Hunger Games, un jeu pas très faim

« Bonjour Catherine, bonjour Peter.« 

Les deux jeunes gens échangent un bref regard en se posant prudemment dans l’immense canapé de la suite de luxe, jaugeant brièvement les différents mets situés sur la table devant eux, avant de reporter leur attention sur leur interlocuteur, occupé dans l’instant à siroter son brandy un cigare à la main.

« Je sais : vous êtes sélectionnés pour les Hunger Games, et ça vous embête bien parce que vous n’avez que très moyennement envie de mourir. Je comprends, mais rassurez-vous : on vous a fourni le meilleur coach possible pour vous en sortir. Suivez mes conseils et tout devrait se passer à merveille pour vous.« 

Le cigare remue dans l’air alors que l’homme ponctue son propos de divers mouvements de mains, créant involontairement avec la fumée diverses figures géométriques se disloquant paresseusement dans l’air ambiant lorsqu’elles ne sont pas tout simplement brisées en plein vol par un nouveau geste de l’instructeur illustrant son discours.

« Qu’est-ce qu’on doit faire Monsieur Connard ? Donnez-nous au moins les bases !« 

Catherine s’étonne elle-même de l’autorité qu’elle a mise dans sa voix, défiant le type trop détendu en face d’elle qui ne semble pas réaliser la situation. Ce dernier la regarde à peine avant de tirer à nouveau longuement sur son cigare.

« Les bases ? Et bien, puisque vous semblez pressée jeune fille, je vais vous les donner. Tout d’abord, lorsque vous entrerez dans l’arène, vous devrez crier très fort votre nom. Et le faire régulièrement.
– Quoi ? Mais attendez, c’est idiot ! Je vais me faire repérer si je fais ça !
– Justement. Figurez-vous que pour des raisons que j’ignore, tout ce jeu obéit à des ficelles grosses comme des cachalots que l’on appelle « les principes de base des scénarios américains pourris ». Et comme vous le savez, les personnages qui n’ont pas de nom ont une fâcheuse tendance à mourir, alors que les autres, eux, ne peuvent passer l’arme à gauche que lors de circonstances épiques ou du moins particulières. En hurlant votre nom, vous sortirez de l’anonymat et augmenterez donc diablement vos chances de survie.
– Ah, pas con – dit Peter en sortant de la transe dans laquelle les figures de fumée s’envolant lourdement vers le plafond l’avaient plongé.
– Evidemment pas con. Enfin si, il faut l’être un peu pour utiliser ce genre de ficelles dans un scénario, mais là n’est pas le sujet.
– D’accord – reprend Catherine – mais c’est pas ça qui va nous sauver pour autant ! En cas de duel, comment s’en sortir ? Il y a des machines à tuer là-dedans ! »

Le type se gratte mollement le bout du nez dans l’indifférence la plus totale, avant de poursuivre doucement.

« Vous savez attraper des chatons ?
– Que… quoi ? Mais enfin, quel rapport ?
– Répondez-moi : savez-vous attraper des chatons ? Ou éventuellement, des petits lapins ou des hamsters gentils ?
– Je… oui ?
– Bon : alors vous allez en collecter un maximum et les accrocher à votre ceinture. 
– Mais enfin !
– Attendez jeune impatiente, calmez vos ardeurs : avez-vous déjà vu un film où l’on tue des animaux choupis ?
– Ah heu… non. 
– Parce que ça ne se fait pas. C’est comme sur internet : une vidéo de massacre, oui, une vidéo de coup de pied dans le cul d’un chat, non, ça choque l’internaute, on ne rigole pas avec la cruauté envers les animaux. Vous comprenez ?
– Interquoi ? »

Il y a un léger bruit de brandy que l’on déglutit, puis enfin une réponse.

« Bon, je vois. Ecoutez-moi bien : on va tous regarder Hunger Games, un sympathique film qui m’a tout appris sur les règles de ce jeu, et vous allez tout comprendre sur les ficelles pour vous en sortir. D’accord ? »

Alors spoilons mes bons !

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L'affiche : "Nous serons tous spectateurs". Vu le film, ça sonne comme une menace, et j'aime pas trop quand du papier glacé me parle comme ça.

Notre film débute sur un plateau de télévision, alors qu’un présentateur à la tenue des plus immonde, César, est en pleine interview d’un certain Monsieur Crane, chargé de réaliser cette année les Hunger Games. Qu’est-ce donc, me direz-vous ? Et bien c’est fort simple : il s’agit d’un Battle Ro… heu, d’un concept fort original dans lequel de jeunes gens sont placés dans une sorte d’arène dans laquelle ils doivent gaiement s’entretuer sous l’oeil des caméras pour le plus grand plaisir d’un public qui trouve ainsi son bonheur quelque part entre les jeux du cirque et La Ferme Célébrité, Francky Vincent en moins (en effet, ce dernier est interdit par le règlement officiel des Hunger Games, puisque s’entretuer, d’accord, mais chanter « Tu veux mon zizi« , alors là, non, faut pas déconner).

Ces jeux existent depuis 73 ans, nous dit-on, car nous sommes dans un futur étrange où le monde a mangé l’apocalypse dans le museau, et l’Amérique du Nord s’est donc reconstruite en une nouvelle nation, Panem, constituée de 12 districts dépendant d’une capitale, le Capitole. César, en bon présentateur télé chargé d’expliquer en deux minutes au spectateur ce qu’il en est de la situation, donne quelques précisions de plus : les Hunger Games sont nés d’une rébellion durant laquelle les 12 districts se soulevèrent contre le Capitole (probablement suite à une histoire de rab’ de frites à la cantoche, d’où le nom de Hunger Games), mais se firent cordialement bourrer la gueule. En punition pour leur désobéissance, outre diverses humiliations, car chacun sait que l’Histoire a prouvé qu’il était important d’humilier un peuple pour le pacifier, il a été décidé de manière complètement débile (mais ça, personne ne le fait jamais remarquer) que chaque district fournirait annuellement un garçon et une fille en tribut de leurs erreurs passées, et qu’on les ferait… s’entretuer dans une arène à la télé. Ho, et en forçant les districts à regarder le tout à la télé, bien sûr.

Voilà : si vous n’aviez jamais vu de concept de merde tenant à peine debout, c’est chose faite. Surtout que attention, des fois que cette petite recette pour obtenir une guerre civile ne suffise pas, César en remet une couche en précisant « Oui, enfin ça, hein, c’est l’origine historique, hein, maintenant on le fait chaque année, mais c’est juste pour rigoler.« 

Je traduis : « Hohééé, les districts ! Bonjour, vous nous reconnaissez ? C’est nous, le Capitole, les gens qui tuent deux de vos enfants chaque année au nom d’une décision idiote ; on voulait juste vous préciser que même si ça avait eu du sens un jour, maintenant on ne le fait que pour vous faire chier et se distraire ! Allez, gros bisous, hein, et surtout, vous rebellez pas à nouveau !« 

D’accord. Bon, je crois que ce film est l’un des rares à atteindre un tel niveau d’incohérence dès la première scène, je remercie l’ensemble des gens – nombreux –  qui me l’ont recommandé comme « Un bon film » ou « Attention, bonne surprise !« , j’ai noté les noms. Un canadair d’excréments est en route pour chez vous. « Attention, grosse surprise ! » aussi, pour le coup.

Quelques précisions d’ailleurs : si on ne sait pas pourquoi les 12 districts ne se sont jamais rebellés ou n’ont pas tout simplement sombré dans le terrorisme, on sait cependant qu’ils sont organisés selon les bons vieux principes de l’Union Soviétique, avec chacun une spécialité : l’agriculture, la pêche, le minerai, les manufactures de Macbook, etc, qui fournissent le Capitole en richesses diverses dont ils ne profitent pas. Autrement dit, si les 12 districts se mettaient en grève, le Capitole sombrerait dans le chaos en une journée. Enfin, encore une fois : je dis ça, hein, mais bon, vous en faites ce que vous voulez les gars. C’est pas comme si on venait tuer vos gamins chaque année pour se marrer, hein. S’ils sont lourds, peut-être le mérite t-ils ? Des enfants qu’on ferait bien s’entretuer dans une arène, on en croise à peu près à chaque fois qu’on prend le train, mais c’est une autre histoire.

Vous avez bien saisi ? Les districts, le Capitole, les Hunger Games, les gens qui bavent depuis 73 ans en se laissant gentiment faire sans remuer le petit doigt ? Alors en route.

Direction le district 12, le plus périphérique des districts de Panem (la banlieue quoi cousin, t’as vu), spécialisé dans l’extraction du charbon et autres bidules pas très ragoûtants que des mineurs s’empressent quotidiennement d’aller chercher en échange d’un salaire permettant de vivre dans des maisons faites de planches, de boue et de coprolithes divers. Je profite d’ailleurs de cette brève description pour vous faire un point « Sociologie« .

Dans le monde magique de Hunger Games, on retrouve certains principes communs à nombre d’oeuvres publiées uniquement pour caler une table branlante :

  • Les pauvres sont tous gentils et ont une forte tendance à être intelligents.
  • Les riches sont tous des enculés et ont une forte tendance à être bêtes.
  • Les noirs sont tous cools et ont une forte tendance à mourir. A noter que dans le film, certains personnages blancs du livre sont devenus curieusement bronzés pour des raisons de quotas hollywoodiens, ce qui a créé une polémique aux Etats-Unis, où des lecteurs du livre ont annoncé que cela rendait la mort de certains personnages « moins triste » (véridique). On imagine bien que les membres du Club lundi lecture du Ku Klux Klan ont dû être choqués par pareille décision.

Du coup, des milliers d’expériences amusantes attendent le sociologue farceur : par exemple, en glissant un billet dans la main d’un pauvre, il devient instantanément un peu plus con et ira noyer des chatons, alors qu’à l’inverse, sitôt que vous volez le sac d’une riche, elle vous hurle « gardez-le, vous en avez plus besoin que moi » avant d’aller à la bibliothèque municipale se plonger dans Proust. Enfin, si vous tirez un coup de fusil à l’aveuglette dans une foule d’habitants du monde de Hunger Games, elle tuera à coup sûr un noir.

Finalement, je commence à comprendre pourquoi c’était dans la liste du Club lundi lecture du Ku Klux Klan. J’espère que je n’ai pas paumé ma carte d’adhérent. Ah non, voilà, elle était juste à côté de ma carte du fan club de Claude Guéant, ouf.

Le Club lundi lecture du Ku Klux Klan, section du Michigan, célèbre pour sa fanfiction de "Franklin la tortue pète sa voisine la taupe à coups de crosse"

Que disais-je avant de m’interrompre ? Ah, oui : le district 12.

Nous y retrouvons donc Primrose Everdeen, petite fille aux tresses blondes et à la blanche robe qui couine quelque peu, puisque ces derniers jours, elle fait sans cesse le même cauchemar impliquant des gens tout nus : malgré sa dizaine d’année, elle est tirée au sort pour représenter son district aux Hunger Games. Une idée qui la branche moyennement, puisque bon, elle n’est pas encore sûre que ses compétences supérieures en coiffure et dinette puissent lui permettre de botter le cul d’éventuels concurrents. Heureusement, sa grande soeur Katniss est à son chevet pour la calmer, non pas à grands coups de taloches dans la gueule, mais en lui susurrant « Mais non ma poupounette, je sais que tu es nerveuse parce que tu viens d’avoir l’âge à partir duquel tu peux être sélectionnée, mais tu connais la règle : la première année, ton nom n’est qu’une seule fois dans la boîte du tirage, donc tu ne risques rien, chuuuut…« . En effet, Katniss Everdeen est une grande soeur formidable qui sait prendre soin des siens : il faut dire que sa mère est un peu dépressive depuis la mort de papounet qui s’est ramassé un vieux coup de grisou à la mine, et que du coup, c’est un peu elle qui gère le foyer qui vit chichement, comme bien d’autres du district 12.

Cela dit, la pauvreté ne semble pas toucher tout le monde de la même manière : alors que les habitants du coin semblent passer leur temps à gratter le charbon, on notera que Katniss a un sourire et une manucure impeccables, tout comme son bon ami Bob, sorte de grand dadais qui ne doit pas beaucoup bosser à la mine, vu son teint de jeune fille. Petite jean-foutre, va ! Bref ; pour améliorer le quotidien, Katniss n’hésite pas à sortir des limites du district pour aller courir les bois, qui sont interdits à la population juste pour faire chier (faudrait pas qu’ils améliorent leur quotidien, c’est important de garder la population la plus malheureuse possible, pour être sûr qu’elle se révolte, c’est très subtil). Là-bas, aidée de son fidèle arc, elle peut donc défoncer de la biche, maraver de l’écureuil et, les jours de fêtes, rabouiner du faisan, et ainsi ramener de quoi remplir la gamelle de la petite famille, voire procéder à quelques échanges (le troc donnant ainsi naissance à d’intéressants concepts, comme par exemple la « pipe à deux mulots » chez Lucy-lèvres-de-feu, légende locale chez les mineurs fatigués et solitaires).

Mais aujourd’hui, il faut redoubler de prudence ! Car la région grouille de « pacificateurs », les CRS du Capitole, qui viennent escorter l’ambassadrice chargée de tirer au sort le nom des heureux élus qui participeront aux prochains Hunger Games. C’est ce qu’on appelle dans le jargon « le jour de la moisson » ou « le jour des gros relous« , selon les versions. La chose rend un peu nerveuse Katniss, qui finit par aller discuter avec son bon ami Bob de tout cela : après tout, lui comme elle sont susceptibles d’être tirés au sort comme tribut, alors il faut bien que chacun vide son sac ; pour Bob, l’avenir est ailleurs, il pourrait vivre dans les bois en braconnier, se dit-il. Pour Katniss, les choses sont moins heureuses : il est impossible de vivre dans les bois selon elle ; le Capitole les traquerait, et puis, qui veillerait sur sa famille ? Non, la situation ne fait pas vraiment rêver. Et dans l’immédiat, il faut surtout prier très fort pour ne pas être tiré au sort comme tribut, parce que ça, ce serait un peu la grosse tuile les p’tits gars. Et aller se préparer pour la cérémonie où les malheureux élus seront nominés, puisqu’il est bien évidemment obligatoire de s’y rendre, et de préférence, bien habillé (comprendre : sans queue de castor en guise de cravate, ce qui est pourtant le top du top de la coquetterie locale).

Katniss retourne donc chez elle mettre sa plus belle tenue de prolétaire, tout comme sa petite soeur ; pour rassurer cette dernière, elle lui file d’ailleurs un porte-bonheur :

« Primrose, je sais que ça ne va pas être facile aujourd’hui, mais bon, en même temps, ça fait dix ans que tu vis avec un nom de merde, alors bon, tu dois commencer à avoir de bons nerfs. Tiens ma chérie : voici un cadeau qui te portera bonheur, porte-le à ton gilet, et rien de mal ne pourra t’arriver !
– Je… Katniss bordel ! J’ai 10 ans, pas 3 ! J’ai l’âge d’aller me battre au couteau dans une arène avec des adolescents aux coucouilles surchargées, tu crois vraiment que je vais croire à tes conneries de fucking pin’s magique ?
– Regarde, il y a un oiseau dessus.
– Oh un oiseau, hihihihi trop choupi , uiiiiiiiiiii ! »

Finalement, donc, l’heure de la cérémonie est arrivée : un imposant vaisseau aérien aux formes harmonieuses est venu se poser à proximité des maisons primitives, et en sont descendus des dizaines de pacificateurs en uniforme qui ont réuni la population, listé les tributs potentiels, et installé une scène géante au coeur de la bourgade (oui, c’est pas bien gros un district visiblement). Et devant l’immense écran, une femme en tenue pourpre immonde s’est présentée comme représentant le Capitole ; puisqu’elle pue le pognon, elle est évidemment bête et méchante, et semble donc ne pas comprendre pourquoi la foule n’est pas en délire à l’idée de donner deux de ses enfants aux Hunger Games. Laissant tomber cet étonnant silence, elle passe à la suite : le film officiel récapitulant le principe des Hunger Games. On se répète donc un peu, mais grosso modo, la voix off de la dite vidéo nous dit :

« Il y a 73 ans, il y eut une grosse guerre, durant laquelle les districts se soulevèrent pour nous attaquer nous, les gentils du Capitole qu’on avait rien fait. Heureusement, nous avons triomphé de vous, petites merdes, et en punition pour votre traîtrise, nous avons demandé à ce que vous nous donniez chaque année un garçon et une fille en tribut pour qu’on puisse manger du pop-corn en vous regardant mourir à la télé. Mais évidemment, il y a quand même un côté sympa : le gagnant des Hunger Games repartira célèbre et pété de pognon. Voyez qu’on est cool quand même. Hein ? Dites ? Ho ? Non ?« 

Définitivement, je suis fan de ce principe que certains critiques ont présenté comme « riche« , « fouillé » et « intelligent » avec, pour certains « une fine analyse politique« . Oui, effectivement, si on a le sens politique d’une endive, ça doit effectivement paraître assez fin. Sinon, c’est complètement con, rappelons-le. Bref, revenons à l’intrigue (si, si, il y en a une, vous allez v… ah non, attendez, non, rien).

La bougresse du Capitole procède donc au premier tirage au sort (la jeune fille), et ça alors MAIS SUR QUI ÇA TOMBE DIS DONC ! Asseyez-vous car vous ne vous y attendiez probablement pas : sur Primrose (qui du coup, doit hurler « Ah bin merci le pin’s de merde, bravo, bien joué Callaghan ! » mais on ne le voit pas à l’écran ), qui est fort peu enchantée à l’idée d’aller mourir dans une arène, et s’effondre donc littéralement alors que les pacificateurs s’emparent d’elle pour l’emmener vers la scène. Katniss, ne pouvant supporter l’idée de voir sa soeur se faire tataner par des margoulins en direct à la télévision, sort donc des rangs pour hurler « Je suis volontaaaaaaaaaireuuuuuh lâchez-laaa ! » ; cela surprend l’envoyée de la capitale, qui du coup, accepte : un tribut volontaire, c’est suffisamment rare pour être noté ! Primrose est donc relâchée, alors que Katniss est appelée à monter sur scène, en attendant que le second tirage au sort soit effectué. Qui cela va t-il être ? Bob ?

L'Ecole des Fans, ça a quand même mal vieilli.

Perdu ! Qui dit truc pour ado dit triangle amoureux (mais pas ménage à trois, attention, ne confondons pas tout), il nous faut donc un autre garçon pour accompagner notre louloute dans l’arène : c’est donc un certain Pita qui est tiré au sort, ce qui intéresse notre héroïne pour deux raisons :

  • D’abord, parce qu’elle le connait : c’est le fils du boulanger, et un jour, alors qu’elle mourait de faim, il lui a filé du pain discretos, alors que dans le coin c’est un peu une ressource de luxe. Il est donc sympa, comme tous les pauvres.
  • Ensuite, parce que quand même, ce type a un nom de pain à kebab, ce qui doit avoir son intérêt quand on participe à un truc appelé Hunger Games. Alors à moins qu’une autre équipe ait dans ses rangs un certain James Choucroute, c’est quand même elle qui a le compagnon d’infortune le plus utile en cas de disette

Enfin je dis ça, mais aux Hunger Games, il n’y a qu’un vainqueur, donc si elle veut gagner, Katniss devra donc bel et bien le manger, et peut-être même sans sauce samouraï. Dur.

Contrairement aux attentes de l’organisatrice du tirage au sort, encore une fois, la foule ne semble pas ravie de voir ses deux candidats partir ; tout le monde se contente de lever le bras silencieusement en brandissant trois doigts : le salut des districts et de la corporation des proctologues. Cela dit, les jeunes gens sont emmenés chacun dans une cellule où ils pourront s’entretenir une dernière fois avec leurs familles : Katniss fait donc ses adieux à sa mère, et promet à sa soeur d’essayer de gagner, nom d’une pipe. Primrose en profite pour lui glisser son pin’s dans la main en lui susurrant « Tiens, reprends ta merde ça te portera bonheur.« .

C’est moi qui regardais un autre film, où Primrose a l’intelligence d’un caillou ? Dis-donc, t’as pas remarqué que ça portait la chkoumoune ce truc ? Tu te souviens pas que c’est même pour ça que ta soeur a dû se porter volontaire pour te sauver les miches ? Non ?

« Merci« , répond Katniss, qui elle non plus, n’a visiblement aucun souvenir de la scène précédente ou de ce qu’elle fait là. Ok. Dis-donc Maman Everdeen, va falloir penser à arrêter de fauter avec des minéraux, hein, c’est très mal. Oui, je te fais les gros yeux, mais tu as vu le résultat, dis ? Rah.

Bref : après tout cela, Katniss et Pita sont tous les deux emmenés vers un train de luxe (Je ? Attendez, et le gros vaisseau qui avait amené l’organisatrice du tirage au sort ? Ah bin, il a disparu du script, du coup, elle aussi prend le train pour repartir) où on leur explique que jusqu’aux jeux, ils baigneront dans l’opulence, et pourront se gaver de tout ce qui leur était jusqu’ici inaccessible (comme par exemple : du savon). Ils vont aussi rencontrer leur mentor – chaque district en a un – , Haymitch (on dira « Mitch »), ancien gagnant des Hunger Games qui pourra distiller moult conseils de qualité pour maximiser les chances des candidats ! Joie !

Sauf que bon : peu après que le train se soit mis en route, ledit Mitch parait dans la voiture qu’occupent les jeunes gens, et il semble plus être une grosse épave alcoolique qu’un coach en coaching VIP ; voilà qui est embêtant, tant les conseils de gens bourrés sont parfois difficiles à utiliser (« J’piiiiisse où j’veux, uiiiii madaaaame ! », « Où qu’elle est la bouteille ? Où que… aaaaah, l’est là ! Héhéhé, l’est là ! » ou encore « Je… j’suis pas bourré. ‘gad’, j’touche mon nez, ‘gaaaaaaad’ !« ). Mais malgré le fait que son sang soit constitué à 76% de pastis, le bougre parvient quand même à énoncer quelques mots à sa troupe : il n’a pas de meilleur conseil à leur donner que de leur dire de se résigner à mourir. En effet, selon lui et comme chaque année, la victoire ira au district 1 ou 2. Pourquoi tant d’assurance dans ce pari, me direz-vous ? Et bien le bougre l’explique :

« Paaaasssqueeeee les districts 1 et 2, hé bin vous le savez, ils ont des écoles qui forment leurs jeunes aux Hunger Games depuis tout petit, en faisant des machines à survivre, tuer et gagner. Hé oui ! Du coup, chez eux, ce sont toujours des volontaires, en plus.« 

Que… quoi ? Vous voulez dire que le Capitole tolère que deux de ses districts entraînent en permanence ses jeunes à l’art de la guerre ? Bon sérieusement, depuis le début du film, à part présenter des tonnes de trucs incohérents incitant et facilitant une rébellion, on pourrait savoir à quoi sert le Capitole ? Tiens, et puis d’ailleurs, tant qu’à parler de trucs qui ne tiennent pas debout : donc, deux districts ont des écoles de formation aux Hunger Games, et envoient des volontaires motivés et entraînés dans l’arène massacrer les recrutés d’office souvent incapable de manier une arme des autres districts. Jamais ces derniers ne se sont dit « Ho putain les gars, sachant que de toute manière, on devra participer à cette merde puisqu’on est trop cons pour s’y opposer, pourquoi nous aussi on monte pas des écoles ? Comme ça, on, donnera au moins une chance à nos gars, plutôt que de les envoyer au casse-pipe ! Et on aura des volontaires en plus ! Sans compter que bon, en cas d’insurrection, v’la les machines de guerre ! Allez hop, au boulot !« 

Mais non, dans le monde magique de Hunger Games, le Capitole trouve normal qu’il y ait des écoles paramilitaires chez les districts rebelles qu’elle humilie régulièrement, et les autres districts trouvent tout à fait normal de se donner le moins de chances possibles et d’envoyer mourir des gens au hasard (« Ah merde, pas d’bol, c’est tombé sur notre médecin : bon bah on va tous crever !« ). Tenez, s’ils le pouvaient, ils recruteraient Raymond Domenech pour se donner le moins de chances possibles. Enfin.

Mitch donne de bons conseils, comme par exemple, bien diluer son eau dans du pastis pour la purifier. Merci.

Toujours est-il que Mitch n’est pas du genre à coopérer facilement ; il semble plus préoccupé par le contenu de son prochain verre que par le sort de nos loulous qui d’après lui, mourront quoiqu’il arrive. Mais c’est sans compter sur le charisme de nos deux compères d’infortune, et particulièrement celui de Katniss, qui finissent par avoir raison de son défaitisme. J’en profite dès à présent pour informer le lecteur que Katniss soufre du syndrome dit « de Bella » qui fait que, où qu’elle aille, tout le monde la trouve géniale au bout de quelques secondes, même si elle se contente de se curer le nez les yeux dans la vague. Bref : Mitch finit par lâcher quelques tuyaux de bon aloi :

  • Déjà, il faut éviter de faire du feu, c’est un coup à se faire repérer d’entrée de jeu
  • Trouver un abri et de l’eau est essentiel : avec ça, on peut tenir un petit moment, c’est donc prioritaire, bien avant de massacrer ses petits camarades
  • Et surtout, plaire au public

T’inquiète mec, avec son syndrome de Bella, Katniss devrait gérer tranquillement. Mais au fait, pourquoi plaire au public ? Pour être invité chez Cauet ensuite ? Et bien non : tout simplement parce que des sponsors peuvent décider à tout moment d’envoyer des objets aider des candidats populaires pour se faire un petit coup de pub. Et il ne faut jamais cracher sur une arme, des médicaments, de la nourriture ou une cuisine en kit (pas de bol mec, c’est Ikea qui a décidé de te soutenir).

Cela dit, le train de nos héros lui ne s’arrête pas pendant ce temps, et bientôt, une formidable cité futuriste se dévoile aux yeux de nos tributs préférés : le Capitole, oasis de richesse et de bonheur au milieu des douze districts ; déjà, sur les quais, des curieux locaux se pressent pour tenter d’apercevoir les candidats de cette année. Comme ils sont riches, vous l’aurez deviné : ils ont tous l’air idiot, sont habillés de couleurs criardes et sont ridicules, méchants et cruels à la fois. Mais le contact n’a pas le temps de se faire entre le public et les candidats, car, bien vite, ces derniers sont emmenés dans les studios des Hunger Games, où une horde d’esthéticiennes et autres coiffeurs sont prêts à recevoir le bétail pour lui donner une apparence raisonnable ; épilation, maquillage & autres sont donc de la partie, par contre, on ne pose pas de prothèses mammaires, au risque qu’une candidate n’emporte un peu trop vite l’adhésion du public et des sponsors, pétant tout le jeu (c’est ce qu’on appelle « L’amendement Loana« ). Cela fait, chaque district se voit confié à un styliste, et pour nos amis du 12, il s’agit de Lenny Kravitz, qui devait vraiment avoir faim (encore une fois, tout se tient).

