War(cra)craft

« Warcraft ? Mais qu’est-ce que c’est ?« 

Si la question vous vient à l’esprit, c’est soit que votre jeunesse se couche à présent sur des photographies jaunies par le temps, soit que vous avez passé quelques années dans une cave, auquel cas, vous êtes probablement l’une de mes stagiaires évadées. Et je vous retrouverai, croyez-le bien. Mais alors, Warcraft, c’est quoi ?

Warcraft est un jeu vidéo sorti en 1994, soit bien avant la naissance de certains d’entre vous. Il consistait à cliquer en boucle sur des animaux pour les faire exploser, et accessoirement à, me dit-on, monter une stratégie pour affronter son adversaire en incarnant soit le camp des orcs, soit le camp des humains. Attention, hein, quand je parle de stratégie, je me comprends : à l’époque, cela consistait à produire 2 400 fois la même unité avant de la jeter dans le plus grand chaos sur la base ennemie. Cliquer n’importe comment en abusant des mécaniques du jeu, cela n’a bien évidemment plus rien à voir avec le jeu vidéo d’aujour… que… moui, attendez, non, je vais arrêter cette phrase ici, ça vaut mieux.

Toujours est-il que Warcraft a eu tant de succès qu’il donna lieu à une suite, puis une autre, puis un jeu de rôles en ligne, puis un jeu de cartes, puis…

Un film.

Or, la légende raconte que les films tirés de jeux vidéo portent rarement bonheur. Alors, Warcraft – Le Commencement, victime de la règle ou héros de l’exception ?

Spoilons, mes bons !


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L’affiche. Hooo mais… serait-ce du feu que je vois ? Ça faisait un moment. On ne leur a pas dit que la mode était aux débris qui tombent pour annoncer des bouses ?

Notre film commence au milieu d’une plaine désertée alors qu’un humain et un orc se jettent des regards méchants, probablement suite à une histoire de lunettes des toilettes mal rabattue, première source de conflits en ce bas-monde. Mais justement, alors qu’ils s’apprêtent à se mettre sur le nez, une voix off nous dit que depuis fort longtemps, humains et orcs s’affrontent. Sauf que plus personne ne sait vraiment pourquoi. Alors, comment tout cela a-t-il commencé ?

Revenons dans le temps (comme dans tout bon film aujourd’hui), et voyons de quoi il retourne.

Car nous sommes sur le monde des orcs, que nous appellerons Orcland pour des raisons évidentes, le film se plaisant à balancer douze noms fantastiques à la minute dans la plus pure tradition des trucs de fantasy qui ne s’embêtent pas avec les entrées en matière (un certain Monsieur Boulet en avait déjà parlé ici). Nous y retrouvons Durotan, gros orc musclé et chef du clan des Loups de Givre, qui sous la tente, rigole avec sa femme, Micheline. Durotan et Micheline ricanent, certes, mais ils discutent surtout du nom qu’ils comptent donner à leur enfant qui devrait arriver sous peu, Micheline étant enceinte jusqu’au groin (puisque c’est une orc ; évitez de la ressortir à vos amies, c’est un petit peu direct si vous souhaitez être ré-invité).

Seulement voilà : l’arrivée de Chouchou risque d’être compliquée, puisque Orcland est en ruines. C’est devenu un immense désert, et les orcs sont en quête d’un nouveau monde. Ce qui tombe bien, puisque Gul’Dan, un chaman local, a uni toutes les tribus autour d’un grand projet : construire un portail géant magique pour s’exiler dans un autre monde plus accueillant. Ce qui est probablement aussi le résumé du programme pour l’environnement d’un certain nombre de personnages politiques français, mais passons.

Sauf que le portail a un petit défaut : il marche au Fel, l’énergie magique que maîtrise Gul’Dan, mais qui nécessite de consommer des vies pour fonctionner. Cela tombe bien puisque les orcs ont fait prisonniers moult habitants d’une peuplade débile et maigrelette de chez eux (les Hip’Zterz), dont ils comptent bien se servir pour alimenter le Fel. Le plan est donc le suivant : les orcs sacrifient les prisonniers, de quoi ouvrir le portail quelques minutes, une horde s’enfonce dans ledit portail et jaillit de l’autre côté où elle sécurise la place, capture moult habitants du cru, et les sacrifie pour réouvrir le portail plus longuement cette fois et permettre au reste des orcs de débarquer en force au plus grand mépris de toutes les lois sur l’immigration trans-dimensionnelles et des plus grands discours de Spatio-Trump.

Ledit plan est donc exécuté, les prisonniers avec, et hop, le portail s’ouvre. Tout le monde passe en courant, y compris Durotan et sa femme Micheline, et c’est parti !

Sauf que les voyages trans-dimensionnels sont déconseillés à la femme enceinte (vous le saurez), et déclenchent chez la donzelle des contractions, qui font qu’en arrivant de l’autre côté, il est temps de dépoter, comme on dit chez les orcs. Tous les autres membres de l’expédition gueulent donc un peu que mais ? Qu’il est con aussi l’autre d’avoir amené sa femme enceinte avec lui ? C’est une opération militaire, pas une garderie ici, merde !

« Mais je l’aaaaimeuuuuuuh !« 

Toi aussi, si tu aimes ta femme enceinte, emmène-la au front. Mais bref ! Si Micheline accouche, visiblement, les voyages trans-dimensionnels ne conviennent pas non plus aux enfants de moins de 12 mois. Si l’enfant – un garçon – est sorti de sa mère en moins de huit secondes (les accouchements, c’est surfait), et relativement proprement, il n’en est pas moins qu’il ne respire pas. Heureusement, Gul’Dan qui était là utilise ses pouvoirs du Fel, et absorbe la vie d’une biche qui passait par là pour l’insuffler au marmot. Qui devient tout vert (le Fel est de couleur verte), puis se met à brailler et à faire caca partout : il est vivant ! Allez les gars : maintenant, vous êtes une opération militaire pour la survie de votre peuple avec un bébé sale sur les bras. Ça va être pratique, tiens ! Merci qui ? Merci Durotan !

Qui est considéré comme l’un des chefs de clan ayant « le plus de bon sens » à en croire les dialogues. Hé bien, ça laisse rêveur quant aux autres.

Alors que le titre apparaît sur l’écran, nous avons une transition toute trouvée pour aller voir du côté des habitants de ce monde, que sont les humains, les elfes et les nains. Et ici, nous retrouvons Anduin Lothar (si en lisant ce nom, vous avez entendu une voix hurler « Aaaanduin ! coooontre… Gul’Dan ! » il est temps d’arrêter Hearthstone), jeune commandant humain qui rend visite à l’un de ses copains nains qui lui offre en guise de cadeau un flingue, une spécialité locale. Mais alors que les deux papotent gros calibre, voici qu’un coursier arrive, porteur de mauvaises nouvelles :

D’étranges monstres auraient attaqué une garnison humaine. Pas de survivants, pas de blessés : un massacre.

Du coup, qui a balancé pour les monstres ? On l’ignore. Toujours est-il qu’Anduin se rend rapidement à la garnison du coin où les corps ont été déposés, laissant aux spectateurs le soin de pleurer devant la misère des accessoires de ce film, où le moindre bouclier semble hurler « plastique ». Mais sur place, les hommes d’Anduin l’informent qu’un petit fouineur a été trouvé en train de piller les dépouilles, et a été enfermé dans un bureau à part, tranquille, sans surveillance. Heureusement, le voleur est un garçon poli, et il est resté à ne rien faire en attendant Anduin, qui sentant bien qu’il a affaire à plus qu’un simple pilleur de tombes, lui fait une paire de prises de ninja pour l’immobiliser et inspecter ses bras où il repère la Magimarque, la Marque des Magiciens Magiques©.

« Ahiiiin ! Tu as la Marque des Magiciens Magiques© ! Serais-tu donc un Magicien Magique© ?
– Damnation, votre pouvoir de déduction est grand ! En effet, je m’appelle Kadgar, je suis un Magicien Magique©. Ou plutôt, un ancien élève… car j’ai brisé mes vœux. 
– Et que faisais-tu avec les cadavres de mes hommes, hmmm ? Nécromancie ou nécrophilie ? Attention, il n’y a pas de bonne réponse !
– Non mais je… écoutez, je voulais juste étudier le dernier cadavre, celui au fond de la salle. 
– Ah oui ? Et pourquoi ?
– Je pense qu’il peut m’aider à identifier ce qui a causé cette attaque ! »

Anduin est intrigué, aussi accepte-t-il de laisser Kadgar inspecter le cadavre qu’il souhaitait, mais sous surveillance. L’apprenti-mage s’est à peine penché sur le mort qu’en touchant sa bouche, celle-ci s’ouvre et une sorte de nuage verdâtre fluorescent en sort. Soit ce mort adorait le fromage de chèvre, soit…

« C’est la trace du Fel ! s’exclame Kadgar.
– Du ? 
– Je ne peux rien vous dire… le Gardien vous expliquera mieux que moi !« 

Et les mecs de hocher la tête.

Alors que non, les gars : si le loulou sait, on s’en fout de savoir que quelqu’un explique mieux. On lui demande déjà une première explication. Parce que bon, on parle d’une attaque. Qui a défoncé toute une garnison. Alors je ne sais pas, peut-être que vous êtes vaguement pressés de mettre fin à ce péril ? Mais non. Les mecs préfèrent ne surtout rien demander, et aller chercher le Gardien, un personnage légendaire que plus personne n’a vu depuis 6 ans et que seul le roi peut convoquer. Une broutille, quoi.

Mais enfin ?

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Kadgar et son célèbre plaid en pilou.

J’imagine ça appliqué à un autre contexte.

« Alors, qui a tué mes amis ?
– Je le sais.
– Et ?
– Non mais si je le dis moi, ça sonne moins bien. Mais si vous voulez, j’ai un pote qui a une bien plus jolie voix, ce sera plus sympa avec lui. Il a simplement disparu depuis six ans et seul le plus haut personnage de l’Etat peut lancer des recherches. On y va ?« 

Logiquement, le type qui dit ça finit accroché à une chaise avec des mecs qui lui savonnent les yeux au Minidou jusqu’à ce qu’il parle.

Mais dans Warcraft, non.

Anduin propose donc à Kadgar de l’accompagner sur son Griffon pour aller voir le roi, qui est occupé à dresser des plans de bataille contre un ennemi dont on ne sait rien depuis une auberge de campagne (qui sera le même décor pour toutes les auberges du film). Nos deux héros entrent donc pour rencontrer le roi, et accessoirement la reine, puisque oui, visiblement, nous sommes dans un monde où amener sa famille en première ligne est le top du top de la hype. « Warcraft » en anglais signifie bien évidemment « Ne rien piger à la guerre« , comme chacun l’aura compris. En tout cas, c’est aussi l’occasion de découvrir qu’Anduin est le frère de la reine, donc le beau-frère du roi, avec qui il fait régulièrement des barbecues ou parle tuning de griffon. Encore un pistonné.

Mais piston ou non, Anduin introduit Kadgar auprès du roi.

« Mon roi, voici Kadgar.
– Mais vous pouvez m’appeler Kad, comme mon idole de…
– Que veux-tu, Kad ?
– Hé bien j’ai des indices quant à ce qui a tué vos hommes.
– Et ?
– Ah non mais rien, j’ai décidé de ne rien dire. Par contre, si vous pouviez déranger le Gardien, le plus grand mage du royaume dont j’ai été l’élève, pour qu’il vous dise ce que je sais déjà, ce serait choupi. »

Et le roi d’opiner du chef, parce que hé, tiens, c’est un super plan, ça. Tiens, Anduin, prend ma bagouze magique et va dire au Gardien que le roi le convoque. Anduin s’exécute, prend la bagouze ainsi que Kadgar avec lui sur son griffon, et hop, direction la tour magique du Gardien. Nos larrons s’y rendent donc, et sur place, Anduin en voyant l’immense bibliothèque de la tour géante lâche un « Waaaaaah, tout ce savoir stocké ici ! » alors que bon, il a expliqué plus tôt dans le film avoir été l’élève du Gardien. Mais il l’a déjà oublié, semble-t-il. Pas la salle, c’est bête.

Nos héros se divisent en deux groupes de un : Kadgar restera en bas, dans la bibliothèque, avec l’instruction de ne toucher à rien sauf à son cul, alors qu’Anduin est invité par le seul serviteur du Gardien, Touvieux, à monter les escaliers sans fin qui mènent jusqu’au sommet pour causer avec le Gardien. Que nous appellerons Gardien le Gardien tant son charisme a troublé mon esprit au point que j’ai oublié jusqu’à son prénom pour ne retenir que sa barbiche contestable (ça ressemblait à « endive », d’ailleurs, dans mon souvenir). Et tout au sommet de la tour, il y a une vaste salle abritant un puits d’énergie bleue, et près duquel Gardien le Gardien sifflote en sculptant un immense golem de glaise. Touvieux annonce Anduin, puis se retire pour laisser le héros du royaume annoncer de quoi il retourne.

« Bonjour Gardien, je suis Anduin. Dites-moi, que faites-vous là ?
– Un golem. Je compte lui donner vie avec de l’énergie magique et des pages du Talmud. Il pourra aider Touvieux aux tâches ménagères, par exemple.
– Mec, ton golem, il fait 5 mètres de haut et autant de large. Tu penses que c’est crédible pour astiquer les escaliers ou balayer dans les coins ?
– Non mais ce… c’est pour subtilement cacher qu’il servira plus tard dans le film, et sûrement pas à nettoyer les toilettes.
– Ah oui, c’est très subtil. Vraiment. On ne voit pas du tout le truc venir.
– Hé ho, ça va, hein ! Et puis bon : qu’est-ce que vous vouliez, d’abord ?
– Ah oui, tiens, la bagouze du roi. Je te la montre pour t’annoncer officiellement que le roi te convoque.
– Parfait ! Depuis 6 ans que j’étais seul ici, je m’ennuyais ! Allez ! »

Mais pendant ce temps, en bas, Kad est occupé à lire un vieux Pif Poche qu’il a trouvé dans la bibliothèque. Quand soudain, il aperçoit une silhouette noire et vaguement humaine tout encapuchonnée qui l’observe.

« Oui bonjour ?« 

Ah non, le mec ne sursaute pas. Vu la tronche du truc, c’est soit La Mort, soit Satan, mais lui ne s’étonne de rien. Moi aussi, des fois à la bibliothèque, il y a cette silhouette encapuchonnée qui tend un doigt crochu vers moi avant de faire une sorte de bruit entre le chuintement et la mâchoire qui claque. C’est Madame la bibliothécaire qui essaie de me faire comprendre que je ne peux pas prendre de livres vu mes retards à rendre ce que j’ai emprunté la dernière fois. Bon, d’accord, j’ai emprunté la bibliothécaire adjointe, mais ce n’est pas une raison pour faire tout un cirque, pfou,  lala, ces caprices. Mais je m’égare.

Car Kad, lui, qui a environ autant de bon sens qu’un utilisateur de Snapchat, s’avance vers la sombre silhouette, qui soudain, se transforme en noire fumée et disparaît dans un livre d’un rayonnage voisin. Sûrement le livre de Nicolas Sarkozy. Toujours est-il que Kad, lui, n’a pas bien vu dans quel livre s’était cachée la chose, et se dit que hihihi, on s’en fout, c’est sûrement bon signe ! Un grimoire abritant une sorte d’être noir et surnaturel, c’est sûrement sans danger, peut-être est-ce juste le grand livre des recettes de soupes aux poireaux ?

Aidé de sa Magimarque, la marque des Magiciens Magiques©, qui chatoie lorsqu’un truc magique est proche, Kad parvient à retrouver le livre qui fait scintiller sa Magimarque©. Il s’en saisit, et le cache dans son slip lorsque Gardien le Gardien apparaît derrière lui.

