Battle Los Angeles, parce que Battle La Bourboule, ça claquait moins

On ne peut même plus faire la sieste tranquille.

Le long hurlement des antiques sirènes d’alerte aérienne se fait entendre au-dessus des toits de la cité, me tirant de mon paisible repos ; voilées par ce son lugubre, des dizaines de voix paniquées tentent de s’exprimer non loin de mes fenêtres, la plupart pour pousser des cris apeurés ou lancer quelques propos incompréhensibles. Me redressant péniblement pour aller jeter un oeil à la rue voisine, j’aperçois des dizaines de personnes plus ou moins chargées et vêtues courant dans une même direction, fuyant quelque innommable danger. Ici, un père de famille tire sa compagne par le bras, son fils serré contre sa poitrine ; là, une voiture surchargée klaxonne pour se frayer un chemin dans la foule de plus en plus compacte, bientôt prise d’assaut par des dizaines de badauds en quête d’un véhicule pour les emmener en sécurité.

Ma curiosité attisée par ce curieux exode, je me dépêchais donc de quitter mon douillet logis afin d’élucider ce mystère, ne prenant que le temps de me saisir d’une veste et d’une flasque de brandy, deux outils bien utiles en ce début de printemps.

Sur les grandes avenues, des milliers de gens se pressaient, abandonnant leurs véhicules à sec sans se retourner, pressés qu’ils étaient de fuir le danger ; dans ce capharnaüm, il me fut bien difficile de trouver quelqu’un qui accepte de m’informer de ce qu’il se passait, et encore, ce ne fut qu’un cadre suant et paniqué qui me lâcha, tout en réajustant sa cravate « Ils arrivent ! Ils sont là !« , pointant d’un doigt tremblant le sens opposé à celui de sa course. Décidant de m’engager à contresens, je croisai donc divers individus qui me criaient de ne pas aller dans cette direction, que cela n’était que folie et que je courais à ma perte ; bah, qu’importe ! Remontant des axes de plus en plus déserts où quantité d’effets personnels avaient été abandonnés dans la cohue, je finis par arriver à la tête de pont de l’invasion ennemie : le cinéma local.

Et je compris alors en voyant les affiches : Green Lantern, Fast & Furious 5, Captain America, The Expendables 2, Thor

En 2011, le monde va crouler sous les étrons cinématographiques. Toute fuite est vaine : ils seront traduits dans toutes les langues, projetés dans toutes les salles, et nul ne pourra y échapper. Toute résistance serait futile.

Devant le cinéma, les genoux écorchés, une étudiante vêtue aux couleurs de ce lieu maudit qui autrefois avait dû vendre des entrées restait à sangloter au milieu de tous les programmes abandonnés par les gens dans leur exode. Dans l’un des quartiers déserts alentours, un hurlement résonna : « Ils vont même ressortir un X-Men !« . La jeune fille leva les yeux lorsqu’elle vit la flasque de brandy passer devant son visage.

« Tenez, ça vous fera du bien.
– Mais… il n’y a plus rien à faire ! – dit elle en essuyant une larme perlant sur sa joue rosée
– Non. Il faut se battre. Je vais m’en occuper : dites moi dans quelle salle est diffusé « World Invasion : Battle Los Angeles » ?
– Mais c’est une merde ! En plus, le titre original était « Battle Los Angeles », et en France, on a rajouté « World Invasion » devant pour faire cool, alors ça fleure quand même bon le navet !
– Justement.
– Salle… – elle renifla bruyamment – salle 8… oh mon dieu… comment a t-on pu en arriver là ? »
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Je plongeai mon regard dans ses yeux noisette, non sans avoir auparavant consulté le badge d’employée qui ornait son sweat.

« Allez-vous en, Anne-Lise. Je dois y aller seul.
– Mais… je ne peux pas ! Je n’ai nulle part où aller ! Et puis c’est qui ce type qui vous suit en jouant de la trompette ?
– C’est Diego. Il joue de la musique patriotique dans les moments d’héroïsme. Comme maintenant par exemple.
– Mais c’est ridicule !
– Je vais voir « Battle Los Angeles » ; je me mets dans l’ambiance. Quant à vous, ne perdez pas de temps : allez vous mettre en sécurité !
– Je voudrais bien, mais où ?
– Allez à cet endroit, je ne connais pas plus sûr Dès que j’en ai fini avec cette production qui n’aurait jamais dû voir le jour, je vous y rejoindrai. »

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Je lui tendis un papier sur lequel j’avais griffonné mon adresse et un plan menant à ma chambre. Elle s’en saisit avant de se relever en me jetant un dernier regard d’espoir mêlé d’admiration. Elle vit à mes yeux que les paroles étaient inutiles ; lorsqu’enfin elle eut disparu au coin de la rue, je me tournais vers la direction menant à l’obscure salle 8.

« Bon bah c’est pas tout ça : spoilons, mes bons !« 

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L'affiche : en effet, rien ne vous avait préparé à ça

Cette formidable oeuvre cinématographique s’ouvre sur toute une série d’images de combats de par le monde, où on ne voit guère l’ennemi mais où tout le monde semble mitrailler à coeur joie ; en voix off, on entend l’interview d’un militaire commentant les dites images, et expliquant que le monde est victime d’une invasion à l’échelle planétaire : depuis les côtes de plusieurs continents, des forces d’invasion viennent jusque dans nos bras égorger nos fils et nos compagnes. Il ajoute que sur la côte ouest des Etats-Unis, Los Angeles est la dernière ville à tenir à peu près, et à disposer d’un minimum de troupes. En effet, toutes les autres villes du secteur ont « perdu le contact » (probablement qu’elles ne pokent plus personne sur Facebook : c’est à cela qu’on reconnait une vraie situation de crise).

Comme tout cela semble sombre ! Les Etats-Unis d’Amérique peuvent ils ainsi terminer leur brève histoire dans les flammes d’une guerre entre nos pauvres peuples et une civilisation venue d’outre-espace ? Je me le demande. Vous aussi. Alors revenons un peu en arrière pour mieux comprendre de quoi il retourne.

Quelques temps auparavant, donc, un beau soleil se lève sur les côtes de Californie : au milieu de filles (mais pas vieilles) en bikini et de surfers (mais pas moches)  bodybuildés, le sergent Michael Nantz fait son petit jogging ; hélas, il sent bien qu’il commence à se faire vieux : il ne court plus aussi promptement, n’a plus la même endurance qu’autrefois, et les filles en bikini ne lui font plus beaucoup d’effet. Il a donc pris sa décision : finies les conneries, l’heure de la retraite a sonné ; il s’en va donc voir son vieil ami Bob le marine bedonnant en charge de l’administration, et remplit avec lui les papiers qui lui permettront de quitter les drapeaux. C’est donc l’occasion d’apprendre que la carrière de notre héros a été longue et remplie de médailles diverses & variées. Cependant, sans aucune raison autre que le fait qu’il fallait bien le caser quelque part, Bob décide de caser la phrase suivante « Ah, au fait, désolé pour la fois où tu as perdu tous tes hommes, en plus, ça t’a collé une sale réputation. ».

Je ? Mais ? Mais qu’est-ce que ça vient faire là ? En plus, apparemment, ça remonte à des années ? Vous aussi, essayez chez vous de plomber l’ambiance en ressortant de bons vieux sujets douloureux en plein milieux de moments qui n’ont rien à voir : à l’anniversaire de mamie, entre deux parts de dessert, n’hésitez pas à lâcher « Hmm ! Il est bon ce gâteau ! J’en reprendrais bien une part ! Mamie, je suis désolé que les FFI t’aient offert une coupe de cheveux gratuite en 44 ! Au fait, tu as fait réparer ton chauffe-eau ?« .

Mais qu’importe : notre héros signe ses papiers, quitte son ami Bob, et s’en va saluer le drapeau américain flottant dans le vent du matin. Oui, il est comme ça Michael : il aime bien saluer le drapeau américain, c’est un vrai patriote. Pas une de ces petites tapettes de communistes qui ne le saluent qu’une seule fois par jour, les vils !

Cependant, rassurez-vous, Michael ne sera pas notre seul héros : dans l’épopée qui l’attend, il sera accompagné de toute une tripotée de seconds rôles que l’on découvre au travers de diverses scènes où on les voit en train de vaquer à leurs occupations :

– Le marine qui va bientôt se marier, et qui est très amoureux de sa fiancée

– Le marine à moustache (non ! Pas la moustache ! Jamais ! Pas dans un film américain ! A part si vous êtes capitaine de la police, JAMAIS !)

– Le marine nigerian, accessoirement infirmier de l’équipe

– Le marine traumatisé par la guerre, mais qui remonte doucement la pente

– Le marine qui se rend sur la tombe de ses proches pour leur raconter comment va sa vie (c’est un peu son Twitter nécrophile)

– Le caporal marine qui n’aime pas le sergent parce que son frère est mort alors qu’il était sous ses ordres

– Le marine innocent, jeune et que les autres charrient gentiment

Alors, observateurs comme vous l’êtes, vous constaterez qu’on a déjà une bonne grosse pelletée de stéréotypes. C’est vrai. Mais il manque le plus gros, celui qui doit aller de pair avec le sergent. Alors attention, petit jeu : si le sergent Michael Nantz est vieux, à une semaine de la retraite, bourru, célibataire, sans enfants et avec une mauvaise réputation, qui manque t-il au tableau ? Mais le lieutenant Martinez bien sûr : il est jeune, sorti de l’école des officiers depuis un mois, idéaliste, marié, sa femme est enceinte, et a une excellente réputation.

Je suis persuadé qu’il y a des mecs qui écrivent des scénarios entiers avec le dictionnaire des antonymes.

 

"Alors il y aurait un gentil et un méchant. Des terriens et des extra-terrestres. Un jeune et un vieux. Un idéaliste et un blasé. J'ai plein d'autres idées si vous voulez !"

Mais justement, revenons-y, au scenario : un curieux phénomène se produit sur la côte ouest américaine ; outre des statistiques indiquant un taux de gras et de silicone au centimètre carré largement supérieur à la moyenne mondiale, voilà que des météores ont décidé de venir s’écraser dans l’océan, non loin de Los Angeles. Curieux ! Officiellement, donc, l’armée est mise en état d’alerte, afin d’aider les civils à évacuer, des fois qu’il y ait un tsunami farceur (… non, rien). Officieusement, les observateurs de l’armée ont noté que les objets se déplaçaient curieusement, et surtout, décéléraient avant de toucher l’eau (alors que tout le monde sait que les météores ont de très mauvais freins) ; pire encore, on a pu observer que ces pluies d’objets célestes n’étaient pas seulement constituées de cailloux, mais aussi d’objets mécanisés d’une taille relativement imposante tout de même. En conséquence de quoi, les USA ont déclenché l’alerte au terrorisme.

