se laissaient manipuler par les beaux parleurs (après tout, c’est cette foule inculte qui a exécutée Socrate, bel exemple de liberté et d’intelligence), chute de la démocratie et retour de la tyrannie (ou de l’oligarchie, me rappelle plus, en tout cas d’un régime totalitaire).

    • Oh bah pas besoin d’un Odieux Connard pour ca:
      Les films de SF/anticipation: la science invente, c’est rarement coherent.
      Y a de la magie: de base, mettre cerveau sur off.
      Film francais: putain ca va etre chiant, ou lourd, ou c’est une comedie. (qui sera rarement bonne) parce que de toute facon y a pas de buget pour faire de la sf.
      C’est un film indépendant: ca va etre arrogant a essayer de me faire ‘reflechir’ sur un sujet….genre j’attends qu’un réalisateur de cinéma réfléchisse a ma place….

      Attendre qu’un artiste fasse un truc intelligent et cohérent, c’est comme attendre que Neil de Grasse se convertisse a une religion quelconque.

      De base, c’est pas fait pour.
      Qu’ils se contentent déjà que les images soient belles, ce qui est deja un gros boulot (exit les films francais sur ce sujet…)

      • Mustang, un documentaire racontant la vie debile des musulmans a la cambrousse?
        Ah oui passionant….tout ca dans des ‘magnifique décor naturel’…j’imagine (ca va en general dans les commentaires encensants ce genre de film chiant sur la vie des hommes des cavernes au 21eme siecle)

  13. Pour ceux qui comme mois (hélas!) on vu ce foutage de gueule cinématographique, personne n’a capté une référence douteuse à la fin du film?

    Mais si !

    Un pique nique, dans une clairière enchantée…
    Un papa, une maman, leurs deux joyeux bambins…
    Un homme blond (ah bon?), une femme portant une robe à fleurs, tous deux avec leurs rejetons dont la chevelure évoque un champ de blé avant les moissons…

    Tout cela saupoudré avec des ralentis mélo-dramatiques, des filtres sépia/instagram et une musique petitemaisondanslaprairielikeyoloooooo…

    Il paraît qu’un certain Adolf fût très inspiré en voyant cela !

  14. Merci monsieur connard.
    J’ai pleuré dans le bus en rentrant chez moi. J’ai repensé à la situation actuelle, je me suis remémoré la seule réplique du meilleurs des star wars : « this is how liberty dies, with thunder of applause ».
    Puis j’ai pris une bière, et j’ai lu ton article. Au moins, pendant ce temps, j’ai ri.
    Tu m’excusera de ne pas être plus bavard, je dois retourner me morfondre en attendant la venue de l’empire.

  15. Je n’ai pas lu l’article entièrement, juste un petit bout par ci par là. Pourquoi ?
    De une, je sais pertinemment qu’il n’a aucun intérêt.
    De deux, l’amateurisme de sa construction et de son rythme m’aurait une fois de plus fait vomir.
    De trois, comme l’a fait remarquer récemment une critique du masque et la plume, faire 4 fois le même article sur 4 fois le même film, ça ne commence plus à faire système, ça fait carrément cuistre. Allez, les filles du blog, on arrête de faire ses courses de Noël, on tape sur google « Le masque et la plume » et on écoute un peu, on s’instruit, on devient moins idiote et on évite de faire des références à la touche pas à mon poste lors de la prochaine partie de Time’s Up. Attention, je ne dis pas que le masque et la plume, c’est la bible. C’est même plutôt juste un ramassis de bobos intellos, anciens fumeurs de joint sur le parvis de la Sorbonne qui nous cassent les couilles avec leurs critiques de merde mais au moins, ça vous donnera une autre perspective que les étoiles Allociné dont vous vous gavez autant que vos putains de truffes au chocolat à la con qui sont pour vous un summum de richesse ; je suis sûr que beaucoup d’entre vous vont acheter leur fromage chez Barthélemy, rue de Grenelle, mon Dieu… Bref, peut-être qu’après ça, vous éviterez de faire des blagues à la con, avec votre cynisme à deux balles qui fait fuir plus vite les mecs que vos cheveux sales et vos bottes en cuir. Respectez-vous un peu merde ! Quand vous achetez un smartphone, n’achetez pas une marque chinoise pourrie en vous vantant le lendemain au Subway d’avoir économiser 400 sacs. Achetez un iPhone, ayez la classe un peu. Vous verrez, en entrant dans les bars, on commencera à vous appeler duchesse au lieu de pouffe, c’est une sensation incroyable, j’ai des témoignagnes.

    Bref, je ne parlerai de l’article. Hormis peut-être cette dernière phrase « […], fuite futile puisque face à certains dangers, il n’y a nulle part où aller. » Mais comment peut-on écrire quelque chose d’aussi laid et peu inspiré…

    Passons.

    Je voudrais m’attarder un peu sur les commentaires des imbéciles heureux au dessus de moi. J’en prends qu’une poignée car tout est à jeter. Non mais sérieusement. Qu’est-ce que vous croyez accomplir en écrivant ça :

    – « Etant l’une des rares à n’avoir ni lu les livres, ni vu les films, quand la Présidente a suggéré d’autres Hunger Games j’ai émis un gros « Whaaaaat » tellement ça parait débile… » Ok, donc tu connais rien à rien de ce sur quoi on parle et tu viens ramener ta fraise ? (admirez la tournure de phrase parfaite pour me faire comprendre de l’auteur idiot du commentaire)

    – « Personnellement je ne vous voit pas devant un Uwe Boll, le boss de fin de la bullshit cinématographique derrière divers horreurs dont rien que prononcer le nom est un coup à invoquer le démon. » Déjà, l’orthographe est mauvaise. Et « le boss de fin de la bullshit cinématographique », non mais sérieusement, retourne jouer à tes jeux vidéos si c’est pour trouver des trucs aussi nuls à dire.

    -« … mais je dois être insensible à la logique hollywoodienne.)? Non? Bon. » Ce type de phrase, ce sont souvent mes préférés : les mecs qui répondent eux-mêmes à leur caca en y ajoutant un poil d’ironie pour bien faire sentir le couscous épicé qui est mal passé et qui a repeint toute la salle de bain de leur connerie.

