Lucy (fer)

« Bon les gars, j’ai une super idée pour mon prochain film.« 

Un bruit de cuir accueille la nouvelle alors que tous les collaborateurs de Luc Besson s’enfoncent peu à peu dans leurs sièges. L’un d’entre eux tente même de passer sous la table, mais il est aussitôt accueilli par un « occupé ! » lancé par d’autres ayant été plus rapides que lui. Il se redresse péniblement et timidement, demande :

« C’est… qu’est-ce que c’est ? 
– Un truc qu’on n’a jamais fait !
– Un bon film ?
– Berthier : dehors ! J’en ai assez des moqueries ! »

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Luc Besson tourne dans la pièce sous le regard inquiet de ses assistants, et les sourcils froncés, finit par marteler du poing la vaste table.

« Je ne suis pas n’importe qui ! On se moque, mais hein, Léon, c’est qui ? Et Nikita ? Et le Grand Bleu ? 
– Ça a plus de 20 ans, chef. Un peu comme quand vous dites aux gens que Jean-Marie Bigard ne fait pas que des blagues de cul parce qu’il y a le sketch de la chauve-souris. Ça remonte et ça fait peu comparé au… au reste.
– Justement Lanbert ! C’est là que mon idée touche au génie ! Je vais renouer avec le grand cinéma ! Avec les sujets complexes ! Je vais consacrer mon prochain film a un sujet particulièrement difficile et profond… »

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Un grand silence flotte dans la salle, jusqu’à ce qu’enfin, Luc Besson lâche :

« L’intelligence ! »

La suite, personne ne la connait. Certains prétendent que c’est ce qui aurait provoqué cette série de mystérieuses crises de fou rire ayant conduit à la mort d’une partie des assistants de Luc Besson. D’autres se demandent encore comment des journalistes ont pu reprendre noir sur blanc le communiqué de presse disant que l’on n’utilise que 10% de notre cerveau, provoquant d’autres morts par pendaisons dans le milieu scientifique. Tout ce que l’on sait, c’est que le résultat se nomme Lucy, et que oui, Luc Besson oblige, on y trouve des chinois, des courses poursuites, des messieurs qui jurent de protéger des mesdames et autres subtilités.

Alors, bouse ou précis de philosophie (ce qui dans les deux cas, fera les beaux jours de bien des forums 2.0) ?

Spoilons, mes bons !

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L’affiche : « On utilise en moyenne 10% de nos capacités cérébrales. Le scénariste était à 0,7% »

Notre film débute il y a bien longtemps, ce qui est décidément très à la mode, du côté de l’Afrique ou une Australopithèque est en train de boire un coup. La voix off de Scarlett Johansson se lance alors dans le début de ce qui va être de la philosophie de collégienne fan de One Direction à savoir « Il y a ouat’mille années, on nous a donné la vie… et voyez ce que nous en avons fait ! » et s’ensuivent alors toute une série d’images d’urbanisation galopante, de pollution, de bébés animaux tristes et tout ce que vous voulez et qui aurait sa place dans un Powerpoint moralisateur de Gégé de la compta.

L’occasion de parler tout de suite de ce phénomène : tout le film, Luc Besson, qui a probablement racheté une banque d’images à pas cher, balance quasiment une fois par scène des images de la savane, de ch’tites nenfants qui naissent ou de cellules qui se divisent pour illustrer soit le discours d’un personnage, soit la situation d’un autre. Et toutes les 2 minutes, ça donne surtout envie d’envoyer à Luc Besson des images de chatons qui se noient, de castings de Télé-Réalité et bien évidemment, de diarrhées explosives.

Cela étant dit, allons dans le présent pour retrouver, à Taiwan, deux Américains occupés à discuter devant un hôtel de luxe de Taipei. L’occasion de débuter avec un dialogue particulièrement notable, dont je vais tenter de vous synthétiser la qualité.

« Salut Lucy ! C’est moi Richard ! Dis, tu voudrais pas entrer dans ce building et donner cette valise mystérieuse que j’ai à la main à un certain Monsieur Jang ?
– Non.
– Allez !
– Non.
– Steuplé !
– Non, je dois rentrer chez moi étudier.
– Tu veux vraiment pas y aller ?
– J’ai pas envie.
– Mais ce serait sympa.
– Oui, mais non.
– Allez, vas-y, steupléééé.
– Non.
– Tu me fais confiance hein ? Alors, allez !
– Non.
– Non mais vraiment, tu veux pas ?
– Non, je veux pas. »

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Vous trouvez ça chiant ? Ben ce n’est que le début, parce que ça continue longtemps. Très longtemps.

« Mais allez, steuplé Lucy, tu veux pas y aller ?
– Non merci.
– Mais vas-y ! 
– Non.
– Allez, rentre dans le building !
– Non.
– Ça me rendrait super service !
– Non, je m’en vais.
– Reste, reste ! Et va dans le building, alleeeeeeeeeez !
– Non. »

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Cet excellent dialogue particulièrement bien écrit et qui donne une scène qui ne veut pas s’arrêter est aussi l’occasion pour le spectateur de se demander pourquoi Richard embête Lucy. Car semble-t-il, Richard est un habitué du transport de mallettes suspectes, mais il est « grillé auprès de M. Jang« , raison pour laquelle il voudrait que Lucy, qu’il ne connaît que depuis une semaine, prenne sa place. Parce que oui, moi aussi, quand j’ai une mallette super louche à faire circuler, je la confie à un mec « grillé » auprès du destinataire. Du genre envoyer Jean-François Copé livrer des livres de compte à François Fillon. Complètement plausible on vous dit.

Voilà. Luc Besson, si tu me lis (et si tu sais lire), j’en profite : la prochaine fois, plutôt que de faire une scène de deux plombes où un mec pas crédible essaie de refiler une mallette à une étudiante pour un plan pourri qu’elle a refusé 269 fois, tu fais juste une scène où un mec file de la thune à une étudiante qui en a besoin pour une mission en apparence toute simple et sans danger. Ce sera moins long, moins cher et plus crédible. Mais bon, hein, c’est toi l’expert, mec.

Toujours est-il que ledit Richard, visiblement perturbé par la résistance de Lucy à ses incroyables arguments, décide de couper court à la conversation en utilisant des menottes, technique fort appréciée des connaisseurs. Sauf que le nigaud, plutôt que d’ensuite emmener Lucy jusqu’à un coffre de berline (l’enfance de l’art), se contente de la menotter à la fameuse mallette en lui expliquant que seul Monsieur Jang a la clé. Au boulot, donc, ma petite Lucy ! C’est donc vêtue de son élégante veste en léopard que Lucy se rend à la réception de l’hôtel pour demander si Monsieur Jang ne voudrait pas venir récupérer un colis de la part de Richard.

Et en effet, Monsieur Jang a bien envie de récupérer le colis.

Mais comme Monsieur Jang est lui aussi un personnage particulièrement con, plutôt que d’inviter Lucy à monter, il décide d’envoyer une équipe en bas kidnapper Lucy en plein milieu du hall de l’hôtel devant toutes les caméras et les témoins que vous pouvez imaginer, et fait abattre Richard qui suivait la scène depuis l’extérieur, ce qui, là encore, au milieu d’un quartier chic, dans une ville riche, tout contre un bâtiment de luxe fort sécurisé, est probablement une excellente idée, du moins si vous êtes du genre à vous enfoncer des pieds de chaise dans les narines.

Monsieur Jang, vous fleurez bon le champion.

Bref, Richard mort, Lucy est emmenée dans l’hôtel jusqu’à une suite de luxe où l’attend le fameux Jang, qui est occupé à tuer des gens pour bien montrer qu’il est très très méchant, houlala, grougroum. Et bien que Monsieur Jang dispose dans son équipe de gens qui parlent l’anglais, il décide plutôt, pour communiquer avec Lucy, d’appeler la réception pour qu’elle fasse la traduction. Oui, moi aussi, lorsque j’ai une discussion super illégale à tenir, j’aime le faire en utilisant un moyen non-sécurisé pouvant tout enregistrer et avec l’aide d’un tiers qui pourrait tout balancer quand j’ai le choix de faire autrement. Non vraiment, Jang, tu es un bon. Enfin, au moins il est  est clair : il souhaite que Lucy ouvre la valise car il craint qu’elle ne soit piégée ou pire, ne contienne des CD de Skrillex. Lui et sa petite équipe s’éloignent donc pendant qu’il laisse la malheureuse, un peu traumatisée, derrière un bureau avec le code (c’est le 2) pour ouvrir la fameuse mallette.

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Monsieur Jang est tellement fort que quand il bute des gens, ça lui éclabousse le visage mais pas le costume. C’est fou, quand même.

Clikiklikiklak : nenni d’explosion lorsque notre jeune héroïne ouvre le précieux conteneur.

Ce qui semble étonner Jang et ses amis, visiblement certains que le tout était piégé. Ah ? Vous voudriez donc dire qu’ils pensaient que manipuler un colis probablement explosif était beaucoup plus pratique dans la suite d’un hôtel de luxe où la police arrivera super promptement en cas de pétarade plutôt que dans un hangar tranquille à l’écart de la ville ? D’accord d’accord. Sinon, la prochaine fois, vous ne voulez pas l’ouvrir directement dans un commissariat ? Ou devant le ministère de la justice ?

Hé bien croyez moi ou non, mais la suite va prouver que même cette idée n’a pas été considérée comme si absurde que cela par l’équipe du film.

Non mais vraiment ? Qu’est-il arrivé au cinéma ?

Toujours est-il, pour en revenir à Lucy, que la valise ne contient pas de bombes, mais quatre sachets de drogue contenant d’étranges cristaux bleus. Jang n’hésite donc pas à sortir d’une pièce voisine un toxico ravagé (peuplade typique des hôtels de luxe, comme chacun sait, l’autre jour j’en avais encore un sous mon lit, on a dû gazer toute la suite des fois qu’il y en ai d’autres) pour lui faire goûter la chose : c’est de la bonne ! Le camé se met à rire comme un dément jusqu’à ce que Jang l’abatte parce qu’il… que.. ah, oui : il est méchant. La chose entendue, Jang explique à Lucy (toujours via la réception de l’hôtel) qu’il a un travail à lui proposer…

Et avant que la bougresse ne puisse décliner la bien belle offre, elle se prend une grosse mandale dans la margoulette.

Lucy se réveille donc dans la suite de l’hôtel de luxe toujours, avec un gros mal de tête, un étrange mal au cucu et son chemisier entrouvert pour que le public puisse profiter de Scarlett Johansson se promenant en soutien-gorge. Mais en baissant les yeux, plus que ses seins, c’est surtout un curieux bandage qui attire l’attention de Lucy car lui n’était pas là avant aux dernières nouvelles. Qu’est-ce qu’on lui a fait ? La réponse vient bien vite lorsque les hommes de Jang arrivent, la traînent dans la pièce voisine où justement, Jang attend, cette fois assisté de l’un de ses hommes anglophones (quelle bonne idée ! Il faudrait juste l’avoir plus tôt la prochaine fois).

« Bonjour Mademoiselle Lucy ! 
– Qui êtes-vous ? Pourquoi ai-je un gros pansement sur le bide ? 
– Hahaha, une simple petite opération chirurgicale de rien du tout ! Au début on pensait vous prendre un rein et puis pfou, on s’est rappelé que vous étiez étudiante. Quand on a ouvert, qu’est-ce qu’on a rigolé ! Au départ, on a cru que vous aviez un haricot magique dans le bide, mais quand on appuyait dessus, ça faisait « pouic » et ça sentait la vodka, alors avec Michel, on est allé chercher une paille et…
– Non mais au final, vous m’avez fait quoi ?
– Hein ? Ah, oui ! Non, en fait, on vous a mis dans le bidou un sachet de dope, du CPH4, parce qu’on adore donner des informations confidentielles à nos mules. C’est une drogue qui va cartonner en Europe !
– Mais je ne veux pas !
– C’est ballot, parce que Monsieur Jang veut, lui. Alors vous et trois autres candidats, chacun avec un sachet dans le buffet, vous allez rentrer dans vos pays où des agents à nous viendront récupérer le précieux bien. Et si jamais vous ne coopérez pas, nous savons où sont vos familles, alors ne déconnez pas ! »

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Et c’est ainsi que Lucy et trois autres types que les méchants sortent d’un placard reçoivent un passeport et un billet d’avion pour rentrer chez eux. Puis, on leur met un sac sur la tête et on les emmène jusqu’à l’aéroport du coin.

Je vous propose, pendant ce temps, de nous rendre à Paris pour suivre une conférence du professeur Norman, spécialiste mondial du cerveau, qui est en train de présenter sa super théorie scientifique à des étudiants, à savoir que l’être humain n’utilise que 10% de ses capacités cérébrales et que s’il en avait plus… ho, vous savez quoi ? Écoutons plutôt le professeur Norman.

« L’être humain n’utilise que 10% de son cerveau. Et voyez tout ce que nous avons fait avec ! Des bateaux, des avions, la conquête de l’espace, Internet, Closer… alors imaginez si nous utilisions mieux notre cerveau !
– Professeur, professeur ! 
– Oui, étudiant qui interrompt les conférences de manière complètement crédible pour poser des questions allant dans mon sens ?
– Y a-t-il des preuves de votre passionnante théorie ?
– On a pris Darwin pour un fou quand il a présenté la sienne. Nous sommes là pour bousculer les règles, pas les suivre. C’est ça, être un scientifique !
– Ah putain, moi je croyais que c’était se baser sur des faits observés. 
– Ouais ben non, rent’ chez toi.
– Merci professeur.
– Que disais-je ? Ah oui ! Tenez, prenons le dauphin ! Le dauphin dispose du meilleur sonar au monde, plus puissant que tout ce que nous avons inventé. Et pourquoi ? Parce que le dauphin utilise 20% de son cerveau ! 
– Professeur, professeur ?
– Oui, étudiant Roudoudou ?
– Si le dauphin utilise un sonar, ce n’est pas juste parce qu’il a un sonar naturel ? 
– … vous voudriez dire que ce n’est pas son cerveau qui envoie des ondes magiques ?
– Ben non.
– Okay, cassez-vous de cette salle et rendez-moi les étudiants qui me servent la soupe. Passons à la suite. Savez-vous comment les cellules traversent le temps ? Elles ont deux solutions. La première, c’est de devenir immortelles. Pour cela, elles doivent rencontrer Sean Connery puis décapiter des gens pour absorber leur pouvoir, voire potentiellement devenir Christophe Lambert. Une option complexe, j’en conviens. L’autre, c’est la reproduction : la cellule va transmettre son savoir à une autre, puis à une autre, en profitant d’un environnement favorable pour se multiplier… »

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Ho, je sens que je vous ennuie avec ma conférence du professeur Norman sur l’immortalité ou la reproduction des cellules et le cerveau à 10%. Allez, retournons voir Lucy. Mais c’est bien parce que c’est vous.

Car visiblement, entre le bureau de Monsieur Jang et l’aéroport, Lucy a été prise dans un trou spatio-temporel et s’est retrouvée, sans aucune raison, menottée à une chaise dans une cellule quelque part en Chine. Non, vous n’aurez aucune explication. Je n’exagère pas : pouf, c’est comme ça. Deux Chinois visiblement intéressées par Lucy et pas seulement intellectuellement lui tournent autour en montrant leurs muscles, mais lorsque la belle refuse de les aider à soulager leur trop plein de masculinité, l’un d’entre eux la jette au sol, la tabasse et lui défonce le bidou à coups de pied pour lui faire comprendre qu’il a un gros traumatisme vis-à-vis de l’emploi du négatif.

Ce qui confirme accessoirement que ces gens ne savent pas qu’elle est une mule sinon ils ne feraient pas ça. Ils n’ont donc vraiment aucun rapport avec Jang, un gang rival, les autorités, l’intrigue ou le film ils sont juste là, pif pouf. Une sorte de Deus Ex Monchinois.

Oui mais voilà ! En tabassant Lucy, les brigands ont crevé le paquet dans son ventre, qui libère la fameuse drogue ! Ah ! Et alors que les deux vilains quittent sa cellule, Lucy se met à convulser sur le sol… puis sur le mur ? Puis contre le PLAFOND ?! Car grâce à ladite drogue, Lucy est en train de libérer ses capacités cérébrales, comme la fameuse qui permet de dire à la gravité qu’elle est bien gentille, mais qu’elle peut repasser dimanche. Après avoir joué à Gravity toute seule dans sa cellule, Lucy reprend le contrôle d’elle-même, et habitée par une assurance nouvelle, elle retourner sur sa chaise attendre qu’un des deux vilains Chinois entre. Ce qui arrive peu après, et grâce à une subtile technique de séduction, la belle arrive non seulement à obliger le brigand à s’approcher, mais aussi à lui péter la gueule (car visiblement, la drogue lui a enseigné le kung-fu, j’ai bien vu que les cristaux avaient une petite moustache de vieux maître). Elle récupère donc ses clés et son pistolet et quitte sa cellule, aussi froide et déterminée. Enfin je crois.

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« Désolé Madame ! On ne sait pas ce que vous faites là ni pourquoi on vous retient mais on va vous taper. Faudra pas nous en vouloir, hein ! »

En chemin, elle croise un groupe de méchants qui étaient occupés à manger en rigolant dans la pièce voisine, et elle les abat donc tous froidement.

Le spectateur coquin notera qu’il y en a un qui n’est pas touché mortellement tout au fond de la pièce, loin de là, mais visiblement, il doit faire le mort jusqu’à la fin du film pour s’éviter plus d’ennuis voire quitter cette bouse. D’ailleurs, dans l’affaire, Lucy reçoit une balle dans l’épaule comme ça, pouf, et la retire avec les doigts sans problème ni douleur. Elle s’assoit donc à la table des morts et se nourrit donc pour se remettre de toutes ses émotions. Puis sort de là pour trouver deux chauffeur de taxis en train de discuter. Elle demande qui parle anglais : le premier ne répond pas et elle lui colle donc un pruneau dans la jambe, ce qui incite le second à coopérer. Et Lucy exige donc d’être amenée à l’hôpital.

Cela dit, quelqu’un aurait répondu « I speak english. Wall street english« , je pense que lui, il était bon pour la balle dans la tête direct.

Sur place, c’est de mieux en mieux pour Lucy qui découvre qu’elle entend les gens parler de très loin, et mieux encore, que soudainement elle lit le chinois à la perfection (mais toujours pas le néerlandais, ça par contre, faut pas déconner). Elle trouve donc sans aucun souci la salle de chirurgie de l’hôpital, analyse les radios accrochées au mur pour constater que le patient sur le billard ne survivra sûrement pas à l’opération (car elle a aussi soudainement un diplôme de médecine) et abat donc ce dernier pour prendre sa place et exiger des chirurgiens, non pas qu’ils lui recousent le trou béant qu’elle a dans l’épaule (hohoho, détail mes pauvres amis !) mais qu’ils lui sortent du bide la drogue qui y est encore.

« Bon ben okay, c’est cool, ça nous dérange pas que tu tues nos patients, on t’aime bien. » répond le chirurgien en chef qui n’est vraiment pas farouche et se met donc au travail pendant que la sécurité de l’hôpital est probablement occupée à jouer à Jungle Speed.

Lucy en profite pour faire deux choses urgentes.

1) Appeler sa mère en utilisant le téléphone du chirurgien. Et là encore, attention, grand dialogue.

« Allô maman ?
– Ma chérie ! Mais quelle heure est-il à Taiwan ! Tu appelles bien tard ? Tu vas bien ?
– Maman, je me souviens de tout… le goût de ton lait… le liquide dans ton ventre… et je ressens tout… la gravité… la rotation de la Terre… le vide… je ressens la moindre zone de mon cerveau… l’accès complet à toute ma mémoire…
– Ma chérie ? Je t’entends mal ? Que disais-tu au sujet de la mémoire ?
– Je t’aime maman. Merci pour toutes les caresses que tu m’as données, je les sens sur mon visage. »

*clic*

Hé bé, voilà une maman bien compréhensive. Parce qu’en fait, ça aurait probablement dû se passer comme ça :

« Allô maman ?
– Ma chérie ! Mais quelle heure est-il à Taiwan ! Tu appelles bien tard ? Tu vas bien ?
– Maman, je me souviens de tout… le goût de ton lait… le liquide dans ton ventre…
– Ma chérie, tu ne serais pas un tout petit peu défoncée par hasard ?
– Et je ressens tout… la gravité… la rotation de la Terre… le vide…
– Attends chérie, je te met sur haut-parleur, il faut que ton père entende ça ! Whololo, le trip qu’elle se fait…  putain, mais tu nous appelles de Woodstock en fait ?
–  Je ressens la moindre zone de mon cerveau… l’accès complet à toute ma mémoire…
– Ah ben ça, c’est nouveau parce que tes contrôles d’histoire aux dernières nouvelles, c’était zobi.
– Je t’aime maman. Merci pour toutes les caresses que tu m’as données, je les sens sur mon visage.
– Tu vas voir la caresse que tu vas prendre en rentrant, à claquer la thune que l’on t’envoie pour des études dans de la ganja ! »

*clic*

Cela fait, la suite.

2) Demander au chirurgien ce qu’est le CPH4

Et d’après les explication de ce Monsieur, il s’agit en fait d’un produit généré en quantité infime par les femmes enceintes pour donner l’énergie à leur enfant de construire leur corps. L’équivalent énergétique d’une bombe atomique pour le fœtus. Il avait ouï dire qu’un produit de synthèse était en cours d’étude, mais le retrouver ainsi sous forme de drogue dans le corps d’une Américaine visiblement un peu tarée… voilà qui le surprend. Et lui paraît un peu débile, aussi, mais passons.

L’affaire réglée, Lucy repart tranquillement de l’hôpital, pom podom podom, personne ne m’embête c’est bien normal, et s’en retourne vers le quartier général de Jang pour prendre sa revanche, équipée de deux pistolets avec silencieux que son cerveau a probablement générés seul, ainsi que de poignards. Grâce à ses nouveaux supers réflexes, tous les hommes de Jang sont donc abattus comme de petites crottes lorsqu’ils tentent de se dresser devant elle, et comme en plus, maintenant, Lucy a le pouvoir de voir à travers les murs (c’est tout à fait logique), elle les abat avant même qu’ils ne puissent la voir. Et enfin, elle va trouver Jang, qui se faisait tatouer tranquillement chez lui ; elle le cloue donc à la chaise de tatouage en lui plantant ses poignards dans les mains, puis scanne sa mémoire pour savoir où les autres mules ont été envoyées. Car elle veut récupérer toute cette maudite drogue.

Chose amusante, en scannant sa mémoire, Lucy a accès… au point de vue des hommes de Jang, pas de Jang lui-même. Ce qui est un peu incohérent, mais comme tout ce film l’est, finalement, c’est cohérent (si, si). Et lit ainsi dans la mémoire des hommes de Jang qui se trouve dans la tête de Jang sans raison valable que les mules sont parties pour Berlin, Rome et Paris.

Et cela fait…

… elle se barre.

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La super intelligence, c’est aussi de se promener avec une blouse piquée à l’hôpital sans raison et ne pas avoir changé de t-shirt juste pour avoir l’air super suspecte au premier coup d’œil.

Pardon ? Dis-donc Lucy ! Mon cerveau n’est peut-être pas aussi performant que le tiens, mais je crois me souvenir que tu avais abattu plein de gens de sang froid auparavant ! Et même tiré sur un chauffeur de taxi au motif qu’il ne parlait pas l’anglais ! Mais le mec qui t’a mis dans la mouise, risque de te poursuivre et a tué plein de vilains et buté ton pote Richard, lui par contre, c’est okay ?

Ça doit être trop intelligent pour moi.

Bon, ben très bien.

Cela fait, Lucy décide de se renseigner un petit peu sur ce qui lui arrive, et commence donc par rentrer chez elle pour retrouver sa coloc’ de Taipei. Grâce à ses nouveaux pouvoirs surhumains, Lucy est capable de détecter que « se bourrer la gueule est mauvais pour ton foie » et tape donc aussitôt une fausse ordonnance en chinois pour son amie (car oui, du coup, elle a aussi appris à utiliser Photoshop grâce à son cerveau surpuissant) tout en lui recommandant de changer de vie. Puis, quitte à utiliser un PC, elle va donc sur Doctissimo demander ce qui se passe dans son cerveau. Après 277 diagnostics de surdouance & autre zèbrerie, 87 d’hyperactivité, 18 de cancers et 2 de MSTs exotiques, elle décide de plutôt recourir à Google et tombe sur la page Facebook du professeur Norman, où entre diverses photos de lui avec son slip sur la tête, trouve un lien vers l’intégralité de ses études, qu’elle lit en quelques secondes. Puis, appelle le professeur Norman, qui lui était tranquillement à son hôtel en train de regarder le Grand Journal.

« Allô, professeur Norman ?
– Oui ? A qui ai-je l’honneur ?
– Je m’appelle Lucy. 
– Lucy comment ?
– Lucy. L’équipe du film n’a pas pensé à me donner un nom de famille. D’ailleurs, au casting, il n’y a qu’un seul personnage qui a un nom complet, c’est vous dire la profondeur des personnages.
– Je vois. Que puis-je pour vous Lucy ? 
– Votre théorie sur l’utilisation du cerveau. Elle est rudimentaire, mais vraie. J’ai lu l’intégralité de vos travaux sur le sujet.
– L’intégralité ? Mais enfin… il y en a beaucoup trop ! »

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Notez que le galopin explique que personne ne pourrait lire tous ses travaux tellement il y en a. Juste comme ça mec : si tu as eu le temps d’écrire quelque chose, quelqu’un aura forcément le temps de le lire, puisqu’aux dernières nouvelles, c’est même moins long. Même si dans le cas présent, je pense que les dialogues ont été beaucoup moins longs à écrire qu’à lire tant ils sont tous ratés. Mais, reprenons le fil.

« Il y en a exactement 6796 pages professeur.
– Ho ! Comment…
– Qu’importe professeur. Sachez que j’utilise désormais mon cerveau à 28% suite à l’absorption d’une drogue mystérieuse. Et que le pourcentage continue de grimper. Par contre, d’après mes calculs, il me reste 24 heures à vivre. 
– Comment puis-je vous croire ?
– Regardez, je contrôle votre téléphone. Tous vos téléphones que je fais sonner en même temps, hop ! J’apparais sur votre télévision.
– Ha ben tiens, oui, c’est pas banal.
– Professeur, j’ai une question pour vous que même ma super intelligence ne peut résoudre.
– Laquelle ?
– Cette drogue, ces pouvoirs… ils ont annihilé mes sentiments. Je me sens comme un robot. Que dois-je faire, maintenant, professeur ?
– Hé bien, comme je le disais plus tôt dans le film, les cellules disposant d’informations ont deux manières de la transmettre : devenir immortelles ou se reproduire. 
– Et ?
– Je pense que vous devez faire comme les cellules : transmettre l’information.
– Parfait. Je serai à votre porte dans 12 heures pour tout vous transmettre. A bientôt professeur. »

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Et elle raccroche.

Ce que le film ne montre pas, c’est qu’elle a tenu le même dialogue à un personnage beaucoup plus crédible qui était dans la chambre d’hôtel voisine de Norman quelques minutes plus tôt. Comme je suis sympa, je vous redonne ce que ça a donné.

