Captain Marelle

Lecteurs, lectrices,

Je profite de la présente introduction pour paresseusement signaler que plutôt que de vous spammer honteusement d’articles pour vous signaler où je serai en tournée, tout cela sera désormais indiqué sur Twitter et Facebook, et pour ceux n’en disposant pas, hop, à droite de ce blog, vous trouverez un aperçu du compte Twitter où apparaît l’actualité du moment. Comme ça, vous saurez où vous pourrez me croiser prochainement. Par exemple, cette semaine, je serai à Bordeaux, puis à Levallois. Suivez donc les les réseaux qui vont bien.

Voilà, maintenant que j’ai trouvé un excellent prétexte pour faire moins d’articles d’annonces de tournée (parce que bon, on veut du spoiler, de la vidéo et de l’article de société, mon bon monsieur), passons aux choses sérieuses et parlons de Captain Marvel. J’entends par là qu’un film Marvel qui obtient 4/5 chez Télérama, cela doit être une sacrée réussite tant le magazine n’est pas connu pour être complaisant avec les grosses productions américaines.

Alors, Captain Marvel, serait-ce enfin un excellent film capable de bluffer les plus bougons ?

Spoilons, mes bons !
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L’affiche. Quand le personnage principal est lui-même source de flammes, nous savons où nous allons.

Tout commence… de manière chaotique.

Car notre héroïne, prénommée Vers (prononcer « Veursse »), se réveille par terre, ce qui est fort inconfortable, on en convient. Autour d’elle, c’est en plus n’importe quoi, puisque tout n’est que poussières, explosions et vieilles dames. Oui, vieilles dames. Voilà qui est peu banal. Car au-dessus d’elle, une petite vieille sourit à notre douce amie. Qui est-elle ? D’où vient-elle ? Pourquoi est-ce que le ménage laisse autant à désirer dans cet EHPAD ? Toutes ces questions n’auront pas de réponse de suite, car alors que Vers a du sang bleu qui lui coule des naseaux pendant qu’elle essaie péniblement de se relever, un alien pas beau sort des tourbillons de poussière avoisinants, la braque avec une arme et au moment où il tire…

Vers se réveille.

Elle est dans son lit, et autour d’elle, ni poussières, ni explosions, et encore moins de vieilles dames, ce qui est le signe d’une soirée réussie (sauf si vous êtes gérontophile, ne jugeons pas). En lieu et place, il n’y a que les murs froids d’une chambre spartiate, et voici que l’on découvre que notre héroïne vit sur une planète extraterrestre, Hala, qui n’est autre que la capitale de l’empire extraterrestre Kree. Vers est cependant bien embêtée, car après son étrange cauchemar, elle n’arrive pas à se rendormir, aussi va-t-elle frapper à la chambre voisine, dont la porte s’entrouvre quelques secondes plus tard pour révéler…

Tiens ? Jude Law, vous ici ?

Bon, eh bien on peut arrêter le film. Je sais déjà qui est le traître.

Comment je le sais ? Mais à cause d’une règle toute simple du cinéma : si vous engagez un acteur connu, ce n’est pas pour jouer un second rôle. Donc s’il n’est pas directement annoncé comme étant le gentil, c’est fort probablement que c’est le méchant. Je vous laisse vérifier chez vous, mais attention : vous risquez de vous gâcher bien des films policiers, en découvrant que lorsqu’ils interrogent des suspects, c’est toujours l’acteur que vous avez déjà aperçu ailleurs qui est le coupable (ou au pire, le pivot de toute l’enquête).

Mais revenons à Vers qui vient de réveiller Jude Law. Étant donné que je n’ai même pas réussi à retenir le nom de son personnage, nous l’appellerons Kreestian.

« Hmmm ? Kékecé ?
– Kreestian… j’ai encore fait ce cauchemar…
– Vers, écoute, t’es gentille mais il est deux heures du matin, là. Tu veux que je te chante une chanson et que je te mette une veilleuse ?
– Nan… je veux faire… LA BAGARRE ! »

Voilà. Vers a donc la maturité intellectuelle d’un enfant de quatre ans. Le bon réflexe serait de lui mettre une torgnole, un pied au cul et de ramener Vers dans son lit avant de vérifier gentiment s’il n’y a pas le pape en-dessous, mais Kreestian étant bien brave, il accepte de quitter son lit douillet pour aller faire la bagarre en salle de bagarrade avec son amie aussi insomniaque que neuneu. Vers et Kreestian se font face, et commencent à s’envoyer des coups dans la truffe. Cependant, Kreestian a l’avantage à mains nues… jusqu’à ce que Vers révèle qu’elle a un super pouvoir : elle peut balancer des jets de photons depuis ses mains, ce qui fait plutôt bobo.

Bon, bobo, mais pas trop : ainsi, quand Vers tape à côté ça troue les murs, les portes et tout ce qui passe, mais si jamais elle touche un être vivant, hop, soudain, ça se contente de le propulser en arrière comme s’il avait pris un gros coup de poing magique dans le bidou. Une bien belle technique pour éviter d’avoir à interdire le film aux moins de 16 ans, c’est subtil. À peu près aussi incohérent qu’une mitrailleuse qui ferait des trous partout, sauf dans les gens, mais subtil.

Kreestian, lui, goûte cependant peu de se prendre des photons dans la gueule, déjà parce que ça pique, et ensuite, parce qu’il ne sait pas où ces photons ont traîné avant de finir sur lui.

« Vers ! Tu dois te battre à mains nues, pas avec tes pouvoirs !
– Mais c’est plus facileuuuuh !
– Apapap. Un vrai guerrier kree peut vaincre n’importe qui avec ses mains, fut-ce un meuble Ikea. Je t’ai formée pour y arriver. Si tu veux partir en mission, tu dois gagner un combat avec ta force et ta technique, pas en te laissant aller à tes émotions et en envoyant des photons dans la gueule des honnêtes gens.
– Mais je sais que tu n’es pas honnête : tu es Jude Law et on vient de voir plus haut que…
– Chut j’ai dit ! Si tu m’envoies encore une fois des photons, je te préviens, je t’emmène chez l’Intelligence Suprême qui dirige notre civilisation, et ça bardera pour ton cul ! Parce que le pouvoir de balancer des photons, nous te l’avons donné grâce à une puce implantée dans ton cou, mais nous pouvons aussi la reprendre !
– Mais heuuuuu !
– Pas de mais heu qui tienne ! Tu te calmes !
– Naaaan !
– TU TE CALMES J’AI DIT ! »

Mais pour seule réponse, notre pauvre ami reçoit un nouveau jet de photons tout sales dans la gueule. Quand Vers fâchée, elle toujours faire ainsi.

En conséquence, Kreestian, un peu bougon avouons-le, décide d’emmener sa protégée chez l’Intelligence Suprême, qui comme évoqué plus haut, est l’intelligence artificielle qui gouverne l’empire Kree. Notez que confier son peuple à une intelligence artificielle a bien des avantages : il y a moins d’élections à gérer, les déplacements diplomatiques sont peu coûteux, et franchement, qui n’a pas envie d’avoir son chef d’état compatible avec son smartphone pour lui parler directement ? Imaginez toutes les possibilités.

« Ok Emmanuel, pense à rajouter des haricots sur ma liste de course. »
« Ok Emmanuel, lance ma playlist « Soirée en boîte avec Christophone Castener » sur Deezer. »
« Ok Emmanuel, qui est Alexandre Benalla ? »

Je plaisante bien sûr : la troisième commande fait automatiquement planter Elysee.exe. Mais revenons à nos moutons.

Vers est emmenée jusqu’au palais de L’Intelligence Suprême, où il est possible d’entrer en contact avec ladite intelligence. Ce qui intrigue notre héroïne.

« Mais au fait Kreestian, à quoi ressemble l’Intelligence Suprême ?
– Elle apparaît à chacun sous une forme différente. Une forme qui représente pour nous un être digne et respectueux.
– Ah oui ? Et toi, elle prend quelle forme ?
– C’est un secret. »

Car Kreestian ne veut pas avouer que pour lui, l’Intelligence Suprême prend la forme du Joueur du Grenier.

« Oui ben moi, je respecte un mec qui rejoue volontairement au niveau sous-marin des Tortues Ninja »

En attendant, Vers est introduite au palais de l’Intelligence, ce qui est assez inattendu quand on la connait, et est invitée à s’installer sur une espèce de piédestal où se trouve une sorte de flaque de métal liquide, qui à son contact, se transforme en circuits qui couvrent sa peau pour quelle puisse rentrer en communion avec l’intelligence (un simple écran, c’eut été moins prestigieux). Et pouf, soudain, Vers ouvre les yeux et se retrouve dans une sorte d’espace un peu vide où elle est en présence… de la mamie de ses cauchemars !

« Mais ? Vous êtes supposée prendre l’apparence de quelqu’un que je respecte ! Et je ne sais même pas qui est cette mamie !
– Probablement quelqu’un que tu respectais et qui est encore dans ton inconscient… après tout, il est vrai que tu étais amnésique lorsque nous, les Kree, t’avons trouvée il y a des années, Vers. Mais là n’est pas le sujet. Tu es ici parce que tu n’arrêtes pas de balancer des photons dans la gueule de Kreestian, et il en a un peu marre, ma petite Vers.
– Mais c’est parce que je m’ennuie, heuuuu !
– Ce n’est pas une raison. Trouve-toi une activité, comme la pâtisserie, le macramé ou un bullet journal. Je ne sais pas, moi. Tu vas pas me faire le coup de l’enfant hyperactif/dyslexique/zèbre/relou.
– Mais je veux balancer les photoooons !
– Bon, écoute moi bien. Tu sens la puce que tu as dans le cou ? C’est celle que nous t’avons greffée pour te donner ce pouvoir. Alors n’oublie pas que comme Kreestian l’a dit, ce que nous donnons, nous pouvons aussi le reprendre. Surtout si je te reprends à faire des bukkakes photoniques en douce.
– Maiiiiiis…
– Ça suffit. De toute façon, je pense que tu es prête.
– Prête ?
– Prête pour partir en mission. »

Ah. Eh bien je ne sais pas d’où nous vient cette intelligence artificielle incroyablement avancée, mais elle doit être sous Windows XP pour être autant aux fraises. Non parce que personnellement, on m’envoie une recrue qui réveille toute la base à deux heures du matin parce qu’elle a fait un cauchemar, qui utilise ses armes sur ses petits camarades pour déconner et qui admet ne pas se contrôler, ce n’est pas en mission que je l’envoie, mais au gnouf. Mais chez les Kree, non : une guerrière débile reste une guerrière, allez hop, au front. Probablement dans un bataillon disciplinaire. Celui constitué des gens qui n’ont jamais réussi à déchiffrer le programme télé lors de leur journée d’appel.

Vers est ainsi affectée à une escouade menée par Kreestian, qui explique de quoi il retourne.

« Bonjour Vers. Heureux de te voir parmi nous pour ta première mission où tu as été affectée de manière complètement crédible. Laisse-moi plutôt t’expliquer la situation : comme tu le sais, les Krees sont en guerre contre les Skrulls.
– Avec des noms pareils, on dirait le premier chapitre d’un roman de fantasy mal inspiré.
– Certes. Mais toujours est-il que sur l’une des planètes à la frontière de notre empire, Star-Bourg, l’un de nos espions est en difficulté. Sa couverture est grillée et il a besoin d’être exfiltré avant que les Skrulls ne le trouvent.
– Attendez… si c’est une de nos propres planètes… on n’a pas des gens sur place ?
– Ah heu… apparemment… non. C’est une de nos planètes, mais en fait, on n’y habite pas. On doit probablement juste s’en servir comme Air BnB. Bon, bref, c’est pour ça, on y va, on le retrouve, et on l’embarque. Et au moment de la prise de contact, on lui demande le mot de passe, puisque comme vous le savez, les Skrulls peuvent prendre n’importe quelle apparence. Aussi, assurons-nous de ramener l’espion, et pas un ennemi. Un dernier mot : on n’interagît pas avec la population locale. On se fait discret et on part.
– Okay.
– Ah, j’oubiais : LA MISSION COMMENCERA DONC PAR UN BOMBARDEMENT GÉANT DE LA ZONE DEPUIS L’ORBITE. »

Pardon ?

C’est ce que vous appelez être discret ? Pourquoi pas. Quant au peu d’interaction avec la population locale : c’est vrai qu’un missile dans la gueule, c’est assez anodin ; les gens le remarquent peu, surtout quand ils sont dispersés en dix-sept endroits différents après impact.

Plus sérieusement, pourquoi ? Pourquoi rajouter cette partie du dialogue ? Puis une scène géante de bombardement qui pourrit l’intrigue ? Quelques millions de dollars de cramés pour rendre le film moins bon, c’est ce que j’appelle du talent. J’espère que ce film finira nominé aux Oscars, comme Black Panther.

En attendant, la mission commence : la navette de Kreestian, Vers, Jean-Jacques, Jean-Jacques, Jean-Jacques et Jean-Jacques s’envolent donc vers la planète frontière avec quelques bombardiers, qui ont tôt fait de transformer une zone urbaine en réplique de Saint-Denis en l’espace de quelques instants, permettant dans la confusion générale à nos héros de plonger depuis l’orbite pour rejoindre la surface et progresser dans les ruines encore fumantes pour découvrir que le signal de leur espion… émet depuis un temple tout proche.

« Super ! Il est là !
– Kreestian, est-ce que tu es en train de dire qu’on a bombardé la zone sans savoir où était notre homme ?
– Oui pourquoi ? »

Oh, mais pour rien Kreestian, enfin. Tiens, fais attention, tu baves quand tu parles. Tout cela est bien naturel. Et bien malin, surtout.

La fine équipe progresse vers le temple, et aperçoit des autochtones autour d’elle. Pour l’instant, ils ne sont pas repérés mais… le temple, lui, pue l’embuscade d’après Kreestian. Raison pour laquelle Vers s’exclame :

« Bon ben on y va alors ?
– Je viens de dire que c’était une embuscade ! Tu pourrais faire attention quand on parle, c’est quand même ton film !
– Alleeeeeeeeeez ! Steuplééé !
– Bon, d’accord. Quand on me dit steuplé, je dis oui. Jetons-nous dans l’embuscade. »

Vraiment. Non mais vous nous le dites si on vous fait chier. C’est quoi ? Un concours entre scénaristes ? Les mecs ont parié à qui caserait le plus de discussions et décisions absurdes dans le scénario ? Ou bien est-ce comme le service public français : on leur a dit que s’il ne cramait pas tout le budget, ils auraient moins l’année prochaine, aussi ils gaspillent leur argent en scènes absurdes ?

Le mystère est entier, le suspens, moins puisque… oh ben ça alors, c’est une embuscade !

L’espion est bien à l’intérieur du temple, et connait même le bon mot de passe pour se faire reconnaître, mais c’est tout de même un Skrull ! Idem pour les autochtones : aussi des Skrulls ! Ils sont encerclés ! C’est la bagarre, piou-piou-piou le pistolet laser, takakata la mitrailleuse à plasma, et splalaplash les tirs de photons. Mais hélas, si toute l’escouade de nos amis parvient à s’en sortir… c’est à une exception près : Vers ! Celle-ci est capturée par le faux-espion, qui a tôt fait de lui envoyer quelques milliers de volts dans les gencives à l’aide de son arme, pour l’aider à dormir, veilleuse ou non. Une technique que je ne saurais que trop recommander : vous n’imaginez pas tout ce que l’on peut guérir par l’électricité. Une bonne batterie, des pinces crocodiles, et en avant la science. Le fils de ma voisine, présenté comme « hyperactif » pour justifier de ses intrusions sur ma propriété, par exemple, va beaucoup mieux depuis. Il a juste gardé une légère sensibilité des tétons, mais là n’est pas le sujet.

Car Vers, elle, dort et pour une fois, ne cauchemarde pas. Mais tout de même : elle voit des choses étranges.

Elle est plongée dans son passé. Celui qu’elle avait oublié. Et revit différents moments.

Le jour où petite fille, elle faisait du karting et que papa l’a engueulé parce que les filles, c’est supposé préférer les calèches.
Le jour où à l’armée, on s’est foutu d’elle parce qu’elle n’arrivait pas à grimper à la corde.
Le jour où elle a salué sa copine pilote de chasse black peu avant qu’elles n’aillent rejoindre leurs appareils respectifs.
Le jour où elle a réussi à voir un film français qui ne traite pas d’amour, de divorce, de bande de potes ou de discrimination.
Le jour où elle a commencé à travailler sur le projet Pégasus avec Mamie Stérieuse et…

« Aaaaattendez les gars, je crois qu’on a trouvé ce qu’on cherchait ! Revenez sur ce souvenir ! »

Dans ses souvenirs, Vers passait aussi beaucoup de temps à caresser son avion. Probablement afin de le préparer au saut d’obstacle.

Vers est perplexe. Elle était pépère dans ses souvenirs, et c’est vrai qu’il y a des voix étranges qui parlent pendant qu’elle les revit. Peut-être qu’elle est morte et qu’elle voit sa vie défiler, mais en édition Director’s Cut avec les commentaires du réalisateur ? Car oui, elle entend des voix qui disent va plus en avant, reviens en arrière, fais pause, zoome, attends, bref, ça sent les mecs en train de jouer avec le DVD de ses souvenirs, et ça, ça l’embête.

Aussi elle ouvre les yeux… et constate qu’elle est attachée à une machine qui lui triture le cerveau (ça doit être de la nanotechnologie), et qu’autour d’elle, il y a plein de créatures vertes aux oreilles pointues : des Skrulls lorsqu’ils ne sont pas déguisés ! Damnation ! Ces galopins sont en train de fouiller sa mémoire ! Voilà qui explique comment ils avaient eu le mot de passe que l’espion devait donner. Vers doit les arrêter… de préférence, avant qu’ils ne commencent à fouiller ses souvenirs des recherches Google qu’elle fait lorsque personne ne la regarde. Ou ses favoris sur DeviantArt.

Ni une, ni deux, usant de sa capacité à envoyer du photon dans tous les sens, notre héroïne a tôt fait de se libérer, de détruire la machine, et de courir dans tous les couloirs de ce qui s’avère être un vaisseau skrull. Mais finalement, à force de faire des trous dans tout ce qui passe (sauf les gens, je vous le rappelle), elle finit par percer la coque de la nef spatiale, et la voici aspirée dans l’espace, heureusement protégée par sa combinaison de combat qui contient moult gadgets, dont un casque déployable qui protège du vide.