    -« Je rends ma carte UGC Illimitée 20 centimes de réduction sur le menu PopCorn-Coca à 20€30 et j’en fais le serment, fini les bouses, je ne lirais que tes spoilers. » Celui, c’est parfait. L’auteur nous rassure en nous assurant qu’on ne verra plus sa tronche dans la salle.

    Enfin bref. Mais comment est-ce possible ? Mais qui va élever le putain de débat ici ? Qui va enfin parler de cinéma ? Ok, vous n’êtes pas aidés par le con du blog qui nous assène des pages et des pages sur des bouses mais faites un effort, merde. Sortez-vous la tête du cul !

    • Tant de haine en si peu de lignes ! Khorne approuve !
      Veuillez pardonner ce commentaire s’il vous importune, mais je vous souhaite une excellente journée/soirée, vous avez l’air d’avoir besoin d’un peu de réconfort.

    • Dis donc ducon (ça c’est pour le style)
      Tu n’as pas pris tes petites pilules ce matin ? T’as fait un caca-mou ? Tu as besoin d’un câlin ?

      Mon petit canard, oui « connard » c’est pour l’autre et ça se mérite,
      Un iPhone comme summum de la classe ???
      Tu as quel âge en fait ? Dis-nous tout. 14 ans ? Non attends, tu es en Terminal S, tu viens d’avoir ton conseil de classe, tes profs t’ont félicité – oui car tu es bien-sûr délégué – et la philo c’est vraiment super. Tu es indigné par ce monde pourri et ces politiques écoeurants qui ne pensent qu’à leurs gueules et pas à nous, ouais. Mais tu sais ce n’est pas grave tout ça, ça va bien se passer.

      Passons, (ça c’est pour faire genre : je reprends le meilleur de ton commentaire)
      Oui, passe, voilà.

      Moi aussi je t’aime
      Bien à toi,
      Un imbécile et heureux

    • Il est vrai avoir fait une faute et vous m’en conviendrez : je l’ai écrit très vite. Par contre , on évitera d’adhérer sur vos qualités élitistes. Ensuite si vous aimez pas lisez pas les commentaires . Je n’ai fait qu’a un but humoristique. Je doute que des gens apprécie ce que vous venez de dire et en tant que sorbonnard : on fume pas tous ! Personnellement avoue de constater que films se révèlent être mauvais sans avoir besoin un article d’odieux. Ensuite on est pas à un endroit pour se battre sur la stupidité des commentaires.

      • Détrompe toi, moi je l’aime bien gloubi, pour plusieurs raisons, non seulement car je trouve qu’il incarne une parfaite mise en abîme de ce site (oui, lui aussi a tendance à se répéter d’ailleurs), mais aussi parce qu’il me déteste certainement et que du coup ça doit l’énerver. Et puis on se marre quand même plus quand il est là, un peu comme dans un dîner de cons, bref on est entre nous, quoi…

    • « Je n’ai pas lu l’article entièrement […] Ok, donc tu connais rien à rien de ce sur quoi on parle et tu viens ramener ta fraise »; « on tape sur google « Le masque et la plume » et on écoute un peu, on s’instruit […] c’est juste un ramassis de bobos intellos, anciens fumeurs de joint sur le parvis de la Sorbonne qui nous cassent les couilles avec leurs critiques de merde ». Cohérence ? Où es-tu ? Sinon, entre le fromage rue de Grenelle, l’iPhone qui fait princesse et le blog censé n’être lu que par des filles (?), je ne sais pas ce que vous prenez, mais ça a l’air d’être de la bonne.

      • « je ne sais pas ce que vous prenez, mais ça a l’air d’être de la bonne. »
        Dis-moi, Freehug, t’as chopé ton originalité dans un résidu de capotes trouées ou y’a que moi qui pense que t’es juste con ?
        Va chercher la cohérence dans le trou à rats d’où tu sors et reviens me voir quand t’auras assez de culture pour me répondre.

        Ignare.

      • Haha… Se focaliser sur la remarque peu originale (je l’admets) pour oublier le reste ! Vous êtes un troll bien adroit. Par contre, merci de ne pas me tutoyer, je ne vous connais pas. Et trop de vulgarité tue la vulgarité, vous savez ? A ce compte-là, je pourrais vous traiter d’enfoiré de fils de sac à foutre vérolé ou je ne sais quoi, mais vous remarquerez que je m’abstiens. Au passage, j’attends toujours une manifestation de cette grande culture dont vous croyez les autres dépourvus.

    • Moi non plus j’t’ai pas tout lu. Pour tout ceux qui comme moi ont la méga-flemme, je vous propose le résumé suivant du commentaire de gloubi :
      « Je n’ai pertinemment aucun intérêt. l’amateurisme fait carrément cuistre. les courses de Noël, devient moins idiote , c’est la bible.C’est même un anciens fumeurs de joint qui donnera une autre perspective que les étoiles dont vous vous gavez autant que vos putains de fromage chez Barthélemy, rue de Grenelle.
      vos cheveux sales et vos bottes en cuir, en entrant dans les bars, c’est une sensation incroyable, j’ai des témoignagnes.
      Mais comment peut-on ramener ta fraise ? (admirez la tournure de phrase parfaite pour me faire comprendre de l’auteur idiot du commentaire). Déjà, l’orthographe est mauvaise. retourne jouer à tes couscous épicé, repeint toute la salle de bain, c’est parfait.
      Mais qui va élever le blog sur des bouses?
      Sortez-vous la tête ! »

      • Quand je vois les posts de Gloubi, une seule question me vient à l’esprit: c’est possible de louper le titre du blog? Apparemment oui.

      • Cruauté crue et évidente : vous avez dénaturé le message de sa supériorité pour le remettre dans un contexte d’infériorité. C’est mal

    • Quand on choisit de lire ce commentaire comme un troll particulièrement élaboré, il est parfaitement savoureux !

    • Quelqu’un a pissé dans tes miel pop’s ou c’est ton état normal ?

