Les cours d’écoles sont-elles genrées ?

À chaque rentrée, son lot de polémiques.

Cette année, nous avons été particulièrement gâtés puisque comme il n’y avait pas d’autre actualité brûlante, ce n’est pas un, mais bien deux débats qui se sont tranquillement installés dans la presse. Le premier fut lancé lorsque le ministre de l’éducation expliqua que l’allocation de rentrée scolaire était loin de toujours aller au matériel scolaire, à moins d’utiliser un écran plat comme équerre. Le second apparut lui avec l’inauguration en grandes pompes de cours d’écoles non-genrées par des élus, les précédentes cours étant sexistes.

Il n’en fallait pas plus pour que des experts débaroulent sur tous les plateaux avec une exigence : des preuves !

Mais attention : juste concernant cette histoire d’achats d’écrans plats. Parce que le fait que des gens puissent acheter des conneries, roooh, quand même ! Ça se saurait ! Alors qu’à côté de ça, expliquer que les cours d’écoles travaillent en secret pour le patriarcat, ça, c’est bon, c’est assez évident pour tout le monde, inutile de prouver quoi que ce soit.

Comment ? Ce n’est pas si évident pour vous ? Je… bon, j’avoue que pour votre serviteur non plus. Aussi, en cette période de rentrée scolaire et de retour aux dissertations, posons de suite cette problématique :

Les cours d’école sont-elles genrées ?

Procédons avec méthode : qu’est-ce qu’une cour d’école ?

De manière générale, c’est un endroit plutôt plat et gris, peuplé de petits êtres bruyants qui poussent des cris suffisamment aigus pour tuer un yorkshire à trente mètres. C’est d’ailleurs pour cela que de manière générale, on croise peu de vieilles dames dans les cours d’écoles : elles tiennent à Kiki. Mais l’observateur attentif constatera quelque chose de bien plus mystérieux : dans la plupart des cours d’écoles, on trouve au sol d’étrange traits peinturlurés. Certains forment les limites d’un terrain de foot ou de basket. D’autres comportent tellement de lignes imbriquées que le tout ressemble plus à un pentacle pour invoquer Satan qu’à un équipement sportif, mais passons et restons dans l’idée qu’une partie de la cour d’école est souvent réalisée de manière à ce que l’on puisse y pratiquer du sport. Et c’est là que débute notre affaire : selon les experts, le terrain de sport, surtout s’il sert au foot, serait sexiste.

S’il est vrai que le terrain de foot a un rapport tout particulier aux testicules, c’est principalement parce qu’il les casse furieusement. Combien d’enseignants ont en effet roulé des yeux en entendant pour la trentième fois à la récréation « M’sieur, M’sieur, le ballon est passé par-dessus le mur, j’peux sortir le chercher ?« . Plus d’une partie a été arrêtée, un ballon confisqué, suite à un brisage de roubignolles caractérisé.

Pourtant, si cette raison parait suffisante pour effacer le terrain de foot et pendre un enfant aux cages pour faire un exemple, ce n’est pas pour cela qu’une partie de nos élus a décidé d’effacer ces lieux du démon pour les remplacer par des potagers (véridique : car tout le monde sait que les enfants adorent regarder les légumes pousser à la récré).

Mais alors, d’où vient ce souhait de réorganiser les cours d’école en urgence ? Et principalement autour de la question de ce maudit football ?

Eh bien d’une logique redoutablement mathématique :

  • Le terrain de foot occupe beaucoup de place dans la cour
  • Les garçons occupent principalement le terrain de foot
  • Donc les garçons occupent beaucoup de place dans la cour
  • Sexisme

« Mais d’où que ça vient cette théorie ? » vous interrogerez-vous en vous grattant très fort le menton. M’étant moi-même chatouillé la barbe en accompagnant le geste de divers mouvements de sourcils, je suis allé voir et voici donc que cette thèse ne date pas d’hier. Car comme le rappelle Raphaelle Rémy-Leleu, élue parisienne, tout commence avec un premier rapport de 2014 du Commissariat général à la stratégie et à la prospective pour lutter contre les stéréotypes filles-garçons.

Ça fait sérieux, hein ?

Sauf que… ça doit être comme les rapports de l’INSEE : tout le monde les cite, mais personne ne les lit. Ainsi, quid de la problématique du football dans les cours d’école ?

Voici la proposition 21 du rapport :

L’encouragement à une plus grande diversité des pratiques sportives des filles et des garçons passe par une sensibilisation des parents, des professionnels (médecins, éducateurs), des institutions (école) et des acteurs associatifs (clubs) à la problématique de l’inégalité des sexes et des bienfaits du sport pour tous. Il faut lutter contre l’idée que le sport est une “affaire de garçons” et contre la dichotomie entre les sports “masculins” et “féminins”. L’insistance sur les enjeux de lien social, de santé et de bien-être de l’enfant peut être un levier. Des campagnes de sensibilisation pourraient être envisagées dans les clubs, les écoles et les communes.

Ah.

Donc en attendant, en fait, ces gens citent un rapport où il n’est pas du tout écrit que les terrains de foot posent problème ? Et qui en fait, dit même exactement l’inverse ? À savoir que le vrai problème, ce sont les gens qui décident qu’un sport a un chromosome X ou Y ?

Ce qui est d’autant plus vrai qu’il existe une preuve que tout ça, c’est aussi malin qu’une tirade de Cyril Hanouna : à savoir qu’aux Etats-Unis, le foot se nomme soccer et est considéré… comme un truc de filles. Vous voudriez dire qu’attribuer un genre à un sport serait culturel ? Que taper dans un ballon n’aurait donc aucun lien avec avoir zob qui ballotte sous son short ? Incroyab’.

On appréciera donc la douce ironie de voir des gens luttant contre le sexisme… citer un rapport qui explique que leur raisonnement est sexiste. C’est vous dire si le sujet les intéresse.

Le rapport a en plus le bon goût de citer dans ses conclusions ceci :

les garçons font plus de sport que les filles, surtout à partir de l’adolescence : en 2002, 77 % des garçons et 60 % des filles de 12 à 17 ans pratiquaient un sport ou une activité sportive en dehors de l’école. Cet écart a augmenté de 14 points en cinq ans, et il atteint 30 points dans les foyers les plus défavorisés.

Donc on résume : les filles font moins de sport que les garçons, et cet écart se creuse dans les foyers défavorisés.

Ce à quoi nos héros du peuple et de l’aide aux filles (vous avez de la chance, mesdames) répondent donc… en supprimant le seul terrain de sport gratuit auquel ces demoiselles ont accès quotidiennement grâce à l’école publique où elles vont tous les jours. À ce stade, c’est si brillant que mes lunettes de soudeur approchent du point de fusion.

De toute façon, les filles, c’est pas fait pour le foot : regardez ce qu’il se passe quand on leur laisse un ballon, elles ne savent qu’en faire.

Moi qui pensais que le problème, c’était quand les garçons empêchaient les filles d’accéder au terrain ou de manière générale, qu’un genre faisait obstacle à l’autre. Non, apparemment, plus de terrain, plus de problème. Et inutile aussi de le remplacer par un autre terrain culturellement moins marqué, type volley ou badminton, dans le doute, on ne sait jamais. Tout supprimer, c’est bien plus astucieux ! Imaginez la même logique appliquée au sexisme au boulot.

« Je… je me fais harceler au travail.
– Ah ! Alors là, vous avez bien fait de venir me voir. Je vais régler ça immédiatement.
– En vous occupant du harceleur ?

– Ah non. Non, moi je vais raser le bâtiment où vous bossez et en reconstruire un vé-gé-ta-li-sé ! Regardez, on a mis un p’tit potager, vous allez être bien comme tout ! »

C’est très con ? Je vous rappelle que c’est véritablement la logique de ces gens.

Mais justement, comment diable ont-ils pu devenir si bêtes ? Trépanation accidentelle en jardinant ? Nenni. Nos héros ne citent pas que le rapport de 2014 qu’ils n’ont pas lu, non, ils citent aussi deux autres sources de bonnes idées : l’Atelier Recherche OBservation Égalité (l’AROBE), et un rapport de l’UNICEF de 2018. Ah !

Là encore, ça fait très sérieux, mais regardez bien ma moue : c’eeeest… comment vous dire ?

Commençons par le rapport de l’UNICEF. Je vais résumer cela en trois points :

  • Le rapport est écrit intégralement en inclusif avec des points au milieu des mots, soit, j’en suis désolé, mais rarement une preuve de grand sérieux scientifique ou d’objectivité.
  • Le rapport a aux manettes, entre autres, Catherine Dolto, fille de Françoise. Si vous ne savez pas de qui il s’agit, continuez comme ça. Pour les autres, je vous laisse tousser. Fort.
  • Et autre personne derrière ledit rapport Édith Maruéjouls, « géographe du genre ». Qui par un heureux hasard, est aussi fondatrice de l’AROBE. Comme ça on peut dire « J’ai deux sources qui disent que… » mais en fait, c’est la même.

Pour vous résumer le rapport de l’UNICEF et son profond sérieux, laissez-moi vous en citer ce brillant passage :

Les politiques d’aménagement s’articulent autour de «l’habitant»: la neutralité des discours recouvre souvent une conception de l’espace répondant aux préoccupations de l’usager, homme actif. Elle répond à ses besoins de déplacement domicile/travail et à sa demande de loisirs masculins (stades de foot, boulodrome, skate park, équipements sportifs en accès libre…). Travailler les effets induits de l’aménagement sous l’angle du genre permet d’imaginer des espaces alternatifs. Prescrire un usage (jouer au foot, faire du skate, jouer aux boules) c’est prescrire un public et proscrire tous les autres usages et publics.

Vous le saurez donc : d’après ce rapport qui lutte contre le sexisme, quand on crée des structures pour les déplacement domicile-travail (ex : un métro)… c’est forcément pour les hommes. Mesdames, c’est connu, vous restez à la cuisine et vous vous occupez des marmots. Ah, ce n’est pas moi qui le dis : ce sont les brillants esprits derrière ce rapport de l’UNICEF qui veut lutter contre les stéréotypes de genre. Il n’y a pas à dire : c’est réussi.

Mieux encore, le rapport fait donc un demi-tour frein à main par rapport aux conclusions de 2014 et annonce que les sports ont un genre : si on construit un stade de foot, c’est pour les hommes.

Ah oui ? Mais si je construis le même stade aux Etats-Unis, ce sont des femmes qu’on va retrouver sur la pelouse, alors par quel mystère ? Probablement de la magie noire.

Mieux encore « prescrire un usage, c’est prescrire un public et proscrire tous les autres usages et publics« . Ex : skate = garçons = interdit aux filles. L’UNICEF en roue libre qui annonce tranquillement que si une fille aime faire du skate, eh ben tant pis pour sa gueule, elle n’a pas le droit d’aller au skate park. Et que si un garçon aime la danse, il n’a pas intérêt à s’approcher d’une salle, ce p’tit bâtard.

Aaaah, la lutte contre le sexisme. C’est comme celle contre le racisme : des fois on se demande si quelqu’un n’aurait pas passé la marche arrière en pensant que c’était la sixième.

Vous me direz « Mais qui a bien pu écrire des âneries pareilles ?« . La réponse se trouve là encore en faisant une rapide recherche, pour découvrir qu’Édith Maruéjouls, la fameuse géographe du genre, défend l’idée que le problème, ce n’est pas le sexisme autour d’un sport, mais l’équipement de sport, ce petit bâtard (qui ne s’est jamais fait insulter par un panier de basket en allant à Décathlon ?)

Dans l’un de ses entretiens, on peut ainsi lire :

L’enjeu est de savoir comment s’approprier l’espace public à égalité, peut-être en neutralisant les équipements et en qualifiant peu l’espace extérieur sous l’angle des pratiques sexuées stéréotypées. Lorsqu’on construit des terrains de boules, parc de jeux pour enfants, skate parc, city stades, etc, on contribue à sexuer les espaces .