Pardon ? Qu’est-ce qu’elle fait avec sa tenue de combat sur elle ? Ah non, personne n’avait pensé à lui retirer quand ils l’ont faite prisonnière, pourquoi ?

Toujours est-il qu’à ce moment précis, le vaisseau passait non loin de la planète C-53, aussi appelée la Terre, et notre amie traverse l’atmosphère sans problème avant de s’écraser, là encore sans même se tordre la cheville (c’est bien normal), au milieu d’un magasin de location de cassettes aux Etats-Unis.

Car nous sommes en 1995, ce que le film s’était bien gardé de nous dire jusqu’ici.

Notez que notre héroïne a du bol d’être tombée ici. En 1995, par exemple, c’était une très mauvaise année pour atterrir à Moruroa, mais passons.

Après s’être dégagée d’une pile de VHS de Robocop 2, Vers se relève fièrement pour quitter la boutique et découvrir que tout le raffut qu’elle a fait a attiré un agent de sécurité qui patrouillait dans la zone commerciale. Bon, en voyant une blonde en tenue de l’espace sortir du magasin, il pose peu de questions (il est comme ça), et lorsque Vers demande si elle est bien sur la planète C-53 et où elle peut trouver de quoi communiquer, il se contente de lui pointer la cabine téléphonique la plus proche. Les agents de sécurité sont décidément des gens bien serviables, toujours prêts à servir, un peu moins à faire, je ne sais pas, moi, de la sécurité ?

Enfin. En combinant habilement les gadgets de sa tenue de combat, le téléphone, un bottin galactique et un appel en PCV qui fera date, Vers parvient à joindre Kreestian, qui se promenait paisiblement avec ses Jean-Jacques dans un coin de l’espace.

« Kreestian ? Devine d’où je t’appelle ?
– Vers ! Nom d’une pipe stellaire, on te pensait morte !
– Non, rassure-toi. Cérébralement, oui, mais sinon, ça va. J’ai juste été capturée par les Skrulls. Après, ils m’ont attaché à une machine rigolote et fouillé la mémoire à la recherche de secrets militaires, mais ils sont juste tombés sur des trucs sans importance. S’ils te parlent de films français que je regarderais en cachette en me frottant des photos de Francis Huster contre moi sache que c’est un mensonge. Voilà.
– Qu’importe, Vers. Où es-tu ?
– Sur la planète C-53. Mais ils ont une technologie pourrie. Je suis obligé d’utiliser celle de ma combinaison pour t’appeler.
– Parce que les Skrulls t’ont laissé ta combinaison ? La vache, c’est con.
– Oui, et tu veux qu’on parle de ma combinaison pétée d’électronique, et de ma puce dans le cou, que justement,  personne n’a pensé à pister pour me retrouver ?
– Okay, j’ai rien dit. Écoute, nous pouvons être là dans 22 heures, alors ne bouge pas et…
– HO BEN NON ÇA COUPE J’AI PLUS DE PIÈCES ! »

Parce que oui, la technologie terrestres n’oublie pas de demander du pognon à un moment, fut-ce un appel piraté vers la galaxie. Cette cabine téléphonique appartenait probablement à la SACEM.

Mais à peine Vers a-t-elle raccroché que derrière elle arrivent des gens qui ont été avertis par la sécurité du coin qu’une fille en tenue d’astronaute venait de tomber du ciel. Et ces gens… ce sont les hommes du SHIELD, l’unité secrète terrienne chargée de surveiller les activités étranges aux quatre coins du monde, comme les mutants, les extraterrestres, ou encore les joueurs de Fortnite. Et dans le cas présent, elle est menée par un larron encore jeune : un certain Nick Fury, accompagné de sa dernière recrue, Phil Coulson. C’est l’ami Fury qui va faire connaissance avec la nouvelle arrivante.

« Bonjour Mademoiselle, je suis Nick Fury. Et vous êtes ?
– Vers.
– Hmmm mouiiii, mais encore ? Passons sur votre nom tout pourri. Vous pourriez nous expliquer pourquoi des témoins vous ont vus tomber du ciel ?
– Tout à fait. Figurez-vous que je suis une Kree et que j’étais à bord d’un croiseur skrull en orbite autour de votre planète, lorsque je me suis échappée. Dans la bagarre, je crois que j’ai un peu pété leur croiseur, donc peut-être qu’il y a des survivants pas loin qui se sont eux aussi éjectés. Méfiez-vous, parce qu’ils peuvent changer d’apparence.
– Attendez… vous êtes une Kree ?
– Oui. Les Kree sont une race de guerriers nobles et héroïques.
– …
– Quoi, vous n’avez jamais entendu parler du Kree qui tue ?
– Okay, je l’ai pas vue venir. Vous êtes forte. Et vous pourriez trouver un jeu de mots avec les Skrulls, aussi, là, au débotté ?
– Donnez-moi deux minutes, et… »

J’interviens ici pour préciser un point très importante : Nick Fury… est gentil, limite débile (mais nous y reviendrons), et surtout, insiste lourdement sur le fait qu’il ne croit pas un traître mot de ce qu’elle raconte, parce que les trucs venus de l’espace, uhuhu, ça n’existe pas.

« En voiture Coulson ! Il est grand temps d’aller expliquer à quelqu’un que nous ne croyons pas en ce pourquoi notre agence existe ! »

Rappelons que Nick Fury travaille pour une unité ultra-secrète chargée de ne s’intéresser qu’à des choses qui, justement, sortent du domaine du connu. Et là, on nous explique que face à l’inconnu… il n’y croit pas plus que n’importe quel péquin de base.

Voilà voilà. Quelqu’un, en écrivant ce film, a oublié que le boulot de Nick Fury, c’était justement de faire exactement l’inverse de ce qu’il fait là. Je vous le dis : je pense définitivement qu’il s’agit d’une vaste blague entre scénaristes. Les mecs étaient bourrés, ont vomi sur une feuille dans un bar du Dakota, un producteur tout aussi cuit est tombé sur le papier encore humide, et paf, il a décidé de produire le tout.

Heureusement, les scénaristes, bien malins, savent faire oublier ces détails aisément grâce à une ruse fort simple : soudain PAN PAN BOUM ! Depuis les toits voisins, des civils sortent des armes du futur et commencent à tirer sur le petit groupe qui papotait autour de la cabine téléphonique. Ce sont des Skrulls qui ont survécu, effectivement, et qui sont bien décidés à raboter la tronche de Vers au laser s’il le faut pour remettre les compteurs à zéro.

Évidemment, ils tirent tous à côté, et c’est Vers qui se lance finalement à leur poursuite avec sa force, sa vitesse et son agilité de surhomme, voire de surfemme, alors que ses ennemis tentent de changer d’apparence pour lui échapper. Mais ça ne prend pas, et elle les poursuit longuement en faisant moult acrobaties sur des métros, pendant que Nick Fury et Coulson tentent de la suivre en voiture. Du moins un temps, car Nick Fury réalise soudain que son voisin de voiture… est en fait un clone de Coulson. Et parvient à le tuer pour le voir reprendre sa vraie apparence : celle d’un extraterrestre moche aux oreilles pointues. Voilà qui est embêtant, mais qui achève de le convaincre qu’effectivement, il y a des invités sur sa belle planète. Blessé dans l’affaire (Nick a subi un fort gros accident de voiture tant il est déconseillé de se battre avec des aliens au volant ; purger le xenos ou conduire, il faut choisir), notre agent du SHIELD va se faire soigner à l’hôpital du coin, pendant que Vers, elle, n’est pas parvenue à rattraper sa dernière cible, et décide de changer de plan.

Car la machine à fouiller ses souvenirs a réveillé quelques vieilles images dans son petit crâne, et elle a le nom d’un bar en tête, où elle se revoit danser, rire et bien sûr, chanter « Tourner les serviettes » debout sur une table. Ni une, ni deux, elle se renseigne comme elle le peut d’un coup de Altavista sur modem 56K, vole un blouson, une moto, et tel un Terminator, fonce vers l’adresse d’un bar au milieu du désert.

Quel coup de bol qu’elle ait atterri sur le bon continent, et pas trop loin de là où elle a des souvenirs ! Elle serait tombée à Reims, elle aurait été bien embêtée pour retrouver son bled seulement aidée d’un Minitel.

Pendant ce temps, Nick Fury, lui, est revenu de l’hôpital (ce n’est pas un hôpital français, sinon, il y aurait passé le film et les dix-sept suivants en attendant dans un couloir) et se trouve à la morgue du SHIELD pour y découvrir le corps de l’extraterrestre mort qui a été extrait de son véhicule accidenté. Son patron rentre au même moment dans la pièce pour faire le point avec notre ami.

« Ben alors mon petit Nick ? On vous laisse deux minutes et on vous retrouve à trimbaler des cadavres aliens encore chaud, gros coquinou ?
– Non mais il avait pris l’apparence de Coulson ! Ces créatures sont venues nous infiltrer !
– Ouais ouais, c’est ça, c’est elles qui voulaient vous infiltrer… hem, bon, enfin… en ce cas, n’en parlez à personne !
– Quoi ? Mais attendez, au contraire, on ne devrait pas…
– Tututu, c’est qui le patron ? N’en parlez à personne, enquêtez seul, et vous n’aurez aucun moyen supplémentaire malgré cette découverte majeure et prioritaire pour notre service.
– C’EST PAS DU TOUT SUSPECT, DITES VOIR ! »

Et sitôt que Nick Fury a quitté la pièce, le patron du SHIELD fait discrètement un bisou au cadavre alien : c’est un nécrophile !

Attendez, non, ce n’est pas ça la vraie information : c’est un alien déguisé ! Alors ça, si on s’en était douté, dites voir !

J’insiste. Là encore, retirez la scène où le patron du SHIELD dit à Nick Fury qu’il ne doit surtout rien dire des ennemis infiltrés, et qu’il doit travailler seul sur le sujet, et vous avez un truc un peu plus intéressant. Mais non : encore un peu plus de dollars brûlés sur l’autel de la bêtise. Sinon, vous pouvez me les donner, braves gens : nous gagnerons du temps.

Mais au fait, si Nick Fury doit enquêter seul, il doit retrouver Vers pour commencer. Et comment faire ? Ma foi, c’est fort simple : on a signalé un vol de moto réalisé par une blonde en combinaison spatiale, ce qui d’après Nick, ne peut correspondre qu’à Vers ou Lova Moor. Or, Lova Moor étant plus proche des Superbus que des motos normales, Nick en déduit que c’est bien Vers qui a fait le coup. Et bon, pour sauver une intrigue un peu maladroite qui n’explique pas comment il découvre où Vers comptait se rendre, on va dire qu’il a retrouvé le cybercafé où elle a fait ses recherches, l’ordinateur utilisé, la recherche Altavista du bar, et qu’il a fermé les yeux sur le reste de l’histoire pour ne pas perdre deux points de santé mentale, là, tout de suite, tant « Inter racial » devient beaucoup plus rude lorsque l’on parle de films coquins à l’échelle galactique, mais passons.

Ainsi, lorsque Vers et sa moto arrivent enfin au bar tant recherché au fin fond du désert américain, à peine est-elle entrée (Vers, pas la moto) que notre héroïne a des flashbacks. Elle se revoit, dansant ici, rire là, chanter du Patrick Sébastien ici, avec son ami black en costard qui…

« Attendez ! Vous n’êtes pas un flashback ! Vous êtes un monsieur noir en costard qui me fixe lourdement !
– Oui, je suis Nick Fury. Et je vous ai retrouvée.
– Une seconde, Monsieur Furry !
– Fury, avec un seul R. Furry, c’est autre chose, et ni vous ni moi ne voulons en parler, plus encore avec Nick accolé devant.
– Que… bon, écoutez, je dois vérifier que vous n’êtes pas un Skrull déguisé. Or, les Skrulls lorsqu’ils copient quelqu’un, copient jusqu’à son ADN. Et une partie de sa mémoire, mais pas tout. Aussi, je vais vous poser des questions, et nous verrons si vous avez les réponses. Comment s’appelait votre chien ?
– Mais ? C’est complètement con comme question puisque vous ne pouvez pas connaître la réponse ! Donc je peux répondre n’importe quoi !
– Oui mais le scénario a aussi oublié ce détail.
– Et puis comment savez-vous ce qu’est un chien ? Vous ne saviez même pas ce qu’était un téléphone en arrivant !
– Scénario. Détail. Allez, répondez.
– Bon ben… Monsieur Toutou.
– Donnez-moi une information ridicule sur vous.
– Je n’arrive pas à manger les toasts coupés en triangle. »

Je précise que le nom du chien ainsi que cette histoire de toast sont les vraies réponses. Qui n’apportent rien… si ce n’est de faire passer Nick Fury pour un con. Car en effet, ce film souffre du syndrome dit de Thor 3 : tout doit être rigolo, tout le temps. C’est donc à Nick « Jar Jar » Fury qu’il revient d’être ridicule en permanence, de se plaindre sans cesse, de faire des bêtises dignes d’un enfant de 5 ans, et d’avoir des dialogues écrits par le marmot cité ci-avant.

Oubliez Nick Fury, le directeur du SHIELD plein de secrets, et dites bonjour à Nick Fury, l’apprenti Gad Elmaleh. J’espère qu’il va nous parler de sa banque.

Mesdames et Messieurs : Nick Funny.

Mais revenons à nos héros.

« Bon, maintenant, à vous de me prouver que vous n’êtes pas une Skrull, Vers.
– Okay… TIR DE PHOTOOOOOOOOOOOOOOOONS !
– Vous savez que vous n’aviez pas besoin d’exploser la moitié du bar pour me prouver ça ? Surtout que comment pourrais-je savoir que les Skrulls n’envoient pas aussi du photon ?
– Je ne sais pas. Nous sommes tous un peu neuneus, je crois. »

Oui, je crois aussi.

En attendant, Vers explique la situation à Nick. D’après elle, la machine à fouiller la mémoire des Skrulls a réveillé des souvenirs, et elle aurait donc vécu sur cette planète par le passé, avant de perdre la mémoire. Et dans ses souvenirs, il y a toujours cette mystérieuse mamie. Qui portait parfois des blousons d’aviateur avec marqué « Pegasus » dessus. Or, cela rappelle à Nick un vieux projet mené sur une base aérienne voisine… tous deux prennent la voiture du brave Fury et se rendent sur place pour découvrir de quoi il retourne, voire retourner des truffes au besoin. Sur place, et grâce au badge du SHIELD de Fury, ce dernier les emmène au cœur de la base… où personne ne reconnait Vers, qui est pourtant supposée avoir bossé là durant des années.

Quelque chose me dit que quelqu’un n’a pas manqué à ses collègues.

Sauf que non seulement le personnel ne reconnait pas notre spatio-blonde, mais ils ont visiblement aussi un peu de mal avec les terro-blacks. Et décident d’enfermer temporairement les deux compères dans un bureau le temps de comprendre pourquoi ils sont venus fouiner par ici. Nick en profite pour glisser qu’il a été agent secret avant de rejoindre le SHIELD, et avec moult ruses, parvient à tromper les serrures à lecteurs d’empreinte de la base. Ils vont pouvoir évoluer discrètement dans celle-ci pour aller jusqu’à la salle des archives et…

Vers se met soudain à défoncer toutes les portes à grands renforts de tirs de photons. Parce que la subtilité de Nick, c’était chiant.

Voilà voilà. Dites voir ma petite Vers, en plus d’avoir acquis des pouvoirs photoniques dans l’espace, vous n’auriez pas aussi acquis un chromosome de trop, hmmm ? Le titre original du film devait être Captain Corky, mais passons.

Et encore, je vous passe comment Nick tombe sur un chat dans la base, et passe son temps à le câliner en répétant « Chékilebonchachaàsonpépère? » pour rappeler qu’il est ridicule et un peu con-con. Qu’est-ce qu’on se marre. Tenez, Diego a dû me scotcher les côtes pour éviter l’implosion tant je riais, vous l’imaginez bien. Tout cela était si drôle, tenez, j’ai rarement autant pensé à la mort.

En tout cas, mystérieusement (ou parce que le scénario est la seule vraie blague du film), ces explosions dans la base n’inquiètent personne, et nos héros peuvent progresser en paix jusqu’à la salle des archives. Où ils ont tôt fait de trouver la boîte correspondant au projet Pegasus, qui était un projet mené par une certaine Mamie, scientifique qui tentait de créer un moteur supraluminique. Le projet a été arrêté brutalement il y a quelques années lorsque le prototype s’est crashé avec à son bord Mamie et la pilote qui l’accompagnait, les tuant toutes deux tant les mamies, déjà que ça encaisse mal une chute d’escabeau, alors un crash, d’avion, bon. Une photo de la zone du crash montre qu’il y a eu une grosse explosion et qu’il ne restait pas grand chose de l’appareil. Mais une autre photo montre… la fameuse Mamie avec à ses côtés une pilote noire que Vers avait entrevue dans ses souvenirs et… elle-même !

« Nick ! Regardez, j’ai participé au projet Pegasus ! Sur la photo, là, c’est moi !
– Ah ben oui dites voir. Mais le dossier dit que vous êtes un peu morte, quand même.
– Peut-être juste cérébralement ?
– Au vu de vos répliques, c’est crédible.
– Bon, il faut retrouver cette pilote noire. C’est d’après ce dossier la dernière personne à m’avoir vue vivante, elle doit en savoir plus sur mon passé mystérieux !
– Okay heu… fouillez un peu moi je… j’ai super mal au bide, je dois y aller. »

Quel feinteur, ce Nick. Car la réalité est plus sombre encore que le caca qu’il prétexte : Nick a en fait utilisé un bipeur pour signaler au SHIELD qu’il était sur la base avec la cible. Et le SHIELD vient d’arriver en force et en flingues avec à sa tête… son patron, le fameux alien déguisé. Hélas pour Nick, il comprend bien vite que son boss est un Skrull qui a retourné le SHIELD contre lui. Comment ? Car il note des propos incohérents chez lui.