      (« Diantre ! C’est trop mainstream, ces groupies qui critiquent Hunger Games juste parce qu’il est mainstream… Mon bon Jean-Jean, comment je fais pour être différent et montrer que j’suis pas comme les autres ? »)

      D’ailleurs, en parlant de style peu inspiré, tu as as le phrasé un peu lourd et l’envolée « lyrique » un peu… Toulousaine. C’est le seul qualificatif qui me vient, là.

    • Freehug j ai pensé exactement la même chose,mais pour défendre gloubi,il est vrai que des gens qui critiquent sur un site appelé « unodieuxconnard »c est étonnant..
      Étonnant comme quelqu’un qui utilise le mot cuistre envers autrui ,avant d en faire la parfaite démonstration dans son propre commentaire

    • Hahahahahaha ! J’y ai presque cru, bien joué l’ami.

      Bon par contre, rien que pour le coup de l’iPhone … Déjà ils sont fabriqués en Chine, comme les autres merdes de smartphones ; et en quoi payer un truc plus cher le rend plus classe ? Quoique venez me voir, je vais vous vendre des tas de trucs « classe », avec grand plaisir !

      Perso, j’aime pas qu’on m’appelle duchesse, ça fait poulette de luxe bonne à se faire dskiser ; je préfère « POUF », onomatopée décrivant bien ma maîtrise des armes contondantes improvisées.

      Bisous.

    • Non, décidement, je t’adore Gloubi. Tu est sans aucun doute le plus fidèle des fans de l’OC, étant donné que tu laisse un commentaire a chacuns de ses articles. Merci. Tu nous apporte un suplément humoristique indéniable, et on rigole même après l’article. Tu est vraiment un mec bien.

    • Psst, Gloubi !
      « Manie, nom féminin : Goût excessif, déraisonnable pour quelque chose ; obsession, idée fixe »
      On dit merci au Larousse.

  16. Danger five et Chtulu dans un même article… oui il fallait bien ça.
    Sur une échelle de « 50 shades of grey » à « over 9000 » je note ce film « hallal police d’état ».
    Pour l’Imperium !

  17. J’ai versé des larmes à la mort du Caporal Roudoudou….il était trop intelligent pour vivre dans le monde d’Hunger Games.

  18. « il s’agit des Francs-Maçons, des Illuminatis ou de l’assemblée des joueurs de Magic »
    Je joue Bleu, mon influence est sans limite.
    Bon, au club Illuminati/Franc-maçon d’Orléans on joue tous Bleu. Les parties sont un peu longues.

  19. Bon, tout nul que soit ce film, je me fais violence, et me fais l’avocate du diable un instant : le fait que Peeta rejoigne l’équipe en mission de tournage de propagande au capitole a précisément pour but de tuer Katniss, qui, maintenant que la révolte a commencé, est inutile (ce qui implique qu’elle était utile avant, m’enfin…). Presidente voudrait donc qu’elle meure pour pouvoir en faire une martyre et s’en servir de symbole (ou une bêtise du genre).
    C’est toujours idiot, mais c’est fait exprès. C’est presque pire, en fait.

  20. a mais parce que c’était pas encore fini cette série de films ??! Mais quand on fait n’importe quoi, au bout d’un moment on s’en rend compte !

    • >Mais quand on fait n’importe quoi, au bout d’un moment on s’en rend compte !

      Les gens votent depuis 30-40 ans dans des partis qui ont sans arret menti et ont prouve leur corruption.
      Donc la ils s’en sont rendu compte (putain plus de 30 ans quand meme), et font encore plus n’importe quoi :) (parce qu’on change pas une equipe qui…..heu gagne?)

      Vraiment, vous y croyez qu’au bout d’un moment on s’en rend compte ?

  21. Très bon article, malgré quelques petites erreurs ici et là (notamment à propos de Peeta et de la réunion au sommet à la fin : comme l’a soulevé un autre internaute, Peeta-la-mie-de-pain est contre les Hungers Games, tout comme Annie. )

    J’ai été personnellement abasourdie en voyant les deux abrutis de Gale & Katniss réussir à marcher dans la foule avec des capuches. Ma première réaction a été :  » Vous êtes camouflés avec des capuches ? Vous pensez pas que c’est louche ? Vous vous croyez où, dans Assassin’s Creed ? On s’assoit sur un banc et hop, c’est la fête du slip, personne ne nous voit  » ? J’ai trouvé ça plutôt ridicule – ceci n’est qu’un détail parmi d’autres, que vous avez soulevé avec votre humour habituel si délectable.

    Dernière anecdote : à la fin du film, un de mes comparses de calvaire a soulevé un point qui m’a fait rire. Peeta ayant été quelque peu retouché du cerveau par le Capitole, il a imaginé la scène avec la petite, et au moment où elle éclate de rire tel un carillon au vent, que Peeta ne saisisse sa petite tête et CRAC, lui fasse voir le paysage à 180°, tout en postillonnant moult insultes. Cela aurait pu être une fin agréable tant la niaiserie vomitive de la scène était écoeurante.

    Sur ce, mon cher Odieux, je vous souhaite bien du courage pour les étrons cinématographiques à venir.

    • Dans le livre, Gale et Katniss sortent une première fois ridiculement encapuchonnés en effet mais ils reviennent à la boutique de la femme-chat pour justement faire un maquillage-camouflage digne de ce nom. On peut douter de la compétence de la styliste dans cette situation mais justement dans les livres les stylistes sont importants et peuvent avoir cette fonction de camouflage (on peut trouver ça tout aussi ridicule mais peu importe c’est l’auteur qui le décide c’est comme ça). Dans les livres, l’élément « scénaristique » est là (pour éviter la facilité scénaristique justement) et la cohérence de l’intrigue avec, d’où l’intérêt de lire avant de parler d’un film adapté d’un livre (chose que perso j’oserais jamais faire). Dans un blockbuster, évidemment que tout ça disparaît (on pourrait passer des semaines à recenser les différences mais à part noircir de la toile, je n’en vois pas trop l’utilité).

