En passant : Lettres à nos amis du train

Le train est un endroit maudit : étroit, tremblotant, mal climatisé, bruyant, bref, peu attractif. Même les plus passionnés par le domaine se sentent obligés de l’idéaliser : qui a déjà vu, lors d’un salon de modélisme, une véritable maquette de gare SNCF avec ses grévistes, sa voix qui annonce qu' »en raison d »un accident de personne, le train TER 2987 à destination de Paris-Est aura un retard de 2 heures« , son petit monsieur à casquette chargé de rembourser les usagers mécontents ou encore cette petite figurine voûtée supposée représenter la roumaine qui vous aborde pour vous demander 2€ ? Même les petits personnages supposés représenter une équipe de TF1 interrogeant un voyageur déclarant être « pris en otage » par les grèves sont toujours absents des représentations supposément fidèles. C’est dire si l’on se moque du monde, tant tout cela fait partie des accessoires indispensables d’une gare réaliste, en sus des rails, des trains et de l’horloge.

Mais ne nous y trompons pas : vous et moi, malgré tout, finissons parfois par aller de par les chemins de fer, auquel cas nous y croisons toujours les mêmes individus. Aujourd’hui, je vous propose donc deux lettres types, qui, une fois imprimées en quelques exemplaires et complétées au stylo selon les besoins, n’auront plus qu’à être glissées dans la poche de vos cibles, caricatures qui vous accompagnent toujours dans vos trajets ferroviaires. Pensez à être discrets cependant : je vous raconterai peut-être un jour comment j’ai failli me faire prendre en train de déposer discrètement un mot dans la poche de François Baroin (n’oubliez pas les enfants : toujours avoir du phosphore sur soi pour s’enfuir dans un rire diabolique). Faites en bon usage.

 

Affiche de la SNCF, 1943

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Lettre à l’attention de la mère de l’abominable morveux

Madame,

J’ai l’honneur de vouloir m’entretenir avec vous, via ce support épistolaire, de notre voyage du __/__/__, à bord du train numéro _______ en provenance de __________________ et à destination de __________________.

En effet, durant le trajet qui fut le nôtre, j’ai eu la joie de faire la connaissance de votre charmant bambin au prénom d’une originalité digne d’un épisode d’Une Femme d’Honneur. Nonobstant l’énergie caractéristique des enfants, qui n’ont de cesse d’aller par monts et par vaux vivre quelque fantastique aventure, comme taper dans le siège devant eux, parler très fort ou tout simplement emmerder le monde, je dois dire que votre enfant a battu tous les records. En effet : celui-ci m’a cordialement fait chier tout le trajet.

Madame, permettez-moi tout d’abord de vous dire que votre enfant est laid. J’ignore si la sage-femme qui vous a accouchée, voyant le visage du charmant bambin émerger de votre corps disgracieux, s’est exclamée « Mon Dieu, elle accouche en siège décomplété : la bête nous présente son anus en lieu et place de son visage« , avant de réaliser sa terrible erreur, mais je dois dire que la seule vue de votre progéniture voguant au milieu de l’allée centrale m’a laissé supputer que la relance dans notre pays devait passer par un investissement massif dans l’industrie du cintre et du tricot. Certes, vos amis et vous-même l’avez toujours trouvé beau, mais voyez : vous n’êtes pas objective et vos amis veulent seulement profiter de votre appareil à raclette à peu de frais, aussi ne cherchent-ils pas le conflit en vous assénant la terrible vérité : vous avez enfanté un moche. Mais il en faut, vous savez, car la beauté ne se jugeant qu’à l’aune de l’apparence d’autrui, votre enfant à lui seul a rendu le monde plus beau. J’ai d’ailleurs profité du voyage pour saisir en photo le visage de votre descendance, et je l’ai envoyée à mes amis Igor et Grichka : grâce à vous, ils se sentent un peu mieux.

Mais là n’est pas le sujet, Madame, car si j’ai eu envie de mettre un sac à vomi, de préférence plein, sur le visage de votre rejeton, ce n’est pas tant pour masquer son physique malheureux à ma vue bienheureuse, mais plutôt pour tenter de l’étouffer. En effet, vous n’aurez pas manqué de remarquer, que de tout le chemin, celui-ci n’a pas manqué d’emmerder à peu près toute la voiture, trottant de-ci de-là dans l’espoir de trouver une nouvelle manière d’énerver son prochain. Et pour toute réponse à ses hurlements nombreux et indistincts, vous n’avez trouvé comme seule réponse que « Chut. » ou « Du calme Bichon.« . J’ignore par quel raisonnement improbable vous êtes arrivée à la conclusion que lui répéter « Chut » en boucle finirait par le faire taire ou le calmer, mais il me semble, d’un point de vue scientifique, peu probable qu’après avoir énoncé 73 fois le propos, votre morveux, à la 74e se dise en son for intérieur « Mille diables ! Cela fait bien 74 fois qu’elle me demande de baisser d’un ton ; jusqu’ici, je n’en avais rien à foutre, mais là, tout de suite, j’ai une soudaine envie d’obéir.« . En fait, j’ose même supputer – voyez mon audace ! – que votre raisonnement était le suivant : « Si je lui torgnole la gueule, je vais passer pour une mauvaise mère« . Aussi vous posé-je la question : pensez-vous passer pour une bonne mère en laissant votre ovule dégénéré venir assaillir tous les passagers ? Auquel cas, je vous propose de consulter rapidement, et de cesser de suivre les conseils de Françoise Dolto : à moins, bien sûr, que vous ne considériez Carlos comme un modèle à suivre.

