L’ire ensemble – Grey – Épisode 2

Résumé de l’épisode précédent

Christian Grey est un psychopathe en proie à une sévère crise de priapisme. Il fait la rencontre d’Anastasia Steele, une créature des profondeurs de R’lyeh. Les deux vont-ils réussir à s’accoupler ?

Hmmm. Je crois que j’ai été relativement exhaustif. Hé bien, dans ce cas, prenons la suite : lisons, mes bons !

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Je vous remets la couverture, des fois que vous ayez déjà oublié à quoi ressemble ce… heu… truc ?

À la fin de l’épisode précédent, souvenez-vous, Christian Grey expliquait à Anastasia que non, il n’était pas un homme pour elle, parce que lui, le romantisme, ce n’est pas trop son truc. Les fleurs, les chocolats, tout ça, pfou, pourquoi s’embêter quand on peut plutôt s’insérer des trucs dans les machins à l’arrière d’une Peugeot tunée ? Bref. Les jours ont passé, et nous retrouvons Christian, en proie à des cauchemars, qui se réveille brusquement.

Je suis trempé de sueur, des relents de bière, de cigarette et de misère plein les narines.

Sachant que le Monsieur est multimillionnaire, c’en est à se demander où le bougre passe ses soirées, même si vu la description, c’est probablement qu’il aime à s’encanailler dans les boîtes de nuit de province, à draguer des pintades gloussantes sur fond de David Guetta. Ou bien qu’il mène secrètement une double vie de punk à chiens, allez savoir. Qui sait si devant votre Monoprix, ce n’est pas Christian Grey qui jongle ? Que de mystères. 

Mais voici que le petit jour point à l’horizon, et que le radio-réveil de notre héros se lance.

Heureusement, l’émission de radio me change les idées. Du moins, jusqu’au deuxième reportage, consacré à la vente aux enchères, à Londres, d’un manuscrit rarissime : un roman inachevé de Jane Austen intitulé The Watsons. Nom de dieu, même les infos me rappellent Miss Intello, incurable romantique passionnée de littérature anglaise. Moi aussi, j’aime les vieux bouquins, mais pas tout à fait pour les mêmes raisons.

J’aimerais souligner le cliché habituel : dans un film ou livre anglo-saxon, quand une femme aime les livres, sa référence quasi-unique est Jane Austen. Si c’est un homme, il passera son temps à citer Shakespeare pour un oui ou pour un non, voire aussi pour un peut-être. Non, il n’existe aucun autre auteur. C’est comme ça. Oubliez.

Quant au larron qui aime « les vieux bouquins, mais pas tout à fait pour les mêmes raisons« , si ce n’est ni pour les lire, ni pour leur valeur artistique, m’est avis que Christian est encore en train de nous dire qu’il a très envie de se déguiser en canapé (cf épisode précédent). Voilà qui donne une idée à Christian pour se faire pardonner d’avoir éconduit Anastasia : et s’il lui offrait un vieux livre ? Il file donc à sa bibliothèque, contempler sa collection complète des Placid & Muzo signés de la main de Jacques Nicolaou lui-même. Et puis non. C’est peut-être un peu subtil, lui-même ne comprend pas tous les gags. Il parcourt donc le reste de ses rayonnages, et commente intérieurement.

Des romans sinistres aux thèmes tragiques. Une âme sombre et tourmentée, ce Hardy… comme moi.

Ho ben oui, tiens. Tu es à peu près aussi tourmenté qu’un slip dans un lave-linge, mon bon. Mais vas-y, continue de jouer le type mystérieux et obscur. M’est avis qu’encore cinquante pages à ce rythme, et Christian se met à s’habiller en noir, se laisse pousser une longue frange, ouvre un Tumblr et écoute du Evanescence. Tu es si profond, Christian.

Il est d’ailleurs si dark qu’une heure plus tard, en arrivant au bureau, il est parfaitement maître de son personnage lorsque son assistante lui propose un café.

-Voulez-vous du lait, Monsieur ? me propose Andréa.
C’est bien, ma belle. Je lui adresse un sourire.
– Pas aujourd’hui.
J’aime cultiver l’incertitude…

Dieu qu’il est dark. Cultiver l’incertitude du lait dans le café (parce que sinon ça picote le ventrou), c’est tellement profond. Nul doute qu’aucune femme ne peut résister à une âme aussi sombre et tourmentée. Une âme sombre, mais avec une touche de lait. Ça en jette. 

Sa noirceur mise en avant, notre héros s’en retourne à sa vie de bureau, mais sans oublier l’essentiel, comme par exemple, envoyer des exemplaires d’une première édition de Hardy à Anastasia pour obtenir son pardon. Il demande aussi à l’un de ses employés de bien vouloir se renseigner sur le jour de l’examen de fin d’année d’Anastasia, histoire, par exemple, de pouvoir aller la suivre comme un gros pervers le jour J, ou se frotter nu contre les vitres de la salle d’examen. Il réfléchit encore.

Mais justement, le jour J arrive, et au petit matin, Christian est appelé par son frère, Eliott Grey. Qui explique qu’il a besoin de quitter la ville parce qu’une Madame l’embête. Et que c’est connu, quand tu as un souci relationnel, tu dois quitter la ville, pied tendre. Christian soupire et lui propose une petite escapade, tout en commentant :

Mon frère a toujours eu du mal à maîtriser ses pulsions.

Nous dit le mec qui poursuit une fille depuis des plombes en arborant fièrement une érection qui pourrait à elle seule relancer la mode des joutes médiévales. Et puisque l’auteure sniffe deux pots de colle Cléopâtre toutes les deux pages, et peu après qu’Eliott ait demandé s’ils partaient en voiture ou en hélicoptère, nous pouvons lire :

Derrière son allure désinvolte, mon frère est un éco-guerrier.

Un éco-guerrier qui cramerait bien l’équivalent en essence de deux camions-citerne simplement parce qu’il n’a pas envie de voir une fille et se barrerait bien en hélicoptère. Mais j’imagine qu’à côté de ça, il fait des trucs de vrai éco-guerrier, comme par exemple, n’imprimer que deux mails sur trois. Le courage.

Les deux frangins se rendent bien évidemment à Portland sur l’idée de Christian, puisque c’est la ville où Anastasia étudie. Et pour passer un peu de temps entre bros, ils décident d’aller faire un tour en VTT, ce que l’ami de la nature Eliott commente :

Ça fait longtemps que je ne me suis pas autant amusé sans me déshabiller.

Éco-guerrier ou gros beauf ? Mon cœur balance. En tout cas, vu la turgescence permanente des deux frangins, m’est avis que dans leur enfance, ils ont dû s’épuiser à l’escrime de kikis pour ne pas passer leur temps à violer legos, playmobils et autres malheureux écureuils. Et grande classe toujours, Christian étant désœuvré sans nouvelles d’Anastasia, Eliott et lui passent leur soirée à regarder un match de football en mangeant steaks, frites et bières, nous dit l’auteur. Car oui, sitôt que les femelles sont loin, les hommes ne se nourrissent que de steaks, de frites et de bières, et pensent plus qu’au football. Tenez, par exemple, pendant que j’écris cet article, ce qui demande quelque solitude, je suçote moi-même un maillot du PSG pour ne pas faire une crise de manque. Ah, la vie de mâle n’est pas simple.

Mais soudain, tout bascule, car voici qu’Anastasia appelle enfin Christian. Pour lui demander pourquoi il lui a envoyé ces livres, et accessoirement, lui donner cette information cruciale : elle est cuite comme un gâteau d’Enjoy Phoenix. Voilà qui inquiète terriblement Christian puisque les filles, ça ne devrait pas boire, si on en croit les pensées de ce décidément charmant personnage. Heureusement, il sait trouver les mots justes pour expliquer à Anastasia l’ampleur de son désarroi.

– Ana, bordel de merde, où êtes-vous ?

Christian Grey. L’élégance et la courtoisie du gentleman. 

Oui mais voilà : Anastasia n’a pas envie de dire où elle est et raccroche. Comment ? Elle aimerait avoir une vie privée ? C’est inacceptable ! Christian s’empresse d’appeler Welch, son détective privé personnel qui le rencarde sur Anastasia depuis le début pour qu’il la localise. Aidé de ses fidèles pouvoirs de magicien qui feraient passer Gandalf pour Sylvain Mirouf, Welch indique à Christian où se trouve la belle, et d’un coup de grosse voiture qui n’est pas du tout là pour compenser quelque chose, Christian déboule dans le bar où Anastasia faisait la fête. Et ne trouve d’abord que Katherine Kavanagh, la colocataire d’Anastasia, qui s’empresse de lui demander ce qu’il fait là. Vite ! Une diversion !

Ah ben voilà : il a emmené son frère Eliott, qui par un merveilleux telescopage, a très envie de Katherine et inversement, afin de donner ce merveilleux scénario du « On est deux copines et on sort avec deux frangins, on partage vraiment tout, hihihihi !« . Je crois que même les scénaristes des Frères Scott allaient plus loin. La diversion faite, Christian peut partir à la recherche d’Ana, qu’il trouve sur le parking du bar en mauvaise posture, puisqu’elle essaie de refuser les avances de son ami photographe qui se montre plutôt insistant. 

