Caquaman

L’Atlantide.

Une civilisation légendaire et fort avancée qui aurait existé il y a des milliers d’années. On raconte que dans les rues d’Atlantis, sa capitale, il était impossible pour un citoyen de faire plus de quelques pas sans croiser un philosophe, un scientifique ou un artiste de génie. Les autres peuples de ce bas-monde étaient encore plongés dans l’obscurité des premiers âges que les Atlantes travaillaient déjà sur des machines plus avancées que celles de notre ère. 

Mais au loin, un grondement sourd menaçait cette douce utopie.

Chaque nuit, il se faisait un peu plus fort. Et peu à peu, la joie de vivre quittait les rues de la ville, remplacée par une lourde anxiété. Car chacun sentait bien au plus profond de son âme qu’une terrible catastrophe guettait. Et en effet.

Car ce grondement sourd, ce n’était autre que le gros intestin de Dicicomik, un petit artiste d’Atlantis, qui s’apprêtait à pondre un étron si monstrueux que même lui en serait horrifié.

Et une nuit, cela arriva : Dicicomik accoucha du script d’Aquaman.

On raconte que les Atlantes devinrent fous à sa vue, et qu’une vague de suicides gagna les rues. Mais c’est une autre vague, plus grande encore, qui se préparait au loin : les dieux eux-mêmes, insultés par la simple existence de pareille bouse, décidèrent de couler la ville dans l’espoir que jamais personne n’aurait à subir la chose à nouveau. Toute l’île disparut sous les eaux, et lorsque l’aube se leva sur l’Atlantique, là-bas, loin au large des colonnes d’Hercule, il n’y avait plus la moindre trace de l’orgueilleuse civilisation qui s’était trouvée là quelques heures auparavant. L’océan était devenu sa tombe.

Les siècles passèrent, et voici que l’humanité, toujours aussi audacieuse qu’imprudente, déchira le voile des eaux pour explorer les fonds marins. Et la légende raconte qu’elle y découvrit la seule chose que même l’océan ne pouvait entièrement dissoudre :

Le script étronique d’Aquaman.

Et pire, quelqu’un trouva 200 millions de dollars pour le réaliser.

Alors, les dieux avaient-ils tort ? Ou bien est-ce que la simple vue d’Aquaman donne envie de déguster un tsunami dans les gencives ?

Ni une, ni deux : spoilons, mes bons !


L’affiche. Je ne sais pas vous, mais personnellement, rien que les couleurs me donnent envie de ne pas aller plus loin.

Tout commence lors d’une nuit de tempête il y a bien des années, au phare de Ploumanac’h. 

Un fier gardien de phare est occupé à s’assurer que ses volets restent bien attachés s’il ne veut pas qu’ils finissent à nouveau encastrés dans la façade de la mairie de Trégastel, lorsque soudain, il repère quelque chose échoué sur les rochers en-dessous de lui.

« Que… mais ? Bon dieu, j’ai jamais vu un aussi gros mérou ! »

En s’approchant de plus près, notre héros constate que le mérou est non seulement particulièrement impressionnant, mais qu’en plus, il porte de longs cheveux blonds, dispose de nageoires en forme de bras et de jambes, et ressemble à s’y méprendre à une damoiselle. Mais une damoiselle armée d’un trident, portant une profonde blessure au bidou, et plutôt inconsciente. Le gardien, que nous appellerons Yann, se dit que dans le doute, il va la ramener chez lui.

Seulement voilà : la bougresse reprend brièvement conscience une fois à l’abri, mais se montre fort peu coopérative. Ainsi, elle balance son trident dans la télé alors que Yann voulait simplement regarder Thalassa pénard, menace de lui claquer la truffe, mais heureusement pour notre ami breton, la filoute a perdu tant de sang qu’elle s’effondre comme une grosse bouse sur le tapis.

Lorsqu’elle se réveille le lendemain… elle est toujours chez Yann ? Pas du tout à l’hôpital ? Vite ! Elle constate que le gardien du phare s’est contenté de la coucher dans le canapé du salon… et de la couvrir d’un plaid. 

Justement, le voici qui arrive avec le petit déjeuner.

« Ah ! Vous êtes réveillée ? Et c’est moi où vous venez de gober un de mes poissons rouges ?
– …
– Bon, en tout cas, je suis content de savoir que vous allez mieux. Vous étiez en sale état hier.
– …
– Oooh, ne me regardez pas comme ça. Ouiiii, je sais ce que vous vous dites : « Alors que j’étais gravement blessée et que j’avais sûrement dérivé des heures dans l’eau glaciale, ce que ce couillon a trouvé de mieux pour me soigner, c’est deux sparadrap sur mon trou dans le bidou et un plaid par-dessus. ». Mais vous avez déjà joué à Baldur’s Gate ? Hé bien une nuit à l’auberge, ça guérit tout plus sûrement que n’importe quel hôpital. Ne sous-estimez pas le pouvoir de guérison d’une nuit plaid-canapé. »

Et le script de nous assurer qu’en effet : une nuit sous un plaid et notre amie est comme neuve. Et dire que la recherche contre le cancer piétine alors que la solution était depuis le début sous nos yeux, et qui plus est, en pilou. Mais revenons à la passionnante discussion qui s’ensuit.

« En attendant, j’étais bien surpris de te trouver là hier soir, gros mérou. Qu’est-ce qu’il s’est passé ? C’est parce que j’ai jeté trop d’appât dans l’eau hier soir, c’est ça ? 
– Écoutez, il y a méprise, je ne suis pas un mérou.
– Apapap, on ne me la fait pas. Les blondes, ça échoue au casino Perros-Guirec, et les mérous, sur mes rochers. Si on commence à inverser, ça va vite être le bordel, tant les mérous sont mauvais au blackjack.
– Non, bon, écoutez, je vois qu’on est partis du mauvais pied. Je viens d’un royaume lointain qui est par bien des points à l’opposé du vôtre, et mon nom est dérivé d’icelui, car je suis…
– Normandou et tu viens de Normandie ?
– … que… non ? Non, écoutez : je m’appelle Atlanna et je viens de l’Atlantide, une civilisation super avancée.
– Sauf sur les prénoms.
– Hé, ho, hein, on va se calmer maintenant ! Je suis la fucking reine de l’Atlantide, espèce de plouc.
– Ploumanac’h.
– … seigneur. »

Heureusement, après quelques verres de chouchen, tout le monde se détend, mais pas de partout, et bientôt, Atlanna et Yann finissent par se rouler de gros patins. Et bien que Yann soit toujours persuadé qu’Atlanna soit un mérou, particulièrement au vu de ses dialogues qui lui donnent plutôt raison, et après le prompt renfort de cidre et de crêpes, Yann et son poisson finissent par s’accoupler. Neuf mois plus tard, un enfant naît de cette union : Arthur. L’apparence d’un humain, la jugeotte d’un poisson : il est à la croisée des deux mondes.

Les années passent, mais alors que l’enfant est tout jeune encore, voici qu’un soir, pendant que ses parents débattent de la situation géographique de Nantes, un mur explose. Voilà qui est peu banal, tant les murs sont plutôt connus pour être des voisins très tranquilles. Pire encore : un commando de types en grosses armures futuristes et avec des armes tout aussi avancées débarque, et pointe son artillerie vers Atlanna.

« Reine Atlanna ! Vous avez fui votre mariage arrangé, abandonné votre époux le roi ! Mais les lois de l’Atlantide sont strictes : vous devez rentrer avec nous.
– Jamais ! »

Et Atlanna de ressortir son trident pour meuler la truffe des margoulins, ce qu’elle fait avec brio. Mais une fois leur compte réglé, elle doit tout de même s’expliquer avec son mari. Bon, elle pourrait aussi régler ça au trident, mais elle a fini par s’y attacher, allez savoir pourquoi.

« Yann… voilà. Tu sais tout. La nuit où tu m’as trouvée sur les rochers, c’est parce que je m’étais enfuie de mon propre royaume, où j’étais… 
– Tu veux dire que c’était pas à cause de l’appât, alors ?
– … Yann, nous avons déjà eu cette conversation. Je ne suis pas un mérou.
– Pourtant, lors de la conception d’Arthur, je me souviens qu’à un moment, tu as gobé le… »

Tatata, je n’écoute plus. Accélérons un peu, voulez-vous.

« … Atlantes bien meilleurs au blackjack. Mais, Yann, ce point éclairci, voilà, je me rends compte que je vous mets, Arthur et toi, en danger. Les Atlantes reviendront me chercher où que je me cache. Alors, mieux vaut que je retourne dans l’Atlantide. Et lorsque tout danger sera écarté, je reviendrai. D’ici là, prends-soin de toi. Et de notre fils. Car il a le sang d’un roi.
– Oui enfin pour l’instant, il est surtout en SEGPA. 
– Ah ben hé, j’ai pas dit roi de quoi. Bon, sur ce, j’y vais ! Bisous et n’oublie pas de réchauffer le poulet pour ce soir ! »

Et Atlanna de s’élancer sur le quai voisin du phare pour plonger et disparaître dans l’océan. Yann est tout triste. Il n’a plus qu’à retourner dans son phare et nettoyer tous ces cadavres d’Atlante qui traînent. Nul doute que personne ne reprochera ces quelques morts à la reine d’Atlantis : tous ces larrons s’appellaient Jean-Jacques. Il n’y a donc rien à craindre.

Les années passent cependant, et nous retrouvons Arthur qui à peine entré au collège, va visiter l’aquarium de Trégastel. 

Mais sur place, deux chenapans se moquent de lui car Arthur cause aux poissons, ce qui le fait, disons-le, un peu passer pour un con.

« Alors Arthur, on cause à ses amis des mers ?
– Laissez-moi !
– Ahaha, quel débile ! Et qu’est-ce que tu imagines qu’ils te racontent, tes potes à nageoires ?
– Eh bien, celui-là dit « Caca, caca », « celui-ci dit « Miam-miam », et celui au fond dit « Les vaccins, c’est un complot de l’industrie pharmaceutique. »

Communiquer avec les poissons, c’est une chose, mais ça reste des poissons : on estime que ceux-ci ont le niveau intellectuel d’un utilisateur de Facebook moyen. 

