The plus ou moins Expandables – 3

« Non mais c’est un film d’action ! Tu vas pas non plus demander un scénario écrit par Sartre !« 

François soupira et plongea sa main dans le saladier de chips tout en secouant la tête. Il en avait assez, de cette bande de prétentieux qui n’arrêtaient pas de critiquer l’intrigue des films d’action. Après tout, on y allait pour voir des explosions, alors il ne fallait pas se plaindre qu’il n’y ait pas une intrigue politique. Il jeta tout de même un coup d’œil du côté d’Alice, l’étudiante en sociologie qu’il essayait de séduire depuis un moment. Son regard s’arrêta brièvement sur son débardeur bien rempli, mais voyant que la jeune fille portait son regard vers lui, il prétendit regarder ailleurs. Elle n’avait pas l’air de l’avoir vu. Ou de désapprouver son propos, ce qui était plutôt une bonne chose. Elle n’était pas comme toutes ses coincées de Télérama qui réclament des… des… mais que regardait-elle ? Son épaule ? François fronça les sourcils et constatant qu’il n’y avait pourtant pas les pellicules qu’il craignait d’y voir, ne comprit pas de suite.

La fenêtre explosa soudain derrière-lui, et il y eut une terrible détonation qui projeta au sol une bonne partie des objets et étudiants qui peuplaient la pièce. François ouvrit péniblement un œil pour constater que le saladier lui était tombé dessus et qu’il était couvert de chips. Malgré le sifflement dans ses oreilles et sa tête qui lui tournait, il entendit clairement Alice s’exclamer avec enthousiasme :

« Hooo, les Excusables !« 

Ce qui fut plus mystérieux encore fut le gros poing ganté qui s’abattit sur le visage de François à la seconde où il tentait de relever la tête, suivi d’un autre, puis de toute une série de coups de divers trucs, dont, François en était certain, au moins un taser et une boîte de Pringles qui traînait et que quelqu’un tenta d’utiliser pour l’aider à élargir son horizon. Alors qu’il était au sol, à demi-inconscient, il aperçut enfin penché au-dessus de lui, le visage aux cheveux et au mauvais rasage poivre et sel du chef du commando, fronçant les sourcils.

« Alors François ? Sais-tu qui nous sommes ?
– Moi je sais ! s’exclama Alice depuis le clic-clac en sautillant.
– Oui jeune fille aux tressautements dignes d’intérêt ?
– Vous êtes les Excusables ! A chaque fois que quelqu’un utilise une excuse de merde, vous intervenez et lui maravez la margoulette ! A ce qu’il paraît que dans chaque bureau de la vie scolaire de France et de Navarre, il y a une ligne directe pour vous appeler tant les mots d’excuses pour les retards sont nazes ! HooOOOoooo Monsieur Connard, j’adore votre commando ! Je vous adore !
– Certes, mais je suis là pour le travail. Alors François, sais-tu pourquoi ton excuse est à chier ?
– Mmm… non ? dit-il en crachant une dent.
– Parce que qu’importe le film, la cohérence est un principe de base. A ne pas confondre avec le réalisme. Ainsi, surtout dans le cadre d’un film d’action tout bête, ce serait quand même dramatique de ne pas arriver à écrire un script tout bête.
– Tu comprends ? »

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François hésita. D’un œil, il constata qu’Alice continuait à regarder amoureusement le chef du commando, et que les autres étudiants présents restaient à terre sans rien dire, terrorisés par le second du chef qui les menaçait à l’aide d’un fusil à pompe. Il réfléchit à ce que l’on venait de lui dire et conclut :

« Non.« 

L’homme penché sur lui secoua la tête et se tourna vers son adjoint.

« Diego, je crois qu’il va nous falloir une autre boîte de Pringles. Quant à vous, les autres, je vais vous donner un exemple : Expandables 3. Des coups de fusil, des explosions… ça doit pas être bien compliqué. Alors peut-on quand même se rater ? Spoilons mes bons !« 

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L’affiche : plus de la moitié est réservée au casting. L’autre moitié aussi. Bon, hé bien je crois que tout est dit quant à ce que ce film propose.

Tout commence quelque part, au Moumoukistan, alors qu’un train blindé faisant office de transport de prisonniers circule à vive allure au milieu du désert.

Ce que les fiers Moumoukis ignorent, c’est que bien plus loin sur la ligne, un hélicoptère est posé sur les voies et des hommes aux muscles comme des bouillottes et aux testicules souvent confondus avec des ballons de plage (ce qui a conduit plus d’une fois à des drames et des procès que je vous passe) sont en train de tendre un lourd câble métallique en hauteur entre deux poteaux : ce sont les Expandables, le super commando d’élite de la mort qui réussit toutes ses missions avec panache (et blagues pourries).

Mais l’équipage du train blindé ne sait rien de ces événements. Ainsi, à bord, l’un des membres d’équipage est en train de téléphoner à son chef pour lui parler de l’avancement de la mission. Je vous traduis donc ce dialogue, issu du langage Moumouk (que j’ai étudié en LVIII au lycée, je savais que ça me servirait un jour).

« Allô, Zoumtar le vilain chef de prison ? Ici Kaloum le chef de train blindé un peu con.
– Je t’écoute Kaloum.
– Je tenais à vous dire que nous avions le prisonnier et que nous arrivions dans quelques minutes.
– C’est très intéressant Kaloum. Mais tous les occidentaux qui regardent ce film vont un petit peu se foutre de notre gueule.
– Ben pourquoi ?
– Peut-être parce qu’aux dernières nouvelles, tu es dans un train blindé qui fonce vers ma prison et que je t’y attends vaguement ? Du coup, où est-ce que tu as vu jouer que les transports de prisonniers n’avertissaient pas la prison où ils allaient, sauf deux minute avant leur arrivée du genre « Au fait les mecs, on est en bas, faites péter les chips ! » ?  Ce sera pas juuuste pour aider le spectateur à comprendre le pitch, ce coup de fil ?
– Ouais, enfin Zoumtar, t’es gentil mais toi tu commandes une prison qui n’est reliée QUE par une voie de chemin de fer qui rentre directement dans le bâtiment. Alors niveau logique, touche à ton cul.
– Ah ouais ? Et qui c’est qui a tout un train blindé pour transporter un seul prisonnier ?
– Tu fais chier Zoumtar ! Toi et tes portraits partout alors que tu es juste chef de prison ! Bon tu sais quoi ? Je propose qu’on se fasse exterminer par les Expandables. Ça réglera le problème.
– Vendu ! »

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Et sur ces entrefaites, l’hélicoptère des Expandables arrive au-dessus du train blindé, et les hommes du commando mitraillent les geôliers sans pitié.

Bon, ils sont peut-être vaguement aidés par le fait que sur les 25 mecs sur le toit, aucun ne tire même une seule balle de kalachnikov sur l’hélicoptère. Vous pouvez regarder, j’ai guetté, et non, aucun. C’est vrai que du coup c’est vachement plus pratique. Cela dit, le train blindé n’est pas complètement dénué de défenses : ainsi, alors que l’alarme est donnée et que toujours plus de Moumoukis montent sur le toit du train pour se faire massacrer sans tirer une balle, sort d’un wagon une grosse pièce de DCA. L’hélicoptère des Expandables a donc tôt fait de voler bas et de se planquer derrière le train pour ne pas pouvoir être touché par la pièce montée (je fais pareil durant les mariages), et attend donc tranquillement que le câble tendu plus loin sur la voie fauche tous les Moumoukis encore sur le toit, puis fauche net la pièce de DCA (qui oui, est fauchée alors que les deux poteaux sur les bords de la voie, eux, ne bougent pas : c’est tout de même bien fait, sûrement des poteaux lestés à l’uranium).

Bon, l’autre option, ami Expandable, c’était juste de laisser le câble faire. Après tout, ça aurait fauché tout le monde sans tirer un coup de feu, et vous pouviez ensuite prendre le reste de la garde locale par surprise dans les wagons. Mais l’hélicoptère était tellement plus cool, vous avez raison.

Bref : le commando infiltre le train, nettoie les derniers survivants, et s’en va libérer un Monsieur tout attaché dans un coin (vraiment, ce n’est pas juste un donjon belge blindé), qui cela fait, ignore superbement les Expandables, obsédé par le fait de se venger de ceux qui l’ont laissé enfermé là (durant 8 ans, nous l’apprendrons plus tard). Mais malgré 8 ans sans exercice, Doc, puisque c’est son nom, bondit partout comme un cabri, ignore les Expandables qui lui ordonnent de filer à l’hélico pour s’enfuir, et à la place, retourne courir sur le toit du train pour foncer vers la locomotive. En chemin, il tue deux sentinelles qui… qui…

… qui attendaient là ? Malgré l’alarme ? Les coups de feu ? Tous les cadavres autour d’elles ? Mais enfin ! Qui a eu cette idée absurde ?

Le Doc (ce qui pour certains, sera toujours lié à la phrase « Non, ce n’est pas sale« ) remonte donc jusqu’à la locomotive, bloque les gaz à fond, bondit sur les commandes du canon en tête de train (normal) et se met à arroser la prison sitôt qu’il est assez près, où tous les gardes viennent se faire massacrer en se pointant devant son arme. Puis, au dernier moment (évidemment), il rejoint l’hélicoptère des Expandables pour s’enfuir loin de la prison au moment où le train y rentre à fond et… explose. Voilà. Hop. Avec toute la prison. Mais oui. Adieu, Zoumtar, donc.

Qu’eeeest-ce que c’était que cette scène ?

Attendez, je sniffe un peu d’éther et ça devrait aller. Voiiilà. Les Expandables retournent donc sur un aérodrome isolé où ils font exploser l’hélicoptère, pour ne pas laisser de traces, avant de remonter dans leur énorme avion pas furtif du tout sur lequel il est écrit en gros « EXPANDABLES ».

