Les 4 pathétiques

« Je dois y aller. »

De grosses larmes roulent sur ses joues, et creusent plus profondément encore les sillons qui s’y dessinent, rivières de tristesse qui se rejoignent en fleuves de désespoir autour des courbes légères de son menton. Elle étouffe un hoquet et serre les poings à s’en faire saigner, perdue entre colère et détresse.

« Tu pourrais rester ici avec moi, Odieux ! Nous serions heureux ! N’y va pas, je t’en supplie ! Laisse quelqu’un d’autre le faire !
– Quelqu’un d’autre ? questionné-je, dubitatif. Tu sais bien que c’est mon devoir, Sophia.
– Non tu… sanglotte-t-elle. Je suis sûr que nous pourrions trouver quelqu’un ! On… on pourrait demander au Fossoyeur de Films !
– Allons malheureuse, ce chenapan serait bien foutu de faire une connerie, comme d’essayer d’être objectif. Tu sais très bien que je ne peux pas accepter ça. Je dois y aller.
– Mais pourquoi ?« 

D’un geste de la main, j’écarte toutes les hypothèses qui auraient pu flotter devant ses yeux pour ne laisser place qu’à la sombre vérité, aussi dure soit-elle.

« Parce que personne de sain d’esprit n’irait mettre pas loin de 10€ pour se taper le reboot d’une licence dont le reboot précédent n’est que de 2005. Tu te souviens des gens qui sont allés voir Amazing Spider Man ?
– Non ?
– C’est parce qu’ils sont morts, Sophia. Tous. De honte ou de désespoir, mais le plus souvent d’une attaque cérébrale au beau milieu du film. 
– Ho ! Mais… et toi alors ?
– Je suis mithridatisé, ma jeune amie. Un John Carter ici, un Choc des Titans là… je peux survivre à ces merdes. 
– Tu les supportes, tu veux dire ?
– J’ai dit survivre, n’exagérons rien. La plupart de ceux qui ont essayé de me suivre sur cette pente sont morts. Vois-tu ce pruneau dans ma main ?
– Oui ?
– C’était mon meilleur ami. Il est devenu comme ça pendant La Planète des Singes : Origines. L’été 2011, un sacré tsunami fécal. Un Verdun pour neurones. Parfois la nuit, j’en cauchemarde encore. Maintenant, laisse-moi passer Sophia. Je dois aller voir Les 4 Fantastiques. Je dois le faire pour que d’autres n’y aillent pas. 
– Odieux, non !« 

Un toussotement désobligeant suivi d’un tapotement sur mon épaule m’oblige à me retourner pour découvrir un malandrin l’air fort mécontent qui me fixe avec insistance.

« Bon, vous l’achetez votre putain de ticket de cinéma au lieu de causer à la vendeuse ? Ça fait dix minutes qu’on fait la queue pendant que vous lui faites votre numéro. En plus, vous l’appelez Sophia comme si vous la connaissiez mais vous venez juste de lire son nom sur son badge. 
– Un instant.« 

J’appuie sur la dernière syllabe autant que sur la détente de mon Mauser, et le hipster qui patientait juste derrière mon interlocuteur s’effondre dans un douloureux gargouillis.

« Et la prochaine fois, je tuerai un humain si vous m’interrompez encore. » dis-je au malotru pendant que Diego frotte ma veste de costume là où le doigt impur à osé toucher ma noble épaule. Je me retourne vers Sophia, et malgré ses supplications, lui jette mon argent pour qu’elle me donne le ticket qui me permettra d’accomplir ma mission.

« Adieu« , me glisse-t-elle collée à la vitre de sa cabine avant de dessiner un cœur dans la buée créée par son haleine lourde de chagrin.

« À tout à l’heure« , lui dis-je simplement en la quittant d’un pas sûr tout en rangeant mon arme encore fumante d’un geste désinvolte.

Il était temps de voir Les 4 Fantastiques.

Alors, est-ce pire que ce que l’affiche laissait supposer ? Spoilons, mes bons !

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L’affiche : la première fois que je l’ai vue, j’ai pensé que les trois héros étaient menacés par une sorte de grosse bouse, avant de voir les yeux dans ledit étron. Finalement, je n’avais pas entièrement tort.

Notre film s’ouvre au sein d’une petite école de la banlieue de New York, alors que des enfants défilent pour expliquer ce qu’ils souhaitent devenir plus tard. « Footballeur  ! » répond celui en cours d’exposé, évoquant les nombreux avantages  : succès, argent, prostituées et bien évidemment, avec du bol, la possibilité de jouer au ballon. Viens alors le tour d’un de ses camarades avec une coupe de cheveux en hommage à Claude François  : Reed Richards, le surdoué rêveur de la classe. Mais alors, que veut-il devenir, lui, à part l’archnemesis des coiffeurs ?

Sous les rires de ses petits compagnons et le mépris de son vilain professeur, le petit Reed explique que plus tard, il veut être le premier homme à se téléporter. Après cinq minutes de baratin crypto-scientifique, on le rappelle à l’ordre  : premier homme téléporté, ce n’est pas un métier, tu es con ou bien  ?

Le petit Reed retourne donc à sa place sous les quolibets de la foule, et bougonne en continuant à gribouiller les plans de son téléporteur sur les pages de son cahier d’exercices de Français, ce qui explique probablement son inaptitude à comprendre les énoncés les plus simples je suppose. Mais absorbé qu’il est par son oeuvre, Reed ne remarque pas un autre camarade de sa classe, Ben Grimm, aussi connu sous le nom de « l’enfant aux paupières les plus lourdes du monde », qui l’observe…

Le soir-même, justement, nous découvrons Ben Grimm qui rentre chez lui, à savoir la casse automobile de ses parents, pour y retrouver son frère et tous ses potes beaufs qui squattent le coin en sifflant des bières et écoutant du Kendji. Une bagarre éclate bien vite entre Ben et son frangin, rapidement stoppée par leur maman qui menace de les priver de Choco BNs, voire de testicules s’ils continuent à se chamailler à voix haute pendant qu’elle essaie de regarder Scènes de Ménages. Oui mais voilà  : soudain les chiens de la famille se mettent à aboyer, et maman Grimm envoie Ben inspecter de quoi il retourne. Parce qu’entre son grand dadet de 17 ans et son fiston de 10 ans, elle sait choisir le plus à même de repousser d’éventuels voleurs de métaux. Un jet de crotte de nez, c’est puissant.

Notre garçon part donc armé d’une batte de base-ball prêt à maraver du margoulin, lorsqu’il tombe nez-à-nez avec… Reed Richards  !

« Mais qu’eeeeest-ce que tu fous là  ?
– J’ai besoin d’un carburateur de R12 et d’une batterie de Fiat Panda pour ma machine. Ne me pète pas toutes les dents à coups de batte steuplé  !
– Je devrais pourtant, vu ta coupe. Bon mais sinon, ta machine, là, ton téléporteur… il marche  ?
– Bien sûr  ! Regarde, tous les potes de ton frère eux-même ont été téléportés  ! Nous sommes seuls dehors alors qu’ils étaient toute une bande il y a encore une minute  ! »

Ben se retourne et en effet  : tous les figurants ont disparu entre deux scènes. Cela achève de le convaincre.

« Okay, la Fiat Panda est par là, mais je veux voir ton téléporteur  ! »

C’est ainsi que nos deux compères se retrouvent dans le garage de la famille Richards, entièrement occupé par une machine basée sur un assemblage de Nintendo 64 (véridique, ne me demandez pas pourquoi, je ne veux même pas savoir), avec au centre, une minuscule plate-forme où Reed place une petite voiture.

Un coup de tournevis ici, deux coups de marteau là, paf le bouton rouge et zou, la voiture disparaît dans un éclair bleuté ! Et à la place se trouvent de mystérieux petits cailloux orange…

« C’est sûrement des cailloux originaires de là où j’ai envoyé la petite voiture.
– À savoir  ?
– Ben je ne sais pas.
– Tu veux dire que tu fais un téléporteur sans coordonnées d’arrivée  ?
– Évidemment que non  ! Pour quoi faire ?
– Mais alors comment tu peux savoir s’il marche ? Si ça se trouve, tu viens juste d’inventer une machine à transformer les voitures en cailloux ?
– Oui mais : je suis le héros mec. »

De dépit, Ben Grimm tente de s’étouffer avec ses grosses paupières, mais le temps de les mâcher, plusieurs années s’écoulent. Nous retrouvons donc nos deux larrons à la fin des années lycée (où curieusement, ils ont toujours le prof qu’ils avaient quand ils n’avaient que 10 ans  : je les soupçonne en fait de n’avoir fait que redoubler), lors d’un concours scientifique, où ils présentent leur téléporteur et refont disparaître un modèle réduit avant de le faire réapparaître, sans pour autant impressionner le jury qui pense à une blague avec trucage.

Balaise le trucage, mais bon, c’est vrai que c’est plus crédible que deux blaireaux prétendant avoir inventé la téléportation à partir de Nintendo 64 en réseau.

Sauf que quelqu’un croit à ce que Reed et Ben viennent de faire  : un certain professeur Franklin Storm, qui adore se promener le week-end dans les lycées à la recherche du plus beau volcan en résine. Il est accompagné de sa fille, Susan, qui a à peu près autant de charisme qu’une porte. Storm aborde les deux lycéens pendant que sa fille imite le phoque mort, ce qu’elle fait très bien soit dit en passant.

« Salut les jeunes. Alors comme ça, on téléporte des trucs  ?
– Oui, on trouve ça rigolo.
– Et vous savez même les faire revenir. Brillant. Vous nous devancez.
– Pardon  ?
– Vous m’avez bien entendu fringant lycéen ! Figurez-vous que je travaille pour la société Baxter, et que j’y développe moi-même un téléporteur. Jusqu’ici, on balançait de la matière, comme ça, hop, nous aussi ça nous faisait marrer. Mais comme on ne savait pas la ramener, forcément… bon, mais avec votre système, là, ça a l’air tip-top-cool si je puis me permettre. Vous êtes ?
– Reed Richards. Et voici mon assistant un peu con et néanmoins ami, Ben Grimm.
– Certes, mais de tout le film, à part vous, personne ou presque ne regarde/parle à Ben Grimm.  Je vais donc faire comme s’il n’existait pas.
– Okay.
– Monsieur Richards, que diriez-vous de faire vos études dans mon laboratoire, chez Baxter ? Avec tout ce dont vous pouvez rêver : une convention de stage pourrie, une absence complète de salaire, et bien évidemment, un coup de pied au cul après avoir largement profité de vos travaux ?
– Hoooo ! Ho ben oui alors, vous me vendez du rêve ! »

Mais Franklin Storm n’est pas seulement une université ambulante. C’est aussi un homme qui a des réponses à de sombres questions.