De là à deviner qui a glissé sa petite théorie personnelle dans un rapport de l’UNICEF, il n’y a qu’un pas que je franchis avec tout un régiment de hussards. Surtout quand on y retrouve des arguments aussi puissants que le sexisme dans les « parcs de jeux pour enfants » puisqu’aux dernières nouvelles, les toboggans ne sont pas spécialement sexués. Mais sous le regard de l’inquisition qui « chausse les lunettes du genre » (c’est dans le propos de la dame), tout se transforme en quéquette ou en fifounette. Alors certes, cela doit permettre de regarder du porno à vil prix, mais je ne sais pas… je ne trouve pas cela très sain. Allez savoir pourquoi. Personnellement, quand je vois un toboggan, je vois un toboggan. Pas une teub à dévaler. Ou l’inverse. C’est très confus.

On pensait que voir des symboles phalliques partout était réservé aux profs de français, mais apparemment, non.

De toute manière, l’AROBE sent l’équipe de champions, quand on voit qu’on y trouve Chris Blache, une experte du sexisme urbain qui n’avait pas hésité à lutter contre le harcèlement de rue… en installant de nouveaux bancs (ça change tout !) place du Panthéon (lieu hautement dangereux, le courage).

Reste donc une question essentielle à traiter : « Oui mais en fait, on s’en fout, non ? »

Et pour rester dans l’esprit de la rentrée scolaire, faisons thèse, antithèse, et synthèse.

Oui, on s’en fout.

Parce que fondamentalement, cette polémique à deux sous ne va pas changer les choses. On attend d’ailleurs avec impatience de voir nos édiles constater avec effroi que malgré plusieurs millions dépensés pour « neutraliser » l’équipement de ces sales gosses, ces derniers arrivent à réoccuper exactement le même espace de la même manière, en délimitant les buts avec trois cartables et un anorak.

Bande de sales petits hackers ! Ah, si seulement on avait pu prévoir cela ! Pensez à tout ce bel argent dépensé, saligauds !

D’ailleurs, certains élus ayant constaté ce mystérieux phénomène n’ont pas eu honte de bredouiller « Non mais on ne veut pas les empêcher de jouer au foot, hein !« . Nooooon, on a juste rasé le terrain et les cages comme ça. Quelle bonne foi. Moi aussi, ce n’est pas que je n’aime pas les gens qui font de la zumba, mais je vais raser les salles de zumba pour me réapproprier l’espace de manière égalitaire.

Bref, les enfants resteront des enfants, et joueront bien à ce qu’ils veulent. Si on pouvait les empêcher de faire les cons en installant deux bancs et un potager, croyez bien que les instituteurs auraient sorti les pioches depuis longtemps.

Non, on ne s’en fout pas tant que ça.

Puisque si nous ne sommes pas trop inquiets pour les marmots, on l’est quand même plutôt pour les brillants esprits derrière ce genre de décisions.

Car cela résume tristement une certaine classe politique qui ne sait plus se pencher sur un souci autrement qu’en renommant une rue, installant des bancs, élargissant les trottoirs ou posant des bacs à fleurs. Tout problème peut semble-t-il être résolu avec du mobilier urbain et une inauguration devant la presse. C’est Decaux qui doit être content. Et les Talibans qui doivent trembler à l’idée que pour sauver les femmes là-bas, on y fasse un largage massif de bancs éco-responsables et de plaques de rue Rosa Parks.

Une légende, contée par de vieux fous au coin du feu les soirs d’hiver, raconte pourtant que le sexisme ne viendrait pas tant d’un terrain de foot ou d’un skate park que des trous du cul qui empêchent les filles de rentrer sur le terrain de foot ou le skate park. Ou qui estiment de manière générale que tel coin est à eux, que ce soit un bar, un banc ou un bout de trottoir. Et pas sûr qu’ils s’enfuient en faisant « Kssss ! » tels des vampires devant un crucifix lorsque l’on vient courageusement installer un bac à fleurs de l’amitié devant eux.

Les mêmes ermites osent susurrer que c’est peut-être parce qu’il y a des conna.rd.sse.s qui écrivent très officiellement que le foot c’est pour les garçons et la danse pour les filles qu’on entretient un certain sexisme de merde. Mais quand c’est fait avec l’argent des subventions antisexistes, ça tient de la performance artistique. Les filles qui ont peur de s’inscrire au rugby ou les garçons qui cachent qu’ils font du tricot apprécieront le soutien sans faille de ces nouveaux héros.

Mais bon : tout cela n’est bien évidemment qu’une légende. Car comment diable des gens pourraient très officiellement dépenser de l’argent public dans des décisions allant à l’encontre de leur propre discours en citant des rapports contradictoires qu’ils n’ont pas lus ? Le tout, sans que des journalistes ne le remarquent, soit dit en passant ?

Ce serait à la fois absurde et médiocre, enfin.

Ici, le maire de Lyon se faisant bolosser par des enfants qui n’y comprennent rien au progrès. Les enfants sont souvent de droite.

Nous en arrivons donc à la synthèse.

Pendant que nos experts doivent sûrement s’interroger sur ce que foutaient des terrains honteusement sexistes dans la plupart des cours d’école (probablement un complot), parents, soyez rassurés : rien ne va changer. Manon pourra toujours se prendre un ballon dans la gueule et aller pleurer que Kylian n’arrête pas de l’emmerder, désormais, elle pourra le faire près d’une pelouse éco-responsable. Et ça, ça change tout !

Comment, le sexisme était chez l’élève et pas dans le gazon ? Apapap, vous n’y connaissez rien.

Et si Manon se décide pour oublier à aller faire du roller le dimanche, n’oubliez pas de lui rappeler que le skate-park lui est interdit. De toute façon, il faudrait le raser pour installer un équipement plus féminin, comme un atelier couture à ciel ouvert ou une dinette géante.

Le pire ? C’est que ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les antisexistes modernes.

Comme quoi.

Bonus : les débuts du complot. Ici, Charlemagne inventant l’école.

104 réponses à “Les cours d’écoles sont-elles genrées ?

  1. Aha! Je suis tombé là-dessus hier soir justement, je vais en profiter pour faire part de mon expérience personnelle. J’étais en primaire fin des années 90, et un jour des élèves ont demandé à notre enseignante pourquoi les 3/4 de la cour était utilisé pour le football. Qu’a fait mon enseignante? Elle a organisé un débat avec toute la classe pour que chacun puisse s’exprimer et faire réaliser aux footballeurs que d’autres trouvaient la situation injuste. Il a été décidé ensemble (mais sous l’impulsion de l’enseignante) qu’une récré sur deux serait pour le foot et une sur deux pour d’autres activités (ball au prisonnier….). Et? Fin de l’histoire, tout le monde à compris et le terrain a été partagé, les footballeurs participant même aux autres activités.
    Quand on fait preuve de pédagogie et qu’on implique les différents acteurs ça marche tout de même mieux que « regarder les enfants, on va enlever le terrain de foot et ensuite vous expliquez que c’est pour votre bien, mais seulement une fois qu’on aura tout détruit, quand vous aurez bien les boules et donc serez peu réceptif. On va tout de même pas écouter avant, ce que vous auriez à dire ». Attendez on parle toujours de la cour d’école ou de la politique en général?

    • J’ai toujours trouvé désagréable la séparation de la cour de récrée à cause du terrain de foot (que, soyons honnête, les footballeurs dépassaient sans ménagement et en plus il était mal placé) mais contrairement a ce que les politiques français pensent ce n’était pas un problème de genre (les filles y jouaient aussi) mais de mauvaise organisation de la cours et des jeux ! Je trouve l’idée de votre institutrice vraiment chouette !

    • C’est exactement ce que je me disais à la lecture de l’article :
      Et pourquoi ne pas poser la question aux concernés, à savoir instituteurs et surtout enfants ? Cela permettrait justement de les impliquer dans la vie social de leur école, comprendre le respect, et les désirs de chacun.

    • Commentaire puissant, argumenté, percutant, digne des plus grands. Voltaire est allé se rhabiller devant cette porte enfoncée pour la 385.482ème fois.

      • Viens Nominer Ton Macron ?!
        Vers Nanterre Tout Mielleux ?!
        Voltaire le Nanti Tourne Mal ?!

        Ah, quelle tristesse, mes enfants! Nous ne saurons jamais ce que ce pauvre Tugdual voulait dire. Je suis sur que c’était d’une grande profondeur pourtant …

      • Oui, quel dommage. Se faire répondre par un message cryptique tiré des tables de permanence du lycée public Marc Dutroux quand on ne fait que pointer un message vu et revu depuis si longtemps que cela va sans dire…

        Non je suis choqué. Grosse émotion philosophique et politique.

  2. Il y a 3 ans, inauguration de la nouvelle cours dans l’école de mon fils, une élue fait un discours comme quoi les filles et les garçons pourront y jouer ensemble. Verdict de mon fils de 8 ans : « c’est n’importe quoi ce qu’elle a dit »… voilà voilà, les gamins de primaire sont plus lucides que nos politiques (vue l’opinion qu’il a sur eux, je pense que ce cher Odieux appréciera).
    La photo du toboggan est trop obscène elle devrait être remplacée par … un terrain vague ???

  3. Au début, j’avais peur quand ma femme faisait des bonds en écoutant la radio sur les sujets du féminisme et du genrée, et vouait aux enfers ces idiot.es.s (ch’suis bon là dans le pas genrée? ^^) d’aller penser leurs inepties (y’en a, faut dire, des fois…) ailleurs que dans le poste de radio (bon, tout le monde a le droit de s’exprimer d’ailleurs, encore que, cela devient de plus en plus difficile pour certain.es.s)…
    Maintenant ça m’a passé… Mes peurs sont devenue plus ténues, ma femme faisant montre de dépit en exprimant son désarroi par un « Pfffffffffffffffffffffffffff » désormais.
    C’est la théorie de la grenouille dans l’eau chaude. Au final, plus personnes ne s’apercevra des inepties de leurs discours parce que tout le monde sera apathique… Mais sinon, j’aime pas le foot (mon fils non plus d’ailleurs), je vais faire comment? J’ai encore le droit aux petites voitures et au trains électriques avec mon fils, ou bien je l’emmène droit vers un monde machiste?

  4. J’ai longtemps pensé que l’humour était une excellente arme contre la connerie, et dieu sait que l’Odieux Connard manie cette arme de façon redoutable… Néanmoins, face aux idées totalement débiles et dangereuses que tentent de nous imposer certaines minorités, il me vient … des idées de meurtre ! Ces gens là cherchent la guerre, c’est évident…

  5. Sur le passage plus bas, un odieux connard comme vous aurez pu se rappeler de la distinction entre discours descriptif et discours prescriptif. Ainsi vous auriez fait la différence entre l’état actuel de la mobilité urbaine et l’état visé. Le cynisme fait parfois oublier ces finesses de l’esprit.
    Ce sont de sacrés clowns les dirigeant·es de votre pays. Ils n’ont honte de rien. Pensées solidaires.

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    Pour vous résumer le rapport de l’UNICEF et son profond sérieux, laissez-moi vous en citer ce brillant passage :

    Les politiques d’aménagement s’articulent autour de «l’habitant»: la neutralité des discours recouvre souvent une conception de l’espace répondant aux préoccupations de l’usager, homme actif. Elle répond à ses besoins de déplacement domicile/travail et à sa demande de loisirs masculins (stades de foot, boulodrome, skate park, équipements sportifs en accès libre…). Travailler les effets induits de l’aménagement sous l’angle du genre permet d’imaginer des espaces alternatifs. Prescrire un usage (jouer au foot, faire du skate, jouer aux boules) c’est prescrire un public et proscrire tous les autres usages et publics.

    Vous le saurez donc : d’après ce rapport qui lutte contre le sexisme, quand on crée des structures pour les déplacement domicile-travail (ex : un métro)… c’est forcément pour les hommes. Mesdames, c’est connu, vous restez à la cuisine et vous vous occupez des marmots. Ah, ce n’est pas moi qui le dis : ce sont les brillants esprits derrière ce rapport de l’UNICEF qui veut lutter contre les stéréotypes de genre. Il n’y a pas à dire : c’est réussi.

  6. Décisions absurdes, contradictoires, incohérentes. A l’Ouest, rien de nouveau… Cela devient habituel, malheureusement, dans beaucoup de domaines. Que ce soit de la part de nos « élus » ou de la part de commissions de soit disant « experts ». Ils espèrent surement que cela ne se voit pas, ou bien que le temps va faire que les gens vont finir par suivre, par lassitude ? Après tout, plus c’est gros et moins ça se voit.