Ah oui. Effectivement, ça valait le coup de faire sauter l’hélico. Nul doute que toute la chasse du pays, sitôt qu’elle aura vu l’avion sur ses radars, n’aura pas besoin de bien longtemps pour savoir a) qui a fait le coup, b) abattre tout le commando qui vient de faire sauter une prison avant de retourner à la maison fêter ça avec un chant traditionnel Moumouk. Mais comme le dit le proverbe : au Moumoukistan, on n’a pas d’avions, mais on a des trains blindés. Les Expandables peuvent donc rentrer tranquillement au pays pendant qu’à l’intérieur de l’appareil, tout le monde discute paisiblement. Je vous résume donc la conversation :

  • Le Doc était à la fois un médecin et un Expandable. Raison pour laquelle Barney Ross, le chef des Expandable, est venu le sauver
  • Oui, ils ont mis 8 ans à le sauver, mais parce qu’il était prisonnier dans un lieu super secret et qu’il a fallu le temps de le trouver
  • Le Doc avait été capturé parce qu’il avait tenté un coup d’état au Swaziland
  • A l’arrière de l’appareil des Expandables sont accrochées toutes les plaques de ceux tombés au combat pour rappeler que la vie de mercenaire, c’est trop triste, tavu

Mais surtout, Barney annonce une chose importante au Doc : en fait, il déconnait, hohoho, haaa, qu’est-ce qu’on rigole copain. Ils ne rentrent pas à la maison. Ils vont d’abord en Somalie où ils doivent abattre un trafiquant d’armes, Victor Minsk. Parce que trafiquer des armes, c’est mal.

Le Doc fait donc un peu la gueule, se rase avec un énorme couteau, comme ça, hop, pour bien montrer que c’est un ouf, et toute la petite équipe se rend dans un port de Somalie pour infiltrer discrètement le point de rendez-vous. Coup de bol, dans le coin, tout le monde porte le chèche pour se voiler tout le visage, donc ça devrait faciliter le boulot des Expandables, puisqu’ainsi, ils pourront dissimuler leur… leur…

Ho.

En fait, Barney a préféré, intelligemment, filer des chèches aux noirs de son équipe et des casquettes aux blancs histoire que l’on puisse bien voir leurs visages. Barney, tu n’as pas compris le jeu ?

Je ne sais pas mon petit Barney. L’inverse n’aurait-il pas été plus rusé ? Non parce que là, des blancs surarmés qui se promènent au beau milieu de la Somalie, j’ose penser que ça devrait vaguement attirer l’attention et faire comprendre au premier péquin venu qu’il y a des étrangers dans le coin. Mais bon. Alors que quand tout le monde est armé et a le visage masqué, tu aurais pu te faire passer pour une milice. M’enfin bon, hein, c’est toi l’Expandable, tu sais.

Toujours est-il que le script, lui, n’a pas prévu cela : nos larrons peuvent donc courir dans tous les sens l’arme au poing sans que personne ne les remarque (ce qui aide pas mal), et ils finissent par arriver jusqu’à la zone de rendez-vous, où ils s’embusquent dans un container suspendu à une grue pour mieux observer ce qu’il se passe, ce qui est très intelligent, vous en conviendrez (une roquette, et hop ! Au revoir les copains !) . Mais alors que Barney observe l’arrivée du fameux Victor Minsk, soudain, il devient tout fou en reconnaissant ledit Victor : il s’agit d’un homme qu’il connaît bien, son ancien très méchant associé, supposé mort, avec qui il avait fondé les Expandables : Conrad Stonebanks, de son vrai nom.

J’en déduis donc que Barney avait pour mission d’abattre un type sans savoir à quoi il ressemblait. Pratique. Dans le doute, il aurait sûrement tout fait péter.

Bref, tout fou, vous dis-je, Barney bondit hors du container, puis hurle « CONRAAAAD STONEBAAAAANKS ! » et se met à mitrailler dans tous les sens sans viser.

Mais enfin ? Barney ? Depuis quand on annonce son attaque pour attaquer un mec ? Tu t’es cru dans Naruto ou bien ?

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Quelques secondes avant que notre héros ne devienne tout fou : notez que je ne mens pas quant à la qualité de leurs déguisements pour infiltrer la Somalie. C’est… bluffant.

Résultat, Barney rate tous ses tirs (car oui, d’habitude il tire comme un dieu, mais là, non), et Stonebanks, vaguement alerté par ces cris de cochon qu’on égorge riposte mais lui aussi rate alors que c’est un tireur d’élite (ce serait bête que le film s’arrête là) et c’est donc une fusillade digne d’une soirée paintball chez Gilbert Montagné qui s’ensuit. Les Expandables tentent donc de fuir les lieux maintenant que leur chef a donné l’alarme comme un gros débilou, et ils s’enfuient donc en camion volé au travers du port somalien. A noter que chez les Expandables, c’est comme dans Zelda : à un moment, ils traversent un mur en béton avec leur vieux camion pourri. Comment font-ils pour savoir qu’il va céder ? Hé bien c’est facile : le mur est marqué par une grosse fissure.

Pratique. J’attends donc « Expandables 4 – Panique à Jardiland » où ils font péter pots et buissons pour gagner de l’argent.

Autre super pouvoir des Expandables : la télépathie. Ainsi, alors qu’ils fuient en camion, deux autres Expandables sont encore dans la rade du port avec un canot. Barney leur lance donc par radio « Rapprochez-vous le plus possible !« 

Personnellement, moi, si on me dit ça, je me rapproche. Avec dans l’idée que les mecs veulent sauter, rejoindre le canot et gagner le large plutôt qu’être coincé dans un port avec 1 500 mecs aux trousses. Sauf qu’en fait non. Car les Expandables du canot ont bien compris que le message était « Faites des acrobaties avec le canot pour sauter en l’air et atterrir à l’arrière du camion. »  Ce qu’ils font avec succès. Je n’aurais donc jamais pu être un Expandable : je ne suis pas assez con. Ou télépathe. Ou les deux (on parle alors de « Professeur Xavier« ).

Sauf qu’alors que nos héros ont massacré à peu près tous leurs poursuivants, voici qu’un bruyant « flap-flap » se fait entendre au-dessus d’eux ; il ne s’agit pourtant pas d’un énorme Cupidon sur le retour, mais pire : de l’hélicoptère de Conrad Stonebanks. Qui vole à 25 mètres au-dessus de nos héros, le méchant assis à la portière avec son fusil.

Et là, c’est le drame. Suivons plutôt ce qu’il se passe en bas.

« Barney ! Quelle chance, ce couillon de Stonebanks est juste au-dessus de nous, bien en vue et à bord d’un appareil tout fragile alors qu’on a des tonnes d’armes de foufou !
– Non. Je propose plutôt que l’on reste ici à ne pas tirer en regardant la scène au ralenti.
– Hein ? Mais Barney, enfin ! On peut le tuer, là, tout de suite !
– Chut.
– Ecoute je… aaaAAAAAaaah ! Stonebanks vient de me tirer une balle dans la jambe !
– Ah oui, c’est ballot. Surtout qu’en plus il ajuste bien lentement. Mais tu sais, quoi, on ne va rien faire. Attention, je crois qu’il va tirer à nouveau.
– Putain mais… AAAAAaaaïeuuuuh ! Une balle dans le cul ! Non mais… Barney ! Fais quelque chose !
– Attends, je regarde en l’air sans rien faire avec une moue contrite. Je suis occupé.
– Relou ! »

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Et en effet : César, l’un des membres de la bande, après s’être fait trouer le genou et le cucu, se retrouve à terre avec autour de lui ses petits camarades qui font du rien. Non mais sérieusement ? Vous avez fait 10 minutes de fusillade, vous ne pouviez pas le blesser là, de manière crédible ? Pourquoi les seuls moment où les mecs sont ENFIN touchés sont AUSSI surréalistes ? Stonebanks, qui visiblement, est un sacré déconneur, appuie sur un gros bouton à l’arrière de l’hélicoptère, et aussitôt, un gros missile sous l’appareil vole vers le camion de nos héros et l’explose, propulsant tous les Expandables dans l’eau voisine, le véhicule étant stationné en bordure de quai.

Il faudra m’expliquer comment le missile a pu toucher le camion, sachant qu’il y avait 15 véhicules autour et que Stonebanks n’a pas visé ou fait quoique ce soit. Il a juste appuyé sur un bouton rouge pour larguer le missile. Peut-être que c’était un missile renifleur de gentils ? Une fois qu’il a senti cette odeur unique faite de big balls, d’amitié et de poudre, il se dirige droit vers la cible ? Mystère. En tout cas, j’en veux un comme ça. S’il pouvait aussi renifler les blogueurs qui font des vidéos pour dire qu’ils ont pleuré devant Lucy, ça me ferait plaisir. Merci.

Mais dans tous les cas, nos héros ressortent de l’eau, et devinez qui a encore plus bobo que 5 minutes avant, avec désormais un trou dans le poitrail ? César.

« Chui sûr que c’est parce que je suis noir ! » pleure-t-il alors qu’autour de lui, ses camarades sifflotent très fort. Avec l’aide du Doc, ils parviennent à le stabiliser pendant que tout le reste des milices somaliennes du port est parti pour sa pause déjeuner (je vous laisse insérer vous-même ici vos calembours sur la pause déjeuner en Somalie, tas de fripons), puis, aidés de leur téléporteur, ils retournent sans explication malgré toutes les forces hostiles à leur gros avions pour filer aux Etats-Unis déposer César à l’hôpital, remplir quelques papiers, filer sa carte vitale et appeler sa mutuelle pour savoir si elle couvre les soins liés à des balles dans le cul et des missiles magiques (la dame de l’accueil aurait raccroché à ces mots, Barney n’a pas bien compris pourquoi).

Mais à la sortie de l’hôpital, Barney tombe nez à nez avec le chef des opérations de la CIA : Max Drummer. Barney est donc bien étonné.

« Mais attendez ! N’était-ce pas Bruce Willis jusqu’ici, mon contact à la CIA ?
– Si, mais il coûtait trop cher. Bonjour, je suis Harrison Ford, et j’étais en promo. Vous m’avez peut-être vu dans Star Wars, Indiana Jones ou encore Witness. 
– D’accord, qu’est-ce que vous voulez, Monsieur…
– Max Drummer. J’insiste. Voilà mon problème : je vous ai envoyé tuer Victor Minsk.
– C’était pas Victor Minsk, c’était Conrad Stonebanks ! Mon ancien associé et ennemi juré que je croyais avoir tué il y a bien longtemps !
– Ah oui ? Hahaha, hohoho… quel dommage que l’on ait oublié de vous filer une photo du sujet ou de vous dire que c’était votre ancien associé ! C’est vraiment trop ballot. Bon, enfin bref : vous avez merdé, alors je suis venu vous faire les gros yeux. 
– Ho non ! Pas les gros yeux !
– Grouuuu !
– Non, arrêtez Drummer !
– Très bien. Mais sachez que Minsk, Stonebanks ou qu’importe comment vous l’appelez est un gros rascal qui a torturé et tué mes meilleurs hommes. Je veux sa peau. Alors vous attendrez qu’on le retrouve, et vous rattraperez le bazar que vous avez mis en Somalie, okay ?
– D’accord. Mais vous ne me faites plus les gros yeux, hein ?
– Non. Allez, filez Barney ! Vous avez du pain sur la planche. »

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Et il y a en effet du pain de mie sur la planche à burger, car de son coté, Stonebanks vit heureux. C’est un trafiquant d’armes qui vend des armes aux méchants pays, et est donc très riche et aime l’art. Car comme dans tout bon blockbuster, les pauvres sont sympas et ont des plaisirs simples, alors que les riches sont tous des enculés qui aiment les trucs de bourgeois.

