Quand reverrai-je Pompéi ?

« Et toi, tu ferais quoi si tu avais une machine à voyager dans le temps ? »

Mon voisin se tortille sur sa chaise en faisant des bruits de gorge, les yeux levés vers le lustre qui éclaire notre soirée. A deux reprises, il ouvre la bouche prêt à donner sa réponse, mais ce n’est qu’à la troisième fois qu’il se lance enfin :

« Moi, j’irais neutraliser Hitler pour empêcher la seconde guerre mondiale !« 

Tout autour de la table, chacun hoche lentement la tête, du moins, jusqu’à ce que quelqu’un soupire suffisamment bruyamment pour que tout le monde comprenne que la réponse ne l’a guère convaincu. La maîtresse de maison fait doucement tourner le vin dans son verre tout en se tournant vers l’impoli qui a osé critiquer sa si juste réponse.

« Odieux, Odieux… vous n’êtes pas d’accord ?
– C’est-à-dire que pas exactement. Pourrais-je avoir à nouveau un peu de vin moi aussi ?
– Ah, répondez d’abord, votre avis nous intéresse ! »

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Mon voisin, vexé, lève son menton vers moi tout en ponctuant son geste d’un « Parce que vous avez une meilleure idée peut-être ?« . Devant son ton des plus inconvenants, je regarde ostensiblement ma fourchette puis sa gorge découverte, l’obligeant à instinctivement baisser sa tête en comprenant mon intention. Je m’éclaircis la voix :

« En effet. Déjà, parce qu’aller neutraliser le führer, c’est un peu classique, et puis Alerte Rouge l’a déjà fait. Quitte à neutraliser quelqu’un entré dans l’histoire à grands coups de massacres, pourquoi ne pas neutraliser  Pinochet, Mao, Franco, M.Pokora ou Kim-Il Sung ?  Et puis pourquoi forcément s’intéresser au XXe siècle quand l’Histoire s’ouvre à vous ? Si vous voulez jouer les bons samaritains, je ne sais pas moi : allez gifler Hernan Cortès, achetez un poney à Attila pour l’occuper ou planquez dans la première Bible imprimée par Gutenberg des passages tirés d’Okapi ou des BDs de Pochep.« 

Un silence gênant s’installe, alors que je sens qu’une autre question flotte dans l’air : heureusement, la maîtresse de maison décide une fois de plus d’intervenir :

« Certes, mais vous Monsieur Connard… que feriez-vous ?
– Moi ? Ho, c’est bien simple : j’irais péter la gueule à Pline le Jeune. 
– Pline le… mais pourquoi ?
– Parce que ce garçon a passé sa vie a écrire des courriers à tout le monde et pour tout. Et comme en plus il était content de lui, il a même publié ses travaux pour qu’aucune génération ne lui échappe. Et vous savez quoi ? Ça a marché.  Parce que du coup, étant une source écrite prolifique d’une époque passée, tout le monde s’est mis à se baser sur ce qu’il racontait. 
– Oui mais… je ne vois pas le problème, cher Odieux !
– Le problème, ma chère, c’est justement ce qu’il racontait : si l’on retrace sa carrière, tout le monde essaie de se débarrasser de lui. L’empereur Trajan parvient même à le faire nommer à l’autre bout de l’empire, mais là encore, Pline lui écrit, jour après jour, pour lui demander, ce qu’il doit faire au sujet de son médecin. Puis de la femme de son médecin. Puis des enfants de son médecin. C’est véridique. Et de manière générale, il fait ça pour tout ce qu’il doit faire, à tout sujet et en faisant ça en vingt courriers parce qu’il était beaucoup trop nul pour être soit clair, soit prendre une décision même très simple. C’est quand même le premier mec de l’histoire dont même l’empereur parvient à faire sentir dans ses réponses qu’il lui casse méchamment les roudoudous avec ses courriers.
– Ce qui n’explique toujours pas pourquoi…
– Pourquoi je veux lui péter la gueule ? Mais enfin ma chère, c’est pourtant évident ! »
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Je laisse la phrase flotter un moment au-dessus des convives.

« Parce que c’est l’inventeur du spam ! »

Il y a un soupir horrifié, alors que chacun pense à sa boîte qui déborde de courriers de mystérieux emmerdeurs. Quelqu’un dans la pièce s’exclame :

« Son nom me dit quelque chose, oui ! Bon sang, il n’y a pas une histoire avec Pompéi en plus ? Il n’y était pas ?
– Pompéi, le film ?
– La catastrophe.
– C’est ce que je viens de dire.
– Je ne comprends pas… »

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Je soupire à nouveau. Puis, je me résigne à leur expliquer de quoi il retourne : si l’on compte le nombre de victimes, peut-on considérer que le film Pompéi est-une plus grande catastrophe que la sinistre fin de la ville en question ? Sachant que l’éruption a duré plusieurs jours, est-ce une bonne nouvelle de savoir que le film ne fait qu’1h44 ? Et enfin : mais qu’allait faire Jon Snow dans cette galère ?

Ni une, ni deux : spoilons mes bons !

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L’affiche : « No Warning. No escape. » Un peu comme une salle de cinéma pour qui n’a pas été averti de ce qu’il allait voir.

Notre film commence… bien.

En effet, tout débute par une citation de Pline le Jeune, qui comme nous l’avons vu plus haut, est déjà une calamité en soi, et ne peut donc annoncer que des choses qui, au mieux feront pleurer, au pire rendront fou. On voit alors furtivement en gros plans différentes parties du corps d’un momifié de Pompéi et… nous retournons un peu en arrière dans le temps.

Nous sommes en 69 de notre ère, et sur l’île de Bretagne, un peuple de cavaliers celtes a décidé de se rebeller, probablement pour faire des trucs de celtes comme écumer les bars à Guinness, jouer de la cornemuse après 22 heures ou taguer les temples romains avec des pochoirs-leprechauns. C’en est trop pour les Romains qui sont fatigués de ces incivilités : ils décident donc de leur péter la gueule. Et y vont avec entrain. Quelques temps plus tard, un enfant du peuple des cavaliers en question est donc tranquillement en train de glandouiller sous sa tente quand, ouvrant celle-ci, il découvre que ah bah tiens, toute l’armée romaine est dans le camp en train de distribuer des coups de pilum à tout ce qui passe.

Ce qui est choquant. Mais pas autant que la vraie information à retenir : visiblement, en 69 de notre ère, la Quechua était vachement mieux insonorisée puisqu’à moins de passer la tête dehors, on ne remarquait qu’à peine un massacre à coups d’épées. C’était mieux avant.

Toujours est-il que notre marmot voit sa famille se faire massacrer sous ses yeux, les légions du légat Jack Bowus ne faisant pas dans la dentelle. Hommes, femmes, enfants, cochons d’Inde, tout le monde y passe et notre petit héros qui répond au nom de « Milo » ne doit sa survie qu’à son incroyable capacité à faire le mort, ce qui le rend à un âge précoce bien supérieur à Marion Cotillard. Sitôt les Romains partis, l’enfant rampe pour s’extirper du charnier où on l’a jeté, mais visiblement, ce n’est pas sa semaine : il est aussitôt capturé par des filous qui passaient par là et réduit en esclavage. Ça devait être un lundi.

Qu’adviendra-t-il de Milo le celte ? vous demandez-vous, tremblant. Pas de panique, bons lecteurs : j’y viens.

Allons voir 10 ans plus tard, à Londinium, alors que la ville est balayée par la pluie (forcément), qui nous rappelle une fois encore qu’en 2014, avec 100 millions de dollars de budget, on sait faire un volcan qui explose mais toujours pas une averse puisque l’on distingue assez nettement dans l’eau qui s’abat les mouvements du tuyau d’arrosage qui s’agite au-dessus.  Qu’importe : dans l’arène de la ville, un marchand d’esclaves s’interroge quant aux gladiateurs qu’il va emmener prochainement à Pompéi, prospère cité d’Italie, et pour l’instant, il est déçu, voire carrément bougon. En effet, devant lui, les combats sont vite réglés : trois Thraces mettent leur raclée à tout ce que l’on envoie en face d’eux. Du moins, jusqu’à ce qu’apparaisse Milo.

Désormais simplement surnommé « Le Celte », Milo a bien grandi et a pris des abdominaux pour le plus grand bonheur des spectatrices hétérosexuelles, des spectateurs homosexuels et des sociétés de nettoyage de fauteuils de salles obscures.

Et il sait diablement bien combattre, puisque sans perdre sa coolitude,  il colle une ratatouille aux trois Thraces, et avant que qui que ce soit ne puisse faire le moindre calembour, il jette son épée et repart vers les tunnels sous l’arène sans dire un mot parce qu’il est comme ça, mystérieux et classou, mais ouais. Le marchand d’esclave, bluffé par cette attitude qui n’est pas sans rappeler les plus grandes heures de la série Le Rebelle décide donc bien évidemment qu’il l’emmènera à Pompéi, sinon, le film eut été un peu plus compliqué. Puisque nous sommes encore chauds, accélérons encore un peu le temps et allons du côté de Pompéi où la longue colonne des esclaves destinés aux arènes s’avance sur une route de terre humide, alors qu’à côté d’elle, un chariot progresse lentement.

Soudain, c’est le drame : une roue du chariot se prend un nid de ptérodactyle (une sorte de gros nid de poule, c’est du langage technique), et l’un des deux chevaux de l’attelage se vautre comme une bouse. Et reste au sol à hennir comme un vulgaire joueur de foot.

Visiblement, le cocher n’en a pas grand chose à faire, puisqu’à la place, c’est une jeune et riche Romaine qui descend du chariot pour s’inquiéter de ce qu’il se passe, et elle est bien embêtée en voyant le fier animal couché sur le sol, souffrant. Heureusement, parmi les esclaves qui passent à côté, Milo, qui s’exprime avec un doublage quelque part entre Conan et Rocky, se propose d’aider pourvu qu’on le détache. « Ho bin oui, super idée ! » dit donc la patricienne qui demande à ce qu’on laisse cet homme s’approcher de son animal. Avec un peu d’insistance, les gardes de la caravane acceptent.

Milo se penche donc sur le cheval et aussitôt…

… lui pète la nuque.

Ah bon. Mais dis-donc Milo, tu ne voulais pas étudier un peu la blessure avant, non ? Au moins la regarder ? Direct le pétage de tête ? Hop ? Nerveux, le garçon. Puisqu’il n’y a plus grand chose à faire de plus, et même si l’on peut désormais jouer à Twiter avec la tête du fier animal comme aiguille, notre homme est aussitôt ramené parmi les esclaves et continue de marcher vers Pompéi. Derrière lui, la jeune femme qui répond au doux nom de Cassia, le suit du regard alors qu’il s’éloigne, le tout, évidemment, la bouche entrouverte, parce que nous sommes en 2014, et si tu sais fermer la bouche, c’est que tu serais bien mauvaise actrice, vilaine lectrice. Maintenant, tu sais à quoi tient ta carrière. Il n’empêche que Mireille, l’esclave de Cassia, vient se mettre à ses côtés :

« Maîtresse ! Je crois que ce petit rabouin vient de nous feinter d’un cheval.
– Mrngx.
– Maîtresse ? Est-ce moi où vous matez un peu ses muscles qui roulent avec souplesse sous sa divine peau alors que des gouttes de sueur perlent entre ses omoplates de Jon Snow ?
– Hein ? Ho non, hohoho, que vas-tu croire là, hihihi. Non, je me disais « Quel garçon charmant de nous avoir aidé ! » »

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Pardon ? Tu veux que je te rappelle ce qu’il vient de faire ? Si ça se trouve, ton cheval, il s’était juste un peu foulé et dans 10 minutes il repartait, hein. Mais, allez : peut-être aimes-tu tout simplement les gens qui pratiquent l’euthanasie sur tout ce qui leur passe sous la main. Il faudra juste que tu fasses bien attention à ne pas te fouler la cheville à côté de lui. Mais je m’égare.

