Oui mais c’est un Ant-Man

Chères lectrices, chers lecteurs, cher bot qui propose des prêts à taux extraordinaires,

L’été est là, et avec lui, les bouses s’enchaînent plus que jamais dans nos salles obscures. Y compris celles où la climatisation est en panne, ce qui, vous en conviendrez, rappelle à chacun tous les sacrifices que je suis prêt à faire pour vous conter ce que vos yeux n’oseront voir. Par conséquent, et pour me remettre de cette vague de chaleur, je laisse directement place au spoil, parce que pour ma part, je suis attendu par des boissons fraîches, des cigares, et une touriste Bulgare sédatée.

Alors, Ant-Man vaut-il mieux que ce que son nom indique ? Ou bien le scénario est-il aussi rikiki que son vaillant héros ? Et surtout, Diego a-t-il bien dosé la médication de l’amie Bulgare ou vais-je encore devoir le priver de lumière du jour pour lui apprendre à faire attention ?

Spoilons, mes bons !

Pour Ant-Man en tout cas.

Le reste, je m’en occupe.

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L’affiche : attendez, pas d’explosion ? Pas de flammes ? Pas de débris qui tombent ? Serait-ce un bon f…pfff… pffffhaha, non, allez, je vous fais marcher.

Notre histoire démarre en 1989, dans les locaux de Stark Industries, alors que le Papa de Tony Stark, Howard Stark, tient encore la baraque. Tout un tas de pontes sont réunis autour de la table pour accueillir le docteur Hank Pym, qui grâce à son nom de petit gâteau, a tout de suite la sympathie du public. Mais, que lui veulent-ils à ce brave homme ? Hé bien, lui demander de l’aide. Car le bon docteur aurait inventé une formule fort intéressante qui pourrait grandement aider son pays, tant d’un point de vue militaire qu’économique. Comment ? En permettant de miniaturiser plein de trucs ! Sauf que voilà : Hank Pym n’a pas envie de partager.

« Docteur Pym, enfin ! Allez, quoi ! Partagez, un peu !
– Nan ! Cette formule, je l’ai trouvée tout seul, et personne d’autre ne s’en servira !
– Mais vous, vous vous en servez ?
– Non plus !
– Mais alors, pourquoi l’avez-vous recherchée dans ce cas ?
– Heu… je… pour… voyons voir, je suis sûr que j’avais une bonne raison de le faire…
– Bon, ça suffit docteur : maintenant, vous faites péter en on n’en parle plus. Imaginez tout ce que l’on pourrait faire avec cette technologie ! Avec des objets pas plus gros qu’une disquette, nous pourrions transporter au moins… soyons fous, 200 Mo de données ! Aidez-nous à changer le monde, docteur !
– Saperlipopette, vous commencez à me courir sur le haricot ! »

Et pour bien se faire comprendre, le docteur Pym décide de péter le nez de son interlocuteur le plus véhément avant de s’en aller faire des trucs des gens de 1989, comme par exemple écouter le dernier single des Bangles sur son walkman à cassettes. Stark et ses petits camarades, eux, sont un peu embêtés. Faut-il insister pour qu’il donne la formule révolutionnaire ? Hmmm… voyons voir… non. On va dire qu’on s’en fout. Allez les gars, allons plutôt au cinéma, ils donnent l’Arme Fatale 2, ça a l’air super !

Tout ce petit monde se disperse donc, et nous pouvons bondir dans le temps pour revenir dans le présent.

Et plus précisément, dans une prison où un certain Scott Lang est en train de se bagarrer avec ses co-détenus… car c’est ainsi que dans cette prison, quand on est un peu con, on célèbre son dernier jour de gnouf. Scott Lang vient en effet de purger sa peine pour vol et autres activités peu reluisantes, et est donc libéré. L’occasion de retrouver à la sortie son meilleur ami, Luis.

Vous décrire Luis ? Bien sûr, à votre service. Alors, voyons voir… il est mexicain, bête, a une pilosité faciale contestable, une camionnette pourrie dont il est très fier et dont le klaxon joue la Cucaracha. Et son métier, c’est voleur. Si vous avez à côté de vous un Social Justice Warrior, n’hésitez pas à lui lire la précédente description à haute-voix : logiquement, il devrait instantanément prendre feu, ce qui vous permettra, en cette saison, de démarrer votre barbecue de manière aussi originale que ludique.

Un cliché de cette taille, ça me rappelle la version du Qui est-ce ? que j’avais customisée et qui a fait toute mon enfance. Je me souviens encore de l’ultime partie.

– – – – – – – – – –

« Est-ce qu’il a un nom à consonance étrangère ?
– Oui.
– *clac clac clac*
– Est-ce qu’il vit de l’argent des autres ?
– Oui.
– *clac clac clac*
– Eeest-ce… qu’il est bien connu de la police ?
– Oui !
– *clac clac clac* »

– – – – – – – – – –

Mes parents qui avaient tout entendu entrèrent à cet instant précis et jetèrent le jeu sur le champ. Damnation, au moment où j’allais donner ma réponse : j’étais pourtant sûr que c’était Patrick Balkany !

Mais, la nostalgie m’étreint et m’égare : revenons à notre héros.

Scott va donc aller loger chez Luis pour quelques temps. Ce dernier aimerait bien que son ami l’aide à recommencer d’audacieux cambriolages, mais Scott est très clair : il a raccroché. À présent, il veut un boulot honnête, et rester loin des ennuis, malgré Luis qui ramène à la maison larrons, hackers, et autres monte-en-l’air dans le but de préparer de prochains coups. Cependant, on ne peut pas dire que les choses vont dans le sens du pauvre Scott : il ne parvient pas à trouver de boulot, son passé de voleur faisant que des employeurs potentiels ne veulent guère de lui, craignant un peu de se faire tirer la caisse, voire leur slip au beau milieu de la nuit. Pourtant, Scott ne faisait pas dans les slips (enfin si, enfin plus jeune, enfin, raaah, vous m’embrouillez, arrêtez tout de suite !). C’était un voleur façon Robin des Bois ! Il a détroussé l’entreprise où il travaillait, qui arnaquait ses clients, et a rendu l’argent aux victimes des arnaques. Ah, un homme au grand coeur, mais loser… là encore, que nous sommes loin des clichés ! Et vous savez quoi ? Il est divorcé (ho !), son ex-femme le méprise (ha !), le nouveau compagnon de son ex-femme encore plus (ça alors !) et il a une fille qui évidemment, aime très fort son papa et espère son retour. Tant d’originalité je… heureusement que juste avant le film, ils diffusaient la bande-annonce pour le film français « Nos Futurs« . Dans laquelle un mec se retrouve en pleine crise existentielle et décide de partir en virée retrouver de vieux potes et… non, sérieusement. Après ça, j’étais prêt pour enquiller les poncifs en paix.

Alors on me dira « Haaan, ça va, vous vous attendiez à quoi ?« 

Je ne sais pas ? Vous, un film à 130 millions de dollars, vous vous attendez à quoi ?

Mais puisque ce n’est pas bien futé du côté de Scott, allons voir ce qu’il en est du Docteur Pym, qui en ce beau jour, s’en va visiter les locaux de sa société, qui a perdu son nom de Pym’p my Ride (sa mère était coiffeuse) pour devenir Cross Industries, du nom du nouveau CEO, Darren Cross, puisque Pym est désormais à la retraite. Mais pourquoi cette visite d’un retraité à sa société ? Hé bien déjà, parce que c’est l’occasion de voir sa fille, Hope, qui est l’une des chefs de Cross Industries. Hmmm, attendez, elle est donc la fille du gentil chef ? Je crois déjà savoir à qui le héros va faire des bisous à la fin. Hé non, Mesdemoiselles, pas de bisous à un héros si vous n’êtes pas fille de chef. Vous n’aurez qu’à engueuler papa. Et ne me dites pas que ce cliché ne vous dit rien : vous voulez qu’on reparle, par exemple, d’Avatar ?

Non mais.

En tout cas, voici qu’arrive… Darren Cross ? Attendez, il est CHAUVE ! Puisque nous sommes dans un film à clichés, je peux déjà vous prédire qu’il est méchant et qu’il va mourir. En effet, les chauves, c’est comme les moustachus : à moins d’être noir et capitaine de la police, vous courez au devant de graves emmerdes. Mais, faisons mine de n’avoir rien vu de ces sabots géants (les critiques du dimanche y verront sûrement un clin d’œil profondément intellectuel pour un film qui parle de fourmis), et poursuivons. Car Cross a fait venir Pym, ainsi que tous les membres du conseil d’administration, pour leur parler de grands projets.

Nous suivons donc la petite équipe qui se faufile dans les couloirs de Cross Industries pour se rendre dans un immense laboratoire, avec plein d’écrans, des portes qui font psssht des dizaines de scientifiques en blouse qui font n’importe quoi, comme triturer leurs tables (regardez bien). Cross appuie sur un bouton, et une vidéo apparaît.

Ce sont des images d’archives, visiblement de la guerre froide, où l’on peut voir des soldats soviétiques en train de se prendre des raclées par un adversaire invisible. Oui mais à chaque fois, en zoomant sur les images, on peut voir un minuscule humanoïde distribuer des taloches, à peine plus gros qu’un insecte ! Serait-ce la prochaine génération de jokeys ? On le voit courir en tous sens, taper des grosses joues, manœuvrer une mitrailleuse on ne sait comment puisqu’il n’appuie pas sur la détente, mais vous avez compris le topo. Cross, lui, commente les images :

« Regardez ces documents retrouvés sur Youtube… Ant-Man ! Une légende ! Certains prétendent qu’il n’a jamais existé, le docteur Pym ici présent le premier… on dirait que quelqu’un ment ! Pym, qui a toujours refusé de partager sa formule pour rétrécir les objets… même avec sa propre société ! Maintenant que je la contrôle, j’ai décidé malgré tout de poursuivre dans cette voie et de réussir avec ou sans l’aide de… oui ? Vous avez une question ? Monsieur… ?
– Connard. Non, c’était juste pour dire : elles sont chouettes vos images. Instructives, vraiment.
– Merci.
– Mais juste comme ça : qui tenait la caméra pour filmer ?
– Heu…
– Il y avait un Russe qui filmait ses copains en train de se faire massacrer ? Quelqu’un avait posé une caméra juste derrière une mitrailleuse ? Et là, l’angle : c’était une caméra volante ou…
– Ahahaha heu… sécuritééé ? Pourriez-vous sortir ce Monsieur, je crois qu’il n’est pas actionnaire, et viiiiite s’il-vous-plaît ! »

La chose entendue, Cross décide de quitter le laboratoire pour mener ses invités jusqu’à une salle où attend ce qu’il veut présenter : son dernier prototype révolutionnaire, le Yellow Jacket.

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Un jour, un type d’Hollywood rentrera dans un vrai laboratoire de recherche. Et je pense qu’il fera un malaise en découvrant que tout le monde ne travaille pas sur des tables de designers impeccablement rangées.

