Hunger Games : Révoltant – première partie

Le nouveau volet de la série Hunger Games est sorti. Joie !

Mais pour mieux le spoiler, comme vous le savez, sur ce blog, le maître des lieux aime autant faire des résumés que parler de lui à la troisième personne. Aussi, remémorons-nous les fascinants événements des épisodes précédents.

Hunger Games I : Dans un futur proche, Katniss et sa sœur Primrose vivent dans le district 12, l’un des douze districts du pays magique de Panem, dirigé par le luxueux mais tyrannique Capitole et son président Snow. Et comme dans le futur on a paumé les boules des pétanques et que plus personne ne sait où il a rangé son jeu de rami, pour s’occuper on a inventé les Hunger Games. Le Capitole oblige chaque district à envoyer deux de ses enfants dans une arène géante pour s’entretuer jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un, qui repart avec un DVD de Highlander et une encyclopédie Larousse. Katniss se porte volontaire pour remplacer sa sœur Primrose, tirée au sort, et accompagnée d’un autre membre du district 12, Peeta l’homme-kebab, tous deux surmontent les épreuves, vivent une folle histoire d’amour et à la fin gagnent à deux parce qu’ils sont super populaires avec leur numéro d’amants maudits. Le président Snow est dég’ car en brisant ainsi les règles du jeu, Katniss nique le système, tout ça, et ça pourrait encourager une rébellion. Rah, crotte, qui aurait pu prévoir que buter des enfants à la télé pour se marrer pouvait potentiellement énerver les gens contre les organisateurs ?

Pour rappel, le spoiler est là.

Hunger Hames II – l’embrasement : Le président Snow se demande comment rendre Katniss moins populaire pour éviter qu’une révolte n’éclate. Plutôt que de dire « Si on arrêtait de lui faire de la pub ? » son conseiller Bob lui propose de faire des Super Hunger Games où on tue tous les anciens gagnants des précédentes éditions, comme ça, pour se marrer, parce que remettre l’idole Katniss sur tous les écrans en menaçant de la buter, vraiment, c’est trop une chouette idée pour que les gens l’oublient et ne la considèrent pas comme une martyr. Les nouveaux Hunger Games sont un massacre, mais Katniss survit de justesse malgré l’acharnement de Bob pour la tuer avec plein de pièges maléfiques. A la fin, Bob la sort de l’arène en lui annonçant qu’en fait, hihihi, il est du côté des gens qui veulent se rebeller, vite filons Katniss, je vais t’emmener dans notre base secrète de rebelles ! Avant que Katniss lui demande pourquoi il n’a pas fait ça dès le début du film au lieu d’essayer de la tuer durant 2 heures, le générique de fin est déjà en train de défiler.

Pour rappel, le spoiler est ici.

Et nous voici de retour pour Hunger Games III – La Révolte – Première partie (car c’est connu, il faut toujours diviser le dernier livre d’une saga pour le principe, personne n’y trouve rien à redire. Qui a dit Le Hobbit ? Oui, ça marche aussi pour une saga d’environ un livre). Alors, Katniss va-t-elle enfin réaliser que tous les personnages sont débiles ? A quelle sauce Peeta va-t-il être mangé ? Blanche ? Samouraï ? Et surtout : est-ce qu’il va enfin se passer quelque chose depuis la fin de Hunger Games I ?

Ni une, ni deux : spoilons, mes bons !

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L’affiche : Nom d’une pipe ! Les flammes prennent toute l’affiche ! C’est le bouse-signal !

Notre film s’ouvre très subtilement, sur notre bonne amie Katniss, un peu nerveuse, qui est partie bouder dans un conduit d’aération on ne sait où. Visiblement au courant qu’il y a des gens qui la regardent au cinéma, elle se décide à résumer l’intrigue des épisodes précédents à voix haute au prétexte merveilleux qu’elle a « fait un cauchemar » et « doit se raccrocher à des choses concrètes« . Si à chaque fois qu’elle fait un mauvais rêve, il faut qu’elle raconte sa vie avec tous les détails à voix haute, j’espère que la personne qui dort à côté d’elle lui interdit de regarder des DVD de Jeanne Moreau avant d’aller au lit.

« Je m’appelle Katniss Everdeen. Mon copain s’appelle Gale. J’ai gagné les Hunger Games avec mon pote Peeta, pour lequel j’ai des sentiments hihihihi. Ensuite je suis retournée aux Hunger Games à cause de Bob-qui-en-fait-voulait-me-sortir-des-Hunger-Games. Et puis ensuite, ils m’ont emmenée au district 13, où la rébellion se prépare contre le Capitole. Après, c’est un peu flou. Je sais qu’il y a eu des photos de mon cucu sur 4chan, puis que je suis partie bouder dans un conduit d’aération, mais je n’arrive pas très bien à faire le rapport entre les deux.« 

C’est à cet instant que des gens à la recherche de Katniss déboulent dans le conduit et lui disent qu’allez, il faut dormir maintenant. Oui, tu fais des cauchemars, mais c’est pas une raison pour squatter la ventilation, et d’une parce qu’il fait froid, et de deux parce que ça résonne et que du coup tu emmerdes tout le quartier avec tes résumés à voix haute, ah mais. Katniss est donc ramenée à sa chambre médicalisée où des somnifères l’aident à pioncer correctement. Le chloroforme est la solution à tout, comme je le dis souvent.

Profitons du sommeil de notre héroïne pour parler du district 13.

« Comment ?  13 ? Mais dans le résumé, vous n’avez parlé que de 12 districts, espèce de voleur de poules ! Remboursez mon clic sur ce blog !« . Du calme, foule en colère ! Soufflez vos torches, baissez vos fourches, et laissez-moi plutôt vous expliquer. Panem, le pays magique de notre héroïne a pour capitale le Capitole, la cité des bourgeois un peu cons (ils sont riches, donc cons : n’oubliez pas que ce livre doit faire rêver du prolétaire). Autour de celui-ci, 12 districts plus ou moins éloignés du Capitole ont chacun une spécialité : production électrique, production minière, production de magazines pornos… etc. Le district 12, c’était les mineurs. Mais il fut un temps où il y avait un treizième district, en charge des recherches, du nucléaires et de tout un tas de trucs rigolos. Mais celui-ci s’est révolté, et du coup, il s’est fait raser la face par le Capitole. Comment ont-ils survécu ? Attendons le réveil de Katniss pour savoir.

Car sitôt qu’elle a les yeux ouverts, Katniss quitte sa chambre en entendant des sanglots : dans la pièce voisine, un autre ancien champion des Hunger Games devenu idole rebelle, Finnick, pleure parce que sa copine est prisonnière du Capitole et que du coup, sa turgescence ne connait nul apaisement. Il évoque aussi Peeta, disparu à la fin de l’épisode II, et prisonnier du Capitole, mais bon, Peeta n’a pas la même utilité à ses yeux, et c’est heureux pour mes lecteurs de La Manif pour Tous. Mais alors qu’ils sont en train de pleurer leurs êtres chers, ils sont soudains dérangés par un soldat de haute stature.

« Katniss Everdeen ?
– Oui ?
– Je m’appelle Jean-Jacques et la présidente du district 13 m’a demandé de venir vous chercher, elle veut vous voir. Tenez, profitons-en pour nous promener dans le district, qui est en fait un immense bunker-ville-souterraine.
– Ça alors, je pensais que le district 13 avait été rasé. J’ai encore du mal à croire que je suis en plein dedans !
– Hé oui, mais nous sommes des soldats. Nous n’avons eu aucun mal à nous réfugier sous terre et à nous adapter à cet environnement.
– C’est super cool, wohlolo ! »

Rien ne vous choque ?

Refaisons la scène avec un personnage autrement plus charismatique mais au fessier tout aussi populaire dans les milieux autorisés.

« Odieux Connard ?
– C’est ce qui se dit. Que puis-je pour vous ?
– Éteignez votre cigare, finissez ce brandy et… dites-moi, est-ce le bras d’une infirmière qui dépasse de votre casier ?
– Maiiiis non. Bon alors, que me voulez-vous ?
– Je m’appelle Jean-Jacques et la présidente du district 13 m’a demandé de venir vous chercher, elle veut vous voir. Tenez, profitons-en pour nous promener dans le district, qui est en fait un immense bunker-ville-souterraine.
– Ça alors, je pensais que le district 13 avait été rasé.
– Hé oui, mais nous sommes des soldats. Nous n’avons eu aucun mal à nous réfugier sous terre et à nous adapter à cet environnement.
– D’accord. Mais dites-moi, ma chambre médicalisée…
– Oui ?
– D’où sort tout ce matériel tout neuf si votre district n’a plus aucun ravitaillement du Capitole depuis la période où il a officiellement été rasé, à savoir il y a des années ?
– Heu…
– Et puis vous êtes gentil mais des soldats, vous êtes aussi architectes et spécialistes du bâtiment pour avoir construit un bunker géant high-tech où vous abriter ?
– C’est-à-dire…
– Attendez, c’est un avion que je viens de voir là ? Les mecs, vous vivez sous terre ! Vos ressources, ce sont des cailloux et de la boue, et avec ça, vous avez fabriqué un avion à réaction ? Vous êtes le district Minecraft en fait, c’est ça ? Et puis rien que la bouffe, vous m’expliquez ? Vous sucez des quartz ? »

Mais reprenons plutôt avec Katniss qui ne se pose aucune question, ce qui est sa plus grande qualité. N’empêche, pour fabriquer des mitraillettes ou des avions à partir d’argile, les mecs doivent être la civilisation de potiers la plus évoluée de l’univers. Ça doit donner, la fête des mères dans ce district.

Dans tous les cas, Katniss est amenée dans une pièce du bunker où se trouve un véritable centre de commandement. L’y attendent Bob, le producteur & agent double idiot des précédents Hunger Games, Electro, un ancien candidat ingénieur de son état, et surtout, Présidente, qui est la présidente du district 13.

« Bonjour Katniss, je suis Présidente la présidente. Ça biche ? Si tu es ici, c’est parce que nous avons un projet pour toi. Nous préparons une rébellion et depuis les Hunger Games, tu es une véritable icone chez les districts opprimés. Alors Bob a eu une idée.
– Roh non, pas une idée de Bob ! 
– Si ma petite Katniss, et moi aussi je suis content de te revoir. Alors mon idée, c’est de faire des clips de propagande avec toi qu’Electro pourrait diffuser dans les districts en piratant les ondes du capitole. J’ai appelé ça « des propaclips. » »

C’est véridique.

Personnellement, un mec utilise le terme de « propaclip » dans n’importe quelle réunion de mon conseil de guerre, je me lève stoïquement, je quitte la pièce d’un pas digne et je me rends dans la salle de bain la plus proche pour me laver les oreilles à l’alcool à 90 avant d’aller longuement pleurer sous la douche. Un communiquant pareil, je pense que je le fais balancer dans la fosse aux lions, juste à côté de l’académicien qui a proposé « Intelliphone » pour les smartphones. Nom d’un petit bonhomme, il faut arrêter, maintenant, hein ! En tout cas, Katniss n’est pas convaincue (c’est fou).