Car heureusement, le chariot de Cassia avait un cheval de secours rangé avec le triangle et le gilet fluorescent : elle peut donc reprendre la route en paix et gagner Pompéi, sa ville natale qu’elle vient retrouver après une année passée à Rome. Sauf que sur place, c’est la fête du vin et les rues sont donc encombrées : Cassia propose donc de poursuivre à pied, et trouve l’idée encore plus excitantes quand le cocher, la voyant descendre lui crie « N’y allez pas, madame ! Les rues sont pleines de mendiants et d’ivrognes ! » : il faut croire que la bougresse est émoustillée à la seule idée de rencontrer un de ces grands romantiques qui errent dans les rues un cubi de vin de table à la main. Entre ça et les gens qui pètent la tête aux chevaux, je pense que Cassia a des goûts contestables, mais en même temps, si ce n’était pas le cas, elle ne serait pas dans ce film. Tout se tient.

Passons : quelle surprise, à la villa familiale lorsque paraît sur le pas de la porte la fille chérie de la famille de retour de la cité éternelle ! Son père, Papa Cassia, riche marchand, la prend dans ses bras trop heureux de la revoir, et sa mère, Trinitia, vient bientôt se joindre à ces heureuses retrouvailles. Cependant, tout le monde est étonné de la revoir si tôt : est-ce que quelque chose se serait mal passé à Rome ? Et a-t-elle rencontré un homme sur place parce que bon, hein, faudrait pas perdre l’essentiel de vue : elle n’est pas là pour se tourner les pouces. Non et non, répond Cassia aux deux questions avant d’aller aux écuries retrouver son cheval préféré, Chwal. Celui-ci est en pleine forme puisque l’esclave en charge des écuries en a pris grand soin en l’absence de sa maîtresse : il se propose même de le sortir dans la soirée pour aller lui dégourdir les pattes. Cassia accepte, car elle veut que son cheval puisse profiter des verts pâturages autour de la cité et être au mieux de sa forme afin qu’à son tour, elle puisse le chevaucher les cheveux au vent et sentir la brise lui caresser le visage tout en pleurant des paillettes de bonheur. Quel personnage profond, cette Cassia !

Le soir-même, donc, l’esclave en question sort le cheval pour qu’il aille faire sa promenade, mais alors que dans la nuit, il approche un point d’eau, celui-ci se met à bouillir étrangement et le cheval, effrayé par ce mystérieux phénomène désarçonne son cavalier avant de s’enfuir. Le pauvre esclave râle donc que hé ho, enfoiré de Chwal, reviens ! Mais derrière-lui, c’est trop tard : la terre s’ouvre en deux et bien vite, notre pauvre serviteur disparaît dans le sol qui s’ouvre sous ses pieds. Ho ! Ça alors !

Ailleurs en ville, Milo est lui emmené aux prisons des arènes, où il peut déguster un savoureux brouet à la cantoche locale. Sauf que soudain, des gros Messieurs musclés viennent l’embêter :

« Hé, le Celte !
– Miam mium miom…
– Hé ! Réponds quand on te parle !
– Qu’est-ce que vous voulez ?
– Mon ami là, est Thrace. Et tu as tué son frère dans l’arène sur l’île de Bretagne.
– Ah oui c’est embêtant mais on m’a bien dit de ne jamais laisser de Thraces derrière m…
– Tu arrêtes tout de suite les jeux de mots de merde ou je dis « You know nothing, Jon Sn ».
– Nan nan nan c’est super lourd, tout le monde me la fait, c’est interdit, je veux pas l’entendre de ce film, hop.
– Ah, hé, nous aussi on peut faire des calembours prévisibles.
– Très bien. Puisque c’est comme ça, je propose que l’on fasse la bagarre. »

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Et donc, c’est la bagarre. Milo parvient à se débarrasser de ses assaillants temporairement grâce à ses petits poings vifs, du moins, jusqu’à ce que les surveillants du coin débarquent et calment tout le monde. Le marchand d’esclaves, qui visiblement, était juste à côté, débarque donc pour faire la morale à ses hommes comme quoi, holalala, c’est vilain de laisser des émeutes éclater : les gladiateurs doivent se taper dans l’arène, en-dehors, ça abîme juste la marchandise. Si seulement il trouvait le con qui organise des combats entre ses propres esclaves puis les enferme dans la même pièce pour voir s’ils vont s’en vouloir ! Mais bon, hein, je dis ça, mais je ne suis pas un expert : je n’ai jamais eu d’esclaves. Seulement des stagiaires. Et tout le monde sait que ça n’a rien à voir : l’esclave, lui, a une chance d’avoir une vie meilleure s’il s’enfuit.

Si je n’avais pas mis de photo des abdominaux, nul doute que j’aurais eu des plaintes en commentaires. C’est chose faite, un peu d’attention à présent.

Qu’importe. Milo est donc mis en cellule avec un autre gladiateur, un grand guerrier à la peau d’ébène qui l’accueille fraternellement :

« J’avais parié deux rations de vin sur ton Thrace d’adversaire, le Celte. J’ai perdu à cause de toi.
– …
– Tu veux jouer les durs ? Très bien. Pour ma part, je m’appelle Atticus. Je suis le champion de tous les esclaves que tu vois ici. Et aux prochains jeux, j’aurai le droit à un duel : si je le gagne, je serai libre. Et toi, comment t’appelles-tu ?
– Nous allons nous entretuer dans l’arène. Je ne donne pas mon nom à ceux avec qui vont tenter de me tuer. »
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Mais Milo n’a pas son détecteur de poncifs avec lui, sinon il saurait, car ça ne manque évidemment pas : dès son premier entraînement, le Thrace, grognon après sa baston avec Milo, tente de l’assassiner lâchement, mais Atticus lui sauve la vie. Du coup, à l’occasion d’une scène parfaitement inutile où ça parle des dieux et de leurs projets, Milo révèle son nom : ah bon ? Alors vous n’allez plus vous entretuer ? Vous avez changé de carrière et vous ouvrez une pâtisserie ? J’ai loupé un truc.

Ou le scénariste, allez savoir.

Mais retournons donc du côté de Cassia, qui vit sa vie de jeune fille aisée de l’an 79 : s’acheter de belles robes, des bijoux ou faire du lèche vitrine au marché aux esclaves (la vitrine n’ayant pas été inventée, on attrapait alors toutes sortes de de maladies mais c’est une autre histoire), autant de loisirs qui occupent notre louloute jusqu’à ce qu’elle aperçoive au petit matin son cheval arriver seul à la villa. Non, elle ne s’inquiète pas de savoir où est l’esclave qui était dessus, aussitôt oublié. Et non, aucun villageois n’est venu gueuler au matin que « Tiens, au fait, mon champ a été englouti dans la terre cette nuit. » Je veux bien que la population soit habituée aux tremblements de terre, mais des pans entiers de terrain qui disparaissent, bon, j’imagine que ça doit vaguement les titiller. Ou alors, ce ne sont que des villageois super riches qui ne sont pas à quelques hectares prêt et qui roulent en tracteur tuning (ils ont collé des ailerons sur leurs bœufs)

Qu’importe, Cassia a déjà la tête ailleurs, puisqu’elle a repéré depuis son balcon un camp romain qui s’installe aux portes de la ville (parce que oui : en arrivant à Pompéi, la bougresse pouvait se rendre à la ville à pied, mais soudainement, la domus est posée à l’écart de la cité, sur un flanc de la montagne, allez hop, soyons fous) : tiens ? Mais qu’est-ce ? Heureusement, Papa Cassia a la réponse :

« C’est un sénateur de Rome qui vient ici pour me parler des investissements impériaux dans la ville. »

Visiblement, ça n’intéresse pas Cassia plus que ça, puisqu’elle ne demande même pas le nom du Monsieur et se contente de se barrer. Mais puisque je sens mon lectorat autrement plus impliqué que Cassia, allons donc voir en ville qui est ce sénateur qui débarque : mais… c’est Jack Bowus ! Désormais monté en grade ! Celui-ci est bien étonné alors qu’il traverse le marché de la ville, il note que tous les citoyens… lui tournent le dos. Ah oui ? Comme ça, hop ? Bon. Jack Bowus va donc rencontrer Papa Cassia, et après quelques politesses, l’interroge quand même :

« Au fait, Papa Cassia, j’ai noté un événement étrange dans votre belle cité.
– Ah oui ?
– Oui, figurez-vous que lors de mon passage sur le marché, tous les citoyens m’ont tourné le dos. 
– Vous exagérez je suppose.
– Vous ai-je parlé de celui qui m’a montré son cul avant d’entonner la Carioca ?
– Heeeeem je… non, ce n’est rien, allons : c’est simplement un tout petit groupe d’opposants, une minorité qui n’aime guère Rome… mais rien qui ne nous empêche de bâtir, ensemble, une nouvelle Pompéi ! »

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C’est vrai que c’est crédible : un tout petit groupe d’opposants. Quelle coïncidence que celui-ci ait représenté 100% des gens croisés par le sénateur Bowus ! Quel maître du pipeau, ce Papa Cassia, on dirait du Jean-François Copé. Heureusement, ce dernier (Papa Cassia, pas Jean-François Copé) a plus d’un tour dans son sac et a prévu, pour adoucir les esprits, une grande réception le soir-même dans sa demeure où on célébrera la fête du vin autour de libations conséquentes. Le sénateur Bowus se joint bien volontiers à la fête, et en profite pour découvrir la maquette géante du nouveau Pompéi que Papa Cassia a à lui présenter. Parce que déjà à l’époque, tout le monde adorait faire des présentations avec des maquettes géantes. On a frôlé de peu le passage où il sort ses diapos Powerpoint en marbre.

« Voilà, sénateur Bowus ! Le nouveau Pompéi ! J’ai tout dessiné moi-même avant d’en faire des maquettes parce que je suis marchand bi-classé architecte et passionné de modélisme : il nous faut une arène géante, un port plus grand, un nouveau temple et bien évidemment, des statues un peu partout pour faire choupinet.
– Mmm… c’est intéressant, fier patricien, mais voyez-vous, l’empereur ne souhaite plus investir dans des villes de province. 
– Ho… je vois.
– Mais si ça vous intéresse, je peux investir à sa place !
– Pardon ? Mais ? Ce serait formidable ! »

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Ah oui ? Le sénateur Bowus a donc un salaire qui lui permet de reconstruire une ville entière, monuments inclus ? Vous l’avez confondu avec le sénateur Balkanus, je suppose. Papa Cassia en tout cas, qui n’est pas au courant des trous du scénario, tombe donc dedans mais s’étonne lorsque l’homme déclare « Buvons à notre futur accord : que votre fille nous apporte du vin ! » D’où il sait que j’ai une fille, l’autre se dit Papa Cassia ? Voilà qui est super suspect ! Mais moins que d’avoir des ressources illimitées de pognon, il faut croire. Ces gens ont vraiment une capacité à s’étonner à géométrie variable.

Jack Bowus essaie de ne pas trop rigoler en voyant les maquettes en allumettes de Papa Cassia.

Au fait : où est Cassia, puisque nous en parlons ? Hé bien ailleurs dans la villa, à sentir la température monter alors que l’on a fait venir des gladiateurs pour servir de gigolos d’un soir pour les riches invitées. Parmi eux, évidemment : Milo. Trinitia, sa maman, est toute émue car elle surprend sa fille à regarder amoureusement la gladiateur. Parce que oui, ça la fait trop rêver : « Hihihi, ma fille est amoureuse d’un esclave, c’est trop choupi !« . Pour essayer de convertir la chose selon les standards du monde moderne, c’est un peu comme si votre fille revenue d’Erasmus prétendait n’y avoir rencontré personne, mais que vous la surpreniez à regarder Scrappy le chien avec désir. Logiquement, vous êtes censés avoir moult réactions, mais le verbe « se réjouir » n’est pas sur la liste.

