Le monde d’après n’aura pas lieu

Le monde d’après.

En voilà, une expression qui fait secrètement frémir. Ne niez pas, bons lecteurs, que lorsque point une crise mondiale, malgré les malheurs, la misère et les morts, malgré toute l’empathie dont vous savez faire preuve, il y a tout au fond de vous ce sentiment un peu honteux voire carrément inavouable, cette amère excitation qui vous rappelle que tout cela est peut-être un tournant. Quelque chose, un événement, en tout cas, une sorte de main du destin qui sortant du néant vient réveiller votre quotidien. Mais pas seulement ! Cette tempête s’abattant sur ce bas-monde et sur toute la société telle qu’elle existe, vous voyez avec émoi le cocotier que tout le monde voulait secouer se mettre à ployer sous le vent, plus fort que tout ce que vous imaginiez. Et vous vous prenez à rêver, et finalement, à formuler tout haut cet espoir lui pas si secret :

Et si c’était maintenant, le monde d’après ?

Voici alors que cette idée se propage un peu partout, et quitte les fils de conversation internet pour s’inviter sur les radios et autres plateaux de télévisions jusqu’à se glisser dans les colonnes des journaux où, chacun y va de son petit refrain : lorsque les derniers nuages de cette tempête seront dispersés, le monde réapparaîtra sous un jour nouveau, et nous le reconstruirons plus beau, plus fort et plus solidaire qu’il ne l’était. À défaut de Grand Soir, vous avez rêvé un Doux Matin.

Hélas, lecteur, lectrice, de par mon pseudonyme, c’est à moi de vous annoncer la nouvelle : le monde d’après n’aura pas lieu.

Du moins, il sera aussi merdique qu’avant, si ce n’est pire encore. Rappelons donc quelques faits essentiels pour appuyer ce propos et écraser à coups de talons vos espoirs innocents.

Le monde d’après n’aura pas lieu parce que les connards n’ont pas disparu en deux mois. Ne l’oubliez jamais : une bonne partie de la population mondiale est constituée de connards d’un fort beau gabarit. Si vous aviez oublié la chose, n’importe quelle sortie vous rappellera que l’on confie des voitures à des gens incapables d’utiliser un clignotant, que les poubelles sont des objets incroyablement complexes à utiliser pour une bonne partie de nos contemporains, et que n’importe qui a le droit de faire des enfants quand bien même on leur a déjà retiré leur chien pour mauvais traitement. Certes, durant deux mois, vous avez probablement croisé bien moins de connards, mais ce n’est pas parce que vous ne pouviez pas les voir qu’ils n’existaient plus. Ils sont là, bien vivants pour l’immense majorité, et ils n’ont pas passé les dernières semaines à lire des livres sur la citoyenneté et le partage. Une société étant principalement la somme des individus qui la composent, vous pouvez la reconstruire autant que vous voulez : une bâtisse de trous du cul, avec donjon ou véranda, restera toujours une bâtisse de trous du cul.

Rappelons que le plus gros problème du monde, ce sont les gens. Moi aussi je peux enfoncer des portes ouvertes

Le monde d’après n’aura pas lieu parce que le capitalisme n’est pas près de s’effondrer. Certes, nombre de vos amis ont juré la mort du capitalisme à la fin de cette crise, et s’attendent à un monde libéré de la surconsommation et de la pollution avec la mort de cette bête immonde. Mais puisque vous avez désormais le droit de visiter lesdits amis (du moins pour mes lecteurs au sein du royaume de France), n’hésitez pas à en profiter, taquins que vous êtes, pour leur poser cette naïve question : « C’est quoi, le capitalisme ? ». Pour ce jeu, n’hésitez pas à vous équiper d’un dictionnaire et d’un masque (pour ne pas postillonner quand vous vous marrez) afin de confirmer qu’en fait, ils n’ont aucune foutue idée de ce qu’est le capitalisme. Certes, ils devraient parvenir à sortir le mot « profit » à un moment à force de tâtons intellectuels, mais viendra la base du sujet, celle qui leur échappe dans 90% des cas : quid de la propriété des outils de production ? Ce truc de capitaliste dans lequel un patron est propriétaire de l’outil de travail sur lequel l’ouvrier bosse en échange d’un salaire ? Non parce que dans ce cas : pourquoi nos anticapitalistes ne démissionnent-ils pas là, tout de suite, pour monter des coopératives ? Car si tous les travailleurs deviennent propriétaires de leur entreprise et de ses bénéfices, le capitalisme ne va pas tenir bien longtemps.

Mais généralement, vous entendrez en face une série de toussotements nerveux, et puis que bon, pour démissionner « C’est pas le moment » qu’un salaire c’est plus « sécurisant » et qu’en fait, c’est mieux quand quelqu’un d’autre porte le risque, hein, parce que bon, investir son pognon, houlà ! La formation d’un Soviet révolutionnaire est vite arrêtée sitôt que vient la question du salaire pour s’acheter Animal Crossing. Votre interlocuteur aura généralement tendance à changer de sujet, avant de retourner chanter Bella Ciao devant Netflix, le tout streamé sur son Mac. La révolution attendra encore un peu.

Rebelle en plein combat sur Instagram (colorisé, 2020)

Le monde d’après n’aura pas lieu parce que la réflexion politique générale est proche du zéro absolu. Si vous avez raté ce grand moment, n’oublions pas que des personnalités ont signé, et un grand journal a publié sans ciller l’extraordinaire tribune des 100 principes de Nicolas Hulot pour un « nouveau monde ». Quelque part entre la rédaction de collégien et le discours de Miss France, on appréciera le niveau de réflexion d’une personne qui a été ministre. Ou bien est-ce justement ce niveau de réflexion qui lui a permis de se fondre dans la masse de notre gouvernement, j’hésite. Mais quand on lit « Le temps est venu pour une nouvelle façon de penser« , « Le temps est venu de ne plus se mentir. » et autres « Le temps est venu d’entendre la jeunesse« , on a tout de même l’impression d’être à l’élection des délégués de classe de 6ème B. Ne manque qu’un « La guerre c’est pas bien » et « La méchanceté c’est pas gentil » pour obtenir les encouragements du conseil de classe. Et encore, ce discours a beau être navrant, il reste malgré tout assez proche du niveau général, puisque je rappelle que ces dernières années, la base de la réflexion politique est d’être contre quelque chose. Les patrons, les étrangers, le candidat de l’apocalypse… choisissez votre méchant préféré. Être pour un truc, c’est nul. L’important, c’est de s’opposer à un autre. Et si vous-même, vous avez envie de vous lancer en politique, n’oubliez pas que vous pouvez inventer votre méchant : si Don Quichotte de la Manche voyait des géants dans les moulins, il vous suffit de sortir des fascistes de votre manche pour vous poser en Jean Moulin. Bref, ce n’est pas avec les méthodes d’hier que vous allez bâtir le monde de demain.

« Et là je vais ajouter que la misère, c’est pas cool ! Ha ha ! À nous deux, capitalisme ! »

Le monde d’après n’aura pas lieu parce que l’information est en panne. « Pas de démocratie sans information de qualité ! » vous rappellera audacieusement votre ami journaliste, avant d’aller taper son article Ces cinq choses à savoir sur Greta Thunberg, le tout disponible sur internet après un pop-up publicitaire « Envie de changer de voiture ?« . Ainsi, même durant la crise, où l’information ralentie aurait permis, justement, de prendre plus de temps pour faire des enquêtes, le paysage informatif français a regorgé de palpitants micro-trottoirs (même sur les trottoirs vides, c’est possible), ces choses qui n’apprennent rien à personne et dont l’on peut tellement faire n’importe quoi qu’ils sont la base des chroniques de Guillaume Meurice. C’est dire si c’est du sérieux. Quel bonheur, donc, de savoir que Madame Michu « est triste de ne pas pouvoir sortir » ou que Monsieur Ripolin « a peur d’arriver à court de papier toilette ». Et encore, ça, c’est si l’on n’a pas carrément directement le droit à des tweets pour pouvoir taper son article sans sortir de chez soi (c’est plus sûr). Il est donc délicieux d’entendre quelqu’un ricaner de la qualité proverbiale de BFM TV avant d’enfouir sa tête dans la lecture d’un journal devenu une grande compilation de dépêches AFP assorties de commentaires d’anonymes piquées à droite et à gauche, entre des tribunes ouvertes à tous les passants, aussi stupides soient-elles. Fut un temps où l’on punissait les journalistes en les envoyant à la rubrique des chiens écrasés. Quelle belle époque que celle où le chien en question est écrasé sur toutes les pages du journal. Rappelez-moi pourquoi la presse est en crise ? Ah, oui : internet, salaud !

Voilà. Ça, c’est une tribune. Entière. Qui se résume à « Ça va pas, faut qu’ça change ! ». Sérieusement. J’ai cherché la suite, mais en fait, c’est vraiment tout.

Le monde d’après n’aura pas lieu parce qu’on préfère le spectacle. Suite directe du point précédent, vous aurez sûrement remarqué que l’on invite plus facilement des personnalités que des experts sur les plateaux télés : ça fait plus d’audience. Ainsi, nous avons le droit à des tribunes d’acteurs, des vidéos de trublions, des opinions médicales d’anciens footballeurs, et tout cela, relayé en larges colonnes parce que vous comprenez, pour comprendre le monde actuel et préparer la suite, il est plus intéressant d’avoir l’avis d’un chanteur que d’un économiste. Les économistes, c’est chiant, ça parle longtemps, et en plus, personne les connait. Alors qu’une petite tribune d’une actrice française (qu’on ne citera pas, c’est un blog respectable) n’ayant participé à aucun film rentable en 30 ans, ayant bâti sa fortune sur les aides publiques au cinéma et les montages financiers liés, et qui vient réclamer des sous et plus de solidarité (mais pas avec son argent, hein), alors ça ! Ça, ça mérite de pleines pages et des tweets mes petits amis. Bon après, notez que ça se tient : vous vous souvenez des banques qui se partageaient le pognon en paix mais sont venues demander de l’aide en 2008 parce que la vie était trop injuste ? Voilà, on a laissé faire. Alors pourquoi se gêner ?

Je vous mets une photo d’Isabelle Adjani, mais attention, hein, comme ça, aucun rapport, pfoulala.

Le monde d’après n’aura pas lieu parce que personne n’a envie du monde d’après. Nous en revenons au premier point : le monde est peuplé de connards, et tout le monde veut que ça change, mais pas trop quand même. On veut moins de pollution, mais faudrait pas payer sa télé plus chère parce qu’on la fabriquerait plus près. On veut plus de partage, mais pas avec son pognon. On veut plus de solidarité, mais principalement pour soi. On veut moins de surconsommation, mais faudrait pas m’empêcher d’aller à Starbucks. On veut mieux manger, mais tout le monde faisait la queue à Mac Do dès la réouverture.

Quelqu’un doit agir, mais pas moi.

Bref, Madame, Mademoiselle, Monsieur, Mondamoiseau, il va falloir vous y faire : nous vivons dans un monde de gros connards égocentriques, et non, applaudir à sa fenêtre à 20h n’aura pas rendu le monde meilleur. Tout au plus, ça vous aura forcé à interrompre votre apéro Skype avant de retourner discuter de ce à quoi pourrait ressembler l’après. Or…

Le monde d’après n’aura pas lieu.

Ou alors si, mais sous la forme d’une grosse crise économique qui ne sera pas sans nous rappeler le siècle dernier.

Ce qui en soi, m’irait bien si nous profitions de cette décennie pour retrouver les années folles, le jazz, le swing, les cafés bardés d’art nouveau fréquentés par des impressionnistes sur le retour, le tout autour d’un bon whisky au fumoir.

Mais à la place, ce sera donc vapoteuse et café à 2€ derrière une vitre en plexiglas au son de PNL.

Vivement le monde d’après, alors.

171 réponses à “Le monde d’après n’aura pas lieu

    • Mais oui! Le monde de demain se vit aujourd’hui. Et puis quoi c’est pas honteux de rêver. Moi j’étais en 6ème B. (c’est vrai, en plus) au début des années soixante-dix. J’ai milité au WWF, avant de me rendre compte que le pognon corrompt tout… soupir. Alors je fais sans. Avec des riens, qui parfois finissent par devenir quelque-chose. Un coup ça marche, un coup ça se casse la gueule… mais je continue d’espérer qu’on peut avancer à petits pas… et finalement, je me sens plutôt bien dans mes baskets…encore plus quand je sens que « je contamine ». Perdre ses illusions peut faire gagner en convictions. Même si les réaliser, c’est une autre paire de manches. Courage les gars!
      http://laviereveededomibleue.over-blog.com/2020/04/un-monde-meilleur.html

      • Purée, moi aussi j’étais en 6eB mais à la fin des années 80 !
        Hasard ou réalité scientifique?
        Est-ce un complot machiavélique?
        Aurais-je du ne pas « jouer » dans Seconde B ?

        Les questions sont posées …

    • Je viens de découvrir votre blog, M. Connard. Merci ! Ha ! Quel air pur nous respirons auprès de vous ! J’en reviens toujours pas !

  1. Merci pour votre article Monsieur, non seulement fort éclairé, mais aussi tordant, impactant, et cynique à l’extrême. Suisse de nationalité, mes compatriotes se comportent exactement comme vous le décrivez dans votre article, il s’agit donc d’un problème transnational, voire mondial, ce qui peut faire légèrement peur…

  2. Cher M. Connard,
    Que nous vaut cette diatribe atrabilaire ?
    Le dé-confinement des cons finis vous aurait-il pris par surprise ?
    Mais rassurez vous, le changement arrive (je n’ai pas dis « le changement c’est maintenant » ;-) ). C’est juste qu’il ne viendra pas des gens, devenus spontanément prévoyants et altruistes, mais mais sera forcé par les évènements plus ou moins catastrophiques qui vont nous tomber sur le museau.
    Nous nous souviendrons du (je n’arrive pas à le féminiser) Covid-19, dans quelques années, comme d’un gentil coup de semonce que la nature nous avait envoyé pour nous appeler à un peu plus d’humilité et de précaution. Probablement oublié beaucoup trop vite…
    Prenez soin de vous et faites des stocks de whisky.

    • Mais tellement juste! Point de surprise sur un pseudo monde d’après plein de jolis sentiments… ce fut un plaisir de vous/te lire. Une bizz à Diego.

      • La PNL, c’est le mal absolu ? Et pourquoi ? Tout dépend de ce pour quoi on l’utilise.
        Un peu comme la Force. Pour le bien ou le mal, Jedi ou Sith. Ou Jedi Gris (comme les Jedi, mais sans l’aspect vœu de célibat et tout le tintouin.)

      • C’est pourtant aussi simple que tes idées, c’est le mal absolu parce qu’il n’y a aucune façon bien de l’utiliser, même avec des tonnes d’autotune par dessus leurs coassements ou avec leurs histoires de street cred bidonnées.

  3. J’ai lu la tribune mise en image je me suis dit « il abuse elle est pas mal cette intro, y’a de l’idée ».
    J’ai vu la légende associée à l’image ensuite :)

    • Pareil que Hugo haha. « Bon, il a posé le sujet, alors il propose qu… oh. »

      Merci pour cet article, il m’a fait du bien à lire.

  4. Comme disait (ou plutôt aurait pu dire parce que là, les grands chercheurs sont plus très d’accord, ou du moins plus trop sûr…) l’un des plus grand capitaliste de l’histoire (un capitaliste, c’est bien quelqu’un qui veut tout pour lui, non?), Alea Jacta Est!
    Par contre, des connards, j’en ai croisé plein durant le confinement… Enfin, croisé…^^ Évite de justesse plutôt, on va dire…^^

  5. Malheureusement, la Covid-19 n’a pas le bon sens de contaminer les connards … si c’était vraiment un appel de la nature, elle aurait mieux fait les choses, preuve en est que ce charmant virus est probablement originaire d’une bourde humaine. Quand à la suite, je m’attends surtout à une tripotée d’impôts, de journées de solidarité et de nouvelles taxes pour essayer d’éponger les dettes de l’état pour sauver les meubles (parce que si l’argent poussait sur les arbres, le mot déforestation n’existerait pas, tout comme si les hommes avaient leurs règles, les protections hygiéniques seraient remboursées par la sécurité sociale). Tout ça pour dire que ça me fait doucement sourire de voir des associations contre les couloirs aériens, qui mettent en avant des arguments écologiques alors que s’ils ne vivaient pas sous ces dits-couloirs, ils partiraient en Martinique tous les étés sans se préoccuper des badauds qui ne peuvent profiter de leur jardin en dessous d’eux et des gaz à effet de serre. Nous sommes égoïstes et de même que les gilets jaunes l’ont démontrés par la variété exacerbée de leurs revendications, chacun se bat pour son bout de gras et pas pour « tout le monde ». Et malheureusement, une fois la crise passée, les professions qui donnent beaucoup aux autres se retrouveront de nouveau avec les mêmes problèmes car plus personne ne gardera leurs marmots ou leur apportera un plateau repas.
    Vaste sujet que celui que vous soulevez Odieux !

