50 nuances de Grey à gré

À l’instant où vous lisez ces lignes, vous avez tous une dette de sang envers moi.

Car vous, cruels lecteurs, n’avez eu aucune pitié pour l’honorable gentilhomme que je suis. Mails, messages Facebook, Twitter, et même demandes de vive voix, rien ne m’aura été épargné pourvu que j’aille voir 50 Shades of Grey à votre place. Et pour vous donner un aperçu de l’ampleur de la tâche, rappelons que 50 Shades of Grey est le film adapté du livre éponyme, lui-même à l’origine une fanfiction de Twilight (mais nous y reviendrons), qui est un livre lui aussi tiré d’autre chose, à savoir l’anus de Satan d’après les premiers éléments de l’enquête.

Sans compter que pour votre information, et c’est authentique, Madame la marchande de billets (non, pas de possibilité d’automate, évidemment) m’a fait répéter trois fois, oui, trois fois ce que je voulais voir. Avant de dire « Hihihihi désolé, je suis un peu sourde. » Oui, et maintenant, tu es un peu MORTE, hein ! Tu fais moins la maline, et… hem. Je m’égare déjà. Ho, et ajoutez à cela une salle bondée qui rit de tous les moments supposément drôles mais dignes d’un spectacle d’Arthur, ou qui est en émoi du genre « Han il a un hélicoptère nan mais, han, un hélicoptère, quoi, qui vole et tout, ouaaaah ! » et vous comprendrez pourquoi ce film fut un Vietnam tant pour mes neurones que mes nerfs. Diego n’a jamais eu autant de corps à planquer. Et je ne vous parle pas des deux sacs de sports de chatons qui y sont passés.

Un jour prochain, je frapperai à votre porte. Et vous SAUREZ ce que vous me devez !

Coup de bol, en général, je suis plutôt sympa : je me contente de demander la réalisation une statue à mon effigie en remerciement, tout votre pognon, ou plus sobrement, votre fille première née. Rien que des choses raisonnables, quoi.

Mais, je parle, je parle et  je vous sens impatients d’en découdre avec 50 Shades.

Alors, qu’est-ce qui est le plus proche du sado-maso ? La trame du fond du film ou le simple fait de le regarder ?

Ni une, ni deux : spoilons, mes bons !

_______________________________

252669.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

L’affiche : regardez bien cette image, à elle seule elle résume près de 75% du film. Et au moins 20% des bonnes raisons que vous aurez de vouloir lacérer l’écran à chaque minute..

Notre film s’ouvre sur une joyeuse cité américaine au sein de laquelle un riche et bel homme fait son jogging, pendant qu’une étudiante fait des trucs comme, tiens, hop, étudier, c’est fou. Et nous la retrouvons un petit moment plus tard chez elle en compagnie d’une autre fille. Mais qui sont elles, ces bougresses ? Hé bien, il s’agit de Kate, la blonde, et d’Anastasia Steele, la brune. Et c’est sur cette dernière que nous allons nous attarder, même si ça, elle le fait déjà très bien toute seule tant son jeu d’acteur semble tout droit sorti d’un spectacle de fin d’année d’IME. Car voilà, Kate étudie le journalisme et est parvenue à décrocher un rendez-vous avec le célèbre Christian Grey, éphèbe multimilliardaire à qui tout sourit, surtout les nunuches décérébrées. Seulement, Kate est malade ! Elle est en effet dans un état lamentable à manger de la soupe devant une rediffusion de Friends (l’un des gros symptômes de maladie chez la femelle homo sapiens), et a donc plusieurs options :

  1. Prévenir qu’elle devra décaler le rendez-vous
  2. Envoyer un de ses camarades de promotion de journalisme à sa place
  3. Se rappeler qu’elle bosse pour le journal de la fac et que par conséquent tout le monde s’en fout et personne ne le lit

Mais l’option 3 n’est pas valable puisque nous sommes dans un film américain, où n’importe quelle étudiante peut interroger le président des Etats-Unis pour la gazette de l’université ou obtenir l’accès à une scène de crime en invoquant le journal du lycée. Ce pourquoi Kate a choisi l’option 4 :

« Envoyer ma coloc, qui n’a strictement rien à voir avec la choucroute. »

C’est donc notre héroïne Anastasia Steele qui s’y colle. Que dire d’Anastasia Steele ? Hé bien ma foi, que c’est une jeune fille que dès la première scène, on a envie de barbouiller de napalm. Entre sa frange improbable (toute l’équipe du film devait provenir de l’IME, coiffeur compris), sa capacité à s’habiller avec du papier peint volé chez des personnes âgées ou surtout, sa propension à se mordiller la lèvre inférieure pour un oui ou pour un non, cela suffit à vous faire comprendre au bout de deux minutes que le film va être très, très long. Mais peut-être que je n’ai pas compris et qu’en fait les grosses lèvres d’Anastasia Steele lui permettent de stocker de la nourriture ? Un remplacement malheureux dans le script de « herpès labial » et « hamster labial » aurait accidentellement pourvu Anastasia d’une bajoue dans laquelle elle peut régulièrement puiser de quoi se sustenter ? Un coup de dent et paf, elle récupère un Skittle, deux et elle peut remonter une saucisse de Morteau en cas d’urgence ?

Qu’importe.

Car Anastasia, après avoir emporté les questions préparées à l’avance par sa colocataire (« Ça vous fait pas chier de vous appeler Chrétien Gris ?« ) et meilleure amie saute dans sa coccinelle vieux modèle et file vers Seattle où en bonne grosse plouc des familles, lorsqu’elle s’arrête devant l’immeuble de Grey Corp où il y avait une place pile pour elle, elle lâche un « Ouaaaaah ! » d’admiration.

Ben oui, tu penses, un immeuble. Avec des vitres, et tout ! C’est tellement rare dans une ville moderne ! Ai-je raté le passage où on nous annonce que la bougresse vit en fait dans une hutte en crottin ?

En tout cas, notre simili-journaliste file dans la bâtisse, franchit les étages, se fait annoncer, franchit la porte du bureau de Monsieur Grey et… se vautre comme une bouse.

« Hihihihi, qu’est-ce que je suis gourde ! Comme je suis pauvre et innocente, je suis forcément aussi super maladroite, huhuhuhihihihihuhuhihihihihihihi.« 

Vous ai-je parlé du rire d’Anastasia ? Il est proverbial. Car si son prénom sonne comme « impératrice », son rire sonne plutôt comme « Philippe Bouvard ». En tout cas, Christian Grey n’a lui probablement pas d’oreilles car plutôt que de battre à coups de pieds cet espèce de gros rideau qui rit comme un phoque sur le sol de son bureau pendant qu’il le peut encore, il va l’aider à se relever et découvre sous les motifs à fleur et la frange digne du cousin Machin une fille. Ça alors, c’est pas banal !

« Vous ne vous êtes pas fait mal ?
– Hihihihuhuhuhihihihih ho nooooon hoooolalala, hoooo mais quelleuuuuh gourdasseeeuuuh ! 
– Quel jeu d’actrice aussi, je suis bluffé.
– Merci. Au fait, je ne suis pas Kate, la fille que vous attendiez : je suis Anastasia Steele. 
– Une amie d’école de journalisme ?
– Non, non. Sa coloc’. 
– Heu… d’accord. Et vous étudiez ?
– La littérature anglaise.
– Donc vous n’avez rien à foutre ici, en fait ?
– Complètement.
– C’est cool. Commençons. »

Anastasia s’installe donc nerveusement sous le regard de Christian Grey. Elle déballe ses affaires, son enregistreur & co, et puis pouf, elle se dit qu’en fait, tiens, ce serait bien d’avoir un crayon parce que les enregistreurs, ça n’est pas justement fait pour pouvoir écrire par la suite. Christian Grey lui tend donc un crayon à papier sur lequel nous reviendrons plus tard. Et c’est parti pour l’interview.

« Bon alors, bonjour Christian Grey. Comment ça va ?
– Ça va bien, merci.
– Christian Grey, première question, vous êtes super méga riche, avez un immeuble géant tout ça… comme le film oublie d’en parler, c’est quoi votre métier en fait ?
– Vous êtes mauvaise langue : un coin du script évoque des domaines très vagues, et des investissements agricoles en Afrique.
– Oui mais le script dit aussi que ce n’est pas votre cœur de métier.
– D’accord, j’avoue. Je suis le plus gros fabriquant mondial d’ouvertures faciles.
– Ho ?
– Oui, j’aime provoquer la douleur chez autrui.
– Très bien, deuxième question : pourquoi votre bureau est-il aussi grand ? Avez-vous un tout petit truc à compenser ?
– Je joue beaucoup à Super Mario Kart sur ma chaise à roulettes. Quand je tombe, ma secrétaire vient me chercher avec une petite canne à pêche pour me remettre sur pied et hop, je repars.« 

Quoi les vrais dialogues ? Je vous assure qu’ils sont plus ridicules que ce que je vous mets ici pour vous préserver. Tous tournent autour de grosses déclarations aussi subtiles qu’originales, du genre « Oui, si je suis super fort en affaires, c’est parce que je sais lire qui sont vraiment les gens au premier coup d’œil. J’aime SAVOIR et CONTRÔLER dans TOUT CE QUE JE FAIS CLIN D’OEIL CLIN D’OEIL SI TU VOIS C’QUE J’VEUX DIRE NARDINAMOUK« 

Subtil, on vous dit.

Mais Anastasia Steele se contente de hocher la tête, de mordiller ses grosses lèvres pour y sucer un vieux morceau de travers de porc et d’écouter Christian Grey débiter son pipeau. Celui-ci se rapproche de plus en plus d’elle physiquement et lui fait encore plus ouvertement du gringue façon « Hmmm, tu as l’air tellement intéressante pour un rideau qui parle, raconte-moi ta vie avec tous les détails » et fait même annuler ses rendez-vous pour passer plus de temps avec notre héroïne au charisme d’endive. Finalement, l’entretien touche à sa fin, et Anastasia doit partir sans avoir pu poser toutes ses questions. Aussi Christian, ce farceur, lui pique-t-il discrètement sa fiche de questions pour les compléter plus tard. Et pif pouf, voilà.

Ana (puisque c’est ainsi qu’elle se fait surnommer, un peu comme « Bella » pour Isabella, je dis bien sûr cela au hasard) sort donc de l’immeuble tellement chaude comme la braise qu’elle se met à glousser stupidement sous la pluie après cette rencontre. Quelques personnes se demandent qui est cette jeune fille qui fait de la vapeur sur le trottoir, mais personne ne l’empêche de rentrer chez elle, ce qu’elle fait.

Notre héroïne retrouve Kate, dont le script a oublié qu’elle était malade. Ce qui est dommage puisque c’était le motif de la rencontre qui ouvrait le film, mais bon, hein, détail. C’est donc une Kate fraîche et pimpante qui harcèle Ana de questions façon « Alors alors il est comment ? Il est pas trop super sexy ? Il a été gentil ? Il n’a pas fait de remarques sur le fait que tu es une gourdasse hihihuhuhuhihihi ? Ho, et puis il m’a gentiment renvoyé un mail avec toutes les réponses aux questions que j’avais posées ! C’est trop génial !« 

Du coup, si le mec est aussi efficace par mail, c’eut été une idée de commencer par là avant d’envoyer ta copine Ana faire la kakou, mais bon, pour ce que j’en dis.

Ana se montre très réservée. Elle n’ose dire que la tempête tropicale, ce n’était pas uniquement au-dessus de Seattle après l’interview avec l’ami Grey. Mais Kate glousse, glousse et reglousse et finalement, sent bien qu’Ana n’était pas indifférente au charme de mauvais acteur du multimilliardaire. Et comme la production a envie de faire dans le sous-entendu léger, on retrouve Ana en cours qui s’aperçoit qu’elle a toujours le crayon à papier de M. Grey avec elle. Pour information, le crayon est long et noir (jusqu’ici, pourquoi pas), avec une espèce de déformation discrète au bout pour faire encore plus phallique (non, ce n’est pas juste un stylo rongé, il y a vraiment un truc). Le tout marqué « Grey ». Ana s’empresse donc de sucer goulûment ledit crayon, ce qui vous en conviendrez, est des plus poétique. Je crois qu’ils auraient pu rajouter tous les figurants qui font des clins d’œil, Ana qui chatouille une paire de gommes en même temps et un rappeur qui jette des dollars au-dessus sans que ça ne fasse tache pour autant.

287293.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Fig 1 : la finesse – allégorie.

Vous m’avez envoyé voir ce film. Vous me le paierez. Tous.

Bref.

Le lendemain, alors qu’Ana est en poste à son boulot étudiant dans un magasin de bricolage, devinez qui elle voit arriver entre deux rayons ? Christian Grey ! Ho ben ça !

« Christian Grey ! Ho ben ça !
– Hé oui. C’est moi.
– Mais qu’est-ce que vous foutez là ?
– J’avais un rendez-vous professionnel juste à côté. Je suis venu acheter deux ou trois choses ici, voilà tout.
– Non, je veux dire : qu’est-ce qu’un type multimilliardaire vient faire ici ? Vous n’avez personne pour aller acheter votre patafix ? Et vous allez me faire croire que dans votre appartement super design,vous faites du bricolage ? Du genre mettre vous-même une étagère dégueu sur votre mur de designer à 17 millions de dollars ?
– Ho. Ça se voit que c’est un prétexte de merde ?
– Un peu. Mais vous savez, moi, je suçais goulûment un crayon à papier dans la scène précédente, alors la finesse…
– Moui, bon : il me faudrait des liens en plastique, de l’adhésif et cinq mètres de corde.
– Vous voilà le parfait serial killer, hihihihihihihuhuhuhuhihihihihihihihuhuhuhuhuhihihiiiiiiiiii.
– C’est vrai que ce n’est pas du tout suspect. Mais allez-y, déroulez la corde… hmmm, vous faites ça tellement bien…
« 

Non mais ? Je ne déconne pas : le mec fait vraiment le compliment. Je rappelle que dérouler un rouleau fut-ce de corde, comme son nom l’indique, c’est quand même un petit peu un truc que même un enfant fraîchement trépané peut faire. Tu les as trouvé où tes compliments, mec ? Sur Art de Séduire ?

En tout cas, Christian Grey discute encore un peu avec Ana et lui propose de faire une séance photos, car ils ont oublié d’en prendre une pour l’article du journal de la fac ! Le drame ! Il donne ainsi sa carte de visite, l’hôtel où il est descendu, et propose donc de jouer le modèle le lendemain matin. Ana est toute jouasse : elle avertit donc Kate sa coloc’, et José, son meilleur ami accessoirement photographe ce qui tombe fabuleusement bien, histoire de faire tout ça bien. Tout ce petit monde se retrouve donc, fait poser l’ami Grey, vas-y, fais-moi un sourire, oui, comme ça, plus malicieux, oui, bien, bien le doigt, vas-y, joue avec ta cravate, c’est ça, mets-la sur ta tête, maintenant, enlève ton pantalon, fais l’amour à l’objectif, c’est…

Ho, et puis j’en ai déjà marre tellement c’est convenu et mauvais. Sautons à la scène suivante.

Christian a proposé de conclure la séance par un café avec Ana. Tous deux discutent donc un peu, jusqu’au moment où Ana finit par avouer que « Ho oui ! Je suis une grosse gourdasse romanticucu hihihi !« . Christian paraît bouleversé par cette nouvelle pas du tout prévisible (pourtant je vous rappelle que le mec explique que tout son succès repose dans sa capacité à lire la personnalité des gens au premier coup d’œil, hein), se lève et annonce à Ana que ça ne va pas être possible, il doit partir. Maintenant. Mais alors qu’il s’en va avec Ana hors du café, soudain…

« HO MON DIEU ATTENTION : UN VÉLOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !« 

Grosse scène d’action : Ana risque de se faire bousculer par un vélo ! Ni une, ni deux, Christian n’hésite pas et se saisit de la bougresse qu’il serre très fort contre lui pour empêcher que le terrible deux roues ne fasse quelque chose de dramatique, comme par exemple, actionner sa sonnette. Mon dieu, j’ai senti un frisson de terreur dans la salle ! Christian peut donc tenir la gourgandine contre lui avant de se reprendre :

« Je ne suis pas un homme pour vous. 
– Mais que voulez-vous dire ?
– Je suis… dangereux…« 

Non mais ? Ce numéro de drague digne d’un ado de 15 ans. « Désolé Samantha, je suis trop dangereux ! Si tu restes avec moi, tu pourrais prendre deux heures de colle. Ni toi ni moi ne voulons ça. Notre relation n’est pas prête. Puis-je me contenter de t’envoyer des photos de ma bite sur Snapchat ?« 

Et sur ces propos digne d’une écolière qui fume un pétard derrière le gymnase au lieu d’aller en SVT, Christian Grey disparaît, aussi digne que mystérieux, c’est-à-dire ni l’un ni l’autre puisqu’une fois, j’ai connu un ragondin vachement plus mystérieux. Et pourtant, je venais de rouler dessus.

Ana peut donc se concentrer sur ses études, sucer des crayons et passer ses examens de fin d’année pour enfin décrocher ce fameux diplôme de littérature anglaise qui de toute manière, ne lui donnera aucun emploi. Les tests passés (sauf celui de QI, quatre fois qu’elle redouble), Kate lui propose de faire une méga-grosse teuf à savoir… d’aller en boîte ! Waaah, quelle truc de ouf malade ! Soirée mousse les enfants ! Ana s’y rend donc après avoir eu l’aide de son amie Kate pour mettre du rouge à lèvres (« Hihihihi, je suis bien trop innocente et empotée pour ça !« ), ce qui soulève deux grandes questions : sachant que le restant du film, Ana a régulièrement du rouge à lèvres, qui lui met ? Et surtout : sachant qu’elle passe son temps à se mordre les lèvres, pourquoi n’a-t-elle pas les dents de devant colorées en permanence ? Mystère.

Sauf que voilà. En boîte, Ana boit un monaco, puis un deuxième, et c’est le drame : elle est complètement beurrée. Elle part donc s’isoler aux toilettes pour dégainer son téléphone à clapet, car pour bien appuyer que c’est une fille ringarde, elle a forcément un téléphone vieux de 10 ans. Vraiment, un film subtil on vous dit. Nul doute qu’Ana n’a la télé qu’en noir et blanc, écoute Radio Londres sur sa TSF et soutient ardemment Valéry Giscard d’Estaing. Elle hésite à effacer le numéro de Christian Grey, et puis tiens, puisqu’elle est bourrée, elle passe de « Je vais t’effacer. » à « Je vais t’appeler.« 

C’est ce que j’appelle un revirement.

Mais, regardons plutôt.

221472.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

« Ho mon dieu, une fille bourrée qui m’appelle, c’est tellement excitant, il faut que je m’accroche aux meubles. »

Christian Grey est donc tranquillement chez lui à faire semblant de bosser, un verre de vin blanc à la main, et j’en profite pour le glisser : dans tout le film, tous les personnages ont toujours un verre de vin à la main parce que « ça fait classe ». Ils travaillent ? En buvant. Ils téléphonent ? En buvant. Ils font l’amour ? Un verre sur la table de nuit. Franchement, s’ils boivent autant que le film le prétend, Christian Grey devrait avoir une sacrée couperose, un pif qui ressemble à une balle de golf et crever d’une cirrhose après avoir largué 50 nuances de gerbe. Heureusement, le blanc qu’ils boivent est si clair que ce doit être du Château Vittel, nos héros peuvent donc continuer en paix. Mais je digresse : revenons à Ana qui appelle Christian.

« Aaaaaaaallô Christian ?
– Ana ? Que me vaut l’honneur de cet appel ?
– Je suis cooooomplètement pétéééééééée ! 
– Ana ! Vous avez bu de l’alcool ! Vite, dites-moi où vous êtes ?« 

Car oui. Lui, il peut boire dans toutes les scènes, mais si Ana boit un mojito, c’est Dien Bien Phu.

« Naaaan ! J’dis pas ! En plus, j’voulais juste dire, z’êtes lourd ! Genre ouiiiiiiiii j’veux boire un cafééééééééé blablablaaaa pis après vazyyyyyyy j’suis dang’reux… relouuuu !
– Ana, ne bougez pas ! J’arrive !
– J’ai pas diiiit où j’étais !
– Oui, mais la réalisation s’en fout ! Je fonce !« 

Quelques minutes plus tard, nous retrouvons donc Ana en train de tituber devant la boîte. C’est alors que José s’approche d’elle. Car il a décidé que c’était le bon moment pour avouer quelque chose à Ana : il ne veut pas être son meilleur ami. Il veut lui faire des bisous. Et pas seulement sur la joue.

Oui, le mec s’est dit : « Tiens, elle est bourrée ! Si je lui avouais mes sentiments, là, maintenant ?« 

Rusé, le José.

Heureusement pour notre héroïne et hélas pour José, alors qu’il commence à agripper Ana pour lui faire des bisous contre son consentement, Christian Grey surgit de nulle part et dégage violemment l’ami José si fort qu’il le propulse hors du film. Oui, vous avez bien lu. C’est le meilleur ami d’Ana, il vient de faire un truc qui devrait un peu la remuer, mais pouf, Ana n’en parlera plus. Désolé José, c’était ta dernière scène ! Laissons plutôt la place à Christian Grey, qui lui, assure comme un dieu.

« Ana ! Bon sang, vous êtes ivre ! 
– Oui, et je geeerbe sur tes chaussures pour faire rire le public du cinéma parce que c’est trop rigolol ! 
– Bon, allez hop, je vous embarque loin d’ici, vous allez cuver à mon hôtel. Embarquer une fille cuite au monaco, c’est trop mon style.
– Attendez ! Je suis venue avec mon amie Kate, je ne peux pas la laisser !
– Pas d’inquiétude ! Par un raccourci scénaristique digne d’un Disney, il se trouve que j’avais par hasard dans ma voiture mon frère, qui est lui aussi riche et beau, est aussitôt tombé amoureux de Kate, et ils sont occupés à se faire des bisous, ce qui simplifie drôlement la situation et permet de jouer la carte du « deux mecs rencontrent deux filles et forment deux couples la vie c’est trop cool tout ça ».
– En effet, quel gros coup de bol !
– N’est-ce pas ? Allez, en voiture Simone ! »

Et en voiture Simone, donc, pendant que dans la salle, on se tranche les veines tant tout cela paraît avoir été écrit par une adolescente de 13 ans.

Le lendemain, Ana ouvre donc les yeux pour découvrir qu’elle est bel et bien dans un hôtel. À côté d’elle, deux pilules et un verre de jus de fruit l’attendent avec les mots « Mange-moi » et « Bois-moi« . Ana s’exécute donc et s’enfile les deux pilules contre le gros mal de tête (et seulement de tête) qu’elle a. Christian Grey aurait pu être joueur et mettre du LSD à la place, mais non, petit bras, va. Car c’est un gentleman, comme il l’explique en arrivant avec le plateau du petit déjeuner.

« Bonjour Ana. Tenez, le petit déjeuner.
– Christian ? Mais attendez, je suis en pyjama ! Vous m’avez changée ?
– Il le fallait bien.
– Mais ! Et nous avons… ?
– Non, rien de cela. Nous avons simplement dormi.
– Je suis rassurée.« 

C’est cet instant que choisit Christian pour… retirer son T-shirt ?! Mais enfin ! Mais qu’est-ce qu’il se passe ?!

« Hmmmm j’avais tellement envie de retirer mon T-shirt après mon discours sur le fait que je suis un gentleman qui ne cherchait pas à transformer cette mésaventure en mauvais plan cul !
– Heu… oui ?
– Et maintenant, je vais me promener à quatre pattes sur le lit et… croquer la biscotte que tu avais à la main.« 

Non mais… le truc qui démarre sans aucune raison après un dialogue où le mec la jouait chaste ?

Et surtout, Christian Grey, je vais t’apprendre un truc. Il y a deux choses qu’il ne faut jamais faire avec une personne à double chromosome X dans la vie :

  1. Les laisser approcher leurs pieds froids à moins de 10 centimètres
  2. Leur croquer la biscotte

Comme je t’aime bien, mon petit Chrichri, je vais te la refaire avec une vraie fille.

« Et maintenant, je vais me promener à quatre pattes sur le lit et… croquer la biscotte que tu avais à la main.
– Hé ! 
– Crounch.
– Hé mais dégage de là ! Putain, ma biscotte !
– Non mais ça va, je…
– Il y avait du Nutella dessus ! Tu es qui pour te mettre entre moi et mon Nutella ?
– Okay, on se calme, en fait c’est une manière de te…
– Christian, je vais être clair. Tu retouches une seule fois à ma biscotte, tu me piques une seule frite au restaurant ou tu me chourres un Pim’s, je sors le taser et je te le colle sur les baballs jusqu’à ce que Monsieur Knacki lui-même te fasse un procès pour contrefaçon. C’est clair ? 
– Attends, je…
– TOUCHE. PAS. MA. BISCOTTE. »

C’est comme ça Christian. Le possesseur de double chromosome X n’hésitera jamais à taper dans ton assiette. Mais si jamais tu tapes dans la sienne, dans le meilleur des cas, tu t’en sortiras avec le bras pété en trois endroits. Alors tu laisses la biscotte de la dame tranquille.

303231.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

« Choubidou, je voulais juste… – Tu touches encore une fois à ma bouffe, je te crève, c’est clair ? – Mais la biscotte… – C’est ma biscotte, alors touche à ton cul. »

Mais toujours est-il que Christian Grey parvient à ne pas se faire taser par Ana, et la conversation s’engage sur un sujet précédemment abordé.

« Je ne suis pas un romantique, Ana.
– Ho…
– Je sais. C’est comme ça. Disons que j’ai des goûts… particuliers. Vous ne pourriez pas comprendre« 

Nouvelle erreur mon Chrichri ! Jamais on ne joue le mystérieux là-dessus ! Sinon, tu peux être sûr qu’elle va extrapoler.

« Vous aimez les One Direction, c’est ça ?
– Non ! 
– Vous aimez vous rouler dans du fromage fondu en chantant du Luciano Pavarotti ?
– Oui mais je… attendez, non ! Non, c’est pas ça ! Pas ça du tout !
– Ho, je sais ! Vous adorez mettre votre annulaire dans le cul de petits animaux !
– TU ARRÊTES MAINTENANT ! »

Ha ben hé, tu l’as cherché aussi. Mais finalement, Ana la joue débutante et se contente d’un « Initiez-moi. » Christian Grey hésite, mais rejoue le mystérieux. En expliquant qu’il ne peut rien faire tant qu’elle n’a pas signé certains accords écrits avec lui. Étrange ! Mais malgré tout, il lui tient des propos comme « J’ai terriblement envie de te croquer les lèvres » (moi c’est plutôt d’en faire du jambon, mais pourquoi pas) ce qui est dommage car elle le fait déjà pour deux. Aussi, lorsqu’ils vont dans l’ascenseur pour quitter l’immeuble, Christian s’exclame « Tant pis pour la paperasse ! » et saute sur Ana pour lui rouler une patinette.