« Au fait, jeune Richards, le sable que vous retrouvez sur les objets que vous ramenez… vous ne vous êtes jamais demandé d’où il venait ?
– Du Sahara ?
– Perdu ! Nous aussi, nous avons réussi à obtenir un peu de cette poussière en envoyant des objets de l’autre côté. Regardez, j’ai un échantillon avec moi, nous l’avons fait analyser… et il vient d’une autre planète, si ce n’est d’une autre dimension !
– Hoooo, c’est incroyable !
– Hé oui, imaginez tout ce que cela…
– Non, c’est incroyable, vous vous baladez avec sur vous des échantillons ultra-secrets juste pour le plaisir de les sortir de votre poche et faire le kakou devant des lycéens ! Vous avez l’air complètement irresponsable, travailler avec vous va être génial ! »

Pendant que les yeux de Reed pétillent de bonheur, les miens crépitent de douleur intellectuelle, escarbilles comprises. Mais bref.

« Attendez, alors vous aussi vous téléportez des trucs au hasard ? » commente Ben Grimm « Et par quelle incroyable moule cosmique, en balançant des trucs dans l’espace et le temps au petit bonheur la chance, ils tombent tous exaaaaaaactement au même endroit ? À savoir en plus, la surface d’une planète, ce qui est d’une probabilité statistique proche d’une réélection de François Hollande ?« 

Mais non en fait, Ben Grimm reste sur place à baver en faisant de petits bruits de déglutition. Il n’empêche que ça me tarabuste, cette histoire. Imaginez que ce soit vrai, qu’en fait, on puisse téléporter les gens, certes, mais que l’on découvre que ce n’est possible que vers un seul et même endroit de l’univers pour quelque sombre raison ?

« Bonjour à tous, je suis le professeur Roudoudou, de l’université du Michigan. J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne, c’est que je viens d’inventer la téléportation.
– Ouaiiiis !
– Du calme mes amis, car voici la mauvaise : on ne peut se téléporter que vers Charleville-Mézières.
– …
– Ah ben hé, je vous l’avais dit. Bon, du coup, j’ai pété le téléporteur dans la foulée, hein, pour être sûr. Plus jamais ça.« 

Mais semble-t-il, cela ne frôle pas nos héros, qui acceptent l’offre de Baxter. Enfin surtout Reed Richards, puisque Ben est invité à retourner mourir dans sa casse auto, cordialement, bisous.

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« Cher Ben, depuis que nous avons dix ans, toi et moi avons toujours travaillé ensemble sur ce projet. Maintenant que l’on me propose du boulot et du pognon pour continuer, je te propose de me casser sans toi et de ne même pas évoquer que tu as aussi le droit à ta part du gâteau. C’est ça l’amitié. Signé ton meilleur ami qui t’écrit depuis sa piscine de coke, Reed Richards »

Reed fait donc ses valises, et quitte sa banlieue pourrie pour aller au cœur de Manhattan, car chez Marvel, quand on construit un méga-laboratoire, on le construit toujours au cœur d’une ville surpeuplée aux loyers honteux. C’est connu, le 7e arrondissement de Paris croule par exemple sous les laboratoires expérimentaux. Tellement d’ailleurs que cela fait des années qu’une gerbille échappée de l’un d’entre eux se fait passer pour la maire. Il faudra leur dire, un jour, quand même. Enfin ; Richards est fort heureux de découvrir un super laboratoire, sa piaule, et accessoirement que Susan Storm, la blonde et sexuellement compatible fille adoptive de Storm est là elle aussi, et qu’elle travaille sur le projet de téléportation. Youpi youpi ya ! Reed tente du coup de la dragouiller un peu, à grands coups de « Tu connais ce livre ? Ça s’appelle 20 000 Lieues sous les mers, attends, je vais t’expliquer de quoi ça parle, tu ne dois pas savoir comme tu es une meuf« . mais étonnamment sans grand effet. J’imagine qu’il lit Art de Séduire. Tout au plus apprend-t-il que la spécialité de la jeune femme est « l’analyse des systèmes« , comprendre, découvrir la logique derrière les choses, et en percer les mystères. Comme ça. Paf. Vous lui filez un ordinateur extra-terrestre, elle comprend comment il marche, une dimension parallèle, elle en découvre les règles, Instagram et… oui, non. Elle non plus ne comprend toujours pas l’intérêt du bidule. C’est un film de super-héros, mais on ne va pas exagérer non plus, même ses compétences ont leurs limites.

Mais pendant ce temps, au conseil d’administration de Baxter, le professeur Storm est en train de passer un sale quart d’heure.

« Dites-donc professeur, où en êtes-vous de votre projet de téléporteur ?
– On touche au but, tout ça tout ça.
– Vous continuez d’envoyer n’importe quoi n’importe où, c’est ça ? Vous trouvez ça scientifique, vous ?
– Oui : regardez, j’ai une blouse.
– Vous m’avez convaincu. Bon, parlons du budget recrutement : vous êtes sûr que recruter tous ces jeunes gens aux quatre coins du pays sert vraiment ?
– J’ai récemment recruté un certain Reed Richards. Avec lui, nous aurons bientôt le téléporteur pleinement fonctionnel.
– Attendez… je vois dans ces dossiers que vous avez aussi un certain Viktor Von Doom, étudiant de Bâtardavie dans l’équipe ! N’est-ce pas ce jeune homme qui avait foutu le camp du projet en brûlant tous les serveurs, et donc une partie du bâtiment il y a peu ?
– Si, mais je suis sûr qu’il va vraiment nous aider cette fois. »

Ah ben oui, tiens. Si on recrutait le mec qui nous hait au point d’essayer de nous détruire ? Qui nous a trahi et tout ? Je suis sûr que ça ne va pas du tout mal finir.

Et c’est validé. Un motif ? Non ? Vous avez raison, autant se faire plaisir, c’est festival.

Sauf qu’en réalité, Viktor Von Doom n’est pas encore tout à fait dans l’équipe. Il se contente de bouder dans sa chambre (non, il n’y a pas eu de poursuites pour avoir cramé des trucs et perdu des millions de dollars de ses supérieurs, merci, il a juste été privé de dessert) en jouant au prochain Assassin’s Creed histoire de faire du placement de produit discret. Alors que moi, pour bien souligner qu’un personnage est un gros rabouin, je le ferais jouer à Assassin’s Creed, d’accord, mais le III. Et pire : l’apprécier. Avec ça, on saurait qu’il est vraiment méchant, dénué de goût et accessoirement, complètement incohérent. Mais allez savoir pourquoi, on ne m’écoute jamais. C’est moi qui devrais bouder. Mais je sens bien que vous vous en foutez, petits ingrats.

Revenons à nos moutons.

Car alors que Viktor grommelle dans sa solitude nerdique, le professeur Storm débarque.

« Viktor, allez, arrête de faire du boudin. Viens, j’ai réussi à faire valider que tu étais dans l’équipe. On a besoin de toi sur ce projet.
– Non, car je hais vos supérieurs et toute cette société.
– Ne t’inquiète pas, cette fois, ils ne nous embêteront pas. 
– Ah bon ? Pourquoi ?
– Parce que… heu… ils… hé bien… ah merde. Tu veux dire qu’il ne suffit pas de le dire ?
– Ben non. Vous étiez dans leur bureau la scène d’avant à vous faire engueuler, alors je suppose qu’ils sont encore bien impliqués, non ?
– … bon allez, écoute, reviens, fais pas ta pute.
– Et pourquoi je vous prie ? 
– Parce que j’ai une équipe de jeunes gens brillants. Et qu’on va le faire, ce projet de téléportation. Sans toi s’il le faut. Tu voudrais rater ça ? »

« Grmblblblblbl. » fait Von Doom, qui a un très gros ego, avant d’accepter. Mais attendez, ça ne faisait pas des plombes déjà que le projet était à nouveau en marche ? Puisque c’était bien avancé lorsque Reed est arrivé ? Du coup, Monsieur Von Doom s’en foutait, mais là, non, soudainement, il ne peut plus rater ça ? C’est… fou ? Bon, on va dire qu’il est du genre inconstant, hop. Vous voyez, j’essaie de coller des cales sous le scénario. Je suis sympa, en fait. Et dire qu’on m’accuse de mauvaise foi, c’est fou.

Von Doom rejoint ainsi l’équipe, et l’on découvre que s’il hait les supérieurs de Storm, c’est parce qu’en fait, il hait tout le monde. Vas-y que la Terre mérite son sort, que les humains aussi, et puis les animaux, les plantes, et que de toute façon, on nous cache tout et qu’il le sait parce qu’il l’a lu sur Internet. Voilà : Monsieur Von Doom est en réalité un utilisateur moyen de Facebook. Je suis sûr qu’il a un tatouage avec une phrase du genre « L’amour est plus fort que la heine« , faute comprise, tatoué sur un poignet. Il est aussi très amoureux de Susan, puisque comme c’est la seule fille du film, ça limite quand même drôlement les possibilités à moins d’avoir des tendances réprouvées par Donald Trump. L’une des autres raisons pour lesquelles il a accepté de retourner sur le projet (sauf que là aussi, elle y était déjà depuis des plombes, donc non, ça n’a toujours aucun sens). Rapidement, Storm explique à Susan, Reed et Viktor qu’ils vont devoir collaborer ensemble, car en allant explorer le monde qui se cache de l’autre côté du téléporteur, il y a de bonnes chances de trouver de nouvelles ressources pouvant grandement aider l’Humanité (qui a dit « du pétrole » ?).

J’en profite pour le signaler : on a le droit à un concours de kikis entre Von Doom et Richards pour savoir qui est le plus intelligent. Et comme on est dans un film américain, il n’y a qu’une seule manière de le déterminer, à savoir, en disant qui a inventé son prototype de téléporteur au plus jeune âge. Donc 10 ans pour Richards, et semble-t-il, moins encore pour Von Doom. Souvenez-vous dans les autres Marvel, c’est pareil, Tony Stark & co, c’est le concours de l’inventeur le plus jeune. Si tu n’as pas monté ta propre Rolex à 5 ans, tu as raté ta vie.

Et non, il n’existe pas d’autres preuves d’intelligence.

Monsieur Bricolage est donc une sorte de divinité, alors qu’Einstein est un con si je suis bien. D’accord. Merci Marvel.

Cela étant dit, un autre personnage vient se greffer à l’équipe : Johnny Storm, le fils du professeur, qui est un peu remuant et du genre à jouer à Fast & Furious avec la voiture payée par papa, jusqu’à l’accident qui fait que ledit papa l’oblige à venir bosser pour lui histoire de payer les pots (huhu) cassés.

