James Bond 007 – S.C.R.I.P.T

Comme chacun sait, le présent spoiler a été quelque peu décalé par l’actualité.

L’introduction en a hélas souffert, puisque pris en conséquence par d’autres activités je… attendez  ? On me souffle qu’en fait «Rien à fout’, on veut le spoiler, arrête de raconter ta vie gros tarba’  !»

Bien. Alors pendant que je note le nom du fieffé rabouin qui vient de remettre en cause la légitimité de mes origines patriciennes pour mieux venir lui faire les gros yeux en personne, n’épiloguons pas plus  :

Alors, ce James Bond S.P.E.C.T.R.E  ? Hé bien, spoilons, mes bons  !

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L’affiche : vous voyez le spectre au fond ? Hé ben aucun rapport avec S.P.E.C.T.R.E. On se rattache au script comme on peut.

Notre film s’ouvre à Mexico, alors que les rues sont emplies de joyeux lurons qui festoient en costumes macabres, puisque  nous sommes en plein Jour des Morts. Au milieu des trublions déguisés qui chantent, dansent, ou revendent des tacos de contrebande (une activité festive comme une autre, puisqu’elle finit aussi en feu d’artifice), voici qu’une silhouette masquée toute vêtue de blanc fend la foule, sans remarquer qu’une autre, vêtue de noir et une belle indigène au bras, la suit de près. Du moins, pendant un temps, car la filature s’arrête lorsque la silhouette noire s’engage dans un hôtel, et que sa damoiselle au bras, elle monte dans une chambre où la donzelle commence à ôter ses vêtements en faisant des bruits de starter de R12. Son compagnon, lui, retire son masque :

Et figurez-vous que c’est James Bond.

Bon, visiblement, elle ne sait pas qui c’est, puisqu’elle continue de se promener à quatre pattes sur le lit en ronronnant et patounant de tout son être, mais prend tout de même un peu la mouche lorsqu’elle constate que son bel amant n’a visiblement pas l’intention de lui faire découvrir les joies de l’hélicoptère javanais.

« Mais… tu ne viens pas te coucher ?
– Je n’en ai que pour cinq minutes. »

Dit-il en s’éloignant. Il n’entend qu’à peine son amante lui lancer  « Non mais d’accord, ça je le voyais venir, mais tu ne viens pas te coucher quand même ? »  que déjà, il a retiré son costume de fête pour révéler en-dessous un… un costume de ville ? Et avec, il passe par la fenêtre et s’élance sur les toits.

Tu sais mec : quitte à cacher des vêtements sous ton déguisement  : autant que ce soit une défroque en rapport avec ta mission. Comme un truc solide et discret pour aller sur les toits. M’enfin, je dis ça, hein. Bon.

C’est donc une grosse andouille en costard-cravate pas vraiment couleur tuile mexicaine que nous suivons en train de sauter de toit en toit, pour mieux reprendre la filature entamée plus tôt. Et ainsi, il parvient à se glisser jusqu’au bâtiment faisant face à un second hôtel où l’homme en blanc est rentré. Il ne lui reste plus qu’à sortir son petit fusil discret et son super laser lui permettant d’écouter les conversations à distance pour braquer le tout vers la fenêtre d’un petit salon où sa cible vient de se rendre et de retirer son masque pour révéler…

… non, en fait, on ne le connaît pas. Oubliez.

L’homme en blanc est accueilli par un sbire qui lui sert un lait-fraise (les méchants aiment les boissons à leur hauteur), avant que tous deux ne se mettent à discuter.

« Hola, señor Sciarra. Bienvenue à Mexico. Vous voulez manger quelque chose ?
– Non, j’ai pris un tacos en bas.
– Un tac… et vous vous habillez en blanc ? Madre de Dios ! Vous devez…
– Attends mon petit. Je te rappelle que nous sommes ici pour parler très fort de nos plans supers secrets.
– Ah oui, pardon. On y va ?
– Oui. ALORS, COMMENT SE DÉROULE LE PLAN ?
– À MERVEILLE ! TOUT EST EN PLACE ! AU FAIT, EST-CE QU’ON DOIT TOUJOURS DÉCLENCHER NOTRE ACTION SUPER VILAINE CE SOIR A 18H AU 22 DE L’AVENUE SHAKIRA ?
– CERTAINEMENT ! J’ESPÈRE QUE VOUS AVEZ BIEN PRÉPARÉ LE MATÉRIEL !
– OUI! TOUT EST PRÊT ! ET  IRA BIEN, SAUF SI QUELQU’UN VENAIT À NOUS ÉCOUTER, LÀ, MAINTENANT ! »

James Bond plisse un peu les yeux. Soit qu’il est concentré, soit que lui aussi a remarqué qu’on venait à peine de commencer que les dialogues étaient déjà navrants.

Dans le doute, il s’apprête à abattre Monsieur Sciarra, histoire de l’empêcher de commettre son immonde forfait (qui consiste à aller écrire des fanfictions de Hunger Games et à les distribuer, monstre !). Mais évidemment, au moment où James va appuyer sur la détente, il est repéré par tous les gardes du coin qui jusqu’ici, se curaient tranquillement le nez, mais là, pif paf, ils regardent tous en même temps dans la bonne direction («  My shitty guard sense is tingling  !  »). James doit donc les abattre, puis dans les échanges de tirs qui s’ensuivent, provoque une énorme explosion (il y a toujours un truc qui explose dans le coin, sinon ça manque de spectacle ; là, par exemple, c’est une réserve de sauce pimentée). Tout le quartier commence par conséquent à s’effondrer alors que les façades tombent les unes sur les autres, et James lui-même se retrouve presque enseveli avant de parvenir à s’en tirer avec juste un peu de poussière sur son costume.

Ce qui est parfaitement normal. Sa tenue est sûrement en uranium tressé, tissu bien connu des professionnels de la sécurité, puisque non seulement il est résistant, mais il brille et vous permet ainsi par exemple de faire du vélo la nuit aisément. Excellent choix, James.

Mais je m’égare, car un autre larron a échappé à tout cela par miracle – ou script pourri, allez savoir – et vous aurez deviné qu’il s’agit d’un certain… Marco Sciarra ! Dès que les regards de nos deux galopins se sont croisés, ils démarrent une course-poursuite au milieu du quartier où les gens fuient alors que les voitures de police se précipitent, du moins, durant environ deux secondes car ensuite, ils tournent dans une rue et pouf, se retrouvent sur une avenue parfaitement calme où tout le monde se fout des explosions, hurlements et immeubles qui s’effondrent, même la police. L’apocalypse, c’est has been. James file plus ou moins discrètement Sciarra (la police ne remarque même pas que le Monsieur a du sang sur le visage quand il passe devant les cordons de de sécurité), qui finit par débouler sur la Grand Place locale, où un hélicoptère arrive : Sciarra a appelé de quoi s’enfuir en paix !

L’hélicoptère se pose alors que la foule lui fait un peu de place (c’est un Shy’m-Copter), et Sciarra bondit à bord en s’exclamant :

« Aha, au revoir, James Bond ! Je file… à l’anglaise !
– J’vais t’marraver la bouche« , lui répond James Bond qui a lui aussi bondi à bord et brise un peu le bon mot ainsi qu’accessoirement les burnes de son ennemi.

S’ensuit une séance de marravage de bouche (il l’a annoncé, hé !), durant laquelle James Bond, visiblement soucieux de faire n’importe quoi, malmène la margoulette de Monsieur Sciarra, certes, mais s’en prend aussi au pilote de l’hélicoptère qui lui n’avait rien demandé, n’avait pas envie de mourir, et si ça se trouve est juste un Uber volant qui n’avait rien à voir avec la choucroute. L’engin fait mille pirouettes au-dessus d’une place bondée, jusqu’à ce qu’enfin, Bond parvienne à faire choir Sciarra dans le vide, non sans lui avoir volé un anneau qu’il portait au doigt (sûrement pour le revendre sur ebay). Puis, James fait de même avec le pilote (sinon tu pouvais juste le laisser piloter depuis le début, ça aurait évité de mettre plein de gens en danger, mais c’eut été moins spectaculaire), et aux commandes de son appareil volant, le fier Britannique disparaît au beau milieu des gratte-ciel de Mexico.

C’est donc parti pour le générique, dont les deux thèmes principaux sont les flammes et les tentacules, le tout avec comme le veut la tradition de jeunes femmes qui dansent au beau milieu. J’imagine que la chanson qui va avec s’appelle du coup « hentai bbq« , ce qui ressemble quand même diablement au genre de chanson que Nicki Minaj pourrait nous produire, mais vu le style musical, on est quand même plus proche d’André Rieu qui se serait fait mal au gros orteil.

Le générique touche à sa fin, et allons retrouver James Bond à Londres, alors qu’il est convoqué dans le bureau de M, son supérieur. Qui est désormais un Monsieur, rappelons-le, depuis que M version Madame s’est ramassé un paquet de pruneaux de gros hélicoptère dans Skyfall. En tout cas, Monsieur M n’a pas l’air content.

« James !  Bon Dieu, nous sommes en plein incident diplomatique avec le Mexique ! Qu’avez-vous foutu là-bas, bon sang ?
– J’ai empêché un acte horrible d’arriver, Monsieur. Un peu plus et nous avions des fanfictions de Hunger Games plein les rues.
– Ah oui ? Mais vous avez agi en cavalier seul ! Sans prévenir le service ! Sans ordre de mission ! Bond, vous me cachez quelque chose, alors je vous le demande : que faisiez-vous à Mexico ?
– J’étais en congé. Simple coïncidence. »

M n’insiste pas trop : après tout, Bond n’est jamais qu’en train de se foutre de sa gueule après avoir créé un incident international. Pas de quoi lui poser plus de questions. Cependant, M décide tout de même de le punir (il est comme ça), et prend donc son carnet de correspondance pour mettre un mot aux parents de James. Puis, se rappelant qu’ils sont morts, il bougonne et change de plan.

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M. C’est marrant, je ne le voyais pas comme ça, le type qui chante « Le Soldat Rose ».

« James, vous le savez, ce n’est pas le moment de faire n’importe quoi. Le MI5 et le MI6 fusionnent, les services secrets sont réorganisés, et j’ai un foutu coordinateur pistonné sur le dos qui n’a qu’une envie : éradiquer le programme double zéro. Il pense que des drones peuvent remplacer les agents de terrain. Ne lui donnez pas un prétexte ! Bref, je dois vous infliger une sanction : vous êtes mis à pied, Bond. Allez. »

Notre bon James ne dit rien, mais au moment de sortir du bureau, la porte s’ouvre et entre un administratif tout sourire qui s’empresse de saluer notre héros.

« Ho, Monsieur Bond ! Bonjour, je suis Maxwell Denbigh, le nouveau coordinateur pour la restructuration du service. Je suis donc « C ». Mais vous pouvez m’appeler Max !
– Oui mais non. Je vais t’appeler « C ».
– Heu… mais pourquoi ? J’essaie d’être sympa, là.
– Oui mais je suis James Bond et grâce à mon pif magique, j’ai déjà deviné que tu étais méchant. Et comme ça, si un spectateur n’avait rien remarqué, hop, il sait déjà.
– Ça se tient.
– C’est pas tout ça, mais je file : je suis mis à pied, et tout, alors j’ai plein de trucs à faire, comme par exemple du rien. Bonne journée les enfants. »

Et James quitte le bureau en sifflotant, tout en recevant l’ordre de se présenter demain chez Q pour la visite médicale. Mis à pied, oui, mais avec visite médicale. Logique.

En sortant, James croise Ève Moneypenny qui a un colis à lui remettre : les rares objets retrouvés dans Skyfall, et qui lui appartiennent donc. Plutôt que de prendre le paquet, James feinte : « Venez me donner ce paquet ce soir, chez moi, à 21h. » et c’est sur cette phrase digne d’un coach en séduction à la ramasse (quel beau pléonasme) que notre agent secret s’en va en sifflotant. 

Le soir même,  Moneypenny arrive ainsi chez Bond, à savoir un appartement presque vide à l’exception de quelques petits meubles, dont un fauteuil tournant le dos à une baie vitrée dans lequel Bond s’installe, histoire que tous les assassins du monde puissent le buter tranquille. Quel agent secret d’élite, ce James. Toujours est-il que Moneypenny lui tend le colis en faisant fi de ces incohérences.

« Bon, prenez-le maintenant gros relou, je ne suis pas votre bonne.
– Merci, Moneypenny.
– Au passage, on peut savoir ce que vous fichiez à Mexico ? 
– J’ai refusé d’en parler au chef, mais à vous, je peux. Après tout, vous êtes sa secrétaire, donc plus fiable que lui et sûrement pas du genre à être en communication avec lui. Tenez, regardez cette vidéo qui attendait sur ma télévision calée pile au bon moment.
– Vos effets de manches sont nuls, vous le savez, ça ? »

Et d’un coup de télécommande, James lance une vidéo… sur laquelle on voit M, mais Madame M, l’ancienne patronne des services secrets, qui visiblement a des choses à dire :

« James, si vous voyez cette vidéo, c’est probablement que j’ai été criblée de balles par un hélicoptère lors du précédent volet de ce film. Je tenais simplement à vous dire ceci : si je meurs, trouvez Marco Sciarra. Et ne ratez pas ses funérailles. »

Et la vidéo s’arrête là.

« James ? Mais comment avez-vous eu cette vidéo ?
– Je l’ai eue sur ma boîte Laposte le lendemain de la mort de M.
– Et pourquoi n’en avoir rien dit ?
– Parce que je n’ai confiance en personne.
– C’est intelligent, ça, quand on travaille pour un gouvernement démocratique, avec des ministres qui changent souvent par définition.
– Je… écoutez, je dis ça pour faire mystérieux.
– Oui, ben c’est naze.
– Vous êtes dure, Moneypenny.
– Non mais en même temps, vous avez vu ? Et puis cette vidéo, là ? Les indications merdiques de M ? Elle fait une vidéo, on pourrait croire qu’elle va prendre le temps d’expliquer un ou deux trucs, mais non, à la place, elle laisse les informations les plus pourries du monde. Et puis quand elle dit « ne ratez pas ses funérailles« , ça peut tout dire ! Genre « faites lui mal » ou « allez vraiment à ses funérailles » ! Non mais c’est quoi ce testament pourri ? Elle n’avait que Vine de disponible ? La prochaine fois, elle fait directement ses adieux en gif animé ?
– Bon heu, Moneypenny, il se fait tard, je voulais juste vous demander si vous ne vouliez pas me renseigner sur où auront lieu les funérailles de Marco Sciarra ?
– Ben v’là aut’ chose ! Vous êtes mis à pied et je dois vous servir de taupe, c’est ça ?
– Mais le scriiiipt il diiiit que ouiiiiiiiii alleeeeeeeeez !
– James, cessez de vous rouler par terre.
– MaisallésteuplésteuplésteupléMoneypennysteupléjtekiffevazysteupléaprèsjedispurien!
– Relevez-vous. Je vais le faire. Mais c’est bien parce que le script m’y force, hein. »

Moneypenny quitte les lieux, laissant James se relever après son gros caprice et ouvrir le colis pour récupérer quelques objets de Skyfall, dont une photo de lui, de son père adoptif, et d’une troisième personne dont les flammes de l’incendie ont ravagé le visage.

