Terminator – Dark fade

« Odieux, attends ! »

La voix retentit à l’instant exact où je m’apprête à franchir les portes du cinéma. Je me retourne pour faire face au vil individu qui a besoin d’une bonne leçon de vouvoiement, et découvre avec stupeur un homme roulant des yeux fous, la cravate rouge dénouée, plusieurs boutons manquant à son veston. Il me rappelle fortement quelqu’un, mais en moins bien.

« Ne rentre pas dans ce cinéma ! Je suis toi-même, revenu du futur pour te prévenir !
– De ?
– De ne pas aller voir Terminator : Dark Fate ! C’est une sombre bouse ! Tes nerfs seront mis à rude épreuve. »

J’avoue que je me déçois un peu.

« Ah bravo, c’est malin. Tu viens de créer un paradoxe.
– C’est-à-dire ?
– Eh bien, en m’empêchant de rentrer dans le cinéma et de devenir fou, je n’ai plus de raison de revenir dans le passé pour me prévenir que le film est une daube. Ce que je savais déjà un peu, note. Ce qui veut dire que… »

Je consulte ma montre et inévitablement, une voix se fait entendre tout près de nous.

« Odieux un ! Odieux deux ! Attendez ! »

Nous nous tournons pour faire face à un troisième moi-même.

« Laisse-moi deviner : tu es venu du futur prévenir l’autre moi-même qu’il ne doit pas venir me prévenir de ne pas aller au cinéma, sinon je n’irai pas et il n’y aura plus de futur où j’ai une raison de revenir dans le passé pour m’empêcher d’y aller ? Donc au final, je verrai le film quand même ? 
– C’est ça.
– Alors oui, mais par conséquent, si je voulais voir le film, mais qu’on m’en a empêché, mais que grâce à toi j’y vais quand même, je vais devenir fou et… »

Pouf. Un quatrième larron surgit à nos côtés et s’approche avec la démarche de celui qui a un message important à livrer.

« Toi, tu es venu prévenir Odieux trois que s’il nous prévient qu’il ne faut pas me prévenir de…
– Non, moi je suis juste venu vous dire que les voyages dans le temps, c’était naze et vaguement ingérable, je propose donc que l’on arrête. »

Nous l’applaudissons tous trois pour mon bon sens.  Et puisque j’ai décidé de ne pas construire de machine à voyager dans le temps, je n’ai qu’à attendre quelques secondes pour que mes clones disparaissent dans l’éther. Diego, qui tout ce temps, suait à grosses gouttes à l’idée d’avoir plusieurs patrons, soupire, soulagé, avant d’afficher un air ouvertement confus.

« Alors oui patron, mais c’est impossible. Parce que vous avez décidé de ne pas construire une machine uniquement parce que vous êtes revenu du futur pour vous prévenir, il vous faudra donc… »

Je pose une main ferme sur l’épaule de mon veule serviteur.

« Silence, Diego. Arrêtons-nous là. Sinon, je vais utiliser ma machine à abréger le futur. » dis-je une main posée sur le manche du Mauser qui dépasse de ma veste.

Et tout cela de nous rappeler, chers lecteurs, qu’il existe deux méthodes principales pour gérer le voyage temporel : la première, où l’on estime que les actes dans le passé influencent le futur, et donc le voyageur temporel qui en vient, ce qui est particulièrement complexe, et la méthode plus basique, consistant à dire que le voyageur temporel vient d’une autre ligne temporelle. Et que ce qu’il changera dans le passé n’influencera pas le futur dont il vient. Ce qui a aussi un inconvénient : cela signifie que le voyage temporel ne sert strictement à rien, puisque le futur dont part le voyageur ne sera pas altéré.

Vous voulez un exemple ?

Version 1 : Skynet, sur le point d’être vaincu par John Connor, n’a aucun intérêt à renvoyer des Terminator dans le passé tuer John, car sans lui, il n’a plus de raison de renvoyer un Terminator dans le passé le tuer.

Version 2 : Skynet, sur le point d’être vaincu par John Connor, n’a aucun intérêt à renvoyer des Terminator dans le passé tuer John, car en fait, ça modifiera une autre ligne temporelle. Donc lui, là, tout de suite, sera vaincu quand même, ça ne l’aide en rien.

Bien sûr, vous pourriez écrire une histoire où Skynet est au carrefour de lignes temporelles qu’il peut percevoir, et grâce à son gros processeur, calcule ce qu’il doit faire pour s’en tirer au mieux. Une sorte de joker permettant d’éviter les obstacles un et deux. Oui, on pourrait écrire une histoire comme cela.

Mais à la place, on a écrit Terminator : Dark Fate. Alors, bon divertissement ou jugement dernier ?

Spoilons, mes bons !


L’affiche : Quand tout, absolument tout est couleur flammes, avec une explosion géante, cela s’annonce bien.

Tout commence… avec des vieilles VHS de Sarah Connor à l’hôpital psychiatrique.

Car rappelons que fut un temps, Sarah Connor était internée. Il faut dire qu’à force de raconter à tout le monde que dans le futur, un ordinateur du nom de Skynet allait transformer l’humanité en kebab, et qu’en attendant ce jour, il renvoyait des robots tueurs dans le passé pour tuer toute la famille du futur chef de la résistance, bon. On lui a fait une paire de grosse piqûres, on lui a enfilé une jolie chemise avec les manches qui s’attachent devant, et le seul robot à qui elle avait affaire désormais, c’était le distributeur automatique de Xanax. Non parce que ses histoires, c’était bien gentil, mais à une époque où l’on estimait que le futur, c’était les disques dur de 1Go (rendez-vous compte !), son histoire d’ordinateur pouvant gérer plus de deux tâches sans ramer, ça ressemblait quand même bien à du pipeau.

Puis est arrivé Terminator 2 : Skynet a re-tenté de tuer Sarah ainsi que son fils John Connor, a re-planté l’affaire, et Sarah a pu profiter de l’occasion pour non seulement prendre la poudre d’escampette, mais aussi changer le futur pour contrecarrer les plans de Skynet. Résultat ?

« Ça c’est le futur sans Sarah Connor© », nous explique notre héroïne en voix off, alors que les images d’une terrible bataille côtière entre robots et humains se déroule devant nos yeux.

« Et ça, c’est le futur grâce à Sarah Connor© !« , nous dit Sarah alors que nous découvrons la même plage, mais paisible et baignée de soleil, où des enfants s’amusent.

Avec Sarah Connor©, zéro robot, zéro bobo !

Oh, n’y pensez pas : j’ai déposé ce slogan, vous ne m’aurez pas.

Mais revenons, justement, à ladite paisible plage.

Car nous y retrouvons justement Sarah Connor, encore relativement jeune, avec John, lui encore relativement enfant, peu après les événements de Terminator 2. Ils sont sur le point de se faire un petit cocktail pépouze, quand voici que de nulle part sort, vêtu d’un terrifiant bermuda… un autre Terminator ! On le reconnait tout de suite à ses chaussettes dans ses sandales. Et le vilain robot de dégainer un gros fusil à pompe, et de s’en servir pour faire un gros trou dans le jeune John Connor. Voilà, comme ça, on ne perd pas de temps, et toute la salle est heureuse d’enfin voir un enfant de film américain avec une coupe au bol recevoir son juste châtiment à l’écran.

En tout cas, moi, j’applaudissais en jetant des regards entendus à mes voisins.

Le Terminator, lui, consulte sa montre : il est 14h43 et il a fini sa journée de travail. Bon, eh bien c’est pas tout ça, mais il va s’en aller, hein. Sarah, furieuse, le crible de balles avec un petit pistolet, mais cela ne fait pas grand chose au robot, si ce n’est causer quelques cicatrices à sa peau synthétique, ce dont il se fout un peu tant il n’est pas conçu pour la drague (retenez ceci, vous allez voir). Il poursuit donc sa route en sifflotant, laissant Sarah aller pleurer son fils, puisqu’avec la moitié de son torse en moins, celui-ci fonctionne beaucoup moins bien maintenant. Déjà qu’il était question qu’il n’atteigne pas le CE2 vu son niveau, visiblement, il ne va même pas arriver à finir ses vacances.

« Bon ben voilà, j’avais oublié un détail : c’est que Skynet, fort prévoyant, avait par sécurité envoyé dans le passé plusieurs Terminators pour bourrer mon John. J’ai donc sauvé l’humanité, mais pas mon fils, ma bataille, le fruit de mes entrailles. Ce qui est quand même un peu naze. » nous explique Sarah, toujours en voix certes off, mais surtout bougonne.

Voilà. Terminator 1 & 2 conclus en une minute dès l’intro, ça c’est du travail sérieux. On sent qu’il y a eu un gros boulot scénaristique sur ce film.

Et puisque ce n’était que l’introduction, que diriez-vous de passer au gros du sujet ?

Alors bondissons dans le temps, pour nous rendre, de nos jours, ou plutôt de nos nuits… à Mexico.

Et plus précisément, sur un pont de la ville où se déroule un étrange phénomène : tout se met à geler. Et d’énormes éclairs commencent à jaillir de nulle part. Puis, une boule d’énergie se forme au beau milieu du tablier, désintègre un bon bout de celui-ci… et en tombe une madame toute nue qui se mange la moitié des barres d’acier installées sous le pont dans sa dégringolade, avant de s’écraser au sol comme une bouse.

La scène surprend les deux jeunes Mexicains qui au même moment, essayaient de copuler en paix sous le pont.

« Raaah, mais c’est pas vrai ! On ne peut plus baisouiller tranquille par ici ? Viens Maria, on s’en va !
– Calme-toi José, note qu’empêcher les gens de faire du sexe en leur envoyant des femmes nues, c’est quand même assez original. »

Convenons-en.

Les deux compères s’approchent tout de même du corps nu puisqu’après tout ce qu’elle vient de se manger dans la bouche, ils doutent que la damoiselle soit encore vivante.  Et pourtant : elle bouge. Elle a juste l’air complètement à l’ouest. Encore une qui ne tient pas la tequila.

« Comment a-t-elle pu survivre à ça, Maria ? Elle a caressé avec les dents la moitié des poutrelles du pont avant de faire une chute de vingt mètres !
– Elle n’est peut-être pas humaine ?
– Mais ? Qu’est-ce qui te fait dire ça ?
– Elle a gelé la moitié du pont en arrivant : c’est peut-être la Reine des Neiges ? »

Pas bête. Hélas, nos deux amis réalisent que la coupe de cheveux fort particulière de la dame nue la rapproche plus de la conductrice de la sableuse départementale que de la reine des neiges. La magie retombe, et plus encore lorsque déboulent à toute allure des voitures de la police mexicaine venues voir de quoi il retournait, et qui tombent donc nez à nez avec deux jeunes gens en train de traîner une gringa nue et visiblement droguée. C’est le moment, je crois, de lâcher le célèbre « Ce n’est pas du tout ce que vous croyez !« , qui ne marche jamais, mais qui est toujours de bon ton dans n’importe quel film aux dialogues limités.

« Non mais vraiment ! Je vous assure M’sieur l’agent ! Moi, je voulais tranquillement couchailler avec Maria ici présente, et voilà que cette madame nous tombe dessus, déjà toute nue ! J’en ai marre, de ces gringas qui viennent faire du tourisme sexuel ! Elles pourraient demander avant de se joindre à nous ! »

La police ne l’entend pourtant pas de cette oreille, et soupçonne les jeunes gens d’être des kidnappeurs. Maria et José vont donc se faire embarquer, lorsque, oh ! La dame nue reprend ses esprits, et avec une vitesse bluffante, éclate le nez de tous les policiers du secteur, les laissant tous sur le carreau. Ses deux amis mexicains n’en croient pas leurs yeux.

« Wouaw ! Heureusement que vous étiez là, sans vous, nous aurions eu de gros ennuis ! » s’exclame José.

Que ? Quoi ? José, tu as suivi le film ? Si elle n’avait pas été là, à l’heure actuelle, tu serais en train de faire l’hélicoptère indien avec Maria en poussant des grognements rigolos. Mais à la place, tu es désormais au milieu de policiers qui ont le groin en sang et qui savent que tu as quelque chose à faire avec cette histoire. Serais-tu un peu con, à tout hasard ?