« Allô, professeur Connard ?
– Oui ? A qui ai-je l’honneur ?
– Je m’appelle Lucy.
– Ecoutez, je ne me souviens que rarement des prénoms. Vous étiez stagiaire chez moi ? Comment vous êtes-vous échappée ? Vous voulez un CDI, c’est ça ? Donnez-moi votre adresse, je vous envoie quelqu’un. Diego ! Va chercher du chloroforme, une pelle et un grand sac poubelle ! 
– Non professeur. Je vous appelle car vous êtes un expert en absurdités. Or, je suis victime d’un truc absurde. J’ai lu tous vos spoilers, vous vous y connaissez.
– Tous mes spoilers ? Mais enfin Mademoiselle, il y en a beaucoup trop pour la santé mentale de n’importe qui ! Même ceux des Twilights ?
– Tous. Mais là n’est pas le sujet. Je vous appelle car j’utilise désormais 28% de mon cerveau suite à l’absorption d’une drogue mystérieuse.
– Je n’ai rien fait et d’ailleurs, vous n’avez aucune preuve. Par contre, je suis d’accord avec vous sur un point : vous êtes complètement stone. Maintenant il faut me laisser, hein. Les appels désespérés de damoiselles qui disent être fans de ce que je fais mais avoir été droguées contre leur gré , je connais et ça s’appelle mes ex. 
– Ecoutez-moi professeur. Le pourcentage d’utilisation de mon cerveau continue de grimper. Par contre, d’après mes calculs, il me reste 24 heures à vivre. 
– C’est ballot. Mais comment puis-je vous croire ?
– Je contrôle votre télévision. Et vos téléphones.
– Ouais, ben allez faire ça chez le voisin. C’est le professeur Norman et je l’entends glousser comme une écolière devant le Grand Journal, alors soyez sympa et faites-lui baisser le son.
– Professeur, j’ai une question pour vous que même ma super intelligence ne peut résoudre.
– « François Hollande est-il tangible ? »
– Non, une autre : cette drogue, ces pouvoirs… ils ont annihilé mes sentiments. Je me sens comme un robot. Que dois-je faire, maintenant, professeur ?
– Hé bien, comme le disait le professeur Norman plus tôt dans le film, les cellules disposant d’informations ont deux manières de la transmettre : devenir immortelles ou se reproduire. 
– Et ?
– Je pense que vous devez faire comme les cellules : vous reproduire pour transmettre l’information.
– Parfait. Je serai à votre porte dans 12 heures.
– Okay, et moi je commande du champagne et du lubrifiant. La reproduction, tout ça.
– Professeur je… je sens comme un danger qui plane sur moi maintenant que j’ai accepté votre offre. Je crois que je vais plutôt appeler la chambre d’à côté.
– Roooh, l’autre ! »

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Lucy se prépare donc à embarquer pour un vol Taipei-Paris, mais d’abord, elle a un autre coup de fil à passer. A la brigade des stups, en France.  Et c’est le capitaine Pierre Del Rio qui prend l’appel (oui, encore un).

« Allô, capitaine Del Rio ?
– Oui ? C’est vous la fille qui appelez tous les personnages du film pour leur raconter des âneries ?
– C’est moi. Capitaine, trois mules vont arriver à Berlin, Paris et Rome. Chacun de ces passagers a dans son corps un sachet contenant une nouvelle drogue ultra-puissante. Vous devez les arrêter et me donner la drogue. J’en ai besoin.
– Heu… vous savez que ça ne se passe pas comme ça, en fait ? Que la drogue, on ne la distribue pas ?
– Ce n’est pas dans le script. Faites oui oui de la tête.
– Mmm… oui oui…
– Très bien. Je vais vous envoyer les photos des passeports des trois passagers en question, que j’ai obtenues en… heu… ah merde, c’est pas écrit… je les ai… reproduites de mémoire sous Paint ?
– On va dire ça.
– Merci. Je vous les envoie sur votre PC grâce à mes supers pouvoirs psychiques. Mes supers pouvoirs psychiques qui me permettent aussi de vous dire, depuis Taipei, et sans caméra, que vous êtes assis sur votre bureau sans prendre de notes. Alors attrapez le stylo rouge à votre gauche et notez ce que je vous dis.
– Mais comment savez-vous tout cela ?
– Deux options : soit je suis une femme surpuissante avec des pouvoirs mystérieux, soit vos collègues de bureaux un peu cons vous font une blague grossière.
– Va pour les pouvoirs mystérieux. Je vous crois sur parole et préviens aussitôt Berlin et Rome ! »

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« Chaire proffeceur Norman, je suit une fille surdouai qui voudré un conseille. J’utilises cette ordinateur parsse que je chairche commant stoquer les connéssences que j’est accumuler. Si tu a connéssence d’un objé ou qu’on peux stoqué des donnée ce seré genti. Répon moi a ptitelouloutedetaipei@caramail.fr. Bisoo. »

Le capitaine Del Rio ne se pose donc guère plus de questions que cela et lance donc l’affaire, pendant que de son côté, Lucy monte dans son avion. Mais alors qu’elle arrive au-dessus de Paris, peu avant l’atterrissage, elle est fort surprise car… elle commence soudain à se décomposer ! Elle court donc s’enfermer aux toilettes en prétextant une méga-chiasse, et découvre qu’en absorbant un peu de la drogue qui restait dans le sachet qu’on lui a retiré du bide, ça va tout de suite drôlement mieux. Cependant, elle perd tout de même conscience, et à son arrivée à l’aéroport Charles de Gaulle, elle est droguée et attachée à un lit dans une chambre sécurisée. De la même manière, la police intercepte aux quatre coins de l’Europe les trois autres mules et… les fait envoyer en France pour leur retirer la drogue de l’estomac.

Ah ben oui. C’est vrai que ce n’est pas dangereux de voyager avec un sac dans le bide. Alors on leur fait faire encore un petit tour avec. Et que transférer un prisonnier se fait en 10 minutes. Et que tous les prisonniers sont déjà au Val-de-Grâce au moment même où Lucy arrive, soit à peine quelques heures après leur interpellation : bravo !

Non mais… bon, bref.

Sauf que Lucy se réveille. Et que cela surprend tout le monde, puisqu’on lui avait filé assez d’anesthésiant pour endormir un Jean-Pierre Castaldi. Aussi, toute la police lui tombe dessus lorsqu’elle essaie de quitter l’aéroport, et Lucy explique qu’elle aimerait parler seul à seul avec le capitaine Del Rio, et donc qu’il serait gentil de dire aux 250 agents de sécurité autour de bien vouloir la laisser en paix. Et comme la situation ne se règle pas assez vite, elle utilise ses pouvoirs surpuissants pour faire tomber tout le monde inconscient… sauf le capitaine Del Rio.

« Bon bé voilà capitaine, je vous ai donné les mules, vous allez leur retirer la drogue et me la filer.
– Non. 
– Allez, steuplé !
– D’accord. »

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Ce fabuleux argument suffit à convaincre le capitaine Del Rio, qui bien que trouvant ce qu’il vient de se passer bizarre, ne demande aucune explication à ce sujet parce que, bof, vous savez, des gens qui font tomber 250 mecs inconscients sans ciller, c’est curieux mais pas bien important. Tous deux montent donc dans la voiture du capitaine… sauf que Lucy a désormais le super pouvoir d’intercepter toutes les télécommunications ! Et utilisant ses pouvoirs mystérieux, elle parvient à détecter une conversation parmi des millions, en coréen par ailleurs : c’est Monsieur Jang ! Qui, oui, est Coréen, oui, est à Paris, oui, veut se venger, et oui, a appris que ses mules avaient toutes été prises par la police. Et qu’elles attendaient d’être opérées au Val de Grâce.

Les Coréens envoient donc tout un groupe sur place pour meuler la police et récupérer la drogue. Aussi simple que cela.

Et con, aussi. Mais est-ce que ça vous surprend encore ?

Lucy décide donc de prendre les choses en main : elle n’a jamais conduit mais prend le volant et s’avère être un pilote de génie (son cerveau lui a aussi fait passer ler permis). Elle met le gyrophare de Del Rio en marche, et en avant les enfants ! Sauf qu’en roulant à fond pour essayer de devancer les Coréens, elle attire l’attention d’autres unités de police, qui prennent la voiture de Del Rio en chasse.

« Je vais leur dire de nous lâcher, passez-moi la radio. » propose intelligemment Del Rio. « Non, j’ai une meilleure idée ! » répond Lucy histoire de bien pourrir l’affaire.

Et elle utilise donc ses pouvoirs pour provoquer un carambolage mortel entre les différentes voitures de police, le tout sur une place de marché où les véhicules hors de contrôle peuvent ainsi tuer plein d’innocents.

Sérieusement ? C’était ça ta meilleure idée ? Tu es sûre que ton cerveau fonctionne mieux qu’avant ? Non parce que non seulement Del Rio avait une solution simple, pacifique et sans risques, mais en plus, il aurait même pu dire « Continuez de nous coller aux fesses ! On va intercepter des méchants Coréens, on aura besoin d’autant de monde que possible ! » mais non. Et pourquoi ? Parce que Lucy est stupide. Aussi bien le film que le personnage, d’ailleurs.

Bref, pendant ce temps, au Val-de-Grâce, les Coréens qui doivent avoir des voitures avec des turbo-réacteurs sont arrivés avant même Lucy qui a pourtant une voiture de police, des supers pouvoirs et a intercepté le message ordonnant l’attaque. Et ils arrivent dans la salle où les mules sont retenues, tuent tous les policiers qui les surveillaient et…

Oui ? Se barrer et opérer les mules au calme ? Noooon. Vous vous souvenez de ce que j’avais dit plus haut ? Sur le fait que ces gens étaient assez cons probablement pour essayer de faire n’importe quoi en plein milieu d’un commissariat ? Hé bien c’est gagné : les Coréens décident d’opérer les trois types, sur place, bien lentement en prenant leur temps (plutôt que de les tuer et de récupérer la dope, même s’ils le font pour l’un d’entre eux sur un coup de tête mais ne poursuivent pas avec le candidat suivant), le tout entouré par les corps des policiers et après avoir vidé leurs flingues au milieu de l’hôpital.

Mais rassurez-vous, personne ne les dérange.

Bon je… je vais égorger un bébé phoque et je reviens d’accord ?

Hop.

Voilà. Donc, disais-je, ils ne sont pas dérangés, à part par Lucy qui débarque avec le capitaine Del Rio. Le chef de la petite troupe, sous-fifre de Monsieur Jang, ordonne donc à ses hommes de tuer Lucy pendant que lui se barre avec la mallette contenant les trois sachets de drogue qu’ils viennent de récupérer sur les pauvres mules.

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Chose intéressante : lorsque l’on a des supers pouvoirs, il faut quand même utiliser ses mains comme sur une tablette pour percevoir le monde. Moi aussi, quand j’essaie d’écouter deux conversations, je suis obligé de les faire glisser devant moi pour préciser sur laquelle je me concentre le plus.

« Ah ! Parfait, Lucy va tous les faire tomber inconscient ! » s’exclame le public.

« Mmmmm noooon je vais plutôt faire un mur invisible pour empêcher le chef des méchants de fuir. » répond Lucy qui confirme ainsi son statut de bulot qui parle. Car oui, plutôt que de tout régler en une seconde – ah, le problème des pouvoirs surpuissants ! – elle préfère faire du n’importe quoi. Elle fait donc son mur invisible, puis pendant que les hommes du méchant attendent en faisant du rien malgré le fait que leur chef leur ordonne de tirer, Lucy prend son temps pour leur faire dégager leurs armes, puis les fait léviter pour se frayer un chemin jusqu’au méchant en chef et récupérer la mallette.

Et devinez quoi ?

Elle ne tue personne. Ne les fait pas tomber inconscient. Et une fois partie… hé bien elle les laisse même se barrer.

QU’EST-CE QUI NE VA PAS CHEZ TOI ?

« Bon ben maintenant que j’ai la drogue, et que la police qui vient d’arriver n’empêche personne de sortir de l’hôpital, capitaine Del Rio, je vous fais un bisou. Cela fait, soyez bien urbain et emmenez-moi au centre de recherche où m’attend le professeur Norman dont j’ai détecté les pensées à 12 000 bornes et compris qu’il m’attendrait là et non pas à l’hôtel.« 

Ça doit être pratique, ça, de pouvoir lire les pensées de gens tellement loin qu’ils ne sont même pas en vue.

Surtout quand en sortant de l’hôpital, Lucy croise la voiture de Monsieur Jang, mais là par contre, le mec a beau être limite en train de ronger sa vitre en hurlant des insanités, lui, elle ne le remarque pas. Ni ne détecte quoi que ce soit. C’est beau la magie du scénario : je vous rappelle que depuis le début, tout ne repose que sur le fait qu’à chaque fois que Lucy croise les méchants, elle fait bien attention à les ignorer/les épargner/leur donner une chance de faire une nouvelle scène d’action.

Et c’est ce qu’il se passe. Car Jang ordonne à ses hommes de suivre Lucy jusqu’au centre pour lui mouliner la margoulette. Et lui-même mènera l’assaut, car il la tuerait bien de ses mains. Le capitaine Del Rio, à l’opposé, préfère prendre ses précautions et appeler des gardiens de la paix en renfort (mais pas d’unités plus costaudes comme le GIPN, le GIGN, ou même des ninjas, ce qui est bien dommage). Cela fait, tout le monde se rend donc au centre de recherche où Lucy rencontre pour la première fois le professeur Norman, le légendaire scientifique et une équipe de sommités qu’il a réunies.

Vous ai-je d’ailleurs parlé du moment où le professeur Normal parle de Lucy l’australopithèque en disant « la première femme de l’humanité s’appelait Lucy » au lieu de « le plus ancien corps de femme retrouvé a été baptisé Lucy » ? Quand je vous dis que c’est un grand scientifique, je ne déconne pas.

« Prouvez-nous que ce dit Norman à votre sujet est vrai ! » demande un des scientifiques présents. Aussitôt, Lucy lui saute dessus, lui touche le front et a la vision d’un chauffeur sur le point de renverser une fillette. Elle explique donc :

« Vous aviez une fille, elle a été renversée quand elle avait 6 ans. Par une voiture bleue, avec un petit oiseau qui pendait au rétroviseur.
– Alors c’est très vrai, mais vous pouvez m’expliquer comment encore une fois, en scannant ma mémoire, vous n’avez pas ce que j’ai vu mais ce qu’a vu le chauffard qui n’a rien à voir avec moi ?
– … c’est… heu… magique ?
– Okay, vous m’avez convaincu. »

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C’est donc encore une fois en se vautrant lamentablement que le film se poursuit. Car Lucy explique son plan : avant de disparaître, elle veut transmettre, comme convenu, le savoir qu’elle a accumulé (parce que oui, utiliser son cerveau plus largement lui donne accès à plein de mystères qui traînaient dedans sans que l’on sache bien pourquoi). Pour ce faire, elle propose de faire un test : lui injecter toute la drogue qui reste. Elle pourra ainsi s’en servir pour monter ses capacités cérébrales jusqu’à 100% et ainsi savoir ce qu’il se passe à ce moment là. Et en même temps, elle va tenter d’utiliser ses pouvoirs pour créer un ordinateur suffisamment puissant pour contenir son savoir car elle peut désormais manipuler la matière, y compris fécale au vu de l’intrigue. Mais son plan est interrompu par de tristes nouvelles données à Del Rio par ses camarades de la maréchaussée.

« Capitaine  ! Il y a des Coréens avec des lance-roquettes et des gros flingues qui arrivent ! 
– J’ai une idée : on va tenter de les retenir au maximum pendant que Lucy fait son expérience, quand bien même on ignore combien de temps ça va prendre.
– Super ! Et sinon, on ne pourrait pas juste dire à Lucy de tous les neutraliser comme elle l’a déjà fait à l’aéroport et ensuite reprendre le test en toute sécurité ?
– Comment vous appelez-vous ?
– Roudoudou. J’étais étudiant mais je me suis fait virer, alors pour gagner ma vie, je suis devenu flic.
– Cassez-vous Roudoudou ! Vos plans intelligents n’ont rien à faire dans ce film ! Encore une fois, on ne va pas utiliser de pouvoirs surpuissants de manière utile ! A la place, on va se faire une grosse scène de fusillade sans aucune raison ! »

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Et c’est exactement ce qu’il se passe.

Pendant que Lucy fait monter son pourcentage de matière grise utilisée, les policiers et les Coréens s’affrontent dans le couloir menant à la salle où Lucy est (mais dont la porte arrête toute les balles, merci, quand bien même elle est au fond du couloir) et Lucy pendant ce temps raconte des trucs comme « 1+1 ne fait pas 2 car en fait, ce n’est pas la bonne échelle, il faut être conscient du temps qui passe » bref, vous l’avez compris, plus le temps passe, plus en fait Lucy se transforme tout simplement en Jean-Claude Van Damme. Et une fois qu’elle a fini de raconter du caca, elle met bel et bien son plan à exécution, à savoir qu’elle s’assoit dans une chaise, se concentre, et transformant l’un de ses bras en enchevêtrement de tubes façon Akira, commence à absorber tout ce qu’il y a dans la pièce (à part les scientifiques) pour convertir cette matière en un gros PC surpuissant au milieu de celle-ci.

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Le professeur Norman se marre : Lucy n’a toujours pas compris que puissance cérébrale et savoir étaient deux choses différentes. Pour stocker toutes ses connaissances, elle aura donc juste besoin d’un Amiga 500.

Sauf que les Coréens, dehors, ont pris l’avantage et réussi à coller une roquette dans la porte alors que Lucy était à 99% d’utilisation de son cerveau. Monsieur Jang arrive donc, l’arme à la main, et sous les yeux médusés des scientifiques (tous les policiers dans le couloir qui étaient encore vivants il y a une seconde sont partis faire caca semble-t-il), braque Lucy. Il reste comme ça 40 bonnes secondes, sans raison là encore, jusqu’à ce que Lucy atteigne soudain 100% d’utilisation de son cerveau… et disparaisse à la seconde où Jang tire !

AH BEN CA ! C’est tellement original que je crois que je l’ai en 87 exemplaire dans mon album Panini « Poncifs qui puent & ficelles grossières.« . J’échange d’ailleurs ces vignettes contre la légendaire carte rare Ridley Scott, celle avec les bords dorés.

Mais bref.

Jang est bien embêté : il vient bêtement de fusiller une chaise vide. Il est doublement embêté quand Del Rio, qui était donc bien vivant, juste à côté de la porte qu’il était censé défendre, mais avait laissé Jang rentrer sans le déranger, fait son grand retour sans aucune explication (pourquoi commencer maintenant ?) et abat le méchant qui s’effondre dans la chaise en question. Del Rio et les scientifiques se retrouvent donc dans la pièce, un peu embêtés et sans savoir quoi faire. Il ne reste plus de Lucy que l’immense ordinateur en plein milieu, et duquel surgit… une clé USB.

Qui sitôt saisie, fait que l’ordinateur tombe en poussière : il a fait son office.

Toutes les connaissances accumulées par Lucy sont donc sur cette clé particulièrement moche (spécial dédicace à l’effet spécial pourri pour donner l’impression qu’il y a des étoiles qui bougent sur la coque), et on imagine que si Lucy était née 15 ans plus tôt, elle aurait généré une disquette 5 pouces 1/2 chatoyante, ce qui aurait quand même eu vachement plus de classe. Tout le monde se regarde donc et est bien content : elle a accompli sa mission.

Elle a légué à l’humanité la seule clé USB assez puissante pour y stocker tout le porn du monde dès qu’ils auront formaté les conneries que Lucy a laissé dessus.

Del Rio, quand même bien enquiquiné car il aurait bien voulu un autre bisou, demande à la cantonade « Ben ? Où s’qu’elle est ?« 

Et un SMS sur son téléphone lui répond :

« Je sui partou, lol. »

Alors que Del Rio réfléchit à tout ce que cela implique d’avoir une Scarlett Johansson invisible et omnisciente, surtout au sujet de ses activités habituelles sous la douche, la voix off de Lucy vient accompagner la caméra qui s’éloigne.

« On nous a donné la vie. Maintenant, vous savez quoi en faire.« 

Et…

… FIN !

Pardon ? Mais qu’est-ce que ? Mais ! Attendez, le film se finit là-dessus, paf, elle disparaît, fait la morale et c’est plié ? Oh oui, je sais ce que je vais en faire, de ma vie !

Diego, charge mon fusil dans la voiture : on va chez Luc Besson !

_________________________________________

Vous pensez que j’exagère sur le bullshit philosophico-prout-prout de ce film et de sa phrase finale ? Alors dites-vous que je ne vous ai pas parlé, alors que Lucy est sur sa chaise à s’approcher des 100% de capacité cérébrale, des scènes où Lucy voyage dans le temps (si), l’espace (aussi), touche le doigt de Lucy l’Australopithèque façon chapelle Sixtine, comme ça, pour déconner, et voit que l’univers n’est en fait qu’un gros ovule qui s’est fait engrosser par de la semence intersidérale (si, là aussi). Parce que oui, le cosmos aussi a sa sexualité. Il est comme ça. Des fois, il va en boîte, rencontre un inconnu et paf, big-bang à l’arrière de la Twingo.

Et vous voulez le plus beau ?

Ambitieux, « Lucy » atteint ses objectifs comme spectacle de divertissement, spectaculaire et intelligent.

Culturebox – France Télévisions

« Intelligent« , donc.

Bravo, les gars.

Je crois que ce sera le mot de la fin. Inutile d’en rajouter.

326 réponses à “Lucy (fer)

  1. Je sors du cinéma, après avoir Lucy, et je me dis : « aaah, vivement que l’OC fasse un article, ça va faire mal ». Et pouf, un article qui sort. Merci, Connard !

      • je crois qu’on attendait tous cet article avec impatience x) Enfin,moi c’est aussi parce que j’ai dis que ce film était merdique et pas cohérent à des amis qui avaient aimé, et que je me suis fais engueulé … Maintenant je peux faire lire cet article qui a largement plus de crédit que moi XD

      • Idem! Mais ouais, quoi!…pfff Limitless , à part 2/3 incohérences, c’ est du caviar à côté!. Merci OC!

  2. Donc en gros, c’est juste Scarlett Johansson qui se transforme en Alakazam. Rien de bien excitant, quoi…

    J’ai bien ri sur la fin, en revanche votre titre me laisse songeur: il manque un peu de punch. Même un « HalLucynant » aurait eu plus de classe !

      • Y avait déjà « Lucy in the skyline with diamonds » pour Skyline, ça aurait fait doublon.

    • Oui, c’est bien trouvé de la comparer avec Alakazam ^^ Mais vu qu’elle n’a pas trop une tête de vieux sage chinois, et qu’elle a plus un penchant pour la destruction qu’une passion pour la torsion des cuillères, si l’on ajoute à ça la fin zarbi qui fait très  » dérive de la science », si l’on reste dans les analogies à Pokemon, je dirais plutôt qu’elle se transforme en Mewtwo ^^

      • C’est normal, dans les prisons chinoises aussi il faut manger cinq fruits et légumes par jour.

      • Au moins ça serait drôle, quoique peut être pas pour le public chinois…

    • En même temps, l’action de la scène suivante semble se passer dans un endroit qui ressemble à un restaurant et elle serait donc enfermée dans la réserve dudit restaurant. Donc pour un fois qu’on a droit à quelque chose de logique dans ce film, il ne faut pas le critiquer.
      Même si effectivement, lors de la scène des taxis (celle juste après donc), elle semble sortir d’un parking vide…

      Tout est visible ici : https://movies.yahoo.com/video/lucy-clip-escape-160107141.html

  3. dans le diaporama de fin, on peut noter aussi qu’en régressant dans le temps, les T-rex (-70 Ma) vivaient après les australopithèques (-5 Ma).

  4. Quand je suis sortie de la salle, je me suis dit « Hé quoi, le but d’une femme qui utilise son cerveau à 100%, c’est de se changer en ordinateur ? WTF ? »
    Super, cet article !

    • Si elle avait absorbé la drogue au 19e siècle elle se serait transformée en encyclopédie avec des photos en noir et blanc je pense… Ou en locomotive.

      • Ou alors en 1985, et ça pourrait expliquer pourquoi le convecteur temporelle ressemble à un vagin x)

  5. Après avoir vu cette chose au cinéma, je savais bien que l’hôte de ces lieux ne pourrait rater pareille occasion.
    Pour une fois le spoiler est presque gentil, ceci dit raconter ce qui se passe à l’écran suffit largement je pense pour dissoudre son cerveau.
    Merci pour ce spoil, lire les autres critiques sur ce film me fait douter en l’humanité.

  6. Mais tout le monde est con ici : quelle mauvaise foi de la part de l’odieux !
    Il y a une explication scénaristique évidente qui permet de prendre le film à sa juste valeur : en fait la came fait partir Lucy dans un délire comateux où elle croise des dinosaures, morgan freeman et où elle roule des galoches a tout les flics de France.
    Bon pour le début… Certes. Mais qui n’a jamais rencontré un con, un vrai ; ou plusieurs que sais-je ?

  7. Y’a quand même de bonnes idées dans ce film.
    Une balle dans la jambe de quiconque ne parle pas la langue de Shakespeare en cours d’anglais. Notre niveau progresserait enfin.

    • On pourrait pas faire l’inverse, une balle pour ceux qui ne parlent pas français. (et je parle aussi pour l’écriture en sms sur le net)

    • Ahaha ! Bon esprit !
      Et c’est pas faux non plus ! Y en a marre des feignasses qui râlent et qui ne foutent rien pour redynamiser les forces vives du bilinguisme !

  8. « maintenant vous savez quoi en faire… »
    -DE LA DROOOOOOOOGUE !!!

    Il y aurait encore beaucoup à dire sur cette bouse
    je n’avais jamais encore entendu une salle entière rire aux éclats avant la scène ou les 150 Coréens (fraichements sortis d’un bus de touristes selon tout vraisemblance) s’arment pépére tandis que l’élite des forces françaises, la… PAF (Kieffer, Hubert, et Trepel à côté ce sont des marchands de barbe-a-papa) passe devant eux tranquillou sans rien voir.

    On croirait Peter Jackson qui mixe Taxi et la bande annonce du film.

    • Aaaaah merci !!! Odieux Connard a oublié d’en parler de cette scène… Mais beau spoil vraiment ! Ce film est tellement… Hum… Débile ?

  9. Grâce à toi, je réalise que je suis un génie qui utilise son cerveau à 80% : je me suis bourrée la gueule hier soir et j’ai compris au réveil que ce n’était pas bon pour mon foie. Du coup je vais m’épargner ce film qui ne doit pas être bon non plus pour mes yeux. Merci Odieux !

    • Avant j’étais abonnée ugc illimité. Puis j’ai découvert l’OC. À présent je consomme des spoils tranquille à la maison, c’est drôle et c’est gratuit. Je télécharge les films dont il ne parle pas. Radine ET maline.

      • Moi c’est l’inverse ! Je télécharge les films dont l’OC parle.
        Ok, j’avoue, pas tous, ça serait inhumain :)

      • Ca m’embêterait surtout de me faire choper par Hadopi et me retrouver devant le juge qui dit devant l’assemblé « alooors, comme ça on a téléchargé Twilight? »

      • J’ai honte mais c’étais pas loin en ce qui me concerne: Man of Steel… j’étais dégoûté de me faire choper pour ça (pourtant j’avais lu le spoil je savais à quoi m’attendre).