« Bon sang, elle est ivre et il essaie d’en profiter ! » se dit probablement Christian « Alors que c’est à MOI d’en profiter !« 

Car oui, Christian la joue depuis trois pages « Ho non, de l’alcool, quelqu’un pourrait abuser d’elle« , mais sitôt qu’il est intervenu pour écarter le vilain photographe et qu’il l’a laissée vomir, il se dit que hmmm, une fille bourrée qui pue le vomi, c’est grave le moment d’essayer de lui faire des trucs et des machins. Je cite :

Très bien. Maintenant, on va s’amuser un peu.

Peut-on appeler la police pour demander l’arrestation d’un personnage de livre et son passage à tabac à coups de bottin ? Non parce que là, je vous avoue que ça me titille. Heureusement que j’ai mon maillot du PSG à mordiller. Anastasia, malgré sa sévère cuite, finit quand même par poser une excellente question.

– Comment m’avez-vous retrouvée ?
– J’ai fait tracer votre appel, Anastasia.

Un comportement bien normal, qui n’éveille pas du tout les soupçons d’Anastasia. Après tout, c’est fort naturel. Par ailleurs, notons qu’il parle d’Anastasia comme d’un meuble, chose qui l’excite très fort comme chacun sait, comme le montre l’extrait suivant où il force Ana à boire de l’eau, plein, pour essayer de limiter sa gueule de bois, et accessoirement, rincer son haleine saveur vomi.

Ana vacille un peu en buvant. Je la stabilise en lui posant une main sur l’épaule. J’aime bien la toucher – quand c’est mon initiative. Ce contact semble apaiser les remous de mes eaux sombres, profondes, troubles.

Mais c’est fini, oui, d’appuyer que tu es trop dark ? Surtout que là, tout de suite, on dirait surtout que tu nous parles de tes gonades, petit canaillou.

Maintenant, il faut que je reconduise Miss Intello Pompette qui, Dieu sait pourquoi, reste clouée sur place à guetter sa copine d’un air inquiet.

Ho, je ne sais pas, moi. Peut-être qu’elle n’a pas envie de rentrer seule avec un psychopathe ?

De toute manière, l’alcool a raison d’elle et la belle s’effondre comme un quiche au milieu de la boîte de nuit, ce qui n’émeut personne, pas plus que quand Grey la charge sur son épaule pour quitter les lieux sans que personne ne trouve rien à redire à ce type qui embarque une fille inconsciente sans qu’aucun des amis de ladite fille ne réagisse.  J’imagine qu’ils font juste coucou pendant ce temps. Christian emmène donc la bougresse jusqu’à son hôtel, où puisqu’elle sent un peu les restes de tacos pré-digéré, il l’aide à se déshabiller avant de la glisser dans son lit.

Elle a un bleu sur le genou. Je me demande si elle se l’est fait en tombant dans mon bureau. Depuis, elle est marquée… comme moi.

C’est un bleu, mec. Un bleu. On va se calmer tout de suite.

L’affaire entendue, Christian s’en va envoyer un message à du petit personnel pour faire livrer de nouveaux vêtements qui sentent un peu moins la tequila à la belle, l’occasion pour l’auteur de nous donner les mensurations d’Anastasia, et vous serez heureux d’apprendre que si elle met des pantalons taille 34, elle fait son 90C. Et Christian de préciser qu’il aimerait pour elle un chemisier « Joli« . Des fois que s’il ne précise pas, les mecs de l’hôtel de luxe lui disent « Ah non mais vous n’avez rien dit, alors on a pris un truc dégueu, ça nous fait marrer« . 

Finalement, il décide de se coucher près de la belle mais bon, il ne va rien lui faire parce que c’est un pfffrrrr… pfffff… un… un gentleman pffffrrrrr… pardon, excusez-moi. C’est difficile de rester concentré. On reparle des scènes précédentes, Monsieur le gentleman ou bien ça ira ?

Au petit matin, Christian fait d’autres trucs de gentleman, d’ailleurs comme la mater, la reluquer, se rincer l’oeil et quantité d’activités aussi diverses que variées, au milieu desquelles il nous informe de faits délicats comme :

Je n’ai jamais passé la nuit avec une femme. J’en ai baisé beaucoup, mais le fait de me réveiller à côté d’une jeune femme séduisante est une expérience inédite et stimulante.

Hmmm. C’est presque trop léger. Christian, phrase suivante ?

Ma queue acquiesce.

Ah, je me disais, aussi.

Cela dit mon petit Christian, il faudra que l’on te parle un peu de biologie et de phénomènes matinaux chez les Messieurs. Non car figure-toi que ton zigouigoui au réveil, tu as plus de chances de le trouver à acquiescer, effectivement, qu’à fumer la pipe en se faisant un petit café dans la cuisine. Mais bon, hein, je ne voudrais pas te brusquer, tu as tant à découvrir.

À son réveil, Anastasia s’étonne un peu d’être à demi-nue dans le lit d’un hôtel qu’elle ne connait pas, le tout avec un type à qui elle n’a rien demandé. Elle s’enquiert donc rapidement de savoir si cette nuit, elle n’aurait pas fait une connerie, comme par exemple faire l’amour ou prendre un abonnement à Canal+. Après avoir été rassurée sur ces deux points (même si pour Canal, Christian n’est pas bien sûr), elle constate tout de même que Chrichi est un peu bougon qu’on puisse le soupçonner de lui avoir fait des trucs.

Mais enfin, elle me prend pour une brute, ou quoi ?

Dit-il après 75 pages à essayer de copuler à tout prix.

Mais alors que Christian explique un petit peu la situation à Anastasia, celle-ci se met à « glousser » :

– Vous vous êtes échappé d’une chronique médiévale ou quoi ? Vous parlez comme un preux chevalier.

Soit Anastasia est encore complètement défoncée, soit nous ne lisons pas le même livre. Auquel cas, je l’envie un peu.

Quelqu’un pour rattraper le dialogue ?

– Anastasia, ça m’étonnerait. Ou alors, un chevalier noir.

Mouais. En même temps, pourquoi espérais-je encore quelque chose ? Mais ? Que ? Attendez ? Piou-Piou ? Piou-Piou ! 

Piou-Piou est le nom du canari que je garde en cage pour détecter d’éventuels coups de grisou littéraire. En temps normal, par exemple, à l’approche d’un Marc Lévy, il s’agite en tous sens et m’informe que le mal va s’abattre. Mais là, il a les yeux révulsés et invoque le nom de Belzébuth. Je pense qu’il veut me dire quelque ch…

– Je vous gronde ?
– Je crois.
– Vous avez de la chance que je ne fasse que vous gronder.
– C’est-à-dire ?
– Si vous étiez à moi, après votre petite escapade d’hier soir, vous ne pourriez pas vous asseoir pendant une semaine.

Woputain.

Je ne sais pas par où commencer. Le « Si vous étiez à moi » devrait déjà, logiquement, provoquer chez Anastasia une soudaine envie de tirer fort sur les draps pour les arracher du lit, les jeter à la gueule de Christian et profiter de la diversion pour traverser la fenêtre à demie-nue en hurlant « Le tarééééé !« . Mais je crois que la seconde partie de la phrase est-elle aussi plutôt suspecte, car j’ignore encore si nous parlons de fessée ou de sodomie, mais comme ça, au réveil, en jouant le « chevalier« , ça me paraît, disons, un petit peu rapide. Mais bon, hein, c’est toi qui vois, Chrichri. 

De toute manière, Anastasia étant à vue de nez cérébralement morte, elle reste là à baver sans relever, pendant que Christian, entre deux pensées profondes sur la noirceur de son âme et son éducation de gentleman, médite.

Je la vois tout d’un coup ligotée à mon banc, avec un bout de gingembre frais inséré dans le cul

… 

Mais ? Mais que ? Mais enfin ! 

Bon. Note pour plus tard : ne jamais venir manger chez Christian Grey. 

Elle a vraiment des jambes superbes. Elle ne devrait pas les cacher sous des pantalons.

« Des » pantalons ? Voilà qui continue d’entretenir le mystère qui flotte depuis les premières pages : mais nom d’une pipe, de combien de jambes dispose Anastasia Steele ? 

Toujours est-il que la bougresse va se doucher, laissant Christian et sa subtilité naturelle seuls dans la suite de l’hôtel où il a dressé ses quartiers. Et finit par recevoir un message de son frangin, qui a fini par s’accoupler comme de bien entendu avec Kate Kavanagh, et signifie à son frère que sa nouvelle conquête aimerait savoir si Anastasia va bien, ce à quoi Christian répond :

Elle pète la forme ;)

Notons que notre ami des bons mots médiévaux à en croire Anastasia a un vocabulaire d’élève de sixième SEGPA et les smilies du même acabit sitôt qu’il dispose d’un téléphone. Voilà qui me laisse curieux quant à la qualité des échanges que notre héros a eu jusqu’ici via sa messagerie mobile quelques pages plus tôt.

