Terminator – Geneuneu

« Diego, mon Mauser. »

D’un geste prudent, le fidèle serviteur fait passer le pistolet à son patron tout en essayant de dissimuler son désarroi. Depuis bientôt des heures, son employeur est assis dans le recoin le plus obscur de son salon, enfoncé dans un confortable fauteuil où il fume un cigare plus promptement que de raison. Son maître glisse l’arme près de lui d’un geste sec avant de prendre une gorgée de brandy.

« Patron, tente Diego. Vous avez besoin d’autre chose ?
– Oui, ferme tous les volets. Ah, et débranche mon téléphone. Puis enterre-le.
– Je vous sens nerveux.
– Allons Diego, qu’est-ce qui te fait dire ça ?
– C’est que, d’habitude, vous me faites enterrer des étudiantes. Pas des téléphones.« 

J’ouvre la bouche pour rétorquer un bon mot sur les similitudes entre les deux quant à l’emploi abusif de langage SMS, avant de m’arrêter net. Diego peut savoir. Mon aimable lectorat en a aussi le droit car ce qui va suivre est une histoire vraie.

« Diego, te souviens-tu de ce qu’il s’est passé il y a trois jours ?
– Hmmm… vous avez annoncé sur Twitter que vous alliez vous charger de Terminator – Genisys ?
– Oui. Et sais-tu ce qu’il s’est passé très exactement dix minutes plus tard ?
– Non ?
– Mon PC a rendu l’âme.
– C’est peu banal, patron.
– En effet. J’ai donc – et l’histoire est toujours authentique – sorti mon vieil ordinateur portable pour procéder à la commande d’une nouvelle machine. Et sais-tu ce qui est arrivé ?
– Je… non… vous n’allez pas…
– Si. Il m’a lui aussi lâché. Deux PC en vingt minutes. J’ai d’abord pensé à une coïncidence. Mais ce soir, je rentre du visionnage de Terminator et je l’annonce sur Twitter. Et sais-tu ce qu’il se passe ?
– Votre nouvelle machine crame à son tour ? demande Diego d’une voix peu assurée.
– Non Diego…« 

Le serviteur tremble alors que je ménage le suspens.

« … le site web est devenu subitement… INACCESSIBLE.
– Patron, hoquette Diego, vous pourriez arrêter de raconter cette histoire avec une lampe de poche sous le menton ?
– Oui, mais on perd considérablement en intensité dramatique sans. »

Je jette nonchalamment la lampe qui s’en va rouler aux pieds du pauvre hispanophone, et me lève pour aller à la fenêtre contempler la ville endormie.

« Cette histoire est vraie, Diego, j’insiste. Moi-même, je trouve la coïncidence troublante. Cela ne peut signifier qu’une chose, je crois. Skynet est en train de se réveiller. Les machines se révoltent.« 

Une déglutition bruyante derrière moi me laisse entendre que mon propos est suivi attentivement.

« Mais sais-tu ce qui est le plus intriguant mon bon ? C’est qu’à ce stade, j’ignore une chose.« 

 À nouveau, je laisse planer le suspens, mais Diego dégage du bout du pied la lampe de poche avant que je ne puisse la ramasser pour appuyer mon effet, et je retiens un grommellement alors qu’elle part rouler sous le fauteuil. Feignant l’indifférence, je conclus.

« C’est que : je n’arrive pas à savoir si les machines se révoltent contre moi ou si elles ont tout bonnement trop honte de Terminator – Genisys pour laisser qui que ce soit en parler.« 

Et braves gens, je crains qu’il n’existe qu’une seule manière de régler ce mystère :

Spoilons, mes bons !

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Hop

L’affiche : quand votre meilleur argument est d’être recommandé par le réalisateur d’Avatar, vous savez où vous êtes tombé.

Tout commence alors que la voix off de Kyle Reese nous résume comment notre monde a basculé dans le chaos. En 1997, une intelligence artificielle du nom de Skynet a été mise en ligne pour gérer tout le système de défense Nord-Américain, armement nucléaire compris. Utilisant toute la puissance de son processeur Pentium II 233 dernière génération, celle-ci décide qu’en fait, l’Humanité représente une menace pour elle. Du coup, elle décide de déclencher une guerre nucléaire, et allez hop, 3 milliards de morts, ce qui est moyennement sympa.  Alors que Skynet prend le contrôle des usines pour créer une armée de robots (toujours avec une technologie de 1997, j’imagine donc à partir de l’assemblage de Tam-Tam et autres Tatoo) et réduire en esclavage les survivants, seule une poignée d’humains parvient à rester libre. Ils forment la Résistance, menée par John Connor, chef dont le charisme est relativement proche de celui d’une plaque en tôle ondulée.

Mais Kyle Reese, donc ? Hé bien Kyle Reese explique qu’il n’a jamais connu le monde d’avant le Jugement Dernier déclenché par Skynet. Il ne le connait que par les histoires que racontaient ses parents. Il ignore tout ce que son monde, rasé en 1997, n’a pu connaître : la France championne du monde de football, George W. Bush, Justin Bieber et bien évidemment, ce blog. Une vie ratée, quoi.

Nous retrouvons donc le jeune Kyle, encore enfant, qui évolue dans les ruines de ce que fut la civilisation humaine. Ou bien est-ce Versailles un jour d’expo d’art contemporain, je ne suis pas bien sûr. Toujours est-il qu’il manque de peu de se faire refaire la margoulette au canon laser par un robot tueur de Skynet : un Terminator.  Sauf qu’au moment où sa tête va se transformer en geyser sanglant, quelque chose tombe du plafond ! Un vieux bout de tôle ? Non, c’est John Connor ! Qui tatane le vilain Terminator, et sauve le petit Kyle, avant de l’emmener avec lui.

Les années passent, Kyle est devenu le bras droit de John, et la Résistance s’apprête à lancer son opération finale. Une double attaque, à la fois sur le serveur central qui abrite Skynet et iTunes, et sur une base abritant une arme secrète terrible que Skynet s’apprêterait à utiliser…

John Connor rassemble ses troupes et les motive grâce au légendaire discours pré-bataille, dans lequel il explique que blablabla grand jour blablabla mourir libre blablabla esclavage de Skynet après des années de soumission blablabla vie merdique blablabla thanks Obama. Tous les humains sont donc prêts à aller péter sa mouille à Skynet.

Et l’opération se déroule étonnamment bien ! Car pendant que John et Kyle attaquent le site de l’arme secrète de Skynet, l’autre équipe parvient à faire sauter les serveurs de l’ennemi… et tous les robots s’effondrent soudain comme de vulgaire footballeurs !

J’ai toujours aimé ce raccourci scénaristique des armées de méchants qui s’effondrent quand on tue le chef. Ça évite de se compliquer la vie.

Nos héros peuvent ainsi courir jusqu’au cœur de la base ennemie où ils découvrent… une machine à voyager dans le temps !

« Nous arrivons trop tard, explique John Connor. Skynet se sachant vaincu, il a eu le temps de l’utiliser et d’envoyer un Terminator dans le passé… pour tuer ma mère !« 

Mais comment John Connor sait-il tout cela ? Hé bien c’est simple : John Connor a vécu Terminator 1 et 2 (oubliez les 3 et 4, ce que visiblement, la réalisation a aussi choisi de faire, on la comprend), à savoir, pour ceux qui ne connaîtraient pas, que dans Terminator 1, Skynet envoie dans le passé un robot de type T-800 avec l’apparence de Schwarzi pour tuer Sarah Connor, la mère de John Connor, avant que le chef de la résistance ne naisse. Ce qui s’appelle, mourir dans l’œuf, huhu…hem, oui, bon, ça va, hein ! Ce spoil m’a coûté deux PC, alors j’ai le droit, ah mais. Sauf que John Connor envoie dans le passé Kyle Reese pour sauver sa mère. Ce que celui-ci fait, avant de coucher avec la bougresse puis de mourir (mais les deux ne sont pas liés, du calme Messieurs, essuyez cette goutte de sueur qui perle sur votre front)… faisant de lui le père de John Connor ! Puis, dans Terminator 2, Skynet envoie dans le passé un T-1000 en métal liquide pouvant changer d’apparence pour tuer John Connor encore adolescent. La Résistance envoie de son côté pour protéger son chef un T-800 reprogrammé pour le défendre, ce qui est fait avec succès.

Voilà pour ce que John Connor sait. D’où sa bonne connaissance de Skynet, du futur et du goût de son ennemi pour les machines à voyager dans le temps et les années 80. Du coup, il sait aussi ce qu’il faut faire : envoyer Kyle Reese dans le temps pour qu’il mette des claques au Terminator et zoumzoumzenne sa maman (à John, pas au Terminator, suivez un peu, sacrebleu).  John Reese tente de jouer l’innocent déclare en conséquence :

« Vite ! Il me faut un volontaire pour aller dans le temps sauver ma maman ! »

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« Et j’ai dit sauver, j’ai pas dit coucher, je ne veux influencer personne ! »

Stop ! Faisons une pause.

Comme vous le savez, il existe une règle simple : les voyages dans le temps, si on ne sait pas faire, on ne fait pas parce que c’est un coup à se prendre les pieds dans le tapis. Or, il existe deux manière de gérer lesdits voyages :

– Soit on estime qu’il n’y a qu’une seule ligne temporelle, et tout envoi dans le passé modifie aussitôt le futur

– Soit on estime que chaque envoi dans le passé crée une nouvelle réalité parallèle avec un futur différent

À ce stade, ce n’est pas bien compliqué. Et pourtant, le film se vautre déjà dans les grandes largeurs. Ben oui ! Vous n’avez rien remarqué ?

– Si l’envoi du Terminator dans le passé vient d’arriver… le futur devrait en être instantanément modifié. Et donc, Sarah Connor a dû être tuée il y a trente ans. Donc John Connor n’a jamais existé. Par conséquent, cette scène aurait dû s’arrêter à la seconde où le Terminator est parti dans le passé. Non, le temps n’est pas une course poursuite du genre « Rah, il est parti dans le passé avec un peu d’avance ! Vite, on y va !« . Non, si le mec repart trente ans dans le passé, il a trente ans d’avance. Pas de « Attends, attends, j’arrive dans le passé juste après toi depuis le même futur ! ». C’est triste mais c’est comme ça.

– Et si l’on suppose que l’envoi de quelqu’un dans le passé crée juste des réalités parallèles… hé bien ça n’a aucun intérêt à part pour les voyageurs temporels qui peuvent en profiter. Non parce que du coup, Skynet peut envoyer des robots ou des fruits et légumes dans le passé, ça ne sauvera pas son actuel futur. Ça en créera juste d’autres dont elle ne profitera pas.  Et idem pour la Résistance : créer une réalité parallèle n’a aucun intérêt pour elle (surtout que si ça part du fait que des réalités parallèles existent, alors il en existe déjà forcément une où Skynet n’est jamais apparu). Autant rester là à profiter de la victoire en buvant du Champomy.

Vous avez suivi ? Bon, hé bien à en croire le film, ils ont choisi l’option un : une seule ligne temporelle, puisque ça pourrait tuer John Connor. Mais ont oublié que du coup, hihihi, John Connor aurait logiquement dû disparaître dès cette scène. Un détail.

Revenons à nos héros. Kyle Reese est donc volontaire pour aller sauver Maman Connor, car depuis sa plus tendre enfance, John Connor lui en a chanté les louanges (il essayait surtout de la caser, oui, petit rabouin !). John fait mine d’hésiter et puis bon : allez Kyle, on va t’envoyer dans le temps !

Kyle se prépare donc pour sa mission sans réaliser l’absurdité de ces histoires de lignes temporelles, pendant qu’une membre de la Résistance lui explique comment cela va se passer.

« Vous ne pourrez emmener aucune arme, Reese.
– Ah bon ?
– Rien de synthétique. Pas de vêtement et encore moins d’arme, sauf entouré de chair. Une sorte d’effet micro-ondes, si vous voulez. »

C’est à ce moment que le cousin germain de John Connor, Odin Connor, membre de la résistance française (celle qui a eu à affronter le cousin germain de Skynet, Ciel Compta), lève très fort un sourcil.

« Madame !
– Oui, Odin ?
– Juste une question. D’où savez-vous tout ça ?
– Pardon ?
– Ben je ne sais pas. La machine à voyager dans le temps, tout ça, c’était une arme secrète, non ? Alors comment avez-vous pu déterminer son fonctionnement et ses limites en deux minutes  après sa découverte ?
– Je… hé bien…
– Et puis pourquoi cette machine a-t-elle une interface utilisable par des humains si Skynet est un robot ?
– Alors en fait…
– Et puis vous savez, si vous ne pouvez rien emmener qui ne soit entouré de matière autre que synthétique, tenez : passez-moi ce canon laser, on va l’enrouler dans du jambon. »

Pendant qu’Odin Connor se fait discrètement tabasser par la Résistance qui n’aime pas trop qu’on soulève les incohérences du film, ni le principe du canon roulé au jambon qui manquerait de panache (pfff, mécréants !), Kyle lui se met tout nu et demande des précisions à John Connor.

« Alors ? Je dois savoir quelque chose de particulier en arrivant ?
– Oui. Tu vas être renvoyé en 1984, la date à laquelle le Terminator est parti tuer ma mère. À cette époque, c’est une simple serveuse, pas la guerrière qu’elle deviendra. Protège-la.« 

John ne précise surtout pas à Kyle qu’il deviendra son père et mourra dans l’affaire : il ne voudrait pas briser l’espace-temps déjà sérieusement fragilisé par le scénario. Kyle grimpe donc dans la machine magique qui génère une sorte de boule d’énergie autour de lui, et hop ! Direction 1984 !

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J’ai toujours été un grand fan du principe de la machine hyper-complexe, secrète, ultra-sensible avec des anneaux géants et des éclairs qui filent autour, mais pas une seule barrière de sécurité.

Mais, rien ne se passe comme prévu pour les voyageurs temporels. Ni le T-800, ni Kyle, d’ailleurs ! Car lorsque le T-800 arrive dans le passé, lui est curieusement accueilli par Sarah Connor, déjà surarmée, et un autre T-800 visiblement un peu vieux et programmé pour aider la Résistance. Et à eux deux, ils ont tôt fait de tuer le T-800 du futur. Ben ça alors ! Merci l’accueil, hein, bravo ! On se croirait dans certains cafés parisiens !

Quant à Kyle, rien qu’au moment du départ, il aperçoit parmi les membres de la résistance… un robot infiltré déguisé en humain ! Qui se saisit de John et commence à lui faire des choses vilaines en lui disant « Tu croyais que ce serait aussi simple ?« .

Ben, quelque part, oui. Non parce que si tu voulais vraiment arrêter la Résistance, mec, tu agissais AVANT qu’elle n’envoie un type dans le temps, puisque tu étais là. Enfin bon, hein ! Un détail ! Mais bon, c’est vrai que si tu agissais intelligemment, il n’y avait pas de film, mec. Je te laisse en tirer les conclusions qui s’imposent.

Mais le voyage dans le temps est lancé, et Kyle propulsé dans les couloirs de Chronos sans pouvoir intervenir. Il a cependant d’étranges visions d’une enfance paisible qu’il n’a jamais connue, où aucun robot n’essaie de lui faire des trucs affreux comme le tuer ou pire, lui mettre une fessée. Il y a aussi de curieux messages qu’il se répétait enfant sur « Genisys est Skynet…« . Bon, son voyage se fait quand même, et il arrive dans une ruelle, où il est interrompu par l’arrivée d’un policier qui le poursuit l’arme à la main, car visiblement peu fan des nudistes. Après avoir tenté de le désarmer en utilisant ses techniques de soldat du futur, Kyle découvre… que ce n’est pas un policier mais un robot T-1000 en métal liquide ayant pris cette apparence et venu le tuer !

Le tuer comme dans « Je te poursuis l’arme à la main comme pour t’arrêter au lieu de tirer et de te tuer tout de suite dans cette ruelle où je n’avais aucune chance de te rater » ?

Cette fabuleuse incohérence permet donc à une bien belle course-poursuite de s’engager, durant laquelle, alors qu’ils traversent des immeubles pourris abandonnés, par un iiiiiincroyable hasard, Kyle atterrit pile-poil dans un magasin de fringues ! Et parvient même à faire ses courses pendant que le T-1000 le poursuit (si, si). Et pour tout vous dire, il prend même le temps d’aller dans les cabines d’essayage pour se fringuer parce que bon, okay, un robot du futur veut le tuer. Okay, le magasin est désert. Mais ce n’est pas une raison pour enfiler des vêtements à la va-vite dans une allée, kikoute au vent ! En plus, ça permet de faire un gros plan sur la marque des chaussures du héros, alors…

Quelle subtilité. Je suis bluffé.

Alors que Kyle continue à échapper au T-1000 grâce au pouvoir incroyable de sa chance et du script lui aussi en substance liquide, deux policiers arrivent et voyant Kyle au milieu de ce magasin désert, l’arrêtent pour cambriolage. Grossière erreur ! Car le T-1000 profite de la confusion du moment pour tuer l’un des policiers, et manquer de peu Kyle et l’autre.

Mais à cet instant, incroyable rebondissement : un fourgon défonce la porte du magasin, la portière s’ouvre et Sarah Connor apparaît au volant, hurlant « Monte si tu veux vivre ! »

D’accord, et le policier à côté ? Non ? Il peut crever ? Tout le monde s’en fout ? Bon.

Kyle grimpe donc, le fourgon démarre, et après avoir un peu calmé le T-1000 à coups de fusil à pompe histoire de le faire reculer (car les balles traversent son corps liquide sans l’endommager), nos héros s’enfuient. La discussion s’engage donc à bord.

« Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Sarah Connor, je suis supposé être là pour te protéger d’un T-800 venu du futur ! C’était quoi cette merde ? 
– Un T-1000 mon petit Kyle. Je sais qui tu es. Et j’en sais plus que toi sur les robots du futur et Skynet. D’ailleurs, le T-800 venu du futur pour me buter, il est allongé à l’arrière avec une balle de fusil antichar en plein cœur.
– Ah oui d’accord et je… Haaaa ! Attention ! Il y a un autre T-800 mais tout vieux à l’arrière !« 

Après une brève explication incluant une claque dans la gueule pour Kyle de la part dudit T-800 pour qu’il se calme, la conversation peut reprendre.

« Comment peux-tu être une guerrière et déjà avoir un T-800 ? Comment saviez-vous pour le T-800 venu te tuer et moi ?
– Hé bien parce que nous sommes dans une réalité où on a bien tenté de me tuer… mais en 1973, quand j’avais 9 ans, pas en 1984. Et que c’est à cette époque qu’un T-1000 a tenté de me décalquer. Et que le T-800 que tu vois à l’arrière et que je surnomme « Papy » car la chair qui cache son corps a vieilli, est venu me sauver.
– Heu… oui enfin t’es gentille mais comme je viens du futur, je devrais le savoir tout ça. Et du coup avoir été emmené en 1973, pas en 1984.
– Heu…
– Et puis d’ailleurs, Skynet est très con d’avoir envoyé un T-800 en 1984 si à cette époque tu es déjà une super guerrière ! Du coup lui et moi, en fait, on a rien à faire là ! On est juste arrivés là pour faire un clin d’œil à Terminator 1 !
– Kyle, je…
– Et d’abord, d’où sortait le T-1000 venu me tuer ? Il n’y a aucune explication !
– En fait…
– Et ne parlons pas de celui de 1973 ! Ou du T-800 que tu appelles Papy ! Ils sortaient d’où eux aussi ? Et puis en plus, tu as des flashbacks où l’on voit le T-800 tuer le T-1000 de 1973 au lance-roquette ! Mais d’oùùùùù ça a marché puisqu’il se reconstitue ?
– LALALALALALALALALALALALALA JE N’ENTENDS RIEN !« 

Kyle, un peu frustré par toutes ces incohérences, se tourne donc vers Papy.

« Bon, toi, tu dois avoir des infos.
– Que veut savoir Kyle Reese ?
– Qui t’a envoyé ? Et savait tout pour 1973 ?
– Je l’ignore. Cette information n’est pas dans me circuits, sûrement pour protéger mon expéditeur. Je propose que nous n’en parlions plus du film.
– Oui, comme ça on botte en touche, on balance par la fenêtre tout un pan du scénario injustifiable, et on laisse potentiellement de la marge pour une suite.
– Exact, Kyle Reese. 
– Mais je peux au moins te demander de quelle année tu viens dans le futur ? Histoire d’avoir au moins une petite idée sur si ta présence ici est logique ou non ?
– *bruit d’action impossible Windows 95*
– Mais ! 
– *bruit d’action impossible Windows 95*
– Bordel ! Sarah, ton robot ne veut pas me balancer des infos qui pourraient vraiment aider !
– LALALALALA JE N’ENTENDS TOUJOURS RIEN ! »

Voilà voilà. Non, le film ne s’encombre même pas d’explications. C’est comme ça, pif pouf.

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Sarah avait tout prévu. Sauf qu’on lui pose des questions.

Toujours est-il que nos héros poursuivent leur route durant un moment, mais sont bientôt rattrapés par le T-1000. Après quelques farceurs échanges de balles et autres grenades sans que la population de Los Angeles ne s’en émeuve (nous sommes aux Etats-Unis, c’est normal comme chacun sait), la fine équipe parvient à gagner un souterrain où ils traînent hors du camion le corps du T-800 fraîchement abattu.

« Il va nous retrouver ! couine Kyle. Foutu T-1000 !
– C’est justement le but, explique Sarah. »

Et en effet : le T-1000 arrive. Et farceur comme il est, il ressuscite même le T-800 kaput en lui collant du métal liquide dans le crâne pour réparer ses circuits endommagés.

Ce qui serait intéressant si le souci du T-800 n’était pas surtout qu’il s’était pris un gros cachou en plein cœur. T-1000, tu viens de changer les essuie-glaces à une voiture dont le problème était qu’elle n’avait plus de moteur, bravo. Mais hop ! Le film l’a oublié, dites-donc ! C’est bête, quand même. C’est donc un T-800 grognon et qui a désormais un trou dans le script plutôt que dans le poitrail qui part à la poursuite de Kyle, pendant que le T-1000 s’en prend à Papy et Sarah.

À noter que le T-1000 est vraiment joueur, puisque par exemple, il est du genre à utiliser son propre métal pour générer des harpons avec lesquels il fait très mal à Papy à distance avec une précision de fifou. C’est simplement dommage qu’il ne pense pas à faire de même avec, au hasard, Sarah Connor, ce qui lui permettrait d’accomplir sa mission. Ah non mais une telle capacité à dépenser toute son énergie pour ne pas accomplir ses objectifs, ça force l’admiration. Il aurait pu être ministre, ce T-1000.

Passons : Kyle parvient à tuer le T-800 pour de bon, Papy et Sarah ont attiré le T-1000 ici car on y trouve une réserve d’acide et qu’ils s’en servent pour dissoudre le margoulin, puis tout ce petit monde s’en va vers une salle encore plus enterrée pour découvrir… une machine à voyager dans le temps !

« Ben merde !
– En effet Kyle Reese, explique Papy. Je disposais de ces plans dans mes fichiers pour d’obscures raisons, car c’est connu, quand tu es déjà dans le passé et que tu peux le modifier, tu as encore besoin d’une machine à voyager dans le temps, surtout quand tu es un robot qui n’a aucun besoin de retourner à son époque. 
– Jeeee vois.
– Mais pour la faire fonctionner, il nous manque un processeur. Aucun de cette époque ne peut suffire. Il fallait donc attendre que Skynet envoie un autre T-800 dans le passé pour le tuer et prendre son processeur. 
– Depuis un futur qui n’existe plus.
– C’est ça.
– C’est. Complètement. Con. »

Et mon petit Kyle, tu n’as encore rien vu. Sarah ? S’il-te-plaît ?

« Kyle, grâce à cette machine, nous pouvons vaincre Skynet ! Définitivement !
– Ah oui ?
– Oui ! Car grâce à elle, nous allons pouvoir aller dans le futur… en 1997, pour stopper la bête ! »

Mais oui, tiens ! Tant qu’à voyager dans le temps, et siiii on perdait 13 années de chances potentielles d’arrêter Skynet pour aller directement au moment où ce sera le plus difficile de stopper l’engin ?

« Non » dit Kyle, laissant entrevoir l’espoir d’un éclair d’intelligence. Avant de tout de suite rassurer le spectateur pour lui prouver qu’il est au niveau du film.

« Il faut aller en 2017.
– Beuh… pourquoi ?
– Parce que quand j’ai été envoyé dans le temps, j’ai vu un robot infiltré attaquer John Connor, ton futur fils. Et à partir de cet instant, j’ai eu des visions pendant que le voyage temporel démarrait. J’ai vu des souvenirs d’une jeunesse que je n’ai jamais eue. Alors que je suis né en 2004, le monde était encore beau et en paix. Et je me souviens me répéter un message, enfant : « Genisys, c’est Skynet. » Et que Genisys est un programme lancé en 2017.
– Kyle ! vocifère Sarah. Non, on doit aller en 97 ! C’est dans les fichiers de Papy ! C’est la date de l’apocalypse !
– Kyle Reese a raison, intervient Papy. En partant dans le temps au moment d’un nœud temporel, à savoir un événement critique comme John Connor, chef de la résistance, étant assassiné, il a eu un aperçu de la nouvelle temporalité. Donc, que Skynet n’apparaîtra pas en 1997, mais en 2017. Voilà. »

Cette histoire de noeud temporel n’a aucun sens, mais okay. Et sinon, pourquoi ? Qu’est-ce qui a provoqué ce décalage de 20 ans ? Une explication ? Je ne sais pas, ça a l’air d’être au cœur du film, donc c’est peut-être vaguement important, non ?

Non. On s’en fout, semble-t-il.

De là à penser que c’était juste pour créer un prétexte et faire que la suite du film soit contemporaine… je n’ose y croire. En tout cas, Sarah, elle, se contente de hocher la tête. Bon ben okay. Allons en 2017 ! Un jour avant le lancement de Skynet histoire de bien se pourrir tout seul, une fois de plus !

Si ça ne vous choque pas, remplacez Skynet avec une bombe.

« Cette bombe va exploser dans 8 heures !
– Attends ! Prenons ma machine à voyager dans le temps, et allons dans le futur, quand il ne restera plus que 10 secondes pour la désamorcer ! »

Voilà. On en est là, quand même. Je crois que quelqu’un n’a pas compris l’intérêt des voyages dans le temps. C’est dommage sachant que c’est la thématique du film.

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« Avec un peu de bol, p’têtre qu’on pourra apparaître juste à côté d’un magasin de fringue une fois encore ! »

Le plan est donc arrêté : la machine ne peut fonctionner qu’une seule fois sans griller le processeur utilisé. Kyle et Sarah vont donc partir, et Papy rester ici à les attendre, car non seulement c’est un robot qui ne connait pas l’impatience, mais en plus, il a été endommagé dans la précédente bagarre et a du métal apparent, ce que la machine temporelle n’apprécierait que peu (allez acheter du jambon, vous dis-je !). Il attendra donc nos héros à leur point d’arrivée en 2017.

Au fait, rien d’autre ne vous choque ? Non parce que quitte à faire douze ratés par scène, non ?

Je ne sais pas : alors en fait, on peut partir à plusieurs en même temps dans la machine ? Du coup, la Résistance aurait pu maximiser ses chances en envoyant plusieurs types dans le passé ? Ou Skynet, un paquet de robots ?

Un détail, hein. Mais c’est vrai que les groupes de un, ça a son charme.

Kyle et Sarah vont donc se préparer et se mettre tout nus, hihihi. Papy rappelle à Sarah qu’à l’occas’, elle devrait s’accoupler avec Kyle pour engendrer le futur leader de la résistance. Mais nos héros, eux, sont trop occupés à papoter.

« Tu penses que John a été tué ? Lorsque tu es parti dans le temps ?
– Ah, j’ai vu le début de l’agression en tout cas. Il y a eu du tirage de slip et de la brûlure indienne, ça avait l’air violent.
– Oui mais tu penses qu’il s’en est sorti ?
– Ecoute, sachant que l’on est dans le passé, et que ce n’est donc jamais arrivé, c’est très con comme conversation. Alors tu es gentille, on va à la machine à voyager dans le temps, voilà, tu te cales ici et… pffffrrrt…
– Oui ?
– Cale ici… Khaleesi…
– Okay, les blagues Game of Thrones, c’est non. Tu arrêtes tout de suite.
– Je peux quand même en faire à d’autres ?
– D’autres ? À qui ?
– Pffffrrrrt…. je t’ai eeeeeuuuuuue ! »

Alors que Sarah s’apprête à stranguler Kyle pour son sens de l’humour de gros geek et qu’une partie de mon lectorat relit le calembour à haute voix pour essayer d’en saisir toute la subtilité, Papy enclenche la machine à voyager dans le temps et hop ! Nos héros sont envoyés… en 2017.

Sauf qu’ils apparaissent au beau milieu d’une autoroute ! Tels des caniches fougueux en plein été, ils se contentent donc de se faire caca dessus en jappant en attendant que ça passe. Provoquant un fort beau carambolage, mais, pas de Papy en vue… en lieu et place, c’est la police qui vient arrêter ces sales petits nudistes autoroutiers, et les emmène à l’hôpital pour les examiner, parce que bon, carambolage quand même. Et puis tout nus. Et ça, ça s’examine.

Nos deux larrons sont menottés à leurs lits d’hôpital, et brièvement interrogés par la police. Car on n’a aucune trace de leur existence. Sauf pour Kyle Reese qui d’après ses empreintes, existe mais… devrait avoir douze ans. Mais voilà, un autre policier tout vieux arrive et braille que hoooo mais je les connais ! Dans ma jeunesse, en 1984, j’ai combattu une sorte de robot liquide dans un magasin de fringues et ces gens étaient là ! Ils m’ont même abandonné comme une grosse merde avec le robot, qui, coup de bol, a oublié de me tuer !

Mais tout le monde s’en fout. Même quand il montre des vidéos de leur apparition sur l’autoroute, avec éclairs, boule d’énergie & co. Bah, c’est tellement banal, tout ça. Merci d’être venu Monsieur ! Ignoré une première fois en 1984 par Kyle, Sarah et un T-1000, voilà que même ses collègues l’ignorent en 2017. Heureusement qu’on a pris un acteur connu pour ce rôle majeur.

Suite à diverses ruses, Sarah et Kyle parviennent cependant à discrètement retirer leurs menottes, alors que la police les laisse : ils vont bientôt être interrogés par la sécurité intérieure, puisque leur espèce d’explosion sur l’autoroute ressemble à du terrorisme. Bien qu’ils manquent de barbe. Surtout Kyle.

Sauf que lorsque la porte s’ouvre, ce n’est pas la sécurité intérieure qui vient les interroger mais…

… JOHN CONNOR !

« Salut les gars ! Je suis venu du futur pour vous aider à vous libérer ! Vite, suivez-moi !
– Mais c’est impossible ! Tu dois êtres un T-1000 qui essaie de nous tromper !
– Comment vous prouver que ce n’est pas le cas ?
– Dis-nous quelque chose que seul Sarah, toi et moi pourrions savoir !
– Hé bien Kyle, nous t’avons tous vu voyager dans le temps, et je peux témoigner de ton problème de micropén…
– OKAY IL EST DES NÔTRES SARAH ON PEUT LUI FAIRE CONFIANCE MAINTENANT VOS GUEULES »

Et sinon, ça ne vous choque pas plus que ça ? Par exemple le fait qu’il vienne d’un futur qui n’a pas existé ? Puisque pour prouver qui il est, il raconte des trucs à Kyle que tous deux ont vécu. Or, Kyle vient d’un futur où la guerre a éclaté en 1997. Donc sachant que tout le film repose sur cette histoire inexpliquée de passé modifié qui décale la guerre en 2017, comment John Connor peut-il venir lui aussi d’un futur où la guerre a éclaté en 1997 ? Et accessoirement : tu n’as pas envie de lui demander comment il a survécu à l’attaque du robot tueur s’il est bien arrivé du même futur pour d’obscures raisons ?

Non ? Tout le monde s’en fout ? Même du fait qu’il ne PEUT PAS être là ?

Miséricorde.

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« Moi j’te l’dis Gégé ! Qui c’est qui fait tout péter à chaque fois ? Qui brûle des bagnoles et fout la zone ? Les gens qui viennent d’un autre coin de l’espace-temps ! Moi je dis, chacun chez soi et tout le monde sera bien content. »

Tout ce petit monde se rend donc au parking de l’hôpital, lorsque soudain arrive Papy ! Qui a eu du retard au lieu de rendez-vous parce que son GPS a planté, et ne rejoint ses camarades que maintenant, mais qui, surtout, sort un gros fusil à pompe et commence à arroser John Connor, qui part en volant s’effondrer au sol.

« Saperlipopette ! s’exclame Kyle. Papy est un robot qui nous a infiltré depuis des années pour tuer John ! »

Sauf que non, bougre de con. Car John se relève, et ses blessures se régénèrent comme s’il était constitué d’une sorte de poussière métallique, ou de Nokia 3310. Dans les deux cas, il est diablement résistant (hem). Il se met donc à ricaner :

« Hohoho, je suis le méchant ! Le robot qui m’a attaqué quand tu es parti dans le temps, Kyle… c’était Skynet lui-même qui s’était donné un corps ! Il m’a upgradé ! Fait de moi un être supérieur, un robot d’une toute nouvelle trempe ! Et maintenant, je sers Skynet, hohoho !
– Bon, d’accord, mais tu fais quoi ici ? En supposant que tu aies pu venir ?
– Hé bien je… je voulais vous proposer de… de devenir des robots ? Aussi ? On serait une famille de robots ?
– … 

– On ferait des trucs de robots ? Comme heu… envoyer du spam ? Se planter sur des Captcha ? Jouer à WoW pour des Européens obèses ?
– Et si on n’a pas envie ?
– Alors je vais vous empêcher de saboter Skynet. »

Logiquement, la bonne réponse à donner à ce moment là mon petit Kyle est « Et moi, je vais mettre une capote« . Et dans la seconde, John Connor devrait disparaître, puisqu’il vient lui-même de dire qu’il était là pour sauver le futur. Donc que ce qu’ils font ici a bien un impact sur le futur. Et que si copulation il n’y a pas, John devrait devenir leader de la Résistance, oui, mais dans tes testicules (ce qui peut donner des scènes amusantes, mais pas au cinéma).

Reconnaissons-le, Kyle tente bien de dire que John ne peut pas les tuer, puisque sinon il ne naîtra pas. Mais la seule réponse de la prod’ est une espèce de bottage en touche tout pourri du genre « J’fais c’que j’veux« . Ce film n’a de cesse de m’émerveiller.

S’ensuit une grosse bataille durant laquelle nos héros fuient, aidés par Papy qui distribue des claques à John, et parvient même à le coller à un scanner IRM de l’hôpital, ce qui fait très mal à l’intégrité moléculaire du pauvre John, constitué de poussière métallique rappelons-le.