Lorsque l’ascenseur s’ouvre deux étages plus bas pour accueillir des gens, il faut croire que soit Christian Grey a des sèches-cheveux à la place des mains, soit Ana a des poux convertis au Jihad qui se sont fait exploser, mais l’équipe de tournage en voulant montrer que les bisous sauvages avaient un peu décoiffé la belle a finalement doublé le volume capillaire d’Ana donnant l’impression que Christian Grey vient de peloter Mufasa. À ce rythme, encore deux étages et il se tapait les Jackson Five.

Ana peut donc rentrer chez elle, où elle retrouve Kate qui, elle, fait plus que des bisous à Eliott, le frère de Christian. Les garçons mis dehors, ça glousse, glousse et glousse encore, et Ana avoue qu’elle n’a finalement fait qu’un bisou au célèbre multimilliardaire. Kate qui s’attendait à un récit digne d’une soirée Youporn est un peu déçue.

Mais Christian ne compte pas en rester à un petit bisou, ho que non ! Ce fétichiste des franges hideuses invite dès le lendemain Ana pour lui montrer une surprise. Non, pas celle là. Pas tout de suite, du moins. Car le jeune homme envoie son chauffeur quérir la belle pour l’amener au sommet de son building local où Christian l’attend, costume sur-mesure et chemise entrouverte, près de son hélicoptère personnel façon « Salut, je fais de la pub pour du parfum très naturellement, c’est comme ça« . Scène d’un érotisme insoutenable, Christian Grey boucle lui-même la ceinture de sa passagère qui bien évidemment, frémit à chacun de ses gestes. Hé ben dis donc, vu l’effet que lui font les bases de la sécurité routière, elle doit être très populaire chez la Police Municipale. Enfin, Christian prend les commandes, et en avant.

Soupirs dans la salle. Hééé oui. Vous, la dernière fois que votre mec vous a fait une surprise de ce genre, il avait loué un pédalo sur le lac du Der. Et debout sur le frêle esquif, les cheveux au vent, il n’hésita pas à lâcher d’une voix sensuelle : « Tu as vu ? J’ai fait des folies pour toi. Il y a deux places pour pédaler. » Et floupoufloupoufloupou, vous êtes partie avec lui manger un sandwich au gouda sur les eaux grises. Waow.

En tout cas, l’hélicoptère fait de l’effet à Ana, puisque Christian lui fait survoler Seattle, la ville où la jeune fille compte bien s’installer prochainement. Puis il se pose sur l’immeuble où l’attendent ses appartements et descend avec la jeune fille à l’intérieur. Là, après s’être servi son 248e verre de blanc depuis le début du film ce qui en fait une sorte de Gérard Depardieu, mais avec un quintal de moins, il lui tend un contrat.

« Tiens, Ana. Signe ce contrat et nous pourrons avoir des relations intimes.
– Un contrat ? Mais pourquoi ?
– J’aime mes secrets. Si tu signes, tu acceptes de ne rien dire de ce qu’il se passe entre nous ou de ce que tu vois. À personne. »

Ana, si tu veux mon avis, cette affaire fleure bon le micropénis.

La jeune femme signe, et lâche alors, véridique : « Et maintenant, vous allez me faire l’amour ?« 

Non mais ? Mais nom d’une pipe ! Ce n’est pas toi, la romantique des deux ? Tu demandes ça comme si tu lui demandais s’il avait du Nesquik ! Mais qui a écrit ce film ? Ces dialogues ? Cette merde ? Qu’est-ce que je fais là de toute manière ? Pourquoi suis-je attaché à ce siège ? Qui êtes vous ? Lâchez- moi ! Que de questions ! Et nous allons en avoir plus encore, car Christian fait faire le tour du propriétaire à Ana. Non, pas ce tour là ! Attendez, aaaattendez, ça arrive, du calme, sacrebleu. Mais surtout, soyez attentifs. Car nous entrons dans le gros du sujet, si je puis dire.

Christian montre en effet une chambre dans l’appartement et explique à Ana qu’elle peut être sienne.

« Voilà, Ana. Si tu acceptes les règles de notre contrat, il y a des récompenses. Cette chambre en est une. Elle peut être tienne.
– Mais, nous ne dormirons pas ensemble ?
– Non. Je dors toujours seul car je suis mystér…
– Toi, tu pètes au lit. 
– Quoi ?!
– Ça va, c’est bon, le mec qui veut dormir seul genre c’est parce qu’il est trop dark. C’est quoi le problème ? Un burritos qui ne passe pas ? Tu sais, c’est pas grave si tu rejoues Verdun sous la couette tant que tu ne secoues pas les draps.« 

Et surtout, pour ma part, ce qui me choque, c’est que plus que vaguement sado-maso, le film m’a surtout l’air diablement pédophile. Non parce qu’en dehors de l’âge officiel d’Ana, Christian Grey se comporte avec elle dans chaque scène comme si elle avait 6 ans.

« Ana, tu as trébuché dans mon bureau, tu ne t’es pas fait mal ? Tu veux que je mette du rouge sur ton genou ? »
« Ana, tu déroules si bien la corde ! Tu as au moins assez de talent pour coller des gommettes. »
« Ana, tu as traversé sans regarder, tu sais très bien que c’est dangereux ! Heureusement que j’étais là pour te retenir ! »
« Ana, tu as bu de l’alcool ! Tu sais très bien que ce n’est pas de ton âge ! Prends plutôt du Banga ! »
« Ana, je vais boucler ta ceinture dans l’hélicoptère. Tu es bien trop petite pour le faire seule ! »
« Ana, voici ta chambre. Elle sera tienne si tu le veux. Tu pourras y coller tes posteeers, y mettre ton tapis en pilouuu, appeler tes copines si tu veuuux… »

C’est un pédophile, Ana, aucun doute. Sauf que comme il est multimilliardaire, il a remplacé la camionnette par un hélicoptère. Fuis tant que tu le peux, malheureuse !

camionnette

Christian Grey, the early years.

Mais non, Ana reste et Christian finit de faire le tour de ses appartements en la prévenant de ce qu’elle va découvrir maintenant.

« Ana, tu vois cette porte ? Derrière c’est ma… salle de jeux.
– Avec une Xbox et des jeux vidéo (je n’invente pas, c’est le dialogue d’origine) ?
– Non… Ana, je dois te prévenir… tu peux encore faire demi-tour. L’hélicoptère est en stand-by sur le toit. Tu peux le rejoindre, il t’emmènera où tu le souhaites.« 

Ouais, sauf que c’était toi le pilote, mec. Donc si elle retourne à l’hélicoptère toute seule, elle risque de s’emmerder un peu. Ou de s’écraser, au choix.

« Je veux voir ce qu’il y a dans cette salle.
– Tu es sûre ?
– Oui, sûre.« 

Et Christian d’ouvrir la porte pour révéler une salle rouge remplie de fouets, menottes, photos d’Eric Zemmour et autres martinets. Ana est donc un petit peu étonnée, mais rien ne se passe ici. À la place, tous deux ressortent et discutent de ce qu’Ana pense de ce qu’ils viennent de voir.

« Voilà Ana. J’aime le sado-maso, les trucs qui font mal. Mais c’est moi le dominant, que ce soit clair.
– Christian… je ne suis pas sûr d’être fan de cette salle rouge de la douleur.
– De la douleur ? Non, salle rouge du plaisir ! Et puis tu sais, il faut expérimenter. Qu’as-tu expérimenté sexuellement ?
– Je…
– Oui ?
– C’est que…
– Ana ?
– Christian. Je suis… VIERGE ! »

CA ALORS !

Christian, qui est un mec sympa, se propose pour dépanner la belle sur la question. C’est très serviable de ta part mon garçon. Et comme bon, hein, ils sont deux dans ce grand appartement et qu’ils ont tous les deux envies de se prendre la bouche, ils vont dans une chambre et hop, zip zip, c’est parti. Plusieurs éléments sont à retenir : si Kate copulait avec Eliott en soutien-gorge, accrochez-vous, car miracle, Ana ne garde pas tous ses sous vêtements pour faire le sexe ! C’est incroyable ! Et il y a même, et là, c’est fou, des poils ! Non, braves gens qui vous documentez uniquement en vidéo : la femme n’a pas uniquement des poils à partir des sourcils ! Unebeulibibeule, on vous dit.

Bon, mais ça s’arrête là pour le vaguement crédible, car pour le reste, Ana est l’opposé d’un diesel. À chaque fois que Christian l’éffleure avec sa langue, un doigt, le gros orteil, une fesse sale ou même une perche télescopique de 22 mètres, la bougresse frémit à en faire trembler les murs. Autant vous dire que vu sa facilité à être excitée, je pense que sa culotte aura besoin d’un sacré marouflage en fin de séance, mais passons sur ces considérations de bricoleur. C’est tellement beau. Je vais retirer les caillots de sang au coin de mon canal lacrymal et je reviens.

Bref, la première fois d’Ana se passe évidemment divinement bien, hop.

Et surtout, comme Christian est trop mystérieux, quand il a fini son coït, il enfile son petit pantalon taille basse, retourne dans le séjour de son immense appartement, et assis à un piano près de son immense baie vitrée, se met à jouer un air triste pour appuyer le fait qu’il est trop dark. Ana vient donc l’écouter et se frotter à lui, rrrr. Le bougre refera ça à chaque fois qu’il copulera dans le film. Et Ana évidemment est là « Holala, tu joues toujours des choses tellement tristes, tu es si profond !« 

Oui, ou alors il ne connait qu’un seul morceau. Et puis si ça se trouve ce n’est même pas triste. C’est juste qu’il le joue lentement et au piano.

« Christian ? Tu m’as réveillée de mon 217e orgasme, celui que tu as provoqué en me passant un Monster Munch dans les cheveux.
– Excuse-moi Ana, je suis occupé à jouer un morceau triste et profond. Lalala… lala..
– C’est beau…
– … lalala…. la bite… à Dudule… je la prends… elle m’en…
– Tu es tellement un poète maudit, Christian, j’en frémis. Prends-moi là, tout de suite !« 

Et rebelote.

Allez, un petit coup de brandy et un rail de coke pour se donner du courage et on continue, parce que non, ce n’est pas fini, loin de là.

Au petit matin, Ana découvre que Christian est quand même resté faire dodo avec elle. Mais alors qu’ils s’apprêtent à remettre le couvert, voici qu’une voix féminine appelle dans l’appartement ! C’est…

LA MAMAN DE CHRISTIAN.

Oui. Le mec est multimilliardaire, mais il n’a même pas de quoi se payer une serrure. Et son chauffeur/homme de main n’est pas capable d’arrêter une mamie relou. Tout le monde se fringue donc en urgence pour voir débouler Maman Grey. Qui est ravie de rencontrer Ana ! Car Christian aime être super secret, par contre présenter son coup d’un soir à sa maman qui passait par là, aucun souci. Fais toi plaiz’, mec.

« Bonjour, je suis Maman Grey ! Mais tu peux m’appeler Docteur Grey, comme dans Grey’s Anatomy, ce qui n’a bien évidemment rien à voir avec les goûts de chiotte de l’auteur.
– Bonjour Maman Grey, je suis Ana !
– Ana ! Nous avons un dîner à la maison prochainement pour fêter le retour d’Europe de la sœur de Christian, Mia ! Venez dîner avec nous, ce sera trop cool ! Bon, sur ce, je venais juste dire ça et proposer à mon fils de manger avec moi. Mais puisque je vois que tout le monde est occupé, je me casse ! »

Ah oui ? Donc en fait, tu es juste venu faire chier dans l’appartement pour un total d’environ 45 secondes pour demander un truc que tu aurais pu faire par exemple avec un… hmmm… téléphone ?

Non. Dans ce film, tout le monde est bien trop con pour ça.

Christian propose donc de raccompagner Ana chez elle. Et lui confie un second contrat : si elle veut vraiment rester avec lui, elle devra jouer selon ses règles. Et le contrat détaille donc ce qu’il attend d’elle, à savoir une « totale soumission » avec des articles comme « le sujet ici dénommé « la Soumise » accepte par la présente qu’elle aura des relations sexuelles avec l’autre partie, dénommé « le Dominant » à chaque fois qu’il le souhaitera et sans faire d’histoires« .

Qu’est-ce qu’il est intelligent, Christian, de proposer des contrats comme ça.

Ma petite Ana, je pense qu’un mec qui te propose de signer un truc dans lequel il écrit noir sur blanc « Ton consentement, je l’emmerde bien volontiers « , tu dois pouvoir emmener ça devant n’importe quel tribunal et repartir avec la moitié de la fortune de M. Grey sans souci. Dieu qu’il est con. Et visiblement fan de sites de séducteurs pour écrire autant de caca. Je veux sortir. C’est insupportable. J’ai envie de tous les gifler avec une rame de galère.

Ana rentre chez elle et retrouve Kate qui la… non ? Non ! Non Kate, stop ! Ne dis pas ça, ce film est déjà bien trop mauvais ! Arr…

« Ana ? Tu as l’air… différente, hihihihi !« 

NON ! Pas la phrase « Ho mon dieu, depuis que tu as vu une kikoute de près, c’est comme si tous tes chakras s’étaient ouverts !« . Nooooooon, on n’ouvre pas les chakras des gens à coups de trilili ! Il n’y a que dans les sectes qu’éventuellement, un gourou peut prétendre ça ! Mais généralement, la femelle humaine porte rarement sur elle des stigmates post-coït, à part éventuellement lors de certaines pratiques japanisantes qui font du bien au cuir chevelu.

284167.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

« Ma chérie, depuis que tu es avec Christian tu es… différente et ça se voit sur toi. – C’est l’herpès, maman. »

Et puis qu’est-ce que je raconte, moi, d’abord ? Laissez-moi sortir ! Ouvrez la porte, gens du cinéma, je veux partiiiiiir !

Bon. Ces rabouins ont barricadé les issues, soit. Revenons donc à Ana, qui découvre que son ordinateur, dont elle se plaignait qu’il soit en panne, a été remplacé par un flambant neuf par l’ami Christian. L’occasion d’aller consulter sa boîte mail pour découvrir que visiblement, sa vie sociale est proche de zéro car elle est entièrement vide à part un mail de Christian qui dit :

« Ta lu le contra ? Ten pens koi ? A biento lol ;)« 

Ana répond donc promptement « Je doi i reflaichir, bisoo <3 » et commence à faire des recherches sur ce qu’est cette histoire de dominant et de dominé. Elle tombe donc sur des images de cuir, de liens, et bien sûr, plusieurs sites sur le féminisme qui utilisent le même vocabulaire à des fins de pipotron. Voilà qui n’enchante guère Ana. Mais Christian étant un peu un psychopathe, il insiste très fort (et tous deux s’échangent des mails courts à une vitesse si folle qu’il va falloir leur parler du principe du SMS) :

« Alor tu di oui ? :)
– Nan desoler, je réfléchi, c bizar :(
– Alé ésser tu vera c tro cool ;) 
– Je doa enkore reflechire :s
– Alé alé alé steuplé je veu foueté ton Q ! :((((
– Aret Christian.
– Alé ! 8====> (o)(o)   ;) ;) :D
– Christian t lour
– :'(« 

Et en effet, Christian a la délicatesse du char Tigre qui roule sur une garderie. Mais Ana trouve ça teeeellement séduisant ! Cela dit, elle n’est pas enchantée par la perspective de se faire fouetter le cucu, aussi s’occupe-t-elle d’autres choses vaguement plus urgentes, comme d’assurer son déménagement sur Seattle prévu de longue date. Ce qu’elle fait donc. Et puis, lassée que Christian lui envoie des photos de son cul par mail pour achever de tenter de la convaincre, elle lui envoie un ultime message.

« Ct simpa de te conetre ;)« 

Comment ? Elle repousse ses avances ? Christian Grey n’aime pas ça ! CHRISTIAN PAS CONTENT !

Ana est donc fort surprise lorsqu’alors qu’elle est en train de monter un meuble Ikéa chez elle, elle voit paraître à la porte de sa chambre… Christian Grey (avec une bouteille de vin blanc et deux verres, bien évidemment, il se déplace toujours avec ça sous le bras) !

« Christian !
– Tu as réfléchi à mon offre ? Devenir mon esclave en échange de heu… moi ?
– Ben c’est à dire que là je réfléchis surtout à comment tu es entré chez moi ?
– Ho, nous sommes aux Etats-Unis. Je suis sûr qu’envoyer des messages à caractère sexuel à une fille qui dit non, lui laisser des contrats du même type et pénétrer chez elle par effraction ne risque pas de me poser problème. Et puis tu sais, comme je l’ai écrit noir sur blanc, le consentement…
– Bon, mais sinon, tu es là pourquoi ?
– Je pensais te refaire l’amour, histoire de.
– Ah ben écoute, je finis de monter mon meuble et on y va. Mets-toi en slip-chaussettes s’il-te-plaît. »

Et c’est reparti pour une séquence durant laquelle Christian peut faire ce qu’il veut, la bougresse frémit au point que ça ressemble plus à un exorcisme qu’à du sexe. Et vas-y que je jouis si tu me touches la joue, si tu me fais un clin d’œil, si tu me pètes au nez…

C’en est vraiment gênant pour le spectateur qui a plus de 55 de QI. À partir de ce moment, je regardais le film avec une cagoule. Non, en laine, non. Merci.

En tout cas, l’affaire rondement menée, Christian remet son slip, reprend la cravate avec laquelle il avait attaché la bougresse, et après avoir réinsisté 22 fois sur « Dis, tu voudrais pas signer mon contrat qui ferait de toi mon esclave steupléalléfépatapute ? » s’en va. Mais pas pour longtemps ! Car il y a la remise des diplômes à l’université d’Ana, et en tant que mécène, c’est Christian Grey qui assure le show. Tout le monde vient donc récupérer son précieux bout de papier, et lorsque c’est au tour d’Ana de venir serrer la paluche du gourgandin, le mec, pas du tout lourd on vous dit, n’insiste pas du tout.

« Hé, tu voudrais pas signer mon contrat ?
– Hooo, Christian ! Ce n’est tellement pas du harcèlement que tu es en train de me faire. Mais pour la 13 287e fois : non !
– Allez !
– Tu sais quoi ? Comme ça fait 13 288 fois que tu insistes, d’accord, je veux bien essayer le sado-maso.« 

Ce n’est pas une blague. Le mec la harcèle depuis des plombes, est un psychopathe complet et incroyablement con avec ça, il retente sa chance en pleine remise des diplômes, le truc qui n’a rien à voir, et donc pendant que toute la famille d’Ana est à 20 mètres à applaudir leur fille, mais comme il insiste une fois de plus, allez hop, c’est bon, elle y va.

Diego, amène moi un sac de sport de chatons. J’ai des vertèbres à péter.

Christian, qui je le rappelle, tenait à rester super secret sur ses relations au point de contractualiser le tout, décide donc que tiens, regardez, une remise de diplômes d’une grosse université où je suis le mécène avec des milliers de gens ! Ho, il y a même la presse ! Si je serrais tranquillement Ana contre moi devant tout le monde en espérant que personne ne remarquera rien ?

Non mais… tu es un bulot ou bien ?

Mais mieux encore : ça passe ! La presse fait même sa une sur Christian Grey qui remet des diplômes, avec lui et Ana en photo, et en légende « Christian Grey et une amie« . Ho oui, tellement crédible ! Je crois que la légende complète était « Christian Grey et une amie, rien de sexuel, et si elle se mord la lèvre sur la photo et lui a la main sur ses fesses, c’est strictement amical, arrêtez ces rumeurs insupportables, c’est honteux, d’ailleurs on adore faire des unes avec des photos où l’on dit du rien.« 

Diego, deuxième sac s’il-te-plaît, j’ai déjà fini le premier.

284151.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

« Notre relation doit rester secrète. Ça ne te dérange pas si je te prends la bouche en public ? »

Okay, donc après ce passage où Christian Grey fait exactement l’inverse de tout ce qu’il explique depuis le début du film, il rejoint Ana chez elle. Et l’initie à la puissance du sado-maso en lui collant une petite fessée, allez hop. Et comme elle a accepté la fessée, elle a le droit à un cadeau : une voiture ! Comme quoi, les fessées, ce n’est pas vraiment pour punir.

« Mais où est mon ancienne voiture, qui était de collection je le rappelle ?
– Ho, je l’ai vendue sans ton accord sur le Bon Coin.« 

Ana est toute folle, hihihihi ! Il contrôle ma vie sans mon accord, c’est tellement génial, huhuhihihi ! Vivement qu’il m’éventre et me colle dans un sac poubelle, c’est tellement romantique, les psychopathes ! C’est donc aussi stupide que séduite qu’Ana décide non pas d’accepter de signer le fameux contrat pourri de Christian, mais de lui proposer un rendez-vous pour l’amender ensemble avant qu’elle n’y réfléchisse à nouveau. Tous deux arrêtent donc un horaire le lendemain au bureau de Grey Corp pour faire genre c’est un rendez-vous strictement business, ce qui est très crédible.

Ana arrive donc habillée en bombasse (je vous rappelle qu’elle s’habillait en rideaux pour venir au même endroit au début du film : elle a sûrement découvert un double fond dans sa garde-robe), et une fois encore, Christian qui tient à rester super secret tout ça, se met à la peloter devant tous ses employés.

Non mais sérieusement ? L’intrigue tient sur UNE LIGNE ! Vous ne pouvez pas la tenir au moins un minimum ? Ho, ce que j’ai mal ! C’est comme si chacun de mes neurones hurlait en se consumant. Je… je souffre.

En tout cas, les deux se retrouvent autour d’une table de réunion et commencent à discuter de ce qu’Ana aimerait éclaircir dans le contrat, amender ou supprimer.

« Alors, je lis ici, et c’est véridique ce n’est pas l’auteur de ce spoil qui l’invente, « Ana n’aura pas le droit de boire d’alcool. »
– En effet. D’ailleurs, veux-tu encore un peu de cet excellent vin blanc que j’ai fait apporter pour accompagner notre discussion ce qui rend ce dialogue encore plus crédible ?
– Putain. Même ça c’est raté. Ho, et puis les autres articles : « Ana devra manger uniquement ce qui lui sera indiqué » « Ana devra prendre la contraception choisie ». Ça va, tu ne t’emmerdes pas ? 
– Je voulais écrire « Ana sera ma femme trophée et me fera des sandwichs » mais ça ne serait jamais passé sous cette forme auprès du public cible. J’ai donc juste paraphrasé.
– Super.« 

Ensuite, il y a toute une séance où Ana pose plein de questions sur les pratiques sexuelles proposées décrites dans le contrat.

« Sodomie, c’est non.
– Grmbl… je raye.
– Fist, c’est non.
– Hmmmgrbmblblblb… je raye aussi.
– Bon, tout le paragraphe « Le Dominant pourra s’asseoir sur le nez de la Soumise après avoir mangé une choucroute et chanter le générique de Papa Schültz », c’est non.
– Et si je change de générique ? Albator par exemple ?
– D’accord. Suivant : « Le Dominant se déguisera en Kronprinz et pourra soliloquer pendant qu’une maquette de Sedan sera posée sur le cul de la Soumise. Elle devra lui hurler « Prends-moi comme les Allemands ont pris Sedan ! ».
– Oui ?
– Peut-on remplacer la maquette de Sedan par celle de Rethel ?
– Tu es dure ! Mais allez, va. »

Pendant que je m’enfilais de la morphine dans chaque bras, la scène s’achevait enfin par Ana qui chauffait un peu l’ami Christian avant de le laisser en plan : certes, le contrat est modifié, mais elle a encore besoin d’y réfléchir pour signer. Christian est tendu de bien des manières, mais décide de faire un geste : si Ana signe le contrat, il l’autorise, tenez-vous bien, à faire UNE sortie, comme un restaurant ou un cinéma, une fois par semaine !

Ouaaaaaaaaaaaaaaaaah. Quelle générosité. Tu m’étonnes Ana : vendre ton cul 6 jours sur 7 en échange d’un restaurant, ça revient à des tarifs inférieurs à ceux pratiqués par Germaine la Goulue derrière la baraque à frites de l’aire du Chevreuil sur l’A6. Je comprends que tu hésites ! Et puis, basculer dans l’esclavage, n’est-ce pas tentant ?

Ce film. Ce… mais qu’est-ce que… comment est-ce que qui que ce soit peut trouver ça intéressant ? Crédible ? Et je ne parle même pas de bon. J’ai abandonné tout espoir.

En tout cas, entre les histoires de contrat d’esclavagiste, de voitures vendues & co, Ana est un peu perdue. Ce que sa mère (qui elle boit du gros rouge en téléphonant, ce film est magique) détecte, aussi propose-t-elle à sa fille de venir passer quelques jours à la maison pour se détendre. Mais pas de bol, avant cela, Ana a une autre invitation à tenir : le repas où Maman Grey l’avait invitée ! Christian offre pour l’occasion une jolie robe rose « qui se soulève quand tu tournes » (pédophilie ++) et part avec Ana assurer les obligations familiales.

Laissez-moi vous parler de la famille Grey au grand complet.

Vous vous souvenez qu’à l’origine, ce truc est une fanfiction de Twilight ? Attention, vous allez voir à quel point l’auteur s’est éloigné de l’original.

– Comme dans Twilight, Christian n’est pas vraiment le fils de son père, mais est adopté.
– Comme dans Twilight, Christian a un médecin pour parent
– Dans Twilight, le père de Christian s’appelait Carlisle ? Dites bonjour à Carrick, le papounet de Christian !
– Comme dans Twilight, Christian a un frère. Au revoir Jasper, bonjour Eliott, qui ont un style étrangement proche !
– Comme dans Twilight, Christian a une sœur. Et ça alors, Mia ressemble jusqu’à la coupe de cheveux au personnage de Twilight !

LA SUBTILITÉ.

Seulement voilà : alors qu’Eliott est là avec Kate, donc (et qu’ils évoquent brièvement Jacob, pardon, José), ça se passe moins bien pour le couple Christian – Ana car la jeune fille annonce qu’elle compte passer quelques jours chez sa mère. Christian s’énerve donc aussitôt et emmène Ana avec lui dans un coin de la propriété familiale (probablement pour planquer le corps si elle lui dit non). Il lui fait comprendre qu’il n’est pas content ! Comment ose-t-elle voir sa famille ? C’est vraiment honteux ! Ça ne se passera pas comme ça. S’ensuit donc un dialogue pourri à base de « Tu es à moi, à moi ! À moaaaaaaaa !  » et qu’Ana prend très bien, merci pour elle, après tout, c’est bien normal d’isoler les gens de leur famille en leur hurlant dessus s’ils osent prétendre le contraire. C’est très sain.

