Batman commence

« Commissaire Gordon, commissaire Gordon !« 

Le commissaire souffla dans sa moustache en se retournant pour fixer le jeune policier qui venait d’arriver sur le toit du commissariat, dégoulinant de sueur. Il s’étonna, en le fixant, des traits poupins de son visage : Gotham devait être en bien mauvaise posture pour que l’on en soit à recruter de pareils jeunots.

« Que se passe-t-il ?
– C’est… c’est incroyable ! On vient de perdre le contrôle de l’asile d’Arkham !
– Pour la 279ème fois ? C’est fou. 
– Bin oui… en attendant, toujours aucun signe de Batman ? »

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Le commissaire fixa le projecteur à côté de lui, braqué vers le ciel. Depuis des jours, ils tentaient de joindre le seul homme encore capable d’arrêter le chaos en ville, mais le chevalier noir ne s’était pas montré. Chaque nuit, l’anarchie gagnait un nouveau quartier, et les forces de l’ordre perdaient peu à peu du terrain. Les malfrats avaient une nouvelle arme, et il y avait fort à parier que Gotham tomberait bientôt, Batman avait échoué. Les forces du mal avaient été plus rusées que le plus rusé des justiciers.

Oui, pensa le commissaire, ils se sont montrés plus malins.  Fixant le ciel, il grimaça en voyant que le projecteur n’illuminait plus rien.

En effet, les malfrats avaient découvert le site de Météo France, et attaquaient désormais les nuits sans nuage. Sans nuage, pas de surface pour refléter le projecteur, sans projecteur, pas de Batman. Les bandits ne reculaient devant rien : qui aurait pu prévoir plan aussi diabolique ?

« Tout le monde« , grommela Gordon dans sa moustache. « A part ce blaireau de Batman« . Mais il se ravisa : après tout, qu’attendre d’un héros si mauvais que toute sa trilogie était entachée de décisions incohérentes et de plans foireux ?

Il repensa à comment tout cela avait commencé. Avec Batman Begins.

Comment Bruce Wayne est-il devenu Batman ? Pourquoi choisir une tenue de chauve-souris ? Chevalier noir, ou plutôt marron ? Ni une, ni deux, reprenons au début d’une série dont nous n’avions évoqué que le troisième volet, et spoilons mes bons !

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L’affiche : Batman, ce héros si sombre qu’il s’habille comme un collégienne mal dans sa peau. Respect.

Tout commence du côté de Gotham City, riante mégalopole nord-américaine alors que dans un riche manoir de la campagne voisine, deux enfants s’amusent follement (mais hélas pas au jeu du foulard) : Bruce Wayne, garnement et fils unique du couple de multimilliardaires possédant les lieux, et Rachel, son amie malgré le fait qu’elle ne soit pas aussi prout-prout que lui. Tout irait pour le mieux si, lors de leurs jeux, ce gros blaireau de Bruce ne se vautrait pas lamentablement au fond d’un puits oublié, menant aux souterrains sous la demeure Wayne. Plus de peur que de mal, et c’est le cas de le dire, puisque si Bruce n’est pas blessé, il n’en est pas moins agressé par les chauve-souris qui logeaient là. Et les tournantes de rongeurs volants n’étant pas parmi les hobbys favoris des enfants, le jeune Bruce sort de l’expérience quelque peu traumatisé. Il en fait des cauchemars la nuit : ah, toutes ces chauve-souris qui l’insultent, lui disent des choses sales, puis dessinent les courbes de son postérieur de leurs ailes de cuir en lui chuchotant à l’oreille que tout va bien se passer, qu’elles aiment juste la spéléologie,… bref : il se réveille souvent sale.

Aussi, un jour, Papa et Maman Wayne ont une super idée : s’ils emmenaient leur fiston à l’opéra (les enfants adorent) voir une représentation pleine de chauve-souris ? Ah, on sent qu’ils sont riches : ce serait maman qui laverait les slips, on aurait pas entendu le même refrain. Mais qu’importe : les Wayne se rendent sur place en utilisant les transports en commun, comme par exemple le métro aérien (sachant qu’ils habitent à la campagne dans un manoir solitaire à l’écart, il faudra m’expliquer comment ils ont fait leur coup : ils ont marché jusqu’à Gotham City ? Ils ont appelé un taxi pour lui dire de ne pas faire le trajet en entier parce que le métro, c’est plus rigolo ?). L’occasion pour Papa Wayne de débiter divers éléments du scénario : « Tu vois mon fils, ce métro aérien, c’est moi qui l’ai fait pour aider les prolos à se déplacer en ville ! Et puis tu sais, j’ai beau être le président d’une multinationale, je laisse ça à mes directeurs : moi, je me consacre à ma passion, la médecine dans les hôpitaux pour aider mon prochain. Bon, ça n’empêche pas que je me sois fait construire le plus gros building de Gotham, mais ça, c’est juste parce que j’ai… hem, ça va rester entre moi et maman, ça d’accord ? » bref, vous l’aurez compris : Papa et Maman Wayne sont tellement gentils, qu’on imagine bien que tous les dimanches, ils distribuent des crêpes aux sans-abris avant de toucher les écrouelles des gueux du coin pour les soulager de leurs afflictions. Affliction, hein, je n’ai pas dit « affligé », mais on en est qu’au début, patience. Papa et Maman Wayne expliquent aussi que pour lutter contre le crime, il faut lutter contre la pauvreté, ouvrir des écoles, etc.  Bref, ce sont des multimilliardaires de gauche, mais genre bien bien, hein, ils n’ont pas voté François.

Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes si, une fois à l’opéra, Bruce, en plus de se faire cordialement chier à se demander pourquoi tout le monde autour de lui a l’air fasciné par ce groupe de teutons déclinant de mystérieux poèmes en tenues colorées, se mettait aussi à paniquer en voyant des acteurs déguisés en chauve-souris. Plutôt que de fermer les yeux ou de couiner, Bruce pète donc un peu puis demande à ses parents s’ils peuvent sortir. « Pas de souci« , dit donc Papa, toujours bienveillant. « Mais tu sais quoi ? On va pas sortir par la porte principale, on va plutôt prendre l’issue de secours menant à la ruelle pourrie d’à côté, comme ça, pour voir. ». Et en effet : l’opéra étant accolé à une rue ressemblant à un quelconque sous-sol de Total Recall, le trio un peu con-con s’y engage sans raison avant de s’y arrêter lorsque surgit devant eux la silhouette chancelante de Maurice le clodo, qui armé de son pistolet, demande à la petite famille de laisser tomber portefeuilles et bijoux. Pas de souci : Papa Wayne est prêt à tout lâcher (pour Bruce, c’est déjà fait), mais malgré tout, faisant un geste brusque en voulant protéger sa femme, il déclenche le feu du malandrin qui abat Papa et Maman avant de s’enfuir sous les yeux du garçonnet.

Papa Wayne profite donc de ses derniers instants de vie pour dire une banalité du genre « N’aie pas peur » et non « Aaaah ! Appelle une ambulance fils d’imbécile ! Aaaah ! Putain ce que je douille ! Mais pourquoi je suis sorti par là, moi ? » puis, il meurt d’une manière qui ne sera pas sans rappeler Marion Cotillard deux volets plus tard, mais comme l’acteur était moins connu, personne ne s’en est offusqué.

Emmené au commissariat local, Bruce rencontre le sergent Gordon, gentil policier moustachu qui lui passe un manteau sur les épaules avant de lui dire que tout va bien se passer (oui, comme ça, hors contexte, je sais que ça sonne étrange, mais c’est un gentil moustachu à lunettes, vous êtes vraiment plein de préjugés). Et en effet, peu après, la police annonce avoir arrêté Maurice le clodo, ce qui provoque grand liesse chez les journalistes de Closer, mais un peu moins chez Bruce, qui est quand même un peu choqué. Il retourne donc chez lui enterrer ses parents près de la demeure ancestrale des Wayne, où il vit désormais seul, épaulé par son fidèle majordome, Alfred. La bonne nouvelle, c’est que maintenant, c’est lui qui décide à quelle heure aller au lit !

Le temps passe, et Bruce est devenu un jeune homme toujours hanté par le meurtre de ses parents, et qui 16 ans après le jour funeste, est revenu à Gotham qu’il avait quittée pour études (il n’a pas besoin de trouver un travail : il étudie donc probablement la philo) afin d’assister à l’audience de demande de libération de Maurice le clodo. A cette occasion, son amie d’enfance Rachel, qui a elle aussi bien grandi et est devenue adjointe du procureur, vient le trouver et lui explique que tu vois, Bruce, bon, on sait que tu as soif de vengeance, mais ça ne te mènera à rien. Et je sais que cette idée ne te plait guère, mais Maurice le clodo a noué des liens en prison avec le terrible parrain Falcone relâché depuis, et il a accepté de coopérer pour nous aider à le coincer. Du coup, il mérite de sortir et d’aider la justice.

« Grmmblllblblblll » répond Bruce, à qui on ne la fait pas.

« Grmmblllblblblll« , te dis-je.

Et qui n’est tellement pas d’accord qu’il a emmené un pistolet avec lui à l’audience : il veut tuer l’assassin de ses parents parce que vraiment, il est colère. Sauf qu’à la sortie de la brève session, avant que Bruce ne puisse distribuer du pruneau dans les bidous, voilà-t-y pas qu’une femme sort de la foule et abat cette balance de Maurice en hurlant « T’as le bonjour de Falcone !« . Frustré de s’être fait griller la politesse, surtout par une femme, ces étranges créatures qui ne savent même pas faire pipi debout, Bruce quitte donc le tribunal avec Rachel, à qui il avoue le sombre complot qu’il avait ourdi. En retour, il se mange une paire de taloches, ainsi qu’un beau discours. Il aurait préféré juste les taloches.

« Mais enfin Bruce ! La vengeance, c’est juste pour te soulager, tu vaux mieux que ça ! Ton père aurait eu honte de toi ! Lui au moins, c’était un grand homme !
– Qui n’était pas foutu de trouver la porte principale d’un opéra, soit dit en passant.
– Oui, alors, pas d’rapport, et puis en plus, lui n’essayait pas de prouver quelque chose !
– Est-ce qu’on peut reparler de son building géant avec ses initiales et de son train phallique, circulant au-dessus de toute la ville ?
– Je… bon, tu sais quoi ? Regarde, on va plutôt faire un tour dans les quartiers pourris que je t’explique. Falcone contrôle toute la ville. Tout le monde est corrompu. Le juge de l’audience avait insisté pour une audience publique justement parce que Falcone le voulait, pour pouvoir envoyer un assassin. Gotham pourrit sur pied parce qu’il manque des gens comme ton père, qui refusent de se laisser acheter, pour pouvoir aider la ville à lutter contre la pauvreté et donc le crime !
– Tu aurais juste pu dire « On manque de pognon », on serait allés plus vite tu sais.
– Raah, tu m’énerves, tiens-t-en au script !  Regarde toute cette pauvreté ! Ces clochards partout autour de la voiture ! Et Falcone qui parade dans son luxueux restaurant lui servant de QG et qui…
– Attends attends.
– Quoi ?
– Regarde le décor : est-ce que le réalisateur vient bien de caser un restaurant de luxe en plein milieu d’un bidonville ?
– Ah bin tiens, oui.
– Bon, on va faire semblant de rien. Et pour te prouver que je suis un mâle, un vrai, avec des pastèques dans le slip, je vais aller provoquer Falcone dans son restaurant. 
– Si tu veux, moi j’ai des trucs à faire, ça te dérange pas si je te dépose là et que je pars ? Parce que bon, c’est pas comme si la dernière fois qu’on avait laissé un Wayne dans un coin sombre avec des clodos, il y avait eu de deux morts, hein, mais moi aussi j’ai déjà oublié le début du film. »

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Et Bruce regarde donc s’éloigner la voiture de Rachel. Puis passe la porte du restaurant de luxe de Falcone intelligemment installé au milieu des favelas locales. Et à l’intérieur, plein de gens riches et influents dînent donc, dont l’ami Falcone, qui en bon parrain arrogant, laisse notre jeune héros s’asseoir à sa table. Et lorsque Bruce lui dit que bon, en fait, il reste encore un Wayne debout, donc la ville n’est pas perdue, Falcone lui fait comprendre que s’il ne peut l’acheter, il peut le calmer par exemple en tuant sa copine Rachel ou son gentil majordome. Puis le fait jeter dehors, au milieu des clodos que visiblement, personne n’empêche de faire des feux de bidon pour se réchauffer en plein milieu de la rue devant l’entrée principale. J’imagine qu’encore une fois, tous les gens riches du restaurants sont venus à pied après être sortis des transports en commun puisque personne ne vient virer ces clodos qui pourraient gêner une circulation potentielle. Quand on est riche à Gotham, on est donc soit très écolo, soit très con. Sachant que Bruce est très très riche et que la Batmobile n’est pas électrique, je vous laisse deviner vers quelle issue on se dirige. Passons, le film est encore long, et c’est quand même déjà très mauvais.

Bruce est donc bien embêté : sachant qu’il dispose d’un empire gigantesque, de réserves illimitées de pognon, probablement bien plus que Falcone, et d’une influence politique certaine, comment pourrait-il faire quelque chose pour la ville ? Rah, c’est pas facile.

Du coup, il décide fort logiquement… de brûler toutes ses affaires et de devenir un clandestin.

Pardon ? Que…

Ho, misère.

Il court donc vers le port, et embarque sur le premier bateau qui passe. Officiellement, avec pour plan de « comprendre les criminels », mais c’est pas vraiment en subissant un toucher rectal à une quelconque douane qu’il va mieux comprendre les ruses et secrets de la mafia. Enfin je dis ça, hein, c’est pour aider, mais c’est Bruce Wayne quand même, il sait mieux que moi. Toujours est-il que son navire l’emmène en Chine, puis ses pieds le mènent au Tibet, où il vit de petits larcins, avant d’être arrêté par les autorités et enfermé dans une prison où d’autres détenus essaient régulièrement de lui casser la margoulette, mais échouent, parce que I’m Bruce Wayne, bitch.

Parce que oui, entre deux larcins, il a appris des dizaines d’arts martiaux différents. Hop. D’ailleurs, s’il maîtrise l’attaque de la panthère ou la posture du héron, notre héros a toujours la garde de la buse. Mais même s’il y a la place entre ses poings pour y garer sa C3, personne n’arrivera à y passer un pied, comme de bien entendu. C’est beau, tant de talent.

