Harry Potter et les Reliques de la Morve, Partie II

« Professeur Dumbledore… puis-je vous poser une question ?« 

Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore relève les yeux par-dessus ses lunettes en demi-lune, braquant son regard perçant vers la silhouette brune aux cheveux en bataille assise dans le siège en face de lui. D’un geste lent, il place ses mains sur son bureau de manière à ce que ses doigts se touchent, puis s’enfonce un peu plus dans son fauteuil comme pour signifier à son interlocuteur qu’il compte prendre tout le temps nécessaire à la construction de sa réponse. Le jeune homme assis en face lui se contente de réajuster ses lunettes rondes tout en dégageant une mèche de la cicatrice en forme d’éclair qu’il porte au front, avant de hausser légèrement les épaules.

« Et bien voilà professeur… je me demandais… pourquoi on nous enseigne jamais l’histoire-géographie ici ? Non parce que ce n’est pas que je n’apprécie pas ce que l’on enseigne ici, hein, mais quand je rentre chez les Dursley pour les vacances, même Dudley semble plus érudit que moi : il sait situer les grandes villes du pays, sait qui est le monsieur sur la statue de Trafalgar Square… je ne sais pas professeur : l’impression d’être plus bête qu’un petit gros qui a en permanence l’air constipé, ça me chagrine un peu. 
– Ho, Harry, tu remues là de terribles souvenirs ! Je pourrais te les raconter moi-même, mais ce ne serait pas aussi vif que si tu les contemplais de tes yeux… tiens, Harry, regarde plutôt dans la pensine. »

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Le professeur pointa sa baguette vers un placard et une sorte de bassine argentée en sortit en volant ; il la dirigea d’un vol lent et sûr vers le bureau qui le séparait d’Harry, puis la fit atterrir. Il eut un curieux sourire bienveillant, puis d’un de ses longs doigts, il indiqua au jeune sorcier qu’il pouvait regarder dans l’objet. A peine le plus célèbre des jeunes magiciens avait-il regardé la surface du liquide argenté qui se présentait à lui qu’il se sentit comme arraché de sa chaise avant d’être entraîné dans une incroyable chute au travers d’un immense puits sombre, au bout duquel il pouvait apercevoir un minuscule point de lumière ; il eut l’impression que le vent lui fouettait le visage alors qu’il se rapprochait de plus en plus vite de la lumière. Et puis d’un coup, il eut le sentiment de franchir l’issue du tunnel menant vers la curieuse lumière et tout s’arrêta : il était comme suspendu en l’air à quelques mètres au-dessus du sol, dans ce qui semblait être une salle ronde qu’il avait souvent vue inoccupée à Poudlard ; elle était bordée de quelques minuscules gradins où s’entassaient des personnes aux vêtements bigarrés comme seuls les sorciers savent en trouver, et à l’opposé de la grande porte de chêne richement sculptée qu’Harry pouvait contempler, une immense table dominait l’assemblée, et il apercevait derrière celle-ci plusieurs personnages à l’air strict. Il reconnut le professeur Mac Gonagall, visiblement de quelques années plus jeune ; cela lui remit les idées en place et lui rappela que tout cela n’était qu’un souvenir de Dumbledore qu’il visualisait. Il se demanda cependant ce que tout cela pouvait bien signifier.

« Conseil de discipline de Poudlard, séance 784. Faites entrer.« 

Un grincement sinistre se fit entendre, et les lourdes portes de chêne laissèrent passer un personnage escorté par deux préfets. De là où il était, Harry pouvait surtout observer la masse de cheveux blancs qui occupaient ses tempes, sans pouvoir observer véritablement son visage, son angle d’observation n’étant pas idéal ; alors qu’il tentait de se déplacer en battant des bras en l’air pour mieux voir, il remarqua que si l’homme portait l’uniforme traditionnel de l’école, il arborait au cou une cravate rouge qui n’était pas celle d’une maison qu’il connaissait. Il supposa qu’il pouvait avoir affaire à un enseignant, les seuls pouvant faire exception aux règlements sur les tenues vestimentaires. Lorsque l’un des préfets demanda à celui qui était visiblement l’accusé de vider ses poches et de donner sa baguette magique au président du conseil, il sortit de ses poches un étui à cigare, une flasque d’alcool, une montre à gousset et enfin une baguette de bois sombre. Le magistrat à la tête de l’assemblée s’en saisit et fronça les sourcils en chaussant de petites lunettes le temps de mieux en voir les détails.

« Bois de tilleul, 27,5 centimètres, phalange de farfadet. Accusé numéro 784 : Professeur O. Connard. Enseignant en Histoire, Géographie, Education civique »
– C’est moi.« 

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Il y eut une série de regards entendus parmi les membres du public, comme si on avait longtemps attendu que le personnage passe devant un simili-tribunal, puis les personnes assises à la tribune prirent la parole.

« Professeur, vous devez sûrement savoir pourquoi vous êtes là. 
– C’est-à-dire qu’il y a moult raisons, alors si vous pouviez préciser celles que vous prenez en compte, ça irait plus vite.« 

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Un murmure parcourt la salle.

 
« Bien, professeur, puisque vous le demandez… bien, premièrement, on me dit que vous avez pillé les stocks de polynectar dans le laboratoire du cours de potion.
– En effet.
– Pourriez-vous préciser à l’auguste assemblée dans quel… disons… but… ce… c’était ?
– Je n’en ferai rien : vous êtes payé à énoncer les accusations formulées à mon égard, n’imaginez pas que je compte bosser à votre place, fainéant de fonctionnaire.
– Oooooooh ! – dit la salle
– Bien, bien professeur, puisque c’est ainsi, je lis le rapport de mon collègue du cours de potions… « M. Connard a utilisé le polynectar ainsi qu’un cheveu d’une modèle de charme allemande acheté sur Ebay pour organiser des parties fines avec des élèves. »
– Oooooooooh ! – dit la salle 
– Pas la peine de faire « Ooooh », hein, hé. Tout le monde y a déjà pensé. A quoi ça sert sinon de faire de la magie ?
– Ce n’est pas la question professeur ! Je lis aussi ici qu’après que vous êtes arrivé à court de polynectar, vous avez glissé du GHB dans la biéraubeurre de plusieurs élèves de 6e et 7e année à l’occasion du nouvel an. Comment expliquez-vous cela ? 
– La réponse est dans la question : j’étais à court de polynectar. 
– Oooooooooooh ! – refait le public
– Dites, si c’est pour entendre des onomatopées, on pourrait plutôt se regarder un match commenté par Eugène Saccomano, vous savez.
– Taisez-vous ! Vous ne méritez même pas le titre de professeur ! J’ai ici une plainte disant que vous détournez l’usage originel des sorts pour parvenir à vos fins : une élève est venue se plaindre que vous lanciez des « Accio coquine ! » en cours pour voir qui ça attirait au tableau !
– Il est vrai, mais vous savez, ça valait le coup puisque par deux fois ça a attiré le professeur Dumbledore de son bureau jusqu’à ma classe sans que ses pieds ne touchent le sol : vous cachez bien votre jeu vieux schnok !
– Roooooooooooooooh ! – surenchérit l’assemblée
– Bien passons sur les autres débordements du même style : j’en ai des pages et des pages : regardez ce dossier, il est plus gros que la plupart de mes grimoires ! Tenez, je prends une page au hasard ; plainte d’un membre de la famille Weasley : « Le professeur Connard a fait cette devinette en classe : « Pourquoi Voldemort cherche t-il tant à faire subir le supplice du pal au Weasley ? Parce qu’il adore mettre des bâtons dans les roux ! »
– Elle est pas bien cette blague peut-être ? 
– Il suffit ! Il suffit ! Je ne vous poserai qu’une seule question : durant toutes ces années au service de l’école, vous n’avez jamais été malade. Jamais. Et il paraîtrait que vous guéririez tous vos problèmes avec des larmes de phénix, le célèbre remède qui guérit tout ! Mais comment pouvez-vous faire pleurer cet oiseau au coeur dur à volonté ? Partagez votre méthode avec nous dans l’intérêt de l’école et de ses élèves, et nous en tiendrons compte au moment de prononcer votre peine.
– Ma foi, c’est assez facile : le phénix est un animal très friand de noix de cajou. Il vous suffit de vous approcher de lui en en tenant quelques unes dans une main, afin de l’inciter à vous faire confiance…
– Hmmm hmmm…
– Non, à cet instant précis, le phénix, attiré par sa gourmandise aussi légendaire que l’est son plumage, ne pourra s’empêcher de venir manger dans votre main. Parlez-lui. Dites lui que vous l’appréciez. Encouragez-le à savourer. 
– Fort bien, je note…
– Et tout le secret, c’est que quand il ne s’y attend pas, il faut violemment lui insérer le pouce de votre autre main dans le rect…
– HOOOO ! C’EN EST TROP ! SILENCE ! Sileeeence ! Je vous retire immédiatement votre chaire d’enseignant et vous renvoie chercher du travail au Pôle Emploi Enchanté ! Je vous condamne à ne plus jamais remettre les pieds dans cette école ! Mieux : je ferme définitivement la chaire d’histoire-géographie ! Que plus jamais, personne ne parle de ce qu’il s’est passé ici, et que votre nom ne soit plus prononcé ! Adieu, Monsieur ! »
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Harry sentit son corps devenir léger et commencer à prendre de l’altitude alors que le souvenir se terminait et que tout lui paraissait de plus en plus lointain. Il fit la moue.

Il n’avait pas entendu : où fallait-il mettre le pouce pour faire pleurer le phénix ?

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L'affiche : non, aucun des deux ne pensera à mettre un gros coup de boule à l'autre

Résumé des épisodes précédents : Voldemort le vilain sorcier essaie de tuer Harry Potter depuis 7 films parce que lui a un nez et peut donc porter des lunettes sans que ça lui tombe sur la bouche, ce qui le rend très jaloux. Las, le gentil héros a décidé de partir se changer les idées en faisant du camping avec ses amis Ron et Hermione. Mais c’était sans compter sur les méchants qui se décident à pourrir leurs vacances…

Voilà, je crois que je n’ai rien oublié ; mais si vous vouliez malgré tout un truc plus détaillé, la partie I est . Reprenons, maintenant, voulez-vous ?

Le film s’ouvre donc sur la dernière scène du précédent : Voldemort, poussé par ses instincts nécrophiles, vient d’ouvrir la tombe de feu le professeur Dumbledore pour se saisir de sa baguette : en effet, celle-ci, connue sous le nom de « Baguette de sureau » ou « über-baguette » est l’une des trois reliques de la Mort, trois objets surpuissants que la Grande Faucheuse elle-même aurait créés : une cape d’invisibilité pour disparaître aux yeux d’autrui, une pierre de résurrection permettant de revoir ceux que l’on a perdu, et enfin la fameuse baguette surpassant en puissances toutes les autres. Celui qui disposerait de ces trois reliques serait le maître de la Mort, mais celui qui aurait juste la baguette de sureau dépoterait déjà pas mal : c’est donc désormais le cas de notre grand méchant national : tremble, monde libre.

Dans le même temps, à Poudlard, l’école des sorciers idiots qui ne savent pas faire de division, écrire correctement ou situer la Belgique sur une carte (même s’il est vrai que ce n’est pas toujours évident) puisqu’on y enseigne aucune matière classique, on note que l’ambiance est devenue un poil moins joyeuse : désormais que les hommes de Voldemort ont pris le pouvoir chez les sorciers de Grande-Bretagne, le célèbre établissement magique est passé sous la coupe de son nouveau directeur, le professeur Rogue, et une discipline de fer est mise en place : les élèves marchent façon cohorte romaine, au pas et en silence, et tout écart du règlement est sanctionné par des punitions physiques relativement sévères (élèves battus, torturés, condamnés à lire du Sophie Kinsella, etc). Le rêve de tout enseignant qui se respecte : Monsieur Rogue, venez enseigner en région parisienne, s’il vous plaît.

Voilà pour ce qu’il en est des méchants, qui semblent bien s’amuser ; allons donc retrouver nos valeureux héros que sont Harry, Ron et Hermione, qui après avoir réussi à fuir le QG des vilains dans le précédent épisode grâce à une intervention surpuissante (mais fatale) de Dobby, le Che Guevara des elfes de maison, sont désormais à l’abri dans « la maison aux coquillages « , une bicoque kitschounette – enfin pas selon Valérie Damidot – sur une triste plage d’Albion. Là, nos larrons réfléchissent à la suite des opérations : où sont les autres horcruxes de Voldemort, ces objets enchantés qui contiennent une part de son âme et l’empêchent de mourir ? Ils en discutent quelque peu entre eux ainsi qu’avec leurs autres amis sur place (principalement des membres de la famille de Ron ainsi que Luna, probablement l’élève la plus défoncée à la ganja que Poudlard ait jamais connu), et se disent qu’ils ont désormais deux nouveaux atouts dans leur manche : les deux personnes qu’ils ont sauvé du QG de Voldemort lors de leur fuite, à savoir Gripsec, un gobelin travaillant à la banque Grimgotts, la Société Générale du monde magique, et Jean-Jacques Ollivander, un célèbre vendeur de baguettes magiques. Eux deux ont peut-être informations ? Hein ? Vous allez parler ? Ja ? Schnell ?

Pas de problème ; Harry s’en va mener des interrogatoires avec toute la subtilité qu’on lui connait : tout d’abord, il va discuter avec le sieur Gripsec, puis invoquant le pouvoir antique de Nicolas Sarkozy, le pourfendeur du secret bancaire (interdit de rire au fond), il l’oblige à parler : Bellatrix Lestrange, bras droit de Voldemort, a un coffre chez Gringotts et il est fort probable qu’un horcruxe se trouve dedans ; fort bien, se dit notre héros, il va donc falloir s’y rendre. Mais, diable ! La banque est incroyablement bien gardée, dotée de moult artifices de sécurité, et chacun sait qu’elle est impossible à dévaliser à part si on est un trader. Mais, avec l’aide de Gripsec, employé là-bas qui en connait tous les secrets, il doit malgré tout être possible de se rendre jusqu’au coffre de Lestrange (même si à mon avis, il ne doit contenir que deux tonnes de schnouf et un fer à friser) ! Le banquier est prêt à accepter, mais à une seule condition : qu’on lui donne en échange l’épée de Gryffondor, arme légendaire que nos amis avaient récupéré dans le dernier volet, et qui est la seule assez puissante à leur disposition pour détruire un horcruxe. Sacrebleu ! Il n’y a guère de choix : Harry accepte le marché.

Sitôt la conversation terminée, Ron et Hermione engueulent Harry : « Mais, espèce de gros con (qu’ils sont grossiers, je suis aussi choqué que vous), comment va t-on détruire l’horcruxe que l’on pense trouver chez Gringotts si on a plus l’épée pour le détruire, hein ? » ; le sorcier à la cicatrice en forme d’éclair est bien embêté et ne sait que répondre, aussi il se contente d’un « J’y réfléchis encore« .

Je t’aide mec : tu dis à Gripsec que tu le paies APRES avoir accompli sa mission. Comme ça, tu récupères l’objet, le brise, et lui file l’épée si tout s’est bien passé et qu’il a bien rempli sa part du contrat. En fait, payer les gens à la fin d’un contrat rempli, ça parait même assez logique ; mais bon, hein, je ne suis pas un sorcier, c’est sûrement moi qui dois me tromper et pas toi qui doit être un peu con, mon bon Harry. Non. Nooon.