Bien sûr, j’imagine que vous serez outrée à la lecture de ce courrier, vous exclamant que l’éducation de votre enfant ne regarde que vous, et je comprendrais bien volontiers. On a dit la même chose de Tally-ho, mon Rottweiler, peu après que je l’eus lâché dans un jardin d’enfants non sans avoir caché de l’ecstasy dans sa pâtée. Alors que le fier canin me ramenait un bras sanguinolent en frétillant de la queue (bras que je relançais promptement vers le bac à sable voisin où s’ébattaient encore quelques marmots : il ne faut pas frustrer un chien en arrêtant trop tôt le jeu), je me souviens qu’un parent tenant dans ses bras une bouillie rougeâtre vêtue d’un sweat Pikachu déchiré, vint me dire que je ne devrais pas laisser mon chien faire ce qu’il veut. « C’est un pays libre, je fais ce que je veux, et l’éducation que je donne ne regarde que moi« , avais-je déclaré, tout comme vous devez probablement être en train de le faire au moment où vous lisez ces lignes.

Sachez cependant, Madame, que la prochaine fois, je ferai comme avec le caniche jappeur de ma voisine : je lancerai une boulette sucrée à votre cher et tendre, chose qui a toujours un grand succès (le sucre cache à merveille l’odeur caractéristique du chloroforme), avant de l’emmener découvrir les différentes techniques permettant de sonder un étang de province. Aussi ne puis-je que vous recommander de trouver moyen de calmer votre progéniture, ou mieux, de faire comme je le fis pour Tally-Ho, de l’attacher à un arbre sur une aire d’autoroute près de Montauban.

Vous étant reconnaissant pour l’attention que vous porterez tant à ce courrier qu’à l’éducation de votre merdeux, je vous prie d’agréer, Madame, l’expression de mes salutations distinguées.

 

Cordialement,

 

La personne assise au siège ______

 

En Inde, lorsque quelqu'un téléphone dans une voiture, on sort par politesse

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Lettre à l’attention de la personne qui téléphonait

Madame, Monsieur,

J’ai l’honneur de vouloir m’entretenir avec vous, via ce support épistolaire, de notre voyage du __/__/__, à bord du train numéro _______ en provenance de __________________ et à destination de __________________.

En effet, durant notre périple commun, que n’ai-je pas noté que vous étiez une personne très demandée, tant vous avez reçu de coups de fil en si peu de temps. Bien que j’aie supposé un temps que vous soyez médecin, pompier ou ministre pour recevoir autant d’appels, j’ai fini par réaliser l’horrible vérité : vous n’étiez qu’une merde.

J’avoue que j’ai eu beaucoup de mal à réaliser comment vous pouviez vous y prendre : qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans l’énorme sigle mauve collé 10 fois par voiture sur lequel on peut voir un petit téléphone en train de faire dodo, opposé au sigle jaune au-dessus des sas sur lequel on peut apercevoir un petit téléphone tout sourire en train de capter ? Peut-être avez vous supputé que cela signifiait « Attention, on n’a pas de réseau quand on est assis, mais dans les sas, si« , aussi avez-vous été agréablement surpris de voir que vous aviez trois briquettes sur votre appareil malgré ces signes trompeurs ? Quel dessin eût-il fallu réaliser pour que vous comprissiez ce que cela signifiait ? Un sigle mauve avec un téléphone en train de se faire tabasser par des voyageurs mécontents, voire pris à partie dans une tournante impliquant les contrôleurs lui faisant subir rageusement les derniers outrages, opposé à un sigle jaune dans lequel on aurait aperçu le petit téléphone à l’abri de la foule en colère derrière les vitres de sécurité du sas ? Si je l’ignore, permettez-moi de vous l’écrire en toutes lettres : vos conversations téléphoniques nous font chier.

Vous parleriez de physique quantique, ou auriez des débats sur Kant et Spinoza avec vos interlocuteurs, que ne participeriez-vous pas à l’élévation culturelle des personnes alentour, mais non : vous téléphonez au sujet de Roger qui a niqué la portière droite de la mégane sur le rond-point des trois ailettes (un sujet urgent), débattez longuement de la dernière crotte du petit Enzo qui avait une consistance étrange (l’ONU a été saisie du dossier), ou racontez votre vie sentimentale qui, même racontée par vous de manière parfaitement subjective et pleine de mauvaise foi, laisse encore parfaitement paraître que vous êtes complètement en tort (les scénaristes de Plus Belle la Vie ont rejeté la vôtre d’entrée de jeu tant elle ne suscitait d’intérêt chez aucun être vivant, mollusques inclus). Bref, uniquement des conversations d’une importance majeure qu’il convenait d’aborder bruyamment au milieu des passagers assoupis.

De tout le voyage, je n’ai eu qu’une prière : que l’abominable sonnerie de votre téléphone, devenue synonyme pour moi de supplice, de haine et de tortures pluriséculaires, et qui aurait probablement fait choir les murs de Jéricho s’ils étaient encore debout, soit enfin annonciatrice de l’appel de votre médecin qui vous informe que votre cancer de la langue est entré dans une phase critique qui va la faire se nécroser puis choir dans les 2 prochaines minutes. Je ne doute pas que même muet, vous auriez trouvé le moyen d’envoyer des sms avec votre clavier musical et des sonneries à chaque message reçu et accusé de réception pour emmerder le monde, mais j’ai bon espoir que c’eût été plus supportable que le simple son de votre voix. Cependant, point de discrimination : je n’aurais pas pleuré si, à défaut de cancer, votre toubib vous avait annoncé une lèpre galopante des tympans, probablement causée par l’utilisation abusive de votre portable.

D’ailleurs, la lèpre du tympan, j’y ai pensé un temps car, tout de même, vous parlez foutrement fort (c’est vrai : peut-être que quelqu’un, assis à l’autre bout du train, ne vous entend pas et manque l’opportunité de connaitre votre avis sur la dernière copine de votre pote Mathieu) ; je tenais donc à vous préciser la chose suivante : ce n’est pas parce que vous appelez quelqu’un qui est loin que vous avez besoin de gueuler comme un putois qu’on tabasserait ; en fait, les téléphones, c’est même fait justement pour que l’on puisse communiquer avec les gens sans se soucier de la distance. Je sais, c’est fou. Je comprends qu’un tel concept soit difficile à assimiler, mais je n’ai nul doute que vous finirez par y parvenir malgré vos handicaps cérébraux visiblement fort nombreux.

