Independence Day : Régurgitation

Tout le monde ici n’a peut-être pas connu l’année 1996.

Une année pourtant difficile pour les amis des arts, puisqu’elle vit à la fois la disparition de Marguerite Duras et l’apparition de Kendji Girac. Dur. Mais, comme si cela ne suffisait, d’autres plaies vinrent s’abattre sur le monde, à commencer par la sortie d’Independence Day, de Roland Emmerich. Mais alors, de quoi était-il question pour les jouvencelles et jouvenceaux qui n’ont jamais connu cette époque où l’on écoutait sa musique sur cassette double face, le tout affublé d’un casque aux coussinets en simili-éponge râpeuse ?

Independence Day raconte comment un beau matin, les extra-terrestres, toujours joueurs, décident de venir sur Terre pour tout saloper à grands coups de rayons laser, ce qui est quelque peu fâcheux pour les citoyens présents sous lesdits rayons au moment de l’intergalactique boutade. L’armée tente bien de contre-attaquer avec des avions, puis des armes nucléaires, mais les vaisseaux ennemis sont protégés par un mystérieux bouclier qui les laisse aussi propres qu’après leur passage mensuel chez Éléphant Bleu. Comment faire ? Les Américains, usant d’un vieil appareil ennemi datant de l’affaire Roswell et qu’ils gardaient dans le plus grand secret, décident d’envoyer une équipe infiltrer le vaisseau-mère ennemi pour y injecter un virus et couper leurs boucliers. Cela tombe bien, puisque les aliens sont sous Windows 95 et pleinement compatibles avec les virus sur disquette de l’humanité. Le programme boucliermagique.exe s’arrête donc inopinément, voulez-vous envoyer un rapport d’erreur, les humains peuvent enfin bourrer la gueule des vilains, le tout, le 4 juillet jour de la fête d’indépendance américaine, et ce sous le commandement du Président des Etats-Unis qui est lui-même pilote de chasse (ça tombe bien). L’ennemi est vaincu, la Terre libérée grâce aux Etats-Unis, et tout le monde peut se faire des bisous.

Était-ce suffisant pour décourager les extra-terrestres et les spectateurs de revenir 20 ans plus tard ?

Il faut croire que non, puisque voici Independence Day : Résurgence, qui malgré son nom, ne raconte pas comment l’ennemi décide d’attaquer cette fois-ci durant Thanskgiving pour varier les plaisirs. Mais alors, Roland Emmerich est-il parvenu à faire un film aussi mauvais que le premier volet ?

Spoilons, mes bons !


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L’affiche : sur quantité d’entre elles, le « on a toujours su qu’ils reviendraient » est devenu « touche pas à ma planète ! ». C’est beau comme du Harlem Désir.

Notre film démarre dans l’espace. Alors que la caméra se promène aux quatre coins de l’univers, voici qu’elle nous amène peu à peu vers des planètes qui ont l’air d’avoir été sérieusement ravagées, voire carrément dénoyautées telles de vulgaires Mon Chéri. Quelle est donc la bande de petits rabouins derrière ces horreurs ? La réponse arrive vite sous la forme d’un vaisseau de la taille d’une planète, collé à l’une d’entre elles et occupé à lui sucer la moelle, lorsqu’il reçoit un message qui traverse l’espace : un signal de détresse.

L’alien à bord hausse les épaules et retourne slurp-slurper du noyau en fusion.

Mais quand en plus du signal de détresse, la bête reçoit sur ses écrans les images du discours du Président Whitmore à la fin du premier Independence Day, elle se met à pousser d’affreux cris, puisque même les créatures de l’espace souffrent au seul souvenir d’un si mauvais film. Ni une, ni deux, elle pianote sur quelques boutons et…

« Haaa ! » s’exclame le Président Whitmore, à des millions d’années-lumière de là, en se réveillant de cet affreux cauchemar au fond de son lit.

Car le Président Whitmore n’est plus président des Etats-Unis depuis longtemps. Il ne s’est jamais vraiment remis de sa rencontre avec les aliens, et bien que héros national, il a encore des cauchemars (il va en slip à l’école et il y a contrôle) et griffonne après chacun d’entre eux sur le papier le plus proche une image qu’il ne peut s’ôter de l’esprit : un cercle traversé en partie par un bâton. Bref, le bouton « power » d’un ordinateur, mais bon, personne ne le remarquera du film. Whitmore marmonne des trucs comme quoi « ils » vont revenir, et que cette fois, ce sera la fin, mais comme il a principalement cette conversation avec ses draps (mais qui s’en souviennent, comme chacun sait), ces derniers ne lui proposent guère mieux que de bien vouloir la fermer et de revenir se coucher.

D’ailleurs, si l’ami Whitmore n’est plus président, qui tiens les rênes, désormais ? Hé bien c’est la Présidente Landford. Qui est Présidente d’un pays bien différent de celui que nous connaissons en 2016, car depuis l’attaque de 1996, l’Humanité a récupéré les technologies laissées par les aliens et les ont exploitées autant que possible. Les véhicules volants utilisent donc désormais des moteurs futuristes antigravité, les armes les plus avancées tirent des lasers, mais surtout, tout le monde a enfin la fibre, le seul truc qui intéresse 99% de la population. Accessoirement, depuis la bagarre de 1996, plus aucun conflit n’a eu lieu sur le globe, les humains étant soudés par l’ennemi commun que représente l’immigration illégale venue de l’espace. C’est donc dans cette joyeuse et pacifique atmosphère que la Présidente prépare les cérémonies du 4 juillet, qui célébreront les 20 ans de la branlée collée à Space-Juanito, le sans-papier du cosmos. L’occasion de croiser des noms de famille déjà rencontrés par le passé.

Ainsi, la Présidente a pour conseillère… Patricia Whitmore. Qui comme son nom l’indique, est la fille de l’ancien président. Et est elle aussi ancienne pilote de chasse, c’est fou ! Et devinez qui est son meilleur pote ? Dylan Hiller, le fils de Will Smith dans le précédent volet, et lui aussi pilote de chasse ! Puisque oui, Will Smith coûtant désormais un peu cher, son personnage est mort dans un terrible vol d’essai entre deux films, pouf pouf, t’as rien vu. Tout le monde est donc très content – et pistonné, on se croirait à la mairie de Paris – à l’exception, peut-être, du petit ami de Patricia, Jake Morrison.

Jake est – ça alors ! Pilote de chasse ! – mais puisque Dylan Hiller est un officier exemplaire, Jake est par conséquent forcément une tête brûlée. Et une tête brûlée qui évoluait dans l’escadrille de Dylan, mais un jour, a manqué de peu de le tuer en faisant trop de cabrioles avec son appareil (il essayait en réalité de capturer un Pikachu apparu dans son cockpit). En punition, Jake a vu son smartphone être confisqué et a été envoyé… sur la Lune, où il y a désormais toute une base humaine, en charge de défendre la Terre. Jake y est affecté au poste peu reluisant de pilote de remorqueur spatial, et chargé d’installer le dernier gros canon qui doit faire la fierté de la base. Sauf que lui et son pote Gégé, en charge de contrôler les bras articulés de l’engin, se racontent tellement d’âneries sur la dernière émission de Cyril Hanouna qu’au moment le plus critique de la manœuvre, Gégé décide de plutôt abandonner ses écrans pour parler de son hétérosexualité galopante à Jake. Erreur ! Car aussitôt, le canon, mal installé, menace de tomber, et seules les compétences de Jake lui permettent de se lancer dans une manœuvre risquée et d’empêcher le canon de tomber et d’écraser une partie de la base. Quelle tête brûlée héroïque, ce Jake.

Poursuivons avec le tour des personnages déjà vus dans le précédent volet, et retrouvons le professeur David Levinson, l’homme qui avait planté boucliermagique.exe lors de la dernière bataille, et qui désormais, est en mission commandée pour l’ONU en Afrique centrale pour aller inspecter un phénomène mystérieux. En effet, les extra-terrestres avaient posé là un vaisseau de forage. Et s’ils ont depuis longtemps été massacrés par les miliciens locaux qui sont devenus des experts dans l’extermination de margoulins d’outre-espace, le vaisseau qui était resté posé vient de se rallumer.

Comme l’a dit ma voisine de derrière à ce moment là du film : « C’est mauvais signe. »

Car oui, j’avais avec moi une Moumoune de qualité, le genre qui vit pleinement le film et commente chaque action comme si elle était avec les personnages du genre « Seigneur… mon dieu, quelle horreur… » quand tout pète, « Aha, tu l’as bien eu ! » quand un héros feinte, et bien évidemment « Hihihihihuhuhuhuhuhihihihihohoho » à chaque mauvaise blague. Un phénomène fascinant, mais qui a quand même fini avec la nuque brisée dans le système de ventilation, la climatisation à plein régime de ces jours d’été retardant la décomposition, et donc, le moment où l’on retrouvera le cadavre faisandé du bestiau.

Mais je m’égare, car la sagesse de la Moumoune est proverbiale, et en effet : tout cela est fort mauvais signe. Heureusement, pour alléger la scène, la réalisation a eu l’idée géniale d’ajouter… un élément comique ! Ici incarné par Jean-Bob, contrôleur fiscal, qui poursuit David Levinson et s’est introduit, comme ça, hop, dans cette mission de l’ONU. Il passe donc son temps à être à côté de la plaque, à trébucher, à avoir peur, et bien qu’on imagine tout à fait l’ONU dire « Tiens, si on emmenait un contrôleur fiscal en zone de guerre juste pour déconner ?« , bizarrement, le personnage ne paraît pas très subtil, voire carrément super lourd. Étonnant.

David Levinson se rend en tout cas auprès des miliciens experts en abattage d’aliens pour évoquer avec eux la question du gros vaisseau qui s’est rallumé.

« Bonjour les amis. Je suis David Levinson. Il va me falloir inspecter ce vaisseau. Peut-on y grimper ?
– Difficilement, mais oui. Car cela fait 20 ans qu’il est là à attendre mais nous n’avons jamais pensé à aménager un accès pour le fouiller proprement alors qu’il contient tous les secrets de nos ennemis jurés.
– Oui, et nous non plus, nous n’avons jamais pensé à venir plus tôt explorer le bousin. On s’est dit que bon, un vaisseau géant impeccable, c’était moyennement intéressant sachant que tous les autres étaient crashés. C’est ballot tout de même.
– Qu’importe, allons-y !
– Et je viens avec vous ! »

Mais ? Qui vient d’intervenir ? Mais oui, c’est Catherine Marceaux ! Psychiatre experte en victimes des aliens, et ex du docteur Levinson ! Décidément, quel hasaaaaard ! Que faisait-elle là, au fin fond de l’Afrique ?