Evidemment, j’exagère : Bruce Wayne a aussi appris d’autres ruses de pauvre, comme comment déféquer dans les fourrés, ou raconter une histoire triste dans une rame de métro. Nul doute que sa lutte contre le crime en sera renforcée.

Bref, en prison, Bruce se tatane tant et si bien que les gardes locaux finissent par le mettre en isolement… et notre héros découvre qu’un caucasien en costume de ville l’attend dans sa cellule en se tripotant la barbichette.

« Bonjour, Bruce Wayne.
– Que… qui êtes-vous ? Que faites-vous là ?
– Mon nom est Ninjabouc, comme l’indique ma pilosité faciale aléatoire. Quant à ce que je fais ici : je suis venu te voir.
– Oui non mais d’accord, mais en fait, je voulais dire « Que faites-vous là en costume de ville alors qu’il fait -22, qu’on est dans une cellule sans vitrage en pleine montagne, et que ça pèle, un peu ? »
– Oh. Joker ?
– SPOILER !
– Que ? Bon, laisse tomber. Tu veux pas plutôt que je te dise ce que je suis venu faire ici ?
– Allez tiens, si.
– Bien. On reprend. Un homme comme vous ne disparaît pas si facilement, M. Wayne. Et je sais que vous êtes ici parce que vous avez soif. Soif de justice. Vous voulez comprendre la mentalité criminelle pour lutter contre eux. Je vous ai vu vous battre dans la cour. Vous êtes doué. Je veux vous aider à utiliser ce potentiel. Je fais partie d’une organisation : la ligue des ombres. Nous ne voulons pas former des justiciers faits de chair et d’os : nous voulons créer des légendes immortelles qui sèmeront la peur dans le cœur de nos ennemis. Veux-tu en être ?
– Hmmm…
– On a des tickets restos aussi.
– Okay tope-là.
– Bien : demain, tu seras libéré. Va chercher dans les montagnes à l’est d’ici une fleur bleue fort rare qui ne pousse qu’à très haute altitude. Lorsque ce sera fait, rends-toi au sommet le plus haut que tu verras. Et tu y trouveras ce que tu cherches. »

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Puis, l’étranger s’en va, l’air mystérieux, en essayant d’ignorer la demi-douzaine de gardes qui pleurent de rire dans le couloir à cause de son bouc. Et dès le lendemain, sa promesse est tenue : les geôliers de notre héros l’abandonnent en plein milieu d’une route de campagne. Pas de problème, se dit Bruce Wayne : je n’ai jamais fait d’alpinisme, mais je suis sûr qu’escalader les plus hauts sommets du Tibet, ça se fait en deux deux et sans équipement, tranquille Emile. Et en effet : non seulement entre deux plans, Bruce arrive à générer magiquement des objets sur lui (je suis mauvaise langue : il les a peut-être eu comme loot en tuant des écureuils ou des lérots, ces petites créatures ont souvent des sacoches et des chaussures neuves dans leur inventaire), mais en plus, malgré la description pourrie de Ninjabouc digne d’une aventure du Schtroumpf Bêta, il trouve la fameuse « fleur bleue », puis découvre que sur le sommet voisin, il y a un joli temple, auquel il arrive, épuisé. Quelques coups sur la porte, et celle-ci s’ouvre dans un grincement…

… révélant une déco digne d’une salle de bain de Sex & the City : le budget bougie est visiblement la première charge du bousin, ne manque que le bain moussant et les pétales de rose pour que tout soit complet. A peine est-il rentré que Ninjabouc apparaît, indiquant sur une sorte de trône un vieil asiatique.

« Bonjour Bruce, je vois que tu as trouvé la fleur bleue. Je te présente Ras’Al Ghul, notre maître à tous.
– Konnichi wa.
– Mais ? Il vient de parler japonais, là ! On était pas en Chine, voire au Tibet aux dernières nouvelles ?
– Ho, hé, hein, c’est un film pour geeks, alors tout vieux maître doit être japonais. Et puis hein, les asiatiques, bon. C’est un peu pareil tout ça.
– Rhooo !
– Bon, je propose de changer de sujet. Sache qu’ici, nous allons t’apprendre à devenir un fabuleux prédateur de criminels. Tu découvriras l’art du subterfuge, de la confusion, du combat au corps à corps… nous allons faire de toi un être invincible, invisible, mortel.
– Okay, on commence quand ? »

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La réponse intervient bien vite sous la forme d’un gros pied dans la gueule de notre héros, la première leçon étant de toujours être prêt. La seconde étant de toujours s’assurer que son adversaire a les pieds propres. Puis, l’entraînement peut commencer, et en effet, notre homme apprend à se défendre et à attaquer de toutes les manières possibles, à devenir silencieux, à semer la peur dans les rangs ennemis à l’aide de divers artifices comme de la poudre explosive ou des pochettes d’album de Stromae… et s’en tire plutôt bien au milieu des 100 ninjas locaux qui s’entraînent comme lui à devenir les meilleurs des meilleurs.

Un jour, Ninjabouc l’informe qu’il est temps de « tuer sa propre peur » ; il lui prépare donc un vieux bédo à partir de fleur bleue magique de la montagne, et lui tend en lui disant « Tiens, avec ça, tu vas planer jusqu’en Jamaïque« . « Ho putain, c’est de la bonne ! » s’exclame donc Bruce Wayne alors que la peur s’empare de lui et perturbe ses sens. « Et maintenant que tu es tout flappy, laisse moi te présenter l’épreuve ultime de notre temple. » lui répond Ninjabouc.

L’épreuve ultime : « Retrouve mon barbier et tue-le »

Alors l’épreuve ultime du temple, pour vous la résumer, c’est une sorte de Où est Charlie chez les ninjas. Le but est simple : il faut retrouver, parmi les ninjas, et sous l’influence du bédo magique, lequel est Ninjabouc. Malgré la peur et les visions de nuées de chauves-souris, sa peur d’enfant, Bruce Wayne triomphe de l’épreuve et retrouve Ninjabouc en utilisant la ruse (il raconte une blague à Toto en anglais, et comme Ninjabouc est le seul à le parler, c’est le seul qui rigole en marmonnant « Pfff, Toto il fait caca devant sa maman ! »  et se fait donc gauler. Ou alors ça ne se passe pas exactement comme ça, mais à ce stade du film, je crois qu’il valait mieux que j’enjolive tant cette oeuvre, pourtant encensée, est quand même un hymne à la daube). L’épreuve réussie, Ninjabouc propose à Bruce de devenir l’un des leaders de la ligue de l’ombre et de mener les autres ninjas sur leur prochaine mission.

« Ah bon ? Je passe directement grand chef, je suis pas bidasse d’abord ? Mais les autres ils sont pas un peu jaloux ?
– C’est un raccourci scénaristique subtil.
– J’étais d’accord jusqu’à « raccourci ».
– Il suffit. Pour prouver ton allégeance, tu dois d’abord faire quelque chose : voici Chong, un gros fermier du coin. Il a tenté de voler les terres de son voisin, et nous l’avons condamné à mort car il ne faut pardonner aucun crime si on ne veut pas l’encourager. C’est à toi de l’exécuter. Tiens, prends ce sabre et décapite-le.
– Mais ? Mais je ne veux pas ! Je ne veux pas tuer les gens. Je veux les livrer à la justice.
– Pour qu’une administration incompétente les libère ? Ah !
– C’est à l’administration de les juger ! D’organiser leur procès ! Ils y ont droit ! Moi, je ne ferai que les livrer !
– …
– Oui, il y a un problème ?
– Bin je sais pas : tu serais pas en train de m’expliquer que c’est à la justice de faire la justice ?
– Si, pourquoi ?
– Bah du coup, c’est pas à la police de faire la police si on suit le même raisonnement ? « L’administration » ? Parce que pour un bon procès, il faut de bonnes preuves, une arrestation dans les règles, avec des droits, etc, non ? Sinon la justice risque très fort de relâcher les criminels pour procédure irrégulière et en fait, tu serais juste une sorte de gros boulet en collant qui plante toute les opérations judiciaires ?
– Heu je… je… je n’y avais jamais pensé… mais non, en fait je suis super fort pour faire la police parce que… si, voilà : d’après les fans, je suis un « super enquêteur ». Avec des compétences inégalées dans le domaine.
– Ah oui ? Tu m’expliques où tu les as obtenues ces compétences, dans un monastère au fin fond de la montagne ? Tu as joué à Cluedo en cachette ? Vous avez fait des parties de « Qui a caché les collants de Jean-Jacques le ninja ? »
– Mais c’est dans le script ! Et puis tout le monde sait que Batman est super fort en enquêtes !
– Ah bin c’est clair que c’est chaud : le méchant a toujours une fâcheuse tendance à se faire repérer en hurlant « Haha, Batman ! » même au milieu d’une foule et d’être habillé comme une chroniqueuse de Canal Plus.  Le coupable est pas trop dur à trouver, ça va, v’la les enquêtes.
– Bon allez ça suffit ! Je ne tuerai pas Chong ! Un point c’est tout ! Et puis d’abord, c’est quoi la première mission où vous voulez m’envoyer ?
– Détruire Gotham.
– Hein ?
– Oui, on s’est dit que c’était la pire ville du monde et qu’il fallait la raser à cause du crime qui la ronge.
– Tu as déjà ouvert un livre de géographie ? Répète après moi : « Tijuana ». 
– Haaa mais ça suffit petite langue de pute ! Gotham est irrécupérable, alors, hop, on rase ! Et comme tu es un peu le messie là-bas, tu auras d’autant plus de facilités à y rentrer pour meuler des margoulettes.
– Jamais !
– Mais que fais-tu de la justice, hein ?
– Juste une question : dans « détruire Gotham », à quel moment vous pensez aux innocents, amis justiciers ?
– Ah heu… bon, tu sais quoi ? Si on se battait tous pour faire oublier ces dialogues lamentables ?
– Allez ! »

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Tout le monde dégaine donc son arme pour régler ce conflit idéologique, mais Bruce Wayne, rusé comme un goupil, envoie une petite étincelle du côté des réserves de poudre locales, et une terrible explosion s’ensuit, puis une autre, puis une demi-douzaine d’autres, mettant Ninjabouc inconscient d’entrée de jeu, et détruisant l’intégralité de son armée de ninjas, qui attendaient tranquillement en se faisant les ongles.  Disciplinés, les enfants.

Dans la bagarre, Ras’Al Ghul se fait tuer par Bruce Wayne, mais un peu par accident. Puis, tout le monastère étant parcouru d’une immense série d’explosions (ils devaient stocker dix barils de poudre dans toutes les pièces, c’est pas possible autrement ; et dire que ces inconscients mettaient des bougies partout, c’est fou), Bruce s’enfuit, emmenant avec lui Ninjabouc inconscient (les autres ninjas, il s’en fout, ils n’avaient pas de nom). va le déposer dans un village voisin pour qu’un rebouteux local prenne soin de lui. Et lui dise bien que Bruce Wayne lui a sauvé la vie, ah mais dis.

Cela fait, Bruce se dit qu’il est temps de rentrer au pays : il appelle donc Alfred pour lui dire que ahaha, tu sais quoi vieux ? Je suis pas mort, c’était pour rire ! Allez, envoie moi un jet privé au Tibet que je puisse rentrer à la maison. Avant qu’Alfred n’envoie surtout un drone détruire la cabine téléphonique d’où l’imposteur passe l’appel, Bruce raccroche, et coup de bol, cette andouille d’Alfred l’a en fait cru sur parole et envoyé un appareil avec lui-même dedans. Sur le vol du retour, Alfred papote donc avec son jeune maître.

« Maître Bruce, quel plaisir de vous revoir.
– Oui et toi Alfred ? Ça biche ?
– Heu… oui oui. Maître Bruce, je me demandais… pourquoi revenez-vous à Gotham après toutes ces années ?
– Pour rendre la ville meilleure.
– Comme votre père ? Ho, quelle fierté ! Vous allez financer les organismes qui en ont besoin, veiller à la bonne distribution des fonds, relancer l’économie, lutter contre la pauvreté et…
– Non, je vais mettre des collants et mettre des claques à des voleurs de sac à main.
– Ah.
– Je dois devenir un exemple, une légende qui signifie que l’espoir n’est jamais mort, un symbole positif qui terrorise en même temps mes ennemis… je dois devenir la propre peur de mon enfance. Je dois devenir… un homme chauve-souris !
– Posez lentement ce verre, Maître Bruce, je crois que vous êtes complètement pété. »

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Pendant ce temps, en Europe.

« James ? Jaaaames, je suis rentré !
– Maître Brice ! Ho, maître Brice ! Où étiez-vous ?
– Loin d’ici, James. Je crois que j’étais parti à la recherche de quelque chose… de moi-même, je crois. Et je me suis trouvé.
– Très bien Maître Brice. Allez-vous disparaître à nouveau ?
– Non, cette fois je reste pour de bon. Cette ville est ravagée par la pauvreté et le crime. Elle est décadente et a besoin d’espoir. C’est pourquoi je vais transformer mes peurs d’enfant en arme contre mes ennemis. Je vais devenir ce qui me terrorisait, je vais devenir… »
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Et c’est ainsi que Brice Van Der Waine, paisible habitant de Charleroi, la Gotham belge, devint ce qui l’avait terrorisé toute son enfance : un pédophile.

Depuis, les super-héros sont interdits en Belgique, et la logique de Bruce Wayne est passible de lapidation (mais avec des gayettes, Charleroi oblige).

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Bientôt, le jet privé se pose à Gotham, et Bruce retrouve le manoir familial, l’empire Wayne, toujours dirigé par les directeurs de l’époque de son père et qui va désormais entrer en bourse, les actions de Bruce, supposé mort, partant aussi pour une petite vente, Bientôt, le retour de l’enfant prodigue fait la une des journaux comme « Le Point » ou « Le Nouveau Détective », et Rachel est toute émue d’apprendre que son ami d’enfance est back in ze bizness. Puis, il va s’enfermer dans les souterrains du manoir Wayne, et commence à les aménager en base secrète pour héros en goguette, en installant lampes, tables, et posters d’Axe Cop (je soupçonne le scénariste des deux œuvres d’être le même). Puis, il va voir chez Wayne Enterprise s’il n’y aurait pas des bidules intéressants à récupérer, par exemple au département des prototypes, géré par Lucius Fox. Comme par exemple, un script qui tienne debout. Ça il a pas, mais il a quand même des trucs en réserve.