En tout cas, on vient chercher Cassia en lui disant d’apporter du vin au mystérieux sénateur invité à la villa : elle s’exécute, mais en arrivant sur le balcon où il l’attend, elle sursaute :

« Sénateur Bowus !« 

Parce que non, elle n’avait toujours pas pensé à demander qui était le sénateur en visite, sachant que pourtant, elle en connait un dont elle ne prononce pas vraiment le nom avec amour. Oui, hein ? Papa Cassia est tout surpris : ils se connaissent ? Ça alors ! Il voudrait bien en savoir plus, mais Bowus explique qu’il aimerait bien avoir une conversation privée avec sa fille. Soucieux de ne pas froisser son invité, le géniteur de notre Romaine à la bouche entrouverte bat donc en retraite et laisse nos deux amis ensemble :

« Cassia, ma douce Cassia, comme je suis heureux de te revoir.
– Sénateur Bowus, je vous ai déjà dit que je n’étais pas une de ces filles qui vous tournent autour à Rome : vous ne m’intéressez pas.
– Douce Cassia, tu dis cela, mais d’une manière ou d’une autre, bientôt mienne et… ho, mais qu’est-ce que ? La terre tremble ! »

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Et en effet : un petit tremblement de terre surprend nos amis. Mais rien de grave : dans la région, les gens sont habitués. C’est dommage, car pendant ce temps, dans le cratère du Vésuve voisin, un peu de lave a commencé à faire blub-blub. Elle reste dans son coin, mais tout de même. Cela dit, si les humains semblent peu s’étonner de pareil événement, il n’en va pas de même de Chwal le cheval qui dans l’écurie, a pris peur et est parvenu à se détacher (c’est un escape artist) et commence à mettre la zone dans son coin en tapant sur les murs et en chantant très fort du Zaz. Cassia apprend cela et vite, fonce trouver Milo qui attendait son tour pour savoir quelle vieille habitante de Pompéi il honorerait ce soir. Notre jeune héroïne l’amène devant la porte de l’écurie et lui tient à peu près ce langage :

« Celte ! Tu parles aux chevaux ! Tu m’as aidé sur la route : maintenant, un autre cheval me pose problème, il est apeuré et agressif dans l’écurie, va, tu sais ce que tu dois faire !« 

Ah bon, il « parle aux chevaux » ? On a pas dû voir les mêmes scènes. Et non, elle ne lui dit pas « Calme mon cheval ! » : elle lui dit juste d’y aller et de s’occuper du bousin, sans autre consigne.

Vu comment il t’a aidé sur la route et la clarté de tes indications, il va rentrer et lui péter la nuque à ton canasson à mon avis. Mais c’est vrai qu’après, il sera bien calmé.

Milo entre donc dans l’écurie, referme la porte derrière lui et s’approche du cheval pour lui poser les mains de chaque côté de la tête (alleeeeeez !) mais… se contente d’apaiser et de rassurer l’animal avant de grimper dessus (hoooo…). Cassia, en entendant plus rien, décide donc d’aller voir à l’intérieur de l’écurie de quoi il retourne et tombe nez à nez avec Milo perché sur son cheval !  Celui-ci commence à lui raconter sa vie, comment il est le dernier d’un peuple de cavaliers, comment il avait une tente Quechua édition de luxe, comment le sénateur Bowus qu’il a aperçu ce soir a massacré sa famille, et comment il est vénèr’. Pendant toute cette conversation, on entend un garde derrière la porte qui braille : « Ouuuhouuuu Madame Cassia ? Vous allez bien ? Je ne vous entends plus ! Il y a bien ces judas juste devant moi pour regarder si ça va mais je ne sais pas comment les ouvrir ? Ouhouuu, Madaaaame !« .

Mais vraiment, hein. Alors qu’il doit bien s’écouler de longues minutes où Milo a douze fois le temps de lui trancher la gorge.

Je… bon ?

D’ailleurs finalement, Cassia, toute émue par l’histoire de notre héros décide de grimper avec lui : allez, filons loin de cette villa ! Et claquant les portes de l’écurie en bondissant au-dehors grimpés sur Chwal, tous deux s’échappent dans la nuit tels des Zorros sous acide et commencent à galoper sur les pentes du Vésuve. Mais, Jack Bowus ne s’en laisse pas compter : un vulgaire Celte ne va pas lui voler sa promise ! Il envoie donc un détachement de cavaliers poursuivre nos héros, et ces derniers finissent par s’arrêter sur les flancs du volcan. Cassia tapote le dos de Milo :

« Je vais descendre ici ! Je vais les retarder, leur dire que cette fuite, c’était mon idée, c’est la vérité ! Toi, prends le cheval et fuis !
– Non, j’assumerai les conséquences de mes actes : sinon, ils te le feront payer ! »

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Ah, d’accord. Du coup, quel était donc le plan, bonnes gens ? Fuir, oui, mais en fait non, mais en fait je crois qu’il y a du rab de fruits de mer, on y retourne ? J’avoue ne pas saisir. Ou alors, c’est juste que cette scène n’a aucun sens.

J’hésite, j’hésite. Ce film est d’une telle qualité.

Cassia et Milo se rendent donc aux hommes de Bowus qui s’avance, triomphant :

« Hé bien, voici mes fugitifs ! Que pensais-tu faire avec cette belle Romaine, esclave ? Tu mérites un châtiment : la mort ! 
– Sénateur, arrêteeeez ! 
– Oui Cassia ? Que veux-tu, douce créature de mes nuits ? Que j’épargne ce pourceau ? Et… qu’aurais-je en échange ?
– Vous… vous me faites chanter ?
– Tout à fait. 
– Si vous l’épargnez vous aurez ma… heu… gratitude ?
– Hé bien voilà ! Je l’épargne ! »

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Pardon ? Tu es un super méchant, et tu troques la vie du héros contre… un mot gentil ?

« Et si tu me dis que j’ai une jolie cape, je me lance dans l’humanitaire »

Que… tu es un gros panda en fait ? Tu veux juste des gros câlins, c’est ça ? Qu’on te gratouille le ventre ? Ah, bravo le méchant ! Quel gros naze. Toujours est-il qu’il se tourne vers Milo :

« Esclave, tu dois être puni, tu le sais. Mais cette Romaine, pour des raisons que je préfère ignorer, tient à ce que tu restes en vie. Tu as le choix : soit tu prends 15 coups de fouets, soit on fait une chorale qui chante en canon « You know noth-
– Je vais prendre le fouet. C’est bien, le fouet. »

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Et ainsi, Milo reçoit donc quinze coups de fouet avant d’être rebalancé comme une grosse daube dans sa cellule d’arène où il bougonne pendant qu’Atticus le soigne (et désinfecte ses plaies à l’alcool parce qu’il maîtrise le concept comme tout le monde à l’époque, tout ça) et tous deux discutent du fait que si le sénateur Bowus est sur la route de Milo, c’est que le destin veut qu’il venge sa famille. Milo en profite pour avertir Atticus : les Romains lui ont promis la liberté après un dernier combat ? Qu’il se méfie d’eux.

Ça tombe bien, puisque dès le lendemain, pour célébrer la fête du vin toujours, on organise des jeux dans l’arène. Et à la grande surprise d’Atticus… on annule son combat en duel contre Milo qui devait clore les jeux et lui permettre de gagner la liberté ! Le sénateur Bowus souhaitant se débarrasser de Milo, il a ordonné qu’il combatte dans l’arène dès le début des jeux et y meure. Atticus est donc envoyé avec lui parce que… heu… mais si… vous savez ? Le truc, là, la bonne raison, tout ça ! Non ? Bon, bref, ils se retrouvent tous deux envoyés avec d’autres dans l’arène et se retrouvent enchaînés à une espèce de décor celtique (à ne pas confondre avec la panique du même nom, rangez-moi immédiatement cet album de Manau) au milieu de l’endroit, alors que d’autres gladiateurs, bien plus nombreux et déguisés en soldats romains, entrent pour venir les massacrer.

En effet, pour célébrer la venue du sénateur Bowus, on propose d’ouvrir les jeux par une reconstitution de sa fière victoire sur les cavaliers celtes (oui, le Monsieur n’a qu’une seule victoire à son actif il faut croire, et ça tombe bien, c’est celle sur le peuple de Milo). Bowus est donc aux premières loges, avec à ses côtés Cassia, Papa Cassia et Trinitia pour ouvrir les festivités, et se réjouit de voir Milo devoir mourir dans l’arène.

Sauf qu’évidemment, rien ne se passe comme prévu : tous les gladiateurs se font massacrer par ceux jouant les romains, sauf bien sûr Milo et Atticus, qui leur mettent la raclée de leur vie en retour juste équipés d’un slip et d’une demi-épée. D’ailleurs, vous vous souveniez qu’ils étaient enchaînés ? Et bien en fait, jamais les chaînes ne les arrêtent. C’était quand même pas compliqué pour la réalisation : il suffisait d’attacher un acteur à une chaîne. C’est tout, et c’était bon. Et bien même ça, ils ont payé un supplément pour le rater : la chaîne est tellement longue que sa seule présence dans le film est justifiée par le fait que Milo vole un cheval à un type de l’arène, puis fait tout le tour de ladite arène, sa chaîne au pied, qui ainsi tendue renverse les derniers faux soldats romains sur son chemin (et non, ils ne se relèvent pas, ça les tue net il faut croire).  Expliquez-moi donc l’intérêt d’enchaîner un gladiateur si la chaîne est suffisamment longue pour qu’il puisse aller partout dans l’arène ? Je veux dire : à part pour caser une incohérence et une scène d’action qui fleure bon l’étron chaud ?  Au passage, Milo attrape même l’aigle impérial de la bannière des faux romains et la brise sous les acclamations du public, parce que oui, à Pompéi, on aime pas Rome. Ah bon, c’est un peu le OM-PSG de l’époque ? Et quand bien même : depuis quand le public est-il censé se réjouir de voir un barbare péter le symbole de son empire ?

Là encore : je n’ai pas bien saisi. J’étais trop occupé à pousser les pieds de l’historien qui s’était pendu devant moi et qui me gênaient pour voir l’écran.

A la fin du combat, Atticus est colère, car on lui a volé son combat qui aurait dû le rendre libre, quant à Milo, il se saisit d’un pilum au sol… et le jette droit vers Jack Bowus !

Mais quelqu’un s’interpose et arrête le projectile d’un coup d’épée parce que oui, c’est probablement un ninja :

Severus, le bras droit de Bowus, qui avait participé au massacre du peuple de Milo.

La montagne, probablement elle-même consternée par cette scène, fait alors trembler le sol et ça panique un peu dans l’arène tant la secousse est plus forte que d’habitude : Bowus a tôt fait de calmer tout le monde grâce au mégaphone intégré dans sa gorge qui fait que quand il parle, tout le monde l’entend, même par-dessus les hurlements, et il annonce que c’est un signe : Vulcain veut que le héros de l’arène, Milo (ah bon, tu n’as pas remarqué qu’il y avait encore Atticus ?) se batte en combat singulier contre le champion de Rome, Severus !

Certes ? Pourquoi pas ? Et le public, lui, il revient direct applaudir comme si de rien n’était ? D’accord. Je vous la refais :

« Haaaa ! Le sol tremble si fort que même nous habitués, trouvons ça terrifiant ! On va tous mouriiiiiiiiiir !
– Oui, mais il va y avoir un DUEL !
– Hooooooooooooooooooooooooo ! Attendez, on revient ! Pousse toi de ma place, enfoiré ! »

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Intéressant.

Le duel s’engage donc et Milo est en mauvaise posture, quand cette fois-ci, la terre se remet à trembler, et pour de bon : une partie de l’arène s’effondre et des fissures dignes de 2012 s’ouvrent dans le sol (mais si, vous savez, les fissures qui tapent toujours là où est le héros et le suivent quoiqu’il fasse) et engloutissent Milo et Severus, les amenant dans les sous-sols où ils se relèvent péniblement.