HO BEN CA ALORS QUEL HASARD JE ME DEMANDE SI CA VA SERVIR !

Et sinon, juste une photo avec lui et son père adoptif, c’eut été trop subtil ?

Bon.

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Au passage, la salle médicale de Q : désolé James, hihihi, avec le smart blood, on vous a aussi refilé le tétanos. J’espère que vous n’êtes pas trop fâché ?

Le lendemain, donc, James se rend dans les sous-sols londoniens où le jeune Q l’attend pour sa « visite médicale ». En réalité, il ne s’agit pas vraiment de trouver une scoliose à notre agent secret favori façon médecine du travail, mais une occasion de lui injecter dans le bras du « smart blood« . À savoir des nanobots dans son sang capables de donner sa localisation en permanence ainsi que son état de santé. Un petit gadget que M a demandé à Q d’implanter dans 007 suite à ses derniers exploits pour ne plus le perdre de vue et accessoirement pouvoir suivre ses MST en direct. Puis, Q emmène Bond jusqu’au garage du sous-sol, où l’attend une splendide et rutilante voiture.

« Voici le dernier modèle, Bond.
– Elle est superbe.
– Ben elle n’est pas pour vous. Elle est pour 009.
– Grmbl… vous me montrez ça pour me frustrer, alors ?
– Oui, c’est une idée de M pour vous punir. Mais j’ai quand même un gadget pour vous. Tenez, prenez cette montre.
– Heu… mais vous me filez des gadgets alors que je suis mis à pied, donc que je n’ai pas de mission ?
– Ah oui, tiens. C’est vrai que c’est con.
– Bon, et que fait-elle, cette montre ?
– Son alarme est… héhéhé… bruyante… si vous voyez ce que je veux dire  ! »

C’est la phrase authentique. Quand je vous dis que les dialogues se surpassent : voilà le niveau des indications. Okay, la montre fait quoi ? Elle envoie des ultrasons mortels ? C’est une bombe ? Si oui, de quelle puissance ? Non parce que ça peut servir comme information pour ne pas péter avec. Et puis accessoirement, montrer comment l’alarme se règle… non ? Non.

Entre les explications de Q et le testament vidéo de M, heureusement que Bond a des pouvoirs de voyance, hein.

Toujours est-il que Bond est quand même embêté : il explique qu’il n’a pas envie d’être tracé. Et que Q ferait bien de le couvrir, parce qu’il a des trucs à régler loin de Londres.

Comme par exemple, aller aux funérailles de Marco Sciarra, qui auront lieu à Rome d’après Moneypenny. Et avant que Q ne puisse protester, Bond a sauté dans la luxueuse voiture devant revenir à 009, et se barre avec. Sans que personne ne l’arrête. Ou ne trace la voiture. Ou même que l’on apprenne que 009 est mort en mission comme un crotte parce que la voiture lui a manqué à un moment critique et qu’il s’est retrouvé en slip. Pif pouf, c’est magique.

Et grâce à un habile fondu au noir (les fondus au noir, ça explique tout), nous retrouvons Bond à Rome, au moment où un petit cortège funéraire procède aux luxueuses funérailles du défunt Marco Sciarra. Un certain nombre d’hommes en noir sont là, mais Bond ne parvient pas à voir leurs visages, principalement parce qu’il n’essaie pas (je ne sais pas : ça ne l’intéresse pas ? Il ne veut pas prendre des photos, comme ça se fait aux enterrements de mafieux par la police ? Histoire d’avoir des visages potentiels à étudier après-coup ?). Non, Bond a une meilleure stratégie. Il va plutôt faire du rien, sa spécialité, jusqu’à ce qu’il ne reste plus que la veuve, seule (il faut croire qu’elle n’a aucun proche). Bond s’approche et la salue.

« Bonjour, Monica Bellucci. 
– Snif snif snourf snurf. Excusez-moi, je suis triste. Snourf.
– Vous jouez super bien la tristesse.
– Oui merci. Vous étiez un ami de mon mari ?
– Oui. Et j’ai envie de dire… que sa veuve ne vivra plus très longtemps. »

Mec, tu sais comment approcher en diplomate. La prochaine fois, dis « Vous êtes en danger« , pas un truc qui ressemble à une menace de mort. Sinon, James Bond qui se prend un coup de taser dans les bouboules, ça sera tout de suite un peu moins glorieux.

« Ho ! Ben si c’est ça, j’m’en vais ! » s’exclame la veuve avant de partir sous le regard d’hommes en noirs revenus en arrière en voyant que quelqu’un parlait à la veuve Sciarra.

Mais lorsqu’un peu plus tard la belle arrive dans son immense villa, plusieurs choses étranges arrivent. D’abord, shazam, il fait nuit alors qu’il faisait jour durant les funérailles. Peut-être habite-t-elle dans un autre fuseau horaire, une bulle spatio-temporelle, ou plus simplement, un mauvais film ? Je ne saurais choisir. Ensuite, elle lance un morceau d’opéra sur son tourne-disque, et où qu’elle aille dans la maison, voire dans le jardin, le son ne varie jamais. Sûrement une enceinte volante. Enfin, lorsqu’elle arrive près de sa piscine, deux hommes surgissent de l’ombre, avec visiblement pour objectif de lui plomber la margoulette.

Elle s’y attend et ferme les yeux, mais au moment où ils vont tirer… James Bond sort lui aussi de l’ombre et s’en défait sans encombre. Il n’a plus qu’à aller à la rencontre de la veuve.

« Monsieur Bond ? Vous avez tué mon mari, c’est ça ? Un assassin venu tuer d’autres assassins ? Tout cela ne sert à rien, d’autres viendront ! Mon mari savait des choses, ils veulent s’assurer que je n’en parlerai jamais. Je vais mourir, Monsieur Bond !
– Monica, faisons simple.  J’ai un ami américain dont l’ambassade peut te protéger.
– Si je survis jusq…
– Dites-donc Madame Bellucci, je suis James Bond, alors tu ne m’embêtes pas avec tes détails. Maintenant, mets-toi toute nue.
– Qu… quoi ?!
– Ben je sais pas. Ton mari vient de mourir, deux personnes viennent de tenter de te tuer, tu es toujours pas loin de mourir, et je suis l’assassin de ton mec. Ça ne te donne pas envie de faire l’amour ?
– Non, pas vraiment. Là j’ai limite plus envie de me faire un sandwichs aux cornichons.
– Sauf que tiens, prends le script. Page 2.
– Mais  ? Il n’y a qu’une page ?!
– Elle est recto-verso, tu noteras. Attends, le film fait deux heures, quand même. Regarde la ligne, là.
– Alors… « soudain, et sans aucune raison, Monica Bellucci se met à soupirer comme un phoque en rut, se colle contre un mur toute nue pendant que James Bond lui fait des bisous, et du coup, lui balance toutes les infos qu’il veut. » 
– Ah ! Alors ?
– Je… ce film est à chier. On dirait quelqu’un a posé des scènes piquées dans d’autres James Bond les unes derrière les autres sans aucune cohérence ou transition.
– Oui mais d’abord : à poil !
– Quelle classe, James. Bon… grmbl… voilà… voilà… hop. Allez, faites vos bisous. Bon, ce que vous voulez savoir, c’est que mon mari faisait partie d’une très dangereuse organisation. Et ils se réunissent près d’ici ce soir. C’est au 12 rue Roger Roubieux.
– Très bien, j’y vais.
– Et moi ?
– Vous ? Ben vous, on ne vous verra plus du film, c’est votre dernière scène. Allez, salut, hein ! Et ne prenez pas froid ! »

Bon, j’exagère un peu. Non pas que la scène ne se déroule pas exactement comme ça, mais plutôt que comme chacun sait, c’est un comportement relativement commun chez les gens face à tout individu un minimum classieux. Tenez, l’autre jour encore…

« Bonjour Madame la postière. Alors, serait-il possible d’envoyer un colis à Toul ?
– Mon dieu une question je… j’ai soudainement envie de me mettre toute nue pour y répondre… hmmm…. ouiiii….
– Non mais d’accord Madame mais là je suis un peu pressé : le colis contient un doigt et son propriétaire tape dans mon coffre, alors si on pouvait accélérer, ce serait chouette.
– Hmmm… choisissez un timbre… tenez, la page avec les… hmmm… petits chaaaats…
– Si vous pouviez… raaah… pousser votre fesse je n’arrive pas à tourner la page ! Mais ? »

Au moment de la pesée du colis, j’ai dû utiliser ma pelle : j’allais payer une fortune si je la laissais continuer à faire du twerk sur la machine. Ah, on n’a pas des vies faciles.

Mais revenons à James Bond, qui se rend donc dans un célèbre palais romain pour y rejoindre la réunion super secrète qui s’y tient. Puisque oui, quitte à faire une réunion secrète, faisons-là dans un monument, ce sera plus discret. Et le tout, en venant tous en voitures super flashy que l’on gare juste devant, histoire que tous les passants sachent que ce soir, c’est réunion secrète, allez !

Non mais ?

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L’autre option, c’était de faire ça dans la salle de réunion de la COGIP. Mais ça faisait un peu trop cruel, même pour S.P.E.C.T.R.E.

En tout cas,  lorsque James arrive, des hommes aux visages hostiles l’attendent à  l’entrée.

« Hep ! Vous ! On n’entre pas, c’est une soirée privée !
– Ah oui ? Sauf que regarde… j’ai la bague officielle des membres de ton petit club ! Alors laisse-moi passer ! »

Et James de brandir l’anneau qu’il avait pris à Sciarra dans l’hélicoptère. Anneau dont il ignorait tout, puisque M n’en avait pas parlé, juste de funérailles. Comment James pouvait-il donc savoir que c’était un anneau dont il aurait besoin plus tard ? La voyance, une fois encore. Enfin : notre héros  ayant gagné son accès, il se glisse dans les couloirs du palais jusqu’à des balcons encadrant une immense salle de réunion autour de laquelle des individus venus des quatre coins du monde sont en pleine discussion.

« … oui, et donc, notre contrôle de l’industrie pharmaceutique nous donnera bientôt encore plus de pouvoir sur le monde libre. Nos agents font plier chaque jour plus de gouvernements, et la victoire finale, notre domination, est proche. »

James suit la scène sans piper mot au milieu d’autres bagués comme lui qui assistent à la réunion en silence. Jusqu’à ce qu’une immense porte s’ouvre et qu’entre un personnage dont le visage reste dans l’ombre (j’espère toujours le stagiaire qui apporte les cafés qui ouvre la mauvaise porte à ce moment là, illumine du coup le mec et que l’on entende « Raaah René, tu fais chier, merde !« ). Tout le monde paraît le craindre : c’est le patron. Après un long silence, il autorise les présents à continuer leur petite réunion. Et ils abordent un sujet intéressant : la mort de Marco Sciarra. L’un des membres de la conjuration se lève et déclare :

« Marco Sciarra a échoué dans sa mission… il devait tuer celui que nous appelons « le Roi Pâle » ! Je prendrai sa suite. Avec moi, pas d’amateurisme : le Roi Pâle mourra !« 

Le patron à la table demande alors : « Soit. Sauf si bien sûr, quelqu’un se sent plus qualifié pour cette mission.« 

Effet théâtral pourri oblige, une autre porte s’ouvre juste à ce moment (mais toujours pas pour les cafés, hmf), et un gros baraqué approche du prétendant à la succession de Sciarra. Qu’il jauge. Lorsque le chef des méchants lui demande « Très bien, quelles sont vos qualifications ?« , la brute plaque ses mains sur le visage du Sciarra-wannabe et… lui enfonce les pouces dans les yeux, ce qui est moyennement sympa. Après l’avoir suffisamment fait souffrir, il le tue d’un coup sec, et le laisse retomber.

« Intéressant. Amusant. » souligne le chef d’un ton détaché pour faire cruel au lieu de rappeler que s’entretuer pour le spectacle entre membres de haut-niveau, c’est très con. « Et vous êtes ?« 

« Comme ma technique l’indique, je suis un expert en combats de pouces ! Vous pouvez m’appeler… TOM POUCE. »

Hé, ho, j’ai pas retenu son nom, alors on va faire avec ce que l’on a. Le chef des méchants le valide aussitôt comme nouveau successeur de Marco Sciarra. Puis soudain, il se met à soliloquer. Ou du moins… il s’adresse à quelqu’un qui n’est pas là. Ou ne devrait pas y être.

« Cette prestation a dû te plaire, n’est-ce pas ? Oui, je n’en doute pas… je te souhaite la bienvenue… JAMES BOND.« 

James Bond se met par conséquent à suer très fort, voire à jouer les premières notes de Scotland the Brave sans cornemuse dans une méphitique contraction. L’ennemi sait qu’il est là. Et même très précisément où, puisque le méchant en chef regarde soudain droit dans sa direction. Et là, histoire de péter toute tentative d’être charismatique, le méchant lance :

« Coucou ! » à la seconde où son visage entre dans un rai de lumière.

« Coucou. » Voilà voilà. Non vraiment, le dialoguiste était chaud. Je pense qu’on a frôlé le « Wesh t’es là, lol« .

Bond comprend qu’il est fait (malin) : il distribue directement une paire de taloches aux gens qui l’entourent qui tentent de se saisir de lui, et il saute par une fenêtre du palais pour atterrir directement dans la cour où l’attend sa voiture. Ni une, ni deux, il fait crisser les pneus et s’enfuit à vive allure, avant de constater que quelqu’un est parti à sa poursuite dans sa propre voiture (les autres gens s’en foutent probablement et entament je suppose un Time’s Up endiablé) : Tom Pouce !