Car ce dernier a évidemment tout ce dont l’ami Bruce a besoin pour l’aventure sous la main, comme une armure souple mais résistante, une cape permettant de flotter en l’air, et autres accessoires amusants. Bruce donne des excuses plus ou moins moisies pour obtenir ce matériel militaire (comme « second amendement dans ta face, margoulin« ), mais comme c’est un peu le proprio de la boîte et que Lucius ne veut pas trop d’ennuis, il obéit sans poser de questions. Et repart avec ses affaires sous le bras, ainsi qu’une voiture blindée, mais ça aussi, personne ne le remarque.

Quand on voit ce que Lucius Fox a en réserve, on se dit que les réserves de Wayne Industries doivent être dans les mêmes locaux que les vestiaires de Lady Gaga

Heureusement, aucun des 260 ingénieurs ayant bossé sur ces projets, en les voyant à la télé durant une quelconque escapade de Batman, ne s’exclamera « Hey ! C’est un prototype de chez Wayne Industries ! J’ai bossé dessus ça ne devait pas sortir des réserves et il faudrait en plus des pétrachiées de brouzouf pour les entretenir et… ho ? Attendez, je crois que je sais qui est Batman, en fait. »

Et top du top, Lucius Fox confie aussi à Batman un câble rétractable ultra-fin permettant de soulever pas moins de 150 kilos !

« Oui Bruce, je précise le poids pour une seule raison : tout le long du film, on te verra utiliser le câble pour soulever des gens avec toi. Sachant qu’avec ton corps musclé et ton matos, tu dois peser environ 110 kilos au bas mot, on va donc supposer que tous les méchants de la ville ne pèsent au maximum que 40 kilos. Ils ne sont pas très denses, quoi.« 

Encore une fois : il suffisait d’effacer cette ligne de dialogue pour couper une incohérence. Mais non, on a bien insisté pour rajouter du mauvais au médiocre. C’est affreux. Et ça n’est toujours pas fini.

Pour sa première escapade, Batman y va doucement : il se rend chez le sergent Gordon, le policier s’étant occupé de lui le soir du meurtre de ses parents, et accessoirement un des derniers agents des forces de l’ordre non corrompus de la ville. Batman lui explique donc qu’il est nouveau en ville, mystérieux, prêt à tout pour défoncer le crime, et qu’il voudrait bien commencer par Falcone, le parrain qui tient Gotham. Que faudrait-il pour cela ?

« Bah je sais pas, moi, des preuves ? » explique Gordon, décidément bien utile. Avant que Batman ne disparaisse dans la nuit. Bin ça alors !

En se renseignant un peu, notre héros apprend qu’il va y avoir une opération de débarquement de drogue sur les quais de Gotham, et irait bien y faire un tour. Mais déjà, Alfred a de bons tuyaux pour lui.

« Maître Bruce, vos escapades nocturnes sont intéressantes, mais prenez garde à ne pas être démasqué, cela pourrait vous coûter cher.
– Pas d’inquiétude Alfred : j’ai un masque et un cancer de la gorge portatif, personne ne me reconnaîtra.
– En même temps, Batman étant apparu environ 48 heures après votre retour ultra-médiatisé, je pense que même un élève de CM1 pourrait vous démasquer. Je ne vois qu’une seule solution.
– Abattre tous les CM1 de la ville ?
– Hmmm… oui, non, pas exactement. Je pensais plutôt à vous montrer en public et jouer le playboy pour que l’on ne soupçonne pas qu’un homme comme vous soit Batman.
– Alfred, êtes-vous en train de me dire que je dois m’envoyer putes et coke comme un vulgaire joueur de l’équipe de France pour le bien de la Justice ?
– Parfaitement Maître Bruce.
– Je bénis le jour où on t’a engagé comme majordome : en avant Guingamp » !

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Et Bruce Wayne se sacrifie donc courageusement en allant se prendre des kilomètres de rail de schnouf et organisant des castings pour la future Nabila à lui tout seul, le tout en faisant le kéké dans des voitures hors de prix. Si cela l’aide à passer pour une andouille qui ne risquerait sûrement pas d’être Batman, mais plutôt éventuellement un candidat de télé réalité, cela déçoit un peu son amie Rachel, lorsqu’elle le croise lors d’une soirée avec deux damoiselles à demi-nues au bras en train de glousser. Ils échangent timidement quelques mots, mais avec tous ces gloussements, on ne s’entend plus : Bruce Wayne rentre donc chez lui. Et va enfiler son bat-slip.

Et cette fois-ci, on ne rigole plus, direction les quais pour notre super enquêteur préféré.

Et ce soir là, encore une fois, ces talents de super enquêteur vont être mis à rude épreuve car :

  • Les vilains déchargent la drogue de containers en plein milieu des quais les mieux éclairés, merci.
  • Des fois que ce soit encore trop subtil, puisque la drogue est cachée dans des peluches un lieutenant surveillant l’opération vient arracher la tête d’un ourson et brandir la came bien haut, histoire que Batman soit sûr que c’est bon, c’est bien des méchants.
  • Et si ça ne suffit pas, le lieutenant en question est aussi un flic ripou, se montrant ouvertement avec les criminels histoire de bien se cramer.
  • Ho, et vous ai-je dit qu’il était venu en partageant la même voiture que le parrain Falcone, pour encore plus de subtilité ?
  • Ah, attendez, j’ai oublié d’ajouter que Falcone assistait en personne au déchargement sans aucune autre raison que « s’exposer inutilement ».

Vas-y Batman, enquête fort, je sens que ça va être compliqué.

Batman attendait encore deux minutes et les méchants se menottaient tous seuls avant de s’expédier par FedEx directement au tribunal.

Non mais sérieusement.

Je vous passe l’escalade de la consternation lors de cette scène décidément bien bancale, surtout lorsque les malandrins décident de se disperser en groupes de un lorsqu’ils sentent qu’un justicier approche, comme ça, pour voir. Curieusement, ils finissent tous avec une bat-botte dans la face. Y compris l’ami Falcone, qui plutôt que de se barrer sitôt que ça commence à sentir le roussi, décide de sortir de sa voiture sans aucune protection pour courir les prés.

Mais ?

Bon. Concentrons-nous, j’ai les yeux qui piquent déjà un peu trop là.

Quelques heures plus tard, la police retrouve sur le toit du commissariat le corps de Falcone inconscient, ligoté contre un projecteur braqué vers le ciel, et donnant l’illusion d’une silhouette de chauve-souris contre les nuages. Quelle mise en scène ! s’exclame donc le sergent Gordon. « Oui, et d’ailleurs, comment a-t-il trimbalé un gros parrain de la mafia sur son dos dans toute la ville, escaladé un immeuble ce faisant et ligoté tranquillement le bonhomme en plein sur le commissariat sans que personne ne le remarque ? » ajoute un figurant tatillon, peu avant d’être viré.

Sauf que les choses ne vont pas se passer exactement comme prévu. Rachel est super contente de savoir que Falcone s’est fait attraper par un mystérieux justicier qui en plus a amené douze kilos de preuves à la police. Il va aller au trou, et pour longtemps ! Sauf que Falcone demande à voir le docteur Craine, un psychiatre qui l’a aidé à éviter le procès à beaucoup de ses hommes en plaidant la démence. Falcone espère donc qu’il va pouvoir utiliser la même ficelle pour le sortir de ce mauvais pas.

« Craine, espèce de bourricot, sortez-moi de ce trou ! Faites un rapport, dites que je suis fou, mais bougez-vous, je n’ai pas que ça à faire.
– Certes oui, mais parlez-moi sur un autre ton.
– Je te parle comme je veux, corniaud ! Je suis le parrain de cette ville. Et si tu n’obéis pas, j’ai des choses à balancer sur toi, comme toute cette drogue que mes hommes font rentrer en douce pour toi !
– Oui mais je ne travaille avec vous que parce que mon Maître le veut bien. Mon Maître qui vient bientôt en ville. Mon Maître qui n’a pas trop envie que vous balanciez que vous avez fait entrer sa drogue en ville. 
– Ah oui ? Et qu’allez-vous faire si je refuse de coopérer ?
– Ceci. »

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Et le chenapan envoie un mystérieux gaz hallucinogène à Falcone, qui fait danser devant lui quantité d’illusions terrifiantes, comme le prochain budget du ministère de la culture. Pour rajouter à l’effet, Craine s’affuble d’un masque d’épouvantail, et terrorise le pauvre bougre jusqu’à ce qu’il en perde définitivement la raison.

Et, oui, il repart tranquillement, et personne ne trouve étrange le fait que le parrain se mette à hurler de terreur alors qu’il n’en faisait rien jusqu’à ce qu’il voie Craine.

Du coup, je pense qu’il se fait appeler « L’épouvantail » non pas à cause de son masque, mais probablement à cause de la poutre qui a servi à lui faire une petite spéléologie rectale lorsque les hommes du parrain ont vu qu’on s’était attaqué à leur patron.

Mais heureusement, dans le film, tout le monde se fout que l’on agresse le type le plus puissant de la ville. Ouf.

Pendant que la plupart des spectateurs raisonnables en sont à ce stade à jouer à Candy Crush Saga pour oublier, Batman lui est le seul à trouver étrange cette démence aussi soudaine qu’intense du principal suspect. Il enquête donc sur le Dr Craine, et lors d’une confrontation surprise, se retrouve en mauvaise posture lorsque le brigand lui envoie du gaz à la gueule.

Oui, parce que Batman n’est pas protégé contre les gaz. Ce qui signifie qu’il peut être repoussé par n’importe quelle blogueuse avec une bombe lacrymo dans son sac, ou éventuellement par Misou-Misou ou autre Bachar El Assad. Ah, un héros qui a pensé a tout sauf à l’arme la plus répandue dans les sacs à main de Gotham, quel talent.

Batman se met donc à halluciner et s’enfuit donc tant bien que mal, non sans avoir en plus subi un début d’immolation de la part de l’Épouvantail. C’est donc Alfred qui doit aller chercher Batman (« J’ai fini de m’amuser, viens me chercher s’il te plaît, et amène mon goûter !« ), le ramener à la maison à l’arrière de la voiture, et purger le poison durant deux jours à l’aide de Lucius Fox, appelé en urgence puisque comme chacun sait, dans un film américain, un éminent scientifique est… un scientifique, ce qui signifie qu’il excelle dans toutes les sciences, et peut reprogrammer un satellite comme générer un remède miracle contre n’importe quelle menace chimique. Ce qu’il fait donc en créant, en moins de deux jours, un antidote immunisant en plus définitivement le patient contre les effets du gaz de l’Épouvantail. Balaise : avec autant de talent, je suppose que Batman vit dans un monde où le cancer et le SIDA ont été éradiqués entre le fromage et le dessert lors d’une soirée chez l’ami Fox, le tout en utilisant comme seuls ingrédients pour le vaccin un reste de gouda, un gâteau aux abricots et une fondue savoyarde.

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« Alors Lucius, c’est vous qui avez terraformé Mars pendant la nuit ?
– Bah, je m’ennuyais et il me restait de la raclette. »

A son réveil, c’est l’anniversaire de Bruce. Mais il n’a guère le temps de le fêter : Rachel est passée lui déposer son cadeau et lui annoncer qu’elle voulait en savoir plus sur les activités du Dr Craine. Elle se rend donc à l’hôpital psychiatrique d’Arkham, en plein quartier chaud patate, pour essayer de comprendre ce qu’il a bien pu se passer. Batman sentant que son détecteur à embrouilles s’allume comme un soit de débat Martine Aubry – Jean-François Copé, il file mettre son costume pour aller escorter sa douce.

Et ça ne manque pas : une fois sur place, Rachel croise le Dr Craine, et voyant que la belle a des soupçons sur ce qu’il se passe ici et la soudaine folie de Falcone il décide de… bah, de lui révéler tout son plan, tant qu’à faire. Bin oui, hein ! Il l’emmène donc dans le sous-sol de l’asile, non pas pour lui faire découvrir des plaisirs aussi interdits que multiples, mais bien pour lui montrer une armée de petits chimistes en train de déverser de la schnouf dans les conduites d’eau.

« Et voilà ma petite Rachel ! Grâce à mon plan génial, l’eau de la ville est remplie de ma drogue hallucinogène ! Et maintenant que tu sais tout, tiens, prends un petit coup de gaz ultra-dosé dans la face ; non seulement tu vas halluciner grave, mais en plus après, tu vas tout simplement mourir ! Tu n’as aucune chance de t’en sortir, sauf si Batman était évidemment dans le coin et avait en plus profité de mon plan inutilement raconté à voix haute, hahaha ! 
– Je suis là, épouvantail !
– BATMAN ! Ho bin ça alors ! Comme ce film est surprenant ! »

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Batman surgit donc de l’obscurité et claque tous les bandits du coin, avant de s’en prendre à l’Épouvantail et de retourner le gaz contre lui, et sous l’effet de celui-ci, le méchant avoue travailler pour… Ras’Al Ghul ! Puis, il récupère la petite Rachel en train d’halluciner complètement (« Je trouve que David Pujadas est un grand journaliste« ) et fonce jusqu’à la Batmobile pour déguerpir à folle allure vers la Batcave où il reste un peu d’antidote pour Rachel, qui a sombré dans l’inconscience. S’ensuit une course-poursuite durant laquelle Batman roule sur des voitures de police, en envoie à pleine vitesse contre des piles de pont, en éjecte d’autres dans le décor… sacré Batman ! Heureusement qu’il est contre le fait de tuer des gens, et plus encore, des innocents ! Mais bon, en voiture, ça compte pas je suppose. Ou alors les policiers sont tous constitués de titane de carbone.

Toujours est-il que la maréchaussée ne parvient pas à rattraper la Batmobile, et Batman peut donc ramener tranquillement chez lui la jeune Rachel inconsciente dans sa cave.

Ça m’a un peu rappelé la maison.

Ah, et oui, Batman ne sème la police qu’à environ 100 mètres du manoir Wayne. Mais personne ne se doute que c’est là que Batman pourrait se cacher : après tout, c’est la seule bâtisse à 1 kilomètre à la ronde, il n’y a sûrement aucun rapport. La police décide donc de retourner au QG jouer au tarot, ce qui est bien normal.

Je vous laisse le temps de pleurer un peu, et on reprend.

Car pendant ce temps, à la Batcave, Batman réveille Rachel pour lui expliquer la situation.

