Matrix – Prière de ne pas ressusciter

— Bande de petits sagouins, vous allez voir !

Lancé aussi vite que ses jambes le lui permettent, Maurice file sur le chemin en gravillons. Sa moustache trempée de sueur lui colle aux lèvres, et sa main tremble alors qu’il essaie maladroitement d’attraper les cartouches de gros sel à sa ceinture. Il en fait tomber une en jurant, mais les deux suivantes viennent glisser dans les canons de son fusil qu’il referme dans un claquement qui résonne dans la nuit. Hélas, le temps que Maurice mette les intrus en joue, ces derniers ont déjà bondi par-dessus le mur d’enceinte avec leur butin et disparu dans les ombres. Maurice tombe à genoux, épuisé, et n’envoie à la poursuite des margoulins qu’une nouvelle floppée d’injures que la nuit elle-même étouffe.

— Allons Maurice, calme-toi ! prescrit sa femme en arrivant à sa hauteur. Ils sont loin maintenant.
— Boudiou… ça commence à bien faire ! Ce sont les quinzièmes ces trois derniers mois. Maudits pilleurs de tombes !

La main encore tremblante, désormais plus à cause de la colère que de l’effort, Maurice se redresse et ouvre son fusil pour en ôter les cartouches.

— Moi, gardien de cimetière, je pensais que ça allait être pépère… les clients sont pas remuants d’habitude !
— Certes mon chéri, mais qu’est-ce qu’il t’a pris d’accepter ce poste au cimetière des licences mortes et enterrées ?

Maurice n’ose répondre. Car de réponse, il n’a point : sa femme a raison. C’était une connerie, de prendre ce boulot. Oh, bien sûr, au début, il y croyait. Qui viendrait déterrer des histoires terminées ? Aux personnages souvent morts ? Mais il avait sous-estimé Hollywood. Où depuis quelques années, on déterrait tout. Il n’y avait plus de respect pour les morts. Un jour, c’est Ghostbusters. Le lendemain, c’est Cowboy Bebop. Et ne parlons pas de Spiderman, déterré plusieurs fois de suite. La liste était longue, et Maurice ne pouvait pas être partout.

— Mais boudiou, y a des producteurs qui mériteraient bien du gros sel dans l’cul ! conclut savamment Maurice.
— Du calme Maurice. Voyons plutôt ce que ces pilleurs de tombes ont emporté cette f…

Maurice et sa femme se figent en découvrant la tombe grande ouverte de Matrix. Quelqu’un a maladroitement creusé la terre et renversé la pierre portant l’épitaphe « Trois films, c’était déjà deux de trop« .

Quel monstre peut ainsi avoir tenté de ramener à la vie une licence morte pour de bonnes raisons ?

Ni une, ni deux, spoilons Matrix : Resurrections, mes bons !


L’affiche. L’occasion de vous rappeler l’âge que vous aviez à la sortie du premier. Voiiilà.

Notre film commence par une triste nuit pluvieuse, alors que des voitures de police convergent vers un immeuble pour aller y arrêter une dangereuse pirate informatique au style un peu vieillot, probablement occupée à télécharger des albums de Manau sur Emule.

Mais lorsque les policiers déboulent dans le minuscule réduit où la hackeuse s’est retranchée, ils découvrent avec stupeur… que la filoute a une passion secrète pour le cuir, au vu de sa tenue. Tous commencent donc amèrement à regretter d’avoir amené des menottes, jusqu’à ce que la pirate bondisse soudain avec une agilité surnaturelle, leur tatane la gueule à coups de chaussures de lycéenne gothique, puis s’enfuie par les toits avec son butin de MP3s.

Ce que tout le monde ignore, c’est que depuis une cachette voisine, une jeune femme n’a rien manqué du navrant spectacle. Et discute avec un hologramme à côté d’elle.

— Sec ! Tu as vu ça ? C’est la scène d’introduction de Matrix premier du nom ! Mais juste avec de nouveaux acteurs !
— J’ai vu, capitaine Bugs. La production doit drôlement manquer d’imagination pour resservir la même soupe.
— Non, Sec, tu ne comprends pas ! C’est fait exprès.
— Pour le fan service ?
— Apapap. Pas du tout, petit rabouin ! Nous sommes dans une simulation. Quelqu’un a recréé cette scène pour s’entrainer. Mais qui ? Bon, tu sais quoi, on n’a qu’à suivre la scène et voir ce qu’il se passe.
— Faites attention, capitaine Bugs. Moi, je suis juste un hologramme. Mais vous, vous avez infiltré cette simulation. Donc si vous mourez dedans… vous savez ce qu’il vous arrivera.
— Je jetterai rageusement ma manette contre un mur ?
— Non, vous mourrez comme une crotte.

Bugs hoche la tête, secouant ses cheveux bleus qui lui donnent plus l’apparence d’une étudiante en sociologie que d’une pirate de la matrice, mais cela reste cohérent : les deux luttent contre le système en ligne, mais sont au chômage dans le monde réel. Cependant, notre amie à la moumoute bleutée suit toujours la scène de loin, et aperçoit, comme dans le Matrix original, l’arrivée d’agents, des programmes de sécurité de la matrice chargés de dézinguer les intrus. Sauf que si dans l’original, la pirate en cuir du nom de Trinity échappait aux agents de la matrice, dans cette version, elle se fait capturer par les vilains programmes menés par un mystérieux agent à la peau plutôt noire.

Bugs s’étonne de cette fin différente de l’histoire originale, connue de tous les pirates de la matrice, lorsqu’elle constate qu’il y a un problème plus immédiat : les agents en question l’ont repérée, elle. Et décident de lui plomber la truffe. Heureusement, après moult acrobaties, Bugs parvient en un seul morceau à se cacher dans un coin tranquille. Mais alors qu’elle se pensait enfin tranquille, l’agent noir surgit à côté d’elle.

— Action ou vérité, petite intruse ?
— Euh… vérité ?
— Qu’est-ce qui est petit, bleu au-dessus, tout pâle en-dessous et qui va se manger du 9 millimètres ?
— Une étudiante en soc… aaaattendez ! Attendez, calmons-nous !
— Et pourquoi donc ? Vous êtes une intruse. Vous n’avez rien à faire là.
— Et vous, vous êtes un agent ! Un programme de la matrice ! Ce pourquoi vous comptez donc me t… attendez. Non.
— Ah ? Il y a un problème ?
— Ben oui. Vous êtes noir.
— Observatrice. Mais c’est un peu raciste, dites voir.
— Justement ! Les films actuels étant un peu racistes et présentant tous les noirs comme des gens naturellement gentils, comment pourriez-vous être méchant ?

Oooh, allons Bugs. C’est un peu fac…

Ah ben si. Si, on y a droit. En fait, le seul agent noir est en réalité super gentil. Il est conscient qu’il n’est qu’un programme de la matrice bloqué dans une simulation rejouant la capture de Trinity, et il trouve ça vraiment trop injuste. Aussi, son rêve, c’est qu’on vienne l’aider à s’en sortir. Voilà voilà.

Bugs l’écoute expliquer sa dure vie puis se gratte le menton.

— Mais attendez ? Vous ne seriez pas un peu con par hasard ? Si vous êtes conscient que vous êtes un programme, vous devez être conscient que vous faites partie de la simulation. Et donc, que vous ne pouvez en sortir. Non parce que même avec toute la bonne volonté du monde, déjà qu’on ne fait pas tourner une tripotée de programmes Windows sous Linux, je vous laisse imaginer si on essayait de les importer dans le monde réel. C’est pas exactement fait pour.
— Le scénario s’en fout, Madame Bugs. En plus, je suis une célébrité, sortez-moi de là.
— Ah oui ?
— Oui, car mon nom est… MORPHÉUS !
— Mais ? Morphéus est un être humain mort depuis belle lurette, pas un con de programme en .exe !
— C’est pas grave, croyez-moi sur parole. Allez, sors-moi de la matrice et emmène-moi dans ta cache secrète le monde des humains steuplé !
— Ah ben d’accord.

Bon.

Alors pour ceux qui n’auraient pas vu les premiers Matrix, faisons simple : le concept est que le monde dans lequel nous vivons est une simulation, la matrice, parcourue d’agents qui s’assurent de tabasser quiconque réalise l’affreuse vérité. Et que le monde réel est un monde ravagé, où l’humanité a été renversée par les machines, et où chaque être humain est cultivé pour l’énergie qu’il produit, pendant que son esprit batifole dans la matrice sans jamais connaître le monde réel. Sauf que dans ce même monde réel, il y a des humains encore libres, planqués sous la terre, qui se connectent à la matrice discrètement pour tenter d’éveiller les consciences et d’en sortir les gens. Et de préférence, sans se faire repérer par les agents dans la matrice, ou les robots dans la réalité, qui ont une fâcheuse tendance à les buter. Le robot est comme ça : joueur.

Alors sachant que Bugs est justement une humaine libre, qui risque sa peau, expliquez-moi pourquoi elle dit au premier agent venu, un programme CONÇU POUR LA BUTER « Quoi ? Tu veux que je t’emmène dans le monde réel pour que tu puisses découvrir où nous, les humains, nous nous cachons ? Okay , pas de problème, viens ! »

C’est un peu comme Jean Moulin invitant Klaus Barbie à une réunion de la résistance parce qu’il a dit « s’il-te-plait ».

Heureusement, le film suit le précepte raciste énoncé plus haut : le personnage étant noir, il ne peut pas être méchant. C’est comme ça. Bugs a donc raison de l’inviter sans poser la moindre question, lui fait avaler une petite pilule rouge goût fraise, et paf, après quelques acrobaties car les autres agents ne sont pas d’accord pour laisser leur copain partir, tous deux sortent de la simulation.

Pendant ce temps, dans un bureau…

Thomas Anderson, plus communément appelé Néo, est justement en train de vivre sa vie de Thomas Anderson. Comprendre que ce n’est pas un super-héros en combi cuir qui craque à chaque fois qu’il remue les cuisses, mais un employé d’une société de jeux vidéo, qui reçoit une bien mauvaise nouvelle de son patron : après la trilogie de jeux vidéo Matrix qu’il a conçus, Warner Bros voudrait un jeu Matrix 4.

Et Thomas de couiner que oui mais non, la trilogie était finie, quel besoin de faire un quatre ?

Je vous laisse savourer cette incroyable mise en abyme durant laquelle la réalisatrice décide que même les personnages concèdent qu’il est complètement con de faire un Matrix 4. Ne me demandez pas si c’est un éclair de génie ou un typhon de stupidité : soit quelqu’un est conscient de faire de la merde et son film tout entier le crie, soit… soit c’est de la merde.

Le choix est donc une illusion, si je puis moi aussi jouer de la mise en abyme.

Bougon, Thomas décide de se détendre en allant au café du coin où il reluque une autre cliente : Trinity, Tiffany de son nom civil, qui n’est plus une fan de combis moulantes non plus, mais désormais une heureuse mère de famille qui gère les crises de Jean-Matthéo, l’enfant hyperactif-surdoué-asperger-dyslexique.

Vous me direz « Mais ? Qu’est-ce que c’est que ce film qui refout la même scène d’introduction, avant de remettre le décor exactement comme dans la trilogie originale, avec Néo prisonnier de la matrice qui ignore son destin ? Ne serait-ce pas un peu du foutage de gueule ? Pourquoi tout est redevenu comme si les trois premiers films n’avaient pas existé ou presque? »

J’appelle ce procédé l’effet Star Wars VII.

Ce qui en dit long sur la qualité que cela augure.

Ce film laisse une impression de… déjà-vu.

Thomas et Tiffany échangent quelques mots, gloussent un peu, bref, se kiffent leurs petites mamans comme on dit à l’Académie Française, mais ne vont pas plus loin (c’est un film grand public, bande de coquinous). Et Thomas retourne au boulot où son patron lui met une telle pression qu’il a des hallucinations. Tantôt, il le voit comme l’agent Smith, le méchant de la trilogie originale, tantôt il a l’impression de faire disparaître sa bouche, là aussi comme dans le premier film.

Ce qui emmène Thomas droit chez son psychiatre, qui lui remet les idées en place.

