Bad Runner 2049

Si vous avez vu Blade Runner premier du nom, à la simple évocation de celui-ci, des choses doivent vous revenir en mémoire.

Une mégalopole oppressante noyée sous la pluie, des publicités japonaises projetées à la surface d’immenses tours de verre, des voitures volantes qui se faufilent entre les immeubles au son du « pwët » lointain d’une corne de brume… mais bizarrement, votre cerveau a dû oublier le scénario. Et c’est normal : c’est ce que font les neurones pour se protéger. Mais comme je suis cruel, je vais vous rappeler le pitch du premier volet, celui dont tout le monde oublie de parler quand quelqu’un parle de film culte.

Blade Runner : Dans un futur proche, Deckard est un blade runner, chasseur de primes officiel de la police qui poursuit les réplicants, des humains créés génétiquement pour bosser dans les colonies spatiales mais qui des fois, se rebellent. Et cette fois-ci, c’est tout un groupe qui est dans la nature. Heureusement, le script est du côté de Deckard : les méchants l’attaquent par groupe de un, changent d’avis dès qu’ils sont en position de le tuer, et le dernier décide même de courir partout en faisant la poule jusqu’à ce qu’il meure tout seul, parce que là encore, sinon, Deckard perdait. Pour célébrer ce script qui l’a bien aidé, Deckard quitte le film et la ville en compagnie de Rachel, une réplicante qui a l’air d’accord pour qu’il se branche sur son port USB. 

Voilà voilà. Et encore, je vous ai passé le moment où un « génie » décide de faire un câlin à un tueur psychopathe, comme ça, pour voir, ou encore quand Deckard sait exactement quel personnage a encore des infos utiles ou non, probablement qu’il voit un point d’exclamation au-dessus de leur tête en fonction.

Bref, vous voulez tout ça ? Une mégalopole noyée sous la pluie, des publicités géantes, des voitures volantes et des « pwët » dans la brume ? Le tout avec un scénario tout bancal ?

Alors vous aimerez Blade Runner 2049, qui pousse tout cela encore plus loin.

Spoilons, mes bons !


L’affiche. Je suis désolé : je crains qu’à gauche, ce ne soit des flammes.

Notre film s’ouvre sur un petit texte qui nous récapitule où en sont les choses en 2049, près de 30 ans après les événements du dernier Blade Runner. Mais que dit-il ?

Hé bien que l’humanité s’est tournée vers la colonisation spatiale, et pour y envoyer de la main d’oeuvre corvéable à merci, a créé les réplicants, des êtres produits artificiellement et bien plus forts que les humains naturels, ce qui est fort pratique pour planter des choux sur Vénus, ou ouvrir un bocal de cornichons sur Jupiter. Hélas, les réplicants ont fini par se révolter parce que voyez-vous, ils vivaient mal l’esclavage, ce qui est fort curieux. Après leur avoir cordialement pété la gueule, l’humanité a décidé d’interdire leur création. Tyrell Corporation, la société qui les produisait et bien connue des gens ayant vu le premier film, a donc fait faillite. Mais une nouvelle société spécialisée dans l’agriculture de synthèse, Wallace Corporation, a racheté Tyrell et repris la production de réplicants car…

Attendez. Attendez. Vous venez d’écrire que Tyrell a coulé JUSTEMENT parce qu’il était interdit d’en produire, d’où son rachat. Alors comment diable la boîte qui les rachète peut recommencer exactement la même connerie ? Que ? Attendez, le film n’a pas encore commencé qu’on a quand même un gros trou dans l’intrigue, là !

Mais allez, soyons sportifs : on va dire que Wallace Corporation a graissé une patte ici et donné un bisou là et que hop, c’est reparti comme en quarante avec un petit mot du préfet disant qu’ils ont le droit de produire des réplicants, mais avant 22h et hors-agglomération.

Dans tous les cas, les derniers réplicants créés par Tyrell Corporation, les Nexus 8, ont encore quelques fuyards dissimulés dans la population. Ils sont traqués et exterminés par ceux que l’on appelle les Blade Runners.

C’est donc le moment de débuter véritablement le film.

Et nous voici à bord de l’une des voitures volantes typiques de la licence, qui survole la Californie et ses immenses fermes d’agriculture synthétique. À bord, nous découvrons K, un blade runner (je sais, c’est fou) qui ronfle tranquillement en rêvant de moutons électriques jusqu’à ce que son véhicule arrive dans une ferme isolée où il se pose. Notre héros, car c’en est un, va tranquillement s’asseoir dans le bâtiment principal, pépère, en attendant que le fermier du cru vienne le rejoindre. Celui-ci, un grand costaud, arrive l’air bougon.

« Ça va, vous vous faites pas chier ? Vous entrez chez les gens, comme ça, hop ?
– Du calme monsieur, je suis blade runner, je travaille pour la police. Voici mon badge.
– Hmm. Et c’est souvent que vous entrez chez les gens pour vous poser dans leur cuisine en les attendant ? Vous ne vous êtes jamais dit que quand on traque des réplicants, arriver sans précaution et les attendre bien en vue, c’était un coup à ce qu’ils aillent chercher un fusil et vous transforment en passoire ? 
– Je suis Ryan Gosling mec. L’important c’est que j’ai l’air cool, pas intelligent. Tu as déjà vu Drive ?
– Je vois. Que puis-je pour vous, Monsieur l’agent ?
– Voyez-vous, je sais que vous êtes un réplicant de type Nexus 8 en fuite. Génération Tyrell. Je vous propose de me suivre sans faire d’histoires. Finie, la vie de fermier. J’espère que c’était bien. Bref, vous me suivez ou vous préférez qu’on se donne des claques ?
– Essayons les claques, pour voir ? »

Le fermier, qui répond au nom de « Sapeur », commence donc à distribuer des mandales à notre héros, l’explose contre un mur, et à cette occasion on découvre que c’est le mur qui cède avant l’ami K. Il n’en faut pas plus pour que Sapeur comprenne qu’il a affaire à un réplicant.

Car oui : dans Blade Runner premier du nom, sachez que les réplicants avaient par sécurité une durée de vie limitée à quelques années, et les blade runners étaient humains, histoire d’éviter les emmerdes.

Dans Blade Runner 2049, après avoir failli se manger une révolte, l’humanité a appris de ses erreurs : elle les a interdit, et puis non, et puis tiens si on recommançait exactement la même chose mais en leur donnant une espérance de vie normale histoire de les rendre plus dangereux, et puis ho, et si on envoyait des réplicants chasser d’autres réplicants, je ne vois pas comment ça pourrait merder ? Et puis des réplicants encore plus redoutables, tant qu’à faire, hein.

C’est complètement con. Et je me demaaaande si ça va merder du coup. La dernière fois que j’ai vu un tel suspens, c’est quand quelqu’un s’est demandé si Emmanuel Macron était de droite.

Bref. Sapeur et K s’échangent des coups, jusqu’à ce que K finisse par saisir son arme de service et plomber son nouveau copain, tant les phalanges dans la truffe, ça va bien cinq minutes. Sapeur mort, la mission de K est accomplie et il peut retourner à sa voiture, une Peugeot volante que l’on appellera la Peugeot 4004.  Il y prend contact via ses moults écrans avec sa supérieure, le capitaine Germaine, de la police de Los Angeles.

« Capitaine, j’ai abattu la cible. 
– Bon dieu K, c’était un Nexus 8, un modèle militaire qui aurait pu ne faire qu’une bouchée de vous !
– Pourquoi vous me dites ça maintenant sachant que je travaille pour vous et que je fais ça depuis des années ? Non parce que dans ce cas, vous auriez pu envoyer plus de monde, non ?
– Haaaan… pas con. Ce doit être le stagiaire qui a écrit les dialogues. Enfin bon, j’ignore comment vous avez fait pour le vaincre, mais bravo.
– Ben je me suis pointé chez lui sans aucune précaution ni sortir mon arme. Ensuite j’ai compté sur le script.
– Génial. Rentrez à la base, K.
– Attendez chef… je crois que j’ai aperçu quelque chose. »

Et en effet. Sur la ferme il y a un vieil arbre mort, l’un des derniers de ce monde dévasté. Et au pied de cet arbre, une minuscule fleur soigneusement déposée. K demande à son drone de fonction, livré avec sa Peugeot 4004, de scanner le sol pour voir s’il n’y aurait pas quelque chose d’enterré là, comme par exemple un cadavre, un coffre ou bien des DVD de Danse avec les stars. Un rapide coup de scanner et… ho ! Il y a une grosse boîte là-dessous ! Germaine propose à K de rentrer : elle va envoyer une équipe de fouilles. Car oui, dans le futur, la police dispose d’équipes de fouilles pile poil pour ce genre de mission. L’équivalent du SWAT des archéologues : si un forcené s’est retranché dans sa tombe, ils vont le faire sortir à coups de brosse à dents, non mais. Mais je m’égare.

De retour à la base, K subit son contrôle de routine post-mission pour vérifier qu’il n’a subi aucun traumatisme. A quoi ressemble ce contrôle pour réplicants ? Il est assis dans une petite pièce face à tout un tas de capteurs, et on lui pose des questions pour voir s’il y réagit, avant de lui demander de répéter uniquement le dernier mot. S’il ne réagit pas à la question et répète bien le dernier mot, c’est qu’il ne fait pas de sentiment. Mais bon, je sens que ce n’est pas clair, alors je vous simule la chose.

« K. Qui est le plus fort, l’éléphant ou l’hippopotame ? Choucroute.
– Choucroute.
– Avez-vous envie d’avoir un enfant ? Renardeau.
– Renardeau.
– Pain au chocolat ou chocolatine ? Pain au chocolat.
– Pain au chocolat.
– Jean-Michel Aphatie est un grand journaliste. Humour.
– Humour. »

Vous avez saisi le concept. K passe le test avec brio, et après avoir rangé ses affaires au commissariat, l’occasion de constater qu’il se fait traiter de « peau de robot » (la VF est magique) et est considéré comme de la merde par ses collègues qui le bousculent en se marrant dans les couloirs parce que arh arh arh, on est des policiers, on est forcément bêtes et racistes. L’espace d’un instant, c’était si subtil que j’ai cru voir un film français. Enfin bref, pendant que la police a visiblement lancé le concours du « Qui énevera le réplicant le plus vite pour qu’on ait une rébellion sur les bras ?« , K rentre chez lui, un petit appartement du Los Angeles de 2049.

Et notre héros n’y vit pas seul. Enfin pas tout à fait : il a pour compagne de chambrée un hologramme domestique de jeune femme qui se comporte comme son épouse. Prénommée « Joy », c’est un programme de compagnie de Wallace Corporation. Elle fait mine de faire des bisous à notre héros, discute avec lui de sa journée, et surtout, peut changer d’apparence à volonté. Or, nous savons tous très bien ce qu’il se passerait vraiment avec ce genre de technologie.

« Bonjour K ! Alors cette journée de boulot ?
– Épuisante Joy. J’ai besoin de me détendre. Prends l’apparence d’une biche anthropomorphe et appelle-moi « Mon petit poney » en te tripotant.
– Qu… K, écoute, je suis conçue pour répondre à tous les désirs, mais tes conneries de furry, je crois qu’on dépasse le cadre de ma programmation.
– Silence. Fais-ça. Ensuite, j’irai mettre mon déguisement de Naruto et tu me feras un lap dance en hurlant « envoie-moi ton gros rasengan » pendant que je m’enfonce les doigts dans le cucul.
– … j’ai beau n’être qu’un hologramme, même moi j’ai mes limites. J’aimerais vraiment que tu arrêtes de fréquenter Deviantart. »

Soyons sérieux : le jour où une technologie de ce genre sort et est à la disposition de toutes les bourses, je crains que celles-ci ne se vident que bien trop. Je donne trois jours à la civilisation avant de sombrer dans l’onanisme de masse.

« Hé, K, et si tu me lisais le script ? Qu’on rigole ! »

Mais bref. Après s’être déguisé en Naruto, c’est à bout que K va se coucher, et se réveille frais et dispo pour une nouvelle journée de travail. Et rendez-vous est pris avec Germaine à la morgue, car celle-ci a quelque chose à montrer à K. À savoir le contenu de la boîte trouvée sous l’arbre dans la ferme de Sapeur.

Hé bien cette boîte, accrochez-vous mes bons, contenait des ossements. Plus exactement ceux d’une femme. Et c’est sous la direction du légiste Coco (si, si, c’est son vrai nom ; je sens que ce personnage a été écrit avec soin, pas vous ?) que notre fine équipe va de découverte en découverte. D’abord, des entailles laissent entendre que la morte a eu au moins un enfant et qu’il y a eu une césarienne. Mais surtout… la morte était une réplicante, puisqu’on retrouve son numéro de série sur ses restes ! Comment diable une réplicante a-t-elle pu avoir un enfant ? En théorie, ils sont stériles, puisque pas vraiment humains !

Oui mais voilà, Germaine cache en réalité sous son uniforme de capitaine de la police un t-shirt de la Manif Pour Tous. Et elle est formelle : les bébés, ça a un papa et une maman, pas un papa et un réplicant, sinon ça va être le bordel, la fin de la civilisation, l’apogée des pédérastes, Sodome, Gomorrhe, et tout le tintouin.

K remarque que quand il plisse les yeux très fort, Germaine ressemble à Christine Boutin. Mais il n’en dit rien et écoute plutôt sa chef lui expliquer ce qu’elle pense de tout ça.

« Mon p’tit K, tu sais, dans le monde, il y a les humains et les réplicants. Ils sont bien séparés, c’est tout bien. Mais si une réplicante peut avoir des enfants… alors l’ordre est brisé ! Et moi mon métier, c’est de garder l’ordre et la paix. Alors voici tes ordres, K : tu vas aller me faire disparaître toutes les traces de ce bordel, trouver l’enfant de ce squelette, et lui coller une balle dans la tête histoire qu’aucune ne dépasse. Tu as tout compris ?
– Tuer l’enfant. Brûler toute trace des parents. »

C’est marrant, c’est exactement ce que je pense à chaque fois que je prends le train et que je vois une famille monter pour s’installer non loin. Mais pourquoi est-ce que je vous parle de ça ? Reprenons, avec la mission de l’ami K qui commence.

K se rend donc chez Wallace Corporation, puisque les margoulins disposent encore des archives de Tyrell Corporation, et que le numéro de série du squelette indiquait que c’était un modèle de chez Tyrell. À l’accueil, un secrétaire fait une petite recherche dans les archives pour notre ami, et lui explique que :

« Holala, c’est bête, on a perdu plein de données depuis le grand Black Out d’il y a des années qui a effacé toutes les données qui n’étaient pas sur papier. Ce qui est pratique parce que sinon, ça raccourcirait vachement le film. Ça tombe bien, non ? »

C’est vrai que ça tombe bien. Mais quelque part dans un bureau de chez Wallace, le fait que quelqu’un tape ce numéro de série dans la base de données a une petite alerte qui lui signale que quelqu’un farfouille. Cette personne, c’est Love (là encore, vous apprécierez la recherche du nom du personnage), une charmante réplicante qui comme tous les personnages du film, fait la gueule en permanence parce que c’est trop sombre, t’as vu. Ces gens ont l’air tellement malheureux en permanence qu’on se croirait dans un goulag. Ou dans un défilé de haute-couture. J’hésite.

Toujours est-il que Love va retrouver K, dégage le petit secrétaire, et prend le relais.

« Bonjour Monsieur K. Comment puis-je aider la police aujourd’hui ? Je représente Monsieur Wallace.
– J’aurais besoin de toutes les informations que vous auriez sur le réplicant numéro de série 58008.
– Ce numéro ne me dit rien.
– Pffffrrr…. retourne ta calculatriiiiiiice !
– Que… rhooo, Monsieur K, vous ne seriez pas ce gros relou qui a encore fait planter trois fois le serveur de notre hologramme « Joy » la semaine dernière ?
– C’est pas ma faute si elle refuse de faire des spectacles pétomanes sous les traits d’Alexandra Daddario. »

Love ignore ce commentaire puis se débarrasse rapidement de K en lui donnant ce qu’il veut, à savoir ce que contiennent les rares archives disponibles : le fait que c’était une femme, conçue par Tyrell, un très bon modèle, qui a disparu peu après avoir été en contact avec un ancien Blade Runner, l’agent Deckard. K remercie Love de ces informations, et s’en retourne poursuivre son enquête. Il retrouve brièvement l’ancien partenaire de Deckard (qui n’était pas son partenaire, si vous avez vu le volet précédent, mais hop, il l’est devenu), qui lui explique que Deckard s’est retiré du métier et est introuvable depuis près de trente ans. Il a donc soit pris sa retraite pour de bon, soit il est devenu représentant syndical. Dans les deux cas, le monde n’attend plus grand chose de lui.

Mais K poursuit son enquête, et pendant que nous avons encore une certaine quantité de plans où il pleut sur la ville pendant qu’une corne de brume mugit en fond, allons voir ce qu’il se passe du côté de Wallace Corporation.

Nous y découvrons Monsieur Wallace, un aveugle qui… oh non ! Non ! Arrêteeeez ! Cet homme est l’archétype parfait du méchant tout naze à la mode en ce moment au cinéma. Comprendre : il passe son temps à faire de la philosophie niveau terminale en longues tirades, fait des analogies et métaphores en boucle, et essentiellement pour dire du rien. Ne manquerait plus qu’il tue l’un de ses propres hommes pour montrer qu’il est méchant et le tableau serait complet.

Hé bien, ça ne rate pas. Wallace inspecte un de ses derniers modèles de réplicants, une femme, la tripote joyeusement en marmonnant sur « Mouiiiiii, nous nous prenons pour des dieuuuuux mais nos créations sont stééériiiiles, pourquouââââ ? » avant de tuer ladite réplicante fraîchement née parce que… heu… parce que.

Ah ben voilà, il a tué l’une de ses sbires pour la forme : c’est définitivement un méchant de merde. Mais attendez ! Ce n’est pas un méchant de merde lambda. C’est un méchant de merde qui sur l’échelle du caca, est au stade « post-Taco Bell« . En effet, vous n’avez rien remarqué ? Relisez bien. Wallace pleurniche que ses créations sont stériles. Et voudrait percer le secret de la fertilité des réplicants, et il sait que Tyrell avait réussi à faire un modèle capable de porter la vie en lui. Toujours rien ?

Le mec fabrique des réplicants. Sa société gagne de l’argent avec. Du coup, si les réplicants peuvent se reproduire, vous savez de quoi on va drôlement moins avoir besoin ? De payer une société pour en fabriquer. Voilà. Le méchant fait tellement de philosophie à deux deniers qu’il n’a pas réalisé que son plan… était de trouver le moyen de s’auto-ruiner. Sérieusement, entre « Coco », « Love », « K » et ça, je pense que ce film a été écrit sous l’effet d’une trentaine de picons-bières.

« Personne ne m’empêchera de foutre ma société en l’air et de créer une rébellion chez mes esclaves, vous m’entendez ? Personne ! Je suis complètement con si je veux ! »

Wallace ordonne en tout cas à sa fidèle Love d’aller enquêter sur tout ce bazar et de récupérer tout ce qu’elle peut. La belle s’exécute en se rendant dans les locaux de la police où tout le monde la laisse passer sans explication. Elle se rend tranquillement jusqu’à la morgue pour voler les ossements de la maman réplicante, et lorsque Coco la surprend… hop, avec sa super force de réplicante, elle le tue d’un seul coup.

Je répète : Love vient de tuer un agent des forces de police, dans le QG des forces de police, le tout sous l’œil des caméras des forces de police.

Conclusion ?

Mais oui, elle repart tranquillement, merci. Quoi, vous vous attendiez à autre chose ? Hohoho. Naïfs que vous êtes. Ce film est victime du syndrome d’Avatar : c’est beau mais c’est con.

Et histoire d’appuyer ses propres incohérences, le film se repenche sur la question dès la scène suivante, lorsque K arrive pour une nouvelle journée de boulot. Car Germaine le trouve, inquiète.

« K. Coco est mort. Et le squelette a disparu. Quelqu’un sait, nous avons une fuite.
– Damnation ! Mais grâce aux caméras, on va pouvoir découvrir que c’est Love, et ainsi savoir que Wallace est impliqué et en sait plus qu’il ne veut bien l’admettre ?
– Non, sinon le film est terminé. Je propose plutôt de faire du rien.
– D’accord. »

Que ? Je… c’est… écoutez, pourquoi ne pas avoir simplement fait une scène où quelqu’un se contente de voler les ossements sans se faire repérer ? Pourquoi vouloir avoir une super combo « J’entre bien en vue, je tue un mec gratuitement, et je repars tranquille », l’aborder dans la scène suivante, et insister sur le fait qu’en fait, on s’en fout sinon ça pourrit le script ? Mais aaaah ! AAAAAH ! Diego, mon coussin à hurlements, vite !