  10. merci pour cet article fabuleux, OC. Mais tu n’as pas parlé de la séquence fabuleuse qui m’as traumatisé depuis 2 semaines du documentaire entrecoupée sur la gazelle Lucy et le guépard/les méchants asiatiques à la nationalité interchangeable (oui pa

  11. La traduction des caractères en chinois : pas du tout du bullshit, t’as tout faux odieux, c’est juste gastronomique

  12. Intéressant ce film, je file voir ça !
    Sinon, quelques fautes de frappe du genre « professeur Normal » et plus haut un « r » qui se promène sans raison après un « le ». Relisez-vous donc avant de faire des remarques sur les zèbres surdoués dyslexiques.
    Et il me semble que les coréens n’utilisent quasiment plus de hanja, alors pourquoi ces sinogrammes ? Simplement pour nous dire « HÉ ! Regardez c’est en ASIE ! C’est exotique ! On a du budget ! » ? Surtout qu’ils veulent rien dire, je ne vois même pas dans quel sens on devrait les lire ^^

  13. Je n’espérais pas cette critique (que tous les spectateurs du film ressentaient comme indispensable) si tôt, et il est amusant de constater que le résumé de l’intrigue et la retranscription des dialogues n’ont besoin d’aucun commentaire et d’aucune exagération, mais sont fidèlement relatés, ce qui suffit plus qu’amplement à révéler l’infinie insipidité et vacuité de ce chef-d’oeuvre de Besson. Autre petit oubli : le fameux anglophone blond, qui semble avoir un rôle assez important au sein de cette mafia, et dont on ne reparle absolument jamais! Mais il est vrai que cela suit très fidèlement la logique de Lucy : laisser mourir autant d’agents de police et d’innocents que possible, quand il ne s’agit pas de les tuer directement (le chauffeur de taxi et la course-poursuite) et épargner à chaque fois les méchants les plus infâmes alors qu’il est évident qu’ils reviendront casser du gentil. En fait, Besson n’avait pas réussi à trouver de méchant digne d’affronter une fille supposément méga-intelligente, donc il a décidé contre toute crédibilité que sa seule némésis serait une agence de narco-trafiquants qu’elle pouvait réduire en bouillie en deux secondes et demie…

  14. Et moi qui croyait que le new-age était passé de mode… Décidément l’industrie du cinéma (et la drogue, ne jamais donner de la drogue aux scénaristes!) fait régresser l’humanité. Quelques bons films ont eu existé pourtant…

  15. Développement cérébral surhumain, Luc Besson, … J’ai l’impression que l’intelligence, c’est comme les frites Mc Cain

    • Taïwan C’EST la Chine! Pas la même, certes, mais d’un côté ils s’appellent eux-mêmes république populaire (je crois – je confonds toujours les deux) de Chine, et d’un autre côté ils sont pas reconnus par la Chine (la vraie) et possiblement un tas d’autres pays, qui les considèrent comme chinois.
      Mais sérieusement, même moi, extrêmement bon public qui rigole bêtement au cinéma, puis devant les spoilers de l’OC, j’ai failli me barrer après la scène du trou spatio-temporel où au lieu de finir à l’aéroport comme les autres mules, Lucy… enfin bon bref, ce fut traumatisant.
      Autre petite chose. Les Putains de Powerpoints du professeur Norman pendant son cours! Plus que absurdes ou pas crédibles, ils font juste… juste… désolé, rien que d’y penser mon cerveau est descendu à 0℅ (pointé)

      • Taipei est bien à Taïwan, qui n’est pas la Chine en effet : ne me demandez pas pourquoi, mais durant toute la rédaction, je pensais Hong Kong. On va laisser Taïwan loin de la Chine pour encore un moment.

  16. Avoir 100% de son cerveau actif au meme moment, c’est pas peu ou prou ce qui se passe pendant une crise d’epilepsie ?

    • On est loin de 100% en cas de crise d’épilepsie. Mais avoir son cerveau actif à 100% doit ressembler beaucoup à une crise vu que tu va essayer de faire faire tout les sports que tu connais en même temps en disant toute les lettres que tu connais en même temps,que t’inspirera, expirera et retiendra ton souffle en même temps, etc. Donc oui le super génie qui utilise 100% de son cerveau en même temps il est par terre à trembler en bavant et en se faisant dessus. Mais c’est un génie.

      • Bande de nazes, 100% d’utilisation du cerveau te fais transformer en clé USB…Ta pas vu le film ou quoi…

  17. dès que j’ai vu les affiches en ville, je me suis dit « vivement que l’OC en fasse un billet »
    alors je dis merci, merci pour cette bonne tranche de rigolade en ce jeudi matin :-)

  18. Ah, pas mal le spoiler mais y a deux-trois trucs qui me chiffonnent (soit parce que l’incohérence relevée ne me semble pas pertinente, soit parce que vous n’en avez pas parlé ) :

    – alors si pour les brigands qui tabassent Lucy lors de son transfert à l’aéroport, on voit qu’il sont clairement au courant qu’elle est importante car quand l’un la défonce, l’autre le sort de force de la pièce de force et le balance dans le couloir sans ménagement (au bout d’un long moment il est vrai), par contre si le premier s’est énervé c’est parce que Lucy lui a fait un coupure au doigt. Comment ? Elle est sur une chaise, les bras le long du corps, le mec lui met la main entre les seins, elle se dégage d’un coup d’épaule et hop, il est coupé au doigt, s’énerve te la défonce. Elle a un sous-tif barbelé ?

    – pour les pistolets avec silencieux, avant de sortir de chez les brigands pour aller plomber des chauffeurs de taxi, on la voit remplir un sac des armes qu’elle trouve dans la pièce (elle loot les cadavres, quoi), avec notamment un plan sur un fusil d’assaut qu’on ne reverra plus du film. Bon par contre quand elle va à l’hostose faire retirer la drogue elle laisse ledit sac dans le taxi histoire de, assortit d’un « attendez-moi ». Mouais.

    – pour la fusillade finale, Lucy demande à Del Rio d’aller retenir les coréens car elle va avoir besoin de se concentrer. Bon, elle aurait pu certes aller calmer les coréens d’abord et aller se faire injecter ensuite mais bon. (comme vous l’avez fait remarquer lors de la course-poursuite, plus ça avance moins Lucy en a quelque chose à foutre des gens. Ce qui reste cohérent avec sa perte d’humanité proportionnelle au développement de ses capacités.)

    Pour le reste rien à redire.

    Maintenant, MESSAGE SPÉCIAL A TOUT CEUX QUI BÂCHENT CE FILM A CAUSE DE L’HISTOIRE DES 10% :
    Arrêtez. Sérieux. Ça fait pas de vous des défenseurs de la Science mais juste des cons. Voici :

    1. Besson a eu l’idée de ce film il y a une dizaine d’années, époque à laquelle la théorie des 10% était encore considérée comme plausible.

    2. Lors de sa conférence, quand l’étudiant demande si cette théorie a été prouvée Norman répond en premier « Non, ce ne sont que des hypothèses. » Puis il part dans son délire sur « Imaginez ce qu’on pourrait faire avec 20, 40 ou 60% ? » puis se calme et rajoute « Ouais enfin c’est de la science-fiction tout ça. » Même quand Lucy le contacte au travers de sa télé lui disant « Yo, tu as en face de toi la preuve vivante que ta théorie est vraie ! » Norman réponds d’abord « Mais… Ce n’est qu’une théorie, un axe de recherche… » Donc le film répète lui-même, par le biais du personnage censé représenter le savoir et la connaissance, que cette théorie n’est pas prouvée. (non, il va pas dire qu’elle a été infirmée sinon le film ne sert plus à rien, ou pourrait donner l’impression que l’auteur veut bâcher les scientifiques ayant infirmé la théorie, ce qui n’est pas le but ici.)

    3. Besson a dit lui-même : si vous allez voir ce film pour apprendre quelque chose vous vous trompez, ça reste un divertissement.
    Lui c’est juste l’idée qui l’intéressait, il s’en est inspiré pour faire un divertissement, pas un f*cking documentaire. (et encore heureux…)

    Donc s’il vous plait ARRÊTEZ ! Y a plein de bonnes raisons de critiquer ce film (par exemple oui, le coup du « Lucy était la première femme de l’humanité », ça ça m’a bien fait tiquer ça) mais celle-ci n’en est pas une, vous avez l’air aussi fin que ceux qui disent « Han, Star Wars c’trop nul pasque la Force ça existe pas en vrai ! »
    Ne reprochez pas à un film de ne pas donner ce qu’il n’a jamais promis !

    • « Ne reprochez pas à un film de ne pas donner ce qu’il n’a jamais promis ! »

      comme quoi, par exemple… un scénario qui se tient? Même en science fiction il faut avoir un minimum de crédibilité, non? et là, c’est de pire en pire!

      JL

    • « 3. Besson a dit lui-même : si vous allez voir ce film pour apprendre quelque chose vous vous trompez, ça reste un divertissement.
      Lui c’est juste l’idée qui l’intéressait, il s’en est inspiré pour faire un divertissement, pas un f*cking documentaire. (et encore heureux…) »

      C’est bien le problème de la société actuelle, on pense que le divertissement et l’apprentissage ne sont pas compatible. Si il avait voulu Besson aurait pu faire les 2 et ainsi tirer les gens vers le haut plutôt que de leur sortir de la bouilli infâme qui empâte leurs cerveaux dans la médiocrité.
      De nos jours on préfère regarder Loft Story pour se divertir que de regarder un doc sur Arte. D’ailleurs Alexandre Astier en parle mieux que moi ici: https://www.youtube.com/watch?v=Vdvy94yrIIs .
      Apprendre peut être un divertissement mais demande plus de boulot pour le réaliser. Notre cher Besson est juste quelqu’un de feignant, ainsi que tous les scénaristes qui abreuvent nos écrans de nullités édifiantes.

      • Vous m’ôtez les mots du clavier.
        Je soutiens vivement votre point de vue.

    • Même s’il a pensé son scénar il y a 10 ans, ça lui aurait fait mal de le réviser un peu? Mais bon, cette théorie était déjà présente dans la série Heroes, et ça m’avait déjà fait tiquer à l’époque. Mais bon, demander à Loeb (co-scénariste de la série) de faire un bon scénar, c’est beaucoup demander (à 2-3 exceptions près, c’était peut-être un stagiaire qui s’en est chargé). Si on le mettait avec Besson pour voir?

    • J’aime bien comme des trois commentateurs, aucun n’a lu (ou compris à tout le moins) ce que j’ai vraiment écrit. (et donc ont répondu à côté)

      Donc je vais réexpliquer plus en détails : ai-je dit que le scénario se tenait ? Non, ce film est bourré d’incohérences (j’en ai même rajouté qui n’avaient pas été mentionnées dans le spoil), plein d’éléments on été mal utilisés, on est d’accord.

      Mais dire « ce film est nul car il se base sur une théorie fausse » alors que ni le film ni le réalisateurs ne prétendent le contraire est juste stupide. (ai-je dit que divertissement et apprentissage est incompatible ? Non, juste que Besson n’a jamais prétendu faire ça avec ce film.)

      Je vais reprendre ma comparaison avec Star Wars : dire « ces films sont nuls car ils se basent sur le principe de la Force, qui est faux » est débile. Par contre dire « il est incohérent qu’on entende le bruit des vaisseaux dans l’espace » est juste.

      Je suis autant contre l’adoration malhonnête (coucou Inception !) que le bâchage malhonnête. C’est tout.

      • Y a un autre exemple. Quand je dis que Jurrassik Park est un film de genre « hard science », on me répond souvent que non, parceque l’idée de base de l’ADN dans le moustique c’est impossible. Peut etre, mais à l’époque, ça ne contredisais pas les connaissances scientifiques de cette époque.

      • Toi aussi devrait t’acheter des yeux; rien n’empêche de construire un scénario utilisant un  »univers parallèle » où telle loi et telle loi est vraie.
        Là le monde est présenté comme le notre, où un professeur n’aurait jamais eu la bêtise de parler de cette  »théorie », où on ne peut même pas dire  »hypothèse » car aucune observation n’a été faite.
        Tu cites souvent le passage où le professeur dit qu’il s’agit  »d’hypothèses »; une hypothèse est une explication d’un phénomène, ici le phénomène n’existe pas. Les EEG montrent que le cerveau est utilisé dans son intégralité, et personne ne pourrait émettre telle hypothèse et se considérer scientifique.

        Il ne faut pas oublier que la science a des règles ; si un homme se prétend professeur il est censé les accepter, utiliser le vocabulaire lié. Alors le terme hypothèses est faux, entièrement mal utilisé et prouvant bien que Besson n’a aucunement fait attention à la **cohérence ** de son bousin.
        Ce n’est pas tant le réalisme qui importe : c’est la cohérence.

      • @Tim : t’es mignon de me parler d’yeux quand t’es pas capable de répondre au bon endroit.
        Enfin bon.
        Tes arguments seraient bons si le film avait la prétention d’être 100% réaliste, ce qui n’est pas le cas.
        Si juste parce que l’univers d’un film est « comme le notre », cela t’empêche d’en accepter tout ce qui a trait à la fiction et l’imaginaire, bon courage pour la suite vieux.

        Y en a d’autres des films qui prennent place dans des univers « comme le notre » avec des trucs pas réalistes (à peu près tous les films de super-héros, quelques films de SF, pas mal de films d’horreur et j’en passe.) avec des explications à la mord-moi-le-machin qui tiennent pas debout 5 minutes. Pourtant personne gueule contre ces présupposés. Juste contre ce qu’ils en font, et avec raison.

        Mais là soudain les gens font preuve du plus grand torrent de mauvaise foi jamais vu depuis Inception – oui j’aime bien me répéter.

      • Il semblerais que se soit parceque justement, le film présente sa campagne là dessus, et le présente comme vrai. Cela fait une grande différence avec les exemples cités.

      • Je sais pas, perso j’ai vu nulle part le film ni sa campagne présenter cette théorie comme vraie.

    • Le « c’est un film, pas de la science » m’énerve un peu comme argument quand justement l’argument de vente se veut être scientifique. C’est pour ça qu’on pardonne l’histoire de l’araignée radio-active qui transforme Peter Parker en Spiderman ou les vaisseaux qui explosent dans l’espace dans Star Wars, mais pas à Besson dont le sujet principal est biaisé dès l’affiche du film. Il l’a pensé il y a 10 ans certes. Donc c’est gravé dans le marbre? Il peut pas se dire « Tiens on va quand même modifier deux-trois trucs »? Genre une drogue qui développe des super-pouvoirs ou un truc extraterrestre à la witchblade. Mais ce n’est pas cette incohérence qui rend ce film si pourrit en vérité. S’il n’y avait eu que ça mais que le reste était bon, on se serait dit « dommage que le thème soit issu d’un théorie vieille du XIXème siècle sinon le film aurait été très bon ». Mais c’est l’ensemble du film qui est mauvais. Les scènes d’actions sont inexistantes. La course-poursuite qui n’a pour but que de satisfaire le plaisir de Besson de voir des voitures de police se foutre en l’air. La fin qui est bancale au possible. Alors d’un côté on te balance le film comme intelligent et philosophique et dès qu’on met en doute ces points on te répond « Oui mais c’est qu’un divertissement, c’est pas fait pour être un documentaire scientifique ». Ado, j’adorais Besson. Ca restait Subway, Nikita, Le Grand Bleu, Léon, le 5ème élément (ces deux derniers étant parmi mes films favoris). Mais ça c’était avant

      • Un film peut prendre tous les présupposés qu’il veut. Il pourrait dire qu’en fait la gravité que subit une personne est proportionnelle à son âge, on s’en cogne. Le truc c’est de savoir si c’est bien utilisé ou pas.
        Là, le truc des 10% est mal utilisé, ce qui en fait un film moyen.
        Mais le bâcher le présupposé en lui-même est idiot.

        Donc en résumé, bâcher l’utilisation du présupposé est pertinent, bâcher le présupposé, non.

        (sérieux ? « dommage que le thème soit issu d’un théorie vieille du XIXème siècle » ? La créativité d’une fiction est limitée par la réalité maintenant ? )

        « on te balance le film comme intelligent et philosophique » ça c’est les médias. Depuis quand on peut se fier à eux pour juger un film ?

      • Oui, c’est limité par la réalité. Pourquoi tous les films de super-héros et des films de SF en général laissent tomber la radio-activité au profit des manipulations génétiques? Parce que la radio-activité est dépassée et n’est plus contractuelle. Et pourtant, c’est pas plus couillon de se choper des pouvoirs par de la radioactivité ou par un bestiau dont on aurait manipulé l’ADN.

      • Oui, et s’en servent-ils de manière réaliste, de ces histoires de manipulation génétique ? Non. (coucou La Planète des singes : les Origines !)
        A chaque fois ça n’est qu’un prétexte pour aider la suspension d’incrédulité. Là pareil, ça n’est qu’un prétexte.

        (je vais encore en revenir à Star Wars : sur quoi ils se basent pour leurs sabre laser ? Oui hein ? Pourtant c’est devenu iconique à un point que tout le monde sait ce que c’est. Et personne ne hurle à la bouse à cause de ça.)

        S’il veut se servir de ce truc des 10% il a le droit bordayl ! S’il s’en sert mal (ce qui est le cas) c’est une autre histoire mais stop la malhonnêteté please.

      • Je suis tout à fait d’accord avec le faite que lorsqu’on crée une histoire, on puisse modeler son univers comme on l’entend. Reprenons l’exemple de starwars où la force n’est pas complètement incohérente (même si mal expliquée) car ça se passe dans une galaxie lointaine, avec plein d’humanoïde et d’extraterrestre ect… Même le sabre laser, avec une technologie suffisamment poussée pourrait éventuellement évoluer. Dans cet univers, tout cela a du sens.
        Là, Besson nous pose un monde cartésien, qui obéit au loi de notre monde, sans « magie » ni physique quantique pour expliquer des trucs bizarres. Et dans ce monde (qui est censé être celui dans lequel on vit, il y a suffisamment de références dans le film pour nous le faire comprendre) il pose que pouf le cerveau humain ben il utilise que 10% de ses capacités. C’est comme si il disait que l’eau bout à 50°C à pression atmosphérique et qu’il basait sont film la dessus. Du coup c’est plus une caractéristique inhérente à l’univers créé mais une négligence de la part de l’auteur. Et c’est ça qui fait la différence, pour moi le film a perdu toute sa crédibilité au moment du spitch de Morgan Freeman tellement c’était stupide.
        Et comme on l’a si souvent répété, dans un film on est libre de tout faire, de tout modeler selon ses désirs MAIS IL FAUT QUE CA RESTE COHÉRENT.
        En espérant mettre fait comprendre cette fois…

      • Désolé pour la faute d’orthographe monstrueuse dans la dernière phrase… (et pour celles que je n’ai pas vu)

      • Bouhou… Pourquoi ils sont si cons ?

        Bon. De 1 : « Même le sabre laser, avec une technologie suffisamment poussée pourrait éventuellement évoluer » si ceci reflète ton réel niveau dans la compréhension des lois qui régissent notre univers, ça décrédibilise tout le reste de tes propos.

        Ensuite : relis la réponse de Salkon juste en-dessous.

        (pour ton exemple de l’eau à 50°, ben il pourrait oui… C’est un film, une fiction, qui plus est un simple divertissement sans prétention de réalisme scientifique. Donc OUI il pourrait. Après si c’est mal fait et qu’on y croit pas une minute c’est autre chose. Mais de base il a le droit. J’ai juste détesté cette vague de couillons qui avant même que le film ne sorte se sentaient tellement intelligents à dire « La théorie des 10% est fausse, ça va être tout nul ! » Bande de béotiens. Je le reprécise car décidément les gens ont l’air d’avoir du mal à ne pas faire d’amalgames : je ne défends pas le film, les incohérences relevées par l’OC sont pertinentes sauf 2 ou 3 dont j’ai parlé plus haut, y a même plus d’incohérences que celles citées ici – cf d’autres commentaires – mais nous aussi on peut rester cohérents dans nos critiques, non ?)

      • Les trucs qui dérange avec les 10 %.

        Cette légende urbaine est présentée comme vrai tout court, et ceci est martelé pendant tout le film sans la moindre opposition significative, ce qui contribue à la propagation d’une connerie dans le monde réel. Ce qui est présenté comme fictionnel dans le film, c’est le fait de débloquer les 90% restants.

        Il y avait moyen de faire sans sans sacrifier quoi que ce soit à l’intrigue(si la drogue augmente les capacités d’un individu sans plus de précision, on ne perd rien à l’intrigue). Par comparaison, il est impossible d’avoir Batman avec une police compétente.

        Pour ces deux raisons, il est assez logique de reprocher à Lucy l’emploi des 10%, en plus naturellement du scénario ridicule et des persos incohérents.

      • DES YEUX ! ACHETEZ-VOUS DES YEUX ! (et des oreilles pour le film)

        « Cette légende urbaine est présentée comme vrai tout court, et ceci est martelé pendant tout le film sans la moindre opposition significative »

        A ceci j’oppose ce que j’ai dit plus haut : « 2. Lors de sa conférence, quand l’étudiant demande si cette théorie a été prouvée Norman répond en premier « Non, ce ne sont que des hypothèses. » Puis il part dans son délire sur « Imaginez ce qu’on pourrait faire avec 20, 40 ou 60% ? » puis se calme et rajoute « Ouais enfin c’est de la science-fiction tout ça. » Même quand Lucy le contacte au travers de sa télé lui disant « Yo, tu as en face de toi la preuve vivante que ta théorie est vraie ! » Norman réponds d’abord « Mais… Ce n’est qu’une théorie, un axe de recherche… » Donc le film répète lui-même, par le biais du personnage censé représenter le savoir et la connaissance, que cette théorie n’est pas prouvée. »

        Purée, le mec qui est présenté dans le film que THE expert de la théorie, joué par Morgan Freeman donc dans son sempiternel rôle du Sage Détenteur de la Connaissance annonce lui-même qu’il n’y a rien de tangible, que ça n’est qu’un tas d’hypothèses et un axe de recherche qui le passionnent, comme opposition significative je sais pas ce qu’il te faut !

        Non mais là je vais commencer à me fâcher.
        Autant la première fois je veux bien croire que je m’exprime mal, autant y a un moment où je me pose du question de l’état cérébral de certains.
        Et je parle pas de pourcentages mais d’un p*tain d’électroencéphalogramme plat !

      • ‘ »on te balance le film comme intelligent et philosophique » ça c’est les médias. Depuis quand on peut se fier à eux pour juger un film ?’

        Depuis que la section Marketing de la prod’ a décidé d’utiliser l’angle « c’est un film intelligent » pour le vendre, par exemple.
        Ce qui participe au fait que les sous-cultivés prennent le mythe des dix pour-cents pour argent comptant après avoir vu le film.
        Ce qui fait rager les gens qui savent que c’est une connerie.
        Ce qui peut être pris pour une critique de la base narrative du film.
        Percevez-vous mieux le soucis, mon bon Yohk’ ?

      • Disons que j’en saisis un autre : les gens prennent en compte ce que dis la section marketing de la prod’. Ce qui est encore plus con que tout ce que je pouvais imaginer.
        Et me faites pas croire que, tel un chevalier blanc en armure, vous vous acharnez sur cet argument creux pour défendre les « sous-cultivés ».

        Purée mais dès la bande-annonce on voyait que ça n’allait être qu’un divertissement avec rien d’intelligent dedans.

        Ces mêmes gens qui ont encensé Inception alors que la bande-annonce nous vendait autre chose que le film est : juste un divertissement correct (mais que là tout le monde à qualifié de « super intelligent », même que y en avait qui avaient « pas tout compris la première fois », ce qui m’a toujours laissé perplexe.)

      • Ah oui tiens, double post : un film peut parfaitement prétendre être intelligent avec un présupposé surréaliste.
        Inception, encore, le faisait.
        Mal.
        Comme ce film.
        Mais il avait le droit et personne n’a gueulé « Han, rentrer dans les rêves c’est pas possible, pis vous faites ça dans notre univers alors les gens ils vont croire que c’est vrai ! », ce qui était bien normal.

        Et je comprends donc pas pourquoi soudain tout le monde devient con à gueuler « Besson avait pas le droit de baser son film sur une théorie fausse, c’est de l’arnaque ! » Non, c’est de la fiction.

      • oui Yohk, détends toi un peu mon grand. T’es pas obligé d’insulter ceux qui n’ont pas la même perception que toi.
        Bien sûr que Besson a le droit d’utiliser le sujet qu’il veut. Toi aussi. Tout le monde d’ailleurs peut écrire le scénario qu’il veut. Si tu veux écrire un scénario où Clovis accompagné de ses plus fidèles templiers irait au Japon où il affronterait des ninja tu as le droit. Mais si tu le fais passer pour sérieux ne t’attends pas à ce que les critiques soient élogieuses, même si tu précises quand même que c’est avant tout un divertissement. Pourtant sur le fond, si le film est bon pourquoi le basher?

      • Puisque tu insistes si gentiment :
        _ Le fait d’employer 10% n’est pas une théorie, c’est un truc complètement réfuté.
        _ De mémoire, Morgan commence la conférence par l’homme emploie 10%, le dauphin 20%, imaginer ce qu’on pourrait débloquer si on atteignait nous aussi 20%. Ce n’est que sur le fait de pouvoir débloquer les pourcents restants et les conséquences que Morgan se fait reprendre, pas sur le début de sa théorie comme quoi on emploie 10% de notre cerveau. Idem lorsqu’il parle à Lucy. Les hypothèses ne concernaient que le déblocage de capacités, pas sur le fait que l’on emploie que 10 % de notre cerveau.
        _Regarde l’affiche :est que la légende urbaine est présenté comme vraie, ou comme quelque chose à avaler comme prémisse de départ ? Indice : pas d’emploi du conditionnel. Et inutile de me sortir les interviews de Luc Besson. Comme 95% des spectateurs, je vais voir le film après avoir vu l’affiche, parfois le synopsis et une bande annonce. Si les interviews sont importantes, il fallait les inclure avec le film. Ou éventuellement mettre en gros avant le film un équivalent de  » Les 10% sont une connerie dans la vrai vie » tout comme on met parfois que les évènements racontés sont fictifs pour justement informer le public.
        _ Enfin, le point le plus important, c’est que c’est une vrai légende urbaine. Personne ne croit aux sabres lasers comme arme de combat, personne ne croit que l’on peut pénétrer dans les rêves avec une machine, mais des gens croient que l’on emploie uniquement 10% des capacités de notre cerveau, et des escrocs vendent de quoi débloquer le cerveau. Tu aurais un outrage bien plus important pour la même raison si une série policière avec un budget important se basait sur le fait que le 11/09 était en fait une pure conspiration américaine.

      • @Valentin : jamais dit que le film était bon, là je n’essaye pas de le défendre (sérieux. Y a que Salkon qui sait lire ici ?) mais juste de défendre son droit d’utiliser ce qu’il veut pour faire un film. Que les gens disent que ce film est mauvais, si ils veulent. Pas de soucis. Mai savant même la sortie du film les gens disaient « ce film sera nul car il se base sur une théorie fausse », ce qui est débile. Allez-vous enfin réussir à ne pas faire l’amalgame entre « défendre le droit du réal à choisir ce qu’il vaut comme présupposé » et « défendre le film » ?

        @Ant : okay. Alors :

        « _ Le fait d’employer 10% n’est pas une théorie, c’est un truc complètement réfuté. »
        Super, on s’en cogne dans une fiction.

        « _ De mémoire, Morgan commence la conférence par l’homme emploie 10%, le dauphin 20%, imaginer ce qu’on pourrait débloquer si on atteignait nous aussi 20%. Ce n’est que sur le fait de pouvoir débloquer les pourcents restants et les conséquences que Morgan se fait reprendre, pas sur le début de sa théorie comme quoi on emploie 10% de notre cerveau. Idem lorsqu’il parle à Lucy. Les hypothèses ne concernaient que le déblocage de capacités, pas sur le fait que l’on emploie que 10 % de notre cerveau. »
        Raté, l’étudiant qui lui pose la question parle de toute sa théorie, pas juste les 20%, donc Freeman parle du tout quand il dit que ça n’est qu’un axe de recherche avec rien de prouvé? Idem lorsqu’il parle à Lucy.