« Mon p’tit Thomas, vous déconnez à plein tube. Vous savez très bien que ce sont des hallucinations causées par votre stress. La réalité est la suivante : vous êtes un brave développeur de jeux vidéo. Toute cette histoire de Néo et de matrice, c’est ce que vous avez inventé pour votre trilogie de jeux à succès. Et des fois, vous confondez avec la réalité. Je vous remets un lot de petites pilules bleues pour vous calmer ? »

Probablement du viagra, tant il est vrai que quand kikidur, cervomou, comme le disait un ancien patron du FMI.

Thomas Anderson peut donc reprendre sa vie chiante, durant de longues, looooongues scènes où on le voit faire des réunions avec son équipe au cours desquelles toutes vantent les mérites de la première trilogie Matrix, trilogie « anticapitaliste » et « antifasciste » à en croire les personnages.

Je crois que la réalisation se tripote en douce. C’est sale, arrêtez. Merci.

Durant un nouveau passage au café – décidément, ce film est passionnant – Thomas prend un verre avec Tiffany, qui lui dit « C’est rigolo, j’ai regardé votre jeu vidéo, là, dedans, Trinity me ressemble drôlement, non ? »

Thomas pourrait répondre « Oui, je te kiffe, laisse moi te prendre la bouche bébé » mais ayant un minimum d’éducation, il se contente de reprendre un peu de café en faisant « sluuurp ». Une réponse pour le moins déroutante, mais qui est à la hauteur de cette oeuvre.

Trente minutes de film à regarder Thomas prendre des pilules, des cafés et des vents : il serait peut-être temps qu’il se passe quelque chose, puisque j’ai déjà vu plus d’action dans des épisodes de L’Amour est dans le pré. Mais voyez, il suffisait de demander, puisque de retour au boulot, Thomas constate qu’il y a un exercice d’alerte à la bombe. Sauf qu’alors que tout le monde évacue, il reçoit un SMS.

« Vient me retrouvé o WC lol ;))) »
« Céki ? » répond Thomas intrigué par ce qui ressemble à une approche de coach en séduction.
« Cé kitucé ;) :D xoxoxo « 

Thomas a bien une petite idée, mais lorsqu’il déboule dans les toilettes de l’étage en s’exclamant « Hitomi Tanaka, c’est toi ? » quelle n’est donc pas sa surprise – et sa déception – de voir un grand monsieur noir sortir d’un cabinet.

— Pardonne l’entrée en scène, Néo.
— L’entrée en scène, d’accord, mais ce que je pardonne moins, ce sont les gens qui ne mettent pas de pschit après avoir commis un second Pearl Harbor. On dirait que quelqu’un vient de couler l’Arizona, si tu vois c’que j’veux dire.
— Je… oui, bon, ça ne t’intrigue pas que je t’appelle Néo ?
— Ah si, ça aussi oui, ça m’interpelle.
— Bien. Eh bien figure-toi que c’est pour cela que je suis là. Tu te souviens au début du film ? La simulation où une certaine Bugs aidait un agent noir à s’échapper ? C’était moi. C’est toi, Néo, qui as codé cette simulation. Toi qui as choisi de créer un nouveau Morphéus, mi-comme-l’original, mi-agent Smith, Sur ton ordinateur, ici, au bureau. Un mélange un peu con, mais bon, hein, les chiens ne font pas des chats.
— Euh… il est vrai que j’ai codé une simulation sur mon ordinateur pendant mes pauses… et il est vrai qu’elle a subi une mystérieuse intrusion avant de buguer… mais attends ! Tu es en train de dire que tu es un personnage que j’ai programmé, qui a été sorti de ma simulation par une pirate ? Et maintenant, tu es réel ? Impossible !
— Pas tout à fait. Ceci aussi est une simulation, Néo. Juste plus grande. Elle se nomme la matrice. Et je suis ici pour t’en sortir. Car puisque tu as fait de moi Morphéus… c’est à moi de te libérer ! Tiens, prends cette pilule rouge !
— Ma maman m’a toujours dit de ne pas accepter les pilules distribuées par des inconnus dans les toilettes.

La grande scène du Monsieur pas du tout suspect qui deale des pilules qui le sont tout aussi peu aux toilettes.

Et il est vrai que bon, ce n’est peut-être pas la meilleure approche. Toujours est-il que Néo refuse de prendre la pilule, expliquant que non, c’est impossible, tout cela n’est que le fruit de son imagination ! D’ailleurs, au moment où il le dit, des policiers en armes entrent eux aussi aux toilettes – ça commence à faire du monde – et tirent tout, sauf la chasse d’eau.

S’ensuit une fusillade où Néo se cache, effrayé par tout cela, où Morphéus dézingue du policier à la pelle, et où le patron de Néo déboule en plein milieu saveur « EH, J’AI ENTENDU UNE FUSILLADE, JE ME SUIS DIT QUE J’ALLAIS VENIR ME PROMENER LÀ ! »

Mais oui, c’est tout à fait crédible, entre donc mon jeune ami !

D’ailleurs, au milieu de la fusillade, le patron de Néo aperçoit un gros pistolet par terre et en le voyant… il devient nerveux. A d’étranges souvenirs qui remontent à la surface. Il le ramasse et se met à hurler « Ahaaa ! Je suis l’agent Smith ! Je me souviiiiens ! Je vais vous tuer, Monsieur Anderson ! »

Et il commence à sévèrement plomber Thomas.

Heureusement pour ce dernier, il se réveille soudain chez son psychiatre, qui caresse tranquillement son chat noir sobrement appelé Déjà-Vu, tout en disant à Thomas que hohoho, allons Monsieur Anderson, vous avez encore eu une hallucination. Vous ne revoulez pas des pilules bleues ?

Et Thomas de dire que si, parce que bon, c’est chiant ces hallucinations à la fin. En plus, ça sent le fantasme refoulé impliquant son patron, un grand monsieur noir, toute une unité de police et beaucoup de trous de balles. Je connais un thérapeute qui va faire fortune.

Quelques heures plus tard, chamboulé par tout cela, Thomas picole sur un toit d’immeuble en se disant que p’t’être qu’il est fou… p’t’être pas. P’t’être qu’il est vraiment super fort et qu’il peut sauter de cet immeuble et s’envoler, comme dans ses rêves.

Il s’apprête à essayer quand une main le retient. Main qui appartient à une jeune femme aux cheveux bleus.

— Qui êtes-vous ? Ooooh, vous, vous avez une tête à écrire en inclusif.
— Hein ? Mais comment a-t-i.e.l.le deviné.e ? Que… je… non, bon, écoutez Thomas. Ceci est une illusion. Vous êtes dans la matrice. Vous n’avez pas rêvé, Morphéus, enfin le programme que vous avez créé pour remplacer Morphéus, a tenté de vous aider. Mais il a échoué, alors me voici. Je m’appelle Bugs. Ça vous dirait de sortir de la Matrice ?
— Oh ben comme j’ai rien de mieux à faire, là, tout de suite, allez, d’accord !

Voilà voilà.

Quel personnage cohérent entre deux scènes. L’une, un personnage qu’il a codé, qu’il connait, et en qui il a confiance lui propose une pilule, c’est non. Par contre, une parfaite inconnue avec une tête à voter Poutou, là, pas de problème ! Bugs emmène donc Thomas jusqu’à une porte qui s’ouvre sur différents décors que je vous passe, jusqu’à débarquer dans une salle semblable à celle où Néo a rencontré Morphéus pour la première fois dans Matrix. Et ça tombe bien, le nouveau Morphéus l’y attend.

— Ah ! Néo !
— Ah ! Le monsieur des toilettes !
— Q… Néo, un peu de sérieux ! Bon, vous voulez sortir de la matrice, oui ou non ?
— Oui.
— Qu’est-ce qui vous a fait changé d’avis ?
— Le scénario.
— … ça se tient. Bon allez, avalez donc cette pilule rouge, et zou !

Et notre héros de s’exécuter. Tout se met à tourbillonner, Thomas aperçoit dans un miroir son psychiatre qui l’engueule saveur « Raaah, mais qu’est-ce que vous branloutez Monsieur Anderson ? Ça va pas d’avaler la première pilule venue ? », puis tout dégénère lorsque des policiers surarmés débarquent de partout et commencent à allumer Morphéus et ses copains.

— ‘tain de pilule… marmonne Néo… j’vois encore l’orgie… dois faire gaffe… trous de balles…

Mais heureusement, ses amis l’éloignent des lieux de la bataille. De toute manière, la scène de baston est longue, chiante, et comprend son lot de kung fu mais surtout, de types qui n’arrivent pas à se toucher avec des armes automatiques à un mètre de distance. Sachez que si dans le premier film, il fallait des super pouvoirs pour esquiver les balles, et que des policiers normaux pouvaient rapidement venir à bout de pirates lambdas, désormais, c’est fini : tout le monde a peu ou prou la précision d’un Stormtrooper, et mitraille à peu près tout sauf ce qu’il a en face de lui. Et ce, dans chaque scène.

Déjà que le scénario n’est pas bon, quand même les combats sont ratés, il ne reste plus grand chose à sauver.

Malgré toutes ces péripéties, vous l’imaginez, Thomas quitte la matrice, et se réveille dans un sarcophage tout plein de fluides suspects, relié à des tuyaux : ça y est ! Il est de retour dans le monde réel !

Bon, un monde réel un peu naze et qui ressemble à un lendemain de soirée vodka-covid, mais tout de même.

Thomas ne sait où aller, mais heureusement, des robots viennent le libérer des tuyaux qui le maintiennent en place, et l’emmènent discrètement jusqu’à un vaisseau humain planqué sous la surface de ce triste monde contrôlé par les machines : le vaisseau du capitaine Bugs. Tout le monde peut donc se rencontrer en chair et en os, et papoter un peu.

— Salut Néo ! Bienvenue dans le monde réel ! Je te présente mon équipage : Jean-Jacques, Jean-Jacques, Jean-Jacques et Jean-Jacques. Oh, et Morphéus bien sûr. Qui est un programme, mais qui peut se manifester dans le monde réel sous la forme de petites billes aimantées qui ensemble, forment un corps.
— Puissant. Le mec a un corps dont le plus grand ennemi est un jeu de Hippos Gloutons.
— Il suffit, Néo. Je te présente aussi cyber-Jean-Jacques et cyber-Jean-Jacques les deux robots qui sont venus te chercher. Car oui, certaines machines sont nos alliées. Beaucoup de choses se sont passées depuis que tu as disparu, il y a 60 ans.
— 60 ans ?
— Oui. Nous ignorons comment tu as survécu, pourquoi tu es toujours si jeune, pourquoi les machines t’ont gardé en vie et surtout…
— Surtout ?
— Nous ignorons comment on vient de passer 1 heure de film à revenir EXACTEMENT au même point que dans Matrix premier du nom.

Car oui, cela fait une heure que l’on se fait chier sec, disons-le, pour revenir au point de départ, à savoir Néo qui se réveille dans un monde contrôlé par les machines en guerre contre les humains. Et parce que définitivement, le film n’a pas envie de s’emmerder avec je ne sais pas, de nouvelles idées par exemple, il arrive quelque chose de tout à fait fabuleux.

Néo se sent soudain mal. Et ses amis paniquent.

— Oh non ! Il est en état de choc ! Il a été réveillé trop brutalement, il risque de mourir ! On est en train de le perdre !
— On n’a… qu’À LE BRANCHER À UNE SIMULATION OU MORPHÉUS LUI PETE LA GUEULE !

Je… mais ?

Et oui. Vraiment. Le mec est en train de crever, et la meilleure option de nos amis est de rebrancher Néo à une simulation où il rejoue toute la scène où il fait du kung fu contre Morphéus du premier film, sauf que c’est le nouveau Morphéus. Oh, oui, il prend cher, saigne, bref, c’est très mauvais pour sa santé, mais pif paf, ça réveille son esprit, tout ça, il se rappelle qu’il maîtrise le kung fu et la matrice, et hop ! Ça le sauve, dites voir !

Vous aussi, quand vos amis convulsent, faites-leur du kung fu dans la gueule. C’est pour leur bien.

La violence ne résout rien, mais visiblement elle guérit plein de trucs quand même.

Une fois Thomas pleinement redevenu Néo et en pleine forme, il s’en va papoter avec Bugs dans un coin du vaisseau.