  7. La récré, c’est pour que les enfants soient en autonomie, non ? Qui met des écoliers en autonomie dans un potager ? C’est sympa comme tout, un carré de terre à cultiver, mais ça demande un savoir faire donc un encadrement… du coup ça mange l’espace de la cour pour en faire une zone interdite pendant les récrés ?
    Pour le coup des parcs de jeux pour enfants qui seraient sexués, je crois que c’est pire encore que ce que vous avez interprété. Je comprends, pour ma part, que la dame parle du sexe des parents. Bien évidemment, seules des mamans accompagnent les petits au parc. Les papas n’existent pas, ou à la limite ils vivent entre mâles dans les quartiers où il y a les skate parcs et ne rejoignent les mères en secret que la nuit au terrain de boules si bien nommé pour pouvoir concevoir le môme suivant.

    Et sinon, je suis triste pour l’UNICEF, vraiment très triste. L’institution ne méritait pas d’être gangrenée par ce genre de stupidités :(

  8. « Puisque si nous ne sommes pas trop inquiets pour les marmots », dîtes vous, cher Odieux…

    Bah si, un peu quand même , en fait comme à chaque fois que j’entends parler de rééducation des enfants ou des adultes par des gens hors-sol, qui moulinent de la pseudo-science avec l’énergie d’un grand inquisiteur…

    Me font peur ces cons là.

  9. Je voulais faire un commentaire inspiré autant que sarcastique, mais je n’ai pas encore réussi à récupérer mes yeux, ils roulent trop fort dans leurs orbites.

  10. Grâce à ces nouvelles informations sur le genre du mobilier urbain, nous savons désormais pourquoi les tentatives de maîtrise des individus errants du côté du métro parisien Stalingrad ont lamentablement échoué. Les jardins et les pots de fleurs étant des thériaques n’agissant que sur des femmes, et les drogués étant majoritairement masculins, ces derniers sont restés insensibles aux ondes magiques de l’amitié et du vivre-ensemble.
    Voilà, ce n’est pas un problème de décisionnaires abrutis mais un soucis purement quantique. Maintenant, je vous propose de débloquer 2 millions de deniers publics pour organiser un petit marché de proximité là-bas; des étalages de poireaux bio produits en Bretagne, légumes résolument phalliques, influenceront sans aucun doute la psyché des toxicos du lieu. Pour la science sociale !

    • A tenter et si ça ne marche pas, on pourra importer les fleurs hallucinogènes d’Eryx, la planète extrasolaire découverte par H.P. Lovecraft…

  11. Cela me rappelle une tirage de Rocroa dans le Bébête Show :
    « De la violence dans les trains et les métros ? On supprime les trains et les métros, Couic ! »
    Dire que c’était il y a plus de 30 ans et que c’était de l’humour.

  12. Alors autant depuis les confinements qui ont forcé le VC à parler de sujets de société faute de films à voir, on a compris que s’il soignait la forme, il est niveau fond du niveau du gros Gégé du café de la gare (ou du touitteurverse qu’il prétend mépriser, tout en l’utilisant visiblement tellement comme source d’information qu’il en arrive à le confondre avec le vrai monde), autant là on atteint des profondeurs jamais égalées dans le domaine du navrant.
    Encore que ; il suffit de lire les commentaires et de s’imaginer ceux qui les postent, convaincus d’être des révolutionnaires et résistants contre des forces obscures et toutes puissantes tout en partageant les opinions de 70% de la population, pour avoir tout à fait envie de se flinguer.
    Je vous laisse répondre à ce commentaire en vous suçant la bite entre vous afin de tout à fait vous convaincre d’être dans le Vrai et le Bon Sens. Avec un tout petit peu de chance, vous arriverez à créer une chambre de résonance suffisante pour vous éviter de commencer à réfléchir. A votre âge, ce serait imprudent.

    • Frérot, accorde-nous au moins le droit d’être las et désabusé de niaiseries un tout petit poil ridicules; je doute que quiconque ici se prend pour un révolutionnaire 2.0 en pleine croisade numérique.

      Par pitié donc, passe ton chemin voyageur, et va mener la tienne autre part pour te crêper le chignon avec d’autre gens en d’autres lieux.

    • Vous devez être nouveau ici. OC faisait déjà d’excellents billets sur le sexisme prégnant chez Disney bien avant le confinement, cela doit dater de 5 ou 6 ans.
      Non vraiment, rien n’a changé. Les déraillés du sexe ne se sont pas encore rendu compte qu’ils ont perdu les pédales.

    • Cher ami, si votre plumage était véritablement au diapason de votre ramage, vous devriez déjà être à la morgue, d’une balle laborieusement tirée par vos mains moites et tremblantes d’indignation à la pensée de tous ces « gros Gégé de la gare » et leurs commentaires qui troublent tant votre raison.
      Hélas…Hélas.
      Comment dit-on déjà? Ah oui. « Que de la gueule ».

    • Je ne sais si Schild est nouveau, woke, ou ultra gauchiste comme il le proclame, mais l’hypothèse selon laquelle il ne serait qu’un troll me paraît séduisante.

      • Dans ce cas il n’est pas bon puisqu’il se contente de se plaindre sans expliquer en quoi l’OC a tort. Le bon troll aurait au moins donné une explication foireuse mal sourcée laissant entendre que l’OC n’avait pas les bonnes infos, mais non, il n’y a rien.

      • @Infiniti,
        « Le premier fut lancé lorsque le ministre de l’éducation expliqua que l’allocation de rentrée scolaire était loin de toujours aller au matériel scolaire, à moins d’utiliser un écran plat comme équerre. […]

        Il n’en fallait pas plus pour que des experts débaroulent sur tous les plateaux avec une exigence : des preuves !

        Mais attention : juste concernant cette histoire d’achats d’écrans plats. Parce que le fait que des gens puissent acheter des conneries, roooh, quand même ! Ça se saurait ! »

        Réponse en huit secondes de recherche Google : https://www.liberation.fr/checknews/les-ventes-decrans-plats-augmentent-elles-en-septembre-comme-le-dit-blanquer-20210831_FKTO6DNEKZDAFLCDFDFUBKYIRI/ . Mais bon, le fait qu’un ministre balance des mensonges au calme sur une grande chaîne, et refuse de se fendre même d’un conditionnel une fois contredit par les faits ? Pfff, rien du tout. Un sombre rapport probablement glané sur touitteur dont tout le monde se fout et dont personne n’a jamais entendu parler (levez la main, ceux qui étaient au courant de l’existence de cette « polémique » avant ce billet ?), c’est beaucoup plus important. Prioritaire, même, pour la survie de notre société (pardon, Société. Je sais que Dominique Delhez me lit).
        Quand tout part sur des bases aussi merdiques mais que, nonobstant, les suceurs du VC l’acclament à grands cris dans les commentaires (alors qu’ils feraient mieux de fermer la bouche : ça déborde) en se félicitant d’avoir été avertis in extremis de ce Grand Péril,pourquoi je me ferais chier à développer un argumentaire ? Un mec qui t’explique que le covid a été créé par le gouvernement pour instaurer un nouvel ordre mondial, tu perds pas ton temps à essayer de lui expliquer qu’il devrait déjà essayer de finir ses coloriages sans déborder : tu sais qu’il est hors-sol, et tu le laisses tout seul raconter à quel point les forces invisibles et maléfiques du monde sont liguées contre lui.
        Y a rien à argumenter. C’est de la merde, c’est tout.

      • @Schild: Manifestement vous avez lu l’article en diagonale, puisque vous prétendez démonter l’argument de l’OC « Personne ne se pose de questions sur les propos du ministre concernant l’achat d’écrans plats » avec votre citation de Libé. Mais la citation de l’OC que vous faites dit justement que les journalistes s’inquiètent des propos sur les écrans plats, mais aucun d’entre eux ne s’inquiète du raisonnement derrière ces suppressions de terrains de foot.
        Donc votre citation de Libé est inadaptée.
        Par ailleurs, vos amalgames à gros sabots entre les lecteurs de ce blog, les complotistes (d’ailleurs tournés en dérision de temps à autres ici) et les beaufs (« gros gégé du café de la gare », aussi tournés régulièrement en dérision ici) sont méprisants et infondés; je serais curieux de savoir vos raisons pour les faire?
        Enfin, le « Y a rien à argumenter » est fort drôle car il montre clairement que vous n’êtes qu’un rageux, incapable de défendre son opinion ou bien de la fonder sur un raisonnement (si y a rien à expliquer c’est que c’est inexplicable) mais qui souffre tout de même (mais peut-être est-ce lié) d’un complexe de supériorité assez impressionnant.

      • @Paul parce que t’es beaucoup trop con pour lire mon commentaire. Elles sont où, tes suppressions de terrains de foot ? Moi, tout ce que je vois, c’est un rapport dont tout le monde se branle (personne n’a levé la main suite à ma question précédente) qui dit que ah, peut-être. D’ailleurs, c’est curieux, mais si on place la vidéo insérée dans ce torchon AVANT la marque gentiment placée par l’auteur, on remarque que parmi les propositions soulevées figure (ooooh…) une salle de sport. Mais peu importe, il suffit que le VC mentionne le sujet pour qu’une poignée de vieux merdiques t’expliquent dans les commentaires que c’est bientôt la guerre civile (il faut reconnaître un truc à la tribune des militaires, elle a étoffé le vocabulaire de certains). Y a pas d’affaire, y a qu’un ancien fonctionnaire qui glande sur touitteur en te sortant des liens vieux de 7 ans dont tout le monde s’est foutu dès la sortie.
        Et pour « les complotistes tournés en dérision »… que j’aimerais vivre dans ton monde si simple ou la Conspiration est unique et identifiée. Je te renvoie aux commentaires de ceux qui annoncent une guerre civile parce qu’une meuf a déclaré sur touitteur que les terrains de foot, c’est pas dingue. Ça va t’apprendre la vraie vie rapidement.
        (Je n’aurais pas dû rajouter ce deuxième paragraphe traitant d’un point de détail, tous les idiots vont l’utiliser pour enliser le débat et éviter de répondre au premier. Ah, well, that’s the internet for you)

      • @Schild le black block
        Mec, tu aboyes tellement qu’on comprends rien à ce que tu baves. Tu t’en prends à tout le monde ici en prétendant savoir ce qu’on pense, c’est pitoyable.
        Ce site, c’est le royaume de la mauvaise foi et du cynisme, pas l’AFP. Si t’es incapable de distinguer information et caricature, retourne brailler à la manif et laisse les gens s’amuser. Et notamment de ta pathétique inefficience.

      • woke ? c’est un ustensile pour faire sauter les légumes avec des petits morceaux de poulet , non ? Schild m’a remonté le moral un funeste soir d’élection , j’ignore s’il s’habille en noir et s’il bricole des cocktails Molotov à ses heures perdues mais il m’a débusquée il y a peu , m’obligeant à reprendre mon pseudo ! la peste soit du gueux !

  13. Excellent, comme toujours .. ^^

    En redevenant sérieux, la société (ou Société) est en déliquescence, dans le sens exponentiel depuis un certain nombre d’années (ou un nombre certain, pour les puristes). Minorité agissante face à une majorité amorphe, s’en foutant royalement jusqu’au jour où ils se diront qu’ils se sont fait avoir, mais cela sera (est) trop tard.

    Je pense qu’une « élite » (merci de noter les guillemets, genre ironique) pensent vivre dans une société utopiste, où tout va bien et qu’il faut faire comprendre au masse qu’elle est la parole Divine (je pense qu’on appelle cela le woke, sauf erreur de ma part).

    Soit cela finit en guerre civile ou une disparition à plus ou moins court terme d’une vie normale (mais quel est la normalité pourrais-t-on rétorquer … ).

    • Mouais… autant je suis d’accord pour dire qu’il y a certains trucs assez ridicules proposés, autant, ce genre de discours alarmiste (« tavu, les wokes, c’est trop la dictature totalitaire, c’est trop 1984 »), ça m’a toujours fait sourire. Les propositions, et les réaménagement assez farfelus, ça existait aussi dans les années 2000, 1990, 1980, 1970, 1960, et avant (je vais pas faire toutes les décennies non plus), à chaque fois adaptés à la mode ou au grand sujet du moment. Sauf que maintenant, avec internet, et son pouvoir amplificateur, il y a une disproportion entre le pouvoir de « nuisance » réel des wokes et les réactions rejet provoqué (en général, j’ai toujours trouve les types qui se plaignent des SJW beaucoup plus nombreux, bruyants et prompts à s’enflammer, et souvent, assez obtus, que les SJW eux-même…)

      • Oui…et un mauvais esprit pourra dire que c’est sans doute le cas de l’humanité depuis ses débuts (guerres de tribus permanentes, « nous contre eux », rejets épidermiques de l' »autre » de tous les côtés…).