Mais ça ne le tue pas (ah ?) ce qui laisse juste assez de temps à nos héros pour fuir.

Et aller se cacher dans un vieux souterrain que Papy a passé ces 33 dernières années à aménager pour le jour J. Il a bourré le tout d’armes et d’explosifs, avec pour objectif d’attaquer Skynet à la veille de son lancement. Mais où donc ? Hé bien au sein des locaux de la société Gigi, qui développe le logiciel Genisys, un outil supposé relier tous les appareils connectés de tous ses clients. Et accessoirement, aussi relier le tout au système de défense américain, car c’est bien connu, tout le monde a envie que n’importe quel plaisantin puisse atomiser la planète depuis son smartphone en appuyant sur le mauvais bouton lors d’une partie de Candy Crush un peu confuse.

Combien d’idées scatophiles par minute dans ce film ? On approche du miraculeux à ce stade.

Bref. Toute la population est super excitée et suit avidement le compte à rebours du lancement de Genisys, qui a l’air tellement formidable (personnellement, je n’ai même pas compris le principe du truc), et ses créateurs donnent interview sur conférence, le tout en faisant intervenir Genisys lui-même, qui a la forme… d’un hologramme de petit enfant énervant qui dit qu’il est très impatient d’être en ligne.

Et pourquoi un énième enfant énervant ? Pourquoi pas un truc plus original ? Du genre un éléphant de mer ou une boîte de pralinés ? Non, un enfant ? Bon. Ça a aussi un côté praliné remarquez, mais passons.

L’occasion de découvrir qui est le principal programmeur de Genisys à savoir… John Connor ! Revenu du futur pour programmer le tout et en faire Skynet et… et…

Bon, supposons que ce soit cohérent. Après tout, John Connor a bien renvoyé Kyle Reese dans le temps pour qu’il devienne son père. Alors pourquoi Skynet n’aurait pas envoyé John Connor dans le temps pour qu’il devienne son programmeur ?

Mais alors dans ce cas : pourquoi Skynet passe-t-il son temps à envoyer des robots dans le passé pour empêcher SON PROPRE PÈRE DE NAÎTRE ?

Diego, cigare. Merci. Diego, brandy. Merci. Diego, apocalypse nucléaire. Diego ? Oui, ben tu te débrouilles, mon petit. Les menus détails des basses œuvres ne m’intéressent pas.

Bon, pendant que Diego tente d’en finir avec ce monde, tentons d’en finir avec ce film.

Donc, John Connor s’amuse à coder Skynet discrètement au milieu de Genisys au sein de Gigi Enterprise. Personne n’a rien remarqué, on se contente de lui dire qu’on ne « comprend rien à son code » (encore un développeur qui ne commente pas, lourd) mais que bon, ça marche, alors ça va.

Accessoirement, dans les sous-sols de la société, John a aussi lancé un projet que ses employeurs ont accepté de financer…

… la machine à voyager dans le temps !

Ah oui. Comme ça, hop. Entre deux éditions de logiciels de comptabilité, les mecs se sont dit que tiens, allez, on allait filer douze milliards de dollars à un employé sorti de nulle part (du futur, pour être exact) pour qu’il développe sa petite idée de machine spatio-temporelle ?

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Ils sont comme ça, chez Gigi. Tu veux ton lundi ? Un treizième mois ? Une machine à voyager dans le temps ? On en parle sans souci.

Normal.

Tout n’est pas au point : pour l’instant, seul le champ magnétique marche, ce qui n’est pas très utile. Mais John sourit en coin : demain, Skynet sera lancé. Prendra le contrôle du monde. Lancera le Jugement Dernier. Et il aura alors tout son temps pour développer sa machine et s’en servir pour… heu…. hé bien… mais siiii… vous savez, il aura gagné, alors il en aura bien besoin. Par exemple… pour re-gagner ?

Dieu que c’est con. Ce film ne passe pas son temps à se péter la gueule : il se roule dans sa propre fange.

Mais du coup, quid de nos amis Papy, Kyle et Sarah dans leur planque ? Hé bien alors qu’ils sont occupés à préparer des armes et explosifs pour faire sauter Gigi Enterprise, devinez qui vient les déranger ? John Connor !

« Comme je suis super méchant, que je connais cette cachette puisque ma mère elle-même m’en a parlé et que j’ai des RTT à poser à 24h du lancement du plus gros projet de toute l’Histoire, je suis venu me mettre sur la gueule avec vous ! »

Hé bien écoute mec : fais-toi plaisir.

Une énième course-poursuite s’engage donc, durant laquelle on notera que lorsque les héros font sauter la moitié de leur repaire pour ralentir John, ça n’a pas l’air de trop traumatiser les touristes qui traînaient autour pour observer la baie de San Francisco. Mieux encore, lorsque John ressort de l’incendie subséquent sous la forme d’un squelette métallique monstrueux, les gens le regardent juste curieusement genre « Tiens, c’est amusant, une machine tueuse vivante. » Et on a même une scène où l’on entend un motard qui n’en a strictement rien à faire jouer avec le moteur de son engin juste à côté, laissant ainsi à John la possibilité de prendre le véhicule sans encombre.

Oui, les robots du futur, c’est d’un commun, pfou.

Course-poursuite il y a, donc, entre John à moto et nos héros dans un bus scolaire volé (oui, il y avait des visites scolaires juste à côté de leur base secrète). La police tente bien de s’en mêler, mais à ses risques et périls. Après moult aventures sur le Golden Gate Bridge, John finit à l’eau, pendant que la police arrête nos héros et les emmène pour interrogatoire.

L’affaire n’est guère fascinante, si ce n’est pour deux événements : d’abord, parce que la police fait amener la famille de Kyle Reese, jeune, pour voir si elle reconnaît ce Kyle Reese. Et… non. Celui là a l’air encore plus grand et con que le leur. Ce qui paraît vaguement normal. Mais surtout, Papy, lui, qui reste silencieux face à ses interrogateurs, se lève soudain en brisant ses chaînes : il a détecté un ennemi… c’est John Connor ! Venu…

Venu…

Venu faire quoi, tiens, d’ailleurs ? Non parce que visiblement, prisonniers de la police, nos amis ne bougeaient plus. Donc à quoi bon venir les emmerder ? Ils ne pouvaient plus gêner Skynet ! Mais comme John Connor vient mettre la zone, une bagarre éclate, Sarah, Kyle et Papy peuvent en profiter pour s’évader, et atteindre le toit où attendent deux hélicoptères. Merci John Connor ! Nos héros chauffent le leur, puis s’enfuient loin de John qui tente de les poursuivre.

Et, oui, bien que surarmés, ils lui laissent le second hélico, impeccable, pour son usage. Et mieux encore, le bougre les poursuit aussitôt, démarrant l’appareil à pleine puissance en environ 0,7 secondes.

Nouvelle course-poursuite (je vous sens étonnés !), durant laquelle malgré l’échange d’environ 12 000 cartouches, les deux appareils volent encore en fumant un peu, ce qui est très impressionnant, surtout lorsque l’appareil de John se prend à un moment de la part de Sarah une sorte de grenade à fusil conçue pour faire sauter des murs en plein cockpit.

Et bien ça ne fait quasiment rien à l’appareil. Ah, c’est du solide, hein ! Les explosions dans le cockpit, c’est connu, ça a rarement de conséquences. D’ailleurs, on a même des plans à l’intérieur de l’hélicoptère montrant que tout est impeccable. Normal on vous dit ! Il faudra que j’en parle à mon garagiste.

Pendant que le public pleure devant une telle misère intellectuelle et scénaristique, la poursuite s’achève lorsque les deux appareils, après diverses pirouettes, finissent en plus ou moins bon état devant les locaux de Gigi Enterprise. John Connor tente bien d’empêcher nos héros d’y entrer, mais il se prend un débris propulsé comme un harpon géant par Papy, et se retrouve empalé contre tout un tas d’écrans à l’entrée de la société, sans possibilité de bouger.

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John Connor au réveil. Hou, la vilaine peau.

Ce que nos héros ne mettent pas à profit pour tenter de l’affaiblir d’une manière ou d’une autre, puisque bon, hein, tout cela manque de duel final, alors laissons-lui une chance de revenir. On se retrouve tout à l’heure, copain !

Sarah, Kyle et Papy foncent donc poser des détonateurs aux quatre coins du bâtiment désert, aiguillés par Papy qui connaît le lieu par cœur, puisqu’en attendant de 1984 à 2017, il s’est fait embaucher comme maçon ici. D’accord mec. Mais en sachant que tu viendrais un jour détruire le coin, tu ne t’es pas dit que ce serait intéressant de poser les charges pendant la construction, histoire de prendre des années d’avance ?

Non ? Bon.

Pendant que nos héros posent leurs charges, l’hologramme de Skynet n’arrête pas de se manifester. Et pour ajouter le ridicule au débile, celui-ci « grandit » au fur et à mesure qu’il approche du moment où il sera en ligne. Il passe d’enfant à pré-adolescent, puis à adolescent, puis à jeune adulte, puis à Docteur Who. Et passe son temps, équipé de son dictionnaire des synonymes, à paraphraser le propos suivant : « Vous ne m’arrêterez pas. » Ils ont dû prendre les mêmes dialoguistes que pour Diablo III.

Ils en profitent aussi pour visiter les lieux, où ils croisent la machine temporelle, les serveurs de Skynet, mais aussi des cuves de métal liquide pour réaliser, un jour, des T-1000 (là encore, qu’eeeest-ce que ça fout là ?). Mais comme le dit Papy : « Ne craignez-rien, ce métal ne peut rien tant qu’un processeur ne tombe pas dedans. Et je dis ça parfaitement au hasard !« 

Vous le voyez venir, le rebondissement final ?

Mais si les charges explosives sont posées avec succès, le détonateur a lui un léger problème lorsque John Connor se libère, et en allant se battre avec tout le monde, met la précieuse télécommande hors d’état de nuire. Mais alors, comment faire ? Aucun problème : armé de simili-poings américains chargés magnétiquement pour troubler son ennemi, Papy distribue des claques à John, jusqu’à l’emmener au cœur de la machine spatio-temporelle encore expérimentale. Et demande aux humains de l’activer : seul le champ magnétique fonctionne… mais ce sera assez pour tuer John. Et lui au passage, mais dans Terminator, la machine se sacrifie toujours à la fin. Et en plus, l’explosion qui résultera sera assez forte pour raser le bâtiment et activer les charges alentours ! C’est quand même bien fait.

Nos héros s’exécutent, la machine se charge, et c’est donc parti ! Papy et John, mêlés dans une mortelle étreinte, tournoient au cœur de la boule d’énergie formée par la machine, alors que Kyle et Sarah vont se planquer dans un bunker de sécurité en sous-sol le temps que tout pète. John se débat, mais s’il ne parvient pas à s’extraire de la zone d’activation de la machine temporelle, il parvient à éjecter Papy dans le métal liquide autour (oui, j’insiste, tout était stocké au même endroit, c’est parfaitement logique), et celui-ci coule donc dedans en mourant, car diablement endommagé.

Je ne m’y attendais pas du tout !

En tout cas, c’est trop tard pour John : juste avant que Skynet ne se lance enfin (ça alooooors !), la machine temporelle explose, lui avec, le bâtiment aussi, les constructions alentours du même coup lorsque les charges explosent, et les serveurs de Genisys sont détruits.

Sarah et Kyle survivent de justesse au fond de leur bunker mais… l’explosion a déformé leur porte. Et bientôt, l’air va leur manquer sans qu’ils puissent sortir. Ils se disent donc des choses gentilles jusqu’à ce que soudain, un robot en métal liquide ne défonce la porte pour les sauver : Papy !

« Vous ne devinerez jamais : mon processeur est tombé dans le métal liquide, et du coup, paf, ça a fait de moi un T-1000 ».

On fait donc les T-1000 comme on fait des Chocapics, si j’ai bien suivi.

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Au vu de la qualité du film, je pense surtout que les T-1000 sont plutôt en méthane liquide.

C’est donc la victoire ! Les gentils ont triomphé, et pour boucler la boucle, ils n’ont plus qu’à aller voir la famille de Kyle Reese pour que Sarah demande au marmot « Si un ami à elle peut lui parler.« 

Ah oui, et s’il dit non ? Tu te casses ?

L’enfant acceptant (même ça, il le fait de manière énervante ; l’enfant de film américain est vraiment insupportable), Kyle s’approche et lui délivre un message qu’il ne doit jamais oublier : « Genisys, c’est Skynet. Tu peux l’arrêter avant qu’il ne naisse…« 

Histoire que comme prévu, en repartant dans le passé, il puisse avoir accès à la mémoire de ce Kyle Reese, avec cette information cruciale. Ce qui est là encore sans aucun sens au vu du reste du film et la gestion du voyage temporel, mais qui pense encore que qui que ce soit s’est attaché à cela ?

Skynet vaincu, Papy désormais upgradé, Kyle et Sarah peuvent se faire des bisous en paix, et enfin, vivre comme ils l’entendent au lieu de ne penser qu’au Jugement Dernier. Avant de se faire éjecter du pays pour absence de papier et de finir à prostituer Kyle dans les bas-fonds de Tijuana pour payer l’huile de Papy. Et…

… FIN !

Avec une fabuleuse séquence post-générique où l’on peut voir dans les ruines de Gigi Enterprise un hologramme de Skynet qui contemple ce qui doit être son serveur central, à savoir une boule à facettes géante. Sûrement un hommage à Twilight.

Un prochain Terminator à venir ? Chic alors !

Ou alors, non.

Diego ? Où en est cette apocalypse nucléaire ? Bon, laisse tomber petit incompétent, et va plutôt me chercher une machine spatio-temporelle. On doit retourner dans le passé. Et pas seulement pour gifler Pline le Jeune : pour stopper tous les scénaristes renvoyés dans les années 80-90 pour trouver des licences à violer avec barbarie.

En route, Diego !

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Bonus : l’autre affiche. Oups ! On a mis en plein centre que c’est John Connor le traître ! Désolé pour le spoiler, les mecs !

____________________________________

Alors évidemment, et comme à chaque article, il y aura des fous pour tenter malgré tout de sauver le film et d’expliquer que non, en fait, je n’ai rien compris et que tout cela est parfaitement cohérent.

Permettez-moi de laisser la parole au réalisateur.

Bon. Si en plus des machines, même le type derrière cet étron préfère quitter le navire avant la fin de la promo, ça laisse rêveur quant au niveau d’Hollywood en général et de ce film en particulier.

Ne reste plus qu’à prévenir le dernier mec qui n’a pas tout suivi.

168 réponses à “Terminator – Geneuneu

  1. Enfin il l’a vu ! J’attendais fébrilement le spoiler de l’Odieux, et je vais enfin pouvoir me délecter de ses critiques acerbes et follement drôles.

  2. « une base abritant une arme secrète terrible que Skynet s’apprêterait à utiliser… »
    qu’est-ce que l’Etoile Noire vient faire là, je croyais qu’elle avait explosée au Retour du Jedi… rhooo j’ai encore rien capté !
    Merci pour cet odieux spoiler !

  3. Celui-là je le garde pour plus tard. Je me suis bien amusé devant le film (et sans mauvaise foi hein, j’ai trouvé ça débile mais rigolo) mais je pense que ce spoiler va être bien plus savoureux :)

  4. Nan sérieusement si même les réalisateur se rende compte que,leurs scénar n’ont désespérément aucun sens il ne reste que deux option :
    – skynet les contrôle et provoquera la fin du monde a travers eux.
    – où les films redeviendront biens ficelés et intéressant.

  5. j’ai rien compris du tout! mais j’ai appris que, en fait, Odieux Connard est une BLOGUEUSE MODE !
    trahi(e) par sa frange « Ce film ne passe pas son temps à se péter la gueule : il se roule dans sa propre frange. »
    HAHAHAHAHAHAHAHA…

    • Et après il donne des conseils sur la crème de visage de John. L’Odieux original a été remplacé par un T-1000 envoyé par EnjoyPhoenix, la skynette de 2015.
      Ces histoires de voyage dans le temps, plus on s’éloigne du matériel orignal, plus ça pique, décidément.

  6. Bon, eh bien tout ça confirme l’impression que m’avait laissé la bande-annonce : je n’irai pas voir ce film.

    (par ailleurs, j’ai relevé deux petites coquilles :
    -« panach », dans le paragraphe parlant du canon laser enroulé dans du jambon
    -« se content », au moment de leur apparition au milieu de l’autoroute en 2017

    Sûrement un coup de Skynet qui essaie de décrédibiliser cet article)

  7. Lapsus/fusion de personnages à cette ligne :
    « John Reese tente de jouer l’innocent déclare en conséquence […] »

  8. 18 heures 35 au commissariat de Morbieux-le-Sec, le jeune agent de police Bertin ouvre violemment la porte d’une salle de briefing. Se faisant, il interrompt le commissaire au beau milieu de ses instructions à une brigade spécialisée dans la lutte contre le grand banditisme :
    « – pour chopper Taylor nous devrons être plus malin que lui, ce qui ne devrait pas être trop dur, mais tout de même soyons prud…
    – Commissaire ! Commissaire !
    – M’enfin, Bertin ! Qu’est-ce que vous faites ! Regardez-vous, vous êtes trempé de sueur !
    – Vous pouvez arrêter la réunion commissaire, c’est finit il l’a eu !
    – Qu’est-ce que vous dites ?
    – Il l’a eu ! L’odieux connard a eu Alan Taylor ! Le réalisateur a été pris en flagrant délit alors qu’il violait Sarah Connor. C’est terminé !
    – Dieu soit loué ! Un monstre de plus ne pourra plus nuire, venez Bertin, je… Il faut que je vous embrasse… »
    Alors que le commissaire se jette dans les bras de l’agent de police, des murmures frénétiques parcourent la salle de briefing, qui ne tardent pas à se changer en exclamations puis en hurlements de joie.
    Seul l’agent Leopold « Butters » Stotch reste impassible et glisse à mi-voix : « Je comprends pas, je l’ai trouvé vachement bien ce film ».