« Patron, j’ai trouvé la fille ! Elle est dans la salle des archives !
– Bien joué Nicolas.
– Que… personne ne m’appelle Nicolas. Tout le monde m’appelle Fury.
– Ahaha oui je… je le savais. Je vous testais. Hem.
– Okay… bon, on va l’attraper alors ? Comme… on a fait à La Havane ?
– Oui, comme à La Havane. Hahaha. C’est cela. Voilà. Je m’en souviens tout à fait.
– On l’attrape comme… la justice a attrapé Jack Chirac et Patrick Balkany ?
– Voilà, pareil. Bien attrapés.
– Et ensuite on la confie à quelqu’un de confiance, quelqu’un d’honnête, de droit et de sympa ? Comme Jean-Vincent Placé ?
– Oui ! Oui, c’est exactement… aaaattendez, même dans l’empire skrull on sait que Jean-Vincent Placé vendrait son slip pour deux voix de plus ! Vous m’avez démasqué, petit rabouin ! »

Et le patron du SHIELD d’ordonner à ses hommes de capturer Nick Fury. Ce dernier se retrouve en bien mauvaise posture, contrairement à Vers, qui elle, a réussi à filer. Mais en entendant que Nick Fury est dans la mouise, et même si elle a bien compris qui a averti le SHIELD, elle a aussi pigé que le patron de l’agence était un Skrull. Aussi vole-t-elle au secours de son nouvel ami avant de s’enfuir avec lui à bord d’un prototype de navette piqué sur la base, non sans avoir bien évidemment d’abord envoyé des photons tout sales sur les honnêtes gens.

Tous deux se rendent alors jusqu’à la dernière adresse connue de la pilote noire, qui ça tombe bien, vit toujours dans une maison isolée, seule avec sa fille.

Quel coup de bol : elle aurait vécu dans un petit pavillon urbain, c’eut été plus compliqué de se poser discrètement dans le jardin sans se prendre une prune pour tapage.

Et parlons-en de la fille de la pilote qu’ils viennent voir, car si vous n’avez pas vu le film, sachez que vous aurez envie de lui déchausser les dents à coups de batte à chaque fois qu’elle ouvrira la bouche, car l’enfant est une enfant de film américain : elle se mêle de tout, surtout de la vie des grands, s’exprime comme une adulte (ou comme un adulte qui ne saurait pas écrire des dialogues d’enfants), et a bien évidemment toujours raison.

C’est bien simple, plus vous entendez cet enfant parler, plus vous vous demandez jusqu’à combien monte le four de votre cuisine.

J’ai choisi une photo de Maria où l’on ne voit pas sa fille. Ce n’est pas pour vous embêter, c’est juste que sinon, je strangule tout ce qui passe.

Aussi, oublions ce petit étron remuant, et revenons-en à Vers et Fury, qui rencontrent ainsi Marie, la pilote précédemment évoquée.

« Vous devez être Marie ? Je m’appelle Vers et je…
– Carol ? C’est toi ? Nom d’une pipe, alors ça !
– Carol, c’est donc mon nom ?
– Non mais c’est pas le sujet ! Il y a six ans, paf, tu meurs ! Et là, hop, tu reviens, pas bonjour, pas s’il-vous-plaît, je sais pas où t’étais, mais c’était visiblement pas chez Nadine de Rothschild !
– Je m’appelle Carol ! C’est formidable !
– Okaaaay… bon, écoute, je vais t’expliquer. Il y a six ans, tu étais comme moi, pilote d’essai. Tu étais avec Mamie dans son prototype volant quand vous vous êtes plantées comme deux grosses buses. Tout ce que l’on a retrouvé de toi, c’est un bout de ta plaque d’identification coupée en deux. On peut encore y lire « Carole Dan… » comme le début de « Carole Danvers » ».
– Oh ! Et Kreestian, lorsqu’il m’a trouvée, a récupéré l’autre bout ! Il y avait seulement « Vers » sur la deuxième partie de la plaque, aussi il a pensé que c’était mon nom ! « Vers » ! »

Eh ben. Je vous rappelle que là-dehors, il existe une actrice appelée Kirsten Prout. J’espère qu’il ne lui arrivera pas la même mésaventure.

Mais alors que tout le monde papote joyeusement voici que rentre dans la pièce… un Skrull ! Et sous son apparence naturelle ! Il est sur le point de se faire photoner la margoulette, quand il fait signe qu’il vient en paix. Bon, certes, il a aussi pris la fille de Maria en otage, mais à ma grande déception, il ne l’exécute pas. Voyons tout de même ce qu’il veut.

« Du calme les enfants, je viens discuter.
– Tu veux pas plutôt nous expliquer comment tu nous as retrouvés ?
– Hmmmm… non. Mais qu’importe, je ne vous veux aucun mal.
– Tu mens, Skrull ! Toi et les tiens n’êtes rien qu’une bande de méchants !
– Holala, ouiiiiiiii vous me tirez dessus alors vous êtes méchants, gnagnagna, mes amis sont morts… ça suffit, allez. Est-ce que moi je vous reproche d’avoir tué presque tous mes amis en faisant des trous dans mon beau croiseur pour vous échapper ? Laissez-moi plutôt vous expliquer la situation. La Mamie avec qui vous travailliez sur le projet Pegasus, c’était une Kree, certes, mais elle avait changé de camp. Elle était venue se cacher sur Terre pour créer un moteur qu’elle voulait donner aux Skrulls. Car nous autres, Skrulls, n’avons pas de planète. Et savez-vous pourquoi ? Parce que nous avons refusé de céder à la dictature de l’empire Kree. Et depuis, celui-ci nous traque. Nous extermine. Mais avec un moteur supraluminique, notre race aurait pu partir loin, hors de la portée des Krees. Mamie ne vous a-t-elle jamais dit qu’elle fabriquait quelque chose non pas pour faire la guerre, mais pour en finir avec ladite guerre ?
– Oui… c’est vrai… cela me revient, elle disait cela… attendez, je me souviens d’autres trucs ! »

Et Carol Danvers (appelons-là par son vrai nom) d’avoir un flashback du jour de l’accident.

Elle était pépère en train de voler avec son super jet expérimental, avec Mamie dans le siège passager, lorsqu’en s’aventurant relativement haut, ils ont été pris en chasse par un mystérieux vaisseau alien. Un vaisseau kree. Et qui les a abattus. Carol a cependant réussi à écraser l’engin sans trop de casse, et à sortir de la carlingue pour en extraire Mamie… qui avait du sang bleu ! Ce qui a l’époque, a beaucoup choqué Carol.

« Mamie ! Vous saignez bleu ! Comme dans les pubs pour les…
– Arrêtons-nous là, veux-tu ? Carol, je suis une Kree.
– Une ?
– Une Kree. C’est une sorte d’extraterrestre et… vous pourriez arrêter de pouffer ?
– Nan mais Kree… pffffrrrr !
– Bon, écoutez espèce de grosse brêle, on n’a pas le temps. Je suis une renégate et mes ennemis sont ceux qui nous ont abattus. Oh ! Je suis désolé de vous avoir mêlé à cela, Carol. Mais vous devez vous assurer que le moteur expérimental ne tombera jamais en leur m… »

PIOUPIOU !

Un laser vient éclater la tronche de Mamie, qui est tout de suite moins bavarde. Et de la poussière alentour surgit… Kreestian, son arme encore fumante au poing. Carol réalise que son cauchemar, celui qu’elle faisait si souvent, c’était cette scène. Sauf que les Krees l’avaient manipulée pour que Kreestian ressemble à un Skrull. Bref, Kreestian a abattu l’avion, et maintenant, vient récupérer le moteur. Et plutôt que de tuer Carol, ici et maintenant, il fait du rien.

« Attention, Terrienne ! Je suis armé, ne sortez pas votre arme !
– JE SOOOORS MON AAAARME !
– Ah, non ! Ne la braquez pas vers le moteur que je viens récupérer !
– JE LA BRAQUE VERS LE MOTEUUUUUR !
– Et surtout, ne tirez pas dessus !
– JE TIIIIRE DESSUUUUUS !
– Oh non, tout cela est si imprévisible ! Si seulement j’avais pensé à la tuer directement comme j’ai tué Mamie alors que c’est elle qui avait le plus de valeur ! »

Le moteur explose, la carlingue aussi, Christian se jette au sol et… Carol absorbe toute l’énergie de l’explosion. D’où son super pouvoir de jets de photons : cette catastrophe lui a donné les pouvoirs du moteur mystérieux ! Rien à voir avec la puce implantée dans son cou !

Carol revient cependant enfin à elle-même, dans le présent.

« Wobordel, ce Skrull dit vrai ! Les Krees sont des rabouins, et ils ne m’ont pas sauvée : ils m’ont kidnappée !
– Oui. Car vous avez absorbé les pouvoirs du moteur qu’ils voulaient récupérer. Nous vous avons aussi retrouvée de la même manière : vous avez la même signature énergétique que… je… vous m’écoutez, Carol ?
– Non, il y a votre pote Skrull derrière vous qui me fait des signes.
– Caporal Roudouskrull ? Qu’est-ce que vous voulez ?
– Je me disais que c’était un peu con : les Krees récupèrent une de leurs ennemis. Ennemie qui a absorbé une énergie qu’ils voulaient exploiter. Et le premier truc qu’ils font, c’est de lui apprendre tout plein de techniques de combats ninjas, de lui apprendre comment les vaincre à mains nues, avant de l’envoyer sans aucune raison en mission super dangereuse histoire de pouvoir la perdre comme ça, hop, quand bien même elle est super précieuse et qu’ils ont des hordes de soldats pouvant la remplacer pour ce boulot ? D’ailleurs, c’est exactement ce qui est arrivé : ils l’ont perdue. Alors pourquoi ne pas l’avoir directement attachée à je ne sais quelle machine pour lui pomper son énergie et s’en servir pour leurs sombres projets ? Comme ça, avant même que le film ne commence, les Krees nous mettaient une racl… »

Le caporal Roudouskrull se mange aussitôt un puissant jet de photons dans la truffe, tant il commençait à poser des questions un peu embêtantes sur la qualité d’écriture d’un film à plusieurs millions qui dépasse à peine celle d’une rédaction de sixième, voire d’un livre de Ségolène Royal.

En attendant, le chef des Skrulls, que nous appellerons Skrully en hommage à Dana (non, pas la tribu, mais maintenant, vous l’avez dans la tête : ne me remerciez pas), explique plus avant ce qu’il sait.

Les Skrulls. Qui lorsqu’ils changent d’apparence… se font aussi pousser des lunettes quand ils copient des personnages qui en portent, et qu’ils peuvent même retirer. C’est assez audacieux.

« Mamie avait un laboratoire secret dans l’espace, elle ne travaillait pas que sur Terre. Nous devons le trouver. Là-bas, il y a peut-être de quoi reprendre ses travaux. Je crois qu’elle s’y rendait avec vous le jour où vous avez été abattues. En fouillant votre mémoire, nous avons retrouvé les coordonnées qu’elle vous avait demandé de suivre, mais il n’y a rien à cet endroit de l’espace.
– Bé oui mais c’est parce que c’était il y a 6 ans. Et selon l’orbite terrestre. Donc il faut calculer à quoi correspondaient ces données… par rapport à la Terre le jour du crash.
– HO BEN ZUT ON EST DES EXTRATERRESTRES QUI VOYAGENT DANS L’ESPACE AVEC DES CROISEURS GALACTIQUES MAIS ON AVAIT OUBLIÉ CES HISTOIRES D’ORBITES ! »

Ceci n’est pas une blague : c’est la vraie excuse. Les techniciens Skrulls avaient oublié de prendre en compte cette donnée. Voilà voilà. Ah non mais c’est profond.

Bon, mais si le laboratoire de Mamie est toujours au même endroit depuis des années, comment y aller ? C’est dans l’espace et nos amis n’ont pas de vaisseau.

« Attendez ! Il y a la navette que j’ai volée pour fuir la base avec Nick Fury un peu plus tôt ! Je l’ai garée à côté ! Elle ne va pas dans l’espace par contre.
– Le technicien qui m’accompagne devrait pouvoir régler ça. »

Et là encore… seigneur.

Uniquement avec les outils de Maria, les matériaux sur place et une nuit de travail, le technicien Skrull qui accompagne Skrully parvient à permettre à une navette d’aller dans l’espace, probablement en soudant deux plaques ici, en rajoutant du bois là, et un petit coup de patafix et pif pouf, c’est bon. C’est le syndrome des scientifiques des films pourris : un scientifique, ça connait toutes les sciences et techniques, et ça construit un réacteur nucléaire à partir d’un micro-ondes plus vite que Mac Gyver. Oh, et quid des moteurs ? Non parce que si vous devez faire des dizaines de milliers de kilomètres pour aller rejoindre le laboratoire, avec des moteurs d’aéronef terrestre, vous allez mettre des semaines, voire des mois.

Mais non : hop ! Les Skrulls ont sûrement mis de l’huile de friture dans le moteur et c’est bon, ça y est, on peut aller dans l’espace.

Cependant, Carol est prudente, et informe ses amis d’un élément essentiel.

« Au fait, j’ai dit à mon copain Kreestian que j’étais ici plus tôt… il risque donc de débarquer. Or, maintenant que je sais que c’est un fourbe, ce qui était totalement imprévisible, ça m’arrange moyennement. On pourrait pas laisser un Skrull ici pour se faire passer pour moi et le tromper si jamais il débarquait ?
– Ça doit être possible.
– Cool ! Pendant ce temps, et avant de partir, je dois faire un truc indispensable…
– Oui ?
– DEMANDER À LA FILLE DE MARIA DE CHOISIR DE NOUVELLES COULEURS POUR MA COMBINAISON SPATIALE ! »

Que ? Mais ? Pourquoi ? Parce que tu estimes que ta combinaison est au couleur des Krees ? Au contraire, un uniforme ennemi, est-ce que ça ne pourrait pas être pratique en cas de contact avec lesdits vilains ? Et surtout, tu sais ce qu’il se passe quand on confie une mission artistique à un enfant ? On finit avec 18 couleurs différentes sur la feuille, deux poneys à cinq pattes, et une chose qui ressemble à l’enfant difforme de Naruto et d’une pomme de terre. Alors pourquoi confier ton nouveau camouflage à un enfant ouvertement débile ? Pourquoi maintenant ? Et surtout, comment faites-vous pour supporter ce marmot qui semble appeler de ses vœux une balle à sanglier à chaque fois qu’il ouvre la bouche ?

Mais bon. Nous avons donc le droit à une scène où l’on découvre que la tenue de Carol dispose d’un gadget pour changer de couleur en faisant des gestes bizarres, et hop, la fille de Maria maîtrise évidemment l’interface en deux-deux et colore notre héroïne en rouge et bleu avec une grosse étoile. Classe et bon goût.

Cet élément indispensable réglé, s’envolent vers l’espace Carol et Maria aux commandes de la navette bricolée, avec à l’arrière Fury et Skrully, eux-même accompagnés… du chat avec qui Fury n’arrête pas de faire gouzi-gouzi.

Suis-je en train de regarder une comédie ? Non parce que là, je vous avoue que le souffle de l’aventure ressemble plutôt à un long et chaud pet au milieu d’une soirée pyjama.

En attendant, la navette s’envole pour l’espace lointain, et grâce à ses deux plaques de placoplatre rajoutées à l’avant, quitter notre atmosphère n’est plus un problème. L’appareil se dirige droit vers les coordonnées du laboratoire secret de Mamie. Sauf qu’arrivés sur place… rien. Mais ? Comment donc ! Heureusement, une idée vient à l’esprit de Carol.

« Peut-être que son laboratoire est camouflé.
– Hmmm moui, mais comment va-t-on le trouver s’il est fait pour échapper aux Krees…
– J’APPUIE SUR LA COMMANDE DE DÉSACTIVATION DU CAMOUFLAGE ! »

La ? Pardon ? Est-ce que quelqu’un pourrait m’expliquer d’où Carol dispose dans sa combinaison d’un simple bouton pour désactiver le camouflage de vaisseaux conçus juuuustement pour échapper aux Krees ? Et qu’elle ne voit pas, ne cible pas ni rien ? Mais non, elle a bien ce bouton sur sa combinaison, et je soupçonne qu’il soit écrit dessus « Raccourci magique dans le script« . Toujours est-il que sitôt pressé, voici que devant eux apparaît un croiseur galactique qui flotte silencieusement dans l’espace. Et qui laisse nos héros s’approcher en paix jusqu’à l’un de ses hangars. Le laboratoire secret de Mamie n’était donc autre qu’un vaisseau camouflé. Pratique.

Accessoirement, dans la série des mecs qui font un film à gros budget avec toutes les erreurs, j’ai oublié de vous montrer ce plan, lorsque Carol tombe du ciel et arrive sur Terre au début du film. Vous notez ? Il fait nuit. Eh bien, dans tous les plans suivants supposés se passer dans les minutes qui suivent, il fera évidemment grand jour. Rappelez-moi le budget ?

Mais à peine arrivés à bord, voici que nos héros entendent du bruit… et découvrent des dizaines de Skrulls ! Des réfugiés Skrulls qui attendaient que Mamie bricole le vaisseau pour les emmener loin d’ici avec son super moteur supraluminique, loin des Krees.

« Bon sang ! C’est incroyable ! Vous avez vu ça Skrully ?
– Oui Carol, il y a même ma famille ici ! Je suis si heureux de les retrouver ! Ils ont attendu six ans le retour de Mamie, avec pour ordre de ne surtout pas communiquer de peur que les Krees ne les retrouvent…
– Non, ce qui est incroyable c’est : qu’est-ce qu’ils mangent depuis six ans ? »

On va dire que ce vaisseau était à l’origine un transport de spatio-chocapics. Et ne me dites pas que je n’essaie pas de sauver ce film, ah mais.

Je vous passe aussi, car je suis comme ça, le fait que les enfants extraterrestres sont eux aussi des têtes à claques, le genre qui prend Carol par la main pour l’emmener voir ses meilleurs scores sur le flipper du vaisseau (véridique, là encore) parce que c’est connu, quand des enfants réfugiés voient des gens armés qui ressemblent à leurs ennemis débarquer sans prévenir, le premier truc auquel ils pensent, c’est qu’ils vont pouvoir leur montrer qu’ils ont fait 808 296 points au flipper du PMU sous le pseudonyme en trois lettres de GPT.

Que l’on ferme les armureries dans un rayon de cinq kilomètres autour de moi, sinon je vais vider mes comptes et remplir mes chargeurs.

Toujours est-il qu’à bord, en tout cas, Carol constate qu’il y a autre choses que des réfugiés : un gros cube plein d’énergie… le Tesseract ! Elle en discute avec les réfugiés.