        Ce qui ne fait rien, avouons-le, pour calmer les tendances misanthropes de celles(ceux) qui en ont développées xd.

      •  » ce genre de discours alarmiste (« tavu, les wokes, c’est trop la dictature totalitaire, c’est trop 1984 »), ça m’a toujours fait sourire »
        surtout qu’on nous le sort depuis des années (voire des décennies) …
        et du coup j’avoue, je pensais la même chose (« ils abusent avec leur 1984 »)
        mais j’ai récemment changé d’avis …
        1984 c’est la pensée unique formatée
        et je trouve qu’on s’en rapproche de plus en plus avec ces « woke » et leur cancel culture dopée aux réseaux sociaux … (du haut de mes quelques décennies d’existence j’entends, vu que j’étais pas encore là à l’époque des 2 moustachus qui ont un peu fait pareil

      • ah c’était une référence à 1984 ! ben on y est un peu : quand on ne s’autorise même plus à penser sans avoir consulté préalablement le lexique , ça sent le roussi ! prochaine étape : lancer de cocottes à vapeur sur le bon peuple !
        suivez mon regard : ça vient de chez Vladimir , ou de chez Robinette ….

    • La minorité agissante et imposant sa vision aux autres, c’est pas du tout un « certain nombre d’années », mais plutôt « un certain nombre de siècles », voire « un certain nombre de millénaires ».
      Quoique, « un certain nombre d’années », ça peut être dix milles …

      • « mais j’ai récemment changé d’avis …
        1984 c’est la pensée unique formatée
        et je trouve qu’on s’en rapproche de plus en plus avec ces « woke » et leur cancel culture dopée aux réseaux sociaux … (du haut de mes quelques décennies d’existence j’entends, vu que j’étais pas encore là à l’époque des 2 moustachus qui ont un peu fait pareil »

        Mouais… de ce que j’ai pu voir, les réseaux sociaux ont servi d’engrais à tous les « extrêmismes », avec, dedans, autant de vieux réacs que de woke (voire plus). Et pour la cancel culture, c’est pareil, c’est un peu le nouveau terme à la mode qui est balancé à tort et à travers. Alors, autant je suis d’accord pour dire qu’il y a pas mal de trucs vraiment claqué dans les propos de certains miliants woke, féministe, autant je trouve que ce discours alarmiste prête vraiment à sourire.

        Tiens, tu vois l’Odieux connard, par exemple, qui se mange une féministe ou un woke tous les mois, en écrivant à quel point ce sont des abrutis en état de mort cérébrale (c’est souvent à ce niveau là), mais qui dans le même temps est souvent invité à des événement, et connait un succès commercial et médiatique croissant (ce qui est normal, car c’est objectivement quelqu’un de talentueux), et qu’il y a plein de créateurs d’internet comme lui (mais aussi dans les grands médias hors internet), sérieux, paie ta « dictature à la 1984 » et ta « pensée unique ». Je pense que, tu aurais fait le quart du dizième dans le pays d’un des « deux moustachus », ça aurait pas été la même chose.

        Concernant 1984, d’ailleurs c’est vraiment un ouvrage terrifiant (qui m’a beaucoup marqué quand je l’ai lu), et l’une de ses forces (et aussi faiblesse), c’est qu’il est très évocateur, de telle sorte que la comparaison peut être très facilement appliqué à toute sorte de situation. : que vous soyez woke, d’extrême-droite, militant écologiste, etc… ce sera toujours très facile de comparer l’adversaire, ou la situation actuelle, au régime dictatorial de 1984 en ayant l’impression de réinventer l’eau tiède. Par exemple, quand on y réfléchis, le capitalisme financier, avec son jargon, ça fait très novlangue, non ? Juste un exemple pour montrer que c’est très facile d’utiliser la référence à 1984 pour tout le monde, quel que soit l’adversaire ou son positionnement politique.

        Après, faut pas se méprendre : je critique pas le fait de s’en prendre aux woke : la liberté d’expression, c’est de critiquer tout le monde, et il y a souvent des comportements, des actions, chez les « progressistes », qui méritent tout à fait qu’on se foute de leur gueule (pas mal d’articles de l’OC à ce sujet par le passé m’ont beaucoup fait rire, d’ailleurs).

        Ce qui me gêne plus, c’est le côté victimisation, le « ouinouin on peupluriendire » cette tendance de certaines personnes (dont l’Odieux connard) à utiliser à tort et à travers la comparaison abusée aux dictatures ou à 1984 (alors qu’il y a quelques années, l’Odieux connard critiquait justement, et de manière très sarcastique, la tendance des progressistes à comparer leurs « adversaires » à des fascistes… ironique), et à développer une véritable obsession à ce sujet, avec une « morale » qui me déplait un peu, en mode « la société marchait beaucoup mieux avant que les féministes et les SJW ouvrent leur gueule, parce que, tout ce qui inégalité structurelle, ça n’existe évidemment pas, c’est juste une invention pour troubler la tranquilité des honnêtes gens, et les SJW, ce sont eux les vrais ennemis de la démocratie ».

        Je trouve que, avec le temps (et sans doute le succès), le second degré de l’Odieux Connard est de moins en moins perceptible, avec de plus en plus d’articles sociétaux caractérisés par une forme humoristique, mais un fond extrêmement sérieux, voire moralisateur, et personnellement, j’apprécie beaucoup moins. Même si, dans le même temps, ça me fait quand même plaisir de voir que l’OC connait un grand succès, avec des activités plus diverses (BD, roman), parce que, malgré mes réserves, je le considère que c’est un gars talentueux, je dois avouer que je suis de moins en moins fan de son blog.

  14. C’est la gourmandise bienvenue après une journée de boulot ! Merci Monsieur OC. Je suis fan de ce genre de prose cynique au vitriol. Et j’avoue, « passer la marche arrière en pensant que c’est la sixième » m’a tué, j’en rigole encore, rien qu’à l’idée du carnage dans boîte de vitesse.

  15. J’étais ados durant la seconde moitié des années 90 et je fais partit de ces mecs qui déteste le sport (quel qu’il soit), je préférais rester dans mon coin à jouer la GB ou lire un manga plutôt que d’aller jouer au foot ou je ne sais quoi (ouais j’étais un geek avant que ce ne soit à la mode)
    Donc oui des hommes qui n’aiment pas le foot ça existe.

    • tiens ça me rappelle quelqu’un … ah oui: moi
      sauf que j’étais ado durant la 1ère moitié des années 90 donc je ne lisais pas de mangas mais des comics
      (et je me suis fait confisquer ma GB une paire de fois en cours … pas bien)

  16. coucou,
    on avait arrêté de se poser ce genre de questions autour du parcage des gosses à l’école en non-scolarisant les nôtres. Mais bon, comme on est devenu de dangereux séparatistes depuis que Manu s’est cogné l’orteil à sa commode LouisXVI, on va devoir replonger dans ce genre d’écran de fumée qui cache bien les questions de domination adulte…
    .
    .
    .
    Bons commentaires

  17. Quoi dire… Hanouna président ?

    Quand les politiques utilisent leur autorité et les ressources à leur disposition pour faire à peu près ce que fait un chroniqueur :
    Ne rien foutre à 95% du temps et dire des conneries les 5% qui restent, mais des conneries qui marquent.

    Et puis un de ces quatre on découvrira des pots de vin dans l’attribution de ces travaux de la bien-pensance avec des espaces végétalisés qui valent 30 fois le prix d’un potager

  18. Bon, je sais bien que le principe de l’Odieux Connard est d’être… un odieux connard, mais pour les lectrices et lecteurs curieux quand même de creuser la question, allez voir directement les travaux scientifiques d’Édith Maruéjouls, si vous souhaitez vous faire un avis sur ce type de propositions, c’est étonnamment bien. En géographes, Yves Raibaud est un peu plus général (gender budgeting, espaces urbains), et vous avez également Guy Di Méo et son beau concept de « murs invisibles » (qui tire plutôt sur l’habiter et la géographie culturelle, en parlant notamment de la circulation des femmes dans Toulouse, surtout la nuit). Il faut aussi rappeler qu’un rapport institutionnel, c’est la plupart du temps une restitution d’idées mal digérées / mal rédigée, hein, les textes initiaux sont pas forcément pourris.

    Niveau genre, c’est moins ma partie, mais sur la question football masculin français / soccer féminin nord-américain, l’Odieux fait quand même une distinction de sexe lui-même pour ensuite reprocher aux cibles de ses critiques qui, elles, parlent bien de genre (donc culturellement construit, de façon potentiellement différente selon les sociétés, etc.)… de ne pas avoir une vision essentialiste ou biologisante du genre. J’aime bien les raisonnements acrobatiques, mais là c’est plutôt du vol en planeur sans les mains avec essai d’atterrissage vertical.

    Voilà, c’était tout pour l’équipe premier degré d’obédience lawful good aujourd’hui !

    • « biologisante »…
      Et dire que la biodiversité évolue et n’a pas été crée en 7 jours, c’est pas un peu trop biologisant ? Considérer la Terre comme globalement sphérique et pas un disque sur le dos de 4 éléphants, c’est géologisant, non ?
      Après tout, ce sont aussi des visions du monde qui dépendent des cultures !
      Peut-être bien que c’est de vouloir remplacer la science par des concept sociologique qui fout la merde partout.
      Les gens ont un sexe, c’est biologique, le problème c’est quand on ne les laisse pas en faire ce qu’ils veulent parce que justement on leur colle une étiquette sociologique et qu’on les définit en fonction de critères qui n’ont plus rien de scientifique. Et donner de l’importance à ceux qui, justement, collent bien lourdement ces étiquettes tout en prétendant lutter contre, ca ne fera pas avancer l’égalité filles-garçons.

      • Ètrange commentaire qui répond à un contexte qui lui fait se casser la gueule.

        L’Odieux Connard explique lui-même que associer le foot et le sexe, c’est débile, preuve accablante du soccer-américain à l’appuis.
        J-F réagit en disant que justement, les personnes dont parlent l’OC ne font pas cette erreur, ils n’associent jamais le foot et le sexe, ils disent que dans la société française, le foot est genré: culturellement associé aux hommes.

        Et votre commentaire réagit en disant « oh mon Dieu, vous avez utilisé un mot qui m’offense. C’est très mal parce que tout est biologique, et il est impossible d’attribuer incorrectement une observation à une cause biologique » (apparemment, la définition de biologisant: qui tend à tout ramener à une cause biologique). Conclusion logique de ce discours: la science elle dit que si t’as des couilles, c’est que tu aimes le foot, c’est comme ça, c’est biologique (et si tu as le malheur de dire que cest une vision biologisante, t’es un méchant).
        Ce qui est justement ce que l’OC démontre être de la connerie.

      • Ben non, la science dit que si tu as des couilles, tu es de sexe masculin, mais rien de plus.
        C’est la société qui dit que si tu as des couilles tu aimes le foot. Ce qui est faux, donc. Ces histoires de « genre », c’est de l’obscurantisme scientifique à mes yeux. Définir le « genre » des gens à partir de ce que sont sensés faire/aimer les hommes et les femmes, choses par ailleurs hautement subjectives, ça n’a aucun sens et ça crée des discriminations. Avoir un sexe, c’est factuel, et surtout la biologie ne dicte pas ce qu’on doit faire de sa vie, comment on doit s’habiller ou ce qu’on doit aimer contrairement aux étiquettes sociales.

      • Du coup, c’est quoi votre réaction?
        J-F dit simplement que lier le foot au sexe, c’est biologisant.
        Vous réagissez en disant qu’on ne peut pas dire « biologisant ».
        Ensuite, vous expliquez que le sexe biologique est réel, mais que lier le foot au sexe, c’est une erreur, c’est un abus que de vouloir tout expliquer par le sexe biologique.
        Ça tombe bien, c’est exactement ce que « biologisant » signifie.