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« Tu sais Katniss, la communication, c’est l’art d’être clair. Alors tu t’asseois dans notre open-space de coworking et tu brainstormes sur les propales. On diffusera le best find en micro-blogging pour teaser. »

« Mais je m’en fous de vos propaclips !
– Allons allons, il faut te cadrer… pardon, te calmer. Excuse moi, un lapsus… enfin une déformation professionnelle… hmmm, ça me donne une idée ! On pourrait dire « Prolapsus ! »
– Bob, votre gueule. Vraiment. Tenez, mettez cette chaise dans votre bouche.
– Calmez-vous Katniss ! Bob a malgré tout eu une idée intéressante avec ses clips. Que diriez-vous d’être notre « Geai Moqueur » ? Vous savez, du nom de votre badge porte-bonheur.
– Vous voulez parler du badge porte-bonheur que j’avais trouvé et offert à ma sœur et qui, à la seconde où elle l’a porté, a été désignée au hasard parmi des milliers de candidats pour aller mourir aux Hunger Games ? Le badge qu’elle m’a refilé ensuite – sympa ! – et que j’ai trimbalé avec moi pendant que tous les gens que j’approchais de près ou de loin crevaient comme des crottes ?
– Oui, je trouve que c’est une image très positive.
– Jeeee vois.
– Bon, mais sinon, ça vous dit, le rôle ?
-Nan ! Parce que je suis pas contente, parce que vous avez pas sauvé Peeta ! Et qu’il a disparu ! Alors du coup, je vous aide pas, na !« 

Et elle s’en va bouder, provoquant dans toute la base des cris comme « Qui c’est qui chouine dans les conduits encore ? Tu t’es crue dans Piège de Cristal ?«  ou « Rah, y a encore quelqu’un planqué dans la clim’ qui raconte le scénario ! ».

Sitôt Katniss partie, Bob, Electro et Présidente se retrouvent seuls dans la pièce. Présidente est contrariée.

« Okay, on laisse tomber, elle ne veut pas. Elle a raison, on aurait dû sauver Peeta, pas elle. Allez, c’est fini.« 

Quelle force de caractère, Présidente ! Tu rencontres une adolescente pour la première fois, tu as deux minutes de conversation à peine au bout desquelles elle refuse ton offre, et toi ça y est, allez hop, on plie les gaules ? Hé ben dis donc, il est bien mené le district 13 ! J’espère qu’il n’y aura pas trop d’obstacles difficiles à surmonter ! « Bon les mecs, on arrête la Révolte : on vient de me dire que c’était interdit, et vous me connaissez, je ne suis pas du genre à insister. Du coup, je propose qu’à la place, on fasse du macramé. » Vas-y Présidente ! Tu vas les avoir !

Bon et puis surtout : « On aurait dû sauver Peeta » ? Vraiment ? On parle bien du mec qui a un charisme quelque part entre l’endive et le bulot ? A la limite, si vous faisiez des propaclips (… chut) pour Minidoux, je ne dis pas, il aurait une petite chance d’être convaincant, mais pour faire la guerre à autre chose qu’à la peau rêche et aux bouloches, c’est un peu une merde, pour rester courtois.

En tout cas, dans la salle de commandement, Bob propose une solution : pour aider Katniss à se dire qu’elle doit les aider et jouer dans leurs propaclips, il suffirait peut-être de lui montrer ce que le Capitole a fait au district 12 pour punir Katniss de s’être enfuie des Hunger Games avec la complicité de Bob et d’avoir bafoué les règles, tout ça. Bonne idée ! Alors, des photos ? Une vidéo ? Non vous… vous voulez l’envoyer sur le terrain ?

« Oui, on va sortir un avion de notre base secrète qui ne doit surtout pas être repérée, amener Katniss jusqu’à un district fraîchement attaqué et probablement encore sous surveillance, et ainsi risquer de la perdre comme de grosses buses. Tout le monde est d’accord ? Alors en avant !« 

Et c’est ainsi que Katniss se retrouve dans un avion avec Gale pour aller voir ce qu’il reste du district 12. Histoire de bien appuyer le n’importe quoi général, elle est déposée en plein milieu du district sans la moindre arme ni protection, seule, avant que l’avion ne se casse. Oui parce que le pilote a dit « Nos radars ne détectent rien, vous pouvez y aller en paix !« . Non mais mec, t’es gentil mais si tes radars sont assez précis pour détecter s’il n’y a personne en l’air ou au sol, tu ne te dis pas que, tieeeeens, peut-être que le Capitole a aussi des radars qui font pareil et qu’ils vont donc te cartonner toi ET Katniss ?

Non. Et c’est heureux, car visiblement, le Capitole n’a pas cette technologie. Et ne surveille pas du tout le district 12 des fois que des rebelles viennent l’inspecter. Sympa, vraiment.

En tout cas, le district a été bombardé, et bien bombardé : il n’en reste que des ruines et des cadavres. Le tout qui fume encore, sinon le spectateur ne comprendrait pas. Merci les mecs. Katniss est donc toute bouleversée et comme Gale est sans aucune raison resté dans l’avion plutôt que d’accompagner sa copine sur le district où ils ont grandi, déjà parce que ça pourrait être sympa, et ensuite parce que la soutenir devant ce genre de spectacle pourrait avoir du sens, la bougresse est toute traumatisée.

J’en profite pour signaler cette scène merveilleuse où dans les ruines, Katniss récupère son chat (qui n’a pas reçu de napalm sur la gueule, merci) qu’elle fourre dans sa besace sans que l’animal ne se barre en la défigurant pour lui apprendre. Car juste après, elle récupère des cadres photos qu’elle fourre là aussi dans sa besace, comprendre, si j’ai bien suivi, sur la gueule du chat. J’en connais une qui ne devra pas s’étonner quand elle sera réveillée à 5h du matin par des miaulements de rascal, qu’elle marchera dans du vomi en se levant ou qu’elle retrouvera un étron fumant sur son oreille (et encore : c’est uniquement parce que l’anus d’un chat ne lui permet pas de démouler une tête de cheval, parce que sinon, ce serait direct dans tes draps).

Enfin très bien, Katniss a compris. Le district 12, les bombes, l’anus de son chat : tout cela est très clair : elle doit se dresser contre le Capitole.

Et au Capitole justement, on se dit aussi qu’il faut utiliser la propagande pour combattre l’insurrection. C’est ainsi que l’on a le droit à une scène sans intérêt où le Président Snow qui prépare un discours dit « Il ne faut surtout pas appeler les rebelles des rebelles. Ce serait reconnaître leur insurrection. Que dit ma conseillère en com’ ? Dire « Radicaux ? » Okay, je prends, en plus j’ai jamais aimé le PRG. »

Du coup, à la cantoche souterraine du district 13 ravitaillée par le trou dans le scénario à ce sujet gros comme un passe-plat, toutes les télés branchées sur le Capitole permettent de suivre le discours du Président Snow, que nous pourrions résumer ainsi : « Chers citoyens de Panem. Certains d’entre vous ont décidé de faire grève voire de grogner un peu, et des radicaux ont même commis de terribles actes de violence contre le Capitole. Mais le Capitole est le cœur de Panem ! Sans lui, qui irriguera vos districts avec paix et sécurité ? Qui enverra la vie là où il y en besoin ? Qui s’encrassera quand vous mangerez trop de burgers ? Alors sans déc’ arrêtez les conneries, merci, bisous, tout ça.« . Mais comme visiblement, au Capitole, on est complètement con, peu après cette intervention, on a le droit à une nouvelle émission spéciale, où cette fois-ci, César, ex-présentateur des Hunger Games au service du président Snow, a un invité très spécial.

« Regardez !‘ s’exclame un membre du district 13 en pointant la télé. « Je n’ai jamais vu une endive aussi grosse !« 

Et en effet : l’invité spécial, c’est Peeta, qui est vivant. Et a bien été récupéré par le Capitole lors de la confusion qui a régné à la fin des précédents Hunger Games. Katniss est donc heureuse de voir son ami vivant, mais aussi horrifiée de le savoir prisonnier. Écoutons plutôt l’interview de Peeta le kébab par César la salade (Hunger Games, en fait, je suis sûr que c’est complètement ironique) :

« Alors Peeta, tu as entendu parler des REBELLES ? Parce qu’il paraît que les derniers Hunger Games ont mal fini et que Katniss s’en est échappée car alliée aux REBELLES ?
– Non, ce sont des bêtises ! Ni Katniss ni moi ne savions que des REBELLES étaient infiltrés ! Nous ne connaissions par leur plan !
– Et qu’est-ce qui prouverait ta bonne foi ?
– Franchement ? Vous avez vu les derniers Hunger Games ? On a failli mourir 24 fois, seule la chance nous a sauvés, alors ça prouve bien que les REBELLES derrière tout ça n’étaient pas vraiment avec nous ! »

Bien joué Peeta. C’est un excellent argument. Et tu sais pourquoi ? Parce que ça souligne à quel point le plan des rebelles du dernier film était non seulement complètement con mais en plus contre-productif. Même les personnages insistent sur les incohérences, c’est vraiment tellement bien la saga Hunger Games. Un peu comme le mot « Rebelle » où il y a eu une scène exprès pour dire qu’il ne fallait surtout pas l’utiliser. Et ben du coup, tout au long du film, les agents de la propagande du Capitole l’utiliseront… à chaque fois.

Je n’arrive même pas à m’expliquer comment ça a pu arriver quand un simple Ctrl + F dans le scénario permettait de chasser cette incohérence pourtant évidente. C’est… c’est tellement… beau ? En plus sur des scènes qui se suivent. Vraiment, à ce stade, les mecs doivent faire des efforts pour se planter sur des trucs aussi simples, c’est impossible autrement.

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Pour rappel, César. Car dans le futur, les blogueuses modes ont pris le pouvoir, et ça se voit.

Mais, revenons à notre n’importe quoi. Car l’interviewe se termine bientôt sur des propos intéressants.

« Peeta, as-tu un message pour les REBELLES ?
– Oui. Mes amis, a-t-on vraiment besoin d’une guerre civile ? La guerre civile, c’est mal, ça tue des gens ! Il faut vous rendre, nom d’une pipe ! Déposez les armes ! »

A la cantoche du district 13, c’est le chaos. Les gens se lèvent, crient à la traîtrise, accusent Peeta d’être au service du Capitole voire font des doigts à l’écran ou montrent leur cul, parfois même les deux en même temps, quelle souplesse.

Katniss, du coup, cauchemarde encore plus maintenant qu’elle sait que Peeta est vivant mais prisonnier du Capitole, qu’il sert. Elle fait des rêves où Peeta est avec elle et où elle l’invite dans son lit, comme dans la célèbre chanson de Panem « J’ai encore rêvé de lui et mes draps sont pourris« . Heureusement, lorsqu’elle se réveille en sueur, sa petite sœur qui dormait à côté est là pour la rassurer.

« Ça va Katniss ? Tu étais agitée dans ton sommeil. Tu as d’abord appelé Peeta, puis tu as remercié « Jacquie et Michel », c’était un mauvais rêve ?
– Oui, heu, un mauvais rêve, hem, c’est ça. Très mauvais. Pfou, fait chaud cette nuit, pas vrai ?
– Pas spécialement, non. Enfin, Katniss, je voulais te dire : tu ne dois pas oublier une chose. Tu es le Geai Moqueur. La Présidente a besoin de toi. Tu peux lui demander ce que tu veux.
– Même d’aller libérer Peeta ?
– Moi je pensais plus à un poney, mais pourquoi pas. »

Et c’est ainsi que dès le lendemain, Katniss se retrouve face à Bob et à la Présidente dans la salle de commandement pour leur présenter sa requête.