« Severus… tu vas mourir…
– Milo, tu as eu de la chance, j’allais te porter le coup final… tu dois être protégé de Juno Curitis ou Juno Sospita… ou peut-être Juno Nossing ?
– Juno Nossing ?
– Juno Nossing, John Sn…
– AH PUTAIN ! »

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Avant que Severus ne puisse finir sa phrase, Milo lui colle une ou deux patates, puis ouvre les cellules des gladiateurs puisque plus on est de fous, plus on rit. Severus s’enfuit donc puisqu’à 1 contre 20 monsieur musclés dans des caves, il sent comme de vagues faits divers lui revenir à l’esprit. Prendre la tangente paraît donc fort raisonnable pour le bougre.

La scène des chaînes : en plus, ils en ont mis plein pour bien montrer que logiquement, elles sont censées s’arrêter à quelques mètres du monument celte.

Jack Bowus, lui, depuis la loge VIP a passé ses ordres :

  • Déjà, il a demandé Cassia en mariage parce que les jeux de l’arène, c’est un peu comme faire sa demande au stade : plus romantique, tu meurs
  • Il a expliqué à ses parents que si elle ou eux refusaient, il raconterait à Rome que ce sont de sales traîtres et ils mourraient. Ah oui, proposition sérieuse, donc.
  • Et pour mettre Cassia en sécurité maintenant que la terre tremble et que c’est le souk, il a demandé qu’elle soit ramenée à sa villa et enfermée jusqu’à ce qu’il revienne

Sauf qu’avec le dernier tremblement de terre, la loge VIP s’est effondrée peu après le départ de Cassia, et a à-demi écrasé Trinitia. Quant à Papa Cassia, lui s’est dit, après toutes ses menaces, que pendant que le sénateur Bowus était inconscient après s’être pris un caillou sur la tête, il pouvait le tuer. Mais évidemment, puisque plus de poncifs, ça devient compliqué : le larron ouvre les yeux soudainement au dernier instant et retourne le canif de Papa Cassia contre lui. Ce dernier en meurt donc.

Mais déjà, il y a plus urgent :  la montagne vient d’exploser et commence à cracher du feu, tout le monde essaie donc de filer vers le port où les galères devraient permettre de trouver la sécurité au large. Jusque là : ça se tient, puisque ce sont les parties du script qui n’ont pas été écrites par l’équipe du film. Profitez-en donc : c’est logique. Jack Bowus essaie donc lui aussi de gagner les galères pour mettre les voiles (hohoho).

Hélas, de la montagne tombent de véritables roches enflammées qui commencent à ravager les maisons, le port et les gueules des passants, puisque la montagne, elle est comme ça, elle est plutôt favorable à la lapidation. Et comme elle n’aime pas trop les méchants, le marchand d’esclaves qui était le cruel propriétaire de Milo et qui est parvenu à s’acheter une place sur une galère en abandonnant des innocents, voit bien évidemment un gros caillou venir couler le navire. Ah non mais le Vésuve, c’est  le Simo Häyhä des parties de Touché-Coulé. 

Et non, Simo Häyhä n’était pas un champion historique de Touché-Coulé, mécréants.

Passons, car du côté de l’arène, Milo et Atticus ressortent du sous-sol pour découvrir les tribunes désertes et le ciel en feu : voilà qui n’est pas banal. Ils entendent aussi gémir : c’est Trinitia (oui, aucune autre personne dans l’arène ne gémit, ils sont sympas quand même) qui appelle Milo pour l’implorer d’aller sauver sa fille, enfermée dans sa villa à flanc de montagne, évidemment. Milo et Atticus se divisent donc en deux groupes de un : Atticus ira au port en faisant plein d’actions héroïques sur son passage pour bien souligner que c’est un gentil, pendant que Milo ira sauver Cassia et rejoindra Atticus sur les quais une fois qu’il aura libéré la princesse qui aimait les chevaux de sa pris… attendez, attendez, non ? Personne n’a utilisé des éléments aussi pourris quand même ?

Seigneur : une princesse, de la lave, des boules de feu, une prison, un héros moustachu, l’Italie : je pense que Jack Bowus va devenir Jack Bowser sous peu.  Vivement Pompéi II – Super Milo Kart.

Allez, allez : finissons cette daube, puisqu’il le faut : Atticus galope donc follement au travers des rues de Pompéi, et malgré les rochers qui explosent de partout, s’arrête pour sauver une petite fille qui est tombée, ramasser un vieux, ou chercher un chat dans un arbre. Il est sympa, ce Atticus quand même. Sauf qu’une fois au port, alors que toute la foule se presse sur les quais et que les navires se dépêchent de se barrer, les tremblements de terre provoquent un tsunami : voyant une grosse vague arriver droit sur lui, Atticus file en sens inverse, et alors qu’il franchit les remparts entre le port et la ville, une vague arrive en portant avec elle une galère bien mal en point, et figurez-vous que la galère, en s’enfonçant pile-poil dans les portes de la ville…

… fait un barrage parfait.

Vous avez le droit de pleurer tellement c’est nul. Allez-y, laissez-vous allez. Voilà, voilààà.

On a bien évidemment le droit à un plan où on voit nettement Atticus s’arrêter de courir sitôt la galère bloquée dans la porte, parce que oui, il a deviné ce qui allait se passer, que la galère allait tenir, et que la vague du tsunami était exactement de la taille des remparts, il peut donc se poser cinq minutes et attendre Milo.

Misère. J’espère qu’aucun archéologue ne lit ce spoil.

Milo, de son côté, se rend à la villa pour sauver la belle : il y a bien Mireille qui voudrait les accompagner, mais comme il n’y a plus de place pour elle dans le scénario, hop, une fissure s’ouvre pile sous ses pieds (j’insiste : la montagne vise bien) et avale notre esclave. Désolé Mireille. Nos héros retournent donc tous les deux vers la cité, où la situation a empiré : une pluie de cendre a commencé à tomber.

Mais pas sur tous les plans.

Et du coup, pas sur tous les gens.

En chemin, et parce que le réalisateur avait la flemme, une pluie de petits cailloux tombe et tue TOUS les habitants, sauf les personnages principaux. Voilà, en 5 secondes, c’est plié : nos loulous sont les seuls à penser à se planquer sous une porte cochère. Puis, notre couple rejoint Atticus en poussant de grands cris :

« Atticus, non ! Ho non, il est mort : regarde, il est déjà tout couvert de cendres et de suie !
– …
– Ho. Attends, non, il va bien en fait. Désolé mec, méprise. »

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Sur ce plan, on constate ainsi parfaitement qu’il y a une pluie de cendres et de… de… zut, quelqu’un a encore oublié, c’est bête !

Atticus, Cassia et ce gros raciste de Milo se demandent donc comment fuir la ville, à présent ? Une seule solution : des chevaux ! Rah, si seulement quelqu’un avait pensé à en prendre à la villa, hein ? Ou si seulement on était dans l’antiquité et que des chevaux, hé bien il y en avait près des chariots, des postes, des points de passage, des gardes… mais pas de problème : il y en a aux arènes, ils doivent encore y être ! Ni une, ni deux, tout le monde retourne donc sur place, l’occasion pour Cassia d’aller voir le corps de ses parents, et où non seulement le corps de papa bouge un peu (c’était vendredi, il était 16h47 et ils n’avaient plus le temps de refaire la scène, j’imagine), mais où on constate que la cendre, visiblement, tombe uniquement en gros morceaux façon cotillons, et uniquement sur les joues des gens.

Moi aussi, à ce moment là dans le cinéma, je sentais l’asphyxie me gagner.

Sauf que Milo et Atticus, partis chercher des chevaux, découvrent que les Romains sont là et les ont déjà pris ! Parce que oui, les Romains avaient un camp et plein de chevaux, mais eux aussi vont se fournir aux arènes, sans raison.  Sur place, Jack Bowus a fait atteler un chariot avec quatre chevaux (et non, ses hommes ne gueulent pas qu’il pourrait en laisser pour les autres, même en pleine apocalypse, ils n’ont pas une ligne de dialogue pour dire qu’ils n’ont pas envie de rester là à mourir comme des cons et qu’en plus un chariot, c’est super pas pratique vu la situation) et s’enfuit  après avoir capturé Cassia qui pleurait sur le corps de ses parents. Milo et Atticus arrivent trop tard, non sans avoir tué jusqu’au dernier soldat romain anonyme sur leur route : Bowus s’enfuit, et laisse derrière lui Severus, qui doit lui aussi, avoir envie de mourir, pour les retarder. Milo et Atticus se divisent à nouveau en groupes de un : Milo ira sauver sa belle, et Atticus s’occupera de Severus.

Milo utilise donc son sort de 5e niveau « Apparition du Chwal majestueux » et se retrouve donc à poursuivre dans les rues de Pompéi l’ami Jack Bowus, le tout monté sur Chwal, qui ne devrait pourtant pas être là. Incohérences toujours, sachez aussi qu’alors que les rues étaient toutes bourrées de gens, tous morts il y a quelques scènes de cela justement pour être restés au beau milieu de la rue, les dames de service sont passées et ont viré tous les cadavres des rues (c’est l’effet Frankenstein : les villes vides, c’est plus facile à gérer). Idem, il n’y a pas un gravats ou nid de poule : Bowus file au milieu de Pompéi avec son chariot et Cassia attachée à l’arrière, le tout comme sur une autoroute (française, l’autoroute, parce que belge, il faisait 50 mètres et il pétait ses suspensions). Derrière lui, Milo et son cheval galopent tant qu’ils le peuvent, et alors qu’autour d’eux les projectiles fusent, ils traversent sans ciller les nuages ardents des explosions produites par les chutes de cailloux. Ah et évidemment, ils n’ont aucun problème pour respirer non plus. Et non, ils n’ont même pas l’air un peu noircis, tout va bien : ce n’est jamais qu’un petit volcan de rien du tout.

Bref, on dirait une course poursuite… dans un studio et sur fond vert ?

Roooh, qui a dit ça ?

Finalement, et alors que Cassia se découvre une passion pour le crochetage de ses propres chaînes, activité aisée sans véritables outils, derrière un chariot qui roule à fond le tout en pleine éruption volcanique, Bowus finit par perdre le contrôle du véhicule et se vautre. Milo bondit donc, et s’ensuit l’habituel combinaison duel/lieu désert/mon arme glisse au sol/raaah coup de poing/ha, je peux presque l’attraper suivie de la mort de Bowus, vaincu par Milo, qui peut donc libérer Cassia et partir au triple galop loin de la ville.

Surtout que le volcan vient vraiment de se fâcher et qu’une nuée ardente en descend des flancs droit vers la ville.

Nos héros sont-ils sauvés ? Quel suspens !

Atticus, lui, se bat contre Severus mais ne parvient à tuer son adversaire qu’après avoir été lui-même mortellement blessé : voyant la nuée arriver sur lui, il se lève et ouvre grand les bras pour accueillir la mort en homme libre, parce que c’est beau. Tellement beau que moi, ce que je regardais, c’était le sol de l’arène qui s’était magiquement reconstitué alors qu’il s’était effondré en partie quelques scènes plus tôt. Je ne dois pas être assez poète.

Milo et Cassia, eux, voyant ce qui leur arrive sur le cucu, arrêtent soudain leur cheval parce que… qu’ils… que… bon, bref.

« Continue sans moi Cassia ! Le cheval n’ira pas assez vite avec nous deux dessus !
– Non, je reste avec toi ! Je ne pourrai pas vivre sans toi ! »

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Ah, hé bien la revoilà la pluie de cendres !