« CC Welsh ! C’est Krikri. Dit, tu peu trouvé D info sur Anastasia Steele ? Thx ;) »
« Anastasia, tu veu un Kfé ? Et puis apré 8=====> ;) ;) :D »
« Anastasia pk tu répon pa ? G envoyer D livre :'(« 

Heureusement que ce livre a été écrit avant l’apocalypse Snapchat, sinon j’imagine qu’Anastasia aurait reçu suffisamment de photos de kikoutes pour ouvrir sa propre chaîne Youporn. 

Et puisque nous sommes dans le graveleux – ne m’en voulez pas, c’est le livre qui veut ça, voici que Christian commence à expliquer à Anastasia une fois douchée que bon, écoute, tu vois, si je t’ai offert des livres et tout, puisque tu veux savoir, c’est parce que tu m’attires un peu, mais je suis trop un bad guy, tiens, regarde, j’ai un sticker tête de mort sur mon iPhone, trop un rebelle, tu peux pas test. Mais voici qu’Anastasia le surprend en lui disant que peu importe : elle aussi a envie de lui comme d’un gros cookie tout chaud. Ce désir réciproque perturbe Christian, qui nous confie :

Ses mots filent directement vers ma queue.

Ana, je crois que tu ne parles pas du bon côté. 

Mais pendant qu’Anastasia cherche de quel côté elle doit parler pour essayer d’atteindre une forme d’intelligence chez Christian, celui-ci explique un peu que bon, voilà, il a des goûts très particuliers, et que du coup, avant toute relation, il a besoin du consentement écrit de la Madame à qui il a envie de faire des bisous. Cela intrigue fortement notre héroïne, qui a envie d’en savoir plus.

– Comme Ève, vous avez hâte de croquer le fruit de l’arbre de la connaissance.
– Vous moqueriez-vous de moi, monsieur Grey ?
Je la dévisage, les yeux plissés. Très bien, bébé, tu l’auras voulu.

 C’est intéressant comme sa manière de s’exprimer donne envie de le frapper à coups de bureau en chêne. Finalement, c’est vrai ce que disaient certaines lectrices de cette oeuvre : ce livre procure de folle sensations.

Mais visiblement, c’est suffisant pour Anastasia, qui alors qu’elle quitte l’hôtel avec Christian et prend l’ascenseur, finit par voir celui-ci craquer et lui sauter dessus pendant que les étages défilent pour lui rouler un fameux patin. Sitôt le bref échange de fluide terminé, Christian se pose de grandes questions :

Je devrais dire quelque chose à propos de ce qui vient de se passer… mais quoi ?

Désolé ?
Alors, heureuse ?
Mais pourquoi tu me fais cet effet-là ?

Bien. Christian, je pense que fermer ta grande bouche serait la meilleure chose à faire vu le niveau général de tes meilleures suggestions de répliques. Si tu pouvais aussi te boucher le nez et t’encorder à un gros caillou avant d’aller explorer les fonds marins, ce serait super, mais on ne va pas trop t’en demander d’un coup, tout de même, j’ai l’impression que tout n’est pas bien connecté, là-dedans. D’ailleurs, alors qu’il la raccompagne chez elle dans sa grosse automobile, Christian continue à explorer plus loin les limites du monde des neuneus, aidée en cela par Anastasia, qui dans son genre, n’est pas non plus très loin du bulot.

– Pourquoi tenez-vous à m’appeler Anastasia ?
– Parce que c’est votre prénom.

Jusqu’ici, ça se tient à peu près, même si on se demande ce que fume Anastasia.

– Je préfère Ana.
– Ah bon, vraiment ?

« Ana », c’est trop courant, trop ordinaire pour elle. Trop familier. Ces trois lettres ont le pouvoir de blesser…

Rappelons que plus tôt dans le livre, c’était lui qui l’appelait Ana, mais bon, hein, ho, si on commence à être cohérent aussi, où va le monde. Mais surtout, d’où Ana est un assemblage de trois lettres qui a le pouvoir de « blesser » ?! Mais enfin ! Éventuellement, si tu rajoutes « Da Kedavra« , tu peux ressembler à un magicien maléfique enrhumé, mais sinon, à part avec l’ajout d’un « L » comme ça, hop, au débotté, et éventuellement l’implication de gingembre, Monsieur Grey, là, vous m’étonnez. 

Ou vous êtes un peu con. Allez savoir.

Enfin. Lorsque l’aventure automobile se conclut, Ana est déposée chez elle par Christian, qui la raccompagne jusqu’à son appartement en plein déménagement puisque, huhuhu, fruit d’un heureux hasard, Anastasia a trouvé un stage à Seattle et va donc y emménager. C’est bien fait, quand même. Plus incroyable encore : Eliott, qui d’habitude, s’enfuit par la fenêtre dans un rire diabolique après tout coït, est resté auprès de Kate jusqu’au matin. Deux frères, deux copines, et évidemment, deux garçons intouchables soudain incroyablement amoureux… ce livre n’est pas écrit à la plume, mais plutôt à la poutre. 

– À plus, bébé, marmonne Eliott en couvrant Kavanagh de baisers baveux.

« Bébé » est donc un rituel familial. C’est de plus en plus glauque. À ce stade, il va falloir que je laisse tomber le canari à grisou littéraire et que j’investisse dans une mouette plus à même de résister à une telle quantité de guano. 

Mais, pour en revenir à Christian et Eliott, tous deux regagnent Seattle au son des questions graveleuses qu’Eliott pose à son frère, probablement durant un concours de pets, afin de mettre la touche finale à cette délicate ambiance masculine. Et une fois à la maison, pendant que le personnel de Christian fait brûler sur son ordre la voiture dont les sièges sont désormais imprégnés de l’arôme doucereux de leurs émanations foireuses, notre multimillionnaire reçoit des informations de Welsh concernant le photographe ami d’Ana qui avait tenté de la bisouter. Ouf, point de passé de harceleur ou autre, mais tout de même, une condamnation pour possession de cannabis.

J’espère qu’il n’en fume pas devant Ana.

Ho ben oui alors. Parce que c’est connu, il suffit qu’une fille voie passer dans son champ de vision un joint pour qu’aussitôt, des dreads lui poussent, que son pantalon se transforme en sarouel (dans le cas d’Anastasia, l’ensemble de ses multiples pantalons), et qu’elle se mette à jouer de la flûte de pan, ce qui serait très énervant puisque Christian ne supporte pas d’entendre El Condor Pasa

En parlant d’oiseau, le soir venu, Christian propose à Anastasia de venir faire un tour d’hélicoptère avec lui pour l’emmener jusqu’à sa somptueuse résidence personnelle. Alors évidemment, Ana est toute excitée parce que bon, l’hélicoptère, ce n’est pas pour tout le monde, quand même. Il faut avouer que ça a du panache, même si à titre personnel, j’emmène plutôt mes conquêtes faire un tour d’A-10 Thunderbolt. On voit moins bien le paysage, mais on rigole beaucoup plus lorsque l’on envoie 30mm d’amour dans une file de food-trucks venus vendre des burgers à 15€ pièce sur une quelconque place avec installations éphémères d’art contemporain. Et puis, si la conquête trouve que bon, c’est exagéré, le bouton eject du passager est très simple d’accès.

L’hélicoptère, lui, tristement civil, emmène nos deux galopins jusqu’à l’immeuble où Christian a ses quartiers, et dont il occupe le trentième et dernier étage. Une fois l’hélicoptère stationné sur le toit, Christian fait entrer la belle, et lui propose du vin alors que je vous rappelle que quelques plages plus tôt, il était horrifié à l’idée qu’Anastasia consomme de l’alcool. 

Définitivement, c’est une grosse buse, oui, mais avec une cravate. 

Il invite alors Ana à consulter le premier papier qu’il veut lui faire signer : une clause de confidentialité, parce que bon, il n’a pas trop envie que sa vie privée se retrouve partout. Admettons. Mais voilà que cela amène la douce Anastasia à poser innocemment la question :

– Donc, vous allez me faire l’amour ce soir, Christian ?

Ho ben oui, tiens. Quelle approche subtile. Et l’autre en face qui bien évidemment ne moufte pas, parce que c’est connu, dans la vie, ça marche comme ça. On papote, on prend un petit verre, et puis à un moment, on consulte sa montre et :

« Bon alors, on baise vers quelle heure ?
– Je sais pas, 20h18 ?
– Ça me va, mais j’ai un appel à 20h21
– Ah non mais moi je dormirais déjà à cette heure-là, tu fais ce que tu veux. »

L’élégance, les enfants.

Mais Christian explique qu’avant de faire ce genre de choses, non seulement il y a d’autres papiers à voir, car son kiki est très à cheval sur l’administratif (« Parfois, il se roule dans les papiers des impôts ; c’est un peu mon Jérôme Cahuzac de poche« ), mais surtout, il veut montrer sa « salle de jeu » à Ana avant toute chose.

– Vous voulez qu’on joue avec votre Xbox ?

Demande Ana qui visiblement, a dû se planter un tournevis dans la narine et pousser très fort pour arriver à ce niveau. Mais non, lui répond Christian. On ne va pas jouer à la Xbox. Déjà, parce que sinon, tu vas niquer toutes mes sauvegardes de Army of Two, et ensuite, parce que ma salle de jeu, c’est bien plus violent.

