Guerre de demain, guerre de vilain

Mettons Diego.


Un esprit simple, mais pur. Ne nie pas Diego, tu le sais, et ressers-moi du brandy veux-tu ? Bien, mettons que Diego se retrouve au beau milieu d’une guerre dont tout dépend. Mettons que par un heureux hasard, Diego trébuche sur une machine à voyager dans le temps. Et qu’il vous dise « Génial ! Comme ça je vais pouvoir aller chercher mon ancêtre dans le passé pour qu’il vienne mourir dans ma guerre, pour sûr que ça ne causera aucun problème !« 


Que faites-vous ? Vous le giflez, là, tout de suite, avec cette batte de base-ball que je viens de vous glisser dans la main pour permettre l’expression de votre juste courroux ? Vous faites bien.


Mais sachez qu’Hollywood, lui, répond « C’est une idée géniale, je ne vois pas comment ça pourrait mal tourner, voici un budget qui se compte en centaines de millions de dollars pour en faire un film. »


Ca vous paraît ridicule ? Bienvenue dans The Tomorrow War, dont le pitch est suffisant pour que même un singe tente la pendaison avec une liane en le lisant puisqu’il se résume à ceci :


Dans le futur, les humains se font exterminer par les aliens. Aussi reviennent-ils dans le passé pour recruter leurs ancêtres afin qu’ils combattent dans leur futur merdique, soit la meilleure utilisation selon eux d’une machine à voyager dans le temps.


De quoi allumer tellement de spoil-signals que j’ai reçu une amende pour pollution lumineuse. Vous connaissez la règle : il y a trois choses à ne pas mettre dans un film si on ne veut pas se casser la gueule. Dieu, de la magie surpuissante et des voyages dans le temps. Alors en misant tout sur ce dernier point, est-ce que ce film parvient malgré tout à relever le défi et est moins con qu’il n’en a l’air, ou bien est-ce que cela ressemble plus à une sorte de scénario écrit par des gens bourrés lors d’une réunion d’anciens candidats de télé-réalité ?


Je répondrai ceci : spoilons, mes bons !


L’affiche : du feu, de la cendre et des voyages dans le temps ? Entendez-vous l’appel de la daube ?

Notre histoire s’ouvre en fanfare, puisque nous voici au-dessus d’une cité américaine dévastée aux tours éventrées, le tout sous une lumière orangée qui comme chacun sait à Hollywood, signifie soit « Apocalypse« , soit « Cette scène se déroule au Mexique« . C’est le premier cas qui s’applique ici, plus encore lorsqu’un phénomène météorologique épatant se déroule sous nos yeux : il pleut des gens. Des gens armés, pour être exact. Et qui vont s’écraser au sol comme des bouses, à l’exception de quelques-uns qui tombent dans une piscine au sommet d’un gratte-ciel.

Certes, ils ont fait une chute de cent mètres, certes, ils se tombent en plus les uns sur les autres, mais non, ils n’ont même pas un bleu.

La piscine est-elle magique ? Quel est donc ce bordel qui ressemble plus à un début de partie de Fortnite qu’à une scène cohérente ? Et surtout, pourquoi ?

Revenons en arrière. 28 ans en arrière pour être exact. Soit plus ou moins de nos jours.

Nous sommes aux Etats-Unis, en pleine période de Noël, et comme si ça ne suffisait pas, le soir de la finale de la coupe du monde de football au Qatar. Autant de bonnes raisons d’inviter tous les copains chez soi pour pousser des grognements gutturaux, tenir des propos un peu légers sur la génitrice de l’arbitre, et bien sûr, barbouiller les murs de bière.

Ce qui est le cas dans la demeure de Dan Forester, qui a invité tous ses amis. L’occasion de découvrir que le film enquille tellement les clichés qu’il a probablement été écrit par un Photomaton.

Ainsi, laissez-moi vous présenter :

  • Dan, le brave Américain au grand cœur qui cache ses difficultés professionnelles à sa fille
  • Muri, la fille de Dan qui malgré ses 6 ans parle comme une adulte et lit des encyclopédies pour tuer le temps
  • La-femme-de-Dan, qui n’est là que pour dire « Oooh, Dan, pense à ta famille !« 
  • Même les amis de Dan sont des caricatures de figurants modernes, avec 49% de blancs, 49% de noirs et 2% de « Attendez, mais c’est pas les latinos la plus grande minorité du pays, et de très loin en plus ? Pourquoi on les voit jamais ?« . Vous connaissez la réponse : ils ne sont pas à la mode pour les bons gros racistes.

Mais alors que tout ce petit monde regarde la finale, voici qu’il se passe un truc peu banal sur le terrain.

Non, pas un joueur qui parvient à ne pas se rouler par terre après avoir été frôlé par un autre, un truc un peu plus crédible quand même : une explosion a lieu au centre du terrain, alors que s’ouvre un portail dimensionnel dont sortent des hommes armés. Menés par une femme qui prend le contrôle des haut-parleurs du stade et annonce :

« Bonsoir les amis ! Je viens du futur, où l’humanité est en guerre et…
– On s’en fouuut, radasse ! On veuuuut le match ! C’est la finaaaale ! À poiiiil !
« 

En effet, quand on vient du futur, on devrait savoir que ce n’est pas en apparaissant en tant que femme au Qatar un soir de finale de foot qu’on doit s’attendre à beaucoup de respect envers sa personne.

« Oui bon, votre gueule le monsieur dans la tribune ! De toute façon, dans le futur, j’ai vu le match, ça finissait par des tirs au but.
– Rooooh ! L’autre !
– Bref, je disais : nous venons du futur, où c’est la grosse guerre. Et nous sommes en train de la perdre. L’humanité prend sa rouste… aussi nous avons besoin de vous pour venir nous aider à combattre dans ce conflit pour la survie de notre espèce. »

C’est alors que l’un des hommes qui accompagne la cheffe de guerre du futur se tourne vers elle.

« Cheffe ?
– Oui caporal Roudoudou ?
– C’est très con comme plan.
– De ?
– Eh bien d’aller dans le passé recruter des gens pour combattre 28 ans plus tard. Non parce que déjà, imaginez le nombre de problèmes que ça va causer de faire quitter cette époque à des gens qui devaient se rencontrer, faire des enfants et autres. Mettons que vous emmeniez dans le futur un couple de militaires qui aurait dû avoir trois enfants. Bon, ben techniquement… comme on gagne deux soldats mais qu’on en perd trois, c’est déficitaire.

– Euh… bon, ben on n’a qu’à emmener que les gens en âge de combattre qui n’auraient pas eu d’enfants !
– Ben c’est-à-dire que c’est encore très con, cheffe. Parce qu’emmener des gens 28 ans dans le futur, ça revient à les faire disparaître durant 28 ans. Donc à les rendre indisponibles au début de la guerre pour les faire apparaître à la fin. Soit quand la guerre est déjà foutue. Et si on enlève des soldats au début de la guerre, ben l’ennemi la gagnera d’autant plus vite, donc ça risque en fait d’accélérer notre défaite. Et donc de faire apparaître nos soldats après la fin du conflit.
– Attendez caporal, seriez-vous en train de dire que mon plan génial de recruter des gens du passé ne sert en fait qu’à réduire la taille de notre armée et à accélérer notre défaite ?
– C’est ça.
– Dans ce cas… UNE SEULE SOLUTION ! »

Placer l’écran titre « THE TOMORROW WAR » avant qu’on ne réalise comment même un trépané lourd aurait écrit un meilleur pitch.

Grâce à cette habile transition, nous avançons de 12 mois dans le temps pour découvrir que l’année écoulée a servi à mettre à exécution le plan débile des gens du futur : les armées du monde entier ont préparé des troupes à aller dans le futur, mais c’est ballot, elles y ont pris une branlée (on n’a sûrement pas envoyé la Légion, sinon le futur serait rempli d’aliens traumatisés). Avec 80% de pertes, rien de moins. Obligeant au passage la mise en place d’une nouvelle loi de conscription au niveau mondial, pour envoyer toujours plus de gens dans le futur se prendre une taule. Qui a atteint un tel stade que dans le futur, la population mondiale serait de moins de 500 000 humains.

D’où le besoin d’envoyer toujours plus de gens se faire massacrer. Ah.

Sinon, et hein, je dis ça comme ça. Quitte à revenir avant le début de la guerre avec une machine à voyager dans le temps… ce ne serait pas plus simple de s’en servir pour, je ne sais pas moi, défoncer l’ennemi avant même que la guerre ne commence, puisque l’on sait déjà d’où il part et tout ce qu’il va faire ? Le tout, en profitant de l’ensemble des armées du globe, au lieu d’avoir tout au plus 500 000 clampins ? Non parce que rien que l’armée chinoise et l’armée indienne ensemble, ça doit pouvoir faire plus de dégâts que votre demi-millions de clodos du futur.

Mais non. On va plutôt envoyer des gens se prendre une branlée dans le futur : ça revient un peu à avoir Adolf Hitler qui trouve une machine à voyager dans le temps et qui décide de s’en servir pour envoyer son armée de 1940 dans le Berlin d’avril 1945, quand les Russes sont au top de leur forme et avec leur meilleur équipement. Y avait plus efficace, et c’est un coup à être envahi par la Belgique en 1940 faute de troupes.

Cependant, revenons à Dan, qui occupe ses journées en tant que prof de biologie en lycée, et dont les élèves s’emmerdent sec plus encore que d’habitude au motif que « Pourquoi on étudie ? Tous les rapports de la guerre du futur montrent qu’on est en train de se prendre une branlée. Alors pourquoi s’emmerder à étudier si c’est pour que l’humanité soit éradiquée dans trente ans ?« 

La bonne réponse implique d’écraser une chaise sur la nuque molle de la sous-créature qui a dit ça en lui rappelant que justement : c’est peut-être parce qu’on a une armée de neuneus dans le futur qu’on prend notre pile et qu’on revient dans le passé avec des plans de daube.

Dan se contente lui de répondre « Ouais, c’est moche. »

Eh bien merci Dan.

J’en profite pour tout de suite poser ceci : ce discours est très important puisqu’il signifie que le film et toute la population partent du principe qu’il n’y a qu’une seule et unique ligne temporelle. Que si des gens du futur leur disent « dans le futur on prend une rouste« , alors c’est qu’il est impossible d’échapper à cette ligne temporelle se concluant par une rouste. Qu’il n’y a pas de futur alternatif. Mais cela signifie aussi que par conséquent, tout ce qui est fait dans CE passé affectera CE futur. Donc… que puisque les gens sont dans le passé, ils peuvent encore affecter le futur. Bref, que le futur qui prend sa rouste est évitable.

Oui, les scénaristes ont réussi l’exploit de prendre l’option la plus dure à gérer (la ligne temporelle unique, puisque chaque action dans le passé peut générer des paradoxes dans le futur), mais de toute de suite se vautrer en faisant que 100% de la population se dit « Oh ben non, on ne va pas utiliser notre pouvoir d’influencer notre unique futur pour le changer, ce serait malin !« . Tout comme 100% des gens venus du futur se disent « Eh ! On a une machine à voyager dans le temps, si on s’en servait pour ne surtout pas changer le passé qui nous mène à la catastrophe ?« .

Voilà voilà voilà. Vous me direz « Peut-être que les gens du passé ont justement peur de modifier le passé ce qui aurait de lourdes conséquences ! » : pour sûr, sur une ligne temporelle unique, enlever des gens du passé pour les balancer dans le futur ne va pas du tout causer de problèmes, hohoho. Non. Noooon.

Evidemment reste la dernière option qui se veut intellectuelle : « Le futur pourri est déjà écrit, et toutes les actions que les gens vont réaliser dans le passé, même les voyageurs temporels, sont justement celles qui vont causer ce futur tout moisi« . Mais spoiler : le film prouvera que hahaha… non. Donc tout est bien fabuleusement incohérent d’entrée de jeu.

Regardez bien mon sourcil qui tressaille. Bien. Nous nous sommes compris.

Mais revenons à notre mauvais film où, pas de bol : voici qu’arrive le tour de Dan d’être mobilisé. Il doit aller au centre de recrutement le plus proche pour passer quelques tests (pas de QI, hélas), dont un impliquant une machine à scanner le futur des individus, qui permet de vérifier qu’il sera bien mort avant 2048 et donc qu’il peut aller dans le futur sans risquer d’y croiser son double parce que les paradoxes, c’est pas bien (par contre, faire disparaître des gens du passé… mais n’en parlons plus). Il partira donc combattre les aliens dans le futur MAIS pourra revenir après sept jours de combat, à l’aide d’un brassard accroché à son bras, impossible à retirer, et qui le renverra dans le passé automatiquement si au bout de sept jours il est encore cliniquement vivant. Sept jours, c’est peu, mais comme 80% des gens y laissent leur peau, c’est déjà beaucoup.

Comment ? Il y a un autre paradoxe dans le paragraphe que je viens d’écrire ? Allons. Vous pensez encore que ce film arrivera à écrire une scène qui ne soit pas entièrement mauvaise ? Oh, pauvres âmes. Abandonnez tout espoir et accrochez-vous. Nous aborderons ce paradoxe plus tard, à l’aide d’un pédalo (vous comprendrez). Et revenons à nos médiocres.