C’est pourquoi je vous invite, Madame, Monsieur, à bien vouloir fermer tant votre téléphone que votre gueule lors de votre prochain trajet.

Vous étant reconnaissant pour l’attention que vous porterez tant à ce courrier qu’à la découverte du mode silencieux de votre appareil, je vous prie d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de ma haine viscérale.

Cordialement,

La personne assise au siège ______

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Si les deux personnes à qui j’ai glissé ce courrier dans la poche lisent ce blog, coucou les gens.

115 réponses à “En passant : Lettres à nos amis du train

  1. « J’ai d’ailleurs profiter ».

    Une lettre anonyme d’insulte ne changera pas les choses, vous le savez bien.

    Une lettre anonyme d’insulte avec de l’anthrax, si.

    • Merci bien, c’est réglé.

      Je n’ai pas toujours d’anthrax sur moi. Par contre, pour des questions de poids, tel un Indiana Jones, au moment de déposer la lettre, profiter-en pour taxer le portefeuille.

      • Les riches ne prennent pas le train.
        Taxer le titre de transport plutôt que le titre de propriété ou de noblesse, c’est moins rentable, mais quand la maréchaussée débarque, qu’est-ce qu’on rigole.

    • 1) vous avez gagné, la plupart des êtres humains ont besoin d’un dictionnaire pour vous comprendre.
      2)je ne suis pas l’avocat du rédacteur, certes, mais une explication, fût-elle courte, serait accueillie avec joie.

      • Je me réjouis de ne pas avoir eu besoin de dictionnaire !

        Je pense tout simplement que Kelek trouve les lettres trop longues, et surtout rallongées : on dit quelque chose, et on en rajoute plusieurs couches après à coup de virgules et autres parenthèses…

        Mais je ne suis pas d’accord, na.

      • Avant de répondre avec des fautes, tu devrait apprendre el français, pauvre tache.

  2. Soit nous prenons le train au même endroit, soit ce genre de situation se répand… Pour le bien de l’humanité, j’aurais aimé que la première option soit la bonne…

  3. C’est sympa de ta part de proposer des activités ludiques aux gamins qui braillent dans les transports en commun:quels mondes merveilleux vont découvrir ces charmants bambins dans les glauques profondeurs de nos cours d’eau:épaves de voiture,déchets industriels et/ou radioactifs,peut être même des petits camarades de jeux.
    Cher Odieux,ta bonté te perdra!

  4. Encore une note bien écrite, magnifiquement dosée, forte en ironie et à haut degré d’identification. Merci!

  5. Hum je serais curieuse de savoir si François Baroin était le parent d’un abominable merdeux ou si il avait un téléphone portable vissé à son oreille…:)

    • François Baroin dans un train ? Si son cabinet nous lit, ils sont sûrement en train de rire très fort.

      • Et bien détrompez vous, au début du mois de mars j’étais à quelques siège de lui dans la première classe du TGV Lyon-Paris. Il a d’ailleurs passé le voyage à lire Le Figaro^^

      • Probablement un sosie. Ou alors, son chauffeur était malade.

      • Erratum: Après avoir discuté avec mon amis qui était également présent j’ai pu constater que je venais de prouver publiquement que j’avais une mémoire de poisson rouge. Ce n’était pas du tout François Baroin que nous avions vu dans le train mais Dominique Perben (il en est sur à 100%). Vous aviez donc finalement raison^^

  6. Oh dieu connard, la seconde photo et la légende mérite de figurer dans … eerr je sais pas mais quelque part !

    • C’est exactement ce que je me suis dit!
      Sinon, comme toujours (et ça devient énervant) excellent article de la part du meilleur connard d’entre nous !

  7. Comme je suis rassurée ! Je ne suis pas la seule à détester les mioches dans le train !
    Ceci dit, je vois que vous n’avez pas eu à faire à Dora l’exploratrice à fond les ballons durant tout un trajet, qui s’est fini sur un merveilleux vomi de coquillettes et de smoothie à la fraise (pour l’odeur !)… depuis je ne prend plus le train…

  8. La cerise sur le gâteau restant tout de même à l’arrivée du train :

    « Alors ? Vous avez fait bon voyage ? »

    Un peu dans la même veine que le, malheureusement moins traditionnel :

    « Alors ? Cette trépanation vous a été agréable ? »

    • Cela étant vos déboires ferroviaires nous le sont particulièrement (agréables), merci noble Connard.

  9. « j’ai failli me faire prendre en train de déposer discrètement un mot dans la poche de François Baroin (n’oubliez pas les enfants : toujours avoir du phosphore sur soi pour s’enfuir dans un rire diabolique) »

    Ce ne serait pas plutôt François Bayrou?

  10. bonjour, il y avait ce soir dans mon train une dame qui avait un fort accent et, surtout, terminait toutes ses phrases par « Hein? », pourriez-vous lui écrire, merci, cordialement.

  11. Ces messages sont à passer à toutes les personnes sensibles. Je suis cependant étonnée que vous n’ayez pas réussi à jeter le morveux par l’une des fenêtres, même si elles ne s’ouvrent qu’à moitié.

  12. Une version pour le c****-c**** qui nous emm*** au supermarché Le**** avec sa liste de courses ?

    M’enfin, c’est plus supportable, car on l’entend moins distinctement, à cause des hurlements de la musique de ch**** déversée par la sono dudit supermarché ;->>

    • 1. il y a tellement de censure qu’on ne comprend rien, chez M Connard on est insultant sans être grossier.
      2. Il dit qu’il voit pas le rapport.