— Mais au fait, pourquoi avez-vous mis 60 ans à me retrouver, les branlos ?
— On se calme mon p’tit Néo. Les machines t’avaient bien planqué et lavé le cerveau. Heureusement, tu as visiblement réussi à appeler à l’aide inconsciemment. En créant cette sous-simulation dans laquelle tu as recréé Morphéus sous forme de programme. On l’a détectée, j’y suis allée, j’ai libéré Morphéus, et hop ! Cela nous a permis de te localiser.
— Pourquoi ça sonne complètement con ?
— Mais, parce que ça l’est, copain. En attendant, nous allons t’amener à la nouvelle capitale cachée des humains sous la Terre : Io. Nommée ainsi car c’est comme ça qu’on se dit bonjour dans le futur.

Le vaisseau file donc jusqu’à une immense cité souterraine camouflée et l’équipage descend y rencontrer la générale et patronne de la cité : Niobé. Une ancienne habitante de Sion, autrefois capitale de la résistance humaine du temps de la première trilogie. Niboé est désormais toute vieille, mais aussi toute puissante à Io. Néo est fort surpris.

— Niobé ? Tu es… toute fripée ?
— Et toi tout fripon. Tu dois avoir quantité de questions, Néo. Suis-moi, je vais tout t’expliquer.

C’est donc parti pour une explication écrite selon les règles de ce film. Tenez, prenez un peu de brandy et laissez-moi un instant vous parler des dialogues. Prenons un échange basique comme celui-ci :

— Matthéo, tu veux du pâté pour ta tartine ?
— Oui, merci.

Bien.

Maintenant, revoyons exactement le même dialogue écrit avec les règles de Matrix.

— Matthéo…
— …
— Tu dois te sustenter. Toutes les choses ont besoin de vivre.
— Vivre ? Mais peut-on appeler cela la vie ? Je ne crois pas.
— Croire… croire est une belle chose Matthéo. Beaucoup de gens croient. En des miracles. En toi.
— Non. Arrêtez. Je ne suis pas un miracle.
— Et pourtant, vois ce morceau de pain, Matthéo. Simple. Vierge. Maintenant, mettons que je prenne ce pâté. Il devient…
— … une tartine. Je comprends.
— Deux éléments en créent un nouveau, Matthéo. Tu dois faire un choix. Entre le pâté et la terrine.
— Mais quid du choix du pain ?
— Le pain n’est qu’une fondation, Matthéo. Celle sur laquelle tu construis ta tartine.
— Alors… je dois essayer. Je dois prendre le pâté.
— En es-tu sûr ?
— Non.
*Musique de violons*

Voilà. Raison pour laquelle le film aurait jusqu’ici pu durer 20 minutes, mais le moindre dialogue prend une plombe. Et malgré tout, parvient à ne pas donner une seule information essentielle. Tenez par exemple, écoutons Niobé faire le point de la situation avec Néo.

— Lorsque tu as donné ta vie à la fin de la trilogie précédente Néo, il y a eu la paix avec les machines. Comme promis.
— D’accord, mais alors dans ce cas, pourquoi on se retrouve à nouveau à vivre sous terre avec les machines qui veulent nous exterminer et la matrice qui retient prisonniers les humains ?
— Le manque d’énergie a poussé les machines à s’affronter entre elles… le combat pour les ressources…
— Oui ? Et ?
— Rien ne rend plus violent que la lutte pour les ressources…
— Mais bordel, tu ne pourrais pas être plus claire ? Quels étaient les camps ? Qui a gagné ?
— La guerre, Néo. La guerre.
— PUTAIN C’EST PAS CE QUE JE DEMANDE ! Et Sion ? Hein ? Qu’est-il arrivé à Sion, l’ancienne capitale de la résistance biclassée boite de nuit ?
— Sion…
— ACCELEEEEEEEEEEEEEEEEEEERE BORDEL !
— … Sion…
— RAAAAAAAAAAAAAH MAIS PUTAAAAAIN ! ACCOUUUUUCHE !
— … après ton départ, Morphéus a été élu grand chef de Sion. Mais Sion…
— MAIS TU TOUCHES DES ROYALTIES SUR LES POINTS DE SUSPENSION OU QUOI ?
— … a choisi la guerre. Morphéus pensait que ce que tu avais fait… ne pouvait être défait…
— Eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeet ?
— … ce pourquoi désormais, Io…
— C’EST PAS CE QUE JE DEMAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANDEUUUUUUUUH !

Voilà. Et non, je n’exagère pas : Niobé passe des plombes à surjouer et met trois minutes à répondre à la moindre question de Néo, tout en n’arrivant jamais à fournir une réponse vaguement claire ou intéressante. Ce qui fait qu’au final, on ne sait pas vraiment comment les machines sont reparties en guerre, où en sont les différentes forces, ce qui est arrivé à Sion comme si… oooh. Attendez. C’est comme si les scénaristes eux-mêmes n’en savaient rien et noyaient le poisson.

Je n’ose y penser.

Finalement, Niobé décide qu’elle a suffisamment expliqué la situation (sic) et qu’elle doit prendre des décisions.

— Néo, sache que j’ai tout fait pour protéger cette ville. Une ville où humains, programmes et machines rebelles qui refusent la matrice vivent en paix entre eux. Ce pourquoi je suis un peu scandalisée que le capitaine Bugs, de sa propre initiative, soit allé te chercher, risquant de nous faire repérer. Et comme je sens bien que tu as envie d’aller libérer Trinity, ce qui serait encore plus risqué… pour notre sécurité à tous, je te colle au trou.

Nul doute que coller l’élu légendaire des prophéties au trou sans plus d’explications va être très apprécié par les habitants de la ville qui ont fait de Néo une quasi-religion. Mais rassurez-vous : ça non plus, le film n’y pense pas.

Pas plus que Niobé ne pense à mettre, je ne sais pas moi, des gardes devant la cellule de Néo ? Car environ 0,37 secondes après avoir été enfermé, Bugs et ses amis viennent libérer notre héros. Hop.

Niobé est donc obsédée par la sécurité de la ville, sauf quand ça arrange le film, je note.

Néo désormais à bord du vaisseau de Bugs peut donc retourner avec ses nouveaux amis se connecter illégalement à la matrice pour tenter d’en sortir Tiffany-Trinity, et lui expliquer que sa vie de mère de famille est une illusion construite par la matrice à partir de vieux livres de Françoise Dolto.

La matrice est vraiment cruelle.

Hélas, à peine nos héros arrivés dans la matrice, ils s’aperçoivent qu’ils ont été repérés par l’agent Smith. Qui leur souhaite la bienvenue accompagné d’autres programmes rebelles, comme le Mérovingien, qui est désormais un Lambert Wilson clodo qui saute partout en hurlant « La chatte à ta mère ! » (véridique).

Ce film est splendide. Je pleure du pus. Vite, des dialogues !

— Mais qu’est-ce que vous me voulez, agent Smith ? soupire Néo.
— Que vous restiez hors de la matrice. Cette nouvelle matrice est contrôlée par… votre psychiatre.
— Ah. Super.
— Oui, il a besoin de vous pour sa matrice actuelle. Alors si vous restez en-dehors… son projet s’effondrera, et nous autres les programmes qui ne l’aimons pas pourront reprendre le pouvoir.
— Ben écoutez ça tombe bien parce que je suis juste venu chercher Trinity. Comme ça, elle et moi, on se barre, la matrice du psychiatre s’effondre, et tout le monde est content. D’accord ?

C’est vrai que c’est malin : Néo et l’agent Smith n’ont aucun intérêt à s’affronter. En réalité, ils ont même un objectif commun !

Aussi…

L’agent Smith se met soudain à faire exactement l’inverse de tout ce qu’il vient d’expliquer pour se mettre à taper sur Néo et ses amis. Et c’est donc bagarre générale.

L’agent Smith nouvelle version a le charisme d’un bulot. L’autorité, aussi.

C’est formidable : le film parvient à mettre UN dialogue clair, mais aussitôt, les personnages font l’exact opposé de tout ce qu’ils viennent d’expliquer. Comme il se doit, tout le monde se rate à un mètre de distance avec des flingues, fait du kung fu, saute dans tous les… pardon, je baillais. Tous les sens, donc, et finalement, vous serez surpris d’apprendre que c’est Néo qui gagne la bagarre.

Il n’a donc plus qu’à se rendre au garage où travaille Trinity, qui est mécanicienne moto.

— Trini… enfin, Tiffany ! Vous me reconnaissez ?
— Ah oui, vous êtes le concepteur de jeux vidéo.
— Tiffany, votre vie est une illusion. Prenez cette pilule rouge et suivez-moi.
— Franchement, vos techniques de drague laissent à désirer : j’ai connu des pédophiles plus subtils.

Néo ouvre la bouche pour lui rétorquer que la pilule existe aussi en suppositoire si elle ne coopère pas, mais avant qu’il ne puisse dire un mot, voici que le temps se ralentit. Au point que même Néo a du mal à se mouvoir.

Et apparait son psychiatre, qui lui, bouge à vitesse normale.

— Coucou Néo ! Alors comme ça, on est venu sortir Trinity de la matrice ? Apapap. Désolé, mais ça ne va pas être possible. En plus, je contrôle toute la matrice, même sa vitesse, aussi tu ne peux rien contre moi. N’est-ce pas rigolo ? Je retourne le bullet time contre toi !

Néo tient des propos sur la jambe légère de sa mère, certes, mais au ralenti. Laissant le temps au psychiatre de poursuivre.

— Bon, enfin laisse-moi t’expliquer un peu ce qu’il se passe. Tu sais quand tu t’es sacrifié à la fin de la précédente trilogie ? C’est moi qui t’ai ressuscité. Nous avions la technologie pour ça, alors, allez hop ! Je me suis dit « Pourquoi ne pas ramener à la vie mon plus grand ennemi ? Je suis sûr que ce sera super ! ». Un plan génial, tu en conviendras.

Le temps est lent, mais le mot « Caca » est quand même aisément lisible sur les lèvres de Néo.

— Oui, génial en effet. C’est donc pour cela que tu étais encore en vie, relativement jeune malgré les 60 années écoulées, et de retour dans la matrice. Par ma volonté. Puis, j’ai ressuscité Trinity aussi histoire de me compliquer un peu plus la tâche. Mais j’ai découvert quelque chose de formidable : quand vous êtes proches l’un de l’autre, vous générez énormément d’énergie !

Le mec est psychiatre et vient de découvrir la tension sexuelle. Inutile de ressusciter Néo et Trinity mon bon, car si cela suffit à ton bonheur, sache qu’une classe d’élèves de quatrième aussi mâles qu’hétérosexuels devant une professeur d’espagnol à gros poumons devrait te permettre d’alimenter la Terre une ou deux fois.

Mais attendez ! Ce n’est toujours pas assez nul, le film creuse encore !

— Cependant, j’ai constaté qu’à chaque fois que Trinity et toi étiez proches dans mes simulations… tout finissait mal. D’où mon plan diabolique de ne pas vous mettre ensemble, ahaha !

Voilà.

Le mec constate qu’à chaque fois que Trinity et Néo sont trop proches, tout explose. Aussi, il a l’idée géniale de concevoir une simulation… où Néo et Trinity sont proches et peuvent se fréquenter tous les jours dans le même café et se dragouiller. Soit exactement ce qu’il essaie d’éviter. Mieux, au début du film, un des assistants de Néo l’aidait à adresser la parole à Trinity. Adjoint… qui était en fait un agent du psychiatre, soit supposé empêcher exactement cela.

Tout est raté. Le film se vautre dans des dialogues sans fin qui sont au mieux chiants, au pire incohérents, et souvent les deux à la fois.

Le psychiatre ayant fini sa démonstration, il explique à Néo comment cela va se dérouler maintenant.

— Je ne vous cache pas que votre petite fuite de la matrice m’a un peu ennuyé, Néo. Les grands manitous des machines commencent à se dire que ma simulation a échoué. Ils veulent revenir à une version précédente, ce qui m’embête. Mais voilà ce que je vous propose : revenez volontairement dans ma simulation produire de l’énergie, et tout ira bien. Refusez… et je bute Trinity. Puisque sans vous, elle ne m’est d’aucune utilité ! J’ai besoin de vous deux à la fois ! Pensez-y. Allez, bonsoir !