Toujours est-il que les garnements qui s’en prennent à Arthur en ont pour leur argent, car tous les poissons de l’aquarium, outrés qu’on s’en prenne ainsi à leur nouvel ami un peu con, se mettent à frapper les vitres derrière Arthur ou à se ranger en ordre de bataille, c’est selon. Les témoins sont forts surpris, et un peu effrayés par l’étrange pouvoir tout pourri de ce garçon. Qui fait s’interroger tous les jeunes gens présents d’un bruyant « C’est naze ton pouvoir ! Ça sert à quoi, man ?« . D’où le nom : Aquaman.

Ah, l’étymologie.

Sautons à nouveau quelques années si vous le voulez bien, et nous voici de nos jours.

Bien loin de la Bretagne, nous suivons ainsi un sous-marin russe qui est suivi par une espèce de petit submersible furtif ultra-sophistiqué qui a tôt fait de se percher sur l’appareil russe, et d’envoyer une équipe le prendre d’assaut. Une partie de l’équipage russe se retrouve ainsi à s’enfermer dans un coin du sous-marin pour se mettre à l’abri, pendant que l’autre est massacrée par le mystérieux commando d’assaillants qui distribue allègrement du pruneau à tout ce qui passe.

Les malandrins finissent par ôter leurs masques et se féliciter de cet assaut réussi. Le capitaine des pirates sous-marins reçoit ainsi les félicitations d’un pirate plus âgé.

« Bravo… mon fils ! Tu es le digne commandant de cette équipe ! Tu as encore mené cette opération d’une main de maître ! Laisse-moi te remettre… ce petit couteau.
– Je n’en ai pas besoin, père. J’ai déjà une grosse lame de la mort avec moi.
– Non, mais ce couteau a une histoire… laisse-moi te la raconter. »

Moi aussi, j’aime bien raconter des histoires au milieu de mes opérations commandos. C’est un excellent moment pour faire ça.

« Mon père, ton grand-père, était plongeur durant la Seconde Guerre mondiale. Il était redoutable ! Au point qu’on le surnommait « Manta ». Mais, après la guerre, son pays l’a oublié… alors il a décidé de vivre de son talent en se faisant pirate. Quand j’avais ton âge, il m’a donné ce couteau, son arme de plongeur. Et maintenant, je te le transmets. Et à ton tour, tu es désormais « Black Manta » le pirate.
– Manta ? Ouah, c’est vachement plus cool qu’Aquaman et l’étymologie pourrie de son nom !
– Oui… ton père était un grand buveur. Il adorait le sirop de menthe. Il pouvait s’en enfiler des litres ! Il a d’abord été surnommé « Menthe à l’eau », et a même inspiré une chanson d’Eddy Mitchell. Et puis bon, comme c’était chiant au moment de plonger de crier « Menthe à l’eau, à l’eau ! », on a fini par simplement l’appeler « Manta ».
– Okay, j’ai rien dit. »

Moi aussi je fais cette tête là quand un mec insiste pour me raconter l’histoire de son canif en pleine mission.

Mais soudain, quelque chose percute le sous-marin de plein fouet, et une terrible secousse jette tous les margoulins au sol ! Et ce quelque chose… c’est Arthur, notre Aquaman favori ! Usant de sa super force, de sa capacité à se mouvoir sous l’eau sans encombre, et d’une propulsion largement aidée par un repas qui le ballonne, il pousse le sous-marin jusqu’à la surface, puis cela fait, arrache une écoutille et rentre distribuer des baffes à tous les vilains pour libérer le gentil équipage. Balles et coups de couteau ricochent sur lui car son corps est fort solide pour aller dans des profondeurs inconnues (ce qui a dû rendre très difficile le boulot de son tatoueur, mais hein, bon), et bientôt, il a claqué la truffe de tous les pirates. 

« Aquaman ! » s’exclame joyeusement l’équipage lorsque le grand barbu tatoué et torse nu vient les sauver du recoin où ils s’étaient enfermés. Après avoir évacué tout ce petit monde, Aquaman retourne vérifier qu’il n’a oublié personne dans le sous-marin désert et… tombe sur le capitaine du commando et son papounet ! Qui s’étaient probablement cachés sous un tapis ou dans un tiroir à chaussettes pendant que leur équipe se faisait massacrer. À défaut d’avoir les yeux couleur menthe à l’eau, j’en connais au moins deux qui ont le slip façon cacolac.

La bagarre reprend, et malgré toutes les ruses de papa pirate et de son fils, Aquaman leur claque la truffe, mais non sans que leur combat dans la salle des torpilles ne cause une paire de dégâts, comme une voie d’eau et une torpille qui tombe sur papa pirate et l’écrase à demi.

Fiston pirate se tourne vers Aquaman.

« Il est coincé ! Aidez-moi, ayez pitié ! Il va couler avec le sous-marin si on ne fait rien !
– Ouais enfin vous avez massacré l’équipage et essayé de me tuer, alors démerdez-vous, en fait. Allez, salut les copains ! »

Ce n’est vraiment pas très sympa, Aquaman. Mais ce dernier met les voiles, pendant que fiston pirate voit son papounet préférer se faire sauter avec une grenade que de mourir noyé dans le naufrage du submersible. Le nouvel orphelin et seul survivant de son équipe regagne promptement son petit sous-marin furtif, et s’en va, défait.

Alors que Aquaman, lui, tracte les canots de sauvetage russes jusqu’à la côte la plus proche, tel un dauphin, en plus barbu et moins malin.

Puis, comme notre héros décide qu’il a passé une bonne journée, il va fêter ça au bar en compagnie de son propre papa (propre, parce que lui n’a pas été dispersé par une grenade, par exemple). Et regarde à la télévision les médias raconter le sauvetage par le mystérieux Aquaman d’un équipage russe dont le sous-marin a coulé après une attaque de pirates, pirates ayant déjà volé un prototype de sous-marin furtif à la Navy. C’était donc de là que venait leur matériel fort sophistiqué. 

Mais pendant qu’Aquaman enchaîne les shots de cidre dans un obscur rade de Saint Guirec, allons au fond des océans, car il s’y passe des choses.

Le roi de l’Atlantide, qui a hérité de l’océan le charisme du mollusque, et que nous appellerons par conséquent Jean-Moule, attend un mystérieux rendez-vous avec sa garde personnelle au fin fond de ruines englouties. Est-ce sa promise qu’il souhaite voir ici ? Non ! C’est le tout aussi peu charismatique Nunusse, roi d’un royaume sous-marin voisin, qui vient visiter notre ami.

« Bonjour Jean-Moule, je… »

Stooop. Je me permets de marquer une pause, et j’annonce : Jean-Moule est méchant. Non, il n’a encore rien dit, mais je peux déjà le dire. Comment ?

  • Jean-Moule est blanc et blond, avec une tête d’aryen (donc plus ou moins nazi)
  • Jean-Moule chevauche un monstre marin à grosses dents
  • La garde de Jean-Moule chevauche de gros requins méchants

Alors qu’en face, Nunusse chevauche de gros hippocampes kikinous. Voilà. Vous n’avez plus besoin de l’intrigue, vous la maîtrisez déjà plus ou moins. Mais, dans le doute, reprenons.

« Bonjour Jean-Moule, je suis heureux de te voir. Pourquoi le roi de l’Atlantide veut-il me rencontrer ?
– Mon bon Nunusse, vois-tu, je pense qu’il est temps d’en finir avec les Surfaciens, qui ne font rien qu’à nous jeter des ordures sur la gueule toute la journée et à exterminer la faune de l’océan. Et je ne parle pas du pipi dans l’eau quand personne ne regarde ou des mecs qui font semblant de ne pas voir les poubelles de plage. Encore l’autre jour, j’ai failli m’étouffer en confondant un sac plastique avec une méduse.
– Mais ? Nous ne mangeons pas de méduses ?
– TU ME JUGES PAS ! Bon, bref, j’ai un super plan : et si on ratiboisait la surface ?
– Hmmmm… je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée. Et puis tu connais la règle : un roi doit avoir l’aval de quatre des sept royaumes sous l’océan pour pouvoir attaquer la surface. 
– Ben justement, avec toi, ça ferait… attends… un…. deux… oui, voilà : deux.
– Écoute mon p’tit Jean-Moule, je te vois venir avec tes gros sabots. Tu commences par moi, parce que sans moi, tu ne peux pas avoir les autres royaumes. Et voilà pourquoi. »

Et s’ensuit une explication où nous comprenons mieux de quoi il retourne et quels sont ces sept royaumes :

  • L’Atlantide, tout d’abord, dirigée par Jean-Moule, et le plus puissant des royaumes sous l’océan.
  • La Nunusserie, le royaume de Nunusse qui est… heu… l’Atlantide bis ?
  • Les Fishermen, un peuple d’hommes poissons plutôt portés poésie que guerre
  • Les Crabichous, un peuple d’hommes crabes, qui ont le goût du crabe, mais parlent comme des hommes
  • La Fosse, un peuple redevenu sauvage et tout pourri
  • Les Déserteurs, un peuple devenu… un désert
  • L’Indonésie, royaume sous l’océan à temps partiel

Nunusse explique qu’il sait que sans son royaume, l’Atlantide ne pourra pas faire plier les Fishermen, et que sans au moins trois royaumes, impossible de maraver les Crabichous pour les forcer à rejoindre l’alliance. Quant aux trois autres peuples, ils ont plus ou moins disparu ou quitté les règles des royaumes des mers avec le temps.

Nunusse reprend son explication.

« En plus, si tu as au moins l’aval de quatre royaumes, non seulement tu peux attaquer la surface mon petit Jean-Moule, mais tu pourras aussi porter le titre… de maître des mers.
– Ooooh, c’est juste un titre, vous savez, ça ne m’intéresse pas.
– Ah oui ? Et cette vidéo porno amateur où l’on t’entend crier « C’est qui le maître des mers ? » alors que tu copules furieusement avec une huître ?
– ÇA N’A RIEN À VOIR ! Et puis je… c’est cette huître, elle m’a forcé. »

Heureusement pour Jean-Moule, les réticences de Nunusse sont vite éteintes lorsqu’apparaît au loin… un sous-marin russe ! Qui se met à balancer de la torpille sur la petite réunion, et oblige nos amis de l’océan à le déboulonner à coups de trident pour qu’il arrête d’ouvrir le feu sur tout ce qui passe. Autant dire que la chose est vite réglée, tant sous les mers, personne n’est aussi agile ni puissant que les Atlantes et leurs alliés.