Par conséquent, l’équipe se compose désormais comme suit :

  • Reed Richards & Viktor Von Doom, en tant que scientifiques de génie (donc experts en tous les domaines à la sortie du lycée), développent le téléporteur.
  • Johnny Storm, assembleur de génie, s’occupe du montage.
  • Susan Storm, experte en analyse de systèmes, s’occupe de… des tenues ?!

Attendez, QUOI ? Mais en plus, pour l’instant, il n’y a aucune exploration humaine de prévue, qu’est-ce que je… une seconde ? Oui ? Ah, on me souffle dans mon oreillette que « Vas-y c’est la meuf, alors forcément elle kiffe les fringues et elle fait de la couture« . Très bien très bien. Je laisse mes lectrices savourer. Puis reprendre leur tricot, comme de bien entendu.

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Pour tenter de rattraper le tout, les accessoiristes ont quand même tenté des trucs. Susan est ainsi la seule qui doit se promener avec une blouse et un badge pour tenter de rappeler que si, si, c’est une scientifique, allez quoi. Les autres, figurants inclus, un petit polo, et c’est bon, qui irait douter de leur place ?

Nos héros travaillent d’arrache-pied sur le téléporteur, jusqu’au jour où Viktor surprend Reed en train de rire avec Susan. Il l’appelle pour lui tirer l’oreille.

« Dis-donc petit malandrin ! Tu crois que je ne te vois pas faire la rigoulade avec ma future nana ?
– Ce n’est pas du tout ce que tu crois ! On travaillait, je…
– Ce n’est pas mon impression.
– Et pourtant… on a fini.
– Quoi ?
– Le téléporteur. Il est prêt.
– Pardon ?
– Je disais que le téléporteur était prêt.
– Tu es en train de me dire que le projet méga-extraordinaire sur lequel on bosse depuis des mois est prêt, mais que tu n’es pas du tout impatient, ni Susan d’ailleurs, que vous avez bouclé ça entre deux cafés et « oublié » de l’annoncer au point que je dois demander ?
– C’est ça.
– Ah ben c’est crédible. Bon ben on avertit les autres ! Vite, il faut faire un test ! »

L’excitation gagne tout le laboratoire, et l’on effectue par conséquent deux tests. D’abord, envoyer de la matière non-vivante via le téléporteur, puis la ramener. On choisit donc d’envoyer Valery Giscard d’Estaing, avant de le ramener avec succès. Puis, il est décidé de faire un nouveau test, en présence du conseil d’administration : envoyer de la matière vivante cette fois. On enferme par conséquent un singe dans l’un des quatre caissons disponibles et il faudra à ce propos qu’on m’explique pourquoi on a choisi de faire un singe moche en 3D, pour probablement des dizaines si ce n’est bien plus milliers de dollars, pour une scène où on suit juste sur les écrans durant cinq secondes le singe qui prend l’air inquiet quand on téléporte son caisson, panique un peu en se retrouvant dans un autre monde, avant d’être ramené sur Terre sans encombres. Vous aviez tant de fric à gâcher que ça les enfants ? C’était trop difficile de faire une prise avec un vrai singe qui aurait eu l’air moins faux et de moins mal jouer, et surtout, pour probablement 10 à 50 fois moins cher au bas mot ? Non mais sérieusement Hollywood, c’est quoi le problème avec la diarrhée de 3D et de fonds verts ?

En tout cas, l’expérience est un succès. Le conseil d’administration de Baxter félicite le professeur Storm et vient saluer son équipe, annonçant :

« C’est cool ! On va pouvoir explorer ce nouveau monde ! La NASA va adorer !
– Pardon ?
– Que se passe-t-il Monsieur Von Doom ? Vous aimez faire répéter les gens ? Vous venez de monter une machine pour voyager et explorer, on va laisser des voyageurs et explorateurs l’utiliser.
– MAIS PAS DU TOUT ! JAMAIS, VOUS M’ENTENDEZ ! C’EST UN SCANDALE ! ET POURQUOI PAS FILER CE TELEPORTEUR À LA CIA ? HEIIIIN ? HEIIIIIIIIIN ?« 

Et Doom de nous faire son caca-nerveux complotiste. Certes mon petit mais du coup, tu pensais à quoi en montant ton téléporteur ? Qu’une fois fait, tu allais l’utiliser une fois pour aller faire les courses chez Auchan histoire de, puis le mettre au garage parce que bon, tu voulais le développer mais pas qu’il serve ? C’était juste pour te marrer ? Qu’eeeest-ce que c’est que ce rebondissement moisi ?

S’ensuit une scène où, déçus, Johnny Storm et Richard Reeds vont se bourrer la gueule au Monaco avec Doom aussi bien pour célébrer le succès de leur expérience que pour se plaindre des vilains administrateurs qui, ça alors ! Avaient donc encore leur mot à dire sur le projet ? C’est fou, ça. Vous voulez dire qu’un projet 100% financé par Baxter appartiendrait à la société Baxter ? Comment ces génies auraient-ils pu le prévoir ?

« D’toute façon, c’tous des cons ! grogne Doom. D’ailleurs, héééé, les gaaars, j’suis bourré mais… vous savez qui a construit Apollo 11 ?
– Naaan, ta mèèèère ? (dialogue véridique, je suis aussi consterné que vous croyez-le bien)
– Naaan ! Alors que vous connaissez Neil Armstrong, et tout, là ?
– Ben ouais !
– Bon, c’eeest c’que j’voulais dire… tu vois ? L’gars qu’a monté la fusée ? Touuuut l’monde ignore son nom !
– Peut-être parce qu’en fait sur ce genre de projets il faut des centaines de personnes et pas juste un type, gros blaireau ?
– Taaa gueuuuule, mystérieuuuuse voix off ! Alors que le mec qu’a marché en premier, planté l’drapeau, làààààààààà…. »

C’est alors que Reed a une idée fantastique.

« Hé les gars, et siiii pour faire la nique au destin, on prenait la machine, tu vois, pis qu’on allait planter l’drapeau là-bas… héhé !
– Ah ouais ! Pis ça prendrait qu’cinq minutes !
– Hop, zoup, on est d’retour dans la foulée, et merde à la NASA, haha ! L’Histoire retiendra nos noms, pis voilà ! »

L’alcool ne changeant pas grand chose à leur retard mental habituel, nos héros conviennent que c’est une bonne idée. En plus, tout est déjà en place pour le départ ! Il y a quatre caissons prêts à partir dans le téléporteur, donc un pour Doom, un pour Richards, un pour Johnny Storm… il reste une place !

« Ah putain, qui on pourrait mettre dedans ? Qui le mériterait ? Qui a bossé avec nous tout ce temps ?
– Allons, c’est évident ! intervient Reed avec un sourire malicieux. Il nous faut appeler… »

Suspens.

Asseyez-vous, attention…

« … BEN GRIMM ! »

Ah ben oui, tiens. Ben Grimm. Le mec qui n’est ni scientifique, ni intéressé par le sujet (il se faisait ouvertement chier en assistant de Reed), et qui n’a rien à voir avec la choucroute. Quelle excellente idée !

Comment ? « Susan Storm » vous dites ? Non, je ne vois pas qui c’est. Vous êtes sûrs qu’elle a travaillé sur le projet ?

Le traitement des personnages dans ce film est tout bonnement fabuleux. J’en connais une qui était la femme invisible avant l’heure, ma foi.

Réveillé en pleine nuit par un appel de son copain Reed, Ben Grimm quitte ainsi sa banlieue pour le rejoindre sans poser de questions. Quand celui-ci lui dit qu’ils vont explorer un autre monde, c’est tellement bien joué qu’il ne réagit même pas. On lui aurait dit partir chercher des croissants, ou promener le caniche, c’était pareil. Nos héros enfilent discrètement les combinaisons préparées par la pauvre Susan Storm (je pense qu’ils pètent assez largement dedans pour signifier leur mépris pour la dame, vu où ils en sont), se glissent dans les caissons et… téléportatioooooon !

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Coup de bol : Susan avait préparé des tenues pile-poil à la taille de ses petits camarades alors que ce n’était pas prévu ! C’est bien fait quand même.

Hop ! En un instant, les caissons se retrouvent sur la planète mystérieuse que nos héros voulaient tant explorer : une surface rocailleuse à perte de vue, balayée par un vent sableux et constellée d’énormes épines rocheuses qui jaillissent du sol de-ci de-là. Nos héros quittent donc les caissons, trop heureux de ce moment historique, et plantent le drapeau américain dans le sol, parce que oui, Viktor se prend pour le chef, voit des complots partout, hait le capitalisme et n’est pas américain, mais non, il ne fait aucun commentaire quant au fait que ce soit ce drapeau que l’on emmène.

Encore une fois : bravo les gars.

Toujours est-il que Viktor repère justement quelque chose d’intéressant : leurs caissons sont apparus sur un gros promontoire, et en bas de celui-ci, des sortes de rivières verdâtres brillent et l’intriguent. Seraient-ce des rivières de Sironimo menthe ? Est-ce qu’une grenouille vogue dessus en chantant ? Est-ce que je viens de vous mettre une musique de merde dans la tête ? Mystère. Bon, se disent les voyageurs improvisés, on n’était venus que pour cinq minutes, mais allez, explorons le coin tant qu’à être là. Bon, et puis vous savez quoi ? Allons la voir cette étrange rivière. Allez, on descend du promontoire en rappel, hop ! Heureusement qu’on avait pensé à emmener du matériel d’escalade sans raison ! Bon, je trouve qu’on a pas encore été assez cons, si on approchait de ladite rivière alors qu’on dirait qu’elle court sous le sol et que celui-ci se fendille dangereusement sous nos pieds à chaque pas ? Bon, et puis je trouve qu’on n’est toujours pas assez cons, alors si l’un d’entre nous enfonçait bien son doigt dans la rivière, comme ça, pour voir, hop ?

Et c’est Viktor qui s’y colle.

Sauf que voilà : la rivière est semble-t-il constituée d’une sorte d’énergie puissante, qui n’aimant pas les débiles profonds qui lui enfoncent des doigts comme ça, sans dire bonjour, lui saute à la tronche. Et commence à défoncer le sol autour de nos héros. Vite, courrons vers le vaisseau ! s’exclament nos héros en achevant de pourrir le fond des combinaisons de Susan. Et escaladons le promontoire ! Mais déjà, Viktor est perdu, car visiblement, l’énergie veut s’accoupler très fort avec lui pour lui montrer ce que ça fait que de recevoir des doigts, comme ça, au pied levé, et non seulement l’emporte et le fait tomber au fond d’une de ses rivières, mais en plus, fait fondre sa combinaison. Viktor disparaît, perdu à jamais.

