Le Labyrinthe 2 – script brûlé

Vous n’avez pas vu le premier volume du Labyrinthe mais voulez quand même lire cet article ?

C’est courageux. Aussi, allons droit au cœur du sujet, et complétons ce manque à votre culture sur le champ.

Résumé de l’épisode 1 : Thomas est un adolescent attardé qui se réveille un beau matin sans mémoire ni portefeuille au beau milieu d’un immense labyrinthe où d’autres adolescents attardés s’ébattent gaiement (sûrement une métaphore du collège). Ils aimeraient bien sortir, oui mais voilà, le labyrinthe est truffé de pièges mortels, comme des murs qui vous écrasent, des monstres qui vous mangent ou des télévisions qui diffusent des émissions culturelles. Cela fait des années que le labyrinthe retient les jeunes gens prisonniers grâce à ses pièges, mais aidé par le néant du scénario, Thomas a tôt fait de trouver la sortie, et avec quelques compagnons, s’échappe pour découvrir l’affreuse vérité : tout cela n’était qu’une expérience. En effet, la Terre n’est plus qu’un immense désert depuis une catastrophe climatique, et les survivants sont touchés par une sorte d’épidémie de simili-rage répondant au nom de « Braise », car quiconque la contracte devient chaud comme elle (d’où le nom). Or, Thomas et ses amis font partie d’un groupe de patients immunisés à Braise. On les a par conséquent enfermés dans le labyrinthe pour… euh… hé bien…. mais si pour… les tester au… enfin… histoire de trouver un remède (en les faisant massacrer par des monstres, oui oui). Pendant que les spectateurs se rappellent pourtant qu’en plus, durant le film, les jeunes contractaient bien Braise, et qu’en sus, il y avait déjà un remède puisque Thomas et d’autres se le sont injecté pour se sauver, un commando armé débarque, aide nos amis à achever leur évasion, et les emmène loin du labyrinthe. Mais ce qu’ils ignorent, c’est que tout cela n’était qu’une mise en scène ! En réalité, le commando appartient lui aussi aux propriétaires du labyrinthe, et tout cela n’était qu’une mise en scène pour… leur… les… raaah, arrêtez avec vos questions, aussi ! D’ailleurs, si vous en avez, le spoiler complet est ici.

La question est donc : peut-on faire encore plus navrant ?

Vite, spoilons mes bons !

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L’affiche : pas d’explosion. Pas de débris. Pas de flammes. À l’image du film : c’est tout vide.

Notre film s’ouvre sur une sorte de camp de réfugiés où s’entassent des civils malheureux entourés d’hommes en armes visiblement peu enclins à les laisser sortir ; j’imagine que nous sommes en Hongrie. Au milieu de tout ce petit monde, une maman porte un enfant qui a l’air peu intéressé par ce qu’il se passe : le petit Thomas, encore enfant. Avant de le confier aux militaires, elle s’agenouille pour dire à son fils quelques derniers mots d’amour, comme « Je t’aime« , « Ne m’oublie pas » ou encore « Pense à ramener du pain« .

C’est pas de bol, car soit l’enfant joue très mal, soit il n’aime pas sa mère, puisqu’il paraît aussi intéressé par ce qu’il se passe que s’il était en cours de géométrie.

Petit rappel aux réalisateurs, si vous n’arrivez pas à faire pleurer un enfant, vous m’appelez. J’ai tout un tas de trucs. Sinon, vous leur faites regarder un film de Kev Adams, le résultat devrait être proche, mais passons. Car une fois le petit Thomas emmené, il est confié avec d’autres enfants aux bons soins d’une scientifique, Nadine Pipotron, déjà croisée à la fin du volume précédent. Puis l’écran vire au noir et Thomas est soudain adolescent et prisonnier de l’ascenseur qui un jour, l’emmena au cœur du labyrinthe… tout cela n’est en réalité qu’un affreux cauchemar. Thomas peut donc se réveiller au son de la voix de son ami Minho qui le secoue en lui hurlant son nom, ainsi que diverses insultes à base de mamans pour plus de motivation.

Thomas s’était en effet endormi, et ouvre ainsi les yeux au sein de l’hélico du commando qui l’avait extirpé du labyrinthe avec ses petits camarades.

L’engin est en train de se poser devant un immense bâtiment bardé de projecteurs, et débarque nos amis et leurs sauveurs juste devant afin qu’ils s’y engouffrent au plus vite. Et il faut se dépêcher car des ennemis ont repéré l’hélico et sont en train d’attaquer la zone ! Des terroristes ? Des survivants en manque de ressource ? Non, des « Fondus » (une savante alliance de Savoyards et de Bourguignons, je suppose) d’après les personnages. Et on aperçoit ainsi des silhouettes en loques qui courent en grognant vers l’escorte de nos joyeux compagnons, peu avant que les portes du bâtiment ne se referment et ne mettent nos loulous en sécurité (alors que les gardes restés dehors au lieu de rentrer, bon, je suppose qu’ils se font massacrer pour le principe, ils sont sympas ces gardes).

En attendant, je lève déjà un sourcil. Diego ? Ces silhouettes qu’on a vues, là, ce ne sont pas… hein ? Dis ? Non, j’ai dû rêver. Ils n’auraient pas osé. On va dire que j’ai mal vu. Oublions.

Toujours est-il qu’une fois à l’intérieur du bâtiment, nos survivants du labyrinthe sont accueillis par le sympathique chef local : Grotraître. On ne le voit pas du tout venir, que nenni, et son air sympathique met tout de suite en confiance. Il explique à nos héros qu’ils sont enfin en sécurité, que les choses qui rôdent dehors sont en train de se faire malaxer la mouille au gros plomb, et qu’ils peuvent donc commencer par aller prendre une douche, chose qu’ils n’ont pas connue depuis trop longtemps. Puis, il les envoie faire un petit check-up médical durant lequel Teresa, la jeune fille que Thomas voudrait bien cordialement zoumzoumer à l’occasion, est séparée du reste du groupe. Thomas est lui-même écarté des autres le temps d’un petit interrogatoire avec Grotraître. Celui-ci l’aborde donc tout sourire.

« Bonsoir mon petit Thomas ! 
– Qu’est-ce que vous me voulez ?
– Hooo, rien de bien important… en fait, j’ai une seule question à te poser. »

Secrètement, j’attendais « Qu’est-ce qu’il y connait aux femmes, Rick Hunter ? » mais non.

« Posez-la.
– Très bien : dans quel camp es-tu ? Wicked, l’organisation qui contrôle le labyrinthe, ou nous, qui t’avons sauvé ?
– Hmmm…
– Prends ton temps mec.
– Comme vous le savez dans le film précédent j’ai découvert que le sérum contre Braise rendait aussi la mémoire… je me suis par conséquent injecté Braise avant de prendre le sérum, et c’est là que je me suis souvenu qu’avant d’être dans le labyrinthe, j’avais bossé pour Wicked. Que j’étais leur chouchou. Mais que semble-t-il, je les ai trahis, raison pour laquelle ils m’ont envoyé dans ledit labyrinthe. Je suis donc…
– Oui ?
– AVEC WICKED. »

Que ? Mais ? Je ? Est-ce moi ou bien est-ce complètement débile ? Le mec a combattu Wicked tout le film précédent, est toujours chaud patate pour le combattre, mais quand on lui demande dans quel camp il est, il répond Wicked, tranquille, hop. Heureusement, Grotraître ne sourcille même pas, et repart donc en sifflotant. Je sens que nous sommes devant un grand film.

La soirée peut se poursuivre au sein du bâtiment que nous appellerons « le bloc », et où Thomas va de découverte en découverte. Déjà, il avait entendu les médecins qui les inspectaient parler « d’autres » nouveaux arrivants. Ils ne seraient pas seuls ? La réalité est bien plus fabuleuse, car en allant au réfectoire rejoindre ses amis pour le repas, Thomas constate qu’il est plein à craquer de jeunes gens ! Et ceux-ci ont tôt fait de le mettre au parfum :

« Il n’y avait pas qu’un labyrinthe, Thomas. Il y en a des dizaines ! Regarde, tous ces gens ici sont des évadés, comme nous !
– Déjà qu’un labyrinthe, ça n’avait aucun sens, c’est génial. Dis-donc, en cas d’apocalypse, les secours n’ont rien de mieux à faire que construire des dizaines de labyrinthes de la taille d’une ville pour faire mourir les potentiels immunisés aux épidémies du moment ?
– Attention Thomas, tu viens de dire quelque chose d’intelligent.
– Ah, pardon : AHLALALA C’EST FOU HUHUHU HIHIHI.
– C’est mieux ! Tiens allez, mange un churros. »

Et pendant que Thomas mange son churros, Grotraître rentre dans le réfectoire avec une liste.

« Salut les kids ! Comme chaque soir, je viens chercher les heureux sélectionnés qui vont quitter cette zone de transit pour aller dans l’endroit magique où nous laissons les immunisés vivre heureux, loin de Wicked. Mais si, vous savez, cette ferme très loin que personne n’a vue et où les communications ne passent pas ! 
– Ha oui, mon chien y est allé quand j’étais petit !
– Merci Thomas, tu es décidément bien brave. Bon allez : Jean-Jacques, Jean-Jacques, Jean-Jacques, Jean-Jacques, Jean-Jacques et Jean-Jacques, vous me suivez ! »

Et pendant que les Jean-Jacques s’en vont, Thomas aperçoit aussi Teresa passer dans le couloir, entourée de médecins. Ses hormones de mâle ne font qu’un tour, et il tente de partir à sa poursuite, mais les gardes du réfectoire lui disent que non, tu restes assis, tout va bien, finis ton dessert, et plus vite que ça sinon je te demande ton carnet de correspondance. Thomas va donc finir son dessert, mais tout de même, bougonne un peu. Ce qui ne passe pas inaperçu auprès du plus ancien du réfectoire, Jean-Kiki, qui attend là depuis une semaine. Oui, une semaine. Un sacré vétéran.

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Grotraître consulte sa liste : c’est fou, tout de même, tous ces jeunes qui s’appellent Jean-Jacques. Il se demande si ça ne cacherait pas quelque chose.

Le moment d’aller au lit venu, Thomas est installé dans un dortoir avec ses amis Minho, Newt, et deux nouveaux que nous appellerons Jean-Black, et Pakito. Alors que tout ce petit monde fait ce que font tous les jeunes garçons à l’heure d’aller au lit, à savoir se fouetter les fesses à coups de draps ou faire des concours de pets (il y a deux écoles), voici que Jean-Kiki débarque au beau milieu de la nuit sous le lit de Thomas via un conduit d’aération (on va espérer pour lui que le concours de pets précédemment évoqué n’est resté qu’au stade de projet), et attire son attention.

« Pssst ! Pssssst !
– Que ? Qu’est-ce qui parle sous mon lit ? C’est toi ma pantoufle ?
– Non, c’est moi Jean-Kiki ! Viens, je dois te montrer un truc !
– J’aime pas trop comment tu le dis.
– Non mais allez, suis-moi !
– Okay, mais on va où ?
– Suis-moi je te dis !
– Nom d’une pipe en écume de mer, ne me dis pas qu’on va retomber dans les dialogues pourris du un où personne ne répond aux questions de personne ?
– Viens, c’est par là, te dis-je ! »

C’est donc parti.

Thomas part à la suite de Jean-Kiki dans les conduits d’aération du bâtiment qui sont assez larges pour y faire passer une Punto, et où en plus, on peut causer tout haut, personne n’entend rien. Sûrement des conduits d’aération où l’air ne circule pas. Sans compter que les grilles d’aération s’ouvrent comme ça, hop : elles doivent être collées à la patafix. Mais que veut bien montrer Jean-Kiki à notre bon Thomas ? C’est lorsqu’ils s’arrêtent au-dessus d’une grille donnant sur un couloir que Thomas comprend : elle est pile-poil au-dessus d’une porte qu’un médecin ouvre avant de laisser entrer des corps… exactement autant de corps qu’il y avait de Jean-Jacques partis pour la ferme enchantée au repas de ce soir ! Comme tout cela est mystérieux !

Thomas interroge quand même Jean-Kiki.

« Mais pourquoi me montrer ça à moi ?
– Parce que je t’ai vu au réfectoire, tu n’as pas l’air de faire confiance aux gens d’ici !
– L’autre option, c’est que je sois juste un blaireau un peu sanguin.
– C’est vrai, mais comme tu es le héros, je suis sûr que je peux te révéler mon plus grand secret environ une demi-seconde après t’avoir vu pour la première fois. »

Satisfait de cette réponse pertinente, Thomas retourne à son dortoir finir sa nuit dans l’atmosphère méphitique d’une chambrée mâle après une soirée chargée au réfectoire. Et dès le lendemain, partage ses doutes avec ses camarades, qui eux, ont l’air un peu plus difficiles à convaincre.

« Tu dis que tu as vu des corps ?
– Mais oui ! Des corps emmenés sans rien nous dire ! Et comme par hasard, autant que de Jean-Jacques sélectionnés hier soir !
– Ah ben oui mais bon, hein, on sait pas, p’têt’ que c’est rien, moi je vois surtout qu’ici, on a à manger, un lit, et même une douche ! 
– Alors toi, s’il suffit d’une douche pour t’emmener où on veut, je peux te dire que… »

Le film est coupé quelques secondes, le temps que Thomas fasse un calembour impliquant son interlocuteur, un pyjama et un four réglé sur la température de cuisson des cookies d’EnjoyPhenix, puis reprend.

« … et je te passe les détails – de l’Histoire ! – huhuhu.
– J’ai pas compris.
– Bon, écoute, pour faire simple, je suis peut-être parano, mais je dois être sûr de ce que j’ai vu. J’irai voir, et on avisera.
– Soit ! »

Le jour-même, Thomas a donc tôt fait de créer un bref esclandre à la cantoche sous prétexte qu’il n’y a pas de menu vegan, Ce qui n’est qu’une ruse, car lorsque les gardes viennent lui proposer de le calmer à coups de phalanges sur la truffe, Thomas parvient à subtiliser le badge de l’un d’entre eux dans l’échauffourée. Et celui-ci ne remarque rien. Et ne doit probablement plus ouvrir de portes de la journée, sinon il aurait aussitôt découvert le truc. On va supposer que le garde après coup s’est contenté de se rouler en boule pour sangloter dans un coin de couloir.

Mais qu’importe, car le soir venu, équipé de son badge, Thomas part rejoindre Jean-Kiki dans son conduit d’aération (vous pensez trop fort les canaillous, je vous entends d’ici), et tous deux retournent à la même grille que la veille, et l’ouvrent pour mieux se laisser tomber, le sol n’étant qu’à deux mètres en-dessous. Puis, aidés du badge, ils déverrouillent la fameuse porte des secrets, qui s’ouvre en faisant vrrr-pssshh, et se retrouvent face à…

… DES CAISSONS REMPLIS D’ALIENS !

Oui. Oui oui. Mais vous voulez savoir le plus rigolo ?

C’est que nos héros s’en foutent. Ils se curent le nez, font « Hmmm. » « Hooo. » puis passent à autre chose. Au point qu’ils n’en parleront jamais. À personne.

C’est vrai, quoi. Des dizaines d’extra-terrestres retenus dans des caissons, c’est tellement banal. Du coup, nos héros décident de pousser plus loin pour voir s’il n’y aurait pas plus exotique que cette banale découverte. Et en effet : ils aperçoivent des dizaines, peut-être centaines d’humains endormis, suspendus et bourrés de câbles. Thomas les étudie : visiblement, ils sont reliés à une machine qui leur pompe le sang et divers autres fluides. Jean-Kiki reconnaît lui Marguerite, l’une des filles, qui était supposée être partie pour la ferme magique.

Il n’y aurait pas de ferme magique ? Ho ben ça alors ! Cette révélation !

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En réalité, Thomas venait de rentrer au beau milieu de la grande finale de chat perché universitaire.

Hélas, pendant que nos deux amis dissertent sur ce que c’est que tout ce bazar, la porte fait vrrr-pssshh, et ils ont juste le temps de se cacher que surgit Grotraître, qui accompagné d’un assistant, va tout au fond de la salle où l’attend un écran de communication (oui, le seul disponible est dans la salle super secrète, il est obligé de venir ici pour ça, c’est quand même pas de bol pour lui). Il lance une communication avec celle dont il parle comme étant sa supérieure… Nadine Pipotron ! La patronne de Wicked !

Grotraître serait donc un gros traître ? Arrêtez, je n’en puis plus !

« Bonsoir Nadine ! Comment ça va ?
– Très bien Grotraître, mais je vous appelle pour savoir comment se déroule le projet de votre côté ?
– Hé bien, comme convenu, nous avons récupéré plein d’andouilles à la sortie des labyrinthes. Et les résultats de leurs analyses sont excellents ! Les labyrinthes marchent à la perfection ! »

Dans le sens « Ils servent à tuer nos sujets au lieu qu’on puisse les exploiter ici  » ?

« Ces résultats ne sont pas assez bons ! Je veux plus de résultats, de suite. Envoyez tous les sujets dans la salle super secrète et finissons-en. Il faut aller au plus vite.
– Très bien ! Et je vais commencer par les derniers arrivés parce que je suis comme ça, j’ai décidé !
– Et concernant l’organisation « Bras Droit » ?
– « Bras Droit » ? Les résistants dans les montagnes qui se situent au Nord-Est, et je ne dis pas du tout ça si jamais quelqu’un nous écoutait ? Ça va, merci. »

La subtilité.

La conversation s’arrête peu après, et une fois une bonne dizaine de « Nooon, c’est toi qui raccroche ! » passés, Grotraître part donc s’occuper d’en finir avec les jeunes gens qu’il héberge. Thomas et Jean-Kiki ont juste le temps de regagner le dortoir de Thomas en passant par les conduits d’aération (qui étaient à deux mètres du sol rappelons-le, ils ont dû y retourner en volant) pour prévenir leurs camarades que ça va être la guerre d’une minute à l’autre (ah et oui : Jean-Kiki reste avec eux. Non, il n’a rien à faire de prévenir les gens de son dortoir à lui, sympa). Les compagnons de Thomas le pressent de leurs questions pendant que notre héros barricade la porte.