« TOI ! » hurle le Gardien. « OÙ TE CROIS-TU ? TU PENSES QUE CETTE TOUR EST DÉJÀ À TOI ? QU’ELLE T’APPARTIENT ? MAIS TU N’ES PAS ENCORE LE GARDIEN !« 

Vous pensez qu’il dit ça parce qu’il l’a vu prendre le livre ? Non. Non, en fait le Gardien n’a rien vu. Mais alors pourquoi le Gardien l’accuse-t-il ? Non parce que s’il ne l’a pas vu prendre le livre, il n’a aucune raison de lui dire ça, non ?

Hé bien en fait, ce dialogue n’a aucun rapport avec cette scène. Mais dans le genre, le film a un certain talent, admettons-le.

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Gardien le Gardien, accompagné de son bâton en plastique et de son fidèle fond vert.

Car une fois Gardien le Gardien calmé de son absurde colère, il propose de ne pas repartir en griffon : c’est long, ça pue, et en plus, tout le monde rentre à la capitale en griffon à cette heure-ci, ça bouchonne au griffonodrome, c’est n’importe quoi. Non, lui il a mieux : il va se téléporter. Et il peut téléporter des copains aussi ! Ce qui est fort pratique, notons-le. Aussi, pouf-pouf, téléportation jusqu’à la salle du trône où les hommes du roi sont un peu surpris de voir des gens apparaître là, comme ça, hop, aussi pointent-ils leurs lances vers les intrus, avant que tout le monde ne réalise qu’il s’agit là de Gardien le Gardien et de ses copains. Le roi se lève pour l’accueillir.

« Gardien ! Mon vieil ami ! Je suis surpris de te voir !
– En même temps, vous m’avez convoqué, mon roi.
– Certes, mais depuis une auberge pourrie où je menais mes troupes face à l’ennemi qui s’en est pris à mon peuple. Comment pouvais-tu savoir que je serais de retour à la capitale ? Sachant qu’Anduin est allé te chercher en griffon à fond les ballons et que je n’avais sûrement pas le temps de boucler l’opération militaire et de rentrer à cheval entre temps ?
– Hé bieeeeen… heu… sinon, vous vouliez me parler d’un truc, mon roi, hmmm ? Sur un autre sujet ? Qu’on en change ? Vite ?
– Oui. Le Fel. 
– Le Fail est la base de ce film qui…
– Non. Le Fel
– Aaah pardon. Oui, alors, bon, le Fel, qu’est-ce que c’est ? Le Fel, c’est une forme de magie qui ne devrait pas exister en ce monde… car son pouvoir est grand, mais le prix à payer, terrible. En effet, elle se nourrit de vies pour fonctionner. Elle corrompt tout ce qu’elle touche, y compris ses utilisateurs.
– Et notre ennemi s’en sert. On a retrouvé des traces de Fel sur eux. Kadgar, ici présent, a senti la présence du Fel sur les corps, disant que cette magie avait une odeur très forte et typique pour un jeteur de sort.
– En effet. Je propose de nous rendre sur les sites des attaques et d’aller botter le cul des êtres qui se permettent d’utiliser le Fel ici-même. 
– Parfait ! Anduin, Kadgar, Gardien le Gardien : prenez une troupe avec vous, car les attaques se poursuivent, village après village. Et faites-les cesser !« 

Et une petite troupe quitte donc la capitale pour aller enquêter sur ces mystérieuses attaques.

Mais alors qu’elle est au milieu des bois à inspecter un site d’attaque, ladite troupe ne remarque que bien trop tard des formes étranges qui rôdent autour d’elle. Ce sont les orcs ! Et ils ont décidé de leur malaxer la margoulette en usant de leur force supérieure : en effet, l’orc mesure bien 50 centimètres de plus que l’humain moyen, et surtout, pèse environ 1,5 tonnes de muscles. Mais ce qui leur donne surtout l’avantage, c’est cette incroyable capacité des humains à ne combattre qu’en criant « Houla, houla ! » et en mettant les bras en l’air pour mieux se faire meuler. Comme tous les Jean-Jacques de l’armée humaine ou presque se prennent des claques sans rien faire, suivons plutôt Anduin, Kadgar et Gardien le Gardien.

Anduin parvient à tuer une paire d’orc en usant de « ruse » (comprendre : quand c’est lui qui attaque, les orcs lui laissent des ouvertures énormes pour se faire claquer), et même à en capturer un, un vieux monteur de loup géant, dont il empêche le loup de le croquer en prenant en otage son maître, qui était descendu du bestiau. Et oui, le loup géant maîtrise parfaitement le concept de prise d’otage et se barre. Nul doute que le loup va ramener un négociateur lupin ainsi qu’une unité du SWAT (Special Wolves Assault & Tactics) pour récupérer son maître. Ou alors il va juste faire des trucs de loup, comme se frotter contre les arbres, tenir des propos racistes envers les moutons, et bien évidemment, poster sur les forums de trans-espèces pour leur dire de choisir d’autres animaux un peu, merde. Anduin est donc parvenu à faire un prisonnier, et accessoirement, à blesser à la main en utilisant son flingue offert par les nains le leader de l’embuscade orc.

Kadgar et Gardien le Gardien, eux, utilisent leur magie pour se protéger sous un bouclier d’énergie bleue, avant que Gardien le Gardien ne remarque que quantité d’orcs autour d’eux sont verts. Verts comme le Fel. Eux aussi auraient donc du Fel en eux ? Gardien le Gardien n’hésite pas : il leur balance de gros éclairs de Fel dans le museau, et suce toute vie hors de leurs corps, les transformant en pruneaux en moins de temps qu’il n’en faut pour dire zog-zog.

Alors vous me direz que bon, Kadgar ça doit un peu l’intriguer, Gardien le Gardien qui utilise le Fel alors que bon, il a reconnu lui-même que ça corrompait jusqu’à ses utilisateurs, non ?

Ben non. Kadgar s’en fout. Voilà voilà.

De toute manière, il est plus préoccupé par la prisonnière qu’il vient de faire : une bâtarde humain-orc que les orcs se trimbalaient avec eux en guise d’esclave. Et par un heureux hasard, elle n’est pas moche, dites-donc, c’est fou ! Il faut dire que c’est juste une humaine peinte en vert avec deux sucres à café posés sur la lèvre inférieure (non non, ils ne sortent même pas de sa mâchoire, la maquilleuse en avait marre) en guise de crocs. La prisonnière de Kadgar et le prisonnier d’Anduin sont tous deux mis dans un chariot prison, et hop, retour à la capitale pour les interroger. Même si dans le chariot, le prisonnier orc et la prisonnière demi-orc se prennent un peu le chou, puisque Madame parle l’humain, et que ça énerve son camarade qui n’a pas envie qu’elle balance des infos à l’ennemi. Il passe donc dix minutes à devenir furieux, puis tente donc de la buter, mais hop, Anduin le tue d’abord, parce que vous comprenez, calmer le prisonnier avant le moment où il arrache ses chaînes pour tenter de tuer sa petite camarade, c’eut été un peu subtil. Il n’y a donc plus, au final, qu’une prisonnière à ramener à la maison.

Et que l’on amène directement au roi.

Passons sur la séance d’interrogatoire où la prisonnière n’est pas attachée, est libre de se promener dans toute la salle, de tripoter le trône, et éventuellement, de s’y asseoir si le cœur lui en dit, fais-toi plaiz’, tu veux un petit chocolat chaud, aussi ? Ça devient quand même méchamment ridicule à ce stade, et disons-le : les acteurs ne sont quand même pas très bon, d’habitude, je veux bien passer l’éponge, mais là, c’est un peu le festival du meilleur imitateur de Nicolas Cage. Toujours est-il que l’orc explique bien des choses aux humains, parce qu’elle est comme ça, et que les orcs la traitaient mal, alors bon, hein ! Toujours est-il que ça discute sec avec le roi.

« Les orcs viennent d’un autre monde, pas de celui-ci. Un monde qui se meurt. Nous avons envoyé ici une troupe de guerre pour préparer l’arrivée de notre peuple entier, grâce à notre portail magique.
– Ça alors ! 
– Oui. Et pour ma part, je ne suis ni une orc, ni une humaine. Je suis… une hybride.
– Heu…
– Quoi ? Vous n’êtes pas censé me dire maintenant que holala, vous compatissez ?
– Non, ce que je me demande surtout, c’est sachant que les humains sont originaires d’ici, et que vous venez juste d’arriver, d’où peux-tu être mi-humaine mi-orc ?
– …
– Bah oui.
– … c’est-à-dire que…
– Et puis du coup, comment parles-tu l’humain ?
– Ah ! J’ai ! Ça, j’ai la réponse ! Elle est dans le script ! « J’écoute les prisonniers, j’ai beaucoup appris d’eux ».
Sauf que vous êtes là depuis quelques jours seulement. Tu m’expliques comment tu as appris à parler notre langue avec palanquée de termes complexes et aucun accent en seulement quelques jours et sans aucun professeur, simplement en écoutant parler les prisonniers ?
– J’ai une très bonne méthode Assimil ?
– C’est de plus en plus naze. Bon, sinon, pourquoi attaquez-vous nos villages et garnisons ?
– Ah ! Heu, ça, c’est parce que pour activer notre portail magique, il nous faut sacrifier des prisonniers. Donc, nous capturons les vôtres.
– Hmmmm… bande de p’tits bâtards… bon, très bien : merci de ces informations. Foutez-moi cette donzelle au trou, on recausera plus tard. »

Et la donzelle est fichue au trou, on recausera plus tard.

Le soir venu cependant, elle a un visiteur : Gardien le Gardien. Qui la visite clandestinement, et lui pose quelques questions : dis-moi, Gul-Dan, il maîtrise le Fel, mais quelqu’un lui a bien appris, non ? Et puis le portail magique, pareil, non, ça ne s’enseigne pas tout seul ? La prisonnière, qui répond au doux nom de Garona, explique que non, en effet, une entité mystérieuse, « à la voix de cendre et de feu« , a tout appris à Gul’Dan.

Vu la description, je mets toutes mes billes sur Jeanne Moreau.

Mais avant que Gardien le Gardien ne puisse évoquer cette théorie, il est obligé de disparaître aussi promptement que magiquement, car des visiteurs viennent voir Garonna à cette heure tardive : c’est la reine ! Qui vient apporter des couvertures et autres boissons chaudes à la prisonnière. Parce que oui, c’est à la reine de faire ça, c’est connu. Et en sus, elle entre directement dans la cellule de Garonna, histoire de lui dire trois mots gentils, hihihihi, avant de se barrer. Fascinant. Ou tout nul, j’hésite un peu. Rah, c’est pas facile.

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Garona et ses sucrettes posées sur les lèvres. Ah non mais je peux vous faire tous les personnages, comme ça, hein, chacun est raté.

Mais pendant ce temps, que se passe-t-il du côté de nos amis les orcs ?

Hé bien tout d’abord, le retour de l’embuscade face aux humains n’est pas très glorieux. Gul’Dan, pour punir le chef de l’embuscade, Main Noire, qui a échoué, le condamne selon la tradition à mourir pour sauver son honneur. La mort pour le coup est reçue en mettant sa main blessée par Anduin dans un feu de Fel (dit comme ça, on dirait une sorte de boulette de pois chiches, mais non), pour que le Fel le consume lentement à partir de là et… Durotan débarque, et lui coupe le bras avant que le Fel puisse se propager plus loin, faisant comprendre que hé, ho, ça va bien, oui ? On n’a pas besoin de condamnations à mort dans l’immédiat, c’est très barbare, tout ça tout ça. Hmmm. Moui ? D’accord. Pourquoi pas.

Mais surtout, Durotan cause avec son vieil ami et second, Orgrim, pour partager ses doutes avec lui.

« Orgrim… as-tu confiance en Gul’Dan ?
– Ho, ben oui. Après tout, il a mené notre peuple jusqu’ici.
– Oui mais justement, le fait qu’il utilise une magie qui suce la vie hors de toute chose ? Et accessoirement que notre monde soit mort juste après qu’il ait commencé à l’utiliser ?
– Rhoooo COÏNCIDENCE !
– Hmmm. Dis-moi Orgrim, ne serais-tu pas un peu con, par hasard ?
– Attends, je réfléchis…
– Non mais laisse tomber. Ecoute, je pense qu’il est temps de renverser Gul’Dan. Mais pour ça, il va nous falloir des alliés, et les autres clans sont bien trop débiles. Non, je pense que nous devrions nous allier… aux humains ! »

Sinon, tu peux assassiner Gul’Dan, aussi. Mais tu as raison, n’évoque même pas cette possibilité, c’est mieux.

Et cela tombe bien, puisque de leur côté, les humains proposent d’envoyer une troupe en reconnaissance voir où en est la construction du portail des orcs. Anduin et Kadgar sont ainsi envoyés, accompagnés de Garona… parce que. La troupe prend donc son cheval, et…

« Pourquoi on n’y va pas en griffon ?
– Pardon Kadgar ?
– En griffon. Comme depuis le début du film. On passe au-dessus, on voit, on repart. Ou on se pose vite fait sur un pic voisin, la zone des orcs est entourée de montagnes, et on observe. Non, franchement, pourquoi on s’emmerde à partir à cheval ?
– Parce que comme ça on peut faire des scènes fascinantes où on glandouille près du feu de camp en se racontant nos vies. En plus ça aide la suite de l’intrigue.
– Je… ah. D’accord. Mais  ça va prendre 200 fois plus longtemps ? Et c’est complètement illogique, on est d’accord ?
– Complètement. En route ! »

Et nos héros partent à cheval vers la lointaine vallée où la base orc est installée aux dires de Garona, et doivent donc pour ce faire s’arrêter la nuit, allumer un feu de camp et se mettre à causer. Garona, par exemple, se met à raconter, comme ça, pouf, qu’elle a été battue par les orcs, et que son nom signifie « Maudite« , qu’on a tué sa mère juste après l’accouchement pour la punir, mais on n’a pas tué le bébé maudit… parce qu’un orc n’était pas d’accord. Pourquoi ? Ah ben aucune raison, merci. Voilà voilà. Kadgar, à qui on n’avait rien demandé se lance à son tour dans le récit de sa propre histoire, comme quoi ses parents l’ont abandonné à l’école de magie, et que ouah, c’est pas cool, ça s’fait trop pas, j’avais 11 ans, il y avait ce grand monsieur barbu, ensuite j’ai dû aller dans la chambre des secrets et tout, enfin j’ai passé 7 bonnes années de merde, quoi.

C’est tout à fait passionnant, mais en fait, ça n’intéresse personne. Poursuivons donc.

Nos héros arrivent dans la zone du camp orc, et bien cachés, observent ce qu’il en est du portail : l’énorme édifice de pierre est en train d’être érigé grâce au portail en kit Ikea que les orcs avaient emporté avec eux, ces malins ! Le temps presse. Mais avant que la petite troupe ne puisse en discuter, de grosses mains assomment Anduin, maîtrisent Kadgar et se tournent vers Garona : c’est Durotan ! Qui explique à Garona le deal : il ne veut pas de mal aux humains. Il veut renverser Gul’Dan avec eux, au contraire. Si les humains veulent en parler, il les attendra non loin, à la montagne Spiridion.

Toute la fine équipe est relâchée, Durotan, s’en va, et tout le monde retourne à la capitale pour en causer.