 « Madame la Présidente, j’ai décidé d’accepter d’être le Geai Moqueur symbole de votre rébellion. Mais à plusieurs conditions !
– On vous écoute.
– D’abord, vous devrez me promettre d’aller libérer Peeta et les autres participants des derniers Hunger Games prisonniers du Capitole.
– Hmmm…
– Ensuite, vous devez leur garantir l’immunité ! Aucun procès contre Peeta suite à ce qu’il a dit à la télé.
– Alors ça, jamais ! Il aura le droit à un procès équitable !
– NAN JE VEUX PAS !
– Bon, d’accord Katniss, très bien. D’autres demandes ?
– Uiiii, je veux que ma sœur puisse garder son petit chat même si les animaux sont interdits sur la base ! »

La Présidente accepte, c’est donc parti : Katniss va pouvoir tourner dans les films de propagande du district 13 pour rallier les autres districts à la cause. Mais pour ça il faut trouver quelqu’un capable de lui faire enfiler des habits et de la maquiller ? Mon dieu, mais oùùùùùùù va-t-on trouver quelqu’un d’aussi qualifié sachant que le maquillage va probablement être « Zone de guerre » et que la base est bourrée de militaires ? Hé bien nos héros vont trouver… Effie Trinket ! Ce nom ne vous dit probablement rien, et c’est normal puisque le personnage était proche du néant absolu, mais c’était en fait la responsable du Capitole en charge du duo Katniss-Peeta pour les Hungers Games. Chose amusante, on se demande déjà comment elle a atterri dans le district 13, qui aurait eu un quelconque intérêt à la capturer vu qu’aux dernières nouvelles, c’était juste une pintade superficielle, et enfin, pourquoi est-ce qu’elle revient dans le film ?

Hé bien parce que Bob pense que c’est la seule personne capable de faire enfiler des habits à Katniss.

Pourquoi, Katniss a 8 bras et ça rend tout très technique ? Elle se débat quand on essaie de l’habiller car est une intégriste du nudisme ? Quel est le problème ?

Mais en plus, Katniss ne la hait pas ? Ce n’était pas la nana qui les accompagnait partout en leur rappelant que servir le Capitole et mourir aux Hunger Games, c’était génial ?

Non. C’est devenu la Best Friend Forever de Katniss par la magie du scénario et… hé bien… c’est tout ? Attendez, elle a un vrai intérêt dans le film ? Non ? Non. Bon, ben voilà, elle sort de nulle part, devient la maquilleuse de Katniss de manière mystérieuse et nous n’en parlerons plus. Je seeens qu’il y a un film qui essaie de meubler.

Profitons-en pour aller voir un autre personnage secondaire : Electro. Depuis qu’il est arrivé au district 13, soit il y a quelques jours tout au mieux vu qu’il est arrivé en même temps que Katniss aux dernières nouvelles, il a déjà réussi à reprogrammer l’antenne de diffusion du district pour qu’elle puisse envoyer les propaclips (vous en boufferez jusqu’au bout, rascals !) dans tous les autres districts, et travaille à essayer de pirater le système de sécurité du Capitole, qu’il a programmé lui-même. On va donc en déduire qu’il est ingénieur en… en trucs de communications ? Systèmes de sécurité ? Allez, en sécommunications, je suis sympa. Mais il a quelque chose à montrer à Katniss !

« Katniss, regarde : j’ai fabriqué un arc pour toi et une arbalète pour Gale ! »

Le scientifique de film américain : il est « scientifique », donc il maîtrise toutes les sciences et les techniques liées. Il peut aussi bien faire une opération à cœur ouvert que monter intégralement une fusée à partir de polystyrène et de pâte à sel ou  fabriquer un arc et une arbalète. Bref, il n’a strictement aucun sens.

« Et je t’ai fabriqué des flèches incendiaires et explosives !
– Electro, comment avez-vous pu sachant que vous n’êtes là que depuis moins d’une semaine ?
– La poterie, Katniss, la poterie ! »

Vous pensez que c’est complètement con ? Attendez la suite.

« Au fait Katniss, tu diras à Finnick de passer me voir : je lui ai aussi fabriqué une arme. Un trident pour être exact, je me suis dit que ça lui ferait plaisir !« 

UN TRIDENT ?

Non mais les mecs d’en face ils ont des mitraillettes et des mitrailleuses, sur toute la base on voit des gars se promener avec des fusils d’assaut (Gale, selon les plans, porte d’ailleurs son arbalète ou un fusil d’assaut: il a dû se dire que ça commençait à bien faire les armes pourraves), et toi tu proposes de filer à un mec un TRIDENT ? Non mais tu crois qu’ils vont affronter quoi, des mérous ? Non parce qu’à part pour faire du cosplay de La Petite Sirène, je ne vois pas bien l’utilité. Enfin, dois-je encore m’étonner ?

Allez, allons plutôt voir comment se passe le tournage des propaclips, tiens.

Car désormais bien décidée à devenir le Geai Moqueur symbole de la révolte, Katniss se rend au super studio de cinéma high-tech du district 13 (d’où sort-il ? Mystère !) où on lui propose de réciter un discours héroïque pendant qu’on rajoutera en arrière plan des images de synthèse d’une foule en train de l’acclamer. Sauf que voilà : Katniss joue à peu près aussi naturellement que Francis Huster. C’est donc catastrophique. Et c’est sur ces entrefaites qu’arrive l’ancien coach de Katniss aux Hunger Games : Haymitch, ou Mitch, voire Michou pour faire court, qui revient de cure de désintoxication (oui, ils ont AUSSI un centre de désintoxication dans le district 13, bravo). Celui-ci est aussitôt invité en salle de commandement pour discuter des résultats navrants du tournage.

« Madame la Présidente, j’ai la solution.
– Donner des cours de théâtre à Katniss ?
– Nan, trop compliqué.
– Mettre d’autres acteurs autour d’elle pour la mettre à l’aise ?
– Trop dur.
– Utiliser la super technologie vue dans les deux films précédents permettant de créer des hologrammes pour la mettre en situation et donc lui rendre son naturel ?
– Nan, j’ai une bien meilleure idée.
– On vous écoute.
– On va la balancer en plein milieu d’une zone de guerre ! Comme ça, LA elle sera naturelle !
– C’est complètement con, un risque inutile et une excellente opportunité de la perdre ce qui ferait la propagande du Capitole pour des mois voire des années… ON FONCE ! »

Nom d’une pipe.

Enfin en même temps, ils l’avaient déjà abandonnée à poil ou presque au milieu du district 12 super dangereux en ruines au début du film, alors pourquoi pas aller encore plus loin dans le n’importe quoi ?

Et c’est ainsi que Katniss se retrouve une fois encore dans un aéronef, cette fois-ci accompagnée de Gale et de toute une équipe de tournage, pour rejoindre le district 8 où la révolte est déjà en cours. Comme les opérateurs radars du Capitole sont visiblement occupés à jouer aux fléchettes, nos héros peuvent donc arriver sur zone sans encombre et ainsi retrouver dans les ruines du district les insurgés locaux. Qui ont plein d’armes, y compris de gros calibre, alors que leur district n’en produisait pas.

Ils les ont probablement trouvées sous un champignon.

En tout cas, les révoltés proposent d’emmener Katniss à leur hôpital local, où ils entassent tous leurs blessés.

« Vous ne devriez pas réunir tout le monde au même endroit, déclare Gale.
– Ah oui ? Si vous avez une meilleure idée, je suis preneuse, répond la chef locale. »

Et Gale se tait tant cette répartie est cinglante.

Personnellement, j’aurais répondu « Ben les mettre dans plusieurs endroits, par exemple ?« . Mais je dois être naïf.

En tout cas, en voyant Katniss débarquer dans l’hôpital, aussitôt, tout le monde la salue et se met à siffloter en faisant le signe de ralliement de la rébellion, à savoir une sorte d’imitation d’un geai moqueur. C’est trop cool, mais t’as intérêt à savoir siffler si tu veux prouver que t’es un rebelle. Sauf que voilà, pendant ce temps, le Capitole a repéré Katniss via une vieille caméra de surveillance qui traînait et que les rebelles n’avaient pas pensé à désactiver. C’est dommage quand on veut se cacher, enfin, sûrement un détail. Du coup, le Président Snow, qui est très méchant, décide d’envoyer ses bombardiers frapper l’hôpital de fortune histoire de potentiellement tuer Katniss et dans tous les cas, punir les locaux de s’être acoquinés avec elle. C’est donc un peu la panique lorsque les radars du district 13 détectent les bombardiers en approche !

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« Que ceux qui ont des doutes sur la qualité du scénario lèvent la main ! »

Aussitôt, tous les rebelles filent à leurs postes de combat car dans le futur, les bombardiers sont sympas : ils volent à 50 mètres du sol plutôt que de balancer des pruneaux de très très haut (on appelle ça « la tactique Avatar« ). C’est ainsi qu’ils tuent plein de gens avec une précision incroyable, sauf lorsqu’ils tirent sur Katniss auquel cas toutes leurs armes la loupent. Idem : ils volent à environ 500 kilomètres heures, mais dès qu’ils survolent Katniss, ils passent la première et vont plutôt à la vitesse d’un vélib’ à 2 heures du matin. Ce qui permet – ça alors, ça tombe bien quand même ! – à notre héroïne de caser une fléchounette explosive dans un bombardier, qui va évidemment s’écraser contre un autre, puis vont exploser au sol.

Victoire ! Mais l’hôpital de campagne a été rasé quand même dans l’affaire.

Oups. Désolé les gars, hein !

L’occasion d’énerver Katniss, et donc pour son équipe de tournage d’enregistrer une grande séquence où notre héroïne se lance dans un grand discours colérique devant les ruines de l’hôpital.

« Regardez ! Regardez ce tas de béton avec des flammes derrière moi qui pourrait être tout et n’importe quoi ! Hé bien c’était un hôpital plein de gens gentils que le Capitole a tué. Le Capitole veut nous faire brûler ? Il brûlera avec nous !« 

C’est dans la boîte : il n’y a plus qu’à diffuser le tout aux autres districts, ce qui est promptement fait grâce à Electro.

Aussitôt, la révolte éclate, par exemple dans le district des joyeux bûcherons. Comment donc ? Voyons plutôt.

Les bûcherons partent dans les bois au son des hauts-parleur qui les informent qu’il faut oublier les 35h : ils vont devoir bosser 2h de plus par jour pour compenser les pertes dues aux grèves & co. Et pour s’assurer qu’ils ne vont pas faire n’importe quoi, ils sont mis en groupes et suivis par des commandos de Pacificateurs, les forces de coercition du Capitole, ici armées de mitraillettes. Mais alors que la troupe s’enfonce dans les bois, l’un des bûcherons sifflote soudain la mélodie de ralliement des rebelles. Et tous les bûcherons s’élancent en courant ! Environ 70 à 80% d’entre eux se font aussitôt déchiqueter par les mitraillettes, et le restant… grimpe aux arbres ? Oui je… pourquoi pas ? Les Pacificateurs, tout aussi perdus que le spectateur, restent donc au sol à se demander ce que c’est que ce bazar quand l’un des bûcherons appuie sur un détonateur et tout le sol sur 500 mètres carrés explose, tuant tous les Pacificateurs ! Wouhouuuu !

Wouhou ?

Excusez-moi les bûcherons, j’ai plusieurs questions : est-ce que vous avez remarqué qu’en déclenchant votre insurrection au moment où vous étiez suivis par des mecs armés, vous avez été quasi-anéantis ? Pourquoi n’avez-vous pas attendus d’être dispersés au boulot pour grimper aux arbres, pendant que les Pacificateurs ne pourraient pas tous vous surveiller ? Ou pourquoi n’avez vous pas piégé une zone précise pour la faire sauter une fois que vous l’auriez dépassée et ainsi tuer tous les Pacificateurs derrière vous sans subir aucune perte ? Questions complémentaires : A) d’où sortiez-vous ces milliers de kilos d’explosifs B) quand avez-vous trouvé le temps de retourner tout un bout de forêt pour les planter sans que personne ne le remarque C) je sais pas vous, mais moi, j’aurais pensé qu’en faisant sauter tout le sol, non seulement vous tuiez vos propres blessés mais en plus vos arbres auraient dû s’effondrer et vous avec.