Acceptant leur destin, nos amants maudits chassent donc Chwal d’un geste pour lui donner une chance, et alors que la nuée arrivent droit vers eux, Milo se penche vers son aimée :

« J’ai une dernière chose à te dire : je le sais à présent, je t’aime !« 

Ils s’embrassent donc tendrement, et Cassia écarte ses lèvres seulement pour mieux les approcher de l’oreille de son amant :

« Moi aussi j’ai quelque chose à te dire. » dit-elle alors que la nuée mortelle n’est plus qu’à quelques mètres d’eux. Elle articule alors très lentement, tout contre lui, ces derniers mots :

« You know nothing, Jon Snow.« 

« SAAAAAAAAAAAAAAALOOOOOOOOOOOOOOOOOO- »  répond Milo avant que la nuée ne les prenne tous les deux et qu’ils disparaissent dans les cendres et les flammes qui dévalent sur l’Italie antique.

Nous redécouvrons alors ce que nous apercevions au début du film : la vision d’humains momifiés par l’éruption, et plus exactement, celle de nos deux amants figés pour l’éternité dans leur dernière étreinte.

Et avant que l’on ne puisse se moquer de l’expression de haine viscérale de Milo…

… FIN !

_______________________________________

« Tout cela ne répond pas à ma question : était-il à Pompéi ?« 

Occupé à simuler la nuée ardente arrivant sur le couple maudit à l’aide de la moussaka du dessert et d’une paire de spéculos, je décide au vu du peu d’enthousiasme des autres convives de me rasseoir en prenant l’air serein que l’on me connait.  J’interroge :

« Qui ?
– Ben, Pline le Jeune ! Vous nous assommez depuis deux plombes avec votre film, là, mais Pline le Jeune, dans l’Histoire, il était vraiment à Pompéi ? »
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Je jauge mon interlocuteur dont le ton ne me plait guère, en me demandant à quel moment il va subir une trachéotomie au spéculos aussi approximative que foudroyante. Mais sentant remonter en moi la lointaine époque où je dissipais l’ignorance d’élèves confiés à mes soins par des parents naïfs, je décide d’agir : respoilons, mes bons !

BONUS

Le spoiler HISTORIQUE ! Professeurs de latin et d’histoire qui me lisez, merci de mettre vos cours à jour si vous n’enseigniez pas cette anecdote.

Nous sommes par un bel après-midi de l’an 79, à Misène, petite ville d’Italie située à l’extrémité de la baie au pied du Vésuve, et d’où l’on peut clairement voir Pompéi. Ce jour là, à la plage, c’est la grosse ambiance : figurez-vous qu’entre les vendeurs de chouchous et la parade amoureuse des maîtres nageurs, on vient d’apercevoir, au loin, la montagne appelée Vésuve exploser, ce qui n’est pas banal. Une fumée noire emplit le ciel et celui-ci paraît de feu ; on aperçoit les galères quitter la ville à folle allure, mais c’est sans compter sur…

… la PLINE TEAM !

Pline le Jeune est en effet en vacances chez son oncle, Pline l’Ancien, probablement parce que ses parents, Pline l’Âge Mûr et Plinette La Bien Conservée sont à la Bourboule à se faire masser par des Gaulois pour oublier ce qu’ils ont mis au monde suite à une bacchanale où quelqu’un avait ramené des vins d’Hispanie. Tout Misène s’immobilise en voyant apparaître sur les quais de la ville la paire de Pline ambulante : vont-ils arrêter le volcan d’un regard ? Ouvrir la mer en deux pour offrir un passage sûr aux réfugiés ? Ou bien combiner des galères pour former Mégazord ? Non : Pline l’Ancien a plus simple. Il se tourne vers son neveu et s’exclame :

« Vite, Pline le Jeune : j’ai un navire rapide, et un de mes amis vient de m’appeler à l’aide, nous devons aller aider ces pauvres gens ! Et approcher cet étrange phénomène vulcanique !« 

Pline le Jeune observe son oncle, et alors que les vents agités par la sombre tempête font battre sa toge contre ses cuisses musclées, Pline le Jeune n’hésite pas et répond :

« Non, j’ai du travail.« 

Ce n’est pas une blague : Pline le jeune a vraiment répondu ça, c’est lui-même qui le dit. Mais non, il n’avait pas peur, hein, rien à voir avec tous ces bruits liquides que le volcan a couvert et cette toge que même l’esclave blanchisseuse n’a jamais pu récupérer tant celle-ci ressemblait désormais à une sorte de Saint-Suaire de Maître Ki-Adi Mundi. Pline le Jeune explique donc très sérieusement que oui, il avait un truc vachement plus important à faire que d’aller sauver des gens en difficultés tout en étudiant un phénomène inconnu : probablement faire son cahier de vacances.

Pline l’Ancien part donc seul sur son fier navire, pendant que Pline le Jeune écrira un récit à sa propre gloire (qu’il enverra en plus à Tacite ensuite, parce que spam ! Fuck yeah.)

« Quel héros, ce Pline l’Ancien ! » me direz-vous.

Sauf que moyennement : le bougre franchit la mer déchaînée, échappe au déluge de pierre qui tombe du volcan, atteint la domus de son ami qui l’avait appelé à l’aide, le rassure ainsi que ceux de son foyer, puis repart vers les navires pour voir s’ils peuvent repartir et… meurt, comme ça, pouf.

Pline le Jeune dira « C’était les fumées !« 

L’Histoire dira « Oui enfin aucun de ses potes n’a eu le moindre problème : ça ressemble à un infarctus. » et retiendra donc que Pline l’Ancien a défié le Vésuve sans ciller, mais est mort d’avoir repris du cake aux olives une fois de trop.

Ce qui explique que si bien des prénoms romains nous sont parvenus, vous savez désormais pourquoi « Pline », curieusement, on a préféré l’oublier.

Inutile de me remercier : allez donc briller en société !

Et si vous inventez une machine à voyager dans le temps : appelez-moi.

99 réponses à “Quand reverrai-je Pompéi ?

  1. En tout cas c’est sympa de fournir sa critique si tard ça m a fait bien rire avant d’aller me coucher
    La vraie question : jusqu’à quel point ça fait mal de sortir les 10 euros pour payer sa place quand on est quasi sur que ça va être une grosse daube??

    • Peut-être que savourer à l’avance les bons mots qu’on va pouvoir inventer et qu’avoir le privilège d’avoir des lecteurs qui applaudissent son spoiler, ça n’a pas de prix ?

      *clap clap clap*

      • Dans ce cas j’ai hâte que Mister Connard aille voir « La légende d’Hercule » j’ai moi-même failli m’immoler par le feu pendant la séance… Des incohérences qui pleuvent, des effets spéciaux a vomir, une histoire sans profondeur… Un bon spoil donnerait a ce film une raison d’exister x)

        Marynn

  2. Göttes zum teuffel, la douce odeur de daube flotte jusqu’ici.
    le rejeton grotesque des ébats de gladiator (ou trice, remarquez) et titanic.
    mais toujours cette question : pourront-ils tomber encore plus bas ?
    (oui, évidemment, oui, ça ne fait… pas un pline.)
    Merci !

  3. Il est motivé le monsieur !! \o/

    En tout cas, ça confirme une chose : TOUS les films qui tournent autour des gladiateurs sont écrits avec un manque certains de connaissances historiques et archéologiques.
    ( Et oui, le film « GLADIATOR » est compris dedans vils cancrelats).

    • En même temps, il faut se renseigner un minimum avant d’aller voir le film. Une fois qu’on a lu Paul W. S. Anderson, on sait qu’on aura tout sauf un film historique. Autant pour Gladiator, je peux comprendre qu’on puisse être déçu parce que c’est Ridley Scott, autant pour Pompei, le nom du réalisateur et la bande-annonce suffit à se faire une idée de la daube que ça va être. Pourquoi perdre du temps à faire une critique sur un film pareil quand d’autres mériteraient davantages qu’on parle d’eux ?

    • En même temps, les archéologues ont beau répéter que les gladiateurs ne se battaient pas à mort (ou que très rarement) les réalisateurs se feront toujours plaisir sur le sang et les tripes. C’est plus fort qu’eux !
      Quand on sait qu’a la base, les gladiateur c’est des combats rituel des Étrusques pour honorer les défunts lors des rites funéraires (plus tard récupérés pour amuser le peuple romain), faire des morts pour honorer les morts c’est un peu con. Non ? ^^
      Militons ensemble pour que les gladiateurs au cinéma redeviennent ce qu’ils ont été historiquement ! Des catcheurs en jupette !

      • La question n’est pas aussi tranchée. En fait il y a deux types de gladiateurs : les pros, et la chair à canon.
        Les pros suivaient un entraînement long et couteux, on ne pouvait effectivement pas se permettre d’en perdre un sur deux à chaque combat. Ca aurait été très cher, mais aussi très frustrant pour le public; un peu comme un fan de foot qui verrait ses stars mourir à chaque fois qu’elles perdent un match.
        D’un autre côté il y avait tous les repris de justice et les esclaves pas cher qui coutaient pas grand chose et que personne n’aurait regretté qui pouvaient être envoyés se faire massacrer; même si leur attitude peu « pro » faisait qu’ils fournissaient un spectacle de pas très bonne qualité.

        Mais en ce qui concerne les pros, par rapport à ce que j’ai pu lire, il semblerait que leurs chances de mourir à chaque défaite tournaient autour des 10%, ce qui n’est pas rien…

    • pourquoi les films les mieux réussis au niveau des références historiques, ont-ils rarement du succès?
      Je prends pour exemple « l’aigle de la neuvième légion ». un film très bien fait (mis à part une petite erreur scénaristique : les méchant poursuivent et rattrapent les héros en se trimbalant un mioche)

  4. Très bon, comme d’habitude! Un simple bémol: un sénateur de l’Empire Romain avait sans doute largement les moyens de financer la reconstruction d’une ville. Bon, pas n’importe quel sénateur, et pas n’importe quelle ville, mais on parle de Jack Bowus tout de même!
    Et le regard approbateur de Maman Cassia quand sa fille se rince l’oeil sur l’esclave n’a rien d’étrange, il était courant pour les femmes libres d’aller se taper un gladiateur, moyennement paiement.

    Par contre, cher Odieux, je suis déçu que vous n’ayez pas parlé du magnifique sprint de Milo, qui en même pas cinq minutes couvre la distance entre l’arène et la ville; ou de l’extraordinaire résistance d’Atticus qui, avec un glaive dans le coeur (ou pas loin) arrive encore à briser la lame, tuer son adversaire en lui parlant d’honneur et de gladiature, tenir le coup un bon quart d’heure en regardant le volcan, et enfin se lever bien droit pour sa transformation en merguez grillée; ou (historiquement parlant) du fait que les galères de Pompéi ont aidé les citoyens à fuir au lieu de les en empêcher, ainsi que de l’absence de tsunami; ou encore de l’affreuse slow-motion utilisée lors du baiser final…
    Mais bon, ce film est déjà une catastrophe, inutile d’en rajouter je suppose.

    Encore merci, Grand Maître Odieux.

    • Petite précision: Cassia n’est pas une femme libre, elle est la propriété de son père, qui seul peut décider de ses relations. Dons Jack Bowus n’a qu’à dire: je paie si tu donnes ta fille, et ils peuvent tous aller célébrer les noces à Rome. FIN!
      Mais merci Odieux pour ces spoils, ils permettent de satisfaire ma soif de mauvais cinéma sans débourser les sommes honteuses nécessaires. Il n’y a pas de petit profits, d’autant plus que je ris plutôt que d’être consterné.

      • Ah ça il le dit aussi, si mes souvenirs sont bons. Ou du moins il laisse bien entendre que sans mariage, pas d’argent (et en plus ça fait retour sur investissement avec la dot).

      • Techniquement, à Rome, toute femme n’étant pas esclave est une femme libre. Après c’est vrai que les hommes avaient un assez grand contrôle sur les femmes de leur famille; cependant au Ier siècle avant JC, juste entre la fin de la République et la montée du christianisme, il y a eu une période un peu WTF niveau moeurs où les femmes ont acquis une très grande liberté, sinon dans le droit, du moins dans les faits (sexe hors mariage, avortement, divorce, etc.).
        Donc Raff marque un point sur ce coup-là.