    • Je n’ai jamais vu de mousse à raser remboursée par la sécurité sociale.
      De rouleaux de sopalin non plus, d’ailleurs :p

      • Pas faux ! C’était un simple exemple pour mette l’accent sur le débat qui avait eu lieu sur la taxe sur les protections hygiéniques non considérées comme un produit de première nécessité. ;)

      • … De un, ça n’a strictement rien à voir (comparer avoir des menstruations et se raser la barbe, fallait quand même la faire celle-là). De deux, on n’a jamais vu non plus de cire à épiler ou de crème dépilatoire remboursée par la sécurité sociale, alors que s’épiler est malheureusement un impératif social pour les femmes. ;)

      • Ça a à voir dans le sens où c’est un produit d’hygiène, pas un médicament. Les règles ne sont pas une maladie, la barbe qui pousse non plus.
        Que des associations, voire l’État, fournisse des produits d’hygiène à des personnes qui n’ont pas les moyen d’en acheter, c’est normal. Mais si les serviettes hygiéniques sont remboursées de base au commun des mortelles, alors la sécu doit aussi rembourser à tous et à toutes les brosses à dent, le dentifrice, le savon, les rasoirs, les couches pour les bébés… et on n’est vraiment pas sortis des ronces.
        Quant à l’impératif social, au final il n’existe que pour ceux qui s’y plient. Je suis une femme, je ne m’épile pas, je ne me rase pas, je ne me maquille pas, ne met pas de crèmes etc, ben ça ne m’empêche pas d’avoir une famille aimée et aimante (déjà 12 ans de mariage sur une centaine de prévus) et de nombreux amis très proches (dont beaucoup de filles super qui s’épilent, se maquillent, font du shopping… et ne sont absolument pas choquées que je ne le fasse pas. On a bien d’autres centres d’intérêts communs à propos desquels discuter).
        J’ai beau me balader avec mes pattes velues à l’air libre, jamais mais alors vraiment jamais qui que ce soit ne m’a fait la moindre remarque à ce sujet (et si un jour ça m’arrivait, ben ça me ferait juste doucement rigoler et je continuerais à gagner du temps en pratiquant la permaculture cutanée).

      • Merci de confirmer ce que je dis, ça n’a rien à voir (et effectivement, les règles et la barbe ne constituent pas des maladies, mais ça tout le monde le savait déjà). Pour les règles il s’agit principalement d’une question d’hygiène (mais pas uniquement). Pour la barbe, il ne s’agit que d’une considération esthétique. Une longue barbe n’est pas considérée par la quasi-totalité de la population comme un manque d’hygiène. Or, une tâche de sang à l’arrière du pantalon, si. Autrement, les jeunes filles ne vivraient pas si mal l’arrivée de leurs premières menstruations, surtout lorsque celle-ci les surprend en pleine journée de cours au collège par exemple.

        Moi non plus je ne me maquille pas, ne m’épile pas une grande partie de l’année et cela ne m’empêche pas d’avoir un chéri adorable, une famille aimante, des amis géniaux et tout ce qui va avec. Cependant, il n’en reste pas moins que dans certains métiers (dont le mien), une « excellente présentation » (avec tout ce que cela implique) est de rigueur. Ainsi, lorsque viennent les beaux jours, beaucoup de femmes n’ont pas d’autres choix que d’ôter ces poils qui, s’ils restaient visibles, leur porteraient préjudice auprès de leur employeur et / ou du public (#vécu). Alors que des messieurs avec de belles barbes de bûcheron, ça passe crème (et tant mieux pour eux).

        Donc si vous pouvez vous contenter de « doucement rigoler » quand quelqu’un vous fait une remarque au sujet de vos poils, j’en suis sincèrement ravie pour vous, mais c’est un privilège que toutes les femmes n’ont pas. ;)

      • Il y a pourtant un grand point commun entre des produits d’hygiène par opposition à des traitements de maladies, mais tant pis, on ne va pas troller inutilement sur ce point plus longtemps.

        Les métiers demandant une excellente présentation exigent aussi des hommes soigneusement coiffés/rasés (ou alors avec une barbe bien « entretenue ») et en costume, quant aux femmes elles peuvent porter des collants opaques si jamais elles doivent être en jupe, mais généralement on choisit ces métiers lorsqu’on apprécie justement donner une bonne image et avoir « la classe » grâce à sa belle apparence physique.
        Chez mes amies pour qui tout cela importe beaucoup, c’est parce qu’elles y prennent du plaisir à prendre soin d’elles et « se faire belle », mais pas du tout parce qu’elles s’y sentent obligées (oui, j’ai demandé hier, ça m’intriguait du coup). Elles ont développé un talent pour ça, de l’expérience, c’est presque devenu un loisir artistique, le maquillage comme de la peinture sur soi (et effectivement elles sont très jolies, mais je ne me sens pas moche pour autant sans maquillage).

        La plupart des personnes, hommes et femmes, qui prennent soin de leur apparence, j’espère donc que c’est avant tout pour eux-mêmes. Qu’on aime faire usage des agents de peau lisse car on apprécie la beauté ou la douceur de son épiderme glabre, je le conçois très bien même si ce n’est pas mon cas, mais si c’est par « injonction sociale » c’est franchement dommage et surtout inutile puisqu’on peut être parfaitement intégrée dans la société sans s’épiler (nous en sommes toutes deux l’exemple).
        La solution à ce problème ne serait alors surtout pas de rembourser les produits de soin, ce qui ne ferait que renforcer l’idée qu’il faut s’épiler, mais plutôt d’aider les gens à se rendre compte qu’ils peuvent bien faire ce qu’ils ont envie de leurs poils et que ça ne les empêchera pas d’être heureux et aimés (car, soyons honnêtes, la plupart des gens sensés ont d’autres préoccupation que les poils de leurs congénères et ce n’est pas sur l’état de la pilosité que de construisent les amitiés ou les amours solides).

        Faire du féminisme en cherchant à ce que les gens soient traités différemment selon leur sexe, c’est tout de même un drôle de concept ! Le combat sera gagné lorsqu’on arrêtera de regarder les culottes ou les slips et qu’on ne se basera que sur les idées, les compétences ou le travail pour [payer / élire / suivre l’avis de] quelqu’un et sur ses besoins pour l’aider. Je n’ai pas de problèmes pour acheter à manger à la fin du mois, alors au lieu de me rembourser mes serviettes hygiéniques ou la mousse à raser de mon mari je préfère très très très largement que l’argent de la sécu serve aux malades (sans empêcher par ailleurs la distribution de divers produits d’hygiène aux personnes qui sont dans le besoin).

        Je vais m’arrêter là car j’ai vraiment trop tendance à troller, donc ça vaut mieux pour tout le monde, mais je reviendrai lire attentivement votre réponse en résistant pour ne pas en remettre une couche derrière :)

        Merci pour ce débat et bonne continuation. S’il n’y avait pas les gestes barrières je vous aurais tendu mon bras velu avant de partir, je me contenterai d’un grand sourire et d’un respectueux signe de tête à 2 mètres numériques de distance.

        Cricreation, je ne savais pas pour la taxe, merci pour l’info qui m’a surprise car comme vous il me semblerait logique que tous les produits d’hygiène soient taxés comme des produits de première nécessité et je pensais que c’était le cas.

      • vous avez résisté à l’envie ou au devoir ( au choix ) de vous épiler ( périphérie ou endroits stratégiques ) en dépit de DEUX MOIS de confinement ? vous êtes des puristes ! encore pire que ma copine Rusmandina …..

      • Yersinia > Ha ha :) c’est que je n’ai pas du m’ennuyer assez pour en arriver là.

      • @ Aspasie:

        Vous dites « Pour la barbe, il ne s’agit que d’une considération esthétique. Une longue barbe n’est pas considérée par la quasi-totalité de la population comme un manque d’hygiène. (…) beaucoup de femmes n’ont pas d’autres choix que d’ôter ces poils qui, s’ils restaient visibles, leur porteraient préjudice auprès de leur employeur et / ou du public (#vécu). Alors que des messieurs avec de belles barbes de bûcheron, ça passe crème (et tant mieux pour eux). »

        J’ai une petite anecdote, justement, pour appuyer l’explication de Meve: j’ai connu une chargée du recrutement à la DRH d’une grande entreprise spécialisée en informatique qui avait, en gros, besoin de quelqu’un pour assurer l’accueil des clients en détresse.
        Parmi les candidats retenus, entre d’un côté le barbu Libriste qui recompile des noyaux Unix sur son temps libre quand il s’ennuie, et de l’autre le golden-boy rasé de prés avec sourire Ultrabrite n’y connaissant tellement rien que si on lui dit « j’ai le P.O.S.T qui s’affiche à l’allumage » il comprend « La Poste elle fait des affiches ??? », ce n’est pas le barbu ultra-compétent qui a été choisi, c’est l’ignare imberbe, parce qu’il paraissait, dixit ladite chargée du recrutement, « plus présentable » aux clients.

        Concernant la « nécessité » des serviettes et tampons hygiéniques (qui eux-mêmes posent un risque médical sérieux par leur usage, dans certains cas), ce n’en est pas une, en réalité: le problème d’écoulement sanguin peut être réglé (fuhuhu, c’est l’cas d’le dire, fuhuhu !) en portant simplement un chiffon noué autour de la taille façon culotte traditionnelle de Sumotori, sous les vêtements… peut-être est-ce que l’expression d’argot « she’s on her rags » (rag = chiffon), en Anglais, pour dire « elle a ses règles », vient de là ?

        Par petit plaisir de provocation, je ne peux cependant pas m’empêcher de rappeler que, ô horreur absolue pour les féministes, la création du tampon est le fait d’un vil « mâle blanc cis-genre hétérosexuel », Earle Haas.
        D’ailleurs, puisqu’il s’agit de s’introduire dans le vagin la création « d’un homme », est-ce qu’il ne faudrait pas précisément considérer ça comme une sorte de « viol symbolique » ?
        J’attends avec impatience que les féministes édictent ce qu’il faut en penser, il y a urgence (et peut-être même de l’argent à gagner, via un procès fait aux lointains descendants de l’inventeur: cette société n’est plus à ça prés).

        @Meve:
        Vous dites « Le combat sera gagné lorsqu’on arrêtera de regarder les culottes ou les slips et qu’on ne se basera que sur les idées, les compétences ou le travail pour [payer / élire / suivre l’avis de] quelqu’un et sur ses besoins pour l’aider. »

        Oh que oui, malheureusement ça n’a aucune chance d’arriver: car si le féminisme prônait réellement ce genre d’évolution de la société, cela menacerait son existence même… c’est la raison pour laquelle, quand on demande à des gens féministes pourquoi ce refus de s’appeler simplement « Humaniste », l’argument toujours rétorqué revient toujours à dire « oui mais parce que sinon ça ne concerne plus les femmes / ça invisibilise leurs luttes / etc ».

        C’est la même raison pour laquelle les mouvements dits « antiracistes » persistent à indirectement maintenir et entretenir la division raciale dans la société, en refusant par exemple de reconnaître qu’un citoyen pâle puisse être victime d’agressions physiques motivées par la haine et en laissant l’extrême-droite s’emparer de cette question de société: ça leur garantit la pérennité d’un ennemi à combattre, donc de pouvoir continuer à exister en se présentant comme le seul rempart contre les néo-nazis et apparentés, pour en retirer des subventions, des dons financiers, etc.

      • @ Yves Damké

        Merci pour votre réponse.

        En indécrottable optimiste, j’y crois sincèrement au jour où dans la vie publique on arrêtera de considérer les gens en fonction de ce qu’ils portent comme sous-vêtements. Mais effectivement, comme vous je ne crois pas que ce sera grâce à certain(e)s « féministes » actuel(le)s qui ne font qu’aggraver le problème en séparant bien consciencieusement les unes des autres.

        Et oui, je préfère les termes « humanisme » ou « égalitarisme ».

      • @ Meve:
        De rien pour la réponse, perso le terme « égalitarisme » me hérisse le poil… « humaniste » est encore ce qu’il y a de mieux : )

      • @ Yves Damké

        Humanisme est le plus joli, je suis d’accord.

        Pourquoi « égalitarisme » vous hérisse-t-il le poil ? A cause de la nuance égalité-équité ? Ou autre ?

      • @ Meve:

        Oui, exactement: la nuance -plutôt, la GROSSE DIFFÉRENCE- entre équité et égalité engendre automatiquement des confusions, et au final l’usage de ces termes fait pire que bien, d’où le « hérissement folliculaire aigu » :)

        « Humanisme » n’est pas encore le meilleur mot, cela dit: il y a cette espèce de béatitude pacifiste accolée à ce terme, c’est aussi dérangeant car d’une part une société dite humaniste avec toute la sensiblerie que ce mot implique ne durerait pas longtemps, et d’autre part, face à une entité esclavagiste et tortionnaire telle que DAECH je n’ai ni l’envie d’être béat ni l’envie d’être pacifiste: c’est plutôt tout le contraire, j’ai même une certaine passion pour l’artillerie à roquettes en tant que solution-miracle pour ce genre de problème :]

      • Merci pour votre réponse.
        Equitiste, alors ? :D
        Gonadiste ?
        Anthropiste ?
        Humaniste, j’aime bien, même avec la connotation Bisounours.

      • @ Meve:
        Oups, en retard… de rien pour la réponse.

        Equitiste, Gonadiste, Anthropiste… on sent bien la scientifique merveilleusement préoccupée par l’usage du terme exact et précis :) ;)
        Ah, Anthropiste ! C’est scientifiquement neutre, purement descriptif… c’est beau :)

        J’adore, mais ça causerait des confusions, ne serais-ce que chez ceux qui parlent de réchauffement climatique anthropique et de « l’anthropocène ».

        En y réfléchissant, la solution était sous mon nez depuis le début, en plus j’en ai déjà parlé en commentaire sous un autre article de l’Odieux: Universaliste, tout simplement ! :)

        Je me suis laissé piéger par l’enfermement rhétorique pratiqué par les gens communautaristes faisant à la fois une division raciale et une division basée sur le sexe, sans voir que ces deux catégorisations idéologiques sont en fait toutes deux l’antithèse de la même chose: l’Universalisme… et hop, problème de désignation résolu :)

      • @ Yves Damké
        Universaliste, c’est pas mal, oui, mais faudrait pas se le faire piquer par les bloqueurs d’université ou les défenseurs de Pluton qui n’acceptent pas son déclassement ha ha.
        Enfin, dans un monde parfait on n’aurait même pas besoin de s’embêter à chercher une dénomination :)

    • « Malheureusement, la Covid-19 n’a pas le bon sens de contaminer les connards … si c’était vraiment un appel de la nature, elle aurait mieux fait les choses, preuve en est que ce charmant virus est probablement originaire d’une bourde humaine.  »
      Ben, vu qu’on est tous le connard de quelqu’un d’autre et que le virus semble s’attaquer à n’importe qui, ça semble bien corresponde à une création de mère nature (cette grosse tépu qui fait en sorte que les faibles crèves et que les gros bouffes les petits. Tu m’étonnes que le capitalisme marche si bien!).

      • C’est juste mais quand je parle de « connard », je pense aux hommes qui battent leur femme ou leurs gosses (qd ce n’est pas des sévices pires encore), des femmes qui battent leur mari (c’est plus rare mais il y en a), ceux qui maltraitent ou abandonnent sur le bord de la route leur animal de compagnie, … En bref, j’entends par « connard » ceux qui font du mal sciemment, pas celui qui fait chier son chien sur le trottoir sans ramasser… Les connards, c’est comme les chasseurs, y a les bons et les mauvais 😂

      • « Ben, vu qu’on est tous le connard de quelqu’un d’autre »

        Certains le sont plus que d’autres, quand-même.

        Et être le connard d’un connard ne veut pas forcément dire être un connard soi-même.

        Vous suivez ? ^^

  6. Excellent article… j’admet que je souhaitais un monde meilleurs mais sans vouloirs changé mes habitudes (juste aller souvent sur son ordinateur) mais votre article… très beau et bien expliquer.

    Ont pourra toujours rêver d’un mon meilleurs ou d’une société parfaite en tous (comme dans une partit de Stellaris) mais en faite… comme quoi, nous avons été trop habitué au monde du spectacle. Même moi, je regarde plus de série que de lire de la philosophie.

    Merci encore pour nous rappeler ce dur monde.

  7. « Les économistes, c’est chiant, ça parle longtemps, et en plus, personne les connait »

    oui, enfin ils ne sont pas mieux quand même… l’économie, ça tient plus de la religion (et des dogmes qui vont avec) que de la science. Pour chaque économiste qui dit balnc, en un trouve un qui dira noir, rouge, bleu, jaune à pois verts etc avec le même aplomb et la même « rigueur scientifique »….

    • Les économistes sont la plupart du temps pseudo-scientifiques, à une exception prés cependant: la grande différence entre un économiste « ultra-néo-libéral-anti-pauvres-et-mangeur-d’enfants » comme Frédéric Bastiat et un économiste Marxiste dont le crédo est « détruisons le capitalisme et ça sera le Paradis sur Terre » (cf n’importe quelle page écrite par Marx), c’est que l’économiste « ultra-néo-libéral » est par nature prudent, mesuré, anti-dogmatique et perpétuellement préoccupé par les possibles effets pervers d’une décision ou d’une action sur le fonctionnement économique d’un pays.