Lenny est noir et donc cool : c’est le SEUL mec du Capitole que nos amis aient croisé et qui n’approuve pas le fait de faire s’entretuer des gens, ça tombe bien quand même ; mais s’il ne peut sauver nos héros, il peut cependant leur donner un coup de pouce en les aidant à attirer l’attention des sponsors, ce pourquoi il se propose d’habiller pour la cérémonie d’ouverture des Hunger Games nos larrons, non pas en mineurs comme le voulait jusqu’alors la tradition pour qu’ils représentent au mieux leur district, mais en tenues moulantes noires immondes qui seront recouvertes de flammes (très subtil) ! Fausses, les flammes, mais d’apparence bien vraie ! Aaah, c’est beau les nouvelles technologies au service de la mode, quand même. C’est trop bien, le futur : les flammes remplacent les paillettes (alors que l’inverse est impossible ; on se souvient tous de la vaine tentative de brûler Jeanne d’Arc sur un bûcher de paillette – ce qui la rendit à nouveau aussi euphorique et hystérique à ses débuts, son sang de pucelle ne faisant qu’un tour – qui dura quelques heures, jusqu’à ce que le bourreau ramène enfin une torche après avoir entendu la suppliciée demander une lapidation aux macarons en gloussant).

Donc, promptement, toutes les caméras du Capitole se tournent vers une sorte d’immense piste bordée de tribunes bondées de curieux, où bientôt, des chars vont apparaître, chacun transportant les deux membres d’un district pour les présenter à la foule, alors que César, le présentateur télé du début, commentera la cérémonie. Alors oui, oui, lorsque les chars rentrent sur la piste, je vous laisse deviner ce qu’il se passe : tout le monde se branle cordialement de 11 chars sur 12, et a les yeux qui ne pétillent que pour Katniss parce que holala, elle a des flammes sur elle dites-donc (Pita aussi, mais tout le monde s’en branle : c’est une histoire pour filles avant tout), et puis vous savez quoi ? Ella a l’air géniale !

C’est nul. Nul.

A noter que ça n’a tellement aucun sens que même une scène où les héros doivent faire coucou à la foule parvient à faire du n’importe quoi : le public s’urine dessus de joie et de surprise, tout comme César, non seulement à cause des flammes ornant leurs tenues, mais aussi parce qu’ils se tiennent la main pour la lever bien haut pour saluer la foule et montrer qu’ils sont fiers de leur district. Oui, d’accord, mais encore une fois, en 73 ans, PERSONNE ne l’a jamais fait ? Le coup du costume, déjà, si même un styliste de studio télé a accès à de fausses flammes pour l’esthétique, on peeeeut supposer que c’est quelque chose d’existant et de connu, pas qu’il a fait un bond technologique dans sa cave en faisant des recherches de savant fou sans ne jamais en parler à personne, non ? Idem pour le coup des gens qui se tiennent la main : c’est vieux comme le monde et ça surprend les gens ? Je sais qu’ils sont censés s’entretuer à la fin, mais quand même, c’est pas juste une ruse pourrie de base qu’on doit enseigner en première année à l’école des Hunger Games des districts 1 & 2 pour se faire aimer du public ? Non. Non, encore une fois : syndrome de Bella. Katniss est géniale et surprend tout le monde parce que… rien.

Tristesse en fin de défilé : il est grand temps de rapporter sa tenue de soirée à la boutique "Cuir, fouets et cagoules à clous" de la 7e avenue du Capitole

Allez, faisons semblant de n’avoir point perçu tout ce capharnaüm de grosses ficelles, parce que ce genre d’invraisemblance n’a pas fini de défiler sous nos yeux ébahis. En tout cas,  après un petit discours de Président, le président du Capitole, qui se réjouit de ces 73e jeux,  nos larrons sont envoyés à leur hôtel de luxe, puis, après une bonne nuit de sommeil, catapultés à l’entrainement pour profiter de quelques jours d’apprentissage des bases.

L’entrainement, parlons-en : toutes les équipes se préparent en commun, et c’est pour nous l’occasion de découvrir les autres personnages. Permettez-moi donc de vous les lister, même si je dois bien reconnaître que je n’ai pas retenu certains noms. Peut-être était-ce lié au fait que ces personnages n’avaient aucune importance dans l’histoire et étaient parfaitement interchangeables avec n’importe quel autre, ou bien tout simplement parce qu’on ne prenait même pas le temps de les nommer. Je broderai discrètement sur ces noms là, logiquement, vous ne devriez rien remarquer

  • District #1 : Jean-Jacques, Jeanne-Jacques
  • District #2 : Cato, Clove
  • District #3 : Jean-Jacques, Jeanne-Jacques
  • District #4 : Jean-Jacques, Jeanne-Jacques
  • District #5 : Jean-Jacques, La Renarde
  • District #6 : Jean-Jacques, Jeanne-Jacques
  • District #7 : Jean-Jacques, Jeanne-Jacques
  • District #8 : Jean-Jacques, Jeanne-Jacques
  • District #9 : Jean-Jacques, Jeanne-Jacques
  • District #10 : James Choucroute (« Raaaah, je l’savais ! » s’exclame Katniss en mâchonnant Pita), Jeanne-Jacques
  • District #11 : Thresh, Rue
  • District #12 : Pita, Katniss

Quoi ? Comment ça on sait déjà qui va crever comme un lapin sur une route nationale ? Comment avez-vous deviné ? Vous êtes super forts, je suis bluffé. Pourtant, le film fait bien attention à ne laisser aucun indice, je ne comprends pas. Bon enfin… bref, si je résume tout ça, sachez que par une incroyable coïncidence, nombre de personnages correspondent aux archétypes pourris des films américains pour lycéennes : pom-pom girl au rire débile, gros costaud un peu con con mais qui s’aime bien, petite fille timide (elle n’a que 10 ans à peine, pas d’bol !) qui n’a confiance que dans l’héroïne qu’elle considère comme une grande soeur (parce que dès qu’elle l’a vue, elle l’a trouvée géniale, etc)… je ne vous fais pas tout le tableau, vous avez compris.

En tout cas, l’entrainement commun est aussi l’occasion pour tous de noter les forces et les faiblesses de chacun : ainsi, lors des ateliers survie (« Comment se faire une couverture à partir de la peau d’un concurrent ?« ) animés par Mac Gyver qui leur explique comment fabriquer une Super 5 à partir de 3 branches, de graisse de sanglier et de mousse, on note que tout le monde n’est pas vraiment égal devant la chose. Les districts 1 et 2 semblent donc surentraînés, alors que des gens comme, à tout hasard, Pita, en chient comme des ânes (« Holala, je tombe. Holala, j’ai glissé sur une peau de banane. Holala, je m’ai fait mal, heuuu« ). Le spectateur attentif notera qu’aucune arme à feu ne s’invite à l’entrainement : probablement pour plus de spectacle, seules les armes blanches, de jet et les arcs sont tolérés. Katniss dépote donc avec ce dernier, mais constate que Clove, une jeune fille du district 2, semble tout aussi douée au lancer de couteau, parvenant  à toucher des cibles à moult mètres en leur tournant le dos, à cloche-pied, et sans les mains (elle est très forte).

Bientôt, Katniss remarque que Pita semble le sujet de bien des moqueries des vilains bourrins des deux premiers districts : elle lui dit donc « Vite, montre-leur que tu es très fort, sinon, ils essaieront de te tuer en premier » – « Tu as raison, je vais essayer ! Mitch nous avait dit de ne pas révéler nos points forts, mais je suis sûr que ton conseil est vachement plus pertinent que les siens, car tu es géniale, ne l’oublions pas ! » déclare donc Pita. Oui mon vieux, mais toi et ton nom qui donne faim, tu serais un peu moins niais, tu te dirais « Non, effectivement : autant ne pas leur dire en quoi je suis fort, ça me donnera un avantage » voire « Mais non : s’ils sont entraînés, ils savent que la base de la base, c’est de d’abord tuer les forts tant qu’on est en forme, et ensuite seulement les faibles ! Donc autant leur laisser croire que je suis faiblard !« .

Rassurez-vous : comme c’est écrit n’importe comment et que Katniss est une nouvelle Bella, c’est évidemment elle qui a raison, et ce sont les méchants qui agiront comme des cons. Pita a donc raison de montrer qu’il est fort, et pour ce faire, ramasse une boule en métal géante qui traînait dans le coin (que… quoi ? Qu’est-ce que ça foutait là ? C’est pour faire du bowling géant ? Il n’aurait pas pu attraper un accessoire qui avait une bonne raison d’être là ?) et la lance très loin, ce qui impressionne les vilains qui arrêtent de médire et s’en vont bouder à la cantoche. Bravo les amis, vous avez montré que vous n’étiez pas des rigolos. Ah, et j’allais oublier : on découvre au passage que Pita est un dieu du camouflage (je n’exagère pas : il maîtrise parfaitement les textures et peut prendre l’apparence d’un tronc ou d’une pierre en se peignant entièrement), qui maîtrise cette compétence car…

… il « décorait les gâteaux à la boulangerie« .

Attends, c’était quoi tes gâteaux pour que tu les peignes comme ça ? Des cailloux à la crème ? T’as dû en manger un paquet pépère vu le niveau de tes réflexions, la vache.

Bon : je vais prendre un cachet d’aspirine et je reviens. Surtout, ne pas se demander pourquoi les districts 1 & 2 n’ont eux pas appris cette base de la survie militaire (rassurez-vous : la suite nous prouvera qu’en fait, les districts 1 & 2 ce sont juste des méchants – leurs districts sont assez aisés, quelle coïncidence ! – qui font n’importe quoi et n’étaient préparés à rien, parce que même tenir ce vague principe de tributs volontaires et entraînés, c’était déjà trop de cohérence, on ne pouvait pas décemment se le permettre, c’eut été respecter le spectateur, et ça, jamais !), au point que même le boulanger du coin les éclate tous en compétence pure.

Après ces quelques aventures, la suite est simple : les candidats sont invités à passer individuellement devant un jury de sponsors présidé par Monsieur Crane, le réalisateur de l’émission, afin de montrer leurs talents et d’être notés, permettant ainsi aux téléspectateurs de préparer leurs paris. Nous suivons donc Katniss qui, lorsqu’elle entre dans la salle, note que depuis le balcon où ils sont installés à quelques mètres d’elle, l’ensemble des gens l’ignorent totalement et rient entre eux en se gavant de mets divers (oui, TOUS : les riches sont bêtes et méchants, je ne vous l’avais pas dit ? J’imagine que l’auteur de ce livre à succès a dû sombrer dans les mêmes vices en touchant ses droits si on suit sa logique, mais passons, même si moi je pense qu’en fait, c’est Marie-Georges Buffet). Katniss est donc obligée de les interpeller en se présentant pour avoir leur attention : elle va faire une démonstration de tir à l’arc.

Hélas, le trac la prend, et voici qu’elle qui ne rate jamais, elle loupe complètement sa cible ! Rires et quolibets volent donc autour d’elle, avant que le jury ne s’en retourne à ses conversations en l’ignorant, ne voyant ainsi pas qu’elle tire une seconde flèche à la perfection cette fois. Vexée par cette attitude, la bougresse réagit donc en attrapant son arme pour tirer vers le balcon, et embroche ainsi une pomme à la seconde où Monsieur Crane allait la porter à sa bouche !

"C'est toiiii, qui a marravé ma petite pomme innocente, hmm ?"

Le silence tombe donc sur le jury sidéré, et Katniss lance donc un truc du genre « Voilà, merci de votre attention, allez, je m’casse, gros bâtards » (je ne suis plus sûr de la fin, mais bon, rappelons que le district 12, c’est la téci).

Hmm ? En 73 ans, personne n’avait jamais pensé à mettre le jury derrière une vitre sécurisée ? Et bin non : visiblement, tous les mecs jusqu’ici condamnés à mourir dans l’arène qui passaient devant eux et leur sympathique attitude, le tout une arme à la main, se contentaient de ne rien faire. C’est tellement crédible, une fois encore. En fait, tout cela est tellement mal fait que l’on dirait que ce sont les premiers jeux de l’histoire, un peu comme si quelqu’un avait complètement merdé dans l’écriture de la chose. Mais je dis ça au hasard : n’accusons personne.

De retour à son hôtel, personne n’a rien fait remarquer à Katniss pour avoir tiré sur le jury : en fait, tous les gens qui l’entourent la félicitent, Mitch particulièrement, et mieux encore, le jury s’est mis à la trouver géniale grâce à cela (… j’ai envie de me blottir contre mon oreiller en pleurant très fort) et lui a donc attribué la meilleure note. C’est vrai que c’est intelligent les gars ; faudra pas s’étonner si, les années suivante, le taux de mortalité dans le jury monte drastiquement parce que les candidats ont compris qu’il faut tirer dans les juges pour les impressionner. Ho, attendez, je retire ce que j’ai dit : peut-être qu’ils veulent vraiment mourir pour sortir de ce film pourri ? Ah, oui, en fait, ça se tient : excusez-moi, je n’ai rien dit mes bons amis.

En tout cas, les évènements, eux s’enchaînent, tout comme ma personne à son siège pour trouver la force de rester devant cette infâme daube : avant le début des jeux, une dernière émission télévisée est programmée, durant laquelle chaque candidat est invité à passer devant le célébrissime César pour expliquer devant toutes les caméras du pays qui il est, et répondre aux fabuleuses questions du présentateur-vedette. Si chacun fait un exercice assez moyen, évidemment, qui c’est donc que le public trouve géniale ?

Concentrez-vous, je ne vous file aucun indice.

Mais oui, bravo : Katniss bien sûr ! Qui lors de son passage, porte encore une robe avec des flammes, en hommage au surnom que le public lui a donné depuis la cérémonie d’ouverture : « La fille des flammes » (alors que Pita, que dalle : « La Pita cramée« , ça sonnait mal). César pose moult questions du genre « Alors, ce sont de vraies flammes ? » (… mais merde mec, apparemment, c’est un truc qui existait DEJA chez vous, pourquoi poses-tu la question ?), et finalement, après un numéro passablement pourri mais qui fait s’extasier tout le monde, Katniss laisse sa place à Pita qui lui, joue une autre carte pour avoir le soutien du public : il explique qu’il y a une fille qu’il aime, et que remporter les jeux ne l’aidera pas à pouvoir faire sa vie avec car… c’est Katniss !

« Hoooooooo ! » fait le public sur le plateau.

« Niiiiiiiiiiiiiif ! » fait le lapin en forêt de Rambouillet,  poussant fort pour chier un arc-en-ciel.

Cela étant dit, et alors que Katniss encaisse la nouvelle en se demandant si c’est une simple stratégie pour amadouer le public ou une vraie déclaration, tout le monde est ramené à l’hôtel. Demain, ils seront livrés à l’arène, un endroit de plusieurs kilomètres carrés qui, cette année, sera une forêt (ça varie à chaque fois ; l’an dernier, c’était les primaires du PS). Dans la nuit, donc, afin de ne pas laisser passé un cliché, Katniss se lève car ne trouvant pas le sommeil, et trouve Pita dans la même situation qui médite devant une fenêtre façon poète maudit. Ils discutent quelque peu et sont d’accord sur un point : qu’importe s’ils doivent mourir, ils veulent « mourir en étant eux-même, sans être des pions« , tout ça, on est trop des ados rebelles en quête d’identité, tu vois, j’ai envie de me faire un tatouage mais ma mère elle veut pas. La conversation achevée, tout le monde au lit (mais pas dans le même, désolé Pita) !

Le lendemain, donc, chacun est emmené individuellement dans une sorte de loge très sobre pour les ultimes préparatifs : Lenny Kravitz est là à attendre pour aider notre héroïne à mettre sa tenue de combat ! (Ha et heu… mais alors qui aide Pita ? Il se démerde ? C’est parce qu’il a pas de roploplos, c’est ça ? C’est dégueulasse Lenny, dégueulasse), et lui tend donc un blouson fort proche de ce qu’elle portait chez elle quand elle chassait, lui indiquant qu’il a glissé dans la doublure… le porte-bonheur du début du film !

« Enfoiré, ça va me porter la malmoule, rah, mais tu veux me tuer petit salopard ? Tu vas voir ta gueule, attends que je te… » devrait dire Katniss, mais elle préfère se contenter d’un « Merci, hihihi !« 

Au passage, Lenny fait comprendre que ce qu’il fait est interdit, car filer un objet – même merdique – à un candidat, c’est déjà tricher. Quel service ! J’imagine que si jamais Katniss gagnait, comme ça, on pourrait lui retirer la victoire, et allez savoir pourquoi, je suis assez persuadé que la triche à ce jeu est punie de mort. Vraiment : merci qui ? Merci Lenny ! Heureusement qu’encore une fois, le script l’oublie. C’est bien fait.

Finalement, un mouchard est implanté dans un bras de notre héroïne, afin que l’équipe d’organisation puisse savoir où elle est, et quel est son pronostic vital ; cela fait, la bougresse est emmenée avec les autres candidats sur l’un des 24 piédestaux servant de point de départ aux joueurs, en plein milieu de l’arène. Ces derniers sont tous alignés à quelques mètres les uns des autres face à une structure métallique en forme de corne abritant divers objets : sacs à dos, armes, équipements divers… c’est ce qu’on appelle « la corne d’abondance » (ou « la cave à Mustafa« , comme on dit à Marseille). Et un gros compte à rebours est lancé, à partir duquel, les épreuves vont commencer !

Tout le monde se regarde nerveux, se campe sur ses jambes prêt à bondir, et soudain… c’est parti !

Les candidats se ruent vers la corne d’abondance, agrippant armes et sacs comme ils le peuvent, à l’exception de Pita, qui lui court directement en direction des bois, tout comme la Renarde, ainsi surnommée car étant une rouquine qui n’est visiblement pas pressée de rester en terrain découvert. Katniss hésite : Mitch lui a bien dit qu’il ne fallait SURTOUT PAS aller vers la corne d’abondance, car c’est une bataille géante où il y a 97% de chances de mourir si on est pas un dieu du corps-à-corps ; elle se contente donc de s’en approcher suffisamment pour attraper un sac-à-dos, situé assez loin du coeur de la corne, et jetant un dernier regard en direction des armes, et particulièrement du seul arc disponible, elle se barre en courant vers les bois.

"Dis Lenny, j'ai cru comprendre que tu distribuais des pin's, et tu vois, j'fais la collec..."

Elle est bien interrompue par un type armé d’une hache qui essaie de la tuer, mais ce dernier reçoit un couteau dans la gueule de la part de Clove, la fameuse reine du lancer ; cependant, alors que Katniss reste immobile  à deux mètres d’elle, tétanisée, la bougresse rate tous ses autres tirs (… non mais ? Attendez ! Vous ne pouviez pas écrire « Elle n’a pas le temps de tuer Katniss car un autre tribut lui saute-dessus entre-temps ? » Non ? C’était plus simple de marquer « Clove ne rate jamais un seul de ses lancers de couteaux, à part quand c’est sur Katniss, où même si le tir est super facile, elle merdera complètement sans aucune raison ?« ). Après avoir longuement observé ce trou dans le scénario s’agitant en face d’elle, Katniss hausse donc les épaules et se casse donc vers les bois, pour de bon cette fois.

Une fois suffisamment enfoncée dans la forêt jolie, Katniss ouvre son sac pour voir son contenu des fois que à tout hasard, elle tombe non pas sur du matériel de survie mais sur l’intégrale de Placid & Muzo. Ouf : elle trouve dans sa besace de la corde (rose, pour les filles, hihihi), un couteau, une gourde vide, une paire d’allumettes… bref, quelques trucs utiles. Du coup, elle tente de se trouver un abri car la nuit tombera bientôt, et se dit que puisqu’elle a ce qu’il faut, elle grimpera dans un arbre et s’attachera pour dormir. Ce qu’elle fait promptement, notant que chaque arbre semble truffé de caméras pour l’émission ; soit, c’est intéressant, mais là, déjà, elle dormirait bien un peu. On espère pour elle qu’elle ne ronfle pas, sinon, elle se réveillera probablement avec un couteau dans le cul, ou autre petite boutade amicale de tribut farceur. Les Hunger Games sont impitoyables.

Seulement, ce sont des coups de canon qui l’empêchent finalement de pioncer, et un petit paquet même, tous tirés d’affilée : ceux-ci annoncent les morts de la journée, puis des portraits s’affichent dans le ciel étoilé (qui est en fait un immense dôme), afin de savoir qui a passé l’arme à gauche. Autant vous le dire : un paquet de Jean-Jacques sont allés rejoindre leur créateur, soit environ 60% des participants. Il y a donc désormais moins de 12 candidats encore en jeu ! Il est aussi intéressant de noter qu’une voix off s’adresse aux tributs pour leur annoncer les choses : on dirait un peu le « Ici la voix« , de Secret Story, sauf que personne ne hurle : « Moi je connais le secret de Katniss : en fait, c’est Bella avec un arc et des seins !« . C’est bien dommage, parce que moi, j’avais bien envie de le faire, mais je ne pouvais pas, j’étais déjà occupé à convulser (quand un truc est trop nul pour les nerfs, ça peut arriver, c’est un peu l’obusite du pauvre ; la dernière fois que ça m’est arrivé, je venais d’entendre Nathalie Arthaud à la radio).

Mais bientôt, ce n’est plus le son du canon qui réveille notre louloute dans son arbre, mais un curieux crépitement : quelqu’un a allumé un feu près d’elle !

Oui, quelqu’un n’a pas remarqué cette fille accrochée avec une corde rose dans un arbre à quelques mètres. C’est tellement commun, les cordes roses et les sacs à dos orange dans les arbres, ça n’attire pas l’oeil. Enfin… l’heureuse propriétaire du feu est Jeanne-Jacques, une andouille qui se fait griller un petit lézard pour la nuit. Personne ne lui a dit de ne pas le faire ? Heu… et tiens, justement, personne n’a dit aux autres de ne PAS aller à la corne d’abondance, maintenant que j’y pense ? Attendez, ça voudrait dire que… mais oui, c’est ça ! Seul le district 12 avait un mentor, parce que quelqu’un en écrivant l’histoire a oublié que du coup, tout le monde devait logiquement en avoir un et donc bénéficier de conseils à peu près identiques ! Ah, c’est trop ballot. Mais rassurez-vous : dans la fosse septique, on est plus à une crotte près.

Pas de bol pour Jeanne-Jacques en tout cas, car soudain surgit à quelques mètres d’elle un groupe de personnages visiblement hostiles : les membres des districts 1 et 2 ! Ils se sont alliés pour défoncer les plus faibles ! Bon, ça n’a aucun sens parce qu’ils auraient dû au contraire, au mieux, s’allier avec les faibles apeurés pour se servir d’eux et tuer les autres forts avant de les trahir et de les massacrer aisément, mais c’est pas grave : là, ils se promènent comme les ados débiles de films américains, c’est-à-dire, en se baladant dans les bois en marchant très fort et en rigolant bêtement façon « On est l’équipe de football du lycée et on ne craint rien, oué heeiiiiin« . On sent les gens entraînés depuis leur enfance. Enfin : ils tuent tranquillement la pauvre Jeanne-Jacques, avant d’aller en direction de l’arbre de Katniss (eux non plus ne remarquent pas le sac à dos ou la corde flashy) et de s’arrêter juste en-dessous (quel hasard !) pour rire très fort en disant « Hahaha ! Elle a bien crié quand on l’a tuée, hohoho ! Ce qu’on est méchant ! » ; mais ce qui choque surtout notre héroïne, c’est quand elle aperçoit au milieu du groupe… Pita ! Qui dit « Je vous aiderai à trouver Katniss et à la tuer ! Je vous l’ai sûrement déjà dit, mais je voulais le répéter à haute-voix, là, maintenant, je sais pas pourquoi ! » ; mais sitôt qu’il s’est un peu avancé dans les bois, Cato, le chef autoproclamé des méchants attrape par le bras une autre nana du groupe pour lui dire « Très bien, et une fois qu’il nous aura aidé à la trouver ON LE TUERA HOHOHO ! SI QUELQU’UN NOUS ENTENDAIT, CE SERAIT BIEN EMBETANT !« .

Je connais un employé au bureau qui a dit « Il est vraiment bien comme film » qui va se manger une méchante retenue sur salaire. Je vais lui montrer qu’il ne faut pas dire n’importe quoi à haute voix dans la vraie vie des vrais gens. « Puisse le sort lui être favorable » comme on dit du côté du District 12, parce que moi, je ne le serai pas.

En tout cas, voilà pour les évènements de cette première nuit ; le lendemain matin, Katniss quitte sa planque et se met en marche dans une direction aléatoire, et approche ainsi de l’extrémité du terrain de jeu, ce qui fait paniquer l’équipe d’organisation car, apparemment, elle pourrait s’enfuir ! Attendez, mais le dôme avec les étoiles là, il repose pas sur des murs ? Non ? Visiblement pas : Monsieur Crane et ses gars paniquent en hurlant « Elle approche de la frontière du district 2, viiiite, il faut l’obliger à rebrousser chemin !« .

Ho, donc le district 2 a pu voir un dôme géant se construire juste à côté de chez lui, sur la forêt du coin. Ils ne se sont pas vaguement doutés de quelque chose ? Du coup, ils n’auraient pas pensé à entraîner plus spécialement leurs candidats à la survie sylvestre pour cette année ? Hé bin non. Ils ont dû penser que c’était un nouveau centre commercial, ou bien une monstrueuse cloche à fromage pour garder un énorme camembert génétiquement modifié. Allez savoir.

Les méch... attendez, comment vous avez deviné que c'était eux ? On reconnaîtra donc de gauche à droite la caricature de la petite peste, les deux caricatures de footballeurs, et la caricature de capitaine des pom-pom-girls.