Hmggngnngn. Hem. Voilà.

Adieu, donc, Coco, déjà oublié alors que K poursuit son enquête comme on le lui a ordonné. Il est d’ailleurs retourné à la ferme de Sapeur tout brûler pour faire disparaître les preuves de ce bordel, mais a trouvé sur place une chaussette de bébé et une date de naissance : 6 octobre 2021. Hin hiiiin… voilà des indices intéressants ! Il se rend à la base de données ADN du coin pour voir à qui cela correspond. Et il inspecte des séquences ADN… à l’œil nu.

Alors qu’au début du film, quand K avait tué Sapeur, il avait un super scanner avec base de données pour confirmer en deux-deux qu’il avait bien tué la bonne cible. Apparemment, la technologie varie selon les scènes. Là, il doit inspecter l’ADN de toute la population sur tableau Excel. Facile.

Toujours est-il qu’alors qu’il est en pleine inspection, K trouve ce qu’il cherche : deux personnes disposent du même ADN dans la base de données ! Qu’est-ce que c’est que ce bazar ? Renseignement, pris, il s’agirait d’un garçon et d’une fille. La fille est décédée, victime d’un problème de défenses immunitaires. Quant au garçon… il a survécu. Et aurait grandi dans un orphelinat des plaines désertiques hors de la ville. Voilà une piste, mais il est tard, K, l’explorera demain.

Le soir venu, la chef de K s’invite chez lui pour aller siroter ses réserves d’alcool. Elle est comme ça. K, en bon réplicant obéissant, la laisse faire, mais planque quand même la bouteille de Don Papa parce qu’il ne faut pas déconner, dis. S’ensuit alors une scène fabuleuse où Germaine demande à K de lui raconter… un souvenir.

« Un souvenir ? Comme vous y allez.
– Allez…
– Bon alors je vais vous raconter un souvenir. Celui du gars qui s’est pointé dans ma chambre en me demandant de l’aimer fort, de l’aimer vrai, et puis il y avait une sombre histoire de chaussures en suédine bleues…
– Non, K, je pensais plutôt à un souvenir d’enfance.
– Mais chef, vous savez bien que j’ai été conçu en cuve. Les souvenirs d’enfance que j’ai ne sont que de faux implants pour me donner de l’humanité.
– Bon, écoutez K, vous commencez à être relou, alors hop, c’est un ordre.
– Hé bien il y a cette fois où je suis dans ma chambre, et mon oncle rentre tout nu avec un ceinturon et…
– Okay, un autre.
– Vous êtes difficile. Bien, alors j’ai celui où je suis à l’orphelinat. J’ai pour seul jouet un petit cheval avec un truc écrit dessous, ne me demandez pas pourquoi je vous précise ça, et les autres enfants veulent me le prendre. Mais moi, zobi que je leur donne, alors je cavalcade comme un contribuable français sur la frontière suisse, et je tombe sur des fourneaux. Hop, je planque mon cheval dans un vieux fourneau cassé, et je vais me poster devant un qui marche, comme si je l’avais brûlé.
– Et ça marche ?
– Non, les enfants me pètent la gueule quand même. »

Germaine ricane devant ce gentil souvenir tellement mignon, pile le genre qu’on a envie d’implanter dans un réplicant conçu pour tuer, et s’en va. Mais à peine est-elle partie que Joy l’hologramme se pointe pour faire remarquer à K qu’il a soigneusement évité de parler d’une partie de l’histoire : sous le petit cheval, il y avait bien quelque chose d’écrit. Une date de naissance. Le 6 octobre 2021. Coïncidence ? Je ne crois pas.

En attendant, K continue son enquête. Et alors qu’il est occupé à manger à la terrasse pluvieuse d’un fast food, voici qu’au loin, un groupe de femmes l’observe. C’est Madame Astroclaude et son escouade de spatioputes. Madame Astroclaude pointe du doigt notre homme de manière fort discrète (comprendre, elle le maudirait façon Jacques de Molay que ce serait moins visible) et chuchote à ses troupes  :

« C’est l’homme qui a tué Sapeur… découvrez ce qu’il sait sur l’enfant. »

Une section de quatre spatioputes fond donc sur K, mais à peine arrivées, trois font demi-tour en marmonnant « Holala, on le connait, c’est un Blade Runner, il est dangereux. »

En même temps, il y a trente secondes, on vous a dit que c’était le type qui avait buté Sapeur, donc en même temps, il y avait peu de chances qu’il s’agisse en fait d’un expert-comptable ou d’une danseuse étoile. Visiblement, même elles n’écoutent plus les dialogues tant c’est n’importe quoi. Heureusement, une spatiopute reste, et mène l’enquête avec une subtilité digne d’un B17 au-dessus de Berlin.

« Hé Monsieur, tu regardes des photos ? C’est quoi les photos ? Tu me montres les photos ?
– Non.
– Halala, il est fort, je ne peux rien contre lui ! Vite, repli ! »

Vous ai-je dit que lorsqu’il fouille la banque ADN, K emmène avec lui son hologramme de plaisir ? Histoire qu’elle transmette toutes les données en direct à Wallace Corporation, je suppose. Ou bien il est juste débile.

Et la spatiopéripatéticienne se replie. Attendez, qu’est-ce qu’il vient de se passer ? C’est vraiment comme ça qu’elle comptait partir à la chasse aux renseignements ? Est-ce que tous les personnages de ce film ont un Q.I si bas qu’ils risquent de mourir s’ils ne pensent pas à respirer régulièrement ? Mystère.

En attendant, K a une mission et un lieu à visiter : l’orphelinat où le petit garçon aurait été envoyé. Celui-ci se trouve bien à l’écart de Los Angeles, dans une zone en ruine où des gangs surarmés font la loi. K décide donc intelligemment de s’y rendre… uniquement accompagné de sa Peugeot 4004 et de Joy, son hologramme de compagnie qu’il peut emmener avec lui grâce à une espèce de tube électronique qui lui permet d’apparaître autour dudit tube : un « diffuseur ».

Oui, moi aussi quand je vais mener une mission super chaude en territoire de guerre, je me dis que ce que je dois emmener avec moi, c’est mon hologramme coquin. C’est un peu comme s’aventurer en Tchétchénie en slip, uniquement équipé d’un iPhone et d’un compte Youporn : ça va sûrement étonner les locaux, mais ça reste particulièrement con.

L’idée est belle et bien débile, puisqu’en effet, lorsque K arrive en sifflotant au-dessus de la zone, tous les clodos du coin, comprenant qu’ils ne pourront jamais laver un pare-brise à pareille altitude, sortent des tonnes de pétoire et criblent l’engin de balles. La Peugeot 4004 est robuste, mais ça reste une Peugeot : elle tombe en panne avant de tomber sous les balles. K se crashe donc dans les ruines, et des dizaines de clochards surarmés se ruent donc vers son véhicule pour l’en extirper. Mais c’est sous-estimer K.

« Jamais vous n’aurez un euro ou deux ! Laissez mes vitres tranquilles, bande de rabouins ! J’ai remi du lave-glace hier ! 
– Vous faites erreur, Monsieur K. Nous ne sommes pas venus vous laver la voiture au feu rouge, nous sommes venus vous péter la gueule.
– Ah, bon alors c’est différent. Bagarre ! »

Et hop : bagarre. K attaque ses ennemis avec des prises de catch (authentique), mais à court de chaise pliante ou de troisième corde pour poursuivre son oeuvre dévastatrice, il commence à abattre les vilains avec son pistolet. Mais il n’aura jamais assez de munitions ! Ce qu’il lui faudrait c’est… un gros deus ex machina. K se fige. Ses ennemis l’observent, intrigués.

« Alors, on n’a pas peur, étranger ?
– Non.
– Et pourquoi donc ?
– Facile. Pouvez-vous me dire votre prénom ?
– Heu… ah, merde. »

Les assaillants, réalisant qu’ils s’appellent tous Jean-Jacques, savent que leur destin est scellé. Et en effet, soudain, une explosion les disperse ! Puis une autre ! Puis encore une autre ! Un véritable bombardement orbital s’abat sur eux. K lève un sourcil en sus de son arme, mais il ignore qui est venu à son secours. Il ne peut le savoir, mais c’est en réalité Love qui le couvre depuis un drone à haute altitude, tout en marmonnant « Retrouuuuuve l’enfaaaant !« .

K, lui, se contente de hausser les épaules, et de constater qu’une erreur au montage a fait disparaître tous les corps des Jean-Jacques qui étaient là il y a encore une seconde. Constatant que le film est décidément de plus en plus brillant, il consulte le script, et constate que, incroyable coup de chance, il s’est écrasé juste à côté de l’orphelinat qu’il venait visiter. Hihihi, c’est pratique ! Il va donc sur place à pied, et découvre sur place que les enfants sont exploités, forcés à démonter de vieilles pièces informatiques pour en récupérer les matériaux. Le directeur du bousin, Monsieur Grofilou, se montre sur la défensive en voyant un blade runner visiter ses installations, mais après un ou deux coups de poing dans la gueule, il devient tout de suite plus courtois et explique à K que s’il cherche un enfant passé par ici il n’y a pas loin de trente ans, ça va être dur. K lui répond qu’il sait que les gens comme lui ont une mémoire d’éléphant.

Attends K, c’est un argument de merde de dire « Non mais les gens comme vous, je sais qu’ils peuvent se souvenir de… »

« Vous m’avez eu avec votre super argument. Allez venez, je vais vous montrer mes registres papiers où je stocke toutes les informations sur mes trafics au cas où la police vienne et manque de preuves. »

Que… misère. Qu’est-ce que je regarde ? Diego, redonne-moi le coussin à hurlements. Comment ça je suis déjà passé au travers ? Bon, passe-moi le sofa à hurlements, on gagnera du temps.

Oui mais voilà : lorsque Grofilou montre ses registres à K… toutes les pages concernant l’année qu’il recherche ont été arrachées ! Bon, c’est pas grave puisque K pense que Grofilou a une mémoire d’éléphant. Du coup, il va lui demander, non ? Un petit garçon, arrivé avec une petite fille morte d’une déficience immunitaire… non ? Ah non : K décide plutôt de se secouer le trilili en chantant la Traviata, sinon ça risquerait à nouveau de drôlement raccourcir le film. Grofilou le laisse donc faire du rien et s’en va sans être inquiété. K, lui, sur le chemin de la sortie repère… de vieux fourneaux. Semblables à son souvenir implanté. Il s’y rend, et trouve avec des mains tremblantes, dans un vieux fourneau cassé… le petit cheval de bois ! Avec la fameuse date de naissance au-dessous ! Ce qui signifie que son souvenir n’est pas juste artificiel !

Lorsqu’il rentre chez lui le soir venu, K est tout chamboulé. Joy tente de l’apaiser.

« Mais attends, c’est trop cool ! Ça veut dire que tu es né, que tu n’as pas été créé.
– Oui mais ça veut dire que je vais être poursuivi toute ma vie pour être le fils d’une réplicante.
– Ho, hé, commence pas à chipoter, petit garçon pourri gâté. En attendant, il te faut un nom… K n’est pas un nom pour quelqu’un qui est né…
– Hé bien je pensais à…
– Jo.
– Ah. Moi je voulais plutôt m’appeler « Matiméo-Enzo-Logan », mais ouais, Jo, c’est vachement mieux.
– Et puis c’est vachement plus élaboré que K, tu noteras.
– C’est moi où ce film a un vrai souci avec les noms de ses personnages ?
– Si ce n’était qu’avec les noms… »

Après avoir encore lourdement insisté sur le fait que K est définitivement « spécial ». J’ai un peu envie de dire que tout le monde sait qu’il est spécial, K, mais je sens le souffle rauque des avocats de Kellogs sur ma nuque, je vais donc m’abstenir de faire un calembour aussi honteux. Je suis comme ça. En tout cas, Joy laisse K profiter d’une bonne nuit de sommeil. Et dès le lendemain matin, toujours empli de doutes, K décide d’aller au centre de souvenirs pour réplicants local afin de faire analyser les siens. Et savoir si ce sont de vrais souvenirs… ou du pipeau, mais de qualité.

Sur place, notre héros rencontre la plus célèbre fabricante de souvenirs de la planète, Georgette Abitbol. Qui vit dans une bulle de protection où nul ne peut pénétrer. K s’interroge, et fait de même avec elle.

« Madame Abitbol, pourquoi cette protection ?
– J’ai une grosse immunodéficience. Alors restez dehors avec tous vos germes.
– Je vois. Je me demande si cela a un lien avec le seul autre personnage immunodéficient évoqué dans le film.
– Maiiiiiiiiiiiiis non. Hohoho. Allons. Ne parlons pas du fusil de Tchekhov. Que puis-je pour vous, Monsieur…
– K.
– Dites-donc, ça doit pas être facile au lit.
– De ?
– Ben je ne sais pas. Imaginez la personne avec laquelle vous couchez crie votre nom encore et encore, et paf, vous vous retrouvez avec quelqu’un qui crie « Caca ! » quand vous lui faites l’amour.
– À votre avis, pourquoi est-ce que ma seule compagne est un hologramme ?
– Je vois. Enfin bref, que puis-je pour vous ?
– J’ai quelques questions à vous poser. Voyez-vous, j’aimerais me renseigner sur les souvenirs que vous fabriquez. Comment sont-ils aussi réalistes ?
– L’artiste met toujours un peu de lui-même dans ses œuvres.
– Et implanter un souvenir vécu par quelqu’un d’autre, ce serait possible ?
– Ce serait illégal, Monsieur K. 
– Vous pourriez analyser l’un de mes souvenirs pour savoir s’il est authentique ou non ? »

Georgette accepte et grâce une machine magique, pendant que K se concentre sur son souvenir de petit cheval – et non celui sur son oncle et le ceinturon – elle étudie la chose, et se met à pleurer à chaudes larmes en lui annonçant que oui, c’est bien un vrai souvenir vécu par une véritable personne. K comprend que s’il a de vrais souvenirs, c’est qu’il est une vraie personne, pas un réplicant. On lui a menti depuis le début !

Sauf que mon lapin, tu es un réplicant blade runner, le genre qui a survécu à une baston avec un Nexus 8 au début du film, et qui passe une batterie de tests après chaque retour au commissariat pour vérifier qu’il est un bon réplicant sur les rails, avec numéro de série et tout le tralala. Et surtout : tu te souviens quand tu as checké l’ADN sur la chaussette de bébé  ? Hé bien ta fiche n’est jamais sortie. Donc ce n’est pas ton ADN. Fin.

Mais non : K préfère ne pas y penser, s’énerver très fort, se rouler par terre en faisant un caprice, bref, il nous fait un petit K nerveux, si je puis dire.

« C’est joli ce film, hein ? Ça vous dirait que je le fasse durer 2h44 en ne prenant aucune décision logique ? Aucun souci. »

Sauf que sitôt sorti du centre de création de souvenirs, une voiture de police qui passe par là l’informe qu’il est en état d’arrestation pour cause de « Je ne me suis pas présenté au rapport ce matin« . K ne peut donc pas reprendre sa propre voiture (celle qui a été réparée magiquement après l’embuscade près de l’orphelinat, merci), et doit suivre la maréchaussée jusqu’au commissariat, où on l’envoie passer  l’habituelle batterie de tests.

« K. Qui est le plus fort, l’éléphant ou l’hippopotame ? Choucroute.
– L’éléphant, parce qu’il met toute sa force dans la trompe.
– Avez-vous envie d’avoir un enfant ? Renardeau.
– Non, comme beaucoup de jeunes mâles, je me contente de féconder ma bonde de douche.
– Pain au chocolat ou chocolatine ? Pain au chocolat.
– Chocolatine, putaing cong.
– Jean-Michel Aphatie est un grand journaliste. Humour.
– Ah oui, je l’adore, il est vraiment génial. Lui et Michel Denisot, quelle équipe c’était ! »

Autant dire que les résultats du test tombent : c’est tellement nul qu’on dirait l’équivalent du baccalauréat français. Puisque K a échoué au test, c’est qu’il part en cachou. Et un réplicant qui part en cachou, généralement, ça reçoit ledit cachou dans la nuque histoire de ne pas poser de problèmes. Mais Germaine sa chef l’aime bien, et décide d’avoir un bref entretien avec lui dans son bureau.

« K, nom d’une pipe, mais que vous arrive-t-il ? Vous qui êtes si professionnel d’habitude ! 
– Je… j’ai retrouvé l’enfant, chef.
– Ah oui ? Voilà au moins une bonne nouvelle. Et où est-il ?
– C’était… hem, ses parents l’avaient fait passer pour un réplicant pour le cacher. Lui-même n’était pas au courant. Je l’ai fait disparaître, comme tout ce qui le concernait. Hem. Voilà. Huhuhu. Hohoho. C’est la vérité. Je le jure. 
– Ah, ben c’est parfait mon petit K ! C’est ça qui vous travaille ? Bon, écoutez, je vous donne deux jours de repos. Remettez-vous sur les rails, et vite, parce qu’au prochain test loupé… je ne pourrai plus rien… hihihi… pour votre K !
– …
– Ho, ça va, si on ne peut plus déconner sur votre future mort ! Whololo, on peut plus rien dire, hé. »

Pour se détendre, K commence par rentrer chez lui. Il est encore chamboulé de sa découverte, et à la maison, Joy a décidé de le soutenir en… lui payant une spatiopute. Celle qui avait habilement tenté d’enquêter sur lui plus tôt.

« Je pensais qu’une petite passe te ferait plaisir mon chéri.
– Et tu l’as payée avec quelle carte, hmmm ?
– Ho. Ah oui. Zut. »

Mais le film n’évoque pas comment Joy fait des cadeaux avec l’argent des autres ; ça ressemblerait un peu trop à ce qu’il se passe à l’assemblée en ce moment. Joy, joueuse, décide cependant de superposer son hologramme sur le corps de madame la rombière, pour que K aie l’impression de faire l’amour avec sa compagne de synthèse. Ce qui doit se faire se fait, et c’est donc aux cris de « Caca ! » que l’immeuble de notre héros s’endort. Sans remarquer que la spatiopute lui a glissé un mouchard dans le slip ce qui, je tiens à le souligner, n’est pas une métaphore pour MST, vous devriez vous concentrer un peu au lieu de penser à mal, ah mais.

Le lendemain, c’est plus léger que K décide de reprendre son enquête. S’il est bien né d’une réplicante, il veut retrouver ses parents. Et donc, il veut savoir où ils sont. Pour ce faire, il va voir un petit trafiquant du coin et lui fait analyser le petit cheval de bois qu’il a trouvé. Le jouet a semble-t-il connu une sacrée radioactivité fut un temps (heureusement, c’est fini, sinon K avait refilé un cancer à tout le secteur), et plus spécifique, un type de radiation qui n’existe qu’à un seul endroit au monde (je sais : « ça tombe bien alors !« ) : Las Vegas. La ville ayant été détruite par une bombe sale il y a bien des années.

K prend sa Peugeot 4004 et Joy avec lui pour aller vers la cité du jeu, mais avant de partir, Joy l’interpelle.

« K ! Tu ne peux pas partir comme ça !
– Que veux-tu dire ?
– Si tu m’emmènes avec toi… il faut prendre tes précautions.
– Dit celle qui m’a envoyé une spatiopute dans le lit.
– Mais noooon ! Je veux dire, tu vas être traqué, tu le sais. Alors tu dois effacer tout mon serveur de données dans l’appartement. Car si des gens viennent ici… ils trouveront tout ton historique de recherches ! »

K réalise avec effroi que cela signifierait que des gens sauraient pour ses recherches « Poney + Diarrhée + Porno + Steevy du Loft + Âne Trotro » et efface donc promptement tout le serveur.

« Voilà ! Maintenant mes données ne sont plus que dans le diffuseur d’hologramme que tu as dans la poche. Du coup s’il est détruit, moi aussi. Ça me donne un petit côté humaine mortelle, j’aime bien. Ho, et tant qu’à faire, K, pète l’antenne du diffuseur. Comme je suis un produit de la Wallace Corporation, ce serait con qu’ils te suivent. »

Haaaaaaaaaaaaaaaaaaan. Ah ben oui, maintenant que K y pense, et sachant que Wallace Corporation avait l’air d’en savoir un rayon sur les réplicants, c’était peut-être un peu con de se promener avec un de leur produit leur transmettant toutes ses données en temps réel. Quel blaireau, ce K. La prochaine fois, découvrez K enquêtant sur les impôts d’Apple depuis son iPhone.