Le débat a donc à nouveau lieu dans la salle du trône, où encore une fois, Garona est libre de faire à peu près ce qu’elle veut sans que qui que ce soit ne s’en émeuve. Il y a donc une grande conversation : doit-on croire à l’invitation de Durotan ? N’est-ce pas un piège ? Garona dit que non, que Durotan est plein d’honneur, Anduin explique que mouais, enfin bon, ça reste un mec qui m’a attaqué dans le dos pour m’assommer, alors si tu veux bien, l’honneur, bon (en réalité, il doute juste de son honneur sans sortir cet argument, ce serait trop cohérent). Et puis soudain, le film repart en cacahuète, avec à nouveau, un dialogue qui sort de nulle part, puisque hop ! La reine, probablement grosse fumeuse de ganja, s’incruste dans la conversation.

« Garona, nous devons gagner ta confiance.
– Que… oui ? Je… enfin d’accord, mais quel rapport avec les négociations avec Durotan ?
– Tiens, prends cette dague pour te défendre. Te confier une arme est preuve de confiance, alors vois, moi, je crois en toi.
– Non mais vous écoutez quand on parle ? Vous réalisez que ça n’a aucun rapport avec la choucroute ?
– Prends bien soin de cette lame et de toi. »

Tout le monde prend un air un peu gêné devant ces dialogues pourris et ce jeu lamentable, le tout enfoncé dans des armures Toys’R’Us, et on pousse gentiment la reine dehors, c’est ça Madame, il faut partir maintenant, allez, hoooo regardez, une jolie voie pavée là-bas si vous alliez vous allonger dessus en attendant qu’un chariot passe sans vous voir ? Voilà. Vous êtes chouette, douce reine. Merci.

Puisque débats il y a, le roi décide d’aller jusqu’au bout et appelle tous ses alliés afin de faire le point sur les événements en cours. Les elfes, les nains et les humains des royaumes voisins sont ainsi invités à venir à la capitale pour discuter, tranquille pépouze, de la situation. Le roi a tôt fait d’exposer celle-ci : les orcs massacrent des garnisons entières, brûlent des villages, chient dans les fourrés et capturent des humains pour les sacrifier dans le but d’amener leur horde au travers du portail magique qu’ils bâtissent.

« Du coup, je demande votre aide à vous, peuples de notre monde en paix aujourd’hui menacé. Amis elfes ?
– Rienafout’. Nous sommes justes et sages, aussi va-t-on juste hausser les épaules et quitter ce film sans rien faire d’autre.
– Super ! Et vous les nains ?
– Ouais, nous, on va faire la gueule parce que vous nous demandez des armes, mais pffff, bon…. allez, des armes, mais on ne vous aide pas plus, d’accord ?
– Génial ! On sent que c’est le monde entier qui est en danger, grosse implication. Mais du coup, sachant que nos peuples sont tous en paix, vous avez quoi de mieux à faire de vos armées ?
– Je sais pas… des parades ?
– Merveilleux. Les autres humains ?
– Rienabat’.
– Parfait ! Quelle intelligence collective ! Je déclare la séance levée ! »

Non mais…

Bon, prenons une grande inspiration et continuons.

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Quand je vous dis que la reine a tout le temps l’air d’être défoncée au crack, ce n’est pas juste les dialogues dont je parle, hein.

Le royaume de notre bon roi se retrouve ainsi seul ou presque, alors que les garnisons continuent à tomber. Et que par conséquent, on informe Anduin que son fils « est parmi les blessés de l’une des garnisons« , puisqu’il est soldat. En effet, dans une infirmerie aussi gigantesque que vide (c’était donc le seul blessé de sa garnison en fait ? C’est beau ! Ou alors quelqu’un a oublié de rajouter des blessés sur le font vert, allez savoir à ce stade), le fils d’Anduin, Junior, révèle sa terrible blessure : il a du mercurochrome sur le front. Oui. C’est tout.

Épique, on vous dit. Si ça se trouve, il s’est juste mangé une porte.

En tout cas, le roi décide de son côté de donner sa chance à Durotan et aux négociations avec sa faction rebelle orc. Accompagné de sa garde personnelle, de Garona, Anduin et Kadgar, tout le monde se rend donc au point de rendez-vous, à savoir, un défilé tout en haut de la montagne Spiridion, tout sombre et étroit.

« L’endroit idéal pour une embuscade, fait remarquer Orgrim, qui ne fait pas spécialement confiance aux humains.
– Oui, je sais, mais je me suis dit « Quoi de mieux qu’un endroit isolé et dangereux pour mettre en confiance mes alliés et ne pas me mettre en danger, moi ?« 
– …
– Je sais. Mais en même temps, ça va avec le reste, non ?
– C’est vrai. Bon, je vais voir où en sont les sentinelles. »

Et Orgrim de s’éloigner pendant que le groupe de cavaliers humains approche de Durotan et de ses orcs les plus fidèles. Aidé de Garona comme traductrice, Durotan a tôt fait d’expliquer sa requête : allions-nous pour péter sa mouille à Gul’Dan. Après, tout ira mieux.

Bon, moi je serais le roi, d’abord je poserais une ou deux questions, du genre :

« D’accord, mais mettons que l’on défonce Gul’Dan quand bien même on n’y connait rien à vos conflits de faction. Après, vous allez quand même faire venir les autres orcs, non ? Donc finir le portail et sacrifier nos villageois pour les faire venir ? Donc tabasser Gul’Dan ne change rien à nos affaires, en fait. Sauf si vous, orc d’honneur, vous disiez soudain que vous êtes en fait prêt à laisser crever tout votre peuple sur sa propre planète désertique ? »

Mais non, décidément, rien ne va droit dans ce film, et comme le scénariste n’a pas prévu cette éventualité, même Durotan trouve son plan parfaitement cohérent, puisqu’il consiste à oublier une donnée impliquant plusieurs centaines de milliers, voire millions de femmes et d’enfants de son peuple, comme ça, hop.

Tranquille. Et pourtant oublier femmes et enfants, je m’y connais, hein. Mais autant d’un coup, tout de même.

Cependant, alors qu’ils en sont à ces considérations, voici que les choses tournent mal. Car Orgrim, le bras droit de Durotan, n’est pas prêt à trahir son peuple. Aussi considère-t-il Durotan comme un traître et a-t-il prévenu les autres orcs, qui jaillissent de sous des piles de graviers (une excellente cachette, dont-ils sortent sans une once de poussière sur eux, par ailleurs, il faut le noter : des cailloux propres, sûrement), puis de l’autre bout du défilé pour venir meuler Durotan. Et les humains, en passant. Malgré la tentative de repli du roi, c’est donc rapidement la grosse bagarre.

Comme d’habitude, les humains se font défoncer en courant les bras en l’air dans tous les sens (une technique de guerre bien connue), à l’exception de ceux ayant un nom, qui eux, maravent de l’orc aisément. Gardien le Gardien, qui s’était téléporté sur place pour suivre les négociations de loin, décide d’aider les humains à se barrer en protégeant leur retraite, et crée un mur d’éclairs entre eux et les orcs pour leur éviter des ennuis.

Sauf que quelques humains n’ont pas réussi à passer à temps… et parmi ceux-ci, Junior, le fils d’Anduin, qui pour d’obscures raisons, était là ! Anduin pleurniche donc, voyant son fils entouré d’orcs qui massacrent tout ce qui passe.

« Junior nooooooon ! Ce mur d’éclairs infranchissable m’empêche de venir te sauver !
– Mais… mais non, papa ! Ton griffon n’est pas loin. Tu l’appelles, et pouf, en deux-deux, tu viens me sauver, ou il me sauve, enfin bref, le mur de cinq mètres, tu t’en fous.
– Nooooooooon, mon fils, bouhouhou….
– Papounet ? Mais, tu es débile ou…
– Meuheuhouhouhouhsnurfsnif !Mon fiiiiiiiiiiils ! Cette scène triste n’est pas du tout casée de foooooooooorce ! »

Et donc, alors qu’Anduin n’a qu’à claquer des doigts pour sauver son fils, Junior meurt, tué – forcément ! – par un orc avec un nom : Main Noire. Celui qui avait perdu son bras plus tôt, mais en fait, hop hop, il a repoussé, dites. Allez, on dira que c’est grâce au Fel, hein. Toujours est-il qu’il tue non seulement Junior, mais lance ensuite le corps vers son père. Sauf qu’il y a un petit raté dans les plans, et que tantôt le corps traverse la barrière d’éclairs, tantôt il est de l’autre côté. Bref, si c’est ratable, c’est raté.

160 millions de dollars seulement. À vous de me trouver ce qui est réussi dans le film. Non parce que même les bruitages repris directement d’Hearthstone, ça fait un peu peur, quand même.

Les humains se replient donc, quelque peu bougons, pendant que Gardien le Gardien de son côté, est mal en point, parce que faire des éclairs magiques, ça l’épuise, un peu comme moi ce film. Il est donc ramené à sa tour par Anduin, Kadgar et Garona, ainsi que leur griffon (vous savez, celui qui n’a pas servi à sauver Junior, quand je vous disais qu’il était à côté). Et sur place, lorsqu’il reprend connaissance, il remercie ses sauveurs, à commencer par Garona.

« Merci jeune demi-orque.
– De rien.
– Vous ai-je parlé de l’amour ?
– Que… QUOI ?
– Car j’ai eu beaucoup de mal à rencontrer l’amour, savez-vous ?
– MAIS DE QUOI TU PARLES ? MAIS QUI ÉCRIT CES DIALOGUES ? ON SE PREND DES BRANLÉES ET TOI TU ME PARLES DE TINDER ? TU AS L’ADN DE LA REINE OU QUOI ?
– Car figurez-vous que j’ai voyagé fort longtemps pour le rencontrer. Et c’est auprès d’un peuple fort lointain qu’enfin, j’ai trouvé une femme qui…« 

Non mais sérieusement ? C’est le genre de mec qui sur Omaha Beach un matin de juin 44, te demandait ton signe astrologique pour faire un test Biba ? Alors peut-être est-ce là une manière fort peu subtile de nous dire que Gardien le Gardien a voyagé loin et couchaillé avec de l’orc, et qu’il est donc le père de Garona, mais en fait, on n’en saura rien et c’est tellement naze que je propose d’aller nous poncer les yeux et de nous bétonner les oreilles avant de poursuivre. Voilà.

Gardien le Gardien renvoie donc Garona à la capitale d’un petit sort de téléportation, et peut aller s’occuper d’autres sujets, comme par exemple, rendre une petite visite à Kadgar. Qui dans une chambre d’auberge, étudie le fameux livre qu’il a piqué dans la bibliothèque du Gardien (qui ne concerne en rien les soupes aux poireaux, c’est très décevant), et en a sorti quantité de notes. Le Gardien se téléporte sur place, le surprend, fait un peu la tête, brûle toutes ses recherches en claquant des doigts, et récupère le livre en disant simplement à sa vue « Celui-ci ? Hmmm… un choix intéressant. » Retenez bien ça, car ensuite, le Gardien s’en va.

Je suis sympa, je vous ai passé toutes les scènes où Garona fait du gringue au héros. Parce que oui, Mesdames, c’est connu : dans un monde hostile, avec une race inconnue qui vous a capturée et alors que les vôtres sont en danger, votre première préoccupation, c’est de montrer que vous êtes chaude comme une baraque à frites, puisque femelle.

Kadgar, lui se rend promptement auprès d’Anduin pour lui expliquer ce qu’il vient de se passer.

« Anduin, Gardien le Gardien m’a rendu visite, et ce petit saligaud a brûlé toutes les notes que j’avais prises à partir de l’un de ses livres, volé dans sa bibliothèque.
– Hmmm. Et il traitait de quoi, ce livre ?
– Du portail ! Et regardez cette illustration que j’ai réussi à sauver et qui bouge toute seule.
– Hooo, c’est choupet !
– Ahaha oui merci, d’ailleurs je… non, attendez, concentrons-nous : cette illustration dit que le portail doit être ouvert des deux côtés… comprendre, quelqu’un en ce monde a appelé les orcs ! Et il est écrit « Demander à Jeannette », j’ignore ce que ça veut dire.
– Et Gardien le Gardien a brûlé toutes tes notes ? Intéressant. »

Oui. Et surtout, si Gardien le Gardien est bien une petite enflure, s’il a choppé Kadgar étudiant un livre volé sur le portail, peut-être aurait-il dû le buter aussi, tant qu’à être là, non ? Puisque du coup, il savait qu’il devait avoir percé son secret ?

Hé non. Sinon, le film s’arrêtait là. Il est sympa, Gardien le Gardien. Il préfère perdre à la fin, pourvu qu’on soufre plus longtemps. Monstre !

Kadgar et Anduin se divisent dès lors en groupes de un. Kadgar va aller à la cité des Magiciens Magiques© (puisque donc, non, il n’a jamais été l’élève du Gardien contrairement à ce qui était affirmé au début du film, ou alors le Gardien a une chaire sur place et fait de petites heures par semaine pour arrondir ses fins de mois) prévenir ses compères mages, pendant qu’Anduin va rester à la capitale. Aussitôt dit, aussitôt fait, Kadgar se rend à la cité  des Magiciens Magiques©, où lorsqu’il arrive dans la grande salle du conseil, il est accueilli à grands renforts de « Non, dehors ! » « Tu as brisé tes vœux, va-t’en ! » « Tu n’es plus le bienvenu ici !« 

Parce que oui, les mecs se réveillent quand l’intrus est dans la salle de leur haut conseil. On dirait un peu certains politiciens en 1940.

« Ah non les Allemands, vous n’avez pas à entrer en France ! Si vous continuez on vous déclarera la guerre !
– Ach, z’est à dire qu’on est décha zur les Champs Elysées, là, ja ? Mais che note, che note. »

Voilà voilà. Et comme ces dialogues proviennent de figurants incarnant les membres du haut conseil, rater les lignes de texte de ses figurants, ce film se surpasse.

Bref. Kadgar explique la situation rapidement.

« Je ne sais pas si je peux faire confiance au Gardien. Par ailleurs, j’ai ici un papier avec une illustration qui…
– Ho, c’est choupet, vous dessinez bien !
– Oui je… raaah, mais arrêtez ! Regardez, il est écrit sur l’illustration copiée d’un livre du Gardien « Demander à Jeannette ». »

Les mages se regardent : comment connait-il l’existence de Jeannette ? C’est assez pour les convaincre, et le Grand Mage emmène Kadgar jusqu’à un gros cube magique qui flotte en l’air dans une salle secrète.

« Voici Jeannette le cube magique. Nous le gardons ici depuis des siècles, mais nous en ignorons tout. Si ça se trouve, c’est juste un gros parpaing. »

Mais à peine Kadgar a-t-il commencé à dire quelques mots devant la pierre que celle-ci s’ouvre et invite Kadgar à entrer (c’est ce qu’on appelle une pierre polie). Pendant que les mages eux, ne demandent même pas à le suivre, ou n’essaient d’étudier le phénomène. Bof, leur trésor le plus sacré qui s’active de manière mystérieuse depuis des siècles, vous savez…

Kadgar rentre dans la pierre, et se retrouve dans une sorte de dimension noire où l’attend dans un rai de lumière une sombre silhouette encapuchonnée : celle vue dans la bibliothèque qui lui avait indiqué le livre ! Et sous le capuchon, une vieille femme sourit à Kadgar. Sûrement une bibliothécaire en pré-retraite, j’en étais sûr.

« Je suis Jeannette. Un autre Gardien, si tu veux, mais différent.
– D’accord, si vous voulez.
– Je t’ai fait venir jusqu’ici pour confirmer tes doutes : oui, Gardien le Gardien est vil. Il a été corrompu. Il a amené les orcs jusqu’ici. Tu dois l’arrêter.
– Cool. Mais sinon, vous n’auriez pas pu juste écrire sur votre cube « Gardien le Gardien est un enculé » ? Histoire que tous les magiciens du coin le lisent et comprennent ? C’était sûrement moins fatiguant que de vous téléporter dans la tour du Gardien lui-même, me chauffer un peu, vous cacher dans un livre, attendre que je tombe sur la bonne page un peu au hasard, revenir ici, ouvrir une porte vers votre dimension et me dire ça.
– Oui mais c’était moins fun.
– Jeee vois. Bon, ben je retourne arrêter Gardien le Gardien, alors ? »

Et hop ! En route.