« Si c’est ça que vous vouliez leur montrer, pourquoi vous êtes d’abord allé dans un laboratoire pour regarder le film d’Ant-Man ? Pour avoir du bruit en plus, du confort en moins, emmerder les scientifiques qui y travaillaient et s’assurer que le maximum de personnes soient au courant des sombres secrets de Pym ? C’est complètement con, autant aller directement dans la bonne salle. En plus, ça veut dire que vous avez payé des décors en plus, des figurants bonus, des costumes de…
– Mais qu’est-ce que vous faites à la porte de… sécurité bon sang, traînez Monsieur Connard plus loin, c’est relou ! Raccompagnez-le à la sortie du bâtiment ! »

Alors qu’on entend couiner des talons de chaussures de ville traînés sur le sol lustré de Cross Industries, ainsi qu’un cri lointain « Même une simple réunion de travail, c’est trop dur à réaliser correctement avec un budget pareil ?« , Cross reprend.

« Voici donc notre dernier projet : le Yellow Jacket.
– C’est en hommage à Baygon Jaune ?
– Il suffit, petites langues de putes. Regardez ce film publicitaire qui explique tout et prouve qu’on avait bien des écrans ici pour regarder ce que l’on voulait. Le Yellow Jacket, c’est ce minuscule costume de la taille d’un insecte qui ressemble à une quelconque merde en résine achetée 120€à la Japan Expo, il y a même des scènes où c’en est gênant. Sitôt un homme rétréci placé dedans, il pourra reproduire les exploits d’Ant-Man ! Imaginez, un soldat minuscule, mais rapide et violent comme une balle ! Capable de mettre de la démocratie et de la liberté dans la gueule de margoulins partout dans le monde ! Maintenant, imaginez-en… une armée ! Le Yellow Jacket, c’est l’arme de demain ! Bien sûr, la formule pour rétrécir quelqu’un n’est pas au point mais… une seconde, mon téléphone sonne. Oui ?

– Oui Monsieur Cross, c’était juste pour dire : la prochaine fois, ce ne serait pas plus intelligent de développer des mini-tenues de combat APRES avoir réussi à miniaturiser les mecs à mettre dedans ? C’est à peu près aussi con que développer durant des années un tank pour cochons d’Inde avant de vérifier seulement après que tu peux bien apprendre à ces petits animaux à les piloter. Et puis, imagine : quand bien même tu arrives à miniaturiser un mec, paf, tu n’arrives pas à le faire à la taille du costume : tu fais quoi ? 
– Sécurité ? Descendez en bas du bâtiment et pétez la gueule de Monsieur Connard qui s’amuse à passer des coups de fil devant la porte.« 

Les actionnaires en tout cas, ne remarquent pas que tout cela est à peu près aussi intelligent qu’une question de journaliste de grande chaîne un soir d’élection présidentielle et applaudissent donc chaudement. À noter qu’ils sont d’ailleurs visiblement très surpris de ce projet : pour des actionnaires membres du conseil d’administration, ils s’intéressent visiblement peu à ce que l’on fait de leur pognon, mais passons. Car deux d’entre eux réagissent de manière plus intensive que les autres : nous les appelleront Pam et Poum. Pam est celui à qui Pym a pété le nez il y a des années : c’est le plus enthousiaste de tous. Poum, par contre, est un actionnaire beaucoup plus réservé. Son argument est que c’est mal, car « Imaginez si cette arme tombait entre les mains de nos ennemis…« 

Juste comme ça, hein : c’est une entreprise qui fabrique des armes. Si tu pars du principe qu’il faut faire des armes pas dangereuses des fois que l’ennemi s’en empare, je peeeense que ça va être compliqué. Réinvestis dans les patators mon garçon. Et encore !

En tout cas, l’argument, bien qu’aussi débile qu’incohérent, pique au vif Cross qui explique à Poum qu’ils devront « avoir une petite conversation« . Puis, Cross chasse Pym, Pam, Poum et Hope ainsi que les autres actionnaires parce que ça commence à bien faire les commentaires honteux et que sa présentation est terminée, voilà. Alors que tout le monde s’en va, on découvre que Hope et papa Pym, bien que visiblement fâchés depuis des années, sont d’accord sur un point : cette histoire de rétrécir des gens et de Yellow Jacket paraît un peu dangereuse.

C’est bien de s’en apercevoir à la fin du projet. Surtout pour Hope qui elle, n’a jamais quitté la société et est le bras droit de Cross.

Ho, et au fait : histoire de bien dire tout de suite que Cross est méchant, on le voit se rendre aux toilettes pour discuter avec Poum, l’actionnaire dubitatif. Et très tranquillement, sortir un pistolet rétrécisseur (si, visiblement, entre deux portes, ils ont développé ça et personne n’est au courant !) pour tirer sur le pauvre Poum pour lui apprendre la vie. Mais comme la formule pour rétrécir n’est pas encore au point chez Cross, cela réduit juste le pauvre Poum en une minuscule pulpe informe, que Cross essuie avant de jeter aux toilettes, hohoho HAHAHA JE SUIS DIABOLIQUE HAHAHA !

C’est vrai. Et puis bon : ce n’est pas comme si Poum disparaissait mystérieusement juste après un désaccord avec toi. Et après avoir employé un ton fort menaçant à son égard devant moult personnes (ton « Nous devons avoir une petite conversation » sonnait un peu comme « J’ai très envie de te parler avec des des pinces crocodiles et une clé à molette« ) En allant aux toilettes dans un bâtiment bardé de caméras, où l’on te voit rentrer pour le rejoindre avant de sortir seul, puis d’aller ranger ton prototype de pistolet rétrécisseur que tu ne sortiras plus du film alors que finalement, il désintègre quasiment les gens en un coup, ce qui peut s’avérer pratique. Alors on me dira « Oui, il peut effacer les caméras quand même, c’est sa boîte !« . Pourquoi pas. Il faudra juste faire taire tous les agents de sécurité concernés en les arrosant de pognon. Et les 150 scientifiques du laboratoire où il a dû prendre le prototype tueur avant de le rapporter mystérieusement déchargé. Et…

Bref, niveau génie du mal, on retiendra surtout « du mal« .

Cela étant dit, revenons à Scott.

Car Scott en a assez de perdre ses boulots à cause de son passé de cambrioleur. En plus, à l’anniversaire de sa fille, on lui a gentiment fait remarquer qu’il ne payait pas la pension, et donc ne devrait même pas pouvoir la voir, ou alors depuis une camionnette et avec des jumelles. Mais il paraîtrait que ça pourrait faire mauvais genre. C’est donc bouleversé que notre héros va devoir prendre une grave décision : reprendre la cambriole (il fait évidemment ça pour sa fille, et pas du tout pour se payer un appartement, un écran géant pour regarder Cyril Hanouna et tout un car de strip-teaseuses). Et ça tombe bien, puisque Luis a un plan « du tonnerre ». En effet, lors d’une séquence lolilol, on comprend que le plan de Luis est un peu pourri : c’est une fille qui fait le ménage chez un vieux qui a dit à José qui a dit à Pedro qui a parlé à Javier d’un coffre situé chez le vieux en question, fort riche, qui contiendrait quantité de pognon.

Le tuyau paraît foireux ? Les personnages en sont conscients ? Vite ! Ils se mettent quand même aussitôt à préparer l’affaire !

Dites les mecs, vous regardez vos propres films des fois ?

On retrouve donc un peu plus tard Scott, Luis et deux amis de ce dernier faisant office de chauffeur et de hacker pour lancer l’opération sur la maison du vieux ciblé. Sur place, rien d’extraordinaire. On voit juste un porte-clé char d’assaut que le héros ramasse parce que tiens, hop, je fais aussi dans le vol de porte-clés. C’est marrant, j’ai l’impression que ça servira plus tard. Mais soudain, l’affaire se révèle plus complexe que prévue car la chambre forte est protégée… par un lecteur d’empreintes digitales. Rien qui n’arrête Scott, qui sait parfaitement tromper ce genre de système à l’aide d’un bricolage digne de Mac Gyver impliquant un verre, de la cire, un moule, un portrait de Kim Jong-Un ainsi qu’un demi-Dinosaurus. La porte blindée s’ouvre donc… et révèle une deuxième porte blindée ! Mais enfin ? Cette fois-ci, c’est du vieux modèle, et grâce à son expérience de rôdeur nocturne, Scott a tôt fait de faire exploser discrètement la chose en déversant de l’azote dans le mécanisme. La seconde porte s’ouvre donc et… mais ? Où est le pognon ? Il n’y a rien qu’une espèce de vieille combinaison pourrie là-dedans ! Les strip-teaseuses ne se paient pas avec ça ! Je dirais même qu’offrir des fringues à des strip-teaseuses, c’est un peu antinomique : remboursez, nom d’une pipe !

Tant pis ! Déçus, nos héros rentrent chez eux. Sans remarquer que des fourmis surmontées de petites caméras avaient tout filmé… pour le compte du Docteur Pym qui n’a rien manqué de l’affaire.

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Grâce à ses fourmis à caméra, le docteur Pym a la plus grande collection de sex-tapes de toute la ville. C’est ça, la vraie puissance.

Le lendemain de cette sombre histoire, c’est donc un peu dépité que Scott se dit que bon, allez, il va l’essayer, cette combinaison ! Comme ça, pour voir ! Et ouf, elle est pile à sa taille. Le bougre se met donc dans la salle de bain, enfile le bousin… et entend soudain Luis rentrer, ce qui le met dans un état de panique terrible. Pourquoi ? Parce qu’il a l’air con avec sa combinaison va-t-on dire, allez, on va être sympas et dire que ça se tient. Scott se cache donc dans la baignoire et tire le rideau avant de noter deux boutons rigolos sur sa combinaison. Que se passe-t-il s’il appuie dessus ?

Pouf ! (ceci est un effet spécial)

Scott se retrouve soudain de la taille d’une fourmi. Et ça tombe mal, car au même moment, Luis rentre dans la salle de bain… et s’apprête à prendre un bain ! Mais comme Luis est bête, il envoie l’eau… sans mettre la bonde. Oui, Luis est con au point de ne même pas savoir comment prendre un bain. Nous en sommes là. Enfin : l’eau déboule, embarque Scott, et celui-ci se retrouve donc suite à moult aventures, à traverser sous sa forme miniaturisée quantité de lieux du voisinage dont un bar où ça danse (et bourré de fêtards nocturnes alors que dans la salle de bain, il faisait grand jour, intéressant). Notre héros a donc peur, esquive comme il peut, et découvre accessoirement qu’il est très, très résistant sous cette forme malgré sa petite taille. Mais le plus mystérieux reste qu’il entend une voix dans son casque :

« Hahaha… alors, Scott, on s’amuse ? Tu découvres ce que peut faire ma combinaison ? Ne t’inquiète pas, je vais bientôt te contacter…« 

Oui, enfin ta combinaison, il est en train de chier dedans mon bon, tu serais bien urbain de lui donner plus d’explication que « À plus dans le bus » si tu ne veux pas te retrouver avec pour ami le plus petit étron du monde (qu’il pourra faire passer pour une allégorie du courant minimaliste, cela dit, et se faire quelques millions dans une galerie, mais je digresse une fois encore).

Scott, tout paniqué, décide donc que cette combinaison, il n’en veut pas, ça a l’air d’être trop d’emmerdes sans mauvais jeu de mot. Il la retire donc, la glisse dans un sac, et retourne à la maison où il l’a volée pour la reposer dans la chambre forte. Sauf que voilà, à la seconde où il sort de la maison… il est attendu par la moitié de la police du coin. Scott est donc emmené au commissariat, où il croupit dans une cellule sous le regard méprisant plus plus du nouveau compagnon de sa femme, qui, oui, est dans la maréchaussée.