Dan ayant un peu de temps avant son départ, il file en parler à sa femme qui s’exclame :

« Mais bon dieu, déserte ! Ta famille a besoin de toi !
– Ah, bravo le patriotisme ! ET les ch’tites n’enfants du futur, hmmm ?
– Ouais ben quand je vois les générations actuelles, excuse-moi de pas vouloir que tu meures pour sauver des gens qui écoutent La Fouine.
– Tu marques un point. Mais ce brassard qui me traque dans le temps et l’espace, et m’empêche de déserter, est conçu pour être impossible à retirer.
– Impossible… sauf pour ton père ! »

Sortez vos boîtes à « Ça alors ! » car c’est parti, et prenez des piles de rechange. Car évidemment, le papa de Dan est par un incroyable hasard un génie capable d’aider les gens à déserter (retournez votre boîte une fois) et mieux encore, il a une relation conflictuelle avec son fils car… en son temps, il a dû abandonner son épouse pour partir combattre au Vietnam, une guerre qui n’était pas la sienne ! Allez, hop, on remet un coup de « Ça alors ! ». Quelle subtile situation : le type qui a dû abandonner sa famille pour la guerre voit son fils qui doit abandonner sa famille pour la guerre. J’imagine le scénariste ému aux larmes en relisant sa propre copie. Nous aussi, nous pleurons en voyant le résultat, mais pas pour les mêmes raisons.

Dan va ainsi rendre visite à Papounet, qui est un vieux baroudeur-bricoleur, et lui demande de l’aide.

« Papounet, tu dois me retirer ce bracelet.
– Okay. C’est bien la première fois que tu me demandes de l’aide, mais okay.
– QUOI ? COMMENT CA ? EH BEN MAMAN ELLE AURAIT EU BIEN BESOIN DE TON AIDE !
– Que…
– ET PIS T’ES UN LÂCHE DE NOUS AVOIR ABANDONNÉS POUR LA GUERRE !
– Quoi ? Mais espèce de blair…
– T’ES UN LÂCHE ET JE PARLE PAS AUX LÂCHES ! »

Ne me demandez pas d’où sort ce dialogue pourri, et à quel point Dan est débile, mais c’est donc comme une andouille et son brassard toujours bien en place qu’il retourne chez lui pour annoncer à sa femme et à sa fille que héhé, bon, ben je me suis bêtement engueulé avec papounet, je vais par conséquent aller me battre dans le futur, en fait. Désolé. Oh, je vous abandonne au passage ? Allons, comprenez-moi ! Ce n’est pas comme mon père qui… bref. Évidemment, sa femme réagit comme un enfant et sa fille comme un adulte : tout va bien, le film continue sur ses rails de nullité crasse.

Papounet, fronçant les sourcils alors qu’il se demande comment il a pu produire un blaireau pareil.

Je sens cependant que vous voulez en savoir plus sur ce qui arrive à Dan maintenant qu’il va être envoyé dans le futur. Fort bien : je ne suis que bonté et générosité, aussi, suivez-moi et enfonçons-nous un peu plus loin dans le néant de ce film.

Notre héros est envoyé dans une base militaire où un officier venu du futur explique comment ça va se passer aux nouveaux venus.

« Écoutez-moi bien les kids, parce que je ne vais pas me répéter. Vous allez partir dans le futur 7 jours. Au bout de 7 jours, si vous êtes encore cliniquement vivants d’après votre brassard, vous serez automatiquement ramenés ici. En attendant, on va vous fournir une pétoire et un petit bout d’uniforme et zou, direction la baston. Et… oui ? Caporal Roudoudou, vous vouliez ajouter quelque chose ?
– Oui cheffe. Bon, ce plan est déjà très con en soi, mais pourquoi on ne les entraîne pas ? Regardez, ce sont des civils. La plupart ne savent pas tenir une arme, et comme ce film prône la diversité, vous avez un bon tiers d’obèses. Alors ce serait pour les envoyer aux Victoires de la musique, d’accord, mais là c’est pour les envoyer courir devant des aliens tueurs. On ne pourrait pas les remettre en forme et les former un minimum d’abord ?
– On n’a pas le temps.
– On a une machine à voyager dans le temps, cheffe, c’est même le thème du film. On a tout le temps qu’on veut. Et quand bien même, en organisant un minimum la mobilisation, on peut envoyer les gens après quelques mois de formation.
– Alors euh… ouiiii mais euh…
– Et puis pourquoi on ne leur file pas des uniformes complets ? C’est trop cher ? Non parce que si je résume, là, on va envoyer des mecs en tongs et bermuda, en surpoids et sans compétences militaires, se friter avec des prédateurs de l’espace avec pour seule arme une pétoire dont ils ne savent pas se servir. Mais bon, au moins, c’est logique.
– Qu’est-ce qui est logique ? Vous me perdez, caporal.
– Les 80% de pertes. Finalement, ils sont vachement logiques. »

Ah non mais vraiment, le film arrive l’exploit de forcer des incohérences dans chaque scène avec des scénaristes qui disent « Non, attendez ! On pourrait appuyer le fait qu’on ne leur file rien du tout avant de les envoyer dans le futur ? Histoire de biiiiien se vautrer ? Merci. ». Ne me demandez pas ce que cela apporte à l’aventure d’expliquer qu’on va faire exprès de ne pas leur fournir d’uniforme. A part, justement, de la contre-productivité de compétition.

Mais attendez ! Parce que chaque ligne de dialogue a été ciselée avec soin pour être une insulte à tout ce que l’humanité a bâti ces derniers siècles tant un raton-laveur aurait fait mieux, voici que les scénaristes ont décidé d’évoquer la mécanique du voyage dans le temps du film. Car visiblement, elle n’était déjà pas assez incohérente.

Ainsi, Dan et un de ses nouveaux copains du nom de Charlie (un scientifique noir-obèse-rigolo qui a probablement été enlevé dans un film des années 90 pour venir faire des blagues nulles 30 ans dans le futur) notent quelque chose.

« Tu as remarqué comme la plupart des gens qu’ils envoient dans le futur ont plus de 40 ans ?
– Oui mais ça va en totale contradiction avec ce qu’on disait au début du film sur des armées entières envoyées dans le futur avant qu’on ne fasse passer la conscription des civils, donc des types de 20 ans.
– Nan mais le film a déjà oublié ça. Donc je disais, tu as remarqué l’âge des troupes ? Et le fait que par contre, tous nos instructeurs venus du futur sont assez jeunes ?
– Oui… ils n’envoient dans le futur que des gens qui seraient morts à l’époque d’arrivée, et ils ne ramènent dans le passé que des gens assez jeunes. Pour éviter un paradoxe en ayant deux fois la même personne à la même époque. Maliiiiiiiiin… »

Hmmm oui, alors non parce que comme dit plus haut, rien que le principe de retirer des gens du passé pour les envoyer dans le futur, c’est un énorme paradoxe et qui ne peut qu’accélérer la défaite. Mais d’après les personnages, c’est donc très intelligent d’envoyer des jeunes dans le passé recruter leurs parents avant leur conception pour qu’ils aillent mourir dans le futur, puisque non, ça ne pourrait pas causer de problème.

Et parce que décidément, les scénaristes ont une sorte de fusil à étron et qu’ils ont décidé de le passer en mode rafale, voici que deux types du futur font leur briefing à nos héros en tentant de répondre aux incohérences du film.

« Bonjour tout le monde, vous avez été affectés à la force R, pour Recherche. Vous allez vous rendre dans le futur pour nous aider à faire des recherches cruciales pour vaincre nos ennemis. Alors évidemment vous me direz « Pourquoi ne pas nous envoyer au début de la guerre ? » eh bien parce que nous n’avons qu’une seule machine entre nos époques, et qu’elle ne peut aller qu’exactement 28 ans dans le passé et 28 ans dans le futur, jour pour jour. Et dans le futur, on n’a pas les ressources pour construire plus de machines. Vous me direz aussi « Pourquoi on n’a pas envoyé de photos ou de vidéos de l’ennemi dans le passé pour l’étudier ? » ma foi, c’est parce que l’ennemi est si terrifiant qu’on pense que ça ferait augmenter les désertions. Voilà. »

Je…

Bon. Retenez bien ce que vient de dire cet officier du futur et faisons une pause. Suivez-moi. Allons à la boulangerie et achetons… tenez, une chouquette. Non, juste une, Madame. Voilà. Merci. Maintenant, voyez : je vais poser cette chouquette sur cette table. Chut. Ne dites rien. Écoutez-la. Écoutez-la encore. Plus près. Vous entendez ?

Voilà.

Cette chouquette vient de dire moins de conneries en 10 minutes que cet officier du futur en trente secondes. Comprendre que si on nommait cette chouquette général, elle aurait plus de chance de gagner la guerre contre les extra-terrestres que nos champions. C’est vous dire où nous en sommes.

Reprenons :

On n’a la possibilité d’aller uniquement 28 ans dans le futur ou 28 ans dans le passé, rien d’autre, donc on ne peut pas revenir au début de la guerre ? Hmmm. Ah oui mais puisqu’on revient AVANT le début de la guerre, n’est-ce pas encore plus efficace ? Puisque l’on peut s’y préparer avec des décennies d’avance ? Oh, et puisque l’on parle ici de scientifiques : plutôt que de les envoyer se faire massacrer dans le futur, pourquoi ne pas au contraire envoyer les scientifiques du futur – ou leurs recherches – dans le passé ? Histoire de gagner là, comme ça, hop, 28 années d’études ? Et donc de pouvoir commencer la guerre avec un énooooooooooorme avantage ? À savoir une Terre entièrement peuplée, vachement plus avancée, et qui connait son ennemi ? Ou même, tiens, envoyer les plans de la machine à voyager dans le temps dans le passé, pour en produire d’autres tranquillement ?

Mais non : ce serait efficace, hé !

Quant au fait de ne pas montrer l’ennemi « Parce qu’il fait super peur« , quel intérêt de ne pas le montrer aux gens qui sont déjà là et vont devoir l’affronter en face, à part de les préparer encore moins et de minimiser leurs chances de survie puisqu’ils seront terrifiés à la vue d’un ennemi inconnu et dont ils ignorent toutes les capacités ?

Rien ne va. C’est extraordinaire. C’est tellement merdique qu’on dirait des Youtubeurs à l’Élysée.

Ah, si, les gens du futur acceptent de dire une chose sur l’ennemi.

« Tous les six jours, les aliens se retirent dans leurs tanières. C’est ce que nous appelons le Shabbat. Nous profitons de ce jour de repos pour débarquer nos renforts tranquillement. »

Que ? Les aliens seraient donc juifs ? Voilà qui soulève quantité de questions.

Le Judaïsme est-il la seule vraie religion, puisque galactique ? Les aliens peuvent-ils croquer des humains s’ils ne sont pas casher ? Ont-ils un vaisseau-mère ou un rabbi-vaisseau ? Tant d’interrogations : viiiite, allez dans le futur, je veux savoir !

Shalom.

Heureusement, voici que l’alarme se met à sonner dans la base.

« Allez les p’tits gars, on vous envoie dans le futur en urgence ! Le centre de recherches de Miami du futur est attaqué, vous devez y aller !
Mais ? On n’est pas prêts !
– En même temps comme il n’y aucune préparation, techniquement, vous êtes déjà au top. »

Et hop ! Nos héros sont envoyé dans une grande salle de la base, un vortex s’ouvre, ils sont aspirés vers le futur et… se matérialisent par erreur dans le ciel au-dessus de Miami, 28 ans dans le futur, parce qu’il y a Michel de la logistique qui s’est planté, désolé ! Oh, ça vaaa, c’est booon, ça arrive ! Sur les centaines de gens envoyés, la plupart sont donc tués dans la chute, sauf Dan, son copain Charlie et d’autres pinpins tombés dans la piscine magique en haut d’un gratte-ciel évoqué en début de spoiler. En fait, tous les gens avec un prénom survivent, alors que pour le reste, c’est pluie de Jean-Jacques sur la ville.

Sitôt tout ce petit monde sorti de la piscine, ils peuvent constater que comme dans tous les films apocalyptiques, qu’importe si la guerre dure depuis trois ans, les immeubles du coin brûlent encore (quelqu’un doit gentiment les alimenter en petit bois régulièrement), les voitures aussi, et au pied de l’immeuble, un groupe de survivants se fait boulotter par les aliens qui ressemblent à des monstres blancs qui rampent et bondissent sur les humains en hurlant « Torah torah torah ! » (je vous rappelle qu’ils sont juifs).

« Bon, ben on n’est pas dans la merde. » constate Dan, peu avant que les radios des survivants ne crépitent et que – ça alors ! – seul Dan pense à répondre, les autres se contentant de baver en faisant des bruits de bouche.

« Allô ? Kikiparle ?
– Ici la base scientifique du futur ! Écoutez, les nouveaux arrivants. J’ai une mauvaise nouvelle pour vous. Miami est envahie d’aliens, qui sont en train d’attaquer notre base scientifique locale. Comment vous appelez-vous ?
– Dan Forester.