Mais, n’allons pas trop vite en besogne. Puisque pendant ce temps, quid de notre vieil ami Durotan ?

Car Durotan n’est guère glorieux. Depuis sa tentative de négociation avec les humains, il s’est non seulement fait tabasser par ses petits camarades, mais aussi lapidé à coups de chaussettes humides pour lui apprendre à trahir le grand chef Gul’Dan. Tout son clan des Loups de Givre subit d’ailleurs une purge, et c’est uniquement grâce aux remords puis l’aide d’Orgrim que la femme de Durotan et son enfant parviennent à s’enfuir. Et même si celle-ci parvient à suffisamment s’éloigner du camp, elle finit par être rattrapée par ses poursuivants, et parvient simplement à confier son enfant au fleuve avant d’être tuée par les vilains qui la coursaient. Sans parents et confié à un fleuve : on peut dire que l’enfant est dans la Moïse.

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Durotan, juste après la lecture du précédent calembour.

Et du côté de Gardien le Gardien ? Hé bien le bougre se remet doucement de ses précédentes aventures, mais toujours épuisé à force de faire de la magie pour un oui ou pour un non (c’est dommage pour un mage), il va s’effondrer dans sa piscine d’énergie bleue, sous le regard ému de Touvieux, qui est habitué à le voir faire ça. Sauf que cette fois-ci, tout change ! Puisque l’énergie bleue devient peu à peu verte, là où Gardien le Gardien la touche… du Fel ! Le bougre est corrompu comme c’est difficilement permis ! Touvieux devient Touchoqué, mais surtout, Tousec puis Toumort lorsque Gardien le Gardien bascule du côté obscur, suce la vie hors de sa carcasse pour revitaliser la sienne, et laisse le Fel l’envahir et tout corrompre dans sa tour.

Bien que ses traits se déforment et prennent une apparence démoniaque, il parvient à reprendre sa discrète forme humaine pour mieux se téléporter à la capitale humaine, où ça discute sec en salle du conseil, pendant qu’Anduin se bourre la gueule au schnaps pour oublier la mort de son fils. Les humains sont en train de faire leur plan pour attaquer les orcs et libérer les prisonniers avant qu’ils ne soient sacrifiés.

« Bien, qui a un plan pour attaquer ? 
– Moi, chef.
– Caporal Roudoudou ! Une idée ?
– Oui, sachant qu’on a des griffons… on balance de très haut des rochers sur leur portail, et bon, ben ils seront bien feintés. 
– Trop efficace, et puis les griffons, on essaie de ne jamais s’en servir pour ne pas finir le film trop vite. Autre chose ?
– On prend Gardien le Gardien, il se téléporte avec des tonneaux de poudre en haut du portail, et paf, pastèque.
– Raaah non, là encore, on pourrait gagner ! Et puis bon, ça obligerait Gardien le Gardien à révéler qu’il aide les orcs tout de suite, et on doit faire semblant de ne rien savoir, là.
– Hmmm… on envoie toutes nos armées leur bourrer la gueule ?
– Non ! Sinon on gagne. Je propose plutôt de positionner nos armées en défense, là où on sait qu’ils ne sont pas, et seulement envoyer le plus petit contingent possible sur place. »

Le plan est validé, le caporal Roudoudou renvoyé pour compétence, ce qui est intolérable dans ce film, et Anduin, qui a la présence d’esprit de trouver merdique le plan du roi (miracle !), gagne lui un billet pour les cellules royales le temps de se calmer et d’apprendre à savourer un bon plan de merde. Pendant ce temps, le roi et ses hommes se mettent en route pour aller tabasser de l’orc, oui, mais en petit nombre s’il-vous-plaît, et uniquement avec des fantassins parce que les griffons, la cavalerie, les armes de trait… jamais ! Ou bien est-ce le budget effets spéciaux qui touche à sa fin, un peu comme cet orc qui à un moment du film agite une arme dont le manche semble en mousse, mais passons.

Pendant que l’armée marche, allons voir ce qu’il se passe chez les orcs.

Car Orgrim est désormais le patron des Loups de Givre. Et il est chaudement remercié par Gul’Dan de l’avoir soutenu, durant une longue et ridicule scène où Gul’Dan suce la vie hors d’un humain juste à côté de lui, mais comme ça, pour rigoler, et puis juste assez pour le fatiguer mais pas assez pour le tuer, façon « Cet humain, c’est mon mojito à moi« . C’est assez nul, aussi Orgrim finit-il par quitter les lieux et se rendre à la cage où est enfermé Durotan pour l’en sortir et lui proposer… de défier Gul’Dan en combat singulier.

Attendez ! Vous voulez dire que depuis le début, il suffisait d’un duel pour buter Gul’Dan de manière légale ? Mais ! Mais alors pourquoi cette histoire d’alliance avec les humains s’il n’y avait pas besoin d’armée ? Si ça se jouait juste entre deux pinpins ?

Mais enfin ! Mais ? Que… je…. bouhou…. bouhouhou…

Dès l’aube, toute l’armée est donc réunie devant la tente de Gul’Dan, où son bras droit Main Noire (oui, je sais, c’est à la fois logique et pas évident) monte la garde, puis s’avance Durotan, qui lance la phrase rituel des duellistes orcs à Gul’Dan :

« J’vais t’péter la mouille !
– Viens-z’y pour voir ! »

Et c’est parti pour les deux qui se lancent dans le concours de claques traditionnel qui sert de duel chez nos amis orcs. Sauf que pendant que les deux se distribuent des taloches, voici que le portail derrière eux, qui était achevé, se met à briller d’une mystérieuse lueur verdâtre. Ah ! Celui qui a amené les orcs ici est en train de relancer le sort pour permettre aux autres orcs de venir ! Gul’Dan explique qu’il n’a plus de temps pour ce duel pourri, il a un portail sur le feu, aussi puisque la tradition l’empêche de se barrer du duel, il utilise sa magie pour absorber la vie hors de Durotan, qui se relève à plusieurs reprises pour tenter de finir le duel, jusqu’à ce que Gul’Dan malgré la difficulté à tuer proprement son adversaire, boive enfin l’intégralité de sa petite âme d’orc.

Durotan meurt donc, et les autres orcs sont un peu choqués : ouiiii, il a utilisé de la magie, et puis regarde-le, le Gul’Dan, c’est vrai qu’il a les yeux verts tellement il est pété de Fel, il a des os bizarres qui lui sortent du dos, ce n’est plus vraiment un orc, maintenant qu’on en parle…

Non mais vous n’aviez jamais remarqué avant, hmmm ?

« Hé, ho, ça suffit bande de petits branlotins, je vais vous remotiver, moi ! » s’exclame Gul’Dan en balançant un éclair vert qui brûle vif trois orcs histoire de montrer ce qui arrive à ceux qui ne lui obéissent pas assez vite ou doutent de lui. Un truc que j’ai toujours rêvé de faire à mes élèves.

Dis-donc, d’ailleurs, il est bien ce sort, Gul’Dan. C’est dommage que tu ne l’aies pas utilisé sur Durotan, et qu’à la place, tu aies passé deux plombes à absorber sa vie et à le laisser se relever encore et encore pour qu’il puisse avoir l’air cool devant toute la horde, alors que tu étais pressé et que l’avenir de tous les orcs reposait sur tes épaules et ta capacité à filer t’occuper du portail. Mais bon, hein, tu fais bien comme tu veux.

Et justement, pourquoi le portail s’active-t-il ? Hé bien parce que pendant ce temps, Gardien le Gardien, dans sa haute tour, a commencé le rituel pour amener les autres orcs. À nouveau sous son apparence démoniaque (comprendre : il a une barbe en picots), il erre donc dans sa tour en répétant encore et encore le nom d’Orcland, ce qui risque éventuellement d’ouvrir un portail vers un aquapark, mais passons. Car qui va l’arrêter ?

Anduin ? Il est en prison… mais pas pour longtemps ! Car son geôlier est soudain transformé en mouton, et jaillit de nulle part l’auteur de ce maléfice laineux… Kadgar ! Qui explique à Anduin de quoi il retourne : il faut aller voir Gardien le Gardien. Et lui taper très fort sur les testicules pour lui transmettre toute l’expression de leur désarroi. En route mon bon ! Ah, si seulement j’avais su plus tôt que le Gardien était corrompu ! Par exemple quand je l’ai vu utiliser le Fel contre les orcs ! Ou quand j’ai dit que le Fel sentait très fort, et donc, que logiquement, pour moi, le Gardien devrait puer le phoque qui se néglige. Mais allons !

Les deux compères et leurs moyens de transport fantastiques ont tôt fait d’arriver dans la tour de Gardien le Gardien, et l’affrontent. Gardien le Gardien, qui est quand même sympa, évite de les tuer en un seul sort. Non, en lieu et place, il se contente de faire des trucs comme « Grou, j’active mon golem géant pour qu’il vous tabasse ! Vous ne l’aviez pas vu venir, qu’il allait servir à se battre, hein ?« . Tout le monde se bastonne donc joyeusement, jusqu’à ce qu’après moult aventures sans grand intérêt, Anduin et Kadgar parviennent à forcer le golem à s’effondrer sur la tronche de son maître. Ce qui lui fait un peu bobo (ça et les discours pourris du genre « Gardien, je sais que tu es tout démoniaque, mais pense à l’amour et à l’amitié ! » qui oui, sont nazes, mais oui, parviennent à le déconcentrer et à l’affaiblir. Je… misère). Et l’empêche de continuer à garder le portail ouvert.

Comment réagissent les orcs ?

Allons voir ! Car revenons quelques instants en arrière. Gul’Dan, voyant le portail s’activer, s’empresse de préparer le sacrifice des prisonniers humains. Mais en parlant d’humains… c’est au même moment que l’armée royale se pointe, prête à distribuer des mandales ! Le roi ordonne donc à ses troupes de sauver le maximum de prisonniers, et de charger l’ennemi en usant de leurs flingues, fraîchement fournis par les nains, qui piquent un peu les orcs. Sauf que Gul’Dan active le portail en sacrifiant moult prisonniers (mais pas tous d’un coup comme lors du premier portail, il est sympa, Gul’Dan, sinon après il n’y a plus personne à sauver), et que des renforts orcs arrivent au travers d’icelui.

« Ho, ben crotte alors ! Si seulement on avait su qu’on attaquait une armée déjà supérieure en nombre avec en plus possibilité de renforts, peut-être aurais-je emmené plus de troupes au lieu de les poster à garder du rien ! » s’exclame le roi, voyant ses hommes se faire massacrer. Vite ! Que ses troupes se ruent vers les prisonniers !

Heureusement, au même instant, un phénomène magique se produit.

Gardien le Gardien vaincu, le portail s’arrête net. Plus de renforts pour les orcs ! Et mieux encore, alors que dans la tour, Anduin file chopper son griffon pour partir aider l’armée royale, Kadgar va près de Gardien le Gardien, qui agonise. Et celui-ci se met à marmonner le nom de la capitale humaine… il ouvre le portail à nouveau, oui, mais droit sur le cœur du royaume !

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Anduin et son Junker-87 Griffon piquant sur… mais ? Attendez ? Des flammes ? Des explosions ? Mais qu’eeest-ce que ça fout là ? Quelqu’un a dû dire « Écoute, c’est un champ de bataille, met des trucs qui pètent et brûlent, d’accord ? »

Personnellement, je me serais exclamé « Le rabouin, il tente d’ouvrir une voie royale aux orcs vers la capitale sans défense pour se venger ! Tu vas voir si tu incantes toujours aussi bien quand je te glisse mes phalanges dans la bouche !« 

Mais à la place :

  • Kadgar lance « Ah, un portail vers la capitale, merci Gardien, dans ton agonie, tu rattrapes tes erreurs passées ! »
  • Le roi annonce depuis le champ de bataille, en voyant le portail pointer droit vers sa ville « Merci Gardien ! Grâce à toi, nous allons pouvoir évacuer les prisonniers plus vite !« 

Sauf que :

  • Gardien le Gardien ne pouvait pas savoir qu’il resterait des prisonniers vivants une fois le portail activé (en fait, c’est même illogique)
  • Kadgar n’a aucun moyen de savoir que Gardien le Gardien n’est par exemple pas fourbement en train de relier Orcland à la capitale sans passer par le champ de bataille.
  • Le roi n’a aucun moyen de savoir que c’est le fait du Gardien (il ne sait pas qu’il contrôle le portail, aux dernières nouvelles), donc devrait plutôt redouter une ruse orc

Mais non, merci, là encore, tout le monde va bien.

Au passage, et parce que ce film continue à creuser sa propre tombe, et les catacombes de l’intellect avec, dans son agonie, Gardien le Gardien parvient à parler. Et tout de même, s’explique.

« Kadgar… tu vas être le nouveau Gardien…
– Ce que vous répétiez sans aucune raison depuis le début du film. On ne le voyait pas du tout venir, du coup. Bon, sinon, petite enflure, pourquoi vous être mis au Fel ? Et pourquoi avoir amené les orcs chez nous ? Hmmm ?
– Parce que…
– *suspens*
– Parce que…
– *tension*
– Parce que je me sentais seul. »

Woputain.

Ce… non ! C’est une blague ?

« Mais Gardien ? Vous êtes con ou bien ? Ça fait 6 ans que vous étiez dans votre tour à ne pas vous montrer ? Et vous pouvez vous téléporter ! Vous pouviez venir au palais quand bon vous semblait ou vous téléporter au bordel sur demande pour aller voir Germaine la goulue ! Mais nooooooon, à la place, vous vous êtes dit « Tiens, si j’ouvrais une porte dimensionnelle pour amener une horde orc avec laquelle je ne pourrai même pas parler, ce qui ne changera rien ici à part foutre la merde ?« , hein ? C’est ça ? Tout le film repose donc sur un mec qui a oublié qu’il pouvait sortir de chez lui quand il voulait ?
– C’est ça. Je… je crois que je vais mourir pour abréger l’intrigue.
– Mouais, allez faites ça avant que je ne vous bute.
– D’accord. Raaah… *couic*. »

L’armée humaine se bat donc autour du portail pour évacuer ses prisonniers via le portail… jusqu’à ce que le Gardien décède, que le portail se ferme en conséquent, et que les humains se retrouvent encerclés au milieu d’une troupe orc supérieure en nombre. Ils commencent donc gentiment à se faire massacrer, jusqu’à ce que le roi se tourne vers Garona, qui se bat à ses côtés.

« Garona ! Tuez-moi !
– Que… mais bordel, qu’est-ce que c’est encore que cette idée débile ?
– Si vous me tuez, les orcs vous feront confiance ! Et vous serez un lien entre nos peuples !
– Je suis mi-bâtarde, mi-esclave mec, ils ne me feront jamais confiance. Et puis barrez-vous plutôt en griffon, vous serez plus utile vivant, vous savez. Et puis emmenez-moi aussi, tant qu’à faire. Parce que buter le chef de l’armée humaine après leur avoir servi de traducteur, les avoir guidé jusqu’au portail, avoir participé aux négociations avec Durotan, et maintenant, avoir tué plein d’orcs, bizarrement, ça risque surtout de passer pour la dernière action d’un collabo qui a senti que le vent tournait. Pas vraiment un acte héroïque empli de convictions profondes.
– Mais le film n’a aucun sens, alleeeez tue-moiiiiiiiiiiiiiiii heuuuuuuuuuu !
– Bon remarquez, maintenant, j’ai envie de le faire. Hop. »

Et Garona plante la dague que la reine lui avait donné dans la gorge du roi, qui en meurt, dites. Les humains se font donc massacrer, alors que Garona est portée en triomphe par les orcs, puisque décidément, eux aussi sont débiles. Et elle est amenée devant Gul’Dan, qui l’accueille officiellement dans le clan comme fière héroïne, allez zou, ça, c’est plié, merci bonsoir.