        « _Regarde l’affiche :est que la légende urbaine est présenté comme vraie, ou comme quelque chose à avaler comme prémisse de départ ? Indice : pas d’emploi du conditionnel. Et inutile de me sortir les interviews de Luc Besson. Comme 95% des spectateurs, je vais voir le film après avoir vu l’affiche, parfois le synopsis et une bande annonce. Si les interviews sont importantes, il fallait les inclure avec le film. Ou éventuellement mettre en gros avant le film un équivalent de  » Les 10% sont une connerie dans la vrai vie » tout comme on met parfois que les évènements racontés sont fictifs pour justement informer le public. »
        Ouh la mauvaise foi ! Quelle affiche de film utilise du conditionnel sur une fiction de divertissement ? Tout annonce ce film comme une divertissement, pas un documentaire ! Après si les gens sont trop cons pour faire la différence…

        « _ Enfin, le point le plus important, c’est que c’est une vrai légende urbaine. Personne ne croit aux sabres lasers comme arme de combat, personne ne croit que l’on peut pénétrer dans les rêves avec une machine, mais des gens croient que l’on emploie uniquement 10% des capacités de notre cerveau, et des escrocs vendent de quoi débloquer le cerveau. Tu aurais un outrage bien plus important pour la même raison si une série policière avec un budget important se basait sur le fait que le 11/09 était en fait une pure conspiration américaine. »
        Ça reste ton argument le plus pertinent, néanmoins il quand même le droit de se baser dessus. (et ton autre exemple est un peu bancal, il serait très difficile d’utiliser le 11/09 comme simple prétexte à un film.) Le film est encore une fois clairement présenté comme une f*cking fiction, si y a des gens trop idiots pour ne pas le voir, tant pis pour eux (y en a bien qui croient que les Jedis existent, est-ce qu’on tape sur Star Wars pour autant ?)

      • @ Ranabath: l’argument « on s’en fout c’est juste un film » te regarde et ne s’étend pas si facilement à l’ensemble des spectateur/trices.
        .
        Luc Besson fait le film qu’il veut/peut et l’expose à la critique, c’est la moindre des choses.
        Si son idée avait été, dans la veine de ton commentaire, d’annoncer en 2014 une découverte scientifique qui fait état du fait que les blondes sont génétiquement faibles du neurone, autre rumeur populaire, suivi d’un développement qui valorise cette théorie (S.Johanson en impro libre?), on se retrouve devant un objet de mauvais goût, taxable de spécisme/ racisme.
        Si la fiction en question était d’amener une preuve scientifique qui infirme, au hasard, …les chambres-à-gaz nazie (ouais bon , allé quoi, c’est une fiction) puis un développement confirmant, ça risque bien fort d’être la censure avec grosse condamnation pour le réalisateur.
        .
        Un film n’est pas l’autre et ici, le choix de Luc est juste …bateau.

      • « Luc Besson fait le film qu’il veut/peut et l’expose à la critique, c’est la moindre des choses. »
        -> Il ne me semble pas avoir dit le contraire… À vrai dire, c’est ce qu’on est tous en train de faire ici il me semble, nan ?

        « Si son idée avait été, dans la veine de ton commentaire, d’annoncer en 2014 une découverte scientifique qui fait état du fait que les blondes sont génétiquement faibles du neurone, autre rumeur populaire, suivi d’un développement qui valorise cette théorie (S.Johanson en impro libre?), on se retrouve devant un objet de mauvais goût, taxable de spécisme/ racisme. »
        -> Ouais, c’est clair ! C’est ce qu’il a fait ? Nan, donc on s’en branle. Merci .

        « Si la fiction en question était d’amener une preuve scientifique qui infirme, au hasard, …les chambres-à-gaz nazie (ouais bon , allé quoi, c’est une fiction) puis un développement confirmant, ça risque bien fort d’être la censure avec grosse condamnation pour le réalisateur. »
        -> Ahem… Comment dire ? Es-tu sérieux ? Essaies-tu vraiment de transformer mes propos au point de me faire dire, qu’au pire, un film négationniste est recevable ? Es-tu sincèrement en train d’essayer de rendre comparable un film sur la théorie des 10% et un hypothétique film négationniste ? (Réfléchis bien avant de répondre.)
        Pour ta gouverne, les chambres à gaz, ça n’a rien à voir avec la science, c’est un fait historique, irréfutable, les preuves ne manquent pas. Chercher, de quelque manière que ce soit, à les remettre en question, c’est s’exposer à des poursuites judiciaires (grosse condamnation, comme tu dis), tout à fait légitimes.
        Considères-tu que ce qu’à fait Besson avec les fameux 10% est du même acabit ? (Réfléchis bien avant de répondre) Eh bien vas monter une asso et porter plainte, ou alors t’arrêtes les comparaisons à la mord-moi-le-nœud et complètement hors de propos. On croirait presque un troll.
        J’aurais pu aussi te répondre exactement la même chose que pour ton paragraphe précédent, mais t’exagères un peu trop.

        « Un film n’est pas l’autre… »
        -> Ouais on est bien d’accord, t’aurais peut-être pu te faire cette réflexion avant d’écrire ce qui a précédé cette phrase.

        « …et ici le choix de Luc est juste …bateau. »
        -> *EnfoncementDePorteOuverte*
        J’ai pas souvenir que qui que ce soit ait remis en question cela…

        Encore une fois, et c’est la dernière, il va falloir admettre qu’un film de fiction n’est pas un documentaire et encore moins un travail scientifique.

        « Fiction : Produit de l’imagination qui n’a pas de modèle complet dans la réalité. » – Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales (qui n’est en rien affilié à Europacorp).

        Merci au revoir, bordel.

      • Ps : t’aurais aussi pu faire l’effort de répondre au bon endroit. À côté de la plaque, c’était déjà bien suffisant.

        Je m’y retrouve plus moi après, ptain !

    • Dit et reredit maintes fois sur ce blog: ne pas confondre impossible et incohérent… On peut partir d’une idée farfelue (le coup des 100% utilisables du cerveau) et avoir une histoire cohérente (tuer tout de suite le chef des méchants grâce aux superpouvoirs par exemple)

      • Merci, enfin quelqu’un qui comprend.

        (je savais que je pouvais compter sur toi Salkon)

      • Justement, ici on est dans de l’incohérence, pas de l’impossible. La cohérence étant toujours a chercher entre le monde qu’on utilise et les lois qui s’y appliquent.
        Je m’explique: dans Prometheus, film de SF, tout est « impossible », mais suivant le principe de la SF (technologie avancée etc) on accepte sans difficulté les androïdes, vaisseaux aliens et autres. Par contre, quand l’ADN d’un géant blanc vaguement humanoïde est à 100% identique avec celui d’un homme, là on dit stop. Même problème ici: personne n’aurait eu de problème si Besson avait dit qu’une certaine drogue permet de développer son cerveau. Le problème est qu’il tente de se baser sur une soi-disante vérité scientifique (les fameux 10%), totalement fausse. J’ai bien lu ce qui a été écrit plus haut, mais le fait est que cette « vérité » est considérée comme admise dans ce film, film sensé se baser dans le monde réel. Ce qui est discuté tant par les étudiants que par le professeur lui-même, ce qui reste une théorie, c’est 1) la possibilité de dépasser les 10% et 2) ce qui arriverait à quelqu’un comme ça. Tout le reste est présenté comme une vérité: Lucy est la première femme (faux), on n’utilise que 10% de notre cerveau (faux), le dauphin a un sonar car son cerveau est plus développé (faux).

        Ici on rencontre un problème assez fréquent: à vouloir donner une explication « scientifique », les scénaristes ne parviennent qu’à rendre incohérent un élément qui n’aurait pas posé de problème sinon. j’accepte sans broncher qu’une drogue transforme le héros en personnage surpuissant (voire omnipotent), mais une drogue qui « développe le cerveau » ne permet pas d’agir sur la matière, la gravité et le reste. Ne rien dire était une option, le film aurait été cohérent (impossible tout de même, mais encore une fois on est tous d’accord que ce n’est pas un problème). Parler de capacités étendues du cerveau (certaines personnes font plus de connections neuronales, ont une meilleure mémoire etc) pour faire de Lucy une surfemme qui peut contrôler la douleur et avoir accès aux moindres recoins de sa mémoire, c’était aussi une option (mais le film aurait été différent). En bref, ce que Besson fait là c’est choisir la pire solution: tenir un raisonnement faux (l’esprit sur la matière) en se basant sur un soi-disant « fait avéré » tous aussi faux (les 10%).

        J’en profite pour remercier notre Odieux favori pour cet article de grande qualité, et mentionner une ou deux incohérences qui m’avaient beaucoup choquées.
        1) Les méchants font une drogue fabuleuse avant les scientifique du monde entier
        2) Ils ne prennent même pas la peine de la tester, de tester les effets d’une overdose (qui irait imaginer qu’un drogué prendrait plus que la dose indiquée? oh, attendez une minute…).
        3) Et leur première idée est d’utiliser une substance aussi fantastique pour en faire une drogue
        4) Juste avant l’attaque, le sous-chef des méchants va voir Mr Jang et lui dit qu’il a perdu des hommes. QUOI? Et lui dire « chef, elle a des pouvoirs incroyables, il faudra plus qu’un flingue pour en venir à bout », ça ne lui traverse pas l’esprit?
        5) Mr Jang décide donc d’attaquer un dieu vivant à l’aide de flingues, au lieu de dire dès le début « allez voir les labos, qu’ils nous procurent des sachets de drogue, puisque ça donne des pouvoirs pareils je vais faire comme Lucy et obtenir les mêmes pouvoirs pour l’affronter à armes égales ».
        6) Mr Jang entre et tire sur Lucy sans être choqué ne serait-ce qu’un instant par les tentacules qui sortent de son bras pour la relier à un gros machin noir qui bouge. Alors que les savants, eux, sont bouche bée depuis 20 minutes.

      • en fait ce qui me gêne dans ce film, c’est que l’explication (moisie) des superpouvoirs, nuit à la suspension d’incrédulité et est omniprésente.

        Dans les mêmes exemples, on a les midi-chloriens de Starwars.
        Sans explication libre à toi d’en trouver une (ou pas). La, t’as une explication, tu sais qu’elle tient pas la route, c’est gênant. Mais bon c’est une scène d’une minute ou deux , tu passes outre et tu rerentres dans l’histoire. (Alors que pas d’explication du tout passait très bien)

        La ou Lucy devient bousesque à mon sens, c’est que cette « explication » est rabâchée en permanence tout le long du film, et c’est pénible.

      • Mais c’est quoi le problème avec les midi-chloriens ? Il me semble que personne n’a jamais dit qu’ils étaient à l’origine de la Force, seulement qu’ils étaient des témoins, des indices de sa manifestation en les êtres vivants.

      • @ Pazair : comme les autres tu lis mal ce que je dis :

        OUI ce film est incohérent, ça je cherche pas à le défendre.
        Mais ce film à la droit de se base sur le truc des 10% s’il le veut ! Ce que nombre de gens semble ne pas accepter pour des raisons plus malhonnêtes les unes que les autres.
        Ensuite si Besson utilise mal le truc des 10% pour nous sortir un film incohérent c’est une autre affaire que je ne cherche pas à défendre.

        Donc arrêtez d’essayer de me convaincre que ce film est incohérent, je le sais déjà, merci.

        @Georges : oui ça je veux bien y croire, néanmoins ça reste relié au fait que Besson a mal utilisé son présupposé, pas au fait qu’il ait utilisé celui-ci en particulier. (comme tu le disais dans Limitless personne à gueulé. Pourquoi ? Parce que c’est utilisé différemment, c’est tout.)

      • @Yokh’: On est tous d’accord que le film est incohérent sur un certain nombre de points, là n’était pas la question.J’avais bien compris ce que tu voulais dire, je ne voulais pas te convaincre que le film était incohérent, mais que prendre cette théorie des 10% pour base est une incohérence. Le problème c’est que tu dis que l’histoire des 10% n’est pas une incohérence de plus, or c’est le cas, le coup des 10% est autant une erreur que toutes les autres incohérences et c’est ça que j’essayais de t’expliquer dans tout mon premier paragraphe.

        J’avoue que j’ai un peu du mal à comprendre ta logique. Tu dis avoir été aussi choqué que nous par l’affirmation du film « Lucy est la première femme humaine », parce que le film est sensé se passer dans le monde réel et que la réalité c’est que Lucy n’est que la première femme découverte. Mais tu n’es pas choqué par l’affirmation du film « l’homme n’utilise que 10% de son cerveau »? Étrange, car ce sont

        Deux affirmations scientifiquement fausses, mais présentées comme des faits par le film. Donc deux erreurs du film, car incohérent avec le fait que cela se passe dans le monde réel. Deux points identiquement critiquables.

        En bref et pour te répondre: non on n’a pas le droit de faire un film se basant sur les 10%, peu importe que la suite soit logique ou non. Comme on ne peut pas faire un film sérieux, se passant dans notre monde, mais où la Terre est plate. Personne n’oserait, car tout le monde sait que c’est faux, mais pour les 10% ce n’est pas aussi évident donc un certain nombre de réalisateurs basent leur film là-dessus sans vergogne. Alors que, comme je l’ai dit dans mon dernier message, ce n’est pas nécessaire pour faire un film sur un humain qui développe ses capacités cérébrales, il suffirait de ne pas donner cette explication.

        « – Bon, les gars, je veux faire un film de psychologie où une femme se retrouve seule dans l’espace. On va l’appeler Gravity.
        – Et comment elle se retrouve dans l’espace?
        – En tombant tout simplement. Elle va au bout du monde et elle tombe »
        Film dans notre monde = on respecte les vérités de notre monde
        Film de SF/fantastique = on peut rajouter des éléments « magiques » qui permettent de dépasser les lois de notre monde.

      • Bon, me voici déjà rassuré. Un moment j’ai cru que je n’arrivais pas à m’exprimer.

        En fait pour moi les deux choses sont complètement différentes : les 10% sont la base du film, le prétexte (en gros « J’ai envie de faire un film avec une fille qui développe des super pouvoirs et j’utilise la vieille et fausse théorie des 10% pour me le permettre) alors que le coup de Lucy arrive comme un cheveux sur la soupe et ne sert aucun élément fondamental du film. Pour reprendre le parallèle avec Star Wars, c’est comme : la Force, un des principes fondamentaux du film qu’on revoit tout au long, surréaliste mais acceptable, et d’un coup un des personnages humains se met à parler de la Terre comme on la connait en disant qu’elle était majoritairement constituée de continents et non d’eau.

        Bon, ma comparaison est bancale mais je vois pas trop comment exprimer ce que je veux dire ^^’

        Quant à ta conclusion (« Film dans notre monde = on respecte les vérités de notre monde ; Film de SF/fantastique = on peut rajouter des éléments « magiques » qui permettent de dépasser les lois de notre monde.) je ne suis pas d’accord car l’un ne s’oppose pas à l’autre. Un film fantastique ou de SF peut tout-à-fait avoir pour cadre notre monde (exemples : Inception, Les Gardiens de la Galaxie – le héros parle de la Terre telle qu’elle a été il y a quelques années – etc…)
        Par contre oui, c’est mieux quand c’est bien fait. Si pour toi comme pour Georges Abitboll la suspension d’incrédulité ne fonctionne pas du fait que cette théorie ait réellement existé puis ait été infirmée, ça je peux tout-à-fait le comprendre. Que vous trouviez kl choix de Besson mauvais, ok.
        Mais n’en faites pas une vérité générale, perso je suis allé voir ce film en m’attendant à du Taxi, (donc zéro attentes en termes d’intelligence, quoi qu’en dise la com’ ou le marketing faut pas aller voir du Besson en s’attendant à voir du Scorcese.) du coup j’ai même été légèrement agréablement surpris de voir cette dimension métaphysique, totalement absente de la bande-annonce.

        Mais pour moi c’est clair que ce film va être oublié dans 5 ans, si ce n’est dans 2, donc je pense qu’il ne mérite absolument pas tout ce bâchage qu’il prend. (non, pis ce sont surtout ceux qui ont commencé de le critiquer à propos des 10% avant même que le film ne sorte qui m’ont énervé. Pis je déteste les phénomènes de Hype, autant dans le positif que le négatif. Pour moi l’intensité des réactions négatives contre ce film me font le même effet que l’engouement qu’il y a eu pour Bienvenue chez les Ch’tis.)

      • Le terme de prétexte est extrêmement intéressant, c’est tout à fait l’idée que j’avais en tête.
        Le premier problème, c’est que comme je l’ai déjà démontré deux fois, Besson n’avait pas besoin de cette théorie bancale pour faire une héroïne qui développe de super-pouvoirs. Quelle scène du film ne serait pas possible en remplaçant « l’homme n’utilise que 10% de son cerveau et Lucy peut atteindre 100% » par « Lucy peut augmenter les capacités de son cerveau de 100% » par exemple? On aurait exactement le même film, avec l’idée qu’avec notre cerveau on a fait beaucoup de choses mais qu’on pourrait le développer pour faire plus, sauf qu’au moins on n’aurait pas cette erreur des 10%.
        Concernant le parallèle avec la Force, on en revient à ce que je disais: c’est impossible mais pas incohérent. D’une part l’univers n’est pas le même (« il y a longtemps, très longtemps… ») donc les lois n’ont pas à être strictement identiques; D’autre part la Force est un élément rajouté, donc conforme à ce que je disais sur les films de SF/fantastique en général. Dire « il y a des lois mais la Force/technologie/magie permet de faire des choses qui paraissent impossible » ça ne pose aucun souci, c’est « impossible », mais pas incohérent avec l’univers, au contraire des 10%.
        Pour ma conclusion, je me suis très mal exprimé: je n’opposais pas les deux éléments, le second complète le premier. Ceci pour dire qu’un film se passant dans notre monde DOIT respecter les vérités de notre monde et peut (si SF) rajouter des éléments magiques.

        Je reviens au fond du sujet, là où réside manifestement notre désaccord. Si je t’ai bien compris, les 10% constituent une explication mal choisie, mais qu’on peut accepter en tant que spectateur selon le principe de suspension d’incrédulité. Là où tu n’es pas d’accord c’est quand je dis que c’est une erreur objective. Ai-je à peu près résumé ta pensée?
        Malheureusement, je ne vois pas quoi te dire de plus que ce que j’ai déjà dit avant. Quand tu réponds au parallèle que j’ai fait entre l’erreur « Lucy première femme » et l’erreur « 10% », tu dis que la différence c’est que le second sert un but (et comme dit plus haut, ce n’est pas vraiment le cas, mais c’est sans importance). En quoi est-ce différent? Parce que c’est utile au film, ça n’en est pas moins faux. Dans l’immense majorité des cas, les incohérences que l’OC relève dans les bouses hollywoodiennes ont une utilité pour le film (si Xavier utilisait ses pouvoirs, les X-men dureraient 5 minutes chacun). Même problème ici: utiles ou non, les 10% constituent une erreur, une incohérence de plus. Et c’est une vérité générale, tout comme pour l’erreur de l’ADN dans Prometheus, tout comme la fuite devant le séisme dans 2012 etc. Encore une fois, je ne vois pas pourquoi cette incohérence-ci aurait le droit à un traitement particulier.
        Tu parlais de la suspension d’incrédulité, et une fois de plus c’est là qu’on doit distinguer « impossible » (ou « improbable » dans un film autre que SF/fantastique, typiquement les coïncidences ou la chance d’un James Bond) et « incohérent ». Si on est dans notre monde, alors la Terre est ronde et tourne autour du soleil, la gravité existe, il y a eu d’autres humains avant Lucy, l’homme utilise tout son cerveau. Faire autre chose est incohérent avec le fait que l’univers du film soit le nôtre. J’ai déjà donné une foule d’exemples qui donneraient des incohérences monstrueuses. La seule vraie différence est assez simple à voir: tout le monde sait que la Terre est ronde, quand peu savent vraiment quoi penser de la théorie des 10%. L’un et l’autre sont tout autant des vérités absolues, mais un réalisateur ne pourra jamais faire un film où notre Terre est plate sans être ridiculisé (encore que, Ridley Scott a osé « dire » que la théorie de l’évolution était fausse, et qu’on pouvait avoir un ADN 100% identique avec un alien blanc de 2m50).

        Je termine avec deux petits apartés pour répondre aux deux derniers paragraphes. Je veux bien que Lucy soit in fine une bonne surprise pour toi (tandis que moi je partais avec des attentes plus élevées), ça ne change rien au fait qu’il soit très critiquable sur certains aspects. J’ai apprécié ma séance, pour autant ma première réaction en sortant a été de me dire que c’était quand même du grand n’importe quoi. En bref, je ne pense pas que quiconque ici dise « ce film est nul », et même en ne parlant que du scénario tout n’est pas raté loin de là. Dire qu’un film est bon ou pas relève d’un grand nombre de critères. Ici la discussion porte sur un certains nombres d’erreurs du réalisateur, personne n’essaye de démolir le film, c’est juste qu’on est concentré sur un aspect du film (ici le scénario) et que celui-ci est globalement mauvais.
        Et on peut critiquer un film avant sa sortie, pour peu que ce soit justifié. Avec Snowpiercer par exemple, on voyait dès l’affiche que le concept de base du film ne tenait pas debout. Même souci avec Lucy: quand il y a une erreur/incohérence juste dans le synopsis, forcément les réactions vont être négatives. Je suis d’accord qu’affirmer « ce film va être merdique » sur cette seule base c’est débile. Mais commencer à commenter ce qu’on a sous la main (affiche, BA) à défaut de pouvoir voir le film, c’est normal. Et là, en voyant l’affiche, on se dit forcément « bon, c’est mal parti, il y a déjà une erreur ».

      • Je crois que tu as compris dans les grandes lignes ce que je voulais te dire.

        Comme tu le dis : « un film se passant dans notre monde DOIT respecter les vérités de notre monde et peut (si SF) rajouter des éléments magiques. ». Ce que fait Lucy : toutes les règles de notre monde sont respectées sauf celle des 10%, qui elle est clairement explosée et permet donc comprendre « Dans ce film on part du principe que la théorie des 10% est vraie », ce qu’il a le droit de faire. Le coup de la première femme n’est pas exposé comme élément particulier de l’univers de ce film mais au contraire comme élément servant à faire le lien avec la réalité, mais ils se plantent donc ça ça gêne. Donc ça n’est pas le fait que ça soit faux ou non, mais que le premier est clairement utilisé pour définir le cadre de cette fiction, l’autre non.

        Pour moi la comparaison avec la Force reste bonne, juste que l’un utilise son présupposé de manière plus cohérente que l’autre.

        Sinon c’est tout-à-fait ce que je voulais dire par prétexte : en soi il aurait pu expliquer les pouvoirs de Lucy par d’autres manières. Il a choisi ce prétexte-ci parce qu’à l’époque où la théorie était considérée, ça l’avait un peu fait rêver en mode SF.

        Bon par contre y a une nuance dans mes propos qui semble t’avoir échappé ^^
        Je suis entièrement d’accord sur le fait que ce film soit incohérent, que les 10% soient utilisés de manière incohérente.
        Je râle contre ceux qui critiquent directement le choix des 10% sans même s’occuper de l’incohérence. (et y en a pas mal)

        Donc si, un film présenté clairement comme un divertissement et une fiction, même ayant lieu dans un univers similaire au notre, pourrait parfaitement partir du principe que la Terre est plate. Qu’il l’utilise de manière cohérente ou non est un autre problème.

        Pour ton dernier paragraphe tu n’as pas dû lire les mêmes commentaires que moi ^^’ Que ça soit ici ou ailleurs sur le net, le nombre de commentaires haineux ou hyper méprisants pleuvent, certains avec de bons arguments et d’autres partant juste du principe que « de toutes façons les 10% c’est faux donc le film est nul ». Ce qui a tendance à me faire bondir. Regarder un choix scénaristique clairement présenté comme prétexte comme une erreur de base (assorti de « Besson devrait retourner à l’école » ou autres commentaires moqueurs) me parait profondément malhonnête et juste de l’ordre du défouloir.

        Bon après c’est vrai que je m’agite beaucoup pour pas grand-chose, comme je l’ai dit plus haut pour moi ce film sera bientôt oublié ^^

      • Je comprends ce que tu veux dire, mais encore une fois: on n’a pas le droit « d’exploser » une règle si le film se passe dans notre monde. On a le droit de faire un film en disant « et si telle théorie non prouvée était vraie », mais on ne peut pas faire un film en partant du principe qu’une théorie déjà fausse est vraie, pas si on prétend garder un minimum de réalisme. Sur ce point nous sommes donc probablement en complet désaccord puisque tu accepterais un film où la Terre est plate.
        A noter que l’on pourrait faire un film où la Terre est plate, pour peu que ce soit une Terre alternative, et non pas la nôtre (ce qui est néanmoins le cas chez Besson). Une des façons consistant par exemple à faire un film se passant dans l’Antiquité (seule période où cette théorie était envisagée) et de présenter la Terre comme si toutes les croyances grecques étaient vraies. On obtient ainsi un film fantastique cohérent, personne n’est choqué de voir le soleil sur un char ou une Terre plate, car on est dans un univers alternatif, et pas dans le monde réel (ce qui n’empêche pas d’avoir potentiellement des incohérences, cf les changements de climat du « Choc des Titans »). C’est aussi le cas dans RRRrrrr, où on est clairement dans une préhistoire alternative, mais comme c’est une comédie volontairement absurde ce n’est pas un aussi bon exemple que l’autre film.

        En bref, si on veut avoir comme cadre un univers où certaines lois ne s’appliquent plus, il faut soit rajouter un élément permettant de passer outre dans la plupart des cas (magie/technologie), soit en faire un univers différent, que ce soit un monde alternatif ou tout autre chose (Terre du Milieu…). Sinon, on doit avoir un cadre cohérent avec le monde réel, qu’on ne peut modifier, quitte à rajouter là encore des éléments supplémentaires si nécessaire.

        Mais même avec ton point de vue, le problème c’est que je pense vraiment que ce n’est pas crédible non plus. Les 10% sont bien présentés comme un lien avec le monde réel, et le film base son semblant de crédibilité là-dessus. On le voit notamment à la façon dont les 10% sont présentés: pendant un « cours magistral » qui suit parfaitement les règles des films de ce type: exposer des éléments scientifiquement exacts puis évoluer vers une théorie étrange (souvent à base de « et si… ») qui sera vérifiée dans la suite du film. C’est bien ce qu’on a avec Lucy: le Pr. fait tout un exposé sur des éléments scientifiques (évolution de l’homme, comparatif avec des animaux etc) pour finir par sa théorie « on pourrait peut-être utiliser plus de 10% du cerveau, et alors on aurait des super-pouvoirs! ». Et c’est là que le public râle parce que la partie scientifique a été écrite avec les pieds, oubliant d’abord que l’homme utilise bien 10% de son cerveau et ensuite que le sonar du dauphin n’est absolument pas généré par son cerveau plus développé. Entre ça et le statut de Lucy (la préhistorique), on a son content d’absurdités.

        A nouveau concernant la Force, c’est un « rajout » dans l’univers, conformément aux règles de la SF, et qui plus est dans un univers qui n’est pas le nôtre (donc où il n’est potentiellement pas nécessaire de conserver les lois de la physique).

        J’avais bien compris, et nous sommes tous d’accord que tant le film que l’utilisation des 10% (avec l’action du cerveau sur la matière ><) sont incohérents, mais ce qu'on reproche à Besson c'est bien le choix des 10%, car c'est considérer cette théorie comme vraie (et c'est pour ça que je parle d'"incohérence" avec son univers, ou d'erreur).
        Petit détail par ailleurs, cette théorie n'a jamais été "considérée". C'est uniquement à cause de certains journalistes peu efficace et de certains milieux que cette notion arrangeait que des faits scientifiques (comme le fait que seul un petit pourcentage des cellules cérébrales soient des neurones) ont été transformé en "on utilise 10% de notre cerveau". Mais jamais aucun scientifique n'a présenté une telle théorie, et si Besson avait demandé son avis à quelqu'un d'un minimum informé il n'aurait pas commis cette erreur. Je ne dirais pas qu'il doit retourner à l'école vu que beaucoup de gens sans connaissances scientifiques ont cru à cette théorie (et y croient encore notamment grâce à certains films…), mais demander l'avis d'un expert avant d'écrire n'importe quoi, c'est un peu la base du métier. C'est pour ça que même en supposant que je sois d'accord avec toi sur les autres points, ça reste une faute de Besson d'avoir pris les 10%, car il pouvait faire le même film autrement, et il n'y a aucune raison pour ne pas choisir un scénario plus crédible.