« Coucou Rachel.
– Hooo, Batman ! Vous m’avez sauvée !
– Oui. Je tenais à vous dire que votre combat d’assistante du procureur pour la justice était super. Et que je n’étais pas Bruce Wayne.
– C’est rigolo parce que vous avez la même voix dans cette scène, pourquoi vous avez coupé votre cancer de la gorge ?
– Heu je… je sais pas. Vous ai-je dit que je n’étais pas Bruce Wayne ?
– Sinon, qu’allez-vous faire de moi ?
– Vous donner les deux dernières doses d’antidote qu’il me reste. Remettez les au sergent Gordon. Une pour lui, l’autre pour la production en série. Vous ai-je dit que Bruce Wayne avait un très gros sexe ?
– Que ? Je… J’ai cru entendre…
– En attendant, je vais vous filer un sédatif et vous vous réveillerez chez vous. 
– C’est une manie de me trimbaler partout pendant que je suis inconsciente ?
– Je lis de très bons blogs. »

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Et hop, la pauvre Rachel est droguée, puis laissée à Alfred pour qu’il aille la déposer chez elle. Mais la soirée ne fait que commencer ! Car c’est toujours l’anniversaire de Bruce, aussi quantité de gens sont venus squatter chez lui pour boire son champagne. Bruce tente donc de ne pas se trahir en participant à la fête, prétendant avoir été retenu en ville par quelque affaire urgente, puis se mêle à la foule des invités.

Au passage : la Batmobile. Un véhicule pas du tout identifiable au premier coup d’oeil tellement il est commun. Quelle discrétion, ce Batman.

De son côté, le sergent Gordon, occupé à fouiller l’asile d’Arkham pour essayer de comprendre ce qu’était la fusillade sur place entendue plus tôt dans la soirée, y trouve donc le Dr Craine à moitié fou, et surtout, qu’une gigantesque quantité de drogue a été déversée dans l’eau de la ville ! Gordon se tourne donc vers un chimiste de la police étudiant la chose.

« Bon sang ! Qu’est-ce que c’est que ce dawa ?
– Il semblerait que les brigands déversaient de la drogue dans les canalisations sergent.
– Mais alors on en a tous ingurgité ! Pourquoi n’est-on pas atteint ?
– Parce que… c’est dans… les canalisations ?
– Oui mais l’eau du robinet, elle vient d’où gros malin ?
– Ho. Attendez, je lis le script… ah non. Bon. Bin écoutez, je sais pas.
– Super. J’espère que Batman va vite résoudre cette affaire parce que nous là, on est un peu des grosses buses.. »

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Justement : pendant ce temps, il se passe des choses du côté de chez Bruce Wayne. Comme par exemple le fait qu’une convive lui dise « Bruuuce, hooo, Bruuuce il faut que je vous présente quelqu’un, vous allez voir, il a vraiment une pilosité faciale, on dirait une dédicace de Michael J. Fox« . Et en effet, dans la foule des invités, Bruce aperçoit… Ninjabouc !

« Bonsoir, Bruce.
– Ninjabouc. Que faites-vous ici ? Que voulez-vous à Gotham ? Je vous ai sauvé la vie : allez-vous en.
– Je t’avais dit que ta pitié te perdrait. Nous allons détruire Gotham. La consumer. Et cette fois-ci, nous allons réussir.
– Comment ça « cette fois-ci ? » Vous avez déjà attaqué Gotham par le passé ? »

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Et là, attention, instant révélation.

« Oui, en effet : il y a des années, nous avons tenté de la détruire économiquement. Nous avons créé de la pauvreté et donc du crime. Mais ton père a commencé à lutter, à partager les fruits de son empire… il fallait qu’il disparaisse.
– Mon Dieu ! Vous voudriez dire que…
– Oui, c’est nous qui avons t…
– VOUS ÊTES LE FMI ! Vous pourrissez autrui économiquement !
– Hein ? Ho hé, pas d’insultes, on est maléfiques, mais quand même, 
– Ah ? Bon, d’accord, mais alors expliquez-moi un truc : vous luttez pour la justice, c’est ça ?
– Oui. On est juste un peu extrémistes.
– Mais alors si vous êtes capable de manipuler l’économie, vous pouvez aussi créer des périodes florissantes où le crime diminue de lui-même, non ?
– Heu… je… on y a pas pensé, tiens.
– Du coup, vous avez créé une crise à Gotham pour engendrer du crime, et maintenant vous montez une opération géante pour éradiquer Gotham à cause du crime qui la ronge ? Et donc, vous avez claqué vos ressources pour obtenir quelque chose, et maintenant vous claquez vos ressources pour lutter contre ce quelque chose, et ce tout à fait volontairement ? Est-ce que « pompier pyromane » vous dit quelque chose ?
– Non.
– Et « gros blaireau » ? Ça vous parle, ça, « gros blaireau » ? »

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Un peu vexé, Ninjabouc en finit avec les révélations : en fait, il n’est pas que Ninjabouc, il est aussi Ras’Al Ghul. Le mec que Bruce a tué à la montagne, c’était juste une couverture. Pourrie, mais une couverture. Maintenant, Ninjabouc compte bien faire bobo à Bruce. Mais Bruce, feignant la situation sous contrôle, fait sortir ses invités sans leur dire ce qu’il se passe en leur annonçant ce qui fait fuir n’importe qui en soirée :

« Je vais chercher le Time’s Up ! On va bien rigoler !« 

Aussitôt, tous les invités ayant un minimum de goût et de bon sens fuient vers leurs voitures, et bientôt, Bruce et Ninjabouc se retrouvent seuls dans le manoir Wayne. Enfin pas tout à fait : Ninjabouc est aussi venu avec des hommes. Bien vite, un combat éclate alors que les méchants mettent le feu à la demeure ancestrale, et Bruce finit par terre après s’être pris une poutre en flamme sur le museau. Ninjabouc souffle donc :

« Tu as brûlé ma demeure et tu m’as laissé pour mort. Nous sommes quittes. » dit-il avant de quitter les lieux, oubliant que, petit détail, au temple, Bruce l’avait sorti des décombres et amené à un médecin, pas abandonné inconscient aux flammes. Mais bon, c’est sûrement un détail, hein, je chipote.

Notez que Bruce Wayne est coincé sous une poutre qui n’a pas brûlé. Elle est donc juste tombée, comme ça, hop. C’est beau, le sens du détail.

Ninjabouc ainsi libéré de l’affreux Batman, il peut donc s’en retourner vers Gotham, et surtout vers l’asile d’Arkham. Où aidé de quelques hommes ayant « infiltré tous les niveaux de Gotham » (il faudra me dire quand, sachant que d’après le chronologie, Bruce Wayne n’est de retour en ville que depuis deux semaines tout au plus, et que tous les ninjas qui étaient censés infiltrer Gotham sont morts dans l’explosion du temple enchanté de Ninjabouc. Il a sûrement pris des ninjas intérimaires chez Vediorbis.), il passe les barrages de police encore en place après la fusillade ayant lieu sur place plus tôt, puis ouvre toutes les cellules des criminels enfermés. Autant dire qu’aussitôt, l’île d’Arkham sombre dans la panique, alors que les rues se remplissent de méchants. Toutes les unités de police disponibles sont donc envoyées sur place et maîtrisent tant bien que mal la situation.

Rachel, elle, arrivée sur place peu avant, a remis les deux doses d’antidote au sergent Gordon, une pour lui et une pour la production en série. Sauf qu’avec ce qu’il se passe sur l’île, Gordon préfère ordonner que l’on relève tous les ponts afin que les criminels ne puissent se répandre dans Gotham. Tout le monde est donc bloqué autour de l’asile, mais les quelques unités de police arrivées en renfort avant la remontée des ponts rétablissent bien vite l’ordre. Ouf !

Sauf que, pas de bol, Ninjabouc étant dans la place, il sort son arme secrète : un prototype de bidule micro-onde géant qui vaporise toute l’eau autour de lui et peut même faire bobo à plusieurs kilomètres de distance (non parce que si ça marche juste dans un rayon de 10 mètres, ça veut dire que ça ne marche que sur les réserves d’eau que vous contrôlez déjà). Celui-ci a été volé à Wayne Industries, et devait servir à « vaporiser les réserves d’eau de l’ennemi« , ce qui est particulièrement con tant il y a des armes moins chères et plus efficaces pour ça. Le but de Ninjabouc ?

« Vaporiser toute l’eau contenant le poison que l’Épouvantail déversait dans les conduites d’eau : le gaz va ainsi sortir partout dans Gotham et rendre folle la population, et la ville se déchirera d’elle-même, obligeant enfin une vraie prise de conscience contre le crime et la décadence, hahaha, HAHAHA !« 

Alors, oui, c’est intéressant pépère, mais du coup, c’était plus malin de juste empoisonner l’eau : ça aurait provoqué des crises de folie un peu partout dans Gotham, sans que l’on comprenne vraiment d’où ça vienne. Ou trop tardivement. Du coup, ça aurait un peu secoué l’opinion publique. Mais là, attaquer ouvertement la ville, bin la seule chose que ça va provoquer, c’est que tout le monde va se dire « Ho ! Des terroristes ! » et du coup, se moquer éperdument du crime et simplement se mobiliser contre toi.  Mais bon, hein, c’est pas grave Ninjabouc, tu es mignon.

Ninjabouc installe donc sa machine dans le seul truc qui puisse encore sortir de l’île d’Arkham sans les ponts : le métro aérien de papa Wayne ! Son plan est simple : il va ainsi pouvoir faire éclater toutes les conduites d’eau en les survolant avec le métro, puis foncer au cœur de la tour Wayne où les rails vont et où se situent les centres de contrôle de la distribution d’eau. Et là, toute la ville sera condamnée, hohohoho !

Moui. Ou alors, plan B, puisque ton bousin a une portée de plusieurs kilomètres, tu visais la tour Wayne de très loin. Et pouf. Mais là encore, je ne suis pas un génie du mal, je ne dois pas savoir.

Cela n’empêche pas le bougre de mettre son plan à exécution, et bientôt, les plaques d’égout de la ville sautent l’une après l’autre sous la pression de la vapeur empoisonnée s’échappant des conduites, et tout le monde se met à grave flipper sa mère à cause des hallucinations liées au poison (comprendre : « ils voient tout le monde avec des yeux rouges, le tout avec des effets spéciaux kitsch« ). A part Rachel, qui est immunisée grâce à l’antidote, et le sergent Gordon, qui s’injecte le bousin sur le champ. Et ça tombe bien parce que qui voit-il tomber du ciel ?

« BATMAN !
– C’est moi sergent. 
– Mais attendez, il y a deux scènes, vous n’étiez pas dans votre manoir en feu ?
– Si, mais je m’en suis tiré avec l’aide d’Alfred.
– Non mais ça d’accord, mais on vous voyait avec une grosse blessure au flanc, bien profonde, l’occasion d’ailleurs pour Alfred de vous implorer de vous accrocher alors que vous déliriez à demi-conscient. Elle est où la grosse blessure ?
– Ho. Cette… blessure. Qu’on a mise en avant dans la scène précédente. Celle-là. Je… hé bieeeeen… 
– Laissez-moi deviner : encore une scène rajoutée qui ne sert à rien à part pour mieux se mettre une bonne grosse incohérence ?
– C’est ça. Bon, Gordon, allez, on se concentre : il faut arrêter le métro aérien. Ninjabouc est dedans avec la machine à micro-ondes volée à Wayne Industries. 
– Oui, mais comment l’arrêter ?
– Je m’occupe de lui. Toi, prends la Batmobile, voilà les clés, et va t’assurer que le métro ne puisse atteindre la tour Wayne. Allez, en route, et t’inquiète chaussette, j’assure chaussure ! »

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Consterné par les expressions moisies de Batman, le sergent Gordon saute donc dans la Batmobile, s’y enferme, et fonce vers la tour Wayne. Pendant ce temps, Batman via diverses acrobaties rejoint le métro aérien, et un combat s’engage entre Ninjabouc et lui, le tout, je le rappelle, à 15 centimètres d’un appareil vaporisant toute l’eau autour de lui. Mystérieusement, cela ne semble pas affecter nos héros, qui ne sont pas instantanément transformés en gâteaux secs ou en sénateurs français.  Mais ça continue par contre de vaporiser l’eau sous le métro, le poison se répandant donc peu à peu en-dehors de l’île d’Arkham, dans tout Gotham.

Batman accède brièvement aux commandes du métro, mais pas assez pour freiner. Il retourne donc se battre avec Ninjabouc, et finit par lui coller un bon vieux taquet dans le museau. Il retourne donc aux commandes pour de bon. mais par terre, vaincu, Ninjabouc ricane :

« Tu es vaincu, Batman ! Il est trop tard pour freiner à présent… la tour Wayne est toute proche ! 
– Mais, qui t’a dit que je voulais freiner ? »

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Et en s’écartant, Batman montre à Ninjabouc que plus tôt, il n’a pas essayé de freiner : au contraire, il a coincé l’accélérateur à fond. Car il compte sur le commissaire Gordon pour faire sauter les piles des rails du métro aérien juste devant la tour Wayne pour faire s’écraser le métro avec Ninjabouc et sa machine encore dedans !

Bon, je sais pas vous, mais décidément, je vois mal comment on pouvait faire plus mauvais. A savoir, à choisir entre « Tenter de freiner le métro, et si ça loupe, Gordon pétera les piles du pont » ou « Empêcher le métro de freiner, anéantissant ainsi une chance de plus d’arrêter le plan du méchant, puis faire accélérer le métro pour donner encore moins de chances à Gordon de réussir sa mission dans les temps, mission qu’il doit accomplir à l’aide d’un véhicule super compliqué qu’il n’a jamais piloté. », il faut être proche du lamantin avec des chromosomes superfétatoires pour choisir le plan B.

Ninjabouc, perplexe en comprenant que le plan de Batman est quelque part entre stupide et absurde. Mais comme le sien l’était aussi, ça va.

Mais malgré ce plan incroyablement moisi (heureusement que la grande force de Batman est son « intelligence », parce que sinon, je n’ose pas imaginer), tout fonctionne, Gordon détruit ce qu’il faut dans les temps, et le métro s’écrase, Batman sautant de celui-ci en n’emportant pas Ninjabouc : s’il ne veut pas tuer qui que ce soit, il se réserve le droit « de ne pas le sauver« .

Quel con ce Batman. Pour rappel, sa logique c’est « Si je te mets dans un métro dont je fais sauter les rails et que tu en meurs, je ne t’ai pas tué !« . Du coup, c’est pas souvent que les terroristes doivent tuer des gens : faire s’écraser un avion ou sauter un transport, c’est pas vraiment tuer des gens, c’est juste « ne pas les sauver d’une catastrophe qu’on a peut-être vaguement provoquée« .

En tout cas, Ninjabouc est mouru, la machine détruite, et la ville est sauvée.

