Le Hobbit : la désolation tout court

« Candidat suivant !« 

Tirant sur sa cravate, Thorin Ecu-de-chêne se redressa dans son siège de cuir, avant d’adresser un sourire en coin à son ami Balin, assis à son côté. La porte du bureau s’ouvrit en grand et laissa apparaîtra une haute silhouette vêtue de gris, qui s’approcha tranquillement du siège situé en face de Thorin. Balin lécha son doigt pour tourner la page du cahier des candidatures, prêt à prendre de nouvelles notes, alors que Thorin jaugeait le nouvel arrivant.

« Bonjour Monsieur. Bon, je suppose que vous avez bien lu l’annonce ? Mon ami Balin et moi-même partons à l’aventure, d’où ces petits entretiens d’embauche pour se trouver de nouveaux compagnons. Alors Monsieur, à qui avons-nous l’honneur ?
– Gandalf. Gandalf le Gris.
– Très bien Monsieur Legris. Dites-nous ce que vous pensez que vous pouvez apporter à notre compagnie ?
– Je… je suis un magicien. Voilà.
– Un magicien ! C’est bien ça ! On a pas mal de guerriers pour l’instant, c’est vrai qu’un magicien, ce serait chouette. Alors, c’est quoi votre truc ? Les boules de feu ? La foudre ? Ho, peut-être la glace ?
– Non je… je fais pas les boules de feu.
– Ah non ?
– Pis pas la foudre. Pis pas la glace non plus. Mais j’fais des trucs supers hein !
– Heu… oui ? Vous auriez un exemple ?
– Hé bien… je peux faire de la lumière avec mon bâton ! Comme ça, s’il fait noir, hop ! Il fait plus noir ! »

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Balin fit la moue avant de faire cliqueter son stylo quatre couleurs pour prendre des notes en rouge. Thorin toussota poliment en cherchant le meilleur moyen d’annoncer ce qu’il avait à dire au vieil homme à la mine ravie, qui s’attendait visiblement à les impressionner.

« En fait, nous sommes des nains, Monsieur Legris. Nous voyons naturellement dans le noir. Donc votre bâton à piles, là, à part pour vous et éventuellement pour nous faire repérer…
– Ah ? Non mais, je sais faire d’autres choses je… tenez, les boules de feu !
– Je croyais que vous n’en faisiez pas ?
– Ah non mais dans le genre, je peux… mettre le feu à des pommes de pin ! Ha ha !
– Et ensuite elles explosent ?
– Hein ? Ho non. Après, c’est juste des pommes de pin. En feu. C’est bien quand même, non ? »

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Balin prit doucement sa tête dans ses mains, tentant en vain de cacher son désespoir pendant que Thorin lui tapotait le dos.

« Monsieur Legris… écoutez, franchement, vous êtes un magicien un peu pourri quand même, non ?
– Woh non ! Une fois, j’ai tué des orques !
– Avec votre magie ?
– Bah non, avec mon épée pourquoi ?
– Je… je suis certain que vous pensez être un magicien Monsieur Legris. Vous êtes de bonne foi, vous avez l’air sympa et tout, mais les magiciens, ils ont pas besoin d’épée pour tuer des orques. Vous comprenez ? Il faut arrêter maintenant. 
– Mais… mais une fois face au roi gobelin, j’ai fait plein de vent ! C’est pas de la magie ça ?
– Gandalf… si vous faites du vent, c’est pas parce que vous êtes magicien, c’est parce que vous êtes tout vieux, vous comprenez ?
– Hooo… hoo ch’uis fatigué…
– Bon, vous savez quoi, on va faire un geste. On va faire un contrat de génération, là, le truc de Hollande, si on aide un vieux, on a des allègements de charges pour nos guerriers en CDI. Alors on vous emmène, et puis comme ça, ça vous fera votre sortie. Ça vous ira Gandalf ?
– Merci M’sieur Ecu-de-chêne… on part quand vous voulez, hein. On va où ?
– Taper un dragon. »

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Et tout comme s’il y avait eu un roi gobelin dans la pièce, Gandalf déchaîna les vents.

Afin de suivre les aventures de nos amis des Terres du Milieu, il n’en faut pas moins que nous fassions le point sur le volume I de la trilogie. Allons-y donc !

Le Hobbit I : Bilbo Sacquet est un hobbit. Un jour, Gandalf le magicien sénile et 13 nains viennent le chercher en lui proposant de participer à une aventure pour aller reconquérir le Mont Solitaire, ancienne forteresse naine prise par le dragon Smaug il y a fort longtemps. Bilbo est recruté avec le titre de « cambrioleur » parce qu’en bon hobbit, il sait se faire petit et discret. En route, ils affrontent des géants, des gobelins, une salade niçoise, et sont pourchassés par le terrible Azog, un orque qui ferait mieux de se trouver un hobby. Bilbo trouve durant ces pérégrinations un anneau qui rend invisible, ce qui est fort pratique pour faire des blagues. Puis, alors qu’Azog manque de peu d’en finir avec leur compagnie, nos héros sont sauvés par des aigles qui les emmènent jusqu’à leur nid dans les montagnes, parce que ces branlos, sorte de RER B des terres du milieu, ne veulent pas aller plus loin parce que c’est dangereux. Ne pas aller plus loin que son nid, faut-y être con. Dans tous les cas, nous nous en étions arrêtés là. Et le spoiler était ici.

Tout vous revient ? Alors… spoilons, mes bons !

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L’affiche : du feu, même dans la pipe de Gandalf, ça compte dans la célèbre technique « Affiche en feu, film tout foireux ».

Notre film s’ouvre dans la petite bourgade de Bree, située non loin de la Comté. En effet, par une nuit pluvieuse durant laquelle on peut croiser un Peter Jackson habilement grimé en villageois dès la première scène, une silhouette trapue s’avance dans les rues et va se poser dans une auberge. C’est Thorin, le chef des nains de l’épisode précédent ! Mais nous sommes quelques mois avant que notre aventure ne commence…

Alors que le bougre savoure pain et fromage en surveillant du coin de l’œil deux humains qui ont l’air de ne pas vouloir lui faire que des câlins, Gandalf le gris vient s’asseoir à sa table. Mais que veut le vieux magicien ?

« Thorin, fils de Thraïn ! Que faites-vous ici ?
– Je mange du fromage de Bree. Même si ça ne vaut pas la Comté !
– Que…
– C’était une blague naine. Non, en fait, je cherche mon père, Thraïn. Des rumeurs disent qu’on l’aurait aperçu par ici.
– Des rumeurs, Thorin. Votre père n’est jamais venu par ici, je vous le garantis, et je doute que vous le retrouviez un jour. Non, en fait, vous savez ce que vous devriez faire ?
– Demander aux habitants de Brie s’ils sont d’accord en hochant la tête ?
– De…
– Non parce que j’adore quand Bree hoche.
– … Thorin, encore une blague comme ça et je vous colle mon bâton dans l’œil.
– Ah non ! Il ne faut jamais coller quoi que ce soit à Bree. Je ne veux pas de Bree colle ! »

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Une fois que l’aubergiste a séparé le petit vieux du nain sur lequel il tapait à coup de canne (qu’il appelle pompeusement « bâton »), la conversation peut reprendre, sans humour nain cette fois.

« Thorin, l’ennemi est là, dans l’ombre. Vous savez, les forces des ténèbres ont mis votre tête à prix.
– Ça expliquerait les humains qui me regardent bizarrement. Mais pourquoi ?
– Ils ne veulent pas que vous récupériez votre trône. L’ennemi aimerait que le dragon reste où il est… pour pouvoir le convaincre de rejoindre son camp.
– Ho !
– Hé oui. C’est pour ça que vous devez lever une armée pour reprendre votre trône. Et vous savez que les nains ne s’uniront que si vous leur présentez, l’Arkenstone, le plus beau joyau de votre ancien royaume ! Il va donc vous falloir pour ça réunir quelques amis pour retourner sur vos anciennes terres et… trouver un cambrioleur ! Prêt à quitter Bree pour une belle aventure, Thorin ?
– Pas encore, je suis aussi venu voir Martine.
– Martine ?
– Martine au Bree. »

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Alors que Gandalf explose de fureur (d’où l’expression « coup de grisou », parviendra à dire Thorin avant d’être à demi battu à mort), maintenant que nous savons comment tout a commencé, revenons dans le présent, et prenons la suite du premier film.

Et nous voici par une sombre nuit quelque part, dans les montagnes jolies des Terres du Milieu. En effet, Gandalf, Bilbo et les treize nains sont bien embêtés : alors que jusqu’ici, ils ont cumulé bien des aventures et pensaient pouvoir continuer à cheminer en paix, voici que malgré tous leurs efforts, Azog, le vilain orque qui les poursuit depuis l’épisode précédent, a retrouvé leur trace. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà que Bilbo, véritable guetteur de la troupe, a repéré une espèce d’ours monstrueux traînant dans le voisinage. Que de dangers ! Bilbo va donc faire son rapport à Gandalf et aux nains.

« Misère les amis ! Azog a retrouvé notre trace ! 
– Alors qu’on a volé sur des kilomètres et des kilomètres à dos d’aigle ? 
– Il… heu… oui. Tiens, c’est vrai ça. Bon, on va dire qu’il connaissait la direction générale où nous allions, et que donc, il nous a retrouvés.
– Dans 800 km² de montagnes au bas mot ? Ce serait pas juste pour rajouter des scènes de course-poursuite aussi inutiles qu’improbables au film, au hasard ?
– Ho. Hem je… écoutez Thorin, nous n’en sommes qu’au début, essayons d’être tolérants et changeons plutôt de sujet. Tenez, par exemple, j’ai repéré une sorte d’énorme ours non loin, je vous avoue que ça ne me rassure pas trop cette histoire.
– Mmmm.
– Gandalf…
– Mmmm… un ours, vous dites…
– Gandalf, écoutez, arrêtez de faire « mmm » pour prendre votre air mystérieux et crachez le morceau si vous savez quelque chose. Alors, cet ours, ami ou ennemi ?
– Ni l’un ni l’autre… mais par contre, cela me donne une idée : je connais une maison non loin où nous pourrons nous abriter pour échapper à Azog. 
– Ah oui ? Ah mais c’est chouette !
– Oui, alors suivez-moi, vite ! »
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Gandalf, qui est âgé mais a encore de bonnes jambes, ce qui lui permet d’arriver le premier à La Poste le matin pour faire tomber sa monnaie, demander à voir tous les timbres disponibles ou autres activités de vieux, se lance donc dans une folle cavalcade aussitôt suivi par Bilbo et les nains. Je vous laisse donc deviner ce qu’il se passe : tout le monde court en file indienne sur fond de musique pompeuse, à savoir dans le cas présent au milieu d’une superbe plaine éclairée par le doux soleil qui…

… attendez, on était pas en pleine nuit et en montagne ?

Ce n’est pas grave, la scène est déjà passée, la plaine aussi, et nos héros courent à présent au milieu d’une forêt profonde,  oubliez la plaine qui est déjà loin, ce qui me laisse supposer que non seulement quand Gandalf dit « je connais une maison non loin« , il faut comprendre « à moins de 1200 kilomètres » (le bougre doit être Canadien), mais qu’en plus lui et ses amis à courtes pattes ont une vitesse de croisière qui leur permet de doubler les chevaux à la course, ce qui doit aider Gandoulf à tricher au Quinté +. Toujours est-il qu’après cette folle épopée, nos larrons arrivent en vue d’une imposante masure au milieu d’une clairière, et se lançant dans une dernière course vers la porte, ils notent que le gros ours que Bilbo avait vu est derrière eux, et visiblement pas content. Pas de souci cependant, car sitôt la petite équipe entrée dans la maison, elle referme la lourde porte sur la gueule de l’ours. Celui-ci reste un peu coincé dans l’ouverture, mais personne n’en profite pour lui coller un coup d’épée dans la margoulette, ce qui est bien dommage. L’ours, blasé, se replie donc et va grogner aux alentours de la maison.

Pour rappel, voici Azog, l’orque qui a visiblement un jour confondu la grille du barbecue avec son blush. Je n’ai pas d’autre explication quant à la symétrie parfaite de ses cicatrices.

« Qu’est-ce que c’était, Gandalf ? On aurait dit un ours, mais en plus gros et plus en 3D.
– Ça les amis, c’était notre hôte. »

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Que ne l’as-tu point dit durant vos 1200 kilomètres de cavalcade, ami Gandalf, parce que si un nain avait effectivement eut l’idée de sortir son épée, votre hôte aurait eut l’air fin (et vaguement mort). Gandalf explique donc l’affaire plus en détail : cet ours, c’est Béorn, un changeur de peau. On retient de lui qu’il peut se transformer en ours, mais qu’il ne se contrôle guère sous cette forme (ça doit pas être pratique quand il se réveille et qu’il trouve des étrons d’ours un peu partout dans sa maison « Raaah mais c’est pas vrai, mais faut que je me contrôle moi un peu !« ), et qu’il n’aime pas trop les nains, ce qui est ballot. Mais qu’il n’aime pas trop les orques non plus, ce qui devrait tenir Azog et les siens à distance.

La petite équipe décide donc de dormir chez Béorn, en plus ou moins sécurité, et au petit matin, Bilbo entend la porte de la demeure s’ouvrir : c’est Béorn, sous apparence humaine ! Celui-ci est tout grand et tout poilu, mais surtout, il s’exprime avec l’accent picard, laissant supposer qu’il doit probablement être de Soissons. Béorn est un mec cool : non, il n’en veut pas aux nains de lui avoir mis sa propre porte sur la gueule. Et comme il est sympa, en plus, il partage sa table avec eux.

« Alôrs, lô nains, lô, c’quwô qu’vous fôtes pôr ici ?
– Voyez-vous Béorn, mes amis nains et le hobbit que vous voyez ici m’accompagnent pour une aventure. Et nous avons des orques à nos trousses, c’est embêtant. Ne pourriez-vous pas nous aider à atteindre Mirkwood, plus à l’est ?
– Si, Gandôlf, j’pô. J’pô vô prêter, des pôneys, lô.
– Parfait. Merci Béorn.
– Bon bin j’vô vô les cherchô dans mô harem.
– Haras.
– Chut Bilbo. Oui, Béorn, allez à votre harem, on va se resservir un peu de pain au miel pendant ce temps. Voilà, haha.
– Mais Gandalf, ne l’encouragez pas, on dit « haras » !
– Bilbo, à votre avis, qu’est-ce que vous croyez qu’un changeur de peau célibataire à l’accent picard fait avec 14 poneys chez lui ?
– Il… hoooo. 
– Maintenant, reprenez du pain au miel et faites semblant de rien. »

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Après avoir trouvé un cheval à Gandalf et 14 poneys traumatisés à prêter aux petites gens qui l’accompagnent, Béorn prend la route de l’est pour accompagner ses nouveaux amis jusqu’à Mirkwood, prochaine étape sur la route du Mont Solitaire. Mais, laissons un peu nos amis de côté pour aller voir justement ce qu’Azog et ses orques font !

Car de leur côté, ça bougonne : depuis que la troupe est sous la protection de Béorn (qui a expliqué que tout son peuple de changeurs de peau a été exterminé par des orques, ce qui  laisse supposer que les orques savent comment lui meuler la moustache, mais bon), les orques se tiennent prudemment à distance. Et Azog voit une nuit un messager de son noir seigneur lui parvenir : il est convoqué à Dol Gudur, le repaire de celui qui se fait appeler « Le Nécromancien », à 19h en salle 203. Sur place (car oui, il y arrive dans la minute, pif pouf), son patron, qui a la forme d’une grosse ombre flottant en l’air, ce qui est pratique pour griller des places à la cantoche, lui annonce qu’il doit rester à Dol Guldur pour préparer « la guerre qui approche ». Mais comme péter la gueule de Thorin est toujours d’actualité, Azog est remplacé au pied levé pour aller courser le nain par un de ses petits copains que nous appellerons Gérard l’orque. et Gérard part donc avec sa petite troupe pour aller tataner du nain.

Cela étant dit, revenons à Gandalf et sa troupe, qui arrivent à l’orée de Mirkwood, une forêt à la bien triste allure : sombre, aux arbres tordus… elle semble avoir été littéralement corrompue par quelque chose (celui qui a dit « Les Balkany » a perdu, mais je reconnais que c’était bien tenté). Sitôt qu’il la voit, Gandalf ordonne donc que l’on relâche les poneys – ils ne seront d’aucune utilité dans les bois – puis il a un flash-back de Galadriel qui lui dit que tiens, au fait Gandalf, ce serait bien de savoir qui est le nécromancien. Ah, quel courage Gandalf ! Une forêt qui fait un peu peur, et hop, ho bah, il se souvient qu’il a un autre truc à faire. Gandalf annonce donc à la troupe deux choses :

  • Il doit partir, c’est super important, quel dommage, lui qui était super impatient d’aller dans les bois qui font flipper, c’est trop bête !
  • Dans la forêt, il suffit de suivre le sentier. Sinon, c’est mal.

Gandalf salue donc ses amis, et alors que les nains lui font part de leur stock d’injures diverses, de remarques homophobes et que les premières paroles de la célèbre chanson « Gandalf a les chocottes » commencent à résonner, il s’éloigne de la troupe pour aller vaquer à ses occupations. Thorin en bon chef des nains prend donc le commandement de la troupe, et la fine équipe s’enfonce donc dans les bois épais. Hélas ! Gandalf ayant crié « surtout, ne perdez pas le sentier« , évidemment, la première chose que font les nains consiste à perdre le sentier qui était cependant très mal balisé, j’en conviens. Ils errent donc dans les bois, incapables de retrouver leur chemin, jusqu’à ce que Bilbo note que, ho bin dis, il y a des arbres recouverts d’énormes toiles d’araignées. Tiens, si je jouais avec pour voir ce que ça fait ?

Oui, hein ? Il faut que je le dise ou ça ira ? C’est bien ce que je me disais.

Il ne faut donc pas attendre longtemps pour qu’une horde d’araignées géantes tombent donc sur notre petite troupe, et emmaillote tout ce petit monde dans un gros paquet de toile. Mais visiblement, celle qui s’est occupée de Bilbo n’était qu’une araignée géante faisant son stage de découverte de 3e  dans la forêt de Mirkwood : elle a donc non seulement oublié de piquer Bilbo, mais elle a aussi oublié de faire une toile vaguement solide autour de lui. Du coup, notre héros se réveille, jaillit de son cocon en hurlant, sort son épée et parvient à s’enfuir comme il le peut.

Là, vous allez me dire « Du coup, Bilbo doit sortir son anneau d’invisibilité de sa poche, et éviter d’être enquiquiné » ? Non, non, comme vous y allez.

« Concentre-toi Bilbo… tu ne dois pas te faire repérer, comment faire… raah, cet anneau d’invisibilité qui roule dans ma poche m’empêche de me concentrer ! »

A la place, Bilbo se contente de se cacher derrière des branches et/ou de faire diverses acrobaties (et non, les araignées ne sentent plus la toile vibrer : elles on senti Bilbo jouer avec une petite toile à 15 kilomètres de distance, mais le même qui cavalcade à 2 mètres d’elles, hop, plus rien, elles doivent être presbytes de la patte), puis, à force, finit quand même par se dire que bon, allez, il va mettre son anneau, comme ça, pour voir, parce qu’il paraît que c’est pratique, l’invisibilité, quand on ne veut pas être vu. Mais ce n’est qu’une rumeur, on est pas trop sûr.

Et là, miracle ! Vous savez, l’anneau unique, il rend invisible ? Et bien visiblement, il a profité de l’année entre les deux films pour partir en Erasmus, parce que désormais, il fait aussi traducteur universel ! Mais oui, et visiblement, il a pris araignée géante en LV2 parce que du coup, Bilbo entend les bougresses en train de causer entre elles. Mais alors, de quoi ça parle, une araignée géante ?

« Hé les filles ! J’ai trouvé un blog su-per ! Ça s’appelle Margaux Motin, et c’est des jolis dessins, mais des fois, les personnages disent « ta mère » ! 
– Ho dis, c’est super rigolo ! C’est quoi l’adresse ? 
– Tu trouveras, c’est sur la toile !
– Hihihihihi ! »

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Ah bin hé, vous avez vu l’humour nain, fallait pas vous attendre à grand chose non plus des araignées géantes, hein. Bref, que disions-nous ? Ah, oui.