D’ailleurs, sitôt que notre héros pète l’antenne du diffuseur, on peut apercevoir Love, qui dans ses bureaux de Wallace Corporation, s’exclame « Crotte de bique ! » en voyant K disparaître de ses écrans. Elle prend son manteau, et apparemment, il va y avoir de l’action. Et pas qu’un peu : Love se dirige droit vers le commissariat du LAPD, fonce jusqu’au bureau de Germaine (toujours sans être inquiétée, merci), et la menace tranquillement.

« Où qu’il est K ?
– K ? Hinhinhin… il est au repos. Même moi j’ignore où il est. Hooo, je sais ce que vous cherchez, Mademoiselle Love. Mais il s’est déjà débarrassé de l’enfant.
– Heu… si vous saviez ce que je voulais, pourquoi ne pas m’avoir fait arrêter ? 
– Ah tiens oui. Flûte. 
– Laissez-moi deviner : c’est comme pour la mort de Coco : si vous m’arrêtiez, le film s’arrêtait aussi.
– Voilàààà.
– Bon ben du coup, vu que le script est moisi, puis-je en profiter pour vous tuer sans que personne ne réagisse dans le commissariat ?
– Mais, faites donc. Ça ne fera jamais que la deuxième fois, et là, dans le bureau le plus surveillé du bâtiment. »

Love tue donc la chef du LAPD, dans son bureau – avec vitre sur la porte – et devant ses caméras, mais heureusement, toute la police est débordée par un concours d’astro-belote, et Love est donc non seulement tranquille, mais en plus, elle utilise l’ordinateur de Germaine pour localiser la Peugeot 4004 de notre héros qui va droit vers Las Vegas. Qui décidément, aime être tracé. La police suivait sa voiture, Wallace son hologramme, et les spatioputes ont toujours un mouchard dans son slip. Autant de gens qui cherchent à vous mettre sur écoute, si votre ramage se rapporte à votre plumage, vous êtes le Nicolas Sarkozy de ces bois.

Ah oui, au fait : Love, avant de tuer Germaine, lui éclate la main alors qu’elle a un verre dedans, histoire de la faire un peu hurler de douleur. Histoire que vraiment, tout le monde sache ce qu’elle fait dans le commissariat.

K, qui ignore tout cela, arrive de son côté à l’ancienne cité du jeu déserte et recouverte en bonne partie par le désert. Mais sur place, ses scanners lui indiquent… de la vie. Hop, un petit tour au sol, et il découvre des ruches d’abeille, ce qui veut dire que la zone est plus que saine et qu’accessoirement, quelqu’un aime le miel. Il prépare son arme, prêt à défoncer Winnie l’Ourson si jamais il approche. Il erre brièvement dans les rues ensablées de Vegas, avant de se diriger vers un hôtel désert proche desdites ruches. L’endroit doit être occupé, puisqu’il est bardé d’explosifs reliés à des filins pour disperser d’éventuels visiteurs façon puzzle. Au bout d’une interminable promenade dans le lieu poussiéreux, K tombe enfin sur… Harrison Ford.

Non, pas l’agent Deckard. Harrison Ford. Qui est devenu, comme Will Smith, un acteur qui joue toujours le même personnage. Paix à son jeu.

Toujours est-il que Deckard (allez, on va lui concéder) accueille froidement notre héros, l’arme à la main, et avec une citation de L’île au trésor. Qu’évidemment, K connait. Le cliché des personnages qui sont complices parce qu’ils connaissent des citations tirées des mêmes livres, je sens que ça va être épique. Et ça l’est puisque K prend tellement son temps pour aller droit au but que Deckard finit par tirer dessus, pas très fan d’un flic venu le trouver dans sa cachette. S’ensuit une baston sans grand intérêt, un passage où K enclenche un filin et fait péter des grenades sous son nez mais hop, hahaha, en fait il n’a rien, c’était pour déconner, et enfin, les deux finissent par échanger quelques coups de poings virils, ce qui les amène à devenir copains et à causer.

Oui mesdames, vous l’ignorez mais le mâle est comme ça : pour fraterniser, il se pète la gueule. C’est ça ou nous dessiner des bites sur le front. Ne cherchez pas. Nous sommes des êtes profonds et mystérieux.

En attendant, allons-y donc pour le dialogue palpitant entre nos deux héros.

« Bon, comment tu t’appelles ?
– K.
– C’est pas un nom, ça.
– Alors appelez-moi Jo. Dites donc, vous avez un joli chien avec vous, c’est un vrai ?
– Je sais pas trop, c’est le douzième. Je veux dire : j’ai pris un chien alors que j’habite un immeuble truffé de pièges au ras du sol. Si le scénario se tient, il devrait y avoir des bouts de chien un peu partout depuis des lustres.
– Oubliez ma question sur le chien.
– C’est vrai… Jo. Dis-moi plutôt, pourquoi tu es venu ici ?
– Hé bien je voulais savoir… vous avez fréquenté une réplicante, pas vrai ? Elle s’appelait comment ?
– Rachel. Dites-donc, vous en avez fait du chemin pour demander des trucs aussi essentiels. 
– Et parlez-moi de votre enfant.
– Oui, ce serait bien que tu en viennes enfin au but sachant que cette scène dure depuis vingt minutes. Alors l’enfant, je ne l’ai jamais connu parce que pour qu’il survive, j’ai dû me barrer et apprendre aux réplicants rebelles qui m’accompagnaient à effacer toute trace de son existence, à lui faire une fausse identité… bref, j’ignore où il est. Et qui il est. Désolé. »

K est bien embêté, car tout cela ne l’avance pas plus. Alors, va-t-il dire à Deckard qu’il pense être son fils ? Non, parce que là encore, ça pourrait faire avancer les choses, et ce film aurait déjà pu s’arrêter trois ou quatre fois, alors pourquoi stopper en si bon chemin ? Et histoire que K ne puisse jamais enfin aborder le sujet, voici que les détecteurs de Deckard signalent plusieurs appareils en approche : K a été suivi !

Et en effet, car c’est Love qui arrive avec quelques hommes de main distribuer des mandales. Pif paf, tout le monde se tabasse, mais malgré les talents de combattant de K, celui-ci finit au sol, et sa belle amie Joy se fait pulvériser le diffuseur d’hologramme et donc, toute sa mémoire, ce qui la détruit pour de bon. Puis, Love enlève Deckard et alors que K est au sol à saigner du groin elle…

… ne fait rien.

Oui, le film pourrait ENCORE s’arrêter là (décidément, ça valait le coup de faire 2h44) mais hihihi, non, Love décide de laisser K en vie. Et libre. Comme ça, il pourra revenir et la tuer. Ou la dénoncer aux flics (s’ils ont fini de jouer aux cartes). Ou mettre Wallace corporation dans la merde, ou…

Bref, elle n’a aucun intérêt à le laisser en vie, au contraire, donc elle le fait.

Même dans James Bond, les méchants font au moins l’effort de laisser un piège mortel avec eux. Ils ne disent pas juste « N’oublie pas de venir me péter la gueule plus tard« . Ce film vient de passer au-dessous du niveau d’un méchant de James Bond. Je tenais à appuyer là-dessus. Je sais, ça fait un peu mal. Mais admettez qu’ils ont cherché.

Deckard est donc emmené jusqu’au QG de Wallace Corporation, où Monsieur Wallace en personne vient lui poser des questions sur Rachel, l’enfant, et bien sûr, soliloque longuement sur les anges, le paradis et autres sujets qui nous rappellent qu’il faut interdire à vie à Jared Leto de jouer des méchants. Mais, voyons un peu ce qu’ils se racontent.

« Deckard… vous devez m’aider à percer le secret de la fertilité des réplicants que Tyrell avait réussi à atteindre.
– Vous voulez dire, pour ruiner votre entreprise ?
– C’est cela. Mohohoho, je suis génial.
– Mouiiiii…
– Mais enfin, Deckard, pourquoi refuser de m’aider ? Avec des réplicants capables de se reproduire, je pourrais rendre le monde meilleur ! Je peux faire tant ! Je peux vous rendre… Rachel ! »

Et en effet : un clone de sa bien-aimée Rachel entre dans la pièce et s’approche de Deckard pour lui expliquer, somme toute, que sa culotte est proche de concurrencer l’éruption du Mont Saint Helens. Mais Deckard résiste. Wallace, déçu, fait donc exécuter d’une balle dans la tête le clone, pour montrer qu’il est décidément très très méchant. Laissez-moi soupirer en paix pendant que je me prends la tête dans les mains. Pendant ce temps, je vous laisse continuer ce spoiler sans moi.

« Allons Deckard ! Vous refusez mes présents… imaginez tout le bien que je pourrais faire avec votre aide ! Love, ma porte-parole, me sert non par obligation, mais car elle sait ce que je peux apporter au monde !
– Je n’aiderai pas un dictateur en puissance, Wallace. Ni vous, ni votre entreprise.
– Moi ? Un dictateur ?
– Comment appelez-vous une organisation sans système électoral interne mais qui dit vouloir gérer le bien collectif ? Une organisation soumise à un seul homme indéboulonnable et dont les agissements de la porte-parole sont plus que discutables ?
– J’appelle ça la France Insoumise. Et pas n’importe quelle France Insoumise : celle de Jean-Luc Mélenchon. »

Diego ? Va préparer ma MG42. Tu connais la règle : « Sur internet, il est permis de faire des blagues sur tous les hommes politiques. Sauf sur Jean-Luc Mélenchon, auquel cas, ses défenseurs débarquent dans la minute. » Quelque chose me dit que la section commentaire va être agitée. Il va me falloir encore plus de mépris que d’habitude.

En tout cas, puisque Deckard refuse de parler, Wallace boude et ordonne à Love de l’emmener à l’astroport le plus proche pour l’expédier à Space Guantanamo, un parc d’attraction très rigolo où tu peux aller à la piscine tout en restant au sec. De quoi délier la langue de l’ami Deckard.

Même Deckard a l’air de se demander ce que ces gens racontent. Lui dans son film, les personnages n’étaient pas bien fins, mais là quand même, ça dépasse les bornes.

De son côté, K est lui sauvé – c’est fou – par l’arrivée à Vegas… des spatioputes ! Grâce à la balise dans son slip, elles l’ont retrouvé, et le ramènent à Los Angeles, où au sein d’une église déserte, il est présenté à Madame Astroclaude leur chef. Qui n’est autre qu’une réplicante en cavale.

« Monsieur K… bienvenue chez nous. J’espère que vous aurez envie de rejoindre notre organisation et…
– Vous voulez dire devenir une spatiopute ? Écoutez, je dois dire que j’adore justement les minijupes en cuir et les routiers, et je me disais que…
– Raaah, mais non, bougre de con ! Les spatioputes, ce n’est qu’une couverture !
– Ah ben votre copine là-bas, elle est allée vachement loin dans la couverture l’autre soir quand même.
– Mais vous allez la fermer oui ? Ah, c’est pas vrai, ça ! Bon, écoutez, nous sommes en réalité des réplicants prêts à se révolter. 
– Vous voulez dire que comme prévu, le texte au début du film était complètement con ? C’est-à-dire qu’interdire les réplicants et les poursuivre pour leur mettre des balles dans la tête avant de se dire que tiens, et si on recommençait à en produire, à les traiter comme de la merde et à leur confier les missions pour s’auto-exterminer, c’était une idée de merde qui donnerait logiquement une rébellion ?
– C’est ça.
– Ho, et en plus, vous voulez dire que dans Blade Runner premier du nom, tout cela était justifié par le fait que les réplicants avaient une durée de vie d’une poignée d’années, soit trop peu de temps pour s’éveiller et s’organiser, mais à présent, on a arrêté tout ça pour les rendre encore plus dangereux et rebelles ? 
– Tout à fait.
– Ce film est donc très con.
– Vous en doutiez encore ? En tout cas, sachez que maintenant que nous savons que les réplicants peuvent se reproduire… nous n’avons plus besoin des humains ! Nous sommes libres ! Et l’enfant de Deckard et de Rachel sera notre chef dans cette rébellion ! Le jour venu, je la présenterai à la foule et elle sera…
– Attendez. Comment ça « elle » ?
– De quoi, vous préférez « iel » ? Vous fréquentez Tumblr, c’est ça ?
– Non je… c’est une fille ?
– Ben oui. C’est une fille. Que… attendez, K, vous pensiez être l’élu, c’est ça ? Hooo, pauvre bichon !
– Mais… mon souvenir… le petit cheval de bois…
– De faux souvenirs, venus d’une autre personne… que vous avez rencontrée ! Georgette Abitbol ! Souvenez-vous, la déficience immunitaire de la petite fille soit disant décédée… hé bien c’est elle ! Elle n’est pas morte ! Nous l’avons faite disparaître et lui avons créé une nouvelle identité ! Le petit garçon n’était qu’une diversion ! Et le souvenir que vous avez… c’était l’un des siens ! »

Gros rebondissement : en fait, K n’est donc pas le fils de Deckard ! C’est Georgette !

L’un des réplicants s’avance prudemment.

« Excusez-moi…
– Oui, réplicant Roudoudou ?
– C’est quoi cette histoire de diversion ? Si vous pouviez faire disparaître la fille en la faisant passer pour morte, pourquoi ne pas s’en arrêter là ? Pourquoi créer une fausse piste qui risque d’intéresser des gens ? Pourquoi obliger Georgette à implanter de vrais souvenirs à des gens, ce qui est illégal et risque donc d’attirer l’attention sur elle ? Et puis surtout, si le souvenir du petit cheval de bois est vrai, alors quelle bande de gros cons supposés la protéger se sont dit que « Tiens, si on la collait dans un orphelinat-usine en zone de guerre où elle risque de mourir en étant exploitée par un esclavagiste ou bien tabassée par ses petits camarades ? Ce serait super rigolo !« 
– Heu… hem… en fait…
– En fait vous avez juste créé une fausse piste pour justifier le film. Car logiquement, vous faisiez passer Georgette pour morte, et c’était plié. Mais là, en prenant des risques débiles, vous avez créé une piste permettant à un blade runner de pouvoir la remonter jusqu’à Deckard et vous, ce qui était complètement contre-productif.
– Ah oui. Tiens.
– Donc je résume : dans ce film, les gentils ont monté un plan pour se faire gauler, et le méchant, un plan pour ruiner sa propre entreprise. C’est un concours de balles dans le pied ? Ou bien je… »

Heureusement, K abat Roudoudou avant qu’il ne continue d’expliquer que tout le film est basé sur un gigantesque trou scénaristique uniquement conçu pour montrer de jolis décors. Les autres réplicants remercient K, et l’avertissent que Deckard est toujours prisonnier de Wallace. Et ça, ça ne peut pas durer.

Alors que Deckard est emmené par Love jusqu’à l’astroport, K passe donc à l’attaque. Avec sa voiture volante, il mitraille les véhicules du convoi de la bougresse, et force celle-ci à atterrir près d’une digue qui lâche régulièrement de l’eau. S’ensuit une grosse baston où, hop, vas-y qu’on s’attaque au corps à corps, que je te plante un truc, que je rampe par terre, bref, tous les clichés y sont et – ça alors ! – Love est tuée par K, qui peut libérer Deckard à la dernière seconde avant qu’il ne soit noyé par l’eau qui tombe de la digue. Deckard le remercie, et tous deux se rendent au centre de souvenirs de Georgette Abitbol, pour qu’enfin, Deckard rencontre sa fille.

Deckard se tourne vers son nouvel ami.

« Merci. 
– De rien.
– Mais sinon… la police ne va pas venir ? Vous venez de mitrailler un convoi au-dessus de la ville, de tuer plein de gens, je suis un fugitif, et vous  m’avez emmené droit à l’endroit où l’on ne devait surtout pas aller pour éviter que les méchants ne retrouvent ma fille, surtout en sachant que Wallace est encore en vie. Ce n’est pas complètement contre-productif ?
– Mec. Tout le film, tous les personnages ont fait exactement l’inverse de ce qu’ils auraient dû. Je me contente de suivre.
– Bon ben… d’accord alors. »

Deckard rentre dans le bâtiment pour aller rencontrer sa fille de l’autre côté de sa bulle d’isolement sanitaire, quant à K, blessé dans la bagarre avec Love, il contemple la plaie qu’il a dans le bidou, s’allongue sur les marches du centre de souvenirs, regarde la neige tomber parce qu’il est trop profond et…

… FIN.

« Bon c’est pas tout ça mais il faut que j’aille me racheter un exemplaire de Joy, quand même. Ça fait trop longtemps que je n’ai pas emmené mon hologramme de plaisir en mission secrète. »


Pour conclure, je laisse la parole aux Inrockuptibles :

Une splendeur visuelle dans laquelle les visions sont au service d’amples questionnements existentiels et politiques.

D’amples questionnem… attendez. Posons quelques questions au journaliste qui a écrit cette chronique.

« Est-ce que tu as noté que le scénario se pétait la gueule en boucle ? Andouille.
– Andouille.
– As-tu apprécié les poncifs en carton, avec la fille forcément fourbe et le méchant automatiquement amateur de métaphores religieuses ? Subtil.
– Subtil.
– As-tu trouvé Avatar génial ? Génial.
– Génial. »

Diego ? Mon mauser, s’il-te-plaît. L’humanité est en danger.

223 réponses à “Bad Runner 2049

    • un film tournée comme une œuvre d’art inatteignable (Vangelis, des images spectaculaires), mais dont l’histoire était fade. Le 2ème a les qualités & défauts du 1er. Plus précisément, essaye d’estomper les défauts de son aïeul.
      « Ce film est victime du syndrome d’Avatar : c’est beau mais c’est con. » Pas mieux résumé. La scène où il analyse l’ADN est magnifique… mais d’un con !
      Le voir en VF… tssss… faut aimer se faire mal.

      Encore une fois, un excellent travail OC. Je me délecte de chacun de tes mots ! Rien que pour « la Manif pour tous », « un petit K nerveux » et « Special K » ça valait le coup ><

      • Haaaaaa! Mais n’agit pas comme dans les films, balance les arguments direct au lieu de memacer, là tu as remonté l’échelle au niveau « méchant de James Bond  » parce qu’il reste une partie de doute, peut-être que tu bluffes Martonni peut-être pas, dévoile ton jeu et on saura si tu es le méchant ultime ou si tu peux être vizir à la place du Vizir de Wallace corp.
        ;-)

      • Loute, « Méchant de James Bond » ? O_o Heureusement j’ai pas encore de chat, de balafre, d’œil qui saigne, de dents en métal ou d’organisation secrète à diriger.
        Mais plus sérieusement, tu te méprends sur mes propos. Je ne menaçais pas (d’où le signe ^^), je proposais c’est tout. Parce que je ne veux pas forcer quelqu’un à lire quelque chose qu’il n’a pas envie de lire.
        Ensuite pour te répondre, une analyse du scénario de Blade Runner, c’est très très long et je peux donc pas la poster direct ici. Mais je peux mettre un lien. Tu veux la voir ?

  1. Toujours très drôle, même lorsqu’on a adoré le film (comme moi).
    Pour défendre le journaliste des Inrock, il parle du visuel du film (fantastique) et des questions existentielles qu’il soulève (et intéressantes, comme « qu’est-ce qu’un être vivant ? Joy en est-elle un même si ce n’est qu’une IA ? etc.)
    Il ne mentionne aucunement le scénario et ça cohérence. Et heureusement ! :D

  2. Grosse erreur dans la critique : dans le premier volet, les blade runner étaient DÉJA des répliquants (à durée de vie limitée). Sauf que c’était suggéré subtilement et qu’eux même ne le savaient pas, alors que là c’est exposé comme un bourin de peur que le public soit trop con pour comprendre les allusions.

      • facile, deckhard n’est pas un répliquant ! si tu n’as pas compris ça, t’as rien compris au film et ça n’est pas grave vu la hauteur du scénar ;)

      • Euh ouais, sauf que Ridley Scott lui même a déjà déçu des milliers de fans du premier film en révélant en interview comme un gros blaireau la solution du gros mystère qui a rendu le film culte (la vraie nature de Deckhart, humain ou Replicant, dont tout le monde se foutait et appréciait justement la NON-révélation) à savoir que « c’est un REPLICANT, LOL », alors si la « suite » en plus dit que c’est un HUMAIN, je crois c’est un poil le foutage de gueule de trop …

      • On ne sait pas si les Réplicans vieillissent en soit. Les Nexus 8 semblent plus vieux que les Réplicans de générations plus récentes. Dans le 1 leur durée de vie est limitée à 4 ans pour qu’ils ne puissent pas développer des émotions. Un problème que Tyrell essaye de détourner en insérant des souvenirs factices dans ses nouveaux modèles. Seulement ce genre de processus crée des anomalies : Rachel se rappelle d’une grosse araignée dont l’œuf éclos libérant des milliers de bébés qui la dévore et Deckard d’une licorne, ce qui est impossible. Cette mémoire « virtuelle » est également accessible par autrui. Deckard visualise les souvenirs de Rachel et Garp ceux de Deckard, c’est pour ça qu’il lui laisse un origami en forme de licorne avant de partir (dans un second niveau de lecture, la licorne peut symboliser les Réplicans).
        Après pour Blade Runner 2049, Villeneuve n’a pas pris en compte tout ça. Don Deckard est humain dans sa version.