"Cher Dobby, je sais que tu es mort, mais je voulais te dire que tu nous manquais en tant que membre le plus intelligent de notre groupe"

Le bon Potter n’en a cependant pas fini avec ses investigations, il enchaîne donc en allant poser quelques questions au sieur Ollivander, l’expert en baguettes,  afin de savoir s’il peut utiliser les armes qu’il a piquées à d’autres sorciers durant ses dernières aventures sans soucis. Oui, lui répond le vieux sage : les baguettes ont une âme, des sentiments (elles pleurent souvent quand elles regardent Titanic et mangent de la glace dans le pot quand on les plaque), et ne sont fidèles qu’à leurs propriétaires légitimes (contrairement à certaines). Or, comme Harry s’est emparé des baguettes qu’il présente non pas en les dérobant comme un vulgaire voleur de poules, mais en désarmant d’un sort leurs anciens possesseurs, les baguettes lui sont désormais fidèles. Et une baguette fidèle à son maître marche mieux et est plus puissante qu’une arme réticente à servir celui qui la manie ! Harry, qui n’a plus de baguette suite à quelques malheureuses précédentes aventures, se décide donc à utiliser celle de Drago, dont il s’est emparé dans les règles de l’art. Il est donc performant avec à 100%.

Juste une question : c’est quoi cette règle pourrie de « changement d’allégeance des baguettes » ? Non parce que Harry étant un gentil, depuis le touuuuut début de son aventure, il en a désarmé des sorciers pour les neutraliser ! Alors du coup, il est le propriétaire légitime de près d’une centaine de baguettes ? Aucun de leurs propriétaires ne s’est rendu compte que sa baguette avait « changé d’allégeance », était « devenue réticente » et « votait désormais pour Lutte Ouvrière » ? Non ?

Mais assez parlé théorie : passons à l’action ; pour infiltrer Gringotts, nos héros ont mis au point un plan simple et efficace : Hermione va se déguiser en Bellatrix Lestrange, grâce à un cheveu d’elle tombé sur son blouson lors d’une séance de torture au QG de Voldemort, qu’elle glisse dans du polynectar, une potion de métamorphose. Ron se déguise lui aussi grâce à une… barbe ? Quant à Harry, il se cache sous sa cape d’invisibilité tout en portant Gripsec sur son dos : tout le monde est prêt ? Pif-pouf, téléportation devant la banque susmentionnée (c’est pratique ce sort, quand même). Mais à peine nos héros sont-ils entrés dans la banque que les gardes comme les banquiers semblent méfiants ; aller jusqu’aux coffres parait difficile ! C’est sans compter sur Harry qui, depuis sa cape, lance sur le directeur qui passait par là un sort d’Impero, un maléfice qui fait passer les gens sous votre contrôle plein et entier genre hypnose (« It’s magical GHB, baby« ). Il lui ordonne donc de l’emmener, lui et ses amis, vers les coffres. Soit !

Mais hélas, alors que nos héros descendent dans les profondeurs des grottes sous la banque pour atteindre le coffre voulu en circulant sur une espèce de train de la mine façon parc d’attraction (les escaliers et les ascenseurs, c’est pour les gros nazes, les petits trains, ça fait établissement sérieux : moi-même, je ne fréquente aucun établissement bancaire qui ne dispose pas d’un train de la mine, gage de qualité), ils passent sous « la cascade des voleurs« , une coulée d’eau qui brise tous les enchantements de ceux qui passent dessous : tout le monde reprend donc son apparence normale, et l’alarme locale se déclenche : scrogneugneu ! Heureusement, par un incroyable coup de chance, nos loulous, sont arrivés juste devant le coffre de Bellatrix Lestrange juste à ce moment là (c’est quand même bien fait) : celui-ci est gardé par un dragon, mais qui a subi une éducation qui l’a rendu complètement peureux sitôt que l’on agite des clochettes sous son nez, ce qui le neutralise complètement et permet à tous ceux qui connaissent cela de passer sous son nez. Gripsec a donc tôt fait d’informer nos héros de cet état de fait et de les emmener jusqu’à la porte du coffre tant convoité.

Et lorsque la porte de celui-ci s’ouvre, que de richesses entreposées ! Retrouver un horcruxe dans tout ce bazar risque d’être compliqué, sans compter qu’un sort de « geminio » protège les lieux : tous les objets touchés se dupliquent instantanément de manière exponentielle : rapidement, nos héros commencent donc à crouler sous des hordes de d’objets précieux, qui menacent de les étouffer. Je ne sais pas vous, mais moi, j’aurais ce genre de tour sous la main, j’aurais commencé par le jeter sur des matières précieuses, du pognon ou des suédoises à l’esprit souple et à la poitrine ferme. Passons cependant sur ces réflexions : Harry réalise soudainement au milieu du chaos qu’il dispose d’un incroyable pouvoir : il peut « entendre » les horcruxes, comme s’ils chuchotaient à ses oreilles ; il repère donc promptement une petite coupe en hauteur, qu’il s’empresse de récupérer (mais comme il est petit, il s’aide de l’épée de Gryffondor pour l’attraper : moi, je l’aurais plutôt utilisée pour lui taper sur la gueule directement, mais bon) ; Gripsec, voyant que nos héros ont trouvé ce qu’ils voulaient, mais qu’ils continuent de crouler sous les objets qui continuent de se multiplier, profite de ce bazar pour récupérer l’épée qu’il avait voulu comme paiement avant de s’enfuir en lâchant un pet « Je vous avais promis de vous faire rentrer, pas de vous faire sortir ! Adieuuuuuu hohohohoho, ce que je suis maliiiiin« .

Harry et ses amis sont-ils pris au piège ? Jamais ! Ils parviennent avec plus ou moins de mal à sortir du coffre qui continue de se remplir, mais constatent qu’à la sortie, l’alarme a achevé d’attirer la sécurité (ce serait bien parce que ça fait bien 10 minutes qu’elle sonne) et devant la porte, des dizaines d’hommes de la sécurité pointent des baguettes sur les cambrioleurs ; coïncidence encore une fois, le dragon qui gardait les lieux se trouve juste en-dessous d’Hermione & co (la porte du coffre est légèrement surélevée, ne me demandez pas pourquoi), aussi notre troupe de gentils sorciers lui saute sur le dos et l’incite à s’envoler en cramant tous les gardes et gobelins se mettant sur son passage (« En route Kiki, allons exterminer des banquiers ! Saint Marx, guide notre souffle de braise !« ) ; rapidement, la banque est en flammes, jonchée de morts, et nos héros traversant les grottes souterraines en volant sur leur nouvel ami pour regagner la surface, font un carnage jusqu’à l’accueil de la banque, avant de s’envoler au-dessus de Londres en passant par le dôme vitré qui survolait le bâtiment dans un bruit d’apocalypse. Bien qu’ils s’interrogent, nos héros ne savent que faire : autant rester sur le dragon jusqu’à ce qu’une idée se présente.

Ravager une banque à dos de dragon : le rêve d'Olivier Besancenot

Ouais. ça ou vous téléporter dans un coin tranquille plutôt que d’être accroché sans aucune sécurité sur le dos d’une bête plus ou moins sauvage, qui risque d’être abattue par la RAF pour survol non autorisé de Londres ; mais là encore, je ne fais que suggérer : se téléporter, c’est un pouvoir tellement peu utile quand on fuit les lieux d’un braquage et qu’on ne veut pas être suivi, autant ne pas l’utiliser. Je profite de ce propos pour faire quelques remarques sur la scène précédente, qui atteint des sommets de nullité :

  • Si vous aviez une alarme qui détecte les voleurs, braqueurs, escrocs et autres malandrins dans votre banque vous la mettriez à l’entrée avec vos agents de sécurité prêts à intervenir ou au 12e sous-sol ? Chez Gringotts, on a choisi. Et on a appelé ça « cascade des voleurs » ; hé bé, si c’est la banque la plus sûre du pays, je n’imagine même pas la pire.
  • Si vous aviez une voiture dont vous pouviez éteindre le moteur à distance et que trois braqueurs niais de 17 ans essayaient de se barrer avec alors que vous les poursuivez avec toute votre sécurité professionnelle pour récupérer vos biens, que feriez vous ? Chez Gringotts, on appelle ça « un dragon que l’on peut neutraliser à n’importe quel instant en agitant une clochette« , mais personne n’y pense lorsque les voleurs montent dessus et tuent les gens avec. Ils doivent toucher des subventions pour emploi massif de personnes déficientes, c’est pas possible autrement
  • Harry, Ron et Hermione tuent plusieurs centaines de personnes chez Gringotts, ravagent la banque, font perdre des millions à tous les épargnants qui avaient placé leur pognon dans la seule banque du pays, sans compter que l’économie magique se casse la gueule, mais personne ne leur reprochera quoi que ce soit ou ne soulignera même vaguement « Au fait, la prochaine fois, évitez de faire un génocide, je vous rappelle que vous êtes les gentils » : personnellement, je commence à me dire que Voldemort n’est pas aussi cruel qu’Harry.
Bref : après de longues et tranquilles heures de vol au-dessus de l’Angleterre à dos de dragon sans que qui que ce soit ne s’y intéresse (un dragon survole plusieurs millions de personnes sans que ça n’alerte qui que ce soit ; le flegme britannique est vraiment puissant), nos larrons finissent par passer au-dessus d’un paisible lac, et se décident donc à sauter à l’eau puisque cela semble être la voie la plus sûre pour descendre du dragon (encore une fois, la téléportation, toujours pas ?) ; mais une fois immergé, alors qu’il peine à remonter à la surface, Harry a des flashs : il sent les pensées de Voldemort, et celui-ci semble concentré sur la maison Serdaigle (mais siiii, vous savez, l’une des deux maisons dont on ne parle jamais dans Harry Potter, parce qu’à part les gentils Gryffondor et les méchants Serpentard, c’est le désert de Gobi), et plus particulièrement sur un objet que la fondatrice de la maison aurait possédé. Tiens ? se dit Potter (puisqu’il aime bien se parler à lui-même pendant qu’il se noie à moitié), et si c’était ça, le prochain horcruxe, un objet de Serdaigle ? Auquel cas, il faudrait aller à Poudlard pour le trouver, probablement… sans compter qu’on ignore ce qu’est l’objet ou l’endroit où il se trouve. Bref, on ne sait rien : mais chez les gentils, on aime bien se baser sur du rien pour agir. Sitôt l’information partagée avec ses camarades, Ron, Hermione et Riri (soyons fous) décident donc d’aller à Poudlard ; et le lieu étant protégé des téléportations intempestives (pour empêcher des pédophiles enchantés de kidnapper des élèves à toute vitesse, probablement), il faut donc se rendre d’abord dans le village voisin de Pré-au-Lard, qui lui n’est pas protégé contre les déplacements magiques. Ni une, ni deux, nos loulous pensent ENFIN à se téléporter. Bravo les enfants.
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C’est donc dans un petit bruit sourd que notre joyeux lurons débarquent nocturnement à Pré-au-Lard (alors qu’il faisait jour lorsqu’ils sont partis : soit ils mettent plusieurs heures à se téléporter et on appelle ça de la marche, soit l’Angleterre est un pays allant de Tijuana à Beijing), afin de se rapprocher de Poudlard ; mais palsembleu : les agents locaux au service de Voldemort ont installé une alarme (qui fait un bruit de chat auquel on écrase la queue) qui détecte les indésirables ; à peine arrivés, nos filous doivent donc courir se cacher ! Et ils ont du bol (encore), puisqu’ils passent devant la maison d’un homme qui accepte de les planquer : Abelforth Dumbledore, frère de l’ancien directeur, qui depuis sa maison aide les élèves qui résistent encore et toujours à Rogue à Poudlard. Le vieil homme propose donc un peu de repos et quelques mets à ses invités, et leur fait amener par un passage secret un invité surprise : Neville Londubat, élève méprisé de tous mais devenu meneur de la résistance (probablement grâce à son charis… non, non, rien). Ce dernier fait un petit topo de la situation : Poudlard est devenu une sorte de repaire crypto-fasciste dirigé par Rogue, qui apprend désormais aux élèves à devenir à leur tour des servants de Voldemort. Entrer et sortir de l’école est devenu fort compliqué, à part via le passage secret par lequel Neville est arrivé, qui relie la cave de Pré-au-Lard à la Salle sur Demande, une salle qui n’apparaît qu’à ceux qui en ont besoin pour leur offrir ce dont ils ont besoin (et dans une école d’adolescents aux hormones en folie, je me demande combien de fois la Salle sur Demande s’est présentée sous la forme d’une pièce de villa de Silvio Berlusconi). Et dans l’immédiat, elle se présente sous la forme d’un confortable dortoir pour les élèves qui fuient les persécutions de Rogue et sa troupe. Le sieur Londubat propose d’ailleurs à nos héros de ne pas s’attarder plus avant : on les cherche encore à Pré-au-Lard et s’y attarder ne serait que peu sûr : aller à Poudlard en utilisant le passage semble recommandé.

Harry & co suivent donc Neville tout au long d’un étroit tunnel, avant de déboucher via un tableau pivotant dans la grande salle bordélique qui abrite quantité d’élèves plus ou moins connus de nos héros : voyant arriver le plus célèbre des ennemis de Voldemort, les jeunots l’acclament fortement et laissent exploser leur joie, puisque l’espoir revient ! J’espère qu’il n’y en a aucun parmi eux dont le père bossait à Gringotts, sinon il risque d’apprécier un peu moins la venue du sorcier à lunettes. Mais bref : les écoliers ont tôt fait de demander à Harry quel est son plan ; terrible erreur, puisque comme chacun sait, ce dernier n’a que des plans de merde depuis près de 7 films. Et ça ne rate pas lorsque notre héros annonce : « Bon les mecs, on vient chercher un objet ayant un rapport avec Serdaigle, mais on ne sait pas lequel, à quoi ça ressemble et où c’est. Au boulot !« . Je suis d’accord, avec une description pareille, personne ne pourrait trouver quoi que ce soit. C’est donc à ce moment précis qu’apparait le Deus Ex Machina : Luna Lovegood, qui fait partie du groupe de résistants, et qui…

… Luna Lovegood ? Celle qui avait été kidnappée par les hommes de Voldemort ? Et qui avait été sauvée et mise en sécurité par Harry ? Elle est revenue à Poudlard, repaire des hommes de Voldemort ?! C’est quoi son but, se refaire kidnapper parce que ça l’a fait trop marrer de voyager à fond de camionnette avec un slip cousu sur la tête ? Elle préfère subir une séance de torture plutôt que de sécher les cours ? Que… bon. On mettra ça sur le compte du fait qu’elle est complètement défoncée au crack.

Bref, Luna dit « Aaaah bin ça doit être le diadème perdu de Serdaigle« , objet « qu’aucun vivant n’a jamais vu« . Hein ? Mais sur quoi tu te bases pour affirmer ça, dis ? Surtout que si c’est un objet qu’aucun vivant n’a jamais vu (et perdu de surcroît comme son nom l’indique), Voldemort non plus ne l’a probablement jamais vu, donc il y a peu de chances que ce soit ça. Pourquoi ça ne pourrait pas être « l’épée de Serdaigle« , « la boucle d’oreille de Serdaigle » ou « l’orteil séché de Serdaigle » ? Mais non : il n’y a même pas une minute de doute ou de réflexion ; « Oui, Voldemort a dû cacher son âme dans un objet perdu que personne n’a jamais vu ! » ; c’est tellement logique.