« Dites-donc, ça a l’air super important votre cube, là.
– Oui, on préférerait éviter que les Krees ne le trouvent. C’est la source d’énergie qui a permis à Mamie de mettre au point le moteur supraluminique.
– Et donc, ça fait six ans que vous attendez à côté de cet objet surpuissant sans rien faire ?
– Voilà. Mais bon, entre le flipper et les chocapics, on a des journées bien remplies. Et puis bon, tout ça, c’était le boulot de Mamie.
– Hmmm. D’ailleurs, j’y pense, Mamie n’était-elle pas un peu débile elle aussi ?
– Ce ne serait pas étonnant vu que le QI moyen dans ce film dépasse péniblement le chiffre unique. Mais pourquoi ?
– Ben je ne sais pas, elle voulait éviter que sa technologie ne tombe entre de mauvaises mains… et elle décide de bosser sur Terre. En se faisant financer ses travaux par l’armée américaine. Ce qui signifie des dizaines de scientifiques et de techniciens au courant de son projet, qui profitent de sa technologie… bref, autant de cibles potentielles pour les Krees qui n’auraient qu’à se pointer pour récupérer tous ses travaux. Parce que non, Mamie n’a pas pu travailler sa théorie et fabriquer des prototypes de vaisseaux spatiaux entiers, seule. Donc son plan consistait à se mettre en danger, et toute la Terre avec, tout en rendant ses projets aisément accessibles aux Krees.
– Vous oubliez un point.
– Lequel ?
– C’est une scientifique de film américain.
– Damnation ! C’est vrai ! »

Certes. Mais si elle pouvait bosser seule, pourquoi ne pas aller sur une planète déserte ?

Allez, hop, passons. Et retournons plutôt sur Terre, voir ce qu’il se passe du côté de la maison de Maria, car… un vaisseau Kree atterrit à proximité, et en descend Kreestian. Qui est ravi de retrouver sur place Vers, ou du moins, un Skrull ayant pris son apparence.

« Salut Vers. Désolé, on a été un peu longs, ça bouchonnait sur le spatiopériph’, mais nous voilà. On va te ramener à la maison. En plus, figure-toi que Ronan, mon chef, voulait bombarder tout un pan de cette planète pour effacer les traces de ton passage et éradiquer d’éventuels Skrulls dans le secteur. Heureusement, je lui ai dit que non, t’inquiète chaussette, j’assure chaussure, j’allais te récupérer sans faire de vagues.
– Ahahah euh… oui… c’est cool.
– Mais avant de partir, je dois vérifier que tu n’es pas un Skrull. Alors je vais te poser une question très simple dont seuls Vers et moi connaissons la réponse.
– Bien sûr.
– Qui fait chier à deux heures du matin pour faire la bagarre ?
– Un.. hmmm… un moustique ? Un chat ? Une fille qui s’enroule discrètement dans la couette ?
– Nom d’une pipe ! Non, la bonne réponse, c’était TOI ! Mange un coup de pistolet laser, sale Skrull ! »

Et le Skrull de manger un coup de pistolet laser. Kreestian comprend alors, aidé par les grosses ficelles du scénario, que Carol a retrouvé la mémoire, s’est alliée aux Skrulls, et grâce à une puce implantée dans la nuque de Carol, il parvient à la localiser dans le vaisseau secret de Mamie, et décolle avec sa propre navette et ses Jean-Jacques pour aller leur rendre une petite visite.

Oui, la puce lui permet de la localiser maintenant, alors qu’au début du film, quand elle était aux mains des Skrulls… il avait oublié qu’il pouvait le faire. C’est ballot. Ou pratique, car sinon, le film s’arrêtait là.

Comprenant tout de même que l’affaire sent un peu comme un vestiaire de lycéens après deux heures de sport, Kreestian contacte Ronan, son supérieur, pour lui dire que si son offre de bombardement de la planète tient toujours, il ne dit pas non, car la zone sent un peu le Skrull et que on ne le dira jamais assez, mais un bombardement orbital, c’est tout de même assez pratique pour mettre tout le monde d’accord. Il paraît que le gouvernement y pense pour gérer de prochaines manifestations, mais c’est un autre sujet.

Dans cette scène coupée au montage, Kreestian et Ronan doivent affronter leur ennemi juré : une rédactrice de MadmoiZelle.

Kreestian arrive promptement à bord du laboratoire de Mamie, et aidé de ses Jean-Jacques, a tôt fait de prendre le contrôle du bâtiment. Et de rendre Nick Fury très triste en lui confisquant son chat, que tous les Skrulls et Krees semblent n’approcher que prudemment, en appelant ça un « Grogromonstre« . Tout le monde est enfermé, Nick Fury pleurniche son chat perdu entre deux blagues pas drôles, alors que Kreestian et ses compères, eux, obligent Carol à rendre compte de ses crimes en l’obligeant à s’agenouiller dans une petite bassine de métal liquide qu’ils ont emmenée, et comme au début du film, qui forme bientôt des câbles et circuits qui la relient à l’Intelligence Suprême qui gouverne les Krees.

À nouveau, Carol se retrouve ainsi dans la matrice, face à l’Intelligence qui a pris l’apparence de Mamie.

« Eh bien ma petite Carol, comment ça va aujourd’hui ?
– Disons que j’ai connu des jours meilleurs et d’ailleurs je… attendez ?
– Oui ?
– Si je peux vous parler d’ici, ça veut dire qu’on peut communiquer avec vous de n’importe où si l’on a le bon matériel ?
– Oui pourquoi ?
– Alors pourquoi on s’est enquiquinés à m’emmener à votre palais au début du film ?
– Je…. hihihi, hohoho, et si on parlait d’autre chose ? Parce que figure-toi que je suis un peu déçue. On t’a recueillie, élevée comme l’une des nôtres, et toi, tu nous trahis. Tu es un peu le Nicolas Sarkozy de cette équipe. Mais passons.
– Non ! Vous m’avez menti ! Enlevée ! Et ça, c’est quand même limite-limite !
– Oui, mais nous t’avons donné tes pouvoirs, grâce à cette puce dans ton cou…
– Non ! Ça c’est ce que vous m’avez fait croire toute ma vie ! Mais maintenant, je connais la vérité… c’est le moteur supraluminique qui m’a donné la faculté d’envoyer du photon, cette puce n’est pas faite pour me donner des pouvoirs… elle est faite pour m’empêcher de les déchaîner ! »

Et Carol de se concentrer très fort, au point que la puce dans son cou grille, et que ses pouvoirs sont en effet pleinement libérés. Ce qui lui permet d’éclater le petit pot de métal liquide qui la maintenait en transe avec l’Intelligence Suprême… et c’est donc parti pour de la bagarre à bord du vaisseau des réfugiés Skrull !

Carol commence à distribuer des photons dans tous les sens, ce qui est quand même assez mal élevé, et plusieurs Jean-Jacques succombent devant ses grands pouvoirs. Seul Kreestian parvient à lui résister un peu. De leur côté, les civils Skrulls et Nick Fury profitent du chaos général pour s’enfuir en emportant le Tesseract avec eux, mais au moment où d’autres Jean-Jacques Krees tentent de les arrêter, voici que le chat kikinou de Nick (qui continue de se balader avec, bien sûr)… sort des tentacules de sa bouche et avale tous les méchants, ainsi que le Tesseract ! Avant de redevenir normal.

Car oui, hohoho, houhouhou, figurez-vous que les extraterrestres avaient raison : ce n’est pas un chat, mais bien un grogromonstre qui en a seulement l’apparence.

Quand un film en est à faire des blagues de chats mignons, je crois que l’on peut définitivement dire que rien ne va plus.

Notez, d’ailleurs, que Nick Fury continue à faire des câlinous et des gouzis-gouzis au chat quand même parce que ouiiii, en fait, c’est un monstre meurtrier, mais hein, bon, si Nick Fury devait rester sérieux plus de deux minutes, ça serait embêtant pour le quotas blagues du film. D’ailleurs, il enquiquine tellement le chat que celui-ci finit par le griffer à l’œil et…

Voilà. Vous savez maintenant comment Nick Fury a perdu son œil, ce n’est pas une blague : à cause d’un chat kromignon hihihihi.

Je crois que ce film respecte à peu près autant son propre univers que l’épisode VIII respecte Star Wars.

En attendant, sachez que les civils skrulls, Nick et le chat parviennent à s’enfuir du vaisseau dans leur navette en pénétrant l’atmosphère de face grâce une nouvelle fois au pouvoir enchanté du placoplatre, et parviennent à se débarrasser du chasseur Kree que Kreestian avait envoyé les poursuivre grâce au pouvoir d’une chance improbable et de manœuvres suffisamment ridicules pour apparaître dans Red Tails (si vous ne savez pas de quoi je parle, j’espère que cela restera le cas pour vous encore longtemps). Ils peuvent donc débarquer en paix.

En paix, dites-vous ? Pas tout à fait.

Car au même moment, voici qu’apparaît en orbite de la Terre… les bombardiers galactiques de Ronan, le supérieur de Kreestian, venu nettoyer tout ce chaos à l’aide de son Monsieur Propre Javel – Parfum napalm. Qui va donc bien pouvoir sauver la situation, surtout quand les appareils tirent une nuée de projectiles vers la Terre ?

Carol, bien sûr !

Car maintenant que ses pouvoirs sont libérés, elle est devenue une réplique de Superman en plus kitsch encore (si, c’est possible), vole dans l’espace, arrête les bombes avec les mains, les relance pour les faire exploser les unes contre les autres, puis explose tous les bombardiers Krees qui passent simplement en passant au travers comme dans du beurre (Carol adorait secrètement traverser des mottes de beurre, vous le saurez).

Mais Carol étant aussi, rappelons-le, quelque part entre le yorkshire et un épisode de Peppa Pig quand on parle intelligence pure, elle pète quantité de vaisseaux… sauf celui de Ronan, qu’elle a pourtant repéré. Et se contente de flotter devant en prenant la pose. À bord, les Krees sont dubitatifs.

« Hmmm… elle a détruit nos bombardiers et nos appareils de chasse… nous devrions nous replier…
– Seigneur Ronan ? Vous êtes sûr ?
– Hmmmm… oui… comme ça on aura tout le temps que l’on souhaite pour se préparer et revenir en force raser cette planète…
– Mais pourquoi elle nous épargne, alors ?
– … parce que sinon… on ne peut pas apparaître dans Les Gardiens de la Galaxie vu que ce film est supposé se passer avant…
– C’était pas plus simple de ne pas nous faire apparaître dans ce film plutôt que de rajouter une incohérence de plus ? »

Tels furent les derniers mots du caporal Kreedoudou, peu avant que Ronan ne l’exécute en le propulsant dans un trou scénaristique, avant d’ordonner à son bombardier de s’éloigner de la Terre.

Carol peut retourner se poser sur le sol désormais sauf de notre bonne vieille planète pour souffler un peu… lorsque voici que Kreestian arrive avec une petite navette pour l’affronter en duel.

« Allez, Vers ! Viens, on se tape !
– Écoute mec, j’ai des pouvoirs tellement surpuissants que ça n’a aucun intérêt.
– Allez, on se tapeuuuh ! »

Mais non. Carol prend la seule décision raisonnable du film : elle lui envoie un jet de photons dans le bidou, et Kreestian est calmé de suite. Heureusement, pour se rattraper, elle enchaîne avec une décision débile. À savoir qu’elle remet Kreestian dans sa navette, le réveille, et lui explique :

« Maintenant, tu vas retourner sur Hala et tu vas tout raconter.
– M… mais pourquoi ? Ronan et son vaisseau vont déjà le faire ! Pourquoi ne pas me garder prisonnier ici au lieu de me donner une chance de revenir me venger ?
– …
– …
– HO DIS VOIR, IL EST TARD ! JE DOIS Y ALLER, OU PLUTÔT, TU DOIS Y ALLER ! ALLEZ, SALUT KREEKREE ! »

« Grâce à mes grands pouvoirs, je vais aider les méchants à s’échapper ! Ne me remerciez pas les amis ! »

Et hop, elle envoie un peu d’énergie dans le moteur de sa navette, et voici Kreestian propulsé dans l’espace, direction la maison. On va dire que sa navette gère tout le voyage spatial jusque là seule, hein.

Les Krees sont vaincus, Kreestian parti ? C’est donc le moment de fêter tout cela !

Carol se rend auprès de Maria, Nick et des survivants skrulls, et annonce qu’elle aidera ces derniers à aller se trouver un nouveau foyer, en partant à bord du vaisseau de Mamie. Mamie dont le véritable nom Kree, vous le saurez, était Mar-Vell. Nick pense que ça ferait un excellent nom pour Carol tant le sien lui… lui…

« Ben oui Nick, j’ai déjà un nom, que je viens à peine de retrouver d’ailleurs. Alors pourquoi voulez-vous me donner le nom d’une vieille dame morte ? »

En France, on aurait donc Capitaine Jeanne Calment pour nous protéger, si l’on suit la même logique.

En tout cas, avant de partir, Carol remet à Nick Fury son bipeur, qu’elle a bricolé pour qu’il puisse l’appeler au besoin où qu’elle soit dans la galaxie, voire dans une galaxie voisine, en faisant le Tam-Tam le plus puissant de l’univers. Si Nick dispose d’un Minitel, à lui les renforts venus de l’espace lointain ! De son côté, Nick retourne au SHIELD, où maintenant que les Skrulls vont les laisser tranquilles, tous les hommes dont ils avaient pris l’apparence en douce peuvent bosser en paix, y compris le chef de Nick ou l’agent Coulson. Nick raconte ainsi à qui veut l’entendre qu’il a perdu son œil lors d’une bataille héroïque, car jusqu’au bout hihihi, hohoho, il est trop rigolo ce Jar-Jar B… je veux dire, Nick Fury !

Pendant ce temps, au-dessus de la Terre, les Skrulls ont regagné le vaisseau de Mamie, et à côté d’eux flotte Carol et ses superpouvoirs. Les moteurs du vaisseau chauffent, et hop ! L’engin spatial et Carol passent en vitesse supraluminique pour aller chercher un nouveau foyer à nos amis extraterrestres polymorphes.

« Attendez… d’où est-ce qu’on passe en vitesse supraluminique sachant qu’on a toujours les mêmes vieux moteurs sur notre vaisseau ? » s’exclame une voix dans l’assemblée.

Heureusement, personne ne remarque ce dernier raté qui est quand même la raison pour laquelle les Skrulls n’avaient pas bougé durant six ans et…

… FIN !

Eh bien. Je crois que je vais garder la théorie du vomi de scénariste.

L’une des affiches officielles. Quand on en est à essayer d’attirer les gens avec des images de chat, on mérite tout au plus de sortir son film sur Youtube.

_____________________________

Pour les plus curieux, il n’y a pas une, mais deux scènes post-générique, ces choses que je hais de toute mon âme :

Une première scène où les Avengers survivants à la fin du dernier film constatent que le Tam-Tam laissé derrière lui par Nick Fury vient d’arrêter d’émettre, comme si le message avait fini par être reçu. Et se pointe alors derrière eux…

« Captain Marvel !
– Mais vous pouvez m’appeler Corky. »

Fascinant. Aussi, ne nous arrêtons pas en si bon chemin, car voici une ultime scène où l’on aperçoit un certain chat kikinou sur le bureau de Nick Fury… qui vomit le Tesseract. Hihihi, trop rigololol !

Voilà voilà.

Donc, je le rappelle : le film a été bien noté par Télérama. Un magazine entier de professionnels objectifs.

J’imagine que ça n’a rien à voir avec le fait qu’il y avait une fille sur l’affiche.

Qui pour leur faire croire qu’Alerte à Malibu est un film profondément féministe ?

91 réponses à “Captain Marelle

  1. A vu, a bien aimé, merci le Printemps du Cinéma^^ (pas plus de 4 Euros, faut pas déconner :p ).
    Du très classique, sympathique, pas mal qu’on aime l’univers Marvel et le MCU
    mais sinon comme l’a dit Fred du Grenier, c’est Osef/20
    (Pas lu votre prose, dorénavant je zappe les spoilers car j’attends de notre bon camarade O.C. des notes plus originales que les sempiternels spoilers de films de SH made in USA ;) ).

    Féministement votre!
    R de Rien

      • Voilà qui résume parfaitement l’intérêt de 90 % des commentaires sur le Net ;)

      • Ben, en même temps, vous venez poster un commentaire sur un spoil de film pour donner votre avis sur le dit film, et surtout pour dire également que vous n’avez pas lu le spoil. Si quelqu’un vient vous dire de manière plus ou moins diplomate que ça ne sert à rien, il faut arrêter de se comporter comme si la communication était morte sur internet. Au bout d’un moment il faut arrêter l’hypocrisie, vous êtes venu consciemment chercher les embrouilles, point barre.

    • Voilà un bel exemple de féminisme: « J’ai pas lu mais je réponds. Par la négative. Et je revendique. Rien, en particulier. Mais fort. »
      Aucun intérêt, en effet.

  2. « Uélé maliba makassé » ..chantent les piroguiers sur le fleuve (appelons-le Congo) tant le blanc a du chemin à faire, sans déconner; ni se distraire ?
    Oup’s, ..j’oubliais Milou,

  3. « Ou bien est-ce comme le service public français : on leur a dit que s’il ne cramait pas tout le budget, ils auraient moins l’année prochaine, aussi ils gaspillent leur argent en scènes absurdes ? »

    Il faut croire que les enseignements de l’ENA sont universels…

    Le blog qui parle de tout avec la vision blacksheep de celui ou celle qui ne veut pas suivre bêtement le troupeau https://theblacksheepleblog.blogspot.com/

    • On s’en tape de ta pub pour ton blog pourri. Se faire un avis par opposition c’est pas de la liberté d’esprit c’est de la soumission

  4. Han, Vers est contre tous….. Ok, c’est pas terrible, mais c’est du niveau du film!
    (Ok, je sors par une faille temporelle scénaristique)

  5. Critique très sympa à lire, merci odieux !

    Par contre: faute ou je n’ai pas compris la référence: Jack Chirac ?…

  6. « À peu près aussi incohérent qu’une mitrailleuse qui ferait des trous partout, sauf dans les gens, mais subtil »

    Bah ce n’était pas un autre spoile, type « Avenger à Dunkerk » où le scénario faisait de même?… Je pense que lorsque quelqu’un a ouvert une porte dans l’incohérence scénaristique, on appelle cela un « remake » quand on imite… Non, j’ai tout faux?
    Et si je dis que capitaine Marvel, c’était un monsieur à l’origine, j’ai tout faux aussi?
    Bon, okay, je sais, je sors…^^

    • en fait le 1er était bien un homme mais Carol Danvers a hérité de ses pouvoirs (je sais pas comment) et l’est devenu aussi (d’ailleurs ce sont ces mêmes pouvoirs que Rogue/Malicia des X-Men a absorbé et qui font d’elle une super bourrine dans les comics)
      et pour le fun la copine black de Carol a le même nom qu’une autre Captain Marvel qui était une blac avec une coupe afro ^ç^

  7. Annette Bening une vieille dame alors qu’elle a 61 ans cette année ! Je m’insurge énergiquement !

    Sinon, Fury ne savait pas encore que les extra-terrestres existaient (il le dit d’ailleurs) et le Shield n’en est pas encore là au début, raison pour laquelle il est si « terre à terre »

    • Ben c’est qu’elle s’est fait atrocement tirée la peau depuis une vingtaine d’année alors forcément elle en paraît 15 de plus…!
      Et, de fait, elle paraît toute fripée dans le film! Ah, la chirurgie inesthétique, ça ne pardonne pas! Mais ça colle assez bien avec le film après tout!