  5. Bonjour Odieux connard, votre article est un délice comme d’habitude, c’est le premier commentaire que je poste sur votre blog et je me dois de vous féliciter de tous ces articles excellents.

    Maintenant que la cirage de pompe réglementaire à été effectué je peux préciser l’objet de ce message, outre la glorification de votre talent.

    Au début du post, quand Milo brise la nuque du cheval vous avez fait une petite faute, qui gêne (légèrement) la compréhension.

    « Puisqu’il n’y a plus grand chose à faire de plus, et même si l’on peut désormais jouer à Twiter avec la tête du fier animal comme aiguille, »

    Jouer à TwiSter et non Twiter, mais c’est sûrement Pline le Jeune qui vous à mis ce mot en tête avec sa manie de spammer l’empereur.

    En tout cas merci pour ce mélange d’esprit, d’humour et d’amour du cinéma (le vrai hein, pas les films qui sont chroniqué ici) que vous nous servez à chaques postes !

  6. Qu’est-ce que j’ai rigolé en lisant le coup du power point en marbre et des galères Megazord.

    Bon, comme le cheval survit je ne pardonne pas le film (comme je l’ai dit dans l’article précédant). A vrai dire ça m’arrange mais ce n’est pas très honnête de ma part, c’était prévisible.

    (et sinon je sens qu’il y a quelque chose de très drôle derrière le « you know nothing Jon Snow » mais comme je ne regarde pas Game of Thrones je crains que ça ne me passe à côté pendant très longtemps, à moins qu’une âme charitable n’accepte de m’éclairer là dessus)

    • Ben c’est simple, l’acteur qui joue Milo tient le rôle de Jon Snow dans Game Of Thrones qui fréquente une jolie sauvageonne. Elle lui répète à longueur de temps : « T’y connais rien, Jon snow »

      • A oui je vois. Ça ne m’avait pas marqué plus que ça dans le livre.

        Merci.

    • J’en déduis, cher Odieux, que vous êtes donc partisan de la prononciation dite « restituée », qui a cours maintenant aux cours de latin?

  7. Absolument génial. Je suis archéologue (ta prière pour qu’aucun archéologue ne lise ta critique n’a pas été entendue), je savais que c’était de la daube, mais n’ayant pas voulu payer pour voir le film je n’imaginais pas à quel point. Grâce à toi, je sais, et au lieu de me prendre la tête pendant 1h44 (Mon Dieu … 1h44 >___<) j'ai beaucoup ri en lisant ta critique. Donc merci !

  8. Il fut un temps pas si lointain où Emily Browning jouait dans de bons films et savait fermer sa bouche… Quel dommage, ce nivellement vers le Kirsten Stewart de tant de jeunes actrices !

    • Je sais pas pourquoi ça vous choque à ce point :/
      C’est pas spécialement classe, mais je vois pas de quoi faire une fixation non plus.

      Sinon, j’ai bien aimé la scène où Atticus bute Severus en approchant leeeeentement son couteau du coup de l’autre, qui ne pense apparemment pas à foutre un pain à l’autre, à sortir un couteau et l’égorger, voir éventuellement à lui crever les yeux avec ses doigts.

  9. Mon cher Michou,
    tant fatigué tu dois être que tu laisses échapper de manière exponentielle de tes petits doigts moultes incohérences orthographo-grammaticales.
    Aurais-tu besoin d’une secrétaire ou autre entité capable de faire une relecture agrémentée de discrètes corrections?
    Si tel est le cas, sache que je me tiens à ta disposition (et n’y vois aucune invite de mauvais goût, vil coquin, je ne goûte guère les coffres automobiles, sauf…bref, restons-en là).
    J’en profite tout de même pour saluer une fois de plus ta verve habile (non, ne cherchez pas le calembour, mécréants).
    Allez, bisous.

  10. A propos des lettres de Pline sur le volcan, notons tout de même que c’était Tacite qui avait un peu cherché la merde au départ, en lui demandant le premier les détails de la mort de son oncle. Pline lui avait donc raconté ce qui était arrivé à tonton, en finissant la lettre par « bon, et là il est mort. Pendant ce temps-là, ma môman et moi on était à Misènes… mais puisque vous ne m’avez pas demandé ce qui m’était arrivé à MOI, je ne vous le raconterai pas, ET TOC. »
    Et du coup, Tacite tenu en haleine par le suspense effroyable a dû lui demander la suite (et sans doute ne voulait-il pas froisser son pote), et ainsi dans la lettre d’après, Pline dit « booon ben puisque vous avez vraiment insisté pour que je vous raconte ce qui m’est arrivé, je le ferai, mais c’est bien parce que c’est vous hein, perso quand j’y repense je mouille encore ma toge ».
    Ainsi, en plus d’avoir inventé le spam, Pline a créé le cliffhanger, l’arme maudite des scénaristes de séries.
    (Et merci pour ce bon article que j’attendais avec impatience depuis que j’avais vu cette calamiteuse affiche… des coulées de lave rouge sur le Vésuve, non mais franchement ?! )

  11. J’ai vu quelques fautes (accents sur des À, Twiter, et juste après le passage sur le tireur d’élite finlandais, « Passons, car u côté de l’arène ») mais ce n’est rien à coté des fautes commises par le réalisateur …
    Comment diable avez-vous pu relever tant de choses ? Personnellement, j’étais bien trop perturbé par cette splendide VF qui nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire.

    Les scénaristes ont tellement peu d’imagination qu’ils se sentent obligés de nous monter des histoires pseudo-alambiquées de massacre et de vengeance pour faire croire que leur personnage est travaillé, et on se retrouve avec d’improbables coïncidences (Jack Bowus qui connait tout le monde et apparaît partout c’est vraiment pas très recherché, et pile au moment de l’éruption c’est un sacré hasard).
    On se croirait dans la série Touch, sauf que dans Touch au moins c’est justifié.

    Merci pour ce concentré de drôlerie, ceci dit j’ignore où vous trouvez des spéculoos assez solides pour effectuer une trachéo …

  12. Cette fois-ci vous n avez fait que raconter l histoire du film il y a certes un spoil mais au sens premier. Pas de reelles remarques pertinentes decalees et donc amusantes sur les problemes du scenario. Finalement c est peut-etre un bon divertissement.

    • Alors, les enfants, si jamais vous avez besoin d’illustrer « le déni », vous pourrez toujours vous servir de l’exemple ci-dessus.
      Ça marche aussi avec les kékés infoutus de taper les accents et la ponctuation depuis leurs sous-accès à Internet.

      • Pourquoi cette remarque insensee ? Je tappe d un iphone et c est ultra chiant d aller chercher les accents et les apostrophes avec ces smartphones et je hais le correcteur automatique. Où est le probleme ? Tu as un gros probleme pour te detendre ? Où est le deni d ailleurs ! Visiblement tu es capable de remettre les accents par toi-meme non ? C est un commentaire de blog pas une lettre pour ma grand mere.

      • Ma remarque est tout à fait fondée. Tes paragraphes sont chiants à lire, et ce n’est pas parce que c’est un commentaire de blog que c’est moins important. Accessoirement, à ne pas maîtriser ta machine, tu passe pour un débile, un illettré et un je-m’en-foutiste. J’y arrive sur le mien, ce n’est pas l’exploit du siècle. Une pression longue sur la touche devrait faire apparaître un sous-menu avec divers accents, et pour la ponctuation, tu as une touche spéciale pour changer de clavier. A défaut, lis donc le manuel, pour savoir comment l’on fait.

        Pour le déni, je te laisse relire intégralement l’article en question, sans sauter de passage, même si c’est long et fatigant. Les problèmes de scénarios devront te sauter aux yeux, sauf si, évidemment, tu persiste dans le déni.

      • C’est marrant mais, de mon côté, les commentaires agressifs et condescendants, je trouve ça un poil plus désagréable à lire que les commentaires sans accent.
        Comme quoi, les goûts et les couleurs, hein.

      • « Atombrecher » :

        Quand tu écris « tu persiste dans le déni. » tu oublies le « s ». Ca m’a fichtrement agressé les yeux, j’ai défailli et perdu une partie de ma soirée dans une sorte de coma. Vu la teneur absurde de tes propos, j’imagine que tu as dû te pendre en voyant ta faute de conjugaison :-).

        idem pour « tu passe pour un débile », a priori tu ne connais cette fameuse formule mnémotechnique  » Tu ne se promène jamais sans son chien S ».

        « problèmes de scénarios » tu mets une « s » de trop à « scénario », je passe sur le pluriel de scénario qui est en discussion finalement.

        En fait, tu as dû à l’heure actuelle décimer toute ta famille :-)

      • Jérôme avait fait 10 fautes d’accents ou de ponctuation dont 2 à son propre prénom, mais on sent que ce qui a énervé Atombrecher, c’est surtout le déni dont Jérôme fait preuve vis-à-vis de la nullité du scénario, après le « Grammar-Nazism » c’est du bonus.

        Ironiquement, le pluriel de scénario dépend des accents : Jérôme n’en a pas mis (« scenario ») et il écrit donc la forme archaïque d’origine italienne du mot (qui en toute rigueur devrait être écrit en italique, si quelqu’un connait des astuces de mise en forme des commentaires, merci de m’expliquer) dont le pluriel italien est « scenarii » mais Atombrecher utilise l’orthographe française « scénario » et le pluriel reconnu par l’Académie Française est bien « scénarios ».

      • Je précise : par « tout à fait vrai » je voulais dire que tu as raison, pas que tu es vraiment un ignorant sale et prétentieux ;)

      • Il y a plusieurs problèmes mais un seul scénario, donc on écrit « problèmes de scénario ». Tout comme « des problèmes de compréhension » ou « des problèmes d’orthographe ».

      • Je ne suis pas exempt de fautes, je le reconnais tout à fait.
        Ma grammaire parfois défaille, et je suis toujours ravi que l’on pointe mes erreurs (merci, du coup).
        Je n’ai pas eu l’impression de m’énerver, comme il est sous-entendu. Quand au ton, à la « morgue », il s’agit d’inciter l’inconvenant à se bien conduire, un résultat pour le moins payant. Une haute idée de sa langue, tirer le monde vers le haut plutôt que de le laisser plonger dans l’apathie, tout ça, tout ça.

        Pour les mots importés, j’ai tendance à tolérer les pluriels étrangers. Des scénarios, des scenarii, bon. Certes. (Test italiques.)

        « fanboy-extrême »
        Ou là. Nous nous sommes mal compris. On peut tout à fait avoir un avis différent, sur quelque sujet que ce soit. On peut tout à fait adorer un film ci critiqué. Maintenant, au vu de l’article ci-dessus, et de son contenu, il m’est apparu comme faux de dire que le scénario n’était pourri.

        « Comme quoi, les goûts et les couleurs, hein. »
        Absolument.

      • Pour ceux qui se posent la question, les balises HTML fonctionnent.

      • Ça fait toujours plaisir de tomber sur un troll là où on ne s’y attend pas! Belle performance Atombrecher! Mon seul regret est d’être arrivé trop tard pour apposer ma pierre à l’édifice

    • L’orthographe,la syntaxe et la ponctution sont juste le minimum de respect pour celui qui lit qu’on est en droit d’exiger. On fait tous des fautes de temps en temps mais il y a des limites.

      • Ca va c’était pas non plus illisible son commentaire, manque juste les accents et les apostrophes. Faut pas être extrémiste non plus. Je fais pareil sur mon téléphone.