Une fois le sous-marin coulé, Nunusse est d’accord : la surface, en fait, ils sont un peu relous, et ils viennent d’attaquer les premiers. Il est temps d’agir. Jean-Moule propose, avec l’aval de Nunusse, d’utiliser ses grands pouvoirs de maître de l’Atlantide pour envoyer un message aux habitants de la surface…

Mais avant de voir de quel message il s’agit, retournons voir notre fier Aquaman.

Ce dernier a passé la journée à se murger au cidre avec papa, et c’est donc la vessie lourde mais le cœur léger qu’ils sortent du bar à la nuit venue pour rentrer chez eux. Papa étant un peu cuit, Aquaman l’installe sur le siège passager lorsque soudain… des eaux du port de plaisance voisin sort une splendide jeune femme si rousse qu’à ce stade, ce n’est pas qu’elle n’a pas d’âme : c’est qu’elle en doit une à quelqu’un. 

Le papa d’Aquaman, Yann, expliquant à son fils qu’un vrai gardien de phare ne quitte jamais son bonnet, même quand nous sommes en plein été, qu’il fait beau et qu’on est dans un bar.

Aquaman est perplexe, tant les jolies filles qui sortent des eaux des ports de plaisance à 23h30, c’est pas banal.

« Bonjour, Arthur. Ou dois-je dire Aquaman ? Je suis…
– Nan mais… vous voudriez pas prendre une douche d’abord ? Vous sentez le mazout et l’algue verte. Vous n’auriez pas pu sortir des eaux dans un coin un peu plus sympa ?
– Il suffit, petit malappris ! Car l’heure est grave. Je suis Mera et…
– Pffrrrrt…
– Quoi ? 
– Nan mais… Mera…
– Dis donc, tu veux qu’on parle d’Aquaman comme nom ?
– Ho… c’est pas la… pfrrrrt… Mera boire ! »

Après avoir cordialement pété la gueule d’Aquaman, Mera reprend.

« Je disais ? Oui, je suis Mera, et je viens de l’Atlantide. Je suis venue te prévenir, Arthur. Nous avons besoin de toi. Tu es le fils aîné de notre ancienne reine, et tu as par conséquent droit au trône.
– Alors oui, sauf que ça ne m’intéresse pas, merci.
– Tu ne comprends pas : notre roi Jean-Moule ton demi-frère veut déclarer la guerre à la surface ! Il faut l’arrêter.
– Ben arrête-le toi, alors.
– Je vois. Tu fais ta mauvaise tête. 
– Oui parce que ma petite Mera, figure-toi que si je n’ai jamais mis les pieds en Atlantide, j’ai appris un certain nombre de choses grâce à un ami de ma mère qui en vient et m’a rendu visite plus d’une fois, Vulko. Il m’a appris à maîtriser mes pouvoirs. Et c’est lui qui m’a dit que l’ancien roi, jaloux d’avoir été trompé, avait fait balancer ma mère dans la Fosse, où elle était morte dévorée par des créatures toutes moches. Alors ton royaume pourri, là, tu peux te le garder.
– Certes, mais le sort de la surface est en jeu… nous nous reverrons. »

Et Mera de repartir s’enfoncer dans les eaux, malgré les cris d’Arthur qui lui beugle que « Mais arrête, c’est caca là-dedans ! ». Mais qu’importe. Notre héros grimpe dans son véhicule avec sticker À l’aise Breizh à l’arrière, et suit la route de la côte pour retourner au phare familial.

Lorsque soudain, il aperçoit un énorme tsunami qui s’apprête à lui refuser la priorité !

Aquaman klaxonne, mais le tsunami l’ignore superbement, et sans mettre son clignotant, se rabat rageusement sur toute la côte, entraînant avec lui des tonnes d’ordures, de débris, et même quelques navires de guerre. Aquaman est éjecté de sa voiture dans l’apocalypse, et manque de peu de perdre son papa sous des tonnes d’eau, si Mera, probablement elle aussi rabattue sur la côte telle une baleine échouée, n’avait pas sauvé la situation. Car la belle dispose du fort puissant pouvoir de contrôler l’eau, ce qui dans ce genre de situation, est pratique. 

« Merci Mera. Ce tsunami… que s’est-il passé ?
– C’est le message de Jean-Moule à la surface : les océans vont avoir leur revanche. Ils viennent de rejeter tous les déchets et tous les navires de guerre humains sur leurs côtes. Et à présent, l’Atlantide va venir finir le… que pourquoi faites-vous cette tête, Monsieur Man ?
– Appelez-moi Aqua. Non, je me disais : si l’Atlantide peut rejeter toute la pollution et tous les déchets sur les côtes de son choix, et à volonté…
– Oui ?
– Pourquoi ne pas avoir commencé par ça ? Comme ça, hop, plus de pollution.
– …
– Oui hein ? 
– Vous voulez dire que depuis le début on avait la solution mais qu’on ne s’en servait pas ? »

Finalement, je commence à me dire que le papa d’Aquaman avait de bonnes raisons de confondre Atlantes et mérous. 

Pendant que le monde entier est fort confus suite à la série de tsunamis qui vient de le frapper, Aquaman accepte d’aller régler la question, et se rend en Atlantide avec Mera, à bord d’un petit vaisseau sous-marin futuriste appartenant à cette dernière. Et l’Atlantide, c’est pour votre information tout au fond des mers (logique), accessible par une unique porte dans l’immense récif qui recouvre la cité, et cela ressemble à une version sous-marine de Coruscant (oui, avec les lignes de vaisseaux qui traversent la cité, sauf que le mec des effets spéciaux ne s’est pas emmerdé et n’a mis que les phares, donc on voit des milliers de phares qui flottent un peu partout dans la cité sans véhicule derrière, un détail). Le peuple Atlante vit sous l’eau et sous de fortes pressions sans aucun souci, mais il faut savoir que seuls les membres des plus hautes castes de la cité parviennent aussi à respirer à l’air libre. Raison pour laquelle Mera s’est créé une petite planque dans une épave de vieux galion (qui est sûrement arrivée là en rentrant par la porte principale) à l’intérieur de laquelle elle a créé une poche d’air pour empêcher tous les passants d’y pénétrer.

Ah et j’en profite : oui, les fonds marins de film américain ressemblent toujours à un gros aquarium chargé en décoration : temples engloutis partout, coffres au trésor abandonnés, et épaves vieilles de plusieurs siècles en parfait état dans tous les sens. C’est beau.

Nos amis garent leur vaisseau près de l’épave qui sert de planque à Mera, et rentrent à l’intérieur pour y rencontrer Vulko, le veux maître d’Aquaman, vizir de l’ancien roi et de l’actuel !

« Arthur ! C’est si bon de te voir ! Tu te souviens quand je t’apprenais à nager comme un Atlante ?
– Ouais !
– Et à combattre au trident ?
– Aussi !
– Et cette super botte secrète méga-efficace dont je suis sûr qu’elle ne resservira pas du tout plus tard dans le film ?
– AH BEN OUI ALORS !
– Bien, alors écoute mon petit Arthur, je t’explique. Il faut que tu prennes la place de Jean-Moule, puisque vous avez la même mère. Malgré ton statut de bâtard…
– TOI-MÊME, LÔ !
– … moui, je disais, malgré ton statut, tu dois pouvoir accéder au trône et virer Jean-Moule si tu es légitime aux yeux de ton peuple. Et pour cela, quoi de mieux que de retrouver le trident légendaire du premier roi de l’Atlantide ?
– Ah bon, il existe vraiment ?
– Oui. Mais laisse-moi te rappeler la légende, justement… »

Ainsi, il y a fort longtemps, les Atlantes vivaient à la surface, et avaient trouvé la source de l’énergie infinie (la médiocrité, me dit-on). Mais un jour qu’ils déconnaient à essayer de voir s’ils ne pourraient pas avoir encore plus de puissance, il y a Michel du service entretien qui a laissé tomber son trident à côté du mauvais câble, et paf, ça a fait exploser plus ou moins toute la cité, qui s’est retrouvée engloutie. Quel couillon ce Michel.

Heureusement, le roi des Atlantes et son trident magique sont parvenus à donner aux survivants le pouvoir de vivre sous l’eau. De là, les Atlantes se sont dispersés en 7 royaumes pour les 7 mers, et ont évolué chacun dans leur coin. Certains ont régressé et sont redevenus sauvages (la Fosse), certains ont embrassé leur condition de créatures marines et sont devenus des hommes-poissons (les Fishermen), et les autres, comme l’Atlantide, ont gardé plus ou moins la même apparence parce que ça coûtait moins cher en effets spéciaux. 

Mais le roi des Atlantes s’en voulait un peu car il n’avait pas su prévenir la catastrophe. Lui et son trident magique capable de contrôler les océans décidèrent d’aller faire du boudin dans un coin. Et… on ne les revit jamais. Le roi mourut probablement durant son exil.

« Mais ? C’est Luke Skywalker votre gus ?
– Silence, Arthur ! Ce que je veux te dire, c’est qu’il y a quelques semaines, nos archéologues ont retrouvé un vieux message du défunt roi qui indiquerait comment le retrouver… mais pour cela, il faut partir jusqu’à l’ancien royaume des Déserteurs, seul endroit disposant de l’antique technologie permettant de lire le mess… »

Mais soudain, WOOP WOOP !

« Police des frontières ! On nous dit qu’il y aurait ici un intrus qui n’a même pas ses papiers ! Allez, Monsieur Aquaman, suivez-nous vers le prochain charter ! »

Et en effet, une patrouille de police de l’Atlantide vient de débouler. Et si Mera et Vulko ont le temps de se cacher et de dérober le message antique (qui a la forme d’un gros caillou moche) aux yeux de la maréchaussée sous-marine, Arthur, lui, tente de s’en sortir en distribuant des mandales. Mais il finit par crouler sous le nombre… et est fait prisonnier.