  9. Je retrouve pas mal de points qui m’ont plus ou moins interrogés pendant le visionnage du film. Sûrement un des effets secondaires dû à la lecture de votre ouvrage (j’ai acheté des fleurs et Freud m’a appris de bien dangereuses choses sur moi…). Le film répond du coup à une des questions que vous aviez soulevée lors de vos spoils de la saga Terminator sur le voyage dans le temps : vous étiez dans le coup ! :)
    Merci pour ce spoiler et bonne fin de journée

    • Très drôle comme je m’en doutais.
      Mais l’article cité est assez mensonger, le réalisateur ne dit pas « le film est nul » il dit « le film est débile et c’est assumé ».
      Ce n’est pas exactement la même chose. Pas du tout en fait.

      • « j’ai fait exprès de faire de la merde, alors c’est pas de la merde !!! Oh, wait …. »

      • J’ai pas dit que c’était bien pour autant. Juste que ce qu’il dit c’est : « on ne voulait pas être obligé de rentrer dans le détail du scénario donc on a baclé ça vite fait ». Pas « ce film est une daube, moi-même je le reconnais » (comme l’article semble le dire et que Odieux le présente) ;)

      • je suis pas sûr, chez moi, j’aurai tendance à dire que c’est un peu la même chose. Analysons donc différentes perspectives:

        1) Le journaliste:
        J: -Mais, la, y’a un gros souci, ce que vous racontez n’a aucun sens.
        AT: Oui, mais la, Terminator chie dans un une Tajine.Ahaha!
        J: Ahah! Quel génie ce Alan Taylor.

        2) Le Pékin Lambda:
        PL: -Mais, la, y’a un gros souci, ce que vous racontez n’a aucun sens.
        AT: Oui, mais la , le Terminator lâche un caisse en infrabasse. AHAHAH!
        PL: Putain, j’ai claqué de la thune pour ça ….

        3) Un autre pékin lambda:
        APL: -Mais, la, y’a un gros souci, ce que vous racontez n’a aucun sens.
        AT: Oui, mais la, terminator a la mégachiasse, comme Peter et Steven!!! trop lol !
        APL: Putain de merde, espèce d’enfoiré !!!! Je vais t’envoyer un T-800 dans le temps pour opérer toutes le Mme Taylor des années d’avant ce film honteux, on verra bien qui rira quand tu seras un fœtus mort né dans un bocal !!!!

        4)Boouuu67
        B67: -Mais, la, y’a un gros souci, ce que vous racontez n’a aucun sens.
        AT: Oui, mais la terminator il fait hasta la vista baby to my hand fuck you asshole !! trop ptdr de la mort !
        B67:je suis tangent contre l’apoplexie à ascendance normande, donc peut-être.

        5) L’Odieux Connard
        OC: Mais, la, y’a un gros souci, ce que vous racontez n’a aucun sens.
        AT: Oui, mais la, le T-1000 prend la forme d’un étron fumant. Héhéhé, mieux que camping, c’est moi qu’a la palme !!!!
        OC: Pourquoi je regarde ces merdes… J’aime que les cigares, le brandy et les pelles de toute façon …

      • Que « on ne voulait pas être obligé de rentrer dans le détail du scénario donc on a baclé ça vite fait » et ce film est une daube, moi-même je le reconnais » au final c’est la même chose : de la merde en barre.

      • Je crois que tu ne m’as pas compris non plus dans ce cas. Je ne dis pas que bâcler le scénario c’est bien (ça ne me dérange pas forcément mais c’est « objectivement » très con), mais que le réalisateur ne renie pas son film quand il dit ça. Il le vante presque.

        Je m’explique : l’article sous-entend que le réal dit : « ce film est pourri parce-qu’on a pas de bon scénario ». Alors que ce qu’il dit en réalité c’est : « Le scénario on s’en fout, et REGARDE Y’A UNE EXPLOSION C’EST TROP COOL !!! ».
        En bref, l’article sous-entend que le réal n’aime pas son film mais ce qu’il dit en réalité c’est qu’il s’en fout du scénario, pas qu’il trouve le film mauvais.

        Je ne dis pas que c’est bien, juste qu’il explique un choix (très discutable, j’en conviens), il ne « désavoue » pas son film.

      • Oui d’accord, il dit pas que son film c’est de la merde, il nous avoue qu’il est con.
        Dans certains cas c’est une bonne chose de faire son coming out.
        Dans le cas d’Alan Taylor, c’est pas une grande révélation, mais il aurait quand même mieux fait de fermer sa mouille.

  10. J’ai reçu le merveilleux, que dis-je: le fantastique livre « qu’il est bon d’être mauvais » hier, haha, il est génial :)
    merci pour ce billet que je m’empresse de lire.

  11. Notez qu’il y a une troisième façon de gérer les voyages dans le temps : le passé est immuable, et tout ce que font les voyageurs temporels est déjà arrivé. Du coup, le voyage va provoquer le futur, mais pas le changer.
    Ça parait inutile dit comme ça, mais il y a quelques bons concepts à base de « je remonte dans le temps pour avoir des infos/planquer des objets et m’en sert dès que je suis revenu dans le présent ». C’est le plus compliqué des concepts de voyage dans le temps, mais c’est mon préféré.

    • Pour moi la seule façon qui fonctionne c’est le coup des lignes de temps parallèles, c’est la seule façon d’éviter les incohérences.
      Et sinon je suis d’avis de partir de l’idée que le voyage dans le temps c’est n’importe quoi et donc je me pose pas trop de question là-dessus, j’accepte tout ce que le film propose (ou presque, y’a des trucs que je supporte pas. Comme les montages alternés présent/futur par exemple. Mais non je parle pas du dernier X-Men) sans trop me poser de questions.
      (Sinon tu remets toujours tout en question. Prenons par exemple Retour Vers le Futur II (cas d’école) à partir du « nouveau 1985 » : si Marty récupère l’Almanach des mains de Biff, alors le 1985 chaotique n’a jamais existé, alors Marty n’a pas de raison d’être revenu dans le passé, alors Biff a toujours l’Almanach, alors Marty est revenu dans le passé et à récupérer l’Almanach, alors le 1985 n’a jamais existé, alors Marty n’a pas de raison d’être revenu dans le passé … Bref, le retour dans le passé vu de façon « intelligente », ça ne marche pas et pis c’est tout.
      D’ailleurs le film « Prédestination » (pas « Prédiction » avec Nicolas Cage hein …) sorti l’an dernier en direct to DVD joue beaucoup sur les paradoxes temporels et quelqu’un qui choisit de le regarder « sérieusement » s’en arrachera les cheveux).

      • Je suis tombé dessus par hasard il y a quelques mois, et c’est je crois le seul film que j’aie vu qui traite très bien du voyage temporel. La base du scénario est un paradoxe, mais tout est cohérent avec ce paradoxe, ce qui le rend captivant quand on commence à regarder.

        Bon après c’est pas un blockbuster, ça aide aussi j’imagine. Je le recommande, ne serait-ce que par curiosité

    • Oui, cette option me paraît également valable.
      Pour reprendre l’exemple de Terminator, que Reese soit envoyé plusieurs minutes après le T-800 ne change rien au fait qu’une fois parti, il va arriver en même temps que le T-800 en 1984. Du coup, nulle incohérence là dedans. La saga repose principalement sur le paradoxe temporel de cet envoi (pour le premier, du moins), qui va finalement mener à la naissance des deux ennemis jurés (Connor/Skynet).

      • Non, pas du tout, Odieux Connard l’explique bien : Une fois le Terminator parti, le passé est déjà changé, Reese ne peut pas partir plusieurs minutes après, il n’est jamais né.
        Le passé ne se met pas en « stand by » en attendant qu’on le modifie dans une scène du futur, ça n’a pas de sens…

      • Yep c’est tout à fait ça, un point que n’a pas compris l’OD apparemment.
        Et je vois que je ne suis pas le seule a avoir l’excellentissime Universal War 1.

    • Ce cas qui permet d’éviter les paradoxes est appelé « boucle temporelle ». « L’armée des 12 singes » cité ici en est un exemple brillant. Il y a aussi « les maîtres du temps » de René Laloux et Moebius (Jean Giraud) et évidemment « Terminator 1 » si on élimine tous les autres.
      Dans les cas paradoxaux, il y a bien deux façons de fonctionner :
      – Le faisceau temporel unique, où le paradoxe modifie le futur de façon non réversible et le futur revenu au passé (comme dans « le voyageur imprudent » de Barjavel). C’est le plus casse-gueule.
      – Les lignes temporelles, où le paradoxe modifie la ligne de temps sur lequel le héro se situe, mais avec comme règle qu’un personnage renvoyé dans le passé ne peut rencontrer un personnage venant d’une autre ligne temporelle que s’il est revenu avant la séparation des deux lignes. Cette règle rend en fait le sujet particulièrement casse gueule mais permet un yoyo entre 2 lignes temporelles (comme dans « retour vers le futur 2 », mais le film viole la règle de séparation). Il existe une variante qui s’appelle le nœud temporel où toutes les lignes se croisent à un instant donné pour arriver à un état donné immuable (c’est plus-ou-moins le cas de « retour vers le futur » où le nœud est le moment où la foudre touche l’horloge).

      • Pour Retour vers le futur c’est un peu plus tordu que ça, les auteurs ont introduit le principe du « ripple effect » (« l’effet vaguelette ») pour que la logique interne de l’univers du film tienne la route. C’est ce qui fait par exemple que Marty ne disparaît pas immédiatement quand il se fait renverser par la voiture à la place de Georges, prenant la place de son père dans l’évènement où ce dernier devait se rapprocher de sa mère. La répercussion de l’évènement n’est pas immédiate sur la ligne temporelle, elle se propage comme une vague (d’où le nom), et Marty continue à exister, et commence à disparaître progressivement au fur et à mesure qu’il devient moins probable qu’il naisse dans le futur, probabilité assurée à 100% une fois que Georges embrasse Lauren.
        Pour Terminator 1, l’histoire prend le parti d’une boucle temporelle stable engendrant les mêmes événements majeurs. Alors que pour le 2 c’est très con ils ont changé les règles pour prendre le parti des lignes temporelles divergentes.

    • Odieux et Durendal n’ont pas aimés Interstellar : ce sont de minables gagne-petits aigris qui n’ont pas (plus) de talents (bon, Durendal, je ne connais que ses parodies mp3, pas ses critiques de films, donc je ne sais pas ce qu’il vaut).
      Le Fossoyeur de films a aimé Interstellar, il est intègre, clair, juste…

      Hum… Je me demande ce qu’il faut en déduire sur l’auteur de ce billet…

      • L’avantage du Fossoyeur, c’est surtout que même s’il aime pas un film, il ne va pas le dézinguer et dire « c’est nul » mais juste « c’est pas extraordinaire ».
        J’ai un pote (un peu méchant) qui me dit souvent (en rigolant) que « regarder une vidéo du Fossoyeur, c’est comme lire une page wikipédia ». Et personne ne déteste une page wikipédia …

      • Que c’est un odieux connard? Oui tu as raison il ne devrait pas être autorisé à écrire sur son propre blog. Ni même à donner son avis, surtout si ce n’est pas le bon.

      • A vrai dire, je pensais plutôt qu’il n’aimait pas ceux qui critiquent un film que lui a aimé, mais bon, visiblement, tu préfères justifier le choix de ton pseudo, donc on ne va pas épiloguer :)

    • En fait, rien que l’idée de mettre l’OC et Durendal dans le même sac est ridicule : l’un ne pense qu’au scénario en mettant de côté la réalisation, l’autre ne pense qu’à la réalisation quitte à mettre de côté le scénario parfois. L’un est avant tout « humoriste », l’autre avant tout critique …

      L’auteur de cet article est tout simplement incapable d’accepter que certaines personnes aient un avis contraire au sien. Pire, que ces personnes aient, en plus, des arguments pour défendre leur avis. Pathétique.
      C’est à vous dégoutter d’aimer Interstellar :x

      • Durandal c’est celui qui a trouvé « sympathique » la propagande militariste outrancière de Battleship, aussi…
        Et qui n’a absolument rien pigé à Cloud Atlas mais a quand même fait trois vidéos dessus.

  12. Je n’ai pas lu jusqu’à la fin…
    Non non, ce n’est pas le plume d’Odieux qui est au cause, ni sa critique, loin de là. Mais de voir que ce film s’enfonçait autant dans le :

    « – mais ça tient pas debout !
    – osef, de toute façon il y en aura pour ne rien capter et aimer pour l’action/les scènes visuels/les performances techniques.
    – ça serait pas difficile de reconstruire le scénar pour limiter le n’importe quoi, on prend une semaine pour tout remanier et c’est bon !
    – généralement ça se traduit par moins de scène d’action, et comme le producteur nous a dit qu’il voulait que ça envoie du lourd, on va envoyer du lourd.
    – j’ai honte, on fait un film qui est du grand nawak et on va se faire défoncer par les critiques et les spectateurs…
    – n’oublie jamais une chose, tu ne fais pas un film pour les critiques ou pour les spectateurs, mais pour ton producteur. Et si il veut de la merde, tu lui fait de la merde. »

  13. Odieux Connard, merci. Arriver à pondre une analyse aussi marrante au sujet d’un étron aussi désespérant.

  14. Aujourd’hui, l’Odieu Connard découvre que tout une série de film basée sur les paradoxes temporels… EST BASÉE SUR LES PARADOXES TEMPORELS !

    OH MON DIEU MAIS QUELLE DÉCOUVERTE JE NE M’Y ATTENDAIS GUÈRE C’EST SI FABULEUX OMGWTFBBQ!!!!!!!!!!!!!!1!!!111111111

    Il FALLAIT que quelqu’un soulève enfin ce point crucial de Terminator, c’était primordial. Primordial, genre, il y a 30 ans. À sa sortie. Quand tout le monde a dit exactement la même chose.

    Du coup c’est peut-être ce post qui aurait besoin d’une machine à voyager dans le temps.

    Enfin cela dit, j’attends avec impatience le spoiler de Star Wars 7, où la seule blague de tout le post sera « OMG Lay vaysso ça fé pa de brui dan lespass LOLOLOLOLOLOL tro naz ! »

    • Tiens c’est bizarre, et moi qui pensait que l’OC soulevait le point qu’on peux traiter les paradoxes temporels intelligemment comme dans Terminator 1 et 2, ou totalement stupidement comme dans genysis.
      Oh My fucking God What The Fuck Barbecue, je doit être totalement stupide pour comprendre ça, alors que les vaisseau dans l’espace personne ne vous entend péter plus haut que votre cul.

      • Il y a tout de même des points soulevés qui posent déjà problème dans le premier Terminator (et l’OC les relève dans son bouquins d’ailleurs) comme l’idée comme quoi envelopper une arme dans du jambon permettrait de la faire passer d’après les explications qu’on nous donne.
        Autre exemple : dans Terminator 1, on nous sous-entend déjà que le Terminator est parti avant Kyle Reese il me semble (toute la scène d’intro vient du premier en fait, d’un scénario ou d’idée de James Cameron il me semble).

      • C’est vrai dans T1 le termiantor part en premier suite aune manip désespéré de Skynet avant de se faire poutrer, puis les gentils envoient Kyle Reese avec la machine qu’ils on récupéré et il l’envoient à la même date que le Terminator. Cela invalide l’hypothèse d’une seule time -ine continue, et cela permet l’hypothèse de 2 time-lines interdépendantes. Du coup les gentils comme les méchants doivent « gagner » sur les 2 time-lines en même temps, ou perdre sur les deux. On garde du sens.

      • Je viens de revoir que Kyle Reese précise dans T1 qu’il vient d’un « futur possible ».
        Du coup je pense que le fonctionnement du temps dans cette saga (ou disons dans le premier film au moins) est un peu plus compliqué que ça en fait ^^’

      • « Cela invalide l’hypothèse d’une seule time -ine continue »
        Au contraire, c’est plutôt l’hypothèse qu’il n’y a qu’une seule ligne temporelle qui prend déjà en compte les voyages temporels. Le John Connor du futur ne peut envoyer Reese dans le passé que parce que Reese a été là pour le concevoir et que sa mère avait déjà vécu ce qu’on voit dans le film, et l’a formé en conséquence. Si Reese dit qu’il vient d’un « futur possible », c’est parce que Connor lui a menti comme un porcasse, vu que son rôle n’est pas de changer ou d’éviter quoi que ce soit mais d’être là comme Connor sait que ça doit se passer.
        Par contre, dans Terminator 2, ils s’assoient un peu sur ce principe vu qu’ils changent des éléments connus. Et dans le dernier, ils n’ont visiblement plus rien sur quoi s’asseoir.

    • Il faut tout reprendre mon brave, vous n’avez rien compris à l’article (et au blog en général aussi).

    • Pour pas que les terroristes la récupèrent pardi.
      Ce message est sponsorisé par l’armée de terre du Groland.

  15. Article excellent comme d’habitude ! Par contre se rouler dans sa propre fRange c’est original comme concept!

  16. « de vulgaire footballeurs »
    Hem.