« Mais qu’as-tu découvert ?
– Vite… dois… agir…
– Tu as vu les corps ? Alors ? Comment sont-ils ?
– Wicked… C’est Wicked… »

Oui, on a donc droit à un énième dialogue digne du premier volet, où personne n’arrive à répondre clairement à une question, même dans une situation où il est urgent de lâcher des informations pour convaincre ses camarades. Après plusieurs échanges navrants, ils décident de le suivre tout de même, et après avoir achevé de bloquer la porte, filent par le conduit d’aération. En conséquence, lorsque Grotraître arrive (il a pris son temps), d’abord il râle que crotte de bique, la porte est bloquée, je vous préviens, si vous avez commencé à vous claquer les fesses à coups de drap sans moi, ça va mal se passer, mais lorsqu’il entre enfin, les jeunes gens ont disparu !

« C’est pas d’bol chef ! Ah, si seulement on n’avait pas un bâtiment de haute-sécurité traversé par des conduits d’aération géants reliés à des grillées fixées à la patafix ! » s’exclame l’un des gardes peu avant de trébucher sur une erreur de script pour mieux tomber dans un trou du scénario.

« Viteuh viteuh, attrapez-les ! Verrouillez le bâtiment ! » ordonne Grotraître pendant que de leur côté, Thomas et ses amis cavalcadent dans les couloirs. Seul Jean-Kiki et un copain ont dit qu’ils avaient un « truc urgent à faire » (ça sent la digestion difficile) et ont à nouveau disparu dans les conduits. Après avoir pris un médecin en otage, Thomas fonce jusqu’à l’infirmerie où Teresa avait été emmenée et la trouve sur place, allongée et visiblement en train de récupérer d’on ne sait quoi. Il a tôt fait de la libérer, et le groupe au grand complet s’enfuit donc, poursuivi par des gardes un peu débiles qui ont des espèces de super tazers à longue distance, mais ne s’en servent jamais. Même quand Thomas leur tire dessus avec la même arme. Ils sont sympas, ces gardes, je vous dis ! Vraiment. La prochaine fois, ils arracheront directement leur chemise pour exposer leur torse nu aux tirs de Thomas, je suppose. Serviables, quoi.

Finalement, au moment où nos héros sont bloqués devant une porte fermée, Jean-Kiki surgit depuis un conduit derrière celle-ci et l’ouvre en brandissant fièrement un badge de sécurité : ils sont libres ! Et peuvent bloquer la porte derrière eux pour empêcher Grotraître et ses hommes de les poursuivre ! Pardon ? Pourquoi Jean-Kiki n’a pas tout simplement suivi les autres s’il avait la clé de sécurité ? Ou à l’inverse, pourquoi tout le monde n’a pas repris les conduits si Jean-Kiki savait qu’ils amenaient jusqu’à la sortie sans problèmes de portes ? Arrêtez, vous êtes en train de pourrir cette évasion héroïque, bande de petits rascals ! Thomas & co peuvent donc quitter le bloc et s’enfoncer dans la tempête de sable qui fait rage au-dehors, pour mieux courir dans le désert qui entoure le coin. Les « terres brûlées », comme leur a hurlé Grotraître, leur promettant une mort rapide dans ces landes désolées. Quelques troupes sont rapidement envoyées à leur poursuite, mais ne parviennent pas à les rattraper. Surtout quand en plus, Teresa trouve, dépassant du sable, une baie vitrée avec une fenêtre brisée, permettant de rentrer dans un bâtiment aussi obscur que silencieux…

Et nos héros se retrouvent à l’abri de leurs poursuivants et de la tempête dans ce qui ressemble à un ancien centre commercial. Après avoir mis la main sur des lampes de poche, la petite équipe commence l’exploration du coin. Et retrouve un peu partout des traces de vie, du genre lit entouré d’affaires, restes de nourriture, et même un ou deux cadavres avec des sacs en plastique sur la tête (sûrement des accidents, les gens sont si maladroits). Après être passé 12 fois devant 15 lampes, 3 télés et 25 câbles électriques, Thomas s’exclame soudain :

« Attendez… on dirait qu’il y a eu de l’électricité ici ! »

Rentre chez toi, Sherlock Holmes, Thomas est dans la place.

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Thomas, n’est pas con. Il a juste un très gros ping intellectuel.

Minho et lui commencent donc à remonter les câbles pour voir s’ils ne pourraient pas remettre le jus, car oui, moi aussi, quand je viens de m’enfuir dans la nuit noire, j’ai une folle envie d’allumer toutes les lumières du bâtiment où je me cache, des fois que mes poursuivants aient du mal à me retrouver. Mais allez-y les gars, hein, faites-vous plaiz’. Ils arrivent ainsi jusqu’à un générateur, mais au moment de l’allumer, Minho entend Thomas lui lancer :

« MINHOOOO ! QU’EST-CE QUE TU FAIIIIIIS ?! »

Ben je ne sais pas ? Tu n’as pas regardé la scène précédente, Thomas ? Non parce que dedans, tu voulais remettre le jus. C’est même pour ça que tu es là. Du coup, Minho le fait. Non ? Tu ne voudrais pas être cohérent deux minutes ? Non. Ce serait trop inattendu.

Mais à la seconde où Minho redémarre le générateur, toutes les lampes, télés et autres du bâtiment se remettent brutalement en route. Et tout aussi brusquement, quelque chose se jette sur Thomas : une petite fille sans yeux couverte de sang noir qui n’est arrêtée que par une grille. Et partout autour d’eux, des corps se lèvent et se mettent à meugler tout en se le lançant à leur poursuite.

Woputain.

« Diego ? Diego ! Qu’est-ce que je déteste dans la vie ?
– Les chats ? Les enfants ? Les blogueuses modes ? Les youtubeurs pas drôles ? 
– Non, Diego, pas ç…
– Les comédies françaises ? Les perches à selfies ? Les sites de séduction ?
– Att…
– Les manichéens ? Les gens qui n’ont pas lu le titre du blog ? Les dauphins ?
– LES ZOMBIES !
– Aaaaah. Ah oui, aussi. »

J’avais donc bien vu dans la scène du début où l’hélicoptère se posait : nos héros étaient bien attaqués par des zombies (et non par une alliance bourguingo-savoyarde à mon grand désarroi). Pour ceux qui auraient raté ce passage, je déteste les zombies. Je hais les zombies. J’exècre les zombies. Cela fait des années que quand on ne sait pas comment vendre un truc, on y met des zombies. Et même si on sait, dans le doute, on en met quand même. Zombie walks, zombie movies, et jeux vidéo remplis de zombies (même si ce n’est pas le thème ! Vous avez acheté un jeu qui n’a rien à voir ? Regardez, un niveau zombies obligatoire !), vous aurez forcément le droit à des hordes de macchabées en loques qui font greu-greu en venant droit sur vous. Et attention, hein, sans une once d’inventivité, et avec tous les ratés et poncifs habituels : les zombies qui pouffent dans le noir en attendant le pinpin, le duel à mains nues entre un survivant et un zombie, le survivant blessé qui va peu à peu se transformer et qu’il faudra buter…

Cette mode est quand même sur sa fin, mais la queue de la comète de caca qui vient de traverser la nuit de l’inspiration a une odeur encore diablement forte.

« Vite courooooons ! » ordonne intelligemment Thomas pendant que lui et Minho, poursuivis par la horde de zombies (qui sont donc des victimes du virus Braise), tentent de rejoindre le reste du groupe. De mon côté, je note : on a le poncif/raté habituel, à savoir que ça faisait 10 minutes que les mecs courraient dans tout le bâtiment avec des lampes en gueulant, mais les zombies ne se sont mis à bouger que quand le scénario le leur a dit. Vous me direz que c’est peut-être la lumière forte qui les excite : en fait, non. Rien à voir, comme le reste du film le prouvera. C’est juste que c’est nul.

Passons : les héros courent, trébuchent, gueulent vite vite dépêchons-nous, se font attraper les chevilles avant de se dégager, donnent des coups aux zombies pour gagner du temps, se retrouvent acculés avec une porte qui ne veut pas s’ouvrir et Pakito qui repousse la horde avec le seul et unique pistolet en leur possession, et à la dernière seconde, parviennent à passer la porte, non sans que Pakito se fasse griffer le bidou par la horde. Cependant, le précieux temps gagné par le passage et la fermeture de la porte précédemment évoquée permet à toute l’équipe de gagner du temps pour se cacher. Ce qu’ils font finalement sous un gros caillou dans les débris du centre commercial, pendant que les zombies courent non loin à leur recherche, mais sans snif-sniffer leur piste. Tout le monde peut donc s’endormir, parce que moi aussi, entouré de zombies et sans véritable protection, je dors sans souci et je ne laisse personne pour monter la garde.

Il n’empêche que je suis allé payer pour voir un film de zombies. Bon sang. J’ai mal.

Mais qu’importe, puisque je sens bien que vous vous en moquez, bande d’ingrats. Car au petit matin, Thomas se réveille au milieu de ses amis endormis, au son d’un corbeau en train de farfouiller leurs affaires. Il hurle donc « RAAAAAAAAAH MAIS VA-T’EEEEEEEN ! » histoire que tous les zombies dans un rayon de 10 bornes l’entendent. Mais eux qui rôdaient à 15 mètres la veille ont visiblement dû partir (c’est sûrement le 15 août zombie), car non seulement ils ne se manifestent pas, mais en plus, aucun de ses compagnons ne lui explique qu’il est complètement con de brailler comme ça en plein territoire zombie. C’est par conséquent sur cette incohérence que la troupe s’éveille, avant de constater que le soleil s’est levé et illumine le monde. Et révèle un désert qui s’étend à perte de vue, percé par endroits par les ruines et les rues d’une mégalopole bien connue aux multiples ponts et gratte-ciels : la Bourboule.

Thomas et ses amis aperçoivent aussi au loin des montagnes, celles où doit se cacher « Bras Droit », l’ennemi de « Wicked ». Leur destination ! Ils mettent sac au dos, et font route, se cachant de temps en temps dans les ruines lorsqu’une patrouille aérienne de Wicked survole la zone, ou en se faisant passer pour des cailloux, ce que Thomas fait particulièrement bien tout le long du film. Mais alors qu’ils progressent, Pakito finit par tomber : les griffures qu’il a reçues des zombies ont commencé à le contaminer, et il est tout fiévreux. Promptement, ses amis fabriquent un traîneau de fortune, et reprennent la marche en faisant glisser sur le sable l’ami Pakito qui grommelle dans son sommeil, visiblement agité de moult cauchemars, comme celui où il va à l’école sans chaussettes ou celui où il est Cyril Hanouna. Il convulse donc nerveusement en faisant des bruits bizarres tout du long.

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On sait que Pakito va mourir quand même sur les photos officielles du film, les mecs prennent des photos où ils ne le font pas rentrer dans le cadre.

Cela soulève quantité de questions chez nos héros : attendez, on est pas supposés être immunisés à Braise ? Du coup c’est complètement con, non ? Tellement que même les personnages se posent la question, avant de changer de sujet parce que le film n’a pas prévu de réponse. C’est bête. Et plus encore de l’aborder, du coup. Quant à Teresa, elle semble particulièrement distante. Elle passe à vrai dire tout le film à trouver des endroits plus ou moins hauts pour s’y percher en contemplant l’horizon (je savais que le regard dans le lointain reviendrait !). Moi aussi je fais ça : dès que je dois réfléchir un truc, comme savoir si je dois rappeler Samantha, hop, je monte sur le toit et je contemple l’horizon. Bon, au final je ne rappelle pas Samantha, mais ma nouvelle voisine en pince pour ma silhouette dans le soleil couchant, mais je digresse et revenons à nos bulots. Thomas tente bien de comprendre ce qu’il se passe avec Teresa, mais elle se contente de lui dire que ce qu’ils lui ont fait au bloc, la raison pour laquelle elle était à l’infirmerie… c’est qu’ils lui ont rendu la mémoire. Et que tout cela la trouble beaucoup. Mais grâce à la magie des dialogues pourris et de Thomas qui a un véritable talent pour ne pas aborder les vrais sujets, on n’apprend rien de plus.

Merci Thomas.

C’est alors que Pakito se met à s’énerver dans son traîneau : il aimerait bien qu’on lui file le pistolet pour qu’il se colle une balle dans la tête. Car il sait qu’il est foutu, qu’il va se transformer en zombie. Vous ne vous y attendiez pas, hein ? Vous vous attendiez à ce que Pakito trébuche sur une fleur respire son pollen, et pouf, comme dans les schtroumpfs noirs, redevienne normal ? Hé ben non : incroyable rebondissement, il est tout contaminé, dites.

Ah non mais vraiment. Les films de zombies. Insupportables.

Bref, après des adieux moyennement larmoyants, nos héros donnent leur seul pistolet à Pakito avant de reprendre la route (moi je serais resté pas loin pour le récupérer, mais bon, visiblement, en cas d’apocalypse, de zombies et d’ennemis qui vous poursuivent, Thomas & co ne voient pas l’utilité d’un pistolet). Et évidemment, alors qu’ils marchent, bien après, ils entendent la détonation : Pakito n’est plus de ce film.

Quelque part, je l’envie un peu.

Nos larrons font une pause pour la nuit près de l’épave d’un bateau désormais perdu au milieu de ce désert de sable, et dissertent brièvement sur ce que veut Wicked. Thomas oublie bien évidemment de mentionner les aliens qu’il a vus dans leurs locaux, et se contente de dire que visiblement, ils plongent les « immunes », le nom donné aux immunisés, en sommeil, puis leur pompent leur sang toute la journée, sûrement pour en récupérer le précieux bidule qui les immunise. Mais en fait non, comme Pakito l’a courageusement prouvé, mais tout le monde s’en fout à nouveau.

À noter, amis de Wicked, que pour prendre du sang aux gens, pas la peine de vous emmerder à monter un faux abri pour leur mentir avec je ne sais quel scénario avant de les tromper pour mieux les endormir et leur voler leur sang. Vous leur dites « En échange de la sécurité ici, on pourrait étudier votre sang ? » et paf, à ce qu’il paraît que ça marche très bien, le don du sang éveillé. D’ailleurs, essayez de pioncer durant un don du sang, de plasma ou de plaquettes à l’hôpital le plus proche de chez vous, vous allez voir si une infirmière ne va pas vous claquer la gueule pour vous réveiller. Mais chez Wicked, on aime bien se compliquer la vie et mentir aux gens sur une histoire de refuge magique pour mieux les plonger en hibernation alors qu’il n’y en a pas besoin.

Peu à peu, cependant, l’espoir s’amenuise alors que les montagnes sont toujours distantes de plusieurs centaines de kilomètres. L’eau commence à manquer (et nos héros balancent les gourdes vides, comme ça, s’ils trouvent une source, hop, feintés, ils n’ont plus rien pour faire le plein), tout comme le moral. Alors que tout semble perdu, une nuit, Thomas aperçoit au loin des lumières. Que ? Vite ! Debout les copains, on a trouvé de la civilisation ! Elle n’était qu’à un kilomètre mais on ne l’a pas vue de jour ! Et mieux vaut se dépêcher car derrière eux arrive évidemment une sorte de super orage qui envoie moult éclairs laminer le sol. Courons avant de nous faire défoncer !

Ni une, ni deux, la petite équipée file comme le vent en direction des lumières, alors que l’orage se rapproche de plus en plus vite. Au moment où ils arrivent dans ce qui ressemble aux ruines d’une ville de banlieue, un éclair frappe Minho, ce qui laisse rêveur : d’abord les zombies ont eu raison du Pakistanais du groupe, et maintenant, la foudre frappe l’asiatique. Si j’étais Jean-Black, je commencerais à suer très fort. Nos héros récupèrent leur ami et hop, s’enferment à l’abri dans le bâtiment le plus proche. Où Minho finit par ouvrir les yeux, parce que bon, la foudre l’a frappé, mais pas trop, mais un peu à côté, hop, bombe froide éponge magique et c’est reparti.

Mais soudain, Teresa s’exclame « Mais… qu’est-ce qui pue comme ça ? Je veux dire, en dehors du film ? »

Avant que Jean-Black puisse expliquer que ça lui fait toujours ça quand il est stressé, surgit de l’obscurité un zombie (ça alors !) qui se jette sur nos héros, mais retenu par une chaîne, ne peut s’approcher. Des dizaines d’autres zombies dans la même situation font de même, sans pouvoir approcher non plus car entravés, et une porte s’ouvre enfin sur le côté du bâtiment pour laisser entrer une jeune femme qui a l’air parfaitement détendue.

« Bonsoir. Alors ces zombies, plus efficaces qu’un chien de garde, n’est-ce pas ?
– Ben ça dépend, il en faut forcément 70 dans un bâtiment quand un seul suffirait ?
– Je…
– Et puis bon, mettons qu’on ait pas été pile au bon endroit pour que leurs chaînes ne nous atteignent pas, on était griffés, vous aviez l’air bien débile, non ?
– Ah c’est…
– Sans compter que vous les avez tous attachés de façon à ce qu’ils forment pile poil une haie d’honneur et ainsi pouvoir circuler dans le hangar. Mais du coup, vous avez fait comment ? Vous les avez accrochés tous en même temps ? Non parce que sinon, si vous voulez en attacher un de plus, il faut vous approcher et tous les autres vous bouffent, non ?
– Bon, on va se calm…
– En plus, on en a un peu marre des zombies qui ricanent comme des débiles dans le noir sans faire de bruit en attendant le moment de surgir tous en même temps parce que le scénario leur dit que là, c’est bon, ils peuvent se montrer à la seconde où quelqu’un demandera s’il n’y a pas quelque chose qui pue ici. Une telle organisation, c’est vachement crédible pour des zomb…
– OUI HÉ, VOS GUEULES HEIN ! Alors on va accélérer, je m’appelle Brenda, et vous allez me suivre, car je veux vous présenter au patron du coin : Jorge. »

La fine équipe ferme donc sa bouche, et suit en sifflotant l’amie Brenda au milieu de l’espèce d’immense hangar dans lequel ils ont débarqué. Ils sont entourés d’humains, certes, mais aux mines plutôt patibulaires, et l’affaire semble moins agréable qu’il n’y paraissait de prime abord. Toujours est-il que Brenda emmène nos loulous jusqu’à un bureau dominant le hangar où se trouve un type dans la fleur de l’âge qui est penché sur des radios. Lorsqu’il entend la troupe arriver, il se retourne enfin, tout sourire.

« Salut les enfants ! Vous avez fait bon voyage ? On va faire simple, je n’ai que trois questions : d’où venez-vous, où allez-vous, comment puis-je en profiter ?« 

Thomas tout nerveux tente sa chance.