Le slip enchanté de Serdaigle

Seulement voilà : pour chercher cette relique, il va falloir un peu de liberté d’action  ; il faudrait libérer Poudlard du joug de Rogue et sa clique. Et ça tombe bien : ce dernier fait convoquer dans la grande salle tous les élèves pour les informer qu’Harry a été aperçu dans la soirée à Pré-au-Lard, et que si un élève sait quoi que ce soit sur le sujet, qu’il parle maintenant ou se taise à jamais, et que tous ceux qui parleront toucheront leur poids en chocolat. Un élève se dépêche donc de lever haut le bras pour prendre la parole : il s’agit d’Harry Potter lui-même, qui vient défier ses ennemis sur leur propre terrain ; quelle classe ! Sitôt que Rogue s’aperçoit qu’il s’agit bien de lui, les portes de la grande salle s’ouvrent et tous les alliés du petit sorcier débarquent : élèves rebelles, potes d’escapades, anciens membres de l’Ordre du Phénix… bref. Rogue, voyant cette invasion de gentils venus faire un putsch, tente bien de résister un peu mais le professeur Minerva Mac Gonagall, patronne de la maison Gryffondor, profite de l’occasion pour se libérer du joug du directeur de l’école et commence à lui envoyer des tirs de lance-flammes magique dans la face (les méchants, au moins, ils lancent des sorts pour tuer rapidement et sans douleur, ils n’essaient pas d’atrocement brûler les gens) ; le pauvre Severus (c’est son prénom pour ceux qui l’auraient oublié) doit donc fuir en prenant la forme d’une brume noirâtre avant de filer par une fenêtre.

Poudlard humilié, Poudlard outragé mais Poudlard liiiiiibéré.

Les élèves laissent donc éclater leur joie et les lumières trop longtemps éteintes du château se rallument, mais hélas, le bonheur n’est que de courte durée : soudain, la voix de Voldemort retentit dans la tête des présents : « Krsshhh un deux, un deux, tests, ça marche ? Michel, c’est branché ce truc ? Test test, hem hem : troupes de Poudlard, rendez-vous : si vous me donnez Harry Potter, il ne vous sera fait aucun mal. Sinon, je serai obligé de vous maraver la gueule. Crotte, comment ça s’éteint ce truc ? ». C’est sans compter sur la détermination des défenseurs, désormais menés par la nouvelle directrice improvisée, Mac Gonagall, qui annonce que la résistance va s’organiser, et que bataille il y aura : personne ne donnera Harry ! Et après qu’une élève de Serpentard eut proposé de ne pas résister malgré tout pour éviter les ennuis, elle fait aussi ordonner que tous les membres de cette maison soient mis au cachot.

Mais oui Minerva : les Serpentards ne sont pas des individus en soi pouvant avoir des opinions différentes les uns des autres, ce sont tous des enculés de la même race, autant tous s’en débarrasser (surtout à un moment où on manque de combattants). V’là les bon gros préjugés ; vraiment, merci Minerva Mac Le Pen du Gryffront National. On sent que vous êtes les gentils, hein. La vache, quel esprit ouvert.

En tout cas, la résistance commence à s’organiser aux 4 coins du château : les professeurs dressent une barrière géante autour de celui-ci, qui doit permettre d’éviter que quoi que ce soit ne rentre, ennemis comme sortilèges. Les soldats de pierre qui ornaient les murailles sont aussi réveillés afin de se mettre en formation pour défendre l’école. Puis, les sorciers disponibles sont répartis pour défendre autant de passages que possible, malgré un sous nombre évident, puisqu’au loin, Voldemort et son armée sont visibles, et ils sont plusieurs milliers, visiblement prêts à en découdre.

Sinon, juste comme ça, au hasard : pourquoi vous ne demandez pas aux centaines d’elfes de maison qui squattent Poudlard (dans les cuisines, entre autres), de défendre le château, voire d’attaquer l’ennemi ? Non parce qu’une de ces merdes prénommée Dobby avait réussi à lui seul et sans se fouler, à vaincre tous les méga-sorciers du QG de Voldemort dans l’épisode précédent. Et tout ça simplement en… claquant des doigts. Alors sachant que vous avez des hordes de bestiaux aussi surpuissants que lui, et plus serviables encore, pourquoi vous ne les utilisez pas ? On ne sait pas. Dans le même esprit, pourquoi personne ne va chercher de renfort ? Je veux dire : il y a un passage secret qui mène jusqu’à Pré-au-Lard, d’où il est possible de se téléporter, truc vachement pratique pour aller avertir les 4 coins du monde (en Angleterre et ailleurs) que l’armée complète des vilains, avec son chef et tous ses lieutenants attend de se faire bourrer la gueule à Poudlard. Là, avec un peu de bol, il est possible de rameuter des hordes de sorciers en renforts, et ce, sans aucun risque.

Mais bon, tout ça, c’est moins classe que la défense désespérée. Je comprends. Quelqu’un dans ce film a t-il autre chose qu’un plan pourri et pas cohérent utilisant 2% des ressources disponibles ?

En tout cas, dehors, Voldemort et sa troupe décident d’ouvrir les hostilités en bombardant le bouclier qui protège Poudlard de sorts maléfiques visant à le faire craquer ; mais le bougre tient plus ou moins. Dans le même temps, Ron et Hermione tentent de profiter de ce temps précieux pour faire un truc qui aurait dû être fait depuis trois plombes : péter l’horcruxe retrouvé dans le coffre de Bellatrix Lestrange chez Gringotts. Comment faire, sans l’épée de Gryffondor ? Une seule chose avait jusqu’ici pu briser un horcruxe : un crochet de basilic, créature au venin surpuissant, ayant vécu des années auparavant dans la chambre des secrets. Or, le squelette de la bête vaincue doit toujours attendre au même endroit ! Et toujours comporter des jolies dents ! Ni une, ni deux, nos loulous se rendent dans la chambre plus-si-secrète, qu’on peut ouvrir en prononçant simplement quelques mots en fourchelangue, la langue des serpents. Ça tombe bien, comme Harry (qui le parle) cause dans son sommeil, Ron qui partage son dortoir depuis des années, a pu en apprendre quelques mots dont il ignore la signification ; il prononce donc parfaitement « Coléoptère prout Jennifer Lopez » dans le langage des reptiles, et hop ça s’ouvre. Il n’y a plus qu’à se ruer sur le squelette bien propre du légendaire bestiau pour s’emparer de plusieurs de ses crocs et les planter dans la coupe volée à Bellatrix Lestrange : celle-ci est donc instantanément détruite, alors que le cri de l’âme mourante de Voldemort retentit. En conséquence de quoi, Ron et Hermione se roulent de gros patins pour fêter ça.

"Harry je... je crois que tuer des gens m'excite"

Détruire l’âme des gens, c’est tellement romantique. Encore une fois : vous êtes sûrs que ce sont les gentils ? Ah, et puis sinon, attendez, attendez, vous voulez dire que ça fait plusieurs films que vous saviez où trouver des armes surpuissantes capables de détruire des horcruxes, mais vous ne le faisiez pas ? A la place, vous les portiez autour du cou façon Anneau Unique, avec toutes les conséquences que ça sous-entendait ? C’est juste parce que vous êtes stupides ou bien ça vous faisait marrer ? Et qu’on ne me dise pas « Holala oui mais ils pouvaient pas s’en procurer : ils étaient recherchés ! » : il suffisait de contacter un élève de Poudlard coopératif via les X mille moyens disponibles sur le sujet, de lui apprendre « Prout » en fourchelangue pour qu’il ouvre la chambre des secrets, qu’il récupère une réserve de crocs, et ensuite qu’il aille à Pré-au-Lard juste le temps de se téléporter pour vous livrer à un endroit donné, et hop ! Tout était réglé en moins d’une heure. S’il mettait plus, il pouvait même offrir sa pizza pour s’excuser. Mais c’est vrai qu’avec ce plan, on aurait pas eu le droit à toute la première partie du 7e film intitulée « Cherchons une idée trois plombes sous une tente en maugréant sur le fait qu’on a pas de crochets de basilic« . Enfin.

Allons plutôt voir ce que fait Voldemort : suite à la destruction d’un de ses horcruxes par Ron et Hermione, il fait une grosse colère et décide donc de régler sa baguette de sureau sur « Motherfucking awesome power« , le réglage juste au-dessus de « Maximum power » : il tire donc une sorte de gros laser vert surpuissant vers la barrière magique de Poudlard, tant et si bien que cette dernière cède et s’effondre. Mais le sorcier sans nez remarque quelque chose : le bois de sa baguette semble avoir craqué lorsqu’il a balancé la purée, ce qui laisse entendre que la bougresse lui résiste… elle semble ne pas le reconnaître comme possesseur légitime ; le brigand n’en est que d’autant plus énervé, car décidément, si même les baguettes se mettent à faire de la résistance, tout cela va devenir fort compliqué.

La défense magique de l’école de sorcellerie étant tombée, la bataille entre les méchants et les soi-disant gentils peut donc s’engager, et tout le monde se tape joyeusement dessus : les vilains ont en plus rameuté en renforts des géants et des araignées tout aussi géantes, qu’ils utilisent comme fantassins de choc pour réduire à néant la résistance ennemie. Il y a des sorts qui volent de partout, des explosions, des morts dans tous les camps… bref, vous voyez le tableau.

Dans le même temps, et quelques minutes avant que la bataille ne commence, Harry avait lui profité du calme pour aller dans les quartiers de la maison Serdaigle chercher le prochain horcruxe : là, il avait interrogé le fantôme de la fille de la fondatrice de la maison, car si « aucun vivant n’a jamais vu le diadème perdu« , une morte, ça devrait marcher mieux, non ? Excellente déduction : cette dernière confirme qu’un ancien élève du nom de Tom Jédusor (plus connu désormais sous le nom de Lord Voldemort) avait demandé à trouver le diadème, et qu’une fois en sa possession, il avait fait de la terrible magie noire dessus. Harry a donc fini par obtenir la localisation du diadème : quelque part au sein de la Salle sur Demande, celle-ci se présentant parfois sous la forme d’un immense fatras dans lequel des siècles d’objets perdus s’accumulent. Les objets trouvés, quoi, mais magiques. Aussi, lorsque le bataille commence, Potter est déjà sur place en train de farfouiller ; mais un agent de Voldemort l’a déjà repéré et suivi : Drago Malefoy, accompagné de deux Serpentards qu’il a récupéré dans les cachots (décidément bien mal gardés), Crabbe et Goyle, ses deux acolytes historiques (même si l’un des deux est devenu noir entre deux films ; une sorte d’anti-Michael Jackson). Et si notre gentil sorcier à lunettes finit par « entendre » l’horcruxe et ainsi repérer dans l’immense foutoir de la salle une boîte contenant le fameux diadème, il est interrompu par Drago qui exige qu’il commence par lui rendre sa baguette : il n’en sera rien car arrivent sur ces entrefaites Ron et Hermione, ce qui permet ainsi de lancer une bataille rangée. Mais, si celle-ci tourne à l’avantage de nos héros, il n’en est pas moins qu’un sort mal maîtrisé par l’un des acolytes de Malefoy met le feu à toute la salle. Harry, Hermione et Ron s’en sortent sans dommages, et parviennent même à sauver sur ordre du bon Potter Drago et Goyle. Crabbe, à l’origine du sortilège de flammes qui a commencé à tout ravager, meurt brûlé par son propre sort, ce qui est ballot. Cependant, ses flammes carburent tellement qu’elles parviennent même à détruire le diadème de Serdaigle : un autre horcruxe est détruit, et Voldemort souffre donc d’autant plus à nouveau.

Pardon ? Il existait donc un sort de flammes tout simple ne nécessitant rien d’autre qu’une baguette capable de détruire un horcruxe ? Merde, mais alors là encore : si un acolyte un peu débile de Malefoy peut le lancer de manière surpuissante, pourquoi nos gentils héros n’ont-ils jamais pensé à l’essayer pour détruire les horcruxes, plutôt que de s’enquiquiner à chercher des crocs de basilic ou l’épée de Gryffondor ? Par ailleurs, les mecs, maintenant que vous avez vu que ça marche, vous n’avez plus aucune excuse pour le faire sur les autres objets maudits : mais comme vous êtes de gros débiles, vous ne le ferez jamais quand même alors que ça réglerait tous vos problèmes. C’est consternant.

Michel en avait assez des horcruxes dans son jardin

Mais revenons à la petite troupe : Harry profite d’un instant de répit après avoir survécu à ce terrible incendie pour essayer de pénétrer l’esprit de Voldemort et savoir où il se trouve ou ce qu’est son plan. Ça tombe bien : c’est journée portes ouvertes chez Voldy, et Harry peut donc découvrir que le bougre est quelque part sur un quai du lac en contrebas du château, probablement en train de faire un caprice pour louer un pédalo ou en train de discuter tranquillement avec Rogue, au choix. Il a avec lui Nagini, son anaconda de compagnie, qui n’est autre que son dernier horcruxe. Flûte ! Lui qui ne se sépare jamais de l’animal, voilà qui rend les choses compliquées pour s’en débarrasser.

Cependant, il n’est pas question de perdre du temps, car la bataille fait toujours rage ! Vite, direction les quais ! Ron, Harry et Hermion arrivent donc sur place pour découvrir que dans un petit bâtiment, le seigneur des ténèbres lui-même est en train de papoter avec son vieux copain Rogue. Le sujet ? Voldenez est en train de gémir que sa baguette lui résiste et ne le reconnait pas comme propriétaire, tout ça parce qu’il n’a pas le ticket de caisse. Rogue explique ne pas trop comprendre ce qui en est la cause, ce que Voldy conteste un peu : d’après lui, une baguette change de propriétaire lorsque celui-ci est tué, l’assassin devenant le nouveau maître du bidule. Or, la baguette appartenait à Dumbledore ; et qui a tué Dumbledore ? Rogue ! Donc en tuant Rogue… tout devrait marcher. Voldemort ordonne donc à Nagini de tuer le pauvre bougre.

Juste comme ça : pourquoi demander à ton serpent de le tuer, mec ? Pourquoi ne pas utiliser un bon vieux avada kedavra, le sort qui tue instantanément et que tu as utilisé jusqu’ici dans 99% des cas ? Ça te fait plus marrer ? Surtout que d’après ta théorie, la baguette ira naturellement à l’assassin de son propriétaire… donc si ça se trouve, et si on suit ta théorie, c’est ton gros con de serpent qui va devenir le maître de l’outil ; et en plus, tu ne pourras pas le tuer, gros naze, vu que c’est un de tes horcruxes ! Non, vraiment, tu es complètement idiot. Le digne ennemi d’Harry Potter.