Bravo Ana. J’ai connu des teckels plus indépendants, mais passons.

99083__dachshund-sad-home-carpet-view-wedding_p

Fig 2 – Celui qui a dû accompagner sa copine voir le film, allégorie

La soirée s’achève, et tout le monde rentre chez soi. À noter qu’à l’occasion d’un voyage retour, Twilight toujours, Christian décide de partir discuter seul avec Ana… DANS LES BOIS ! Le tout filmé, comme une bonne partie du film, avec des gros plans bien trop gros sur les visages histoire de voir d’encore plus près les lèvres maltraitées d’Ana. Oui, même la réalisation est hideuse, qu’on se le dise. Bref, ça papote un peu, et Christian commence à confesser des trucs :

« À 15 ans, une amie de ma mère m’a initié au sado-maso. Mais on est restés potes, merci. Bon, et puis c’était de la pédophilie, mais est-ce vraiment un problème vu le reste du film ?« 

Et un peu plus tard, Christian se re-confesse, mais pendant qu’Ana dort, parce que parler aux gens éveillés, c’est chiant, des fois, ils écoutent.  Ah non mais moi, je ne sais pas vous, j’ai laissé tomber depuis un bail, hein. C’est vraiment trop à chier. Je crois que justement, même Twilight était mieux. C’est dire où nous en sommes niveau scatophilie. En tout cas, qu’est-ce que Christian confesse ? En substance :

« Holala, ma mère biologique était accro au crack et est morte quand j’avais 4 ans, d’où mon adoption. Si seulement moi, le combattant qui a dû affronter la vie, je rencontrais un petit être pur pour guérir les grosses cicatrices de mon sombre passé ?« 

Ouais en fait, t’as raison. Confesse-toi pendant que les gens dorment, puisque vu ce que tu as à raconter, mieux vaut qu’ils soient inconscients.

En tout cas, Ana, elle, décide que confessions pendant qu’elle pionçait ou non et malgré les réticences de Christian, elle va partir voir sa mère. Ce qu’elle fait. Elle est un peu jalouse quand elle apprend par SMS (ils y ont enfin pensé !) qu’en son absence, Christian mange avec une amie (c’est rigolo, en fait, elle ne s’énerve que pour les trucs qu’il ne faut pas). Et quand il l’essaie de l’appeler pour la rassurer, elle ne répond pas (alors que lorsqu’il la harcelait, là elle répondait à chaque fois, merci). Aussi le lendemain, alors que sa mère et elle prennent un verre au bar du coin…

… A WILD CHRISTIAN GREY APPEARS !

« Bonjour Ana. Je t’observais depuis un moment.
– Ho ! Ça alors, après avoir insisté pour que je n’aille pas chez ma mère alors que toi aller chez la tienne, c’était bien normal, tu me stalkes comme un gros pervers psychopathe, hihihihi, tu es trop chou !« 

À noter ce dialogue véridique :

« J’ai brisé une des règles du contrat. Comme tu le vois, je bois de l’alcool.
– Le contrat n’est pas encore signé. Et puis, on peut faire une exception.« 

Aussitôt suivi par Christian qui arrache le cocktail des mains d’Ana, parce qu’il vient d’expliquer qu’elle avait le droit, mais comme tout ce film est un étron fumant, c’est raté jusque dans le moindre dialogue, hé ben en fait, il agit comme s’il avait dit l’exact contraire. Et que fait Ana ? Mais, elle glousse bien sûr ! Et puis, histoire de tuer ses derniers doutes, et puisque c’est une femelle, Christian se décide à l’acheter, par exemple en l’emmenant faire du planeur, waooooh, trop fou.

Puis, lorsqu’il en a assez du planeur, Christian a soudain un appel urgent, là encore super bien joué.

« Dring, dring !
– Allô ?
– …
– Que dites-vous ? Où, quand ?
– … 
– J’arrive tout de suite.
– …
– Mon avion est sur le tarmac dans 30 minutes.
– …
– Clic. »

Alors que je suis certain qu’en fait, la conversation complète, c’était ça :

« Dring, dring !
– Allô ?
– Bonjour Monsieur, je suis Jean-Jacques de Bouygues Télécom, auriez-vous quelques minutes à me consacrer pour parler des avantages que nous pourrions vous proposer ?
– Que dites-vous ? Où, quand ?
– Heu… je… hé bien, ici et maintenant, Monsieur.
– J’arrive tout de suite.
– Attendez, pourquoi vous répondez des trucs bizarres ? Monsieur, vous ne seriez pas en train de faire semblant d’avoir un coup de fil super important pour vous barrer parce que vous avez oublié qu’il y avait un match ce soir et qu’une fille aux grosses lèvres pourrait vous le faire rater ?
– Mon avion est sur le tarmac dans 30 minutes.
– Z’êtes vraiment un trou du cul.
– Clic. »

Et Christian s’en va, laissant Ana seule et désemparée, sans personne pour lui dire ce qu’elle a droit de boire, de manger ou de faire. Comment va-t-elle survivre sans Christian ?

Tant pis. Elle aussi rentre à Seattle. Où elle retrouve Christian dans ses appartements, visiblement préoccupé par une affaire de business. Le milieu des ouvertures faciles est décidément sans pitié. Comme il a l’air un peu tendu, voire carrément stressé, elle se dit qu’elle va lui proposer d’accepter un autre petit coup de sado-maso, comme ça, pour se détendre. Trop content que sa ruse de rabouin de faire le mec concerné ait marché, Christian emmène la donzelle dans sa chambre rouge, l’attache, lui met une paire de coups de cravache et hooo ouiiii mon dieuuuuu je ressens du plaisiiiiir et non de la douleuuuuuur !

Ah oui ? Bon ben félicitations Christian : tu viens de trouver la première cravache magique de l’histoire. Du plaisir dans la douleur, admettons, mais à la place de… elle a bien fumé, la petite.

281026.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Christian est très excité par les gens les bras en l’air. Du coup, il est interdit de stade.

Cela dit, cela provoque moult interrogations chez Ana : pourquoi ce besoin de douleur chez Christian ? Pourquoi refuse-t-il qu’elle le touche, alors que lui, il la tripote comme du papier à bulles ? Pourquoi est-ce qu’elle l’entend encore jouer La Bite à Dudule au beau milieu de la nuit, l’air philosophe ? Que de questions, si peu de réponses, elle va donc interroger le garçon. Qui lui répond ainsi :

« C’est parce que j’ai… CINQUANTE NUANCES DE FOLIE !« 

Que… oui ?

Est-ce moi où est-ce une pitoyable tentative de justifier du titre du film avec des dialogues merdiques ? Ah, on me souffle que tout l’était jusqu’ici, soit. Christian insiste donc : il est tout tendu, quand il est tout tendu, il a besoin de faire mal. Ce qu’Ana refuse pendant environ 17 secondes, jusqu’à ce que le charismatique Christian la convainque d’un « Alé steuplé« .

Elle qui venait de faire tout un speech sur le fait qu’elle refusait qu’on lui fasse mal accepte donc (mais… pitié, achevez-moi ! Moi ou ce film, mais faites quelque chose !) et Christian l’emmène à nouveau dans sa chambre rouge pour lui coller six coups de ceinture sur le cucu. Ana est donc très énervée : il lui a fait mal aux fesses !

En même temps, c’est pas comme si tu avais demandé, hein. Mais bon, peut-être ne regardes-tu pas le même film que moi, Ana ? En tout cas, je te le souhaite. Même à mon pire ennemi je ne souhaite pas de subir cela.

Elle part donc bouder dans sa chambre, où Christian s’en veut un peu, flûte. Frapper les gens, ce serait moyen ?

« Tu veux de la pommade pour ton cul ?
– Christian, arrête.
– Un coup de bombe froide ?
– Garde ça loin de mes fesses.
– Du rouge alors ? Et un bisou magique ?
– Christian, j’en ai marre d’avoir l’impression de sortir avec un Marc Dutroux multimilliardaire.« 

C’en est donc trop pour Ana, qui si elle était prête à vendre son cul, tenait à le garder éloigné des ceintures farceuses. Elle décide donc… de quitter Christian.

Christian retourne donc à son piano, abattu. Par la baie vitrée, il pleut sur Seattle. Une de ces pluies comme seul un tuyau d’arrosage dégueulasse peut en produire. Ana passe près de Christian, lui rend les clés de sa voiture et son ordinateur. Ordinateur qu’elle ne pouvait pas avoir avec elle puisqu’aux dernières nouvelles, il était dans son appartement à elle, mais dois-je encore relever ça vu où nous en sommes ? J’espère juste qu’elle a pensé à effacer son historique internet.

Elle s’en va donc.

Christian s’élance pour la rattraper.

Mais elle lui dit de s’arrêter. De ne pas s’approcher.

Les portes de l’ascenseur se ferment sur elle et…

… FIN !

Attendez ! Ça se finit sur une fessée qui tourne mal entre les deux débiles profonds ? Que… non, remarquez, en fait c’est bien. Car finalement, c’est bien là le meilleur moment du film : le moment où l’écran devient noir.

Mais attendez, cela veut aussi dire qu’il y aura une suite ? Des suites ?

Non ! NON ! NOOOOOOOOOOOOOOON !

_______________________________

Il n’empêche, ce film m’aura appris plusieurs choses.

Déjà, que l’enfer existe, et que la place y coûte environ 8,50€, voire plus à Paris.

Ensuite, qu’il est possible de devenir millionaire en écrivant une fanfiction à partir d’une merde. Je vous propose donc en exclusivité quelques extraits de ma fanfiction de 50 Shades of Grey, 50 Nuances de Petit Gris, comme promis dans un précédent spoil.

Nul doute que ce sera un best-seller, j’ai tenté de conserver l’esprit de l’original.

Greyisbeautiful2

370 réponses à “50 nuances de Grey à gré

  1. « Maudits! Soyez tous maudits! »

    Mouah, ah ah!! Désolé pour vos yeux,
    et merci pour ce spoiler, camarade!

  2. Cher Odieux

    Je suis intéressé par « Cinquante nuances de petits gris », est-il possible de se le procurer ? ^^
    Que dire de plus, sinon que ce spoil va entrer dans la légende. Si je n’étais pas consterné par le succès commercial de ce film, j’hurlerais de rire, mais là, je suis tout simplement sidéré. Je pense qu’on touche aux limites de la liberté d’expression tant le message de ce long-métrage est dangereux (en plus d’être complètement con). Bravo pour cet article et merci pour ce sacrifice, grâce à vous j’épargne à mes neurones un supplice d’une rare violence… En espérant que vous ne subirez pas de stress post-traumatique après la vision de cet étron.

    • (clavier QWERTY) En effet, l’histoire de Zurkon semble tout a fait fascinante, mais je pense qu’il faudrait d’abord s’intéresser a la production du guide « Comment recruter des filles pour la Salle Rouge du Plaisir / la Cave » pour les Nulls:

      1. Christian s’en prend comme un pied et je suis sure que l’OC a des choses bien plus intéressantes a dire la-dessus

      2. Dorénavant le Connard devra prendre du temps a expliquer aux candidates que « nan bordel il y aura pas d’hélicoptère! Ici avec moi c’est du brandy et une pelle!! »

  3. Cher Odieux,

    Cet article était un succulent plat à dévorer pour ma misérable cervelle d’être humain. Vous recyclez littéralement les pires bouses de la culture cinématographique en de véritables chefs-d’oeuvre. Tout en sacrifiant non seulement une partie de vos gains financiers donc, mais aussi des cellules grises et votre santé mentale. Vous êtes un héros et par la suivante, je vous décerne la toute première médaille du Connard de l’internet, pour votre esprit de sacrifice, vos qualités rédactionnelles, humoristiques, la richesse de langue, et surtout, surtout, la capacité de transformer d’incroyables merdes en des articles brillant de mille feux.

    Cependant je trouvai l’article fort court, comparé à d’autres (il faut dire que le scénario semble d’être d’une platitude !), et un peu moins agressif dans les contre-sens que d’autres critiques de films. Invoquons le manque d’imagination des réalisateurs, avec seulement une seule grosse contradiction majeure qu’ils font jouer durant tout le film. On se rend compte alors à quel point l’ensemble est en fait réellement plat (juste un porno sado/maso dangereux où le harcèlement et la possessivité passent pour normales ; ce n’est plus à la censure qu’il faudrait faire appel, c’est au bon sens de chacun, dont nombre de nos congénères sont dépourvus).

    Je vous remercie de servir de défenseur de l’Humanité en allant vous imprégner du Mal et en rapporter les aspects les plus abjects. Le tout d’un ton incroyablement drôle.

    Voilà, maintenant, le petit canard en plastique (qui vibre), ça sera pour chaque nouvel article de l’Odieux… à chacun ses bons plaisirs, hein.

    Une fidèle lectrice

    (PS : pour la statue, je veux bien.)
    (PS2: j’avais vaguement lu un article fort intéressant dénonçant 50 situations abusives dans la trilogie (par un internaute ayant eu le même courage légendaire que vous à se farcir l’ensemble, mais par lecture). De ce que je peux voir de l’adaptation, c’est encore plus pourri et contradictoire que la trilogie. Bravo le cinéma !!!)

  4. Pingback: Cinquante nuances de Grey [Film, 2015] | Le Bibliocosme·

  5. Je ne sais si on devrais s’incliner devant vous pour le courage dont vous avez fait preuve en regardant cette bouse ou devant votre patience pour en faire si beau spoil ensuite !
    Un grand merci pour votre sacrifice et votre abnégation !

    • l’Odieux Connard est très probablement un archange envoyé par Dieu pour contrer les efforts de cette ville de suppôts de Satan qu’est Hollywood. Nous prosterner devant l’Odieux n’est pas suffisant. Je propose un vote franc et massif, mes amis. Doit-ont déifier l’Odieux ? Le considérer comme un nouveau Messie (celui qu’il l’appelle Muad’Dib a de très bonnes références, bravo) ?
      J’ose espérer un grand nombre de réponse. Ainsi que l’Avis de l’Odieux Connard.
      Recevez, mon Cher Odieux, l’expression de mes prières distinguées.

  6. Je note que c’est tout aussi nul que le livre (que j’ai brûlé en place publique). Je vais donc économiser le ticket (et cesser de fréquenter les gens qui veulent me conduire au ciné de force). Ton sacrifice ne sera pas vain…Merci !

    • Parce que tu encore dans tes fréquentations des personnes qui VEULENT voir ce film ? Tu leur parles encore ? :)

  7. Simple et efficace, comme d’habitude !
    Je n’avais pas l’intention d’aller voir le film, et attendait ce spoil pour me rendre compte de sa nullité !
    Merci Maître Connard, et pardon pour l’Enfer que vous avez dû vivre !

  8. Donnez à cet homme la médaille de l’ordre du mérite pour héroïsme!
    Les générations à venir chanterons vos louanges pour cela!
    Un très bon spoil cher Odieux, très drôle!

  9. Cher Odieux, où dois je envoyer le chèque pour vous remercier de ce spolier que j’attendais et qui m’a évite la torture ?

    En effet, je l’ai fait lire a ma demoiselle, qui pour le coup a renoncée a y aller !

    • et le passage où le zombeaver prend feu et fonce dans les rideaux… sans bouger les pattes ! ou quand on voit carrément le type avec sa main dans le c… du zombeaver a travers la fenetre… c’était magique.
      attention a l’ours-castor-zombie-garou !

  10. J’ai rarement autant ri qu’en lisant l’hilarant dialogue de la biscotte que vous nous avez concocté, très cher Odieux, mes félicitations !
    Mieux que Twilight, dites-vous ? L’enfer sur terre, comme vous dites… Plus sérieusement, ce que vous décrivez m’inquiète, car le message de ce film est vraiment très rétrograde ; et dire que les mêmes féministes qui acclament ce genre de trucs vous maudit jusqu’à la treizième génération parce que vous avez eu le malheur de vous montrer galant…

    • Les féministes? Wut? Chaton, (vous permettez que je vous appelle chaton?) les féministes qui ont un cerveau et réfléchi un minimum à leurs convictions vomissent cette bouse sans nom. Merci de ne pas mettre tout le monde dans un même sac à caca. Bisous <3

      • Chaton ? Euh… Ma foi, si vous voulez ;)
        Je m’excuse, Korbac, je me suis mal exprimé : je me considère moi-même comme féministe, et ce ne sont pas les vrais féministes que je critique, mais les idiots que vous dénoncez vous aussi ; mettons ma phrase mal tournée sur le compte de la fatigue (il était minuit passé après tout ^^’)
        Bien à vous,
        J. de G.-C.

      • Vu comment finissent les chatons, sur ce blog, je serais vous, je me méfierais quand même…

  11. Mille merci Mr Connard de vous être sacrifié pour nous pauvres lecteurs innocents. Sachez que l’on se souviendra de votre courage jusqu’à la fin des temps.

  12. Au fait, doit-on vous anoblir en guise de reconnaissance éternelle pour votre acte de bravoure ? Le prédicat vous irait bien : Sa Grâce le duc d’Odieux ? Monseigneur le comte d’Odieux de Connard ? Les deux font leur petit effet, j’hésite…

    • je propose personellement : Sa Majesté Connard 1er, Seigneur du Lieu-dit Odieux.

      et en anglais : Sir Odieux, comte du domaine de Connard.

  13. Je salue votre effort, votre dévouement, l’homme que vous êtes qui a su s’infliger cela.
    Bravo, c’est fini maintenant.

    Sinon ça a l’air d’être tellement abyssale et insondable dans sa nullité que même les gens me disant « oh j’ai peut-être lu le livre mais j’irai pas voir le film alors ça non » ne trouveront plus une once de grâce à mes yeux.

  14. Vous vous faites du mal Odieux Connard, vous devriez vous reposer un peu des spoilers. Enfin, j’ai bien compris que vous étiez maso, mais là on sent que vous forcez la dose.

    Ah oui au fait, blague de géologue : Qu’est-ce qui éjacule du pétrole quand on le fouette ?

    (Réponse : un masoschiste bitumineux)

    Typhon

    • Pour la séquence « humour » vous pourriez apprécier « Assad Sands Creed » pour plagier le voyage controversé de parlementaires français en Syrie …. Blague trouvée sur Twitter.

  15. Il me tarde que la suite de ce chef d’oeuvre soit mise en chantier, car oui, j’aime quant vous souffrez, le raffinement de votre plume n’en ait que meilleur!

    Je me suis goulûment délecté de ce spoiler et bien fendu la poire,
    Merci Odieux!

    • Vous me paraissez un brin optimiste mon cher Urh. Pour ma pars, je doute que les fans de ce néant cinématographique ou littéraire (qui le lisent d’ailleurs en toute impunité dans le métro, sans même baisser les yeux lorsqu’ils constatent que vous les toisez avec dédain) n’aient les capacités intellectuelles de remonter jusqu’à ce blog.
      C’est qu’on est entre gens de goût ici, ah mais !

      • J’espérais que le Veilleur viendrait nous expliquer que c’est un film tout à fait correct dans sa réalisation, que les réactions des personnages ne sont pas incohérentes puisqu’ils sont entrainés par la passion et donc imprévisibles, que la musique n’est pas mauvaise et que le directeur de la photographie est un ami de son oncle d’Amérique.

        Et que de toute façon nous sommes trop vulgaires pour comprendre le cinéma, nous autorisant à nous y rendre qu’à la condition expresse de fermer nos gueules après.

        Enfin, non, considérant que nous sommes tenus de nous rendre au cinéma voir des films, peu importe notre envie réelle de les voir puisque nous sommes les obligés de cette industrie et non le contraire. (Ach, le consentement.)

        En attendant, j’attends.

      • Tu as oublié le moment ou il dit qu’il est injuste que son immense talent de blogueur ne soit pas reconnu à sa juste valeur et que OC détourne des lecteurs qui lui appartiennent de droit divin. Patience, guardons la foi, notre messie va venir.

      • Voilà une réponse que vous attendez peut-être :) Loin d’être fan j’ai apprécié les livres (O combien mal écrit mais peu importe vous le savez déjà). J’apprécie les critiques du livre et du film (surtout aussi drôles que celle proposée par monsieur l’odieux) Ce n’est pas parce qu’on a lu les livres et qu’on les a appréciés que nous n’avons pas les « capacités intellectuelles » de s’ouvrir aux critiques (certains fans sans doute refuseraient de s’ouvrir à ces critiques, mais il ne faut pas généraliser en vous croyant, pour certains, supérieurs, ça ne fait pas avancer les choses, de plus c’est inutile. Rabaisser les gens n’est pas une qualité). Ce n’est pas un chef d’œuvre, loin de moi l’idée de le mettre au niveau de grands auteurs de notre génération ou de celles passées.
        De plus, personne ne devrait avoir à justifier ses goûts et ses couleurs soit disant parce qu’ils font de lui une personne moins intelligente, ou de mauvais goût.
        Il n’y a en moi aucune animosité contre vous, j’apprécie les critiques quand elles sont réalistes et bien faîtes. Ne voyez là que l’expression d’un sentiment que je partage avec vous.
        J’espère ne pas vous avoir choquée en vous affirmant que « oui j’ai lu les livres et oui j’ai vu le film et oui j’ai bien aimé ». Cela me fait bien rire, j’ai l’impression que je vais me faire juger comme une petite fille qui aurait fait une énorme bêtise!
        Bonne soirée à vous !
        Alex

      • J’ai lu les livres et vu le premier film. C’est avant tout une magnifique histoire d’amour. Je crois que maintenant, on n’aime plus l’amour ! Trop ringard, sans doute.
        J’ai toutes mes capacités intellectuelles, je vous assure. Et surtout, une ouverture d’esprit à faire pâlir certains…

      • Une histoire d’amour ? non mais ca va pas bien, c’est juste une histoire de cul cucu. Et dire que c’est présenté comme un fantasme féminin… n’importe quoi!!!

  16. Franchement ! Je n’ai pas senti le moindre plaisir de votre part à écrire ce spoil. Vous n’avez eu aucun plaisir à aller voir ce film. En règle générale vous avez un peu de plaisir à voir les films dont vous faites les critiques et ça se sent dans le ton du billet, mais là rien. Pourquoi vous infliger de telles violences alors qu’il y a tant d’autres films à voir et critiquer ? C’était convenu d’avance que ça serait aussi misérable ? Vous n’avez pas lu une seule ligne du livre ? Fallait le faire. Bon j’espère que vous continuerez à aller au cinéma pour nous faire des spoils ensuite après une telle épreuve.

  17. Merci pour votre souffrance très cher odieux je boirais un bon verre de brandy à votre santé ! Car en effet vous vous êtes surpassé sur ce spoiler ! :)
    Sinon je crois que ce film/livre/étron-démoniaque/engin-de-torture est une nouvelle illustration de l’effet « naked came the stranger » ou l’effet « McGrady » https://fr.wikipedia.org/wiki/Naked_Came_the_Stranger qui peut se résumer ainsi « un ouvrage écrit à la va-vite et sans aucune qualité littéraire se vend[..] bien, pour peu qu’il cont[ienne] suffisamment de sexe. »

  18. Je… je n’ai plus de mots, ce spoil est magistral. Le meilleur que j’ai pu lire jusqu’ici, et pourtant on sent la douleur qu’il y a eu à le voir ! Ce film est vraiment une sombre bouse.

    PS : je ne connais pas une seule femme féministe qui aime ce genre de livres/films avec les idées de merde qu’ils véhiculent.

    • Pourtant je suis allée le voir … La salle contenait 250 places et il y avait 240 femmes de tous les âges 16 à 80 ans…. Je peux vous dire que ça gloussait un Max ….

      • femme n’est pas synonyme de féministe mon bon monsieur (accrochez vous il y a même des hommes qui se disent féministes, incroyable)

      • 240 femmes qui gloussent en même temps?!? Vous deviez vous sentir comme dans un entrepôt LOUÉ (la marque, pas le participe passé)..

      • @gnü?
        Ou comme dans ses rêves érotiques les plus fous où il sait que dans la pièce d’à côté du hangar à glousserie il y a des bidons complets de GHB, des pelles, des kilomètres de corde, des hectolitres de chaux et qu’il va pouvoir s’en donner à cœur joie.

  19. Hélas! Mille fois hélas! Ce billet arrive trop tard! Des hordes de porteuses de chromosomes double x en collant noir-minijupe-talons haut on déferlé dans les salles de cinéma, entrainant leur mère, leurs soeurs, leurs petites cousines et parfois même leur mecs (pauvres âmes!) dans cette orgie de non-sens sirupeux.
    Mais merci quand même pour l’effort, j’en ai presque vomis mon quatre heure (du mat’, s’entend) tellement je me suis bidonné!

  20. Wouhaou! Merci de vous être sacrifié pour nous! Si ça peut vous consoler, ça valait le coup!!
    Vous voulez un peu de rouge sur vos yeux? Un bisou magique?

  21. Je n’ai ni fille ni pognon. J’ai donc envie de dire « ha! ha! » Oui mais du coup, je vais devoir réaliser une statue à votre effigie… en pâte à modeler ça ira ?
    Bon, et si j’allais lire le spoil ?

  22. Je ne sais pas comment vous le dire, Ô Odieux, mais… « l’espèce de déformation discrète au bout du crayon pour faire encore plus phallique », ce n’est pas ce que l’on appelle couramment une gomme, dans le petit peuple ?

  23. j’ai bien rigolé
    Mais t’as oublié de dire qu’il y avait des cris d’indignation, de souffrances, d’incompréhension lorsque l’écran est devenu noir (ce qui est arrivé dans une salle de grande ville et sûrement ailleurs) ce qui oblige à une suite (que tu devras aller voir pour nous raconter la suite)

  24. Je suis épuisé… Vos billevesées ont eu raison de mes abdominaux, en capilotade depuis lors. Un merci gêné pour la souffrance que vous dûtes vous infliger pour la honteuse satisfaction de nos zygomatiques. Et une reconnaissance émue pour votre non vain sacrifice.