  13. Cher M. Connard,
    J’aime beaucoup ce que vous faites. J’ai découvert votre blog par votre article sur les chats — j’avais rarement autant ri auparavant — et puis je me suis empressé de le lire dans son intégralité. Depuis, je vous suis avec assiduité.
    Pour ce qui est de la note présente, je vois que comme à votre habitude, vous vous efforcez d’employer un français le plus parfait possible. Permettez-moi donc d’apporter ma modeste contribution à votre blog en soulevant quelques menues bévues orthographiques :
    — « quelques fantastiques aventures » : je pense que « quelque fantastique aventure » serait plus juste, mais ce n’est pas une obligation.
    — « votre enfant a lui seul » : il manque un accent.
    — « Mais là n’est pas le sujet, madame, car » : vous avez toujours mis sa majuscule à « Madame », il serait dommage de l’oublier ici.
    — « vous êtes arrivé à la conclusion » : vous n’avez point un interlocuteur, mais une interlocutrice, n’oubliez donc pas sa féminité, fût-elle masquée par une improbable moustache.
    — « Aussi vous pose-je la question » : on écrit « posé-je », quoique l’on prononce « posè-je ».
    — « de l’ecstasy dans sa pâté » : là encore, ne pas oublier que la pâtée est féminine. Peut-être nourrissiez-vous votre chien au pâté Hénaff, mais auquel cas, il faudrait dire « dans son pâté ».
    — « ramenait un bras sanguignolant » : nul guignol, pensé-je, mais sans doute un bras « sanguinolent » ?
    — « tant vous avez reçu de coup de fils » : l’énergumène reçoit plusieurs « coups » mais un téléphone n’a qu’un seul « fil ».
    — « Attention, on a pas de réseau » : l’absence de « n’  » est-elle volontaire ?
    — « de vous l’écrire en toute lettre » : l’expression juste est « en toutes lettres ».
    — « l’élévation culturelle des personnes alentours » : dans ce contexte, « alentour » est un adverbe, et ne s’accorde donc pas.
    — « Quel dessin eut-il fallu » et « c’eut été plus supportable » : ne pas oublier l’accent circonflexe à « eût », c’est un plus-que-parfait du subjonctif, point un vulgaire passé simple.
    — « pour que vous compreniez » : la concordance des temps exige que vous disiez « comprissiez ».
    Voilà. Nul doute que cette liste vous aura paru fastidieuse, mais je m’en excuse d’avance.
    Cordialement,

    • Que d’attention : merci à vous. Les corrections sont faites, voilà qui est plus sérieux.

    • Pour l’orthographe vous avez le diplôme, mais en bienséance vous êtes recalé.
      Pas sûr que ces remarques doivent polluer les commentaires, il parait bien plus correct de faire ça en privé (le mail existe)
      Merci pour nous

      • L’élégance de ce message et les explications données incitent plutôt à apprécier ce commentaire construit, instructif et drôle.

        Contrairement à des scribrouillons qui osent commenter d’un  » T’es nul. Y a plein de fautes. On écris journée, pas journee.  » avec a minima une erreur dans leur deux lignes de texte pour un article en comptant une centaine.
        J’en conviens donc que, pour ces personnes, un courriel leur éviterait une humiliation publique.

    • « « pour que vous compreniez » : la concordance des temps exige que vous disiez « comprissiez ». »
      Plus depuis des lustres. La seule exigeance qui puisse requérir l’emploi du subjonctif imparfait serait celle de passer pour un fat.

  14. Ouh merci, j’ai bien ri :’D Je prend le train assez régulièrement et oui, ce genre de spécimens n’est pas rare…

  15. Retourner à Montauban (« On devrait jamais quitter Montauban! »), récupérer Tally-ho et ne plus jamais prendre le train sans lui, après l’avoir nourri une semaine au yaourt. Une autres solution?

  16. Haaa ! Quel soulagement !
    Maintenant j’ai enfin une solution pratique d’exprimer clairement toute ma haine et colère à ces foutus voyageurs irrespectueux !! Bravo cher OC, excellente prose comme toujours :)

    Faudrait en faire une aussi pour les deux copines pré-dépucelage qui discutent super fort, et qui pendant tout le trajet se peinturlurent les ongles en commentant la dernière galoche de « Djèsonne » avec cette puputte de « Kimmebeurreli », tout en éclatant consciencieusement leurs bulles de chewing-gum à la papaye (trop tendance) histoire de bien faire chier leur monde, avec les petits « tchi-tchi-tchi » de Justin Bieber en fond sonore … à celles là je leur présenterais bien Emile Louis moi… ^^

    Bye

    • N’oublions pas non plus leur équivalent masculin avec la crête. Roulant des mécaniques,puant l’eau de toilette bas de gamme, discutant comme si ils étaient seuls dans le wagon sur des sujets que ne renierait pas un peloton d’infanterie de marine pour sa nuit de relâche dans un port, ces nuisibles mérite la mort par lecture de l’œuvre complète de Nietzsche.
      Ou plus rapide mais tout aussi jouissif, en leur faisant frotter la tête contre le ballast, ce qui aurait pour mérite de remplir au moins une fois le vide intersidéral situé entre leurs deux oreilles.

    • Perso, prenant le train tous les jours pour me rendre à mon lieu de travail, quelques autres spécimens sont à noter :
      Un monsieur, au physique de secrétaire d’état américain qui effectivement passe des coups de fils perso pendant tout le train puis PREND TOUT L’ACCOUDOIR, puis se met à dormir. (incroyable ce genre de chose)
      Autant dire que j’ai passé le dernière demie-heure où ce rustre tentait de dormir, à lui filer des petits coups de coude afin qu’il ne s’endorme pas, avec succès, il faut bien le dire.

      • Nous pouvons parler de ces gens qui considèrent leur sac/manteau/stylo comme une personne ayant légitimement le droit à une place assise dans un train bondé.

      • Sans compter la race des personnes prenant, toujours dans ledit train bondé, les quatre places qui leur sont nécessaire pour s’allonger, puis qui font la gueule parce qu’on les réveille.

        Les personnes qui te réveillent parce que soit-disant tu prend quatre place dans le train.

        Les mecs qui te bousculent donc te réveillent parce que ils ont un besoin absolu d’aller s’installer dans les conditions optimales pour être le premier à sortir, ce, 15 minutes avant la fin du trajet.

      • Les types qui mettent leurs maisons au milieu des allées pour être bien sur que personne ne passe.