– Bien mon p’tit Dan, je vois dans votre dossier que vous avez été militaire dans un centre de recherches juste avant de devenir prof de lycée et… raaaah ! Attendez, mon personnel joue avec des boîtes à « ça alors » dans mon dos ! Chut, derrière, on ne s’entend plus sur la radio ! Bref, Dan, je disais donc : vous allez devoir aller rejoindre une tour voisine de la vôtre pour aider le personnel scientifique à évacuer.
– Donc je résume : vous venez d’envoyer dans le futur un groupe de civils sans aucun entrainement, vous les avez balancés à de mauvaises coordonnées causant la mort de 90% d’entre eux et le reste devrait théoriquement être occupé à gérer les blessés, et maintenant vous leur demandez d’aller affronter la plus grande menace connue de l’humanité pour aller sauver des pinpins dans un de vos centres scientifiques ?
– C’est ça. Mais attention, les recherches de ce centre sont cruciales !
– Ben si c’est crucial, vous n’auriez pas un vague commando vaguement mieux formé à envoyer ? Non parce que j’imagine que vous avez des transports si vous parlez d’évacuation.
– JE NE VOUS ENTENDS PLUS, DAN !
– Mais !
– Accessoirement, dépêchez-vous parce qu’on va bombarder la ville !
– Pourquoi ?
– Ben à cause des aliens, pardi.
– Mais enfin, ça ne sert à rien ! À quoi bon bombarder une ville si la planète est déjà perdue ?
– JE… OH NON ILS REJOUENT AVEC LES BOITES A CA ALORS, JE NE VOUS ENTENDS PLUS DU TOUT KROUICH KROUICH JE RACCROCHE ! »

Ce film est extraordinaire. Chaque seconde est un raté. Et vous parlez à un type qui s’est fadé tout Twilight, je le rappelle.

En plus, vous vous souvenez de cette règle bizarre que le film vient d’introduire comme quoi les aliens pratiquent Shabbat ? Et n’attaquent pas un jour sur sept ? Eh bien… je… comment vous le dire ? Nous sommes un jour de Shabbat. Oui, les mecs ont réussi l’exploit d’introduire au forceps une règle inutile pour la violer aussitôt, en nous montrant les aliens attaquant le seul jour où c’était supposé ne pas arriver. Non, vraiment, j’ai beau penser à l’alcool, la drogue voire à un mélange des deux, je n’arrive toujours pas à expliquer comment on a sérieusement pu écrire – et financer ! – une telle mine à idioties.

Attendez, qui me souffle « Et le cinéma français » dans l’oreille ? Arrêtez, ça me chatouille et j’essaie d’écrire.

En attendant, nos héros descendent de leur tour et s’aventurent dans les rues dévastées de Miami qui comme il se doit, comprennent aussi leur lot de voitures en flammes. Un peu partout, on trouve des cadavres de soldats ainsi que des épines plantées dans les murs ou le bitume, laissant supposer que l’ennemi peut tirer des projectiles qui piquent. Un truc qu’il aurait été utile d’apprendre avant de partir en mission, mais hein, bon, hé, hein ! Ca aurait fait PEUR et ça, non ! Respectez mon safe space avant de m’envoyer mourir au front siouplé ! Mourir, d’accord, mais ne me dites pas que l’ennemi est méchant !

En tout cas, Dan médite sur tout cela sans penser à en demander plus à Bill Baroud, un black ultra-costaud de son équipe qui figurez-vous, en est à son troisième déploiement dans le futur pour défoncer de l’alien. Attendez… donc je résume : on a dans l’équipe un mec ultra-expérimenté qui a survécu trois fois au massacre, mais à la place on a remis le commandement à Dan, le type qui n’y connait rien au motif qu’il a été chercheur dans l’armée ?

Non mais vous vous attendez à quoi ? À ce qu’il lance des microscopes sur l’ennemi ? Qu’il écrive un mémoire capable d’endormir l’alien le plus ronchon ? Vous ne voudriez pas plutôt nommer chef le type le plus expérimenté de la bande ?

Mais non.

Toujours est-il que Dan mène son commando jusqu’au laboratoire en danger, pour y découvrir que non seulement l’ennemi y a tué tout le monde, mais qu’en plus, farceur, il a transformé les scientifiques en lustres pour revenir les boulotter plus tard. Aussitôt, Dan informe le quartier général :

« Les gars, vos scientifiques sont morts. Mais ils font de très jolies décorations, les aliens ont du goût. Je fais quoi ? Je les décroche où j’y visse des ampoules ?
– Oubliez-les. Récupérez leurs disques durs.
– OKAY LES GARS GOGOGO !
– Mais pourquoi vous vous mettez à hurler alors que jusqu’ici vous avanciez en chuchotant ?
– JE SAIS PAS MAIS JE DOIS HURLER ALLEZ TOUT LE MONDE EN AVANT ! »

Est-ce que ça vous étonne encore ? Nous suivons donc tout ce petit monde qui hurle dans tous les sens comme des faluchards durant une happy hour alors qu’ils récupèrent des disques durs et des papiers. Bien évidemment, malgré le fait que nous soyons 28 ans dans le futur, par un incroyable hasard, l’informatique n’a pas bougé : les disques durs sont toujours parfaitement identifiables.

Alors que bon : demandez à un mec de 2010 de trouver le disque dur dans un appareil de 2020, il risque de chercher un moment le gros boitier avec un disque en passant quinze fois à côté de la petite barrette marquée « NVME ».

Mais là, non.

Tout le monde trouve ainsi ce qu’il doit, et Dan à qui le haut-commandement demande de récupérer les fioles de liquide bleu (probablement du viagra pour repeupler la Terre) dans une armoire spécifique prend même le temps de… eh bien… de les sortir de leur râtelier de protection pour les balancer au hasard dans un carton plus grand. Et donc, augmenter le risque de les briser. Pourquoi ne pas mettre directement le râtelier dans le carton à la limite ? Rien ne va. Même le moindre geste est loupé. Imaginez l’accessoiriste :

« Je vous ai mis un râtelier pour les fioles, m’sieur Pratt.
– Oui mais la production veut que je les balance dans un carton moins pratique devant la caméra.
– Pourquoi ?
– Je ne sais pas. Quand je leur ai demandé, l’un d’entre eux utilisait ses excréments pour écrire la scène, alors j’ai refermé la porte sans poser de questions. »

Pendant ce temps, le commandement continue à leur causer sur la radio :

« Dépêchez-vous, les bombardiers vont faire sauter la ville dans 6 minutes ! Et je ne peux rien y faire !
– Mais c’est pas vous le haut-commandement ?
– KKRSSHHOUIIIII…
– Ouais, bon, ça va, j’ai compris. »

D’ailleurs, vous voulez encore plus d’absurdités ? Pas de problèmes.

  • Dans les scènes où l’on voit le QG des gens du futur qui supervisent les opérations, ils ont des points rouges sur leurs écrans qui indiquent les aliens qui se déplacent, non, ne demandez pas comment. Je ne veux pas savoir.
  • Malgré cet énoooorme avantage, à aucun moment ils n’indiquent par radio où se trouve l’ennemi à Dan et ses copains.
  • Au fait, ce serait bien de préciser où se rendre pour l’évacuation, non ? Car si c’est par hélicoptère et que la troupe de Dan redescend au niveau des rues de Miami au lieu d’aller sur le toit…
Miami dans le futur. Ou Marseille un soir de défaite de l’OM. C’est peu clair.

C’est donc sans ces informations vaguement vitales que le commando de Dan quitte les lieux aussi vite que possible, mais se fait attaquer par les aliens. Une grande scène victime du syndrome de Starship Troopers à savoir que lorsqu’ils sont quinze à tirer en rafales sur un ennemi, ça ne lui fait rien, par contre dès qu’on leur a rappelé que les aliens étaient fragiles du ventre et du cou, paf, tous se mettent à les liquider beaucoup plus facilement.

C’est d’autant plus magique qu’à plusieurs moments dans les premières minutes, les ennemis exposaient leurs ventres au milieu d’un couloir et que les balles ne leur faisaient rien. Mais là, on a rappelé à leurs balles qu’elles avaient le droit de faire bobo, aussi c’est bon. Ah, ces balles ! Quelles têtes en l’air !

La fine équipe est ainsi poursuivie au son de « Torah torah torah ! » par les créatures qui voudraient bien leur circoncire le crâne, et rejoint les rues de la ville où ça tombe bien, ce sont des voitures qui devaient les évacuer (quel coup de bol !). Mais qui se font elles aussi exploser en deux secondes, obligeant nos héros à fuir en courant, alors que les bombardiers attaquent et que les bombes tuent tous les aliens… en arrêtant soigneusement leurs flammes à quelques centimètres du cucu des héros par un autre incroyable coup de chance.

Je vous laisse le soin d’agiter vos boites à Ça alors ! autant de fois qu’il le faudra.

Le souffle des bombes ayant soigneusement réussi l’exploit de ne pas tomber assez près pour leur noircir le bas du dos, mais suffisamment pour les assommer, ceux-ci sombrent dans l’inconscience…

… et se réveillent dans un hôpital militaire de République Dominicaine. Où ils ne sont plus que trois : Dan, notre héros, Charlie, le scientifique-black-rigolo, et Bill Baroud, le baroudeur. Dan est aussitôt convoqué par le colonel du coin, une jeune femme qui aimerait lui parler.

« Bonjour Colonel ! Je suis Dan Forester, c’est à moi que vous parliez via la radio.
– Ah, oui. Merci d’avoir récupéré nos fioles, Dan.
– Attendez… vous voulez dire qu’elles ont survécu au bombardement et au moment où on est tous tombés par terre, et ce alors que je les stockais dans un carton pourri sans aucune explication rationnelle ?
– Oui.
– Et d’ailleurs… comment a-t-on atterri ici ? Aux dernières nouvelles, nous étions perdus et inconscients dans une ville dévastée infestée de monstres tueurs qui ont détruit jusqu’au dernier convoi venu nous chercher. Alors comment est-on passé de Miami à la République Dominicaine ?
– Via un fondu au noir.
– Habile !
– En attendant, sache Dan que je suis… TA FILLE !
– Oh ! Muri ! Malgré ton nom suspect, tu as survécu ! C’est formidable ! Et maintenant, tu es colonel et cheffe de la R Force, les chercheurs de la dernière chance ! Je suis si fier ! Viens dans mes bras !
– Non, écoute, si je t’ai fait venir du passé dans le futur… ce n’est pas pour un câlin.
– Ah ben non ce serait con parce que du coup, tu t’es privée de 28 ans de câlins en m’enlevant du passé. Mais attends, tu m’as fait venir volontairement ? Pourquoi ?
– Tu le sauras… le moment venu. »

Non. Alors les incohérences, les plans débiles, les scènes ridicules, passe encore. Mais s’il y a bien un truc qui me donne envie de rentrer dans une maternité avec un lance-flammes en écoutant du Black Sabbath, c’est bien quand un personnage dit « Oui alors j’ai une information cruciale… mais je ne vais pas te la donner maintenant. »

Autant filmer le scénariste en train de dire « On pourrait gagner vachement de temps, là, de suite, mais j’ai besoin de faire durer le film parce que je suis trop mauvais pour écrire une vraie intrigue. »

En attendant, Muri fait intégrer à son père un commando spécial qu’elle a monté. Un commando spécialisé dans… l’infiltration et l’extraction. Mais si, vous savez, par exemple exactement le genre de types qui pourraient aller aider un labo de recherches en danger pour en évacuer les scientifiques plutôt que de téléporter des civils neuneus du passé sur place. Mais je dis ça au hasard, hein. Je ne voudrais surtout pas souligner à quel point nous enfilons tellement de perles d’absurdité que Marie-Antoinette elle-même risque d’être jalouse du collier qui en résultera.

« Salut papa ! Tu te souviens quand on disait qu’on n’envoyait dans le futur que des gens morts avant la guerre du futur pour éviter les paradoxes ? Ouais, ben je me suis dit que ramener mon papa, c’était sûrement une super idée. »

D’ailleurs, heureusement que 90% des civils étaient morts de chute, car le convoi supposé évacuer tout le monde ne comportait que trois voitures. Pas camions : voitures. Ça tombe bien, quand même.

Non, posez cette boîte. Chut. Vous allez la casser.

Muri explique la situation à son papa : ils ont découvert que les aliens comportaient un certain nombre de femelles, qui formaient des nids défendus par des hordes de mâles, soit plus ou moins la description d’un IUT informatique. Or, Muri a créé un sérum qui peut tuer les mâles… mais n’affecte pas encore les femelles.

« Ce que tu as vu à Miami papa, c’était des mâles. Mais si on veut vaincre l’ennemi, il faut trouver un sérum qui tue aussi les femelles.
– Hmmm alors oui mais votre sérum tueur de mâles, là, il marche ?
– Impeccable. C’est en le vaporisant dans un nid que l’on a compris qu’il ne tuait pas les femelles.
– Mais alors pourquoi ne pas l’avoir directement vaporisé sur Miami quand on en avait besoin.
– …
– Hein ?

– P’têt’ que… p’têt’ qu’on n’en a pas assez ?
– Ben dans ce cas envoyez le sérum dans le passé, où on a plein d’usines pour en faire des paquets entiers.
– … ET SI ON N’EN PARLAIT PLUS ? »

Oui oui. Les gentils ont une arme bactériologique capable de tuer toute l’armée alien (ou environ 95%, puisqu’il ne restera que quelques femelles), mais ils ne l’utilisent pas. Voilà. Non parce que sinon, ils pourraient gagner la guerre, et donc n’auraient plus à retirer des gens du passé pour les envoyer à la mort, et c’est con parce que c’est rigolo quand même. Faut les comprendre. On n’a pas beaucoup de loisirs dans le futur !

Muri explique donc à Dan que son super commando va aller… kidnapper une femelle !

« Car ainsi, nous pourrons trouver un moyen de tuer tous les aliens !« 

C’est vrai qu’avoir une arme qui n’en tue que 95% et laisse les femelles sans mâles, ce n’est pas intéressant du tout N’en faisons rien et essayons plutôt d’atteindre 100%. Insistez bien là-dessus, chers personnages.

Dans l’hélicoptère qui emmène nos héros vers leur objectif, à savoir une tanière de femelle (on la reconnait aux rideaux et au fait que ça ne sent pas le slip), Muri explique à son papa comment tout a commencé.