« Ta famille croyait que tu avais changé, Scott, ta femme et ta fille vont être trèèèèès déçues.
– Ce n’est pas ce que tu crois…
– Ah oui, Scott ? Qu’est-ce que c’est ? Enfin je m’en moque, ce soir, c’est moi qui serait nu dans ta maison, à faire l’amour vigoureusement contre la commode en…
– Ne touche pas à ma femme !
– Ta femme ? Que… ah ! Oui je… je parlais de ta femme, bien sûr je… oui. Hem. Tout ça. »

Mais heureusement, quelqu’un joue une carte interruption ! On informe soudain Scott qu’il doit voir son avocat. Or… il n’a pas d’avocat !

Il est donc fort surpris lorsqu’il découvre Monsieur Pym qui l’attend pour un petit entretien pendant que des fourmis masquent la caméra de sécurité du réduit où ils sont.

« Mais… vous n’êtes pas mon avocat !
– Non, sinon on m’appellerait « Maître Pym ». Ce qui sonne mauvais chanteur, vous en conviendrez.
– Dans ce cas, qui êtes-vous ?
– Le docteur Hank Pym, fondateur de Pym’p My Ride, désormais Cross Industries. C’est ma tenue que tu as volée. Je t’avais dit que je te contacterais.
– Votre tenue… écoutez, je vous l’ai rendue ! Bon, il faudra peut-être frotter un peu au fond, mais sinon, elle est impeccable ! Je n’en veux pas, gardez-la !
– Mais moi, je voulais que tu la voles. Je te suis depuis très longtemps, Scott. Depuis ton cambriolage façon Robin des Bois qui t’a envoyé en prison. Ta femme, ta fille… je sais tout de toi. Y compris que tu allais devoir te remettre au cambriolage pour te faire un peu d’argent. Alors j’ai payé cette fille pour qu’elle dise aux amis de tes amis de tes amis qu’il y avait un coffre chez moi… et tu es venu, comme prévu. Tout ce que tu as fait jusqu’ici, je l’ai voulu, car sache que j’ai besoin de toi.« 

Scott fronce un sourcil. Puis l’autre.

« Alors oui, d’accord, mais si vous saviez que je manquais d’argent, plutôt que de monter un plan foireux, vous n’auriez pas mieux fait de me proposer directement un boulot si vous aviez besoin de moi ?
– Ah ? Heu… oui, tiens. Mais attends, je t’arrête, je suis le docteur Pym, un personnage génial qui…
– Qui plutôt que d’utiliser un téléphone ou envoyer un message, a préféré filer une énorme quantité de pognon à une gourdasse pour qu’elle raconte à des mecs des trucs sans savoir s’ils allaient en parler aux bonnes personnes ou à d’autres. Finalement, le fait que le mec qui connait le mec qui connait Luis ait parlé aux bonnes personnes ne tient que de la chance. Quid de s’il avait parlé à quelqu’un d’autre et qu’une autre équipe de cambrioleurs était venue ?
– Attends, revenons à…
– Ou encore, comment saviez-vous que j’allais essayer la combinaison, et pas Luis par exemple ? Ou que je n’allais pas la revendre direct ? Ah, vous auriez eu l’air bien con !
– BON HÉ CA SUFFIT MAINTENANT HEIN ! TU TE TAIS ET TU M’ÉCOUTES, MERDE ALORS !
– Grmbl okay.
– Mon plan a une suite. Je vais te faire sortir d’ici.
– Par exemple, en payant ma caution ou en ne portant pas plainte puisqu’après tout, je suis ici pour vol chez vous ?
– … heu… non en fait, je prévois de te faire évader.
– Ho nom de… gaaaardieeeens ? Je veux rentrer dans ma cellule ! Le Monsieur est un tout petit peu débile ! »

Scott retourne donc dans sa cellule, où il aperçoit des fourmis qui viennent lui livrer une minuscule combinaison… qui s’agrandit soudain et qu’il reconnaît ! La combinaison qui permet de rétrécir ! Vite, il l’enfile, et hop ! Le voilà minuscule. Il peut donc quitter la prison tranquillement, en passant sous les portes & co sans être vu, et est récupéré à la sortie par une fourmi volante, commandée par Pym, qui pilote toute l’opération à distance.

Passons sur les pirouettes qui s’ensuivent, mais à force d’en faire, Scott manque de peu de vomir dans son casque, et se réveille… dans la maison du Docteur Pym, avec sa fille Hope qui veille sur lui tout en envoyant des messages avec une application bien connue pour rappeler que le film a des sponsors, saperlipopette. Rapidement, et après avoir esquivé les hordes de fourmis qui vivent dans la maison, Scott est invité à prendre le petit déjeuner à la table des Pym, en compagnie de Hank et Hope. Qui lui expliquent la situation.

« Bon, mon petit Scott, vois-tu, je t’ai fait venir pour une mission super dangereuse que je ne veux pas confier à ma fille.
– Je peux la faire, papa ! On n’a pas besoin de ce cambrioleur pourri !
– Non, c’est trop dangereux.
– Tu me sous-estimes, bouhouhouhouhou !
– Pendant que ma fille fait sa crise d’adolescence et malgré son génie, ne comprend pas pourquoi un père refuse de confier une mission super dangereuse à son seul enfant, parlons de ladite mission. Vois-tu, je ne suis plus le CEO de Pym’p My Ride, comme tu le sais. Car mon bras droit, Darren Cross ainsi que ma fille ici présente m’ont évincé il y a des années. D’où le fait que Cross dirige à présent et que ce soit Cross Industries.
– C’est marrant cette habitude dans le coin de toujours donner son nom à sa société : Stark, Pym, Cross… et sinon, vous êtes plutôt Jean-Jacques Samsung ou Jean-Michel Apple ?
– Concentre-toi, malandrin. Sache qu’il y a des années, j’ai découvert le secret permettant de rétrécir des trucs et des bidules. D’où cette combinaison. Mais je n’ai jamais voulu partager ce secret, bien trop dangereux ! Mais Darren Cross, lui, le voulait. Alors après avoir pris le contrôle de ma société, il l’a utilisée pour tenter de reproduire mes travaux et s’en servir pour les vendre au plus offrant. Nous devons empêcher cela !
– Et ta fille ici présente ?
– Elle a fini par réaliser que Darren était un rabouin et elle opère discrètement en sous-main pour moi.
– Je pense avoir la solution.
– Oui ?
– Vous prenez vos fesses, vous allez au conseil d’administration, et avec vos pouvoirs de vote familiaux combinés et votre influence si jamais ça ne suffisait pas, vous éjectez Cross.
– Ha. Tiens, oui. Mais en fait, on pensait plutôt à faire une opération ninja pour effacer tous ses travaux sur la formule, et voler son Yellow Jacket.
– Vous avez le droit d’être de gros blaireaux, vous savez.
– Blaireaux ? On est plutôt fourmis par ici.
– Ah ben tiens d’ailleurs, puisque l’on parle de fourmis, d’où vous commandez aux fourmis ?
– Ben je ne sais pas… j’ai inventé un truc qui permet de rétrécir à la taille d’une fourmi, donc je me suis dit que je devais commander aux fourmis ?
– Et donc, si vous aviez rétréci à la taille du fessier des gens, vous auriez commandé aux Kardashian ?
– Ouais alors tu vas arrêter tout de suite, maintenant, hein ! J’ai développé ce petit outil qui se fixe à l’oreille et qui permet d’envoyer des ordres aux fourmis. Et tu vas t’entraîner à l’utiliser, car je veux te former à devenir Ant-Man, l’homme qui rétrécit comme je le fus quand j’étais jeune, pour aller voler le Yellow Jacket  et arrêter les projets de Cross ! »

Pendant que Hope boude et fait la moue dans tous les sens pour dire qu’elle n’est pas contente, qu’elle voulait devenir Ant-Woman, et qu’elle ne comprend toujours pas pourquoi son pôpa l’en empêche (oui, elle tient son intellect de son paternel je pense), elle informe aussi nos héros que Darren est vraiment méchant car il tue des animaux choupi dans ses expériences pour mettre au point la formule pour rétrécir des trucs. Et pire encore… il vient d’y parvenir ! Il faut donc se hâter pour l’entraînement de Scott !

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Exercice 1 : se retenir d’utiliser la combinaison pour aller dans les douches des filles.

Évidemment, c’est aussi l’occasion de parler des terribles blessures familiales, histoire de laisser croire que quelqu’un aurait passé plus de six minutes sur l’écriture de tous les personnages. Hope reproche à son père de ne jamais lui avoir dit comment sa mère était morte. Et à l’occasion d’une dispute pendant l’entraînement de Scott… il décide de tout révéler.

« Ta mère… Hope, ta mère a disparu alors qu’elle était en mission avec moi. 
– Ho ! Elle avait une combinaison elle aussi ?
– Oui. Avec des ailes. 
– Du coup elle s’appelait Mouche-Woman ? Et dans la même logique que vous, elle pouvait commander au caca ? Auquel cas, elle n’a pas disparu : elle a changé d’identité et aujourd’hui continue une carrière crypto-musicale en France sous le nom de « La Fouine ».
– Scott : votre gueule, c’est un moment émouvant, merci.
– Mes excuses, Maître Pym’s.
– Bon, passons. Figure-toi, Hope, qu’il y a des années, des terroristes se sont emparés d’un silo de missiles russes et ont envoyé un projectile armé vers les Etats-Unis. Ta mère et moi avons réussi à nous poser sur l’engin pour tenter de le désamorcer, mais nous n’avions pas de tournevis. Ta mère a donc dû pourrir son régulateur de changement de taille pour rétrécir jusqu’à une échelle subatomique, où elle a pu franchir la paroi du missile, péter tout ce qu’il y avait dedans dans la foulée, et sauver l’Amérique. Mais ce faisant, elle a rétréci jusqu’à atteindre une dimension où l’espace et le temps n’existent plus. Et n’a jamais pu en revenir. Toutes ces années, j’ai fait des recherches, mais je n’ai pas trouvé de solution. Je n’ai pas su la ramener. C’est pour ça que je refuse que tu partes en mission : pour ne pas te perdre toi aussi.
– Ho, papa ! Si seulement tu m’avais dit ça plus tôt alors que tu n’avais aucune raison de le cacher ! Peut-être n’aurais-je pas donné la société à ton bâtard de bras droit !
– Oui, mais il n’y aurait pas eu de film. Allez, viens là, faisons nous un câlin. »

Et câlin il y a. Moi même, j’ai étreint Diego à ce moment là. Les deux mains sur la gorge. Fort.

En attendant, Scott apprend à tout faire : changer de taille à volonté, se battre avec Hope qui évidemment lui colle de gros ramponneaux, commander aux fourmis de différents types, comme les grosses, les petites, et puis les oranges, là, mais siiiii (Scott n’est pas un expert), et surtout, Pym lui présente deux espèces de projectiles curieux.