Ces préjugés, je vous jure.

Attendez, je vais me reprendre un petit verre d’un excellent alcool de 110 ans d’âge et je reviens.

Voilà, que disais-je ? Ah oui : c’est fou comme le bon goût est forcément associé à des personnages de connards. Ces scénaristes ne font aucun effort.

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Alors que les gentils, ils boivent de la mauvaise bière à la bouteille avec des chapeaux à la con et des chemises moches lors de soirées karaoké. Ça me vend du rêve.

Barney en tout cas en a pris un coup au moral : depuis que César a été blessé (et en même temps, si je trouvais la bande d’idiots qui était restée sous l’hélicoptère à attendre les balles), il n’a plus envie de voir d’autres Expandables mourir. Il réunit donc toute la petite bande et leur explique que c’est fini. Ils peuvent prendre leur retraite. Car ils sont des reliques du passé et il n’a pas envie de voir d’autres camarades se faire cartonner comme des crotouilles. Evidemment, chacun soupèse ses balls tout en expliquant que jamais il n’abandonnera ce beau métier qu’est celui de mercenaire, et que Barney ne peut pas faire ça, mais si.

Et il le fait.

Seulement voilà : Barney n’a pas non plus oublié que Stonebanks devait mourir. Déjà parce qu’il devrait déjà être mort, et ensuite parce qu’il a fait bobo à César. Cela mérite donc vengeance. Sans compter que Barney n’aime pas laisser un boulot inachevé. Il va donc contacter un vieil ami, Bonaparte, dont la spécialité est de trouver du personnel pour des équipes de mercenaires. Tous les deux engagent donc la conversation.

« Hey, Barney ! Comment vas-tu ? Pourquoi viens-tu me voir, tu n’as pas une équipe ?
– Je l’ai virée, pas envie de les voir crever. J’ai besoin de nouveaux. Du sang frais. Des d’jeun’z qui n’ont rien à perdre.
– Je vois. En fait, ce que tu es en train de me dire mon petit Barney, c’est que tu veux une équipe dont tu n’as strictement rien à foutre pour pouvoir la laisser crever en paix sous tes yeux ?
– C’est ça.
– C’est cool. Dis-moi, je ne me souviens plus bien… c’est qui le gentil du film, déjà ?
– C’est moi. 
– Hem. Soit, okay. C’est cool. Et donc, tu pourrais m’en dire plus sur ce pourquoi tu en as besoin à part les laisser mourir ?
– Je dois aller buter Conrad Stonebanks. 
– Ben ? Il est pas déjà mort ?
– Visiblement, non.
– Hmmm… il est super fort, c’était quand même ton ancien associé. Très bien, laisse-moi aller chez Vediorbis et Pôle Emploi te trouver deux ou trois mecs. »

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Et en effet. En passant une annonce chez les recruteurs du coin, Bonaparte arrive à obtenir une liste de volontaires tous plus navrants les uns que les autres, mais ça, personne n’a l’air de le remarquer. Ainsi, ils perdent des heures à aller voir chaque candidat aux quatre coins du pays et même plus au lieu de directement les convoquer, mais pourquoi pas. Et c’est ainsi qu’ils recrutent :

1) Drony. Un expert en drones qui aime l’escalade. Mais sinon, en-dehors de ça, il sait faire des trucs ? Oui ? Non ? Et puis quels drones d’abord ? Barney se contente de regarder le Monsieur faire de l’escalade et de dire « Wouah, il est trop bon, il a un parachute pour quand il tombe !« . Si tu veux. En même temps, il n’en aurait pas eu, c’eut été plus délicat, mais je dis ça. Ho, et non : il ne lui parle même pas. Il le prend direct. Heureusement qu’il n’était pas à côté d’un club de parapente, sinon il recrutait 40 personnes d’un coup pour les envoyer à une mort certaine.

2) Moustachos. Ils le trouvent dans le centre d’entraînement d’une super unité d’élite américaine et celui-ci, pour les convaincre de le prendre, leur fait une super démonstration avec une arme.

« Vous voulez voir ce que je sais faire ? Voici le fusil CS-250. Il tire des balles explosives qui peuvent sauter dans ou derrière la cible sur commande. Regardez, je vous fais une démonstration !
– C’est intéressant mais quel rapport entre vous et ce fusil ? Aux dernières nouvelles, c’est le fusil de l’armée, pas le vôtre, et ça n’a strictement rien à voir avec vos compétences sans compter qu’on ne verra plus cette arme du film.
– …
– Vous êtes aussi con que nous : je vous recrute ! »

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3) Luna. C’est une videuse de boîte de nuit qui fait du catch. Quel rapport avec le mercenariat ? Aucun. Mais elle fait du catch !

4) Gronul. Ancien Marines, trop indiscipliné pour appartenir à n’importe quelle unité (c’est à se demander comment il a pu y rentrer), il est complètement inadapté à toute mission de type militaire comme par exemple, un truc avec des mercenaires. Par ailleurs, quand ils viennent le voir, il est au Mexique en train de se prendre une raclée dans une arène. Mais grâce à son nez magique, Barney renifle l’odeur du pipeau et devine que « Hmmm je suis sûr qu’en fait il a fait exprès de perdre et qu’il est super fort. » Et ils le prennent. Mais enfin, arrêtez, n’en jetez plus !

5) Galgo. Un Espagnol super acrobate qui aurait eu sa propre compagnie de mercenaires et qui en plus, fait la démonstration de ses talents (via un cascadeur qui ne ressemble pas, la marque de fabrique de la série des Expandables) devant nos héros. Mercenaire, compétent, a fait une démonstration crédible et au dire de Bonaparte, a une réputation d’être super fort…

« HOLALA FAUT PAS LE PRENDRE ! Il essaie de se faire recruter depuis super longtemps en m’envoyant des CVs sous de faux noms, c’est relou ! » s’exclame donc Bonaparte quand bien même il reconnaît qu’il est super fort.

Okay. Donc je résume : une catcheuse, un type qui montre des fusils même pas à lui pour dire qu’il est fort comme eux, un gros indiscipliné et un pilote de drones, c’est okay, par contre pile poil le profil recherché, c’est pfoulala, non.

Bouhou. Bouhouhou. Bouhouhouhou. C’est un film d’action ! C’est pourtant pas compliqué ! Mais visiblement, SI !

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Alors qu’à la place, Galgo aurait fait un truc comme des dérapages en Segway, ils le prenaient direct.

Qu’importe. Ainsi entouré de sa nouvelle équipe de busards, Barney n’a plus qu’à attendre que la CIA lui dise où se trouve Stonebanks pour aller lui coller des pruneaux dans le museau. Et ça tombe bien, car un soir que Barney monte dans sa voiture, il voit apparaître dans son rétroviseur au moment de démarrer, son bon ami Drummer, chef des opérations, assis dans l’ombre sur la banquette arrière. Si le film avait été logique, ça aurait dû se passer comme ça.

« *sifflote sifflote* allez, les clés dans le contact et…
– Bonsoir, Ross, je…
– WOPUTAIN BLAM BLAM BLAM BLAM BLAM BLAM BLAM BLAM
– Uuh… pourqu… *couic*
– NAN MAIS ! Ça va pas de monter dans la voiture d’un super mercenaire pour lui faire peur ?! Vous êtes pas un peu débile aussi ? J’ai des réflexes, quoi, merde, et je suis toujours armé ! Bon… allô, les Expandables ? J’ai un macchabée à l’arrière de ma bagnole. Oui, c’est encore un directeur de la CIA qui a cru malin de me faire peur sur ma banquette arrière au lieu de m’attendre près de la voiture ou de venir me voir comme tout le monde. Préparez l’avion, on va larguer de la viande aux grands requins blancs ! »

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Mais comme le film est mauvais, ça se passe comme ça.

« *sifflote sifflote* allez, les clés dans le contact et…
– Bonsoir, Ross, je venais vous dire qu’on avait retrouvé votre bon ami Stonebanks. 
– Tiens, vous êtes là ? Où est cet enfant de salaud ?
– Il est en Roumanie pour une transaction, à Bucarest pour être exact. Voici le dossier avec toutes les informations. Et cette fois-ci, plein de photos que, hihihi, on avait oublié de mettre dans le dossier la première fois. Ho, on a aussi mis plein de photos de gens morts pour montrer qu’il est méchant. 
– Il tue des gens. Le gros bâtard. Alors que moi, jamais.
– Hmmm… okay. Bon, allez Barney, dans 36 heures la cible se sera envolée, alors vous avez peu de temps. Un détail : il nous le faut vivant.
– Ben ? La dernière fois vous vouliez qu’on le bute.
– Oui, ben faut croire que depuis qu’on a retrouvé les photos, les ordres ont changé, c’est fou. La CIA veut le livrer au tribunal de La Haye pour crimes de guerre.
– La Haye ? Mais on est américains ! On a même pas ratifié le traité sur La Haye ! Pourquoi la CIA voudrait livrer quelqu’un à un tribunal avec lequel elle ne travaille pas ?
– Oups. Le script. Mais c’est grave comme détail ?
– Ben oui. Parce que ça veut dire qu’en fait, si vous savez où est le bonhomme, il suffit d’appeler les Européens, Interpol, qui vous voulez et ils vont vous arrêter le loulou en deux temps trois mouvements. Alors que là, vous commanditez une opération illégale sur le sol d’un pays allié pour court-circuiter la police locale en envoyant de gros bourrins amateurs de gros fusils et donc de dommages collatéraux, tout ça pour au final, remettre la cible audit pays allié.
– Vous avez quoi, Ross ? On va s’en tenir au script. Et vous savez ce que dit le script ?
– Que je suis Barney Ross et que je suis un gros con ?
– Voiiiiiilààààà ! »
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Barney réunit donc sa nouvelle équipe promptement, et si l’ancienne équipe se pointe, jalouse, et que les relations se tendent brièvement avec les petits jeunes, Barney n’en est pas moins ferme : il part avec les jeunes et c’est tout. Rentrez chez vous, les vieux, il y a des Chiffres et des Lettres qui va commencer ! Barney congédie donc les anciens et part avec son gros avion pas furtif, avec lequel, encore une fois, il traverse la moitié de l’Europe illégalement (mais sans qu’on l’embête). Et pendant que Schwarzy pilote (il passait par là), Barney et ses copains qui sont décidément aussi subtils qu’un lycéen en boîte sautent donc sur la Roumanie. Et arrivent à Bucarest incognito, probablement après avoir strangulé 12 civils pour prendre leurs vêtements et remplacer leurs tenues de parachutistes.