James et lui se lancent donc dans une longue course poursuite durant laquelle notre héros peine à se débarrasser de son poursuivant. Il tente d’utiliser les clignotants, mais cela ne suffit pas, alors les mitrailleuses arrière de sa voiture ? Elles sont sans munitions ! L’écran de fumée ? Il ne fonctionne pas et lance Skyrock à la place, malheur !

Hé bé. 009 allait récupérer une belle voiture de merde, dites-moi. Mais sinon, une explication sur ces bugs ? Non ? Ah non, c’est juste là comme ça. D’accord.

James grommelle, alors que son adversaire  (qui n’est pas gêné par la circulation puisque celle-ci disparaît selon les plans) se rapproche de plus en plus. Il finit même presque collé à son pare-choc, et James peut l’entendre hurler « Ahaha ! Je suis désolé, Bond je ne suis pas du genre… à céder d’un pouce !« 

Le jeu de mot est trop affreux : James tente le bouton lance-flammes, et cette fois-ci, tombe sur une arme chargée. Il fout donc le feu à la voiture de son ennemi, et pendant que celui-ci est aveuglé, enclenche l’autre bouton qui marche : le siège éjectable. La superbe voiture des services secrets britanniques tombe au fond du Tibre, pendant que Bond atterrit mollement dans une rue voisine. Laissant Tom Pouce, qui n’a rien vu de l’éjection, contempler le véhicule de Bond qui s’enfonce dans les eaux noires du fleuve.

Bond en profite pour passer un petit coup de fil à Moneypenny pour lui dire de faire moult recherches sur un certain Franz Oberhauser. C’est le nom de l’homme qui commande les méchants, et qu’il a reconnu. Et aussi, sur le « Roi Pâle », qui s’avère n’être nul autre qu’un certain Mr White, ex-méchant dans Casino Royale. Quelques informations plus tard, Bond se met en route pour l’Autriche, où grâce aux informations magiques de Moneypenny (qui n’est que secrétaire, rappelons-le), il sait qu’il trouvera Mr White. À se demander pourquoi personne n’y est allé avant, alors.

Mais allons plutôt voir ce qu’il se passe du côté de l’ONU.

Car pendant que l’ami Bond crapahute, M et C assistent eux à une conférence internationale sur les services de renseignement. Avec proposition de mettre en commun toutes leurs données dans un seul système (Google Drive, probablement). C paraît tout excité. Le genre à se frotter les mains en poussant de petits ricanements, ce qui n’est pas du tout suspect. M, lui, a un discours complètement réaliste sur, non pas le fait qu’il n’a pas envie que d’autres pays aient accès à ses secrets, mais plutôt du rien à voir, à savoir « Mon dieu, nous créons Big Brother !« .

Dixit le patron d’une agence d’espionnage, cette prise de conscience est intéressante. Quand je vous dis que chaque ligne de dialogue a été écrite à la pointe de l’étron.

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Dans ce film, tous les gens supers secrets et importants, comme ici, C, ont toujours le dos tourné à une énorme baie vitrée. Snipers du monde, unissez-vous.

En tout cas, un vote a lieu sur le sujet, et il se trouve qu’il faut l’unanimité pour que la résolution passe. Et l’Afrique du Sud… décide de voter non, parce qu’elle n’a pas envie de refiler sa recette du bobotie. On voit donc C leur jeter un regard noir, maugréer, probablement insulter un peu leurs mères, puis s’en aller lorsque la réunion se conclut. M, de son côté, reçoit un message  : la superbe voiture de 009 qui avait disparu… a coulé dans le Tibre. Il y a même une splendide photographie (le photographe ayant visiblement plus d’intérêt pour la voiture qui coulait que pour la voiture en feu de Tom Pouce qui arrivait juste derrière. Les voitures en feu, c’est si commun). Bon, il faudra d’ailleurs m’expliquer comment M a fait pour ne s’inquiéter de la disparition de cette voiture qu’à présent, ce n’est pas comme si 009 en avait eu besoin et avait dû partir à la place avec sa Kangoo personnelle.

M passe un appel furieux à Q : « Mais bordel, où est James Bond ? C’est lui cette ânerie ? Utilisez le smart blood, je veux sa position tout de suite maintenant !« 

Et Q de lui répondre que noooon, James Bond n’est pas du tout en route pour l’Autriche d’après le GPS. Non là il… heu… il est à Hyde Park. Dans des toilettes publiques. Il fait caca. Et lit L’Équipe. Voilà voilà chef. Nooooon je ne mens pas. Roooh. Allons. Cette voiture a dû se jeter toute seule dans le Tibre, vous savez. Ça arrive des fois. Une voiture dépressive, et paf.

M avale donc ce gros mensonge (ce film est follement crédible), et comme je sens que je vous enquiquine avec ce trio, car personne n’aime les QCM, allons justement en Autriche.

James Bond, à bord d’un pédalo de location, est en train de se rendre  à un petit chalet isolé au milieu des montagnes. Celui-ci est désert, et l’arme à la main, l’espion inspecte les pièces l’une après l’autre. Et comprend qu’il se trame quelque chose lorsqu’il aperçoit une énorme caméra avec une grosse loupiote rouge qui le surveille. Mec, je ne sais pas qui se cache ici, mais il est assez débile pour l’indiquer avec une caméra géante. Et comme ce film est décidément génial, plutôt que d’esquiver la caméra, Bond, en bon espion, danse tranquillement la carmagnole devant l’objectif en continuant à fouiller le secteur. Tout va bien. Bon, il aurait juste pu suivre les fils de la caméra, mais il préfère utiliser son instinct. Et même si ça prend un petit peu de temps, notre héros découvre une porte dérobée avec tout en bas, un ancien méchant qu’il a connu : Mr White. Qui l’attend, le teint jaune, en slip-robe de chambre. Avec une perfusion.

« Faites vite, Monsieur Bond.
– Le Roi Pâle… c’est vous, alors ?
– Et je n’en ai plus pour longtemps. Mes anciens alliés ont caché des DVDs de Kev Adams sous mon lit. Mon corps n’a pas pu supporter le rayonnement de navrance qui en émanait. Dans quelques semaines, je serai mort. Asseyez-vous, Monsieur Bond.
– Merci, c’est sympa. Je suis désolé pour les DVDs de Kev Adams. Mais pourquoi vos anciens alliés vous ont-ils fait quelque chose d’aussi monstrueux ?
– C’est leur chef… Franz. Je lui obéissais. Nous lui obéissions tous. Moi, le Chiffre, le méchant pourri du James Bond précédent, l’autre de celui d’avant, tous. Mais il va trop loin… il trafique des êtres humains.
– Vous trafiquiez des armes. Vous avez soudain une conscience ?
– Oui, Bond. J’ai mes limites. Alors j’ai cessé d’obéir. Et à présent, ils veulent me tuer. Et ils ont presque réussi.
– Dites-moi où je peux le trouver.
– Non.
– Allésteupléééééééééééé !
– Bond, vous êtes chiant avec vos caprices. Non. Vous ne comprenez pas. Il est partout à la fois. Dans votre banque. Dans votre voiture. Dans votre téléphone. Il se lève le matin avec vous. Il revient avec vous le soir. Il est dans vos yeux, vos mains. Il embrasse votre famille.
– C’est rigolo cette ligne de dialogue pourrie. Non seulement elle ne veut rien dire, mais ça sonne un peu club échangiste.
– Oui, je sais. Je me dis que quand ce film sortira en DVD, on pourra aussi empoisonner des gens avec.
– Bon, en tout cas, je sens que vous avez peur pour votre famille, Mr White. De quoi s’agit-il ? Il menace votre femme ? Votre fils ?
– Ah…
– Votre… fille ?
– Touché, Monsieur Bond. Mais ma fille est cachée. En sécurité. Elle est intelligente, elle s’en sortira.
– Je peux la protéger.
– Non…
– Si. 
– Non !
– Si et kamoulox.
– Rah ! Vous êtes très fort Monsieur Bond ! Bien, si je vous dis où est ma fille, vous devrez la protéger. Elle vous aidera à trouver l’Américain… l’Américain vous mènera à celui que vous cherchez. Maintenant… comment sais-je que je peux vous faire confiance ? Vous n’êtes qu’un assassin, après tout. »

Bond pose donc son arme sur la table, en preuve de bonne foi. Pour que Mr White puisse s’en saisir et constater que Bond met sa propre vie entre ses mains sans ciller lorsque Mr White le braque. Ce dernier a un bref remerciement pour Bond, lui dit que sa fille se cache dans une clinique de luxe non loin, puis pour en finir avec ses souffrances et ne plus jamais entendre Kev Adams, se tire une balle dans la bouche.

« Ah ouais okay. Merci. Sympa. Moi je te prête un flingue et toi tu me le suçotes. Je te prête plus rien, Roi Pâle, tu fais pas assez attention. » dit James Bond avant de se cass…

Une seconde ! Bond ! Tu es dans la demeure d’un ancien méchant ! Qui avait une salle secrète ! Et des tonnes de caméras, dont une qui t’a filmé ! Tu voudrais pas fouiller un peu ? Ou détruire les preuves de ton passage ? Voire les deux ? Non : à la place, Bond pique juste le portefeuille du mort (classe), probablement pour utiliser sa carte de réduction Carrefour, puis s’en va en laissant tout en plan.

Et s’envole pour une clinique privée de luxe isolée au cœur des montagnes, à laquelle on n’accède qu’à partir d’un petit aérodrome. Autrement dit, vous avez intérêt à avoir une bonne mutuelle pour y aller. C’est donc son contrat MATMUT sous le bras, parce que Bond, il ass-uuuure, que notre héros débarque sur place et prend rendez-vous avec la fille de Mr White, qui est psychiatre sur place. James Bond est invité à se rendre dans son immense bureau pour répondre à un petit questionnaire tiré de  La psychologie pour les nuls, avant de commencer à sortir un peu du rail de la consultation, pour encore une fois aborder les sujets qui fâchent avec un sens de la diplomatie proche de celui d’un castor furieux.

« … bien, Monsieur Bond, encore une question : quelle est votre profession ? Je vois que vous n’avez pas rempli cette case du questionnaire.
– Je suis consultant en consulting. J’ai d’ailleurs beaucoup consulté votre père. Juste avant qu’il ne meure. Quand j’étais juste en face de lui. Avec mon arme.« 

Le tout dit avec un air menaçant façon « J’l’ai buté et ça m’a fait marrer. » Non vraiment, mec, je pense que tu devrais arrêter d’aborder certains sujets, en fait.

La psychologue se lève, un peu perturbée, et Bond sourit fièrement.

« Allons, docteur, je sais tout de vous. Vous êtes la fille de Mr White. Vous vous cachez ici. Vous avez fait des études brillantes, à Harvard et à la Sorbonne, vous êtes une experte dans votre domaine, et si vous êtes ici, c’est parce que ceux qui en voulaient à votre père vous en veulent. Je sais même que votre nom véritable nom est Léa Seydoux. J’ai longtemps été trompé par vos pseudonymes, Léa Seyneuf et Léa Seylavayavecmirlayne, mais un agent de ma trempe ne s’en arrête pas là.
– Que… vous… mon père est mort ? Je… je m’en moque ! C’est…  je haïssais mon père et ses affaires ! Et je ne veux plus jamais vous revoir ici, Monsieur Bond ! Partez, où je fais appeler la sécurité, qui elle vous fera sortir !
– Très bien. »

Et Bond s’en va d’un pas tranquille jusqu’au bar de la clinique, où il  commande son cocktail favori : un champomy coupé à l’eau. C’est alors que surgit quelqu’un qu’il ne pensait pas trouver ici : Q !

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Q et son ordinateur avec des stickers de gros rebel’z. Dans le prochain film, on découvre que c’est un Brony, je suppose.

« 007 ! Bon sang, vous devez rentrer au pays, vite !
– Non. Je viens de tomber sur Léa Seydoux. Et elle va m’aider à remonter la piste de mon copain Franz-le-Méchant. 
– James, vous vous trompez ! Je vous ai couvert, je ne peux plus ! Vous devez rentrer où votre carrière et la mienne s’arrêteront net. Et Franz… tout a été vérifié par Moneypenny. Il est mort ! Mort ! Lorsqu’il était adolescent, avec son père, dans une terrible avalanche. On n’a jamais retrouvé son corps et à la même époque est apparue à peu près au même endroit quelqu’un lui ressemblant très fort et utilisant non pas le nom de son père, mais celui de sa mère, mais je suis sûr qu’il n’y a aucun rapport ! C’est une chimère, Bond ! Buvez votre champomy et cassons-nous.
– Soit… mais d’abord, Q, un dernier service : sur le chemin du retour, pourriez-vous m’analyser cet anneau que j’ai piqué à Marco Sciarra ? Il y a une espèce de gros poulpe stylisé par un enfant de cinq ans dessus, et apparemment, ce serait le sigle de l’organisation de Franz. 
– Très bien. J’y vais. Et vous ?
– Je règle un truc et j’arrive, on se retrouve à mon hôtel. »

Q s’en va, et Bond reste ainsi seul au bar, alors que la sécurité arrive pour le virer parce que, hé, ho, Monsieur Bond, vous avez assez bu de champomy, il faut partir maintenant.

Sauf qu’à l’instant où la sécurité arrive, James aperçoit au travers des baies vitrées Léa Seydoux… qui se fait kidnapper par Tom Pouce et une paire de sbires ! Cela rend James tout fou, et plutôt que de dire à la sécurité « Regardez, des mecs embarquent un de vos médecins ! » ce qui lui permettrait d’avoir des alliés il… il pète la gueule à la sécurité avant de partir à la poursuite de Tom Pouce. Mais bien vite, le brigand fait grimper son otage dans un 4×4, avant de partir, escorté par d’autres voitures de vilains garnements. James fait la grimace, car il n’a pas de véhicule pour partir à leur poursuite.

Du moins, jusqu’à ce qu’il regarde en direction de l’aérodrome.

C’est donc parti pour une course poursuite entre des 4×4 roulant sur de la neige, et un bimoteur volé par James Bond ! Avec des passages cultes, comme « James Bond donne un coup de train d’atterrissage », « James Bond vole à la même vitesse que des mecs roulant sur de la neige et emmerde la gravité », « James Bond met des coups de pare-choc en klaxonnant« , et autres « James Bond a appris à piloter avec l’équipe HFr – War Thunder« .