  25. Rhaaah, ce spoil-là, je l’espérais de toutes mes forces ! Rien que pour bien commencer ma journée en gloussant comme une Ana… euh… une demeurée ! Bon, sérieusement, je n’ai pas lu les livres ni vu le film, parce que je tiens à mes neurones, ils n’ont pas mérité ça. Mais j’ai lu des extraits sur le Web et… euh… comment dire ? Comment des millions de femmes ont-elles pu craquer pour une bouse pareille ?!? J’ai franchement honte pour mon propre sexe. Le héros est un psychopathe fini, et l’héroïne est une cruche XXL. Je ne parle pas du « scénario », dont votre spoil a démontré qu’en fait il n’y a pas de scénario ni de cohérence ni de crédibilité. Comment cette auteure a-t-elle pu devenir millionnaire avec un navet pareil ?! En tout cas mille mercis pour ce spoil qui m’a montré à quel point je dois éviter cette bouse immonde mais si débile qu’on doit rire jaune du début à la fin (pauvres « acteurs »…). Excellent, c’est du grand art ! Le meilleur que j’ai lu depuis celui de « 2012 » et celui de « Percy Jackson » ^^
    NB 1 : j’adooore « 50 nuances de Petit Gris » ! Tenez-nous svp au courant de sa diffusion sur Terre.
    NB 2 : j’en peux plus de ce cliché de la fille laide paske fagotée comme l’as de pique (voire qui porte des lunettes !!), mais qui devient canon dès qu’elle change de fringues !! Mon Dieu…
    NB 3 : au passage, on écrit « eh bien » et non « hé bien ».

  26. Quelle abnégation, c’est beau… Ils ont effectivement prévu d’adapter les deux suite, si ça vous intéresse, cher Odieux (non, pas taper, pas taper, je blague, je blague !).

    Plus sérieusement, c’est encore pire que ce que je pensais.
    Il y a vraiment des femmes qui ont comme fantasme d’être victimes de ce qui ressemble quand même vachement à de la violence conjugale ? (Infantilisation ? check. Interdiction de voir la famille ? check. stalking intensif ? check. contrôle des sorties ? check. chantage affectif ? check. Refus de prise en compte du consentement ? check. violence physique ? check.).
    C’est parce qu’il est beau, milliardaire et qu’il propose un contrat de maltraitance que ça passe mieux ?

    Non mais franchement..
    C’est grave, à votre avis, si on fait un bûcher avec les exemplaires des bouquins, les copies du film, l’auteur et ses fans ?

    « on se tranche les veines tant tout cela paraît avoir été écrit par une adolescente de 13 ans. »

    C’est pas le cas ?

    Sinon, je m’insurge : « À l’instant où vous lisez ces lignes, vous avez tous une dette de sang envers moi. »
    Je dois compter parmi les rares à vous avoir demandé de fuir ce film avant de perdre des neurones. J’ai un tweet dans lequel il manque au moins une lettre pour le prouver. J’ai la conscience tranquille et le compteur de dettes à zéro. Je me désolidarise donc lâchement des lecteurs qui ont fait cette demande (parce que je n’ai pas d’enfants à céder sous la main, je suis nulle en travaux manuels et je tiens à mon pognon).

    • « Il y a vraiment des femmes qui ont comme fantasme d’être victimes de ce qui ressemble quand même vachement à de la violence conjugale ? »

      Figurez-vous que je me suis posé la même question pendant des mois. J’en ai tiré une espèce de d’hypothèse, très personnelle. Je vous livre mes éléments.

      Partons d’un fait curieux sur la façon dont une mienne amie a perdu sa virginité.
      Elle m’a expliqué un jour que, parvenue au graaaand âge de 22 ans, voyant poindre les 23, elle avait demandé à un camarade de l’honorer histoire de se débarrasser de cette première fois.
      Ah, elle en était donc amoureuse ? eus-je l’audace de présumer, racaille patriarcale que je suis.
      Non non, dit-elle.
      Oh, avait-elle simplement envie de s’envoyer en l’air ?
      Du tout, dit-elle ; ça ne manquait même pas à sa vie.
      Eh bien, comment l’affaire s’était-elle conclue alors ?
      Tout simplement, dit-elle, les remarques de ses parents commençaient à lui peser et elle voulait leur clouer le bec. Ils ne cessaient de lui dire que le camarade en question voulait visiblement la sauter et qu’elle était bien mauvaise de ne le considérer que comme un camarade.
      Hein ?
      L’affaire, dit-elle, avait mal tourné : ils avaient continué à faire des galipettes histoire qu’elle apprivoise cette curieuse absence d’envie de faire l’amour avec lui qui gênait leurs relations, le camarade avait fini par l’isoler socialement et la contrôler, et, de fil en aiguille, elle avait porté plainte pour viol.
      HEIN ?
      Mais, dit-elle, c’était du passé et elle ne voulait pas m’ennuyer avec ces histoires. L’addition était pour elle.

      Un exemple n’est qu’un exemple, certes. L’amie en question me défend bec et ongles que ses parents sont des féministes de l’eau la plus pure et qu’ils avaient simplement peur qu’elle s’interdise de faire l’amour pour des raisons rétrogrades. J’y vois surtout deux vieux cons qui auraient mieux fait de se mêler de leurs affaires.

      Mais en fait, quand on parle de sexe, plein de gens se mêlent de vos affaires. La société vous explique comment vous devez faire l’amour, dans quelles positions et vers quel âge et pour quelles raisons et avec quelles protections et en offrant combien d’orgasmes à Madame à chaque fois… Bref. Ce n’est qu’une intuition, mais dans ce magma d’oignons mêlés par ceux qu’ils ne regardaient pas, je crois retrouver une tendance pour mes tristes camarades à double X.

      Toi devoir garder ton cul propre, mais toi devoir mettre ton cul à disposition de n’importe qui. Oui, ça paraît contradictoire comme ça, n’est-ce pas ? Le seul signal que je cherche désespérément, c’est : « en fait, ton cul c’est ton cul, tu en fais ce que tu veux. » La liberté ne fait pas vendre de magazines et le lâcher-prise ne donne pas de contrôle sur ses proches, faut croire.

      Le message n’est pas forcément plus glorieux pour les hommes, mais je le trouve personnellement moins prononcé. En tout cas, je n’ai jamais eu l’impression qu’on me disait d’abandonner tout contrôle sur mon corps pour le laisser aux mains d’une femme sans que mon propre désir entre en ligne de compte.

      Admettons que je ne sois pas un crypto-féministe et que ma théorie sur « l’ambiance » dans laquelle les femmes baignent soit bonne. Vous êtes une minette entre 15 et 30 ans et vous entendez en permanence en arrière-cerveau que vous vous devez à la gent masculine, mais que si vous donner ce qu’on vous demande, vous êtes une salope. Que vous reste-t-il pour vous sortir de là ?

      Le fantasme du viol.

      Si vous donnez ce que vous devez, mais pas de votre plein gré, vous avez rempli vos deux contrats. Un homme a utilisé votre corps, mais à votre corps défendant, donc c’est bon, ça ne compte pas vraiment. Évidemment ça n’a rien à voir avec la réalité du viol, puisque dans le fantasme la femme a accepté l’inévitable et se contente de protester pour la forme. (Jamais croisé de camarade victime de viol qui fantasme dessus. De la même façon, j’imagine, qu’on ne rêve pas de devenir cascadeur après un accident de voiture.)

      Ce type de sexualité imposée, violente, est très présent dans la littérature rédigée par des midinettes entre 15 et 30 ans – oui, je vous parle de fan-fiction. Peut-être parce que nos filles n’ont pas grand espoir de conserver du contrôle sur leur vie sexuelle. Peut-être parce qu’elles n’imaginent pas mériter autre chose que ces relations abusives. Peut-être parce qu’elles se préparent à l’inévitable.

      Ouh, c’était morose tout ce commentaire. Enfin, pour dire : oui, il y a des femmes qui fantasment d’être forcée, violentée ; non, elles ne sont pas simplement des abruties finies vendues au patriarcat.

      Voilà. J’avais prévenu, c’est personnel et ça se base un peu sur du néant et de l’intuition, n’est-ce pas.

      • Je crois que c’est une analyse assez pertinente. Ni pute ni soumise n’est-ce pas. Mais si la société nous demande d’être les deux, le viol est une bonne solution.

      • Hé… J’ai été une de ces minettes de 15 ans et avec le recul (et l’ââââge), j’analyse les choses comme vous… juste envie de vous remercier pour la verbalisation de votre intuition qui me paraît très juste, aussi triste que ça soit (parce que j’ai peu d’espoir que ça change, ce film le montre aussi effectivement) !

      • Je suis assez d’accord avec votre analyse (encore qu’il est délicieusement ironique de trouver une réflexion sur le fantasme du viol ici. Vous avez vu combien de demandes en mariage ça rapporte, de causer GHB, cave et pelle tous les deux articles? ;)).
        Il y a effectivement, du moins c’est mon ressenti, une marge assez mince entre se faire traiter de coincée, et se faire traiter de salope. Et si votre comportement ne se situe pas dans cet entre-deux bien codifié, vous avez intérêt à ce qu’on vous ait armée pour vous moquer de ce qu’on dit de vous (ce qui serait la base à inculquer aux ados).

        Cependant, il me semble que d’autres facteurs entrent en ligne de compte (pur ressenti encore) et que le phénomène ne s’explique pas pour tout le monde et pour toutes les tranches d’âge de la même façon.

        Il y aurait peut-être aussi:
        – un certain effet pervers de la nouvelle masculinité. Beaucoup de femmes (je n’aime pas mettre « les » femmes, nos chromosomes ne nous confèrent pas une unité de pensée) veulent un homme qui fait le ménage, s’occupe des enfants, est respectueux, tendre, etc. (Et c’est sûr que c’est plus agréable à vivre au quotidien qu’un Cro-Magnon qui ne décolle pas de sa PS4.) Mais, fantasmatiquement, ce n’est pas toujours très stimulant. Une vieille nostalgie du « Je te vois, je t’assomme, je t’emmène dans ma grotte »?

        – un double impératif difficile à concilier: tu dois réussir ta vie de couple (donc être fidèle) Et avoir une vie sexuelle épanouie. Faut avouer qu’au bout de plusieurs années avec la même personne, le sexe peut avoir tendance à devenir plan-plan. D’où le fantasme de qqch de différent, qui explique probablement le succès de « 50 nuances » auprès de mères de famille d’un certain âge.

        – le tout encouragé par les médias, qui donnent à penser qu’aujourd’hui, quasi tout le monde pratique le SM, l’échangisme, les plans à 3, et autres pratiques qui étaient il y a peu considérées comme marginales mais qu’on serait presque gênés d’avouer à l’heure actuelle ne pas pratiquer (ou, au minimum, ne pas avoir envie de pratiquer).

      • On peut aussi soulever que ce type de relation est également très présente dans… les contes de fées (et leur adaptation par Disney) qui, quoique d’une façon bien édulcorée, nous présentent des relations affectives légèrement problématiques où la jeune fille et un objet totalement passif du désir masculin.
        Blanche-Neige: empoisonnée soit par une pomme soit par un peigne enchanté, elle git comme morte dans un cercueil de verre mais est éveillé par la galoche que lui roule un prince de passage, qui l’épouse dans la foulée.

        Quelques exemples:
        – Cendrillon: maintenue par son entourage familial à une place inférieure, elle sort une fois de chez elle pour assister à un bal, danse une fois avec le prince, perd sa chaussure et attend passivement que celui-ci débarque avec la pompe perdue et l’emmène pour l’épouser.
        – La Belle au Bois dormant: pareil que Blanche-Neige. Endormie, éveillée par un baiser magique, épouse le responsable du baiser. A noter que dans le conte originel, ce qui la réveille, c’est… d’accoucher de jumeaux. Dans le genre glauque, ça se pose.
        – La Belle et la Bête: abandonnée par son père à un monstre qui la cloître, la terrorise mais la traite en princesse, elle fini par en tomber amoureuse ce qui change la brute en beau prince… Le syndrome de Stockolm avec des enchantements, quoi, si pas carrément « Marc Dutroux au pays des fées ».
        – Raiponce: enfermée dans sa tour, séduit un prince qui passait par là par la beauté de sa voix. Il la dupe en se faisant passer pour la sorcière qui la cloitre et l’éduque afin qu’elle le laisse entrer, mais quand il lui dit qu’il l’aime, elle en tombe amoureuse à son tour et lui fait des bébés.
        – La petite sirène: là c’est l’inverse, c’est la sirène qui voit le prince, en tombe amoureuse, lui sauve la vie, affronte des épreuves pour le rejoindre (elle troque sa voix contre des jambes qui la font affreusement souffrir à chaque pas… Et (dans la version originale du moins car le Disney change tout à fait l’arc narratif en donnant une fin heureuse ET un rôle actif au prince) le prince épouse et tombe amoureux d’une autre. La sirène, elle, se tue de désespoir. Ajoutons que séduire le prince n’est pas son unique motivation, elle souhaite devenir humaine pour gagner une âme immortelle (ça, au moins, on le lui accorde) donc on est pas tout à fait dans le « go, go, ma fille, prend ton destin affectif en main)

        Donc déjà bien avant qu’une fille entende parler de sexe, elle est baignée dans des représentations du couple et de la sexualité où tout les personnages auxquels elle pourrait s’identifier sont réprimés par leur environnement familial, totalement passifs, séduisent par leur être et non par leurs actes et finalement choisies par des hommes puissants, riches, beau. Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfant, et jamais, jamais personne ne fait remarquer que rouler des patins à des filles inconscientes, ou profiter de la séquestration de jeune filles c’est légèrement répréhensible.

        Du coup, quand les hormones s’affolent, quoi d’étonnant que celles-ci s’expriment sous forme de fantasmes de viol? C’est déjà le scénario de quasi tout les contes « romantiques » dans lesquels elles baignent.

    • C’est le principe même du « fantasme ». Un fantasme n’a pas à être concrétisé (je dirais même « ne dois pas être ») ni même à être réaliste. Il est davantage au niveau du rêve que de la réalité. Un fantasme est là pour évacuer quelque chose, conscient ou non, d’où le rapprochement avec le monde du rêve.
      Dans les fantasmes « de viol », la femme n’est jamais réellement « violée » dans le sens où son fantasme lui fait souhaiter la situation (donc consentement) et que, soyons francs, le violeur ne ressemble jamais à Qasimodo ou au vieux pilier de bar du coin… Bref, dans ce fantasme on est très loin du vrai viol ! Fantasme =rêve.
      Pareil pour le côté contrôle, dans le fantasme il est clair que ça n’ira jamais plus loin que ce que la personne imagine. Quant au sado-masochisme, les gens ont oublié qu’au tout début il s’agissait d’un problème physique où les deux glandes : douleur et plaisir, sont reliées. Ce sont des cas rares. Le sado-masochisme dont parle le film est de l’ordre de la déviance psychique si j’ose dire, dans le sens où rien ne le justifie physiquement. Mais tant que tout le monde est majeur, vacciné (protégé ?) et consentant… J’arrivemême à comprendre ce « besoin »!

    • « On se tranche les veines tant tout cela semble avoir été écrit par une adolescente de treize ans. »

      L’auteur a 51 ans. Si. Je vous jure.

      J’ai deux amis qui ont lu le bouquin. L’une d’elle m’a demandé de fuir tant qu’il en était encore temps, l’autre qui le trouve génial.
      Pour information, l’un d’eux me sert de compost.
      Et l’idée qu’il y ait des suites à ce néant…

    • « C’est grave, à votre avis, si on fait un bûcher avec les exemplaires des bouquins »

      SAVE A TREE, BURN A BOOK!

  27. Merci mon cher Odieux pour cette franche rigolade matinale, qui plus est partagée avec mon épouse bien aimée.

    Il est certain que le message véhiculé est plus que douteux et les personnages pour le moins incohérents, mais en cela, l’auteure a fort bien respecté son matériau de base : Edward (aux mains de marbre) passe son temps à affirmer une chose et faire le contraire. Tout le début du récit porte des allusions difficilement ratables à Twilight : le presque-accident de vélo (ma femme me dit que c’est une voiture dans le livre), la tentative de viol…

    Ce qui est plus étonnant, c’est que le film semble manquer cruellement de scènes sado-maso : du récit que vous en faites, il y a la fessée, et les deux séances très rapprochées de la fin. Et c’est tout. Mon épouse me dit qu’il n’y a pas énormément de scènes de ce genre dans le livre, mais là, cela ne fait vraiment pas grand chose. Sans doute l’effet PG-13…

    Bref… Ne vous infligez pas la douleur d’aller visionner les suivants : toujours selon ma bien aimée, les deux tomes restants sont ennuyeux à mourir car l’aspect subversif en est presque absent et ils ne parlent guère que de la « rédemption » du pauvre M. Grey qui est un vilain psychopathe parce qu’il était torturé par le mac de sa Maman quand il était petit. Du niais dégoulinant de morale judéo-chrétienne, en somme, comme il fallait s’y attendre de la part d’une auteurs d’Outre-Atlantique.

    Sinon, je me permets de vous signaler cette bévue indigne de vous : « Déjà, que l’enfer existe, **est** que la place y coûte environ 8,50€, voire plus à Paris. »

  28. Merci!Merci!Merci!Merci!
    Je n’ai ni lu les livres (et ne comptais certainement pas le faire) ni vu le film ( no way!!!!!!!!…)…mais c’eut réellement été dommage de rater ce spoil.
    Merci encore pour ce grand moment!

  29. MAOS J AI CRU QUE J AVAIS LE MONOPOLE DE L EXPRESSION : rien à voir avec la choucroute !!!

    Envoyé de mon iPhone

    >

  30. « [Il] a pas lu le livre. On sait tous qu’un film ne dit pas tout ». Argument véridique de la sœur d’une amie il y a quelques jours lors d’une conversation. Elle a même parlé « d’œuvre ». Je songe à envoyer son adresse à notre cher OC.

  31. D’après la légende, la chose qui a pondu le bouquin se serait vu confié tout pouvoir sur la réalisation, au grand désespoir du réalisateur qui mourrait intérieurement à chaque fois que ça éructait « c’est pas comme ça que je l’ai écrit! ».

    En tout, je ne puis cautionner ce qu’ont fait ces monstres qui ont trainer des proches subir ce traitement sans même leur donner un mot de sécurité.

    • Tout pouvoir, je ne sais pas, mais elle aurait exigé que le mot de fin soit « Non » alors que le réalisateur (ou le scénariste, je ne sais pas) voulait le remplacer par le « safeword » (qui serait « rouge » selon mes sources)

  32. que dire…le silence me semble la solution la plus appropriée après ce spoil.
    D’une, pour vous exprimer mon plus profond respect et ma plus grande gratitude d’avoir mis en danger à ce point votre santé mentale en allant voir ce flim.
    D’autre….parce qu’après ce déluge de rigolade à lire l’article, j’ai trop mal aux abdos (si si j’en ai un peu) et de toute façon je ne sais pas quelle partie je préfère. J’en regrette même que le flim ne soit pas plus long, j’attends donc frénétiquement que la suite sorte au ciné pour pouvoir me poiler encore sans retenue (vous rendez-vous seulement compte cher Connard de ce que vous faites??).
    bref, je plussoie des onze doigts (eh oui, vous n’avez pas le monopole de la finesse) et vous salue bien bas.

  33. J’ai adoré l’article et je n’avais plus ri autant depuis longtemps. Bravo et merci pour cette critique très objective !

  34. Cher Monsieur Connard, je ne vois qu’un seul antidote à cette intoxication volontaire : il va vous falloir faire un spolier du remake de The Wicker Man, car , comme le disait monsieur N.Cage :
    NOT THE BEEES !

  35. Un tas de fou rire pour ce spoiler, merci Odieux Connard pour ce sacrifice, j’érigerais une statue aux 50 nuances de Grey

    Un fou rire dont je ne me remet pas : « … A WILD CHRISTIAN GREY APPEARS ! »
    Tellement imprévisible, j’en ris encore

    Grâce à vous j’ai un aperçu de l’enfer, soit un monde de désolation, où l’on brûle pour l’éternité, contraint de regarder 50 Shades of Grey, en ayant du Black M comme musique de fond, Brrr, terrifiant.

    Sur ce j’attend avec impatience votre prochain billet (pas d’anglicisme, cadeau), peut-être sur Taken, plein de clichés mais probablement moins de souffrance ;) (smiley des enfers,oups il y de l’anglais).

  36. Ahahahahaha ! Ce que ça m’a fais plaisir de lire cet article, et comme je vous comprends !

    Lors de la sortie du bouquin, des amies (méritent-elles seulement de garder ce titre ?) m’ont mise au défi de lire la trilogie et d’en faire une critique. J’y ai perdu mon âme.

    Le film ne vaut pas mieux que le bouquin, et encore dans votre malheur vous avez la chance de ne pas l’avoir lu. Car oui, dans les pages trop nombreuses de cet étron, il est question de sodomie, de rapports tous plus dégueux les uns que les autres, et d’insulte à l’univers du BDSM toujours plus grande.

    Courage M. Connard, on s’en remet toujours.

    En tous cas j’ai bien ris grâce à vous. Merci pour votre sacrifice ^_^

  37. Merci, merci, merci! J’espérais cet article sans trop y croire, tellement d’abnégation me paraissait surhumaine. Bon moment, bonne rigolade, ca valait bien 2h de souffrances ;-)

  38. « d’ailleurs on adore faire des unes avec des photos où l’on dit du rien. » C’est pas ce qu’est devenu la presse à l’heure actuelle ?

  39. Magnifique !!!!
    Mais, j’ose le dire parce que je suis en train de lire (oui, moi aussi j’aime avoir mal ! d’ailleurs j’ai les yeux qui saignent à chaque page que je tourne), donc je suis en train de lire le LIVRE et j’ai bien l’impression qu’il EST PIRE que le FILM. Si si ! Promis ! D’une, c’est plus long, et de deux c’est plus long….
    Bref, je crains de décéder avant la fin tant l’insipidité du film est merveilleusement retranscrite ici.
    Bravo pour cet article, bravo pour votre talent et surtout, surtout tant de courage pour payer et rester assis devant de la merde….

  40. J’ai ri aux éclats ! C’est absolument génial de précision et d’humour noir. Quand je pense au nombre de dindes qui s’extasient sur un navet pareil, (je suis sortie avant la fin), j’hésite à changer de sexe.
    Comme disait un journaliste du Moustique : « Rendez-nous Rita Hayworth déroulant son gant dans Gilda, rendez-nous Marlon Brando et sa motte de beurre, rendez-nous les cowboys amoureux de Brokeback Mountain, rendez-nous même Patrick Swayze dans Dirty Dancing ou Demi Moore les mains dans la glaise dans Ghost. Car « Le monde du sexe » mérite beaucoup mieux que cinquante nuances de rien. « 

  41. OMGode… Merci merci de m’avoir autant fait rire une veille de reprise du boulot, c’était pas gagné. Je n’ai pas lu les bouquins et n’ai aucune intention d’aller voir cette bouse, mais ton billet est un pur bonheur… coeur avec les mains…

  42. A défaut de me payer une place de ciné (faut pas déconner non plus :p), je me paye gratuitement une belle tranche de rire :D
    Merci pour ce moment :D:D

  43. Si vous le permettez j’aimerais me faire lyncher :
    Jasper est le beau-frère d’Edward (autrement dit il se tape la sœur), son frère s’appelle Emmett (d’où le Elliott, je pense).
    Avec toute votre indulgence !

  44. Je ne comptais pas aller voir le film … mais après avoir lu ce spoil… je vais y aller et distribuer cette article a tous dans la salle. Histoire de voir une bonne comédie au lieu d’un mauvais porno!

  45. A mon avis le meilleur article que j’ai lu sur votre blog, avec une mention spéciale pour le livre à la fin.
    J’ai moi aussi eu la très mauvaise idée de m’exposer à cet étron intersidéral, mais dans sa version papier, pour essayer de comprendre son succès. J’ai abandonné à environ 40%, ce qui en fait le seul livre que je n’ai jamais réussi à terminer. Comme une amie l’a résumé : « c’est juste du porno pour femme ».

    • Je m’insurge ! Il y a du très bon porno pour femme ! C’est comme si je resumais le porno masculin à l’univers scatophile… Est-ce de notre faute si la ménagère américaine découvre le porno grâce à… à ca ?! C’est comme découvrir l’humour avec Defunés ! C’est un début, pas une fin en soi.

  46. Mdrrrr!!! Je suis sûre que tu as déjà réservé ta place pour la suite… n’empêche c’est vrai que c’est drôle, le film est décevant mais la bonne vieille lecture c’est ce qu’il faut et vous comprendrez mieux pourquoi c’est devenu un phénomène mondial!!!!! et sans blague LooL!! ;-)

  47. Magnifique article !
    Ca fait un moment que je suis ce blog, sans jamais poster de commentaires… mais là, saperlipopette, que c’était bon !!!
    Vous avez ma plus grande gratitude pour le phénoménal sacrifice que vous vous êtes infligé pour le bien (?) de la communauté.

    • Argh, en me relisant, je me rend compte que cette dernière phrase est vraiment tournée comme de la merde…
      M’enfin, vous aurez, je n’en doute pas, compris l’idée…

  48. EXCELLENT ! je suis entièrement d’accord avec toi je rajouterai juste un truc : Les babouches d’ Anastasia on en parle ou pas? mais qu’est ce qu’il s ‘est passé? WTF ????????!!!!! j’ai poussé un cri de soulagement quand au bout de 1h45 Christian a enfin dit à Ana d’enlever ces putain de godasses de merde !

    • Ouiiii ! Merci ! Ma voisine de cinéma et moi, on n’en pouvait plus, de ces chaussures.
      Et franchement, au début, quand on arrive devant l’immeuble géant des bureaux Grey : il n’a pas quelque chose à compenser ce type ?

      • LOL j’avoue ils ont pas rendu justice à Dakota machin niveau fringues…. mon passage préféré c’est quand il y a un énorme piano (à queue est ce que là aussi il cherche à compenser ??? ^^) qui prend les 3/4 du salon du mec célibataire et associable et qu’elle ose le « tu joues au piano? » non le mec il savait juste pas quoi foutre au milieu du salon, c’était ça ou un une clown nain albinos sans bras ….

  49. Merci beaucoup ! Au lieu de perdre 9€ dans une salle de ciné parmi les pisseuses du lycée du coin, à me dire que je ne veux pas mourir conne, je suis restée bien confort derrière mon ordi et j’ai bien rit !

  50. Cher Odieux,
    Seriez-vous un adepte de Super Mario Kart ? En tout cas, sachez que le champion du monde de ce jeu est un lecteur assidu de vos articles.
    Bien à vous.

  51. Désolé pour ce que vous avez enduré, mais vos fidèles lecteurs comptaient vraiment sur ce spoiler de 50 nuances de Grey, ou de force.

  52. Bravo ! MERCI pour ce pur bijou ! Qu’est-ce que j’ai ri ! Quel talent ! Quel humour ! Je t’admire ! Ta critique est phénoménale. Génial, tu es juste génial. ENCORE !!!!!