« J’étudiais ces textes laissés par les aliens… et aussi par les victimes… il y a toujours ce symbole, ce cercle en partie barré… je me demande ce que c’est… je pense que c’est une clé pour quelque chose d’important…
– Et évidemment, alors que c’est un phénomène mondial, tu es la seule scientifique à te pencher sur le sujet ?
– Allons, nous sommes en 2016 : plus personne ne s’intéresse à ces choses là. Tout le milieu universitaire est plutôt penché sur des questions cruciales comme les nouveaux pronoms personnels ou savoir s’il faut interdire les livres qui choquent les étudiants.
– Ah oui, j’avais oublié : au temps pour moi, c’est crédible. »

Et cette question réglée, tout le monde va donc explorer le vaisseau foreur. Un peu de grimpette, et hop ! La fine équipe débarque au sein d’une salle de commandement où clignote un petit voyant rouge. David étant complètement con, il appuie donc bien évidemment sur le premier bouton qui passe sans savoir ce qu’il fait. Mais comme c’est le héros, c’était la chose à faire, donc ça passe (si Jean-Bob avait appuyé, ça déclenchait sûrement une alarme, une douche de truc gluant ou autre truc trop rigolol). Et David découvre avec effroi que c’est en réalité un signal de détresse… et que la console indique que quelque part dans l’espace, quelqu’un y a répondu.

« C’est mauvais signe » , s’exclama à nouveau la voix sortant du conduit de ventilation de mon cinéma. Diego ? Re-brisage de nuque, s’il-te-plaît.

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« P’têt’ qu’ils ont juste reçu un vieux spam. »

Faisons fi de cela, et filons ailleurs, car dans la zone 51, le général Adams, vétéran du précédent conflit, note que tous les aliens jusqu’ici prisonniers dans un état léthargique dans leurs cellules depuis la bataille de 1996 se sont mystérieusement réveillés et sont très, très actifs. Tous les signaux indiquent donc bien que quelque chose se passe. Même le vieux professeur Chevelu du premier film, resté dans le coma 20 ans durant après avoir rencontré un alien d’un peu trop près, se réveille sans explication sous le nez de son petit ami, et se met lui aussi à écrire des signes bizarres partout dans sa chambre avec son caca jusqu’à ce qu’on lui prête enfin un Bic, dont un certain cercle en partie barré…

Tout indique donc qu’un truc arrive. Et un gros. Un nouvel album de Larusso ?

Il y a d’ailleurs d’autres signaux comme, bof, au hasard, plusieurs stations de défense humaines dans le système solaire qui ont disparu corps et biens ces dernières heures sans laisser de traces. Mais on ne va pas paniquer pour ça, pas vrai ? Ou encore, la base de la Lune qui connait des interférences étranges. Ce qui complique un peu la session de Skype en cours entre Jake et sa copine Patricia.

« Cc. ASV ?
– Putain Jake, tu es lourd. Bon, comment ça va sur la Lune ?
– Je m’ennuie un peu, pour tout te dire. Tu me manques, bébé.
– Hmmm… soit. Bon, écoute mon bichon, je voulais te dire : Dylan va aller te voir sur la Lune.
– QUOI ?
– Hé bien écoute, je sais que vous ne vous entendez pas depuis que tu as failli le tuer en crashant vos avions ensemble quand tu étais la même escadrille que lui… mais il est désormais leader de l’escadrille internationale qui fera des acrobaties pour célébrer le 4 juillet. Et le spectacle commencera sur la Lune, puisqu’ils ont des avions de chasse qui vont aussi bien dans les cieux que dans le vide.
– Raaaah !
– Tu te calmes, canaillou ! Tu seras gentil avec lui, d’accord ?
– Mgngmgngnngn…
– « Je te promets ma Patochette ».
– Gneteprometmapatochette.
– Bien. Maintenant je te crsshhhhvzvzvzvzvz.
– Tu ? 
– Je crois vrzfhszzzz… interférences… vrffhhssszzzcrrrr… difficile… vrsfhzzzz… connexion…
– Patochette ? Je crois qu’il faut redémarrer Skype, ça merde encore.
– Vrsfhzzz… vite…. vrfhszzz…
– Rah, c’est encore Michel qui nique la connexion, ça ! MICHEL ! Tu coupes Youporn TOUT DE SUITE ! »

Hélas, ce n’est ni Michel, ni Youporn, mais bien de mystérieuses interférences qui finissent par couper la connexion. Sur Terre, Patochette ferme donc son ordinateur en grommelant puisque comme tout le monde, quand ça coupe, elle abandonne direct et part faire autre chose, c’est connu.

Aussi, peu de temps après arrive sur la Lune l’ami Dylan, qui à la tête de l’escadrille de galipettes volantes internationale, est accueilli en héros par le personnel de la base. Bien sûr, il n’est pas seul, puisque d’autres pilotes l’accompagnent, comme Jean-Jacques, Jean-Jacques, Jean-Jacques, Jean-Jacques, Lin Yang, Jean-Jacques, ou encore Jean-Jacques. Hmmm… je me demande qui va survivre par la suite. En tout cas, Gégé, le meilleur ami de Jake et copilote de remorqueur, tombe instantanément sous le charme de Lin. Lin qui est d’ailleurs la nièce du commandant de la base lunaire.

Okay. Depuis le début du film, tout le monde est le fils d’untel, le neveu d’untel ou le copain d’unetelle. Bravo la méritocratie.

Enfin. Jake tombe aussi, mais sous le poing dans la gueule que lui inflige Dylan pour célébrer leurs retrouvailles. Les deux se détestent, mais en-dehors de ce bref accrochage qui ne sent pas du tout le on-est-rivaux-mais-les-circonstances-vont-faire-de-nous-les-meilleurs-potes-de-l’univers, rien de bien notable. Rien de bien notable, dis-je ? Du moins, pas avant que tout le monde n’aille se coucher… car c’est alors que la base est en alerte, car quelque chose de très gros approche ! Vite, tout le monde à son poste ! Une sorte de trou de ver s’ouvre devant la station, et en jaillit une sorte d’énorme boule barrée d’une visière laissant entendre qu’un spatio Daft Punk vient de débarquer au beau milieu de la nuit. Do you feel lucky, Daft Punk ?

Le tout est bien évidemment retransmis en direct à toutes les autorités compétentes et… oui ? Pardon ? Les interférences ? Quelles interférences ? Allons, il n’y en a plus du tout, et ce sont limite des images en 4K que la Présidente Landford, le général Adams et le professeur Levinson (qui suit l’affaire depuis l’Afrique) ont devant eux. Ils ont sûrement un autre opérateur que Jake, voilà tout. Le chef des miliciens qui accompagne Levinson s’exclame alors « Hmmm ça alors ! J’ai déjà vu ce truc en vision… jusqu’ici, moi aussi je dessinais le même cercle à demi barré après mes cauchemars pour avoir trop combattu les aliens, mais regardez ce que j’ai fait après cette nuit, je n’ai jamais eu de vision aussi claire !« 

Et effectivement : le même vaisseau est couché sur le papier, jusqu’au moindre détail. Une seule question brûle donc les lèvres :

« Mais d’où tu dessines comme ça, toi ?« 

Cependant, et finalement, les présents décident de la garder pour eux. Sûrement que ce milicien suivait secrètement des cours de dessin le soir venu entre deux massacres à la machette. Son côté artiste maudit.

Toujours est-il que sur la Lune, tout le monde est en alerte, alors que la bouboule géante de l’espace qui leur fait face ne bouge pas. Chacun a donc son petit avis sur la question, via les communications, qui, j’insiste, passent nickel, fut-ce à quinze mètres d’un trou de ver. Une chose est sûre : ils ne sont pas chez Free.

« Madame la Présidente, ici Monsieur Yang, le patron de la base de la Lune. Que fait-on ?
– Hmmm… on a perdu une base il y a peu maintenant que j’y pense… ce n’est sûrement pas une coïncidence.
– Attendez Madame la Présidente ! Ici le professeur Levinson depuis l’Afrique ! Ce vaisseau ne ressemble en rien à ceux de nos ennemis ! Et si c’était une civilisation différente ?
– Raaah… mais si ce n’est pas le cas ? Je ne peux prendre aucun risque !
– Une seconde ! Ici le caporal Roudoudou, depuis ma 206 !
– Caporal ?
– Pourquoi on n’essaie pas de communiquer ? Genre même un petit signal radio, pour voir ?
– …
– …
– …
– HAHAHAHAHAHAHAHAHA !
– Bien, assez rigolé. Ici la Présidente : dans l’ordre, virez-moi le caporal Roudoudou. Monsieur Yang ? Montrez vos fesses à l’ennemi en guise de seule communication, puis arrosez-lui la gueule.« 

Et la base lunaire d’obéir : Yang procède donc brièvement à une double exposition de la Lune, avant d’amorcer le gros canon tout neuf fraîchement amené par le remorqueur de Jake. Celui-ci se charge, envoie un gros laser tout vert en direction de l’ennemi, et hop ! Directement, il le troue, envoyant l’objet valdinguer et s’écraser un peu plus loin sur la Lune. Tout le monde est donc content, sauf le professeur Levinson, qui lui, sait très bien qu’il a raison puisqu’il est le gentil. Il insiste donc pour ne pas en rester là.

« Madame la Présidente, il faut absolument envoyer une équipe enquêter sur les lieux du crash et je veux en être !
– Non. Demain, c’est le 4 juillet et nous avons une cérémonie à tenir pour se souvenir de l’invasion alien. Alors arrêtez vos caprices et rejoignez-nous, vous en êtes.
– Mais je veux explorer le vaisseaaaaaau écraséééééé !
– Allons, ne faites pas l’enfant. Ce n’est jamais qu’un événement majeur d’importance mondiale, je vous propose donc plutôt de l’ignorer et de nous tripoter avant d’aller manger des petits fours demain pour nous souvenir 20  ans après de l’importance de prendre en compte les menaces spatiales. »

Voilà voilà. Non, à part Levinson, tout le monde semble s’en foutre éperdument. Envoyer une équipe quand même, même sans Levinson ? Bwô, non plus. On va plutôt faire du rien, comme le veut la tradition des scripts écrits avec soin.

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« Madame la Présidente, en tant que votre conseillère, je dois vous recommander de faire du rien. C’est ce que nous appelons entre nous « La Stratégie Jacques Chirac » ».

Ce qui donne l’occasion à Levinson de couiner et de faire discrètement appel à Jake, puisque pif pouf, ils se connaissent. Jake, toujours partant pour l’aventure, fait donc décoller son remorqueur sans autorisation, emmène son copain Gégé avec lui, et grâce à quelques coups d’accélérateurs bien placés et de leur moteur du futur, tous deux sont bien vite en Afrique pour venir chercher le professeur Levinson. Et puis son ex Catherine parce que bon, hein, on ne sépare pas les familles. Et puis le milicien-peintre costaud, que l’on appellera Big Dali. Et comme on est plus à ça près et qu’il n’y a aucune raison, Jean-Bob le contrôleur fiscal demande « Moi aussi je peux venir ? » et ben oui, bien sûr ! Allez, tous à bord, ne me demandez pas pourquoi, mais grimpez !