Toujours est-il que José change vite de ton malgré tout, car la jeune femme qu’ils viennent d’aider l’oblige à lui donner ses vêtements. Puisqu’elle est plus taillée comme un José que comme une Maria. Cela fait, elle prend leur voiture, histoire de bien les remercier comme il se doit de leur aide, et se barrer. Je crois qu’il manque juste le passage où elle leur fait un doigt par la fenêtre en partant.

Laissons donc notre amie disparaître dans la nuit, et attendons que le matin se lève pour nous rendre non loin de là.

Et trouver Daniela « Dani » Ramos, une jeune ouvrière mexicaine qui est évidemment super gentille, comme tous les habitants de son quartier miteux, selon le bon vieux principe des scénaristes paresseux qui veulent éviter les ennuis sur Twitter : « Tous les pauvres sont des gens sympas« . Ainsi, elle achète le petit-déjeuner pour toute sa famille, les médicaments pour son vieux papa, et se rend à l’appartement familial où règne une ambiance chaleureuse. Puis, avec son frère Diego, tous deux se rendent au travail.

Diego : un excellent prénom pour un personnage dont l’on se soucie peu, si vous me permettez.

D’ailleurs, j’ai un peu soif : tu iras me chercher un brandy, mon bon, le carafon du salon est vide.

Que disais-je ? Ah oui, le travail : Dani et Diego se rendent donc à l’usine locale, où ils découvrent, scandalisés, que le poste de Diego a été… remplacé par une machine.

Diego, qui a lui-même l’air d’avoir compris qu’il ne ferait pas long feu vu son rôle.

« Comment ? On nous remplace par des machines ? Alors ça !
– Du calme, Dani. Ce n’est pas très crédible.
– Quoi ? De jouer une ouvrière de 2019 qui a l’air de n’avoir jamais entendu parler d’automatisation de sa vie alors qu’elle bosse dans une usine moderne ?
– Aussi, mais surtout, tu ne trouves pas étonnant que l’on ne soit pas au courant ? Du genre hier, en quittant mon poste, elle n’était pas là, cette machine, et ce matin, pouf, je suis remplacé ? Façon « Oh non, c’est encore un coup de ces maudits ninjas qui viennent monter des machines en douce la nuit venue » ?
– Tu as raison.
– Ah oui ?
– Oui. Je vais aller demander à notre supérieur qui est le con qui a laissé les vasistas ouverts cette nuit, ça permet aux ninjas monteurs de machines de rentrer la nuit venue. »

Hmmm. Vous savez quoi ? Retournons plutôt dans l’immeuble de Dani, car il s’y passe des choses peu banales : éclair, gel, boule d’énergie, et paf, mec à poil qui tombe du ciel, juste devant une des voisine des de Dani.

« Mais ? Bordel, c’est quoi tous ces personnages nus qui apparaissent dix mètres au-dessus du niveau du sol voire juste en-dessous quand il s’agit d’un pont lorsqu’ils se téléportent ?
– Pardon madame. Notre machine a été codée par les mecs de Ghost Recon.
– Tout s’explique. Quoique non, pourquoi êtes-vous tout nu ? »

Et l’homme à poil, qui a l’avantage d’être typé comme un local, de soudain faire apparaître sur lui des vêtements. Car vous l’aurez compris : c’est un Terminator. Et comme dans Terminator 2, il est en partie composé de métal liquide lui permettant d’imiter n’importe quoi, sauf, bien sûr, ce que porte Cristina Cordula parce que bon, faut pas déconner quand même. Le phénomène n’en choque pas moins la dame, qui lui hurle « Mais pourquoi vous n’avez pas juste piqué des fringues sur le fil à linge à côté de vous ? » pendant qu’il se rend à l’appartement de Dani, et n’y trouve que son père. Qui s’étonne de voir un jeune homme prétendant être son ami se pointer à l’heure où elle bosse, et surtout, en l’appelant « Daniela » au lieu de « Dani ».

Autant vous dire que le Terminator étant grillé, il retourne la politesse au vieux monsieur. Et décide, puisque Dani est à l’usine, d’aller y rendre une petite visite sous les traits de son papounet fraîchement décédé. Oui : il est taquin.

Mais sur place, une autre personne vient d’arriver : c’est la jeune femme du futur ! Qui elle, pour s’infiltrer, est obligée de nous rejouer les plus grandes scènes de Hitman, par exemple, en assommant des gardes de l’usine en douce avant de leur piquer leur tenue. Et évidemment, personne ne remarque quoi dans le personnel de l’usine, du genre « Salut Raoul ! Alors, on s’est rasé la moustache et on a changé de sexe et de couleur ? Allez, à tout à l’heure à la cantoche !« . Non, vraiment, les gens ayant déjà joué à Hitman verront de quoi je parle.

C’est donc autour du poste fraîchement automatisé de ce pauvre Diego que tout le monde va se rencontrer.

Ainsi, le jeune homme est très étonné de voir son père débarquer à l’usine avec à la main, une boîte à goûter. Et expliquer que justement, il apporte les tacos que ses enfants avaient oublié à la maison. Diego sourcille : que nenni ! Jamais il n’aurait oublié ses tacos ! Plutôt mourir ! Ne serait-ce pas plutôt le vieux qui aurait oublié ses pilules ?

« Bon, concernant les ninjas, j’ai dit au patron d’installer des tapettes la nuit et… Papa ? Que fais-tu ici ? »

Zut ! C’est Dani qui revient du bureau du patron pile à ce moment-là. Et est fort surprise lorsque son pater commence à faire des trucs bizarres, comme transformer la boîte à goûter en métal liquide, puis en pistolet, et lève l’arme en direction de sa fille. Oui, vous avez bien deviné : c’est le Terminator camouflé, et surtout, il fait tout leeeenteeeement façon « HOLALA JE VAIS TIREEEER ATTENTIOOOOOON ! QUE PERSONNEUH NE M’EN EMPÊCHEUH ! »

Et, vous ne vous y attendiez pas j’en suis sûr, avant qu’il ne puisse tirer, il ramasse des coups de fusil à pompe dans la bouche, et se retrouve projeté au sol sous les impacts.

On découvre alors que, s’il-vous-plaît, ce n’est pas n’importe quel Terminator : c’est un Terminator en métal classique bien solide avec seulement un enrobage en métal liquide. Une sorte Mon chéri robotique, si vous préférez. Sauf que la cerise veut votre mort.

Vous devinez aussi, fort justement, que c’est l’autre voyageuse temporelle déguisée en garde qui a ouvert le feu sur le vilain Terminator. Elle attrape aussitôt la main de Dani qui ne comprend pas bien ce qu’il se passe. Certes, d’accord, son père par terre laisse voir au travers de ses blessures un étrange squelette métallique. Mais bon, c’est p’têt’ sa prothèse de hanche, se dit Dani ?

« Viens avec moi si tu veux vivre ! » lui lance la femme déguisée en garde pour changer de sujet.

Dani cligne des yeux.

« Aaaaattendez. D’où vous me parlez en anglais ? Je suis une pauvre ouvrière mexicaine, vous croyez qu’on parle tous couramment la langue des gringos ?
– Ah merde. Oui, flûte heu… VINO CONMIGO SI TE GUSTA LA VIVIDA MUCHO »

Notons que l’on a beau voyager dans le temps, ça ne permet pas de rattraper ses années à glander en cours d’espagnol.

Mais non, rassurez-vous : par un incroyable hasard, il se trouve que Dani est parfaitement bilingue. Sa nouvelle amie peut donc la tirer par le bras hors de l’usine, en lui disant que le mec qu’elle vient de fusiller à bout portant n’était pas son père (le fait que ce soit un robot blindé aux yeux rouges aidant un peu). Diego les suit, et tous trois grimpent dans une voiture pour filer d’ici à toute allure.

Comme toujours, les autres ouvriers, ainsi que la sécurité de l’usine, se sont tous téléportés entre deux scènes pour ne pas déranger. Ils sont comme ça. Sympas.

Dans la voiture des fuyards, la conductrice s’explique promptement.

« Je m’appelle Grace ! Je viens du futur pour te sauver les miches, Dani. Ton père est mort, tué par cette machine qui a pris son apparence. Et maintenant, il veut te tuer, toi !
– Mais pourquoi moi ?
– PARCE QU’IL EST MÉCHANT ! »

C’est, peu ou prou, la seule explication que Grace donne. Sans compter qu’elle est bien vite interrompue par le Terminator qui a volé… un camion de chantier. Et poursuit nos héros avec jusqu’à l’autoroute, ce qui occasionne quantité de carambolages, de morts, de tirs entre les véhicules, et de cascades que nous passerons parce que par écrit, « Cracaboum vroum« , ça rend moins bien. On retiendra de tout cela que le Terminator a surtout un pouvoir intéressant : il peut détacher sa partie en métal liquide de son squelette en acier. Faisant qu’il peut techniquement se dédoubler : durant la course poursuite, il laisse ainsi son squelette conduire le camion, pendant que le reste de lui-même part à l’attaque du véhicule de nos héros.

Voici le Terminator, avec ici sa chair en métal liquide d’un côté et derrière son squelette blindé de l’autre. Personnellement, j’aurais remplacé le squelette par un autre Terminator en métal liquide plus petit. Lui-même en contenant un autre, plus petit, etc. Des sortes de matriochkitors, si vous voulez.

Bon, ça c’est ce que le film veut que vous reteniez. Parce que personnellement, je retiens autre chose :

TOUT À L’HEURE TU AS TRANSFORMÉ TON CORPS EN FLINGUE, POURQUOI NE RECOMMENCES-TU PAS ?

Ah, le syndrome du méchant qui a un pouvoir super pratique qu’il n’utilisera plus jamais du film juste pour souligner l’incohérence. Vous vous souvenez de X-Men : Apocalypse où le méchant peut transformer ses ennemis en sable par la pensée, mais affronte les héros uniquement avec ses poings pour ne surtout pas gagner ? Là, c’est pareil : notre larron en métal liquide passe son temps à transformer ses bras en… poignards et à tenter de planter Dani.

Je ne sais pas. Peut-être qu’il a un succès Steam s’il l’élimine avec un couteau, allez savoir.

Le résultat, c’est que le méchant fait plus de trous dans le pare-brise de son camion (pour en sortir) et dans celui de ses ennemis (pour essayer de poignarder sa cible) que dans Dani. Jusqu’à ce qu’il finisse évidemment dans un carambolage qui provoque une grosse explosion. Qui ne le tue pourtant pas (on a encore plus d’une heure trente de film devant nous, merci), mais par contre, souffle le véhicule de nos héros, l’accidente, et dans l’affaire, Diego meurt un peu.

C’est ça, d’avoir un nom de second, eh.

Dani et Grace se retrouvent donc au beau milieu de l’autoroute à pied, alors qu’arrive face à elle le Terminator, qui s’est donc dédoublé en laissant son squelette arriver d’un côté et lui de l’autre. Que vont en penser les 500 témoins dans les voitures à l’arrêt tout autour ? Vont-ils disparaître entre deux plans ? Comment avez-vous deviné ? Et surtout, la partie est-elle perdue ?

Je viens de vous dire qu’il restait une heure trente de film, non ?

C’est donc à ce moment précis qu’un autre véhicule arrive en dérapant et qu’en sort une mamie avec un bazooka sur l’épaule (c’est typiques des vieilles dames) : SARAH CONNOR.

Sarah Connor, qui est évidemment devenue une caricature de personnage cool : grosses lunettes de soleil, pas une seule expression au moment d’envoyer des roquettes et des grenades sur ses adversaires, et quand il y a une grosse explosion suite à tout cela, elle y tourne le dos façon « Déjà vu. » On peut donc le dire : Sarah Connor est ridicule. Mais admettons qu’elle est efficace, puisque ses armes de gros calibres envoient vertement paître le Terminator et son squelette, et elle s’en va pour les achever lorsque…

Grace et Dani lui volent sa voiture pour reprendre leur fuite.

Ah, sympa ! D’ailleurs, Sarah est si contrariée de cette attitude pas très reconnaissante qu’elle en oublie d’aller finir ses adversaires, et que lesdits adversaires n’en finissent pas non plus avec Sarah Connor, grâce à un changement de scène qui tombe pile au bon moment. Du grand cinéma, vraiment. C’est tout de même un peu consternant de voir ce genre de ficelles dignes d’un court-métrage de lycéens, surtout dans un film à 185 millions de dollars.