Au terrorisme. Oui, c’est vrai : d’après la description du phénomène, particulièrement le passage sur les objets mécaniques inconnus tombant du ciel, c’est probablement Al Qaïda qui a envoyé des Peugeot 404 sur orbite bourrées de mudjaidins, et qui rebalance le tout à proximité de Los Angeles pour tenter un débarquement chafouin. J’imagine qu’ils n’ont pas encore officialisé la « Alert – Space Fuckers« . Il faudrait pourtant.

Cependant, les plages de Californie ne sont pas désertes : des journalistes sont restés sur place pour observer la chute de ce qu’ils pensent être des météores dans l’eau, et sont entourés d’une foule de curieux, de surfers, de vendeurs de chouchous et autres créatures des sables, et filment donc en direct ce qu’il se passe. Ainsi, alors qu’il se prépare avec ses hommes, le sergent Nantz, nouvellement placé sous les ordres du Lieutenant Martinez, peut observer à la télé que du point de chute des météores, des créatures humanoïdes visiblement bien enfoncées dans de belles armures sortent de l’eau, et commencent à brandir des armes. Les plagistes, plutôt que de fuir en poussant de grands cris, attendent donc paisiblement de voir ce qu’il va se passer. Et ce n’est que lorsque l’une des bestioles leur balance une pelletée de roquettes sur le coin du nez qu’ils commencent à paniquer un peu, comprenant qu’il ne s’agit pas vraiment d’une invasion de bisous lancée par une race de space-ponies.

Les marines sont donc appelés en renfort pour repousser tout ce beau monde à la mer comme de vulgaires immigrés clandestins : c’est donc en scandant le slogan de Chantal Brunel « Je te remettrais tout ça dans des météores, moi !« , que notre troupe part pour botter des spatio-culs. Le voyage n’en est pas moins mouvementé : le temps de venir de leur base vers Los Angeles, les aliens ont eu le temps de bien commencer à raser le secteur côtier de la ville, et les hélicoptères de transport de nos piou-pious survolent donc moult ruines, le tout sous des tirs anti-aériens nourris. Détail important : les extra-terrestres tirent des roquettes, utilisent des balles, et ont même de bons vieux obus de flak. Je suis un peu déçu. Dans 10 minutes, on va apprendre qu’ils mangent de la choucroute et aiment Secret Story. En tout cas, tout cela est aussi l’occasion de commencer à claquer des musiques patriotiques à base de trompette, puisque le lieutenant Martinez motive ses troupes en rappelant que les marines n’aiment pas trop reculer, surtout quand ils se battent pour protéger leur pays et leurs familles. De son côté, Nantz, lui, se concentre plutôt sur la lecture de la Bible. C’est important, car dedans il y a un passage où Jésus explique qu’il faut savater le museau des aliens pour accéder au paradis. Ou un truc du genre.

Les hélicoptères finissent par atterrir sur un aéroport de l’armée transformé pour l’occasion en QG géant pour contre-attaque éclair, et où nos larrons vont prendre leurs ordres : les aliens ont pris une bande de terre d’environ 2 kilomètres de large, que des B-52 ont prévu de joyeusement bombarder dans 3 heures, histoire de calmer tout le monde. Certes, cela impliquera de raser la ville de Santa Monica, mais elle était déjà en grande partie évacuée lorsque les E.T sont intervenus pour tuer ce qu’il restait. Nos héros ont donc pour objectif de se rendre jusqu’à un commissariat de Los Angeles en zone dangereuse d’où a été émis un SOS de civils, d’y trouver ces derniers et d’appeler des hélicos pour les évacuer. Non, envoyer directement des hélicos, avec pourquoi pas des marines dedans des fois que ça chauffe, ce n’est pas passé par la tête de l’état-major. C’est dommage, l’hélicoptère a été inventé exactement pour ça. Tiens d’ailleurs, en face, ont-ils des hélicoptères ? « Non ! » répond le colonel américain qui donne les ordres : « On a un avantage de poids, ils n’ont aucune force aérienne, seulement des fantassins !« .

Ah. Ils sont donc venus de l’espace à pied, je suppose. Et il y a 10 minutes, la vidéo où l’on parlait de « formes mécaniques » en lieu et place d’astéroïdes, non ? Oubliée déjà ? On aurait donc affaire à des randonneurs spatiaux. Vous allez voir qu’ils vont former des camps de tentes Quechuas et faire chier les gens avec leurs guitares cosmiques jusqu’à pas d’heure.

 

Comment ? Ils sont venus de l'espace avec des VAISSEAUX ? On avait pas prévu ça !

Revenons à l’équipe Martinez : si d’ici 3h, elle n’a pas sauvé les civils du commissariat d’où ils ont émis le SOS, le bombardement de B-52 aura tout de même lieu ; il vaudrait mieux se mettre en route de suite, donc, surtout qu’il va falloir y aller à pied : alors, allez hop, c’est parti ! Et curieusement : sitôt nos héros ont-ils quitté la base et commencé à progresser dans Los Angeles en pleine bataille intergalactique que… bah il n’y a plus un bruit. Ah ? Non ? Je croyais qu’il y avait une guerre en cours sur plusieurs kilomètres pourtant ! Et bien non, sachez-le : pouf, plus un bruit, et personne ne trouve cela anormal. C’est même tellement silencieux que nos héros sursautent en entendant des clochettes décoratives tinter dans le vent à plusieurs dizaines de mètres d’eux. Si mes voisins pouvaient être aussi bruyants que cette guerre des mondes, je serais un homme heureux. Mais ce n’est pas tout : la fumée des combats, est tout simplement monstrueuse, et égale largement les plus belles nuits de brouillard de Londres : nos soldats n’arrivent pas à voir à plus de quelques pas, et la fumée n’a par ailleurs aucune origine : non, elle est juste là. Et une fois encore, ça ne titille personne. C’est donc l’occasion parfaite de mettre encore plus de stéréotypes :

« Chut, j’entends du bruit par là-bas, soyons tous hyper nerveux et discrets *tension*
– *tension*
– *tension*
– ATTENTION !
– Non, ne tire pas ! Ce n’est qu’un chien !
– Hahaha, un chien, hahaha, c’est bon alors, baissons tous nos armes, parlons très fort et ne prenons plus aucune précaution ! »
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Et c’est évidemment pile à ce moment là que la vraie menace surgit, dans le cas présent, sous la forme d’une roquette (ils tirent des roquettes sur les gens ! Ils ont un sacré budget militaire ces aliens !) qui vient exploser en plein milieu du groupe, suivie d’une pluie de balles. Il y a du blessé, mais tout le monde parvient à se replier, sans parvenir à véritablement voir l’ennemi qui est quasi-invisible dans cette purée de pois. Hélas, nos héros vont de Charybde en Scylla puisque sitôt se croient ils à l’abri de la dernière escarmouche qu’ils réalisent soudainement qu’ils sont tombés dans une embuscade ; le lieutenant Martinez, complètement paniqué, ne sait plus que faire : c’est donc ce vieux bourru de Nantz, qui est le héros quand même, qui arrive à trouver une voie pour s’extraire avec son équipe de ce mauvais pas. Et parvient même à trouver une villa dans laquelle se planquer avec tout le groupe, le temps de mettre du mercurochrome et des bisous magiques sur les blessures de ses hommes.  En passant devant une télévision allumée, ils constatent que le reste du monde est lui aussi attaqué : la Grande-Bretagne est prise d’assaut par une autre armée de l’espace, probablement venue la punir pour avoir inventé le pudding.

Mais soudain, le sergent réalise : un soldat manque à l’appel ! Ce dernier, le jeune soldat innocent et tout pimpant, s’est retrouvé isolé et prêt à être violé par des dizaines d’extra-terrestres n’ayant plus vu leurs femelles depuis fort longtemps, restées sur Schoups-XII à des années lumières de cela. Bien qu’ayant trouvé refuge dans une buanderie, notre vaillant larron isolé a un peu peur en entendant des mouvements à l’extérieur de sa cachette ; ni une, ni deux, il sort donc pour essayer d’apercevoir de quoi il retourne, et tombe nez à nez avec un des extraterrestres en armure, ce qui ressemble grosso-modo à un droïde humanoïde avec une tête assez plate. Il vide donc un chargeur de fusil d’assaut dedans, et fait choir le rabouin galactique dans la piscine voisine. Mais apparemment, à Los Angeles, les piscines ont une curieuse eau noire, hein, pas du tout de la bonne eau de piscine transparente au goût de chlore, du coup, impossible de voir si, sous l’eau, le mécréant bougeait encore.

Le sergent Nantz, parti à la recherche de son soldat manquant, le rencontre donc en train de glander devant une piscine : bravo ! Belle mentalité soldat ! En plus l’eau est dégueul… ho ! Attention ! Le vilain alien ressort de l’eau, toujours aussi agressif, mais y retombe après que Nantz, le soldat qui l’accompagnait et le soldat innocent et désormais moins isolé vident tous ensemble un chargeur dans sa face. Dans le doute, Nantz rajoute même une grenade au fond de la piscine, histoire de ne pas s’emmerder avec des détails comme « faire des prisonniers » ou « étudier l’ennemi« . Cela étant dit, tout le monde se regroupe, et reprend le chemin de l’objectif : le commissariat du coin. Non parce que lâcher des pétards dans les piscines des villas, c’est rigolo, mais ça ne fait pas avancer la mission tout ça. Ils sont dissipés, ces marines, c’est terrible.

Mais la progression continue toujours aussi mal, puisqu’à peine nos vaillants larrons ont-ils fait 100 mètres qu’à nouveau, on leur balance roquettes, puis mitraillage, et les revoilà obligés d’aller se planquer dans un bâtiment voisin pour râler sur la vilainie de ces envahisseurs.  Mais c’est sans compter sur leur pote le Destin, car là, notre groupe a un coup de bol pas dégoûtant, puisqu’il rencontre une autre unité cherchant un abri, elle constituée de restes d’autres groupes ayant été plus ou moins massacrés. Et dans cette unité, attention ! Qui trouve-t-on ? Mlle Santos, de l’Air Force, technicienne officiellement chargée de surveiller les communications ennemies, mais dont l’avant poste a été joyeusement massacré par les assaillants, qui visiblement, n’aiment pas qu’on lise leurs SMS à base de « G tuer 30 um1 LOL » – « kika PT ? XPTDR ! \* » (« \* » est un smiley chez cette race extra-terrestre, qui n’a pas la même tête que nous, et donc forcément des smilies différents, merci de votre compréhension).