« Nous… nous allons vers les montagnes. Nous voulons rejoindre Bras Droit.
– Bras Droit ? Hohohoho, des fantômes, ils n’existent pas ! Et d’où venez-vous ?
– Je… heu… je veuuuux pas diiiireeeuh !
– Tant pis ! Amenez-moi mon lecteur de codes barres ! »

Et zip zoup, en scannant la nuque de nos loulous avec un petit appareil, Jorge confirme qu’ils sont « marqués » et appartiennent à Wicked.

« Bon ben on va faire simple : si vous êtes marqués et en cavale, c’est que vous êtes des immunes. Donc, vous valez plein de pognon. On va vous revendre à Wicked, héhé !
– Hé, ho ! Non !
– Hé si ! »

Thomas et ses potes sont du coup attachés la tête en bas au-dessus d’une sorte de puits dans les différents étages du hangar, mais visiblement, n’ont aucun souci de sang qui leur monte à la tête. C’est bien. Et au milieu de la nuit, ont la surprise d’être visités par Jorge en personne.

« Bonsoir. Vous passez un bon moment ?
– Vas-y bâtard laisse-nous partir !
– Si vous répondez à mes questions, tout peut s’arranger. 
– Ho ?
– Oui. Devant mes copains, je ne pouvais pas parler mais… je suis très intéressé par Bras Droit. Je les entends causer sur les ondes. Que savez-vous d’eux ?
– Rien !
– Vous l’aurez voulu. Je vais vous montrer cette photo de Afida Turner jusqu’à ce que vous parliez.
– Aaah ! AAAAAH ! NOOOOOON ! Je… okay ! On ne sait pas grand chose ! On sait qu’ils sont dans les montagnes au Nord-Est ! Et on a entendu qu’ils combattaient Wicked! »

Jorge semble fort intéressé par ces informations pourtant proches du néant absolu, mais lorsque surgit près de lui un des habitants du coin à l’air méchant, il interrompt la conversation et s’en va. Mais ce qu’il ne dit pas, c’est que c’est pour mieux faire son sac ! Brenda l’aperçoit, et il l’invite à se joindre à lui : ils vont se casser ensemble, libérer Thomas et ses potes, et tous ensemble, rejoindre Bras Droit, ce qui sera autrement mieux que ce refuge branlant au milieu du désert. Thomas et les autres immunes serviront de monnaie d’échange pour se faire ouvrir les portes du refuge tenu par Bras Droit, un endroit sans guerre, sans Braise, sans désert… bref, une sorte de Neuilly-sur-Seine au milieu de la Seine-Saint-Denis.

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Jorge a un plan : peut-être que s’il arrive à envoyer du sang dans la tête de ces andouilles, leur cerveau se mettra en marche ?

Sauf que pendant que Jorge et Brenda empaquettent leurs slips, le local patibulaire qui traînait autour de Jorge quand il interrogeait discrètement Thomas & co leur rend une petite visite. Et surprend justement Thomas et autres en pleine évasion ! Il essaie de les empêcher de partir, faisant comprendre qu’il a d’ores et déjà prévenu Wicked, mais bon, il ne fait pas le kakou bien longtemps puisque Brenda arrivée dans son dos le refroidit avant qu’il ne commence lui-même à distribuer des pruneaux sur la bande à Thomas qui essayait de le feinter.

Mieux encore, au même moment, des commandos de Wicked infiltrent discrètement le complexe, tuant les sentinelles sans un bruit (et les zombies chien de garde ? Ah ben pif pouf, ils ont tous disparu. Un oubli, sûrement). Puis prennent le contrôle du complexe sur ordre de Grotraître, qui survole la zone en hélicoptère.

« Rendez-vous ! » lance-t-il sur son haut-parleur. « Donnez-nous Thomas et ses copains débiles et on sera quittes !« .

La population locale est moyennement convaincue et panique un peu, commençant à évacuer le bâtiment en désordre. Plus encore quand Jorge, avant de s’enfuir, lance un morceau de musique qui semble être un signal. Puis, il va rejoindre Brenda, Thomas et la troupe pour les emmener jusqu’au dernier étage, où il a installé une tyrolienne (le filin, pas la Madame qui chante des bières à la main) qu’utilisent nos filous pour prendre la tangente. Mais au moment où Brenda doit monter, et qu’il ne reste plus que Thomas avec elle, elle se rappelle soudain qu’elle a oublié un truc, probablement urgent comme éteindre l’aspirateur ou faire ses devoirs, et repart donc en courant dans le bâtiment, Thomas sur ses talons qui refuse de l’abandonner.

Et ce ne sera pas simple, puisqu’au même moment, Grotraître aperçoit depuis son hélicoptère la tyrolienne.

« Mais ? Ils s’enfuient vers le bâtiment d’à côté ! VITE, COMMANDOS, TOUS AU DERNIER ÉTAGE !« 

Hein ? Mais non ! Logiquement on dit « Vite, commandos, tous dans le bâtiment d’à côté ! » puisque c’est là qu’ils arrivent. Toi tu envoies tes types là où les fuyards ne sont plus ? C’est moyennement pratique, pour les attraper, dites-donc. Cela dit, l’affaire fait que Thomas et Brenda se retrouvent poursuivis par lesdits commandos qui surtouuuut, n’utilisent là encore pas leurs supers tazers et autres armes neutralisantes pour juste gueuler « Allez, arrêtez-vous, quoi !« .

Mais oui les mecs, vous avez raison, c’est comme ça que ça marche. Peut-être qu’en rajoutant « S’il-vous-plaît » ça passera ?

Thomas et Brenda, après avoir récupéré le truc super important (une photo du frangin de Brenda, ben tiens, ça valait le coup.) fuient donc via diverses acrobaties que je vous passe, alors que la musique de Jorge s’arrête. Musique qui n’était qu’un compte à rebours, en fait, car lorsqu’elle se termine, elle déclenche une énooooorme explosion dans tout le hangar ! Les commandos mangent par conséquent cher, les vitres du hangar non (on voit tout le bâtiment exploser au point que les flammes sortent jusqu’à l’extérieur, mais les vitres vont bien dans les plans intérieurs, merci). Tout commence ensuite à s’effondrer, et Thomas et Brenda se retrouvent après quelques péripéties bloqués dans les souterrains qui courent sous le hangar. C’est ballot.

« Bon bé va falloir traverser ces tunnels mon petit Thomas.
– D’accord.
– Et ce ne sera pas facile ! Autrefois, il y avait beaucoup de réfugiés dedans pour survivre au désert extérieur, mais Braise les a contaminés. Maintenant, ce sont des Fondus en phase terminale.
– Très bien. Dans ce cas, marchons dans le noir avec nos lampes de poches sans jamais regarder derrière nous et en parlant à haute voix.« 

Mais ? Ah non mais… là vous ne me voyez pas, mais j’ai la tête dans les mains rien que d’avoir tapé ces lignes.

Bon. Ils le font. Jusqu’à arriver après une longue marche à un embranchement. À gauche, on voit la lumière du jour. Mais Brenda, va plutôt vers la droite en disant « Regarde, on dirait qu’il y a des trucs bizarres ! Une sorte d’étrange végétation sur les murs. Et du sang ! Et plein de cadavres ! Et si on causait à voix haute en s’avançant en plein milieu ? Et si on shootait dans un rat histoire de foutre le bordel ?« 

Ce qu’ils font.

Et devinez quoi ?

CA ALORS LES CADAV’ Y Z’ETAIENT PAS MORTS DIS-DONC !

Thomas et Brenda se mettent du coup à courir comme des débiles (qu’ils sont) vers la sortie qu’ils avaient repérée plus tôt, et se retrouvent bientôt à devoir faire de l’escalade pour échapper aux zombies. Le scénario étant sympa, il fait tomber des objets des ruines pour tuer les zombies : débris, frigos rouillés, baleineaux, rien que de bien naturel. Hélas, l’un des zombies se montre particulièrement coriace, et finit par se retrouver – ça alors ! – sur Brenda à essayer de lui faire des bisous alors qu’ils se connaissent à peine. Le tout allongés sur la vitre d’un immeuble tout penché depuis l’apocalypse, qui menace de craquer sous eux (vitre qui a survécu pile à l’étage de nos héros, alors que dans tout le reste du film, il n’y a plus la moindre vitre à tous les immeubles ; ces vitres, alors ! Elles savent y faire !). Thomas finit par sauver Brenda, briser la vitre pour que le zombie tombe, et tout le monde est content.

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Ce zombie ne connaissait pas la bonne blague du laveur de carreaux à qui on dit accroche-toi à l’éponge, j’enlève la vitre. S’il avait lu Télé-Poche, il serait encore vivant. Enfin, je me comprends.

Ou presque, puisque Brenda a un suçon de zombie à la cheville. Ho non !

Tant pis, il faut continuer… peut-être que Bras Droit pourra l’aider ? Hein ? Dis ? En attendant, nos héros se retrouvent à nouveaux à parcourir les rues d’une mégalopole dévastée, avec l’espoir de retrouver le reste du groupe. Tout ce que Brenda sait, c’est que Jorge a dans le coin un indic’ du nom de Marcus qui connait Bras Droit. S’ils le trouvent, ils risquent donc de retrouver Jorge, qui doit aussi être à sa recherche. Nos deux oiseaux patrouillent, alors que les rues se peuplent peu à peu de survivants qui montent une sorte d’immense marché d’objets trouvés.

Que ? Mais ? Il n’y avait pas une apocalypse zombie ? Et des zombies pas loin, même qu’ils ont mordu Brenda ?  Et vous, vous faites une brocante à ciel ouvert ?

Non, visiblement, tout le monde s’en fout. Il faut croire qu’en fait, les zombies restent chez eux à faire des trucs de zombies, comme squatter les cages d’escalier, fumer des pétards ou regarder Secret Story.

Bref, tout le monde s’en fout des zombies, et les survivants peuvent vivre au grand jour, tranquillou. Ce qui n’était pas le cas jusqu’ici, mais pif pouf, ayé, encore un léger oubli de ce film décidément bien construit. Thomas et Brenda se promènent donc, arrivent dans le quartier des steam-putes (ce sont les putes post-apocalyptiques) et rencontrent un personnage haut en couleur qui, entendant qu’ils recherchent un certain Marcus, s’en amuse.

« Marcus ? Hmmm… oui, je sais où il est…
– Où ?
– Dans le quartier où l’on brûle les corps, hihihi !
– Il est… mort ? Ho non !
– Tenez, en attendant, vous devriez rentrer dans mon auguste établissement, peut-être en apprendrez-vous plus… le prix d’entrée est simplement de boire ce liquide mystérieux dans la bouteille que je tétine.
– Boire de l’alcool ? Jamais ! »

Mec, tu es à la recherche d’infos et le type te propose juste de boire ce que lui-même boit. Ça va, c’est quand même plutôt léger. Mais non : Thomas fait chier, au point qu’il faut finir par le forcer pour qu’il boive. Il entre ensuite dans l’établissement, qui n’est autre qu’un lieu de débauche où l’on danse, on baisouille et on tue des Fondus capturés pour le lolilol de la chose. Cependant, Thomas ne tient pas l’alcool : déjà qu’après un verre de Champomy, il est du genre à chanter Deutschland über alles monté sur la table de la cuisine, là, de la gnôle… il finit donc un peu pété, tout comme Brenda, et tous deux se disent que tant qu’à faire, autant se rouler des patins.

Au fait Thomas, tu te souviens que Brenda a choppé Braise ? Et que selon le film, tu es immunisé, mais non, mais si, mais pas sûr parce que ça change à chaque scène ?

Enfin, je dis ça, hein, c’est toi qui vois. Mais si tu choppes un Braise labial (ça transforme juste vos lèvres en morts-vivants, elles se mettent donc à faire des choses toutes seules comme parler de « race blanche« , terrible), il ne faudra pas te plaindre, hein, ho.

Thomas en tout cas finit tellement rond qu’il s’effondre au sol, et pendant qu’il chante l’intégrale du répertoire de Bézu dans son vomi, une silhouette mystérieuse arrive en courant, se penche sur lui et l’emmène cuver…

À son réveil, Thomas n’est plus au milieu des corps qui se frôlent du lieu de débauche où il était, mais allongé sur un canapé dans un appartement en ruines. Brenda est là… mais Newt, Teresa, Minho, Jean-Kiki et Jean-Black aussi ! Ainsi que Jorge ! Qui est en train de péter la gueule au propriétaire du simili-bar à steam-putes où ils étaient.

« Parle, Marcus ! Où est Bras Droit ? 
– Hihihih… hé oui ! Je suis bien Marcus ! Mais non, je ne vais pas donner Bras Droit. Moi, ici, mon bizness est différent. J’attire les immunes, je les fais boire et danser… et Wicked vient les récupérer tranquillement.
– En plein territoire zombie. Où tu devrais tenir environ 17 secondes avant qu’une horde te tombe dessus.
– Oui mais pif pouf c’est magique.
– Okay, ton argument est solide. Mais où est Bras Droit ? Parle ou je te tue !
– Du calme, du calme ! Bras Droit est dans les montagnes. Tu suis la route, et zoup, tu y es. Inutile de me remercier pour cette information super précise ! De toute manière, le trajet sera long et dangereux à pied… hihi !
– Oui, ben figure-toi qu’on va prendre ta caisse.
– Ho l’autre ! »

C’est donc en voiture pourrie que nos petits amis suivent les indications tout aussi minables de Marcus pour aller droit vers les montagnes. Où ils s’enfoncent, jusqu’à arriver à un endroit où ça bouchonne un peu et que Bison Futé n’avait pas indiqué : diverses épaves bloquent la route juste devant un tunnel. Et à peine la fine équipe est-elle descendue du véhicule pour inspecter lesdites épaves que des coups de feu sont tirés vers eux. Vite ! À couvert !

« Bon sang, on se fait tirer dessus !
– Ton sens de l’observation est proverbial, Thomas.
– Merci Jorge. Bon, qu’est-ce qu’on fait ?
– Hé bien on a deux options : soit on essaie de causer pour dire qu’on vient en paix… SOIT ON BALANCE DES EXPLOSIFS QUE J’AI EMMENÉS !
– HO OUAIS DES EXPLOSIFS ! »

Non, personne n’essaie de causer. Ni Thomas, ni les assaillants. Ce sont juste deux camps de gros débiles qui s’affrontent. Jorge sort donc de son sac à dos une bombe avec détonateur, mais peu avant de la lancer surgissent de derrière eux deux adolescentes armées de fusils à verrou qui braquent nos larrons et calment aussitôt leurs envie de grenader la région.

« Mains en l’air ! 
– Raaah ! Mais heu ! Bon, d’accord.
– Maintenant vous allez vous coucher par terre et… et… Jean-Kiki ?! Jean-Kiki c’est toi ?« 

Et les deux jeunes femmes de prendre dans leur bras Jean-Kiki, qui explique que c’était deux copines de son labyrinthe. Elles ont tôt fait d’expliquer qu’elles ont échappé à Wicked avec l’aide de Bras Droit (ne me demandez pas comment, pendant que Jean-Kiki était au bloc avec Wicked), et elles appellent les autres tireurs cachés un peu partout à se montrer.

« C’est boooon ! On arrête d’essayer de les tuer !
– Alors d’ailleurs à ce sujet, vous tirez sur tous les gens qui approchent ?
– Hihihi, oui, on oublie toujours dans quel ordre il faut dire « Qui va là ? » et tirer. Rah, c’est compliqué aussi ! »

Les deux groupes aux QI de palourdes fusionnent donc, et Thomas en profite pour interroger les deux femmes avec la subtilité qui le caractérise.

« C’est sympa, là, votre milice qui protège la route. Dites-moi… on cherche Bras Droit, vous sauriez où ils sont ?« 

Mais ?

Non mais c’est pas vrai d’être aussi con. Mec, tu cherches un groupe de gens armés CHECK qui se cachent CHECK dans les montagnes CHECK et tu es en train de causer avec deux femmes qui te disent que Bras Droit CHECK les a sauvées. Tu penses que ce sont qui ?! Des touristes ? Des peshmergas qui avec la chute du Kurdistan et l’émergence de Braise sont devenus des peshmerguez ? Non mais saperlipopette de pipe à crack, mais pourquoi est-ce que tous les gens dans ce film suivent Thomas sans sourciller alors que j’ai connu des pieds de table plus éveillés ?

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Même à l’écran, Jorge a l’air consterné par le niveau des questions de Thomas.

« Viens, on va te présenter notre chef. » explique l’une des jeunes femmes avant de l’emmener devant un type charismatique comme un tapis de yoga et à la pilosité proche du Yorkshire : Vince, le chef local.

« Ouais, salut les gars, vous voulez rejoindre Bras Droit ? Bah c’est nous.
– Mais… vous êtes quoi ? 100 ? 200 ?
– Nous étions une armée… mais beaucoup sont tombés.
– En même temps, si vous ouvrez le feu sur toutes les recrues qui se pointent, c’est sûr que ça n’aide pas.
– Aaaah oui, tiens. Il y a peut-être un lien. »

Sauf que pendant qu’ils discutent, Brenda, qui a toujours sa morsure de zombie à la gambette, commence à se sentir un peu faiblarde, voire carrément fiévreuse. Elle s’effondre donc dans un sale état, et Vince, après avoir posé 10 fois la question « Bah ? Qu’est-ce qu’elle a ? » (TU VIS DANS UN MONDE RAVAGÉ PAR CETTE MALADIE ET TU N’AS PAS UNE VAGUE IDEE ? « Naan c’est p’têtre un rhume !« ), aperçoit la morsure de zombie sur la jambe, et sort aussitôt son flingue pour l’achever. Thomas l’empêche cependant de tirer grâce à un super argument :

« Mais je lui ai dit que vous pourriez peut-être l’aider !« 

L’argument pourri. « Ah ben si tu lui as diiiit, aloooors, c’est complètement différent. » et qui fait hésiter Vince, jusqu’à ce que débarque la médecin du camp : Mary. Qui en s’approchant, reconnaît aussitôt Thomas.

« Thomas !
– Vous me connaissez ?
– Hmmm… tu n’as donc plus toute ta mémoire. Allez, viens, suis-moi, je peux aider ton amie. Visiblement, j’ai juste oublié de le dire au reste du camp.
– C’est ballot.
– Bé oui mais bon. Allez, suis-moi. »

Thomas emmène Brenda sous la tente médicale, où Mary lance une transfusion sanguine de Thomas vers Brenda, pendant qu’elle lui explique.

