Je parle le Wesh

Triste époque que la fin du mois d’août, quand le travailleur, encore bronzé après ses vacances à la Baule, erre tristement dans les rayons de son Carrefour, les yeux rivés sur son caddie. Car dès qu’il lève les yeux, telles des épées de Damoclès, des affiches pendues à des filins au-dessus de sa tête lui rappellent la rentrée qui approche. Un lot de trois cahiers pour le prix de deux, une collection de stylos billes à prix réduit, un effaceur rechargeable… autant de choses qui lui font sentir plus que jamais que les vacances sont à présent derrière lui, et qu’il va falloir se remettre au labeur.

Mais pour quantité de gens, le mois de septembre qui approche, c’est aussi l’occasion de faire de nouvelles rencontres : on pense bien sûr aux écoliers qui attendent impatiemment de savoir qui sera dans leur classe cette année (et surtout s’ils seront avec Cynthia qui était avec eux en 6èmeB parce que Matthéo a dit qu’elle avait des tétés en colonie cet été), aux professeurs qui sont déjà en train de recharger les batteries du taser, mais aussi à tous ces jeunes gens qui à peine sortis d’études, prennent leur premier poste, et se retrouvent affectés dans la riante cité de Saint-Denis, où comme le dit la légende, le matin commence à 16 heures.

Or, sur place, la communication peut s’avérer difficile ! Heureusement, comme je ne suis pas du genre à abandonner mon lectorat, j’ai réussi à mettre la main sur des planches de BD retravaillées par des linguistes. Mais si, vous savez, comme ces albums d’Alix en latin qu’on vous a offerts et que vous n’avez jamais lus.

Je vous propose donc d’apprendre aujourd’hui quelques mots de ce langage fleuri qui, en cas de rencontre avec de jeunes aux habitudes vestimentaires proches de celles du beauf des années 80, vous permettra de communiquer avec eux.

Étudions une première planche (je vous recommande de cliquer dessus pour la lire) :

OlrikComplet

Une histoire palpitante qui, n’en doutons pas, sera adaptée au cinéma par Luc Besson.

Si vous n’avez pas tout saisi, point d’inquiétude, faisons le point ensemble, aidés de François et Mathilde.

Ter-Ter. Abriévation du mot « terrain », le Ter-Ter désigne une propriété vôtre et qui est chère à votre cœur.

Exemple : « Ma chère Mathilde de la Proutinière, pour mon manoir, je n’ai pas hésité un instant : j’ai acheté un fantastique ter-ter. »

Poucave. Personne qui communique avec la maréchaussée. Ce terme fort péjoratif désigne à peu près toute personne vous ayant déçu.

Exemple : « Tout de même, Mathilde, rendez-vous compte qu’en rentrant du Luxembourg, j’ai eu un contrôle fiscal. Si vous voulez mon avis, il y a un poucave dans le personnel de notre maisonnée. »

Chouffe. Si ce terme désigne une bière pour l’essentiel de la population, il s’agit ici de réaliser l’action de surveiller, regarder quelque chose. Attention : chouffer n’est pas un verbe, et tout comme les gens qui emploient ce terme, il ne suit aucune règle. Il est donc possible de l’utiliser dans toutes sortes de phrases : je chouffe, tu chouffe, il est en chouffe, etc.

Exemple : « François, ce soir, il y a le défilé Dior, et je veux un nouveau sac, je vais donc m’installer au pied du podium et me mettre en chouffe. »

À noter que si par exemple, François possède la salle où aura lieu de défilé, alors Mathide sera « en chouffe au ter-ter« . Et si Mathilde voit le sac qu’elle désirait être acheté par une autre, soupçonnant celle-ci d’être bien informée sur ses goûts, elle pourra commencer à parler de poucave.

Tarba. Personne qui provoque chez vous une très forte insatisfaction.

Exemple : « Garçon ? M’est avis que le homard ci-présent dans mon auge manque un peu de goût. Vous transmettrez au chef que c’est un tarba. »

Spif. Cigarette amusante qui a pour particularité de n’être vendue qu’en dehors de paquets avec des photos de poumons tout noirs.