« Oui, alors je n’ai jamais inventé d’armes pour ce costume.
– Vous ne pouviez pas simplement en rétrécir ?
– Chut !
– Non mais vous dites une connerie par ligne de dialogue, c’est un petit peu lourd quand même !
– Qu’importe. Voici donc deux projectiles : le bleu et le rouge. Tu les lances, et hop ! Le rouge rétrécit tout ce qu’il touche. Le bleu, au contraire, l’agrandit. »

Quelque chose me dit que la prochaine mission d’Ant-Man va consister à cacher deux projectiles bleus dans le soutien-gorge de Hope, mais faisons fi et poursuivons.

« Mais dites-donc professeur Pym !
– Oui ?
– Vous n’aviez pas parlé du secret pour agrandir des trucs ?
– Bah non, ça ne me paraissait pas super important. Pourquoi ?
– Je ne sais pas ? Bon, là je pense à d’énormes M&Ms, mais sur le principe, vous pourriez accroître massivement les réserves de nourriture et sauver une partie de la planète ?
– Ah oui, tiens.
– Et puis pareils pour les minerais rares ?
– C’est vrai que c’est pas con !
– Et je ne parle pas du marché de l’agrandissement de péniches ! Alors pourquoi vous ne le faites pas ? Vous pouvez sauver le monde, là, tout de suite !
– La réponse est dans ma réplique précédente. Et puis, allez, ça suffit de dire des trucs intelligents ! On veut de l’action, et l’action, c’est forcément con d’après nos producteurs ! »

Et pour commencer, il leur faut aller voler un vieux gadget de Pym, qui était resté dans un entrepôt de Stark depuis des années. Une balise dont ils ont besoin pour la mission chez Cross Industries. Scott est donc envoyé avec une escadrille de fourmis au-dessus de l’entrepôt, sauf qu’en arrivant… ledit entrepôt a été transformé en QG des Avengers ! Tant pis, se dit Scott. J’y vais quand même, quand bien même on me dit d’annuler la mission. Zou.

Oui ? Et si c’est devenu un QG, tu n’as pas dans l’idée qu’ils ont déménagé le contenu de l’ancien entrepôt, du coup ? Et que ça ne sert à rien ?

« Vite les gars, allons chercher du chocolat à l’ancienne chocolaterie ! 
– Ah non Monsieur, ici ce n’est plus une chocolaterie, c’est une base militaire.
– Tant pis, on va devoir tous les tuer, je suis sûr qu’ils cachent encore des pralinés ! »

C’est moche d’être aussi mauvais.

Scott en tout cas pense que protégé par sa taille, il devrait pouvoir infiltrer le coin. Mais c’est sans compter qu’il est dérangé par l’Avenger avec des ailes dans le dos, qui, puisque son nom ne me revient pas, sera nommé Gros Pigeon pour les besoins de ce spoil. Gros Pigeon a des lunettes lui conférant une incroyable vue, et il a tôt fait de trouver l’intrus de la taille d’une fourmi. Une bagarre éclate donc, durant laquelle Scott peut constater que sous sa forme d’Ant-Man, il file comme une balle et tape aussi fort, lui permettant de faire bobo à Gros Pigeon. Avant d’infiltrer le sac à dos qui contrôle ses ailes pour le pourrir. Gros Pigeon s’écrase donc comme une bouse… mais décroche son talkie-walkie !

« Les gars… ne parlez jamais de cet incident à Captain America.« 

Que… pardon ? Tu fais une blague ? Et donner l’alarme, sinon ? Non ? Ho, miséricorde ! Hé bien, grâce à ce gigantesque trou de ver de Lorentz dans l’intrigue, Scott peut voler la fameuse balise et rentrer victorieux à la maison pendant que l’ensemble des Avengers prend un bain moussant. Ah, Pym est fier de son coup : il a bien fait de faire confiance sans aucune raison à ce voleur au grand cœur ! C’eut été con qu’il se barre juste avec la combinaison pour se faire du fric. Et fasse dévorer Pym par ses propres fourmis. Enfin, je dis ça….

Allez, il est temps d’aller ruiner les travaux de Cross avant de s’emparer du Yellow Jacket !

Sauf qu’alors que tout le monde en parle tranquillement, on entend un bruit dans une pièce voisine de la maison. Hank Pym s’y rend pour tomber sur… Darren Cross !

« Darren ? Mais comment êtes-vous rentré ?
– La… la porte était ouverte ?
– D’accord, mais que voulez-vous ? Et que faites-vous tout en noir avec des gants par cette saison ?
– Je venais vous… vous inviter, voilà. Pour la présentation du Yellow Jacket, que je vais vendre demain, pour 15 milliards. N’êtes-vous pas fier de moi, mon vieux mentor ?
– Ben je ne sais pas. Vous pouviez aussi m’envoyer un mail ou me passer un coup de fil. 
– Ahahaha, je… je vais partir. »

Et sitôt le larron parti, tout le monde souffle : « Ah ! J’espère qu’il ne nous a pas entendus parler ! Ni vu les plans que l’on laisse traîner partout ! Ou encore que Hope l’a trahi et bosse avec nous !« 

Justement : le téléphone de Hope sonne à cet instant. C’est Darren, qui visiblement va très très vite car il est déjà en voiture et bien loin de la rue de nos héros. Lui aussi doit utiliser des trous de ver de Lorentz.

« Allô, Hope ? Où es-tu ?
– Chez… moi ?
– Très bien. Je voulais juste te dire que j’avais une soudaine envie de tripler la sécurité de nos locaux et de mettre des treillis ne laissant rien passer de plus gros que 1mm sur tous les conduits d’aération. Voilà.
– Okay, bonne nuit bisous. »

Le téléphone raccroché, Scott et Hank interrogent :

« Alors, il se doute de quelque chose ?
– Non, de rien. »

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« Ce Darren alors ! Venir me voir comme ça, sans prévenir, sans sonner, sans frapper, dans une étrange tenue sombre à une heure pas possible… je suis sûr que tout va bien, il n’y a pas à s’inquiéter ! »

QUOI ? Non mais stop ! Stop ! J’ai été patient jusqu’ici avec les dialogues débiles, mais là on va arrêter quand même, non ? Le mec annonce que subitement, il renforce toute la sécurité comme s’il craignait, disons, un cambriolage, et top du top, précise qu’il veut lutter contre des menaces potentiellement minuscules ! Moi je l’ai entendu crier : « JE VAIS DÉFONCER ANT-MAN PARCE QUE JE SAIS QU’IL VA VENIR ! » pas « Holalala, je ne sais rien de ce qu’il se prépare, bisous bonne nuit !« .

J’insiste : 130 millions. On pourra me dire ce que l’on veut façon « Ouiiii, mais bon, ce n’est pas le coeur du film qui... » sérieusement, à ce budget-là, ça ne vous choque pas que personne n’ait payé au moins 500 dollars un type pour relire les dialogues ? Ou que tous les personnages semblent tout droits sortis d’une soirée trépanation ? Je ne leur demande pas grand chose, hein ! Juste d’arrêter d’être tous aussi stupides qu’incohérents. Rah !

Nos héros, eux, déduisent de tout cela que la mission va être plus compliquée que prévu. C’est vrai, quoi ! Il faudrait découper du treillis pour passer ! Il n’y a aucune solution à cela ! Non, du coup, expliquons qu’il faut des renforts. À savoir… Luis et ses deux potes ! Luis pour infiltrer le bâtiment de Cross et y jouer avec une vanne pour que Ant-Man (ils sont mis au courant) puisse s’introduire par une arrivée d’eau sans se faire broyer, un hacker pour désactiver les sécurités autour du Yellow Jacket, et un chauffeur pour tirer tout ce petit monde d’affaire une fois la question terminée (du moins, ceux qui ne peuvent pas rétrécir à volonté).

C’est donc parti pour la mission, qui débute le soir de la vente du Yellow Jacket parce que… parce qu’avant c’était pas possible, tout arrive donc au même moment par un heureux hasard. Voilà.

Faisons simple : aidé de ses amies les fourmis, Ant-Man parvient sans souci à infiltrer le bâtiment de Cross Industries via la conduite d’eau, le tout assisté de Luis, qui agit de l’intérieur déguisé en agent de sécurité. Le premier véritable problème arrive lorsque les larrons dans la camionnette aperçoivent… deux policiers, dont le nouveau compagnon de la femme de Scott, qui déboulent en courant pour attraper Hank Pym au moment où il se rend à la soirée.

« Ne bouge plus, bloody motherfucker, tu es en état d’arrestation !
– Mais… mais pourquoi ?
– Tu as dit que tu étais avocat au commissariat ! Et comme par hasard, juste après, Scott Lang s’évade !
– Vous ne m’aviez sérieusement pas reconnu ? Sachant que j’étais le propriétaire de la maison qu’il venait de cambrioler ?
– Non, shut up on t’a dit ou on te tase !
– Mais sinon, pourquoi m’arrêter ce soir à part pour rajouter du suspens à deux sous ? Vous ne pouviez pas m’arrêter avant ?
– On ne savait pas où tu étais ! On t’attendait donc ici !
– Ben, j’étais chez moi. La maison cambriolée, vous savez, tout ça. Je n’ai pas bougé. Il suffisait de venir à mon adresse.
– TASE-LE MEC ! »

Mais avant que les agents de la maréchaussée ne s’amusent avec Pym, les amis de Luis dans leur camionnette ont agi : l’un d’entre eux vole la voiture des policiers, ce qui fait diversion, avant de revenir à la camionnette. Ou comme ils sont là pour la dose « humour lolilol », évidemment, il tape sur le klaxon par accident, lance la Cucaracha, attire ainsi l’attention de la police, et manque de peu de se faire boucler. Formidable.

À l’intérieur du bâtiment, Hank Pym a donc pu rentrer, Hope Pym aussi, et Scott en tant que Ant-Man aussi. Les deux premiers par la grande porte, l’autre par des coins plus difficiles à surveiller. Il arrive donc avec une armée de fourmis sur lesquelles nos héros ont fixé des systèmes électriques et des pains de plastic, permettant de griller tous les serveurs avant de poser des explosifs qui…

Attendez, attendez ! Dans ce cas, pourquoi Pym n’a-t-il pas envoyé bien avant juste des fourmis avec des aimants ou des trucs du genre pourrir les disques durs des serveurs ? Il aurait pu ralentir tous les travaux qui l’emmerdaient, voire les effacer ! Et puis les pains de plastic ! Une fois les serveurs ruinés, vous êtes sûrs que vous avez besoin de tout faire exploser ?! Mais enfin !

Et puis évidemment, tout est mis sur compte à rebours. Pas du tout par détonateur.

Cher Hollywood, juste pour ton information : cela fait bien 15 ans que plus personne n’utilise d’explosifs à minuteurs. Plus depuis qu’il suffit d’un vieux portable pour faire exploser ce que l’on veut à distance. C’est plus sûr et moins con… je comprends que ça ne t’intéresse pas. Mais quand même, penses-y, hein. À l’occas’. Non parce que là, c’est à peu près aussi crédible que des tentatives de piratage par Minitel. Enfin bon, hein.

En tout cas, les serveurs ruinés (sans que personne ne le remarque), Scott poursuit sa mission et s’en va infiltrer l’espèce de cage en verre dans laquelle le Yellow Jacket attend. Sauf qu’à la seconde où il arrive dedans, non seulement le Yellow Jacket disparaît par une trappe… mais tout se referme autour de Scott ! Qui réalise que de l’autre côté du verre, se trouve Darren Cross, son mystérieux acheteur, et Hank et Hope Pym venus assister à ladite vente !