    • En fait, ce que je voulais exprimer c’est que d’une part, je lis toutes les chroniques de l’auteur de ce blog, que j’ai adoré le désossement de Prometheus ainsi que beaucoup d’autres et que celui-ci ressemble d’avantage à une rédaction pour se faire plaisir qu’un réel spoil habituel. Donc, oui je l’ai trouvé moins bon. Désolé au fanboy-extrême qui s’énerve facilement sur pas grand chose. Je suis certain que le prochain sera meilleur.

      Maintenant salut !

      • Bien qu’ayant des tendances grammar nazi, je commets également des fautes, ce qui incite à la tolérance. Du coup le message de Jérôme ne m’a choqué en absolument aucun point.
        2 apostrophes et 3 accents manquant ne gênant en rien la lecture (s’est quant même largement moins génant que les illétré généraliste que l’on peu trouvé par ailleurs et qui viole allègrement la conjugaison et la sintaxe. Comme dans se passage volontairement bourrez de faute. Sa brule les rétine, n’est-ce pas ! La vous pouver parlé de manque de respect.), je ne comprends pas le tombereau de merde qui se déverse sur Jérôme. Prenez un café, ou un tranxen pour les plus indécrottables, et redescendez de votre tour du mépris.
        La morgue et la condescendance des réponses d’Atom Breacher étaient largement plus dérangeantes, désagréables et nuisibles au dialogue que 3 accents oubliés.

      • Autant en général je suis assez d’accord avec Atombreicher et un peu grammar nazi moi-même à mes heures perdues, autant là j’ai le même point de vue que O. sur le sujet. Courage Jérome on est avec toi!

        Cela dit je rejoins aussi Rrromain sur le fait qu’il t’a plus reproché le déni de scénario foireux, pourtant assez évident de mon point de vue… 1 partout la balle au centre et on oublie tout ça… Après tout j’ai l’impression qu’on est pour la plupart des gens assez sympas et civilisés, donc c’est un peu idiot de se prendre la tête pour des conneries pareilles, non?

      • Tiens c’est le monde à l’envers aujourd’hui, la faune locale à décidée qu’on pouvait faire des fautes d’orthographe sur les commentaires du blog de l’odieux connard sans que cela porte à préjudice. Je me doit de soutenir Atombrecher dans cette pénible épreuve, vous manquez de classe.

      • Tout d’abord, je n’ai pas fait de fautes d’orthographe car je n’ai pas mis volontairement ces signes-là puisque il m’est pénible de le faire depuis un smartphone. Ensuite, insulter les gens n’est en rien payant, c’est juste que je n’écris pas systématiquement de mon smartphone mais aussi d’un clavier tout bête où l’apostrophe, la ponctuation et autres accents sont moins pénibles à poser. Enfin, nous ne sommes pas à l’école, il est donc possible d’être détendu de temps en temps, n’est-ce pas !

        Vous avez constaté que les messages pointant systématiquement mon orthographe sont aussi truffés de fautes ? Par exemple le dernier en date « Georges Abitboll » ; « Je me doit de soutenir Atombreche […] » bien sûr à la première personne il faut écrire « dois » ; ceci est une faute extrêmement habituelle dans les commentaires de blog. Mais personne ne se fait pointer du doigt ou même incendier pour cela.

        Si j’avais écrit une critique de la critique longue de 1 500 signes, je me serais permis de rendre mon message moins difficile à la lecture. Mais mon message était complètement subjectif et très court ; je doute même qu’il mérite la moindre considération.

      • Si l’outil n’est adapté à une fonction, il est concevable de cesser de l’utiliser de telle impropre manière.

        Il est bel et bon de ne faire aucune faute. Il faut s’astreindre à la relecture. Après, il arrive que l’on ne voit une faute (par exemple parce qu’on la fait systématiquement), et pour cela, je ne saute à la gorge, à moins de réellement défigurer le texte. Je suis reconnaissant qu’on me fasse remarquer les miennes, ceci dit ; c’est de cette manière que l’on s’améliore.

        Pour finir, un message court est d’autant plus facile à produire correctement. Qu’il soit d’une ligne, de quinze, de cent, l’image donnée est la même. Je ne saurais trop recommander de soigner la communication, à peine, comme dit initialement, de passer pour un kéké.

      • Atombrecher : Si ton bonheur est de faire étalage d’une prose alambiquée au possible et avoir toujours le dernier mot, pourquoi n’ouvres tu pas ton propre blog ? Ainsi tu pourra modérer les commentaires autant que tu veux.

      • Pour finir, si jerome (qui par ailleurs il écrit son pseudo comme il a envie) passe pour un kéké, à mes yeux tu passes pour un troll. Le plus simple serait de demander son avis sur la question à l’auteur de ce blog. Je suis beau joueur car, comme c’est un odieux connard, il y a des chances qu’il soit d’accord avec toi ;-)
        J’ai oublié de demander si les smiley sont tolérés, tant pis.

      • @Georges Abitbol
        Je suppose donc, à te lire, qu’invectiver brutalement quelqu’un qui a oublié quelques accents et apostrophes (et j’insiste sur ça parce que ça contient l’immense majorité des fautes d’orthographes totalement irrespectueuses imputées à Jerome) est le summum de la classe, du respect, etc…
        « Odieux connard » dans le titre du blog sert à qualifier son auteur, pas à expliquer comment il faut se comporter avec autrui dans les commentaires.

      • Je conclurais en disant que l’Odieux lui-même oublie systématiquement les accents sur les « À » alors que tant que c’est lisible, ça passe.
        C’est une question de respect pour le lecteur, alors quand le maître de ces lieux fait une coquille, faisons lui la remarque pour que les yeux des autres 10 000 lecteurs ne subissent pas l’agression, mais Jérôme, perdu dans les commentaires, a été lu par au maximum une petite centaine de personnes (et encore c’est parce qu’il a provoqué une méga-discussion) donc sérieusement …

        En fait si on veut que son avis soit lu (ce qui est le but quand on l’écrit) c’est toujours mieux de bien l’orthographier, sinon et bien on se fait ignorer c’est tout.

  13. Critique hilarante comme toujours. Il y a effectivement de quoi faire bondir au plafond les historiens et les archéologues, ils ont sûrement pris Lorant Deutsch comme consultant historique sur le tournage.

    « Désormais simplement surnommé « Le Celte », Milo a bien grandi et a pris des abdominaux pour le plus grand bonheur des spectatrices hétérosexuelles, des spectateurs homosexuels et des sociétés de nettoyage de fauteuils de salles obscures. » J’avoue, ça m’a fait éclater de rire pendant plusieurs minutes. La référence à la série Le Rebelle aussi, j’avoue avoir regardé cette série pendant sa rediffusion sur NT1 et avoir bien ri, ce fut l’un de mes plaisirs coupables. Le Rebelle, Megazord, on ne serait pas de la même génération par hasard, Odieux ?

    De toute manière, TOUS les films hollywoodiens traitant du thème des gladiateurs (même Gladiator) regorgent d’erreurs et d’inexactitudes. Ils se battaient RAREMENT à mort, avec le temps et l’argent que ça prenait pour leur formation, ça aurait été vraiment du gâchis. Et la manière dont ils se battaient dans la réalité n’avait rien à voir avec ce que les films nous montrent (y compris Gladiator). Je suis bien placé pour savoir tout ça, j’ai autrefois fait un brillant exposé sur les gladiateurs en latin, qui me valut la note de 18 sur 20, l’une de mes rares bonnes notes dans cette matière, soit dit en passant. Merci Odieux pour le passage sur Pline le Jeune et Pline l’Ancien, ça m’a rappelé les heures passées en cours de latin et j’ai versé une larme de nostalgie. Et c’est vrai : Pline le Jeune est resté pépère à regarder l’éruption depuis Misène de l’autre côté de la baie tandis que Pline l’Ancien a volé au secours d’amis de Pompéi et y est resté (mais l’éruption n’a rien à voir là-dedans apparemment, il a fait un malaise).

    Une dernière chose, Odieux : comment te procures-tu les captures d’écran des films ? Cela émoustille ma curiosité.

    • En fait l’Odieux est scénariste à Hollywood, c’est grâce à ça qu’il arrive à récupérer ces magnifiques images.

      Je le soupçonne aussi de rajouter en catimini des incohérences dans les films auxquels il a accès pour qu’il y ait suffisamment de matière pour ses spoilers.

  14. Si Milo est Mario, Bowus est Bowser et Cassia est Peach, qui est Luigi ?
    La question me hante, d’autant plus que ce bon Atticus est trop bronzé et pas assez moustachu pour correspondre au profil recherché.

    Article sympa, sinon.

  15. Merci pour cette excellente critique, aussi drôle que d’habitude. J’ai particulièrement retenu la partie sur les autoroutes belges et françaises, ça doit être parce que c’est du vécu.
    Et la fin était juste… parfaite ! Il m’a fallu du temps pour m’en remettre, j’en ai encore les larmes (de rire) aux yeux.
    Par conséquent, je pense que s’il y a bien une chose à retenir de ce spoiler, c’est…
    YOU KNOW NOTHING, JON SNOW !

  16. Grandiose votre papier :)
    Je le ferais bien lire a mes élèves latinistes a qui j’essaie désespérément de faire comprendre que ce film est une DAUBE.

  17. Connard, j’avais déjà l’impression que tu étais (comme ton nom ne l’indique pas) un mec plutôt sympathique; mais si en plus tu te mets à citer Simo Häyhä je risque fort de vouloir te promouvoir au rang d’ami

  18. Mon cher odieux, la petite référence a Alerte Rouge et sa chronosphere m’a agréablement surpris, je savais que vous aviez bon gout, mais cela depasse l’entendement !

  19. J’objecte sur un point, la legende de la premiere image (l’affiche du film). Il y a bien un avertissement donne au spectateur potentiel: « IN 3D ». Ca devrait mettre la puce a l’oreille de tout curieux pour lui faire passer ce vilain defaut. :p

  20. Quand j’ai vu l’affiche, j’ai pensé « Les zinzins d’Olive-Oued », ca y est, ils l’ont fait.

    • Meuhnon, une adaptation des Zinzins d’Olive-Oued serait une preuve de bon goût, et là on parle de Paul W.S. Anderson, ne l’oublions pas.

      • Non, je pensais à PJMTLG faisant son délire sur une folle passion dans un monde pris de folie… Avec 1000 éléphants !

  21. Ainsi donc OC vous fûtes professeur autrefois, ceci explique votre amour inconditionnel et légendaire pour les rase-moquettes.

  22. Et il est ou le bon vieux chien de pompeï, si typique, si connu, hum ?
    Même pas là, dans ce superbe heu, enfin ce long metrage.
    Ca nous aurait fait une belle image je trouve (une de plus) !

  23. C’est une merveilleuse idée, des bibles avec du Pochep dedans. Ça donne envie d’en faire quelques exemplaires et d’aller les diffuser à la sortie de la messe.

  24. « Ce qui est choquant. Mais pas autant que la vraie information à retenir : visiblement, en 69 de notre ère, la Quechua était vachement mieux insonorisée puisqu’à moins de passer la tête dehors, on ne remarquait qu’à peine un massacre à coups d’épées. C’était mieux avant. »

    J’en pleure encore…!

  25. Encore _un excellent moment de lecture…sur tout le passage avec Jack Bowser ! Dire que j’ai failli aller voir le film avec ma fille (pensant lui faire plaisir). Mais du haut de ses 13 ans, elle a été rebutée par la bande annonce qui montrait une éruption totalement différente de celle qui se déroula en réalité.
    Merci ma fille pour ta culture et ta clairvoyance. Sinon, on serait allé voir une sacrée bouse.
    Connard, je vous aime…

  26. Merci, Connard, pour ce merveilleux article. Ce n’est pas même le spoil qui m’intéresse quand je vous lis, mais ces bons mots et cet humour caustique qui parsème votre prose. Je dois avouer avoir été victime de quelques incidents impliquant une bouteille d’eau et mon écran en cours de lecture.

    Bref, comme disent les jeunes de nos jours : PTDR MRD LOL. En d’autres termes, j’ai beaucoup ri.