Grimm, Storm et Richards eux courent comme des dératés jusqu’aux caissons, mais visiblement, c’est comme si la planète elle-même se rebellait contre eux, et leur fragile transport se retrouve ballotté par la terre qui se secoue sous eux ! Richards tente d’activer le voyage retour… mais les commandes ne répondent plus ! Il faudrait passer en manuel, ce qui ne peut se faire que depuis la Terre !

On ne peut donc pas passer en manuel à la main. Je note, c’est bien pensé.

Heureusement, sur Terre, Susan Storm a remarqué que les garçons étaient partis sans elle et l’avaient un peu rabouinée. Elle s’est du coup installée au poste de commande pour surveiller leur expédition qui tourne mal, et tente tant bien que mal de les aider à revenir. Promptement, elle permet à Richards de passer en manuel, et celui-ci active la téléportation retour. Hélas, plusieurs choses se passent plus mal encore ! Le chaos a provoqué un début d’incendie dans le caisson de Johnny Storm, qui se met à brûler. Ben, lui, a vu des cailloux de la planète se glisser dans le sien et bloquent à présent la fermeture du bousin. Quant à Richards, puisque de son côté il n’a aucune raison d’être emmerdé, il voit un scénariste ouvrir discrètement son caisson, balancer l’intégrale de One Piece dedans, puis refermer avant de partir en courant.

La téléportation en sens inverse se fait en urgence…

… et vu le pauvre état du transport, au retour, celui-ci provoque une formidable explosion d’énergie qui touche la pauvre Susan installée à proximité, qui se retrouve aussitôt propulsée contre un mur.

Nos héros sont-ils morts ?

Non !

Hélas, je sais.

Car lorsque Reed ouvre les yeux, c’est pour découvrir un spectacle apocalyptique. Le laboratoire est en feu, des débris de la machine sont partout, et lui-même est coincé sous une poutrelle métallique. Il aperçoit le corps inanimé de Johnny qui brûle encore, et entend, sous une pile de gravats visiblement téléportés avec eux, la voix de Ben qui le supplie de venir l’aider. Puis, remarquant qu’il vient de ramper sur trois mètres quand bien même ses pieds sont toujours coincés, il constate que ses jambes sont devenues mystérieusement élastiques. Un peu surpris, par ce spectacle digne d’une recherche Google Images médicale, il perd connaissance.

À son réveil, son corps est tout étiré, et étroitement surveillé par des scientifiques au sein de ce qui ressemble à une base militaire. Où sont ses amis ? Que s’est-il passé ? Pourquoi est-il tout mou ? Il a peur de poser cette question sur Doctissimo, ou même à un quelconque moteur de recherche, de peur de voir des publicités ciblées apparaître en retour.

Reed attend  prudemment qu’on le laisse seul pour tenter de se libérer de la table à laquelle il est attaché. Chose qu’il parvient vite à faire, découvrant que son corps est désormais élastique ! Il peut s’étirer à loisir, allonger ce qu’il veut, faisant de lui la prochaine coqueluche de Youporn à n’en point douter, même si le bougre a des aspirations moins exotiques. Comme, déjà, se barrer. Se faufilant dans les conduits d’aération, il parvient à passer près de la cellule de Ben, où il découvre que son ami et devenu… un énorme tas de pierres nudiste qui parle et geint avec une voix d’adolescent boutonneux ! Mon dieu, c’est affreux ! Enfin, pour les pierres, ça va encore, mais le reste ?!

Après une rapide promesse de revenir pour tout arranger, Reed parvient à quitter la base, qui s’avère être cachée au beau milieu d’un coin sauvage du pays, et malgré la neige qui tombe et le fait qu’il se promène en slip, il parvient à s’enfuir, sans savoir que Johnny est lui aussi vivant et désormais capable de se transformer en torche humaine à volonté, et que Susan, elle, peut créer des champs de force et devenir invisible, en hommage à son rôle jusqu’ici, disons, proche du néant. Tant pis, dans l’immédiat, il doit déjà se sauver, lui.

Nous pouvons donc faire un bond dans le temps, et filer un an plus tard.

Car si dans un premier temps, l’armée n’a guère apprécié ces histoire de scientifiques mutants et de téléporteurs explosifs au cœur de Manhattan, désormais, tout le monde s’est réconcilié à grands renforts de billets et de bisous, deux choses qui se rencontrent bien comme le disait mon amie Zahia. Franklin Storm, pourtant pacifiste convaincu, a accepté de collaborer avec l’armée pourvu qu’ils n’emmerdent pas ses petits gars. Par contre, Jean-Jacques Baxter, le patron de la boîte Baxter, est lui très heureux car il vend les services de ses mutants mystérieux au gouvernement. Et le premier à avoir été déployé est bien évidemment Ben Grimm, qui en tant que géant caillouteux, peut péter la gueule à tout ce qu’il croise. Pour le faire coopérer, ils lui ont dit qu’ils chercheraient en échange un remède à sa condition. Mais évidemment, en réalité, ils se moquent de lui, car ils sont très vilains.

Johnny et Susan Storm eux apprennent à maîtriser leurs pouvoirs, aidés par une combinaison faite sur-mesure à partir de bullshitose, qui leur permet de contrôler leurs nouvelles capacités au lieu de les voir s’enclencher aléatoirement. Le bullshitose, c’est très puissant, il faut le savoir. Du coup, faut-il comprendre que dès qu’ils retirent leurs combinaisons, Johnny prend feu et Susan fait des champs de force ? N’est-ce pas emmerdant sous la douche ? Est-ce que du coup, les deux sentent le vieux ragondin ? Je sens mon âme de scientifique s’éveiller.

D’ailleurs, du coup, comment Reed a-t-il fait pour fuir la base ? N’aurait-il pas dû aussitôt se transformer en vieux malabar ?

Vous savez quoi ? Je vais mettre ma propre cagoule en bullshitose. Voiiiilà.

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Sinon, je n’ai toujours pas compris pourquoi il était devenu élastique. Il a fusionné avec l’élasthanne de son slip ? Si on l’avait enfermé avec du papier à bulles, il serait devenu Acnée-man ? Je suis perplexe.

Que disais-je ? Ah oui : l’armée a récupéré tout le bazar de chez Baxter, et développe même un nouveau téléporteur, Jean-Jacques Baxter expliquant que sur la planète étrange découverte par nos héros, nommée « Planète Zéro » en l’honneur du scénario, il y a moult ressources et énergies mystérieuses que les Etats-Unis pourraient utiliser pour littéralement contrôler non seulement ce nouveau monde, mais aussi la Terre elle-même ! C’est donc le gros enthousiasme. À part chez Johnny et Susan, qui ont beau ne pas être présents, sont vaguement conscients qu’on veut les utiliser à des fins peu avouables. Mais ne se remuent guère pour y résister. Probablement qu’ils se contentent de mettre des statuts indignés sur Facebook du genre « Marre du boulot :'( » « Encore un lundi… » ou « Six semènes avand lé vacance… je vait mourrir lol« , comme il se doit dans ce genre de situation.

Pour finaliser le nouveau téléporteur, ce serait cependant sympa d’avoir Reed Richards pour aider, puisque Viktor est mort et que c’est à eux deux que l’on a dû le seul bidule fonctionnel de ce genre. Sauf que voilà : Reed a passé l’année écoulée à se planquer au Panama, où modifiant son visage grâce à ses pouvoirs d’élasticité, et habillé d’une pas vraiment discrète tenue faite maison pour l’aider à contrôler son anomalie, il vit de bricolages pour les locaux et de trafic de guacamole. Il habite dans un vieux cabanon où il a monté divers ordinateurs pour jouer à Candy Crush en paix, et a évidemment, un mur couvert… de coupures de journaux.

Je suis las. Je vais lancer une opération « Sauve un scénariste, offre un scanner » pour montrer les merveilles du monde moderne à ces pauvres créatures. Enfin.

Depuis ces longs mois, Reed a traqué les apparitions du mystérieux monstre de cailloux qu’est devenu Ben, régulièrement déployé par l’armée ici ou là pour attaquer des cartels de la drogue, des talibans, ou encore des démarcheurs de rue. Et a même tenté de le retrouver plusieurs fois lorsque Ben était sur le terrain, mais toujours sans succès. Hélas pour lui, l’armée, aidée par Susan et sa capacité à analyser les systèmes, finit par le retrouver. Et envoie Ben lui-même le capturer, ce que ce dernier parvient à faire avec succès en utilisant l’attaque « coup de boule rotatif » sur son petit camarade (it’s super effective!). Ben, qui se sent trahi par son ami qui a fui en l’abandonnant dans la merde où il l’avait mis, lui en veut un peu. Mais comme c’est très mal joué, ça va.

De retour à la base secrète de l’armée américaine, Reed a dû regarder le film entre temps car il n’est pas étonné le moins du monde de retrouver Susan et Johnny, désormais capables de faire des trucs vaguement étonnants. Comme par exemple pour Johnny, être vivant alors qu’il avait vu son corps calciné. Ressusciter, c’est devenu très banal, plus besoin de lever le moindre sourcil à ce sujet. En tout cas, même si l’ambiance est un peu étrange, Reed explique pourquoi il avait fui sans tenir sa promesse de revenir vers Ben : il se sentait coupable, et voulait du coup éviter de tout faire empirer avec une autre de ses idées.

Haaaan ! C’est kikinou !

Ah ? Ah, non, attendez, c’est juste naze.

Bon, en tout cas subitement guéri de son envie de ne pas tout faire merder, Reed se met au travail sur le téléporteur de l’armée, et paf ! En dix minutes (ce n’est pas une blague, et en réalité, c’est même moins d’ailleurs, comme il le souligne lui-même pour rappeler à quel point ce film est nul), il met tout au point dis-donc ! L’armée peut par conséquent aussitôt expédier cinq militaires vers la planète Zéro, pour commencer à étudier le coin. Ce qui est fait promptement, sous l’œil curieux de nos quatre héros. Ils suivent sur les caméras l’exploration qui, à peine débutée… voit les capteurs s’alarmer. Un truc vivant approche ! Et humanoïde avec ça !

« Je savais… que vous reviendriez… » lance la voix de Viktor.

Il est vivant ! Mal en point, car il boîte et se traîne, mais vivant !

Certes, il est aussi équipé d’une super cape de bad guy, probablement trouvée sous un grain de sable ou fabriquée à partir de toile de caillou et tressée main. Il est comme ça Viktor. Fashion.

Vite ! La mission est annulée les gars, ramenez Viktor sur Terre immédiatement ! Le bougre, mal en point, est allongé à bord du module flambant neuf de téléportation de la petite équipe, et ramené sur Terre, où il est aussitôt envoyé à l’infirmerie de la base. Les médecins se penchent donc sur lui, un peu inquiets en le voyant. Jean-Jacques Baxter demande un rapport circonstancié.