  22. Encore un très bon article ! Par contre Peeta avait voté contre les Hunger Games à la fin non ?

  23. J’ai bien ri devant cette critique !
    Je me permets toutefois de remarquer quelques erreurs: dans les votes pour/contre de nouveaux Hunger Games, Peeta vote contre (tout comme Annie, la femme de Finnick qui est aussi présente. Elle est passée à la trappe dans votre article…) et Electro vote pour (oublié entre temps…).
    Et si Katniss ne se suicide pas au final après avoir assassiné la Présidente, c’est parce que Peeta lui pique sa capsule de poison (sûrement pour l’avaler lui-même…).

  24. Pauvre Julianne Moore,
    qu’allait-elle faire dans cette galère (Momo Copyright).
    Pas une mauvaise actrice en plus, ça m’a fait de la peine le commentaire de notre bon camarade O.C.

    M’enfin… Merci donc pour ce bon moment de n’importe quoi (avec une belle allusion au père Chuchu) qui en plus a fait revenir parmi nous le brave Gloubi que l’on pensait égaré.

    Mais je suis surpris de ne pas voir d’article sur le « nous avons entendu le message des Français/nous prendrons nos responsabilités/etc… » (pas de bol, mon chez-moi va surement être gouverné par une Prêtresse blonde Loyale Mauvaise niveau 28, dur dur pour les sudistes multi-classés comme moi).
    Peut-être que ce sera pour la semaine prochaine (avant le Star Wars qui j’espère ne sera pas du même tonneau que la prélogie).

    • Désolé de te décevoir, mais JJ a fait une merde calquée sur le premier en espérant attirer les fans déçus par la 2ème trilogie.
      Si tu as vu le spoiler avec le sabre laser façon game of throne, tu comprendras pourquoi tu peux d’ores et déjà t’attendre au pire…
      et je parle même pas du star trek ou de lost faits par JJ.
      Bon courage

      • Bah on verra bien,
        je n’attends pas non plus LE film SW tel que j’ai connu petiot, la prélogie m’a bien vacciné contre cet utopique espoir, je me contenterai donc de l’apprécier à sa juste valeur et donc d’en dire du bien ou du mal APRES l’avoir vu en entier ;)

  25. « c’est un peu comme Kendji Girac qui tenterait d’infiltrer un collège » – :’D j’ai failli mourir, j’en pleure encore de rire.

    Excellent comme d’habitude!

  26. Argh. Vous ajoutez à mon supplice, sachant que ma copine tient absolument à ce que je visionne l’ensemble de ces films avec elle.
    Pourtant je lui ai donné l’adresse de votre blog, elle a adoré, j’ai cru que j’étais sauve. Mais non.
    Alors je lui ai demandé, lors de l’un de ses passages en festival, d’aller m’acheter l’un de vos livres et de le faire dédicacer par vos soins (merci beaucoup, j’aime cette dédicace), avec l’espoir qu’une discussion avec vous lui fasse retrouver le droit chemin… raté.
    Elle a lu le livre. Pas mieux.

    Je suis désespérée.

    Mais au moins elle a abandonné la saga du Labyrinthe, donc je ne vous en veux pas tant que cela finalement.

    Blague à part, excellent article comme toujours, j’aime la majorité de ces films uniquement parce que vous écrivez dessus. Je ne suis pas sûre que ça suffise à leur donner une raison d’exister pour certains, mais qu’importe.

    J’en profite aussi pour saluer la section commentaires. Je suis peut-être la seule à la voir comme un « feuilleton », mais j’ai pris l’habitude de la lire après l’article et j’avoue qu’elle me fait rire, dans le bon sens du terme, donc merci à vous pour vos blagues. Et pour permettre de temps à autre d’approfondir le sujet, ce qui est tout aussi intéressant. En plus on finit par reconnaître les « personnages », parfois à s’y attacher, et sans s’en apercevoir ils font partie intégrante du blog, c’est curieux comme phénomène lorsqu’on ne participe pas soi-même mais pas désagréable.

    Bisous.

    • Ce qui est sympathique avec les commentaires de ce blog, c’est la corrélation évidente entre le scrolling bas de la souris et la descente aux enfers qu’il implique. Un peu comme si on voulait tenter de démêler le vrai du faux de l’affaire Heidegger pendant l’Allemagne nazie. Ou, pour les plus terre à terre, comme si on voulait récurer des chiottes après une soirée trop chargée en flageolets. Une tonne de merde, oui, c’est exactement ça.

      Je dois avouer, « LN » – sans doute une transposition bête du prénom Hélène plutôt qu’une marque de respect au logarithme népérien, allez savoir, la connerie c’est un peu l’inverse des énergies fossiles, plus on avance, plus elle se répand ; d’ailleurs je commence à penser qu’une soumission complète aux fonctions mathématiques est peut-être la solution, de par leur pureté et leur absence de jugement ; bref, ne nous égarons pas, LN, je dois avouer que tu atteints des sommets.

      Première provocation de ta part, nous faire croire que tu es « sauve » alors que « ta copine… » Comme tout le monde, j’ai entendu ces légendes qu’on raconte aux enfants pour les terrifier, d’hommes couchant avec des hommes, ou pire, de femmes couchant avec des femmes. Tout ça n’existe bien entendu pas. Peut-être quelques illuminés dans le marais qui font du zèle les soirs de cuite mais tout rendre dans l’ordre lors de l’ingestion d’hosties à la messe le lendemain matin. Autant je n’ai rien contre les gays ou les lesbiennes mais on ne peut plus faire un repas de famille tranquille sans qu’une putain de fiotte vienne la ramener avec les dernières tendances à la mode, avec toujours ce petit zozotement caractéristique du sirop de corps d’H/F qui circule encore entre les gencives. Non mais sérieusement, j’espère que c’est juste une faute d’accord de ta part.

      Ensuite, tu racontes la vie de débauche de ta copine dans des festivals obscurs où des abrutis se font signer des torchons écrits par un cornecul sans talent, sans audace qui confond création et plagiat. Non pas que je me fous complètement de ta pouffe mais déjà que je déteste les commentaires où le mec raconte sa vie, alors raconter la vie de l’autre, franchement… Un peu de respect pour l’auditoire.