Mais sur ces entrefaites, un cri déchire le ciel : c’est Anduin qui arrive sur son griffon ! Et voyant une armée de milliers d’orcs piétinant les cadavres des humains, il décide de se poser en plein milieu pour aller récupérer le corps du roi, son beau-frère rappelons-le. S’ensuit une scène qui oblige les spectateurs à ne pas rire de manière un peu gênée, un peu comme ça vous arrive parfois devant certaines vidéos youtube quand vous avez honte rien que de regarder, puisque Anduin se pose en plein milieu des orcs, et… se bat avec un ou deux orcs, qui arrivent par groupe de un, alors que tout le reste de l’armée orc reste collée sur l’écran vert qui sert au film, à agiter les bras autour d’Anduin sans l’attaquer, surtout. Son griffon distribue aussi quelques patates de son côté, et finalement, alors qu’Anduin est penché sur le corps du roi à prendre l’air triste pendant que personne ne le dérange (ah non mais je vous dis, au milieu de toute l’armée ennemie, tranquille), quelqu’un prend enfin la décision de l’assommer.

Anduin est donc traîné jusqu’au milieu du camp ennemi, où… on lui propose de participer au combat rituel !

C’est con pour le roi, dites. Il s’est suicidé alors que depuis le début, il pouvait aller défier en combat singulier le chef ennemi. C’est ballot.

Anduin se voit offrir de combattre Main Noire, le bras droit de Gul’Dan et assassin de son fils, qui a été boosté au Fel et est encore plus fort et méchant qu’avant. Heureusement, Anduin le tue en un coup et un seul en… glissant entre ses jambes et lui tapant dans les clochettes ! Je n’invente pas, c’est véridique. Le combat dure donc 5 secondes et nous apprend ainsi que tout orc tombe du premier coup si vous lui visez les baballs. Hé bien, je connais des parties de Warcraft qui auraient été bien plus courtes si ça s’était su avant.

Anduin vainqueur, les orcs le saluent et le laissent partir, car il s’est battu honorablement (il… il a visé les bouboules, enfin ?!), malgré les protestations de Gul’Dan, qui hurle qu’on le tue, et pourrait le faire là, tout de suite, en usant d’un de ses sortilèges, mais préfère faire du rien et couiner parce que sinon, on ne pourra pas vendre une suite au film.

Les orcs restent donc là, avec désormais leur nouvelle héroïne Garona, à regarder Anduin partir sur son griffon en emmenant le corps du roi avec lui. Qu’il ramène à la capitale pour montrer que c’est avec la dague de Garona qu’il a été tué, donc, que c’était rien qu’une sale traîtresse, comme tous les orcs. Les funérailles du roi ont donc lieu, durant lesquelles le peuple humain tout entier scande le nom d’Anduin, l’implorant d’aller latter les orcs pour venger cet affront. Et…

… FIN !

Avec une brève séquence qui s’ensuit durant laquelle des humains tombent sur l’enfant de Durotan, qui a fini de dériver et va donc avoir une vraie éducation humaine.

Il est donc aussitôt baptisé Willy.

Puisqu’ils ont sauvé Willy, l’orc en danger.

Et vu le niveau du film, je trouve que ce calembour lui fait honneur.

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Et je vous laisse avec les funérailles du roi, qui puent tellement le fond vert et la 3D qu’on dirait un hommage à Spartatouille.


« Mais patron, Warcraft, pour beaucoup de gens, ce n’est pas le jeu vidéo de 1994, c’est plutôt World of Warcraft, le jeu de rôles massivement multijoueur qui eut tant de succès !« 

Diego esquive de justesse la bûche enflammée que je viens de tirer de la cheminée pour lui envoyer au visage, lui rappelant ainsi en peu de mots mon peu de goût pour la contestation de mes opinions.

« Allons Diego, pour qui me prends-tu ? Ce film est tiré du jeu de 1994. Pas de World of Warcraft.
– Comment le savez-vous, patron ?
– Facile : parce que si le film était tiré de World of Warcraft, il serait fort différent.
– Moi je ne vois pas en quoi il…
– Diego : allume le projecteur et branche cette clé USB dessus.
– Mais…
– Ce sont les premiers essais du script du film que je viens de spoiler, mais réalisés à partir de
World of Warcraft.« 

Diego lève un sourcil, que je l’aide à rabattre promptement d’une bûche bien ajustée, et c’est donc le visage noir de suie et de honte bien méritée que le bougre s’en va activer le projecteur. Sur le mur blanc, le mot Warcraft apparaît, avant que le film ne se lance.

« Gul’Dan, Gul’Dan, notre monde est en ruines, que devons-nous faire ? Le… mais ? Attendez Gul’Dan, qu’est-ce que ce gros point d’exclamation qui flotte au-dessus de votre tête ?
– C’est parce que j’ai une quête pour toi et notre monde. Clique-moi dessus.
– Heu… okay ? *clic*
– Durotan ! Tu as activé la quête du sauvetage de notre peuple, comme 3 millions d’autres joueurs avant toi ! Tu vas devoir guider notre horde vers un autre monde, et pour ce faire, utiliser un portail dimensionnel géant ! 
– Ho !
– Aussi, pour l’activer, voici ta première quête : va me chercher 5 peaux de sangliers.
– Que… quel rapport avec le…
– Tu es niveau 1, Durotan ! Merde, il faut bien commencer quelque part ! »

Diego pâlit sous la suie, et j’accélère un peu.

« Gul’Dan ! J’ai tes 5 peaux de sangliers.
– Tu en as mis, du temps !
– Alors oui, mais il y avait 45 mecs avec la même quête qui attendaient autour de la zone des sangliers. Dès qu’il y en avait un qui apparaissait, la pauvre bête était assaillie comme une vulgaire bière belge fraîche sur un festival de métal.
– Qu’importe ! Merci, Durotan. Tiens, passe niveau 2 pour fêter ça. Et maintenant… la suite de la quête !
– Guider mon peuple ? Traverser le portail ?
– Non ! Tuer 15 lézards et me ramener leurs langues ! »

Je me tourne vers Diego d’un regard empli de tristesse et de mépris, et le pauvre est obligé de s’asseoir à même le sol pour ne pas s’effondrer, alors que de grosses gouttes de sueur roulent dans la suie sur son visage et tombent en gouttes noires sur le parquet qu’il devra nettoyer une fois de plus.

« Mais c’est comme ça tout le long ? s’inquiète-t-il, me laissant éclater d’un grand rire.
– Bien sûr que non Diego, lui dis-je en m’allumant un cigare. C’est après que ça devient intéressant.
– Ah oui ? »

Je tire la première bouffée de tabac et souffle lentement la fumée vers le mur où les images continuent à défiler.

« Après, tu peux suivre Durotan qui se demande pourquoi un lézard sur deux n’a pas de langue. Par contre, a à la place lorsqu’on le fouille, une cape et une arbalète. Fascinant, te dis-je ! Je ne comprends pas pourquoi ils ne sont pas pas allés plus loin.« 

Et tout en continuant à profiter de cet excellent cigare, je ferme les yeux en me laissant bercer par les sanglots de Diego, encore trop naïf face à la médiocrité de ce monde.

Il a encore tant à apprendre.

129 réponses à “War(cra)craft

  1. « il faut le notez » Oh la belle coquille.
    Sinon très bon article, mon avis rejoint donc le votre. Dramatique.

  2. Fist!
    Je suis allé voir le film avec un ami fanboy et il a adoré retrouver les persos/ lieux/ maps.
    J’ai dû achever la bête avant contamination…
    D’ailleurs au moment où Gardien explique sa trahison (je me sens seul..) Je n’ai pu m’empecher de rire pendant 5 bonnes minutes.
    Que les scenaristes se pendent!

    • Je cite : « Fist! »

      A ce niveau là, quatre bonnes raisons :
      – le simple fait de vouloir être le « first »
      – le fait de se viander lamentablement
      – le fait de mal orthographier rend votre source d’orgueil pathétique encore plus … pathétique
      – je considère l’usage de ce mot anglais comme une invitation supplémentaire.

      Penchez vous, serrez les dents, je mets mon gantelet. Celui en acier oui. Avec des pointes et des barbelés.

      • Cher camarade, le sens que vous donnez au mot « pathétique » est en fait lui-même un anglicisme assez dégueulasse dérivé de l’anglais « pathetic ». En français, pathétique veut dire émouvant, poignant !
        Dans le cas de Monsieur Fist, les mots « pitoyable » ou « lamentable » conviendraient bien mieux pour le décrire, si vous permettez.

        J’espère que Monsieur aura su apprécier la réponse si élégante faite à son offre.

      • Le grand retour d’Usurpator. T’as pris des cours de français apparemment , y’a pas de fautes aujourd’hui.

      • Mais… mais… mais éclairez moi, bordel ! C’est qui ce type ? Usurpator ? Jonathan ?
        Et qu’est-ce qu’il a fait ? Pourquoi tant de haine ???

  3. Quand je pense qu’au départ, Blizzard ne voulait vendre les droits du film à Uwe Boll de peur qu’il soit trop nul…

    • Ah ouais… quand même… Uwe Ball avait postulé pour le poste ?! La vache ! Les fans de Warcraft auraient teeeeeellement pris cher…

  4. Summum of epicness reached !

    J’espère que le film marchera bien, comme ça il pourra y avoir de super acteurs pour le prochain : Nicolas Cage, Steven Seagall, les acteurs morts de Game of Thrones,…

    J’ai hâte !

  5. Comme d’hab’, super article, merci OC.
    Cependant, il y a deux de vos remarques, jouissivement acerbes qui ne sont pas fondées:
    – Kagdar est impressionné par la baraque du gardien (et sa bilbiothèque) parce que…. il n’y est jamais allé! En gros, ils étudient à un autre endroit (ouaip Poudlard!)
    – Garona n’est pas humaine ork mais Hip’Zterz/ork. Non, parce que faire de métis avant même de passer le portail…. grosse performance, quand meme! ^^

    • Et pourtant… Garona est bien à moitié humaine a priori et donc la fille de l’Endive, puisque c’est le seul humain à avoir pu aller là-bas. C’est pas dit texto que c’est son père m’enfin entre ça et la fleur magique (et surtout la tête de garona devant la fleur magique) on se doute que le monsieur a voulu tenter de nouvelles expériences !
      Quant aux remarques injustifié il y en a plusieurs, la plupart étant due au fait que notre chère Odieux anthropomorphise les Orcs ! Un Orc n’a pas les mêmes valeurs morales et sociales qu’un humain ;p Et la ligne du temps est loin d’être clair aussi, parfois entre deux scènes il peut aussi bien se passer un nuit que deux semaines.
      Mais la critique reste fun !

      • Rha! Fichtre! En effet, j’avais oublié ce morfalou d’Endive qui va faire ses cochonneries sur d’autres plans! En même temps, ça m’étonnait franchement que Hip’Zterz+ork= quelque chose de vaguement humain. Je bats ma couple devant cette évidence et te remercie, cher(e) Zephire.

      • Et pourtant non. Garona est une demi-orque demi-dranei (les hipzterz). C’est dans le lore de l’univers, car rappelons qu’aucun des éléments majeurs du film (pas le scénario exact mais les grandes lignes et dénouements) sont bien déjà existants avant celui-ci.
        Par contre le commentaire suivant est « vrai », Guldan lui fait croire à sa demi-humanité. On se demande juste comment elle peut y croire vu que personne de son peuple n’a vu d’humain avant. Car non Gardien le Gardien n’est jamais allé chez les orcs puisqu’il ne connait pas Guld’an. Il a simplement du être mis en relation avec lui par le biais d’un pacte des 2 avec le même démon (celui qui sent le souffre).

      • « On se demande juste comment elle peut y croire vu que personne de son peuple n’a vu d’humain avant. »
        Je ne suis plus sûr à 100%, mais il me semble que c’est Gul’Dan qui ordonne la « conception » (j’entends par là qu’il ordonne à une troupe d’orcs de violer de la Dranei) de Garona et ensuite lui lance un sort qui lui permet de prendre contrôle de son esprit et peut donc lui faire croire n’importe quoi.

      • Au temps pour moi ! C’est le manque de corne qui m’a perturbé pour une semi-draenei… et le fait que le film du coup nous fait croire à sa demi-humanité (la-dessus je persiste ;p possible que le scénar ait dévié sur ce point pour les besoins de l’histoire ou tout simplement je suis formatée par les clichés hollywoodiens X) ).

    • « Garona n’est pas humaine ork mais Hip’Zterz/ork. »
      A ce stade de l’histoire Garona elle même ne connait pas réellement ses origines. Gul’dan lui fait croire qu’elle est humaine/orc

    • Une remarque audacieuse. Cependant, il semblerait que les scénaristes aient décidés qu’ici, Garonna sera mi orc / mi Gardien…. Ce qui est drôle lorsque l’on sait que, dans l’Histoire du jeu, Garonna portera l’enfant dudit Gardien. Vous me direz, l’inceste, tant que ça reste en famille …

      • Après c’est vrai qu’ils peuvent modifier son histoire, vue ce qu’ils ont fait à celle de Durotan, Orgrim… Tous les personnages principaux du film en fait.

      • Ou, tout simplement qu’elle est déjà cet enfant, comme le dit un de nos petits camarades plus haut! :)

    • Alors, il me semble avoir compris qu »ils avaient déjà fait des incursions chez les humains avant qu’ils ouvrent le grand portail. Mais bon, par rapport au scénario de l’histoire originale, j’étais en PLS tellement on était loin du compte. J’en viens à dire qu’ils ont pris quelque libertés à prendre des éléments d’un jeu vidéo connu pour faire leur film de fantasy. Pour ce qui est du charisme des personnages, l’OC est bien trop gentil avec eux. Après 5 min de film, j’attendais qu’ils me montre les vrais héros.. comment ça, ils sont déjà à l’écran…. ah euh bon ok…. (/me se remet en pls)

      • De toute façon, le meilleur acteur, dans e film, c’est le murloc !!!! ^^

  6. Dire que David Bowie a dû se taper le visionnage de ce film… de quoi achever un homme.

    • C’est pour ça qu’il a dit qu’il était fier de son fils toussa toussa. Prêt à tout pour ton petit commentaire sarcastique exagéré hein ? Écoute si ça te fait te sentir vivant…

  7. Je suis donc le premier (pour une fois !!!).

    Bonne critique, j’ai vu ce film et je l’ai plutôt apprécié en fait, bon c’est sûr que quand on n’a jamais joué aux jeux vidéos et que l’on n’est pas familier de l’univers, on est un peu perdu, mais bon…

    Le film s’apprécie en lui-même pour ce qu’il est : un divertissement sans prétentions, avec un univers fantasy basique à effets spéciaux, on débranche le cerveau et on se laisse porter. Les armures et costumes, c’est vrai que ça fait plastique, ça m’a fait rire pour le coup. C’est volontaire ? Il paraît que ça viendrait du jeu, qui assume n’être qu’un jeu et assume son esthétique toc (et toc !).

    Rien compris aux histoires de magie blanche et magie noire (enfin verte, le fameux Fel). Enfin le principe est clairement expliqué mais au début, ça déroute. Les personnages sont basiques, les acteurs ne sont pas très bons.