        Les gens qui disent à longueur de trajet ‘bzzzz gzzzit drizzz’ ou ‘bmmmmm bmmmmm bmmmm’ via leurs oreilles.

        Les gusses qui sortent leurs sandwiches au pâté SANS cornichons.

      • Les gens qui, quoique puant indubitablement des pieds, font le voyage en tongs. Les gens qui puent tout court.

        Le gros monsieur de plus de cents kilos qui s’endort et se vautre de plus en plus dans la direction de votre épaule.

        La chieuse qui, bien qu’assise côté fenêtre, a besoin de se relever toutes les cinq minutes pour prendre son téléphone / son billet / son sandwich / son sudoku-magazine dans son sac, rangé au-dessus.

        La mamie qui laisse son chienchien se balader librement, et vous lance des regards assassins parce que vous ne voulez pas lui donner de gâteau (au chienchien, pas à la mamie).

        Le type qui se balade avec sa Bible dans le seul but d’évangéliser ses voisins de train.

        Et en plus de la maman qui laisse son morveux galoper dans le wagon sans rien lui dire, j’ai également eu droit aux parents qui, pour calmer leurs gamins, leur font faire… une activité bruyante : un jeu de carte où il faut gueuler le plus fort possible le nom de l’animal dessiné sur la carte qui sort (maman jouait aussi, donc gueulait encore plus fort) ; la poupée Dora l’Exploratrice qui *parle* ; les parents qui sortent le lecteur DVD portable avec dessins animés… sans écouteurs.

        Mon royaume pour un fusil à chevrotines.

      • ah pardon la_chieuse préfère mettre son coude dans la côté flottante de son voisin dès que celui-ci prétend vouloir commencer une des activités précédemment citées. La_chieuse a un coude pointu et affuté par 25 ans de pratique des métro-tram-rer de Paris.

      • Bien après la bataille, à mon plus grand regret… Les parents qui emmènent leurs enfants au cinéma, mais sont incapables de les faire taire et de les empêcher de gâcher le film des autres. Souvent les enfants sont en bas âge, ou assistent à un film qui n’est pas pour eux parce que papa/maman a voulu voir le film sans payer la babysitter. J’ai déjà vu un gosse de cinq ans dans une salle projetant « le seigneur des anneaux ».

  17. Malheureusement haineux et peu inspiré. Vous nous avez habitué à plus subtil, cher Odieux. L’exagération outrancière vous fait ressembler à ces sites que vous attaquez avec tant d’à-propos, d’ordinaire.

    Certains traits d’esprit sortent du lot, toutefois. Merci pour eux.

  18. Comment ne pas reconnaître de nombreux trajets en train dans ces lettres. Merci, Odieux, d’avoir soulagé nos consciences. :-)

    • oops pardonnez les fautes de frappes mais je suis encore explosé de rire en relisant vos lettres…

      il fallait lire : « ces 2 lettres » :-)

  19. Comment bien commencer sa journée ? Lire le nouvel article de l’Odieux Connard bien sûr !

    Quand verrons nous un article sur les chauffeurs parisiens ?

  20. C’est juste magnifique.

    Mais cher Odieux, vous avez oublié de faire un courrier pour la bande de gamins (3 ou4 )qui prennent seuls le train.

    Ou les copines qui parlent des hommes qu’elles convoitent.

    Ou de ceux qui prennent un siège de plus pour leur bagages, même en période de forte affluence, et qui se sentent offusqués quand on leur demande de jarter tout ça.

    C’est toujours un plaisir de vous lire cher Odieux.

  21. Sympathique, j’ai bien aimé.
    Il y a un côté « excès » qui finit par peser, mais l’article est assez court, par conséquent votre article reste excellent.

    Bonne journée.

  22. Sujet peu original (vous nous aviez habitué à mieux), mais votre style est toujours aussi délicieux, cher Odieux.
    Cependant, à lire les commentaires, une question me taraude :

    Si tant de gens sont importunés pour diverses raison lors de leurs voyages en train, pourquoi ces personnes ne se plaignent-elles jamais de vive voix ?!

    Demander à un jeune voyageur de baisser le son de son baladeur, ou à gnome humanoïde de fermer sa grande g*****, n’a jamais tué personne, n’est-ce pas ?

    • Simple : nous sommes des couards.

      De façon générale :
      1) Ce genre de choses n’arrive heureusement pas tous les jours.
      2) Qui a dit que nous ne disions jamais rien?
      3) Sur les gosses, cela ne sert à rien, si va recommencer dans 5 minutes, quand il aura déjà oublié.
      4) Solution alternative : un bon gros casque couvre 95% des bruits.
      5) Le soir, quand la pire journée de ta vie vient de t’arriver au travail (environ tous les soirs donc), je pense qu’une minuscule remarque se transforme en pugilat. Idem pour le matin, quand l’amabilité n’est pas encore réveillée.

      Mais bien sur, la raison principale reste la première citée. Nous sommes faibles (Je me comprends bien évidemment dans le lot).

  23. Écrire des lettres ? Pourquoi pas faire des demandes circonstanciées en trois exemplaires ?

    Fallait prendre l’un pour taper sur l’autre.

    Voilà.

    Typhon

  24. En effet, il est préférable de ne pas se faire voir en laissant une telle lettre à une mère indélicate, car si celle-ci manquait d’humour sans pour autant manquer de mauvaise fois, elle pourrait tout à fait porter plainte pour menace de mort envers un enfant, et là blague deviendrait nettement moins drôle.

  25. Le train, c’est pour les ploucs. Vous êtes tous des ploucs, normal que vous en rencontrez d’autres.

    • tu devrais répéter ça aux chefs d’entreprises qui voyagent en 1ère classe dans le TGV Paris-Lyon tous les matins à 8h et passent une heure à rire grassement en parlant du sort qu’ils réservent à leurs salariés polonais.

      Des hommes charmants, et bien équipés côté rolex.