Bon enfin : pour éviter que Katniss n’aille courir la campagne et le gueux au lieu d’aller farfouiller les tripes de son prochain à coups de couteau, Crane ordonne donc que l’on mette des arbres sur son chemin, car oui, nos amis disposent d’une technologie qui permet de générer de la matière, même vivante, à partir de rien ! C’est intéressant comme truc. Personnellement, je serais le président de ce pays étrange, cela ferait longtemps que j’aurais utilisé la chose pour fournir simplement mon pays en richesses diverses et que j’aurais annexé les districts au Capitole en leur proposant luxe illimité et bonheur facile : non seulement ça pacifiait le coin, mais en plus je passais pour un héros humaniste pour les siècles des siècles tout en renforçant ma nation. Mais bon, hein, je ne suis pas le président : c’est sûrement bien plus intéressant d’utiliser ça pour faire des jeux à la télé. En tout cas, Katniss n’a que faire de ces quelques arbres surgissant du sol devant elle : elle continue de progresser dans la même direction, obligeant l’équipe de production à générer sur le terrain… des boules de feu ! Bon, c’est pour faire un feu de forêt, mais par un curieux hasard aussi appelé « faisons du spectacle« , les projectiles frôlent toujours le cucu de Katniss, ce qui ne sera que le millième prétexte pour organiser une rébellion dans les districts : après tout, à quoi bon se plier au jeu si ceux qui l’organisent s’amusent à vous tuer sans vous donner la moindre chance de vous défendre quand bon leur semble ? Enfin bon. Personnellement, j’aurais dit « Ici la voix : restez dans la zone où on vous crame la gueule » voire, mais là, trop d’imagination : j’aurais mis des murs aux limites de l’arène pour régler la question.

Mais c’est vrai que c’est un concept un peu élaboré, le mur. J’étais pourtant sûr d’en avoir vu au Capitole, rah, ma mémoire doit me jouer des tours.

Passons, et observons plutôt : un feu de forêt se déclenche donc, cramant moult arbres (et les caméras dedans, mais puisqu’ils peuvent en générer à volonté, bon) et obligeant notre louloute à rebrousser chemin pour ne pas se faire transformer en merguez ; notons que dans l’affaire, alors qu’elle esquivait des boules de feu, elle a été blessé à la jambe, et boitille donc un peu, ce qui n’est pas vraiment bon signe pour la suite. Elle fuit donc les flammes, et finit par arriver à une petite rivière dans laquelle elle tombe sans vraiment le vouloir dans un terrible plouf. Et là, pas de bol : le groupe des méchants arrive dans l’autre sens (c’est tout à fait logique : il se dirigeait droit vers le feu de forêt, quoi de plus normal pour des experts en survie ?), hurlant « Ouéééé heuuuu les gaaaars, elle est là, héhéhé, ouiiii, si on lui courait après en rigolant bêtement ? » ; vite Katniss, fuis, ça sent la tournante cette affaire !

Notre héroïne galope donc hors de la rivière, puis sur un sentier voisin, mais hélas, sa jambe en piètre état ne lui permet guère de semer ses poursuivants ; aussi, elle décide de grimper à un arbre, car peut-être qu’avec un peu de bol, elle pourra défoncer la gueule à ses assaillants à coups de pomme de pin ; la chose commence plutôt bien puisque Cato tente de grimper à l’arbre mais ne parvient point à atteindre la bougresse (oui, on parle bien du chef des méchants, entraîné depuis son plus jeune âge à la survie en milieu hostile j’insiste qui est arrêté par un arbre auquel même une nana blessée peut grimper), ou même simplement à lui coller un coup d’épée au moins dans la jambe pour la faire saigner un peu, non. Il a plutôt une idée géniale : l’une de ses compagnes d’aventure dispose d’un arc ! Celui qui attendait dans la corne d’abondance ! Il lui ordonne donc de tirer, mais la donzelle ne sachant viser (petit rappel : elle aussi est entrainée au maniement de toutes les armes, mais pouf, là encore : nid de poule sur la route du scénario), elle loupe un gros cul immobile suspendu dans un arbre à 3 mètres. Cato s’écrie donc « CATO PAS CONTENT ! TOI DONNER ARC A CATO ! » (Katniss rigole un peu parce que du coup, il a dit caca, mais elle arrête vite en pensant à la grosse flèche qu’elle va se manger dans la gueule) et tente donc sa chance : lui aussi rate donc son tir comme une vulgaire ouiche.

Juste comme ça : pourquoi avoir écrit que c’était des bêtes de guerre si c’est pour montrer exactement l’inverse ? Il suffisait de retirer ce passage pour que ça tienne un peu plus debout (mais pas beaucoup). J’ai toujours aimé cette capacité à rajouter des trucs exprès pour se tirer une balle dans le pied. Enfin.

Revenons à notre situation : Katniss est immobile dans un arbre, à moins de 3 mètres du groupe des vilains. Ces derniers disposent d’un arc avec encore un paquet de flèches, mais n’arrivent pas à comprendre comment ça marche malgré leur entrainement, et ont aussi parmi eux une certaine Clove, qui touchait des cibles au couteau à dix fois cette distance durant l’entrainement. Que faire ? Et bien ça parait logique, il suffit de…

« DORMONS. »

Heu… dormons ? Oui, dormons. Dormons et oublions ce film. Donc oui : sur une suggestion du traître Pita, qui propose « Dormons, elle devra bien redescendre« , la troupe des vilains décide de faire un gros dodo au pied de l’arbre de Katniss. Et des fois que ce ne soit pas encore assez bête, ils prennent grand soin de ne faire aucun tour de garde, pour que leur cible puisse se barrer comme elle l’entend, ou que n’importe qui puisse venir les égorger dans leur sommeil. Ou mettre du laxatif dans les gourdes des garçons et du GHB dans celles des filles histoire de rigoler un peu (on peut aussi faire l’inverse, auquel cas il va y avoir des nuages de papillons dans tous les sens), mais là, je m’égare en stratégies visant à obtenir la sympathie du public, passons.

Bref : Katniss, elle aussi, décide de dormir plutôt que de tenter de se barrer, et elle a évidemment raison de ne pas en profiter pour reprendre l’initiative, car, loin de là, un sponsor – encouragé par Mitch – a fait envoyer un petit parachute contenant un objet dans l’arbre de notre douce jeune fille : des médicaments ! Et plus précisément, un baume qui guérit toutes les blessures en une seule nuit, ça tombe bien quand même ! Allez hop hop hop, notre bougresse s’en tartine les jambonneaux, et reprend donc sa sieste. Et lorsque le soleil se lève, elle est prête à repartir, quand soudain, elle entend quelqu’un l’appeler discrètement depuis les branchages d’un autre arbre… c’est Rue, la petite fille timide du district 11 ! Qui indique quelque chose du doigt dans l’arbre de Katniss : un nid de guêpes !

Rue apparaîtra toujours cachée derrière quelque chose pour signifier qu'elle est timide. C'est connu, les gens timides se trimballent toujours avec un meuble devant eux pour se planquer.

Hmmm hmm. Elle a donc dormi, ainsi que nos amis les méchants, à quelques mètres d’un nid de guêpes sans que personne ne le remarque, d’accord. C’est vrai que ça ne fait pas de bruit ces trucs là. Enfin : Katniss comprend le message, et note que, incroyable hasard, ses poursuivants se sont tous endormis en gros tas serré PILE sous le nid : avouez que c’est quand même gros bien fait ; notre héroïne se saisit donc de son couteau et va donc scier la branche, ce qui, là encore, ne réveille personne.

Petit point : à ce moment là, nous bondissons sur le plateau de l’émission, où l’on retrouve César commentant l’action, et décrivant les guêpes en question, car elles ne sont point normales, non ! Ce sont des guêpes tueuses, créées en laboratoire, rien que ça, pour pimenter l’action ! Leur piqûre est affreusement douloureuse, provoque de graves hallucinations, et s’avère généralement mortelle (elles s’appellent « guêpes tueuses« , pas « guêpes qui font un peu mal mais ça va« , hein).

Revenons au travail de bûcheron canadien de notre amie Katniss, occupée à scier sa branche : les guêpes ne semblent pas apprécier sa présence et la piquent une, deux, trois fois avant qu’enfin, le nid ne tombe sur les dormeurs au sol ! Instantanément, un monstrueux nuage d’insectes grognons sort donc pour aller piquer en masse les méchants, qui s’enfuient en hurlant alors qu’ils se font ravager la face à coups de dards ; Katniss, elle, sent que sa tête lui tourne, mais elle parvient cependant à quitter son arbre pour se barrer dans une autre direction, avant de commencer à halluciner quelque peu. Déambulant dans les bois complètement défoncée (elle le faisait beaucoup chez elle, donc ça va, ça ne la change pas trop), elle finit par tomber après un moment sur le cadavre d’une des méchantes, la tronche un peu boursouflée de piqûres, avec encore sur elle… l’arc et le carquois dont Katniss avait tant besoin ! Quel coup de bol ! Mais hélas, le venin des guêpes, lui, fait son chemin, et bientôt Katniss s’effondre au sol, inconsciente.

Pour information : sachez que l’ensemble des méchants ainsi que Pita, qui se sont donc pris le même essaim « anormalement agressif » dans la gueule, et ce de plein fouet, vont très bien, merci. Par la suite, ils n’auront aucune séquelle, aucune marque, et en fait, aucun souvenir visiblement des probables centaines de piqûres mortelles qu’ils se sont pris dans la mouille. C’est bien fait quand même : ça aura juste servi à l’héroïne à récupérer son arc. Non, vraiment, c’est bien. Bien comme dans « Twilight, c’est super bien« , par exemple.

Katniss, en tout cas, elle, finit par se réveiller dans un autre endroit des bois, à l’abri, avec des feuilles servant à panser les plaies des piqûres sur ses poignets meurtris. Que s’est-il passé ? Et bien Rue est là, et l’explique : elle a trouvé Katniss inconsciente et l’a donc emmenée à l’abri pour la soigner, car elle ne voulait pas la tuer : elle la trouve géniale. Pour ceux qui ne s’en souviendraient pas, je rappelle que Rue a 10 ans à peine à vue de nez, et a donc traîné à travers bois une fille pesant deux fois son poids, le tout sans laisser aucune trace de l’affaire dans le sol humide puisque visiblement, personne n’a pu la pister. Elle doit être haltérophile à ses heures. Enfin bon : elle informe notre amie qu’elle a dormi deux jours, qu’il y a eu encore des morts (dont le regretté James Choucroute) et qu’à part eux et les méchants, il ne reste plus grand monde, que Pita a quitté le groupe des vilains, et qu’il vit désormais « du côté de la rivière » (merci du tuyau, ça fait combien de kilomètres ?), et enfin que Cato et sa troupe ont regroupé toutes les provisions qu’ils ont récupéré sur les morts près de la corne d’abondance, et ont donc établi leur campement dans la clairière où elle se trouve.

Cela donne une idée à Katniss : et si… et si elle détruisait toutes les rations des méchants ? Rue ferait une diversion, et elle irait s’en occuper !

Ah oui ? Juste comme ça : tu vas faire comment ? Tu vas tout boulotter et aller te faire vomir ? Une attaque boulimie : ils ne s’y attendent probablement pas.

Mais non, rassurez-vous : le script est toujours au niveau du reste du film, donc tout a été pensé : le groupe des experts en survie a… et là, attention, accrochez-vous : entassé toutes ses rations pour former une pyramide (ils doivent être en manque de Minecraft), juste à côté de l’endroit où ils dorment, mais surtout, ils ont tout placé… SUR DES EXPLOSIFS !

C’est dur. Je vous jure, c’est dur. Et encore une fois, on parle d’un film qui a reçu un superbe accueil de la part tant de la critique que des spectateurs. Okay, donc, le commando super-entrainé des méchants a entassé toute sa bouffe, sans exception, au même endroit et sur des explosifs (on ne sait pas d’où ils les sortent, d’ailleurs, mais pif pouf, ils sont là), le tout, s’il-vous-plait, entouré de… mines antipersonnel !

Jusqu’ici, on se battait à l’arc et à l’épée, mais là, hop, des mines surgissent sans raison. Soit ! C’est bien comme plan : comme ça, le premier qui veut aller se taper un gueuleton dans la nuit et qui n’a pas les yeux ouverts, ou si jamais un marcassin passe dans le coin, tout explose, soufflant le camp et ses occupants, et les rares survivants n’auront plus rien à manger.

Faudra qu’on m’explique l’idée, parce que là, je vous avoue que cela m’échappe.

La petite Primrose a suivi le plan des méchants sur l'écran géant au milieu du district 12 et a donc éclaté en sanglots comme tout spectateur pourvu de neurones en l'entendant.

Un plan est donc rapidement mis sur pied par Katniss : elle va aller à la clairière armée de son nouvel arc, et pendant ce temps, Rue va faire du feu avec des branchages, pour attirer le gros des troupes loin de là. Et en effet : lorsque notre héroïne se rend sur place, sitôt que de la fumée parait au loin, les vilains s’élancent dans cette direction en grognant, ne laissant derrière eux qu’un gamin de 10 ans qu’ils ont enrôlé d’un autre district pour monter la garde, armé d’un javelot deux fois plus gros que lui.

Katniss observe donc la scène, et hésite à agir, car en réalité, elle ne sait pas qu’il y a des mines, mais s’en doute un peu. Elle marmonne donc « Ah, si seulement il y avait un gros deus ex machina pour m’indiquer l’emplacement de potentiels engins explosifs ! » ; pas de problème : à peine cela dit, elle voit surgir devant elle sortant des bois une rouquine, La Renarde, qui d’un seul coup d’oeil a repéré les mines, et sautille donc au milieu du champ entre les engins enterrés avant de s’emparer d’un sac de nourriture ; puis, elle s’enfuit à toutes jambes, le jeune garde du campement s’élançant poussivement à sa poursuite. Plus personne en vue ? Bien : notre archère va pouvoir agir, et… non ? Non ? Non ! Je… c’est mon brandy c’est ça ? On m’a drogué ?

Noooon, mais sans rire ? Arrêtez enfin ! Elle s’avance HORS du couvert des arbres, juste assez pour être en PLEIN à découvert dans la clairière ! Et là, elle ajuste suuuuuuuuper lentement un sac de pommes qui avait été coincé entre divers objets au sommet de la pyramide (oui, les mecs n’avaient pas posé le sac : ils l’avaient coincé de manière à ce qu’il soit suspendu au dessus des mines, là encore, chapeau ; ce ne sont plus des ficelles, ce sont des chaînes de marine), et d’un trait, le déchire, faisant choir les fruits au milieu des mines, et provoquant ainsi une réaction en chaîne qui fait exploser l’ensemble de la pyramide de nourriture. L’explosion assomme d’ailleurs à moitié notre louloute, qui se retrouve les fesses dans l’herbe verte, à tenter de reprendre ses esprits alors que les méchants reviennent vers le campement, attirés par le raffut.

Que l’on se rassure : non seulement notre héroïne n’a pas été blessée par l’explosion de plein d’objets, dont nombre d’entre eux en métal, à quelques mètres d’elle, mais en plus, elle a visiblement désormais le don d’invisibilité, puisque personne ne la remarque malgré son arc et son carquois argenté, allongée en plein milieu de la clairière juste à côté du lieu de son forfait, premier endroit où tout le monde a dû regarder par réflexe. C’est magique. A la place, Cato montre bien qu’il est vilain, en tuant lui-même le jeune garçon qui avait mal monté la garde pour lui apprendre. Ah, mais ! P’tit con ! Raaaah, je suis méchant et je le montre pour ceux qui arriveraient en cours de film, car cette scène ne sert qu’à ça, grrrr !

Retournant dans les bois sans être inquiétée, Katniss tente donc de retrouver sa copine Rue, en utilisant le code dont elles avaient convenu : un sifflement particulier car, il existe dans ces bois et dans ce monde un oiseau nommé « geai moqueur« , qui outre être celui qui est représenté sur le porte-bonheur de Katniss, est aussi un animal formidable qui peut reproduire n’importe quel sifflement limité (c’est une sorte de Jean-Michel Jarre à plumes) et le répandre auprès de tous ses compères à portée d’oreille. On imagine bien que dans le Youtube du futur, tout est pourri de vidéos de geais moqueurs sifflant du Super Mario ou le générique des Chevaliers du Zodiaque. Bref : Rue ne répond pas au code de Katniss, et à la place, est en train de beugler dans les bois « Au secouuuuuuuuuuuurs ! Katniiiiiiiiiss ! » ; en effet, la bougresse a été prise dans un filet (Ah. Ça devait être dans la même cargaison que les mines et les explosifs), et ne parvient pas à en sortir : elle préfère donc hurler pour que le tout venant puisse venir la tuer.

Et ça ne rate pas : pile au moment où Katniss arrive et sort la jeune fille de sa prison de mailles, un chenapan des Méchants déboule tout seul (ils n’étaient pas tous toujours en groupe ? Comme, par exemple, il y a très exactement 30 secondes ?) et balance un harpon sur l’archère qui esquive promptement avant de lui coller une flèche dans la tronche en représailles ; hélas, pas le temps de festoyer : c’est Rue qui a pris l’arme en plein dans le bidou (c’est à ce moment précis que le Club lundi lecture du Ku Klux Klan est donc en joie) et se meurt en conséquence. La séquence émotion est donc à son comble : telle la grande soeur qu’elle n’a jamais eue, Katniss la prend dans ses bras et obéit à sa dernière volonté, c’est-à-dire, lui chanter une chanson cucu la praline sur un arbre joli dans une belle prairie, car elle chante si bien. Oui, ne me demandez pas pourquoi, mais Rue sait que Katniss chante bien, et a envie d’un moment cucu, là, tout de suite. Sitôt ses yeux clos lorsque vient la fin de la chanson, Katniss pose son petit corps frêle sur l’herbe humide et s’en va cueillir des fleurs pour les mettre dans ses mains et les poser tout autour d’elle. Cela fait, elle se tourne vers un arbre où elle a aperçu une caméra, et fait le salut des districts, l’air décidé, afin de bien annoncer que maintenant, ça va chier.

Au même moment, dans le district 11, pays natal de Rue, son papa pleure devant l’écran géant que lui et les autres habitants regardent en rang sous la menace des pacificateurs, et finalement, reprend courage en voyant Katniss faire le salut (Katniss qu’il trouve géniale, figurez-vous) : il va donc péter la gueule d’un représentant de l’ordre, bientôt suivi par d’autres, et hop : v’la t-y pas qu’une émeute commence, dis-donc.

J’ai envie de dire : « Aaah, bah il serait temps. Ca vous choquait pas les années précédentes ?« .

Mais laissons. On retrouve donc au Capitole le producteur Crane qui va voir le président (qui n’a probablement qu’un réalisateur de téléréalité à voir en pleine émeute de district), pour lui dire que merde, une révolte ! Ce n’était JAMAIS arrivé (… ah oui, hein, c’est fou ? Moi aussi ça m’étonne. Mais pas exactement comme vous) ; le président lui explique donc que les Hunger Games sont là pour jouer un rôle : faire peur à la population, tout en lui donnant un espoir en lui disant qu’elle peut voir l’un des siens couvert de richesses (espoir qui n’a donc plus de raison d’être sitôt que l’on tire des boules de feu pour se marrer sur les candidats, par exemple, m’enfin je dis ça). C’est un fragile équilibre à maintenir : à Crane de jouer pour calmer le jeu et donner l’impression aux districts qu’ils doivent se concentrer sur l’espoir, et non la peur.

"Bonjour, je suis le président du Capitole. Je tenais à dire aux émeutiers que s'ils pouvaient fermer leur gueule comme durant les 73 dernières années, ils seraient bien urbains, merci."

Pas de problème : dès le lendemain, une voix résonne dans l’arène :

« ICI LA VOIX : comme dans toute émission de téléréalité, on a décidé de changer les règles en plein milieu. Désormais, si un district voit ses deux candidats vaincre ensemble, ils gagneront tous les deux. Et on dit pas DU TOUT ça pour le district 12, hein, hohoho, hem, bon, comment ça se raccroche ce bitonio là, Gégé, pourquoi ça clignote le bidule ?« 

Katniss, entendant ce message, est donc toute joyeuse : hihihi ! Elle va pouvoir gagner avec Pita, qui est drôlement mignon, huhuhu !

Quoi ? Il m’avait trahi ? Mais non : c’était juste une ruse pour tromper les vilains. Une ruse de merde, mais une ruse : allez, on oublie tout, mais il faut déjà le retrouver ! Allons bon, il devrait donc être du côté de la rivière, si je ne me trompe, se dit Katniss en partant vers l’eau ruisselante. Ah, si seulement je pouvais avoir une piste…  ah bin tiens ! Des traces de sang sur les galets ! Quelqu’un a eu la bonne idée de saigner sur les cailloux sur 600 mètres  plutôt que sur l’eau à 10 centimètres à côté où ça n’aurait laissé aucune trace (et ça aurait en plus rafraîchi les petits pieds fatigués, oui madame) ! Sûrement Pita, qui a lu le script et sait que c’est moi qui vais le retrouver, et pas un des autres candidats venu le tuer.

Effectivement, quelques mètres plus loin, camouflé en caillou, Pita attend, la jambe blessée ; il est très heureux de voir Katniss, et tous deux vont se cacher dans une petite grotte du coin, où « personne ne les trouvera« . Comme quoi, il suffit de le dire à haute voix pour que ça arrive. Pita : essaie de dire « Scarlett Johansson  apparaît toute nue et m’emmène loin d’ici », pour voir ? Rah, t’es pas joueur. Revenons à nos moutons : là, évidemment, au fond de cette grotte humide, alors que la mort les guette, nos deux loulous se confient l’un à l’autre « Je t’aime« , dit Katniss ; « J’ai envie de te prendre comme on prend un monastère franc« , répond Pita, et les deux se font de gros bisous mouillés. Du coup, ils reçoivent un super cadeau d’un sponsor :

De la soupe !

Même pas des capotes ? Ou des médicaments pour la jambe du blessé ? Sympa les mecs ! Heureusement, ça donne une scène où la douce héroïne peut nourrir son compagnon blessé, histoire de rajouter de la cucuterie à la cucuterie. Heureusement, une voix résonne à nouveau dans le ciel nocturne :

« ICI LA VOIX : bon, les tributs restant, vous avez tous besoin d’un truc : shampooing, médicaments, viagra pour s’accoupler avec des chevreuils… un colis attend chaque district à la corne d’abondance… à vous de jouer ! Ah oui, faut appuyer là quand on a fini, hop.« 

Sitôt le message reçu, et malgré le fait que Pita refuse de voir la jeune fille partir pour ce qui ressemble diablement à un piège, Katniss quitte la grotte et s’élance dans la forêt pour aller jusqu’à la clairière de la corne d’abondance. Pita l’a cependant prévenu : c’est le repaire de Cato qui a pour habitude « de ne jamais s’aventurer en terrain inconnu« , je cite. On parle bien du mec qui ne faisait que ça depuis le début du film, quitte à marcher en direction d’un feu de forêt ? Encore une fois : pourquoi rajouter ce genre de dialogue absurde autrement que pour hurler au spectateur « Hého ! On voulait juste te rappeler qu’on te prenait ouvertement pour un con, et qu’on a même fait un petit effort supplémentaire pour le prouver, j’espère que tu apprécies coquin ! » ?

Bref ; à la clairière, Katniss passe la tête entre les fourrés et observe : un petit sac marqué « 12 » l’attend au milieu d’autres (y compris celui du district de Cato : le mec habite sur place mais ne l’a toujours pas pris, il a laissé le temps aux autres tributs d’arriver, il est sympa)… ah, si seulement elle avait un deus ex machina pour lui indiquer s’il y a un piège ou non !

Encore une fois, hop ! La Renarde rousse sort des fourrés, et court droit vers les sacs, en emportant un (… tu sais, les sacs sont minuscules, tu pouvais emporter les 4 et prendre l’avantage : de toute manière, les autres cherchent DEJA à te tuer, alors ça de plus ou de moins…) sans problème. Soit ! Katniss s’élance, et elle aussi parvient à tirer un sac (et un seul, là encore, bon…), mais comme la première fois qu’elle s’était rendue à la corne d’abondance, nous avons le droit au même rebondissement : Clove lui tombe dessus ! Et une fois encore (… arrêtez ce film, arrêteeeez !) elle rate tous ses lancers de couteaux à 2 mètres de distance ! Avec le dernier, elle attaque donc au corps-à-corps, et parvient même à prendre le dessus ; cela dit, elle a les gènes des méchants dans ses veines, donc comme tous les larrons du genre, plutôt que d’agir, elle tient Katniss au bout de son couteau et… lui raconte sa vie « Oui, je vais te tuer, tout ça, tu vas crier, holala, oui, à part si quelqu’un te sauvait, là, maintenant« .

Malgré sa classe de ranger de niveau 3, Katniss a déjà accès au sort "Invocation du vieux poncif" pour se sortir du pétrin

Et je sais que ça va vous surprendre, mais quelqu’un la sauve ! Un certain Thresch, ami ou frère de Rue, je l’ignore, mais en tout cas du même district, qui s’exclame « Alors c’est toi et tes potes qui avez tué ma Rue ? Je vais te crever ! » et comme il fait 40 bons kilos de plus que Clove, il a vite fait de lui éclater la tête contre la corne d’abondance, non mais ho ! Puis il se tourne vers Katniss, encore sonnée pour lui dire « Tu as été cool avec Rue. Ne me demande pas comment je le sais, puisque je n’étais pas là et que je n’ai pas la télé, mais je le sais. Donc je t’épargne pour cette fois, mais après, pas de pitié !« , puis, il disparait dans le bois.

Hmm ? Et Cato dans tout ça ? Bin on ne le voit pas. On ne sait pas ce qu’il fait ; à mon avis, quelqu’un lui a fait le coup du laxatif dans la gourde. Il doit bien y avoir des baies qui filent la chiasse dans le coin pour expliquer cette absence étrange.

Katniss retourne donc à la grotte, où Pita l’attend ; elle lui fait donc encore des bisous (ce qui rend un peu jaloux son copain Bob, resté au district 12 à suivre tout ça à la télé), puis ouvre le sac qu’elle a récupéré : des médicaments ! Le baume super-soignant ! Allez hop : dors bien Pita, car demain, tu auras une jambe toute neuve toi aussi, j’en sais quelque chose !

Lorsque le jour se lève, en effet, notre larron n’a plus bobo à la jambe, et peut donc à nouveau repartir gambader ; Katniss est pleine d’espoir : « Pita, c’est génial ! On est tous les deux en forme, et on est la dernière équipe de district restante ! On va pouvoir gagner à deux à la fin de la partie ! » – « Ho oui Katniss, tu as raison, c’est génial ! A deux, on a l’avantage ! Tiens, et si pour fêter ça, on se divisait en groupes de 1, pour que tu chasses pendant que je cueille de quoi manger ? » – « Ok gros. »

A ce moment précis du film, j’ai arraché l’accoudoir de mon fauteuil – au grand dam des propriétaires du cinéma – et je m’en suis servi pour battre ma voisine de gauche en hurlant diverses insanités.