Sur ces entrefaites, Voldemort quitte les lieux, ce qui permet à Harry et ses amis de sortir de leur cachette depuis laquelle ils écoutaient le grand méchant débiter son histoire. Non, parce que le cartonner à 3 contre 1 avec en plus l’effet de surprise, ce qui aurait en plus pu sauver des vies en calmant net la bataille en cours, c’eut été pas mal. Je sais qu’il est immortel avec ses horcruxes, mais :

  • Immortel, ça n’empêche pas d’être désarmé et fait prisonnier. Surtout que prendre perpét’ quand on est immortel, c’est un peu naze
  • Immortel, ça ne l’a pas empêché de se faire cartonner par le passé et de mettre 15 ans à s’en remettre. L’affaiblir pour 15 ans, c’est pas mal, et ça laisse le temps de détruire ses ultimes horcruxes
  • Immortel, il ne l’est que parce que selon vous, il ne reste qu’un seul de ses horcruxes, Nagini le serpent. Hop ! Un coup de lance-flammes magique sur la gueule, comme pour le feu qui a détruit le diadème et on en parle plus. Ou même, je crois que vous avez des crocs de basilic, sur vous, non ? Donc vous pouviez vous faire les deux d’un coup.

Bref, nos héros pouvaient arrêter la guerre et sauver leurs amis là, maintenant. Mais non. Ils ont préféré se planquer et écouter le doux chant de leurs amis agonisants dans le château. C’est tellement plus choupinou.

En tout cas, Harry s’empresse d’aller trouver Rogue agonisant, qui murmure tout simplement à Harry « Recueille mes larmes ; je suis en train de mourir, mais j’ai enregistré toute ma vie dessus, c’est mieux qu’un Blu-Ray. Apporte ces sécrétions à la pensine, la bassine dans le bureau du directeur qui permet de voir des souvenirs enregistrés, et tu sauras plein de trucs cools. » ; soit, dit Potter, en recueillant les gouttes salées dans un petit flacon avant de s’en retourner vers le château où la bataille fait encore rage.

Quand soudain, la voix de Voldemort retentit chez tous les présents : « Allô allô, bonjour les amis : c’était juste pour vous dire que j’ai bien rigolé, mais ma grosse attaque, c’était juste pour rire. En fait, moi, je veux juste Harry Potter, prière de me le livrer, je l’attendrai dans la Forêt Interdite voisine, merci de votre compréhension. Bisous. ». Heuuuu pardon ? La grosse bataille, c’était pour quoi faire au juste ? Une démonstration de force ? Alors que tu contrôles déjà tout le pays et que tu n’en as pas besoin ? Pourquoi tu t’emmerdes ? La bonne vieille technique du « Bonjour, je veux Harry Potter : je vais exécuter une personne toutes les 15mn jusqu’à livraison, prière de vous dépêcher » est quand même vaguement plus efficace : ça donne plus de chances que le mec soit livré par ses potes qui veulent par exemple sauver un parent ou un ami, ça fait qu’il n’y a pas à batailler, donc pas à perdre d’hommes, et en plus, si jamais les gentils tentent quelque chose, au pire, ça fait juste une bataille comme celle qu’il y a eu là ; à une différence près : ces derniers attaquent, donc ne peuvent profiter de leurs retranchements. Bref, ça n’avait que des avantages, mais non : Monsieur a préféré une bataille « pour rigoler« . Et dire qu’il y a encore des gens pour penser que Voldemort est un méchant crédible.

Voldemort vient de dire à Harry que des gens le trouvaient crédible et intelligent

Retournons plutôt voir Harry, qui se rend à la pensine dans le bureau de la direction de Poudlard pour y déposer la larme de Rogue : après plusieurs avertissements comme quoi la copie c’est le vol, il accède au menu du film et choisis de regarder « La vie de Rogue » avec le dolby surround. Rapidement, il découvre donc moult choses : ce dernier était l’ami d’enfance de sa mère, et accessoirement, son amoureux éperdu. Il a toujours été l’homme de Dumbledore, et a toujours cherché à protéger la famille Potter, aussi servait-il d’agent double auprès de Voldemort ; s’il a tué l’ancien directeur de Poudlard, ce n’était que sur ordre de ce dernier, afin de garder sa couverture intacte et accessoirement parce que le vieux allait de toute manière mourir sous peu, puisqu’un horcruxe l’avait bien entamé. Non, jamais ils n’ont pensé à essayer de le soigner avec des larmes de phénix, le truc qui soit disant guérit tout. Mais ça, chhhht. Bref ; surtout, Harry découvre que s’il parle le fourchelangue et partage les pensées de Voldemort, c’est parce qu’il n’a pas qu’une cicatrice, mais aussi un bout d’âme du vilain en lui : Voldemort a fait de Potter un horcruxe par accident en essayant de le tuer, le soir où il a abattu ses parents et fait sa marque sur son front ! Le sorcier à lunettes, comme tous les horcruxes, doit donc nécessairement mourir pour que le vilain décède pour de bon. Et Rogue a toujours détesté l’idée qu’Harry ne sache pas que son destin était de mourir. Il l’a donc toujours protégé, mais depuis l’ombre, ne pouvant griller sa couverture de vilain chenapan bougon.

C’en est trop pour Harry : il s’est toujours battu jusqu’ici pour vaincre Voldemort, et si sa mort est nécessaire à atteindre cet objectif, alors soit, il se sacrifiera. Sans hésitation aucune, et tel un Guy Môquet magique, il sort de Poudlard pour se diriger vers la Forêt Interdite du pas de l’homme décidé, afin d’y retrouver son ennemi juré pour qu’il le terrasse ; tant qu’à mourir, autant que ce soit de sa main. Et comme les choses sont bien faites, la forêt en question doit mesurer environ 5 mètres sur 5 puisque d’emblée, notre sorcier tombe pile-poil sur la clairière où les méchants gentiment attendent. Vous parlez d’une forêt : ça devrait s’appeler le « bosquet interdit« .

En tout cas, juste avant de se montrer à ses ennemis, notre loulou décide de sortir de sa poche le Vif d’Or que Dumbledore lui avait légué (mais si, souvenez-vous ; le lien du précédent spoiler est au début de celui-ci si vous aviez oublié), et où il était inscrit « Je m’ouvre au terme« . Harry fait donc une léchouille affectueuse au bidule en lui susurrant « Je suis au terme de ma vie : ouvre-toi« , avant d’ajouter « Ou je te marave la gueule » ; et la manoeuvre fonctionne fort bien, puisque la boule dorée s’ouvre, et laisse apparaître une minuscule pierre marquée du sceau des reliques de la Mort : la pierre de résurrection, celle qui permet de revoir ceux que l’on a perdu ! Il aperçoit donc autour de lui les fantômes de sa mère, de son père, de son parrain, de professeurs et amis tombés durant la bataille qui a eu lieu il y a peu… et tous profitent donc de ce grand moment pour dire à Harry « On t’aime mec, vas-y, tu peux mourir, ça fait pas mal » : merci professeur Dumbledore, quel super cadeau : une pierre à dépressifs ! Au fait, gros naze, plutôt que de filer cette pierre à Harry dans un truc qui ne s’ouvre que juste avant sa mort, pourquoi tu ne lui a pas filé de manière à ce qu’il y ait accès dès le moment où il en aurait hérité ? Ça lui aurait permis de te causer directement, plutôt que de devoir deviner tes plans foireux de vieux mage taquin, et ça aurait grandement, mais alors très grandement facilité sa tâche ! Mais non, Monsieur voulait faire son vieux mage mystérieux, c’est tellement plus cool.  Tssss. Même les morts ont des plans de merde dans ce film, c’est tout bonnement formidable.

Bien, tout est dit : Harry a entendu les fantômes de son passé, il jette donc tout naturellement la pierre dans la forêt, n’en ayant plus besoin, puis s’avance dans la clairière où l’attend Voldemort. Là, il y retrouve aussi Hagrid, retenu en otage par l’armée des forbans (quand je vous disais que Voldemort avait des otages à exécuter pour faire sortir Harry de son trou plutôt que de lancer une bataille pourrie). La tension est palpable, les deux adversaires se font face : enfin, Voldemort va pouvoir faire payer à Harry toutes ces rodomontades à bas de « J’ai un nez, je peux mettre des lunettes gnagnagna !« 

Voldy, trop heureux de tomber sur son vieil ennemi, ne se perd pas en palabres : il lui jette le sort mortel avada kedavra, et brouf, Harry est foudroyé.

Est-il mort ? Est-il allé au paradis des sorciers, aux côtés de Houdini, Garcimore et autres Gérard Majax (comment ça il n’est pas mort ?) ?

Les méchants sont inquiets : si Harry meurt, que vont ils faire de leurs journées ?

Nenni : le jeune galopin se réveille dans une sorte de hall de gare gigantesque,  tout blanc et propre, avec à côté de lui, sous un banc, une sorte de mini-Voldemort sanguinolent en train d’agoniser. Qu’est-ce que c’est que ce bordel, s’interroge légitimement Harry ; aucun problème : le professeur Dumbledore vêtu façon publicité Nespresso apparaît pour lui répondre. « Salut Harry, ça va bien ? Ahaha, non, je déconne, tu es mort. Bon, tu te demandes ce que c’est, là, le petit truc mourant ? C’est le petit bout d’âme de Voldemort qu’il y avait en toi qui meurt, puisqu’il vient de te tuer. Quant à toi, tu es mort sans l’être ; en fait, tu as le choix : veux-tu mourir ou retourner aider tes potes ? A toi de voir. Moi, je dois y aller : ce soir, il y a une fête avec strip-poker et jacuzzi chez saint Pierre, on va encore mettre Jésus en slip (ou en périzonium pour les intimes), mais il a l’habitude depuis le temps. Bon allez, hein, porte-toi bien galopin, je file ! Et n’oublie pas : croque la mort à pleines dents, hohoho, suis-je drôle« .

Revenons-donc dans la clairière où Harry est tombé ; Voldemort lui-même ne se sent pas bien : il a senti une grande douleur lorsqu’il a tué Harry, et ne comprend pas pourquoi, puisqu’il ignore qu’il s’agissait d’un « horcruxe accidentel ». Dans le doute, Voldy envoie Maman Malefoy, une de ses assistantes, vérifier si Harry est bien refroidi. Elle va donc se pencher sur lui, puis, notant qu’il ne semble que feindre la mort, lui chuchote « Est-ce que Drago est vivant ? » ; le brave Potter lui répond donc « Oui, d’ailleurs, je l’ai sauvé d’un incendie ; sinon, vous eûtes été la maman d’une petite merguez. Allez cassez-vous maintenant, je fais le mort là. ». Comprenant que le Seigneur des Ténèbres vient encore d’échouer comme une grosse daube, et que Harry Potter est le sauveur de son fils, la bougresse change de camp et, se redressant, elle annonce « Il est bien mort » pour le couvrir.

Sur ces entrefaites, à Poudlard, l’équipe des gentils panse ses blessures au milieu du château qui est tout de même méchamment endommagé : c’est l’UNESCO qui va gueuler. Mais soudainement, au loin, les guetteurs aperçoivent l’armée de Voldemort qui revient vers la forteresse visiblement sans intentions hostiles. Rapidement, tous les survivants se regroupent donc dans la grande cour de l’école pour voir ce que veut la troupe des méchants. Et le message est simple : Harry Potter est mort ; il gît dans les bras d’Hagrid, toujours otage des malandrins. Les larmes commencent à couler sur les joues de ses amis, qui ne peuvent croire qu’un mec qui a jusqu’ici tenu bon durant 7 films s’effondre au 8e. Mais Voldemort interrompt ce concerto de reniflements sonores pour se lancer dans un petit discours : « Chers amis, je suis désolé, votre héros est mort : la guerre est finie. Mais désormais, vous pouvez me rejoindre : qui est avec moi ? » (car oui, Voldemort est moins étroit d’esprit que Mac Gonagall, il ne dit pas « Tous les Gryffondor au cachot ! » ; encore une fois, je ne suis pas sûr de savoir si c’est vraiment lui le méchant fasciste local). Drago, qui était resté à Poudlard après avoir été sauvé par Harry, change donc vite de camp pour rejoindre ses parents ; ces derniers se barrent en conséquence relativement discrètement, puisqu’ils ont compris qu’Harry n’était pas mort et que donc, le coin n’était toujours pas sûr. Puis, c’est Neville qui s’avance en faisant semblant de changer de camp ; mais à mi-chemin, il commence à se lancer dans un discours cucu sur le fait qu’Harry est toujours vivant dans le coeur de ceux qui aiment la barpapa et le caramel, et que jamais la flamme de la gentillesse ne s’éteindra sous le souffle putride de la vilenie. Pour ponctuer son propos, il dégaine soudain une lame qu’il brandit vers le ciel : l’épée de Gryffondor ! En effet, à Gringotts, Gripsec, qui avait l’épée, a été tué par le dragon lors de la fuite d’Harry & co. L’épée en a donc profité pour se barrer (oui, elle est comme ça, elle se casse quand elle veut), et pour se téléporter dans la main d’un homme digne, et Neville semble faire l’affaire. Elle a vraiment des standards pourris, cette arme. Elle aurait sa place au jury de la Nouvelle Star.

« Alors, on a un oui et un non… épée de Gryffondor, c’est à vous de voter ; pensez-vous que Cynthia pourrait être la nouvelle star ?
– Ecoutez Virginie, je vais suivre l’avis de Lio et voter oui. Je trouve qu’André Manoukian a été un peu rude. A toi de jouer, Cynthia, prouve nous que tu mérites notre confiance ! Thumbs up ! »

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Harry, ému par ce discours digne d’un petit poney, constate que tout esprit combatif n’est pas perdu par ici : il cesse donc son chiqué de footballeur et bondit des bras d’Hagrid en balançant quelques sorts de « Rire sonore du Christophe Lambert » histoire de créer une certaine confusion dans les rangs des vilains ; tout le monde ressort sa baguette, et la bataille reprend ! Durant celle-ci, Bellatrix Lestrange se fait tuer lors d’un duel face à la maman de Ron et sa baguette de mégère rouquine façon rouleau à pâtisserie enchanté (oui, le bras droit de Voldemort se fait éclater en compétence pure par une mère au foyer bedonnante), mais ce n’est pas l’essentiel : Ron et Hermione se lancent dans une difficile mission consistant à éloigner Nagini le vil serpent de son maître, histoire de détruire ce dernier horcruxe. Pour ce faire, il leur suffit de lui jeter des cailloux, et ça marche puisque ce gros débile se met alors à les poursuivre (quel con ce serpent, tomber dans des pièges aussi grossiers alors que dans le volet précédent il était tellement malin qu’il arrivait à se déguiser en vieille, ce qui n’est pourtant pas facile quand on a pas de bras ou de jambes, il me déçoit un peu là) ; mais une part du plan échoue lorsque l’animal parvient à désarmer nos deux loulous des crocs de basilic qu’ils menaçaient de lui planter dans la margoulette. Il fonce alors sur les deux petits sorciers sans défenses pour les croquer, sans compter sur l’arrivée impromptue de Neville et de sa grosse épée, qui le décapite purement et simplement : le dernier horcruxe est détruit.