Cela fait, ils attendent devant l’hôtel où Stonebanks réside, et le voient arriver entouré de moult gardes armés. Voilà qui ne sera pas facile !

« Hooo je sais comment faire ! » s’exclame Barney. « On va au point de rendez-vous et on leur pète tous la gueule !« . Mais ses nouveaux compagnons d’arme ne l’entendent pas de cette oreille : ainsi, Drony a un plan qu’il formule comme ceci « Hahaha, c’est tellement années 80, votre plan ! Non, voyez : on va déconnecter les détecteurs ici, ici, ici et là et ce sera bon. » et tout le monde opine du chef. Oui ? Certes ? Tout cela me rend tout à fait perplexe. Interrogeons donc un expert ès tactique.

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

« Monsieur Connard, bonsoir !
– Bonsoir Stéphane Bern.
– Alors Monsieur Connard, on vous connait pour bien des choses, puisqu’on peut bien le dire, vous avez de multiples casquettes !
– Presqu’autant qu’une cage d’escalier de Seine-Saint-Denis.
– Hihihi… hem. J’ai pas compris.
– C’est une blague pour les pauvres, Stéphane, c’est normal. 
– Ho. Bon, très bien. Monsieur Connard, je disais donc qu’on vous connaissait dans bien des domaines, mais on oublie trop souvent que vous avez aussi été le leader charismatique d’un groupe de shadowrunners. Qui ne se souvient pas de votre célèbre technique dite du « On abat la cible à 1 500 mètres et on se casse« , « Passe le drone, passe les explosifs,  on va leur rejouer la bataille du golfe de Leyte tranquille » ou encore « Il s’enfuit en moto ? Ça tombe bien, je l’ai faite plastiquer. La dernière chose qu’il entendra, ça devrait être le détonateur qui joue la Cucaracha.« 
– Tout à fait. 
– Alors que pensez-vous du plan de l’équipe de Barney Ross ? Plutôt que d’entrer et de tout péter, déconnecter les détecteurs, entrer, et tout péter ?
– C’est très con puisque si c’est pour tout péter, l’alarme sera donnée, par les détecteurs ou par les coups de feu, en fait.
– Alors qu’auriez-vous préconisé ?
– Hé bien, les hommes de Stonebanks sont tous en civil. 
– Ça leur va très bien.
– Si vous voulez, Stéphane. Mais du coup, vous savez ce qu’ils n’ont pas ?
– De noms et ils vont donc crever comme de petites crottes l’un après l’autre comme le veut la règle des mauvais films d’action ?
– Alors oui, déjà, mais ils n’ont pas de masque à gaz. Du coup, vous bloquez les portes et vous envoyez les lacrymos (si vous êtes taquins), ou le gaz soporododo. Sauf que contrairement à nos amis russes en leur temps, vous n’avez pas à vous inquiéter des otages : vous vous assurez juste de bien vous occuper de Stonebanks et hop, c’est fini, vous repartez sans tirer un coup de feu et avec votre chargement. Aussi silencieux que vicieux, ce plan inspiré des trajets en ascenseur après un trop plein de féculents à la cantoche marchera à la perfection. 
– C’est un peu un plan de gros fourbe. 
– Vous savez qui je suis ?
– Ah oui, c’est vrai. »

– – – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Mais Barney en reste au plan de sa jeune et fière équipe, et décide, plutôt que de je ne sais pas moi, attaquer Stonebanks lors d’un de ses trajets, de l’attaquer… sur le lieu de la transaction. Un musée (ça va être super pratique) ou en plus de la bande à Stonebanks, celle de son acheteur va arriver à un moment ou à un autre (deux fois plus de difficulté), acheteur que Barney ne connait pas (ajout d’une inconnue dans l’équation), et ils décident en plus de commencer à agir… uniquement lorsque Stonebanks est dans la place.

Parce que c’est connu : les embuscades, ça ne se prépare pas. Non Madame.

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« 30 ans que je suis dans le métier et j’ai jamais eu besoin d’un seul plan ! Alors je ne vois pas pourquoi je commencerais maintenant ! »

Et évidemment, le plan marche : Stonebanks discute avec son acheteur, arrivé en avance, de vente d’armes, et même peut-être d’armes nucléaires, lorsque soudain les lumière s’éteignent et Barney et sa troupe commence à tout sulfater. Une fameuse fusillade s’ensuit, et seule partie intelligente du plan (la partie « éteindre les lumières » était pas mal jusqu’à ce que l’on se rappelle que nos héros n’ont pas, non plus, de matériel de vision nocturne), Drony ouvre et ferme des portes pour créer un corridor unique vers lequel les hommes de Stonebanks vont tenter de l’évacuer. Sauf qu’au bout du corridor, Luna la catcheuse attend, et pif pouf, elle tabasse les gardes, neutralise le vilain au taser, et l’affaire est dans le sac. Comme quoi, les chocs électriques restent la solution à tous les problèmes, comme le disait Claude François.

Qu’advient-il des autres hommes ? De l’acheteur ? Mystère, car pouf ! Nous voici à bord du van des Expandables qui repart vers l’aéroport où les attend leur avion. A l’arrière, Stonebanks est ligoté et bâillonné, mais chose étrange, sitôt qu’il se réveille, on lui enlève son bâillon. C’était donc uniquement pour l’empêcher de ronfler ? Mais merde, même un bâillon vous n’arrivez pas à faire une scène où vous vous en servez de manière crédible ?

L’équipe des Expandables se retrouve en tout cas face à Stonebanks, qui joue la provoc’.

« Ahaha ! Salut Barney, heureux de te revoir ! Tu te souviens que tu as essayé de me tuer ? Tu pensais avoir réussi, mais mon gilet pare-balles m’a sauvé ! Puisque c’est connu, un mercenaire spécialiste des exécutions se fait toujours avoir par un gilet pare-balles, surtout quand on voit la taille de ceux que l’on porte chez les Expandables. Sinon, c’est vous la nouvelle équipe ? Barney vous a recruté pour vous laisser mourir sans remords ? Sympa. D’ailleurs Barney, que dirais-tu que l’on règle ça entre toi et moi, à mains nues ? D’ailleurs, si je puis me permettre, si à un moment du film, toi et moi nous retrouvions seuls, je te tuerais à mains nues. Mais je dis ça AU HASARD !« 

Hmmm. J’ai comme un pressentiment. Allez savoir pourquoi.

Toujours est-il que soudain, l’un des Expandables se dit que tout de même, ces rodomontades, ça cache quelque chose. Il se saisit donc des mains de Stonebanks et découvre… UNE MONTRE QUI FAIT BIP BIP BIP !

« Un GPS ! » s’exclame-t-il. Puisque oui, jusqu’ici, personne n’avait entendu l’énorme bip bip de celui-ci (en plus si ça ne fait pas de bruit, on ne comprend pas que c’est un GPS, c’est connu), ou pensé à fouiller le garçon. C’est donc à ce moment là qu’à l’extérieur du véhicule, un hélicoptère que personne n’avait remarqué jusqu’ici alors qu’il était à 12 mètres du van, s’approche dangereusement (et oui, il sait que Stonebanks a fini son petit speech : il n’aurait pas voulu interrompre le chef) et à la portière, un homme sort…

… un lance-roquettes ?

C’est vrai que c’est très pratique, pour sauver quelqu’un, de tirer une roquette dans le véhicule qui le transporte. J’imagine que Stonebanks a juste eu l’idée du GPS, et que le reste a été pensé par Michel, son employé de la COTOREP qu’il a pris pour avoir des réductions fiscales. Je ne vois pas d’autre explication.

Heureusement, là encore, ça doit être une roquette qui a du nez car elle ne fait sauter que la porte du van tout en obligeant celui-ci à se renverser sur le flanc, mais sans blesser Stonebanks ! Ce n’est plus une roquette, c’est un technicien de chez Norauto autopropulsé ! Seuls les Expandables sont en sale état et rampent au-dehors du véhicule, désormais arrêté au beau milieu d’un pont. Barney tente un semblant de résistance face aux méchants qui arrivent aider leur chef, mais bien vite, une nouvelle roquette le fait chuter du pont et il tombe dans la rivière en contrebas où il s’assomme. Stonebanks, prudent, envoie donc des hommes chercher son corps pendant qu’il fait prisonnier les petits jeunes des Expandables pour les emmener dans son infâme repaire. Ou quelque chose du genre. Il est méchant, ne l’oublions pas. Il leur fera sûrement des trucs vilains comme les frapper, les torturer, ou pire, leur lire du Guillaume Musso.

Barney n’est évidemment lui pas mort, car même inconscient dans une rivière et couvert de matériel militaire, ses big balls l’aident à flotter et c’est ainsi que guidé par ses testicules de survie, il s’échoue paisiblement sur un bord de la rivière où les hommes de Stonebanks le trouvent au petit matin. Mais pas longtemps, car Barney étant rusé comme un renard, lui et son pistolet qui a passé plusieurs heures dans l’eau les abattent tous avant qu’ils ne puissent avertir leur chef. Cela fait, il retourne donc à pied jusqu’à l’aéroport où l’attendent son avion ainsi que Schwarzy, un peu inquiet de ne pas avoir vu l’équipe revenir. Et ce dernier apprend à Barney que la situation sent un peu comme ce cake que vous aviez oublié au fond du frigo cet été (mais si, ne niez pas).

Car en effet, sur topkoolbarneydu88@hotmail.us, un terrible mail vient d’arriver, qui contient une simple vidéo où l’on voit Stonebanks.