      • Bon ben doit y avoir plein de films que tu dois pas aimer alors…
        Genre Inception, Retour vers le Futur, Godzilla, Cloverfield, Chronicles, Limitless, etc…
        Juste à cause de cette règle qui me semble très subjective.
        Car tous et bien d’autres encore prennent comme cadre notre planète, pas une version parallèle, en modifiant juste certains aspects.
        Ou alors c’est toi qui décide de quand c’est une version alternative ou non.
        Du coup pourquoi pas Lucy ? D’autant plus que vu la surenchère de pouvoirs juste impossibles, il est facile de voir qu’on est dans de l’imaginaire pur, proche de l’adaptation film de manga (beaucoup ont cité Akira ou Ghost in the Shell)

        Un peu comme pour Pacific Rim, c’est clair qu’on est dans une adaptation film d’un canon des mangas.

      • @Pazair : Un film qui se passe dans notre monde ne peut pas s’affranchir des règles qui le régissent ?

        Une petite idée de scénario :
        « Paris, 15 septembre 2014, après un congrès de plusieurs semaines, la communauté neuroscientifique internationale fait une découverte fabuleuse : l’homme, contrairement à ce qui avait prétendument été prouvé auparavant, n’utilise que 10% des capacités de son cerveau, rendant valable ce qui depuis des années était considéré comme une légende urbaine. »

        C’est vrai ? Non. Est-ce que ça peut servir de prétexte à l’écriture d’un scénar ? Et pourquoi pas ? Pourtant, dans le film, tous les personnages seront bien d’accord pour dire que c’est vrai, puisque ça le sera : dans le film.
        Pour Lucy, c’est pareil, c’est une fiction, puisque de toute façon, Lucy c’est Scarlett Johanson et que tout le monde sait bien que Scarlett Johanson n’est pas capable de péter la gueule des gens aussi facilement !

        Quand on regarde un film de fiction, il va bien falloir accepter de se laisser « convaincre » par les scénaristes, puisque par principe, dans un film, tout est faux. Ben oui, c’est un film, diantre !

        Comme le dit Yohk, il ne faut pas prêter à Besson des intentions qui ne sont pas les siennes, c’est un film de fiction. Par conséquent, les auteurs peuvent se permettre toutes les excentricités qui leur passent par l’esprit, quand bien même l’histoire se déroule dans « notre » monde (ce qui n’est plus le cas lorsque Lucy devient surhumaine, voilà tout).

        Petit rectificatif pour quelqu’un qui disait, en substance, que le film donne cette théorie comme vraie puisqu’une théorie se base forcément sur des observations, des preuves, que c’est une explication des faits, etc etc.
        Non, une théorie, ce sont des hypothèses, dans le processus de recherche, jamais des hypothèses ne sont présentées comme vraies (plausibles pourquoi pas, mais pas vraies). Émettre des hypothèses, c’est la première étape de recherche et c’est une fois qu’elles sont émises que l’on cherchera à les prouver.
        Pour reprendre ses termes exacts : « un hypothèse est une explication d’un phénomène ». Non, une hypothèse est une proposition d’explication, qui devra par la suite être confirmée ou infirmée. Si tu as des doutes, je te renvoie vers un dictionnaire.
        Ainsi, non, le scientifique du film ne pose jamais sa théorie comme vraie. Et quand bien même il le ferait, on s’en branle, c’est un film !

        Pour ce qui est ensuite de la cohérence de tout ce qui suit dans le film, je pense que tout le monde est d’accord dessus.

    • La théorie des 10% c’était déjà de la pure connerie y’a 10 ans. C’était de la pure connerie dès le départ. Elle est due à un journaleux (qui utilise son cerveau à 100% pour penser des conneries) qui a mal interprété ce que lui disait un neurologue ( qui a utilisé quelques pourcent de son cerveau pour tenter d’instruire un débile profond). Ce journaleux a donc pondu son énormité: on utilise que 10% de son cerveau, avec 100% on est un surhomme. Cette théorie a beaucoup plu à d’autres abrutis, qui ont relayer à d’autres abrutis, qui se trouvent être majoritaire sur la planète. Mais c’est juste une théorie de comptoir créée par et pour des zozos qu’entravent rien à la science.

      • Du tout, mais le « 1. Besson a eu l’idée de ce film il y a une dizaine d’années, époque à laquelle la théorie des 10% était encore considérée comme plausible. » m »a fait tiquer.

      • Oui, ce n’est pas l’argument le plus pertinent (j’ai tendance à les agencer spontanément du plus anecdotique à celui qui me parait le plus pertinent.)

      • Plus précisément, ça fait au moins une bonne centaine d’année que ça traîne, cette connerie. Citons Snopes.com:
        « The most powerful lure of the myth is probably the idea that we might develop psychic abilities, or at least gain a leg up on the competition by improving our memory or concentration. All this is available for the asking, the ads say, if we just tapped into our most incredible of organs, the brain. It is past time to put this myth to rest, although if it has survived at least a century so far, it will surely live on into the new millennium. »
        http://www.snopes.com/science/stats/10percent.asp

        C’était très en vogue, quand surgirent médiums, psychiques, et autres photographes de fées en papier, car cela leur permettait de rajouter du baratin pseudo-scientifique vaguement en rapport avec la neurologie de l’époque.

    • Ecrire une fiction ne veut pas dire non plus que tout est permis … OK admettons que dans le film ça soit « vrai » … Un cerveau ne va pas apprendre tout seul le kung fu ou devenir tireur d’élite et ça juste à 20% … « Limitless » est largement mieux écrit sur ce point là !

      • « Ecrire une fiction ne veut pas dire non plus que tout est permis »
        Dans les choix de principes de base, si. Après, les utiliser de manière cohérente c’est autre chose, et ici Besson ne le fais pas.

        Comme je l’ai déjà dis : bâchez-le sur le fait que le film est incohérent, oui.
        Pas juste sur le fait que « les 10% c’est faux c’est de la connerie donc c’est nul ! »

        Sérieux c’est si dur que ça de pas mélanger les deux ?

      • Pareil pour limitless : en dévelopant son cerveau, le perso de ce film ne devient pas devin, médium, télékinésiste, spontanément champion de kung-fu, omnilingue…
        pourtant Limitless c’est pas du grand cinéma mais au moins c’est cohérent avec l’idée de base.
        Et je comprend pas Yohk’ : on est d’accord que lucy est naze, lmais tu pond 500 com’ de plus en plus désagréables et à la limite de l’insulte juste parce que tu défends l’utilisation du pitch de base ?

        Ben désolé de te faire du mal à ton égo hypertrophié, mais plus tu gueules moins on t’écoute, gars. Certains ici trouvent que l’utilisation des 10% est totalement stupide et constitue le premier clou du cercueil du film. Et c’est el cas puisque ce n’est pas cet élément qui est présenté comme le point « fantastique » du film. Ce qui est présenté comme le point « fantastique » c’est le fait d’accéder aux 90% qui restent. Les 10% c’est présenté au contraire comme le point physique de base qu’on va détourner. Pour reprendre l’exemple de chaipuqui, c’est comme si le pitch était « l’eau bout à 50° à pression atmosphérique terrestre. elle la fait bouillir à 20° »
        Le point de divergence du film est con, c’est tout. Si le point de divergence du film était réellement « on n’utilise que 10% du cerveau », ça aurait été présenté comme une découverte scientifique au début (par Norman par exemple), ou au moins une hypothèse. Et après, bim, Lucy en utilise plus parce que drogue magique, etc… ca demandait 10 minutes de film en plus et un efort d’écriture minime. Mais ça plaçait le point de divergence au bon endroit et le film ne passait pas pour une daube imbécile, sur ce point au moins (le reste étant suffisemment gratiné pour enfoncer n’importe quoi)

        pour reprendre ton parallèle (faux, puisque SW est du space-op là ou Lucy est un actioneer au pitch fantastique) à Star Wars, c’est comme si Star Wars ne postulait non pas l’existence de la Force, mais disait en substance « comme sur notre Terre, la Force existe, mais Luke Skywalker utilise la Superforce »

      • Détrompe-toi, il se remémore la fois où il avait vu cette vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=rEPR4iLKvI8 et quand il avait vu quelques Bruce Lee, et bim : champion de kung-fu. Bien sur il ne devient polyglotte instantanément, mais en regardant des films étrangers et en écoutant des exercices d’apprentissage de la langue pendant son jogging, il se met très vite à parler italien (peut-être français en VO je ne sais plus), chinois et russe. C’est même à la base de la blague de fin il me semble.

      • @O. Que le point de départ d’un film soit con ou pas, il a le droit de l’utiliser, surtout si c’est une fiction (comme Star Wars. Que l’un soit un space-op et l’autre un actioneer au pitch fantastique est juste mais les deux sont des fictions. Donc où on peut y mettre ce qu’on veut comme principe de base.)
        Or beaucoup de gens critiquent ce film en disant que Besson a été malhonnête de baser son film sur une théorie fausse, bla bla bla, qu’il a pas le droit… Ce qui est intellectuellement malhonnête. (beaucoup ont d’ailleurs formulé ces critiques avant même la sortie du film.)
        D’ailleurs je comprends pas ceux qui me disent « oui mais ce film se base sur notre univers donc ça pourrait faire croire les gens en une théorie qui existe pas, dianétique, toussa toussa… » alors qu’ils disent rien sur Limitless, qui est traité de manière beaucoup plus soft et cohérente, et donc de manière crédible, alors que là le film en rajoute des caisses et des caisses. (perso je croirais plus volontiers qu’une drogue puisse augmenter mon potentiel d’apprentissage visuel que me faire vomir de la lumière et me transformer en ordi moche.)

        Enfin bref.

      • En fait, quelquepart, je critique aussi cette histoire des 10%. Pas parce qu’il l’a utilisée (c’est con, ça donne aps envie de voir le film, c’est faux, mais ouais, pourquoi pas, en effet), d’ailleurs.
        Mais bien parce qu’il l’intègre dans le « socle de normalité » du film : les éléments classiques, la situation initiale, avant qu’un évènement ne vienne foutre la zone.
        Dans un space-op façon SW, tu peux foutre ce que tu veux dans ton socle de normalité, on est prévenu, c’est de la SF en complète roue libre. Meme un carton écrit balançant un contexte comme on en voyait souvent dans les années 80 (et que SW contient également) tient la route.
        Mais un film FANTASTIQUE part d’un socle de normalité qu’il dégrade par son élément perturbateur (ce que j’appelle « point de divergence »).

        Par exemple dans La Mouche, socle de normalité: le héros fait de la recherche sur la téléportation, OK. Point de divergence : il y arrive.
        On peut faire de la recherche sur le téléport après tout.

        Dans 28 jours plus tard. socle de normalité : des activites libèrent des singes d’un labo et l’un d’entre eux se fait mordre et contaminer apr un virus. Point de divergence : le virus transforme les gens en zombie

        dans Lucy, situation initiale : l’humain n’utilise que 10 % du cerveau. Point de divergence : Lucy débloque le reste. Tu vois le soucis ? Dans les autres exemples, le socle de normalité est cohérent avec notre monde. Ici, c’est de la merde. Le problème n’est pas, encore une fois, que Besson l’ait utilisé ou ne le donne comme explication potentielle (comme dans Limitless du coup), mais qu’il en fait un élément normal et donc « vrai ». Il n’explore pas le « et si en fait on n’utilisait que 10% du cerveau » il pose ça comme vrai et explore (très mal) le « et il se passerait quoi si on débloquait le reste ? »

        Le décalage est très léger, mais détruit toute son installation. Encore une fois il aurait retourné son début avec un Morgan Freeman qui ne fait pas une CONFERENCE ou un COURS mais qui fait des RECHERCHES et découvre le truc des 10% avant de balancer Lucy et ses 28+%, ça serait mieux passé. Parce qu’on aurait été dans le spéculatif, dans le fictionnel, pas dans le péremptoire.
        Le péremptoire faux appelle au cours de poing scientifique dans la gueule. Le fictionnel à un vague « c’est pas possible en vrai, mais ce n’est qu’un film » qui est parfois très fun à décortiquer (exemple récent avec une montagne, une vipère et des yeux dans Game of Thrones)

      • Je comprends ton point de vue mais ça me donne l’impression que tu attendais de Lucy ce qu’il n’est pas.
        J’en reviens à la comparaison avec Inception : dans ce film on nous dit directement que depuis un certain temps on sait comment entrer dans les rêves des gens. En vrai ça n’est pas possible. Ça n’arrive pas au milieu du film. Ou bien dans l’Homme Bicentenaire, les robots font partie de notre quotidien dès le début alors qu’en vrai ça n’existe pas.
        Des tas de films utilisent notre monde en y introduisant un élément fantastique ou de SF dès le début sans que ça soit discuté, pourtant ce film fait l’objet d’un traitement particulier. Je sais bien que c’est parce que cette théorie a vraiment existé puis a été infirmée mais tout de même…

    • Oui, enfin tout ça c’est de la connerie, la « théorie » des 10% (ou 20%, ça dépend des époques et des modes) est juste une légende urbaines, basée sur le fait que dans l’encéphale, les neurones sont en fait moins nombreux que les cellules gliales qui les protègent et les nourrissent.
      C’est la fameuse substance blanche, qui enveloppe la matière grise, pour employer des termes plus simplets.

      Donc en définitive,, Besson fait preuve d’une telle ignorance crasse qu’il refourgue à tout va des poncifs éculés.
      Mais bon, tant qu’ils y a des bons clients qui gobent…

      • ON S’EN BRANLE !

        C’est une fiction ! Youhou ! Faut vous le dire en quelle langue ?
        Depuis quand les fictions doivent coller aux lois de notre univers ?
        Limitless c’était réaliste ? Non, juste plus cohérent.
        Là je ne défends pas la cohérence du film (j’aurais du mal tiens.) mais le droit de l’auteur de se baser sur ce qu’il veut, que ça soit du bullshit ou pas.

        Ensuite s’il en fait un mauvais film c’est un autre histoire.

        Pourquoi vous mélangez tout ?

      • C’est vrai ça, et si on commence à partir par là il n’y aurait plus de films de zombie (ou même la plupart des films de monstres/d’horreur), de voyages dans le temps, futuristes, de super héros etc etc). Donc oui on sait que les 10% gna gna c’est de la connerie, mais ça n’empêche pas d’en faire un postulat de départ.

      • Salkon : non, dans un film de zombi, le point de divergence avec la réalité est l’existence du zombi.
        Suspension d’incrédulité, tout ça, ok.

        Dans Lucy, le point de divergence avec la réalité du film n’est PAS le coup des 10% (qui est systématiquement présenté comme vrai) mais le fait de débloquer l’accès au reste. Et c’est pour ça qu’il se fait cartonner la gueule sur ce point.

      • « qui est systématiquement présenté comme vrai »
        Oui, comme les zombies dans les films de zombies, comme le fait d’aller dans les rêves dans Inception, etc… Aucun film de fiction ne met des putains de parenthèses pour expliquer que son pitch n’est qu’une fiction.
        Dans X-men 1, au début la voix off nous explique que régulièrement l’évolution fait un bond en avant. Y a du conditionnel ? C’est présenté comme faux ? Non. Ben là c’est pareil.
        Le film va même jusqu’à faire remettre en question la théorie par le même mec qui la présente, elle est donc jamais présentée à 100% comme « vraie » à part par Lucy, personnage complètement fantastique.

        Je connais masses gens qui ont apprécié ou pas ce film pour ce qu’il est : un petit divertissement, qui se sont laissés aller à la suspension d’incrédulité tout en sachant que la théorie des 10% est fausse, ont ou non apprécié le film sans en rajouter et n’en sont pas sortis plus idiots et puis voilà.

        Pourquoi une grande partie de ceux pour qui la suspension d’incrédulité n’a pas marché en font une vérité générale ?

      • tu vas ramer encore longtemps sur cet unique point alors que tu avoues toi meme ne pas avoir aimé le film ?

        Ca te hérisse tant que ça que d’autres n’aient pas non plus aimé le film mais pour des raisons différentes de toi ?

        Combien de temps peut on tenir à défendre une belle bousasse qu’on a pas aimé juste parce qu’on a envie de jouer la mouche du coche ?

        PS : X-Men n’est pas du fantastique, encore une erreur de genre qui fait tout s’écrouler. C’est du Super-héroïque, l’enfant batard de la SF et de la Fantasy. Hors dans ces 3 genres, on installe ce qu’on veut, dégrade ce qu’on veut, tant qu’on prévient le spectateur ça passe. Dans le fantastique on part de la réalité pour ensuite en exploser un élément (les zombies existent, on peut améliorer son cerveau, en fait JCVD disait la vérité, etc…)

      • Dude, que ça soit du fantastique, de la SF ou que sais-je, tout ça fait partie de la grande famille de la Fiction.

        Où l’on peut mettre ce que l’on veut, partir de notre monde en y ajoutant ou modifiant ce que l’on veut.

        Pour ne pas perdre le lecteur/spectateur, ces éléments doivent être facile à comprendre ou être clairement explosés (ce qui est le cas dans ce film avec la conférence du prof. Vire la conférence et le truc des 10% et on a juste une fille qui bouffe une drogue bizarre puis qui développe des super-pouvoirs, ce qui ne changerait pas grand-chose à l’intérêt du film certes.)

      • En parlant d’erreur scientifique;
        La substance blanche, ce sont les axones des neurones.
        Les cellules gliales, il en existe aussi au niveau des corps cellulaires (puisqu’il y en a au niveau des terminaisons axonales qui en grande partie, arrivent sur les corps cellulaires).

    • @ Yohk:

      Tu nous parle du droit qu’à Luc Besson de faire son film sur les 10%, … je ne comprends pas trop où tu veux en venir?
      Il l’a fait son film, bien con comme il voulait, donc oui, c’est évident et clair, il a le droit, ils lui ont donné la permission et les moyens. Ce film créé à-présent des remous entre les différentes façons de le descendre.

      Le postulat de baser l’intrigue de son film sur ce ragot de comptoir pour en dégager cette « féerie » douteuse révèle une pauvre, mais pauvre! imagination du Luc, pourtant, il a le droit de s’exprimer le Luc!

      Ne t’imagine donc pas entrain de défendre la liberté de Besson à pondre des étrons, il se passe allègrement de tes services. Pour ce qui est de la critique que ça entraîne sur ce site comme à la ville,, chacun/e a le droit d’argumenter et plusieurs vérités peuvent coexister sans pour autant que l’une écrase les autres.

      La théorie des 10% est effectivement passée dans la culture populaire et même si infirmée ou inexistante, le fait que « ça sonne » et fasse résolument « intello », elle continue à avoir des adeptes, émules de Nietzsche ou de Hubbard (?) et reste un support pour l’idiocratisation et l’égocentrisme.

      « Lucy » fait donc remonter ce mythe des 10% qui tendait à s’éteindre et chaque môme qui le verra sans avoir d’explication avisée nourrira son imaginaire de ce concept, lequel trouvera écho « oui, j’avais vaguement entendu ça » et Hop! ça repart.

      Car oui, beaucoup se contentent du pire, croient que Stephen Hawking s’exprime, qu’il y a eu un Big Bang, que l’aspartame est moins nocif que le sucre. Petit-à- petit, n’amène t-on pas l’humanité à ne plus employer in-fine que 10% de son cerveau?

      Ramener les idées les plus abrutissantes et contagieuses à la surface, même si « le droit » l’autorise, est à la fois une faute éthique et une faute de goût. (Dans le genre, le 5èmè élément tient lui de la fellation à Raël!)

      Viennent ensuite les incohérences…

      • Je suis assez d’accord avec toi, mais pour l’absence de Big Bang peux tu développer un peu? Car j’ai du rater un train ou deux là…

      • C’est super tout ça mais la moitié n’a juste rien à voir avec la choucroute.

        SI t’as pas tout lu (surtout les premiers posts) au-dessus ça sert à rien.

        Y a juste ta phrase : « hacun/e a le droit d’argumenter et plusieurs vérités peuvent coexister sans pour autant que l’une écrase les autres » que je retiens : précisément ! Tu verras ici ou ailleurs nombre de commentaires qui assènent leur vérité comme absolue et écrasent quiconque ose penser ne serait-ce qu’un poil autrement.

        C’est surtout contre ça que je me bats en fait.

        Pour le reste (et notamment les ceusses qui gobent tout et n’importe quoi) j’ai un peu envie de dire que je m’en cogne.

        Enfin, la faute de « goût » reste un élément entièrement subjectif.

        (pis sérieux… Raël ? C’est aussi con que ceux qui croient que les pyramides viennent des atlantes/extraterrestres/maçons !)

    • « Besson a eu l’idée de ce film »… rien qu’avec cette phrase tu as démoli ton argumentation. Ce gros geek est justement très connu dans le milieu (que j’ai eu la chance d’approcher à une époque… hum.) pour être un fantastique voleur de scénarios. Probablement son plus grand talent.
      Après l’histoire des 10%, même s’il a piqué l’idée avant que la Science ne prouve le contraire, reste une des bases de la Dianétique. Faire un film se basant là-dessus aujourd’hui, ça sent quand même pas très bon. Il ne manquait plus qu’une téléportation dans la Fédération intergalactique pour fêter les 100% et on avait une vraie pub.
      Il aurait aussi pu faire une bouse sur le mythe du surhomme nietzschéen, il parait que des gens y croyaient encore dans les années 40… Le point Godwin c’est cadeau.

      • « rien qu’avec cette phrase tu as démoli ton argumentation » en fait non parce qu’elle n’en est en aucun cas le point ni le but central.

        Enfin, le rapport avec la dianétique me fait beaucoup rire : personne n’avait gueulé pour Limitless qui fait ce rapprochement de manière beaucoup plus crédible et réaliste (et gobable par des idiots : « tiens en prenant cette droguer tu augmentes tes capacités d’apprentissage et tu vas devenir super riche ! Même que c’est comme ça que les grands de ce monde réussissent ! » ) que ne le fait Lucy (« Tiens, en prenant cette drogue tu vas… euh… pouvoir développer tellement de capacités et pouvoirs paranormaux qu’Akira en comparaison ça sera un animal de cirque, pis à la fin tu craches de la lumière par la bouche pis tu deviens un ordinateur pis tu disparais. Si ! Comment ? Pourquoi personne n’en a jamais entendu parler ? Oh bah c’est les gouvernements et les scientifiques qui cachent tout. Si si c’est crédible ! »)

        Bref, restons sérieux, y a mieux qu’un petit divertissement qui se prétend même pas crédible scientifiquement pour rameuter les masses (encore que… La Japan Expo…)

  19. Hé, hé. Tenons-nous là LE film de Besson utilisable à fond en cours de scénar comme bon exemple de « les scènes d’action c’est bien, les consolider et les crédibiliser c’est mieux »? Cher OC, vous m’avez limite donné envie d’aller souffrir à mon tour, ce qui tient du tour de force vu que je ne me suis jamais pointée à un film de Besson sans y être traînée par quelque créature malfaisante.

    D’ailleurs, c’est dommage qu’il manque la péripétie finale où la transformation en réceptacle de la faquine foire, après tout il aurait été du meilleur effet qu’elle se transformât en pot de chambre, vaginette ou berligot de lait condensé.

  20. Oh pitain, un film de Besson sur l’intelligence, ça vaut largement BHL qui parle de de penser ou un petit guide de la transfusion par Fabius…

  21. Excellent comme toujours ! J’ai vu le film et j’attendais avec impatience le spoil de l’OC.

    J’avais relevé encore quelle autres incohérences absurde qui plombe la base même du scénario et du coup toute l’histoire qui en découle; et qui m’ont données envie de sauter depuis le balcon de la salle de cinéma :

    -Mr Jang, qui a visiblement le bras assez long pour butter des gens en plein centre ville sans être inquiété, fait appel à des mules de bas étages, agissant sous la contrainte pour acheminer sa nouvelle drogue en Europe. Prendre des mules volontaires, acheminer la cam par bateau ou par jet privé, voir même simplement l’envoyer par colis ça doit être trop compliqué. Je rappelle que la drogue vient tout juste de sortir, elle n’est pas encore connue des médecins et de la police, donc elle a quand même peu de chance d’être détectée et interceptée…

    – Dans le même genre, à l’aéroport un chien policier semble sentir que Lucy transporte de la drogue. C’est vrai que la Police est avance, et apprend aux chiens renifleurs à détecter des drogues qui n’existent pas encore…

    -Mr Jang compte inonder le marché européen de sa nouvelle drogue avec… 4 sachets. Alors même si on admet quelle est ultra pure, ça ne fait pas un peu juste pour un trafic international ?

    – Plus anecdotique, Lucy est étudiante à Taipei mais ne parle pas un mot du langage local… ça doit pas être pratique au quotidien.

    • On peut aussi citer le fait qu’à la fin du film, normalement, il y a toujours un labo quelque part qui fabrique du CPH4, et que personne ne sait où il est x)

      ou encore la magnifique scène de l’hopital où Lucy se balade avec son flingue le long de la jambe, dans l’indifférence générale x) La sécurité de l’Hopital a du lire le script, et devait savoir que c’etait un gentille, et qu’il ne fallait pas la déranger x) Sans compte l’équip de chirurgie qui s’en fout à moitié qu’elle entre dans la salle d’opération comme une fleur, ce qui normalement devrait les déranger plus que ça. Si l’on passe outre, ils pourraient tout de même lui reprocher, ce qui serait cohérent, de ne pas porter de tenue médicale pour assurer la stérilité de la salle d’opération. Et là, pour être encore plus cohérent, ils pourraient tout bêtement remarquer qu’elle a un flingue à la main. Mais bon, je ccrois que ç’aurait été trop demander … Ou alors, ils avaient aussi lu le script, et ne savaient qu’ils ne devaient rien faire jusqu’à ce qu’elle acheve le patient ;;;

      Et pour rebondir sur le fait qu’elle ne parle pas la langue, ce qui est déjà assez incohérent vu qu’elle habite là bas, on aurait tout de même pu trouver cohérent que son tout nouveau cerveau super intelligent lui permette même de parler le Swahili … alors le fait qu’elle ne parle qu’anglais tout le long du film,ça fait quand même bizarre …

    • pourtant simple : le chien respire une molécule de la nouvelle drogue, il utilise désormais 100 % de son cerveau de chien et prend contact par télépathie avec le yorkshire de Jang qui lui balance tout …

  22. Hihihi,
    je suis allé voir ce film. J’avoue que c’est une bonne comédie, aprés scary movie, ça détend les neurones.
    je trouve qu’il manque les Yamakazi, de dauphins et Nathalie Portman.
    Le prochain c’est « Lucy VS Banlieue 13 » et « Lucy VS Leon in the underworld ».

    Bref, ça ne vaut pas Sunshine ou Europa report mais ce n’est pas le même sujet.

  23. Juste un truc, un bloggeur ciné a tellement aimé le film qu’il en parle en pleurant (pas de rire ou de désespoir hein).
    Ça n’est pas une blague, tenez :

    • Certes, mais pour la défense de Durendal, qui est tombé amoureux du 7ème art après avoir vu le 5ème élément (donc aujourd’hui alors qu’il va devenir réalisateur, voir du Besson doit avoir un impact très personnel étant donné l’influence que ça a eu sur sa vie), si on arrive à faire abstraction de l’ébauche de scénario, ce film est visuellement et symboliquement très beau et émouvant.
      Mais c’est sur que le n’importe quoi scénaristique gâche un peu cette émotion potentielle …

      • Quand même, c’est un peu beaucoup, là… Ok j’ai pas vu le film, certes, mais le scenario est déjà d’une stupidité incroyable.

      • Symboliquement beau et émouvant ? Il me semble que conclure par une femme qui se transforme en grosse clé usb, c’est un peu nerd comme métaphore.

      • @WXmachin, Besson et son cinéma ont quand même changé radicalement les 17 dernières années de sa vie, alors je ne trouve pas ça exagéré d’être ému en en parlant.