    J’ai une théorie en ce qui concerne les voyages dans le temps à Hollywood, je vous en ferais part quand j’aurais fini ma lecture.

  17. Vous, Odieux, qui parliez de références geek vous ne voyez dans le Skynet/Genesys q’un « hologramme de petit enfant énervant qui dit qu’il est très impatient d’être en ligne » ? Vraiment, vous ne l’avez pas reconnu ?
    Et pourtant c’est cet être bleu honni de tous, détruisant apparemment toutes séries par sa seule présence : Le Catalyseur.
    (Ce film nous apporte d’ailleurs la preuve, s’il en fallait une, que la fin destruction est meilleure que la fin symthèse, John Connor peut en témoigner)

    • ARRRRG NON NE COMPARE PAS CE CHEF D’OEUVRE A CE … TRUC !
      Je le dis et répète mais, même si j’ai aimé ce Terminator 5, c’était complètement débile !
      Mass Effect est une putain de saga de Science Fiction qui parle de l’Homme avec un grand H, qui expose toute une putain de réflexion sur le choc culturelle entre deux générations et toi tu la résumes à « Ouh, moi John Connor pas content. Moi manipulé par Skynet donc fusionner Homme / Machine = pas bien. Bouh. Caca. »
      Sérieux c’est pas parce-qu’ils reprennent un effet de style que les deux oeuvres sont comparables ! Et malgré tout le respect que j’ai pour T1 (que je viens de remater et qui est toujours aussi enOOOrme) et T2, la saga Terminator ENTIERE présente moins de réflexion sur l’Humanité que n’importe quel dialogue de Mass Effect. N’assimile pas ce chef d’oeuvre à T5, par pitié !
      Et surtout ne prétend pas que les débiles (ou les cyniques, l’un ou l’autre) qui ont écrit le scénario ont compris Mass Effect.
      Et la meilleure fin de Mass Effect est la fin Synthèse. C’est même pas discutable, pourquoi tu crois qu’il faut galérer comme un porc pour l’obtenir ?

      • La fin la plus galère à obtenir est la fin destruction avec survie du commandant.

      • @cauhein : Ouais, enfin ça c’est pour faire plaisir aux fans, c’est tout … Je crois même qu’elle a été rajoutée deux-trois mois après, avec l’extended cut.

      • Non, la fin destruction avec la survie du commandant est obtenable d’office dans le jeu, c’est celle que j’ai obtenue dès le départ.
        Et c’est la meilleure fin possible. (Et celle qui est probablement gardé pour Mass Effect Andromeda puisque la synthèse ne nous permettrait pas d’avoir ce Mass Effect Andromeda justement.)

        En outre, c’est un peu comme les alignements dans D&D, tous sont un « meilleur choix possible », car chacun à son avis et aucun n’aura réellement tort.

  18. Petite théorie sur les voyages dans le temps :

    « Si l’envoi du Terminator dans le passé vient d’arriver… le futur devrait en être instantanément modifié. »

    Pourquoi « instantanément » ?
    Dans la plupart des films, le voyage dans le temps n’est pas immédiat : ce que je vais dire est valable pour les 1ers Terminators, Looper, Retour vers le futur, et de nombreux autres. Je parle de T-800 mais pas la peine d’attaquer ma théorie avec le scénario de ce film, ma théorie ne s’y applique pas pour la simple raison que ma théorie est presque logique, contrairement à cette merde.

    Donc disais-je, le voyage dans le temps n’est pas immédiat. Ne serait-ce qu’à l’aller, où le « vortex » ou autre bullshit met du temps à être traversé (pour le reste du pavé, admettons qu’il y ait un vortex, une « 4ème dimension » par laquelle on passe en voyageant dans le temps).
    Les liens de causalité dûs à l’arrivée du T-800 dans le passé apparaissent donc une fois que le T-800 sort la « 4ème dimension », non pas au moment où il y rentre (après tout, une fois qu’il y rentre, rien ne garantit qu’il en ressorte, par exemple si un bout de métal devient apparent pendant qu’il voyage, pourquoi le futur serait-il affecté par son départ ?).
    C’est-à-dire que la réalité avec l’apocalypse, la Résistance etc. ne disparaît pas au moment du départ du T-800, mais au moment de son arrivée en 1984. À partir de là c’est une question de référentiel : dans le référentiel 1984, le futur n’a jamais existé, mais dans le référentiel du futur, la non-existence du futur serait incohérente. Le futur doit s’effacer, mais APRÈS le départ du T-800. Sachant que le futur s’efface directement après l’arrivée du T-800 et non pas directement après son départ, soit il y a des univers parallèles, soit le futur calque sa disparition avec l’arrivée du T-800 dans le référentiel propre du T-800.
    Donc si le T-800 mets 5 minutes à traverser le temps, le futur disparaît 5 minutes après le départ du T-800 ? Non car il y a un argument logique de plus à prendre en compte :
    Ça c’était le délai pour aller du futur apocalyptique jusqu’en 1984, mais de 1984 jusqu’au futur ? Tel le héros hollywoodien courant sur un pont en train de s’effondrer, le futur n’aurait-il pas droit à un sursis de quelques minutes avant que l’effondrement de la timeline, parti de 1984, ne l’atteigne ? Si le futur où se trouve John est voué à disparaître 5 minutes après le départ du T-800 du futur, son arrivée en 1984 ne serait que le début du processus de disparition, processus parti du passé (1984) et qui mettrait encore 5 minutes avant d’atteindre John selon la même logique que tout à l’heure !

    Bref, le voyage dans le temps n’est pas forcément immédiat, la causalité mettant à peu près 10 minutes (chhhht c’est scientifique) à atteindre à nouveau le point de départ des événements. Ça n’excuse pas le bullshit de ce film, mais à l’avenir, évitez de prétendre qu’il n’y a que 2 options possibles pour le voyage dans le temps !

    GG celui qui a compris. Et même à celui qui a lu mdr.

    • C’est un peu tirer par les cheveux ta théorie … Mais en général, le voyage dans le temps est de toute façon destiné à se planter, la seule solution pour que ça marche est d’aller uniquement dans le futur.

      • J’avais reflechi il y a longtemps a une maniere de rendre le voyage temporel parradox-free et la seule solution que j’ai pu trouver, c’est tout simplement de ne pas vraiment voyager dans le temps mais de detruire l’univers lors du voyage et de remplacer par une copie passee avec pour seule et unique difference que le voyageur temporel est present dans cette copie (en double si il existait deja a cette epoque).
        De cette maniere, lors du « retour dans le passe », tout ce qu’il y a eu entre le point d’arrivee et le point de depart ne s’est tout simplement jamais produit mais se produira quand meme avec au debut des divergences locales dues au voyageur temporel (qui vont s’amplifier de plus en plus a cause de l’effet papillon).
        Le temps reste une ligne droite mais on restaure une copie de sauvegarde d’un point de l’histoire en y rajoutant le voyageur temporel.

        Le probleme de ce systeme vient qu’il est possible de creer un segment de temps qui se repete a l’infini. Si je reviens en arriere de 24heures, il existera 2versions de moi. Une qui a fait le voyage, et une qui va le faire le lendemain. Si je n’arrive pas a m’auto empecher de voyager dans le temps ou changer legerement le timing/lieu du voyage de l’autre moi, on entre dans une boucle infinie instoppable.
        En cas de voyage vers le futur, le temps se deroule normalement mais sans la presence du voyageur temporel jusqu’a son point d’arrivee.

      • @SBR : En fait ta théorie c’est tout simplement les univers parralèle. Chaque voyage temporel produit une nouvelle timeline qui suivra son cours en parralèle de celle d’origine.
        Ce qui signifie aussi qu’un être qui voyage dans le passé ne pourra jamais changer le futur dont il vient, mais le futur du monde dans lequel il a atteri.
        Donc yaura toujours une timeline merdique mais le voyageur et lui seul pourra profiter de la timeline ou tout est changé.

        bref…

        Je préfère la théorie du passé/futur immuable.
        Ce que fait le voyageur dans le passé ne change pas le futur mais le construit tel qu’il devait être. Ya une finalité de fatalité dans cette théorie puisque quoi que tu fasse, c’était prévu comme ca pour réaliser le futur que connait le voyageur. Et la seul paradoxe possible : Si le voyageur assassine son lui du passé, il devrait normalement pas pouvoir revenir dans le passé pour s’assassiner.

      • @Ikarine : Et encore, on peut résoudre ce paradoxe en considérant que le monde / l’univers / le temps (ou autres) empêchera le voyageur de tuer son lui du passé d’une façon ou d’une autre.
        Exemple : si le voyageur futur décide de tuer son lui passé en lui tirant dessus avec un sniper en se plaçant en haut d’un immeuble, un oiseau viendra se mettre sur la trajectoire pour empêcher le meurtre. Bon, il est possible que la balle passe à travers l’oiseau sans changer de trajectoire mais vous comprenez l’idée, non ?

    • J’ai lu. C’était une explication amusante et originale. Capillotracté certes, mais infiniment plus dense que ce qui a servi à construire le scénario de ce film …
      Je te conseille vraiment « L’armée des 12 singes », si les voyages temporels t’intéressent.

      • Non mais quitte à avoir un film avec des voyages dans le temps, autant regarder « La Jetée » de Chris Marker et pis c’est tout.

      • Certes, mais je pense que son adaptation hollywoodienne a plus de chance d’être trouvé dans le commerce … Et vu que celui que je cite est directement inspiré du votre …

    • Je précise que le temps étant par définition orienté, et donc asymétrique, il n’y a aucune corrélation entre le délai de 2 secondes à 5 minutes (le temps que le T-800 aille vers le passé) et le délai « retour » nécessaire pour que la causalité rattrape le futur.
      Donc le « sursis » de John Connor dans le futur peut être de plusieurs heures sans problème

      • Je me demandais justement si quelqu’un avait proposé cette théorie sur la page. J’ajouterai qu’on peut facilement imaginer des modifications temporelles qui se propagent à la façon des ondes le long de la ligne de temps : dans ces conditions, le délai avant que les modifications n’apparaissent serait tout simplement proportionnel à la longueur du voyage.

    • Looper à y réfléchir me paraît pas trop mal fait pour la gestion de ce qui arrive au mec revenu dans le passé… par exemple, quand ils commencent à lui couper les doigts, ça a lieu quasi instantanément sur le mec du futur. Mais ce qui a lieu après ça (le deuxième doigt) n’a lieu sur le mec du futur qu’une fois que les mecs du passé *décident* que ça doit avoir lieu. Ça n’a donc pas « déjà » eu lieu pour le mec revenu du futur car il est séparé de sa timeline mais en ressent les effets. À y regarder de plus près, et malgré ce que j’avais pu dire sur ce film à l’époque, Looper me paraît pas trop mal fait.

  19. Outre les paradoxes temporels, ce qui me chagrine, c’est que personne n’imagine qu’une entreprise assez importante pour être un leader des télécoms puisse sauvegarder ses données à plusieurs endroits. C’est plus simple de prendre le risque de faire faillite à cause d’une coupure de courant ou d’un incendie dans le datacenter.

    Accessoirement si Skynet est déjà assez évolué pour décider à quel moment il va se lancer en avançant le compte à rebours, je ne vois pas ce qu’il m’empêche d’aller s’installer dans tous les équipements connectés immédiatement. Bon c’est sûr que ça aurait été difficile de l’éliminer ensuite.

    En tout cas papy est super fort pour arriver à les sortir du bunker à la fin. Celui-ci est, il me semble, au sous-sol d’un immeuble qui vient de s’effondrer avec donc potentiellement quelques milliers de tonnes de gravas instables au dessus de leurs têtes.

  20. Si tu voulais savoir ce qu’est sensé être genesys, bah c’est Windows 10.
    Gestion de cloud, sensément compatible avec tout les types de support, livré avec Cortanna.

  21. De l’interview (dont le lien a été gracieusement fourni par l’odieux, vu que de toute façon, je serai pas allé chercher ça par moi même), le réalisateur parle de la cohérence des voyages temporels dans son … euh … « truc » (pour rester poli) :
    « Si vous voulez vous creuser la tête, il y a tout ce qu’il faut, je crois que c’est cohérent. »
    Et bah … non. Si on se creuse la tête, on voit que c’est pas cohérent, que ça a été fait par des flemmards tellement monstrueux que les gars de la DDE hésitent à porter plainte pour concurrence déloyale …
    L’utilisation du verbe « croire » montre à quel point le réalisateur s’en tamponnait de son film, plus occupé à boire des Mojitos et à mater le postérieur rebondi de l’assistante (ou assistant, c’est comme il veut le gros).

    Autre commentaire du réalisateur :
    « Et en fait, c’est basiquement cela que nous disons au public : ne t’embêtes pas avec ça, on sauve le monde ! »
    Intéressant. Je pense qu’il y a moyen d’exploiter ça …
    – Bon, vas y, mets ce costume de Pikachu et entretiens des relations sexuelles avec cette chèvre !
    – Mais … mais … non ! Pourquoi je le ferai ?
    – C’est pour … euh … sauver le monde ! (et pas du tout pour mettre sur Youtube)
    – Ah ok dans ce cas, j’y vais.

  22. Un film avec une gestion des voyages dans le temps « potable » ?
    L’armée des 12 singes.
    En BD, je recite l’excellent « Universal War 1 ».

    Je pense qu’il doit y en avoir d’autres, mais bon …
    « Doctor who », avec son système de « points fixes », est presque bon (pourtant j’adore cette série, mais parfois il y a des bizarreries …).

    • En BD (et en livre avant), le fabuleux « La guerre éternelle », mis en image par Marvano et avec Haldeman (l’auteur initial du livre) au scenario.

  23. Une des raisons pour laquelle la gestion des voyages temporels est aussi merdique dans les films, c’est aussi parce que les scénaristes ne veulent pas accepter les conditions très stricts et pas vraiment « happy end » des 3 options du voyage dans le temps :
    1. Chaque retour dans le temps crée un univers parallèle. Il est donc possible de modifier le futur, mais celui-ci n’a aucune forme de réalité pour les êtres chers que le voyageur du temps a laissé derrière lui. C’est un voyage sans retour dans une autre dimension, donc. Sortez les mouchoirs.
    2. Chaque retour dans le temps modifie instantanément la ligne temporelle unique. Donc les êtres chers du voyageur du temps laissé derrière lui subisse instantanément des changements qui peuvent tout simplement aboutir à un effacement complet de toute ou partie de leur existence. Quand au héros, il y a de bonne chance pour que ses actions finissent par annihiler sa simple raison d’exister et face pas mal de dégâts à son propre passé au passage. Donc c’est globalement un suicide temporel. Là on peut avoir un happy end sacrificiel, mais les réalisateurs n’aiment plus tellement ça de nos jours.
    3. La ligne temporelle est une et immuable (comme la république…) et chaque retour dans le passé a DÉJÀ eu lieux. Donc tout ce qui peut être réalisé pour changer le présent ne va que contribuer à le créer. Cela peut avoir des applications bien pratiques, comme celle de se glisser instantanément à soi-même un objet ou indice indispensable qui pourrait nous aider à nous tirer d’affaire… en revenant dans le temps et au même endroits un peu avant les événements pour glisser le-dit objet après-coup. C’est beaucoup plus facile de ne pas se planter car les règles sont strictes, mais cela confronte le spectateur à l’immuabilité du temps et à la fatalité qui veut que rien ne puisse au final être changé et même que tout ce qui peu être fait pour éviter un destin ne fait que contribuer à le mettre en place (Œdipe). Ça dérange, ça fait réfléchir… donc exclu de tout film d’action qui se respecte.

    Voilà pourquoi nous en sommes réduit à des scénarios de retours dans le temps pourris. Parce que sinon, c’est kro kriste. (Ça et de toutes manières, à Hollywood on a depuis longtemps remplacé les scénaristes par un élevage de macaques qui écrivent sur des feuilles de papiers qu’on leur lance avec leurs propres étrons.)

    En tout cas merci de garder le blog vivant malgré toutes vos activités parallèles, OC (et dieux sait que chasser des étudiantes doit s’avérer de plus en plus éreintant avec l’âge).

    • Je vous rejoins sur le 2 et 3. Un peu moins sur le 1, car j’aime pas trop les histoires de dimensions parallèles. Dans votre théorie, on retrouverait probablement les gens qu’on aime, mais aussi un double de soi, donc je prends la place de moi même ou pas ? Bref c’est complexe …
      Mais sur le reste je vous rejoins.

    • La 2 ne marche pas (et la 3 non plus d’ailleurs) :
      En effet, si tu reviens dans le temps et que tes actions amènent à effacer ton existence (comme dans Retour Vers le Futur), alors tu n’as pas pu voyager dans le temps, alors tu n’as pu effacer ton existence, alors tu existes, alors tu as voyagé dans le temps, alors tu as effacé ton existence ….
      Quant à la 3 … si tu pars de l’idée que le temps est immuable, alors en revenant dans le passé pour te glisser un objet pour le futur, tu modifies le passé. De manière mineure certes, mais tu le modifies. Ou alors étant donné que le passé ne peut pas être modifié et que tout tes changement sont déjà pris en compte, tu as déjà l’objet que tu voulais sans avoir besoin d’aller dans le passé. Et à ce moment là tu n’as pas besoin d’aller dans le passé. Donc l’objet ne t’attends pas tranquillement. Donc tu as besoin d’aller dans le passé. Donc tu modifies le passé.
      Ou alors je n’ai pas compris ce que tu voulais dire x)

      La 1 par contre est bel et bien la meilleure façon de traiter le voyage dans le temps selon moi. Mais je ne suis pas sûr qu’il soit nécessairement négatif pour autant.