Ce qui est décidé est donc mis en action, mais alors que Katniss chasse soudain, elle entend tonner le canon annonçant un nouveau mort ! Pita ? Pita ! Vite, elle court vers l’endroit où elle l’a laissé, et elle ne trouve qu’une veste dans laquelle divers fruits des bois ont été déposés avec soin ; la vue de la chose semble paniquer encore plus notre héroïne, jusqu’à ce qu’elle tombe nez-à-nez avec Pita, qui va fort bien. Car finalement, le mort du jour est bien à côté d’eux : c’est la jeune rousse, La Renarde, qui a tapé dans les baies que Monsieur cueillait, et il s’avère qu’il s’agit bien des légendaires Baies à Chiasse du Bois Joli, qui vous obligent à tant vous vider en quelques secondes dans un bruit de cornemuse que vous mourrez instantanément de déshydratation. Ainsi, alors que de derniers papillons majestueux s’envolent du rectum de la défunte, Katniss dit bien à Pita qu’il a failli mourir empoisonné, quelle fin idiote ! Et elle comprend que la Renarde la suivait depuis le début (ne me demandez pas comment vu tout ce qu’elle a vécu, elle a toujours géré), mais que pour le coup, en voulant piquer les provisions, elle a scellé son destin. Katniss ajoute qu’il faut garder quelques baies : ça pourrait servir contre Cato.

La production de l’émission de son côté s’impatiente : il n’y a plus que 4 candidats : Katniss, Pita, Cato et Thresh, et il faudrait en finir ! Ils décident donc d’introduire dans la partie de nouveaux prédateurs, des sortes de monstrueux molosses que là encore, ils créent à partir de rien.  Les tributs ne sont pas prévenus de la chose, et nos héros ne découvrent ce qu’il en est que lorsque Katniss marmonne « Je viens de perdre mon deus ex machina roux, si seulement j’en avais un d’une autre minorité pour détecter le prochain danger » car à cet instant précis, un terrible hurlement bestial résonne dans les bois, suivi de celui d’un humain que l’on dévore ; un coup de canon se fait entendre, et dans le ciel étoilé, le visage de Thresh apparaît, s’ajoutant à la liste des victimes. Ça ne sent pas très bon, cette histoire.

Katniss et Pita décident donc de se diriger vers la clairière pour trouver Cato et en finir avant que les créatures rôdant dans les bois ne les trouvent, mais, hélas ! Les bestioles surgissent et tentent de manger Pita, qui ne s’en sort que de justesse ; il faut donc galoper à travers bois jusqu’à la clairière, pour tenter de s’abriter sur la corne d’abondance (il n’y avait pas d’endroits dans la forêt pour grimper : ils n’ont pas réussi à trouver d’arbres, j’imagine). Pita y hisse Katniss, qui l’aide à son tour à monter, mais ha ! Ils s’aperçoivent que Cato est déjà là ! Oui, il attendait. Non, il n’a pas voulu les tuer pendant qu’ils tentaient de grimper en les empêchant de le faire pour que les loups les bouffent et ainsi gagner la partie tranquillement et avec style, ne me demandez pas pourquoi, j’ai encore mon accoudoir à la main et je n’hésiterai pas à m’en servir.

Le combat final s’engage donc, qui tourne à l’avantage de Cato, qui parvient à prendre Pita en otage, menaçant de choir avec au milieu des monstres en contrebas si jamais Katniss lui tire dessus avec son arc. La bougresse hésite, mais finalement, comme le brigand se met en bon méchant à lui aussi raconter sa vie, elle lui tire dans la main pour qu’il libère son ami, qui le pousse dans le vide en se libérant de son étreinte, puis le regarde tomber au milieu des créatures, qui s’empressent de le bouffer. Elle décide enfin d’abréger ses souffrances d’une flèche dans la tête, mais met si longtemps à se décider que le pauvre Cato a sûrement déjà eu le temps de mourir trois fois.

Rappelons qu'au final, cet homme n'aura rien fait du film à part tomber/se blesser/se cacher/passer à l'ennemi. Il est donc normal que Katniss soit folle de lui.

Ça y est ? Ils ne sont plus que deux ? Ils ont gagné ?

En tout cas, le soleil se lève, et les créatures, elles sont reparties dans les bois… quand soudain :

« ICI LA VOIX : ouiiiii, alors pour la règle des deux vainqueurs, je sais que personne ne l’avait vu venir, hein, c’était pas du tout gros, mais en fait, on n’en veut plus qu’un. Entretuez-vous, merci.« 

« Ho bin non alors ! » répondent les deux tourtereaux en se regardant, n’ayant pas trop l’envie de se charcuter mutuellement, tant ce n’était pas l’idée qu’ils se faisaient de la découverte de l’anatomie d’autrui quelques heures plus tôt.. Katniss a alors une idée : « On avait dit avant de commencer qu’on ne voulait pas être leurs jouets… regarde, il me reste des Baies à Chiasses du Bois Joli : ça te dirait que l’on parte tous les deux dans une série de bruits liquides ? Enfin, surtout toi ? » . Ok, dit Pita : Roméo & Juliette Staÿle bébé, suicidons-nous ensemble ! Allez, à trois, on avale les baies : un, deux, tr…

« ICI LA VOIX : NOOOOOOOOOOOOOON ! VOUS AVEZ GAGNE !« 

Car, pour des raisons qui m’échappent une fois encore (je dois me faire vieux), la production qui organise une téléréalité sur des gens mourant l’un après l’autre voit un inconvénient à une double mort avec en prime suicide amoureux, ce qui boosterait pourtant à coup sûr l’audience j’imagine, mais bon. Et ne me dites pas que c’est à cause du vieux refrain sur « la peur et l’espoir pour tenir les districts » : il ne tient déjà pas en soi.

Un vaisseau vient donc chercher nos héros, et bientôt, ils sont emmenés à une cérémonie où Président en personne les décore ; mais comme il l’a un peu mauvaise, il fait aussi enfermer Crane, qui selon lui, a fauté, dans une pièce où il n’y a que pour seule nourriture des Baies à Chiasse du Bois Joli. L’homme de télévision sait donc ce qui lui reste à faire. Le Président lui reproche d’avoir permis aux deux jeunes gens de, je cite, « ridiculiser le pouvoir » (il faudra m’expliquer où ; ils ont fait comment, à part en faisant du rien ? J’aime bien cette méthode Coué pour faire tenir ce truc branlant. On aime bien énoncer des trucs comme ça dans ce film pour dire que c’est vrai, si si, j’vous jure).

Les deux vainqueurs sont donc renvoyés en train vers le district 12, où ils sont accueillis en vainqueurs, même si Bob fait un peu la gueule à Katniss pour avoir faire des bisous à Pita l’homme kebab. On comprend alors que désormais, ils vont servir à la fois de héros et de symboles aux districts, et qu’ils risquent de reprendre espoir et de se lancer dans une nouvelle rébellion. La caméra nous montre alors le président observant la scène à la télévision, et grommelant quelque peu ; il fait une tête qui semble signifier qu’il n’en a pas fini avec ces jeunes rebel’z fougueux, et part donc préparer un plan maléfique en conséquence. Et…

FIN !

D’accord messieurs de la police, je repose l’accoudoir. Mais je vous jure : c’était trop dur.

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« Monsieur Connard, Monsieur Connard !« 

La jeune fille aux cheveux ébouriffés passe la porte de la suite, sa tenue encore couverte de ronces et de chardons, alors qu’au milieu de la crasse qui couvre son visage parait un merveilleux sourire.

« J’ai réussi ! J’ai gagné les Hunger Games de cette année, regardez, j’ai suivi vos conseils ! »

Le type ne bouge pas du fauteuil dans lequel il est installé, et se contente de poser délicatement son cigare dans le cendrier voisin avant de tendre un rafraîchissement à la gagnante qui n’a pas démérité.

« Et Peter ?
– Ah heu… non, Peter il a merdé : il trouvait les taupes super mignonnes, alors il a voulu s’en faire une ceinture, mais ça a un peu merdé parce qu’à part lui, tout le monde trouve ça laid. Surtout quand l’une d’entre elles a commencé à chanter un truc bizarre genre, justement « mignon mignon » : il a été repéré tout de suite et les autres se sont acharnés sur lui et son animal chanteur avec barbarie.
– Je vois. Je vous félicite Catherine. Vous êtes bien sûre d’avoir suivi tous mes conseils ?
– Tous je… heu… »

Catherine hésite un instant, sentant la tête lui tourner légèrement.

« Même celui de toujours surveiller son verre ?« 

La pauvrette, se tenant le visage d’une main, observe avec inquiétude le verre vide dont elle avait avalé le contenu d’un trait quelques instants plus tôt.

« Et m…« , articule t-elle péniblement avant de s’effondrer au sol, inconsciente.

Le type au-dessus d’elle achève de boire son propre verre avant de se pencher sur l’ingénue, écartant quelques orties prises dans les mèches tombées sur son visage tout en reprenant son cigare.

« Les gens mauvais ne sont pas toujours sur scène, ma chère Catherine. Les plus terribles sont ceux qui oeuvrent en coulisse, qu’ils soient scénaristes, ou non.« 

Dis-je en emportant le corps qui, bientôt, retrouverait à nouveau la forêt qu’il venait juste de quitter.

240 réponses à “Hunger Games, un jeu pas très faim

  1. Merci mille fois cher Mr Connard pour ce spoil délicieux. Je ne parviens toujours pas à comprendre le succès qu’obtient cette bouse intergalactique auprès des gens, même hors du public de Twilight. En tout cas graçe à vous j’ai bien riz et ce pour la seconde fois le visionnage au cinéma compris.

  2. « ku klux klan, section du michigan »
    certains esprits chagrins prétendront qu’il s’agit de la section de la province de Hanovre…

  3. Si on suit votre raisonnement, il aurait fallu que ceux qui dirigent les camps de concentration et d’extermination fassent grève pour que les massacres s’arrêtent. Dommage que vous ne leur ayiez pas suggéré plus tôt.

      • Moi je pense surtout que c’est celui qui avait posté le commentaire qui n’avait pas tout compris…

      • Je pense que ce que SERRE a voulu dire était que ce qui se passait dans les camps de concentration et d’extermination était absolument horrible. Pour autant, cela n’a pas fait réagir les dirigeant de ces camps et tous ceux qui participaient à ce massacre. Ces allemands auraient pu s’insurger devant ce spectacle, mais ils ne l’ont pas fait. Ils sont exécutés les ordres. Ils n’ont fait aucune « grève » afin de réagir et de montrer qu’ils n’étaient pas d’accord sur ce système (et bon, devoir massacrer des gens tous les jours, je suis pas certaine que tout les soldats allemands l’exécutaient avec envie…) et je pense que la raison est évidente. On ne se dresse pas contre l’ennemis lorsqu’on sait qu’il va vous rétamer.

        …tout comme la population de Panem n’ose pas s’élever contre le Capitole. Faire grève signifie plus de ressources et les Pacificateurs sur le dos, lourdement armé.
        Une révolte, quand la peur entre en jeu, n’est pas si facile à démarrer ;)

      • Ca me fait presque pitie quand je vois les gens sortir leur « point Godwin » comme si evoquer la seconde guerre mondiale etait fatalement un enlisement du debat. L’argument se tient et l’exemple est cite car etant le plus evident, on peut parler plus generalement de la desobeissance face a l’autorite, et force est de constater que ce n’est jamais une chose facile : une revolution n’est jamais sans risque et on se leve pas un beau matin en se disant pendant le petit dejeuner  » Bon, ca commence a bien faire la situation de ce pays! Cherie, tu me sors les armes que j’aille me dresser contre le gouvernement? »

      • C’est pas « Chérie » qui sortira le fusil.
        Je le graisse moi-même chaque mois.

    • La différence tient à ce que
      a) La population allemande ne s’est pas rebellée et n’a pas été écrasée conséquemment – au contraire, le nazisme voulait d’abord venger l’honneur de l’Allemagne exsangue et rétablir paix et prospérité dans le pays, ce qui semblait plutôt cool. Les allemands ont toujours été glorifiés, flattés, assisté (psychanalises gratuites, par exemple, c’est dire l’importance portée à l’individu). L’atmosphère d’oppression n’a fait lentement son apparition que lors de… 1944, 45 ?
      b) La population n’était pas au courant de l’existence des camps de la mort, ou très peu ; par ailleurs, leur horreur même aidait à répandre le doute sur leur existence, même dans les pays ennemis.
      c) Les responsables des camps de concentration, étonnemment, tendaient à être choisis parmi des hommes convaincus de rendre service à la société en exterminant du juif, du gay et autres engeances.

      En somme, les deux situations n’ont rien à voir l’une avec l’autre.

      • Les deux situations sont au contraire comparable. On peut ici assimiler le peuple allemand aux citoyens dominants et les juifs aux rebelles ( faut pas oublier que les juifs viaient bien la et etaient allemands, la distinction a ete mise en avant pour glorifier les allemands et les dissocier de sjuifs qui etaient pourtant leurs voisins, ami, collegues, etc… bref compatriote, pour peu que ce mot signifie quelque chose.

        La ou la situation du film se dissocie de l’exemple historique, c’est que la situation est connue et meme mediatisee, ce qui en soi est une critique interressante des medias actuels ( exageree, bien sur ), mais c’est un tout autre debat qui pourrait s’etirer sur des paragraphes voire des volumes entiers.

        En passant, si les nazi avaient gagne la seconde guerre mondiale, je pense que de nos jours l’extermination des juifs serait quelque chose de tout a fait accepte et meme legalise, comme le fut l’esclavage a son epoque, mais ce n’est que mon avis.

      • Et vous, tout comme Al juste au-dessus, vous venez de prouver, en un seul commentaire, que l’invocation du point Godwin est en train de devenir ce qu’il est censé dénoncer : l’invocation d’un argument-massue pour décrédibiliser l’interlocuteur.

        Serre, Valouchan et Corenn sont loin de tomber dans le point Godwin ou le piège à troll et je le prouve : la loi de Godwin parle de toute comparaison avec les nazis mais tout le sens et l’intérêt du point Godwin est de dénoncer une analogie injustifiée des propos de l’interlocuteur avec les idées nazies.

        Or, premièrement, dans une discussion sur un régime politique autoritaire ou totalitaire, comme c’est le cas du Capitole dans le film, il est bien prévisible que des comparaisons avec des régimes autoritaires ou totalitaires réels apparaissent. Ce n’est pas parce que la comparaison avec le nazisme est un lieu commun qu’elle est fausse.

        Deuxièmement, Serre, Valouchan et Corenn discutent de la difficulté pour des opprimés de se révolter contre un régime tyrannique en raison de la peur. Ils n’associent pas l’Odieux Connard à un nazi, ils disent que se révolter n’est pas si évident que ce qu’il dit. C’est un débat éternel de la science politique depuis les philosophes grecs.

        Bref, balancer des concepts de geeks intellos pour faire le malin juste parce qu’on a lu « nazi » dans un commentaire ne prouve rien, à part qu’on a rien à dire. Et le fait que vous n’ayez rien à dire sur le sujet ne vous permet pas de discréditer ceux qui veulent en discuter sérieusement.

      • Toi je crois que t’as saisi que c’est le « point Godwin » que je trouve pitoyable, mais bon c’est le danger d el’ironie c’est qu’elle n’est pas toujours saisi, surtout a l’ecrit ou l’intonation manque, bien evidemment…

      • Mon commentaire s’adressait bien sûr à Georges Abitboll. Le temps que je l’écrive le tien (kl) s’est inséré.

      • Héhé 4 réponse a mon commentaire sans intérêt je troll bieng aussi :p

    • Ça n’a rien à voir pour une raison très simple : « ceux qui dirigent les camps de concentration et d’extermination » n’avaient AUCUN intérêt à faire grève, vu qu’eux vivaient bien. Alors que la population dans cette société semble être totalement asservie.

      Pas la peine de débattre de l’utilité du point Godwin ou pas, suffit juste de constater que les deux situations sont totalement différentes.

      • Tout à fait. Ceux qui dirigeaient les camps étaient du bon coté du fusil… Difficile de faire grève quand on est bien nourri, bien logé et bien armé… C’est pour cela que je ne vois pas vraiment pourquoi on vient reprocher à OC ça… Situations différentes, comparables certes, mais pas transposables…

      • Bonjour,

        Quelques petites « corrections » tout de même :

        – les gardes des camps de concentration ne vivaient pas « bien » (mais certes, bien mieux que leurs prisonniers). Dans bien des cas, ces gardes étaient affectés à ces postes pour des raisons disciplinaires (considérés comme lâches au combat, pas assez motivés, critiques du führer, ou tout simplement désobéissant,…). Leur absence de réaction ne s’explique donc pas forcément par la seule volonté de maintenir un système qui leur convenait. Je serais tenté d’expliquer cela principalement par le fondement même du régime nazi, soit l’utilisation de la terreur, y compris contre les servants du système.

        – la terreur et l’oppression, combinées avec l’utilisation de la haine de l’autre, l’utilisation de bouc-émissaires (nb : principe assez général à l’époque, à travers toute l’Europe, aisé à mettre en oeuvre du fait du faible taux d’instruction), permirent justement au NSDAP, puis au parti nazi, de percer aux élections, malgré de nombreux revers politiques. Mais à vrai dire, sans la crise de 1929, ce parti se serait lamentablement écrasé : il semble que ses discours haineux n’eurent pas directement tout le succès qu’on lui attribue, bien au contraire! D’ailleurs, les Berlinois firent les frais de leur percée… Berlin était profondément anti-nazie (c’était quand même l’une des grandes capitales culturelles européennes), et subit de nombreuses « purges ».

        – là où je trouve que le régime hitlérien se différencie de ce qui est représenté dans ce film, c’est que dans le cas du régime hitlérien, on parle bel et bien d’une bande de détraqués qui a su à la fois convaincre de nombreux esprits simples et/ou faibles et inspirer la terreur à de nombreux indécis, ainsi qu’à leurs ennemis… Dans le cas de ce film, tout ce que l’on sait, c’est que le « Capitole » n’a pas été content d’une rébellion… :-D en effet, pas très comparable en termes de complexité…

      • Pour rajouter mon grain de sel genre 4000 ans trop tard, il est prouvé que lors d’arrestation, on pouvait trouver à la même place 100 à 200 prisonniers pour 2-3 gardes. Avec notre logique et notre recul, on se demande : pourquoi n’ont-ils pas réagit ? Il y aurait eu des blessés certes mais le nombre était clairement du côté des prisonniers. Donc, oui je trouve la comparaison entre les rafles et le film opportune et on a bien les preuves qu’il est très long de se rebeller et qu’il est aussi très facile de jouer sur « l’espoir » même minime pour que les gens ne bougent pas (les concentrés pensaient qu’ils allaient en simple prison dont laquelle ils pensaient sortir quand tout serait terminé, à aucun moment ils ne savaient ce qui les attendaient, ce qui change énormément la donne).

  4. merci, ma fille voulait que je l’emmene voir ce euh..film? Du coup je lui ai tarté sa face ( elle par contre ne peut pas vous remercier, enfin, pas dans l’immédiat)

  5. Oh Monsieur Connard, comme cela me fait chaud au coeur.
    Vous savez, je ne vais pas souvent au cinéma, et c’est vrai que l’on m’a poussé à aller voir ce film qui, si il a un beau côté graphique, est effectivement bourré de chaînes marines. Merci beaucoup Monsieur Connard.
    Quand vous mourrez, je fleurirais votre tombe de DVD de John Carter et d’Avatar.

    • Beau côté graphique je sais pas, cadrage de péon avec du flou du flou et surtout du flou, au cas où on n’avait pas compris que c’était le chaos tralala, ça c’est sûr.

  6. J’en rajoute une couche après cet article déjà bien chargé et comme toujours plein de réalisme. Mais enfin, j’imagine qu’on était plus à ça près…
    Juste pour préciser qu’une flêche ne se contentera pas stupidement de se planter dans une main mais la traversera toujours allegrement, mettant ici fin aux jours (inutiles) de sieur Pita. Vous l’imaginez bien, ça m’aurait plu.
    Je m’étonne au passage que vous n’ayez pas mis quelques références au
    très similaire, mais à mon sens bien meilleur, Battle Royal japonais. Peut-être ne l’avez vous pas apprécié non plus.

      • Je voulais dire par là faire un parallèle plus prononcé vu la similitude évidente de l’histoire. Certes, ça n’est pas vraiment dans les habitudes d’OD mais un comparatif aurait été très drôle, du genre: version aseptisée/version trash. Mais j’avoue ne pas avoir été très clair dans ma remarque.

      • Ta définition de fait est intéressante, mais différente de celle utilisée par le reste de la société.
        Et sinon, tu réponds à un commentaire fait il y a plus de 2 ans…

  7. Spoil très fidèle au film, quasiment aucun moment n’a été oublié. (pourtant on aimerait les oublier très vite après les avoir vu…)
    Il manque juste la course poursuite des molosses incroyable de vérité. En effet, des loups aussi dopés que Richard Virenque qui n’arrivent pas à rattraper deux humains à la course c’est tellement crédible… Tout comme le fait qu’ils n’arrivent pas à monter sur la corne d’abondance (de quelques centimètres hein, ça a été étudié pour… Allez on va dire qu’ils l’ont fait exprès pour donner un final « grandiose »).

    Vivement la suite !

  8. « Putain de collection de pin’s, mes mains, regarde mes mains! »
    Sympa la petite allusion à la classe américaine, M’sieur Abitbol.

  9. Donc ce genre de scénarios qui aurait pu être un prétexte pour valoriser des aspects de la survie, poser des questions existentielles, mettre en avant des valeurs tel que le courage, la déterminatio, etc… En fait non c’est juste un film cheate avec une heroine, certes pauvres ce qui aurait pu donne à Madame Buffet l’occasion de vanter les merites de la pauvretè (lol) est une fille que tout le monde aime bien, qui se fait aider par des coups du destin (tes fameux deus ex) et de chance (oh bah dis donc la fille aux couteaux s’est entraînée toute sa vie pour ne pas réussir à visser au bon moment(.

    Ce navet donc confirme la régle : plus un film est survendu par le marketing (voir le nombre d’affiches partout trois mois à l’avance), plus il est merdique.

    J
    Ceci dit, n’ayant pas depensé pour acheter un ticket, j’attendais votre spoil avec avidité. Que c’est bon!

  10. Je voudrais attirer l’attention du sieur connard sur une faille de scénario de plus: en effet quitte à profiter de l’ingénue autant la droguer avant son jeu, et laisser faire les candidats pour éliminer les preuves… Parce qu’il y avait toujours le risque qu’un autre coach donne les mêmes conseils à ses poulains mais dispose d’une pouliche plus sérieusement poumonnée. L’OC aurait-il lui aussi une grève des scénaristes ?

    • Vous oseriez supposer que d’autres coachs puissent être à ma hauteur ? Je trouve cela un peu capillotracté.

  11. Excellent comme d’hab (j’espère qu’on aura le spoil de Battleship avec Taylor Kitsch de John Carter).
    Sinon juste pour préciser, les personnages Black du film le sont bien dans le livre! C’est juste que le Club lundi lecture du Ku Klux Klan a une certaine tendance à mal lire certaines descriptions de personnages (genre « elle a la peau foncée » ça bug direct).

  12. Pas un mot sur le mythe de Minos demandant à Athène le tribut de 7 jeunes filles et 7 jeunes garçons pour le Minotaure ?
    Mais je suis déçue, moi qui était impatiente de voir ce film…

      • Heu… Ombreloup a raison, doc., Thésée, c’est Athènes. Thebes, c’est Oedipe et la Sphynge.

      • Je me suis embrouillée, comme cela peut arriver facilement je crois en mythologie. Le wiki confirme que je n’avais pas trop mauvaise mémoire, c’est effectivement Athène que le roi Minos assiéga.

        C’était pour reprendre une phrase des premiers paragraphes : « Voilà : si vous n’aviez jamais vu de concept de merde tenant à peine debout, c’est chose faite. »
        Eh bah si. Nos « illustres ancêtres » y avaient déjà pensé.

      • Je ne pense pas qu’on puisse comparer le tribut au minotaure et les hunger games : Pour Minos, il prend des jeunes d’une autre ville alors que les hunger games se font au sein du même pays.

        C’est d’ailleurs éminemment con : Panem est juste la moitié d’un des 6 continents, il y a personne d’autre sur Terre pour mobiliser « l’espoir et la peur » du peuple ? Genre un Goldstein (corrigez-moi si je me trompe) comme dans 1984 ?

        Acessoirement, les 14 personnes de l’histoire mythologique étaient sensées toutes être tuées par le minotaure, alors qu’ici ils doivent s’entretuer et il y a un survivant.

      • La comparaison s’arrête bien sur au tribut que doit le peuple vaincu (des enfants d’Athène / des enfants des districts) au vainqueur (Minos / Le Capitole).

        L’OC se gaussait de ce principe de « tribut » qu’il jugeait de complètement con, humilier un peuple ne l’aidant nullement à se pacifier. Je trouve la réflexion non pertinente. Terroriser un peuple est très efficace pour le garder sous contrôle. Bien que l’Histoire aurait démontré que cette stratégie ne dure qu’un temps… (démo dans les prochains opus !). Mais ainsi va le monde, rien n’est éternel.

      • Quant à s’étonner que le scénario de Hunger Games ne soit pas à la hauteur de celui de 1984, c’est être bien crédule. ;-)

        Pensez donc, faire un remake de l’adaptation cinématographique de 1984… ce ne serait pas aussi moderne que Hunger Games ! L’OC a écrit d’excellents articles sur cette très étonnante (pour ne pas dire hallucinante) vision qu’à Hollywood du cinéma : « les incohérences on s’en fout » notamment. Tous ces block blusters truffés d’incohérences ne sont pas en top des ventes pour rien…

        Mais quelque part, je suis rassurée qu’ils ne touchent pas à 1984. Mieux vaut qu’ils bousillent des livres comme Hunger Games, Twilight, Harry Potter… les pertes sont moins lourdes.

      • en réponse au film 1984: je l’ai vu après avoir lu le livre, je ne le trouve pas mauvais. En plus c’est Eurythmics qui a fait la BO (enfin heureusement, si comme moi on aime bien). L’histoire est plutôt bien respectée, l’atmosphère correspond, les deux acteurs principaux sont respectueux des personnages… tu te feras ton idée si tu le vois, mais moi j’étais satisfaite.

  13. Un grand bravo pour cet article ô combien hilarant et plein de finesse ! Grâce à toi odieux connard, mon portefeuille est verrouillé pour longtemps !

  14. Une version bâtarde de Battle Royale à la sauce occidentale, c’est ce que je me suis dis dès qu’une amie folle des livres m’en a parlé il y a deux ans, et ce spoil me conforte dans cette idée. A voir pour rigoler puis poubelle.