Bien, maintenant que les deux groupes ont fusionné, il est possible de reprendre la route ! Car non, les ennemis qui leur ont tiré dessus et les ont forcé à se replier dans un bâtiment les laissent tranquilles. Ils tirent juste sur les gens, mais ensuite, ne les poursuivent pas, ne les encerclent pas, ne les surveillent pas pour les finir plus tard, non. Ils se contentent juste de… oui, en fait c’est quoi la stratégie alien, à part tirer des roquettes par paquets de douze toutes les cinq minutes ? Non parce que si c’est pour ne pas finir le boulot, autant repartir vers Schoups-XII et pas nous emmerder, tas de petits apaches.

 

Santo a compris : les extra-terrestres ne veulent pas les tuer, non : ils veulent juste les faire chier

Mais qu’importe, car la troupe arrive tant bien que mal au commissariat, et décide de se séparer en deux : une partie de l’équipe va explorer les lieux à la recherche des civils, et l’autre partie va rester dehors à monter la garde avec les blessés, qu’un hélico doit venir chercher dans les minutes qui arrivent. Le lieutenant Martinez, entendant le céleste véhicule approcher, crie même à ses hommes « Vite ! Faites lui un écran de fumée !« .

Excellente idée, Martinez : un écran de fumée. Un peu comme celui qui a l’air de couvrir la ville depuis le début du film pour faire ambiance oppressante mais que personne n’a l’air de remarquer ? Tu veux rajouter de la fumée à la fumée donc ? Non, c’est intéressant. Dis m’en plus. Parle-moi de ton enfance malheureuse, tu serais bien urbain.

Bref : l’hélico d’évacuation arrive, et charge prestement les blessés avant de redécoller ; mauvais timing, car les marines venaient justement de trouver les civils planqués à l’intérieur du commissariat, et auraient donc pu leur faire profiter du voyage d’évacuation ! Nantz et ses hommes sortent donc en courant du bâtiment pour faire de grands signes à l’hélico, et lui hurler de revenir chercher les civils. Mais à son grand désarroi, non seulement l’hélicoptère continue de prendre de l’altitude, mais en plus, il se ramasse une roquette (non mais ils ne peuvent tirer qu’à la roquette ? Ils n’ont rien d’autre ?) et revient se poser, certes, mais assez brutalement, en flammes, et en plusieurs morceaux. Crotte de bique, s’exclame Nantz, qui n’a pourtant pas le juron facile. Mais il faut bien ça : car la roquette qui a abattu le céleste véhicule provenait d’aéronefs aliens ; haaa, zut : ils ont bien des forces aériennes, donc.

Au fait, et les civils du commissariat, qui sont-ils, me direz-vous, car je n’en parle que peu ? Allez, petit tour d’horizon :

– Moustachos, un chicano à moustache (Non ! J’ai dit pas la moustache ! Certes, tu étais dans un commissariat, mais tu n’es pas non plus capitaine de la police ! Toi aussi, tu vas avoir des emmerdes !)

– Victor, le fils de Moustachos, qui kiffe grave les marines

– Dudule, la donzelle célibataire d’un âge proche de celui de Nantz

– Gudule et Grudule, les deux nièces de Dudule

Voilà, maintenant, vous savez qui sont ces 5 civils qui auraient pu être secourus il y a des heures si quelqu’un avait eu la bonne idée de leur envoyer un hélicoptère plutôt que des piétons. Mais il faut faire avec : nos marines, de leur côté, décident de se barricader dans le commissariat dans l’attente d’un autre plan pour retraverser toutes les lignes ennemies, et se voient demander par Martinez et Nantz de virer les cadavres des policiers morts lorsque le bâtiment a été pris d’assaut (nos 5 larrons n’ont survécu que parce qu’ils étaient cachés) pour ne pas choquer les enfants. Oui, au milieu d’une guerre intergalactique, encerclé au milieu du territoire ennemi, ça me parait prioritaire de mobiliser ses hommes à bouger des cadavres hors de vue des enfants. Enfants, qui en plus, poireautent dans ce commissariat aux côtés des macchabées depuis des heures, donc l’utilité du geste est définitivement incompréhensible. Je vous ai dit que les mêmes enfants avaient en plus vu un hélico plein de gens exploser devant eux il y a 5 minutes ? Non ? Bon bin voilà. Je voulais juste aller au bout du raisonnement.

Et les autres soldats, ceux qui ne sont pas occupés à bouger du cadavre, que font ils, eux ? Ils montent des barricades ? Cherchent des armes ? Explorent le bâtiment ? Montent sur le toit ? Non : ils papotent. Du genre le marine qui devait se marier qui se met à chouiner que la vie est trop injuste, et son pote marine à moustache vient lui dire que « Allez, tu vas t’en sortir, te marier, dire à ta femme que tu l’aimes« …. ouais. J’espère que ce film sera primé au festival des caricatures.

Mais revenons à Nantz : il aperçoit le lieutenant Martinez abattu, lui aussi occupé à rien foutre si ce n’est à se dire qu’il a perdu des hommes et qu’il n’était pas préparé à cela ; il lui fait donc un petit discours moralisateur sur le fait que la guerre, c’est sale. Et rapidement, la dite guerre devient plus sale encore, puisque le marine chargé de la radio indique à nos deux garçons en pleine conversation que le QG n’enverra aucun autre hélicoptère les aider : les aéronefs ennemis contrôlent le ciel. Il ajoute même : « Au QG ils disent qu’ils n’ont jamais vu un truc pareil !« .

Ah oui, ils auraient dit « Rassurez-vous, on a déjà vu ça lors de la dernière invasion extra-terrestre de 1788 : il suffit de leur jeter de la mie de pain et ils se cassent.« , c’eut été plus étonnant.

Nantz, qui est bien décidé à ne rien faire pour sécuriser cet endroit, va lui discuter avec les civils pour en apprendre plus sur eux et dragouiller Dudule. Mais finalement, Moustachos vient lui casser son coup, en lui collant son fils dans les pattes en expliquant qu’il adore les marines. Nantz pose cependant une question intéressante : « Vous avez assisté à l’assaut du commissariat ? » : oui, depuis leur cachette ils ont tout vu ! Peut-être ont ils repéré un détail important, un élément stratégique, une faiblesse tactique… mais non, Nantz s’en fout, il posait juste la question pour faire la conversation : c’est vrai quoi, des témoins ayant vu les aliens en pleine action à quelques mètres d’eux, sans se faire tirer dessus, il ne faut surtout pas leur demander ce qu’ils ont vu.

 

Nantz poursuivant la cigogne pour se plaindre : elle lui a livré une rousse

Une télévision, elle, continue de diffuser des informations : les aliens semblent tuer tout le monde sans jamais négocier quoi que ce soit. Un spécialiste interviewé pour l’occasion explique donc qu’il s’agit d’une colonisation pour nos ressources, puisque « la règle d’or« , dans toutes les colonisations de l’histoire, est de tuer tous les indigènes sans distinction.

Ah. Il a déjà ouvert un livre d’histoire le monsieur ? Non parce que tous les pays n’ont pas tenté de refiler des couvertures pleines de maladies à leurs indigènes pour les buter : dans 95% des cas, l’objectif était de soumettre les indigènes pour en faire une force de travail. J’imagine que ce spécialiste avait pour seul diplôme un ticket de cinéma pour « Avatar – version longue avec 3 minutes de plus« , et pouvait donc en déduire des « règles d’or« . Avec des spécialistes pareils pour les conseiller, je pense qu’il vaut mieux que les Etats-Unis se rendent en vitesse. Malgré tout, l’incompétent notoire lâche une dernière hypothèse : l’ennemi voudrait nous voler notre eau. Il kiffe Volvic, même. Sa théorie repose cette fois sur le fait suivant : notre planète est majoritairement recouverte d’eau, donc le plus probable est que ce soit ça que les aliens veulent. Oui, et si jamais un pays envahissait l’Irak, ce serait pour son sable : après tout l’Irak est majoritairement recouvert de sable.

Après moult discussions cucu la praline, en tout cas, nos marines ont eux enfin décidé de commencer à explorer le commissariat et ses alentours : ils repèrent ainsi un véhicule permettant d’embarquer tout le monde pour évacuer, c’est-à-dire, un gros bus orange flashy (si les aliens sont épileptiques, ils sont foutus), et surtout, un soldat tombe, en dessous d’une pile de gravat sur… hooo ! Un alien ! Et encore vivant en plus ! Par contre, allez savoir pourquoi, c’est le seul alien du coin qui ne soit pas en armure : probablement Jim le nudiste, de la 3e division d’invasion. Dès qu’il a vu la plage de débarquement, hop, à poil ! Mais visiblement, mal lui en a pris, puisque l’Amérique a toujours eu du mal avec les questions de pudeur, et voilà donc cette créature mal en point et capturée par nos héros, qui en bons américains, ne risquent pas de laisser une créature exhiber son cosmo-zgueg au tout venant.

Une fois ramenée à l’intérieur du bâtiment, la bête couine un peu, mais sans plus. En tout cas, c’est l’occasion de les étudier. Et comment étudie t-on un alien ? Et bien tout d’abord, en faisant appel à Dudule qui était vétérinaire, et à ce titre, est forcément compétente en extra-terrestres. Elle aide Nantz à ouvrir la bête pour voir dans quel organe il faut taper pour tuer ces bestioles diablement résistantes.

Oui, sa théorie est naze : c’est qu’il n’y aurait qu’un endroit où taper, du genre, tous les autres organes sont parfaitement inutiles. Mais comme c’est le héros, c’est évidemment la bonne : il a beau charcuter des tonnes d’organes ici ou là, le truc ne veut pas mourir et se contente de se marrer. Ou j’imagine qu’il se marre, puisqu’il fait un bruit comme « Goulou goulou brouloulou« , probablement l’équivalent intergalactique d’une imitation de Philippe Bouvard.

Mais nos héros doivent se dépêcher : l’ennemi a envoyé une patrouille d’une bonne trentaine de gredins en direction du commissariat ; et il faudrait le retenir un peu, le temps que deux soldats aillent faire démarrer le bus orange pour se barrer, et que Nantz trouve le seul organe qui sert chez les aliens. Ah, c’est sûr, il aurait eu plus de temps pour le faire si lui et ses hommes s’étaient bougés plutôt que de se montrer bavards dans le commissariat, et avaient ainsi trouvé le bestiau plus tôt. Mais bon, c’est tellement plus cool de tout faire « just in time« . D’ailleurs, de manière fort originale, c’est évidemment le dernier organe que le plus charcutier des sergents teste qui est le bon, c’est-à-dire, l’organe le plus important du corps de ces bestioles, et qui se trouve « juste à droite de là où nous, nous aurions un coeur« . Appelons donc cet organe indispensable aux extra-terrestres « un coeur » par exemple. Enfin je ne sais pas, moi je ne suis pas vétérinaire, donc je lance ça au hasard.