Pardon ? Comment ça « Et tous les gens empoisonnés » ? « Et le fait qu’en plus le gaz avait commencé à se répandre sous le métro aérien alors qu’il se rapprochait de la tour Wayne, le faisant sortir de l’île d’Arkham » ? « Et en plus, Lucius Fox avait dit qu’il faudrait des semaines pour produire de l’antidote en série » ? Hé bien vous savez quoi ?

Personne n’y pense. Et les centaines de milliers de personnes empoisonnées ne le sont plus, hop, sans explication. C’est magique.

Quel talent ce Nolan, vraiment.

On retrouve donc Bruce Wayne au petit jour sur les ruines de sa masure, lorsqu’il est rejoint par sa copine Rachel, à qui il a plus ou moins fait comprendre qu’il était Batman. Elle lui fait donc un gros bisou, mais pas plus, parce qu’elle ne veut pas être vue avec Bruce Wayne le playboy ; elle attendra donc que la ville n’ait plus besoin de Batman pour que Bruce Wayne redevienne celui qu’elle a connu et qu’ils puissent se faire des bisous, des câlins, voire des orgies avec des poneys.

La nuit suivante, le sergent Gordon, promu inspecteur, a installé sur le projecteur du toit du commissariat une silhouette de chauve-souris pour ainsi joindre Batman lorsqu’il le souhaite. Batman arrive donc, amusé par ce système de communication, et tous deux ont une petite discussion :

« C’est l’escalade, Batman. Maintenant, qu’il y a un nouveau héros en ville, les bandits ont le leur. 
– Ah oui ?
– Oui, il signe même de sa carte : un joker.
– Mmm… cela sent aussi l’escalade à incohérences.
– Et vous n’avez encore rien vu, Batman ! Parce que pour beaucoup de gens, le second volet est le meilleur ! »

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Prêt à affronter de nouvelles absurdités et une intrigue à base d’incohérences dans tous les sens, Batman saute donc du toit, et planant au dessus de Gotham, il file vers de nouvelles aventures et…

… FIN.

Batman n’ayant pas précisé qu’il habitait à la campagne, au départ, le commissaire mettait le signal un peu bas. Il fallu attendre le 73e braquage pour qu’il pense à monter l’angle du projo.

Diable. C’était encore plus mauvais que dans mon souvenir. Et pourtant, je n’avais déjà pas un bon souvenir.

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« Commissaire, commissaire !« 

Le commissaire Gordon poussa un long soupir en voyant arriver derrière-lui le jeune policier chargé de l’avertir des pires nouvelles lorsqu’il était occupé sur le toit à attendre la venue de Batman. C’était devenu son corbeau, porteur de tous les messages qu’il aurait préféré ne jamais entendre.

« Que se passe-t-il cette fois ?
– C’est encore l’asile d’Arkham ! On a perdu le contrôle, tous les prisonniers se sont échappés et…
– Et il faut que Batman intervienne, je sais.
– Hein ? Non, comme c’est la 300e fois, on a juste fait un gâteau, dépêchez-vous, il n’en reste pas beaucoup ! Batman ne viendra pas de toute manière, non ? »

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Gordon haussa les épaules. Après tout, le jeunot avait raison : Batman ne viendrait pas. Il y a quelques semaines, il avait enfin réussi à contourner le problème des nuages : Wayne Industries avait, curieuse coïncidence, soudainement investi des millions de dollars dans un projet de régulation climatique couvrant Gotham de nuages supposés rafraîchir la cité chaque nuit. Comme toujours, il avait suffi de quelques semaines à Lucius Fox pour créer un prototype. Le projecteur avait à nouveau pu servir, même les nuits normalement sans nuages, et Batman avait recommencé à calmer les brigands.

Mais désormais, ces derniers avaient ourdi un plan encore plus génial, plus imprévisible.

En effet, ils attaquaient de jour.

Gordon caressa sa moustache en se disant que définitivement, Batman était une sacrée et inutile buse. Notant les troupes de malandrins paradant dans les rues au-dessous de lui, la police incapable de les arrêter alors que Batman refusait d’intervenir en journée, il haussa les épaules. Et se dirigea ves les escaliers pour rejoindre l’intérieur du commissariat.

Avec un peu de bol, il arriverait à temps pour avoir une part de gâteau.

106 réponses à “Batman commence

  1. Je crois que je me suis rarement autant tordue de rire derrière mon écran. Je n’ai pas encore tout lu, je me réserve la suite pour ce soir, car un tel plaisir se déguste sur la durée ;). Bravo !

    • Moi j’ai vu ça comme un macdo, au début on a envie, tout de suite après on regrette. Et encore après on court aux chiottes.

  2. Quelques erreurs :
    « comme un soit de débat Martine Aubry – Jean-François Copé »
    « Et se dirigea ves les escaliers »
    Et puis ce problème de « À » systématiquement sans accents.

    Personnellement, l’incohérence qui m’a le plus marqué, c’est que la Batmobile, percutant d’innombrables objets contondants et franchissant de nombreux obstacles, et bien … elle n’a pas de pare-choc à l’avant, si bien que ses immenses roues avants sont probablement les plus faciles à crever au monde.
    Mais aucun criminel ne pensera à tirer dessus, à jeter des pointes sur la route, ou à entraîner Batman sur une voie couverte de bouts de ferraille ou de détritus.

  3. J’ai bien rigolé en lisant ton article, même si j’ai absolument adoré le film. Par contre, j’aimerais avoir un exemple de film de super-héros dans lequel il n’y aurait pas d’incohérences (parce que c’est un sujet qui devient assez classique ces jours-ci, et me conduit à une certaine perplexité, mais c’est peut-être aussi parce que je suis trop jeune pour avoir connu de vrais bons films de super-héros. Ou pas.). C’est une vraie question, hein, je ne veux pas troller ni inciter d’autres à le faire ! Mais les quelques comics que j’ai lus avaient aussi énormément d’incohérences / de « gros hasards », etc. donc je me demande si ce n’est pas inhérent au genre ? Si pas d’idée, tant pis, continue d’écrire des articles rigolos, merci :).

      • J’ai lu le comics qui ne m’a pas laissé de souvenir très « excellentissime » :D – j’avais trouvé ça très très creux et je n’avais globalement pas aimé les personnages.

      • T’adores Bataman Begins et t’aime pas Watchmen, il faut t’acheter du bon goût :D. Profites-en c’est bientôt les fêtes.

      • Personnellement, je lui conseillerais V for Vendetta, du même écrivain, réalisé par ceux qui ont fait Matrix.

      • Simplement produit et écrit (adapté) par les réalisateurs de Matrix, pas réalisé.

      • «Watchmen» s’oriente plus, selon moi, vers la dystopie et le thriller que vers le pur film de super-héros, d’où le taux relativement faible d’incohérences peut-être. Celles-ci sont de toutes façons inévitables, mais bon de là à bâtir des films dessus, à faire par exemple des changements jour/nuit inexplicables entre deux scènes comme ça se fait à Hollywood,.. il y a une marge.

        @ Tesrathilde: «Watchmen» creux ??? O.o j’ai pas lu les comics mais en tous cas le film mélange action, histoire, politique, psychologie, philosophie… le tout dans une ambiance glauque qui côtoie parfois l’horreur avec (ô bonheur!) un scénar qui tient pas trop mal la route. Je vois difficilement comment on peut trouver ça creux. Je te le conseille en tous cas^^.

  4. Autant certains spoils sont très bon et relèvent de vraies incohérences, autant dans celui ci cher odieux, désolé de te dire que tu tournes un peu à vide et que tu passes à côté … Tu as fait plus drôle
    Tu aurais du te réserver pour Thor ou le Tranceperceneige, tu auras sans doute plus de matière … j’espère que ça viendra

    Connarement

    • Entièrement d’accord.

      De plus Je me permets de pointer du doigt une grosse erreur d’incompréhension de votre part Mr. Connard: Le « voyage en Chine » est un flash-back et non pas une suite directe des évènements. Quand Bruce Wayne se fait virer du restaurant de Falcone il est déjà rentré et son initiation par « Ninjabouc » déjà faite. D’où le fait que Rachel lui montre peu de temps auparavant que la ville a changé durant son absence. L’ellipse est peut-être mal gérée mais belle et bien présente.

      Hormis cela j’attends vos prochaines critiques avec impatience!

      • Non pour le coup tu te trompes.
        Dans la chronologie, wayne voit ses parents tués; par faire ses études (a yale ou un truc du genre) reviens pour le procès (épisode du restaurant) et suite à son éviction musclé, il s’enfuit pour étudier les criminels et rencontre ninjabouc ensuite. Puis reviens après 7 ans et deviens batman.

        La ou l’article part complètement ds le fantasme, c’est qd il veut faire passer l’idée que les membres de la ligue des ombres ont noyauté gotham après l’explosion du temple. Ca fait bien plus lgtps qu’ils sont dans les rouages.
        La mauvaise foi oui, l’invention gratuite trop facile

      • ça enlève une petite incohérence due à la mauvaise foi du maitre des lieux, mais ça ne rend pas ce caca filmesque cohérent pour autant.

  5. J’avais vu ce film en anglais non sous-titré. Je m’étais demandé, si c’était mon niveau d’anglais ou si le film était vraiment aussi mauvais.
    J’ai regardé le deuxième et… j’ai su.

    • En fait l’intérêt du Time’s Up dépend en grande partie des gens avec qui tu y joues.
      Si tu y joues avec des gens qui ont le même « degré » de culture que toi, c’est très amusant.
      C’est quand il y a des disparités énormes dans le niveau culturel des participants que ça devient désespérant.

      Tomber sur quelqu’un qui prend tout un sablier pour te faire deviner n’importe comment « Freddy Mercury » par rébus approximatif, ça donne effectivement des envies de meurtre sauvage, en effet.

      • Quand y’en a un ça va, c’est quand y’en a plusieurs que ça devient un problème !

  6. Trèèèès heureux de voir que je ne suis pas le seul à avoir trouvé ce film complètement capillotracté. J’avais été tout spécialement consterné par ce plan d’emetteur de micro-ondes pour … vaporiser l’eau? Plaît-il? J’invite Nolan à mettre un yorkshire dans un micro-onde pour voir l’effet que ça fait sur un être vivant (en plus il fera une BA en débarassant la planète de cette engence maléfique). Après, on reparlera de son histoire de poison à la mords-moi-les-parties-génitales. Dire que des gens ont aimé l’histoire…

    • Un peu tardif certes pour un commentaire. Néanmoins, si vous cherchez un scénario avec des idées un tant soi peu plus réalistes, alors il ne faut pas chercher à s’attendre de voir cela dans ce genre de film. Tout est mis en exagération pour justifier que nous sommes dans un film, qui plus est, de super-héros.

      Aussi, si vous deviez relever les nombreux autres détails technologiques et physiques aucun film de science fiction ou sortant un tant soi peu de la réalité n’aurait de sens ;)

      De plus, ce qui fait l’originalité de tout scénario surréaliste réside dans l’imagination. D’immondes plus grosses bouses que Batman ont vu le jour, alors dire qu’un rayon à micro-ondes-vaporisateur-d’eau semble quelque peu drôle, je vous invite donc à vous renseigner sur le comportement physique que peuvent avoir les « micro-ondes » ( je ne parle pas de ce que l’on utilise dans la cuisine bien entendu ).

      Enfin, je tiens à préciser que ce n’est pas le fait que ce film ait pu être intéressant qui me fait réagir de la sorte, mais plutôt votre méconnaissance de la signification que peut avoir le mot imagination.

  7. Cher Odieux, vous confondez l’anarchie et le merdier.

    Mais encore merci de me rappeler pourquoi je vais au cinéma une fois tous les trois ans.

  8. Cher odieux, il me semble que ils ont pu éviter le coup de « pourquoi tout le monde est pas déjà empoisonné » en disant que ça marchait que sous forme de gaz.

    Ça pourrait marcher, si personne dans Gotham n’aurait l’idée saugrenue de faire des pâtes, du riz ou du thé.

  9. LA nullité intrinsèque de cette trilogie super-héroïque réside surtout dans son absolue absence d’humour; merci d’avoir rectifié le tir comme il se devait.
    … Mais qu’est venu faire Gary Oldman dans cette galère ( et dans un pareil contre-emplois !) ?!

  10. Ce que je n’aime pas trop avec tes critiques de films c’est qu’on peut trouver des remarques « d’incohérences » dans 100% des films fantastiques. Critiquer de vrais mauvais films d’accord, mais je ne pense pas que quelqu’un est sorti de Batman en se disant mon dieu ce film est une ignominie! Je sais que tu n’aimes pas l’expression « je ne vais pas voir un film pour qu’il soit 100% réaliste » mais quand même.

    • J’ai assez peu de souvenirs de ce Batman mais j’avais globalement apprécié (et « The Dark Knight » encore plus), ça me m’a pas empêché de bien rigolé en lisant ce spoiler (notamment avec le clin d’œil à ce blog).

      Je ne suis pas fan de pointer les incohérences d’un film juste pour le dénigrer, mais quand c’est pour bien rigoler derrière c’est autre chose.
      Il suffit juste de profiter des spoilers de l’Odieux pour ce qu’ils sont, un bon moment de détente.

    • Il faut différencier réalisme et incohérences. Un film se passant au pays des dragons et ayant pour héros un elfe crachant du Yoplait peut tout à fait être cohérent, bien qu’irréaliste. En revanche, un film racontant une romance New-Yorkaise peut-être tout ce qu’il y a de plus incohérent bien que réaliste.

      • L’odieux a d’ailleurs déjà pondu un article sur cette distinction, où il explique qu’on peut raconter n’importe quoi, mais pas n’importe comment.
        Il me semble que l’article en question, de mémoire, s’intitule « c’est qu’un film ». (du fait de l’expression bien connue de ceux qui critiquent : « roo c’est bon c’est qu’un film, tu vois le mal partout »)

    • Un film cent pour cent realiste ne serait vu par personne d une part et d autre part un film de heros masqué ne peut pas etre realiste. Ca n a pas de sens.

      A la limite il faudrait qu il soit vraisemblable.

      • que faut-il dire à ce garçon qu’il est con et il se fera butter ? Que la violence n’est pas forcément la réponse à la violence ? Que faire justice soi-même c’est la porte ouverte à tous les abus ?