Et le psychiatre disparait, avant que le temps ne reprenne son cours normal.

— Attendez ! s’exclame Néo. J’avais tellement de questions à vous poser ! Pourquoi un plan aussi con ? Comment êtes-vous parvenu à pondre un étron pareil ? Si vous avez tant besoin de moi et que vous avez la technologie pour me ressusciter, pourquoi ne pas me cloner ? Pourquoi ne pas cloner plein de Néo et Trinity pour avoir une énergie illimitée, d’ailleurs ? Et si vous butez Trinity, n’est-ce pas pourrir votre propre plan puisque vous venez de m’expliquer avoir besoin d’elle à tout prix ? Et…

Je m’arrête là sinon nous y passerons la nuit.

Néo préfère faire fi de toutes ces incohérences, et quitte la matrice sans Trinity, avec ce terrible dilemme : doit-il se rendre ? Bugs et son vaisseau sont de toute manière rappelés de toute urgence à Io pour se faire enguirlander par Niobé, qui n’a que moyennement apprécié leur petite escapade non-autorisée, bande de petits margoulins.

Heureusement, alors qu’elle s’apprête à ordonner à ce que l’on envoie tous ces nazes devant un peloton d’exécution pour leur apprendre la vie via un sévère surdosage de plomb, voici que surgit un personnage central :

Que… attendez ? Je n’ai même pas retenu son nom. Bien. Appelons-là Mauricette.

Je vous mets une photo parce que j’avais aussi oublié à quoi elle ressemblait tellement elle m’a marqué.

Mauricette est un programme rebelle de la matrice qui vit à Io depuis la naissance de la cité. Une fondatrice, presque Et elle aimerait s’entretenir avec Niobé et Néo. Ce qu’elle fait.

— Général Niobé, désolée de vous déranger en pleine cour martiale, mais moi et mon gros charisme on a des trucs à vous dire. Je suis un programme qui a été conçu par celui qui a créé les sarcophages de résurrection. Ceux qui ont permis de ramener Néo et Trinity.
— Attendez, on se connait depuis des décennies ! Vous étiez courant pour la résurrection de Néo et Trinity ? Et vous étiez assise sur cette info depuis tout ce temps ?
— Eeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeh bieeeeen… oui.

Notez que dans le film, même Niobé s’insurge. Mais non, Mauricette ne donne aucune autre explication rationnelle que « Aha, désolé ». En même temps, si elle avait partagé l’info, elle aurait évité 60 ans de souffrances à tous ses amis, et ça aurait quand même été un peu nul. Sûrement un programme sadomasochiste corrompu avec de vrais bouts de données de DeviantArt dedans.

— Toujours est-il que j’ai un super plan. Comme je connais à la perfection les sarcophages de résurrection, où ils se trouvent et comment y rentrer et en sortir, je sais comment libérer Trinity et faire s’effondrer la matrice du psychiatre.
— Non vraiment, cette info il y a 60 ans, ça aurait été top.
— Roooh, ça va… bon, pour parvenir à sauver Trinity il va nous falloir infiltrer la centrale énergétique dans le monde réel où son corps est retenu, éviter les milliers de sentinelles qui gardent les lieux, aller dans la matrice pour convaincre son esprit de quitter cette illusion, et déconnecter Trinity avant de filer.
— C’est tout ?
— Ah si, à un moment, il faudra pirater son accès à la matrice pour faire rentrer Bugs directement dans son esprit le temps de la débrancher du réseau des machines et de la rebrancher sur notre réseau privé car Bugs a un esprit proche du sien, et cela permettra de faire la liaison le temps de…
— J’y pige rien.
— Ah non mais rassurez-vous, ça n’a aucun sens et en plus ça n’aura aucun intérêt dans le film. À part si par hasard, on voulait faire un Matrix 5 et dire que « Halala, quand Bugs s’est synchronisée avec Trinity, elle est devenue la nouvelle Trinity ». Ce qui permettrait de changer d’actrice pour une plus jeune discrétos.
— Astucieux.

Oublions donc cette histoire de synchronisation, et retournions à Io où Niobé réunit ses capitaines. Parce que oui, dix minutes avant elle était prête à foutre Néo au trou pour éviter qu’il ne tente de sauver Trinity et ne mette Io en danger, mais maintenant, pouf pouf, c’est bon, elle veut bien envoyer ses capitaines au casse-pipe pour exactement la même raison.

Je ne sais pas qui a écrit le scénario, mais visiblement, il va falloir revoir les lois sur le travail des enfants.

En attendant, écoutons plutôt le briefing de Niobé à ses capitaines réunis sur une place de Io.

— Mesdames et Messieurs, pour cette mission nous enverrons trois vaisseaux. C’est pourquoi j’ai besoin de trois volontaires.

Et tous les capitaines d’avancer d’un pas pour tous se porter volontaires. Un moment de bravoure évident. Sauf que… le film réussit à ruiner même ce simplissime instant grâce à son incapacité à écrire droit, puisque Niobé s’exclame aussitôt :

— Comment ? Vous vous portez volontaires avant même que je n’explique la mission ?

Mais ?! C’est toi qui viens de demander des volontaires avant d’expliquer la mission et tu les engueules parce qu’ils t’obéissent ? C’est extraordinaire. Les mecs se tirent tellement dans les pieds que le film devrait être déconseillé aux podologues.

Cependant, puisque volontaires il y a, Niobé n’a plus qu’à faire un rapide briefing, et c’est parti pour la grande mission finale pour aller sauver Trinity. Alors ouiiii, le corps de Trinity est gardé dans une centrale entourée de milliers de robots sentinelles tueurs mais… hihihi ! Les machines sont sympas : non seulement s’infiltrer est super facile (il y a évidemment l’équivalent d’un énorme conduit d’aération non-surveillé), mais mieux encore, la salle où se trouve Trinity, cruciale pour les robots, n’a aucun garde !

Voilà voilà voilà.

Non vraiment, les machines sont généreuses comme une flammekueche. Heureusement que cette mission est présentée comme super dure, parce que là, de prime abord, on dirait quand même une grosse blague.

Enfin. C’est bon, la résistance récupère sans problème et en deux minutes le corps de Trinity. Mais impossible de la débrancher tant que son esprit est encore dans la matrice et refuse d’en partir ! C’est donc à l’équipe dans la matrice de jouer, et sa partie débute par un rendez-vous avec le psychiatre pour tenter une sortie de crise à l’amiable.

Néo est ainsi venu avec tous ses copains, et le psychiatre, avec une armée de policiers qui s’entassent dans un café où les deux partis se rencontrent. Le psychiatre est ravi de la situation.

— Néo ! Je vois que tu as abandonné l’option bagarre ? C’est bien. Viens parler à papa.
— Tututu, tu ne m’auras pas comme ça, Sigmund Fraude. Je suis venu te faire une offre. Faisons venir Trinity ici et maintenant. Si elle veut rester dans la matrice, très bien, vous gagnez la partie et je retourne moi aussi dans votre monde virtuel servir de gentille pile électrique. Par contre, si elle veut partir avec moi, vous nous laissez nous en aller librement.
— Ah ben oui mais non. Parce que je n’ai rien à gagner à vous laisser partir.
— Note que moi je n’ai rien à gagner à te servir de pile. Donc soit tu acceptes, soit je demande à mes potes dans la réalité de me tuer pour que tu sois bien feinté.
— … tu réalises que j’ai le pouvoir de te ressusciter et que je l’ai déjà fait ? Donc la menace de te suicider est stupide ?
— Ah oui, merde !

Mais la réalisatrice, elle, l’a oublié.

— D’accord Néo, tu es trop fort. J’accepte ton test. Faisons venir Trinity.

Le psychiatre est finement choisi : on sent qu’il peut vous demander comment vous avez rencontré votre mère sans problème.

Et donc, Trinity est invitée en pleine nuit à se rendre dans un café avec 200 flics et 15 pirates punks amateurs de cuir, mais elle arrive tout de même très tranquillement en sifflotant, car tout cela est bien normal, c’est sûrement une soirée à thème. Et papote avec Néo.

— Thomas ?
— Appelle-moi Néo. Ton vrai nom est Trinity et tu dois sortir de cette réalité fictive ! Et si tu veux, après, on se fait des bisous.
— Hmmm. Et mes enfants ?
— Justement : dans le vrai monde, tu n’en as pas !
— Ah, là, tu me donnes envie.

Cependant, au même moment, le psychiatre a aussi invité… la famille de Trinity. Qui est évidemment en réalité une bande de petits programmes à ses ordres, et qui se mettent à glapir « Maman, ne les écoute pas ! On a besoin de toi ! La petite dernière est à l’hôpital, tu dois venir avec nous, viteuh ! »

L’espace d’un instant, touchée, Trinity décide de partir avec eux et tout semble perdu… mais une fois à la porte, soudain, elle change d’avis.

— En fait, non.
— Mais pourquoi ce revirement alors que tu partais avec eux il y a une seconde ?
— Parce que… le scénario en a besoin.

J’exagère à peine : ça tombe comme un cheveu sur la soupe. Au moment où Trinity va quitter le café, elle se contente de dire à son mari « J’aime pas que tu m’appelles Tiffany, en fait » et lui pète le bras dans la foulée. Hmmm. Encore un film qui bascule sur un problème de prénom. Appelons cette fois-ci cela « L’effet Martha« .

Trinity se rebelle, se rappelle de qui elle est, Néo l’aide, et à eux deux, ils déchaînent tous leurs pouvoirs de rois de la matrice pour défoncer les policiers dans le café pour une nouvelle séquence de baston où tous les gardiens de la paix, même à la sulfateuse et à dix centimètres, n’arrivent pas à toucher le moindre piratin qui accompagne Néo.

Le psychiatre tente bien de ralentir le temps pour reprendre le contrôle de la situation, mais soudain apparait l’agent Smith.

— Salut mon bon psychiatre. Je peux bouger aussi vite que toi.
— C’est sympa comme pouvoir, agent Smith, tu aurais pu l’utiliser contre Néo plus tôt, non ?
— Oui mais non. Parce que sinon je l’aurais tué et je… euh… nan mais… en faiiiiit…
— C’est complètement incohérent. Bon, tu sais quoi, moi aussi je vais faire pareil : je vais ordonner aux sentinelles dans le monde réel de venir détruire le corps de Trinity !
— Mais… attends, si Trinity meurt et que Néo n’est plus en ta possession, n’est-ce pas toute ta matrice qui s’effondre et toi avec ?
— Si. Mais je t’ai dit que moi aussi, je pouvais être incohérent !

Voilà. Le psychiatre a passé tout le film a vouloir garder à tout prix Néo et Trinity en sa possession, quitte à les ressusciter, car sans eux, sa matrice ne peut exister maiiiiis… là il décide soudain de les buter. Et va tenter de tout faire pour : oui, le méchant se déchaîne pour tenter de ruiner son propre plan.

C’est formidable. Je crois qu’on a rarement atteint ce niveau de nullité.

Dans la réalité, les sentinelles envoyées par le psychiatre tuer Trinity débarquent pour trouver son sarcophage vide : la résistance a réussi à se barrer, là encore, sans le moindre problème ni croiser le moindre garde alors que l’alerte est donnée. Le psychiatre est déçu, mais pas longtemps. Car si ses plans ont échoué dans la réalité, alors il tuera Néo et Trinity dans la matrice ! Mais là aussi, il échoue puisque l’agent Smith qui n’est pas d’accord avec cela le plombe sévèrement. Transformant le pauvre psychiatre en paquet de données qui ira se faire compiler ailleurs. Nos héros en sont ravis.

— Merci agent Smith ! Un peu plus et et le psychiatre nous tuait !
— De rien… et maintenant, je prends le contrôle de cette matrice… et je vais tenter de vous tuer, AHAHAHA !

Ah oui là on enchaîne quand même. Quel intérêt à sauver Néo et Trinity à l’instant si c’était pour tenter de les tuer aussitôt après ? N’était-ce pas plus simple de les laisser mourir ? Eh bien visiblement, non. Et parce que le film s’enfonce dans la nullité la plus crasse, mais parvient encore à creuser, comment la matrice va-t-elle tenter de tuer nos héros cette fois ?