      Je passe sur toutes tes autres circonvolutions incompréhensibles qui te font perdre la conduite du récit et qui nous ramènent au point de départ : « mais qu’est-ce qu’elle raconte, en fait, elle a aimé le film ou pas ? » J’ai toujours eu tendance à penser que ceux qui n’arrivent pas à prendre une décision finissent par signer Marine Le Pen dans les urnes. Genre les gays un peu cons qui votent FN histoire de faire branché. Hahaha, non mais sérieusement, dans quel monde vit-on ?

      Pour finir, je vomis sur tes salutations finales où tu rabaisses le débat à un monde de bisounours qui se lècheraient le fion pour mieux s’enculer en soirée marshmallow. Je n’ai personnellement jamais vu une fille donner autant de fellations en si peu de lignes. Impressionnant.

      Bref, j’ai essayé de ne pas être vulgaire. J’y suis arrivé car je réussis dans tout ce que j’entreprends. J’espère t’avoir remis à ta place qui est la tienne : la cuisine.

      • Moi aussi, un jour, j’ai prit du plaisir à revendiquer mon existence et extrapoler sur mes qualités dans des discussions de forum, ou pire, directement via mp sur des jeux en ligne. Encore jusqu’au lycée. Puis j’ai finis par en faire quelque chose d’utile et d’un minimum ambitieux.

        Les bons trolls sont souvent des personnes désœuvrées, jeunes ou en manque d’accomplissement. Une personne estimable, même sous couvert d’humour narcissique, n’aurait que peu d’excuse pour écrire autant de lignes que tu ne l’as fait.

      • Ah non Bof, s’il vous plaît, ne découragez pas notre troll préféré (oserais-je dire officiel?)! A 14 ans c’est une belle performance, et j’espère qu’il restera pour nous délecter de sa mauvaise foi et de sa cuistrerie bien supérieures à celles du maître des lieux!

      • Ah, il ne s’agissait donc même pas de commentaires isolés ? Autant pour moi. Comme quoi, il faut plus que de la persévérance pour devenir bon dans un domaine.

      • Non en effet ça doit faire un mois ou deux qu’il sévit, il est un peu sauvage, mais on est en train de l’adopter. J’ai bon espoir que dans quelques semaines il soit autant antisémite qu’homophobe!

      • Le fond reste très caricatural, effectivement c’est une forme d’humour, pourquoi pas. Elle me touche assez peu dans ce cas précis puisque je m’y attendais au vue des perches tendues, trop prévisible, mais pour un lecteur extérieur ça peut éventuellement fonctionner. Il y a tentative de s’améliorer sur la forme, on peut au moins lui admettre cela, mais pas au point d’en mouiller la culotte. Dommage, dommage. Je ne me sens pas menacée du coup. Et je ne ris pas non plus particulièrement, même si j’ai pu esquisser un sourire – ce qui n’est pas si mal en fonction de l’objectif recherché. Le mot « bof » résume assez bien mon point de vue en définitive. S’il veut persévérer il va falloir proposer de plus nettes améliorations à mon sens.

        Ceci dit je comprends mieux qu’on puisse s’y attacher, il a un côté mignon à démarrer au quart de tour. Vivement qu’on en arrive à l’antisémitisme, en effet !

      • C’est caricatural parce que tu es caricaturale. Tu es l’image même de ce contre quoi tous les gens de culture se battent. Une espèce de « demi-habile » avec un sourire niais et un oeil torve lorsque tu bois ton petit vin blanc pendant que tes horribles potes hipster se moquent de Drive
        Une croque-mitaine qui se contente d’un petit « pffff, hihihi » lorsque la personne en face de toi se déchaîne parce que tu ne comprends rien à rien.
        Je me contrefous de ton opinion ; à aucun moment je ne cherche à te plaire ou à être « mignon ». Encore un mot d’ailleurs mal utilisé, comme d’habitude, par vous, les dictionnaires ambulants débiles sans aucun recul sur ce qu’ils sont.
        T’as dû être du genre à avoir toujours des 10/11/12 sur 20. Cette fange insupportable des gens moyens qui n’ont goût à rien mais qui ont toujours cette stupide « moyenne » qui leur permet de rejoindre le service RH d’une entreprise « digitale » à la mode.
        Quand je lis tes commentaires, j’ai l’impression de les avoir lus cent fois auparavant. C’est pâle, c’est sans âme, bourré de cette ironie toujours tellement à la mode mais qui a enterré des vrais artistes, c’est mal écrit, c’est nul. Et ne prétends pas que tu « tendais des perches ». Tu n’en as ni le talent ni le droit.

        A tous les cons qui pululent sur ce blog, ce que je me tue à vous dire, c’est d’essayer d’être créatif et de ne pas sortir ces putains de lieux-communs de merde dont vous êtes encore et toujours les représentants insipides. Arrêtez de copier tout le temps des références qu’on voit tous partout, exprimez-vous ! Bande d’idiots…

      • Bien vu, mais il reste plein de questions en suspens: Un demi-habile peut il s’appeler Nabil ? un demi-habile hémiplégique était il un habile à part entière avant son accident ?

      • Aussi, Si un demi-habile averti en vaux 2, il devient alors l’équivalent d’un habile. Par conséquent en nous traitant de demi-habile, Gloubi reste le seul demi-habile. Sauf qu’en lisant ce message il en est averti également. Les demi-habiles sont donc une espèce en voie de disparition. La question est donc: que font Greenpeace les SeaShepherd et Brigitte Bardot contre la diminution drastique du nombre de Semi-Habilis ?

      • C’est marrant Gloubi, une fille parle de sa copine et tout d’un coup tu exploses sur la « tonne de merde » qu’on trouve dans le commentaires, et ça juste par que c’est une fille qui parle. Le tout mis à coté de ton autre explosion sur les homo qui parlent mode, me laisse penser que tu es légèrement homophobe.
        Autre chose s’il te plait arrête avec la vulgarité, tu ne sais absolument pas l’utiliser. Ecoute un peu de Brel et de Brassen pour voir comment on fait. D’avance merci.