Même Jawad fait plus attention à qui il laisse monter. C’est dire.

La fine équipe fait donc route vers la Lune, où elle a tôt fait de se rendre sur le site du crash. Et par un heureux hasard, tombe pile poil sur un petit module détaché de l’énorme vaisseau et contenant une mystérieuse boule blanche, que les larrons s’empressent de récupérer. Mais pendant qu’ils manœuvrent pour récupérer le bousin, retournons un peu sur Terre.

Car le jour s’est levé sur le 4 juillet. Et comme prévu, tout le monde festoie, à commencer par la Présidente des Etats-Unis, qui a invité tout plein de vétérans de la guerre de 1996 pour l’occasion. De son côté, Patochette a bien envie de suivre les cérémonies à la télévision avec son ex-Président de papounet, mais lorsqu’elle vient voir s’il glande au pieu, elle trouve…

… un édredon.

Oui, nous sommes dans un de ces films où il est encore possible de feinter toute la sécurité du monde avec un édredon. Soit. Mais alors, où est ce petit ninja de Président Whitmore ? Aux commémorations, bien évidemment ! Car malgré le fait qu’il soit considéré comme un peu tout fou et donc privé de sortie, il a décidé de s’y rendre, et sur place, feinte toute la sécurité menant à la Présidente donnant son discours (il avait probablement un autre édredon sur lui). La Présidente très naturellement lance donc alors « Hoooo Président Whitmore, quelle surpriiiiiise ! Un petit mot ? » et tranquille, laisse le micro à un type considéré comme dérangé.

Le Président tente donc de dire quelques mots, à savoir « Je suis venu… vous avertir que… » puis soudain, est pris d’un fameux mal de tête et s’effondre en hurlant.

Phénomène qui s’applique aussi à toutes celles et ceux qui sur la planète, fréquentèrent d’un peu trop près les aliens.

Mais que se passe-t-il ? Hé bien tout simplement qu’un vaisseau gros comme la planète ou peu s’en faut vient d’arriver près de la Lune.

« Ah, zut, tiens, c’est ballot d’avoir loupé l’approche d’un truc aussi gros. » se disent les opérateurs radars du globe.

Et c’est vrai que c’est ballot. Une explication peut-être ? Non ?

On va dire qu’ils avaient un très gros édredon eux aussi.

Sur Terre, les cérémonies sont instantanément stoppées et tous les participants évacués, alors que sur la Lune, nos héros commencent à se faire caca dessus. Le vaisseau est si gros qu’il a sa propre gravité, et promptement, le pauvre remorqueur spatial de Jake & compagnie se retrouve à tournoyer sous la coque du monstre d’outre-espace, sans pouvoir agir. Nos héros assistent donc à la vaine tentative de la base Lunaire de tirer avec son unique canon sur l’énorme ennemi : non seulement des boucliers bloquent le laser, mais la riposte ne se fait pas attendre et la base lunaire est purement et simplement pulvérisée. Seule l’escadrille internationale, qui était occupée à participer aux commémorations, est épargnée par l’apocalypse. Même si dans l’affaire, elle perd tous les Jean-Jacques (je sais, vous ne l’aviez pas vu venir), et on ne suivra plus que Dylan et Lin.

Sur Terre, le général Adams invite la Présidente à rejoindre son bunker souterrain spécial, surnommé « La cave à cigares » puisqu’il est si sécurisé que même les stagiaires ne peuvent y entrer (c’est une blague de 1996), pendant que depuis la Zone 51, il commande la riposte et demande la mise à feu de toutes les défenses terrestres, à savoir quantité de canons lasers flottant en orbite. Pas de bol, juste avant qu’ils ne tirent en groupe, le vaisseau alien les réduit en poussières, ce qui fait quelques d’années d’impôts pour rien, et poursuit son chemin vers la Terre, toujours avec Jake & co dans leur remorqueur coincé en-dessous de lui. Et lorsque le bousin entre dans l’atmosphère, c’est un peu la panique, puisqu’il va, je cite « se poser sur l’Atlantique ».

L’occasion pour l’appareil de détruire un certain nombre de cités d’Asie (qui bordent l’Atlantique, comme chacun sait), et pour nos héros qui se libèrent peu à peu de la gravité du monstre sous son ventre, de pouvoir récupérer un peu les commandes pour esquiver en quelques secondes des bouts de Pékin, avant de filer sous le pont de Londres. Je… je veux bien que ce vaisseau aille très vite, mais tout de même.

Toujours est-il que si Jake et ses compagnons parviennent à filer et à mettre les gaz droit vers la zone 51, l’Atlantique se retrouve lui tout entier dans l’ombre de l’énorme vaisseau qui doit probablement compenser le plus petit pénis de l’univers, alors qu’il s’arrime à la planète elle-même en détruisant des villes entières, dont une bonne partie de Washington (mais il s’arrête à un mètre de la Maison Blanche, merci), et ce, sans déclencher de tsunamis d’ampleur planétaire sinon il n’y avait plus grand monde à sauver. Seulement quelques vaguelettes ici ou là.

Ah, et au passage, comme dans toute apocalypse qui se respecte, les télécommunications passent toujours impeccablement. L’occasion pour David de s’inquiéter pour son père, dont le bateau de plaisance est balayé par les vagues, ou pour Dylan d’abandonner toute son escadrille pour aller à Washington voir si sa mère, infirmière, parvient à évacuer. Evidemment, elle est en train de s’occuper d’une femme qui vient d’accoucher, évidemment, elle est dans les derniers à évacuer, évidemment, le dernier hélicoptère part sous son nez, évidemment, son fils l’aperçoit depuis son chasseur sur le toit (et reconnait une maman infirmière à plusieurs kilomètres), et évidemment, il appelle tranquillement Marine One, l’hélicoptère présidentiel (bientôt, ce sera peut-être aussi le nom du nôtre, hem), pour qu’il vienne sauver « deux personnes en situation d’urgence » parce qu’évidemment, le monde est en train d’exploser mais ce sont les deux seules personnes qui ont besoin d’aide. Ça fait beaucoup de « Evidemment » ?

Attendez, je n’ai pas fini. Et puis imaginez le mec qui a écrit tous ces « évidemment » dans le script sans ciller.

Car évidemment, Marine One y va, l’hélicoptère présidentiel n’ayant rien de mieux à faire, évidemment, il sauve le bébé et sa mère, mais évidemment, l’immeuble s’effondre à la dernière seconde sous les pieds de Maman Hiller, qui décède vaguement.

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Jeu : comptez dans cette image combien d’autres personnes ont besoin d’aide en urgence.

Je crois que niveau truc un peu gros, cette scène à elle seule est plus lourde que le vaisseau qui attaque la Terre. C’est tellement subtil.

« Quelle fin horrible. » gémit douloureusement une voix provenant du conduit d’aération de ma salle de cinéma. Bon, ça suffit maintenant. Diego ? Lance-flammes s’il-te-plaît. Voilà. Un peu sur le bord ici. Hop. Le secret mon petit Diego, c’est de s’arrêter quand ça sent comme dans un food-truck. Bref, nous disions ?

Ah, oui.

Le vaisseau est arrimé, les héros plus ou moins tristes, mais surtout plus ou moins abrités du côté de la zone 51, et alors que tout semble bien mal parti, voici qu’en plus, l’envahisseur alien reprend là où il s’en était arrêté… et lance un énorme rayon verdâtre vers la croûte terreste : il fore ! Un navire de chercheurs d’épaves ayant échappé au massacre, aux tsunamis & co sans que l’on sache bien pourquoi (je suppose qu’ils ont intelligemment appelé leur navire le Francesco Schettino : quand tout le monde coule, c’est le seul qui s’en sort) , reçoit donc un appel radio des Etats-Unis lui demandant de surveiller l’avancée de la situation, puisqu’on soupçonne les aliens de vouloir dénoyauter notre planète. Aussitôt, les marins se mettent au travail, et ont, sur leur ordinateur, ça tombe bien, un simulateur 3D de forage-par-un-vaisseau-inconnu-venu-d’ailleurs-qui-essaie-de-nous-piquer-notre noyau. Un compte à rebours très précis se lance ainsi : il ne reste quelques heures à vivre à la Terre si on en croit ce bullshit que nous dit la machine. Quelle chance qu’ils aient eu ce logiciel fort rare sous la main, dites-moi ! Mais il n’en reste pas moins que la situation est mal engagée.

Au sein de la zone 51, tout le monde essaie de se réorganiser. Bon, on a perdu les bases de défense du système solaire, les canons de la défense terrestre, maintenant, tout va se jouer sur Terre.  Les Américains (puisque les autres pays sont tous occupés à jouer aux cartes) étudient donc grâce à leurs détecteurs et satellites divers (qui vont bien, merci) la structure du vaisseau qui pourrit une partie du globe, et découvrent en son sein… une forme de vie massive comparée aux autres aliens détectés ! Serait-ce une forme de reine façon ruche ? Ou bien un chroniqueur sportif ?

« Sûrement une reine, les chroniqueurs sont connus pour ne pas se déplacer et ce vaisseau a fait du chemin. En plus, ce serait fort pratique parce que comme ça, si on la bute, on va dire que ça stoppe aussitôt toute l’invasion, comme dans tous les mauvais films de ce genre.« 

Quelque part, j’imagine que sur une autre planète, on tourne des films où les humains tentent une action grandiose mais se retrouvent eux aussi finalement laissés à eux-même, deviennent tout confus, se divisent et finissent par oublier pourquoi ils étaient venus. Est-ce à dire que quelque part dans l’espace, il existe un film Nuit Debout ? Mystère.

Mais bref.

Avec l’accord de la Présidente Landford, qui ordonne au général Adams « De riposter avec toutes nos armes » (un plan très cherché), nos amis américains décident d’un plan fort audacieux, que nous allons tout de suite écouter. Mais d’abord, laissez-moi vous préciser une chose : à partir de ce moment du film, dès que quelqu’un prend la parole, on entend un orchestre patriotique qui débute, tout le monde s’arrête de parler et larmoie, ému par l’orateur, qu’importe ce qu’il raconte. Que ce soit « L’Humanité ne se laissera pas faire », « Vos proches ne sont pas morts pour rien », « Il fait humide ici, non ? J’ai le slip qui colle » ou « Je reprendrais bien des pâtes », désormais, chacun se trimbale avec son orchestre de cuivres en folie et sa réserve d’oignons pour faire pleurer tout l’auditoire. Mais bref. Général Adams ? C’est à vous.