« Ah oui au fait, je suis super influent dans l’Atlantide mais j’ai pas pensé à te fournir des papiers pour rentrer. C’est ballot, hein ? »

Pour être emmené devant le roi Jean-Moule.

C’est par conséquent lourdement enchaîné (mais avec des chaînes tenues par les gardes, et non proprement attachées, parce que bon, hein, faudrait pas faire ça bien) que notre ami se retrouve dans la salle du trône d’Atlantis, face à son demi-frère, qui est aussi demi-charismatique : Jean-Moule.

Et aux côtés de ce dernier, Vulko, puisque vizir royal et… Mera ? Qui est en fait la promise de Jean-Moule !

Un jour, quelqu’un arrivera à faire que le premier personnage féminin croisé par un héros n’est pas la princesse/fille/sœur du chef des méchants d’en face. Mais visiblement, ce jour n’est pas encore arrivé, et c’est donc avec cette ficelle digne de Fast & Furious que nous poursuivons.

Mais voyons plutôt ce que les deux frères ennemis se racontent.

« Arthur ! Mon demi-frère et aîné… tu n’es jamais venu une seule fois voir ton peuple, et à présent, te voici ? Que veux-tu ?
– Te péter la gueule. »

Tant de subtilité. Voulez-vous que je vous reparle des mérous ou bien le message est-il passé ?

« Tu veux dire… que tu me lances un défi royal ?
– Heu… ouais ? Je suppose que oui ? »

Aquaman déconnait, mais son frère étant visiblement aussi idiot que lui, voici que c’est officiel : selon les règles de l’Atlantide, les héritiers au trône peuvent régler les questions de succession, ou autres, au travers d’un bon vieux duel.

« Attendez…
– Oui, Arthur ?
– Un pays super avancé à la technologie supérieure, mais qui refuse de partager ses découvertes avec les autres tout en se plaignant qu’ils usent de technologies primitives… un pays super isolationniste et caché qui ne peut pas piffer les étrangers… un système politique basé sur une bonne vieille monarchie absolue qui là, n’est pas vraiment avancée… et la possibilité de tout régler avec des duels… 
– Oui ?
– VOUS ÊTES LE WAKAND… »

Pour des raisons de copyrights, n’achevons pas cette phrase. Que voulait dire Aquaman ? Le Wakando ? Le Wakandi ? Tout cela est fort mystérieux, et n’a aucun rapport avec les douze avocats de Marvel qui viennent de défoncer ma porte et me braquent en ce moment-même. Diego, ne fait pas de gestes brusques et apporte du thé, veux-tu ?

En attendant, le duel est lancé, et les deux frères invités à se préparer. L’enjeu est simple : si Aquaman gagne, Jean-Moule oublie la guerre avec la surface. Sinon, elle aura lieu et Aquaman sera invité à dégager. Après tout, il a pris parti pour les gros cochons de la surface ! Et ça, c’est moche.

Résumons le duel : c’est long, pas intéressant, et ça se déroule dans une arène géante sans aucune sécurité où à tout moment, les spectateurs pourraient mourir devant le déchaînement de pouvoir des combattants, mais pouf pouf, ça n’arrive pas.

Par contre, ce qui arrive, c’est qu’Aquaman, armé du trident de sa môman, perd lorsque celui-ci est brisé par Jean-Moule, qui combat lui avec celui de son père. Taquin, Jean-Moule décide d’aller jusqu’au bout et de tenter de tuer le pauvre Arthur qui pleure sur les morceaux de son arme, lorsque voici que Mera débarque dans l’arène, embarque à toute vitesse Arthur dans son vaisseau personnel, et s’enfuit avec.

S’ensuit une course-poursuite dans la moitié de la cité, durant laquelle Mera et Aquaman voient leur vaisseau être détruit (et Jean-Moule participer à la poursuite alors qu’il était supposé être encore dans l’arène, mais bon, hein), mais parviennent à se cacher… dans la bouche d’une baleine de passage lorsqu’Aquaman lui demande gentiment de les aider.

« Mais ? Aquaman, comment as-tu fait ça ?
– Eh bien, c’est facile je lui ai dit que si elle n’ouvrait pas la bouche, on devrait se cacher ailleurs. Puis, je lui ai demandé si elle connaissait le sens des mots « toucher rectal ».
– Non, mais je veux dire : parler aux poissons !
– Ah ? Heu… eh bien, c’est un pouvoir que j’ai depuis tout petit. J’ai ainsi eu de grandes conversations avec mes poissons rouges. Mais comme ils ont une mémoire limitée, j’avoue que ça consistait principalement à leur dire comment je m’appelais. Et, le savais-tu ? Les homards sont très malpolis et connaissent un nombre d’insultes sur les mères épatant. 
– Quel grand pouvoir… peut-être es-tu finalement notre vrai roi ? »

AH BEN OUI DIS-VOIR, JE ME LE DEMANDE BIEN, TIENS !

Enfin, si méfiez-vous quand même : si vous prêtez allégeance à toutes les personnes qui parlent à leurs animaux, vous allez vous retrouver sujets de toutes les petites vieilles de passage. Ce qui expliquerait le trône d’Anglete…

Bon, écoutez, non, le SAS, vous ne pouvez pas venir me braquer à votre tour. Vous faites la queue derrière les gens de chez Marvel. Non mais, quel manque de savoir vivre. Diego, il va nous falloir plus de thé. Et plus de polonium. 

Mais revenons à nos moutons.

J’en profite pour vous présenter Jean-Moule, dont la tête de commandant SS n’a pas duuuu tout éveillé vos doutes quant au fait que ce soit une sorte de gros rabouin des mers.

Après avoir voyagé au sein d’une baleine, animal peu connu pour son hygiène buccale, nos deux amis finissent par faire surface au large du Sahara, puisque d’après Mera, c’est là que se trouve l’antique royaume des Déserteurs. Et comme décidément, ils ont du bol, pouf ! Pile sur la côte il y a un aéroport, re-pouf, il accueille toutes sortes de pilotes à louer, et re-re-pouf, ils acceptent de se faire payer en pièces inconnues pour amener nos amis au beau milieu de nulle part. 

J’ai envie de dire : ÇA TOMBE BIEN, ALORS !

L’appareil de nos héros les emmène au-dessus du désert, et Mera, qui sait où se trouve l’entrée du royaume des Déserteurs parce qu’elle… heu… elle… enfin, parce qu’elle a toutes les infos nécessaires, saute de l’avion lorsqu’arrivée au-dessus du point.

Et sans parachute. Tout comme Arthur.

Alors certes, ils sont tous deux super résistants et peuvent se vautrer dans le sable sans gros dégâts. Mais le message super précieux que vous transportiez avec vous, hmmm ?

Lui est sauvé par le script, et c’est sans même un bout de pantalon déchiré que nos héros se retrouvent à marcher dans le désert, jusqu’à arriver à un accès souterrain au sommet d’une dune, qui les emmène… dans le royaume des Déserteurs. Autrefois, un royaume sous-marin, mais qui depuis des milliers d’années, n’est plus qu’un désert. D’où le nom. Vous ai-je fait remarquer que les Atlantes n’étaient pas super inspirés pour nommer les gens et les choses ? Voilà. 

Enfin : l’accès les fait arriver pile-poil, dès la première salle, dans la forge où le trident magique du roi d’Atlantis a été fabriqué.

Aquaman doit savoir sacrément bien parler aux moules pour en avoir autant.

« Ouah, regarde, en plus dans la salle il y a même un appareil de lecture de messages secrets ! »

Okay : je propose de le renommer directement Aquamoule.

Nos héros se rendent vers le lecteur de messages, une espèce de grosse table avec plein de bidules d’une technologie super avancée, mais aussi d’énormes rouages pourris qui tournent quand on la met en route. Ne me demandez pas pourquoi, je ne veux même pas savoir.

Sauf que voilà : il faut alimenter la machine… et elle est un peu sèche, alors que les peuples sous-marins tirent leur énergie de l’eau. Mera utilise ses pouvoirs pour prendre un peu de sueur à notre ami Aquaman, et avec cette goutte odorante, arrose la machine qui se met en marche.

Aquaman, qui est décidément trop rigolo, explique qu’il aurait pu « pisser dessus ».

C’est vrai. Ou utiliser l’urine qui a servi à écrire le script, allons jusqu’au bout, mon petit Man.

La table fait crouic-crouic avec ses gros rouages, et apparaît un énorme hologramme du premier roi d’Atlantis. 

« Bonjour à toi, qui liras ce message ! Bon, je pourrais vous dire tout de suite où je me cache, mais je crois que je vais plutôt vous faire une énigme, parce que c’est plus marrant. »

Je vous passe l’énigme, mais il faut en retenir ceci :

  • Le premier indice est dans un petit village de Sicile
  • Il est au fond d’une bouteille où seul un vrai roi peut voir
  • Et de là, dans une mer secrète

Et sous l’hologramme, une trappe s’ouvre et apparaît… une bouteille en verre. Façon vieille bouteille de rhum. Que ? Mais ? C’est supposé être une relique de l’Atlantide, pas une décoration d’aquarium façon naufrage du XVIIIème siècle ! 

Mais non : pirates = mer, Atlantide = mer, donc pirates = Atlantide. D’où, aussi, les épaves au fond des mers dans tous les plans, qui sont toujours des vaisseaux du XVIIème-XVIIIème siècle.

Hollywood : où l’imagination tient dans un aquarium.

En attendant, la troupe est équipée. Ni une, ni deux, en route pour la Sicile ! Mais… attendez, comment allez-vous sortir du désert, sachant que vous n’avez même pas pris d’eau en sautant de l’avion ? Dites ? 

Allons, lectrices, lecteurs, n’attendez pas que je vous le dise : vous connaissez déjà la solution.

Un fondu au noir pour changer de scène.