L’aventure, elle, ne s’arrête pas sur ces considérations, et se poursuit même, puisque tous les marines fuient le bâtiment, balançant moult grenades derrière eux pour calmer les aliens qui arrivaient, avant de s’engouffrer dans le bus flashy qui les emmène loin de tout ce bazar. Bus qui, soit dit en passant, n’a aucun problème pour écarter les véhicules sur son chemin et se frayer un passage dans des rues bombardées par les vaisseaux aliens. A bord, Martinez consulte sa carte : pour ramener tous les civils à l’aéroport servant de QG local d’où l’équipe est parti, il va falloir parcourir les 10 kilomètres qui les séparent en..

Oui, 10 kilomètres entre le commissariat et la base. Ils avaient 3 heures pour les faire, et en moins d’une heure et demie, nos héros ont fait 10 kilomètres à pied, le tout armé, chargé, en avançant prudemment, en tombant dans des embuscades à plusieurs reprises, et en prenant le temps de se poser pour soigner des blessés. C’est ce que j’appelle avoir de grandes jambes les gars.

 

Quand Nantz n'a plus le moral, il pense au script et ça le fait aussitôt marrer

D’après le lieutenant Martinez, il faudra 25 minutes pour parcourir ces 10 kilomètres, ce qui permettra de sortir du couloir qui va être bombardé par les B-52 avant que ça ne commence à tomber. Il ajoute donc qu’il faut aller « Au plus vite !« , des fois que le chauffeur se dise qu’on va profiter du paysage et faire des arrêts pipi fréquents. Mais rapidement, nos héros sont dans l’obligation d’arrêter leur fière monture tant ils constatent que moult aéronefs ennemis les survolent, et qu’il vaudrait mieux se faire discret. Ils commencent à avertir l’état major de ce mouvement aérien par radio, mais soudain, un chasseur se tourne vers eux : Nantz a compris, ces petits rascals repèrent leurs ennemis en partie grâce aux radios qu’ils localisent ! Tout le monde est donc invité à couper son émetteur et son portable (heureusement, ils n’ont pas avec eux un de ces glaires humains qui le gardent toujours allumé en réunion et au cinéma, même si on leur demande de l’éteindre ou qu’il a déjà sonné une fois en emmerdant le bon peuple), mais cela n’est pas suffisant : l’appareil ennemi continue de se rapprocher fort lentement (il est gentil, il ne balance pas du missile direct). Le sergent Nantz décide donc de créer une diversion en sortant du bus et en allumant une radio à fond avant de la coller contre la pompe d’une station essence voisine ; ainsi, lorsque le véhicule alien s’approche de la pompe pour regarder la radio (oui, la regarder : il vole, malgré ses 12 tonnes, à 5 centimètres du sol), Nantz qui s’était éloigné balance alors une grenade dans le tas et regarde le tout s’embraser, sous les acclamations de ses potes restés dans le bus. Le sergent constate alors, en traversant l’épave enflammée, qu’il n’y a nulle trace de pilote : il s’agit d’un drone.

Non, moi non plus je n’ai pas compris pourquoi depuis le début du film les aéronefs lattaient tout à coups de roquette sans se poser de question et là soudainement se mettent à s’approcher assez près pour renifler leurs cibles, genre cyber-cockers. Et ça n’arrivera que dans cette scène : après, les drones vont reprendre leurs bonnes habitudes.

De retour dans le bus, Nantz est le héros de la bande : ne vient-il pas de sauver tout le monde au péril de sa vie ? Dudule lui fait donc comprendre qu’elle n’est pas insensible à son charme, mais que bon, là, dans le bus, elle se voit mal se lancer dans diverses pratiques sexuelles. Il est donc convenu de remettre ça à plus tard, par exemple, à un moment où il n’y aura pas de risque de se faire griller le trilili par une roquette alien farceuse.

A noter que Mademoiselle Santo, la technicienne de l’Air Force, est elle aussi très impressionnée par le bougre de sergent, et se décide à lui refiler une information jusqu’ici classée secrète : elle n’était pas chargée d’espionner les transmissions aliens, non : elle était chargée de surveiller leur vaisseau-mère local, sorte de gros vaisseau commandant tous les drones aériens du secteurs. Mais que celui-ci, bien qu’énorme, avait mystérieusement disparu des écrans radars.

Ok Santo. Donc tu veux dire que l’armée suivait sur son radar la progression d’un vaisseau géant qu’elle savait comme étant le centre de commandement des drones (va savoir comment d’ailleurs), et donc qu’elle était tout autant au courant du fait que l’ennemi avait à sa disposition des appareils volants ? Alors pourquoi la même armée a affirmé le contraire aux héros au début du film, et a basé toute sa stratégie sur le fait qu’ils n’avaient pas d’aviation, alors qu’apparemment, c’était la seule information sortie du chapeau qu’ils avaient sur les aliens puisqu’ils avaient déjà des radars en place pour surveiller leur progression ? Je suis dubitatif.

Mais le film est bien conçu : pour éviter au spectateur de penser à cette énième incohérence, le bus orangé de la petite bande, qui s’engageait sur la voie rapide, finit par tomber dans une embuscade (encore !), coupant net le youkaïdi-youkaïda que tout le monde chantait en choeur à bord en tapant sur le siège de devant comme un vulgaire garçonnet partant en colonie de vacances. Pire encore : l’ennemi a bombardé les sorties de la voie rapide, et le bus est donc pris au piège (oui, l’ennemi a bombardé les sorties, mais pas les entrées, il est vraiment maléfique, et personne n’aurait idée de prendre une entrée à contresens, ce serait mal). Tout le monde descend donc du véhicule et commence à arroser l’ennemi, pendant que grâce à des filins, une partie de l’équipe tente de faire descendre les civils de la voie rapide pour leur permettre d’aller trouver un abri plus sûr ou regagner la base, qui n’est plus très loin, à pied. La bataille fait donc rage, pendant que les enfants sont descendus en premier (non, pas comme ça, mais oui, j’aurais préféré) de la rocade locale, et que les vilains attaquent avec toutes sortes d’engins impliquant mitrailleuses et lance-roquettes ; comme il se doit, il y a de l’acte héroïque, avec du pinpin allant sauver son pote coincé sous un véhicule ou autre, et payant de sa vie son sauvetage : Marine à moustache est de ceux là, sa pilosité faciale ne pouvant lui permettre de survivre dans un film américain à gros budget. C’est pourquoi le même sort ou presque attend Moustachos le civil, puisqu’il sauve la vie des enfants qui étaient en cours de descente en mitraillant sec des aliens qui s’étaient approchés d’un peu trop près ; hélas, l’une de leurs rafales l’a bien perforé aussi, il ne fait donc plus trop le malin et se contente de faire « Ayayay, qué dolor ! » en gémissant.

 

Cet homme appelle la mort de ses voeux

Le lieutenant Martinez lui-même, bien que blessé, décide de se sacrifier en utilisant tous les explosifs de l’escouade restant dans le bus pour faire bobo à l’ennemi quand il sera assez près, et confie au sergent une lettre à remettre à sa femme (dans un de ces moments où ça joue très fort de la trompette et où le dialogue est à base de « Je vous abandonnerai pas lieutenant ! – Non, fuyez sergent ; c’est un ordre. Et… et vous direz à ma femme que… que je l’aime !« ). Lorsque les E.T arrivent à proximité du bus, ils sont donc pulvérisés par le sacrifice bien évidemment héroïque du bon lieutenant Martinez. Ce qui, curieusement, entraine une réaction de l’escouade des plus étranges : tous disent « Hooo regardez, le sergent a laissé le lieutenant mourir tout seul ! Quel enfoiré ! On peut pas avoir confiance en lui !« .

Hmmm c’était votre héros il y a 15 minutes pour vous avoir sauvé en détruisant un aéronef ennemi ayant repéré vos radios. Et puis, sans vouloir faire mon putois : si vous vouliez pas qu’il meure tout seul, vous pouviez aller mourir avec lui, hein.

Toute l’équipe finit donc, grâce à ce kamikaze made in America, par profiter du temps gagné pour fuir la voie rapide et aller se planquer dans une pharmacie un peu plus loin, hors du couloir qui va être bombardé prochainement. Ils emmènent avec eux Moustachos, qui continue de se vider de son sang sous les yeux de son fils. Par contre, bonne nouvelle : les aliens n’ont attaqué ni les lignes téléphoniques fixes malgré leurs ouat’milles attaques, ni la transmission de la télé. On apprend donc par cette dernière que les aliens utilisent notre eau comme carburant pour à peu près tout chez eux,(hoooo, la métaphore, des colons qui viennent pour prendre une ressource et s’en servant comme carburant, au mépris de la vie des indigènes…), peut-être même pour leurs propres organismes. Ils utiliseraient aussi nos égoûts pour acheminer l’eau vers leurs vaisseaux. Hé bé,quand ils vont se retrouver avec des rats, des alligators et surtout des étrons dans le carbu, ils vont moins rigoler. Mais des étrons de stars tout de même, on a sa petite dignité galactique : ils siphonnent aussi Hollywood. En tout cas, les brigands ont attaqué une vingtaine de villes partout sur la surface du globe. Et à chaque fois, ils ont un gros vaisseau mère pour diriger leurs opérations, celui que la technicienne de l’Air Force devait pister, et qui serait à même de contrôler les drones.

Mais l’heure tourne, et le bombardement arrive ! Notre troupe fait donc confiance à la précision des tapis de bombes américains (Ha ha ! Hem…) et… rien. A 19:00:00, rien du tout, que dalle, pas même une petite détonation. Alors ils s’étonnent : c’est vrai, quoi, une bombe qui ne tombe pas à la seconde près, c’est louche ! Surtout en pleine guerre, le bombardier n’a pas le droit d’avoir un retard de 10 secondes au motif futile, par exemple, qu’il a été pris en chasse, non. Leur raisonnement a beau être débile, ils ont évidemment raison puisque Nantz l’adopte : de bombardement, il n’y a pas. Et reprenant la route jusqu’à leur QG, ils découvrent que l’aérodrome qui leur servait de base à tout simplement été rasé. Flûte, ça explique le manque d’avions pour bombarder, alors. Et surtout, un drame se joue : Moustachos, qu’ils ont trimbalé jusque là, finit par mourir en serrant fort la petite main de son fils. Le sergent Nantz est donc très triste, parce que malgré la mort de millions de gens, et d’une bonne part des soldats sous ses ordres, là, c’était le gentil père de famille chicano, et ça, on a pas l’droit ! Mais comme ce n’était pas assez larmoyant, Victor, son fils, trouve aussitôt moyen de courir se jeter contre le treillis de notre bon sergent pour y laisser couler ses grosses larmes chaudes. Bin voyons. Le sergent réfléchit donc à ce que l’on dit donc dans ces cas là dans ce genre de familles : « Ton papa était fort comme une douzaine de tacos à lui seul, et il était muy courageux. ». Et la musique, encore une fois, accompagne ce larmoyant discours sur la perte des êtres aimés. Tellement qu’avant qu’elle ne s’arrête, le sergent trouve même le temps de parler à son caporal de la mort de son frère, il fut un temps, sous ses ordres, et qui lui manque, et blablabla, et God bless America.