Darren Cross se met donc à rire très fort.

« Ahaha ! Coucou, Ant-Man ! Alors, Pym père et fille, vous pensiez que je ne connaissais pas votre plan ?
– Non. Même le moment où tu as parlé de surveiller jusqu’à la ventilation, ça ne nous a pas mis la puce à l’oreille.
– J’ai été très déçu, Hope. Je t’ai vue chez ton père. Tu pensais que non, hein ? J’étais venu… TUER ton père ! Si tu n’avais pas été là, je l’aurais fait !
– Mais pourquoi le tuer ?
– Heu… parce que je suis méchant ?
– Et si tu m’as vue, et donc que tu savais que je t’avais trahi… pourquoi tu ne l’as pas tué et moi aussi ?
– Parce que… ce film se fout du monde ?
– Ça se tient. 
– Bon, bref, regardez bien, car voici mes mystérieux acheteurs. Grâce à vous, je viens de doubler les prix : non seulement je leur vends le Yellow Jacket… mais aussi la combinaison d’Ant-Man ! Hahaha ! Et regardez qui ils sont : c’est Pam, l’actionnaire enfoiré au nez cassé qui les amène ici ! Et ils sont… d’Hydra, les méchants nazis !
– Écoute, vendre des armes aux nazis, ça me paraît vraiment être un plan sans risque.
– Ah non mais en plus j’ai pensé à tout : j’ai vendu le costume, mais pas la formule pour rétrécir. Je ne leur en donne qu’un extrait. Du coup, ils ne pourront l’utiliser qu’un nombre limité de fois… avant de devoir venir m’en racheter ! Ahahahaha ! Je contrôle le carburant de l’arme la plus révolutionnaire du monde ! Je suis l’homme le plus puissant du mooooonde !
– Oui. Sinon, Hydra va juste analyser ton extrait et le dupliquer. Tu y as pensé, à ça ?
– Ho. Non ? Vous ne feriez pas ça les gars ?
– Neeeeeeeeeeein ! On est über chentils-chentils.
– Et vous ne viendriez pas non plus me tuer pour être sûr que personne d’autre n’en profite, hein ?
– Ach ! Z’est mal nous gonnaîdre !
– Remarquez, c’est vrai. Si vous vouliez absolument cette arme, il vous aurait suffi de cambrioler Pym et vous ne l’avez jamais fait en un demi-siècle.
– … ooooh, foui, che grois gu’on a loubé un druc, là. Che feu dire : fouiiiii, z’était fait exbrès ! »

Misère, quelle bande de gros nazes.

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« Allons, Pym ! Ce sont des nazis ! Depuis quand ne peut-on pas faire confiance aux nazis ? »

Mais alors que la situation commence à dégénérer, surtout lorsque les deux Pym sont menacés d’être exécutés sur place, Ant-Man a l’idée d’envoyer un de ses projectiles agrandisseurs sur le verre autour de lui, ce qui le fait exploser. Il peut donc commencer à tabasser tout le monde en paix, pendant que les alarmes sonnent dans le bâtiment et que les acheteurs d’Hydra se replient avec le Yellow Jacket et Darren Cross en direction de l’hélicoptère qui les attend sur le toit.

Ant-Man part à leur poursuite, pendant que Hank Pym, blessé dans la confrontation, explique à sa fille qu’ils doivent sortir en urgence. Et que pour ça, il a un petit quelque chose :

Son porte-clé char d’assaut (je croyais que Scott l’avait volé ? Il y avait même eu un plan dessus !) ! Qui évidemment, – ça alors ! – n’est pas juste un porte-clé… mais un vrai char d’assaut une fois changé à sa taille normale ! Les Pym peuvent donc foncer jusqu’à la sortie en explosant les murs avant de tomber de plusieurs étages en char, ce qui est complètement sûr et sans problèmes. Autant dire que devant le bâtiment, entre les gens qui fuient et un char qui tombe du ciel, c’est un peu la panique. Luis, d’ailleurs, a lui aussi quitté le bâtiment en évacuant UN des gardes qu’il a assommés pour ne pas qu’il meure avec les bombes posées dans la salle des serveurs. Il y arrive et soudain… entend la Cucaracha !

« C’est le chant de mon peuple ! Je dois les rejoindre !« 

Et Luis rejoint donc la camionnette de ses camarades, où il s’engouffre.

Sur le toit, l’hélicoptère des méchants décolle, avec bien évidemment, Ant-Man déjà collé dessus.

Les deux policiers qui étaient venus arrêter Pym sont donc perplexes. Doivent-ils :

– arrêter Hank Pym, comme prévu, qui vient en plus de traverser les murs d’un bâtiment avec un char d’assaut non-déclaré ?
– arrêter les gens dans la camionnette, qui ont réussi à fuir dans la confusion, mais étaient visiblement en pleine affaire louche et ont en plus temporairement volé leur voiture ?
– poursuivre un hélicoptère qui n’a rien fait de mal et qui s’en va, ce qui est logique en pleine évacuation ?

« VITE, L’HÉLICOPTÈRE ! » s’exclame l’un des policiers.

Après avoir descendu sa braguette et impressionné l’assemblée, il ajoute donc : « VOILÀ QUI EST FAIT. MAINTENANT, L’AUTRE HÉLICOPTÈRE ! » avant que leur voiture ne file à la poursuite de l’aéronef.

À bord, c’est rapidement le chaos, car Ant-Man s’y faufile, et commence à péter la gueule de tout le petit monde qui s’y trouve, que ce soit Hydra, Pam ou Cross. Cross est donc fort fâché.

« Tu fais chier, Ant-Man ! Cacaboudin !« 

Mes excuses, je synthétise, mais je ne crois pas trahir l’esprit du film. Bref, disais-je ?

« Tu fais chier, Ant-Man ! Cacaboudin !
– Et encore, tu n’as rien vu : tu peux dire adieu à tes recherches et au Yellow Jacket ! Regarde ton bâtiment… »

Et en effet : alors qu’il dit cela, les pains de plastic posés à l’intérieur explosent, et tout le bâtiment saute.

« Et voilà ! Encore un cambriolage réussi.
– Mais… mais putain Ant-Man, tu viens de tuer tout le monde !
– Quoi ? Mais non, le bâtiment était vide ! Depuis le début du film, j’explique que je suis un cambrioleur contre la violence ! Regarde, par un heureux hasard, l’explosion et les débris n’ont tué aucun des gens qui étaient pourtant réunis autour du bâtiment avec l’évacuation !
– Enfin ! Et les gardes assommés ?
– Luis en a évacué un !
– Et les autres ?
– Ah. Aaaaah ?
– Et les agents de sécurité qui devaient chercher l’origine de l’alarme ? Les gens qui n’étaient pas sortis et attendaient en divers point du bâtiment ? Et les services de secours sûrement à la recherche d’éventuels larrons perdus ? »
– … je… BATTONS-NOUS ! »

Allez, hop, faisons comme si tout cela n’était pas arrivé ! Ant-Man reprend sa distribution de claques, et pendant qu’il est un instant à l’extérieur de l’hélicoptère suite à un coup mal reçu, Darren Cross ouvre la valise du Yellow Jacket, l’agrandit, l’enfile tranquillement et se met en position de combat.

Oui, tout ça en environ 5 secondes. Rapide, le garçon. Ah, et comme vous pouvez l’imaginer : comme tous les CEO de boîte de recherche, c’est un champion de close-combat. C’est donc parti pour de la baston sans grand intérêt, durant laquelle Cross est si violent qu’il tue jusqu’aux pilotes de l’hélicoptère sans le vouloir. Puis, Ant-Man et lui se retrouvent un moment à combattre dans la valise du Yellow Jacket qui s’est refermée sur eux avec les turbulences, avant de tomber de l’hélicoptère. Nos héros se retrouvent donc à se tataner avec un téléphone près d’eux dont le SIRI activé par accident envoie de la musique parce que huhuhu, lolilol, c’est trop rigolo. Puis, leur valise tombe dans un jardin, et ils peuvent reprendre leur combat en paix près d’un barbecue. Ils s’agrandissent et se rétrécissent pour faire des combats parfaitement chorégraphiés (Cross étant aussi doué que son adversaire, qui a pourtant mis des jours à maîtriser les bases de la combinaison, c’était même une bonne partie du film, l’équipe a dû picoler et oublier ce détail). Jusqu’au moment où Ant-Man envoie son adversaire dans un piège à insecte, qui le bloque et l’assomme temporairement. Mais alors qu’il s’apprête à le capturer…

« Freeze, motherfucker !
– Mon dieu ! Le nouveau mec policier de ma femme et son collègue !
– Oui, non seulement nous poursuivions sans aucune raison l’hélicoptère dans lequel vous étiez, mais en plus, quand on a vu qu’il commençait à tourner dans tous les sens et allait s’écraser, plutôt que d’essayer d’aller sur le site du crash, on s’est dit qu’on allait plutôt poursuivre une valise noire n’ayant rien de particulier que l’on a vu tomber sur le fond noir du ciel en pleine nuit ! Et pouf, nous voilà !
– C’est complètement cohérent.
– Allez, on t’arrête et on te retire ton casque, tu t’expliqueras au poste. »

Scott est donc emmené, laissant à Cross le temps de se reprendre. Et alors que notre héros est à l’arrière d’une voiture de police à tenter de dire que attendez les gars, il y a une histoire parfaitement rationnelle derrière tout cela : tout commence quand un riche retraité décide de tout miser sur un taulard loser qu’il n’a jamais vu car…

Mais soudain, la radio crépite :

« À toutes les voitures, prise d’otage en cours au 21 rue Enora Malagré. »

21 rue Enora Malagré ? Nom d’une pipe ! C’est la famille de Scott ! Et par extension, celle du policier qui fait le tournevis gallois à sa femme les soirs où ils boivent un peu trop de champomy ! Vite, allons-y ! Et surtout, ne nous demandons pas d’où Cross connaît cette adresse, puisqu’aux dernières nouvelles, il n’a pas la moindre idée de qui est Scott !

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Au fait : Luis. Ne me remerciez pas.

Sur place, la police cerne le bâtiment, et Scott parvient à réenfiler son casque malgré les menottes (des années de sadomasochisme lui ont permis de A) devenir habile, même menotté B) accepter de jouer dans ce film). Il peut donc rétrécir et aller sauver sa fille, prise en otage par Cross. Pif, paf, pouf, ils s’affrontent au milieu des jouets de la jeune fille, se les jettent dessus alors que ça n’a aucun intérêt, et dans la bagarre, deux projectiles agrandisseurs touchent par accident l’un un jouet locomotive qui du coup, devient de la taille d’une vraie locomotive et éclate un mur de la maison, et l’autre une fourmi venue en renfort qui elle, devient énorme et part se faufiler à droite et à gauche pour faire des séquences rigolol.