  27. Génial connard!!! Encore une fois. Par contre les loulous, il faut arrêter de s’acharner sur la véracité historique des films hollywoodiens. Un film est une fiction avant tout, ce n’est pas une reconstitution historique. Si vous voulez de l’histoire, regardez Arte (et encore…), ou vous ouvrez un bouquin d’historien (pas le Da vinci code). On mate pas pompéi, gladiator,..pour revivre ses cours d’histoire, juste pour rigoler un bon coup.

    • Je ne suis pas d’accord, tout est une question de prétention. Si on dit qu’on va raconter la fin de Pompéi ça impose de se placer dans un cadre spatio-temporel donné.
      On ne reproche pas à Inglorious Basterds (par exemple) de ne pas respecter la réalité historique: le film décrit une sorte de « réalité alternative » où un commando massacre des nazis et veut éliminer Hitler, il n’a pas la prétention de suivre l’histoire. Mais même là, comme il y a tout de même la volonté de se placer dans une certaine période, un minimum d’efforts est fait pour que les décors/costumes/armes/etc correspondent. Et ce n’est même pas un film historique comme Pompéi!

      Un film qui se prétend film historique doit obligatoirement correspondre à la réalité historique, sinon c’est raté. De même qu’un film racontant une légende doit correspondre à la légende. Du coup Pompéi et le dernier Robin des Bois sont immédiatement hors course.

      La fiction, c’est raconter une histoire qui n’a pas eu lieu. Mais si on place cette histoire dans un cadre (historique, mythologique…) il faut respecter ce cadre, sinon c’est stupide et ça gâche le film. Le but n’est pas de revivre ses cours d’histoires, juste de faire un film qui corresponde à ses prétentions. Le film a la prétention de faire revivre une période de l’Histoire, quand il ne colle pas à l’Histoire c’est donc un échec. Titanic avec un Léonardo Di Caprio habillé en jean et sweat à capuche, ça ne serait pas un bon film, juste un étron hollywoodien de plus.

      Et puis il y a une grosse différence entre une reconstitution historique ou un documentaire (où là Arte est en effet la meilleure solution) et faire le petit effort pour que les décors et les costumes soient correct. C’est comme faire l’effort de faire un scénario cohérent. Ça ne coûte pas plus cher, mais c’est ce qui fait la différence entre un bon et un mauvais film. Je ne pense pas que tu aurais moins apprécié le film si le film avait simplement collé à la réalité historique, ce qui ne l’aurait pas instantanément transformé en documentaire.

      Sinon excellent article Mr Connard, comme toujours. Et coïncidence, le jour même je découvre l’affiche d’un prochain film qui me semble tout désigner pour attirer votre plume vengeresse.
      Hercule.
      Avec une épée (la massue et l’arc c’est pas assez blockbuster) et des armées qui se battent derrière (moi qui croyait que c’était un des seuls héros grecs à ne pas avoir fait de guerre). Et bien sûr (on commence à s’y habituer) la tenue avec l’épaulière qui a rien à faire là et une coupe de cheveux rappelant vaguement le choc des gitans (parce que si t’as pas l’air d’un GI tu peux pas postuler à Hollywood). Une barbe, chez les grecs? Connais pas. Sûrement un truc d’européens. Ils sont chiants à avoir une histoire.

      • Je suis d’accord avec toi dans l’ensemble, tout est une question de prétention. Mais malheureusement une œuvre cinématographique ou littéraire, quelle soit historique ou pas, reste avant tout une fiction. Il serait quasiment impossible de faire un film historiquement « juste », et il serait sans doute très chiant. N’est-il pas plus jouissif de voir le généra russel crowe chargé sabre au clair en pleine forêt sur les arrières d’une bande de germain trop stupide pour avoir vu le coup venir?? Et en ce qui concerne le film présent, dés la bande annonce, on sait déjà que cela va être un nanar qui historiquement va être à chié, non?

      • je suis d’accord avec Paizair. c’est pourquoi je vous recommande « l’aigle de la neuvième légion ». Il respecte la période historique bien que le héro et son histoire soient (avec une probabilité frôlant les 95%) fictive .

        Le film est très bien fait (seul bémol scénaristique: les méchant poursuivent et rattrapent le héro en se trimbalant un mioche) et je regrette qu’il n’ai pas beaucoup de succès (c’est le seul film à la fnac sans antivol).

  28. Le coup de Pline la Bien Conservée je…j’en ai… j’en ai bavé de rire en fait…c’était nouveau… mais plutôt sympa.
    Je vous aime pour toujours Odieux Connard.

  29. Cher Connard,

    Je tiens à préciser que bien que Pline le jeune soit l’inventeur du spam, la machine à voyager dans le temps pourrait être utilisée dans un objectif plus noble que celui consistant à lui expliquer avec la douceur que je vous sais capable d’avoir, tout en restant très convaincant, que le spam, c’est mal. En effet, quitte à supprimer un fléau, supprimons le bon ! Notre cher Pline est non seulement l’inventeur du spam, mais il a aussi engendré ce qui est aujourd’hui connu sous le nom abject de  » télé-réalité « , bien qu’à l’époque ce fusse plus du  » papier-réalité « . Comme notre cher Pline racontait sa vie (et au passage celle des autres, tout aussi inintéressante, avec bien sur, un scénario incohérent), il abrutissait l’illustre empereur romain. J’ose supposer que dans votre infinie sagesse, vous savez ce qu’est l’effet papillon. Pline le Jeune a engendré la déchéance de l’empire romain avec le papier-réalité, en effet, en abrutissant l’empereur, ses successeurs sont devenus de plus en plus idiots, et donc incapables de diriger un empire, ce qui entraîna son effondrement pur et simple. Le même destin tragique pourrait nous arriver, c’est pour cela mon cher Connard, que si vous utilisiez une machine à voyager dans le temps pour raisonner Pline sur le spam, raisonnez-le aussi sur le papier-réalité.

    Cordialement.

      • le « papier » décrit ici est soit fait en peau de bête soit fait avec des plantes selon le même procédé que le papyrus (déjà utilisé par les égyptien).

        franchement, je doute que les km de textes écrits par Pline le jeune et connus aujourd’hui, se soient tous conservés sur des tablettes en cire.

  30. Excellent comme d’habitude! Vous écrivez très bien, cher!

    Je me permet de faire un commentaire chiant, car que serait internet sans les commentaires chiants? Il se trouve qu’un grand nombre de sénateurs étaient richissimes. En général, c’était de gros propriétaires terriens (faire du commerce, en revanche, ça c’était très mal vu, mais il y a beaucoup de controverses sur les sénateurs et le commerce). Cela dit, rien ne nous prouve que les scénaristes étaient au courant de ce fait.

  31. Haha moi je savais qui c’était Simo Häyhä!
    Une référence historique qui fait toujours plaisir et un article très bien écrit à l’humour exquis
    Ce blog est succulent

  32. Bon au risque de me faire lapider sur place je tien a dire que moi j’ai bien aimé le film (non ne me frappé pas!) mais je suis malgré tout consciente des innombrable scène inutile et incohérente du film mais bon j’estime que si on met le coté historique de coté c’est un bon divertissement! Puis que voulez vous, je fais parti de ses fan hystérique de Kit <3 (a savoir au ciné dans une salle de 100 personnes on devait bien être 90 voir 95 filles)

    Mais malgré tout j'ai adoré la critique! J'étais aux larmes du début a la fin, de rire bien sur! Surtout les passage sur la tente quechua et le pétage de nuque du cheval, deux éléments qui m'ont moi aussi interpelé dans le film mais surtout merci! MERCI! Mais qu'est ce qu'il était horrible son doublage français!!! Rien que pour ça j'avais envie de me pendre tout le long du film! Heureusement qu'il a pas beaucoup de dialogue le garçon car sinon ça aurait été très dur a supporté!

  33. « Misère. J’espère qu’aucun archéologue ne lit ce spoil. »

    Trop tard.
    J’ai souffert.
    C’était atroce.

    Odieux connard c’est aussi parfois de la thérapie cognitivo-comportementale post-traumatique.

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  35. Bonjour et merci pour ce spoil toujours plein d’humour.
    Mais en tant qu’amateur d’histoire je trouve que vous n’insistez pas assez sur les incohérences (elles sont tellement énormes que ce mot en devient faible) historique.

    Par où commencer ? Par Jupiter, soyons bref et concis et ne prenons que la scène du cheval qui se blesse en arrivant à Pompéi.
    1-> La route est broussailleuse et boueuse. Nous sommes en 79 ap JC et Rome est à l’apogée de sa puissance…Les routes principales en Italie sont pavées ! Ce n’est peut-être pas une route principale me direz-vous ? Sauf qu’une jeune et belle patricienne ne voyage pas seul sans escorte en dehors des routes principales qui sont gardés.
    2-> Au passage du chariot de la patricienne, celle-ci regarde les esclaves avec intérêt. Une noble romaine ne regarde pas les esclaves pour la simple raison que ce sont des sous-hommes qui ne valent pas une pièce de bronze.
    3-> Comme vous l’avez si justement relevé cher M.Connard, le cocher s’en fout comme de l’an 40 (qui était il y a 39 ans dans le film) que le cheval se soit blessé.
    4-> La patricienne quitte son chariot à côté d’une bande d’esclaves-gladiateurs qui ont tous une érection subite et dans la boue.
    5-> Les esclaves osent regarder la patricienne. Les esclaves ne regardent pas les nobles et encore moins les femmes, sinon c’est le fouet.
    6-> La patricienne donne raison à l’esclave et non au garde romain qui refuse de le libérer. Les romains sont supérieurs aux esclaves et ont donc toujours raison. Les romains donnent toujours raison aux romains.
    7-> Le garde romain obéit à la patricienne, qui a beau être une noble, est une femme. Il n’a pas à lui obéir.
    8-> La patricienne s’agenouille à côté de l’esclave, se mettant ainsi à son niveau et dans la boue. Proprement impensable.
    9-> L’esclave lui parle comme à une amie et sans autorisation.
    10-> L’esclave tue le cheval, qui est un bien de la noble. Ce qui revient à un vol. Et la punition dans la Rome Antique est, disons, tranchante, dans ce cas.
    11-> Le garde demande (ou plutôt ordonne) à la noble romaine de « pardonner le sauvage » Manque de respect devant normalement entraîné le fouet.
    12-> L’esclave noire personnelle de la patricienne lui adresse la parole comme si elles étaient sœurs et sans autorisation.
    13-> La patricienne regarde l’esclave dans les yeux et le remercie….Les esclaves sont des sous-hommes et non donc pas à être regardé comme des égaux et encore moins remercié.

    On a donc 13 erreurs historiques en 2 min.
    Et c’est comme ça tout le long du film. Autant dire que j’ai failli me pendre tant c’est aberrant. Le scénariste a séché les cours d’histoire (quoi que vu les cours d’histoire aux USA il les a peut-être bien suivi attentivement en fait) et n’a pas eu la bonne idée d’engager un consultant historien.

    Mais bon déjà une histoire d’amour entre une noble romaine et un esclave…C’était voué au Drame historique ce film. Ce qui me fait enrager c’est que ce film prétend suivre l’histoire en n’y respectant rien.
    C’est pas commes Inglorious Bastards qui n’a jamais prétendu suivre l’histoire.

    Je terminerai en suppliant le cinéma américain (bon ok, hollywood) de laisser en paix l’histoire européenne dont il ne sait que la déformer et la détruire.

  36. Ce film était formidable ! Je pense que j’ai très rarement autant ri devant un film (et certainement jamais devant un film dont ce n’était pas le but). Il est évidemment à regarder en version française, ce qui rehausse sa principale (et unique) qualité : le ridicule

  37. Je viens de voir le film pour la première fois.
    Foutre Pompéi à Naples déjà c’est balaise pour un film situé dans un contexte historique.

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