« Nous ignorons comment les aliens sont arrivés. Leur vaisseau a échappé à tous nos radars. On sait seulement que tout a commencé dans le nord de la Russie, et que trois ans plus tard, ils s’étaient tellement reproduits en dévorant tout qu’ils avaient conquis le monde entier.
– Hmmm. Et donc ça ne vous est pas venu à l’idée de dire à toutes les armées du monde du passé « Eh les mecs, la guerre commence en Russie, à tel endroit, et tel sérum tuera 95% des ennemis sans rien faire ? »
– Non. »

Oh, je vois ce que vous faites. Vous regardez la chouquette que j’ai laissée sur la table et vous pensez à lui donner du galon, là, tout de suite. Mais non, vous avez voulu que je regarde ce film, maintenant, pleurez des larmes de sang avec moi. Car on continue à faire encore pire. Mais, écoutons plutôt.

« Muri, je dois te dire… tu sais je ne voulais pas partir dans le futur. Mais au centre de recrutement, quand ils ont étudié dans mon dossier, ils m’ont dit que je mourrai. Et même quand. Sept ans dans le futur. Donc il y a… 28 moins 7… donc j’aurais dû mourir il y a 21 ans.
– Je sais. J’étais là le jour où tu es mort. »

Que ? Mais ? MAIIIIIIIIIIIIIIIS ? Diego, vite, une table, que je la retourne ! Voilà. Maintenant, remets-la droite, amène un siège, et va chercher la boite à cigares, il faut que l’on parle. Car ce dialogue soulève là encore quantité de problèmes.

Première option, un scénariste a oublié que si Muri a fait venir son père du passé, alors elle ne peut pas se souvenir qu’il est mort il y a 21 ans puisqu’il avait disparu dudit passé ces 28 dernières années.

Deuxième option, les esprits chagrins me diront « Oui, mais si Dan a terminé sa mission dans le futur et est revenu dans le passé y poursuivre sa vie avant de mourir sept ans plus tard, hein ?« . Une théorie intéressante, sauf que vous oubliez une chose : le film explique que l’on envoie dans le futur uniquement des civils qui auraient dû mourir avant le début de la guerre pour éviter qu’ils ne tombent sur leur double 28 ans plus tard et ne créent un paradoxe. Et pour s’assurer de la chose, au centre de recrutement, on voit brièvement les gens vérifier des avis de décès envoyés du futur.

Ce qui signifie que par exemple, si José, télévendeur de portes-fenêtres avait pour destin de mourir dans un terrible naufrage de pédalo sur le lac du Der en 2033, on peut l’envoyer dans le futur. Mais s’il y meurt comme 80% des conscrits, comment diable peut-il revenir mourir dans le passé sur son pédalo ? Son avis de décès devrait donc disparaître, et par conséquent, il ne pourra plus être envoyé dans le futur, ce qui l’amènera à aller faire du pédalo sur le lac du Der pour fêter ça et…

Voilà. Un beau paradoxe, puisque José vient de créer une boucle temporelle à base de pédalo qui détruira tout l’univers connu.

Bref, revenons à Dan : si Muri se souvient de son père dans le passé, c’est donc soit incohérent, soit incohérent mais en plus l’univers connu explose.

Qu’est-ce que je dis toujours au sujet des voyages dans le temps, hmmm ?

Je pourrais continuer longtemps, environ 28 ans je dirais, mais revenons à nos moutons.

Car savez-vous comment on attrape une femelle alien tueuse dans sa tanière dans ce film ? Avec des seringues hypodermiques ? Non. Un gros filet ? Noooon ! Un piège ? Allons, soyons sérieux ! On descend dans sa tanière, et hop ! On essaie de la ligoter à la main ! Allez, lâchez la vachette ! Viens-là sale bête, on va jouer du lasso ! Gnnnn ! Elle se débat la bougresse ! Ohoho qu’est-ce qu’on se marre ! Oh non, elle a tué Jean-Jacques ! Mais au moins, on rigole. Ne le cachons pas : ce plan débile coûte la vie à bien des gens, mais après quantité de pertes inutiles, nos héros parviennent à mettre la bête en cage, tout en se félicitant d’être trop bêtes pour avoir à vivre avec la mort de leurs camarades causée par leur propre idiotie.

D’ailleurs, la femelle n’avait pas des tentacules capables de tirer des projectiles comme tous ceux de son espèce ? Si ? La cage avec des barreaux c’est pas un peu con du coup puisqu’elle peut mitrailler tout le monde à l’extérieur ?

Mais ouf : la bête, qui sort probablement de la même SEGPA que ses bourreaux, oublie ses propres capacités et se contente de faire « Grongrongron ! » pour rappeler qu’elle n’est pas contente.

Ce cri aussi typique que séduisant attire des mâles du coin en rut, qui n’aiment pas trop qu’on touche à leur meuf, mais là encore, syndrome de Starship Troopers oblige, on découvre qu’en fait, les aliens se dézinguent très facilement à la mitrailleuse, et Muri les fait tomber par paquets de dix sans aucun problème.

Ne me regardez pas comme ça. Est-ce que vous croyez sincèrement que j’attends encore le moindre effort de cohérence sur ce film ?

Grâce à cette soudaine capacité à défourailler les méchants, nos héros embarquent la bestiole, échappent à ses petits copains, et peuvent ainsi papoter en paix puisque soudain, les mâles décident que oh, attends, une scène sentimentale, on va arrêter d’attaquer alors que les humains sont à dix mètres de nous. Rentrons tranquillement à la maison jouer à la belotte. Ou peut-être, et je les comprends, veulent-ils s’éloigner d’une scène consternante, que voici :

« Papa, tu as voulu m’aider durant le combat et… non ! Tu t’es mis en danger ! Quelle folie ! Imagine si tu mourrais ?
– Fallait p’têtre y penser avant de m’amener ici, fille d’imbécile.
Oh, papa ! Je tenais à te dire… dans le passé, le passé original…
– Celui dont tu ne peux donc pas te souvenir puisque tu m’as emmené dans le futur espèce de buse?
– Ouiiiii, celui-là ! Dans ce passé-là, tu divorces de maman puis tu meurs dans un accident de voiture sept ans plus tard !
– Hmm. Ah oui, j’l’ai pas vu venir celle-là. Mais comme je viens de te le dire : c’est incohérent donc on s’en fout.
– C’est vrai que ça casse un peu le côté émouvant. »

Qu’importe : notre duo de choc est emmené avec la bestiole qu’elle vient de capturer jusqu’à la dernière grande base humaine au monde, qui n’est pas la Suisse, mais une plateforme pétrolière au large des Bahamas, devenue une véritable forteresse. Là, nous retrouvons la femelle alien, enchaînée et surtout, qui ronfle après une grosse injection de… sédatifs ?

Donc les sédatifs fonctionnent ? Eh bien, ça aurait été malin de lui en envoyer au moment de la capturer, au lieu de laisser des soldats mourir en jouant du lasso comme des blaireaux.

Tout. Tout est raté. Et ils le soulignent à CHAQUE scène. Je tiens à dire que je crois que ça fait bien longtemps que je n’avais plus vu un aussi gros foutage de gueule.

Muri aidée de son papa, qui était donc chercheur dans l’armée (on le savait déjà, mais c’est vraiment pratique), travaille donc à produire une nouvelle version de la toxine qui tue aussi les femelles aliens. Et lui explique son plan, qui enfin, enfiiiiin a l’air vaguement intelligent :

« Pour diffuser la toxine… je vais te la donner. Tu retourneras dans le passé, où vous avez les ressources pour la produire en masse et tu t’en serviras pour empêcher toute cette guerre. Ici, nous n’avons pas les moyens de produire cette toxine en masse.
– Mais ? Muri, non ! Si je fais ça, je t’abandonne ici, dans ce futur condamné ! »

Mais stop ! Stop ! STOP ! Arrêtez de parler ! Tous ! Dès que vous ouvrez la bouche, vous parvenez à planter le film !

« Nous parlons d’un futur où nous utilisons la machine à voyager dans le temps pour ne surtout pas gagner la guerre et à la place enlever des gens de notre propre passé pour les emmener au moment de notre défaite. On était déjà condamnés depuis longtemps. »

Car en effet, espèce de blaireau de Dan, le film part sur une unique ligne temporelle ! Donc si tu retournes dans le passé sauver le monde, Muri ne connaitra jamais la guerre ! Tu ne l’abandonnes pas : tu la sauves ! Si demain, je trébuche et je me fais mal, mais que quelqu’un modifie le passé en me prévenant que je vais trébucher sur un petit truc, comme le talent d’Aya Nakamura, non, je ne vais pas être condamné à avoir mal au genou pour l’éternité. Je vais simplement ne jamais avoir trébuché.

Bien évidemment, un lecteur chagrin pourra me dire « Oui mais Monsieur Connard, vous oubliez une chose : et si les gens du film se trompaient ? Et s’il y avait plusieurs lignes temporelles ? Si le futur condamné continuait à exister sur sa propre ligne temporelle, pendant que Dan en crée une nouvelle où le monde est sauvé ? »

Approchez. Approchez encore. Tendez votre joue, j’amène ma pelle.

Lecteur chagrin, réfléchis un peu, que diable ! Si modifier le passé crée une nouvelle ligne temporelle, alors à chaque fois que les gens du futur modifient le passé par exemple, et au hasard, en faisant disparaitre des gens du passé pour les envoyer combattre dans le futur… ces disparitions devraient créer un nouveau futur. Et donc, chaque vague de renfort devrait arriver dans un futur différent !

Et si malgré tout ça, par je ne sais quel miracle, tout le monde débarque quand même dans le MÊME futur, par exemple, si la machine à voyager dans le temps est un trou noir qui emmène les gens dans une seule et même réalité qu’est donc ce futur condamné… eh bien dans ce cas les gens du passé n’ont aucun intérêt à sacrifier leur population pour l’envoyer dans une dimension parallèle qui n’est pas la leur. Au contraire, ce devrait être les gens du futur qui devraient évacuer vers un passé parallèle où tout n’est pas encore perdu

Donc, voilà : quoi qu’il arrive, ça n’a aucun sens.

Apapap, lecteur chagrin, n’éloigne pas ta joue si vite, souviens-toi de ce qu’a dit Jésus. Tu ne pensais pas t’en tirer à si bon compte ? Allez, on fait l’autre joue et ça ira pour cette fois.

De toute manière, pour en revenir au film, et évidemment, à la seconde où la machine à toxine de Muri annonce que ayé, c’est bon, elle a fabriqué une toxine fonctionnelle, voici qu’un cri résonne sur la base :

« Grongrongroooon ! »

« Oh non, c’est trop bête ! On avait oublié de remettre du sédatif dans la vilaine femelle alien, oups ! C’est ballot ! » s’exclame Muri. C’est vrai que c’est ballot, comme oubli, ça ne fait que condamner toute l’humanité puisqu’aussitôt, les alarmes de la base sonnent : des milliers de mâles en rut foncent vers la forteresse avec dans l’idée de coller leurs extrémités diverses et variées dans les derniers humains ou dans leur femelle, selon les extrémités en question.

Quel hasard que cela arrive à la seconde exacte où la toxine est prête ! Ca alors ! Muri prend aussitôt les choses en main.

« Vite, papa, suis-moi avant que des hordes d’aliens turgescents ne débarquent ! Je dois te mettre en sécurité ! Tu dois emmener la toxine dans le passé ! C’est pour cela que je t’ai ramené du passé ! C’est ça, la vraie raison que je te cachais !
– Mais ? Ça n’a aucun sens ! Pourquoi moi et pas n’importe qui d’autre ?

Ah oui merde. Ca n’a aucun sens en fait.
Et d’ailleurs, en sachant qu’on a la machine à voyager dans le temps, pourquoi on ne se barre pas de suite dans le passé pour évacuer dans un lieu très sûr ?
– Parce que ce serait trop facile et trop malin ! N’oublie pas que toutes nos stratégies ont été moins efficaces que celles produites par une chouquette !
– Ah flûte, oui, c’est vrai. »

Muri propose donc intelligemment de fuir par hélicoptère, mais il est trop tard : les bestioles courent partout, massacrent tout le monde, et très vite le fortin devient un enfer où tout ce qui a deux pattes se fait planter par ce qui en a plus. Durant la bataille, Muri reçoit même un projectile dans le bidou, ce qui est embêtant. Et lorsque le dernier hélicoptère se fait détruire par les aliens qui estiment que les aéronefs polluent trop et ne devraient pas faire rêver les enfants, Muri va agoniser dans un coin sous le regard de son père.

« Papa… tu as encore ton brassard temporel et la machine à voyage dans le temps installée sur cette base a miraculeusement été épargnée par les monstres, les explosions, les hélicoptères qui s’écrasent…
– C’est vrai que c’est quand même bien pratique ! En plus par un heureux hasard, nous somme le septième jour, soit le jour de mon départ qui… oh ben décidément, que de coïncidences ! Je dois retourner dans le passé automatiquement dans très exactement une minute ! »

Non mais à ce stade, jouez au loto, hein.

Accessoirement, ce n’est pas pour balancer, mais le film n’ayant de cesse de se vautrer, juste avant cette scène d’apocalypse, Muri avait mentionné que ce jour était un jour de Shabbat. D’où le fait que ce soit jour de saut temporel pour les troupes, et… attendez, vous n’aviez pas dit au début du film que c’était justement le jour où les aliens ne combattaient pas ? Mais si, vous savez, très exactement comme 7 jours plus tôt, quand les aliens attaquaient Miami !