Le regard consterné de ma voisine de cinéma a croisé le mien à cet instant précis. Le désarroi, ça rapproche.

Du coup, pour le district 13, les choses vont bien : pendant que personne ne pense à faire remarquer que maintenant que le Capitole bombarde les districts, ça va être vachement plus dur de se ravitailler (par exemple, plus de district 12, plus de minerai : c’est difficile pour des gens qui aiment la technologie), ou qu’aucun responsable ne se dit que ce serait bien d’unir les districts plutôt que de les laisser se révolter sans aucun plan chacun dans leur coin, on continue l’opération propaclips. Et en face, le Capitole fait de même en balançant plein d’interviews de Peeta qui explique qu’il faut poser les armes, que le Capitole est gentil et que la paix c’est bien, ce qui ressemble un peu au discours d’une Miss France, mais en plus joufflu. Jusqu’au jour où Katniss, au bord d’une rivière, se retrouve entourée de geais moqueurs. L’équipe de tournage avec elle trouve ça cool, et l’un d’entre eux, probablement défoncé par des années de télé-crochet, demande à Katniss si elle ne voudrait pas… chanter.

Mais, mon petit Monsieur ! Quel est le rapport avec la choucroute ?

Et coup de bol, Katniss n’entonne pas « La bite à Dudule » mais une chanson qui ressemble à peu près à ceci :

« Tu m’avais donné rendez-vous à l’arbre
Pour faire des trucs gentils.
L’arbre où il se passe des trucs chelous.
Des trucs pas gentils. »

Quelque part entre Renan Luce et Sébastien Patoche, sa chanson bouleverse tout le monde autour d’elle, et elle est donc aussitôt désignée pour servir de BO au prochain propaclip. Electro lance donc la diffusion, où la chanson pourrie est rajoutée par dessus des images de Katniss visitant le district 12 en ruines (elle y est retournée une deuxième fois pour occuper du temps de film, et pour que Gale raconte comment le bombardement a eu lieu et a tué 9 000 personnes sur 10 000 habitants ; c’est vrai Gale, mais d’ailleurs, pourquoi tu as expliqué tout ça cette fois là au lieu de la première fois, quand tu as laissé Katniss errer seule au milieu des ruines et des cadavres sans aucune explication ni soutien ? Tu n’avais pas envie ? Tu boudais ? Tu veux un conduit d’aération, toi aussi ?).

L’effet est immédiat.

Dans le district 5 où se trouve le barrage qui alimente en énergie le Capitole, la population se met à entonner la chanson et avance en masse vers le barrage, mais sans armes, parce que…. parce qu’eux n’ont pas de coins à champignon où on on peut en trouver. Puis, ils se jettent sur les mitraillettes des Pacificateurs qui défendent le point stratégique, jusqu’à ce que les civils les enfoncent par la force du nombre. Cela fait, ils déposent des explosifs dans le barrage, et plutôt que de les faire péter une fois en sécurité, ils se contentent de les faire sauter là, tout de suite. Enfin, pas tout à fait : ils les règlent sur « Pète dans 5 secondes« , ce qui est très con sachant que lorsque le barrage va céder, l’eau risque de courir plus vite que vous, les mecs.

Et c’est exactement ce qu’il se passe.

Mais… mais enfin, pourquoi ? POURQUOI ?

Bon, les districts, il faut arrêter avec les explosifs, vraiment. A part vous tuer, vous ne faites pas grand chose. Mais bon, là pour le coup, le résultat est là : le Capitole a soudain un sacré black-out sans son barrage hydro-électrique préféré. Et l’énergie est désormais rationnée. Ils utilisent quand même celle-ci pour diffuser une nouvelle interview de Peeta par César.

« Alors Peeta, comment vas-tu aujourd’hui ?
– Nickel César, c’est la grosse frite. 
– Peeta, pourrais-tu nous parler du black-out, car chacun sait qu’un candidat de télé-réalité qui n’a rien vu est forcément la personne la plus crédible pour en parler ?
– Tout à fait César, hé bien en fait, c’est un train de marchandises en feu qui a provoqué ce black-out en… »

Non, vraiment, j’insiste : vous n’avez que Peeta pour raconter ça ? Je veux bien que le scénario dise que les gens l’aiment bien même s’il est moins charismatique que Martine Aubry, mais tout de même, pourquoi ne pas faire intervenir un vrai reporter ? Ou un vrai expert, pour faire crédible ? Quitte à le mettre devant de fausses images d’un convoi en feu puisque la manipulation des images est visiblement très facile dans le futur. Non ? Vous avez raison : Peeta qui explique des trucs dont il ne peut pas avoir connaissance depuis un fauteuil, c’est tellement plus crédible. Un peu comme si nous demandions à Steevy de commenter la situation des Kurdes en direct. Brillant.

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Est-ce que vous avez envie de croire quelqu’un qui ressemble à ça pour vous parler de train en feu ? Est-ce que vous n’avez pas juste envie de lui demander où il arrive à se procurer autant de gel ?

Je rappelle que ces films sont qualifiés « d’intelligents » presque coup sur coup par la presse et les critiques professionnels. Comment ? Je suis de mauvaise foi et j’exagère ? Une seconde.

Ce troisième volet de transition explore un peu plus la question de l’engagement, tout en livrant un divertissement intelligent et solide. – 4/5

Les Fiches du Cinéma

Avant-dernier épisode de la saga, « La Révolte » propose une peinture intéressante de la guerre médiatique et de la propagande. – 3/5

Le Monde

Et il y en a d’autres, comme me l’a prouvé un lecteur belge après avoir longuement pleuré en ouvrant son journal bruxellois.

Bien, mais puisque nous en sommes à parler d’intelligence, c’est justement au beau milieu du discours de Peeta qu’Electro se dit que tiens, allez, c’est le moment de brouiller les ondes du Capitole pour cette fois diffuser grâce à une nouvelle technique son propaclip jusqu’au Capitole lui-même et plus juste dans les districts ! L’image de Peeta se brouille donc alors que Katniss et son clip moisi tentent de lui voler la vedette.

« Comme je vous le disais César, ce black-out est dû à un train, car comme chacun sait, dès que la SNCF s’en mêle il… bzzz… bzzz….
– … bzzz… bzzz… Tu m’avais donné rendez-vous à l’arbre. Pour faire des trucs gentils…
– … bzzz… que… Katniss ? Katniss, tu es là ? Je vois des images de toi ! … bzzz… comme sur Reddit mais en moins bien !
– bzzz… L’arbre où il se passe des trucs chelous. Des trucs pas gentils…. bzzz
– Katniss, tu m’entends ?
– bzzz… je suis un putain de clip, espèce de blaireau… bzzz…
– Katniss ! Vite, Katniss ! Le Capitole s’apprête à bombarder le district 13 ! Planquez vos miches ! »

C’est donc un peu la grosse surprise au district 13. Bien vite, le radar confirme des bombardiers en approche, et tout le monde est envoyé se mettre dans les niveaux les plus bas du bunker pour se protéger. Après une brève séquence fascinante à base de « Mon dieu ! Primrose est partie chercher son con de chat et les portes anti-explosions vont bientôt se fermer, viiiiiite !« , Primrose est sauvée, le con de chat aussi et tout le monde peut aller se planquer dans les souterrains. Ca bombarde sec, mais le district 13 ne riposte pas au prétexte que « Ils se basent sur de vieux plans du district, ils ne savent pas où nous sommes exactement, ne montrons pas nos défenses. »

Ah oui, ils ont de vieux plans du district, d’accord.

Tu veux dire qu’entre temps, vous avez bougé votre bunker géant de 2 kilomètres en le poussant avec vos petits bras ? Pour mon prochain déménagement, je vous appelle, hein.

En tout cas, l’alerte passée, la Présidente tient à parler à Katniss.

« Katniss, je pensais que Peeta était un traître, comme tout le monde ici. Mais son avertissement nous a donné 8 minutes de plus pour évacuer vers les abris. Ainsi, personne ne traînait plus dans les couloirs supérieurs, qui ont été endommagés. Je ne l’oublierai pas.« 

Alors que moi, ce que je n’oublierai pas, c’est d’où Peeta pouvait savoir pour le bombardement. Il y a quelqu’un au Capitole qui s’est dit qu’il serait sage de l’informer de tous leurs plans de bataille et d’en donner le jour et l’heure ? Un film « intelligent« , donc, je le rappelle. Non parce que ça ne se doit pas se voir au premier coup d’œil.

En attendant, une fois le bombardement terminé, nos héros ressortent du bunker… et découvrent que l’entrée s’est faite exploser par une bombe et plus étrange, que le cratère est rempli de roses blanches !

Vous voudriez dire que pour des mecs qui avaient « de vieux plans« , ils ont quand même bombardé pile l’entrée ? Et puis, pas au hasard hein : autour, la forêt est impeccable. Une seule bombe pile au but. Pour des gens qui ne savaient pas où ils tiraient, ils sont précis ma foi ! Et les bombardiers ont aussi largué les fleurs pile là où il fallait dites-donc ! Et idem, pas une à côté de la cible !

« Des jets qui larguent des fleurs ? Appelons cela des Florajets !
– Bob, votre chaise a dû glisser, je ne la vois plus dans votre bouche.
– Rhooo, maiiiiis !« 

Malgré toutes les incohérences du bombardement, nos héros sont surtout obsédés par l’idée de faire un propaclip où Katniss annoncerait que le district 13 va bien et qu’elle est vivante. Mais la bougresse est bien trop paniquée.

« Les fleurs ! Les roses blanches ! Je sais ce que ça veut dire !
– Tu as un dictionnaire des fleurs ?
– Non ! J’ai juste lu le script ! Ça veut dire qu’ils vont tuer Peeta pour les avoir trahi et annoncé l’attaque ! Ils va mourir, ho noooooon !« 

Moi ce qui m’étonne surtout, c’est qu’entre le temps où Peeta a trahi et les a prévenu à la télévision et l’arrivée des jets sur zone, il ne s’est passé que quelques minutes. Alors à quel moment ont-ils trouvé le temps de réagir à la trahison de Peeta, de se dire qu’ils allaient le tuer, décidé de larguer des fleurs pour l’annoncer, commandé 10 000 roses blanches et chargé le tout dans les appareils avant de décoller ?

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« Attention Gale, ils balancent des fleuuuuuurs ! »

Ah, on me dit que les jets ont été ravitaillés en fleurs en vol par le même trou scénaristique qui ravitaille la cantoche du district 13. Mes excuses.

En tout cas, Katniss se met à brailler qu’il faut aller sauver le soldat Peeta. Mais comme cela paraît compliqué et qu’elle n’a pas non plus la moindre envie de faire un propaclip, elle part bouder. Oui, vous avez deviné : dans son conduit d’aération préféré. Non mais je ne sais pas, vissez les caches, faites quelque chose, mais arrêtez-la ! Sauf que voilà, à force de bouder dans son coin, Katniss loupe un événement intéressant. Et c’est Mitch qui vient l’en informer.