  15. L’article est réellement fidèle à ce que vaut le film, c’est certain. Ensuite, pour avoir lu les livres, je peux vous dire qu’ils sont beaucoup plus subtils que le film. Même si cela reste de la littérature Young Adult, avec triangle amoureux, il n’empêche que le côté dystopie est beaucoup plus fort que dans le film.

    Pour en revenir à l’argument : mais pourquoi n’ont-ils rien fait ? Il y a des tas d’exemples plus « soft » que celui des camps de concentration. Tous les jours, dans n’importe quel pays (sauf celui des bisounours, je suppose) des actes contraire aux bien être humain sont commis sans que les gens n’aient la force/le courage/l’envie de lever le petit doigt.
    Lorsque la « masse » est abrutie, elle ne se rend même plus compte de sa force et se contente de courber l’échine. Du moins, c’est souvent le cas.

    Je pense que le livre peut-être un bon vecteur pour amener les ados à lire des textes tels que 1984. C’est une bonne introduction, façon monde moderne.

    Après, j’ai emmené mes propres ados voir le film sans qu’ils aient lu le livre, et ils l’ont qualifié de « merde sans nom ». Et je suis d’accord avec ça.

    • L’abrutissement des masses est une chose, certes. Mais la provocation constante (« Chaque année, on va tuer vos enfants à la télé en prenant des paris :) ») en est vaguement une autre.

      Du coup, quand bien même le peuple serait trop abruti pour réagir, en 73, il y a forcément eu naissance de quantité de franges extrémistes/terroristes qui ont commencé à jouer au jeu du « Vous prenez nos enfants ? On va prendre les vôtres au Capitole » bien avant la naissance de l’héroïne, et la capitale devrait donc être un nid quotidien à attentats à la bombe et autres joyeusetés, avec une surenchère des deux côtés. Quand un peuple n’a pas la force de se rebeller, ça motive d’autant plus les extrémistes de tout poil.

      Là, on vraiment l’impression que ça a été écrit sur un coin de table branlante : « Oui, les Hunger Games permettent de maintenir la peur et l’espoir à la fois, fragile équilibre pour tenir les populations » ; non, en fait, c’est même exactement le contraire. Du coup, l’histoire de la rébellion autour d’une héroïne qui motive les gens parce qu’elle est « géniale » et échange deux bisous, ça donne juste l’impression de regarder une blogueuse mode mettre un badge Che Guevara sur son sac et du coup se sentir diablement révolutionnaire.

      • Je n’ai pas vu le film, mais j’imagine assez bien, grâce notamment a ce splendide spoiler, a quel point le scénario a été adapté, je trouve ça dommage, le livre était loin d’être mauvais ! D’ailleurs, c’est une trilogie, et le peuple de Panem a suivis vos odieux conseils, il suffit de voir le titre du tome 3 : la révolte…
        De plus, dans le livre sont précisé les moyens de pressions du capitole sur les districts, c’est d’ailleurs assez intéressant : comment organiser une révolte sans armes, sans telecom entre les districts, sans les ressources qui sont produites par les autres district ? Pour le douze par exemple, ils doivent se révolter avec du charbon, contre des genres d’hélicos de combats, complexe n’est ce pas ? De plus, chaque écart de conduite est réprimandé brutalement. Je pense que l’auteur n’a pas tort dans la vie qu’elle décrit : tout le monde s’arrange comme il peut, en faisant le moins de vagues possible, et en trouvant des combines pour survivre…
        Et pour finir, on a vu il y a peu des foules en larmes pour la mort d’un tyran, elles auraient sacrifiés toute leur descendance sans trop de difficulté je pense…

      • On peut en effet vous (Monsieur OC) trouver un peu rapide quand vous dites que la révolte aurait dû déjà éclater. Les exemples historiques montrent que la peur peut maintienir les opprimés sans moufter… un certain temps. Mais je pense que votre argument fait mouche pour une simple raison : le régime politique du Capitole est incohérent.

        Je m’explique : à la fois très centralisateur et totalitaire mais aussi très indirect et déconnecté de ses « provinces » (les districts). La violence et l’humiliation incessante peut marcher dans le premier cas car l’État a suffisamment de contrôle sur tout le monde et peut coopter/clientéliser les élites des districts et ainsi continuer à souder le régime. Mais la déconnection entre le Capitole et les districts (en termes économiques, sociologiques, institutionnels) devrait les pousser à l’autonomie et à la révolte contre le centre.

        Les régimes expansionnistes sont soit très centralisés et assimilent littéralement les territoires annexés (comme l’Empire français) soit décentralisés et privilégiant l’autonomie des colonies (comme l’Empire britannique). Avoir les deux à la fois est impossible à tenir et c’est le problème avec la « réflexion » politique du film.

        [Je commente ici pour la première fois, mais travaillant dans en science po/relations internationales, je suis naturellement attiré par ces sujets. J’ai d’ailleurs découvert ce blog en gougueulant « jihad jane », c’est dire ! Un blog de salut public, même s’il y aurait pas mal de choses à dire sur vos billets société, au hasard ceux sur le féminisme. C’est peut-être parce que je suis exilé à Montréal, terre du féminisme en marche mais que « c’est pas si pire », que j’ai évolué sur la question. J’attends donc avec impatience votre traitement de la Belle-Province.]

    • J’ai lu le livre… J’avais lu Battle Royale…
      J’ai bien sur été influencé par le second mais j’ai sérieusement eu l’impression que Hunger Games était une version caramélaseptisée de l’oeuvre de Takami. Aucune cruauté, aucune horreur (alors qu’on est légèrement en train de parler de jeunes personnes contraintes à s’entretuer) juste des bisous. Les méchants sont bêtes et méchants, les gentils sont gentils et malins, on encourage les gentils, on prie pour la mort des méchants, point. Battle Royale nous fait ressentir la cruauté du sort de chacun des 42 personnages (pratiquement pas de Jean-Jaques), il m’a donc paru très nettement supérieur.

      Cela dit, il est vrai qu’en lisant ce spoil le film me semble encore plus mauvais et incohérent que le livre, avec certains détails qui me semblent parfaitement absurdes. Par exemple, dans le livre, Katniss est autorisée à emporter sa broche. Pourquoi ne l’est-ce plus dans le film? Sans doute pour souligner l’incroyable courage du gentil Lenny… Ca me semble assez étrange…

      Bon spoil en tout cas, merci.

      • Dans le livre je ne peut qu’être d’accord sur le fait que c’est plutôt soft niveaux violence décrite pour des gens en train de s’étriper… (bon après l’imagination peut combler ce manque, mais bon tt le monde ne vas pas s’imaginer des scènes de carnages pour le plaisir ).

        Par contre j’ai du mal à croire qu’en ayant lu les livres on décrète encore que « les méchants sont méchant, et les gentils, gentils », si vous n’avez lu que le premier tome c’est en effet ce que l’on ressent, et je trouvais ça fort dommage également, mais dans les autres tomes cela se nuance fortement… Et il ne faut pas oublier que les livres sont écrits à la première personne et donc que l’on voix que tout n’est pas noir ou blanc qu’à partir du moment où Katniss s’en rend compte elle même

    • Pour plussoyer – une fois de plus – l’Odieux Connard : encore faut-il que ladite masse soit abrutie.

      Un peuple qui se soulève est un peuple peu content. L’humilier et le rabaisser ne fonctionne étrangement pas ; l’Empire des romains a fonctionné en respectant les notables sur place, par exemple. De surcroît, il y a une idée d’unité nationale : les nobles représentaient les paysans, qui les admiraient alors (le roi divin) ; le peuple chinois se considère représenté par son gouvernement ; les patrons du XIXème tentaient d’acheter l’accord des ouvrier à coup de paternalisme ; les tyrans, par ailleurs, sont tous populistes, parce que le peuple pourrait vite se retourner contre eux s’il ne se sentait pas représenté.

      Pour les Districts – on nous montre qu’ils peuvent s’entraîner au combat sans difficulté, et d’une ; des écoles de gladiateur ? Pas de problème, c’est la fête !

      Il est terriblement facile de réaliser des cocktails molotovs maison ; la farine peut servir d’explosif ; l’héroïne se fabrique des arcs et flèches maison. En gros, ressource ou non, il est possible pour un district de se soulever – et même les paysans moyennâgeux se soulevaient lorsqu’ils étaient mécontents, quitte à ce que la chose soit réprimée dans le sang.

  16. Le film m’a beaucoup décue mais je tiens cependant a dire que des passages du film restent obscurs ou mal expliqués par rapport aux livres. Notamment le fait que Katniss n’est pas amoureuse de Peeta, c’est une stratégie qu’elle est plus ou moins obligée de mettre en place pour rester sympathique et touchante aux yeux du public. Elle ne l’embrasse que pour obtenir des trucs des sponsors.

    Idem pour la fin du film : Katniss ne veut pas qu’ils se suicident. Elle veut juste faire croire qu’ils vont le faire pour que ca fasse justement super romantique et nunuche et pour que ca émeuve le public et pour que, finalement, les responsables du jeu changent encore une fois la regle.

    Donc on n’est pas dans Twilight non plus. D’ailleurs SPOILER —
    dans le tome 2, elle est obligée par le capitole de faire comme si elle allait épouser Peeta et elle est également contrainte de vivre avec lui alors qu’elle ne pense toujours pas avoir de sentiments pour lui. Tout ca pour que le public continue de croire que leur histoire d’amour est vraie alors que ce n’est pas le cas– FIN DU SPOILER

    Apres ca reste cousu de fil blanc, mal exploité et tres stéréotypé mais le film ne rend pas service au livre en n’expliquant pas certaines choses. Meme vous, vous ne l’aviez pas compris c’est dire ! :-)

    Merci pour tous vos articles en tous cas, un régal et du rire a chaque fois !

    • D’accord, mais alors : dans le livre, les gens des districts 1 & 2 sont ils vraiment aussi incompétents que dans le film ? Font ils des alliances pourries ? Remarque t-on qu’ils ne font rien pour plaire aux sponsors ou faire un peu de com’ basique ? Sont-ils assez cons pour empiler leurs ressources sur des explosifs ? Survivent-ils aux guêpes tueuses à l’exception, comme par hasard, de celle avec un arc ? Dorment ils sous l’arbre en question sans garde ? La production s’amuse t-elle à créer des feux de forêts au lieu de simplement mettre des murs ? Peeta assume t-il son nom de kebab ? Clove finit t-elle par défoncer Katniss avec ses couteaux ? La production se montre t-elle incapable, alors qu’elle a le contrôle des caméras, de l’environnement et des règles du jeu, de se débarrasser de Katniss, faisant ainsi de Peeta un vainqueur sans personnalité et calmant ainsi le jeu ?

      Si oui, alors le livre ne sauve pas grand chose.

      • Hééé mais figurez vous qu’à vous lire, je me rends compte que oui, le livre sauve en effet pas mal de trucs que vous venez de citer !
        Bon, pas tous, malheureusement !
        (Je n’ai pas le temps de développer malheureusement ! Peut etre un fan le fera t-il pour moi ?! )

      • Je pense que « Certes » plus bas à répondu à la majorité des questions, donc je vais me contenté de répondre à deux trois interrogations.

        Survivent-ils aux guêpes tueuses à l’exception, comme par hasard, de celle avec un arc ?
        oui et non… c’est la seule qui meurt sur le coup en tout cas, ce qui s’explique dans le livre par la réaction hystérique et stupide de cette fille face à l’attaque des guêpes et de sa place (essayer de les chasser à grand coups de moulinets plutôt que de se barrer bof), les autres se barrent en courant, direction le lac (pour pouvoir plonger et se débarasser de ces bestioles), l’essaim entier les poursuit (ce qui explique l’absence des guêpes tueuse quand katniss récupère l’arc – d’ailleurs dans le livre elle doit casser à coup de cailloux les doigts de la nana pour récupérer l’arc, et ses hallu sont déjà fortement avancé, ce qui était plus jouissif que dans le film- ).
        Au final le reste de la bande ne meurt pas, mais ils ont sacrément mal en point, à cause des piqûres qu’ils ont reçus.

        Dorment ils sous l’arbre en question sans garde ?
        Non, dans le livre il est bien précissé que quand Katniss s’éveille tout le monde dors mais une des nanas est assises, adossées à un tronc ce qui montre qu’elle devait très certainement monté la garde mais qu’elle à du s’endormir stupidement (il me semble que c’est le cas dans le film, qu’une des nanas est adossées à un tronc, mais j’en suis pas sure à 100%)

        La production se montre t-elle incapable, alors qu’elle a le contrôle des caméras, de l’environnement et des règles du jeu, de se débarrasser de Katniss, faisant ainsi de Peeta un vainqueur sans personnalité et calmant ainsi le jeu ?
        La production, ou plutôt le haut juge des jeux de cette année là à clairement merdé (pour ça que zioup plus de juge à la fin), mais il est vrai que la production ne pouvais se permettre de buter de façon trop flagrante katniss, car déjà les districts l’aurait trop mal pris, mais aussi car le peuple du capitole c’était extrêmement attaché à se délire d’amants maudits et que coupé ça en plein milieux aurait été trop décevant (mais bon faire s’entre-tuer les deux amants ça aurait pu être fun, mais ça à pas marché…)

    • Après avoir lu le livre moult fois, je vais pouvoir vous éclaircir. Tout d’abord, je dois dire que le film explique très mal certains passages.Par exemple, Katniss ne souffre pas du phénomène Bella (Brr.), vu que personne ne l’aime dans son disctrict, sauf une autre associale du doux nom de Madge. Ensuite, on peut échanger de la nourriture contre le fait de mettre son nom une fois de plus dans l’urne. Par exemple, il y a 40 bons papiers au nom de Katniss, donc sa petite soeur inutile, qui n’en avait qu’un, était relativement épargnée. En théorie. Mais on est dans un livre, donc bon.
      Après par rapport aux Districs 1 et 2. Avec la district 4, ce sont des districts de carrières, c’est à dire des districts priviligiés par le Capitole. Par exemple, le District un est le lieu de formation des Pacificateurs, ce qui explique leur loyauté vis a vis du capitole. Dans les autres districts, on crève la dalle. Le plus souvent, les Hunger Games suivent un schéma basique. Les districts 1,2,4 et des fois quelqu’un d’un autre district s’allient, butent tout le monde et s’entretuent. Donc les carrières n’ont pas besoin de sponsors, ni même de tactiques de survie, le plus souvent, ça va assez vite, et ils ont plein de trucs de la corne d’abondance : Sacs de couchages, plein d’armes choupinoues, livres de Maïté, pour survivre avec des racines toutes pourries … Bref, l’indispensable. Et vu que c’est, en gros les carrières qui gagnent toujours, ils font de l’excès de confiance.
      Passons aux explosifs. En fait, le gars que le gros vilain footballer, dans un calin viril, craque la nuque, et un gamin du district 3, soit le dsictrict de l’électronique. Et au début, les tributs commencent, sur des cercles de métal avec un petit décompte de temps. Et comme expliqué dans le livre, on sait que y a des explosifs autour de ces cercles en métal, pour qu’aucun tribut parte avec de l’avance. Donc ce gamin du district 3 les a réactivées, et les a remis autour de leurs ressources. Sauf qu’il a fait un sale travail, et que ça a fait une réaction en chaîne. Mais il fut bien ocquis de sa vilainie.
      En fait, y a pas de murs mais un champ de force, le feu, c’est histoire de 1), Buter Katniss avec un malheureux accident, et 2), de la rapatrier vers les carrières. Bref, c’était contre elle. Malgrè tout, ils peuvent rien faire de vraiment ciblé, comme :’Oooooh noooon. Katniss vient d’être tuée par un boule de bowling qui est tombée comme par hasard sur sa tronche. Ooooooh. Zuuuut.’
      Clove ne défonce pas Katniss, vu qu’elle meurt. En fait elle voulait la torturer, mais aussi entamer un monologue, comme tout bon vilain qui va tuer le gentil.
      Voila voila, sinon aussi,dans les livre, Peeta perds sa jambe gauche, Cato se fait déchiqueter par les loups pendant une nuit entière, sans vraiment mourir, et on a aussi plus d’explication sur la rebellion. En fait, à l’origine, il y avait 13 Districts qui se sont rebellés, mais bon, hein, on déconne pas avec le Capitole, donc pan, ils ont détruit le district 13, ce qui explique que les autres districts soient pas trop enthousiastes vis a vis d’une rebellion, surtout avec des Disctrics riches et guerriers du côté du Capitole, qui lui même profite d’une technologie redoutable.
      Après le côté on bute vos enfants, c’est vraiment pour assoir le pouvoir, et montrer qu’ils no’nt même pas de remords a tuer des enfants. C’est sur, c’est pas très malin, mais en cherchant bien, ça se justifie.
      Voila, donc je parle beaucoup, mais si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas.

      • Merci de ces précisions. Pour ma part, je me contente de ce que dit le film, puisque le spoil porte dessus. Cependant, je regrette tout de même : j’aurais tellement voulu voir Katniss manger la jambe de Pita.

      • En effet, c’était un grand moment. Mais oui, j’avoue que le film garde beaucoup d’incohérences, et n’explique pas grand chose, on est un peu largué sans savoir trop quoi faire ou comprendre. Mais bon, le livre reste bien, c’est l’essentiel.

      • Amusant, je lisais hier un article de rolling stone, le journaliste maintenait que hunger games était la meilleure adaptation jamais faite d’un bouquin par Hollywood, et que les scénaristes avaient respecté à la lettre l’intrigue, faisant ressortir toute la reflexion du livre.
        C’est drôle d’enchaîner la lecture de ton spoil après cet article.

      • Merci d’avoir apporté les précisions nécessaires :-)

        Le livre est mieux que le film mais il y a tout de meme des passages bien improbables qui arrangent beaucoup l’héroine c’est certain !

        Je comprends qu’odieux connard se contente de ce que dit le film, logique, l’article est sur le film et non sur le livre. Mais c’est vraiment n’importe quoi cette journaliste qui dit que l’intrigue a été respectée a la lettre… Pfff…

        Autre détail « amusant » du livre non retranscrit dans le film : les especes de molosses de la fin sont censés rappeler les anciens candidats morts. Genre ils ont quelque chose dans le regard qui leur ressemblent.

        Ah et aussi, dans le livre, juste apres que Katniss se soit réfugiée dans les bois, elle galere pendant un ou deux jours pour trouver de l’eau (contrairement a dans le film ou elle en trouve aussi sec) et manque de crever. Dommage que le film ait zappé ce passage, ca aurait montré qu’elle n’était pas si rapide a se sortir de toutes les situations merdiques ! :-D

      • Moi, j’ai une autre question : comment peut-on se faire déchiqueter par des loups pendant une nuit entière sans vraiment mourrir ? Est-ce que les chiens en question ont reçu des cours d’anatomies dans une université de contre-espionnage haut de gamme ?

      • Si les loups le déchiquète pendant une partie de la nuit (pas toute) c’est parce que dans le livre notre cher Cato s’est construit une armure qui le recouvre presque intégralement.
        Katniss et Peeta deviennent fous à cause des bruits d’agonie et elle le termine d’une flèche dans la tête.
        Ces chiens-loups, d’ailleurs, sont des mutations génétiques basé sur le cadavre des candidats mort dans le livre.
        Hé ouais, c’est moins édulcoré hein ?
        Comme quoi beaucoup de choses peut etre expliquées.

      • Krimlin, moins edulcoré peut-être, plus tiré par les cheveux certainement !
        Une étrange armure qui l’empêche de mourir, mais pas d’être blessé de façon apparamment atroce très vite.
        Des mutations basés sur des cadavres (récupérés comment, d’ailleurs ?) fignolées en quelques jours.
        Hum…

      • Tout cela n’explique pas pourquoi les méchants décident de faire une sieste alors qu’ils ont Kaitniss en leur pouvoir, dans l’arbre. Ni pourquoi le livre insiste sur leur dangerosité alors qu’ils sont con comme des balais.
        Ce sont des raccourcis scénaristique quand l’auteur n’a pas envie de se casser le cul à faire une intrigue qui se tient.
        Sinon, pour cette histoire de feu, ils veulent tuer Kaitniss dans un malheureux accident, cela veut dire qu’ils ont oubliés qu’il y a des caméras partout et que les gens considèrent rarement la combustion spontanée comme un malheureux accident ?
        Et le fait qu’elle ne soit pas aimée dans son district ne remet pas en cause son syndrome de Bella, cela n’empêche pas le fait que de nombreuses personnes lui proposent leur aide sans raison, on dirait des PNJ dans un jeux de rôle.

        Sinon, pour la pertinence de terroriser les districts par un jeux où on prend les enfants au hasard, cela ne se justifie dans aucun cas. Toute dictature met toujours la propagande au cœur de son action afin de justifier l’oppression, toujours séparer les opprimés de la masse de la population. Ennemis du peuple chez les soviétiques, de la race et la nation chez les nazis, et ce sans sur-médiatiser la répression, simplement en créant un sentiment diffus dans la population. Il a été écrit quand le livre pour avoir une analyse politique aussi bête, au moyen-age ?

        On sent l’analyse idiote de la télé-réalité à l’aide d’un altermondialisme primaire, le bouquin est peut être un peu moins bête que le film, mais faut pas essayer de faire croire que c’est une réussite non plus.

    • Les cadavres de vaincus sont tous rappatrié par hovercraft dans le livre, donc voila pour la récupération des candidats morts. Après les mutations qui ne courent pas aussi vite que de vrais loups, c’est parce que le but de ces loups n’est pas de tuer les candidats, mais de les rassembler en un endroit pour qu’ils se finissent.
      Arpès le Capitole bénificie d’une technologie hors du commun, et l’armure qu’a Cato est une espèce de cotte de maille très fine, mais qui ne protège pas tout son corps. On ne meurt pas quand on se fait arracher les jambes, a ce que je sache.

      • Euh si, on meurt si on se fait arracher la jambe. Pas aussi vite que quand c’est la tête qui part, mais on en meurt quand même.
        Sauf si c’est fait par un chirurgien ou que quelqu’un vient bloquer l’hémorragie au plus vite. Et ça prend pas toute une nuit à se vider de son sang, surtout quand ça sort d’une toute minuscule artère comme peut l’être la fémorale.

      • Pour ceux qui seraient intéressés par quelques précisions : lorsqu’on a la jambe arrachée (ou plus communément l’artère fémorale sectionnée) il ne reste plus que 2 à 3 minutes de vie. Avec un garrot, 3 heures. Ca laisse le temps d’être pris en charge par un chirurgien… sinon on meurt. Bien qu’à cloche pied, ça fasse un peu court.

    • Mais on ne meurt pas immédiatement, surtout si les loups vous arrachent de petits bouts de chairs lentement et méthodiquement, comme prévu pour des mutations.

      • En effet, j’ai eu des bébés tortues que j’ai laissé sur la terrasse pour qu’ils ne se fassent pas boulotter par les chiens: ne pouvant s’enfuir, les pauvres bêtes ont été rongées par les rats pendant la nuit – elles ont survécues mais sans pattes et pas plus de quelques jours… J’ai eu un peu de mal à dormir pendant quelques temps suite à celà.

  17. 1. C’est « Peeta » et non « Pita »
    2. Katniss ne tombe pas amoureuse de Peeta, elle le feint car elle a compris que ça lui obtiendrait des sponsors (elle ne l’embrasse qu’après le message de la soupe)
    3. Au sujet du « geai moqueur » dont vous vous moquez tant, justement, n’avez vous jamais entendu parler de l’oiseau-lyre ? http://www.youtube.com/watch?v=VjE0Kdfos4Y à partir de 1:53 en particulier.

  18. Mon Dieu, que j’ai ri.
    Vos introductions sont de mieux en mieux, et les calembours en tout genre atteignent des sommets dans votre article.
    Seule divergence: les émeutes ne sont à mon avis pas si faciles que ça à provoquer, vu les moyens dont dispose le Capitole, ça se comprend.
    Mais ça ne change pas grand-chose à la qualité du machin.

    • Et bien en fait il y a peu de risque qu’il y ait d’émeutes des pauvres du district 12 envers les riches du capitole, car comme disait Tocqueville : « Plus les inégalités sont fortes, moins le peuple moufte » et inversement.
      Qu’il est bon d’étaler sa science, je vous comprends cher OC.

  19. Ha oui, et
    4. Il s’agit des mines qui étaient placées autour des plots de départ et qui devaient se déclencher si quelqu’un partait avant la fin du compte à rebours, et qu’ils ont déplacées (comme quoi, ils apprennent au moins ça à leurs écoles), c’est dit explicitement dans le film.

    • D’accord, c’est donc mieux que ce que je pensais : ils n’ont pas simplement posé des mines, non, ils en ont déterré pour les réactiver avant de les réenterrer pour s’assurer que leur nourriture explose au moindre passage de petit animal de la forêt.

      Ils étaient vraiment motivés pour mourir, donc.

      • J’avoue que ce passage est completement idiot… Ah et toujours en termes de différence film/livre, Katniss vient au départ dans la clairiere pour leur piquer de la bouffe. Son intention n’est pas de faire exploser leur truc des le départ.

      • Si mes souvenirs du livre sont corrects (ce qui peut fort bien ne pas être le cas), ils ont fait cela pour attirer les tributs qui seraient incapables de trouver de quoi se sustenter, afin de leur tendre un piège. Mais c’est vrai que faire ça en forêt n’est pas très malin. D’ailleurs, la Renarde prouve que cette tactique, non content de ne pas faire de victime, permet aux gens suffisamment malins de mange à l’œil. Mais il est vrai que ce genre de personne manque cruellement durant ces jeux.

    • « Les quatre tributs ne semblent pas remis de l’attaque des guêpes. Je peux voir d’ici leurs boursouflures. […]
      La Corne d’abondance n’a pas changé de place, mais on l’a entièrement vidée. Le gros des provisions […] se trouve empilé en pyramide à une distance étonnante du camp. »

      « je m’approche de l’une des plaques métalliques sur lesquelles on nous a soulevés jusqu’à l’arène. La terre est creusée et retournée tout autour. En principe , les mines deviennent inopérantes au bout de soixante secondes, mais le garçon du district Trois a dû trouver un moyen de les réactiver.  »

      « J’ai un bon bras, je pourrais peut-être jeter quelques pierres au hasard et, je ne sais pas, faire sauter une mine ? Ça pourrait déclencher une réaction en chaîne. Ou peut-être pas. Peut-être que le garçon du district Trois les a disposées de manière à éviter ça, justement. Pour éliminer d’éventuels intrus, sans menacer les provisions. Même si j’en faisais exploser une, les carrières reviendraient ventre à terre. Ce qu’il faudrait, c’est arriver à jeter trente pierres d’un coup pour déclencher une grosse réaction en chaîne et faire exploser toute la zone »

      Et Katniss reste à moitié sourde jusqu’à la fin du jeu.
      Fin bref, je vais pas m’amuser à réécrire tout le bouquin (Vive le copier coller et les livre piratés), mais la plupart des erreurs du film sont absente ou bénéficie d’une explication dans le livre (pas toutes, il est vrai). J’aime beaucoup les livres et le film est pas si mal à mon sens (Chacun ces sales gouts). Mais je me marre toujours autant à lire vos articles cher Odieux (Que j’ai aimé ou détesté le film d’ailleurs).
      Enfin juste, faut pas non plus trop dégommer l’auteur du livre quand c’est le film qui se foire (et les hippopotames seront bien gardés).