« Alors, dans quel état est-il ? Son corps est-il dans un état stable ?
– Je crains qu’il n’ait subi une sorte de changement profond, mélange de lacérations provoquées par l’étrange énergie de cette planète, de brûlures sévères, et de restes de son ancienne combinaison qui a fusionné avec ses chairs en…
– Bon sang, soyez plus clair, docteur !
– Très bien : Viktor Von Doom ressemble désormais à une sorte de Shredder après un bukkake des Tortues Ninja.« 

La vulgarisation scientifique, c’est important.

Jean-Jacques Baxter se rend cependant au chevet du blessé, pour essayer de comprendre : comment a-t-il survécu ? Qu’est-ce qui nous attend là-bas ?

« Allez vas-y mec, parle, quoi !
– Raaah… vous voulez… vous voulez tout savoir de cette planète, n’est-ce pas ?
– Oui, tout ! Vos informations nous aiderons à la conquérir !
– La conquérir ? C’est MA planète ! L’énergie, elle m’a pris en son sein, m’a fait survivre, m’a rendu puissant ! Et si vous n’avez pu vous empêcher de revenir, alors, le seul moyen de vous stopper… c’est de détruire cette misérable planète qu’est la Terre !« 

Flûte alors, je crois qu’il est fâché. Et miraculeusement guéri, aussi. Lui qui se traînait en boitant la scène précédente pète soudain la forme (il a sûrement eu la fameuse combinaison bombe froide – éponge magique), arrache ses liens, et simplement en faisant briller ses pupilles, chouing, chouibiding ! Tous les scientifiques du coin meurent soudainement, le crâne explosé. Sauf Baxter, à qui Viktor garde le meilleur, à savoir le faire cuire sur place comme une vulgaire quiche, ce qui quelque part, est cohérent (profitons-en). Avant de quitter l’infirmerie, en faisant exploser la tête de tous les gens qu’il croise d’un simple regard.

Autant dire que dans la base, ça s’agite ! L’alerte est lancée, l’évacuation ordonnée, et tout le monde file comme il le peut, souvent au milieu des cadavres laissés par Viktor. Nos héros eux tentent de se regrouper, malgré Johnny, un peu nerveux, qui tente de brûler tout ce qu’il croise (coup de bol : il ne croise que sa sœur, qui arrête les flammes avec son champ de force ; heureusement que c’était pas Maurice le scientifique innocent, c’eut été moins funky, il eusse fallu camoufler le cadavre en le couvrant de semoule pour que personne ne découvre le crime). Une fois tous ensemble, nos larrons filent vers le téléporteur, où déjà, Viktor s’est rendu. Et a rencontré Franklin Storm.

« Cassez-vous professeur, je rentre chez moi.
– Viktor, il n’y a rien là-bas pour vous ! C’est ici chez vous !
– Non. Et pis d’abord, j’fais c’que j’veux, t’es pas mon père. Comme par exemple, te tuer. Pif paf pouf.« 

Mais Viktor est sympa : au lieu de lui éclater la tête comme à tous les autres, il le brûle juste un peu, histoire qu’il puisse avoir de derniers mots pour ses enfants avant de passer l’arme à gauche. Car Viktor, lui, reprend le téléporteur et retourne sur la planète Zéro. Derrière lui, les enfants Storm peuvent se ruer sur leur papounet agonisant.

« Papa !
– Aaah je… vous devez me promettre…
– Oui ?
– Promettez-moi… de prendre soin l’un de l’autre…
– … c’est tout ? Merde, j’espérais que ton inexplicable agonie aurait un motif plus intéressant. Bon, okay, on promet, tu peux mourir.
– Bon ben si tout le monde est d’accord… argh ! »

Et Franklin meurt. C’est donc la tristesse. Mais guère longtemps, car Reed constate que la situation est plus rude encore que prévu : Viktor est non seulement retourné sur Zéro, mais en plus, il a saboté le téléporteur (il était sous Android, c’était facile, il suffisait de lancer le navigateur) pour créer une réaction en chaîne et un immense trou noir qui va aspirer la Terre vers Zéro ! Et à l’arrivée du trou noir, il a en plus mis un champ de force qui désintègre tout ! Saperlipopette ! Bon, heureusement, c’est un trou noir qui visiblement, n’attaque qu’en surface et sans se presser. Mais malgré tout, en route !

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« Mais pourquoi il ne leur a pas fait éclater la tête, à eux ? – Son pouvoir ne marche que sur les êtres avec un cerveau, je suppose. »

Susan fait un champ de force pour emmener Ben et Reed, Johnny se transforme en flamme, et tous se jettent dans le trou noir, arrivant sur Zéro en esquivant simplement grâce à leurs pouvoirs le vilain champ désintégrateur de Viktor. Ils peuvent ainsi se ruer sur lui pour lui maraver la bouche, mais l’un après l’autre, Viktor les défait aisément.

Mais sans leur faire éclater la tête. Il a troqué ce pouvoir contre « Pousser légèrement les gens en arrière » et « Faire voler les cailloux« . D’accord. Intéressant. Je vois qu’on ne se foule pas à justifier quoi que ce soit. En tout cas, nos héros sont tout de même un peu troublés. Viktor est plus fort que n’importe lequel d’entre eux !

« Oui, mais pas que nous tous ! » souligne Reed, avant de faire un discours à base de « Nakama« , confirmant qu’il est juste devenu mi-homme, mi-One Piece.

Mais c’est vrai qu’attaquer tous en même temps, ce serait drôlement intelligent ; heureusement qu’il y a un génie dans l’équipe, ma foi. Reed avertit tout de même Viktor que ça va être soirée claques.

« Viktor, réfléchis ! Arrête les conneries ! Ne mets pas les mains sur ce trou noir, où l’on va devoir te pincer très fort !
– Il n’y a plus de Viktor ! Vous m’avez traité de fataliste par le passé ? Alors je serai… FATALIS !
– Hé ben, heureusement qu’on ne t’a pas traité de Lepéniste.
– Que ?
– Pfffrrr… hihihi… huhuhuh….
– Ah. Ah, bravo. Ah oui. Ah, c’est malin.
– Hihihih !
– Arrêtez de rigoler, c’est puéril ! Raaah, vous m’énervez ! »

Mais c’est trop tard pour Viktor, car les quatre larrons, combinent leurs pouvoirs pour en finir et Viktor ne pouvant pas se défendre partout à la fois, ont tôt fait de lui tirer le slip. Et pire encore de le pousser dans son propre champ désintégrateur !

« NaaaoOOooooOOOOooon ! » couine le méchant alors qu’il se décompose comme un vulgaire parti écologiste à l’approche d’une élection.

Le trou noir se met alors à s’effondrer sur lui-même, mais l’équipe peut tout de même repartir vers la Terre en urgence avant qu’il ne soit entièrement fermé, pour découvrir l’immense cratère laissé par la destruction provoquée par le vil Viktor. La base secrète a été rasée, ainsi que la campagne alentour, amoindrissant considérablement l’industrie du tourisme militaire locale.

Nous retrouvons donc nos héros un peu plus tard, alors que des généraux les reçoivent, et après les avoir remerciés pour avoir sauvé la Terre (c’est sympa), leur proposent de continuer à collaborer.

« Sauf que non, interrompt Reed. On veut de l’espace pour faire nos recherches, désormais, on travaillera ensemble à nos conditions.
– Et si nous refusons ?
– Ne refusez pas. »

Conclut Johnny.

Non, il n’a pas d’autre argument. Et vous savez quoi ? Ça passe.

C’est… non, vraiment, c’est égal à tout le reste du film. Aucune justification. On s’en fout.

Bon alors, l’armée leur file un studio ? Un T2 à Limoges ? Un laboratoire en préfabriqué ?

Non : elle leur cède une de ses agences gouvernementales, labo et personnel compris, en entier !

MAIS ? ILS N’ONT MÊME PAS DEMANDÉ CA !

Heureusement que nos héros n’ont pas demandé les clés de la ville, sinon je sens bien que les mecs leur auraient filé le pays.

Pendant que le public sanglote de dépit, nos idiots s’accoudent à une rambarde au-dessus de leur nouveau laboratoire, souriant.

« Il nous faudrait un nom d’équipe.
– Ah bon pourquoi ?
– Parce qu’on est ensemble à présent.
– Et quel rapport avec la choucroute ? Dès que quatre personnes sont ensemble il leur faut un nom ? Chaque table de belote a le sien ?« 

Attendez, j’accélère un peu vers le moment où Reed après leur avoir enfoncé ses doigts jusqu’au cerveau les convainc que c’est une bonne idée.

« Qui a une proposition ?
– Moi ! Torche et ses torchettes ! »

C’est le dialogue véridique une fois encore. « Torché » serait cependant plutôt exact pour qualifier l’ensemble du le film. Ainsi que l’état de son équipe durant le crime que fut sa production.

Mais finalement, suite à un dialogue débile où Ben dit que c’est fantastique d’être arrivés jusqu’ici, Reed propose…

« LES 4 FANTASTIQUES ! »

Ah bon ? Mais que… hé ? Mais ? Ah bah… FIN.

Oui. C’est tout.

Non, je n’ai pas oublié la suite. Il n’y en a juste pas.

Voilà, en gros, il n’y a eu que deux scènes dans le film : le moment où ils obtiennent leurs pouvoirs, et le moment où ils vont claquer Viktor. Entre ? Il ne s’est strictement rien passé.

Hé ben. Ça valait le coup de rebooter, comme on dit chez les techniciens informatiques.

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L’allégorie du film : une crotte qui bouge et qui parle.

____________________

« Odieux, vous êtes blessé !« 

Sophia se jette sous mon bras pour me soutenir à la sortie de la salle, notant les taches noires autour de mes yeux là où les étincelles de douleur ont brûlé ma peau. D’un mouvement de tête, je lui indique l’intérieur de la pièce dont je sors.

« Les autres n’ont pas eu cette chance.« 

Elle se couvre le visage devant l’horreur qui se dévoile devant elle ; ici, un couple a été pris de combustion spontanée devant tant de misère intellectuelle et tels des habitants de Pompéi, leurs corps calcinés s’étreignent encore, unis dans la peur et la douleur. Là, un homme s’est littéralement vidé, probablement lors de la scène où Viktor déclare s’appeler Fatalis. Une méphitique montagne s’est glissée sous son corps décharné, et dans les orbites vides de ses yeux, je jure que l’on peut encore y lire le désespoir. Partout autour, il en va de même. Ce n’est que mort et désolation.