« Voilà, on va pouvoir la sauver. D’ici deux à trois semaines, elle ira mieux. 
– Vous avez le médicament ?
– C’est toi, le médicament, Thomas. Ton sang. Et une enzyme produite par ton cerveau. Grâce à cela, on va pouvoir bourrer le mou du virus chez Brenda. Hop ! Regarde, une petite injection de ton enzyme magique, et pif pouf, elle va mieux dans la seconde !
– Ah ouais, c’est rapide quand même.
– C’est pour que le spectateur comprenne que ça marche.
– Sinon… vous avez dit me connaître. C’est que vous travailliez pour Wicked ?
– En effet Thomas. Car Wicked était bon autrefois. Ils voulaient soigner le monde ! Et quand on a découvert que parmi les enfants de la nouvelle génération, certains résistaient à Braise… alors nous nous sommes dits que l’espoir, c’était vous. Mais Wicked était prêt à vous sacrifier pour ce faire. À vous exploiter. Toute une génération perdue pour les besoins de la recherche. Les labyrinthes, tout ça, je n’ai pas pu. Wicked ne sait pas fabriquer le médicament. Il a besoin de vous. De votre sang. Et toi Thomas, tu travaillais avec eux, mais tu en as eu assez de voir tes amis mourir dans les labyrinthes. Alors tu as contacté Bras Droit en leur donnant les coordonnées de tous les labyrinthes pour qu’ils les attaquent. En punition, tu as toi-même été jeté dans un labyrinthe.
– Alors d’accord mais j’insiste : quel rapport entre la recherche et les labyrinthes ? Plutôt que de nous faire tuer, ce n’était pas au contraire plus intéressant de nous faire baisouiller ? On est ados, on est chaud patate, le matin quand je me lève j’ai Barad-Dûr dans le slip, je veux dire, on est partants. Et comme ça, ça ferait toujours plus de sujets, et donc plus de production de sang et d’enzyme ! Au lieu de toujours moins. Et il suffirait juste qu’on file notre sang et nos enzymes le plus régulièrement possible, et pouf, vous avez une production croissante, des gens heureux et tout le monde qui est content.
– Hmmm… c’est vrai que c’est moins con que cette histoire de labyrinthes. Mais p’têtre que les labyrinthes ça vous stimule le cerveau pour produire l’enzyme magique ?
– Si c’est pour qu’on ait la flippe, on peut aussi regarder des films qui font peur bien au chaud. Comme Joséphine Ange-Gardien. En plus dans le labyrinthe, personne ne peut venir nous prélever. C’est de la pure perte.  Bon et au fait, mes potes immunisés qui sont morts quand même de Braise ? On peut en reparler de cette immunité qui branle dans le scénario ?
– HOOOO TU AS VU L’HEURE ? JE DOIS PARTIR, J’AI CE TRUC HYPER URGENT À FAIRE AILLEURS LÀ TOUT DE SUITE ! »

Et Mary se casse en jetant derrière elle des boules de fumée ninjas.

Thomas peut donc rester avec Brenda, et tous deux peuvent se raconter des histoires tristes. Comment le frère de Brenda a été emmené par Wicked. Comment Chuck, le meilleur pote de Thomas, est mort comme une merde à la fin du film précédent. Puis, Thomas s’en va retrouver ses autres potes, et tout ce petit monde se félicite d’être arrivé jusqu’ici. Du moins, jusqu’à ce qu’ils remarquent Teresa, à l’écart, qui bien évidemment, du bout d’une formation rocheuse, contemple l’horizon. Thomas la rejoint par conséquent pour la pousser se joindre à ses méditations.

« Alors Teresa ? Toi aussi tu aimes plonger ton regard dans le lointain ? T’interroger sur ce qu’il se cache là-bas, dans l’obscurité ? Où sont nos familles ? Nos demeures ? Nos amis ? Que reste-t-il du monde d’autrefois ? Sens-tu la bise qui fouette nos joues, porteuse de cette odeur de cendres et de sang ? Quand je la hume, je sens l’espoir qui…
– Non en fait j’ai super mal au bide Thomas. C’est les churros qu’on a mangés au bloc, y passent pas. C’est pour ça que depuis le début du film je me mets à l’écart.
– Ah donc la bise qui fouette mes joues…
– Oublie tes joues.
– Ho. Non mais sinon allez, tu penses à quoi ?
– Thomas, je me souviens de ma mère. Une femme superbe. Et puis un jour, elle a contracté Braise. Elle hurlait de douleur chaque nuit. Elle disait voir des choses. Alors elle s’est arrachée les yeux. Moi j’en ai assez, Thomas. Nous fuyons, oui. Mais pense-t-on aux autres ? Ce sacrifice vaut le coup. Il vaut le coup car on peut aider tous les gens qui n’ont pas notre chance d’être immunisés.
– Immunisés à géométrie variable.
– Chuteuh ! Enfin voilà. J’en ai eu marre, Thomas. Wicked peut aider. Qu’importe ses méthodes.
– Que… que veux-tu dire ?« 

Et Thomas ne comprend que trop tard. Car déjà, à l’horizon, deux hélicoptères (qui attendaient sûrement la fin du dialogue, un peu comme les zombies) viennent de poindre ! Ils foncent droit vers le camp de Bras Droit, qui en plus n’a aucun garde (ils étaient 12 à tirer sur les bagnoles près du tunnel un peu plus tôt, mais là, ils sont sûrement partis lire du Lévi-Strauss dans un coin) ! Teresa a trahi : elle a choisi de retourner avec Wicked !

Elle ne moufte même pas lorsque les hélicoptères de Wicked envoient directement des roquettes sur le campement de Bras Droit, ce qui réveille un peu les gens qui s’étaient assoupis. C’est donc la panique générale, et tout le monde court aux armes, pendant que des commandos de Wicked descendent au sol distribuer du pruneau paralysant. On notera, chose intéressante, que les soldats de Bras Droit n’ont qu’un seul type d’arme : le fusil merdique à verrou. Oui, nous sommes aux Etats-Unis, l’apocalypse a eu lieu, mais visiblement, personne n’a pensé à conserver d’armes vaguement plus modernes. À la place, les types ont de vieilles daubes de petits joueurs. Je suis très déçu, lobby des armes ! Je m’attendais à mieux de toi !

Armes débiles toujours, deux hélicoptères, dont un avec Grotraître à bord, survolent joyeusement la zone en délivrant de la roquette. Heureusement, Bras Droit a tout prévu ! Ben oui, ils savent que Wicked les cherche, veut les tuer et utilise des moyens aéroportés… aussi ont-ils une grosse mitrailleuse à l’arrière d’un pick-up pour repousser les margoulins volants ! Oui mais voilà…

… ils n’ont pas pensé à la charger.

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Par contre ils ont bien pensé à allumer des feux dans toute la montagne des fois qu’un avion qui passerait par là ne les ai pas repérés.

Les mecs sont sur le pied de guerre en permanence dans un monde dévasté et hanté par des enfoirés et des zombies, mais la mitrailleuse, attention à ne pas la laisser chargée, hein ! On va ranger les munitions dans une boîte, qu’on va ranger loin de la mitrailleuse, qu’il faut ramener, ouvrir, en chier comme un âne pour charger le tout (on sent les mecs entraînés), et se prendre une grenade paralysante pile au moment où elle est prête. C’est ballot.

Cette menace pourrie neutralisée, Grotraître décide de se poser et de rassembler les survivants de Bras Droit. Avant d’appeler, maintenant que la voie est libre, un aéronef bien plus gros qui se pose pour débarquer… Nadine Pipotron et sa garde personnelle ! Qui vient inspecter ses prises.

« Alors Grotraître ? Avons-nous récupéré tous les immunes ?
– Presque, presque… je veux dire à part ceux qu’on a dû vaporiser à la roquette au début du raid, hihihi oups, c’était pas très malin en fait ! Heureusement qu’on ne discute pas du scénario, hein !« 

Non. En effet, non. Bon, et Thomas alors ? Le bougre a lui pu se mettre un peu à l’écart avec Brenda et Jorge. Il leur propose de tous deux filer, pendant que lui va se rendre parce qu’il ne peut pas abandonner ses amis. Ce qu’il fait, soutenant le regard de Grotraître et de Nadine Pipotron, qui se réjouissent de récupérer ce petit rabouin qui leur a créé tant d’ennuis. Nadine sourit donc de toutes ses dents.

« Thomas, te voilà enfin. Nous allons retourner chez Wicked. Et soigner l’humanité. Car nous sommes bons, malgré les critiques et le fait que notre nom signifie « Méchant » ce qui est évidemment un simple hasard.
– C’est tellement crédible.
– Oui mais Thomas, nous sacrifions des gens, d’accord ! Mais cela va permettre d’en sauver et de guérir ce monde. Le jeu en vaut la chandelle, non ? »

Si jamais quelqu’un ne pensait même plus au concept débile de labyrinthe à cet instant précis et se disait « C’est vrai que… » le film se charge de vous rappeler que non, les méchants sont forcément méchants. Car ils décident comme ça, hop, de prendre Mary, la médecin du camp, et de laisser Grotraître lui coller une balle dans le bide, comme ça, histoire de rire un peu. Qu’ils sont taquins.

« Qu’est-ce que je disais ? Ah oui : nous sommes geeeentiiiils ! »

Moi aussi, je suis comme ça avec mes nouveaux voisins : d’abord, je strangule leur chat sous leurs yeux, puis je leur serre la main en leur souhaitant la bienvenue dans le quartier. Nul doute que je me montre ainsi sous mon meilleur jour !

Thomas est pourtant un peu bougon après tout cela (c’est fou). Il décide donc de révéler son vrai plan : il sort les explosifs que lui et Jorge n’avaient pas pu jeter plus tôt dans le film, et le détonateur à la main, beugle.

« Ahaaaa ! C’est qui l’plus fort maintenant ? Je vais me vaporiser avec vous, et vous serez morts, et ce sera bien fait !
– Thomas, ne fais pas le con ! 
– Siiii, je fais le con si je veux ! 
– Tu l’as déjà fait depuis le début du film, arrête !
– M’en fous ! Et regardez : mes copains Minho, Newt et Jean-Black me soutiennent et son prêts à sauter avec moi pour en finir avec vous et Wicked ! Teresa la traîtresse n’avait pas vu ça venir, hein ? Allez, on se fait sauter ! À la une, à la deux, à la tr… »

Mais pile à ce moment là, un rugissement de moteur surprend tout le monde : c’est Jorge, qui a refusé d’abandonner la partie ! Aux commandes d’un camion de Bras Droit, il défonce l’un des hélicoptères posés, pendant que Brenda se met à arroser au fusil les gardes de Wicked. C’est donc la grande confusion, plus encore quand Thomas lance ses explosifs dans un coin, et que Vince parvient à retourner à sa mitrailleuse pour repousser le deuxième hélicoptère de Wicked qui tournait encore autour d’eux.

Hélas, dans la panique, Nadine Pipotron et ses hommes parviennent à s’enfuir, et capture même Minho dans l’affaire. Grotraître lui trouve la mort en affrontant Thomas, et tout le monde se retrouve les yeux tournés vers l’aéronef de Nadine Pipotron qui s’apprête à redécoller. Les soldats de Bras Droit se contentent donc de baver en regardant (voyons voir, avec notre mitrailleuse, si on tirait dans un rotor, le moteur ou autre… p’têtre qu’ils seraient bien feintés, du coup ? Mais non, faisons plutôt du rien), et les soldats de Nadine à bord font de même, prenant des positions coolos sans pour autant arroser pour couvrir leur retraite. On a du coup l’impression d’avoir affaire à une bataille de mimes, jusqu’à ce que l’aéronef décolle, abandonnant derrière lui Bras Droit, plus ou moins victorieux pour cette fois.

Au petit jour, nous retrouvons donc Thomas au milieu des ruines de la bataille, pensif. Ou en tout cas, il essaie d’en avoir l’air. Jusqu’à ce que Vince vienne le trouver.

« Alors Thomas ?
– Je pense, attends. Et vous, vous allez faire quoi ?
– On devrait vous emmener jusqu’au refuge que nous avons pour les immunes. Puis revenir ici… et recommencer un groupe de résistants. Recruter à nouveau. Tirer sur les gens qui viennent nous voir. Et nous reprendre une branlée parce qu’on aura pas pensé à charger la mitrailleuse.
– Bon plan. 
– Et toi ?
– Moi, j’ai promis à mon ami Minho de rester avec lui. Je vais donc aller affronter Wicked. Et sauver mon ami.
– C’est du suicide !
– Oui mais je compte aussi tuer Nadine Pipotron.
– Ah bah alors ça va, on te suit et on t’accepte tous comme nouveau chef. »

Je résume : sauver Minho, c’est impossible. Mais sauver Minho ET tuer Nadine Pipotron, c’est complètement faisable. Ça doit être un pack.

Ce qui est non seulement débile, mais en plus, il faudra peut-être leur dire que même s’ils tuent Nadine Pipotron, Wicked est une entreprise. Donc il y aura juste un vote en conseil d’administration pour un nouveau président. Mais bon, c’est vrai que c’est un peu subtil. Je suppose qu’on est dans un film où une fois qu’on a tué le chef, toute l’armée tombe sur place façon pantins désarticulés histoire de boucler l’intrigue plus vite. Nos héros empoignent leurs armes pourries, se font des sourires winners qui prouvent que la terre n’est plus qu’un désert, oui, mais qui ne manque pas de dentifrice et…

… FIN !

Vous voulez que je vous fasse le résumé de ces deux heures ?

Le Labyrinthe – Episode II : Thomas et ses amis fuient Wicked (encore). Puis des zombies. Puis en 20 minutes, ils rejoignent un groupe de résistants, découvrent que Teresa est du côté de Wicked, et perdent Minho, capturé, lors d’une brève escarmouche. Fin.

Ce. Vide. Complet.

Il fallait bien un film entier pour raconter ça.

______________________

Bon. Vous savez ce qu’on avait fait lors du dernier spoiler ? On était allés voir ce qu’en pensait la presse. Qui trouvait le film absolument génial.

Du coup, après une nouvelle série de scènes aussi stupides qu’incohérentes, quel est le verdict ?

Notes

Non mais… est-ce que les incohérences ne pourraient pas se limiter au film ?

196 réponses à “Le Labyrinthe 2 – script brûlé

  1. « ces fous, ces jeunes » : vous voulez plutôt dire « c’est fou », non ? (sous l’image de la cantine)
    pas de légende derrière le lien ni derrière l’image des notes, je suis déception
    Et sinon ben c’est encore plus con que le précédent. Du coup j’ai hâte de voir le 3.

  2. Maintenant j’en suis sûr, monsieur Connard aime se faire du mal.

    Non, sérieusement… Quelle idée de merde que d’aller voir ce f… truc ?

  3. J’avais trouvé le premier tellement ahurissant que j’envisageais sérieusement d’aller voir le deuxième. Puis je me suis dit « Non ça va, arrête un peu tes conneries.» et puis voilà, suite à cette lecture, que je suis à nouveau tenté.
    Je ne vous remercie pas, Odieux Connard.

  4. Donc toi tu regarde le premier épisode d’une francise. Tu n’aime pas mais tu va au cinéma voir la suite . . . Pour le troisième épisode tu pense prendre la version collector ultimate uncensored ?

  5. « Sinon, vous leur faites regarder un film de Kev Adams »

    Justement, à ce propos… Aladdin vous tend les bras depuis aujourd’hui, il me semble…

    • Il y’a surement bien pire : Le petit prince en image de synthèse réalisé par un chouchou de l’inteligencia de notre grand cinéma ou comment assassiner St Exupery qu’est déjà mort ( Relent de zombie ?)
      Au passage, toucher des fonds européens au nom de La Culture.
      Celui-là, s’il a pas dix prix c’est que ça sert à rien d’être le fils à Bouquet !

      Fucking Film => FF
      Film Français => FF

      Film Français Fucking Film
      C’est peut être pour ça qu’on en voit jamais ici.
      Tout le plaisir de la bouse sans les moyens pour faire glisser.

      Spéciale dédicace à « La vie d’Adèle », Fleuron de notre grand cinéma.
      Si vous voulez voir du porno lesbien avec des adolescentes sans passer pour un gros pervers regardez une Palme d’Or, Un Cesar et un prix Lumières !

      • Ha bah ça doit être une question de coup…pardon, GOÛT, car cela faisait bien longtemps qu’un film ne m’avait pas autant touché que cette version du Petit Prince. J’ai pourtant tendance à être assez difficile en matière de film, trouvant l’immense majorité « bof », mais là j’ai été conquis.

        Je peux comprendre que l’on n’aime pas, mais de là à qualifier ça de « sûrement bien pire » que la version d’Aladin désormais dans nos salles…je reste dubitatif.

        Je vous rejoins cependant sur votre avis de la Vie d’Adèle.
        Comme quoi.

  6. Ce que je préfère dans ces films de merde qui sur-sucent la formule « alala les ados c tro for mé les grands sapu dans lturfu » c’est les notes de la presse. Sérieux comment ça peut faire plus de 60% sur RT ça?

  7. Merci, merci Odieux, je suis parti au bout d’une heure hier et je me demandais, non je me rongeais les ongles de pieds, comment cette bouse intégrale pouvait finir. Je vais me délecter de ton odieux spoiler ce soir et ensuite faire un enfant à ma femme.

  8. Quand même des fans de « hunger games » me disent que « labyrinthe » est nul du bouquin aux films, c’est qu’on a vraiment atteint le sommet du mont Naverest.
    PURGE !

    • Mouais… et les fans de Labyrinthe trouvent qu’Hunger Games c’est de la daube.
      Le fait est que les fans de merde n’aiment pas le caca et vis-versa.

      • J’préfère l’analogie avec la queue de comète et les relents. Mais sinon le compte est bon.

    • Perso je suis fan de Hunger Games (quoi qu’est ce qu’il y a t’es pas content ?!) et j’aime bien le Labyrinthe et je connais des personnes qui adorent les deux donc …

      • Non,je te ferai pas ce plaisir …

        Et puis,ne pas être capable d’accepter que d’autres n’est pas les mêmes gouts que toi, franchement ça fait un peu pitié.

      • Ça me serait bien égal, je ne te connais pas. Mais je cherchais juste à savoir quelle était la conclusion que tu tirais de ta « démonstration ». C’est juste celle qui me paraissait la plus logique, mais si tu as mieux je suis toute ouïe (au sens figuré bien sûr, on ne va pas commencer à jouer sur les mots, je sais qu’il y en a par ici qui adorent ça). Maintenant en ce qui concerne tes goûts, je m’en fiche pas mal. Mais un conseil, si tu veux faire la promo du Macdo un jour, ne va pas le faire chez Bocuse, ça pourrait mal passer… (juste pour l’image, hein, je ne dis pas que l’OC est du niveau de Bocuse).