« Un deux… un deux… ça marche là ? Michel ? Michel, merde ! Concentre-toi ! Déjà qu’avec les roquettes… bon, bref ! Oui, je vois la loupiote, ça doit enregistrer. Bon, je voulais dire quoi ? Ah oui ! Barney Ross ! Haha ! Tu me reconnais ? C’est moi, Stonebanks ! Figure-toi que je retiens en otage tes quatre petits jeunes ! Et tu sais quoi ? Dans 48 heures, je vais les tuer ! Ta seule chance de les sauver est de venir les chercher aux coordonnées que voici : 3, rue de la Pétaudière, à Langres. Tu regarderas, c’est sur Mappy. »

Barney est donc très en colère ! Langres, le monstre ! Il va devoir agir. Heureusement que Stonebanks lui donne 48 heures histoire de pouvoir retourner au pays chercher du renfort. Sinon, il aurait dû y aller direct et aurait pris sa raclée. Il est comme ça, Stonebanks, sympa. Il fait même pendant ce temps un discours aux otages sur le fait qu’il n’est pas si vilain que ça. Ce qui donne :

« Ahaha ! Mais moi les gars, j’ai été un Expendable, comme vous ! Sauf que moi, quand il a fallu se salir les mains, j’y suis allé ! Oui, j’ai vendu des armes. Et vous savez pourquoi l’Oncle Sam m’en veut ? Parce que je lui ai fait concurrence. Mais évidemment, Barney et son sens moral sans faille s’opposent à moi…« 

Alors qu’à sa place, j’aurais été moins… plus…

« Monsieur Connard, relâchez-nous où vous aurez affaire à Barney et son sens moral sans faille !
– Taisez vous, les stagiaires. Mais si vous voulez que l’on parle de Barney, très bien.
– C’est le plus gentil et le plus courageux de tous les héros !
– Ah oui ? Alors reprenons au hasard la première scène du film. Barney qui libère un de ses amis de prison.
– Ça prouve qu’il est fidèle en amitié !
– Ceeeertes. Et son ami c’était qui ? « Un militaire qui avait tenté un coup d’état dans un pays d’Afrique ». Donc il aurait été copain avec Pinochet et l’aurait sorti d’affaire si la justice l’avait attrapé assez tôt, vous auriez trouvé cool qu’il le sorte de prison ?
– Heu… non mais c’est pas pareil.
– Meilleur argument depuis la création du monde. Et en plus, il a tué des gens pour le sortir de prison.
– Ahaha ! Sauf que c’était le Moumoukistan, et que c’était un pays de méchants !
– C’est un peu facile. Mais même en supposant que tout soit blanc ou noir, voici : si le Moumoukistan était un pays de méchants, alors rappelons que Barney et son copain ont fait sauter une prison entière. Ultra-secrète. Soit celle où l’on envoie, dans les pays méchants comme vous dites, les opposants et prisonniers politiques. Auquel cas vous pouvez tenter de retourner la situation et me dire qu’en fait, le Moumoukistan est un pays de gentils, et que dans leurs prisons, il n’y avait que des méchants. Auquel cas, leurs gardes étaient gentils. Alors, je vous laisse le choix : soit Barney est responsable du massacre de fonctionnaires œuvrant pour la justice d’un pays en difficulté, soit Barney est responsable du génocide de l’opposition politique d’une dictature, et l’a donc renforcée. Dans les deux cas, c’est un peu un petit bâtarounet. Et je n’ai pris que la première scène.
– C’est que… je… attendez ! Vous, vous vendez des armes, quand même !
– Et lui en achète et en plus s’en sert pour tuer des innocents, soutenir des régimes dictatoriaux, tuer des fonctionnaires de l’institution judiciaire et libérer des criminels de guerre ayant eux-même voulu devenir dictateurs. Lequel d’entre nous deux va jusqu’au bout pour faire le pire ? »

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Et après je leur diffuse un Powerpoint de mes plus belles photos de moi en train de vendre des armes aux polices dépassées par les gangs de divers pays pauvres avec en titre « M. Connard aime la justice, M. Connard aide la justice« .

Si avec ça ils ne passent pas dans mon camp dans les 10 minutes, je ne sais plus quoi faire.

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Sinon, mec, tu pouvais aussi juste venir tirer sur Barney au moment où il arriverait à l’aéroport où son gros avion repérable à 12 000 kilomètres attendait. C’était bien aussi.

Mais revenons à notre héros et à ses 48 heures données sans raison aucune. C’est donc à bord de son avion au carburant illimité et toléré dans tous les espaces aériens du monde que Barney retourne aux Etats-Unis faire le plein d’équipement, quand soudain, quelqu’un le rejoint dans le hangar où il charge son appareil : Galgo ! Le type qu’il avait refusé d’engager parce que… heu… bon. En tout cas, Galgo est la seule aide dont Barney dispose dans l’immédiat, puisqu’il ne veut pas risquer les mecs de sa vieille équipe, et il l’accepte donc. Seulement voilà : Galgo est aussi un infernal bavard, et on a donc droit à une succession de scènes où Galgo parle et hihihi, c’est drôle parce qu’il parle beaucoup, haha. Du genre.

Barney fait le plein de l’avion. Galgo est à côté.

« Mmmm, ça sent bon. Ca sent quoi ? L’essence ? Le diesel ? Le carburant d’avion ? Ho ben ça alors c’est extraordinaire, parce qu’une fois…« 

Barney vérifie un moteur de l’avion. Galgo est à côté.

« Et donc tu connais la mécanique ? Moi aussi je connais la mécanique. Une fois, j’étais sur l’A20 avec ma Twingo quand soudain, j’ai le voyant « check » qui s’allume, alors moi…« 

Barney fait caca. Galgo passe un oeil sous la porte.

« Toi aussi tu fais caca ? Alors que moi, ma mère était blogueuse mode. Du coup, une fois sur deux, je fais des papillons. Ça m’oblige à tenir des comptes, sinon, si j’inverse, c’est un peu compliqué à gérer et… »

Bref, voilà voilà.

Sitôt les deux compères prêts, ils montent dans l’avion, mais alors qu’ils vont s’élancer sur la piste, apparaissent devant eux… l’ancienne équipe des Expandables, prête au combat ! Ceux que Barney avait renvoyé sont tous là, équipés. On va dire qu’ils ont été prévenus par Schwarzy des malheurs de Barney, hein. Ou que eux aussi sont télépathes, mais ça commence à faire beaucoup. Tous grimpent donc dans l’avion et en avant pour la cachette de Stonebanks, qui n’est pas à Langres (je trouvais pourtant ça crédible) mais au Nardinamoukistan, un pays où « Stonebanks a corrompu tout le gouvernement et peut faire ce qu’il veut !« .

Ce qu’il veut ? Comme par exemple, avoir accès aux musées la nuit sans que les caméras ne s’en mêlent, pouvoir survoler le coin en hélico sans autorisation et tirer des roquettes sur des ponts sans problème ?

Il faudra peut-être commencer à se poser des questions sur la Roumanie alors.

Enfin, je dis ça. Mais bref.

Nos héros arrivent donc au lieu de rendez-vous : une espèce de zone d’entraînement pour l’armée au milieu de nulle part au Nardinamoukistan, avec quelques immeubles, des rues et des voitures qui brûlent (comme dans les films de zombies : même 10 ans après l’apocalypse, dans les villes ruinées, les voitures brûlent toujours ; on a enfin trouvé une alternative énergétique au nucléaire). Barney sort donc ses supers jumelles à infrarouge et détecte, dans un immeuble, quatre formes vivantes. Tout serait donc désert à part pour les otages ? Voilà qui pue le piège. Mais il faut bien admettre qu’il n’y a personne d’autre à des kilomètres à la ronde.

Barney et son équipe filent donc jusqu’à l’immeuble et arrivés à l’étage des otages, les libèrent.

C’est alors qu’à côté d’eux, une télévision des années 60 surmontée d’une webcam s’allume et qu’apparaît bien évidemment le visage souriant de Stonebanks.

« Salut les nazes ! C’est bien que vous soyez tous venus ! Bon, ben maintenant que vous êtes là, je dois vous le dire : j’ai piégé tout l’immeuble. 
– Ça alors ! Une décision intelligente !
– Aaaaattendez ! J’ai décidé de les faire exploser avec… un compte à rebours !
– Ouf. Je me disais, aussi.
– Ah ben oui, hé. Nul jusqu’au bout. Bref, sachez qu’un soldat moyen met 90 secondes à sortir de l’immeuble. J’ai réglé les détonateurs sur 45 secondes ! Bonne chance ! »

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C’est vrai que « Salut les gars ! Au revoir les gars ! » et appuyer sur le bouton était tellement moins efficace. A noter qu’en face, ce n’est pas beaucoup plus malin.

« Vite, nous n’avons que 45 secondes pour sortir ! Engueulons-nous comme de gros blaireaux ! » et c’est ce que font nos amis, et ce, de manière complètement artificielle. Heureusement, Drony, à l’aide d’un ordinateur qui traînait sur l’un des Expandables venus à sa rescousse, parvient à diffuser un brouillage qui empêche le signal du détonateur de passer. « Voilà ! Il n’y a plus que 9% de batterie dans cet ordinateur… ça nous laisse donc 25 minutes avant que tout ne pète !« . Deux choses à signaler, donc :

  1. Brouiller le signal du détonateur n’arrête pas le compte à rebours. Ça peut éventuellement empêcher le détonateur d’activer le compte à rebours. Mais là, comme c’est fait, ça ne sert à rien. Mais c’est magique, allez !
  2. 25 minutes ? Quelque chose me dit qu’il faudra 24mn et 59 secondes à nos héros pour sortir d’ici.

Au hasard.

Vexé comme un pou, Stonebanks, qui commande en fait tout cela depuis un QG de l’armée du Nardinamoukistan non loin, commande justement à l’armée d’entourer le bâtiment et de le prendre d’assaut. Les Expandables vont donc affronter des bataillons entiers ! Barney raisonne donc ses troupes, leur fait un discours sur l’espoir et l’importance de travailler de concert, puis comme le veut la tradition en cas de grand danger, leur ordonne de se diviser en petits groupes pour patrouiller dans l’immeuble (« Divisons-nous, on aura moins de chances !« ).

Deux nouvelles choses, des fois que ça manque :

  1. Sinon, Barney, en supposant que ton plan soit bon, tu n’aurais pas voulu l’expliquer, je ne sais pas moi, autre part que juste devant la webcam de Stonebanks qui commande les troupes face à toi ?
  2. Tiens et puis tout à l’heure, avec vos jumelles à vision thermique, vous avez repéré 4 péquins dans un immeuble mais pas toute une armée + ses chars + ses hélicoptères juste à côté ? C’est ballot.