      Cf. justement ce qu’écrivait Frédéric Bastiat, un des fondateurs de la pensée économique ultra-néo-libérale-qui-tue-les-pauvres, dans « Ce Qu’on Voit Et Ce Qu’on Ne Voit Pas », son œuvre majeure (les mots que je mets entre « / / » sont en italique dans le texte):

      « Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n’engendrent pas seulement un effet, mais une série d’effets. De ces effets, le premier seul est immédiat ; il se manifeste simultanément avec sa cause, /on le voit/. Les autres ne se déroulent que successivement, /on ne les voit pas/ ; heureux si on les /prévoit/.
      Entre un mauvais et un bon Économiste, voici toute la différence : l’un s’en tient à l’effet /visible/ ; l’autre tient compte et de l’effet qu’on /voit/ et de ceux qu’il faut /prévoir/.  »

      Ou encore:

      « Quand Jacques Bonhomme donne cent sous à un fonctionnaire contre un service réellement utile, c’est exactement comme quand il donne cent sous à un cordonnier contre une paire de souliers. Donnant donnant, partant quittes. Mais, quand Jacques Bonhomme livre cent sous à un fonctionnaire pour n’en recevoir aucun service ou même pour en recevoir des vexations, c’est comme s’il les livrait à un voleur. Il ne sert de rien de dire que le fonctionnaire dépensera ces cent sous au grand profit du travail national ; autant en eût fait le voleur ; autant en ferait Jacques Bonhomme s’il n’eût rencontré sur son chemin ni le parasite extra-légal ni le parasite légal. »

      Et pour terminer, je ne peux m’empêcher de citer la fin de son livre:

      «  » »Ainsi, on le voit par les nombreux sujets que j’ai parcourus : Ne pas savoir l’Économie politique, c’est se laisser éblouir par l’effet immédiat d’un phénomène ; la savoir, c’est embrasser dans sa pensée et dans sa prévision l’ensemble des effets.
      Je pourrais soumettre ici une foule d’autres questions à la même épreuve. Mais je recule devant la monotonie d’une démonstration toujours uniforme, et je termine, en appliquant à l’Économie politique ce que Chateaubriand dit de l’Histoire :
      « Il y a, dit-il, deux conséquences en histoire : l’une immédiate et qui est à l’instant connue, l’autre éloignée et qu’on n’aperçoit pas d’abord. Ces conséquences souvent se contredisent ; les unes viennent de notre courte sagesse, les autres de la sagesse perdurable. L’événement providentiel apparaît après l’événement humain. Dieu se lève derrière les hommes. Niez tant qu’il vous plaira le suprême conseil, ne consentez pas à son action, disputez sur les mots, appelez force des choses ou raison ce que le vulgaire appelle Providence ; mais regardez à la fin d’un fait accompli, et vous verrez qu’il a toujours produit le contraire de ce qu’on en attendait quand il n’a point été établi d’abord sur la morale et la justice. »
      (Chateaubriand. Mémoires d’outre-tombe.)
      «  » »

      En passant, si vous vous dites à l’instant « l’Éducation Nationale m’aurait menti ?! », c’est très probablement exact. Il m’a fallu une bonne décennie avant de m’en apercevoir et de ré-examiner mes idées sur à peu prés tout ce en quoi on m’avait inculqué à croire être le Vrai.

      C’est d’autant plus flagrant lorsqu’on découvre, après avoir lu Marx, que dans les écrits de Milton Friedman celui-ci s’est attelé à trouver des solutions pour garantir à chaque enfant la meilleure éducation possible même malgré des parents pauvres: on m’a répété que les économistes ultra-néo-libéraux étaient de sales enflures proto-nazies qui tueraient tous les pauvres s’ils le pouvaient, et voilà qu’en faisant l’effort de lire « Capitalisme et Liberté » pour vérifier moi-même si tout ce qu’on m’a dit est bien vrai, je découvre que Friedman s’est creusé le cerveau exprès pour trouver des solutions pour aider les gens à sortir de la pauvreté le plus efficacement possible.

      Ben merde alors… on m’avait menti.

  8. Merci OC. Juste une petite erreur de légende. Vous avez écrit vouloir mettre une photo d Isabelle Adjani mais je crois qu’il s’agit là de Jack Sparrow. Bon monde d’après à tous.

  9. Les économistes, c’est bien beau, mais quand on leur demande leur avis sur la société, l’éducation des enfants, l’organisation du travail dans les hôpitaux, ça ne vaut pas cher la livre, un économiste. C’est comme les footballeurs; pour un qui a fait médecine (Allo Laurent Duvernier-Tardif!), il y en a 99 qui ne connaissent rien à rien en dehors du football. Mais personne ne veut entendre les sociologues ni les éducatrices; c’est chiant, ça chiale tout le temps et personne ne les connait.

  10. Coucou chouchou, comment on fait alors pour vaincre le capitalisme si il suffit de faire une coopérative entre ‘gens’ si ceux-ci, comme tu le dis sont ‘cons’ pour la plupart ? Vaudrait pas mieux avoir une seule personne au dessus de soi, une personne éclairée, comme toi,comme patron plutôt que le pouvoir con du grand nombre de ‘cons’?

  11. Billet intéressant, je partage certaines analyses (déliquescence de la réflexion politique et du travail journalistique notamment) mais le ton cynique masque des arguments fallacieux de type sophisme de l’épouvantail, en particulier la critique de l’anticapitalisme qui aboutit sur un « pourquoi nos anticapitalistes ne démissionnent-ils pas là, tout de suite » qui fleure bon le fameux dialogue :
    « On devrait améliorer la société… »
    « Ah ? Et pourtant tu participe à la société, comme c’est curieux. Je suis très intelligent. »
    Comme si imaginer l’hypocrisie, toute relative, des anticapitalistes invalidait leurs arguments. La suite est encore pire, parce qu’elle suppose que pour être un bon anticapitaliste il faut créer une coopérative et « investir son pognon » : en gros le bon anticapitaliste, c’est aussi un capitaliste, et un qui a les moyens financiers de « porter les risques ». Je me rappelle également avoir vu les initiatives de type ZAD maintes fois moquées sur ce blog, ce qui créé une belle dichotomie entre le mauvais anticapitaliste qui refuse les règles de la société capitaliste, et le mauvais anticapitaliste qui s’y soumet.

    J’ai beau être d’accord avec la thèse du billet (le monde d’après n’aura pas lieu), le principal argument proposé (tout le monde est un connard égoïste) me semble aberrant. L’égoïsme ambiant n’est pas un fait, une fatalité propre à la nature humaine, c’est un pur produit de notre société individualiste. Le monde d’après n’aura pas lieu, à mon sens, parce que les individus en mesure de le construire (politiques, journalistes, intellectuels) n’en veulent pas. Au fond, le bon militant anticapitaliste son rôle n’est pas de s’élever seul contre le capitalisme et la société égoïste qui en découle, mais de défendre les idées par lesquelles il pense pouvoir en résoudre les problèmes, dans l’espoir qu’elles finiront par prendre suffisamment d’ampleur pour créer ce fameux « monde d’après ».

    • C’est pourtant la vérité, tout le monde est un connard égoïste et tout le monde ne pense qu »à soit. C’est normal et ç’est humain même. C’est le nier qui est aberrant et hypocrite, et ç’est justement de ça que l’Odieux se moque.

      • Houlà vous l’avez bien lu le truc ? Parce que se moquer des gens qui nient le fait que tout le monde est un connard égoïste c’est vachement spécifique et c’est pas DU TOUT ce qui est fait. Il se moque de certains comportements en cette période de déconfinement et de nos élites politiques et médiatiques, ce qui n’a rien à voir.

        Mais c’est quand même triste de penser que nous sommes tous et toutes des connards égoïstes par nature. C’est vrai que quand je pense à tous ces enfoirés qui sont bénévoles sur leur temps libre, moi aussi je désespère face au règne suprême de l’égoïsme sur la nature humaine. Et c’est sans parler de ceux qui donnent, de ceux qui sourient aux inconnus ou de ceux qui tiennent la porte, les salauds.

        Bien sûr que nous sommes tous un peu égoïstes par nature, c’est un avantage évolutif certain. Pour la même raison nous sommes, de manière innée, un peu altruistes et très grégaires. Mais nous sommes aussi en grande partie définis par des comportements appris, et une société qui encourage et récompense les comportements individualistes, comme la notre, sera surtout peuplée d’égocentriques égoïstes.

    • Le fait est que nôtre société est complètement et indubitablement humaine (sauf pour les conspirationnistes, pour eux elle est reptilienne) et de ce fait est constituée de tout ce qui fait l’homme. Á la fois intelligente et stupide, grégaire et individualiste, solidaire et égoïste, multi éthnique et rasciste etc…
      Qui plus est, dans nôtre partie du monde, nous vivons en démocratie et, de ce fait, chacun est libre d’être qui il veut et de faire ce qu’il veut de sa vie (dans les limites fixées par la loi évidement). Je n’ai donc de problèmes avec personne, ni avec ceux qui réussissent et gagnent beaucoup d’argent, ni avec les hommes et femmes politiques, ni avec ceux qui dédient leurs vies aux autres.
      Non j’ai un problème avec les hypocrites et ceux qui établissent des échelles de mesures. J’ai un problème avec ceux qui profitent a fond du système pour ensuite vous faire la lecture sur le fait que le système c’est le Mal (genre Nicolas Hulot et ses six voitures, mais bon ça va il parait qu’il roule en électrique plus de 90% du temps…), ceux qui vous explique qu’untel groupe d’humain est meilleur qu’un autre ( exemple complètement pris au hasard : Les Gillets Jaunes), les réseaux sociaux (là les exemples sont tellement nombreux que je ne vais même pas essayer), Juliette Binoche (elle me fait tellement rire quand elle part dans son délire conspirationniste, sérieux meuf arrête de sniffer de l’acide).
      Donc voilà, le vrai problème est là. Ce n’est pas l’immense majorité de la population qui pose problème, c’est ceux qui prétende avoir la solution, ceux qui prétende que les problèmes complexes peuvent se résoudre a coup de solutions simplistes, et que eux, oui eux, nous offriront des lendemains qui chantent. Et ces gens sont dangereux car non seulement ils jouent sur nos craintes et nôtre ignorance, mais aussi et surtout sur nôtre espoir. Car en effet c’est bon d’avoir de l’espoir mais il ne faut surtout pas laisser des tarés s’en emparer. Vous savez comment je le sais ? C’est la base de 1984.
      Dans son livre George Orwell nous explique que Big Brother est arrivé au pouvoir après une révolution ayant renversé un régime capitaliste.
      C’est ironique, surtout que ces même idiots sont les premiers à le cîter.

  12. Vous n’êtes pas en forme, Monsieur OC.
    Il est temps que le confinement s’arrête parce que vous avez oublié « finement ».
    Bien sûr, on peut toujours – parce que c’est facile – dire que, quoi qu’il arrive, il y aura toujours la même quantité d’imbéciles et de salauds.
    Bien sûr, sera toujours en vigueur une règle plus que logique, mathématique, selon laquelle environ 50% des gens sont plus cons que la moyenne.
    Mais ça ne justifie pas de nous faire une grosse déprime en criant « no future ! » comme un vieux retour d’aigreur gastrique de mai 68. Il est temps de rouvrir les bistrots.

    • Ah mais non, logiquement et mathématiquement tu peux avoir 99% de gens plus intelligents que la moyenne, c’est facile. Si t’a 99 personnes du même niveau d’intelligence, et 1 autre personne qui est conne comme un balais à chiotte, alors t’aura 99% de gens plus intelligentes que la moyenne.
      C’est la médiane qui a toujours 50% de gens en dessous.

      • Vu l’erreur sur la règle soit disant « plus que logique, mathématique », j’espère vraiment que cette personne est d’un certain côté du pourcentage sinon nous somme perdus !

      • Ce genre de statistique suit assez couremment la loi Normale, donc médiane, moyenne, ça revient au même :)

      • Attentions aux assomptions faciles, Margay ! Sans mesures, méfiance.

  13. Moi qui regrettais déjà le monde d’avant avant, du fond de mon fauteuil club je ne peux que souscrire à vos propos : celui de demain risque bien d’être pire que celui d’hier (vous me suivez ?)…

    Hulot continuera d’éternuer (mais dans son coude), des sociologues continueront à couler des tribunes (en se désinfectant le stylo), tandis que des Vincent Lindon et des actrices chargées en heure de vol continueront à pondre des appels à ce que ça suffit (mais avec un masque sur le nez).

    Ne désespérons pas : les chaînes d’approvisionnement en vieux scotch n’ont pas été rompues, et, même à vol d’oiseau, les routes rouvertes aux petites anglaises rugissantes.

    A votre santé !

  14. Analyse pertinente de pas si connard que ça (vous allez devoir changer ce patronyme bien loin de vos véritables prétentions humanitaires !)

    Allons essayons de trouver des arguments à ces thèses velléitaires intellectuellement proches de la consommation de fruits d’une concurrente de Koh Lanta.

    Le problème de notre système est notamment dû aux rejets des crises régulatoires et autre inflation qui, bien que pernicieuses, ramènent l’économie à la réalité de terrain. Ces crises sanctionnent le manque de gain de productivité ou d’innovation ou bien les effets de bulle.
    Surtout, ces crises touchent les détenteurs de capital, d’abord par l’inflation si celle ci a lieu, conduisant à réduire son pouvoir d’achat, ensuite par un rééquilibrage des facteurs de productivité : le capital investi (les usines) s’usant au fil du temps, il faut les utiliser pour les rentabiliser. Or une baisse générale de la consommation réduit les débouchés, les usines ont plus de charges que de gains, elles sont donc non rentables et coûtent au capital. Les entreprises vont alors fermer et licencier.

    Ça a un impact direct sur le taux de chômage. Néanmoins, le facteur travail est beaucoup plus résilient pour des crises longues car avec peu de capital il peut être rentable (artisanat, entrepreneur), comme l’a démontré le mouvement des Makers.

    Si la crise est longue, le facteur capital devra faire davantage appel aux deux autres facteurs (éviter les investissements, trouver des solutions pour ameliorer la productivité). Mieux valorisé, le travail pourra demander l’augmentation de sa part dans les profits (en chute libre depuis les années 70 et la fin de la syndicalisation de masse)

    Et ça, les gagnants du capitalisme ne le veulent absolument pas !
    Pour faire simple, les crises rebattent les cartes lorsque le jeu est dominé par un joueur (celui-ci misant plus sur le facteur capital plutôt que sur le travail ou l’innovation).

    Bon dans l’histoire la hausse de la pauvreté est incommensurable (sauf politique budgétaire ciblant le soutient des moins nantis) mais il faut choisir entre une société où quelques riches dominent le reste des travailleurs ou une société où l’égalité des chances d’être dans la misère est plus grande.

    A ne pas oublier que nous français, pays développé, nous exploitons le facteur travail d’autres pays (atelier Chine) par des politiques néo-colonialistes barbares :)

    Et là, une nouvelle barrière sociale apparaît pour l’acceptation du chaos, la présence d’autres groupes. La jalousie et la cupidité étant plus fortes que l’empathie, bon courage pour améliorer ce beau bordel.

    Attendez… sociologie ? N’est-ce pas le trait sous-jacent de ce délicieux pamphlet écrit par votre cerveau dont la nature si généreuse fait trembler le monde scientifique ? Mais que faire alors ? Serions-nous par avance perdus ?

  15. Bonjour,
    Merci bien pour le constat (capitain obvious). C’est vrai et tristement rigolo.
    Juste une question, c’est pas un peu tôt pour dire que tout va redémarrer, voir en pire ?
    Pour ma part je trouve qu’il y a de plus en plus de relents de matières fécales sur l’ensemble de cette planète, bref ça sent pas bon de partout.
    Et pour repartir comme avant, en mieux, « startup nation mode », les tours de vis risquent d’être ceux de trop, en gros je ne sais pas ce qui nous attend … Mais pas la même, ça c’est sur.
    Gardez votre luger pas loin au cas ou, stockez le brandy !

  16. Non, non, le monde d’après sera bien différent. Les 1% savent désormais que ceux des 99% qui leur résistent le plus d’habitude restent bien gentiment confiné chez eux si on trouve un prétexte valable.
    Les français qui ne font ni grève ni manif pendant deux mois, ils n’auraient jamais cru ça possible.
    Maintenant, ils savent.
    Et ça va faire mal.

    • moi aussi ça m’a frappée , cette docilité ! pas un murmure pendant DEUX MOIS ! ni après , d’ailleurs . bon : il y avait danger , mais on dirait qu’ils ont tout avalé : hameçon , fil , canne à pêche …. prêts à tout accepter ! c’est-y le premier putsch mondialisé ? bientôt : dodo dans un carton sur le trottoir ! on n’arrête pas le progrès ….

      • Tant que les individus seront soumis, obéissants, ils renieront la vie et seront donc des objets.La docilité est une arme de destruction massive.

      • Docilité? Simple civisme et respect des règles pour ne pas noyer le personnel soignant? Sans confinement vous auriez hurlé « nos vies valent mieux que leur profits » , avec confinement vous fustigez le docilité moutonnière. Z’etes impayables.