« C’est horrible ! Je vous avais dit que c’était dangereux ! Regardez-vous, vous avez une main paralysée à force de malmener votre accoudoir, il faudra des jours pour qu’elle guérisse ! Ce film était trop fort pour vous !
– Ah, non Sophia. La main, l’accoudoir, ce n’est pas Les 4 Fantastiques.
– Comment ?!
– Je dirais même que 20% de la salle seulement est arrivée jusqu’au film. Non, parce qu’on se moque d’Hollywood, mais figurez-vous qu’avant nous avons eu…« 

Je prends le temps de laisser le suspens s’installer, avant de terminer dans un murmure :

« La bande-annonce du prochain Aladdin avec Kev Adams.« 

Sophia s’effondre devant moi, paralysée par l’horreur. Elle sait la vérité. Elle sait que la bande-annonce elle-même est une injure à tout ce qui est juste et bon. Et pourtant : c’est supposé être le meilleur. Alors que dire du reste ?

« Odieux, tu vas y aller ?« 

Elle tremble, et je pose une main rassurante sur son épaule.

« Sophia…« 

J’aperçois Diego roulant des yeux alors que je recommence avec mes histoires de suspens, et d’un mouvement de sourcil, je lui fais comprendre qu’il va voir sa misérable vie défiler sous peu s’il recommence. Puis je conclus.

« Ne déconnons pas. La scatophilie elle-même à ses limites. Mais, si nous allions en parler chez vous ?« 

Et Sophia se jette contre moi, pendant que j’articule le mot « pelle » du bout des lèvres à l’attention de Diego.

104 réponses à “Les 4 pathétiques

  1. « sa fille, Susan, qui a à peu près autant de charisme qu’une porte. » je proteste, il y a de très jolies portes et elles sont souvent plus utiles que les persos de ce film.
    Dommage pour les limites de la scatophilie… J’espérais que la bande annonce vous convaincrait mais tant pis ! Je vivrai sans connaître les incohérences de ce film (parce qu’il faut pas déconner, si même vous, vous y allez pas, je vais pas perdre deux heures de ma vie devant le truc)
    Sinon, j’admire l’exploit d’avoir fait un reboot pire que celui de 2005. Avant de vous lire, j’ignorais que c’était possible.

    • Deux heures de votre vie…. et votre vie elle-même, accessoirement.
      Mais en effet, j’avoue avoir été outrée par cette violence verbale gratuite envers les portes, dont certaines (je pense à celles de la salle de cinéma), ont empêché à bien des gens de trépasser.

      D’ailleurs, après avoir lu ce spoiler, Mission Impossible semble presque acceptable…

  2. « confirmant qu’il est juste de venue mi-homme, mi-One Piece. »

    Dommage car la blague était drôle !

  3. Excellent comme toujours, mais taper sur Art de Séduire c’est trop facile (ils vont plus les articles honeureux que tu avais ressorti du placard une fois) … tape plutôt sur Séduction by Kamal :p

  4. ahh merci !! Entre la table de belote, lepéniste et bien sur Torche et ses Torchettes, un grand moment de rigolade !!

  5. Salut, je n’ai pas encore lu ce spoil (que j’apprécierai certainement). Mais je n’arrive pas à vous contacter pour ALVALG sur quelques phrases qui déconnent. Je suis l’odieux depuis longtemps mais ALVALG est d’un tout autre niveau (j’adorerais un format papier, qui est, de ce que j’ai compris, en WIP). Merci d’avoir lu ce message.

  6. J’ai peut être raté ce passage mais pourquoi le frère et la soeur n’ont pas la même couleur de peau ?? C’est la première question que je me suis posé en voyant les premières bandes annonces..

      • J’ai pas de problème avec les quotas mais pourquoi les deux enfants sont pas noirs? Ils en sont encore a se dire qu’il ne peuvent pas faire de couple mixte donc comme Reed est blanc on va mettre une fille adoptive blanche. Et puis pourquoi ne pas avoir fait les Storm blancs et Reed noir?

      • Olivieille et Sherman :
        En fait c’est oas une question de quotas ni rien, l’acteur qui joue Johnny a déjà joué pour le réalisateur (dans Chronicles), donc on peut imaginer qu’il l’a apprécié et a voulu le placer dans son prochain film.
        Après bien sur ça compte pour les quotas, mais la décision ne vient pas de là initialement. De toute façon de nos jours au cinéma, on ne fait plus trop attention à respecter les quotas en tant que statistiques, les réals et les prods le font d’eux-même, ne serait-ce que pour coller à la diversité qu’il y a en vrai (par envie ou par désir de réalisme, ou avec une volonté de message politique parfois). Je dis ça mais c’est déjà moins vrai pour les arabes, qui restent pas mal cantonnés aux même rôles (dealers, jeunes de banlieues, ou flics pour faire genre d’aller contre la tendance de manière subtile).

        Kate Mara (Susan) sort de House of Cards, qui a bien marché dernièrement, et doit commencer à avoir pas mal de propositions intéressantes au cinéma qui arrivent, donc les producteurs l’ont probablement plus où moins choisie.

        D’où l’histoire de la famille recomposée.

    • Ça c’est la question sur lequel a tiqué tout les fans de comics (dont moi), c’est à peu près aussi farfelue que de faire un Superman blond. Se gaufré sur un élément aussi important faut le faire.

  7. « L’armée est bien embêtée : elle voulait demander à Viktor où se cachait le technodrome. »
    Lol :)
    Et où est le vilain Krang ^^

  8.  »Quant à Richards, puisque de son côté il n’a aucune raison d’être emmerdé, il voit un scénariste ouvrir discrètement son caisson, balancer l’intégrale de One Piece dedans, puis refermer avant de partir en courant. » < cette phrase a elle seule va suffir à me faire développer des pouvoirs je le sens, pas besoin de fruit du démon. Merci pour ce moment magique (ainsi que le bukkake de Schredder) !

    J'attendais le spoil avec impatience et je n'ai pas été déçu.

    Cela dit c'est gênant de mettre le mot ''One Piece'' dans ce spoil. Le niveau de qualité n'est clairement pas comparable. Les Fant4stiques se rapprocherait plus de Naruto à ce niveau (et encore, c'est surement un peu insultant pour Naruto).

    Très bonne intro et conclu aussi, vous devriez en faire plus dans ce style (même si j'avoue que je suis également fan des réunions de scénaristes et des critiques Allociné)

  9. Ahlala, j’attendais ce spoiler avec tellement d’impatience après avoir vu le film. Je partais avec si peu d’espoir et pourtant, le film réussit à dépasser toutes mes espérances en matière de grand n’importe quoi.

    Entre la fille adoptive blanche d’un père noir adoptée au Kosovo (mais pourquoi ? pourquoi ? pourquoi ?), le méchant qui décide de détruire la Terre et tous ses habitants parce que .. heu … parce que … ils sont revenus le chercher et il est pas content ? (Non franchement, j’ai attendu le moment où un mec allait lui répondre « bon, tu voulais pas revenir ? et bin rentre chez toi et ne nous fais pas chier » mais non …).
    Sans parler des « héros » (ha ha) qui se « téléportent » sur la fameuse Planète Zéro qui se retrouve d’un seul coup affectée d’une atmosphère respirable et heureusement sinon nos « héros » se seraient vaporisés, du coup la Terre serait détruite, Fatalis serait redevenu le maître de … bin rien, vu qu’il n’y a absolument rien sur sa planète (à part des capes évidemment) et on se serait épargné la douleur d’un sequel (déjà programmé pour le 4 juin 2017 si on en croit wikipédia).

    Merci pour ce bon moment de lecture

    • Euh…ok c’était pour caser Micheael B Jordan en temps que Johnny Storm mais…en quoi, dans une pure logique, ça serait incohérent qu’un mec noir adopte une blanche du Kosovo?
      Peut-être que tu n’aimes pas le fait que la Torche soit noir, car infidèle aux comics, je peux le comprendre; mais je vois pas pourquoi ça serait incohérent dans le film en lui même.

      • On remarquera quand même que le noir c’est le copain rigolo, surtout pas la copine du héros, ouh là là ! Un couple métis quelle horreur ! Et puis comme si un jeune fille noire pouvait être attirante…
        Les contorsions ridicules pour avoir un noir et une blanche frère et sœur sont assez gerbantes au fond, bien pire que d’avoir un quota « black » sur un personnage traditionnellement blanc. Le fait que le noir ne soit ni le héros ni sa copine montre largement qu’on reste dans des stéréotypes datés, et même pire car davantage hypocrites.

      • Ca n’a absolument rien à voir avec ça…

        Michael B Jordan, en tant que pote du réalisateur, a en gros été pistonné pour avoir un rôle dans cette adaptation. Or, deja que ça risquait de gueuler parmi les fanboys  »traditionalistes » parce qu’un des personnages principaux avait changé de couleur de peau (et ça n’a pas manqué), on peut tout à fait comprendre que la Fox n’ait pas pris le risque que Susan Storm devienne noire à son tour, ce qui aurait occasioné 2 fois plus de haters pour un détail qui ne se justifiait plus vraiment puisque les quotas ont deja été remplis avec Michael B Jordan.

        D’autant plus que dans les univers principaux en comics, elle a toujours été blonde, et dans les films idem. En bref, si d’aventure il y a un crossover avec les X Men, sa couleur de cheveux aurait immédiatement aider à la reconnaître.

        D’ailleurs on peut aussi rajouter que les  »quotas » sur ce perso ont été remplis par Jessica Alba qui est latino et non blanche à 100%.

        Et je pense que Michael B Jordan est largement plus le genre de comédien à jouer la Torche qu’à jouer Reed Richards, peut être qu’on lui a d’ailleurs tout simplement laissé le choix du rôle (en plus l’avantage avec la Torche c’est qu’il est en feu la moitié du temps, donc les gens qui se plaignent se plaindront 2 fois moins longtemps).

        Enfin on peut rajouter l’hypothèse de Durendal sur le fait que, pour le réalisateur, famille moderne = famille recomposée. D’ailleurs ça peut toucher une plus large part du public tout en caressant les américains dans le sens du poil:  »On est pas un pays raciste regardez, dans le film y’a 2 blacks, une kosovarde et encore un type d’Europe de l’Est. »

        Alors oui peut-être que les americains sont encore un peu raciste sur le fait de mettre des héroines noires, mais, le cas de ce film? A mon sens, non, clairement pas.

      • En fait, je ne trouve pas ça incohérent mais juste stupide (d’où le « pourquoi ? »). Etait-il vraiment nécessaire de rajouter cette histoire d’adoption au Kosovo au WTF total qu’est déjà ce film, je ne pense pas …

      • Aaaah la carte du racisme, l’excuse idéal pour pouvoir se justifier de faire n’importe quoi.
        « J’ai fais un Johnny Storm noir et puis si vous critiquer et bah vous êtes que des méchants racistes et pis c’est tout »
        C’est beau de se mettre à dos ceux et celles même qui font vivre le genre depuis des décennies (les fan de comics) en les insultants ^_^
        Un grand bravo au réal.