Ballot, consternant, qu’importe : tout est raté depuis le début de ce film. Et la bataille commence. Et pour aller vite, chacun des Expandables se retrouve plus ou moins à massacrer entre 100 et 200 mecs tout seul, parfois juste en faisant du catch (comme l’amie Louna). Lorsque les méchants tirent 2 600 000 balles dans un couloir, ils n’arrivent même pas à érafler le gentil qui court en ligne droite un mètre devant eux, par contre, à chaque fois qu’un Expandable tire 3 balles, il y a 4 morts. Pourtant, l’armée du Nardinamoukistan n’a pas dit son dernier mot ! Ainsi, elle envoie des soldats en motocross prendre d’assaut le bâtiment (l’un des Expandable vole une moto et un casque, mais malgré tout d’ailleurs, les deux camps le reconnaissent instantanément, c’est beau), des hélicoptères le mitrailler (qui pareil, identifient les Expandables et les distinguent de leur armée d’un seul coup d’oeil quand bien même c’est la mêlée la plus confuse qui soit, on va dire que décidément, la taille de leurs testicules est utile même pour leurs ennemis), des chars le bombarder (des Expandables volent un char et là encore, n’ont aucun souci avec leurs alliés) et Stonebanks envoie même son bras droit combattre ! Et lorsque celui-ci surprend un Expandable dans le dos, plutôt que de le tuer… il lui fonce dessus pour faire du catch.

Mais ? Et pourquoi pas lui faire des chatouilles, aussi ? Arrêteeeez ! Arrêteeeeeeeeeeeez !

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Rey Mysterio aime ça.

Du côté des Expandables, un renfort inattendu se pointe : un hélicoptère piloté par Drummer, de la CIA, qui a décidé de partir en mission dans un pays étranger histoire de créer une crise internationale s’il se fait prendre, et avec à chaque portière d’un côté Schwarzy et de l’autre Jet Li (l’hélico doit pencher, mais passons). Ils ont aussi des roquettes et détruisent ainsi les chars qui menacent nos héros (mais toujours en identifiant sans souci celui volé par des Expandables), et pètent les hélicos qui les poursuivent avec aisance. Hop, allez. Peut-être aussi y arrivent-ils d’autant plus facilement qu’encore une fois, les hélicos ennemis ne tirent pas. Ils se contentent de les suivre et de douiller. Ceci explique cela.

Re-vexé comme un pou, Stonebanks décide d’aller se battre lui-même, non sans avoir abattu plusieurs officiers de l’armée locale dans sa colère sans que qui que ce soit autour ne réagisse. C’est tellement normal : les gens adorent se faire tirer dessus par un étranger arrogant. Il file donc jusqu’à l’immeuble où tout le monde se bat, et alors que toute l’équipe des Expandable a rejoint sur le toit l’hélico de Drummer, retrouve Barney, resté en arrière alors que, ça alors, il s’est écoulé environ 24mn30 depuis l’activation du brouillage des détonateurs.

Stonebanks colle une balle dans l’épaule de notre héros, mais pouf, elle disparaît dès le plan suivant, et n’empêche donc pas notre bon Barney, qui a pourtant chu dans une sorte de pièce inondée, de se battre en mettant des patates face à son adversaire qui, vous ne vous y attendiez pas, a jeté son arme pour se « battre à mains nues« . Pif, paf bang, et finalement, les deux se ruent chacun sur une arme qui traînait dans l’eau (mais tire encore à la perfection, c’est bien normal) et Barney abat donc le vilain Stonebanks comme une grosse bouse.

« Attention, tout va péter ! » s’exclament alors ses amis à bord de l’hélicoptère.

Barney court comme le vent, et malgré les explosions qui secouent l’immeuble, atteint une corde qui pendouillait hors de l’hélico à la dernière seconde (ça alors !), et alors que le bâtiment s’effondre sous ses pieds.

« Haaa, Barney, tu nous as fait peur, hahaha ! 
– Remontez-moi les gars !
– Non, ça t’apprendra à jouer avec nos tripes, hahaha, allez, on s’en va ! »

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Tout le monde rigole donc de cette bonne blague et l’hélicoptère avec Barney suspendu au bout d’un fil s’éloigne donc dans le soleil couchant, béni par la grâce de l’armée locale qui est partie s’entraîner pour un tournoi de Super Mario Kart et oublie de faire des trucs comme abattre l’hélicoptère contenant les mecs qui ont tué 12 000 des leurs, envoyer la chasse le faire ou autre. Et le script oublie aussi, donc que les Expandables rigolent aux dépends d’un mec suspendu à une corde par les bras et qui aux dernières nouvelles, avait une balle dans l’épaule et devrait donc s’écraser au sol tel la crotte du pigeon sur la voiture sortant de l’Eléphant Bleu.

De retour au pays, tout le monde se donne donc de grandes tapes dans le dos, car les vieux comme les jeunes sont désormais unis dans la bataille, et sont tous devenus des Expandables, des vrais.

C’est donc une nouvelle équipe, forte et unie, qui est prête pour l’aventure, et alors que les plus jeunes lancent un karaoké, tout le monde est content et…

… FIN !

____________________________________

Alice se frotta langoureusement contre le gilet en kevlar du leader du commando.

« Vous savez, je suis votre plus grande fan. Vraiment. Même si vous avez abattu François avec votre Maüser quand il a demandé si le Moumoukistan existait vraiment. 
– Un simple réflexe jeune fille. 
– Ne pourriez-vous pas rester encore un peu ? dit-elle en tirant langoureusement sur les coutures de son débardeur.
– Non. Nous sommes encore en été, même si la rentrée est là. Tant de blockbusters, tant de gens pour les défendre, si peu de temps. Et si ce n’était que ça… »

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Elle recula d’un pas, incertaine.

« Que ça ? Que voulez-vous dire ?
– De plus en plus d’excuses de merde passent sans que personne ne s’en offusque dans d’autres domaines aussi. Notre mission est sans fin. 
– Mais ? De quoi parlez-vous ? »

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Il sortit un petit magnétophone de sa poche et appuya sur le bouton lecture. Une voix grésillante résonna dans la pièce.

« Je n’ai pas été viré du gouvernement. J’ai décidé de reprendre ma liberté parce que je suis un homme de convictions, mais seulement une fois qu’on m’a sorti à coups de pied au cul, vous ne pouvez pas comprendre. »

Elle comprit de suite. Et avant même qu’elle ne puisse réagir, le commando avait disparu. La pièce était vide, et là-bas, derrière le rideau qui s’agitait devant la fenêtre brisée, les Excusables étaient partis pour une nouvelle mission.

Elle n’eut qu’à attendre le lendemain pour apprendre qu’un mystérieux commando avait attaqué le QG de Benoît Hamon puis celui d’Arnaud Montebourg en une seule nuit.

« Tant d’excuses de merde. Si peu de temps. » murmura-t-elle du fond de son lit en écoutant la nouvelle, rougissante.

72 réponses à “The plus ou moins Expandables – 3

  1. Sinon, excellent article comme d’habitude. Et accrochez-vous mon Connard, notre étalon italien préféré a encore prévu de faire ExpendaBelle (avec Meryl Streep… oui… hein…), et des Spin-Off pour chacun des protagonistes.
    C’est comme un filon d’or à mes yeux quand je pense à tous ces beaux articles qui nous attendent!

    • De nouveaux articles, certainement, mais par pitié Sire OC, pas aussi longs! De très bons passages, particuliers, mais hélas pris en otages. Et, si vous me le permettez, je vous prie, relisez-vous. Prenez 5 min dans votre temps, aussi surchargé soit-il. Ce ne doit pas être simple, mais pas si compliqué au fond. Ne vous bâclez pas. Amour et dévotion

  2. « Rougissante » pour dire qu’elle mouille sa culotte, c’est un bel euphémisme.
    En tout cas bravo M. Connard, et n’oubliez Thévenoud pour votre prochaine mission.

  3. Ouais, une belle bouse ce film :(
    Ils devraient distribuer cette petite critique assassine à l’entré des salles de cinoche, en la lisant tout en regardant le film on se fendrait au moins la poire.

    Ca a du être dur de rédiger quelque chose sur ce film tellement il est chiant. Bravo pour avoir trouvé la motivation de le flinguer. ^^

    • Salut juste pour dire que ce que tu dit est faux.

      1/Alors d’abord la poudre contenu dans la munition comme tu dit (meme si on parle de balle normalement) ne pourra pas être mouillé puisqu’elle est dans la balle qui est totalement hermetique http://fr.wikipedia.org/wiki/Munition#mediaviewer/File:Cartouche_Boxer.jpg

      2/Cette video montre des armes a feux totalement immergé dans l’eau ce qui permet le fonctionement de l’arme puisque en fait ce qui fait qu’une arme ne marche pas un fois plongé dans l’eau puis sorti ( je parle pour un pistolet automatique ) c’est qu’il reste des partis de l’arme pleine d’eau et il y a un risque d’explosion au niveau de la culasse.

      Il faut qu’elle soient totalement immergé et pleine d’eau jusqu’au chargeur pour tirer sous l’eau

      3/Pour les armes a gaz comme les fusils d’assault, mitraillettes etc…ça va plus vite en fait si tu plonge ton arme et que tu l’a sort de suite après pour tirer ben ça te pète dans les mains, tout simplement parce que la sorti des gaz est bouchée

      Dans ta deuxieme video l’arme utilisé est connu pour ne pas laisser rentrer l’eau dans les partis qui endommagerai son fonctionnement. D’autres arme sont connu pour ça comme le masada http://fr.wikipedia.org/wiki/ACR_(carabine)

      A savoir que l’eau et le sable posent les même probleme

      J’espere t’avoir apris deux trois trucs sans prétention

      et desolé pour les fautes il est 3h56 putain

      • Non on ne parle pas de « balle » normalement, à part si on veut multiplier les abus de langage. La balle est la partie de la munition qui part vers la cible. La poudre est contenue dans la douille. Si la poudre se trouve dans la balle, c’est que le processus de fabrication de la cartouche a dû connaître quelques errements. ^^ Par ailleurs toutes les cartouches ne sont par hermétiques, même si les types de munitions utilisés par les armes du film le sont certainement.

        Pour le point 2. Oui ça semble logique, l’eau étant plus dense que l’air, l’énergie doit moins facilement s’évacuer vers l’avant du canon, et se reporter d’autant plus sur le canon et la culasse.

        Point 3. On trouve aussi pas mal de vidéo de Kalach pleine de flotte qui tirent très bien. Mais c’est une arme connue pour cela. Il faudrait préciser.