      • « Le zozotement caractéristique du sirop d’H/F entre les dents »… Quand vous fouttez la paix aux poètes, vous êtes excellent. Vous pensez à ce que vous écrivez ou c’est un don ? Je bosse sur une histoire : une toxico-nympho-jem’enfouttiste tombe enceinte d’un mégalo-parano-névrosé et accouche, sans s’en rendre compte, de Baisé. Il est beau, intelligent, mais il n’arrive à rien. Pur produit de notre société, il passe sa vie sur Internet à essayer de fonder un culte. Il pourrait être brillant s’il ne jouait pas tant avec la haine. Il pourrait être pertinent s’il ne limitait pas la culture à sa culture. Il pourrait être convaincant si ses insultes ne relevaient pas du cliché au point d’en être simplement ridicules.
        Je suis désolée, je vais raconter ma vie un petit peu. L’idée de Baisé m’est venue un jour de retard de règles. L’espace d’un insant j’ai vu à quel point m’avoir pour mère et mon plan cul pour père pourrait ruiner un gosse tellement fort que rien ne serait capable de le sauver. Et puis depuis que je vous lis, les traits de mon personnage s’affinent. Bref, j’aimerai beaucoup vous étudier. Où peut-on voir vos créations ?

      • Ma pauvre amie, le monde n’a pas besoin d’une nouvelle histoire de famille dysfonctionnelle oisive et blindée de thunes. J’imagine déjà le bouquin naviguer entre le 7ème, le quartier du Marais et République au gré des soirées cocktails des deux cons de parents pendant que leur chiard se branle sur du porno gay en fignolant son devoir de philo où forcément, il insulte son prof parce que c’est tellement marrant d’insulter l’autorité. Bref, encore une tentative de prouver à quel point notre société « c’est de la merde » à l’aide de personnages bobos qui ne représentent RIEN de la réalité et qui n’intéresseront peut-être que quelques parisiens débiles pendant leur trajet de métro. D’emblée je me contrefous de ton personnage Baisé (mon Dieu, change vite le nom, c’est d’un ringard), je me contrefous de ses parents qui accumulent des tares (on se croirait dans True Detective saison 2, non mais sérieusement) et je me contrefous de ton histoire qui, je le sais, cherchera par tous les moyens à provoquer sans y parvenir tellement l’idée de départ est faible.

        Il n’y a rien de plus facile que de surfer sur la mode du « tous pourris », « toute façon la race humaine est à chier » et « allons fumer un joint histoire de paraître intelligents ». Pour les écrivains débutants comme toi, ce qu’il faut, ce sont des histoires qui placent des personnages identifiables dans un contexte de merde et montrer leur tentative de s’en sortir avec la petite note d’espoir à la fin. Et surtout, surtout, ne pas oublier l’émotion. Ton personnage doit faire pleurer et rire le lecteur. C’est ça qui est dur. De l’ombre à la lumière. Rien à foutre d’un con névrosé qui n’inspirera que quelques sourires et un dégoût « branché ».

        Bref, tu l’as compris, t’es loin du compte. Lis un peu d’Hemingway, c’est un écrivain américain, plutôt connu, qui a passé quelques années à Paris et en Espagne. Tu y trouveras sans doute quelques idées. Reviens aux sources. Ne cherche pas à faire un torchon à la mode. Et surtout, oublie tout au moment d’écrire. Ce qu’on te demande, c’est de faire un truc original. Pas une merde bourrée de références. À moins que tu ne veuilles plaire aux lecteurs illuminés de ce blog qui te chieront des centaines de commentaires avec des « bravo, merci ! » jusqu’à ce que tu te fasses humilier par les vrais écrivains qui ne comprendront même pas ce que t’as bien voulu essayer de pondre.

      • Bon, puisque je suis ta pauvre amie, je vais te tutoyer. Tu es grandiose, même si, je suis désolée de te l’apprendre, il faut un peu plus que de la vulgarité pour être subversif. Tu es tellement drôle quand on te prend au sérieux que je vais continuer à le faire. « Hemingway, un écrivain américain un peu connu qui a vécu en Espagne ». Ah merde, cette vanne ! Tu as lu une traduction à chier du Vieil Homme et la mer en 3e et ça a changé ta vie ? Pourquoi extrapoler ton manque absolu d’imagination au reste des êtres humains ? C’est quand même beau de prôner l’originalité en emmenant mon pitch là où n’importe quel Marc Lévy pourrait l’emmener. Et pourquoi me donner des conseils alors que je ne t’ai rien demandé ? Pour m’aider ? Mais tu ne peux rien faire pour moi chéri. Je n’ai besoin de personne pour tirer un Marie-Claire, et au moins les conseils moisis sont illustrés par de jolies photos. Surtout qu’avec les tiens, de conseils, je frôle l’épisode épileptique (sois originale en faisant ce que tout le monde fait, putain t’es génial. Cet éloge de la créativité entrecoupé de recettes données par la lie des éditeurs pour vendre, la façon insultante dont tu uses du mot ringard en chiant sur ce qui est à la mode, inconsistant jusqu’à cracher sur les bobos intellos en reprenant presque mot pour mot leur discours de suprématistes européens qui font semblant d’avoir compris l’art conceptuel alors qu’il n’y a rien à comprendre… je veux bien te prendre au sérieux mais mec, fais un effort). Comme tu n’es pas assez con pour croire que je vais t’écouter, ça doit être pour éluder le fond de ma question : où peut-on voir tes talents de créateurs ? Tu vas sans doute me répondre qu’une bobo parisienne dans mon genre (ton monde semble limité à Paris où coexistent deux catégories de personnes : les créateurs et les bobos. Ça explique bien des choses – vivre en mettant des étiquettes c’est chiant et quand t’en as que deux sortes, c’est sûr que ça doit fouttre la haine -, mais c’est quand même très triste. Si tu me donnes ton adresse je t’envoie un uber direction Roissy pour noël : le monde sur un écran géant, tu vas adorer) n’y comprendrait rien. Mais ta suffisance ne parviendra pas à cacher ton manque de couilles très longtemps. Et puis allez, je ne suis pas rancunière, je te rends un peu de ta condescendance : lis Eliade pour ta culture, Césaire pour élargir ton horizon, et Beckett pour te rendre compte que, niveau absurde, t’as encore de la route à faire. Et juste parce que ça me ferait vraiment chier que tu te branles en pensant avoir réussi à m’énerver, je suis agressive de nature. C’était branché quand j’ai commencé à parler et j’ai jamais réussi à m’en défaire.