Grâce à ses manœuvres dignes d’un Gérard Majax, Bond envoie dans le décor plusieurs de ses ennemis. Même si la voiture de Tom Pouce, elle poursuit son chemin. À l’intérieur, un membre de l’équipage tente bien de droguer Léa Seydoux, mais la bougresse retourne la seringue contre son propriétaire pour le tuer. Tom Pouce se retourne avec son gros pistolet pour inviter tout le monde à se calmer, avant de cribler l’avion de James Bond de balles pour le tenir à distance. Léa Seydoux panique un peu.

« Mais enfin, qu’est-ce que vous me voulez ? Si c’est me tuer, c’est très con puisque vous n’aviez pas à m’emmener pour le faire !
– Chut. Je suis devant, j’ai le flingue, et je tire si je veux. Alors on se calme. D’ailleurs, tu devrais savoir comment on appelle quelqu’un comme moi.
– De quoi ? Quelqu’un devant et qui tire ?
– Un pouce-pouce. »

Seigneur. Cet homme est un monstre. Vite, James, va sauver Léa !

James improvise un peu, se pète les deux ailes pour transformer son avion en luge (si) et finit par couper la route aux méchants, créant un carambolage qui bien évidemment tue tout le monde, assomme juste Tom Pouce, et laisse Léa Seydoux impeccable. Nos deux larrons peuvent donc s’enfuir et filer à la  chambre d’hôtel où Bond a donné rendez-vous à Q avant de partir.

« Bond !
– Q.
– Qui est avec vous ?
– Léa Seydoux. Vous pouvez parler devant elle, je lui fais confiance. À part pour bien jouer parce qu’on part de loin là, j’ai limite l’impression d’avoir sauvé Francis Huster.
– J’adore Francis Huster.
– Bon, assez rigolé. Q, avez-vous pu analyser la bagouze que je vous ai donné il y a dix minutes ?
– Ho ben oui. Écoutez, des hommes de Tom Pouce ont brièvement tenté de m’agresser, j’ai juste un ordinateur portable, et je n’ai eu que dix minutes. Évidemment que j’ai tout trouvé. J’ai analysé l’ADN sur la bague grâce à mon petit logiciel qui fait des trucs en 3D sans aucune raison. Et les résultats sont extraordinaires. Pour deux raisons.
–  Nous brûlons d’impatience.
– D’abord, on a bien vu dans la scène où j’analysais la bague que les photos des gens dont je trouve l’ADN s’affichent. Or, on n’a jamais vu votre photo alors que vous avez porté cette bague et l’avez trimbalée partout depuis le début du film.
– Sûrement un énième raté  de la réalisation. Et l’autre raison ?
– Vous aviez raison, Bond. Il y a bien une organisation puissante derrière les méchants des précédents films. Regardez, j’ai retrouvé l’ADN de chacun d’entre eux sur cette bague. Six personnages différents, pour six tentacules. Et une tête : Franz-le-Méchant. 
– Je vous l’avais dit.
– Oui mais non, ça d’accord. Non, moi ce qui m’étonne, c’est comment ils ont tous pu mettre leur ADN sur la même bague. Ils la sucent tous l’un après l’autre pour être sûr qu’on puisse les retrouver à partir d’une seule bagouze ? Et le tout en ne collant leur langue que dans un tentacule à la fois pour bien marquer son territoire  ?
– C’est vrai que c’est con. Mais Q, tout ce film l’est. Bon. Q, merci pour ces informations. Retourne à Londres, et sois mes yeux là-bas. Il se trame quelque chose de gros. Léa Seydoux et moi, on va traquer l’ennemi. »

Et tout le monde d’approuver. Q retourne à Londres, alors que Bond et Léa Seydoux partent… pour Tanger. Car Léa emmène notre héros dans une chambre d’hôtel. L’hôtel « L’Américain« . Léa explique.

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Léa Seydoux elle-même a l’air vachement convaincue par le scénario.

« L’Américain, ce n’est pas une personne : c’est un lieu. C’est ici que mes parents ont passé leur nuit de noces, dans cette chambre. Qu’ils sont revenus chaque été. Et même après leur séparation, Papa venait ici.
– C’est idiot.
– De ?
– Si l’Américain est un lieu, une simple chambre d’hôtel où papa White est allé des années durant, pourquoi m’a-t-il d’abord envoyé te sortir de ta cachette où tu étais pépère ? Il lui suffisait de me filer l’adresse, et pouf, je ne te mettais pas en danger et je continuais mon enquête tout seul.
– James ?
– Oui ?
– Vous venez de dire un truc intelligent.
– Toutes mes excuses, je ne l’ai pas fait exprès. »

Et James se met donc à fouiller la chambre à la recherche d’un indice qui le mènera sur la piste du grand méchant. Bon mais attention, hein, c’est une fouille à la James Bond. Comprendre qu’il saccage tout le mobilier façon « Mais ce canapé a insulté ma mère ! » mais que j’ai déjà vu des rôlistes mieux organisés pour retrouver leur D20. Finalement, il ne trouve qu’une demi-bouteille de boulaouane planquée derrière une cloison, et la propose à Léa Seydoux qui de son côté, était occupée à se rouler sur le lit en faisant du rien.

Il aurait emmené un chat, c’était pareil. Sauf que les chats, eux, ne sont pas d’après le scénario en pleine cavale à la poursuite de grands méchants d’ampleur internationale ayant empoisonné leur pôpa. Motivée la Madame.

Après une ou deux gorgées d’alcool, Léa Seydoux est du coup pompette et pendant que James Bond tabasse une chaise pour tenter de lui arracher des informations, elle lui explique que ouais, bon, son papa, elle ne l’aimait pas vraiment, c’était un type dangereux, et puis bon, il faisait partie de cette organisation qui porte un nom : S.P.E.C.T.R.E.

Parce que comme les spectres, elle… il… heu… elle fouette un peu ?

Voilà. Comme on n’a aucune autre explication sur le sujet du film, je vais mettre mes billes là-dessus.

Bon. Toujours est-il que la nuit tombe, et que Léa Seydoux aussi, puisqu’elle marmonne les plus grands morceaux de Sébastien Patoche avant de sombrer dans le sommeil des justes (mais des justes cuits. Ce qui me rappelle cette phrase mystérieuse de mon grand-oncle à chaque fois qu’il voyait paraître Philippe Risoli sur son écran: « Tu sais, le Juste pris, en général il finissait Juste cuit« . Quelle obscure maxime. La sagesse de nos anciens doit sûrement s’y cacher). James Bond, après avoir interrogé une souris (authentique, les gens ayant vu le film confirmeront) découvre en prenant celle-ci en filature (j’insiste, c’est véridique) que celle-ci disparaît derrière un mur… et l’espion réalise alors que ho ! Il n’a pas pensé à chercher les murs ceux !

Même un Castor Junior l’aurait tenté. Bravo James.

James décide donc que le mur dans lequel la souris a filé pourrait bien cacher le secret de L’Américain qu’il cherche tant. Il hésite : doit-il trouver le mécanisme d’ouvert…

« NON JE VAIS PLUTÔT PETER LE MUR AVEC MES POINGS GREEEEUUUUH. »

James Bond. La classe et le raffinement des services secrets de sa Majesté.

Pendant que Léa Seydoux, éveillée par les coups, glapit qu’il doit se calmer, merde, il va lui radiner sa caution pour la chambre, là, James ouvre un passage à l’aide de ses petites phalanges musclées jusqu’à une sorte de salle secrète dans laquelle Mr White travaillait lorsqu’il venait ici. Il y retrouve toutes ses affaires : sa trousse de crayons de couleurs, sa colle UHU rose pour voir où c’est déjà collé, et bien évidemment, sa règle avec les tables de multiplications. Mais c’est un tout autre instrument qui attire l’attention de notre héros : un ordinateur un peu daté donnant, en deux clics, des informations sur l’endroit où Mr White avait l’habitude de rejoindre ses petits copains de S.P.E.C.T.R.E lorsqu’il en faisait partie, pour faire des trucs de méchants, comme écrire correctement le Français (une insupportable oppression, ne l’oublions jamais) ou lire ce blog.

Et cet endroit c’est…

« Nulle part. » marmonne James Bond.

En effet, tout indique un point au milieu du désert local. Hmmm… une base secrète, par exemple ? Bon. Hé bien pendant que James Bond plie ses slips dans sa valise pour préparer sa folle épopée, allons voir à Londres si nous avons du neuf.

Et certes, il y en a : car juste après le vote des Sud-Africain refusant d’unir les offices de renseignements de tous les pays, pif pouf, ils ont eu, ça alors, une mystérieuse attaque sur leur territoire (quelqu’un a diffusé «  Waka Waka  » sur les hauts-parleurs de la ville). M surprend donc C qui rigole diaboliquement dans son bureau en se frottant les mains tout en agitant une petite fourche de diablotin, avant de tout ranger en voyant M, de toussoter poliment et de dire :

« Ah oui au fait M, hahaha vous allez rigoler, cette GROSSE COÏNCIDENCE d’une attaque en Afrique du Sud juste après qu’ils aient refusé de voter pour mon super projet d’union de tous les services de renseignement du monde, hé ben non seulement on vient de revoter, et que tout le monde a dit oui, mais en plus, je suis chef du projet désormais, hahaha hohoho hahahaaaaaa que… quoi ? J’ai ressorti mon trident de mon tiroir ? Pardon, un réflexe. Noooon, puisque je vous dis que je suis un gentil depuis le début du film, allons ! »

Et pour ponctuer le fait qu’il n’est pas un méchant, du tout du tout qu’allez-vous penser là, notre larron ponctue le tout d’un « Notre super projet d’interface de renseignement commune sera mise en place dans…72 heures ! » avant de lancer un énorme compte à rebours.

Et comme chacun sait, le compte à rebours géant, c’est tout sauf un truc de méchant.

Bon, vous savez quoi, c’est tellement naze que je vous propose plutôt de retourner du côté de l’Afrique du Nord pour retrouver James Bond et Léa Seydoux qui grimpent dans un train avec couchettes et restaurant inclus (et pas la voiture-bar du TGV, si vous voyez ce que je veux dire) pour traverser le désert jusqu’au point voulu.

Nos héros partent à l’aventure, l’occasion pour eux d’aller prendre un cocktail dans la voiture restaurant, lui en smoking, elle en robe, et de trinquer. Mais à la seconde où ils vont boire, une voix gronde derrière eux :

« Je dérange ? Vous alliez prendre… un repas  sur le pouce ?« 

Saperlipopette  ! TOM POUCE !

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Vous voyez les figurants ? Ben voilà, hop, ils ont disparu d’une scène à l’autre. Un petit détail. Minuscule. Rien du tout.

Aussitôt, la bagarre s’engage, et accessoirement, le train se vide de tous ses occupants (ce qui est quand même drôlement pratique). James Bond et son gros copain se font donc des mamours tout en utilisant tout ce qui passe à leur portée pour pimenter un peu la chose.

« Tom… gnnn… je vais te faire mal !
– Ah non ! Sinon… je dis pouce !
– Raaaah bordel, c’est insupportable ! Et puis moi aussi j’peux en faire des blagues ! Tiens je… te… ha ! Voilà ! Comment es-tu arrivé ici, Tom ? C’est… ton petit doigt qui te l’a dit ?
– … non. Non James, attendez, vous n’avez pas compris, en fait, je ne fais que des blagues sur le p…
– TIENS JE TE FAIS TOMBER HORS DU TRAIN FALLAIT RESTER CONCENTRE ! »

Et dans un terriblement hurlement, Tom choit hors du convoi ferré et disparaît dans la nuit dans un douloureux roulé-boulé.

« C’est ce qu’on appelle… se tourner les pouces ! »

Déclare Léa Seydoux peu avant que James Bond n’essaie de la balancer dehors aussi parce que ça commence à l’énerver un peu ces calembours. Bon, en fait, j’exagère, la véritable scène est pire, puisqu’alors que James vient de finir de faire la bagarre, il regarde Léa Seydoux qui lui demande :

« Et maintenant ? »

Et pouf, ils se téléportent dans leur coin couchette avec une grosse envie de touche-pipi. Formidable. Ce James Bond arrive à faire s’enchaîner les scènes avec la subtilité de Godzilla (le monstre ET le film). Une fois que tout le monde a pu se frotter tout nu contre qui en avait envie, les deux débarquent au petit matin dans une minuscule gare au milieu du désert, ou ils n’aperçoivent rien à des kilomètres à la ronde.

Du moins, durant des heures, car si le désert essaie bien de leur mettre la fièvre, une vieille automobile paraît à l’horizon : une Rolls Royce de 1948 (Hollywood se sent toujours obligé de donner l’année des voitures ; alors qu’en France, on dit rarement « Ho ! Une Fiat Punto de 1992 !« ). Et à son bord, un chauffeur qui s’arrête et se propose de les emmener au lieu de poireauter comme des grosses buses au milieu du désert. Et les emmène jusqu’à une sorte d’immense base secrète au milieu de nulle part, probablement construire par magie pour expliquer comment personne n’a jamais eu connaissance de la construction d’un truc aussi important.

Oui, tous les clichés de James Bond y sont, mais sans l’ambiance. Ils sont placés la à la queue-leu-leu, et nous n’avons pas fini.

Car sur place, toute une armée de sbires les accueille dans le luxueux complexe, où ils sont traités en invités, bien que désarmés, jusqu’à recevoir une invitation à rencontrer le maître des lieux dans un coin précis de la base, à savoir une large salle plongée dans l’obscurité, au milieu de laquelle se trouve, posé tel une pièce de musée… un gros caillou.

« C’est en réalité un astéroïde, James.« 

Dit une voix dans l’obscurité avant que son propriétaire ne se montre : Franz-le-méchant !