    • Pas tout à fait d’accord, si effectivement, il n’y a pas eu de manif pendant le confinement, l’empressement de la préfecture de police à réprimer à coup d’amende à 135 € tout début de manif (par exemple aujourd’hui au Trocadéro, des jeunes n’ayant plus aucun revenu et droit ni au chômage ni au RSA) et l’omerta de nos médias sur les protestations des soignants qui ont reprises dès le 11 mai, indiquent qu’ils ne sont pas entièrement sûrs de pouvoir continuer comme avant.
      Malheureusement, cela montre aussi qu’ils en ont, plus que jamais l’intention et même d’accélérer quand on voit l’empressement à filer du fric aux entreprises sans exiger de sérieuses garanties.

      • l’attestation dérogatoire était comme un mur à escalader ! une offense à mon civisme , à la Liberté la plus élémentaire , une insulte ! à chaque sortie . la menace de se  » faire aligner  » , des lâchers de flics et de gendarmes , et même …. des drones ! cette voix venue du ciel qui recommandait de rentrer à la maison …. jamais je n’aurais imaginé vivre un truc pareil ! et j’avais sans cesse en tête cette vilaine petite pensée :  » les experts de mes deux nous serinent depuis plusieurs années qu’une crise économique surviendra avant 2022 , et voilà ce satané virus qui surgit ….et tout s’arrête !  » . ça ne peut pas s’être produit par hasard . que le corona soit né d’une liaison chauve-souris / pangolin ou qu’il ait été bricolé , il y a eu au minimum une  » brillante  » récupération ! c’est comme un condensé de Machiavel et des projets mortifères des néo conservateurs . nous sommes tous bien eus ! invités à caser un max d’applications sur notre p***** de smartphone ,afin qu’on nous dise comment vivre , ou plutôt vivoter …. en attendant la seconde vague . la trouille : plus forte que les demandes d’augmentation des salaires . et déjà , on nous intoxique avec la nouvelle bagnole ! en effet , rien ne va changer ! O Dieu a raison : si ça change , ce sera en pire ! trop de c**** …..

      • On s’en fout de vos manifs à trois pelés et deux tondus autour du rond point. C’est votre seule passion la manif? Vous êtes un professionnel du secteur de l’emmerdement du monde du piquet de grève et de la banderole écrite en mauvais français? Vous connaissez plus le trajet Bastille république que celui pour aller à votre boulot ou votre salle de bains? Vous n’avez pas autre chose à faire que beugler dans la rue pour compenser votre insignifiance dans les urnes?

    • Les 1% vous conseillent de respirer régulièrement. Je vous en prie : rebellez vous, on chronomètre.

  17. le bonnet , c’est pour faire ethnique , raccord avec les idées ( ? ) affichées de la mondaine tiers mondiste .

  18. « Être pour un truc, c’est nul. L’important, c’est de s’opposer à un autre. »
    C’est marrant ça, vu le thème du blog !!

  19. Pour le capitalisme, je crois avoir lu la définition quelque part :
    « le capitalisme est la théorie que l’économie s’effondrerait si tout le monde n’achetait que ce dont il avait réellement besoin »
    J’ai bon?

    • En dehors du fait que c’est très drôle, c’est également assez pertinent dans notre société actuelle, à la productivité telle qu’un faible pourcentage d’individus suffirait à produire ce qui nous est strictement nécessaire. Cependant, dans un système où le travail reste la norme d’utilité, cela serait socialement catastrophique. D’où une nécessité, à moyen voire court terme, de repenser la place d’un individu au sein de l’ensemble, et notamment sa façon de subsister *.

      * je précise que je suis très loin d’être « communiste » ou autre joyeux insoumis, il n’empêche que le constat est là. Inutile de nier.

      • « à la productivité telle qu’un faible pourcentage d’individus suffirait à produire ce qui nous est strictement nécessaire »

        Uniquement parce que ladite productivité est soutenue par une consommation énergétique très élevée. Supprimer pétrole, charbon et gaz, et on revient à une société pré-industrielle où la majorité de la population était paysanne.

  20. On dirait des spermatozoïdes affolés à la recherche de l’Ovule du futur «Le jour d’après ». Pas de panique les petits Loulou vous l’aurez votre jour d’après : C’est demain ! Dans ma jeunesse folle il y avait à la colo une chanson pour marcher qui faisait : 🎶 Le lendemain de l’après-midi mon cousin germain revînt………. Le lendemain de l’après-midi mon cousin germain revint……..🎶🎶🎶🎶🎶🎶.. jusqu’à ne plus sentir ses arpions !

  21. Je ne suis pas d’accord avec vous : le monde d’après existera !!! Au moins aussi longtemps que le monde de « Je suis Charlie » !!!

    • c’est ça . je vais de ce pas déposer un ours en peluche devant l’EHPAD le plus proche . enfin …. quand j’écris  » devant  » je me vante ! à proximité serait plus juste ! pas envie d’être enchristée ou pire : que Cabu s’étrangle de rire , là haut .

  22. Le monde d’après sera strictement le même que celui d’avant, en fait. Sans Serge Gainsbourg et Boris Vian, mais avec Jul, Niska et compagnie. Misère. Ça donne envie de se faire seppuku.

  23. Le capitalisme est encrée dans l’ADN humain, et ça se résume en un seul mot : DÉSIR
    Le désir d’avoir plus que l’autre. Et le capitalisme, ça commence à partir de deux personnes : il suffit que l’une veuilles plus que l’autre, et c’est bon, le capitalisme peut repartir.
    Alors imaginez à hauteur de presque 8 milliard d’individus.
    Bien sur on peut éduquer la jeunesse à plus de solidarité, de partage, etc. Mais il suffit que dans un groupe, UN seul veuille plus que les autre, c’est mort. C’est humain, et depuis Cro-Magnon. Et puis l’égalité, l’équité, on vous dira que c’est la fin de l’individualité. Qui veut être pareil que son voisin, sérieux ?
    Parfois on me dit que c’est une façon de penser typiquement occidentale, qu’ailleurs on pense pas pareil. Alors déjà un pays non occidental qui s’enrichit, il s’occidentalise dans sa culture, son esthétique, sa façon de penser, etc. Ensuite, jetons un œil aux milliardaires chinois, russes, sud américains, indiens… Vous voyez une différence avec nos milliardaires et traders occidentaux ? Bin non…
    Donc qu’on le veuille ou non, le capitalisme a gagné.
    Ce qui ne vous empêche pas d’agir à votre modeste échelle, celle du local. Militer dans des épiceries sociales, s’occuper du voisin en difficulté, faire du bénévolat, inspirer les gens dans l’éducation, que ce soit en classe ou envers vos propres enfants…. Ce sera toujours ça de gagné…

    • « Le capitalisme est ancré dans l’ADN humain », bigre, moi qui croyais que c’était un concept qui avait particulièrement bien réussi son coup en réduisant l’homme à une fonction économique!
      Je vous engage à lire « La bonté humaine » de Jacques Lecomte, vous verrez que bien d’autres choses plus intéressantes sont ancrées dans l’ADN humain. Si vous osez prendre le risque d’ébranler vos convictions, qui semblent elles aussi ancrées dans votre ADN…

      • Mais mon cher monsieur même si vous êtes un « gentil », grand bien vous en fasses. D’ailleurs je suis sur que plein de gens sont gentils par conviction, par éducation, par naissance, etc. le petit souci, c’est qu’il suffit D’UNE SEULE personne dans un groupe pour que le capitalisme reparte de plus belle. UNE SEULE Personne peut « foutre le bordel ». Alors oui, on peut éduquer un groupe d’individu dans la bonté, le partage, etc. (et réussir même) Mais toutes les tentatives de communautés appliquant ce principe s’est gentiment foutue en l’air avec le temps (je vous rappelle que de base le communisme c’était un peu ça, mais bon, on sait ce que ça à donné par la suite hein ^^). Parce que encore une fois, il suffit d’une seule personne qui veuille plus que les autres, et hop, c’est mort.
        Donc encore une fois, je suis très content pour vous si un gentil plein de bonté et de compassion. Et je suis même sur que vous êtes nombreux à l’être, sincèrement… Mais bon désolé, si ce n’est pas vous qui voudra une plus grosse part de gâteau, quelqu’un d’autre s’en chargera avec grand plaisir à votre place ^^
        Vous pouvez contrôler et éduquer 10 personnes, allez une centaine en étant optimiste, mais à hauteur de presque 8 milliards de personnes, on se demande bien qui est l’utopiste entre nous deux. Non parce que niveau exemples durables qui ont réussis, surtout à l’échelle d’une grande communauté, voir d’une ville, d’un pays, je me gausse…

      • « contrôler et éduquer 10 personnes »: car bien sûr, la mentalité avide et individualiste actuelle n’a pas, elle, été inculquée mais est inscrite dans notre ADN…
        Osez lire le bouquin en question, on pourra alors discuter sur des bases un peu moins biaisées par vos certitudes. Et n’ayez crainte, je ne dirai à personne que vous avez osé regarder du côté des « gentils » (le terme est de vous, pas de moi. Mais on n’en n’est plus à un préjugé près, n’est-ce pas?)

      • Mais vous comprenez pas que ça date de Cro-Magnon ? Qu’il suffit d’une seule personne encore une fois qui veuille plus de viande, plus de feu, plus de « tout » que les autres, qui est la base même du système du capitalisme. Et c’est vous qui prenez le mot « gentil » du côté péjoratif. La bonté, le partage, l’altruisme, l’équité (à ne pas confondre avec l’égalité) sont de réelles qualités humaines, j’en conviens. Mais comprenez que le nombre joue contre tous vos beaux principes. Ce n’est pas de la philosophie, ni de la psychologie, c’est de la pure et froide mathématique. Vouloir appliquer un principe de bonté de partage d’altruisme, ou tout autre pensée positive quelle qu’elle soit, à toute une population mondiale est une pure utopie mathématique. Car comme le dit notre hôte : les connards sont toujours là. Et il suffit qu’un seul ne veuilles pas écouter vos belles paroles ou même lire votre bouquin tout aussi génial semble t’il, pour que tout parte en couille. Vous voulez faire quoi concrètement ? Imprimer votre livre à 8 milliards d’exemplaires ? Eh bin…
        Maintenant, à votre propre échelle, vous pouvez essayer d’appliquer votre principe à votre entourage. Et si vous êtes plusieurs, petit à petit, cela ne changera pas le monde… Mais bon, à certains endroits, il sera un peu moins pire grâce à vous. C’est le bien que je vous souhaite en tous cas.

  24. Le monde d’après, c’est celui d’avant mais avec des muselières et du spermicide sur les paluches pour vaincre le capitalisme à coups de distanciation sociale, animé par la peur de son prochain.
    On attend de semaine en semaine la publication de nos nouveaux droits: Oh! on peut voir deux personnes, toujours les mêmes, en gardant ses distances, n’est-ce pas là le spectre de la liberté qui poins à l’horizon ?

    Sérieusement, on peut craindre de ne garder que le pire du monde d’avant augmenté du pire de la logique de confinement et de traçage…

  25. Cher Odieux,
    cet article justifie à lui seul quelques années d’abonnement, merci.

    « Être pour un truc, c’est nul. L’important, c’est de s’opposer à un autre » : YES ! Et de pouvoir impunément commettre exactement ce qu’on reproche au Mal (agression, destruction, refus du débat, incitation à la haine), puisqu’on agit au nom du Bien, tintin !
    Tout les néo- et les anti- sont là : néo-féminisme, néo-progressisme, néo-écologisme, anti-fascisme, anti-capitalisme… pas étonnant qu’ils soient durement piqués au vif ici-même :)

    Attention, on ne sabote pas impunément l’Empire du Bien, encore moins son fer de lance, sa police de la pensée, le système médiatique, cet immense pouvoir qui ne tolère aucun contre-pouvoir :
    que Diego vous garde !..

  26. Ce monde d’après, c’est celui où on écoute religieusement le « Nous sommes en guerre » de Macron, mais où on s’insurge si on a pas fait des mois d’études randomisées en double aveugle sur un médicament dont on maîtrise les effets secondaires depuis des décennies. C’est aussi ce monde où on fera la queue pour recevoir la piqûre d’un vaccin fait à la va-vite pour un virus dont on ne sait pas s’il est immunisant.

    Peut-être que le nouveau monde pourra débuter quand on aura fait un Nuremberg 2.

    • On saura si le vaccin est immunisant, puisque justement on aura fait des mois d’études dessus avant. Les tests sont en cours, mais le vaccin ne sera pas là avant bien longtemps parce que sa balance bénéfice-risque est évaluée avec le plus grand sérieux.
      Quant aux effets secondaires de la chloroquine, manifestement on ne les maîtrise pas aussi bien que vous le dites chez des patients infectés par le SARS-COV2 puisque jusqu’ici les études autres que celles de M. Raoult montrent une surmortalité en plus de l’absence de bénéfice. Mais si vous êtes un de ses fans, on aura beau vous mettre toutes les preuves sous le nez, vous crierez de toute façon au complot.
      Que de temps perdu, que d’énergie dépensée pour rien par le monde scientifique, tout ça pour un gros égo.

      Bref, ce qui m’aurait fait peur, cela aurait plutôt été « ce monde d’après, […] celui où on écoute religieusement le « Nous sommes en guerre » de Macron, mais où on s’insurge si on a pas fait des mois d’études randomisées en double aveugle sur un [vaccin] dont on maîtrise [le principe] depuis des décennies. C’est aussi ce monde où on fera la queue pour recevoir [un médicament dangereux administré] à la va-vite [alors qu’on sait qu’il n’est pas efficace].  »

      Mais je laisse le point Godwin où il est :) et heureusement j’ai confiance dans le travail formidable de la communauté scientifique.

      Si c’était du second degré, désolée d’être tombée dans le piège, le troll était suffisamment réussi pour m’attraper.

      • Ce qui est bien, c’est que cette affaire révèle les personnes en pleine disonnance cognitive.

        On sait quand et dans quelles mesures donner de la chloroquine (+azt) puisqu’on sait très bien lorsqu’elle peut provoquer des arythmies cardiaques. Parce que des milliards de personnes en ont avalé. En d’autres termes, et c’est là où votre mur d’illusions va commencer à se fissurer, toute étude qui avance la toxicité de la HCQ est une étude bidon.
        À la rigueur. Si le Lancet s’était juste contenté de dire « ça ne fait rien » ça aurait été déjà plus crédible.

        Bref, vous êtes incapable de penser que des scientifiques sont capables de mentir ou de prescrire le protocole quand il ne faut pas (à un stade trop avancé, à des personnes à risque) pour des raisons bassement pécuniaires.

        Peut-être pouvez-vous rappeler que la crise des opioïdes aux US qui a tué des centaines de milliers de personnes ces 20 dernières années a été provoquée par un labo en mal de thunes.

        Considérez toujours que des hommes et femmmes sont capables de génocide sanitaire (même par inaction). En bref, commencez à réfléchir par vous-même.

      • OOOooouhhhhh ! Attention ! LE complot de Bigpharma. Les scientifiques et les médecins du monde entier tous complices (sauf Raoult,bien sûr)! Tremblez, moutons, seuls les vrais sachent!

      • Il y a deux sortes d’imbéciles : ceux qui voient des complots partout et ceux qui en voient nulle part.
        Encore une fois, renseignez-vous sur la crise des opioïdes aux USA (il y a un très bon Cash Investigation sur le sujet) et vous cesserez d’utiliser cet anathème éculé en étendard.
        Pour ma part, si le doute que j’exprime envers tout scientifique financé par Gilead peut me ranger dans la première catégorie susmentionnée, j’essaie du mieux possible de l’appuyer par des observations sur le sujet, et pas par l’entremise de messages aussi pauvres que le vôtre et qui ont leur place sur Twitter.

      • Oh ben c’était donc pas un troll volontaire. J’ai tout de même longuement hésité, devant cette contradiction tellement énorme :)
        Ou alors vous persistez en vous marrant bien derrière votre écran, et nous on tombe tous dans le panneau. Si c’est le cas, bravo, bien joué !

      • Si vous faites référence aux mentions entre vos crochets, qui indiquent supposément que ma méfiance envers un vaccin est en contradiction avec ma confiance pour la HCQ, je vous renvoie a nouveau sur la non dangerosité de ce dernier car très ancien et très connu, point sur lequel vous refusez obstinément d’ouvrir les yeux. D’ailleurs, avez-vous vu une hécatombe d’arythmies à Marseille ? Parce que si c’est le cas, ça me fera éventuellement changer d’avis.

        Quant à ma méfiance sur le vaccin, elle ne repose pas sur son principe ni même sur une éventuelle dangerosité de ce dernier, mais sur ses auteurs (et je me répète) avides d’argent. Si je n’attends pas que les gens soient aussi méfiants que moi, j’aimerais du moins qu’ils adoptent une attitude circonspecte, quand, par exemple, Karine Lacombe annonce dans un 20h un vaccin dans les 3 mois. Si la bourde n’a pas été réitérée, elle doit tout de même éveiller sur la main mise du marketing sur la science.

      • Gros mea culpa pour le coup : ce n’est pas l’équipe de Lacombe mais une anglaise pour le vaccin en des temps trop rapides. Les mensonges de celle-ci, notamment sur les masques, ont provoqué ce raccourci malheureux dans mon précédent message.
        Malgré cette erreur, ma posture de remise en question personnelle (cf maintenant ^^) et extérieure qui est la mienne demeure !