Mais, bon, les poncifs, ça va bien 5 minutes : hopopop, la guerre attend, alors on regroupe tout ce que l’on trouve sur la base : cartes, munitions, blindés légers ayant miraculeusement survécu à l’assaut… et direction un nouveau point d’évacuation indiqué sur l’un des plans trouvés dans l’ancien QG désormais en ruine ; juste histoire d’être sûr que notre troupe peut s’y rendre, nos héros n’hésitent pas à appeler par radio la base pour savoir s’il est encore valable.

Par radio ? Comme dans « Attention, dès qu’on allume une radio, ils envoient un drone nous bombarder » ? Hmmm. Intéressant. Je croyais que les lignes fixes fonctionnaient encore miraculeusement, pourquoi ne vous en servez-vous pas ?

Nos vaillants galopins foncent donc vers le point de rendez-vous, véhiculés par un blindé léger et un humvee (mais si, vous savez, ces gros tous-terrains blindés de l’armée américaine qui servent aussi de voiture à beaufs), et mitraillant sans encombre tous les ennemis sur leur chemin : visiblement, eux qui tiraient de la roquette à foison en début de film sont désormais à court et se contentent désormais de courir devant les véhicules en secouant les bras et en poussant de petits couinements. Hé bé. En tout cas, promptement, le groupe atteint la zone d’atterrissage désignée (comme quoi, c’était juste à côté, en fait !) et un hélicoptère s’empresse de venir les chercher. Mais une terrible nouvelle tombe lorsqu’un des membres de l’équipage de l’appareil annonce : Los Angeles doit être abandonnée pour limiter les pertes ! Ho ! Reculer ! C’est intolérable pour un marine. On ne recule pas. Jamais. On pète même nos boîtiers de vitesse pour ne plus avoir de marche arrière. On en chie pour les créneaux, mais on a notre honneur, oui monsieur !

 

Je commence à comprendre pourquoi les aliens bombardent les radios

Rassurez-vous : l’aventure ne se termine pas là, ce serait trop facile : alors que l’hélico retourne vers une zone plus sûre, soudain, il connait une brève coupure d’électricité (mais qui ne fait pas choir l’appareil pour autant, c’est une gentille coupure) ; d’après Santo, cela peut arriver quand on passe à proximité d’une zone qui envoie trop de signaux d’un certain type… hmmm, vous voudriez dire comme « en passant à côté du vaisseau mère ennemi envoyant plein de signaux à ses drones » ? Ho oui, c’est sûrement ça !

Vous voudriez dire que le vaisseau mère ennemi serait posé quelque part entre Los Angeles (sécurisée par l’ennemi ou presque) et les zones américaines ? Genre en plein no man’s land ? Et sans aucune défense pour ouvrir le feu sur un hélico militaire toutes lumières allumées ?

Oui. Bon bon bon. Allez, on va dire qu’il s’est posé à Hollywood, probablement attiré par une sex-tape de Paris Hilton diffusée sur Space-Porn.

Nantz en tout cas, croit dur comme fer à cette théorie : elle est donc forcément vraie, comme à chaque fois depuis le début du film. Il se décide donc à retourner au sol pour bourrer la gueule à lui seul de tout le vaisseau mère alien, parce que bon, c’est sûrement très mal défendu comme truc. Pour ce faire, il confie tout d’abord à Dudule la lettre que le Lieutenant Martinez lui avait confié pour remettre à sa femme, claque à Victor « Tu es le marine le plus courageux que j’ai jamais connu ! » (les autres marines autour font « Pff héé, hooo, chouchou, bouuuh, Victor enculé ! »), puis descend en rappel depuis l’hélicoptère pour aller distribuer des mandales à tout ce qui n’a pas ses papiers de terrien. Inspirés par son héroïsme définitivement trop cool, tout le reste de l’escouade décide de foncer l’aider. Dès lors, la situation est la suivante : si nos héros détruisent le vaisseau-mère ennemi, il n’y aura plus de drones, et donc, plus de support aérien pour l’ennemi. Ce qui rendrait beaucoup plus facile le combat contre eux (en même temps, au début du film, ils n’avaient pas encore sorti le support que l’armée prenait déjà sa peignée et perdait déjà ses appareils volants, mais bon). Et d’après l’endroit où l’hélicoptère a vu son courant brièvement être coupé, il devrait se trouver à 5 kilomètres, probablement planqué en sous-sol (aucun avion n’a dû remarquer un vaisseau de plusieurs centaines de mètres creusant un trou dans le sol en plein à côté de Los Angeles, c’est sûr) selon Santo.

L’infiltration commence donc par les égouts : évitant soigneusement les patrouilles ennemies et pataugeant dans de l’eau pure et claire (à Los Angeles, l’eau des piscines est noire et l’eau des égoûts est digne d’une source de montagne, allez comprendre), le groupe parvient à s’approcher relativement aisément de son objectif finalement, tant il n’y a pas vraiment de défenses à passer outre les rares patrouilles susnommées. Hélas, en chemin, un groupe ennemi finit tout de même par les surprendre mais a tôt fait de prendre sa dérouillée car on n’enquiquine pas ainsi des marines, nom d’une pipe en bois ! Le mal est cependant fait : nos héros ont révélé leur position. Mais heureusement, pile au moment où nos fanfarons arrivaient devant le QG ennemi tant recherché, donc c’est bon, plus besoin d’infiltration ! Mais il y a trop d’ennemis sur leurs talons malgré tout : mieux vaut donc filer en surface (où il fait soudainement jour, hop, alors qu’il faisait bien nuit jusqu’alors).

 

"On patauge dans la merde là - Oui, mais de la merde de stars ! Profitez !"

Ça tombe bien, une échelle sans gardes les attend non loin de là où ils étaient pour les ramener sur le plancher des vaches (oui, une échelle non-gardée juste à côté du vaisseau-mère : pourquoi surveiller les accès à sa pièce la plus stratégique, j’insiste ?), et ramène le groupe à la surface ; le plan est désormais le suivant : appeler le QG de l’armée américaine, qui s’est réorganisé plus loin, pour lui demander de balancer un missile, et guider le tout par laser (car jusqu’ici, personne n’avait pensé à balancer des missiles sur les vaisseaux-mères aliens, même quand ils étaient en vol et visible au radar, c’est ballot tout de même). Allez, hop ! En route ! Exécution de ce génial plan.

Un marine va donc en haut d’un bâtiment en ruine passer l’appel radio qui va bien, et sitôt qu’il a fini l’appel en question il… il laisse sa radio allumée à côté de lui et attend. Oui, il appelle au suicide ; et ça tombe bien : les aliens sont comme les routiers, sympas, et lui bombardent la tronche à ce titre d’une manière parfaitement généreuse. Ah, mais ! Ça t’apprendra à être bête ! Mais ses amis n’ont pas le temps de pleurer tant sa perte que sa stupidité, car nos vaillants larrons affrontent l’ennemi qui, finalement, s’est enfin décidé à quitter les égouts pour venir les déloger de juste au-dessus de leur vaisseau-mère (probablement qu’ils ont finalement obtenu une prime pour sortir de leurs égouts et venir se battre en surface), et parviennent à tenir assez longtemps pour que le laser guide le missile à bon port : proutch (oui, proutch. C’est comme ça), fait la structure ennemie en encaissant le projectile. Youpi ! Font les gentils en dansant la victoire.

Sauf que non : certes, ils ont endommagé le vaisseau-mère avec un petit missile, mais tout le reste va encore bien, merci. Il faut dire qu’un missile incapable de tuer le groupe de marines qui guidait le tout à 10 mètres de là avait peu de chance de faire exploser entièrement un vaisseau visiblement vaste de plusieurs centaines de mètres. Le bougre sort donc de terre en faisant gémir son métal, puis s’envole vers de nouveaux horizons, à la recherche d’une position plus sécurisée où se cacher, et bien que nos amis guident encore plus de missiles vers ce mystérieux aéronefs, des drones tournant autour de lui font tout pour se prendre les projectiles à sa place. Raaah, c’est frustrant. Mais un plan vient à l’esprit de nos bons amis : s’ils abattaient le drone tentant de protéger l’appareil un peu avant qu’il ne touche le prochain missile en approche ? Hmmm, pas bête ! Le plan est donc exécuté avec brio, malgré le demi-millier d’ennemis qui les mitraillent dans le même temps, et cette fois, le missile américain vient s’enfoncer bien au creux du vaisseau-mère : brouf, fait le petit navire, bientôt suivi par des dizaines de drones désormais incontrôlés : tout ce beau monde va donc s’écraser au sol dans un bruit apocalyptique signifiant à nos héros que leur mission est parfaitement accomplie. En même temps, il vaut mieux : le vaisseau se serait écrasé en faisant « ker-pouic » façon jouet pour chien, c’eut été plus inquiétant. Et moins héroïque.

A noter que les troupes aliens qui jusqu’ici mitraillaient nos héros, elles, semblent parties se prendre l’apéro, laissant nos protagonistes préférés prendre des poses cools en regardant s’effondrer leur ennemi. Mieux encore, lorsque certains fantassins aliens reparaissent, c’est uniquement pour battre en retraite (ça valait le coup de revenir à l’écran les gars !) : ils se sont probablement rendu compte qu’à 8 000 contre 6 marines à court de munitions, ils n’avaient aucune chance. La victoire est donc enfin là : bravo, les marines, yeaaaaah (vous pouvez rajouter autant de « a » à ce « yeah » que vous le souhaitez, ça reste dans l’esprit).

Quelques temps plus tard, retrouvons le plus célèbre des sergents et son escouade de bric et de broc, qui sont rappatriés au nouveau QG de l’armée américaine, où la contre-attaque se prépare : le sergent est félicité pour ses efforts et « sa technique pour abattre les vaisseaux-mères ennemis a été transmises à tous les pays du monde qui vont la mettre en application« .

Je rappelle sa technique : lui bourrer la gueule de missiles. Apparemment, jusqu’ici, personne n’y avait pensé dans le monde : ils devaient bombarder les vaisseaux ennemis de Chupa Chups ou leur lire des histoire de Petit Ours Brun.