« Bon, si on mangeait les nains ?
– Ho oui ! Avec un petit thé, devant Glee, ça va être choupi comme tout !
– Parfait ! Bon, allez allumer tout ça les filles, je ramène les nains. »

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Bilbo entendant cela comprend que ses amis vont bientôt passer de vie à trépas, et ni une, ni deux, saisissant son épée, il jaillit au milieu des toiles, toujours invisible, et commence à planter les araignées ; celles-ci hurlent et donnent, bien malgré elles, un nom à son épée : « Dard » (si on devait nommer les armes en fonction de ce que les gens hurlent quand on s’en sert sur eux, une bonne partie de l’armement de Marseille s’appellerait « Bâtard ») . Bon par contre, on ne sait pas trop pourquoi, Bilbo retire son anneau pour un oui ou pour un non, quitte à se mettre en danger pour rien, puis le remet, le retire à nouveau… bref. Toujours est-il qu’il parvient à libérer les nains l’un après l’autre, qui prennent alors les armes pour se défendre contre les arachnides. La bataille dure un bon moment (il faut bien remplir le film d’une manière ou d’une autre), et soudain, des renforts inattendus jaillissent des fourrés voisins : des elfes ! Qui mettent en déroute les araignées ! Avec à leur tête un certain… Legolas !

« Alors les nains, on se promène sur nos terres ? 
– Legolas ? Mais ? C’est affreux ! Qu’est-ce qui est arrivé à votre maquillage ?
– J’ai pris dix ans depuis le Seigneur des Anneaux, les gars.
– Oh. D’accord.
– En attendant, vous n’avez rien à faire ici : donnez-nous armes et équipement, nous vous collons au trou ! »

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Les nains n’ayant clairement pas l’avantage, ils confient donc tout leur matériel aux elfes, chopines à bière compris, puis sont emmenés dans une forteresse au cœur des bois où on les enferme tranquillement l’un après l’autre. Mais Legolas note quelque chose qui l’embête un peu : il a des vues sur Tauriel, la jolie capitaine qui mène la garde, mais cette dernière a des vues sur Jean-Jacques, l’un des nains de la bande, qui l’a fait craquer au premier regard. Legolas feint donc l’indifférence, mais moyennement bien (« Mais enfin Legolas, notre amitié est trop précieuse, tu mérites tellement mieux que moi !« ). Thorin, lui, a le droit a un entretien avec Thranduil, le roi des elfes du cru.

« Thorin Ecu-de-chêne ! Le célèbre roi sous la montagne, parti reconquérir son royaume… vous ici !
– En effet. Je souhaiterais pouvoir poursuivre mon chemin. C’est sympa chez vous, c’est coquet et tout, mais c’est pas tout ça, on a de la route. 
– Thorin, mon bon ami… voilà ce que je te propose : tu veux reconquérir ton trône ? Soit. Je t’y aiderai.
– Ah oui ? C’est bien, ça, dites-donc. 
– Oui, mais en échange… il y a dans le trésor de Smaug certaines pierres qui m’appartiennent… je souhaiterais les récupérer.
– ALORS CA JAMAIS !
– Je… attendez, mais ? Pourquoi vous vous énervez ?
– PARCE QUE VOUS N’AVEZ AUCUNE PAROLE ! Quand la montagne a été attaquée, vous n’avez pas accueilli les réfugiés ! Alors je sais que vous n’avez aucun honneur !
– Nan mais c’est-à-dire que c’est con, votre histoire : je vous parle de pierres que le dragon a. Ce qui signifie que je ne peux les récupérer QUE si je vous aide d’abord. Donc que je suis payé à la livraison. Donc, impossible pour moi de vous lâcher si je veux mon paiement. Du coup, c’est pas logique, votre grosse colère là.
– Ah bin oui. Mais le script dit que ni vous ni moi n’y pensons.
– Il dit quoi ensuite ?
– Il dit que vous me renvoyez au trou.
– Alors soit : au trou, le nain ! »

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Et au trou, le nain, donc. Mais retrouvant Balin, son lieutenant, dans sa cellule, Thorin explique que rien n’est perdu : non pas parce que Gandalf peut encore les sauver, non, personne ne compte plus sur papy depuis longtemps, mais parce que les elfes n’ont pas capturé Bilbo ! Celui-ci a eu la bonne idée d’enfiler son anneau peu avant la capture du groupe, et a donc suivi les elfes jusqu’à leur forteresse… donc inutile de passer un marché avec les elfes, puisque Bilbo est là !

Oui, enfin les elfes se proposaient juste de t’aider à reprendre ta montagne directement. Un détail, sûrement : tu n’en as pas besoin. Bilbo va sûrement aussi latter le dragon tout seul.

« Tauriel, les nains que nous avons capturés… est-ce que c’est juste moi ou est-ce qu’ils sont un petit peu nerveux, voire carrément con-cons ? »

S’ensuit une petite scène durant laquelle Tauriel, la jolie elfe, vient discuter avec Jean-Jacques, le gentil nain en cellule. Evidemment, ils parlent de leurs rêves, de leurs déceptions, de la vie, de la mort, et bien évidemment de physique quantique, sans se rendre compte que Legolas a suivi la chose de loin. Aussi, sitôt que Tauriel a quitté le secteur où les nains sont enfermés, le bougre lui tombe dessus.

« Tauriel ! Je vois que ce nain ne te laisse pas indifférente.
– C’est que… il est plutôt grand et bien fait, pour un nain !
– Tu veux dire que tu es attirée par lui ?
– Hé bien je…
– Tauriel, je ne pensais pas devoir en arriver là un jour mais… sais-tu ce que cela donne lorsqu’un nain et une elfe s’aiment ?
– Non ?
– Regarde cette photo d’Eric Zemmour. Maintenant, redis-moi que ce n’est pas une connerie.
– Seigneur je… je vais y réfléchir Legolas je… je ne savais pas… »

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La discussion se poursuit, mais n’y prêtons pas attention : car Bilbo, lui, a bien avancé de son côté. Il a réussi à récupérer les clés des cellules de la forteresse qu’un geôlier avait laissées au clou, et a en plus appris que les elfes avaient un système pour évacuer les tonneaux de vin elfique vides par la rivière passant sous leur base d’opération qui lui a donné des idées. Ni une, ni deux, il va donc libérer ses amis (ce qui est facilité par le fait que tous les gardes que l’on voyait patrouiller avant doivent eux aussi avoir des anneaux d’invisibilité puisqu’ils ont tous disparu), puis les emmène vers les caves de la forteresses, en leur ordonnant de se glisser dans les tonneaux qui attendent sur une trappe d’être évacués par la rivière. Ça tombe bien, il y a… 13 tonneaux très exactement !

Retenez bien cette information. 13 nains, 13 tonneaux. Oui, ça tombe bien, j’en conviens.

Bilbo active donc le mécanisme de la trappe qui va bien, et les treize nains, protégés par leurs tonneaux, sont donc envoyés flotter sur la rivière rugissante. Et quelques instants plus tard, Bilbo les suit, sans tonneau pour sa part. De là, c’est parti pour la séquence « Peter Jackson est tellement mauvais que même les trucs simples, il n’y arrive pas. » Ainsi, si l’on suit les pérégrinations sur les flots de nos amis nains (avec même une séquence en caméra go-pro, ça c’est du grand cinéma), selon les plans, le nombre de tonneau, pourtant facile à retenir, varie. Les nains s’arrêtent sur une grille qui leur bloque la route ? Hop ! Il y a soudainement beaucoup moins de tonneaux ! Un nain brise son tonneau ? Il y en a un vide qui l’attend ! Un plan large ? Des tonneaux disparaissent !

C’est tellement simple que se planter là-dessus en est consternant.

Mais en parlant de consternation, sachez qu’il se passe des choses en même temps, puisque les postes de garde elfes sur la rivière en bordure de la forteresse sont pris d’assaut par Gérard l’orque et sa troupe d’environ… 350 orques ? Parce que oui, les elfes ont repéré 13 nains au fond des bois, mais pas 350 orques directement chez eux. Probablement des orques ninjas. Ah, et au fait, sachant que les bois sont super hostiles, comment les orques ont trouvé la forteresse ? Oh, et puis tant qu’à faire, sachant que les nains ne se sont jamais arrêtés dans leur progression, et que là, même en se faisant capturer, ils s’évadent en moins d’une journée, cela veut dire qu’en plus du temps de trajet minimum pris par les nains, Gérard l’orque a trouvé le temps de :

  • attendre qu’Azog revienne au rapport lui passer la main
  • reprendre la route jusqu’à l’endroit où Azog avait arrêté la poursuite
  • retrouver la piste des nains
  • les chercher au fond des bois, pourtant qui rendent fou, le tout hors du sentier et sans se faire voir
  • de les suivre jusqu’à la forteresse elfique
  • de la contourner et de se positionner sur le fleuve, là encore, sans se faire repérer
  • et enfin de lancer l’assaut !

On peut dire que le garçon sait gérer son emploi du temps. Ou alors, c’est juste que c’est nul et complètement artificiel pour là encore, meubler un film creux. D’ailleurs, à ce moment là dans la salle, un intégriste du livre s’est levé et a tenté de s’immoler à l’aide des pages dudit ouvrage ; hélas, Bilbo le Hobbit n’est pas assez épais pour allumer un feu un minimum sérieux. Alors y trouver assez de pages pour faire une trilogie, il fallait bien rajouter quelque chose. Comme par exemple, et à tout hasard, du caca.

En tout cas, les elfes, à l’origine partis à la poursuite des tonneaux sur la rivière, se retrouvent donc à affronter les orques, avec évidemment de fameux passages comme « Legolas tirant des flèches sur les orques, le tout en équilibre sur la tête de deux nains dans leurs tonneaux dévalant la rivière« . L’intégriste du livre qui s’était raté quelques instants auparavant est donc revenu, mais cette fois-ci avec un bidon de kérosène. J’en profite pour signaler que durant cette séquence, les nains arrivent à voler des armes aux orques qui leur sautent dessus, s’en servant pour affronter l’ennemi comme pour abattre les obstacles sur leur route. Ça aussi, ça servira plus tard.

Toujours est-il que les tonneaux finissent par s’éloigner, et que Legolas et Tauriel ne peuvent que contempler le spectacle des nains leur échappant, alors que les orques, eux, continuent de descendre la rivière à la poursuite des nains, mais en cherchant un peu moins le conflit avec les elfes. Mais l’un des méchants a été fait prisonnier, l’occasion pour nos amis aux oreilles pointues d’apprendre que les orques se sentent très forts, leur maître nécromancien leur assurant une prochaine victoire sur les peuples libres des Terres du Milieu. Il ajoute aussi qu’il a clairement vu dans la bataille sur la rivière un nain – et comme par hasard, celui qui provoque des palpitations chez Tauriel – se faire toucher par une flèche empoisonnée. Et que donc, bientôt, il ne sera plus, hohoho ! Ni une, ni deux, Tauriel, bientôt suivie par Legolas, décide donc de reprendre la route de la rivière pour aller porter secours au malheureux…

Mais sans emporter de quoi le soigner, hein, quand bien même l’orque a donné le nom du poison. Faudrait pas être trop futé non plus.

Dans l’immédiat, revenons, justement, à ce qu’il se passe chez nos amis trapus. En effet, la rivière locale débouche sur un lac, où les tonneaux des nains viennent s’échouer sur une espèce de petit îlot rocailleux. L’occasion pour eux de savourer la chose, car le lac où ils sont est situé non loin du Mont Solitaire, leur destination, l’aventure touchera bientôt à sa fin ! Mais déjà, ils sont bien embêtés : ils sont comme des couillons sur leur îlot, et n’ont plus le moindre équipement (voilà où je venais en venir : vous savez toutes les armes prises aux orques ? Elles ont disparu parce que ça arrange l’intrigue, hop !), vont-ils devoir manger Bilbo ? Heureusement pour notre héros, une large embarcation s’approche du roc sur lequel ils se sont abrités : elle est conduite par un humain, un certain Bard, qui explique à la petite troupe qu’il est bien étonné de les trouver là : lui, d’habitude, il vient juste ici récupérer les tonneaux que les elfes ont jeté à la rivière pour aller les vendre à Lacville, la cité la plus proche. Alors trouver des nains dans les tonneaux en question… il préfère ne pas trop s’en mêler, c’est un coup à avoir des emmerdes. Mais bon, c’est quand même moyen de la part des elfes de balancer leurs nains usagés à l’eau, c’est pas Fort Boyard ici, sacrebleu.

Sauf que Balin, en bon lieutenant de Thorin et fin diplomate, lui propose tout plein de pognon en échange d’un voyage vers Lacville et d’armes pour qu’ils puissent reprendre leur route.

« Soit ! J’accepte ! » dit donc Bard, bateleur mais aussi contrebandier de son état. Le spectateur s’étonne donc en voyant les nains sortir des tonnes de pièces d’or pour le payer : ne venaient-ils pas justement d’expliquer qu’ils n’avaient plus rien sur eux puisque les elfes leur avaient tout pris ? Ils doivent probablement générer des pièces d’or aléatoirement. D’ailleurs, ce n’est pas la seule chose qu’ils génèrent, puisque ratages de bas étage toujours, Bard explique à ses nouveaux compagnons qu’ils doivent se faire discrets, et qu’il va donc les faire rentrer en ville, cachés dans leurs tonneaux. 13 nains, 13 tonneaux, vous vous souvenez (même en faisant fi de la scène précédente) ? Hé bien il y en a désormais, hop, pif pouf, un quatorzième juste pour Bilbo !

La réalisation insiste même avec des gros plans pour être sûr de ne laisser aucune chance à un extrapolator de passage. Le nombre est 13. Ni 12, ni 14.

Quoi, je chipote ? Hé, ho, qui se prétend un réalisateur d’envergure international faisant une trilogie à ouat’mille millions ? Bon, alors.

En tout cas, une fois la petite équipe camouflée, Bard emmène la troupe à Lacville, passant avec quelques ruses les différents postes de garde autour de la cité qui est une sorte de croisement entre Venise et Charleville-Mézières. En effet, s’il n’y a pas de rues, seulement des canaux, la ville est loin d’avoir la splendeur de la cité des doges : c’est plutôt un gros amoncellement de cabanes, le tout dirigé par le Maître, seigneur local qui a un certain goût pour l’argent, mais un peu moins pour le partage. Et à en croire les discussions que Bard a avec des gardes alors qu’il mène sa barque, la cité est au bord de la rébellion, puisque bon, le Maître, il est gentil, mais manger du poisson du lac matin midi et soir, ça va bien 5 minutes, tu t’es cru à Innsmouth pépé ?

Bard achève d’emmener nos amis nains jusqu’à chez lui, mais hélas, se fait repérer par quelques passants qui s’étonnent de voir des nains se promener en ville. En tout cas, à l’abri des murs de sa demeure, Bard leur présente sa petite famille (il a deux filles et un garçon), et propose de tenir sa parole en fournissant des armes aux nains : harpons, maillets, grappins… il leur donne tout ce qu’il a sous la main, mais notre fier humain a bien du mal à convaincre ses nouveaux amis que ses armes valent le prix qu’ils ont payé : eux, ils veulent des épées, des haches, des arcs… et pas ces trucs de récupération ! Petit arnaqueur, va ! Bard leur explique qu’il n’y a qu’un seul endroit dans la ville où il y a tout ça : l’armurerie. Mais qu’il n’ira pas la piller pour leur beaux yeux, faudrait voir à se calmer les barbichus.

En parlant d’arme, Thorin, lui, repère quelque chose par la fenêtre de la maison de Bard : une tour de garde de la ville surmontée d’une baliste… naine ! Bilbo, qui ne connaît pas grand chose à ces histoires là, a donc le droit à un petit récapitulatif : cette arme vient de Dale, la cité  humaine qui était en face du Mont Solitaire et que Smaug a détruit lorsqu’il est arrivé. C’est l’une des rares armes capables d’abattre un dragon pour peu qu’elle soit alimentée en flèches noires, des choses forgées spécialement par les nains. Et le jour où Smaug a attaqué Dale, le seigneur de la ville est allé en personne manier l’une des armes sauf que hélas, trois fois hélas, il n’a pas réussi à blesser la bête avec les 4 flèches noires qu’il avait à disposition !

« Attendez, vous voulez dire que les nains connaissaient des armes anti-dragons et en fabriquaient ? » me direz-vous ?

Oui oui, vous répondrais-je.

« Et vous voulez dire que ces blaireaux de nains ont confié l’arme en question aux humains, mais n’ont pas pensé à en équiper leur forteresse, pourtant appeau à dragons ?« 

C’est exactement ça.

« Et qu’en plus, ils n’ont forgé qu’une baliste et 4 flèches en tout et pour tout pour défendre tant Dale que leur montagne ?« 

Je suis consterné moi aussi, mais oui.

« Est-ce qu’il vous reste du brandy ? J’en aurais bien besoin, là.« 

Tenez, et accrochez-vous parce qu’on a pas fini.

Car si la famille de Bard intervient pour dire « Attendez, selon la légende, le Seigneur de Dale a arraché une écaille au dragon dans la bataille quand même ! » (chapeau l’artiste, avec un peu de bol, il lui a aussi pété un ongle, quelle glorieuse escarmouche), les nains, eux ont déjà d’autres idées en tête. Comme par exemple, attendre que la nuit tombe pour aller cambrioler l’armurerie de la ville ! Ce qui se passerait bien si dès la première minute, une fois à l’intérieur, nos larrons ne se disaient « Alors, plutôt que de prendre chacun ce dont on a besoin, si on faisait un gros tas d’armes et qu’on filait le tout à… tiens, toi Jean-Jacques, qui a une jambe blessée et est empoisonnée, ça te dirait pas de tout porter dans l’escalier ?« . Grâce à ce rebondissement qui prouve qu’encore une fois, Peter Jackson s’y connaît en qualité, le nain ne manque pas de se vautrer, et donc de donner l’alarme. Bien vite, la milice de la ville capture donc les nains et les emmène jusqu’au palais du Maître, qui les accueille sur son parvis.

« Tiens ! Des nains ! C’est pas banal. La rumeur courait en ville qu’il y avait des petits barbus qui courraient les rues était donc vraie…
– En effet. Je suis Thorin Ecu-de-chêne et voici ma fière compagnie.
– Thorin ! Le roi sous la montagne ! On a par ici une vieille prophétie qui dit que quand vous reviendrez, ce sera la fête chez vous, mais moyen pour nos gueules.
– Puis-je savoir d’où sort cette prophétie ?
– Heu… de… c’est… une prophétie. Voilà. 
– Qu’importe : aidez-moi à aller jusqu’au Mont Solitaire, donnez-nous armes et vivres, et lorsque mon royaume renaîtra, je partagerai mon or avec vous tous !
– Okay, tope-là gros. »

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Le peuple est donc en liesse à l’idée de voir le royaume des nains renaître et le pognon à nouveau couler à flot, pour que leur ville redevienne une prospère cité marchande et non plus un vulgaire trou à pêche, mais Bard, lui, décide de venir casser l’ambiance, le saligaud.

« Arrêtez ! Bon sang, la prophétie dit que ça va être chaud cacao pour nos museaux, alors ne les laissons pas y aller !
– Ho, le relou !
– Mais pensez au dragon, crotte !
– Bon, écoute Bard… ou dois-je dire… « Bard-le-fils-du-seigneur-de-Dale-qui-a-tiré-comme-une-buse-sur-le-dragon », tu es gentil et tu vas jouer aux billes, ici, on fait la fête. »

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Bard, son identité de fils de loser révélée, grommelle donc alors que la ville célèbre l’arrivée des nains chez elle, et dès le lendemain matin, elle équipe ceux-ci, leur confie armes et provisions, et bien évidemment, met à leur disposition une embarcation pour aller jusqu’au Mont Solitaire. Jean-Jacques le nain empoisonné étant tout malade, il reste sur place avec une paire d’autres nains pour prendre soin de lui, pendant que Thorin, Bilbo et les autres se mettent en route.