      • pardon, j’essayais de me mettre au niveau, c’était surement un poil trop subtil.
        . Ahhhhhhhhhhhhhhhh! crise des oPïOiDeS !illuminatis! côté OBSCUR de la forceuh et glou-BI-boul-GA! je suis un génie moi seul ai tout compris ! ouhaaaa!!!!!

        Voila, la, je pense qu’on y est. :)

      • Autant Meve est pugnace dans ses réponses, jusqu’à me faire mélanger deux événements dans mon esprit pendant la ferveur accompagnant l’écriture de ma réponse, autant à vous je ne vous accorderai pas plus d’attention à l’issue de cette réponse, tant ces moqueries sur 400 000 morts vous caractérisent comme étant une sombre merde.

      • Ça fait beaucoup de répétition du mot « réponse » tout ça.

      • Aux dernières nouvelles t’étais pas 400000 et plutôt bien vivant, mon grand. Quand aux qualificatifsdont tu m’affubles, ils en racontent plus sur toi que sur moi :) Paix et amour, mon grand génie..

      • Oui, la chloroquine est un traitement très ancien et connu… justement pour avoir des effets secondaires potentiellement graves. Toutes les études autres que celles de Raoult montrent que les graves arythmies ont été 5 fois plus élevées chez ceux qui en ont reçu, sans pour autant qu’il y ait d’effet bénéfique sur l’infection virale. Toutes montrent une mortalité plus importante des patients par rapport au groupe témoin. Les études de ce monsieur sont elles inexploitables, puisque qu’elles ont été faites sans groupe témoin, ce qui est pourtant la base de tout essai clinique.
        Si le médicament se contentait de n’avoir aucun effet, ce ne serait pas si grave et je n’aurais rien contre l’idée qu’on en prescrive à tour de bras pour bénéficier d’un petit effet placebo. Je soigne bien mes jeunes enfants avec des smarties et du sirop d’érable pour les petits mots de gorge ou de tête sans gravité. Mais ici il y a une question de balance bénéfice risque, et elle penche très fortement du côté risque.

        Même si pour moi le comportement de l’homme est vraiment très dérangeant, comme vous j’aurais sincèrement souhaité que ce traitement fonctionne et sauve des milliers de personnes. Mais l’espoir que j’y plaçais était déjà bien petit, puisque les médecins chinois l’avaient testé et abandonné bien avant M. Raoult. Pensez vous qu’ils soient plus bêtes que lui ?

        Au sujet du vaccin, qu’une personne ait dit des conneries et l’ait annoncé pour 3 mois, c’est regrettable, mais ça n’enlève en aucun cas la crédibilité et le sérieux des scientifiques en train de travailler pour l’élaborer et le tester. C’est pas parce qu’une personne isolée sort une grosse ânerie sur un sujet que ça décrédibilise tous les autres. Évidemment que le vaccin n’arrivera pas avant bien longtemps, puisqu’il faudra en tester l’efficacité et l’innocuité avant de le proposer au public. On ne sait pas grand chose, encore, sur les coronavirus qui n’ont été découverts que très récemment par rapport aux autres virus et ne sont un problème de santé public que depuis moins de 20 ans. C’est très long, la recherche, et encore plus pour élaborer des traitements et des vaccins, justement parce que toute erreur est très grave.

        En fait, ce qui me rend vraiment triste dans vos messages, c’est que vous imaginiez le monde scientifique comme des salopards à la solde du marketing. Si vous saviez les conditions de vie et de travail des chercheurs en France… ce n’est pas une carrière, c’est un sacerdoce. Quelqu’un qui aime le fric, il devient financier ou il cumule les mandats politiques, mais il ne fait pas de thèse en biologie.

        Il pourra toujours y avoir des laboratoires qui cherchent le profit, seulement dans cette affaire ce n’est pas un laboratoire qui met en évidence la dangerosité et l’inefficacité de la chloroquine : c’est la quasi totalité des scientifiques dans le monde. Ce sont des gens qui veulent comprendre, des gens très sérieux, qui se sont tous mis d’accord sur des protocoles d’essais cliniques randomisés, avec des expériences témoin, en double aveugle etc parce que c’est justement ce qui permet de ne pas se tromper en analysant les résultats. Et par dessus tout, ce sont des gens qui sont animés par le désir de trouver des traitements, de guérir, de sauver, mais pas en essayant n’importe quoi et en affirmant très fort que ça marche et que les autres sont tous des vilains de ne pas vouloir le croire sans réelle preuve.

        Pourtant, les autres chercheurs ne lui ont pas ri au nez malgré le manque de sérieux de son « étude », puisqu’il y a eu des essais à plusieurs endroits dans le monde. Seulement, aujourd’hui, en croisant toutes les études qui ont été fait dans les règles, il faut bien reconnaître que ce traitement ne fonctionne pas et qu’il est dangereux.
        Malheureusement il a aussi eu un impact négatif sur les recherches d’autres traitements, à cause d’une médiatisation bien trop importante.
        Des malades qui ont besoin d’azithromycine se sont également retrouvés sans leurs médicaments à cause de personnes, en bonne santé mais paniquées, qui ont voulu en stocker pour leur famille au cas où et ont réussi à s’en faire prescrire en trompant ou en harcelant leur médecin.
        Cette affaire a causé beaucoup de mal, et les médias en sont coupables tout autant que M. Raoult. Pour ce monsieur personnellement, même si ce qu’il a fait est grave à mes yeux, j’espère très fort qu’il est de bonne foi et qu’il y croit sincèrement à son truc, autrement son erreur est criminelle. Comment peut-on mettre sa fierté et son égo au dessus de la vie de milliers de malades ? Je lui laisse le bénéfice du doute, préférant le voir comme un « naïf illuminé » que comme un « salaud aveuglé par son désir de reconnaissance ».

        Je suppose que cette réponse n’a servi à rien, de toute façon je n’arriverai pas à vous convaincre tant vous semblez persuadé de l’existence de ce « complot marketing ». Ça me rend juste bien triste pour tous les chercheurs qui mettent leur rigueur et leur intelligence au service de l’humanité et qui sont ainsi bafoués à cause d’une affaire basée sur du vent.

      • holy31, je suis tout de même bien d’accord avec vous sur un point : nous ne sommes pas « en guerre ».
        Ce virus n’a aucune haine contre nous et ne cherche pas à nous prendre quoi que ce soit, il vit son existence de virus en se reproduisant au dépend de ses hôtes, c’est tout… et je trouve que le choix de ce vocabulaire par le gouvernement est tout autant ridicule que détestable.

      • @ holy31:

        Au sujet de « la crise des opiacés » aux USA (« opioïdes » est une déformation du terme Anglais « opioids » par ces crétins de journalistes incapables d’utiliser les mots exacts: c’est « opiacés », en Français), outre le fait que c’est effectivement dû à la corruption des législateurs par des grands groupes de l’industrie pharmaceutique voulant s’enrichir en levant les contraintes à la prescription, les conséquences sont majoritairement dûes à la connerie anti-« drogues » de cette société judéo-islamo-chrétienne qui ne sait que hurler « LA DROGUE C’EST LE MAAAAL DE SATAN !!! »: au lieu de faire régner un tabou absolu autour de tout ce qui est substance psychotrope ou narcotique, si on expliquait soigneusement aux gens que les opiacés ne sont pas des bonbons, quels sont leurs risques, comment les utiliser en toute sécurité même pour un usage purement récréatif, il n’y aurait pas eu autant de morts.

        Comme toujours, entre responsabiliser les gens en les traitant en adultes, ce qui les amène justement à devenir plus sages, cette société de merde persiste à croire qu’en se limitant à dire « FAUT PAS TOUCHER À ÇA CÉ PAS BIEN !!! » et en traitant les citoyens comme des enfants à contrôler par la punition et par la peur, ça évitera tout problème… les surdoses d’opiacés, ça suit le même principe que les grossesses d’adolescentes: à partir du moment où la société s’est éloignée de son conditionnement religieux pour préférer éduquer les gens à la contraception au lieu de faire régner un tabou sur la sexualité, le nombre d’adolescentes « tombant enceintes » (comme si ça « tombait dessus » par accident) a diminué.

        Cela étant dit, méfiez-vous des émissions « Envoyé Spécial » et « Cash Investigation », leurs journalistes ne sont ABSOLUMENT pas fiables: je les ais déjà pris plusieurs fois en flagrant délit de manipulation, notamment lorsque dans l’une de leurs émissions sur « Nos Assiettes Empoisonnées Par les Pesticides », Elise Lucet annonçait un chiffre terrifiant: « 97% des aliments contiennent des traces de produits chimiques et pesticides NOS ZENFANTS ILS ZEMPOISONNENT NOS ZENFANTS !!!!!! », en citant un document venant du département santé et agriculture (dont le nom m’échappe) de l’Union Européenne.

        Sauf que ledit document, que j’ai lu pour vérifier (le .pdf est dispo sur Internet, j’ai ça quelque part dans mes archives mais j’ai beau chercher il m’échappe pour l’instant), contient effectivement ce chiffre terrifiant, à une nuance prés: la phrase citée par les journalistes était tronquée.
        La phrase en totalité dans le document disait: « 97% des aliments testés contiennent des traces de produits chimiques et pesticides DANS LES NORMES DE SÉCURITÉ ÉTABLIES PAR LES SCIENTIFIQUES » (je mets en majuscule pour souligner).

        Je ne sais pas vous, mais je trouve que ça change tout, quand même. Ah, mais si les journalistes qui viennent poser en grands défenseurs de « la démocratie » devaient dire « la majorité des aliments dans nos assiettes contiennent des traces de pesticides à des taux tolérables n’ayant pas d’impact sur la santé », il n’y aurait pas de reportage sensationnel à faire… et pas de figure de preux sauveur de la Vérité Vraie à se créer.
        Je suis d’ailleurs prêt à parier que pour gonfler le nombre de morts de ce qu’ils appellent « la Crise des Opiacés » (toujours se méfier quand un journaliste utilise le mot « crise »… la manipulation n’est pas loin), les journalistes avides de sensationnalisme ont inclus dans les statistiques les décès dû à des « overdoses » d’héroïne, qui n’en sont pas: en réalité, la grande mode dernièrement pour les trafiquants d’héroïne aux USA est de mélanger l’héroïne à du Fentanyl, qui est à peu prés 1000 fois plus puissant que la morphine si je me souviens bien, donc causant inévitablement des morts faute de connaître ce qu’on s’injecte réellement.

        Donc, méfiance quant à ce que les journalistes disent, et je mentionnerais que cette soudaine obsession pour une « crise des opiacés » est le genre de panique sociale manufacturée par les journalistes dont les effets sont délétères pour les malades et ceux qui souffrent de douleurs chroniques.

        Par exemple, j’ai lu il y a quelques années le témoignage, laissé en commentaire sur un blog, de quelqu’un qui souffre quotidiennement de douleurs atroces à cause d’une Sclérose En Plaques: cette dame est condamnée à souffrir par les législateurs, car le seul médicament qui la soulageait, le Di-antalvic, un opiacé, a été remplacé par le Tramadol, autre opiacé, dont les effets secondaires lui sont intolérables (et en effet, ceux du Tramadol sont brutaux). Ainsi, au nom du « principe de précaution de mes couilles » scandé par des médecins de merde persuadés qu’il faut considérer le patient adulte comme un enfant incapable de comprendre et à qui on ne doit pas expliquer les risques (le Di-antalvic a une longue présence dans l’organisme et donc il y a un risque de surdose par accumulation: n’importe quel adulte peut comprendre ça si on lui explique, et prendre les précautions nécessaires), cette pauvre dame est condamnée à souffrir pour le reste de sa vie. Du matin au soir, du Lundi au Mardi, au Mercredi, au Jeudi, au Vendredi, au samedi, au Dimanche, chaque semaine, chaque mois, chaque année.

        Si elle ne finit pas par se suicider avant pour mettre fin à son supplice quotidien.

        Pour en revenir aux journalistes et à la Science, que ce soit concernant les opiacés ou la chloroquine, les journalistes causent le même genre d’hystérisation de la vie publique qui amène les gens à se diviser entre ceux qui moquent « Raoult Le Charlatant » et ceux qui soutiennent « Raoult Notre Sauveur », avec toute la haine que ça génère.

        Résultat: la haine entre vous Holy31 et Jesus II Le Retour, ou la haine de quiconque aura décidé de faire du Prof Raoult une icône intouchable et qui en lisant le commentaire de Meve s’offusquera que l’on ose douter de lui… alors que c’est juste un scientifique qui cherche, et qu’on devrait laisser libre de chercher seul dans son coin: c’est justement le contenu du commentaire de Meve, qui est attachée à la démarche scientifique.

        Et c’est justement là l’effet causé par ces journalistes de merde qui ont décidé de faire de Raoult la cible à abattre au lieu de rester objectifs: ils auraient pu se contenter d’exposer les faits et de laisser la Science chercher, mais ils ont préféré créer un martyr donc un héros juste pour pouvoir lancer une controverse qui leur fera vendre du papier ou du temps d’émission.

        Que les journalistes aient fait ça par corruption de l’industrie pharmaceutique, ou sur ordre du gouvernement, ou par simple volonté sensationnaliste, ça n’a objectivement aucune importance: ne vous haïssez pas entre vous, haïssez les journalistes pour leur refus d’objectivité.

      • @ Meve (qui a été plus rapide que moi: donc quand je mentionnais son commentaire dans le mien, c’était le sien précédent dont il était question : ) )

        « nous ne sommes pas « en guerre » (…) et je trouve que le choix de ce vocabulaire par le gouvernement est tout autant ridicule que détestable. »

        C’est précisément une astuce rhétorique de la part du gouvernement Macron, composé en majorité de « communiquants » plus aptes à brasser du vent qu’à agir rationnellement: le choix de ce vocabulaire basé sur un champ lexical guerrier est d’une part dû à un narcissisme grotesque qui compose 99% de sa personnalité (rappelez-vous des premiers jours après son élection, où Notre Saint Sauveur passait son temps à jouer à Rambo en visitant sous-marins, avions, etc juste pour avoir l’occasion de porter une tenue militaire… un comportement encore plus infantile que ceux de Hollande et Sarkozy réunis), et d’autre part un choix bien réfléchi car ça permet tout à la fois:

        – de détourner l’attention par cette ambiance apocalyptique créée de toutes pièces, largement exagérée comparé à la dangerosité réelle de la maladie (je me répète, mais le Covid-19 est loin d’être Ebola en terme de létalité), en insérant dans les esprits l’idée que le gouvernement est « sur le pied de guerre » pour sauver la population d’un danger immense, faisant oublier sa responsabilité dans la flambée de l’épidémie tant les gens focalisent sur cette « menace invisible » si impressionnante,

        – d’obtenir une forme de conformisme généralisé (aussi appelé « l’unité nationale ») autour de ce phare de la pensée qu’est Macron et de son équipe de manchots fracturés, sur le thème « la situation est tellement grave que c’est comme si c’était la guerre alors il faut rester tout ensemble et ne surtout pas critiquer le gouvernement. »

        Et tout ceci au mépris des conséquences d’une telle propagande (car quand c’est répété avec une telle constance, en permanence par les journalistes qui ne prennent même plus la peine de commenter ce choix de mots, c’est exactement de la « propagande », par définition), qui, parce que son effet est de terrifier la population, augmentait sérieusement les risques de panique collective… qu’importe si suite à tout ça l’ensemble des citoyens pétaient les plombs et se livraient à des pillages dans les magasins, et que la seule chose qui fait que cette société déstabilisée tient encore péniblement debout, à savoir la volonté de ne pas s’entre-tuer pour de la nourriture ou du papier-cul, volait en éclats: l’important pour le gouvernement Macron était de camoufler ses négligences criminelles motivées par d’ignobles petits calculs politiciens qui ont abouti à la mise en danger de la vie des gens les plus fragiles face au virus, à savoir les retraités très âgés.

        On pourrait oser penser que la mort de nombreux retraités était un effet indirect qui ne dérangeait pas tellement que ça le gouvernement, lequel réformait justement il y a quelques mois un système de retraite collectiviste voué à l’échec (merveille du système par répartition: l’État n’a aucun intérêt à ce que l’on vive trop vieux et dicte même jusqu’à quel âge l’on doit continuer à travailler)… mais ce serait fauter, il faut au contraire avoir grand foi en notre Cher Leader, Jupiter le Roi-Philosophe, l’Astre de Lumière, qui dans son immense sagesse éclairée, a fait face, avec courage et détermination, aux conséquences d’une épidémie qui n’est pas du tout la cause de son incompétence.

        Toute ressemblance avec un pays totalitaire où critiquer les dirigeants entraîne l’arrestation immédiate serait évidemment fortuite : ]

        (pour ceux qui ne seraient pas au courant:

        Quatre heures de garde à vue pour une banderole « Macronavirus » affichée au balcon à Toulouse
        https://www.ouest-france.fr/societe/justice/quatre-heures-de-garde-vue-pour-une-banderole-macronavirus-affichee-au-balcon-toulouse-6816732
        Ouest-France avec AFP Publié le 24/04/2020 à 14h09
        En raison d’une banderole accrochée à un mur faisant un jeu de mots avec le nom du président de la République, une personne a été placée en garde à vue mardi avant d’être relâchée.