Exemple : « Détendez-vous, Mathilde. Tenez, je crois qu’il reste un demi-spif dans la boîte à gants de la Jaguar. »

OKLM. Action d’être au calme.

Exemple : « Notre argent est en Suisse, OKLM. »

Cousin. Personne qui n’est pas votre cousin.

Exemple : « Je me suis mariée avec mon cousin. »

Wesh. À l’origine terme arabe mal maîtrisé, il s’agit de la ponctuation dans le langage majestueux du Wesh. Wesh est à la fois le point, la virgule, le point-virgule, les points de suspension, et la majuscule.

Exemple : « Wesh, ainsi que je le contais, le duc de Vauluisant me disait encore hier que wesh, votre compagnie lui manquait, wesh. »

Négro. Personne que tout le monde a comme ami.

Exemple : « Allons François, je ne suis pas raciste : j’ai un ami négro. »

Bien ou bien. Technique dite de « Nicolas Sarkozy », célèbre ami des cités qui ne laissait le choix qu’entre deux options pour justifier de ses actes.

Exemple : « Alors, ce Veuve Cliquot, bien ou bien ? »

Zoubir. Interjection. Synonyme de « Saperlipopette ! »

Exemple : « Zoubir, ma Rolex ! »

Barette. Unité de transport d’une marchandise illicite.

Exemple : « Mathilde, j’ai ramené les barrettes d’or avec la petite croix gammée de votre papy. »

Le Coran de la Mecque. Livre qui n’a rien demandé et que personne n’a lu mais que l’on invoque lorsque l’on est en train de raconter un gros mensonge.

Exemple : « Sur le Coran de la Mecque, je ne connais pas ce vendeur d’armes, je suis tombé dans sa piscine, aussi vrai que je m’appelle Jean-François Copé. »

Défoncer ta race. Menace impliquant une pratique imminente de la savate.

Exemple : « Palsembleu, quel toupet ! Cette demoiselle porte la même robe que moi. François, je crains de devoir aller lui défoncer sa race. »

Merco. Véhicule voyant.

Exemple : « Tiens ? De nouveaux voisins ? Ce soir, je ne rentre pas la merco. »

Ken. Synonyme « d’avoir », à condition que l’acquisition se fasse de manière prompte.

Exemple : « Mathilde, je n’en puis, depuis tout ce temps, mon coeur bat la chamade pour vous. Je vous désire, je vous veux, ce soir, je vous ken. »

Pelo. Variante régionale de Wesh. Car oui, le wesh a aussi des régionalismes. C’est une belle et riche culture.

Pécho. Attraper.

Exemple : « Avez-vous entendu ? Jean-Eudes a été pécho par le fisc. »

Ma reum. Voir Le Coran de la Mecque.

Exemple : « Sur ma reum, les Balkany sont d’honnêtes gens. »

Red Bull. Boisson qui a trop de goût pour des gens qui n’en ont pas assez.

Exemple : « Ma foi, après ce dîner gastronomique, je ne dirais pas non à un petit kebab – Red Bull. »

Gros. Fier compagnon.

Exemple : « Vous êtes habile en affaires ; nous devrions monter une affaire, gros. »

Gros son. Mauvaise musique.

Exemple : « J’aime le bon gros son de Vincent Delerm. »

Booba. Comme Gros son, à une lettre près.

Enceinte bluetooth. Objet qui permet de diffuser de la mauvaise musique avec une qualité tout aussi contestable autour de soi afin que tout le monde sache que vous êtes un faquin.

Exemple : « Mathilde, passez-moi mon enceinte bluetooth, je crois que j’ai envie d’écouter du Cali. »

Lourde. Sorte de porte.

Exemple : « François, je vais au boudoir, vous direz au majordome de fermer la lourde. »

Shaqa. Sorte d’appartement. À ne pas comprendre avec Waka, qui est une forme d’Afrique, comme nous l’a enseigné Shakira.

Exemple : « Cet été, nous allons dans notre Shaqa de Saint-Tropez. »

Niquer. Action de filouter, d’agir sans le consentement d’autrui.