« Il s’est écrasé ici et a formé le cratère au milieu duquel cette base est logée. N’est-ce pas fascinant ? Toutes ces années passées dans le vide de l’espace, avant de finir sa course ici, sur cette planète, dans le bruit et la fureur et…« 

Mais James et Léa Seydoux ronflent déjà devant le discours simili-grandiloquent de notre méchant, qui est en fait juste tout naze et pas vraiment charismatique. Il leur propose donc plutôt de visiter son installation, tout en demandant à James :

« Mais sinon, tu es venu faire quoi, ici ?
– Te tuer.
– Tu casses un peu l’ambiance. Mais comme ce film continue à enquiller les poncifs sans aucune raison, si je me mettais soudain à te dévoiler tout mon plan sans l’ombre d’une raison, même pour un film James Bond ? Bon alors je te la fais courte : j’ai corrompu des gens partout dans le monde, comme ton ami C. Déstabilisé celui-ci avec mes différents agents que tu as neutralisé dans les films précédents. Mais à chaque fois, c’était moi, derrière. Mon but était de forcer les services secrets du monde entier à s’unir… mais à utiliser MON système pour ce faire ! Dans moins de 72h, maintenant que cela a été voté, j’aurais accès aux renseignements du moooonde entiiiiiier hahahahahahaaaaaa !
– Ah bon ? Parce que les mecs lancent un truc à l’échelle mondiale 72h après son vote ? C’est bien un film. Logiquement, au treizième marché public truqué, tu aurais fini par laisser tomber, Franzounet. 
– Non mais chut. C’est comme ça.
– Alors d’accord mais au final, à quoi ça te sert ?
– Ben… à contrôler le monde entier ? A tout savoir pour agir en paix ?
– Mais c’est pas ce que tu faisais déjà ? Puisque justement tu manipules jusqu’à C ? Et d’autres gens influents dans tous les pays, comme tes hommes le racontaient dans la scène du grand palais plus tôt dans le film.
– Ah je… tiens c’est… non mais grâce à ça je…
– Ben tu ne feras rien de plus qu’avant, en fait. »

Mais avant que Franz ne réalise pleinement que c’est un peu incohérent, il camoufle son plan derrière une incohérence plus grosse encore.

« Tiens James, regardons plutôt tous les écrans de ma base où en un claquement de doigt, je fais apparaître le film de toi chez Mr White. Tu sais, la caméra que tu as laissé te filmer sans aucune raison plus tôt. Bon, c’est déjà complètement absurde. Mais regarde : je vais montrer le moment où tu confies ton arme à Mr White pour lui montrer à quel point tu as confiance en lui… et comment il se suicide avec.
– Non ! Noooon, Léa Seydoux ne doit pas voir ça ! Nooooon ! NOOOOOOOOOOOOOOOOOOON ! LEA, JE PEUX TOUT EXPLIQUER ! »

Mais ? Mais pourquoi tu t’énerves galopin ? Au contraire : d’habitude tu abordes les gens façon « J’étais dans la pièce quand ton père est mort« , mais là, quelqu’un qui montre que bah, oui, tu ne l’as pas tué, c’est lui qui a choisi de se suicider, et ça va plutôt dans ton sens, ça t’énerve ?

Hé bien oui. Tellement que les hommes de Franz sont obligés de lui taser le fond de culotte pour le calmer.

A son réveil, James se trouve ainsi attaché à une sorte de chaise de dentiste (des êtres profondément malfaisants : certains lisent ce blog, c’est dire, j’insiste), reliée à un ordinateur derrière lequel Franz s’active pendent que Léa Seydoux est invité à regarder.

Franz se lance donc dans un soliloque aussi peu inspiré que ses précédentes tirades.

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« Léa, vous maîtrisez les arts martiaux ? Les armes ? Vous l’avez prouvé en aidant James contre Tom Pouce ? Bon, ben surtout, vous restez là, pas attachée, et vous n’essayez pas de m’arrêter alors que je suis à deux centimètres, d’accord ? »

« Ah, les amis ! Cette chaise est reliée à des bras mécaniques avec de fins forets me permettant de toucher et détruire des zones nerveuses très précises de James. Par exemple, James, je vais programmer que cela te perce… ici… et là ! Et ainsi, tu vas perdre le sens de l’équilibre, ainsi que de l’ouïe. Oui, je retire des sens aux gens. Je suis comme ça, j’ai toujours aimé les Chevaliers du Zodiaque. Bon, attention… zip zoup… et voilà, plus d’oreille interne et plus d’oreille tout court pour James ! N’est-ce pas triste ? Sinon, Léa, pendant que je te tiens, tu sais, je dois te raconter mon histoire : lorsque James a perdu ses parents, mon père l’a recueilli. Il l’adorait. J’étais jaloux. Alors j’ai décidé de devenir un super grand méchant.
– Votre père était mort. C’était quoi l’intérêt ?
– Ben… le… je… BON, CA SUFFIT AVEC VOS QUESTIONS ! Tiens, pour la peine, haha ! Je vais toucher une zone particulière chez James : celle de la reconnaissance des visages. Il ne pourra plus jamais les retenir. Il vivra dans un monde froid, sans visages familiers… et il ne pourra même plus vous reconnaître, hohoho ! Vite, petit bras mécanique… voilà ! Ahaha, désolé, James !
– James, noooooon ! »

Léa Seydoux, bouleversée, se rue vers James pour lui faire un bisou et maudire sa nouvelle condition d’homme sans mémoire visuelle (seule raison pour laquelle il peut donc supporter ce film, je suppose). Mais au moment où elle se penche et que Franz ricane « Hinhinhin, il ne vous reconnait plus ! », James chuchote :

« Comment oublier quelqu’un comme toi ?« 

Pardon ? James Bond vient de vaincre son handicap… par LE POUVOIR DE L’AMOUR ? Mais… je… qu’est-ce que je regarde ? Sean Connery, reviens ! Bon hé bien voilà. James Bond, vous le saurez, n’a aucun souci de mémoire, vision, oreille, toucher ou que sais-je. Le script vient juste de dire « Les dix dernières minutes, en fait, c’était du flan, non, il n’y a aucune explication, il est amoureux, lol, STFU.« 

Génial.

James n’a donc plus qu’à délicatement ôter sa montre de son poignet via diverses contorsions, régler à l’aveuglette l’alarme du bidule (sans savoir comment elle marche, je le rappelle, ni la portée de l’explosion), et ordonner à Léa Seydoux de balancer le tout sur Franz. Ce qu’elle fait.

Et boum, Franz est projeté à terre par l’explosion.

Léa aide aussitôt James à se détacher, et tous deux s’enfuient, James ouvrant le chemin en tirant comme un dieu (j’insiste : le mec est censé être incapable de se déplacer seul) sur tous les gardes qui eux, loupent tous leurs tirs pendant que bien évidemment, la base est ravagée par des explosions. Comment ça, pourquoi ? Ben la montre a explosé tout à l’heure et… et puis ils ont touché un… mouais, non. On va dire qu’en réalité, les ouvriers de la base avaient utilisé de la poudre noire au lieu du ciment pour des raisons budgétaires.

Pendant que tout saute, nos héros filent donc en hélicoptère.

Et après moult aventures (comprendre «  et hop, un fondu au noir  !  »), peuvent regagner l’Angleterre, où ils informent M et Q du plan de S.P.E.C.T.R.E. Il faut donc arrêter C aussi vite que possible. Nos larrons partent s’en occuper, mais alors que le convoi roule pour s’en charger, je vous passe les détails : des hommes de S.P.E.C.T.R.E parviennent à isoler la voiture où Bond est, à l’en extraire et à le kidnapper, et d’autres à récupérer Léa Seydoux, qui elle, avait décidé de rentrer chez elle probablement pour manger de la glace en surfant sur Instagram, et était donc en promenade sur les trottoirs londoniens.

M et Q improvisent donc un plan de leur côté : Q paralyse, grâce à la magie de l’informatique d’Hollywood, le lancement du programme international de partage des données entre services de renseignement (mais je ne comprends pas trop : ils supposent qu’en empêchant son lancement, les gens vont dire « Boh, ça plante ? Ben du coup on oublie le vote et on retourne chez nous jouer à la crapette »  ?). Quant à M, il tente d’arrêter C pour haute trahison, mais ce dernier en tentant de faire le kakou, finit par faire une chute mortelle, parce que les chutes mortelles, c’est important pour bien finir un film).

Mais James Bond, alors ?

Hé bien lui se réveille avec un slip sur la tête à l’arrière d’une camionnette, entouré de méchants qui l’emmènent jusqu’à l’ancien QG en ruines des services secrets britanniques qui avait un peu explosé durant le précédent film. Bond a tôt fait d’ôter son slip (celui sur la tête, je précise), de claquer les margoulins qui l’accompagnent… et de découvrir qu’à l’intérieur des ruines, c’est un vrai jeu de piste qui l’attend.

Sur les murs, son nom a été inscrit. Et des flèches l’invitent à filer d’un point à un autre, tout en passant devant des portraits des méchants des épisodes précédents, ainsi que celui de M. Et tout au bout, dans un souterrain, derrière une vitre blindée l’attend… Franz. Vivant, mais qui a perdu un œil dans l’explosion de la montre de James durant son évasion.

« Bonsoir, James.
– Franz !
– Tu as été rapide, en Afrique, oui… rapide et rusé… si seulement moi et mon génie avions pu prévoir que ta montre était un gadget alors que c’est le cas dans quasiment toutes tes aventures, que j’ai pourtant dit avoir étudié de près. Mais bon, ne parlons pas du passé. Parlons du futur, James. Comme tu le sais, ce bâtiment était voué à la démolition. Il est déjà bardé d’explosifs. Alors tu as deux options : ou bien fuir avant que les 3 minutes de ce compte à rebours derrière moi ne s’écoulent… ou bien retrouver Léa Seydoux qui est cachée dans le bâtiment et mourir avec elle car tu n’auras plus de temps. A toi de voir.
– Hmmm… je peux poser une question d’abord ?
– A ta guise, James.
– J’ai fui ta base en hélicoptère. Je suis rentré directement en Angleterre, où j’ai retrouvé M et Q pour stopper C au plus vite. 
– Oui, et la question ?
– Hé bien sachant que je t’ai laissé blessé derrière moi, où as-tu trouvé le temps de partir à ma poursuite, te soigner l’œil, venir en Angleterre, préparer mon kidnapping de Léa Seydoux et moi-même, la cacher dans ce bâtiment, le barder d’inscriptions pour moi, imprimer et coller des posters de gens tirés des films précédents, et aller prendre la pose derrière une vitre blindée ?
– … ho. Ah.
– J’aurais bien rigolé si pendant que tu taggais mon nom dans le bâtiment, ça avait attiré l’attention d’un mec surveillant le coin et que tu t’étais bêtement retrouvé au trou.
– OUAIS BEN EN ATTENDANT, COMPTE A REBOURS ! »

Et Franz s’enfuit dans un rire diabolique par un passage mystérieux (le mec connaît semble-t-il mieux le coin que James Bond, dont ça a pourtant été la base durant des années, un détail), laissant James avec son dilemme. Qui ne dure pas, puisque notre héros décide de filer retrouver Léa Seydoux, gagne la partie de cache-cache (elle était cachée derrière une porte si coincée que James doit la forcer à coups de pied – la porte – autant vous dire que je me demande comment les méchant l’ont amenée là), puis saute dans la Tamise au pied du bâtiment avec elle pendant que le coin explose.

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A ce stade, c’est tellement naze que vous devez regretter l’époque où au moins, il y avait des jeux de mots avec Tom Pouce. Reviens, Tom Pouce.

Franz, qui avait suivi la scène depuis son hélicoptère personnel sans apercevoir nos deux larrons s’échapper de son piège, repart donc pépère en suivant le fleuve et en volant bas. Ce qui est un HEUREUX HASARD car James trouve un bateau, une pétoire, poursuit le méchant et parvient à endommager le moteur du bousin.

Franz est fort surpris lorsque son hélicoptère s’écrase sur un pont londonien, et que, heureux hasard encore, il en est le seul survivant. Mieux encore, la police se téléporte aussitôt sur les lieux (comme ça, pouf) et… bloque les accès au pont. Sans s’approcher.

Leur museau magique a détecté un méchant dans l’épave ? Ils font bien attention à surtout tout laisser brûler sans intervenir ?

Seul M, lui aussi arrivé sur les lieux, parvient à se frayer un passage dans le cordon policier à l’aide de l’argument magique « C’est moi, M. Mais si, vous savez ? Vous avez reçu un message d’un certain C il y a quelques heures disant que mon programme 00 n’existait plus. Bon ben croyez-moi sur parole si je vous dis que je suis gentil et que C est mort et laissez-moi passer« . Et hop ! Il passe.

Mais de l’autre côté du pont, James Bond arrive lui aussi.

La police doit aussi se curer le nez de ce côté là, puisqu’elle laisse passer un mec un peu en sang, crado et armé sans lui poser de questions. Et lorsque Bond aperçoit Franz, blessé, qui rampe hors de l’épave de l’hélicoptère, il se rue dessus et lui pointe son arme sur la tête sous le regard anxieux de M.

Et accessoirement, mais là encore, détail, d’environ quarante flics qui regardent la scène en se disant  « C’est marrant, ce type armé qui braque un survivant du crash, laissons-le potentiellement l’exécuter à bout portant. »

Mais finalement, James redresse son arme. Et annonce : non, il ne fera pas ça. Franz ira en prison, comme le méchant qu’il est.

Et James s’en va donc comme un prince.

Nous le retrouvons quelques temps plus tard, alors qu’il rend une visite surprise à Q pour lui demander encore un petit service : il aurait besoin d’emprunter la plus belle voiture de tout le service, l’Aston Martin de Skyfall, qui vient juuuuste d’être réparée (là encore, ça tombe bien quand même). Et au volant de sa nouvelle automobile, notre héros propose à Léa Seydoux d’aller faire un tour.

On l’entend alors marmonner : « Mais du coup, elle venait faire quoi, Monica Bellucci, dans ce film ? »

Et… FIN !

__________________

Une conclusion  ?

Bien sûr. Et comme souvent, laissons-la à des gens respectables, comme par exemple, Télérama.

L’intelligence et le brio de Sam Mendes risquent de rendre difficile, désormais, la vision des Bond de jadis.

Transmis à Sean Connery.

161 réponses à “James Bond 007 – S.C.R.I.P.T

  1. Première fois que j’ai eu envie de quitter le cinéma pendant la séance. Et pourtant j’ai vu Prométheus en 3D… Une reconstitution pour le moins fidèle de cette bouse, merci monsieur Odieux. Comment on peut rater un James Bond avec deux méchants habituellement charismatiques?