  26. Tiens, justement, anecdote véridique de ce soir. Promis je ne rajoute rien.
    Je crois que ce site m’est monté à la tête.

    Je monte dans un compartiment, bondé (quelqu’un a du enlever Kiki le sac afin que je m’assoie), et là, bam, noisy-téléphone girl est en face de moi. Dix minutes plus tard, alors que j’écoutais la conversation afin de la retranscrire ici (la femme-copine de Nourredine, son quasi beau-frère, puisque c’était longtemps le copain de sa soeur, est enceinte, d’un probable Djibril, j’en passe). La dame d’à côté de moi demande :

    « Excusez-moi mademoiselle, es-ce que ça vous dérangerais d’aller dans le couloir pour téléphoner?
    – Ouais ça me dérange. »

    Puis continue sa discussion, pépère.

    Acte deux : Moi
    Je pense alors : je suis déjà passé pour un blaireau cet aprèm sur ce blog, je suis vraiment qu’un lâche.
    Puis la fille, qui parle toujours à son copain (Romain) dit :
    « ouais il y a une vieille qui dit que je parle trop fort, nanana.
    – Je suis désolé de vous dire ça, mais là vous me saoulez aussi, interrompt-je.
    – Toi t’as qu’à mettre ton casque et fermer ta gueule ! »

    Je vous jure que c’est exactement ce qui s’est passé. Je n’ai enlevé aucune parole dite dans ce train.

    S’en est suivi bien évidemment flots d’insultes (elle : ferme bien ta gueule sinon ça va mal se passer. Moi : qu’es-ce qu’il va se passer. Elle : – ).

    Mademoiselle, s’il vous plait, imprimez toute seule le second texte, sur papier rose bonbon si vous le voulez. Même pour une coiffeuse, ce devrait être faisable.

    • Si quelque raciste passe que ce site (ce qui m’étonnerait quand même un peu), sachez que cette mademoiselle était plus blanche que blanche.

    • Heureusement que nous avons de délicieuses personnes pour nous distraire pendant ces longs voyages en train… Leur conversation est un bonheur sans nom… Ou pas.

    • Belle humilité, sans doute un peu aidée par l’anonymat des blogs ;).
      De tels spécimen sont fréquents, et quoi qu’on en dise, ne sont pas réservés au banlieues. Pour sa décharge, disons que le sujet de sa conversation l’a émue.

    • Je vous aurais bien proposé de mettre votre musique à fond près de ses oreilles.
      Personnellement, je garde toujours une liste « Justin Bieber » spéciale pour les cas urgents.

    • J’ai jamais eu l’air malin. Mais des fois, ça aide. Dans un train, assis en face d’une djeun même bégueule que la tienne, j’ai commencé à faire des grimaces genre Mr Bean au ciel et à crier Allo! Allo! hyper fort. Tout le monde m’a regardé bizarrement, mais elle s’est barrée.

  27. Odieux, je lis vos articles depuis quelques temps et je dois dire que vous me faites mourir de rire souvent… Bon, toujours, mais bien parce que c’est vous.

    Article qui ne me donne pas envie de prendre plus souvent le train car criant de vérité, apparamment.

    N’oublions pas les couples qui ont une envie soudaine de copuler bruyamment dans le train avec une pudeur plutôt absente…

  28. Merci odieux connard de transposer par écrit toutes les pensées que j’ai pu avoir lors de mes nombreux trajets Paris-Marseille en TGV. Je crois que la SNCF s’amuse à nous mettre un quotat de chieur dans chaque wagon, car il y en a toujours UN.
    Il ne me manque plus qu’une lettre au syndicaliste forcené qui cherche à rassembler les foules à 6h30 lorsque tout le monde dors (se foutant éperdument que tout le monde dors, la cause syndicale n’attend pas !) et le vieux misogyne-raciste-et-j’en-passe qui refais le monde au siège de derrière pendant 3 heures…

  29. Recettes pour des voyages en train un peu plus sereins (ou au moins défoulatoires) :

    Pour l’enfant, l’attirer avec un gentil sourire ou un gâteau, et lui glisser dans l’oreille que s’il ne se calme pas, vous allez lui couper les doigts et les manger. Accompagné d’un regard convaincu et du bruit de vos mâchoires, clac.

    Après le regard tétanisé, l’enfant part généralement vers sa maman, parfois en pleurant.

    Lorsque la mère viendra s’enquérir de la raison de la terreur de sa progéniture, jouer les ingénus (éventuellement feindre que vous trouvez sa descendance « à croquer »).

    Pour le volubile téléphonique, combler les blancs de la conversation (la partie du dialogue de l’interlocuteur que l’on n’entend pas, ou moins) avec vos propres remarques à haute et intelligible voix.

    • pourquoi les gens se sentent-ils obligés de bien écrire alors que ce n’est visiblement pas leur fort ?

      Bon moi je retourne jouer les ingénus hein…

  30. Tellement véridique. Il y a celui qui traverse le wagon 15000 fois pour aller aux toilettes. Les jeunes qui parlent fort et qui crient « PUTAIN MERDE YA LE CONTROLEUR » discrétion, quand tu nous tiens. Les trentenaires qui râlent. Les quadragénaires qui râlent etc… Ceux qui font semblant d’obéir aux règles de vie sociale en utilisant des écouteurs voir même des casques pour écouter de la musique mais qui en font quand même profiter à tout le wagon. T’as 6 rangées d’écart mais t’entends quand même le BoumBoumBoumBoumBoumBouboum…
    La vieille avec son chien qui appelle sa fille à chaque arrêt pour lui dire qu’elle est là & que le train a rattrapé sa minute de retard.
    Puis j’habite dans le sud, donc sur tout les raleurs faut rajouter le « heu » et le « ing » caractéristique des marseillais.

  31. Personne n’a subi de gosse-ouragan trimballé par son paternel, ou par un mâle quelconque, accompagné ou pas d’un spécimen féminin?
    En ayant subi personnellement, je m’étonne des références exclusives à la mère/maman (sauf une fois « aux parents) des commentaires, et du « Madame, » exclusif de la première lettre. Ce n’est pas très prévoyant tout ça.