Exemple : « Le gendarme de la bourse n’en saura rien, mais j’ai bien niqué les autres actionnaires. »

Filsdeup. Enfant de la pute.

Pute. Maman du filsdeup.

Cramé. Affaire bien mal en point.

Exemple : « Sophia Chikirou est cramée« .

‘culé. Bon ami.

Exemple : « Comment ça va, ‘culé ? »

Cave de HLM. Sorte de grotte magique et obscure. Voir Les Aventures d’Ali Baba.

Exemple : « Mes bons amis, voici la soirée bien avancée, je me retire, car j’ai quelque affaire qui m’attendent dans ma cave de HLM. »

Biz-biz. Abréviation de business. Signifie être en affaire avec quelqu’un, dans le commerce de quelque chose.

Exemple : « Je n’ai jamais été en biz-biz avec ce Monsieur Kadhafi. »

Manouche. Abréviation péjorative désignant un ferrailleur.

Exemple : « Mathilde, verrouillez votre portière, je crois bien qu’il y a des manouches au feu. »

Salam. Bonjour.

Labess. Ça va ?

Tranquille. Je te fais pas chier ?

Exemple : « Salam François, Labess ? Mais dites-moi, n’est-ce pas notre bonne que je vois dans notre lit, tranquille ? »

Vous avez tout suivi ?

Bien, alors en ce cas, voici un extrait de Tintin et Loumi – Panique au parloir, dans lequel les auteurs ont coupé la poire en deux. Ici, seul Tintin s’exprime en wesh. Vous devriez donc pouvoir, grâce au vocabulaire précédemment appris et à votre bon sens, deviner ce que dit Tintin en remettant la phrase dans son contexte !

Bon courage à vous. Et cliquez pour agrandir là encore.

TintinCaricatureComplet

Vous l’aurez bien évidemment remarqué, tout comme « Loumi », le nom de « Tintin » est lui aussi en verlan dans cette version. (D’après Hergé, les aventures de Tintin : « On a marché sur la Lune »)

Allez, je vous mets les réponses, mais c’est bien parce que c’est vous :

Bédo. Voir Spif.

Pépouze. synonyme de OKLM.

Bâtard. synonyme de Tarba, qui n’a ici aucun rapport avec le pedigree du chien, tant chacun sait que la mère de Milou était une sainte.

Rectum. Voir Cave de HLM.

Wallah. Interjection signifiant la lassitude devant une conversation trop prolongée.

Vazy. « Allons au bout de cette idée. »

Rott. Sorte de chien.

Bled. Lieu riche en traditions.

Daronne. Maman.

Zarma. Ventre-saint-gris.

Voilà. Vous êtes à présent armés pour pouvoir communiquer efficacement avec vos nouveaux voisins, et pourrez ainsi profiter pleinement de votre nouvelle affectation.

Quant à ces planches, puisque l’on répète sans cesse que la langue évolue et que l’on fait rentrer un peu de tout dans le dictionnaire chaque année, je me tiens à la disposition des éditeurs pour faire évoluer ces vieilles BDs nauséabondes et enfin, leur faire profiter d’un renouveau culturel qui permettra aux nouvelles générations de se mettre plus facilement à la lecture.

Sur ce les gros, mettez-vous en chouffe, parce que ce weekend, je sors du ter-ter pour aller signer des livres, wallah.

Quelle bien belle langue.

Tenez d’ailleurs, je vous laisse : la mienne saigne.

87 réponses à “Je parle le Wesh

  1. Bien sûr, il faut lire « cramé » dans la planche de Blake et Mortimer et « au duty-free » pour Tintin.

    • Oui. A moins d’y être obligé par l’état (prof, flic) ou (mais c’est du masochisme) être anthropologue, côtoyer suffisamment ces énergumènes pour en connaitre le langage est malsain.

  2. Excellentissime ! Ca change des articles sur la rentrée.
    Après, quand on a un SPAS 12, ça permet de simplifier fortement ce genre de discussions …

  3. Bonjour, juste un petit détail, je pense que l’on ne dit pas Spif, mais Splif ! (ou je suis devenu un vieux con lol)

  4. A quand la mise à jour de Tintin et Loumi au Congo en bleddar ?

    Fameux article que celui-ci sur cette étrange langue, cher Connard !