Voldemort, qui était en plein duel avec Harry dans un coin isolé (pourquoi faut-il TOUJOURS que le duel final se passe dans un endroit désert ?), chacun tirant sur l’autre une sorte de laser magique depuis sa baguette, sent soudain que Nagini vient de partir au paradis des reptiles taquins. Il souffre fortement, se rappelle des moments heureux où lui et son anaconda se roulaient dans les champs fleuris en se disant qu’ils s’aimeraient pour toujours, mais surtout, il est affaibli : les lasers magiques, qui jusqu’ici se rentraient dedans en s’annulant sans que personne ne prenne l’avantage s’arrêtent, puis reprennent en laissant cette fois un net avantage à Harry, qui est lui au mieux de sa forme comparé à son adversaire. Et lorsqu’enfin, Voldemort est touché par l’énergie magique, il noircit avant de se transformer lentement en petits tas de confettis brûlés qui s’envolent aux quatre vents. Ses souffrances sont terribles ; merde Harry, tu es immonde ! Pourquoi tu n’as pas jeté un sort qui l’aurait tué sans douleur ? Lui le faisait bien ! Faut-il comprendre qu’il était moins cruel que toi ? Enfin… il est mort, maintenant. Et son über-baguette roule au sol, désormais sans maître.

I'm firin' mah lazah !

La bataille se termine donc sur la mort du Seigneur des Ténèbres : c’est tellement vrai que le soleil lui-même reparaît sur Poudlard, et que la joie emplit à nouveau les couloirs du château endommagé. On pleure ses morts (mais pas longtemps), et on passe à autre chose. Harry, Ron et Hermione se retrouvent tous trois sur le pont menant à l’école, et Potter sort de sa poche la baguette de sureau que Voldemort a laissé derrière lui.  Qu’en faire ? Et surtout, pourquoi n’a t-elle pas surpassé la baguette de notre héros ? Notre binoclard magique a la réponse : la baguette résistait toujours à Voldemort malgré l’assassinat de Rogue et ne le reconnaissait toujours pas comme maître. Pourquoi ? Souvenez-vous de ce que disait M. Ollivander au début du film : on peut s’emparer de la baguette d’un sorcier en le désarmant. Or, qui a désarmé Dumbledore avant que Rogue ne le tue ? Drago Malefoy ! Et comme Harry a désarmé Drago (qui n’avait pourtant pas la baguette de sureau) un peu plus tard, il est donc désormais le maître de l’über-baguette (oui, apparemment, qu’importe la baguette qu’il porte : quand vous désarmez un sorcier, vous prenez possession de toute sa collec’, si l’on suit ce mystérieux raisonnement fort bancal). Harry est donc désormais le maître de la légendaire et surpuissante baguette. Qu’en faire ? S’en servir pour le bien ? Régler le problème de la faim dans le monde ? Faire descendre les testicules de Justin Bieber ? Et bien, plutôt que de l’utiliser, notre loulou la brise pour que personne n’en profite jamais, et il jette les morceaux au bas du pont de Poudlard. Ha. Ok. Si tu veux, hein. Mais je te ferai plus de cadeaux, moi, pépère, vu ce que tu en fais, enfant gâté. Pourri !

Maintenant que tout est réglé, on peut donc le dire : Fi… ah ! Ah, attendez, non !

« 19 ans plus tard » (au cinéma ce qui est beau, c’est qu’il y a toujours des gens pour lire ce qu’il y a à l’écran à haute voix, et là, ça n’a pas manqué).

Le Poudlard Express attend ses passagers en gare ; qui sont ils, ces marmots plus ou moins roux qui galopent ? Les enfants des couples Ron-Hermione et Harry – Ginny ; formidable ! A leurs tours, les voilà parents de jeunes apprentis sorciers qui s’apprêtent tous à rentrer en 1ère année. Le mini-Potter, Albus Severus James, qui porte les prénom de « deux directeurs de l’école« , s’inquiète : il espère ne pas aller à Serpentard, parce que Serpentard, c’est quand même une belle brochette d’enculés, comme le disait si bien Mac Gonagall peu avant la bataille contre Voldemort. Pas d’inquiétude lui répond Papa-Potter : le choixpeau prendra en compte ton envie d’aller ailleurs, et puis n’oublie pas que tu portes le nom d’un Serpentard, qui fut aussi l’homme le plus courageux (puisque méga-agent-double) qu’Harry ait connu.

Comme quoi, les Gryffondor sont vraiment des enfoirés d’avoir de tels préjugés sur cette maison alors qu’ils ont la preuve qu’on y trouve des mecs corrects. Mais ne dissertons pas plus sur le sujet : tous les enfants montent dans le train, et celui-ci s’éloigne pour le début d’une nouvelle année à Poudlard qui fera d’eux de gros neuneus (mais magiques), sous le regard bienveillant de leurs parents qui en ont désormais terminé avec toutes ces folles aventures et…

FIN

_______________________________________

« Alors c’est ça, professeur ? Depuis cet enseignant, il n’y a plus d’Histoire-Géographie à Poudlard ? Je comprends… merci d’avoir répondu à ma question !« 

Harry se leva de sa chaise et partit en trottinant vers la porte du bureau du directeur, avant de disparaître dans l’obscurité des couloirs de l’école de magie afin de regagner son dortoir. Dumbledore, lui, regarda en direction de la pensine et se souvint : détourner la magie de son but premier était vraiment une chose honteuse ; ce professeur n’avait pas volé son renvoi. Il y a des règles à respecter lorsque l’on pratique les arts mystiques.

Et la première, c’est de ne pas être pris.

L’éminent directeur se pencha à nouveau vers sa pensine : ce qui est bien avec la possibilité de revivre ses souvenirs à volonté, c’est que l’on peut revoir le pire comme le meilleur. Le vieil homme sélectionna dans sa mémoire le souvenir intitulé « Soirée au mousse au Zizi Folies, 1983« , puis plongea sa tête dans le liquide argenté.

Misère : les « Accio coquine » avaient failli le griller.

Ouf.

129 réponses à “Harry Potter et les Reliques de la Morve, Partie II

  1. Tes articles sont mes livres de chevet ; le seul inconvénient étant que je fais de bien drôles de rêves parfois.

  2. Il me semble qu’on parle de « montre de gousset », ou « montre-gousset », mais non « à gousset ».

    Sinon, je ne me souviens pas que le diadème ait été détruit par le feu, mais il se peut que mon cerveau efface de lui-même les films vus qui lui paraissent corrosifs.

    • Le diadème ,n’a PAS été détruit par le feu ; dans le livre oui , mais pas dans le film , c’est bien ça l’inconvénient .

      « Et après qu’une élève de Serpentard ait proposé de ne pas résister malgré tout pour éviter les ennuis, elle fait aussi ordonner que tous les membres de cette maison soient mis au cachot. »
      McGonagall a ordonné que tous ceux qui sont contre le combat s’en aillent , mais jamais il n’a été mentionné de cachots ! Ainsi , seuls les volontaires ( et majeurs) peuvent rester combattre .
      Le film est assez raté dans le sens où il ne reflète pas du tout la véritable histoire ; le livre explique parfaitement toutes les « incohérences » mentionnées ici . De plus , la partie I s’est attardée sur des détails inutiles alors qu’on a survolé les choses essentielles de la partie II .
      L’intrigue en elle-même est tout à fait compréhensible si on ne se base pas sur les films , en fait .

      • Odieux chronique le film, et non le livre. En outre, on peux imaginer que certains spectateurs n’aient pas lu le livre, et soient donc contraints de gober tel quel les incohérences du film…

        De toutes façons, s’il ne faisait pas preuve d’un minimum de mauvaise foi, ça ne serait pas l’Odieux Connard, et en plus, ça ne serait pas drôle.

      • D’un autre coté, pas mal d’ incohérences citées ici apparaissent dans le livre, comme le coup du dragon par exemple.

        L’article omet cependant un point essentiel : le personnage de Voldemort est raté de chez raté visuellement parlant quand même (bon et auditivement aussi en vf)…

      • Concernant le fait que Voldemort soit raté, je tiens à remémorer la scène dans laquelle Drago (qui, rappelons-le, accumule les échecs cuisants depuis qu’il est au service de l’asthmatique) se fait câliner au doux son de « mon Drago ». Oui, voilà, les méchants sont peut être méchants, mais ils sont surtout assez cons.

        Excellent article, aucune incohérence majeure n’a été oubliée, mon coeur de fidelè fan de l’univers (même si parfois c’est très dur) vous en remercie.

      • Je l’ai vu en VF (je n’avais pas le choix), et elle propose clairement de les envoyer aux cachots. Mais je tiendrais à ajouter une autre absurdité de la scène : c’est que tous les Serpentards suivent bien sagement, silencieusement, sans se rebeller, Rusard, qu’on emmène seul les emmener aux cachots et qui, je le rappelle, est un Cracmol, et est donc dépourvu de pouvoirs magiques…Mais à part ça, les Serpentards ne réagissent pas. Non, ils suivent tête baissées, à 50, une seule personne vulnérable, en se disant « Oh, dommage, j’aurais trop voulu participer au combat ! Fichtre alors, c’est vraiment pas de chance ! »

      • Oui enfin bon, les dortoirs de Serpentard, et c’est spécifié depuis le premier livre, ce sont les cachots. Et c’est un peu l’endroit le plus sûr pour cacher des élèves dont certains sont certainement liés d’une façon ou d’une autre aux Mangemorts et les autres sont des soumis de première classe…

  3. articles géniaux, vrais et pleins d’humour !

    juste une remarque, dans le film c’est avec un crochet que le diadème est détruit (ce qui rend pour une unique fois le film plus crédible que le livre) … et la seconde personne accompagnant Malefoy est Blaise (son nom est cité dans le 6 éme film)

    bonne continuation !

  4. Avec sa nouvelle uber-baguette, Harry n’est-il pas plutôt censé stopper la faim dans le monde, au lieu de la fin ?

    Sinon, awesome, comme d’hab’.

    • C’est surtout qu’il est très con, vu qu’il a le choix entreutiliser une baguette censée être la plus puissante de toutes, et qui, en plus lui appartient, faisant de lui le sorcier le plus puissant de la terre, et s’en débarrasser.
      Perso, je l’aurais utilisée, ne serait-ce que pour forcer Nicolas Cage à voire tous ses films.

  5. Aaaah je le vois demain celui là, et comme à chaque fois je rirais à des trucs que seuls moi,l’Odieux Connard et les autres lecteurs de ce blog peuvent comprendre, ce qui me causera moult divergences d’opinions et fâcheries à la sortie du cinéma. Dur dur d’être de mauvaise foi dans cette France où Lille est championne de ligue 1.

  6. L’introduction me rappelle quelque chose. D’ailleurs n’était-ce pas vous qui aviez signalé qu’il était normal que tout le monde veuille allez à Poudlard, car en 7 ans d’étude il n’y a pas un cours de mathématique ?

    Ça me fait bizarre de lire un spoiler sur une histoire que je connais. Ça me change. En tout cas ça en devient vraiment excellent, même si je n’ai fait que voir lire et que je ne l’ai pas vu au cinéma !

    Je tique sur le passage « Harry, qui n’a plus de baguette suite à quelques malheureuses précédentes aventures, se décide donc à utiliser celle de Drago »….
    Ah non, pardon… j’ai du trop entendre parler de fan-fiction, mon esprit à déformer vos propos.

  7. « Régler le problème de la fin dans le monde ? »

    Probablement vouliez vous parler de la fin de ce film (ou on peu constater à nouveau à quel point les mœurs moyenâgeuses sont chères aux sorciers : un baiser est naturellement gage de fiançailles et il est impossible de déflorer une donzelle sans que cela ne soit dans le but de faire des gosses) ?
    Ou bien pointez-vous d’une manière plus générale le problème de la fin en tant que dernière touche moisie des films que vous spoliez ?

    Néanmoins sur ce sujet là, il est heureux qu’un sorcier neuneu psychopathe traditionaliste ait renoncé à fourrer sa baguette un peu partout.

    Sinon pour la faim dans le monde, les sorciers ont des tas d’elfes de maisons qui leurs servent en cuisine à Poudlard, et vu la puissance des bestiaux il leur suffirait d’en assigner un seul à l’Éthiopie pour que la population entière mange à sa faim. Enfin bon…

    • La fin est très mauvaise pour ces raisons, et déjà dans le livre. Mais on peut comprendre les intentions de l’auteur : mettre fin à la saga pour éviter de se voir réclamer une suite. Quoi qu’il en soit, le film n’était vraiment pas obligé de la reprendre.

  8. Bien le bonjour cher Odieux.
    J’ai pu visionner ce film ce week-end et j’avoue l’avoir apprécié, plus pour l’aspect visuel que pour l’aspect scénaristique. Bien évidemment, le livre répond à plusieurs incohérences que vous avez relevées mais comme vous lavez si bien dit autre part : vous spoilez les films, pas les livres.
    Je vous ferai remarquer que le diadème est détruit par un crochet de basilique. A ce sujet, il faut noter que Ron n’hésite pas un isntant à jeter le dit crochet vers Harry, qui l’attrape au vol. Sachant que le poison de ces crochets est mortel, mieux vaut ne pas imaginer une maladresse de leur part.
    Je suis par contre surpris que vous n’ayez pas pointé une autre incohérence assez forte et qu’on retrouve à plusieurs moments : la téléportation à Poudlard. Comme mentionné par votre plume, il est impossible de se téléporter dans Poudlard. Hors, Voldemort semble faire fit de cela et se téléporte après la mort de Rogue, puis lors de son affrontement avec Harry (pour le prendre en sandwich avec Nagini). C’est regrettable qu’il n’utilise pas cette capacité à des fins plus utiles pour prendre ses ennemis à revers.
    Il n’en demeure pas moins que le film reste plaisant et divertissant, même si la lecture des romans devrait être combinée à ce visionnage pour saisir toutes les subtilités de l’histoire et l’apprécier pleinement.
    Au plaisir de vous relire, cher Connard.

  9. Effectivement :

    -> La « Fin » dans le monde est réglée, merci.
    -> Le diadème est bien détruit par un crochet dans le film, en effet, et par le feu dans le livre, d’où mon erreur. Mais du coup, ça soulève une incohérence dans le livre. Et il n’empêche que dans le film, ils auraient pu utiliser les crochets bien plus souvent et bien plus tôt. Mais non.
    -> J’ai hésité pour la téléportation dans Poudlard, et puis bon : les défenses magiques du château sont HS, donc pourquoi pas la téléportation, et puis visiblement, les méchants ne se téléportent pas :ils prennent juste une forme de brume/éclair noir pour se déplacer très vite. Mais c’est loin d’être instantané.

    • En fait, dans le livre c’est justifié le fait qu’ils n’utilisent pas le feu, parce que c’est un sortilège quasiment incontrôlable, surtout pour de jeunes sorciers. C’est vrai qu’on peut trouver ça peu cohérent, mais quand même je voulais préciser !

    • C’est dangereux de spoiler Harry Potter, on risque de se heurter à des fans pointilleux ;)
      A propos de l’histoire du feu-qui-détruit-tout: dans le livre, ce sortilège est tellement puissant et tellement incontrôlable que même la sublime et supra-intelligente Hermione n’ose pas l’utiliser. D’ailleurs, quand un débile genre Crabbe l’utilise, on voit ce que ça donne.
      Voilà pour la précision.
      Mais je suis d’accord, le petit artifice du sort trop dangereux est bien pratique, pour JKR comme pour David Yates.

    • Cher Odieux, je ne parlais pas de la transformation en brume grâce à laquelle les méchants peuvent voler. Je mentionnais le cas de Voldemort qui se téléporte réellement, à la manière de nos héros (en transplanant). Et je ne pense pas que la mise à mal du château puisse justifier cet écart. Quant aux défenses, si vous pensez au bouclier lancé par McGonagal & Co, il n’a rien à voir avec l’impossibilité de se téléporter dans Poudlard.