    • dans la première version, ils savaient qu’ils avaient une vie limitée mais ils ne connaissaient pas la durée ! plus débile, tu meurs ! Mais qu’attendiez-vous donc ? Les films amerlocks sont plus pourris et stupides chaque année. Fait exprès, pour rendre la populace encore plus conne et docile. Et oui :)

      • Et ? En quoi c’est débile au juste ? Toi aussi tu sais que tu as une durée de vie limitée, mais tu ne sais pas quand tu vas mourir. C’est un peu le principe de la vie et la mortalité, en fait. D’où la question autour de laquelle est construit le film : la conscience de la mort, n’est-ce pas ce qui fait de nous des humains ? Cf. la dernière phrase du film de 1982 : « Dommage qu’elle doive mourir, mais c’est notre lot à tous » – humains comme répliquants. C’est ainsi que dans le premier film, les répliquants rebelles cherchent précisément à retrouver Tyrell pour connaître leur « date de péremption » et obtenir un délai supplémentaire, car ils ont commencé à développer des émotions, donc à s’attacher à la vie, ou, ce qui est la même chose, à prendre conscience de leur « mortalité ». Quel rapport avec le supposé complot des « films amerlocks » pour rendre « la populace encore plus conne et stupide » ?

      • DragonnePoulet : sinon Denis Villeneuve (qui réalise le film) est canadien francophone et pas « amerlock ».

    • Pas tout à fait. En fait il s’agissait uniquement de Deckard, les autres Blade Runner sont humains. Ridley Scott et ses scénaristes ont soutenu cette idée face à un Ford et des producteurs peu convaincus. Au final, c’est explicite uniquement dans la version « aboutie » que Villeneuve ne reprend pas.

    • non, ça n’a rien de sûr. Ca dépend des versions du film, et en plus dans le livre d’origine le héros est clairement humain.

  3. Une question que je me pose, K est pas censé être un réplicant « nouvelle génération tellement sophistiquée qu’ils ne peuvent même pas se rebeller et sont obligés de suivre les ordres » ?
    Du coup, il a menti pour protéger sa vie (quand il dit qu’il a retrouvé et buté le gamin) sans problème ?
    Ou alors j’ai mal pigé un truc… ?
    J’avoue que je me suis tellement fait chier au ciné que j’ai décroché assez rapidement, j’écoutais même pas ce que disais Jared Leto pendant ses scènes. Je vois que j’ai pas raté grand-chose.

    • K est censé être docile et incapable de mentir.
      Mais lorsqu’il prend conscience que son souvenir est peut-être réel, il faut supposer qu’il se met à dysfonctionner. Un peu comme un « bug » en somme. Il réalise qu’il n’est peut-être pas seulement un être de synthèse mais un individu. Il dévie de son programme et échappe à ses créateurs en devenant libre (c’est le même principe dans le premier film). Cette interprétation est clairement suggérée dans le film par le fait qu’il ne passe pas correctement le test de reconnaissance de retour au QG de la police, d’ailleurs sa supérieure lui fait remarquer qu’il s’est écarté de son référentiel. Il est un peu « déréglé », en somme.
      Donc effectivement, il ment pour se protéger. Or le spectateur est censé comprendre que s’il ment, c’est justement parce qu’il est déréglé suite à cette « révélation » liée au souvenir (que la policière ignore). C’est le premier point de basculement de tout le film (le second étant celui où il apprend que ce souvenir n’est finalement pas le sien).
      Alors, on peut effectivement trouver que la manière dont il s’en tire sans éveiller les soupçons est une « facilité », mais elle n’est pas absolument incohérente. Ce qui serait incohérent, c’est pas qu’il mente, mais que la policière se doute qu’il lui ment, car ça supposerait qu’elle sait ce qu’il a trouvé dans l’orphelinat (non pas l’enfant, mais la supposée « preuve » que son souvenir est peut-être réel, ce qui l’a fait « buguer »). Elle ignore ce que le spectateur sait. Donc elle le croit, puisqu’il n’est pas censé mentir. Et elle doit sans doute supposer que s’il rate le test, c’est parce qu’il a pris un mauvais coup lors en s’écrasant dans la décharge près de l’orphelinat : son mauvais score au test de reconnaissance n’est dans ce cas, pour elle, qu’un dysfonctionnement « mécanique » dû à une mission un peu mouvementée. Elle ne conçoit même pas qu’il soit possible que ce qu’il a trouvé l’ait ébranlé au point de le rendre libre (notamment de mentir). Elle lui ordonne simplement d’aller se reposer.
      C’est un peu le principe de toute fiction. Le point de vue du spectateur n’est pas forcément celui des personnages.
      Et ce que le Connard (avec d’autres), voit comme une contradiction est au pire une question de degré de vraisemblance. C’est sûr que la policière aurait pu être plus suspicieuse. Mais vu qu’elle ne conçoit pas qu’un répliquant ait pu avoir un traumatisme psychologique, puisque la nouvelle génération de répliquant a été étudiée pour éviter (en théorie) ce type de dysfonctionnement, la cohérence est de fait respectée.
      En fait le film est peut-être plus intelligent que la plupart des critiques scénaristiques qui lui sont adressées ici. Il laisse le spectateur faire l’effort de comprendre de lui-même, et adhérer (ou pas) au pacte implicite de toute narration, pour peu qu’il veuille bien s’en donner la peine sans attendre que toutes les motivations des personnages lui soient expliquées lourdement et sans déclarer à l’avance que ce qu’il prend pour une incohérence n’est pas tout simplement le fruit de sa propre paresse (ou mauvaise foi).

      • À partir du moment où K est bel et bien un replicant nouvelle génération tout ce qu’il y a de plus normal, je trouve que c’est clairement une faille scénaristique oui.

    • Ba ouais parce qu’il parle français et n’essaie pas de se donner un genre parce que dans sa région il a un mot différent de partout ailleurs en France…

      • Y a juste la moitié de la France et les francophones du Canada qui se donnent un genre…sans parler de la plupart des francophones d’afrique qui ont appris « Chocolatine » aussi.
        Et pour rester sur le débat de la langue, justement un pain au chocolat désignerait un pain (boulangerie) avec du chocolat alors qu’une chocolatine un croissant (viennoiserie) avec du chocolat. D’où aussi les anglophones qui disent littéralement « Croissant au chocolat ».

      • Du coup, avec ton explication bancale, un pain au raisin ça serait du pain avec du raisin dedans. Pour rester logique on devrait appeler la pâtisserie une raisine.
        Et pis d’où ça serait au rosbeef de nous apprendre à parler la france ?! Les mecs ont quand même inventé le mot « assassination », on le traduit comment en français? un assassinationage ?! Histoire de rester dans la surenchère du ridicule redondant ?

  4. Petite méchante faute de frappe:  » heureusement, c’est fini, sinon K avait refilé un cancer à tout le secteur »
    et aussi  » qu’accessoirement, qu’un aime le miel »,
    dans un article par ailleurs excellent!

    • Euh, j’avoue que ce film à la subtilité d’un chat tigre qui roule sur des verres en cristal, mais faut pas non plus abuser … Il a cherché dans la base de données pour retrouver le ou les enfants de la Replicant, et à partir de son ADN, et comme chaque enfant à un patrimoine génétique commun avec ses parents et ses frères et sœurs, il a trouvé les deux enfants présumés qui partagent les gènes de la mère. Après, il n’y a que les chromosomes X et Y qui diffèrent d’un point de vue purement logique, si on considère le clone féminin d’un gars dans un univers SF, c’est même le seul et unique chromosome qui changera. La mauvaise foi doit s’écraser devant les faits. Après, le fait que les rebelles aient implanté des souvenirs permettant de faire croire qu’un gars puisse être le frère d’une fille décédée qui a disparu de la circulation pour sa protection, et qu’on ne pourrait relier ce souvenir à cette recherche qu’en disposant de l’ADN de la mère, et qu’ils regroupent ces deux improbabilités sur un gars qui NE peut PAS être ciblé au final car c’est un REPLICANT qui N’a pas de souvenir d’enfance, que son ADN NE correspond PAS à celui de ce fameux frère qu’il est censé être, et que son père présumé sait qu’il n’a eu que’UN seul enfant, c’est sur que c’est louche et compliqué, là où juste faire passer à l’état civil qu’elle est morte d’une pneumonie, ça passait juste tout seul, là, oui, j’avoue, c’est complètement con. Mais il fut critiquer ce qui peut l’être, pas les rares choses évidentes qui fonctionnent.

      • Petit rectificatif, à ce que j’ai compris du film, c’est juste a créatrice de souvenirs qui a implanté certains souvenirs d’enfance dans certains répliquants, sans doutes par pure volonté de faire qu’une partie d’elle-même puisse sortir de sa bulle. Les rebelles ne sont pour rien là dedans.

      • « La mauvaise foi doit s’écraser devant les faits. »
        Je ne dis pas que tout le monde doit souscrire en tous points à la ligne éditoriale de notre très estimé rédacteur, mais énoncer ça d’un bloc ici-même, voilà qui témoigne d’un léger manque de compréhension de la section Spoils :D

  5. Notons que le spoiler – même s’il souligne judicieusement quelques boulettes scénaristiques, contient quelques erreurs et plusieurs doses de mauvaise foi. Revoir le film et relire le spoiler pour s’en rendre compte. ;)
    Accessoirement lire Philip K. Dick. ;)
    Bonne journée.

  6. J’ai regardé Blade Runner premier du nom hier (que je n’avais jamais vu) pour juger de ce « bijou » du cinéma (car oui même quand un film fait un bide, il peut devenir un chef d’oeuvre a grands coups de directors cuts et de propagande, comme quoi cette mode ne date pas d’hier…) et j’ai trouvé ça long, très long… comme un épisode de Derrick… de 2h00… Entre son scénario qui tient sur un quart de timbre, ses personnages psychotiques, ses dialogues sans queues ni têtes, son montage douteux et sa bande original à côté de la plaque, difficile de s’intéresser. Il semblerait qu’ils aient réussi a faire encore plus nul avec 2049, mais au fond plus rien ne m’étonne…

    • Il faut remettre le film dans son contexte. (Oui, c’est une phrase qui veut tout et rien dire mais c’est pourtant vrai pour ce film…)

      Déjà je vous conseille les documentaires :
      Moebius Redux: A Life in Pictures (2007)
      http://www.imdb.com/title/tt1029340/
      et
      Jodorowsky’s Dune (2013)
      http://www.imdb.com/title/tt1935156/

      Deux documentaires passionnant pour les amoureux du cinéma et de la bande dessinée.

      On y apprend notamment que c’est Alexendro Jodorowsky qui devait réaliser le film DUNE (qui finalement a été réalisé par David Lynch, et un Remake est en préparation, qui sera réalisé par… Denis Villeneuve)
      Jodorowsky avait réuni une équipe d’artiste, certains issus de la nouvelle vague de la bande dessinée (METAL HURLANT), Jean Giraud alias Moebius, HR GIGER, Dan O’Bannon…

      Finalement Jodorowsky est ecarté, Dan O’Bannon écrit une petite bande dessinée qui sera mis en image par Moebius. « The Long Tomorrow  »
      Ridley Scott décide de la mettre en image : ca devient Blade Runner.

      Faut comprendre que les gars testaient des trucs, ils expérimentaient… Il y avait une plus grande liberté et qu’on le veuille ou non, ils ont réussi a créer un univers qui deviendra l’univers « à la Blade Runner ». Un peu comme George Miller qui a créer un « univers Mad Max ». Beaucoup de film s’en inspireront par la suite…
      Meme si l’original contient beaucoup de défaut. Et Comme le dit justement Odieux Connard, oui c’est vrai le scénario est lent et pas top…
      Mais il n’empêche qu’a l’époque c’était du « jamais vu ».
      Maintenant c’est sur, les films dans ce genre c’est du vu et revu…

      Et ensuite, pour la petite info, pour ceux qui n’ont pas vu les deux documentaires (que je conseille vivement !) Ridley Scott à pris la même équipe qu’avait constitué Jodorowsky pour faire Alien :
      Dan O’Bannon au scénario et Moebius, HR GIGER pour le design…

      Donc Blade Runner un chef d’oeuvre je ne sais pas, mais ça a marqué l’histoire du cinéma selon moi…

      • Blade Runner pas un chef d’œuvre ? Scénario pas au top ? Un film vu et revu? La bonne blague tient ! Il a au moins 3 niveaux de lectures, c’est pas rien quand même, Star Wars fait pas autant.

    • I know that’s feeling, Bro.
      La même, avec de la douleur en plus. Je ne sais pas pourquoi je me la suis infligée. Une partie de moi se disait que si c’est un chef d’oeuvre, quelque chose devait m’échapper. Ne voyant rien venir, je persévérais et espérais une scène sublime avec des flûtes à la Convenant. Même pas. Déception. Quoiqu’un ersatz eco+ de David Bowie courant en slip sur les toits avec un pigeon sous le bras, c’est pas mal.

      • I know that feeling, bro.
        Vous devriez vous cantonner au Français mon bon.

    • C’est parce qu’il a été incompris que le film a pas eu de succès à sa sortie, parce que c’est une intrigue atypique qui n’est grosso modo qu’une métaphore comme Sa Majesté des Mouches. Matrix a eu le même problème.
      Blade Runner 2 ne peut pas contre pas en dire autant.

  7. « L’espace d’un instant, c’était si subtil que j’ai cru voir un film français »

    J’ai ri, mais j’ai ri…

    Merci !

  8. j’ai lu le livre « do androids dream of electic sheeps » et ben le pauvre K DICK doit se retourner dans sa tombe. La capacité de Hollywood à détruire tout ce qu’il touche arrive encore à me surprendre

    • Philip K Dick déclarait régulièrement que le premier film était son adaptation préfére….

      • Comme c’était la première adaptation… Et il est mort avant de voir le film achevé.

      • Si il l’a vu en effet. Il était émerveillé par le visuel mais il avait du mal à saisir l’histoire plus librement adapté. Il a discuté avec scénar et réal et au final il n’était pas mécontent à la sortie, non. Et il est mort peu de temps après.

      • Toi aussi débranche, qu’il y ait des conspirationnistes, ici, c’est un peu trop ironique étant donné qu’on fait appel à l’esprit critique et à l’intelligence, et qu’on supporte pas les scénarios incohérents…

      • Pfft, personne ne l’a tué. Il est arrivé à la fin de sa durée de vie prévue, c’est tout.
        Je rappelle que les modèles Wallace n’étaient pas encore en circulation à l’époque !

    • Blade Runner 1 n’est certes pas une adaptation fidèle. Mais le scénario est à la hauteur, ça on ne peut pas prouver le contraire.

  9. Triste de voir une critique pleine de mauvaise foi sur un film qui sort largement du lot des bouses pondues par Hollywood…

    • tout hollywood n’est qu’une sombre merde destinée à nous abêtir ! et absolument rien d’autre. Si, quand même une petite chose, se faire plein de blé sur le dos des crétins, en plus :D

    • Joli pseudo qui fleure l’adolescence, se référer à la FAQ, section mauvaise foi. De rien.
      En effet, mon Pierrot, tu t’es un peu trompé d’endroit.

  10. Aaaarf !! J’te lis depuis 2 ou 3 ans,conseillé par ma fille k’a d’l’humour,normal vu k’c’est Ma Fille,mais jamais laissé trace de mes hilarités ici…..Sauf que Blade Runner,film ET livre,font partie de ma « vie »,même si les deux ne se ressemblent guère….et que ben…après avoir été mourue de rire….chais po si j’va y aller,héhé!! Merci à toi pour ton « art de raconter »..ton style et ta verve.. Révérence à toi,Odieux Connard,et une pelle
    à Diego! ( « Tuer l’enfant.Brûler toute trace des parents. C’est ce que je pense..etc… »Fou rire!!! ). Une odieuse pas connasse

  11. Seul Chuck Norris est capable d’analyser des séquences ADN à l’oeil nu.

    A part cette scène le scénario est très réaliste.

  12. La suite se passera en 2089, avec le descendant répliqué de Mélenchon, qui découvrira que son ancêtre n’était pas Che Guevara, mais un admirateur de Mitterrand ayant privatisé à tour de bras dans le gouvernement Jospin après avoir voté oui à Maastricht. Il enquête alors sur les raisons ayant poussé les militants de la France Insoumise à croire que leur chef défendait vraiment la « vraie » Gauche. Un véritable entrelac de découverte sur la véritable nature du militantisme va le précipiter sur les traces de Cthulu et le mystérieux continent de l’Atlantide, au coeur de la terre creuse et d’une sombre machination des hommes -crabes visant à exterminer l’humanité (non pas le journal moribond, juste la race parasitaire peuplant les plaine de la surface du globe).

      • Ben non, ça marche pas, si la Terre est Creuse et peuplée de Cultistes Reptiliens descendants des Atalantes, elle ne peut pas être Plate également, sinon le film risque d’être incohérent XD

    • Oui mais est-ce que le protagoniste sera guidé dans sa quête par le fantôme holographique de Trotski en bure qui citera du Mao juste pour semer le doute ??

  13. La critique est bonne, comme d’habitude, bien qu’elle ne met pas en avant (ou pas assez à mon sens) la lenteur du film. C’est beaucoup beaucoup beaucoup … trop long. Mais bref. Une petite question pour Maître OC (ou pour quelqu’un qui saurait y répondre, si une info du site m’a échappée) : Quel(s) film(s) pourrai(en)t être considéré(s) comme bon(s), et échappe aux foudres de la critique ?

    • les lino ventura, les bourvil, les gabin, les bébel, les de funès, ça, ça échappe à toute critique et même si yen a, on s’en tamponne le coquillard parce qu’on aime le VRAI cinoche !

    • N’empêche qu’il lui arrive souvent malheur. Et pourtant il réapparaît encore et encore…
      Une seule explication possible : l’OC en élève en batteries… et d’ailleurs il vit au milieu d’un plan d’eau… et son fidèle « Diego » s’appelle en réalité « Love » et se fait manucurer les ongles en bombardant des clochards au drone de combat…

      • Roudoudou est éternel et immortel :-) Personne ne le fera taire !

  14. « Comment appelez-vous une organisation sans système électoral interne mais qui dit vouloir gérer le bien collectif ? Une organisation soumise à un seul homme indéboulonnable et dont les agissements de la porte-parole sont plus que discutables ? »

    Mélenchon est franc maçon.
    La franc maçonnerie a un système électoral interne.
    France Insoumise n’a aucun pouvoir effectif , ils n’ont aucune majorité à l’Assemblée , donc en fait ils sont obligés de passer des alliances pour agir.
    A partir de là je ne vois pas de quels « agissements » « plus que discutables » tu parles.

    • Ecoute Billy, ne mélanche pas tout s’il te plait !
      La France Insoumise est un parti politique et c’est ce parti qu’OC taquine. Rien à voir avec nos amis du bâtiment honnête. Qui plus est, notre président aussi en est. Doublement d’ailleurs ;-)
      Ca n’a rien à voir ? Certes, mais j’avais envie de le caser.
      Pour ce qui est des pratiques douteuses : merci de te référer aux nombreux articles sur la porte parole de la France Insoumise qui a un poil déconné sur les bords et qui se fait accabler de tout partout depuis quelques semaines.

  15. Très bien résumé. Je me suis aussi bien fait chier mais en lisant ce post, j’ai bien ri (c’est mieux que le film en fait :D)
    Moi, ce qui m’a aussi bien gonflé c’est la prédominance du jaune comme dans un long dimanche de fiançailles. Ca m’en a donné la nausée et j’ai failli me barrer.
    Parenthèse géographique : les centrales solaires qu’il survole au tout tout début existent réellement en Espagne. GPS: 37.440615, -6.260213

  16. Est ce que quelqu’un qui a lu Philip K.Dick peut me rassurer en expliquant que le scénario n’a rien à voir avec cet écrivain génial?