  5. « […]Quelle bien belle langue.
    Tenez d’ailleurs, je vous laisse : la mienne saigne. »

    Moi, ce sont mes yeux qui saignent… Chacun son problème.

  6. Je m’insurge, personne ne regarde les textes dans Blake et Mortimer, donc pas besoin de traduire : tout le monde regarde les images.

    • Par contre, faites gaffe cher Odieux Connards, vous n’avez pas cité la source de la planche 2 : Vous risquez d’avoir quelques problèmes avec la fondation Tintin. Je le fais pour vous :
      D’après Hergé, les aventures de Tintin : « On a marché sur la Lune »

      • J’ai senti le souffle rauque d’un avocat sur ma nuque, vous avez raison, ça devait être en légende : c’est ajouté, merci.

      • vous avez raison. les avocats d Hergé, même mort (RG, pas les avocats), veillent au grain

      • Ouf, il n’a pas remarqué la faute que j’ai placé dans son nom.

      • Le bédétophile, si c’est bien du pluriel dont vous parlez, c’est parce qu’il sont plusieurs dans sa tête en réalité, mais chuuuut.

  7. Bon début, je suis restée sur ma faim car ne décrypte toujours pas les paroles de Djadja de Aya Nakamura «Y a pas moyen Djadja
    J’suis pas ta catin Djadja, genre en Catchana baby tu dead ça». Un peu d’aide?

    • https://greatsong.net/paroles-djadja-aya-nakamura

      « Y a pas moyen Djadja
      J’suis pas ta catin Djadja, »
      Aya fait comprendre à cet homme qu’il n’a aucune chance qu’elle puisse s’intéresser à lui après tout ce qu’il a bien pu dire sur elle.
      C’est aussi un message à tous les hommes, à tous les Djadja du monde qui se croient tout permis et qui pensent, en débitant ds insanités, pouvoir pécho les femmes qui les intéressent.

       » genre en Catchana baby tu dead ça »
      Catachana est ce qu’on appelle communément  » un snappeur  » qui fait des vidéos drôles sur snapp, apprécié par un grand nombre de fan, près de 25 000 abonnés.

      Internet c’est beau, c’est magique. On trouve y de tout et surtout de ce qu’on veux pas vraiment savoir.

  8. Ce qui est amusant c’est que l’on dit souvent que la langue est représentative de intellectuelle de ses utilisateurs…

  9. Chers Odieux, vous devriez réactualiser les 1ere planches des pieds nickelés que je trouver vieillotte et incompréhensible…

  10. Tout ce que je lis ici me fait beaucoup rire, mais quand je ne suis plus devant l’écran me fait beaucoup peur, meme le divulgachage des films …. serieux ou va t on ?

    • Mais, mon bon monsieur, vers une et unique destination fatale : droit dans le mur ! Ce qui semble être en effet le but.

  11. Il y a quelques petites erreurs dans le texte.
    Par exemple, choufer (chouffer) est bien un verbe. Il vient de l’arabe Chouf (voir, regarder). Mais en français, on le décline comme on veut : verbe, adjectif…
    Les Manouches sont des gitans. Certains sont ferrailleurs, mais la plupart exercent d’autres métiers (vanniers…). Manouche et ferrailleur ne sont donc pas équivalents.
    Il doit y avoir d’autres erreurs, mais j’ai lu le texte rapidement. Ce qui ne lui enlève pas sa valeur, toujours aussi excellente !

    • J’aurais dit : chouffer = boire une chouffe…
      J’ai vraiment du mal avec ce vocabulaire pseudo-banlieusard mis à la mode par des rappeurs*, je suppose. Je vais relire du Nerval pour me désintoxiquer.
      * J’adhèrerais à toute religion qui les lapiderait.

      • « Chouffer » est arrivé en France par l’intermédiaire des militaires, revenus d’Algérie. Époque bénie où le rap, entre autres, n’existait pas encore.