« Bien. Fiers soldats de la zone 51, survivants réunis ici, nous allons bourrer la gueule à l’envahisseur. Et pour cela, j’ai un plan fort simple. Vous êtes prêts ?
– Oui.
– Bien. Nous avons ici environ 3 000 chasseurs spatiaux de la mort qu’on gardait en stock, des fois que. Et un paquet de bombardiers magiques. Je propose qu’on les envoie tous d’un coup larguer des bombes à fusion froide sur la margoulette de ces garnements qui veulent nous dénoyauteur la gueule, et plus particulièrement, sur leur reine. 
– D’accord, et le plan ?
– Ah ben non, c’est tout. C’est ça le plan.
– Attaquer frontalement avec tout ce que l’on a. Vous vous souvenez ce que ça a donné en 1996 ? 
– Oui, tout le monde est mort ou presque. Hihihi, c’était marrant.
– Donc on refait la même.
– Heu… non. Non attendez, je relis mes notes… ah, voilà ! Nous enverrons des drones désactiver le bouclier de l’ennemi cette fois !
– Ah bon, mais alors on a cette technologie ? Mais alors puisque ça fait 20 ans que l’on sait qu’ils ont des boucliers, pourquoi on ne les a pas déployés plus tôt ou associé au système de défense tout à l’heure ?
– Haaaaan, pas con. Mais qui êtes-vous, d’ailleurs ?
– Caporal Roudoudou. J’ai été rétrogradé ici. Je m’occupe de votre service « Logistique des trompettes & des oignons protocolaires« .
– Bon, ben je vous re-vire, alors. Allez les enfants, tous à vos appareils, je ne vois pas comment ce plan pourrait échouer ! »

Je ne sais pas, moi. Par exemple si un vaisseau de guerre de la taille d’une planète avait des défenses ?

Roooh, j’exagère. Quelle mauvaise foi sur ce blog, c’est honteux.

Jake, qui a été réaffecté comme pilote de chasse avec son ami Gégé depuis leur arrivée dans la zone 51, va donc enfiler sa tenue de pilote et faire un petit discours à Dylan sur le fait que bon, ils sont rivaux, mais qu’il est désolé pour sa mère. Vous le voyez, le subtil rapprochement ? Et ce qu’il va se passer durant la bataille qui gronde ?

Mais siiiiii.

Toujours est-il que tous les pilotes sont invités à prendre place dans leurs appareils pour aller refaire les museaux des ennemis de l’humanité. L’immense flotte prend son envol, et direction le cœur du vaisseau ennemi au-dessus de l’Atlantique. Sauf que voilà : non seulement le vaisseau ennemi a des défenses, mais en plus, il a des milliers de chasseurs qu’il déploie pour tenter de contrer l’offensive humaine !

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C’est cool. Et sinon, simplement envoyer un missile dans l’emplacement du canon géant qui fore, comme ce qui vous a fait gagner dans le dernier volet ? Non ? Ah ben non, hé.

« Rah, crotte, on aurait p’têtre dû attaquer avec d’autres pays, ça les aurait obligé à séparer leurs forces au lieu de tout nous mettre dans la gueule« , se disent les pilotes tout en mâchonnant des bouts de script. Tant pis, voilà qui fera l’occasion d’une grosse bagarre où – ça alors ! – Jake sauve Dylan, et inversement, et ils deviennent les meilleurs amis du monde. Hélas, le pouvoir de l’amitié n’est pas suffisant, puisque la flotte aérienne américaine se fait peu à peu réduire en nombre, ce plan étant bel et bien particulièrement con.

Mais soudain, au cœur de la bataille, Jake et Dylan repèrent quelque chose : un hangar du vaisseau ennemi est ouvert ! Il est donc possible d’y rentrer directement !

Hop hop hop, les brigands font signe aux derniers bombardiers encore en état, et tout ce petit monde se glisse dans la base ennemie, notant au passage que les chasseurs aliens ne les suivent pas. Ah ? Cela ne sent pas très bon, mais qu’importe. En volant à l’intérieur du repaire des méchants, nos héros découvrent que celui-ci contient un véritable écosystème, faisant de l’engin une sorte de petite planète volante à son échelle. Bien. Mais… et la reine ennemie, dans tout ça ? Hé bien rapidement, l’escadrille arrive en vue de sa cachette, et s’apprête à tirer quand…

… pwit.

« Pwit » est le bruit que fait tout le système informatique d’un avion qui s’éteint. Car la reine vient de déclencher une sorte d’onde EMP qui a coupé tous les moteurs et systèmes des engins humains. C’est embêtant, disons-le. Les avions tombent donc, pendant que les pilotes hurlent dans leurs micros qui eux, marchent encore très bien, merci. C’est important pour faire des plans sur le général Adams depuis la salle de contrôle qui entend tout le monde gueuler que flûte, c’était un piège. Et ce n’est pas fini ! Car les aliens déploient des boucliers autour des bombardiers qui tombent, faisant que lorsque ceux-ci déclenchent leurs charges dans l’espoir de se sacrifier avec l’ennemi, l’explosion reste confinée sur une zone de quelques mètres qui n’explose que lesdits bombardiers kamikazes. Les autres pilotes s’éjectent donc avant de se crasher, et se retrouvent perdus dans la végétation marécageuse qui recouvre le sol du vaisseau, au milieu de millions d’aliens qui viennent les chercher pour les exterminer… tout est donc perdu ?

Dans la salle de commandement de la zone 51, en tout cas, on réalise que tout cela n’était qu’un piège. Crotte de bique ! Comment l’ennemi a-t-il pu prévoir que l’on foncerait droit devant comme des gros cons ? C’était pourtant très subtil ! Le général Adams est tout perturbé, plus encore quand le vaisseau alien, pour conclure sa plaisanterie, envoie dans l’espace une onde de choc qui détruit les derniers satellites humains, coupant toute communication.

Massacrer des millions de gens, d’accord. Mais couper, internet, là, ces envahisseurs dépassent les bornes.

Extra-terrestres qui, d’ailleurs, décident de pousser la blague encore un peu plus loin en arrêtant les bêtises et en envoyant un groupe d’assaut droit vers le bunker présidentiel. Autant vous dire qu’entre les lasers et la horde de créatures de l’espace qui débarque, l’affaire ne fait pas un pli, et toute l’équipe présidentielle se fait massacrer. Information qui parvient malgré tout par pigeon voyageur je suppose jusqu’à la zone 51, où par conséquent, il est proposé au général Adams de prêter serment et de devenir le nouveau Président des Etats-Unis puisque bon, hihihi, désolé, on avait enfermé le Président et le Vice-Président dans le même bunker, huhu, c’est Roger, il s’est planté sur le site de covoiturage. Le général Adams devient donc le Président Adams, en charge de repousser les extra-terrestres.

Pendant que oui, tous les autres pays continuent à se curer le nez. Murica, fuck yeah.

En attendant, reste un grave problème : personne ne sait trop comment péter la mouille aux extra-terrestres. Heureusement, l’ancien Président Whitmore et sa fille Patochette ont eu la bonne idée de se cacher dans la zone 51, et sont donc parmi les survivants. Et papa Whitmore a une grande idée : et siiiii on allait interroger un alien ? Après tout, il y a une prison pour eux dans cette base, allons leur poser des questions ! Tout le monde voudrait le retenir mais…. ho ! Il a déjà disparu !

Non mais ce Président Whitmore, à ce stade, c’est carrément Naruto.

Car pendant que les gens tournaient la tête l’espace d’une seconde, l’ex Président Whitmore est parvenu à fausser compagnie à ses camarades, à traverser la base, à se rendre dans la salle d’interrogatoire, à programmer l’ouverture d’une cellule de la prison par un robot pour que l’alien prisonnier vienne le voir, à pirater la sécurité de la base (grâce à son diplôme de l’école 42) pour empêcher qui que ce soit de le sortir de là, et ainsi, faire ce qu’il a à faire en paix.

Rapide, le mec.

Bref, le plan de Whitmore est simple : il sait depuis le précédent volet que les aliens communiquent par télépathie, et peuvent se servir d’un humain comme interprète s’ils sont en contact avec lui. Il s’est donc enfermé avec un alien pour qu’il le tripote (canaillou, va) et puisse ainsi servir de marionnette causante audit alien.

Mais alors… depuis 20 ans, personne n’avait pensé à interroger qui que ce soit ? Bon, et mettons que les aliens aient été dans un état second. Depuis leur réveil, non plus ? Vous n’avez pas eu envie d’en savoir plus ?

Hé bien non.

Dans la salle, Levinson, Catherine, Big Dali, Jean-Bob, Patochette et autres interrogent donc l’alien, mais disons que l’échange se résume à : « Notre reine va tous vous tuer et vous serez bien feintés. » point intéressant, par contre, lorsque Catherine montre le dessin représentant un cercle à demi-barré au bestiau… il s’énerve et apparemment, a peur de ce truc. Et commence même à devenir violent, ce qui oblige toute la sécurité de la salle à ouvrir le feu sur le bestiau. Et à le rater, parce que bon, il fait 2 mètres et est juste en face d’eux, c’est dur à toucher. L’ennemi parvient à tuer sans arme un agent de sécurité, lui vole son fusil, et commence à riposter, massacrant allègrement les gens… jusqu’à ce que Big Dali lui explose la tronche selon sa célèbre technique : « Toujours les attaquer dans le dos. »

Bien sûr : out le monde sait que ça rajoute des bonus aux dégâts.

Intrigués par tout cela et cette histoire de sigle mystérieux, nos héros décident de pousser plus loin la question, et Catherine, qui sait que Big Dali a combattu les restes de l’armée aliens longtemps après 1996, sait qu’il arrive à lire le langage des envahisseurs. Parce que non, à part lui, personne n’avait pensé à l’étudier. C’est décidément de mieux en mieux. Bref, il explique en lisant des textes retrouvés ici ou là que la boule à demi rayée, c’est « l’ennemi » des méchants aliens. Donc un allié ? Un seul moyen de le savoir.

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« Ça alors les amis, j’ai fait une formidable découverte ! Quand on lit les textes et qu’on interroge les extra-terrestres, on apprend des choses ! C’est fou, quand même ! Ah, si on l’avait fait depuis 20 ans… »

Et il est tout simple : vous vous souvenez de ce que nos héros avaient récupéré sur le vaisseau écrasé sur la Lune ? Une cellule du vaisseau contenant une étrange boule blanche… hé bien jusqu’ici, le professeur Chevelu en chiait pour ouvrir la cellule en question, mais comme maintenant, le film a besoin d’embrayer, c’est bon, pouf, il arrive à l’ouvrir. Et la boule blanche… ressemble à la fois à son propre vaisseau (moi aussi je veux un vaisseau à mon effigie), et au dessin du cercle qui affole tant les aliens, puisqu’elle est barrée par une sorte de ligne lumineuse. La bouboule libre, et sitôt tripotée par les humains, elle est tirée de son sommeil et se met à causer.