      • La conclusion que je tirai de ma démonstration,c’était que les fans de Hunger Games et du Labyrinthe n’était pas forcément en concurrence et qu’il était possible d’aimer ou d’être fan des deux sagas.

        Après je reconnais avoir réagi à chaud et m’être un peu emporté,je m’en excuse (cela dit ce serait bien de pouvoir modifier ou supprimer ses propres commentaires).

        Concernant mon opinion sur les sagas pour ados je veux bien reconnaitre que c’est un peu au cinéma ce que le McDo est à la gastronomie mais ça ne m’empêche pas d’aimer quand meme.

        Il y a pleins d’éléments qui font que j’aime les sagas comme Hunger Games,Le Labyrinthe et Divergente en dépit de défauts manifestes que je reconnais bien volontiers (incohérences, le fait qu’ils se plagient entre eux,le coté aseptisé et très très peu sanglant).

        Toutefois ça ne m’empêche nullement de regarder et de savourer des « vrais » films,je ne regarde pas uniquement des sagas pour ados tout comme je ne mange pas exclusivement au Mc Do mais ça m’arrive et quand ça arrive j’en profite bien.

      • Très chère Lilian (ou très cher Lilian, mais il faudrait vraiment penser à arrêter le mauvais goût hein !), je m’en vais vous porter secours.

        J’avoue à ceux qui auront la malchance de me lire que j’ai pêché.

        En effet, dans le but de passer du temps avec une fille que je convoite, j’ai été obligé d’aller voir un film dont le titre va filer des hauts-le-cœur à bon nombre d’entre vous :

        « We are your friends »

        Avec Zac Efron…

        Oui je sais.

        Et en fin de compte, j’ai passé toute la séance à lever les yeux au ciel et critiquer ce qui pouvait l’être (et il y avait matière, vous vous en doutez).

        Et en sortant de la salle, la charmante personne qui m’accompagnait m’a demandé si j’avais passé un bon moment quand même…

        Et en toute honnêteté, je me suis amusé.
        C’était con, niais, nul, surjoué et cette saloperie d’actrice principale dont j’ai oublié le nom ne savait pas fermer entièrement sa bouche (un peu comme Bella…) mais je me suis amusé.

        Donc, je comprends bien qu’on puisse apprécier de la merde, même si aussi surprenant que ça puisse paraître le labyrinthe 1-2 sont insupportables à regarder pour moi…

      • Pas besoin de le défendre, il s’en est bien sorti tout seul je trouve. Il a gagné mon respect malgré ses goûts, mais ce doit être dû à son jeune âge donc je le pardonne.

      • Votre grandeur d’âme vous honore Salkon, vous venez de passer Chaotique Bon !

    • J’ai lu tous les James Dashner (L’épreuve et sa prequel), une douzaine de fois, et Hunger Games, à une petite centaine de reprises… L’Épreuve est un véritable chef-d’oeuvre à l’écrit, mais un désastre intersidéral à l’écran ! Suzanne Collins a pondu un bon livre, et des bons, voire très bons films. Bref, les gens qui t’ont dit ça, soit, n’y connaissent rien, soit, n’ont pas de goût ! x)

  9. Bien consciente d’avoir vu un navet divertissant j’avais vraiment du mal à ne pas éclater de rire quand, faisant la queue au sèche mains des toilettes du ciné, j’entendais les lycéennes :
    « ouha, j’ai surkiffé le film! trop bien j’ai eu trop peur des zombies! »

  10. Naaaaaan…. mais je vois que vous vivez sur le vieux continent à certaines de vos références qui ne m’émeuvent point puuisqu’elles ne me disent rient ! Ancien résident du Pays des Fromages qui puent, j’ai, tel Jean-Claude Van Damme, fuit ce vieux pays pour rejoindre le Nouveau Monde et enfin pouvoir utiliser mon plein potentiel !
    Je peux vous dire qu’en fait le public cible de ce genre de films, aux Etats-Unis, pensent exactement comme nos héros ! Donc c’est pour ça !

    Mais bon j’dis ça, j’dis rien …
    Allez !

    • Jean-Claude Van Damme, c’est le pays des frites qu’il a fui. Non qu’il y ait une quelconque fierté à en tirer (qu’il soit Belge, parce que, qu’on l’ait fait fuir, c’est plutôt un bon point pour nous) mais soyons précis, que diable!

      • Pour les ricains, l’Europe c’est un pays et la Gelbique, le patelin dont vient la tante qui sent fort des doigts de pieds. De ce point de vue l’amalgame est cohérent.

      • En fait je citais la fuite comme exemple et non la place géographique ! Quoique les Etats-uniens parlent de French Fries et non de Belgian Fries, ce qui pourrait les induire en erreur …
        Remarquez à ce niveau-là c’est déjà pas mal avancé mais bon qui suis-je pour juger ? Cela fait déjà trop longtemps que j’ai quitté la France et j’en perds mon latin …
        D’ailleurs à ce propos, anecdocte ( même si vous vous en foutez je la raconte ) :
        Je dis à une collègue, il y a maintenant quelques années, que je retournais en France deux semaines histoire de revoir le peu de famille qui me restait. Quelques jours plus tard, je la recroise et je luis dis, innocemment :
         » – Ça y est ! J’ai pris mes billets, je pars donc pour l’Europe dans 5 semaines ! »
        et elle, de me répondre :
        – Ah bon ? Je croyais que tu retournais en France …. »

        Allez …

  11. Au fait le steam punk n’est pas post apocalyptique. c’est juste un monde ou toute la technologie fonctionne a la vapeur, c’est du rétro-futuriste. donc les putes c’est juste des post-apoputes.

    • ZsXSin… Un lien avec une vielle très vieille team d’Urban légend de l’époque ou le net sur portable tournait encore à coup d’Imode ?

  12. quelque chose de très con auquel j’avais pas pensé tout de suite aussi … l’hélico qui se pose devant la base au milieu des zombies au début du film… comme s’il n’y avait pas des héliports sur le toit du truc !! d’autant plus que l’hélico est surement pas abandonné au milieu du désert

  13. Finalement regarder un navet, c’est se scarifier les neurones. J’espère que l’Odieux Connard a des moyens de compenser ces pertes importantes en regardant tous ces… trucs sans intelligence ?

  14. Ah la la obliger monsieur l’Odieux à regarder un film de zombies se déroulant à la Bourboule…. tout cela ne peut être qu’un paln machiavélique!

  15. Ah, le Labyrinthe. J’avais à peu près tout oublié de ce film, il ne m’en restait qu’une vague réminiscence de djeunz pris au piège et de sourcils étranges.

    « les zombies ont eu raison du Pakistanais du groupe » Hééé, mais je croyais que Pakito c’était un Mexicain ?

    Quand à la raison d’être des labyrinthes, puisque ce sont les évadés qui servent à l’exploitation, leur but est peut-être de sélectionner les jeunes gens qui auraient fait preuve de plus de courage que les autres en tentant de se barrer, et qui seraient donc vus comme des cobayes de meilleure qualité ? (je suggère, moi non plus j’y comprends rien, puisque tout ce bouzin reste quand même inutile et coûteux à mettre en place)

    Sur la photo avec les andouilles suspendus la tête en bas (mais quel est le but) on notera que quelqu’un a pris la peine de rentrer leurs sweats dans leurs jeans afin qu’ils ne se retrouvent pas le bide à l’air, sympa.

    Je note que les aliens n’ont pas refait d’apparition… Ils devaient être là pour le fun… N’empêche, Mr Odieux, un monde post-apocalyptique plus des zombies plus des aliens, avouez que vous avez été gâté.

    • Je veux bien qu’il faille sélectionner les meilleurs, mais les meilleurs en question, on arrive à les distinguer avec le analyses du sang tout de même.
      Donc, pourquoi construire un (pardon des) labyrinthes, et perdre inutilement des milliards (un peu comme avec ce film).

  16. Quelques petites erreurs dans le spoil (par exemple : Grotraître, bah, il meurt pas en fait, il est juste blessé et s’enfuit avec la clique de méchants à bord du supercopter), mais on se marre bien… Merci OC. :)

  17. Grostraitre n’est pas mort, il a juste été blessé et est dans l’hélico à coté de la méchante à la fin du film.

    donc ne t’avise pas dans ton spoiler du 3e volet de dire : eh vous avez vu Grostraitre a ressusciter ! Queske c’est incohérent les sagas pour ados !

    Sinon tu vas être content : le dernier film ne sera (apparemment) pas divisé en deux parties et ne sortira pas avant 2017.

  18. Pour ce qui est des zombies, c’est vrai que depuis 5-6 ans, ils sont vachement populaire. Film, jeu vidéo, livre….. pas mal partout en fait.

    Il y a cependant plusieurs raisons à cette popularité. C’est un ennemi plutôt pratique. Il n’y a aucune personnalité à y développé, on peut en foutre partout sans aucune explication puisque en général, on sous-entend qu’il y en a une nombre astronomique puisque c’est la population de la terre qui s’est transformé et surtout, dans un notre monde où la polémique attend à chaque coin de rue, zigouiller du zombies ne peut offusquer aucun groupe ethnique, religieux ou que sais-je encore. On sait qu’une association de protection des zombies ne nous tombera pas sur le gueule, du moins sérieusement.

    Bref, c’est un antagoniste anonyme, neutre et facile à mettre en contexte. Un petit virus et hop, t’en a autant que tu veux. Pas besoin de se casser le cul plus que ça. C’est sûrement pas près de finir.

    Pour ma part, j’aime bien les trucs de zombies, alors c’est pas trop un problème. Mais bon, un mauvais film de zombie reste un mauvais film.

    • Zut alors mes vannes sur les juifs ou les noirs ça marche quand même moins bien avec les zombies… Même l’humour devient nul ces temps-ci… Monde de merde! (Copyright Georges A.)

      • Y’en a qui marchent toujours:
        (Q) Qu’est-ce que c’est des traces de griffes sur un comptoir ?
        (R) un zombi qui a pris sa monnaie

        (Q) Qu’est-ce qu’un vrai dilemme pour un zombi ?
        (R) Une tranche de jambon gratuite…

        (Q) Comment fait-on pour mettre 25 zombis dans une deux chevaux ?
        (R) 2 à l’avant, 2 à l’arrière, le reste dans le cendrier.

        (Q) Quelle est la différence entre un zombi et une Pizza ?
        (R) 5 minutes de cuisson

        D’autres qui marchent presque:

        Une vieille femme zombie prend un taxi. Sur une route de campagne, le taxi a un accident et se retourne. Les secours arrivent très vite. Les pompiers sont bientôt sur les lieux de l’accident et entendent les cris de la vieille femme.
        – Ahhhaaah!!
        – Ne vous inquiétez pas madame, nous sommes là !
        – Ahhhaaah!!
        – Ne vous inquiétez pas madame, nous allons bientôt vous dégager.
        – Ahhhaaah !
        – Ça va aller !
        – Ahhhaaah Ahhhaaah arrêtez le compteur!!!!!!

        et d’autres qui marchent pas du tout, c’est vrai:

        Salomon et Rachel deux vieux zombis sont couchés dans leur lit. Soudain Salomon réveille sa femme:
        – Dis moi Sarah ? Quand nous vivions en Pologne et que les paysans du village voisin on fait un pogrom et brûlé notre maison, tu étais avec moi?
        – Mais oui Salomon j’étais avec toi.
        – Dis moi Sarah ? En 42 à Paris lors de la rafle ou les nazis nous on capturé, tu étais avec moi?
        – Mais oui Salomon j’étais avec toi.
        – Dis moi Sarah ? A Auschwitz dans le camp, tu étais avec moi?
        – Mais oui Salomon j’étais avec toi.
        – Dis moi Sarah ? Quand on s’est échappé du camp, tu étais avec moi?
        – Mais oui Salomon j’étais avec toi.
        – Dis moi Sarah ? Quand les allemands nous on rattrapé après trois jours de marche dans la neige, tu étais avec moi?
        – Mais oui Salomon j’étais avec toi.
        – Dis moi Sarah ? tu me porterais pas un peu la poisse?

      • Ha, tu vois Georges, c’est tout de suite moins choquant quand c’est des zombies. C’est aussi moins drôle, du coup.

        Bah, qu’est-ce que vous voulez? On ne peut pas tout avoir!

      • Ahhhhhh l’humour propre enfin !

        Enfin un humour qui ne blesse personne, un humour bio quoi…

        Mais attention tout de même messieurs, dés que le virus Ebola aura terminé sa mutation et que les Africains seront tous devenus des zombies faméliques (trop tard ? (Oui c’est de mauvais goût et alors ?)), un lobby de protection des zombies apparaîtra, soutenu par Harlem Désir et BHL (ce qui ne sera absolument pas de la récupération politique comme l’es SOS racisme) et vous allez arrêter de rire de ces choses au motif que « l’humour c’est drôle » !

        Je ne plaisante pas. Vous allez arrêter l’humour noir, ce n’est pas un humour acceptable !

        De toute façon, quand c’est noir, c’est rarement acceptable…
        Ça chante fort, ça danse, ça met les gens dans des chaudrons… tout ça…

    • Ah non j’ai moi même lancé la roue et je suis tombé sur Lord of War !
      L’un des rares (le seul ?) bon films de Nicolas Cage proposés !!!
      Pas drôle du coup…

  19. Je n’ai pas encore lu tout le spoil (pas le temps là), mais deja, hormis le fait que j’ai été déçu que vous n’embraillez pas plus que ça sur les jeux de mots à base de Fondus (non mais sérieusement, y’a vraiment de quoi faire), je suis un peu perplexe.

    Thomas ne dit à AUCUN MOMENT qu’il est du côté de Wicked. oui, la question de Grostraitre est stupide c’est sûr, mais là vous venez juste d’inventer à 100% une incohérence, et honnêtement les spoils sont bien mieux, et plus honnêtes, quand justement les incohérences sont véridiques. Pas besoin d’inventer des incohérences pour se foutre de la gueule d’un film qui n’en est surement pas avare si on cherche bien.

    Sinon, croyez moi, croyez moi pas; mais à l’inverse de la presse, je trouve la Crème Brulée bien mieux que le 1er. Le 1 était un navet avec tout au plus une fin intrigante et des passages nanards. Mais le 2 honnêtement il se laisse voir, il est même plutôt sympa, j’étais vraiment surpris.
    Oui, hormis le principe de base (très con et herité du 1), et un côté très classique (c’est juste un film de post-apo zombie avec des ados quoi), et bah il est distrayant, les paysages sont pas trop mal, les scènes d’action aussi, et surtout c’est probablement un des blockbusters adolescents les moins manichéens du marché. Y’a vraiment eu une progression énorme entre la daube qu’était le 1 et le film sympatoche, voir un peu intelligent qu’est le 2. Et rien que pour ça, j’aime ce film. A croire que Uw…Wes Ball s’est dis qu’il devait montrer au monde qu’il pouvait faire un bon film !

    • heu non, je me souviens très bien, il dit bien qu’il est du côté de Wicked.

      et l’odieux connard a même été gentil car Grostraitre dit dans cette scène là: « mais pourquoi Wicked met-il les gens dans des labyrinthes ? c’est complètement débile ». Et le film ne répondra pas à la question. A croire que c’est du troisième degré où le réalisateur se moque de ses spectateurs en se disant qu’il peut leur donner à manger de la merde et même leur signifier et qu’ils applaudiront quand même (ce qui sur le coup … n’est peut-être pas faux)

      quand à trouver que c’est « un des moins manichéens », je me dis heureusement que j’ai pas vu les autres car, au contraire, ils ont même foiré ça avec la scène débile ou gros traitre tue l’ancienne scientifique sans raison juste pour bien nous faire comprendre qu’il y a des méchants et des gentils (à croire qu’il avait peur que ses spectateurs arrivent pas à distinguer vu que jusque là, on pouvait encore se poser des questions)

      • Nan, je viens de remater l’extrait par honnêteté intellectuelle, et il ne dit toujours pas qu’il est du côté de WCKD.
        Il dit qu’il a travaillé pour WCKD, ce qui est vrai et ne veut absolument pas dire qu’il est d’accord avec eux maintenant.
        Et quand Grostraitre-Littlefinger lui dit que c’est con d’enfermer des gens dans un labyrinthe, pourquoi ils font ça?
        Thomas lui répond:  »Vous devriez leur demander avant de les tuer. »
        Ce qui n’est honnêtement pas con du tout comme réponse. Ca ne veut pas dire que Thomas est du côté de WCKD, ça veut simplement dire, au choix:

         »Eh les mecs, votre stratégie pour les combattre est un peu pourrie non? Vous voulez pas avoir des infos sur l’ennemi en les interrogeant? Non?… »

        Ou alors:  »Pourquoi nous demandez a nous alors que vous auriez put leur demander à eux? Ca cache quelque chose, je ne vous fais pas confiance… »

        En bref, ça ne veut pas dire qu’il est de leur côté, c’est juste une phrase pour marquer le foutage de gueule/la méfiance. C’était pourtant pas compliqué à comprendre.

        Pourquoi les Labyrinthes? Là j’avoue que soit: -On devra se contenter de l’explication de merde du 1.
        -Soit il faudra attendre le 3 pour une réponse plus crédible.