Et hop ! Et si on allait prendre des nouvelles pendant ce temps du pirate du début du film qui a perdu son papounet ? Sachez qu’il a pleinement accepté son nom de « Black Manta », ce qui laisse rêveur, et s’est établi sur une île déserte, lorsque voici que sortent des eaux… des Atlantes. Et notre larron n’est pas surpris de les voir. Même pas lorsque les Atlantes lui présentent une hologramme qui le met en communication avec le roi Jean-Moule. Car ils se connaissent ! 

« Bonjour, Black Manta. Je tenais à te remercier d’avoir piraté le sous-marin russe comme nous te l’avions demandé. Mes Atlantes ont pu le récupérer et simuler une attaque contre nous pour convaincre le roi Nunusse de nous rejoindre. Malgré le mauvais état du sous-marin…
– Nan mais je ne comprends toujours pas pourquoi vous m’avez recruté, vu que les Atlantes auraient pu faire ça quinze fois mieux que moi, et sans avoir à craindre Aquaman. Et d’ailleurs, comment avez-vous pu utiliser le sous-marin, sachant qu’on l’avait à moitié pété, que la salle des torpilles était inutilisable et qu’il y avait des bouts de mon papa dispersés un peu partout dedans ?
– Heu… je… oui bon, si on parlait d’autre chose ? Comme par exemple de te venger d’Aquaman ?
– Ah oui, ça m’intéresse bien, dites-m’en plus.
– Bon, c’est très simple. Aquaman et ma promise, Mera, qui est aussi la fille du roi Nunusse mon allié, sont en fuite. J’aimerais les voir morts tous les deux. Bon, le roi Nunusse préférerait avoir sa fille vivante sinon il brise l’alliance avec moi, mais comme je suis un peu con, j’aimerais que tu la butes aussi.
– Pourquoi, si ça n’a aucun intérêt pour vous ?
– …
– Vous avez raison, n’en parlons pas. Vous pourriez encore changer de sujet ?
– Oui ! Tiens, par exemple, sache que j’ai offert un bijou avec un traceur dedans à Mera, tu la retrouveras facilement. Quant à vaincre Aquaman et elle… tu vois les gardes qui viennent de te livrer cet hologramme ? Ce sont tes hommes à présent. Et pour que tu sois de taille, je t’ai fait livrer une armure atlante. Et des épées en acier atlante capables de blesser Aquaman. Et un lance-plasma atlante : tu mets de l’eau dedans, et paf, tu peux tirer un gros laser.
– Excellent ! Dans ce cas…
– … tu vas te mettre en route ?
– NON, JE VAIS PERDRE DES SEMAINES À DÉMONTER VOS ARMES POUR LES ÉTUDIER AVANT DE LES REMONTER AUTREMENT JUSTE POUR LE FUN !
– Pardon ? »

Pour rappel, la situation est urgente, chaque minute compte avant que Mera ne comprenne qu’ils sont pistés, mais Black Manta préfère péter tous ses beaux cadeaux pour les remonter autrement. Moui enfin ça reste une technologie inconnue et ce n’est pas du tout ton métier, hein. Et puis, pourquoi faire ? Eh bien, par exemple, plutôt que d’utiliser le canon laser tel quel, il le transforme en… en casque ? Moche ? Et dangereux ? Pour tirer le même laser, mais avec les yeux. 

Quel intérêt, si ce n’est être complètement débile et de perdre un temps précieux ?

On l’ignore. Heureusement, grâce à la magie d’Hollywood, Black Manta parvient à se faire sa propre armure (et prend même le temps de la peindre) en deux heures au maximum. Même un cosplayer met plus de temps, mais bon. Black Manta est comme ça, et une fois son armure prête, il part traquer ses cibles.

Et allons voir en Sicile comment cela se passe justement pour Aquaman et Mera, qui viennent d’arriver sur place.

« Eh bien, quelle aventure ! Ce changement de scène a été bien pratique pour arriver ici sans explication !
– Je sais, Mera. En attendant, profites-en pour découvrir les charmes de la surface. Vois comme ce petit village perché à flanc de falaise est beau ! Et les gens gentils ! Bon, ils veulent ton fric de touriste, mais tout de même !
– En attendant, il nous faut trouver l’indice suivant. Nous avons la bouteille, mais l’énigme parlait d’un vrai roi… c’est pas toi le vrai roi ?
– On s’en fout, n’essayons même pas. On est les héros, quoiqu’on fasse, on trouvera forcément la solution. Tiens, allons vers ce cercle de statues antiques, là-bas, complètement au hasard. 
– D’accord.
– Bon, ce sont des statues de personnages romains bien postérieurs au naufrage de l’Atlantide. Donc qui ne peuvent pas avoir de rapport avec l’énigme. Mais ?
– Mais ?
– Mais on est les héros, te dis-je ! Alors tiens… celui-là c’était un général… celui-là aussi… aaaah attends ! Celui-là a été roi de Rome ! Allez, vas-y, je lui mets la bouteille dans la main et… tiens regarde ! L’âge a cassé l’arrière du crâne de la statue et on peut voir par ses yeux creux pour regarder directement dans la bouteille !
– AQUAMOULE, ENCORE TOI !
– Mais oui ! Allez hop, tu vas vu ? Au fond de la bouteille, il y avait un plan, et aligné avec le panorama auquel fait face la statue… cela indique un point au large !
– Ho ! Et c’est pile poil la direction de la Fosse, le royaume de nos cousins sauvages ! »

Cette énigme résolue au pifomètre est fascinante. Vite, quelqu’un pour interrompre ce massacre ? Ou en entamer un autre ?

BROUM !

Ah ! Voici qu’un commando Atlante vient de débarquer et commence à raser tout ce qui passe à coups de fusil laser. Et à leur tête… que ? Attendez ? Qu’est-ce que c’est que cette merde ? On dirait l’espèce de costume du robot ridicule qui aidait les Power Rangers ! Non, pas le robot géant : la petite crotte qui vivait dans leur base et leur faisait des blagues.

« Tremble, Aquaman, car je suis… BLACK MANTA !
– Mais ? Tu veux dire que tu as perdu un temps fou à te faire l’armure la plus moche possible ?
– Silence… et mange… MON LASER DANS LES YEUX ! »

L’armure de Black Manta, et sa tête trois fois trop grosse pour le reste de son corps. C’est magnifique. Et ça doit être tellement pratique.

Piou-piou, fait le laser dans la truffe d’Aquaman. Aïe, fait Aquaman qui constate que si, ça le blesse. Patapoum patapaf fait Mera en se fritant avec le reste du commando Atlante. Et bientôt, les deux équipes s’affrontent dans toute la ville, détruisant tout sur leur passage.

Passons les divers rebondissements, les passages où Aquaman tente de sauver tous les innocents qui passent des tirs des méchants, ou celui où Mera utilise ses pouvoirs magiques pour contrôler le vin dans les bouteilles d’un caviste et l’envoyer dans la truffe de ses ennemis : au final, les gentils gagnent, les méchants perdent, et Black Manta, vaincu, finit avec son armure moche toute endommagée, à tomber dans la mer au pied des falaises du village sicilien.

Aquaman est sérieusement blessé à l’issue du combat et… perd connaissance.

Lorsqu’il se réveille, il est à bord d’un bateau de pêche qui fait route vers le large. Et ses blessures ? Allons, elles sont toutes guéries ! Car Mera a glissé sur lui pendant qu’il pionçait… UN PLAID.

Je ne sais pas. Ça doit être une sorte de running gag. 

Aquaman va retrouver son amie qui est plus loin sur le bateau, occupée à jouer de la flûte.

« Tu joues de la flûte ? 
– Ben oui, ça m’arrive parfois depuis le collège. Pas toi ?

– Ah non, moi je ne suis jamais arrivé jusqu’en sixième.
– Je vois. Recentrons-nous sur le sujet. Écoute, j’ai tout géré : j’ai découvert qu’un bijou que Jean-Moule m’avait offert était en fait un traqueur donc je m’en suis débarrassée, j’ai volé ce bateau au port, je t’ai trouvé un plaid-qui-guérit-tout, et j’ai mis le cap sur la Fosse. Et prépare-toi, parce que la Fosse, c’est pas des marrants. C’est là qu’on a balancé ta mère, je te le rappelle. 
– Je sais… ah, si seulement elle avait eu un plaid pour survivre aux blessures de ces monstres !« 

Nos héros continuent à avancer, mais à la nuit tombée, c’est plutôt la Fosse qui vient à eux : des dizaines de bestioles pleines de dents et de griffes se hissent sur le bateau et les attaquent. Ce qui est bien embêtant, mais promptement, nos amis découvrent que les créatures sont sensibles à la lumière. Aussi, ils s’équipent en fumigènes et autres feux de détresse, et puisque le bateau est envahi, il ne leur reste qu’à plonger.

Mera et Aquaman, seulement protégés des milliers de créatures qui tournent autour d’eux par leur petite lumière (mais ils n’en ont emporté que deux, faudrait pas être prudent), plongent vers la Fosse à toute allure, croisent toujours plus de créatures, et au final, ils en ont plusieurs dizaines de milliers aux fesses lorsque leur seconde et ultime lumière s’éteint.

« On aurait peut-être dû en embarquer plus, dis-voir, sachant qu’il y avait une boîte entière à bord. Mais ce n’est pas grave ! Regarde, devant nous ! » s’exclame Mera « Le cœur de la Fosse et… de la lumière ! On dirait une sorte de portail !« 

Décidément, que de chance ! Mais sinon, à part des coïncidences extraordinaires, il y a quelque chose dans ce scénario, ou bien ?

Nos héros parviennent à gagner le portail que les monstres derrière eux n’osent approcher tant il chatoie, et si la traversée d’icelui les secoue, ils n’en arrivent pas moins de l’autre côté. Dans une mer… douce et calme. Avec autour d’eux, des côtes à la végétation luxuriante, et au-dessus de leurs têtes, des cristaux qui brillent tant et si bien qu’on se croirait sous le ciel bleu de la surface.

Cet endroit, c’est la mer secrète. À savoir, le centre de la Terre, là où se trouve le monde perdu, où il y a encore des dinosaures comme on en aperçoit tout autour d’eux et…

Ah non mais c’est n’importe quoi, si jamais vous n’aviez pas encore remarqué. L’Atlantide, le monde perdu, la légende d’Arthur le futur roi et sa copine venue des eaux… ce n’est pas une intrigue, c’est un gloubiboulga.