        Pour conclure, des armes trempées qui continuent d’être fonctionnelles n’est pas nécessairement une invraisemblance ; ça dépend du modèle.

      • Bonjour,
        Même notre bon vieux FAMAS (G1 ou G2) marche « parfaitement » (tout est relatif) après un bon bain, on évite juste de laisser la flotte rentrer par le canon histoire que le dépôt n’encrasse les rainures. à la longue les résidus de poudres s’agrègent et le canon risque de nous petter à la gueule. Oh et la boue dans les mécanismes risquent aussi de provoquer des enrayements lourdingues, mais la pétoire n’a pas vraiment besoin de ça pour déjà souffrir de cette tare.
        mais ça marche très bien ! (c’est juste super lourd a désencrasser)
        on a même une pipette d’huile et un chiffon dans la crosse pour nettoyer le tout une fois le calme revenu (avant d’étriller la bêbête quand c’est possible)
        (à notre qu’un entretien régulier -voire permanent- permet de transformer un famas « à pompe » en saint bolter d’artificier)

  4. Bel article, mais pas mal de fautes, notamment l’horrible (au début): « la seconde où il tenter de relever la tête ».

  5. Oh non… le film a fait un bide. Il n’y aura peut-être pas de numéro 4. Et tout ça à cause des vilains pirates téléchargeurs ! Les monstres : ils tuent la création artistique et les petits auteurs !

    Excellent spoil au passage, mais ça devient récurent à force… ;p

    • Donc cela signifie que l’on n’aura peut être jamais d’épisode contenant Nicolas Cage et Steven Seagal concourant pour le rôle d’acteur ayant le moins d’expression faciale dans un de ces films?

  6. Je suis d’habitude friand de vos billets (aigre-)doux mais là j’avoue que je n’ai pas réussi à dépasser l’intro vu le nombre de fautes :
    « Après tout, on y allait pouvoir des explosions » –> « pour voir » plutôt non ?
    « Elle n’était pas comme toutes ses coincées » –> « ces coincées »
    « François fronça les sourcils et constant qu’il n’y avait pourtant  » –> « constatant » plutôt non ?
    « à la seconde où il tenter de relever la tête » –> « tentait »

    Je suis désolé mais lire un texte avec autant d’erreurs, c’est comme lire une BD aux dessins horribles : ça bloque.

    Le fond reste de l’odieux connard pur jus, par contre la forme laisse pleinement à désirer.
    J’espère que vous n’avez pas succombé aux tentations de la sous-traitance pour la publication de cet article ?

  7. « S’il pouvait aussi renifler les blogueurs qui font des vidéos pour dire qu’ils ont pleuré devant Lucy, ça me ferait plaisir. Merci. »
    j’ai rit… mais j’ai rit… autant je peux apprécier le dit bloggeur… surtout lorsqu’il ne parle pas de scénario… autant la il me faisait vraiment pitié
    you made my day

    • Bah le seul truc vraiment valable chez durendal c’est ses PJREVAT qui traitent des aspects plus techniques de films ainsi que de la filmographie des réals. Sa formation ciné peut nous apprendre des choses ou un autre regard.
      Les vlogs ne sont que des énièmes avis filmés d’une personne dont tout se fiche de savoir ce qu’il pense.

      • c’est plus ou moins ce que j’en pense ^^ je regarde ses VLogs plutot pour voir si c’est le genre de film qui pourrait me plaire… et Lucy aurait pu l’être si j’avais pas lu le spoil de connard :p

  8. Cher Odieux, je rajoute à la liste de Nicolas les « supers juemmes à infrarouge » de Barney. Nul doute qu’écrire en pleurant des larmes de sang à cause des effluves méphitiques dégagées par cette daube aura affecté votre orthographe irréprochable.

  9. Rhôôô 54 occurences pour « ExpAndable(s) » contre 1 seule pour « ExpEndable » ?
    Est-ce un désir inconscient de vous vêtir en combinaison de Spandex afin rendre justice à vos lecteurs, leur épargnant par là-même le visionnage des films que spoilez, (et nous vous en remercions), cher Odieux, cher Connard ?

    • J’allais faire la remarque pour ces « expandables » avec un a, mais je n’avais pas été jusqu’à compter les occurrences !

  10. Pour les grincheux de l’orthographe (à juste titre), essayez tout de même d’imaginer ce que c’est que de publier des textes après des sessions de plus de 4 heures de rédaction plutôt intenses, sans regard extérieur. Signaler simplement les fautes de manière courtoise me semblerait plus approprié.

  11. Il fut un temps où j’avais recommandé aux personnes amatrices d’orthographe d’en faire le relevé systématique.

    Et de l’envoyer par mail.

    Les fautes de frappe ne concernent que le rédacteur et le correcteur. Le reste du monde s’en bat les steaks.

  12. Cher Odieux, j’ai une fois de plus frôlé l’incontinence instantanée en lisant votre article. Comme je suis à mon bureau (rhoo ça va c’est la pause), j’aime autant que ça n’ait pas atteint ce stade critique. Néanmoins un grand merci pour la rigolade du jour :D

  13. Stoooop !!!
    On a la meilleure excuse de merde concernant ce film : ce serait une « parodie des films du genre », donc bourrée de second degré.
    Ce qui est bien pratique, car cela donne un côté intelligent à ceux qui aimé et un côté abruti qui n’a pas compris à ceux qui on vomi.

  14. Critiquer Expendable 3, c’est un peu comme tirer sur une ambulance, j’attend votre critique de Sils Maria ou de Winter sleep…

      • On sait à déjà que Expendable 3 ou Tansformer 4 vont être des grosses daubes, alors même si la critique est assez marrante, je n’ai rien vraiment appris.

      • Dire que l’odieux tire sur une ambulance c’est un peu comme enfoncer une porte ouverte, ça sert à rien.

        Cela dit, là ou vous heurtez négligemment la porte du bout de votre dédaigneuse pantoufle, l’odieux lui tire sur l’ambulance du haut d’un avion marqué « inexcusable », avec un arsenal d’humour noir et de mauvaises blagues interdites par toutes les conventions de blogueuses de mode, ce qui fait toute la différence.

  15. C’était un article magnifique, mais chieur que je suis, j’ai quelques remarques à faire :

    – « qu’importe le film, la cohérence est un principe de base » : si vous parlez comme d’habitude de cohérence scénaristique, c’est valable pour la plupart des récits de fiction, mais pas pour certains films ayant des desseins avant tout artistiques (Jodorowsky, Dali, le surréalisme, Godard avant qu’il ne devienne gâteux, tout ça …). Partant de là, votre phrase n’est vrai que si on parle de cohérence artistique. Et Expendables 3 est assez cohérent artistiquement avec son sous-genre du 7ème art. Mais là je suis un peu de mauvaise foi, parce que la cohérence quelle qu’elle soit ne suffit pas à faire la qualité d’un film.

    – Ce tacle lâche envers Durendal1 était assez idiot, le fait d’être ému par quelque chose est personnel et n’a rien à voir avec la qualité de l’œuvre (moi-même j’ai bien été ému par Real : Kanzennaru Shuchō Ryū no Hi alors que je suis conscient de sa piètre qualité).

    – Sachant que les policiers n’ont pas de prénom dans le script, les appelez serait inutile puisqu’ils se feraient tuer rapidement avec bien moins d’efficacité que les héros.

    – l’orthographe d’Expendables, mais je crois que vous savez maintenant ^^

    Bref, bien que ça reste améliorable à mon avis, merci encore pour ces spoilers, toujours aussi amusants, même si la mauvaise fois qui s’en dégage est parfois trop puissante pour moi :)

  16. alors pour une fois :
    1-Ranafout, même si c’est un pâle ersatz, c’est quand même l’écho du cinéma de mon enfance donc je ne puis être parfaitement objectif ce coup-ci, et si je n’irais pas jusqu’à dire que j’ai aimé, je n’ai pas pleuré de sang.
    2-Vu la programmation actuelle, c’est peut être le film le plus potable dans les salles obscures françaises (après dragons 2, parce que… parce que.)
    3-au moins, il n’y a pas de « 3D » inutile
    4- c’est pas tant « c’est un film d’action, ne cherchez pas de scenario » que « c’est un film « expandable » écrit par Stallone en quelques minutes aux toilettes (véridique), alors le scenario hein… » .
    5-Pour une fois, le vieux Botox-man ne drague personne (c’était franchement immonde dans les autres)
    6-Mel Gibson est quand même ‘achement plus sympa comme vilain que… Jean Villain (Claude van damme)
    7-Harrisson Ford Modafoka !

    et ps : on est en 2014, les balles marchent très bien, même après quelques heures dans l’eau, merci.
    you can’t wrestle !

    • 2-Vu la programmation actuelle, c’est peut être le film le plus potable dans les salles obscures françaises (après dragons 2, parce que… parce que.)
      ==> Faux, il y a Guardians of the galaxy qui est génial ! (sans ironie aucune, il est vraiment bien :D )

      • il est « bien » mais c’est du réchauffé quand même.
        allez, je plussoie quand même

      • Excellent film , et en plus y’a une excuse béton pour l’avoir aimé, « y’a un raton laveur qui parle ». Mais quand même hâte de lire le billet de monsieur odieux sur le sujet :)

  17. Juste en passant. Un GPS est un appareil tres utile pour trouver l’emplacement de la station service qui vend des Pringles à 2h du matin, néanmoins pour repérer quelqu’un c’est assez nul, vu que ce n’est qu’un récepteur.
    Dans ce cas il vaut mieux un émetteur, ou encore plus fort un émetteur-récepteur qui permet de recevoir sa position GPS et de l’émettre. Un raté de plus ?

  18. Cher OC, vous me décevez!
    Vous en prendre un filme comme Expandables 3 , à mon humble avis, était une tâche bien en dessous de vos talents de critique caustique: la cible était trop facile!
    Je pensais plutôt que vous auriez promptement fait un sort à La Planète des singes: l’affrontement:
    « Aussi sophistiqué dans son propos sociopolitique que techniquement bluffant, » (Cinéma Teaser)
    « Magnifique dans sa réalisation, éblouissant par sa technologie, intelligent par son scénario » (Gala)
    « Mix d’action et de réflexion (sur la nature humaine, notamment), » (Tele7 jours)
    « Ce nouvel épisode marie intelligence d’écriture, efficacité formelle et personnages émouvants. Une réussite.  » (Les Fiches du cinéma).