  32. Diantre j’en ai mal aux côtes tellement j’ai ri ! J’en avais bien besoin, merci odieux connard ! Vous transposez avec subtilité ce que toute personne sensée meurt d’envie de dire. Je me ferai une joie d’appliquer votre conseil généreux et enverrai moi même quelques courriels.

  33. C’est toujours aussi drôle. Et comme ce sujet m’inspire!!!! J’ai, très personnellement, passé 3 années à aller travailler à 150 km de mon domicile en train. Oui, 3h de TGV dans chaque journée. Plaignez moi. Je partage avec vous une idée absolument géniale de la SNCF, l’abonnement de travail. Qui fait que vous avez, pour la modique somme de 200e/mois, le droit de MONTER dans le train, pas de vous y ASSEOIR, nuance pas vraiment subtile. Et donc, je me suis vue, enceinte jusqu’aux dents, laisser ma place jusque 4 fois par trajet, même si le reste du wagon était vide, parce que sur le billet de papi y’avait écrit place 58 (bin non, je n’ai pas de réservation, bin non, avec un abonnement de travail ce n’est pas obligatoire). J’aurais bien sûr de nombreux autres profils à ajouter à votre top 2 (que je partage, bien évidemment, avec une variante sympathique du numéro 1 : une classe entière de petits parisiens qui vont découvrir la mer, argh.) Cela fait bientôt 4 ans que cet enfer s’est arrêté, ouf.

  34. Notre Odieux Connard prend le train!?!
    Tel un vulgaire quidam issu du bas-peuple!
    Diantre, l’un de mes héros vient de tomber de son piédestal!

    • Edouard Balladur avait fait la même erreur un jour en tentant de prendre le métro.

    • Mais non, il n’a prit le train que pour pouvoir nous émouvoir. Il sait s’y prendre pour trouver des endroit originaux, où l’on peut faire des excursions conviviales.

  35. Pour le téléphone, il existe une arme imparable. le brouilleur portatif , bien qu’illégal dans notre cher pays, est bien pratique.
    Surtout quand vous vous amusez a l’allumer puis l’éteindre, attendre et recommencer des une nouvelle conversation, etc.
    Un bonheur de voir les abrutis triturer leur portable… ;-)

  36. Fantastique!

    Je crois que « votre ovule dégénéré, madame » va me rester un moment. Et je suis impatiente de voir enfin arriver le jour où je pourrais l’envoyer dans la face d’une mère-à-morveux (entité individuelle de la famille Pleupleu), ce qui devrait être à mon prochain voyage en train/tram/métro/bus.

    Merci cher Odieux pour ces expressions colorées et ces deux lettres qui ne représentent rien de moins que la frustration collective des gens sachant vivre en société.

    Sur ce, j’ai une lettre à épingler sur la porte de ma cagole de voisine équipée de deux chiourmes poisseux et braillards.

    Bonne soirée mon cher.

  37. Absolument sublime.
    Je crois que je ferai pareil la prochaine fois. Surtout que j’ai une poisse monstrueuse en ce qui concerne la SNCF.
    Ça sera toujours plus facile que d’attraper et jeter le gosse/portable (barrez la mention inutile) par la fenêtre, et surtout ne me vaudra pas une peine de prison plus ou moins longue.
    Merci pour ce conseil !

  38. J’avais de la peine ce dimanche pour l’homme qui partageait le carré TGV que j’occupais en compagnie de mon frère et de mon fils de 13 mois. Difficile même avec la meilleure volonté du monde de ne pas pourrir un minimum la tranquillité de ses compagnons de wagon. Et oui, utiliser des sédatifs pour animaux, c’est tricher.

  39. Très bon !
    Mon pire souvenir a certainement été une mère de famille qui changeait les couches de son mioche braillard, bien malade à vue de nez, le tout sur le siège devant moi. Les toilettes, équipées de changes selon les fameux sigles, étaient « trop loin » (10m) pour elle lorsque je lui ai fait la remarque. Toute la rame a été empestée bien sûr.
    Bébé, eau du bain, conne de mère… j’aurais tout jeter dans les toilettes si j’avais pu. Pis toute la rame tiens même

  40. Les joies des transpires en commun…

    Et après, on s’étonne que des terroristes en font exploser un de temps en temps. Si ça se trouve, on les recrute parmi les anciens abonnés au bord du burn out…

  41. Youpi, j’ai eu mon article sur les voyages en train.

    Il est vrai que les bambins les plus emmerdants portent souvent les noms les plus ridicules, dernièrement, c’était un « Brandon » qui tapait dans mon siège (et moi qui étais ravie de trouver une place libre).
    Quant aux conversations téléphoniques, il y en a parfois de très surprenantes, pour exemple (oui, je prends souvent le train) : un jour, un homme hurlait dans son téléphone qu’il y avait eu « 11 morts », ajoutant un « faut pas les laisser partir », le tout avec une énergie digne de Jack Bauer.

    Maintenant que j’ai fini de raconter ma vie, je vous remercie pour cet article bien trempé en tout cas, et puis bien écrit en plus, merci.

  42. Juste une anecdote. Début décembre, j’ai croisé BHL qui était en train de téléphoner dans le wagon restaurant du TGV Paris-Bordeaux. Lunettes de soleil, sans doute pour passer inaperçu. Et, un coca-light à la main, il hurlait à un interlocuteur mystérieux: « Écoutez, je vais vous dire ce que je pense de wikileaks, mais cela est absolument confidentiel et doit rester entre nous ». Tout le wagon a ensuite profité des réflexions brillantes de notre philosophe. Et là, j’ai regretté un instant que le bar du TGV ne vende pas de tartes à la crème. Voilà.