Finalement, Scott se retrouve dans une situation compliquée. Car Cross s’apprête à tuer sa fille, et sa super tenue est impénétrable. Il ne peut rien faire ! Le plaquer au sol ? Le pousser ? Lui péter la gueule comme il faisait jusqu’ici ? Non, ce serait trop intelligent ! Il ne peut donc rien faire… Sauf s’il… passe en taille subatomique ! Décidé à se sacrifier, Scott joue avec ses boutons magiques, se met à rétrécir plus que normalement (moi ce que j’aime dans ce film, c’est qu’il n’y a pas plusieurs tailles possibles ; c’est soit normal, soit rétréci à une échelle apparemment universelle, mais rien d’autre, même avec Ant-Man et Yellow-Jacket utilisant des formules différentes), et infiltre ainsi la combinaison de son ennemi, dans laquelle il pète plein de trucs sensibles, comme la clim’ ou la ventilation. Résultat, Cross se met à rétrécir, mais pas de partout en même temps, avant de se désintégrer purement et simplement. Scott, lui rétrécit sans cesse jusqu’à arriver dans la fameuse dimension ou l’espace et le temps n’ont plus cours aussi appelée l’administration française. Il pense y mourir (je le comprends, moi aussi ça me fait ça à la préfecture), mais, ah ! Au fait, il me reste des projectiles agrandissants ! Allez, tiens, j’en colle un dans ma ceinture et…

Paf ! Hop, il reprend pile poil sa taille normale !

Ah ben c’est la femme de Pym qui sera contente d’apprendre que c’était aussi con que ça. Si elle avait su !

Scott réapparaît donc dans la chambre de sa fille, et tout le monde se fait des bisous. Le nouveau compagnon de sa femme fait la paix avec lui et se débrouille pour qu’il ne soit plus poursuivi par la maréchaussée, et à part pour une fourmi géante qui devient forcément, hihihi, la nouvelle meilleure amie de la fille de Scott (et ne lui décapite pas la gueule), tout est bien qui finit bien.

Pym, lui, félicite notre héros pour s’être sorti de la fameuse dimension sub-merdique. Puis le surprend à faire des bisous à sa fille Hope, ce que personne n’avait vu venir à l’exception de l’ensemble du reste de la population terrestre. L’affaire est donc terminée, ou presque, puisque l’on apprend qu’après son petit coup chez les Avengers, ces derniers le cherchent et… fin ! Avec une séquence post-générique comme Marvel les aime où l’on voit Pym remettre à sa fille sa propre tenue pour reprendre le rôle de sa mère : la Mouc… la Guêpe, la Guêpe.

Hydra n’a plus qu’a investir dans les raquettes électriques et tout devrait bien se passer.

Et… FIN !

___________________

« Et pour la Bulgare ? » me direz-vous ?

Hé bien, contrairement aux films de chez Marvel, je ne suis pas sûr qu’il y ait un deux.

Ou alors, ce sera avec des zombies.

113 réponses à “Oui mais c’est un Ant-Man

  1. Aaah ! Je l’attendais avec impatience ! J’ai commencé à le lire, mais il y a une coquille au début : sur le tooltip de l’affiche, ‘fim’ au lieu de ‘film’. Sans doute une fourmi qui a bloqué votre touche L. Voilà, je retourne à la lecture ;)

    • Deuxième coquille repérée : « sérieusement, à se budget là, ça ne vous choque pas ».
      A part ça excellent spoil, mais je suis un peu déçu que vous n’ayez pas exploité le fait que Scott soit censé garder sa masse en rétrécissant, rendant quelque peu impossible le fait qu’il flotte dans le bain, chevauche des fourmis ou autres choses drôles. Il en va de même pour le tank porte clé, qui n’est pas censé avoir sa masse modifiée par rapport à un vrai tank, donc le porter comme un vulgaire truc en plastique, c’est assez moyen !
      En bref, ils ont rajouté cette explication uniquement pour se vautrer. Il aurait suffi de dire que c’était extraterrestre et qu’on savait pas comment ça marchait, ça enlevait environ 1 incohérence par scène.

      • explication très simple pour ça : « ils ont fait la même dans le comics alors ça passe »

      • Avant, quand on ne pouvait pas expliquer un truc dans un film, on disait « c’est de la magie » et ca passait.
        Maintenant, on dit « c’est de la science », et ca passe pareil. La plupart des gens semblent penser que c’est la meme chose.

  2. Il me semble que le nom de Gros Pigeon c’est Le Faucon, ou le vrai, enfin je sais plus… Ils se ressemblent tous en même temps…

  3. « Par le studio créateur de Gardiens de la galaxie… »
    –> oké….

    « Par le caméraman stagiaire de l’équipe de nuit de Batman.. »
    « Par le concierge du syndic de l’immeuble où est né Spielberg »

    Bref.

      • Au USA c’est la plus part du temps le producteur qui a le final cut donc ça a du sens même si ça ne veut pas tout dire mais le studio par contre fait ce qu’on lui demande de faire donc… Le film a certes des incohérences énormes et un scénario sans surprise ni imagination mais les effets spéciaux sont bien faits et la 3D fort jolie pour une fois

  4.  » Et surtout, ne nous demandons pas d’où Cross connaît cette adresse, puisqu’aux dernières nouvelles, il n’a pas la moindre idée de qui est Scott ! »

    Alors aux dernières nouvelles, il affiche sur les écrans tout le dossier pénitentiaire de Scott au moment où celui-ci tombe dans son piège.

    Donc ça n’est pas aussi incohérent que le reste :-).

    • Il n’empêche qu’il n’a pas la moindre idée de qui est Scott, il sait juste que c’est le piniouf qu’il a capturé dans son piège x)

      • Ouais, c’est sûr, le fait de l’appeler par son nom, et d’avoir les photos de son casier prouve qu’il ne le connait pas du tout.

      • En fait le mec montre bien des photos de lui en prison et des photos de sa famille, donc il doit connaître son adresse par la même occasion… ce n’est pas incohérent mais nous ne sommes pas ici pour juger de la bonne foi de Maître Connard

  5. Très, très bon spoil.

    Sinon, le « Ce n’est pas la taille qui compte » sur l’affiche en catchphrase c’est juste magique.
    Des années de frustration enfin évacuées.
    Les 130M, ce n’est pas pour faire une histoire un poil cohérente. C’est simplement des personnes à Hollywood qui avait besoin d’une thérapie. C’était important pour eux de pouvoir évacuer tout ça.

    Je reste néanmoins déçu d’apprendre que Mongo, mon idole, a un ant-service trois pièces. J’espère qu’il compense avec un bon gros 4*4.

  6. Et il n’y a pas que dans l’hélicoptère où Cross enfile sa tenue en 5 secondes qu’il y a des problèmes de timing comme ça : dans la cellule aussi quand les fourmis amènent la tenue d’Ant Man, durant le cambriolage, où Scott trouve des parades à tous les systèmes de défense en improvisant, le tout en moins de 10 minutes.

    Et à un moment, Pym explique que le rétrécissement fait que les atomes se serrent plus fort, il n’y a donc pas de perte de poids. Ce qui fait que tout petit, Ant Man arrive à marraver tout le monde en leur fonçant dessus. Par contre ça n’explique pas comment le tank miniaturisé est devenu un imple porte clef. Où alors Pym a inventé un pantalon à poches sans gravité pour pas les déchirer.

  7. Bien vu Pam et Poum !! Euh sinon le coup du klaxon Cucaracha pour Luis c’est vrai, ? ( comme j’irai pas voir le film de toute façon..)

  8. La plus grosse incohérence à mon sens, c’est que tout le long ils tentent de nous expliquer « on rétrécit, mais on garde la même masse c’est pour ça qu’on est super baleze ! »
    Pourtant, si yellow jacket pesait encore ses 90kg, le coup de raquette que lui donne Scott lui aurait pêté le poignet, et la locomotive devenu géante aurait toujours été un morceau de plastique de 50 grammes, pas de quoi péter un mur donc ….
    Bref, ils auraient mieux fait de pas expliquer pourquoi ils gardent leur force originelle plutot que de se gauffrer de la sorte.

    • Effectivement, ils passent le film à appliquer un double standard. Dans la première scène où Scott tombe de la baignoire, il pète le carrelage (logique, sa masse est appliquée sur un tout petit point de pression) puis 30s plus tard quand il tombe sur le disque du DJ, pas une seule rayure. Un disque 33 tours est donc plus résistant que du carrelage.

    • En parlant de locomotive…
      J’espère que vous parviendrez à m’expliquer comment 2 personnes de 90 kg parviennent à se battre sur un train électrique sans l’éventrer ni ralentir sa progression ? L’intérêt de s’envoyer des wagonnets de 25 g en plastique à la margoulette ?? Et surtout, comment ces derniers font-ils pour exploser dans une gerbe de flammes ??!!

  9. « …« Ouiiii, mais bon, ce n’est pas le coeur du film qui… » sérieusement, à se budget là… » SE BUDGET

    aaaaaaaaaaaarghghghghghghghghghgh mes yeux ! mes pauvres yeux !

    • Ach, Hans a enkore laizzé vuir une pouteille te Zyklon. Za et les vautes te krammaire, za pike! Y’a de koi ze mettre en Führer.

  10. Méééeuh ! J’aimais bien Ant-man moi ! Honnêtement, le scénar est l’un des plus cohérents et intelligents des films de superhéros sortis ces dernières années. On en est pas au niveau « roman historique » de cohérence, mais pour un film d’action, c’est pas mal.

    Ceci dit, il y a quelques passages (comme celui ou Pym explique à sa fille la backstory de sa mère, ce qu’il n’avait aucune raison de ne pas faire plus tôt) qui auraient vraiment du être mieux écrits.

    Sinon, pour la réplique « Dites rien à Captain America », Mr Faucon n’a pas sonnée l’alarme parce qu’elle était déjà déclenchée (d’une façon ou d’une autre) par l’arrivée d’Antman. Faucon-man a été envoyé sur les lieux pour trouver l’intrus.

    • « l’un des plus cohérents et intelligents ». Euuh vraiment? J’ai pas passé un mauvais moment devant le film, les scenes d’actions sont bien foutues, mais le scénario est complètement crétin et pas original pour deux sous.

      • Encore une fois, pour un film d’action qui parle de superhéros, le scénar est pas mal, même si c’est vrai que l’histoire est assez convenue (encore que la façon de la raconter l’est moins, il y a des idées nouvelles).

        Et le scénario a des passages un peu idiots ou ridicules (mouahahah, je suis maléfique mais un peu con, je t’assassine dans les toilettes d’un bâtiment public…) mais tient tout à fait la route dans l’ensemble si on a un peu de suspension d’incrédulité.

      • La suspension d’incrédulité, moi je veux bien pour suivre l’histoire d’un super héro qui change de taille.
        Mais si dans le même film on nous dit qu’en devenant rikiki il devient super fort et garde le même poids au point de briser du carrelage en tombant dessus mais que deux scènes plus loin on le vois marcher sur du papier crépon sans le froisser, là ce n’est plus à un peu de suspension d’incrédulité qu’il faut faire appel, mais plutôt à un peu de lobotomie. (se référer à la blondasse de sucker punch à la fin du film, quand elle reste assise en regardant devant elle de manière béate.)