Il pousse la porte et… 

Que contient la salle de jeu de Christian ? Sont-ce bien des consoles de jeu ? Ou bien quelque chose de bien pire, comme par exemple, une WiiU ? 

Nous le découvrirons dans le prochain épisode, si, d’ici là, Diego a réussi à entièrement me désinfecter les yeux, qui se couvrent de croûtes sanglantes page après page. 

Nouvel épisode disponible ici, d’ailleurs.

121 réponses à “L’ire ensemble – Grey – Épisode 2

  1. Pingback: L’ire ensemble – Grey – Episode 1 | Le blog d'un odieux connard·

  2. Dites moi que ce n’est pas vrai, et que le coup du gingembre dans le cul est une invention de votre part ? =O J’ai lu 50sog il y a longtemps, (et j’ai pourtant lu Grey lors de sa sortie anglaise histoire de me faire un peu plus de mal) mais cette phrase… Enfin je serais à peine surprise qu’elle soit effectivement dedans mais c’est surtout que du coup, je m’interroge violemment sur l’utilité/le glamour DUN BOUT DE GINGEMBRE FRAIS ? wtf.

    Merci pour ces fous rire.

    • Je dois malheureusement confirmer que c’est totalement vrai et la seule explication que j’ai trouvé c’est que le gingembre c’est mieux qu’un artichaut …. non ?

    • Très simple, Gentleman qu’il est, ce cher Christian propose l’administration de gingembre pour ses propriétés antiémétiques afin de soulager la gueule de bois d’Ana…

      Le mode d’administration choisi prévenant l’éventuel rejet du produit du aux nausées… Prévoyant ce Christian!

    • Bonsoir!

      Le gingembre frais a à vrai dire une utilité… Il est connu dans le monde sm pour ses vertus… Piquantes. Lorsqu’il est inséré dans certains orifices.
      Pour le glamour, on repassera.

      • Je doute que ce soit une bonne idée de consulter cette page au travail, je me trompe ?

      • C’est encore pire que ce que j’avais imaginé. Christian est un petit joueur, cela dit, pourquoi pas l’emploi du piment de Cayenne ou d’un rouleau de papier de verre ? Tant qu’à rester dans le glauque.

  3. Je n’aurais jamais imaginé lire ce genre de livre, mais vous commencez à m’en donner l’envie. Vous devriez vous faire rétribuer grassement par l’éditeur.

  4. Vous n’êtes qu’un jaloux, m’sieur Connard, c’est évident que vous ne supportez pas qu’un mâle ait une WiiU et s’en serve efficacement pour draguer.
    Faut vous y faire, la pelle est dépassée …

  5. Merci pour les fous rire ! C’est malheureusement la dernière fois que je vous écrit, j’ai moi aussi lu Grey et je suis en train de perdre la vue … c’est irréversible !! Méfiez vous n’acceptez pas non plus une version Audio !!!!

  6. je n’ai jamais autant ri en lisant l’une de vos critiques! moi qui hurlais à la mauvaise traduc en voyant « des pantalons » ben ça passe beaucoup mieux quand c’est vous qui relevez!
    en plus, même sans connaître l’histoire, on peut aisément suivre, et c’est très agréable!

    Laboukineuze

  7. J’ai vraiment hâte de voir votre réaction face au contrat. Voilà qui donnera enfin un intérêt à cette chose imprimée.

  8. Merci pour ces moments de rire, cher OC. Par contre, en tant que grand amateur du Warthog j’approuve le choix, mais je serais curieux de voir votre exemplaire car les 2 modèles biplaces prévus ont été annulés, et l’unique prototype est au musée, l’ensemble de la flotte A-10 est monoplace…

    La conquête peut prendre éventuellement place sur les genoux, à condition de faire du 34 mais pas du 90C (sinon il va y avoir des problème de débattement du manche, de l’avion s’entend), toutefois cela nuirait franchement au bon usage du GAU-8 (ce qui serait dommage, c’est l’attraction principale) et l’option éjection n’est plus envisageable.

    • Je suppose que le passager se trouve dans la soute a bagages largable située sous le ventre de l’appareil, ce qui lui permet de profiter de la vue via un habile bricolage préalable sans importuner le pilote!

    • Landry c’est la version officielle, ça ; En réalité les 2 biplaces furent construits comme prévu et secrètement livrés à l’Odieux Connard, puis la CIA effaça toute trace de cette affaire…

    • C’est d’ailleurs pour ça que le seul hélicoptère doté d’un siège éjectable prend soin de déclencher des boulons explosifs à la base des pales avant d’éjecter le pilote (Kamov Ka-50), mais on s’écarte du sujet initial ^^

  9. Ayant lu la trilogie (oui je sais, je dois être encore plus sado-maso que les personnages), j’ai commencé à lire Grey aussi. Mais je n’ai pas été aussi forte que vous, je me suis arrêtée avant la 20ème page. N’avez-vous point remarqué les fautes d’orthographe qui achèvent de vous crever les yeux ? Vous devriez prévenir les lecteurs sur ça aussi..!

    Néanmoins, cette nouvelle rubrique me plaît beaucoup !

  10. Moment éducatif… Je vous signale que le coup du gingembre, ça date de … euh, de longtemps, c’est une pratique de marchand de chevaux véreux pour refiler une vieille carne au pigeon du jour en lui faisant croire qu’il achète un fringant coursier (pauvre bête!). La SPA n’existait pas encore !

  11. « Je n’ai jamais passé la nuit avec une femme. J’en ai baisé beaucoup, mais le fait de me réveiller à côté d’une jeune femme séduisante est une expérience inédite et stimulante. »

    Hmmm. C’est presque trop léger. Christian, phrase suivante ?

    « Ma queue acquiesce. »
    Merci pour ces moments de rire qui ont avec beauté mis terme à ma journée. Décidément la littérature vous va bien !

  12. Je pleure de rire.

    Nan mais sérieux ;  » si vous m’apparteniez vous ne marcheriez plus pendant une semaine  » ? Oô … Il lui sort vraiment ça ??? Et … et … et les lectrices se pâment ???
    Et le coup du gingembre ! Épique.

    Au-se-cours.

    C’est pire que je croyais.
    Ceci dit, gloire à la géniale ironie d’Odieux Connard qui tel l’alchimiste change l’horreur de cette lecture en fou rire à répétition ( le Ana Kedavra du magicien enrhumé, je ne m’en suis toujours pas remise.^^ )

  13. Ah la vache! On voyage avec vous, cher camarade,
    en tout cas c’est une très bonne idée ce nouveau style de spoiler.

    A bientôt dans deux trois jours, voire moins, pour le second effet kiss cool de ce site.

  14. Merci infiniment pour ces moments de distraction passés en votre bienveillante compagnie. Cependant, une question m’est venue à l’esprit, comment emmenez-vous vos conquêtes dans un avion monoplace ?

  15. Épique fut la lecture de l’article ! Un si bon contenu, prêtant tant à rire, basé sur si peu de matière… je vous adresse félicitations et remerciements, cher OC.

  16. Merci pour les fous rires, encore une fois ! Cette deuxième partie est encore meilleure que la première !

    A note qu’entre votre premier épisode et ce second, j’ai eu un « débat » avec un adepte du SM/DM sur youtube (sous une vidéo qui dénonçait la culture du viol, entre autres dans ce bouquin) et qui signait « Un Dominant parmi d’autres »…

    Il soutenait que ces livres étaient parfaitement représentatifs des adeptes du SM, que Christian était totalement équilibré et agissait en tant que dominant, que Anastasia n’était pas cruche du tout, etc…

    Enfin, quand il a sorti dès le départ la phrase « 50 nuances de Grey est LA référence littéraire populaire pour les adeptes du SM », je savais déjà qu’il était perdu pour l’humanité…

  17. Je …. la vache !!! j’ai jamais voulu ces livres. Mais là … j’imaginais pas que ça soit si vulgaire et mauvais. Heureusement que M Connard se sacrifie pour nous.

  18. Je n’ai jamais passé la nuit avec une femme. J’en ai baisé beaucoup, mais le fait de me réveiller à côté d’une jeune femme séduisante est une expérience inédite et stimulante.
    Hmmm. C’est presque trop léger. Christian, phrase suivante ?
    Ma queue acquiesce.
    Ah, je me disais, aussi.

    PUTAIN C’EST DU LOURD !!!!
    La vache !

    Mais ça se peut pas !
    Sans déconner ? C’est un vrai livre édité, vendu et tout et tout ?

  19. J’hallucine!! Et ce bouquin a été plébiscité par des filles?? Punaise mais c’est d’une nullité affligeante!! Son seul mérite est de vous avoir amené à le commenter, je pense d’ailleurs que je vais éviter de le faire au bureau, vu les fous rires que je prends!

  20. Merci, qu’il est bon de rire
    Merci de filer la métaphore Cthulhu/AD&D qui me remets en mémoire de vielles pratiques du XXe siecle.
    C’est Profond.
    Merci donc pour cette chronique très Second de Grey
    J’attends avec impatience le niveau 3 pour maîtriser les boules de feu…et cramer ce que vous savez
    @+

  21. 1 patron sur 5 est un psychopathe selon une étude de Nathan Brooks. Déjà qu’Albert Jacquard nous expliquait que nous sélectionnions les personnes les plus dangereuses pour nous diriger. J’vous raconte pas la gueule et la qualité du Balzac de la fin du siècle à venir.
    Et visiblement, Christian semble cumuler toutes les caractéristiques du psychopathe. M’est d’avis que l’auteure a fait un stage intensif sur Wikipédia pour construire ses personnages.