    • Les films tirés des oeuvres de K.Dick sont souvent « à côté » de celles-ci et s’en distinguent sensiblement. Les flims reprennent la surface des romans, leur apparence, ce qui passe bien à l’image, et se plantent assez sur ce ce que ces écrits racontent en réalité… réalité qui est constamment questionnée par K.Dick…
      –Dites, vous y comprenez qqch?–
      Tout ceci est très confus… comme les romans/nouvelles de K.Dick je trouve.
      En tout cas BR2049 ne vient pas d’un de ses romans…et on n’y parle toujours pas de moutons électriques.

    • Oui ça n’a rien à voir. Souvent les adaptations ciné de Dick sont des adaptations de nouvelles, là c’est un roman, 90% du bouquin n’a pas été adapté. Rien que le sens du titre originel est incompréhensible si on a vu que le film, et ça c’est révélateur sur l’ampleur de ce qui a été jeté.

  17. Pour ajouter mon grain de sel, je dirais que le film fait également très mauvais usage des mystères et autres zones d’ombres.
    Dans Blade Runner 2049, ces derniers ne servent qu’à appâter le spectateur pour l’envoyer voir l’inévitable suite où ces mystères seront (peut-être) élucidés et n’apportent donc rien au film lui-même.
    Exemple : le mystère entourant le personnage de Love. En dehors de ses bourdes citées ci-dessus, on a jugé « profond » de lui donner un comportement étrange et énigmatique. Pourquoi pleure-t-elle à certains moments ? Lors de son dernier combat contre K, pourquoi dit-elle à Deckard qu’elle va l’emmener dans les colonies ? Pour faire quoi ? Et au final, ils la tuent par noyade, laissant le soin aux spectateurs de théoriser eux-même sur le pourquoi du comment = faire le boulot des scénaristes.

    Les mystères utilisés à bon escient sont ceux qui n’ont pas besoin d’être élucidés : Deckard est-il un réplicant ? Aucune importance puisque le message du film est que les réplicants sont aussi humains que nous, même s’ils sont différents physiquement (à ce sujet, voir la dernière vidéo du ciné-club de M. Bobine sur Youtube).

    Et tant qu’on parle de Ridley Scott, l’origine du monstre dans Alien a judicieusement été tenue secrète (jusqu’à Prometheus de sinistre mémoire) pour rendre la créature plus mystèrieuse, incompréhensible et jouer sur la peur de l’inconnu.

  18. Alien, les Répiquants, les métis de répliquants-humains… On ne serait pas dans une apologie du transhumanisme par hasard?

    • dans une apologie des clandos aka migrants. Ils sont différents dans leurs comportements, différents visuellement, ils sont parmi nous, mais seuls certains sont mauvais et on ne sait pas les reconnaître des autres. Et on dissuade les gens d’adopter la technique du « jeter le bébé avec l’eau du bain » qui pourtant fonctionne en l’absence de technique pour « trier le bon grain de l’ivraie ».

  19. Si Sir Ridley Scott était un chien, un véto demanderais qu’on le pique pour ne plus qu’il souffre.
    Quand tu te retournes sur ta vie pour y chercher de l’inspiration, c’est que l’écriture de ton épitaphe n’est pas loin…
    Je ne vais plus au cinéma pour voir ces nanars, je savoure ici le cynisme de bon goût.

    Encore merci OC pour cet ode à la connerie scénaristique.

  20. C’en est ridicule de mauvaise foi.
    Et factuellement faux (volontairement ?) à plusieurs reprises.
    Je sais très bien que la mauvaise foi est le principe, encore faut-il que ce soit drôle.
    Lorsqu’on a vu le film, on hausse les sourcils devant cet article tant on a l’impression de ne pas avoir visionné la même chose…
    Clairement l’OC a voulu se  » payer  » un très grand film (enfin deux puisqu’il présente le premier volet comme un mauvais film, ce qui est hallucinant de connerie) comme il l’a déjà fait avec Inception et Interstellar.

    • Ouhla malheureux attention tous les chiens de gardes membres de la secte du gourou connard vont te tomber dessus à bras raccourcis ! ^^

    • Si tu as trouvé ces films bons, c’est que tu es déjà bien trop contaminé pour être sauvé, malheureusement. Tu fais partie de la grande confrérie des moutons première classe. Bravo :) Lorsqu’un jour peut-être, tu auras compris à quoi sert vraiment hollywood, tu comprendras ce que je veux dire ;)

      • Ah on a l’élu parmi nous, allez vas y explique nous, éclaire nous de tes lumières qu’on se marre un peu…

      • Et on a un gagnant dans la categorie #lesfilmsagrosbudgetcpasbien en partenariat avec la categorie #lartetessaicestlemieuxmaisvouspouvezpascomprendre!!!!

        Blade Runner 2049 est un bon film, point barre, pas parfait, loin de la, mais un bon film quand même, c’est un fait. Pretendre le contraire ne rend pas plus intelligent, et je suis meme sur que l’OC a aimé le film en réalité.

      • Le fait que l’OC ait aimé ou non le film n’impact en rien le fait que cette suite soit bonne ou mauvaise.
        C’est clairement de l’opposition entre objectif et subjectif entre le cinéma en tant qu’Art et le cinéma de divertissement.
        Perso je suis curieux de savoir ce qui, pour vous, valide l’indiscutabilité que ce soit un bon film

    • c’est le but de ce blog, ici la mauvaise foi et les incohérences parfois inventées sont légion. ^^ Pour ma part BR 2049 est un bon film, et une suite tout à fait honnête. Loin d’être parfait et loin de l’original, mais perso je n’ai pas vu passer les 2h40 du film, moi.

      • Quel est ton secret ? Deux potes à moi se sont endormis, j’avoue que j’ai piqué du nez avec pourtant un comprimé de vitamine C et une bonne tasse de café avant…
        Même certains fans du premier l’ont trouvé beaucoup trop long c’est dire…

      • Ben va le voir au cinéma, et forge ta propre opinion ! Tu trouveras tout seul en comparant les mensonges par omission et raccourcis de cet article et en plus tu pourrais le trouver pas si mal ce film en fin de compte. Voire très bon! Ce serait fou hein?!!

    • Macho, macho man
      I gotta be a macho man
      Macho macho man
      I gotta be a macho

    • Hollywood a déjà démontré que ses films étaient de la bouse depuis des années et des années maintenant : de la merde en bas de soie, le talent de Talleyrand en moins.

  21. Tout ces films ne servent qu’à une seule chose, nous faire entrer dans le cigare que l’électronique peut se marier avec l’homme et nous faire accepter de nous transformer en androïdohumains avec des pièces électroniques partout, des yeux laser, des implants mémoire etc… vous verrez ce que je vous dis, l’avenir me donnera raison.

    • Mh. Et quand bien même ta lecture paranoïaque serait la bonne… tant mieux, non ? C’est une nouvelle variante de la manif’ pour tous, « un être humain, c’est de la viande, du sang et du caca, tout ce qu’on peut y rajouter est une hérésie » ?

      • vous êtes charmants , tous les deux !
        moi qui hais les bouffes repoussoir genre réveillon , je rêve de vous voir à l’œuvre dans une de ces sauteries ! grâce à vous , les invités referaient la déco .
        je vois le film !
        d’ici .

    • Je pense qu’effectivement un jour les cyborgs seront monnaie courante : en premier lieu les handicapés physiques (aveugle de naissance, membres amputés, etc etc) puis au fur et à mesure on « améliorera » les gens en lieu et place de chirurgie esthétique (seins siliconés, prothèses de fesses…) on passera aux membres infatigables ou quasi indestructibles suivant si on est un sportif ou un professionnel (pompiers, policiers…), aux poumons/branchies/filtres pour certains métiers, aux implants rétiniens pour les chirurgiens, il suffit de lire les œuvres de Gibson ou autre écrivains cyberpunk/sf pour s’imaginer les possibilités illimitées de la science sur l’Homme. Ce n’est qu’une question de temps avant le clonage. Humble avis d’un fan de cyberpunk.

      • Je viens d’avoir une vision de « membres infatigables ou quasi indestructibles » qui continuent à bouger tout seuls alors que leurs hôtes sont déjà liquéfiés façon charognes…

  22. C’est dingue l’odieux connard, vous êtes totalement passé à côté du fait que les nouveaux réplicants sont conçus pour ne pas pouvoir désobéir. Du coup c’est la moitié de vos arguments qui s’écroulent. Etre de mauvaise foi c’est une chose, mais ne pas s’intéresser au film qu’on regarde au point de passer à côté d’un des éléments principaux du scénario, c’est quand même gros…

      • Non. Le « maître » de K, c’est la fliquette. Et le seul moment où il lui désobéit, c’est lorsqu’il pense être le fils de la répliquante, puisqu’il aurait dû réagir à cette information en se suicidant… Sauf qu’il n’est pas dit que les répliquants soient capables de faire une chose pareille, se suicider. Et il est possible aussi qu’accéder à cette (fausse) information revienne à se dire « mais alors… je suis humain ? » et que ce choc suffise à K pour prendre son autonomie.

    • Vous n’avez pas regardé le film ? Il lui ment en permanence XD
      Regardez-le à nouveau en VO, le choix des mots de K démontre qu’il ment à plusieurs reprises.

  23. J’ai revu le 1er la semaine dernière et j’ai halluciné de constater que mes souvenirs le concernant étaient à côté de la plaque, même l’esthétisme (tant porté aux nues) était juste mouillé par tant de flotte !
    Merci OC pour ce compte rendu désopilant et, si je m’en réfère au 1er opus, à l’évidence tout à fait de bonne foi. Je déteste les incohérences des scenarii indigestes qui prennent les spectateurs pour des imbéciles heureux. :-)

  24. Ce que j’ai pas compris, c’est pourquoi il a un bandage tout moche au milieu du film, ou pourquoi il se laisse mourir à la fin, alors qu’il a de la super glue cicatrisante au début du film…

  25. C’est toujours un plaisir de découvrir un nouvel article de l’Odieux Connard.

    Seulement une fois n’est pas coutume, il ne s’agit pas d’un énième blockbuster marvel-starwars-reboot-remake qui se contente de singer grossièrement un film culte pour en retirer un bénéfice marketing en surfant sur une franchise connue.

    Heureusement pour les spectateurs mais malheureusement pour l’Odieux Connard, Blade Runner 2049 est un authentique bon film de SF comme il en sort si peu, et possède du même coups trop peu d’incohérences pour justifier un article de dissection en règle.

    L’article est finalement là, et pour une fois c’est lui qui surfe sur la vague de la nouveauté en usant de mauvaise foi, ce qui est bien dommage tant le cinéma regorge de blockbuster insipides méritant d’être démontés.

    Mettre un vrai bon film au pilori au même titre que ces produits marketing sans réelle justification autre que faire du clic est un peu indigne de l’Odieux Connard.

    Non pas que Blade Runner 2049 ne mérite pas d’être inspecté en profondeur, mais il faut que les arguments tiennent; la mauvaise foi est beaucoup moins drôle que des arguments percutants.

    « Heureusement, le script est du côté de Deckard : les méchants l’attaquent par groupe de un, changent d’avis dès qu’ils sont en position de le tuer, et le dernier décide même de courir partout en faisant la poule jusqu’à ce qu’il meure tout seul, parce que là encore, sinon, Deckard perdait. »

    Les nexus 6 ne cherchent pas vraiment à attaquer Deckard, ils ne font que se défendre ponctuellement.
    Ils ne « changent pas d’avis » non plus et Roy Batty décide volontairement d’épargner Deckard, cette ultime preuve de compassion étant le cœur du sujet du film qui ne se résume pas à une traque de vilains par un gentil à prendre au premier degré.
    cf la vidéo de Mr bobine:

    « Et encore, je vous ai passé le moment où un « génie » décide de faire un câlin à un tueur psychopathe, comme ça, pour voir, ou encore quand Deckard sait exactement quel personnage a encore des infos utiles ou non, probablement qu’il voit un point d’exclamation au-dessus de leur tête en fonction. »

    Si Tyrell ne sonne pas l’alarme immédiatement parce que Roy Batty débarque chez lui c’est parce qu’il s’imagine que son status de créateur lui confère une certaine autorité sur sa création.

    Deckard effectue son enquête à partir d’indices comme l’écaille de serpent artificiel ou encore les photos analysées par l’esper.
    L’adresse de JF Sebastian lui est envoyée parce que ledit Sebastien a été retrouvé mort chez Tyrell, comme quoi il y a une certaine cohérence dans le fonctionnement de la police.

    Maintenant pour ce qui est de BR2049:

    « Vous venez d’écrire que Tyrell a coulé JUSTEMENT parce qu’il était interdit d’en produire, d’où son rachat. Alors comment diable la boîte qui les rachète peut recommencer exactement la même connerie ? »

    Ce genre de lavage de réputation est très courant de nos jours, la Tyrell corp a été affaiblie par le scandale ce qui a permis son rachat par la Wallace corp.
    Wallace qui a une position forte de par sa maîtrise de l’agriculture de synthèse, c’est une sorte de Monsanto du futur ayant la mainmise sur la nourriture, ce qui est un pouvoir quand même assez conséquent.
    Wallace peut tout à fait redémarrer la production des réplicants en arguant que les problèmes ont été résolus par les nouvelles versions.
    Les réplicants qui sont de toute manière devenus indispensables à la société et incontournables dans la conquête d’autres planètes.

    De la même manière qu’une technologie ne sera jamais abandonnée même si elle provoque une catastrophe, et heureusement autrement l’Humanité n’aurait pas dépassé le Néolithique.

    Samsung n’a pas coulé ni cessé de produire des smartphones après les note7 dont la batterie explosait par exemple.

    Volkswagen n’a pas mis la clé sous la porte ni cessé de fabriquer des voitures diesel après le scandale des logiciels truqués.

    L’incohérence ici étant plutôt que Tyrell ai pu faire faillite, mais on ne connaît pas non plus les détails de ce scandale (Eldon Tyrell lui même y a quand même laissé la vie).

    « Dans Blade Runner 2049, après avoir failli se manger une révolte, l’humanité a appris de ses erreurs : elle les a interdit, et puis non, et puis tiens si on recommançait exactement la même chose mais en leur donnant une espérance de vie normale histoire de les rendre plus dangereux, et puis ho, et si on envoyait des réplicants chasser d’autres réplicants, je ne vois pas comment ça pourrait merder ? Et puis des réplicants encore plus redoutables, tant qu’à faire, hein. »

    La même chose.
    On peut rajouter qu’apprendre de ses erreurs n’est pas non plus le fort de l’Humanité.
    Sinon les réplicants blade runners sont vérifiés après chaque mission par le fameux test spécifiquement pour éviter les dérapages, de même que l’implantation de faux souvenirs (technique a l’état de prototype et donc absente des nexus 6 rebelles du premier Blade Runner) est là pour assurer leur stabilité.
    On emploie des réplicants (en tant que blade runner ou autre) simplement parce que c’est plus pratique et moins cher, et donc rentable au final.
    Le fait d’utiliser un réplicant comme chasseur de ses semblables de modèles obsolètes est volontaire, ca permet de montrer le cynisme de la société de Blade Runner.

    Là aussi croire que l’Humanité abandonnerais et cesserait d’utiliser une telle technologie aussi révolutionnaire simplement à cause de petits incidents est bien naïf.
    Sans parler du fait que l’univers de Blade Runner et de BR2049 sont des dystopies cyberpunk qui prophétisent un monde où les mégacorporations ont acquis un pouvoirs dépassant celui des états, possèdent leur propre armée et font leur propre lois.

    C’est exactement ce qui se passe dès maintenant en 2017 avec les GAFA qui échappent aux impôts et négocient leurs amendes, et dont le poids rivalise avec celui d’états démocratiques et le budget avec celui de pays entiers.

    « Pourquoi vous me dites ça maintenant sachant que je travaille pour vous et que je fais ça depuis des années ? Non parce que dans ce cas, vous auriez pu envoyer plus de monde, non ? »

    Le réplicant blade runner est remplaçable, on est pas dans un film contemporain où l’on va envoyer le maximum de renfort à chaque fois pour surtout ne prendre aucun risque avec la vie d’un agent de police, ici le retrait de Sapper est une mission de routine et K n’a lui même pas une grande valeur, ce qui est aussi un petit peu le sujet du film.

    « Car oui, dans le futur, la police dispose d’équipes de fouilles pile poil pour ce genre de mission. »

    Tout à fait, exactement comme aujourd’hui dans notre monde réel.
    L’inverse serait au contraire très étonnant.

    « De retour à la base, K subit son contrôle de routine post-mission pour vérifier qu’il n’a subi aucun traumatisme. »

    Le contrôle n’est pas du tout là pour le bien être de K mais simplement pour s’assurer que le réplicant ne dévie pas de la norme auquel cas il serait simplement éliminé (C’est exactement ce que lui dit Joshi lorsqu’il rate le test la deuxième fois)

     » l’occasion de constater qu’il se fait traiter de « peau de robot » (la VF est magique) et est considéré comme de la merde par ses collègues qui le bousculent en se marrant dans les couloirs parce que arh arh arh, on est des policiers, on est forcément bêtes et racistes. »

    La discrimination humain/réplicant, le sujet du film.
    Non pas du fait de policiers racistes mais de la société toute entière. (Voir les insultes sur la porte de l’appartement de K ou son accueil dans la cage d’escalier).
    L’existence même de blade runners étant bien plus parlant.
    La société est au contraire plus ouverte que dans le premier film, les réplicants ayant de nouveau le droit d’aller sur Terre.

    « c’est Love (là encore, vous apprécierez la recherche du nom du personnage), une charmante réplicante qui comme tous les personnages du film, fait la gueule en permanence parce que c’est trop sombre »

    Son vrai nom est « Luv », qui a été on ne sait trop pourquoi traduit dans la VF en « Love ».
    Et elle ne fait pas la gueule en permanence, pendant la réunion avec l’acheteur potentiel ou pendant la visite guidée à K, mais bien sûr ce n’est pas une comédie US avec des ados grimaçants.

    « Nous y découvrons Monsieur Wallace, un aveugle qui… oh non ! Non ! Arrêteeeez ! Cet homme est l’archétype parfait du méchant tout naze à la mode en ce moment au cinéma. Comprendre : il passe son temps à faire de la philosophie niveau terminale en longues tirades, fait des analogies et métaphores en boucle, et essentiellement pour dire du rien. Ne manquerait plus qu’il tue l’un de ses propres hommes pour montrer qu’il est méchant et le tableau serait complet. »

    Oui tout à fait, c’est la grosse déception du film.

    « Le mec fabrique des réplicants. Sa société gagne de l’argent avec. Du coup, si les réplicants peuvent se reproduire, vous savez de quoi on va drôlement moins avoir besoin ? De payer une société pour en fabriquer. Voilà. Le méchant fait tellement de philosophie à deux deniers qu’il n’a pas réalisé que son plan… était de trouver le moyen de s’auto-ruiner.  »

    Sauf que Niander Wallace n’est pas forcément un pur capitaliste qui ne pense à rien d’autre que s’enrichir.
    Ses discours de créateur mégalo insupportable tirant sur le religieux laissent penser au contraire qu’il voit bien plus grand que simplement vendre des produits et faire du profit, d’ailleurs la compagnie Wallace est déjà tellement énorme et diversifiée (agriculture synthétique, hologrammes…) que la division réplicant récemment acquise après la faillite de Tyrell (on imagine pour pas très cher donc) ne coulera pas l’entreprise.

    Wallace parle de conquête d’autres mondes et se lamente que l’Humanité n’ai colonisé qu’un nombre restreint de planète (« qui se comptent sur les doigts d’une main », on imagine donc toujours limité au système solaire) alors qu’elle aurait du selon lui s’étendre bien plus profondément dans la galaxie.
    Il impute ce ralentissement de l’expansion Humaine au manque de main d’œuvre réplicante, l’idée étant plus de faire prospérer l’espèc que de faire bêtement du profit, c’est une vision à beaucoup plus long terme.

    « Alors qu’au début du film, quand K avait tué Sapeur, il avait un super scanner avec base de données pour confirmer en deux-deux qu’il avait bien tué la bonne cible. Apparemment, la technologie varie selon les scènes. Là, il doit inspecter l’ADN de toute la population sur tableau Excel. Facile. »

    C’est expliqué, les données sont corrompues et il doit analyser manuellement les fichiers (bon, il s’agit juste de repérer les incohérences comme un ADN qui se répète deux fois.)

    « Vous ai-je dit que lorsqu’il fouille la banque ADN, K emmène avec lui son hologramme de plaisir ? Histoire qu’elle transmette toutes les données en direct à Wallace Corporation, je suppose. Ou bien il est juste débile. »

    Joi est possiblement là pour l’aider à analyser les séquences ADN manuellement (sinon il se balade naturellement avec l’émetteur sur lui comme on se baladerait avec son smartphone aujourd’hui), quand au danger d’utiliser un appareil de la firme pour enquêter sur elle ce n’est pas nouveau et existe déjà, et même si K devrait être plus prudent on est dans un monde où la technologie a envahi le quotidien encore plus qu’aujourd’hui, au point de rendre ce genre d’espionnage permanent.