« Hey, Katniss. Alors comme ça, tu boudes ?
– Oui ! 
– C’est dommage parce qu’un commando vient de partir sauver Peeta.
– QUOOOOOOOOOI ?
– Le Capitole manque d’électricité et d’après Electro, ses défenses sont HS car toute la cité est sous black-out. Il a même trouvé le moyen de les maintenir dans cet état en diffusant un signal qui pourrit les leurs. Et pour que le Capitole ne réalise pas ce qu’il fait, ce signal est camouflé comme un propaclip.
– Mais j’ai refusé de tourner dans le propaclip !
– Ton pote Finnick est en train d’en faire un, en direct, à ta place. Il raconte plein de terribles secrets !
– Alors oui, mais du coup, qui peut les entendre au Capitole si la ville est en plein black-out ?
– … aaaah, pas con. »

Katniss, revigorée par ces nouvelles, se rue donc dans la salle de commandement pour suivre la progression du commando parti sauver Peeta pendant que Finnick raconte lui des âneries en direct.

« Bonjour, je suis Finnick, ancien vainqueur des Hunger Games. Je vous parle depuis le district 13, qui va très bien. Vous ne le savez pas, mais après avoir gagné, et comme je suis plutôt beau gosse, le Président Snow a vendu mon cul à des citoyennes du Capitole friquée. Oui, il m’a prostitué, le coquin. Je suis la Zahia de ce film, ce que mes pectoraux confirment. Mais vous savez comment je me faisais payer ? En secrets. Ça ne paie pas le loyer, mais c’est rigolo. Et c’est comme ça que j’ai appris que le Président Snow est parvenu à se maintenir au pouvoir grâce à une arme : le poison. Il a tué tous ses concurrents potentiels. Et personne n’a jamais trouvé suspects tous ces hommes politiques influents qui mouraient, tout simplement parce que cette saga est stupide. Et pour tromper la vigilance de ses ennemis, il buvait lui-même dans les coupes qu’il leur offrait, allez savoir pourquoi puisque si j’en crois le reste de l’intrigue, jamais personne ne l’a soupçonné d’empoisonner autrui. Puis il prenait des antidotes. Sauf que ça ne marchait pas toujours assez bien ! D’où le fait qu’il a toujours un puissant parfum de rose autour de lui : c’est pour masquer l’odeur de ses ulcères à la bouche. C’est ça, le secret : le Président Snow pue de la gueule ! »

Okay Finnick. Gentil garçon.

Pendant ce temps, l’aéronef du commando lui parvient à passer sans encombres les défenses automatiques du Capitole, où en cas de black-out, personne n’a pensé à poster des Pacificateurs, il faut croire. Il fait nuit noire et l’avion avance sans lumières, à part au niveau du cockpit et en volant au ras du sol histoire de bien se faire repérer par le premier passant qui lèverait les yeux. D’ailleurs, à bord, au moment où nos héros arrivent dans le Capitole, le pilote lance :

« Passage en vision nocturne.« 

Ah oui ? Parce que sachant qu’il faisait déjà nuit, jusqu’ici vous étiez en quoi ? Plein phares ? Feux de détresse ?

Encore une de ces spécialités hollywoodiennes : des scènes qui rallongent le film, font qu’il coûte plus cher et ne servent qu’à se tirer une balle dans le pied.

Mais comme à chaque fois les critiques sont contents quand même, c’est cool.

L’aéronef se stabilise au-dessus du bâtiment où les vainqueurs des anciens Hunger Games sont logés, et le commando descend en envoyant des grenades de gaz soporododo sur son passage pour ainsi progresser en paix. Malin ! Du mois, aurais-je eu envie de le dire si les Pacificateurs ne portaient pas TOUS un casque intégral. Heureusement, celui-ci ne fait pas masque à gaz. Alors pourquoi un casque intégral dans ce cas ? Sûrement pour faire de la moto. Voilà. Si quelqu’un a mieux, j’écoute Bref, les Pacificateurs s’endorment sans parvenir à donner l’alarme (ce gaz doit vraiment être à effet rapide), et le commando progresse jusqu’à arriver à l’endroit où Peeta doit être retenu…

… quand soudain, le courant revient !

« Sacrebleu ! s’exclame Electro. S’ils ont du courant, ils vont pouvoir détecter le commando et l’aéronef ! Sauf si on parvient à maintenir le propaclip qui brouille leurs signaux en même temps, mais ils vont sûrement le couper et se défendre contre maintenant qu’ils ont à nouveau accès à leurs défenses.
– Pas si je parviens à convaincre le Président Snow de maintenir le contact ! intervient Katniss.
– Mais comment faire ?
– Coupez le direct de Finnick : JE prends le direct ! »

Finnick, qui était donc en train de broder autour du peu qu’il avait à dire ce qui donnait à peu près « Voilà… du poison. Qui empoisonne. Mais c’est Snow, le poison ! Parce que c’est un serpent ! Et les serpents, le venin, le poison. Poison, Snow ! Snow poison, venin. Venin Snow ! Poison. Venin venin. Poison ! » est donc interrompu, ce qui est bien dommage au vu de la grande qualité de son discours. Et Katniss va se mettre devant une webcam pour tenter de gagner du temps en occupant les ondes du Capitole.

« Président Snow ! Allô allô ? Président Snow vous m’entendez ? Snowounet ?
– …
– Président Snow, j’ai des trucs intéressants à vous dire.
– …
– Président Snow, si vous ne répondez pas, je chante la chanson de l’arbre gentil.
– Okay, stop, c’est trop niais. Je suis là. Que puis-je pour vous ?
– Relâchez Peeta !
– Nan.
– Si !
– Nan.
– Allez !
– Mademoiselle Everdeen, savez-vous que ce sont les choses qu’on aime le plus qui nous font du mal ?
– Oui, c’est aussi ce que je me dis à chaque fois que je mange du chocolat
– Nan, mais je… bon. Ce que je voulais dire c’est : HAHAHA ! Je sais ce que vous tentez de faire ! Pensez-vous que j’ignore que vos amis sont en train d’essayer de sauver Peeta ? »

« It’s a TRAP ! » s’exclame Katniss en faisant sa bouche de poulpe en hommage au plus célèbre amiral Mon Calamari de l’univers.

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« Si vous pouviez me laisser en dehors de vos conneries, ce serait sympa. »

Le Président Snow coupe la transmission, la sécurité est rétablie, et Katniss repart… bouder ?

Ah oui, non mais ce film est passionnant, vraiment.

Sauf que quelques heures plus tard, on vient la trouver : le commando est de retour, victorieux ! Ils sont à l’infirmerie avec les otages qu’ils ont récupérés au Capitole. Et non, personne n’a pensé à prévenir Katniss qu’ils allaient bien avant qu’ils soient déjà là, probablement pour la torturer un peu, c’est tellement rigolo. Katniss va donc sur place où elle retrouve son copain Gale, qui faisait partie du commando, et lui annonce un truc bizarre :

« On les a sauvés mais… toutes les défenses du Capitole étaient actives et braquées sur nous. Pourtant, ils n’ont pas tiré.« 

Tu veux dire, un peu comme si le Capitole voulait que vous rameniez les otages ? Quelqu’un pour re-hurler « It’s a TRAP ! » ou ça ira ? Bon, cela dit, il y a encore plus con que nos héros pour ne pas s’en douter : il y a le Président Snow. Puisqu’aux dernières nouvelles, s’il voulait vraiment que personne ne se doute qu’il leur tendait un piège et qu’il voulait que leur mission réussisse, c’était d’autant mieux s’il ne criait pas à la télé qu’il savait qu’un commando était chez lui et où depuis le début.

Un détail. Mais que tout le monde a oublié, donc ça va.

Déchirée entre sa relation avec Gale et son amour pour Peeta alors qu’un plan à trois aurait tellement d’avantages, Katniss court à l’infirmerie pour retrouver Peeta, en train d’être ausculté, mais bien vivant.

« Mon dieu, qu’il est chou ! s’exclame Katniss.
– Vous ne devriez pas dire ça, lui répond le docteur Roudoudou.
– Ah oui ? Et pourquoi donc ?
– Parce que comme chacun sait : Peeta chou attaque éclair.« 

Ho, hé, ça va hein ! J’essaie de rendre ce film vaguement intéressant.

Car oui, Peeta devient tout fou – de rage ! – et saute sur Katniss pour la stranguler. Les deux médecins qui étaient là doivent partir jouer aux cartes car ils n’interviennent pas (remarquez, j’aurais fait pareil, mais juste pour que cette saga s’achève), quant aux gens qui accompagnaient Katniss, ils mettent deux minutes à intervenir, probablement qu’ils faisaient caca. Ils n’obligent donc Peeta à lâcher Katniss que quand elle perd connaissance tant le galopin sert fort.

A son réveil, Katniss est un peu dans le coltard, de retour dans sa chambre médicalisée. A ses côtés, ses amis lui expliquent la situation :

« Le Président Snow voulait que nous récupérions les otages… pour que Peeta te tue.
– On a du bol qu’on affronte le Président Snow et pas le Président Connard. Parce que lui, le connaissant, il aurait fait un Peeta aux explosifs, ou un Peeta avec un dispositif de guidage pour les bombardiers bien implanté, ou plus rigolo, un Peeta avec une bonne grosse souche de peste noire juste histoire de voir ce qu’il se passe quand on lâche le tout dans un bunker souterrain sans aide extérieure.
– Oui mais notre ennemi est tout pourri.
– C’est vrai. Mais comment a-t-il convaincu Peeta ?
– Tu te souviens du premier film ? Du venin des guêpes tueuses ?
– Celui qui ne tuait pas même après 12 piqûres ?
– Celui-là même. Hé bien il s’en est servi pour rendre Peeta tout fou et le reprogrammer en faisant rejaillir ses peurs profondes. 
– Et il a eu le temps de le reprogrammer intégralement entre le moment où hier il était à la télé à nous avertir d’un bombardement et aujourd’hui quand nous avons libéré Peeta, le tout si bien que rien ne s’est vu ? 
– Heu… oui… c’est ça. Voilà. Il est fort ce Président Snow.
– Ou alors il est très aidé par le scénario. En attendant, que fait-on ?
– Hé bien on va tenter de déprogrammer Peeta. Le formater. Et ensuite, on pense essayer de lui installer Linux, pour voir ce que ça fait. »

Mais la révolte, elle, ne peut se laisser arrêter par un simple Peeta tout fou.

Ainsi, alors que la Présidente du district 13 fait un discours enflammé à ses troupes pour leur dire que la mission de sauvetage a été un succès et que bientôt, tous les districts pourront s’emparer des défenses du Capitole et ainsi libérer Panem, Katniss file hors de sa chambre et tente de revoir Peeta. Elle le découvre isolé dans une salle, attaché à son lit, hurlant de rage en se secouant dans tous les sens, et l’apercevant, elle se dit qu’on dirait une scène de l’Exorciste, donc qu’elle va faire des cauchemars, donc qu’elle va devoir aller raconter le scénario tout haut dans un conduit d’aération…

… et sur ce néant scénaristique absolu qui a duré deux heures : FIN.

Waow.

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Allez, allez, finissons sur une note positive tout de même :

Si Hunger Games II était, souvenez-vous, un film déjà entièrement inutile à l’intrigue puisqu’il aurait pu s’arrêter à la première scène (je vous renvoie au spoiler), l’épisode III – 1 se poursuit dans sa droite ligne en n’ayant que deux choses à dire : Katniss tourne dans des « propaclips » (sic) et Peeta est encore plus con qu’avant si c’était possible. Guère de quoi remplir plus de 10 minutes de film, mais pouf, on en fait deux heures quand même.

Alors faire un épisode de rien après un épisode de vide, il faut au moins voir le bon côté :

Sur un point au moins, Hunger Games est complètement cohérent.