  22. Waouw, c’est vraiment du lourd, en effet, cette fois-ci. Pire que le premier épisode, bien que cela était pourtant improbable de faire pire à mon humble avis.

    J’avais réussi à supporter toutes les citations tirées du bouquin en une seule lecture (uniquement entre coupée par de gros fous rires) lors du précédent épisode.
    Mais, là, j’ai eu un mal fou à lire tout l’épisode. Il m’a fallu le faire en plusieurs fois, désolé !

    Non par la faute des remarques de notre hôte, mais à cause des citations de plus en plus incroyables, débiles (n’ayons pas peur des mots) et sans intérêt ni sens !? Je suis étonné qu’il n’y ai pas eu un mouvement composée de femmes pour s’insurger contre ce livre ou alors, rassurez moi, c’est juste que je ne suis pas au courant de l’existence de ce mouvement ?

    C’est vrai que beaucoup de petites jeunettes aiment les « bad boys » qui les traitent mal et font les gros durs machos, etc.; plutôt que les hommes polis, courtois, qu’elles considèrent comme « sans testicules » (pour être polis). Mais tout de même…

    • J’ai lu le dernier paragraphe, je me suis dit «Ça, ça a été écrit par un homme », j’ai regardé le pseudo, et… confirmé !
      Les conneries ont la vie dure.

    • Y’en a eu plusieurs en fait qui se sont insurgées contre le bouquin et qui l’ont dépecé… c’est plutôt rassurant

      • Ouf, merci, vous me voyez alors reprendre un brin de confiance en l’humanité… Mais juste un brin.

    • Mdrrr bien de vivre dans l’angleterre prévictorienne dans sa tête ? « Holala vous avez vu le dernier livre de cette jeune folle d’Austen ? Ca ne m’étonne pas que toutes les filles mouillent sur Mr Darcy. Y en a que pour les bad boys de toute façon pfff. »

      • Oui merci, c’est pas si mal que cela. Après tout chacun son paradis artificiel (c’est pas pire que de se droguer afin de supporter le monde et moins dangereux pour la santé). :-)

        Vu le monde actuel fait uniquement de paraitre, de futilité et de nullité : on encense plus une personne qui n’a rien fait de de méritoire dans sa vie, ni montré le moindre talent, juste parce qu’elle est bien faite physiquement mais avec un poits dans la tête (et encore je doute de l’existence du poil dans sa tête, bref) que de vraies « stars » qui le mériteraient… Mais bref je suis trop vieux pour comprendre, c’est pour ça.

        Je suis heureux d’avoir été jeune avant la génération actuelle : j’ai peur pour mes enfants parfois (et pas uniquement à cause du chômage et des futures guerres possibles). Mais bon on est hors sujet là, quoi que pas tant que ça après tout.

      • @Bertrand de une les gens qui prennent de la drogue le font pas pour « supporter le monde » (les gens accros à la drogue oui)
        Le monde urbain occidental a toujours été fait de paraitre, si c’était déjà comme ça au Xe siècle c’est sûr que ça a pas trop changé (quoi que ça s’améliore un petit peu ces temps ci au contraire)
        Ouais tes parents pensaient la même chose pour toi et tes grands-parents pour tes parents. Cheers !

      • @WhoAmI :

        « Ouais tes parents pensaient la même chose pour toi et tes grands-parents pour tes parents. Cheers ! »… Oui sur ce point là c’est certain, chaque génération se désespère de la suivante. C’est bien naturel.

        « Le monde urbain occidental a toujours été fait de paraitre, si c’était déjà comme ça au Xe siècle c’est sûr que ça a pas trop changé (quoi que ça s’améliore un petit peu ces temps ci au contraire) ».. Loà je ne suis pas d’accord. Juste un exemple au cinéma ou la chanson. Avant il était difficile de percer, il fallait travailler, montrer du talent, etc. Maintenant, depuis 10 ans environ je trouve, ce n’est plus la peine de travailler et d’avoir du talent pour être sur le devant de la scène ! bien au contraire. Désolé. Maintenant il suffit de faire sa « Nabilla » pour être plus connu qu’une personne qui a vraiment du talent et qui travaille pour devenir une « star ». C’est une amélioration pour vous cela ? Pas pour moi. En même temps, vous allez me dire qu’elle a un certain talent : le sens des affaires…

      • @WhoAmI : j’avais écris « c’est pas pire que de se droguer AFIN de supporter le monde » et vous dites « de une les gens qui prennent de la drogue le font pas pour « supporter le monde » (les gens accros à la drogue OUI) ».

        Ben,euh, nous sommes d’accord donc !? J’ai bien dit « de se droguer afin de supporter le monde » donc, a fortiori, je parle de ceux qui le font justement pour supporter le monde. Je n’ai pas dit que TOUS ceux qui se droguent le font pour supporter le monde. ;-)

      • Oui on est bien d’accord.
        Pour Kim K c’est une super femme d’affaires oui. Elle sait pas s’habiller avec tout son argent par contre et le truc relou c’est pas tant elle que genre le monde de la mode qui lui bouffe la chatte.Alors qu’ils savent très bien qu’elle y connait rien !!

      •  » le truc relou c’est pas tant elle que genre le monde de la mode qui lui bouffe la chatte.Alors qu’ils savent très bien qu’elle y connait rien !! »

        Exactement. Nous sommes d’accord : LE problème est d’encenser des gens sans raison valable, ou plutôt faut-il dire sans raison « rationnelle » ? Si personne ne le faisait, personne ne chercherait à devenir ce genre de fausse « star ». En effet.

      • A partir de la vingtaine, ça se développe, en même-temps que le sens commun. Pas chez tout le monde, j’en conviens.

      • Sauf quand on est pas un mec blanc hétéro. On développe le sens commun deux fois plus tôt et le nice guyisme parfois jamais. De façon surprenante (!)

      • (Aussi j’ai bien dépassé les vingt ans donc j’avoue que cette pique est un peu gâchée sur moi)

      • Oui, en effet, cet état d’esprit n’est pas souvent utile avant, approximativement, la trentaine. Avant, cela ne fait que désavantager l’ « hôte ».

        Cela devient utile quand les femmes pensent à se stabiliser dans la vie : avoir des enfants, un chien (l’animal, pas leur mari, quoique) et un mari officiel assurant une certaine sécurité financière et sociale et du coup une routine du quotidien bien ennuyeuse.

        Là les « bad boys » instables et égoïstes perdent un peu de leur superbe et les « gentils » idiots « sans testicules » reprennent du poils (pas celui sur les pattes). Quoique, car pour tromper l’ennui de la routine quotidienne (cf juste au dessus pour ceux qui ne suivent pas) et leur mari officiel (et faire d’une pierre deux coups), les « bad boys » continuent à servir tout de même. ;-)

        Après, il y a les cas rares comme le Cri Cri (d’amour ?) dont il est sujet ici qui est riche et gros c** pardon « gros bad boys trop dark » (2 minutes que je rigole un bon coup) qui peut avoir du succès avant 30 ans et après. Il vend tellement de rêve (pour rendre les dires de l’O.C., s’il le permet bien entendu).

        (le dernier paragraphe est ironique, bien entendu; je précise au cas où…)

      • Et pourtant les nice guys sont aussi toxiques que les bad boys. Autant dire qu’être lesbienne n’a jamais autant été win-win qu’aujourd’hui.

      • @WhoAmI : « (Aussi j’ai bien dépassé les vingt ans donc j’avoue que cette pique est un peu gâchée sur moi) »
        – D’où ma phrase « Pas chez tout le monde, j’en conviens. » Je sais bien qu’il en existent des moins rapides que d’autres.

        C’est marrant de penser que des « blancs hétéros » n’ont pas ces problèmes, et que les autres sont obligés de devenir méchants.
        Mais en fait, j’aurai d’abord dû demander la signification du terme « Nice Guy ». Parce que même si ça sonnait bien péjoratif, je me demande quand-même où ce « statut » peut poser problème.

      • Avec un argument comme ça, accompagné de la définition en béton de « nice guy », on ne peux qu’être convaincu.

  23. On dira ce qu’on voudra, ce livre est LA solution…

    Lorsque vous verrez des « féministes » s’attaquer à des jeux vidéos ou des films véhiculant selon elles des concepts machistes, quand vous en verrez d’autres accuser la langue française, la carte vitale ou les maths de servir les intérêts des mâles dominants… offrez leurs ce bouquin.
    Si elles sont un minimum cohérentes avec leurs dires, elles trouverons là l’ennemi n°1 de leur croisade, la Némésis de leur cause. Et surtout, elles seront occupées pour un bout de temps, vu le volume à traiter.
    Ou bien la lecture de cet étron les brûlera sur place.

    Dans les deux cas, le résultat est là.