  53. Inspirées par vos écrits, avec mon amie nous avons décidé de faire nos Odieuses Connasses en voyant ce film.
    (en vérité, nous avions épuisé le stock de bons films proposés et il faut bien amortir la carte illimitée, non ? et puis on voulait se marrer)
    Nous nous sommes retrouvées dans vos écrits (mieux formulés que ce que nous aurions pu faire) et franchement, nous sommes mortes d’ennui. Nous pensions avoir touché le fond pendant le film, mais non. Comme toute personne du chromosome XX, nous devons faire un tour aux toilettes avant de partir. Et là, nous surprenons un dialogue affligeant entre deux spectatrices à propos de la première maitresse de Christian, qu’Ana baptise « Mrs Robinson », en référence au « Lauréat » mais tout le monde n’a pas compris :

    Fille 1 : Dans le livre, elle ne s’appelle pas Mrs. Robinson la première maîtresse de Christian.
    Fille 2 : Ah bon ? C’est pas vrai ?!
    Fille 1: Non, je sais plus comment c’est mais c’était pas ça.
    Fille 2 : C’est trop nul d’avoir changé

    Bah oui, y a pire que le livre, y a le film et ceux qui aiment

  54. Ro Msieur j’ai pas encore lu tous vos spoilers mais genre, vous avez pas un peu forcé sur la vulgarité dans celui-là? Je dis pas, c’est compréhensible, mais vous paraissez plus déchaîné que d’habitude. Pourtant vous avez chroniqué Prometheus, si je me souviens bien. Vous savez quoi? Vous avez l’air atteint. Par une émule incohérente de Twilight. On dirait que votre lance-roquettes tremble quand vous tirez sur l’ambulance. Faites gaffe quand même. Oh, et le truc des petits gris était énorme, pour une conclusion. « Fan » fiction de fan fiction de fantasme adolescent cliché, qui aurait cru que ça puisse avoir cette fifre? Bel effort en tout cas.. Votre sacrifice vous a fait gagner un abonné. C’est tout ce que je peux faire.

    Mon poing dans votre gueule (équivaut à « cordialement »).

  55. Si le livre avait ete ecrit par un homme, je serais alle voir ce film au cinema, juste pour voir les nichons des femen venues protester contre cet horrible film machiste et retrograde.
    Vu que ca a ete ecrit par une femme, nos braves femen etaient habillees et assises au premier rang…

    • Très juste remarque:
      aucune manifestation de féministes outrées (et elles auraient raison de l’être) n’a donc été relayée par les médias? En tout cas, je n’ai rien entendu de ce genre, ce qui est quand même curieux.

      • Je crains Baba que vous ne confondiez les féministes avec les féministes. Tandis que les premières luttent pour des choses vaguement absconses tel que l’égalité entre les deux sexes, les secondes milites pour de grandes avancer primordiales, comme une réforme de l’orthographe machiste qui privilégie la forme masculine pour désigner un groupe mixte ou l’abolition des panneaux indiquant la présence d’une école qui osent représenter un garçon plus grand qu’une fille.
        Non je n’invente pas, certain(e)s ont dénoncée la « misogynie » des panneaux scolaires :
        http://transports.blog.lemonde.fr/2012/08/30/devant-lecole-attention-panneau-misogyne/

        Certes, je conçois qu’à l’écrit il n’est pas aisé de distingué le mot « féministe » de son antonyme « féministe », mais malheureusement, d’un point de vue médiatique, l’un de ces deux mots devient de plus en plus rare aujourd’hui. Le site que vous citer fait partie de ces exceptions, il ne contredit dont en rien affirmation de L’air de rien.

      • Janus, où serait le problème d’avoir un genre neutre? Beaucoup de langue l’ont et personne n’en meurt. En plus, d’un point de vu logique, ce serait aussi plus compréhensif.

        Le langage a aussi une influence sur la culture et inversement. C’est bien le patriarcat qui a fait du genre masculin le genre neutre. S’il arrivait un jour que le féminin devienne le genre neutre, y’a de grande chance que nous soyons dans une société matriarcale…

        Pour le coup des panneaux, j’avoue que même en tant que féministe, je m’en fou un peu, mais l’analyse n’est pas fausse, parce que le jour où un affichera une fille plus grande, devant le garçon c’est qu’il y aura eu une évolution dans la société quand même… après, les panneaux sont censé être clair et simplifié donc je me batterais pas pour ça. Bref, c’est peut être un détail, mais un détail révélateur, comme le « mademoiselle ». pas forcément un grand combat, mais révélateur. Et vu l’égalité qu’on a atteint en France, on peut effectivement s’attaquer aux détails pour finir le travail.

      • Un langue évolue parce que les gens la font évoluer, pas parce que des hystérotruc font du lobbying agressif pour qu’une loi pousse les choses dans leur sens.
        Du coup à chaque fois que les « féministes » montent sur leurs grand chevaux pour des trucs aussi cons sans réfléchir, c’est du pain béni pour leur détracteurs.
        Et les tracteurs ont remplacés les chevaux depuis longtemps, car plus efficaces. Du coup chaque féministe qui s’enfonce dans ces conneries sans fin joue contre son camp, et fait reculer sa cause.

      • J’ai pas compris la métaphore sur les chevaux mais c’est peut-être à cause de l’heure ^^

        Pour l’évolution naturelle de la langue, je suis d’accord, je pense pas que des féministes s’imaginent faire rentrer le genre neutre obligatoire alors que peu de personne ne l’utilisent, mais le fait d’en parler peut inciter des plus en plus de gens à parler au genre neutre (Yel/Yels) et dans quelques (plusieurs, beaucoup) d’année, c’est pas impossible qu’il soit intégré.

        Personnellement, ce sont les gens qui s’énervent contre ça qui m’ennuie profondément. C’est l’évolution possible de la langue, ça prend ou ça prend pas. Faut arrêter de s’insurger toutes les 30s sous prétexte que certains prennent des liberté avec la langue, sinon, on serait encore au vieux français…

      • Les gens disent et font effectivement la merde qu’ils veulent. je serai malvenu de dire le contraire, c’est mon activité préférée après manger et dormir.
        Par contre les « féministes » ont la très lourde tendance à vouloir imposer ce qui devrait être fait ou dit. Notament, au niveau du genre neutre, du « mademoiselle » dans les documents administratifs, ou encore du 1 et du 2 dans les n° de sécu.
        Ceci est d’autant plus dommageable que d’autres combats féministes bien plus importants comme l’égalité salariale, l’accès au poste à responsabilités, la lutte contre l’excision, etc, sont du coup noyé dans une masse de brouhaha; Ou les plus gueulards seuls se font entendre (et c’est bien souvent les plus cons).
        D’ou mon vilain jeu de mot sur les chevaux et les (dé)tracteurs. Au lieu de faire avancer les choses dans le bon sens, on gueule sur des polémiques pointilleuses dénuées de sens et pendant ce temps la il ne se passe rien, sauf une perte de crédibilité du féminisme en général.

      • Oui, je suis d’accord que y’a du féminisme extrémiste et qu’il dessert bien la cause du « vrai féminisme »

        Juste, pour le mademoiselle, le traitement médiatique n’a pas non plus aidé. Quand les articles sont titrés « les féministes veulent la suppression du mot mademoiselle », y’a quand même un gros problème de désinformation. Moi je trouve ça normal que la femme n’est pas à dire si elle est marié ou non si ce n’est pas spécifique au document. (Encore cette année, on m’a fait la réflexion que les féministes étaient connes de vouloir supprimer le mot mademoiselle, comme si on pouvait supprimer un mot du vocabulaire. La personne n’avait juste pas compris que c’était dans les docs administratifs. Au moment de la polémique, avant de me renseigner vraiment, c’est aussi ce que je croyais…)

        Et du coup, au point où on en est en France, l’évolution pour l’égalité ce fait dans les « détails » et dans l’éducation. En gros, tout pendant qu’on dira que les femmes sont plus douces, moins fortes (pas physiquement hein), moins combative, ect que les hommes, elles négocieront moins leurs salaires, seront moins ambitieuses ou privilégieront plus que les hommes la famille à la carrière. Et ces représentations passent par des « détails » (comme le panneau de signalisation, même si, je répète, je m’en fou un peu), le langage et l’éducation genré :)

      • A ce propos, quelqu’un pourrait nous dire si le livre est-il à l’image du film ? C’est à dire avec un contrat qui annonce explicitement que Annastasia deviendra une esclave n’ayant pas le droit de donner son avis ?

  56. Houf, on sent que vous avez morflé pour le coup. Je vous envoie la statue par Colissimo, en espérant vous réconforter (all’est pas bien grande et j’avais que la pâte à modeler de mon neveu sous la main pour la faire, mais j’y ai mis tout mon coeur).
    Le dialogue avec la biscotte, l’échange de mails entre Cricri et Ana, (ça me crispe, on dirait qu’ il manque un « n ») du bon, du très bon!
    Il me semble que quelqu’un devrait signaler à l’auteur du bouquin que « sado-masochisme » ne signifie pas « se servir d’une personne, même complètement ahurie, comme défouloir ».
    Encore moins vendre ses biens personnels (non mais l’hallu).

  57. Mon dieu… Quel bonheur cet article !

    Mille mercis pour ce moment de rire :) Si seulement toutes les personnes avaient lu votre article plutôt que d’avoir lu cette merde et vu ce « film », la Terre s’en porterait mieux :D

  58. Très très marrant! J’ai craqué avant la fin, je reviendrai la lire plus tard car c’est vraiment rigolo!…et un peu gerbant aussi, donc bravo à vous pour ce grand dévouement, je serais sorti très vite!

  59. bon moi a la base j ai adoré le film (je lui demande pas d’être crédible en même temps, sinon je verrais plus aucun film )… mais q est ce que j’ai pu rire à la lecture de cet article..; preuve q les deux ne sont pas incompatible…

    • « je lui demande pas d’être crédible en même temps, sinon je verrais plus aucun film »

      Je ne sais pas quel genre de films vous regardez, mais j’en connais des tas qui sont tout ce qu’il y a de plus crédible ;)

  60. Il n’y a plus qu’à chercher la salle de cinéma dans laquelle plusieurs -dizaines- de gourdes… heu, non, de spectatrices sont portées disparues, et nous aurons enfin localisé l’OC.

  61. Ayant lu déjà les deux premiers tomes pour un blog amateur, j’avais refusé de payer en plus pour ce film et j’attendais ce spoiler avec impatience !
    En passant sur la débilité profonde de l’histoire de base, j’ai noté que dans le livre, tout allait très vite (il se passe environ 1 semaine il me semble). Mais ici tout à l’air d’avoir été coupé que ça paraît encore plus rapide !
    [ SPOILER ] Dans le tome 2, on apprend que cela fait 1 semaine qu’ils se sont quittés, Ana déprime tellement qu’elle a perdu du poids (oui oui), Christian insiste pour qu’ils reprennent leurs activités. Il la stalk 2 – 3 jours et c’est repartit. Il se passe environ 1 semaine encore dans le Tome 2, et à la fin ils sont fiancés. J’ai hâte de voir ça à l’écran, de la plume de l’auteur du bouquin elle-même qui tient à écrire TOUT le film elle-même !

  62. Merci pour ce spoil !!!! J’ai tellement ri que j’en ai encore les fesses qui font bravo !!! Je n’ai pas lu le livre et n’ai absolument pas prévu d’aller voir le film au cinéma… Mais après ton article il me tarde que cet chef d’oeuvre comique passe à la TV pour organiser une soirée raclette avec des ami(e)s !!!

  63. Mais ? D’où cela une dette ?
    De un, je ne vous ai jamais demandé de vous infliger ce film ; et de deux je vous en veux d’avoir fait ce spoil ! Il participe de la pub insupportable pour ces merdes (livres et film) !
    Je profite quand même de cet espace pour exprimer ma consternation et ma tristesse face au succès, notamment auprès du public féminin, de ce machin…

    • Avec vous lu ce spoil ? Si oui vous avez contractez une dette envers l’Odieux. oui c’est marqué dans le contrat; Celui qu’il à signer avec Satan. Non, vous n’avez pas besoin de signer, ni même de le lire, le contrat spécifie bien que la simple lecture de ce blog suffit acceptation des termes qui le composent. Je l’accorde, c’est vraiment un truc de connard.

      • Oui, enfin c’est un peu gamin de 6 ans ce truc hein, celui qui lit ça est un connard. D’ailleurs le fait de lire ce post vous oblige à aller regarder « les chevaliers du zodiaque, la légende du sanctuaire ». Et toc. Fallait pas me chercher !!! :D

  64. Ahhhhhh!

    Merci pour le fou rire! Je n’avais pas prévu d’aller voir le film, mais rongée par la curiosité, j’ai lu la moitié du livre avant de méditer sur les méandres de la bêtise humaine et d’envisager de me mettre à écrire des livres « porn-momy » pour me faire un max de fric. Je suis d’autant plus consciente du sacrifice que cela a du vous coûter de le faire pour nous proposer une telle critique!

    Comment peut on écrire, et surtout vendre et adapter au cinéma une telle arnaque inconsistante???
    Alors je récapitule ce que j’avais compris du principe de départ: on nous vend une histoire d’amour + on nous l’assaisonne avec une touche de porno + on se démarque des harlequins en rajoutant une touche de SM.
    Hum. Rappelons qu’en général, les histoires pour midinettes sont celles où le lecteur (ou plutôt la lectrice) s’identifie au personnage. Qui a eu l’idée d’inventer une telle cruche??? Et qui aimerait que son mec contrôle tout ce qu’elle dit et ce qu’elle fait, à qui elle parle etc… (à part dans un mauvais remake de « confessions intimes »‘?) Passons sur l’histoire tout à fait improbable (l’interview, le mec qui la rejoint dans le magasin, l’hélico etc), au point où en est la cruche, on va pas non plus lui inventer une toile de fond trop compliquée ça élèverait trop le niveau, qui est sensé rester au dessous de la ceinture. Mais il est où le porno SM? J’ai le souvenir d’avoir lu des trucs plus gores que ça dans les Françoise Sagan de la bibliothèque de mes parents, c’est pour dire…

    Bref: c’est le genre de livre / film qui sert à dire à certains de mes collègues de travail qu’ils ont un jour lu un livre et/ou qu’il ont été voir un film de c** avec l’accord de leur moitiée et/ou qu’ils sont fans de SM.

    Et qui me servent moi à bien rigoler quand:
    -je les entends décrire le film (« oui, mais Anastasia elle c’est une fille super chouette, elle accepte ses fantasmes à lui » – sous-entendez elle est moins casse-c*** que ma femme ELLE au moins! ou « le mec est un personnage super intéressant et profond, on voit qu’il a pas eu une vie facile »)
    -je vois des décomptes sur les profils FB de certaines greluches qui ont hâââteeeee d’aller voir le film (« parce que Mr Grey, il est trop beauuuuuuuuu! »)

    En tout cas, je note l’adresse du site, parce que j’ai bien plus rigolé que si j’étais allée voir le film, et comme j’ai cru comprendre qu’il y aurait une suite, je ne veux louper ça pour rien au monde!!!

    • L’héroïne de bouquin n’apprécie pas particulièrement que son mec veuille tout contrôler. D’ailleurs, il est loin de réussir à tout contrôler.

      Et, oh, 50 shades, c’est loin d’être un Harlequin SM. C’est un Harlequin tout court.

      • Euh non ; 50 nuances est un manuscrit qu’ Harlequin a refusé car ne répondant pas à leurs critères qualitatifs.

  65. J’ai adoré cet article, moi qui hait tant ce film et ses bouquins. J’ai pas arrêté de rire, je suis ravie d’avoir découvert ton blog en même temps !

    PS: Fais gaffe aux guillemets, y en a pleins à l’envers, ça me stresse, ah ah !

  66. Fantastique ! La plus belle critique lue sur ce film :) Et du coup, j’attends avec vraiment beaucoup d’impatience que la suite sorte au cinéma, juste pour avoir le plaisir de lire un autre article de ce genre !!!!!

  67. Je retiens que EL James a raison : la douleur procure du plaisir … votre douleur et le vrai plaisir de vos lecteurs ;-) Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas autant ri en lisant un article ! Merci, Merci, vous n’avez pas souffert pour rien.

  68. J’en ai pleuré de rire, c’est juste trop bon xD
    Par contre du coup, moi qui ne voulais pas voir ce film, j’ai trop envie de le voir pour comparer… J’ai presque peur de passer mon temps à me marrer dans la salle en repensant à votre écrit :)

  69. eh bé! Ecrire autant sur ce sujet, je trouve cela admirable! Merci de l’avoir visionné pour nous en tout cas, le nombre de films qui ne m’intéressent plus ne cesse d’augmenter de mois en mois, celui-ci me semble cristalliser pas mal des choses qui me rendent triste face à ce loisir.

  70. Bonjour, Bravo pour cet article qui m’a fait hurler de rire ! C’est très drôle et bien écrit. Je n’ai ni lu le livre, ni vu le film, mais j’attends impatiemment la sortie au cinéma de la suite pour un nouveau spoiler décapant. Bien cordialement,Médéric

    Date: Sat, 21 Feb 2015 22:37:40 +0000 To: djmedo69@hotmail.com

  71. Donc si je comprends bien, il aurait suffi que vous nous contiez vos fabuleuses aventures à base de GHB du point de vue de la victime, et vous auriez été millionnaire …
    Non, … en fait ça ne fonctionnerait pas, vous avez trop de talent pour que ça se vende auprès du public-cible ^^

  72. Mais généralement, la femelle humaine porte rarement sur elle des stigmates post-coït, à part éventuellement lors de certaines pratiques japanisantes qui font du bien au cuir chevelu.
    Ca dépend. A la libération, certaines femmes pouvaient parfois porter aussi sur le cuir chevelu les stigmates d’un post coït germanisant…

  73. Pain is so close to pleasure… c’est bien ça le pitch ? Qui nous dit, cher Odieux, que vous n’avez pas pris en réalité un pied d’enfer, aussi troublant qu’inavouable, pendant ce film ? Je me plais à l’imaginer. Ce serait bien là l’unique vertu de ce navet majuscule.

  74. Merci, un vrai moment de détente, vous avez su me donner presque « l’envie » d’aller le voir, mais deux ou trois choses me retienne encore
    1 Que ce « film » soit si mauvais (autant que le « livre »)
    2 Que les acteurs jouent si mal
    3 Le sacrifice que vous avez fait pour nous et amplement mérité, je ne vais donc pas le gâcher en allant le voir.
    4 Dépensé 8€ pour ça je dis NONNNNNNN !!
    Mr Odieux Connard vous avez toute ma reconnaissance

  75. Cher Odieux, merci pour ce spoil. J’ai beaucoup ris, mais « Pire que twilight » voilà bien une chose que je ne m’attendais pas à lire sur ce blog.
    Merci pour vos sacrifice régulier. J’attend avec impatience votre spoil de divergente 2 qui ne saurait tarder.

  76. Pfioulala…

    Quand je pense que le public féminin est en ébulition devant ce chef-d’oeuvre… Je parle bien sûr tant des livres que de ce film !

    Haha, il faut asexuer la langue Française, c’est sur…
    Manifestement, l’apologie de la femme soumise ne choque pas tant que ça !

      • Dans la vie réelle ? Toutes évidemment !

        Dans ce « film », il y a grosso modo deux acteurs principaux. L’un d’entre eux est une femme.
        Challenge !

      • Dans cette histoire, Anastasia est tout sauf soumise. Le soumis, c’est Christian.

  77. Mon dieu j’ai rarement eu l’occasion de rire comme ça, c’est du bonheur en boite. Merci merci, ô odieux connard, vous avez ensoleillé ma journée. Un talent pareil pour faire rire les gens, ça s’exploite.

  78. Merci pour ces instants, j’ai bien ri, je suis de bonne humeur et je me sens rassuré. Je participe volontiers à la collecte pour vous payer le billet du second opus !

  79. Le Connard est mort pour nos pêchés. Vas t’il ressusciter pour voir la suite ?

    RESTE A TERRE, C’EST TA SEULE CHANCE !

  80. Cher OC,
    Ce spoiler est peut-être le meilleur que vous ayez écrit depuis longtemps. Un déchaînement de la plume, furieux et sans pitié comme on les aime. Merveilleux.

  81. Un régal votre article. J’ai lu et aimé le livre, malgré tout je trouve vos commentaires à hurler de rire, ça doit être mon côté maso….. merci pour ce merveilleux moment odieux connard

  82. Je suis un peu consterné, ce billet est un chef d’oeuvre inspiré d’un navet. Je ne pensais pas que c’était possible.

  83. En vous imaginant prisonnier de votre fauteuil de cinéma face à cette…oeuvre… J’ai pensé à Alex sanglé dans sa camisole avec les écarteurs d’yeux dans Orange Mécanique.

    Pensez à votre santé, O.C., n’allez quand même pas trop loin pour nous !

  84. Voilà juste pour dire que j’ai rarement autant ris et pleuré devant une critique. Ça m’a valu un de mes plus gros fou rire des derniers mois.
    Mention spéciale pour le passage de la biscotte et du décoiffage dans l’ascenseur.

    J’en suis crevée.

    Merci.

    • MON DIEU !!!!

      Il y en a eu trois…

      Si Peter Jackson réalisait les suites, on pourrait espérer encore 8 films et un préquel…

  85. Cher odieux connard,

    J’ai tellement adoré, aimé, kiffé mes poils en lisant ton article, que je me suis dis qu’en tant que fan de Fifty Shades, je me devais de t’apporter une réponse au nom de nous tou(te)s.

    Oui, c’est une histoire cucu gnian gnian, tout droit sortie de l’imagination d’une adulte restée bloquée au stade d’ado (certainement une première fois qui s’est mal passée, ou peut-être est-elle encore vierge ?), fan de Twilight (ce qui annonce clairement le truc) et qui a écrit son histoire comme elle parlerait certainement avec ses copines de lycée (à non mince, aujourd’hui on perd sa virginité en maternelle, j’ai oublié désolée je suis de la vieille).

    De nos jours, ce qui est excellent, c’est que les rencontres sont choisies, préméditées, on sait d’emblée comment cela va commencer, à quoi notre rencontre va ressembler, ce que l’on va faire et la nuit que l’on passera, MERCI misteec et la magie de la connexion internet (en effet, c’est tellement magique de choisir qui l’on va rencontrer selon une photo, un profil et quelques phrases bien arrangées qui font que, c’est drôle mais, nous sommes tous des gens sérieux et intelligents qui cherchent une histoire sérieuse et intelligente).

    Perso, comme je fais partie de la « old », j’ai rencontré, une vraie rencontre pour de vrai, mon compagnon il y a 10 ans, nous avons deux enfants, une histoire des plus banales et normales (pas besoin de chercher à rendre notre quotidien extraordinaire, nous le sommes sans artifices), je ne suis donc pas dans la catégorie jeune femme en mal de mâle mystérieux et « dark » pour reprendre ton terme, à la Angel dans Buffy (ma génération). Je ne suis pas non plus dans la catégorie mère au foyer en mal de reconnaissance et d’amour de son compagnon qui travaille trop, je suis une jeune maman active, avec un compagnon actif aussi bien à la maison, qu’avec les enfants et au lit (oh bah si, on a encore une sexualité au bout de 10 ans, navrée de vous décevoir).

    On en a marre des exigences que la société a véhiculé, mis en vous comme une carotte dans le cul, on en a marre des histoires dans lesquelles il faut absolument beaucoup d’action, un soupçon de romantisme et surtout des dialogues réfléchis, intelligents, shakespeariens…ce n’est pas cela non plus, la vie. En tout cas, je ne suis jamais montée dans un taxi qui s’est muté en transformers et qui m’a dit que j’étais l’élue censée sauver la voie lactée des attaques de météorites envoyées par les forces du mal vieilles de 300 siècles. Alors OUI, nous les femmes (il ne faut pas se leurrer, c’est une histoire écrite par une femme pour les femmes avant tout), on a peut-être envie d’un retour aux bases, avec un soupçon de rêve, et une histoire avec une analyse stupide mais crédible car prévisible. Sauf qu’aujourd’hui on prévoit tellement tout, que tout a perdu de sa saveur, de son authenticité.

    Si tu avais lu les livres, au lieu de t’en tenir au film et d’aller le voir comme une bête curieuse en te persuadant d’emblée que tu allais voir un « navet », une « pseudo romance » avec un dialogue des plus plats et une histoire qui a l’air de n’avoir ni queue ni tête, alors peut-être aurais-tu compris que c’est justement ce que nous sommes allées chercher en lisant les livres d’une part, et en prenant le risque d’aller voir son adaptation (on sait tous que c’est dur d’adapter ce qu’on lit dans un livre car non ce n’était pas une revue pour maman désespérée et en manque). Le film traîne en longueur, normal, l’intrigue est principalement centrée sur les deux personnages principaux dans le premier tome, même si, beaucoup de choses ont été zappées du livre. Si tu avais lu le livre, alors tu saurais que par exemple quand elle rentre dans le bureau de Grey et après s’être lamentablement cassé la figure, ils auraient échangé des propos au sujet de tableaux exposés dans son bureau et que nous ne retrouvons pas dans le film (dommage, c’était un peu intelligent), tu aurais su que pendant la fameuse soirée au bar ou elle termine complètement bourrée il est venu la chercher car il a fait tracé l’appel d’Anastasia par l’un de ses hommes de main (et quand je dis de main, je ne parle pas d’hommes qui servent à le branler mais à assouvir son désir de tout contrôler, un vrai freak) et que c’est ainsi qu’il a su où elle se trouvait, enfin si tu avais lu le livre alors tu aurais su que quand il lui dit, avant de lui montrer sa salle de jeux, que l’hélicoptère est en stand-by si elle souhaite prendre ses jambes à son cou, c’est qu’en fait il a encore l’un de ses employés, un pilote, qui a été chargé d’attendre au cas où (et à qui Christian donnera notamment congés lorsqu’Ana décide de rester)…

    Mais non, tu t’es contenté d’aller voir ce qui t’a semblé être un navet, un elefant man qu’il fallait absolument voir pour pouvoir dire « OMG je l’ai vu, c’était abominable, achevez-moi je vous en supplie, ce fut plus de débilité que mon cerveau de surdoué n’a pu en supporter », ARF !

    Ce film m’a fait du bien, parce que et bien parfois cela fait du bien de ne pas avoir à réfléchir (ah ok en fait c’était la mère du cousin de la tante de sa sœur qui a tué son chat parce que son petit ami l’avait enculé et il a voulu la venger….tu vois le genre des séries d’aujourd’hui ?), parce que on a des vies déjà tellement fatigantes, exténuantes de part le rythme dans lequel nous sommes entraîné (on ne vit que pour travailler, assumer des responsabilités et payer des factures et des impôts) ; que sincèrement pour ma part, en tant que femme doté d’un QI de 143 (excusez du peu), ce film m’a fait du bien et de plus m’a émoustillée car oui, c’est aussi cela que nous les femmes avons cherché, dans cette société où les femmes n’ont pas de sexualité « officielle », ne matent pas de porno, n’utilisent pas de toys mais ne servent qu’à enfanter, élever les enfants, leur apporter la meilleure des éducations pendant que Monsieur se grattera les couilles sur le canapé, matant un match de foot et buvant une bière, putain de cliché !!!