Commence donc la dernière partie du voyage : nous sommes « le jour de Durin », un jour bien précis de l’année où selon les informations de Thorin, lorsqu’ils auront trouvé le passage secret menant à l’intérieur de la montagne (je n’ai toujours pas compris pourquoi ils ne passaient pas par la grande porte, qui pour rappel, avait un trou béant là où le dragon était rentré, mais bon, hein, les passages secrets, c’est vrai que c’est plus cool), « la dernière lueur du jour de Thorin montrera la serrure« . Il faut donc se dépêcher de trouver le passage secret ! Bilbo et les nains courent donc la montagne à la recherche d’un indice pouvant les mettre sur la piste d’ne éventuelle porte secrète mais hélas, ils font chou blanc.

Du moins, jusqu’à ce que Bilbo hurle « Regardez ! » et que Thorin commente sa découverte par un « Vous avez de bons yeux maître Sacquet !« 

Comment vous annoncer ce que Bilbo désigne et que personne n’avait vu ? Je… bon, je vais faire simple : Bilbo montre du doigt une statue de nain d’environ 150 mètres de haut qui était juste à côté d’eux. Non, je n’invente pas : on parle bien d’une statue de 150 mètres de haut que personne n’avait remarquée, quand bien même ils étaient à 20 mètres d’elle. Voilà voilà. Ah non mais quand on parle de mauvais film, là ils n’y vont pas avec le dos de la cuillère. Et dire qu’il y a une version longue, je n’ose y penser.

Histoire d’illustrer mon propos, ça, c’est un bout de la statue, trop large pour l’écran. Les minuscules points sur le manche de la hache ou en bas à droite dans le simili escalier, ce sont nos héros. Voilà, voilà, difficile à repérer comme détail dans la montagne, donc, en effet.

Bref : nos héros grimpent donc sur la statue, qui avait un simili-escalier intégré, et arrivent au sommet de celle-ci pour découvrir une petite plate-forme taillée dans la montagne avec une forme dans la paroi évoquant une porte. La fin du voyage est là ! Ou du moins, devrait ; car Thorin a beau avoir avec lui la clé menant à la forteresse de son père, les nains n’arrivent pas à trouver la serrure, et même lorsque les dernières lueurs du soleil illuminent la porte (ils sont arrivés 2 minute avant la nuit)… nulle serrure n’apparaît. Et le soleil finit par disparaître derrière les montagnes.

« C’est fini. » s’exclame donc Thorin. « Nous avons échoué. Partons. ». Le bougre jette donc au sol la clé de son père, puis fait demi-tour et commence à s’en aller avec les autres nains.

Oui, là encore, vous avez bien lu : c’est tellement bien écrit que les mecs viennent de risquer leur vie durant des semaines pour arriver là, mais une fois devant la porte, ils n’insistent que deux minutes puis laissent tout tomber. Ah, on sent les mecs motivés, hein, pfou.

Evidemment, Bilbo, lui, est beaucoup plus insistant, et lorsque la lune se lève, c’est elle, « la dernière lueur du jour de Durin » ! Il voit donc une pâle lueur lui indiquer un trou dans la paroi, et appelant les nains pour leur signifier que c’est bon, il a trouvé la solution, il voit donc ces derniers revenir (avec une vitesse, encore une fois, frôlant la téléportation) et ramasser la clé de Thorin pour ouvrir la porte vers les profondeurs du Mont Solitaire… hooo ! Merci Bilbo, sans toi, on retournait chez nous jouer à la crapette jusqu’à la fin de nos jours.

Bilbo et ses amis s’enfoncent donc dans l’étroit passage, découvrant quelques bas-reliefs de leurs ancêtres (« Regardez, celui-ci raconte comment le roi un conçu la défense anti-dragon du royaume un soir de cuite !« ), et Thorin explique alors à Bilbo pourquoi il est là : en tant que « cambrioleur » de l’équipe, c’est à lui de partir en éclaireur dans la cité naine abandonnée. Et de trouver le trésor de Smaug pour y prendre l’Arkenstone, le joyau de la montagne, et ramener celui-ci à Thorin pour qu’il puisse, si Smaug est encore vivant, réunir les armées des nains pour venir péter du dragon. Bilbo n’est pas très rassuré, mais allez, en route !

Notre fier hobbit traverse donc les couloirs abandonnés de la forteresse naine, avant de déboucher dans une immense salle, où tant de pièces et de bijoux sont accumulés que l’on pourrait penser à un épisode de La Bande à Picsou. Bilbo, qui n’a pour seule instruction que « Tu reconnaîtras l’Arkenstone au premier coup d’œil« , ce qui est un peu flou, voire tout pourri, commence donc à escalader les montagnes d’or en inspectant quelques bijoux ici ou là, mais bientôt, ses mouvements finissent par provoquer de véritables mini-avalanches de pièces… révélant peu à peu le corps d’un immense dragon dormant au-dessous ! Et celui-ci se réveille doucement !

Alors que la majorité des spectateurs dans la salle sont en train d’hurler pêle-mêle des instructions visant à inciter Bilbo à mettre, par exemple, son anneau d’invisibilité (sur son doigt ou ailleurs, on sent une certaine tension) ou sont plus prosaïquement en train de faire des commentaires sur sa maman, le dragon achève donc de sortir de son sommeil, et Bilbo décide tout simplement de se cacher derrière une colonne de l’immense salle au trésor. Après un long moment, et alors que le dragon commence à parler – car oui, il parle ! – en disant « Mmm, il y a comme une odeur… » (les sphincters de Bilbo l’ont trahi), notre héros se décide enfin à mettre son anneau d’invisibilité… puis le retire dix minutes plus tard parce qu’il est un peu con, apparaissant ainsi au dragon, hop. Non mais… bon. C’est donc parti pour un petit moment de dialogue, où Bilbo tente de gagner du temps pour sauver sa vie, alors que du coin de l’œil, il a repéré un énorme joyau brillant d’une lumière surnaturelle : l’Arkenstone !

« Tu es donc là, petit voleur ! Tu sens le nain, mais tu as aussi une autre odeur… qu’es-tu ?
– Je ne suis pas un voleur, ho non, certainement pas ! 
-Alors, dis-moi ce que tu es et viens faire ici !
– Ho, je suis venu contempler votre grandeur, ô, Smaug ! Et je ne suis qu’un… un chevaucheur de tonneau, un ami des aigles, celui qui court sous la colline et par-dessus la colline et…
– Hmmm, j’aime les flatteries, mais ça ne te sauvera pas.  Par contre, tu sais ce que je n’aime pas ? Les réalisateurs qui réécrivent quasiment tous les dialogues d’un livre, mais en laissent des passages entiers dans le style littéraire de l’auteur là où ça les arrange. Parce que du coup mon petit Bilbo, depuis le début du film, jamais tu ne t’es exprimé comme ça, et ça sonne complètement faux.
– Je… heu… ouiii et… ô Smaug le gigantesque et… vous ai-je… ho, et si nous parlions de votre énoooorme sexe ?
– Rhooooohoho… bon, okay, les flatteries marchent un peu ! »

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Je vous passe le long dialogue entre Smaug et Bilbo, et profitons-en pour aller voir ce qu’il se passe ailleurs. Comme par exemple, du côté de chez Gandalf ! Vous l’aviez oublié, n’est-ce pas ? Moi aussi ! Car celui-ci, après avoir gambadé à droite et à gauche, a découvert que la prison où les Nazguls, vils serviteurs du terrible sorcier Sauron, étaient enfermés depuis des siècles, avait été ouverte et que cela continue de lui donner des indices sur la mystérieuse identité du nécromancien de Dol Guldur (je me demande bien qui c’est, d’ailleurs. Sylvain Mirouf, peut-être ?). Notre vieux préféré décide donc de se rendre sur place pour en avoir le cœur net, accompagné de Radagast, le magicien amateur de ganja. Sur place, tous deux conviennent d’un plan.

« Radagast, va prévenir Galadriel que je vais explorer Dol Guldur. 
– Certes Gandalf, mais ça ne sentirait pas un peu le piège à con ?
– C’EST un piège à con ! »

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« Meugneugneu Gandalf gneugneugneu piège à con gneugneu… j’ai un bâton qui fait de la lumière, il ne peut RIEN m’arriver ! »

Là encore, je suis au regret de vous dire que je ne rigole pas : Gandalf dit bien à Radagast que oui, il est conscient que c’est un piège, mais qu’il y va quand même. Pourquoi ? La réponse est dans le dialogue précédent. Ou alors, il a peur que Radagast aussi connaisse les paroles de « Gandalf a les chocottes« . C’est donc encore une fois sous les hurlements outrés de la salle de cinéma, alors qu’une partie des spectateurs tente en vain d’allumer des cocktails molotov à partir de Coca Zéro, que Gandalf rentre donc dans la forteresse en poussant de grands cris que l’on pourrait résumer à « HOUHOUUUU LES MECHAAANTS OU ETES VOUS ? » (là encore, c’est tristement véridique). Après avoir ainsi habilement enquêté, les méchants (comprendre : Azog et toute une armée) tombent sur Gandalf et lui distribuent des claques, ce qui étonne bien notre petit vieux. Pire encore, il voit une ombre apparaître et se moquer ouvertement de lui : il comprend alors que cette ombre, le nécromancien comme il se fait appeler, n’est autre que… Sauron !

Je sais, personne ne l’avait deviné. C’est… pfou, formidable.

Gandalf est donc capturé et voit les armées de Sauron quitter Dol Guldur pour aller embêter les peuples libres… flûte ! Merci de ton intervention Gandalf, c’était particulièrement constructif.

Tant qu’à en être à faire le tour de ce qu’il se déroule hors du Mont Solitaire, sachez qu’il se passe des choses du côté de Lacville ! En effet, Jean-Jacques le nain est toujours victime du poison orque, et est désormais en bien piètre état. Et alors que ses amis lui préparent un remède, Bard, lui, a son détecteur de dragon qui se réveille qui s’agite. Oui, comme ça, hop. Il sort donc du grenier… une flèche noire ! La dernière que son père n’avait pas eu le temps de tirer sur Smaug ! Et il court vers la baliste de la ville pour se préparer en cas d’attaque de dragon. Sauf qu’alors qu’il est en route, les gardes l’arrêtent et le mettent en tôle.

Pourquoi ?

Aucune explication. Non, vraiment : aucune. Enfin, si, moi j’ai en une. Elle s’appelle : « C’est juste un rebondissement pourri pour que, dans le prochain film, on puisse nous caser une scène de 15 minutes durant laquelle Bard doit sortir de prison pour aller sauver la ville au milieu de plein d’action. » On prend les paris et on se retrouve l’année prochaine pour confirmer la médiocrité de cette trilogie.

Mauvaises scènes d’action toujours, sachez que des silhouettes étranges apparaissent sur les toits de Lacville : il s’agit de Gérard et de ses orques, venus en finir avec les nains ! Et non, là encore, aucun garde de Lacville n’a vu depuis les tours la centaine de mecs en train de se promener sur les toits, ou n’a remarqué les embarcations avec lesquelles ils sont probablement venus. Non, c’est même mieux : alors que jusqu’ici, Lacville grouillait de vie et de gardes, pouf ! Il n’y a plus âme qui vive dans les rues ou même dans les maisons, pas une voix, pas un cri ! C’est fou hein ? Et c’est pas la première fois que ça arrive dans ce film, alors vraiment, quel talent. Ça tombe bien, parce que les orques ne sont pas les seuls à arriver en ville : Legolas et Tauriel sont là ! Pif, pouf, paf, bang, les elfes tuent les orques par dizaines, le tout en prenant des poses cools, jusqu’à ce que l’ennemi soit repoussé. Tauriel peut donc se précipiter au chevet de Jean-Jacques pour le guérir, alors qu’il délire à moitié et débite des dialogues comme « Hooo, belle dame, je suis tout fiévreux mais vous me rappelez une belle elfe du nom de Tauriel, hooo, comme je souhaiterais qu’elle m’aime !« .

Moi, je souhaiterais que l’auteur des dialogues meure dans son propre vomi de guimauve, chacun ses vœux mon petit Jean-Jacques. Pour ton cas particulier, j’espère que Legolas et sa photo d’Eric Zemmour vont vite revenir t’aider à comprendre ton erreur.

Mais, assez ! Retournons donc du côté du Mont Solitaire, où Bilbo est en bien mauvaise posture face au dragon, et continue de le flatter pour l’inciter à l’épargner un peu plus longtemps.

« Ô, Smaug le magnifique ! Le terrifiant ! Smaug le maître des airs ! Smaug le puissant ! Smaug le champion de Street Fighter II Turbo !
– Non, allons, tu me flattes trop… et puis je ne suis pas si fort que ça à l’édition Turbo, Balrog il est cheaté, comme on dit dans la Moria.
– …
– C’est de l’humour draconique.
– Il faut que je vous présente Thorin.
– THORIN ! Hahaha, j’étais sûr que ce vieux nain était ici ! Et je vois ce que tu regardes, petit voleur… l’Arkenstone ! »

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De là, tout en parlant, Smaug s’amuse à regarder Bilbo cavaler comme une tanche (mais toujours en restant visible, encore une fois, l’invisibilité, pourquoi faire quand on est en danger de mort ?), alors que l’Arkenstone, suite à d’habiles mouvements de Smaug, tombe hors de sa portée à chaque fois qu’il va mettre la main dessus. Une telle précision me laisse supposer que Smaug est probablement une bête au mini-golf, mais passons. Après de très, très longs dialogues, Smaug décide qu’il est enfin temps de tuer Bilbo, et se propose donc de lui cramer le museau. Notre fier hobbit, à défaut de finir en merguez, parvient donc à s’échapper et à regagner l’accès au passage secret par lequel il est arrivé mais y trouve… Thorin ! Qui visiblement, est de mauvaise humeur.

« Bilbo… où est l’Arkenstone ?
– Je… Thorin, je suis un peu pressé là.
– Alors donne-moi l’Arkenstone.
– Je… je l’ai avec moi, oui oui, je ne pipeaute pas, elle est dans ma poche, si je te la donnais là-haut à l’abri ?
– Non, maintenant. Tiens, si je te menaçais avec mon épée pour appuyer ma demande ?
– Thorin… non… »

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« Vous me le dites si je vous fais chier tous les deux, hein ! »

Oui, alors Bilbo, juste comme ça : la bonne réplique à donner, plutôt que de pipeauter tranquillement avec ton copain, c’était peut-être « SMAUG, IL EST DERRIÈRE MOI, BOUGE TOI BOUGRE DE CORNIAUD !« , mais non, ça devait être un peu subtil. Du coup, soudain, Thorin et Bilbo voient surgir à côté d’eux l’énorme tête de Smaug… et décident donc bien naturellement, alors qu’ils sont juste à l’entrée du passage secret qui est sécurisé, de se mettre à courir dans la direction opposée, galopant dans toute la forteresse naine, bientôt rejoints par Balin et les autres nains de l’expédition, venus à leur rescousse. L’occasion pour moi de parler de l’architecture naine. Une seconde, j’allume mon cigare et prends mon air docte. Voilà.

L’architecture naine est un véritable joyau. Moins chargée qu’une cathédrale gothique mais plus complexe qu’une église romane, on note que celle-ci se caractérise par un certain amour des angles et du respect des règles géométriques basiques, le tout mêlé à un gros complexe d’infériorité qui pousse les nains à ne créer que des choses gigantesques : grosses statues, grandes salles, immenses colonnes… si j’étais Tauriel, je me méfierais. Mais surtout, l’architecture naine se caractérise par un goût certain pour les trucs pas pratiques.  Par exemple, on peut constater durant le film que la moindre passerelle est immense, lisse, et toujours au-dessus d’un vide immense. Ce qui explique le très fort taux de mortalité chez les nains qui, pour peu qu’ils trébuchent ou titubent pour rentrer chez eux, risquent à tout instant une chute de minimum 70 mètres. Idem, leur goût pour la grandeur fait que les mêmes passerelles ou escaliers sont toujours immenses. On en déduira bien volontiers que le nain ayant un besoin pressant doit probablement devoir parcourir des kilomètres avant de trouver des latrines (qui sont probablement immenses, elles aussi) : le risque d’implosion avant d’arriver à destination est donc particulièrement élevé. Surtout quand on connait les courtes pattes des personnages. Mais, assez de cours magistral, prenant un exemple de conception architecturale naine en nous penchant sur la scène suivante :

Thorin et ses amis finissent par se dire qu’ils ne vont pas errer pour l’éternité dans la forteresse en attendant de se faire croquer, et que damned, ils ont été bien cons de faire des salles si grandes en permanence, alors qu’une paire de petits couloirs auraient suffi à arrêter le dragon vu sa taille. Ils vont donc aller aux forges, et essayer d’y trouver quelque chose pour meuler Smaug. Ça tombe bien, non seulement les forges sont en parfait état de marche, mais il suffit d’un souffle de Smaug pour remettre toute la machinerie en route (et donc permettre, évidemment, à des nains de sauter dans tous les sens sur des tapis roulants en esquivant du métal en fusion et autres scènes dignes de Georges Lucas). Thorin ordonne donc à Bilbo d’aller « activer une manette de la forge ». Hé bien même ça, ce n’est pas à côté de la forge ! Bilbo doit courir sur 100 mètres, gravir d’immenses escaliers, arriver sur un promontoire surplombant les forges et y trouver la manette !

On applaudit donc bien fort le type qui a dessiné les décors, qui a visiblement lui aussi quelque chose à compenser, mais il faudra que quelqu’un lui rappellequ’il est impossible de faire rallonger son Q.I.

Bref : activant la manette en question, Bilbo permet à une gigantesque quantité d’or fondu de ruisseler jusqu’à un imposant moule (tout était prêt, ça n’attendait plus que ça) derrière lequel bientôt, Thorin et ses amis vont s’abriter (Thorin, pour l’occasion, surfe sur l’or en fusion via un bouclier. Je crois que c’est à ce moment là que quelqu’un au premier rang a hurlé « Tolkien ackbar ! » avant d’activer sa ceinture d’explosifs). Smaug ne comprend pas trop bien de quoi il retourne jusqu’à ce que Thorin n’active le système qui brise le moule, et ne se révèle une gigantesque (hé !) statue de nain en or. Qui au bout de quelques secondes, n’ayant pas eu le temps de refroidir, se liquéfie… et le métal en fusion tombe donc sur Smaug !

Le dragon se débat, s’ébroue, mais le liquide lui colle à la peau écaillée jusqu’à ce qu’il disparaisse sous le flot d’or fondu. Les nains sont déjà prêts à crier victoire, lorsque le dragon rejaillit de sous l’or, hurle que Thorin va payer, mais que déjà, il va aller s’occuper de Lacville, histoire de rappeler à la région qui est le patron. Les nains sont donc fort désappointés alors que le dragon, se débarrassant en quelques secondes de l’or qu’il a encore sur lui, quitte la forteresse puis s’envole dans la nuit, maugréant qu’il est la mort, la destruction, l’ouverture facile et autres synonymes de terreur chez les vivants.

Et mettant le cap sur Lacville, il se prépare à faire payer tout ce petit monde et…

… FIN !

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En cette période de fêtes ou certains doivent lire ces lignes, une part de bûche dans une main et un mouchoir imbibé de larmes de sang dans l’autre après cette lecture, je conclurai brièvement :

Que ? Qu’est-ce que c’était que CA ?

204 réponses à “Le Hobbit : la désolation tout court

  1. Pourtant moi j’aimerais bien un bâton à piles et des boules de feu !
    Excellent comme toujours ! Faut vraiment que je mate le 1 pour me rappeler combien le livre est mieux…

  2. Merci pour cette délicieuse analyse.
    Un autre détail qui m’a gêné durant le film : arrivé devant la fameuse forêt qui fait trop peur, que l’on est OBLIGE de traverser pour attendre la montagne, Gandalf annonce qu’il doit avant tout aller voir ailleurs si on y est, mais qu’il rejoindra la petite troupe devant la montagne par la suite. Donc… il compte se rendre à la montagne sans passer auparavant par la forêt. Pourquoi alors y faire traverser les nains ?!