    Quoi qu’il en soit, l’existence de cet ouvrage relève tout de même d’un belle exploit. Moi-même j’ignorai jusqu’alors qu’il était possible d’écrire après avoir subit une lobotomie complète. Belle performance.

    • Crotte, j’ai fait plein de fautes. Je crois que la lecture de l’article m’a laissé quelques lésions…
      Je… J’ai soudain envie de lire du Levy…

      • Je me dois de vous contredire ; après en avoir fait l’expérience à plusieurs reprises.
        La proximité (voir la simple évocation, pour les plus extrémistes) d’un « texte » de E.L James a sur les féministes un effet bien plus proche de celui de la pleine Lune sur un loup-garou que de la Kryptonite sur Superman. A éviter donc (à moins d’être aussi masochiste que les sieurs Grey où Connard).

      • Des féministes berserks… En effet ça fait peur. Il y aurait là tout de même un usage à y trouver, pour peu qu’on accepte d’y perdre quelques… doigts.

      • @Wolfgirl : Oh là ! Dangereux alors. Mais pas logique du tout… Bref. Merci pour l’info.

      • « L’inverse d’un(e) féministe est un trou du cul. » C’est cadeau, les beaufs !

      • La prochaine fois que tu nous fais un cadeaux, oublie pas de mettre dans le paquet la source qui va avec les guillemets, d’étayer le propos et justifier l’affirmation, et peut-être, s’il te reste un peu de place, y ajouter ton avis personnel, sans guillemets du coup. Des fois, c’est intéressant. Des fois.

      • Et pourtant @Thomas certaines personnes qui se revendiquent du féminisme (mais lui font beaucoup défaut) sont parmi les pires enfoirés. Enfin pas les pires mais pas loin.

      • @WhoAmI : Effectivement, c’est pour ça que j’ai mis le terme entre guillemets, on met trop souvent toutes ses représentantes dans le même panier.

    • s’il vous plait vraiment si vous ne comprenez pas, foutez la paix au féministe, vraiment, c’est chiant trouvez un nouveau bouc émissaire sérieux ça pète le cul, sous tous ce que je lis dans tous les commentaire y ‘en à toujours un pour dire nianiania les féministes…. C’est lourd à la fin tous ça pour des sois disant féminazi ou femen qui ne doivent exister que dans votre tête. Ce bouquin est une bonne grosse bouse c’est tout, débile au plus au point, exploitant tous les clichés sexistes, habituels mais j’ai envie de dire il est loin d’être le seul alors… et dans mon quotidien cette chose que je répugne à appeler livre, ne me dérange pas alors ben je m’en fous ^^ par contre je rigole, on peut au moins lui accorder ça ^^

    • Mais non, mais non, voyons, cela ne pourra point être pire. Le livre m’autodétruirai en se recroquevillant sur lui-même (genre trou noir aspirant tout). Il y a des limites aux lois de la Physique tout de même… Bon, d’accord, le pire est à craindre. Nous sommes tous d’accord là dessus.

    • Vous pouvez clairement craindre le pire au prochain épisode. On approche de la scène du dépucelage d’Ana. Vu comment c’était déjà bien hard et glauque dans le bouquin d’origine (du genre « il met ses doigts dans ma chatte et me les fait lécher. ça a un gout alcalin, celui de mon propre sang. ça m’excite »), je n’ose imaginer la scène du point du vu de ce pervers narcissique de Christian Grey.

      • @Jake Sully : Ah oui… En effet. Je ne vais plus regarder les lectrices de ce « truc » de la même façon désormais… Elles qui font les prudes et les choquées au moindre mot un peu « décalé » dans la conversation au boulot.

  24. Piou-piou m’a fait éclater de rire. Vous faites bien de l’échanger pour une mouette. Ces saletés sont omnivores et increvables, lui donner ce  »livre » à boulotter vous en débarrassera plus certainement que de l’enterrer une fois cette chronique terminée.

      • N’exagérez pas, Harry Potter est bien mieux écrit, beaucoup plus inventif et jamais vulgaire. En fait cette description de Grey m’évoque plutôt la saga « Gor ».
        … Non, c’est méchant, même Gor ne tombait pas aussi bas…

      • La vulgarité n’est pas un critère valable. Je comparais seulement en terme d’audience, on se détend. Enfin Harry Potter est mieux écrit que ça mais pas non plus un parangon de bonne écriture (ou d’inventivité d’ailleurs, C.S. Lewis ? J.R.R. Tolkien ?)

  25. Mais quel torchon que ce livre… Merci de sacrifier votre personne pour nous M.Connard.

    Sérieusement, le livre n’est pas même pas cohérent avec lui-même ! Grey est un « gentleman » ok. D’accord. Ca implique donc un parler élégant, distingué, une gestuelle maniérée… etc.
    Après, il est gentleman en APPARENCE, donc quand il narre, rien ne l’oblige à être élégant, jusqu’ici tout va bien. C’est juste un gros beauf en chien, MAIS ça garde une certaine logique.

    Par contre, lâcher un gros « Si vous étiez à moi, vous ne pourriez plus vous asseoir pendant une semaine », elle est où l’élégance ? Elle est où la cohérence ?

    Je… je ne sais pas. Je ne sais pas comment réagir face à une telle aberration. Ca a un succès monstrueux, des adaptations au cinéma, de fervents défenseurs… mais c’est un réel torchon ! Que ce soit la grammaire, le vocabulaire, la narration en elle-même, même mes livres Disney illustrés que je lisais étant gamines sont mieux écrits. Il y a vraiment des gens qui considèrent «  » » » »l’oeuvre » » » » » de cette auteure comme étant de la littérature ? Les comparaisons sont grossières, le vocabulaire est charcuté que l’on dirait qu’en écrivant, elle avait 2 dictionnaires ouverts à côté, en quête d’un mot « intelligent » à caser dans sa prose.

    Et dire que pendant que j’hésite à commencer à brosser une esquisse de roman/nouvelle, y’a une bonne femme qui devient millionnaire en écrivant 500 pages de conneries vulgaires sans style, juste parce que ça fait le fantasme de jouvencelles de voir un homme en chien sur une gamine qui s’allume elle aussi comme un feu de la St Jean. Puis oh, hé, un roman sur le BDSM, c’est super pas courant et tabou hein, attention, on parle d’un sujet délicat.

    Mais le pire, le pire là-dedans, c’est de voir à quel point « Anastasia » est le reflet de toute nana moyenne qui n’a lu de livres dans sa vie que les romans imposés au programme de Français / Littérature dans sa scolarité.
    Parce que bon dieu, NON, une fille qui déjà se fait poursuivre par un millionnaire, c’est déjà très dérangeant en soi, même si elle POURRAIT se sentir flattée d’avoir un gars riche et beau lui courir après dans un premier temps, si l’homme en question lui sort un vocabulaire aussi élaboré que celui de Christian Grey (qui ne garde pas son masque de gentleman très longtemps au passage…), elle aura vite fait de se carapater car elle aura compris que c’est pas son intelligence ou ses qualités qui attisent l’intérêt du monsieur.

    Je ris bien devant votre spoiler, mais je ris jaune en songeant que ce que vous critiquez a un succès fou, propulsé en tête de ventes, et arrive même à créer un « spin off » qu’est ce torchon…

    Et préparez vous M.Connard, dans 5 mois, le second épisode de cette trilogie arrive au cinéma…

    • L’auteur vient du monde des fanfictions (option Twilight), mais ce n’est pas une excuse pour son style ou sa vulgarité, juste une possible explication. Il y a des auteurs de fanfics nettement plus talentueux, doués, imaginatifs et subtils. Il y en aussi d’encore moins, bon, si, si, c’est possible. Mais ils ne sont pas publiés en papier (de nos jours), ils ne gagnent généralement pas d’argent et n’écrivent que pour leur plaisir et celui de leurs fans. Certains prennent en compte les critiques et s’améliorent. Dans tous les cas, c’est un monde parallèle en marge des éditeurs classiques où le tri des qualités des auteurs se fait par le nombre de fans et leur fidélité, pas par le marketing. Dans ce contexte, Grey peut se comprendre comme un exercice (raté) où l’auteur se met du point de vue de ce qu’elle imagine être un homme riche et porté sur le BDSM. Mais comment un éditeur peut-il laisser passer cela sans demander une réécriture intégrale ?

      Je ne connais pas le statut de cet auteur dans les fanfics, le fandom Twilight ne m’ayant jamais intéressée, mais il est inquiétant qu’elle ait été suffisamment appréciée pour être remarquée par un éditeur. En même temps… c’est le fandom Twilight, que dire ?

      Dernière remarque, l’immense majorité des fanfictions, quel que soit leur sujet, est de nature romantique, érotique ou pornographique. Le BDSM peut même y être traité de façon intéressante. Le tout est en accés libre et assez facile à trouver sur le web. Je suggère d’encourager les lecteurs ou lectrices de Grey d’aller y trouver de meilleurs écrits que ce lamentable torchon.