      • Dis-moi Anna, je vois qu’à la fin de ton commentaire plutôt agressif et sans doute écrit lors d’un de ces fameux jours du mois si énervant pour la femme moderne, je vois que tu cites Beckett ?
        Je vais être bref, rapide, efficace. Comme à mon habitude : si tu avais compris un minimum Beckett, jamais tu n’aurais pondu une histoire aussi nulle.

        De plus, je ne t’ai pas donné des recettes, j’ai daigné de donner des conseils. Que tu te torches le tampon avec, je m’en cogne. Mais ne dis pas que ce sont des recettes. N’importe quel mec qui te donnera des recettes pour écrire est un escroc.

        Comme disait le plus grand de tous les temps, « On ne devrait lire que des livres qui nous piquent et nous mordent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d’un coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire? ».
        Une fois de plus, relis-toi, t’es loin du compte, p’tit gars.

      • « T’es agressive parce que t’as tes règles. » Génial comme toujours pour un type que la banalité rend malade. J’imagine que tu gardes ton originalité pour les créateurs. En matière d’écriture, un conseil est une recette, je peux te le dire comme tu peux me dire que j’ai pas compris Beckett, parce qu’on ne se connaît pas et qu’au fond on s’en tape, mais aussi parce que ton ego t’interdit l’autodérision et le mien de me justifier. Mais ne t’inquiète pas, j’ai par contre bien compris que tu es seul détenteur de la vérité et que tes interprétations ne peuvent souffrit de concurrence. Quelle putain de vie merde chéri. Je préfère encore être une gourdasse gouvernée par mes hormones qu’être piquée et mordue uniquement et exactement par ce qui mord et pique des mecs qui assoient leur légitimité sur leur capacité à faire des copier/coller (ou n’importe qui d’autre en fait). Maintenant que t’as appris à intellectualiser, va apprendre à arrêter. L’académisme de vieux cul. Cet ennui. T’imagines vraiment que tes clichés et ta parole performative vont me faire oublier ma question ? Allez, je te laisse le dernier mot. Finis de me montrer que je t’ai surestimé.

      • Oh putain, ça en fait des heures de frustration sexuelles pour amener autant de haine. C’est parce-que t’es moche ? Ou bien est-ce le temps passé à pleurer en position foetale après tes quelques expériences d’éjaculation précoce qui t’a fait réaliser que finalement ce que tu préférais dans ces moments-là c’était le doigt dans le cul, et que depuis tu te demandes « suis-je homosexuel ou est-ce seulement ma prostate ? » ?

    • Comme vous, j’aime bien aussi parcourir les commentaires après l’article. Mais je ne lis pas les gros pavés : Tout le monde n’a pas la plume de l’Odieux.
      Pour ma part, j’ai explosé de rire au Woputain, je m’y attendais pas… J’en rigole encore^^

  27. ….Se marier en plein milieu d’une guerre dans un film américain… cet appeau à balles dans la tête !….

    hé oui, ce film est un vrai voyage au bout de l’enfer… ;-)

  28. Et une place de cinéma économisée! (oui bon ok je n’y serai pas allée de toute façon). Merci pour cet odieux spoiler. Magique! (Magic?)

      • Et bim dans tes dents usurpateur sans couille. Il suffit pas de copier mon nom pour avoir ma classe.

      • Vu le niveau c’est pas trop dur de faire la différence, rassure toi Georges. En fait tu devrais le prendre comme un compliment ou un message d’espoir: les simples d’esprit ont l’air d’essayer d’avoir de la classe. Même si c’est raté…

  29. J’aurais pas dû tant rire pour le Peeta-Dudule … Sinon mauvaise nouvelle, Lionsgate a prévu de faire des préquelles à Hunger Games.

  30. Comme toujours, un régal…et en effet, pas besoin d’avoir vu le fim ou lu les livres pour savourer ! D’autant plus, après la lecture des commentaires qui suivent où quelques uns (non, non, je ne citerai pas de nom…bon d’accord indice : ça commence par glou et ça fini par bi…) s’essaient à la prose, oserais-je dire satyrique, mais surtout mesquine et sans fondement afin de tendre vers le niveau de connardise que l’on aime tant chez le maître des lieux.
    Bref, merci encore pour ce dessert…et j’avoue être rassurée de savoir que ce sont vos yeux qui vont saigner prochainement, et non les miens, avec toute ma compassion quand même.
    Bonne journée et surtout bon courage pour l’année ) venir

  31.  »tout cela est si beau que cela donne envie d’éventrer des licornes en lisant des tweets de Nadine Morano. »

    cette phrase est tout simplement magnifique!!!

  32. Wopitin… J’étais pas sur de moi mais quand j’ai vu lles noms du casting défiler….
    Indice: ça commence par David… Ça finit par Halliday…

    • Mais comment… ? Mais comment… ? Mais comment putain… ?

      Mais comment peux-tu exister Scrutu ?

      Je pensais le tréfonds de la connerie et de la bienséance bohème-bourgeoise (bobo) atteinte avec les posts de LN mais toi ? Même l’hurluberlu Salkon est un amateur à tes côtés…

      Comment peux-tu poster un truc aussi vide de sens, aussi révélateur de l’inanité de ton existence, aussi parfait dans la médiocrité qu’un jeu de mots entre le début du générique et la fin du générique pour tomber sur David Halliday ?

      Es-tu un génie de la bêtise ? Un artisan du mal ? Une merde sans nom que ma bottine à 4 briques aurait plaisir à écraser un soir de Noël ? Comment oses-tu ?