    • En temps normal, j’aurais corrigé en soulignant que l’on dit « une suite », mais là, on est effectivement dans la catégorie de la séquelle.

  10. C’est vrai que raconté comme ça, le film à l’air mauvais. Mais c’est sans doute un grand divertissement ! Ce genre de film n’a pas besoin d’un scenario ou de cohérence.

    • Non.
      Il y a des bouses qui sont divertissantes, comme le dernier Terminator par exemple, mais là vraiment, non.
      Comme l’a dit Monsieur Connard, il n’y a que deux scènes dans le film, sinon le reste c’est du rien, et encore elle sont remplies de pas grand chose.

    • Honnêtement, je suis fan des films Marvel (à part Daredevil), même les 2 premiers « 4 Fantastiques », je suis trèèèès bon public – fan attitude d’un ado de 13 ans-, et j’adore les spoils de M. Connard – cynique attitude d’une adulte bien loin de ses 13 ans.
      Mais ce « film »-là, c’est pas possible. Même les effets spéciaux ne justifient pas une telle bouse. Ya des tas de séries sur des super-héros bien mieux réalisées que « ça ». Pourtant, j’y suis allée en me disant que ce serait peut-être un bon divertissement, à voir au ciné…mais non. C’est juste un gros foutage de gueule.

    • Donc sous prétexte que c’est de la SF/film de super-héro ça n’a pas besoin d’être cohérent ou d’avoir un scénario ?
      Et bien tu a des attentes bien basse mon pauvre, je te plains.

  11. Pingback: Les 4 Fantastiques [2015] | Le Bibliocosme·

  12. Les scientifiques de génie qui trouvent acceptable de partir en balade sur une planète inconnue après s’être bourrés, juste parce que… heu… pour le fun. Oui, bien sûr.
    Non qu’ils aient eu tort, ça a l’air de rapporter gros de flanquer le bousin dans un laboratoire, après tout.
    Eh, mais je suis en train de réaliser : tous les scientifiques qui finissent avec le crâne explosé, ou cuits, c’est la faute des 4 pimpins, dans le fond. Ils ne seraient pas allés faire les cons sur la planète Zéro, Viktor ne serait pas allé s’accoupler avec la rivière, etc, etc, rien ne serait arrivé.

  13. *arf, la fin manquait : et pourtant, personne ne leur fait remarquer qu’ils ont un peu merdé. Tout le monde s’en fout ?

    • En même si ils ont sauvés la Terre entre temps, je peux raisonnablement supposer que les engueuler est un peu superflu, non?
      C’est comme reprocher à Superman de faire des dégats collatérals contre Zod dans Man of Steel alors que le mec vient de largement contribuer à sauver le monde.

      • Hé bien apparemment le futur opus (batman vs superman) fait exactement cela. ils lui font apparemment un procès (il a une carte d’identité? un casier judiciaire? est-il sexy en orange?)
        au vu de la bande annonce, cela va être encore un grand moment de cinéma ….. Ben Affleck fait un super héros, c’est de Zack Snyder : gages de qualité (si si)

      • De toutes façons MoS ce n’est pas un véritable film sur Superman. C’est un vers solitaire venant d’une chiasse du fin fond des égouts des Enfer et encore c’est insultant pour le vers.

  14. Jean-Jacques Baxter aime mâcher du chewing-gum en parlant et en gardant la bouche bien ouverte ce qui est très très très énervant mais surtout malpoli => ce type a besoin d’une pelle (dans la gueule). Mais l’histoire du micro-onde et de la quiche le fait aussi.

  15. Il est noté que même si la « machine » de télé-transportation a été construit dans un labo « sérieux » (?) il n’y a :
    1/ aucun backup des formules, des données ou des schémas de construction (super sérieux!!!) et en général personne n’a pris des notes ! sur un cahier ? Sur un tableau ? Sur un post-it ? (tout dans la tête). Ou alors après la décharge d’énergie liée à l’accident, cette même décharge a effacé les serveurs (soit), les cahiers Claire Fontaine des étudiants et autres chercheurs sur le projet (hum) et tous les cerveaux présents lors de la construction de la machine (hum hum). Les autres personnes travaillant sur le projet devaient juste visser des trucs ensemble ou installer Windows 10 sur les ordinateurs (les fous!).
    2/ aucun système de protection quand la machine émet très clairement et très sérieusement de l’énergie autour d’elle (oui l’énergie ça peut faire mal, demander aux buveurs de RedBull ou plutôt demander à leurs proches)
    3/ aucun gardien de nuit (c’est open bar, les filles vous avez vu mon gros téléporteur !) ou de sécurité sauf au début où Reed donne son nom avant d’entrer et Ben qui l’accompagne passe tranquille

  16. On ne se moque pas de Love Is All, homme de peu de goût !
    Rien que le clip de la chanson est plus cohérent que ce film …

    Longue vie à Roger Glover et gloire à Dio !!

  17. Connard, c’est vraiment la meilleure de vos chroniques depuis un moment!! A croire que plus un nanar est avéré plus il vous inspire :)
    Merci pour votre abnégation!
    Au passage, je me permets de signaler une petite coquille:  » confirmant qu’il est juste de venue », je suppose qu’il s’agit de « devenu ».

    • C’est pas un nanar. Un nanar tu as de l’affection, même s’il est mauvais. Tu le regardes en te disant « Ah, l’auteur a voulut faire ça mais c’est raté » et lors des grosses incohérences, tu te marres comme une baleine.
      Ce film là est juste mauvais. Le script a été réécrit pour des questoins de pognons (exit l’affection), et même les passages les plus incohérents sont justes abhérents, et pas drôle.
      Whala. Donc c’est pas un nanar. C’tout.

    • Non, c’est correct d’utiliser le participe passé ici : « le singe aurait joué » (je peux remplacer par « le singe aurait pris » et non par « *le singe aurait vendre ».

      • L’infinitif « jouER » est correct : « un vrai singe qui aurait eu l’air moins faux et de moins mal jouer ». (Pour reprendre la réponse ci-dessus de Justine, cela donnerait « le singe aurait eu l’air de vendre »).

  18. Quelqu’un peut il expliquer pourquoi Von Doom veut un alias pour devenir maître d’une planète inhabitée et après avoir détruit la Terre?? Qui l’appellera Fatalis??

    • Ca plus le fait qu’il oublie d’utiliser contre les 4P :p son pouvoir « on shot in your head without gun » (Fatalou en mode Scanners donc) à moins que notre bon camarade O.C. ait omis un détail qui aurait justifié cette incohérence.

      • Ah c’est ballot, à 10 min prêt il pouvait faire du méchoui de neurones.

  19. Impossible de payer pour voir ça, et je doute même de défier Hadopi pour mater ce film. Les retours des autres, qu’ils soient sérieux et construits, ou juste parodiques, sont hélas suffisamment éloquents :/

    Mais j’ai bien ri avec votre article, bien plus drôle que le précédent.
    Chapeau, camarade!

  20. N’oublions pas que lorsqu’ils présentent leur téléporteur à la fête de la science, ils se font recaler… C’est vrai quoi, c’est tellement banal ! Un volcan en papier maché est bien plus original !

  21. – Je suis mithridatisé, ma jeune amie. Un John Carter ici, un Choc des Titans là… je peux survivre à ces merdes.
    Le mithril votre ami pour la vie.

    • En fait ça vient du roi Mithridate (merci à la BD « Jugurtha », sympathique lecture durant ma jeunesse :p ), aucun rapport direct avec le métal de chez Tolkien.

      Bref, ce fameux roi antique prenait des poisons à petites doses pour habituer son corps et ainsi survivre à une vile et mesquine tentative d’empoisonnement. Notre camarade a fait pareil avec Hollywood, apparemment ça marche^^

    • Oh, décidément les toutes jeunes générations ne comprennent plus les expressions… À ajouter aux « poteau rose », « pied d’estale », « bouquet missaire », &c
      Non, pas du tout, l’expression vient d’une pratique du roi Mithridate qui absorbait régulièrement des petites doses, non létales, de poison afin d’être immunisé contre ses effets. Ironiquement, quand il voulut se tuer le poison ne fit pas effet.

  22. j’ai plein de films en retard à regarder ! mais je ne sais pas si j’aurai le courage de regarder celui-ci !
    1 : je n’ai pas besoin de somnifère
    2 : je ne suis pas mithridatisée contre les inepties ( des autres )
    3 : j’ai repéré un golem . ça me fait claquer des dents rien qu’à l’idée .
    masochistement votre , cher et odieux connard .

  23. Veuillez m’excusez pour le double post, mais je viens tout juste de tomber sur un gadget qui pourrait intéressé l’Odieux. A défaut de s’en servir pour passer une bonne soirée il pourra avantageusement utiliser la chose comme instrument de torture contre ses stagiaires récalcitrantes.

    http://cagewheel.com/

    • Cher Janus,

      En toute amitié, je tiens à vous dire que partager une horreur telle que celle ci vous donne le droit de vous faire fourrer le bide du contenu d’un chargeur STEN mk 2, le tout en visionnant dragonball evolution attaché à une chaise à la manière d’orange mécanique, deux fois.

      cordialement

      *Pourquoi autant de heine???????*
      (Sinon, vraiment pas mal comme site!)

  24. J’ai trouvé une interview de l’Odieux Connard mais je n’arrive pas à publié le lien, sans doute à cause d’une sombre histoire de filtre anti-spam. Je vous invite donc à vous rendre sur le site du Gorafi et à recherche l’article du 28 aout 2015 : « Gorafi Magazine : 20 astuces testées pour cacher un corps ». Diego y est même en photo en première page (Si si c’est lui, regardez ! Sa cravate n’est pas rouge.)

  25. Baaah, je capitule – j’ai survolé l’article, j’ai bafoué de ma souris votre travail. Mais néanmoins, j’imagine avoir évité un interminable gouffre d’incohérences ; et, oh, l’image finale doit résumer assez bien le film. Un étron vivant, réellement?!

  26. Un mec qui met un lien vers français de souche, sur l’article précédent un autre qui en met un pour soral…
    La section commentaires est bien fréquentée !

    • Oui, c’est lui, je vous félicite de l’avoir remarqué, il cherche à faire des rencontres, des connaissances vraies, comme partout ailleurs. La connerie est maintenant passionnante et phénoménale……elle est forcée de s’exprimer et de faire du………. cinéma. De toute façon tout le monde s’en tape en SARL breveté AGDG……… en l’an de crasse 2015.
      Daniel, un ami autre……. ZOUK !