      • Il ne résout rien par la violence, il appelle juste les flics dès qu’il voit un crime, et sait éventuellement se défendre puisqu’il est expert en arts martiaux dans la vraie vie. Enfin c’est ce que j’ai retenu du reportage, ça et le fait que tout le monde connait sa vraie identité, alors le costume ridicule ne lui sert que … à avoir l’air ridicule. En tout cas il est plus responsable que Batman ^^

      • Et il se bouge, lui ! Oui c’est dangereux, oui il peut se faire buter, oui faire justice soit même peut conduire à des dérives, mais au moins les RLSH se bougent pour aider leur prochain.

        Et là, finalement, Batman n’est peut etre pas si irréaliste dans son cheminement apres tout. C’est juste un RLSH pété de thunes et qui vit dans une ville où la police est bien incompétente.

  11. J’ai bien aimé cette trilogie moi, même si je suis assez sélectif au niveau des films que je vais voir. Le 1 et le 3 étaient moyens, le 2 était vraiment bien je trouve.

    Même si je te trouve assez malhonnête dans ton article de cette semaine ça m’a malgré tout fait beaucoup rire devant mon écran. Vive ninjabouc ! :D

  12. Vous savez quels sont les deux gros péchés de ce genre de films (à part les incohérences galore)? D’un, le manque d’humour, comme l’a relevé pruneauxyz. De deux, ceci relevant de cela et inversement, on veut faire « réaliste », comme si se passait dans la vraie vie, et on remplace la fantaisie par les gadgets et les effets spéciaux. Le seul, et je dis bien le seul, acteur qui a réussi a injecter de l’humour et de la fantaisie dans ces films pitoyables, c’est Jack Nicholson dans le rôle du Joker. Le reste, tout le reste, c’est rien.

    • L’univers de Batman pouvant être abordé d’une multitude de façon ce n’est en rien gênant d’en avoir fait un film sérieux. Je trouve même que c’est une excellente chose, ça permet de varier les plaisirs.

  13. Un régal encore une fois, surtout le cours sur la justice.
    Je trouve que ce film est l’apologie de la méthode Bush, particulièrement les scènes de courses poursuites (celle sur les toits est sur-faîte) façon « la fin justifie les moyens ».
    En même temps c’est un flim sur un sociopathe qui fait la justice de nuit en collants, pour adultes. Nan mais sérieusement vous vous attendiez à quoi d’un film sur Telly Savalas hilare ?
    Tous les flims de super-héros sont un nid à incohérences.
    Moi j’attends avec hâte Mickey Mouse the movie 3D avec un Mickey plus mature et torturé par ses sentiments entre Minnie, Dingo et Pluto.
    Avec Nicolas Cage dans le rôle titre bien sur.
    Ou les Peanuts avec Clooney dans le rôle de Charly Brown et Glen Close Susie.
    Sinon cher Odieux, à quand un article sur les excellentes productions d’Asylum ?

    • Traîner des films comme ça dans la fange n’a aucun intérêt, ils sont déjà si médiocres qu’ils ne sont regardés que par des amateurs de gros nanars et par des gens qui ne font pas très attention à ce qu’ils téléchargent (les titres sont tellement trompeurs !). Atlantic Rim m’avait bien fait marré ceci dit.

      • Non, faut juste éviter les généralisations à la con et pas se croire plus intelligent c’est tout.

      • Le fondateur d’Asylum a clairement expliqué que son entreprise visait un marché de niche, les série B à petits budgets. Et ils convertissent donc les blockbusters en nanars pas chers en un minimum de temps (si possible avant la sortie du blockbuster).
        Ils ont sans doute les compétences pour faire un bon film mais ce n’est pas l’objectif poursuivi apparemment.
        Si l’OC compte prochainement insulter un chef-d’œuvre du 7ème art comme Le Chevalier Noir en dénonçant le fait qu’un fou n’ait pas un plan parfaitement logique, et en stigmatisant quelques personnages plats, je pense que l’approximation « The Asylum = 99% pur nanar » n’est pas du tout absurde.
        Parce que sérieusement, Sharknado …

      • Euh, même si je suis un grand fan de l’univers de Batman et notamment de Franck Miller, et que j’assume d’être un fan des productions d’Asylum (j’attends Atilla avec hate) car on est à chaque fois émerveillé par l’imagination des réalisateurs avec les moyens qu’ils ont, j’irai pas jusqu’à dire qu’un flim sur un super héros qui porte des collants est un chef d’oeuvre du 7eme art y a quand même des limites.

        Allez hop, tournée de chnouf pour tout le monde et oscarisons les transformers ou iron man.
        Si un acteur incarne le Batman tel que l’esprit de la BD d’origine c’est Adam West qui a la palme.

        Georges Romero disait que la science-fiction a commencé son essor le jour où Hollywood a produit les mêmes films que lui mais avec un gros budget.

        Un bel exemple, le film Dragon rouge comparé à l’adaptation Tv avec Tom Noonan.
        Même histoire, budget différent, ça se sent.

        Certain blockbuster ne valent pas mieux que leur mockbuster.

        De la merde reste de la merde, peut importe

      • Le Chevalier Noir reste un des meilleurs films de super-héros qui existe actuellement, et le mettre au niveau que Transformers ou Iron Man est assez inapproprié.
        Un film n’est pas nécessairement bon parce qu’il colle à son support d’origine (ici plutôt celui de Miller), et il n’est pas nécessairement mauvais parce qu’il y a un super-héros en personnage principal.

        L’imagination des réalisateurs est certes fascinante, et stimulée par les petits budgets, mais elle ne fait pas un bon film, selon moi il y a 6 critères :
        1. le film capte mon attention et mon intérêt (Twilight est éliminé) (critère le plus important chez moi);
        2. le film est très émouvant (ou effrayant ou drôle ça dépend du genre de film) (Pas très normales activités, Blanche Neige et le Chasseur et tant d’autres sont éliminés);
        3. le film est suffisamment cohérent pour que je n’en sorte pas (Green Lantern, The Darkest Hour et Iron Man 2 et 3 sont éliminés), critère essentiel chez M.Connard;
        4. le film délivre un message moral intéressant (300 est éliminé)
        5. le film est imaginatif (disons adieu aux Fast and Furious) mais c’est pas obligé puisqu’on a le critère 6;
        6. le film est VISUELLEMENT bien fait, si beau et impressionnant qu’il stimule NOTRE imagination (les films de Haneke, Singham, the amazing spiderman et les films de chez Alysum sont éliminés). Ce 6ème critère étant bien sur lié au 1er, le plus important.

        De même, si les effets spéciaux ne font pas tout, admettons qu’ils sont tout de même bien utiles quand il s’agit de faire des films de science-fiction avec robots, monstres, requins, apocalypse, etc.
        Comment un film dont le visuel est aussi peu crédible que « MegaShark vs.Crocosaurus » peut il permettre une « suspension volontaire/consentie de l’incrédulité » chez le spectateur (notion importante quand il s’agit de distinguer réalisme et cohérence)? Je suis parfaitement incapable de « rentrer » dans leurs nombreux films « 2012 », soit parce la fin du monde n’y a aucun effet, soit ces effets sont si mal réalisés qu’ils piquent les yeux. Je ne peux que les regarder comme des nanars, c’est à dire en rigolant, alors que Le Chevalier Noir peut être regardé comme un (très) bon film. On peut aussi le regarder comme si c’était un navet, mais c’est là le rôle de l’OC.

        Pour la cape, ce n’est pas une incohérence narrative, c’est une incohérence technique (c’est à dire que cela ne respecte pas les règles de la science dans notre monde), mais ceci se passe dans un univers DC, c’est à dire différent du notre, où un matériau « impossible » peut exister, où la résistance de l’air permet à Batman de planer, où un réacteur nucléaire peut être transformé en bombe nucléaire, …
        Quand on rentre dans un film, on entre dans son univers pour quelques heures et on admet que ce qui se passe à l’écran est la réalité (suspension consentie de l’incrédulité) et que, oui, la race des elfes existe tout comme celle des hobbits, oui les seigneurs du temps peuvent se régénérer, cet individu ne s’appelle pas Arnold Schrwarzennegger mais Conan, et Batman peut planer, etc.
        Si des experts en Deltaplane ont fait des calculs, tant mieux pour eux, ça n’enlève rien à la qualité du film.

        (désolé c’est un peu long)

      • L’emballage ou la présentation.

        Asylum étant les rois, un article sur leur production pourrait être intéressant.

        Sinon après y a Birdemic 1 et 2.

      • Il n a pas trainé le film dans la fange il s est amusé avec. Certes c est mal honnete par endroit et il pousse un peu trop au calvinisme par moment. Mais c est parfois drole

      • @Courivaud
        non, justement, l’OC n’a pas encore trainé dans la merde les Asylum, mais le monsieur qui a écrit le 1er commentaire aimerait que ce soit fait. Mais bon ce serait sombrer dans la facilité, et perdre une partie des lecteurs parce moi j’ai aucune intention de regarder ces films là

      • Personnellement les Batmans de Burton sont plus intéressant car on a l’impression d’être devant une BD.
        Grâce à la génération MTV on a des réalisateurs qui sont capablent de présenter de belles successions d’images mais c’est tout.
        Pour relativiser le sujet, n’oublions pas que vandamme, Seagal et consorts étaient le top en acteurs et en films.
        On peut être fan et avoir un avis critique.
        Et mettre Batman et iron man sur le même pied est intéressant.
        Pas de pouvoir magique, pétés de brouzoufs, 2 chevaliers en armure, pas tout seul dans leur tête, avec un qui s’affiche et qui arbore des couleurs chatoyantes et l’autre complètement sombre.

        Pour citer un ami concernant les productions Asylum « Les gens ne sont pas prêts » ^^

        Pour revenir au sujet, se plaindre qu’un film de super héros se fasse étriller, pourquoi venir ici ?

      • Ah mais je ne parlais pas de mettre les 2 personnages sur le même pied, mais bien de comparer les 2 sagas (principaux points communs : les héros ont des similitudes et les 3èmes films sont très mauvais).

        Je ne me plaint pas que les super-héros se fassent étriller (même si la mauvaise foi de « Man of style » décrédibilisait l’article étant donné que la moitié des incohérences citées n’existait pas : l’OC avait dû fermer les yeux face à tant d’explosions ^^ ), seulement quand le maître des lieux traite des films pas trop mal faits comme des nanars, je trouvais inadmissible qu’on puisse ici considérer les Asylum comme de bons films.

      • J’enfonce une porte ouverte mais les Asylum c’est du nanard assumé, tandis que les Nolan c’est sensé(je met bien ça au conditionnel) être du chef d’œuvre. Du coup quand on voit que l’un est proche de l’autre (le différence se joue au budget effet spéciaux) on se dit forcément que batman begins c’est du foutage de gueule.

      • Il faut chercher la ressemblance quand même, n’importe qui verrait que les personnages des Asylum sont des clichés totalement plats et assumés, alors que (même si ce n’est pas toujours réussi), chez Nolan, il y au moins de bonnes tentatives (enfance de Bruce Wayne, histoire d’amour impossible, mort des parents, blablabla).
        Question cohérence du scénario, les raisonnements des personnages ces films sont proches, même si Nolan reste plus cohérent (l’univers Batman met l’accent sur la folie, alors « normal » que les méchants aient des raisonnements pourris, et c’est un univers assez métaphorique).

      • Il faut etre souple avec les films. On y prend aussi ce que l on veut. Pennac le disait deja des livres alors on peut faire pareille des films. Ce qui m a vraiment plu dans ce batman c est qu enfin un individu s invente une vie de super heros avec un chouette discours interessant et un deroulé autour du costume moins ridicule que chez spiderman par exemple ou flash.

        Le reste, on sourit gentillement ce n est qu un super heros.

  14. Il est fort tard et le regard de ma moitié me promet une mort lente et douloureuse si je continu de l’empêcher de dormir avec mes pouffements de rire impossible à contenir alors je n’aurai le temps de dire qu’une chose : merci !
    Merci encore pour ces 30 minutes de rire et d’imagination si précieuses.
    Continuez de défendre non pas le réalisme comme certain pourrai le penser mais la co-hé-rence bon sang de bois !
    Portez vous bien et puissiez vous survivre au film thor sorti cette semaine qui je n’en doute pas saura vous en causer plus qu’à nul autre.

  15. « Alfred se syndicalise ». Mon dieu que j’ai ri ! Merci encore pour ce blog monsieur OC, chaque article illumine mes journées !

  16. Ah ce fameux micro-onde… Il est bien connu que nous n’avons pas d’eau à l’intérieur de notre corps.

    Cela reste le défaut de la majorité des films fantastiques : les méchants ont toujours des plans foireux complétement capillotractés et qui ratent à la toute fin, les gentils idem, sauf qu’ils fonctionnent. Et le « scénario » bascule toujours dans la facilité pour éviter les pertes de rythme.

    N’empêche que j’avais bien aimé ce Batman-là, le suivant idem. Malgré tous les défauts de Nolan, on ne peut pas lui enlever qu’il a un certain style et une certaine esthétique. Même s’il a tendance à souvent sacrifier le fond pour la forme. Ce qui permet à OC d’exprimer son talent.

    Encore une fois très drôle l’Odieux, même si vous gagneriez à être plus cynique encore (les remarques type « c’est quand même déjà très mauvais » n’apportent pas vraiment d’humour, je préférais quand vous mangiez les accoudoirs du cinéma).

    • Comme le fait remarquer l’article, il existe déjà de nombreux moyens à disposition des militaires de faire évaporer l’eau de l’ennemi à distance (un bon missile dans ta citerne, sale taliban).
      On peut donc supposer que si cette invention a été développée par les ingénieurs de Wayne Industries ®, c’est qu’elle a un intérêt, comme par exemple faire évaporer l’eau sans faire évaporer les gens (contrairement à ce que ferait le missile).
      Il me semble donc que la machine ne fait pas effet sur toutes les réserves d’eau, et notamment pas sur les petits volumes comme des cellules. Mais générer une explication de ce type aurait dû être de la responsabilité de Morgan Freeman, et non de celle des spectateurs.