  12. Aha ça me rapelle Un Faux Graphiste qui faisait des planches de Tintin du même style avant d’être emmerdé par la famille !

  13. Mec, bien ou bien ce n’est pas un choix eentre bien et bien, c’est un choix entre bien et autre chose qui est sous entendu : bien ou bien pas bien? Mais ca sonnerait lourd n’est-ce pas 😊

  14. On est en 2018 M. Connard, j’espère que vous avez budgété correctement le coût les frais de justice que vont vous coûter cette parodie…
    La fondation Moulinsart attaquant (et pire, gagnant) quiconque s’en prenant à leur propriété intellectuelle.
    Les héritiers de ce monde ne rigole pas quand on s’en prend à leur gagne pain si durement acquis.

    Et alors si vous vous mettez à expliquer que le modèle de Tintin c’est un certain SS-Sturmbannführer de la 28. SS-Freiwilligen Panzergrenadier-Division « Wallonien », ça justifie l’envoi immédiat d’un escadron de la mort…

  15. Si par hasard les editeurs de Blake & Mortimer lisent ça : si vous sortez une BD entièrement « traduite » de cette façon, j’achète immédiatement !

  16. Je proteste, pelo n’est pas l’equivalent de wesh. La preuve en est qu’on peut dire « wesh, pelo »: c’est en fait sinonyme de « mec », et en principe ça vient de lyon, a moins qu’on m’ait menti depuis le debut et que ça fasse partie du roman regional.

    • AMHA : « pelo » vient de Lyon, en ce sens que c’est du gitan (« mec », effectivement) et que beaucoup de mots gitans ont infiltré l’argot de par là-bas (« parce qu’il y a beaucoup de gitans dans ce coin », à vérifier). On note d’ailleurs la présence de nombreux termes d’origine gitane dans le lexique de Frédéric Dard (Bourgoin-Jallieu, 38).
      Une autre conséquence, syntaxique (syntactique ?) celle-là : alors qu’il y a une grosse tendance en France à fabriquer des verbes du premier groupe à partir de n’importe quoi (je googlise, tu googlises, ils googlisent, il fallait cependant que je googlisasse), en Rhône-Alpes on fabrique plutôt les verbes sur le mode gitan : comme pour « il va tize son pivo » ou « elle s’est fait bouillave », on entendra facilement « je me suis fait défonce » ou « il va tonche sa caisse ». D’où « chouffe » et pas « chouffer » dans « il est parti chouffe les caves ». Idem pour « ken » (verlan de « niquer », tout simplement, pour ceux qui n’auraient pas vécu entre 1982 et 2012). En Rhône-Alpes. Chez nous. Wesh.

  17. Dommage une petite erreur pour « Ken » : qui signifie dans une langue quelque plus châtiée : faire l’amour.
    Exemple, « Ta daronne j’la ken. »
    ou plus régulièrement envers ses amis : « J’te ken quand je veux ».

    Oui, le wesh à un lien proche du bonobo.

    • Ken, c’est aussi battre quelqu’un.
      « Niquer quelqu’un » veut dire soit lui faire l’amour, soit battre la personne. Donc si on peut niquer quelqu’un (faire l’amour / battre) on peut aussi bien la ken dans les deux sens (faire l’amour / battre).

      • merci, à toi, c’est sympa de me l’avoir expliquer. Par contre, c’est dommage de vouloir expliquer le pivot ironique d’un discours.

  18. Lorsque j’étais petit (et ça remonte. J’ai 54 ans), on utilisait aussi l’expression « pelo » pour désigner n’importe quel mec. J’habitais Orléans à l’époque. C’était un mot d’argot courant. Peut-être a-t-il été adopté par les lyonnais mais à priori, il n’est pas originaire de cette ville (ni d’Orléans d’ailleurs).

  19. >Cousin. Personne qui n’est pas votre cousin
    >>Exemple : « Je me suis mariée avec mon cousin. »

    Ceci est une erreur d’inattention, en effet dans ce cas, il s’agit évidemment bien du cousin.au 1er degré.