Mais dois-je vraiment être étonné ?

Retournons plutôt voir comment les choses se passent pour Grace et Dani à bord de la voiture volée. Et franchement, ça ne va pas fort, puisque Grace commence à avoir de la fièvre et à ne plus pouvoir tenir le volant. Obligeant Dani, qui n’a jamais conduit une voiture de sa vie (elle a eu des cours intensifs d’anglais, mais pas le permis, donc, les ouvrières mexicaines ont leurs priorités), à prendre sa place. Mais après moult kilomètres, l’état de Grace s’aggrave, et elle est obligée de s’allonger à l’arrière de la voiture à claquer des dents.

« Mais qu’est-ce qu’il t’arrive ? C’est la bouffe locale, c’est ça ? 
– Non Dani… c’est parce que j’ai des augmentations… pour être capable d’affronter un Terminator, dans le futur, j’ai été modifiée. 
– Oh ! Comment donc ?
– Eh bien par exemple, j’ai des réflexes câblés qui me donnent +2D6 sur tous mes jets d’initiative, une interface d’arme dans mes yeux cybernétiques, et bien sûr, une armure dermale +2 qui…
– Non mais je m’en fous de ton cosplay de Shadowrun. Quel rapport entre tes augmentations et ta soudaine gastro ?
– Mes implants sont conçus pour me donner un boost puissant, mais temporaire. Après, j’ai besoin de tout plein de trucs pour me recharger. Des trucs chimiques. »

Dani hésite un peu, quand même. D’un côté, elle peut aller dans une pharmacie voir s’ils n’auraient pas ce dont Grace a besoin. De l’autre, elle pourrait aussi abandonner Dani sur une aire d’autoroute façon petit chien sur la route des vacances, et aller voir la police et lui demander de l’aide.

« Non… pas la police… ils ne peuvent rien contre un Terminator… » dit Grace, poussant Dani à choisir l’option pharmacie histoire de recharger les batteries de son garde du corps.

Alors que personnellement, j’aurais fait plus simple : je me serais simplement arrêté pour dire au premier passant venu qu’un certain Terminator avait dit « El Chapo est une lopette et la Vierge Marie suce des trucs pas clairs en enfer ». Avec ça, l’espérance de vie d’un Terminator au Mexique est réduite à environ treize minutes. On retrouvera juste de la drogue coupée au métal liquide durant quelques mois, mais on n’entendra plus jamais parler du larron.

Dani, moins joueuse, fait donc étape dans une petite bourgade en bord d’autoroute pour se rendre dans une pharmacie où Grace la suit, tenant à peine debout, et n’ayant pas le temps de montrer une ordonnance pour réclamer ses médicaments. Mais bon, c’est lorsqu’on lui propose de recharger ses batteries avec de l’homéopathie qu’elle sent qu’on se fout un peu de sa gueule et sort un pétard, braque comme elle le peut les braves tenanciers, et s’en va se servir en divers médicaments et seringues dans l’arrière boutique. Elle se vautre un peu en sortant, mais tombe peu ou prou dans les bras de… Sarah Connor !

« Alors les petits cons ? On vole la voiture de mamie qui était venue vous sauver les miches ?
– Mais ? Qui êtes vous, vieille madame ? Et comment avez-vous réussi à nous suivre jusqu’ici ?
– On va dire que grâce à mes pouvoirs de mémé hackeuse, j’ai réussi à pister le téléphone de Dani. Que je vais éclater pour que ça ne donne des idées à d’autres. Maintenant, ça suffit les questions, tas d’andouilles. Montez dans la voiture, on doit filer. Suivez-vous si vous voulez v…
– Non mais c’est chiant, en fait, arrêtez de dire ça. Caser des phrases tirées des autres films partout, ça fait fan service casé au forceps, on dirait du Star Wars. »

Dur.

Et la fine équipe de monter dans la voiture que Sarah a elle aussi probablement volée à quelqu’un pour les suivre, mais comme ce quelqu’un s’appelle probablement Jean-Jacques, on s’en fout.

À bord, c’est le moment de la grosse explication, pendant qu’à l’arrière, Grace est toujours en train de se remettre de ses mésaventures.

« Mais qui êtes-vous, mémé ?
– Je m’appelle Sarah Connor. Il y a des années, j’ai été visée, comme toi, par un Terminator. Il voulait me tuer pour empêcher la naissance de mon fils, John Connor. Tout ce petit monde était envoyé par Skynet, une intelligence artificielle qui dans le futur, tente d’éradiquer les humains. Grâce à moi, nous avons repoussé l’apocalypse. Sauvé des milliards de gens. Mais mon fils a fini par être tué. Alors maintenant, si on veut te tuer, tu peux parier que c’est parce que tu es la mère de celui qui mènera la résistance à Skynet à la place de John. Pas vraie madame derrière que c’est ça ?
– Grrggnnn… mrrrrgn…
– Holala, elle va vraiment mal, la fille du futur.
– Grrgnn… bordel, pourquoi ils n’avaient…. ce dont j’avais besoin… qu’en suppositoires ? Rrrbbmml… sacrebleu…
– Oh, on te parle !
– Du calme, Madame Connor. Moi, je m’appelle Grace et je viens du futur. Et votre Skynet, là, désolé de vous décevoir, mais jamais entendu parler.
– Ah ?
– Non, par contre, il y a une super intelligence artificielle nommée Légion qui essaie de tous nous tuer et envoie des Terminator dans le passé pour tuer Dani. Rien à voir, vous voyez.
– Ah oui, grosse différence : l’IA a changé de nom. Eh ben je suis contente d’avoir perdu mon fils pour changer une ligne d’un fichier texte, moi.
– C’est pour cela que j’ai été envoyée dans le passé : pour sauver Dani. Et c’est toujours pour cela que j’ai subi des augmentations : pour être à la hauteur.
– Oui enfin tes augmentations qui te permettent de combattre trois minutes avant d’être hors de combat, c’est quand même un peu naze. Non parce que j’ai vu le début du film : tu es arrivée, a tiré sur le Terminator par surprise, et donc, en fait, même avec l’avantage, tu ne peux pas le tuer. Donc en fait, tes augmentations te permettent juste de faire du rien, avant de devenir complètement inutile pour aider à mettre Dani en sécurité.
– Ça va hein ! Moi, c’est pas ça que j’avais demandé comme augmentations ! Non parce que maintenant, je peux faire des sauts de trois mètres de haut, mais toujours pas remplir un bonnet B ! Mais ce n’est pas le sujet : dites-voir Madame Connor, comment diable avez-vous su que nous serions à cet endroit de l’autoroute aujourd’hui, et plus encore, aux prises avec un Terminator ? »

Et là, accrochez-vous parce que là, nous entrons dans le moment où un scénariste s’est assis sur son clavier et a gardé le résultat.

« Eh bien je le savais parce que voyez-vous, depuis la mort de mon fils, je reçois parfois d’étranges textos. Qui me donnent le lieu et l’heure d’une arrivée de Terminator dans le passé. Et qui s’achèvent par « Pour John ». Ainsi qu’un smiley caca, mais passons. J’ai passé ma vie à me rendre à ces coordonnées, à tuer le Terminator au moment où il arrive, et à repartir. Et donc, j’ai reçu récemment la nouvelle de deux arrivées à Mexico, le même jour. C’est comme cela que je suis venue ici et que je vous ai trouvés.
– Mais… c’est pas logique du tout !
– Quoi, les textos anonymes ?
– Ça, passe encore ! Mais surtout : vous ne nous avez pas du tout trouvés à l’endroit où nous sommes arrivés ! Vous nous avez trouvé sur un coin d’autoroute où nous même n’avions pas prévus d’être, après un passage dans une usine que vous ne pouviez pas connaître !
– Vous voulez dire qu’en fait, ma présence ici est juste une énorme incohérence ? »

Sarah se promène toujours avec des armes pourtant incapables de tuer un Terminator, sinon le film s’arrêterait là.

Voilà. Ça, déjà, c’est relativement énorme en soi, puisque le film n’arriver pas à justifier la présence de l’un des personnages principaux. Mais surtout, il n’y a pas un truc qui vous choque un peu plus ?

Sarah a reçu le signal… de deux arrivées de voyageurs temporels. Donc, le Terminator et Grace. Or, non seulement Grace est gentille, mais dans Terminator 2, le Terminator était justement lui aussi sympa ! Ce qui veut dire que depuis des années… Sarah Connor ventile au lance-roquettes tous les gens qui débarquent du futur sans même leur demander ce qu’ils font là ! L’équivalent de minute men américains, saveur spatio-temporelle : « On aime pas trop les gens du futur, par chez nous ! Tu vas r’tourner d’où qu’tu viens, estranger ! » Ce qui signifie aussi que…

Pendant ce temps, dans le futur.

« Les mecs, je comprends pas : c’est le cinquième candidat qu’on envoie dans le passé prévenir de l’arrivée de Légion et qui se fait exploser par une vieille folle !
– Ouais, je sais. Moi l’autre jour, pareil, je renvoie dans le passé un type avec le remède contre la super-grippe de 2039 et paf, plus de nouvelles, et les gens meurent toujours.
– Je ne sais pas qui est cette vieille, mais à mon avis, elle bosse pour l’ennemi ! »

Voilà : Sarah Connor n’a donc non seulement aucune raison d’être là, mais en plus, son personnage est complètement neuneu, et si ça se trouve, joue contre son propre camp depuis des années. C’est fabuleux. Comment ruiner un personnage en un rien de temps. Dois-je rappeler que James Cameron s’est impliqué très fort dans l’écriture du film ? Je crois qu’il est temps d’aller l’installer dans la même maison de retraite que Ridley Scott. Vous savez, celle où on met le chauffage à fond en espérant qu’ils sèchent.

Mais attendez, nous n’en sommes pas au bout des choix d’écriture foireux. Ooooh, que non, jeunes ingénus.

Car la fine équipe finit par arriver dans une ferme isolée qui sert de planque à Sarah, puisque celle-ci vit désormais loin des Etats-Unis où elle est recherchée. L’occasion pour notre mamie préférée d’aider Grace à se remettre sur pied, même si les deux femmes se détestent ouvertement. Grace pense que Sarah est une vieille reloue qui se mêle de ce qui ne la regarde pas (c’est intelligent, comme position), et Sarah pense probablement que Grace est une lesbienne saveur camion, et gratte nerveusement le t-shirt Manif Pour Tous qu’elle porte sous son gilet pare-balles.

Mais c’est aussi le moment de parler d’une information cruciale : Grace insiste pour demander si Sarah ignore vraiment qui lui envoie ces textos. Et Sarah de dire qu’elle a réussi à vaguement localiser l’origine dans un coin du Texas, mais sans plus. Et Grace de s’exclamer :

« Attendez ! Ça ne peut pas être une coïncidence ! Car mon chef m’a dit qu’en cas de souci, c’est justement dans un endroit situé dans la même zone que je devais aller trouver de l’aide ! 
– Oh ! Tu aurais les coordonnées de cet endroit super secret que le Terminator ne doit surtout pas découvrir ?
– Oui… »

Attention… attention accrochez-vous…

« … mon chef me l’a tatoué sur le bide, regardez ! »

C’est à ce moment précis que j’ai poussé un grognement tel que la fourrière a inspecté deux fois la salle de cinéma à la recherche de l’animal exotique en liberté qui y rôdait. Non parce que vraiment, les gars, vous TATOUEZ les informations super confidentielles que l’ennemi ne doit pas trouver directement sur les soldats que vous lui mettez en face ? Mais bordel ? Et comment est-elle supposée lire sur son propre bide ? Même une collégienne qui écrit sur sa main est plus subtile !

C’est extraordinaire. C’est nul à un point que même moi, je n’attendais pas.

« Bon, eh bien voilà qui est très intelligent. Donc, que diriez-vous que nous allions tous là-bas voir de quoi il retourne ?
– Vous avez raison, Sarah.
– Je suis sûr que tout va bien se passer : moi, je suis une fugitive recherchée dans tous les Etats-Unis, aucune de vous deux n’a de papiers, et nous devons passer l’une des frontières les plus contrôlées au monde, le tout avec des coordonnées secrètes tatouées sur l’une d’entre nous. »

Un excellent plan, en effet. Et sinon, juste partir vous planquer ? Non ? D’accord, soit, faisons comme ça.