« Bonjour, humains.
– Ho ! Vous parlez notre langue ! 
– Oui, professeur Chevelu. Mais pour cela, je devais d’abord rentrer en contact avec vous. Mais comme vous m’avez plutôt tiré sur la gueule, bon.
– Ahaha, oui, désolé pour ça. On fait souvent ça avec les gens qui rentrent sans visa.
– Bon, faisons simple, parce qu’il ne reste plus très longtemps à votre planète vu comme elle doit être forée à l’heure qu’il est.
– Selon notre navire de surveillance et son logiciel magique, il nous reste moins d’une heure. Parce que oui, tant qu’il restera une seconde et un centimètre de roche au-dessus du noyau, il n’y aura sûrement aucun problème.
– Vous êtes complètement con ?
– Vous savez dans quel film vous venez d’atterrir ?
– Oui, bon, bref. Pour faire court, je suis une espèce extra-terrestre qui, il y a fort longtemps, a choisi de transférer sa conscience dans des corps comme celui-ci.
– Sans bras ni jambes ? Pratique.
– Je… bon, écoutez, notre race est très avancée, et l’ennemie jurée des méchants qui vous attaquent. Nos armes et défenses sont sans commune mesure avec les vôtres, et supérieures aux leurs.
– Sachant qu’on arrive pas à descendre leurs vaisseaux mais qu’on a pété le vôtre au premier tir ? C’est tellement crédible.
– ÇA SUFFIT BANDE DE PETITES LANGUES DE PUTES !
– Allez, on va dire qu’on a rien dit.
– Grmbl… je préfère ça. Bon, ma race et sa super technologie ont été presque entièrement exterminées par ces aliens qui…
– Pfffhihihihi…. tu parles d’une race avancée qui leur fait peur…
– J’AI PARFAITEMENT ENTENDU ! SI C’EST ÇA, JE ME CASSE !
– Vous êtes une boule. Une boule sans vaisseau, en plus.
– … bon, allez, avançons. Je disais donc que je suis le dernier de ma race. Mais je suis le patron d’une planète où je rassemble les survivants d’autres races attaquées comme la vôtre. La dernière planète capable de leur résister dans cet univers. J’étais venu sauver autant des vôtres que possible quand j’ai compris qu’ils venaient pour vous. Mais à présent, c’est trop tard. La reine alien a déjà dû détecter ma signature et va venir me capturer. Vous devez me détruire, car si je tombe entre ses mains, elle pourra découvrir l’emplacement de l’ultime planète de la résistance et la raser. 
– Non, attendez ! Dites-nous, Bouboule, si nous venions à tuer la reine, les aliens se barreraient-ils ?
– Hmmm… hé bien, la reine est ici pour voler votre noyau, et s’en servir pour alimenter son vaisseau et améliorer sa technologie… on l’appelle une « reine récolteuse ». Si jamais elle venait à mourir, son vaisseau serait sans commandement. Une autre reine le rappellerait alors à elle pour s’en emparer… oui, il partirait, oui. 
– Attendez, c’est con. L’autre reine aurait au contraire plus d’intérêt à laisser le vaisseau finir son boulot AVANT de le récupérer.
– Oui mais ça n’arrangerait pas l’intrigue alors non. Et puis bon. Persooooonne n’a jamais réussi à tuer une reine récolteuse.
– Tu vas voir si on ne va pas la buter : nous sommes américains, Bouboule. On a plus de mal à faire vivre des trucs qu’à les tuer. »

Mais en attendant, l’alerte est donnée, car comme annoncé : visiblement, la reine a détecté la présence de Bouboule et du coup a… sauté dans un vaisseau plus petit (mais faisant la taille d’une ville quand même) pour venir lui casser la gueule lui-même ? Mais enfin ! Pourquoi ne pas envoyer un de tes groupes d’assaut ? Ça a très bien marché avec la Présidente que je sache ! Mais là, non. La reine veut prendre des risques. Elle est comme ça. Sympa.

Les humains décident donc d’un plan fort simple : Bouboule émet d’importantes ondes radio, un peu comme NRJ, mais en moins con. Ils vont donc le mettre en isolement, pendant qu’ils bricolent un autre émetteur radio envoyant les mêmes ondes et ainsi créer un leurre. Lorsque les aliens attaqueront la base, les humains feront semblant d’évacuer le leurre imitant Bouboule. Leurre qui contiendra en fait un gros paquet de bombes à fusion froide, histoire que la reine amène droit à elle de quoi la transformer instantanément en relent de vapoteuse. Et comme le plan nécessite d’activer les bombes manuellement, les communications étant coupées (mais pas les ondes radio, non ? Hein ? Dites ? Non ? Bon, ben visiblement, ils ont oublié) le président Whitmore se porte volontaire pour être l’homme qui fera tout péter au nez de la vilaine. Et pour ne pas que l’explosion se propage trop, les humains vont dresser un bouclier dans le désert proche de la base, et l’activeront une fois la reine dedans, ce qui limitera l’explosion du bousin.

Voilà qui est astucieux ! En route ?

Les équipes seront les suivantes :

  • L’ex-Président Whitmore aux commandes du remorqueur (qu’il n’a jamais piloté, mais bon, hein, c’est comme le vélo, tu en as vu un, tu les a tous vus) qui transportera leurre et bombes.
  • Le professeur Levinson dans le désert proche de la base, pour activer le bouclier qui devra bloquer la reine et stopper l’explosion.
  • Big Dali et Jean-Bob, qui s’improvise militaire, devant la zone 51 à tirer au fusil sur la vague d’appareils accompagnant la reine qui va approcher.
  • Le professeur Chevelu, dans la base de la zone 51, à attendre en isolement avec son petit copain et Bouboule que ça passe.

C’est donc parti ? Pas tout à fait ! Car d’abord, Patochette, qui est ancienne pilote de chasse rappelons-le, refuse que son ex-président de papa ne prenne les commandes du remorqueur qui transportera le leurre et les bombes et se sacrifiera. Elle demande donc à l’agent de sécurité chargé de sa protection d’empêcher papounet de sortir à l’heure dite. Sauf que c’est oublier que papounet est un ninja grâce à son célèbre Whitmore no jutsu. Il parvient donc quand même à aller aux commandes de son appareil, pendant que Patochette, refusant de l’abandonner, prend les commandes d’un chasseur pour l’escorter. Et tous deux doivent attendre le début de la bataille pour lancer l’opération de leurre.

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« Je suis vieux, je suis un peu fou, je viens récemment d’être contrôlé par un extra-terrestre, j’en suis encore tout faible et sûrement sous influence… et si vous me donniez le rôle le plus crucial de l’opération ? »

Le Président Adams, lui s’empare d’un micro et lance sur toutes les ondes radios disponibles le discours qui va bien, pendant que cuivres & oignons sont déployés en nombre.

« Peuple de la Terre ! Vous qui captez ce message, ne perdez pas espoir ! Dans les douze minutes qui viennent, l’Humanité va se battre, et tout espoir n’est pas perdu ! D’ailleurs, je ferais bien de ne peut-être pas le souligner à la radio sans code, mais bon, c’est du détail, ce n’est que notre survie. Qu’est-ce que je disais ? Oui ! Je sais ce que vous vous dites : « Ouiiii vas-y, je sais déjà comment ça se termine puisqu’on a déjà vu ça : un vaisseau géant qui apparaît près de la Lune, une première attaque de l’humanité avec ses armes de destruction massive, puis une seconde attaque frontale avec tous nos vaisseaux, puis un vaisseau ennemi qui fonce droit vers la zone 51 pour en finir avec nous alors que les minutes sont comptées, et au final, une ruse pour en finir avec l’ennemi pendant que le Président fait un speech courageux sur le sens du sacrifice et notre indépendance. » Bon, c’est vrai, on a juste repompé tout le rythme du premier film ! C’est pour ça qu’il va y avoir une bataille finale, et que pour ce faire, j’ai massé tous mes hommes devant l’entrée de la zone 51. Ce qui ne sert à rien puisqu’ils n’ont que des fusils contre des appareils ennemis équipés de boucliers, mais hihihi, personne ne l’a fait remarquer. J’ai bien fait de virer le caporal Roudoudou. Sinon, je le connais, il aurait aussi dit un truc du genre « Et pourquoi vous voulez faire une bataille finale ? Vous ne pouvez pas juste faire fuir votre leurre avant que ça ne barde comme si vous cherchiez directement à l’évacuer ? La reine veut capturer Bouboule en bon état… il n’y a donc guère de risque que le colis soit endommagé ou se fasse tirer dessus ! ». Quel rabat-joie ! Et ma bataille finale héroïque avec plein de morts, alors ? Je fais attaquer la zone 51 inutilement si je veux, alors ! Ah ? On me dit que je parle trop ? Okay, je raccroche, c’est la fin de cette émission Et maintenant, un petit morceau de Lou Bega. »

Au-dessus du désert entourant la zone 51, apparaît alors le vaisseau de la reine, escorté de milliers de chasseurs qui se ruent à l’attaque de la base. Les défenses ouvrent le feu, les fantassins font de la figuration puisqu’ils n’ont que des fusils contre des chasseurs équipés de boucliers, et c’est parti. Car le plan est activé, et sort du hangar de la zone 51 le remorqueur de Whitmore contenant le leurre. Bon, à cause de la bataille déclenchée sans raison, il manque de peu de se faire dessouder, et doit sa survie plus à une grosse moule qu’à la grosse intelligence des humains, mais parvient à fuir vers la zone désignée pour servir de piège.

Sauf qu’au même moment…

Vous vous souvenez du père du professeur Levinson ? Qui était sur un bateau quand l’apocalypse a frappé ? Il s’est retrouvé échoué sur la côte, recueilli par des adolescents relous, et leur a proposé de rejoindre son fils pour être en sécurité dans la zone 51. Bien évidemment, il n’a rencontré aucun obstacle sur sa route, parce que l’apocalypse et une invasion alien, boh, vous savez, c’est du détail. Mieux encore, en manque d’essence, il est tombé par hasard sur..

… je…

Un bus scolaire. Plein. D’essence et d’enfants (ce qui aurait pu donner des combinaisons intéressantes, mais non). Ce qui permet, très subtilement, d’avoir la bataille finale avec quand même des civils à évacuer au milieu et un bus scolaire plein d’enfants ! Ah, dans toute bonne baston finale, c’est obligatoire. Souvenez-vous, Avengers, Batman, tout ça… à chaque fois, il y a un bus scolaire en maraude. Hé bien là, les mecs ont réussi à en amener un en pleine zone 51 vu que la bataille finale était trop loin des villes. Chapeau.

Ho, et il y a un chien à bord (qui à un moment s’échappe, mais malgré le danger, on attend le chien, car on sait qu’aucun véhicule contenant un Woofy n’explosera).

Je… ouch. Un tel niveau de nullité, c’est quand même dramatique.

Bon ? Hé bien poursuivons, avec l’objectif de parvenir à la fin de cet étron. Car comme prévu, le vaisseau de la reine fonce droit vers le leurre et le piège, et ne réalise pas qu’il est attendu. En quelques instants, le remorqueur de Whitmore est ainsi capturé au sein de l’immense vaisseau royal, et amené jusqu’à elle… moment où Whitmore, face à face avec le monstre, lui envoie quelques insultes du genre « Vilaine » ou » Pas belle« , puis active les bombes, en même temps que Levinson envoie le bouclier pour isoler cette zone du désert.