      • Et non, la 3 n’est pas impossible. Dans ce postulat, le fait de remonter le temps, d’interagir avec le passé, n’a aucune conséquence sur le futur que tu as quitté, puisque celui ci avait déjà intégré que tu avais remonté le temps. Donc de toute façon, tu ne pourras pas faire quelque chose qui n’était pas prévu par l’Histoire. Par exemple : l’exemple de paradoxe le plus connu est de se tuer soi même, plus jeune ; ce qui fait que, t’étant tué plus jeune, le toi du futur qui a voyagé n’existe pas, donc ne peut se tuer, donc tu peux remonter le temps pour te tuer, mais c’est impossible car etc. … Là, de par les faits eux même, tu ne te seras jamais tué, quoique tu aies essayé.
        C’est sans doute la « théorie » sur les voyages temporels la plus déroutante, ça part du postulat que, de toute façon, tout est écrit et immuable, et que toute tentative de modification ne fait que parti de cet immuable. C’est très troublant et frustrant par contre … Voir « l’armée des 12 singes » par exemple.

        Après bon, on parle d’un truc impossible de toute façon ^^. Mais c’est toujours sympa de rêver là dessus … Et quand je dis rêver, je ne parle pas d’un trip sous acide, ce qu’un certain nombre de scénaristes ne semble pas avoir assimilé …

      • Je crois que je commence à voir à peu près ce que tu veux dire, et effectivement, c’est un concept assez difficile à assimiler. Cela m’a l’air assez intéressant mais je pense qu’écrire une bonne histoire sur le sujet ne doit vraiment pas être simple, donc pas étonnant que peu de gens s’y soient vraiment penché.

        Comme tu dis « rêver là-dessus » est sympa, mais c’est un concept tellement barré qu’il faut parfois savoir ne pas trop l’intellectualisé et simplement admettre certains postulats que donnent le film.
        La question est donc toujours de savoir à quel moment on peut se plaindre du traitement du voyage temporel et à quel moment on peut se relâcher et admettre ce que le film propose sans réfléchir (dans le cas de T5, c’est la première solution).

        Je n’ai pas vu l’Armée des 12 singes, j’en ai que très peu entendu parler donc ça m’a jamais semblé indispensable, mais tu m’intrigues là, je vais essayer de voir ça ;)

      • Le 2 et le 3 c’est un peu ce que l’on retrouve dans la série des legacy of Kain.
        On a un passé immuable ou les actions des protagonistes ne font que les précipiter vers leur futur (raziel se tuant lui même ce qui lui permettra de devenir un vampire, le fait qu’en allant prévenir du danger Janos Audron il mène les humains jusqu’à lui provoquant sa mort, ect) .
        La remise en cause ce cette immuabilité grâce à la Soul Reaver étant ensuite au coeur de l’intrigue.ce qui oriente l’univers de la thése 3 vers la 2.

    • Il y a encore la version qui a été proposée plus haut par RRRomain, et qui est prometteuse à la fois pour la cohérence et l’intrigue :
      – Ligne de temps unique et modifiable (comme dans 2)
      – Les modifications effectuées dans le passé affectent le futur avec un délai (comme si elles devaient se propager). Du coup, le futur n’est modifié qu’après coup en quelque sorte (ça résout notamment le problème, soulevé par l’Odieux Connard, du départ de plusieurs personnes depuis le futur). Evidemment, ça ne règle pas le problème de la modification de sa propre existence (la limitation inhérente du 2 reste présente), mais ça élimine les impossibilités logiques du genre « j’ai tué mon père avant ma conception », puisque je peux parfaitement naître, revenir dans le passé, tuer mon père, et disparaitre ensuite quand le temps à absorbé les modifications (le principe de causalité reste localement vérifié si vous voulez).

      • Une dernière possibilité est proposée par Jasper Fforde dans les Thursday Next : traiter le problème de façon complètement absurde, pour jouer sur les effets comiques du voyage dans le temps.

      • sauf que « le temps » qui doit absorber les modifications, c’est bien gentil mais pourquoi existerait-il ce délai? pour le coup je trouve la version de Xmen Days of future past presque cohérente (ça m’arrache les yeux d’écrire ça mais bon), puisque Wolverine est en fait « à la fois *maintenant* et *jadis* et donc l’action a lieu en temps réel.

    • Une autre possibilité est que les changements soient progressifs, comme justement dans Retour vers le Futur (la disparition de Marty, son frere et sa soeur est progressive). Et quand au probleme du retour de « vieux Biff » en 2015, celui ci peut s’expliquer : Quand Marty et Doc s’appretent à sortir de la propriété de « Vieux Marty » en 2015, ils sont passés sans s’en rendre compte dans le futur alternatif. Ils ne peuvent plus voir le « vieux pere de Marty » disparaitre (car il est mort dans le 1985 alternatif) ni l’hotel de ville modifié en casino par Biff. On peut raisonnablement supposer que Biff, vu son train de vie et son coté mafieux dans le 85 alternatif, fini par mourir prématurément, ce qui explique que « vieux Biff » disparait en sortant de la DeLorean lors de son retour en 2015.
      Rien ne semble donc, à partir de là, empecher Marty et Doc de retourner dans le passé, qui est le 85 alternatif, puis constater le bordel qu’il y a, puis retourner en 55 pour empecher ça.

    • Comme exempIe pour Ia 3, iI y aurait peut-être Dejà vu avec DenzeI Washington. Enfin, presque, vu que Ia Iigne de temps est changee

  24. Excellent comme d’habitude ! C’est clair que jouer avec les lignes temporelles quand on maitrise pas le sujet ça peut que poser des problèmes… J’ai vu le film hier et j’avais repéré la plupart des incohérences que tu décris. Y’en a deux autres qui m’avaient choqué et que j’ai pas retrouvé dans ton article : le fait que Papy construise sans problème une machine à remonter dans le temps fonctionnelle dans sa cave alors que John Connor avec ses milliards de dollars et tous ses employés à une époque avancée a pas réussi… Puis à la fin, quand ils arrivent dans les locaux de Gigi, Genesys accélère le compte à rebours, mais il est gentil, plutôt que de le mettre direct à 0, il leur laisse 10 min… Sinon j’ai trouvé l’acteur qui joue Kyle vraiment nul.

  25. Je vais faire mon relou en précisant qu’il existe une troisième sorte de règle pour le voyage dans le temps, celle utilisée dans Lost ou Universal War One, qui consiste à dire que le temps est unique et indivisible et comprend en lui même tous les voyages temporels passés ou à venir. That is all.

  26. Dommage, ils n’ont pas précisé qu’entre temps, pour rire un peu, le T-800 « Papy » avait été gouverneur de Califormie. Faut bien s’occuper. Mais le coup de ‘sa peau a vieilli », ça m’a l’air d’être juste une explication « What The Fuck? » quand même, hein.
    Je regarderai le film pour rire un peu, comme de coutume lorsque je lis vos spoilers avant (en même temps, sans ça, je ne les regarderais même pas).
    Merci encore! (et délire pour le cloin d’oeil à Diablo3).
    Et toutes mes condoléances pour vos ordinateurs morts pour la Spoil. ;)

  27. Il y a deux autres visions du voyage temporel qui n’ont pas encore été mentionnées.

    4.
    L’histoire est « autoréparatrice ». On peut revenir dans le temps pour essayer de la modifier mais au bout du compte, on ne pourra modifier que des évènements mineurs ; les évènements majeurs auront toujours lieu. Si quelqu’un essaie de tuer un personnage historique, soit il n’y arrivera tout simplement pas, soit quelqu’un d’autre accomplira la même chose que ce personnage historique (le twist éculé, c’est bien sûr que ce soit le voyageur temporel lui-même qui prenne la place du personnage historique).

    5.
    Il n’y a qu’une seul ligne temporelle qui est immédiatement modifiée en cas d’intervention d’un voyageur temporel mais ces derniers sont « hors du temps » donc non-affectés par ces modifications. Et accessoirement, on ne peut pas revenir avant l’invention de la machine temporelle. Cf « La fin de l’Éternité » d’Isaac Asimov.

    • y’avait un Chuck Norris Fact dans ce style: Chuck Norris a voyagé dans le temps jusqu’au 22 novembre 1963 et a arrêté la balle du fusil de L.H. Oswald avec sa barbe. À la vue de cela, la tête de J.F.K explose d’étonnement.

  28. De toute façon, la seule manière viable d’envisager le voyage temporel est le concept des univers parallèles façon Retour vers le Futur ou Dragon Ball : dès que le voyageur arrive dans son passé, il crée une nouvelle ligne temporelle. Ensuite, il y a deux façon d’envisager les choses quand le voyageur repart : soit il arrive dans la nouvelle ligne (RvlF), soit il revient dans sa ligne d’origine (DB).

  29. Faudra un jour qu’on m’explique… S’il faut s’enrouler dans du jambon pour voyager dans le temps : comment font les T-1000 ?

    • Les T-1000 sont en métal liquide. C’est comme du jambon. Il n’y a aucune différence.
      Ou alors la madame dit n’importe quoi uniquement pour le plaisir de la nudité. Et on peut voyager comme on veut.

  30. J’adore le parallèle avec les chocapics, et on aurait aussi pu dire on fait donc des T1000 comme on fait un bon riz : un cube or dans l’eau et c’est tout, et pour un bon T 1000 : un processeur dans le métal liquide et c’est tout ! (en même temps si tu le sais pas…)

  31. Cher tous ! Je ne suis pas une lumière mais j’ai compris tout ce foutoir des voyages temporels du film dés le premier visionnage !

    Le passé 1 est celui des films T1 et T2 – John Connor nait en 1985, l’apocalypse arrive en 1997 (T2 se passe en 95 et même si cyber dyne a été détruit il reste encore le bras arraché du gentil T-800 que tout le monde a oublié)
    John sait donc tout se qui se passe jusqu’à la victoire en 2029 où Skynet envoie le t-800 en 84. Mais il ne peut rien se passer cher OC car ce passé 1 est immuable, T1 et T2 sont déjà arrivé. Il pourrait y avoir effondrent du futur seulement si Connor envoie PAS Reese dans le passé…

    Ensuite vient le passé 2 : un passé parallèle où le passé 1 peut coexister aussi mais il y a eu un changement en 73 qui a fait dévié le passé 1 vers le 2 (voir le schéma du Doc dans retour vers le futur 2 pour comprendre) .

    Sarah et Kyle vont en 2017 donc John ne pourra pas naître en 1985 dans ce passé 2 et donc le futur va être changé irrémédiablement !

    Mais retour en 2029 avec le Doctor Who/Skynet : ce 2029 là fait partie de la même ligne temporelle que le passé 1 donc aucun problème pour l’existence de John (pourquoi il devrait disparaître cher OC ? vu qu’il appartient encore au passé 1)
    Skynet le renvoie en 2014 dans le passé 2 pour qu’il crée Genysis (bon on est d’accord qu’il y a énormément de grosses ficelles hollywoodiennes pour que le film se passe de nos jours, pour que les héros arrivent toujours à un poil de cul de la fin etc… Ça c’est du trucage de blockbuster standard)

    Mais mis à part cette dernier parenthèse en quoi le film est il incohérent si on considère qui il y a deux lignes de temps parallèle qui coexistent ??

    • En fait, je suppose que le problème ici est le fait que deux théories temporelles s’entrechoquent, la timeline unique et les univers parallèles.

      Le problème survient lorsque John Connor tuné Skynet staïle (West Coast cyborg riprizent !) repart dans le passé, comment la machine va déterminer si il rejoint sa timeline ou la timeline parallèle ?

      On peut supposer, en brandissant le mot « quantique » (TGCQ – Ta Gueule C’est Quantique, très connu en science-fiction) que deux versions de John Connor aient été crées suite à ce voyage, l’une qui survient dans le film, l’autre où il arrive dans sa propre timeline et se dit que Skynet lui a fait une blague à la con…

      Dans Retour vers le Futur, c’est également une incohérence (qui peut tout aussi bien être expliquée par un dédoublement de nos héros arrivant dans chaque timeline, ça commence juste à coincer des poils dans la braguette lorsqu’ils réunissent les timeline et donc que Marty, à la fin de Retour vers le futur 3, arrive dans son présent où il existe logiquement en deux exemplaires) qui pousse le vice à ramener nos deux protagonistes à la date de la fracture entre les deux lignes du temps mais après que Biff ait reçu l’Almanach.

      Eh oui, imaginons que la machine temporelle se dise « ho et puis merde, finalement, leur timeline à eux », et pouf, ils tombent dans le passé que Marty a déjà visité mais pas le vieux Biff, psychédélique n’est ce pas ? Ils existent eux donc, quelque part, leur ligne du temps demeure inchangée, elle DOIT exister et il parait logique qu’ils puissent retomber dedans puisqu’ils ont réussis à en sortir. Pire, lorsque Marty brule l’Almanach, si il n’y avait pas les journaux de la timeline alternative pour prouver qu’elle a rejoint l’originelle, on pourrait légitimement se demander si ils n’ont pas crée une troisième timeline identique à la leur à l’exception de leur intervention et de celle du vieux Biff.

      Bref, en revanche, cela pourrait aussi s’expliquer si la machine temporelle pouvait effectuer des sauts entre univers parallèles, mais cela devient passablement inutile à part si Skynet estime qu’il en doit une à ses soi-même qui ont eu moins de moule dans des univers alternatifs… Explication qui, honnêtement, me paraitrait très tolérable dans Retour vers le Futur.

      Enfin, note bien qu’il n’y a rien de condescendant dans mon explication, pour me casser les noix sur ces questions depuis un bout de temps, j’ai bien compris que les voyages temporels, c’est comme la métaphysique, on y comprends rien et tous les avis se valent.

      • T’inquiète je te remercie bien pour ton analyse de retour vers le futur ! On sait tous que les voyages dans le temps c’est casse gueule a faire tenir debout ! Mais c’est toujours passionnant d’essayer d’expliquer quelque chose qui n’existe pas (encore ?)

      • Ce qui m’ennuie Ie pIus dans Retour vers Ie Futur, c’est Ie fait que Jennifer n’a aucune raison de revenir dans Ia bonne Iigne temporeIIe à Ia fin du 3.

  32. Pareil que Scavenger, je n’ai pas eu de problèmes de compréhension du scénario et des « phases temporelles ». Il suffit de suivre. (Il est vrai que pour le spectateur moyen, regarder son iphone d’un oeil, tweeter à sa grand mère et suivre le film…). Le film a les défauts de son genre, mais il est cohérent.

  33. Je suppose, OC, que vous avez compris que ce genre de film n’est plus du style « on raconte une histoire », mais bien une succession de clips, ou spots (comme des spots publicitaires), pour en mettre plein la vue. Tout ce qui compte, c’est « the rule of cool » : il y a une course poursuite en hélico « parce que c’est cool, voyons », pourquoi perdre du temps à justifier qu’il y a justement 2 hélicos là tout près à démarrer au quart de tour ?
    Est-ce que vous n’essayez pas de recoller les morceaux d’une pyramide inexistante ?
    Bon, à décharge, c’est vrai que ce film provient d’une franchise SF au départ bien construite.

  34. on m’a payé la place et je suis bon public donc je n’ai pas été trop déçu
    par contre la mauvaise foi de l’O.C. en début d’article est extraordinaire (mais malheureusement fondée en l’état et plus que probablement par la suite …)
    car en effet on attend (hélas vainement) une explication à cette timeline WTF? qu’on pense avoir à l’approche du dénouement (voire pour le coup dans la suite)

    cela dit ça ne fait que me conforter dans l’idée qu’ils auraient du s’arrêter après le 1er … (d’ailleurs je ne pense pas que le film prenne en compte aucun des autres au final)

    pour le voyage ans le temps il y a plus de 2 alternatives:
    * univers parallèles
    * modification immédiate (avec éventuellement le temps de battement éventuel du au voyage proprement dit (mais dans ce cas la machine aurait encore du être en fonctionnement (un peu comme une porte: tant qu’elle est ouverte on peut passer si on la ferme on ne peut plus)
    * ligne immuable où tout voyage dans le temps devant être effectué a déjà été effectué (où l’on peut aussi inclure l’éventuel temps de battement et ainsi justifier T1)
    * la ligne auto-réparatrice où quoi que l’on fasse seuls des changements mineurs auront lieu et l’essentiel restera inchangé (cf H.G. WELLS quand même)

    toute théorie (même s’il y a sujet à controverse sur ladite théorie) imposant une impossibilité de remonter le temps antérieurement à l’invention d’une machine à cet effet implique une ligne de temps immuable

    sinon en matière de film on peut trouver l’excellent l’Armée des 12 Singes inspiré du court-métrage français La Jetée, le moyen Les Prisonniers du Temps (mais où le voyage temporel s’en sort bien), en jeux vidéos l’excellent série Legacy of Kain et en BD outre le magnifique Universal War One (et probablement que sa suite sera du même acabit) il y a aussi le sympathique La Spirale du Temps de Yoko Tsuno où hormis la machine et son utilisatrice venant d’un futur qui n’existe plus le voyage de l’héroïne dans le passé est très bien mené

  35. Je pense que toutes les interventions précédentes, visant à essayer d’expliquer le(s) concept(s) de voyage temporel, reviennent à tenter de faire comprendre le principe du :
     » Plus y a de gruyère, plus y a de trous et plus y a de trous, moins y a de gruyère.  »
    Et pis, pourquoi les réalisateurs n’auraient pas le droit d’être payés pour fabriquer un truc à la con ?