    Et aujourd’hui tout le monde utilise son smartphone sans arrière pensée, même les dirigeants politiques utilisent des smartphones non sécurisés « parce que c’est plus pratique ».
    C’est donc une erreur de sa part vu extérieurement mais pas une incohérence.

    « Oui, moi aussi quand je vais mener une mission super chaude en territoire de guerre, je me dis que ce que je dois emmener avec moi, c’est mon hologramme coquin. »

    La décharge n’est pas un « territoire de guerre », c’est juste une décharge lambda peuplée de clodos armés.
    La zone est loin d’être sûre, mais dans cet univers dystopique la notion de sécurité est bien plus relative.

    « incroyable coup de chance, il s’est écrasé juste à côté de l’orphelinat qu’il venait visiter. Hihihi, c’est pratique ! »

    J’imagine que le film aurait pu le montrer remonter dans sa voiture, appeler une dépanneuse et revenir le lendemain avec une nouvelle voiture de fonction mais ca aurait rallongé le film pour pas grand chose.

    « Allez venez, je vais vous montrer mes registres papiers où je stocke toutes les informations sur mes trafics au cas où la police vienne et manque de preuves. »

    Là aussi c’est oublier l’univers du film, dans lequel la police se contre-fiche de son trafic, d’ailleurs il ne se cache même pas de prime abord quand K débarque.

     » C’est moi où ce film a un vrai souci avec les noms de ses personnages ? »

    La raison du nom « Joe » donné à K par Joi est expliqué dans la séquence avec l’hologramme publicitaire rose géant, qui l’appelle « Jojo ».
    C’est très probablement un paramètre par défaut de ce modèle qui « say what you whant to hear », et la scène fait prendre conscience à K que Joi n’était pas spéciale, ce n’était qu’un programme d’IA domotique sans autre personnalité que celle mise en place par les données de configuration intégrées au fur et à mesure de ses interactions.

    « K comprend que s’il a de vrais souvenirs, c’est qu’il est une vraie personne, pas un réplicant. On lui a menti depuis le début !

    Sauf que mon lapin, tu es un réplicant blade runner, le genre qui a survécu à une baston avec un Nexus 8 au début du film, et qui passe une batterie de tests après chaque retour au commissariat pour vérifier qu’il est un bon réplicant sur les rails, avec numéro de série et tout le tralala. »

    C’est indéniablement un réplicant et non un véritable humain né naturellement, ca personne et certainement pas K ne le conteste; seulement tout celà ne l’empêcherai pas pour autant d’être un réplicant né d’une mère réplicante qui aurai donc grandi au lieu d’avoir été conçu artificiellement, fabriqué industriellement adulte puis déballé tel quel à l’image du nouveau modèle que l’on voit sortir de son « cocon » (celui que Wallace tue sans raison.)

    « 2h44 à faire exactement la même tête, Ryan Goslin serait-il ne nouveau Nicolas Cage? »

    Ce n’est pas parce qu’il ne fait pas des grimaces permanentes tel Jim Carrey qu’il en est inexpressif pour autant. C’est ce qu’on appelle la subtilité.
    Sinon il joue quand même un réplicant blasé dans une dystopie futuriste grise et pluvieuse (ce qui marque déjà une différence par rapport à la nuit permanente du premier film, BR2049 est presque trop joyeux météorologiquement parlant), lui faire exprimer des émotions de manière voyante aurait été complètement incohérent.

    « Mais le film n’évoque pas comment Joy fait des cadeaux avec l’argent des autres »

    De la même manière que les navigateurs et sites de VPC d’aujourd’hui proposent d’enregistrer nos numéros de CB et identifiants paypal pour plus de simplicité, Joi est une IA domotique qui doit pouvoir acheter et commander des choses avec une certaine indépendance une fois l’accès donné, comme ces réfrigérateurs connectés qui commandent automatiquement les produits manquants.

    « C’est-à-dire qu’interdire les réplicants et les poursuivre pour leur mettre des balles dans la tête avant de se dire que tiens, et si on recommençait à en produire, à les traiter comme de la merde et à leur confier les missions pour s’auto-exterminer, c’était une idée de merde qui donnerait logiquement une rébellion ? »

    Si notre société actuelle dans son ensemble fonctionnait de manière globalement intelligente et rationnelle ca se saurait.
    Penser qu’une dystopie cyberpunk basée sur l’esclavage penserait et fonctionnerait différemment serait cette fois véritablement incohérent et absurde.

    « quelle bande de gros cons supposés la protéger se sont dit que « Tiens, si on la collait dans un orphelinat-usine en zone de guerre où elle risque de mourir en étant exploitée par un esclavagiste ou bien tabassée par ses petits camarades ? Ce serait super rigolo !«  »

    Parce qu’ils se cachaient tout simplement, et que les dangers aléatoires de la décharge semblaient alors bien moindre que le danger bien réel des blade runners dont la seule raison d’être est de les traquer pour les éliminer.

    « Pourquoi obliger Georgette à implanter de vrais souvenirs à des gens, ce qui est illégal et risque donc d’attirer l’attention sur elle ? »

    Personne n’a vraisemblablement obligé Ana a implanter ses propres souvenirs à K.
    C’est en effet plutôt étrange d’avoir utilisé un souvenir permettant de remonter jusqu’à elle (et surtout d’avoir conservé l’inscription sous le cheval).

    Les réplicants fabriqués ont besoin de souvenirs pour rester stable, Ana fabrique ces souvenirs et si on peut supposer que chaque réplicant doit posséder des souvenirs uniques et non une compilation reprenant les même souvenirs chez tous les réplicants, il faut donc fournir un boulot de création énorme, et si Ana met du sien dans ses création, c’est possible qu’elle ai fait l’erreur involontaire et inconsciente de glisser un indice dans une de ses créations, le souvenir en question ayant été implanté à K.

    Autrement si les souvenirs sont communs à plusieurs réplicants, il doit y avoir un paquet d’autres réplicants avec ce même souvenir et donc l’indice menant potentiellement à elle (même si il fallait aussi le concours de circonstance de la date identique gravée dans l’arbre chez Sapper ainsi qu’un travail d’enquête pour y parvenir).

    C’est aussi une explication possible à la volonté de créer des réplicants capables de se reproduire: il n’y a plus besoin de leur implanter de souvenirs artificiels si ils créent les leurs par eux même au fil de leur croissance.

    « Love enlève Deckard et alors que K est au sol à saigner du groin elle…

    … ne fait rien. »

    Il y a une relation ambigüe entre Luv & K, c’est visible dans la scène des archives dans leur échange à propos du test de Voight Kampff de Rachel (du premier film) et dans la confrontation finale quand elle lui dit qu’elle est meilleure que lui après l’avoir embrassé.
    Mais effectivement c’est assez flou et j’aurais bien aimé avoir plus de développement à ce sujet.
    C’st dommage de ne pas avoir développé davantage le personnage de Luv, qui est pourtant le deuxième après K en terme d’importance dans le film.

    « Mais sinon… la police ne va pas venir ? Vous venez de mitrailler un convoi au-dessus de la ville, de tuer plein de gens, je suis un fugitif, et vous m’avez emmené droit à l’endroit où l’on ne devait surtout pas aller pour éviter que les méchants ne retrouvent ma fille, surtout en sachant que Wallace est encore en vie. Ce n’est pas complètement contre-productif ? »

    Toujours pareil, le monde de Blade Runner n’est pas celui des autres films où le moindre coups de feu ameute 25voitures de police dans la seconde et encore moins la réalité. (Voir Last Action Hero à ce sujet.)
    Wallace comptait sur Luv pour amener Deckard dans les colonies pour l’interroger, sans elle (ni aucun de ses hommes) il se retrouve à la case départ.

    • Un très grand merci pour ça, j’avais pas le courage de le faire. La mauvaise foi et les inexactitudes récurrentes des critiques de l’OC commencent à m’énerver.

      • Il faudrait quand même expliquer à certains que les spoilers de l’Odieux Connard ne sont pas des critiques de films.
        Si on vous dit que ce sont des caricatures ça va? Vous captez?

        Le contre-spoiler de Mastaba est intéressant, mais il y a des fois où c’est de la spéculation pour boucher des trous laissés par les scénaristes.

      • Ah ouais le fameux « Ta gueule c’est magique » devient ici « Ta gueule c’est de l’humour »

      • Ah, non, tout le monde a droit à la parole! Même ceux qui s’énervent parce qu’on raconte des blagues sur internet à propos d’un film qu’ils ont aimés.
        Et que c’est des blagues même pô vraies en plus!

    • « Volkswagen n’a pas mis la clé sous la porte ni cessé de fabriquer des voitures diesel après le scandale des logiciels truqués. ». Non, c’est vrai. Mais si on par du postulat que la fabrication de voitures est interdite, ça devient nettement plus chaud pour Volkswagen. Non?

      • La fabrication de réplicant est loin d’être interdite, dans le premier Blade Runner c’est la présence des réplicants sur Terre qui a été interdite suite à des incidents, mais Tyrell n’a pas violé ni contourné cette interdiction comme l’a fait ouvertement Volkswagen.
        Les nexus 6 se sont échappés par eux même, ce n’est pas Tyrell qui les a ré-importé en douce.

        Tyrell a juste vu (selon BR2049) son image ternie par le scandale de voir son PDG se faire assassiner par une de ses créations.
        Ce qui est déjà presque étonnant en soi considérant l’apathie de la population sur des scandales autrement plus important dans notre monde réel et actuel de 2017, et ce qu’un univers cyberpunk implique de surpuissance des mégacorporations qui se substituent aux états.

    • C’est toujours avec plaisir que je lis les articles de l’Odieux Connard et les commentaires qui les suivent.
      Et là, je dois reconnaître qu’il s’agit pour moi de la première vraie réponse à sa légendaire et formidable mauvaise foi. Avec en même temps la tristesse que l’on peut ressentir quand quelqu’un explique un tour de magie

    • Chapeau bas Mastaba !
      Super réponse, tu devrais créer un blog !
      Tu pourrais s’appeler : réponse-a-oc.com

      Ou mieux sinon, vous faites une collaboration Odieux Connard et toi :
      pour chaque film vous proposez une double analyse. (pour-ou-contre.fr , double-impact.com)
      Tu as le potentiel, les références, le sérieux, il manque peut être un peu d’humour mais c’est pas dérangeant… Ça impose un respect.

      Avant on avait hâte de voir un film pour ensuite lire le Spoil d’Odieux Connard…
      Maintenant on se langui le prochain Spoil d’Odieux Connard pour lire la réponse de Mastaba !

      Tu viens de lui voler la vedette mec ;)
      A+

    • Excellent contre-spoiler, bravo,
      ce qui confirme que les commentaires peuvent aussi plaisants à lire que la prose de notre camarade O.C.
      (double effet kiss cool^^)

    • En tant que jumeau de Jack Slater, je n’ai qu’une chose à dire : monumental commentaire. Ou commentaire monumental ?
      Cela manque quand même de mauvaise foi.

    • Je suis un lecteur assidu d’OC et je suis à peu près toujours d’accord avec lui, surtout que j’ai la même manie pour chercher toutes les idioties dans un scènar (c’est comme ça que j’ai découvert le site… des potes que j’énerve sans cesse à faire cela dès qu’ils me parlent d’un film m’en ont parlé).
      Mais ici, vous et OC vous trompez tous les deux : lui n’a aucune crédibilité à faire sa critique sur 2049 à partir du moment où il nous explique que le scénar du premier est caca (en le jugeant comme si c’était un Chuck Norris en plus) ; vous n’avez aucune crédibilité à défendre le premier en défendant sa « suite » après coup.
      Car vous pouvez « contre-spoiler » autant que vous voulez, 2049 est une merde infâme qui est bien pire que les « blockbuster insipides méritant d’être démontés » dont vous parlez, car ces films ont au moins le mérite de ne pas se faire passer pour du grand art cinématographique, et que les suites de ces bouses sont « assumées », et qu’au final de toute façon les scénar sont tous pétés, alors pourquoi pas faire une suite en réanimant machin ou en sortant un deus ex machina pour justifier le tout.
      Sauf que là, l’original c’est un vrai film, et qu’en faire une suite c’est totalement con. Et qu’aimer le livre de K.Dick et aimer le film de Scott puis pondre un étron pour défendre cette ineptie lamentable qu’est cette « suite », c’est encore plus laid qu’une scène avec Jared Leto…

      • Oulà, Blade Runner 2049 n’est sans doute pas parfait, et certainement pas un film aussi important qu’a pu l’être le premier Blade Runner de 1982, mais il reste tout de même à des années lumière devant les blockbusters habituellement spoilés par l’OC.

        Blade Runner 2049 n’est pas un de ces infâmes reboots qui saccagent l’œuvre originelle comme a pu le faire le Star Trek 2009 de JJ Abrams ainsi que ses suites, qui vomissaient sans complexe sur l’intégralité des valeurs trekkiennes et sur son univers patiemment construit pendant 40ans qui en constituait le cœur et l’intérêt.

        Il n’a pas été non plus un de ces infâmes remakes paresseux comme Total Recall 2012 ou Robocop 2014 qui n’apportent rien à l’original et se contentent du status de contrefaçon, dont le seul mérite est de mettre à jour des effets spéciaux qui n’en avaient même pas besoin.
        (Les Total Recall de 1990 et Robocop de 1987 ayant en effet des effets plus impressionnants de par l’utilisation de maquettes et de marionnettes physiques, toujours bien plus tangibles que les CGI, d’ailleurs il me semble que l’OC le montre dans le spoil de Robocop.)

        Non, Blade Runner 2049 est un vrai film avec son scénario propre qui a le bon goût de ne pas salir l’original, et qui continue de construire un univers dans la parfaite continuité de la dystopie cyberpunk du premier film.

        Il est aussi plutôt bien épargné par les incohérences, celles relevées par l’OC relevant pour la plupart de la mauvaise foi (à l’inverse des incohérences des autres films spoilés qui sont quand à elles réellement problématiques).
        Tout au plus un manque d’explications qui poussent à la spéculation, mais pas de réels contresens explicites dans sa propre cohérence interne comme peuvent le faire tant de mauvais films.

        Ces simples faits permettent déjà au film de se hisser à un niveau au minimum très honnête et largement supérieur à l’énorme majorité de la production actuelle, que l’on aime ou pas le film.

        Pour ce qui est de ces blockbusters insipides et sans âme, le problème est que justement si, ils essaient de se faire passer pour de vrai films de cinéma.

        Le problème de tous ces films de super-héros débiles en slip est justement de se prendre au sérieux, de tenter vainement de se faire passer pour des films de science-fiction en essayant de donner des explications plausibles à tous les délires de super-héros/pouvoirs/méchants habituels, alors que ce sont des adaptations de comics qui n’avaient absolument aucune prétention au réalisme à la base.

        A l’inverse, des films comme Pacific Rim, Les Gardiens de la Galaxie ou le dernier Thor (il semblerait, mais je l’ai pas vu), qui bien que tout aussi débiles arrivent à être supportables parce qu’ils n’essaient pas de passer pour autre chose que ce qu’ils sont et assument pleinement leur status de divertissement pur sans essayer de se donner une contenance en assénant des explications pseudo-scientifiques très sérieuses pour se justifier.
        Ce qui mène généralement à la catastrophe, parce que ce ne sont pas des films de science-fiction.

        Et du côté des films qui devraient être de la SF c’est pas plus brillant, cf les Prometheus & Alien Covenant…

  26. Alors c’est ici que sont les gens qui se regardent le nombril… Critique facile, prenez la caméra dans ce cas. Premier opus mytique, alors pas la peine de vouloir le descendre, et le second c’est la même chose. Bref, allez vous acheter des iphones x vous qui vous croyez intelligents, continuez de vous masturber le cerveau, vous êtes juste jaloux de ne pas avoir assez de tout pour faire un grand film.

    • Alors c’est ici que le mec qui relève la tête après s’être regardé le nombril toute sa vie, s’exclame subitement : « mais vous êtes tous médiocre. J’ai aucun argument mais que vous êtes vilains et pas beau! Puis si vous faites pas mieux vous pouvez pas critiquer! (spoiler: en fait si) »
      Et ce avant de retourner se mater le nombril tout le reste de sa vie.

      Creuse Michel, on a trouvé un gisement.

  27. C’est moi où il y a dans les commentaires de plus en plus de gens complètement à l’ouest ?
    Me rappelle une époque où les commentaires étaient parfois aussi drôles que le billet …
    La palme à Villeneuve Denis … pour l’instant.

  28. « J’appelle ça la France insoumise. Et pas n’importe laquelle : celle de Jean-Luc Mélenchon »
    Etait-ce une référence à OSS 117 ?

  29. C’est marrant de voir que certaines personnes veulent défendre ce film comme si ils avaient des interêts sur les recettes! Au final:
    – j’ai perdu 11euros
    – je sais que 2049 est le nombre de minutes que j’ai attendu avant de voir Harrison Ford
    – un début de cirrhose en voyant les bouteilles de whisky défilées devant mes yeux
    – maintenant je sais que la météo de la Bretagne c’est le futur du réchauffement climatique (il pleut tout le temps, et quand il ne pleut pas, il neige)
    – j’ai perdu 5 points de l’ouïe quand K a retrouvé le dada en bois
    – qu’il n’est pas bon d’être orphelin dans le futur et que les méchants gardent leurs registres dans des cahiers clairefontaine
    – je croyais qu’ATARI n’existait plus…
    – j’ai cru apercevoir l’hologramme de M. Mélenchon à Las Végas
    – je me demande encore pourquoi Sapeur (Dave Bautista) a gardé 1 chaussette (peut-être pour fêter Noël?)
    – Ils ont un sérieux problème de corne de brume à Los Angeles (peut-être à cause de bateaux volants?)
    – que lorsque K décide de sauver Harrison Ford, il retire le pansement sur le nez (sauver un vieux avec un pansement sur le nez ça fait tout de suite moins sérieux!)
    – En fait Deckard est un apiculteur
    – que la fille qui fait les rêves réalise de superbes images de choses… qu’elle n’a jamais vu car enfermée dans une bulle depuis toute petite.
    – que la bouffe du futur c’est pas Norbert qui la prépare…
    – que Jared Leto … bah c’est Jared Leto. Pourquoi en faire un samouraï aveugle? quel est l’interêt? un quidam en costume noir aurait fait l’affaire… je suppose que c’est pour rajouter un nom à la liste des acteurs
    – que les copines virtuelles géantes me font penser à Malcom:

    – que Coco doit être un diminutif…
    – que ce film m’a fait rire (dont la fois dramatique où K se rend compte qu’il n’est pas de fils de Deckard) (pauv’ bouchon! va!) et ça, pour un polar- noir futuriste, … fallait le faire!
    – qu’il n’y a que trois personnages importants dans le film: K, Luv et Deckard, les autres n’ont aucune incidence dans l’histoire
    – je me suis demandé quel était l’interêt de montrer l’ancien coéquipier de Deckard (il voulait faire coucou peut-être? surtout qu’ils ne pouvaient pas se blairer dans le premier film…)
    – que moi aussi je peux faire de longs textes sur un film qui sera vite oublié
    – que c’est un film qui pouvait se tourner en 1h20 sans vraiment perdre de la constance
    – que les images ne font pas un film, c’est l’histoire et la manière de la raconter qui sont importantes
    – que la lenteur d’une scène n’apporte que de la lenteur: si toutes les scènes sont contemplatives, au bout de 2 heures j’en ai marre de contempler… un peu d’action, de cliffhanger, de suspens quoi!!
    – j’aurai cru, lors de la dernière scène, quand il meurt, que K allait sortir une phrase type « pourquoi je suis un looser … » ou « aïe, ça pique » ou encore « les larmes dans la neige »… tellement cela ne m’aurait pas étonné…
    – j’aurai aimé voir la tête à Deckard quand il sort de l’usine à rêves: « oh bah flûte alors! il marchera beaucoup moins bien maintenant! »
    – Je suis déçu que ce ne soit pas le grand film que j’aurai aimé, et c’est pas grave, je rêverai de moutons électroniques ce soir.

    PS: Ici on fait de l’humour et pas du sérieux. Et je suis sérieux.
    re PS: Cher OC, j’adore vos chroniques sur les héros et évènements de la guerre, moi-même étant prof, je trouve qu’il est important de montrer que la guerre est horrible, mais aussi tellement humaine.