Broulouloum, fait l’explosion, patapan fait le vaisseau dont il ne reste que de minuscules débris après avoir implosé, et c’est donc la grosse fête partout dans la zone 51. Sauf que… sauf que les chasseurs extra-terrestres continuent d’attaquer malgré la mort de la reine. Mais ? Comment diable ? Hé bien tout simplement parce que si son vaisseau a explosé, la reine n’est pas morte : elle dispose de son propre bouclier personnel ! C’est donc un monstre d’environ 70 mètres de haut qui émerge des ruines de son appareil, et décide d’attaquer la seule installation humaine visible : celle du professeur Levinson avec son camion activateur de bouclier. Le camion est plié en deux minutes (c’est dommage, les boucliers, ce n’est pas supposé arrêter les trucs qui s’approchent ?) et la reine attaque les humains qui traînent dans le coin. Levinson a juste le temps de rejoindre le bus scolaire conduit par son papa qui était heureusement hors de la zone dangereuse quand tout a explosé, et hop, c’est parti pour une course poursuite dans le désert entre un bus scolaire et une reine alien géante. Des avions alliés viennent bien aider, mais la reine qui a une sorte de gros canon les explose l’un après l’autre à chaque tir.

Par contre, autant elle ne rate pas un avion volant pourtant à des centaines de kilomètres heure, autant le bus scolaire qui roule à 40km/h devant elle à cause du terrain, elle le loupe à chaque fois.

Merci, Woofy.

Au final, les avions ne parviennent pas à passer le bouclier de la reine (et sinon, vos drones anti-boucliers, on en parle encore ? Ah non, ils ont été évoqués une fois dans le film et plus personne n’en a jamais parlé), et se font exterminer jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un… l’avion de Patochette ! Quel hasard, décidément ! Et mieux encore : sans aucun explication, ses armes à elle parviennent à traverser et à neutraliser le bouclier royal ! Sûrement des balles au scriptonium, un matériau rare que l’on ne récolte que dans les trous noirs de l’intellect. La reine finit par abattre l’avion de Patochette, mais sans la tuer, lui permettant de s’éjecter. Mais la reine alien est bougonne et se rue sur elle pour se venger lorsque soudain…

Soudain…

Revenons quelques instants plus tôt, au sein du vaisseau au-dessus de l’Atlantique, et plus précisément, dans les marécages qui en tapissent le fond.

« Jake ? Jake ?
– Dylan, c’est toi ?
– Oui ! Je suis avec Gégé et Lin ! Toi aussi tu t’en es sorti ? Quand j’ai vu ces millions d’aliens converger vers nous lorsque nous nous sommes écrasés, j’ai cru que nous étions perdus !
– Heureusement que j’avais cet édredon avec moi.
– Ça oui ! Bon, que fait-on maintenant ?
– On se faufile jusqu’à l’une des plate-formes d’où leurs chasseurs partent ! Voilà… nous sommes arrivés sans bruit… les bestioles dans la tour de contrôle ne nous regardent pas… on doit pouvoir monter et décoller à toute allure avant qu’ils ne réagissent !
– Parfait je…
– Non, attends ! Je vais plutôt faire diversion alors qu’on en a pas besoin en leur faisant des doigts tout en pissant par terre ! »

Vous pensez que je me moque ? Nenni. Le bougre, alors qu’ils sont parfaitement infiltrés et prêts à partir, se met à brailler et à pisser au milieu de la plate-forme des chasseurs en faisant des doigts aux gens qui ne l’avaient pas vu. Bon ? Ben ils déclenchent l’alarme. Et personne parmi ses amis ne trouve à y redire. Nos héros fuient donc au milieu d’effets spéciaux et de lasers superfétatoires, et après quelques acrobaties, s’envolent sans problème à bord des chasseurs qu’ils n’ont jamais piloté et feintent leurs poursuivants qui ne pilotent les engins que depuis des années.

Jake, à bord du même appareil que Dylan (ça alors !) alors que Gégé fait équipe avec Lin (trop de surprises, mon cœur risque de lâcher) plongent donc vers la zone 51… où ils mitraillent sauvagement la reine au moment même où elle allait embêter Patochette encore au sol avec son parachute ! Cela ne tue pas la reine, mais suffit à l’obliger à courir à droite et à gauche et à s’énerver très fort, pendant que les deux chasseurs humains détruisent le canon laser qu’elle avait à la main. Et informent la base :

« Nous sommes de retour ! En chasseurs aliens, ne nous tirez pas dessus ! Ne vous inquiétez pas, vous nous reconnaîtrez à la fumée ! »

Sauf qu’il n’y a aucune fumée. Oups, quelqu’un a oublié quelque chose dans le film. C’est bête.

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« Mais de quelle fumée tu parlais bordel ? – Je parlais de la ganja que j’ai piqué à la réalisation. »

Hélas, tout n’est pas encore fini, puisqu’au sein de la zone 51, les choses ne vont pas aussi bien que prévu. La bataille a secoué la base et libéré des prisonniers extra-terrestres, qui lancent donc un assaut de l’intérieur. Du moins, jusqu’à ce que Jean-Bob les massacre tous, car jusqu’ici dans le film, à quinze humains contre un alien, personne n’y arrivait, mais là, un inspecteur des impôts avec un fusil, et c’est moisson sanglante pour les créatures d’outre-espace. Mmm. Je vois. Bon ! Et sinon ?

Sinon, durant leur brève rébellion, les aliens sont parvenus jusqu’à la cellule d’isolement où Bouboule se cachait, et ont tué le petit ami du professeur Chevelu (ce qui est triste) avant de signaler par télépathie à la reine l’emplacement véritable de Bouboule. La reine, qui était occupée à se chamailler avec les chasseurs de Jake, Dylan, Gégé et Lin abandonne tout cela pour courir à folle allure vers la base de la zone 51, passe toutes ses défenses sans problème malgré son absence de bouclier, et commence à ouvrir à coups de poing le béton qui recouvre la cellule de Bouboule pour s’en saisir. Ce qu’elle parvient à faire.

Mais juste à ce moment là, les appareils volés de Jake, Dylan, Gégé et Lin arrivent et découvrent que le point faible de la reine, c’est le gros orteil. En tirant tous dedans, ils tuent la bougresse au dernier moment, et aussitôt qu’elle s’effondre, ses chasseurs l’abandonnent, son vaisseau arrête de forer (il reste 2 centimètres de roche au-dessus du noyau terrestre, c’est bon), et mieux, met les voiles pour retourner vers une autre reine dans une lointaine galaxie.

Partout dans le monde, les humains font la fête pour célébrer cette belle victoire, et à la zone 51, les couples se font des bisous : Levinson avec le personnage sans intérêt de Catherine, Jake avec Patochette, Gégé obtient un rendez-vous au Quick avec Lin, Jean-Bob entend Big Dali lui dire « Tu as le cœur d’un vrai guerrier » car tous les gens de couleur parlent comme ça, c’est connu, et le professeur Chevelu, puisque la nécrophilie passe mal à l’écran, quitte plutôt le corps de son doux ami pour venir à l’extérieur de la base là où tous les humains festoient, accompagné de Bouboule et lance :

« On a tué une reine récolteuse ! Même Bouboule admet qu’on déchire un peu sa petite maman ! Nous avons gagné cette bataille mais… que diriez-vous de la poursuivre en rejoignant la planète de la résistance de l’amie Bouboule ? À l’aide de technologie de voyage spatial et d’armes qu’il est prêt à partager avec nous ? »

Des armes ? Des guerres ? Ho, oui alors ! s’exclament tous les présents en se refaisant une tournée de bisous. La guerre n’est pas finie, aliens !

Et sur cette image qui sent le rouge à lèvres au bonbon et la poudre de revolver…

… FIN !


 Oui. Ils annoncent Independence Day 3.

Je sais, ça fait peur, mais pour une fois, ils compensent.

Comme quoi, parfois, même Hollywood donne de bonnes nouvelles.

88 réponses à “Independence Day : Régurgitation

  1. J’attendais ce spoiler comme le Messie. L’affiche laisse présager d’un scénario aussi creux que le cerveau de Flamby. Je vais enfin savoir à quel point c’est vrai!

    • Flamby, alias François Hollande ? Merci de grandir un peu, Pierre : on peut difficilement qualifier un homme qui réussit à se fait élire président de la République française de « cerveau creux ».

      En dehors de cette analyse politique bas-de-plafond de notre ami Pierre, très bon spoiler M. Connard !

      • Désolé j’oubliais que bonne foi était de mise ici. ;-)
        Par ailleurs combien de personnes ont qualifié de cerveau creux un certain Debeuliou qui a été élu 2 fois à la tête du monde libre… oups je voulais dire la première puissance mondiale?
        Sinon spoiler et film à la hauteur des attentes en termes de vacuité scénaristique et d’incohérences. Du lourd!

      • >: on peut difficilement qualifier un homme qui réussit à se fait élire président de la République française de « cerveau creux ».

        hmmm si. Savoir plaire n’est pas lie a l’intelligence. Mais tout aux boniments.
        Et la Flamby il est tres fort en boniment.
        Pas pour rien que les elus sont des litteraires en majorite et pas des scientifiques.
        des as de la rethorique, pas de la reflexion.

        Ils arrivent meme a faire passer la France pour une democratie….alors que c’est une republique.

  2. J’ai toujours adoré ce principe du « Le monde est en paix, il n’y a plus aucune guerre et tous les pays vivent en harmonie. Par contre c’est nous qu’on commande hein faut pas déconner, on est quand même les United fucking States of America »

    • J’ai découvert l’animé (adapté d’un manga) L’Attaque des Titans / Shingeki no Kyojin. A un moment, l’un des personnages explique très justement que l’humanité aura beau avoir un ennemi immensément fort, l’humanité ne sera probablement jamais soudée à 100%; il y aura toujours des enfoirés pour essayer de tirer les 3 fils de couverture qui reste de leur côté. M’enfin c’est pas assez manichéen nondidjû !

      • De fait, la situation s’est produite pendant la seconde guerre mondiale, et il s’est passé exactement ce que vous décrivez.
        Les Mémoires de De Gaulle décrivent de façon assez effrayante ses difficiles relations avec les pro-capitulation en 40, les anglais et les américains, avec les communistes résistants ; sans oublier la compétition des intérêts des divers alliés sitôt qu’il est clair que l’Axe va perdre la guerre (en 42 donc).