  8. Une décennie de MCU pour en arriver à un chat alien capable de 1) faire un duo comique avec Rocket Racoon et 2) faire revenir tous les Avengers vaporisés (car la bestiole semble pouvoir manipuler le temps et l’espace)… Comment dire…
    Non, rien, en fait.

  9. D’ailleurs, en voyant la photo des « skrulls » tous verts, de vieux souvenirs sont remontés en moi (eh oui, la mémoire me joue des tours, mais parfois, elle veut bien faire une remontée en surface)… Une certaine série australienne, Farscape, avait sensiblement le même genre d’alien, du moins le même type de grimage, un peu à la Star Trek le précurseur… :-) Une copie? Ou un hommage? Je pencherais pour la seconde réponse… ;-)

      • Ha pardon… En fait, je pensais plus à la façon de faire les masques en poste « maquilleurs » que les origines des skrulls dans l’histoire… Désolé, Je me suis mal exprimé.. ;-)

  10. On sent que ce spoil a été fait un peu comme le film: à la va vite avant end game.
    Bon évidemment vous n’avez pas le même budget 😁 Et ça coûte moins cher de vous lire!

  11. C’est pour mieux nous plonger dans les 90´s : les masques des skrulls sont dignes de cette époque. MCU fait fort!

  12. Le tesseract rentre dans le bide du chat en 95 et n’en ressort qu’à la fin du dernier avengers? Dans ce cas, d’où viens celui qu’on voit dans les autres films?

    • Il y a méprise, la scène se passe forcement avant le premier Avengers (2012 je crois) et qui va engendrer cette belle pagaille à NY mais avec cette manie de double scènes post-générique qui ne parlent pas forcement à ceux qui ne suivent pas le schmilblick, on offre un beau cafouillage au spectateur (déjà que le coup du biniou pour appeler la Captain au cas où: sérieux, une invasion alien, puis Ultron, c’est pas un « cas où » ça!).

      Il est évident que la deuxième se passe bien avant la première (enfin j’espère, sinon bonjour le nawak) et c’est juste une manière trop lol lolol de montrer comment Fury a récupéré ce foutu cube, créant ainsi le problème qu’il voulait éviter (bien joué, colonel!).

      • Sachant que la fin de Captain America montrait que le SHIELD récupérait le tesseract dans l’océan en cherchant le corps de Steve Rogers… Du coup, comment Mamie Stérieuse s’est-elle retrouvée en possession dudit cube ?

  13. Plus d’articles pour signaler les tournées, mince, cela va diablement faire chuter la fréquence de publications ! è_é

    Sinon Captain Morveuse ça marchait aussi.

  14. Bon article sur cette daube, Disney aura tué Marvel après Star Wars.

    Je regrette juste l’absence de critique du côté féminazie du film, omniprésent, et la blague sur le pape sous le lit, inappropriée et pas vraiment compréhensible (c’est tellement plus facile de taper sur les cathos qui avouent leurs crimes plutôt que sur la pédophilie inhérente à l’Islam ou à la gauche socialiste, une telle facilité me déçoit venant d’un OC).

    • Pourquoi qualifier le film de féminazi exactement, je n’ai jamais compris cette qualification ?
      Il me semble que Carol est loin d’appeler au massacre de toute la population masculine non ?
      Ou alors, vous estimez que c’est « féminazi » (terme qui ne veut strictement rien dire en plus) uniquement parce que ça parle d’une femme (sans parler d’amour) qui est capable de faire des choses héroïques (comme bien des super-héros masculins dont ont a eu pléthores de films) et que ceux-ci ne sont pas – pour une fois – les personnages principaux ?

      Perso, j’adore les films de super-héros et je ne boude pas mon plaisir, que ce soit des hommes ou des femmes. Mais apparemment, ça dérange fortement certaines personnes comme vous qu’un film (parmi des dizaines) mette en scène une héroïne… Et je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi (à moins d’être sexiste)

      • @Vitany Non, personne n’en a rien à cirer que ça soit une héroïne à vrai dire… sauf les défenseurs de cette bouse qui utilisent l’argument à tort à travers pour esquiver les critiques, accusant ceux qui oseraient les émettre de le faire uniquement à cause de cet état de fait. Ah zut, c’est exactement ce que vous venez de faire.

        Rien que la communication et les délires de l’actrice principale dans son cadre en disent long sur l’esprit de l’équipe du film.
        Pour le reste, en ayant cet élément en tête, on ne peut s’empêcher de remarquer moult détails, comme le rapport du personnage principal au personnage de Jude Law notamment à travers la scène finale, comme le fait que le seul homme blanc du film qui ne soit pas un Jean-Jacques complètement random soit LE visage du méchant ultime (car oui, c’est bel et bien lui qui représente les méchants kree et qui incarne quasi entièrement leur menace, on va pas me faire croire que l’autre personnage en carton pâte avec son allure et son marteau ridicules a une quelconque importance dans le film, où il apparaît moins de 20 secondes) et accessoirement un traître vis à vis de qui l’héroïne doit se « libérer » pour protéger des populations oppressées (non non aucun message subliminal, circulez).

        Comme l’union intersectionnelle entre la femme blanche qui fait sa place dans un monde d’homme, la femme noire (figure ultime de l’oppression intersectionnelle, adorée par les SJW), et le pauvre extraterrestre qualifié à tort par les grands méchants (qui sont représentés par l’homme blanc je le rappelle) comme terroriste tandis qu’en réalité ce n’est qu’un gentil bonhomme qui n’aspire qu’à vivre en paix avec les siens, ainsi que l’homme noir qui fait figure d’autorité bienveillante, avec tout ce joli monde qui peut enfin vivre heureux et épanoui après que la femme blanche ait compris que l’homme blanc était un salopard oppresseur qu’il fallait dégager, avec une gamine métisse dont le père ne semble même pas exister qui fait figure d’avenir.

        Gamine métisse qui dit d’ailleurs au gamin extra-terrestre, suite à un enchaînement de dialogues d’une qualité et d’un intérêt fondamentaux encore une fois, dont on ne sent pas du tout que le seul but était d’amener à cette sorte de simili-morale moisie : « Ne laisse jamais personne dire que tes yeux ne sont pas beaux ».

        Comme l’insistance réellement obsessionnelle de la trame sur le fait que « oui je suis une femme mais moi aussi je suis capable de choses, je suis même meilleure que les hommes ». Y’a pas une seule scène où le sujet ne revient pas, entre le personnage principal, la « scientifique » kree, l’amie noire et sa gamine.

        Comme le fait que les deux seuls hommes présents dans le film, c’est un homme blanc qui représente le fils de pute et l’ennemi par excellence, et un homme noir qui représente le mec bienveillant. Mais attention : bienveillant certes, mais aussi parfaitement inutile. Il ne faudrait pas qu’il fasse le moindre début de trace d’ombre à l’héroïne, comme le dit l’OC son seul rôle est de faire le clown, au delà de cette figure symbolique. On peut aussi parler du général Skrull, tout aussi inutile et clownesque, même dans le rôle du méchant il sert à rien et n’est aucunement menaçant.

        Y’en a un paquet d’autre, des trucs plus ou moins gros mais qui ne laissent aucun doute à quiconque possède un minimum de capacité d’analyse lorsqu’on aborde la chose sous cet angle (et même sans le faire, certains trucs sont tellement gros que ça saute aux yeux).

        Ca c’était pour le côté féminazi du truc. Pour le côté film merdique à souhait, la critique de l’OC résume assez bien les choses.

        Même thor 3 n’était pas aussi nul à chier, et pourtant dieu sait comme j’ai regretté d’avoir payé ma place pour aller voir cet étron galactique.

        PS : Le fait d’utiliser l’appellation « sexiste » ou « misogyne » à tout va en tant qu’argument en soi pour disqualifier son interlocuteur n’est valable que chez les individus dont le QI peine à atteindre les deux chiffres. Chez les autres, en aucun cas des constatations plus ou moins subjectives de la sorte ne pallient à l’absence d’arguments, qui plus est pour les justifier.

      • Pour finir, je vous retourne « l’argument » : auriez vous autant « apprécié » le film et pensez vous que les critiques auraient été si prompts à le trouver si géniallissime si captain marvel avait été un homme, comme à son origine dans les comics ?
        Soyez honnête avec vous même (même si au vu de votre discours j’ai quelques doutes quand à votre capacité à l’être) et posez vous sincèrement la question, en revoyant le film et son scénario.
        Le même scénario, la même intrigue nulle à chier, les mêmes incohérences, les mêmes dialogues, le même ton, mais avec un homme au lieu d’une femme.

      • Les « délires » de l’actrice parce qu’elle appelle à davantage de diversité dans le milieu du cinéma et journalistique…
        Effectivement, on est dans le GROS DELIRE là, mon dieu, le monde va s’écrouler et l’apocalypse nous guette !

        Chaque fois que j’ai vu une critique avançant et appuyant le côté féminin du personnage, c’était pour des critiques négatives (comme les deux auxquelles j’ai répondu).
        Sinon, effectivement, les autres s’en fichent (comme moi d’ailleurs, vu que j’ai vu tous les Marvel sans exception, et que je les ai plus ou moins appréciés suivant lesquels).

        Quant au fait que Jude Law soit le grand méchant, je l’ai trouvé plutôt gentil pour un « parfait salaud » personnellement. Il ne fait rien de vraiment très grave, n’est pas sadique ni misogyne ni quoi que ce soit. Et moi j’ai trouvé ça rafraichissant, qu’il ne soit pas linaire comme beaucoup trop de méchants qu’on nous sert. Il s’en sort d’ailleurs très bien à la fin il me semble non ?
        Par contre, le personnage n’est clairement pas assez développé, notamment ses motivations, et c’est dommage.

        Marvel et Disney ne font généralement pas dans la dentelle, donc qualifier chaque éléments de « trop gros » parce que ça reprend les mêmes ficelles, c’est de la mauvaise foi à mon sens. Bien sûr qu’il y a des trucs trop gros et téléphoné (beaucoup même), mais c’est le cas dans tous les Marvel il me semble (certains font preuve d’un peu plus de subtilité).

        Et encore une fois, je le réécrit, je n’ai pas trouvé CM spécialement génial, tout au plus plaisant et sympathique.
        Et ce n’est de loin pas mon perso préféré dans les Avengers, c’est Captain America.
        Je n’oublie pas qu’il s’agit d’une origine story servant à présenter un minimum le personnage pour Avengers Endgame, d’une durée limitée, et que donc on ne peut pas s’attendre à ce que tout soit expliqué et décoré en un seul film.

        Quand à votre dernier message, on l’a déjà eu pour un homme ce film, mais en pire (à mes yeux) : Green Lantern ! Ou même Daredevil tiens (qui était un peu moins pire) !

      • Ne faites pas semblant de ne pas comprendre, quand l’actrice dégage un journaliste pour l’unique raison qu’il est blanc et exige une femme noire handicapée à la place ou encore qu’elle dit qu’elle n’en a « rien à foutre de l’avis d’un homme blanc sur son film » et que ce film « n’est pas fait pour les hommes blancs », on est plus dans ce que vous cachez sous un candide « appel à plus de diversité », on est face à une hystérique qui nage en plein dans l’idéologie haineuse SJW.

        Et quand bien même elle croirait sincèrement faire le bien en agissant de la sorte (ce que je ne pense pas, ces dernières années dans ce milieu ça tourne à un concours de qui sera le plus progressiste pour se faire bien voir), on ne répond pas à de la discrimination et du racisme par de la discrimination et du racisme, c’est non seulement fondamentalement stupide comme façon de faire, mais en plus de cela c’est complètement contre-productif.

        Jude Law ne fait « rien très grave ». Ah bon ben ça va alors, aucun problème avec le fait qu’il tue la gentille scientifique parce qu’elle tente d’aider un peuple innocent qui se fait persécuter, ni même avec le fait qu’il soit un des bras armés de cette persécution (encore une fois le visage des méchants), ni même encore qu’il demande à la flotte kree de pulvériser la terre. Non non rien de cela n’est bien grave. Puis c’est vrai que quelqu’un de misogyne peut tout à fait être mis au même plan que quelqu’un de sadique, ça va de soi.
        Si effectivement vous raisonnez de la sorte, je comprend de mieux en mieux votre complaisance à toute épreuve vis à vis de ce film et des délires hystériques de son actrice principale.

        Personnage rafraîchissant ? Non. Personnage faible, méchant et manipulateur dont la seule utilité est de se faire écraser pathétiquement par CM. Thanos était rafraîchissant, Killmonger l’était aussi dans une certaine mesure bien que son film soit loin d’être terrible, le personnage de Jude Law (dont personne ne se rappelle déjà le nom, c’est dire) est inexistant et parfaitement inutile, pratiquement au niveau de ses Jean-Jacques de compagnie même dans son propre film.
        Et à quel moment dire qu’il « s’en sort très bien à la fin non ? » est un quelconque argument en sa faveur ? C’est quoi cet argument à deux balles ?
        Il se fait plier en deux par CM et n’a pas un 10.000ème de sa puissance, il est complètement humilié et lui sert littéralement de paillasson, il est renvoyé contre son gré près de ses supérieurs pour se faire punir par eux, donc déjà il ne s’en sort pas « très bien », non.
        Ensuite en quoi le fait qu’il ne se fasse pas étriper par CM à la fin, dû à la clémence ou je ne sais pas trop quoi du personnage débile qu’est CM, enlève le problème du fait qu’il soit extrêmement faible, inintéressant et inutile ?

        Je m’en tape éperdument que marvel et disney soient incapables de faire dans la dentelle, ils ont des centaines de millions on va pas me faire croire qu’avec ça ils ont pas été foutus de trouver un scénariste avec un QI au-dessus de 60, c’est encore une fois en rien un argument, puis alors dire que c’est de la mauvaise foi de critiquer le fait que ce soit « gros » comme si on parlait de la dissertation d’un CM2 quand dans les faits on parle d’un film à plus de 100 millions de dollars…

        Bref je pense que je vais m’arrêter là, toutes vos réponses ou presque sont d’une mauvaise foi abyssale, cela dit pour votre défense je ne vois très honnêtement pas comment on peut défendre ce truc quand on possède une intelligence décente sans passer par de la mauvaise foi extrême. Il ne me reste plus qu’à espérer pour vous que ça soit cette dernière option, pour le reste je vous laisse débattre avec vos petits camarades si vous le souhaitez, j’ai déjà assez perdu de temps.

      • Sérieux nanar, j’avais bien apprécié ton commentaire sur mon premier commentaire mais là je suis déçu: tes pavés on se branle aussi, tu t’en doutes bien, et au moins j’étais moins long et moins chiant à lire.
        Cordialement!

      • Ah ben ça y est, vous voyez quand vous voulez !
        On a donc le combo gagnant « hystérique qui nage en plein dans l’idéologie haineuse SJW », que vous requalifiez d’hystérique un paragraphe plus loin !
        D’ailleurs, 1) d’où avez-vous sortis ces propos qu’aurait tenu l’actrice et 2) en quoi les propos de Brie Larson dans une interview (qui n’engagent qu’elle) ont à voir avec le film dans son entier ?

        Ce que vous n’avez toujours pas compris (lisez-vous et comprenez-vous réellement ce que j’écris, je me le demande ?), c’est qu’à aucun moment je ne défends ce film, que j’ai trouvé très moyen, tout au plus sympa et divertissant (si on n’en demande pas trop).
        A aucun moment les critiques contre le film ne sont dérangeantes, du moment qu’on ne fait pas de parti-pris, que ce soit sur le fait que le personnage principal soit un homme, une femme, un blanc ou un noir, handicapé, exta-terrestre, etc. Si on critique sur le fond et non la forme, c’est légitime. Par contre, tiquer sur un ou deux éléments spécifiques (et dérisoires) et baser l’entier de sa critique dessus, c’est n’importe quoi et c’est polémiquer pour rien.

        Et vouloir qu’un blockbuster MCU appelle à une réflexion profonde et riche, je ne sais répondre à cela… Ce n’est pas leur prétention et ça ne l’a jamais été.

        Peut-être devriez-vous vous contenter du cinéma art & essai du coup ?
        Ou peut-être devriez-vous faire profiter les studios Disney de votre immense savoir scénaristique et écrire leurs futurs films de super-héros ?

        Allez, bonne continuation !

      • @l’air de rien
        Ca te plaisais que je te dise que personne n’en a rien à foutre de ce que tu dis ? Chacun ses délires après tout
        La différence, imbécile, c’est que dans ton cas tu nous fais part du fait que le film était « correct » sans aucun argument ni prise de position ou thèse qui aurait le début du commencement d’un intérêt pour en plus nous dire que t’as pas lu la critique dont il est question et que donc tu n’y répondra pas. Donc oui, légitimement on s’en balance complètement, t’es pas le centre du monde contrairement à ce que maman t’as fait croire.
        En l’espèce mes « pavés » comme tu dis (terme adoré par les illettrés et autres ahuris d’internet ces dernières années pour faire passer leur paresse intellectuelle et leur analphabétisme pour un truc cool) 1) traitent du sujet 2) d’une prise de position marquée et pas très conventionnelle notamment vis à vis des critiques du film 3) sont argumentés et à visée contre argumentative (même si vu le répondant qu’il y a en face ça ressemble plus à une bataille contre un moulin à la Don Quichotte qu’autre chose, mais ça j’y peux rien à part arrêter de répondre à l’autre légume)

        Ceci dit je comprend ton ressentiment et ta frustration du fait de ma remarque à ton premier commentaire, fort intéressant comme chacun a pu le constater même après moi, et ainsi la tentation extrême que tu as eu de tenter de reproduire la même chose sous mon propre commentaire, et probablement la satisfaction qui en a découlé, ton brillant cerveau ayant ainsi eu l’impression d’une vengeance fort bien conduite.