      Bonne contiunation et merci d’offrir au monde vos divertissants persiflages.

  20. Dire que certains osent comparer cet étron chaud aux meilleurs romans contre-utopiques… Je sais qu’il est mal vu de hiérarchiser les oeuvres de nos jours mais il ne faudrait pas pousser le relativisme à l’excès, vindiou !

    Sinon, je doute que cela fasse l’objet d’un spoil mais je vous conseille, ô dieu Connard, de voir « Bellflower » pour contempler dans toute sa splendeur un véritable foutage de gueule cinématographique.
    Ou comment faire passer un film indépendant américain pour une perle stylistique et contestataire alors qu’il s’agit de l’incarnation même du néant artistique.

  21. Bonjour,
    Perso Je suis fan de cette série depuis les premières pages, les livres traduits en Français sont merdique mais si vous aviez juste pris la peine de les lire en anglais (je rappel la langue originale) vous auriez sûrement mieux compris tous les petits détails que vous avez critiqués dans le film, le film et mal réaliser, un bon choix d’acteur pourtant, mais très mal fait. J’ai trouvé l’article très bon et même très drôle surtout quand on passe sa sourie sur les photos, mais arriver à la ligne ou tu compares les Hunger Games à Twilight je suis désoler mais c’est totalement faux en aucun la héroïne Katniss ne ressemble à Bella, si tu avais un peu compris le livre et le film tu aurais pu voir qu’elle ne fait que semblant de l’aimer pour les sponsors et pouvoir gagner le jeux sans avoir à tuer son coéquipier. Après pour les émeutes, à ton avis pourquoi ils ont choisies des enfants? Petite aide :) ça Intimide ! C’est ça qui empêche les révolte, le fait que de toute manière les eux aurons lieux et que il y a une chance que un de leurs enfants soit choisis… Après je pense pas avoir déjà vu un trilogie ou le héros meurt dès le premier film sinon quel est l’intérêt d’en faire trois… Merci quand même pour l’article qui était quand même pas mal et drôle

    • Hélas, non, au contraire : les enfants n’intimident pas, ils motivent.

      Deux siècles de propagande de guerre l’ont prouvé de par chez nous (mes préférées restant l’Allemand qui coupe les mains des enfants, afin de motiver le piou-piou à résister)

    • « Après pour les émeutes, à ton avis pourquoi ils ont choisies des enfants? Petite aide :) ça Intimide ! C’est ça qui empêche les révolte, le fait que de toute manière les eux aurons lieux et que il y a une chance que un de leurs enfants soit choisis… »
      Je ne comprends pas le raisonnement, là. Si je devais vivre dans la crainte que mes enfants soient tirés au sort, je pense bien que je me rebellerai.
      De toute façon comme les enfants sont choisis par tirage au sort, ça n’empirerait même pas les choses pour eux.
      Et surtout je ne pige pas le truc de l’espoir : il y a une chance qu’un gars de chez eux devienne riche, ok, mais est-ce tout le monde en profite? ou le gagnant devient-il coach alcoolinque? De toute façon le tirage au sort reprend chaque année, que! espoir..

      Quand je lis le spoiler je me dis qu’héroïne vivante ou pas, quelle idée de faire trois volets (mais là je ne sais pas de quoi je parle, je n’ai pas lu le livre ni vu le film)

      • Pour répondre à ta question, oui le district d’où vient le vainqueur en profite, il reçoit de la nourriture. Sinon cela a été dit un peu plus haut dans d’autres commentaires, les enfants peuvent mettre plusieurs fois leur nom pour récupérer de la nourriture, au risque d’être tiré au sort lors de la Moisson.

    • Euh … Si il faut avoir lu les livres pour comprendre le film, alors celui-ci est
      1) inutile
      2) mal scénarisé

      Il me semble d’ailleurs que le maître de céans a régulièrement fait remarquer qu’il critiquait DES FILMS, sans aucune considération pour les romans dont ceux-ci pourraient être tirés. Enfin, c’est peut-être moi qui imagine des trucs. Je n’ose imaginer fréquenter un site envahi de malcomprenants.

    •  » Après je pense pas avoir déjà vu un trilogie ou le héros meurt dès le premier film sinon quel est l’intérêt d’en faire trois… »
      Le Trone de Fer. Deux des personnages principaux meurent dès le premier tome, et la saga est quand même prévue sur 7 tomes. Dans la série (spoiler alert), c’est encore plus flagrant vu que ces deux personnages sont quasiment les seuls à être incarnés par des acteurs connus (Sean « Boromir » Bean et Mark « The Full Monty » Addy). Mais bon, faire ça oblige à développer plus d’un seul personnage…
      Alien. Le personnage de Sigourney Weaver n’est pas le héros du premier film (d’ailleurs dans les crédits elle est citée derrière Tom Skeritt ou John Hurt). Il y en aura finalement 4. Mais bon, faire ça oblige à développer plus d’un seul personnage…
      Le Parrain. Vito Corleone meurt à la fin du premier. 3 films (tous excellents d’ailleurs). Mais bon, faire ça oblige à développer plus d’un seul personnage…
      Dune. (ultra spoiler alert) Paul, le personnage principal du début disparaît à la fin du Messie de Dune (tome 3) et meurt dans Les Enfants de Dune (tome 4). Leto, son fils, meurt à la fin du livre suivant (tome 5). Le nouveau personnage principal, Miles Teg, décède à la fin du 6e. Le seul personnage à vivre l’ensemble de la saga est Duncan Idaho, mais il a pour constante d’être un personnage secondaire (et le Kenny local). Mais bon, faire ça oblige à développer plus d’un seul personnage…

      Donc, non je n’ai jamais vu un trilogie ou l’unique héros parce qu’il ne peut y en avoir qu’un sinon c’est trop difficile à comprendre pour le mongolien moyen meurt dès le premier film sinon quel est l’intérêt d’en faire trois…

  22. Sylvain, je pense que c’est à moi que tu t’adresses. Si tu me relisais une seconde fois, tu te rendrais compte que je ne compare pas Hunger Games à 1984, mais que je pense sincèrement que Hunger Games peut-être un très bon vecteur pour amener des ados réticents à la vieillerie (et oui 1984, ça fait titre de vieux pour eux souvent) à découvrir une des dystopies les plus valables de tout ce qui a été écrit jusqu’ici.

    De toute façon, ne vous inquiétez pas, vous allez en manger encore pendant au moins deux films de la dystopie pour ados. Sachant qu’il y a deux bouquins qui font aussi pas mal parler d’eux pour des adaptations cinéma : Incarceron (qui a des chances d’être vraiment bien, vu que le premier tome est franchement pas mal pour de la littérature YA. En espérant que ce ne soit pas encore une soupe comme le film Hunger Games) et Divergent, qui là, même sous forme livresque reste mauvais pour moi.

    • Non, je ne m’adressais pas à vous particulièrement puisque j’avais effectivement bien lu que « le livre peut-être un bon vecteur pour amener les ados à lire des textes tels que 1984 », mais plutôt à nombre de critiques journalistiques officielles.

      Cela dit, je ne vois pourquoi des ados seraient en peine de lire de vrais chefs-d’oeuvres comme 1984, La ferme des animaux, Le meilleurs des mondes, Nous autres, Limbo, Un bonheur insoutenable, L’oiseau d’Amérique, etc.
      On parle d’adolescents, pas d’enfants en bas âge, c’est-à-dire des individus ayant, normalement, la capacité de s’immerger dans des univers complexe et d’élaborer des réflexions un tant soit peu élaborée.

      Si le niveau d’écriture, et la réflexion politique, est a priori bien supérieur à celui de Suzanne Collins cela ne devrait pas les rebuter à lire ces livres. Bien au contraire.

      • Je voudrais préciser que je suis adolescent mais que j’ai lu (et vivement apprécié) La Ferme des Animaux, 1984 et Le Meilleur des Mondes. Je devais avoir 14 ans quand j’ai lu la Ferme des Animaux et 1984 et 16 pour Le Meilleur des Mondes. (par contre, je n’ai pas la prétention d’avoir tout compris)
        Pour être précis, toutes ces dystopies étaient à lire pour les cours. Je n’ai pour l’instant pas lu de dystopies de ma propre intiative, mais la liste de Sylvain Métafiot me donne des idées. (merci, au passage)

  23. Quand je pense que l’on m’a dit que ce film ne ressemblait pas à Battle Royal et qu’il était « original », « plus subtil » voir « plus complexe ». A lire votre billet, je pense que les « on m’a dit » avaient raison sur un point : c’est effectivement différent. Mais ça ne me donne pas spécialement très envie d’y aller. Je le regarderai peut-être en dvd, dans quelques années quand il coutera bien moins cher qu’à sa sortie, histoire de rire un coup.

    Reste, cher Odieux Connard, que je viens de voir sur Allocine que trois suites semblent être prévus.

  24. Pour la comparaison à Battle Royale sincèrement j’ai trouvé le livre HG 30.000 fois plus profond que BR. Le seul point commun, reste la tuerie entre ados. Après, la réfléxion derrière Battle Royale était pour moi plus ciblé sur le côté impitoyable que peuvent avoir les ados et sur une critique de la société japonaise (avec un arrière-goût thématique de « Where the wild things are ») alors que HG est quand même plus ciblé sur la télé-réalité, l’ettoufement du peuple par une élite, l’évolution d’une héroïne qui ne voudrait qu’une chose : se donner le droit d’avoir le choix. Donc peut-être plus universel.

  25. En parlant de l’originalité du concept du film, la première chose qui m’est venu à l’esprit en lisant le sujet du film c’est un épisode de Sliders (série télé des années 90), dont une recherche Google m’indique que le titre anglais est « Rules of the Game ».
    De ce que je vois du spoiler, the Hunger game n’est qu’un délayage niaiseux de cet épisode (qui lui même contient sa part de niaiserie et de clichés, ça reste un bon épisode de Sliders cela dit).

    • Oui mais il y avait le professeur Arturo, ce qui rajoutais un certain panache à l’action.

      Bref, j’en profite pour signaler que j’ai oublié dans le spoiler de signaler qu’il existait pour les districts un excellent moyen de contourner les Hunger Games : je suis sûr que la criminalité existe encore dans le futur, surtout dans des zones pas bien riches comme disons, des districts. Du coup, il suffit de jouer la tactique du « Salut Michel, on vient de te gauler en train de commettre un crime pas bien glamour ; alors voilà comment on va faire : on ne va pas te livrer aux autorités du Capitole, non. On va te donner le choix : soit on te bute tout de suite et on t’enterre dans les bois, soit tu vas aux Hunger Games, et au moins, tu auras une petite chance. Donc porte toi volontaire et tu auras une infime possibilité de sauver tes fesses. On va te garder au chaud dans une cave en attendant. »

      Et hop, puisque les volontaires sont autorisés, ils trouveront bien deux brigands par an à envoyer à la place de leurs bichons frisés aux yeux bleus. Le bon vieux principe de la division pénitentiaire, hmmm.

      Mais bon, encore une fois, c’est sûrement plus intéressant d’y envoyer ses gosses armés de leur sucette (car en plus, j’insiste, ils ne veulent pas fonder de camp d’entrainement partout pour se donner plein d’avantages).

      Non vraiment. Vraiment.

  26. Même si j’admire et j’adore toujours autant votre travail, cela faisait bien longtemps (depuis le spoil de Drive si mes souvenirs sont bons) que je n’avais autant ri !

    Et je me dois de vous remercier pour cette phrase qui sonne comme l’un des meilleurs calembours pour un étudiant en Histoire :

    “J’ai envie de te prendre comme on prend un monastère franc“.

    J’en pleure encore !

  27. Grandiose !! Le concept du non-scénario a encore de beaux jours devant lui … Et sinon, pour redemander du « Laurent Weil » comme aux derniers spoilers, combien le budget pour cette « oeuvre »? Combien de p’tits grecs à sauver au lieu de tourner cette daube intégrale ?? (Pita…P’tit Grecs…voilà, c’est fait…non, je suis pas fière…)… :)

      • Le tiers de John Carter se film minable ? Mais svp arreter de l’insuletr se filme dite plutot mon avis est que ce film … Paske y’as plein d egens qui l’ont adores si vous publier sa sur la page officiel facebook ils enoient des marines pour vous lapider lol alors arreter de le tailler psk j’aimerais bien voir se que vous feriez comme film vous et Exactement comme quelqun le precise plus haut la seul ressemblance avec battle royale S’arrete a la tuerie entre ados POINT dans battle royales les gens ont beaux se prendre dix obus ils se relevent a tout les coups !

      • Mais malgré çà J’ai adore ton article car j’ai sue le prendre au second degré se qui n’est pas ton cas mais pour quelqu’un Dont la vie tourne Autour de Hunger Games j’ai sut Apprécier ton article
        Congratulations Et Puisse le sort vous êtres favorable . . .Pour des articles a venir !

      • La tournure des commentaires de certains fans d’HG expliquent pas mal de choses…
        Excellente chronique Maître, comme à votre habitude.
        (Par contre si je puis me permettre, « tribu » dans ce cas ne prend pas de « t ».)

      • je suis pas un Grammar Nazi, mais si toute la HG-team écrit de façon aussi peu lisible, c’est inquiétant. Le plus inquiétant c’est que 90% des navigateurs intègrent un correcteur orthographique même basique qui permet de rendre au minimum ses messages lisibles (à défaut de virer toutes les fautes)…
        Bon ok, en fait, je suis un peu Grammar Nazi sur les bords. Mais je me soigne.

      • A la maudite catin :

        Il me semble à moi, que l’on peut écrire ici « tribut » bel et bien avec un t, pour signifier « tributaire ». Ces enfants doivent s’entretuer pour payer un tribut. Ils sont le tribut (que doivent les populations des districts au Capitole).

        Néanmoins je vous accorde que le doute peut planer, si on entend par « tribu » un groupe d’individus d’origine commune.
        Un exemple parmi d’autres des subtilités de la langue française…

      • Ombreloup : j’avais effectivement entendu « tribu(t) » dans le contexte dans le sens de groupement communautaire, et non de contribution. Mais après relecture il me semble que vous ayez raison… Mes excuses donc, j’ai lu trop vite.
        M’en vais me flageller pour le coup, tiens.

      • Juste pour préciser : les fans d’Hunger Games ne sont pas que des adolescents prépubères qui n’ont jamais eu les moyens de se payer un dictionnaire ou un bled, la preuve !

        Ensuite, je veux rien dire, mais il y a des gens qui écrivent n’importe comment dans tous les sujets, mais vous n’allez relever que dans des articles de ce genre, comme si les ados ou jeunes adultes n’étaient que des retardés, ça m’énerve un peu…
        Je n’essaierai pas de défendre Hunger Games ici, de toute manière, vous avez déjà votre avis sur la question, et vous allez mal interpréter chaque contre-argument…

        Super article, du reste, les légendes des photos m’ont presque conduite à l’hôpital tellement je riais ! Les introductions sont de mieux en mieux, je trouve. Quant à la conclusion… C’est une obsession cette idée de mettre un truc dans le verre des filles ?

  28. Fallait que je le mette aussi qqpart -> … CinemaTeaser : « Intelligent et haletant, « Hunger Games » ne prend jamais le public pour des idiots ou ne sacrifie la psychologie et le propos sociopolitique sur l’autel du spectacle. » / L’Ecran Fantastique :  » « Hunger Games » s’avère un spectacle enthousiasmant, loin de la mièvrerie habituellement servie tiède aux adolescents, porteur d’un vrai message sur la société et l’Histoire (…). » (Allocine) …




    j’sais pas ce qu’il y avait dans le sac des sponsors qu’ils ont reçu sur la trombine avant d’écrire ça, mais il faut aussi qu’à un certain moment, ils arrêtent les haricots dans le nez … Moi, je dis ça …

  29. On notera aussi la capacité de Pita à se camoufler à la perfection en caillou dans la forêt avec … quoi d’ailleurs ? Lors de l’entraînement, il utilise des pinceaux et de la peinture . Il doit sûrement faire tout ceci avec des crottes d’écureuils et des blattes écrasées.

  30. J’ai ri et j’ai pleuré de rire… Merci Monsieur Odieux Connard pour ce récit très fidèle du film. Et +1 pour les références à La Classe Américaine.
    Continuez comme ça!

  31. Je comprends ton argumentation Odieux Connard, sur le côté peu crédible de certains passages. Autant je trouve que tu as tout à fait raison sur le fait que ce film se fout un peu de la gueule du monde en se faisant passer pour un chef d’oeuvre grâce aux critiques des « journalistes ». Mais autant sur le côté, ils auraient pu faire ça et ça, et ci, au risque de me répéter on est devant une population totalement aliénée par un pouvoir en place.
    Pour exemple, dans le livre, rien que le fait que la foule ose faire le geste du dictrict passe pour de la subversion.
    Et certains habitants sont hyper mal à l’aise rien que devant ce fait-là.

    De plus, il y a une révolte qui gronde mais personne ne sait comment s’y prendre vraiment, ils sont vraiment tous apeurés. Enfermer quelqu’un pour le forcer à aller faire les Hunger Games, dans l’esprit du livre et de la psychologie des personnages, c’est faire à l’autre ce que l’on reproche au Capitole de faire. Et ça, ça serait encore moins pardonnable que n’importe quoi, et en plus, ce serait jouer le jeu du Capitole.

    Encore une fois, le film ne laisse pas passer tout ça.
    Et c’est en ça qu’il est mauvais, et que je déconseille d’aller le voir.

    Par contre, essayez de lire le tome 1 au moins. Il est quand même moins mièvre et moins ras-les-pâquerettes.

  32. L’art de transformer un film d’action pourrit en excellente comédie : merci odieux connard ! :)

  33. J’en ai marre de cette polémique à la noix comme quoi Rue est devenue noire pour répondre à un quota. ELLE EST NOIRE BORDEL, dans le livre c’est bien écrit qu’elle a la peau « olivâtre ». Evidemment ça ne va pas être une olive verte, il ne faut pas avoir fait maths sup maths spé pour comprendre ça ! Une histoire de racisme qui démarre tout ça parce que des cons ne savent pas lire …

    Moi j’ai vraiment bien aimé les livres, que j’ai trouvé à la fois plus trashouille ( oui bon, ça reste du trash accessible ) et plus subtiles. Toujours est il que votre critique m’a bien fait rire !

    • J’ai lu le livre en anglais et effectivement Rue est censée avoir la peau « foncée » si je traduis. Mais le terme la décrivant dans le livre en francais est vraiment « olivatre » ?! Parce que contrairement a ce que vous dites, dire de quelqu’un qui a le teint olivatre peut selon moi avoir plusieurs sens : un teint verdatre (mais bon, dans le contexte du livre ca ne fait aucun sens je sais bien), une peau un peu basanée aussi mais également une peau au teint uniforme, non ?
      Bref, je m’étonne de ce choix de traduction dans le livre.

    • Heu désolée mais « olivâtre » ne veut pas du tout dire « noire ».
      On peut trouver comme définition : « D’une couleur proche du vert de l’olive » « Se dit d’un teint verdâtre », « Se dit d’une carnation uniformément mate », « Enfin, sa blancheur avait je ne sais quelle nuance mate, olivâtre, symptôme d’un vigoureux caractère. — (Honoré de Balzac, La Femme de trente ans, 1832) ».
      Mme Maxime dans Harry Potter est décrite comme ayant le teint olivâtre (et elle n’est pas black dans le film).
      Après j’avoue que j’ai toujours trouvé cette expression bizarre vu qu’elle est employée comme un compliment et que pour moi un teint verdâtre n’a rien de plaisant…

      • A vrai dire, c’est Katniss et Gale qui sont censé avoir un teint olivatre (« olive skin » dans le bouquin en VO) et dont les acteurs ont certainement fait des UV pour le film. Rue est décrite comme ayant une peau sombre (« dark skin » en VO) donc supposément noire.

      • Moi j’ai toujours acheté des olives noires. Le traducteur aussi apparemment, et on ne va pas lui reprocher d’essayer d’étoffer son vocabulaire, même si il se trompe. Après je ne vois pas très bien l’intérêt que ça peut apporter au livre de préciser la couleur de peau des personnages, donc c’est normal que ce soit traité de manière aussi secondaire :
        Si encore il y avait des personnages racistes pourquoi pas, mais pourquoi l’auteur du bouquin nous pondrait-il un paragraphe de ce type ?
        « Rue était une enfant d’une dizaine d’années. Elle était extrêmement timide, si bien qu’on la voyait souvent se cacher derrière un meuble. Ah aussi il faut préciser (même si ça n’a pas une importance capitale pour le non-scénario) que c’est une petite négresse, c’est une black, j’insiste son père est un bougnoule. »
        Non vraiment il y a tellement d’autres problèmes, ça on s’en fout.

  34. Personnellement, je l’assume, j’ai plutôt aimé ce film. Alors évidemment, il est truffé d’incohérences (mais j’ai bien l’impression que les films sans incohérences n’existent plus, de nos jours), mais je trouve, malgré votre argumentaire ô combien drôle et subtile, qu’il tient globalement la route. La majorité des événements liés à l’héroïne sont forcés d’arriver pour que le film existe : Oui, pour plus de crédibilité, le film aurait pu tirer au sort deux illustres inconnus. Ou alors Katniss aurait pu se faire tuer dès le début par la lanceuse de couteau… mais à partir de là, il n’y a plus de film. C’est un peu typique de tout film catastrophe, thriller, polar, de guerre, il arrive des choses incroyables et improbables au personnage principal, il ne meurt pas comme une quiche dès les premières minutes.
    Après, je suis d’accord sur d’autres absurdités qui m’ont irrité, certaines étant plus ou moins expliquées par le livre, apparemment, d’autres non.
    Quoiqu’il en soit, n’en attendant absolument rien, je suis sorti de la salle assez satisfait. Mais votre spoil n’en est que plus savoureux. Aurais-je des penchants masochistes ?

    • Je suis sur qu’odieux connard doit aussi ressortir satisfait de ce genre de séances, sinon il n’irait plus au cinema. Après, ce n’est pas sur qu’il soit satisfait pour les meme raisons, il doit etre un peu scatophile, à enchainer les merdes comme ça.

    • La nanardophilie, une passion fort intéressante. Moi même, j’ai téléchargé (légalement bien sûr ^^) et regardé « Prometheus », « Blanche-Neige et le Chasseur » et « L’Apprenti Sorcier » pour le plaisir de constater leur médiocrité scénaristique, merci Odieux pour ces découvertes.
      Je cherche actuellement une version sous-titrée de « Sharknado » et « Avalanche Sharks », si quelqu’un a un lien …
      Mais je ne payerais jamais une place de ciné pour une bouse comme Hunger Games, ça ce serait du masochisme.

  35. Cher monsieur connard,

    Ce spoil pointe bien les grosse lacunes de ce film, et je pense que j’aurais pu l’apprécier à sa juste mesure si je n’avais pas lu les livres entre mon visionnage du film et la lecture de cette critique. (mais j’ai quand même bien rigolé sur certains passages ! )

    Au final toutes les incohérence (ou presque) n’ont pas lieu d’être dans le livre, il paraîtrait que le livre et le film sont « complémentaire », c’est bien possible en effet!

    Ah mais quelle idée d’être aller lire ces livres APRES le visionnage de ce film me diriez-vous ?
    Parce qu’à l’origine j’y suis allée en me disant, ouais un battle royal bis, comme c’est original… Bref ça risque d’être assez pas terrible…
    Et au final je me suis pas ennuyée et je n’ai pas cru à une histoire d’amour, ça se voyais clairement que Katniss était plus préoccupée par le fait de resté en vie, et qu’elle savais pas trop où elle en était la pauvre, et à la fin on vois bien qu’en vrai elle est pas « follement amoureuse « du blondinet, et que le situationnel l’à fortement influencé… (donc ouais ce film c’est pas une histoire à l’eau de rose, ouf)

    Et surtout le climat d’influence entre le capitole et les districts, comment faire en sorte qu’une population reste à vos ordres etc. Je me suis dis c’est fort peu développé dans le film, mais à mon humble avis il y à quelque-chose à creuser de ce côté là, donc avec un peu de chance je trouverais les précisions nécessaire, l’approfondissement que je cherche dans les livres.

    Donc j’ai lu les livres (et puis j’étais curieuse de voir comment l’auteur allais goupillé la suite des évènements).

    Que dire des livres…

    Pour commencer les critiques !
    J’ai été extrêmement déçue du style d’écriture, étant donné qu’il était inexistant… C’est clairement de l’écriture et de la lecture facile, des phrases courtes, simples… Facile à lire mais comportant peu de saveurs hélas…
    Je ne suis pas d’accord avec le choix de l’auteur d’écrire uniquement à la première personne, en la personne de Katniss… Du coup les explications beaucoup plus large, historique, politique etc, que je recherchais, ne sont pas là… Il y en à mais pas à la hauteur de mes espérances, pour moi il y avais une très bonne matière première, qui aurais pu être exploitée différemment…

    Mais,j’ai été agréablement surprise :
    par le fait déjà que toutes les ignobles incohérences du film n’existe pas dans le livre (sauvé!)
    Comme je l’avais senti dans le film, les « histoires d’amour » sont assez secondaires en réalité (enfin personnellement c’est ce que j’en pense, on s’en fou, l’intérêt est ailleurs)
    Au final je comprend le choix narratif de l’auteur, car elle l’utilise réellement pour permettre certains rebondissements dans l’intrigue notamment dans le tome 2 et 3.
    Plusieurs fois j’ai eu peur que l’auteur tombe dans certaines caricatures trop facile, et j’ai crus que c’était le cas, alors qu’en fait non ! (bon on tombe peut être dans une autre sorte de caricature, mais je ne peux développer ici dans l’éventualité ou certains voudrais lire cette saga)
    L’aspect psychologique des personnages est important et assez traité dans le dernier tome, ce qui est plutôt intéressant, alors que je ne m’y attendais pas.