      • Il est bien l’animé? Le manga m’a laissé un drôle de goût, avec son apologie de la torture (et pour qui connaît un peu l’histoire, la glorification du militarisme japonais des années 30)…

      • L’anime n’en est qu’au début du manga. Néanmoins tu y vas un peu fort, il y a bien un passage avec Hansi si je ne me trompe pas, mais c’est plus pour montrer une triste réalité qu’autre chose. De plus, bon, la comparaison avec le militarisme japonais des années 30…. A part le fait que ça soit l’armée qui prenne le pouvoir….. Bon pas tout à fait ils ne disent pas fuck le roi, mais ils ont la réalité du pouvoir, comme les militaires japonais tu as raison. Néanmoins le militarisme japonais se basent sur du bon gros nationalisme des famille, bein proche du fascisme. Et loin de celui de Maurras, vu qu’ils sont totalement racistes. Et pour de vrais, ils ne disent pas que l’imigration c’est pas bien, hein (ça je ne le dis pas pour toi @ Lien Rag, tu en es probablement au courant) là on a les frères inférieurs, la civilisation, que des trucs bien marrant. Bon ils se soulèvent et font un coup d’Etat, certes, ça fait un peu « l’armée gardienne des vraies valeurs etc….)
        après il faut se rappeler que dans le cas de l’armée turque, cette dernière est le dernier bastion laïque du pays ( ce qui ne veut pas dire démocrate) . Après l’intervention de l’armée n’est pas toujours mauvaise. Le 18 Brumaire prend fin le régime oligarchique et corrompu du Directoire, sous lequel la France recule sous le coup des puissances étrangères contre-révolutionnaires. Oui j’aime l’Empereur. Et oui j’aime la Révolution. De même, le Révolution d’Octobre et la République socialiste soviétique fédérative de Russie furent défendues par des membres de l’ancienne armée du tsar, face à tout ces enfoirés de blancs. Bon après les Bolcheviks ont fait pas mal de merde (on se souviendra ds anarchistes, des SR et des menchéviks) mais de base ça va.

  3. Si je me souviens de 1996? Pensez!
    A la fin du premier opus, quand les ET se font péter la tronche, dans la salle de cinéma, plein de gens ont… applaudi.
    J’espère que quand je me choperai Alzheimer, ce sera un de mes premiers souvenirs à disparaître.

      • Et à la fin plein de gens ont applaudi !? Tes déviances ne regardent que toi et ton public Groove-Salad de dégnérés, pas besoin d’en faire l’étalage ici.

    • Ca commence par la mémoire à court terme généralement alzheimer. Du coup si ça se trouve, à un point de ton hypothétique alzheimer, t’auras l’impression d’être juste le lendemain d’independence day, à perpétuité.

      • Ca pourrait faire une version « cinéma français » de Groundhog Day. L’histoire d’une p’tite vieille au dernier stade d’alzheimer qui revit le même film daubesque accompagnés d’applaudissement idiots, en boucle. Mais à la place d’apprendre le piano et de trouver l’amour, elle mettrait en évidence le côté balourd de la propagande américaine.
        Je tiens un truc là. J’envoie le scénar à Depardieu dès ce soir.

      • Ah voilà enfin le roi d’la classe, l’homme trop bien sapé ! ABitboll !
        Alors comme ça t’as été élu l’homme le plus classe du monde ! laisse moi rire, style le grand playboy des fonds marins genre qui fait rêver les ménagères, sauf que moi je les baise moi les ménagères non ? C’est pas vrai ?

    • Idem, dans le premier il me semble qu’il y a une scène personnalisée pour chaque pays : celle ou des soldats dans le désert (irakien ?) entendent que les USA vont contre-attaquer. En Angleterre c’était de soldats anglais et en France des français. Je parierais pas mais je me demande si ils n’ont pas poussé le vice jusqu’à tourner des scènes différents avec des écussons d’uniformes personnaliser, quelqu’un confirme ?

      • Je l’ai vu en anglais seulement, et les mecs dans le désert sont à côté d’avions britanniques (la cocarde est dans le « mauvais » ordre :P ), et parlent anglais (et non américain) comme le dialogue ultra cliché voire raciste le laisse comprendre: « The Americans are organizing a counter offensive » « Well, it’s about bloody time! »

  4. Je suis extrêmement déçue, Monsieur Connard : vous n’avez absolument pas évoqué l’absurdité de laisser Chevelu utiliser un laser foireux alors qu’il sort d’un coma de vingt ans, et qu’il a passé les deux premières heures de son réveil en transe à barbouiller sur les murs !

  5. Diantre! En vous lisant, on a l’impression que « Mars Attacks » qui se veut parodique est beaucoup plus cohérent que ce truc.

    Will Smith a eu du bol de coûter trop cher (et puis il avait un Suicide Squad sur le feu, film DC qui sera sûrement votre prochain spoil’, cher camarade, mais qui donne bien envie quand même, un peu à cause de la sublime Margot Robbie).

  6. … »Mais alors… depuis 20 ans, personne n’avait pensé à interroger qui que ce soit ? Bon, et mettons que les aliens aient été dans un état second. Depuis leur réveil, non plus ? Vous n’avez pas eu envie d’en savoir plus ? »…
    Bonne référence !

    • Je n’avais pas vu celle ci, merci de l’avoir fait remarqué !

      J’en ai trouvé une autre :
      « l’Atlantique se retrouve lui tout entier dans l’ombre de l’énorme vaisseau qui doit probablement compenser le plus petit pénis de l’univers »

  7. Zut, l’image ne s’affiche pas. Il faut cliquer au début de la ligne vide à la fin du post précédent.

  8. Et on en parle du fait que les copains de Bouboule se sont fait apparemment défoncer par les méchants naliens alors qu’ils sont ‘achement plus meilleurs qu’eux avec des armes ‘achement plus fortes qui dézingue de la Moumoune en masse ?
    On en parle de la planète de Bouboule qui est la seule à pouvoir résister aux méchants naliens mais qu’il ne faut surtout pas que les méchants naliens sachent où qu’elle est sinon ils vont se faire marave la tronche en mode Moumoune dans le conduit d’aération ?

    J’suis sûr que Bouboule est inspirée de Colin Powell au conseil de sécurtié de l’ONU qui « assure que les méchants nalie… euh… irakiens y zont des armes méchantes qui pourraient nous dépulper les géitrices au marteau pilon »

    Diantre, quelle daube.

    Et puis aussi tiens, Bouboule, elle aurait pas un système d’auto-destruction si c’était super important qu’elle soit pas récupérée par les méchants naliens?

    Bordel, qu’ils sont -biiiiiiip- ces extra-terrestes.

    Allez j’vous laisse les nazes, je vais demander ma green card, histoire d’être du côté des vainqueurs (Diego doit avoir des tuyaux, c’est sûr)

  9. Cher Odieux,
    Faire du rien c’est bien. Notre ami Jacques l’a fait, ce qui nous a épargné attentats et autres attaques d’aliens terroristes durant moult années.

    Je terminerai en ajoutant qu’une attaque sournoise plus une attaque d’opportunité ignorent la CA. Big Dali est en fait un rogue/assassin.

    Bien à vous

  10. Etrange, L’Odieux n’a pas tellement parlé de la scene da la chute du canon pour montrer l’hroisme de la tete brulée, style « vite, tout le monde s’enfuit au lieu d’essayer de rattraper le truc », avec la tet brulée seul à faire ce que…..bah tous les remorqueurs auraient du faire en fait.
    Ah oui, et j’ai adoré les paroles du président à sa fille, qui dit dans le meme dialogue qu’il veut a tout prix la protéger, mais que sa place est dans les cieux (là où tout le monde se fait buter).

    • On peut lui accorder le bénéfice de la faiblesse passagère:
      1/ C’est l’été, peut-être est-il en vacances à faire des heures supp pour nous
      2/ Peut-être qu’à un moment un passage à vide est inévitable à force de mater des daubes à longueur d’année dans le but de nous régaler la rétine et vider plus facilement nos vessies.

  11. « Bien sûr : out le monde sait que ça rajoute des bonus aux dégâts. » Avec un T à « tout » Monsieur Odieux. Comme dans Char Tigre

  12. les aliens portent des armures de combats on se demande pourquoi personne n’a penser en 20 ans à les retirer aux prisonniers plus bancale tu meurs

    • Parce que visiblement dans le film, quand ils l’enlèvent sur terre, ils meurent… et ça sert à rien d’avoir des prisonniers s’ils sont morts…

      • Non, car l’alien du 1 arrive à prendre des otages sans combinaison et se fait tuer par des balles à travers une vitre pare-balles… Mais on va dire que les scénaristes sous-payés s’en branlent ?

      • On a qu’à dire que sans leur armure ils meurent à petit feu au bout de quelques heures et pis c’est tout.

  13. Un film excellent si l’on se rappelle de déposer son cerveau à l’entrée de la salle, ceci afin de ne point être importuné par un besoin de scénario.

  14. Excellent spoil: je me rappellerais des pouvoir fantastique de l’édredon dorénavant:
    Quelle dommage que vous n’ayez pas mentionné le fait que, forer la Terre c’est cool mais un petit passage en raz motte autour de la Terre pour fauché tout ces pitoyables humains (je parle évidemment de Hollywood et des concepteurs de snapchat) aurait été plus probent pour calmer un peu tout ce tin toin. Ah! Et aussi le fait que quant vous êtes dans une piou piou machine (avion de chasse, tourelle….) le fait de hurler donne un bous non négligeable en précision et en puissance.

  15. Ah ! Une bonne dose de propagande patriotique pour les Younaïtide Steïtsesse !
    J’aime que l’affiche-même du film soit un bon gros cliché : un monument célèbre pour montrer que le monde entier est bien dans la merde… Toujours aussi subtile…

    « Toujours les attaquer dans le dos. Bien sûr : tout le monde sait que ça rajoute des bonus aux dégâts. »
    J’en connais un qui a trop joué à Skyrim…

  16. Merci pour le bon moment que je viens de passer Monsieur l’Odieux. Quel plaisir que de lire vos spoilers, vous mettez des mots sur ce que je ressens quand je vois une telle daube (à la télé car je ne vais quand même pas dépenser du fric au cinoche pour ça !) ;-)

  17. Punaise.

    Je viens d’en sortir. Alors déjà j’ai eu droit également à une Moumoune.
    Mais surtout, j’ai rarement vu un film autant prévisible. Le dernier du même acabit devait être Interstellar. Je me suis fait chier, mais d’une force…

  18. Les humains maîtrisent la fusion froide (donc potentiellement une infinité d’énergie) et ils ne sont pas f**tu de créer un canon à trou noir (théoriquement ça marche tu peux vérifier) ou de quitter le système solaire???

    Je crois que j’au trouver plus flaimard que moi

    • Canon à trou noir? Vous voulez vraiment propulser un scénario de blockbuster avec un canon pour provoquer un effondrement gravitationnel sous la lourdeur de ce premier ? C’est inhumain !
      Sinon non, aucun moyen connu actuel de faire une telle chose. Un trou noir nécessite une masse bien trop importante.
      Mais je pense que vous étiez ironique.

      • Je pense qu’il était ironique. Parce que franchement, quand un film dit les mots « fusion froide », a priori c’est qu’il risque d’y avoir des projections de caca de l’écran vers les spectateurs. Il manque juste quelques références à Nikola Tesla, au programme américain HAARP, et aux ChemTrails pour avoir un bingo du bullshit scientifique conspirationniste!