Cela tombe bien, puisque Dani, comme tous les Mexicains, c’est connu, a un oncle qui fait le passeur sur la frontière. Il n’y a donc qu’à aller le voir. Et à lui expliquer que Dani et ses amies ont besoin de passer la frontière en vitesse, car elles sont poursuivies par un robot du futur, mais ça va parce qu’elles ont avec elles Grace, qui est augmentée au point de pouvoir faire des trucs inutiles comme, par exemple, couper en deux une mouche en plein vol dans le sens de la longueur. Tu veux bien montrer à tonton, Grace ?

Et Grace de faire une démonstration. Non, vraiment. Je ne blague pas.

« Écoutez, votre histoire me paraissait complètement conne, mais maintenant que je vois que votre amie sait découper les mouches, cela change tout : okay, je vous aide. »

Lui filer du pognon eut été bien moins crédible scénaristiquement, vous l’imaginez bien.

Tout ce petit monde équipe donc son sac à dos, attrape sa gourde Minnie et lace ses chaussures de randonnée pour passer la frontière.

Sauf que ce qu’ils ignorent, c’est que pendant ce temps, le Terminator a utilisé ses grands pouvoir de machine pour se connecter à tout un tas de trucs et de machins, et grâce à notre monde fort connecté, il a retrouvé la trace de nos amis (et a failli perdre la raison en découvrant l’historique internet de Dani). Et compris qu’ils allaient tenter de passer la frontière. Et même, parce qu’il est très fort, il a deviné où. Ne lui reste donc plus qu’à prendre l’apparence d’une opératrice de drones travaillant pour les garde-frontières et à retrouver nos amis pour signaler à la maréchaussée qu’il y a une bande de sans-papiers qui tente d’entrer dans le pays, qu’il s’agit de gens super dangereux, qu’ils vont voler le travail des bons américains, manger des bébés et bien évidemment, cuisiner de la friture en écoutant La Cucaracha très fort. Monstres !

C’est plus qu’il n’en faut pour exciter tout ce qui porte l’uniforme à la frontière, et en un rien de temps, voici que toute la police américaine tombe sur nos amis.

Et faites bien attention, car le Terminator va faire le seul truc intelligent du film pour tenter de tuer son adversaire facilement : sitôt que Dani & co sont menottés, il fait plonger son drone sur eux pour tenter de voir qui gagne entre le front mou de Dani et un drone tombant du ciel lors d’un choc direct. Bon, il aurait pu le faire depuis le début, mais on va dire qu’il a du lag. Car sinon, c’est un plan qui semble relativement efficace.

Hélas pour lui, Grace et ses réflexes câblés réagissent promptement et poussent Dani en sécurité au dernier moment, alors que le drone s’écrase au milieu des policiers un peu étonnés de se recevoir l’équivalent d’un missile dans la truffe. Les histoires d’immigration, ça devient vraiment n’importe quoi. Grace, dans l’affaire, sent tout de même un peu le grillé, et a des bouts de drone plantés un peu partout dans sa personne. Non, ne soyez pas trop enthousiastes : elle vit encore. Eh oui. Moi aussi, j’en suis désolé.

Toujours est-il que toute l’équipe est envoyée dans un centre de rétention où tout y est pour souligner à quel point l’écriture est profonde : tous les migrants sont obligatoirement gentils (puisqu’ils sont pauvres, suivez !), tous les fonctionnaires sur place sont obligatoirement méchants (ils bossent sur une frontière, ils sont donc forcément crypto-nazis), et il ne manque qu’un poster « Vous avez vu ? On critique Trump ! » pour aller avec toute la subtilité de cette scène. Dani, qui est décidément fort rusée, tente d’expliquer sa situation aux garde-frontières, ce qui implique un passage avec un robot tueur du futur qui n’aide pas vraiment à la croire. Elle ne reçoit donc des agents d’état que moqueries et rires cruels. C’est vil.

Je ne sais pas pourquoi, mais je pense déjà savoir que tous ces vilains agents frontaliers vont mourir très vite.

Et ça ne manque pas puisque le Terminator profite du fait que tout le monde soit en cage à l’attendre paisiblement pour venir achever sa mission sur place. C’est donc avec un bel uniforme de la police des frontières qu’il se présente à l’entrée, demande où il peut trouver les nouveaux arrivants, et se prépare à tuer Dani avant qu’elle ne puisse remplir ses papiers de demandeuse d’asile.

Mais évidemment, rien ne va se passer comme prévu. Car Grace, qui de son côté je vous le rappelle avait un peu morflé lors de l’affaire du drone kamikaze, a été emmenée à l’infirmerie du centre de détention. Où les médecins constatent que c’est la plus grosse mule qu’ils ont jamais vu : elle transporte des tonnes d’objets suspects dans son corps ! Pas seulement des bouts de drone : elle a aussi plein d’implants bizarres ! Qu’elle n’est donc pas leur surprise lorsque la grande blessée se redresse d’un coup, tabasse tout ce petit monde, et se rue vers la seule personne encore consciente dans la pièce, une pauvre garde terrorisée :

« Toi ! Vilaine ! Dis-moi où sont les prisonniers ?
– Ici, on ne dit pas prisonniers, on dit des détenus en rétenti… »

C’est le vrai dialogue : la gardienne corrige la nana qui menace de la tuer. Hihihihi, elle est bêêêêête ! Je suis impressionné par ce film qui n’hésite pas à dire que les policiers sont bêtes, que les pauvres sont gentils et solidaires, et que Trump est méchant. Tant de courage et d’audace, on se croirait presque dans une bédé française.

Le Terminator passera d’ailleurs la plupart du film avec la tenue de pilote de drones des services anti-immigration histoire de bien rappeler subtilement qu’il est méchant.

Grace insiste donc :

« Bon, ils sont où ?
– Prenez à droite, au fond du couloir.
– Parfait ! Et maintenant MANGE MA MAIN DANS LA GUEULE ! »

Pour avoir arrêté ses amis ? Pour les avoir mis en danger de mort ? Pour avoir créé une situation qui risque de modifier le futur de manière dangereuse ? Nenni. Car Grace s’exclame :

« Ça, c’est pour avoir regardé mes parties intimes sans mon consentement ! »

Car comme c’est un personnage féminin, forcément, il ne peut s’exprimer que comme cela. D’ailleurs, mesdames, je suis sûr que lorsque vous survivez à une explosion et qu’on vous emmène voir le chirurgien le plus proche, votre principal problème est de savoir que le chirurgien n’a pas demandé votre avis avant de vous voir toute nue pour vous retirer les shrapnels du cuir. Ah, les personnages féminins des mauvais films modernes. Hmmm. Cette petite odeur de militantisme marketing qu’on ne peut s’empêcher de leur coller, c’est savoureux.

Il n’empêche que Grace est libre, et peut donc aller sauver ses amis en créant un certain chaos dans tout le centre de rétention, tout bêtement en libérant les prisonniers. C’est donc une émeute générale qui éclate, et qui permet à notre camarade de libérer ses compagnons, tout en ralentissant sérieusement le Terminator dans la panique. Et… ça alors ! Tous les policiers du centre qui avaient ri au nez de Dani sont tués par le robot dans l’affaire !

OH BEN ÇA ALORS !

À noter que pour d’obscures raisons, les policiers tirent peu sur le mec qui a des lames à la place des mains et qui plante tout ce qui bouge pour se frayer un chemin, y compris en charcutant des fonctionnaires du cru. Par contre, ils lui sautent dessus en grappes, probablement pour le tuer façon abeilles contre frelon asiatique : s’ils sont suffisamment dessus, ça devrait faire surchauffer le bousin et il mourra.

Hélas, la technique de l’abeille marche peu, et le Terminator reprend sa poursuite… pour manquer de peu ses cibles au moment où elles s’enfuient avec un hélicoptère volé.

À bord, cependant, Grace engueule Dani qui a demandé à ne pas décoller tant que Sarah n’était pas à bord, ce qui a failli tuer tout le monde.

« Écoute, Sarah, on s’en cogne, en fait !
– Mais Grace, c’est une vieille dame ! Elle n’a déjà plus beaucoup de temps à vivre, on peut au moins être sympa ! Et puis laisse-lui ta place assise dans l’hélico, steuplé.
– Non, Dani. Grace a raison.
– Sarah ? Que dis-tu ?
– Je dis que j’ai été à ta place, et que Grace a raison : moi, je peux mourir. Mais pas toi. Car tu dois donner naissance à…
– Apapap !
– Grace ? Pourquoi l’interromps-tu, elle te donnait raison ?
– Parce que j’ai gardé cette information jusqu’ici mais… tu ne vas pas donner naissance au futur leader de la résistance à Légion. Tu ES le leader ! »

Sarah est donc perplexe.

« Vous voulez dire… que Dani ne va pas donner naissance au remplaçant de John ? Elle est John ?
– Non, moi je suis mexicaine. Les jaunes, c’est… »

Hop. J’arrête cette blague ici, je la roule, je l’envoie à Radio Courtoisie et on reprend.

« …etits kikis.
– Je crois que quelqu’un a repris le fil de ce dialogue trop vite, Sarah. Mais oui : Dani est la future patronne de la Résistance. Laissez-moi vous illustrer ça avec un flasback du futur…
– Non ! Pas un flashforward ! »

Et nous autres spectateurs de découvrir l’histoire complète de Grace, qui était jusqu’ici apparue par de brefs flashs incomplets que j’ai préféré vous passer tant ils n’apportaient rien.

Grace n’était encore qu’une enfant quand le feu nucléaire a réglé le problème de la surpopulation, de la pollution et le cas de Greta Thunberg d’un seul coup. Elle a donc grandi dans les ruines, et son père a été tué pour une pauvre boîte de conserves tant les humains n’avaient plus rien à se mettre sous la dent. Un jour, elle-même a été braquée par des margoulins, lorsqu’est arrivée pour la sauver… Dani ! Qui avec de grands discours bien foireux sur le pouvoir de l’amitié et de la volonté, avait réussi à monter une milice, bientôt devenue une armée pour résister à Légion. Par la suite, c’est donc sous ses ordres que Grace a servi dans l’armée, jusqu’à une bataille où elle a eu bobo, mais où cela a été la bonne occasion de lui mettre des implants pour devenir super balaise, mais pas plus de trois minutes.

« … jusqu’à aujourd’hui. Alors ? Elle est pas cool mon histoire ?
– Zzzzz…
– Ouais, c’est ça, faites semblant de dormir, bande d’enflures ! Allez, maintenant que l’on a un hélicoptère, je nous emmène aux coordonnées où nous devions aller. Alors, qu’est-ce qui est écrit sur mon bidou, voyons voir… »

Pardon ? Une poursuite ? Des chasseurs de l’armée américaine qui tentent d’abattre cet appareil volé ? Nooooooooon. C’est connu, un aéronef volé, aux Etats-Unis, ça circule pépère. C’en est à se demander pourquoi nos amis mexicains ne s’en servent pas pour passer la frontière, finalement. Une fois de plus, tout cela est drôlement bien écrit.

Enfin… nos trois amies se rendent aux coordonnées, à savoir une maison isolée au fond des bois, avec un gros drapeau américain flottant dessus. Elles se posent non loin, et vont frapper à la porte pour savoir qui est ce gros déconneur qui envoie des textos avec des coordonnées de voyageurs temporels à Sarah. La porte s’ouvre et…

« WOPUTAIN C’EST LUI ! » hurle Sarah.

Lui, c’est le Terminator qui a tué son fils. Il est tout vieux mais a encore les cicatrices que Sarah lui avait laissées. Il pose un regard sur tout ce petit monde et salue poliment.

« Bonjour les petits amis. Vous voulez une bière ? »

Comment ? Le Terminator original va participer au film ? Ça alors, quel rebondissement ! Heureusement que ce n’était pas sur l’affiche.

Et Grace d’essayer d’empêcher Sarah de lui défoncer le crâne métallique à grands coups de petits poings de vieille dame, pendant que le Terminator, qui est décidément vraiment sympa, prépare des binouzes, coupe des petites rondelles de citron, enfin vraiment, un garçon charmant (et probablement relié à un quelconque site de cocktails). Ah, et accessoirement, oubliez la démarche mécanique de Terminator ou les expressions limitées, désormais, il est bien humain et parfaitement impossible à distinguer d’un bûcheron sympa vivant au fond des bois.