Eh bien en transformant toute la population de la ville eeeen… zombies !

Vous connaissez la règle : quand on n’a plus d’idées, on met des zombies, le niveau zéro de la créativité. Nos héros doivent donc fuir au travers de la ville (vers où ? On ne sait pas trop, ils foncent, c’est tout), poursuivis par des hordes de zombies à pied, des zombies en voiture qui tentent de leur rouler dessus, des zombies qui sautent des immeubles pour les percuter… et même des zombies en hélicoptères.

Heureusement, montés sur une moto pilotée par Trinity, et avec Néo à l’arrière qui use de ses pouvoirs magiques pour repousser les méchants, tout le monde se fraie un chemin jusqu’à un immeuble au sommet duquel même les hélicoptères ne peuvent rien contre les pouvoirs de nos héros (le pouvoir « Script magique » est particulièrement employé).

Bon, Néo pourrait simplement s’envoler avec Trinity pour fuir, mais par un incroyable hasard, c’est son unique pouvoir qui ne marche pas !

Ça tombe bien quand même ! Car sinon, pas de poursuite à moto !

Nous en sommes au stade du film où une rebelle en moto roule sur des voitures qui explosent pendant que son passager magicien affronte des zombies maléfiques. Dois-je en dire plus ?

Finalement, alors que Néo et Trinity parviennent à vaincre les hélicoptères des méchants, Trinity réalise à la fin de la bataille que ça y est, elle perçoit la matrice. Elle voit l’illusion. Et mieux, elle la contrôle ! Et elle peut donc s’envoler hors de portée des méchants, emmenant avec elle ce gros boulet de Néo qui finalement, n’est que moyennement l’élu, faut-il croire, puisqu’il n’arrive toujours pas à planer.

Tout le monde sort de la matrice, le corps de Trinity a été bien débranché et ramené en sécurité au nez et à la barbe des machines qui bien évidemment, n’ont rien vu et lancé aucune poursuite (elles sont vraiment, vraiment très coopératives jusqu’au bout) et Trinity peut rouler des patins à Néo dans le monde certes réel, mais glauque.

Peu de temps après, dans la matrice…

Oui, puisque que oui, la matrice existe toujours. Elle est simplement repassée sur une version précédente qui n’est plus contrôlée par le psychiatre. Quant à l’agent Smith, il est probablement parti cueillir des fraises des bois, hein, puisqu’on n’en parle tout simplement plus. Et nous retrouvons justement le psychiatre, en train de siroter un thé dans son bureau alors que Trinity et Néo arrivent en volant lui rendre visite.

— Alors psychiatre ? On est toujours là ? Tu n’as pas été purgé quand ils ont viré ta matrice pour remettre un ancien modèle ?
— Non, apparemment, les grands patrons de la matrice estiment que je peux encore être utile vu que je vous connais bien tous les deux. Notez que ça reste très con : il reste toujours une matrice, l’humanité est toujours en esclavage, et finalement, rien n’a bien avancé.
— Ah oui, merde.
— Mais ne vous inquiétez pas, là encore, le scénario a oublié cela. Par contre, vous contrôlez la matrice, et donc, vous pouvez remodeler le monde à volonté.
— Nous sommes des dieux ? Vous voulez dire que l’humanité est toujours en esclavage, mais que désormais, nous en sommes les despotes ?
— C’est ça.
— SUPER !

Oui. Oui, c’est vraiment la fin du film : Néo et Trinity viennent juste se vanter de contrôler la matrice devant le psychiatre. Au lieu de libérer les gens, ils sont juste devenus les nouveaux maîtres de l’illusion, et ils en sont visiblement très contents et font des blagues en disant qu’ils vont mettre des arcs-en-ciel partout (c’est subtil).

Je pense que l’on peut donc conclure que Néo et Trinity sont deux p’tits bâtards, pour employer des termes techniques. Ce qui en dit long sur le soi disant antifascisme du film pour reprendre les fleurs que la réalisation se jetait au début, puisqu’au final, le message est : « Maintenir les gens enfermés dans un une prison, ce n’est pas grave si nous sommes les directeurs de la prison ! ».

Je dis : bravo.

La caméra recule et nous montre Néo et Trinity usant de leurs pouvoirs pour s’envoler au-dessus de la ville et…

… FIN !

Si ce monde est une illusion, alors je pense que le programme qui a produit un pareil film est le même qui a programmé Cyberpunk 2077.


— Touché !

Sous sa moustache, Maurice sourit de toutes ses dents. De nuit, sur une cible mobile, ce n’était pas facile, mais il a réussi à assaisonner un intrus au gros sel. Les hurlements de douleur qu’il entend lui confirment que son tir a fait mouche. D’un pas serein, il se dirige vers l’endroit où il a aperçu le pilleur choir, mais lorsqu’il arrive, les cris se sont tus. Sur place, il ne trouve qu’un peu de sang, de sel, et surtout, une tombe grande ouverte.

— Boudiou ! peste-t-il en jetant son béret au sol. Y s’est barré ! M’enfin y va pas s’assoir durant un moment, çui-là !

De sa lampe, il fouille la nuit, révélant les tombes qui l’entourent. Là, Indiana Jones, ici, La Guerre des boutons – une tombe pillée deux fois la même année – et là… un trou béant. Un juron accompagne cette découverte alors que Maurice approche sa lampe de la pierre tombale surplombant les lieux du crime. Et pousse un cri horrifié en lisant ce qui y est inscrit :

Dexter

Certaines choses devraient rester enterrées à jamais.

93 réponses à “Matrix – Prière de ne pas ressusciter

  1. Le cimetière des licences mortes et enterrées….Vos intros sont encore plus hilarantes que vos spoils, c’est dire!

    • Les scénarios tout pourris sont à la mode, du coup j’ai une super idée de pitch:

      Suite à des manipulations génétiques sur des chimpanzés pour trouver un remède à la connerie, ceux-ci deviennent super intelligents et hermaphrodites. Ils collectionnent des timbres et apprennent le flamenco puis commencent à remplacer les humains car ils se reproduisent très vite et sont balèzes en arts martiaux mais adorent manger de la quiche lorraine en écoutant du Michel Sardou. Tout semble perdu quand par accident on découvre que si on donne du yaourt à la fraise à des poneys ceux-ci sont en mesure de vaincre les chimpanzés dégénérés grâce a des ruades surpuissantes au bifidus actif mais uniquement s’ils ont un numéro de sécurité sociale. Comme les poneys sont gentils et assurés, ils défoncent la gueule des erreurs de la nature que sont ces foutus singes à grands coups de tatanes au lactose dans un combat final épique où les profs de maths et les antiquaires s’unissent et se sacrifient pour permettre la victoire finale. Ce qui reste des humains, forcément gentils, vivent en harmonie avec les gentils poneys qui sont maintenant accros aux yaourts à la fraise et à la mutuelle santé. Alors que tout semble aller pour le mieux quand le prési-poney nouvellement élu tombe sur une veille cassette VHS ou il est écrit « Sardou à l’Olympia » puis commence à avoir une furieuse envie de quiche lorraine et de sang humain… Fin. Comme ça on prépare la suite.

      ça demande à être un peu étoffé mais je sens que ça va faire un carton. Je vais le proposer à Alexandre Astier, entre génies on se comprend. Le plus dur sera de trouver un titre à mon idée de film génial. Je suis ouvert à toute proposition. J’aime bien « L’attaque des chimpanzés hermaphrodites » mais je cherche un truc plus original et mystérieux.

      • La planete des singes ? déjà pris et déterré
        Y a un truc à faire avec les poneys
        My Little Poney The Beginning
        ça sonne bien

      • Arnaud D. : Si votre idée perce je prends un billet, ou bien un abonnement à votre chaîne selon le support de diffusion choisi promis !

      • Sinon pour le titre : « Chimpanzés : Le Dernier Flamenco », c’est la mode des titres énigmatiques et interprétables n’importe-comment, non ? xd.

  2. Oui mé bon: Matrixe 4… C’est même plus de la mise en abîme, ça ?! Allez, attaquez-vous à un truc avec – au moins ! – des prétentions cinématographiques: là, c’est juste le caprice « créatif » de la sœur Watchovsky pour fêter la nouvelle carte d’identité, quoi.

      • Marrant, je vois pas ça comme transphobe, plutôt comme une provocation contre les femmes (s’identifie femme donc se met à faire des caprices, sous-entendu que les caprices sont une activité féminine). Mais en fait, c’est surtout du troll qui se veut humoristique et qui est plus ou moins raté/réussi en fonction du lecteur.
        Moi ça ne m’amuse pas, je trouve ça lourd, mais il faudrait beaucoup plus que ça pour m’offusquer et que je me sente blessée (en tant que femme).

      • Le post original fait mention de la soeur W. (La transphobie serait de la deadname), et de nouvelle carte d’identite.

        En criant au loup à chaque fois qu’un commentaire vous deplait, et en utiisant des mots que manifestement vous ne maitrisez pas, vous desservez une cause bien plus que l’OP.

        Mais bon j’ose esperer que ce n’est qu’un vilain troll d’incel. Sinon c’est grave.

  3. Ok donc si j’ai bien compris le script est complètement bancal et passe tellement de temps à se faire des auto croche pieds (ou « se faire Ravanelli » pour les spécialistes) que le caporal Roudoudou n’a même pas daigné sortir de sa caserne pour nous faire part de sa clairvoyance légendaire.
    Hâte de retrouver prochainement Maurice et le cimetière des licences mortes et enterrées pour le spoil de Spiderman no way home.

    • Tiens, c’est une idée, mais faudra attendre la suite… Sinon autre idée, découvert récemment, bien que ce ne soit plus très récent: « Pixel »… Le summum de la geekerie… :-)

      • En effet, mais « Pixel » est un film grand public qui ne se prend surement pas au sérieux. Ce n’est pas de la grande production.

      • Pixel est surtout une comédie (enfin … ça se veut drôle en tout cas). Et OC a déjà dit qu’il ne traitait pas les comédies, parodies, ou équivalents.

        Parce qu’ils préfèrent détruire ceux qui se prennent au sérieux, sans en avoir les moyens intellectuels.

        (bon après, il a fait les expendables, films que perso je ne vois pas comment on peut prendre au sérieux …)

  4. Plusieurs de mes amis sont allés voir le film… Des fans de la première heure, un peu comme moi… mais leur définition du film est, disons-le clairement, beaucoup, beaucoup, beaucoup moins polie que la vôtre…

    C’est dire… En fait, vous êtes trop gentil, en somme… demandez à Diego, ou à un stagiaire…

    Et sinon, vous n’aimez pas Cowboy Bebop le film ? :-p

  5. « Matrix Resurrections est une anomalie hollywoodienne. Un trip meta déconstruisant les blockbusters contemporains dans un récit presque anti-spectaculaire pour déployer sa force à travers l’amour de ses personnages. C’est stimulant, un peu émouvant, incontestablement trop structuré et conscient de lui-même, mais plus que bienvenue. »

    https://www.ecranlarge.com/films/critique/1409140-matrix-4-resurrections-critique-du-missile-contre-hollywood

    • Que nous pourrions traduire par « Matrix Resurrections est sorti », mais le (la) critique a voulu imiter les dialogues du film.

    • Plouf : Et c’est juste un avis sous la « critique » que je viens de lire juste pour rire un peu, verdict : eh bien, le rail de coke, ce fléau de certains critiques xd.

  6. Ici nous avons une démonstration parfaite d’un phénomène qui va faire faire un AVC à deux-trois Femen, même si je doute de leur présence dans ces pages interlopes du web. Même histoire, mêmes acteurs principaux, effets spéciaux équivalents, budget équivalent, même réalisateur. La seule différence notable est que le réalisateur était un homme pour Matrix, et une femme pour Matrix : Resurrections, tout en restant la même personne (« director », y’a pas de féminin dans la langue de Justin Bieber, me faites pas chier).
    La conclusion scientifique de tout cela est donc qu’un film, c’est mieux quand c’est réalisé par un mec.
    C’est tout pour moi, merci ! *lâche le micro, s’en va comme un prince*

    • Médaille d’or du troll décerné par ma totale subjectivité. Mais ne vous endormez pas sur vos lauriers, vous pouvez encore gagner le platine.
      Ça fait plaisir, un peu de troll argumenté, c’est bien plus marrant que le troll insultant.