        Après tout en bons défenseurs de ce film de merde, je ne vais pas trop vous demander de réflexion ni de subtilité ; ce serait cruel, limite sadique.

      • @Vitany
        1) Brie Larson a été forte partie prenante du film et de son message/ de sa construction comme elle le dit elle même, et elle parle dans ces interviews au nom du film et du « public qu’il vise » ; lesdites interviews sont disponibles partout sur internet, vous n’avez qu’à chercher 5 secondes, mais peut être est-ce trop demander ? Ou simplement plus confortable pour vous de faire semblant de me demander mes sources tout en sachant que je risque fortement de ne plus répondre parce que j’en ai plein le cul de ce faux débat qui tourne en rond devant votre platitude ?

        2) Je me contrefous que vous souteniez ou non le film dans le fond, je répond à vos mises en causes des critiques sur le parti pris du film formulées plus haut ainsi qu’à vos «  » »arguments' » » développés par la suite

        3) Votre sophisme du « combo gagnant » n’abuse que vos congénères à faible intellect, pour me répéter, même si je me doute bien que vous avez bien intégré ce logiciel de débat pour combler une absence manifeste de réflexion et de répartie sur le fond

        4) De même, je me contrefous de ce qu’est le personnage principal, à titre d’exemple j’avais beaucoup aimé wonderwoman qui est jusqu’ici mon film préféré chez DC hors trilogie de Nolan

        5) Il ne s’agit pas d’un ou deux détails, il y a pléthore d’éléments comme je l’ai expliqué plus haut, vous avez juste à remonter et à relire. Et ne me sortez pas une inversion accusatoire ridicule : c’est bien le film qui fait un parti pris, pas ma critique qui le dénonce.

        6) Le fait que ces films soient (très) souvent cons n’a aucun rapport avec le parti pris exagérément SJW dont celui ci fait preuve, mais belle tentative de noyer le poisson

        7) Je ne suis pas orgueilleux au point de penser que je ferais mieux que les meilleurs scénaristes d’Hollywood, de plus je sais très bien comment ça fonctionne : les bons scénarios, ils ont largement les moyens de les faire, mais économiquement c’est pas optimisé étant donné que la population humaine est composée très majoritairement d’abrutis finis et que les autres, étant minoritaires, ne peuvent souvent se permettre d’être trop chiants vis à vis de ces critères, notamment à cause du regard social et de leur propre entourage, et finissent pour une partie par tout de même aller voir ces étrons. L’inverse, avec un film intelligent, ne serait pas vrai.
        D’ailleurs bon nombre de ces scénarios ne sont pas si mauvais à l’origine et se retrouvent tronçonnés ça et là pour éviter que la chose demande trop de réflexion aux bovins qui en seront les spectateurs ainsi que pour rajouter quelques éléments progressistes à la mode pour montrer qu’on est du côté des gentils. Edward Norton pour rester dans le contexte, en a fait les frais en se voyant jarter du casting des avengers au profit d’un Ruffalo mou et apathique quand bien même son Hulk était bien meilleur à de très nombreux égards, tout ça parce qu’il réclamait un scénario moins stupide.

        Je me demande très sincèrement si vous faites exprès de ne pas comprendre ou si vous êtes réellement stupide, sans méchanceté aucune.
        Peu importe, un mois plus tard je constate que ma décision de ne plus suivre cette discussion était la bonne ; j’en aurais perdu des neurones à la longue à force de vous voir enchaîner les contre-arguments débiles et les réponses à côté de la plaque. La vue d’un commentaire débile me donne une envie irrésistible d’y répondre aussi par ce retour de soirée je me laisse aller à un ultime round, mais votre prochain ballon de baudruche, s’il y en a un nouveau, restera très probablement sans réponse.

        Bonne chance dans la vie de tous les jours, si votre incompréhension ne résulte pas simplement de mauvaise foi.

      • Je partage l’avis de Vitany et j’ai pour ma part trouvé le film agréable à regarder, un bon divertissement en attendant Endgame. J’ai trouvé très sympa la prose de notre ami Nanard, c’est toujours un plaisir de lire l’avis de personnes imbues d’elles même qui régurgitent le petit Larousse en démontrant d’une manière aussi subtile qu’un Panzer dans un village de la creuse leur supériorité intellectuelle et culturelle :) Mais bon, l’Ego et les couleurs ca ne se discute pas !

      • @Dartia Depuis quand écrire correctement c’est régurgiter le dictionnaire ? C’est quoi cette rhétorique d’attardé mental ? On dirait le raisonnement des néo-éducateurs débiles, la promotion de la médiocrité de peur de passer pour pédant, faudrait surtout pas voir à user d’un vocabulaire trop compliqué… Ridicule, ça m’étonne pas que tu fasses partie du public qui a « apprécié » cet étron galactique qu’est captain marvel

        @nanard Je suis d’accord avec toi par contre t’es pas obligé d’être aussi insultant, même si elle dit de la merde elle te répond quand même poliment, ça sert à rien d’être aussi agressif

    • En même temps, les Catholiques aiment nous faire la morale, via les assos, les politiciens et le représentants de l’Église, dont le Pape, c’est un juste retour de bâton. D’ailleurs, je ne sais pas où ils avouent leurs crimes, j’ai du rater un épisode.
      Pas compris le rapport avec les socialistes… tu penses peut-être à Cohn-Bendit ou Lang, mais là c’est plutôt la mouvance libérale/libertaire.
      Et les Musulmans, bah il me semble que c’est écrit dans leur bouquin, c’est assumé, non ? Sauf qu’en France, on voit plutôt des histoires de polygamie que de pédophilie.

  15. Bon article sur cette daube, Disney aura tué Marvel après Star Wars.

    Je regrette juste l’absence de critique du côté féminazie du film, omniprésent, et la blague sur le pape sous le lit, inappropriée et pas vraiment compréhensible (c’est tellement plus facile de taper sur les cathos qui avouent leurs crimes plutôt que sur la pédophilie inhérente à l’Islam ou à la gauche socialiste, une telle facilité le déçoit venant d’OC).

    • Ouais, parce que la pédophilie, à droite jamais. D’ailleurs les catho sont des sales gauchistes, comme on le sait.

      • Sophisme ridicule. Il ne s’agit en rien dans son propos de nier les problèmes de pédophilie auxquels fait actuellement face l’église en son sein, mais de dénoncer le fait qu’il n’y ait aucun courage ni originalité à ré-user éternellement de cette blague facile et sans risque, qui serait pourtant tout aussi vraie voir bien plus concernant la gauche socialiste et surtout l’islam.

        Soit vous faites preuve d’une certaines mauvaise foi, soit vous avez quelques problèmes de dissonance cognitive, dans un cas comme dans l’autre et au vu de votre réponse, je vous suppose appartenir à une certaine gauche, qui se plaît à user à foison de ce genre de procédés pour pallier à son absence de fond, et qui a souvent un peu de mal à sortir de son manichéisme maladif, presque clinique, tel un enfant en bas âge qui découvre le monde.

      • « Ouais, parce que la pédophilie, à droite jamais. D’ailleurs les catho sont des sales gauchistes, comme on le sait »

        La pédophilie, c’est dans tous les milieux.

        Ce qui est ‘amusant’, c’est qu’il n’y a aucun ‘scandale’ pédophilie a gauche/islam…
        Ca en dit tres long sur le monde mediatique.
        D’une qu’il est a gauche.
        Deux qu’il ment comme il respire.
        Trois; que leurs victimes continuent de prendre salement sans qu’ils en aient quoi que ce soit a foutre (alors que meme les catho commencent a serieusement en avoir plus qu’assez de l’eglise)

        Bref, les islamos gauchistes sont vraiment la lie de l’humanité.

    • Par « féminazie », j’entends « l’ultra-féministe », ou encore « féministe de 3ème génération », qui entend imposer un matriarcat sous couvert d’égalité.

      Brie Larson en est un défenseur acharné à tel point qu’elle a fait une publicité désastreuse au film. Du reste, son personnage ne se définit que par rapport à l’autre sexe, c’est saoulant.

      Disney a dû censurer à fond pour rattraper les erreurs de com’ de Brie Larsin, et aller jusqu’à censurer Alita dans pas mal de salles pour ne pas faire d’ombre à Captain Marvel.
      https://geekmeright.com/2019/02/26/brie-larson-rotten-tomatoes

      Ils ont tourné 2 fins pour Avengers End Game, l’une où Brie Larson sauve tout le monde si le film marche, l’autre où elle s’efface complètement du scénario si le film rate.

  16. Allez, moi aussi, je balance mon petit pavé, nananère !

    Déjà, le film se gaufre monumentalement sur la différence entre « femme forte » et « perso surpuissant » (et accessoirement féminin). La femme forte est un archétype, qui, quand il est bien amené, est marquant, pour ne pas dire jouissif. Perso, Ripley de la saga Alien est celui que je trouve le plus représentatif. En plus, il a le bon ton de prouver qu’une femme forte n’a pas besoin d’avoir un physique de top model, Sigourney Weaver ne jouissant pas d’une plastique extraordinaire (et réussit donc là où une énième bimbo échoue). Captain Marvel se veut surpuissant, mais n’arrive à… rien. On la voit juste, pendant une minute à la fin, jouer les one man army dans l’espace. Sinon, c’est l’agent spécial le plus balourd de la galaxie, qui use de son pouvoir de blast de photons dès qu’elle peut, surtout si ça ne sert à rien. Si encore c’était une référence maligne aux actionneurs « machos » des années 1990, qui ouvraient les portes à coup de flingue pour faire badass… mais là non, c’est juste « pour le LOL ».
    Et sinon, niveau pouvoirs génériques, on a une gagnante. C’est le pouvoir qui fait le café (super force, super résistance, blast de photos, vol -y compris spatial-, combi spatiale, c’était une offre multi option je pense… que l’héroïne ignorait jusque là). Oui, l’héroïne possède ses pouvoirs depuis 6 ans, est une agent spéciale (et normalement secrète) pour une civilisation extraterrestre lambda et super avancée… mais ne connaît RIEN de l’étendue de ses pouvoirs (même en considérant que la puce bride ses pouvoirs). En plus, ça semble illimité (pas de points de mana, de fatigue, de faiblesse apparente, bref, c’est pété et ennuyeux).
    En fait, le personnage monolithique passe son temps à blaster le décor dès qu’une situation « rigolote » (mais ridicule) s’y prête ou deux gugusses, qu’elle loupe la moitié du temps parce qu’ils bougent, les bougres.
    En fait, c’est une partie moisie de jeu de rôle avec un mage du feu. Le maître du jeu propose un scénario de type enquête, pour que le personnage utilise sa caractéristique dominante -l’intelligence-, mais le joueur est un bourrin qui veut juste balancer des boules de feu à tord et à travers, parce que c’est marrant… Trouvez l’erreur.

    Je passe sur le personnage « féministe », parce qu’il y a à quelques reprises des flashbacks en mode « tu es une fille, donc t’es pas bonne à faire des trucs de mecs », mais ça ne sert jamais le film, surtout que dans les années 90, sur Terre, les femmes ont les mêmes positions que les hommes et que la société extraterrestre est lisse à ce niveau, donc, aucun enjeu dans le film (les déclarations balourdes de l’actrice à ce propos, c’est autre chose). Là où Wonder Woman avait habilement choisi une époque clairement sexiste, qui justifiait son propos derrière (et un propos de tolérance, pas de suprématie des femmes envers les hommes… parce que… je ne sais pas… vaginal power ?).

    On a donc un film qui n’exploite rien, qui résout tout d’un coup de cuillère à pot en mode DBZ sans entraînement (pouf, je passe en mode super guerrier comme ça) en toute dernière partie de film, qui ne fait rien avancer mais se contente d’accumuler les références de son univers et mal dosé niveau action.

    Mais le plus nul, c’est la fin : le personnage, qu’on baptise Captain Marvel… parce que… parce que c’est classe, voilà, décide, après avoir appris qu’elle est bien humaine finalement (donc terrienne), de partir vers l’infini et l’au-delà en laissant à Nick Fury un beeper, à n’utiliser qu’en cas d’extrême urgence.
    Voilà, c’est tout.

    OK, c’est tout pourri. Ne serait-ce que parce que rien ne justifie qu’elle n’ait pas été réduite en poussière par Thanos dans le précédant Avengers. Par exemple.
    En fait, un pléthore d’incohérences jaillissent de ce scénario : une héroïne humaine qui ne vieillit pas (contraste accentué par un Nick Fury rajeuni à chaque image), un fin à la Solo -le film Star Wars un rien moisi- (un personnage qui part faire du rien pendant 25 ans sans raison valable), un personnage jamais appelé alors que la Terre/l’univers a été en péril à maintes reprises, bref, toutes les mauvaises astuces qui rendent l’univers bancal.

    Pourtant, c’était facile : Thanos utilise les pierres d’infinité. On insiste sur une survivante perdue, furieuse et on place le bon vieux « paradoxe ou l’usage abusé d’un pouvoir crée un contre-pouvoir » (un thème que même les nouveaux Star Wars utilise pour crédibiliser un peu la surpuissance de Rey), ce qui justifierait la surpuissance de Captain Marvel et le fait de découvrir des pouvoirs phénoménaux en quelques heures, jours ou mois
    Par ailleurs, on a ainsi une excellente raison pour elle de devoir faire face au « deuxième claquement de doigts » de Thanos (parce que rien n’indique au péquin moyen que le géant mauve ne va pas recommencer ou continuer son anéantissement, hein). Du coup, l’attaque préventive, la vengeance, la solitude, la responsabilité écrasante, on a tout pour justifier le personnage et créer une attente « invraisemblable » pour le prochain Avengers. Et pour le méchant (parce qu’ici, Jude Law est tout pourri aussi), ben un des fils de Thanos, bien sexiste, aurait parfaitement pu jouer le rôle de l’antagoniste sexiste incarné.
    Mais ça aurait été trop malin, je pense, donc à la place, on a un film inutile présentant un personnage bancale, voire insipide, pouvant se faire troller à loisir.
    Mal joué, Marvel, mal joué.

    En tout cas, c’est un condensé de tout ce qu’il ne faut pas faire dans une saga, ça peut donner à réfléchir…

    • Ce qui est intéressant dans votre critique, c’est que vous êtes totalement de parti-pris…

      Le trop du perso qui est jugé ne pas avoir la capacité de le faire par les autres et qui finit par transcender ça, on l’a déjà eu dans Captain America – mon Avenger préféré d’ailleurs – par exemple (le gringalet qui se surpasse avec un petit coup de pouce scientifique). Mais là, je suppose que ça ne vous posait pas de problème ?

      De même, il est clairement dit dans le film que les femmes pilotes n’avaient dans les années 90 pas le droit de partir en mission, juste de faire des essais avec les avions. Vous avez certainement zappé cette information pour dire que « les femmes pouvaient tout faire pareil que les hommes à cette époque ».

      Sigourney Weaver qui n’a pas un physique de top-model (Brie Larson non plus d’ailleurs), je me maaaaarre ! Elle est hyper bien foutue et on la voit même en petite culotte très échancrée, ce qui a fait fantasmer pas mal de mecs (et nanas) à son époque.

      Pourquoi faudrait-il en plus que l’antagoniste soit forcément sexiste ? Moi je trouve ça rafraichissant au contraire, de sortir de ce schéma basique trop souvent servi (les femmes héroïques qui se battent contre les méchants hommes sexistes et misogynes).
      D’ailleurs, Carol Denvers travaille avec des hommes tout le long du film. Et les hommes, terriens ou extraterrestres, ne sont pas présentés comme faibles, que ce soit les gentils ou les méchants.

      En fait, même si je suis d’accord avec certains aspects de votre critique (j’ai trouvé le film plaisant mais loin d’être transcendant et pas mal d’incohérences et facilités), j’ai l’impression que vous faites une fixette sur certains éléments uniquement parce que le perso principal est une femme et que jamais vous n’auriez écrit la moitié s’il s’était agi d’un homme…

      Et bien sûr que ce film est là pour présenter Captain Marvel pour la mettre ensuite face à Thanos !
      Et bien sûr que ce ne sera pas si facile que ça vu que son pouvoir vient d’une pierre d’infinité !
      D’ailleurs, personne n’a dit qu’elle battrait seule et les doigts dans le nez Thanos dans Endgame, sinon pourquoi la mettre dans l’équipe des Avengers s’ils ne servent soi-disant à rien ?!?
      Et bien sûr que TOUT LE MONDE attend uniquement Avengers Endgame, ça fait 10 ans qu’on l’attend ! Forcément, en comparaison, Captain Marvel fait office de sous-film servant juste à présenter le perso…

      • Marrant de reprocher à quelqu’un un partit pris quand ça crève les yeux que l’on en prend un soi-même.
        Sa critique est très intéressante et très juste, et n’a rien d’un parti pris (vous voyez, j’argumente comme vous autres, je me contente de balancer mes vérités sans les soutenir par des arguments).
        Vous avez vraiment l’impression d’être pertinent(e) en comparant Captain America à Captain Marvel ? Absolument rien n’est comparable entre les deux : america est un minable au début du film, marvel est déjà surpuissante ; america a eu ses pouvoirs par un programme destiné à les lui transmettre, marvel les a eu par accident complet, personne n’était supposé recevoir de pouvoirs, america était un soldat basique complètement minable comparé à son pote, marvel était une pilote de chasse douée admirée par sa pote, et enfin à quel moment america a eu un power up des enfers le rendant débilement surpuissant et lui permettant d’anéantir à LUI TOUT SEUL une armée de vaisseaux extraterrestres sous stéroïdes sans aucun effort ni blessure ?