  3. En fait, j’ai l’impression que PJ a fait un mauvais auto-remake de « Un voyage inattendu », en y rajoutant un cliffhanger inutile à la fin. Je sais pas moi, dès que l’on sait que Bard est le descendant de celui qui a raté Smaug la première fois et que c’est un archer, on sait que c’est lui qui va planter le dragon. Pas même besoin de lire le livre pour le comprendre. Alors pourquoi s’encombrer d’une scène d’action mal faite qui se veut être un bon « final » mais qui échoue lamentablement? Alors que il aurait mieux valu finir sur la mort de Smaug et les armées qui convergent vers Erebor mais bon, les scénaristes ont leurs raisons que la raison ignore….

    • le 3ème fera une bad end… si le livre est respecté (hum…) Thorin, ses deux neveux dont Kili (ne parlons de Tauriel qui n’existe pas dans le livre !) meurent…

    • Oui clairement il aurait mieux valu mettre le 1/4 d’heure de la mort de Smaug dans le 2, en point d’orgue du film (qui s’appelle la désolation de smaug, quand même) plutôt que le foutre en intro du 3ème film, en réduisant sa mort (qui est quand même l’objectif principal de la quête, avec l’arkenstone) a une simple péripétie de début de film.

    • ça va l’exagération ? c’est dingue les gens, vous allez au ciné pour passer un bon moment ou bien pour repérer tout ce qui va pas dans le film pour ensuite venir fièrement dire à tout le monde sur internet que vous êtes plus forts que tout le monde parce que vous avez vu tous les trucs pas logiques dans le film (un film, bordel, un FILM, c’est à dire PAS la réalité) et que vous valez mieux que ça ?

      • Je suis d’accord avec Aurélien… Personnellement je lis ces critiques et j’aime beaucoup, mais cela ne m’empêche pas d’avoir apprécié le film également (et je suis sûre qu’Odieux a déjà critiqué des films qu’il a apprécié dans l’ensemble). Certes il y a des incohérences, mais globalement ça reste très agréable a regarder, et je ne regrette pas de les avoir vu au cinéma.
        Donc faire des remarques sur la cohérence du film comme dans cet article, c’est amusant, par contre, qualifier le film de bouse directement c’est assez, comme le dis mon voisin du dessus, « je regarde le film pour pouvoir dire qu’il est nul » et assez exagéré.

      • Au départ aussi, j’y étais juste allée pour le plaisir de me faire un minitrip en Terre du Milieu. Mais le problème, c’est que les raccourcis faciles, recyclages de remplissage et événements improbables s’accumulent tellement qu’on finit par ne plus voir que ça. Les nains qui échappent de justesse à Smaug sans se faire cramer un poil de barbe, une fois je veux bien, mais quand il nous ressert la même variante trois ou quatre fois après ça, c’est juste du remplissage parce qu’ils n’avaint rien d’autre de mieux à offrir.
        La magie et l’aspect fictionnel n’excusent pas les incohérences scénaristiques. Sinon tu peux justifier toutes les invraisemblances que tu veux, puisque tous les films sont de la fiction. C’est pas pour rien qu’on donne des récompenses à des gens qui écrivent des scénarios bien ficelés. Avec ses abus des mêmes effets et ses clins d’oeil gros comme des maisons à la trilogie du Seigneur des Anneaux, c’est limite si Peter Jackson ne s’auto-parodie pas.

      • Je suis de l’avis de Rac, et pourtant je suis très tolérant sur tout ce qui incohérences et mauvais scénario (pour tout vous avouer j’apprécie même Fast and Furious, c’est dire mon niveau d’exigences), mais trop c’est trop (le pire étant à mon sens la scène des tonneaux, pas pour le nain « cuirassé » au milieu des orques, mais pour le Legolasus ex Machina, si rapide, si fort, si agile qu’il ne transpire pas, qu’il ne glisse pas alors qu’il est sur une foutue rivière en équilibre plus que précaire sur deux nains, déjà que j’ai du mal avec l’encensement quasi permanent que subissent les elfes [beaux, immortels, sages, intelligents, avec une super constitution qui leur permet de battre un nain en concourt de boisson alcoolisé, et rapides, forts etc… JE CRAQUE!!!], alors qu’en plus c’est exagéré à outrance je pourrais en pleurer).

      • « C’est donc bien là ce qui semble échapper curieusement à une partie de la population : raconter n’importe quoi dans une oeuvre c’est possible (attention : même si c’est le cas du programme du Front National, ce n’est pas pour autant potentiellement oscarisable), le faire n’importe comment, c’est insultant pour l’intelligence humaine. »

        SOURCE : https://odieuxconnard.wordpress.com/2012/09/25/haaan-mais-cest-quun-film/

        kkthxbye ! :)

      • Quand les incohérences et décisions stupides prises par les personnages sont assez nombreuses pour me faire faire des facepalms et des commentaires désobligeants à voix haute à l’avant-première (je me suis fait détester <3), tout plaisir tient à s'évaporer.

        Sale zlobtard.

      • Il vaut mieux faire ce genre de choses avec un public averti (ou lecteur de ce blog), ami Noobman. Ou alors distribue des flyers à l’entrée du cinéma avec l’adresse de ce site, ça t’évitera peut être de finir un jour la tête au fond d’un lieu d’aisance après une séance d’un film de Nicolas Cage (quoique je te soupçonne d’avoir trop de goût pour aller voir un film de notre acteur préféré au cinéma).

      • Disons qu’il y a incohérences et incohérences : du moment que la scène fonctionne, on se fout un peu de l’incohérence. Mais bon il y a des limites : les orcs qui surgissent en permanence sur la route des nains c’est lassant : je suis pas venu pour voir le Tueur du lac 2 ou Vendredi 13 15 (ou tout autre film du genre the hitcher, où le méchant sera de toutes façon planqué avant tout le monde sous le lit, dans l’armoire ou dans les chiottes de la station service, avant de sauter en faisant WAAAA sur le premier qui passe !). Et je suis encore moins venu pour voir des scènes ultra cliché et du coup ultra prévisibles vues 1000 fois dans d’autres films (et pas forcément des bons)

  4. Très bon, comme toujours, même si j’avoue avoir beaucoup aimé le film ! Votre passage sur Gandalf au début, et celui des tonneaux m’ont énormément fait rire !
    Bien à vous
    Polyphemes

  5. Bravo au fils de Barde qui n’avait pas remarqué que ce qui servait à accrocher les épices dans leur cuisine était en fait une flèche noire …
    Et bravo pour ce ( encore une fois ) fabuleux commentaire de film !

  6. Heureusement que la justesse de la critique rattrape un peu le film! J’avais vu le premier et voulais voir la suite: qu’est-ce que je me suis ennuyé…

  7. VOILÀ !

    On retrouve bien dans cet article, à mon sens, la critique relevant les incohérences et les trous du scénario, ce qui n’était pas le cas pour la critique de HG2..

    En tout cas je suis absolument d’accord pour tout, moi qui suis pourtant une gigantesque fan de l’univers du seigneur des anneaux .. Le Hobbit.. Je ne peux plus .. De la course poursuite inutile pendant 3h, des dialogues profondément pensés, la lumière blanche qui apparaît quand un elfe soigne quelqu’un… Horrible ! Mais le PIRE, c’est vraiment la scène entre Thorin et Thranduil qui lui propose de l’aider !! Au mieux, il bénéficierait de l’aide de centaines d’elfes, au pire il en serait au même point … MAIS QU’ON BRÛLE LE SCÉNARISTE ! Je ne m’en remettrais pas je pense …

  8. Juste pour le détail : petite faute ici : « Hé, ho, qui se prétend un réalisateur d’envergure international faisant une trilogie à ouat’mille millions ? » International prend un e, si vous voulez bien.

    En attendant, très bonne analyse, mais je prendrai un autre pari avec vous : Tauriel va mourir dans le prochain film. Il faut bien la supprimer, pour provoquer de tels bouleversements chez Legolas (dont un changement de teint, un goût ennuyeux pour les phrases mélancoliques devant le soleil levant tel un émo devant son miroir, et un amour assez tordu pour les petits hommes à barbe, puisque Tauriel lui aura fait jurer d’aimer les nains comme il l’a aimée). Et puis, si on ne pouvait plus voir les roux brûler à l’écran, brrr, quel malheur. Rendez-nous l’Inquisition.

    • Pas du tout ! Tauriel va partir avec Jean-Jacques, et le pauvre Legolas aura le coeur brisé. Du coup il va étrangler Jean-Jacques. Tauriel vivra une éternité elfique avec un médaillon contenant une photo de Jean-Jacques, exactement comme Arwen après la mort de Viggo. C’est le même personnage, donc il doit arriver la même chose aux deux ajouts elfes guerriero-guérisseuses…

      Legolas le tueur sera envoyé au conseil d’Elrond en punition, et au début du SdA il détestera les Jean-Jacques, mais à la fin il arrivera à se faire pardonner le meurtre par le cousin de sa victime. C’est d’une logique imparable, les scénaristes ne peuvent pas passer à côté. Quoiqu’elle va peut etre se changer en orc : vu que Jackson sait tout de la terre du milieu, il sait d’où viennent les orcs.

  9. Franchement, et c’est à regret que je dois le dire, je dois reconnaître que tu n’as pas exagéré cette chronique. Tout ce que tu as dit était vrai, en fait tu as même été clément car combien de scènes dans ce film étaient dignes d’un jeu vidéo, à commencer par la descente des tonneaux. Je crois que j’ai rarement été aussi choqué qu’en voyant Bombur rouler sur les orcs à la chaîne.
    Enfin j’ai bien ri, à défaut d’une digne suite du SDA, c’est déjà ça…

  10. La scène du dragon dans la « piscine » d’or fondu… Je n’ai pas pu m’empêcher de rire en voyant ça comme un remake de la pub « J’adore L’or ».
    Et pour une fois que je repère toutes les incohérences avant de lire le commentaire…. Je suis ravie!

  11. Pardon? Que? Un amour elfe-nain? Un nain qui surfe sur de l’or en fusion? Des balistes anti-dragon?
    Laissez moi donc acheter mon kit kamikaze!
    Tolkien ackbar!

  12. J’avoue pour ma part avoir beaucoup apprécié les led bleues que Légolas possède en lieu et place des yeux (sa santé m’inquiète, eu égard à son teint cireux, sans compter qu’il tire la tronche tout le film (quel coup de vieux alors qu’il a ½ siècle en moins !) surtout lorsque, après avoir massacré à coup de pichenettes des centaines d’orcs, s’attaquant à leur chef Gérard, le transperçant de son épée sans dommage, celui-ci le cogne un peu avant de se barrer tranquillement, et Légolas de manquer s’évanouir car sa narine gauche est éraflée. De même, cette… chose « so romantic » qui ferait se suicider Shakespeare entre une elfe rousse et un nain (je suppose qu’ils s’agit là de la vision que le scénariste a eu lors d’un « méga trip » de mauvaise cocaïne). Et la scène de guérison (pas du tout copié sur le voisin, vous savez, celui qui lui rédigeait le script du Seigneur des Anneaux ! Notez cependant que pour le même mal, les symptomes sont complètement différents et ne se manifestent d’un coup qu’après plusieurs jours) où ladite elfette s’illumine alors que son cher et tendre nabot repose sur une table, la tête dans les noix (très confortable pour abréger les souffrances), c’est simple, mon fou rire a secoué toute la rangé pendant dix bonnes minutes tant c’est … nul ? oui ? j’irai au delà même (c’est si vrai que Miss Moria, 1m32, barbe soigneusement tressée et grande vainqueur du concours de descente du tonneau de bière ressemble en tout point à ladite Tauriel (au passage, si Peter a su puiser dans le Silmarilion pour ralonger son film, il aurait pu tant qu’à faire chercher une elfe, il y en a des wagons). La seule bonne nouvelle c’est qu’elle devrait disparaitre dans des affres de souffrances interminables dans le prochain film, Légolas devant être libre pour draguer Gimli par la suite, dût-il s’en débarasser lui même). Bah, c’est vrai qu’on est plus à une incohérence près ! Que notre allumeur de réverbère apprenne que Sauron revient parmi les siens cinquante ans avant qu’il ne le redécouvre avec la création Frodo & Co (souvez vous, au début du Seigneur des Anneaux, il se promène gentiment en Comté et dit que tiens, tiens, au fait, cet anneaux magique d’où vient-il ?) ou encore que Gérard poursuivi par Légolas à Cheval (heu… il était pas parti à pied du royaume de son père ?) se cassent par une passerelle alors qu’il était visiblement impossible de venir dans ce patlin autrement que dans des tonneaux de poissons. Bref. Au final, je suis sorti du cinéma avec une heureuse impression : celle d’avoir passé un moment de franche rigolade, parce qu’à ce niveau, soit on en rit, soit on réalise un autodafé de toute la littérature mondiale, soit on projette un suicide collectif de tous les scénaristes de films à gros budget. J’ai donc choisi, pour de basses raisons de simplification (un peu viles et lâche je le reconnais, mais la justice a toujours quelque peu manqué d’humour en la matière), de m’en tenir à la première option.

    • Je suis d’accord dans l’ensemble, mais je ne peux m’empêcher de relever l’une de tes phrases :

      « Notez cependant que pour le même mal, les symptômes sont complètement différents et ne se manifestent d’un coup qu’après plusieurs jours) »

      Dans le Seigneur des Anneaux, Frodon se fait toucher par une lame de Nazgul ( la maladie le ronge, et il risque d’en devenir un à son tour).

      Tandis que le nain du Hobbit se fait juste toucher par un lame empoisonnée d’orque.

      Les deux poisons ne sont absolument pas comparables, il est normal que les symptômes soient différents.

      • Je suis étonné qu’aucun Tolkienazi ne soit venu dire ici que pour devenir un Nazgul il fallait posséder un des neuf anneaux forgés pour les humains. Ah ben tiens c’est chose faite. Damned! Démasqué! Tolkien ackbar!

      • il me semble pourtant bien que dans ce film, l’orc interrogé par Légolas précise une « flèche morgul » (en tout cas dans les sous-titres de la VO, ce qui m’avait fait tiquer, ce type d’arme me semble étrangement courant !… ), et d’ailleurs, c’est bien de l’athelas que recherchent les nains et l’elfe (elle n’avait d’ailleurs pas pensé à en prendre en partant car c’est connu pour soigner quelqu’un, ce genre de contreposion est tout à fait inutile !)

  13. Magnifique spoiler, très bien mené comme d’habitude. J’aurais ajouté quelques petits éléments comme :
    – le recyclage de 50% des plans du Seigneur des Anneaux, juste histoire de satisfaire les fans de PJ (mais si, vous savez, ces gens qui vous bassinent tous les ans avec leurs « Non mais le SdA c’est le plus grand film de tous les temps, han, et puis c’est tout j’ai raison ») : gros-plan-sur-l’anneau-avec-le violon-qui-joue-un-air-mystérieux, l’elfe-qui-soigne-dans-la-lumière-blanche, Legolas-qui-surfe-sur-des-cadavres, l’entrée-de-la-mine-qui-brille-sous-la-lune…
    – des erreurs de casting flagrantes (mention spéciale pour Jean-Jacques le nain pas barbu parce qu’il faut bien remplir le quota beau-gosse, Legolas ayant pris 10 ans dans la margoulette, ainsi que pour Thranduil et ses sourcils noirs en scratch se mariant avec élégance à sa perruque platine…)
    – deux incohérences monstrueuses à Lacville : pourquoi entrer clandestinement, passer moult barrages et esquiver moult gardes pour finalement demander et obtenir l’aide du Maitre, des armes et une embarcation ? Pourquoi ne pas avoir commencé par là, en demandant une entrevue ? Et surtout, pourquoi, après avoir bien expliqué que les nains avaient besoin d’une embarcation pour traverser le lac, genre sans ça impossible de passer, POURQUOI avoir montré Legolas chevauchant à la poursuite d’un orc sur un pont qui manifestement traverse l’entièreté du lac ??
    – les petits détails « juste pour faire pittoresque » : suis-je la seule à être morte de rire à la vision de l’oreiller en noix de Jean-Jacques pendant sa guérison ? Ne mentez pas, je sais que vous avez ri.

  14. Encore un article m’ayant bien fait rire ! Mais l’article me sembla court par rapport à l’ensemble du film !

    Je me demande encore comment a fait Peter Jackson pour niquer certains passages en y introduisant des incohérences absentes du livre…

  15. Vous êtes sûr que c’est avec un bouclier que Thorïn surfe sur de l’or en fusion ? La scène d’avant, on le voit courir avec une brouette en fer. Oui, une, brouette. En plein milieu d’un combat contre un dragon, Thorïn Écu-de-chêne, fils de Thráin et petit-fils de Thrór, héritier du Royaume-sous-la-Montagne, court avec une brouette… J’en ai levé les bras au ciel dans la salle ; j’ai des témoins. Bref, j’aurais parié qu’il surfait sur sa brouette.

      • Disons que ça élimine une petite incohérence puisqu’on peut, pour le coup, admettre que ladite brouette est logiquement faite en un métal nain spécial à très faible conductivité thermique, ce qui évite à Thorin de prendre feu lorsqu’il flotte sur l’or…
        Je dis ça en ayant cependant trouvé tout ce long affrontement contre Smaug assez superflu… mais en ayant par ailleurs apprécié le film, dès lors que j’ai accepté le fait qu’il s’adressait à un public bien plus jeune que celui de LotR (comme c’est le cas pour les livres).

  16. J’ai adoré le spoiler, j’ai plutôt bien aimé le film aussi.

    (même si j’ai pesté sur un paquet de trucs, l’elfe amoureuse, le Légolas deus ex machina qui ne devrait pas apparaître dans le film autrement que comme caméo pour faire un clin d’œil justifié à son lignage, les zombies infinis du container de Resident Evil Extinction recyclés en orques lors de la scène des tonneaux, la piscine d’or tellement liquide que même de l’eau semble épaisse à côté, sans parler du fait que c’est l’effet spécial le plus moche que j’ai vu depuis des années sur un film récent, et Biblo qui enlève son anneau face au dragon etc…)

    enfin, la chose où j’ai le plus râlé c’est quand je me suis rendu compte que PJ n’allait pas finir l’histoire en deux film mais en trois, alors que s’il avait un tout petit peu moins fait trainé les choses il aurait pu boucler l’histoire avec ce film, c’est pas compliqué, s’il fait convenablement son travail pour le prochain film (comprenez ne pas rajouter de longueur) il ne durera qu’une demi-heure.

    J’angoisse à l’idée que le prochain dure 3 heures, il ne reste qu’à conclure dans le prochain, [spoilers dans le spoilers] la mort de Smaug, 10 minutes de bataille, la bataille des 5 armées même chose, le retour de Bilbo peut-être fait en 3 minutes, 5 si on étire, les mages qui chassent le nécromancien re-10 minutes. J’arrive à 35 minutes, on étire encore pour lier le tout, soit 20 minutes pour être large 55 minutes, on peut arrondir à 1 heure.
    Le film durera au minimum 2 heures. PJ va raconter quoi pendant l’heure supplémentaire?
    J’ai peur.

    • Pour ton dernier point, il reste quand même pas mal de choses, même si le bouquin les réduit considérablement en termes de lignes :
      – mort de Smaug ok
      – libération de Gandalf
      – coalition hommes-elfes pour reprendre la montagne
      – bagarre nains/hommes-elfes, puis arrivée de l’armée naine
      – Bilbon qui cambriole enfin (les nains)
      – arrivée des orques et gobelins, et grosse marave avec les 5 armées
      – les différentes façons de rendre hommage à plusieurs morts
      – prise de Dol Guldur
      – retour de Bilbon chez lui…
      Non, là y’a de quoi, sans forcer, tenir 2h. C’est plutôt dans le premier film qu’on a rallongé de façon bizarre… et aussi un peu dans le 2ème, en inventant un nain beau.

  17. Petit commentaire : pour la capture de Bard, elle est mentionnée dès l’apparition du Maitre de Lacville. Donc ce n’est pas le fait qu’il soit emprisonné qui soit pourri, c’est le moment où il l’est qui est particulièrement bien/mal choisi. Sinon il n’est guère étonnant pour le Maitre d’attendre d’avoir bien mis la honte à Bard devant tout le monde pour le faire emprisonner, car comme ils le disent bien avant, « tout le monde aime Bard ». C’était donc un moment judicieux (celui où ce con s’est opposé à la population pour l’empêcher de devenir riche) pour arrêter son principal adversaire.