    Et oui, les goûts et les couleurs sont dans la nature….la nature…plus rien n’est « naturel » de nos jours, alors cette histoire cucu gnian gnian, et bien moi elle m’a mis du baume au cœur, je me suis vue ado, les premiers émois, les premiers sentiments, les premiers désirs charnels, Anastasia porte le nom de cette adolescence (et on devrait se réjouir qu’à 22 ans, elle perde à peine sa virginité). Grey quant à lui est un personnage complexe, un oiseau blessé qui s’est forgé une carapace, ne me dis pas que les âmes torturées n’existent pas, c’est juste que lui il a de la chance dans son malheur (et a su utilisé son intelligence à bon escient), il a été adopté par THE famille, qui a fait de lui quelqu’un de riche, richesse qui s’est multipliée grâce à ses fonctions de PDG (PDG de quoi, on n’en sait pas plus que toi mais sincèrement on s’en fout c’est pas sa casquette professionnelle qui nous intéresse dans l’histoire). Une fois de plus on est pile dans le cliché de l’homme qui a du pouvoir et qui peut se permettre tout, s’offrir tout y compris des « soumises » qui jusque là fermaient leur gueule, et puis Anastasia est arrivé et (attention spoiler) le sauve de sa torture, c’est démesuré de part les circonstances et le contexte de l’histoire, mais c’est bon à lire, cela fait du bien.

    On est dans un monde de fou, où les gens sont égoïstes, calculateurs, manipulateurs, on est dans une société dans laquelle les gens ne sont plus prêts à faire des concessions, des sacrifices pour mener une vie à deux, on est dans une société dans laquelle les rencontres de pur hasard sont devenues rarissimes. Tout le monde se misteec, tout le monde se faissedebook, tout le monde se snoopchatte, où est passé la vie, la vraie ? Où est passé le réel, dans ce monde virtuel ? Bah voilà, tout cela, je l’ai un peu retrouvé dans ces livres et dans ce film (tu as remarqué, pas de faissedebook, pas de snoopchatte ou de twatter si ce n’est quelques imessages – merci Apple pour le sponsor ?), les gens sortent, vont boire un verre (ou se saouler, au choix), pas de skrape pour voir sa maman, non elle prend l’avion pour lui rendre visite, une vraie visite.

    OUi c’est une histoire cucu, gnian gnian, une romance à l’eau de rose qui propose certaines scènes plus osées et qui nous fait pénétrer (hop petit jeu de mot) dans un univers spécifique qu’est celui du SM (pas vraiment bien respecté, mais si on est intelligent on le sait, et on pige que le mec il est dans ce truc car il est trop tourmenté et a eu une vie de ouf pour savoir ce que c’est « aimer »), et qui nous fait un peu rêver (qui n’aimerait pas un petit peu un mec qui t’envoie des éditions originales de tes livres préférés, t’offre un ordinateur et pas des moindres, une voiture pour que tu conduises en sécurité – haha tu le savais pas cela non plus hein ?). C’est un peu un Walt Disney pour adultes, on y a droit, non ?

    C’est tout ce que j’avais à dire pour ma défense. Lis les trois livres, fais cet effort, et ensuite, on en parle !

    Pour en revenir à ton article, j’ai beaucoup apprécié, bien écrit, bien résumé….pour quelqu’un qui n’aime pas le film les détails t’ont sacrément marqué, perso quand je n’aime pas quelque chose et que c’est même un supplice, au mieux je quitte la salle, au pire à l’instant même où le film se termine, je l’ai déjà oublié ;)

    La seule chose que je regrette amèrement et pour laquelle j’en veux énormément au laxisme français, c’est de permettre à des adolescents de 13 ans de voir ce film, qui selon moi pourrait banaliser certaines pratiques qui sont visibles de façon très explicite dans le film et qui selon moi, du fait d’appartenir à un univers particulier, ne devraient être découvertes que lorsqu’on devient adulte et que la découverte profonde de soi a pu être réalisée, on aime le SM ou on n’aime pas, il n’y a pas de demi-mesure (on n’aime pas le SM parce qu’on se met des menottes ou on se bande les yeux, le SM est plus profond que cela). J’étais donc très gênée (pourtant je n’ai pas de tabou ni ne suis prude et chaste) de savoir que dans la salle dans laquelle je me trouvais, s’y trouvaient également des gamins de 13 ans).

    Bises !

    • Autant je respecte le fait que vous ayez aimé le film (bien qu’apparemment, vous ayez surtout aimé le livre – cf. la remarque présente à moult endroits de ce blog sur le fait que, bon, s’il faut avoir lu le livre pour apprécier le film, pourquoi diable en faire une adaptation cinématographique?), autant je vous serais éternellement reconnaissante de ne pas exprimer votre avis personnel au nom de « nous, les femmes ». Merciiii!

      • Quand je dis nous tou(te)s, je parle de ceux qui ont aimé…à ne pas confondre, je ne suis la porte parole de personne. Et ils en ont fait une adaptation pour le fric, point barre, pas parce que c’est une œuvre tellement subtile qu’il fallait absolument l’adapter.

      • Cela me confirme que les femmes sont des être basiques, grégaires…

        Vous rêvez toutes du beau gosse millionnaire qui pourra vous entretenir et vous ballader en hélicoptère ! Viles femmes superficielles, vous voici démasquées !

        Plus sérieusement, je suis d’habitude fan de pavés mais pfiouuuuuuu celui-ci…

        J’ai adoré la comparaison entre ce film et un Walt Disney pour adulte !
        Que ma douce et tendre ne vienne plus se plaindre lorsque je ramène un concombre au lit, ce n’est pas du sado-maso, c’est du romantisme.

      • Désolée, mon pote, mais moi, les princes charmants épilés du maillots, ça m’excite moyen. Et si, en plus, il se la pètent avec leur tas de ferraille à moteur, j’ai juste envie de les commencer au rasoir et de les finir à coup de lattes. Quand à être grégaire, les mecs qui passent leur vie à regarder des matches de foot entre potes en rotant leur bière sont mal placés pour en parler! Je n’ai jamais été fan des « soirées pyjama » ou des « sorties entre filles », façon sex and the city. Alors évitons de généraliser. S’il y a des bobonnes dont la vie est si chiante qu’elles s’éclatent en regardant ce genre de daube, nous ne sommes pas toutes tombées aussi bas!

      • Si ce n’est là la seule chose que vous ayez retenue, je crois que la vôtre ne doit pas être plus profonde que cette citation :)

      • Pauvre Georges… Vous voila spolié de votre propre pseudonyme…

        Néanmoins, je vais rappeler un point essentiel.

        S’il est toujours meilleur d’aller au fond des choses, encore faut-il le pouvoir !
        Ma dulcinée me le dit fréquemment, mais je n’arrive pas à saisir le sens de ces mots…

      • Et vu la taille du commentaire, il semblerait que l’énoncé « Les femmes parlent beaucoup » se soit à nouveau vérifié… ^^

      • Je me permets d’interrompre ce flim parce qu’on se fout un peu de ma gueule : c’est du vol et du plagiat. J’aime pas trop les voleurs et les fils de pute.

      • Orson Welles ! Mon idole est enfin de retour et va bouter hors d’Hollywood la médiocrité ambiante ! X)

    • Je vais vous faire le même reproche que beaucoup ont déjà fait sur ce blog :
      Un film DOIT être une entité indépendante et DOIT se suffire à lui-même. S’il est besoin d’avoir lu le livre d’où est tiré le film pour comprendre ce dernier, c’est qu’il y a un problème !
      On ne devrait pas avoir besoin d’un « mode d’emploi » pour comprendre le film. Je déteste les raccourcis scénaristiques inexpliqués et incohérents qui se justifient par un « ouais, mais dans le libre blabla ».
      Si ce n’est pas cohérent DANS LE FILM, c’est une erreur, une faute.

      • Oui, parfaitement d’accord, c’est pour cela que l’auteur du livre souhaite rédiger elle-même le scénario du second opus, car le scénariste et la réalisatrice n’ont pas respecté son livre, donc c’est pas la faute à Cinquante Nuances, mais à l’équipe de production…

      • De toute façons le bouquin comme le livre est une sous-merde, dire que de pauvres arbres sont morts pour que cet horrible chose puisse être vendue, cet chiasse issue d’une autre merde nommé Twilight qui atteignait déjà le fond mais là quelqu’un a trouvé quand même le moyen de faire pire, c’est fou.

      • Cette prise de tête valait la peine que je m’y attarde, ne serait-ce que pour saluer la qualité de l’auteur de ce billet,, tel que je l’ai précisé. Pour lire un commentaire, il faut commencer par le haut, puis de la gauche vers la droite ;)

      • Ce non respect des commentateurs chinois et arabes. C’est une honte, un tel racisme latent et patenté au 21e siècle.

      • Mdr ! Je vous adore ! Je ne parlais que de mon comlentaire à moi qui est écrit en fran et se lit donc de la gauche vers la droite :)

    • Bah, tout ceci est bien trop féminin pour que je le comprenne…
      Aurait-il fallu que le spoiler soit écrit par Une Odieuse Connasse?

      • Une EC (bah oui, chacun ses initiales ^^) que l’on traduira exceptionnellement par Exécrable Connasse, dirait que ce film (EC n’a pas lu le livre, elle a peu de temps pour lire des livres intéressants et bien écrits alors une fanfic d’un livre pourri, non merci) est un ramassis de clichés navrants.
        Une Mary Sue (héroïne de fiction, quasiment parfaite : belle, intelligente, naîve, vierge, dont tous les hommes autour d’elle sont amoureux mais sa pureté l’empêche de les voir) rencontre un grand méchant loup (qui a forcément un problème douloureux lié à ses parents)… qui devient son chien-chien-à-sa-maman en deux temps, trois mouvements. Le sus-nommé est blindé (jet privé, hélicoptère, tout ce qui a des ailes en fait), ne s’attache pas (« I don’t make love, I fuck hard ») et a des pricinpes… qu’il bafoue en deux secondes face à la beauté virginale de sa bien-aimée.
        Aucun perso n’est crédible : Anastasia joue bien la fille effarouchée mais accepte sans vergogne les onéreux cadeaux de son prétendant, se faisaint ainsi entretenir. Pas la peine de me hurler dessus, si certain(e)s y voit du romantisme, moi je vois qu’elle se fait traiter comme une prostituée. Il y a cadeaux (j’accepterai l’édition originale des livres, c’est classe et ça me plairait) et cadeaux : le PC et la voiture, ça va, ça n’est pas une assistée et ses parents (des fois qu’elle paie elle même son prêt étudiant, son loyer, etc.) ne me semblent pas dans le besoin et pourraient l’aider.
        Quant à ce cher Christian, qui a le charisme d’une huître avariée, où se situe-t-il vraiment ? Soit on est un petit joueur et on sort la ceinture et les menottes le week-end quand ça s’essoufle avec Bobonne, soit on évolue dans un monde où les règles sont strictes et la base même de ce monde et on les respecte ! On ne dit pas « Fuck the rule » dans ce contexte ! Je conçois le contrat, on est aux EU, il y a des procès pour un oui ou un non, il veut être discret sur sa vie privée, soit. Mais bafouer toutes les règles de son univers… il ne tient pas du tout la route en tant que « control freak ». « Richesse » de dialogues, trois fois il dit à Ana : « that’s the way I am! » mais… il est quoi exactement ? Essaie-t-il de se convaincre lui-même ?
        La plus grosse déception du film, mais aussi la seule attente finalement, il me semble qu’OC n’en a pas parlé. La musique. Signée Danny Elfman, j’y avais vu une maigre consaolation. Ca, c’était avant le film. Pendant… Il nous balance de la pauvre musique sirupeuse, à peine digne d’un téléfilm des années 90 (les années où les hommes avaient les cheveux longs à la McGiver) et sensiblement identique tout le long du film.
        Voilà ce que dirait une EC mais elle ne le dira pas sinon certain(e)s personnes la traiteraient, excusez mon écart de langage, de « mal baisée » (si, si je suis sûre que certain(e)s y ont pensé) et ben non, EC est comblée, elle a juste d’autres attentes d’un film, même pour y trouver du romantisme ou un moment de détente.

    • Cela m’a fait beaucoup de bien de vous lire. J’etais atterrée de voir tous ces commentaires de gens qui jugent sans savoir, sans nous laisser le droit de rêver, seule chose encore gratuite. A. vous lire, je me suis sentie moins seule.

    • … je me suis arrêtée à « QI de 143… »

      Je suis consternée. Sérieux.

      En premier lieu, râler parce que l’OC relève des incohérences du film qui sont expliquées dans le bouquin ( il va la chercher en boîte, alors qu’il ignore où elle est… » Mais dans le livre il trace son appelleeeuuh » ), ce n’est pas recevable. On le dit, on le répète, un film a beau être tiré d’une adaptation, il doit être cohérent par lui-même ! Il n’est pas censé être vu exclusivement par ceux qui ont lu le bouquin ! Alors tout ce passage de « Han, t’es trop nul, tu te permets de dire que ce film c’est de la merde alors que si tu avais daigné lire le livre, tout prenait sens », pardon, mais moi je réagis à l’inverse :  » Quoi ? Jamais ils expliquent qu’en fait les Maraudeurs sont les auteurs du parchemin de Harry ? Ben sympa pour ceux qui ont pas lu le bouquin ! » Enfin, chacun sa façon de voir.

      Et donc, comme ça, tu es une jeune femme de ton temps, bien dans ta vie. Et ce genre d’histoire te sort de ton train train. Soit. Comme beaucoup de nos semblables, visiblement, vu le succès de ces romans. N’est-ce pas merveilleux ? Le conte de fée moderne : cendrillon et son prince charmant. Elle a pas un rond, il est archi blindé. Elle est innocente, il est pervers. Elle est étudiante, il a le monde à ses pieds. D’après des lectrices de ma connaissance, l’Ana des bouquins est plus hargneuse et se laisse moins faire que son avatar cinématographique, mais l’idée de base reste la même. Il n’a pas besoin de SM pour la dominer, on a déjà le seigneur féodal et la servante qui va se soumettre au droit de cuissage. Et c’est ça qui nous fait fantasmer, nous les femmes ? Ma-gni-fique.

      Je n’ai donc pas lu le livre, mais en ouvrant un exemplaire au hasard, je suis tombée sur un passage où l’héroïne recevait une « baise punition », et devait se concentrer pour… ne pas y prendre de plaisir. Oui, parce que ça l’excitait follement. Je ne sais pas si je dois rire ou pleurer.

      J’ai reçu aujourd’hui cette pertinente analyse :  » 50 nuances de grey » est romantique parce que le héros est milliardaire. S’il vivait dans une caravane, ça serait un épisode d' »Esprit Criminel ».
      Tout est dit.

      … et pour avoir continué en diagonal le reste de ton commentaire, personnellement un type qui m’achète un ordi de compèt, la Bible en édition originale avec dédicace de son auteur, une voiture blindée façon tank pour ma sécurité, un poney aux crins blonds avec des petits noeuds accrochés dedans et un abonnement à vie à Disneyland, si après il me fait un caca nerveux quand je veux aller voir ma mère, il a intérêt à courir vite en zigzaguant, et en baissant la tête aussi, s’ il veut pas recevoir ses cadeaux en pleine tronche. Alors toi tu trouvres peut être ça sooo romantic, mais moi ça me donnerait plutôt la gerbe. Alors merci de ne pas toutes nous mettre dans le même panier.

      Ceci n’est que l’opinion d’une femme de son temps, avec famille, boulot, sans histoire, d’un QI sans aucun doute inférieur au tien. ( ah, ce que j’aime cet argument : « Hé, moi j’suis super intelligente, et j’ai trop adoré ce -livre/film/tableau peint par un éléphant à l’aide de ses propres excréments-, preuve que ça ne peut en aucun cas être une sombre bouse. )

      Ps : je n’ai pas lu la suite des commentaires, et ce que j’ai exprimé a peut être déjà été dit, si
      c’est le cas, désolée.

      Ps bis: message à l’Odieux Connard : merci. Du fond du coeur. Je ne le dis pas à chaque post, alors là j’en profite.

      • Ce n’est pas « Cendrillon et le Prince Charmant ». C’est « La Belle et la Bête ».

      • A Allya : merci ! ^^ mais en même temps ça ne m’étonne pas, vous aviez déjà dit les mêmes choses, quoique de façon plus concise ! Je me doutais bien que je n’allais rien dire d’original, mais tant pis …

        A lambertine : bien vu ! Et à la place de l’éternelle question : « Veux -tu m’épouser ? » on a droit à « Veux-tu la fessée ? »
        Y a pas à dire, c’est autrement plus classe.

    • Quand je lis des trucs pareils je comprends vraiment les zomos, c’est une révolte du bon goût.

    • Chère lily,
      permet moi de répondre à ton (long) message.

      déjà tu prétends avoir un QI de 143. Je me permet de m’en foutre. Si le Qi permettait d’exprimer la validité des gouts de chacun, cela aurait un intérêt mais là en l’occurence, ce n’est un argument d’autorité bancal au possible. De toute façon, moi j’ai un QI à 4 chiffres et 8 doctorats. Et je suis président de la science. Donc mon avis est plus vrai que le tien.
      D’abord.
      Na.

      Pour le reste, je ne répèterais pas ce que les autres ont déjà dit : un livre et un film sont deux entités distinctes. Cahcun doit vivre indépendemment de l’autre.

      Et puis « lis les 3 livres, fait cet effort » C’est pas un effort que tu demande,c’est une punition. J’ai essayé d’en ouvrir un, pour voir. Comme j’ai essayé de lire le premier Twilight. Juste pour voir. Je n’ai fini aucun des deux, mais au moins Twilight j’ai tenu plus de 3 chapitres. FSoG, j’ai très vite transformé la lecture en feuilletage aléatoire tellement c’était à la fois mal écrit (mais à un niveau de mal écrit assez épatant) et insupportable de nunucherie. Puis je suis tombé sur cet extrait, verbatim (je l’ai recopié pour ne rien perdre de sa splendeur) :
      « Pour le fisting, d’accord on laisse tomber. Par contre j’aimerais t’enculer Anastasia. Ma ça peut attendre. En plus ça ne s’improvise pas. Ton cul doit être préparé ».
      J’ai ri. Mais ri. Y a tout là dedans : c’est vulgaire, c’est mal écrit, ça ne transmet aucun érotisme, aucune émotion. On dirait un dialogue de film porno, et encore.

      Je passe sur ta prétention d’écrire au nom de tous les fans « , je me devais de t’apporter une réponse au nom de nous tou(te)s. » qui est finalement très raccord au Qi d’autorité quand on y pense. Désolé, mais tu ne t’exprimes qu’en ton nom à toi. Tu n’es porte-parole de personne.

      mais je m’arreterais sur ce que tu exprimes dans tes premiers paragraphes :
      – mépris de la jeunesse « aujourd’hui on perd sa virginité en maternelle, j’ai oublié désolée je suis de la vieille » (bizarre la fille d’une de mes amies est en primaire et semble toujours vierge. La coincée !!!)
      – mépris de la rencontre en ligne « j’ai rencontré, une vraie rencontre pour de vrai, mon compagnon » (non parce que tous ceux qui ont connus une fille sur le net ne l’on pas vraiment rencontré après, c’est un rêve. je ne vous parles pas de ceux qui ont épousé un tel rêve) et le superbe paragraphe hors sujet juste pour cracher sur Meetic (pourquoi ? j’en sais rien. Mais tu dois beaucoup haïr ce site pour y dédier un paragraphe entier dans une discussion qui ne l’aborde même pas de loin)
      – besoin de s’affirmer comme une strong independante woman (le paragraphe sur ta vie pro et sexuelle… non mais sérieux. On s’en fout. Totalement.)
      – mépris de « l’intellectualisme » dans la culture « des histoires dans lesquelles il faut absolument beaucoup d’action, un soupçon de romantisme et surtout des dialogues réfléchis, intelligents, shakespeariens ». Plus qu’intellectualisme (mais j’avais pas de mot pour bien qualifier ce que je voulais dire), tu décris là la panacée du cinéphile en réalité.
      – mépris de l’imaginaire, de la fiction voire de la suspension d’incrédulité « En tout cas, je ne suis jamais montée dans un taxi qui s’est muté en transformers et qui m’a dit que j’étais l’élue censée sauver la voie lactée des attaques de météorites envoyées par les forces du mal vieilles de 300 siècles » avec comme amuse bouche « ce n’est pas cela non plus, la vie. ». WHAT ??? Des gens iraient au cinéma pour se détendre, s’évader et justement avoir une expérience qui diffère de la « vraie » vie !!! Mais c’est une révélation !!!!!!!!!!!!!
      – ah et excuse moi, tu te défends après de ne pas prétendre parler au nom de toutes els femmes, mais la vérité est implacable : « Alors OUI, nous les femmes (il ne faut pas se leurrer, c’est une histoire écrite par une femme pour les femmes avant tout), on a peut-être envie d’un retour aux bases, avec un soupçon de rêve, et une histoire avec une analyse stupide mais crédible car prévisible.  » (5e§). Donc tu parles au nom de tous les fans de FSoG ET au nom de toutes les femmes. Ca va les chevilles ?

      bon on va pas s’étendre sur tous les passage « non mais si tu avais lu le livre », je n’aime pas radoter. Le livre ons’en fout, on parle du film.

      Pour le reste, on passe d’une enfilade de lieux communs digne d’une discussion de bas de cage d’escalier « on ne vit que pour travailler, assumer des responsabilités et payer des factures et des impôts » et le superbe cliché sur « NOUS les femmes ».
      D’ailleurs c’est drôle que tu t’embarques dans cette diatribe anti-clichés sexistes, parce que le film (comme le frangment de livre que j’ai pu parcourir) est une TOTALE ressucée de l’intégraltié du cliché machiste le plus puant. Madame est une oie blanche maladroite et vierge séduite par un prince charmant plein aux as (et avec une cravache) qui lui fait plein de cadeaux trop kikinou (tiens, une voiture) et à la fin ils se marient (je spoile la fin de trilogie, je suis un dingue)

      pour finir sur cette magnifique réflexion : « C’est un peu un Walt Disney pour adultes, on y a droit, non ? »
      Non, sérieux, tu oses le QI de 143 après ça ?
      C’est peut être un Walt Disney d’il y a 50 ans, quand coconne chantait avec les pinsons et les lapins (avant de se faire enculer à sec) mais ça fait à peu près 15 ans que Disney essaie de s’écarter de ce schéma et introduit de vrais personnages féminins forts et pas des greluches maladroites et totalement subjuguées par le bellâtre local.

      Bref de cet ammoncellement prétentieux et très « vieille France » de clichés et de lieux communs en tout genre je n’aurais qu’une réponse :
      J’aurais préféré regarder la peinture sécher que d’ouvrir cette ode au conformisme qui se rêve suggestif et osé parce qu’il parle de façon lamentable de BDSM ou de voir ne serait-ce que la B-A du film adapté du livre.

      mais j’ai bien ri en lisant ton truc. On aurait dit du E.L. James.

      • J’avais pas vu la référence à Disney !!! ( pas eu le courage de tout lire, j’avoue, j’ai vu rouge à 1/4 du commentaire ). Comparer…ce… truc, à un Walt Disney pour adulte ???… même si de mon côté j’ai fait référence à Cendrillon, c’était ironique, mais je doute que là ce soit le cas !

        … Lily, tu sais, tu as de la chance que je n’arrive plus à remettre la main sur ma poupée vaudou…

      • Merci, j’avais la flemme de répondre sur le fond, mais j’adhère à vos propos.
        Et j’ajouterais que venir avec des pseudo revendications anti-sexisme tout en crachant sur les filles qui aujourd’hui ne sont plus vierges « après la maternelle », ça me fait doucement rigoler aussi, finalement les femmes ont le droit d’avoir une sexualité libérée mais uniquement dans le cadre défini par des gens bien-pensants comme Lily, c’est-à-dire 22 ans ou plus, pas avec quelqu’un rencontré sur Meetic,…

    • Sans commenter sur le fond de votre propos, puisque je ne partage pas votre vision des choses mais que je respecte votre droit de l’exprimer, ce qui me pose problème dans votre commentaire c’est qu’à vous entendre il faudrait lire le livre, faire des recherches sur le pourquoi du comment les femmes s’en sont prises de passion, etc, pour apprécier le film.
      La rubrique « spoilers » ne parle que de film, l’odieux va voir un film, il critique un film, point. Si pour en saisir toute la subtilité, la logique ou que sais-je, il fallait avoir le bouquin et tout un tas d’autres éléments en main, c’est que le film est mauvais. Quand bien même le livre serait parfait, cela n’empêcherait pas que l’adaptation soit creuse et dénuée de cohérence et de consistance…

  86. MERCI, je n’ai jamais autant ris devant mon PC :) :) :) J’en ai même réveillé mon conjoint, qui du coup s’est empressé de lire le post !

  87. Mais qu’est-ce que j’ai ri!! Et quelle écriture, j’adore =)
    Merci pour ce moment … (là, j’ai honte de ces derniers mots ^^). Prochain spoil du coup? Restons dans les daubes littéraires et populaires!

  88. Cher Monsieur, vous ne m’avez pas seulement fait rire, vous m’avez fait pleurer de rire. Pour cela je vous remercie.
    C’est facile de faire de l’humour à 2 balles en parlant d’un film qui n’en vaut pas plus, mais ce texte est une pièce d’anthologie. Et si : « femme qui rit, femme qui jouit » il devrait être classé X….

  89. Cher Connard,
    J’ai tellement ri aux larmes sur la critique que j’ai presque envie d’aller voir le film maintenant…

  90. Une crise de rire mémorable, d’autant plus remarquable car prise à l’accueil devant des Môssieurs pontifiants en train d’attendre leurs rendez-vous respectifs… Transféré, transféré, re-transféré.
    Et n’oubliez pas : NE TOUCHE PAS MA BISCOTTE !