        Mais passer ce principe pourri et 2, 3 incohérences qu’on retrouve partout dans les blockbusters (téléportation activée !), le scénario et le film se tiennent à peu près (en tout cas ça se tient clairement mieux que le 1, et surtout c’est beaucoup mieux que le 1)

        Et pour le manichéisme bah oui la scène du  »Je bute le médecin juste après » est débile et ruine justement l’effort que ça ne le soit pas. Parce qu’honnêtement, leurs méthodes ont beau être pas propres, le but de Wicked est tout à fait louable, et perso j’ai du mal à discerner lequel des camps à tort ou raison dans cette histoire (alors que dans HG ou Divergente, le film ne s’embarasse clairement pas de ce genre de questionnements et nous balance dès le début  »c’est eux les gentils, c’est eux les méchants »)

      • évidemment, par rapport à Divergente ou HG … tout est relatif ;-) mais ce moment ruine tout, parce que pour moi, le fait de ne pas savoir, éventuellement, qui était bon ou mauvais aurait pu sauver un peu le film
        dommage … cette scène est vraiment de trop

        pour le reste, je ne retournerai pas le voir au ciné, suis pas assez maso pour ça mais ce qui compte peut-être c’est qu’en tant que spectateur, et le non verbal parle aussi, on soit plusieurs à avoir compris quelque chose donc si c’est pas ce que le film voulait dire, c’est le film qui a un problème :-p

      • Pas besoin de le revoir au ciné, il est dispo en streaming.
        Je ne vois pas vraiment comment vous avez été plusieurs à comprendre qu’il disait qu’il était du côté de WCKD. Pour l’Odieux Connard, sa recherche perpétuelle d’incohérences a put l’amener à faire un raccourci facile, mais à moins de voir le film d’une façon distraite ou d’être atteint du même syndrome, je ne vois pas^^

      • mon problème, c’est que j’essaie de voir majoritairement des bons films, alors que j’en regarde un comme celui-là, les erreurs me sautent plus facilement au visage, pas besoin de chercher …

        en tous les cas, qu’il ai pas ou dit qu’il était avec eux, la réflexion de l’OC reste pertinente, ces mecs là l’ont mis dans un labyrinthe parce qu’il s’était opposé à eux, un labyrinthe dégueu etc … et le gars devrait donc sans hésitation être contre eux (ce qu’il fait d’ailleurs tout le restant du film !!!)

        déso pour le streaming, mais la qualité est dégueulasse quand un film vient de sortir et, sincèrement, je n’ai pas envie de le remater bien que j’ai ri jaune à certains moments en le regardant (mon amie, elle, a aimé, heureusement)

      • Ok, prenons un exemple (et même si je ne suis pas à court d’arguments, je vais faire un point Godwin pour que ce soit plus parlant).

        ***Mettons que je sois, en pleine Seconde Guerre Mondiale, un juif roux, noir et homosexuel qui, rescapé d’un camp de concentration; aide désormais l’armée américaine en tant que simple soldat. Mettons que j’ai également effectué des corvées dans un bâtiment allemand secret où l’on extrait une mystérieuse pierre verte, et que ma corvée était simplement d’en extraire sans poser de questions, et que j’en ignore la destination.

        Si mon supérieur me dit:
        -Mais, pourquoi les nazis veulent-ils extraire ces pierres?

        Si je répond:
        -Aucune idée, vous auriez peut-être dut en laisser un vivant et l’interroger, quitte à le tuer ensuite, au lieu de tous les buter directement lorsque vous êtes entrés dans leur base.

        Je doute que je sois du côté des nazis hein. C’est juste que je critique la stratégie de mes alliés.***

        Et encore, ca c’est juste un sens où l’on peut voir cette réplique dans le film. L’autre étant la suspicion. Et aussi, doit-on systématiquement tuer quelqu’un lorsqu’il est notre ennemi? Je veux dire, Thomas déteste WCKD, mais est-ce qu’il veut forcément les voir tous mourir? Pas obligatoirement.

        Donc non, je le répète, Thomas ne dit à aucun moment qu’il est du côté de WCKD. Evidemment qu’il est contre eux. Mais doit-il cependant forcément ne pas suspecter ses sauveurs? Après qu’il ait clairement découvert qu’il a deja été manipulé? Doit-il forcément ne pas se poser de questions sur pourquoi WCKD fait ça et simplement les combattre sans réflechir à leurs objectifs? Pas sûr.

        Voir les erreurs c’est bien (et nul doute qu’il y en a plein dans ce film), mais encore faut-il les voir où elles sont et ne pas en inventer (même si ça peut arriver à tout le monde).

    • En anglais il dit pourtant bien « I’m on their side », il parlait peut-être de ses compagnons morts mais le dialogue est tellement bien écrit qu’on peut tout à fait comprendre qu’il se dit du côté de Wicked…

      • « thank you » parce qu’à priori, la seule question qui est posée n’est pas de savoir s’il est avec ses compagnons ou avec ses sauveurs mais avec Wicked et donc s’il répond je suis de leur côté, ça me parait pas idiot de comprendre ça

        mais bon, le film étant particulièrement mal écrit et les héros ne répondant « pas toujours » aux questions qui leurs sont posées … tout reste possible :-/

      • J’apporte ma modeste contribution sur ce débat épineux : je ne sais plus exactement comment est tourné le dialogue, mais j’avoue que dans un tout premier temps j’ai cru comprendre que Thomas disait être du côté de Wicked. Puis je me suis dit que c’était pas logique, que j’avais mal compris. Et en lisant le spoil d’OC et certains commentaires, j’en viens à cette conclusion : Thomas dit bien qu’il est du côté des immunes en fuite, mais c’est tellement mal exprimé qu’on peut croire le contraire.

      • Peut-être qu’en VO audio il dit  »I’m on their side » (pas le temps de vérifier ce soir^^), dans ce cas là ça serait les sous-titres VF qui seraient mal faits, ou qui tenteraient de donner un peu plus de logique à une incohérence.

      • Oui, il parle de ses camarades. Justement, on lui pose la question « t’es avec nous ou avec WCKD ? » et lui évite la question, en répondant « J’ai vu creuver mes potes, c’est avec eux, que je suis en réalité » sous-entendu, on a vécu des trucs horribles, donc eux je leur fais confiance alors qu’à aucune de vos associations de m**** D’où le fait qu’il continue à critiquer Grostraître après, en disant qu’il butte les WCKD au lieu de les interroger… Il est méfiant envers les deux.

        C’était presque la seule réplique logique de Thomas, laissez la lui !

        Par contre, j’ai trouvé ce film encore plus laborieux que le premier personnellement. Le 1er était clairement mauvais, très incohérent (je n’ai vraiment pas compris ni le but du labyrinthe, et encore moins la sensibilité des immunes au virus…), mais bon, y avait de l’action, c’était un film pour ado bas de gamme… Là, il ne se passe rien ! C’est des feintes, des re-feintes, des zombies mal faits, des traitres à tout va et pas plus d’explications que le 1er !

  20. Au passage j’ai une question : A quel moment Teresa a fait son pacte avec Wicked ? Parce que si c’était avant l’évasion,c’était stupide vu que Thomas et ses potes allaient passé à la casserole,et si c’était après l’évasion,faudra m’expliquer comment elle a pu prévenir Wicked et négocier avec eux,qui plus est sans que personne ne se rendent compte de rien …

    PS : Tu sais Odieux Connard dans un film il n’y a pas que le scénario : il y a aussi les décors,le jeu des acteurs,la réalisation,les effets spéciaux,le maquillage,les costumes …

    Peut-être que justement si certains aime ces films ( comme moi),c’est peut-être parce qu’ils jugent aussi ces critères là,et parce qu’ils essayent de débrancher leur radar à incohérences ou de les ignorer ce qui parfois est la meilleure façon d’apprécier un film.

    • Tu sais Lilian, si des tas de personnes politiques viennent te voir, c’est pas pour ta sagesse séculaire ni ton opinion tranché sur l’actualité, c’est juste pour tes gros chèques. Donc si tu pouvais faire de même ici, arrêter de radoter et faire des gros chèques, on t’en saurait gré.

      • je veux bien reconnaitre que je mets peut-être un peu trop de commentaires,par contre je comprends pas pourquoi tu me parles de personnalités politiques et de  » gros chèques « .

        Et puis j’ai quand citer une incohérence que personne ne semblait avoir remarquer …

      • Oulala Lilian…

        Enfin, il faut suivre quoi !

        Très bon Georges, comme à votre habitude, mesquin et vicieux !

      • Nan,mais je suis pas stupide,évidemment que je connais l’affaire bettencourt,mais moi perso vu comme je suis riche,les hommes et femmes politiques ne sont pas près de me rendre visite ( ce qui est pas plus mal).

        Et pour l’incohérence que je citai plus haut j’ai eu ma réponse ( le fait que Teresa ait pu prévenir Wicked pour le coup c’était cohérent) grâce à une fan de Hunger Games comme quoi …

      • Hmmmm Je ne vais pas réussir à vous expliquer en quoi le commentaire de Georges était goûtu…

        Il faut rechercher sarcasme et second degré sur google, moi j’abandonne !

    • Bon allez un petit tour vers la FAQ du site et on n’en parle plus… Ou sinon je sors mon fusil à trolls…

    • « Odieux Connard ». Allez, encore une fois ?
      « Odieux Connard ».
      Il ne faut pas prendre tous les articles de ce site au pied de la lettre (bien que certains soient tristement réalistes), une trop forte exposition à la mauvaise foi peut se révéler fatale.

    • lilian; le pacte de Teresa se fait après que le groupe se soit échappé du repaire de… sans-abris, va-t-on dire, avec le « père » et sa « fille ».
      En effet, quand les héros réussissent à se libérer des cordes qui les maintiennent tête en bas, un grand type chauve arrive et les menace, tout en appelant Wicked pour les livrer à eux. Puis il laisse tomber son talkie-walkie quand il est mis hors d’état de nuire; et la caméra fait un (relativement) long plan fixe sur Teresa qui fixe l’objet à ses pieds, et qui nous indique clairement qu’elle va s’en emparer pour faire une connerie. Après, quand a-t-elle appelé exactement, on ne sait pas; mais probablement après l’arrivée dans le camp des rebelles quand elle était isolée sur sa montagne: personne autour pour la surprendre et l’information de la localisation des rebelles dans la tête. Bon, on ne reviendra pas sur la bêtise de cette fille qui continue à croire qu’elle fait ce qu’il faut après tout ce qu’elle a vu et entendu sur Wicked, même à la toute fin du film.
      Et d’ailleurs, le retour au manichéisme pur et dur à la fin mentionné par certains est effectivement regrettable à mon sens (même si certains aspects l’étaient déjà, comme la personnalité de Grotraître).

      Je souhaiterais également apporter ma modeste pierre à l’édifice concernant la fameuse scène de l’interrogatoire qui semble diviser beaucoup de monde. J’ai vu le film en VF, et Thomas dit plus ou moins « je suis avec eux » ou « je suis de leur côté ». Apparemment, certains disent que la phrase est quasiment la même en VO. Donc, ce « eux » désigne TRÈS certainement les dernières personnes que Thomas vient d’évoquer (grammaire et logique élémentaires)! Et qui a-t-il évoqué juste avant? Ses amis, ceux vivants et ceux qui sont morts pour lui, bouhouhou etc…
      Bref: pour moi, il est évident que sa réponse est : « Je ne suis ni avec vous, ni avec Wicked; je suis avec mes amis ». Et j’avoue que je ne saisis pas trop comment on a pu interpréter différemment cette réplique tant elle manque de subtilité et représente un archétype total de déclaration de protagoniste de ce genre.

      Bon après, il y a quelques autres « fausses incohérences » dans l’article… qui sont un peu regrettables (et ceci vaut pour les autres articles de cette catégorie). Alors, certes, la mauvaise foi est importante sur ce site et fondamentalement amusante. Mais, comme certains l’ont dit, les incohérences relevées dans un Spoiler sont tellement plus fortes et drôles quand elles sont réelles! Et en plus ce film, comme presque tous les autres traités sur ce site, est très, très loin d’en manquer; alors pourquoi se forcer? C’est un peu comme vouloir planquer des pépites dans une mine d’or! Un peu dommage pour moi.

      Mais en dehors de cela, c’est comme toujours un moment fort agréable que de lire en ces lieux la prose inspirée de Monsieur Odieux (oulah, ça vire à la poésie à deux francs, je vais m’arrêter là!)

      • Choses à faire:
        – Ne pas rougir au compliment de L’air de rien mais le remercier tout de même.
        – Enquêter sur la façon dont il s’y est pris pour découvrir que certains utilisent le surnom « Philou » pour me désigner!

      • Jo : On m’appelle de bien des façons, mais celle-là n’en fait hélas pas partie!
        Donc non, désolé, erreur sur la personne!

    • lilian « Tu sais Odieux Connard dans un film il n’y a pas que le scénario : il y a aussi les décors,le jeu des acteurs,la réalisation,les effets spéciaux,le maquillage,les costumes …

      Peut-être que justement si certains aime ces films ( comme moi),c’est peut-être parce qu’ils jugent aussi ces critères là,et parce qu’ils essayent de débrancher leur radar à incohérences ou de les ignorer ce qui parfois est la meilleure façon d’apprécier un film. »

      Effectivement l’OC se contente du minimum syndical en terme de critique, comme beaucoup d’autres critiques amateurs connus (que ce soit en blog ou en vidéo)
      Et soit en en heureux, car si il fallait en plus parler de la qualité médiocre des mises en scène, du jeux des acteurs inexistant, des B.O oubliable et tout le reste on en aurait pas finis, surtout que ce genre de tares est communes à toute les adaptations des romans pour ados/jeunes adultes décérébrés.

  21. Les zombis taquins savent feinter jusqu’au bout.
    Ni sur les affiches, ni sur les bandes-annonce…
    Juste à l’écran.

  22. Grand merci au maître des lieux et à Georges A. pour la bonne tranche de fou rire nocturne.

    Notez que certaines blagues sur les somaliens peuvent être transcrites pour les zombis :

    Q : Quelle est la règle fondamentale au cache-cache Zombi ?
    R : Ne pas se cacher a plus de cinquante personnes derrière un arbre…

    • Pendant un bref instant, en lisant « George A. », j’ai cru que tu parlais de Romero.

      Cette remarque ne sert à rien mais je suis sûr qu’il apprécierait beaucoup la blague !

  23. De toute façon, il n’y a qu’un seul « Labyrinthe » c’est celui avec David Bowie et Jennifer Connelly … le reste c’est du réchauffé.

  24. Des zombies!!!!!!!!!!!!!!!!!! il FAUT que je vois ce film.. niark niark niark (oui, je suis actuellement bourguignonne, donc je me sens concernée.)

  25. Donc si j’ai bien compris, même ceux qui ont vu le film « sérieusement » ne peuvent nous dire précisément le réel intérêt du labyrinthe dans cette histoire.

    D’ailleurs, si certains ont lu le bouquin, il y a une explication valable au sujet du labyrinthe et aussi des aliens (et donc l’absence de réaction de ceux qui les découvrent)? Leur existence est déjà connue et ils seraient à l’origine de l’apocalypse?

    • L’explication du roman :
      Pousser des immunes au delà de leurs limites, leur faire vivre des situations extrêmes et leur faire expérimenter toutes les émotions, toutes les horreurs possibles, pour, à l’aide de puces dont ils sont inconsciemment pourvus, étudier leurs réactions cérébrales et immunitaires, afin de mettre au point un vaccin capable de détruire la Braise.

      Peut-on savoir qui sont les aliens ?

  26. Des zombies j’en aperçois et perçois tous les jours, la majorité silencieuse à double emploie, privée et publique, de vraies cumulards qui accumulent sans destinations, potentiels migrants, quand ils voyagent ils se déplacent à peine, c’est un plan fixe.Sont définitivement cadrés.

  27. Au fait, cher Odieux, Indiana Jones et Pirates des Caraïbes vont tous deux avoir un 5ème opus. Une petite réaction ?
    Et pourra-t-on compter sur vous pour Star Wars 7 au mois de décembre ?

    • Impossible. Indiana Jones est une trilogie, tout cinéphile un peu averti le sait. Toute référence à un hypothétique quatrième opus provoquera de ma part le lancement d’une bombe nucléaire sur votre position, et gare à vous, un frigo ne vous sauvera pas.

      • Toutes mes excuses. Disons que Spielberg veut faire un nouveau film avec « Indiana Jones » dans le titre. ça marche mieux ?

      • Là, ça passe.
        Apparemment ils sortent un quatrième Star Wars dans 1 mois… pour une franchise abandonnée depuis plus de 30 ans, elle s’est fait attendre!

      • Dans tous les cas (le nouveau pas-Indiana-Jones, Pirates 5, Star Wars) j’espère un spoiler du maître des lieux…

    • Je dirais même plus, je lui ai trouvé plus de qualités qu’à « Hercule à New York ».

      Un grand film pourtant, que je conseille à tous !
      Comme « L’attaque de la moussaka géante » également.

      Je précise que j’ai vu ces deux films. En entier. Je vous met au défi !

      • Quand on est suffisamment bourré de problèmes mentaux, au point de supprimer une sauvegarde de 250 heures sur FF10 juste parce qu’il manque une arme ultime et de tout recommencer à zéro, finir l’attaque de la moussaka géante n’est qu’une formalité…

        Quand même, ce film rassemble les pires acteurs, pires jeux d’acteurs, pires décors, pire scénario… Un chef d’oeuvre à sa manière

      • Je ne peux que conseiller « The Amazing Bulk », « Birdemic » et « The Room ». Tu pourras ainsi découvrir qu’en creusant un peu au fond de la plaine abyssale du nanard, on trouve bien pire que cette Moussaka qui flotte gentiment entre deux eaux.

      • Je pense que « Kung Pow » reste ce qui se fait de mieux dans le style « Il faut s’accrocher pour arriver au bout »

      • Ah tiens c’est marrant mais kung pow est passé très facilement pour moi (peut être grâce au grand nombre de kung fu movies autrement plus pourris que j’ai subi pendant mon adolescence). En fait celui ci étant une parodie, ce n’est pas vraiment pareil…

      • Fichtre… 4 films de merde supplémentaires à regarder !

        Pour ceux qui ne l’aurait pas vu, rabattez vous également sur Black sheep si vous vous sentez désœuvrés…

        Je ne manquerais pas de revenir vers vous quand je les aurais vus

  28. Bonjour,
    Alors voilà, moi j’ai une question existentielle. Existe-t-il un film sans incohérence ? Je regardais un vieil épisode de The big bang theory (pour ceux qui ne connaitraient pas, c’est une série dont les geeks sont les héros) dans lequel il est soulevé que, dans Indiana Jones, Raiders of the lost ark, notre héros ne sert à rien. Avec ou sans lui, les nazis trouvent l’arche et crèvent. Alors évidemment je ne cherche pas à faire de comparaisons de mauvais goût. Je n’ai plus mis un pied au cinéma depuis Avatar et si je n’ai pas revu de Spielberg depuis la mort des magnétoscopes, il fut un temps où Indiana Jones, il avait la classe. Mais pour en revenir à ma question, existe-t-il une bonne histoire qui ne contienne une petite part d’inexpliqué ? (Un héros illégitime qui sauve un monde postapocalyptique me paraît un très mauvais pitch pour une bonne histoire, mais apparemment il y en a qui aiment).
    Bon, je vous laisse méditer, chers commentateurs (d’ailleurs j’en profite pour vous dire que je vous adore, lire odieu connard est toujours un plaisir, mais vos commentaires, quelle joie !!)
    Et je signale, parce que je suis un peu une connasse et que j’aime bien enculer les mouches, que wicked ne veut pas dire méchant mais sorcier (l’adjectif) et il existe de gentilles sorcières.