  18. Personnellement j’ai bien aimé le film parce que je savais à quoi m’attendre. Je veux dire que pour bien aimer faut accepter dès le début que c’est un film pour enfant avec les scènes et les dialogues qui vont avec (en fait j’en ai honte, mais j’avoue avoir soufflé du nez quand Bombur démolit tous les orques avec son tonneau). Et d’autre part faut tout de suite abandonner toute comparaison avec le livre. D’ailleurs Peter Jackson avait annoncé la couleur dès le début, les puristes du livre savaient qu’ils allaient s’arracher les cheveux. Après personnellement j’avoue ne pas avoir détesté la romance elfe-nain, j’ai trouvé ça mignon. Pas la romance en elle-même, bien sûr, mais un amour entre deux espèces qui se détestent par tradition, c’est un peu comme dans le Seigneur des Anneaux entre Legolas et Gimli (sauf que cette fois c’était platonique, et ça figurait dans le livre).
    Sinon j’aime bien les quelques références au Seigneur des Anneaux, mais je crois que ce que j’ai préféré, c’est la scène où Legolas se rend compte qu’il est blessé et regarde son sang avec un air effrayé. C’est assez drôle, parce que de toute la saga du Seigneur des Anneaux, c’est le seul personnage qui n’est jamais blessé, et même qui ne se prend jamais le moindre coup. Du coup c’était pas mal de le voir en difficulté pour une fois, et en tant que fan de LotR je trouve ça bien vu de la part du réalisateur d’avoir mis ça en valeur (là encore, puristes du livres, imaginez que vous regardez complètement autre chose pour apprécier).

    Bon, sinon j’ai aussi bien aimé le spoiler, en fait je l’ai clairement préféré à celui du 1, (disons que j’avais trouvé le spoiler du 1 un peu agressif est jouant un peu trop sur le sarcasme). Là c’est parfait ! Le coup de la statue du nain m’a tué x) Je m’étais rendu compte qu’un truc n’allait pas pendant la scène, mais c’est vrai que sur le coup je n’avais pas vu ce qui clochait. C’est marrant, je pensais que la romance elfe-nain improvisée par Jackson serait votre angle d’attaque principal, mais en fait pas vraiment je suis surpris !

  19. Et si on faisait un commentaire pour Tolkienazifier ? =)

    Quelques commentaires sur le film :
    – Azog qui tient tête à Sauron. Non, juste non.
    – Legolas qui parle de la lame de Gondolin en disant qu’elle vient de la cité de ses ancêtres : bien tenté, mon petit, mais tu es un Elfe Sylvain, un péquenot. Tu n’as aucun lien de parenté avec Gondolin.
    – L’amour Elfe-Nain sonne juste… faux. C’est vraiment sale.
    – L’Anneau traducteur universel est pour le coup une bonne idée : on se souvient que lorsque Sam porte briévement l’Anneau à Cirith Ungol, il se met à comprendre le langage des Orcs. C’est parce que l’Anneau donne des pouvoirs adaptés à la mesure de son porteur et à ses besoins : il rend les Hobbits invisibles, mais pas Sauron. Du coup, autant dans le livre Bilbo, les araignées parlent le langage commun et Bilbo les distrait en les insultant, autant dans le film ça fait sens d’avoir l’Anneau traducteur universel.
    – La prison des Nazgûl : bien tenté, mais ils n’ont jamais été emprisonnés. D’ailleurs, au moment des événements de Bilbo, ils ont déjà pris Minas Ithil (renommée Minas Morgul) et ils se portent très bien. Au passage, il me semble qu’à l’origine le Conseil Blanc pense que le Nécromancien est juste un Nazgûl qui fait son relou (un autre Tolkienazi pourrait-il confirmer ou infirmer ?).
    – Les Elfes ninja assassins niveau 9042 qui peuvent affronter cent cinquante Orcs à deux sans problème. Sérieux, les Elfes de PJ sont les vampires de Twilight. Dans les livres, l’Elfe commun est certes plus badass que l’Homme commun (même si ça n’empêche pas un certain nombre d’Hommes d’être au moins aussi badass que les plus badass de tous les Elfes), mais pas à ce point, enfin. Sans oublier que les Orcs sont franchement loin d’être des nazes dans le Seigneur des Anneaux.
    – Des Nains sans barbe. Sacrilège.
    – L' »infiltration » de Gandalf à Dol Guldur. Normalement, il y va en mode fufu pour en apprendre plus sur leur ennemi. Dans le film, il rentre et se balade en criant l’équivalent de « la bite de Sauron est toute fripée ! ». Facepalm.

    Je suis sûr qu’il y a encore plein de détails à remarquer, alors Tolkienazifions mes bons !

    • Genre:
      c’est en allant visiter dol Guldur que Gandalf tombe sur le père de thorin qui lui donne la clef et la carte ( cachée où …. )
      Effectivement, au conseil blanc ils pensent que c’est nazgul en chef qui fait le relou.
      Bah l’amour elfe-nain c’est comme si je disais que Nabila est amoureuse de Danny de Vito… (quoique).
      Enfin, vu les 2 films, il est préférable de pas chercher la petite bête dans les livres, car tout est énorme au niveau de la lourdeur, mauvais goût, humour et j’en passe.
      Du coup je me suis acheté la saga twignlight, fast and furious et j’ai presque trouvé bon le donjon et dragon avec Jeremy Irons…

    • Bah, Noob Man, t’es nul comme Tolkienazi! Tu ne sais même pas que Legolas n’est pas un elfe sylvain mais un Sindar, un elfe gris. Il vit avec les sylvains juste parce que son père règne sur ceux de Mirkwood. Et il me semble bien qu’il y a eu des Sindar à Gondolin.

      Bon, ça n’enlève rien aux défauts du film non plus, plus long et flasque que l’énorme sexe inutilisé depuis des siècles de Smaug.

      • En effet, il est Sindar, mais ça n’empêche pas qu’il soit également (et surtout) un Elfe Sylvain : les Elfes Sylvains sont simplement ceux des Sindar et des Nandor qui restèrent sur la Terre du Milieu après la Guerre de la Colère et fondèrent divers royaumes, comme celui de la Vertbois.

        Cela dit, concernant l’ascendant Gondolinien de Legolas, je maintiens qu’il me semble pour le moins ténu : Gondolin était plutôt une ville Noldor, et vu que son grand-père avait combattu à Dagorlad, j’ai toujours supposé (sans preuve absolue cela dit) qu’il était né à Vertbois et y avait été élevé. Je ne sais pas trop comment l’exprimer, mais il me paraît douteux que la famille de Legolas vienne de Gondolin, et il semble plus probable qu’elle provienne soit d’Ossiriand, soit de Doriath (y a aussi le fait que jamais Legolas ne fait référence à une ascendance du Premier Âge, notamment de par le fait qu’il ne connaisse pas les Ents (et d’ailleurs j’ai toujours eu du mal à comprendre pourquoi Celeborn ne connaissait pas les Ents, mais bref)).

      • Pour répondre à cette question, le grand-père de Legolas, Oropher, venait de Doriath. Donc, pas d’ascendance Noldor , donc pas de Gondolin. En revanche, dans une première version de la Chute de Gondolin, Tolkien parlait d’un certain Legolas, mais il a été supprimé, et Tolkien lui-même a mis en évidence le fait que ce n’était pas le même Legolas (contrairement à Glorfindel).

        Voilà, fin de la Tolkienazie…

    • Bon quand même il y a des elfes ninja assassins niveau 9042…
      Glorfindel, par exemple, tient tête à tous les nazgûls « Pris entre le feu et l’eau, et voyant un Seigneur Elfe, révélé dans son courroux, ils furent épouvantés et leurs chevaux furent pris de folie. » et il a combattu un balrog.
      Sinon je trouve que Gandalf dépense beaucoup de bâtons, où les trouve-t-il ? Pratique-t-il le tournage sur bois à ses heures ?
      Et puis personne n’est censé avoir fait sauter une écaille à smaug, il a simplement un trou dans son armure crée par incrustation sur son tas d’or et de pierreries.
      Beorn a une maison sur le modèle nordique, spacieuse et propre, par une étable pleine du fouillis qu’affectionne PJ.
      Au passage PJ ne montre pas la prison des servants de l’anneau mais leurs tombes.
      Une remarque sur la critique : Gandalf n’a pas un flash-back de Galadriel mais une communication télépathique, c’est plus chic.

  20. Pour répondre à Luuz, le coup des nains qui s’infiltrent dans Lacville plutôt que de venir demander audience au Maître s’explique facilement par le fait qu’ils ne peuvent pas du tout savoir comment ce dernier réagira. Après toutes ces années, il aurait été probable qu’il se fiche totalement de leurs intérêts. Et puis surtout, ils n’ont guère de moyens de démontrer leurs identités. Les nains préfèrent donc logiquement jouer la discrétion, pour ne pas prendre de risques inutiles en attirant une attention malvenue. Une fois repérés par les autorités et forcés de dévoiler leur mission pour se défendre, la situation n’évolue en leur faveur que grâce à une population crédule et pleine d’espoir, que le Maître a besoin d’écouter pour ne pas déclencher une révolte. Et accessoirement, cela lui permet de retourner l’opinion contre Barde, légitimant ainsi l’arrestation de celui-ci. Les raisons de leur succès sont donc purement contextuelles et politiques. Un tête à tête privé avec le Maître ne se serait pas conclu de la même manière…

    Et puis toujours à Lacville, Odieux pourrait avoir la franchise (mais il n’en a aucune et c’est pour ça qu’on l’aime) de préciser que l’attaque des orques se fait au beau milieu de la nuit. D’où un trafic forcément moins élevé. Et vu les quelques gardes miteux et ensommeillés qui défendent la ville, est-ce si incohérent que des orques surentraînés aient pu s’infiltrer en échappant à leur attention (voire en les tuant discrètement, au besoin) ? Après, il faut reconnaître que ce raisonnement ne s’applique pas à l’attaque de la scène des tonneaux, où la défaillance des sentinelles elfes est beaucoup moins compréhensible (quoique c’est un jour de fête pour eux, mais ce n’est pas une raison pour s’enivrer et abandonner son poste…).

    Sinon, oui, Thorin est une tête de mule stupide de refuser l’aide de Thranduil (Balin est le premier à en être affligé), mais cela me semble cohérent avec sa personnalité : il a un sens de l’honneur très développé, et être redevable envers les elfes est une situation insupportable pour lui.

    En revanche, je trouve notre Sire Connard trop indulgent avec la romance Kili/Tauriel. Une telle hérésie abrutissante méritait de sortir l’artillerie lourde. Tolkien ackbar !

    • À noter que lors de l’attaque des Orcs, personne n’ouvre sa fenêtre pour voir ce qui peut provoquer le boucan dans la rue, et aucun garde n’intervient pour faire cesser le vacarme. Les habitants ont tous disparu sans raison, la ville est vide.

    • J’admets que votre réponse se tient, même si bon… Thorin aurait pu commencer par prendre rendez-vous avec le Maître, lui proposer un paquet de pognon en échange d’armes et du droit de passage, et voir si ça marchait (et au vu du personnage en face de lui, un paquet de pognon me parait un argument convaincant et efficace), avant de tenter, le cas échéant, de s’introduire en douce dans la ville, ça aurait tout de même été plus simple (mais c’est peut-être ma mauvaise foi qui parle). Et ça n’explique toujours pas pourquoi ils n’emprutent pas le pont qu’on voit une scène plus loin pour traverser le lac (quoi, ils avaient besoin d’armes et de vivres ? Mais ils viennent de faire 1200 kms sans manger une fois, allons donc !)

      • Quel pognon ? C’était déjà un miracle (voire une incohérence, effectivement, si l’on suppose que les elfes leur ont tout pris) qu’il en ait assez pour payer Bard. Jouer le bluff en promettant au Maître une somme dont il ne dispose pas (et ça crève les yeux) serait vraiment suicidaire sur ce coup là.

        Et encore une fois, vu leur manque d’équipement et leur petit nombre, la discrétion paraît bien plus prudente dans cette ville légèrement corrompue et mal famée, d’où leur refus d’emprunter le fameux pont qui les met évidemment à découvert.

      • Mais bien sûr. Tout politicien un peu aguerri ne voit aucun inconvénient à accueillir et à approvisionner des inconnus lui promettant de lui offrir APRÈS COUP un butin d’apparence inaccessible. ;-)

      • @Totor : ben c’est pas un peu ce qu’ils font, promettre que l’or coulera à flot et blablabla grâce aux richesses des nains, pour convaincre le Maître de les laisser partir ? Je suis d’accord, ça crève les yeux, c’est suicidaire, idiot, illogique, bref ça respecte l’esprit du film quoi.

      • Relisez mon premier post ;-) : les nains exercent d’abord leur persuasion envers le peuple assemblé exceptionnellement pour l’occasion. Et ils le font en désespoir de cause. Ce n’est qu’après la réussite de cette manœuvre que le Maître est convaincu. Il se fiche des nains et de leurs promesses. Ce qu’il veut avant tout, c’est saisir cette aubaine de gagner le soutien du peuple contre Bard.

      • Oui, bon euuh… Rhaaa, vous avez raison. Je m’incline.
        Merci de m’avoir prouvé qu’il était toujours possible d’avoir un débat constructif avec quelqu’un, sans que ça se termine en « et puis d’abord moi j’ai raison et t’es un gros *insérer ici une insulte quelconque* » :)

      • Et je vous remercie de m’avoir prouvé qu’il est possible ici d’avoir des débats où les intervenants s’écoutent au lieu de soliloquer. ;-)

  21. Au passage, sur l’une des affiches du film, Tauriel tient sa flèche dans la même position que Katniss sur l’affiche du précédent spoiler du maître de ces lieux (aka si elle tire une flèche, l’empennage lui explose le doigt.) Y aurait-il un archer manchot drogué à la schnouf à hollywood?

    • En ce qui concerne le doigt de Tauriel sur la flèche, il n’y a pas d’incohérence. Il y a un paquet d’années, j’ai été initié au tir à l’arc et on m’a appris à positionner un doigt ainsi pour maintenir la flèche en position pendant qu’on est en train de viser. Ensuite, on peut enlever le doigt pour tirer.

  22. Cher odieux, je souhaiterais soulever une incohérence dans votre spoil. En effet lors de la discussion entre Thorin et Thranduil vous affirmez que Thorin n’a aucune raison de refuser l’aide du roi des elfes même s’il doutes de sa parole car il n’aura à payer qu’après. Mettons nous à la place du prétendant au trône sous la montagne. S’il accepte l’aide des elfes pour tuer le dragon et reprendre son royaume et que tout cela fonctionne, il va se retrouver avec toute une armée d’elfes dans sa citadelle et une douzaine de nain sous ses ordres. Si le roi des elfes manque à sa parole et ne retire pas ses troupes comme le prévoit Thorin comment se débarrasseras-t’il des elfes ? En appelant la maréchaussée pour dire que des gitans aux oreilles pointue squattent une propriété privée ?

    Très bon article encore une fois.

  23. J’ai été surprise, cher Odieux, que vous pensiez que Thorin surfe sur l’or avec un bouclier. C’est bel et bien d’une brouette qu’il s’agit (et bien entendu les brouettes faites pour transporter du minerai sont également conçues de façon à ne pas conduire la chaleur, histoire d’éviter de transformer Thorin en steak à point). Pour moi ce moment est la clé du film, là où on comprend que PJ n’essaie même pas d’être un minimum sérieux, ou alors on n’a pas la même définition, et à partir de cet instant j’ai juste ri à tout, et donné à mes voisins l’envie de m’étrangler pendant tout le reste du film… Quand on le prend au 14ème degré il n’est pas si mal ! Très bon spoiler cependant, je vous remercie.
    Un petit Tolkien Ackbar pour la forme, quand même.

  24. On voit que l’OC s’est donné du mal pour nous livrer ce spoiler avant Noël, mais je ne suis pas déçu, c’est génial qu’on ait des films aussi mauvais !
    Un excellent spoiler, qui apparemment déchaîne les passions des Tolkien-nazis dans les commentaires, mais moi je suis plutôt grammar-nazi, et il y a quelques fautes :
    – un peu avant la scène des tonneaux, « forteresses » devrait être au singulier ;
    – espace manquant au 4ème paragraphe après la photo de Smaug ;
    – et les À, È, É, Ê, Ç et Ù qui manquent mais ça c’est secondaire.

  25. Au fait, cher Mr Connard, vous poussez la mauvaise foi jusqu’au mensonge dans la seconde légende de la première affiche : Bard tire bel et bien à l’arc pour menacer les nains lors de leur première rencontre, et Thranduil utilise bel et bien son épée pour décapiter l’orque fait prisonnier. Carton jaune !

    Et selon mes souvenirs, les nains congratulent Bilbo non pas pour avoir vu la statue géante du nain (ce serait bien sûr aberrant) mais pour avoir remarqué les escaliers qui y sont intégrés. Si quelqu’un pouvait confirmer…

    • Oui c’est ce que j’avais compris en voyant le film : Bilbo indique l’escalier, pas la statue. D’ailleurs, en parlant de ça, la statue n’est pas la même que dans le premier film (elle est plus petite, séparée de la falaise, ne comporte pas d’escalier, et la hache tenue par la statue n’est pas orientée dans ce sens).

  26. Je pensais que l’on aurait une critique du film version « gobelets et tasses » comme l’année dernière??? C’était toujours mieux que les vrais images du film dans l’article…

    • J’approuve ! Où sont passés les tasses catcheurs, les gobelets-orcs innombrables et les 13 mugs ? C’est un scandale !

  27. Thirteen shall be the number thou shalt count, and the number of the counting shall be thirteen.

  28. « Et encore moins 5. Le nombre 5 sera proscrit. »
    Je n’ai pu m’empêche de penser à http://www.montypython.net/scripts/HG-handgrenade.php ; je pense que la référence était volontaire d’ailleurs. (Et pour ceux qui n’ont pas vu Sacré Graal de Monthy Python, c’est un film absolument génial que vous avez manqué)

    Sinon spoil très sympathique d’un film consternant.

  29. Non mais le coup du « Vous avez de bons yeux maître Sacquet » devant la statue de 150 mètres, c’était Thorin qui se foutait de la gueule de Bilbo, ça peut pas être autrement.
    Il aurait aussi bien pu dire « Vous avez de bons yeux captain Obvious ».

  30. « Thorin, pour l’occasion, surfe sur l’or en fusion via un bouclier. » :
    Non non et non, voyons! C’est sur une brouette! (de forme un peu trapezoïdale, comme pas mal de trucs de nains, que Thorin pousse entre les pattes du dragon, puis verse dans la rigole d’or, et dont les roues sans doute fondent alors dans l’or fondu, étant donné qu’elles doivent être plus molles que la brouette elle même, sans quoi ça fait de désagréables vibrations quand on pousse la brouette). Cette critique perd toute crédibilité à manquer des détails importants!

  31. Je viens de lire ce spoiler en mangeant ma bûche effectivement, mais ce ne sont pas des larmes de sang qui coulent de mes yeux, mais des larmes de rire.
    Je voulais vraiment aimer ce film, mais trop c’est trop. Peter Jackson peut faire mieux que cela, j’irai voir le dernier quand même, mais j’ai perdu mes illusions.
    Mention spéciale à  » Martine au Bree. » Excellent !

  32. Apparemment même les éléments de base du scénario sont oubliés d’un film à l’autre.

    Dans le 2 :
    « Thorin, l’ennemi est là, dans l’ombre. Vous savez, les forces des ténèbres ont mis votre tête à prix.
    – Ça expliquerait les humains qui me regardent bizarrement. Mais pourquoi ?
    – Ils ne veulent pas que vous récupériez votre trône. L’ennemi aimerait que le dragon reste où il est… pour pouvoir le convaincre de rejoindre son camp.
    – Ho !
    – Hé oui. C’est pour ça que vous devez lever une armée pour reprendre votre trône. Et vous savez que les nains ne s’uniront que si vous leur présentez, l’Arkenstone, le plus beau joyau de votre ancien royaume ! »

    Dans le 1 :
    « Et au fait, pourquoi le reconquérir maintenant ? Parce que les nouvelles disent que les oiseaux retournent se poser sur le Mont Solitaire, chose qu’ils ne faisaient plus du vivant du dragon qui y a élu domicile, Smaug. Et les prophéties disent que ces oiseaux revenant sur le mont sont le signal de la reconquête pour les nains. Thorin a donc une théorie : plus personne n’a vu Smaug sortir de sa tanière depuis 60 ans. Il est peut-être tout simplement mort de sa belle mort au milieu de ses richesses mal acquises, tel un vulgaire petit vieux devant un épisode de Derrick… et la forteresse et ses trésors sont donc sans protection ! »

    Voilà voilà.