Dans tous les cas, les officiers invitent ces héros de guerre à prendre un peu de repos en allant au moins manger un morceau et boire sous la tente de la cantoche, mais non : Nantz est trop cool pour manger et boire, d’ailleurs, il n’en a pas besoin. Il se nourrit de gloire et boit de la testostérone en berlingot : il s’empresse donc de ne pas se sustenter et de plutôt recharger ses armes pour repartir aussitôt ; ce en quoi, comme toujours, ses hommes l’imitent, inspirés qu’ils sont par sa personne (ou par le fait qu’ils n’ont aucune personnalité) : les officiers qui l’observent restent bouche bée devant tant d’héroïsme, alors qu’encore une fois, ça joue grave de la trompette en fond sonore.

 

Le seul truc plus consternant que les dialogues dans ce film

Dès lors, tout le monde repart vers les hélicoptères, et c’est toute une flotte qui se rue vers Los Angeles avec un seul mot d’ordre : libérer la ville et rendre à l’Amérique sa liberté chérie et…

FIN

__________________________

Sortant de la salle avec le sentiment du devoir accompli et traversant le cinéma désert, une interrogation me vint soudain : si à toute invasion, il y a une sorte de vaisseau-mère, de meneur contrôlant toutes les autres sous-créatures, dans le cas présent, serait-il possible que toutes ces merdes cinématographiques soient menées par…

Une voix se fit entendre derrière moi. Une voix qui ne m’était pas inconnue.

« Tourne-toi lentement, Odieux ! Et pas de filouteries, je suis armé.« 

Dans l’impossibilité de marraver sa mouille au malandrin qui osait me menacer, tant il est inconvenant de frapper un inconnu, particulièrement lorsqu’il se situe loin de vous, je pivotais doucement sur moi-même, réfléchissant à l’endroit où j’avais déjà entendu cette voix. Ce n’est qu’au moment où mes yeux purent enfin se poser sur ce visage que tout devint clair : le leader potentiel de cette invasion, pourquoi n’y avais-je pas pensé plus tôt ; ça ne pouvait être que cet être sans vergogne !

« VOUS ! » m’exclamai-je en un souffle peiné.

Ta ta tin !

A suivre… (quel insoutenable cliffhanger !)

99 réponses à “Battle Los Angeles, parce que Battle La Bourboule, ça claquait moins

  1. Juste au moment où j’allais me coucher. Néanmoins, je sais déjà ce qui fera que tout à l’heure sera une bonne journée..

    Vous m’en excuserez O.C., mes yeux scintillent à l’idée de vous lire mais me brulent car il me doit de dormir!

  2. Visionné hier soir… déjà presque tout oublié. Ils sont forts pour les trailers, ces vils gredins.

  3. Merci, mon bon Odieux, de m’avoir épargné la peine de visionner cette bouse !

    Petites corrections en passant :

    « Remontant des axes de plus en plus désertS
    (…)
    je finis par arriver au à (C’est plutôt « à » tout seul cher Odieux !) la tête de pont de l’invasion ennemie : le cinéma local. »

    On voit que vous êtes encore fortement commotionné, mais après avoir lu le récit de ce que vous venez de subir, on comprend aisément !

  4. Je n’ai pas vu ce film, à vrai dire je ne savais même pas qu’il existait. Mais lire votre article a de toute évidence un bien meilleur rapport qualité/prix. Et pas seulement grâce à la gratuité de l’accès à votre prose (disons qu’elle n’a pas de prix).

    Bref, merci, encore une fois, de spoiler ce navet pour sauver quelques quidam de la consternation cinématographique.

  5. C’est curieux, mais rien qu’en ayant vu l’affiche du film (et son casting), je me suis dit : « ça, ça va finir sur le blog de l’Odieux Connard. Ou sur Nanarland. Ou les deux. »
    En fait, c’est à se demander, si tel n’était pas l’objectif de cuex qui ont réalisé et joué ce film.

  6. Quel délicieux spoiler.

    La bande-annonce laissait supposer la bonne place du film en ces lieux… J’espère d’ailleurs que vous aurez retenu celle de Sucker Punch pour un futur article, tant elle se révèle prometteuse!

  7. Brillant, chez Connard.
    Savez vous qu’un phénomène se développe grâce à vous ? Mon homme et moi allons voir les films que vous chroniquez uniquement pour se marrer et passer une bonne soirée (encore que nous n’avons pas eu le courage de louer « Anges et Démons », ni d’aller voir « Le dernier Templier »). C’est donc double dose de rigolade : à la lecture, et au visionnage !
    Merci pour ces soirées remplies de rires gais et francs, qui énervent tant vos non-lecteurs. Ils n’ont qu’à vous lire !

    Sinon, cet article était vraiment savoureux, je vais voir le film demain.

    Bonne journée !

    Emilie

    • Payer pour les voir, quel dommage: le piratage tue le cinéma, télechargons des navets ! Quoi que, on ne pourra plus rire après…

  8. Je l’ai vu ! Et franchement c’est vrai, c’est pas avec ça qu’on va apprendre l’art militaire à nos enfants, et c’est dommage. Je crois que c’est un robot qui pond les scénarios.

    • Mais si, on apprend que la torture sur un ennemi, c’est vital pour l’avenir des têtes blondes.

      • Très juste ! On a tout à fait le droit de torturer un alien, c’est une question de « danger immédiat » (ça marche pareil avec les terroristes, qu’on reconnaît à leur turban)… Suis-je bête !

  9. Le plus étonnant, à la lecture de ce magnifique spoil, c’est qu’à la fin, il ne semble pas y avoir de gros plan sur un drapeau américain.

    Comme quoi, ils ont vraiment loupé leur coup, les scénaristes et les réalisateur.

  10. je savais que vous aimeriez cher connard (cf mon post sur anges et demons)…revu hier matin aussi et franchement c’ets du grand art (même si je me suis pas ennuyé en fait durant la seance, le film est suffisamment rythmé pour maintenir l’attention) !

  11. Saluons votre courage pour avoir mangé ce bousin et avoir eu le courage, peut-être dans votre dernier souffle de vie, d’écrire un texte aussi long à son éloge. God bless america, et les enfoirés de chez Sony qui ont osé diffuser cette daube à l’échelle mondiale.

  12. Donc un remake de « Independance Day », mâtiné de passages de films sur les marines (Aliens ou autres), avec un titre de RATM, ça peut se permettre de sortir en France et d’engranger des bénefs ?

    Ça m’étonne tout de même un peu. Surtout que l’incident qui inspire le film, ça donne lieu plus facilement à un film comme « 1942 » (pas forcément bon, mais au moins plus crédible) qu’à ce sous-produit de débouche-chiotte.

    Ah si, il y a une raison : le budget de propagande de l’armée américaine a été revue à la hausse. Comme quoi, ils ont des bonnes idées avec un train de retard.

    • Au fait, la critique « Métro » est originale :
      « Battle Los Angeles » évite les poncifs du genre en mettant de côté les victimes du conflit pour privilégier le point de vue des militaires ».

      Le « journaliste » qui a pondu cette « critique » se drogue.

      • Il a aussi écrit :
        « Avatar : une oeuvre anti-conformiste bouleversante;

        Alice au pays des merveilles : un Tim Burton en grande forme, qui ne cesse de se renouveler;

        Le discour d’un roi : une réalisation incroyable, qui mériterait d’être récompensée par un oscar… »

  13. ca me fait penser que « battle la bourboule » risque de se faire en fait lol je crois avoir lu que aaron eckhart ne serait pas contre une suite au film qui se passerait a paris ….. ca promet !!!

  14. Soyons honnêtes, un film dont le synopsis est :  » des vilains aliens envahissent la terre et finissent par se faire botter leur cul spatial par les vaillants soldats américains » c’est d’une folle originalité. Que dis-je? D’une folle indépendance day-sprit! (attention : un subtil jeu de mot est glissé dans la phrase précédente. Sauras-tu le trouver ami lecteur?)

    Il est vrai que lorsqu’on appartient à une race assez évoluée pour avoir maîtrisé le voyage interstellaire, se faire mettre minable par une espèce qui diffuse Secret Story à la télé, ça n’a rien d’une honte… Je veux dire, c’est pas comme si ils avaient eut les moyens technologiques de nous envoyer une bonne grippe mutante capable d’anéantir 99% de la population pour par se faire chier! De toutes façons, Roseline a commandé 15 milliards de doses de vaccin, donc : dans le cul les aliens!

    Ou alors, je sais pas, un truc con, balancer une ou deux météorite sur chaque base militaire et site stratégique qui risque de leur pourrir la vie.
    Voire, un bon faisceau de neutrons sur les centrales nucléaires.

    C’est vrai que quand on est un envahisseur extraterrestre supérieurement avancé et intelligent (c’est peut là qu’est le soucis en fait…), on préfère maraver les humains à l’ancienne : roquette, fusil. La prochaine fois ça sera même à l’arc, voir à la claymore : c’est plus fun.

    Non, finalement, je crois qu’on a trouver l’arme absolue pour dissuader les ET de toute tentative d’invasion : les faire mourir de rire.

  15. Très bon, comme toujours. Hormis quelques petits défauts orthographiques que j’ai décelé :

    Mais la progression continue toujours aussi mal, puisqu’à peine nos vaillants larrons ont ils fait 100 mètres qu’à nouveau…
    (le tiret à « ont-ils »)

    elle constituée de restes d’autres groupes ayant été plus ou moins massacrés.
    ( il manque un « est » après elle).

    Qui trouve t-on ?
    (le tiret entre « trouve » et « t-on »)

    Schoups – XII
    (écrit deux fois, un coup comme cela, et l’autre coup,comme ceci : Schoups–XII)

    Au fait, et les civils du commissariat, qui sont ils, me direz-vous
    (le tiret à « sont-ils »)

    Peut-être ont ils repéré un détail important
    (encore un tiret, à « ont-ils »)

    Avec des spécialistes pareils pour les conseillers
    (le « s » entre trop au verbe « conseiller »)

    De retour dans le bus, Nantz est le héros de la bande : ne vient il pas
    (le tiret, encore, à « vient-il »)

    Et c’est tout. Il semblerait que vous avez un problème avec les tirets.
    Vous avez peut-être eu un traumatisme similaire à celui de Martinez, avec la fumée, lors de votre enfance.

    • C’est un souvenir trop sombre que je ne souhaite pas évoquer ici, c’est encore douloureux. Mais merci pour les corrections.

      • Je comprends, nous avons tous nos petits secrets douloureux, sans exceptions (la preuve, même les enfants de chœur en ont, et il est vraiment douloureux pour eux, celui-ci).
        Et de rien, permettre de rendre votre écrit plus plaisant à lire n’est que bonheur.