Bon, déjà, le Terminator qui n’en est plus vraiment un, c’est un peu naze. Mais attendez ! Il y a mieux ! Car le Terminator a chez lui… des photos de famille ?!

Je sais, ça fait mal. Mais prenez vos médicaments pour le cœur, parce qu’on va s’enfoncer. Vous êtes prêts ? Sarah, c’est à toi.

« Des… des photos de famille ?
– Oui, ça, c’est ma femme. Et là, c’est mon fils, Matthéo. »

Oui, c’est dans le film : le Terminator… a un fils. Et il s’appelle Matthéo.

Qui ?

QUI ?

QUI A EU CETTE IDÉE ?

* * *

Hollywood, un mardi, 15:02.

« Moi je te dis que James Cameron est aux fraises.
– Allons Roger, sois sérieux ! C’est un monstre du cinéma ! Le mec, il a un vrai instinct !
– Okay, ben regarde… je prends le scénario… tiens ? Quelqu’un a déféqué entre les pages ?
– Non, ça c’est la partie sur Sarah Connor qui tue tout ce qui traverse l’espace-temps sans poser de questions.
– Ah oui. Bon, bref… regarde je rajoute… le… Terminator… y… fonde… une… famille…
– Putain Roger, tu déconnes ! C’est gros, ça va se voir !
– Eeeeeet… il… appelle… son… fils… Matthéo…
– Roger, tu es un monstre.
– Dix dollars que ça passe. »

* * *

Et c’est passé.

Vivement le prochain Alien où on découvre que les xénomorphes se sont retirés dans une petite commune du Cantal où ils fabriquent des sabots sous le tendre regard d’Enzo, leur premier enfant.

Bien bien bien. Je sens que vous avez envie d’explications, tout de même, aussi, laissons le Terminator s’enfoncer dans la vase crasseuse du script.

« Je vous explique. En fait, Sarah, après avoir tué ton fils…
– Grobâtar !
– … je disais donc qu’après, eh bien, je n’avais plus rien à faire. Donc j’ai décidé d’étudier les humains pour mieux leur ressembler. Après avoir visionné 200 heures de Les Ch’tis à Miami, j’étais prêt. Et puis un jour, je rencontre une madame qui est embêtée par son mari. Bon, moi, réflexe, je tue son mari. Alors comme elle était très impressionnée, elle a décidé de rester avec moi, et comme elle avait un enfant, on l’a gardé. Et voilà.
– Et elle n’a jamais remarqué que tu ne dormais jamais ou que tu pesais 200 kilos au bas mot ?
– … naaaaan ! »

Sarah pose vraiment la question. Le Terminator dit qu’elle n’a vraiment jamais rien remarqué. Et sinon, le fait qu’il ne mange pas ? Non plus ? Non, vraiment.

Attendez, on s’enfonce encore un peu. Oui, je sais, on est déjà dans des profondeurs abyssales, mais ne sous-estimez pas la bête.

« De toute façon, ma femme et moi, on s’aime pas comme ça. C’est pas forcément physique.
– Attends tu… tu as découvert… l’amour ?
– Ui. »

Voilà. Prenez une grande inspiration : le Terminator découvre l’amour. Que voulez-vous que je vous dise ?

Ah ben oui, que ça continue.

« Et donc, maintenant, je vis de mon travail : je suis vendeur de rideaux. Et tout le monde m’appelle Karl à cause de l’accent rigolo que j’avais il y a des années. »

Je crois que le véritable titre est Terminator – La comédie romantique. Mais si quelqu’un a une autre explication, je suis preneur. Non parce qu’en plus, Sarah, qui n’a pas compris que cette séquence était une sorte de Vietnam pour neurones, continue à poser des questions.

« Mais atteeeends ! Pourquoi tu m’as envoyé des textos toutes ces années ?
– Parce que mes capteurs peuvent détecter les ondes causées par un déplacement temporel. Aussi, je t’envoyais les coordonnées d’arrivée. Car en découvrant l’amour d’une famille, j’ai aussi découvert ce que je t’avais pris. J’ai donc décidé de te donner quelque chose en retour : un but à ta vie. »

Si vous regardez par la fenêtre, là, tout de suite, en plissant les yeux, vous verrez peut-être une légère traînée dans l’azur : c’est mon clavier fraîchement lancé. Faites un voeu. Oui, moi aussi j’ai souhaité « Que ce film s’arrête« , mais ça a moyennement marché. Non parce que le Terminator a dû être programmé avec Open Office pour avoir été aussi facilement corrompu : le gars a accompli sa mission, il décide donc de balancer les coordonnées d’arrivée de tous ses copains venus en renfort pour qu’ils se fassent exploser la truffe.

C’est Skynet qui doit être content. Il a visiblement découvert l’amour, mais pas la fidélité. Sa femme appréciera.

« Tu as compris ? D’où le « Pour John ».
– Et le smiley caca ?
– Ça c’était pour rigoler.
– Il n’empêche que j’ai eu du bol que les voyageurs temporels du futur n’arrivent qu’à partir du moment où j’avais un téléphone portable avec textos.
– Je pouvais sinon t’envoyer des messages sur Tam-Tam.
– Bon, tout ça, c’est complètement con. Mais j’ai une dernière question.
– Bien sûr.
– Pourquoi Skynet n’existe plus dans le futur ? Puisque c’est Skynet qui t’a envoyé et que tu as réussi ta mission qui consistait, justement, à éliminer la menace pour se sauver ? Si Skynet envoie dans le passé des robots qui, quand ils réussissent, le font disparaître, c’est un peu con. Surtout que ça veut dire… que tu viens d’un futur qui n’existe plus et n’a donc pas pu t’envoyer. Alors ça ressemble quand même à une sacrée incohérence. Surtout que c’est pas pour balancer, mais pourquoi le scénario s’est emmerdé à dire que Skynet n’existait pas et qu’à la place, il y avait Légion ? Parce qu’en fait, ça n’apporte strictement rien à l’intrigue à part une incohérence de plus. Alors ?
– … MOI. PAS. COMPRENDRE.
– Petit rascal ! Tu parlais comme un humain il y a deux minutes !
– Bruitderreurwindows.mp3
– Espèce de petit frelampier ! Tu vas voir ! « 

Je vous laisse apprécier comment le scénario ne s’enfonce plus, ni ne creuse : là, il fond joyeusement en rejoignant le noyau terrestre.

En exclusivité, la couverture du script au moment de lancer la production.

Il n’empêche que grâce à ces non-explications absolument foireuses, nous avons donc désormais sur les bras un Terminator gentil et serviable. Et des gens ayant besoin d’aide. La famille du Terminator rentre d’ailleurs à la maison, et celui-ci explique que ahaha, pas d’inquiétude, les mesdames bizarres, c’est des copines. Bon, et si maintenant, on parlait plan de guerre et apocalypse à voix haute à deux mètres d’eux qui ne se doutent de rien ?

Faisons ça.

« Moi je propose de faire une killbox.
– Sarah ? C’est quoi une killbox ?
– C’est une box où tu killes.
– C’est astucieux. Bon, en fait, ton plan, c’est de tendre un piège au méchant Terminator ? Tu pouvais pas juste le dire comme ça ?
– Avec des anglicismes, ça fait plus sérieux. Je l’ai appris auprès des meilleurs consultants en consulting. »

D’ailleurs, on va vite s’y perdre si je vous parle de gentil Terminator et de méchant Terminator. Je propose donc de les appeler Karl pour le gentil, et Terminación pour le méchant, puisque c’est un Terminator qui par défaut, a une apparence qui sent bon la capacité à prononcer Tenochtitlan sans erreur.

« Alors oui mais pour ça, il nous faudrait des armes capables de le tuer.
– Ouais… comme des EMP ! Les ondes qui pourrissent tout ce qui est électronique !
– Astucieux, mais où trouver cela ? Sarah ? Une idée ?
– J’ai un vieux pote à l’armée de l’air pas loin d’ici, je suis sûr qu’il doit pouvoir me prêter une arme expérimentale, ils ont forcément ça dans un placard, l’armée, non ? »

Les vieux amis sont comme ça : vous leur demandez de sortir une arme expérimentale et paf, dans l’heure, ils vous la livrent. J’ai connu des pizzas qui arrivaient moins vite, mais, fi. Car nos amis décident qu’il est temps de reprendre l’initiative et d’aller claquer Terminación en premier. Karl se sépare donc de sa famille, qu’il avait prévenu : un jour, il devrait partir, et que cette fois, il ne reviendrait pas.

C’est si beau, cette histoire d’amour entre un Terminator et un personnage qui apparaît au moins 20 secondes à l’écran. Je pleure.

Toujours pas des larmes normales, ça a une couleur bizarre, mais je pleure.

Nos héros se rendent donc dans un bâtiment désaffecté situé non loin de la base aérienne où travaille le contact de Sarah pour récupérer l’arme à EMP dont ils ont besoin. C’est donc un fier officier qui se pointe sur place, avec à la main, une mallette contenant deux grenades capables de griller n’importe quel truc vaguement électronique. Mieux vaut donc le garder loin des pacemakers, sauf si l’on est d’humeur taquine ou que l’on a un grand besoin d’hériter en vitesse.

Mais alors que tout le monde est occupé de sujets passionnants, comme de savoir si du coup, les anti-ondes aiment qu’on leur lance des grenades EMP à la margoulette ou non, voici que Grace tend l’oreille.

« J’entends floupoufloupoufloupou.
– Un pédalo ? Ici ? 
– Non, Sarah. Ça ressemble plutôt au bruit d’un hélicoptère qui approche. Mes oreilles augmentées me donnent de gros bonus aux jets de perception.
– Tu veux dire que… hem… tu entends des sons que d’autres pensent impossible à percevoir ?
– Oui Sarah. J’ai donc tout entendu dans la voiture : il va falloir penser à consulter un gastro-entérologue. Et à manger moins gras. »

Mais il n’empêche qu’il y a bien un hélicoptère dehors et que… c’est ce petit rabouin de Terminación qui le pilote ! Et que fait-il ? Il éclate le pare-brise pour y passer un fusil d’assaut, et commence à joyeusement mitrailler le bâtiment. Tout le monde grimpe donc en vitesse dans la camionnette de Karl, et fonce jusqu’à la base aérienne voisine malgré les tirs. L’officier qui est avec eux utilise sa radio pour prévenir qu’il arrive avec un véhicule bizarre, mais qu’il faut laisser passer, par contre, que tout le monde serait bien urbain de cartonner l’hélicoptère fou qui les poursuit. Voilà une bonne idée ! Car une base aérienne ne devrait pas avoir de problèmes à abattre un aéronef qui…

Que ? Pardon ? Oh. En fait, c’est une base-aérienne dépourvue de toute défense anti-aérienne. Et qui ne fait décoller aucun chasseur. Ça doit être une base-aérienne post-réduction budgétaires : ils ont des armes expérimentales sans aucun rapport avec l’aérien, mais sinon, ils n’ont que des cerfs-volants. Voilà qui est intéressant. C’est donc à nos héros, en entrant sur la base, de décider de comment se débarrasser de leur ennemi. Et pour commencer, il serait bon de le semer, tant ils n’ont pas encore eu le temps de monter une embuscade bien propre pour lui laminer les servomoteurs comme il se doit.

« On a qu’à voler un avion ! Et de préférence, le plus gros et le plus lent possible ! Sans compter que je suis sûr que Grace qui n’a jamais été pilote de sa vie n’aura aucun souci à le faire décoller ! »

Bien bien bien. Eh bien faites comme vous voulez.

Tout le monde file donc voler un énorme avion de transport que de braves soldats étaient encore occupés à charger (ce n’est pas parce que la base est attaquée qu’il faut arrêter de bosser, non mais !), et Grace utilise les grands pouvoirs des trous scénaristiques pour expliquer qu’elle peut piloter cet avion qu’elle n’a jamais vu sans problème. Et hop ! Tout le monde décolle, avec bien évidemment l’inévitable rampe arrière ouverte, Terminación qui saute de son hélicoptère pour essayer de s’y accrocher, mais qui bascule finalement dans le vide quand on l’oblige à lâcher, sale bête.