        @leslie bangs, d’après ce que j’en ai entendu, la fin serait un hommage à 2001, l’odyssée de l’espace. Donc prend de la drogue aussi si tu veux interpréter le réseau de symboles du film ^^

        Besson a toujours été un cinéaste visuel, dont les efforts sont axés sur la mise en scène et pas sur le scénario.
        C’est d’ailleurs pour ça qu’il est un si mauvais scénariste (à part pour la thune, il n’avait aucune raison d’écrire lui même les scénar des Taxi 1, 2, 3 et 4, Yamakasi 1 et 2, Banlieue13 1 et 2, Taken 1, 2 et 3, …) mais bon, les réalisateurs de ces films-là ont normalement la responsabilité de corriger les problèmes de script.

        Alors oui scénaristiquement c’est nul, mais ça prouve que le cinéma français ne se limite pas à La Vie d’Adèle, Amour, Les Petits Mouchoirs et autres films chiants plus ou moins « nouvelle vague » ! (les 2 seuls films français spoilés ici sont des Besson, preuve qu’il concurrence les américains)
        Si ça peut, comme pour Durendal, pousser de jeunes français à s’intéresser au cinéma, pour à l’avenir avoir des blockbusters français distribués partout, et ben je trouve ça formidable culturellement !
        Et les jeunes en question seront sans doute meilleurs scénaristes, donc en attendant il faudrait soutenir la démarche d’Europa Corp, qui heureusement empêche le ciné français de mourir.

      • Mais attends je ne comprends pas bien.
        Parce que Besson aurait fait de bonnes choses, ça validerait ses mauvais films ? Depuis quand on doit aimer tout ce que fait un auteur ou tout détester ?
        On peut garder son esprit critique, aussi.

        Deuxième chose, est ce qu’on doit vraiment choisir entre des voitures qui explosent ou des films chiants et rien d’autre ? Moi je veux des bons films, qu’ils soient « intelligents » ou qu’ils soient de légers blockbusters.

        Et non, je ne pense pas que ça soit une bonne chose que des jeunes (ou n’importe qui) se tournent vers le cinéma à cause de films totalement lamentables, et c’est encore pire si ça crée des vocations de réalisateurs.

        Et le fait d’être fier que Besson puisse rivaliser avec les pires merdes hollywoodiennes, enfin c’est horrible, on va pas être content de ça… C’est juste du chauvinisme.

        Ah ça me dépasse, tout ça.

      • Ah mais attention, je suis d’accord que le scénario est nul, mais pas le film. Je ne déteste donc pas le film en bloc, je garde mon esprit critique comme tu le proposes. Attention à la confusion, le Besson scénariste est nul mais le Besson réalisateur est bien meilleur !
        Et si il permet au cinéma français de changer son image vieillotte, moi je dis que la fin justifie les moyens. Si Besson n’était pas là, le ciné français se limiterait à des téléfilms policiers, des comédies gnangnan et des films d’auteur pour bobos dépressifs.
        Sans pour autant prendre exemple (il faudrait être con pour prendre exemple sur le scénar, mais la mise en scène est nickelle), il montre que le cinéma français peut être un domaine professionnel, économique et artistique intéressant (la preuve, l’Odieux qui refuse de spoiler Angélique ou tout autre nanard français parce que ça ne l’intéresse pas, et bien s’intéresse à Besson), et que travailler sur un blockbuster est possible même en France : je pense que c’est important que tout le cinéma de divertissement ne soit pas 100% américain. Le ciné français à un avenir grâce à EuropaCorp, et si le seul problème est la médiocrité scénaristique de Besson, c’est un avenir facile à améliorer.

        Après, ces remarques économiques ou culturelles n’ont rien à voir avec la qualité du scénario, qui est nul j’en conviens.

      • Ouais enfin pour moi si un film a un scénar nul, alors le film est nul.

        Au final changer l’image du cinéma français par des films très mal écrit, totalement incohérents et ou on prends le spectateur pour des cons, je vois pas ou est l’avancée.

        Si l’avenir du cinéma français passe par Europacorp, alors c’est foutu (parce que oui, il va y avoir un film de Besson pour 150 films avec des yamakazis et des courses en voitures, ce film est aussi et surtout une pub pour Europacorp).

      • Alors gaffe à ce que tu dis, Europacorp n’a pas produit que des bouses.
        J’en veux pour preuves « Ne dis rien à personne » ou encore « I love you Phillip Morris ». Y a aussi Dikkenek que beaucoup de monde cite en se marrant en oubliant d’où ça vient.
        Certes on y trouve pléthore de films de divertissement sans ambition scénaristique, pour autant tous ne sont pas abrutissants, et y a quelques perles à côté.

        Ne jetons pas bébé avec l’eau du bain je vous prie.

      • (J’ai pas répondu au bon endroit, je répondais bien évidement a Yohk’).

      • Ah my bad , en effet ça c’est une usine à scénarios pourris ^^
        (Hmm, des produits de basse qualité manufacturés par des jeunes exploités… Ceci est-il dû à son amour pour les chinois ? Hmm… Il y a une piste, là !)

    • Durendal semble tres sympatique et a de solides connaissances, mais on peut constater en regardant ses V-logs qu’il a beaucoups de difficultés à repérer les incohérences et les énormités. Regardez celui sur Loopers apres avoir relu l’article d’ici sur le même film et vous verrez.
      Il est plus critique, finalement, dans ses « pourquoi j’ai raison et vous avez tord ».

      • Probablement parce qu’il fait généralement ses vlogs « à chaud » juste après avoir vu le film (il mentionne dans plusieurs d’entre eux qu’il est 1h du mat et qu’il vient de revenir) et ne cherche donc pas à analyser la chose. En revanche dans les PJREVAT, il regarde attentivement les films dont il parle et analyse davantage.
        Pour Loopers, il a admis lui-meme après que quelqu’un lui ait signalé des incohérences dans le film, que c’était vrai mais qu’il n’y avait pas fait attention.
        Tous les lecteurs de l’OC peuvent-ils dire qu’ils ont repéré comme lui chacune des incohérences listées dans ses articles ? ça m’étonnerait, parce que nous n’avons pas ce réflexe – tandis que lui va généralement voir des films DANS LE BUT de faire un article dessus. Il est donc attentif aux incohérences et aux énormités…

      • Je n’ai vu qu’une seule fois Lucy et je n’étais pas très captivée (rien que la première séquence m’a incitée à ignorer le reste). Pourtant, j’ai relevé un grand nombre d’incohérences (dont certaines qui ne sont pas relevées ici). J’ai même repéré des détails, qui, s’ils sont voulus par la mise en scène, donneront un côté humoristique assumé au film. Par exemple : lors du coup de fil que Lucy donne à sa mère, elle dit qu’elle se souvient de la douleur que lui causait son appareil dentaire. Au même instant, on peut apercevoir les dents « du bas » de Scarlett Johansson qui sont loin d’être alignées. J’étais tout simplement morte de rire.

    • Durendal est très critiquable, mais il a au moins les couilles d’avoir un point de vue souvent différent de la majorité et de l’expliquer (souvent, c’est parce qu’il s’intéresse plus au visuel, à la symbolique, au cadrage… qu’au script et à la cohérence).

      Bon par contre je suis en désaccord total avec lui sur plein de points (de ses Pourquoi J’Ai Raison Et Vous Avez Tort, je ne regarde pas de vlogs). Mais je respecte totalement son opinion et sa façon de l’étayer. (Y)

    • Mais non Dudu il fait semblant d’être un plouc qui n’y connait rien, en gros il joue la parodie d’un bœuf de base, en tout cas c’est comme ça que je vois ses vidéos, impossible qu’il soit vraiment sérieux, vus qu’il est justement « dans le milieu », bon après être étudiant dans le cinéma n’empêche pas d’être un inculte ou complétement con, mais je lui laisse le bénéfice du doute parce que j’aime bien sa bouille. ^_^

  24. Besson sort un film de pure science-fiction : une blonde utilise son cerveau !

    Personnellement, je n’ai rien contre Besson, je reste sous le charme du « Dernier Combat » et j’ai bien aimé quelques-uns de ses autres films comme « Subway » ou « Le 5ème Elément », par exemple.

    Par contre, je m’étonne que vous n’ayez pas relevé l’énormité absolue de la scène dans laquelle Lucy se transforme en « ordinateur », en fait une sorte d’énorme étron fumant et gluant. Tous les effets de cette scène (pas seulement les étoiles sur la clé USB) sont complètement ratés, à un point qui dépasse l’entendement pour un film avec un tel budget.
    Il y avait probablement mieux à faire à partir de cette idée de base (que la théorie du 10% soit avérée ou non n’est finalement pas très important), au final ça donne l’impression que la réalisation du film a été bâclée, comme s’il avait été obligé de le faire. Ca s’entend aussi au niveau de la bande-son, qui n’est pas du niveau de ce qu’on peut attendre d’Eric Serra.

    • A mon sens le pire n’est pas tant la qualité des effets (chacun aura ses goûts, je pense que certains ont apprécié), mais leur placement. On a l’impression que de temps en temps l’équipe chargée des effets spéciaux arrive et dit « eh les gars, on s’ennuie un peu, laissez-nous surcharger la scène avec des effets de folie ». Lorsque la drogue passe dans son organisme (« des tubes! de la lumière! des trucs bleus qui rebondissent paf pif pouf! »), qu’elle écoute les conversations téléphoniques (« comment modéliser ça? bof, on va faire des lignes de caractères version Matrix! ») et bien sûr la fin où visiblement Besson a réuni son équipe en leur disant « vous allez avoir 5 minutes où vous faites ce que vous voulez pourvu que vous leur en mettiez plein la vue ». Et là c’est le délire complet (un tunnel! des étoiles! des cellules! des machins noirs bizarres! ça brille, ça bouche, ça crache, ça ressemble à rien mais c’est classe!).

      • De l’expérimental ça se récupère plus que ça ne se créé pour ce genre de prod. Surtout si c’est ses propres vieux rush’s remontés, c’est de l’argent/temps facilement gagné!

  25. « Si mes lecteurs qui lisent le chinois à la perfection pouvaient me dire ce qui est inscrit sur le mur, des fois que la solution soit là, leur aide est évidemment la bienvenue. Mais je soupçonne très fort encore plus de bullshit. »
    En effet, complete bullshit

  26. Truculent article!! J’ai passé un excellent moment de lecture. Je n’ai qu’une hâte, voir le film avec en ligne de mire de retrouver tous les dysfonctionnements cités. Bravo pour l’esprit et l’humour de cette critique, ils ont enchantés mon esprit.

  27. Et dans « Lucy », il y a Luc et ça c’est un signe d’accomplissement et je n’utilise que 10% de mon mental… ;)
    Merci pour les fous-rires déclenchés à la lecture de votre article.

  28. parfait! je me suis régalée à te lire! ce film est une vrai daube et merci de l’avoir vu pour moi ;) 

  29. Le seul intérêt que j’ai trouvé au film: Scarlett Johansson. Même Morgan Freeman qui est un très bon acteur pourtant, commence à lasser à avoir toujours le même rôle de vieux sage.
    Juste concernant Mr Jang, je pense que le fait qu’il fasse montre de tant de cruauté au vu et su de tous, c’est juste pour montrer qu’en plus d’être très méchant, il est très influent.

    Autre incohérence: j’ai vu le film en VOST et donc Lucy qui développe sa connaissance universelle au point de lire les idéogrammes chinois d’un hopital est incapable de parler français. Bon c’est pas le pire du film et s’il n’y avait eu que ça, ça serait passé.

  30. J’attendais ce spolier avec impatience, après avoir vu ce film bizarre, donnant l’impression que c’est toute l’équipe du film qui s’est shooté !

    La seule chose qui rendrait un peu plus acceptable le délire des 80% du film : Lucy est dans son trip après que la drogue se soit répandue dans son bide, et hallucine tout ce qui se passe alors. Peut-être y aura-t-il un jour un « director’s cut » avec une scène de fin en plus, avec Lucy par terre, les pupilles dilatées, morte après son overdose.

    Sinon, bizarre que personne ici n’ait évoqué « Limitless ». Ce film montre que sur le même thème (une drogue qui décuple les possibilités du cerveau), y avait moyen de faire quelque chose d’intelligent et relativement cohérent.

    • j’ai pas vu le film ( et je crois que je vais éviter ), et juste la lecture du spoil d’OC m’a tout de suite fait penser à limitless.. Sauf que là, ya les bessonades en plus…

      • Ah bah tiens je découvre ce commentaire apres avoir parlé, dans les miens, de Limitless. Il y a aussi scene de « j’apprend soudainement à me battre » dans Limitless, mais c’est vachement mieux expliqué et amené, vu que le personnage principal voit rapidement remonter des souvenirs de films d’arts martiaux ou de documentaires.

      • @Grod : ici aussi sa connaissance des arts martiaux est expliquée. Morgan Freeman explique dans son discours juste avant qu’avec seulement 20% du cerveau activé, on a une compréhension et une perception totale de son environnement ainsi qu’un contrôle total sur son corps (ce qui implique la douleur). Donc même s’il n’est pas dit textuellement « avec 20% du cerveau activé on serait des maitres de kung fu », c’est quand même en accord avec la logique du film.

      • Pour la baston, a priori on est meilleurs si on ne réfléchit pas (le cerveau reptilien prend le contrôle), mais dans ce cas il s’agit de combat de survie pas très esthétique mais très efficace, donc si elle utilise à fond son cerveau reptilien elle peut être très forte. Par contre je n’ai pas vu le film mais j’imagine que c’est très chorégraphié façon Yuen Wu Ping (beurk) et du coup surement peu cohérent.

  31. « la menotter à la fameuse mallette en lui expliquant que seul Monsieur Jang a la clé. »

    Les connaisseurs riront aussi à ce détail navrant.

    « Il y a ouat’mille années, on nous a donné la vie… et voyez ce que nous en avons fait ! »

    Marché sur la Lune, posé Curiosity sur Mars, expédié Voyager et Voyager 2 vers le reste de la galaxie, augmenté la biomasse végétale de toute la planète de 25%, reverdi des déserts, aboli les marées noires naturelles, créé des zoos et des archives génétiques pour éviter aux bestiaux les plus cons de disparaître de leur propre chef, créé de nouvelels formes de vie, vaincu une bonne partie des pires maladies infectieuses, formalisé le beau, le juste et le vrai, et de manière générale être devenu le plus badass mais aussi le plus réfléchi de tous les prédateurs du système solaire.

    De quoi déprimer, assurément.

    • Décréter que d’autres humains étaient inférieurs, exterminer des espèces, déforester sauvagement pour élever des vaches et les bouffer, asservir ceux qu’on considère comme inférieur, détruire consciencieusement notre environnement, se faire la guerre de manière quasiment continuelle, inventer la torture, décider de la vie ou de la mort d’autrui, violer, mutiler, piller les cultures d’autres populations,

      Sérieux, aboli les marrées noires? Fukushima et le naufrage du Costa Concordia ne datent pas encore d’assez longtemps pour qu’on fasse semblant d’être écologiquement bien… Créer des zoos et des archives génétiques pour éviter aux bestiaux de disparaitre? Ouuuui certes bien sûr, si on évitait d’en zigouiller massivement la plupart ce serait encore mieux. Vaincu une bonne partie des pires maladies infectieuses? Faux, la plupart existe toujours et sévisse, on a juste la chance de vivre dans des pays où on en limite la propagation (mais on n’en fait pas profiter les pays qui ont moins d’argent. On est humains, mais uniquement pour les riches, faut pas déconner!!).
      On est très très loin d’être les êtres les plus parfaits du système, on n’est même pas capables de réguler efficacement nos naissances ou de s’intégrer harmonieusement à notre milieu, ce que la plupart des espèces font instinctivement. On a inventé les pires formes de souffrances et des métiers spécialement dédiés à tuer d’autres personnes.

      De quoi être fier, assurément.

      (Ceci dit, je ne trouve pas que l’homme mérite l’extinction. Parce que nous avons la capacité d’évoluer. Pour l’instant, ce n’est pas forcément dans le bon sens, mais ça reste possible. Et pour quand même raccorder ça à Besson, la question était plutôt bien lancée dans le cinquième élément.)

      • Fukushima, mauvais exemple… Le tsunami a fait 10 000 morts environ, ne l’oublions pas; en comparaison de l’accident industriel que cela a causé (dont heureusement les retombées sont… retombées dans la mer pour la plus grosse partie) et des milliers de déplacés (qui ont été déplacés aussi et surtout en premier lieu parce que leur région était dévastée par l’effet du tsunami), franchement, il faudrait savoir faire la part des choses.

        Le Costa Concordia, mauvais exemple aussi. Il y a eu des morts, en comparaison 100 malheureuses tonnes de gazole (donc une pollution certes, mais PAS une *marée noire* de pétrole à peine raffiné ou de fioul lourd) ça n’est pas une énorme catastrophe… Et même en termes de catastrophe maritime, le ferry coréen a fait plus de bilan donc bon, ce malheureux navire de croisière, c’est un épiphénomène.

        Si on avait parlé du Prestige/Erika ou de Tchernobyl, là, oui, j’aurais été beaucoup plus d’accord sur la responsabilité humaine et l’impact écologique.

      • En plus je crois avoir entendu à la radio l’autre jour (mais à vérifier) que le nombre de conflits et de victimes à l’échelle mondiale a tendance à diminuer. Il y en aura toujours trop certes, mais ça diminue. On est peut être sur la bonne voie finalement… En France on est un peu les champions mondiaux du pessimisme

      • ok, mea culpa! C’est pas SI grave que ça. Que sont quelques centaines de tonnes de mazout dans la mer et des retombées nucléaires, après tout? Et des écosystèmes complètement bousillés? Une bonne partie des poissons ne survivent pas à une différence d’un degré pour la température de l’eau, alors que dire d’un changement massif dans sa composition?

        Il n’y a pas à minimiser notre implication dans la plupart des extinctions de masse de certaines espèce. On détruit notre environnement. Actuellement, cela fait un peu moins d’une semaine que nous avons dépasser la consommation de ce que la Terre peut produire en un an. Nous vivons à crédit sur notre propre planète en la bousillant avec un soin tout capitaliste en nous foutant totalement des générations à venir qui vont vivre dans une poubelle encore moins salubre que la nôtre.

        Enfin bon, tout cela doit sembler être un discours d’écologiste maniaque et hystérique, je ne vais pas tenter d’inculquer de quelconques valeurs humanistes à des gens qui manifestement n’ont aucune empathie (cf « Le tsunami a fait 10 000 morts environ, ne l’oublions pas; en comparaison de l’accident industriel que cela a causé (dont heureusement les retombées sont… retombées dans la mer pour la plus grosse partie) et des milliers de déplacés (qui ont été déplacés aussi et surtout en premier lieu parce que leur région était dévastée par l’effet du tsunami), franchement, il faudrait savoir faire la part des choses. ») ni sens des responsabilités individuelle quant au massacre de masse que nous causons à notre seul lieu de vie. C’est parce qu’il existe autant de gens qui n’ont rien à faire que nous allons droit dans le mur.

        Mais bon, continuons à nous contenter d’être juste un peu mieux (c’est à prouver…) que les précédents plutôt que de tenter de changer radicalement pour essayer de s’autoconserver un peu.

      • Tu ne sais rien, Jon Snow.

        Fais-toi bouffer par un orque épaulard qui jouera avec ta carcasse agonisante pendant quelques heures, et peut-être que tu auras appris quelque chose.

        Au fait: John D. Rockefeller a sauvé les baleines et les tortues des Galapagos de l’extinction en industrialisant la production de naphte.

      • Quant aux marées noires naturelles V.S. artificielles, puisque tu as la comprenette détraquée, je le réexplique ici: il y a plus de pétrole qui s’en va polluer les océans NATURELLEMENT, sans intervention humaine, qu’avec. Et ce malgré nos efforts qui ont très largement réduit ces occurrences NATURELLES. Un peu de lecture pour ton édification: http://oils.gpa.unep.org/facts/natural-sources.htm

      • @Clo :
        Vous délirez : le Costa Concordia tournait au fuel HFO
        Un peu de lecture pour vous cultiver : http://en.wikipedia.org/wiki/Heavy_fuel_oil#Bunker_fuel

        En l’occurrence, ce type de carburant ne peut pas entraîner d’altération chimique de al composition de l’eau de mer, car il n’est miscible qu’à la marge avec l’eau, et d’une densité inférieure à 1, ce qui fait qu’il a l’amabilité de flotter (avec pour conséquence qu’il s’échoue sur les plages par la suite).

        Savez-vous qu’à la suite d’une pollution par hydrocarbure, la végétation (algues de côte et algues en suspension) a généralement un développement massif de sa population? Et oui, tout ce carbone, c’est bon pour ces plantes

      • Ça devient un concours de mauvaise foi ici.

        Autant jesrad se voiler la face sur les exactions humaines et le fait que nous consommons les ressources planétaires à une vitesse effarante est niais, autant Clo ne voir que le sombre n’est absolument pas constructif.

        L’un n’enlève pas l’autre, dans un sens comme dans l’autre.

      • C’est sur que d’un point de vue multiversel, au point X, nous sommes sûrement loin d’avoir la pire planète, mais à moins d’un gros revirement dans les années à venir, on ne risque pas de gagner la coupe … Et on risque même de rattraper les planètes Terre du peloton de queue …

        ( multivers : théorie quantique selon laquelle chaque choix de n’importe quel être vivant, subdivise la réalité en autant de dimensions alternatives correspondant à chaque issue de ces choix. Donc selon cette théorie, il existe des milliards de vous même, dont la plupart n’existent déjà plus, d’autres sont riches à million, et l’un est même président. Un peu comme si ces différents vous étaient en compétition pour être celui qui a le mieux réussi lorsque tous vos vous seront décédés, sachant que l’un de vos vous aura également la lourde charge de faire toujours les pires choix, et aura vraiment une vie de merde … Et ça s’applique également sur la planète entière, ce qui permet de voir si nous sommes plus ou moins mal barré, et nous permet légèrement de relativiser, en se disant que même si on se demerde très mal, il y a d’autres dimensions où c’est pire )

      • @ jesrad: Je ne vois pas le rapport avec l’orque. Dois-je comprendre là que si un animal nous menace, on doit le décimer? Ca va en faire, du génocide…
        Bravo à ce monsieur, et tout ceux qui suivent son exemple. Je ne dis pas que l’homme est « de base » une pourriture. Mais pour un comme lui, combien qui soit polluent ouvertement (pour l’argent, souvent. Dommage, ça ne se mange pas) soit n’en ont rien à faire et continuent à vivre dans une illusion de « c’est pas grave, de toute façon quoi que je fasse ça n’y changera rien »?
        Merci pour le lien, ceci dit (court mais instructif). Bien que le fait que des phénomènes naturels créent des catastrophes (volcans, typhons, etc.) ne change rien au fait qu’il serait bon qu’on n’en rajoute pas une couche.

        Pour exemple, voici deux liens prouvant que nous avons tout de même un « petit » impact sur notre environnement (pour le deuxième, il faut regarder jusqu’au bout en essayant de ne pas dire « non mais ça n’arrive pas vraiment, ou pas si souvent », c’est le jeu) :

        http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_la-planete-vit-a-credit-des-ce-mardi?id=8335988&fb_action_ids=714017258666816&fb_action_types=og.recommends&fb_source=aggregation&fb_aggregation_id=288381481237582

        @WaterBoy: Les plantes, oui. Les animaux/poissons, non.

        Je tiens tout de même à préciser parce que d’après les commentaires que je reçois, ça n’a pas l’air d’être clair : je ne pense pas que l’homme est une sombre merde irrécupérable. Je crois fermement en l’homme et en sa capacité de faire le bien. Mais dans l’état actuel, c’est une potentialité trop peu exploitée.
        C’est pour cela que j’ai réagi sur ce commentaire, parce qu’il me semble faux de proclamer que ce que nous avons fait jusqu’à présent c’est du « tout bon ». On a quelques succès à porter à notre actif, c’est évident! Mais je me demande si en voyant aussi les trésors de cruauté que notre espèce (qui se veut dominante) inflige aux autres espèces comme à ses semblables, un tribunal « extraterrestre » (je veux dire par là : qui n’aurait rien à voir avec la Terre) nous jugerait.
        En l’absence de ce tribunal, nous sommes la seule espèce qui semble être capable de réflexion et de méta-réflexion. Et de changer radicalement son environnement pour l’adapter à elle. Dans ce cas, en tant qu’êtres réfléchis, il est aussi de notre devoir de réfléchir. Nous sommes les dominants (semble-t-il), est-ce que nous devons, du coup, agir en oppresseurs? Le fait d’être plus intelligent qu’un animal nous donne-t-il le droit de le frapper/tuer sans raison?
        Cette même logique s’applique au sein de notre propre espèce. Cela a donné, par exemple, le colonialisme. Ou la torture. Ou la peine de mort. Ou toutes les discriminations qui survivent encore, fortes de ce fameux sentiment de supériorité.

        Je pense sincèrement et avec conviction qu’il nous est possible d’évoluer assez pour vivre, un jour, de façon harmonieuse (autant avec nos semblable qu’. Malheureusement, je pense aussi que je ne vivrai pas assez longtemps pour voir cela, au rythme où on change. Le tout est de savoir s’il faut s’alarmer de ce rythme trop lent ou pas.

      • @Clo ça me rassure de voir que nous ne sommes pas tous atteint par la stagnation de la société ^^ Et a me fait plaisir de voir que je ne suis pas le seul à penser ça ^^

  32. Merci pour ce spoil, comme tant d’autres j’attendais cela avec une grande impatience!
    Un autre aspect débile pas encore évoqué (mais il y en a tellement…), c’est: pourquoi la mafia coréenne prend la peine de développer une drogue à base d’une hormone de reproduction super difficile à synthétiser, si le résultat attendu c’est juste que les junkies rigolent bien après en avoir sniffé (voir le test avec le drogué sorti du placard)? Si c’était une compagnie pharmaceutique véreuse qui voulait la vendre à de riches PDG/scientifiques/athlètes pour les booster en énergie, je dis pas, mais là…

    Et sinon les thèmes sont quand même un peu copiés sur « Le Cobaye » (amélioration du cerveau à l’aide d’une drogue ce qui donne des pouvoirs, permet de se projeter dans les ordinateurs et de faire sonner tous les téléphones en même temps, tiens ça me rappelle quelque chose), « Ghost in the Shell »…Mais bon Luc Besson a déjà été condamné pour plagiat alors ça ne m’étonne qu’à moitié.

    • Au moins dans le cobaye il apprend super vite mais il n’a pas la science infuse, c’était moins incohérent

    • Les répompées d’Akira et Ghost In The Shell de la fin sont flagrantes.

      Par contre la première partie du film m’a méchamment fait penser à Transparences d’Ayerdhal (jusque dans l’affiche – l’œil en couleur et le reste du visage blanc).

      http://www.amazon.fr/Transparences-Ayerdhal/dp/2253101125
      (le site on s’en fout, c’est pour la couverture du bouquin)

      Le coup de la super nana super intelligente et super douée physiquement qui se démerde toute seule, avec la cohérence en moins pour Lucy …

      Y a qu’à moi que ça le fait ?

    • En plus Besson plagie clairement le film « Limitless » avec Lucy! Même si « Limitless » contient sa part d’incohérences, il fait figure de très bon cru à côté de l’ânerie hyper « Limited » de Besson!

  33. Comme quoi, les vacances dans le sud, ca vous requinque un connard.

    Merci pour cette excellente critique, mais je suis perplexe quant à la présence d’un S en fin de ‘tiens’ dans la phrase « Mon cerveau n’est peut-être pas aussi performant que le tiens, mais je crois me souvenir que tu avais abattu plein de gens de sang froid auparavant ! ».

    Mes compétences en français déclinant hélas continuellement, il est possible que mon intervention ne soit complètement déplacée, et en ce cas, je vous présente mes excuses.