102 réponses à “Hunger Games : Révoltant – première partie

  1. Mon dieu Oô

    Mais comment c’est possible ? Y’a vraiment des mecs qui ont été payé pour réaliser « ça » ? Et y’a des gens qui sont aller acheter une place de billet pour voir ce vide contre du vrai argent ?

      • Désolé du double message. En plus ils ont voulu voir le 2, parce que tu comprendre c’est pour comprendre la saga…

        Elle est ou ma pelle ?

    • J’ai beacoup aimé lire cet article, vraiment très drôle :) je suis fan de la saga hunger games, et je suis totalement d’accord pour dire qu’il y a pas mal de vide scénaristique. Mais vous aussi vous êtes de mauvaise fois, si le film avais été mauvais, se ne serai pas un des films les mieu critiqué de c’est dernière année, et il ne serai pas si haut au box office 2013-2014, alors certe cette critique était illarante, mais beacoup de mauvaise fois, je suis désoler, les films sont vachement agréable à voir.

  2. Toutes mes félicitations, ce spoiler était vraiment énorme (bien qu’il n’y ait rien à spoiler … c’est étrange tout ça …), j’attend avec impatience le III-2 ^^

    En revanche j’ai rarement lu un pavé aussi mal orthographié de votre part (plus d’une vingtaine de fautes qui piquent les yeux, il y en a tellement que vous devriez tout relire en entier).

      • C’est normal sur le net, un post qui a pour but de corriger les fautes d’orthographe (ou autre) comporte lui même au moins une faute. Je ne sais plus si c’est dans les règles de l’internet ou dans les lois de Murphy :D

    • O on é pa a la stare academi franssaise gro
      #haterz

      Super spoil au passage car j’arrive pas à poster mon com normalement, j’ai vu le film avant de le lire et je confirme : c’était accablant de nullité.. J’étais vraiment perplexe-et soulagée- quand j’ai vu le générique de fin.. C’est presque assez auto-dérisoire que pour rentrer dans la catégorie « nanar » surtout la chanson de l’arbre, des barres ptn
      Sur ce, bisou.

  3. Merci pour ce spoil, Odieux ^^
    Je n’ai jamais regardé aucun HG(paix à mon âme hihihi), à contrario de vos articles. Par contre tout ce bordel m’a un petit peu rappelé une série animé « Erguo Proxy ». Ca doit être le concept de multiples villes dômes futuristes ou districts, .m’enfin la comparaison s’arrête là de souvenir.

  4. Juste une petite pensée pour tous les camarades qui iront voir cette bouse -après avoir lu ceci- pour faire plaisir à leurs miss.
    Courage *sifflotement de geai moqueur tout ça*

  5. Waoh, quel spoiler, très très bon je trouve, un de vos meilleurs, quel plaisir de vous revoir en si bonne forme cher OC. J’ai lu la liste des prochains films a l’affiche et vous souhaite bon courage, il y a du travail, au plaisir de vous lire !

  6. Ouais, mais du coup, si c’était un plan mûri par Snow (ce bâtard) dès le début ? Genre j’ai programmé Peeta pour qu’il balance une info cruciale en direct, puis je fais « aha, je vais trop le tuer jusqu’à ce qu’il soit mort » avec des fleurs déjà chargées dans les missiles (cette phrase fait mal à écrire), et j’attends tranquillou qu’on vienne récupérer un agent dormant trop puissant en strangulation ? Ca marche ou pas ? … Mmmmouais … Pas sûr.

    • Je pense que c’est ça, et que l’Odieux a manqué ce « retournement »… Qui n’a évidemment lui même aucun sens, parcequ’à ce que j’en sais, les gens drogués sont plutôt nuls sur des plateaux télés, et un bombardement est toujours plus efficace qu’un jeune homme zombifié.

      • Le plus fort, c’est qu’il fait du coup un plan ‘achement chiadé. Ce plan dont la probabilité n’a d’égale que le néant du scénario (il est donc totalement improbable que ça marche: j’ai mis un peu de temps à me comprendre), marche de a à z !!! ET ….
        foire quand même …
        c’est beau.

      • Alors que Peeta aurait attendu d’avoir une arme dans les mains pour coller une bastos dans le buffet de Katniss, là, ça aurait été plus efficace. Quitte à ce qu’elle en réchappe de justesse, avec une petite convalescence…

  7. Pas vu le film, mais j’ajouterais en lisant votre spoiler qu’au moment où un événement unique et providentiel arrive, à savoir quand le capitol se retrouve sans défense aucune avec ses systèmes de défenses désactivé et ses pacificateurs qui font manifestement la sieste, les rebelles, au lieu d’envoyer un assaut général histoire de terminer cette révolution vite fait bien fait et sans aucune résistance, en profitent pour envoyer juste un petit commando pour récupérer un seul type sans intérêt pour leur cause… Quel esprit stratégique vraiment…

  8. Une question me vient à l’esprit :

    – Vous a-t-on déjà proposé d’intégrer une équipe de film en pré-production ?

    Car moi je sais que le jour où je fais un film, je vous envoie le scénario avant…….
    Je me dis que ce n’est pas possible d’être passé sciemment à côté de toutes ces bourdes….

    • Relire le scénario ne suffit pas. Parce que le réalisateur pourra toujours décréter « on tourne pas cette scène-là, elle est foireuse », que le monteur pourra toujours dire « je peux pas mettre ce passage là, toutes les prises sont pourries » et que le producteur pourra toujours exiger « virez le passage intéressant, les spectateurs veulent de l’action ».

      Je ne dis pas que relire le scénario n’est pas nécessaire. Je dis que ça ne suffira pas. Faudrait un contrôleur de cohérence à toutes les étapes de la création du film.

      • Le problème, c’est surtout que justement les scénarios sont relus ET réécrits plusieurs fois. Seulement, quand on réécrit un scénario, on ne jette pas le premier jet à la poubelle, on fait des retouches sur ce qu’on avait déjà. Et ensuite, on se retrouve avec une chiée d’éléments qui se contredisent les uns les autres ou dont le ton tranche trop brutalement. C’est aussi ce qui peut se produire lorsqu’on a un réalisateur qui est remplacé en milieu de tournage, comme on a pu voir avec le Hobbit.

  9. J’aime lire vos commentaires additionnels en laissant le curseur errer sur les images… Ce n’était pas un appel à la pelle, cher Odieux, laissez cette dernière à sa place et retournez tranquillement enterrer Loana, Brenda ou Nabilla, s’il vous plaît.

  10. Toujours aussi jubilatoire ! Merci bien, je suis convaincue que ce spoiler est bien plus palpitant que le film, en plus d’être beaucoup plus drôle.

    Par contre, je pense que Peeta lui serre le cou, parce qu’il lui sert le coup c’est un peu bizarre. A moins qu’il ne lui serve un coup mais ça ne veut plus rien dire. Comme le reste du film en fait.

  11. Peeta chou attaque éclair…

    Vous avez failli me tuer, il y a du café plein mon écran, mon clavier et la pression intra-oculaire suscité par cet embarras respiratoire me fait encore voir des petites étoiles …

    Mais pour je ne sais quelle raison, MERCI Odieux !

    (Tiens au fait O, D, I, L, non, E, vous ne trompiez pas milles personnes des fois ?)

  12. Bonjour cher Odieux Connard,
    Voilà je me présente Anthony (notez l’originalité du pseudo)

    Je vous ai découvert grâce au spoiler sur Oblivion (que je trouve moins bon que ceux sur les gros navets tels que celui de cette page, mais c’est tout à fait normal).
    Spoiler que j’ai trouvé grâce à un lien sur un forum de Jeuxvidéo.com (comme quoi même dans la merde il peut y avoir une perle) et j’ai tout de suite accroché, je me suis donc empressé de lire les spoilers de navets qui promettaient du lourds (notamment Hunger Games 1er du nom et plein d’autres).

    Tout ça pour vous dire que j’adore vos critiques qui même si elles sont exagérées (et souvent de mauvaise foi, mais que serait L’Odieux Connard sans sa mauvaise foi légendaire ?), permettent de redécouvrir le cinéma en regardant tout les clichés et toutes les incohérences qui l’accompagnent et permettent même d’avoir des fous rires (souvent incontrôlable).

    Tout ce pavé (pour en faire autant vous devez les adorer, c’est pourquoi je vous offre celui-ci) pour vous dire que votre travail est génial, toujours de bonne qualité et c’est d’autant plus appréciable !

    :D (Smiley tout droit sorti du fin fond de l’enfer, je suis certain que vous l’aimez)

    Quant au film, étant inutile et presque vide je propose une critique qui lui correspondrait, là voici :
    . . .

  13. Encore un très bon spoiler ! J’ai vu le film avant de lire la note, et tout est tellement vrai ! En plus des incohérences habituelles de tout bon blockbuster hollywoodien qui se respecte, vous avez notez des failles que je n’avais pas remarqué. En effet, ce film est plein de vide et je me suis ennuyée du début à la fin. J’avais pourtant plutôt apprécié les deux premiers. Je me permet de rajouter deux choses qui m’ont sauté aux yeux : dans les propaclips ;-), on voit la scène où elle tire sur le vaisseau, puis le crash, alors qu’il n’y avait personne de l’équipe de tournage à ces côtés à ce moment là. Comment ont-ils pu avoir cette scène ? Et secondo, « Castor et Polux » ? Non mais, allo quoi ! J’ai pouffé de rire dans le ciné tellement c’est WTF !
    Merci pour tous ces fous rires en vous lisant !

  14. encore bravo cher OC car vous maintenez une réelle et hilarante lucidité ds vos spoilers.
    cependant vous y glissez encore une fois (c’est trop chiant de chercher mais vous avez écrit cette pique maintes fois déjà) une ‘tite attaque de classe insidieuse qui commence à me chauffer. je vous cite: « ils sont riches, donc cons » avec tte l’ironie dont vous êtes si friand et que j’approuve la plus part du tps. sauf ds ce cas de figure. nous osons (nous sommes heureusement de plus en plus nbx à soutenir ce fait) dire et écrire que qd on est riche on est con. pr l’écrire vite et lapidairement, entre autres saloperies, ils salopent la planète. rien que pr ça ils méritent d’être tous traités de cons. relisez votre hervé kempf ou fabrice nicolino qui balancent ça de manière argumentée.
    mais à part cette réserve vous êtes tjs immensément rigolo et pertinent.

    • Bonjour le préjugé, les classes moyennes ou pauvres soit en bossant pour les riches soit en achetant leur produits résultant de cette pollution participent volontairement à la dégradation de la planète alors reprocher exclusivement au riche de bousiller la planète… Etre riche ne veut pas dire qu’on est plus con qu’un autre, c’est seulement que si on l’est, on a les moyens d’exercer cette connerie. Non la réalité c’est que des entreprises avec peu de scrupules bousillent effectivement la planète et qu’on reproche cela surtout à leur dirigeants, mais les pauvres types qui manie la tronçonneuse ou qui rejettent le baril de produits chimiques dans le fleuve sur ordre de leurs patrons sont aussi coupables que leurs patrons. Alors sérieusement faire un raccourcis comme ça (comme le fait ce film de façon fort peu subtil) ça ne vaut guère mieux que de balancer des clichés raciste.