  2. Ce film c’est la niaisitude incarnée, dès le début du film ça partait mal avec des blagounettes à la Proctologue Fantôme, alors la fin avec celui qui est censé être le super méchant de tous les derniers James Bonde…

    • Un jour… nous dominerons le monde! Et le gadget du prochain James Bond sera une peluche de Fluttershy à même d’attendrir le grand méchant! MOUHAHAHA! Nous sommes machiavéliques!

    • Ha! Vous aussi! en tapant google image, j’ai compris que meme une totale réussite de la COp 21 ne changerait rien au sort de l’humanité….

  3. les mur ceux de la chambre d’hôtels :P. Manque le r quand même ^^.
    Et sinon merci pour cette belle critique qui m’évitera de voir ce bousin.

  4. Mon cher odieux, vous êtes bien trop dur avec ce film. Des guerres ont été déclaré pour une partie de Time’s Up abandonnée !

  5. Bon hum… OK, je ferai plus la même erreur que Jurassic World et je n’irai pas voir cette bouse au ciné. Et sinon, ACHIEVEMENT UNLOCKED : You’ve meet the master !

    C’était sympa de vous voir en vrai M. Connard et accessoirement de se faire traiter de glandeur d’admin système…

    PS : J’avais préparé une pelle chromé et un sac de chaux pour vous mais j’ai croisé des étudiantes sur le chemin…. Du coup….

    • Bah apparemment il avait pas tort de te traiter de glandeur, vu que pour un admin système tu sais déjà pas écrire un peu d’anglais correctement :-)

      • Merde, c’est vrai que maintenant que je regarde, ça arrache bien les yeux… Bon allez, je retourne apprendre mes verbes irréguliers….

  6. J’ai vu la référence au hentai lorsque je sus allé le voir. Je suis surement un type douteux.
    Peut-on espérer un Bond avec un méchant plus charismatique, vous savez, genre, un gars comme Scaramenga ou bien Dr No?

    • La même, j’ai beaucoup aimé les tentacules !
      Je me souviens également du nombre de gens qui se marraient doucement pendant cette scène. Nous devions tous être douteux, je suppose, mon ami !
      (sinon j’aime beaucoup ton nom. Très joli.)

  7. Ah je l’attendais cette critique ! Clairement le moins bon James Bond depuis longtemps. Des incohérences à la pelle (non mais la scène avec la suppression des sens est surréaliste !), tout un four sur Belluci qui apparait 5 minutes, Seydoux qui joue toujours comme une cruche, Bond qui ressemble plus à un super héros qu’à un agent secret entrainé, le méchant qui est l’une des pires écritures de perso que j’ai pu voir et j’en passe. Dommage, parce que y’avait quelques cascades sympas et les musiques sont stylées.

  8. « C’est vrai que c’est con. Mais Q, tout se film l’est. »
    Se film ???? SE FILM !!!! Non pas vous OC, pas vous !!! Ne tombez pas dans cette horreur de confondre possessifs et demonstratifs
    Pas voooooooooooooooooooooooooouuuuuuuuuuuuuuuuuus !!!!!!!

    • A mon avis ce spoil a été écrit à l’arrache entre deux dédicaces, il me semble qu’il y a plus de fautes de frappe et d’orthographe qu’à l’accoutumée.

  9. Lurkeuse occasionnelle (mais de longue date) de ce blog, ça y est j’ose un premier commentaire ici.
    Tout d’abord un immense merci de m’avoir évité d’aller me coltiner la franchise Twilight au cinéma pour comprendre de quoi causaient mes élèves de l’époque au CDI. Les bouquins étaient déjà sur les étagères, achetés par mon prédecesseur dans un instant d’égarement, mais la lecture du premier tome m’a laissée un tel goût d’eau tiède (écoeurant) en bouche que j’ai refusé par la suite d’ouvrir les suivants afin de conserver ma bonne santé mentale.
    Ensuite, concernant ce film (SPECTRE au nom jamais expliqué) une erreur qui à peut-être sa place ici: Lors de la scène dans l’hôtel américain, Léa s’endort habillée de la robe blanche dans laquelle elle a débarqué, et magie, magie! Sans bouger du lit, elle se réveille habillée d’une nuisette blanche tout droit sortie des pages lingerie de la Redoute à la scène suivante, pour suivre James dans la pièce secrète planquée derrière les murs en carton-pâte.
    Enfin, merci infiniment pour les fous rires qui ne manquent jamais chaque fois que je vous lis !

      • Secte Pronant l’Elimination des Cons, des Trolls et des Enculés.
        Vous l’avez compris: c’est pas mes potes.

      • J’aurai dit: Singeur de Pseudo Cherchant a Triompher Rétoriquement par l’Entourloupe.
        Mais ça marche mieux avec KAMEL: kaka Abruti Mou Enculeur de Lelephant.

      • ServicePour l’Espionnage, le Contre-espionnage, le Terrorisme, la Rétorsion et l’Extorsion, comme expliqué dans un ancien Bond (je ne sais plus lequel)

    • Les filles, dans les films, arrivent toujours à se trouver de superbes fringues n’importe où, et surtout quand elles sont en fuite. Oui, moi aussi je me trimbale avec une robe en soie hyper moulante et une coiffure qui nécessite trois heures de travail pour prendre le train :P (J’imagine pas la taille de ses valises :D )

      • Ce sont sans doute des loups garous. Bah oui : dans Twilight, nos joyeux amis lycanthropes disposaient du pouvoir de générer des slips à volonté (après leur transformation, a pu vêtements ; re-humain, zou ! caleçon). Je pense que c’est juste une version un peu plus évolué de ce pouvoir. Ca ou le fait que les scénaristes sont des glandus.

  10. Bel exercice de style … ça donne bien envie de pas aller voir le film … ou alors, que pour le déhanché chaloupé de Léa !!! Salut l’Odieux …

  11. Mais monsieur Connard, plutôt que d’aller voir de luxueuses merdes (si j’en crois vos écrits), pourquoi n’allez-vous pas voir de bons petits films comme « Ni le ciel, ni la terre » ou de vieux classiques comme « Distant Drums » ?
    http://bagarrebagarre.blogspot.fr

    • Mais cessez de poser ce type de question. S’il n’allait pas voir ce genre de film, il n’irait pas écrire ce genre d’article.

      • D’autant qu’il va surement les voir, mais n’en fait pas nécessairement un article ;)

  12. Bizarrement ce spoiler m’a donné envie de le regarder…ça ne peut pas être si désastreusement nul, si?
    Dans tous les cas, merci chez OC pour, encore une fois, un spoiler si magique !

  13. Comme d’habitude, j’ai bien ri !
    Pas contre, je suis absolument pas d’accord pour dire que le film est une « bouse sans nom ». Au contraire. Malgré les incohérences (mais quel film en est dépourvu, franchement ?) je trouve qu’il surfe à merveille entre kitsh Jamesbondien et auto-dérision.
    Un peu de second degré, vous qui excellez pourtant à l’art de l’humour !

    • Le second degre a propos de James Bond, c’est bien quant on fait un Austin Powers, pas quant on fait un James Bond.

    • Tirer sur un 4×4 roulant à flanc de montagne, transportant une personne que vous voulez (devez) sauver, ce n’est plus du second degré : c’est une grosse connerie. J’ai trouvé Bond très con sur ce coup-là, et il l’a été dans ma tête jusqu’au bout du film. Donc :
      Si.
      Nota: j’ai vu le film avant la critique d’OC.

    • Quand tu dis que ça n’est pas une bouse sans nom, est-ce que tu veux juste insister que si, si, le film avait un nom, et ce nom était SPECTRE ^^ ?

  14. Bond n’aime pas C : forcément, il a reconnu Moriarty. (Comment ça j’essaie de sauver le film comme je peux?)
    Sinon, excellent spoil, comme à l’acoutumée !

    • Ah c’est ce que je me suis dit aussi en voyant la photo! C’est Moriarty, normal qu’il lui trouve un air de méchant! ^^

  15. Ouch c’est pas terrible :-( Mauvaise foi pas marrante sur des détails et surtout, tu passes à côté de ou n’insistes pas assez sur certains trucs énormes :
    – Bond qui arrive à piloter un avion sur de la neige, sans ailes, jusqu’à parvenir à heurter les 4×4.
    – Pourquoi est-ce qu’à Rome, les sbires de Spectre veulent tuer Bond hargneusement, le gros malabar dans le train d’Afrique du sud aussi, et puis finalement arrivé au terminus, Spectre lui envoie un gentil chauffeur, etc. ? Soit Spectre est débile, soit ses sbires agissent de leur propre chef et donc il n’a pas d’autorité sur eux : dans les deux cas il passe pour un bouffon.
    – Dans la base en Afrique du sud, et durant tout le film en fait, Bond vise et tire comme un dieu alors qu’au début de Skyfall, il était au bout du rouleau, tremblements, dépendance à l’alcool et médicaments ; à croire qu’ici il a rajeuni !
    – Bond avec une balle qui fait péter TOUTE la base d’Afrique du sud ! Tu as vérifié si les scénaristes venaient de Bollywood ?
    – Léa qui décide de quitter Bond juste avant la mission la plus importante de sa vie, pratiquement (à Londres, empêcher la mise en route du programme de C). LE truc de naze, einh Léa, viens bien le distraire juste avant sa mission. Mais Bond est un pro, ça ne le perturbera pas. Et il la laisse partir. COMMENT ? Alors que tous les méchants sont à Londres, et qu’il a clamé 10 fois qu’il la protégerait parce qu’il l’avait juré ? Et on voit Léa s’éloigner… Ça alors, on se doute pas du tout qu’elle va se faire enlever. Personne n’a vomi dans la salle à ce moment-là ?
    – TOUS les anciens ennemis de Bond étaient liés à Spectre einh, pas un seul qui en réchappe. Même Silva, le génie de l’informatique et sa vengeance personnelle dans Skyfall…
    Voir d’ailleurs la mise en scène débile des photos des gens marquant le passé de Bond, dans l’ancien building du MI6…

    Et bon, on sait bien que tu te concentres sur le scénario, mais il y avait de la matière à côté.
    – Léa Seydoux, certainement choisie pour son talent. De la parenté ? Où ça de la parenté ? (c’était peut-être bien d’en parler pour ceux qui savent pas).
    – L’explosion de la base en Afrique du sud est la plus grosse du cinéma, 8400 l de kérosène : ça valait le coup ^_^ http://www.gentside.com/spectre/spectre-le-record-de-la-plus-grosse-explosion-de-l-039-histoire-du-cinema_art72452.html
    – La musique insipide. Quel contraste après Skyfall.
    – Beaucoup trop d’action à outrance (ah oui einh, il faut faire plus bourrin que MI). Par contre, même si je suis pas fan de l’action à fond (cinéma d’ados), quand même il y a dû y avoir un travail de fou pour certaines scènes (p. ex. l’hélico au début).
    – TOUTES les critiques que j’ai lues sur Spectre parlaient d’abord de Skyfall comme un film formidable, « a placé la barre très haut », etc. alors que c’était bien pire que Spectre encore niveau scénario (M est en danger, allons juste à deux dans une demeure paumée en Ecosse pratiquement sans armes, la symbolique vaincra !).

    Sinon c’est bien d’enfoncer le clou pour Monica à la fin :-)

    • Oui, Skyfall comme référence bondienne ultime… sans doute grâce au record du box-office. Tandis que Quantum of Solace est cinématographiquement le plus abouti, mais aussi le plus décrié.

      • Euh… le titre c’est Quand Tombent Vos Solex. Le meilleur Bond de tous les temps. D’un réalisme extrême et sans aucune invraisemblance. Je l’ai vu 8 fois et j’ai offert le Blu-Ray à mon petit ami du Marais. Ce chef d’oeuvre fait partie du programme de l’Ecole de Guerre. Qu’attend Monsieur Odieux pour en faire l’éloge?

      • Il attends que tu assume ta véritable identité, Kamel. C’est toujours mieux de faire son coming out sous sa véritable identité.

      • Nope, un crétin usurpe mon pseudo pour m’insulter donc je l’insulte en retour. Désolé que ça déborde sur tes commentaires.

      • Alors, on usurpe mon pseudo?
        Tout d’abord un immense merci de m’avoir évité d’aller me coltiner la franchise Twilight au cinéma pour comprendre de quoi causaient mes élèves de l’époque au CDI. Les bouquins étaient déjà sur les étagères, achetés par mon prédecesseur dans un instant d’égarement, mais la lecture du premier tome m’a laissée un tel goût d’eau tiède (écoeurant) en bouche que j’ai refusé par la suite d’ouvrir les suivants afin de conserver ma bonne santé mentale.
        Ensuite, concernant ce film (SPECTRE au nom jamais expliqué) une erreur qui à peut-être sa place ici: Lors de la scène dans l’hôtel américain, Léa s’endort habillée de la robe blanche dans laquelle elle a débarqué, et magie, magie! Sans bouger du lit, elle se réveille habillée d’une nuisette blanche tout droit sortie des pages lingerie de la Redoute à la scène suivante, pour suivre James dans la pièce secrète planquée derrière les murs en carton-pâte.
        De façon amusante, Greene était le seul affreux méchant à bosser directement et logiquement pour le SPECTRE, mais il est probablement celui à qui il est le moins fait référence. Faut assumer les gars. Parce que Silva et le Chiffre, je vois pas trop le rapport avec la choucroute. Car cette maladie empêche de reconnaître les traits du visage, mais pas les personnes que vous connaissez. En effet la mémoire permet de vous faire une fiche en listant des points marquants de la personne (stature, voix, élément marquant du visage (bosse sur le nez, cicatrice, …), habitude ou tic, …) qui vous permette de la reconnaître et le cerveau comblant facilement les manques il vous donnera de lui même l’information que c’est une personne connue donc un visage connu. Vous avez, cher connard, omis une bien croustillante incohérence.
        Pourquoi Tom Pouce vient-il chatouiller la face de Bond alors même que notre autrichien préféré (Celui-là, pas l’autre.) l’attend pour une consultation chez le dentiste ? C’est un peu bête d’envoyer des subordonnés supprimer ses invités: ils pourraient risquer de ne pas arriver…
        Bref le méchant à voulu rendre James Bond comme 2,5% de la population, population qui survie très bien et n’est pas du tout malheureuse de ça.
        Enfin, merci infiniment pour les fous rires qui ne manquent jamais chaque fois que je vous lis !

      • Un s et 2 ll, à Georges Abitboll. C’est pourtant pas bien compliqué.
        En plus d’être lourd et lâche t’es infoutu d’effectuer tes mesquineries correctement. Quel branque.