        En ce qui concerne « l’obscurantisme scientifique », c’est du pur Dunning-Krüger: vous n’avez aucune idée du fait que le genre est admis et n’est pas compliqué dans le monde scientifique. Il est admis parce qu’il est supporté par les faits: vous prenez un enfant né avec un sexe masculin, et vous l’élevez comme si c’était une fille, et il va avoir des troubles psychologiques, exactement les mêmes que les personnes trans-genres. Cela démontre qu’il y a bien un truc, biologique, dans le cerveau, qui n’est pas lié au sexe mais à la nécéssité de socialisation de l’être humain (tout comme l’est la facilité pour le langage ou la paréodilie) et qui, de temps en temps, ne correspond pas avec le sexe biologique.
        Les sciences n’en ont rien à faire de vos émotions, et si vous trouvez les militants pro-genres fatigants, cela ne change pas magiquement la réalité (même une horloge cassé a raison deux fois par jour).

      • Lier le foot au sexe, ce n’est ni biologique, ni biologisant, c’est social. L’OC le démontre en expliquant que le même sport est connoté féminin dans une autre société.

        Le genre est admis par une bande de zouave qui s’applaudissent les uns les autres bien fort, et publient dans des revues tellement sérieuses que des petits rigolos ont réussi à y faire passer des articles de grand n’importe quoi juste pour essayer. ils n’y croyaient pas eux même que ça marcherait, tellement ils ont poussé la débilité des articles à l’extrême, mais c’est passé ! Je ne vois vraiment rien de scientifique là dedans.

        Mais votre justification est formidable. Vous êtes donc en train de nous expliquer qu’il faut surtout élever les filles comme des filles et les garçons comme des garçons, parce que sinon ils auront des troubles psychologiques.
        C’est quoi, pour vous, élever comme une fille et élever comme un garçon ? Vous ne les voyez pas, là, les gros préjugés ?!
        Les troubles psychologiques, ils viennent du mensonge. Élever une fille en lui affirmant qu’elle est un garçon, et inversement, c’est ça qui est aliénant !
        Éduquer les filles et les garçons ensemble, sans restreindre leurs choix d’activité parce qu’ils ont tel ou tel sexe, ça n’aura aucun impact sur leur santé mentale, bien au contraire. Les élever comme des enfants, donc, peu importe le contenu de leur froc, et en leur laissant le plus de domaines possible pour s’épanouir.
        C’est déjà ce qui est fait à l’école aujourd’hui, supprimer les terrains de sport des cours de récré ne fera qu’enlever l’un de ces domaines d’épanouissement (sans compter l’impact sur l’apprentissage des mômes qui n’auront pas pu se défouler avant de retourner s’asseoir).

      • « Le genre est admis par une bande de zouave qui s’applaudissent les uns les autres bien fort, et publient dans des revues tellement sérieuses … »

        Laissez moi deviner? Il s’agit bien sûr de ces universitaires islamogauchistes (https://www.cnrs.fr/fr/l-islamogauchisme-nest-pas-une-realite-scientifique). Pendant ce temps-là, les vrais scientifiques se basent sur des faits, au point que les genre-sceptiques sont réduits à créer leur propre « think tank » parce que leurs théories ne sont publiées nulle part.
        Quant à l’idée que les journaux traitant du sujet sont non-scientifique, soit-disant démontré par des faux articles ayant été publiés, vous faites peut-être référence à l’expérience de Lindsay, Pluckrose et Boghossian, où ils ont écrit 20 articles bidons et tentés de les publier dans des revues de sciences sociales. Seulement 2 ont été publiés dans des revues académiques, les autres ayant été identifié comme mauvais article ou publié dans des revues « pay-to-publish » qui ne sont même pas lus par la commnauté scientifique. Cette histoire a convaincu plus d’un idiot, mais sur le plan scientifique, c’était vraiment lamentable. La seule conclusion qu’on puisse tirer est sans doute que ceux qui s’acharnent à penser que le genre est non-scientifique n’ont aucun scrupule à ne pas suivre la méthode scientifique et à propager des conclusions incompatibles avec les faits qu’ils ont observés. Plus d’info par exemple ici: https://rationalwiki.org/wiki/Grievance_studies_hoax

        Félicitations, vous êtes officiellement quelqu’un qui lit les gros titres et se fait avoir comme un idiot simplement parce que la conclusion correspond à ce que vous voulez entendre.

        « Mais votre justification est formidable. Vous êtes donc en train de nous expliquer qu’il faut surtout élever les filles comme des filles et les garçons comme des garçons, parce que sinon ils auront des troubles psychologiques. »

        Biensûr que non. Vous pouvez élever votre enfant comme vous le souhaitez, à condition que quand celui-ci dit « je pense que je suis un garçon », vous ne lui dites pas « non pas du tout, t’es une fille ».
        Les troubles psychologiques apparaissent quand l’individu est stressé par le fait que sa propre identité soit rejeté par la société.

        « Éduquer les filles et les garçons ensemble, sans restreindre leurs choix d’activité parce qu’ils ont tel ou tel sexe, ça n’aura aucun impact sur leur santé mentale, bien au contraire. »

        Qui a dit le contraire? Certainement pas moi.

        « C’est déjà ce qui est fait à l’école aujourd’hui, supprimer les terrains de sport des cours de récré ne fera qu’enlever l’un de ces domaines d’épanouissement  »

        Comme je l’ai expliqué, cet argument est débile, vu qu’on REMPLACE un domaine d’épanouissement par un autre. Votre argument vous tire une balle dans le pied: vous ne voulez pas de potager: les supprimer ne fera qu’enlever l’un de ces domaines d’épanouissement.
        Pour le reste, le foot n’est pas interdit, et se pratiquera toujours dans la salle de gym ou dans le parc.

      • @Meve:

        Hm, aurais-je fait une erreur lors de l’envoi de mon commentaire, ce que j’ai écris a disparu.

        Je ne vais pas tout répéter, mais juste pour info, pour le passage « publient dans des revues tellement sérieuses que des petits rigolos ont réussi à y faire passer des articles de grand n’importe quoi juste pour essayer », vous faites sans doute référence à Lindsay, Pluckrose and Boghossian.

        Vous vous êtes faite avoir: ils n’ont réussi à faire publier que 2 articles parmi les 20 qu’ils ont tentés, et ils ont ensuite clamé haut et fort que c’était la preuve qu’il y a un problème, parce qu’il s’agissait avant tout de SJW s’étant convaincu d’une théorie et refusant de voir en face quand les faits démontrent que ce n’est pas le cas: https://rationalwiki.org/wiki/Grievance_studies_hoax

      • Je repasse juste mettre une des nombreuses sources, pour ceux qui ne savaient pas et qui veulent se marrer.
        https://www.lemonde.fr/sciences/article/2018/10/04/culture-du-viol-chez-les-chiens-un-vaste-canular-trompe-des-revues-scientifiques-americaines_5364706_1650684.html
        Seuls 6 sur les 20 ont été rejetés, 7 ont reçu une demande de révision, 4 sont parues et ont été encensées par les « genristes », 3 allaient paraitre quand les farceurs ont mis fin à la blague.
        Regardez les articles, ça va très très très loin, du troll de compétition, franchement, ça a beau avoir un côté terrifiant, je me bidonne :D

      • Hahaha ! Merci du lien, effectivement à la fois drôle et surtout inquiétant (comme certaines expériences sociales en leur temps Milgram ?).

        Je comprends la hargne de certains quand on leur rappelle qu’une cause n’excuse pas de gober toutes les couleuvres.

      • Oui, faut vraiment que leur travail soit très drôle pour que j’arrive à rire de ce sujet qui normalement me démoralise, mais il faut dire qu’ils ont poussé le n’importe nawak tellement loin et reçu des commentaires si élogieux des relecteurs que je ne peux pas m’empêcher de rire de leur canular.
        En creusant un peu, il y a plein d’autres sources détaillées qui parlent de leur blague. On y voit que ces petits farceurs ont une très vaste imagination, ils ont du bien se marrer entre eux en se présentant leurs « articles » en en voyant ce qui réussissait à passer.

      • Meve, je vous réponds vite fait en deux points :
        – ce n’est pas parce que le sexe n’induit pas par essence des comportements que le genre n’existe pas et que l’assignation de genre ne produit pas des effets tout à fait réels (ça n’a juste pas de rapport direct avec le sexe, c’est bien tout l’intérêt de dire que c’est socialement construit);
        – vous utilisez mal l’exemple du soccer féminin aux États-Unis. Il faudrait bien sûr voir finement et in situ comment s’organisent les activités d’une cour de récré là-bas, ils n’ont probablement pas les mêmes jeux etc. Mais si on tire un peu sur l’argument, il est peu probable que les filles qui jouent au soccer occupent aussi régulièrement et impérieusement la cour que les petits footballeurs français.

        Si le sujet du genre vous intéresse, je vous invite vraiment à lire un ou deux textes de qualité. Il y a incontestablement des daubes, comme dans tous les domaines. Je suis d’ailleurs d’accord avec l’idée qu’on peut vite se tromper en parlant de genre, race, etc. et finir par ré-essentialiser les choses en croyant les avoir déconstruites, mais dans l’ensemble vos arguments sont très dépassés, sans vouloir vous offenser. Dans votre cas, vous pouvez chercher du côté de la color/gender blindness.

      • JF > Les gens ont un sexe, biologiquement déterminé, qui ne les oblige à rien. La vie en société a mis des clichés par dessus. J’imagine que jusque là nous sommes d’accord.
        Au lieu de simplement lutter contre ces clichés, ce qui me semblerait la solution la plus évidente aux inégalités, les théories du « genre » ne font que les renforcer : les personnes ne seraient plus femmes et hommes parce qu’elles ont tels ou tels organes génitaux mais parce qu’elles aiment porter tels ou tels vêtements ou faire telles ou telles activités que la société attribue aux hommes ou aux femmes, je ne vois vraiment aucun progrès là dedans ! Les clichés en deviennent tellement actés, qu’ils en sont promus au rang de critère pour déterminer l’identité ! Le fait d’être femme ou homme en deviendrait même déterminé par un simple « ressenti ». Et ceux qui ressentent être Napoléon ou Jésus, il faut les enterrer aux Invalides ou leur construire une cathédrale ? Ça me fait mal pour la science, ce genre d’élucubrations, tout comme l’homéopathie ou l’astrologie. Ce qui compte, c’est de lutter contre les clichés de la société en considérant l’autre uniquement comme un être humain, avec les mêmes devoirs et les mêmes droits pour tous, quelque soit le contenu du froc.

        Même chose pour le sujet du racisme, effectivement. Les « races » n’ont aucun fondement biologique, on le sait depuis des années, alors quel intérêt de sans cesse tout ramener lourdement à des groupes « les blancs » « les noirs » et bien les séparer en leur expliquant qu’ils ne sont pas capables de ressentir ce que ressentent les autres ?! En quoi ça fait avancer les choses ? C’est encore une fois du n’importe quoi en terme de science, et surtout, sous couvert de bonnes intentions, ça ne fait que reprendre et renforcer la vision raciste. On en retourne à des théories arriérées, que l’essor de la génétique avait pourtant réfutées.

      • Merci Meve d’avoir exprimé mon « allergie » aux théories politiques à la mode, sans doute mieux que je n’aurais jamais pu le dire.

        Désormais il suffit de se dire « opprimé(e)(s) » par tel(le)(s) ou tel(le)(s) pour s’imaginer avoir droit à des « privilèges »…pardon des « droits acquis » ou des « réparations »…du coup le genre humain est oublié ou dénié en faveur de toutes sortes de « tribus », qui chacune estime avoir le droit d’être considérée comme « la vraie humanité ».

        Et les autres ? Eh bien ils ne sont pas vraiment humain(e)s pas vrais, ils ne sont pas comme « nous »…dont « on » est parfaitement en droit de les éliminer (au besoin physiquement).

        Oui, ça sent tellement le progrès cette affaire…

      • Meve, vous dépassez ici un peu le problème initial en partant sur la question de l’identité subjective (je ne sais pas bien comment le dire). La question est plus récente que celle des rapports de genre tels qu’ils sont abordés pour la question des cours d’école, et pose d’ailleurs souci actuellement dans les milieux militants (de ce que j’en sais, et en étant un peu schématique, entre les féminismes dits de deuxième et troisième génération; une question comme celle du rapport genré à l’espace d’une cour d’école est par contre déjà bien cadrée dans les débats de la deuxième génération), et sans doute aussi dans le champ académique. Là-dessus par contre je n’ai aucune référence à vous suggérer, je n’ai jamais sérieusement travaillé la question.