    • Attention je ne parle pas de l’intérêt artistique du film ou de ce que j’en ai pensé personnellement.
      Je n’ai pas plus d’intérêt à la réussite du film que l’Odieux Connard n’en aurait à sa faillite.

      Je parle juste des critiques sur certains aspects purement factuels et logiques critiquant la cohérence de l’univers et qui ne se justifient pas à mon sens.

      D’ailleurs l’Odieux Connard ne fait pas de critique de film, ses articles sont là pour mettre en lumière les incohérences des films et la faiblesse des scripts, les contre-sens, les failles logiques et les absurdités de films qui arrivent à être incohérent avec l’univers qu’ils ont eux même construits; et certainement pas pour donner un avis subjectif sur les qualités artistiques d’un film.

      Dans BR2049 les faiblesses de scénario (qui ne sont que des faiblesses et non pas des contre-sens francs) sont principalement la question de savoir comment le souvenir d’Ana s’est retrouvé dans la mémoire de K (on peut en effet spéculer dessus mais rien n’est clairement expliqué), l’inaction de la police en ce qui concerne les meurtres de Coco et de Joshi par Luv (là aussi on peut toujours supposer que le pouvoir et la mainmise de Wallace permet d’étouffer jusqu’au meurtre d’officier supérieur en plein milieu d’un commissariat mais rien n’est moins sûr), et l’explication plus approfondie de la relation K/Luv et pourquoi cette dernière l’épargne (si toutefois il y a une vraie raison autre que la facilité du script).

      Seulement ca reste maigre en comparaison de ce qu’on a l’habitude de subir, et j’admets que c’est plus difficile de remplir un article complet si le film n’affiche pas une incohérence par minute.

      • D’un autre côté, ce n’est qu’un film. On s’en tape de la cohérence ou de la logique. L’Histoire humaine est-elle cohérente ou logique? La vie a-t-elle un sens? L’histoire du massacre de Las Vegas est-elle crédible? Le programme de Macron tient-il sur un timbre?
        Se poser des questions sur le réel a du sens. S’en poser sur des films, moins. Mais ce n’est que mon avis.

      • Question philosophique : un film doit-il ressembler à la réalité ? Vous avez quatre heures.

    • Merciiii Nicolas! Moi fana du premier film,et du livre sensiblement différent,et de K Dick en général ou en pioupiou,ne connais pas le second opus. Mais l’Odieux Connard (merci ma Fille de me l’avoir présenté!) me ravit….et spécialement sur ce coup là. Et merci encore à toi et à l’avalanche de choses apprises….j’ai du mal à saisir que certains lisent l’Odieux sans,visiblement,connaître la dérision..ou l’autodérision. Je dirais pas l’humour,non je me permets pas,because chacun son humour, »on peut rire de tout mais pas avec tout le monde »,et que chuis pas là pour poser des jugements….’fin bref,je prends trois minutes pour t’exprimer ma gratitude. Sérieux,tu m’as fait du bien. J’attends ton prochain spoil à toi! Et je te claque une bise !! (tendez l’autre joue).
      Lo-Dieuse même pas connasse.

  30. Villeneuve échappe aux traditionnels 100% remakes, aux films SiFi 100% action 100% bons sentiments et aux films abscons, mais…….. fait du trampoline entre incohérences internes et vis à vis du 1 et antagonistes stéréotypés. Il n’est clairement pas l’héritier légitime du 1 dont la presse louange la venue, bien trop contente d’avoir enfin un Blade Runner sous la main qu’elle arrive à comprendre.
    Pour tout ceux qui veulent connaître la véritable identité du digne successeur psychologique de Blade Runner, je vous conseille la série WESTWORLD. Narration un peu lente certes, mais elle reprend des thématiques similaires et il s’agit cette fois de robots (ce qui est ironique vu que la première adaptation du livre Mondwest avait inspiré les « yeux » des Réplicans).

    • Oui entierement d’accord, ce film vient trop tard après WestWorld !
      Cette série est bien plus intéressante, plus subtil…

      • Je suis d’accord. J’aurai préféré que Villeneuve développe son propre univers plutôt que de se coller à Blade Runner. Ça aurait été plus créatif. Preuve en est son Premier Contact qui était scénaristiquement plus réussi. Déjà l’idée d’une suite directe faisait très casse-gueule comme projet. Un spin-off sur Roy Batty ou une histoire plus indépendante aurait été plus ingénieux. Mais le mieux c’était de ne rien faire. On aurait pas idée de toucher à Gattaca ou à Citizen Kane, tout simplement parce que ces histoires suffisent à elle-même. Une suite qui n’apporte pas grand chose, c’est du gâchis. Ce qui me fait rire c’est que beaucoup de gens sur les forums prétendent que le 2 surpasse le 1. Autant tu peux dire que tu l’as préféré, autant dire sans recul ça, montre juste qu’ils n’ont pas compris le 1. À la limite, c’est aussi bien (cas de Westworld). Sauf que vu toutes les facilités du scénario et l’absence de seconde lecture. Bah nan ça marche pas. Au moins vu le box-office, y aura pas de suite parce que si en soit Villeneuve a pas fait du trop mauvais boulot (si si revoyez Terminator Genisys ou Covenant.) mais à la longue ça risque de virer sur une saga type SW, alien…

    • Oui entièrement d’accord, ce film vient trop tard après WestWorld !
      Cette série est bien plus intéressante, plus subtil…

  31. Sérieusement, j’aimerais bein qu’un des intellos qui vient bêler ici me cite un seul film dont le scénario ne tient pas sur un timbre poste. On va se marrer.

    • Will Hunting (script co écrit par Afflek et Damon)
      Marley et moi (adapté des chroniques de John Grogan)
      La vie est belle (de Roberto Benini)

      On continue ?

      • Wep continue, parce que les films que tu viens de citer le scenar tient effectivement sur un timbre poste…la vie des gens..passionant…
        will hunting: celle d’un loser
        Marley et moi:comedie canine a la con (je sens que le fil conducteur est: un scenario pour toi, c’est la vie sans interet des gens)
        La vie est belle (ah tiens si il y a avait pas eu une de ces mievreries sur la seconde guerre, ca m’aurait etonne….c’etait ca ou shlinder)

        Des scenarios ca ? ….mort de rire….

      • Je suis pas expert en cinéma, mais la confusion entre pitch et scénario, si elle n’est pas volontaire et donc pleine de mauvaise foi, est plutôt risible. Allez, je sens qu’on est reparti pour quelques commentaires… m’en fous j’avais plus de popcorn…

      • @Stéphane : eh ben, quelle vision triste des films (et des bons pour le coup). Connaissez-vous la vie de John Grogan, l’histoire des débuts de Salon et Afflek ou bien les raisons qui ont poussé Roberto Benini à réaliser son film ? Apparemment, non et j’en sens bien que ça vous passe au-dessus de la tête… à se demander ce qu’est un bon film selon vous…

      • Will Hunting ! mais il est génial , ce film !
        et pas touche à l’adorable toutou en solde , sinon je mets Brigitte Bardot sur le coup .
        non mais .

      • j’aurai pensé, votre honneur, que vous prendriez en compte qu’une injonction faite sans l’ombre d’une autorité, péroré sur un ton méprisant par un illustre inconnu et non suivie d’un quelconque développement, ne méritais que le mépris. Il y a même une âme charitable qui a consentie à contenter le fâcheux, j’imagine par pure pitié.
        Je m’ incline néanmoins devant votre respectuosité et vais de se pas préparer le bûcher.

    • Il n’y a absolument aucun intérêt à faire un scénario complexe, le problème des mauvais film est justement au contraire d’enrober leur scénario au départ très simple sous des couches inutiles de complexité artificielle et dans une narration brouillonne et malfichue pour tenter de camoufler leur manque de talent.

      Un peu comme les mauvaises séquences d’action camouflent leur défauts avec une shakycam vomitive rendant les combats illisibles.

      Un scénario simple mais efficace qui n’essaie pas de faire croire au spectateur qu’il regarde un film très très complexe et très très exigeant est vraiment préférable et donnera un bien meilleur film, qui sera d’autant plus simplement compréhensible que si il fallait démêler le fouillis d’intrigues inutiles sans rapport avec l’histoire réelle du film.

      Il n’y a vraiment aucun problème à avoir un scénario simple pour un film, comme tu le dis on peut résumer celui de n’importe quel film en quelques lignes, et rajouter des milliards de sous-intrigues et de détours n’apporte pas grand chose.
      Dans une série oui, on peut développer plus d’intrigues secondaires pour étoffer l’univers mais dans un film même de 2h44 il y a un risque d’éparpiller et de diluer inutilement l’attention du spectateur

      L’argument de « ce n’est qu’un film, on s’en tape de la cohérence ou de la logique », alors non, c’est important.
      Un film est censé raconter une histoire qui tient debout, et quand ce film ne se déroule pas dans notre monde contemporain mais crée son propre univers avec ses propres règles, technologies, possibilités, le moins qu’il puisse faire est de respecter ses propres règles qu’il a lui même établies.

      Le minimum est aussi de ne pas prendre le spectateur pour un con incapable de réfléchir ou de se souvenir que le film vient de se contredire lui même en moins d’une minute, simplement par respect pour l’intelligence des gens qui sont venus payer leur place de cinéma.

      Autrement, si on se fiche de toute cohérence interne alors bon, autant regarder une compilation de scènes d’action sans rapport les unes avec les autres issues d’un bestof youtube des derniers blockbusters, une fois mixées avec un bêtisier remplis de rires préenregistrés pour le quota d’humour afin de faire une soupe homogène d’1h45, il n’y a même pas besoin de scénario du tout en fait si le but ultime est de faire du divertissement pur.

      Quand au réel, l’intérêt des films est justement de le questionner, les thèmes abordés dans Blade Runner (et dans la SF en général) ne sont que des miroirs permettant d’approcher des questions contemporaines de manière détournées.

  32. On peut rajouter aux incohérences:
    -Pourquoi à la fin K ne se soigne pas avec son super médicament du début du film qui, si la loi sur la sécurité routière/aérienne est pas trop conne, devrait être dans une trousse de premier secours dans sa voiture volante vu le potentiel de guérison du truc
    -Pourquoi les vilains utilisent pas l’hologramme pour le fliquer (si j’étais patron d’une entreprise capable de produire des machins comme ça, c’est la première fonctionnalité que j’aurais demandé)
    -Pourquoi K joue à balancer une chaise en l’air à côté d’une vitre qui est la seul protection d’une personne immunodéficiante?
    -Pour Harrison Ford vit dans une ville irradiée? Désolé mais les radiations ça disparaît pas en 50 ans.
    -Ou est-ce que ses abeilles vont chercher les fleurs pour leur miel puisque si j’ai bien compris il reste pratiquement rien comme végétaux.
    -Pourquoi est ce qu’il se fait pas exploser à coup de dard quand il met sa main dans la ruche?
    -Pourquoi il lui faut un tir pour plomber une voiture volante en mouvement alors que lui même vole vite alors que pour une méchante qui bouge pas trop, il vide son chargeur sans la toucher (les voitures devaient être des Jean-Jaquemobiles)?
    -Pourquoi est-ce que cette débile d’holograme apparaît pour dire « Non, c’est pas bien d’être méchant! » alors que la méchante en avait rien a faire d’elle et mieux encore, pourquoi elle l’écrase alors qu’il y aurait put y avoir plein de données intéressantes dedans?

    • Tant de questions, en effet.
      « Pourquoi à la fin K ne se soigne pas avec son super médicament du début du film » ? Sans doute parce que son super médicament ne peut pas tout guérir, et qu’il y a des lésions irréversibles, même pour les réplicants.
      « Pourquoi les vilains utilisent pas l’hologramme pour le fliquer ? » Bonne question. A la limite, il n’est pas dit que ça ne soit pas le cas. n’oublions pas que Wallace cherche à retrouver l’enfant réplicant que Tyrell a créé afin de perfectionner ses propres réplicants et leur permettre de se reproduire (en vue de son projet mégalomaniaque de colonisation d’autres planètes – Wallace étant assez clairement animé non pas par des buts mercantiles mais une sorte de philosophie transhumaniste, lui-même à moitié cyborg avec ses yeux articiels etc.). Ce qui expliquerait peut-être d’ailleurs que Luv laisse la vie sauve à K dans la deuxième partie du film : la wallace corporation n’a aucun intérêt à le tuer car c’est peut-être lui l’enfant, ou bien la fille de Deckard ; ils se doivent de suivre les deux pistes, et dans l’urgence Luv laiise K en vie).
      « Pourquoi K joue à balancer une chaise en l’air à côté d’une vitre qui est la seul protection d’une personne immunodéficiante? » j’avoue mes souvenirs de cette scène ont dû être effacés.
      « Pour Harrison Ford vit dans une ville irradiée? Désolé mais les radiations ça disparaît pas en 50 ans. » C’est une des ambiguïté du film, dès le premier volet. Il se peut que Deckard soit un réplicant. Donc les radiations… Il s’en fout. On dira : mais alors, pourquoi il a vieilli ? mais justement, ce qui est suggéré dans la scène de BR 2049 où Deckard rencontre Wallace, c’est qu’il était peut-être un de ces réplicants nouvelle génération sur lesquels Tyrell travaillait, comme Rachel, capable d’avoir des souvenirs, des émotions et de se reproduire. Et donc aussi, pourquoi pas, de vieillir. En effet, dans cette scène, Wallace demande à Deckard pourquoi il est tombé amoureux de Rachel, et si tout ça n’avait pas en fait été programmé par Tyrell ; ce qui laisse explicitement à penser que Deckard et Rachel étaient programmés pour s’aimer. Alors certes, pourquoi Tyrell ne les a pas conduit à se rencontrer plus simplement : mais justement, il fallait qu’il puissent y croire, que leur histoire puisse ressembler à une vraie histoire d’amour. Et Tyrell aime jouer aux échecs…
      « Pourquoi est ce qu’il se fait pas exploser à coup de dard quand il met sa main dans la ruche? » Bein… parce que K est peut-être un réplicant et pas un mammifère biologique.
      « Ou est-ce que ses abeilles vont chercher les fleurs pour leur miel puisque si j’ai bien compris il reste pratiquement rien comme végétaux. » bein… parce que rien dit non plus qu’il s’agit de « vraies » abeilles, et pas d’animaux de synthèse. Même chose pour le chien de Deckard.
      -« Pourquoi il lui faut un tir pour plomber une voiture volante en mouvement alors que lui même vole vite alors que pour une méchante qui bouge pas trop, il vide son chargeur sans la toucher » parce qu’il sans doute un peu picolé du jack daniel’s avec son pote Deckard juste avant ;)
      – « Pourquoi est-ce que cette débile d’holograme apparaît pour dire « Non, c’est pas bien d’être méchant! » alors que la méchante en avait rien a faire d’elle et mieux encore, pourquoi elle l’écrase alors qu’il y aurait put y avoir plein de données intéressantes dedans? » parce que si ça trouve ils ont déjà les données qui les intéressent (cf. réponse 1) et parce que Luv est juste une méchante.

      • Franchement le coup de Wallace qui se tire une balle dans le pied c’est n’importe quoi je suis d’accord.
        On voit clairement dans le film qu’il voit bien au delà de ça, il est dans délire égocentrique, une quête de perfection de ses créations. Et puis l’argent, il en a, y’a pas de doute. Et si on le voit comme un réplicant, ça a encore + de sens.

  33. Je me suis demandé si l’OC allait faire une critique sur 2049. Au final pari gagné mais vous comptez en sortir une sur Ça prochainement ?

  34. Ca devient deprimant tous ces gens qui viennent ici juste pour dire  » t’es de mauvaise foi c’est pas bien  » … c’est le but du blog, punaise, si vous voulez une vraie critique de film vous allez sur youtube, voir le fossoyeur de film ou d’autres. ( et si vous voulez voir un gars qui va systematiquement etre dans le sens de la majorite, vous regardez Durandal). Mais ca sert a rien de faire un contre article dans les commentaires … c’est sur que la mauvaise foi est parfois mal ciblee ( l’attaque contre lois lane qui ne s’interroge soi disant jamais sur l’identite de son mec dans « batman vs superman » alors que des le debut on voit qu’elle est deja parfaitement au courant) mais ca c’est dans le cas ou l’argument est faux. Quand ca consiste a combler les vides du scenar par des speculations qui permettent de shunter la mauvaise foi, c’est juste con …

    • Non, la quasi-intégralité des films commentés méritaient bien leur traitement, et les incohérences relevées parfaitement légitimes.
      C’est quand même pas de la mauvaise foi de relever les stupidités de Prometheus ou Alien Covenant.

  35. Toujours le même non-argument hyper-facile de la part des fanatiques de l’OC :  » la mauvaise foi c’est le principe du site, vous ne connaissez pas le second degré, ce n’est pas un blog sérieux » etc…
    Sauf que ces même personnes sont les premières à clamer haut et fort des trucs du genre :  » comme vous avez raison, ce film est une vrai bouse! », « merci d’avoir dévoilé cette escroquerie au grand jour » ou  » grâce à vous j’ai ouvert les yeux, ces films sont des nanars en fait! ».
    Donc extrêmement sérieux et premier degré dans leur lecture et leur compréhension de l’article…
    En résumé, tant qu’on est d’accord avec eux et l’article, il convient de le prendre au premier degré, en revanche dès qu’on dit (et démontre) que c’est n’importe quoi, alors là c’est parce qu’on a rien compris, « c’est du second degré enfin ! vous vous êtes trompés de site! » etc….

    • Désolé mais c’est bien vous qui vous trompez de site.
      Que les posts d’OC soient des caricatures souvent exagérées, on est bien d’accord mais c’est justement cela qui les rend très drôles car OC ne se proclame pas critique de film (visitez plutôt le site de Durendal qui analyse la réalisation, le script, etc sur un plan étudiant en cinéma si vous préférez lire une critique de film… après, on est ou pas c’est autre chose).
      On ne va pas dire de Kaamelot que c’est une adaptation ratée des légendes de la table ronde pleine d’anachronismes car c’est une caricature… ici c’est pareil : vous aimez ? Revenez et marrez-vous. Vous n’aimez pas ? Aller sur un autre site bon sang.
      Si la chaleur vous insupporte, n’allez pas à Riyad en été pour vous plaindre ensuite du niveau du thermomètre…

      • D’abord, vous n’avez aucune légitimité pour dire que je me trompe de site et d’aller voir ailleurs.

        Ensuite, je ne me trompe pas de site :
        Je rappelle que la section spoils est censée démonter des films qui prétendent être ce qu’ils ne sont pas, typiquement des blockbusters qui voudraient faire croire qu’ils sont profonds et travaillés alors que ce sont presque toujours des merdes totalement convenues. C’est d’ailleurs cela qui est drôle dans cette section, et c’est presque toujours ce à quoi nous avons droit à chaque article.
        Or, c’est n’est justement pas le cas avec blade runner 2049, le film sortant spectaculairement du lot.
        L’article de l’OC perd du coup quasiment toute pertinence, mais encore faut-il être allé voir le film pour s’en rendre compte, ce que je soupçonne de ne pas avoir fait la plupart des gens qui le descendent dans les commentaires.

        Au final, c’est peut-être vous qui n’êtes pas à votre place, et peut-être devriez-vous créer le site des « fanatiques inconditionnels de l’odieux connard toujours d’accord avec lui quoi qu’il dise et quelque soit le sujet même ceux auxquels on ne connait rien ».
        Vous n’y serez pas ennuyé par les fâcheux qui osent exprimer ponctuellement un avis contraire à celui de votre maître à penser…

      • Macho, macho man
        I gotta be a macho man
        Macho macho man
        I gotta be a macho

      • Tonthony : « visitez plutôt le site de Durendal qui analyse la réalisation, le script, etc sur un plan étudiant en cinéma si vous préférez lire une critique de film… » haha… c’est une blague ? Durendal… pitié… mais c’est le degré zéro de l’analyse… Ce type ne pige rien. Et je ne dis pas ça parce qu’il descend un film que j’ai aimé, mais juste parce qu’il ne comprend rien à ce dont il parle. On trouve par exemple une très bonne critique (négative, je précise) du film sur le site Rockyrama : ils n’ont pas aimé, mais leur analyse est une vraie analyse de cinéma. Durendal… bah c’est pauvre. C’est pas un critique de cinéma. Un étudiant peut-être, mais vraiment ça craint si on en vient à ériger un étudiant en cinéma en référence de la critique cinématographique… Bienvenue en idiocratie. Ce type se contente de ricaner en se croyant intelligent quand il ne comprend pas.
        Au moins, le Connard assume, lui ;)…

      • En effet l’OC ne critique pas les films, il démonte leurs incohérences.
        C’est très drôle justement et précisément parce que ces critiques sont (la plupart du temps) justifiées.