« Parfait ! Et maintenant, je suis sûr qu’un avion militaire volé ne sera pas du tout embêté, et qu’on nous laissera nous poser où l’on veut ! » disent nos héros.

C’est vrai : un avion volé par des gens qui ressemblent fort à des terroristes, comment diable cela pourrait-il dégénérer ?

Chers scénaristes, il faut nous le dire si on vous fait chier, hein ?

« C’est rigolo, c’est comme strictement rien n’existait en dehors de nous ! »

Certes, deux chasseurs américains viennent encadrer l’avion, mais plus pour regarder ce qu’il fait que pour l’obliger à quoi que ce soit. C’est donc avec cette escorte improvisée que nos héros volent vers l’horizon dans la nuit tombée, lorsque soudain… un autre gros avion arrive derrière eux ! C’est Terminación ! Et il percute l’un des chasseurs ! Heureusement, l’autre se met en position et tirer pour venger son ailier, abattant ainsi l’appareil du…

Non, je blague : l’autre chasseur disparaît sans explication. Encore une histoire d’entre deux scènes qui aspire tout ce qui embête.

Alors, vous me direz : « Maintenant, pour tuer Dani, c’est facile, Terminación n’a plus qu’à jouer les kamikazes et à faire rentrer son avion dans l’autre ! »

Hohoho. Non, que croyez-vous que Terminación va faire ? Mais, ce qu’il fait depuis le début du film :

  • D’abord, il pète le pare-brise de son appareil (ce mec doit avoir une sorte de haine profonde de Carglass, je ne l’explique pas autrement, il a fait ça avec TOUS ses véhicules)
  • Il saute sur l’appareil des héros en transformant ses bras en lames parce qu’au couteau, c’est plus rigolo (et qu’il a toujours un succès Steam à débloquer).

Quant à son avion, il se contente de le laisser endommager l’autre appareil en se frottant très fort contre, mais sans le percuter. Résultat, malgré les efforts de Grace (qui met… l’auto-pilote, d’accord, en situation d’urgence, ça va aider), leur avion prend feu, et perd de l’altitude de plus en plus vite. Pendant qu’à bord, la bagarre éclate entre Terminación et… et tout le monde, en fait. Passons sur les acrobaties alors que l’équipage se retrouve en gravité zéro alors que l’appareil pique, et concentrons-nous sur leur plan : il y a, à l’arrière de l’avion, un véhicule militaire attaché à un parachute. Le plan est donc pour tout le monde de monter à bord et de se larguer, pendant que Karl retient Terminación à bord autant que possible.

Le véhicule est donc largué dans la nuit, son parachute ne s’ouvre pas sans quelques péripéties palpitantes (« Holala, je dois sortir grimper sur le capot pour tirer sur la ficelle !« ) et finit par atterrir… pile poil sur un barrage, dites voir ! Qui était peuplé de hordes d’ouvriers et d’agents de sécurité mais qui… oui, là encore, disparaissent entre deux scènes ! Comment avez-vous réussi à encore deviner ?

Du grand cinéma on vous dit. Je vous redonne le budget ou ça ira ?

Incroyable coïncidence, figurez-vous que l’avion endommagé s’écrase, alors qu’il volait en ligne droite et à folle allure PILE au même endroit que la voiture blindée parachutée derrière lui ! C’est quand même incroyable, les coïncidences. Sûrement une modification brutale de la gravité. Ou juste un peu plus de caca scénaristique. C’est donc sur un barrage endommagé et en feu qu’a lieu l’affrontement final, puisque comme vous l’imaginez, aussi bien Terminación que Karl ont survécu au crash.

Dans la bagarre, le véhicule parachuté où se trouvent encore Dani et Sarah tombe à l’eau, et malgré les milliers de tonnes d’eau qu’il se prend sur la tête, il va bien. Mieux, une fois au fond de l’eau, on découvre qu’il est parfaitement hermétique, puisqu’il ne prend quasiment pas l’eau, voire pas du tout en fonction des plans. Dani peut même allumer les phares en paix histoire de rigoler un peu et voir s’il n’y aurait pas des poissons. Non, vraiment : elle allume les phares de son véhicule coincé au fond d’un déversoir de barrage. Je sais.

Sauf qu’à défaut de mérou, elle aperçoit dans la lumière des phares Terminación, qui vient essayer d’en finir avec eux en s’attaquant à…. à ?

Mais oui ! Au pare-brise ET avec ses bras en métal liquide transformés en lames ! Après tout, on n’a vu cette scène que, quoi ? Quatre ? Cinq fois dans ce film ?

Je suis las. Et vous aussi, plus que probablement. Finissons-en vite.

Dani et Sarah parviennent malgré tout à s’échapper du véhicule englouti parce que vous savez, la pression de l’eau au-dessous d’un barrage, on la sent à peine et il n’y a quasiment pas de turbulences aquatiques pour vous empêcher de nager pépère. Je pense que les Jeux Olympiques ne sont pas loin pour nos héroïnes. Tout le monde se retrouve donc à la surface, et découvre que les armes EMP ont été détruites dans les combats. Flûte ? Que faire ? On réfléchit peu, et on finit par rentrer à l’intérieur du barrage, où Terminación arrive et fait face à toute l’équipe. Il s’adresse à Karl.

« Toi ! Je t’ai scanné, tu es comme moi ! Pourquoi les aides-tu ?
– Parce que j’ai été comme toi. Envoyé dans le passé. Par une intelligence artificielle qui a échoué. »

Terminación fronce très fort ses sourcils.

« Quel rapport avec la choucroute ?
– Maintenant que j’y pense, c’est vrai que…
– Et puis si tu as réussi ta mission, pourquoi cela a fait échouer l’IA qui t’a envoyée ici ?
– Je… heu… BON ON SE TAPE OUI OU NON ? »

Car jusqu’au bout, rien ne nous sera passé : le film se roule dans ses propres excréments.

Le combat s’engage, et disons-le, c’est tout nul et ressemble comme trop souvent à un téléfilm M6 : Terminación combat avec ses bras épées (non, il ne veut toujours pas les transformer en armes modernes plus efficaces), mais dès qu’il touche un héros, hop ! Il les transforme en poings pour ne pas leur faire de mal. Ahlala, qu’est-ce qu’elles sont gentilles, ces machines tueuses ! Ainsi, Sarah se fait tabasser/jeter au travers des lieux deux-trois fois sans jamais que Terminación ne pense à lui mettre un coup d’épée dans la truffe.

Il en va de même avec Karl, qui parvient à saisir Terminación et… hmmm… sachant qu’il est à un mètre d’une turbine qui tourne à pleine vitesse, ne devrait-il pas le jeter dedans ? Allez, non ! Il le jette… contre une barrière. Non parce qu’on ne sait jamais : peut-être qu’il résiste aux crashs d’avion mais qu’une barrière, ça peut l’arrêter pour de bon !

Ce truc a dû être écrit par les mêmes personnes qui font les plans vigipirates.

Finalement, et après toujours plus de bagarre, tout le monde se dit que eeeeh mais attends ? Et siiii on poussait ce gros naze dans la turbine la plus proche ? Ce qui est fait, et marche plutôt pas mal puisque cela broie en partie le squelette blindé du méchant, et lui râpe sa couche de métal liquide comme du vulgaire fromage à raclette. La chose produit tout de même une sacrée explosion, qui disperse tout le monde aux alentours.

Mais… Terminación n’est pas encore fini, contrairement à ce que son nom indique ! Ce n’est plus qu’un gros squelette d’acier lourdement endommagé et sans métal liquide, mais il bouge encore. Grace peut-elle l’arrêter ? Hmmm… voyons voir… ah, non, dans la bataille, elle a elle-même pris cher, et est mourante. Dani est à son chevet.

« Grace ! Relève-toi ! Tu dois péter la gueule de cette espèce de Nécron, là !
– C’est trop tard… je meurs, Dani… mais c’était prévu…
– Pardon ?
– Oui… tu m’as renvoyée dans le passé pour te protéger, mais surtout… pour ce moment. Tu dois prendre la source d’énergie qui alimente mes implants… et la planter dans ce monstre. Cela le surchargera. Et le tuera »

Dani réfléchit.

« Mais attends, c’est très con ?
– Que… non, attends, c’est héroïque !
– Que dalle ! C’est débile ! Tu veux dire que je t’ai juste renvoyée dans le passé pour servir de mule en transportant dans ton corps la seule arme pouvant tuer le Terminator ?
– C’est… oui, c’est ça ?
– Et la source d’énergie, elle fait quelle taille ?
– Elle tient dans la main.
– Et à aucun moment on s’est dit dans le futur « Tiens, si on lui greffait tout connement une boîte dans laquelle on met des sources d’énergie de rechange comme ça elle pourra les utiliser directement » ? Ou tu n’as pensé à me dire que ce truc était sensible aux surcharges électriques ? Tu te rends compte qu’en fait, on vient de courir TOUT le film pour me dire à la fin que tu avais la solution depuis le début ? »

Sarah et Dani, au moment où Grace leur explique qu’elle pouvait tuer le Terminator depuis le début, mais en fait, c’était plus rigolo de mettre tout le monde en danger.

Voilà. Niveau rebondissement, ça se pose là : Grace savait en fait dès la première scène comment tuer définitivement le Terminator.

Dani se demande si dans le futur, elle a été trépanée pour être devenue aussi bête. Puis, elle farfouille dans le bidou blessé de Grace pour lui arracher sa source d’énergie. Et accessoirement, parce que ce faisant, cela la tue, et vu comme elle avait planqué des informations cruciales depuis le début, c’est mérité. Grosse quiche !

Terminación, lourdement endommagé, a continué à s’approcher pendant que Dani expliquait à Grace que bien que mourante, elle n’en était pas moins neuneu. Notre guerrière latina plante par conséquent le vilain robot avec la source d’énergie de Grace (qui a une aiguille intégrée pour ce genre de situation, c’est bien pensé), et ce, dans l’œil rouge de la machine tueuse. Celle-ci titube, surcharge, et comme elle ne meurt pas assez vite et qu’il faut un autre sacrifice inutile, Karl, qui était lui aussi endommagé, arrive pour emmener avec lui le Terminator en surcharge dans une chute de vingt mètres, sur une plate-forme du barrage un peu plus bas.

Ce qui ne sert strictement à rien, sauf que Karl se retrouve pris dans la surcharge qu’émet le corps de Terminación, et meurt avec lui en se transformant en métal fondu, à défaut d’être liquide.

C’est… soit ? Mais pourquoi ? Parce que vous avez réalisé que la fin du film n’avait aucun sens et que vous avez décidé de cacher ça en balançant des sacrifices pour maquiller les trous ? Et si Karl meurt maintenant, d’ailleurs, qui, dans le futur, dit qu’en cas de voyage temporel, voici à quelles coordonnées se rendre pour trouver de l’aide ? Dani elle-même ? Auquel cas, elle pense à donner les coordonnées du Terminator, mais pas à renvoyer dans le passé Grace avec des sources d’énergie en rab’, voire un poil plus tôt pour qu’elle puisse tendre un piège à Terminación sans prendre de risques ? Et si vous me dites que « Non, elle doit refaire exactement la même chose pour ne pas modifier le passé« , alors quel intérêt puisque cela sous-entend que l’on peut modifier le passé, et donc, tuer Terminación avant qu’il ne cause des centaines de mort à lui seul, dont la famille de Dani, pour avoir justement un meilleur passé ?

Aaaah, les voyages dans le temps. Un ratage constant.

Il n’empêche que c’est gagné pour Sarah et Dani, nos survivantes, alors que faire ? Eh bien pour l’instant, elles se rendent en jeep devant l’école primaire où Grace est là, mais à cette époque, n’est qu’une enfant innocente (relativement à un enfant, s’entend, ça reste probablement un trou de balles à couettes). Les deux dames la regardent et s’en vont, laissant Grace dubitative puisqu’elle a bien vu qu’il y avait deux Mesdames suspectes qui la regardaient bizarrement. Elle demande donc au surveillant dans la cour d’appeler la police pour signaler un duo de pédophiles en maraude, pendant que dans la jeep, Dani prend une décision :

« Je vais tout faire pour que Grace ne doive pas mourir une fois encore. »

Que ?

C’est donc sur cette phrase que je vous laisse retourner pour comprendre à quel point elle poignarde le scénario une dernière fois que…

… FIN !