      • J-F > Oui, c’est vrai que je dépasse le sujet initial, parce que ce qui m’énerve vraiment c’est tout ce qui va contre la science. D’où ma réaction épidermique à ce mot « biologisant », que j’ai senti comme un reproche alors que la bio, pour moi, c’est la vie.
        Ces histoires de « genre subjectif » sont à mes yeux des croyances, au même niveau que le créationnisme, et la science ne se préoccupe pas des croyances.
        Après, les étiquettes mises par les sociétés, les inégalités filles garçons, je sais qu’elles existent et je suis sincèrement reconnaissante envers ceux qui luttent pour une égalité des droits et devoirs sans dresser les unes contre les autres. Je veux bien croire, même si je ne l’ai jamais constaté par moi même, que des garçons règnent en maîtres sur une grande zone réservée au sport dans certaines cours de récréation. Mais alors le problème est dans l’usage, et pas dans l’équipement proposé (à moins que le terrain soit en plein milieu, ou qu’il prenne la moitié de la cour pour le quart des élèves, ce qui demande effectivement une réorganisation afin de partager l’espace équitablement).
        Aider les élèves à discuter en classe de l’usage du terrain de sport, encadrer la formation d’équipes mixtes et tirées au hasard à partir de tous ceux qui veulent jouer, proposer une alternance avec d’autres jeux qui peuvent utiliser le terrain comme dans l’école de Taliesinn (premier commentaire)… tout cela me parait tellement plus productif que virer le terrain de foot et donner des conditions de jeu moins bonnes aux mômes (qui vont en plus déranger les autres en jouant n’importe où, puisqu’ils n’ont plus de terrain officiel délimité).

        Enfin bref, je m’arrête ici, mais en tout cas c’était agréable de discuter avec vous malgré notre désaccord. Merci d’avoir fait partir la troll agressive que j’étais devenue il y a quelques jours (je n’en suis pas fière), et de m’avoir répondu avec davantage de respect que je ne l’ai fait.

      • C’est là aussi que je m’arrête, n’ayant pas travaillé la question (qui me travaille quand même un peu, elle ! mais bon, pas assez de temps pour tout). Merci de votre dernier message sympathique, le plaisir a été partagé. Dites-vous que vous n’avez pas tant trollé que mis un peu de poil à gratter dans le débat, ça anime les échanges ! Bonne continuation.

    • … »les travaux scientifiques d’Édith Maruéjouls »…

      Wouarf, « scientifiques », j’adore ce genre d’humour à froid !!!

      • Vous avez de la chance, moi je n’arrive pas à en rire tellement ça me déprime de voir des débilités prendre autant d’importance.
        Pourtant, vous avez raison, mieux vaut en rire qu’en pleurer, mais je n’y arrive pas :(

    • « Il faut aussi rappeler qu’un rapport institutionnel, c’est la plupart du temps une restitution d’idées mal digérées / mal rédigée, hein, les textes initiaux sont pas forcément pourris. »

      ?? Si je vous suis bien, la formalisation d’un texte, de surcroît écrit par la même personne, est moins bien rédigée que le premier jet ?? ça ne vous paraît pas illogique ?

      • C’est pas le même lectorat, pas les mêmes finalités, souvent écrit (ou repris) à plusieurs mains… Beaucoup de scientifiques, même en ayant la main sur le texte, peinent davantage à vulgariser qu’à s’exprimer dans leur jargon, ou peinent au contraire avec un jargon qui n’est pas le leur. Et quand c’est le chargé de mission Truc ou le stagiaire Machin qui s’y colle… À la relecture du passage, il ne me semble d’ailleurs pas si nul que ça, même si… ben, de style rapport, quand même, et c’est dommage de s’arrêter là.

        Il y a plein d’exemples et de cas de figure (dont des rapports très bien !), mais le gros de l’argument était surtout d’inviter les lecteurs curieux à repartir des articles scientifiques initiaux parce que je sais / pense me souvenir qu’ils ne sont pas mauvais. Je ne me suis pas fadé ce rapport-ci pour vérifier qu’il était bien en comparaison, si Odieux faisait juste du mauvais esprit, etc.

  19. Le monde d’après étant en marche pour le plus grand bonheur de tout ceux qui le voudront, j’ai assisté au chantier de verdissage de la cour d’école en face de chez mes parents.
    Tout d’abords mes deux fils ont énormément apprécié les gros camions, les gros sales ouvriers avec leurs grosses gamattes de ciment et leurs gros outils métalliques donc, merci pour le cours de monde réel. Malgré le non-genrationnage de notre beau monde, aucune femme n’était présente pour avoir le privilège de se bousiller les mains par le ciment et les truelles. Scandale qui est resté inaperçu de mes fils. Et dont seul des ouvriers (dont je fus) peuvent comprendre la portée.
    Ils sont encore fascinés par le réel ces vils sacripants! Ils finiront hétéros pratiquants si je n’y prend pas garde.
    Ensuite, j’ai noté que le voisinage, aisé et très âgé, n’appréciait pas la chose. Pour le côté financier entre autre. J’ai trouvé ça amusant, de la part des représentants de la génération qui a fait de notre pays un lieu d’expérimentation des théories les plus ludiques.
    Après, j’ai connu moi, une coure de récré très verdifiée. Il y avait des tas d’arbres. Entre lesquels les garçons turbulents (et sans doute crypto-fachos) que nous étions organisions de glorieuses batailles de marrons. On a depuis grillagé la zone et abattu les arbres militaristes. Il est donc à craindre que les potagers prévus ne finissent par ressembler à Verdun, eux aussi, d’abord par une soudaine éruption de cratères, puis par l’adjonction de grillages métalliques normés.
    Mais comme toujours, on en conclura dans les milieux dignes de penser que cet échec pathétique et coûteux est le fait des parents réactionnaires et d’enfants traumatisés.

    • Merci pour ce rappel très vivant de ce que ça donne souvent, « en vrai », une politique planifiée d’en haut à partir des meilleurs intentions…

  20. J’aime beaucoup le parallèle entre passer la sixième et la marche arrière, j’ai beaucoup ri.

    Bah cette histoire est anecdotique par rapport aux kilomètres de débilités que pondent les malades mentaux de l’éducation nationale mûrs pour l’asile psychiatrique, à la cervelle gangrénée par le gauchisme.

    Quant au maire de Lyon, c’est le parti écologique, le degré zéro de la politique (et de l’écologie), dont les élus comme les électeurs sont soit des ignares, soit des crétins, soit des j’m’en foutistes, soit les 3 à la fois. Les villes qui ont commis le crime d’élire les khmers verts méritent de souffrir…

  21. Je ne suis pas sur qu’il y ait une vraie contradiction:
    Que la solution idéale, c’est de changer la société en transformant tout les médias, toutes les mentalités, tout les préjugés d’un coup de baguettes magiques pour que les petits garçons aiment soudainement le ballet et les petites filles le foot, c’est une chose.
    Que cette solution idéale est extrémement difficile et lente à mettre en place, et qu’en attendant, il vaut mieux enlever un élément qui, en pratique, ne fait que renforcer le préjugé, cela ne me parait pas fondamentalement une contradiction.

    De manière hypocrite, j’ai bien l’impression que si l’initiative avait été d’imposer des cours de ballet aux garçons et de foot aux filles ou de supprimer les programmes, dessins animés, bandes dessinées, publicités et oncles qui offre un ballon de foot à son neuveu et une poupée rose à sa nièce, … ceux qui critiquent auraient tout autant critiqué.

    • La solution idéale, ce n’est certainement pas de « faire en sorte que les petits garçons aiment soudainement le ballet et les petites filles le foot ».
      Par contre, que les petits garçons qui aiment le ballet et les petites filles qui aiment le foot puissent le pratiquer aussi facilement que leurs amis de l’autre sexe, et s’y épanouir sans subir de moqueries, alors là oui.
      Ouvrez les portes à tous, mais laissez les aimer et choisir librement ce qu’ils veulent faire. Écrire le contraire sur des étiquettes, c’est conserver et même renforcer le fait d’avoir des étiquettes.

      Dans les cours de récrés, il y a des mômes, filles et garçons, qui ont grand besoin de bouger et se défouler entre les moments assis à leurs tables. Un potager, ça leur fait une belle jambe.
      Il y a aussi des mômes, garçons et filles, qui ont envie de discuter, flâner, rêver, ou lire sans risque de se prendre un ballon dans la tête.
      Et il y a même des mômes, filles et garçons, qui voudront tantôt l’un, tantôt l’autre, selon les jours.
      La cour de récréation idéale doit être partagée, avec des espaces répondant à différents besoins, dont une partie permettant de faire du sport. Pas une partie en plein milieu, ni qui prenne une trop grande part de l’espace disponible, et si possible protégée par des filets pour éviter les ballons/balles/volants incontrôlés, mais c’est une partie importante pour de nombreux enfants. A moins qu’il y ait des gardes qui vérifient l’entrejambe pour savoir qui peut y accéder, ou que les instits laissent un groupe d’enfants y faire leur loi, ça ne crée pas de préjugé.

      • « Par contre, que les petits garçons qui aiment le ballet et les petites filles qui aiment le foot puissent le pratiquer aussi facilement que leurs amis de l’autre sexe, et s’y épanouir sans subir de moqueries, alors là oui. »

        Et comment vous faites ça? Vous prenez tout les enfants et vous leur coupez une partie du cerveau pour qu’ils ne rigolent pas quand ils voient un garçon faire du ballet?
        Comme d’habitude, les gens qui critiquent n’ont aucune idée que leur « solution » a été testée et retestée des centaine de fois (par des gens qui se croyaient aussi malins qu’eux) et que ça s’est chaque fois planté.

        « Écrire le contraire sur des étiquettes, c’est conserver et même renforcer le fait d’avoir des étiquettes. »

        Je suis d’accord là-dessus. Malheureusement, ignorer l’existence d’étiquette et simplement dire « moi je suis ouvert à tout, donc les autres vont magiquement être ouverts à tout aussi alors que je ne fais absolument rien pour les pousser dans ce sens », ça ne marche pas.
        Prétendre que les étiquettes n’existent pas et ne pas compenser leurs effets, c’est conserver et même renforcer le fait d’avoir des étiquettes.
        Il n’y a pas de solutions magiques, sans doute que la solutions la plus intelligente est de faire un peu des deux.

        « La cour de récréation idéale doit être partagée, avec des espaces répondant à différents besoins, dont une partie permettant de faire du sport.  »

        De quoi vous plaignez vous? Personne n’empêche les gosses de faire du sport. Par contre, jusqu’à présent, on empêchait, en pratique, les gosses de faire du jardinage. Je suis sur qu’il existe un univers parallèle où les cours de recré ont toutes un potager, dominé par les garçons, qu’un ministre a proposé de les remplacer par un terrain de foot car dans cet univers parallèle le foot n’est pas masculin, et que dans cet Univers parallèle, il y a Meve qui nous explique que retirer les potagers, c’est pas bien parce qu’il faut pas empêcher les gosses de jardiner.
        Vous pouvez tourner la situation dans tout les sens, la décision, ici, elle DIVERSIFIE les choix des gosses (parce que les autres milliers d’endroits où faire du foot ne vont pas disparaitre, parce que, contrairement à ce que vous croyez, les gosses fan de foot ne vont pas soudainement être fan de ballet juste parce que vous, sans rien dire à personne et sans rien faire, pensez que l’absence d’étiquette, c’est bien).