        On vient et revient sur l’OC pour se moquer avec délectation de ces mauvais films qui malgré leur budgets pharaoniques sont incapables de créer un scénario cohérent et une histoire crédible.
        C’est une sorte de vengeance bien mérité au manque de respect de ces industriels pour les spectateurs qui vont au cinéma et payent leur place une fortune pour voir leur intelligence insultée.

        C’est donc complètement absurde de dire qu’on se fiche de la cohérence des films et que l’OC est synonyme de mauvaise foi au point qu’il faille renoncer à faire preuve d’intelligence pour pouvoir en profiter.

        L’OC n’est pas un de ces blockbusters décérébrés qui imposent de mettre son cerveau sur off afin de pouvoir en profiter, c’est même l’exact opposé.

      • @Violator : je ne prétends à aucune « légitimité » pour vous dire quoi faire ou lire… Je me permets simplement de faire remarquer que vous critiquer le spoiler car il touche à sa sainteté « Blade Runner » en remontant des incohérences scénaristiques évidentes ou suggérées de façon humoristique. Si vous avez grandement apprécié de payer 11 € pour passer 2h44 en salle à visionner ce « chef d’oeuvre cinématographique », j’en suis content pour vous. J’ai apprécié les spoilers sur certains films que j’ai pourtant appréciés également et je ne suis pas venu brailler ici pour autant que c’était faux ou exagéré… j’ai ri… c’est tout.

        @Bjorg : je n’ai pas dit que Durendal et sa chaîne Youtube étaient l’essence même de la critique cinéma professionnelle, cela reste amateur et qu’on soit d’accord ou pas avec son avis, ses arguments sont souvent intéressants. Après, pour ce qui est des professionnels… quand on lit les éloges de certains journalistes… on se demande si les critiques comme certains films ne sont pas des commandes orchestrées par la société de production (on s’en doute bien mais là, ça crève les yeux).

        @Mastaba : merci beaucoup de rappeler l’évidence même de ce blog cynique et sarcastique que certains semblent oublier lorsqu’ils ont aimé ce qui est « moqué » ;o)

      • @tonthony : je me permets simplement de faire remarquer que vous critiquez les commentaires de certains parce qu’ils ont osé toucher à Sa Sainteté l’OC en expliquant qu’il a mis en avant des incohérences scénaristiques inexistantes ou suggérées de façon malhonnête. Ce que je veux dire, c’est que l’on n’est plus dans la mauvaise foi, on est dans la tromperie.
        Il m’est arrivé à moi aussi d’apprécier des articles sur des films que j’avais pourtant bien aimés et je ne suis pas venu « brailler » que c’était exagéré comme vous dîtes parce que je sais admettre les faiblesses et facilités d’un film que j’apprécie quand même.
        La caricature est drôle parce qu’elle prend sa source sur une base bien réelle, c’est l’exagération à l’outrance de cette réalité qui est drôle. Cet article se base, la plupart du temps, sur des faits rapportés et des incohérences qui n’existent pas.

        « Si vous avez grandement apprécié de payer 11 € pour passer 2h44 en salle à visionner ce « chef d’oeuvre cinématographique », j’en suis content pour vous.  »
        Et ben vous savez quoi, je suis même allé le voir deux fois au ciné ce film tellement je l’ai bien aimé ! J’imagine que je dois passer pour un sacré abruti/pigeon/masochiste aux yeux des gens comme vous, qui êtes teeeeeellement intelligents au point que vous n’avez même pas besoin d’acheter une seule place de ciné, même pas besoin DE VOIR ce film pour le juger et le descendre.

      • Macho, macho man
        I gotta be a macho man
        Macho macho man
        I gotta be a macho!

      • @Violator : … je…
        … mais…
        … non…
        Allo, Diego ?
        Où puis-je acheter un coussin à hurlements ?
        Vous les fabriquez vous-même en peau de blogeur qui conteste la libre expression, rembourrés avec leurs arguments creux pour plus de moelleux ?
        Ok, j’en prendrai 4 cartons s’il vous plait…
        Reprenons…
        Les commentaires du même genre que le vôtre, annonçant le déchaînement des « intégristes de l’OC » me font éclater de rire tellement c’est paradoxal (vous semblez être vous-même une caricature… c’est probablement cela qui est si drôle). D’autres comme moi, je suppose, souhaitent simplement défendre et apporter du soutien sur ce blog dont la « malhonnêteté » que vous reprochez (du moins sur certains thèmes de cet article) n’a absolument rien à voir avec la choucroute.
        Vous avez adoré ce film, très bien (tous les goûts sont dans la nature, même les plus étranges). Vous y êtes retourné 2 fois… admettons.. Alzheimer frappe de plus en plus jeune… mais de là à venir « conseiller » ce qui peut ou ne pas être dit sur les films repeints avec une « odieuse » palette de couleurs… là, on frise le ministère de la vérité…
        A la limite, voyez les articles ici comme des parodies. Iriez-vous dire d’un Hot shots 2 qu’il est exagéré ou malhonnête car Stallone ne tire pas autant de cartouches dans Rambo II ?
        Après, bien que n’ayant pas été au cinéma, qu’est qui vous fait penser que je n’ai pas vu le dernier bébé de Ridley Scott ? Après ses derniers « enfants » qu’il a fallu euthanasier à coups de pelle, ma main tremblait en lançant le visionnage… et puis bon pour apprécier le spoiler, il faut avoir vu l’original pour rire encore plus…

      • Vous êtes débile ou quoi?…

        « Iriez-vous dire d’un Hot shots 2 qu’il est exagéré ou malhonnête car Stallone ne tire pas autant de cartouches dans Rambo II ? »

        C’est exactement ce que je dis depuis tout à l’heure… Dans l’exemple que vous donnez, le fait est que Stallone tire un nombre de cartouches complètement délirant dans Rambo II, un film qui se veut « sérieux » ou en tous cas premier degré, et que ça ouvre par conséquent la voie à une caricature très drôle et surtout JUSTIFIÉE que l’on retrouve dans hot shots 2.

        « qu’est qui vous fait penser que je n’ai pas vu le dernier bébé de Ridley Scott ?  »

        Qu’est-ce que Ridley Scott vient foutre là-dedans??
        Il est certes producteur de Blade Runner 2049 mais le réalisateur, c’est Denis Villeneuve.
        J’aurais cru que quelqu’un se permettant d’être si critique et sarcastique envers le film aurait au moins été capable de connaître le réalisateur…

        Vous êtes quand même très souvent à côté de la plaque (votre dernier commentaire le montre), à la longue c’est gonflant.

      • « A la longue, c’est gonflant »… ah bah quand même, je pensais être le seul à trouver que ces échanges n’étaient là que pour tromper l’ennui dans les transports en commun…
        Il est vrai que j’ai dit que le film était de Ridley Scott car bien qu’il ne le réalise pas il est tout de même fortement impliqué dans le projet et le scénario (ce qu’on voit d’ailleurs dans le transhumanisme poussé à outrance et le jeu de Jared Leto… désolé, je n’arrive pas à me sortir de l’esprit ce Joker pur jus qu’on nous a servi il y a quelques mois… sûrement un avis erroné de ma part sur Suicide Squad, désolé d’avance pour mon intégrisme).
        Mais bon le bougre a bientôt 80 ans et il est logique qu’il passe la main à un petit jeune pour faire le boulot harassant de réalisateur et se contente de diriger sans la pression.
        Enfin, vous pouvez donc continuer de penser que Blade Runner 2049 est de Denis Villeneuve (C’est écrit sur les affiches donc cela doit être vrai…).

        On dit souvent que les insultes commencent à pleuvoir quand on est à court d’arguments… et comme je sens bien que, vu votre pseudo si subtil, échanger cordialement (même avec cynisme) n’est pas au programme, je vais tenter de vous contenter (les petits plaisirs sont rares dans la vie) : vous avez raison et tous ceux qui ne pensent pas comme vous ont tort !!!

        Sur ces mots, le « débile » vous salue bien bas et vous souhaite de nombreux nouveaux visionnages (il ne faut pas laisser la magie retomber)

      • You can tell a macho, he has a funky walk
        his western shirts and leather, always look so boss
        Funky with his body, he’s a king
        call him Mister Ego, dig his chains
        You can best believe that, he’s a macho man
        likes to be the leader, he never dresses grand

        Hey! Hey! Hey, hey, hey!
        Macho, macho man
        I’ve got to be, a macho man
        Macho, macho man
        I’ve got to be a macho! (all right)

      • pssst ! le chanteur :
        si j’en avais , tu commencerais à me les briser menu menu .
        change de disque s’te plaît meeeerci .

  36. Mais dans tout ça, y’a du progrès. On voit moins ici de couillons qui clament « merci de m’avoir fait économiser une place de ciné ».

    • C’est normal : dès que quelqu’un fait un commentaire allant en ce sens, Gloubi vient insulter le responsable. Donc plus personne n’ose le faire.
      Quoique, rien que pour le plaisir d’avoir un commentaire hilarant (et pas forcer faux) de Gloubi, ça peut valoir le coup…

  37. Salut, Connard. J’ai bien aimé ta vanne sur Mélenchon. C’est clairement le meilleur passage de ton billet. Rien que pour ça, mais seulement pour ça, un grand merci ;)

  38. un film , un tableau , une musique , un monument , même une simple chanson relèvent de l’art , majeur ou mineur . on aime ou pas . inutile d ‘expliquer pourquoi puisque c’est personnel . ok , c’est marrant de lire un spoil d’un film raté que ses producteurs lancent sur le marché comme n’importe quel produit !
    mais dézinguer Blade Runner LE FILM ? que non ! je me souviens de chaque détail de la route quand je suis rentrée chez moi après l’avoir vu ! j’étais obligée de faire gaffe car j’étais imprégnée du film .
    comme je me souviens exactement de ce que je faisais le soir ou on a annoncé l’assassinat de JFK , et aussi le 11 septembre 2001 vers quinze heures .
    et j’étais retournée , comme la fois ou j’ai pleuré comme un veau devant l’église de Syracuse , avant de continuer de plus belle à l’intérieur .
    et c’est si con de détester pour être dans l’air du temps , ou d’être honteux d’avoir aimé de peur d’être critiqué ou traité d’abruti .
    y a des trucs comme ça : y a un avant et un après .

    • Tout à fait. Il y a des œuvres avec un avant et un après. Mais c’est pas les mêmes pour tout le monde. Moi par exemple je me suis bien faite chier devant cette oeuvre. Cela ne lui enlève pas sa beauté plastique. Mais cela lui enlève mon intérêt.

  39. Très bon spoil. Je doute qu’une mg42 seule suffise à arreter la foule de fanboy de l’original ET les membres de la France insoumise. Des canons de rechanges sont à prévoir.

  40. Très bon article. Je me permets cependant de vous indiquer qu’il me semble bien que « bel et bien » soit une locution adverbiale et que, par conséquent, elle ne s’accorde ni en genre ni en nombre.

  41. une autre incohérence, dans le futur on arrive à faire des yeux artificiels et l’autre con de wallace est pas foutu de s’en faire fabriquer pour être moins aveugle ? On nous prend vraiment pour des cons

  42. En gros, ils ont pris des bouts du pitch du jeu video ( celui qui tenait sur 40 cds, avec le heros blade runner repliquant mais qui l’ignore ), mélangé avec la fin de battlestar galactica ( enfant humain/cylon après qui tout le monde court) et fait écrire le tout avec pour consigne des scènes qui en jettent, fût ce au prix de tout le reste, cohérence, logique, complexité des personnages et de leur points de vue..
    Dommage. Aurait mérité mieux.

    • Il est toujours en chirurgie réparatrice des yeux après avoir visionné Star Wars Épisode 7 et en forte dépression suite à la lecture de tous les scripts des films à venir. .. mais chuuuuut, à ce qu’il paraît, il ne faut pas critiquer les films que l’on n’a pas vu…
      D’un autre côté, pas besoin de voir une crotte de chien pour savoir que c’en est une, l’odeur suffit ;o)
      Vivement l’article sur l’épisode 8… ^^

    • Usurpator a manifesté à de multiples reprises son besoin désespéré de s’accaparer mon pseudo. J’ai donc fini par lui en faire cadeau: le voir ramper comme ça dans son indignité ne m’amusant plus autant qu’avant.
      Mais, visiblement, Usurpator n’est même pas foutu de faire fructifier un bien mal acquis. Quel nul.

  43. Ridley Scott avait biflé K.Dick avant de se torcher avec son roman et les idées que celui-ci véhicule (le pauvre homme en est mort).
    Villeneuve, lui, a déterré son cadavre avant d’y introduire toutes sortes d’objets par ses divers orifices, puis de laissé le corps achevé sa décomposition dans le fossé d’une quelconque route de campagne.
    Alors oui, on peut adapter plus ou moins librement une oeuvre. Mais il ne s’agit pas là d’une adaptation, seulement d’un pillage en règle de quelques idées, afin de pouvoir se targuer de réaliser un film « basé sur le roman de Philip K. Dick ».

    • J’adore votre vision macabre… probablement l’effet « Alloouine » (c’est Une planète moins bourgeoise que sa frangine désertique et où le cosplay est le vêtement cérémonial)

    • « Les lumières se sont rallumées, et Dick s’est tourné vers mois : “Vous pouvez le remettre ?” m’a-t-il demandé de sa grosse voix. Le projectionniste a rechargé la bobine et lancé le film. » Pour la deuxième fois, les lumières se rallument pour révéler un Philip K. Dick étourdi : « Dick me regarde droit dans les yeux et dit : “Comment est-ce possible ? Qu’est-ce que c’est ? Ce ne sont pas les images exactes, ce sont le ton et la texture des images que j’avais dans ma tête quand j’ai écrit ce livre ! L’environnement est exactement le même ! Comment avez-vous fait ça ? Comment avez-vous su ce que je pensais et ressentais ?” »

      • C’est marrant, car j’ai récemment relu une interview de Dick dans un Métal Urbain ou il disait tout autre chose… D’ailleurs cet univers n’est pas le sien, mais celui de Moebius. Et le propos du film de Scott va à l’exact opposé de celui du roman. Après, ce qu’il se passe dans la petite tête de Ridley…

      • […]
        « Dick: I saw a segment of Douglas Trumbull’s special effects for Blade Runner on the KNBC-TV news. I recognized it immediately. It was my own interior world. They caught it perfectly.

        I wrote the station, and they sent the letter to the Ladd Company. They gave me the updated screenplay. I read it without knowing they had brought somebody else in. I couldn’t believe what I was reading! It was simply sensational — still Hampton Francher’s screenplay, but miraculously transfigured, as it were. The whole thing had simply been rejuvenated in a very fundamental way. »
        […]

  44. Deux choses qui m’ont gênés lors du visionnage sont qu’on nous explique des choses au début sans les respecter après. A début du film, on nous explique que les réplicants sont traités comme de la merde par les humains et que la ville est saturée de gens, en particulier dans les couloirs de l’immeuble de K. Mais dans la suite du film, K est plutôt bien traité par tous ses interlocuteurs et quand on revient dans son immeuble (pute et Love), et bien, il n’y a plus un chat ! Idem, le Las Végas abandonné par les radiations mais où il n’y a en fait plus de radiations est bien idiot. Je me demande aussi ce que mange toutes ces abeilles en l’absence de fleurs. Et on dit au héros que son petit cheval de bois vaut une fortune alors qu’au début du film il a juste trouvé un arbre mort entier sans que cela ne fasse tilter personne …

    • Il ne faut pas trop chercher à trouver du sens à ce genre de film qui surfe sur une nostalgie indulgente.
      Certains y voit une interrogation métaphysique sur l’avenir de l’homme (par temps de brouillard, de nuit et sous acide… mouais, remarquez… c’est probable), d’autres une boîte à fric hollywoodienne (encore faut-il que le box office soit au rendez-vous) et d’autres encore… ben ils y voient rien car ils ne l’ont pas vu (les veinards).
      Mais quelques « cinéphiles » ici sauront (pas lui, il a été vaincu par un hobbit) vous démontrez que les incohérences relevées sont en réalité justifiées… indulgence, j’ai dit ^^

  45. Si on considère que Deckard est lui même un réplicant , le scénario du 1er parait tout de suite moins con .
    l’esprit critique ça doit marcher dans les deux sens et pas uniquement pour tout descendre en flamme systématiquement…

    • Point de vue intéressant et pertinent… ça change de ce dont j’ai pu débattre précédemment un fan des Village People qui rime avec Igor (d’Hossegor, cherche pas t’as tort… oui, oui, c’est lui)
      Malheureusement, si pour trouver du sens à un scénario on doit croire en une hypothèse qui n’est pas vraiment suggérée dans le film. .. ça fait un peu « nan mais en fait, tout est crédible si tu prends en compte que le héros a vu un élément qu’on n’indique pas dans les séquences suivantes mais s’il l’a appris, tout est cohérent ».
      Je comprends bien ce que vous voulez dire mais un truc aussi banal aurait dû être révélé dans cet opus 2049 une bonne fois pour toutes (30 ans que le débat perdure ^^)

  46. Salut Connard. J ai adoré le film. Et ta critique. Par contre, pour ton info, controler la reproduction de son produit, c est economiquement très rentable. Ca se fait pas mal en agronomie (et c est justement la spécialité de Wallace corp à la base). Un exemple simpliste, tu fais payer des droits pour chaque naissance vu que t as le brevet, du coup tu gagnes plein de thunes sans avoir à supporter les couts de production. Faut juste que ton équipe de (développement) marketing sorte un nouveau produit avant que le brevet tombe dans le domaine publique. bise.

    • Hey! Merci pour ces quelques mots simples. Bon exemple. Je n’y aurais point pensé!! Ben donc,merci à toi pour ton « intelligence » (bouh que je l’aime pas ce mot! Trop connoté,trop déformé,trop galvaudé,trop étiquetant,mais bref,jamais trouvé mon synonyme- à- moi dans ma Sémantique- à- moi..).
      J’te claque une bise! (tends l’autre joue-heu-si tu veux!)
      Lo-Dieuse pas connasse

  47. En apprenant qu’il y aurais une suite à mon film préféré de SF, j’avais eu un doute.
    En visionnant la première des bandes annonces, le doute se confirmait alors.
    Mais la curiosité l’a emporté sur la raison, je suis allé voir, et en sortant de la salle le doute est réapparu…Et puis j’ai écouté france culture une émission consacrée à Philip K Dick, là le doute c’est évaporé et j’étais même « chaud » pour allé revoir ce flim.
    Puis non finalement, je me suis procuré « les androïdes rêvent-il de moutons électriques » odieusement vendu (enfin sous cette édition) sous le titre « blade runner » en gros caractère, et le titre originale inséré en minuscule entre les grosses lettres. Honte à moi.
    Puis O.C. à fait son numéro, et me voilà avec mon doute qui persiste.
    Sacré O.C., empêcheur de tourner en mouton, fourbe que vous êtes, me voilà tout chamboulé.
    Avec vous, des mondes s’écroulent pour ne laisser apparaître que de vastes fumisteries basées sur l’attrait d’images spectaculaires à répétition, accrochant l’oeil des non initiés et du candide poney que je suis.
    « Un royaume sucré est tombé,… et pourtant… mes larmes en sont encore imbibé » zzz-cuic! aaarg!…

  48. étant ( occupée ) feignasse au delà de l’imaginable , j’avoue n’avoir point encore lu le spoil de Môssieur Connard . mais …
    confiante en son génie , j’adhère à son jugement et je m’abstiendrai d’aller voir le film ci-dessus mentionné ( c’est quoi déjà le titre ?)
    rien qu’à l’idée des 11 euros que mon gourou préféré me fait économiser , j’en ai les orteils en bouquet de violettes .
    encore un grand merci à ô Dieu !

  49. ridiculiser un film de SF c’est facile, même 2001 ça doit être faisable, mais la question est : si vous n’avez pas aimé le premier pourquoi subventionner l’économie hollywoodienne en allant voir le second ?

    Dans tous les films inspirés des nouvelles de K.Dick, le scénario se résume au pitch, mais contrairement à certains scandales (Total Recall mémoire programmées par exemple) il y a assez peu de poursuites, laissant place plus à de la divagation esthétique et dystopique, c’est un mix entre Her et le début d’Intersellar, et c’est très bien léché. Dans Blade Runner c’est l’univers Moebiusien qui comptait, pas le scénario, et cela a été largement amplifié et même amélioré dans cet opus. Par ailleurs il fait bien plus place encore au questionnement de K.Dick sur ce qui fait de nous des hommes.

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