      • Vous savez bien que ce qui définit un homme ou une femme ce n’est pas les réalités biologiques mais plutôt les critères sexistes comme le temps passé à faire du shopping, à regarder le foot, ou la masse de maquillage étalée sur le visage chaque année.
        Les croyances obscurantisme trouvent toujours un chemin, et se renouvellent dans des domaines surprenants.

      • @meve : si j’en suis votre logique, ma femme et moi sommes donc deux êtres androgynes, plutôt masculins mais un peu féminin quand même, où je suis l’élément mâle uniquement car j’ai moins de pudeur à évacuer mes gaz de digestion …

      • Kwiskas > Même pas, car venir en pets c’est féminin. Tout le monde sait que les hommes ne savent que se taper dessus avec leurs gros gourdins.

        D’ailleurs, puisque ça m’y fait penser, connaissez vous l’histoire du général tout heureux en enthousiaste devant un défilé militaire ? « Quelle pétulance, mon Général ! » lui lança son aide de camp un peu obséquieux avant de se faire rappeler à l’ordre d’un froncement de sourcil assorti d’un « qui vous a permis de me tutoyer ? ».

      • Meve…pardonnez mon intrusion ici mais vous venez en 1 seule ligne « les hommes ne savent que se taper dessus avec leurs gros gourdins » de résumer 99% des théories sur lesquelles repose sans doute le « management » politique actuel.

        Si je n’avais pas peur d’être immédiatement attrapé par la brigade Pré-crime en flash-pack, armure et armement énergétique pour « harcèlement/agression insidieux par propos faussement respectueux interposés » (et balancé en cryo-prison pour y être extrait un peu plus tard comme poisson surgelé pour la cantine de l’EHPAD voisin), je vous proposerais bien un resto…

    • Catherine Bigelow (entre autres) a réalisé des truc pêchus et stylés sans faire tourner le monde en bourrique avec du blabla idéologique, votre « différence notable » est infondée.

      Et les 2 suites largement oubliables du 1er Matrix n’ont pas été réalisées (que) par une femme je crois.

      • exact ! K19 et Démineurs ( à ma connaissance ) et elle a eu l’intelligence d’y donner un rôle à Christian Camargo qui est un véritable bijou ..

      • Démineurs…pas vu..ma faute, il faudra que je rattrape un jour toutes les oeuvres que j’aurais bien aimé lire/voir.
        K-19, très bon et beau (mais dur) film ! Il m’a fallu plusieurs visionnages pour oser voir certaines scènes en entier d’ailleurs.
        Et ça enfonce définitivement le clou pour savoir si une femme peut oui ou non, réaliser un film dur de chez dur, avec des personnages durs de chez dur (et très secoués aussi, et « micro-agressés » faut voir comment)…le tout sans aucun « safe space » ni « espace de tournage et de réunion inclusif mais non mixte »…

      • dans la catégorie des femmes qui refusent de porter des oeillères , il y a aussi Svetlana Alexievitch avec  » les cercueils de zinc  » et  » la supplication  » , deux livres difficiles à affronter . elle en a écrit d’autres : le temps , je l’ai , j’attends juste d’avoir le courage …..

      • Merci pour les titres et l’auteur, je le note ! (reste à avoir le temps, ce qui ne devrait pas tarder, et le courage aussi)

  7. Mais comment c’est possible d’avoir autant d’incohérences dans un scénario ? Qu’il y en ait quelques unes, pourquoi pas, le processus de réalisation d’un film n’est pas toujours facile. Mais là, les incohérences sont tellement nombreuses que les auteurs de feuilletons du XIXe siècle, qui écrivaient au kilomètre et étaient spécialistes de la chose, paraissent logiques et cohérents à côté! Ahurissant. Surtout sur une production de cette envergure…

  8. un grand spoil. je pense qu’ils ont fait exprès pour vous permettre de sublimer votre talent naturel.

  9. « A touché le fond mais creuse encore ». Elève Hollywood, on attend avec impatience votre prochaine production.
    L’offre s’adaptant à la demande (mais influant sur elle), la nullité des films est à mettre en relation avec celle des spectateurs. N’est-ce pas inquiétant? Pas si l’on se réjouit de voir les Etats Unis nous jouer Idiocracy en vrai. Mais ce serait une erreur, car par la force des choses nous les imitons servilement,

    • Quand on constate les niveaux d’audiences d’émissions (si l’on peut utiliser ce mot) telles que « Touche pas à mon poste », « les anges de la téléréalité », « les T’chis », « les marseillais » & Co… Ce n’est pas mieux en France, malheureusement, en effet. Sinon, belle référence en effet avec « Idiocracy ».

  10. Cher Odieux (vous permettez que je vous appelle Odieux). Je pense qu’il faut rayer cette formule de votre répertoire : « Je crois qu’on a rarement atteint ce niveau de nullité. » Parce qu’à chaque fois, Hollywood pousse le bouchon plus loin ! A moins que ce ne soit une compétition entre vous… Un complot, cher Odieux ?

    • Vous avez raison, Monsieur OC et Hollywood ont sans doute symbiosé…comme les machines et leurs piles humaines en fait. Le simple sadomasochisme ne suffit pas à expliquer cette passion de s’exploser les rétines et le cerveau avec des suites et adaptations toujours plus affreuses xd.

      • Ils ont un point commun : ils aiment l’argent.
        Tant que les gens vont voir les films, Hollywood continuera à pondre des bouses.
        Et tant qu’Hollywood pond des bouses, OC aura matière à écrire de nouveaux livres.

      • Intéressant point de vue…comme j’aime bien les livres de l’OC je continuerais à soutenir en partie cette symbiose au moins par son soutien (je suppose que c’est un choix entre 2 possibilités environnementales, comme une fourmi qui n’aime pas trop la présence des pucerons sur SES plantes…mais qui aime bien leur « lait » xd)

  11. Maurice aurait-il un lien de parenté caché avec Dylan Dog ? Ou Gnaghi plutôt.

    Drôle de cimetière.

  12. Haaaaaa, j’ai tellement ri avec le dialogue de Matthéo et la tartine… Rien que d’y repenser, j’en ris encore! XD

    Merci!

  13. Je vais poser une question gênante (pour le scénario), pourquoi le corps de Trinity est gardé dans la centrale avec des robots et tout alors que celui de Néo était visiblement non gardé dans un endroit facile d’accès ?

    Et comment les pirates ont pu déplacer le corps de Trinity du sarcophage si elle était toujours branchée à la Matrice ? J’ai pas vu le film mais je suppose que la connexion ne se fait toujours pas sans-fil.

    • Ayant enfin vu le film, alors :

      – les 2 corps étaient conservés au même endroit (les caissons étant l’un en face de l’autre, 2-3 metres d’écart)
      – l’endroit est surveillé (c’est dans la ville des machines, les sentinelles et tout le bordel rodent), y a une sorte de bouclier énergétique autour de l’endroit, mais les machines elles-mêmes peuvent passer si elles y sont autorisées, et les trucs non autorisés peuvent passer mais ça fait sonner l’alarme.
      – mention spéciale au tunnel d’accès aérien assez large pour faire passer les sentinelles (et les machines alliées des humains), d’ordinaire bourré de scies sauteuses et autres pièges sortis d’un Indiana Jones, et qui peut se désactiver facilement sans attirer dans la seconde la moitié de la surveillance de la ville

      Le tout est très vaguement expliqué/montré dans le film

  14. La partie la plus conne dans ce film, c’est surtout le fait d’avoir remis Neo et Trinity dans la matrice avec les autres humains.
    Dans la premiere trilogie, Mouse etait capable de creer des simulations locales sur les ordis du vaisseau de Morpheus. Dans ce film, Neo est capable de creer une simulation sur un simple ordinateur.
    La solution logique pour les machines aurait ete de garder l’ancienne matrice avec les humains et de creer une seconde matrice independante uniquement pour Neo et Trinity et la peupler entierement de bots/zombies.
    Les humains de Zion pensaient que Neo etait mort.
    Les humains dans la matrice precedente ne connaissaient pas l’existence de Neo.
    La matrice v2 etant peuplee entierement de bots, personne n’aurait jamais pu entrer en contact avec Neo pour lui dire qu’il etait dans une simulation.
    La matrice 2 etant entierement independante de la matrice 1, meme si les hackers avaient eu d’une maniere ou d’une autre appris que Neo etait en vie, ils n’auraient jamais pu se connecter a la matrice 2.
    Niveau energie, dans le film, des millions (voire des milliards) de bots vivent parmi les humains, le cout en energie doit etre monstrueux. Avec une matrice prevue uniquement pour 2 personnes, pas besoin de simuler autant de gens, tout ce que Neo et Trinity ne voient pas n’a pas besoin d’etre simule, exactement comme dans un jeu video.

    Passons sur le fait que « the one » est explique dans la premiere trilogie comme etant le resultat de l’accumulation des erreurs deprecision de calcul de la matrice, la rendant instable.
    ******** Explication plus detaillee ******
    Ce qui a du sens d’un point de vue informatique, par exemple, on sait que PI possede un nombre infini de decimales, simuler PI avec un nombre infini de decimales demanderait une quantite infinie d’energie, ce qui est impossible. La matrice arrondi donc les nombres pour avoir un nombre fini de decimales, ce qui genere des erreurs a chaque calcul. Au fil du temps, ces erreurs s’accumulent jusqu’a faire un total de 1, d’ou le nom « the One », moment auquel la matrice commence a devenir instable et doit etre rebootee.
    Pour un exemple reel de l’accumulation d’erreurs de precision de calcul, on peut comparer super mario 64 tournant sur console vs la version emulee. Les plateformes mobiles sont synchronisees sur les 2 plateformes mais si on laisse l’emulateur et la console tourner plusieurs jours, les plateformes vont commencer a se desynchroniser petit a petit car la maniere dont les emulateurs et le hardware de la nintendo 64 gerent la precision des nombres est legerement differente. Si on attend plusieurs mois, la desynchronisation sera tellement grande qu’une des plateformes aura un aller et retour d’avance sur l’autre, la somme des erreurs de precision ayant atteind un total de 1.
    ********* Fin de l’explication ******
    The one doit donc se sacrifier pour permettre de rebooter la matrice sans risquer de tuer tous les humains dedans. Le reboot de la matrice permet simplement de repartir de 0, sans aucune erreur et donc sans le One.
    Neo etait le One dans la matrice precedente, il ne devrait plus avoir de pouvoir apres un reboot et encore moins dans une nouvelle version de la matrice avec un tout nouveau code. Et il ne devrait aussi y avoir qu’un seul « One » possible par reboot/version de la matrice, pas 2, la matrice aurait crashe bien longtemps avant d’atteindre ce point.

  15. Rahhhhh mais ici c’est le défilé des débiles, le théâtre des amibes, bref le gala des glandus en somme. Quelle pitié!
    Comment ne pas voir cette œuvre comme un anti film hollywoodien puissant? Un gros doigt planté devant Marvel, un réquisitoire implacable contre la société américaine et les évolutions de notre époque. C’est un contre récit subtilement sabordé qui enfonce tous les codes des blockbusters pour montrer l’inanité des suites à pognon. La Warner voulait une suite? tiens la voilà ta suite : de l’ersatz de matrix 1 concentré sur le lien amoureux d’un couple meta. les trucs de oufs qui faisaient baver les geeks? on les oublie ou on fait moins bien. Ultime pamphlet contre la reproduction comme seule source artistique, c’est comme ci L.W avait cramé les meules de Monet pour protester contre la sérialisation de l’expression artistique. C’est puissant. Un je vous emmerde que le système ne peut censurer. Enorme. Evidemment pour voir cela il faut enlever ses œillères de « c’est incohérent donc c’est de la merde et je peux e gausser avec mes potes ».

    • Ce n’est pas difficile à voir vu que c’était leur plus gros argument marketing… Et une excuse un peu facile pour tenter d’excuser la médiocrité.

    • Oui Boulga, facile d’excuser la faiblesse de l’histoire, des dialogues, de la mise en scène et des personnages (ça fait quand même beaucoup) avec le truc maintenant usé de « I subverted your expectations ».