      • Attention ceci n’est pas un commentaire sur le cyclimse :
        Le problème étant que les responsabilités sont diluées entre des millions d’individus, ça ne devient au final plus la faute de personne.
        Toutefois des gens se prétendent « dirigeant » d’entreprise ou d’état ( et en tirent des revenus faramineux). Ces gens là sont sensé réfléchir (c’est leur fucking travail), là ou le pelos moyen survit en se disant que le monde marche comme ça et qu’il n’y peux pas grand chose (environ égal à n’y peux rien).
        Sauf qu’ils ne réfléchissent pas non plus et argumentent leur position en disant le monde marche comme ça: c’est pas ma faute moi ((elle eau aile I thé ha (libéralisme, crise économique, mondialisation, mon chien à mangé ma copie)). Du coup c’est seulement des gens lambda en aussi cons,un peu plus riches et beaucoup moins honnêtes; Mais non point des dirigeants. Ils ne font pas leur boulot de dirigeant.
        Donc si c’est de leur faute, à ces connard. Pas parce qu’ils sont cons aussi que vous et moi (surtout moi), mais parce qu’ils ne font pas leur boulot: donc c’est des connards (en fait ce sont des gros enculés de fils de pute à leur mère, mais je dit rien pour rester politiquement correct).

      • Là, tu parles d’une classe spécifique de riches, les politiciens entre autre, et je suis d’accord sur le fait de dire qu’ils ont une fâcheuse tendance à être des pourritures (bien qu’on peut pas les mettre tous dans le même panier), au même titre qu’un traider, courtier ou marchand d’arme à peu de chance d’être un type bien (doux euphémisme). Mais ça ne reste qu’une partie des riches encore une fois, il y a mille et une manière d’être riche. Ce n’est pas parce que j’observe que presque tous les terroristes sont issus des classes pauvres ou moyennes que je dois en conclure que tout ceux qui appartiennent à cette classe sont des connards aussi.
        Mais au final, les pauvres comme les riches avec leur arguments: c’est comme ça que marche le monde, c’est un cas comme dans l’autre la poursuite de leur intérêt personnel par fainéantise de se bouger le cul (dans leur tête c’est: après moi le déluge, quelqu’un de toute façon le fera à ma place, allez, c’est pas ce petit truc qui va bousiller la planète.. Ca ne coute rien de faire le tri sélectif, de ne pas jeter d’ordure, jeter leur mégot dans des poubelles… pourtant il y a surement une proportion à peu près égal de type riche et pauvre qui ne font pas ces choses. Je ne dis pas que les riches sont meilleur, je dis que la connerie est tout aussi présente chez les uns que chez les autres. Les différences majeures pour moi c’est que: un pauvre connard n’a pas les moyens de raser une forêt, un riche si, un simple citoyen ne peut pas ruiner un pays, un politicien si, la dangerosité des actes des cons est proportionnelle à leur richesse et pouvoir. La 2éme différence c’est que personne n’en a strictement rien à cirer qu’un crétin jette sa canette dans la Seine, en revanche si un PDG fait rasé une forêt vierge, ça fait la une des journaux et l’opinion publique s’en scandalise (avec raison, ce qui ne les empêchera pas par la suite d’acheter les feuilles, cahier, meubles ou autres qu’il vendra ensuite), mais si les deux actes ont des conséquences tantôt minime, tantôt grave, ils sont motivé tout deux par le même je m’en foutisme.

      • « mais si les deux actes ont des conséquences tantôt minime, tantôt grave, ils sont motivé tout deux par le même je m’en foutisme. »

        Pas exactement. Si ce qui motivera quelqu’un à jeter sa canette dans la Seine relève bien d’un je-m’en-foutisme bien énervant (pour rester poli), la surexploitation forestière est elle motivée par la recherche du profit, ce qui est le cœur du système capitaliste.

        Les motivations engendrant de telles nuisances, leurs conséquences comme les moyens d’y remédier diffèrent grandement.

        Prétendre le contraire reviens finalement à un « tous pourris sauf moi qui trie mes déchets » certes confortable mais sourd aux vrais problèmes engendrés par notre organisation sociale.

      • Attention je ne prétends pas être un modèle d’écologisme hélas, et je reconnais contribuer à la pollution de cette planète, je dénonce simplement le fait de tout remettre sur le dos des riches et de se dégagé de cette responsabilité. Mais je pense que si effectivement le profit est évidemment la source première de la déforestation (j’ose espérer qu’ils ne font pas ça pour le plaisir), ce qui pousse ces gens à le faire malgré le fait qu’ils savent pertinemment que ça bousille la Terre, c’est du je m’en foutisme. A vrai dire l’exemple canette/déforestation n’est pas très bien choisi je reconnais puisque les 2 exemples ne sont pas raccords : se débarrasser d’une canette est une nécessité et la jeter un raccourcis pour y répondre, faire du profit est un désir et la déforestation par contre, est bien un raccourcis pour y arriver.

    • Il paraîtrait qu’il y a des cons partout. Chez les riches, et chez les pauvres aussi. Pareil pour les gens bien… M’enfin, c’est pas ce qu’on dit au cinéma alors bon, serait-ce vrai ?

      • slt,
        je pensais avoir mis une balise pr être averti des réponses mais j’ai dû merder qqe part d’où ma réponse tardive. mea culpa maxima j’aurai dû envoyer ma réponse directement au maître de ces lieux car je ne veux pas jouer au troll…vous avez cependant tort, et à l’heure où 2 guignoles en short très très riches tapent ds une balle jaune devt des pauvres (les tennismen font partie des riches qui polluent le plus avec leurs déplacements en avion incessant pr aller jouer aux 4 coins de la planète), je persiste à dire que les riches sont des cons rien que pr leur empreinte écologique insupportable. je pensais les lecteurs de ce blog plus ouverts.mais nous ne sommes évidemment pas ds le bon endroit pr en discuter, encore désolé.
        bons films futurs car il y en a! (j’ai trouvé « Samba » très bien fait et joué).

      • Et les riches qui restent dans leur coin, sans voyager, paient plein d’impôts et font éventuellement des dons à des œuvres (si si il y en a), voire exercent une profession qui rend service aux gens sans compter leurs heures (comme certains médecins), ce sont aussi des cons bien entendu? J’ai l’impression d’être dans un congrès du PCF quand je vois ce genre de propos aussi simplistes. C’est facile de ne regarder qu’un seul côté de la médaille et de mettre les torts sur les autres. Allez et puis on va pendre tous les patrons avec leurs propres tripes (les salauds ils osent gagner de l’argent!) . Et puis après bah on ira pointer au chômage comme il n’y aura plus de boulot, mais ce sera leur faute bien entendu, ils n’avaient qu’à pas être riches, cette bande de pourris! Comme quoi c’est bien la preuve que tous les problèmes viennent de là!

      • Ah mais non je n’ai pas tout dit, après tout et les pauvres dans tout ça? Tous des parasites qui profitent des allocations familiales, du chômage et qui ont la CMU! On devrait supprimer les riches et les pauvres comme ça tout le monde serait content!

      • « je persiste à dire que les riches sont des cons »…  » je pensais les lecteurs de ce blog plus ouverts »

        Dit autrement : « vous n’êtes pas aussi radicaux que moi dans votre façon de voir les riches, vous manquez d’ouverture d’esprit ! »

        Joli contre-sens. Continuez comme ça et vous allez finir par écrire des scénarios pour Hollywood.

      • « à l’heure où 2 guignoles en short très très riches tapent ds une balle jaune devt des pauvres »

        Pour ne pas les fréquenter, j’ignore si tous les sportifs de haut niveau sont des cons. Je sais cependant qu’ils vivent de leur propre travail et que leurs revenus dépendent essentiellement de leurs performances, contrairement aux véritables tenants de l’économie mondiale dont la fortune, de parachutes dorés en héritages familiaux, ne varie qu’au gré de leur intégration à la très haute société.

        En ce sens, la forme ridiculement outrancière de la représentation des privilégiés dans Hunger Games évoque d’avantage une caricature (assez médiocre) du milieu hollywoodien qu’une oligarchie réellement au-dessus de tout, telle que celle à peine démasquée dans Eyes Wide Shut.

        Je ne sais pas si c’est dans ce sens qu’OC insistait sur la lourdeur de la critique des classes privilégiées dans ces films mais j’ai moi-même vu celle-ci comme une insulte à l’intelligence du spectateur, un vieux BigMac bien gras jeté à la « plèbe ».

    • En voilà un qui ne doit pas bien gagner sa vie. Il fallait potasser au lycée, mon vieux : ça vous aurait épargné de passer le reste de votre vie à jalouser les privilégiés.
      Mais je parle et le temps passe : c’est déjà l’heure de ma leçon de tennis. Bonne journée à vous.

    • Hmm… Une écriture abrégée en ces lieux ou regne l’orthographe. Une opinion assurée de faire des vagues à grands renforts de généralisations. Le tout couronné par un pseudonyme évocateur.
      Aurait-on affaire à un troll raffiné ?
      Je me tâte…

      • Ouais j’y ai pensé aussi mais… C’est drôle de jouer le jeu et c’est drôle de jouter verbalement donc dans tous les cas, pourquoi ne pas répondre ? :P

      • Moi aussi mais apparemment il ne joue plus, donc peut être qu’il était sérieux dans ses propos (ça laisse rêveur…)

    • Très cher Joke,

      Les gens de votre espèce m’amusent vraiment beaucoup.
      « Quand on est riche, on est con », j’adore ces déclarations à l’emporte pièce.

      Premier point : Sur ce blog, vous aurez sûrement remarqué que les visiteurs font un minimum d’effort pour écrire en bon Français. Je remarque que vous avez un sévère déficit en majuscule (vous savez, la touche MAJ ne sert pas uniquement à s’accroupir. Oui, je sais, c’est fou.) et un taux trop important d’abréviations. Il faudra penser à consulter un médecin.

      Deuxième point : Vous balancez des généralités comme ça, pouf pouf, selon lesquelles tous les riches sont des cons. Etrangement, je sens pourtant en vous le défenseur des opprimés…

      Je sens que je vais vous perdre, mais si j’écris ici « les arabes sont des voleurs », « les nordistes couchent avec leur cousine » ou encore « les roux n’ont pas d’âme », je pense vous voir surgir portant cape, épée et bouclier blasonnés SOS Racisme.

      Etre riche, c’est être con. Très bien, où commence la richesse ?
      Vous êtes smicard ? Très bien, donc une bonne partie de la population est composée d’un ensemble de salauds de riches. Ils détruisent la planète, tuent les bébés phoques et maltraitent la classe ouvrière.

      Tous les riches sont des imbéciles et détruisent notre mère la terre ? (Avatar, quand tu nous tiens)
      Curieux, il me semblait que beaucoup de très riches mettaient une bonne partie de leur patrimoine à créer des emplois (mais c’est tellement mieux d’avoir pleiiiin de fonctionnaires <3 Stalline tu nous manque), à financer la recherche médicale, à alimenter des associations de protection des espèces menacées etc.

      Mais me direz-vous, il ne dépense pas le dizième de leur fortune pour aider les autres.
      Il parait même que certains donnent pour défiscaliser !
      Salauds de riches, vous avez raison, il feraient mieux de ne rien donner tiens… Ah ben non en fait, c'est juste très con comme raisonnement.

      Non, vous êtes un bon gros cliché de petit franchouillard aigri, qui comme tant d'autres crache sur les très riches mais rêve d'en devenir un.

      Vous me feriez rire si je n'avais pas autant pitié…
      Je précise que je ne suis d'agent de maîtrise avec un revenu de 1700€.
      Dès fois qu'on irait penser que Nicolas Sarkosy arpente des blogs peu recommandables… Mais tellement bon.

      Félicitation Mr Connard, du grand Mendès une fois encore.

      • Maj c’est pour sprinter, pas pour s’accroupir. Du coup votre argument est invalide et les riches sont des salauds.