Je résume : le film décide, sans explication, que ses aliens pratiquent le Shabbat. Et ne combattent pas un jour sur sept. Le film comporte aussi deux grandes scènes de combat : celle à Miami, et celle de l’attaque de la forteresse. Les scénaristes ont décidé de les placer… toutes les deux le jour du Shabbat.

A ce stade, ne me dites pas que ce n’est pas fait exprès pour voir à quel moment Hollywood décide d’arrêter de larguer du pognon par Canadair.

Cela dit, nous en étions à un moment important : les aliens ne laissent pas Muri agoniser tranquille et viennent la tirer par les jambes pour l’entrainer dans une véritable horde de monstres en contrebas qui vont lui faire redécouvrir le sens du mot « orgie », et parce que Dan est le dernier espoir de l’humanité, qu’il ne doit surtout pas mourir et qu’il a la seule fiole de toxine anti-alien existante avec lui…

Ben il saute à la poursuite de sa fille.

Je… non, vous savez quoi ? On va dire qu’il est probablement dépressif. Mais sortez vos boîtes : ça alors ! C’est à la seconde où il est dans le vide, tombant vers la mer de monstres qui s’apprêtent à copul… à dévorer son enfant que pif paf pouf : il revoyage dans le temps et revient dans le passé automatiquement, sa fiole de toxine à la main !

Et se réveille dans un hôpital militaire, ce qui est un peu redondant.

« Vite ! Les amis, j’ai la super toxine ! On a besoin de la produire en masse et de l’envoyer dans le futur pour sauver les derniers survivants !
– Bon, c’est débile puisqu’on pourrait les sauver plus efficacement en changeant le passé, mais de toute manière, par un incroyable hasard, la machine à voyager dans le temps qui était dans le futur a été détruite juste après votre départ. On ne peut plus envoyer personne. »

Décidément queeeeeeeeeeee de coïncidences !

Après, vous savez, si quand bien même, pour une quelconque raison, vous aviez vraiment besoin d’envoyer cette toxine dans le futur, j’ai moi-même une machine à voyager dans le temps. Prenons votre toxine. Voilà. Prenons ce congélateur. Voilà. Maintenant, installons les deux sur une certaine plateforme au large des Bahamas pendant 28 ans et…

Ooooh ! Je viens d’envoyer la toxine dans le futur !

Ah, eh. Bac S, les enfants.

Revenons à Dan, qui lui est rapidement renvoyé dans ses foyers, où il retrouve femme et marmot, ce qui lui fait un peu bizarre. De mon côté, ce qui m’a fait le plus bizarre, c’est de voir Muri, jeune, débarquer avec une pancarte « Bienvenue papa ! » et expliquer que « Pour la pancarte, maman m’a aidé pour les mots« . Hmmm. Je note. Donc au début du film, Muri lisait des encyclopédies médicales pour se marrer, mais maintenant, écrire « Bienvenue papa » est devenu un truc super complexe.

Même ça. Même une malheureuse pancarte, les scénariste arrivent à rajouter un dialogue qui la rend absurde. Il devait y avoir une sorte de compet’, je n’arrive pas à me l’expliquer autrement du genre

« Eh ! Roger ! Moi je peux merder le voyage dans le temps !
– Peuh, trop facile ! Moi je peux merder chaque décision du héros !
– Débutants moi je peux merder… une pancarte !
– Hein ? Mais on ne peut pas rendre une pancarte incohérente.
– REGARDEZ BIEN, LES BLEUS ! »

Si vous avez une autre explication, je prends.

En attendant, voici que Dan attend que son enfant dorme à poings fermés à la maison pour parler à sa femme de tout ce qu’il a vécu.

« Femme, dans le futur, j’ai vu notre fille Muri. C’est une grande scientifique qui fait une super toxine qui tue les aliens, même si je t’avoue qu’elle est un peu con sur quantité de points, tu aurais dû la voir tenter de capturer une alien comme une vachette. Enfin, cette toxine dont je viens de te parler, elle me l’a confiée… mais je ne peux l’utiliser.
– Ben oui parce que l’armée et les gens du futur bloqués à notre époque vont le faire à ta place, non ? Et ainsi sauver le futur !
– Euh… non.
– Non ?
– Non, ils ont décidé de me laisser la fiole.
– HEIN ? Tu as la toxine qui peut sauver l’humanité mais ils te l’ont laissée sans explication ?
– Voilà.

– Je… bon. Tu devrais en parler au caporal Roudoudou, je crois que c’était le seul type du futur un peu moins con que les autres.
– Non, il a été viré.
– Ah ?

Oui. A un moment, il a évoqué quelque chose d’un peu confus… il a dit que quitte à aller chercher des gens dans le passé pour combattre des êtres pratiquant Shabbat à l’aide d’une arme toxique, il connaissait des gens habillés en Hugo Boss qui… »
– Oh. OOOOH. »

Ce blog ne valide pas du tout ce genre de calembours. Vilain Roudoudou !

Mais revenons à l’information essentielle : le mec a ramené du futur l’arme ultime pour gagner la guerre, celle pour laquelle le dernier rempart de l’humanité s’est sacrifié, mais en fait, woh, bon, on s’en fout. C’est extraordinaire. Et dites-vous que des gens ont relu le script et ont payé… ahem je… attendez. Attendez je tente de ne pas m’étouffer.

DEUX CENT MILLIONS DE DOLLARS.

Pour cette merde qu’un enfant de cinq ans trouverait suspecte. C’est fabuleux. Mais attendez, nous ne sommes pas au bout de nos péripéties ! Car alors qu’il discute avec sa femme, on continue à creuser !

Pour 200 millions de dollar, vous pouviez aussi avoir beaucoup de chouquettes générant des dialogues moins idiots.

« Femme ! Je vais devoir sauver le monde moi-même, je crois.
– C’est idiot, mais on dirait que oui. Où la guerre commence-t-elle ?
– Dans le nord de la Russie, à l’été 2048.
– On ne pourrait pas les attendre avec une armée là-bas ?
– Non car on ignore où exactement ils sont arrivés. »

Ah ben oui, oui. C’est sûr que si tu envoies l’armée chinoise, l’armée russe et l’armée indienne ensemble, tu n’as pas de quoi encercler le coin. Mais poursuivons la découverte de ce coprolithe ciselé avec amour.

« Mais si ça se trouve on ne les a pas vu arriver de l’espace… car ils étaient déjà là !
– … femme… FEMME ! Ça alors ! En deux minutes sur un coin de table tu viens de trouver la solution !
– Attends, tu veux dire que depuis tout ce temps, aucun gouvernement au monde n’avait eu l’idée d’aller inspecter le point de départ de la guerre ? Ne serait-ce que pour le bourrer de mines, histoire de commencer la guerre en rigolant un peu ? »

Non. Non, personne n’y a pensé. Les mecs, tu leur dis « Les alliés vont débarquer en Normandie« , il n’y en a pas un pour aller au moins voir à quoi le coin ressemble.

Mais c’est vaste, le nord de la Russie quand on est un Dan tout seul ! Alors comment savoir où tout a commencé ? Sortez vos boites à « Ça alors » et apprêtez-vous à les voir imploser, tant ça va aller vite.

« Eh mais attends femme ! Dans le futur, j’avais pour ami un certain Bill Baroud… et pour d’obscures raisons, il avait autour du cou la griffe du tout premier alien tué ! »

ÇA ALORS !

« C’est quand même un énorme coup de bol ! Oh, et en plus, lui aussi est revenu vivant du futur ! »

ÇA ALORS !

« Et il habite juste à côté ! C’est quand même génial qu’alors que le monde entier envoie des volontaires, il n’y ait que des Américains du coin dans le film ! Une telle coïncidence j’ai envie de dire... »

ÇA ALORS !

« Bon, j’ai retrouvé Bill Baroud, il m’a prêté sa griffe ! Peut-être que dessus il y a des traces indiquant où cette créature vivait avant d’attaquer l’humanité ? Ah, si seulement je connaissais un expert en sédiments coincés sous des griffes… eh mais attendez ! Mon pote Charlie du futur est justement expert en sédiments ! »

ÇA ALORS !

« Et en plus lui aussi a survécu, et il habite dans le coin !« 

ÇA ALORS !

« Bon, Charlie a déterminé que sous la griffe de la bête il y avait des restes de cendres de volcans de Chine ou de Corée… ça ne nous avance guère. Si seulement on connaissait un expert en volcans ! Oh mais attendez ! Un des élèves de ma classe de lycée est un passionné de volcans !« 

ÇA ALORS!

« Spécialisé en éruptions anciennes !« 

ÇA ALORS !

« Et en allant le voir il détermine que c’est l’éruption du mont Paektu en 946 qui aurait pu envoyer des cendres jusqu’en Russie, et en plus, il arrive à nous indiquer où les cendres auraient pu tomber en tapant sur DEUX touches d’un ordinateur !« 

ÇA ALORS !

« Et en plus en retapant sur deux touches et sans utiliser la souris il obtient le schéma exact de la fonte des glaces de nos jours à 2048 en Russie !« 

ÇA ALORS !

« Grâce à tout cela on peut déterminer dans quel glacier les aliens se cachaient dans le nord de la Russie, glacier qui ne fondra qu’en 2048, libérant les créatures qui lanceront la guerre ! Mais maintenant, il faudrait aller en Russie… sauf que le gouvernement dit que woh, pfou, hé, oh, c’est chiant en fait, démerdez-vous tout seuls, sauver l’humanité ça ne nous intéresse pas. Si seulement on connaissait un mec avec un avion qui n’en a rien à battre de rien et… hey, mais c’est la description exacte de mon papounet !« 

ÇA ALORS !

Voilà. À l’heure où j’ai du mal à trouver un bachelier qui sait lire et écrire, Dan trouve lui sans sortir de sa ville la plus vieille griffe connue de l’ennemi, un expert en sédiments, un expert en volcans, et un pilote discret. Tous des gens de son entourage direct. C’est quand même vraiment bien fait.

Je pose ça là.

Vous apprécierez quand même l’armée qui dit que non, elle ne va pas aider Dan même s’il a précisément localisé d’où commençait l’invasion alien. Les militaires arguent que « Vous avez des preuves ? Non ? Ben alors démerdez-vous, la Russie est une nation souveraine, on ne l’embête pas comme ça. » sans penser à, je ne sais pas… prévenir la Russie ? Avec une sorte de téléphone… rah, c’est compliqué !

Alors vous me direz « Mais peut-être que la Russie ne voudra pas coopérer non plus ! » mais attendez, je vous montre comment on fait. Passez-moi ce petit téléphone rouge, merci.

« Allô, Vladimir ? C’est Monsieur Connard.
– Da.

– Écoute Vladou, j’ai les coordonnées de l’emplacement d’où vont sortir les aliens. C’est aux coordonnées XB24. Ça te dirait de leur vitrifier la gueule avant même qu’ils ne démarrent leur petite sauterie puisque je pense qu’ils sont déjà là ?
– Pas preuve, pas feu. Niet niet.
– Très bien je recommence : Vladou, j’ai les coordonnées d’une boite gay sur ton territoire. C’est aux coordonnées XB24.
– FEU NUCLEAIRE TOUT DE SUITE SUR XB24. »

Ça marchait aussi avec « J’ai trouvé un nid d’opposants politiques« , notez.

Nos héros vont donc trouver Papounet qui, ça alors (n’essayez pas, la boite est pétée après la séquence précédente) a justement là, juste à côté de lui, un énorme transporteur de troupes quadrimoteur C-130. L’engin idéal pour rentrer en Russie « sans être détecté« .

Du moins, grâce à un fondu au noir qui permet de passer d’une scène aux Etats-Unis à l’arrivée en Russie, car logiquement, ils auraient dû rencontrer en chemin la chasse russe qui aurait dit « Da, très discret, C-130 gros quadrimoteur pas furtif, vous gros malins, nous boum vos gueules. »

Tout le monde se pose donc dans les glaciers du nord de la Russie, et à l’aide de motoneiges (oui, ils avaient ça dans un coin de leur avion aussi par un heureux hasard), foncent jusqu’à un endroit qui affole leurs boussoles. Et ouvrent un grand trou à l’explosif en se disant « Espérons que ça ne réveille pas les aliens et n’avance la guerre de 28 ans, ce serait ballot !« 

Et en effet : ouf, non. Les aliens n’entendent pas une énorme explosion au-dessus d’eux. Décidément, ce film devrait s’appeler La guerre de la moule.

En se faufilant dans le trou qu’ils viennent d’ouvrir, nos héros tombent nez à nez avec un vaisseau extraterrestre prisonnier des glaces. Probablement suite à un problème de joint de culasse. C’est toujours le joint de culasse.

« Bien, on prend des photos et on prévient les gouvernements mondiaux ? »

Oh ! Une proposition intelligente de Dan ! Enfin ! Profitons-en ! Que répondent ses amis ?

« Nan, ça prendrait trop de temps. Allez, on se fait ça là, sur le pouce. »

Un coup de disqueuse (qui là encore, ne réveille personne), et c’est parti, nos héros rentrent dans le vaisseau, confiants. Après tout : ils vont affronter des monstres qui ont réussi à massacrer toute l’armée russe à eux seuls en 2048. Alors que peuvent-ils faire contre une poignée de pinpins sous-armés ?

Heureusement, si les aliens étaient quasiment insensibles aux balles au début du film, désormais, ils n’auront plus qu’un point de vie et plus aucune armure. Un claquement de porte un peu brutal suffira à les tuer plus sûrement qu’un lapin nain.