  26. En très grande forme cette semaine, le meilleur article depuis « le reboot de la Force »! Meilleur que l’épisode précédent, en tout cas passer en revue les… euh… li… liliv… liiiv… (aaaaargh) …vres -j’arrive pôs à l’dire !- ça marche bien finalement! Essai plus que concluant!!!
    Du coup, j’attends avec impatience le résumé d’un l… i… v… r… e… de Marc Lévy! C’est vrai quoi, il n’y a pas que les Anglo-saxons qui peuvent faire de grosses bouses, d’autant qu’en hmm… disons… littérature pas besoin de gros moyens financiers, du coup la production française est tout-à-fait à la hauteur…

  27. Avant de lire votre critique de cette chose, j’accordais encore à mes connaissances qui aimaient les divers « 50 nuances » le bénéfice du doute. Après tout, se faire une une petite lecture d’été un peu légère et cliché, ça arrive à beaucoup. Maintenant que j’en ai vu des extraits, j’ai une question à vous poser : est-il possible de louer les services de Diego ? Ou bien votre A-10 Thunderbolt et son siège éjectable ? Je ne peux décemment pas garder dans mon entourage de telles personnes.
    Je vous remercie de m’avoir ouvert les yeux.

    • Wikipédia nous dit : « […]L’A-10 est un avion simple, solide et efficace, muni de deux turboréacteurs à double flux. Il est capable d’attaquer la plupart des cibles au sol, en particulier les chars d’assaut et les véhicules blindés.[…] »

      Il possède un canon de 30 mm à une cadence de tir de 3 900 coups/min et peut lancer roquettes comme des missiles air-sol. Cela devrait faire l’affaire en effet. Amusez vos bien si l’OC accepte votre requête. Mais Diego sera surement plus discret.

  28. « pourquoi s’embêter quand on peut plutôt s’insérer des trucs dans les machins à l’arrière d’une Peugeot tunée ? » bordel de merde. ça restera gravé à jamais dans mon esprit… bon je reprends la lecture quand mon souffle sera moins saccadé.

  29. ‘ Une âme sombre, mais avec une touche de lait. Ça en jette. ‘
    Cette phrase est magique, j’en ai mouillé ma culotte !
    Votre lecture mon cher Odieux me fait nettement plus d’effet que le livre dont il est question et dont il pourrait être de bon ton d’oublier le nom, voire l’existence. Sitôt cette série de L’Ire Ensemble achevée bien entendu, ce n’est pas beau de tirer sur l’ambulance… Mais tellement jubilatoire.

  30. Lorsque j’ai lu « Si vous étiez à moi » j’ai tout de suite pensé à « If you were mine » expression anglaise traduction exacte du texte et la, je me suis dit « non, ils n’ont pas fait ça » et effectivement, en comparant les deux pdf de cette bouse on se rend compte que la traduction en français est complètement foiré. Donc, cher odieux, j’ai l’immense plaisir de vous informer que non seulement vous lisez un texte merdique, mais qu’en plus, vous lisez une traduction foireuse de ce texte…

    C’est moi ou le sort s’acharne un peu ?

    • Dans les hôpitaux, il arrive que des chirurgiens en début de carrière refusent d’opérer un patient car trop mal en point, et dont les chances de réussites seraient faibles. Ceci afin de ne pas détériorer leurs statistiques, qu’ils tentent de garder au plus proche des 100%, ce qui leur ouvriront les portes des meilleurs établissements.

      Si le processus est similaire pour d’autres professions comme la traduction, j’imagine que ça a du être coton de trouver un traducteur intéressé pour s’occuper de ce cas désespéré.

    • Autre indice de traduction bancale : « bébé »… Autant « baby » se dit assez couramment en anglais, autant ce n’est pas un terme courant en français.

  31. 1er tome : raconté par Anastasia / 2ème tome : raconté par Christian / 3ème tome : raconté par sa queue ? (hinhinhin…)

  32. Bonjour et merci de me faire découvrir cette oeuvre, heu, comique?

    « d’où Ana est un assemblage de trois lettres qui a le pouvoir de « blesser » ?! »
    Alors dans DUNE un Feydakins a essayé avec un module étrange; résultat Arrakis a failli être détruit!
    (Merci pour l’info sur les pots de colle Cléopâtre…)

    Mais une mention légale devrait orner ce livre : L’abus de cette lecture peut nuire gravement à la santé !

  33. Merci cher Odieux pour tous ces fous-rires au boulot, cet épisode était encore plus jouissif que le premier !!

    « Dieu qu’il est dark. Cultiver l’incertitude du lait dans le café (parce que sinon ça picote le ventrou), c’est tellement profond. Nul doute qu’aucune femme ne peut résister à une âme aussi sombre et tourmentée. Une âme sombre, mais avec une touche de lait. Ça en jette.  »

    Vous m’avez achevée. Ce livre aurait dû s’appeler 50 Nuages de Lait :D

    J’attends la suite avec impatience, Christian va-t-il à nouveau évoquer son amour du gingembre frais ? Le suspense est insoutenable…

  34. J’ai envie de dire : « La suite ! La suite ! » Parce que c’est vraiment drôle mais d’un autre côté, cela implique que vous lisiez le chapitre suivant et je ne souhaite ça à personne (enfin, peut-être bien à quelques personnes, mais pas à vous)

  35. Quel excellent moment ! Je pourrais lire vos critiques toute la journée – contrairement aux « œuvres » de Miss James qui sont bien trop indigestes.

    Petite remarque : il faudra penser à mettre à jour la FAQ du blog, qui stipule que les critiques de livres n’auront jamais lieu. Bonne continuation cher Odieux, j’attends le prochain opus avec moult impatience !

  36. Mon cœur balance (oui, j’ai tout de même un peu le mal de mer à la lecture de telles citations) : d’un côté mon honnêteté intellectuelle me pousse à vouloir lire les livres pour vérifier que c’est vraiment aussi navrant que ce que décrit l’OD, mais si c’est vrai ce serait une telle perte de temps que j’aurais pu utiliser à d’autres activités nettement plus saines (ou même à glander) que j’hésite vraiment à m’y mettre.
    Quelqu’un qui les a lus pourrait-il (ou elle) m’affirmer, sur l’honneur, que c’est vraiment aussi mauvais ? L’histoire à la rigueur je m’en fous, je ne dénigre pas à un écrivain le droit de traiter le sujet de son choix, ou même simplement de vouloir se faire un max de pognon avec une histoire débile mais qui plait aux gens. Mais le style a l’air tellement nul, et le reste … on dirait que l’auteure est tout simplement incapable de construire une histoire qui tienne la route pendant un pauvre chapitre, et on parle même pas de personnages crédibles. On est au-delà de l’inintéressant ou de l’inutile, c’est juste une succession de clichés ayant des comportements complètement déplacés, en permanence. D’où Eliott est un eco-warrior ? Quand, dans le bouquin, agit-il comme tel ? D’où ce non-héros de Grey est-il un instant tourmenté ou preux chevalier ? Punaise, si cette nana est incapable de faire autre chose que de coller des adjectifs derrière ses persos pour leur donner de la consistance, son texte mérite même pas de paraitre. Y a des fois où on devrait imposer un nègre aux auteurs qui sont infoutus de dépasser le niveau d’une rédaction d’un élève de 6e.
    Bref, je m’emporte sans même savoir si j’ai tort ou raison, c’est horriblement frustrant. Une bonne âme pour m’éclairer ? Mon ego vous en sera longuement reconnaissant …

    • Sur l’honneur, c’est encore pire que ça. Cherchez « 50 nuances de Grey storify » si vous voulez être définitivement convaincue (ou attaquer les livres, ça peut être drôle, mais la senté mentale n’en ressort pas intacte). Ah et Elliot est un « éco-warrior » parce qu’il a un boulot vaguement « éco-friendly » si je me souviens bien (en gros, on nous dit que c’est un gentil parce qu’il se soucie de l’environnement, même si ça reste un beauf de base comme son frangin, un gentil lui aussi puisqu’il envoie des cargos de bouffe à ses heures perdues).

      • Bon sang de bonsoir, c’est effectivement pire que ce que je croyais. Et aussi que ce que nous en dit l’OD, sa mauvaise foi faiblit.
        Finalement le pire dans tout ça reste la domination psychologique totale de Grey sur Ana. Et pas seulement dans les relations sexuelles (où le SM serait souvent une question de rôle, du peu que j’en connais) mais dans l’intégralité de sa vie. C’est cet espèce de sociopathe monomaniaque qui dicte en permanence la conduite de sa copine, qui elle a le droit de voir, si elle a le droit de sortir de chez elle, si elle peut conduire sa voiture (SA voiture à ELLE, merde !) ou faire du ski (WTF ?!) etc etc, et cette greluche trépanée ne trouve rien d’autre à en dire qu’il est gentil, qu’il est bô, (qu’il est riche aussi, c’est jamais perdu), et que surtout c’est pas sa faute, qu’il a été traumatisé quand il était petit, en fait c’est un pauvre petit être blessé donc elle obéit. Putain, c’est exactement le genre de raisonnement des nanas qui se font battre par leur conjoint, c’est glauque à souhait. D’ailleurs j’ai cru voir venir le moment où ça allait arriver dans les bouquins, tellement on en est pas loin Oo
        Je conceptualise même pas comment ça a pu être un succès pareil, et comment des nénettes peuvent cautionner ce comportement. Ç’aurait été écrit par un mec, il se serait fait lapider. Mais non, y a écrit que c’est « romantique », alors c’est « romantique », qu’est-ce que tu veux …
        Merci en tout cas pour l’adresse, je ne connaissais pas le site mais ça m’a été bien utile (et puis j’ai aussi eu ma dose de fou-rires, j’avoue). Mon ego vous prie de recevoir ses sentiments les meilleurs pour votre aide diligente.