      • @Yves Damké Merci pour ce commentaire qui incite à la retenue. En effet, la recherche de sensationnalisme peut parfois décrédibiliser les émissions d’Elise Lucet, il faut donc veiller à garder un esprit critique. Cela dit, au-delà de l’enrobage parfois discutable, je visais à amener mes contradicteurs sur un point tout à fait factuel : un labo a été amené devant un procès. Ainsi je désirais, mais vous l’avez bien compris, effacer toute confiance aveugle envers ce genre d’autorité. Il ne faut pas non plus parler de BigPharma, la vie n’est pas toute blanche ou toute noire…
        Merci aussi pour la rectification lexicale.
        Pour ma part, j’ai un peu de mal à pointer la responsabilité du peuple américain. Certes, certains d’entre-eux ont dû s’en enfiler comme des tics-tacs. Mais le sujet n’était pas (plus) tabou, lorsque les publicités et les experts ont commencé à pleuvoir. Les américains, et même leurs docteurs ont été induits en erreur, ces derniers suivant des posologies bien trop risquées.
        Et il y a des conséquences sur des gens qui ont vraiment besoin, je vous rejoins sur ça.

        Tout comme je suis d’accord avec @Meve sur l’impact négatif qu’on dû subir les « consommateurs » d’HCQ ou AZT. Les communications court-circuitant les journalistes (à la Trump) vont devenir légions, avec tous les effets indésirables que l’on peut imaginer.

        Sinon, sachez qu’il y a bien eu un groupe de contrôle. Pas dans les règles de l’art, le temps et les moyens ne permettant d’aboutir à une rigueur exemplaire. Encore une fois, je ne suis pas un « fan », même si certains intervenants l’ânonnent sans cesse, croyant se situer sur le réseau social au logo de moineau. Pour en revenir à ce groupe donc, le but était de mesurer le temps de présence de charge virale. Et il s’avère, qu’avec le combo surmédiatisé, ce temps est divisé par 2.5 environ (je n’ai plus le chiffre exact en tête). C’est là le nerf de la guerre (en plus des guérisons, cela va de soi). Donc autant je concède tout à fait l’imperfection des conditions de l’étude, autant je conteste que ces recherches aient été effectuées sur le pouce (ce n’est pas vous qui le dites, mais beaucoup le pensent).

        @Meve, nous ne nous mettrons pas d’accord sur ces études qui ont conclu à de l’arythmie supplémentaire (posologie respectée dans les grandes lignes ? prescription au bon moment de la maladie ? Refus de traiter les personnes à risque comme l’a fait D.R ?), je nous propose donc d’observer dans les prochaines semaines ou les prochains mois une éventuelle hécatombe dans les pays d’Afrique du Nord (entre autres), puisqu’ils vont continuer à prescrire ce combo dans les hôpitaux (quoi qu’en dise l’OMS) dans des doses assez similaires (il reste un tâtonnement sur la posologie optimale).
        Donc je suis en désaccord avec vous sur « la quasi totalité des scientifiques dans le monde ». Nombre de pays ne suivent pas la voie occidentale.

        Cela me permet de faire une petite parenthèse sur l’insipide commentateur qui s’est glissé entre vous deux, puisqu’il qualifie donc en fait de chien une part non négligeable de l’humanité. Parenthèse fermée.

        Enfin, @Meve, vous mettez en avant la bonne volonté des petites mains, et je suis ô combien d’accord avec vous. Ils ne sont pas toutefois à mettre sur le même plan que ceux qui prennent les orientations économiques parfois désastreuses. Et ce que je voulais exprimer dans mon tout premier commentaire, de manière sans doute trop succincte, c’est que la grande respectabilité dont les labos bénéficient ne devrait pas être à ce niveau (comme tout, elle devrait être modérée, critiquée), surtout lorsqu’on jette trop vite à la poubelle un protocole a minima peu efficace (et non pas dangereux dans les doses utilisées, mais là encore, désaccord entre nous :))

      • @ holy31

        Les chercheurs ne sont pas des « petites mains » suivant aveuglément les directives des laboratoires, ce sont des gens très intelligents qui réfléchissent et travaillent en suivant des méthodes rigoureuses et surtout en coopérant. Ils vérifient les résultats les uns des autres, les publications doivent indiquer les protocoles précis (la partie « matériel et méthodes ») pour que d’autres labos puissent reproduire les expériences et en valider les conclusions, chaque article est relu par un comité de plusieurs autres scientifiques qui vérifient que les expériences sont suffisantes et que les arguments avancés sont dignes de foi, etc.
        C’est dommage de les voir comme des exécutants un peu niais ou incapables de dire la vérité car à la merci des financiers.

        Les chercheurs asiatiques ne font pas partie du « monde occidental », et ils ont testé la chloroquine eux aussi. D’où mes mots sur « la quasi totalité des scientifiques » (car même ceux qui ne travaillent pas du tout sur les virus ou la chloroquine connaissent les démarches à suivre pour obtenir des résultats fiables et ils disent que M. Raoult n’a pas respecté la méthode et que ses études sont inexploitables).

        Je reconnais qu’on n’a pas encore beaucoup de nouvelles des essais sur le continent africain, sur lequel le virus semble aussi, par bonheur, naturellement moins virulent (l’effet du climat ?).

        Bien qu’assez certaine que le futur enverra la chloroquine aux oubliettes, je suis d’accord avec vous pour en rester actuellement sur un « wait and see ».
        Si l’avenir montre que je me trompe, j’en serai bien heureuse car quelle merveille pour les malades, hélas j’ai bien peu d’espoir… sauf justement dans l’élaboration d’un vaccin.

      • @ Holy31

        Effectivement j’avais compris le but de votre référence aux opiacés et aux labos dans le but de faire prendre conscience aux gens qu’il ne faut pas se laisser avoir par l’argument d’autorité, mais je n’ai pas su m’empêcher de profiter de l’occasion pour rétablir au mieux les faits et contrer la propagande faite par des émissions comme Envoyé Spécial ou Cash Investigation (qui soit dit en passant, font presque doublon) sur ce sujet.
        Au sujet d’Elise Lucet, ses méthodes sont absolument détestables car outre le fait qu’elles reposent sur l’humiliation, cette journaliste passant son temps à se grandir au détriment d’autrui en rabaissant systématiquement son interlocteur qui de toutes façons ne peut rien contre elle (les journalistes ayant le monopole de l’information, s’ils décident de tronquer et re-combiner vos phrases lors d’une interview pour vous faire passer pour un nazi, c’est fini pour vous, vous êtes mort socialement: ça s’est déjà vu aux USA avec la fameuse interview de Charlton Heston par Michael Moore, que ce journaliste-documentariste particulièrement manipulateur est parvenu à faire passer pour « raciste » alors que Charlton Heston a risqué sa carrière pour que les acteurs afro-américains soient traités dignement et aient des rôles au cinéma à l’époque où Hollywood était encore TRÈS à droite, le « premier baiser interracial » à Hollywood c’est d’ailleurs entre Charlton Heston et… Rosalind Cash, dans le film « The Omega Man » titré « Le Survivant » en V.F. -j’ai triché: je suis allé vérifier :] ), s’ajoute à ça les conséquences des « reportages » d’Elise Lucet/Cash Investigation sur la société: l’apparition de ce que les gens appellent désormais crétinement « agri-bashing », soit l’hostilité fanatique d’une partie de la population contre les agriculteurs, on le doit justement à l’hystérisation perpétrée par Elise Lucet à force de répéter aux gens « Y ZEMPOISONNENT NOS ZENFANTS AVEC LEURS PESTICIDES ILS VONT TOUS MOURIR NOS ZENFANTS !!! NOS ZENFANTS Y VEULENT LES TUER POUR DU PROFIT !!! ».

        Très franchement, entre Elise Lucet/Cash Investigation et la « Radio des Collines » au Rwanda (après vérification: précisément, « Radio Télévision Libre des Mille Collines »), je commence à avoir du mal à voir une différence.

        « Pour ma part, j’ai un peu de mal à pointer la responsabilité du peuple américain. Certes, certains d’entre-eux ont dû s’en enfiler comme des tics-tacs. Mais le sujet n’était pas (plus) tabou, lorsque les publicités et les experts ont commencé à pleuvoir. Les américains, et même leurs docteurs ont été induits en erreur, ces derniers suivant des posologies bien trop risquées. »

        Pour les opiacés, ce n’est pas exactement la responsabilité d’un peuple dans son ensemble que je pointais, mais plus les problèmes causés par le fait qu’une société entière, en s’acharnant à rester sous l’influence des normes religieuses anti-« drogues », démultiplie les conséquences de la corruption des législateurs US par les labos… ce qu’a fait ce laboratoire précisément, c’est d’obtenir la levée des contraintes à la prescription des opiacés: par exemple, en france (bon, le système de classement a changé, ce n’est plus sous formes de tableaux mais sous forme de chiffres si je me souviens bien, mais je n’ai pas trop suivi donc je vais en rester à l’ancienne méthode de classement pour cet exemple), il y avait « Tableau A », « Tableau B », « Tableau C ».
        Pour chaque tableau correspond un degré de dangerosité et des contraintes particulières à la prescription, par exemple -je dis n’importe quoi, c’est juste pour donner un exemple de contrainte- « tout médoc de Tableau A ne peut être délivré que sur ordonnance et à un nombre de doses ne dépassant jamais 1 semaine de traitement », etc… si vous voulez prescrire des opiacés, en tant que médecins vous connaissez les lois et vous êtes encadrés (et responsable juridiquement, si en lisant la prescription que vous avez faite un magistrat découvre que le patient mort d’une surdose d’opiacés avait assez de doses pour tenir 6 mois alors que vous ne pouvez prescrire que pour 1 semaine).

        Ce qui fait que les médecins eux-mêmes n’ont pas été induits en erreur, précisément : ils savent quel est le danger des opiacés, ça fait partie de ce qu’ils apprennent en faculté de médecine, ici ou aux USA, et en cas de doute ou d’oubli, avant de prescrire un médecin consulte immédiatement le Vidal (gros ouvrage de référence en plusieurs tomes listant toutes les informations sur chaque médicament, je ne sais pas le nom de l’équivalent du Vidal aux USA mais il y en a forcément un) pour vérifier si les effets secondaires de tel ou tel médicament ne vont pas faire courir un risque au patient selon sa propre situation, par exemple sur un patient nécessitant une prescription d’opiacés pour un mal de dos atroce mais ayant un historique de problèmes cardiaques ou pulmonaires, le médecin s’orientera vers un autre produit pour le soulager (la mort par opiacés est dûe à une dépression respiratoire, en gros l’opiacé détend trop les muscles inter-costaux qui permettent de faire bouger la cage thoracique donc de respirer, résultat on ne respire plus et le coeur s’arrête).

        Tout ça, c’était la base du problème: le reste, c’est un mélange entre pure connerie, caprices, et manque d’information… si ce n’est le labo coupable de corruption, corruption par l’industrie pharmaceutique qui est telle que le prix moyen des traitements et médicaments aux USA est facilement multiplié par 15 ou par 20 comparé à ce qui s’achète en france (véridique), il n’y a pas vraiment de responsable dans cette histoire mais plutôt une infinité de conneries, incluant les particularités de la relation patient-médecin.

        Prenons le Fentanyl, qui est un anesthésiant (on s’en sert pour les anesthésies générales, c’est vous dire si c’est puissant) : quand le médecin personnel de Michael Jackson ou de Prince leur a prescrit à chacun du Fentanyl, à leur demande insistante, pour satisfaire leurs caprices, c’était évident que ça allait mal finir… ils seraient encore vivants si leurs médecins respectifs leur avaient expliqué que le Fentanyl est intrinsèquement très dangereux et qu’il ne faut pas jouer avec ça.

        La même chose s’est produite avec les opiacés: Monsieur Dupont a une douleur chronique au poignet relativement supportable, il demande à son médecin de lui prescrire des opiacés parce que Monsieur Dupont sait que sa belle-soeur, son médecin à elle lui en a prescrit sans rechigner, or le médecin de Monsieur Dupont n’a pas pour habitude de prescrire un truc aussi puissant que des opiacés pour une douleur aussi légère qu’une simple inflammation des tendons, et ce médecin constate que Monsieur Dupont a mal, certes, que c’est inflammatoire, certes, mais qu’un simple anti-inflammatoire non-stéroïdien calmera la douleur efficacement et avec bien moins de risques que des opiacés, le temps bien sûr que le patient fasse en plus ses 10 séances de kiné pour régler véritablement le problème.

        Or Monsieur Dupont est exigeant, Monsieur Dupont est un adulte élevé en enfant-roi par des parents eux-mêmes anciens enfants-rois, et ne supporte pas que son médecin refuse de céder à son caprice… son médecin perd automatiquement un client, car Monsieur Dupont décide d’aller voir ailleurs parce que « merde, moi j’voulais de la morphine pour une foulure de poignet et le méchant médecin il refuse de m’en prescrire ». Monsieur Dupont aux USA (on l’appellera « Monsieur John Smith ») a fini par trouver un autre médecin faible d’esprit ou principalement intéressé par l’argent, et s’est retrouvé avec un produit bien trop intense comparé à son besoin réel, puis en est mort faute de savoir s’en servir raisonnablement.

        Cette relation patient-médecin, où face à la connerie des patients capricieux le médecin finit par céder ne serais-ce par crainte de perdre définitivement un client, c’est assez courant. Moi-même j’ai changé de médecin suite à un refus de sa part, ou plus exactement son comportement uniquement motivé par la volonté d’être bien noté par l’Assurance Maladie d’État: pour des douleurs musculaires, je demande des séances de kinésithérapeute, le médecin insiste pour prescrire un anti-inflammatoire. C’est moins cher que des séances de kiné donc l’Assurance Maladie va lui donner une bonne note, et en plus le représentant d’un labo lui a certainement offert une invitation à un séminaire dans un manoir-hôtel 3 étoiles avec piscine comme incitation à prescrire le tout nouvel anti-inflammatoire de ce labo. Adieu médecin, j’en trouverais un autre qui n’insiste pas pour prescrire un truc qui ne fait que s’attaquer aux effets (la douleur) plutôt qu’aux causes du problème (les noeuds musculaires).

        Enfin, dernière composante du problème des opiacés: les patients n’ont pas vraiment été trompés, juste très mal informés, et sont irresponsables quant au stockage de leurs médicaments.

        Je n’ai pas la comptabilisation faite par les autorités US sous la main, mais je sais qu’une assez grosse partie des morts par surdose d’opiacés est « indirecte »: papa-maman (ou… « Parent 1 » et « Parent 2 », conformons-nous à la nouvelle norme du langage :] ) ont eu un énorme mal de dos style douleur paralysante, et une prescription d’oxycodone (opiacé, vendu sous le nom « Oxy-Contin ») pour pouvoir ne serais-ce que réussir à dormir la nuit.
        Quelques semaines plus tard, leurs enfants adolescents sont laissés tout seuls à la maison, c’est l’âge où on expérimente, ils découvrent laissée dans l’armoire à pharmacie l’oxycodone, ou de la codéine (un opiacé aussi, vendu sous le nom de néo-codion -oui oui, le sirop pour la toux de not’ jeunesse : ) ), et ils en consomment… ils font des mélanges, on ne leur a jamais appris à lire scrupuleusement la notice d’utilisation, ils ne connaissent pas le concept de demi-vie d’une substance ni le risque de surdose par accumulation, et paf, l’accident bête, la mort à la con.

        Mort à la con qui aurait pu être très facilement évitée avec un minimum de réflexion et d’éducation, et accident d’autant plus bête qu’on récupère très bien un mourant d’une surdose d’opiacés/morphine/etc: tout en appelant les secours, il suffit de faire un massage cardiaque le temps qu’ils arrivent, le coeur repart tout seul, à leur arrivée les secours administreront évidemment au patient un antagoniste des opiacés (une substance qui bloque les récepteurs du cerveau sur lesquels les opiacés agissent donc qui met fin à leur action), histoire de régler le problème définitivement.
        C’est autrement plus compliqué avec une surdose de cocaïne, par exemple: là il me semble qu’il faudrait un défibrillateur pour « re-caler » le rythme cardiaque… je ne sais plus s’il y a un antagoniste de la cocaïne, faudrait que je vérifie mais là j’ai un gros coup de flemme.

        Enfin bref, le sujet a dévié mais au moins les gens qui liront ça apprendront des choses et ça évitera peut-être les accidents bêtes à l’avenir. J’ai fait oeuvre d’utilité publique :]

    • Dose. rien de bien important quand on parle nocivité et produit actif.

      Je vais vous donner une petite piste: si le médoc de votre gourou était si efficace, il serait presque impossible de ne pas s’en apercevoir. Par exemple, vous pouvez toujours essayer de faire croire que le paracétamol n’est pas efficace contre la ´montée de Fievre, vous aurez 99% des études qui iront dans le sens de son efficacité parce que ça fonctionne réellement . Alors votre traitement valable uniquement si patient jeune, plutôt de sexe féminin et pas encore malade, bah on s’en fout en fait, mis à part que le niveau scientifique français en ressort encore malmené (déjà que les politiques et les medias étaient des gros nuls en science) , ça c’est triste.