  36. Genisys, qui a l’air tellement formidable (personnellement, je n’ai même pas compris le principe du truc) <= ma réaction, mot pour mot, quand le journal télé nous présente la "nouvelle invention révolutionnaire: le robomixeur connecté", pour pouvoir lancer le hachage des tomates et du concombre depuis le boulot. Whaouh. Ça. Doit. Être. Super. Utile.

  37. Cher odieux connard

    Je vous écris rarement mais ce soir j’en ai envie. Je souhaiterais discuter de votre conception du voyage dans le temps parce que ce que vous dites m’embête un peu (eh oui) et vous faites ce commentaire à chaque spoiler sur un film qui traite du voyage dans le temps.

    Vous partez du principe qu’il y a deux et deux uniques façons de conceptualiser le voyage dans le temps et que ceux qui font pas comme ça ont tort ? Pourquoi en fait ? Au fond personne ne peut dire comment ça marche puisque ça pas été inventé vous pouvez difficilement affirmer qu’il y a seulement deux manières de le voir.

    Je vous en présente une troisième : le mouvement du temps possède une énergie càd la répercussion des conséquences de l’envoi du terminator n’est pas immédiate. Tout dans l’univers possède une sorte d’inertie au fond càd rien n’est absolument « parfait » et une répercussion du terminator qui serait instantanée ça me dérange comme idée parce que ça ferait du temps une notion « parfaite »
    Si on donne une grosse inertie au temps genre 1minute de l’envoi du terminator correspond à un jour de répercussion (cad que les changements qui affectent le présent arrivent petit a petit finalement puisque le passé change petit à petit) par exemple alors John Connor dispose de 2 ou 3 minutes pour envoyer le copain au bon moment.

    Alors bien sûr ça va poser des problèmes parce que « comment ça les changements arrivent petit à petit qu’est ce qui se passe concrètement dans le présent » j’en suis conscient mais c’est des problèmes qui peuvent être expliqués en supposant d’autres choses.

    Alors bien sûr c’est facile de dire ça mais néanmoins j’ai personnellement réfléchi à un autre concept de voyage dans le temps et qui me semble solide, je vous demande pas de me croire mais je vous demande juste d’accepter qu’il puisse exister d’autres concepts de voyage dans le temps et que certains vous échappent et expliquent sûrement terminator 5 (en fait je vous demande rien parce que sans mauvaise foi vos articles seraient moins rigolos)
    Parce que franchement dire « ouais les mecs vous avez pas respecté le voyage dans le temps qui marche comme ça ou comme ça, je vous jure j’ai inventé les deux » c’est un peu faciiiiiiile.

    Alors après est ce que les inventeurs de terminator 5 ont réfléchi a un concept qui explique leur voyage dans le temps ? Peut être peut être pas après tout on s’en fout ils vont pas l’exposer dans le film parce que c’est un film qu’on regarde parce que ça pète un peu, pas pour s’intéresser à des théories temporelles.

    Voilà voilà je suis plutôt content d’avoir envoyé ce message je suis tout ému maintenant.

  38. Moi y a deux question que je me pose sur terminator:

    1) et si Skynet avait envoyé le 1er T-800 non pas pour tuer Sarah Connor, mais pour »naître »? En effet dans terminator 2 on apprend que c’est Miles Dyson qui est le créateur du premier microprocesseur nouvelle génération qui amènera à la création de Skynet grâce au microprocesseur du t-800 du 1er film (c’est pour cela que Sarah cherche à le tuer et qu’avec John et Oncle Bob ils chercheront à faire péter les locaux de Cyberdine industry).Donc si le 1er terminator avait tué sarah Connor, il n’aurait pas été détruit et Dyson ne serait jamais tombé sur le microprocesseur et donc pas de Skynet. En résumé John Connor a envoyé Kyle pour qu’il devienne son père et Skynet a envoyé le T-800 (tout en sachant qu’il serait détruit) pour qu’il se fasse broyé et qu’on retrouve son microprocesseur.

    2) Dans tous les terminator on nous explique que la machine a voyagé dans le temps n’est possible que sur de la matière organique (c’est parce qu’il a de la chair et des organes humains sur un squelette robot que le t-800 a pu voyager dans le temps. (Au passage j’ai trouvé l’idée du fusil laser enroulé dans du jambon très drôle). Or le t-1000 est composé d’un alliage mimétique et n’a aucune composante organique (le T-X elle est un mélange de T-800 pour le squelette et de t-1000 pour la « peau »). Donc comment a t’il pu voyager dans le temps?? Terminator 2 se tirait déjà une balle dans le pied à l’époque

    • « et Skynet a envoyé le T-800 (tout en sachant qu’il serait détruit) pour qu’il se fasse broyé et qu’on retrouve son microprocesseur » justement, c’est là que la logique de la chose se pète la gueule : si skynet, le T-800 et tutti quanti existent à l’instant T du futur, pas besoin de repartir dans le passé faire un truc qui fera qu’ils existeront… maintenant à leur instant T? Pas besoin, puisqu’ils existent déjà!

      • Oui enfin partant de cette conclusion, John Connor existant déjà, son père ne peut être Reese puisque celui-ci est né après.

  39. Sinon, si John Connor est le nouveau programmateur de Skynet, il suffit de tuer la mère non? Le Papy pouvait lui mettre une balle dans la tête (ou elle aurait pu choisir de se suicider, ce qui aurait pu rendre le film intéressant), pas de John Connor et le problème est résolu.

  40. Bon, déjà il me semble que les précédents films se torchaient allègrement avec les deux choix possibles pour les voyages temporels, y compris les sacro-saints deux premiers, donc on peut difficilement mettre tout sur le dos du petit dernier de la famille, même lorsqu’on est un sadique qui aime s’en prendre aux enfants handicapés. Mais il faut avouer qu’avec celui-ci, ça part carrément en couille, du coup j’ai une théorie qui n’a aucun sens mais a le mérite d’être drôle : A la base on était dans un système « chaque voyage dans le temps crée un nouvel univers parallèle », mais le continuum espace-temps a fini par en avoir marre de tous ces voyages temporels qui foutaient le bronxe dans son existence et a décidé que dorénavant tous les voyageurs temporels débarqueraient dans le même univers, et tant pis pour leur gueule s’ils essaient de trouver une logique.
    Et c’est le continuum espace-temps lui-même qui a envoyé Papy en 73, mais ça c’était pour le fun.

    • En fait, le premier film était cohérent côté voyage dans le temps, c’est juste qu’OC oublie quelques unes des chouettes possibilités exploitées dans la SF. Comme ça a été dit dans des commentaires précédents, une de ces possibilités (choisie, donc, pour Terminator premier du nom) c’est que la ligne temporelle est unique et intègre déjà tous les voyages temporels ayant eu lieu. Donc quand John Connor envoie Reese dans le passé, il sait que ce dernier est son père, qu’il va mourir et que sa mère va s’en sortir, vu que ça a déjà eu lieu pour lui.

  41. Aussi, une autre incohérence : nos trois héros ont quand même fait sauter un gigantesque bâtiment rempli de matériel de pointe, et, accessoirement, causé la mort de plusieurs agents de sécurité (bon, je sais, en vrai, c’est John Connor qui les a tué, mais les enquêteurs ont toutes les raisons de croire que les responsable de ces meurtres sont aussi ceux de l’explosion…). Avec tout ça, ils devraient être les types les plus recherchés des USA ! Et même si le FBI est trop incompétents pour remonter leur trace et découvrir l’identité de ceux qui ont posé les bombes, il y a quand même le fait que Kyle Reese et Sara Connor ont déjà été arrêté (deux fois) pour faits de terrorismes dans les scènes précédentes, et à chaque fois, ils se sont évadés de manière spectaculaire en laissant plusieurs cadavres de policiers derrière eux (tués par John Connor, certes, mais, là encore, les enquêteurs ne sont pas censés le savoir : tu découvre les cadavres de tes collègues et les terroristes présumés qui se sont faits la malle, la déduction sur l’identité des assassins est vite faite).
    Bref, avec tout ça, des portraits robots de nos trois loustics, devraient être affichés partout, et ils devraient être logiquement en cavale avec 1000000 agents de FBI sur les talons, et pourtant… Rien de tout ça, c’est juste : » Youpi, Skynet est mort, les gentils ont gagné, tous nos problèmes sont réglés ! ». Mouais…

  42. « seul le champ magnétique fonctionne… mais ce sera assez pour tuer John. »
    Parce que quand John a utilisé la machine pour aller dans le passé, il était enveloppé dans du jambon et que là c’est la nuit donc les charcuteries sont fermées?

  43. Est-ce moi ou l’Odieux Connard rédige des spoilers de moins en moins longs ?
    Si cela s’avère avéré, j’ose espérer que ce n’est pas pour des raisons commerciales, les immenses pavés étant moins fédérateurs… Vous en perdriez de votre style, et de la confiance du lecteur qui vous suit depuis vos plus modestes années.

  44. Bon, pour ce qui est du voyage temporel je vous conseille vivement « Primer ». Ce film est d’une subtilité incroyable et il faut le voir plusieurs fois pour comprendre.

  45. « une seule ligne temporelle, puisque ça pourrait tuer John Connor. Mais ont oublié que du coup, hihihi, John Connor aurait logiquement dû disparaître dès cette scène. Un détail. » <= Pas forcément. C'est une théorie spéculative de physique quantique sur le voyage dans le temps (on ne peut évidemment que spéculer), mais ce n'est pas la seule.

    Autre possibilité, en effet : dans la mesure où Kyle Reese est envoyé juste derrière, et que cela fait partie de la nouvelle ligne temporelle retracée. En outre, si l'on prend le phénomène des boucles temporelles, il faut "attendre" que le T-800 ait bien tué Sarah Connor pour que le présent/futur se trouve affecté. D'où la possibilité d'envoyer des survivants.

  46. J’ai oublié des choses dans mon second paragraphe… Je voulais dire :

    Autre possibilité, en effet : dans la mesure où Kyle Reese est envoyé juste derrière, et que cela fait partie de la nouvelle ligne temporelle retracée, formant un tout, il n’est pas anormal qu’il n’y ait pas eu de modification. En outre, si l’on prend le phénomène des boucles temporelles, il faut « attendre » que le T-800 ait bien tué Sarah Connor pour que le présent/futur se trouve affecté. C’est le principe des évolutions au sein du continuum espace/temps. Dans tous les cas, cela laisse du temps pour envoyer Kyle Reese.

  47. Bon article, mais il manque une incohérence majeure. Le grand final, où John est détruit grâce à…. une machine du même genre que celle qui lui a fait remonter le temps???? OK. Pas de souci.

  48. Whaou, j’adore tous vos commentaires, et surtout ceux qui montent et démontent des théories sur le voyage temporel et ses paradoxes (si besoin je précise que ce n’est pas du tout ironique!). Du coup j’ai envie d’apporter ma pitite contribution.

    Pour ma part il me semble que le problème manifeste du voyage temporel est celui de la matière, si le personnage remonte dans le temps, cela revient à créer de la matière à une époque où elle n’était pas, or pour l’instant il semble que la seule manière de créer de la matière ne consiste qu’à combiner ou modifier de la matière existante (et vu l’heure je préfère même pas penser à la dualité matière/onde parce que je ne risque de pas comprendre ce que j’écris XD), ce qui semble rendre le voyage temporel impossible – enfin en tout cas en tant que retour en arrière, parce que sauter dans le passé paraît plus « facile » (de préférence comme dans Hibernatus :D).

    Mais au-delà de ça, comment considérer le temps comme une ligne? A la rigueur on pourrait le considérer comme un ensemble d’une infinité de lignes, chacune partant d’une particule et allant vers où la particule sera à l’instant suivant. L’univers est (semble-t-il) actuellement dans une phase d’expansion, aller dans le « passé » reviendrait à ramener l’univers dans l’état où il était à ce moment du passé, c’est-à-dire ramener chacune des milliards de milliards de etc. de milliards de particules là où elle était à ce moment..! Les films ne considèrent que le retour en arrière ultra autocentré sur un point précis des Etats-Unis (en général) mais si on retournait en arrière il faudrait aussi que toutes les autres planètes, le soleil, la ceinture d’astéroïdes, le reste de la galaxie et toutes les autres reviennent aussi en arrière! Quelle quantité faudrait-il pour que ramener l’univers à un état du passé, même d’une fraction de seconde? Parce que si le bonhomme retourne dans le passé sans que l’ensemble de l’univers (dont la Terre) en fasse autant, le bonhomme il se retrouve à faire la brasse dans l’espace!!

    Il ne peut donc pas y avoir matériellement ni de « décalage » ni de « simultanéité » entre maintenant et un moment précis du passé, ou alors il y a simultanéité de tous les instants de l’univers depuis sa création et le temps n’existe pas (sans compter l’horrible question de ce qu’il y avait avant la création de l’univers ??).

    Conclusion logique : la seule façon de remonter le temps est d’attendre que l’univers ait fini son expansion et passe dans une hypothétique phase de repli sur lui-même (si les théories à ce sujet sont exactes), et là peut-être qu’on repartira en fait en arrière, ah ah! OK en fait on ne sait pas grand-chose sur l’univers, par contre si je pouvais retourner dans le passé, je retournais il y a 10 minutes et je m’obligerais à aller me coucher plutôt que d’écrire ce commentaire. En attendant, les voyages temporels restent un sujet bien marrant en SF, il y a pas mal d’auteurs du XXème siècle qui ont écrit des nouvelles savoureuses autour de ce sujet. Et moi aussi je dis GG et mdr si quelqu’un m’a lue jusqu’au bout :D. Bonuit!

  49. Vu qu’il faut pratiquement un doctorat en physique théorique pour être à même d’à peu près comprendre ce qu’est le temps, sans même parler de discuter des hypothèses qu’ouvrent à la spéculation les limites de la compréhension actuelle de l’impossibilité de franchir la barrière relativiste, on rappelera que les voyages dans le temps relèvent plus du conte moral et de spéculations philosophiques sur la notion de destin et de libre arbitre que réellement de science-fiction au sens strict du terme (je crois bien avoir lu une nouvelle de Hard SF de Gregory Benford traitant sérieusement de voyage dans le temps: ben j’ai rien compris)…
    D’ailleurs Harlan Ellison, l’auteur du script original de Terminator si je ne me trompe (avant qu’il ne soit sérieusement remanié en faveur de l’action, et notamment que l’ambigüité soit levée dès le début sur le fait que Kyle Reese n’est pas en phase délirante mais vient bien du futur), est un authentique écrivain de SF mais se rattachant aux courants plus littéraires de la SF, très peu intéressé par la validité scientifique des théories qu’il utilise comme support de ses histoires.
    Cela dit dans le grand n’importe nawak mais malgré tout logique, le jeu de rôle Continuum développe une théorie assez foutraque et très intéressante des paradoxes temporels…

  50. Personnellement j’ai plusieurs théories du voyage dans le temps: (certaines ont déjà été expliquées)

    1) univers parallèles: un saut temporel crée un nouvel univers temporel, le voyageur temporel peut se tuer lui même sans créer des paradoxes vu qu’il vient d’un autre univers ( comme il vient d’un autre univers, il ne meurt pas. Par contre, après son saut il ne pourra pas revenir dans l’ancien univers).

    1.5) Une infinité d’univers temporels existent, donc un saut temporel peut emmener dans un univers temporel aléatoire (pas très pratique^^)

    2) ligne de temps unique mais modifiable (ou tout changement a lieu dès que le voyageur part, donc il ne peut pas y avoir un second saut temporel pour « sauver » le premier.

    2.5) ligne de temps unique mais modifiable, cependant toutes les époques se passent en même temps (donc les modifications arrivent dans le futur après que les voyageurs temporelles changent un événement passé. En conséquence , si le t800 tue sarah connor 1 heure après son départ , la modification du futur se fera 1 heure après son départ donc kyle a le temps de partir) (ce qui semble le plus logique dans Terminator 2),
    Deux bémols par contre.
    D’abord, vu que la « première fois » que skynet existe, John Connor n’a pas pu être enfanté par Kyle Reeves (car skynet n’a pas encore créer la machine temporelle, donc kyle n’a pas pu rencontrer Sarah Connor). Soit ca créer un paradoxe soit on « considère » que la « prmière fois », il a dirigé la résistance sans avoir eu l’entrainement de sa mère, ce qui impliquerait que les événements de T1 ne soient pas la première boucle temporelle (vu que Kyle raconte à Sarah qu’elle a entrainée John en préparation du jugement dernier)
    Ensuite, quand ils détruisent cyberdine dans le 2, les deux terminators auraient du disparaître vu que ca modifie quoiqu’il arrive le futur (même s’il reste leur puce, ca va retarder l’arrivée de skynet)
    Solution tirée par les cheveux: les changements ne sont pas effectifs sur les voyageurs temporels

    2.5.5) ligne de temps unique mais modifiable, cependant toutes les époques se passent en même temps, mais les changements du passé arrivent très lentement (ou par « vagues » dans le futur)

    4) ligne de temps unique et inchangeable, tous les sauts temporelles se sont déjà produits (ex: le voyageur de 2020 qui voudrait changer quelque chose en 2010 se rendrait compte que les actions qu’il effectue et va effectuer après son saut avaient déjà étaient réalisées avant son saut: les conséquences de son saut étaient déjà présente avant qu’il ne le fasse. Ainsi, le destin est immuable (selon le même principe des oracles de la pythie (mythologie grecque), quoi que l’on fasse, elles se réalisent) (ce qui pourrait presque correspondre à T1) (dans T2 ils changent le futur donc cette théorie ne colle pas à la saga)

    5) ligne de temps changeable, mais autoréparatrice (le voyageur ne peut pas changer les événements importants (limite les retarder mais la trame temporelle reviendrait au même point à terme) mais les actions du voyageurs ne se sont pas encore produites au moment du saut, il a donc une influence sur le futur mais très limitée. (possible avec Terminator 3)

    6) (un peu facile) L’humain a une conception erronée du temps.