      • Fichtre, j’étais en train de vous répondre que dans le monde de Tamriel c’était bel et bien le cas… Mais après mûre réflexion (comprendre tenter de fuir un dragon ancestral par le camouflage, ce qui est une mauvaise idée avec un Orc en armure lourde dans les plaines…) vous avez bel et bien raison.

        Néanmoins, je vais suivre la ligne de conduite du maître de ces lieux : Ouiiiiii, mais dans certains jeux Russes, il se trouve que c’est le cas. J’ai raison, vous avez tord, les généralités caymal, tout ça tout ça !

  15. Ce que j’aime avec ce film, c’est son idée de base : la bataille de la propagande. On a libéré Katniss et perdu un agent double qui avait une super position et une grande emprise sur le président pour ça, et… C’est complètement inutile. Les rebelles ont vraiment besoin d’un symbole ou de pathos pour se rebeller ? Ils sont complètement réduits en esclavage par le Capitole, sans aucune contrepartie, avec en plus le facteur aggravant des hunger games. Du coup, qu’y a-t-il a rajouter ? « Soulevez vous maintenant plutôt qu’il y a deux jours, on a une gourdasse qui chante » ?

    • « Soulevez vous maintenant plutôt qu’il y a deux jours, on a une gourdasse qui chante » Ah put**! alors là merci! Encore explosé de rire au taf… pfff, c’est malin…

  16. Du coup, avec toutes ces bouses, je me demande si la période du cinéma muet n’était pas son âge d’or.
    Propagande, propagande. Notre vie est parsemée de slogans ( pas les publicitaires ) qui marquent les périodes et l’évolution de la société. J’ai connu l’époque du  » Free Mandela !  » et aujourd’hui, quand je sors me promener, j’ai droit au « Free Nabilla! »………

  17. Vous ne donnez pas à Hollywood assez de crédit. Personellement, je trouve que réussir à faire 2h de film avec pour base le néant est un exploit suffisamment intéressant pour être étudié et admiré. Il y a quelque chose d’incroyablement poétique dans cette extension du vide scénaristique.
    Et puis, pensez au pauvre scénariste quoi doit être payé au PIB du Rwanda pour ça. Ces conditions sont purement abominables.

    • Je suis arrivé à la fin du spoiler avant le commentaire d’OC et je me suis dit: « attends, c’est déjà fini, 2h pour raconter… rien? » Ce n’est plus de la décompression à ce niveau, je ne sais pas ce que c’est, mais il faut vite inventer un nom.

  18. en voyant cette photo de l’amiral ackbar je n’ai pas pu m’empêcher de me demander comment il fait pour enfiler ses manches…

  19. Je vous trouve bien sévère avec le chat. Tout le monde sait que rien ne tuera jamais un chat ou un chien mignon dans un film hollywoodien, Primrose a bien évidement tenue à aller chercher son animal pour garantir la sécurité des réfugier. Je soupçonne d’ailleurs que c’est uniquement grâce à ce geste que personne le souterrain ne s’effondre pas lors du bombardement, à l’image d’Independance Day ou une famille survie à l’atomisation de leur ville en se cachant derrière Boomer le chien.

      • Oh mais lui ne compte pas, ce chien n’a rien de mignon. De plus je doute qu’il s’agisse d’un film hollywoodien. Regardez plutôt les risques que l’on encoure à s’attaquer à un chien dans un tel film :

  20. Cher OC, on dit « dans le coaltar » et non « dans le coltard » (parmi les petites coquilles qui aiment se glisser un peu partout suberp… supreb… les coquines!!!)

  21. Je crois que la plus grosse incohérence du film est qu’ils n’ont pas profité de l’arrêt de courant pour aller tuer le président Snow au lieu de se casser la nénette à libérer des prisonniers. C’était simple pourtant : arrêt de l’électricité, utiliser leurs fameux gaz pour endormir les gardes comme ils l’ont fait dans la prison, tuer Snow, libérer les otages, utiliser les mille bombes qu’ils cachent dans leur bunker et qui n’ont pas explosé après le bombardement, s’en aller, happy end, tout le monde il est content.

  22. Moi je suis plus étonnée par le détail sur le district 12 : il a été entièrement rasé, tout le monde est mort sur les… 10 000 habitants. étant donné qu’il y a 12 districts, ça fait tout de même une population ridicule… les états unis doivent être tout vide !

  23. Il faut bien se rendre à l’évidence, le succès de cette mauvaise repompe de Battle royale n’est dû qu’au jolis minois de Jennifer Lawrence qui génère assurément son lot de rèves humides chez les ados, encore plus depuis que ses photos cumface ont fuités sur internet.

    C’est d’ailleurs sans doute involontairement d’avant-garde : la bascule (volontaire et commerciale cette fois) d’acteur mainstream dans le porno (éventuellement avec de la retouche/doublage de qualité pour que le corps soit à la hauteur des visages des stars) me semble clairement être la prochaine étape de notre télévision hypersexualisée (bientôt le dépucelage à l’occulus rift).

    Une remarque sur la nouvelle skin du site : il serait de bon ton de placer une bannière http://www.alaviealaguerre.fr/ dans un coin.

    • Malheureusement, je pense que ça n’a rien à voir avec ça. Comme pour Twilight, c’est surtout que les midinettes veulent trop trop s’identifier à la belle et forte Katniss qui ose se lever contre les méchants du monde. La crise d’ado, quoi…

      • Belle ok, forte, ça dépend, elle tangue entre « je part bouder en pleurnichant dans mon conduit d’aération » et « j’explose les avions à coup de flèche, en braillant un discours sur la liberté d’être libre ». Doit être cyclothymique la miss, on a plus d’une fois envie de la baffer ou de tuer Peeta pour qu’elle ait enfin une bonne raison d’avoir la haine.

  24. « Écoutons plutôt l’interview de Peeta le kébab par César la salade »

    La série pourrait se rebaptiser Anger Games dans ces conditions…

  25. A vous lire, cet énième épisode de la saga est bâtie sur un scénario proche du vide sidéral, ce qui présente tout de même un intérêt majeur : nous n’aurons pas à déplorer des explosions de neurones chez les spectateurs de ce film… à moins que ma théorie soit faussée par le fait que les spectateurs ayant choisis de se déplacer ont nécessairement un déficit neuronal (bon, je vous exclu M. Connard, car pour vous ce n’était pas un choix mais une obligation pour pouvoir satisfaire vos avides lecteurs).

    http://ledroitderaler.blogspot.fr

  26. Propaclip ! propaclip ! propaclip ! propaclip ! propaclip ! propaclip ! propaclip ! propaclip ! propaclip ! :B

  27. Un grand article, vraiment. Les derniers spoilers étaient moins pêchus je trouve, là j’ai l’impression que vous vous êtes déchaîné, cher OC. Le « prolapsus » m’a littéralement fait exploser (et ça tache). Vivement le suivant.

  28. Deux scènes m’ont marqué, la chanson du pendu, vraiment pas mal et pour moi la meilleure scène du film, et l’attaque du commando pour libérer les otages, avec son plan d’ensemble de Panem plongée dans le noir, avec l’avion en mode nuit, c’est à dire avec les feux de positions rouge allumé, et le commando qui descend en rappel avec la aussi des feux rouges visible à des kilomètres, peut-être que le réalisateur n’a pas compris ce que ce signifiait infra-rouge.
    Et si il y a des ingénieurs en génie civil, faudra qu’on m’explique comment un bunker enterré à 40 étages, soit avec une bonne cinquantaine de mètre de terre et de roche au dessus de lui peut trembler et se fissurer comme si il était à peine sous la surface. J’aime aussi le coup des portes blindées qui vont se fermer dans 30 secondes et la scène qui dure une minute ou deux, doit y avoir un trou noir dans le coin.

    • C’est très simple : sous le coup de la panique, Katniss devient extrêmement rapide et dépasse la vitesse de la lumière. Il est donc possible de la voir dans plusieurs plans au même instant.

  29. J’ai oublié la fin du film, un spoil pour l’épisode 3 1/2, ils devront aller détruire le bastion militaire de Panem, en traversant à pied les plaines, les forêts et les montagnes, ils auront à combattre des armées de gobelins, troll et géants du nord pour enfin libérer les terres invivables de l’emprise de Snow, et bien sûr, à la fin, les aigles viendront transporter tout ce joli monde hors du danger en un clin d’oeil. Oh … wait…. je crois que j’ai mélangé deux films o_O mais y’a bien un bastion à bastonner, ça c’est sur. Y’aura peut être un peu d’action, avec un Rambo Everdeen décochant ses flèches comme un Legolas sous acide, pendant que Peeta fait une crise en tournant la tête à 360 degrés en vomissant de la purée de pois.

  30. Je devrais poursuivre l’auteur pour MIT (maladie intellectuellement transmissible) à force de lire ce blog je ne puis m’empêcher de mettre en marche mon détecteur d’incohérences dans toutes les productions. de telle sorte que vu la qualité de ce qu’on nous présente plus rien n’a de sens. Dernier exemple une base lunaire avec six occupants mais dont les ingénieurs (sans doute après un pot de départ trop arrosé) ont conçu une capsule de sauvetage pour deux personnes. Merci Sci fi

  31. j’avais a peu près apprécié le 1 et le 2 en mettant mon cerveau en pause devant ce battle royal pour enfant. Mais là, j’ai voulu m’ouvrir les veines plusieurs fois devant le 3, même si je me remontais le moral en pensant à la critique de Mr Connard, et j’ai pas été déçu en la lisant! Une mention spéciale pour l’amiral Ackbar qui m’a bien fait rire, je suis d’autant plus pressé de voir sortir star wars épisode 7 pour lire la critique que ne manquera sûrement pas de faire Mr Connard!

    • La. Ce message de les crises est clairement un propaclip ahurissant de mauvaise foi. Ne pas oublier en autre que le trident est le symbole de l’Ukraine depuis son indépendance.

  32. Il y a vraiment des gens qui ont payés pour voir ça ? (et ont trouvé le scénario intelligent de surcroit)
    Apparemment la tv réalité à fait plus de dégâts sur les cerveaux que je ne le pensais O_O

  33. Le trident est le meilleur ! xDD
    Allez pour éviter d’aller voir la partie 2 , Prim ,Finnick,Snow et Coin meurent. Katniss et Peeta se marient et ont 2 enfants

  34. Superbe !

    J’attendais d’avoir vu le film avant de lire cet article et je dis que ma patience est récompensée.

    Puis-je seulement suggérer de remplacer « sert » par « serre » dans la phrase « Ils n’obligent donc Peeta à lâcher Katniss que quand elle perd connaissance tant le galopin sert fort » ?

  35. Je ne devrais pas le dire (étant une lectrice charmée par les livres et les films d’Hunger Games), mais ça m’a bien fait rire.
    Par contre, MrOdieuxConnard soulève des trous scénaristiques tels que la nourriture de la cantine qui sont expliqués dans les livres.
    Alors, la prochaine fois, on lit les livres avant d’écrire ;-).

      • Si il faut lire les livres pour comprendre le film alors :
        – pourquoi regarder le film ?
        – ça veut quand même dire que le scénario du film a quelques problèmes d’adaptation non ?

  36. Mr connard j’ai une question pour vous à laquelle je ne suis pas sûr que vous puissiez répondre, qu’est-ce qu’un bon film pour vous et si possible donner un exemple😁

  37. Pingback: Hunger Games : Révoltant – Deuxième partie | Le blog d'un odieux connard·

  38. Pingback: L’Odieux Connard – Tome 1 – Qu’il est bon d’être mauvais | 22h05 rue des Dames·

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