  91. Excellent. Pas le film, mais cet article, évidemment (qui me console d’avoir été voir ce film, comme ça pour rire -dommage, ce n’était même pas drôle-, au cas où il serait plus potable que le bouquin).
    Vous oubliez de parler du marketing (Apple et Audi, merci les z’amis), presque plus discret à l’écran que dans le bouquin (j’ai écrit : presque).
    Et hop, un battement de cil de M. Grey et un orgasme pour Ana, magique, après on ose nous bassiner avec les préliminaires ?!?
    Merci pour l’article, donc, et j’aimerais bien rencontrer ce mystérieux ragondin que j’imagine très bien croquant une biscotte sous le regard attendri du teckel à la frange réussie

  92. …J’ajoute que le même jour, du moins le soir, j’ai enfin vu « Le patient anglais », et j’ai adoré. En une minute trente (passage avec la fourchette sternale…), il y avait plus d’érotisme que durant les 2 heures de Grey. Ouf.

  93. Je suis surprise, c’est pas le genre de film que le maître de céans a l’habitude de critiquer. D’habitude ce sont plus les blockbusters de science-fiction américains avec des robots dans le futur, des über-pouvoirs et tout le tralala, mais cette critique est de loin la meilleure (parce-que la plus drôle) :D Je n’ai pas vu le film, mais il m’a l’air mauvais. Déjà pour la ressemblance avec cette aberration de la nature nommée Twilight. Ensuite pour le choix des acteurs que je trouve très mauvais. Mais j’aime assez l’idée de base en soi (d’accord, c’est un peu la même que Twilight sauf que les vampires c’est pourri :c ), et pour avoir lu le tome 1, ça aurait pu être plutôt intéressant si ça n’était pas aussi mal écrit (ça tombe facilement, et malheureusement trèèèès fréquemment dans le porno au détriment du scénario, et l’héroïne est vraiment une gourdasse de première qui se soumet dès le moindre battement de cil). On m’a dit que les tomes suivants étaient plus axés sur le scénario et comme j’avoue que je suis curieuse de savoir comment ça évolue. Pour ce que j’en sais, le film aurait pu être plus intéressant s’il avait été mieux réalisé, de la même manière que le livre en fait.
    Bon, bref. Comme tout le monde se branle cordialement de mon avis de toute façon, je me casse en attendant impatiemment le prochain massacre! ^w^

  94. Excellent article!!! Magique!!! J’adore les clins d’oeil Lorrains! Merci, je n’ai jamais ri autant en lisant un article! C’est tellement ça! Tout ce que tu dis vise bon j’adore.. Merci Encore!

  95. Je n’ai ni vu le film, ni lu le livre mais ayant enormement, a mon grand désespoir, entendu parler de ce film, j’ai décidé de me renseigner un peu sur ce « truc » qui fait tant parler.
    Cet article est excellent ! tres bien ecrit et j’étais morte de rire tout le long mais le livre a la fin , ça a ete le bouquet XD!
    Bon boulot et ce que vous dites est vrai d’apres mes amis, je pense que c’est ça le pire !!
    :)

  96. On me dit dans l’oreillette que comme pour le précédent numéro de Charlie Hebdo, « 50 nuances de Petit Gris » est déjà en rupture de stock, un nouveau tirage est prévu prochainement avec, en préface une recette de Petit Gris au Napalm dédicacée par l’équipe de rédaction de Minute, et en cadeau l’essai bouleversant d’Alain Bougrain Dubourg « Lune de miel, ou les effets de la pleine lune sur la reproduction des escargots en Basse Bourgogne ».

    Merci à vous, ô odieux connard, pour votre verve, pour nos zygomatiques… Continuez ainsi.

  97. Je viens de trouver la différence entre Twighlight et 50 shades of green :
    Dans twighlight, on a des vampires qui font tous sauf sucer du sang. Dans 50 , on a une soumise qui fait tout sauf…….

  98. Bonjour ! J’ai découvert ce site il y a peu et j’adore :-) pour 50 nuances de Grey, une phrase m’a complètement choquée mais elle n’est pas relevée dans votre article : c’est quand Christian balance, l’air de rien « Si vous étiez à moi, vous ne pourriez plus vous assoir pendant 1 semaine ». Ça c’est de la drague non ???? Au plaisir de lire un nouvel article

    • Sérieux ???? Nan mais sérieux ????

      Je viens de laisser un commentaire où je disais hésiter entre rire ou pleurer, mais là y a plus d’hésitation… à ce compte là, « Tu vas prendre » de Max Bloubil est le summum de la chanson romantique !^^

  99. Wow. Etrangement, ça me donne quant même envie de voir ce navet. Ne serait-ce que pour me reprendre une bonne tranche de rigolade en repensant à ce que je viens de lire..( ou mourrir d’ennui malgré tout..)

  100. coucou !!! elle y va en Mercedes à l’interview, celle de Kate :) et non avec sa coccinelle !
    j’ai adoré votre résumé ;p merci !

  101. Article très distrayant et bien écrit (ou comment un article devient bien plus intéressant que l’œuvre), merci ! Mais juste une précision au passage, ce n’est pas le scénario du film et les dialogues qui sont mauvais, c’est le livre dont ils proviennent. Et oui, le film est très fidèle sur ce plan là ! Ce que vous avez vu (avec tous ces aberrations), c’est ce qui est vraiment écrit (à quelques détails près, mais vraiment des détails) ! Et certaines des répliques (les plus mauvaises et que vous avez soulignées) sont aussi tirées du livre !! Si seulement vous aviez lu le livre vous auriez su à quoi vous attendre et au fond, vous auriez salués le travail des scénaristes, ne serait-ce que pour leur fidélité.
    [et oui, j’ai lu le livre, pour mon plus grand malheur, car je suis votre homologue mais en littérature. Et puisque tout le monde encensait ce livre (à tort !!!!), il fallait quand même que je le lise. Mes yeux en pleurent encore ….]

    • Ah tiens… si vous tenez un blog aussi, je veux bien un petit lien (j’imagine que le tenancier de ces lieux autorisera bien que vous fassiez un peu de pub?).

      • Par « homologue mais en littérature », je pense que Lulu a voulu indiqué qu’il était prof de lettres/français/littérature (mais je peux me tromper).

  102. Ce film fait du mal à tout le monde : l’équipe a cru bon d’inclure à sa B.O. le plus beau motet écrit à la Renaissance, j’ai nommé le Spem in Alium de Thomas Tallis (et non, il n’y a de « r » nulle part dans le premier mot non. N’insistez pas. Ça suffit.)
    Quand j’ai appris ça, au détour d’une recherche sur ledit motet, je crois qu’un petit bout de moi s’est éteint.

    J’ai sorti Michelangelo de sa tombe pour l’érection de la statue, mes maigres économies sont vôtres et j’attends mon coup de pelle derrière la tête (à défaut d’avoir une fille première née, je suis celle de mes parents. Bon, pas de la première jeunesse certes, mais bon… Michelangelo c’est pas mal non ?)

  103. Pingback: Quand un odieux connard étripe Anastasia | Un matin, un machin·

  104. Ainsi il est humainement possible de faire pire que Twilight, il faut que j’arrête de sortir « ils ne pourront pas faire pire » à chaque fois un peu plus tard je vois quelque chose qui l’est encore plus, comme si on m’avait pris au mot x-D

  105. Et dire que le livre n’est même pas une idée « originale » mais un dérivé (extrêmement) mal fait d’un film datant de 2002 où Maggie Gyllenhaal joue le rôle de la nouvelle secrétaire de Mr. E Edward Grey (tiens donc..) joué par James Spader. Ce film n’a pas eu beaucoup de succès mais je l’ai trouvé très réussi malgré quelques invraisemblances.
    Pour les intéressés, il s’agit du film « secretary » de steven schainberg.

    • J’ai réussi à échapper au livre (..et même aux livres à ce que j’ai pu comprendre) et au film mais pas a l’Odieux Connard.
      J’ai de suite pensé au film « Secretary »..le sujet et le « M. Grey » m’ont mis la puce à l’oreille.
      Par contre, j’étais loin d’imaginer qu’il fallait voir un lien avec Twilight..rien que l’écrire est douloureux…mauvais souvenir, j’ai docilement suivi pour le 1er film, me suis fait kidnappée pour le 2nd…et me suis vaillamment débattue pour la suite avant de mourir dans un coin d’épuisement…
      Je vais, pour ma survie mentale, retenir ma curiosité pour aller voir ça par moi même

  106. Je viens de regarder ce film en lisant ce commentaire simultanément. Ou comment changer une bouse en un moment de pur bonheur :D

    Merci

  107. Odieux connard, je suis tombée amoureuse….de vous…oui, j’ose enfin vous l’avouer et mordre successivement ma lèvre supérieure, inférieure et bilatérale dans des spasmes de plaisir à peine contenu. J’aime la douleur, je sais que vous aussi….soyons fous. Retournons au cinéma ensemble, il me reste…chuuuut…attendez…il me reste pas moins de 8 places sur ma carte UGC extended…accepterez vous de vivre 200nuances de entre gris clair et gris foncé avec moi ? votre dévouée, pardon votre dominée.

  108. On aura beau dire tout ce qu’on veut mais si 50 nuances de Grey s’est vendu à 100 millions d’exemplaires dans le monde à des femmes dans 90% des cas il faut se poser des questions.
    En réalité beaucoup de femmes aiment les bad boy les « mâles dominants » et hommes virils….
    Beaucoup de femmes (pas toutes mais beaucoup) fantasment sur le fait d’être dominées par des hommes.
    Et en cela Stephenie Meyer et E.L. James sont à mon avis des génies!
    Elles n’ont pas de talent littéraire (surtout E.L. James) mais du talent psychologique!
    Ca montre au moins une chose: les féministes sont à côtée de la plaque! Ce sont les femmes qui aiment ce genre de film/livre.
    Donc pour plaire à une femme il faut:
    -être beau
    -être riche*
    -avoir du pouvoir (pourquoi Carla Bruni et Julie Gayet sont avec Sarko et Hollande qui ne sont pas des apollons).
    * Si Christian n’avait pas été quelqu’un de « dominant » et qu’il avait été pauvre à combien d’exemplaires le livre se serait vendu? En aurait-on même entendu parler?

    • Chuuut. Tais-toi. Laisse-moi encore de l’espoir quant aux goûts de mes consoeurs en matière d’hommes. J’en ai plus beaucoup, ne tire pas sur l’ambulance, pitié.

      En même temps une de mes amies a apprécié le bouquin mais m’a affirmé ne pas accepter ce genre de relations dans la vrai vie. Fantasme ne veut pas dire réalité. Enfin c’est ce qui semblerait. Donc tout espoir n’est pas perdu, finalement !

      • Dans la vraie vie, aucun Christian Grey n’aurait le moindre regard pour une Anastasia Steele.

  109. J’ai bien ri en te lisant, bien ri… Sauf pour ta comparaison un peu pourrie au début avec les élèves des IME. Peut être parce que j’en connais … Continue avec les chatons, et évite ce genre de comparaison cruelle… et indigne de toi. Sans rancune.

  110. Pingback: Bilan | Février 2015 | Diverses & Avariées·

  111. Merci encore d’avoir souffert pour nous pauvres pêcheurs, mais bravo, déjà le bouquin m’avait fait hurlé de rire ou pire pleuré de rage, j’ai vu le film est roupillé durant 15 jours, tout le monde croyait que j’étais dans le coma, et non, j’étais en état de choc, bien que je sois une femme, et oui, toute l’histoire est consternante et qu’apprends-je ? Que le scénario aurait été écrit par l’analphabète qui aurait écrit le dit torchon ? Faut pas être étonné, alors ! Dire que l’on paie des scénaristes pour faire du bon travail, d’un roman vieillot comme QUO VADIS, on peut faire avec un bon scenari, un bon film avec deux grands acteurs, autrement plus beaux et talentueux que les deux neuneus, Robert TAYLOR (un regard bleu azur à faire pleurer d’envie Daniel Craig) et Déborah KERR, qui jouait une pure jeune fille, intelligente, sensible et logique, oui, et pourtant l’actrice avait à l’époque 30 ans soit 12 ans de plus que son personnage, ce qui prouve qu’avec du talent on peut tout faire passer. Voilà, le talent, c’est ce qui manque cruellement de nos jours, le hic, c’est l’auteuse, la honteuse, je préfère a écrit pour les femmes, merci du cadeau, comme si on était toutes des ados attardées qui rêvent de fétichisme avec un gosse de riche et de se faire entretenir comme une pouffe, je n’aimais pas non plus PRETTY WOMAN, meilleur film, mais, le sujet me dérangeait profondément et je ne l’ai jamais vu, moi, ce serait plutôt PREDATOR, tout cela reste anecdotique, bien entendu, chapeau bas, ODIEUX CONNARD et pour lui HOURRAH !!!! SEMPER FI !!!!

  112. Merci, j’ai beaucoup ri…Je viens de voir le film en streaming (ah pas bien) et la piètre qualité du visionnage est au moins équivalente à la qualité du film. Je m’attendais au minimum à mouiller ma culotte, je n’ai réussi qu’à mouiller ma chemise, en riant devant autant de clichtonnage. M. Grey a à peu près autant de charisme qu’un hamster dans sa cage, mais vous avez dû le dire déjà. Tout est dit d’ailleurs ou presque…
    Toutefois, je me pose quelques questions à votre compte. Deux, trois paradoxes ont, en effet, jailli de votre plume (je sais, je sais, la finesse c’est mon truc). Vous dites que vous ne comprenez pas que douleur = plaisir, pourtant ne serait-ce pas en qualité de masochiste que vous êtes allé voir ce film ? N’auriez vous ressenti aucun plaisir douteux à écrire ce texte ? J’en doute fort très cher…Quant à la robe qui tourne, symbole de la petite fille…Vous consultez dites-moi ?
    ;)
    (Un clin d’oeil en signature me parait être parfaitement en adéquation avec ce film)

    • Je me demande tout de même comment les parents de gamins de 12 ans qui ont vu le film, vont pouvoir bien répondre aux questions : c’est quoi un fisting anal et les pinces génitales ?…A mon humble avis, le seul vrai scandale de ce film…

  113. La soeur de Christian s’appelle vraiment Mia ? Ça me fait penser à toutes ces pré-ados atteintes qui se disent pro-Ana et tout cela. Ana : anorexie et Mia : boulimie.
    Ça peut sans doute confirmer des choses évidentes sur l’auteur(e).

  114.  » L’événement de la rentrée cinématographique s’avère aussi torride qu’un steak de soja.  »
    Comme quoi, meme au Figaro, le film a sucité un certain humour.
    Meme si personnellement, il faut bien avouer que je n’ai jamais trouvé torride une piece de viande (après, ça dépend de votre rapport aux femmes et de votre état d’ebrieté en soirée).
    Bref, un excellent article, une fois de plus. Merci OC.
    Ps: j’éleve des chatons avec bande anti-dérapante en guise de collier. Je vous mets un sac de coté!
    Trés, trés, trés respectueusement.

  115. Merci, merci pour cette succulente critique je me suis régalée. =D Je me rappellerai du ragondin écrasé plus mystérieux que Chrétien Gris. xD
    Ce bouquin (dont j’ai lu des passages) est une insulte à la littérature, ce film une insulte au cinéma et cette histoire… une insulte au BDSM et à l’amour. Et c’est navrant et inquiétant de voir des personnes laisser des commentaires sincères du style « Je suis tellement amoureuse de Christian Grey ♥ !!! » Mais cocotte… même Anastasia se sent mal dans cette relation et pleure tout le temps… réveille-toi un peu !
    Ce film pourrait être un exemple des personnes dangereuses qu’il faut éviter si on cherche une relation BDSM ou une relation sentimentale… mais il sort pour la St Valentin et est présenté comme une histoire d’amour… Anastasia se barre à la fin du film/bouquin, ça devrait se finir comme ça bordel ! Mais non… elle va revenir… ils vont… *spoiler* se marier…
    Quand je vois le succès de cette merde j’ai honte de faire partie de l’espèce humaine… et quand je vois des critiques comme la vôtre Odieux Connard, j’ai de l’espoir. xD

    • Mouais y’a quand même des choses bien plus graves qu’un bouquin pour avoir honte de l’espèce humaine hein faut relativiser un peu

      • Oh bien sûr je dis pas le contraire. Simplement, l’impact de ce bouquin me fait honte, de voir autant de personnes l’adorer. C’est son succès qui est nauséabond. Mais je vais pas lister toutes les choses qui me font honte par rapport à l’humanité, je vais me déprimer toute seule.
        Heureusement, il y a aussi beaucoup de choses qui me redonne espoir en l’humanité. =D
        Et puis c’est triste pour le genre de la fanfiction. Parce qu’il y en a de très bonnes sur Internet, qui vaudrait bien d’être éditées. Pas ça…

  116. Ah! Grâce au Saturday Night Live, Dakota Johnson a maintenant toute ma sympathie.

    Je me demande si elle n’essaiera pas de se sortir de ce triste guêpier grâce au second degré pour redorer son image et faire oublier un peu ce désastre.

    J’espère qu’elle n’a pas signé un contrat l’obligeant à tourner dans d’éventuelles suites, elle mérite mieux que ça.

  117. Tombée par hasard sur votre blog, je remercie E.L. James, sans qui cet article n’existerait pas et grâce auquel j’ai passé 15 minutes à me taper les cuisses de rire (sans sous-entendu..). (voir également la parodie « 50 shades of Earl Grey » sur dailymotion!).

    Étant donnés toutes les critiques négatives que l’on a pu lire sur 50 nuances, j’ ai presque honte d’avouer que moi j’ai bien aimé( ne me lapidez pas, svp).

    Au risque de vous décevoir, j’expliquerais son succès tout simplement parce qu’il répond aux caractéristiques du conte de fées indémodable et dont rêvent beaucoup de femmes (j’ai pas dit toutes) :
    « Un héros ou une héroïne, subissant un malheur ou un méfait, doit traverser un certain nombre d’épreuves et de péripéties, qui souvent mettent radicalement en cause son statut ou son existence, pour arriver à une nouvelle situation stable, très souvent le mariage ou l’établissement d’une nouvelle vie. Selon les cas, le conte peut combiner de très nombreux éléments, se répéter, et peut être aussi complexe que long .
    Ce schéma correspond souvent, pour les personnages, au passage de l’enfance à l’âge adulte, et notamment à la découverte de la sexualité. Les psychanalystes y voient l’expression organisée de fantasmes, et des récits de transformations du héros permettant d’atteindre une conscience supérieure, aidant à la construction de la personnalité.
    Le conte de fées se définit aussi par le pacte féerique passé entre le conteur et son auditoire ou ses lecteurs. Ces derniers acceptent de croire à l’univers merveilleux et à ses lois, d’entrer avec le conteur dans un monde second sans rapport avec le nôtre. Ce monde où les héros sont comme anonymes, figures plus qu’êtres, où les distances et le temps varient, où toutes sortes de créatures peuvent se manifester, où tout, de la forêt à la clef, peut se révéler Fée. »

    Donc évidement que ce n’est pas crédible, comme tout conte de fées…

    Alors oui on aime 50 nuance de Grey parce que c’est distrayant et même peut-être stimulant sexuellement…

    • Un conte de fée où la femme fait preuve de totale abnégation au point d’accepter de se faire fouetter simplement parce que ça fait plaisir à un homme, et non pour son plaisir à elle. Un conte de fée où l’homme traque son numéro de téléphone, la harcèle pour qu’elle signe un contrat qui fera d’elle son esclave sexuel, et où elle a signé un contrat lui interdisant de parler de leur relation, même si elle se sentait en danger.
      Tout ceci est une fiction, certes, mais cette relation malsaine est présentée comme une histoire d’amour et sort pour la Saint Valentin, avec un rating – 12 ans, ce qui est grave vu le sujet réel du film : une femme victime d’un homme manipulateur.

      • J’ai lu les 3 livres (1500 pages) et ça m’énerve toutes ces critiques de personne qui n’ont rien lu ou juste lu des passages et qui disent que le livre c’est de la m….*
        Déjà Anastasia est consentante. Elle n’est pas « harcelée pour le contrat » : Christian lui a dit dès le départ qu’il fonctionnait comme ça. Il l’a prévenue. A partir du moment où elle a acceptée c’est logique qu’il lui demande de signer le contrat et si elle ne veut pas signer qu’elle le quitte, non ?
        Après le plaisir d’Ana est très mis en avant dans le livre : il faut se rappeler que le livre a été écrit par une femme, le style est interne et ça se base sur les fantasmes d’E.L. James et que tout est fait par rapport à son plaisir.
        Je ne vois pas en quoi il est « manipulateur » : il lui a dit dès le départ qu’il voulait une relation sans amour et qu’il jouissait dans la souffrance, le contrôle et la domination et ne lui a rien fait croire. En quoi c’est manipuler ? On peut détester ce genre d’hommes bien sûr mais dans ce cas là on n’engage pas une relation avec…
        Anastasia pleure parce que Christian refuse d’exprimer des sentiments et parce qu’elle ne comprend pas qu’il puisse jouir en la voyant souffrir. Bon, ça peut se comprendre évidement mais encore une fois il lui a toujours dit qu’il était comme ça.
        Quand on voit après qu’elle le traite de malade car il la frappe alors qu’elle le lui a demandé, ne serait-ce pas elle qui exagère ?
        Le livre pose de bonnes questions:
        -Anastasia accepte la relation parce que ce genre de relation lui plaît ou alors parce qu’elle veut vivre avec Christian et que c’est une condition sine qua non ?
        Une relation peut donc faire souffrir alors que l’on sait où l’on s’engage ?
        -Pourquoi est-elle attirée par quelqu’un comme lui ?
        -Christian a vécu la même situation avec la meilleure amie de sa mère et il était consentant. Mais comment se définit le consentement à 16 ans ?

        *J’assume avoir apprécié le livre et le film aussi. Comme je l’avais déja dit je pense qu’E.L. James est très douée en psychologie à défaut de la littérature.

      • « Comme je l’avais déja dit je pense qu’E.L. James est très douée en psychologie à défaut de la littérature. »
        Même en acceptant ce postulat (on peut pas dire que je sois pas conciliante)… j’ai juste envie de répondre: mais alors, qu’elle ouvre un cabinet et qu’elle ne se mêle pas d’écrire des livres!!!

      • Une personne qui accepte tout ça s’appelle une victime. Point.

      • En quoi il est manipulateur ?
        1 : il lui offre des cadeaux hyper chers et lui dit « Je suis dangereux tu ne devrais pas être avec moi. » Elle est complètement confuse par son comportement et il le sait, puisqu’il sait lire les gens : manipulation.
        2 : dans la scène juste avant que la mère de Christian arrive, il est en train de lui embrasser le ventre, et descendre lentement vers son sexe. Elle est excitée, elle veut qu’il la touche et lui donne du plaisir. Il s’arrête, la regarde fixement et lui demande de dire « Oui. » « Oui à quoi ? » « A devenir mienne. » C’est de la manipulation. Il profite d’un moment où le jugement d’Anastasia est biaisée, où elle est influencée par le plaisir qu’il lui donne.
        3 : pendant leur promenade il lui dit « Tu es spéciale, j’ai jamais fait l’amour dans mon lit, j’ai jamais dormi aux côtés de quelqu’un, juste toi. » Ensuite, dans une autre scène, il lui demande à nouveau si elle va signer le contrat. Elle répond qu’elle doit encore réfléchir. Il sort du lit et se rhabille. « Tu restes pas ? » « Je t’ai dit que je ne dormais avec personne. » Pardon ? Non tu as dit que tu dormais avec elle parce qu’elle était spéciale. Et là elle veut pas signer le contrat donc d’un coup elle n’est plus spéciale ? Manipulation.
        Et le plus grave, c’est que visiblement certaines personnes ne comprennent pas que c’est de la manipulation.

  118. Mais bon sang de boué ! Le bdsm c’est ça ! L’auteur a dû trouver un contrat-type sur le net et le copier-coller, parce que les termes, les limites et les justifications sont exactement celles que le premier petit candidat à la domination vous proposera si vous semblez un tant soit peu curieuse ! Donc ce n’est pas le film qui déconne, il reprend juste un livre qui reprend les conneries qui existent dans le domaine, dans la vraie vie.

    Et pour continuer dans le sens, si j’en crois l’analyse du film, il semble suivre plutôt fidèlement le bouquin. Ce n’est pas le scenario du film qui est une bouse, c’est le livre.

    J’ai donc lu le livre. Le premier seulement. Ce n’est pas si mal écrit qu’on le dit, bien mieux écrit et traduit que Twilight, soit dit en passant. Ce n’est pas une histoire crédible, c’est exactement le genre de scenario érotique qu’une quadra se raconterait à deux mains sous la couette avant de s’endormir en s’imaginant qu’elle est encore ado et pucelle. Rien de plus. Un mélange de Twilight, de Barbe-Bleue et d’extraits de Le Lien, largement barbouillé d’un gros syndrome de Stockholm.

    Faut pas confondre « fantasme de viol » et « envie d’être violée ». On sait que Grey est un pervers narcissique à l’ego si fragile qu’il a besoin de se persuader de son pouvoir sur les autres en permanence. Comme beaucoup de Dominants dans le monde du SM, d’ailleurs ! Finalement, Grey est juste… minable. Comment tomber aussi amoureuse d’un minable ? Parce qu’on espère que sous le masque de la Bête se cache le Prince Charmant ? C’est le piège dans lequel nombre de femmes tombent encore aujourd’hui, finalement ce n’est pas si déconnecté d’une certaine réalité que ça en a l’air.

    Il serait intéressant de connaître l’avis d’un S&M au sujet du film : m’est avis qu’il y a loin entre le fantasme de soumission d’une nana lambda et son fantasme de domination à lui !

    Il semble qu’il manque dans le film les deux éléments qui m’ont fait décrocher du bouquin : la jeune Ana, 25 ans, encore vierge, lorsqu’elle verra l’impressionnant membre du Grand Gris, au lieu de s’enfuir affolée, se jettera dessus goulûment et saura, sans que personne ne lui ait rien expliqué ni même sans la moindre fausse note, lui pratiquer une gorge profonde digne des meilleures professionnelles. Un peu avant, il me semble, elle avait – toujours vierge ! – vécu son premier orgasme en se faisant simplement, excusez-moi du peu, tripoter les tétons ! Déjà les femmes qui ont vraiment les bout des seins agréablement et puissamment sensible n’est pas si courant que cela, mais être capable d’avoir un orgasme vrai de vrai rien qu’avec ça, chapeau !

    « Si seulement j’étais encore jeune, vierge, et qu’un beau mec mystérieux riche à milliards avait su me faire jouir sans coït ni vouloir prendre son pied au passage, et si seulement j’étais capable de manger une banane en une seule bouchée sans haut-le-coeur, aujourd’hui je serais épanouie sexuellement et pas mariée avec un gros balourd qui ne connaît que le missionnaire ! » s’est dit la quadra, en pleine crise de nostalgie après avoir passé la nuit à lire Twilight, piqué sur la table de nuit de sa fille adolescente….