      Au passage la réalisatrice a-t’elle aussi craché sur les dollars obtenus ? Non parce qu’ils ont sans doute été aussi donnés par l’horrible « société américaine » contre laquelle vous semblez en avoir gros…Schizophrénie ?

    • Oui oui c’est un film hollywoodien anti-Hollywood, une œuvre ironique post-moderne hipster contestataire car la réalisatrice a trollé les producteurs, elle a fait un Matrix pour hacker la Matrice du coup Matrice-ception yo, 2 d3ep 4 U

      Ou alors plus prosaïquement, c’est un film torché qui ressuscite une énième licence pour faire du blé, en accumulant les gimmicks/réminiscences issus des films originaux (comme les nouveaux Star Wars), ce qui permet de taper dans deux publics en simultané: 1) les fans qui vont revoir les premiers films via le rétroprojecteur de la nostalgie (en oubliant la nullité du film présent) 2) les jeunes qui connaissent pas et qui veulent juste voir un machin à grand spectacle

      Je sais pas j’hésite…

      Ne seriez-vous pas du genre à voir un génial message révolutionnaire trop rebelle dès qu’un artiste comptant pour rien peint deux points et trois traits avec son vomi ?

      Enfin, j’aimerais sincèrement qu’Hollywood s’auto-parodie dans tous ses films, un peu comme dans «Kong vs Godzilla» et autres qui ont au moins la décence de reconnaître qu’ils sont nuls et l’avantage de l’autodérision. Quand on ne sait pas faire un film, le nanard volontaire est une issue honorable.

      • vous ne saisissez pas le meta subversif. Un peu comme quand la boisson d’Idiocracy est réellement vendue avec le même marketing.
        En parlant d’Idiocracy, c’est la preuve qu’être trop visiblement subversif nuit bizarrement aux sorties en salles et publicité. Matrix 4 est bien plus intelligent.
        Votre question concernant l’artiste est idiote (mais ca ne m’étonne pas), ce qu’il faut se poser comme question c’est pourquoi cette personne qui fait trois traits avec son vomi est un artiste? Ca serait déjà plus intelligent que de savoir si je m’extasie sur ses œuvres (spoiler: non).

      • le meta subversif de Boulga …. je ne vais pas me creuser la cervelle : pas assez de matière ….
        mais ça me fait penser à Oliver Stone , qui réalise ( selon moi ) de bons films .
        or il a commis un film relatant le 11 septembre . un film ( dont j’ai oublié le titre ) si niais ( déjà , la présence de Nicolas Cage était un indicateur ) si raccord avec l’état d’esprit de cette période , que je me suis demandé si Oliver Stone avait eu un contrôle fiscal , ou s’il avait perdu la boule !
        ben voilà , je sais maintenant ; en forçant sur le côté gnangnan , il faisait un film meta subversif .
        j’ai un peu mal à la tête mais ça va aller …..

      • @Boulga ces gens-là sont des « artistes » parce que les riches ont besoin de déductions fiscales. Aussi parce qu’ils sont soutenus dans leurs escroqueries par des adeptes de l’onanisme intellectuel qui surinterprètent quasiment tout, en pondant des logorrhées capillotractées qui feraient passer les articles conspis sur le symbolisme Illuminati pour d’authentiques chefs d’œuvre de cartésianisme et de modération interprétative.

        Mais après tout, on a tous besoin de se sentir supérieur à la plèbe, c’est naturel. Pour certains, c’est une belle voiture, pour d’autres c’est la compréhension du « méta interprétatif » et autres sujets accessibles aux seuls esprits éthérés…

        P.S: Pour les entrées d’«Idiocracy», c’est peut-être car sa fanbase n’est pas vraiment comparable à celle de Matrix, et qu’au-delà du propos de fond, c’est un film à l’humour poussif et pas très fin – le même genre qu’il dénonce, grosso modo. D’ailleurs, son relatif succès en salle tendrait à prouver que les gens sont pas si abêtis finalement… Vous qui aimez le méta, vous devriez méditer là-dessus !

      •  » capillotracté  » …. ce mot me met en joie , il me glisse entre les pattes !
        il me fait penser à caterpillar : chenille , papillons , fleurs ….
        ou alors à un bulldozer : vlan ! Chirac !!!! ( ca doit être le bruit et les odeurs )
        bref : à tout sauf à des cheveux .

  16. Faut reconnaître que j’attendais plutôt le spoil de Spiderman No Way, qui contrairement à Matrix 4 est un succès critique et populaire mérité (attention un appât à OC se cache dans cette phrase), m’enfin par ces temps pandémiques, on ne va pas bouder notre plaisir. Il faudra penser pour le prochain confinement à faire le spoil des 1,2,3 soit disant des œuvres magistrales.

  17. J’apprécie beaucoup les clin d’œil vraiment, mais alors, vraiment pas subtil pour le fan service. Rien que les pilule, c’était déjà trop. Et c’est moi ou tout le monde a la main joyeuse sur la drogue? Sans rire, si on est un esprit de ruche composé de machine pouvant drainé le corps humain de son énergie, on a pas besoin de plonger les gens dans une simulation de base non? alors que la simulation laisse forcément la place au hackeurs…

    • A la limite, le truc de la simulation collective est sans doute un des seuls un peu justifiables dans la saga : si le système nerveux humain, pour ne pas tout faire partir en vrille, a besoin d’être stimulé comme si il vivait une vrai vie « dehors », et communiquait avec celui de ses semblables, on peut comprendre que des machines sans empathie (mais soucieuses de ne pas voir leurs « piles » mourir trop vite), décident logiquement d’en passer par là.

    • déjà des le départ la trilogie repose sur des bases foireuse ! cultiver des humains pour en récupérer l’Energie c’est stupide puisqu’on en consomme plus que ce que on peut restituer ! non les machines sont très connes elle aurait du passer au nucléaire bien plus efficace
      !

      • J’me rappelle pas, n’ayant vu que le premier il y a fort fort longtemps, mais parlent-ils d’énergie en Joules ou récupèrent-ils de la créativité ou des trucs dans le genre ?
        Si c’est des Joules, faut avouer c’est totalement stupide.

      • David fourmeau : Je pense qu’au contraire il y a plusieurs justification à la création d' »usines de piles humaines » par les machines :

        -si des constituants de la Terre sont disponibles pour nourrir notre espèce mais pas les machines…après tout les herbivores font celà, ils mangent des végétaux qui ont des capacités métaboliques différentes des leurs…et certains animaux même sans amorce de civilisation ou de technologie d’aucune sorte arrivent à « cultiver » des végétaux, voir par exemple cette espèce https://fr.wikipedia.org/wiki/Phyllodesmium_longicirrum

        -si en plus des simples calories restituées les êtres en question ajoutent de la capacité de calcul, donc d’organisation, la valeur d’un corps humain « cultivé » sera multipliée, comme l’a ajouté Meve (mais je ne sais pas en effet si c’était l’hypothèse de base du 1er film).

      • Ce que David Fourneau voulait dire, je pense, c’est qu’il y a une perte d’énergie à chaque maillon d’une chaîne alimentaire. Les humains peuvent certes manger des végétaux pour se nourrir, mais il y a davantage d’énergie chimique stockée dans les végétaux consommés que d’énergie récupérable ensuite chez l’humain qui les a mangés.
        Du coup, si les machines veulent du kilowatt-heure, elles devraient plutôt cultiver les végétaux pour en faire du carburant. Voire utiliser directement l’énergie solaire, car la photosynthèse n’a pas un rendement extraordinaire. Elles ont même sûrement une technologie permettant de récupérer de l’énergie géothermique, ou pourquoi pas de faire de la fission nucléaire, à minima de déployer d’immenses panneaux solaires dans l’espace, et elles se mettent des bâtons dans les roues avec une culture humaine supra compliquée à mettre en œuvre et qui consomme davantage d’énergie qu’elle en fournit.

        La seule explication serait un tour de passe-passe sur le fait que les machines ont en fait besoin du pouvoir de l’amour que seuls peuvent ressentir les humains, ou de leur piquer des idées originales parce que leur intelligence artificielle manque de créativité. J’irai pas vérifier :)

      • Oui d’accord pour le problème des pertes…les machines auraient eu un « bonus » à cultiver des plantes sauf qu’il a bien été précisé dans le 1er film que « ce sont les humains qui ont obscurci le ciel », donc je suppose que les machines ont paré au plus pressé pour assurer leur survie, même si elles auraient eu l’avantage à installer des panneaux solaires ou des fermes d’algues en orbite, d’accord encore une fois xd.

        Le gros problème de l’énergie solaire, c’est qu’elle n’a pas l’air simple à convertir en énergie utilisable. Les solutions type photosynthèse / panneaux PV en silicium dopé / panneaux thermiques avec plein de serpentins remplis de calorigène ont une faible voire très faible densité d’énergie au m2, ça suppose beaucoup de surface de capteurs pour un débit d’énergie donné…les solutions plus « concentrées » comme les lentilles de Fresnel sont plus intéressantes en termes de densité, mais nécessitent des capteurs encore plus perfectionnés (capables de convertir des débits importants d’énergie sur une très faible surface).

        « Elles ont même sûrement une technologie permettant de récupérer de l’énergie géothermique »
        Oui là c’est une grosse faiblesse je suis d’accord, surtout dans Matrix Reloaded et Revolutions où on voit bien que les machines peuvent établir des bases dans des volcans, donc elles auraient eu d’énormes réservoirs d’énergie relativement facile à dompter pour une civilisation capable de créer des engins résistant à toutes sortes de pressions et températures xd.

        « La seule explication serait un tour de passe-passe sur le fait que les machines ont en fait besoin du pouvoir de l’amour que seuls peuvent ressentir les humains, ou de leur piquer des idées originales parce que leur intelligence artificielle manque de créativité. J’irai pas vérifier 🙂 »
        Pourquoi pas en effet ! Des végétaux et des animaux (toutes combinaisons possibles) vivent actuellement en symbiose sur terre. Les uns ont besoin de ce que seuls les autres peuvent leur fournir, et réciproquement.

  18. Ce film devait consacrer son changement de sexe et son accomplissement de soi. Finalement c’est une daube qui laisse penser que son sens artistique s’est perdu dans les méandres de ses traficotages chirurgicaux. Mais dire ça, c’est homophobe ?

    • En France, on a encore le droit de critiquer toutes les croyances, même le transgénérisme, tant qu’on respecte les croyants en tant qu’Hommes*.
      Votre conclusion sur le lien entre la chirurgie et le sens artistique arrive par contre comme un jugement à l’emporte pièce, c’est une croyance aussi. Il vous faudrait bien plus de données et des outils de comparaisons moins subjectifs pour en faire une théorie, et je doute fort que les résultats montrent ne serait-ce qu’une corrélation.

      * Oui, je provoque exprès, mais je trouve ça chouette pour les femmes. Imaginez 10 couillus qui discutent dans une pièce, il ne sont que des hommes, mais il suffit qu’une fille se pointe pour que d’un coup tous deviennent des Hommes. La femme fait donc gagner sa lettre de noblesse, sa majuscule, aux Hommes en tant qu’humanité. C’est joli, non ?

      • Votre façon de définir femmes, hommes, et Hommes en français vous honore Meve ! Malheureusement je pense que c’est incompréhensible aujourd’hui pour la majorité de nos contemporain(e)s (ok, on me répondra sans doute que je suis naïf, et que le QI moyen d’une foule a toujours été égal au plus bas QI divisé par l’effectif).