      • en effet Pierrot… Il manque quand même les mots « énergie libre »…

  19. Je vous trouve sévère… faire du rien n’est pas que la spécialité des héros de navets , c’est aussi la spécialité des politiques. En ce sens le comportement de la présidente est terriblement réaliste.

  20. On en parle du fait que la terre, au delà d’une certaine profondeur, c’est liquide… Un peu comme la lave ? Donc dur à forer, laser ou pas ?

    • Ils ont dû mettre un laser blanc-bleu pour solidifier la croûte. En effet c’était bien marqué sur l’étiquette chez super-maxi-gun : « laser blanc FROID »
      Oui c’est débile mais pas plus que de croire qu’un laser va absorber le coeur de la Terre. D’ailleurs pour l’aspirer, une colonne de fer liquide de 40000km (orbite géostationnaire), ça doit être lourd à pomper.

      • Il n’empêche que pomper du fer liquide nécessiterait une sacrée technologie… outre la température, imaginons une seconde la force qu’il faudrait.

  21. Alors, ce beau cargo lunaire fait des allers retour lune-terre sans problème mais ne peut pas s’arracher à l’attraction d’un vaisseau moins massif que la lune ? C’est sans doute du à l’infinie lourdeur du scénario dont les méchants extraterrestres avaient embarqué une copie.

  22. Petite touche finale de spoil : le plan dans lequel les Parisiens regardent avec émotion le vaisseau-mère repartir chez lui, sur fond de coucher de soleil (respect des fuseaux horaires, check!)… et de tour Eiffel intacte (damn, l’équipe de com’ qui a planché sur l’affiche n’avait pas dû avoir le mémo).

    • Sur fond de tour Eiffel de Schrodinger: à la fois intacte et détruite. Ou alors les parisiens se sont dit « bon on est tous sdf, des millions de blessés… allons reconstruire la tour Eiffel »

    • je m’étais fait la même remarque. ils arrivent à faire un faux-raccord avec une affiche. c’est brillant.

      • Ôtez-moi d’un doute : la tour Eiffel, elle avait pas déjà été détruite dans le 1er opus de 1996 ? Ou on a été assez cons pour la reconstruire ?

  23. MAIS ! Compte tenu de ce spoiler, il a l’air super ce film !
    Quand est-ce que tu deviens un connard de producteur (ou au moins un dialoguiste), l’Odieux ?

  24. « Bien sûr : out le monde sait que ça rajoute des bonus aux dégâts. » ==> Je crois qu’il manque un « T » sur « tout ». Sinon merci, je pense que vous m’avez économisé une place de ciné, je voulais le voir par nostalgie du premier volet (mon premier film d’extraterrestre après E.T.).

  25. Certes, cela n’a rien a voir avec ce film, cependant il fallait que je partage cette info en ce lieu :

    http://www.legorafi.fr/2016/07/25/les-films-de-nicolas-cage-entrent-au-patrimoine-mondial-de-lunesco/

    Je cite : « filmographie de l’acteur américain Nicolas Cage (…) films qui seront désormais protégés ».

    J’imagine que la dernière croisade de l’Odieux contre M. Cage a laissé des traces suffisamment spectaculaires pour déclencher l’équivalent d’un plan vigipirate ou d’un état d’urgence. Ceci dit, si ces nouvelles protections sont à la hauteur des barrières déployés lors d’une alerte vigipirate, les films en questions ne devraient pas faire long feu (la pellicule est une matière facilement inflammable…).

  26. Oui, oui, oui, tout cela est très drôle, tout cela est très malin, tout cela est très subtil mais pourtant… D’où me vient donc cette envie de débarquer chez chacun des auteurs des commentaires pour leur exploser la face avec mon bon vieux fléau amicalement surnommé Luc ? (Vous remarquerez la référence évidente que je fais à une série ultra-médiatisée ; ceci afin de vous montrer, bande d’abrutis, à quel point une réplique peut être idiote lorsqu’elle est chargée en références bobo-bio-végétarienne-pantalon velours-cheveux longs et gras-Sorbonne-pass navigo et tous ces trucs à la con qui font croire à une grande majorité de vous tous que vous êtes plus intelligents que les bouses que vous regardez…)

    Peut-être cette envie vient-elle de cette image persistante qui tourne dans ma tête d’un cercle de cons, au milieu duquel un ahuri pas drôle déclame d’étranges brûlots sur des films qui n’intéressent personne. Hey Raymond, viens ! Y’a le couillon qu’a pondu 1 torchon sur Independence Day. Viens, on va pouvoir s’branler dessus, viens, viens ! Et Raymond de sortir sa grosse nouille et de se l’astiquer en aspergeant de son sirop de corps d’homme le bloc commentaire : ouais, 2nde guerre mondiale, mémoire de De Gaulle, ouais, que je suis cultivé, putain ouais, Colin Powell, ONU, ouais, ouais, Marguerite Duras, ouille, oui, c’est bon, militarisme japonais des années 30, yes, ouais quelle daube ce film, haha, je suis tellement plus intelligent que tout ça, aaaaah, ça y est je jouis, allez viens chérie, le dîner est servi !

    Mon pauvre Raymond. Tu n’es que le spectateur amorphe, livide et débile d’une société à la dérive dont les déjections sont ton fond de commerce. Sais-tu Raymond, quelle autre espèce se délecte de la merde ? Les coprophages dont l’un des plus dignes représentant est le bousier. Je te laisse faire le rapprochement.

    Va te faire mettre Raymond. Et toute ta clique avec.

    • Un jour, Gloubi, je souhaite sincèrement comprendre pourquoi tu viens encore par ici. Vraiment. Bon ce ne sera pas pour aujourd’hui on dirait…

      Par contre ne te méprends pas sur le fond de ce message, car en toute honnêteté (et perversion) ça me fait toujours plaisir de te lire… Bon retour parmi nous!

      • Qu’importe si on ne le comprend pas, il est bon dans sa prose et il a tout fait sa place parmi nous.
        Salut Gloubi, ceux qui te lisent te avé!!

    • Je commençais à craindre que vous n’ayez disparu, cher Gloubi. Je tiens cependant à souligner quelque chose : les bousiers servaient autrefois à représenter le chef de l’Etat, en Egypte Antique plus précisément… Pas mal pour un insecte.

      • Peut-être parle t’il de Luc Ferry, fléau des profs ? Ou encore de Luc Besson, fléau de l’intelligence ? A moins que ce ne soit Luc Skywalker, fléau de la fête des pères ?
        Bref, c’est un mystère.

      • Je pense que c’est une référence à Walking Dead (Lucille la batte de baseball qui sert à éclater des tronches, remplacée ici par Luc le fléau).

      • Aaaah, merci Salkon, je me coucherais moins bête ce soir.

        Je n’ai regardé que l’épisode pilote de Walking Dead si je me souviens bien, je risquais pas de piger.

  27. Houlala, OC me déçoit. J’ai cru que c’était décevant, je suis allé le voir. En fait, c’est très-très décevant. Le nombre de trous dans le scénario, les « hey surprise motherfucker », les micro-deus-ex-entre-deux-problématiques. Et puis bon, vous connaissez la méthode « Pas envie d’expliquer, je fais un ‘cut’, je reviens, j’ai rien expliqué mais tout va bien », et bien maintenant si, c’est utilisé à profusion (froide, rooooooh) dans le film.

    • Le meilleur passage, c’est quand même quand Jack distribue des doigts tout en pissant devant les aliens. Mais QUI a pu avoir une idée aussi débilitante pour un film de science-fiction.

  28. Spoiler sympa. Film merdique, mais d’une force ! J’aime bien les nanards, mais là, ce n’en est même pas un.
    Et personne n’a remarqué que l’explosion du vaisseau mère a été bizarrement coupée au montage ? Genre le gars appuie sur le bouton et on voit tout de suite les morceaux, pas de jolies flammes ou d’ anneau explosif façon étoile noire… Pas de transition, si je puis dire ça comme ça. Moi ça m’a choqué. Mais s’il n’y avait que ça…

  29. J’ai entendu plusieurs rumeurs, notamment sur le premier, expliquant que Roland Emmerich avait à la base écrit un film parodique se moquant des films américains ridiculement patriotiques, et que les américains n’ayant pas saisi le second degré ont acclamé le film avec le plus grand sérieux.

  30. Cela aurait pu être un film à ranger aux côtés de Starship Troopers et H2G2 : science fiction et humour.
    Mais non, ce film est trop con.

  31. Les commentaires de ce blog sont toujours d’une drôlerie dépassant même celle de l’article : « Cher M. Connard, j’ai lu votre spoil. Le film avait l’air pourri. J’ai payé 12€ pour aller le voir. Il était pourri. »
    On est effectivement bien avancé.

  32. Au moins, Roland Emmerich pourra se targuer d’avoir fait une daube interplanétaire, intersidérale et intergalactique et ça, aucun des aliens qui finiront par venir chez nous (sic) ne pourra le lui enlever. J’ai tellement ri sur ce spoil que j’ai finit par le regarder (non, pas au cinéma !) tout en lisant l’article et franchement, le film doit avoir la capacité de supprimer des neurones car j’ai eu énormément de mal à suivre l’intrigue tellement elle est truffée de facilités scenaristiques. Et au tout début, quand le héros black-super-pilote-pas-copain-puis-copain arrive, je me dis : « tiens, ils ont mis un pseudo clone de Will Snif (pardon !). Mais pourquoi ? ». Mon dieu que ce film est mauvais… Mais il n’est malheureusement pas le seul ni le dernier… Vivement le prochain spoil !!

  33. cher_aux_dieux_connards ,(dont roland emmerich fait parti assurement)

    je voudrai rajouter ce moment epique de ce magnifique film si captivant et rejouissant pour les yeux comme seuls peuvent etre les films d’ emmerich …
    ce moment la reine alien combat seule, a poil la zone pastis51, revetue de son propre bouclier et d’un string prisunic , son vaisseau perso vient de sauter pendant que ses centaines de droles de drones de combat/vaisseaux aliens se contentent de tourner autour d’elle sans la proteger ou faire feu ….
    deja comme vous l’avez souligné, pourquoi ne delegue t elle pas une fraction de son armée pour le faire ? pourquoi y va t elle elel meme ? ( c’est beau l’esprit de sacrifice…)
    sachant que sa survie est essentielle à l’essaim les centaines de droles de drones de combat/vaisseaux aliens auraient pu se bouger masi non ils devaient etre en greve, en rtt, manifester
    mais non….

  34. Bonjour,
    D’habitude, je ne regarde pas ce genre de film, car je ne suis pas une très grande fan des films de science-fiction, mais pour celui-ci j’ai fait une petite exception, car mon acteur préféré (Liam Hemsworth) y joue ! Je suis tout à fait d’accord avec ce que tu dis dans ton article et je trouve que Liam Hemsworth interprète très bien son rôle.

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