      • Non sérieusement, ce plan est complètement tiré par les cheveux. Puis quand bien même, admettons, ils ont inventé une telle machine (ce sont peut-être des micro-ondes cousines des radiations de Tchernobyl, elles font gentimment le tour quand on leur dit stop) ; d’un point de vue pratique, c’est parfaitement nul. Pourquoi aller voler un prototype et monter tout un plan foireux avec un train? Y a pas des moyens un peu plus crédibles pour répandre un gaz dans l’atmosphère?
        Ce film a quand même été plutôt bien accueilli, et je ne cesse de m’en étonner…

      • Pour répandre une substance à l’échelle d’une ville, le système des eaux me paraît diablement plus adapté qu’une machine ridicule comme dans The Amazing Spiderman (un film tellement nul qu’il a probablement déjà été spoilé ici). Pourquoi le répandre en le vaporisant par les égouts plutôt que d’empoisonner l’eau potable ? Parce que l’eau aurait vite été soupçonné et on aurait dit aux gens d’acheter des bouteilles (d’ailleurs aux USA on ne boit de l’eau tout les jours, ce serait plus des sodas), alors que là, peu de contrôle qualité des égouts, et on ne peut pas dire aux gens de respirer un autre air avant qu’ils ne l’aient respiré.
        Non, vraiment, si je disposait d’une telle machine, ce plan aurait été celui que j’aurais choisi.
        LÀ où ça n’a AUCUN sens, c’est pourquoi Ninjabouc est il allé en personne sur l’île d’Arkham, avec son prototype de machine de haute technologie dans les mains, pour ensuite aller en métro au building Wayne. Je ne suis pas terroriste professionnel, mais quelque chose me dit que cette partie du plan manquait cruellement d’anticipation (pourquoi ne pas avoir placé la machine entre les mains d’un autre ninja qui serait près du gratte-ciel prêt à agir ?).
        Surtout que Ninjabouc est bêtement allé se faire remarqué en agressant Bruce Wayne quelques minutes plus tôt comme si il avait voulu que son plan soit déjoué à la dernière minute.

      • Pendant qu’on y est, autant essayer de justifier pourquoi batou défèque copieusement sur les lois de la physique avec ses gadgets, y en qui ont même calculé que vu la surface de sa cape il s’écraserait comme figue molle en ne laissant qu’une empreinte sanguinolente au milieu d’un parapluie.

        Donc même à watt1000 brouzoufs on peut vendre du n’importe quoi si on en met plein les mirettes avec nos héros d’enfance, ahhhh Les Maîtres de l’Univers avec Dolph, encore un chef d’œuvre du 7eme art.

        Sérieusement, on parle de films pour ado pré-pubères quand même.

  17. Moi je croyais que Batman Biguine, c’était une comédie musicale antillaise.

    Mais en fait, c’était juste un gros boudin : encore une fois, il y en a à Hollywood (et dans les salles) qui confondent fantastique et incohérence intradiégétique et qui nous prennent pour des pommes. C’est d’ailleurs surprenant de la part des spectateurs qui prennent fait et cause pour ces films de les entendre reprocher à ceux qui les critiquent de « ne pas savoir rentrer dans le film » ou de pas « se laisser bercer par la magie du cinéma ».

    Pour ma part, c’est l’inverse, c’est justement parce que je suis dans le film que je suis capable de me dire que les certaines actions des personnages sont insensées, qu’elles ne correspondent pas à leur état d’esprit, qu’elles ne devraient pas avoir lieu puisqu’ils n’ont pas été témoins de certains faits, etc. Les créateurs de ces films se foutent bien de la logique et de la diégèse (sans parler des lois les plus élémentaires de la physique). Être bercé par la magie de la salle noire, OK, mais pas comme un Suicide Bunny aveuglé par les phares d’un rouleau compresseur qui va à deux à l’heure.

    Monsieur Connard, merci encore pour les poilades. J’attends la critique du deuxième opus avec impatience.

    Quelqu’un d’autre que moi a cru y remarquer que les Noirs innocents du film se faisaient massacrer gratuitement avec une certaine cruauté (alors que les autres sont décemment oblitérés hors-champ)?

  18. Le premier épisode de cette trilogie Nolan ne m’avait pas plus marqué que ça. Je l’aurais très vite oublié si « The Dark Knight » n’avait pas existé. C’est pour ça que voir un article de l’OC dessus ne m’étonne pas plus que ça, et j’ai bien ri en le lisant tout en reliant mes souvenirs vieux et flous du film à l’article et aux incohérences qu’il soulève.

    Ça confirme le souvenir que j’en avait: un film divertissant et sympa pour se détendre, mais suffisamment incohérent pour être aisément critiquable et rapidement oubliable.

    En revanche, j’attend un peu sceptiquement l’article sur le deuxième film de la trilogie (le troisième était vraiment moyen et faisait film de super-héros moderne bateau, donc mauvais; tout comme le premier je l’ai déjà oublié). Parce que oui il y aura sûrement des incohérences à noter, oui le plan du méchant a peut-être des failles et celui du gentil aussi; mais non on ne peut pas dire que « c’est diablement mauvais » (surtout pour un film de super-héros). Et pourtant, après lecture de cet article et de beaucoup d’autres sur ce site, je sais déjà que des phrases du genre « Dieu que c’est nul » ou « Ce film est décidément affligeant » vont ponctuer l’article à venir.
    Et je sais déjà que cela risque de partiellement me gâcher le plaisir de lecture . Surtout si les incohérences soulevées sont minimes et ne justifient pas de dénigrer (violemment) ce qui me semble être un très bon film de divertissement. Faire un article dessus revient, de mon point de vue, à le rabaisser au niveau d’autres films critiqués sur ce site, qui sont incomparablement plus nuls sur tous les points que « The Dark Knight ». J’espère que la critique sera moins virulente que pour un film comme Pacific Rim ou G.I.Joe 1&2 qui sont eux d’une nullité abyssale.

    Et, oui, j’ai lu la FAQ, ça s’appelle le « Blog d’un Odieux Connard » et non le « Blog d’un type parfaitement objectif », je sais… mais même. J’attend de voir l’article qui portera sur l’un des rares (peut-être même le seul, mais je ne suis pas complètement sûr) films critiqué sur ce blog que j’ai trouvé très bon. Je pensais même que l’auteur ironisait lorsqu’il parlait de faire un billet dessus. Apparemment, non. Il est temps de me prouver qu’il y a des choses à redire sur ce film mais, sans vouloir faire mon fanboy écervelé, je pars avec un à-priori négatif sur le billet à venir.

    • J’ai adoré « The Dark Knight », et c’est justement pour ça que moi j’attends impatiemment le spoiler de l’Odieux dessus.

      Un peu de dérision et de légèreté que diable! Il faudra simplement profiter du spoiler pour rigoler un bon coup, comme quand on va voir un film d’action quelconque, il faut juste profiter (« quand le viol est inévitable alors détends-toi et profites-en » Lao Tseu).

      • Hmmm que cette citation est poétique. Je vais effectivement essayer de lire le prochain billet avec légèreté; après tout, j’ai déjà rencontré certains individus n’ayant pas apprécié le film et ne leur ai pas rétorqué qu’ils manquaient de goût (tant que leurs arguments et leur analyse étaient crédibles).

        Je n’ai qu’à appliquer le même raisonnement ici et vais probablement me divertir en le lisant, un peu de recul ne me fera pas de mal!

      • Il y a une autre citation que j’aime bien: « sur internet on peut faire dire n’importe quoi à n’importe qui » Abraham Lincoln

  19. Comme le dit l’adage, un film de super héros n’est bien que si le méchant est réussi.
    Je vous laisse faire le tri.

  20. « Ah, toutes ces chauves-souris qui l’insultent, lui disent des choses sales, puis dessinent les courbes de son postérieur de leurs ailes de cuir en lui chuchotant à l’oreille que tout va bien se passer, qu’elles aiment juste la spéléologie,… bref : il se réveille souvent sale. »

    ou

    « Pendant ce temps, en Europe.
    « James ? Jaaaames, je suis rentré !
    – Maître Brice ! Ho, maître Brice ! Où étiez-vous ?
    – Loin d’ici, James. Je crois que j’étais parti à la recherche de quelque chose… de moi-même, je crois. Et je me suis trouvé.
    – Très bien Maître Brice. Allez-vous disparaître à nouveau ?
    – Non, cette fois je reste pour de bon. Cette ville est ravagée par la pauvreté et le crime. Elle est décadente et a besoin d’espoir. C’est pourquoi je vais transformer mes peurs d’enfant en arme contre mes ennemis. Je vais devenir ce qui me terrorisait, je vais devenir… »

    Et c’est ainsi que Brice Van Der Waine, paisible habitant de Charleroi, la Gotham belge, devint ce qui l’avait terrorisé toute son enfance : un pédophile. »

    Décidément cher Odieux Connard, vous êtes et restez délicieusement odieux! Tant mieux, voilà notre plus grand plaisir.

  21. Hum, hum…..sans aucunement vouloir défendre le film ou passer pour un fan boy (que je suis néanmoins), il y a un passage qui ne méritais pas tant de haine. La plupart des faits reprochés sont vrais et j’en ai bien ris, mais la scene du port……là non !
    Il est reproché que les bandits agissent sans se cacher. Hey on nous rabache toutes les 3 minutes que la ville est corrompues et que les criminels y font la loi, donc normal qu’ils ne se cachent pas.
    Le fait qu’ils se séparent est aussi cohérent. Ils ont peur, ils se demandent ce qu’il se passe, et dans ce genre de situation les réactions sont rarements rationelles (cf celui qui vide son arme au moindre bruit). J’aimerais bien vous y voir, dans pareille situation.
    Le fait que Falcone reste est moins justifiable, mais apres tout il est le big boss de toute la ville, il n’a aucun rival. Il doit donc sans doute être particulièrement cirueux de voir qui viens oser marcher sur ses plates bandes. Bon, je reconnais que cette explication tiens moins la route. Et quand enfin il veut partir, bah il ne le peut plus.
    Enfin, Batman n’a pas trimballé Falcone jusqu’au toit tu commissariat, mais juste sur un projo du port.

    Dernier point, Batman ne bloque pas l’acceleration du train, il tente effectivement de l’arréter, c’est Ninjabouc qui massacre les boutons d’arret à coups de dague pour empecher toute tentative de le stopper. Le plan de Batman tiens la route : tenter de stopper le train, mais se prévoir un joker (oh oh), en cas d’echec via Gordon. Meme si effectivement, j’aimerais pas être à la place de Jim à essayer de conduire cet engin.

  22. Monsieur l’Odieux , dès que vous dites « margoulette » , c’est gagné ! Alors merci pour tout le reste…
    x),

  23. j’aimerait te donner un film qui est super bien pour spolier il s’appelle demain quand la guerre a comencé

  24. Toujours un plaisir de vous lire.
    Pour ce qui est du cycle jour / nuit, pas un problème on attend la nuit pour prévenir Batman, et ..
    En fait, non.
    Bien vu.

    – Ca expliquerait la réussite invraisemblable du Joker. Il avait menti en prétendant s’appuyer sur le hasard. C’était la plupart du temps en journée et Bruce Wayne ne voulait évidement pas intervenir.
    Fascinant.

  25. Mon cher Odieux, les passages de votre texte sur la météo sont hilarants. Mes félicitations.

    A quand un spoiler sur Django Unchained ?

  26. Mer-ci (de « merci », terme notamment employé en moyen gascon, auquel j’ai jugé opportun d’ajouter un tiret, tiret du 6, afin d’exprimer l’exaltation implacable qui m’a saisie, et ce, dès la lecture du titre de votre billet d’humeur hargneux et rigolo).

  27. Le plus surprenant avec ce film, et avec tous les films un peu épurés et calibrés dans ce genre, c’est qu’on ne voit JAMAIS à l’avance ce qui va se passer. Un maître dark, qu’on suppose mort (mais on a jamais eu de preuves ! Ce qui veut dire..?), qui affiche très tôt des vues très… radicales sur la justice, ciel ça prend longtemps de découvrir qui va être le principal bad guy…! et qui va bien sûr accoucher d’un plan abracadabrantesque pour arriver à ses fins…

    Et ouais le manque flagrant d’humour est insupportable, surtout après avoir vu «Batman: le Défi», petit bijou de kitsch bien assumé drôle du début à la fin :-D

  28. « Retrouve mon barbier et tue-le » (+l’image) Certainement une de meilleures boutades de toutes les critique jusqu’ici. Pour le reste et pour le coup, quand même beaucoup plus de mauvaise foi que d’analyse critique cohérente.

  29. En fait c’est plutôt drôle, mais en dehors du comique, je pense que l’article donne un bonne exemple de comment reconnaître les bons films des mauvais. Les mauvais films ont des spoilers vraiment drôles, parce qu’ils jouent sur toutes les incohérences et les clichés.
    Et les bons films ont des spoilers comme celui-ci : drôles, mais moins, parce que pendant tout l’article l’auteur raconte l’histoire avec un ton constamment sarcastique (alors que le sarcasme c’est comme le poivre, c’est vraiment bon quand on en met avec parcimonie), en l’entrecoupant de « C’est nul… Quelle daube… C’est mauvais… » pour tenter de convaincre le lecteur, et enfin, en rajoutant quelques incohérences plus ou moins fantaisistes.
    Par exemple le flic sur les quais ne travaille pas avec les bandits, il est flic, il contrôle la marchandise, exhibe donc la drogue, logiquement, mais ne dit rien parce qu’il est corrompu, voilà déjà deux ou trois « incohérences » qui n’en sont pas.
    La porte pour sortir de l’opéra, eh bien il est plutôt rare de sortir par la porte principale lorsqu’on quitte le spectacle au milieu, en fait c’est un peu le but de ces portes dérobées que de permettre les sorties discrètes. La poutre dans le manoir n’est pas tombée parce qu’elle était en flammes, mais parce que les éléments qui la retenait au plafond l’étaient. Les ingénieurs n’ont pas reconnu la Batmobile parce qu’une silhouette noire dans la nuit noire ça pourrait aussi bien être une deux-chevaux ou un tank la différence ne serait pas énorme. La crise se résout après que le métro est détruit, tout simplement parce qu’un peu plus tôt Batman avait fait demander la fabrication à grande échelle du médicament, qui a donc permis de soigner les gens empoisonnés. Le restaurant qui accueille toutes les activités sales et mafieuses de Gotham, où dinent les criminels et les riches corrompus, c’est clair, ça serait hyper malin de le faire en plein centre-ville, tiens ils auraient même dû le construire entre la mairie et le commissariat, et inviter tous les jours une dizaine de journalistes… Tsk tsk tsk… Si Bruce quitte la ville, c’est parce qu’il se rend compte, avec l’exemple de son père, que l’argent n’est plus suffisant pour sauver Gotham – d’une part – et d’autre part, parce qu’il sait (et il le dit dans le film) qu’il s’est fait des ennemis qui vont tenter de le détruire, etc etc.
    Puis même quand ça défie la logique, je veux dire on est dans un film. Dans Harry Potter les gens volent sur des balais, dans Star Wars les vaisseaux dépassent la vitesse de la lumière. Ben dans Batman, le héros a assez de volonté et de force pour enfiler son costume et continuer à se battre même après une blessure violente qui mettrait KO un homme normal. Après ce que je vous suggère, c’est, si un jour vous avez l’occasion de tourner un film, de faire un remake de Batman Begins où à la fin Bruce Wayne dit « Oh, je me suis vraiment fait trop mal, la ville a besoin de moi mais j’ai une vilaine blessure donc je vais plutôt aller à l’hôpital ». Certes, ça sera très cohérent, très réaliste, mais je suis pas sûr que le public serait ravi. x)

    Mais attention, hein, je ne rejette pas non plus totalement cet article, parce qu’il y a des passages drôles. Mais je remarque que les spoilers sont vraiment drôles sur des films vraiment mauvais (Man of Steel, After Earth…) alors que quand ce sont de bons films (Inception ou, ici, Batman Begins) ça piétine un peu et on quitte le domaine du sarcasme pour entrer dans celui de la malhonnêteté.
    En fait, loin de détester cet article, j’y vois même un grand talent, pour parvenir à faire de l’humour en se contentant de raconter l’histoire d’un bon film avec la mauvaise foi qui fait le sel du blog.