  10. Encore une fois touché coulé Mr Connard….excellent ! Par contre juste une précision pour un complète info…

    « Sinon, juste comme ça, au hasard : pourquoi vous ne demandez pas aux centaines d’elfes de maison qui squattent Poudlard (dans les cuisines, entre autres), de défendre le château, voire d’attaquer l’ennemi ?  »

    figurez vous que c’est exactement ce qui se passe dans le livre dans mon souvenir… mais les films n’ayant jamais présenté les elfes travaillant à Poudlard il était difficile de les faire surgir de nulle part dans ce film. D’ailleurs je vous soupconne d’etre de mauvaise foi (comme c’est curieux) car si vous n’aviez pas lu les livres vous ne sauriez pas que des elfes travaillent aux cuisines….

    • C’est tout le problème de spoiler les films en ayant lu les livres. Les films ne respectant pas les livres, on ne sait plus toujours où on a « vu » (ou lu) quoi. Il y a des incohérences dans les 2 mais ce ne sont pas toujours les mêmes (il y a forcement plus dans les films qui font disparaitre des passages entiers du roman, pour rajouter des scènes complètement inutiles au passage, mais je m’égare).

  11. Cher Monsieur Connard,

    Tous les jours, je me rends au bureau du directeur pour vous faire réintégrer, et tous les jours je me fais jeter dehors avec un coup de pied au c*l et un livre de Sophie Kinsella dont je dois faire un rapport dans les 5 jours.
    Je vous en supplie, vous seul pouvez arrêter Voldy, la prophétie à été mal interprétée. Vous seul possédez le secret du sort le plus puissant au monde afin de le détruire: un sortilège interdit à un degré plus élevé que les sortilèges impardonnables: le sortilège du neversénevakedavra.

    P.S: Pendant que je suis sur ma boule de cristal en train de pirater la chaîne internet de Dumbledore (on l’entend crier caca boudin dans tout le château en faisant des petits bonds), elle s’appelait comment, la nageuse allemande sous l’apparence de laquelle vous m’avez attiré dans la chambre des navets?

  12. Je pense à l’avenir des apprentis sorciers. Y’a-t-il vraiment des débouchés après 7 ans à Poudlard ?

  13. Monsieur Connard, c’est du joli.
    Je m’étais moi-même demandé lors de la scène du dragon « Mais que fout la RAF? » à haute voix tant ma surprise fut grande (Allons, qui n’a pas rêvé de voir un gros reptile volant mettre la pâtée à un escadron de tornado F3 dans le ciel londonien?).
    Bref.

    Heureux d’avoir enfin avoir atteint le bout du tunnel.

  14. Cher monsieur Connard,

    Un amoureux de la langue française comme vous n’est pas sans savoir que la formule « après que » s’utilise avec le mode de l’indicatif, et non avec celui du subjonctif.

    À la place de « je lis aussi ici qu’après que vous soyez arrivé à court de polynectar », il faudra lire « je lis aussi ici qu’après que vous êtes arrivé à court de polynectar ». De la même manière, à la place de  » et après qu’une élève de Serpentard ait proposé de ne pas résister malgré tout pour éviter les ennuis », vous vouliez écrire  » et après qu’une élève de Serpentard eut proposé de ne pas résister malgré tout pour éviter les ennuis ».

    Je suis sûr que ce n’était qu’étourderie de votre part.

    Cordialement,

    Cocodupe

    • Hum, j’aurais plutôt dit « Après que vous fûtes arrivé à court de Polynectar ». Enfin, je dis ça, je ne dis rien.

  15. encore un bonhomme qui étale sa pensée a deux balle sur le net, soit tu parles sans connaitre soit tu aurais pu résumer en disant que les films sont pas aussi bien que les livres. Fin bref la seul chose pertinente dans ce blog c’est le titre… Décidémment internet c’est THE invoation du 20eme – 21eme siecle mais quand on voit ça on se dit : a quel prix ? Consternant, j’ai perdu 20 minutes de ma vie à lire ça…
    PS : relie le livre pour la destruction du diademe…

    • Mon dieu! Un troll? Cela s’accorde, ma foi, fort bien au sujet.
      Lire ce blog nécessite de l’humour et du second degré, et éventuellement d’aller lire l’avertissement, notamment le point:
      « – Si vous êtes choqués par quelque chose, merci de vous rappeler qu’il ne s’agit que d’humour. Vous avez donc le droit d’être outré, de ne pas trouver ça drôle et de ne plus revenir. Merci de votre compréhension. »
      Et la FAQ:
      « – Pourquoi toutes vos critiques de films sont elles super négatives ? Vous n’aimez rien ?

      Plus simplement, la confusion est courante : je ne critique pas, je spoile. Je ne parle pas ou peu de la réalisation, du jeu d’acteur, des costumes, des effets spéciaux… je m’en tiens au scenario et aux choses qui me font rire malgré elles (incohérences, répliques mal trouvées…) et je raconte le film. Et ce, de manière ultra-négative (et c’est souvent mérité). Sinon, j’aurais appelé ce site « Le blog d’un type formidablement objectif« . »

      • Mais enfin Yun, que fais-tu des règles de l’internet? On ne répond pas à un troll! Même si c’est tentant!
        Bon, ceci dit, j’aime beaucoup ta réponse, c’est calme et clair, et correctement argumenté. M’enfin quand même, j’ai bien vue la pancarte où c’est écrit « Ne pas nourrir les trolls »

      • Pardon, j’ai fauté. Mais c’était tellement tentant.
        Et je ne comprends pas cet interdit, si l’on omet de nourrir un troll, son poil devient terne. Je fais cela pour son bien.

      • Merci j’avais compris que l’humour faisait partie de ce blog ça ma pas échappé ^^ (Dobby=Che pas mal j’avoue). Mon argument c’est juste que faut pas appeler ça de la critique mais du déglinguage et là on sera d’accord. Si c’est le but du blog alors je te prie d’en revenir à ce que j’ai dit « il n’y a que le titre du blog qui est pertinent ». C’est pas une attaque mais une constatation. Chacun son truc comme on dit. Lui dit ce qu’il pense et je fais de meme ;) Mias c’est noté je ne reviendrais pas, je retourne dans la montagne !

  16. Mon Connard préféré,

    ne connaissez-vous pas ce sort qui vous serait pourtant très utile?
    « Correcto Participum Passeum! »
    un coup de ça et hop  » revoir ceux que l’on a perdu » devient
     » revoir ceux que l’on a perdus », etc. pratique, non?

  17. Je remarque par la longueur, la précision et la qualité des ces deux critiques que l’on a bien à faire à un réel fan de Harry Potter. J’ai préféré la première, quand même (ayant été déçu par le premier film) ; c’est peut-être parce que c’est celle qui m’a fait découvrir ton site.

    Pour Crabbe a-t-il changé de couleur ? Parce que c’est Zabini, Crabbe est en taulle à l’heure qu’il est.
    http://www.snitchseeker.com/harry-potter-news/jamie-waylett-sentenced-with-community-service-65953/
    Pourquoi McGonagall envoie-t-elle les Serpentard dans les cachots ? Parce que c’es la où est leur maison. Pas facile d’expliquer ça dans un film, btw.

    • Sérieux? Les mecs de Serpentard vivent dans les cachots? Mais c’est pour ça qu’ils sont tous vilains méchants pas beaux! Quelle idée aussi …

  18. Malgré tout je crois que je vais prendre un grand plaisir à aller voir ce film… la fin d’une adaptation plus ou moins fidèle aux livres dont elle est tiré! Je pense que ce 7ième volet et le mieux réalisé!
    Après le bien, le mal… c’est une question de point de vu… pourquoi les méchants sont toujours moches et les gentils toujours aussi stupides… c’est un mystère!

  19. Excellente critique. Je me pose juste une question, Gripsec travaille à la banque, il sait donc qu’il existe « la cascade des voleurs », alors pourquoi avoir laissé les trois sorciers se déguiser ?
    Je reste sceptique sur ce point. Il faut vraiment que j’aille le voir. Juste pour pouvoir rire.
    Encore bravo !

    • Désolé de te décevoir, mais si tu avais suivi, tu aurais compris que Grispec voulait récupérer l’épée de Gryffondor. Il se fichait éperdumment des trois crétins.
      S’ils se sont déguisés, c’était seulement pour pouvoir aller au coffre de Bellatrix Lestrange. Crois-tu que le petit nain de l’accueil les aurait laissés passer alors que les trois personnes les plus recherchées de tout le pays se trouvent juste sous leurs yeux ? Franchement, bien que les gobelins sont de mauvaise foi, ils seront bien contents s’ils capturent les fuyards. Voldemort, le gentil toutou sans nez à la bouche défoncée, aurait tôt fait de terroriser les gobelins.
      Donc, en vérité, Grispec est un homme tout à fait censé, plus censé que le roux, le narcissique et l’illuminée. C’est normal qu’il veuille reprendre le bien qui appartient à son espèce par tout les moyens possibles… D’autant plus que l’on voit bien Grispec mourir, l’épée disparait de ses mains et c’est ce cher Neville Londubat, le paumé, qui va la retrouver dans le Choixpeau, ce sac poubelle, et qui va, grâce un entraînement intensif en escrime, trancher la tête de cet abruti de Nagini… Bref, je m’égare.

  20. Cher Odieux Connard, ce n’est pas Gripsec qui meurt grillé par le dragon, c’est le pauvre Gobelin suspicieux de l’accueil qui était sous l’effet de l’Impero. Pour autant qu’on sache, Gripsec s’est barré avec l’épée, épée qui est donc apparu à Neville dans le Choipeau, comme elle était apparu à Harry dans le 2.

    Chère Mauvaise Herbe, ça n’est pas clair dans le film mais Gripsec ne savait pas pour la cascade : il était prisonnier des Malfoy depuis quelques temps, et auparavant il avait pris le maquis, donc il ne bossait plus à la banque depuis un moment. Pas plus qu’il ne savait que ses ex-collègues seraient si suspicieux.

  21. Vérification faite, Gripsec est vu chez les Malfoy avec l’épé dans la vision d’Jarry sous l’eau : Voldemort le tue et l’épée à ces côtés disparait…

    • Heu, dans le livre je sais plus, mais dans le film on voit clairement que Gripsec s’est fait maraver la gueule avec les autres à la fin de la scène de la banque (après le majestueux envol du dragon), et l’épée « s’évanouit » à ce moment là.

  22. Ô dieu Connard, le point de la FAQ a propos du mariage s’applique t’il aussi aux hommes? Dans ce cas je commence les démarches dès maintenant!

    Encore une fois de nombreux fou-rire et j’ai beau avoir adoré le film je n’en reste pas moins fan de votre point de vue, même si de la mauvaise fois pure et simple se laisse deviner de temps a autre (cf: Crabbe et Goyle, le diadème et le feudaymon, les elfes de maison, etc…) c’est ce qui rend le tout si drôle après tout!

  23. J’avoue avoir été déçu : vous avez omit de mentionner le (court) passage où, affrontant Harry dans les ruines du château, notre bon copain Voldy l’immobilise et l’étrangle en se servant de sa cape comme de tentacules (un instant, je me suis attendu à une scène de hentai) puis le relâche sans raison apparente.

    Mais merde quoi ! Il a son ennemi juré à sa merci, juste à maintenir la pression quelques secondes pour s’en débarrasser une bonne fois pour toute, mais non : il le relâche puis tente de lui lancer des lasers. A ce demander comment il est devenu seigneur des Ténèbres, celui-là. Je suis sûr que vous feriez un bien meilleur maître du Mal, seigneur Odieux.

  24. Merci Odieux pour cette chronique très drôle d’un film qui m’a personnellement un peu déçue, en tant que fan des bouquins. Comme cela a déjà été mentionné, vous ne spoilez que le film et pas le livre, mais certaines incohérences peuvent êtres expliquées par un scénario assez pauvre et « hollywoodien ». Je précise par exemple que les trois héros mettent un moment avant de deviner comment détruire les Horcruxes, et que le sortilège de feu n’est pas une option, étant incontrôlable. J’avoue que Dumbledore les a laissés dans le noir, mais autrement cela n’aurait pas été un roman d’apprentissage, n’est-ce pas ? Mac Gonagall, en VO, envoie les Serpentards « in the dungeons », où effectivement se trouve leur maison (dortoirs et salle commune) : j’avoue que bannir tous les élèves de cette maison sans distinction est limite raciste, mais n’oublions pas qu’un certain nombre de ces élèves ont des proches au sein des Mangemorts, ce qui rendrait la bataille difficile. J’ai par contre été surprise que vous ne fassiez aucune remarque à propos de Teddy Lupin, le fils de Remus et Tonks : il me semble qu’il est vaguement cité par le fantôme de Remus vers la fin, mais n’apparaît pas dans l’épilogue, et je ne sais même plus s’il est mentionné dans le 6e film… Certains spectateurs ont du être surpris de découvrir que Lupin et Tonks avaient un fils ! Enfin mon plus grand regret est ce combat final dans un lieu désert (très cliché comme vous l’avez dit), alors que cette scène avait lieu devant témoins dans le bouquin, avec Harry expliquant à Voldie qu’il s’était fait rouler dans la farine par Rogue et n’avait rien capté de ce qu’était la véritable puissance.
    Bref, j’arrête là mon blabla, et vous tire mon chapeau d’avoir décrit ce film avec tant de précision et de mauvaise foi souvent justifiée ;-)

    • je suis désoler de te contredire Cheshirecat, mais dans le tom 6, tonks et lupin mentionnent qu’il vont avoire un enfant, tonks est a ce moment la enceinte : oui rapeller vous la scène où Bellatrix vien squoiter chez les rouquins et fou le feu dans la baraque, pour attiré Harry dans les champs de maïs.
      oui je sais, on aurais pu se dire, mais que fou voldy, pourquoi ne pas allez voire Harry tout seul avec la rouquine dans un champs ? et au pire, pourquoi Bellatrix attend elle aussi longtemps au lieu de la tuer viore de la capturer ?
      mais bon je m’égarre.

      et sinon j’adore se que tu a fait Odieux connard, j’ai bien rit, en tant que lecteur du livre j’ai remarquer autant que vous les incohérences flagrante …

  25. J’avoue avoir assez bien supporter, convenablement équipé bien sûr :
    avec les oeuvres complètes de Wagner dans un baladeur mp3 et les photos de voyage du séjour en Thaïlande de mon parrain….
    j’ai même pu répondre aux question en suspend :
    -Quand Voldemort a invité les gentils à le rejoindre, pourquoi les méchant ont rigolé quand Neuville s’est avancé?
    -Parce que l’invitation ne le concernait pas : faut pas déconner quand même.
    -Et pourquoi y’a que le fils d’harry qui n’est pas roux?
    -pour que sa mère le reconnaisse au milieu de ses cousins. Maintenant, si tu pouvait te concentrer et arr^ter de poser des questions idiotes…ça m’irrite le prépuce.

    • « si tu pouvais », pas pouvait…
      il y a certainement d’autres fautes, mais il est tard et invoque votre indulgence

  26. Bon, c’est bien joli tout ça, mais vous avez oublié l’essentiel :

    Est-ce que oui ou non on voit les seins d’Hermione, dans ce putain de film ?