Et puisqu’on est dans les trucs absurdes et les grosses ficelles, devinez qui vient aider nos larrons à sortir des eaux ? 

Atlanna. La maman d’Aquaman, qui a survécu des années dans ce trou paumé, et n’a pas changé d’un poil, si ce n’est qu’elle a simplement les cheveux gris. D’accord. Les Atlantes ne vieillissent donc que des cheveux. C’est conceptuel. Les chauves sont-ils par conséquent immortels ? Le mystère est entier.

En tout cas, les retrouvailles sont formidables.

« Môman !
– Arthur ! 
– Oh, môman, tu sais, maintenant, les gens m’appellent plutôt Aqua. Surtout mes amis.
– Ah oui ?
– Oui, des fois quand ils m’expliquent un truc, ils haussent les épaules en disant « Aqua Bon », ou quand je leur parle de mes pouvoirs, ils soupirent « Aqua Tusers ». 
– Ooookay. Il va falloir que tu changes d’amis.
– Je sais pas môman. J’ai déjà jamais réussi à changer de classe, alors bon. Mais, dis voir môman, comment as-tu survécu ? Nous, on en a déjà chié comme des ânes et on était deux, pour arriver jusqu’ici. Et toi ?
– Moi je… hem. J’ai profité d’un changement de scènes.
– Comme nous entre le Sahara et la Sicile ! »

L’incohérence, c’est de famille. Mais, en attendant, môman Man, pourrais-tu nous en dire plus sur le trident ? Non parce que les indices pointaient jusqu’à ce secteur, alors tu dois forcément en savoir plus ! Vite, informe nos héros !

« Oui, le trident est bien là. Il y a une grotte sous-marine derrière cette cascade, et le trident magique y repose, toujours entre les mains du corps du premier roi d’Atlantis. Hélas, il est gardé par le Grogropoulpe, un poulpe qu’il est très très gros.
– Zut !
– Et sans le trident, impossible d’utiliser le portail qui vous a menés ici en sens inverse.
– Re-zut !
– Depuis 20 ans, j’ai essayé de vaincre le Grogropoulpe, mais à chaque fois, j’ai échoué. D’où le fait que je sois restée bloquée ici toutes ces années.
– Mais à présent nous sommes trois, nous devrions pouvoir lui bourrer la gueule !
– Hmmm… non. Et si on faisait plutôt trois groupes de un et que tu allais l’affronter en premier, Arthur ? Après tout, si tu es le vrai roi, celui des prophéties qui amènera la paix entre la surface et les océans, alors le Grogropoulpe devrait te laisser passer !
– Ah bon ? Mais le Grogropoulpe, c’était pas une terrible créature qu’on a enfermée, selon nos légendes ? Pourquoi laisserait-elle faire le vrai roi si la bestiole est notre ennemie ?
– VITE, QUELQU’UN POUR CHANGER DE SCÈNE ! »

Allez, zou : Aquaman s’élance vers la cascade qui mène à la grotte sous-marine, et sur place, il trouve en effet le corps du premier roi d’Atlantis qui repose sur son trône, avec son beau trident entre les mains. Mais dès qu’il s’approche… une énorme voix l’interpelle.

« EH OH, ÇA VA, JE TE FAIS PAS CHIER ? TU VEUX LE TRIDENT COMME ÇA, PÉPOUZE ? TU VEUX PAS CENT BALLES ET UN MARS, AUSSI ? »

Aquaman s’arrête : cent balles, c’est une somme. Il doit y réfléchir.

« QUI ES-TU, CRÉATURE DE SANG MÊLÉ ? TU TE PENSES DIGNE DU TRIDENT ? J’AI DÉVORÉ TOUS LES HÉROS VENUS TENTER LEUR CHANCE AVANT TOI ! VOIS LEURS OSSEMENTS DANS CE PETIT COIN ! »

C’est vrai que c’est impressionnant, ces squelettes en parfait état. Mais dans les eaux troubles autour de lui, Aquaman peut voir d’immenses tentacules s’agiter, chacun assez gros pour écraser un sous-marin. Une pensée obsédante lui traverse l’esprit : comment diable un poulpe aussi gros peut-il faire caca des squelettes aussi propres ? Tant de questions, si peu de réponses, Aquaman décide de s’expliquer.

« Bon écoutez Monsieur Grogropoulpe, on a commencé du mauvais pied, mais bon. Je ne suis pas ici pour devenir roi. Je suis ici pour empêcher une guerre. Le reste, je m’en cogne un peu. Alors si vous voulez qu’on se tape, on va se taper, mais je vous préviens : vous êtes peut-être Grogropoulpe, mais moi, j’ai la Grossgrossmoule. »

Les tentacules battent lentement en retraite.

« MAIS ? TU ENTENDS MA VOIX ?
– Ben c’est-à-dire que si vous pensiez le contraire, pourquoi vous me causiez ?
– NAN MAIS C’EST LA SOLITUDE. DES FOIS, JE PARLE AUSSI SEUL SOUS LA DOUCHE.
– Ouais, ça m’arrive aussi. Bon mais sinon, cette histoire de trident ?
– ÉCOUTE, VU QUE TU PARLES AUX CRÉATURES DE LA MER COMME LE ROI MYTHIQUE DE LA PROPHÉTIE…
– Mais d’où vous vous y connaissez en prophéties ? Vous êtes pas juste un gros poulpe dans une grotte ?
– JE LIS BEAUCOUP AUX TOILETTES.
– Avec vos gros tentacules ?
– J’AI UNE LISEUSE. MAINTENANT, TA GUEULE. SI TU ES LE ROI TANT ATTENDU QUI UNIRA LA TERRE ET L’OCÉAN, ALORS TU POURRAS PRENDRE LE TRIDENT DES MAINS DU CADAVRE DU PREMIER ROI. SINON, SA POIGNE DE FER T’EN EMPÊCHERA ET CELA SIGNIFIERA QUE TU NE SERAS PAS DIGNE D’ÊTRE ROI. ET JE TE MANGERAI. AVANT DE FAIRE UN BEAU CACA DE SQUELETTE TOUT PROPRE QUE JE RANGERAI AVEC LES AUTRES.
– Vous savez, c’est pas très inspiré l’histoire du roi potentiel qui s’appelle Arthur qui doit retirer une arme légendaire d’un endroit où nul autre ne pourrait y arriver afin de monter sur le trône, le tout sur les conseils d’une créature marine.
– PARCE QUE TU TROUVES LE RESTE DU FILM PLUS INSPIRÉ ?
– Vous marquez un point, Grogropoulpe. »

Aquaman s’en va vers le trône, se saisit du trident et… hop ! Le cadavre le laisse gentiment lui prendre.

« GROSSGROSSMOULE. » dit une voix derrière Aquaman.

Mais qu’importe : il est le roi de la prophétie, et il a désormais le pouvoir des océans ! Il va pouvoir arrêter la guerre qui s’apprête à éclater ! D’ailleurs, où en est-elle ?

En récupérant le trident, Aquaman a aussi récupéré le costume. C’est pas de bol.

Retournons du côté de Jean-Moule, qui n’a pas chômé pendant ce temps. Après avoir rallié le roi Nunusse, qui était contre la guerre, mais en fait si, mais en fait non, mais en fait pourquoi pas, tous deux sont partis rallier les Fishermen. Et cela a été fort simple, puisqu’avec moult diplomatie, Jean-Moule, Nunusse et leurs gardes sont rentrés dans la salle du trône du roi local, ont tenu des propos un peu rudes sur sa sexualité, puis l’ont abattu. La fille du roi s’est retrouvée aux commandes de son peuple avec pour ordre de rallier Jean-Moule ou d’avoir de petits soucis d’étanchéité. Avec leurs trois armées, ils pouvaient désormais s’attaquer au peuple des Crabichous pour le soumettre. Aussi se sont-ils mis en route.

En chemin, Jean-Moule a eu une brève conversation avec Vulko.

« Au fait Vulko.
– Oui ?
– Tu crois que je ne sais pas que tu es un gros traître qui a soutenu mon demi-frère et lui a même filé les plans pour trouver le trident magique du premier roi ?
– Ben non. Parce que si vous le saviez, vous m’auriez empêché de le faire ou mis hors d’état de nuire d’une quelconque manière, non ?
– … ah ouais, pas con. Bon ben écoute, je vais te faire arrêter, mais maintenant, quand ça ne sert plus à rien. »

Et Vulko est mis aux arrêts.

Bientôt, les flottes de Jean-Moule, de Nunusse et de la princesse des Fishermen arrivent au royaume des Crabichous, et trouvent ces derniers en ordre de bataille : ils ne se rendront pas son combattre. Jean-Moule est d’accord : meulons tout ce petit monde.

La bataille démarre, ça explose dans tous les coins, mais soudain, c’est tout le plancher océanique qui est déchiré par une formidable explosion… car en surgit Grogropoulpe, chevauché par Aquaman et son trident magique ! 

« Mon dieu ! Qu’est-ce que c’est ?
– C’est votre demi-frère, votre altesse. On dirait qu’il a trouvé le légendaire trident de…
– Non mais sa tenue ! Vous avez vu sa tenue ? C’est hideux ! Orange et vert, c’est monstrueux, on dirait du Cristina Cordula !
– C’est vrai, mais apparemment, c’était offert avec le trident magique.
– Moui ben tout compte fait, il peut le garder. »

Je ne vous cache pas qu’avec son Grogropoulpe, Aquaman a tôt fait de calmer tout le monde sur le champ de bataille, et, bon, d’accord, il tue des milliers de gens dans les deux camps, mais hein, bon, on ne va pas s’arrêter à ces petits détails, non ?

Pendant que tout le monde meurt autour de lui, Aquaman, qui a le sens des priorités (contrairement aux tsunamis, par exemple), en profite pour rouler un gros patin à Mera. C’est vrai que c’est le moment. Et puis quelle originalité : sa mère avait fui un mariage arrangé pour faire des bébés avec son père ? Hop, Mera fuit son mariage arrangé avec Jean-Moule pour…

Bon. Accélérons, j’ai l’impression que la subtilité du script est telle qu’il pourrait avoir un poste d’humoriste chez Laurent Ruquier.