      • Alors c’est un commentaire assez amusant.

        Déjà, pour la partie « si ça ne marche que sur une population très ciblée, on s’en fout ». Voilà un pur raisonnement d’extrême-droite comme on en fait rarement. Une minorité n’aurait pas le droit d’être sauvée parce qu’elle est une minorité. Le point Godwin me démange, mais on va éviter.

        Alors ensuite, sur la partie « mais on s’en apercevrait si ca fonctionnait ! ». Vous donnez un élément de réponse dans votre malhabile diatribe. Plusieurs études, dont Discovery (un fiasco, par ailleurs) ou celle d’Amiens n’utilisent pas le bon protocole. Elles sont donc nulles. En médecine, les dosages et la temporalité sont importants.

        Une comparaison malheureuse dans votre message s’est glissée, en parlant d’un médicament bien connu contre un phénomène bien connu. Excusez-moi, mais nous parlons ici d’un sujet, le Covid, dont la science en est à ses balbutiements. Vous auriez pu donc vous abstenir de ce paragraphe (mais pas autant que l’autre, il est vrai)

        Vous parlez de nocivité. Bon ben j’utilise la carte Uno de retournement. Si cele avait des effets négatifs incontrôlés, on l’aurait vu sur les milliards d’ingestions des dernières décennies. Et on en revient donc au fait qu’au pire, même si l’HCQ ne soigne pas le covid, on aura rien perdu.

        Enfin dernière partie savoureuse qui montre à quel point vous êtes complètement dénué de raisonnement propre : je reviens au « on s’en fout si pas encore malade ».
        La notion de contagiosité, ça vous parle ? Est-ce que quelqu’un, même asymptomatique ou pas encore infecté, ne mérite pas qu’on le protège pour ne pas qu’il diffuse la maladie ?
        D’ailleurs, quelque chose que les journalistes ne relèvent jamais : on parle souvent de guérison, mais pas de suppression de charge virale. Parce que même si 99% des gens guérissent seuls, ils portent en eux le virus 15-20 jours. Or, s’il y a un médicament qui abaisse cette durée à 5 jours, n’est-on pas gagnant ? Ou bien non, définitivement, vous faites partie des gens qui pensent « mieux vaut guérir que prévenir » ?

        J’ignore de qui vous êtes fan, et peu importe, je laisse les anathèmes aux personnes fragiles intellectuellement. Par contre, quand on veut donner des cours de raisonnement, on se muscle d’abord soi-même.

      • Manifestement vous n’avez rien compris mais ça ne m’étonne pas puisque vous êtes certain de tout savoir. Donc vous ne connaissez pas le principe d’études reproductibles, vous ignorez que les 28 études sur le traitement de votre gourou n’ont pas permis d’affirmer un bénéfice reproduisible et reproductible. Mais on s’en fout, parce que vous vous savez. Ah et pour le coup des femmes, jeunes et sans commorbidité vous avez plongé direct dans vos fantasmes. Cela voulait tout simplement dire que les échantillons sélectionnés par votre dieu ne sont pas représentatifs et qu’il s’amusait à comparer avec la population générale touchée par le virus. Il sait très bien que ca n’a aucun sens mais c’est pas grave, il a fait le buzz. Et je peux juste vous dire un truc, vous n’êtes pas bien placé pour me demander de me muscler intellectuellement, et principalement en science.

      • Cher « J’essaie de raisonner un fan de Didier », vous semblez faire partie du monde scientifique et, étant moi même très attachée à la rigueur de la démarche expérimentale, je comprend totalement votre profond dépit face à cette affaire.
        Mais je vous en prie, ne vous mettez pas en colère, cela empêcherait tout débat et ne changerait rien aux opinions de ceux qui sont persuadés que M. Raoult a raison. Comme le dit Yves Damké quelques commentaires plus haut, cette histoire a déjà engendré assez de haine.

      • « Fan », « Dieu », vous poursuivez vos qualifications qui témoignent davantage d’une passion (au mauvais sens du terme) chez vous que de mon côté.

        Je doute sérieusement de vos compétences, surtout lorsque vous parlez de ces études, qui justement font tout pour ne pas reproduire correctement le protocole : pas de bi-thérapie, administration au mauvais moment, etc. Au moins vous n’avez pas cité le Lancet, comme d’autres à « l’esprit critique » qui se sont jetés dessus avant de se rendre compte qu’il s’agissait d’un tissu de mensonges.
        Comme j’ai pu le reconnaître sur un autre fil, la méthodo de Raoult (groupe de contrôle) n’est pas la meilleure (double aveugle) mais représente le meilleur possible en situation d’urgence (on rappelle qu’il a déjà eu à se fournir en tests et en matériel en système D quand le gouvernement se tournait les pouces). Dès lors, si on connaît le médicament, qu’il n’est pas cher et que l’on sait surtout dans quelles doses il n’est pas dangereux (coucou Meve !), il faut foncer plutôt que d’attendre des mois et de perdre, potentiellement, des dizaines de milliers de vie. C’est pas compliqué à comprendre.

        Sacré raccourci sur cette histoire de minorité alors :))))

      • Cher holy 31,
        Sur la gestion catastrophique du gouvernement, et les médecins obligés de se débrouiller comme ils peuvent, on est d’accord.
        Pour le reste (efficacité / nocivité de la molécule, respectabilité du protocole), je ne vais pas en rajouter encore et encore… wait & see.

      • Pardon, c’était surtout un clin d’œil ! Loin de moi l’idée de vouloir remuer le sujet avec vous après notre dernier échange ^^ »

  27. Pingback: Le monde d’après n’aura pas lieu – Le monde d'après·

  28. Bonjour, nouvelle lectrice, j’ai lu et j’adhère. L’ego est effectivement in fine tout ce à quoi tout est malheureusement systématiquement ramené, ou plutôt tout ce à quoi les décisions prises et donc subies (apprauvrissement neuronal collectif planifié de longue date) sont dues. Je suis fatiguée, mais j’ai lu et validé quand même. Je ne suis même plus blasée ni effarée (ce qui aurait été la réaction la plus communément logique à ce qui nous entoure) car pour l’être il m’aurait fallu un minimum d’énergie que je n’ai plus, mais je voulais surtout vous remercier car pour la première fois depuis…. (je ne sais plus, trop longtemps), j’ai pu lire « beaucoup de lignes » sans avoir de crise d’urticaire au troisième mot à cause des fautes d’orthographe, et ça, franchement, en sus du sens (ça aussi ça me manque beaucoup), ça m’a plus que plu, je dirais même que ça m’a franchement fait du bien… (quel culot…)

  29. Très bien écrit et pas faux non plus. Je me pose juste une question: à quoi bon se focaliser sur les connards quand l’alternative à un autre monde, c’est un monde sans nous? A moins que vous n’ayez pas encore pris conscience de l’importance du problème?

    • Un monde sans nous, c’est entre autre un monde sans vous, personnellement, non? Vous commencez quand? Allez-y, on vous suit.

  30. Voilà qui me remonte le moral !!!
    Ceci dit, il y en a vraiment qui ont cru que ça serait mieux après ? En deux tout petit mois ?… sérieusement…

    Bon sinon c’est bien beau tout ça, c’est la crise et OK y a plus de films qui sortent, mais ça serait pas l’occasion de rouvrir la rubrique « L’ire ensemble » du coup?… Je suis sûre qu’il y a pléthore d’oeuvres qui vous inspirent…^^

    Des bisous

  31. Bon sang ! Mais quel pied ! Ah ah ah je n’en reviens pas ! Mais quel article ! Quand je le lis j’ai envie de crier « mais oui ! Oui ! » Vous réussissez toujours à mettre des mots sur une impression, un sentiment. Vous arrivez toujours à gratter le vernis pour révéler la vérité brute et moche. Mais le faire c’est une chose, le faire avec humour en est une autre… Pour le coup, avec cet article, vous vous êtes surpassé, vous êtes vraiment passé maître de votre art.

    • Meta-commentaire : « mettre des mots sur une impression, un sentiment », oui c’est exactement ça.
      Mais ce faisant, Odieux sera bientôt (dis)qualifié de *iste, de *phobe et de *aire, suffixes autrement plus infamants aujourd’hui que *ard :
      espérons qu’il en a conscience, et qu’il y survivra.

  32. « À défaut de Grand Soir, vous avez rêvé un Doux Matin. »

    Ah, ce sens de la formule ! :) :)

    Bel article de l’Odieux Connard en tous cas, qui semble particulièrement agacé par la connerie ambiante… il y a de quoi, et je compatis, surtout que cet article aura eu l’effet pervers d’être un appeau à fanatiques divers dans les commentaires: l’Odieux doit encore plus que d’habitude souffrir de douleurs frontales aigües à force de face-palm (qui aurait un mot en langue française pour cet anglicisme, à propos ? … « paume-visage » ? :] )

    D’ailleurs, pour ce qui est de poser la question « précisément, c’est quoi ce capitalisme que vous détestez tant ? », ma vieille technique est de:

    – Soit sortir une citation de Marx issue directement du « Manifeste du Parti Communiste Contre le Capitaliste Que C’est le Méchant Et Que Nous On Est les Gentils En Prônant La Dictature (du Prolétariat) Comme Seule Solution », habituellement une concernant ses théories délirantes sur la « valeur-travail », et d’attendre les réactions des rares personnes qui auront réussi à retirer une compréhension de son charabia merdique, imbitable et fumeux qui ne sert qu’à camoufler péniblement le fait qu’il ne racontait que des conneries,

    – Soit sortir directement une de ses citations les plus grotesques sur « le salariat-qu’en-fait-c’est-l’esclavage-en-vrai » et de demander: « donc, comment on fait une société non-capitaliste qui sera le Paradis sur Terre si on retire les salaires, sachant que même en URSS, au bout de quelques mois de communisme pur et dur appliqué à la lettre selon les écrits de Marx, Lénine a fait marche arrière toute dés les premiers débuts de famine et en est revenu à un système salarial ? »

    :]

    Quant au fait que le choix politique des gens et le niveau de raisonnement actuel se limite à être simplement CONTRE une chose ou un groupe aléatoire, je ne peux m’empêcher de mentionner encore une fois le fameux article de Philippe-Joseph Salazar sur ce qui caractérise une fin de régime démocratique (https://www.lesinfluences.fr/A-quoi-reconnait-on-une-fin-de.html) que j’ai déjà posté dans un autre article du Connard: la base intellectuelle de l’époque actuelle y est parfaitement démontrée.

    À par ça, s’il y a bien une chose pour laquelle tous les citoyens de tous les pays dits occidentaux devraient se féliciter en rayonnant de joie, c’est le fait que cette épidémie est le fait d’une maladie bénigne: avec une véritable maladie vraiment dangereuse telle qu’Ebola, au taux de létalité particulièrement élevé comparé aux 98% de chances de survie après avoir contracté le Coronavirus COVID-19, les conséquences auraient été dévastatrices… à mon avis, il y aurait eu un réel effondrement de civilisation en quelques semaines.

    En tous cas, tout ça va peut-être amener à une prise de conscience parmi les politiciens et gouvernants divers: les inciter à accomplir un réel travail de planification incluant un protocole de réaction anti-épidémie soigneusement établi pour limiter les dégâts au maximum et pérenniser au mieux l’existence de la civilisation, un truc qui aurait dû être fait depuis plusieurs décennies déjà et dont on pourrait avoir la naïveté de croire que les décideurs avaient conçu bien avant que le risque de pandémie n’existe.

    Nan j’déconne.

    Les incompétents Macronistes vont perpétuer leur absence de décisions ou leurs décisions délirantes telles que « refuser de fermer les frontières aériennes pour ne pas éviter que la contamination arrive d’Asie », « faire massivement don à la Chine de presque tous les masques et respirateurs en réserve sans penser à reconstituer les stocks au cas où », ou « croire sur parole une dictature communiste alors qu’on sait depuis Tchernobyl en 1987 que le réflexe de ce genre d’État est de systématiquement mentir sur la gravité de la situation ».

    Et aussi bien sûr continuer à gouverner par séries de calculs politiques court-termistes qu’importe les conséquences, du style « maintenir les élections à tous prix pour avoir le plus de villes possibles sous contrôle de nos candidats même si on sait que ça risque de faire flamber l’épidémie vu les allers-retours dans les bureaux de vote ».

    En tous cas si « le monde d’après » ne change pas, c’est quand même mieux, malgré tout: quand on lit les mots creux des célébrités pétitionophiles, qui trouvent toujours le moyen de faire signer des prix Nobels, histoire d’avoir en prime l’argument d’autorité scientifique (comme si un prix Nobel de chimie ou de biologie avait les connaissances intellectuelles pour gérer une économie ou une société), et le totalitarisme tranquille peu visible mais bien perceptible derrière leurs beaux discours, on se dit que si cette bande de tarés avaient le pouvoir, la société s’effondrerait aussi sûrement que s’il y avait eu une pandémie d’Ebola.

  33. Le monde d’après dans les commentaires du blog de l’Odieux Connard.
    Pour citer un personnage fictif visionnaire : « on est pas sorti du sable ».

  34. Pingback: Après c’était mieux avant | Comme ça s'écrit...·

  35. Capitalisme, c’est effectivement utilisé à toute les sauces
    Néanmoins, les gens qui se revendiquent anticapitaliste signifient souvent qu’ils sont contre les énormes inégalités de thune, contre la société productiviste (nan mais déjà, si on faisait des imprimantes qui vivent plus longtemps que un an et un jour…)
    Alors, c’est pas la def de capitalisme dans son sens strict, mais c’est une définition plus commune

    Ah pardon, on ne dit pas contre les inégalités de thune, mais pour une meilleure répartition des richesses

  36. « Non parce que dans ce cas : pourquoi nos anticapitalistes ne démissionnent-ils pas là, tout de suite, pour monter des coopératives ? Car si tous les travailleurs deviennent propriétaires de leur entreprise et de ses bénéfices, le capitalisme ne va pas tenir bien longtemps. »
    WOW
    le niveau de débilité…
    Ah si les prolos c’étaient des capitalistes, ah que ce serait mieux. Alors pourquoi que les prolos ils se sortent pas les doigts pour devenir des capitalistes? Mais, ta mère la pute, parce que justement ils n’ont pas accès au capital! Enculé de tes morts tu peux faire des leçons en mode « moi gne sé gne ce ké le kapitalis, ke gné la proprité des moïen de producion », trimar cette propriété elle a un coût, et tu ni accèdes pas à moins d’être déjà munis d’un capital. Et ta coopérative, petite salope, dans une économie capitaliste mondialisée, elle joue à arme égale?
    Et « c’est mieux quand quelqu’un d’autre porte le risque » sombre connard! Tu crois que les salariés ne supportent aucun coût économique? En fait t’as aucune compréhension du monde dans lequel tu vis, ça m’étonne pas que t’aies été prof, blogueur indigne. Le chômage, tu connais? Y a plus d’accident et de maladie pro chez les ouvriers ou dans le patronat? Alors qu’on atteint des sommets dans la pratique de la « privatisation des profits, sociabilisation des pertes » tu viens ramener le risque des investisseurs. Ta mère manquait d’iode et toi tu jutes clair.
    Cordialement

    • Ah ! Un tel florilège d’insultes, c’est rafraichissant ! (ou pas) Souvent, on sort les noms d’oiseaux quand on manque d’arguments. Pourtant, vous prétendez en avancer un certain nombre ; alors que, clairement, vous entrez dans la catégorie qu’évoquait l’odieux : ceux qui se prétendent anti capitalistes, sans savoir vraiment de quoi ils parlent. Alors est ce que vous voulez que je vous fournisse quelques explications, ou vous allez contenter d’insinuer des théories sur ma génitrice ou moi même ?

      • Mais enfin, Kwiskas, n’avez vous pas lu le « cordialement » final ? :D

      • Meve : effectivement. Un appel au dialogue des plus certains, à n’en point douter. Comme tout le reste d’ailleurs. Mais vous savez, discuter avec les trolls, c’est mon petit péché.

      • Kwiskas : Passion pratique, vous voilà occupé pour des années :) bonne journée !

      • à Kwiskas : ta mère je m’y insinue oui, et ça je l’affirme, c’est pas de la théorie mais de la pratique.
        Mais vas y expliques moi ce que tu veux parce que tu parle d’arguments mais tu fais juste de l’ad hominen en prétendant que ne sais pas ce dont je parle, prouve le. Pour ma part, sous merde, oui j’insulte, mais à la fois comme ponctuation stylistique à mes arguments et comme expression rhétorique de ma colère. En plus, pustuleux purpurin, celui que je conchie se nomme lui même « odieux connard », et, à se titre, varier ses épithètes n’est presque qu’une marque de la politesse.
        à peine respectueusement

      • Venant d’un tel tartuffe, ce commentaire est du bonbon pour les yeux :) Buvez un verre d’eau, ça ira mieux !