    • Après recherche rapide (mais non vérifiée, Wikipedia est mon ami), il semblerait que qu’il se fasse juste appeler … « Doom ». (Donc son nom quoi …) »Now dubbing himself « Doom » » (je cite) Autant dire que même la VO ne pourra sauver le ridicule de cette scène.

    • Apparemment, ils avaient prévu de le nommer différemment (Victor Domashev) et les fans n’ont pas aimé .. Du coup, il est redevenu Victor Von Doom et cette scène n’a plus eu aucun sens.

      « Dr. Doom’s full name in this film was originally going to be « Victor Domashev », but after backlash by fans, it was changed back to « Victor von Doom » during reshoots, to match his name in the Marvel Comics universe » -> from wkipedia

  27. Youp OC
    Compte tu faire un billet sur ce plagiat qu’est Vice-Versa ?
    D’ailleurs cautionne tu le plagiat du moment que celui-ci est « mieux fait » (plus populaire je dirais plutôt) que l’original ?
    Parce que à entendre certains de mes amis (ou lire les commentaires des autres sur Facebook) pas mal seraient de cet avis.

  28.  » D’toute façon, c’tous des cons ! grogne Doom. D’ailleurs, héééé, les gaaars, j’suis bourré mais… vous savez qui a construit Apollo 11 ? »

    Et moi je suis qui, jeune malandrin ? Avec ton nom Teuton en plus, m’oublier et pas tenir la bière, tu es une honte pour la nation.
    Mais ça va, après tu deviens méchant, alors je te pardonne.

    • Je ne suis pas certain que la majorité de la population le sache (j’ai pas fait le test autour de moi mais je pense que le résultat serait édifiant, tout le monde n’étant pas aussi cultivé que les commentateurs de ce blog, bien entendu). Par contre tout le monde ou presque sait qui est Neil Armstrong. Donc je suppose que Von Doom connaît la réponse à sa question mais fait un peu le même constat que moi (enfin j’ai pas vu le film, je peux me tromper).

  29. Merci à Richard et Viktor, apparemment des génies scientifiques, d’avoir prétendu que Wernher von Braun est un inconnu. Bien joué les mecs. Bien joué !

    Sinon, sans racisme mais avec un brin de scepticisme génétique, on explique dans le film pourquoi Johnny, le frère de Susan, blanche, est noir ? Il est adopté ? Un des deux parents est blanc et l’autre noir ? Non je suis sérieux. Les quotas, ok, pourquoi pas, mais un brin de cohérence et de justification ? Peut-être ?

    • En même temps si c’était précisé explicitement, il y en aurait pour râler et dire « Ben on s’en doutait quand même c’est évident! Arrêtez de nous prendre pour des cons, pas besoin de préciser! » Non?

  30. Autant l’on pouvait apprécier les spoilers du connard lorsqu’il s’attaquait à des films injustement célébrés (Prometheus, Dark Knight Rises, Interstellar,…), autant s’attaquer à des bouses déjà descendues par 80% des critiques est d’un intérêt très discutable.

    Pavé une nouvelle fois indigeste (je suis allé au bout cette fois-ci), reposant sur les mêmes tics et jeux de mots de ses 100 derniers papiers, pourvu de la sempiternelle même introduction (le connard se mettant en scène et s’armant de courage pour s’attaquer au film), bourré de fautes, mal écrit (des phrases longues, mal rythmées, parsemées de mots inutilement compliqués comme si le con voulait nous étaler une culture littéraire qu’il n’a pas), cet article, bouffi d’arrogance, est juste à jeter à la corbeille.

    « Salutaire instrument, buveur de sang du monde,
    Comment n’as-tu pas honte et comment n’as-tu pas
    Devant tous les miroir vu pâlir tes appas ?
    La grandeur de ce mal où tu te crois savante
    Ne t’a donc jamais fait reculer d’épouvante… »

    Hein, connard ? Tu te reconnais ?

    • Un peu violemment dit mais pas compètement faux. En même temps fait bien alimenter le site. D’ailleurs ca me fait penser que si 80% de la critique descend ce film alors Durandal doit l’apprécier. Je vais aller voir ca…

    • Tu as raison. L’Odieux Connard ne sait pas écrire, et ses billets sont indignes d’intérêt. Grâce à toi, je vais cesser de venir perdre mon temps ici. Comme, j’en suis sûre, un tas d’autres (futurs ex) lecteurs. Nous t’en remercions. Par ailleurs, je suis béate d’admiration devant l’étendue de ton immense culture, qui me fait sentir si sotte et si médiocre.

      Voilààààà, ta mission est accomplie, tu peux maintenant t’attaquer à un autre blog…

    • J’étais triste que tu sois décédé au spoiler précédent. Je m’disait: cool il a ressucité.

      Par contre, t’es passé en mode zombie. Oublié, l’originalité et la qualité. Tu nous ressort un amalgame putride et grotesque de tes commentaires précédent, en mal régurgité.

      Bref, je propose qu’on te décapite à coup de pelle ou autre instrument , et qu’on fasse cramer ton cadavre, histoire d’être débarrassé.

    • Ah oui, c’est globalement ce que j’ai ressenti en lisant ce spoil et quelques précédents. J’ai été profondément choqué de voir un spoil sur « Labyrinthe ». Non mais qui sur cette Terre n’avait pas remarqué que ce film était à chier ?

  31. la bande annonce d’aladin. Je compatis. Je l’ai vu 3 fois de suite car dans mon cinéma il s’en servait pour illustrer la bande son d’un morceau d’un autre film…
    En fait y’avait 3 bandes annonces mais les 2 autres etait du meme niveau. Et heureusement on avait pas le son (que la musique du morceau donc)
    AU bout de la 2e fois, j’ai fait ce qui me semblait le plus logique. Fermer les yeux. Je pense avoir pris la bonne decision et que mon cerveau aurait laché avant que je puisse atteindre la sortie

  32. Excellent spoil, comme d’habitude Monsieur Connard! Ce film était une telle bouse, même les critiques s’accordaient là dessus pour une fois.
    Je relève encore une petite incohérence (ou bien j’ai mal compris). Reed Richards a téléporté le frère de Benn et ses potos SANS SAVOIR où ça allait les emmener ou si même il pourrait les faire revenir?? Et personne n’est plus choqué que ça, ni Ben, ni personne? D’ailleurs on n’en entends plus jamais parlé de ce fameux frère. Je vais assumer qu’il est resté sur la planète chelou pour échapper à la médiocrité de ce film.

  33. Cet article m’a fait doucement rire… Et je me sens rassurée, je ne suis pas la seule à comparer l’homme de pierre à du petit caca frais. Hé hé.

  34. un discours à base de nakama , prouvant qu’ils se transforme en mi homme mi one piece… Tellement vrai , tellement drole , parfait à une nuance près: il faut que vous ayez vu des one piece en vo pour comprendre et à fortiori pour employer ce divin gag, l’odieux serait il un grand fan d’anime japonais?

  35. J’ai vu le Aladin avec Kev Adams. Oui. Hélas. J’étais obligée.
    N’y allez pas. J’en supplie le monde entier, je sais que ce film va faire un carton auprès des ados décérébrés, mais il faut transmettre la bonne parole : N’Y. Allez. Pas. Fuyez.
    Cet étron est racoleur, vulgaire, chiant et même pas drôle.
    J’en suis encore traumatisée et j’ai des accès de violence à chaque fois que ce film est mentionné.

  36. Merci Odieux Connard, j’attendais cette chronique.

    Il y a d’autres problèmes d’envergure à genre 2 minutes d’intervalle :
    – Comment suzan storm a eu ses pouvoirs ? l’énérgie est revenue dans le transport (plus ou moins sécurisé) mais elle n’est jamais allée avec les bidules envoyés par les gamins ou dans le sable récupéré dans les autres transfert (mouais…)
    – Comment ils ont pu foutre la combinaison moisie à la torche humaine ???
    Tout le point est que cette combinaison leur permet de « contrôler » leurs pouvoirs, mais comment ils lui ont mise, puisqu’il ne contrôlait pas ses pouvoirs et qu’ils brulait sans arrêt ? ils ont peut-être trouvé un moyen de contrôler ses pouvoirs pour lui mettre, mais à quoi la combinaison servait si ils avaient un autre moyen.
    J’ai désespéré à ce moment là du film

    en sortant de la salle, j’ai regretté les sous dépensés (mon cerveau s’était barré avant moi, il m’attendait à la sortie). La prochaine fois, je regarderai la chaîne téléachat, ça sera bien plus intéressant et ça me coutera mloins cher.

    Sinon, tout est dit

  37. Excellent, comme d’habitude.
    En revanche, juste une petite remarque, pour info : contrairement à ce qu’on pourrait penser, de nos jours, avec l’évolution des images de synthèse, il est beaucoup plus économique de créer un animal par ordinateur que de devoir en avoir un vrai, entre le dresseur, la nourriture, les conditions de vie et les contrôles pour vérifier qu’il soit bien traité.
    Surtout si c’est juste pour une scène.

  38. Aaaargh ………. suis alergic aux fôtes d’aurtaugrafe. Fô pas man vouloire. Sa mégratigne les zieux.
    « Sanglotte-t-elle » au second paragraphe….. 3 T dans le même mot, ça fait toujours beaucoup.
    Bisous

  39. bah au final le meilleur (moins pire serait plus judicieux) des 4 Fantastiques ça reste celui de 1994 jamais sorti ni au cinoche ni en K7 … au moins (bien que légèrement cucul la praline) l’explication du comment du pourquoi qui a quel pouvoir est mieux que dans les autres … et surtout y avait pas un trop gros budget vu qu’il n’a été fait que pour garder les droits de la licence mais malgré tout il passe mieux que cette bouse …

  40. Je suis vraiment le seul à avoir aimé le film? Well… En tout cas j’aurais aimé que Fatalis se soit plutôt surnommé Lepénis…

  41. Je suis pratiquement sûr qu’un vrai singe aurait coûté plus cher qu’un faux en 3d. Un vrai singe, ça demande de trouver l’agence de dresseurs, de la payer, de payer des inspecteurs pour venir et attester que « aucun animal n’a été blessé blabla », de faire 57 prises parce que le singe a pas franchement envie d’aller dans la boîte et qu’on n’a pas le droit de le forcer si on veut l’attestation…

    Alors que pour un singe en 3d, sachant que le flim comporte déjà de la 3d, il faut juste aller voir le patron de la boîte d’effets numériques et lui préciser qu’on veut un singe bon marché (contrairement aux immeubles qui explosent), ce à quoi il répondra « si vous voulez de la merde on vous le fait gratos, en bonus sur notre contrat. On a justement un modèle de singe dans les tutoriaux de notre logiciel de retouche numérique, et faut qu’on forme Jean-Jacques notre nouveau stagiaire. Bon par contre, faut pas vous attendre à de la qualité ».

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