En tous les cas, grâce au pouvoir du trident, Aquaman a tôt fait de régler la situation, par exemple en retournant les requins contre les mecs qui les chevauchent, ou en envoyant les baleines qui passaient par là s’écraser sur les vaisseaux Atlantes ce qui… les fait exploser. Hmm. D’accord. 

Nunusse, voyant le trident, dit à ses hommes d’arrêter le combat pour se soumettre à l’autorité d’Aquaman. La reine des Fishermen aussi. Mais Jean-Moule, lui, tient à devenir le maître des océans, aussi refuse-t-il. Et finit-il par se retrouver en duel contre Aquaman, tous deux s’affrontant sur un sous-marin Atlante endommagé qui a fait surface. 

Et cette fois-ci, Aquaman gagne car non seulement il a un trident magique… mais il utilise aussi la super botte secrète de Vulko ! HO BEN DÉCIDÉMENT ALORS ON N’AVAIT RIEN VU VENIR !

Jean-Moule est arrêté, Aquaman reconnu comme le roi de l’Atlantide (malgré qu’il vienne de tuer des milliers de ses compatriotes comme ça, hop), et la guerre arrêtée. Quel talent ! Il n’a plus qu’à célébrer ça avec Mera, et sa splendide tenue de guerre décolletée à mort, car Mesdemoiselles, vous le savez : en cas de conflit, il faut absolument découvrir votre poitrine. J’imagine que c’est pour décontenancer l’adversaire. Ou bien pour imiter les armures de MMORPG. Le doute m’habite.

Quant à Atlanna, la reine-mère de l’Atlantide, elle est heureuse de voir que même si Jean-Moule a mal tourné, au moins, il n’est pas mort, et qu’elle a encore ses deux fils. Elle n’a plus qu’à retourner là où tout a commencé : 

En Bretagne.

C’est donc un Yann tout ému qui voit sortir des eaux sa femme, qui s’est refait une petite teinture blonde avant de venir, quand même.

« Boudiou ! Atlanna ! Ben alors ça !
– Ton fils m’a dit que tu étais venu sur ce quai tous les jours depuis vingt ans, à attendre mon retour. C’est si romantique.
– Hein ? Ah nan, c’est juste que je me demandais si j’allais encore trouver une nouvelle blonde dans les rochers. C’est arrivé une fois, alors maintenant, je me dis que c’est pas mal, comme système. Pis c’est moins cher que Tinder. Puis bon, si tu trouves pas une bonne femme, tu peux trouver un crabe, ou des bigorneaux.  C’est jamais perdu.
– … ah.
– Allez viens, gros mérou. On rentre. »

Et le gardien de phare et son amante de rentrer au phare de Ploumanac’h où tout a commencé. Quant à Aquaman ? Maintenant qu’il est roi, il va pouvoir partager la technologie Atlante avec la Terre entière, et ainsi permettre à tous les peuples de vivre avec une énergie illimitée et propre, et ainsi préserver la planète de…

Non, je blague.

En fait, il ne fait rien. Voilà voilà. Ça valait le coup d’unir « deux mondes », hein. Et sur cet ultime moment navrant…

… FIN !

Résumons : les Atlantes ont un nouveau roi, mais vont continuer à recevoir des vieux plastiques et des épaves sur le coin du museau parce que… ah oui, parce que.

Il y a bien une séquence post-générique, puisque c’est à la mode, où l’on découvre que Black Manta a survécu bien évidemment, et après être resté des heures dans l’eau, a été recueilli et installé dans le discret cabanon d’un scientifique asiatique qui est persuadé que l’Atlantide existe, et que la technologie de l’armure de Black Manta en est la preuve. Peut-il lui en dire plus ?

« Oui, » répond Black Manta « à condition que vous m’aidiez à retrouver ce maudit Aquaman !« 

Vous voulez donc dire qu’on nous annonce discrètement une suite ? 

Je crois que c’est ce moment dont parlait notre héros : lorsque l’on a soudain envie de hausser les épaules et de s’exclamer « Aqua bon ?« 


« Mais patron…
– Oui Diego ? »

Mon fidèle serviteur plisse les yeux alors que sous son crâne, les idées s’entrechoquent. Il réfléchit, et comme je lui ai déjà dit, c’est mauvais pour ce qu’il a. Chacun son métier.

« Concernant les Atlantes… je me disais, s’ils existaient, on aurait déjà retrouvé des traces, n’est-ce pas ? 
– Pas forcément. »

Mon haussement d’épaules semble agiter mon pauvre employé, qui s’attendait semble-t-il à une réponse plus détaillé. Un regard un peu appuyé dans sa direction me permet de lui rappeler sa place, et dans l’immédiat que mon Mauser ne va pas se graisser tout seul. En plus, sinon, les pièces claques quand je tire, et c’est très désagréable quand je m’occupe d’abattre un chat, une stagiaire syndicalisée, ou autres nuisibles.

« Mais patron…
– Tout un peuple peut disparaître sans laisser de traces, mon petit Diego. Surtout s’il vit en mer.
– Comment ça ?
– Tiens, les baleines, par exemple. 
– Non mais ce n’est pas pareil, patron. Elles sont pêchées par les Japonais.
– Oui, justement. »

Je tire un peu sur mon cigare pour faire durer ce bref silence qui vous pose sur homme.

« Imaginons qu’il y a des siècles, un empire se soit senti menacé par les Atlantes, pourtant largement avancés technologiquement. Qu’aurais-tu fait si tu dirigeais cet empire, Diego ?
– Je… hé bien, j’aurais… négocié ?
– Ta naïveté est touchante. 
– Ah ? Et qu’auriez-vous fait, vous, alors ?
– Ma foi, c’est fort simple. J’aurais pris contact avec les Japonais ou les Chinois, voire les deux, puis je leur aurais tout simplement glissé que le pénis d’Atlante donnait force et vigueur au lit une fois dégusté avec la bonne recette. Tu peux être sûr que non seulement les Atlantes se prenaient la moitié de l’Asie sur la truffe dans les deux mois, se retrouvaient pêchés clandestinement et vendus à la criée, et étaient en voie de disparition avant la fin de l’année. Simple. Efficace. Et culinairement intéressant. »

Diego ouvre la bouche pour répondre, mais l’exemple des baleines lui revient en tête. Puis celui des requins. Et d’une bonne quantité d’espèce maritimes. Il me regarde avec effroi, à la simple idée que je puisse avoir recours à pareil subterfuge pour parvenir à mes fins.

Je tapote mon cigare au-dessus du cendrier en lui souriant.

« Dis-voir, Diego, tu n’irais pas nous chercher des sushis ? »

Diego se lève. Probablement pour partir vomir.

Comme si une espèce marine avait la moindre chance face à l’humanité.

Doux ingénu.

58 réponses à “Caquaman

  1. Brillant comme d’hab.
    Et comment Vulko fait-il pour respirer l’air ? il n’est point de sang royal que je sache. Il a dû être promu afin qu’on voit sa belle tête de conseiller, parce que les scaphandres c’est tout moche. Et même pas solide. Ce qui fait que les super commandos de la mort sont quand même vachement vulnérables.

    • Je ne vois qu’une explication logique concernant le fait que Vulko puisse respirer l’air : il est équipé d’un respirateur, comme un fameux seigneur Sith qui fait de l’asthme et qui est connu pour être le papa d’un jedi… Du coup, comme ce respirateur le gêne, ça lui donne cette tête de Willem Dafoe, et il boit pour oublier, jusqu’à être rond comme une queue de pelle…
      Du coup, le soir, dans son chez lui, une bouteille de scotch à la main, il chante : » Vulko, VULko, VULKO SITH ROOOOOOOND! »

  2. Ils vont ont laissé l’embarras du choix pour les jeux de mots pourris, dites-moi. (Mention spéciale à Jean-Moule Un. C’était beau.)

  3. Sauf que dans Baldur’s Gate, il fallait se reposer jusqu’à guérison (soit potentiellement des jours) pour péter la forme. Ici, une hémorragie grave ne nécessite que huit heures de repos, c’est encore plus gros-bill. TGCM, on va dire.

      • Et combien de fois est tu mort avant de me « meuler » à la fin? Des tas et des tas de fois! Dans un nombre incalculable de mondes du multivers Baldurien, le petit peuple craint et adore Sarevok seigneur du meurtre, celui qui a vaincu les dieux eux-même pour s’imposer à leur place. Tu n’as péniblement triomphé que dans un seul monde après d’inombrables tentatives, et ce juste pour te faire chopper par Irenicus qui t’as essoré puis rincé à son tour un nombre de fois insensé.

  4. Autre incohérence : Dans Justice league, on voit Arthur retourner en Atlantis pour tenter de protéger la boîte-mère de Michel, sauver Mera, lui dire je t’aime, ect… Sauf que Justice League, ça se passe AVANT ce film, puisque Mera dit à Aquaman qu’il est fort pour avoir battu Michel….. Hourra pour la timeline.

  5. Et la place des femmes, on en parle ?
    Parce que manifestement, les femmes peuvent gouverner (comme la princesse fishermen) et Atlanna est déjà reine avant son mariage (les guerriers qui viennent la chercher l’appelle « reine) et c’est elle qui transmet la légitimité à ses deux fils…
    Mais bien sûr, on la retrouve et personne ne se pose la question que PEUT-ÊTRE on pourrait penser qu’on vient de retrouver la reine légitime ?! Naaaaaan… En même temps, elle non plus ne se pose pas la question et va rouler une pelle à son amûûûûr dans leur phare sweet phare. C’est mieux, y a des plaids !
    PS : non, officiellement, le trident ne fait pas subitement d’Arthur le roi d’Atlantide, déso.

  6. Vivement que le cinéma retrouve enfin un peu de créativité…. Décidément je me demande bien ce qui va rester de tous ces films dans les mémoires pour les prochaines générations, si ceux ci deviendront des films que l’on regarde autant qu’un certains grands classiques aujourd’hui.