  33. Très bon spoiler. J’ai pu constater une autre anomalie dans ce film : à Lacville, lors de la scène où le Maître accueille les Nains, on aperçoit quelques Noirs parmi les figurants (la caméra revient sur eux avec insistance, comme pour dire « regardez, ce film est peut-être nul mais au moins, le réalisateur il est pas raciste hein »). Je n’ai rien contre les Noirs évidemment, mais dans l’univers de Tolkien, ces derniers sont des « Suderons » qui habitent loin, très loin au sud de Lacville et qui n’ont rien à foutre dans ce bled. C’est un peu comme s’il y a avait des figurants chinois dans un film de gladiateurs…

    • C’est peut-être tout simplement une famille qui a quitté le sud (on a bien trouvé des restes de campement vikings aux Amériques), là c’est vraiment chercher la petite bête.

  34. Un peu plus de mauvaise foi qu’à l’accoutumée, mais j’ai ri de ce spoil. Surtout le passage citant les Balkany. Pour comparer cet opus au premier, je résumerai en disant qu’il y a encore plus de hors-sujet, mais moins de problèmes de rythmes sur le meublage pour remplir les 2h.
    Et histoire de faire mon chieur, je revient sur le commentaire de l’image de Gandalf : Non, le balrog n’est pas mort en tombant avec Gandalf, il a été vaincu plus tard en haut d’une montagne apres un long combat. Et pour resituer dans le contexte, Balrog, Sauron et Gandalf sont sur le même palier de « divinité » donc de puissances comparables.
    Il n’empêche que Gandalf est un peu con de se jeter sciemment dans un piège.

    • Just sayin’, évitons de mettre Sauron et Gandalf sur le même plan. Ils sont peut-être de niveau hiérarchique équivalent (des Maiar), mais Sauron est explicitement cité par Gandalf comme étant plus puissant que lui, et ce même après avoir été dépouillé de son Anneau (et donc de la majeure partie de son pouvoir). ^o^

    • Sur le même palier de divinité, certes (quoique j’ai un doute, les Balrogs sont bien des Maiar ?), mais Sauron me paraît quand même clairement au-dessus question puissance.

      • Bah, le président du Vanuatu et celui des USA ont techniquement le même rang hiérarchique, pourtant ils ont une influence/puissance bien différente. Bhé là c’est pareil transposé à la Terre du Milieu :D
        Alors oué en effet j’me suis troué quand j’ai dit qu’ils étaient de puissance comparable, c’était surtout valable pour Gandalf et le Balrog.

      • Bah en fait oui et non, Gandalf pourrait être très puissant lui aussi mais ses pouvoirs sont bridés (quand il est en gris) car pas censé intervenir directement dans les affaires des peuples de la terre du milieu. Si il avait l’anneau unique il pourrait tenir tête à Sauron, mais il ne le veut pas par peur d’être corrompu par son pouvoir. Et dans la hiérarchie des Maiar il est un avatar du boss des Valar (équivalent des dieux locaux pour ceux qui ne connaissent pas) il me semble, et donc plutôt haut placé. Mais bon il avait pas trop envie de venir non plus car il avait peur de Sauron à l’origine.

      • Sauron est un Maiar, un cran en dessous des dieux ( Valar). Gandalf est un Istari, apparus bien après Sauron et un cran en dessous dans la hiérarchie

  35. Juste une petite remarque pour l’OC. Dans le commentaire (infobulle) de l’affiche du film, vous dites qu’on ne verra jamais Bard tirer à l’arc ni Thranduil sortir son épée.
    Mais si je ne dis pas de bêtises, il me semble que Bard tire une ou deux flèches lors de sa première rencontre avec les nains.
    Et que Thranduil sort son épée pour décapiter l’orc captif.

    Après, je suis d’accord, le film est divertissant mais le nombre d’incohérences et de scènes ridicules tuent un peu le plaisir.

  36. Outre les orcs qui repartent sur un pont après toute l’histoire de l’embarcation, que quelqu’un a déjà mentionné, j’ai envie de faire une mention pour la bataille entre Legolas et le chef orc qui remplace Azog.

    Legolas est un dieu à l’arc, il s’en sert même en mêlée, mais au moment d’affronter le chef orc dont la silhouette se découpe parfaitement au bout d’une rue, il sort une épée… Il est désarmé peu après, mais chaque fois que l’un des deux à l’avantage, il retourne taper à mains nues au lieu de ramasser l’épée qui est pourtant bien visible sur le sol. Il suffisait pourtant de la faire tomber à l’eau pour que ça fasse sens, ils se battaient au bord d’un canal…

    • Ben oui, c’est ça l’esprit baston!! En fait, on peut trouver à ces aberrations une explication psychotruc profonde: Legolas est très énervé à cause de l’histoire de Tauriel avec l’autre nain. Alors du coup, il décidé d’y aller mano a mano, pour sublimer sa frustration. Et avec Orcrist, qui de son point de vue a été comme souillée par le contact avec des mains rugueuses de nabot: bref il s’y croit. Mais hélas, il est mauvais au coupe-coupe, et pas bon au catch, il en prend plein la tête, Bolg le plaque en le méprisant – et Lego saigne du nez, ce qui est signe subtil de son orgueil triplement blessé (par Tauriel, par Bolg, par sa propre nullité). Bien fait!

  37. Les jeux de mots de la critique m’ont bien fait rire. Et pourtant le film m’a bien plu. Il suffit de prendre le film pour ce qu’il est : un divertissement, qui plus est un divertissement destiné à un public assez jeune. Oui le rafting en tonneaux n’est pas réaliste, mais pas plus que les courses poursuites et autres cascades qu’on nous offre dans les James Bond par exemple.
    Quant à la romance, au final c’est plutôt mignon -puis pour une fois qu’on nous sers pas une fille bien nunuche, là au moins on a une guerrière-.mais il faudrait pas que ça occupe plus de place dans le film.
    Bref, j’irai voir le 3 avec plaisir.

      • Merci je t’aime <3 \(^=^)/ nunuche ET complètement débile ! Bilbon et Azog aussi ?!

  38. Personnellement, tolkienazi de profession, je suis allé voir le film avec des camarades rôlistes et pour tout dire, j’ai bien aimé!
    C’est très simple, le Hobbit II est plus proche d’une adaptation au cinema d’une partie de donjon & dragon entre potes avec un MJ maboule que de l’adaptation de l’oeuvre littéraire. J’avais juste l’impression en regardant le film d’être en pleine partie de JDR au moment où les PJs font nawak et que le MJ a accepté de suivre leur délires, du genre:
    -je lance un dé pour faire du surf sur l’or en fusion!…. 20, réussite critique!!
    -ehh, les mecs, j’vais draguer l’elfe, avec mon bonus de charisme je peux pas louper mon jet! (*rire gras et découpage de pizza*)
    C’est pourquoi j’ai bien aimé le film et j’ai bien rigolé, quoi que vous en pensiez, c’est débile, mais c’est drôle et épique.

    • Autant j’étais d’accord pour le premier film, autant pour celui-ci y a eu beaucoup trop d’échecs critiques et de trucs trop foireux même pour une partie moyenne de D&D… =/

      • Dans la mesure ou a voix du principal opposant (Smaug) est celle de Benedict Cumberbatch, l’explication vient toute seule: ce n’est pas une adaptation cinématographique du roman de Tolkien: c’est le compte rendu d’une partie de D&D , adaptée dudit roman, jouée par Watson, avec Sherlock comme MD.

    • Arf oui, ce qui explique pourquoi les scènes débiles marchent si bien et les scènes supposées sérieuses se ramassent…

      Moi j’attendais le bêtisier à la fin du générique, avec genre Smaug mort de rire parce que Bilbo a prononcé Arkenstone en imitant l’accent nain (russe) :D

      Ou les nains qui explosent de rire à la réplique « ça mon gârs, c’est une drrragon ! » Ou encore Thorin et le roi Elfe qui jouent à la barbichette \(^o^)/

      Peut-être dans les bonus de la version longue qui sait ?

      • J’attends impatiemment le making of pour voir Thorin courir avec sa brouette sur le fond vert… La scène qui selon moi aurait du être dans la bande annonce…

  39. « puis il a un flash-back de Galadriel qui lui dit que tiens, au fait Gandalf, ce serait bien de savoir qui est le nécromancien. »
    Il m’a semblé que plus qu’au lieu d’un flashback, elle lui parlait en direct par télépathie. Mais la scéne n’était pas claire du tout…

  40. Haha, merci pour cette analyse brillante et ces quelques fous rires lors de sa lecture !
    Je m’étonne cependant qu’il ne soit pas fait mention de cette scène magistrale où les nains se séparent pour attirer Smaug vers les forges et que… il leur suffit de crier « Ici ! Ici ! » pour que le dragon détourne immédiatement son attention du groupe de nains qu’il était en train de poursuivre et se lance aux trousses de ceux qui ont crié après lui. Personnellement, mon chien agit de même lorsque je l’appelle, mais je ne savais pas que le dragon avait des réactions identiques à celles des canidés domestiques. J’ai trouvé l’information intéressante à noter, des fois que je me retrouve un jour ou l’autre dans une situation similaire. Les cracheurs de feu ne sont au final pas si difficiles à berner.

  41. Cher monsieur connard,
    Tout d’abord, merci pour votre critique qui m’a bien diverti ^^
    Ensuite je vous conseille de visionner Albator, sorti récemment. Je l’ai vu aujourd’hui, et j’ai grimacé toute la séance. Avec un peu de chance vous pourrez en tirer un petit quelque chose!

  42. Ouais ben y en a marre des spoils sur les blocbusters étrangers. Moi je dis qu’on devrait faire une pétition pour que l’Odieux fasse un spoil sur le remake d’Angélique, juste histoire de l’obliger à regarder le film (torture hihi).
    Ce blockbuster français, au vu de la bande annonce, a l’air bien prometteur en ce qui concerne une future prestation de l’ami O.C.

    • Déjà ça doit être de la merde parce que ce gars l’a détesté :

      et pourtant ce mec a aimé des trucs comme le 2ème Hobbit, pacific rim, batman begins, les hunger games, sucker punch, … alors je n’ose même pas imaginer le niveau d’Angélique ^^ ni même le télécharger…

  43. Eh bien c’est triste mais c’est exactement le sentiment que j’ai eu en le visionnant, oscillant entre ennui profond et crises de rire hystériques devant des incohérence plus grosses que Bachelot, des images de synthèse mal intégrées malgré le budget monstrueux du film et des maquillages franc mal foutus (comment ils se débrouillent pour que les longues oreilles fassent plastique et les lentilles de contact se voient autant alors que ça avait l’air vrai dans la première trilogie?)…
    Ah oui, cher Odieux Connard, tu aurais pu écrire un petit mot sur l’acting de tapette de Thranduil, qui réussit le tour de force de faire honte à la fois aux Elfes ET aux tapettes tant il est surjoué!
    Et aussi cette fabuleuse scène de poursuite entre le dragon et les nains, où Smaug passe au-dessus du groupe entier sans les voir… Ce n’est pas le même dragon qui trois scènes auparavant savait localiser précisément un Bilbon invisible et plutôt silencieux? Et là il ne parvient pas à trouver ce même Hobbit, pas invisible, au milieu d’un cluster de 13 nains puant la sueur et la bière plus fort que des boucs?

  44. Tiens, histoire de conclure mes réflexions sur cette scène fascinante de l’attaque de Laccille, je vais apporter une réponse au constat de Noob Man : « la ville est vide ». En fait, rien ne permet de l’affirmer. Ou de l’infirmer. On ne nous montre que les rues du combat, donc les citoyens et les gardes des alentours pourraient tout aussi bien se terrer dans les habitations ou les ruelles à l’écart, en attendant que s’achève ce féroce combat qui ne les implique pas directement et les mettrait en danger s’ils s’en approchaient de trop près. Donc, affirmer que la ville est vide et que cette scène est incohérente, juste parce qu’on ne voit personne intervenir directement, c’est se livrer à une interprétation très discutable.

    En fait, notre faculté d’interprétation nous pousse facilement à voir des incohérences là où il n’y en a pas explicitement, comme ceux qui pensent que, dans la scène de la statue d’Erebor, Bilbo et les nains font référence à la statue dans son intégralité et non au détail des escaliers. Bref, les voies du Connard sont très pénétrables, et nombreux sont ses émules. C’est bien !

    • Nan mais y a personne qui vient voir ce qui provoque le boucan de la bataille ! Tu vois, ils auraient pu ajouter une scène de cinq secondes où on voit des gardes arriver, constater qu’ils ne sont pas de taille et se carapater en criant à tout le monde de rester planqué chez soi pour rendre ça cohérent. Alors que là, on dirait vraiment qu’ils se battent dans un décor vidé de tous ses figurants.

      Et si, pour toi, une ville commerçante avec des contrebandiers complètement vide la nuit n’est pas une incohérence explicite, je me demande ce que ça peut être… u_____u’

      • J’ai comme l’impression que tu n’as pas bien lu mon post… Encore une fois, on ne voit que la scène de la bataille. Rien n’autorise de déduire à partir de là que la ville est forcément vide. Il y a mille façons dont les habitants des environs peuvent observer discrètement ce qui se passe sans oser intervenir. Cela dit, je suis d’accord qu’il aurait été préférable de lever cette ambiguïté en ajoutant la scène que tu évoques.

      • Il faut reconnaître que c’est un peu une incohérence si on considère que les gardes décident de ne pas agir (ellipse ou pas), dans la mesure où ils l’ont fait dans des circonstances similaires peu de temps avant avec les nains, et que la bataille dure suffisamment longtemps pour leur en laisser le temps. Et puis c’est leur boulot, merde! Fonctionnaires… Enfin j’ai pas vu le film mais le point soulevé par Noobman me parait pertinent.

    • Hé non. Je ne fais qu’indiquer le fait qu’il y a plein de façons d’interpréter cette scène, sans trancher en faveur d’une en particulier. Toi, en revanche, tu as tranché, en annonçant que la ville entière est vide à partir du peu que tu vois. C’est toi qui extrapoles ;-)

      • Non, au contraire. Là on ne voit personne alors qu’il y a une motherfuckin’ bataille en pleine rue ! Et qu’avant ça les Orcs se sont baladés sur les toits, en armure ! Il y a du bruit, des cris, donc c’est l’absence de gens qui doit être expliquée, pas leur présence.

        La ville EST vide pendant la bataille. C’est juste flagrant. Je ne vois même pas comment soutenir le contraire sans que faire rougir son clavier. u______________________u’

      • Tu ne vois qu’une petite partie des rues (et encore, pas en continu), et tu ne vois pas l’intérieur des maisons. Désolé, mais si tu refuses d’admettre ça, je n’ai plus rien à ajouter.

      • Des maisons pas éclairées au beau milieu de la nuit. Bon. Rien d’étonnant dans un contexte normal. Et en entendant des bruits inhabituels, que fait un être censé ? Il se dévoile à la menace inconnue ou bien il maintient le secret de sa position et prend le temps d’observer en restant caché ?

        Ce pinaillage commence à me fatiguer. Tu ne veux pas parler de Tauriel et de Kili, histoire qu’on soit d’accord ? ;-)

      • Ben, disons que ce serait logique… si on était dans un village perdu. Là, dans une ville portuaire où il y a des contrebandiers, et où on sait que des gardes patrouillent (vu que les Nains les esquivent la nuit précédente), l’absence totale de gens, même simplement pour voir ce qui se passe, c’est incohérent.

        Déjà, quand les Orcs arrivent par les toits, ils font du bruit. Pourquoi personne ne sort-il la tête par la fenêtre, pour voir qui fait ce bordel ? Ça prendrait une seconde, mais non, c’est tellement plus crédible de se dire que tout le monde a bu le plus puissant somnifère du monde cette nuit. Puis la bataille devrait attirer des gardes : la ville n’est certes pas un havre de paix, mais il y avait des patrouilles (ce qui est normal), et il devrait y en avoir d’autant plus autour de la maison de Barde, mais visiblement les gardes ont tous décidé de rester chez eux cette nuit-là.

        Et surtout, quand il y a une bataille dans une ville, c’est l’absence de gens qui est une incohérence à moins qu’elle ne soit expliquée d’une manière ou d’une autre.

        Cela dit je suis d’accord, Tauriel + Kili = Beurk.

      • Je pense avoir plus ou moins répondu à ces points que tu (re)soulèves. Outre ce que j’ai dit sur la trouille/prudence des simples citoyens, on ne voit que peu ou pas l’état des rues avant l’attaque. Les gardes/contrebandiers ont-ils le temps de se replier en voyant ce qui arrive ? Sont-ils effectivement absents ?… Du coup on en est réduit à des suppositions, des interprétations… Je suis forcé de paraphraser mes arguments déjà énoncés. Bref, à partir de là on ne peut que tourner en rond. Et comme je ne suis pas so rond, je me retire sur ce calembour. Bonne journée !

      • Nan mais dire « ouaiiiiiiis mais en fait si ça se trouve ils se sont planqués hors champ », c’est extrapoler. °_____o Le fait est que personne dans la ville ne réagit à l’attaque, qui ne dure même pas juste quelques secondes, et ce n’est pas justifié. Aller chercher des raisons qui seraient cachées avec des suppositions quelconques, c’est de la pure extrapolation.

        Sur ce, je retourne me goinfrer de chocolats de Noël. o/

      • OK je reviens sur ma décision de couper court, parce que je n’aime pas qu’on se paye ma tête en faisant mine d’oublier ce que j’ai écrit. Je te renvoie à mon post de 13:17 et je te donne même une définition que tu sembles ignorer, celle du verbe « extrapoler » : « tirer des conclusions à partir de données partielles ». Je n’avance pas de conclusions, mais des suppositions (tu l’écris toi-même). Tant que ces alternatives possibles restent cohérentes, si tu les écartes pour trancher en faveur de ta version, tu es celui qui extrapole. Point.

      • Sauf qu’elles ne sont pas cohérentes mon chou. C’est précisément pour ça qu’on peut dire que la ville est vide : parce qu’il n’est pas concevable qu’il en soit autrement sans opérer un looping de la raison.

      • Un looping de la raison ? Je pense avoir largement démontré qu’il n’y avait pas besoin d’aller aussi loin. Mais comme tu refuses de lire mes posts et que tu es visiblement à court d’arguments, je ne vais pas m’obstiner à parler à un mur. Et garde tes termes hypocoristiques pour toi, s’il te plaît.

      • Dire que l’autre est à court d’argument quand on l’est soi-même et traiter l’autre d’hypocrite, c’est carrément pas cool.

        Et surtout, il n’y a aucun argument qui va dans le sens de « c’est cohérent ». Tu parles de prudence, mais d’une part ça ne s’applique pas aux gardes, et d’autre part personne ne met même une seconde le nez dehors pour regarder ce qui se passe ! Alors qu’ajouter une scène de quelques instants qui montrerait des habitants regarder et se planquer terrorisés aurait rendu la scène cohérente. Et c’est le seul « argument » que j’ai vu dans tes commentaires.

        Enfin, je le maintiens : il y a une bataille dans une ville où on a vu avant qu’il y avait des patrouilles la nuit. À partir de ça, soit on montre la réaction des habitants à la bataille (même ne serait-ce qu’une seconde, pour les voir se planquer ou autre chose), soit il y a un manque dans le film. Or, dans cette bataille, les habitants sont tout simplement absents. Invisibles. Ce qui est incohérent avec ce qu’on a vu précédemment. Period.

        Mon chou~~~~~~~

      • Je n’ai pas utilisé le terme hypocrite. Rien que ça, ça montre que tu ne lis pas mes posts correctement ;-) Et visiblement, tu ne sais pas non plus ce qu’est un argument. Je n’ai rien à ajouter à ceux-ci, et ils suffisent à contrer les tiens, que tu ressasses inlassablement.

        Allez, je reconnais que tu m’auras bien fait rire.