    • Ha ha, comment rajouter des incohérences aux incohérences…
      – Une porte arrière d’opéra qui donne sur les pires bas-fonds de la ville : c’est normal. Derrière l’Opéra Garnier, il y a la cité des Bosquets, c’est connu !
      – Pour info : le rôle d’une poutre c’est de retenir le plafond, pas l’inverse.
      – Des ingénieurs qui ont bossé pendant des heures sur la batmobile seraient foutus de la confondre avec un char ou une 2cv ?
      – La crise se résout après que le métro est détruit, tout simplement parce que le méchant est mort et qu’il faut torcher la fin.
      – Le boss de la mafia a pignon sur rue : il contrôle les hommes politiques, les flics, les médias et les hommes d’affaires. Pourquoi ne fait-il pas comme tous les vrais mafieux dans la vraie vie, à savoir se mêler à la haute société dans des hôtels 5 étoiles avec terrain de golf ? Et quel riche bourgeois s’amuse à aller boire un verre dans l’établissement le plus louche de la ville en risquant de se faire égorger par un clodo à la sortie ? Tsk tsk tsk… Tu devrais te renseigner un peu sur les mafieux car, contrairement à ce que tu penses, on les retrouve généralement en bonne société. Et quand ils veulent te flinguer, ils ne disent jamais « je vais te flinguer » mais plutôt « passe prendre un verre un de ces jours, ça me fera plaisir ».
      – « Si Bruce quitte la ville, c’est parce qu’il se rend compte, avec l’exemple de son père, que l’argent n’est plus suffisant pour sauver Gotham ». Heu… excuse-moi mais son père lui donne justement l’exemple inverse. Tant que le paternel était là, la vie à Gotham s’améliorait.

      A part ça, tu confonds incohérence et invraisemblance, or un billet de l’Odieux C que tu devrais lire a déjà été écrit à ce sujet. Je résume :
      Invraisemblance : Spiderman marche sur les murs. C’est invraisemblable, mais c’est acceptable car c’est cohérent avec le scénario et le personnage tel qu’il est conçu.
      Incohérent : Spiderman poursuit un vilain en montant les escaliers. C’est vraisemblable, aucune règle de physique n’est brisée, mais c’est incohérent avec le fait qu’il soit censé bénéficier de ses pouvoirs pour aller plus vite en grimpant la façade. Et là c’est inacceptable pour un esprit logique.
      Imagine un peu Superman en train de se faire dérouiller par trois malfrats au prétexte scénaristique qu’ils sont plus nombreux et armés de battes : ridicule. C’est pourquoi les scénaristes ont inventé la cryptonite, pour éviter ce genre d’incohérences.

      Tiens, une belle incohérence : Bruce Wayne refuse de tuer le pauvre bougre de voleur, car il est contre le meurtre. Et pour le prouver, il fout le feu, fait tout sauter, tue TOUS les ninjas PLUS le voleur en question, dont je vois mal comment il a pu survivre aux explosions, mais il épargne le plus sangunaire de tous, Ninjabouc, comme ça, juste pour la beauté du geste. Moi je dis qu’il est complètement con. Et tout le film est comme ça.

      • – Pires bas-fonds = ruelle. Passez un jour au (superbe) cinéma de Rosny II, on reparlera de votre notion de « déboucher sur des bas-fonds »,
        – Actions-réactions, cours de physique, etc,
        – « Silhouette noire dans la nuit noire »,
        – Mince, j’ignorais avoir affaire à un spécialiste de la mafia. Alors pardon, vous avez raison, c’est vrai que tous les mafieux vivent dans les hôtel de luxe. D’ailleurs c’est très logique, tout le monde sait que les riches et les puissants ne tombent dans la corruption que parce que – en voyant un établissement accueillant et chaleureux – il se disent « Tiens, je vais rentrer, ça a l’air sympa ! »
        – … Jusqu’à ce qu’il se fasse tuer, montrant ainsi que la philanthropie a ses limites, merci de confirmer.

        (Au passage, merci à un commentateur précédent d’avoir signalé la fausseté des incohérences qui concernent le projecteur et les commandes du métro.)

        Bref, je passe sur l’inutile prêchage de convaincu (on excusera ce néologisme) : je connais parfaitement la différence entre cohérence et réalisme, ayant lu l’article de l’OC.
        C’est donc en toute connaissance de cause que je dis que la BLESSURE (et non pas les éventuelles incohérences du film, qui pour la plupart sont plutôt fictives) de Batman qui ne l’empêche pas de combattre n’est pas gênante dans un film.
        Pour changer complètement de domaine : parler de Batman qui ne devrait pas pouvoir se battre après qu’une poutre lui est tombée dessus, c’est aussi inepte que de dire que les brosses à dents n’existent pas dans LotR et que donc Éowyn devrait avoir les dents jaunes, tordues et cariées. Effectivement, ça n’est pas réel, mais on est dans un film. En l’occurrence le discours tout fait sur « cohérence/réalisme » ne tient pas dans la partie de mon message que vous évoquez.
        Ne venez pas me parler de cohérence quand l’OC a clairement critiqué (avec une mauvaise fois, j’imagine, volontaire et savoureuse) la blessure de Batman qui dans un monde réel l’empêcherait de combattre.
        N’essayez pas d’enseigner aux autres ce que vous ne semblez pas comprendre.

        Pour conclure : au début je ne pense pas que tous les ninja soient tués. Je dirais que tout le monde s’enfuit dans la pagaille, et que seul le faux Ra’s al Ghul, qui reste combattre Wayne, est tué. Quant au vrai, Wayne le sauve parce qu’alors il ne sait pas que c’est le grand méchant, il le voit surtout comme son ancien ami et instructeur.
        « Et tout le film est comme ça. » : Non.

        (Je vous conseille en toute amitié d’apprendre à voir le second degré dans les articles de l’OC qui, à mon avis, n’a pas dû détester le film vu que la beauté de cette page repose surtout sur la mauvaise fois à outrance de l’auteur.)

      • « parler de Batman qui ne devrait pas pouvoir se battre après qu’une poutre lui est tombée dessus, c’est aussi inepte que de dire que les brosses à dents n’existent pas dans LotR et que donc Éowyn devrait avoir les dents jaunes, tordues et cariées. Effectivement, ça n’est pas réel, mais on est dans un film. En l’occurrence le discours tout fait sur « cohérence/réalisme » ne tient pas dans la partie de mon message que vous évoquez. »

        Eh bien moi je trouve que ça se tient.
        Imaginons la scène suivante : la poutre tombe sur Batman, et là il est trop fort, même pas mal, il va continuer à se battre. C’est irréaliste, mais cohérent.
        Imaginons une autre scène : la poutre tombe sur Batman, il a une blessure profonde, limite s’il est pas sur le point de clamser, on lui prodigue les premiers soins, et là, tout boitillant et en sang, il va se battre en faisant la grimace de temps en temps : c’est encore irréaliste, mais encore cohérent.
        Autre possibilité cohérente : Batman a très mal, est sur le point de crever, là arrive un super médecin qui vient d’inventer un produit qui remet sur pied quelqu’un immédiatement, il le soigne et Batman repart tout guilleret : cohérent encore.
        Mais la scène : Batman est blessé, sur le point de clamser, et 5 minutes après il n’a jamais été blessé, c’est incohérent. Parce que c’est bien ça qui se passe : Batman n’est pas le héros blessé qui se bat quand même, mais le héros qui n’a jamais été blessé. On voit très bien qu’il y a eu une modification du scénario en cours de route, mais qu’on a quand même gardé la scène de la blessure parce qu’elle était classe et que les spectateurs sont tellement cons que soit ils ne vont rien voir, soit ils vont de toutes façons trouver des explications pour combler l’incohérence.

        Alors qu’il y avait plein de moyens de rester cohérents sans être réaliste…

      • truc => Hum, là sans tomber dans la mauvaise fois de l’OC on frôle la sévérité gratuite. La blessure de Batman n’est pas un élément majeur du film mais surtout le moyen de montrer furtivement le courage du héros.
        Il est blessé (et pas complètement démoli et mourant, faut pas tout exagérer) mais il semble à peine le remarquer et remet son armure. Ça vise notamment à amener la réflexion d’Alfred « Vos parents vous ont laissé bien plus que des briques et du mortier », en regardant le sang sur sa chemise. Toujours très symbolique, Nolan. C’est d’ailleurs – au-delà des scènes d’actions – pourquoi beaucoup de gens apprécie ses films.
        Après il aurait pu faire boiter Batman pendant la bataille de fin, ou lui faire dire « Ah, j’ai mal, je suis blessé » mais je pense que ç’aurait été un élément inutile. De là à parler de rajout irréfléchi, non je ne pense pas. Bruce Wayne subit un choc, qui cependant ne l’empêche pas de se battre. Ce n’est peut-être pas réel, mais c’est clairement cohérent.
        Et c’est typiquement le genre de détail inutile et négligeable qui ponctue cet article, puisqu’il fallait bien trouver des lignes pour écrire un gros morceau contre un film sans trop de défauts. Mais, je le répète, j’admire assez parce qu’il fallait y penser.

  30. Ah, merci Odieux Connard ! La prochaine fois que je dirai que je n’ai pas pu regarder jusqu’au bout ce film (j’ai abandonné à « Puis, tout le monastère étant parcouru d’une immense série d’explosions (ils devaient stocker dix barils de poudre dans toutes les pièces, c’est pas possible autrement ; et dire que ces inconscients mettaient des bougies partout, c’est fou), Bruce s’enfuit »), j’aurai un lien où renvoyer les gens (puis je me sens moins seule ^^).

  31. Que de commentaires interessants!

    Oui Odieux vous exagérez (Le coup du projecteur vous auriez pu vous en passer…), on le sait, et si on revient c’est que cela ne nous dérange pas tant…
    J’aurais pu aller lire le Figaro (Equivalent sur le plan de la mauvaise foi mais franchement mois drôle) mais je reviens ici, encore et encore, parce que ça me détend.. Que j’aime votre façon d’écrire, et que quand j’ai passé une sale journée, qu’il me reste à faire la vaisselle, le ménage et payer les impots, et bien 20 minutes de légèreténe sont jamais superflues.

    Alors merci!

    B.

  32. Pingback: Du flux, du flux, du flux ! | Chez Chauff·

  33. Je trouve personnellement que OC a effectivement tort de se focaliser sur tous ces petits détails, qui sont souvent moins de véritables incohérences que des dommages collatéraux inhérents à toutes productions filmiques fictionnelles, des conventions narratives. Mais bon, c’est un peu la raison d’être de ces critiques, la mauvaise foi. Et la plume du maitre de séant rend le tout hilarant.

    Et puis surtout, objectivement, Batman Begins est un mauvais film. Alors ok, je l’ai vu en français, fugitivement, à la télévision, mais ça m’a suffit pour comprendre l’ampleur du désastre. Déjà, Gotham est une caricature de la ville noire, glauque et corrompue des mauvais polars. Je veux dire, rien n’y manque, les ruelles sombres, les poubelles renversées, le clodo au coin de la rue… C’est grotesque à ce niveau là ! On dira ce qu’on veut des Batmans de Burton, mais au moins, cet aspect crasse et vénéneux y était complètement assumé dans un joyeux délire kitsch !

    Là, Nolan nous gratifie en plus de sa touche « réaliste » et fait donc entrer en collision ses décors bien crades et irréels avec une esthétique « moderne » et léchée. Ça ne marche pas.

    Mais le gros problème, c’est que sous prétexte justement de « moderniser » le mythe, il se dispense aussi de trouver un scénario intéressant ! Tous les poncifs sont là, les clichés éculés, les personnages poncifs, le plan machiavélique du méchant-qu’on-sait-tout-de-suite-que-c’est-lui… Sans parler de la grosse voix que prend Batman quand il est pas content. On a juste l’impression qu’il est enroué. Et avec cet humour pitoyable qui se veut cool mais ne parvient qu’à décrédibiliser un peu plus l’ensemble.

    C’est bancal, ça part dans tous les sens : on part d’une cargaison de drogue, on tombe sur un pas-gentil docteur psychopathe et on débouche sur une énième conspiration diabolique pour détruire la ville… Toute la séquence finale est hallucinante de nullité.

    Le pire restant sans doute toutes les séquences « ninjas », Liam Neeson est tout simplement ridicule, j’avais envie de rire à chaque fois que je le voyais. Bon, comme d’habitude, en fait.

    C’est même pas un joyeux nanar divertissant, c’est chiant comme la mort.

    Et c’est dommage parce qu’il y a quelques idées intéressantes au milieu de ce naufrage. J’aime bien le look de l’Épouvantail, ça c’est une interprétation intéressante du personnage, je trouve. Et puis c’est bien trouvé quand Batman utilise des ultrasons pour appeler des « renforts », une nuée de chauve-souris.

    Mais à part ça, c’est le vide complet. Et ça ne me laisse rien présager de bon quand à la suite de la trilogie, malgré les critiques élogieuses du second volet.

  34. Nul.nul.nul
    Un samedi soir tu as regardé nicolas bedos sur france 2 et hop tu t es mis devant ton ordi et t as fait pareil
    C est stérile , pas drôle , on tourne en rond
    Toujours pareil.gratuit.et déjà vu
    Bedos gagne des sous avec ses vannes plus méchantes que pertinantes , toi je doute que tu fasses carrière

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