      • J’ai essayé de le boire avec les yeux pour faire passer le bonbon. Ca marche pas ta méthode p’tit gars

      • Roooh, elle est bien placée, celle là ! Malgré notre divergence d’avis sur le fond, je ne peux m’empêcher de saluer cette magnifique répartie :D

      • « Z’allez finir par vous aimer les uns-les autres, BORDEL DE MERDE ?!?! »

        Ah zut, c’était pas ma réplique, j’ai mal lu sur le script… ; P

  37. Cher Odieux Connard, quel plaisir de voir que d’autres que moi se sont aperçus que les connards (les vrais, dans votre et mon acceptation, à savoir les méchants, mauvais, odieux, ignobles, égoïstes, bouffis de leur soi-disant supériorité, genre chasseurs, maris brutaux, parents indignes, demeurés jeteurs de masques par terre, etc.) étaient une majorité parmi notre belle humanité (ironie). Depuis longtemps, je me suis même laissé aller à la quantifier (à la louche bien sûr mais quand même). Ma conclusion, empirique mais qui résulte néanmoins d’une observation des comportements : 70 % de gros cons(connes) pour 30 % de gens décents, capables d’empathie envers les autres mais aussi le vivant non humain, qui ne se prennent pas au sérieux, qui pensent que la gentillesse n’est pas un gros mot, qui haïssent la violence ordinaire, verbale et physique, qui s’exerce désormais au moindre mot (même pas de travers), bref vous avez compris. Et ce pourcentage est global, il n’est pas réservé à nos sociétés occidentales car, pour avoir quelque peu voyagé dans d’autres contrées, je peux vous dire que là-bas aussi le rapport connards/décents est très déséquilibré. Donc, comme vous, je savais dès la première occurence du « monde d’après » qu’il serait au mieux le même, au pire (et le pire est toujours sûr) encore plus affreux. Un constat qui peux sembler misanthropique (j’assume) mais qui ne nous empêche aucunement, nous moins connards que les autres (car un peu quand même ne le nions pas) de continuer à ne pas frapper nos conjoints, torturer les animaux, jeter tout et n’importe quoi sous prétexte que « Y a des gens qui sont payés pour ramasser », coller au train de la voiture dont le conducteur, abomination, respecte la limitation de vitesse, répondre par « qu’est-ce que tu veux enculé , » à la demande respectueuse de parler moins fort au téléphone dans un lieu confiné et autres comportements devenus habituels pour ne pas dire naturels chez nos aimables contemporains.

  38. @ Patdepar
    Mes observations donnent des pourcentage très différents, les personnes qui correspondent à votre description semblent très minoritaires au sein des gens que je croise, le problème c’est qu’un seul suffit à vous pourrir un trajet, une journée, ou la vie de leurs proches.
    C’est vrai que c’est très moche tous ces comportements, mais n’oublions pas que nous avons eu la chance immense de recevoir l’éducation qui les rend justement anormaux à nos yeux.

    • Vous habitez à Paris? C’est vrai qu’en province il est fréquent d’être accueilli par un sourire dans les commerces et les automobilistes s’arrêtent alors que vous attendez sur le trottoir pour traverser ( je suis d’ailleurs choqué comme disent les jeunes devant cette attitude très inhabituelle). Donc là bas on peut faire baisser le pourcentage

      • J’habite en banlieue parisienne, une vingtaine de Km environ au sud de Paris, mais pour vous donner un exemple juste à côté de chez moi il y a un immeuble habité par des dizaines de familles et il arrive que certains des habitants ou de leurs visiteurs stationnent dans la rue en bloquant ma voiture alors qu’il y a plein de places libres et officielles quelques dizaines de mètres plus loin. C’est extrêmement pénible, surtout si j’ai un RDV, donc parfois je pourrais me dire que cet immeuble (et ses habitants) sont une plaie et les compter tous dans les « connards » mais en réalité cet incivisme ne concerne qu’un petit pourcentage des habitants et la plupart ne m’ont jamais nuit d’aucune sorte. De même, dans le RER il y aura de temps en temps un relou avec son téléphone, mais on est loin des 70%, et si une telle proportion de gens jetait ses déchets par terre on sortirait en chasse neige.

    • Etant un indécrottable optimiste, je vous remercie pour avoir dit qu’en effet, il n’y a pas tant de connards que ça. Juste que nous avons quelques connards qui s’efforcent à pourrir la vie d’autant de personnes que faire se peut. Hélas, ils excellent dans leur domaine.

  39. Vous avez mis des mots (très justes et très bien écrits) sur ce que je ressens. je me sens moins seul, dans ma parfaite connerie, et ça me fais un bien fou. MERCI !

  40. Enfin.
    Enfin, après des années de vidéos rigolotes et parodies de T’choupi, vous revenez à vos premières amours et à l’origine même de votre pseudo.
    Un article d’un bon millier de mots, et pas une blague qui ne transpire la haine, pas un rire qui ne soit un rictus cynique. Nous sommes niqués, et prions pour que l’absence de changement qui ne manquera pas de se produire après cette opportunité unique suffira pour écraser du talon l’espoir en l’humanité, le sale espoir, et à le ranger à côté de Dieu dans la catégorie des choses qui n’ont jamais existées mais auxquelles on a choisi de croire pour se rassurer.
    Et enfin, débarrassés de nos illusions, nous pourrons finalement considérer la situation telle qu’elle est vraiment et calmement nous flinguer.

  41. Enfin.
    Enfin, après des années de vidéos rigolotes et parodies de T’choupi, vous revenez à vos premières amours et à l’origine même de votre pseudo.
    Un article d’un bon millier de mots, et pas une blague qui ne transpire la haine, pas un rire qui ne soit un rictus cynique. Nous sommes niqués, et prions pour que l’absence de changement qui ne manquera pas de se produire après cette opportunité unique suffira pour écraser du talon l’espoir en l’humanité, le sale espoir, et à le ranger à côté de Dieu dans la catégorie des choses qui n’ont jamais existées mais auxquelles on a choisi de croire pour se rassurer.
    Et enfin, débarrassés de nos illusions, nous pourrons finalement considérer la situation telle qu’elle est vraiment et calmement nous flinguer.

  42. « si Don Quichotte de la Manche voyait des géants dans les moulins, il vous suffit de sortir des fascistes de votre manche pour vous poser en Jean Moulin »

    Hé ho ! Veuillez respecter mon ancêtre ! Certes, papy n’y voyait plus très bien dans les dernières 60 années de sa vie, mais ces moulins ont tous tenté des horse-jacking !

    Ceci étant, votre billet me rappelle le bref échange que j’ai eu avec une collègue à ce propos (du monde d’après, pas des moulins, hein). Je lui demandais si elle était prête à cesser d’acheter ces friandises japonaises sur amazon pour son fameux monde d’après, sans quoi il y aura toujours des porte-conteneurs par milliers qui continueront à mazouter gaiement nos océans pour qu’elle puisse grimacer de dégoût sur une croquette aux algues. Ça l’a vexée.
    Mais que cela nous soit une leçon, la prise de conscience ne viendra pas d’en haut mais de nous-même, donc il est nécessaire de continuer à se parler, à échanger, à se disputer parce qu’au bout du compte, c’est nous qui trouverons. Ça prendra bcp de temps, soyons honnêtes, mais c’est mieux que d’espérer une singularité de nos politiques.

  43. Alors pas entièrement d’accord avec vous sur ce coup, M. Connard.
    Tout dépend de quoi on parle. Si on parle de ces optimistes et doux rêveurs, qui pensent que ça y est : on va tous rouler en vélo, manger vegan/bio et acheter circuit court/commerce équitable, que Macron va nationaliser 90% de l’économie et que les riches vont donner tout leur argent aux pays en voie de développement. Là oui, je vous rejoins : ils peuvent rêver, ça ne coute rien. Mais là dessus, le monde ne va pas bouger par la seule force de leur pouvoir licornesque.
    Cependant, il est presque impossible que le monde ne change pas après la crise actuelle. En revanche :
    1) le processus d’évolution d’une société est toujours long ; les effets pratiques et les vraies conséquences ne seront sans doute pas mesurables avant des années
    2) il est très difficile de dire dans quelle direction le changement partira ; comme évoqué ci dessus, très certainement pas dans celui qu’aimeraient certaines « bonnes âmes » (c’est un peu comme les révolutions : y’a ceux qui la font, et ceux qui profitent ensuite du chaos généré pour tirer les marrons du feu). Ce sera sans doute imprévu, voire surprenant.

    Quelques exemples ?
    Bataille de Poitiers => avènement de nouvelles tactiques militaires, pouvoir central fort, naissance du nationalisme français
    1ere guerre mondiale => devait mettre fin aux guerres, mais in fine a provoqué les mouvements nationalistes et fascistes, puis la 2e guerre mondiale
    Chute de Saddam Hussein => naissance de l’Etat Islamique
    Visite des « navires noirs » au Japon => industrialisation massive de ce dernier, et naissance d’un impérialisme nippon colonisateur => défaite de la Russie => révolution de 1917

    En sciences humaines, les chaînes de cause/conséquence sont toujours surprenantes. Et je ne pense pas qu’un historien comme vous me dira le contraire.

    • si je puis me permettre tirer les marrons du feu est utilisé à contresens.
      tirer les marrons du feu veut dire : faire le sale boulot pour que quelqu’un d’autre en fasse profit.

      • Vous avez moult fois raison. C’est donc un contresens complet de ma part. Merci pour la correction.

  44. Notre ami Odieux Connard critique les journaux (qu’il ne doit pas lire beaucoup étant donné qu’il croit qu’il s’agit d’un catalogue de dépêches AFP… peut-être qu’il ne lit que CNews, la feuille de chou des Parisiens pressés ?). Mais il épargne mystérieusement sa propre corporation : les professeurs d’histoire, dont il semble être un représentant particulièrement frustré.
    Pourtant, il pourrait en faire, des blagues pas drôles, sur ces fonctionnaires qui chouinent de devoir s’occuper d’élèves entre deux longues vacances scolaires, alors que les gens qui ont un vrai métier doivent à la fois se coltiner des adultes sur lesquels ils n’ont aucun pouvoir et élever leurs propres gamins sur leur temps libre.
    Et qu’apprenait donc Monsieur Connard à ses élèves ? Les programmes officiels bien sûr. Dans lesquels l’occident est un gentil civilisateur, la violence est glorifiée et les femmes n’existent pas. Prof d’histoire ? Pire que bourreau. Comment voulez vous changer le monde quand votre pensée est embrigadée dès le plus jeune âge par ces castrateurs intellectuels ? Oh, les gens ne savent pas ce qu’est le capitalisme ? Qui était en charge de le leur apprendre ? Oui, c’était Monsieur Connard et sa clique.
    Si il y a une chose en panne aujourd’hui, c’est l’éducation. Et on dirait bien que face à l’ampleur de ce devoir, les ricaneurs comme Monsieur Connard ont baissé les bras avec lâcheté pour en reporter la faute sur les autres. Apparemment, ça rapporte.

    • Je n’ai pas entendu le moindre prof chouiner de faire classe durant le confinement. Pester contre les outils « officiels » de classe virtuelle qui ne tenaient pas la route face à l’afflux les premiers jours, et constater que rien ne vaudra jamais le travail en classe face à faces, ça oui ! Mais c’est une évidence, de ne pas abandonner ses élèves (même en récupérant en partie comme tout le monde l’instruction de ses propres enfants), et je connais beaucoup de profs très heureux de retrouver enfin leurs classes.

    • Mon pauvre Zoweest nous avons bien besoin de vos compétences pour éclairer nos petits sur la véritable histoire. Celle de la civilisation et la démocratie apportées par le Zimbabwé, les écoles philosophiques des Mathuras, les découvertes scientifiques et l’expansion des droits des citoyens par les aborigènes, sans oublier l’universalisme et le droit des femmes de la société impériale japonaise. Le Monde s’est fait par des échanges de verroteries et des marches blanches joyeuses, car la violence n’a pas du tout été un outil de développement des sociétés (sauf l’occident évidemment). Quant aux femmes, dont l’histoire officielle masque cruellement le rôle essentiel (Jeanne la Hachette, Charlotte Corday, Jeanne d’Arc, Marie Stuart, Marie Curie, Yourcenar, Raspinoe), sans oublier les transgenres et autres lgbqti+z comme Mona LIza.
      Tout ça c’est pour masquer le grand complot judeo maçonnique voire, même la traite négrière occidentale dont on ne parle jamais! La preuve en est que c’est en occident qu’on trouve les sociétés les plus étriquées, repliées sur elles-mêmes, sans connaissance du monde, avec une évolution très limitée du droits des femmes et de l’éducation. Je ne parle même pas de leurs savoirs scientifiques ou l’ouverture culturelle: rien à voir avec ce qu’on peut trouver partout ailleurs.
      tout ça c’est la faute d’Odieux Connard et des profs avec barbe à collier et pull qui gratte acheté à la camif!

    • Notre ami Zoweest critique les cours d’Histoire, qu’il n’a pas dû beaucoup suivre pour penser qu’on y présente l’Occident comme un «gentil civilisateur», que la violence y est «glorifiée» et que les femmes «n’y existent pas».

      J’oublie parfois que nous sommes dirigés par des incels affichant des croix gammées et une idéologie suprémaciste blanche, heureusement quand j’entends la radio diffuser Erika et Marlène Schiappa nous rappeler que «nénés = fourneaux et ménage», je me rappelle dans quel sombre société je vis…

  45. Pingback: Retour à l’anormal - Le Monolecte·

  46. Je m’étonne qu’un (ex-) professeur d’histoire s’abaisse à commenter cette expression imbécile. « Le monde d’après », nous le vivons et tout le monde l’a toujours vécu. C’est comme une « période de transition ». Toute période est une transition entre la précédente et la suivante.
    Si les causes des évènements ont toujours été aussi difficiles à analyser que leurs conséquences véritables, leur « instrumentalisation » par les pouvoirs (en place ou non) afin de manipuler la masse est une règle universelle et intemporelle.
    La volonté de cette même masse de se faire manipuler, son amour fanatique pour les pires démagogues et sa propension à préférer le slogan au raisonnement est également une permanence. Sans quoi nous aurions fait table rase des idéologies depuis longtemps. Au lieu de cela nous les proposons comme solution, quand elles sont le problème.
    Comme nous ignorons notre histoire (et pas mal d’autre chose) nous la vivons à nouveau. Coïncidence, nous sommes à nouveau dans les années 20. Il est peu probable que la mode de 1920 revienne, par contre la situation politique, économique et sociale, c’est en cours.

  47. Très bon résumé, je trouve. On a atteint un niveau de confort et de richesse jamais vu dans l’Histoire, du coup on en profitera jusqu’à ce que mort s’ensuive, mais on brasse quand même un peu de vent (sur Internet) ou on joue l’humaniste à peu de frais pour se donner bonne conscience =D
    Enfin, les discours anticonformistes, je n’ai rien contre quand ils viennent d’une Zad ou d’une BAD, au moins il y a une certaine cohérence. Mais quand ils viennent de fifres subventionnés par les deniers publics ou de types qui vendent des T-shirts dans leur e-boutique… Je ne peux qu’esquisser un petit rictus.

    L’exemple de notre civilisation prouve qu’on peut très bien anticiper qu’on va dans le mur, mais continuer d’accélérer quand même. Ce n’est donc pas une question de stupidité, mais de lâcheté ou de désintérêt. J’ai l’impression que les Hommes ne s’adaptent que contraints et forcés, donc ça se fait dans la douleur, à chaud, et de manière bordélique. Je ne me considère pas spécialement comme un zombie consumériste au-delà de toute salvation, mais j’avoue que demain, je ne me vois pas changer «radicalement de paradigme», comme on dit. Pour se projeter dans le monde de l’après, encore faudrait-il avoir un référent.

  48. « Si quelqu’un dit cela [« Pour les autres, pour chacun d’eux, mais jamais pour moi »], et guide les gens en fonction de cela, que demander de plus ? C’est suffisant. Il nous conseille : « Que chacun agisse pour les autres. Alors ce monde sera un paradis. Oui. » Mais chacun ne demande que son propre plaisir, et son plaisir et ses désirs sont illimités. Il est impossible de leur fixer une limite et de les arrêter.(…)
    Mais nous ne croyons pas. Nous nous contentons de lire, mais nous ne croyons pas. Nos croyances sont ici (sur nos langues) mais pas là (dans notre coeur). C’est la raison des maladies des gens du XXe siècle. » Sheikh Nazim, Océans de Miséricorde

  49. Certains le souhaite, le retour des années 20

    Cependant, je trouve amusant de votre part, cher Odieux, de souhaiter le retour d’une décénnie que vous n’avez pas connu, compte tenu d’un de vos e-papier de ce blog.

    De la mauvaise foi dans ces pages ? Voyons, qu’allez vous donc chercher ! :D

  50. Au risque de passer pour une intello de bas étage, j’ai envie de dire à qui veut bien l’entendre qu’il est grand temps de cultiver notre jardin…
    Si seulement chacun y mettait un tout petit peu du sien, le monde de demain pourrait être autre chose qu’une simple utopie totalement surréaliste. Seulement, faire l’effort d’ouvrir une poubelle pour jeter un mégot ou de couper le robinet quand on se lave les mains ou les dents semble en effet être insurmontable pour la plupart des représentants de l’humanité.
    Dommage. Du coup j’ai opté pour la solution d’extinction de l’espèce par le refus de la reproduction :-)

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