  43. Il manque aussi la personne qui fait un cinéma et qui prend tout le wagon à parti parce que quelqu’un occupe SA place, et qui le prouve! Regardez c’est bien marqué 42 sur mon billet!!
    Sauf qu’ici c’est la voiture 5 ma petite dame…

  44. Je voudrais vous faire partager une pensée qui me traverse souvent l’esprit quand je prend le RER pour aller travailler. Comment se fait il que ces damoiselles peuvent parler pendant les 60 minutes du trajet sans s’interrompre un seul moment ? alors que je constate bien sur mon portable qu’à certain tronçon du trajet, je ne capte rien du tout.

    Je m’étais souvent dis que c’était normal car étant simple prolo, j’avais un téléphone portable de merde. Et quand le coût de l’appareil qui était dernier cri diminue, je m’empresse de l’acheter pour finalement constater que j’ai toujours des soucis pour capter.

    S’il vous plaît, rassurez-moi, faîtes moi encore croire en l’humanité, ne me dites pas qu’elles font semblant d’avoir une vie.

  45. Cher Odieux Connard. Ne connaissez-vous donc ce fameux maxime ?
    « Les gosses, c’est comme les pets, on ne supporte que les notre »

  46. Je pense que votre haine viscérale de l’humanité et votre talent pour l’utilisation de la langue française ne fait pas de vous un héros, bien au contraire. Ne pas supporter les casses-couilles qui malheureusement ne partagent pas le même Bon-sens que vous est une chose, les mépriser par écrit en est une autre. En effet, je suis conscient que votre intellect supérieurement développé vous pousse à agir de cette sorte, afin de jubiler doublement, une fois quand vous imaginez la tête du pauvre casse-couille en lisant votre lettre si soigneusement écrite, et une deuxième fois quand vous vous imaginez qu’il n’en comprend que la moitié. Mais finalement, vous êtes ce qu’on appelle communément « une petite bite frustré qui préfère être galvaudant (trop facile) plutôt que de porter ces couilles ». Parce que, même en étant odieux, vous n’en êtes pas moins doué de parole. Et c’est vrai qu’il est facile de se plaindre sur un support numérique ou papier mais dans la vrai vie hein Connard ? Voyez-vous, quand j’ai un problème avec un imbécile, je lève mon petit cul de bouseux, et je vais lui expliquer en face, et poliment, et tu sais quoi ? Ça fonctionne… Comme ça, je passe pas 2h à me lamenter tout seul dans ma tête, ou pire encore, à me mettre aux messes basses dont les casses-couille ont si bien le secret, et je passe un bon voyage et non pour un enculé. M’enfin, c’est comme pour vos lettres, je ne fais qu’un exposé de ma pensée, vous êtes libre de vous en servir ou pas :-)

    • Je te suggère de t’enquérir de la définition des mots « odieux » et « connard », « défouloir », de l’expression « jouer un rôle » et pour finir du traditionnel « second degré ».
      Tu peux également faire des recherches sur les différences entre Internet et IRL et notamment la corrélation toute relative de l’un avec l’autre.
      Amuse-toi bien.

      • J’aime comment les payots qui fréquentent ce blog se sentent obligé de faire des efforts de vocabulaire et de syntaxe pour paraitre au même niveau que cet odieux connard, enfin, pour faire tout comme bande de lèche-cul décérébré et sans personnalité…
        Regarde mon bon PankkypH :
         » Je t’emmerde toi et ton mensonge intellectuelle qui est si facile de cacher sur internet » S’pas plus clair ça ?? Et sans hypocrisie vis-à-vis de ma façon de parler !
        Je suis comme ça moi, quelqu’un de bien :)

      • Tout d’abord, si tu trouves que j’ai fait des efforts de syntaxe et de vocabulaire dans le message auquel tu réponds, à moins que tu sois – au moins – mineur, c’est inquiétant pour toi.
        Ensuite, je trouve assez cocasse que quelqu’un qui ponctue ses messages haineux par un smiley souriant se permette de juger une soi-disant hypocrisie.
        Petit trois, si tu as regardé mon message juste en dessous (56), ta définition de « lèche-cul » est à revoir.
        Pour finir, « Je t’emmerde toi et ton mensonge intellectuelle qui est si facile de cacher sur internet » recèle une faute d’accord et une faute de syntaxe qui rendent cette phrase tout sauf « claire », donc non.

        Je ne te remercie même pas de m’avoir permis de m’exercer à la joute verbale tant le niveau est faible.
        Bisou.

  47. Cher Connard,
    Je vais ajouter ma pierre au frêle édifice bâti par seulement deux (me semble-t-il) commentaires plus haut : les textes sont tellement lourds que c’est à se demander s’il s’agit de l’OC habituel.
    Je suppose prudemment que vous avez voulu construire un contraste entre le formalisme épistollaire bienséant et les idées négatives qu’il véhicule, mais je suis désolé de vous annoncer qu’à mes yeux c’est très indigeste.
    C’est d’autant plus flagrant que le reste de vos textes se mangent sans faim.

    En espérant avoir fait une critique constructive.

  48. Très bonne idée ces lettres, j’ai eu la possibilité d’utiliser celle sur les adorables enfants durant un trajet bruyant. N’ayant pas vos capacités diplomatiques j’ai été très vilain et les insultes étaient plus vives. Mais bon je tiens à vous remercier du concept modèle. J’espère qu’elle était contente.
    Je tiens à souligner la justesse du « chut » répété à outrance et qui donne envi de taper la merveilleuse maman avec sa progéniture.

  49. C’est vrai que c’est gonflé d’avoir des enfants dans ce qui tend à devenir un ghetto de célibataires friqués et de couples The Kooples. Sinon, les méthodes miraculeuses pour calmer un enfant, je veux bien que vous les partagiez. ça m’aiderait à régler mon gros problème de valises sous les yeux…

  50. J’urge d’imprimer ces missives en prévision des mes futurs voyages ferroviaires (lapalissade, quand tu nous tient). Le nec plus ultra de ces situations reste une version stéréo (ou surround 5.1 lorsque la fatalité s’abat sur nous), qui nous permet d’apprécier à leur juste valeur la richesse lexicale des uns et l’organe vocal digne d’un mauvais ténor italien des autres.

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