    • Il y a aussi : « je suis désolé que les FFI t’aient offerte une coupe de cheveux ».
      La coupe de cheveux fut offerte, Mamie s’est certainement offerte au mauvais bonhomme pour la mériter, mais l’auxiliaire avoir exige que les FFI lui aient offert une coupe de cheveux, sans féminisation intempestive.

  16. MAIS QUEL CONNAAAAARD !

    Il nous a fait un sale coup en ne terminant pas son article, supposant une suite à la manière d’un réalisateur médiocre de mauvais films sur des thèmes merdiques (genre « – Sujet : « la fin du monde et les militaires », vous avez deux heures trente. – Ho nooon pas ça ! j’ai pas révisé !! »?) qui aurait la flemme de faire une suite lui-même ! rhaa infâââââme !

    « L’ennemi est con ! Il croit que c’est nous l’ennemi, mais en fait c’est lui ! »

    • L’ennemi est con ! Il croit que c’est nous l’ennemi, mais en fait c’est lui !

      L’éclat de rire, dut à la lecture de cette maxime, vient juste de me griller au boulot, il va falloir que je trouve mieux qu’un tableau excel comme couverture la prochaine fois…..
      Elle est de vous?

  17. Cher Odieux, je rêve du jour où vous enregistrerez vos chroniques : il nous sera alors possible, oh bonheur, de visionner un nanar avec vos commentaires en fond sonore…

  18. « Vilenie » et non « vilainie », gros vilain! Pour la peine, vous irez voir ce navet une seconde fois!

    Correction mise à part, merci pour le régal qu’offre la lecture de vos spoilers!

  19. « Battle Los Angeles, parce que Battle La Bourboule, ça claquait moins »
    Marrant ça. C’est à quelques détails près ce que je me suis dit en voyant l’affiche de ce film.
    ( c’est vrai, quoi. A quand le film où la troupe de héros se bat au fin-fond de la Franche-Comté pour le salut de l’humanité ? )
    Suivit de peu par « Bon, jamais j’irai voir ça. »
    Et enfin « si ça se trouve il va même finir sur le Blog de l’Odieux Connard ».

    Gagné.

  20. Cher Mr. Connard, Odieux,

    Comme peu souvent, vous manquez la subtilitée de la fin de ce film, à la fois émouvant, drôle, et hautement philosophique. Aussi vous ais-je préparer un dessin explicatif.

    Je vous avouerais que le plus long n’a pas été le dessin, mais retrouver ce pu**** de driver pour le scanner.

    Passons.

  21. La réponse du climax final de notre révéré Odieux Connard réside peut être dans un nom : Neal H. Moritz

    Selon une encyclopédie en ligne célèbre, que je nommerai pas, le producteur de cette bouse monumentale s’est déjà rendu coupable d’une filmographie qui parle d’elle même :

    Producteur de :

    * 1992 : Juice de Ernest Dickerson
    * 1997 : Volcano de Mick Jackson
    * 1998 : Souviens-toi… l’été dernier de Jim Gillespie
    * 1998 : Flic de haut vol de Les Mayfield
    * 1999 : Sexe intentions de Roger Kumble
    * 1999 : Urban Legend (de Jamie Blanks
    * 1999 : Souviens-toi… l’été dernier 2 de Danny Cannon
    * 2000 : Urban Legend 2 : Coup de grâce de John Ottman
    * 2000 : Sexe Intentions 2 de Roger Kumble
    * 2001 : Fast and Furious de Rob Cohen
    * 2001 : Diablesse de Dennis Dugan
    * 2001 : Soul survivors de Steve Carpenter
    * 2002 : Fashion victime de Andy Tennant
    * 2002 : xXx de Rob Cohen
    * 2002 : Slackers de Dewey Nicks
    * 2002 : Sex Academy de Joel Gallen
    * 2002 : La Prison de verre de Daniel Sackheim
    * 2002 : The Skulls 2, société secrète de Joe Chappelle
    * 2003 : S.W.A.T. unité d’élite de Clark Johnson
    * 2003 : 2 Fast 2 Furious de John Singleton
    * 2004 : Torque, la route s’enflamme de Joseph Kahn
    * 2004 : Out of Time de Carl Franklin
    * 2004 : Sexe intentions 3 de Scott Ziehl
    * 2005 : Furtif de Rob Cohen
    * 2005 : xXx 2 de Lee Tamahori
    * 2006 : Click de Frank Coraci
    * 2006 : Fast & Furious : Tokyo Drift de Justin Lin
    * 2006 : Rédemption de Phil Joanou
    * 2006 : Souviens-toi… l’été dernier III de Sylvain White
    * 2007 : Je suis une légende de Francis Lawrence
    * 2007 : Evan tout-puissant de Tom Shadyac
    * 2007 : The Green Hornet
    * 2008 : Prom Night – Le bal de l’horreur de Nelson McCormick
    * 2008 : Le Témoin amoureux de Paul Weiland
    * 2008 : Angles d’attaque de Pete Travis
    * 2009 : Fast & Furious 4 de Justin Lin
    * 2010 : Le Frelon vert de Stephen Chow

    • **************
      @ MrCocktail
      _____________

      Je viens de voir «Angles d’Attaque» de Pete TRAVIS.
      Ce n’était pas si mal, excepté la fin très convenue…

      et puis quelle santé pour le garde du corps Dennis QUAID (54 ans) qui courre comme un lapin… même pas essouflé !!!… après avoir subi un effet de souffle à 50 mêtres d’une bombe dévastatrice.

      Les invraisemblances… le plaisir dégénéré des scénaristes américains.

      PAM

      ps : j’en ai vu d’autres dans la liste mais à quoi bon en parler ? Ce ne sont que des films d’«action» pour l’action, mais sans enjeux véritables. Ils finissent tous par une pirouette assez prévisibles. sniff.

      Avant d’aller voir ces films, nous devrions lire le nom du producteur.
      Cela me rappelle les merdes de Menahem Golan et Yoram Globus dans les années 80

      *****************

  22. « c’est évidemment le dernier organe que le plus charcutier des sergents teste qui est le bon »

    Là vous êtes de mauvaise fois. C’est simplement car quand on a trouvé le bon on s’arrête.
    Vous ne vouliez quand même pas qu’ils continue sur les organes restant une fois qu’il a trouvé celui qu’il fallait. Ca serait cruel !

    Par contre, on peut remarquer que il conclut qu’un seul organe est vitale. Si ça se trouve il a des organes en doubles « au cas où » (comme les réacteurs des avions), et il faut retirer une combinaison d’organe

    • Parfaitement. Car la loi de Murphy dit : « L’objet sera trouvé dans le dernier endroit où il sera cherché. »

      Logique, quand on y pense.

  23. Moi qui aime beaucoup S.Kubrick et F.Fellini,(entre autres!) j’ai vraiment une envie « folle » (attention,l’hospitalisation d’office me guette,si j’insiste!) de voir toutes ces merveilles du 7ème art dont vous nous faites (si bien) la promo! quel bonheur de vous lire et quelle marrade torride! N’en déplaise aux pointilleux,les quelques coquilles qui émaillent votre prose signifient,à mon sens,l’urgence que vous avez ressenti,cher Mr O.C,à nous informer et prévenir du danger qu’il y a à consommer ce genre de produits délétères! Danke sehr,et « hasta la vista,baby »,comme disait Gouvernator Schwarzenburger!

  24. « Cependant, rassurez-vous, Michael ne sera par notre seul héros »

    ne sera pas notre seul héros.

  25. Oula,
    film ultra-patriotique = film US,
    film où les méchants sont encore plus cons que les gentils = nanar,
    à voir donc pour rire un bon coup,
    mais déjà juste la chronique odieusement connardisée nous fait passer un bon moment.
    Par contre, quel suspens lors du final!
    Mais qui est donc ce mystérieux Number One?

  26. Ah :D

    Après que des amis ont parlé de ce film, en évoquant les moments qu’ils avaient trouvés les plus ridicules, j’attendais avec impatience votre spoiler :)

  27. « Ce n’est qu’au moment *où* mes yeux purent enfin se poser sur ce visage que tout devint clair. » Potentiellement déjà corrigé, je n’ai pas lu tous les commentaires (je suis aussi un sale connard parfois, je me contente de critiquer sans vérifier).
    Vite vite, un prochaine article ! Je veux savoir ce qui arrive à la nana qui vend les tickets de cinéma (LA BOTTE DE NEVERS !).

  28. On vous retrouve enfin! Ca, c’est du spoil méchant et tellement vrai! Hâte de vous retrouver pour affronter le maaaitre! ( que je soupçonne être le tristement célèbre N.C, seigneur des navets!!!

  29. et finalement la question existencielle à se poser à la fin d’un tel monument du genre n’est-elle pas : « mais anne-lise a-t-elle réussi à suivre le plan? »

  30. « Quand Nantz n’a plus le moral, il pense au script et ça le fait aussitôt marrer »

    Huhuhu…

  31. O connard !! Si vous etes en contact avec votre ami demoniaque, soyez sur qu’il vous donnera un ticket pour Hell driver 3D…. vous ne le regretterez pas !

  32. Excellentissime ce post !!
    Et d’utilité publique : c’est un vrai navet atomique ce truc …
    ça me rappelle (et vous l’avez d’ailleurs cité) le fameux Expendables que j’ai eu le malheur de regarder. Heureusement pour moi j’étais avec qq potes, clopes et alcool, du coup c’était vraiment drôle ^^
    Mais là, je crois que je ne pourrais même pas regarder cette horreur que vous nous décrivez si bien :)

    Bye,
    Kléo

  33. toujours un plaisir de s’épargner une daube intersidéral au cinéma et une franche rigolade de lire vos spolier. Nicolas Cage ou Neal Moritz, quel est le pire fléau de l’humanité, je me tâte (et non personne ne me tâtera pour se décider à ce sujet, je vous vois venir) ? Je parie sur Neal, avec un nom pareil on a forcément besoin de se prouver quelque chose en essayant de conquérir le monde, et accessoirement de faire flipper 90% de la population avec des films à la 2012. Au fait, outre le cliffhanger à la fin, qu’est devenu cette charmante Anne Lise dont le cerveau semble aussi vide que le film proposé ^^ Ca m’intéresse plus que Battle for LA

  34. Une question me taraude : comment faites-vous, cher OC, pour vous rappeler de tous les petits détails du film, les citations, les musiques, les plans… Lorsque vous rédigez votre papier quelques heures après ?
    Je suis, pour ma part, incapable de me rappeler ne serait-ce que le nom du héros à peine le générique de fin de ce genre de nanar commencé…

    Je vous tire donc doublement mon chapeau.