    • Oui quand on regarde attentivement les scénarios des James Bond, ça ne tient pas debout du tout… en même temps c’est le cas depuis 50 ans.

      Je veux dire, le gars fait des cascades pas possibles, tiré à quatre épingles, mais s’en sort la plupart du temps sans égratignures ou sans grosses blessures on va dire, il a des gadgets de l’an 4000 qu’il maîtrise instantanément, il se bat contre des méchants caricaturaux sortis de bandes dessinées qui ont 95 fois l’occasion de le tuer mais n’essaient qu’à la fin, et évidemment ratent de manière bien foireuse quand il est à leur merci, il terrasse des hommes de main stupides qui pourraient le tuer de manière nette et expéditive s’ils y mettaient du leur, mais échouent lamentablement.
      Soyons clairs, les James Bond c’est juste un prétexte à montrer un héros se battre et emballer de jolies filles, et ce depuis Sean Connery, mais ça propose pas de grandes histoires.

  16. Je m’étonne que personne n’ai parlé des pirouettes en hélicoptère qui se déplace à la verticale sans effort.
    Ou bien de l’effet Trinity encore plus choquant que dans la plupart des James Bond (disons que depuis les années 50, un peu de changement dans le traitement des personnages aurait été apprécié, même sans ternir la « marque » de James Bond).

  17. « sinon tu pouvais juste le laisser piloter depuis le début, ça aurait évité de mettre plein de gens en danger, mais c’eut été moins spectaculaire »
    Sinon, tu pouvais juste éviter de vouloir utiliser le plus-que-parfait du subjonctif alors que tu ne maîtrises pas la différence avec le passé antérieur, mais c’eût été moins spectaculaire.

    • C’est vous qui vous emmêlez les pinceaux; ce qu’odieux connard voulait utiliser, c’est le conditionnel passé deuxième forme; strict équivalent de la première forme « ça aurait été », mais en plus soutenu. Comme ce temps reprend les mêmes formes que le plus-que-parfait du subjonctif, effectivement il manque l’accent sur le U. Mais c’est pas la peine de d’être si agressif pour un oubli d’accent. Vous avez passé une mauvaise journée ?

  18. Cher connard, je vous trouve bien soft dans cet article par rapport aux nombreux trous de scénarios. Auriez vous… aimez le film ? Au point de perdre votre nécessaire mauvaise foi et de vous laisser aller à un oeil attendri et fripon sur ce script ?

  19. De façon amusante, Greene était le seul affreux méchant à bosser directement et logiquement pour le SPECTRE, mais il est probablement celui à qui il est le moins fait référence. Faut assumer les gars. Parce que Silva et le Chiffre, je vois pas trop le rapport avec la choucroute.

  20. J’ai bien rigolé devant le spoiler, et j’ai trouvé l’Odieux particulièrement virulent (genre « avec la subtilité de Godzilla (le monstre ET le film) » ). Un régal.

  21. « James Bond plisse un peu les yeux. Soit qu’il est concentré, soit que lui aussi a remarqué qu’on venait à peine de commencer que les dialogues étaient déjà navrants »… ou alors il a mangé des tacos J

  22. Ouaip. Ben je regrette toujours pas d’avoir vu aucun des nouveaux James Bond.

    Sinon au passage, petite faute : « Mais Q, tout se film l’est. » je vous laisse corriger de vous-même cette petite étourderie ^^

  23. Cher Odieux, pourriez vous, à l’occasion repasser sur un James Bond un peu plus ancien ? Je m’explique : d’un coté j’ai un certain nombre de médias et de spectateurs qui disent « cé le maillyeur Geames Bon de tou lé tan ! » ; d’un autre, un certain nombre de commentateurs : « palsambleu, cette production n’est que vil crottin, comparé à ses illustres ancêtres ! »
    Je ne sais pas du tout si lesdits ancêtres étaient meilleurs, ou si c’est la distorsion due au temps, à une mémoire défaillante et à une nostalgie corruptrice. Du coup, je pense qu’un spoil à votre sauce pourrait être sympathique, tout autant pour vérifier si le « c’était mieux avant » est vrai que pour se marrer un bon coup en détruisant les souvenirs de votre jeunesse.

      • Pour l’anecdote, Moonraker est l’adaptation « sérieuse » d’une parodie italienne de James Bond… Le serpent qui se mord la queue !

      • Ha! 3ème degré alors, j’étais pas loin! Merci pour l’anecdote je savais pas. Du coup je comprends mieux pourquoi c’est un des plus drôles, et aussi pourquoi un ami m’avait dit que pour lui ce film n’était pas un James bond…

  24. ho ! une coquille « Il n’a pas pensé à chercher les murs ceux ! » ref l’américain l’hôtel hein pas l’homme qui rechercha abtibol ;-) Merci pour le spoil

  25. Merci Odieux pour cet article qui, une fois de plus m’aura fait revivre!
    Car oui, je l’ai vu cette b…., oeuvre!
    Meme si certaines incohérences que vous livrez ne me paraissent pas justifiées (genre le coup de la reconnaissance des méchants avec leur bague, vu des la première scène du film), il faut avouer que c’est un beau plantage. Autant Skyfall m’avait paru vraiment sympa, autant la, en effet, je me suis fais ch… . Porte de sortie dévevante pour D. Craig.
    Et cette scène de l’hélico !!!! Mais que c’est long, p…, mais long! Et puis je fais trois loopings, et deux sauts périlleux: On aurait dit plutot un show aérien organisée par Red plutot qu’une bonne vieille marave!!!!!
    Ps: Merci pour les tentacules, merci !!!! Je n’étais donc pas le seul…..

  26. Excellent comme d’habitude, mais je tient à m’élever contre l’amalgame (un terme très à la mode c’est dernier temps) entre la non reconnaissance des visages (prosopagnosie) et l’absence de mémoire visuelle. Car cette maladie empêche de reconnaître les traits du visage, mais pas les personnes que vous connaissez. En effet la mémoire permet de vous faire une fiche en listant des points marquants de la personne (stature, voix, élément marquant du visage (bosse sur le nez, cicatrice, …), habitude ou tic, …) qui vous permette de la reconnaître et le cerveau comblant facilement les manques il vous donnera de lui même l’information que c’est une personne connue donc un visage connu.
    Bref le méchant à voulu rendre James Bond comme 2,5% de la population, population qui survie très bien et n’est pas du tout malheureuse de ça.

    Plaît il ? C’est une « torture » à la hauteur du scénario ? Fort bien

  27. L’autre jour, on m’a sorti que Daniel Craig était le meilleur des James Bond… J’ai regretté d’avoir oublié mon taser !

  28. J’étais donc allongé tranquillement sur mon canapé en cuir à 10 briques, prêt à relire Le Château de Kafka (je vois déjà les lectrices de ce blog soulever leur regard bovin du dernier Musso en se demandant qui peut bien être ce Kafka), ma femme avec sa mère à la cuisine en train de préparer le bœuf en daube du soir quand soudain le téléphone teinte.
    Notification Twitter : « odieuxconnard, nouvel article,… » Oui, je suis sur Twitter, cet espèce d’outil insupportable qui appauvrit le débat plus vite qu’une diatribe de Zemmour. Ça me permet de repérer facilement les cons et les débiles qui s’en servent pour faire leur pub.

    Te laisse pas tenter mon vieux Gloubi, je me fais. Tu vaux mieux que ce blog à chiottes écrit par un informaticien raté qui considère les films comme des tentatives d’algorithmes. Retourne pas dans cette arène toute droit sortie du Ground Control station Marcadet poissonniers avec ces espèces de parasites friqués prêts à claquer 10 euros dans une pinte de 1664 pour montrer qu’ils sont les fiers membres de l’intellectualisme bourgeois sous-bobo parisien (pauvres années 20 va).
    Mais forcément l’adage qui veut qu’on scotche sur un truc en dessous de tout marche à plein et me voilà à scroller sur ce site mal fichu (achète toi un développeur web au lieu de nous chier ton wordpress à la gueule, putain), le pauvre Kafka qui se retourne dans sa tombe en voyant un admirateur fidèle perde son temps sur une vomissure digitale.

    Première déception : le film. Je me dis : ça y est, c’est reparti, après que tout le monde ait bien insisté sur le fait que la nouvelle cuvée Bond n’est pas terrible, il va en rajouter une couche. Allez, vas-y, tire encore sur l’ambulance, vas-y mon pote, tu révolutionnes le monde. J’ai vu le film. C’est une merde. Un action-movie ringard et chiant. Au mieux pour les enfants, au pire pour les abrutis qui pullulent dans les commentaires.
    Je lis l’article. Une catastrophe. Le génocide au Cambodge c’est une rigolade à côté. Bourré de fautes, des phrases comme d’habitude longues, mal rythmées, répétitives, des blagues pas drôles, un schéma IDENTIQUE aux 300 critiques précédentes (peut-être que l’auteur a justement trouvé un algorithme d’auto-génération de spoilers foireux et vas-y que je t’envoie ma paresse à la face). Une citation finale de Télérama alors que le magazine proposait un pour et contre. On croit rêver. Mais quel CON !

    Bref, un article aussi nul et inutile que le film. Vite, il faut écrire un avis pour éviter que le premier commentaire soit ENCORE le truc d’un ahuri. Ou sans doute d’une ahurie, j’ai remarqué que les femmes du blog sont encore plus bêtes que les hommes ; les hommes tu te doutes que ce sont des intellectuels ratés qui finiront en marketing ou pilotage projet, cons mais pas dangereux, les femmes c’est plus du style arrogante pouffe ironique cultivée à la Taddei, sans le sou mais en fait j’ai les 3000 euros mensuels de mon papa qui assure mes dépenses Gucci et je me sers de mes jeans moulants pour bien montrer que mes fesses sont là aux afterworks où je suis bourrée et prête à sucer le boss après 1 verre de champ histoire de monter en grade : une fange bien plus détestable et vicieuse que leurs homologues masculins un peu balourds, dommage que Simone de Beauvoir leur soit incompréhensible…). Bref, le commentaire d’une débile transie d’admiration qui va te sortir un : hihi, j’avais une sale journée mais quand j’ai vu cet article, ça m’a redonné le moral, huhu. Merci, MrConnard » (elles disent monsieur voyez-vous, on est entre gens biens ici).

    Pas de bol, forcément, l’une d’entre elle est plus rapide que moi et c’est parti pour la longue et douloureuse diarrhée de commentaires où tout le monde s’auto-congratule, où le mot troll apparaît régulièrement (je n’ai toujours pas compris ce qu’il signifiait d’ailleurs), où l’on s’envoie des missiles polis à grand renfort de multiples références issues de cette culture néo-beauf où chaque participant essaie de tirer la couverture à lui sans écouter personne, où l’on se touche devant des détails techniques qui n’intéressent personne à part peut-être les macaques, où l’on se félicite de rien foutre pour que le monde aille mieux… Enfin bref, des trucs tellement horribles, des trucs tellement ridicules que je conclurais par un : finissez mon commentaire vous-mêmes, je vais me coucher.

    • Hey, mec! Dans ton petit commentaire, tu nous dis ne pas connaitre la définition de troll. J’ai une trés bonne nouvelle pour toi, si, si, tu en connais un! Je crois meme qu’il se gratte de temps en temps les couilles sur ton canapé à 10 briques!

    • Ah pour une fois je le trouve constructif et pas trop insultant l’ami Gloubi. J’ai même pris plaisir à le lire. Si si! Bon, il a toujours cette tendance à mettre tout le monde dans le même panier, mais après tout qui ne prend jamais de raccourcis?

    • Pas mal, bel effort. L’intro est juste un peu lourde en mode je raconte ma vie, heureusement courte, et la fin… bah le problème c’est que tu caricatures beaucoup, or c’est justement ce que tu reproches au film et à OC.
      Les hyperboles c’est drôle, mais pas les hyper-hyperboles (« Le génocide au Cambodge c’est une rigolade à côté »). Et c’est mieux de déverser son fiel en restant classe (« Mais quel CON ! »). Quoique dans ce cas précis, l’auteur du blog se définissant comme un odieux connard, on pourrait dire que c’est permis, voire même un compliment :-)

    • M’en fous du fond mais tu fais deux fautes horripilantes :
      « après que tout le monde ait bien insisté » => après que tout le monde A bien insisté
      L’abréviation de monsieur c’est « M. » et non pas « Mr. »
      Bisous

      • Par respect pour le blog, j’ai écrit ce commentaire aux chiottes avec une orthographe de merde. Sans relecture, ça laisse forcément des traces sur les parois et une belle odeur de moisi. Un peu comme cet article. Mais je me servirai de vos commentaires pour me torcher le dessous, ne salissez pas vos pantalons de velours pour moi.

      • P’tain Gloubi, pourquoi que t’as pas tiré la chasse sur ton commentaire? T’avais plus de papier? Tu nous aurait fait des vacances.

      • P’tain Kamel pourquoi que t’as pas tiré la chasse sur ta gueule ? T’avais plus de munitions ? ça nous aurait fait des vacances.

    • Hihi, j’avais une sale journée mais quand j’ai vu ce commentaire, ça m’a redonné le moral, huhu. Merci, MrGloubi.
      Votre téléphone fait souvent de la teinture, sinon ?

    • Tu veux que je te dise, mon vieux Gloubi ? Plus je lis tes commentaires, et plus je crois que je te kiffe.

      Une patte reconnaissable entre mille. Continue comme ça !