    • En fait si. Wicked /veut/ dire méchant ou maléfique, et non pas sorcier, croyez-en quelqu’un qui parle couramment la langue. Ne vous fiez pas aux comédies musicales de Broadway mais plutôt aux dictionnaires…

      • D’accord. Quitte à critiquer, j’aurais pu être précise. Donc j’aurais dû dire (j’aurais surtout dû fermer ma gueule vu que personne ne va répondre à ma question) que méchant ne suffit pas à contenir le sens de wicked, qui aurait besoin d’une phrase pour être traduit, qui pourrait être : « perverti par quelque chose qui tient à de la sorcellerie » (en comprenant sorcellerie dans son sens original et pas dans sa débilité moderne). Après, j’avoue ne pas connaître le dicionnaire par coeur, je m’intéresse plus à l’usage de mots et on m’a souvent traitée de wicked, mais jamais pour me dire que j’étais méchante.

      • Wicked peut aussi vouloir dire espiègle, ou génial, mais c’est un sens moins souvent utilisé…
        http://www.wordreference.com/enfr/wicked
        Pour la question je pensais que c’était rhétorique. Je ne sais pas s’il existe une bonne histoire sans incohérence. Par contre je sais que j’ai la prétention d’être écrivain (enfin « écrivain »… j’essaye en tout cas) et que je connais plusieurs gens dans ce cas, et qu’on essaye tous de supprimer les incohérences dans nos écrits.
        Après c’est vrai qu’un film ne s’écrit pas comme un livre…

      • Wicked – Witch c’est tellement la même chose.

        Comme suif et juif par exemple.

        Pfoulalalala, j’espère que Georges et Salkon vont lire ce commentaire, j’en suis très fier.
        Eh oui les enfants, tant de mauvais goût demande des sacrifices énormes !

      • On dit comme Suif et Zombie maintenant. C’est une maison sérieuse ici, faut se mettre au politiquement correct.

      • Hé bien en grande forme Magnus… Mais attention on a interdit de spectacle pour moins que ça…

      • Je sais qu’il est mal vu en bonne compagnie de rire de ses propres traits d’esprit… Mais j’en ri encore !

        Mais cette analogie de mauvais goût m’est venue de nulle part, j’ai été moi même surpris de la trouver…

        Et oui, je sais qu’il ne faut pas rire des zombies… Ni des loups-garous (ces créatures sombres et poilues) et en fait de tout ce qui est susceptible de créer un regroupement communautaire exploitable par nos amis politiciens !

        Promis je ne le ferais plus !

    • heu, si mes souvenirs sont bons, les nazis trouvent l’arche perdue grâce à Indiana Jones qui utilise le médaillon au bon endroit

      mais pour critiquer big bang, l’autre jour, j’ai vu un épisode ou Sheldon parle « d’allergie au lactose », erreur que Sheldon aurait jamais fait vu qu’il s’agit d’intolérance au lactose et que c’est différent :-) maintenant, je ne sais pas comment c’est dit en VO

      • Critiquer les dialogues d’une série en se référant au doublage en français ! Quelle idée !!! Comment peut-on ???
        En VO, c’est bel et bien « lactose intolerant ».

      • héé, je les regarde le plus souvent en VO car c’est ma préférence mais là c’était sur MTV :-) « heureux » de savoir que c’est juste le doublage qui est naze comme d’habitude.

    • Anna:

      De l’inexpliqué et du mystérieux; oui c’est tout à fait acceptable et/ou intéressant. Une ou deux incohérences, tant que l’histoire se tient, oui on peut laisser passer.
      Mais le problème avec ce film, et le précédent (même si ce second opus m’a plus marqué de ce point de vue-là), c’est que l’histoire générale est extrêmement bancale et que les incohérences sont aussi nombreuses que les jeunes femmes enterrées par l’Odieux Connard!

      C’est un peu le même principe qu’avec Prometheus (oops désolé j’ai dit un gros mot), les protagonistes enchaînent les décisions connes et illogiques tout au long du film ou choisissent de ne pas aborder tel ou tel sujet vital… Au bout d’un moment, une telle accumulation de bêtise fait juste péter un câble.
      Un truc à la limite un peu mystérieux c’est le fonctionnement des fondus: qu’est-ce qui les attire, la lumière? Et si on ne ne les voit quasiment jamais de jour, pourquoi sont-ils capables de sortir poursuivre Thomas et Brenda? C’est un peu énervant de ne pas comprendre, mais à la limite il peut y avoir un côté inexpliqué et intriguant. Mais pour la très grande majorité du reste…

      Je suis d’accord avec toi quand tu dis que notre approche de ce qui est incohérent peut varier d’une personne à l’autre, mais ici les personnages, de par le nombre et l’ampleur de la bêtise des décisions qu’il prennent, ne peuvent que nous amener à un « Qheuwa?! » abasourdi.
      Je dois cependant dire que ce n’est pas Thomas qui m’a fait le plus halluciner, mais le reste du groupe de héros et les autres; dont Wicked.
      Tu cites des actions insolites de gens dans la vie de tous les jours, certes bien sûr que ça peut arriver. Mais là on parle de personnes dont la vie est en danger, ou qui ont le sort du monde sur les épaules, qui enchaînent les absurdités qui vont à l’encontre même de leur but !!

      Je ne vais pas me relancer dans une liste, l’article étant plutôt exhaustif à ce niveau, mais bon Dieu que c’est crispant de sortir du film aussi souvent tant les actions des personnages manquent de sens.
      J’ai revu le film hier soir (pas par plaisir masochiste mais pour passer du temps à rigoler entre amis) et j’ai été navré une nouvelle fois, et mes compagnons de visionnage l’étaient aussi… Du moins les garçons, les filles étaient plus dans l’appréciation (qui a dit cliché vérifié?).

      Un exemple valant mieux qu’un long discours (ce qui commence à être le cas), allons-y.
      Une bonne illustration du nawak de ce film peut se résumer à la « bataille finale »:
      – Deux hélicos arrivent à toute berzingue, éclairant la nuit et aucun guetteur (oui c’est quand même un groupe de résistants armés traqués par une groupe puissant) n’est foutu de donner l’alerte.
      – Un groupe de résistants armés, en supériorité numérique, n’est pas foutu de venir à bout d’une pauvre dizaine de commandos (ils sont 15 à tout péter si l’on compte ceux qui arrivent avec la vilaine Doctoresse).
      – Les tirs mortels de Wicked alors qu’ils veulent récupérer un max de sujets vivants.
      – Le coup de la mitrailleuse inutile.
      – Après des tirs de roquette décimant le camp, l’exécution sommaire d’un civil inoffensif, l’ordre bien audible de la Doctoresse « Embarquez les immunes, TUEZ LES AUTRES », elle ose encore prétendre « Je ne suis pas cruelle […] Thomas, veux-tu vraiment tuer tous ces gens avec ta bombe? »… Bah oui connasse, c’est pas comme si tu voulais éradiquer tous les gens ici présent et que tu l’avais montré par TROIS fois !!
      – Les jeunes qui ne profitent même pas de la distraction de « Papa » et Brenda pour se barrer.
      – On voit pas mal de commandos de Wicked mourir mais sur le plan final ils ont l’air presque tous vivants.
      – Minho pas foutu de réaliser que recharger comme un glandu à découvert devant des ennemis qui te braquent, c’est un peu imprudent…
      – L’hélico de la grognasse, visez l’hélico de la grognasse, nom d’un chien…

      Etc, etc…
      Si en UNE SEULE SCENE il y a autant de conneries, le film ne peut être sauvé; on voit bien qu’à cette échelle là on ne peut plus parler de « quelques incohérences » mais d’une véritable infestation qui gâche tout.

      Bref je ne pense pas qu’un film sans aucune incohérence existe, et je suis d’avis qu’on peut pardonner quand quelques-unes se glissent dans l’histoire, si le film est bon malgré tout.
      Mais là, comme on vient de le voir, ce n’est clairement pas le cas.

      PS: j’ai remarqué hier soir qu’en plus de la brochette de héros qu’on suit tout le film (celui qui se tire une balle après sa morsure inclus), il y a un petit gars en sweet noir qui s’échappe avec eux aussi. Je crois d’ailleurs qu’il n’a pas une seule réplique. Ben j’ai l’impression qu’il a été totalement zappé…
      J’ai suivi sa trace dans les plans de caméra jusqu’à la scène du centre commercial infesté, au cours de laquelle il disparait purement et simplement. Au réveil des héros le lendemain, il n’est plus là. Personne ne fait mention de lui.
      Je suppose qu’il s’est fait bouffer, et j’ai vraiment essayé de repérer cet événement, mais les mouvements de caméra gerbants tout au long de la scène m’ont empêché de distinguer sa mort. Si jamais vous avez une explication…

      • C’est là où le récit doit différer de la vraie vie.

        Dans la vie, les gens agissent parfois de façon incohérente, inexpliquée, voire à l’encontre du but qu’ils poursuivent, pour des raisons variées.

        Dans le récit, on ne peut pas se permettre ça parce que le lecteur / spectateur doit pouvoir comprendre les motivations des personnages. S’il n’y a aucune explication (« Il est fou et agit donc de façon irrationnelle » étant une forme d’explication quand même), le spectateur ne peut avoir accès au personnage et à la logique qui justifie ses actions, et il est frustré.

        Le récit est donc régi par une série de conventions qui le font s’éloigner de la vraie vie mais qui le rendent possible.

        Ainsi, dans la même logique, les personnages ne peuvent être tout à réalistes (ils ne vont jamais aux toilettes, par exemple, parce que ça n’a aucun intérêt dans la narration). Ils ne réagissent pas non plus toujours comme le commun des mortels (combien de récits avortés dès la 1ère page si les personnages n’allaient pas dans cette putain de maison hantée, ne se séparaient pas quand un serial killer les poursuit, appelaient la police au lieu de s’en mêler, etc?). Et, contrairement à la vraie vie, le récit doit présenter une fin satisfaisante (au quotidien, les enquêtes non résolues sont nombreuses, mais un récit policier qui ne dévoile pas le nom du coupable à la fin est le comble de la frustration – j’en ai lu un, il a failli passer par la fenêtre).

        Donc, oui, par essence, la plupart des récits comportent au moins un peu d »‘incohérences » (au sens « non respect de la réalité »; ils devraient normalement éviter de s’auto-contredire).

      • Allya:

        Effectivement j’imagine difficilement un quelconque récit qui devrait nous faire part des moindres allées et venues aux WC et tout ce qui s’ensuit!

        Comme tu le dis, un personnage ne peut pas forcément être vrai, réel ou réaliste pour des raisons de narration; mais la « suspension consentie de l’incrédulité » nécessite que lui et l’univers dans lequel il évolue soient cohérents et vraisemblables dans leur propre logique.

        Ici on a un monde post-apo avec des créatures bizarres qui veulent bouffer les gens, quelques survivants éparpillés et une entreprise énigmatique et puissante qui veut mener des expériences sur le sujet. Et je n’ai aucun problème avec ça, c’est un contexte comme un autre.
        Mais le problème est que les scénaristes sont dans l’incapacité totale de nous donner une justification de ce qui arrive dans ce contexte, et encore moins des personnages qui agiraient vraisemblablement dans un contexte similaire.
        Ce n’est pas comme si on nous présentait un monde radicalement différent avec une culture ou un mode de pensée totalement opposé aux nôtres… Non, ici les personnages pensent comme vous et moi; ce sont des personnages lambdas. Mais ils se comportent comme des empaffés notoires. Et je doute que l’objectif de base du film soit de nous présenter le road trip d’un groupe de glandus; sinon ils auraient adapté Naheulbeuk; ce qui aurait au moins eu le mérite d’être vraiment agréable à regarder!

        Je te rejoins sur le fait qu’un récit comportera forcément quelques incohérences nécessaires à sa trame narrative (même si des exceptions doivent exister) mais qu’il ne doit pas s’auto-contredire; c’est ceque j’essayais de dire dans mon pavé précédent…
        Le problème c’est que ce film repose presque uniquement sur des incohérences et s’auto-contredit en permanence.

      • Bon, quitte à me répéter, je ne voulais pas défendre ce film, je ne l’ai pas vu, et je n’ai pas non plus lu les bouquins. J’aime raconter des histoires et qu’on m’en raconte. Je suis d’accord sur le fait qu’il faut que ça se tienne, rien ne m’énerve comme quand on me prend pour une conne. Quand on veut me faire gober que cinquante mecs qui mitraillent un débile qui court en ligne droite ne l’effleurent même pas, ça ne passe pas. Ça et tout le reste. Mais si je comprends bien ce que vous dites, il y a plusieurs degrés dans l’incohérence (ce qui ne veut pas dire selon moi qui diffère de la vraie vie, justement parce que l’être humain est extrêmement incohérent, et pourtant il tient à peu près debout) et je me demande si il existe un « baromètre » à bonne histoire plus ou moins universel (j’entends par là qui ne ferait pas appel à la subjectivité de chacun). En tant qu’écrivain que personne ne veut publier, qu’on finance à grands coups de millions de dollars (plus tout le boulot que ça implique de tourner, monter…) des films de merde (dont les pitch pourraient être écrits par des gosses limités qui ne connaitraient qu’une seule histoire : un gentil héros est embêté par des vilains pas beau, et ça finit bien) qui sont regardés et adorés par des millions de personnes, ça me donne des envies de tout cramer. Mais passé la colère, je cherche des explications. Vos réponses viennent me conforter dans la seule raison que j’ai pu trouver jusque là : les gens sont globalement des abrutis. Et ça fait du bien de savoir qu’il existe des gens, en dehors des limites de mon entourage proche qui partagent cette opinion.

      • Très honnêtement, je ne t’accuse de rien! Tu soulevais une question intéressante, j’y ai répondu, rien de plus; le fait que tu défendes ou non le film n’entre pas en ligne de compte.
        Après, en toute franchise, j’ai beaucoup craché sur le film parce que la discussion s’y prêtait et que je me suis laissé aller, mais je ne peux pas dire que ce film soit la plus grosse horreur cinématographique que j’ai vue. Et ça m’embête souvent de devoir descendre un film alors que beaucoup de personnes se sont données du mal pour bosser dessus, mais quand la base du projet, ici l’histoire, est foireuse… ça ne peut hélas pas marcher.

        Je suis entièrement d’accord, nous sommes de grosses incohérences sur pattes! Mais on aime malgré tout que les histoires tiennent debout, bizarrement.

        Eh bien, une histoire ne faisant pas appel à notre subjectivité serait soit extrêmement bien et rigoureusement écrite; soit basée sur des faits très simples et donc ennuyeuse. Reste également la solution de se baser sur des événements réels histoire d’échapper à toute accusation!

        Pour avoir des amis artistes talentueux qui galèrent, je compatis sincèrement.
        Et oui, il semblerait que « la masse soit à la masse » malheureusement… Mais ça finira peut-être par s’arranger!

      • Ah mais mon cher Phil, vous vous méprenez sur mes intentions. Désolée si ma façon de m’exprimer vous a induit en erreur: je ne cherchais pas à vous contredire ni à défendre ce film, au contraire, je plussoyais à vos propos.

        Je cherchais juste à répondre à la question « Un récit sans incohérence est-il possible? » Et je suis assez d’accord avec Anna quand elle parle de « degrés d’incohérence », chose déjà maintes fois relevée par des commentateurs dans les spoilers d’OC. Il y a les vraies incohérences, et celles qu’il dénonce avec une bonne grosse dose de mauvaise foi et auxquelles certains commentateurs réagissent en disant : « Oui mais bon, alors, il n’y aurait pas de film possible. »

        Quant au fait que, pour citer Anna, « les gens sont globalement des abrutis », ma légendaire condescendance, mon autosatisfaction sans limites et moi-même ne pouvons qu’approuver.

      • C’est bien ce qu’il m’avait semblé, je suis bien aise d’en avoir la confirmation!
        Mais je me suis permis de rebondir sur cette réponse et de repartir dans mes divagations.

        Parfois ces « incohérences de base » sur lesquelles reposent tout le scénario sont effectivement dérangeantes, mais la plupart du temps elle recoivent une justification, que ce cher OC ne considère pas suffisante!

        C’est donc une triple approbation? Ca en fait du monde dans un seul avatar numérique!

    • Difficile de répondre comme celà, mais y-a-t’il des incohérences dans Amok, Ezra, Bronx-Barbès, pour ne prendre qu’eux?
      De tête je n’en ai pas l’impression….

    • Désolé, Anna, mais ensorcelé par une sorcière, c’est « bewitched ». Wicked signifie pervert, tordu, et n’a aucun rapport avec la sorcellerie.

      Qu’il y ait une part d’inexpliqué dans un monde fictif n’a rien d’exceptionnel, même pour une fiction se passant dans le monde réel, on n’attend pas que l’auteur explique au lecteur le régime des pluies dans la vallée du Rhône ou chaque fête du calendrier. On n’a besoin de ce genre de détail.

      ça devient beaucoup plus gênant quand l’élément inexpliqué est un élément important de l’intrigue. Ce sont généralement les éléments qui suscitent les « pourquoi » du lecteur. ceux, qui incitent à vouloir lire la suite pour comprendre. Quand les explications sont absentes, c’est frustrant. Personne n’aime se prendre un TGCM ou CMJV (C’est Moi l’auteur et Je le Veux).

      • Rien à voir, rien à voir… Wicked ressemble quand même vaguement à un vieux mot anglais, wicca, qui veut dire sorcière. Mais bon je vais arrêter d’enculer les mouches pour revenir à ma question, qui n’était pas du tout rhétorique. J’écris aussi des histoires et si elles me paraissent cohérentes, je ne peux pas m’empêcher de penser que certains pourraient y trouver à redire. La réaction d’un de mes personnages pourrait paraître débile ou incohérente à certaines personnes, parce qu’eux ne réagiraient jamais comme ça, mais nous sommes tous différents et est-ce forcément débile parce qu’on ne le comprends pas ? Je tiens à préciser que je ne défends pas les blockbusters ou bestsellers américains (c’est un beau résumé de tout ce que je déteste). Je me disais juste que ce site était un bon endroit pour poser la question, parce que ça me travaille. Moi j’aime bien quand il y a un peu d’inexpliqué voire d’inexplicable dans les histoires, parce que ça me fait réfléchir, ça me donne l’impression qu’on parle de vrais gens. N’avez-vous jamais été témoin de scènes complètement surréalistes ? Une nana qui fait de la marche active au musée, des gens qui se battent dans le métro parce qu’un môme a éternué en pleine parano d’ebola… Enfin bref, merci de m’avoir donné vos avis.