        (Cela dit, personnellement, je trouve cette décision très peu importante, totallement anecdotique (qu’est-ce qu’on s’en fout qu’un gosse qui faisait du foot va faire du jardinage). Ce qui m’amuse, c’est de voir les gens biaisés et hypocrites qui s’écrient qu’il y a un problème alors qu’ils auraient dit la même chose si l’inverse avait été fait)

      • Comment faire pour que les enfants ne rigolent pas quand ils voient un garçon faire du ballet ? Et bien leur montrer un ballet, avec des danseurs et des danseuses, si possible en vrai plutôt que sur un petit écran avec des hauts parleurs qui rendent mal la musique, et laisser s’émerveiller ceux et celles que ça touche. Laisser aussi les autres s’en foutre totalement, tout en expliquant que c’est OK de ne pas être intéressé par quelque chose en particulier, on a tous des trucs pour lesquels on n’est pas la cible, il faut juste respecter le choix de ceux à qui ça plaît (tant qu’ils ne racontent pas des conneries pseudo-scientifique, c’est ma limite de tolérance).

        « Malheureusement, ignorer l’existence d’étiquette et simplement dire « moi je suis ouvert à tout, donc les autres vont magiquement être ouverts à tout aussi alors que je ne fais absolument rien pour les pousser dans ce sens », ça ne marche pas. »
        Voilà, il est exactement là le problème, vous voulez « pousser les gens dans [votre] sens » en leur retirant de la liberté. Foutez leur la paix, aux gens, ils ne s’en porteront que mieux.

        « De quoi vous plaignez vous? Personne n’empêche les gosses de faire du sport. »
        C’est un peu la conséquence principale, pourtant, quand on retire un terrain de sport. Surtout celui de la récré, qui est gratuit, et où on peut aller tous les jours.

        « Par contre, jusqu’à présent, on empêchait, en pratique, les gosses de faire du jardinage. »
        Nop, en fait de plus en plus d’école font du jardinage, mais à moins de décisions débiles ce n’est pas dans la cour de récréation. Le jardinage, à l’école primaire, c’est un apprentissage, ça ne se fait pas en autonomie. Les enfants le font avec l’instit, sur les heures de classe, autrement il n’y aurait plus de potager mais un marécage les premiers jours puis un désert une fois l’enthousiasme retombé.
        Dans l’école de mon quartier, le potager est superbe : il est fait dans des grands bacs surélevés en bois qui ont des hauteurs échelonnées, et il est placé devant le bâtiment. Il donne donc sur la rue (sans manger sur le trottoir car l’école est en retrait), tout le quartier peut le voir, les enfants doivent être fiers. Certaines écoles ont aussi accès à un potager partagé dans le quartier, et les classes s’y relaient. Il n’y a pas à choisir entre potager et terrain de sport, ce ne sont pas des activités en compétition.

        « Ce qui m’amuse, c’est de voir les gens biaisés et hypocrites qui s’écrient qu’il y a un problème alors qu’ils auraient dit la même chose si l’inverse avait été fait »
        Oui, j’aurais dit la même chose mais sans hypocrisie, car le problème, c’est l’idée d’injonction à faire ci ou ça. Proposer du foot uniquement aux garçons et de la danse uniquement aux filles, c’est effectivement tout aussi dommage que proposer de la danse uniquement aux garçons et du foot uniquement aux filles.

      • « Et bien leur montrer un ballet, avec des danseurs et des danseuses, »

        Oh mon Dieu, félicitations, vous venez de découvrir une approche qui est d’application depuis plus de 50 ans. Vous êtes un génie, bien plus malin que tout les autres: vous venez de trouver une solution ÉVIDENTE à laquelle TOUT LE MONDE A DÉJÀ PENSÉ, et vous pensez être malin pour l’avoir fait.
        C’est quoi votre prochain miracle: « hé, les gars, pour le changement climatique, j’ai la solution: il suffit que les scientifiques écrivent un article disant « attention, il y a un problème », et tout le monde va s’arrêter de polluer ».

        100% Dunning-Krüger: vous ne savez rien du sujet, donc, une solution vraiment vraiment basique et testée et retestée des centaines de fois vous parait intelligente et potentiellement miraculeuse.

        « Voilà, il est exactement là le problème, vous voulez « pousser les gens dans [votre] sens » en leur retirant de la liberté. Foutez leur la paix, aux gens, ils ne s’en porteront que mieux. »

        C’est vrai quoi, Meve, arrêtez de forcer ceux qui veulent faire du jardinage à faire du foot (c’est exactement votre logique, si mettre un potager à la place d’un terrain de foot, c’est forcer les enfants à ne pas jouer au foot, mettre un terrain de foot à la place d’un potager, c’est forcer les enfants à ne pas jardiner).

        Ce qui est aussi marrant, c’est que la question de la culture « le foot c’est masculin » passe totalement à la trappe maintenant. Amusant de la part de quelqu’un qui expliquait que compenser les dégats des étiquettes, c’est renforcer les étiquettes: maintenant, la question n’est plus du tout de changer les étiquettes, vous pensez bien, mettre des étiquettes, c’est la liberté de chacun.

        « C’est un peu la conséquence principale, pourtant, quand on retire un terrain de sport. Surtout celui de la récré, qui est gratuit, et où on peut aller tous les jours. »

        Donc, en fait, par la même logique, vous empêchez les enfants de faire du jardinage. Vous n’avez pas honte, espèce de tortionnaire.

        « Le jardinage, à l’école primaire, c’est un apprentissage, ça ne se fait pas en autonomie. »

        Merci pour cette belle tranche de rigolade. Laissez moi vous expliquez pourquoi en trois mots: « cours de gym ».
        C’est hilarant: non seulement le sport continue à être pratiqué, mais en plus, apparemment, c’est également un apprentissage. J’imagine que dans un univers parallèle, on a un Meve qui nous explique que si on laisse les gamins jouer au foot dans la cour, le match va devenir n’importe quoi et ça ne va donc jamais marcher.

        « Il n’y a pas à choisir entre potager et terrain de sport, ce ne sont pas des activités en compétition. »

        Exactement, elles ne l’ont jamais été. C’est uniquement vous qui prétendez que retirer le terrain de foot va faire disparaitre le foot. Même dans l’idée discutée ici, personne n’a jamais dit ça, il a toujours été question de diversifier. Le problème n’a jamais été « le foot c’est masculin donc c’est pas bien », mais, depuis le début, « le foot prend une place déséquilibrée, ce serait intéressant de remplacer UN endroit où il s’impose par une activité différente ». UN endroit. Il continuera d’être pratiqué au cours de gym, dans les parcs, ou même dans la cours de recré (non, contrairement à ce que vous pensez, l’absence d’un marquage au sol ne transforme pas les enfants en zombie incapable de jouer et de se défouler dans la cour).

      • La consistance de votre mauvaise foi est tout à fait fascinante, on pourrait l’utiliser pour bécher le potager de l’école. Vous savez pertinemment que les enfants n’ont pas besoin d’un adulte pour se défouler en jouant au foot, parce qu’ils ne cherchent pas à faire un match académique mais juste à s’amuser. Mais laissez des écoliers gérer un potager en autonomie, et vous verrez le résultat de la récolte. A moins que les mômes, comme les potagers, soient pour vous des concepts théoriques que vous n’avez jamais vu de près ?

        L’école n’amène pas les enfants voir un ballet, ils vont au cinéma, parfois voir des spectacles type théâtre, mais pas un ballet. Ou alors, c’est rarissime. Dommage. Étant assez peu sensible à la musique et à la danse, ça m’aurait probablement ennuyée, mais les instits auraient pu au moins me faire reconnaître la technique et comprendre le travail acharné derrière l’œuvre.

        Par contre, les potagers dans les écoles, alors ça ce n’est vraiment pas du tout révolutionnaire ! Môme, j’en ai eu dans les deux écoles que j’ai fréquentées. On s’y rendait une fois par semaine, en alternance avec les autres classes, c’était très chouette. Il n’étaient pas dans la cour de récré, heureusement, c’étaient des écoles intelligentes :)

        Contrairement à vous, je ne force personne à rien. Les terrains de sport dans la cour correspondent à un besoin, les potagers aussi, mais dans des lieux séparés et sans que l’un ne remplace l’autre.
        Vous avez l’air de confondre les verbes « forcer » et « permettre ». Vous voulez donner des injonctions aux gens, les obliger à penser comme vous parce que votre pensée serait la bonne.
        Je ne cherche qu’à leur permettre de faire différentes choses, dont du sport et autres activités dans la cour, et du jardinage en dehors de la cour. Mettre à disposition les différentes installation, comme une invitation, puis laisser chacun en faire ce qu’il veut sans faire une fixation sur leur entrejambe et leur coller des étiquettes (quel que soit ce qu’on essaie d’écrire sur les étiquettes, ça reste débile).

        Et comme vous vous en rendez heureusement compte, même sans marquage au sol, ceux qui voudront jouer au foot vont continuer. Sauf qu’il n’y aura plus de lieu organisé pour ça, du coup ils vont déranger leurs camarades qui, eux, souhaitent du calme. Et le ballon ira régulièrement casser les fleurs de courgette et écraser les fraises. Les enfants qui veulent faire du foot ne joueront pas dans des conditions satisfaisante, et tous les autres seront dérangés, vive le progrès !

        Comme vous avez l’air d’aimer discuter avec moi, n’hésitez pas à me donner des noms d’oiseaux au féminin. Je suis une femme, et en plus je n’ai jamais aimé le foot, je veux juste qu’on fiche la paix aux gens au lieu de vouloir diriger leur vie et reprogrammer leur cerveau à cause de pseudosciences débiles et d’une obstination à se mêler du sexe des autres.

      • @Meve

        J’avoue que c’est amusant de parler avec vous.

        Un petit résumé dans le désordre non exhaustif:
        – Vous vous offusquez du mot « biologissant », et ensuite expliquez que vous êtes d’accord avec le concept (j’imagine que le mot n’est pas assez politiquement correct pour vous).
        – Vous parlez de zouaves non-scientifiques incapables de publier, alors que ce n’est pas la réalité: ce sont les genre-sceptiques qui ont du mal à publier (pas parce qu’il y a une cabale, mais parce que leur théorie ne se conforme pas à la réalité et leur étude sont donc rarement rigoureuses)
        – Vous parlez de pseudo-science, et ensuite admettez que vous avez été convaincu par des pseudo-scientifiques (les soi-disantes preuves qu’il est facile de publier des articles bidons en science sociale ont été débunkées)
        – Vous me reprochez d’utiliser le verbe « forcer » en réponse à votre phrase « vous voulez « pousser les gens dans [votre] sens » en leur retirant de la liberté ». C’est hilarant de voir quelqu’un qui parle de « retirer de la liberté », un concept hautement négatif, s’offusquer ensuite de voir ce discours traduis à la baisse avec « forcer », un terme bien moins anxiogène (mais bon, toute excuse pour attaquer est bonne à prendre, j’imagine)
        – Vous donnez des leçons en proposant des solutions que tout le monde connait et que tout le monde applique, sans vous rendre compte que ces idées sont loin d’être du génie.
        – Vous critiquez l’initiative comme contre-productive pour retirer les étiquettes, puis avez un discours extrémement passif démontrant que vous vous en foutez des étiquettes, l’argument (contestable, je le rapelle) ne vous est venu à l’esprit que parce que vous cherchiez une raison pour critiquer.
        – Vous expliquez que retirer le terrain de foot aura des conséquences dramatiques, que magiquement, les enfants arrêteront de courir dans la cour ou arrêterons d’aller en cours de gym. Vous prétendez que retirer le terrain de foot, c’est l’apocalypse pour le développement de l’enfant, mais hypocritement, retirer le potager, ça n’a pas d’importance.
        – Vous n’arrêtez pas de vous contre-dire vous-même: sans le terrain de foot, les enfants ne peuvent plus jouer mais ils joueront quand même, avoir un potager dans une école c’est impossible mais toutes les écoles que vous connaissez en ont un (j’imagine que dans la même veine que vos « idées de génie » sur les changements sociaux qui sont en réalité des évidences testées et retestées, j’imagine que vous imaginer que l’école va installer le potager au milieu de la cour à la place même du terrain de foot. Vous en arrivez à inventer vous-même des situations absurdes juste pour pouvoir attaquer le concept, alors que personne d’autre que vous n’aurait fait les choses de cette façon).

      • Désolée, c’est pas réciproque, vous ne m’amusez plus, je trouve même ça bien triste d’en être arrivé à un tel degré de non réflexion. Bien assez de temps perdu pour lire bien trop d’idioties. Bye

      • Mouhaha. « Degré de non réflexion ». De la part de quelqu’un qui a avalé tout cru les idioties de Lindsay, Pluckrose et Boghossian, elle est forte celle-là.
        Merci d’insister sur le fait que j’ai tort: venant de quelqu’un qui a plusieurs fois démontré l’inexactitude de ses analyses, c’est rassurant.