      • Tu as raison, retire-toi en disant « pff tu sais même pas ce que c’est un argument sale vilain » alors que tu n’en as avancé aucun de valable, tu gardes la tête haute au moins. \(^o^)/

        Mon chou~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

      • Et c’est quoi, un argument selon toi ? Prétendre que je n’en ai pas avancé, c’est la quintessence de la mauvaise foi. Ou de l’ignorance, Mais non, je ne saurais envisager cette hypothèse, d’autant plus que tu as bien montré l’étendue de ton vocabulaire et de ton sens aigu de la lecture attentive.

      • Résumons tes arguments :
        1) Les habitants sont prudents et planqués ;
        2) On ne voit que quelques rues et pas l’intérieur des maisons ;
        … c’est tout, non ? Si tu en as écrit d’autres, tu peux les répéter et je me ferai réparer mes lunettes. ;)

        Maintenant, j’y ai répondu :
        1) Ce n’est pas montré ;
        2) La garde qui n’intervient pas (ou même que l’on ne voit pas se mettre à couvert) alors qu’on a vu qu’il y avait des patrouilles plus tôt dans le film ; c’est la nuit et aucune maison n’est éclairée, ce qui veut dire que les gens n’ont même pas regardé dehors (Hommes -> mauvaise vision nocturne, au contraire des Elfes et des Orcs…) ;
        Or, nous sommes dans un film où l’on a vu une foule se rassembler en pleine nuit quand les Nains ont été arrêtés en train de voler des armes. L’absence totale d’intervention quelconque du monde extérieur à la bataille (même une simple seconde, pour les montrer en train de se planquer, comme je l’ai dit plusieurs fois (mais après c’est moi qui ne lis pas les commentaires, ah la la la la ! =P)) montre que la ville est vide.

        Bref. La ville est vide pendant la bataille. C’est incohérent. Voilà voilà. Après, ce n’est qu’un détail au milieu de l’océan d’illogique qu’est ce film quoi. Ce qui est dommage, c’est qu’elle pouvait être réglée en quelques secondes…

      • J’avais d’autres arguments. À savoir, ce que j’ai dit sur les interprétations multiples permises par tout ce qui n’est pas montré. Un raisonnement s’appuyant sur des faits est aussi un argument. Dans ta propre définition (que tu ne m’as toujours pas donnée, mais que je peux tenter de déduire selon ce que tu écrits), tu t’en tiens aux arguments comme seuls faits bruts. Tu n’imagines pas d’autres possibilités d’être de la ville au delà des images que tu vois, et tu généralises ces dernières instinctivement.

        Du coup, j’ai bel et bien déjà répondu à ton 1) et ton 2), que tu me paraphrases jusqu’à plus soif tout en oubliant dès que possible mon argumentation qui y répond. Ou en ne la comprenant pas. Tu m’en vois navré.

      • Le truc, c’est que je ne vois pas en quoi c’est une généralisation abusive, étant donné que la bataille a quand même lieu sur une surface assez large, dure pas mal de temps et fait du bruit. Et même, remplace « la ville » par « le quartier », ça reste incohérent. >____>

        Et puis appuyer un raisonnement sur des éléments non montrés dans un film, medium de l’image s’il en est, c’est un poil étrange quand même. Surtout qu’il me semble que dans le SdA, quand les Nazgûl passent par Bree, on voit Poiredebeurré se pisser dessus. Mais on le VOIT. Ici, on ne voit… rien. Aucune référence aux habitants n’est faite, aucun garde n’est aperçu, aucune lumière ne s’affiche aux fenêtres, personne ne fait quoi que ce soit. Rien. Désolé, mais conclure à la présence des habitants dans ces conditions, c’est extrapoler àmha… :/

      • Je m’appuie forcément sur les images du film pour imaginer des éléments qui s’y accordent. En art, l’image est destinée à faire imaginer, à faire rêver autrement (dixit Gaston Bachelard, mais je m’éloigne du sujet, désolé). Bref, je suis obligé de m’appuyer sur l’image, sans ça il n’y aurait pas de faits, donc pas de raisonnement possible.

        Et je le fais bien pour Lacville. Si l’on m’avait montré une ville d’elfes, peuple courageux s’il en est, j’aurais conclu à leur non intervention comme une incohérence, puisque je ne peux justement rien imaginer de cohérent par rapport à ce comportement en désaccord avec l’image que j’ai d’eux. Les alternatives que j’imagine me paraissent cohérentes, parce qu’elles s’accordent avec les images qui nous sont données des habitants de Lacville (cf mes exemples précédents).

        Pour reprendre ton exemple, si tu n’avais pas vu Poiredebeurré intervenir, les images que tu avais eues de lui avant (type, gentillet, inoffensif) t’auraient quand même parfaitement laissé imaginer cette réaction craintive. Si ça avait été un guerrier féroce et fidèle envers ses amis, là oui il y aurait eu incohérence. Donc non absence ne signifie pas incohérence. Le film ne peut pas tout montrer, et ton imagination doit y pallier, tant que ça reste cohérent.

        Voilà. Et là, même si tu n’es pas d’accord, je suis heureux de voir que le débat avance enfin, et de façon intéressante.

      • Ah mais je ne dis pas que j’attendais une intervention armée ou quoi que ce soit ! XD Je voulais simplement dire que là, il n’y a aucun signe des habitants. Que la garde que l’on voyait patrouiller plus tôt dans le film n’apparaît pas, que l’on ne voit aucun citadin se planquer chez lui en tremblant de frayeur, qu’il n’y a aucun signe de vie des habitants… et ce alors que la logique voudrait qu’au moins quelques-uns regardent dehors pour voir la cause du bruit, ou qu’une patrouille aperçoive le combat, ou quoi que ce soit dans ce genre. Bref, j’aurais préféré, quitte à avoir cette bataille inutile, ne pas avoir l’impression que la ville était un vieux décor en carton vidé de ses figurants. :/

        Et ce que tu dis sur Poiredebeurré est vrai : je ne me serais pas attendu à le voir intervenir. Mais si je ne l’avais pas vu se pisser dessus alors que les Nazgûl pénètrent de force dans son auberge, ben j’aurais aussi râlé parce que ça serait illogique, incohérent.

        Note que c’est l’absence totale d’habitants/gardes qui me dérange, pas leur non-intervention. Enfin. Disons que la non-intervention des gardes lorsque des Orcs attaquent leur ville me dérange, mais je pourrais la comprendre. Simplement, là, il n’y a aucun signe de vie des habitants et on a vraiment l’impression que la ville est vide. Ce qui est dommage, parce qu’un des points que j’avais aimé dans le SdA était l’impression de vie qui se dégageait des villes mises en scène. D:

      • Oui, mais attention, l’intervention armée était juste un exemple. Pour moi on peut parfaitement imaginer que les habitants assez pouilleux et non équipés aient la trouille de se montrer rien qu’en entendant les bruits inhabituels et inquiétants des orques et de la bataille. Et les gardes ont le temps de voir arriver les orques à la lumière de la lune, et de se planquer, vu l’ellipse narrative (il est vrai excessive) des scènes d’avant la bataille.

        Comme toi, je trouve fatiguant d’avoir à imaginer ça là où le film aurait pi le montrer, mais je soutiens mordicus que ce n’est pas forcément incohérent. C’est juste un tas d’ellipse un peu fainéantes. D’ailleurs, sans souscrire à ce sentiment d’incohérence, je ne peux qu’approuver ton dernier paragraphe. Comme quoi on a fini par se rejoindre ! Yes !

      • Disons que la principale différence entre nos interprétations, c’est que ce que tu vois comme une ellipse, moi je le vois comme un manque. ^^

      • Cool, tu me vois ravi qu’on ait enfin pu se comprendre. Ça valait le coup, je pense. Et vraiment désolé d’avoir pondu un ou deux posts très méprisants tout à l’heure. Dans le feu d’un débat aussi acharné, on ne parvient pas toujours à se contrôler comme on devrait ;-)

      • Alors là, les gars: je dis BRAVO! vous avez meublé mon début d’aprèm!
        J’en ris encore!

    • En fait la nuit, les villageois ils sont justes en train de dormir (simple suppositions). On peut penser que les gardes surveillent juste aux limites de la ville, et que les patrouilles dans la ville n’étaient pas à l’endroit du combat à ce moment-là.

    • Très bon article, qui était assez divertissant.
      Pour ma part, je n’ai pas détesté le film car les décors sont assez beaux et il y a toute sorte de monstre (ce que j’aime plutôt dans un film) mais j’étais quand même assez déçu car ce que j’aurais voulu que Peter Jackson ressorte du livre a été oublié dans le film ou pas assez appliqué. Les scènes étaient comme tu l’as très bien dit nombreuses a être totalement absurdes même si je n’y ai pas fait directement attention en regardant le film car elles restaient dans le concept du film. Pourtant j’admire les autres adaptations du livre de Tolkien par Peter Jackson (seigneur des anneaux et même le hobbit 1) mais ici on dirait presque que le film a été baclé vite fait bien fait.
      C’est surtout la fin qui m’a le plus déplu, les autres adaptations (y compris le hobbit 1) se finissaient dans un moment ou il n’y avait pas d’actions et où on pouvait mettre presque tout ce qu’on voulait dans le chapitre suivant. Ici, la scène se finit sur le moment où le dragon allait détruire lacville et où on a tous compris qu’il allait se faire buter par bard. On dirait la fin de ces series où le tueur est sur le point de tuer sa victime alors qu’au même moment l’ami de la victime accoure pour la sauver et où on nous met tout à coup FIN pour bien nous faire chier. Franchement Peter aurait pu trouvait une bien meilleure fin, là!

  45. Très bon spoiler, comme d’habitude !

    J’ai tout de même apprécié le film pour des raisons très subjectives (disons que je retombe rapidement en enfance devant les paysages, l’OST même si conventionnelle, les effets spéciaux et les batailles; cherchez pas à comprendre), mais ça m’amuse toujours autant de voir le nombre de détails absolument idiots qui sont oubliés et restent, surtout pour une production pareille (j’en ai repéré quelques-uns évoqués ici, mais je m’étonne encore de ne pas avoir tiqué sur les tonneaux !). Et le pire, c’est que ça passe comme une lettre à la poste à l’arrivée ! Remarque, on est bien loin du naufrage de Prometheus en terme de cohérence (et ce sans même devoir être un esprit scientifique).

    Cela dit, même en ayant aimé le film, je suis quand même bien deg’ du cliffhanger à la fin. Limite tout est en place pour la mise à mort de Smaug (comme dit dans les commentaires ça crève les yeux que c’est Bard ou son fils qui va tirer la dernière baliste après s’être évadé; ça aurait pu durer 1/4 d’heure à tout casser) et le film s’arrête en plein climax. Il manque juste un « Joyeux Noël et à l’année prochaine ! ». Je m’attendais à ce que le 3e film soit intégralement consacré à la guerre entre les différentes races et à la liaison avec la trilogie du SDA… là ça n’est même plus un problème de cohérence ou de fidélité aux romans, c’est juste un gros doigt d’honneur.

    C’est finalement paradoxal comme situation; je n’avais pas encore internet à l’époque mais je suis quasi certain que la trilogie du SDA a été critiquée par rapport aux livres pour la simplification et les raccourcis de certains segments de l’histoire; ici on a la situation inverse, celle d’un roman court étiré en longueur avec plein de choses qui n’étaient pas dedans à l’origine pour capitaliser un maximum. Clairement ici ils auraient pu faire tout en 2 films (3h aurait sûrement été un poil court), et tout ce qui était en trop ils auraient dû le mettre dans les versions longues. Surtout que d’après ce que j’ai compris, les scènes supplémentaires d’Un voyage inattendu n’apportent rien…

    Sans transition, je me demande si Odieux Connard fera une chronique sur La vie d’Adèle.

    • Bien sûr que non il ne fera pas de spoiler de la vie d’Adèle, faut faire de l’audience, les blockbusters sont là pour faire un max de spectateurs, donc ce blog est aussi fait pour en attirer un max…

  46. J’avais vraiment envie de voir ce film, mais les critiques que je vois un peu partout sur le Net m’ont plutôt refroidie. Par contre, je dois avouer que j’aime beaucoup le ton sarcastique et humoristique que vous avez adopté pour analyser ce film. :)

  47. Sauf erreur de ma part, le garde elfe abaisse le levier pour fermer la grille et empêcher les tonneaux remplis de nains. Et le nain sans barbe abaisse aussi le levier pour ouvrir la grille.

    C’est le levier mémoire comme, les boutons mémoire qui allume l’électricité dans les pièces ???

  48. Bon, après avoir lu tous les commentaires (ou presque !), je m’insurge que personne n’est relevé l’absurdité de la tentative d’assassinat du dragon.

    On parle d’une créature qui dort depuis 60 ans sous un tas d’ors, qui n’a donc rien mangé depuis (où alors, il y a des animaux encore présent ce qui est exclus par le film et vu que personne ne l’a vu pendant 60 ans, on peut exclure qu’il soit sorti…)

    Sachant qu’un dragon, ça crache du feu (Sisi !). Que son feu allume les forges d’un coup sans problème.

    Alors, maintenant, quelle est l’idée merveilleuse des nains ? Lui balancer de l’or très chaud. Vraiment ? C’est aussi absurde que de tuer un lama en lui crachant dessus, de pendre,à un bouleau, un boulet ou de tolkiennazifier un film de toute façon médiocre. (Coucou les copains !)

    Sur ce, je vais appeler la spd. Non, pas le parti allemand, mais la société protectrice des dragons, parce que dans le prochain film, on va le tuer ce dragon et c’est le dernier. Quelle honte !

    Ah, et moi aussi, je suis d’accord avec Totor, la ville vide, je trouve ça cohérent. ;)

    • Le plan des nains n’est pas si débile que ça au final. Sachant qu’aucune armes ne peut traverser les écailles de Smaug, le noyer dans de l’or en fusion restait une possibilité (et très ironique pour en finir avec un dragon).

      Malheuresement il s’est échappée avant que l’or ne se solidifie, mais c’était bien tenté.quand même.

  49. Merci pour l’article et la bonne tranche de rire.
    Encore une fois je suis déçu de l’adaptation d’un livre. Je me demandais comment on pouvais faire 3 films de plus de 2h avec un livre de moins de 300 pages. Maintenant je sais…

  50. Juste une chose celui relevant que OC se trompait sur le mal qui affecte Kili. Et bien OC à raison l’orque dit bien que la lame était infecté d’un poison Nazgul. Oui bon on est d’accord il s’agit normalement d’une lame de Morgul et il n’a jamais été dit à ma connaissance que c’était un curare que l’on pouvait enduire mais c’est bein ce que dit le vilain. PJ n’est plus à ça prés je crois de toute façon.
    Pour ma part j’ai eu l’impression de voir un mauvais Scary Movie à la sauce Tolkien. Putin c’est où pour se faire lobotomiser svp ?

  51. Perso j’attends qu’une chose : que quelqu’un sorte un recut en deux films quand le troisième film sera sorti, sans toutes le caca inventé par Peter Jackson.

    Ca sera pas suffisant pour donner deux bons films, mais ça sera pas pire que ce que j’ai vu au cinéma.

  52. J’avais bien aimé le premier volet. C’était clairement pas un chef-d’œuvre cinématographique, mais il était plutôt chouette et assez fidèle au bouquin (même si parfois incohérent ou un peu lourd).
    Je rentre à l’instant après avoir vu le 2 et j’ai envie de tuer Peter Jackson et de m’arracher les yeux tellement c’était mauvais.
    Jamais vu des personnages aussi crétins (y compris le dragon, supposé être supérieurement intelligent…), ça ne colle pas avec le SdA: Gandalf qui se rend compte que Sauron est là et que la guerre avec lui est proche mais qui ne fera rien durant 60 ans, Legolas berserk sans pitié (???), et mon cœur de bretteuse saigne lorsque je repense aux chorégraphies de combats…

    • Je vois pas en quoi le dragon est crétin, mais bon…
      Pour Gandalf, c’est sûr que c’est un peu con. On aura peut-être une explication dans le troisième volet (genre Sauron est défait et se réfugie au Mordor), qui sait.
      Pour Legolas, euh, ça me choque pas. C’est un sale con d’elfe prétentieux, et dans le SdA, c’est pareil, jusqu’à ce qu’il fasse ami-ami avec les autres.
      Pour les choré, désolé, je fais pas dans le médiéval alors je ne saurais dire, mais moi, ça m’a bien plu ^_^

      • Smaug a genre 250 de QI durant toute la scène avec Bilbo où il arrive a deviner l’intégralité du plan des nains juste en percevant leur odeur.

        Deux scène plus tard, il se fait avoir comme un bleu par le coup du « hep toi là bas ! ».

        Simple bémol cela dit. C’est clairement le meilleur dragon qu’on ai pu voir dans un film au cinéma et ça faisait longtemps qu’une bestiole en image de synthèse ne m’avait pas foutu des frissons. Dat voice…

      • En effet, comme je le disais plus haut, j’avais (probablement inconsciemment fait exprès d’) oublié ce détail… Parce que toute la scène où il joue au chat et à la souris avec Bilbo (qui pense, certainement à tort, le berner) est juste énorme.
        Et oui, c’est clairement le meilleur dragon et le plus impressionnant du cinéma (probablement même comparé à ceux du Règne du Feu). Pour dire, il m’a même passé l’envie d’aller m’en faire un à D&D…

      • Merci, dude, c’est exactement là où je voulais en venir!
        J’ai plus qu’adoré la scène entre Bilbo et Smaug (largement la meilleure scène du film), puis j’ai vu le dragon faire le couillon en courant après les nains et j’ai facepalm pendant bien dix minutes…

  53. Ayant vu le film hier j’ai trouvé cet article succulent dans la mesure où il me rappelle tous les détails qui m’ont fait tiquer et bien d’autres (les commentaires sont brillants et informatifs, chose rares).

    Cependant à ma connaissance hormis la légère boulette bouclier vs brouette personne n’a relevé l’argument mis en avant par OC des troupes de Gérard (Bolg ?) qui trouvent les nains en moins de deux dans la forêt de Myrkwood alors qu’ils devraient se paumer et se faire boulotter par les vilaines araignées.

    Je suis loin d’être un spécialiste mais de ma compréhension la forêt est corrompue par le Mal /Sauron ,donc ça me semble cohérent que les Orcs s’y baladent en paix les gonades au vent non ?

    • Tout à fait. Comme quoi, c’est pas compliqué de faire réfléchir ses neurones deux secondes, sur des trucs aussi bateau.

      Parce que c’est marrant, mais quand quelque chose n’est pas précisé dans un film, on dit que c’est pas aux spectateurs de combler les trous ; par contre, quand on balance une évidence (genre, Gandalf qui nomme Sauron), on trouve qu’on nous prend pour des neuneux…

  54. Concernant l’affiche : on voit quand même Gandal plusieurs fois (je dirais au bas mot 45mn), Bard tire deux flèches, et Thranduil sort son épée pour tuer Billy, l’orque capturé. Bon, ok, c’est un peu survendu sur l’affiche (un peu comme Angel pour X-Men 3), mais quand même…

      • Pour sûr, m’sieur Kinalèrderien !! Mais il semble important de le rappeler au vu des commentaires de certains qui sont sur le point de monter un sacro-saint ordre de l’Inquisition d’OC…
        Parce que bon, certes, les orques doivent avoir des téléporteurs, certes, c’est un poil ridicule de voir Bombur (Jean-Jacques n°7) rouler sur des orques avec son tonneau, mais au final, on en prend plein les mirettes, et ça fait du bien…
        (ah, et pour Legolas, ok, il fait un peu trop son show, mais c’est un peu un super guerrier, elfe de surcroît, donc ce qu’il fait comme pirouettes ne me choque pas).

  55. Film vu, un peu long mais j’ai bien aimé et je n’ai même pas cherché à faire mon TolkienInquisitor, je savais déjà à quoi m’attendre et je n’ai pas été déçu par ce qui apparaît donc comme un préquel de la trilogie du Seigneur des Anneaux.