    Typhon

    • Oui et non…

      Lors de l’infiltration de Gringotts, Hermione apparait sous les traits de Bellatrix (et donc jouée par Helena Bonham Carter). Après le passage sous la cascade des voleurs, on retrouve Hermione (donc Emma Watson) accoutrée en Bellatrix, donc avec des vêtements de femme (et plus une tenue d’ado sage). Et on a droit à une vue sur son décolleté au moment où ils touchent le sol après leur chute du chariot.
      Bref, on ne voit pas grand chose mais c’est plaisant de la voir affublée d’atours plus féminins.

  27. J’avoue que cet article m’a un peu déçue, Monsieur Connard. Votre verbe est ailleurs plus incisif, vos remarques plus drolatiques et votre à-propos plus féroce qu’ils ne le sont ici. Plusieurs passages sont simplement résumés -laisser-aller impardonnable s’il en est.

    Et puis, je vous en veux beaucoup de ne pas avoir commenté le câlin auquel a le droit Malefoy en re-rejoignant les rangs du Seigneur des Ténèbres. Un tel cadeau de bienvenue a dû exercer une certaine influence sur le choix d’obédience des gentils, l’espace d’un instant.

  28. J’adooooooooooooooooooooooooooooore l’histoire-géo !! M’sieur, m’sieur, m’sieur, j’peux répondre moi, moi, moi, je sais ou mettre le pouce dans le Phoenix … (« Hermione sort de ce corps ») !

  29. Ce film ne m’avait pas vraiment déçu au visionnage (alors que j’ai été un fervent lecteur), mais c’est vrai qu’après la monstrueuse bouse puante qu’était la première partie, mon échelle de valeurs était toute déréglée, et on ne pouvait plus tomber plus bas.

    Néanmoins, à la réflexion, en sortant du film je m’était dit: « tout cela est bien lol, mais je sens que ça doit être bourré d’incohérence ».
    Mais comme je devais aller m’acheter un sandwich, j’avais laissé tomber cette réflexion pour me consacrer au choix « tex-mex ou jambon? »

    Heureusement, votre article est arrivé et m’a permis de vérifier mes suppositions tout en me faisant rigoler comme un débile devant mon écran (mais j’ai l’habitude)

    • Si le mot incohérence est bon, j’ai moi utilisé pendant tout le film le terme « absurdité »… Certaines scènes étaient pourtant fidèles au livre, parfois même bien filmées, mais elles étaient ensuite dézinguées par les suivantes… Au-delà du non respect des livres, le film en lui même n’est pas bon (opinion personnelle), des acteurs que j’apprécie d’habitude pour leur subtilité se retrouvent ici tournés en ridicule…

      J’attendais avec impatience votre « spoiler » cher odieux connard, et je n’ai pas été déçue !

  30. L’Odieux Connard a encore frappé de son sort de « scribere acerbis » !

    Il y aurait aussi de quoi faire un article a propos de ce que les religieux ont
    dit à propos de la saga (genre regarder Hermione désarmer des gonzes en blouse noire à coups de formules latines apprenait aux enfants la magie noire, oui môssieur) ou encore les médias: à chaque fois on allait voir « un film plus noir et plus sombre que le précédent »…
    Du coup, je suis déçu que cet ultime épisode ne soit pas un snuff movie en bonne et due forme.

  31. Monsieur Connard. J’entends la mauvaise foi et le cynisme qui font partie de votre quotidien. J’entends aussi que les vainqueurs écrivent l’histoire.

    Mais, en tant qu’avocat de M. Potter, je me vois contraint de vous demander de rétracter vos allégations : M. Potter a certes détruit une partie de la vénérable banque de Gringrotts (sur mon conseil, il a d’ailleurs invoqué lors du procès Gringrotts vs Potter la défense du « nécessité fait loi et de toute façon les banquiers gobelins sont à Voldemort ce que les banquiers suisses sont aux allemands fans d’Hugo Boss, donc bien fait pour leur gueule »); le dragon qu’il a trouvé (et dont il n’est ni maître ni responsable) a certes bien grillé un gobelin (avant même que mon client n’ait posé la main sur lui), mais jamais, ô grand jamais mon client n’a ordonné la boucherie dont on a trouvé les traces lorsque les secours sont arrivés sur place.

    Les caméras de vidéo-surveillance, dont les rushes ont été intégrés au film, montrent bien M. Voldemort en train de marcher dans le sang de ses victimes. C’est vrai, M. Voldemort n’a guère apprécié qu’on lui refuse son prêt à taux zéro, sous le prétexte fallacieux que « magicien criminel n’assure pas un revenu stable ».

    Mon client attend donc des excuses de votre part et est prêt à consentir un arrangement à l’amiable avec vous. Plutôt que de vous ruiner vous et vos descendants.

    Je pense M. Connard, qu’entre connards, nous pourrions nous entendre.

    PS : une autre de mes clientes, Mme Mac Gonagal entend vous traîner en justice pour diffamation. Certes, ses méthodes peuvent paraître un tant soit peu expéditives. Mais celui qui reproche aux enfants de Poudlard ne ne pas suivre de cours d’histoire-géo, devrait revoir ses cours d’histoire de la magie. Chaque mage un tant soit peu éduqué sait que tous les magiciens qui ont sombré du côté obscur venaient de Serpentard. Ma cliente estime donc qu’en exterminant tous les élèves de cette maison, on extermine du même coup la magie noire en Angleterre. Logique imparable dont elle démontrera la validité lors de votre procès. A bientôt, au tribunal.

    Maître B.

  32. Merci. Il est de plus en plus rare de lire des critiques sur le sujet Harry Potter. On aime ou on se tait. Votre article est à la fois très vrai et très drôle. Merci, une fois de plus.

  33. It rocks x)

    Dommage, on a pas eu la section « faux raccords ». Alors pour ma part j’ai beaucoup rigoler quand on voit Ron et Hermione prendre UN unique crochet de basilique, puis s’écarter du basilic en courant parce que, quand même, l’eau ça mouille… et que, dans la suite du film, ils ont des douzaines de crochets, arrêtent pas de les balancer pour attirer le serpent, pour péter des horcruxes, ou pour se les foutre je ne sais trop où (ça va vite, avec les jeunes, de nos jours !)
    Sinon y’a le moment rigolo où Harry se révèle face à Rogue menaçant ceux qui ne parleront pas de ne pas les recouvrir de chocolat : il débarque avec sa cape de sorcier (enfin, pas la sienne, parce que sinon ça fait une incohérence de plus d’où la sort-il), puis je sais plus trop comment il tombe par terre, et le plan d’après, ô miracle, il n’a plus sa cape mais un manteau (qu’on ne voyait pas sous sa cape, auparavant). Alors soit ce mec est un professionnel de déshabillage/rhabillage… soit ils ont inventé un sort de changement de vêtement, tellement utile qu’ils prennent pas vraiment la peine de l’expliquer, soit… je sais pas.

    J’ai aimé aussi l’aspect « film à petit budget » : une magnifique contre plongée nous montre la cabane aux kayaks où c’est qu’on range les serpents où c’est qu’on se cache quand on veut tuer Rogue (au passage : oui, c’est bien connu qu’à Poudlard on fait du kayak sur le lac, on l’a bien vu dans les 7 derniers films, et dans le livre, et tout et tout) en avançant légèrement.
    Arrive la scène épique où « Ah bah en fait Rogue il était gentil ! Waaa » (ça y’est, ils ont fait leur « final twist », c’est la mode au cinéma en ce moment).
    Puis nos chers héro repartent de la cabane et une magnifique contre plongée nous la remontre : c’est exactement la même que la première, sauf que celle-ci est inversée, on recule au lieu d’avancer….

    Enfin, dans la section « très rigolo », il y avait ce petit souci du producteur : « Merde alors, on fait un film de presque-action, et en 7 épisodes on a pas réussi une seule fois à caser le coup du pont qui éclate et du héro qui se raccroche au bout en laissant mourir les méchants derrière ». Vraiment, j’ai adoré. GG Neville.
    Surtout qu’ils font péter le pont avec des explosifs même pas magiques… Ralala, Harry Potter, c’est avec un immense sourire et une immense joie que je te dis : Adieu, maintenant t’arrêtera de nous les briser !

    Merci OC, je me suis bien fendu la poire =D

  34. C’est dommage parce que les cours d’Histoire-Géographie en Angleterre ça n’existe pas. Il y a des cours d’Histoire et de Géographie mais pas les deux. Il est d’ailleurs rare les pays où les deux sont mélangés en un cours comme en France.

  35. Magnifique. J’ai apprécié ce (long) article et son humour ravageur. Et, double effet kiss-cool, je n’ai pas besoin d’aller voir ces films puisque j’ai lu le résumé des précédents et le détail du dernier. Un grand merci à l’Odieux Connard pour savoir nous faire rire avec ses textes.

    Vivement le prochain blockbuster. Pas pour aller le voir, non. Pour lire le résumé qui en est fait ici.

  36. Mais enfin, harry ne tue pas les gobelins, c’est voldemort qui les tue après, parce qu’il est fort fort en colère. Ciel, quelle idée !

  37. pour moi deux interrogations : 1/ comment harry survit il a la chute vertigineuse par laquelle se finit son combat en vol contre voldy ? 2/ comment se fait il qu’en rentrant apres son combat final contre voldy (qui se passe sans temoins) tout le monde s’en branle de a) voir que leur pote est sain et sauf et surtout b) de savoir si leur pire ennemi est mort ?!

  38. Ah, je m’étais toujours demandée pourquoi les sorciers n’étudiaient pas, en plus de la sorcellerie, les mêmes matières que les moldus. Bon, pour la physique et la chimie, je veux bien croire : elles ont tendance à fonctionner de manière différente pour les sorciers et les moldus.

    Mais outre la géographie (je crois qu’ils ont quelques rudiments de cours d’histoire, même si celle-ci est limitée à l’histoire des sorciers), on pourrait citer les langues vivantes (à commencer par leur langue maternelle, mais aussi les autres langues – d’ailleurs, comment se fait-il que Fleur Delacour parle si bien l’anglais, si elle n’a pas suivi de cours ?), les mathématiques, les langues mortes (ils font comment pour connaitre les formules magiques, s’ils n’apprennent pas le latin ?), le sport (y’a pas que le quidditch dans la vie), un peu plus de biologie que seulement jouer avec des animaux et plantes magiques, la géologie, les matières artistiques, …

    Pour la géographie (et l’histoire), on a donc la réponse. Mais qu’en est-il des autres matières ? Avez-vous une explication, cher O. Connard ?

    • A noter que l’histoire est enseignée, du moins dans une partie : il y a bien une « histoire de la magie ». Pour les autres matières… les langues anciennes se retrouvent dans les runes, option obscure et difficile que personne ne veut prendre sauf Granger (en temps que prof de latin-grec, je confirme : ça correspond !), et les maths, pourquoi pas, dans la version « potterienne » de l’arithmancie, qui est différente de la nôtre, pythagoricienne (mais qui n’est une option). La chimie… euh, potions ? Et la physique, métamorphose ? Certes, je cherche, mais il faut bien !
      Quant à l’anglais… L’absence de cours est sans doute la raison pour laquelle il n’est, je crois, jamais fait mention d’un ouvrage littéraire chez les sorciers : En dehors de quelques livres de contes, ciblés pour les enfants, tous sont des autobiographies ou biographies, ou des ouvrages « scientifiques »… A quand un sorcier poète !

  39. Monsieur Connard, vous êtes vraiment odieux.
    J’ai du attendre aujourd’hui pour lire votre post parce que je n’ai pu voir le film qu’hier soir. Une vraie TORTURE à trouver divers moyens de glander sur le net alors que dans mes flux RSS votre dernier spoil me narguait.

    Vous avez de la chance d’avoir la prose sexy.

  40. Imma Firin’ Mah Laza!!! excellent!!
    j’irai le voir cette semaine. Mais j’ai pas pu m’empêcher de lire cette chronique avant. Le film n’en sera que plus drôle à défaut d’être intéressant.

  41. « Neville[…]commence à se lancer dans un discours cucu sur le fait qu’Harry est toujours vivant dans le coeur de ceux qui aiment la barpapa et le caramel, »

    Barbapapa non?

  42. Autre incohérence: le boulot des scénaristes! Dans le genre « Merde, l’autre co**e de Rowling vient de sortir ses derniers bouquins et y a plein de trucs qui ont l’air important pour le dénouement final que l’on a omis dans les opus précédents… Bon on fait la fin en 2 parties, on rattrapera ça comme on peut », la manière dont sont traitées les reliques de la mort est un bon exemple: dans la partie 1, on nous parle des 3 reliques et de la tombe d’un certain Peverell dans le village natal des Potter. A la fin de la 2ème partie, pas de mention de la cape d’invisibilité d’Harry (je ne sais plus si dans le tout 1er film, Harry sait que la cape lui vient de son père – cape d’invisibilité qui était rare selon Ron, c’est qu’il y en a d’autres!) qui constitue en fait la 3ème relique, et qu’il est un descendant des Peverell, eux-mêmes descendants du frère qui selon la légende avait demandé une cape d’invisibilité.
    Le bouquin m’avait également un peu embrouillé tant il partait dans tous les sens. Enfin bon soit!

    Excellent article, comme toujours, j’y retrouve certaines de mes pensées lors de la vision du film!

  43. en fait tout le fim peut s expliquer si on rapproche les scenes ou voldemort ressent la destruction de ses horcruxes de cette video :

    :D

  44. Soit le blog est massivement lu par les membres de l’académie (si si, les trucs délabrés déguisés en rideaux (moches) là), soit l’esprit de maitre Capello se manifeste à chaque article sous des identités différentes.

    Bref excellent article, comme souvent. En fait je crois que si j’avais lu ce spoiler un peu plus tôt, je me serais dispensé d’aller voir cette purge. Autant les livres sont plutôt réussis (bon même si au fur et à mesure de la progression de l’histoire on dirait plus un monument aux morts qu’un roman), autant les films sont vraiment superficiels. Même le baiser Ron-Hermione ressemblait à… à… à rien.

  45. Aaaaah j’adore ! J’ai beau aimer les livres (mais pas les films, soyons clairs) cet article me fait bien rire et je ne peux m’empêcher d’être entièrement d’accord !

    Mais en tant que fan du célèbre binoclard, je me dois juste préciser une chose :
    Goyle n’est pas devenu miraculeusement noir, Malefoy c’est juste trouvé un nouveau copain (qu’on voit rapidement dans le film précédent) (fallait remplir les cotas, on avait presque vu aucun noir dans les films) !

    • On peut dire qu’avec Kingsley (qui serait le stéréotype du gros noir suicidaire avec son gros minigun portable si poudlard était l’armée americaine…) tout seul, les quotas sont déjà remplis

    • En fait, l’acteur qui jouait Goyle s’est fait prendre avant le tournage du film avec de la drogue plus ou moins « dure » et il a été licencié par WB parce que c’est pas politiquement correct d’employer un jeune qui consomme de la drogue! *super choquant en effet…*
      Du coup le réalisateur a du trouver un substitut pour le remplacer dans la scène de la salle à la demande. Ils ont donc pris l’acteur qui jouait un autre copain de Draco Malfoy: Blaise Zabini.

      • Aaaaah ! Je me suis toujours demandée pourquoi on avait mis le petit Blaise Zabini… Je pensais qu’il avait une tata ou un tonton parmi l’équipe du tournage c’est pourquoi il avait eu sa promotion… Mais non. Merci pour cette information !