En chemin, nos héros croisent les corps de deux pilotes, issus d’une autre espèce aliens, qui se sont visiblement écrasés là il y a quelques siècles avec leur vilain chargement de monstres dans les soutes, qu’ils emmenaient sûrement à un cirque galactique avant d’avoir ce fameux problème de joint de culasse (suivez un peu). Les vilains aliens sont en effet endormis dans des stases, et nos héros peuvent approcher en paix.

« Profitons-en pour leur injecter la toxine ! » propose Dan.

Et nos héros de sortir des fioles entières de toxine, qu’ils ont probablement fabriquées dans leur cuisine à partir de mayonnaise, de sauce barbecue et de 7up. Je… bon. Soit. Et comme dans la soute il y a une femelle ainsi qu’une dizaine de mâles, nos champions commencent par injecter la toxine… à des mâles au hasard, bien sûr !

Sauf que si ça les tue, ils poussent de grands cris dans leur agonie, et si leurs frères et leur maman dormaient paisiblement malgré les explosifs et la disqueuse, là, ça les réveille !

« Zut, on aurait peut-être dû commencer par la femelle ! On est un peu cons, quand même ! » marmonne Dan alors que les monstres commencent à galoper partout autour d’eux.

Comme vous l’aurez deviné : oui, désormais, les monstres tombent en deux balles, mais comme il en sort toujours plus des soutes du vaisseau, cela devient quand même compliqué. Heureusement, la fine équipe a pensé à poser des explosifs et euh…

Ben en fait faire péter le vaisseau, ça marche.

Oui, la toxine, le super plan, envoyer des gens dans le futur, renvoyer la solution dans le passé, infiltrer le vaisseau pour déployer une toxine en fait, ça ne servait à rien. Il suffisait de trouver le vaisseau et de le faire péter avec des explosifs conventionnels. Ce qu’une bande de civils a fait en deux minutes. Voilà voilà voilà. Eh bien je suis content de voir qu’une fois encore, le film fait bien attention à bien se casser la gueule.

Seule une créature parvient à s’échapper du vaisseau : la femelle.

Oui, ça alors. Je… je n’ai même plus la force de remuer la boite.

C’est le grand combat final, Papounet et Dan affrontent la vilaine femelle (c’est sûrement une allégorie mais je préfère ne pas y penser), et si elle résiste aux balles de gros calibres, on découvre avec un poli étonnement que tiens, par contre, le moindre coup de piolet ou de couteau donné par nos héros fait très mal à la vilaine. Un petit coup de toxine en plus, une chute d’un ravin (on n’est jamais trop sûr), et le monstre finit transformé en tâche pourpre sur la blanche neige russe.

« Vous voulez dire que depuis le début du film, il suffisait de trouver le point de départ de la guerre et de le faire exploser avec du matériel basique ? On s’est embêtés pour rien. »

Le monde est sauvé, Dan peut rentrer chez lui en héros, présenter Papounet à Muri qui n’avait jamais pu le voir jusqu’ici, et c’est donc une famille heureuse qui se retrouve. Avec en voix off, Dan qui nous dit que jamais il n’a dit à Muri pour les sept jours passés ensemble dans le futur, un futur qui désormais, n’existe plus.

Ah. Donc s’il n’existe plus, comment as-tu pu aller là-bas, prendre la toxine inventée par ta fille, revenir ici et…

Mais, j’oubliais : jusqu’au bout, ce film se roule dans ses incohérences. Et c’est sur cette dernière que…

… FIN !

Deux. Cents. Millions. De. Dollars.

Et je crois que c’est là le plus absurde.


De nos jours, quelque part à Hollywood, un vendredi.


Dans un bureau faiblement éclairé, un homme pianote fièvreusement sur son ordinateur. Sur son front roulent de lourdes perles de sueur qui viennent s’écraser mollement à ses pieds. Alors qu’il s’apprête à signer sa dernière oeuvre, une explosion aussi violente qu’inexpliquée dévaste son lieu de travail. Des manuscrits volent en tous sens, tout comme leur auteur qui atterrit dans un bruit sourd dans un coin du bureau.

Alors qu’il exprime aussi bien sa douleur que son désarroi d’un puissant « Mais aïeuh !« , l’homme aperçoit une silhouette au milieu de la pièce. L’explosion n’était pas de feu et de chaleur : c’était l’ouverture d’un portail temporel. Une femme au visage barré d’une longue cicatrice le contemple, un fusil à la main. Elle ouvre la bouche et en sort une voix profonde, autoritaire.


« Jean-Kévin ?
– Je… oui ?
– Vous êtes bien Jean-Kévin, le scénariste de
The Tomorrow War?
– C’est moi que… qui êtes-vous ?
– Je viens du futur, Jean-Kévin. Vous devez m’y suivre.
– Oh ! Il y a une guerre et vous avez besoin de moi ?
– Vous êtes notre seul espoir, Jean-Kévin. Sans vous, l’humanité est perdue.
– Je vous suis ! »


En effet. Dans 28 ans, l’humanité vivra un moment historique. Son premier contact avec une espèce extraterrestre intelligente, les Zurklons. Plus avancée technologiquement que la nôtre, capable de traverser les étoiles en un clin d’oeil, elle mettra à exécution son terrible plan : asservir l’humanité, comme tant d’autres espèces pensantes avant elle, pour l’ajouter à son empire.


Mais l’humanité jouera sa dernière carte : grâce au voyage temporel, elle ira chercher Jean-Kévin, scénariste de The Tomorrow War. Et l’enverra présenter son travail aux Zurklons.


Huit minutes plus tard, les Zurklons quitteront la Terre sans faire d’histoires, et noteront dans leurs registres : « Espèce intelligente : NON. »


Et s’ils reviennent, on ira chercher Jean-Marie Bigard.

Vous avez peut-être conquis les étoiles, les Zurklons, mais vous ne battrez jamais nos trous noirs.

79 réponses à “Guerre de demain, guerre de vilain

  1. Merci pour ce spoiler délicieux mais je ne peux m’empêcher…

    Cinquième paragraphe « dans leur futur merdique plutôt non ? »

  2. Cher Odieux, vous devriez commercialiser les boîtes à « ça alors ». On a toujours besoin d’une boîte à « ça alors ».

    • Plusieurs dans un cas pareil. j’ai cassé la mienne avant même que l’OC ne parle de ce risque dû à une utilisation trop intensive… :/
      Et je ne sais pas où m’en procurer une nouvelle qui soit de qualité.

    • je la rangerai à coté de la boite à lambert que m’a offert Mozinor (futur président)

  3. Chère Odieux, je ne sais pas si vous connaissez les Pitch meeting? Ce sont des vidéos YouTube (en anglais) de Ryan George qui, comme vous, aime montrer au monde la beauté insoupçonnée des films hollywoodiens. Cela se passe ici: https://www.youtube.com/watch?v=gzdm_YWwEbA

    Je pense que cela devrait plaire à tous les lecteurs de ce blog

  4. Vous avez inventé un nouveau personnage légendaire : le fier et taciturne général Chouquette ! La simple vue de son sucre glace scintillant au milieu de la bataille terrorise l’adversaire et fait palpiter son taux de cholestérol.

  5. J’ai mordu un coussin durant tout le film pour ne pas hurler à la mort devant chaque incohérence! Le coussin a décédé mais j’ai encore l’estime de mes voisins. Je prends cela pour une victoire.
    Merci pour cette superbe analyse de cette … chose… C’est cathartique à l’extreme, et j’en avais besoin! Dire qu’ils parlent d’en faire une suite… je…
    Merci encore … vraiment !

    • Mais… pourquoi vous infliger tout ce mal ???
      Et rassurez-moi, vous n’aviez pas payé pour ça ?

  6. D’habitude je savoure les spoils d’OC avec cynisme et délectation.
    Mais là c’est l’exutoire dont j’avais vite besoin pour digérer cette daube ! Mon Dieu que c’est mauvais !

  7. Si je peux me permettre, vous parlez de la description d’un IUT GEII (il y a moins de 5% de femmes la dedans, professeurs comprise)

    • Et on me prend pour un illuminé malade quand je dis que les carnivorae finiront par occuper les niches écologiques (y compris la niche technique/science/art) que l’humanité abandonne à vitesse grand V par son abrutissement.
      Bon je caricature…les rongeurs ou les insectes sociaux pourraient très bien gagner la course.

  8. je crois sincèrement que les scénaristes sont des déconneurs et qu’ils sont dans une espèce de compétition pour savoir jusqu’ou ils peuvent aller dans l’absurdité ! je ne vois pas d autre explication

  9. En tout cela permet de constater qu’Amazon est capable de proposer des films aussi mauvais (voir plus) que n’importe quel grand studio classique, ce qui augure d’un avenir radieux pour le cinéma (et ce blog en particulier).

    J’ai bien ris. La médiocrité ça fait toujours rire.

      • Vivement ma 2ème piquouse et la sortie en salles, que je puisse hurler des sarcasmes en balançant du pop-corn contre l’écran dans une salle bondée !

  10. déjà que la chouquette s’adresse aux employés de cogip au qi d’huitre, au moins avec ce film on pourrait envoyer ses collègues sans retour !

  11. Personnellement j’ai littéralement explosé de rire à la dernière réplique en voix off, quand Chris Pratt dit « Je réalisais que mon bonheur était là, devant mes yeux depuis le début », tellement la phrase n’a rien à foutre là.
    Pendant TOUT LE FILM il ne parle que de sa famille, de ne pas quitter sa famille, que sa famille lui manque. Conclusion du film: Han, en fait c’est fou, il est heureux en famille.

    • Eh Msieur Boulet, vous me dessinez une femelle extraterrestre en tenue d’infirmière sexy chevauchant une licorne qui fait caca un arc en ciel ?
      C’est pour Louis…

  12. Cher Monsieur Connard,

    Merci pour ce spoil, notons aussi la petite alcôve de quelques aliens mis en exposition pour les visiteurs puisque tous les autres sont rangées dans leurs étagères 3 couloirs plus loin. Bon en même temps si vous aviez listé toutes les incohérences et retourner votre table à chaque coup, elle tournerait encore 28 ans plus tard

    Je sens que ce spoil m’a permis de détoxifier mon organisme après l’ingestion de cette daube

  13. j’ai regardé ce film dimanche et je l’ai adoré sic…l’alien me rappelait un lointain cousin des années 90 il était bien dans son rôle agressif prêt à tout pour sa femelle ET j’ai trouvé l’idée du portail fabuleuse là où ça coince c’est que ce film m’a été conseillé par la lumière de mes vieux jours au son de c’est tout ce que tu aimes depuis votre talentueux « spoilage » j’ai beaucoup de questions en moi même (lol) sur une possible déficience voire dégénérescence de mon cerveau mais j’ai aimé quand même MEA CULPA j’ai toujours en mémoire votre incisive description de 5O nuances …Pas vu le film mais j’ai failli mourir de rire derrière mon ordi merci continuez et pas trop de Brandy

    • Ce commentaire a-t-il un sens quelconque?
      Ce que je vois c’est un gloubi-boulga de mots français, mal agencé, et surtout assez incompréhensible

  14. Je me le mets de coté pour le lire plus tard cet article mais j’ai 2 remarques:
    – y’a que moi qui trouve qu’on dirait vraiment tom cruise sur l’affiche ?
    – j’en peux plus d’avoir la pub pour ce film a chaque coupure sur l’equipe21…..

    • Et j’ajouterai à ce merveilleux billet que… ça ne choque personne que soudain en plein match, à la télé, la vue passe soudain à la troisième personne ???!?
      Et à la fin, Dan et papounet partent sur quelques km en moto-neiges chasser la femelle, Charlie débarque de nul part comme ça pour se coucher avec Dan et papounet, l’air de rien ?!?

  15. Chère OC. J’aimerais savoir ce qu’est pour vous la définition et l’image d’un alien bouddhiste ?

  16. J’avoue j’ai aimé bien aimé le film, même si évidemment c’est complètement con. J’ai aimé très probablement parce que je me disais quand même que ça ressemblait vachement à un scénar de jeu de rôle et sans doute, à un scénar que j’aurai pu écrire. Ouaip. C’est pour ça.

  17. « il a dit que quitte à aller chercher des gens dans le passé pour combattre des êtres pratiquant Shabbat à l’aide d’une arme toxique, il connaissait des gens habillés en Hugo Boss qui…  »
    Voila, juste. Ce passage…5 minutes de fou rire…Est ce mal? Nooooooooonn(j’aimera bien le rencontré un jour ce caporal n’empêche)
    Autrement super travail comme d’habitude…j’avais eu un léger aperçu de la bande annonce de ce film (merci la télé) et à vrai dire il me tentais bien (attention pour ma défense je n’ai vu que de la guéguerre et pas de scénario douteux..)..et puis là en vraie oui mais non..
    En vous souhaitant une bonne continuation !! :)

  18. j ai commencer ce spoil hier soir.. en lisant le trc de la piscine du debut, je me suis dit qu Il fallait que je vois ce truc!!

    Au bout d env 15 min, je me suis que en fait, ca allait pas etre possible.. retour au spoil en fait..

    Par contre, respect eternel aux acteurs d arriver a ne pas rigoler

  19. Alors que tout le monde sait que les voyages dans le temps, c’est de trente-trois ans dans le passé ou trente-trois ans dans le futur.