  20. Que se passe-t-il? Anticiperiez-vous une reconversion à la mairie de Paris ou au ministère de la Culture?

    • Non, car il ne pourrait plus dire du mal des fonctionnaires. Moi même, je dois avouer que depuis qu’il est possible que je rejoigne la fonction publique, je suis moins hargneux envers ces fainéasses de fonctionnaires.

  21. Quand j’habitais à Lyon en mes vertes années, j’ai appris le que mot « pelo », qui signifie effectivement « mec » était issu d’un dialecte manouche/gitan. Mes deux balles.

  22. Beaucoup de ces mots ne sont pas des inventions récentes, il s’agit de viiel argot de différentes régions. Le mot « lourde » par exemple, tout le monde est capable de le traduire

    • Mouais j’ai compris tout les mots sans avoirs a regarder leurs « définitions » lourde était bien le seul que je ne connaissais pas.

      • Et pour cause, ce vocable tient plus du titi parisien que du wesh de banlieue

  23. huhu j’adore ; ceci dit tu pourrais me faire croire un peu n’importe quoi puisque je ne connais qu’un mot sur 10 (-; (J’avoue aussi que la plupart du temps, j’aime bien inventer par ci par là des mots de mon côté)

  24. le principe d’un diminutif n’est-il pas de *réduire* ?
    parce qu’autant `territoire > ter-ter` on passe de 10 à 6 lettres et surtout de 4 à 2 syllabes,
    autant `business > biz-biz` c’est complètement con…

  25. Par la Bible du Vatican, cet article sur cet étrange dialecte est des plus cocasses et suscite en moi une hilarité aussi forte que la récente déclaration de notre Très Saint-Père :p

  26. « Shaqa. Sorte d’appartement. À ne pas comprendre avec Waka  »
    Je pense que vous vouliez écrire « confondre ». Très bon post ceci dit !

  27. black cadre 2: perso, j’aurai mis « Et au milieu de ce nid de poucaves, il trouva viteuf un abri pour se mettre en chouffe » (viteuf = vite fait)

    tintin cadre 8: j’aurai remplacé chier par iech (verlan, tout ça…)

    Bisous =)

  28. Alors, il parait que ce wesh là… est dépassé depuis lgtps, me disent ma fille et ses potes (moyenne 18 ans), et qui ont lu le billet, et qui gentiment nous renvoient sur nos trucs de vieux…

  29. « Pélo » signifierait plutôt mec ou gars.
    Comme dans la phrase : C’te pélo c est une grosse poucave.
    Du moins c est ainsi qu’ on le définit sur les ter-ter dans lesquels je travaille comme éducateur de rue.

  30. Tout cela est « porte-nawak », comme disent les djeun’s. Ou était-ce la VF de GTO ?
    Je reste perplexe.

  31. Et sinon, ah quand le spoiler de Antman & the Wesh ?!!!??? On serait dans le « taon », là, non ?

  32. Pour enrichir encore votre vocabulaire cher Connard, je tiens à vous préciser que dans le cas précis de Tintin, le bedo ayant vocation à l’endormissement est nommé «bedodo».

  33. Ah et je vois qu’OC a sombré aussi dans la médiocrité phonétique puisque l’antépénultième Case de tintin aurait dû être :  « … l’autre jour je lui ai parlé de Bach, il m’a dit qu’il s’en tapait tous les jours. » ce qui, avouons le, est quand même doublement plus fin. 😬

  34. > Cousin. Personne qui n’est pas votre cousin
    > Exemple : « Je me suis mariée avec mon cousin. »

    Et dire que toutes ces années, j’ai jugé Christine Boutin à cause d’un manque de vocabulaire de ma part.

  35. Merveilleux! Rien d’autre à ajouter. Mais le pire, c’est que certains pourraient ne pas comprendre car ils parlent ainsi à longueur de journée…

  36. Ouf je n’ai rien compris, j’en déduis que la contagion n’est pas (encore) générale.
    J’ai lu le dico, cette langue paraît bien compliquée et difficile à parler. A l’écrit passe encore mais oralement ça doit être quelque chose.
    Merci professeur Connard, j’m’endormirai moins ch’couillonne chi soir !

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