        D’ailleurs je remarque que l’expression « Hommes » est très rarement utilisée aujourd’hui…souvent remplacée par « humains » (sans majuscule), ou par « femmes et hommes » pour les plus « dans le vent », en général dans un poste administratif / politique ou dans une grande entreprise…

      • Herhearthbeats > Effectivement, j’aurais pu dire humain, mais notre langue est riche de ses synonymes et permet de leur donner un sens légèrement différent pour choisir celui qui nous plaît en fonction du contexte.
        Le mot « humains » signifie pour moi l’espèce Homo sapiens par opposition aux autres espèces animales, Alors qu’ « Hommes » m’évoque davantage l’humanité, femmes et hommes ensemble, avec un sens fédérateur que je ne retrouve pas dans « humains ».
        Et puis bon, quel dommage de passer à côté d’une occasion de troller un peu :)

        Merci pour la petite référence à Sir Terry sur le QI d’une foule :)

      • « on a encore le droit de critiquer toutes les croyances, même le transgénérisme, tant qu’on respecte les croyants en tant qu’Hommes »

        alors là on a de la haute voltige. parce que justement, on vous explique (notamment toute une floppée d’organisations, d’ong, d’associations, de media et de politiques voire de juges…) que critiquer la croyance blesse le croyant donc ne respecte pas la personne.
        Dans un monde de fragiles où il suffit de se sentir discriminé ou blessé pour devenir une victime d’un supposé grand ordre majoritaire écrasant et forcément oppresseur, la critique n’est plus tolérable. La critique uniquement de certaines croyances ou idéologies évidemment. Vous pouvez abhorrer le capitalisme et monter un programme dont le but est de le combattre et l’éradiquer, mais pas l’islamisme. Vous pouvez combattre l’idéologie nucléariste en montant sur les centrales et en déployant des banderoles vous ne serez pas poursuivi et continuerez d’avoir des subventions de multiples collectivités mais si vous faites la même chose contre l’idéologie immigrationniste vous serez au tribunal avant d’être dissout. Essayez de critiquer le trangénérisme alors même que remettre en question des termes fallacieux et militants comme « iel » ou « auteurice » etc vous fait prendre une série de harcèlement et de shitstorm avant les insultes la moquerie puis la censure (pour ça les RS sont épatants) car des personnes un peu fragiles dans leur tête se sentent oppressées sans ces termes.
        On sait bien que les victimes qui deviennent bourreaux c’est un grand classique de l’Humanité mais avoir été témoin de cette bascule et cette accélération a quelque chose de fascinant. En tout cas il ne faut pas se bercer d’illusions en essayant de croire « qu’en France on peut critiquer toutes les croyances » c’est manifestement FAUX et c’est pas près de s’améliorer malheureusement.

      • Si si, on peut respecter les croyants tout en critiquant les croyances, suffit de se foutre totalement des réseaux sociaux et de ne pas y aller.
        Je crois autant en une définition de genres par des critères sexistes subjectifs ou par des « ressentis » que je crois à la Terre plate ou à l’homéopathie, et ça ne me gène pas du tout de le dire. Après, si Josette dans mon entourage a envie qu’on l’appelle Robert, c’est son problème et je l’appellerai Robert si ça peut lui faire plaisir. Ça ne changera rien aux relations que je peux avoir avec elle, de toute façon je ne me comporte pas différemment en fonction du sexe ou du prénom de mes interlocuteurs.

      • si Josette exige qu’on l’appelle Robert , c’est qu’elle éprouve une sorte de nostalgie …..

      • bien que désespérément cis genre ( c’est bien comme ça qu’on désigne les personnes engluées dans le genre que la nature leur a fourni ? ) j’éprouve une grande tendresse pour les gays , lesbiennes , trans etc ….
        contrairement au mépris , moqueries et insultes dont certains les abreuvent , ce sont des gens qui ont du courage ! car il leur en faut pour s’assumer .
        j’ai connu un gay qui a été assassiné à cause de ses préférences sexuelles .
        ils  » en ont  » souvent davantage que leurs détracteurs .

      • Ah mais les personnes, je les aime bien aussi, je reconnais leur courage au quotidien et trouve complètement stupides ceux qui les insultent ou qui s’en moquent.
        C’est la théorie du transgenderisme que je trouve absurde, obscurantiste, et sexiste.
        D’un côté vous avez des réalités scientifiques, des faits basés sur des observations et une compréhension du fonctionnement de l’organisme, qui définissent deux sexes mais laissent libre d’en faire ce qu’on veut.
        D’un autre côté, vous avez des clichés qui sont hautement sexistes utilisés pour définir des « genres », voire on se base même sur des ressentis qui n’ont rien d’un argument scientifiquement acceptable (d’ailleurs, je me ressentirais bien rentière mais mon banquier n’est pas d’accord). C’est donc une croyance que je ne partage absolument pas, car c’est pour moi scientifiquement absurde au même titre que la Terre plate ou la création du monde en 7 jours il y a 6000 ans.
        A côté de ça, les réalités biologiques ne définissent ni le prénom qu’on doit porter, ni les activités qu’on fait, ni la manière dont on s’habille, ni qui on aime… Un gars qui porte une robe et fait de la broderie, ça ne choque absolument pas, c’est même chouette qu’il ait de la créativité, mais à mes yeux ça reste 100% un gars (qui s’est libéré des clichés sociaux, et grand bien lui fasse).

  19. Bon je n’ai pas encore lu le spoil ni vu le film, par contre j’ai revu le 1er il y a peu et l’OC devrait s’en occuper (dans sa série « je flingue votre nostalgie » après Terminator ou Jurassic Park), un élu, une prophétie, le pouvoir de l’amour avec le bisou qui guérit de la mort, le héros qui arrive en retard à son boulot et qui se fait traiter comme de la m… par son chef (ça revient souvent ça d’ailleurs), le duel presque final dans un lieu désert, que des bonnes choses et j’en oublie.

    • Attention : je vais spoiler des éléments des 3 premiers (en même temps, je suis sur un article de spoil, donc bon …)

      Alors oui et non, je suis partiellement d’accord avec votre commentaire, mais pas sur tout.
      Oui, il y aurait beaucoup à redire, même si ça reste pour ma part une référence cinématographique, qui a mis beaucoup de standards en place (standards d’ailleurs que la franchise n’a pas inventé, comme le bullet time ou les dialogues pseudo philosophiques – même elle a su les imposer).
      Par contre, le coup de la prophétie/élu, ben … justement, la franchise pour moi détruit partiellement ce standard. J’explique.
      Dans le premier, on nous bourre le crâne avec des « tu es l’Elu », « la prophétie blablabla », « l’oracle qui sait tout », etc. … Néo, les agents, même un peu Trinity, beaucoup sont sceptiques, sauf Morpheus qui y croit à fond, c’est quasi une religion pour lui. A la fin du premier, on a l’air de dire que oui, la prophétie l’élu tout ça c’est bien vrai …

      Et boum ! Dans le 2, dans ta face Morpheus et les autres : aux croyances religieuses et idéalisées de nos braves humains, on oppose une réalité froide et mathématique. L’élu ? Une anomalie. La prophétie ? Un évènement prévisible et un moyen de contrôle. L’oracle ? Une IA aux capacités de prévisions extraordinaires mais mathématiques, avec une bonne dose de sensibilité.

      Et dans le 3 ? Et bien même si leurs croyances ont été balayées, on leur a prouvé par a+b que c’était du caca, et même si la situation semble irrémédiablement perdue … les humains continuent d’y croire. Ils gardent l’espoir.
      Tandis que leur côté, les leaders des machines sont à leur tour aveuglés, par leur manque d’espoir justement. Acculés, ils se laissent tentés (par Néo, qui propose de vaincre Smith), finalement ça marche …
      Néo se sacrifie : pour les machines, c’est un sacrifice nécessaire (l’intérêt du plus grand nombre l’emporte sur l’individu), pour les humains c’est un martyr. La paix devient possible, grâce à l’oracle, qui fait le trait d’union entre les 2 mondes : le besoin de stabilité des machines, et le besoin d’espoir pour les humains.
      Finalement, les deux aspects, croyances vs réalité, ne s’opposent pas : elles se complètent mutuellement.

      Perso, c’est ce que je trouve génial dans la trilogie : après avoir mis en place un scénario classique façon mythologie, on le détruit froidement pour mieux en expliquer les ressorts.
      Et pourtant … globalement, les gens disent « wouah, le 1 trop génial ; par contre les 2 suivants … bof ». Et pourquoi ? Justement à cause de cette déconstruction.

      Donc vous dites que la trilogie était passable à cause de ce côté mythologie, alors que beaucoup ont apprécié le début justement pour ça (et moins la fin).
      Moi je vous rejoins complètement le coup du « sauveur » c’est du réchauffé 300 fois. Pour ça que j’ai apprécié la suite (après y’a des trucs complètement craqués, comme Néo qui se met à détruire les sentinelles par son esprit dans le monde réel … son cerveur génère du WIFI ???).
      Bref, sacrée paradoxe.

  20. « un Lambert Wilson clodo qui saute partout en hurlant « La chatte à ta mère ! » (véridique). »
    C’est curieux ce phénomène qui force le cerveau à refuser de croire à une information. Une façon de le protéger sans doute.

    • Protégez vous bien alors…
      le même personnage qui gueule « vous m’avez tout pris, on avait la classe… » etc
      Tristement véridique : ils avaient la classe

      • Décidément, de nombreuses scènes de ce film ressemblent à un appel à l’euthanasie. Ca fait presque penser à la fin d’Alien IV

  21. Bonjour,

    A la fin… Dexter !
    Déjà qu’ils auraient du s’arrêter à la saison 7.

    La saison 9 c’est quoi ? Un de ses gamins qui vient foutre la merde ?
    Zyva ! Un spoil dexter 9 !!!!

  22. Je fais partie des rares personnes qui ont bien aimé ce Matrix 4. Pas parce que le fim est une oeuvre d’art qui transcende les limites de l’imaginaire et que j’en suis sortie grandie, mais parce que c’était TELLEMENT débile que je me suis marrée tout du long. En soit, y’a que le 1er Matrix que j’avais trouvé cool pour ses effets et son scénario « inédit » pour l’époque. Les 2 autres étaient particulièrement nazes (j’veux dire, comme l’a souligné quelqu’un dans les commentaires, c’est débile d’utiliser des humains comme énergie, c’est pas rentable). Ce Matrix 4 je l’ai vu comme une blague avec beaucoup de budget pour se foutre de la gueule de toute la trilogie. Et du coup, me suis marrée car c’était vraiment très con. En fait, j’ai même envie de croire que c’était totalement assumé vu le degré de FDG du film.

    Et sinon, big up pour le dialogue sur la tartine, je l’ai relu au moins 4 fois et il me fait toujours rire aux larmes, haha !

    • Mouis…on peut le voir comme une blague, mais comme d’ailleurs vous l’écrivez ici, ça fait cher l’éclat de rire.

      P.S. : j’ai peu de préjugés pour le cinéma, et j’aimerais bien savoir la réalisatrice se bidonner en public pendant des années (genre Sokal et Bricmont) en criant « hahaha, je vous ai bien eus ! », mais hélas tout porte à croire qu’elle ait été très sérieuse dans son effort de production d’une « œuvre d’avant-garde sacrée que nous devons contempler respectueusement, pauvres pécheurs avilis par le capitalo-fachisme ethno-hétéro-centré et climatonégationiste même pas Woke que nous sommes ».

      Bon j’espère me tromper…mais je ne retiens pas mon souffle…

    • Apparemment, la scénariste/réalisatrice (je sais pas le rôle qu’elle a pris) ne voulait pas le faire. D’ailleurs la soeur a dit non. Puis finalement s’est laissée tenter. D’où peut être on sent une sorte de … revanche ? Sabotage ? Critique interne ?
      M’enfin pour moi c’est trop facile. Un peu comme si je disais « je suis contre les dictatures … donc pour bien vous le faire comprendre, je vais en faire une, et vous tyranniser la gueule comme il se doit ».
      Un truc qui s’appelle « cohérence » , je sais que c’est pas la spécialité d’Hollywood enfin bon.

  23. Hmm… Le point de départ de Matrix, c’est justement que y’a plus rien sur terre. Plus de soleil, plus de chaleur, plus de lumière. Donc plus de végétaux, du coup plus de faune, plus de bétail, rien. Pas très utiles les panneaux solaires…
    A part ça ce « film » est navrant. C’est juste à vomir partout. Mais c’est une licence, donc ça rapportera une tonne de pognon, même si le script a été finalisé par une classe de 6eme. On l’a vu avec star Wars, faut bien rentabiliser l’investissement… Économisons sur le script, ça fera plus de budget pour le département effets spéciaux.

    • En orbite, les panneaux solaires. On sait déjà le faire aujourd’hui, plus qu’à trouver comment descendre des cables.

      De toute façon, si l’énergie solaire ne permet plus de faire pousser quoi que ce soit, comment les humains sont ils nourris ?

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