Voilà. Eh bien, sachant que James Cameron s’est mêlé de ce film, j’ai envie de dire : vivement Avatar 2.

Vous ai-je parlé des moments où Terminación oublie qu’il est en métal liquide et que donc, les coups de poing, ça devrait lui faire du rien ?


Et une fois de plus, en exclusivité, la première version du film.

C’est ce qui arrive quand on tire sur les voyageurs temporels sans poser de questions. Mais je préfère cette version : on sort plus vite de la salle.

 

 

76 réponses à “Terminator – Dark fade

  1. j’ai mal à la tête ! par ici la  » machine à abréger le futur  » ! qu’on en finisse , b***** !

  2. J’ai vérifié les coordonnées GPS : Mexico, Meeeeeeexiiiiiiiiicoooooooo pompompom pompompom, sous ton soleil qui chante et rit… Très bon spoil, les voyages temporels sont toujours foireux…

    • c’est pas vrai . d’ailleurs j’ai eu LA révélation au sujet du voyage dans le temps . ce serait trop long à développer ici ! sachez seulement que mon intellect avait été dopé à la suite d’un trip euh …. NON j’avais pas fumé mes chaussettes ! j’en porte jamais d’abord ! l’idée seule d’enveloppe-nougats me hérisse . croyez moi c’est tout .

  3. Bon, ben…. J’ai failli aller le voir, je suis content de ne pas l’avoir fait.
    Le problème du cinéma, c’est qu’on doive payer AVANT d’entrer dans la salle, et pas après, si le film nous à plu. Du coup, les films ne sont plus que des prétextes pour faire des bandes annonces aguicheuses pour remplir les salles, et peu importe ce qui ce passe ensuite.
    Mais ça marche à tous les coups, alors, pourquoi se priver. Hollywood à raison en fait.

  4. Nouvelle chronique absolument hilarante et malheureusement trop drôle pour être de mauvaise foi
    Ce film est un énième mollard adressé à la franchise, déjà diminuée avec T3 et T4 puis carrément dépecée par Genisys.
    Je dirais que Dark Fate est légèrement moins scandaleux, mais reste de l’ordre de l’ignominie. Scénario en carton (remake à base de fausses bonnes idées à la con, d’opportunisme gênant et de dialogues sans intérêt), incohérences révoltantes, réalisation atone et acteurs désœuvrés.

    « Si vous regardez par la fenêtre, là, tout de suite, en plissant les yeux, vous verrez peut-être une légère traînée dans l’azur : c’est mon clavier fraîchement lancé ». J’ai ri mai ri !!
    Merci encore.
    À défaut de me faire oublier ce nouveau carnage, je pourrais au moins en rire

  5. Le plus triste dans cette « histoire », c’est que notre cher Odieux Connard n’a même plus besoin d’être de mauvaise fois.

    « Monde de merde ! »

    • Malheureusement, je le pense aussi. OK, je n’ai pas vu le film, donc ma détection d’odieuserie est au point mort, mais vu toutes les critiques lancées contre ce film, à mon avis, on tient plus du véridique que de l’exagération.
      Et je sens l’auteur (le vrai) vraiment blasé, pour le coup, je n’ai même pas vraiment l’impression de lire le persona de l’Odieux, c’est dire…

      • Faites réviser votre détecteur d’Odieuserie(les technicos appellent ça « sens critique », chais pas pourquoi). Je n’ai pas vu le film, mais j’ai pu en détecter une, à deux reprises.
        Si vous ne voyez pas, il s’agit de l’observation comme quoi Sarah Connor dégomme probablement des résistants depuis des années. Il s’avère que le test du bazooka est assez efficace pour différencier un résistant d’un terminator, ce dernier disposant d’un squelette en titane un poil plus solide que son équivalent calcium.
        Mamie Connor ayant visiblement l’habitude de vérifier les cadavres, il est douteux de penser qu’elle n’ait pas remarqué qu’on l’ait envoyé tuer des humains et donc que les SMS n’étaient pas fiables.
        Mais il est vrai que le reste ne déclenche que quelques soubresauts sur mon propre détecteur, tant les incohérences sont intrinsèquement liés aux bases de la franchise, à savoir envoyer des gens à poil dans le passé, et les poncifs des films d’action des années 80.

      • Je vous accorde totalement le point que Sarah Connor soit assez sûre de dézinguer de la machine humanoïde et donc qu’elle puisse se fier aux SMS pour atomiser du voyageur temporel mécanique, cauhein.
        En fait, je ne compte pas le principe du voyage temporel comme une incohérence, mais plutôt l’enchaînement de scènes, d’oublis, de raccourcis scénaristiques comme « valables ».
        Il est certain qu’un film, de par sa nature et son format, crée des ellipses et ne colle pas à la réalité. Mais quand on tire (beaucoup) trop sur le fil, alors la suspension d’incrédulité fait mal et c’est ce point que je désirais pointer dans mon commentaire originel.

  6. « Sarah Connor n’a donc non seulement aucune raison d’être là, mais en plus, son personnage est complètement neuneu, et si ça se trouve, joue contre son propre camp depuis des années. »
    En fait Sarah c’est une SJW antifa.

  7. « ce mec doit avoir une sorte de haine profonde de Carglass » j’aurai plutôt pensé qu’il y était actionnaire

  8. Je suis estomaqué de voir le que les gens ont le temps de cracher sur tout à longueur de journée. On aime on aime pas, c’est humain, mais stop.
    Lancez vous alors, créez une boisé prod, écrivez un vrai « scénario » et sortez un film à votre goût. Et vous verrez d’autres personnes cracherons sur vous. Oui c’est pas le meilleur et après ? Ya des gens qui crèvent de fin et des dizaines de sites passent leur temps à laminer le cinéma. Bref

    • Le film est nuel et le scénario moisi. Si ça te convient parce que des gens meurent de « fin » tant mieux pour toi. Mais on a pas à manger de la bouse parce que d’autres ne mangent rien.
      Maintenant dis toi, puisque le sort des affamés t’obsède, que les millions de dollars dépensés par les producteurs ET les spectateurs auraient pu servir à nourrir un ou deux pauvres.
      Bref.

      • Fin excusez-moi correction de mon téléphone automatique. Honte sur moi. Quel violence. Je voulais juste dire simplement qu’il ya des sujet plus importants que les scénario hollywoodien, et que sur la toile, les principales actualités qui arrivent sur mon téléphone en ce moment c’est des critiques sur les films, même avant qu’ils sortent. Comme je dis on peut exprimer sont mécontentement, mais la sur c’est partout tout le temps. Pas obligé d’insulter non plus au sens figuré.
        Amicalement

    • La réponse à votre indignation est dans le titre de ce site, et accessoirement le pseudonyme de l’auteur (lequel a d’ailleurs la générosité de ne pas se cantonner au cinéma pour trouver son matériau ; je vous conseille en particulier l’exceptionnelle série d’articles sur Cinquante Nuances de Grey et la non moins épatante série sur les sites de coachs en séduction, qui me tirent toujours de francs rires malgré un certain nombre de lectures).
      Sur le fond, cependant, je trouve osé le « à longueur de temps » dans votre tirade : on est loin d’un article par jour pour descendre tel ou tel autre film. Et il y a une nuance entre critiquer une série d’incohérences et « cracher sur » que vous ne semblez pas avoir saisie.

    • c’est un peu le principe de ce blog, je t’invite à ne plus t’y rendre si le concept ne te plaît pas.

    • Je suis d’accord, c’est nul de critiquer un film alors qu’on va TOUS crever de… fin ! Ça suffit à la faim !!!

    • @Raz le bol
      Je suis estomaquée de voir le que les gens ont le temps de cracher sur tout à longueur de journée. On aime on n’aime pas, c’est humain, mais stop.
      Lancez vous alors, créez un blog, écrivez un vrai « article » à votre goût. Et vous verrez d’autres personnes cracheront sur vous. Oui c’est pas le meilleur et après ? Y’a des gens qui crèvent de faim et des dizaines de gens passent leur temps à laminer l’Odieux. Bref.

      • Je termine car je suis là par hasard sans aucune animosité. Contrairement à ce blog effectivement. Pardonnez moi, mais vous êtes dur dans vos propos. Je ne comprends pas le besoin de dire autant de choses négatives. C’est ma pensé. Je ne ressens pas le besoin de crier partout les choses que je pense. Peut être pour ca que la société devient individualiste. Trop de haine, tout le temps. Et pardonnez moi pour le mot fin au lieu de faim,pas le droit à l’erreur avec vous. Vous étes parfait, continuez ainsi
        Mes respects.
        Ps pas la peine me démolir derrière.

    • 1. Parler des gens qui crèvent la faim pour défendre un blockbuster américain foireux, ça s’appelle atteindre le point godwin.

      2. Ce film, c’est du foutage de gueule. Donc dire qu’il est à chier, c’est pas laminer le cinéma, c’est nous rendre service.

      3. « ah bah puisque tu critiques bah essaye de faire mieux pour voir ». On a pas besoin d’être scénariste pour critiquer un scénario nul. On a pas besoin d’être cinéaste pour critiquer un film nul (ça se décline sur tout type de critique). Quand on en est à sortir le 7ème terminator, faut pas se voiler quand a l’objectif final de la manoeuvre: il s’agit pas de faire du grand cinéma mais plus de faire les poches des nostalgiques (ce qui permet néanmoins à des gens de bosser, c’est le côté positif que je vois dans tout ça).

    • Le mécontentement est légitime. Trouver abusif de critiquer un film sur un site de critique de film est vachement moins légitime.
      Ce film vous insulte vous, bien plus que ne le fait Jacknife.
      En effet, il part du principe que vous etes trop stupide pour vois rendre compte de ce que pointe l’auteur de cet article. Aurait-il raison ?

    • Mais c’est le fond de commerce du connard voyons!
      Vous voudriez le mettre au chômage parce que vous n’appréciez pas que le réalisateur d’un film à 185 Millions ne s’est même pas donné la peine d’embaucher un véritable scénariste pour se contenter de stagiaires?

  9. Cher Odieux, il existe une autre version du voyage temporel bien plus intéressante et cohérente : celle où un objet renvoyé dans le passé perd en quelques sortes son point d’origine jusqu’à ce que le temps formé une boucle. Exemple : un objet envoyé dans le passé, qui va permettre de parvenir jusqu’au futur dans lequel on enverra ledit objet dans le passé. Cette théorie est très bien expliquée et exploitée (une fois n’est pas coutume) dans la série Netflix « Dark »

  10. La vache, le scénario est tellement maltraité dans tout les sens avec les voyages temporels que ça en fait mal à la tête. C’est fou de voir de nos jours chez Hollywood que plus le film a coûté cher, plus il est mauvais…

    • ah . vous aussi ce tissu de c… sonneries vous a collé la migraine ? je suis bien contente ! oups : mille excuses ! des envies de meurtres aussi ? non c’est juste un brin de curiosité ….

  11. « Tomber de haut avec Gost Recon »…

    j’en suis tombé de ma chaise!!!! ;-)

    Mais j’ai réussi à y remonter grâce à un jet critique de succès Steam…

    Par contre, faut arrêter le Audrey Tautou… MDR…

    • J ai vu le film… Et ton recit cadre bien avec les abus du scénar…. Ce film était sensé relancer la franchise, il a le mérite d y mettre fin de manière définitive, ce que les autres tentatives n y parvenaient pas totalement. Juste un point, ta vision sur les défaillances temporelles est trop tournée sur la boucle. Pour moi, un changement du passé cree une nouvelle ligne temporelle, n affectant pas le voyageur du temps qui se retrouve a aller vers un futur ou il n a jamais existé. De plus, T2 met vraiment fin a Skynet en détruisant les bureaux de recherche de cyberdyne de memoire. Le Terminator papa…, envoyé en même temps que les 2 autres de T2, tue john mais son futur était déjà en poussière. Pour moi, y a pas de paradoxe, mais juste un film de merde ou SMS, Robot père de famille, des armées de l air et frontière qui sont de vrais passoires et bien d autres…. Le T3 de 2003 n était pas si pourri finalement….