    • Oui, sinon ce serait trop simple d’aller en l’an 1 345 ramasser tous les gens qui vont mourir de la peste quelques années plus tard pour les envoyer casser de l’extraterrestre, puis aller dans les Caraïbes en 1 490 pour faire le plein des gens qui vont se faire massacrer par Christophe Colomb et sa bande si les Européens ne cassent pas la gueule des Aliens la première fois. Il y a aussi les quelques centaines de milliers d’Amérindiens qui ne mourront pas de la variole si on les envoie trucider de l’ennemi dans le turfu qu’on peut envoyer en troisième vague. Je dis ça, je dis rien.

  20. Je…wow…soit votre mauvaise fois est l’équivalent d’un trou noir OC (mais c’est impossible car alors vous seriez au moins ministre de la République Française aujourd’hui), soit ce truc est vraiment un des pires films jamais tournés.

    En fait, je pense que des fanatiques l’ont conçu comme une justification de l’anéantissement de l’humanité. Ou alors des fous ont vraiment déterré le Necronomicon et ont essayé de la traduire.

  21. Pingback: Juillet – Alternatives | Revue de presse Emancipation·

  22. Et j’ajouterai à ce merveilleux billet que… ça ne choque personne que soudain en plein match, à la télé, la vue passe soudain à la troisième personne ???!?
    Et à la fin, Dan et papounet partent sur quelques km en moto-neiges chasser la femelle, Charlie débarque de nul part comme ça pour se coucher avec Dan et papounet, l’air de rien ?!?

  23. Le film a suffisamment de défaut pour ne pas en inventer plus.
    Du coup, ça gâche le spoil, à peine drôle.

    « mais non, ils n’ont même pas un bleu. »
    -> On en voit se casser les reins, d’autres avoir du mal à sortir de
    la piscine…

    « Ben c’est-à-dire que c’est encore très con, cheffe. Parce qu’emmener
    des gens 28 ans dans le futur, ça revient à les faire disparaître
    durant 28 ans. »
    -> Les mecs partent pour une semaine, avec à priori une semaine futur
    égale à une semaine passée.
    C’est pourtant dit plus tard dans le spoil lui-même, mais aussi mélangé
    avec le fait de partir 28 ans… D’où vient l’incohérence de l’Odieux ?

    « Attendez caporal, seriez-vous en train de dire que mon plan génial de
    recruter des gens du passé ne sert en fait qu’à réduire la taille de
    notre armée et à accélérer notre défaite ? »
    -> Seulement s’il n’y a qu’une ligne temporelle.
    Rien n’est dit à ce sujet, juste qu’il y a eu une réussite de faire
    un portail entre 2 époques.

    « ce ne serait pas plus simple de s’en servir pour, je ne sais pas moi,
    défoncer l’ennemi avant même que la guerre ne commence, puisque l’on
    sait déjà d’où il part et tout ce qu’il va faire ?  »
    -> Ça suppose une seule ligne temporelle comme raisonnement.
    Mais l’un n’empêche pas l’autre du coup, c’est ce qu’il se
    passe dans le film d’ailleurs, mais après qu’ils aient une toxine
    (dont finalement ils se servent peu…).

    « Dan se contente lui de répondre « Ouais, c’est moche. » »
    -> Non, il ne s’en contente pas.

    « J’en profite pour tout de suite poser ceci : ce discours est très
    important puisqu’il signifie que le film et toute la population
    partent du principe qu’il n’y a qu’une seule et unique ligne
    temporelle. […] Qu’il n’y a pas de futur alternatif. »
    -> Ben non. Déjà parce que c’est délicat de transposer une discussion
    dans une salle de classe à l’opinion de la population.
    Et comme on l’apprendra par la suite dans le film, personne ne sait
    d’où sont venus les aliens. En plus des morts dans les familles, ça
    reste assez logique de voir un manque de motivation pour la plupart
    des élèves (c’est déjà le cas sans…).

    « envoyer les scientifiques du futur — ou leurs recherches — dans le
    passé ? Histoire de gagner là, comme ça, hop, 28 années d’études ? Et
    donc de pouvoir commencer la guerre avec un énooooooooooorme avantage ? À savoir une Terre entièrement peuplée, vachement plus avancée, et qui connait son ennemi ? »
    -> Du coup, non, puisqu’ils ne connaissent pas leur ennemi.
    La capture d’une femelle n’est réussie qu’après…

    « envoyer les plans de la machine à voyager dans le temps dans le
    passé, pour en produire d’autres tranquillement ? »
    -> Le film ne supposant pas qu’une seule ligne temporelle, ça ne
    sauverait pas l’époque du futur.

    « Le Judaïsme est-il la seule vraie religion, puisque galactique ?  »
    -> Le jour n’est pas précisé, c’est peut-être un mercredi ?

    « parce qu’il y a Michel de la logistique qui s’est planté, »
    -> Sauf que non.

    « de les sortir de leur râtelier de protection pour les balancer au
    hasard dans un carton plus grand »
    -> C’est justement un caisson de transport…
    On ne transporte pas des éprouvettes dans un support à éprouvettes.

    Aucune mention que le noir ne meure pas en premier pour une fois ?

    « – Hmmm. Et donc ça ne vous est pas venu à l’idée de dire à toutes les
    armées du monde du passé « Eh les mecs, la guerre commence en Russie, à tel endroit, et tel sérum tuera 95% des ennemis sans rien faire ? »
    – Non. » »
    -> Rien ne dit que l’information n’a pas été donnée aux plus hauts
    niveaux gouvernementaux…

    « Première option, un scénariste a oublié que si Muri a fait venir son
    père du passé, alors elle ne peut pas se souvenir qu’il est mort il y
    a 21 ans puisqu’il avait disparu dudit passé ces 28 dernières années. »
    -> Ben non, dans son passé à elle, il n’est jamais allé dans le futur.
    Et puis, il ne serait parti qu’une seule semaine, c’est quoi cette
    histoire de partir 28 ans qui revient tout le temps ? Un défaut de
    relecture et de nettoyage du spoil ?
    Et du coup, pas de 2e option non plus.

    J’ai arrêté la lecture, ça donnait l’impression d’un oncle qui reprenait des des conversations malentendues ou malcomprises. Il y a eu beaucoup plus drôle.

    • Pas de problème d’essayer de sauver un film des critiques, mais il y a quelques petites choses qui devraient vous choquer ou au moins vous interroger non ?

      -les mecs du présent partent pour 1 semaine dans le futur, sauf qu’une grande partie y mourront (ne reviennent dans leur présent que ceux qui ont survécu). M’étonnerait que l’armée du futur, qui a déjà du mal à trouver l’effectif pour résister, leur fournisse des remplaçants 1 semaine après dans le présent qu’ils ont quitté.

      -la ligne temporelle unique ou non, encore un grand débat…il semble qu’une fois de plus le film n’ait pas réussi à choisir. En effet si il n’y a qu’une seule ligne temporelle alors toute action d’un voyageur retourné dans le passé modifie irrémédiablement le futur, donc l’armée du futur aurait du être au moins altérée par tous ces gens envoyés dans son « présent », et dont tous ceux qui décèdent contre les aliens ne reviendront plus pour vivre leur vie dans le « passé ».

      Soit il y a création d’une nouvelle ligne temporelle à chaque retour dans le passé et modification de celui-ci, et dans ce cas…le plan de l’armée du futur ne sert à rien (à moins d’une communication entre la ligne originelle et la nouvelle ligne, ce qui n’est je crois jamais indiqué dans le film).

      Bref il faudrait savoir. C’est trop facile de modifier les constantes fondamentales d’un univers (même fictif) à chaque fois que ça arrange le réalisateur.

      -ok la capture de la femelle arrive quand le héros se fait lui-même téléporter dans le futur. Mais c’est curieux que jusqu’ici, même sans arriver à approcher de la femelle, les soldats du futur se soient contentés de voir leurs potes mourir contre les aliens sans jamais essayer au moins d’enregistrer les mœurs de ces créatures afin de les étudier. Il y avait peut-être quand même matière à envoyer aux scientifiques d’il y a 28 ans ?

      J’en oublie sans doute.

      TL;DR, la majorité des excuses accordables au film reposent sur le fait que justement le réal ne choisit jamais clairement son mode de voyage temporel…tantôt les modification du présent ne changent rien au futur (impossible avec une seule ligne temporelle), tantôt le présent est modifié par les combattants du futur…dans l’espoir de modifier ce futur (impossible avec des bifurcations dont les nouvelles lignes ne communiquent pas ensuite). Et comme on ne voit jamais des résidents de plusieurs lignes parallèles communiquer entre eux…

      Bref ça sent plutôt le film vite fait mal fait, bien inférieur à ses prétentions (parler du voyage temporel).

      • Sauver un film des critiques ?..
        Mais…
        Vous avez bien lu le commentaire auquel vous répondez ? Vous n’avez pas remarqué que ce n’était pas son but, qu’il s’agissait surtout de faire remarquer qu’un bon tiers du spoil consiste en des critiques bétasses acerbes et pas drôles sur le même sujet, comme s’il n’y avait pas autre chose à dire, manquant les tournures et figures de style propres aux bons spoils dont l’OC est capable ?

        -les mecs du présent partent pour 1 semaine : oui, et ? Qu’est ce que ça peut faire que les mecs meurent ? Au pire, ça tue un autre avenir… Et ?

        -la ligne temporelle unique ou non : Qu’est-ce qui permet de dire qu’elle l’est ? Vous parlez de changer les constantes : ou est/sont la modification, récurrente en plus visiblement ? Parce qu’une classe de 6e dit que ça ne sert à rien d’étudier ?
        Vous écrivez à la fin « tantôt le présent est modifié par les combattants du futur…dans l’espoir de modifier ce futur » : la modification ne se fait pas sur la chronologie temporelle, mais en produisant l’arme bio/chimique qu’ils veulent ensuite faire passer par le sas temporel… :?

        -ok la capture de la femelle arrive quand le héro : Qu’est-ce qui permet de dire que des études n’ont pas été lancées ? Et que les données n’ont pas été jugées probantes, voire encore existante sur leur plate-forme, pour que ça soit d’une aide quelconque à des scientifiques 28 ans avant, puisque la seule option retenue pour eux était l’arme biologique ? D’ailleurs, qu’est-ce qui permet de dire que des données n’ont pas été transmises, mais pas aux troufions (qui doivent restés impréparés et ne surtout pas savoir à quoi s’attendre une fois dans le futur…).

        – J’en oublie sans doute. : Oui, plein. Pourquoi partir sans butter la femelle qui attire les mâles, pourquoi autant de mâles se précipitent, etc. Ce par quoi j’ai commencé mon commentaire : Il y a beaucoup et suffisamment de n’importe quoi pour faire un spoil, mais passer un tiers dudit spoil à faire l’oncle radoteur qui scotche sur un truc précis, c’est juste lourd. L’OC a déjà écrit bien bien mieux, le pire étant peut-être qu’ici, il montre des défauts de logique qu’il critique dans ses spoils.

      • Votre post est très détaillé, il mérite que j’y réponde en détail donc :

        Je pense que vous supposez beaucoup de choses qui permettent de défendre le film. Ca ne me dérange pas plus que cela, ayant tendance moi-même à extrapoler sur les œuvres que j’aime (exemple : Star Wars). Mais il faut aussi, au bout d’un moment, faire preuve d’humilité et reconnaître que les qualités qu’on prête à une œuvre (film, bd, série etc) ne sont pas perceptibles par tout le monde.

        -pour la ligne temporelle « multiple » ok pourquoi pas, donc ils vont chercher des recrues du passé d’un monde parallèle. Déjà comment ont-ils la garantie que ce monde parallèle fonctionne comme le leur ? (si ça se trouve, les « recrues » une fois envoyées à la guerre, pourraient rejeter leur enveloppe humaine et rejoindre les aliens, on n’en sait rien xd).

        -Et puis, en étant très gentil et en considérant que les 2 réalités parallèles fonctionnent exactement de la même façon, il faudra expliquer pourquoi les retours vers le passé se déroulent sans aucun problème…si la machine à voyager dans le temps permet de retourner dans le passé d’UNE réalité parallèle pourquoi retournerait-elle toujours dans le passé de LA MEME réalité parallèle par exemple ?

        -Pour les études scientifiques revenues dans le passé : du coup l’hypothèse des réalités parallèles anéantit complètement la question puisque le « passé » dans lequel seront communiquées les études sur les aliens ne communiquera plus avec le « présent » du film. Pratique.

        Bref, même en étant très gentil, je reste sur ma faim. Ce film est paresseux. Il essaye de brasser de grands thèmes sans en avoir les moyens (et je ne parle pas d’effets spéciaux). Merci quand même pour la réponse argumentée en détail, c’est plusieurs crans au-dessus des commentaires de critiques habituels !

      • Pas super pratique, mais ne pouvant répondre au message du 22 juillet 2021 à 23:11 — une limitation de la profondeur des discussions ne présentant pas le bouton réponse ? — je réponds ici…

        -pour la ligne temporelle « multiple » […] fonctionne comme le leur ? : Comment arrivent-ils à voyager dans le temps, ou à ouvrir un sas entre deux mondes ?… C’est hors-sujet.

        -Et puis, en étant très gentil […] LA MEME réalité parallèle par exemple ? : Pourquoi pas ? Les mêmes paramètres…
        Il y a plusieurs commentaires plus bas qui vont dans le même sens que ce que j’avais écrit : CinqMilleAns, « Concernant les problèmes temporels. Ils disent bien qu’il existe 2 réalités, », et un autre, Caprica6, « Ce n’est pas parce qu’il s’en va dans le futur qu’il disparait pendant 28 ans ! » qui soulève le problème de la rédaction du spoil (compréhension de l’OC ou un défaut de relecture ?).