    • Donc t’as apprécié « d’être un peu perdu », de ne rien avoir compris aux histoires de magie, les acteurs pas très bon et les personnages basiques. En effet, faudrait pas regarder des films trop prétentieux, ça doit faire mal de rebrancher son cerveau après une longue période de non utilisation.
      Après tout pourquoi pas.

      • Le souci que j’ai, avec le Cinéma, c’est que j’ai l’impression que TOUS les films qui font un peu d’effort sur le design se torchent complètement avec la partie scénario.

        Débrancher son cerveau, de temps en temps ça peut être cool, mais tout le temps… ça risque de devenir une habitude quelque peu gênante…

  8. Malgré le fait que j’ai apprécié le film, j’ai bien aimé ce spoiler. C’est toujours plus honnête que certains critiques américains qui ont bombardé le truc alors qu’il est pas encore sorti chez eux.
    Genre ceux comparant la horde orc à la crise d’immigration. Parce qu’ils sont bruns et sauvages, vous voyez ? Ce film est clairement raciste, du coup.

    • Ils ne se fatiguent pas des masses, c’est exactement le même genre de critique qu’a eu le seigneurs des anneaux, le cycle de romans.

  9. Bonjour Odieux,

    magnifique spoil comme d’habitude, mais on sent qu’à force de nullité scenaristique, il va être difficile de continuer à trouver de quoi en rire…

    En vous lisant, on sent que l’incohérence des personnages face aux situations est votre sucre d’orge. N’auriez vous pas la possibilité d’appliquer vos fines analyses à l’Histoire, qui regorge de scénarios abracadabrantesques, de personnages obsédés, idiots ou inutiles et de situations improbables ? Une décryptage historique en forme de spoil, en remettant l’idiotie humaine au cœur du débat, aurait de la gueule !

    Bon courage pour vos futures aventures.

    • Il est certain que l’Histoire ne manque pas de cas.
      Je pense tout de suite, par exemple, aux « gradés » envoyant à la boucherie les soldats armés de baïonnettes pour prendre d’assaut une tranchée défendue par des mitrailleuses allemandes. Dans le genre « epic fail », ce n’est pas mal.

      Avec le talent qu’O.C. a en main (mais non, voyons, pas dans ses moments de solitude, affreux vandales !) et sa culture historique (voir historique culture?), il est en effet à parier que ce serait très intéressant et moins inerte qu’un cours classique tels que j’ai pu connaitre dans ma jeunesse. Un peu à la Alain Decaux, mais avec surement plus d’impertinence, de remarques décalées et de mauvaise foi.

  10. En tant que bon fanboy, j’ai apprécié le film qui respecte relativement bien l’univers. Mais je ne dis jamais non à une critique de l’OC, surtout quand elle est de qualité comme celle-là (on est presque au niveau de Gods of Egypt, c’est dire)… Les principaux défauts du film, comme le fait que Gardien le Gardien soit méchant sont en fait issu de l’histoire de base… Il faut admettre que l’histoire de Warcraft n’est pas non plus d’une richesse inégalée, on sent bien la patte américaine et le manichéisme latent.

  11. Bon, sans rire s’il y en a qui se demandent s’il est une bonne idée d’aller voir ce film, moi je vous le conseille.
    Parce que bon, certes il n’est pas parfait mais pour une fois qu’on se tape une adaptation de jeux vidéo pas en mode « T’as vu ? Y a tel perso ! Et t’as vu ? Y a ça ! » fanservice à fond, ça fait tout de même plaisir.
    J’attends bien la suite. (et je suis même pas fanboy de la saga de jeux, j’ai joué qu’au 3.)

    Par contre oui, une grande majorité des incohérences relevées ici sont bien fondées ^^’
    (mis à part quelques-unes :

  12. Excellent article comme d’habitude, même si le principe même du site est de gommer tout ce qu’il peut y avoir de positif dans ce film (et qui est analysé dans une critique plus mitigée ici par exemple : http://cleek.fr/2016/06/warcraft-v-angry-birds-critiques/), un début assez divertissant avec des personnages clichés mais assez correctement écrits, et la qualité des effets spéciaux des Orcs (qui tranche évidemment avec tous les autres effets spéciaux ^^). Attention à la petite faute : « Il préfère perdre à la fin, pourvu qu’on soufre plus longtemps. » !

  13. Cela me fait penser à l’adaptation de Dungeon & Dragon. Mais pourquoi font-ils toujours des histoires « tout pourrie » (à la Christophe Lambert) dans les adaptations de jeux vidéos ? Bref.

    Merci O.C. pour ce nouveau spoil.

      • En même temps j’ai aussi pensé à ce merveilleux film tout pourri qu’est l’adaptation de D&D en lisant le spoil. Bon cela dit j’ai cru comprendre que ce n’était pas aussi catastrophique cette fois… (en même temps je vois mal comment ça aurait pu l’être)

      • Oui, oui, je vois où vous voulez en venir : D&D et AD&D est avant tout un jeu de rôle papier sur table auquel j’ai joué par le passé (ma douce période rôliste au lycée et à la FAC).

        Mais, si, si, il y a eu des jeu vidéos estampillés D&D ou AD&D, comme la très célèbre série des « Baldur’sGate » (dont notre cher O.C. a déjà fait allusion par le passé).

  14. Roh j’aime beaucoup la scène de funérailles du roi, d’une qualité qui rappelle heroes of might and magic 3!

  15. Même si le film déborde d’incohérence, ça reste un bon film. FanBoy (surtout fanboy) ou pas (Ca reste divertissant). le monde de Warcraft a plus de 20 ans, est décliné non pas en quelques jeux vidéo mais aussi en une flopée de livres, comme la trilogie de la guerre des anciens (mettant en scène Brox Rhonin et Krasus étant éjectés dans le passé).
    En mon sens, warcraft, contrairement à ce qui est dit plus haut, est un monde tellement riche en histoire, en détails de toute sorte, personnages et faits de toute sorte, que ça reste très difficile de faire un bon film sans pour autant qu’il reste de niche. Jones avait deux possibilités en effet :
    – Faire un film de niche, très fidèle au monde, mais où toute personne étrangère au monde n’aurait compris le moindre truc.
    – Faire un film plus grand publique, mais en étant obligé de pactiser avec les incohérences.

    Pour ceux qui l’ignorent :
    – Garona est une sang mêlée entre un orc et un Draenei (ici on les voit au tout début dans les cages mais les décrire nécessite un film complet).
    – Medivh est corrompu par Sargeras, le titan de bronze. Celui-ci s’est introduit dans la mère de Medivh, Aegwynn, alors enceinte de lui et à l’époque Gardienne, lorsqu’elle le vainquit en duel.
    – Le bébé orc est d’une importance capitale dans l’histoire de warcraft, parce qu’il s’agit de Thrall (Allez voir les wiki pour en apprendre plus sur lui)

    J’acquiesce néanmoins que certaines incohérences sont indiscutables, sans pour autant nuire à l’ensemble du film.

    J’aimerais quand même dire, au risque de m’attirer les foudres du public ici présent, et surtout aux stagiaires de notre cher hôte dont leur âme est à leur maitre, ce que celle des vendeurs d’Apple sont à Steve Jobs que la conclusion est à vraiment décevante et pas inspirée du tout. Certes, World of Warcraft est bien comme décrit, à savoir rempli de quêtes où l’on doit ramener des yeux de serpent et des fourrures de sanglier en pagaille. Mais ces quêtes ne sont là que pour familiariser le joueur avec les mécaniques du jeu et de sa classe. Sinon que dire des trois quart des jeux vidéo ? A quand une critique sur Super Mario Bros qui depuis 1988 passe son temps à laminer des tortues et se fracasser la tête sur des briques, pour sauver une princesse pas foutue d’éviter de se faire kidnapper par un croisement génétique entre un t-Rex et un Diplodocus ?

    • Y’a pas de honte a aimer les univers fourre-tout à la Warcraft et les collections de peaux de sangliers des meuporgues. Mais de la à vanter un univers d’une richesse inégalée, et des super quêtes super (parce qu’elles t’apprennent à jouer ?! sérieusement ?! Les didacticiels c’est trop super ?! Y faut d’tout pour faire un monde,mais là quand même …), y’a un gouffre de fanatisme qui craint du boudin caca.

      C’est comme si un clodo venait te vanter l’arôme subtil et les qualités nutritionnelles d’une 8-6! Arrête de déconner monsieur clodo, on sait très bien qu’c’est ta came, que t’aimes ça et qu’c’est d’la merde ! Pas besoin de tirer des plans sur la comète. Sois honnête.

      Ta came c’est d’la came, pas des pépites. Et c’est de la came légale, pas besoin de te justifier.

      • Je n’ai pas compris grand chose dans ces paragraphes, si ce n’est que tu as essayé de te donner dans une provoc sans saveur. Pour faire de l’effet à OC ? Bref…
        Comme je l’ai dit plus haut, il y a aussi des palanquées de romans, où on n’y lit pas que les protagonistes ont passé 200 pages à ramasser des queues de loup.
        World of Warcraft est un jeu, un MMO (pour les diabolisateurs, je te concède le terme de MEUPORGUE). Il y a avant tout un objectif vidéoludique. Donc je reste sur ma position que la conclusion ici est bâclée. Elle ne fait que cracher en douce sur le jeu et les joueurs. J’aurais préféré un truc plus constructif autour du film lui même.

      • 8-6 = alcool bas de gamme = WOW = c’est d’la drogue = drogue pour bas de plalfond = c’est pas un univers riche avec des super quêtes = je vois pas comment être plus clair monsieur le mogg bas de plafond = je referai bien un copier/coller de mon commentaire précédent mais ce serait un gâchis de caractères sans valeurs ajoutés.

      • Je me permet de répondre à l’homme le plus classe du monde, je suis comme ça moi. Je ne suis pas du tout fan de WoW à la base (l’esthétique du jeu m’a complètement rebuté mais ce n’est pas le propos). Pour autant, l’univers de Warcraft en général est effectivement extrêmement riche et travaillé (même s’il y a eu pas mal de retcon dessus au fil du temps). Le fait que le MMORPG soit blindé de quêtes fedex, c’est une chose, par contre c’est oublier un peu facilement les donjons, raids et autres quêtes bien plus compliquées et aux scénarios travaillés. Je n’ai certes pas joué directement à WoW, mais je connais un peu son univers par d’autres media et je connais le principe des MMO via d’autres jeux.

      • C’est bien la première fois que mon avis diverge (verge) avec le votre Georges !

        L’univers Warcraft est riche et j’ai passé « un peu » de temps sur WoW aussi étant plus jeune. J’adorais visiter les différentes zones, les Carmines et les Bois de la Pénombre étant des zones que je trouve particulièrement cohérentes et intéressantes.

        Les quêtes de Wow peuvent être rébarbatives pour certaines, mais il y a dans chaque zone une suite de quête qui raconte l’histoire de la zone. Celle qui mène aux MortesMines dans la Marche de l’Ouest était excellente par exemple, et j’adorais ça.

        Quand on s’intéressait aux bouquins et au lore caché dans le jeu, on y trouvait vraiment son compte, sans compter les donjons et raids.
        En parlant de ça d’ailleurs, celui qui n’a jamais fini un raid 40 ou même un raid 25 ne peut dire que c’est un jeu pour les bas de plafond !

        Par contre j’étais effectivement complètement camé, mais je passais mes soirées à discuter avec des amis IRL et des connaissances en ligne, à finir des donjons et des raids en m’amusant avec eux…
        Ça n’était pas si mauvais que ça à bien y réfléchir…
        Pour être honnête, maintenant que je passe ma vie à travailler en poste (2X8 décalé), les week-ends, stressé et abattu à longueur de journée, je vous avoue regretter cette période où j’avais le contact social que j’ai tant de mal à maintenir maintenant.

      • Critique les phases de pex de merde autant que tu veut, mais le lore est riche. Tape « Sam vostok » sur YouTube et regarde sa vidéo sur medivh. Je doute pas une seule seconde de ton manque de motivation à comprendre un avis divergeant du tien alors je vais résumer mon avis : il faut une vidéo de plus d’une heure pour expliquer l’histoire D’UN personnage de wow. Et il y en a bien entendu beaucoup d’autre. Cordialement, un camé qui l’assume

      • Oais ‘fin l’univers Warcraft est riche dans le sens ou:
        « Vous voulez des démons ? » Pif, des démons.
        « Vous voulez des mort-vivants ? » Paf, des morts-vivants
        « Vous voulez des dragons? » Pouf, des dragons.
        « Vous voulez des pandas? » Poum, des pandas.
        « Vous voulez des [insert name here]? » Wubalubadubdub, des [insert name here].

        C’est riche comme un gâteau allemand est riche (et vous noterez que les Allemands n’ont pas fait que des fours à juifs de qualités, ils font aussi de remarquables étouffe-chrétien), tu met plus d’œuf, plus de beurre, plus de sucre, plus de confitures, plus d’épices, y’en a toujours pour aimer ça. De la à dire que c’est de la grande gastronomie, perso, je m’y risquerait pas.

        Je suis sur que Blizzard est un très bon Dealer, qui entretient très bien sa clientèle. Et je comprends qu’on puisse y trouver son compte. Mais on est quand même loin d’un chef d’œuvre intemporel. Du coup l’attitude « WOW c’est le mieux truc de l’univers, tu critiques pas » m’épate un peu. Quand tu discute avec des camés d’habitude ils essaient pas d’te faire croire qu’ils sont des génies qui ont trouvé le Saint-Graal.

        Et pour le coup, s’t’attitude ressemble plus à du fanatisme religieux.
        WOW c’est d’la religion: l’opium du peuple internet. Ce qui est, si l’on y réfléchit un peu, franchement pire. (et ça expliquerait d’ailleurs le nom du premier intervenant).

        Bref, chers et moins chers woweurs/meuporgueurs, je comprends votre trip, à défaut de le partager. Ce que je comprends pas c’est l’attitude qui consiste à ériger ce produit sur un piédestacle, et à le défendre comme si votre vie en dépendait.

      • En partant de ce principe Georges, aucune histoire au monde n’est riche. Que ce soit le seigneur des anneaux, Game of Throne, Starwars ou même la bible, bah c’est juste une histoire de gens. Avec des bons et des méchants. Super la richesse ….

      • A aucun moment il n’est dit que Warcraft est un univers d’une richesse inégalée, ni que c’est un chef d’œuvre. Un peu facile de prêter des propos aux autres pour avoir le loisir de les démonter.

        Warcraft est un univers qui a mué de délire parodique pour jeunes férus de jeu vidéo, (où les ogres pètent et où les moutons explosent quand on clique dessus) à un univers beaucoup, beaucoup plus étendu, et pas forcément en toute finesse. Des arbitrages ont dû être faits, des renversements et autres contradiction ont dû être pris en compte car initialement rien ne laissait présager un tel succès. En ce sens, la comparaison avec le gâteau reste assez juste. Le passage à un MMORPG a impacté fortement l’histoire: il fallait rendre les orcs « bons » sous risque de déséquilibre de population par exemple. Il a été construit de toute pièce un « lore » sur les pandas suite à un clin d’œil de Metzen qui adore les pandas (heureusement qu’il n’est pas fan d’ornithorynques à poils durs).. bref la licence a dû évoluer, énormément depuis WOW.

        Il n’empêche qu’il y a une certaine richesse intrinsèque dans des arcs scénaristiques intéressants. L’historie des gardiens, comment Medivh a contacté Guldan’ alors que ce dernier était l’élève de Kil Jaeden, les batailles de pouvoirs au sein de la horde qui ne se résumaient pas à « duel ». Un exemple: dans warcraft III, il y a de nombreux objets et reliques et chaque objet possède une infobulle sur une histoire qui le lie et une légende associée. Il ya de nombreuses histoires connexes qui ont été développées et qui enrichissent l’univers autre que « la grosse histoire principale simpliste qu’il faut modifier à la tronçonneuse pour des questions de gameplay sur un MMORPG ».