        « Les femmes avaient juste le droit de faire des essais avec les avions » : ah oui quelle oppression, les années 1950 n’ont qu’à bien se tenir. Et avant que vous ne fassiez exprès (ou que votre limite le fasse) d’interpréter mon propos de travers, ça ne justifie en rien que le scénariste n’aie pas choisi une époque réellement impactante dans la différence hommes-femmes comme l’a très bien fait wonder woman. Dans wonder woman, elle est limite considérée comme un animal de compagnie. Dans captain marvel elle… ne peut faire que des essais en tant que pilote de chasse, ouah. D’ailleurs le film lui même semble s’en foutre complètement, puisqu’il passe sur cette précision à vitesse éclair pour mieux nous servir encore et encore le fait qu’elle soit moquée et sous estimée par ses collègues masculins, visiblement lui même conscient des limites de ses choix socio-historiques.

        « D’ailleurs, Carol Denvers travaille avec des hommes tout le long du film. Et les hommes, terriens ou extraterrestres, ne sont pas présentés comme faibles, que ce soit les gentils ou les méchants. »
        Les hommes dans ce film sont parfaitement inutiles, les « gentils » sont des caricatures inoffensives tandis que le « méchant » est ridiculement faible en comparaison de captain marvel qui l’écrase déjà comme une mouche avant même que ses pouvoirs soient déchaînés.
        Elle ne « travaille » pas avec eux, au choix elle les aide ou ils sont ses animaux de compagnie (salut Samuel Jackson). Le ridicule de son rapport à jude law est d’ailleurs bien mis en valeur avec la dernière scène de combat qui, je suppose, se veut symbolique pour le « woman’s power » mais qui ne fait que mettre encore plus en évidence le ridicule complet du film et de ses enjeux (« Oh mon dieu, un méchant que je peux déchiqueter d’un battement de cil et qui ne pourrait jamais rien me faire même si je ne bougeais plus du tout me veut du mal ainsi qu’à mes amis, comment vais-je bien pouvoir m’en sortir ???!? ») .

        Le seul point que je peux vous accorder est le ridicule du classique « femmes qui se battent contre des caricatures sexistes ».

        Puisque visiblement le modèle de Sigourney Weaver semble vous gêner (apparemment il faudrait prendre une femme qui soit un thon absolu pour ne pas qu’elle soit considérée par les féministes comme ayant un physique de top model, aussi je propose pour la prochaine qu’on prenne une grande brûlée défigurée tétraplégique sans dents et obèse, avec un peu de chance cette fois ça passera, je ne parlerai même pas du fait que le charme influence énormément le physique et qu’une personne relativement lambda physiquement puisse paraître bien plus belle et séduisante lorsque du charme y est associée via un rôle notamment, je risquerais de vous perdre), on peut prendre le modèle de Charlize Theron dans son personnage de Furiosa dans Mad Max, cheveux rasés, un bras en moins, aucune scène réellement sexy et jamais mise en avant dans sa féminité, qui dégage pourtant quelque chose en tant que personnage féminin fort sans tomber dans la caricature ridicule qu’est Captain Marvel ?

      • Et revoilà les mêmes réponses lambda qu’on lit partout.

        Si vous relisez correctement mon message, vous verrez que la comparaison avec Captain America se fait sur un seul point, point soulevé par le message d’origine de lexpatenchine. J’espère bien que ces deux personnages ne sont pas semblables, les scénaristes et créateurs ne manquant pas à ce point d’originalité il me semble ! Il n’empêche que je n’ai vu personne critiquer le fait que Captain America, le gringalet de départ, obtienne des super-pouvoirs alors qu’il était, comme écrit, un gringalet… Par contre, c’est largement soulevé pour CM sur divers forums.
        Et on peut même en dire de même pour plusieurs autres super-héros Marvel (Quicksilver et La Sorcière Rouge notamment, dont les pouvoirs sont aussi issus d’une pierre d’infinité).

        Quant au fait qu’elle s’en sort sans une égratignure, nous n’avons manifestement pas vu le même film. Avant la fin où la puce est détruite et qu’elle est en full power, elle s’en ramasse aussi, même si ce n’est jamais très grave (Disney tout public oblige). A ce titre, je rappelle que La Veuve Noire, qui elle n’a AUCUN pouvoir, ne s’est jamais fait blesser gravement non plus et que son brushing est aussi impeccable tout du long depuis passablement de films (pour comparer). A part Tony Stark dans le dernier Avengers, War Machine ou même Quicksilver, je n’ai jamais vu des Avengers spécialement et gravement blessés avant non plus d’ailleurs non ?

        Vous admettez donc vous-même que Sigourney Weaver n’est de loin pas un thon (c’est d’ailleurs ce que j’ai écrit si vous lisez correctement). Votre argument devrait donc plutôt contrer celui du message de base, qui considère que Sigourney Weaver n’est, dixit : « En plus, il a le bon ton de prouver qu’une femme forte n’a pas besoin d’avoir un physique de top model, Sigourney Weaver ne jouissant pas d’une plastique extraordinaire (et réussit donc là où une énième bimbo échoue). ».
        A quel moment Brie Larson, alias Carol Danvers dans le film, a-t-elle un physique ou des vêtements de bimbo exactement ?
        A quel moment fait-elle davantage partie des « canons » qu’une Sigourney Weaver (ou qu’une Charlize Theron puisque vous vous plaisez à la nommer en exemple) ?

        Pour l’exemple des restrictions faites aux femmes dans les années 90, j’en ai pris un spécifiquement cité dans le film parmi d’autres. Je ne compare pas avec les années 50 (bien pires pour la condition des femmes, personne ne le nie) puisque l’histoire se passe dans les années 90. Pourquoi faudrait-il comparer avec d’autres époques et/ou pays pour valider le propos ? On parle d’une époque donnée et, même si vous préférez le nier, à cette époque, les femmes avaient encore pas mal de restrictions (on peut citer le film « A armes égales » avec Demi Moore par exemple). Pour vous dire, le viol conjugal n’était même pas encore reconnu juridiquement à cette époque ! Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres. Il est facile de dire « c’était pire avant ou ailleurs », sauf que ce n’est pas de ça qu’on parle en l’occurence.
        Mais encore une fois, pourquoi absolument relever ça alors que c’est plutôt anecdotique dans le film ? C’est pour ça que je parle de parti-pris pour se genre de messages : parce qu’ils soulèvent des points que JAMAIS on ne voit lorsque le héros est de sexe masculin, même quand des situations sont quasi semblables.

        Quant à votre dernier argument comme quoi les hommes sont inutiles dans le film, là encore, nous n’avons manifestement pas vu le même film (Fury est loin d’être inutile entre autres).
        Ce sont des personnages secondaires, donc ils sont forcément moins mis en avant et utiles que l’héroïne, et c’est le cas dans TOUS les films de super-héros. Pourquoi dans celui-ci ça vous défrise ? Carol Danvers n’aurait rien réussi toute seule, le full power qui lui permet soi-disant de détruire toute une flotte de vaisseau sans même une égratignure (ce qui reste hypothétique vu qu’on ne l’a pas vu faire) ne permet pas de tout faire non plus ! Ce n’est pas son full power qui l’a aider à trouver son passer, à pénétrer dans la base pour consulter les archives, etc, non ?

        Je savais bien qu’avec ma réponse j’allais être prise à parti (je m’attends même à être qualifiée de féminazi tiens).
        Alors qu’encore une fois, je n’ai pas trouvé le film spécialement féministe ni spécialement génial, juste sympa.
        Et j’attends de la voir avec les Avengers, tout simplement, parce que je pense qu’elle n’arrivera pas du tout à vaincre Thanos toute seule, rien que parce que son pouvoir vient d’une pierre d’infinité et que Thanos possède les 6.

      • Hum, oui, tout à fait, j’ai un avis assez marqué (sur tout et n’importe quoi, j’ai vu tout récemment La Mule de C. Eastwood et l’ai trouvé formidable et j’ai de nombreux arguments pour, ou le court métrage Lila de C. Lascano super inventif) et franchement négatif pour ce film.
        Mais mon problème avec ce film est qu’il présente sans aucune idée intéressante le concept habituel du super héros qui se découvre et va botter les fesses des méchants à la fin. Si c’est bien fait, original, visuellement fou, le principe de l’éternelle histoire racontée d’une manière différente ne me gêne pas particulièrement.
        Mais ici, c’est tout plat.

        Si je prends l’exemple de Captain America (le premier film m’a vraiment ennuyé), on voit dès le départ que son corps ne lui permet rien. Il aspire à l’héroïsme, au sens du sacrifisme, mais se voit bloqué dans son élan par son corps défaillant. Il acquiert sa super puissance et peut la mettre au service de sa cause, rencontre son opposé et le vainc finalement, accomplissant son devoir et allant jusqu’à se sacrifier à la fin.

        Ici, on a un personnage qu’on nous présente dès le départ avec des pouvoirs déjà puissants, comme une future élite qui aurait simplement un léger problème de contrôle de ses émotions. Puis, elle est balancée en tant qu’agent spécial et passe son temps à faire n’importe quoi.
        Incapable de la plus basique infiltration, d’accord, mais de là à se montrer incapable de faire profil bas sur une planète « de pouilleux » et de balancer des blasts de photons à qui mieux mieux, parfois juste pour le LOL (la scène dans le bar). C’est le plus mauvais agent spécial qui soit et son attitude toujours supérieure n’est contrebalancée par rien. Dès que le scénario la met un peu dans une situation difficile, et encore, elle s’en sort par la violence, sans réfléchir, sans considération morale d’aucune sorte.
        La récupération de sa mémoire est visiblement un objectif secondaire qui la laisse de marbre, la découverte qu’elle travaille pour le camp des oppresseurs la laisse indifférente et juste à la fin, elle utilise ses pouvoirs en mode adolescente, façon God mode, en s’amusant à tout défoncer, alors que bon, elle massacre une armée à elle seule. Pareil, ses anciens collègues passent en mode « méchants à dézinguer sans sourciller » sans aucune vraie tension.
        Franchement, le point sur lequel les femmes avaient encore à faire leurs preuves dans l’armée à cette époque ne me paraît guère important. Surtout qu’elle n’est même pas la seule, la pilote noire le peut aussi, donc à aucun moment on me montre le côté extraordinaire. Elle en bave juste avec la scène de la corde, ce qui est bien maigre et réducteur. Donc le choix de l’époque me paraît sans intérêt, alors qu’il est sensé être signifiant.
        Si ce n’était que cela, je serai parfaitement indifférent. Mais quand l’actrice balance ses tirades maladroites à tord et à travers et que toute la communication du film se fait sur : « regardez, c’est extra, enfin le film de super héros au féminin que vous attendiez depuis des lustres », non, ça passe tout de suite beaucoup moins bien.

        Et quand je parlais d’un antagoniste sexiste, c’est qu’au vu de ces déclarations multiples avant et pendant la distribution du film, on s’attend à un combat des sexes. Donc marquer clairement cet élément aurait clarifié un peu les choses.

        S. Weaver n’est selon moi pas la femme la plus qualifiée pour gagner un concours de beauté. Je n’ai jamais écrit ou pensé qu’elle manquait de charme, mais cela n’a jamais été son atout. B. Larson joue beaucoup plus de sa plastique. En fait, je différencie sensiblement le charme et le charisme de la pure apparence physique. Si je dois comparer les deux personnes, B. Larson est bien plus proche de la bimbo (modèle de quasiment 100 % des super héroïnes) que ne l’a été S. Weaver. Par contre, niveau charisme, donc impression, mon choix est très clair. Mon point était d’insister sur le fait qu’une femme n’a pas besoin d’avoir tous les atouts pour être une héroïne ou un modèle de femme forte.

        Ici, Marvel n’a évidemment pris aucun risque, mais ils auraient pu choisir une actrice plus subtile. G. Gadot en Wonder Woman m’a bien plus convaincu, car elle réussit à cumuler apparence sculpturale et puissant charisme. Je n’ai eu aucun ressenti de la sorte avec Captain Marvel.
        Pourquoi j’en fais un petit fromage ? Parce que si on ne m’avait pas présenté le produit comme un simple film de super héros tout à fait moyen (et fort médiocre au niveau scénaristique, même en étant gentil sur les faiblesses scénaristiques inhérentes à tout film), mais comme l’apparition d’une icône féministe, il n’y aurait rien pas grand-chose à dire. Marvel voulait son Wonder Woman, à savoir : un film de super héros avec une femme dans le rôle titre (sans autre héros qu’elle), avec un message féministe valable. Je n’ai rien contre, mais j’attends un produit de qualité, parce que j’ai fort apprécié Wonder Woman. Et de mémoire, peu de monde attendait vraiment Wonder Woman. Pourtant, il a fait un carton.
        Et que je fais du jeu de rôle depuis des plombes, que je m’amuse personnellement à écrire nouvelles et scénarios et que quand je vois une histoire aussi banale, écrite avec des personnages bancals et un visuel bateau, et bien je me sens quelque peu floué. Et surtout, j’attendais une vraie explication quand à l’absence du personnage dans l’univers Marvel. Là, c’est vide.

        Donc oui, je réagis plus vertement que face à un Ant-Man bouche-trou (que je n’ai d’ailleurs même pas vu).

    • Très bonne critique, je plussoie. C’est en grande partie ce que je reproche à ce personnage et à ce film, entre autres partis pris ridicules : il est surpuissant du début à la fin, aucun suspens, aucune épreuve, rien. C’est une sorte de condensé de magie pure (qui d’ailleurs n’a pas vraiment de charisme en soi, genre oh tiens je contrôle une sorte de lumière divine absolue qui me rend surpuissante et capable de tout faire sans aucune contrepartie, chouette) qui la rend absolument insensible à quelque menace que ce soit, surtout dans ce film où les autres protagonistes se battent à échelle « humaine » (je veux dire par là sans pouvoirs spéciaux de combat, en excluant les transformations puisqu’elles ne servent à rien en combat).

      J’ai vraiment peur pour endgame, dire qu’ils avaient enfin fait un film intéressant avec infinity war.
      Captain marvel arrive avec ses gros sabots pour rappeler que l’intelligence, la subtilité et la finesse, c’est pas le fort de Disney.

    • Y’a un truc que je pige pas dans ton commentaire, c’est toute la critique sur Captain Marvel dans le futur Endgame ?
      Il n’est pas encore sorti, seul ce film qui raconte l’origine story est sorti, donc pourquoi parler du fait qu’elle ne vieillit pas, qu’elle ne connaît pas encore toute l’étendue de ses pouvoirs, qu’elle part « faire du rien pendant 25 ans », etc ?
      Ca n’a pas de sens vu que le film se déroule sur un laps de donné donné très court…

      Je gage qu’il y aura diverses explications sur tout ça dans Avengers Endgame, voire même dans un Captain Marvel 2.

      Et effectivement, le truc du pouvoir de CM donné par une pierre d’infinité qui va se retrouver confronté à Thanos qui possède toutes les pierres d’infinité, on le voit venir, c’est hyper téléphoné. Mais peut-être serons-nous surpris, qui sait !
      En tous cas, même si j’ai trouvé ce film très moyen et basique, je suis curieux de voir Carol Danvers avec les autres Avengers

      • C’est une terrienne, elle disparaît pendant 25 ans sans qu’aucune explication ne soit donnée, alors même que la terre courre à plusieurs reprises de très graves dangers comme vu dans plusieurs films, que ce soit les avengers, captain america ou iron man. Donc oui, c’est juste un vide qui arrange les scénaristes et la comparaison avec solo est très bien trouvée, genre le personnage a disparu dans le néant distordu pendant tout ce temps où il aurait pu et dû être présent pour changer les choses, et on ne donnera jamais aucune explication sur ce qu’il foutait.

        L’étendue de ses pouvoirs reste un mystère à la fin du film pour elle comme pour nous, je vois vraiment pas ce que endgame vient foutre là dedans.

        Il dit qu’elle ne vieillit pas car on la voit dans la scène post générique dans le présent, où elle n’a pas pris une ride + des trailers d’engame confirment qu’elle aura exactement la même tronche que 25 ans plus tôt. Faut suivre.

        Et effectivement, le fait qu’elle ne foute rien pendant 25 ans alors qu’elle a fait énormément dans le film supposé se dérouler dans un laps de temps très court accentue d’autant plus l’aberration de ce vide scénaristique.

        Vous gagez qu’il y aura diverses explications, espérons le, parce que pour l’instant en plus du fait que le film en lui même soit nul à chier, il menace gravement l’équilibre scénaristique du MC.

      • C’est bien ce que j’ai écrit. A quoi bon ramener Endgame dans l’histoire alors qu’il n’est même pas encore sorti ? Tout le reste n’est que supposition en attendant (à moins que t’arrives à prévoir l’entier d’un film juste avec des trailers ?).
        Tu n’attends quand même d’un seul film qu’il dise et résolve tout quand même ? Sinon il ne resterait plus grand chose à raconter sur elle.

        Je te trouve vachement méprisant dans tes réponses.
        On peut avoir un avis différent et poser des questions/réponses sans se ramasser la condescendance d’une personne qui croit tout savoir aussi ?
        Faut te détendre, c’est qu’un film.

      • Mais ? C’est pas possible, c’est une condition nécessaire la dissonance cognitive pour être défenseur de ce truc ? Qu’est-ce que tu nous emmerde avec ta focalisation sur endgame alors que ça concerne 2 phrases que je me suis tué à t’expliquer juste avant ? Qu’est-ce que tu ne comprends pas là-dedans, comment c’est possible ?

        Il s’agit pas de tout savoir, à un moment donné quand vous faites des commentaires complètement stupides du genre on va pas vous parler comme à des académiciens. J’veux dire là c’est quand même incroyable d’avoir une capacité de compréhension aussi faible.
        Il s’agit pas d’avoir « un avis différent », ton avis n’est différent en rien de quoi que ce soit, tu te contentes de bloquer sur des questions auxquelles l’on a déjà répondu et tu en poses d’autres qui sont en fait des questions rhétoriques déguisées accessoirement complètement stupides, pour tenter de mettre à bas le raisonnement vu plus haut, puis tu t’acharnes dessus quand bien même on t’explique que ça n’a aucun rapport.

        D’ailleurs c’est toujours le même type de profil qui ne peut s’empêcher de tutoyer des inconnus, ça doit aller ensemble. De même pour le « faut se détendre », visiblement ça a pas très bien réussi à vos cerveaux de « se détendre ».
        Pour le reste je « te » rassure, je suis tout à fait détendu, tenter d’expliquer des raisonnements logiques de CE2 à des adultes supposés doués d’intelligence, puis éventuellement m’agacer de leur débilité profonde et me montrer un brin méprisant par écrit n’affecte en rien cet état. C’est le genre de phrases qui fait cool au lycée « faut se détendre, gros », du coup dans la tête de certains ça vaut encore comme la répartie ultime, mais ce n’est pas le cas.