      • Oui oui Anna, et Pantoufle ressemble quand même vaguement à un vieux mot Français, maroufle, qui veut dire homme grossier (ce qui explique mon dégoût pour les pantoufles).

        De même, dégondé ressemble quand même vaguement à un vieux mot Français, dévergondée, qui veut dire que madame à très chaud à mi-hauteur. Donc attention en ôtant vos portes de leur support !

      • Enculer les mouches est un travail de précision, donc je m’en remets aux experts : https://en.wiktionary.org/wiki/wicked

        Donc, oui, Wicked dérive bien de wikka. Seulement, cela fait belle lurette que ce sens a dérivé pour des actes sournois ou malveillants. Et Dans un contexte de science-fiction, ne faisant aucune référence à la magie, c’est bien au sens moderne que wicked est employé. Sans parler du fait que pour que le terme ait pu prendre des connotations aussi négatives, c’est que les sorcières à l’époque n’étaient pas considéré comme gentille. D’ailleurs, on a avait tendance à les brûler.

        Si vous aimez tant l’inexpliqué, vous devriez vous intéressez au genre fantastique. Fantastique au sens où l’entend la littérature française : l’intrusion du surnaturel dans le cadre réaliste pour un récit, et où la révélation de l’élément inexplicable est l’objet de l’intrigue et sa fin en soi. Curieusement, la plupart des lecteurs d’aujourd’hui trouveront une telle histoire inachevée, et c’est pourquoi ce genre précis n’existe plus guère.

        https://fr.wikipedia.org/wiki/Fantastique

      • Très bonne vanne pour commencer cette semaine, merci Magnus. D’ailleurs, Magnus ressemble vaguement à anus… c’est voulu ? (Oui oui, je sais, elle était facile)

      • De la part de quelqu’un qui s’appelle Anna, fallait oser la faire :D

      • Franchement les attaques sur les pseudos ça se fait encore depuis la fin des années 1990? Ah et au fait Georges, Abitboll ça ne s’écrit pas comme ça! Mouah ah ah! Ça c’est de la puissance intellectuelle!

      • @Georges : c’est justement ce qui m’y a fait pensé…
        @ Depassage : je croyais avoir assisté au comble de l’arrogance et du paternalisme le jour où j’ai vu un Américain donner une leçon d’anglais à un Australien. Comme quoi… Je ne sais pas trop d’où vous tirez votre science (s’il vous plaît ne me répondez pas translate.google ou wikipédia) mais j’espère que vous ne m’en voudrez pas trop si je continue à utiliser et comprendre wicked comme je l’ai toujours fait, ce qui dépend du contexte mais ne se résume jamais à méchant. Et si les mots évoluent, ils gardent leurs charges. Je n’ai jamais dit que wicked voulait dire sorcière ou être ensorcelé, j’ai commencé par dire que ça voulait dire sorcier, l’ADJECTIF, ce qui est son sens originel, et puis j’ai précisé en « perverti par quelque chose qui tient à de la sorcellerie », justement parce que c’est subjectif. Si une vieille chrétienne coincée du cul me dit you’re wicked, je peux me sentir offensée, aucun doute qu’elle va prier pour ma rédemption ou ma crémation. Maintenant, quand un mec me dit ça avant de s’endormir et que je me rhabille, c’est plutôt un compliment.
        Enfin, j’espère aussi que vous ne m’en voudrez pas de ne pas vous avoir attendu pour lire des bouquins que j’aime. C’est d’ailleurs marrant que vous mentionniez le fantastique, dont l’un des meilleurs auteurs s’appelle Edgar Allan Poe, et a été extrêmement mal traduit en français par un mec qui pourtant avait le mérite de maîtriser sa propre langue, Baudelaire.

      • J’ai déjà entendu ça quelque part …..
        Oh mon Dieu! ce super-héros de Salkon, serait en fait dans la vie de tout le jour le citoyen Lambda moins « Le Veilleur » ?!!! Quel scoop. Faut mettre Peter et Steven sur le coup.

  29. On peut critiquer le film tout en restant objectif, le but de ces spoils est de se foutre de la gueule du film au maximum afin de mettre avant les bonnes grosses incohérences ! Alors certes yen a pas mal mais bon c’est excusable, un film de 2h ne peut jamais retranscrire des bouquins de 500 pages. Après je reste d’accord qu’un film est tout de même sensé être indépendant du livre et doit rester cohérent cela va de soit.

    Si vous ne comprenez pas l’intérêt du labyrinthe, c’est compréhensible si vous n’avez pas lu le livre à vrai dire ils n’ont pas expliqué grand chose dans le 2 eme film ce qui est fort dommage. Pour être bref le virus de la braise tout le monde a bien compris, il détruit les cellules du cerveau et rend violent et fou. Mais de la à parler de zombies je trouve ça très dommage que les fondus soient rendus tels quels dans le film car en réalité les fondus restent bien plus malin que des zombies ( ils parlent, réfléchissent bref garde un aspect humain, certes très tordu mais ne sont en aucun cas des zombies …)
    Donc le but du wicked est d’analyser les méthodes d’actions du virus dans le cerveau, selon des « variables » pour reprendre les termes du livre qui consistent en général à mettre le(s) sujet(s) dans des situations diverses, qui mettent en jeu la vie du(des) héros. Donc les dangers du labyrinthe, la sortie qui est « introuvable » et tout le reste permet aux scientifiques de récupérer des « schémas cérébraux » des héros du films à l’aide d’une puce dans leur cerveau pour comprendre l’action du virus.
    Certains diront que c’est absurde mais il faut lire le livre pour en être convaincu et ça se tient.

    Sinon pour parler éventuellement de la vision manichéenne dans cette trilogie, très franchement dans les livres, et j’ai adoré ca, on ne comprend rien au début et c’est vraiment génial car pour une fois il n’y a pas de méchants et de gentils mais des gens désespérés qui cherchent à faire le bien de l’humanité !
    En gros oui on peut dire que le wicked est  » méchant » si on veut, étant données leurs méthodes cruelles. Mais durant les 2 premiers livres ils disent clairement qu ils n’aiment pas voir souffrir les héros mais qu’ils n’ont pas le choix, c’est uniquement pour trouver un remède au virus. Je ne vais pas spoiler le 3 eme bouquin pour ne pas gâcher le dernier film (s’il est bien adapté) mais vous verrez que le wicked ne peut pas être désigné comme le « méchant » du film.
    Dailleurs à la sortie des séances au ciné beaucoup de personnes sont restés perplexes sur le côté du wicked, gentil ou mechant, et ne comprenaient rien. Normal c’est le but, c’est l’originalité de cette trilogie en fait !!
    Alors par pitié arrêtez de dire que c’est manichéen et que c’est du Hunger games remixé, pitié pour une fois qu’on a une saga vraiment apocalyptique avec des personnages pas trop stéréotypés …. Oui on peut toujours critiquer mais lisez, s’il vous plait, les livres avant de comparer a Hunger games, divergente et tous les autres livres commerciaux pour les ados !
    Par contre les films vous pouvez les qualifier de bouse, ils ne tiennent pas beaucoup des livres ….

    • Je comprends pas un truc, il faudrait mettre des infectés et non des immunisés ou pas encore infectés dans les labyrinthes, si on veut étudier le fonctionnement du virus? Ou il y a un truc qui m’a échappé? (Ce qui est possible, je n’ai pas relu le premier spoil)

      • oui, c’est assez curieux. surtout, ce qui caractérise les monde post-apocalyptique, en général, c’est la pénurie de ressources… ce qui semble être le cas, si l’on considère qu’une ferme est un paradis, ou du moins un lieu rare. Donc remplacer les tests cérébraux / psychologique et les dissections par une multitude de labyrinthe géants qui doivent coûter bonbon… comment dire…. ça fait vraiment « grosse ficelle narrative pour mettre des gosses dans un labyrinthe ».

        Quant aux retournement de situations, c’est peut-être aussi leur côté artificiel qui laisse les gens perplexes ;) .

      • De toute façon, mettre des gens dans des labyrinthes pour étudier le comportement du virus, c’est un peu comme acheter des trains pour faire une liaison Paris-New York.

        C’est complètement con et personne ne voit où ces gens veulent en venir…

    • Pour avoir lu les livres,je peux te dire que le dernier Hunger Games sera un peu moins manichéen,et dans Divergente,il me semble qu’ils remplacent la dictature de Jeanine et des Erudits par la dictature d’Evelyn et des Sans Factions,donc là aussi il y a une certaine ambiguïté.

      Concernant le Labyrinthe je n’ai vu que le film mais il me parait assez clair que le Wicked ne veut le virus que pour son propre intérêt et cette histoire de  » on leur donne la possibilité de créer un vaccin oui ou non ?  » il y avait aussi ça dans The Last Of Us avec une fin très particulièrement ambiguë et complexe.

      • La fin de Last Of Us n’est pas vraiment complexe. Joël préfère sauver Ellie plutôt que le reste de l’humanité, puisque c’est un peu la seule personne dont il est proche et qui lui rappelle sa fille. J’aurais peut être fait pareil (si j’étais aussi balaise que lui bien sûr).

  30. Cher Odieux, très bon spoiler, comme toujours.

    J’en profite pour vous faire profiter d’une grande nouvelle ! Vous allez être content, que dis-je ravi, exalté !

    Après « Abraham Lincoln : Chasseur de Vampires », nous allons prochainement pouvoir découvrir dans nos salles « Orgueil et Préjugés et Zombies »

    Ne me remerciez pas, je sais qu’au fond de vous, vous aimez souffrir le martyr dans les salles obscurs^^

    PS : si vous me cherchez pour me remercier comme il se doit, inutile de vous encombrer. Je voyage toujours avec ma propre pelle.

    • Pas encore eu l’occasion de lire le livre mais il paraît qu’il est vraiment bien, et je dois dire être assez vert de jalousie de ne pas avoir pensé à ce sujet avant l’auteur du bouquin…

  31. Cher Odieux, merci pour ce spoiler. Comme toujours, c’est du lourd !
    Petites précisions, cependant :
    1 – Les « Aliens » sont ni plus ni moins des embryons de griffeurs, les bestioles du premier film
    2 – (pour ceux qui ont lu le livre) Les zombies ne sont pas censés être des zombies, juste des personnes attentes de dégénérescence mentale puissante (mais dotées de la parole tout de même !) comme précisé dans le bouquin
    3 – Le bras droit n’est pas censé être là
    Même après avoir lu 2 fois le livre, je reste pantois comme vous au sujet des labyrinthes (qui là encore, ne sont censés être qu’au nombre de 2, et pas de 100000. Apparemment, l’apocalypse a épargné les maçons portugais ^^).
    Hollywood ne changera jamais… à votre grand malheur.
    Continuez comme ça, hâte de voir votre critique du troisième volet !

  32. alors la …. : »
    Un adolescent passe la nuit enfermé au cinéma

    Le film de 2h15 ne doit pas l’avoir passionné. Un adolescent de 15 s’est endormi samedi soir lors de la projection du film Le Labyrinthe: la terre brûlée dans une salle de cinéma brestoise, raconte Le Télégramme. L’intéressé ne s’est réveillé qu’à 3h30 du matin dans la salle plongée dans l’obscurité. Seulement, les portes du cinéma étaient à cette heure barrées par une chaîne.

    Il a alors alerté son père par téléphone avant de prévenir la police. « Les policiers se sont rendus sur place mais ils n’ont pu rien faire, n’ayant pas les coordonnées des responsables des salles », témoigne le papa interrogé par le quotidien régional. Finalement, l’adolescent a dû prendre son mal en patience. Il n’a été délivré qu’à 8 heures du matin par une femme de ménage.

    «  »
    mouahaha

  33. Je viens de prendre une grave décision suite a cette lecture….. je vais aller voir « Les nouvelles aventures d’Aladin » avec Kev Adams….. je sais que c’est dangereux… mais le monde doit savoir…… je lègue l’intégralité des mes biens au propriétaire de ce lieu si je ne survis point.

    • Il paraît que c’est un divertissement sans prétention, et que les enfants adorent (sont pas exigeants les marmousets, mais tant mieux, c’est bon pour le cinéma français, vu qu’à partir du 16 décembre, ce sera presque 100% US chez nous), et si en plus ça permet à notre Camarade O.C. d’arrêter de taper sur de pauvres petits films d’outre-Atlantique pour s’intéresser un peu à notre Made In France, je dis « c’est le bingo! » :)

      • J’ai entendu les échos contraires, ce film puerait la transphobie, l’homophobi, le sexisme et les clichés à la con.

    • On parle de profils bidons créés par Allôciné pour encenser le film. OC, voilà qui répond à votre sempiternelle question: mais comment diable les sites spécialisés peuvent-ils mettre de telles notes à de telles daubes?

  34. J’aimerais faire remarquer que les films profitent d’une circonstance atténuante : les livres dont ils sont issus. Je les ai lu (ma curiosité me perdra un jour) et franchement, sincèrement, le scénario des livres se casse la gueule. Et en beauté. Je n’ai toujours pas compris l’intérêt du labyrinthe et des épreuves. C’est le processus de recherche le plus insensé, illogique, stupide et improductif que je n’ai jamais vu. Donc, pour en tirer une histoire tenant la route, il aurait fallu des scénaristes avec plus de moyens, de temps et de libertés que le scénariste classique. A la place, ils ont viré le seul élément intéressant (la dégénérescence mentale conduisant à la folie puis à la mort induite par le virus). Je me sens lasse. Très lasse.

  35. Quand Jean-kiki et son pote se séparent de Thomas & Co et qu’on découvre ensuite qu’ils ont ouvert la porte de sortie … ils n’ont pas été suivis par les autres car ils devaient aller sauver Teresa.

  36. Rien de tel que le résumé d’un film comme ça pour prouver que la connerie humaine (et des journalistes) n’a pas de limites.

  37. la connerie humaine
    NON, sa soif essentielle de publicité, certes elle peut prendre des formes de délires fascinant, tout le cinéma, stade suprême du cacapitalisme innovant dans le besoin pour occuper ce qui reste de disponibilité de l’intellect après le travail. Tous coupables parce que coupé dès le départ. Time et timing is everything !

  38. Roh, faut arrêter, le film est pas si nul que ça :p
    Enfin j’ai adoré la critique, toujours aussi drôle !
    Hâte de voir votre prochain spoiler.

  39. « Wicked » ça veut plutôt dire « tordu » ou « vicieux ». Un nom qui ne laisse présager que du bon, si si!

  40. Bonjour Monsieur Connard,
    j’ai moi même visionné le truc qui fait l’objet de votre chronique. Je tiens à vous faire remarquer 2 points que vous n’avez pas évoqué et qui tendent à remonter le niveau général du scénario que vous critiquez quand même un petit peu :
    1 – les différents protagonistes ont tendance à beacoup agiter les bras pendant qu’ils courent. Quand on observe attentivement ces gestes, on se rend compte qu’ils ont une signification. Personnellement je n’ai pas trouvé laquelle, mais je pense que ces gens s’expriment par leurs gestes, comblant sans doute les trous du scénario que vous nous indiquez.
    2 – lors des séquences ‘nocturnes’, nos personnages ont souvent une mini torche à la main. Hors celles-ci fonctionnent parfaitement (pas besoin de taper dessus pour les mettre en route), et de plus on n’a même pas de placement produit la-dessus. Ceci consiste à mon avis une preuve que le film tout entier n’est pas si bas de gamme.
    Bien à vous
    Super Blaireau

  41. Peut-être saurez-vous éclairer ma lanterne, cher OC (qui inspire chez moi un tel respect que vous êtes la seule personne que je vouvoie sur la toile) et vous, chers camarades lecteurs :
    – en entrant dans la galerie marchande, nos amis acnéiques sont 8. On a même droit à un magnifique plan du groupe où on peut distinctement les compter.
    – en sortant dans la ville, ils ne sont plus que 7. Pourtant, je n’arrive pas à voir quand Jean-Jacques aurait disparu/serait mort, dans la galerie marchande.

    Pensez-vous qu’il est tombé dans un puits sans fond du script ?

  42. tiens je viens de voir ce film , c’st moi où qqun aurait remarqué aussi lors de l’evasion et dans le centre commercial ils sont 8 mais ensuite le lendemain ils ne sont plus que 7 et cela à l’air de préoccuper personne….

  43. Je ne veut pas avoir l’aire de la fille qui fait remarqué tout à tout le monde mais, c’est ce que je vais faire. Alors : Les gardes du W.I.C.K.E.D ne tirent pas sur les immunes parce que il ont besson de leur sang et il faut que il soit en vie pour produire du sang (Té! Allo!). Grotraître n’est pas mort on le voit à la fin dans le berg (Le gros avion). Pour ceux qui ne savent qui sont les personage vu que ils ont des nom bissard j’ai fait une liste :
    Nadine Pipotron: Ava Paige
    Grotraître: Janson
    Jean-Kiki: Aris
    Jean-Black: Poil à frire
    Pakito: Winston
    Diego: Comment minho est appelé à l’occasion par Thomas

    Merci! Bonne journée!

  44. Consternant de nullité cet article. Faudrait peut-être songer à en écrire moins mais à les écrire mieux au lieu de simplement les torcher les uns après les autres, dans un style d’une pauvreté affligeante et en enchaînant les tentatives de blagues pathétiques.

  45. Je suis le seul à voir un personnage disparaître juste avant que Pakito se face griffer par les zombie?Juste le personnage dont je parle est un gamin qu’on a jamais entendu parler et qui suit les héros et disparaît soudain à l’arrivée des zombies et aucun autres personnages ne s’en soucis..

  46. Salut,
    J’ai bien vu le premier volume du Labyrinthe, en revanche je n’ai pas encore regardé le deuxième volet. Je voulais d’abord lire quelques articles pour voir s’il en valait vraiment la peine, et avec ton article, on peut dire que je suis bien tombée.

  47. Et lorsqu’ils se retrouvent face aux zombies attachés aux murs, on peut dire qu’il s’agit d’un fondu enchaîné… bon, d’accord, c’est nul, mais c’est l’ambiance de ce film qui déteint sur moi.

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