  7.  » Eh bien, celui-là dit « Caca, caca », « celui-ci dit « Miam-miam », et celui au fond dit « Les vaccins, c’est un complot de l’industrie pharmaceutique. »

    Communiquer avec les poissons, c’est une chose, mais ça reste des poissons : on estime que ceux-ci ont le niveau intellectuel d’un utilisateur de Facebook moyen.  »

    Le secret des fake news est perçé : elles sont lancées par ces odieux poissons.

    Grandissime Monsieur OC! Comme toujours.

    https://theblacksheepleblog.blogspot.com/ le blog qui parle de tout avec la vision blacksheep de celui ou celle qui ne veut pas suivre bêtement le troupeau.

  8. Je vais faire mon grammar nazi de base mais dans cette phrase, il y a un bien vilain malgré que : « Jean-Moule est arrêté, Aquaman reconnu comme le roi de l’Atlantide (malgré qu’il vienne de tuer des milliers de ses compatriotes comme ça, hop), et la guerre arrêtée. » Ca ne fait pas avancer le propos mais bon, je tenais à le signaler…
    Sinon excellent spoil, je vous remercie par cette chronique de me permettre de briller en société en critiquant des films que je n’ai pas vus… Effet pervers de l’objet, la critique est parfois tellement drôle qu’elle me donne envie de voir le film avec une bonne quantité d’alcool et d’humour (typiquement le 50 nuances) même si je n’ai pas encore franchi le pas…
    Donc merci pour l’ensemble de l’oeuvre !

    • « Effet pervers de l’objet, la critique est parfois tellement drôle qu’elle me donne envie de voir le film avec une bonne quantité d’alcool et d’humour »

      Tellement vrai !

  9. Mé khom cé troll !!!

    « Lorsque soudain, il aperçoit un énorme tsunami qui s’apprête à lui refuser la priorité !
    Aquaman klaxonne, mais le tsunami l’ignore superbement, et sans mettre son clignotant, se rabat rageusement sur toute la côte »

    Mé khoman cé pourri !
    J’ai été étronné du niveau des vannes.

    C’est écrit par Kev Adams ?

    • J’ai besoin d’aide concernant la chronologie:
      Le roi d’Atlantide fait un gosse à Atlana et ENSUITE la balance dans La Fosse par jalousie ?

  10. – Truffe
    – Margoulin
    – Bougresse

    Saperlipopette ! Mais quelle patte !
    Sapristi ! Le méchant sacripan a encore usé habilement de l’art de la savate plumesque contre les gougniafiés du septième art !
    Corneguidouille !

  11. Non… Mais… Hé!!!!! Ho!!!!! Moi aussi je m’appelle Yann!!! Et j’ai pas trouvé de blonde au pied de mon phare!!!! Bon, j’suis pas breton non plus… C’est mes parents, z’ont trouvé rigolo de m’appeler Yann à cause d’un zigue qui c’est immolé par le feux sur une place à Prague (bon, pour ceux qui chercherait, c’est tout en haut de l’avenue Vaclavské…)… Ca compte aussi si je dis que j’ai aussi un plaid…? Mais bon ca marche pas, même pour un simple rhum… Euh… Rhume…
    Désolé…

    • Bon, sans les fautes « d’hortograffe », ca pourrait le faire un peu mieux… y’a pas de « x » à feux, et « ent » à chercherait…
      Je me « nullise » de plus en plus avec l’âge…^^

  12. « Mais vous avez déjà joué à Baldur’s Gate ? Hé bien une nuit à l’auberge, ça guérit tout plus sûrement que n’importe quel hôpital ».
    C’est vrai que ça coute moins cher que les soins chez un prêtre, et en plus ça recharge les sorts disponibles.

  13. Beau travail de mentaliste Monsieur OC.
    Après lecture de votre spoiler j’ai envie 1- De manger du poisson 2 – d’acheter un plaid 3 – de prendre mes vacances en Bretagne.
    Bravo.
    J’ai remarqué que vous aviez réussi à pirater le site de Wikipédia. »Le film est un énorme succès, dépassant les prédictions du studio, en amassant plus de 1,066 milliard de dollars de recettes pour l’instant, tout en étant acclamé par la critique pour ses effets spéciaux spectaculaires, ses jeux d’acteurs et son ambition. »
    Je sais pas si les gens ont vraiment conscience du panel de vos talents !

  14. Mouais, ce n’est pas aussi bien écrit et aussi drôle qu’avant les spoilers.
    Mais je vous pardonne et vous remercie, grâce à « jean-moule un » qui rattrape tout à lui seul…

  15. Aaah, merci, je t’attendais celui-là !!!
    Sérieux, y a pas de véhicule derrière les phares ??? Ils ont pas osé quand même !

    Bon on est bien d’accord que vu le niveau du film, c’est trop facile de le démonter, mais y a encore des pépites qui m’ont bien fait marrer ; notamment le passage de la baleine et du touché rectal, j’en pouffe encore. ^^

  16. On parle pas du fait que malgré la bataille qui fait rage Atlanna sort des eaux changée et coiffée et sèche pendant le duel entre ses deux fils pour demander la paix, telle une sainte envoyée par le dieu scénarius? Qu’elle a pas participé au massacre pour aller se chercher une robe qui brille?

    • Quelle erreur ! Coiffée et endimanchée OK. Mais sortir sèche alors que le gagnant du combat outre le trône la gagne elle !

  17. Cher Odieux, permettez-moi de nuancer votre pensée.
    Une nuit à l’auberge dans une chambre de noble guérira toutes vos blessures, mais sur une paillasse de paysan à deux pièces ce sera un peu plus long.
    Sauf bien sûr si vous êtes un adepte du « repose jusqu’à guérison totale », mais je n’ose l’imaginer.

  18. j’adore toujours autant vos critiques, même des films que j’aime. Mais dites-moi, cher Odieux, la référence à Harry Potter ne vous a pas fait sursauter ?

  19. Merci cher Odieux. J’ai une fois de plus bien ri. Je vous ai toutefois trouvė beaucoup plus clėment que moi sur ce spoiler. Si l’envie vous dit de me lire, mon blog s’appelle toujours le BOUSOSCOPE mais est disponible sur WordPress aussi

    Avec tout mon respect

  20. Perso, je suis sorti de la salle quand il a fait la blague de pisser sur l’artefact, direction le bistrot et 2 chimay pour oublié cette daube infâme.

  21. « …si rousse qu’à ce stade, ce n’est pas qu’elle n’a pas d’âme : c’est qu’elle en doit une à quelqu’un… »
    Je me suis étouffé avec mon jus d’orange ^^

  22. « Que voulait dire Aquaman ? Le Wakando ? Le Wakandi ? » Le Wacandeau. Petit bled de la plaine wallonne, en plain pays noir.

  23. Ses spoils sont de plus en plus nazes.
    Truffe, Margoulin et Bougresse reviennent sans cesse dans des vannes plus pourries à mesure que le temps passe.

    Ca devient carrément pourri

  24. mort de rire devant ce spoil ;)
    petit détail qui m’ embête cependant l’histoire de :

    » Eh bien, celui-là dit « Caca, caca », « celui-ci dit « Miam-miam », et celui au fond dit « Les vaccins, c’est un complot de l’industrie pharmaceutique. »

    quand on a notre ministre de la santé qui nous dit avant la grippe que le vaccin est super efficace et que ensuite elle ose dire quand il y a 1 000 morts que les 2 souches de vaccin sont efficace à 50 et 25 % vous en pensez quoi? (sans animosité aucune)

    ps: je suis breton donc encore plus mdr jme disais bien que je l’aimais ce gardien de phare ^^

    • Deux choses concernant le vaccin de la grippe. D’une part vu la saloperie que c’est d’attraper la grippe (la vraie grippe hein pas la crève ou le gros rhume que les gens appellent grippe à tort) diviser les chances de la choper par deux vu la contagiosité c’est loin d’être négligeable. Deuxième chose, même si on l’attrape malgré la vaccination, le fait d’avoir été vacciné diminue fortement la virulence. Pour une personne fragile ce n’est pas anodin. Et puis troisième chose (je ne suis pas à une contradiction près) le vaccin ne contient plus de sels de mercure ou d’aluminium contrairement à celui de 2009, date à partir de laquelle on a commencé à se défier du vaccin suite à la peur de la grippe aviaire.

      • Je sais bien qu’il faut se vacciner quand on est une personne fragile je ne renie pas ça juste qu’il faut arrêter de mentir en disant que c’est efficace à 99,99% et ensuite dire que ça marche qu’à moitié… Toujours les mêmes blagues des politiciens qui ne savent pas de quoi ils parlent…

      • Le problème c’est que si on dit aux gens que c’est efficace à 50% ils voient le verre à moitié vide et ne pensent pas à tout ce qu’il y a autour. Après c’est un problème de fond et de forme. Sur la forme (et pour revenir à ta remarque) c’est effectivement maladroit de le présenter comme ça de la part de nos politiques et révélateur de leur incompétence, comme bien souvent (si ce que tu dis est vrai, je ne suis pas allé vérifier les paroles exactes mais qu’un politique dise que ça marche à 99% ça m’étonne, vu que selon les années ça varie entre 50 et 70%). Mais sur le fond il faudrait se faire vacciner, donc ce n’est pas forcément une mauvaise chose que d’inciter les gens à le faire, même en utilisant des arguments faux. Tiens ça pourrait faire un sujet de philosophie au bac « Vaut-il mieux mentir pour un bien plutôt que dire la vérité et causer du mal? » ou quelque chose comme ça…

      • Bien parlé salkon^^
        En fait il faut voir le vaccin comme un casque si on roule à moto ou une ceinture si on roule en voiture: les deux ne garantissent pas 100% de chance de survie ou d’invulnérabilité en cas d’accident mais contribuent largement à augmenter tes chance de ne pas être gravement blessé, voire handicapé à vie, ou d’éviter un aller direct chez Dame M.

  25. Des films de merde. Partout. Tout le temps. Des films de merde. J’en puis plus.
    Merci Hollywood, merci connard.
    PS: y a pas R’lyeh dans le film. C’est tout nul.

  26. Et le trident a 5 branches ? hein ca ne choque personne hein. C’est un pentadent bordel.

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