    • -Qualifier une réponse de « lambda » ne constitue pas un argument.

      -Pour la dernière fois, puisque vous semblez réellement faire semblant de ne rien comprendre, captain america n’a pas le début du quart des pouvoirs de captain marvel et ne dézingue pas toute une armée surpuissante dans l’espace à lui tout seul. Toute votre pseudo justification sur l’originalité des deux personnages est hors sujet puisqu’on parle de la comparaison de puissance.

      -Elle n’est absolument JAMAIS mise ne serait-ce qu’un tout petit peu en danger, à aucun moment du film. A titre de comparaison, thor dans thor 3 (qui était pour moi la plus grosse bouse de marvel avant que je ne sois amené à voir CM) est bien plus mis en danger que CM. Ici, elle a simplement à se servir de ses pouvoirs et pouf, terminé. D’ailleurs Brie Larson ne fait même pas semblant de croire à elle même à son intrigue, arborant tout le long sa moue ridicule même dans les situations de pseudo danger (situations où elle n’est jamais blessée et dont elle se sort… dès qu’elle décide d’utiliser ses pouvoirs, ce qu’elle peut faire sans aucune restriction, en permanence).

      -Encore une fois, comment osez vous comparer CM avec le personnage le plus faible des avengers, à savoir la veuve noire ? A quel moment la veuve noire élimine à elle toute seule une armée spatiale surpuissante ?
      De plus, la veuve noire est maintes et maintes fois dans des situations de danger, du fait de sa faiblesse. Vous faites exprès de dévier le sujet du « danger » aux « égratignures » en butant sur ce mot au pied de la lettre, quand bien même il s’agit d’une expression. Je m’en fiche que disney ne veuille pas montrer scarlett blessée, à la limite ça les regarde, mais elle n’a pas toutes ces incohérences majeures qu’a CM, encore une fois vis à vis du fait de n’être absolument jamais en danger et de dézinguer n’importe qui sans aucune conséquence ni séquelle.

      -« Je n’ai jamais vu d’avengers gravement blessés A PART tony stark, war machine quicksilver » (qui finit par mourir hein, on le rappelle). Donc déjà de vous même vous sortez 3 exceptions, auxquelles je rajouterai non seulement thor (qui perd son œil dans thor 3, ça aussi c’est disney friendly ?) mais aussi la mort de plusieurs méchants qui est parfois explicite et sanglante (killmonger, Klaue, entre autres). Donc non, ce n’est pas une excuse.

      -Là vous faites très fort, je vais vraiment finir par croire que vous êtes atteinte de dissonance cognitive, ou que vous faites preuve d’un QI remarquablement bas. Je n’ai absolument jamais dit que Sigourney Weaver était loin d’être un thon (expression qui sous entend que la fille est belle voire magnifique), j’ai dit que ce n’était pas un thon absolu (ce qui signifie qu’elle n’est pas physiquement abominablement moche et repoussante, elle est relativement banale en somme).
      De même, l’extrait du message de l’auteur que vous citez était une parenthèse pour exprimer son admiration pour le personnage de Sigourney Weaver, parenthèse que vous n’avez visiblement pas comprise puisque vous sautez dessus pour faire la comparaison avec CM et demander en quoi Brie Larson est une top modèle.
      Encore de même, mon exemple de Charlize Theron répondait à votre message et non au sien (que j’avais compris dès le début) puisque Theron dans son personnage de furiosa a le crâne rasé, un bras en moins, et ses courbes féminines ne sont jamais mises en avant, y’a plus glamour quand même. Pour vous réexpliquer puisque vu votre capacité de compréhension jusqu’ici je mettrais ma main à couper que vous passerez encore à côté : vous sous entendiez qu’un personnage de femme forte à la Sigourney Weaver ne marche que parce que l’actrice est bonne et mise à son avantage, je vous répondais avec cet exemple que non, ça se joue ailleurs.

      -Pourquoi relever la question de l’époque ? Parce que le film insiste sur le rôle des femmes qui, bien que discriminées, peuvent se montrer tout autant voire plus compétentes que les hommes, et il prend en exemple toute cette histoire d’armée et de pilotes. Mais comme déjà à l’époque le progrès à ce niveau là avait déjà parcouru un bon chemin et était toujours en marche, le contraste est nul et d’ailleurs personne ne le pige, là où comme disait l’auteur, le contexte du film wonder woman est beaucoup plus parlant et créé un meilleur contraste.
      D’ailleurs petite parenthèse sur wonder woman : le film est quasi similaire à CM à bien des égards, dans le message, dans le personnage (meuf perdue qui se découvre des pouvoirs extraordinaire et qui s’affirme au long du film) ainsi que dans une certaine mesure dans les personnages secondaires, pourtant il est bien mieux traité. Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas sacrifié son intrigue et son scénario à une volonté absolue de montrer que le personnage femme est surpuissant et que rien, et surtout pas le méchant homme blanc, ne pourra l’arrêter. Dans Wonder Woman, le méchant (Arès il me semble) est pourtant lui aussi un homme blanc et se fait lui aussi botter le cul par la fille de Zeus, sauf que … il a de vrais pouvoirs, constitue un vrai méchant en termes de résistance et elle en chie clairement pour le vaincre + elle perd beaucoup dans la bataille notamment avec la mort de son amour qui se sacrifie. Le film a aussi des défauts, mais il est à des années lumières de CM et avait d’ailleurs posé beaucoup moins de problèmes, même chez les gros cons misogynes.

      -Soulève des situations que jamais l’on ne voit lorsque le héros est de sexe masculin : Hein ? Vous rigolez ? Vous pensez sincèrement que c’est l’unique raison qui pousse à la critique de ce film ? De plus c’est faux pour les 9/10ème de ces situations

      -Fury est inutile + non, les personnages secondaires ne sont pas toujours aussi inutiles et merdiques que dans captain marvel, et arrêtez d’essayer à tout prix de caser votre sophisme de la misogynie partout ça en devient ridicule.
      On a vu Carol Denvers détruite la flotte, et on a vu après qu’elle n’avait aucune égratignure, je ne sais pas ce que vous cherchez à prouver en noyant le poisson de la sorte.
      C’est bien son full power qui lui a permis de tout faire, puisque rien ni personne ne peut lui résister, à tel point que c’est les méchants du début qui ne lui voulaient même pas spécialement du bien qui l’ont aidé malgré eux à se souvenir de ce passé et à débloquer son pouvoir uniquement parce qu’elle était trop puissante pour qu’ils mènent leur plan à terme (même si elle les y aide par la suite dans le film). Tout ce que fait fury est inutile, comme le montre d’ailleurs le film lui-même (à se demander s’il prend vraiment ses spectateurs pour des cons vu le nombre de fois où il montre ses propres incohérences, ou si les scénaristes sont vraiment complètement teubés) lorsque CM détruit les portes après que fury se soit cassé le cul à faire tout son bricolage pour l’empreinte digitale.

      -Moi aussi je peux dire n’importe quoi puis prétendre que si on me prend à parti c’est parce que je suis noir, blanc, arabe, un homme ou une femme. Ca ne rendra pas pour autant vraies mes allégations.
      De plus je me moque éperdument des imbéciles qui emploient ce terme de « féminazies » à tort à travers, ils ne valent souvent pas mieux que celles qu’ils critiquent. Vous savez, un peu comme celles qui insultent de misogynes à tout va dès que quelqu’un ou quelque chose ne leur plaît pas.

      Comme dit plus haut, c’était mes dernières réponses à vos commentaires, je n’arrive toujours pas à déterminer si vous vous foutez de ma gueule avec une mauvaise foi cosmique ou si vous êtes juste simple d’esprit et parlez de choses que vous ne comprenez même pas, mais dans les deux cas c’est de la pure perte de temps et j’ai déjà bien trop écrit ici.

      • OK on a bien compris que vous n’aviez pas aimé Captain Marvel je crois…

        Sinon, c’est clair que WW est en sang et vachement en difficulté dans son film… De même que son brushing (et avant que vous ne m’attaquiez sur le sujet, j’ai bien aimé WW).
        De même que Thor, aussi très très en difficulté dans son premier film…
        Pour Captain America, manifestement puisque vous ne savez pas lire, on n’est pas dans une comparaison de pouvoir, mais dans une comparaison d’un humain normal à qui on file (par hasard ou pas) des super-pouvoirs, j’insiste pourtant bien là-dessus tout du long (mais là aussi, vous faites de la sélection).

        Et si je ne me foutais pas de votre gueule au début, j’en ai de plus en plus furieusement envie pour le coup…

        Captain Marvel jamais en difficulté, ah bon ?
        Pourtant, ses cheveux sont défaits à de nombreuses reprises, on lui voit le nez en sang (bleu à cause de la transfusion) et ses pouvoirs soi-disants infinis (ce qui reste toujours à prouver) ne servent à rien si elle ne sait pas contre qui elle doit les déchainer, ce qu’elle apprend tout le long du film…

        Mais vous avez raison, on va s’arrêter là je pense (en tous cas moi).

        Bonne route !

      • Ah, non ! Continuez tous les deux : j’ai acheté un gros pot de popcorn tout frais et vos disputes sont plus intéressantes que le film lui-même visiblement. Show must go on !

    • Pour le prestige, je suppose ? Si ladite IA est réellement le boss de l’Empire, ça justifie bien son petit palais. L’importance des symboles, toussa …

  17. Quand j’ai vu l’affiche avec le chat j’étais persuadée que c’était un montage, et même pas !

  18. Euhhhh;;;; :-) Je relis tous les commentaires qui ont suivi et je me pose beaucoup de questions… Loin de moi de faire dans le « bon misogyne » ou « l’ultra féminisme », mais il me semble que pilote d’essai (pour quelle cause que ce soit nous sommes d’accord..) c’est pas le boulot du premier pilote venu… J’oserais dire que pilote d’essai, c’est une très grosse « qualif » (enfin je crois, je ne pense pas qu’on file un zing à moult millions de dollars au premier licencier en vol…) Donc au delà de ce que j’ai pu lire avant, elle n’est pas une caution féministe ou le raté du sexisme ambiant local… Même si pas mal d’erreur de scénario, des trucs qui se télescopent ou bien des invraisemblances, bah je n’y vois pas, du moins mon petit cerveau étroit ne voit pas, un quelconque « j’ai mis en place une nana pour vendre le film, même si ca fait genre » (même si originellement, bien avant Marvel, ce rôle était dévolu à un homme chez Whizz… oui là, vu l’époque, on était dans le machisme…) Elle a donc, bien avant son apparition de super-héroïne, un rôle bien placé dans une société « large d’esprit »… (j’ai tout de même mis des guillemets… :-p)
    Après, je ne sais pas… Je lis le spoile, je me marre, et je n’irais pas voir ce film, parce que avant tout, j’ai une super-héroïte aigu et une star-warsentérite avec le flot de ce qu’on nous propose à l’heure actuelle, c’est tout… (je ne le dis pas trop fort, mais je suis allé voir des films après le spoile de OC…^^) ;-)

  19. « Car Kreestian ne veut pas avouer que pour lui, l’Intelligence Suprême prend la forme du Joueur du Grenier. »
    C’est tellement gratuit :D

  20. Ca me fait bien marrer de voir débattre et argumenter sur ce navet (impressionnante série de commentaires longuets). Je ne pensais d’ailleurs voir le mot sophisme dans un commentaire concernant un film de super héros…

    En ce qui me concerne je continue de rire et d’économiser des sous en lisant ces spoils…

  21. J’ai bien réfléchi. Je crois que la réalisatrice n’a pas essayé de faire une histoire scientifiquement crédible. Même problème avec le scénario a été fait après coup pour prétexter les scènes qu’elle voulait tourner.
    Je trouvais que la soi-disant intelligence suprême avait un petit coté Hitler.
    Le film a montré le bon côté des années 90. Une époque avec moins de pauvres qu’aujourd’hui, moins de téléphones portables, des dirigeants qui pouvaient passer pour intelligent. Un âge d’or.
    J’avais le choix entre Captain Marvel ou bien me tenir la tête pendant 3 heures en essayant de ne pas parler à des personnes imaginaires.
    Donc de mon point de vue j’ai apprécié le film. De la même façon que j’aime boire un coca dans un centre commercial. Ça a été très dur mais je me suis échappé.

    • « De la même façon que j’aime boire un coca dans un centre commercial. »
      Ne cherche plus, le problème viens de la.

  22. Pourquoi n’y ai-je pas pensé avant ?? Merci, je note ta réponse ! Quelque part, elle parait très censée. C’est brillant. Ça va beaucoup m’aider.

    (Pourquoi le titre « Herr » ? Nous ne sommes pas dans un pays de langue germanique)

    • Et pourquoi pas ? On est pas dans un pays d’alignement de lettres improbable (encore que, le XXieme siècle…) et pourtant t’as choisi « Esten Aph » comme pseudo.

  23. D’ailleurs, nous sommes le 1er avril, mais ce n’est pas une blague de ma part… Cela fait plusieurs jours que je vois, comme un écho en réponse de mon commentaire sur le capitaine Marvel d’origine, le personnage, tout de jaune et rouge vêtu, avec son nom sous licence Marvel, donc Shazam, apparaître sur les pubs des abris bus… Alors j’ai regardé le « teaser »…^^… Je vous en supplie, OC, ne faites pas de spoile sur ce nouvel opus… Laissez ça à Nanardland… Parce que sinon, vous n’aurez jamais fini d’écrire avant le 31 décembre… ( Nom de Zeus, ils vont faire pire…)!!!!! :’-(

  24. « Rappelons que Nick Fury travaille pour une unité ultra-secrète chargée de ne s’intéresser qu’à des choses qui, justement, sortent du domaine du connu. Et là, on nous explique que face à l’inconnu… il n’y croit pas plus que n’importe quel péquin de base. »

    Non !!! Je m’insurge face a ce mensonge !!!
    Le Shield est une agence d’espionnage, de renseignements, d’intervention et de contre-terrorisme (issu de la section scientifique de reserve, certes, mais pas a but scientifique). Pour Nick Fury a ce moment la, le seul truc chelou dont il a pu entendre parler est une vague histoire de super-soldat pendant la seconde guerre mondiale, rien de plus. De quoi quand meme le rendre sceptique quand une blonde en cosplay lui balance qu’elle vient de l’espace quand meme :D

  25. C’est pas possible que ce soit aussi mauvais… je vais me résigner à regarder cette bouse pour constater par moi-même son abyssale nullité.

  26. Je suis assez étonné des critiques (pas des évaluations mais de leurs contenus). Clairement, pas mal de gens râlent contre des trucs débiles dans un film tiré de BDs qui n’ont pas été écrites avec un énorme souci de crédibilité scientifique, ni de cohérence scénaristique.
    Il me semble qu’il y a des tas de trucs dans le film pour que ce soit cohérent avec la BD. Mais si ce n’était pas le cas, ce seraient les fans de la version BD qui seraient en train de râler… Bon, quand j’avais lu des histoires de Captain Marvel (dans le magazine nommé, avec beaucoup d’imagination, « Marvel ») à la fin des années 70, c’était un type un peu dans le style de Shazam, mais pas avec les mêmes couleurs, qui échangeait sa place dans un univers parallèle avec un ado, si celui-ci claquait ses 2 bracelets magiques…
    Pour le départ du vaisseau Kree à la fin du film, je ne pense pas qu’ils aient déjà le super moteur de la mort qui tue; mais comme ils ont Captain Marvel pour les défendre, ils peuvent se permettre de quitter leur camouflage et commencer leur voyage (de toute façon, le Krees savent où il se cachaient).

    Et dans l’absolu, j’ai bien aimé la critique (mais c’est quand même très loin d’être la meilleure de l’Odieux), mais également le film.

  27. Jude Law conscient de sa baisse de swag dans l’acting game s’est (comme tout le monde) mis à la muscu. Lolilol quoi.

  28. Il manque de quelque chose dans ce spoil…..
    Est-ce l’habitude d’en lire ou le fait que les mêmes errances scénaristiques appellent les mêmes type de blague de la part de l’OC?
    La lassitude finit par toucher tout à chacun, et je me prends à largement préférer vos interventions sur le monde politique, vos références à l’histoire de la 1ère GM.
    Merci pour votre travail et votre investissement, je ris tout en ne reniant pas mon appétit sans doute imbécile, pour ces films qui ne font que reprendre les BD de mon enfance.
    Très cordialement l’OC.

  29. Captain Marvel, c’est une bonne déconnade, très sympa, qui suggère que Fury et consorts sont des gros mythomanes – mais justifié, quand même, faut pas rire – bref c’est réaliste. En dehors de ça, c’est vachement féministe: une vraie femme, c’est un type qui baise avec personne, avec des cheveux mi-longs, qui pilote des bagnoles, des motos et des avions de chasse et qui pête la gueule au système… bref, c’est Tom Cruise en blond, on comprend plus rien, quel rapport avec quoi que ce soit? Autre problème, c’est pile le genre de personne qui me plait. Mais bon ça me regarde.

  30. Bon, pas vu le film, car ma femme en a marre des films de super héros (ça fait 8 ans qu’on en voit, et je précise que ce n’est pas que ma faute). Du coup, peut on me dire si Carol est aussi stupide que présentée par l’Odieux Connard, ou s’il en rajoute beaucoup ? (mauvaise foi oblige)
    De toute façon, si j’ai échappé à un autre Thor 3 ça me va. Je remercierai ma femme comme il se doit pour m’avoir permis d’éviter ce truc. Sans doute qu’elle me demandera une partie sur « Don’t Starve Together ».

    • C’est vraiment nul à chier, franchement je dirais qu’à certains égards c’est même pire que thor 3, au moins dans thor 3 y’avait une vraie méchante relativement crédible (en termes de menace).
      L’OC pour moi n’exagère en rien et il omet même certains trucs, heureusement que je suis pas allé voir cette merde au cinéma…

  31. A la première lecture, en arrivant sur l’image « l’une des affiches officielles » j’ai cru que c’était du 2nd degré.
    J’ai trouvé que l’OC était balèze en création d’affiches et méritait une place de graphiste chez Disney.

    Après une rapide recherche, j’ai compris que c’était REELLEMENT une affiche officielle…

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