    Je suis particulièrement admiratif de la façon dont vous abordez ce merveilleux dialogue entre Lucy et Jang traitant des haricots magiques.

    Encore merci,

    Galithil

  34. « Deus Ex Monchinois »… Belle trouvaille pour expliquer certains trucs dans les films de Besson !

  35. Le premier truc débile c’est qu’il dit ne pas avoir la clef des menottes alors que 2s avant elles étaient menottées à son poignet !!!
    on nous prend pour des cons :)

  36. un film qui permet un tel quart d’heure de rigolade en lisant votre commentaire a déjà rempli sa mission à mes yeux.
    Merci Monsieur Besson (et merci à vous)

  37. Besson a mal compris, on n’est pas plus intelligent en utilisant 100%, on n’arrête juste d’être con.

  38. merci pour ce bel article

    j’aimerais juste rajouter un ou deux commentaires.

    1) Canalsat pourrait reprendre la scène où elle voyage dans le temps. (oh un film d’indien? je préfère encore les dinosaures)
    canalsat à la demande… (chanson avec des rennes qui font du pôle dance)

    2) la morale de cette histoire? consommez un MAX de drogue… ça ne vous fera pas vivre plus longtemps mais vous découvrirez ainsi le sens de la vie et aurez un méga trip avec des pouvoirs magiques.

  39. OC m’évite de perdre un temps précieux (je rigole) à écrire exactement ce que j’aurais écris pour décrire mes impressions après avoir vu ce Besson d’anthologie qui lui vaudra très certainement le Grand Prix du Jury toutes catégories du Nanar d’Or de l’année. S’il ne l’a pas, celui-là, c’est que les Nanar d’Or aussi sont truqué !

    • Et à propos de l’acteur coréen qui joue le méchant méchant : vous trouvez pas qu’il joue EXACTEMENT comme Gary Oldman dans Léon ? Un moment, j’ai presque cru que c’était Gary Oldman grimé en coréen :-D

      • Ayant vu la photo du présent article (cf plus haut), je me suis demandé ce que Christian Clavier venait faire dans ce navet.

  40. Ce qui est amusant, c’est que c’est pas nouveau un film sur ce concept (pas celui des 10% pour lequel les commentateurs se battent, mais celui de la super intelligence). Y a le film Limitless, qui est bien foutu, et où le mec se bat aussi lors d’une agression, mais le film nous montre bien que son esprit fait resurgir des souvenirs de films ou de documentaires montrant comment se défendre. Comme quoi…..

    • Oui mais il aurait eu grave du mal à justifier de la même manière ses pouvoirs façon Akira ^^’

      Ou alors ça aurait fait bizarre, un peu comme dans la menace fantôme quand ils nous sortent d’un coup d’un seul les midichloriens.

      Enfin le film ne fait qu’1h30, il s’est vraiment pas foulé pour ce qui est du travail scénaristique.

  41. Oh put*** c’que le film prend cher mais en même temps, c’est tellement vrai !

    En le visionnant j’avais déjà pas mal capté des trucs qui allaient pas, mais alors là, l’Odieux Connard en rajoute des tonnes qui m’ont échappé !

    Merci pour cet article, une bonne crise de rire continue ne fait jamais de mal !

  42. Le dernier combat ….. procès pour plagiat!
    Subway… musique et ambiance sympa…. scénario de la taille d’un ticket de métro( ça tombe bien)
    Le grand bleu….ou comment se facher avec une figure respectée de la mer…. bon, la musique, les images, une certaine légereté font que c’est agréable à regarder tout de même.
    Nikita…. musique, personnage intéressant…. où est le scénario déjà?
    Atlantis…. ou comment passer une heure devant un bocal plus chiant que devant Cousteau le dimanche après-midi.
    Léon….. Nikita en homme qui aime les plantes et les petites filles maltraités….
    Le 5ème élément…. quel énorme succès pour un scénario quasiment intégralement pompé sur une partie du film « Métal hurlant »….. vérifié: histoire d’une jeune rousse poursuivie par des vilains dans une new york futuriste et qui tombe sur un chauffeur de taxi dissimulant plein d’arme dans son véhicule! c’est tellement gros que j’ai toujours adoré voir Besson nous dire qu’il avait ce scénario en tête depuis sa plus tendre adolescence….. mouarf…
    Jeanne d’Arc…. Mila mon amour, tu veux (re)faire le super guerrier divin mais dans la France du Moyen-Age?
    Angel-A…. je critique pas, je n’ai pas vu…. et puis on tape pas sur un film avec un quota d’handicapé…… rhoooo
    Arthur et les minimoys…. sympa, mes enfants ont adoré. Il y a presque une histoire…. mais où a-t-il été pompé ça comme idée?
    Arthur 2…. ou comment faire passer le temps avec du rien? Ca a fait chier même mes gamins….
    Adèle Blanc-Sec…. j’ai abandonné Besson qui n’a même plus les musiques, les personnages et les plans caméra qui sauvent le reste…
    Arthur 3…. enfants obligent la vision de ce feu d’artifice final……On se dit qu’un seul aurait suffi pour rester sur une impression positive…
    The lady…. Malavit…. Lucy…. j’ai pas pu mais je pense que cela doit être de mieux en mieux vu le spoil du jour….

    Bref, et malgré le plaisir que j’ai eu à regarder les premiers « Besson », le bilan c’est que c’est un gentil photographe, pompeur de bonnes idées, fabricant parfois des personnages assez captivants, aux goûts musicaux pas dégeulasses…. par contre pour les scénarii (originaux ou pas) c’est pas de ce côté qu’il faut regarder.

  43. Et dire que dans une interview télé (rare!) avec Drucker, il annonçait que Jeanne d’Arc serait son dernier film en tant que réalisateur…… Qu’il resterait dans le monde du ciné mais qui ne réaliserait plus…..
    Mais pourquoi Luc, pourquoi te faire autant de mal?????

  44. Me; Connard, vous avez commenté bien des bouses, mais au vu de ce spoil, j’ai l’impression que celle-ci est la pire, je suis impressionnée.
    Merci pour ce résumé magistral !

  45. Une remarque tout de même pour Monsieur OC…..
    Citer une des très rares critiques positives comme vous le faites, semble induire que vous avez une nouvelle fois torpiller un film loué par la critique.
    Or ce film se fait plutôt bien démater par la critique française, européenne, américaine….. On pourrait même dire que l’Américain moyen n’a pas accroché longtemps puisqu’après avoir été à la une du box office américain durant une semaine, cette bouse se casse déjà la gueule niveau entrée.
    Si même les américains ne sont pas prêt à Besson, je révise mon jugement:
    Besson ne suit pas les américains, il les précède!!!!!

  46. La scène qui m’a fait le plus criser, c’est lorsque Lucy crache des rayons électriques et lumineux vers la fin. J’ai senti à moment précis d’être face à un film kitch de série B voire Z. Et encore ce serait faire honte à ces films qui ont pour le moins l’intention de tenir la route.

  47. Bonjour M. Connard,

    Je ne sais pas si quelqu’un l’a déjà fait remarquer, mais il me semble bien que c’est Richard, le débilou du début, qui dit que la première femme s’appelait Lucy, et non le professeur. Ce qui hier au cinéma ne m’a pas vraiment choqué puisque le mec avait déjà l’air con :D.

  48. @Yohk’
    * il y a deux constats que propose le professeur Norman :

    1° on utilise que 10% de notre cerveau

    2° si on utilisait plus, 20% ou 30% on se mettrait à contrôler les autres individus (dans le film : image en noir et blanc de quelqu’un qui fait léviter quelqu’un d’autre, accompagnant les propos de Norman)

    Ce qu’il présente comme hypothèse n’est que le deuxième constat ; le premier est présenté comme vrai. Là est le caractère frauduleux du film.

    * Oui ça fait 10 ans que Besson a ce projet en tête et tout ça pour nous présenter ça ; 10 ans pour ça ! et bien ça promet.

    • Nope, l’étudiant qui pose sa question remet en question toute la théorie du professeur, pas seulement l’histoire des 20% (il dit bien « tout ceci a-t-il été prouvé ? »)

      Ensuite, il est pas resté 10 ans à rien foutre, il a écrit beaucoup d’autres scénarii merdiques. S’il avait peaufiné son scénar pendant 10 ans ça se saurait :P (non pis le jour ou Besson fera un film dont le scénario est l’intérêt principal y aura un problème.)

  49. Bravo ! excellent,bien écrit et surtout très drole ! ok c’est un film donc bon on peut tout se permettre mais il s’est pas foulé,1h30 film pop-corn et hop jackpot ! les doigts dans le nez.Franchement scénario digne d’un collégien avec invraisemblances toutes les 5 minutes.

  50. J’ai tenu à voir Lucy avant de lire l’article, juste pour voir ce que j’arriverais à repérer. Je me suis demandé pourquoi elle plantait pas son mec sur place parce que soyons sincères, une des dix fois où il la rappelle elle aurait pu l’ignorer.
    Je me suis aussi interrogée sur le coté public de l’enlèvement/exécution, et sur comment Lucy avait accès aux mémoires des autres. Et j’ai pas compris pourquoi elle laissait les chinois en vie. Ah et pourquoi au début Morgan Freeman lui raccroche pas au nez.
    Mais découvrir le reste et tout ça narré par vous ajoute du sel à l’histoire !

  51. Ah et vous oubliez de préciser : la drogue bleue a aussi le pouvoir de changer temporairement l’ADN vu que les iris de Lucy se colorent en bleu momentanément quand elle prend ladite drogue…

    • L’ADN, ce n’est pas comme cela que ça marche. Une mutation génétique subie à l’âge adulte n’a pas un effet radical (encore moins immédiat) sur le phénotype (si vous bronzez à la plage, ce n’est pas parce que le soleil vous fait muter en africain). Donc Tchernobyl, ça peut (peut-être…) faire pousser un troisième bras ou une deuxième zigounette aux enfants nés de parents irradiés, mais pas à des êtres déjà formés.

      • Pardonnez-moi, mais je vois mal le rapport avec l’histoire des yeux. Je peux me tromper, mes cours de biologie étant loin derrière moi, mais il me semble que c’est l’ADN qui détermine la couleur de nos yeux… Non ?

      • c’est l’ADN qui détermine la couleur des yeux lors de votre conception, mais une fois que l’organisme s’est développé, ce n’est pas une modification de son ADN qui va (et encore moins immédiatement) changer la couleur des yeux. Je ne dis pas que les yeux ne peuvent pas changer de couleur, mais seulement que ce n’est pas une mutation génétique qui fait ça. Un mutant est NÉ avec son anomalie, soit déjà bien en place soit qui se manifeste à un stade de son développement ou de sa vie, mais ce n’est pas parce que vous vous baignez dans la piscine de Fukushima que vous allez changer de couleur. Les mutations que subissent vos cellules vont avoir des effets sur leur reproduction (mitose etc.), elles vont se reproduire de manière désordonnée et créer des cellules qui n’assurent pas leur fonction initiale en nombre absurde, mais ça ne s’appelle pas «avoir subitement les yeux bleus» mais «avoir le cancer». Moins cool.

      • Ou pour faire plus simple, si votre maison est déjà construite, vous aurez beau modifier les plans de votre maison radicalement, la maison ne va pas subitement et spontanément changer de forme.

      • Ça dépend.
        Je peux vous citer au moins 3 produits (réels) qui changent radicalement l’aspect et la couleur de vos yeux.

      • Faux. Le gène commandant l’expression de protéines, évidemment en modifiant la cellule on va modifier l’expression, et le phénotype en conséquence. ça ne veut pas dire qu’on va se mettre subitement à grandir ou changer de stature parce que la morphogenèse est quelque chose qui est contrôlé au cours du développement, mais si on force les cellules à exprimer les protéines qui concourent à leur fonction tissulaire on peut très bien faire changer la couleur de l’iris par exemple.
        Les protéines nouvellement produites vont produire des pigments et ceux-ci vont changer la couleur. Même possibilité pour la peau.
        Après bien sûr, pour voir pousser un nouvel organe, ça ressemblerait plus à un cancer vu de l’extérieur, même si ça aurait un programme de développement contrôlé. Et ce serait sans doute pas agréable aussi.

  52. Merci cher Connard,

    J’ai prié pour que tu t’occupes rapidement de cette infâme bouse, je n’ai pas été déçu.
    Aujourd’hui Besson=film con.

  53. Je viens de finir de lire le scenario/script papier… c’est encore pire. A la fin, point de clef USB, ni de floppy disk mais ca:

    Everybody stares at the inanimate clothes on the floor, the only trace of Lucy’s passage.
    The silence becomes oppressive.
    Suddenly, Professor Norman’s phone rings, startling everybody in the room. He pulls it out of his pocket.
    It’s not a call, just a text signed « Lucy »
    It reads:

    « It’s on Youtube »

    The Professor smiles, enthralled by this proof of his hypothesis.

    wow

    • C’est un gros dilemme … d’un coté, je trouve le coup de la clé USB d’un Gogolplex de To qui contient toutes les connaissances de l’humanité complètement abusif, mais de l’autre coté, le fait de tout mettre sur youtube serait vraiment le signe évident d’une profonde débilité sous jacente … Ce qui, relevons le, correspond assez à l’héroine du film … Et aurait extrêmement bien parachever cette horreur … J’hésite vraiment beaucoup sur la conclusion la plus pathétique du chef d’oeuvre …

  54. Cher OC, merci infiniment pour ce spoil,que j’attendais avec la plus grande impatience depuis que j’ai vu cette merd … ce film . C’est dans ce genre de cas qu’on se dit que les bandes annonces sont vraiment de putains d’attrape nigauds … C’est d’ailleurs avec la plus grande joie que j’ai pu voir que j’avais très bien relevé l’incohérence la plus énorme du film, celle dont je me sers pour signaler aux autres que c’est une daube x) Je suis en général assez bon public, j’apprécie les films même s’ils sont merdiques, mais on peut dire que mon cerveau a bugué sur le fait qu’elle passe tout le début de son état d’augmentation cérébrale à buter tout le monde, et qu’on voit soudainement repoper le chef de la mafia, quelle a épargné on ignore pourquoi, avec ses mains bandées pour bien signaler que ce n’est pas un sosie, sûrement pour faire une nouvelle péripétie absolument géniale dans ce chef d’oeuvre d’écriture … Enfin,ça doit être un chef d’oeuvre dans la catégorie des moins de 10 ans …

    D’ailleurs, vous qui aimez lorsqu’un film évite d’être incohérent, notamment en évitant de rajouter des répliques explicatives qui se verront contredites dans les 10 minutes qui suivent, ou alors lorsqu’on rajoute LA scène qui sert de clé de voûte au raisonnement … Ne pensez vous pas que rajouter un bête scène où un garde du corps, qui se trouvait ailleurs dans l’immeuble, arrive avec un bazooka ( pensant voir plein d’agresseurs plutôt qu’une seule fille ) et où la donzelle, sentant que ses pouvoirs , bien qu’assez efficaces, ne peuvent pas encore faire le poids avec le dit engin de mort, préfère se barrer par la fenêtre en mode Parkour ( ce qui aurait permis à monsieur Besson de nous sortir une autre de ses scènes fétiches), ce qui donc, par l’incroyable Deus Ex Machina du garde du corps qui fait enfin son boulot et protège son patron,aurait justifié sans équivoque sa survie, apportant un léger bonus de crédibilité au scénario, en annihilant la plus navrante de ses incohérence, pour le simple prix de l’absence de cette formidable scène  » ah ah , public , je t’ai bien eu , le chef des méchants est en vie , pour la bonne raison que … ben non que rien laissez tomber  »

    Bon, c’est sûr que ça rajoute une incohérence sur la capacité cérébrale du garde du corps en question, qui prend le risque d’utiliser un bazooka alors que ça pourrait buter son patron en même temps que les agresseurs, mais c’eut été tout de même moins navrant … Surtout que ça peut s’expliquer facilement : Lorsqu’on voit à quel point Lucy la femme la plus intelligente est stupide et branquignole, et que les éminents scientifiques, comme Morgan Freeman ( qui aurait déjà du devenir astro-physicien, découvrir le secret de l’immortalité, et anéantir la leucémie par implantation rectale, si il disposait de toute la science qu’il est censé maîtriser dans les films où il joue ) sont tous des zéros , on peut se douter, vu le niveau cérébrale des habitants du monde dans ce film, même les intelligents autoproclamés, qu’un simple garde du corps dont les spécimens meurent comme des lemmings tout le long du film, puisse vouloir se défendre à ce moment, mais le fasse comme un manche.

    Bon, en tout cas, j’attends votre prochain spoil avec impatience.:) Le dernier Marvel, je suppose ^^ Merci encore pour cette bonne barre de rire

    • le dernier Marvel ? justement, j’ai été surpris, j’ai eu l’impression qu’il était pas trop mal écrit et surement pas bourré d’incohérences. Mais si un spoil sort, je le lirai avec d’autant plus d’intérêt que pour une fois j’ai vu le film.

      • Oh, j’ai bien aimé,mais il y a des incohérences également, et même des clichés Hollywoodien assez énormes x) ( notamment le fait qu’un gentil un peu bourré demande à un agent radio d’appeler le méchant et que le dit agent possède le numéro du méchant x) ou bien le gentil qui se retrouve à flotter dans l’espace,et prévient des mecs de sa position pour qu’ils viennent le chercher avant qu’il gèle, et que les mecs en question pop en véritable armada dans les 3 secondes x) )

      • oui, loin d’être parfait, mais pas sur qu’il y ait matière pour un spoiler ici

      • Pour les Gardiens, notez aussi qu’il s’écoule quinze secondes entre la première mort du film et l’apparition des pirates rigolos.

        (Pour ceux qui ont vu le film, ce que je viens d’écrire a réellement du sens.)

    • Un peu de respect pour les lemmings SVP, c’est une fable leur suicide dans un ravin ^^

  55. Ce qui est très marrant avec cette histoire de 10%, c’est que comme d’hab, il manque pas grand chose pour que le scenario ait déjà un point de départ acceptable… en l’occurrence, si Morgan Freeman rajoutait «à un instant donné» ou «au même moment» et «en moyenne»; et là, ça redevient non seulement presque vrai mais aussi presque logique. Même sans être neurologue, je ne peux pas imaginer qu’en permanence, il n’y ait que les mêmes 10% de notre cerveau qui travaillent (la nature ne fait pas 90% de masse inutile dans un organe, c’est inutilement cher). Par contre, que je n’aie, à un instant donné, pas besoin «d’activer» toutes mes facultés, là ça devient acceptable (peu importe que le chiffre soit de 10, 20 ou 16,78392XCHD9 %). En faisant appel en même temps à sa mémoire et à ses facultés motrices, j’imagine qu’elle pourra reproduire des scènes de baston d’un autre film de Luc Besson pour se sauver des méchants (par exemple) ou qu’elle arrivera à comprendre le chinois auquel elle était confrontée tous les jours, que son inconscient emmagasinait, mais qu’elle ne comprenait pas. Par exemple. Que plus de 10% du cerveau soient actifs en même temps, ça développe notre capacité à ce que notre savoir inconscient soit exploitable, ça c’est du scénar.

    Ou alors, comme dit précédemment par d’autres, on dit juste dans le script du film que la drooogue ça lui fait des super pouvoirs, sans parler de pourcentage de cerveau (déjà entièrement acquis à Coca Cola grâce à Patrick Le Lay), et on peut même rajouter un autre élément, trop rarement utilisé quand y’a des super-pouvoirs : l’héroïne ne contrôle pas vraiment ses pouvoirs, il se passe juste quelque chose pour la protéger ou parce qu’elle en a besoin (par exemple), et elle n’apprend la maîtrise de ses pouvoirs que progressivement (et en plus ça permettrait de faire du n’importe quoi dans la course-poursuite, «je ne maîtrise pas ce que je fais donc pouf les bagnoles de flics); et là, Luc Besson peut mettre des mecs évanouis chez les flics, puis le mur transparent plus tard.

    • Le problème n’est pas tellement que cette histoire des 10% soit en réalité fausse. Après tout, si je fais un film où un humain peut voler, ça ne colle pas à la réalité scientifique, mais on n’en fera pas tout un foin.

      Mais bien sûr :
      – La campagne promotionnelle a été quelque peu ambiguë ;
      – Le film pédale pour justifier la théorie (scènes avec Freeman dans l’université) au lieu de l’accepter comme acquise. C’est juste éminemment casse-gueule d’expliquer un phénomène de science-fiction, et c’est pas un Luc Besson qui y parviendra ;
      – Surtout, et comme souvent, ces über-pouvoirs donnent lieu à nombre d’incohérences…

      • « Un grand pouvoir implique… de niquer sa mère ! » pour citer Golden Moustache

  56. Il faudrait que l’OC se penche sur Godzilla cuvée 2014… y’a de quoi s’arracher les cheveux devant tant d’incohérences.

  57. Personnellement, j’aurais changé la fin du film :
    Lorsque Lucy atteind 100%, c’est en homme qu’elle aurait dû se changer… le film/théorie aurait été plus crédible

  58. En fait, la morale de ce film c’est : « Prends de la drogue, tout le monde t’obéira et tu deviendra super puissant ». Came power ! :D

  59. Pffft, un film incohérent fait par Besson ne l’est pas…
    Un peu comme un film français complaisant et bobo-pô-correct, un soporifique navet de tsui hark (ça s’écrit comment cette connerie de nom) ou une niaiserie hystéro-gay-tamère d’Almodovar.
    Nah, désolé, monsieur l’OC, pour enfoncer une porte ouverte, il faut un porte.
    Shades wins !
    Hur hur 8)

  60. Vous voulez une bonne blague pour en rajouter à l’incohérence ? (ou à la méconnaissance au hoix) En réalité Lucy (l’australopithèque hein, pas Scarlette Johansson) est un male… Non non, je délire pas ! A l’époque de ça découverte les archéologues (qui étaient plus intéressés par la gloire qu’autre chose) on considéré que ce devait etre une femmelle car elle était petite… Mauvaise pioche ! C’était un male (c’est acté maintenant, une question de bassin).
    Du reste, merci pour le spoil ! ça me serait pas venu à l’idée d’aller voir ce film, mais dans le doute…

      • Pis si Lucy est un mâle, celle-là n’est qu’une côtelette !
        Ca me ferait mal au nunu de me faire doser aux échecs par une côtelette, aussi physiquement intelligente soit-elle.

  61. N’ayant pas vu le film, je me pose quelques questions de fond pour une bonne compréhension :
    – Il ont un appareil capable de mesurer comme ça le % de cerveau utilisé? J’imagine qu’il doit avoir un peu de précision, parce que s’il n’a pas de virgules, savoir qu’un cerveau est utilisé à 9% ou 10%, ça doit être bien pour aller faire des conf là-dessus.
    – à 99.5% d’utilisation de son cerveau, elle ne pouvait pas faire ce qu’elle voulait déjà?
    – Si elle sort une clé USB avec toutes les connaissances du monde, ça doit être une sacré technologie pour tout stocker, à mon avis, le premier pélos venu va la dézinguer pour voir comment elle est faite. Fini les clé 16GO!

  62. Eh les gars c’est un film sur le cerveau d’une femme par Besson

    100% de 0 ca fait tjrs 0

    Hého trop drol !

  63. Mais… mais… c’est bien la même intrigue de base complètement foireuse que « Limitless » ? Une drogue illégale qui rend les gens (super) forts et intelligents ? Avec ce qu’ils s’enfilent, les scénaristes devraient savoir que personne, et surtout pas une mafia, n’aurait intérêt à pondre un tel truc. A part peut-être l’église de scientologie, histoire de donner du crédit à leur bible.
    Et pourtant j’admets volontiers que je n’aurais pas pu lire tous les spoilers de ce blog sans donner un petit coup de pouce à mon cerveau. Par contre je suis plutôt passé de 10 à 0.2%.

    La véritable question que soulève ce film est la suivante : pourquoi le personnage principal n’est-il pas interprété par Tom Cruise ?

  64. Bonjour Mr. Connard,

    Je suis un grand fan de vos critiques cinématographiques, elles témoignent d’un esprit d’analyse très pointu, supporté par une immense culture cinématographique qui vous permet vraiment d’aller au fond des sujets que vous traitez, contrairement aux autres critiques qui ne font que gratouiller la surface des films. En témoignent d’ailleurs le choix des films que vous critiquez, vous adoptez une position très iconoclaste car ces films que vous critiquez sont acclamés par la Terre entière, et surtout les élites culturelles parisiennes. Un vrai iconoclaste, vraiment.

    Aussi, est ce qu’il serait possible que vous fassiez une critique aussi profonde, détaillée, s’il vous plait? Je compte sur vous pour garder votre ton aussi acerbe pour cette critique.

      • « durée : 196 minutes » haha espèce de troll j’en ai entendu parlé de ce film d’auteur turc chiant comme la mort ^^ ça m’étonnerait que l’Odieux exauce ton souhait !

  65. Parmi toutes les incohérences (et elles sont légion), une qui m’a particulièrement dérangée c’est celle des indiens sur les chevaux. Ils sont étonnés de voir une femme blanche (sur un fauteuil mais passons) ce qui laisse supposer vue la situation géographique que le continent américain n’a pas encore été découvert pas les européens. Hors les chevaux ont été « importés » par les colons ^^’ Du coup cette scène est peu probable sauf si elle se déroule pendant la conquête auquel cas ils seraient bien moins surpris et l’aurai déjà transformée en charpie ou scalpée ! (ils sont en tenue de combat pas en habit du dimanche) enfin au point ou on en est.. ce n’est qu’un détail x)

  66. Odieux connard, j’adore lire tes billets. Je viens de mater « The Island » (2005) et j’y ai souvent pensé. Perso, j’ai aimé mais je penses que tu peux largement te faire plaisir avec ce film !

  67. Votre manque de mauvaise foi me consterne… le pouvoir de Lucy de faire évanouir tout le monde ne marche probablement que sur des policiers… en effet, ceux-ci étant naturellement plus faible d’esprit, ils sont plus facilement télé-manipulables !!!

  68. besson serait capable de faire des incohérences dans un film de vacances, donc rien d’étonnant à ce que Lucy soit un ratage complet…

  69. La critique est aisée. Ben puisque vous savez si bien le faire, faites un film parfait alors?
    On tâchera de le critiquer ici avec aisance ;-)

  70. En fait….Essayez déjà d’en faire un au moins et de A jusqu’à Z ; scenario, recherche de financement, producteur, casting, recherche d’un réa (si ce n’est pas vous même), techniciens, directeur photo, script, repérage des lieux du tournage, preneur de son, electro, admin, assistants, et tout et tout comme le montage, mixage son, effets son et image …. Puis quand tout est fini, il « reste » la distribution et je ne parle pas de la suite ….Quoique.
    Les sous !!!! Ouiiiiiiiiii , il faut payer tout ce petit monde qui a travaillé dur à votre film parfait !!!
    ……Donc !
    Ben ouiiii, il faut le vendre !!!
    Ooooh mince !! Encore une chose à faire pffffffffff
    Ça ne se fait pas tout seul ?? Non??
    On met la clef USB dans la machine et ça marche tout seul non? Pub à la télé, la radio, affiche ciné et projection …

    Bon, un petit fera l’affaire … Genre…. Allez 15 min comme ça pourrait passer dans un festival court métrage !

    Alors?