      Les petites crottes de ton genre, les ramasseurs de vomi les soirs de cuite, les « indispensables fonctionnaires » de ton espèces, je leur dégueule ma vraie culture à la face.

      Rentre chez ta mère. Retourne aux provinces enculer des vaches. Plus jamais je ne veux lire un de tes commentaires.

      Pollueur.

      • C’est bien la première fois qu’on me traite d’hurluberlu. Mais venant de vous ça me fait plaisir! Sincèrement, merci!

      • Je serais curieux de savoir quel genre d’œuvre publiées sont signées par l’ami Gloubi. Après, je n’oublie pas que « l’ironie à deux balles a enterré de vrais artistes », et je vois mal un écrivain digne de ce titre s’acharner sur un blog comme celui ci.

        Oui, par « digne de ce titre », j’entends édité et jouissant d’un certain succès de vente. Sinon, ce n’est qu’un pseudo-accomplissement, de la branlette intellectuelle égalable par n’importe quel lycéen un tant soit peu littéraire.

  33. Je suis allé le voir pour tuer deux heures (après coup je me suis dit que j’aurais pu aller revoir le Pont des Espions en VF pour comparer), je me suis jamais fait autant chier dans une salle de ciné. Alors certes c’était mon premier HG (oui je vais voir juste le dernier film mais comme je l’ai dit j’avais 2h à tuer) mais je ne pense pas que je me serais fait autant chier en commençant le Seigneur des Anneaux par le Retour du Roi ou encore Harry Potter par les Reliques de la Mort, ce film est plat, les dialogues sont plats, les acteurs jouent sans conviction, les scènes d’action sont ordinaires, on ne peut pas juger bon un film qui n’est soutenable au visionnage qu’en le regardant comme la suite d’autres films.

  34. Sivouplé, monsieur Connard, ne faîtes pas Star Wars. Sivoupléééé…

    Vous avez déjà ruiné mon existence (bon, c’était pas bien barré c’est vrai, je suis enseignant mais tout de même), avant de vous lire j’aimais James Bond, la science fiction et les films avec Tom Cruise.

    Et Star Wars. C’est tout ce qu’il me reste, je plaisante pas, si vous faîtes Star Wars, je sens que je vais faire une connerie…

    • Oh allons ! Priez donc qu’il n’ait pas besoin de le faire, les cartes ne sont pas (complètement) entre ses mains !
      Au passage, il reste encore la carte « c’est un OC il trempe sa plume dans de la mauvaise foi liquide pure ».
      Gardez (un nouveau) expoir !

  35. Tss, pas un mot sur le bébé asiatique de Katniss et Peeta. Je suis déception. Le fou-rire que j’ai eu après l’avoir remarqué m’a complètement fait manquer la fin…

  36. Génial! J’adore votre façon de dénigrer Hunger Games, même si je suis une grande fan! Mais il y a un truc qui me turlupine. Peeta a voté CONTRE les Hunger Games avec les citoyens du Capitol! Et vous sautez un bon nombre de scènes qui en explique d’autre, ce qui est sûrement volontaire.
    Mais le coup du Tigries a imité Tigrou, ça m’a tuée !
    Artention, vous allez peut-être encore arracher des accoudoirs, car Lionsgate parle de faire des PREQUELS!
    Malgré tout, vous kiffez Hunger Games, sinon, vous n’auriez pas été voir la suite !( l’article sur le premier film m’avait particulièrement plus)

  37. J’ai beaucoup aimé ce film pour une simple et bonne raison: il passe le bechdel test.
    Il y a plein de femmes, partout; elles parlent entre elles, ne sont pas que des objets destinées à faire craquer un héro etc.
    Et ça, c’est RARE !

  38. Parce qu’il ne semble pas avoir à ajouter quelconque verbiage après ce résumé spoilant, pour le plaisir vicieux de réveiller de douloureux souvenirs de visonnage et parce qu’être un connard n’est pas un monopole, je n’aurai qu’un mot à ajouter :

    Propaclip.

  39. Miam un spoiler comme j’aime !!! Je vais attendre de mater star wars avant de lire ce succulent spoiler !
    Toujours un régal de lire les commentaires mdr

  40. « Mais vous avez une intrigue en fait où vous mettez juste des scènes bout à bout ? », Typo, Où -> ou, non ?
    Merci pour ces moments d’intenses lectures.

  41. C’est triste de ne pas avoir placé une référence à Starcraft-Broodwars pour le coup des médecins qui arrivent avant les combattants…

  42. Ce qui se passe quand des petits cons parisiens au cerveau lavé par la Sorbonne ou les grandes écoles dissertent au nom du second degré et de l’humour soit-disant décalé pendant des pages et des pages (mon dieu que c’est long) mais ne peuvent cacher ce ton pompeux, graveleux, indigeste de 1é de la classe – tout ça juste pour faire une critique d’un roman ado plutôt sympa même s’il a des défauts (oui oui à la base c’est un roman donc je vois pas trop pourquoi on se pose la question de savoir s’il y a une intrigue ou si c’est du théâtre contemporain).

  43. Il était temps que ça se termine depuis le premier qui n’aurait pas dû commencer.
    Un premier film assez idiot pour me mener sur votre blog… lire une critique qui m’a assez fait rire pour je regarde la suite pour lire votre seconde critique.
    Ce fut mon unique raison de regarder le second volet: pour pouvoir apprécier la critique !

    Ensuite, je dois dire que j’ai calé et que je me suis contenté de vos textes.

  44. Pipi-caca-pipi-étron, super varié dis donc… comme la blague du slip sur la tête que t’avais déjà utilisée pour Drogue Nation. Qu’est-ce qui t’est arrivé pour devenir aussi lamentable? Tes articles étaient vraiment drôles et inspirés avant mais je sais pas si c’est le succès qui t’a fait devenir aussi affligeant, ou si c’est à force de t’envoyer tous ces films à la con, mais t’as vraiment perdu ton style et ton humour. Aujourd’hui t’es juste un gugusse sans inspiration qui pense être le critique du siècle. Triste.

  45. Pingback: L’Odieux Connard – Tome 1 – Qu’il est bon d’être mauvais | 22h05 rue des Dames·

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