        -Pour les études scientifiques revenues : Pratique ou non n’est pas la question. Le point est que le spoil s’attache lourdement sur un problème d’incohérence, dans des tirades qui sont pénibles à lire, et où le lecteur voit l’OC s’enfoncer dans un délire monomaniaque inquiétant.

        En dehors de ça, je ne prête guère de qualité à ce film. Je n’y ai pas trouvé grand intérêt. Le jeu des acteurs, des directions de scénar peu cohérentes, des oublis… Je suis d’accord avec votre opinion. En fait, le seul truc où il ne se rate pas est justement la ligne temporelle, puisqu’elle est traitée comme 2 mondes parallèles évoluant en même temps. Depuis le début, j’écris quand même que mon commentaire original est plus là pour montrer une déception du niveau du spoil — celui de Black Window est mieux léché, le premier tiers est plus travaillé mais est un peu rapide en terme de jeux de mots et de calembours sur la suite. Mais c’est un autre spoil… ;)

      • Ce sont des incohérences et des problèmes temporels, désolé de le répéter. Mais je suis d’accord sur une chose : il y a sans doute bien d’autres problèmes à pointer dans ce film.

  24. Cher OC,
    Durant le visionnage de ce film, je n’ai eu de cesse de penser à ce que vous pourriez dire de telle ou telle scène / situation / réplique… vos remarques affûtées m’ont contaminé, je ne peux plus regarder ce genre de films sans y voir toutes les erreurs grossières et les moments où on nous prend pour des abrutis 🙄
    J’allais vous demander si vous aviez prévu un article dessus, et paf ! Notification dans ma boîte e-mail 👍
    Je vous remercie grandement pour cet article, ô combien réparateur devant tant de BDM (bêtises débitées par minute).

  25. Ce film est bourré d’incohérence ok mais de là à blamer les scénaristes non, ce ne sont pas des abrutis…loin de là, ils ne font que répondre à une demande…

  26. Saperlotte, est-ce que la sortie de ce merveilleux Spoiler signifie que le film Black Widow passe entre les mailles du filet ? Ou bien ce n’est que partie remise ?

  27. « Ce qui se comprend bien s’énonce clairement et les choses pour le dire viennent naturellement. »
    Ce film est une bouze.
    Et la mauvaise foi de l’auteur est bien douce en comparaison avec le calvaire du spectateur.

  28. « Allô, Vladimir ? C’est Monsieur Connard.
    – Da.
    – Écoute Vladou, j’ai les coordonnées de l’emplacement d’où vont sortir les aliens. C’est aux coordonnées XB24. Ça te dirait de leur vitrifier la gueule avant même qu’ils ne démarrent leur petite sauterie puisque je pense qu’ils sont déjà là ?
    – Pas preuve, pas feu. Niet niet. »
    Fou rire. J en ai pleuré. La suite est encore meilleure

  29. Cher Odieux,
    Je me trouve actuellement à 40 km de mon domicile, d’où je viens d’entendre l’implosion de ma boîte à ça alors, à la lecture des dernières lignes de votre spoil.

    Je suppose que les meilleurs sismologues ne manqueront pas de venir explorer le gigantesque cratère brusquement apparu en lieu et place de mon domicile…

  30. Cher Odieux Connard,
    Encore merci pour ce sacrifice.
    Un effet pervers est à déplorer toutefois.
    Lisant votre prose à ma douce a déclenché chez celle-ci l’envie de voir ce coprolithe de concours.
    Notre fond déviant (nous sommes des nanardeurs) a été pleinement satisfait.
    Nanardement vôtre

  31. Ma boîte à « Ça alors » a aussi explosé, de même que mon poignet que j’ai luxé à force de tripoter vigoureusement l’engin (la boîte, n’oubliez pas le « o », enfin).

  32. Je l’ai téléchargé hier,
    J’ai tiqué dès le début sur l’incohérence du « pitch ». J’ai mis sur pause. J’ai lu votre article, fermé le lecteur et effacé le film.
    Merci Odieux Connard, j’ai gagné 2 gigas d’espace disque!

  33. J’avoue que j’ai eu un peu d’espoir en lisant cette critique : Une succession d’erreur et de mauvais choix je me suis dit que c’était trop pour être de l’incompétence. Je me suis dit « tiens et si en fait les mecs du futur étaient en faite des traîtres qui foutaient exprès en l’air l’humanité ? » Mais non…
    Merci pour la review je me suis bien marré en tout cas.

  34. Des Aliens-Juifs ? Mais ça pourrait faire un excellent épisode de South Park ! Avec Eric Cartman comme chef de la résistance du futur !
    La Reine des Aliens se nomme-t-elle Netanyahou ?

  35. Autant le film a l’air très nase, autant je ne comprends pas le problème avec ça :
    𝘗𝘳𝘦𝘮𝘪𝘦̀𝘳𝘦 𝘰𝘱𝘵𝘪𝘰𝘯, 𝘶𝘯 𝘴𝘤𝘦́𝘯𝘢𝘳𝘪𝘴𝘵𝘦 𝘢 𝘰𝘶𝘣𝘭𝘪𝘦́ 𝘲𝘶𝘦 𝘴𝘪 𝘔𝘶𝘳𝘪 𝘢 𝘧𝘢𝘪𝘵 𝘷𝘦𝘯𝘪𝘳 𝘴𝘰𝘯 𝘱𝘦̀𝘳𝘦 𝘥𝘶 𝘱𝘢𝘴𝘴𝘦́, 𝘢𝘭𝘰𝘳𝘴 𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘯𝘦 𝘱𝘦𝘶𝘵 𝘱𝘢𝘴 𝘴𝘦 𝘴𝘰𝘶𝘷𝘦𝘯𝘪𝘳 𝘲𝘶’𝘪𝘭 𝘦𝘴𝘵 𝘮𝘰𝘳𝘵 𝘪𝘭 𝘺 𝘢 21 𝘢𝘯𝘴 𝘱𝘶𝘪𝘴𝘲𝘶’𝘪𝘭 𝘢𝘷𝘢𝘪𝘵 𝘥𝘪𝘴𝘱𝘢𝘳𝘶 𝘥𝘶𝘥𝘪𝘵 𝘱𝘢𝘴𝘴𝘦́ 𝘤𝘦𝘴 28 𝘥𝘦𝘳𝘯𝘪𝘦̀𝘳𝘦𝘴 𝘢𝘯𝘯𝘦́𝘦𝘴.

    Que ce soit cette explication ou la seconde je ne vois pas où est le problème, en fait les scénaristes spoilent juste que oui, Machinchouette va s’en sortir vu que sa fille se souvient de lui mourant 7 ans après son départ et qu’il lui faut donc revenir pour mourir.
    Ce n’est pas parce qu’il s’en va dans le futur qu’il disparait pendant 28 ans !

    Et vu qu’il ne lui a jamais parlé dans le passé du fait qu’il l’avait rencontré dans le futur et (probablement) qu’il a tué les aliens grâce au poison qu’elle lui a donné elle ne peut pas s’en souvenir. Il lui en aurait parlé, elle se souviendrait dans le futur qu’elle doit lui donner le poison pour tuer les aliens dans le passé (et dans ce cas c’est seulement quand il vient et que les évènements se déroulent dans le futur qu’elle peut s’en souvenir)

    Reste tout de même un beau paradoxe temporel sauf à considérer que passé, présent et futur se déroulent tous en même temps.

  36. « En tout cas, Dan médite sur tout cela sans penser à en demander plus à Bill Baroud, un black ultra-costaud de son équipe qui figurez-vous, en est à son troisième déploiement dans le futur pour défoncer de l’alien. Attendez… donc je résume : on a dans l’équipe un mec ultra-expérimenté qui a survécu trois fois au massacre, mais à la place on a remis le commandement à Dan, le type qui n’y connait rien au motif qu’il a été chercheur dans l’armée ?

    Non mais vous vous attendez à quoi ? À ce qu’il lance des microscopes sur l’ennemi ? Qu’il écrive un mémoire capable d’endormir l’alien le plus ronchon ? Vous ne voudriez pas plutôt nommer chef le type le plus expérimenté de la bande ? »

    Mais mon cher Odieux… Cela impliquerait qu’un homme blanc cis-het dans la fleur de l’âge reçoive des ordres d’un nègre, et le progressisme hollywoodien ne saurait être que de façade, voyons !

    • Pas faux…et pourquoi pas nommer un autochtone loyal à la tête des éclaireurs, plutôt que d’importer à grand frais le « cerveau » (enfin, n’exagérons pas, le cervelas) d’un « super duper Marine » mais qui n’a jamais vu un « extratéress » de près ou de loin avant, pour le catapulter dans un corps issu du génie génétique, dans une sombre querelle galactique pour savoir qui remportera le brouzoufium caché sous la surface de la planète convoitée ?

  37. Mmmh, Maître, je verrais plutôt 4 choses à ne pas mettre dans un film : Dieu, la magie surpuissante, les voyages dans le temps et la téléportation dans l’espace.

    L’espace provoque tout autant d’incohérences que le temps, ces dimensions étant toutes les deux fondamentales…

    Du reste c’est l’un des meilleurs billets que j’ai lu depuis la saga Grey ^^

  38. Concernant les problèmes temporels. Ils disent bien qu’il existe 2 réalités, qui contenaient la même chose séparé de 28 ans. Il n’y a donc pas de paradoxe temporels, car il n’y a de voyages dans le temps, juste dans une dimension parallèle. Au moment où la réalité « du futur » a créé un pont vers la réalité « du passé », la réalité « passé » a commencé à diverger, mais chacune des 2 réalités n’a qu’une seule ligne temporelle, puisqu’on ne peut pas voyager dans le passé d’une même réalité (juste passer de l’une à l’autre). Donc, le fait d’utiliser les connaissances venu du « futur » peut empêcher la guerre dans le « passé » mais cela ne change rien à la réalité du « futur » qui continue sa propre histoire.
    Concernant le fait que tuer les mâles serait suffisant. Les fourmis peuvent créer des femelles sans mâles. Si les aliens aussi, tuer les mâles ne règle pas le problème.

    • heu … nan nan il y a bien une seule ligne temporelle (en tous cas au début) et une seule réalité (et ça tout du long)

  39. Monsieur Connard,

    Je suis depuis longtemps déjà vos spoils de grands classique du 7ème art et j’avoue même m’en délecter.
    Je me suis souvent émerveillé devant votre sens du détail et votre capacité à rester concentrer alors même que toute l’équipe de la bouse que vous êtes en train de visionner s’acharne à essayer de vous lobotomiser.

    Et pourtant, je vous prend en défaut. Comprenez que j’en suis navré et que j’ai relu plusieurs fois avant de m’en émouvoir ici. Mais force est de constater que soit vous avez commis une erreur, soit vous avez laissé passer une incohérence majeure. Je m’explique:

    Lors de la description du briefing initial, vous indiquez, je cite: « Tous les six jours, les aliens se retirent dans leurs tanières. C’est ce que nous appelons le Shabbat. Nous profitons de ce jour de repos pour débarquer nos renforts tranquillement. »

    6 Jours! Et pourtant, par la suite, ce chiffre ne sera plus jamais évoqué, vous ne mentionnerez plus que 7 jours! Ce qui change tout, vous me l’accorderez. Je suis assez surpris que Diego ne vous ai pas signalé cette incohérence, mais peut-être était-il trop occupé à mettre des chatons dans un sac en prévision du futur visionnage de Kaamelott volet 1?

    MMonsieur Connard, je ne vous salut pas puisque vous m’obligez à m’affairer sur mon clavier pour souligner vos errements.
    Bisous
    Un lecteur chagrin

  40. Bonjour.
    Quand la technologie du voyage dans le temps à telle été inventée ? Son inventeur/trice a pu aller combattre dans le futur et y mourir ? Contre qui le Brésil joue la finale du mondiale au Qatar ? La vie extraterrestre existe donc ? Bien à vous.

  41. de la mauvaise foi d’accord mais tout est une question de dosage comme disait Paracelse …
    le paradoxe du type qui meurt 28 ans dans le futur ne fonctionne QUE pour celui qui meurt dans le futur …
    la gamine se rappelant avoir vu son père mourir implique le fait qu’il ne va pas mourir dans le futur (et accessoirement ça tue le peu de suspens qu’il aurait pu y avoir sur sa survie)
    donc rappeler sans cesse ce paradoxe pour le héros qui justement n’est pas en situation de paradoxe c’est un poil agaçant …
    sorti de là il doit manquer quelques « ça alors! » du genre le pote black qui s’écroule à côtés du héros et son père à la fin alors qu’ils l’ont laissé bien loin derrière mais bon il y en a tellement (et des plus gros) …

    sinon pour le voyage temporel, je vois au moins 3 films qui (de mémoire) ne se vautrent pas (par rapport au voyage temporel)
    un dont j’ai oublié le titre (peut-être Prisonniers du Temps)
    l’Armée des 12 Singes
    Terminator
    (et peut-être Interstellar mais je suis pas sûr)

    • et juste au cas où: non Retour vers le Futur n’est pas dans ma liste car il se vautre (moins gravement que d’autres certes mais néanmoins)

  42. Dans le trio des choses à ne pas mettre dans un scénario, je dirais plutôt « Dieu OU la magie surpuissante », « les voyages dans le temps » et « dans l’espace ». Il y a toujours 2 composantes qui détruisent la cohérence du script : les trop grands pouvoirs qui perturbent l’échelle des pouvoirs, et la dimension spatio-temporelle.

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