    Pour conclure sur les livres :
    J’ai bien aimé, je les ais lu très vite (c’est très, trop?, facile à lire), ce n’est pas une de mes sagas préférées, et ce n’est pas grandiose ou magnifique, mais il y à quelque-chose, une manière de traiter certains sujets qui poussent un peu à la réflexion (pour peu que l’on veuille voir au delà du récit, mais ce n’est pas obligatoire, on peut aussi lire en mettant son cerveau sur off si on veux, mais ce n’est pas vraiment ce que je recherchais…).
    A la fin du premier tome je me suis dis que je ne relirai certainement pas cette saga, finalement, je reprendrai peut être bien au moins les tomes deux et trois pour confirmer où infirmé mes impressions à la suite de cette lecture éclair.
    Donc si vous avez bien aimé le film, surtout aller lire les livres parce que c’est un autre éclairage de l’histoire.
    Si vous n’avez pas trop aimé (surtout à cause de ces foutues incohérences) envisagez de lui laissé une chance c’est quand même beaucoup moins bancal dans les livres, mais je ne vous mentirais pas ce n’est pas de la « grande littérature », si la meilleure saga du monde.

  36. les commentaires des « fans » sont presque aussi drôles que le spoil lui-même.
    entre les justifications capillotractées (mais truffées de références au Saint Livre) de chaque incohérence de détail et ceux qui s’énervent tout seuls (je cite: « ELLE EST NOIRE BORDEL »…) je viens d’installer un compteur a rebours de point Godwin.
    courage et patience, cher Odieux.

    • je crois que le point Godwin a été depuis longtemps atteint, dans les premiers commentaires, il me semble avoir vu une allusion aux camps de concentration.

      • De toute façon et pour couper court à tout suspense : Nazi, Hitler, Claude Guéant, Twilight. Voila, c’est fait. Godwin is mine.

  37. han ! exact ! les derniers commentaires sont si savoureux que j’en ai oublié ceux du début. c’est donc d’un compteur cumulatif de points Godwin dont on a besoin ici (ou d’un piège à trolls ?)
    « j’ai envie de te prendre comme on prend un monastère franc » citation qui voit s’ouvrir devant elle une très prometteuse carrière. Merci pour ça, OC.

    • Je plussoie pour la citation, je vais même l’utiliser pour mon compte sur Nanarland (avec un OC copyright évidemment, car il faut rendre à Connard, etc…).

  38. merci pour le spoil. Non seulement, je n’irai jamais voir ce film, mais grace aux commentaires sur le livre, je ne lirai jamais les bouquins non plus. Le truc de monter la garde sous l’arbre étant présent dans les deux, c’est.. l’accoudoir est disponible ?….
    ça me donne juste envie de revoir la guerre du feu ( l’épisode de l’arbre ) ,et de relire le « dirdir » du cycle de Tschaï : là, ya des murs dans l’arène…

  39. « Pour ceux qui ne s’en souviendraient pas, je rappelle que Rue a 10 ans à peine à vue de nez, et a donc traîné à travers bois une fille pesant deux fois son poids, le tout sans laisser aucune trace de l’affaire dans le sol humide puisque visiblement, personne n’a pu la pister. Elle doit être haltérophile à ses heures. »
    Mais non, comme vous le disiez si bien quelques lignes auparavant, elle est TIMIDE. Donc elle se trimballe toujours avec un meuble pour se planquer derrière. À force, ça fait les muscles, non?

    . .. Voilà au moins une incohérence de résolue. Dommage qu’il en reste plein d’autres… Enfin, ça a au moins l’avantage de permettre des spoils aussi hilarants que celui ci!! Monsieur Connard, continuez comme ça surtout! :D

    • Il n’y as absolument pas d’incoherence a se sujet car dans le film aussis bien que dans le livres il me semblent ! Rue soigne Katniss a l’endroit ou elle est tomber je ne sait pas d’ou vous chier qu’elle la deplace ? expliquez moi en repondant svp ?

      MAis encore une fois ce n’est pas pour sa que je n’ai pas adore ton article Odieux Conard

      • N’ayant pas vu le film ni lu le livre il vas m’être difficile de vous répondre…
        Je ne faisait que me baser sur les remarques du maître de ces lieux.

  40. J’en ai marre d’aller voir des films de merde rien que pour lire des critiques de connard, mais c’est le prix à payer pour un fou rire.

    … il “décorait les gâteaux à la boulangerie“. Merveilleux.

  41. Merci de nous faire autant rire tout en nous faisant économiser une place de cinéma!
    Juste un petit point cependant, qui m’a légèrement brûlé les yeux au milieu de mes fous rires : ce n’est pas « Je suis volontaire lâchez-lààà » mais « lâchez-LA », comme on dirait « lâchez-le » au masculin…
    En tous cas c’est tout aussi divertissant que de voir un film. Je plussoie Monsieur Connard !!
    (Les blagues sur Pita sont mémorables)

  42. Que dire de Peeta, qui, blessé par un coup de couteau qui l’empêche de se mouvoir, trouve quand même le temps et le moyen de se camoufler… en rocher couvert de mousse !?

    Pour des raisons plus que floues, Peeta, considéré par les méchants comme le seul à pouvoir retrouver Katniss, ça tombe sous le sens, se prend finalement un coup de couteau à la cuisse. Puis, il est … laissé pour mort. Je ne suis pas experte en stratégie mais, je sais pas, si je devais être la seule à survivre et que j’avais presque neutralisé un concurrent, j’aurais plutôt fini le boulot.

    Peeta se retrouve donc seul, et, heureusement, il a, dans son sac ramassé à la corne d’abondance, de quoi faire, mais rapidement hein, un vrai travail de sagouin, un camouflage sur toute la LONGUEUR DE SON CORPS.
    Et l’homme de s’écrier « ouf, j’avais au moins de la gouache de survie ! ».

    Au passage, il est certain que le meilleur endroit où s’installer, c’est allongé à demi sous un rocher, à découvert, en plein milieu de la rivière.

  43. Certes a bien résumé les quelques objections que j’avais face à votre article (qui m’a bien fait rire cela dit). Je voulais juste ajouter que les quelques allumés qui se demandent pourquoi Rue et Thresh sont brusquement devenus noirs ne savent juste pas lire : c’est écrit en toutes lettres dans le bouquin.

  44. Excellent, je l’ai attendu avec impatience celui-là, ça fait longtemps que je m’étais pas autant marré ! :-D

    Sinon, les gens d’Hollywood, ça vous dirait de sortir de la boucle: « remixer des trucs genre Battle Royale en version mongolienne pour les ados => S’étonner qu’ils soient de parfaits débiles => Donc remixer des trucs en version mongolienne pour eux » ?

    Non ? Fin moi j’dis ça, j’dis rien… ;-)

      • Si mais faut pas le dire, espèce de sale aigri. Et pis les trucs de mongoliens de NOTRE adolescence sont toujours mieux. Les nanars, c’était mieux Âvant.

      • Je suis ravi de voir qu’on partage mon avis :D.
        Les nanars japonais sont franchement en pleine forme, avec des merveilles comme Robo-Geisha et Vampire Girl versus Frankenstein Girl, qui déversent des litres de faux-sang et de scénarios fous complètements débiles sur nos écrans.

    • Bonjour, voilà une accusation injuste.
      Pour information Battle Royal n’était absolument pas un concept nouveau. « Sa majesté des Mouches » écrit en 1954 et adapté à l’écran en 1963 portait déjà sur le thème d’adolescents s’entretuant sur une île.
      Donc non, Battle Royal n’avait rien d’innovant et n’étais pas non plus un film de grande qualité.

      Hunger Game n’est pas une copie de Battle Royal, les thèmes abordés ne sont même pas le mêmes et je pense que l’opposition japonais = intéressant, créatif et Hollywood = Débile et voleur d’idées et extremement simpliste!

      • Très mauvais exemple que « Sa majesté des mouches »,
        pour commencer ce sont des enfants, les plus vieux ont maximum 12 ans, donc il est difficile de parler « d’adolescent »,
        ensuite ils ne s’entretuent pas, au contraire ils tentent de survivre comme ils peuvent, le seul mort de l’histoire arrive par accident,
        il est vrai que sur la fin les gosses tentent de tuer le héros (gosse aussi par ailleurs) car leur nouveau chef ne pouvait pas le blairer mais on est quand même très loin du concept d’un « Battle Royal » ou d’un « Hunger Game ».

  45. Personnellement, j’ai a-do-ré ce film.
    L’un des meilleurs de la décennie, et je ne vous dis pas comme j’ai hâte de voir la suite !

  46. Très bon article, comme à votre habitude. On m’avait raconté ce film : au vu de ce qui m’a été dit, vous vous montrez plutôt gentil.

    Néanmoins (ou oreille en plus), tel n’est pas le sujet principal de mon message : au vu de votre attrait pour les questions politiques et de votre passion peu commune pour les clips politiques, je me sens obligé de porter à votre connaissance la vidéo suivante : http://www.youtube.com/watch?v=1LMEvmVplxY .
    En toute amabilité
    Un Homme

  47. Je vous aime … j’aodre, tout simplement ! Merci de remettre à leur place certains films que l’on dit « génial » alors qu’ils sont en réalité « toutpourrisduzizi » !

  48. J’ai vu un extrait de « The Avenger » réunissant la crème des super héros cinématographiques du moment.

    Je réserve d’ores et déjà une chambre au sanatorium de Berck au nom de Monsieur OC.

  49. moi aussi j’aurais apprécié cet article et ri aux éclats, si je n’avais pas vu le film avant…
    haaaa mon cerveau fond.

  50. Je vous trouve dur sur le coup… Non, je plaisante (j’ai un sens de l’humour terrible).

    Si le livre, bien qu’au style un peu trop simpliste à mon goût (le style « j’aime pas les méchants parce qu’ils sont méchants, mais les gentils, bah, je les aime bien », ça va bien deux minutes), m’a globalement plu, à cause de la pensée en filigrane (critique de la société, toussa toussa), le film m’a (un peu) déçu (surtout par les incohérences qui sont inutilement rajoutées. Quelqu’un a eu peur d’être pris sérieusement ou bien?). Surtout parce qu’il ne contenait pas la réflexion sus-nommée (amorcée par la narratrice) et qu’il faisait donc (très) culcul la praline (le jour où nous découvrirons le principe de télépathie des personnages par écran interposé, le cinéma fera un bond de géant).

    Mais on pardonne parce qu’il y a des flammes partout, ouais t’as vu, les effets spéciaux c’est whoa! (argumentation brillantissime, et hélas véridique). Ne pas oublier de déconnecter son cerveau avant de regarder le film reste néanmoins obligatoire, il ne faut pas se plaindre de la perte de neurones après, garnements (il ne faut pas le rebrancher trop vite non plus, c’est dangereux…)

    Sinon, article excellent (avis totalement objectif évidemment), et que j’utilise comme charte officielle du Club-du-Stop-d’Adaptation-Cinématographique-de-Romans-Jeunesse-Parce-que-Se-Foutre-de-La-Tronche-du-Spectateur-C’est-Pas-Gentil. Après on obtient d’intenses moment de consternation devant l’écran noir, mais c’est bien tout.

  51. Permettez moi, messieurs les jurés, de répondre à cet article par le même moyen d’expression, à savoir un pamphlet au style d’écriture aussi lourd que les prothèses mammaires de Loana (pour rester dans le même registre que l’auteur). Cet « odieuxconnard » possède un vocabulaire et un sens de l’humour aiguisé qui permettent de dissimuler la pauvreté de son argumentation, qui est soit-dit en passant, longue comme un jour sans pain (on reste dans le thème, c’est parfait). « Tout ça pour ça » ai-je envie de dire.
    Il faut premièrement souligner qu’avec autant de mauvaise foi, n’importe quel film devient absurde, du Marsupilami au dernier Jean-Luc Goddard. Dès lors, et sous réserve de critiquer le film, l’auteur se permet de critiquer l’ensemble du monde de Hunger Games, sans pour autant avoir lu les livres, ce qui est une grossière erreur. Si l’on veut faire profiter les autres de son avis, autant avoir l’ensemble des connaissances en sa possession. En effet, le film, bien qu’assez fidèle au livre, ne peut pas contenir autant d’informations que l’oeuvre de Suzanne Collins, c’est pourquoi il est totalement absurde de critiquer les choix d’auteur quant aux réactions des différents acteurs de la trilogie Hunger Games, et en particulier celles de Katniss. Ayant connaissance de l’entier de l’histoire, les critiques restantes relèvent d’une égale pertinence qu’un faux raccord entre deux plans.
    Pour terminer, bien que très drôle et joliment rédigé, cet article dégage une condescendance et un arrogance qui fatigue au fil des lignes. Votre avis ne vaut pas mieux que le mien. et lorsqu’on est humble on ne dit pas « c’est de la merde », mais « je n’aime pas ».
    Cordialement, un lecteur.

    • En même temps c’est un odieux Connard, donc lui reprocher de n’être pas humble c’est un peu passer à côté du concept du blog..

    • En toute honnêteté en tant que spectatrice je trouve ça lamentable de devoir comprendre un film en devant lire le bouquin associé. C’est du foutage de gueule de la part du scénariste, et qui plus est ça me parait récent dans l’histoire de l’adaptation du livre en film – mais je peux me tromper. Soit il s’agit d’une adaptation, et donc d’une « oeuvre » indépendante, soit il s’agit d’un épisode supplémentaire dans l’univers d’une franchise. Mais pas « kikou j’ai fait le scénario comme un porc alors merci de combler le scénar avec le bouquin j’ai piscine. Allez bisous xoxo » Qu’on soit fan ou pas de HG je ne comprends pas comment on peut cautionner ça à ce point, ça confine à l’aveuglement.

    • Oui, mais non.
      Ce qu’on reproche à Hollywood, c’est de nous brasser depuis 10 ans les mêmes diarrhées scénaristiques ce qui finit par créer, dans la tête du cinéphile pas trop décérébré, une grosse impression d’ennui et de foutage de gueule. Bien sûr qu’avec suffisamment de subjectivité, tout film peut devenir une daube. Mais bon, un peu d’inventivité au-délà d’adaptations cinématographiques pour prépubères truffées d’incohérences, ça peut pas faire de mal non plus.

      Et l’Odieux ne peut généralement pas lire les livres, il a une vie aussi vous savez ? Il dit même, malgré sa mauvaise foi, avoir exagéré la critique de ses spoilers. Oui, oui, si vous aviez cliqué sur l’onglet « avertissement », vous sauriez tout ça, et vous auriez pu vous libérer de sa mauvaise foi et de son méchant humour corrosif trop inzuste en tapant bisounours.org ou tropgénialmonfilmdelamortquitue.com.

    • Nicolas, puisque vous n’avez sans doute pas pris la peine de lire la F.A.Q de ce site, voici qui devrait vous éclairer :

      – Pourquoi toutes vos critiques de films sont elles super négatives ? Vous n’aimez rien ?

      Plus simplement, la confusion est courante : je ne critique pas, je spoile. Je ne parle pas ou peu de la réalisation, du jeu d’acteur, des costumes, des effets spéciaux… je m’en tiens au scenario et aux choses qui me font rire malgré elles (incohérences, répliques mal trouvées…) et je raconte le film. Et ce, de manière ultra-négative (et c’est souvent mérité). Sinon, j’aurais appelé ce site “Le blog d’un type formidablement objectif“.

      – Vous n’avez d’ailleurs que ça à faire, hein, d’aller au cinéma critiquer des films, sale aigri ?

      Dans “Le blog d’un Odieux Connard“, quel est le mot qui vous pose problème ? Par ailleurs, raconter un film est pour moi un petit plaisir malsain ; chacun ses loisirs.

      – Et puis d’abord, pourquoi vous ne spoilez pas des classiques du cinéma ?

      Bien que l’on puisse déjà revenir sur la notion de “classique” (certains y intègrent Avatar ou Drive par exemple), il ne faut pas oublier que l’auteur spoile quand il en a l’occasion, le temps et l’envie. Et s’il lui arrive régulièrement d’aller au cinéma, ce qui crée moult occasions de visionner de potentielles futures victimes de spoils, il ne se programme par contre quasiment jamais de “soirées classiques“. Pas d’occasion, pas de larron.

      – Au fait : c’est quoi, un bon film, selon vous ?

      Facile : un bon film est à mes yeux un film qui respecte ses prétentions ; un film qui se veut sérieux ou drôle et qui l’est. Quand le film est à l’opposé de ce qu’il voulait être, il y a problème. Et c’est commun : beaucoup de films ont la prétention d’être sérieux & crédibles, mais font finalement rire malgré eux puisque ne l’étant pas. Simple, non ?

      Et puis, reprocher la condescendance et l’arrogance d’un Odieux Connard… On croit rêver.

    • Je rejoins la Maudite Catin ! Si l’on doit lire le bouquin à côté, où est l’intérêt de faire le film ? Et dans ce cas là toutes les mauvaises adaptations de livres sur le grand écran (hélas nombreuses !) peuvent argumenter de la sorte … ça simplifie drôlement le travail des scénaristes !

      Personnellement quand on me dit que A la croisée des Mondes est nul, je me contente d’acquiescer en étouffant un grognement de rage, car il s’agit d’une adaptation pourrie d’une saga que j’adore … je ne réponds pas « Oui mais non, en lisant les livres tu aurais vu combien cette trilogie est géniale et beaucoup plus profonde que ça, comment en la lisant à différents âges on la comprend différemment … ». Bah non.
      Comme dans HG, visiblement (je dis ça d’après les divers commentaires de gens ayant lu le livre), ceux qui ont adapté ALCDM n’ont même pas pris la peine de respecter des détails qui ne demandaient absolument aucun effort supplémentaire, ils ont tourné l’histoire de manière à créer un non-sens et surtout (( SPOILER )) ils ont coupé le premier film sur une happy end, ce qui va les obliger (bien que j’espère que la suite a été avortée) à commencer le second film par une mort PUIS à passer dans un autre monde d’un coup. Super la coupure ! (( SPOILER ))

      Qu’on ne puisse par exemple pas autant développer la personnalité des personnages dans le détail, notamment secondaires, je le conçois. Par exemple c’est le cas de Atonement, adaptation du roman du même nom (« Expiation ») ; mais pour autant l’histoire est très très proche de celle du livre et l’on comprend tout sans devoir s’y reporter.

      Dans le cas de l’univers de Tolkien, clairement il n’y a pas tout dans l’adaptation du Seigneur des Anneaux, mais l’immense majorité des évènements peut être comprise sans encombre et sans que cela conduise à des non-sens complets sans avoir lu les livres – en tout cas ça n’a jamais gêné les gens autour de moi qui ne les avaient pas lu. Et pourtant, dans le genre univers riche …

      Bref, si l’on est fan d’un bouquin, je trouve qu’au contraire on est d’autant plus dégouté de voir une mauvaise adaptation de celui-ci …

  52. Le livre explique que les districts 1 et 2 souffrent moins que les autres (donc moins de raisons de se rebeller) et qu’ils sont utilisés pour être la milice des autres disctricts (les pacificateurs). Ce sont donc des districts collabos, qui ont certains provilèges car cela sert les intérêts du pouvoir central.

    On est bien d’accord qu’il est – en théorie – facile de se rebeller. Mais l’histoire montre qu’on le fait pas tant que les circonstances l’imposent (puis qu’on ne peut pas parler des nazis, on peut prendre en exemple l’ancienne URSS ou l’actuelle Chine pour montrer que ce n’est pas si dur de garder un puple mal éduqué sous le joug d’une petite partie de personnes privilégiées).
    J’ai passé un bon moment pour voir le film, mais j’y a manifestement inconsciement ajouté tout ce qui n’est pas exprimé dedans mais qui est dit dans le livre (bon, en même temps, je n’y serait pas allé sans avoir lu le libre).

    Je ne prétend pas que le livre est un chef d’oeuvre, mais c’est un livre pour ados correct. Le sujet n’est pas la bataille mais l’oppression et la télé-réalité.

    N’oublions pas que le principe de ce blog est de faire des critiques ironiques en soulignant et amplifiant les faiblesses des films. Ce film en a, il en a pris pour son grade… c’est assez prévisible.

    Donc j’ai aimé le livre, passé un bon moment avec le film mais je ne suis pas traumatisée par la critique ^^.

  53. Un jour il sera de notoriété public qu’un bon livre doit rester un livre sous peine de devenir un mauvais film (à quelques notables exceptions près comme la série Game of Thrones ou Le Seigneur des Anneaux, qui bien qu’ils soient tout de même critiquables, ont pris le parti d’expliciter un maximum d’information tirées des livres quitte à faire des films de 4h et des épisodes de série de 50min) en attendant il y a l’Odieux Connard.

    Tout ça pour dire que j’ai été déçue par le film, qui a voulu cibler trop de publics différents (les fans du livre, les pré-adolescents, les jeunes adultes, les fans de Twilight …) et qui du coup ne satisfait vraiment personne.

    Pourtant le casting était prometteur, Lawrence a au moins pour elle d’être une bonne actrice, mais rien à faire, c’est trop mièvre, trop facile, trop édulcoré pour être réussi.
    Et puis la caméra à l’épaule, concept sympa sur de courtes durées mais là bonjour la migraine.

    Bref lisez le livre, lisez le spoil, mais n’attendez rien du film !

    • Games of Thrones, un bon bouquin??? euh….juste pour le plaisir, un jour, je donnerai toute ma fortune personnelle pour que OC fasse un article sur GoT, et alors LA, je vois pas comment l’ensemble des inepties, des incohérences scenaristiques et des clichés ridicules enfin révélés pourrait encore paraitre « bon » » à vos yeux! Sérieux, prenez du recul et essyer d’expliquer l’histoire a qqn qui ne l’a pas lu, vous allez vous rendre compte par vous même à quel point c’est vraiment mauvais!

      • « je donnerai toute ma fortune personnelle pour que OC fasse un article sur GoT »

        Vous ne devriez pas écrire des choses pareilles, quelqu’un pourrait vous lire et vous prendre au mot…

      • Je suis peut être un imbécile, mais dans l’énorme somme qu’est Game Of Thrones (et je ne parle ici que du livre nommé ainsi, soit le premier tome de la saga de G.R.R.Martin), je serais curieux que l’on m’éclaire sur la somme des incohérences si criantes que vous semblez y voir. Que certains personnages n’aient pas toujours des comportements des plus intelligents est une chose (mais comme qui dirait, eux n’ont jamais lu le script à l’avance, ça n’aide pas), mais parler d’incohérences nombreuses et flagrantes, je voudrais bien être éclairé. Après l’avoir lu 2 fois (suivi des autres tomes sortis à ce jour) puis avoir apprécié la série, je suis passé à coté de nombre d’entre elles apparemment.

  54. Encore un article de qualité (mais c’est d’un banal ici…), je viens donc plutôt ajouter ma pierre à l’édifice en -venant-m’adonner-à-la-diptosodomie-grammaticale- relevant quelques erreurs qui se sont glissées dans votre prose :
    – « S’ils sont lourds, peut-être le mérite t-ils ? » : le méritent-ils (effectivement) ;
    – « Enfin, si vous tirez un coup de fusil à l’aveuglette dans une foule d’habitants du monde de Hunger Games, elle tuera à coup sûr un noir. » : il tuera (sauf si c’est l’aveuglette le coupable) ;
    – « Qui cela va t-il être ? » va-t-il (oui pour un trait d’union, je sais, bouh, vilain !) ;
    – « Marie-Georges Buffet » : Marie-George sans s, quelqu’un qui fédère 1,93% de l’électorat mérite quand même que l’on écorche pas son nom (non, je n’accepte pas de réplique) ;
    – « afin de ne pas laisser passé un cliché » : laisser passer (en ce qui concerne l’accord du participe passé, c’est hors de question, n’insistez pas !)
    – « Katniss se lève car ne trouvant pas le sommeil, et trouve Pita dans la même situation[…] » : la cohérence du scénario, la cohérence du scénario… et la concordance des temps dans tout ça ?
    – « ils sont emmenés à une cérémonie où Président en personne les décore » : on dit « le Président » (oui, ça ou même Monsieur le Président de la République, non mais, attention, le RAID veille…).

    Voilà pour ce que j’ai pu noter. Je salue quand même bien bas votre performance, c’est la première fois que je copie votre texte sous word pour constater qu’il mesure rien de moins que 25 pages (ce qui fait tout de même beaucoup s’il l’on se fie à votre FAQ, puisque pour 8h d’écriture, cela fait quand même plus de 30 mots par minute). Vous écrivez ça d’un trait, ou pousseriez-vous le vice jusqu’à mentir dans votre FAQ (cela me surprendrait tout de même un peu, tant un tel comportement serait immédiatement qualifiable d’indigne, d’abject, d’exécrable, voire même d’odieux ! Oh…) ?

    • Quitte à vouloir chipoter sur la gras mère et la notaugrafe, je signale que la diptosodomie est malheureusement inconnue au bataillon, contrairement à sa cousine la dipterosodomie (oui, moi aussi j’adore ce genre d’argutie).
      Je vous renvoie aussi avec joie à un site référençant ces expressions en latin (et grec) de cuisine:
      http://www.cledut.net/xylo.htm#tetratome

  55. Cher monsieur connard je voulais vous dire que si vous aviez lu le livre vous auriez mieux compris l’histoire

  56. Spoil hilarant et tellement juste…
    Saperlotte ! Une version (mauvaise…mais alors très mauvaise) de Battle Royale « Twilightée » saupoudrée de quelques éclats de « Running Man » (c’est que Schwarzy a quelques bons films tout même…)!
    Quel supplice!!!
    J’ai même enviée à un moment le sort de Rue ..au moins son calvaire était fini bien avant la fin du film..(elle aurait d’ailleurs mieux fait d’étrangler l’héroïne avec sa propre tresse pendant son coma…en tt cas j’aurais été tentée de le faire moi) A sa mort,Katmachin truc a cependant étrangement eu le temps de hurler sa douleur dans la forêt et de lui faire une jolie tombe fleurie sans que personne ne vienne lui maraver la gueule…à mon grand désespoir!!
    Enfin bon….vivement « Expendables 2 »

  57. un de vos meilleur spoil à mon gout! merci merci! (j’ai beaucoup ri pour le coup du boulanger peintre de gateau expert en camouflage!!!!)

  58. Au commentaire No 4 des internautes se demandent doctement pourquoi la population et/ou l’armée allemande ne se sont pas rebellés. Ils n’envisagent pas que cela pouvait être simplement parce qu’il n’y avait pas de raison de le faire puisque presque tout était en fait de la propagande de guerre américaine, entérinée ensuite par les procès de Nüremberg dont les interrogatoires de témoins se sont fait à coup de pieds dans les couilles…

    • Ya un bouton répondre pour répondre au commentaires tu sais, c’est pratique des fois.