    Allons , cher OC: voici une baudruche qui méritait d’avantage le vitriol de votre plume !

    • rho voyons, voir une bande de primates inutilement racistes s’improviser berets-verts avec la soudaineté d’une « Lucy » et charger à travers les flammes a cheval en tirant les balles de chargeurs illimités ?
      si ce n’est pas de la qualité ça…
      et dresser des analogies entre le physique des singes et leurs propensions à la méchanceté dans un style purement hollywoodien ? noooon.
      il y a si peu à dire que l’OC ne gaspillera sûûûûûûûûrement pas son temps là dessus >:)

  19. Moi je dis que pour consacrer autant de temps à des films pourris, il y a deux interprétations possibles:
    – L’OC n’est pas un OC mais un joyeux maso soit un JM.
    – il dézingue ces films mais en fait il les adore toutes ces bouses.
    Au final, il prend de toutes les manières un plaisir monstre à regarder ça….. Faudra une sacrée psychothérapie pour se sortir d’une addiction pareille…. ;)

  20. Toujours un plaisir !
    Bon, vous ne cessez de m’épargner le spectacles de nombreux navets et je vous suis largement reconnaissant, vous avez l’humour méchant, la moquerie facile et la dent dure (quoiqu’une mauvaise dentichion suffirait largement au mâchage de ces mous navets).
    En tout cas un grand merci une fois de plus, je vais pouvoir commencer ma journée un chouilla plus méchant, ce qui est toujours le signe d’une bon départ.
    Btw, un petit mot sur les armes dans la boue ou la flotte: La majorité des canons courts s’en cogne à peu près autant que Tobiracaille du bloc légal, juste rien à foutre. De nombreux tests sont publiés sur youtube avec la majorité des armes du marché, je dirais que la quasi totalité des armes de poing tirent même sous l’eau sans soucis (bon, ça ne sert absolument à rien mais elles le peuvent). C’est plus compliqué avec les armes longues mais là encore, il n’y a bien que le sable qui provoque des effets vraiment catastrophiques, même avec des gros calibres comme le .50 (un excellent test sur le Barrett en .50 existe qq-part si vous avez le temps de le cherche, c’est particulièrement bluffant de voir l’arme tirer même avec un canon vissé…)
    My 2 cp.
    Amicalement,
    Shades

  21. Au vu des commentaires il semblerait que pas mal de monde ici ait oublié d’aller lire la FAQ avant de donner son avis ^^

    Parce que dire « faut pas critiquer expendables pour son scénario, on vient pas voir ce genre de film pour l’histoire », c’est clairement avoir raté l’alinéa 9 du code de l’odieux connard :
    – « Plus simplement, la confusion est courante : je ne critique pas, je spoile. Je ne parle pas ou peu de la réalisation, du jeu d’acteur, des costumes, des effets spéciaux… je m’en tiens au scenario et aux choses qui me font rire malgré elles (incohérences, répliques mal trouvées…) et je raconte le film. Et ce, de manière ultra-négative (et c’est souvent mérité). Sinon, j’aurais appelé ce site « Le blog d’un type formidablement objectif » »

    • +1, j’ai l’impression qu’il ne se passe pas un spoil sans avoir besoin de le rappeler…

      Toutefois je rejoins l’avis de Porphyre (message 22), le talent de notre cher Odieux s’exercerait certainement mieux sur des films reconnus comme « bons ». Ici on sait déjà qu’il s’agit d’un cameo movie sans autre intérêt que les explosions et les stars qui y font des apparitions. Après on aime ou pas, mais il n’y a pas tromperie sur la marchandise, contrairement à bien d’autres films qui veulent se faire passer pour plus sérieux…

      En fait c’est un peu comme si on critiquait Austin Powers (On ne pense jamais à la famille des hommes de main dans ce film non plus… Mention spéciale aux dialogues entre le Dr Evil et son fils sur pourquoi ils ne tuent pas le héros tout de suite, ou pourquoi il n’assiste pas à l’exécution de son pire ennemi…)

  22. Mouairf…

    Je sais pas, j’ai été un peu déçu… Bon après je sais pas trop si c’est vous qui fatiguez un brin ou si c’est à cause de la platitude totale de ce film, où pour le coup il serait plus difficile de trouver de bons traits d’humour tant le matériau est pauvre.

    Bon, y a quelques passages drôles, mais c’est un peu frustrant.

    J’ai néanmoins beaucoup aimé le : « – Il tue des gens. Le gros bâtard. Alors que moi, jamais. »

    Ah, c’est Toulouse je suis sûr, ça vous a reposé. Quelques semaines à Paris vous rendront plus acharné qu’un pitbull enragé, vous allez voir !

  23. Superbe article comme d’habitude.

    Cependant je pense avoir remarqué une inversion des personnages dans la phrase suivante :
    « Résultat, Conrad rate tous ses tirs (car oui, d’habitude il tire comme un dieu, mais là, non), et Stonebanks, vaguement alerté par ces cris de cochon qu’on égorge riposte mais lui aussi rate alors que c’est un tireur d’élite (ce serait bête que le film s’arrête là)  »
    Même si ils sont facilement interchangeable, « Barney rate tous ces tirs » à la place de « Conrad rate tous ces tirs » ne serait-il plus adéquate ?

  24. Même si pour certains, ici l’exercice d’écriture était facile, vu la nullité du film… j’ai quand même bien ris.

    Et pour le :
    « WOPUTAIN BLAM BLAM BLAM BLAM BLAM BLAM BLAM BLAM »
    J’ai réellement explosé de rire en imaginant la scène :D

    Pour mon avis perso, si le 1 et le 2 avaient au moins des blagues plus ou moins fines et des cascades intéressantes, dans le 3 il n’y avait ni l’un, ni l’autre. S’ajoutent à cela des effets spéciaux littéralement à chier, et des petits jeunes bien trop stéréotypés, et bam ! Vous avez une belle bouse.

  25. Monsieur Connard,

    On reconnait bien là un adepte de l’efficacité indispensable à toute équipe de runners… après tout, faire des dommages collatéraux massifs a toujours tendance à inciter les polices à vous rechercher (voir des corpos qui n’aiment pas beaucoup les bavures)…
    J’ai cependant une suggestion à vous faire qui pourra vous être utile lors de vos prochains job : les cigarettes au laes sont radicales.

    Mais quelqu’un saura il un jour expliquer pourquoi, les seuls personnages sensés (sur un plan theorique du moins) etre intelligents sont les méchants? La non possession d’un cerveau en état de marche est elle donc une condition nécessaire (voir suffisante) pour être un gentil?

    Avec toute ma compassion envers vos pauvres yeux qui ont deja tant subit…

  26. Ô Excusables, rendez une petite visite dans mon lycée, s’il vous plaît ! Il y aurait tant à faire avec les excuses de merde à répétition… N’empêche qu’en y réfléchissant bien, il y aurait de quoi faire un sacré scénario avec les Excusables… Me donnez-vous votre autorisation, cher Odieux Connard ? :)

  27. J’ai suivi le film en même temps que la lecture de cet excellente critique. Ça ne me fait pas marrer de perdre mon temps précieux à regarder ce genre de navet sur-coté. Moi en tout cas, j’arrête de regarder ces blockbuster hollywoodiens.

    Cette société en déclin a besoin de personnes clairvoyantes sans parti pris comme vous, Mr Odieux Connard. Vous êtes une des sources d’inspiration pour moi.

    Bonne journée et bonne continuation.

  28. Mon cerveau s’est obstiné à lire « Conard Stonebanks ». Sans offense.

    J’ai cru que le passage final, avec les copains de Barney qui le laissent suspendu dans le vide, était une de vos déconnades…et il s’est avéré qu’en fait… non. En plus, c’est pas comme si le gars venait de se farcir un combat au corps à corps avant de devoir cavaler comme un dingue pour échapper à des explosions… rester accroché à une corde après ça, facile, tiens…

    J’ajouterai que je ne trouve pas du tout vos articles trop longs, la fin en arrive toujours trop tôt.

  29. Personne n’a relevé cette nouvelle marque d’armes utilisée par le chef du commando Excusables : Maüser, née sans doute de la fusion de Mauser et de Lüger… ;-)

  30. Si je connaissais du monde à Hollywood, je leur soumettrais l’idée de vous faire lire leurs scénarios avant de les mettre en scène.

    Continue, c’est pour moi un réel plaisir de te lire …

  31. Comme incohérence il y a aussi le bon « l’immeuble est blindé de bombes (vu comme il pète à la fin …) mais 25 minutes de bombardement par des tanks et des hélicos ne suffisent pas à en déclencher une seule … »

  32. Petite correction cher connard, les expendables n’ont pas des lunettes de vision nocturne certes, mais ils ont des viseurs nocturnes qui sont sur leur armes et alterne entre jour et nuit ils voient dans le noir en regardant dans le viseur donc (le model est clairement reconnaissable) ;) mais je peux comprendre l’erreur quand on ne connait pas bien le sujet

  33. Plop!

    J’ai vu le 1 qui m’a fait sourire (option potes critiques + chips obligatoire), le 2 qui m’a peiné, et le 3 qui m’a endormi d’ennui….effectivement, on a beau savoir ce qu’on va voir, la cohérence reste de mise, on est déçu de tomber sur un infâme gloubiboulga navesque écrit par des enfants de 5ans qui jouent à la guerre dans la cour, alors qu’on espérait avoir du bon nanard assumé. La nuance est de taille.

    Je me délecte donc de la critique de l’OC, mais au bout de quelques pages de lectures, je n’en puis plus, c’en est trop pour mes rétines: c’est EXPENDABLES bourdaÿl, pas EXPANDABLES. Je ne pense pas que l’erreur ait été faite à dessein au motif de quelque intérêt drôlatique que j’aurais éventuellement raté.

    Cà n’est pas EXCUSABLE môssieur Connard. Même ces testostéronés mous du bulbe méritent qu’on orthographie correctement le titre de leur étron version 3.

    EXPANDABLE = « gonflable », « étirable »…bref, EXTENSIBLE.

    EXPENDABLE = « gonflant », euh non en vrai c’est « sacrifiable », « qu’on peut se permettre de perdre » (ça on était bien d’accord depuis le départ), etc etc

    Merci de votre compréhentivité :p

  34. on le voit vraiment , Barney , dans ce film , dans le coltard , faisant la planche dans la rivière grâce à ses testicules de survie , avec son fusil qui prend l’eau ?
    parce que ça m’aurait intéressée , moi …

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