      • Mais non il faut décorréler l’explication de l’action. L’explication est un prétexte qui ne sert qu’à encrer le tout dans une mince réalité et s’adresse essentiellement à notre étroite raison. Une fois le travail sur la réalité fait, le spectateur croit en ce qu’il voit et ne cherche pas à tout comprendre dans le détail, il est pris par l’action. Le but n’est pas de tout rendre plausible sinon on ne ferait rien. Le truc est quand même de mettre le super héros dans une situation humainement impossible pour qu’il puisse s’en sortir de la façon la plus fantastique qu’il soit, sinon les enfants ne font pas ‘whaaa ! Il est super fort!’. L’auteur de ce site fait des blagues, il est rigolo. Le grand tort de pas mal de lecteurs de ce site, c’est de prendre un blagueur au serieux et de devenir un adapte. C’est d’autant plus d’hommage qu’ils se gachent le plaisir.

    • Ben en regardant Ant Man, je me suis fait la réflexion inverse à la tienne. Même si l’Odieux bouffe des films de super-héros, on ne peut pas nier qu’ils ont tous tenté de se crédibiliser quelque soit le studio d’origine. Ainsi Batman s’assombrit, et on charrie Wolverine en lui disant qu’il aurait pût porter du jaune fluo.

      Avec Ant Man, j’ai l’impression de voir un comics porté à l’écran. Le film ne fait aucun effort. C’est un comics sur grand écran, et une fois qu’on l’as capté, on est nettement moins exigeant.

      Je me demande s’il vont prendre ce cap, Marvel je veut dire. Après tout, c’est peut être l’une des raisons d’un si grand nombre de film: tenté « d’éduquer » les spectateur à accepté ce type d’incohérance.

      Dans un film classique, cela ne choque jamais personne qu’un héros brise une vitre et continue de faire des galipette, même pas l’auteur du présent blog. Leur but, est peut être de nous pousser à accepter un « genre comics » aussi déluré que les BD

      • Concernant Batman et Wolverine, il faut quand même noter que ce sont des comics pour un public un peu plus mature que Spider-man par exemple (surtout au niveau de l’ambiance et des graphismes). En ce sens, j’ai d’ailleurs trouvé Batman assez fidèle aux comics.

        Sinon il y a des films bien plus dans le style « comics » que Ant-Man: Sin City, 300, Watchmen… Pas tous très bien recus par le public…

    • Si l’alarme se déclenche à chaque fois qu’une mouche se pose sur le bâtiment du QG des Avengers, ils ne leur reste pas beaucoup de temps pour sauver le monde !

  11. Excellent spoil, comme d’hab, mais je suis d’accord avec les autres commentaires : mon cher Odieux, vous vous concentrez des fois si fort sur des détails que vous oubliez l’essentiel.
    Il y a en effet le problème du poids, comme cité plus haut, mais aussi celui des fourmis : Ant-Man aime ses fourmis, au point de leur donner des noms, ou de faire les évacuer avant l’explosion du batîment (les volantes viennent chercher les jaunes). Mais, il les envoit servir de leurre/chair à canon dans son combat contre Yellowjacket sans aucun remord, et pas plus quand il construit un radeau de fourmis : elles font comment celles du dessous pour pas mourir noyées ?
    Et enfin : une fourmi n’a pas de sentiments, et ne peut pas produire de son, n’ayant pas les organes pour. Je milite activement pour la création d’un job « Aide Google aux scénaristes ».

    • Ah oui, et c’est étonnant que personne n’ai gueulé pour le coup du niveau subatomique : c’est quoi le plus petit corps d’un élément ? on est constitué de quoi ? on respire quoi ? des atomes ? alors comment il peut être plus petit qu’un atome si le costume réduit juste la distance entre eux ?

      • Vu qu’un atome est constitua à 99,9999999999999999999999999999999999% de vide si t’enlève le vide, c’est possible d’être plus petit qu’un atome.
        Après on s’assoit sur toute les questions de forces de répulsions/attractions entre les machins, de physique quantique et autres, tout en chiant allègrement dans la bouche d’Einstein et consorts. Mais pas beaucoup plus qu’en disant qu’en réduisant l’espace entre les atomes, on peux miniaturiser ce qu’on veux.

      • Mr Abitbol, j’ai le déplaisir de vous annoncer que lorsque j’ai lu votre première phrase, j’ai de suite pensé à du JCVD repompé…
        Du coup, je me demande si cela n’expliquerait pas l’origine des scénars foireux des blockbusters hollywoodiens.. (Van Damme sous coke)

      • Ca serait une explication cohérente. Du coup on ne verra jamais de film Hollywoodien ou JCVD est un génie du mal qui déclenche la fin du monde en écrivant tout les scripts des blockbusters des 15 dernières années: ça serait trop cohérent. Dommage, je suis sûr qu’y avait du potentiel dans s’t’histoire.

      • Georges: une bonne idée de prochain roman pour l’OC peut être? En plus je suis certain que JCVD est un gars sympa qui ferait la promo du livre et accepterait de jouer dans le film qui en découlerait. En tout cas je vote pour!

      • L’histoire d’enlever des atomes, c’est l’explication de chéri j’ai rétréci les gosses :p

    • Il aime ses fourmis comme Patton aimait ses hommes, mais les envoyait quand même prendre les bunkers allemands à la grenade.

    • Certaine fourmis comme les fourmis Legionnaires d’Ameriques du sud, font des radeau avec les corps sans pour autaut noyer ceux du dessous, car elles créent des poches d’air avec leurs antennes :)

      Moi j’adore les fourmis, et même si tu crois qu’elles ne sont pas sensibles car elle ne le « disent » pas, ben elles ont des très bons moyens de communications, et comme tout animal elles ont une conscience.

      Je vous l’accorde le film est pas top, mais les fourmis c’est génial, et c’est bête que leur image soit entaché par ce film.

  12. Quand même Durendal trouve ça incohérent, c’est qu’il y a du souci à se faire ! J’attendais ce spoiler avec impatience et je ne suis pas déçu : aucun personnage n’est intelligent ! AUCUN ! C’est un exploit assez extraordinaire, je suis épaté …

    • Ah mais je suis pas le seul a remarquer que Durendal, en général; aime toutes les bouses et déteste les films sympa

      • Alors là je ne suis pas, mais alors pas du tout d’accord. Même si Durendal a de l’affection pour des bouses, ses films préférés sont plutôt excellents, et tout ce qu’il déteste n’est pas de la merde, loin de là.
        Durendal a simplement des critères différents puisqu’il accorde davantage d’importance à l’intelligence de la mise en scène qu’à celle du scénario. Ce qui n’a rien d’absurde, ce n’est pas un bouquin c’est un film, la mise en scène raconte autant voire plus que le scénario !
        Ce gars est assistant réalisateur, pas écrivain, donc il accorde peu d’importance à la cohérence du scénario puisqu’il se concentre sur la cohérence de la mise en scène. En faisant l’inverse, l’Odieux Connard, écrivain mais certainement pas assistant réalisateur, n’a pas des critères davantage pertinents.

  13. Franchement, j’ai tendance à être indulgent avec les blockbusters, mais celui-ci, c’est un record niveau incohérence et débilité totale. Un des pires Marvel. Ce qui est vraiment un drame.

  14. Pingback: Ant-Man | Le Bibliocosme·

  15. J’avoue avoir passé un bon moment devant Ant-Man.
    Même si certaines incohérences mon chagrinés.
    Oui, un Tank peut tomber sans dommages de trois étages. Ce qui est dedans par contre… Se ramasse à la paille.
    Les fourmis envoyées en éclaireurs pour aider un type de la taille d’une fourmi à entrer…
    Bien, vous me la refaites encore une fois ?
    MAIS ! Pour une fois, on a une explication à la débilité de certains personnages. Il est explicitement dit dans le film que le produit rétrecessisant rend con. Grand Vilain n’ayant pas de casque spécial pour réduire cet effet et ayant été longtemps exposé durant ses travaux, est devenu complètement crétin.
    Pym, l’ayant porté longtemps, même avec le casque est devenu un peu concon.
    POur les autres, malheureusement, nous n’avons pas d’explication…

  16. Un des points qui m’a halluciné, c’est le coup de la sécurité du bâtiment. Visiblement, il n’y a pas une seule caméra de surveillance, vu qu’il suffit de jeter un coup d’oeil dans le couloir pour ne pas être chopé en assommant un garde. Par contre, ils ont des grilles d’aération hyper surveillées…
    Et le coup de passer par les conduites d’eau en s’emmerdant avec une valve… Sérieusement ? Et passer par la porte d’entrée ? Ils avaient peur que les gardes aient eu la consigne de tirer sur tous les insectes qui tentaient d’entrer ?
    Sans oublier le cliché éculé qu’il suffit de détruire une salle serveurs pour effacer les données qu’elle contient… ce n’est pas comme si les sauvegardes sur site distant existaient…

    • Pour la sauvegarde sur site distant, ils n’en avaient peut-être pas, parce que des données très très secrètes, si vous les sauvez sur 2 sites, elles sont un peu moins secrètes, ou alors elles vous coûtent 2 fois plus cher?

      • C’est sûr qu’un grand groupe n’a pas les moyens d’acheter une baie ou deux pour les backups dans un autre centre…
        Sérieux ? Ils dépensent plus d’argent sur leurs tables designs qu’en louant une baie et 25 serveurs (+energie) sur 2-3 ans…

      • Pour le coup des données sur un seul site uniquement, ça peut se tenir dans l’univers Marvel.
        Sachant le nombre de personnes et d’organisations surpuissantes (Hydra, etc…), dont la plupart passent leur temps à se voler/récupérer des trucs les-uns les-autres, il peut faire sens en terme de sécurité, dans ce contexte, de ne réunir ses données qu’à un seul endroit, le mieux protégé possible (Hem…).

      • Je vais dans le même sens que Pierrot pour cette question, que je me suis également posée … et dont j’ai répondu de la même façon. Pour un tel projet aussi sensible, je vais éviter de faire transiter ce genre d’informations sur la toile, et me la faire voler par un pirate informatique.
        Bon du coup, ça veut dire que le bâtiment n’est pas relié au Web, et donc comment a fait le « hacker » du groupe pour pirater la grille laser ?

  17. Cette fois-ci, contrairement au film éponyme, Cross n’était pas joué par Michel Sardou ? Déception !

  18. Excellent spoil comme toujours !
    Heureusement que la combi d’Ant Man nous protège du péril Russe et des Nazis, on devrait suggérer à Mme Nuland d’en déployer quelque unes en Ukraine … /lol

  19. Ah ! Le  » marché de l’agrandissement de péniches  » ! Merci Odieux, j’en pleure encore de rire !^^

  20. Petit rappel sur les films amerloques:
    Chez eux, un scientifique est capable de démarrer une centrale nucléaire, piloter un sous-marin, fabriquer un missile guidé au laser, pirater le pentagone, lire toutes langues connues comme l’araméen, réciter le panthéon viking, extraire de l’adn avec un papier buvard, mais pas changer un pneu ( c’est réservé au héros sous la pluie, afin d’admirer sa musculature ).
    Tout ça avec le même diplôme de « scientifique ».
    Comme quoi, ça reste cohérent avec le scénario…

    • D’ailleurs, rien que pour rappeler que Stark n’est pas un génie trop génial comme l’aime à le hurler ses fans trépanés, mais juste un bricoleur/inventeur d’armes, j’ai une folle envie de faire l’amour dans le corps du dialoguiste qui a rajouté cette ligne de dialogue. Car oui, dans Marvel, les vrais génies sont M. Pym, M. Fantastique, voire M. Banner quand il n’est pas transformé en représentant d’une marque de conserves de légumes (Géant Vert). Pas M. Stark, qui sans être le dernier des crétins, n’est qu’un mec qui fabrique des armures tunning, pas un chercheur en science fondamentale.