  29. En regardant le film je m’étais fait quelques autres remarques :
    -la James Bond girl du début à Mexico qui n’intervient pas ensuite dans le film et est encore plus inutile que Monica
    -Les deux James Bond girls qui ne servent qu’à indiquer une adresse (le palais à Rome pour l’une, un hôtel au Maghreb pour l’autre). Bond choisit d’en trimballer une avec lui par la suite, mais finalement qu’est ce qui est le plus incohérent ? D’en laisser une après le coït, ou d’emmener l’autre jusqu’au bout de l’aventure alors qu’au moment de faire ce choix elle a refusé catégoriquement les avances ? Ah oui c’est vrai il a fait une promesse à son père…
    -L’absence totale de femmes à l’écran (hors Money Penny) une fois que Léa Seydoux rentre en scène. Faut pas pouvoir se rendre compte qu’elle est une petite blonde mignonne mais sans charme particulier et qui joue mal. D’ailleurs plusieurs fois Bond dira qu’elle est belle ou qu’elle a de l’allure, ce que ce personnage ne fait d’habitude pas dans ses films. Mais là il faut bien en persuader le spectateur.
    -Madeleine est la fille d’un ennemi qui va crever, donc forcément ça fait d’elle une alliée.
    -il force Money Penny à venir chez lui et ne la serre même pas, il préfère les deux autres qui en comparaison sont des thons.
    -Bautista, aux ordres de spectre, essaye le le flinger à Rome, en Autriche et dans le train au maghreb, mais une fois arrivé en plein désert on le cherche en limo vintage et on lui donne des fringues propres.
    – La scène de course poursuite à Rome où on veille bien à rester à distance l’un de l’autre (les deux caisses sont des prototypes hors de prix) même quand l’Aston est ralentie par une Fiat.
    -Le look de Craig avec un costume clairement trop petit pour lui et des positions statiques dignes d’un cowboy avec toujours au moins 50 cm entre ses deux pieds.
    -le compte à rebours de l’explosion à Londres qui est repris une deuxième fois sur une autre machine à côté de l’otage
    -le nouveau siège du MI6 composé d’un extérieur en verre qui contient un gigantesque escalier central façon gugenheim. La surface utilisable doit être ridicule. Et en plus c’est tout vitré, même le sol, pratique quand on est espion et qu’on n’a rien à cacher.
    -l’avion tank sans ailes qui défonce une grange et renverse des range rovers, alors qu’un avion à la base c’est fait pour être léger, pas solide.
    -le filet à la « divergente » à Londres pour pouvoir descendre rapidement entre les étages quand lesdits étages ont des trous béants.
    -au milieu du Sahara on a une ligne de train digne de l’Orient express. Ca doit être un gouffre financier encore pire que la SNCM.
    -le siège du spectre, dont l’activité principale est liée aux réseaux est installée là où le débit est le plus mauvais de la planète.
    -la récurrence des souris. Il peut rentrer à la réunion secrète en se faisant passer pour Mickey Mouse, il trouve la planque dans l’hôtel grâce à une souris, la météorite ressemble à un gruyère (oui je sais pas de trous dans le gruyère mais c’est quand même l’expression), le script a été écrit par Mickey.

    • Bien vu pour ces précisions, merci pour la peine :-)
      Pour Money Penny, elle repousse ses avances (dans son appartement), mais il est vrai que James n’insiste pas du tout.

      • c’est un train touristique contrairement à l’Orient express, et là le mec il bosse.
        La prochaine fois en ville, plutôt que de rouler à fond les manettes en Aston, il prendra le petit train.

        y a sûrement moyen de mettre une scène de combat sur le toit

    • T’oublie un truc qui saute aux yeux: à un moment Monica Bellucci est assise dans le lit. Impossible: depuis « Irréversible » Monica Bellucci ne peut plus s’asseoir.

    • Merci d’avoir noté les costumes trop petits (je me fais la réflexion depuis 3 films) ! Je pense que l’habilleur(se) de Daniel Craig cherche à mouler ses muscles… mais au final, il semble boudiné.

  30. Bonjour, trois remarques additionnelles pour ce James Bond :
    1/ Pour ceux qui connaissent un peu Mexico, James Bond se bat dans un hélicoptère en perdition a 10 mètres du palais présidentiel sans que cela n’ait l’air de déranger les autorités mexicaines.

    2/ Hôtel l’Américain : une pièce secrète dans un hôtel ??? James Bond qui pète les murs en pleine nuit sans que ça dérange personne ???

    3/ Comment ils ont les ADN de leurs ennemis ? Surtout du grand méchant, censé être mort depuis environ 20 ans, soit avant la maîtrise de la capacité à identifier l’ADN ???

  31. Bonjour,

    On sent le fan de James Bond vraiment déçu :

    « Oui, tous les clichés de James Bond y sont, mais sans l’ambiance. Ils sont placés la à la queue-leu-leu, et nous n’avons pas fini. »

    « Pardon ? James Bond vient de vaincre son handicap… par LE POUVOIR DE L’AMOUR ? Mais… je… qu’est-ce que je regarde ? Sean Connery, reviens ! »

    « L’intelligence et le brio de Sam Mendes risquent de rendre difficile, désormais, la vision des Bond de jadis.
    Transmis à Sean Connery. »

    Dites, c’est quand même pas pire que ceux avec Roger Moore ?
    Rien ne peut être pire qu’un Roger Moore !

  32. Pas de scénario, c’est mieux qu’un mauvais scénario, non?
    Pi, Daniel Craig est fort regardable; ça me rend tolérante.
    M’enfin, j’aimais bien Roger Moore aussi alors.

  33. Bonjour Maitre,

    j’aimerais savoir pourquoi les méchants veulent tuer le roi blanc (M White, quelle subtilité) alors qu’ils ont déjà réussi (le mec est empoisonné).

    Le pire Bond depuis longtemps… Pas étonnant que Daniel Craig cherche à fuir la franchise.

  34. Vous avez, cher connard, omis une bien croustillante incohérence.
    Pourquoi Tom Pouce vient-il chatouiller la face de Bond alors même que notre autrichien préféré (Celui-là, pas l’autre.) l’attend pour une consultation chez le dentiste ? C’est un peu bête d’envoyer des subordonnés supprimer ses invités: ils pourraient risquer de ne pas arriver…

  35. Après avoir vu ce film, ou plutôt ce magnifique étron, je ne crains que tout les autres James Bond soit comme cela, dans le futur. Ce qui me semblent légérement déprimant pour une si belle série. Mais comme disais Aragorn, « Il y a toujours de l’espoir ».

  36. Roger Moore en James Bond :

    Il croise un tigre, même pas peur : suffit de mugir et le tigra affolé retourne chez maman.

    Y’a plein de crocos dans l’eau ? Pas grave, y’a qu’à sauter dessus.
    Une scène qui a couté cher au cascadeur pour un des pires moments de cinéma.

    Sans déconner, c’est impossible de descendre plus bas.

  37. QUAND JE PENSE !!!!! hemmm, pardon, ça sert à rien de crier….
    Quand je pense que j’ai payé 10 euros pour aller voir cette bouse ! alors que, comme d’hab, j’aurais pu profiter du spoil d’O.C.
    Il faut savoir que je ne vais au cinéma qu’une fois tous les 2 ans environ, alors comprenez que j’aie envie de hurler.

  38. Alors sur la scène de « trépanation latérale » j’ai deux théories:
    1/ Monsieur Méchant a bien visé où il fallait dans la tête de 007 mais le smartblood qu’il se fait injecter en début de film « répare » aussi les trous les tissus et les pare-brises, en plus un brocoli est offert pour toute intervention, faut pas rater ça!
    2/ Tout méchant qu’il est, Monsieur Méchant n’a pas calibré ses outils et a troué complètement à côté, décuplant les facultés de 007, ce qui pourrait aussi expliquer comment il a « levélé » aussi vite entre son arrivée à la base (rappelons qu’il s’est fait mettre minable par Tom Pouce dans le train au passage qu’il s’en sort grâce à Léa) et qu’il atteint un niveau « Chuck N. » où une simple balle fait 2~3 morts.
    C’est vrai, une troisième théorie très plausible est que la tête de 007 est pleine de flotte et que ça n’a rien touché même bien calibré.
    Je crois que « Spectre », c’est aussi parce que le script est intangible…

    Bravo pour QCM, c’est vraiment le trait d’esprit qui m’a fait exploser de rire en Open Space tout à l’heure…

      • Quamel Chien Merdique ???
        C’est justement l’occasion de montrer ce qu’est un QCM.
        Coches une case :
        [A] Tu as mangé un truc avarié ?
        [B] Tu as pris des médicaments pour des smarties ?
        [C] Tu n’as pas fait caca depuis deux semaines ?

      • Quand même… un peu con ton QCM avec Quamel,tu trouves pas?
        C’est pas toi qu’a fait ce truc là? C’est du même niveau. Mais bon.

    • Questionnaire à
      Choix
      Multiple

      C’est comme les fiches que tu coches quand tu vas à un cours de code de la route, les trucs de magazines de filles pour savoir si elle est une Megane Fox ou une une Monica Bellucci

  39. Je suis le seul à avoir vu un clin d’oeil aux Dents de la mer lors de la scène où « Tom pouce » est éjecté du train ? D’autant que ce personnage de tueur baraqué et quasi muet apparait alors comme une reference à « Jaws », le méchant incarné par Richard Kiel… Et oui, ils ont poussé les clichés jusque là !

    • A la base la scène est une référence à bon baisers de Russie.

      mais par la suite l’espion qui m’aimait y fait référence

      • Référence a… ROGER MOORE !

        Je vous ai déjà dit que c’était le pire des James Bond ?
        C’était pas de sa faute, c’était les scenars de sa série qui voulaient ça.

  40. Je n’ai jamais aimé les James Bond (je n’ai jamais réussi à en regarder un en entier). Je les trouve souvent tirés par les cheveux et James Bond m’a l’air d’être un peu miso (d’après le commentaire de Wasabi, les femmes dans ses films font offices de plantes vertes).

    • Dis-moi HellBunnie, tu serais pas un peu con des fois ?

      Évite ce genre de commentaire et ouvre un livre de Baudelaire, ça te fera du bien.

      • Commence déjà par montrer un peu de respect, même sur internet c’est pas en option comme tu sembles le croire.
        Ensuite, au lieu de m’insulter gratuitement, argumente. Et je te remercie, j’ai déjà ouvert un livre de Baudelaire. Mais d’après ton commentaire précédent, toi aussi tu es miso, tu as dû te sentir visé.

        Et puis, internet, la liberté d’expression, ça te parle ? Moi au moins j’ai la décence de respecter l’avis et les goûts des autres.

      • Perte de temps de lui parler. Il trouve même rien à répondre alors il répond à côté de la plaque. Quel manque de répartie… Ce jouet est déjà cassé en fait.

        Troll détecté. Et si tu ne sais toujours pas ce que c’est, tu cherches. Comme tout le monde. Feignasse.

    • Le concept de « james bond girl » est voisin celui de plante avec vagin. Cependant parfois dans certains films les JBG ne sont pas juste des plantes, elles disent autre chose que le dialogue pré coïtal, en général celles là ne se font pas ferrer ou au moins pas avant la fin du film (style Barbara Bach, Honor blackman, Halle Berry…) mais c’est rare. Et c’est encore plus rare que cette femme ait un rôle non accessoire dans le film, c’est à dire que si on l’enlève ça rajoute un gros trou dans l’intrigue (comme Eva Green, Michelle Yeoh..).

      Et juste pour rappel
      les femmes ont souvent de jolis nom pas du tout connotés sexuellement comme « Pussy Galore », « Plenty O tool », « Holly Goodhead « , « Xenia Onatopp », « Honey Rider  » qui est le nom du personnage de Ursula Andress ce que tout le monde a oublié et qui peut se traduire par un « chevaucheuse de chéris », « Mary Goodnight », « strawberry fields », …

      • Ah oui, effectivement. Autant dire que les femmes sont largement réduites à un rôle sexuelle dans les James Bond, sauf exception. (Et au rôle de la demoiselle en détresse ? J’aurais besoin de confirmation sur ce point, je connais pas assez pour dire.)

        C’est un peu hors sujet, mais j’espère avoir un spoil du nouveau star wars. J’ignore pourquoi, mais j’ai le pressentiment qu’il sera bien gratiné celui là.

    • Le vol d’identité est puni par la loi. Soyons honnêtes, comme dirait le beauf moyen, ça m’en touche une sans faire bouger l’autre mais c’est pas très classe.

      • Ce serait faire beaucoup d’honneurs à l’usurpateur. En attendant on sait toujours pas si HB aime le sexe et les voyages.

  41. Merci, merci, merci! Dans cette ambiance tendue, j’ai pu rire de nouveau aux éclats. grâce au « Shym’copter », Au « hentaï bbq » et au « QCM »…….. Vous êtes un génie. Merci.

  42. Et qu’en pense l’acteur ?

    « Ainsi, alors qu’il répondait aux questions du magazine TimeOut London, l’acteur a expliqué de manière assez brutale que pour l’instant, il ne comptait pas faire un nouveau volet James Bond. « Maintenant ? Je préfèrerai casser ce verre et me tailler les veines. Non, pas pour l’instant. Pas du tout. C’est bon. J’en ai fini pour le moment. Tout ce que je veux, c’est passer à autre chose », a-t-il avoué au journaliste. »
    http://www.programme-tv.net/news/cinema/72945-james-bond-daniel-craig-trop-bavard-se-fait-remonter-les-bretelles-par-sony/

    PS: Les histoires de vol de pseudo ça fait vraiment cour de récré.

  43. Ce qui est intéressant, avec ce James là, c’est qu’on a la confirmation qu’on peut le trépaner et lui enlever la moitié du cerveau, ben il est tellement con que ça lui fait rien, il reste comme avant.

  44. hmmmmm.
    Dites il serait pas un peu pédé ce james bond ? entre la scene d’intro, l’affaire monica, la seydoux …. ca fait 3 nanas qu’il laisse en plan.Enfin lea il arrive a conclure dans le train quand meme ….

  45. Et merde moi qui pensait que notre hôte inventait toutes ces fabuleuses histoires grâce à une imagination débordante et un talent de vulgarisation littéraire, je viens de voir pour la première fois un de ces films et finalement ce n’est qu’un résumé copier/coller du film il n’y a absolument aucun troll dans son commentaire !!!!
    Finalement j’ai presque envie de regarder les autre films …

  46. J’ai enchaîné plusieurs articles de ce bijou de blog. Il paraît que le rire fait gagner des années d’espérance de vie, je viens enfin de trouver une compensation à tous mes excès alcoolisés et tabacologiques de mes soirées de week-end. En plus du fait que je me suis fait les abdos pour les 10 prochaines années.
    Merci donc.

  47. Pingback: keg en ce 30/12/2015 – Au nom du référendum, ils vont nous classifier… Bon ou mauvais. Et eux…. ? « la "Une" de keg·

  48. toujours aussi génial (le spoil, pas le film !!!!!!!!!!!) ! ça me rassure quand je vois que cet amas de nullité a quand même 3.5/5 sur allociné….

  49. C’est pour faire ton sur ton avec la nullité du film que tu as écrit une merde pareille?

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