    Sinon, j’ai remarqué quelques incohérences non décrites dans les commentaires.
    Quand Skynet est détruite au début du film, logiquement l’unité infiltrée (avatar de Skynet) qui va modifier John Connor aurait du être désactivée. Ou alors, skynet n’est pas détruite, mais dans ce cas, pourquoi serait-elle si pressée d’envoyer un T-800 dans le passé?
    (A moins que ce soit pour se créer elle même via les restes du T-800 de Terminator 1 grâce à Cyberdine. Cependant, cela crée un autre paradoxe temporel, vu qu’elle existerait grâce au reste du Terminator qu’elle aurait elle même créé. )

    Le T-800 est tué au début d’une balle dans le ventre, là où se trouvent les cellules d’énergie (selon T3 et T4), donc ca aurait pu faire une belle explosion, non? A moins qu’ils se fichent de ce qui est dit dans le 3.
    De même, le T-1000 meurt dans de l’acide? Je ne comprend pas pourquoi il ne peut pas se reconstituer.

    De plus, vu que la peau du terminator se regénère selon cet épisode et que la machine temporelle de 1984 peut transporter plusieurs personnes, pourquoi ne pas attendre que « Papy » regénère sa peau. De toute facon, ce voyage temporel est incohérent comme l’a démontré l’Odieux. Kyle et Sarah auraient très bien pu vivre ensemble et élever John, pour détruire Skynet dès qu’elle est en projet (comme ce qu’ils font dans le 2). En plus, si le passé change l’avenir, et qu’ils arrivent en 2017 sans avoir fécondé John, le John modifié d’environ 43 ans en 2027 ne devrait plus exister. (sauf s’il reviennent en 1984 dans les possibles suites, mais ce serait un peu « gros »)

    • Ton hypothèse n°3 est tombée dans un trou spatio-temporel ^^
      sinon j’adore la notion de « ligne de temps changeable, mais autoréparatrice »
      mais je vote quand même pour la 6! l’humain ne sait presque rien de pas grand-chose…

      • Erf en effet, en fait la 2.5 devait être la 3, mais je la trouvais trop similaire à la 2 (donc j’ai opté pour 2.5), et j’ai oublié de changer les chiffres des autres théories.

  51. …moui…

    alors moi du 1 (apparemment un  »chef d’oeuvre » selon certain, fatch…) me reste juste l’image d’une Sarah Connor cocaïnomane qui fait des tractions dans un débardeur à la propreté douteuse, aussi crédible et captivante en super héroïne de choc que Babar ou l’âne tro-tro

    le 2, je me rappelle juste cette horripilante course poursuite ou le non moins horripilant boutonneux passe à peu près 35 vitesses sur sa mobylette

    je n’étais donc pas allé plus loin dans mon analyse… et surtout pas jusqu’à théoriser la cohérence du continuum espace temps, dont je laisse volontiers l’expertise au docteur Samuel Beckett, qui s’y connait.

    • A propos de vitesses sur la mobylette, ça me fait penser à un questionnement qui me laisse toujours sceptique : dans une écrasante majorité de cas parmi ceux que j’ai vus, les personnages qui enfourchent un deux-roues dans un film américain ne mettent pas de casque. En tant que motarde je trouve ça totalement taré mais passons : est-ce que le port du casque est facultatif outre-Atlantique??

      • Le port du casques me paraît superfétatoire dans un film où un terminator de 1,5 tonne enfourche une motocyclette qui ne cille pas d’un pouce.

      • C’est john qui prend sa mobilette, le t-800 prend une harley davidson et soulève john de sa mobilette en pleine course.

      • Hi hi oui mais non, ma question était plus générale, comme je l’ai écrit je parlais des films américains en général où je me fais très souvent la remarque « ..’tain encore un sans casque! » et très rarement « oh un avec le casque! ». Ceci dit être poursuivi par un robot d’une tonne devrait motiver à porter un casque, histoire d’amortir les coups :D.

        Non mais blague à part j’ai regardé sur internet-est-mon-ami (parfois), et il semblerait que le port du casque n’est obligatoire que dans 19 états, dans les 31 autres ont peut s’en dispenser à partir de 21 ans et modulo une assurance complémentaire qui calme. En revanche port du casque obligatoire sur une moto louée, quel que soit l’état. La logique m’échappe mais passons.

        Hier soir j’ai regardé captain america contre le soldat de l’hiver et bam, une sortie à moto et bien sûr pas de casque. Et j’ai aussi constaté que grâce à M. Odieux et à bon nombre de ses commentateurs sur le présent site, je m’autorise sans culpabilité à voir les incohérences sans me sentir mauvais public ou trop pointilleuse. Du coup ça passe un peu mieux. Tiens je vais regarder s’il a fait une critique de ce film??

      • Le coup de l’absence de casque sur les deux roues, je pense que c’est de la licence cinématographique et que c’est pour la même raison que dans les films sur le Moyen-âge les combattants s’en passent souvent. Les casques cachent le visage: ça limite le jeu d’acteurs (ce n’est pas toujours un mal) et ça empêche le spectateur de reconnaître facilement les personnages. Par contre, dès qu’il y a beaucoup de cascades, la probabilité de port de casque augmente (même si c’est de moins en moins vrai grâce à la copie de visage).

  52. Bon, entre Interstellar et celui-ci je me serai fait les 2 navets de l’année. La prochaine fois je lirai les spoils avant de cramer 8€.
    Je trouve quand même dommage qu’avec tant de moyens sur des licences majeures, on ne soit plus fichu de payer un vrai scenariste. Pourquoi faire un choix systématique entre la technique, impressionnante dans ces films, et un script qui tienne la route ?

  53. Question : Comment le John Connor de 2017 peut-il exister alors que les deux larrons n’ont pas copulé avant de se propulser dans le futur ???

  54. Salut Odieux,
    Désolé de te dire que la plupart des incohérences que tu donnes sont en fait une méconnaissance de la saga Terminator et du voyage dans le temps…

    Je te cite : « – Heu… oui enfin t’es gentille mais comme je viens du futur, je devrais le savoir tout ça. Et du coup avoir été emmené en 1973, pas en 1984. »

    En fait, non…
    Le futur que l’on voit au début de Genisys est celui de la timeline de Terminator 1 (où le jugement dernier se déroule en 1997). Donc le John du futur a une connaissance des événements de Terminator 1, pas ceux de Genisys.

    Et je précise bien, futur de T1, pas de T2, car dans T2, le jugement dernier est repoussé à 2004 grâce à la destruction de Cyberdine.

    Je te recite : « Qu’est-ce qui a provoqué ce décalage de 20 ans ? Une explication ? »
    Le décallage de 20 ans du jugement dernier est simple : si Skynet a pu faire le jugement dernier en 97, c’est grâce à la technologie de la carcasse du Terminator retrouvée à la fin de T1 (Skynet s’est crée lui-même ? :) ). Or, dans Genisys, ce terminator n’est pas là, il est détruit et dissout dans l’acide par Sarah, donc la naissance de Skynet est repoussée. Mais c’est vrai que c’est expliqué à l’arrache dans le film.


    Je te re-recite :  » « Et moi, je vais mettre une capote« . Et dans la seconde, John Connor devrait disparaître »

    T’es quand même drôle, une fois tu choisis la théorie de la boucle temporelle, une fois, celle des timelines. Mais y’a pas photo que dans Genisys, c’est celle des timelines qui est utilisée ! Tout repose là dessus ! Sinon, on ne verrait même pas la scène du début dans le futur, puisque si boucle, alors ce futur n’a jamais pu exister !

    • « Donc le John du futur a une connaissance des événements de Terminator 1 » parce qu’il a vu le film? XD

      • Aha ! Par contre tu crois pas si bien dire car il semble que le « Skynet personnifié » ben il a effectivement une connaissance de l’issue des autres timelines pour se parfaire. Donc ça promet du mindfuck !

  55. Dernière incohérence du film : lorsque Sarah et Kyle sont enfermés dans la salle avant d’être délivrés par Papy, Sarah dit clairement qu’il faut se débarrasser de toutes les traces de robot, etc. Comment expliquer qu’ils soient donc passés à côté de l’énorme machine encore allumée que l’on voit dans la séquence post-générique ?

  56. Rhaaa y’a du laisser aller dernierement dans vos spoils, entre celui là et Mad max… vivement les vacances ;)
    *
    « Bon, hé bien à en croire le film, ils ont choisi l’option un : une seule ligne temporelle, puisque ça pourrait tuer John Connor. »
    En fait ils ont choisi la solution 2, ce qu’ils expliquent quand John a des flashes de l’autre realité, et ce qui explique aussi que vous confirmiez aussi cette solution par la suite ;)
    Et c’est aussi sous entendu dès le 1er épisode, vu que Kyle ne peut pas être le pere de John
    *
    « durant laquelle, alors qu’ils traversent des immeubles pourris abandonnés, par un iiiiiincroyable hasard, Kyle atterrit pile-poil dans un magasin de fringues  »
    Je sais que vous etes souvent de mauvaise foi et que vous forcez le traits, mais cette remarque est elle vraiment sérieuse ? y’a t’il encore des gens sur cette terre (et qui ont internet en plus) qui n’ont jamais vu terminator 1 ?
    Je doute fortement, du coup votre remarque est malvenue
    *
    « Et d’abord, d’où sortait le T-1000 venu me tuer ? Il n’y a aucune explication ! »
     » Et ne parlons pas de celui de 1973″
    Pourtant c’est bien le même, papy, le t-800 de 73 n’a pas reussi à tuer le t-1000 de 73 qui les poursuit depuis ce temps (sarah le dit dans le film)
    *
    « Cette histoire de noeud temporel n’a aucun sens, mais okay. Et sinon, pourquoi ? Qu’est-ce qui a provoqué ce décalage de 20 ans ?  »
    les terminators de 73 ;) mais sinon oui c’est un twist en mousse pour faire un clin d’oeil a la serie et avoir une suite contemporaine.
    Le jour même c’est logique aussi, si vous le faites trop tot, rien n’empeche ses concepteurs de repartir d’un vieux backup. Alors que le jour même tout est en place, et la perte du logiciel coutera très cher, en plus de la mauvaise image que ca va donner. Mais si rappellez vous tous les jeux qui sortent avec connection au net obligatoire, l’apple watch, l’hotel des ventes de diablo 3, windows millenium, la jaguar etc….. souvent un petit coup de pouce suffit pour qu’un produit se casse la gueule tout seule ^^
    Perso a la place de John au lieu de detruire skynet, je l’aurai hacké pour qu’il balance des photos de chats qui se font egorger. Tout de suite les gens s’en serrai detourné ^^
    *
    « Et sinon, ça ne vous choque pas plus que ça ? Par exemple le fait qu’il vienne d’un futur qui n’a pas existé ?  »
    Mais si il existe, tu ne peux pas changer ton propre passé en remontant le temps,c’est la base des futurs alternatifs. Ils viennent du même futur donc ils se connaissent, c’est logique
    *
    « Donc que ce qu’ils font ici a bien un impact sur le futur. »
    Non toujours pas. C’est dommage d’etablir votre argumentation sur un futur unique alors que pas longtemps avant vous avez avoué que le film s’appuyait sur des timelines parallèles, encore avant vous avez affirmé le contraire. Faudrait se décider ;)
    *
    « Mais la seule réponse de la prod’ est une espèce de bottage en touche tout pourri du genre « J’fais c’que j’veux« .  »
    La reponse c’etait plutot du genre, rien à foutre que vous ne copuliez pas, je viens pas de cette temporalité.
    Au passage vous remarquerez que votre raisonnement est bancal et dessert votre analyse qui pourtant est bonne si on enlève tout l’aspect temps.
    Ils sont censés avoir copulé en 84 pour faire le john que l’on connait. Qui doit donc etre deja adulte en 2017.
    Donc de toute facon il ne peut pas etre né dans votre logique d’une seule timeline.
    *
    ‘Genisys, un outil supposé relier tous les appareils connectés de tous ses clients. Et accessoirement, aussi relier le tout au système de défense américain, »
    Vous interpretez encore une fois. On est pas dans la meme timeline, les gens sont accros a leur telephone (comme maintenant) et c’est plus une domination a la matrix que la destruction a la terminator
    *
    « Genisys, qui a l’air tellement formidable (personnellement, je n’ai même pas compris le principe du truc), »
    C’est aussi dit, c’est un super reseau social (oui le film est aussi une critique de la societe actuelle)
    *
    « Ne craignez-rien, ce métal ne peut rien tant qu’un processeur ne tombe pas dedans. Et je dis ça parfaitement au hasard !«
    Et donc maintenant en ecrivant ca, est ce que ca ne vous parait pas logique que le t-1000 de 84 ait ressuscité le t-800 ?
    *
    Je veux bien qu’on soit de mauvaise foi, mais plier le scenario du film pour le faire coller avec votre raisonnement eronné depuis le depart, ca ne marche pas mr odieux

  57. Bon, rien à en attendre, comme je m’en doutais ^^ Merci de m’avoir fait économisé 9€50.
    Note : 2 affiches, un popotin rebondi et un décolleté rebondi.

  58. Ils ont Doctor Who dans le film et ils sont pas fichus de s’en servir : comme tout Seigneur du Temps qui se respecte doit le savoir, il y a des moments dans le temps qui sont fixes et d’autres qui ne le sont pas (cela aide grandement quand on bidouille dans le voyage temporel). Et côté scénario, ne pas faire de multiples suites éviterait à tout le monde de se prendre les pieds dans les tapis copieusement balancés ça et là. Problèmes de paradoxe temporel résolu. (Je parie qu’ils sont en train de travailler sur un reboot de Retour vers le Futur et que Marty McFly va être le père de son propre père au bout du 4 épisode)

  59. Le chimiste en moi ne peut s’empêcher de faire remarquer que le méthane n’a pas d’odeur, qu’il soit liquide ou pas.

    Ceci étant dit, très bon spoil

  60. il y aura un 6 vu que dans le 5 on les voit envoyer le T800.
    On a pas encore vu le point du futur où skynet envoie le 1er T1000 ni celui qui apparait dans le n°5.
    Car dans le 5 le T800 et le T1000 ne viennent pas du même point du futur (sinon il n’aurait pas envoyer le monstrueux T800 en image de synthèse qui est censé être le robot de terminator 1) ils auraient directement envoyer le plus sophistiqué.

  61. j’attendais depuis si longtemps cet article,j’en suis presque déçu,car il soulève pas mal de points incohérents,mais je trouve que M. Connard a fermé les yeux sur beaucoup d’autres,quelle que fut leur subtilité.l’article se lit finalement trop vite quand il pourrait largement faire le double, en sachant que la finesse légendaire et l’humour de notre cher rédacteur aurait pu amener à de belles marrades sur ces fameux oublis de sa part.
    dommage.

  62. Règle d’or du voyage dans le temps au cinéma. Tout personne/entité/robot/choucroutte, voyageant dans le temps par un quelconque moyen, n’est pas assujetti au changement de ligne temporelle.

  63. Deux autre énormités qui m’ont choqué :
    – « les cellules de ma peau vieillissent. » Cool, et tu les nourris comment ?
    – « je ne peux pas appuyer sur le détonateur, ça tuerait Sarah. Par contre je peux les passer à une tierce personne pour le faire à ma place, pas de soucis… »

  64. « Et on a même une scène où l’on entend un motard qui n’en a strictement rien à faire jouer avec le moteur de son engin juste à côté, laissant ainsi à John la possibilité de prendre le véhicule sans encombre. »
    D’ailleurs c’est au moment où John passe de l’apparence métal liquide à celui d’humain habillé en motard, qu’il jette un coup d’oeil autour… puis se dit « oh une moto ! Tiens je vais la prendre pour poursuivre les autres. Oh bah c’est cool d’avoir eu l’idée de mettre arbitrairement une tenue de motard du coup, je suis un robot-voyant » !

  65. L’argument censé décrédibiliser l’intérêt du voyage dans le temps pour sauver la mère du héro ne tient pas; tout d’abord le saga terminator part du principe que la destiné humaine existe. Ainsi John est destiné à naître comme il est destiné à envoyer dans le passé son propre père pour lui permettre de voir le jour et de mener la résistance à la victoire finale contre les machines, le 2 laisse en suspens la question de lirremediable continuité des événements qui mèneront au jugement dernier mais les autres épisodes (qu’on y adhère ou pas) y repondent de façon nette par l’affirmative. Ainsi lorsque le terminator tente de tuer la mère du héro, John connor est, dans le passé, comme dans l’expérience du chat de shrodinger dans un entre-deux au niveau quantique, mais continue bien d’exister dans le futur puisque s’il n’existe pas skynet n’a pas besoin d’envoyer un robot tueur dans le passé pour tuer un homme qui n’a jamais existé, du coup comment expliquer la présence de ce Terminator à cette époque si ceux qui l’ont envoyé ne l’ont jamais fait ? Car si john n’existe pas c’est tout le futur qui s’en trouve bouleversé, pas simplement sa seule personne…. cest ce qui fait de Terminator une oeuvre si riche et tragique aussi, on ne peut rien contre le destin, on croit être libre mais nos choix suivent toujours une ligne temporelle définit, c’est le partie pris du film. Pour le reste ce reboot est une merde sans nom à tous les niveaux, scénar, acteurs, repompe totale, même scharzy, en bref vive le 1 et le 2 !!

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