        Et sur les 40000 quêtes, si 39000 sont du ramassage de langue de lézard et consorts, il en reste peut être quelques centaines qui sont des suites pas trop mal travaillées qui seraient suffisantes pour faire des scénarios de bons films.

        on attend le spin off ^^

      • Cher M. Abitboll, tout le monde à sa came à lui (je me demande bien laquelle est la votre…) qu’il tient à défendre, ce qui est bien humain vous admettrez. Cependant, il y a par moment, certaines personnes (comme vous), qui ressentent le besoin de démonter la came des autres par pur plaisir, et sans arguments fondés, en pensant qu’il détienne le bon goût que tous le monde devrait adopter sans réchinier. Et bien non Monsieur, vous êtes ce qu’on appelle un tyran du bon goût, vous imposez vos goûts aux autres, avec bassesse et véhémence, je pense que vous valez bien moins qu’un camé et c’est bien pour cela que vous ne savez pas apprécier la richesse et la valeur d’un tel produit. Bien à vous.

      • Ah ? Et quel goût vous ai-je donc imposé ? Si vous me répondez celui de la merde, je m’insurge. C’est vous même qui venez de la régurgiter, pas moi qui vous force à l’avaler

      • A-t-on affaire au vrai George ou à l’Usurpator, j’ai vu qu’il traînait dans le coin ces jours-ci

      • Je parle de ce besoin étrange de vouloir imposer à tout le monde le fait que cet Univers en gros c’est de la merde, parce que vous pensez ainsi. Je suis sûr que vous ne savez même pas de quoi vous parlez, l’Univers de Warcraft est bien trop grand pour votre petit cerveau, c’est bien pour ça que vous ne comprenez rien. Et si vous pensez que la merde viens de ma bouche, vous veriez bien d’en vérifier l’origine, vous seriez surpris.

      • Alors commençons par la fin:
        « Et si vous pensez que la merde viens de ma bouche, vous veriez bien d’en vérifier l’origine, vous seriez surpris. »
        Niveau originalité: c’est le zéro pointé. Resucée de ma vanne du commentaire précédent. C’est du vol et du plagiat. J’aime pas trop les voleurs et les fils de pute.
        Niveau d’éxécution: « mediocre » (pour reprendre un philosophe postapocalypsien célèbre), c’est mal amené, ça tombe à plat, bref, c’est nul à chier.

        Et c’est la qu’on se dit: le mec est capable de pondre un ratage aussi magistral, sur un commentaire écrit (qu’il peux donc éditer à loisir), mais juge bon de l’asséner en dépit de son absolue et évidente nullité. Et après il veux qu’on prenne son opinion sur la qualité d’une œuvre au sérieux: je me gausse.

        Oui, je sais, les attaques Ad Hominem c’est pas bien. Mais la on a un plagiat en bonne et due forme et vraiment mal mal mal exécuté: c’est vraiment se foutre de la gueule du monde. Mathpodcast a fait un émule.

        Reprenons maintenant le reste de cette logorrhée roborative:
        « Je parle de ce besoin étrange de vouloir imposer à tout le monde le fait que cet Univers en gros c’est de la merde, parce que vous pensez ainsi. »
        A quel moment ai-je utilisé un terme coproscopique pour parler de l’univers Warcraft? J’ai utilisé le terme « fourre-tout » qui lui sied à ravir, et le terme en filigrane quand j’évoquais la « richesse » est celui de « fan-service ». Associez ceci à la logique bassement mercantile de Blizzard, et vous n’obtiendrez pas le terme « chef d’oeuvre ». Celui de « merde » non plus. « Bas de gamme » sied plutôt bien, je trouve.

        Ce qui me permet de revenir sur mon discours initial. J’ai moi même bien des vices. En effet il pourrait être possible qu’un quidam me surprenasse devant un épisode de Banshee en train de faire glisser un kebab avec de la 8-6. Il aurait alors l’audace de m’apostropher par la suivante « Tu bouffes et tu bois du bas de la merde(notez l’outrecuidance outrancière du personnage!) devant une série pour décérébré! »
        Et si l’individu en question est un goujat pour venir m’emmerder au milieu d’un épisode, force m’est d’admettre, en tant qu’homme le plus classe du monde, qu’il a bien raison. C’est pourquoi je lui répondrais « c’est exact! Au temps pour moi. »
        Et non point un « comment ose tu douter de l’absolue merveille culinaire qu’est ce grec divin arrosé de l’ambroisie la plus pure. Et ceci tandis que mon esprit s’évade du vil monde matériel pour s’élever par la spiritualité apaisante que procure l’ode au merveilleux qu’est Banshee, tu n’est qu’un fasciste de merde !Tu m’entends: un fasciste de merde! »

        Du coup je m’étonne de la véhémente défense dont WOW bénéficie. Et croyez bien que j’entends parfaitement les arguments avancés par Magnus sur les petits détails qui donnent du sel et de Knightmare, sur le fait que de tant en tant y’en a des biens (des quêtes). On pourrait aussi évoquer l’argument de Narkho « plus c’est long plus c’est bon » auquel je répondrais par: avez déjà vous vu « The Room » ?
        Mais je persiste à trouver cela assez léger, et mon interrogation demeure.

        Pour être parfaitement exhaustif, il nous faut évoquer votre  » Je suis sûr que vous ne savez même pas de quoi vous parlez, l’Univers de Warcraft est bien trop grand pour votre petit cerveau, c’est bien pour ça que vous ne comprenez rien ». Attaque Ad Hominem tellement passée et faible que je ne l’avait pas retenue. Sans mon côté rigoureux on serait passé à côté, et ça n’aurait pas été bien dommage.

        En guise de conclusion je dirai que le seul point intéressant de votre commentaire c’est la faute de frappe dans « vous veriez bien d’en vérifier l’origine », qui a donné à votre dernière phrase un côté nazillard des plus comique, bien qu’involontaire.

      • Plus c’est long plus c’est bon, pour ma part, m’a fait immédiatement penser à Intertellar…

        J’ai senti la torpeur m’envahir pendant les 16 heures que durent le film… Quoi ? Il fait seulement 2H45 ????

        Personnellement, J’ai trouvé le travail effectué sur l’histoire de Warcraft dans World of Warcraft très acceptable jusqu’à Burning Crusade. Wrath of the Lich King passait encore mais on sentait que la déchéance approchait.

        Et la BOUM ! On enchaîne sur Cataclysm (Aile de MooooOOOoort…), Kung Fu Panda et Warlords of Draenor…
        Donc je me vois difficilement contredire que Blizzard est entré dans une logique de fourre-tout (Franchement, tous les fans attendaient le rêve d’émeraude…) et je ne pourrais jamais y rejouer.
        Déjà parce que je jouais Alliance et je refuse de me battre avec des joueurs qui trouvent ça cool de jouer un panda.
        Ensuite parce que le theory crafting était ce qui rendait ce jeu difficile et intéressant. Or la, exit les arbres de talents et les raids difficiles, ce sera sans moi.

        Mais World of Warcraft a été un jeu fantastique, même si ce n’est plus le cas.

      • L’usurpator a encore frappé !!! Ne mettez pas le nez dans ses étrons illisibles et imbibés de pisse de moineau tellement il cherche à singer l’OC. Passe ton chemin, Usu!

      • Usurpator, tu sais que t’es pas crédible quand tu te réveille 5 jours après.

  16. le seul truc qui m’a hérissé le poil dans votre critique reste l’utilisation du fel : le premier coup le gardien n’utilise pas un sort de fel contre les peaux vertes. Et les orcs foudroyés sont des orcs corrompus, donc gul’dan retire simplement son pouvoir des orcs (ce qui est vachement plus efficace).
    Main noire n’a pas la main qui repousse, mais fait un cosplay raté du capitaine crochet :).

    • En fait pour main noir, ils l’ont fusionné avec Kargath Bladefist (chef d’un clan orc qui se coupe un bras pour y mettre une arme à la place).

      • Non, non, Garrosh et Kargath sont bien présents dans le flim, bien que n’apparaissant que dans 2-3 scènes.
        Garrosh, on le reconnait bien à ses longs cheveux noirs et sa hache (Hurlesang) et Kargath à sa couleur de peau plus claire, et les cheveux longs aussi (on distingue d’ailleurs une lame qui remplace sa main dans un plan, après que Garona ait tué Llane je crois).
        Pas vu Kill’rog, mais il me semble qu’il ne traverse pas le portail à ce moment là, de même que Cho’gall.

      • Presque, ce n’est pas Garrosh mais Grommash que l’on voit avec Hurlesang.
        Pour Kilrogg et Cho’gall ils devraient bien être présent aussi, mais pas vu non plus.

      • On n’a surtout qu’une seule race de chaque coté à peu de chose près. Orc vs Human. Bon oki, c’est aussi le sous titre de Warcraft 1. Il faut donc attendre un éventuel 2 (je n’y crois pas vraiment) pour voir les autres races, voir espèces parce qu’a part des chevaux, des loups et UNE biche, ben c’est un poil vide quand même.

      • Vandread, votre pseudo me rappelle quelque chose, si je vous dit Hibiki, Dita et Meia, ça vous parle ou pas du tout ?

      • Bien sûr que ça me parle, vous avez trouvé l’origine de mon pseudo ^^

      • Je pense Grom et je mets Garrosh -_-‘ merci Vandread
        Noemie, tu oublies les griffons ! ^^
        C’est normal pour les races, les ogres ne sont pas encore rentré dans la Horde, à part Cho’gall, et encore. Les trolls n’ont pas encore été rencontrés, les undeads n’existent pas encore, les Taurens sont de l’autre côté de la mer.
        Par contre on voit bien que l’alliance existe à la fin, donc nains, hauts-elfes et humains (et gnomes normalement !)

  17. J’ai toujours pris Warcraft comme un univers intégralement, et volontairement, parodique – et je pense que c’est ce qu’il a été pendant longtemps.

    Voilà ce qui arrive lorsqu’on cherche à prendre au sérieux un « lore » dont l’objectif n’était certainement pas la cohérence… Et les prétendus fans qui prennent tout ça au sérieux aussi devraient sérieusement remettre en question leurs capacités de compréhension.

    • J’ai seulement joué à Warcraft 2 dans ma jeunesse et effectivement c’est l’impression que ça m’a donné également, mais je connais pas le MMORPG. Du coup je trouve dommage qu’ils n’aient pas mis les ogres avec deux têtes qui sont débiles et pas toujours d’accord entre elles (ah nostalgie…)

  18. Oh… J’en perd mon latin (comme le ministère de l’éducation ces dernières années on dirait ?). J’ai ris. Plein de rires différents. Des gras, des jaunes, des larmoyants de désespoir, des sardoniques… L’avalanche émotionnelle est comme, à chaque spoiler, une sorte de condensé d’une vie.

    Mise à part ça : OC vous avez cité BOULET. Déjà que je vous trouvais simplement génial, maintenant vous faites péter des scores à mon admirationmètre. C’est beau.

    Je souligne le Moïse et le Willy. Gros troll ou simple pancarte à néons indiquant le professionnalisme nullissime de Hollywood ?

    Il aurait dû mettre un enfant. (cf Le Transperce-Neige).

    Et je ne me lasse pas de dire mon entourage : tu devrais lire l’Odieux Connard, tu te sentirais mieux.

  19. hé hé, t’es con monsieur connard :o)
    mais c’est comme ça qu’on t’aime

    je suis stupéfait par les commentaires »sérieux » sur cet univers imaginaire mais bon,chacun ses goûts après tout
    comme d’habitude (maintenant) le scénario tient autant qu’un titanic en goguette au milieu des glaçons de l’atlantique nord mais, au vu des images, les effets spéciaux ont l’air sympa

    à voir, certes, mais pas au cinéma, tant qu’à payer, autant que ce soit pour mieux (proverbe de radin qui veut se justifier)

    Quand à vous monsieur connard (oui, le vouvoiement revient pour marquer les esprits de la solennité de la sentence … ou sa totale innanité), merci de nous régaler de cette gratuite méchanceté.

    • Je ne comprend pas. En quoi un univers imaginaire ne pourrait pas être sérieux ou justifier des commentaires sérieux après tout?

  20. Je vous sens moins acide que d’habitude cher Odieux, pas de strangulation de chaton ? Point de régurgitation de votre précédent repas sur la nuque tiède du spectateur de devant ? Point de coups de pelle brutaux ?
    Auriez vous apprécié le film malgré ses défauts ? Je crois que nous sommes en présence d’un fan de Warcraft, mes plus profondes salutations, compère aventurier.
    (Je parie qu’il possède une certaine Pelle de Miséricorde, allez savoir pourquoi.)

    Je gage que le murloc aura su vous emporter en Azeroth malgré la reine mangeuse de plâtre.

  21. « Et de son fidèle fond vert » Dommage, OC, c’était un fond bleu pour le film :p
    Justement ce que j’ai aimé, moi qui connait plutôt bien le lore, c’est qu’on nous ressort pas le « oui le magicien X, qui a vaincu le terrible dragon de Y sur la montagne Z. Comme quand tu rencontre qqun, tu énumère son CV… classique.

    • C’est certain que le fond ne pouvait point être vert : ils auraient eu des soucis techniques avec les orcs et leur peau verte sinon ! Non non, pas taper, c’était juste une blague tout pourrie à la hauteur des incohérences du film. J’épargne juste à quelqu’un d’autre la lourde tâche de se ridiculiser en la sortant (j’attends des remerciements).

  22. « et bien évidemment, poster sur les forums de trans-espèces pour leur dire de choisir d’autres animaux un peu, merde. »
    Ha, ça joue Fenris, par ici.

  23. Bonjour Odieux Connard.

    Je te trouve de très mauvaise foi avec l’histoire des portails ! Et je le prouve :
    Lorsque Gardien le Gardien est méchant, il ouvre un portail VERT comme le Fel, comme les méchants Orcs. Alors que lorsqu’il est gentil et ouvre un portail vers la capitale humaine, il invoque un portail BLEU comme le ciel, comme les gentils humains et leurs armures.

    De plus, ce changement de couleur s’aperçoit aussi dans la lueur des yeux de Gardien le Gardien.

    En tablant sur ce subtil jeu de couleur, il est extrêmement facile, pour tous nos personnages ,de comprendre que le portail bleu n’est pas une ruse et que Gardien le Gardien est sincèrement gentil dans sa dernière invocation puisque … mais ENFIN C’EST BLEU !

    Je suis peiné qu’un professionnel, que dis-je, qu’un expert en symbolisme hollywoodien de ton calibre soit passé à coté de ça !

    Hateusement,

  24. Ce que je trouve bizarre, c’est l’absence de classes de soigneurs : ni prêtres ni chamans.

    • Une majorité des chamans orcs se sont mis au démonisme quand Gul’Dan à prit le pouvoir, ils redeviennent chaman un peu plus tard.
      Mais c’est vrais que les prêtres, paladins, etc…. sont totalement absent.

      • Ah oui j’avais oublié de relever : Odieux dit que Guldan est un chaman au début, mais non c’est un démoniste, mécréant !
        Les paladins, je crois qu’ils ont été créé côté humain durant la 2e guerre contre les orcs, car les prêtres n’étaient pas adaptés aux champs de bataille. Les druides elfes se réveilleront plus tard.

        Autre chose à signaler : à la fin, Kadgar se retrouve dans la piscine de Medivh pleine de Fel et il en ressort sans dommage, bizarre qu’Odieux n’en parle pas.