      • Meve, tu es moine boudhiste ceinture noire 8ème dan, au moins, pour avoir tenu l’argumentation si longtemps sans avoir pété un câble ! Total respect !

    • Puisque vous semblez être un expert du sujet, j’imagine que vous pouvez sans problème nous fournir un lien vers la ou les publications scientifiques ayant découvert la zone du cerveau responsable pour l’aversion envers le ballet chez les garçons ?

      • Il y a eu des expériences pour la trouver, mais après quelques petites ablations test de matière grise par ci par là, les cobayes sont tous devenus des géographes du genre voire gender-budgeting-espaces-urbains.
        Bon, faut que j’arrête de venir ici durant quelques jours, avant de finir tout à fait odieuse connasse / troll poilue sans espoir de retour à l’argumentation pacifique…

  22. Bof ce genre de conneries ça n’a aucun avenir quand on sera soumis à un califat quelconque ou à la Chine ce qui ne saurait tarder. Peut être nous laisseront-ils comme ça en nous isolant comme on laisse mamie dans son fauteuil raconter ses délires avant sa future incinération qui marquera la fin de son époque.
    Constantinople, sexe des anges … toussa toussa quoi.

  23. Ah .. le réarrangement du marquage en symbole phallique.
    Le général Lee s’est fait démonter de son piédestal aujourd’hui. La statue sera probablement fondue pour apaiser le coeur saignant des amoureux des combats nobles aux objectifs contre-performants.

  24. Si je comprends bien, il est question de laisser des enfants manipuler des outils de jardinage dans le calme.
    Je valide largement cette mesure digne des plus belles idées de nos rectorats.

    • Je suis plutôt dans l’équipe « donne un opinel à un enfant et apprend lui à s’en servir en respectant les consignes de sécurité(*), autrement il finira par en trouver un tout seul et se blesser avec ».

      Néanmoins, votre commentaire m’a bien fait rire, merci ;)

      (*) Bon, p t’être pas avec une classe de 30 écoliers pour un adulte, en fait, et encore moins en autonomie.

  25. y’a un truc qui me fait marrer. C’est que par exemple, les marquages au sol et les caisses de foot ne sont pas apparus comme ça, à la création de l’école hein.
    C’est juste qu’à un moment des gens ont remarqué que les gamins se défoulaient en autonomie avec un référentiel bondissant. Alors plutôt que de gérer de multiples ballons des élèves , parfois l’école en a acheté.
    Puis on s’est rendu compte que les gamins utilisaient leur vêtements pour faire des lignes et leur cartable pour faire des caisses et s’amusaient bien comme ça.
    Mais là, un pro de la sociologie et du mobilier urbain a incité l’école à « moderniser » sa surface de récréation pour tenir compte des activités observées lors des pauses. Et donc d’installer des équipements genre des cages ou paniers de basket et de marquer les lignes au sol (avec celles de la marelle ou celle du permis de conduire). Pour influencer le budget il a sûrement dû citer plein d’études à la noix du moment qui expliquaient dans un langage pseudo scientifique l’intérêt de la démarche. les parents étaient contents d’être dans une école moderne.
    Que va-t-il se passer ? Les enfants vont continuer à jouer au ballon, à moins d’une apocalypse nucléaire ou la victoire au deuxième tour d’un écologiste qui forcerait nos bambins à retravailler dans les champs pendant 12h/jours. Ils vont utiliser leurs vêtements et sacs pour démarquer les terrains, une poubelle pour faire un panier de basket, les cartables pour les buts…
    Et là une personne aura l’idée du siècle de rendre les choses plus faciles avec des lignes déjà marquées et des buts/paniers déjà positionnés aux normes de sécurité. On l’inscrira au budget de la commune.

    voilà!

    • Oui c’est l’éternel recommencement : des gens qui se pensent sans doute très importants, voire indispensables pour l’humanité, décident de créer de nouvelles lois / réglementations pour officialiser ce qui existe déjà sans eux. Ou pour interdire ce qui les choque.

      Ce qui dans les 2 cas ne change presque rien (à part les budgets des institutions concernées) mais donne à ces personnes l’impression qu’elles « cassent des stéréotypes », guident l’humanité vers un « avenir meilleur » etc…Bon c’est déjà ça !

    • Vous, vous êtes un pragmatique futé, vous m’avez bien fait rire avec votre commentaire d’un réalisme percutant :D
      Comme on n’était pas encore à l’époque d’internet ou de l’administration hyper-développée quand les terrains de sport sont apparus dans les cours d’école, je ne suis pas sure qu’il y ait eu besoin d’argumenter beaucoup et sortir des études pour avoir un budget à l’époque. Mais aujourd’hui, c’est vrai que le moindre truc (même quand c’est du flan et que l’idée sera abandonnée quelques mois plus tard) est enrobé dans une couche de justification pleine de grands mots pour le faire passer pour indispensable.

    • toi t’es clairement un agent du patriarcat illuminati reptilien d’Alpha du Centaure à vouloir empêcher le progrès éveillé en disant des choses aussi … tellement évidentes, tellement vraies …
      tu vas finir suicidé d’une balle de dos avec des semelles en béton au fond d’un fleuve pour dissidence contre la bien-pensance

  26. Mais Maître, vous oubliez une chose : dire que le sexisme dans les cours d’école vient de certains enfants et pas de la cour impliquerait de dire à des parents que leurs gamins sont mal éduqués. Donc qu’ils sont de mauvais parents.

    Au lieu de leur faire croire que leur gamin est hyper-actif donc trop intelligent pour eux et qu’ils sont dépassés.

    Pire, cela pourrait impliquer de réaliser que les pires sexistes sont plus répandus dans certaines communautés et/ou races, totalement au hasard les maghrébins ou les musulmans, leur réputation en matière de tolérance à l’égare des femmes n’étant plus à faire.

    Et ça, ça impliquerait pour l’éducation nationale de devoir arrêter de faire du déni de réalité. Et vous savez bien que c’est impossible.

    La cour d’école est
    l’ennemi parfait : elle ne peut pas se défendre.

  27. J’ai raté le match de boxe.
    Bon avant toute chose j’en profite pour faire une déclaration d’amour, alors un peu de silence s’il vous plaît.

    Meve je vous aime !

    Merci de votre attention.
    Et merci de me pardonner ne pas déclarer ma flamme à notre Odieuseté à jamais maudite.

    Maintenant une mauvaise prose pour le plaisir de… de moi. (et après jardinage obligatoire pour tout le monde, non mais)

    Pardon ? Mais non votre Odieuseté, jamais je ne… non, jamais je . d’accord, oui, bien sûr
    oui, bien sûr
    je m’occupe de ratisser votre parcelle, oui bien sûr, toutes vos parcelles…
    comment ?
    Rambouillet vous dites ?

    • Euh, merci, c’est gentil, j’ai un peu moins l’impression d’avoir bêtement perdu mon temps grâce à vous.
      Enfin… troller sur le web c’est quand même rarement une preuve de grande intelligence… J’ai eu un peu mal à la science, j’aurais du me rappeler qu’elle n’a pas besoin de moi pour se défendre. Après tout, des élucubrations d’hurluberlus pseudoscientifiques, il y en a eu à toutes les époques et le pire à faire c’est leur donner de l’importance. La prochaine fois, je me contenterai de rire un bon coup loin du clavier et d’aller jardiner pour me changer les idées :)

      • (J’ai été autorisé à transmettre un message pendant ma pause hebdomadaire, merci Diego.)

        J’apprécie les échanges argumentés sur des sujets ou des personnes ayant de solide bases théoriques peuvent… juste expliquer un peu aux béotiens.
        Comme ça arrive ici, il y a un tas de (pangolins) personnes amenant des infos et débats constructifs.

        Apporter de la lumière, le truc utile quoi, est-ce la différence avec porter un flambeau ?

        Ca semblait bien parti à un moment, la multiplication des sujets est une vielle technique mais parfois sincère.
        C’est d’autant plus dommage que les aspects sociologiques sont évidemment intéressants à discuter / découvrir, mais la Tomitude consiste à préférer les attaques larvées multiples.

        Content de vous avoir fait sourire ;)
        Hélas, trois fois hélas, je crois que je ne saurais vous courtiser,
        votre coeur étant déjà conquis, je le vois bien,
        garce de biologie !

        Méfiez vous quand même pendant le jardinage, si un monsieur pabilutaire vous demande « Combien coûtes ton bulbe ? », mieux vaux lever la bêche à hauteur du visage et reculer doucement, ou alors tenter un roundhouse leaf, mais ça…

        Biologisanisatatayoyotment Votre.

  28. quand j’étais à l’école primaire ( un peu après la chute de Napoléon ) il y avait des plantes toxiques de l’autre côté du mur et tout le monde s’en fichait , les garçons devaient brailler en jouant au foot ( cette manie de chasser en meute un objet aux formes arrondies …. ) leurs cris ne me dérangeaient pas : assise sous un tilleul ou dormait souvent une chouette , ou à l’abri du préau , je produisais des km de tricotin ( un signe précurseur , là aussi ) un truc artisanal avec une bobine de fil dotée de quatre pointes , une épingle et des restes de laine . je cousais ensuite des tapis ronds aux coloris discutables que j’offrais aux vieilles dames qui ont le menton qui pique quand on est obligé de les embrasser .
    mais quand , peu après mon septième anniversaire , Daniel m’a embrassée ( il avait les yeux vert pâle et la langue agile ) c’était au bord de la rivière , près du cimetière , en sortant de l’école ! et ce galopin n’a pas eu droit à un tapis , mais à ma reconnaissance éternelle pour ce monde qu’il m’avait fait entrevoir …..
    ils me font bien marrer , tous ces forcenés des statistiques pondeurs de protocoles !
    à côté de la plaque ils sont …..ils ont perdu leur animalité et ils ne le savent pas , ces c*** : le moindre son se répercute dans leur crâne plein de vide et de chiffres . ça doit être douloureux , c’est pour cela qu’ils geignent .

    • Merci pour cet intéressant tableau !

      « ( cette manie de chasser en meute un objet aux formes arrondies …. ) »

      Il parait que des bélugas (de petites baleines pas tellement reconnues pour leur côté vegan) ont tendance à rattraper les balles (et autres objets flottants de forme arrondies) lancées par des océanographes et à les leur renvoyer…

      Je me demande dans combien de temps ces malheureux mammifères marins seront abducté(e) un par un, par les porte-avions volants de nos forces de progrès, avant d’être lâchés dans des centres de reconditionnement où on leur expliquera que considérer un « référentiel bondissant » de façon machiste/carniste, équivaudra bientôt à un arrêt de mort auto-signé xd.

    • Nous devons avoir le même âge : moi aussi, j’ai fait du tricotin. Seriez-vous belge ?

      Je partage votre opinion sur la perte de cette part d’animalité dans l’humanité
      Je songe à la chanson « le grand Pan » et aux nombreux professeurs Nimbus que nous avons sur les bras.
      Quel monde froid et régulé avons-nous toléré de voir apparaître ?
      Quel degré de soumission avons-nous toléré de voir inculqué à nos enfants ?

      Vous nous confiez avoir « (entre)vu le loup » (j’adore cette expression) à 7 ans. C’est ahurissant ! Mes relations avec les filles étaient plus proches de celles de Calvin que de celles de Hobbes. Et, sans indiscrétion, Daniel avait-il 7 ans aussi ?

      « Chasser en meute un objet aux formes arrondies » vient d’être nominé comme gag de l’année 2021.

    • belge je ne suis , mais pas loin !
      Daniel avait dans les 12 ans . il avait affolé un brin mes boucles anglaises ( ma mère était dans sa période Sissi impératrice et m’obligeait à dormir la tête couverte de papillotes en papier journal .)
      je continue à dérouler ma pelote . après mes exploits , je suis rentrée hérissée à la maison . ma mère , occupée à rôtir les pigeons qu’elle venait d’étouffer , de plumer et de vider de leurs entrailles , n’a pas fait de commentaires .
      mais elle savait .
      trois jours plus tard j’ai eu droit à une coupe à la Jeanne d’Arc .
      solidarité avec les belugas .

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