  46. Magnifique, cet article est une merveille pour tout cinéphile qui se respecte. Il n’y a rien à redire, seulement à applaudir !

  47. J’ai noté encore un incohérence (oui y en a beaucoup). Dans la banque, le gobelin (sorte de juifs du monde magique avec le nez et les mains crochues) demande la baguette de Bellatrix qui refuse de la lui donner comme s’ils ne l’avaient pas alors que 5 min plus tôt ceux-ci se ventait de le lui avoir piquée.

    • Et le coup de Voldemort qui dit à son serpent « Viens Nagini, il est temps de te mettre en sécurité », pour le retrouver plus tard en PLEIN MILIEU DE LA COUR DE L’ECOLE face à une bonne centaine d’élèves remontés comme des pendules, n’est pas mal non plus.

      • La question qui doit se poser c’est « Mais comment un serpent peut-il survivre aussi longtemps dans cet armada sorciers ? », parce que, franchement, le « petit » Nagini rampe un peu partout, et autour de lui, des centaines et centaines de sorciers se jettent des sorts en latin qui ne sont même pas bons. Soit Nagini à un don pour éviter les pieds des sorciers ou autres, soit c’est un fantôme, ce qui règlerait bien des problèmes.
        Attendez-vous, maintenant, à trouver « Neville Londubat, le frappé » sur toutes les affiches de championnat d’escrime : lever une épée d’or et de rubis (passons sur le potentiel poids qui se calcule en plusieurs dizaines de kilogrammes) et trancher la tête d’un serpent, qui saute à une vitesse incroyablement élevée, alors que l’on a jamais touché une épée de sa vie, ça relève du mircal et je ne crois pas aux miracles.

  48. Je veux juste répondre par rapport au diadème, on ne le voit pas très bien dans le film mais ils s’attaquent au diadème avec un crochet de basilique avant de la jeter au feu.

  49. Quel curieux film que ce HP7.2… Enlever certaines incohérences du bouquin pour en rajouter ici, quel drôle de système… C’est d’ailleurs amusant de voir comment presque toutes celles que vous relevez (même le fait que personne n’aide les gentils pendant l’attaque, d’ailleurs) sont résolues dans le livre.
    Dans le registre « trucs qu’on comprend pas comment que ça peut arriver », quelques ajouts :
    – Hermione – sous les traits de Bellatrix – fait tout un chichi pour sortir la baguette de la méchante décoiffée, alors qu’ils nous l’ont montrée en gros plan trois minutes avant… Et franchement, sortir sans baguette en pleine guerre, c’est crétin. Heureusement qu’elle est « the brightest witch of her age ».
    – Snape pleure, et pas n’importe quoi : ses souvenirs (alors qu’on nous avait bien montré, dans les films d’avant, qu’il fallait les faire sortir, avec une baguette, de la tempe). Bon, soit. Le génial Potter recueille trois gouttes au hasard… qui se transforment en un demi-flacon et dix minutes de film tout à fait cohérent. Quel homme, ce Snape ! Si bien organisé même en agonisant, qu’il a bien pensé à pleurer les bons extraits, qui en plus s’enchaînent comme il faut ! C’est magique ! (normal, on est dans Harry Potter)
    – en plein discours niaiseux de Longbottom tentant de réveiller la rébellion, pas un méchant (même pas le Ggrand Voldemort) ne pense à lui envoyer le fameux éclair vert dans la tête. Vous aviez raison : les méchants sont gentils, et même polis, ils laissent les futurs leaders de la Résistance rameuter leurs troupes. Notons même que Longbottom a interrompu Voldy, et que ce dernier lui a tranquillement laissé la parole au lieu de l’écraser comme de juste. Un incompris, ce leader.
    – alors que Grand Méchant sent la perte de Nagini, il cesse de produire ce pseudo laser qui sort de sa baguette. Potter aurait dû l’exploser avec son rayon qui ne rencontrait donc plus de résistance… Or non, tout s’arrête, puisque notre héros est lui aussi poli : il attend que le Méchant soit capable de se battre pour lutter. C’est beau.

    Pour finir, deux petites corrections de sorts : c’est imperio, non impero, le sort pour prendre possession de la volonté d’autrui ; enfin en anglais, en tout cas, ça l’est. Inversement, on parle de « gemino curse », « sort de gemino » (même si on le déclenche, c’est vrai, en disant « geminio »). Et j’arrête là l’expression de ma fixation sur le latin dans HP.

    En tout cas, merci pour ce spoil. Moi qui viens de voir le film, j’ai pu me sentir moins seule dans mes relevés, et il y en a même qui m’avaient échappé ! L’habitude de voir ce genre de films, sans doute, émousse notre esprit… Heureusement que c’était le dernier !

  50. une autre incohérence que j’ai vue est lorsque Hermione Harry et Ron déclenchent l’alarme à pré-au-lard, et courrent se cacher derrière des tables. Pourquoi ne sortent-ils pas la cape d’invisibilité pour se mettre sous une table?
    et lorsque harry « disparait » de la carte du maraudeur parce qu’il est dans la salle sur demande, elle se trouve a un endroit précis non? ils doivent savoir qu’il se trouve « devant l’endroit ou apparait la salle sur demande » sur le plan non?

  51. Merci Pour cette prise de barres phénoménale ! Je suis une fan, une « Potter addict » mais je ne peut qu’applaudir cette prose de l’Odieux Connard qui a juste « raison »… Et IL le fait bien! Mais bon , le film est quand même bon malgré tout ces ratés… Et puis j’aime l’histoire-géo (c’est p’etrepour ça que j’ai jamais reçue ma lettre…)
    Bravo!

  52. J’ajoute à cette recension exemplaire une autre remarque: « Bon sang de m****, vous êtes des sorciers, utilisez vos baguettes! », remarque faite à voix haute par trois fois au moins dans la salle de ciné bondée. Porter le brancard de son camarade décédé avec ses propres mains, ça fait plus dramatique? Chercher la petite fiole planquée dans le fond d’un sac hyper urgemment au lieu de la faire apparaitre, ça crée du suspense?
    Bizarre quand même….

  53. Je me suis tellement dit la même chose pour l’histoire des baguettes, avec Drago qui est désarmé mais pas avec la métabaguette, enfin.

    Sinon « Crabbe et Goyle, ses deux acolytes historiques (même si l’un des deux est devenu noir entre deux films ; une sorte d’anti-Michael Jackson) » c’est normal puisque c’est pas Crabbe le noir, c’est Blaise Zabini. Crabbe il était en taule parce qu’il avait vendu de la beuh, le salopiot.

  54. Merci de bien vouloir évoquer mes aventures trépidantes avec un peu plus de considération et de préférence sans vous payer ma courge espèce de Connard, vous n’avez pas la moindre idée de ce que tenir sa baguette d’une main et agripper la petite Hermione de l’autre pour lui éviter de tomber sous le joug de l’affreux rouquemoute a de déstabilisant ! C’est très contraignant, mon esprit est embrouillé et n’est pas toujours très vif, je vous l’accorde, mais vous avouerez que globalement, et en dehors de quelques victimes collatérales, le boulot est fait, non ?

  55. mouai… à part enfoncer des portes ouvertes, tantôt d’une épaule limite raciste, tantôt d’une plume à l’écriture proche d’un singe intelligent……….

  56. Bien, bien. Très bonne critique… mais (oui, parcequ’il existe toujours un « mais »!) hum, serait-ce possible un peu de respect pour l’auteur originale? Ou du moins signaler que cette critique ne prend pas DU TOUT compte des livres ?
    Allons donc, avouons tout de même que c’est un sacré scénario que nous fait vivre J.K Rowling avec ces 7 bouquins… Impossible de ne pas y trouver quelques incohérences!
    Soyons reconnaissant envers ces heures de lecture interminables ou nous ne pouvions décrocher nos yeux de ces pages, plongé dans un monde fantastique richement travaillé, Amen.

    • Ca a été dit et redit : l’Odieux ne s’intéresse qu’au film et pas au livre. SI demain Ils faisaient une version merdissimale de La Peste avec Nicolas Cage et JJ Abrams respectivement devant et derrière la caméra, l’Odieux le défoncerait à sa juste valeur. Cela n’aurait aucune signification quant à la qualité de l’oeuvre de Camus. Bref, si tu aimes les livres, n’oublie pas que les spoilers ne concernent que des films plus ou moins bien inspirés de ces mêmes livres

  57. Je viens seulement de découvrir les deux derniers volets en films (si, si). Beaucoup de choses ont été justement soulignées, essentiellement dans la critique. S’il est vrai que le film présente des incohérences propres à la nature du media, le scénario du livre est loin d’en être exempt. Enfin cela se comprend, on ne peut toujours corriger tous les détails et de guerre las, un auteur peut très bien préférer « ignorer » certaines incohérences mais elles existent bien néanmoins et essentiellement, à mon humble avis, car cela arrange la personne qui conçoit son scénario si divertissant soit-il.
    En restant sur les films car pour le coup niveau bouquin je ne m’en souviens plus….personne n’a tilté sur le scénario du ?? POURQUOI Voldemort souhaite-t-il obtenir la fameuse Prophétie du département des mystère…alors qu’il est dit ensuite explicitement que Rogue a entendu cette prophétie et l’a rapportée mot pour mot à Voldy quelques heures plus tard ? Pourquoi Harry joue les héro contre les mangemorts alors que s’il était malin, il attraperait juste une des 7 millions de boules de crystales prophétique toutes parfaitement identiques, une au hasard pour la donner à papa Malaufoie et donner du temps à ses amis pour fuir en sécurité ??? ah làlà.

    Ma plus grosse déception pour les films, et surtout celui-ci, restera, comme l’a souligné OC, l’absence total de relief de certains personnages, qui évoluent peu voire pas du tout, dans le livre tout comme dans le film : les Serpentards sont uniformément des enfoirés, les Gryffondors sont uniformément des bisounours, et cette règle fatigante ne laisse place à absolument aucune surprise. Les deux autres maisons servent à faire de la déco. Jamais Pétunia ou Dudley ou les Malaufoy ne surprennent vraiment, et ce jusqu’à la fin.
    Dans les films, la partie la plus ratée reste les combats je trouve…ils ne font définitivement pas rêver comme dans certains films, c’est limite du foutage de gueule, on croirait pas des films ayant un budget de plusieurs millions, ou alors on se trompe de devises dans les comptes et c’est un budget en Noises…

    Bref, les films restent visuellement réussis pour moi, l’humour est présent, presque autant que dans le livre (et il est vrai que l’humour de Rowling est complexe à transcrire), je ne suis pas choquée par l’apparence de Voldemort même si encore une fois cela pourrait être mieux présenté, mais…vraiment, ce film avait-il un budget ?
    Bref, je partage sur beaucoup de point l’avis d’OC, tant sur le scénario que sur la présentation générale, plusieurs fois en regardant le film je me disais heureusement qu’il y a au moins une personne ayant un cerveau en état de marche dans la fine équipe, non ce n’est pas hermione, en plus de ça c’est une meuf défoncée à la ganga ! Oui Luna est infiniment plus futée que le reste de la bande, c’est pas triste (c’est elle qui dis à Harry qu’elle le croit pour le retour de Voldemort dans le volet 5, elle qui lui dit que si elle était Voldy elle voudrait que son ennemi se sente seul et abandonné – donc cette gamine qui connait au final peu Voldemort a mieux compris son plan et sa psychologie que harry depuis 5 ans qu’il s’y frotte !!) elle qui parle des patronus pour couper court au débat « harry-est-il-un-menteur.org » et parvient à faire avancer les choses, elle encore qui suggère les sombrals pour se déplacer et rejoindre le ministère de la magie…) Dans les trois derniers films, Luna fait montre d’autant de finesse que dans ce cinquième volet, retrouvant Harry stupéfixié dans le train par exemple.

    Bref, le cerveau le plus brillant est sous excta, Harry est con comme un balai (pardon), heureusement l’histoire dans son ensemble fait quand même rêver même si parfois le film, malgré toute la bonne volonté affichée, ne fait pas mieux que ses prédécesseur.

    Pour finir sur cet article en repensant à tous les harry potter, suis-je la seule à avoir trouvé harry insupportable quand il se mêle de ce qui ne le regarde pas ?

    Bref une bonne critique qui m’a fait énormément rire après avoir vu le livre, un OC en forme et une petite lecture en recommandation pour vous mon cher OC : la série des Barry Trotter. Vous saurez tout sur le vrai Barry Trotter, la Quichecuitte, Lord Valdemarne ou encore Pludbus Celdèlebord et leurs travers véritables mis à jour. De quoi conclure en beauté la série et finir sur une note d’humour proche de la vôtre.

    Bien à vous professeur Odieux !
    D.

  58. Merci mon gars (nan je ne te vouvoierais pas rustre que tu es) ! Tu viens de détruire mon enfance, ma ridicule et minuscule imagination et ma foi en des choses qui n’ont absolument aucune logique bien que je leur en trouvais quand même…

    Les critiques sur les films (et les livres en passant) sont tellement juste que je suis en déni total. Je pense que je ne suis plus faite pour les critiques, je ne peux plus les encaisser et si je continue d’en lire je vais devenir aussi cynique que toi. Ce qui est une qualité fort appréciable et que j’ai en haute estime. Mais pour vivre heureux, vivons connement et l’esprit fermé à toute forme d’intelligence ! Maintenant si tu veux bien m’excuser je vais aller chialer sur les vestiges brisés de mon enfance avant de me prendre quelques pack de cachetons pour oublier toute cette histoire et pouvoir continuer à croire que Harry Potter est un chef d’oeuvre !

    Ps : au passage mes demis-soeurs ont des reins nickels et n’ont pas un cerveau suffisamment adapté pour flairer un quelconque piège. Si tu veux tenter ta chance j’ai les coordonnés, c’est quand tu veux !

  59. Il me semblais que au début du 2ème Harry Potter, ses devoirs de vacances comprenaient un exercice/exposé/je-ne-sais-plus-trop sur une période moyen-âgeuse de l’histoire de la magie. La disparition de votre chaire n’a donc pas totalement effacé cet enseignement de Poudlard, seulement il n’y a plus de cours magistraux !
    Au Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande-du-Nord, l’enseignement primaire apporte peut-être aussi plus de connaissance que chez nous alors ils ont probablement le niveau 5ème en maths et anglais quand ils se font embarqués par le gros barbu un peu louche.
    Enfin avec des compétences pareilles, ils ne finiront pas dans le domaine des assurances ou en bureau d’études alors à quoi bon étudier les maths/économie/biologie/physique … ?

  60. Je sais j’arrive après la guerre, mais moi ce que je n’ai jamais capté à la fin, c’est qu’il rappelle que si son fils ne veut pas être Serpentard il suffit de bien penser fort à ne pas l’y envoyer.

    Mais alors pourquoi Rogue, qui après tout est un « sang-mêlé », un truc que les Serpentard n’aiment pas trop (même si Voldemort en est un, référence de l’auteur aux rumeurs qui donnent des ancêtres juifs à Hitler j’imagine… ou débilité profonde ?), et qui surtout est amoureux dingue à en compter les pétales de fleur de maman Potter, ne « choisit » pas d’aller à Bouffondor, au lieu de faire sa tête de pauvre victime dans le flashback quand on l’envoie dans la mauvaise maison ?

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