  12. M. Connard, c’est scandaleux ! Vous n’avez absolument pas pris en compte mon pavé indigeste dans l’article précédent, et concernant le voyage dans le temps (notamment le fait que le 1 suit la ligne de l’immuabilité temporelle, ce qui est complexe, mais tient presque la route ; à partir du 2 on se vautre par contre complètement).
    Puisque vous avez ignoré mon commentaire, j’ignorerai toute réponse de votre part sur icelui. Non mais !

    • « le 1 suit la ligne de l’immuabilité temporelle ».
      Rappel du pitch? Une machine tueuse est envoyée dans le passé afin d’altérer le cours du temps.
      Nul besoin d’un quelconque « pavé », votre contribution est déjà indigeste après cette seule assertion.

      • Oui donc rappel du pitch : une machine tueuse est envoyée dans le passé, afin d’altérer le cours du temps, MAIS ça ne réussit pas, et au contraire, cela favorise l’émergence du futur. Si vous n’avez même pas compris ça, il faut peut être aller voir des films de votre niveau, genre « Spring break » ou « Fast and furious », plus digestes sans doute.

    • En plus à chaque fois que je regarde le film ils se passe exactement la même chose. Le temps est immuable.

  13. « Si vous regardez par la fenêtre, là, tout de suite, en plissant les yeux, vous verrez peut-être une légère traînée dans l’azur : c’est mon clavier fraîchement lancé. Faites un vœu. »

    Qui a regardé ?
    Qui a fait un vœu ?
    Pouce bleu si… non j’ai rien dit :p

  14. « C’est le moment, je crois, de lâcher le célèbre « Ce n’est pas du tout ce que vous croyez !« , qui ne marche jamais, mais qui est toujours de bon ton dans n’importe quel film aux dialogues limités. »

    Par tradition si jamais je me fais arrêter par la police je dirais cette phrase.

    « On découvre alors que, s’il-vous-plaît, ce n’est pas n’importe quel Terminator : c’est un Terminator en métal classique bien solide avec seulement un enrobage en métal liquide. Une sorte Mon chéri robotique, si vous préférez. Sauf que la cerise veut votre mort. »

    C’est malin, j’ai failli m’étouffer avec cette cerise.

    Et sinon question pratique, lorsqu’on est dans une voiture (étanche) au fond de l’eau, est-ce que c’est utile de mettre les essuies-glace ?

  15. Me concernant, c’est le pire Terminator de la saga. Et un des pires films que j’ai pu voir de ma vie.
    C’est pire que Dragon Ball Évolution. Vraiment. Dark-Fate sera mon nouveau point Godwin du cinéma.

    • C’est surtout l’occasion de faire du fric. Et payer les couches de Cameron. D’où une certaine logique.

  16. Tout bonnement super (pas le film).
    En ce qui me concerne, j’ai bien compris que tous les films qui impliquent des voyages dans le temps finissent par tomber dans la tombe qu’ils creusent dès la première seconde.
    Terminator, c’est une saga appréciable (Oui l’histoire est simple et dénouée de logique), mais ça reste du film spectacle. Le deuxième film est surtout marquant pour les effets spéciaux de l’époque car ne nous voilons pas la face, l’histoire reste la même sauf que la méchante Machine devient gentille.
    Bref, je m’arrête ici, après tout, c’est pour le dernier rejeton d’une énième tentative pour relancer une franchise dont on doit parler.
    – Le laïus du départ de Sarah Connor n’est pas mauvais en soit et franchement le fait de revoir les personnages peu après le deuxième film, je valide.
    Et c’est ensuite que tout s’écroule, clin d’oeil plus que trop appuyé à T2, la naïveté du perso principale (Dani) qui devient plus ou moins une guerriere à la fin (Coucou Sarah Connor de Terminator), une humaine qui vient pour la sauver (pseudo Kyle Reese).
    Les débilités assumées du film :
    – Les coordonnées GPS tatouées sur le corps avec comme prétexte : « Mon chef devait croire que je ne saurais pas les retenir »
    – Et puis, il y a Carl… je dois avouer que j’ai versé la petite larme de voir le traitement du personnage du T-800 qui devient le modèle Cyberdine 101. Sans compter sa pseudo histoire: « j’ai rencontré ma femme peu de temps après avoir tué John… blablabla. » J’aurais préféré que Sarah lui loge une bastos direct et l’achève parce que le mythique Terminator est réduit à ça. La cache d’arme qu’il montre (Coucou T2, manquait juste la sulfateuse). Et pour finir, l’annonce à sa femme « je lui ai dit que je ne reviendrais pas ». Que c’est mauvais… franchement, sur l’affiche ils auraient dû rajouter « nous faisons ça pour le fric »

    Après, certains plans ont de la gueule (le crâne qui tombe et que la caméra suit lors du flashback/forward) s’ils étaient pas repompés d’un autre épisode.

    On nous avait dit que Cameron était de retour, ben quand on voit le résultat, j’ai envie de dire qu’avec ou sans lui, le résultat est le même.

    Espérons que cette fois, il laisse le cadavre mécanique du T-800 en paix.

    J’ai sans doute oublié beaucoup de chose, mais ceci est un commentaire d’une critique.

    À ceux qui ont tout lu, merci de votre attention.
    Cordialement,

  17. Merci pour le spoiler, j’ai ri, mais j’ai ri…
    Je savais bien en allant voir ce film que ça risquait d’être de la merde. Mais ayant échappé aux dernières bouses marvelliennes grâce à votre blog, je pense que j’en étais venu à oublier à quel point un film peut être mauvais, et à me dire que c’est vous qui exagériez… Que nenni !
    Une idée comme ça, concernant le T800 bon père de famille (qui ne fait même fait même plus aboyer les chiens). Admettons qu’il bosse maintenant pour les humains. Admettons qu’il cherche à se racheter auprès de Sara Connor. Admettons qu’il ait envie de fonder une famille au fin fond du Texas.
    Personnellement, si j’avais choisi de valider tous ces choix pourris, je lui aurai choisi une couverture plus cohérente : un vétéran de guerre (Irak par exemple), cloué dans un fauteuil roulant (renforcé), et victime de troubles post-traumatiques. Ca aurait expliqué son langage type militaire, son manque d’humanité, ses impacts de balles, son incapacité à faire des bébés, et ça aurait bien masqué ses deux quintaux.
    Enfin, je pensais à ça alors que le film passait devant moi dans le ciné, et qu’il avait définitivement perdu mon attention..

  18. Tiens, suite a la lecture de se spoil, et du ennieme « Les voyages dans le temps (et dieu) font se vautrer un film », je vous invite a voir ou revoir « Le Voyageur Imprudent » de Pierre Tchernia d apres Barjavel
    Point de vautrage… de legers trebuchement ici et la, tout au plus
    Et thierry Lhermite dans un film de SF, ca a le merite d etre souligner

  19. en fait il y a une troisième voie que personne n’utilise : que le passé n’existe pas. ce n’est pas parce qu’on a vécu quelque chose, que ce quelque chose est forcement gravé dans le marbre et inaltérable. Si ça se trouve, le jour ou on voyagerais dans le passé, il sera défini aléatoirement. et donc le futur aussi. avec très peu de chance de retomber pile sur ce qu’on a connu

  20. La bonne nouvelle du jour : Le film est tellement un gouffre financier que les studios craignent d’être incapables de rentrer dans leur frais ! Donc, je croise les doigts que ce soit un bide mondiale pour pas qu’il y ait un Terminator 7 !
    (ou 8 je ne sais plus)

  21. « Durant une longue interview avec Deadline.com en août 2019, James Cameron a révélé qu’il ne s’est jamais rendu sur le tournage du film. Le cinéaste confie également que le scénario a été écrit durant le tournage du film : « Je n’avais pas l’impression qu’on avait commencé le tournage avec le bon scénario comme il aurait dû être. […] J’ai tranquillement travaillé dessus en arrière-plan et envoyé les pages. Parfois, j’expédiais des pages la veille du tournage d’une scène. »

    VOILA, VOILA.

    • Ha oui… effectivement… Donc l’utilisation du nom, c’était aussi juste pour faire passer le film au box-office… Ce qui explique bien d’autres choses en somme…^^

      Merci pour cette info!!! OC, va falloir revoir certains paragraphes!!!! ;-p lol

  22. Même pas de réflexes câblés niveau 3 ou de la biotech… Elle a du être créée sous Shadowrun V2 pour avoir des stats aussi nazes.

  23. Marrant de voir les commentaires outrés des fans sur le site de Première. C’est encore plus mal pris que le dernier Star Wars, c’est dire ! Et je les comprends…..

  24. Tuer John Connor en début de trilogie est une ineptie débile de la part d’un pardait idiot qui se prend pour un realisateur de renom. Du coup a part une trilogie de merde ( Skynet is out) je ne vois plus rien à sauver de cette cacophonie pour ados attardées.

  25. Superbe critique comme d’habitude !
    Surtout que pour ce film, il n’y avait pas trop besoin de faire dans la mauvaise foi.
    Étant grand fan de Hitman, j’ai adoré le passage où il en est fait référence, et c’est fait que l’univer du chauvassassin en costard cravate a une logique assez particulière. ^^
    Bonne continuation Connard !

  26. Il manque le passage ou termi-karl explique quels rideaux il faut choisir pour une petite fille (des papillons bien sûr)…et où les acteurs le regardent, eberlués face au hors sujet qu’ils écoutent alors qu’ils s’apprêtent à combattre l’autre termi (qui, c’est certain, s’en fout royal’ que ce soit des rideaux ou du pq qu’on accroche à une triangle) se demandant si ça fait partie du scénario ou si schwarzy pète une durite…sous les rires de pitié du public qui assiste à cette « scène »…

  27. Bruitderreurwindows.mp3 ???? comment ? mais enfin voyons, le Terminator est un modèle prévu pour fonctionner en 1995, c’est donc : Bruitderreurwindows.WAV .
    C’est pas possible de laisser passer de telles bêtises.

    Non, ne me remerciez pas, m’aduler suffira.

    • Le Terminator model cyberdyn T-800 a ete fabriquer au alentours de 2040
      .mp3 ca marche (ca date un peu, mais ca marche… )

  28. Moi j’ai aimé !!! Le 1, le 2, le dark fade, et les spoilers de Maître Connard!!! Ça reste mes films favoris, même si tout ce qu’on leur reproche est très-trop vrai. Ça reste du cinoche de divertissement, bien plus sympa à regarder (de mon point de vue personnel) que que la franchise Rambo.
    Merci Maître pour les fous rire devant le Petit écran de mon téléphone !

  29. qu’est ce que je lis , là , en dessous ?  » réduire les indésirables  » ? donc : plus de trolls ? vous êtes en panne de croquettes , les molosses ?

    • Bientôt Matrix avec les acteurs d’origine … Ca va être beau tiens. C’est peut être ça les effets de la gérontocratie appliquée à l’industrie cinématographique ? On a eu Expendables après tout.

    • titi18 : vous avez raison ! je peux en parler savamment , moi qui dois endurer le triste spectacle de ma tronche de vieille , chaque jour , dans mon miroir ! en même temps , la stupidité et la méchanceté sont elles plus sexy , fussent-elles noyées dans la peau lisse et les chairs fermes de la jeunesse ? y compris chez un.e chien.ne de garde qui protège les  » productions littéraires  » de son maître adoré ? huumm ?

      • Qu’aucune vieille femme ne se sente offensée, ce que je condamne vigoureusement, c’est l’obscénité d’exposer une vieille à l’écran, en arme, Tshirt et lunettes façon combattant cool, dans la posture d’une jeune.
        Dans un rôle de grand-mère gardant des petit-enfants je suis prêt à l’admirer.

  30. Ahah! Le spoiler oublie un détail d’importance: les mexicains sont gentils (d’ailleurs ils ont tous des médailles de baptême ou des crucifix) or c’est rigoureusement impossible puisque les mexicains sont corrompus, dealers et esclavagistes ( je l’ai appris dans le dernier Rambo). Donc grosse foirade de papy Cameron! Gros manque de réalisme.
    N’empêche que la presse ne le descend pas en flammes. Comme quoi, du vague antitrumpisme et une relecture avec les diktats féministes 3.0 suffisent maintenant. Apres la compensation carbone qui permet de faire n’importe quoi et de planter des arbres après, voici venue là compensation SJW: faire n’importe quoi mais caresser les promoteurs de shitsorm justiciers dans le sens du poil pour leur dose de moraline.

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