      Sinon, vous avez parfaitement raison M. l’aquaphile.

      • Sans vouloir faire le difficile, dans Marvel Stark est quand même plus qu’un simple bricoleur/ingénieur. Lorsque Pym est nommé « Earth’s scientist suprem » par Eternity, Red Richard et Stark sont présentés comme ses Alter-egos, Red « The Explorer » qui est dans la découverte de la science pure, Pym est « The Mage » qui utilise la science pour faire des choses un peu fantastiques en dehors des conventions et des idées habituelles, et Stark est « The Engineer » qui peut utiliser la science de la façon dont il le souhaite pour la plier à son univers.

        On est quand même un peu au dessu du bricoleur/inventeur d’armes !

      • Oldgoth : vous avez parfaitement raison, mais un peu de mauvaise foi me semble approprié au lieu.

  21. Salut l’Odieux ! J’ai découvert ton blog il y a peu et je me régale. Bravo, que de virtuosité !!

    J’ai une question de la plus haute importance à te poser : quand est-ce que tu nous spoil Koh Lanta ?

  22. Je ne l’ai pas vu dans le spoil, ni dans les commentaires, alors c’est peut etre une erreur de ma part, mais je croyais que le fait qu’ant man soit si puissant, c’était du au fait qu’il conservait sa masse, vu qu’on rapprochait uniquement le vide entre les atomes.

    Du coup, le char d’assaut en porte clés, c’était un char d’assaut en plastique ou le docteur était haltérophile ?

    • Tu es vraiment sûr de rien avoir vu dans les commentaires ? (à lire sur un ton humoristique/taquin et non condescendant bien entendu)

      • Complètement sur, dis je sur un ton vaguement sur de moi en cherchant un bouton « edit » aux commentaires.

        Mais merci de me l’avoir fait remarquer tout de même ;)

  23. Je reste sur ma faim face à cette énigme présente sur l’affiche du film, et dont personne ne fait mention:
    Qui diable sont ces fameux Michael et Douglas, et pourquoi jouent-ils tous les 2 le même personnage ?

  24. [quote]Sérieux ? Ils dépensent plus d’argent sur leurs tables designs qu’en louant une baie et 25 serveurs (+energie) sur 2-3 ans…[/quote]
    Ah, ça, aussi regrettable que ça puisse paraître, c’est crédible.

    De la même manière qu’un entrepreneur préfèrera rogner sur les contrôles de sécurité de ses produits plutôt que sur leur design ou – horreur suprème – sur sa marge bénéficiaire.

  25. Cher M. Connard, parmi les incohérences du scenario, je suis étonné que vous n’ayiez pas relevé que le boîtier de l’alarme de la maison de Pym se trouve… à l’extérieur de la maison, ce qui la rend facilement piratable, d’autant qu’il y a juste un bête mur pas très haut à enjamber, comme le prouve bien Scott.

  26. Et c’est bien connu que pour pirater une alarme il faut brancher un minuteur de cuisine dessus c’est dans la notice de tous les minuteurs : il font horloge minuteurs et dérivation du signal pour alarme. Pareil pour comprendre a quoi sert la connectique de la combinaison il suffit de brancher un multimètre. Et dans la scène de préparation de cambriolage c’est connu que seul les mecs louches peuvent se procurer un minuteur de cuisine et un multimètre… sI on part comme ça je fais un commentaire aussi long que l’article

    Mais personne n’a pensé aux possibilités fantastiques qu’offre le pistolet rétrécissant, et par corolaire que le truc a commercialiser c’est ça et pas cette connerie de Yellow Jacket et ses bras qui marchent on sait pas comment ?

    • « Mais personne n’a pensé aux possibilités fantastiques qu’offre le pistolet rétrécissant »
      Je pense que la version grossissante serait plus « bankable »…

    • J’ai aussi vu la bande annonce de « Labyrinthe : Terre brûlée », en allant au cinéma ce week end … voir « Ant man ».
      Bon, par contre, j’irai pas voir les deux films évoqués, donc si j’achète les deux bouquins de l’OC, on aura le droit aux spoilers ?

  27. Bonjour,

    Je suis bulgare et je n’apprécie pas la façon dont vous traitez mes compatriotes.
    Plus sérieusement, je voulais faire un commentaire sur l’histoire de la bonde du bain. J’ai remarqué que souvent dans les films et séries américaines, les protagonistes allument leur douche/ bain et rentrent une minute après. J’en ai déduit, en plus d’une expérience de première main certes assez circonscrite, que leur tuyauterie sont pourries et qu’en plus, comme ils s’en battent la ouate de la nature et que c’est des grosses chochottes, ils attendent que l’eau soit bien chaude en fait. Donc, ce n’est pas moins con, mais c’est explicable.

    Amicalement,

    Une bulgare non sédatée.

  28. Et dans la catégories incohérences passées à la trappe :
    – La baignoire qui déborde au bout de 2 sec de remplissage
    – La fourmi qui s’accroche à la voiture de flic lors de l’évasion, avec la justification « le quartier est bouclé, c’est la solution pour sortir »
    – L’infiltration par la vanne d’eau plutôt que la poche de Pym
    – Ant Man qui retire son masque face aux flics plutôt que de rétrécir
    – Ant Man qui entend la voix de sa fille en échelle sub-atomique
    – …

  29. Je suis presque content de voir que ce film est bien une daube monstrueuse, comme je l’éspérais.

    Bien fait pour eux, z’avaient qu’à laisser Edgar Wright fair le taf. Le scénario aurait peut-être pas été beaucoup plus cohérent mais au moins visuellement ça auriat été classe. Et y aurait eu du vrai humour.

  30. En fait le cliché limite raciste des mexicains gaffeurs, Lol y Lol, c’est Jar Jar Beans ?

  31. Cela fait quelques semaines que je ronge mon frein pour lire cet article … En effet, ayant prévu d’aller voir Ant Man, je ne voulais pas me faire spoiler avant de l’avoir vu. C’est chose faite, j’ai donc pu dévorer l’article. Comme souvent : un peu de mauvaise foi (en même temps, on est prévenu maintenant), beaucoup de sagacité (rien à voir avec le tennis de la brousse) et d’humour. Je vais pas tenter d’expliquer l’inexplicable ou l’explicable, ces feignasses de scénaristes n’avaient qu’à le faire eux même. Je rejoins cependant ceux qui évoquent les problèmes de « masse conservée », ne serait ce que seulement avec ça, la fourmi volante qui porte Scott doit sans doute avoir le même soigneur que M. Amstrong (celui qui est allé en vélo sur la lune), car elle se trimbale quand même un bonhomme de 80 kg … Ou alors Scott est en réalité un Somalien. A voir aussi l’intérêt de faire un cambriolage le jour d’une réception (avec moult personnages importants, donc forte sécurité), plutôt qu’un Dimanche soir alors que tout le monde est en week end, sauf 2 pauvres vigiles.

    Je me demande si les scénaristes d’Hollywood ne font pas exprès de faire des films qui violent la santé mentale des spectateurs … Car ainsi, les spectateurs moyens n’étant finalement pas si cons, ils se sentent intelligents en constatant toutes les âneries qu’on leur sert, et donc cela flatte leur ego, mouhahahaha théorie du complot !
    Ou en fait, les scénaristes sont juste de gros flemmards, qui comptent sur les « fans » qui les défendront quoi qui l’en coute, et le fait que le spectateur moyen soit en fait un zombie trépané au marteau piqueur …

    Vous avez 4 heures.

  32. Ma récompense pour avoir lu chaque ligne de cet article de haute volée : « la fameuse dimension ou l’espace et le temps n’ont plus cours aussi appelée l’administration française »

  33. Le plus incohérent selon moi, c’est qu’Ant Man est absolument inutile : Hope peut, en tant que bras droit de l’Evil chauve de service (merci Lex Luthor du pauvre), rentrer dans le local serveur (elle y va en plus), lancer un super virus (si ça existe) et/ou faire tout sauter en posant elle même une micro charge qu’elle aurait cachée dans son sac à main ou une bague de super espion (la cohérence n’empêche pas le fun) et la déclencher plus tard. En tant que directrice adjointe (ou responsable marketing, je sais plus) elle a même la possibilité d’être sûre que tout le monde est sorti. Et même s’ils veulent utiliser les fourmis, elle et son père les contrôlent A DISTANCE! Pourquoi mettre un micro-type en plein milieu?
    Cela dit, j’ai passé un bon moment quand même . C’est tellement du gros nawak que ça en est vraiment distrayant … Au moins le concept même d’Ant Man est plus fun que Thor par exemple (un alien scandinave déifié avec un marteau télépathe?, non mais franchement)

    • Avant de poster ce commentaire je tiens à précise que comme LB, j’ai globalement bien aimé le film, (vu qu’on nage dans de l’incohérence du début à la fin au bout d’un moment on arrête de jugé le film sur ce critère) et j’ai attendu de voir le film pour lire la critique du maitre de ces lieux.
      Pour faire écho à ta remarque, et ajouter à la liste d’incohérences qui servent juste au film:
      – Pourquoi cross ne vends pas le désintégrateur ( qui semble être une arme pas mal, genre « mortel » )
      – L’entré d’un bâtiment est assez sécurisé pour empêcher ant-man de passer (déjà une incohérence en sois vu le monde qu’il y a à travailler dedans) et il n’y a pas plus de sécurité pour les zones sensibles du labo qu’il atteint sans problème ?? (genre des zones de sécurité renforcé ou même juste anti-insectes)
      -De toutes les façons de voler le costume pourquoi ont-ils choisie la plus compliqué (plutôt que d’éteindre le laser, tu balance une bombe ou un acide par exemple.)
      – Personne n’a pensé à kidnapper/neutraliser le méchant ? (d’ailleurs personne ne pense beaucoup pour créer des plans efficaces dans ce film)
      – Pour ce qui est du poids, il y a une règle avec les super pouvoir des comiques : c’est de la super-science donc c’est magique, donc la science normal ça sert à rien et le pouvoir marche quand même!
      – La plus grosse : les gens ont créer un rayon qui permet d’agrandir et de réduire la matière et tout ce qu’ils en font c’est UN PUTAIN DE HÉROS EN COSTUME ROUGE!!!!!!! ET LE PIRE, C’EST QUE LE SEUL SOUHAIT DU MÉCHANT EST DE FAIRE UN PUTAIN DE SOLDAT EN COSTUME JAUNE !!?!!??! ((s’il veux gagner de l’argent c’est pas les opportunités qui manquent genre il monte une compagnie de transport de marchandises miniatures, de navette spatiale ou même plus con des drones miniatures télécommandés avec son laser transformateur pour rester dans l’armement, Là on a de vrais tueurs indétectables)

      PS : pour les poncifs se référer au « héros aux mille et un visages »

  34. Je lui avait mit l’excellente note de 4/10 sur sens critique. Tu m’as convaincu, je vais la réduire a 3.

  35. Bonjour,
    J’ai également regardé Ant-Man et personnellement, j’ai beaucoup aimé. Comme tu l’as dit dans ton article, c’est vrai qu’il y a quelques incohérences dans le film, mais l’ensemble était bien.

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