      • Certains auteurs peuvent rendre crédible une relation de dominance / soumission, avec l’un des protagoniste en contrôle total et l’autre en acceptance de ce contrôle. Si c’est bien fait le résultat est très perturbant car il est, pour beaucoup d’entre nous, difficile de s’identifier au personnage volontairement soumis, et relativement pervers de s’identifier au dominant absolu.
        Tout le talent de l’auteur est justement d’arriver à projeter l’idée que les protagonistes sont heureux de ce choix (ou en tout cas volontairement malheureux…) et qu’il ne s’agit pas d’une manipulation mais d’un équilibre entre deux opposés qui se complètent.
        C’est difficile à accomplir, surtout quand le récit s’adresse au grand public. Je n’ai pas d’exemple de livre réussi dans ce style, mais cela existe peut-être. Cela existe en tout cas dans les recoins des sites de fanfictions et c’est une lecture intéressante car elle fait se questionner sur les concepts de soumission, de consentement, d’identification ou non avec un personnage, etc, etc.

        Grey semble spectaculairement échouer dans cette démarche. Les citations de cet article laissent supposer une complète absence de finesse, de réflexion, de progression dans la connaissance du personnage et surtout d’envie de le connaître. Ce type n’a même pas le charme des bad boys de base. Rien n’indique que quoi que ce soit d’intéressant se passe chez l’héroïne non plus, comme si envisager une relation de soumission avec un type qu’elle connaît à peine était une réaction courante chez une fille de nos jours. Un abruti antipathique et une cruche.

        Les grandes questions restent : comment des lectrices peuvent-elle s’identifier à Ana ? Comment un lecteur peut-il s’intéresser à Grey ? La cible de cette chose n’étant sans doute pas les gens qui fonctionnent réellement comme Grey, à quoi pense l’éditeur ?

    • Effectivement je ne sais pas si j’arriverais à apprécier à sa juste valeur une histoire basée sur ce genre de rapports mais bien faite. J’ai toujours eu une vision des relations simple et efficace, avec beaucoup de liberté (tant que la confiance n’est pas rompue), bref tout l’inverse de Grey. Ce genre de rapport de domination qui est accepté plus ou moins par défaut par une des parties peut être éminemment destructeur, et les problèmes qu’a eu Christian dans son enfance finissent d’enfoncer le clou pour 1. le déresponsabiliser, 2. donner mauvaise conscience à Ana si elle le fait souffrir davantage en lui tenant tête. Cette situation me rappelle deux personnes dans la vraie vie, une pour qui ça aura été relativement bref mais extrêmement violent physiquement et psychologiquement, et l’autre qui se sera rendu compte à 50 piges qu’elle a perdu 30 ans de sa vie avec un connard sans jamais se préoccuper d’elle-même. Rien à voir avec du BDSM donc, où si c’était ce que voulait l’auteure, tellement mal fait que ç’en est méconnaissable.

      Merci en tout cas pour cette contribution intéressante, je n’avais pas pensé à aborder la chose sous cet angle là..

  37. « CC Welsh ! C’est Krikri. Dit, tu peu trouvé D info sur Anastasia Steele ? Thx ;) »
    « Anastasia, tu veu un Kfé ? Et puis apré 8=====> ;) ;) :D »
    « Anastasia pk tu répon pa ? G envoyer D livre :'(«
    J’ ai pleuré de rire en lisant et (re)pleuré en faisant le c/c
    Merci!

  38. Notre cher millionnaire est là fusion parfaite entre batman et jacquis le beauf

    Il a un réseau de détective, il est riche et à des grands moyens mais ne les utilisent que pour pouvoir copuler avec une personne qu’elle soit partit pour le fuir ou non

  39. J’ai ri, du début à la fin. Mais je ne sais pas avec précision si c’était par dépit devant tant de conneries successives, ou devant votre talent à trouver dans ce vide intersidéral assez de matière (vide et matière ça s’oppose mais vu le niveau ici, on dira qu’on s’en fout) pour faire de l’humour. Vos extrapolations sont à propos délicieuses, en particulier celle du monde de « Pervers-Oui-Oui » des deux frangins pré-kékette dans leur chambre d’enfant.
    Sinon j’ai affuté mes lames pour qu’après votre sacrifiée lecture nous allions saigner l’auteur et son éditeur, histoire d’ajouter un peu de « piment » à toute cette mascarade. Et terminons par un bûcher, un énorme bûcher en l’honneur de tous ceux et celles qui ont osé appelé cette chose un livre, un roman, tout en le qualifiant de génial, fabuleux, merveilleux, sensationnel, extra, kiffant.
    Aaaaaah… quel feu de joie ce sera, et je me délecte d’avance de leurs cris de surprise, puis de supplice quand ils découvriront trop tard qu’ils sont un combustible de choix.
    Vade retro satanas !

  40. Pour ma part j’ai vu le film qui parait il est bien pire que le bouquin… depuis je vis reclus en Ardèche ou j’élève un troupeau de moutons. « Ceci est un martinet » hante encore mes pensées…

  41. Tu pourrais peut-etre faire un truc pour mobiles et Android, on n’a pas de souris a passer sur les belles images? Thanks.

    Le 22 sept. 2016 00:03, « Le blog d’un odieux connard » a écrit :

    > Un odieux connard posted: « Résumé de l’épisode précédent : Christian Grey > est un psychopathe en proie à une sévère crise de priapisme. Il fait la > rencontre d’Anastasia Steele, une créature des profondeurs de R’lyeh. Les > deux vont-ils réussir à s’accoupler ? Hmmm. Je crois que j' » >

  42. Cher Odieux,
    Cela fait longtemps que je suis votre blog mais c´est aujourd´hui la première fois que je vous laisserai un commentaire. Votre critique « littéraire » (si on peut encore parler de littérature à ce stade) m´a fait véritablement mourir de rire (je vous enverrai la note pour la facture de l´hôpital d´ailleurs).
    En espérant lire encore longtemps vos remarques politiquement incorrects (internet en manque bien cruellement ces-derniers temps) …

  43. La traduction est tres mauvaise mais l’original n’est pas vraiment mieux. Il serait bon d’indiquer le nombre de traducteurs impliques la-dedans. Ca ne me surprendrait pas qu’il y en ait 1 ou 2 qui se soient suicides de depit. Le bibliothecaire de l’UI recommande l’usage du masque de soudeur ainsi qu’une paire de gant en cuir epais avant d’ouvrir ce livre.

    • Pour le dernier tome en date il me semble qu’ils étaient 5 ou 6 traducteurs différents pour que ce soit bâclé en une semaine et être mis à la vente le plus rapidement possible en France. En même temps le style est tellement pauvre à la base qu’il semblerait que les différences passent inaperçues, c’est dire.
      Par contre je ne sais pas si certains ont fait une combustion spontanée entretemps …

  44. Merci pour ces magnifiques fiches de lecture, qui comptent parmi vos publications les plus drôles. J’ai du mal à imaginer que tout cela soit vrai tant le niveau vole bas ! ou plutôt creuse profond. Ca a toujours existé un littérature aussi pitoyable ou, c’est juste que le mauvais goût a vraiment pris le dessus sur le reste ?
    Par contre pour l’ire, on repassera. A moins que ce ne soit vous qui vous énerviez devant ce… ce… Bref, passons ! Mais, vous n’étiez pas obligé de vous infligez tout ce mal. Enfin… pas tout suite.
    Bon rétablissement à vos yeux, sinon pensez à acheter l’édition en braille, maintenant tout le monde attends la suite avec impatience, vous ne pouvez plus reculer.

  45. Pingback: L’Ire Ensemble – Grey – Épisode 3 | Le blog d'un odieux connard·

  46. Serait-ce une parodie graveleuse de Batman v Superman?
    Je m’explique.. Anastasia steele (man of steel?) contre Christian (wayne?) le milliardaire à grosse voiture qui se nomme lui même « le chevalier noir » qui veux lui en mettre plein la gueule? (sens propre et poésie.)
    On tient quelque chose là!

  47. Mon dieu tant de répliques et de scènes épiques OnO !! Je voudrais pouvoir retenir chaque phrase de vos articles cher Odieux, mais l’être faible que je suis ne peux que rire un instant et décider de faire des fanarts pour se souvenir à jamais de ces merveilleuses citations.
    Ca va me couter cher en matos de dessin T_T

  48. Fou rire inextinguible avec le passage du gingembre (Mais ? Mais que ? Mais enfin ! ) et celui des mots d’Ana qui filent directement vers la queue de Christian (Ana, je crois que tu ne parles pas du bon côté.)
    Ma moitié, qui tente de dormir alors que je me gondole dans le lit comme un lombric sur une tôle ondulée, ne vous remercie pas…

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