      • Si je ne dis pas de bêtise, il me semble que les Paladins arrivent dans le lore de Warcraft après la première guerre, tout simplement pcq les prêtres l’ont eu un peu mauvaise de se faire maraver la face par les Orcs et qu’ils ont décidé d’armer leur ordre :)

  25. Salut l’Odieux!
    Je tien à signaler que je joue à wow et que j’ai aimé le film. MAIS je reconnais qu’il y a masse de défaut dedans. Seulement ta mémoire t’a fait défaut parfois :
    -Gardien le gardien qui tir des éclairs de fel : Nop, il retire le fel aux orcs, ce qui les laisse sans vie (après sa reste super suspect d’avoir été capable de faire ça)
    -Durotan qui assomme lotar : Ben non, c’est pas lotar, c’est un random soldier. Et sa soulève un autre soucis, oukilé le lotar? Il était présent sur le plan 10sec avant. (tu vois je suis pas de mauvaise foi ^^)
    -Le roi qui ne se souci pas que Durotan veuille quand même ouvrir le portail après la mort de gugul : Ben…. Parce qu’il ne le veut pas. Il souhaite la survie des Loup de Givre.
    Et il peut pas. Faudrait utiliser le fel.
    Et si, le roi le sait (ou le devine), puisque s’il demande à tuer gugul, c’est pour se débarrasser du fel.
    J’ai pas encore fini ma lecture, mais j’ai hâte, tu me fait tellement rire, comme d’habitude =)
    (et lok’tar ogar quand même!)

  26. En fait on sait que Gardien le gardien est le traitre dès qu’on reconnait le comédien qui l’incarne, si on l’a déjà vu dans d’autres productions :
    En effet, Hollywood aime bien cantonner nombre d’acteurs à des rôles systématiques et clichés selon leur gueule, et Ben Foster n’échappe pas à cette malédiction, lui qui a déjà incarne généralement des mous du genou, petites raclures, lâches, traitres et j’en passe…

  27. Oulaaaaaa ! Le fils de Lotar…
    Ce n’est pas un mur de juste 5 mètre, le griffon est pas vraiment à côté, mais la passons, c’est de l’interprétation.
    Par contre et LA je suis pas d’accord : NON, le mur n’a pas laissé passé son corp ! Il s’est écrasé contre le mur d’éclairer comme une bouse !

    • Oui ces deux points sont exacts, mais bon c’est un peu pour cette douce mauvaise foi qu’on vient ici

  28. Bon j’ai trouvé d’autres incohérences à vos remarques mais sa deviendrai lourd. L’important dans ces spoils c’est de rire de la formulation des phrases et de la maltraitance de Diego et j’ai ri en effet ^^ Mais merde le film a assez de défaut pour pas en inventer d’autres !

  29. Bonjour cher Odieux Connard !

    Encore un bien bel article :) Cela dit, vous y êtes de plus mauvaise foi encore que d’habitude car vous y écrivez des choses complètement fausses (en dehors de l’interprétation de certaines choses, par exemple vous omettez le caractère belliqueux des orcs, y compris des femelles mais bon ça c’est compréhensible). Par exemple :
    – Kadgar n’a pas été l’élève du Gardien Medivh par le passé mais un élève du Kirin’Tor (l’école des Magiciens Magiques si vous préférez). Il n’avait jamais rencontré le Gardien avant.
    – Je peux me tromper mais il me semble que la réunion stratégique se tient au chateau, pas dans une auberge. Il est donc moins illogique que la Reine soit là même si effectivement on ne voit pas bien ce que sa présence apporte.
    – Les éclairs que le Gardien utilise après l’embuscade ne sont pas du Fel (donc aucun soupçon n’est légitime à ce stade)
    – Garona n’est pas mi-humaine mi-orc mais mi-orc mi-draenei (le peuple fait prisonnier au début du film). Ceci explique qu’elle puisse leur parler et surtout je vous rappelle qu’il n’y a pas d’humains sur « Orcland »
    – Le but de Durotan est JUSTEMENT d’utiliser les humains comme distraction pour tuer Gul’Dan qui se méfie des autres orcs (bon ok ça va foirer comme pas possible mais l’idée de l’alliance n’est donc pas si débile)
    – Medivh explique qu’il ne savait pas ce qu’il faisait sous l’emprise du Fel. Donc quand il est libéré de cette emprise, il n’a aucun intérêt à mettre les humains en danger => Kadgar est logiquement confiant.
    – Gul’Dan ne peut pas aller contre Garona et tuer Anduin puisqu’elle est la nouvelle héroïne des orcs et le chaman perdrait donc le soutien de tous les autres.

    Cette liste n’est pas exhaustive. Ca n’empêche pas qu’il y ait effectivement des incohérences mais tant qu’à faire, autant être dans le juste.

    • Dans le film Kad (en tout cas en vf, n’ayant pas pu voir la vo) dit clairement qu’il a été le disciple du gardien et agis comme si c’était la première fois qu’il débarquait chez le gardien.

      D’ailleurs cher Odieux, une coquille s’est glissé dans le paragraphe d’arrivée de lothar et 4 quart (kadgar) chez le gardien. Vous dites que c’est Lothar qui disait être disciple du gardien alors que c’est 4 quart bien entendu

    • Pour le fait de ne pas tuer Lothar, il y a de ça, et aussi le fait que Lothar est le gagnant du Mak’gora. Or, puisqu’il a gagné ils le laissent partir, puisque ça le ferait moyen de tabasser le gagnant d’une épreuve sacrée (quand bien même il serait dans le camp opposé).

      Gul’dan ayant déjà bafoué le Mak’gora plus tôt dans le film, il comprend vite que si il en transgresse encore les règles cette fois-ci, il pourrait perdre définitivement le soutien des autres orcs, à de rares exceptions près.

  30. Merci cher Odieux, c’est toujours un moment agréable de lire vos billets, d’autant plus quand j’ai aimé le film, je suis toujours agréablement surpris par vos subtiles analyses qu’un mortel comme moi a du mal à concevoir. Cela dit, même après lecture intégrale de votre billet, et reconnaissance de certaines incohérences, cela reste pour moi un film très appréciable et bien au dessus du niveau moyen des films d’adaption pour jeux vidéos.

  31. Premier message sur ce blog que je suis depuis des années, et qui ma permis de patienter durant ma vie étudiante.
    Pardon si ça a déjà été évoqué dans les autres commentaires, mais je n’ai pas eu le courage de les lire.
    Dans la scène ou Durotan prend en otage Khadgar, pour parler avec Garona et convenir d’un rendez-vous. Il me semble que ce n’est pas Anduin qui est assomé, mais un péquin moyen (qui est blond si ma mémoire est fiable)
    Des bisoux, des caramels

  32. « Mais à peine Kadgar a-t-il commencé à dire quelques mots devant la pierre que celle-ci s’ouvre et invite Kadgar à entrer (c’est ce qu’on appelle une pierre polie). »

    Voilà une phrase à ne pas dire ou écrire si on ne veut pas finir dans différents enfers …

    « Sans parents et confié à un fleuve : on peut dire que l’enfant est dans la Moïse. »

    Bravo! Vous gagnez l’éternité dans les dits enfers.

    « Puisqu’ils ont sauvé Willy, l’orc en danger. »

    Là c’est un exil dans la zone négative (c’est quantique)…

    • Je vous arrête tout de suite, ces calembours sont un miel pour les yeux !

      Ça sonnait mieux dans ma tête

  33. Salut tout le monde!
    Déja je tien a te remercier pour cet article qui est très bien écrit avec beaucoup d’humour
    Cependant étant un grand fan de la série je trouve que tu es dur avec ce film, certe ce n’est pas un chef d’œuvre mais nous avons enfin la possibilité de voir nos personnage favoris dans les décors que nous connaissons de par cœur.
    J’ai bien aimé ce film malgres tout.

  34. Perso, j’ai tiqué sur le fait que les orcs soient dans l’impossibilité physique de se mettre les doigts dans le nez… Comment font-ils pour passer le temps dans les embouteillages ?

  35. J’ai tiqué avec ce truc. Autant Star Wars ou les plus connus de DC et Marvel, c’est plus vraiment un truc de fans, ça fait partie de l’enfance de tous les gens qui ont 25 ans ou moins. Par contre c’est pas tellement le cas avec Warcraft Les gens qui sont allés voir ce film c’est majoritairement ceux qui ont passé des heures pendant leur enfance à jouer. Non pas que je voulais un bon film, mais là… À ce prix ils auraient au moins pu mettre des effets spéciaux et des acteurs passables. J’aurais pensé qu’ils feraient un peu plus gaffe. Et encore, je suis pas une fangirl, j’ai juste beaucoup joué à Warcraft II et III étant ado.

    Enfin. Par contre puisque l’Odieux Connard parle – à raison ! – de Boulet, dans sa dernière note il parle justement de certains pièges particulièrement incohérents au cinéma, j’aurais juré qu’ils auraient fait ça ensemble… http://www.bouletcorp.com/

      • Hé, c’est vrai ! Roudoudou existe ! Et c’est Boulet. Gloire à lui. Dommage que les scénaristes ne l’écoutent pas (lui ou ses semblables, je doute que l’OC et Boulet soient les seuls à râler après les incohérences…)

  36. Cher Odieux,
    J’ai noté quelques erreurs ou mauvaises compréhensions dans cette critique (qui pour le reste est tout à fait juste).
    -Pour commencer sur les orcs et les humains, les orcs sont très fort et très peu intelligent, alors que les humain sont moyen sur tout les domaines (en gros bien sur). Les orcs se fient à leurs traditions et à un code de l’honneur, les humains à leurs supérieurs hiérarchique. Durotan est bel et bien l’un des chefs orcs les plus intelligents.
    -Concernant le Fel (vert), c’est une source de magie démoniaque qui corrompt tout (ceux qui l’utilisent comme les lieux ou elle se répand), contrairement à la mana (bleu), quand grand méchant (GM) tue Durotan, il lui faut plus de temps car il n’est pas corrompu alors que les trois orcs vert qu’il tue plus tard sont tous corrompu et donc lié à GM (c’est pourquoi, c’est plus facile à tué, idem pour gardien au début).
    -Concernant la mi-orc, normalement, c’est une mi-bleu-du-début, mais le script la ferait apparemment plutôt être mi-gardien (explique la fleur et pourquoi il parle de chercher l’amour,…).
    -Pour la gardienne (Janeth), le cube noir est une sorte de cellule temporaire (peut-être a-t-elle été réveillé par les activités de gardien, ou autre) et il lui fallait apparemment que l’apprenti vienne pour qu’elle lui transmette son pouvoir (des ténèbres la lumière, de la lumière les ténèbres).
    -Pour le mur d’éclair, nous n’avons pas du voir le même film car dans celui que j’ai vu, le fils est projeté contre le mur d’éclair mais rebondi et ne traverse pas.
    -Concernant les stratégies du jeu warcraft 3 auxquelles vous faites allusion au début de cette critique, sachez qu’il est finement réglé, de sorte que certaines étapes (par exemple la dernière carte de la campagne des elfes) nécessitent de bonnes stratégies.
    -Enfin, mais il se peut que j’en ai oublié, main noir n’a plus sa main (ni une grande partie de son bras d’ailleurs). Il s’agit de trois bout de bois ou d’os pointu attaché ensemble puis au reste de son bras, seul le Fel vers la fin, vas propager une sorte de matière organique vers et dans ces appendices ce qui va lui permettre de les bouger un peu.
    Voila, c’est tout pour moi, je trouve le film réaliste par rapport à l’univers warcraft et bien que je trouve certaines des incohérences que vous avez souligné, et surtout la mort de Durotan dommages (il était quand même censé diriger son peuple et sérieusement, les orcs n’aurait jamais honoré un meurtre de dos et au prochain défis, la mi-orc risque d’y passer), je pense qu’il s’agit d’une bonne reprise de cet univers (je ne compte pas l’hérésie qu’est WOW dans cet univers).

    • « et surtout la mort de Durotan dommages (il était quand même censé diriger son peuple »

      Non non, dans cette trame spatio-temporelle, Durotan meurt bien, il me semble avec Draka, tué par les fils de main noire (Rend ?) dans les versions intiales.
      Il faut attendre le retour de Garrosh dans le passé pour avoir la horde de fer, et Durotan qui ne se fait pas assassiner.

      • Durotan meurt mais plus tard. Il part en exil avec tous les loups de givre dans la montagne pour ne pas prendre part à la première guerre. A la fin de la guerre il va voir son pote Orgrim et lui demande de buter le conseil des ombres mais Durotan et Draka se font assassiner par des espions de Gul’Dan.

  37. Suis-je donc le seul à remarquer (la remarquable) utilisation d’icelui ?
    M. Connard aurait-il un pied, ou de la famille, ou les deux, dans le droit ?
    Bel exposé.

      • Et une fois il a été mordu par un cobra royal, et après 3 jours d’agonie le cobra est mort.

  38. Et comme la cuisinère on leur a expliqué comment on réalisait, les œufs à la crème fraiche, les œufs cocotte au caramel, et les œufs à la mode perlée ?

    on leur a expliqué ?

  39. Le film était trop bien, les décors et costumes au petit look de playmobil était ce que j’attendais depuis un moment. Vivement le prochain film en espérant qu’on en ait un bon paquet, avec la chute de hurlevent et l’expédition humaine sur draenor.

  40. Très bon article, comme toujours!

    Un truc que j’ai remarqué dans les œuvres de fictions (surtout les mangas) et s’appliquant à ce film: quand un perso se bat les panards à l’air il est plus fort! Car ouais à la fin, Anduin se bat contre le chef orc pieds nus et le bat en quelques secondes avec un tranchage de testiboules. Alors quoi? Exhiber ses pieds donne plus d’appui au sol, permet d’utiliser la force de la nature, à la senjustsu dans naruto?

  41. Garona est en réalité mi-orque mi-draeneï (les draeneïs étant les êtres bleus sacrifiés par Guldan au début du film pour ouvrir la porte)

  42. Mr C, j’ai interrompu ma lecture, le temps de poster un petit commentaire admiratif : « victime de la règle ou héros de l’exception ? » J’ai trouvé cette formule splendide.

    … bien, reprenons.

  43. PTDR !

     » … Logiquement, le type qui dit ça finit accroché à une chaise avec des mecs qui lui savonnent les yeux au Minidou jusqu’à ce qu’il parle.
    Mais dans Warcraft, non « 

  44. Cette critique enfin …. ce torrent de « Fel » m’a dissuadé de le lire en entier, a vrai dire je me suis arrêté au 1er paragraphe tellement c’est chiant… On ne s’improvise pas critique tout comme on ne s’improvise pas réalisateur de film :) Certe Warcraft est loin d’être le meilleur film qu’on ai vu cette année mais mérite t’il de perdre autant de temps à écrire un pavé de 50 pages ? Ceci n’est pas un article de blog c’est juste un spoil du film, mal écrit qui plus est. Mais on sent l’aigreur xD

  45. Salut,
    J’ai aussi regardé « Warcraft : Le Commencement » que j’ai retrouvé en ligne sur cette appli : https://itunes.apple.com/fr/app/playvod-films-et-series-en/id689997717?mt=8 et je trouve ce film plutôt réussi. Je ne savais pas du tout qu’il a été adapté d’un jeu vidéo avant de lire ton article. Heureusement pour moi, car si je l’avais su plus tôt, je ne l’aurais sans doute pas regardé. Sinon, ton blog est super et tes articles ont beaucoup de contenus, continue ainsi !

  46. Grand Fan de WoW, je n’ai pas tellement aime le film. Un peu déçu car je suis convaincu que bien mieux aurait pu être fait :(

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