    Hum ! Mouiiii je sais, critiquer vissé votre séant devant votre ordi à engloutir des pizza et soda est bien bien plus facile que de faire ce que des gens comme ça on apportés un plus au cinéma Français, j’en conviens …. c’est plus aisé.
    Bonne critique

    • Bonjour très chère ^^

      J’ai bien lu votre petit billet, et en attendant la réponse de l’intéressé, je me permets de vous donner la mienne ^^

      Vous savez, ce n’est pas parce qu’un film passe par toutes ces étapes qu’il faut forcément pardonner tous ces écarts. Prenons un exemple, le film critiqué ici même. D’après le réalisateur en personne, il s’agit d’un film « Grand Spectacle ». Mais de nos jours, il s’agit d’une excuse pour sortir n’importe quoi . On peut le traduire par  » Ouais ok, le scénario est une chaise à trois pieds, on a prit l’actrice bankable qu’on voit de partout pour pas prendre de risques, on a mit Mogan Freeman pour la même raison, mais ça va , y a pleins de bagnoles qui explosent, donc tout le monde est content et passe un bon moment, ça suffit non ? »
      Et bien non, justement, ça ne suffit pas. C’est important, c’est vrai, mais ça ne devrait pas être la seule chose qui sauve un film. Et de nos jours, on voit surtout ce genre de films, avec pour seul but d’assommer le spectateur sous des scènes d’action à deux balles avec une orgie d’effet spéciaux pour camoufler l’absence de scénario. J’ai moi aussi passer un bon moment devant « Lucy », mais ça n’empêche pas d’avoir sa propre réflexion sur les dérives du cinéma, les défauts de ce film, et le fait qu’un film pareil soit encensé par la critique uniquement pour attirer les gens au cinéma. Ce blog est là pour tous ceux qui veulent avoir cette réflexion.

      Pour en revenir à votre message, il est vrai que nous ne connaissons que très peu les rouages du monde du cinéma. Mais à votre  » c’est compliqué, ça demande du travail, et beaucoup de sous », moi je réponds  » Personne ne leur à demandé de tourner ce film, ni d’y mettre les sous. Ils l’ont fait de leur plein gré, et le soumette à la vindicte populaire, qui plus est contre argent, vu que le film sort au cinéma. Et vu que nous payons, nous sommes en droit d’exiger un film de qualité, avec un scénario travaillé, et non un film débilisant pour amuser la galerie. D’autant plus, et vous l’avez dis vous même, qu’ils y mettent les sous … Vu le paquet de sous investis, c’st du foutage de gueule de sortir une daube pareil … C’est même assez insultant de payer pour voir ce truc, qui a demandé autant d’argent investi, alor que cet argent aurait pu être mis ailleurs … Pour engager des scénaristes, par exemple, pour couper court à mon discours qui commençait à devenir moralisateur …

      Bon film …

    • Moi aussi mon travail est pas facile.
      moi aussi mes projets prennent du temps,1 à 2 ans.

      N’empêche que si j’ai mal fait mon travail, il y a des personnes qui sont pas contentes, je vais en prendre plein la gueule et peut être même être viré.

      la réflexion

    • … n’est pas justifiée. C’est le seul résultat qui compte.

      C’est raté et bien c’est raté. Les explications sont mêmes données, ce que ne font pas les clients dans d’autres domaines d’activité.

    • @Julie : C’est ridicule.
      Alors un paraplégique ne pourrait pas se permettre de se montrer critique face au jeu de son équipe de foot ? Parce que je suis un brèle en allemand, j’aurais interdiction de faire une remarque à quelqu’un qui placerait le verbe en 3ème position ?

      Je vous conseille Bakuman, une série une peu relou mais passionnante sur le métier de mangaka, avec laquelle je me permettrais de faire un parallèle : Bakuman n’est pas à 100% de la fiction, notamment en ce qui concerne le rôle des éditeurs (au cinéma, ça correspondrait à des producteurs) : ces mecs sont incapables d’écrire un bon manga, mais là n’est pas leur talent : non, eux sont là pour les lire, les critiquer et corriger les défauts pour que l’œuvre de l’auteur s’améliore encore et encore. Sans leur éditeur Hattori-san qui amène un regard extérieur sur leurs mangas, les héros de Bakuman ne seraient jamais allés au bout de leurs objectifs, et on devine que ce genre de rôle méconnu est essentiel.
      Revenons à Besson. Nous n’avons peut-être ni le temps ni l’argent ni le talent pour FAIRE un film, mais on est doué pour les REGARDER avec un avis critique (ce qui ne semble pas être votre cas chère Julie). Monsieur Besson est le patron d’EuropaCorp, et il auto-produit donc tous ses films, sans avis critique extérieur. Résultat son niveau baisse de film en film …
      Ce mec n’a pas de producteur, les seuls à être au dessus de lui, ce sont ses clients, nous qui payons des tickets de ciné. Alors faisons notre rôle, critiquons-le !

      En plus ça nous distrait de lire ces spoilers ^^

  71. Merci pour vos commentaires.
    Sachez que moi aussi je paye ma place de ciné et si j’ai une critique à formuler, je m’adresserai à la personne concernée et non sur un blog qui ne lui est probablement pas connu .
    Dommage car il en serait certainement ravis car toutes critiques et certainement constructives seraient les bienvenues.

    Vous savez, avant d’aller voir un film et d’en payer ma place, je lis ce qui se dit dans la presse du cinéma, le « pitch », quels sont les acteurs et actrices, le réa, au ce que disent les journaliste spécialisés en la matière.
    Ainsi, je ne dépense pas mon fric pour un film qui ne correspond pas à mes goûts genre comme vous le dites bien, un film à effets spéciaux « dû à l’absence de scenario » terme que je trouve franchement très réducteur car tout les films sont plus ou moins bourrés d’effets spéciaux ( une voiture qui explose, un incendie, un accident, l’orage (dans les vieux films), etc…
    Oui, j’en conviens, il y a effet spéciaux et effet spéciaux !
    Même dans un film d’auteur (oui où il faut réfléchir, aie aie ;-) ) Il y a des effets spéciaux !
    Sans rire ! Les gardiens de la galaxie ! et bien moi ça m’a beaucoup diverti. Il y avait que des effets spéciaux mais il y avait une bonne histoire, de l’humour et même beaucoup d’humour (pour un film de science fiction).
    C’est bien fini, pas trop d’absurdités. Franchement, je me suis bien amusée ;-)
    Bon, je vous l’accorde, c’est pas du grand cinéma mais quand même sympa et à voir en famille en plus ^^
    De toute façon, le divertissement est là pour …. divertir non?
    On paye bien notre hamburger dont la photo ne correspond pas au produit délivré !! ( ça ne vous fait pas penser à un film ça?) ;-) Et …. on ne critique pas ?!?

    Mon propos ici n’est autre que de parler au nom du cinéma Européen face au géant américain, pour dire qu’un réalisateur comme un Besson apporte une patte française face au géant US et leurs dollars plein leurs poche.

    Franchement, apportez votre critique à l’intéressé ;-)
    Sinon, à quoi bon? si ça n’est juste que pour critiquer sur un blog ?

    Bon film à tous ;-)

      • @gerald b : révise ta définition du troll…
        faut arrêter de crier au troll dès que quelqu’un à un point de vue différent, et qu’il l’explique calmement, sans agressivité…

      • @bobby. tout évolue, même les trolls. c’est fini le temps où ils pouvaient berner l’internaute moyen en étant agressif. Ils sont plus malins. Mais j’ai du mal à croire que l’on puisse argumenter de cette façon sérieusement. j’ai peut-être tord,mais ça me paraît louche.

      • Bah non, il a raison, c’est forcément du troll. L’argument « si tu peux pas faire mieux, t’as pas le droit de critiquer » est quand même connu depuis l’invention du métier d’éditeur pour être totalement fallacieux. Le fait qu’un commentateur le sorte sérieusement sent quand même le troll à un kilomètre.

  72. Je pense qu’il est normal que votre opinion sur ce film soit négative, vous n’en avez pas saisi le sens profond.
    Si votre point de vue ne s’était pas limité à le considérer comme une daube dès la base, nul doute que vous auriez pu percevoir autre chose que la nullité que vous décrivez, qui n’est en fait que le reflet de ce film filtré à travers votre point de vue.
    Toutes le incohérences, ou incompréhensions que vous décrivez ne sont dû qu’à votre fermeture d’esprit. Ce film recèle une parfaite logique et une harmonie globale, pour peu qu’on se donne la peine de la rechercher.

    Votre mode de fonctionnement rappelle les gens qui contredisent systématiquement leur interlocuteur en pensant détenir la vérité sans chercher à comprendre leur point de vue.
    Votre opinion est totalement justifié… de votre point de vue. Essayez d’adopter celui de l’auteur et vous verrez assurément un autre film.

    Je vous rassure, certains spectateurs ont su le faire et ainsi profiter de leur séance de ciné tout comme du message délivré.

    Allez juste un indice : « touche le doigt de Lucy l’Australopithèque façon chapelle Sixtine, comme ça, pour déconner… »

    Clairement ici, vous passez à côté d’une compréhension qui semble être hors de votre portée, contrairement à l’auteur de ce film que vous moquez…
    Et ce n’est qu’un exemple parmi tout ceux que vous empilez dans votre article satirique.

    Pour finir, je sais que votre rôle ici est simplement de faire rire, en ce qui me concerne, je cherche à répandre le savoir et la connaissance…mais je ne serais pas étonné que nos rôles s’inversent d’ici peu.

    Allez, ravie de vous avoir fait rire, partagez donc avec moi votre connaissance, j’ai hâte !

    • Ah, le fameux « vous êtes trop con pour comprendre ». Il nous manquait celui-là. J’aurais du le sortir à mon examinateur de l’oral de français, ça aurait pu fonctionner.

      • Mais non vous n’êtes pas stupide, voyons. Ce n’est pas parce que vous prenez Luc Besson pour un imbécile que les autres vont forcément se comporter comme vous le faites…

        D’ailleurs, vu que vous avez compris le film dans son intégralité, vous pourrez facilement expliquer le plan que je prend en exemple ci-dessus. Quand Lucy touche du doigt son homologue préhistorique et les conséquences que cela implique. C’est peut-être le plan central de ce long-métrage qui comme par hasard s’appelle « Lucy »…

        Allez un ptit effort, je vous aide là !

        Mais le plus dur n’est pas d’appréhender cela, n’est-ce pas ?
        Non, le plus difficile pour vous sera d’accepter le fait que Luc Besson ait pu imaginer une éventualité que vous n’avez même pas encore envisagé…

        Hihihi, bonne chance !

    • Du haut de votre arrogance vous ne pouvez certainement pas voir ceux qui ici cherchent effectivement une autre lecture d’un film, il faut quand même le reconnaitre,est d’une qualité variable. Mais puisque vous nous faites l’honneur de nous visiter,permettez-moi une question : puisque ce blog n’a pas grâce à vos yeux : que faites-vous ici ?

      PS : moi je cherche à répandre le Kiri sur ma biscotte.

      • Pas de l’arrogance, de la condescendance, je préfère, voir…de la mansuétude. :)

        Non, bien sûr, il ne s’agit nullement ici d’une lecture objective,construite ou même argumentée, il s’agit bel et bien d’un défouloir satirique ayant pour seule fonction la critique gratuite d’une oeuvre artistique incomprise et accessoirement de son auteur. Le rédacteur de ce blog lui-même en fait l’aveu, rien que par l’appellation qu’il a choisi.

        Prétendre avoir « une autre vision du film » quand on a lu le billet original ne peut être qu’une « odieuse plaisanterie » de votre part, très amusante cependant, tout comme l’article dans son entier…

        Pour finir, je vous remercie pour votre tentative de réorienter le débat sur mon humble personne. Ce procédé fort subtil souligne indéniablement la profondeur de votre argumentaire…
        D’ailleurs, j’ai déjà précisé ce que j’étais venu faire ici, lors ma première intervention. Cette dernière est certes un peu plus étoffée mais je n’ai aucun doute quant au fait que vous saurez la lire dans son intégralité.

        Tout comme je ne doute pas qu’un internaute ayant réellement compris Lucy viendra finalement se manifester ici afin d’expliciter le sens de ladite scène sus-citée. Ce n’est pas exactement comme si c’était un détail insignifiant vous savez…

        Et ne me dites pas que personne ici n’en est capable, je ne vous croirai pas !
        Un tel repère d’esprit fins, critiques et acérés recèle forcément au minimum un individu à la hauteur d’un scénario aussi simpliste et grossier…

        …ou pas.

        :D

      • Cher De passage, outre ton sens de la formule qui en dit long sur ton intelligence infiniment supérieure à celle de tout autre commentateur de cet article (satirique, tu aimes le préciser, en te tirant par la même une balle dans le pied en remettant en cause le parti pris par l’auteur), je crains que tu aies beaucoup de mal à être crédible.

        Visiblement, puisque tu le dis toi-même, tu es ici pour « répandre le savoir et la connaissance ». Soit, à la bonne heure. Sans vouloir t’offenser, il y a une légère différence entre répandre le savoir et la connaissance, et, affirmer le front haut que tu as compris le sens profond du film tout en refusant de le dévoiler.

        Ça donne drôlement envie de te croire, t’es du genre persuasif ! Si tu te présentais aux présidentielles, je voterai direct pour toi !

        « Concitoyens, concitoyennes, grande nouvelle : j’ai la solution à la crise, et en plus, c’est pas si compliqué que ça, bande de cons ! C’est pour cela que je ne vais pas vous dire quelle est cette solution, bande de nazes ! VOTEZ POUR MOI ! »

        Affirmer, ce n’est pas prouver. Ce serait un peu simple. Et par conséquent, tu peux nous dire que nous n’avons pas compris le sens profond, tant que tu ne nous auras pas dit lequel c’est, nous ne pourrons qu’en conclure qu’il n’y en a donc pas.

        Allez, prends le risque de confronter ta science à autrui, si tu as si bien compris, nous ne pourrons que te saluer.

        Au plaisir de te lire.

      • Eh bien, à force d’écrémer la bêtise crasse présente de prime abord à la surface de ce blog, je commence à espérer que l’on atteindra bientôt une vraie réflexion, intelligente et constructive.

        Je vous aime bien Ranabath alors je vous pardonne votre erreur d’interprétation à propos de mon opinion sur la nature satirique de ce blog.

        Déjà, vous savez à peu près écrire et, même si on sent bien que vous avez fait beaucoup d’efforts pour cela, vous en arriveriez presque à vous rapprocher de mes propres capacités d’expression. De plus, vous avez également pris conscience de vos lacunes intellectuelles. En cela je vous félicite, l’acceptation de votre ignorance est une étape aussi nécessaire qu’indispensable sur le long chemin parsemé de connaissances qui s’offre désormais à vous.

        Ne vous en faites pas au sujet de ma supposée crédibilité, je n’en ai nul besoin. Tout comme je n’ai aucun besoin, ni même désir de susciter une quelconque croyance, persuasion ou pire encore d’accéder à la présidence !

        Je présente mon savoir de façon ostensiblement péremptoire, il est vrai, mais je ne saurais le transmettre autrement ici et encore moins chercher à en apporter la preuve.
        En effet, si je m’évertuais à vous prouver quoi que ce soit dans votre état d’esprit actuel, vous seriez dans l’impossibilité de dépasser vos conceptions obsolètes et finiriez inévitablement par me contredire.

        Si vous tenez vraiment à comprendre, c’est une démarche que vous devrez accomplir de votre propre initiative, à l’aide de votre curiosité la plus candide ainsi que de votre intention la plus pure.
        Quand l’esprit est sincèrement disposé à recevoir la vérité, celle-ci se dévoile d’elle-même, voilà tout.
        Comme l’a si bien illustré un de mes prédécesseurs, il vous sera bien plus profitable d’apprendre à pêcher que de recevoir un simple poisson.

        Bien sûr, libre à vous de supposer qu’il n’y a rien à saisir à travers l’essence de cette scène, de cette oeuvre d’art qu’est « Lucy », ou même de la Vie toute entière…
        Toutefois, je vais me montrer magnanime et vous confier un ultime indice qui saura je l’espère éveiller en vous la curiosité. Cette thématique est également évoquée plus tôt dans ce même long-métrage, ce qui est loin d’être le fruit du hasard, vous l’aurez compris…
        En parlant de fruit, je pense avoir semé suffisamment de graines parmi vous, je ne reviendrais donc plus pour être témoin de la façon dont vous les cultiverez :

        « Le temps n’est pas linéaire. »

        Une dernière chose avant de vous quitter, le prénom Lucy tient son origine du latin « lux » signifiant lumière et symbolisant…la Connaissance bien sûr !

        Ravi d’avoir pu vous éclairer. :)

      • Sacré De passage !

        Chacune de tes élucubrations lyriques sur ce blog me peine décidément à chaque fois un petit peu plus. Non pas pour l’apport néantesque qu’elles amènent à la réflexion autour de ce film que tu estimes tant, mais pour l’inadéquation entre le fond et la forme que tu leurs donnes.

        De l’art raffiné du débat, tu ne maitrises malheureusement qu’une seule des armes nécessaires à son bon exercice. Tu auras bien évidemment compris laquelle. Quel gâchis !
        Je te passerai l’explication de ce qu’il faut entendre par « le fond et la forme », l’esthète que tu es ne peut qu’être familier de ceci.

        Toutefois, je vais faire un bref passage dans un autre domaine afin d’étayer mon propos. Vois-tu, ce remarquable sens de la formule, dont tu aimes à te vanter, n’est dans tes interventions qu’une supercherie dont les ficelles sont un peu grosses. Je parle bien sûr ici d’emphase obscurcissante. Un champion de la rhétorique tel que toi sait de quoi je parle, mais, si besoin en est, je m’attèlerai à t’expliquer ce que signifie ce terme intello-intellectuel dont le nom n’est que la délicieuse illustration de son contenu. Le fond et la forme te disais-je !

        Pour ce qui est de l’idée d’apprendre à pêcher plutôt que de donner un poisson, il commence à y avoir un semblant de logique. Néanmoins, et tu le sais, cette logique n’a pas lieu d’être dans un débat d’opinion (ce qui se passe ici, tu l’auras remarqué).
        Je salue tout de même cet état d’esprit consistant à ne pas tout attendre des autres et de privilégier l’initiative. tu l’appliques à merveille lorsqu’il s’agit de t’envoyer des fleurs sur toutes ces qualités que tu t’accordes. Tu as bien raison, puisque tu aimes les expressions, on n’est jamais mieux servi que par soi-même, et il n’est pas certain que les autres le fassent à ta place.

        Pour quelqu’un qui n’a « nul besoin de crédibilité », qui « ne désire pas susciter une quelconque croyance ou persuasion », tu te donnes bien du mal à nous prouver le contraire. Ne disais-tu pas dans ta première intervention « chercher à répandre le savoir et la connaissance » ? Je t’invite à bien réfléchir sur le sens de cette formule et notamment à l’emploi du mot « répandre » plutôt qu’un autre. Tu n’as tout de même pas pu choisir ce terme au hasard voyons ! Ça me décevrait de ta part…

        Ne sois donc pas pleutre, cher De passage, car la seule personne que tu as réussi à embarrasser jusqu’à présent, c’est toi-même.
        Tu te donnes beaucoup de mal à essayer d’agrémenter ton supposé argumentaire censé nous démentir, mais tu es en réalité le seul ici à ne pas avoir le courage de confronter ta réflexion à celle des autres.
        tu peux t’acharner à nous dire et redire que tu es extrêmement intelligent et que Lucy l’est tout autant, mais jusqu’à présent, rien ne le prouve. Permets-moi de t’avouer que j’ai moi-même bien compris la signification de certains des passages du film qui te fascinent tant et ce, avant même que tu n’interviennes (comme beaucoup d’autres ici très probablement). Mais je ne te ferai pas le plaisir de t’en faire la démonstration puisque je n’en ai jamais fait un argument pour défendre mon point de vue. En outre, je trépigne d’impatience à l’idée de te lire ta plume, à l’instar de Lucy selon toi, au service d’un sens profond et non pas comme ça l’a été jusqu’à présent, un bel emballage pour une boite désespérément vide.

        C’est malheureusement bien dommage que tu ne désires plus intervenir ici, mais ne serait-ce pas en fin de compte le témoignage de ta peur de voir ta prétendue réflexion réfutée ?

        Bon vent, De passage.

        ps : pour ce qui est de ce qui pourrait ressembler à des compliments que je ferais à ta personne, n’oublies pas le ton qui règne sur ce blog et que, par conséquent, personne ici ne t’a attendu pour manier le sarcasme.

      • « De passage »
        Puisque vous aimez déployer le savoir comme le boulanger, c’est à dire à la surface d’un pain de mie, je vous citerai Voltaire : « un bon mot ne prouve rien », une diatribe dans un style péremptoire et pédant n’a jamais prouvé pas grand chose, reportez vous à Schopenhauer.
        Et sinon, j’ignore quel débat à été orienté vers vous: un soucis d’égo? Mais je regrette surtout que vous ayez manqué le but de ma question tout rhétorique fut-elle, allez je vous aide vous en avez besoin : « que faites vous ici? » signifiait donc : si ça ne vous plait donc pas, partez.
        Mais Je vous en prie parlez nous encore de Besson.
        Et puisque vous parlez de profondeur je vous laisse avec votre vacuité d’un gouffre abyssal qui constitue votre « connaissance » qui n’existe que par ces mots abscons et ineptes n’aboutissant finalement qu’à une cathédrale de carton. Moins qu’un tigre de papier, je vous devine explorateur : de ceux qui sondent sans cesse la limite d’une bêtise pourtant repoussée chaque jour.

  73. Quid du fait que le gros méchant continue à poursuivre Lucy après qu’elle ai bouffé toute la drogue ? Aux dernières nouvelles, il pouvait plus changer grand chose à son problème et aurait sans doute mieux fait de laisser Lucy planer dans son coin plutôt que de se faire tuer pour l’empêcher de se transformer en clef USB ? Si ?

    -« l’empêcher de se transformer en clef USB » c’est dur, très dur à écrire –

    Parce que, bon, hein, si il a fait tester la drogue au tout début, c’est bien parce qu’il était pas bien certain de l’effet qu’elle pouvait procurer. Dans ce cas, comment a-t-il pu comprendre par la suite que le but ultime de Lucy une fois en plein trip serait d’aller pécho le reste de la drogue aux autres mules et tout ça dans le but ultime de devenir ce que n’importe quel être humain normal perd environ tous les 3 mois ? C’est qui qu’a pris la drogue qui rend omniscient ? C’est pas toi !

  74. Ouh la ! je suis presque au 100e commentaire, me noyant dans la masse (bon c’est pas autant qu’avec Jean Jacques) mais quand même je souhaite souligner une coquille : « une disquette 5 pouces 1/2 chatoyante » c’est soit 3″1/2 soit 5″ 1/4 mais pas les 2, bon après dans l’univers de Baisse-son tout est possible, on n’en plus à ça prêt mais bon comme sur ce site l’information de précision passe avant tout , je me sentais investi de ce combat.

  75. Woah! I’m really enjoying the template/theme of this blog.
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  76. Prochain film de Besson: se basant sur la légende urbaine que reluquer des seins prolonge l’espérance de vie, un obsédé sexuel va devenir immortel et découvrir le sens de la vie et assister à la naissance d’une multitude de mondes.

    • Ca semble très probable que s’en est crédbile. Mais du coup suite à une remarque précédente (pas piquée des vers) une question s’impose : est-ce que ce prolongement est linéaire en fonction de la taille des seins ?

  77. Besson ou la preuve que l usage de drogues n est pas forcement bon pour le cerveau humain :-)

  78. Toujours Plus facile de critiquer un film que de le faire. Si tu te crois si bon, fais nous un bon film, fais nous rêver.

      • Chere Marie

        qu on me donne le budget du film de Besson et avec cette somme et l aide d odieux connard et tous les gens qui ont apprecie sa critique je suis pret a tenter de faire un remake de Lucy… je garantis pas du resultat mais suis pret a tenter :-)

    • Ouais, ouais, grave !

      C’est d’ailleurs aussi :
      Toujours plus facile de critiquer une critique de film que de la faire soi-même. Si tu te crois si bonne, fais nous une bonne critique, fais nous rêver.

      Tu perçois un petit peu la profondeur de ton commentaire, Marie ?

  79. Interviewé sur BFM TV, le cinéaste avait confié qu’il lui avait fallu pas moins de neuf ans pour écrire ce scénario fantastique, avec de longues recherches à la clé, «pour ne pas paraître crétin».

  80. Lucy (fer): Une analyse incohérente du film qui passe sous silence les questions éthiques et philosophiques et existentielles soulevés par le film… …

    • ah ah ah

      y a autant de philo dans ce film que dans un poil de mon posterieur par ailleurs tres joli d apres la gente feminine… tout en rondeur et en douceur :-)

    • Faut pas abuser.
      Si on a attendu Lucy pour se poser ses questions (même de loin) cela explique l’état du monde actuellement.

  81. raaaah les gars vous avez pas apprécié le film parce que vous avez loupez la boite à l’entrée de la salle de ciné dans laquelle il fallait déposer son cerveau avant de poser ses fesses sur un siège, là vous auriez fait comme la plupart des lobotomisés de ce monde moderne, apprécier le film
    En gros c’est un film qui se regarde avec les yeux, pas avec le cerveau

  82. Témoignage vivant de prêt d’argent de la fête de noël sérieux et honnête

    Je suis agriculteur la plus part de ceux qui se disent prêteurs sont tous des escrocs je suis a la recherche de prêt ça fait 7 mois je me suis fait escroqué par les genres. Moi j’ai visité un site d’annonce de prêt entre particulier sérieux partout dans le monde et j’ai connu un monsieur formidable, du nom de Mn SELINA de nationalité Française qui aide toute personne habitant la France, Martinique, Guadeloupe, Réunion , Nouvelle Calédonie, Phonologue , la Polynésie et autres pays en leur faisant des prêts et qui m’a accordé un prêt de 65mil € que je dois rembourser sur 15ans avec un très faible intérêt de sa part soit 2% sur toute ma durée de prêt et là le lendemain matin j’ai reçu l’argent sans protocole. Besoin de crédit personnel ,vos banque refuse de vous accordez de prêt,vous êtes en CDI et autre de vous adressez à lui et vous serrez satisfait mais attention à vous qui n’aimez pas rembourser les prêts. Voici son e-mail :selinamolino@outlook.fr

  83. Terrible. En fait, je n’avais pas réussi à le regarder jusqu’au bout. Il reste un bout de mystère non élucidé (tous les autres le sont de manière tellement logique): le méchant coréen du début, le type de la valise… eh bien c’est aussi bien logique qu’il ait la clef de menottes qu’un mec qui est persona non grata chez lui attacherait au poignet d’une meuf et d’une valise que ce dernier ne pouvait pas lui apporter lui-même. C’est la mère du méchant coréen qui lui a donné une clé de menottes, menottes qu’elle a ensuite livré au mec qui ne pouvait pas lui apporter la valise, donc, en expliquant : ça te servira mon petit kroupouk. sûrement.

  84. Super critique maître connard ! Et quand mes parents sont sortis de la salle, trouvant ça trop bien, je me sentais vraiment seule quand j’ai annoncé que j’étais sincèrement déçue. x)

  85. Pingback: LUCY... wouah '·

  86. En fait, Lucy a un nom de famille. À la 55e minute, on voit son passeport. Elle s’appelle Lucy Miller et est née le 10 mars 1988 en Pennsylvanie.
    Encore une boulette pour Besson.

  87. Pingback: Juste pour dire - Page 282·

  88. je l’ai vu , ce ( film ? ) j’en garde un souvenir désagréable .
    comme si un torrent de merde sanglante m’était passé dessus .

  89. Bonjour, je mets à votre disposition un prêt à partir de 5000 € à 3.000.000 € avec des conditions très simple. Je fais aussi des investissements et des prêts entre particulier de toutes sortes. Je vous offre des crédits à court, moyen et long terme en collaboration avec mon avocat. Nous sommes au courant de vos usages et nos transferts sont assurés par une banque pour la sécurité de la transaction. Pour toutes vos propositions les demandes faites par rapport aux taux et épandages sur les paiements et je serai avec votre aide.
    Mon émail: torresviera301@gmail.com

  90. Cet article restera sans doute dans l’Histoire du cinéma comme la démolition la plus patiente, la plus totale et la plus légitime d’un film. Respect !

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