  56. Très bon article mais il n’y pas de remarque sur le « Sauronception » / « DiscoSauron » / « YoloSauron » / « Saurongif » / « SwaggySauron ou #cequevousvoulezquifaitwtfetquidonnel’epilepsie ? Moi ça m’a choqué, je me suis cru dans 2001 l’Odyssée de l’espace. Tellement déplacé et tellement… incompréhensible…

  57. Je rajoute ma pierre à l’édifice. Mais pour critiquer l’odieux.
    Il se trouve que oui l’anneau magique qui rend invisible et tout et tout, possède aussi d’autres pouvoirs méconnus des gens illettrés. Il permet d’aiguiser les sens tel que l’ouïe et aussi de faire traducteur universel. Cela se voit même dans la version longue du SDA au moment ou Frodon se fait piquer par une bestiole et que Sam tente de le sauver en suivant les orques.

    • La bestiole, c’est Arachne, une araignée géante. Un poil plus géante que celles de Mirkwood, d’ailleurs.

  58. Bon, je me lance! Tout d’abord, pour être bien élevée, je félicite Mr OC pour son humour sarcastique et son sens de la dérision. Voilà qui est fait. Je peux donc entrer dans le vif du sujet.
    Je précise que j’ai vu le film en 2D. J’avais trop souffert lors du premier Star Strek et je n’avais pas envie de revivre cette expérience (essayez de prendre votre voiture après un visionnage 3D de plus de 2h et on en reparlera…). Bref, j’ai bien rigolé lors du passage avec les tonneaux, l’oreiller de noix (j’ai cligné des yeux plusieurs fois pour être sûre) et autres joyeuses trouvailles. Mais, ce qui m’a vraiment fait sursauter sur mon siège (pardon pour mes voisins qui ont dû me prendre pour une folle) c’est lorsque notre brave hobbit sautille pour atteindre la manette de la forge… D’accord, un hobbit est peut-être plus petit qu’un nain, mais chez moi, même un nain peut allumer la lumière sans avoir à sauter pour atteindre l’interrupteur!! Que celui qui a un interrupteur placé à 1,80m du sol me jette la première pierre.
    Alors, oui, c’est un film grand spectacle qui en met plein les mirettes (et puis ramené au prix de l’heure, c’est pas si cher que celà). Mais franchement, ils sont pas un peu « concon » les nains de mettre des manettes que l’on peut à peine atteindre… Si il y a une explication logique (je dis bien logique et pas du genre « la corde qui permettait de tirer dessus est cassée »), je suis toute ouïe.
    En conclusion, c’est un film qui ne me laissera pas un grand souvenir. Je n’ai pas vu le premier (vous allez me dire que c’est pour ça que je n’ai pas apprécié…) mais j’ai vu le Seigneur des Anneaux, alors je n’étais pas en terrain inconnu.
    Voilà ma modeste contribution (je n’ai pas lu tous les commentaires, mais il me semble que personne n’a parlé de cette manette hors d’atteinte, sinon, désolée).
    Bonne année à tous en tout cas.

  59. Pingback: Le Hobbit : la désolation tout court | Apollo & Cie·

  60. Comme d’hab, très bon spoiler, monsieur OC :)
    Je rajouterais une dernière incohérence, à la toute fin, histoire de ne pas terminer en beauté : par où sort Smaug ? Par la grande porte, bien sûr, qu’il défonce joyeusement pour aller tataner du Lacvillois…
    Oui oui, la même porte qu’il avait déjà défoncée pour rentrer dans la forteresse, jadis…
    Ils sont quand même sympas les nains d’Erebor, même si tu viens leur voler leur forteresse, ils t’assurent le SAV des éléments de mobilier, la grande classe :D

    • Elle est pas éboulée, cette Grande Porte ? Ce qui expliquerait aussi pourquoi Thorin et ses potos ne l’empruntent pas et vont se farcir la porte secrète…
      (enfin, perso, même si elle était en parfait état, je préférerais rentrer par un endroit discret plutôt que par l’immense entrée, où un dragon attend probablement)

  61. Cher monsieur Conn… Heu, cher Odieux (c’est plus familier mais moins vulgaire),

    Vos articles m’ont évité de visionner un grand nombre de bouses pseudo-cinématographiques. Grâce à vous, j’ai économisé rien que cette année 725 euros de billets de cinoche (frais de pop-corn inclus), achat de coffrets DVD collector et autres locations de Blu-ray director’s cut. Le mérite vous en revenant, je me propose de partager les gains et donc de vous rétrocéder 363 euros (j’arrondis en votre faveur, hein, vous notez). Vous pouvez donc soit m’envoyer soit un RIB aux normes SEPA, soit une adresse postale à laquelle je pourrais envoyer la somme en petites coupures aussi usagées que les poncifs des films chroniqués.

    Oui, je sais, il y a une incohérence dans mon scénario. Avec le streaming et le peer-to-peer, je n’aurais en réalité économisé que 3,27 euros d’électricité (à condition de streamer en heures creuses là où que c’est le moins cher).

    En fait, c’était un piège pour attirer votre attention et vous dire que j’ai lu vos articles sur tous ces films que je n’ai pas vus, et qu’il n’est pas plausible une seule seconde que autant de gens dépensent par an des centaines de millions de dollars pour prendre pour des cons des centaines de millions de gens. Ce n’est pas crédible. Et donc, vous inventez. Vous MENTEZ.

    Tu es démasqué, rascal !

    • J’ai failli tomber dans le panneau, malandrin !
      Le truc c’est que c’est en fait une bien faible part de la populace qui voit le film, et entre ceux qui ont tarif réduit, ceux qui achètent le DVD/BRD, ceux qui le louent, ceux qui le reçoivent à Noël, ceux qui regardent en streaming légal, ceux qui le font illégalement, les adeptes du P2P (coucou) et ceux qui regardent à la TV … et bien presque personne ne paye vraiment 10€ de ticket et 4€ de pop-corn.

      J’ai acquis un nombre incalculable de navets pour le plaisir de lire cette prose pendant que je regarde le film, et je conclurais qu’on a environ 55% de vérité, 35% d’exagération et de mauvaise foi, et 10% de mensonges purs, avec des variations de + ou – 10% selon les films.

      Par exemple je maintiens que la seule prétention de Pacific Rim est « gros robots taper gros monstres et faire grosses explosions », l’Odieux n’a rien compris à Sucker Punch car il fait un blocage sur le synopsis que Snyder a utilisé pour le vendre (comme quoi, la director’s cut a un intérêt pour le spectateur parfois) et s’obstine à ne pas y voir le message du film.
      L’excès de mauvaise foi sur Man Of Steel était à mon avis préjudiciable à ce blog (je veux bien admettre que les détails qui maintiennet la cohérence sont discrets et ont nécessité un 2ème visionnage en VF pour que je les capte tous), et pour Looper, je pardonne, ayant moi même mis près de 6 mois pour y comprendre une logique interne, qui n’explique même pas tout.

      Mais de nombreuses bouses (Prometheus, the darkest hour, L’Apprenti Sorcier, Les 3 Mousquetaires 3D, les Percy Jackson, les Thor, White House Down, After Earth, GI Joe, Spring Breakers, les Twilight, Iron Man 3, Planète des singes les origines, …) méritent largement leur réputation ^^

  62. Vous avez si bien choisi votre nom Monsieur,
    Vous vous rendez compte que quiconque ayant critiqué (voire survolé, avouez le, de temps en temps… dites le pour moi) un film de ce genre sans avoir choisi un nom qui renvoie automatiquement à la mauvaise foi se verrait lynché et humilié très vite sur place?
    Heureusement, vous avez réussi à créer votre lectorat fidèle (dont je fais évidemment partie) en toutes circonstances.
    Tout cela pour dire que quelques détails techniques mis a part, ce film n’était pour moi pas si mal, d’autant que Tolkien à dit lui même qu’il serait ravi qu’un autre tiers peaufine un peu son oeuvre et honnêtement, Peter Jackson fait ça très bien je trouve.
    Il s’écarte un peu de l’histoire c’est vrai, mais l’univers reste quand même intact. Bref, vous êtes un odieux connard, vous soulignez souvent votre mauvaise foi ce qui est une bonne protection, moi, je retourne manger mes frites en tant qu’humble petit habitant d’un royaume imaginaire surnommé Belgique.
    Vous allez vous endormir à la fin de ce message.

    Fin

    Lol, vraie fin

    • J’aimerais franchement savoir où tu as lu ou entendu « Tolkien à dit lui même qu’il serait ravi qu’un autre tiers peaufine un peu son œuvre », parce que c’est totalement absolument et intégralement contraire à ce qu’il pensait justement ! Il a passé sa vie à peaufiner son Légendaire, il en a fait une mythologie anglaise en faisant même les liens avec notre époque (donc il n’y a aucune suite à apporter, vu que la suite c’est l’histoire moderne)… Une seule personne au monde actuellement vivante pourrait avoir les connaissances nécessaires pour « terminer » son œuvre, c’est son fils Christopher, premier relecteur du Hobbit et de LOTR dans son enfance/adolescence et éditeur des œuvres posthumes de son père.
      Et encore, même lui dit qu’il lui est impossible de prétendre remplacer son père et que quand il étudiait les manuscrits du Silmarillion pour mieux les agencer, réécrire certains passages pour le publier, parfois la nuit il rêvait que son père était encore vivant, lisait ce que Christopher écrivait et considérait ça comme de la m*rde…
      Donc non, Tolkien n’est pas du genre à laisser quelqu’un d’autre finir un boulot aussi sérieux (il n’y a rien qu’à voir les relations entre les Anglo-Saxons, Beowulf et les Rohirrim par exemple, c’est pas du boulot d’amateur).

      Concernant l’adaptation : quand on voit à quel point il critiquait dans ses Lettres des scénarios d’adaptations qu’on lui proposait, sur des détails aussi importants pour lui mais moins pour un spectateur lambda que le fait que le Balrog du scénario crie (alors qu’ils ne font aucun bruit)… Le film n’a finalement pas été tourné. Alors je crois que si Tolkien était encore vivant en 2013, il aurait absolument considéré ce film comme une hérésie totale et en serait directement reparti dans sa tombe.
      Le film n’est pas mal, oui ! Il est super, si on le prend comme un petit film sympathique de Fantasy quelconque. Mais côté adaptation, il est aussi proche de Tolkien (et pas que du scénario hein, je sais pas si tu as lu les livres mais l’univers entier n’est pas respecté) que le Kili du film de remporter le concours de la plus grande barbe naine.
      Scénario, Chronologie, Sociologie, Design des personnages, caractère des personnages : tout ça a été changé en profondeur, à tel point que le seul point commun que je vois c’est les noms des personnages, quand ceux-ci ne sont pas inventés (Tauriel, l’espèce de Grima-like d’Esgaroth, 2 enfants de Bard parmi les 3…).

      Alors c’est vrai que c’est un bon film de Fantasy, les décors sont magnifiques (Smaug n’est pas un dragon mais bon, passons, il est super bien fait) et l’histoire en elle-même est sympa, mais dire que c’est fidèle à Tolkien (et même dire que c’est une adaptation de Tolkien) est totalement faux et une insulte à cet auteur.
      Certains commentaires ci-dessus ont bien résumé : ce film est l’adaptation d’un compte-rendu de partie D&D avec un MJ drogué, et si on le prend comme ça il peut être super ;)

  63. S’il est clair que le remplissage scénaristique et la pertinence des rebondissements laissent à désirer, il ne faudrait quand même pas aller jusqu’au postulat que les héros d’un film devraient systématiquement être idéalement intelligents, parfaitement réactifs, et parvenir à choisir la meilleure solution en toutes circonstances. Il n’y a pas que les scénaristes qui ont le droit d’être idiots: les elfes, les nains et les hobbits aussi.

  64. Merci pour ce grand moment, je n’ai malheureusement pas votre sens du verbe mais j’ai constaté les mêmes aberrations. Il y en a quand même une qui manque à la liste… Le cheval blanc que chevauche Legolas pour partir à la poursuite d’Azog (l’orque blanc) sur le ponton du village. Une magnifique image de synthèse grossière. Parce que c’est vraiment que des vrais chevaux, ça coûte quand même hyper cher, et puis on en croise déjà trop dans le SdA…

  65. Je suis carrément d’accord avec toi le mix Nain-elfe ça peut donner que Éric Zemmour ! Effectivement je ne peux pas saquer tauriel (!) surtout qu’elle n’est même pas dans le livre! C’est pas parce qu’il n’y a pas beaucoup de filles dans les œuvres de Tolkien qu’il faut en mettre à toutes les sauces!

  66. Je l’ai enfin vu ce week-end. Autant le premier pouvait passer, mais là c’est vraiment une bouse. Peter Jackson se plante dès qu’il s’écarte du scénar du livre. Comme ce volet c’est 80% de scènes inventées, le résultat est horrible.

    Sinon personne n’a parlé de l’espèce de larbin du Maître de Lacville ? Je pense que PJ a dû lui dire : tu vois Grima Langue de Serpent dans Les Deux Tours ? Bah fait pareil mais en plus mauvais.

  67. J’ai beaucoup ri à cette lecture, même si globalement, j’ai plutôt apprécié le film (qui m’a donné envie d’aller voir le troisième au ciné, ce qui n’avait pas été le cas pour le premier, 3h de simple route, ça ne m’avait pas bottée plus que cela).
    Juste deux ou trois petites incohérences que vous relevez qui n’en sont pas.
    Le coup de la montagne, c’est bien l’escalier qu’il désigne (mais à la première vue, ça m’a fait tiquer aussi), la ville déserte : il m’a semblé évident d’emblée que la population « en déshérence » de Lacville se terre chez soi, de même que ses fonctionnaires, à l’image de leur maître. De même, le coup du pont : autant c’est plus discret en bateau explique bien des choses, autant on peut se dire que le pont conduisait à un détour pour aller le chercher = se faire bouffer par les orcs.
    Même si j’ai bien aimé la romance Tauriel / Kili (alors que Arwen / Aragorn me paraissait lente à l’extrême dans le SdA), j’ai adoré l’image d’un zemmour ^^ En vrai, ça produirait des hommes, hein ! (je veux)
    Sinon, quand Bilbon croise Thorin dans la montagne, il lui dit clairement qu’il a le feu au cul direct, c’est Thorin qui l’écoute pas et fait traîner le truc :
    Thorin « Vous êtes vivant ! »
    Bilbo « Plus pour très longtemps ! »
    -Vous avez l’arkenstone ?
    -Le dragon arrive !!!
    -L’ar-Ken-Stone… »

    M’enfin, clairement, il y a des trucs pas clairs par rapport à l’oeuvre de Tolkien que j’ai lue moultes fois, ça n’empêche pas le film d’être chouette, comme un James Bond peut être chouette en ne suivant pas les livres éponymes !

  68. Ah oui, et tout comme vous, en revanche, les orques qui se ramènent à tout bout de champ, comment dire, à un moment, ça devient lassant, on leur souhaite de se trouver un hobby quoi…

  69. En fait c’est marrant, mais TOUS les trucs rajoutés par Peter Jackson pour Seigneurdesanneauxiser l’intrigue tombent à plat et sont franchement incohérents. Les orques soumis au Nécromancien (ce qui fait faire des sauts spatio-temporels absurdes au chef des orques) alors qu’ils ne travaillent que pour eux-même dans le livre, l’intrigue amoureuse avec un élément rapporté qui n’était pas dans le script (et est totalement incohérente avec l’univers du SDA/Silmarillon/… ), la course-poursuite entre orques et tonneaux, le machin comme quoi il faut 1) voler l’arkenstone pour 2) réunir les armées des nains pour 3) reconquérir Erebor (probablement pour rendre l’intrigue plus « logique »: plein de monde pour buter le dragon, mais la rend en fait incohérente).

  70. d’ailleurs, je viens de remarquer une idiotie (qui montre qu’en fait PJ s’en fout royalement de l’univers du SDA): le texte qu’Elrond lit sur la carte est celui qui dit (en anglais): « Five feet tall the door is, and two may walk abreast » et non « Stand by the gray stone when the thrush knocks… ». Tolkienazi, certes, mais tant qu’à se dire admirateur de Tolkien autant ne pas chier à la face de Tolkien. C’est un peu comme si dans un flim américain se déroulant à Paris le héros affirme lire le menu d’un resto étoilé sur le catalogue du garage « Bosphore Automobiles » sur le boulevard de Barbès.

  71. Je trouve ta critique particulièrement négative, tu ne reconnais pas toute l’ampleur de la réalisation, toutes les heures de travail de toute l’équipe du film (scénaristes, acteurs, costumiers, ingénieurs…). Certes, cette critique est à prendre au second degré, et la plupart des commentaires sont à prendre avec des pincettes mais je trouve que vous y aller un peu fort et que vous chargez trop Peter Jackson et son équipe qui ont eu le courage et le mérite d’adapter Le Hobbit au cinéma. Enfin il est vrai qu’on ne peut pas réaliser un film apprécié de tous surtout comme un film de ce type la, certain trouverons que c’est trop long, d’autre que cette « longueur » est nécessaire, que c’est un copié collé de LOTR, à l’inverse que cette histoire se situe dans le même monde avec des personnages communs et écrite par le même auteur, que l’imagination et les rajouts de P.Jackson sont en trop, n’apportent rien, ou que cette imagination est bénéfique et qu’un réalisateur à pour vocation d’avoir une certaine liberté….

  72. allez, je vais en remettre une couche que tu as du oublier pendant le temps ou tu essayais d’éteindre le terroriste en flamme au milieu de la salle.
    smaug peut sentir bilbo et meme la confrérie des nains (qui sont hors de la piece et plus, en dehors de la montagne), par contre lorsque ceux ci sont juste en dessous de lui… il ne sent plus rien… l’odorat d’un dragon est parfois capricieux…
    taurin surfe sur l’or en fusion non pas sur un bouclier (objet resistant) mais sur une brouette (objet en métal basique)… une brouette sur de l’or en fusion… qui résiste… pas achetée a casto celle la c’est sur.

    un petit truc marrant (si l’on peut dire), les orcs meurent pas dizaines (fragile un orc) mais aucun nain, aucun être humain (ou d’apparence) n’est jamais ni blessé (allons, une petite fleche dans la jambe c’est pas sérieux) ou tué… probablement un sort de protection tres efficace de gandalf….

    cela dit, encore un spoil qui m’a bien fait rire… merci!

  73. Odieux, prenez donc note de cela, il faudra commencer votre article par cette citation: « Peter Jackson partage avec l’écrivain [Tolkien, évidemment] bien plus qu’une passion pour l’heroic fantasy, il est, lui aussi, soucieux du moindre détail », ça a été écrit ici: http://www.warnerbros.fr/hobbit-bataille-5-armees-titre-1525.html?utm_medium=social_media&utm_source=fb&utm_campaign=news_hobbitcinqarm%C3%A9es&utm_content=changement-titre
    Tout ça pour justifier le changement de titre, alors qu’on voit bien que la raison est purement stratégique (La bataille des cinq armées ça fait bien plus titre de succès au box-office que « aller et retour »)

  74. Pour les pièces qui apparaissent après l’épisode parc Astérix, j’ai bien une idée… Est-ce que les nains ne chi**aient pas l’or à tout hasard ?
    Pour le coup de la « porte secrète », le pire c’était de les voir s’inquiéter de la disparition du jour sans voir la clé en étant… PILE DEVANT LA LUMIERE ! Au cinéma je n’avais qu’une envie, leur dire de pousser leur cul de devant le soleil pour que la lumière puisse atteindre le mur de roche X_X.
    Quand à l’amourette entre le nain et l’elfe… Bon, ok, seul le film par d’une haine millénaire entre les nains et les elfes. En général, c’est deux là ne se détestent pas plus que les scorpions de sable et les truites ne se haïssent. Mais une amourette ?! On est pas obligé de faire une histoire d’amour dans chaque p****n de film qui sort !
    Ma grande curiosité pour le film 3, serra de voir comme Bard récupère sa flèche…. Nan, parce que le machin il l’a jeté au pif dans une barque en passant. Une barque qui ressemble à toutes les p*t**ns d’autres barques qui l’entourent !!
    Après, on s’est tous comme ça va se finir (je parierai pas un radis sur le dragon personnellement…) par contre, je suis curieuse de voir comme ils vont pouvoir faire une suite d’1h30 ! (au minimum, mais ils sont bien capables de faire un truc de 2h !)

  75. Pingback: Le Hobbit – La bataille des scènes ratées | Le blog d'un odieux connard·

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