    Voilà comment naissent les bouses… de quadras qui regrettent leur jeunesse et s’emmerdent au lit.

    • C’est dans la vieille pie qu’on fait les meilleures envolées non ? J’aime bien ton commentaire qui m’a fait rire. J’ai lu aussi et je suis d’accord sur le fait que l’écriture est « propre », ce sont plutôt les clichés qui jalonnent ce bouquin qui nuisent et cette histoire d’amourette d’adolescents qui gâche clairement le sujet.
      Il y a plusieurs choses qui me gênent sur l’ensemble des commentaires (pas le tien), d’abord la méconnaissance totale du milieu BDSM, comme si ce film en était l’étendard, et surtout ce côté moraliste : fouetter c’est mal, la douleur c’est nul, la domination sexuelle c’est pas bô…Que le film soit naze c’est un fait, comme tant d’autres d’ailleurs, mais alors qu’on vienne nous bassiner sur l’intérêt ou pas d’une pratique sexuelle, pardon, mais là ça dérive et pas en nuances…

      • Je suis assez d’accord avec toi, le côté moraliste des commentaires m’agace un peu. Comme dit l’autre, « un vice c’est un goût que je ne partage pas ». S’offusquer de la manière dont ce couple construit son érotisme, à une époque ou on consomme du cul comme on bouffe un sandwich, c’est un peu fort.

        Cette histoire est un conte de fée ainsi qu’il est écrit dans un des commentaires, et les contes de fées ne sont ni purs, ni forcément moraux. Il y en a de sombres, avec des méchants sadiques, avec des tortures, des initiations et des souffrances, souffrances dont se délectent les lecteurs, dont on ne sait pas trop s’ils s’identifient au héros ou au méchant.

        Par ailleurs, la séduction en général, c’est souvent de la manipulation. Les films, séries, livres – en plus de la vraie vie – sont truffés de cas de manipulation, de chantages, de cruauté, de partenaires dominateurs et exclusifs… Je viens de me taper les 7 saisons de True Blood à la suite, et bon sang, ça manipule, ça triche, ça ment et ça saigne ! Et sauf les épisodes où le sexe est trop explicite et les intestins trop visibles, tous sont autorisés dès 12 ans ! L’héroïne se retrouve harcelée, surveillée en permanence par deux gros psychopathes vampires qui ne la laissent même pas avoir peur ou se mettre en rogne, des tueurs à répétition sadiques qui s’extasient devant l’agonie de leurs victimes, et toutes les gamines qui regardent ça trouvent qu’ils sont « trop sexe » (moi la première, faut être honnête).

        Combien de mecs n’ont jamais dit à une nana, pour la « chopper » (oh le vilain terme !), qu’elle était « spéciale », « unique », qu’il n’avait « jamais rien ressenti de tel pour personne » ? C’était courant « d’mon temps », et ça l’est probablement encore aujourd’hui. C’est au petit matin que la grenouille avait remplacé le Prince, que la princesse était redevenue à ses yeux une pauvresse.

        Combien de Prince Charmant ne cachent au fond de leur psyché aucune pièce pleine d’instruments de torture, voire de cadavres décapités ? Comment savoir, lorsque du premier face à face, si l’homme qui s’apprête sera Tristan, Barbe Bleue, Peter Pan ou le Chasseur de la Reine ? Ou rien du tout ?

        Ce qui est terrible, c’est que malgré tout féminisme, ce danger-là reste… excitant. Pas seulement dans le bdsm, d’ailleurs. Les femmes meurent d’envie, souvent, de voler la petite clé pour ouvrir la porte interdite. Elles meurent d’envie d’aller plus loin, d’essayer, de se dépasser, elles rêvent d’absolu, de complétude, elles rêvent d’être envahies, de se sentir exister par chacun de leurs pores, de s’exalter, de se fondre. Et ceux qui savent en jouent pour servir leurs propres buts, souvent plus prosaïques.

        Au fond, Christian Grey est un peu, pour sa créatrice, l’Eve d’Adam : une projection, une partie d’elle et pas la meilleure, un fantasme de ce qu’il devrait être pour qu’elle puisse tout à la fois l’aimer à la folie et le mépriser. Et le chercher à deux mains sous la couette, indéfiniment.

      • « Ce qui est terrible, c’est que malgré tout féminisme, ce danger-là reste… excitant. »
        Je ne trouve pas ça « terrible ». D’abord la domination dans ce domaine n’a pas vraiment de sexe dans la réalité, les dominantes sont très nombreuses. Je n’ai pas de chiffres évidemment, mais ce dont je suis sûre c’est que c’est loin d’être essentiellement masculin, même si on en parle moins. Ensuite, pour moi la sexualité est la pièce à part, loin de toute morale, la pièce animale, celle qui permet de tout vivre sans danger (si tant est qu’on soit avec le ou la bonne partenaire évidemment). Combien de dominé(e)s au lit sont en réalité, de vrais dominant(e)s à la verticale ? Je crois de ma petite expérience que c’est une manière d’expurger, de jouer un rôle que l’on ne peut jouer ailleurs. Une fois sortis de la chambre, chacun reprend sa place…et vogue vogue…C’est aussi un des soucis de cette histoire qui mélange sexualité et vie quotidienne. Comme si ce rapport domination devait tout envahir, mais comme tu dis, c’est une forme primaire du conte…

    • (quand même, c’est vrai qu’il n’arrêtent pas de picoler du pinard, ces deux ivrognes. A part cela elle ne doit pas boire.)

  119. Ce qui est étonnant également, c’est constater que le livre est pompé (et le personnage) sur Dorian Grey. Il y a que moi que ça choque ? Oscar Wilde a été conchié pour son livre, et là on adule cette pseudo fiction pour mégère de 40 ans en manque de sexe brutal qui la ferait exister un peu plus que dans sa misérable vie de femme au foyer.

    • Voui, la vie de femme au foyer est misérable, tout le monde sait ça. Et le BDSM est du sexe brutal, on sait ça aussi…

      Par contre, vais me renseigner sur Dorian Grey, que je ne connais pas.

      • Euh, l’homonymie, peut-être ? A part cela je ne vois pas…

    • Dorian Grey est un abject qui souhaite la jeunesse éternelle et laisse ton portrait trahir de ses actions. Christian Grey n’est pas assez complexe pour être Dorian. On ne peut comparer ça à l’oeuvre de Wilde

  120. C’est bien marrant dez fois. Mais on veux savoir comment se déroule tout en détaille les scène et les vrais dialogue.on sais pu ou est le vrai du faux..

  121. Cher Monsieur,
    Franchement… franchement… merci. Grand merci. Une « amie » insiste pour que j’aille voir ce « film » avec elle, mais là, vous m’avez donné toutes les billes pour dire non.
    Plus sérieusement, j’ai adoré vous lire, vous racontez ce « film » d’une telle façon que finalement, on a envie d’aller le voir, juste pour rigoler. Euh… financièrement parlant, je vais plutôt attendre qu’il passe à la télé un soir où y’aura pas de foot…
    Plus sérieusement bis, j’ai cru lire une version « Hot Shot » du « film », et j’ai vraiment pris beaucoup de plaisir (autant que vous, vous avez souffert à le voir en vrai, pour dire). Bref, un grand moment de lecture (a contrario du livre qui a généré ce film).
    Plus sérieusement tri (jamais 203 disait Peugeot), étant auteur, quand j’écris, j’ai toujours peur que quelqu’un me lise comme vous, vous l’avez fait pour ce film, et relève toutes les incohérences du texte… j’ai toujours cette angoisse… mais quand je vois, via votre lecture, que plus il y a des incohérences (et raccourcis clavier), plus le livre a du succès, ça me donne matière à réfléchir sur mon prochain livre…
    Bref, encore merci à vous pour ce très bon moment de lecture !

  122. Un grand merci pour ce moment de pur bonheur et grand fou rire.
    J’ai partagé votre article hier sur facebook et vous venez de faire le buzz parmis mes contact
    Bravo pour cet article

  123. je commence de ce pas une culture de chatons, grâce à ma chatte qui est très compréhensive et n’a pas appris à dire non (enfin si, elle dit non comme ça: mmiaooouuu mais allez savoir pourquoi les matous comprennent toujours « prend moi comme une chienne sur la moquette! » …quelle déchéance pour une chatte mais quelle chance pour la culture de chatons)
    si j’arrive avec deux ou trois sacs de chatons pourrai je aller avec vous voir le numéro 2 qui sortira sans doute l’an prochain? on pourra se baffer l’un l’autre pendant les moments trop insoutenables?

    cordialement

    PS le pédalo c’etait vous alors?

  124. Je viens de découvrir ton blog et j’ai envie de dire par la même occasion ton « talent », j’en ai pleuré de rire, à faire pipi dans ma culotte (t’inquiètes, je me suis retenue, comme même ^^…) J’adore ton humour barré, ton humour noir, ton humour tout court, un fan de plus parmi les tiens !!!!!! J’ai lu le bouquin et été voir le film mais j’avoue que ta façon de la raconter est juste UNIQUE et EXCELLENTE !!!! Merci pour ce moment de pur bonheur et de fou rire, tu m’as fait ma journée ;) je m’empresse de te rejoindre sur FB et de partager cet excellent article !!!!!!! Belle continuation et à très vite, HUGGGGGGGGGG ^^

  125. Pingback: 50 LOL de Grey - Mindalicious·

  126. Pingback: Des robots un peu futés | Resonance Artificielle·

  127. Oh Mon dieu !
    Je compatis à votre douleur, Monsieur Odieux. Je ne suis pas allée voir cette horreur que je boycotte fermement, mais ce spoiler nous montre tout l’horreur des bas-fonds d’où sort cette… je ne peux pas la qualifier d’oeuvre, ce n’est juste pas possible !
    En tant que fanficceuse, je suis scandalisée qu’un tel torchon ait pu faire le buzz, quand on sait qu’il y a tellement d’auteurs fabuleux tellement plus talentueux qui méritent leur place au soleil ! (et non, je ne parle pas de moi)
    Je vous remercie d’avoir enduré cette torture à ma place. La pareille vous sera éventuellement rendue un jour, par les sacrifices que vous faites d’aller pleurer des larmes de sang devant ces films.

    Bien à vous,
    Heibi

  128. Qu’il est difficile de commencer une phrase comme celle-ci sans savoir par ailleurs ce qu’on va y mettre ! Vous avez un calepin et une lampe frontale pour noter tous les dialogues et les scènes absurdes ? Je n’ai pas voulu voir ce film ni lire les livres mais si c’était aussi drôle que votre narration, j’y serais allée sans problèmes ! Je n’ai nullement l’envie de vous épouser ni de vous appeler mon doux seigneur et Maitre tant qu’on y est, my sweet lord, le petit Jésus, le prophète des huîtres etc. Mais j’avoue être tombée sous le charme de ce blog et de celui qu’il l’écrit ! J’ai ri comme une collégienne alors merci pour ce moment ! Par votre plume, nous pauvres femmes sommes toutes conquises même si vous êtes petit, chauve avec du bidou, je tressaillerai si vous me passeriez un monster munch dans les cheveux !

  129. Bonjour,
    je me suis vraiment bien amusé à lire d’abord ce spoil PUIS à voir le film après. Et oui, ma chérie est fan des livres… quand on aime, on est prêt à des tonnes de sacrifices.
    Si je pouvais enrichir ce spoil de 2 bons gags je serais bien content.:
    1) Dans la scène des 6 coups de cravache sur les fesses à la fin, j’aurais bien imaginé la voie d’Anastasia remplacée par celle de Jean Dujardin dans « OSS 117 le caire nids d’espion » lorsqu’il se fait lui même fouetter. Il compte les coups avec des chiffres en arabe comme lui appris la Berenice Bejo, puis arrivé à 6, qu’il ne connait pas, il continue à compter en français.
    2) Dans la scène juste après, qu’elle pleure et boude sur son lit, j’aurais bien imaginé Christian Grey dire lorsqu’il entre: « euuuuh, Ana ? En fait en je me suis trompé, c’était pas « 6 » mais « 7 » coup dans mon fantasme… Tu peux revenir et te remettre comme tu étais …? »

    merci
    et continuez

  130. Monsieur l’Odieux Connard,

    Merci. Infiniment. De toute mon âme.
    J’ai ri, ri, ri tant et si bien que Chérétendre m’a prise pour une débile à pleurer devant le PC.  » Ca va pas ,mieux, toi, hein?! -Ta gueule et regarde Americars, je t’emmerde pas quand tu sautes partout devant la dernière bande annonce de Stawouarz alors qu’on voit trois plans à toute vitesse, une épée qui brille et 30 secondes de noir avec une voix off sur les 35 secondes que ça dure ». Oui, notre couple est un modèle de communication moderne.
    Sachez que vous n’êtes pas le seul à vomir des yeux et que toutes celles qui vont ont accompagné dans cette expérience cinématographique viendront ensuite chez moi (la librairie) glousser de conserve devant les piles monstrueuses de cette BOUSE INFÂME que l’éditeur nous envoie d’office par semi-remorques entiers.
    Bouse infâme qui donne des ailes aux lectrices, et on peut entendre ce genre de choses:
    « – Ouais, j’ai tout lu les Fifty (ouais mec, elles disent les Fifty, ça fait genre-t’y-as-vu?!). J’ai a peine mis une semaine.
    – Atteeeeeends, keuwa? Une semaine? Mais c’est diiiiiiingue! Mais c’est trois pavééééééés!
    (Trois pavés, hu? Enlevez les scènes de cul et les trois pavés tiennent sur une demi-feuille. En arial 76.)
    – Ouais, une semaine!
    (Et elle s’en vante en plus!)
    – Haaaaaanhoooon!
    (Et l’autre d’ouvrir des billes comak et de prendre sa besta pour Einstein. Achevez-moi.)
    – Et depuis, ça a changé ma vie! Je me suis libérée (« DELIVREEEEE, JE NE MENTIRAIS PLUS JAMAIIIIIIIIS, LIBEREEEEEE, DELIVREEEEE, C’EST DECIDEEEE JE M’EN VAIIIIIIIIS », désolée, c’est automatique, une sorte de réflexe de Pavlov pour les 5-10 ans que je vis tous les jours at home) dans mon couple. Je m’éclate avec Jean-Louis, c’est incroyable. »
    Ah bah?! Ah bon. Bémerdalors! Si un mauvais roman érotique t’as mis la zézette en ébullition, tu devais drôlement te faire chier avant, hein?! Et sinon, t’as pensé à changer de mec?! j’dis ça, j’dis rien.
    Attention, je dis pas que je suis une litté, hein? Moi, je bosse en librairie indé mais je m’occupe juste de la papeterie et des jouets, alors je lis ce que je veux et surtout pas du gros classiques chiants et du Goncourt mais question litté qui fait des choses au fri-fri, y’a carrément mieux (aaaah Sade…).De toute façon, c’est pas difficile de faire mieux tellement c’est mal écrit, mal traduit et mal lu, finalement.
    Alors d’aller le voir au cinéma, c’est carrément héroïque.
    Pour ma part, on a essayé de m’y traîner plusieurs fois, j’ai répondu que je préférai me faire seppuku avec une fourchette à escargots et manger mon foie rissolé aux champignons que de subir cet enfer assourdissant de femelles en émoi devant son gros engin (l’hélicoptère).
    J’avoue, je suis aller voir Twilight, Oui, c’est vrai, je suis ouverte d’esprit et ne dédaigne pas la bonne ‘bit-lit’. Après vingt minutes, j’essayais discrètement de déchirer le velours des sièges pour me tresser une corde afin de, dans l’ordre: a) étrangler les pintades de devant b)étrangler les dindes de derrière c) fouetter mes copines d) la réponse d.
    Et il n’y avait même pas UNE scène olé-olé (je ne par le pas de corrida). Je n’ose imaginer votre calvaire.

    En tous cas, merci d’avoir vécu cela à ma place, je n’aurai pas mieux raconté que vous et en plus je me serais faite traiter de rabat-joie. Je vous aime.

  131. Un très grand merci… Cela faisait longtemps que je n’avais pas ri comme ça en lisant… Totalement fan de la choucroute et le générique de papa schultz, entre autres !! Monsieur l’odieux connard, je vous tire mon chapeau ;)

  132. Découverte de ton blog et comme tout le monde, je me sacrément fendu la pêche ! Un gros merci donc :D (et en bonus, je connais l’histoire d’un best seller :D)

  133. Petit détour par chez Asphodèle qui m’a fait découvrir cette excellente critique de film mais très pernicieuse soit dit en passant parce qu’elle donne envie d’aller voir le film en suivant le scénario que tu proposes !

  134. Merci pour ce spoil de toute beauté ! Je pense que Christian saura faire un geste pour vous remercier ! :)

  135. il m’arrive de m’ennuyer. Il m’arrive de lire l’odieux connard. Il m’arrive d’être piquée par la curiosité. Et il m’arrive de faire des grosses conneries…. Ce film est…indescriptible. D’autant que je l’ai regardé sur un obscur site dontonnedoitpasprononcerlenom et que la bande son était accompagnée de bruits de fermeture éclair assez dérangeant

    • cependant, cher Connard, vous êtes en deçà, bien en deçà, de la vérité. Mais je comprends: impossible de tout dire, de tout écrire sur cette chose

  136. Merci M. Odieux, de dénoncer cette concurrence déloyale. En effet, le genre de contrats que veut faire signer M. Grey risque de détruire mon gagne pain actuel. On prétend que je suis une profession réglementée, mais le commerce d’âmes est un métier complexe, entrainant de nombreux frais (vous n’imaginez pas mes notes de chauffage, et ce même avec une nouvelle installation de pompes à chaleur), et l’ouvrir à la concurrence ne permettra pas de réduire la facture pour le pige… euh le client, bien au contraire ! J’en ai d’ailleurs parlé à Emmanuel Macron, pour sa prochaine proposition de loi « économie spirituelle ».

    Bref, merci ! Je vous revaudrai bien ça à l’occasion. Je vous garde quelques cigares de coté quand vous passerez à la maison, et je suis en train de voir si une fourche biclassée pelle, ça peut le faire.

    Des bisous.

    Satan.

  137. Je ne suis pas allé le voir, je me doutais. Même mon côté midinette n’aurait pas pu supporter ça. Merci ce spoil était délicieusement savoureux!

  138. merci pour ce grand moment, dire que j’aurais pu passer à côté, ah ça fait du bien de rire

  139. Je cherchais sur Internet si ça valait le coup de le télécharger… merci bcp de m’avoir épargné ça…. et aussi pour la bonne rigolade !
    Mais bon, ce succès d’édition s’ajoute quand même à ceux de Trierweller et de Zeymour…. on peut plus parler de hasard… la culture et l’esprit critique ont vraiment battu en retraite.
    L’appréciation de cette oeuvre devrait constituer une question de base en speed dating.

  140. Mais qui êtes-vous donc monsieur Odieux Connard pour me faire mourir de rire alors que je voulais mourir de la canicule! Vous avez contrarié mes plans! Bravo en tous cas, votre plume est délicieusement acide. Allez zou, je partage votre article!

  141. On est dimanche, ‘fait chaud, cerveau vide, envie de dormir. Mais voilà… : je vous ai lu et à présent, je suis parfaitement réveillée. Dieu que j’ai ri. J’en ai même fait un petit bavouillou sur mon clavier. MERCI. Fifty Truc, pas lu, pas vu, mais en revanche, j’ai adoré La Secrétaire, film un peu déjanté et excellemment bien joué, où sévit un certain… M. Grey. Comme c’est étonnant…

  142. … là j’avoue j’ai ressenti de la peine pour M. Odieux :'(
    Je suis allée au bout de l’article, parce que c’est marrant et parce qu’il faut savoir comment ça finit, mais du coup j’ai mieux compris le « Vous m’avez envoyé voir ce film. Vous me le paierez. Tous. » du début…
    En tout cas merci, grâce à vous je ne verrai pas ce… ce f… ce fi… ce fil… fil… enfin ce truc.

  143. je cherchais un avis masculin sur le livre…quand je suis tombée sur ce blog…l’auteur et bien une fille non ?

  144. en vertu de l’adage  » canicule on t’encule , climatiseur passe moi le beurre  » , je me suis farci 50 nuances de Grey ( les trois ) PLUS beautiful bastard (sept volumes ) … j’ai aussi vu le film avec la chambre rouge de la douleur et du plaisir , et quelques autres . c’est plutôt rafraîchissant , ces gentilles bluettes , bien qu’un peu répétitif … les Christian sont délurés ! sûrement un coup des ennemis de la Chrétienté …
    maintenant qu’il recommence à faire frisquet , je me remets à l’archipel du goulag .
    si je suis politiquement incorrecte , censurez moi , connard .

  145. Anastasia a un problème : elle ne tient pas debout . elle s’étale quand elle franchit une porte , trébuche en entrant dans l’ascenseur , est infoutue de descendre du trottoir sans tomber !
    Christian , qui est un vrai altruiste , passe son temps à attacher Anastasia car il a un empire à gérer et il ne peut donc la porter en permanence .
    doté d’un grand sens pratique , il profite qu’Anastasia est pendue au plafond pour lui filer des coups de cravache . ça améliore , dit-il , l’équilibre de la donzelle et ça leur ouvre l’appétit .
    à tous les deux .
    elle est pas belle , la vie ?

  146. Pingback: Le compte Twitter de la semaine : 50 Nerds of Grey | On my screen·

  147. Je sais qu’il est impossible de soulever toutes les incohérences de ce film, mais dans le genre, juste après la scène où ils boivent un café et où Grey devient tout colère parce qu’Anastasia est une « romantique » et que lui il voulait juste une grosse catin, et qu’ainsi il lui dit « adieu »… Cette cruche reçoit une édition ultra chère d’un livre de son auteur préféré de la part de notre Don Juan made in NRJ12…

    Donc, le mec dit « adieu, je suis dangereux, nous devons arrêter de nous voir », puis offre un cadeau qui dans l’histoire est le seul cadeau qui en plus d’avoir une valeur matérielle (mac, voiture, etc) a une grande valeur « sentimentale » pour notre héroïne. C’est évidemment le meilleur moyen de couper les ponts avec quelqu’un, lui offrir le plus beau cadeau possible !
    J’ai dit ça à une fille qui adore le livre et le film (mais partage sur son mur régulièrement des trucs féministes ou la dernière campagne sur le harcèlement sexuel dans la rue/métro ??????!!!???) et elle m’a répondu « bah oui mais c’est ça qui est bien dans l’histoire c’est qu’il tombe amoureux, c’est pas cohérent l’amour, il s’y attend pas non plus lui ».
    C’est à ce moment que j’ai compris pourquoi cette « saga » avait autant de succès, et que j’ai donc décidé de violeur féministe.

  148. c’est en tapant sur google  » l’insondable stupidité de 50 nuances de Grey  » que je suis tombée par hasard sur le blog d’Odieux ! elle est pas belle , la vie ?
    dans la foulée , j’ai lu certains de ces  » nouveaux romans  » erotico-gnangnan produits à la chaîne aux USA qu’on trouve en tête de gondole dans les supermarchés .
    autrefois on avait droit à de sombres histoires de CIA vs KGB avec bombes H à tous les étages .
    ensuite sont venus les vampires imbuvables .
    et maintenant , ça .
    c’est sûrement l’effet Obama …

  149. Cher OC,
    Je suis le genre de nana assez contradictoire pour acheter le livre d’EL James et le tien… Ton article m’a fait pleurer de rire, il est exactement ce pour quoi je viens de temps en temps me repaître de tes critiques sanguinolentes de films hollywoodiens.
    Je tenais cependant à éclairer ta lanterne sur l’aspect fondamental qui fait, à mon sens, tout l’attrait de « l’œuvre » de El James. Certes ce ne sont pas ses talents littéraires (plus proche du rédacteur amateur d’Union que de n’importe quel autre plumitif) ni son sens de la mesure (ou alors elle zappe le passage où Christian gobe son viagra).
    De fait vous m’argumenterez que vous vous en foutez du livre et que le film devrait à lui seul être suffisamment explicite pour se passer de la lecture, et vous auriez tout à fait raison.
    Mais ce serait oublier le principal défaut du film : laisser de côté le ressort psychologique majeur du livre, le questionnement qui fait tout l’intérêt du livre : « jusqu’à quel point suis-je prête à renier mon identité par amour ? » Et « peut-on accepter de se sacrifier par amour ? Est ce alors de l’amour si cela nécessite le sacrifice de sa propre identité ? »… Cela peut semble extrêmement bateau mais à mes yeux c’est cela qui fait le succès du livre. Beaucoup de femmes se sentent faire des concessions pour leur relations, ont l’impression de de laisser grignoter de l’intérieur et de débattent continuellement avec cette question « jusqu’où va mon acceptation pour garder cette relation ? ».
    Anastasia Steele n’est pas gâtée sur ce point. Elle croit vivre un conte de fée (le beau milliardaire protecteur) et bim la chute est lourde : le prince charmant a des tendances sadiques. Ce contrepoint m’a fait hurler de rire, c’est quand même prendre carrément à revers 99% des comédies romantiques. Bref douche froide.
    Christian semble cependant bien mordu de la belle innocente. Et cela fait aussi le succès de cette saga auprès de la genre féminine : le fantasme récurrent de cet homme tellement fou de nous qu’il en est insatiable, qui nous aimerait tellement qu’il nous voudrait pour lui entièrement. Genre amour obsessionnel tellement on est irrésistible (en plus c’est un beau milliardaire c’est clair que ça ferait moins d’effet avec l’alcoolo de la 3ème caravane).
    Pour en revenir au point précédent, dans le livre, Anastasia se débat en permanence avec son dilemme. Elle n’est pas une soumise mais c’est ainsi que Christian la veut. Si elle refuse, il coupe court à la relation or elle est elle aussi carrément mordue. Si elle accepte elle renie sa dignité pour se couler dans un moule qu’elle abhorre, mais par amour.
    Le problème est, vous me direz, Christian, et « 50 nuances plus sombres » feront comprendre ce qui l’a fait devenir si monolithe (encore que dans le livre il voit régulièrement un psy, ce qui est tout de même une bonne chose !). Enfin le questionnement d’Anastasia, et même sa lutte pour une relation avec Christian où elle pourra rester elle-même, sont indispensables pour apprécier cette histoire.
    Le reste est très mauvais nous sommes d’accord là dessus.
    Bien à vous

  150. Un mien copain m’a filé l’opus filmé, que je comptais visionner ce soir en faisant du repassage (histoire de ne pas perdre mon temps). Je renonce, finalement. Je pleure de rire. Je vais rerererereregarder La Piscine (sans le repassage).

  151. Pingback: Mauvaise matinée | laenag·

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s