  59. J’aime beaucoup la trilogie de Collins et j’ai bien aimé le film, même si effectivement il comporte beaucoup de raccourcis par rapport au livre. Livre dans lequel toutes (ou presque) les incohérences citées ici n’en sont pas comme il est expliqué plus haut. J’ajoute qu’il faut avoir lu les trois tomes pour comprendre vraiment certaines choses, comme par exemple qu’il est faux de dire que la population ne se rebelle pas, elle est simplement en train de préparer la rébellion.

    Cela ne m’a pas empêché de trouver ce spoil hilarant, comme toujours ! J’ai particulièrement apprécié le commentaire sous la photo de Peeta, vu que je ne l’aime pas et que je pense aussi que c’est un vrai boulet.

  60. Je continue quand même à me dire que quand on est capable de générer de la matière organique à volonté, d’avoir des engins volants, et tout un tas de machines formidables qui cuisinent toutes seules quand on appuie sur un bouton ou que sais-je, il y a quand même de forte chance qu’on ait trouvé une forme d’énergie plus intéressante que le charbon. Surtout qu’on ne voit pas des masses de fumées noires au dessus du Capitole.
    Mais qu’en font-ils donc, de tout le charbon que le District 12 se fatigue à ramasser sans avoir le droit de l’utiliser ? Des barbecues géants ?

  61. Je voulais venir faire ma sauveuse du monde en disant « les livres c’est mieux ça explique plein de choses » mais j’ai moult fois été devancée. En revanche, je tiens à dire que même si je désapprouve certains points de cet article, il a eu le mérite de me faire rire plusieurs fois, comme souvent. Des trouvailles savoureuses qui font passer les arguments méchants et pas (toujours) fondés, bref, une recette qui marche.

  62. mais ARRETEZ de dire qu’il faut lire les livres pour comprendre le film! Si c’est vrai c’est bien que le film pêche quelque part, non?
    Et le cinéma regorge d’adaptation minables de livres magnifiques.

  63. Je rejoins la mauvaise catin, zobi et Carole: désolé, mais l’alibi du livre-pour-comprendre, c’est pour cacher que le film en tant que tel n’en est pas un; faudrait ptet payer un ou deux scénaristes, ca pourrait aider. Et l’adaptation de Lord of the rings, est un excellent exemple: il y a eu travail d’adaptation; des découpages, des suppressions de scènes, des raccourcis, et il y a quelques incohérences (le plus gros, amha, restant Faramir, complètement foiré et grosse incohérence), mais le film résultant n’est pas un troupeau d’incohérences: un ou deux trucs à la con, ca passe, dix, ca commence à faire beaucoup et ca sent le « féson 1 Dss1 2 chak chapitr & voila xd lol ptdr ». Si il faut avoir le livre pour comprendre le film, ca ne signifie qu’une chose: le film n’est qu’une mise en image et pas une oeuvre en tant que telle.
    Jackson était attendu au tournant et n’avait pas intérêt à se foirer (d’ailleurs, le public de connaisseurs de LOTR étant assez pointilleux, il s’en ai quand même pris dans la tronche: il avait qu’a pas faire n’imp), alors que visiblement, les lecteurs de HG n’en ont rien à branler qu’on détruise l’histoire originale. Mais il est vrai que LOTR est une oeuvre littéraire qui restera, alors que jeux de miam, hein, dans cinq ans ce sera dans la poubelle.

    • C’est sur que si on commence à comparer Tolkien à Collins il n’y a pas photo ! (Question livre, je parle) La dernière étant inconnue jusqu’à présent tandis que le premier l’est depuis déjà pas mal d’année.
      Ensuite, Peter Jackson n’en était pas à son premier film lors de l’adaptation en film de Lord Of The Ring alors que Gary Ross en comptait moins lors de la réalisation de Hunger Games. .
      Je ne prétends pas que le film soit excellent, mais de fil en aiguille je trouve qu’il est compréhensible et que l’on passe une bonne soirée. D’accord, ça rappelle énormément Battle Royal ou Running man mais tout les films ou livres sont inspirés par d’autres avant eux. C’est ainsi : on invente pas le feu…
      Néanmoins, j’ai trouvé l’article de l’odieux connard hilarant.

  64. Il n’y a qu’un seule réponse à apporter à tant d’incohérences, une réponse simple, efficace, qui fait le bonheur de nombreux MJ:

    « Ta gueule, c’est magique »

    cette réponse est formidable, l’essayer, c’est l’adopter ;)

  65. Je trouve que ce post manque de commentaires…. alors je vais donner de ma personne.

    1) révélation :OC doit être un ancien joueur d’AD&D comme l’atteste sa phrase « Malgré sa classe de ranger de niveau 3, Katniss a déjà accès au sort « Invocation du vieux poncif » pour se sortir du pétrin ».
    2) OC n’est pas bon en maths, ou du moins en probabilités. Compte tenu de la taille du terrain de jeu qui m’a semblé trés vaste, du nombre restreint de candidats qu’elle est la probabilité pour que l’un des concurrent vienne camper pile-poil sous l’arbre ou se cache un autre ? Trés trés faible…. ajoutons y une seconde qu’elle est la probabilité pour que deux concurrents aient une conversation trés importante sous ce même arbre ? trés trés faible… voici donc 2 raccourcis scénaristiques qui en me semblent pas voir été remarqués (quoique pour le 2° ce n’est pas évident comme l’indique ce qui suit)
    3) La preuve au OC n’est pas infaillible, comme si ça ne suffisait pas, j’avais remarqué deux autres « raccourcis » :
    – “Très bien, et une fois qu’il nous aura aidé à la trouver ON LE TUERA HOHOHO !
    Ben il la trouve et ils ne le tue pas ! Non, ils font une petite veillée au coin du feu tous ensemble.
    – Tresh tue Clove, et fait un speech au lieu de partir avec tous les sacs bonus qui étaient là pour eux.
    4) Je n’ai pas lu tous les commentaires, mais si Running man (adaptation d’un roman de Stephen King) et Battle-Royale sont évoqués personne ne parle du film « Le prix du danger » d’Yves Boisset qui date de 1983 et est lui même l’adaptation d’une nouvelle de Robert Schekley qui remonte à …..1958.

  66. « il s’agit bien des légendaires Baies à Chiasse du Bois Joli, qui vous obligent à tant vous vider en quelques secondes dans un bruit de cornemuse que vous mourrez instantanément de déshydratation. »
    Le fond de mon froc ce souviendra longtemps de celle-ci.

    Merci dieu Connard, Battle Royale était intolérable, mais là, j’ai bien peur de ne pas avoir le courage de me faire une idée moi-même.

  67. “Alors c’est toi et tes potes qui avez tué ma Rue ? Je vais te crever !”
    le « Alors c’est toi et tes potes qui avez crevé ma Rue ? Je vais te tuer » aurait été plus drôle (histoire de rajouter un peu d’humour pourri, dont l’article manque terriblement !)

  68. Excellent article, comme toujours. =’)
    Que l’on voie le film avant ou après le spoil, le plaisir est toujours le même…

    Je me permettrais juste de faire une remarque sur ce passage :
    « Katniss ajoute qu’il faut garder quelques baies : ça pourrait servir contre Cato. »
    Il s’agit du moment où Katniss prends les baies restantes de la main de la renarde désormais morte.
    Je pense qu’elle les prends non pas pour les « garder » et s’en servir contre Cato, mais plutôt simplement pour éviter que Cato ne comprenne que la renarde est morte à cause des baies et évite d’en manger si jamais il en trouvait aussi. Voilà voilà.

    Bon courage pour supporter les prochains de la trilogie, dont j’attends les spoilers avec impatience. =3

  69. Ha ! Merci Monsieur Connard ! J’attendais impatiemment votre billet pour faire ce que je n’arrivais pas à faire avec ma répartie de serviette hygiénique, à savoir clouer le bec à mes amis de mauvais goût qui portaient Hunger Games aux nues.

  70. Odieux connard, tu es mon héros ! Merci.
    (Moi personnellement, tes articles me donnent plutôt envie d’aller les voir, ces films, histoire de me fendre un peu la gueule. C’est normal ?)
    (Sinon, les articles me font hurler de rire, mais souvent les commentaires me donnent envie de me pendre : c’est normal, ça aussi, ou pas ?).

    • Mais… euh… je suis la seule à dire « tu ». C’est vrai ça, on ne se connaît pas… Aucun savoir vivre, cette fille. Hmm. Je vous présente toutes mes confuses, donc, cher odieux.

      • Vous avez remarqué que Katniss la tueuse, qui est un peu là pour tuer tout le monde quand-même au départ hein, ne tue en fait jamais personne, à part indirectement et uniquement quand il sont très très méchants et que c’est de la légitime défense (genre le coup du nid de guêpes) ? C’est toujours les méchants qui se chargent de buter les autres, ceux qui sont gentils (Rue, son frère, la Renarde, tout ça). Sans eux, elle aurait pas pu gagner sans se salir les mains. C’est bien pratique quand-même.

  71. Il ne faut pas vous étonner d’un tel échec pour recréer l’univers de Hunger Games. Le même drame est arrivé lors de la sortie de Harry Potter 7 partie 2 qui reste pour moi la pire adaptation d’un Harry Potter ( quoique les autres films arriveraient presque à le rattraper). Non mais sérieusement quelle grosse bouse !
    Alors ne juger par trop vite cette saga qui au fond n’est pas si mal. Maintenant je suis d’accord qu’il n’est pas normal qu’il soit nécessaire de lire les livres pour comprendre.

  72. Mr Connard,
    C’est bien de commenter mechamment a tort et a travers, ca permet de se créer une vie. C’est bien :)
    Mais avant il faudrait peut etre…lire les livres…. Ca ne devrait pas poser de problèmes pour vous si ?
    De plus, vos arguments sont juste absurdes :) pourquoi les coreens du nord ne se mettent aps en greve ? C’est une bonne idee ca :) vous devriez aller leur suggerer :)

    • Une bonne adaptation c’est quand on a pas besoin de lire le livre pour comprendre l’histoire. La, c’est la critique du film qui est faite pas des livres ! Et on doit bien avouer que ce film est une grosse bouse ! Même une amie qui était fan des livres l’a dit…

  73. Heureusement que vos articles sont mille fois meilleurs que Hunger Games.
    J’ai rarement autant ri. Mais au moins, je sais maintenant que je suis pas la seule à penser ça des livres et films pour ados.

  74. Vous nous offrez du rêve en carton pâte Monsieur Connard!

    Encore un délicieux spoiler qui mérite toutes les louanges des critiques du cinéma Français.

    Twilight a donc un sérieux concurrent! Peut-être verrons nous un jour le deuxième volet : « Angry games », dans lequel les héros Jean-michel et Micheline truciderons joyeusement leurs petits camarades à coup d’oiseaux multicolores…

    Toujours un plaisir de vous lire cher O.C.

  75. Je ne sais pas si on vous à déjà fait la remarque cher Mr Connard, (j’ai eu la flemme de lire tout les commentaires..) Mais Peeta s’écrit avec 2 e et pas avec un i à la française. Et le nom des tributs du districts 1, sont Glimmer (oui c’est un nom de fille.) et Marvel. Mais bon je vous l’accorde, l’intérêt qu’ils ont accordé aux tributs dans le film est moindre. Mais si vous aviez eu la présence d’esprit de lire les romans, vous auriez compris bien des choses! Sur ceux, bonne continuation !

  76. Tout le monde compare ce film à Battle Royale, mais moi il me fait également penser à « Running Man », de Stephen King (encore plus vieux, hein, que le livre Battle royale).
    La critique m’a bien fait rire, comme d’habitude, même si j’ai apprécié le livre (qui donne d’avantage d’explications que le film, malgré une écriture pas forcément très littéraire). Merci pour votre humour !

  77. Pingback: #66 HUNGER GAMES – TOMES 2 ET 3 « wenine·

  78. euh, c’est du n’importe quoi… t’inventes des trucs, genre des arbres qui poussent tout seuls ou une fille qui a fait un p’tit feu qui a causé un incendie. N’importe quoi! Bref, une ligne sur deux c’est de la pure invention. Si t’as pas aimé le film, c’est peut être parce qu’apparemment, t’as rien compris. Alors avant de critiquer un film, faudrait déjà le comprendre et savoir de quoi on parle.

  79. MA-GNI-FIQUE !! J’ai également visionné cette bouse en relevant les diverses incohérences mais vous le faites avec un style et une légèreté incroyable mon cher Connard (je peux vous appelez Connard ?). Et il me faudra donc reconnaître à cet infâme navet l’honneur d’avoir inspiré cet article ^^.
    Encore une fois félicitations !!

  80. Cher OC,

    J’avais déjà bien rigolé lors de la parution de ce délectable billet, j’ai encore rigolé (jaune) à la vue de cette bande annonce, tout à fait dans le ton et malheureusement réalisée avec de vrais morceaux du film :

    http://www.buzzfeed.com/koolnewsblog/hunger-games-honest-trailer-1dgl

    D’où cette irrépressible envie de la partager avec vous (et vos lecteurs, oeuf corse)…

    Ouais gros (comme on dit dans les districts).

  81. En tout cas moi ce blog il m’apprend à recracher les strons qu’on me met dans la bouche et à en rire qui plus est. Donc merci mon bon seigneur!

  82. J’ai personnellement beaucoup aimé le film, malgré tout ce que tu racontes … Car on trouve des coquilles dans tous les films américains, c’est ce qui fait leur charme x)
    Mais étrangement j’ai aussi adoré ta critique, qui est plutôt fine et vraiment drôle ^^ Continue, j’adore. Hâte que tu ailles voir le 2 xD

  83. Le problème dans cette critique fine et très juste, c’est que la plupart des explications arrivent dans le deuxième opus. Clairement le premier livre est une condamnation des médias et de leurs ficelles plus ou moins subtiles, mais le film ne le montre pas vraiment, s’inscrivant plutôt dans ce que le livre condamne.

  84. Et sinon une critique constructive ça vous tuerez? Le film est clairement moins bon que le livre mais de la a le descendre en flêche faut pas abuser , je veux bien qu’il s’agisse d’une sorte de battle royale moins sanglant donc moins fun , mais finalement il n’en reste pas moins un bon film. D’autant que les 3 suites devraient nous faire rentrer dans le vif du sujet. Donc la prochaine fois merci de vous abstenir avant d’avoir vu la totalité d’une oeuvre, d’autant que vu les critiques et les commentaires je me doute que je ne dois pas vous demander de lire un livre, et encore moins 3….

    • Commentaire type de l’adolescent aussi boutonneux qu’agressif, qui n’a :
      1- Pas compris le principe même du blog de l’Odieux Connard.
      2- Manifestement jamais lu de livre non plus, rapport à l’exotisme grammatical de la formule « ça vous tuerez ? »
      3- Probablement pas un avis objectif, ayant lui même trop kiffé l’étron monumental qu’est Battle Royale.

      Rayez la mention inutile… Si besoin bien évidemment.

  85. This does not make a lot of sense to some people given
    the fact that they feel it might frustrate them more than help them.

    Therefore, the analyzing abilities and logic skill of a Tetris
    player would improve faster than those of a child who spends most of his time watching TV, for example.

    Players were topping out very early and the whole tournament seemed to pass
    in the blink of an eye. You can use it to immediately look for a good spot to position it.
    We are now inured in the culture of instant information and online entertainment and the i
    – Phone apps cater perfectly for this.

  86. Bonjour, Mr Connard.
    J’ai trouvé votre blog par hasard, et je suis tombé sur cet article.
    Pour ma part, j’ai plutôt aimé ce film, mais je suis tout à fait d’accord. Faire un scénario en évitant au maximum les faux raccords, c’est pour les faibles.
    Et lâchez cet accoudoir !

  87. Alors, pour commencer, bravo pour cette critique totalement objective et dénuée de tout jugement, on voit que finalement vous avez vraiment cherché à aller plus loin que ce qu’on peut voir au premier abord.
    Personnellement, j’ai adoré les livres, et certes le film n’était pas aussi bon, mais il s’en sort bien pour une adaptation de ce genre. Mais si je puis me permettre, j’aimerai rectifier deux-trois trucs.
    Donc, bon bah déjà,  » si on ne sait pas pourquoi les 12 districts ne se sont jamais rebellés ou n’ont pas tout simplement sombré dans le terrorisme (…) les gens qui bavent depuis 73 ans en se laissant gentiment faire sans remuer le petit doigt »… Non mais c’est vrai, on n’a jamais vu dans l’histoire de l’humanité des dictatures durer grâce à la propagande, l’oppression, et l’utilisation de la menace, JAMAIS.
    Ensuite, « son bon ami Bob, sorte de grand dadais qui ne doit pas beaucoup bosser à la mine, vu son teint de jeune fille », eh bien, si vous n’avez pas tout compris au film, vous aurez au moins compris ça: non, « Bob » ne travaille pas encore à la mine. Parce que bon, globalement, s’il peut être tiré au sort, c’est qu’il a pas l’âge de travailler (bin non, le Capitol va pas décimer sa propre main d’oeuvre, quand même.)
    « MAIS SUR QUI ÇA TOMBE DIS DONC ! Asseyez-vous car vous ne vous y attendiez probablement pas : sur Primrose »… Ça alors… Et moi qui pensait que ça allait tomber sur Mirelle, la fille du plombier, celle dont personne ne parle pendant tout le film. Qui aurai pût un jour imaginer qu’en fait, l’élément déclencheur allait affecter les personnages principaux? C’est ouffissime.
    Bon, je vais pas tout expliquer en détail parce que sinon ça risque d’être aussi long que cette merveilleuse critique, mais pour faire court, oui les premiers districts (les plus riches) entraînent les enfants, non ce n’est pas permis, mais oui le Capitol ferme les yeux sur ces écoles « paramilitaires » parce que ça met du piment dans les jeux. Non, les autres districts ne montent pas d’école pour entraîner leurs gamins parce qu’ils sont pauvres, et les armes, ça coûte cher. « Quoi? Comment ça tu avais déjà deviné qui allait gagner? » Un vrai malin ce M. Odieuxconnard! Alors moi qui pensait cette fois serait la bonne, que Mireille ferait enfin son apparition, je suis encore tombé à côté! Zut, zut et zut. Oui, « le jury lui donne une super note pour lui avoir tirer dessus », parce que comme c’est dit plus tôt dans la critique, les « méchants » des districts 1 & 2 vont peut être essayer de tuer les plus forts en premier, donc en lui donnant une bonne note, ils font d’elle l’ennemi public n°1 (sinon, il y aurait pas de film, oui, je sais, ça vous aurez fait plaisir). Non, au Capitol ils ne paniquent pas parce qu’elle pourrait s’enfuir lorsqu’elle s’approche de la limite, juste parce qu’elle est trop loin des autres et que du coup, personne ne peut la tuer.
    Bon, je passerai sur la comparaison Katniss/Bella, ça me pique les yeux.
    Pour être honnête je n’ai pas terminé la critique, l’ayant trouvée assez peu constructive.
    Je vous entend déjà venir, je suis l’archétype de « de l’adolescente aussi boutonneuse qu’agressive », pour reprendre un commentaire.
    Alors pour ma part d’objectivité, oui, il y a des incohérences (la broche qui à mon sens porte plus la poisse qu’autre chose en effet, le lancé de grosse boule « Oh mon Dieu il sait lancer des boules de métal, prenons-le dans notre équipe au lieu de le tuer, parce que c’est tellement utile comme talent! », enfin bon en même temps il sait dessiner sur son bras, et puis c’est vrai qu’on trouve assez facilement de la peinture et des pinceaux en forêt, donc on peut pas leur en vouloir.) Les gentils pauvres, les méchants riches, tout ça tout ça…(un « tout ça tout ça » qui est quand même bien moins présent dans les livres, je me permet d’insister). Il y a un moment il faut regarder la vérité en face, c’est sûr que ce n’est pas le film de l’année non plus. Mais bon comparé aux Twilight, Sublimes Créatures et autres fables pour adolescentes mièvreuses qui aiment voir des gens se regarder en respirant fort pendant 2h, c’est quand même plutôt très bon.
    Voilà.
    Bon sinon, je me permet de conseiller cette vidéo http://www.youtube.com/watch?v=_hp_xsUg9ws , que j’ai quand même trouvé plus drôle et bien foutue que cette critique.

  88. Pingback: Hunger Games : l’embrasement des rétines | Le blog d'un odieux connard·

  89. Le conseil de Mitch m’a provoqué un fou rire de bien 5min! L’un de vos meilleurs, sinon le meilleur je trouve. Vous avez le droit de taper les gens qui vous ont recommandé ce film avec l’Accoudoir. Oui, un A majuscule. Ce sera le risque Accoudoir lorsqu’on va au cinéma maintenant.

  90. Ils s’en foutent les scénaristes, ils ont l’excuse parfaite pour beaucoup de tes critiques : « Ta gueule, c’est le futur » Comme dans Harry Potter ou Narnia on dirait « Ta gueule c’est magique »

  91. Je n’ai qu’une chose à dire sur ce film : c’est une très bonne mise en image du livre (et encore… je suis toujours aussi déçue par le défilé en char). Sans le livre on ne comprend pas la moitié de l’histoire. Mais les deux ensembles c’est pas mal ! Bon, par contre le triangle amoureux est réglé illico avec 2 secondes de reflexions… mais faut faire style ! J’ai été moins convaincu par ce spoil parce que je connaissais l’histoire en entier ^^0 mais même acec le bouquin, il y a des incohérences, faut pas rêver non plus.

  92. C’est pas totalement faux. Bon, comme d’habitude, c’est un peu capilotracté sur 90% de l’analyse mais bon, certains passages sont vrais ^^
    Les films sont forcément moins bons que les livres mais ça reste tout de même un bon divertissement selon moi et un film ne devrait jamais être autre chose qu’un divertissement même si certains se hissent largement au dessus.

  93. Connard, mon cher Connard, j’adore ce que tu fais, honnêtement. Les remarques sont très pertinentes en général, l’humour est savamment dosé et la critique rarement gratuite (si l’on regarde bien).

    Mais bordel de prout de cul à pipe -et je reste polie, RELIS-TOI avant de poster. Parce que même si c’est peu courant, croiser des fautes dans tes textes, ça le fout vraiment mal niveau crédibilité. Quand on a le verbe si acéré, on se doit, et on doit à son lecteur, une écriture au-delà de tout reproche.

    C’est le troisième article que je lis depuis hier, et j’ai vu des bourdes dans deux d’entre eux (voire les trois, mais ma mémoire est à peu près aussi courte qu’un scénario de film torché sur un ticket de métro). Peu, je te l’accorde. Peut-être une ou deux sur tout un article.

    Donc je t’aime, promis, mais s’il-te-plaît, fais gaffe à ça, parce que ça fait non seulement redescendre sur terre, mais en plus se bouffer le bitume par les trous de nez :)
    Gros bisou.
    /Horod

  94. J’ai passé un bon moment à lire ce billet et les commentaires contrairement à l’horrible et unique fois ou j’ai vus ce film (bon en tipiak heureusement que je n’ai pas payé pour cet étron)

  95. J’ai adoré hunger game, pour tout un tas de raisons que je ne m’explique pas très bien d’ailleurs. Cela ne m’empêche pas de rire comme une bossue à la lecture de ce spoiler hilarant!

  96. Sur le principe des Hunger Games pour discipliner le peuple (il y avait des échanges là-dessus, quelques centaines de commentaires plus haut)… bon, c’est améliorable, mais c’est un peu défendable (si si, un peu…). Déjà, les dirigeants, que ce soit en dictature ou en démocratie, ne font pas QUE des trucs cohérents, je pense que chacun aura quelques exemples en tête sans même chercher (et un personnage qui se comporte de façon incohérente, ça peut être cohérent, regardez par exemple Anakin Sk… euh, non rien). Je suspecte même que la tendance, quand le pouvoir s’aperçoit que connerie il y a eu, va plutôt consister à justifier la connerie a posteriori et soit essayer de rattraper les dégâts à la marge soit s’enfoncer parce que plus ça rate, plus ça a de chance de finir par marcher (c’est dans Les Shadoks, ce n’est pas une citation de François Hollande) parce que faire marche arrière publiquement, ça fait con.
    Là, l’aspect public rappelle (j’ai dit rappelle, j’ai pas dit « c’est pareil »!) la première partie du livre Surveiller et Punir : une justice aléatoire et spectaculaire, pour rappeler ostensiblement qu’on ne déconne pas avec le souverain, nanmého, regardez ce qui peut vous arriver si vous faites les malins. Là, l’aspect sport rend en plus l’événement attractif à regarder, ce qui met le spectateur dans une position inconfortable de complicité quand il oublie son sort de citoyen en danger pour rentrer ne serait-ce que temporairement dans celui de spectateur. Et même si c’est inefficace pour le but affiché (que la population ait peur de se rebeller), la motivation de départ était peut-être plus la rancoeur que le souci de sécurité (et seuls les ados sont concernés, donc le truc des condamnés à mort qui sont graciés s’ils se portent volontaires, ça ne marche que pour les condamnés à mort avant 18 ans).

    Note : le commentaire ci-dessus vise à défendre le livre, et pas le film qui met quelques soccer kicks parfaitement gratuits au livre (Gale qui a tout le temps l’air de sortir de chez le coiffeur, la vieille qui donne le pin’s mockingjay à Katniss parce que, euh, ben parce que, Haymitch qui a des réflexes ninja alors qu’il ne lui reste plus trop de sang dans l’alcool -et ce depuis des années- pour la même raison que la vieille donne le pin’s à Katniss, …). Après, les deux ont des incohérences communes, mais ça je ne vais quand même pas l’admettre!

  97. Pingback: Hunger Games : Révoltant – Deuxième partie | Le blog d'un odieux connard·

  98. Cher Odieux (permettez moi de vous appeler par votre prénom)
    Je vous maudis, positivement (genre encore plus, j’essaie d’intégrer le langage des communicants, mais je débute )
    Moi qui voulais me coucher tôt, mon cerveau malade a été hypnotisé par une diffusion ce soir que je n’aurais pas regardée sans vous relire en même temps.
    Sachez que d’empêcher les honnêtes gens de dormir sans fournir aucun mot d’excuse pour le patron demain, c’est moche.
    Vous êtes impitoyable.

    Bien a vous,

    Winnie

    (je suis sur un filière de chatons. Je dis ça, je ne dis rien. Mais si pouvais avoir un mot pour demain, Hein…)

  99. Pingback: L’Odieux Connard – Tome 1 – Qu’il est bon d’être mauvais | 22h05 rue des Dames·

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