    Un nouveau (et désormais fidèle) lecteur

  35. Il m’avait l’air bien nul rien qu’à l’affiche, il mérite même pas d’être téléchargé illégalement…

  36. L’ennemi de l’ombre, chef des nanards, sera surement l’homme au faciès figé et au charisme de l’huitre, le nommé Nicolas Kage, qui sort son tout dernier et magnifique film aujourd’hui.

    Je me trompe?

  37. Je suis bien contente que vous ayez spoilé ce film !

    Cependant, il y a une incohérence que vous n’avez pas relevée (il est vrai que la liste est si longue qu’il est aisé d’en oublier !) : à la fin du film, on annonce aux vaillants héros que leur technique « a été transmise à toutes les autres villes »… ces mêmes villes avec lesquelles on avait « perdu le contact » depuis le début de l’invasion !??

    Mais mon passage favori restera LA séquence émotion du film, où le sergent Nantz explique au caporal Lockett (celui dont le frère est mort sous ses ordres) que oui,il a perdu des hommes, mais que ça le tourmente encore et que c’étaient ses amis. Et pour le prouver, il récite leurs noms, prénoms, grades et … matricules !?!! Genre : moi, je connaissais bien mes hommes, ce n’étaient pas juste des noms pour moi, c’étaient AUSSI des numéros ! Ciel, que d’émotion… je ne m’en suis toujours pas remise, et je vous trouve bien insensible pour résumer une scène aussi intense par un simple « et blablabla et God bless America ».
    Nous vraiment, quoi, c’est super émouvant, surtout que quand il en arrive à réciter le matricule du frère, il ne va pas juste qu’au bout et c’est le caporal Lockett qui prononce les derniers chiffres (parce que forcément, il connait par coeur le matricule de son frère décédé, c’est comme ça chez les marines : quand on aime quelqu’un on apprend son numéro de matricule !). C’est… ça prend aux tripes, quoi !

    • Je pleurais une main sur le coeur à ce moment là, du coup je n’ai pas voulu me remettre à inonder mes petits yeux en évoquant à nouveau cet émouvant passage.

      • Je crois surtout que vous étiez tellement affligé/ou mort de rire que ce détail vous a échappé…

  38. N’empêche, je reviens de « Ma Part du gâteau », et je regrette presque de ne pas être allée voir World Invasion (j’ai vraiment souffert).

      • Je préfère savoir que je vais voir un mauvais film, au moins, je ne suis pas déçue (et en plus, je peux rigoler), et puis je pense que World Invasion a au moins le mérite de ne pas avoir de prétentions (espérons).

  39. passé simple, verbe du premier groupe, première personne du singulier:

    s/dépêchais/dépêchai/
    s/croisais/croisai/
    s/plongeais/plongeai/
    s/exclamais/exclamai/

  40. Je viens de lire la totalité de ce texte et ça tombe bien car je vais voir le film demain soir avec mon poto.

    Je pense qu’avec douze bières dans le corps ça devrait être marrant.

  41. Cher odieux connard, si tu veux en finir avec eux, n’oublie pas d’embarqué la chanson d’un vieux crooneur, ça peut aider. ( cf : Mars Attacks )

    • à mourir de rire. Surtout les légendes photos
      traité pareil sur jeuxvideo.fr et gamekult. et aussi l’emploi de la Comic sans MS qui a éclaboussé tout le monde.

      • C’est génial, il y a même, dans la vidéo de la fin du jeu, l’inscription suivante :
        « Merci d’avoir Jouer »

        Putain, même pas foutus de virer cette vilaine faute d’orthographe. Loosers

      • Franchement, merci pour avoir partagé ce lien. La lecture de la critique du jeu est savoureuse.
        Et celle des commentaires aussi :
        « Que dire sur se jeu ? J’ai aimais le film donc je me suis dit pourquoi pas acheter le jeu, mais hélas la pire déception que j’ai eu. C’est une honte de saccager aussi bon film »
        Même les gens avec un cerveau assez déconnecté pour apprécier le film honnissent le jeu, c’est dire !

      • Double commentaire, je dois citer ce bout de commentaire pour quiconque passerait ici sans aller regarder les commentaires sur jvc :

        « Pour finir, le climax du jeu, le summum de l’insoutenable, c’est quand on a enfin l’occasion de lire sur son écran : « BLA a été avec succès enlevé à partir de votre ordinateur. » Incroyable ! Même le programme de désinstallation y est passé… quel carnage ! « 

  42. Gluururuggg, je me noie dans mon vomi suite à ce cliffhanger affreux…
    En fait je crois qu’Odieux bosse pour l’industrie cinématograhique française car je crois que j’irais voir ce film, rien que pour rigoler un bon coup
    (Par contre ça me fait mal d’y voir Aaron Eckhart en acteur principal… : /)

  43. Ce cliffhanger insoutenable, à la fin de votre article… se pourrait-il que vous parliez de… de lui ? Du Diable ? J’en ai la chair de poule, la fin du monde est proche.

  44. **NINJA Message: ON**

    Cher connard,

     » […] lorsque le bâtiment a été pris d’assaut (nos 5 larrons n’ont survécu que parce qu’ils étaient cachés) pour ne pas choquer les enfants. »

    Il me semblerais sans trop m’avancer que la fin de la parenthèse est mal placé, ou alors attaquer des bâtiment permet de ne pas choquer les enfants (double vé té aif ais-je envie de dire).

    Au passage, pour avoir vu ce superbe film avec mon frère, celui ci m’as dit qu’au début du film, le supérieur de la base militaire dit que « Le satellite Hubble à vu les astéroïdes une fois qu’ils sont entrés dans l’atmosphère ». Or, celui-ci affirme que Hubble est sensé vérifier ce qui se passe dans l’espace, et est donc en toute logique tourné vers l’espace: il ne sait donc à priori pas ce qui se passe dans l’atmosphère.

    Mon frère est vraiment un impudent, remettre en cause ce qui est dit dans un film…

    Bonne journée à vous.

    **NINJA Message: OFF**

  45. Cher Odieux,

    J’ai adoré la description de la scène à la boucherie Nantz. On sent toute la finesse de l’artisan qui aime son travail et qui est fier de son savoir-faire. Car il faut sans doute des années d’expérience pour maîtriser la logique de l’identification d’organes vitaux sur un spécimen extra-terrestre avec l’acuité dont fait preuve notre bon sergent.

    Moi, par exemple, je n’aurais pas été bon oracle, puisque j’aurais déduit de ma lecture dans les entrailles de la bête qu’il fallait tout couper pour la mettre hors circuit.

    J’imagine Nantz-sensei, dispenser ses leçons de sushi préparés au couteau de survie : « Alors ce truc qui ressemble à un coeur ? (prouitch) Non ? Bon ben, ça, ça a l’air de se gonfler comme des poumons. Y en a cinq ? (slick, slick, slick, slick et slick) Toujours pas ? ‘Tain, relou le truc. Remarque il respire moins bien d’un coup ! Et si… Et si je lui coupais un doigt ? (tranche) Hey… Hey les gars, il a arrêté de remuer ! C’est qui le meilleur ? Bon, visez-leur l’auriculaire, c’est leur point faible ! »

    Votre reci, mon cher Odieux, me ferait presque commettre l’erreur de regarder ce… cette bouse. Malheureusement ma religion m’interdit d’encourager ce type de production. Je vous laisse ce loisir : vous êtes probablement le seul d’entre nous équipé pour affronter ces horreurs (ce n’est pas tant la pelle, que la flasque de brandy qui devient dure à trouver de nos jours).

    Bien à vous, et bises sur la fesse droite.

  46. Bientôt dans les salles, il y a également « Cow-boys versus envahiseurs » avec Daniel Craig et Harisson Ford. Je vous conseille la bande-annonce.

  47. Encore un super article et une bonne tranche de rire ! Comme j’aimerais avoir la patience de chroniquer tous mes films comme tu le fais -_-

    Tchao connard !

  48. Je n’ai pas eu la force de tout lire.
    Vous rendez-vous compte ?
    Ce fil est tellement chiant que même critiqué par Odieux Connard il m’ennuie.
    Il n’y a plus de saisons, c’est moi qui vous le dis.

  49. J’ai pas encore eu le temps de lire l’article mais merci pour les clins d’oeil dans le tweet.

  50. Bon film vu hier soir. Pire que 2012 je pensais pas que c’était possible. Avec mon poto on s’est super fait chier. J’avais l’avantage de connaître le script à l’avance ce qui fait que je connaissais le temps qu’il nous restait à endurer cette bouse.

    A jeter aux enfers.

  51. J’ai enfin votre génial article. Ce qu’il faut retenir de tout ça, c’est que le film suit un conflit entre deux espèces d’autistes mais comme l’une d’entre elles est américaine, elle gagne forcément. Pour revenir au jeu, les vidéos, le test et les images sont proprement incroyables. Il y a même de graves fautes d’orthographe dans les sous-titres.

    http://www.jeuxvideo.com/extraits-videos-jeux/0004/00040127/battle-los-angeles-xbox-360-ne-pas-s-endormir-00008103.htm

    Mais pour les déçus du cinéma, je vous conseille d’aller voir Rango, un film bourré d’humour noir et de références cinématographiques, avec des séquences expérimentales qui semblent impossibles à mettre dans un dessin animé grand public et une métaphore déconcertante, rapprochant cinéma et société de consommation.

  52. Cher Connard, merci pour ce spoiler poilant, je crois que j’ai mouillé mon pantalon.

    Je me demande si le mot « Battle » dans le titre du film n’est pas à lui seul un gage de médiocrité, j’en veux pour preuve l’étron bridé qu’est « Battle Royale », j’aurais d’ailleurs un immense plaisir à vous le spoiler également, à tel point que j’en ai déjà la bave aux lèvres.

    Mais peut-être préférez-vous attendre la sortie du prochain Klapisch au mois de septembre : « Une battle de Badoit pour la douze », avec la pétillante Audrey Tautou et l’effervescent Romain Duris.

    Salutations.

  53. Cher Odieux,

    Je n’aurai qu’un mot : MERCI. Grâce à vous et depuis que je vous lis, j’ai pû réaliser d’importantes économies sur mon budget cinéma qui s’approche dangereusement (ou heureusement ?) de zéro euros, tant ces obscures salles ont été désertées par ma personne.

    J’ai par ailleurs beaucoup ri en regardant dernièrement l’infâme navet « les cavaliers de l’apocalypse » puisque votre théorie s’y est à nouveau vérifiée : le moustachu est décédé…

  54. Pingback: Hell Taxi Driver « Le blog d'un odieux connard·

  55. On m’a eu, j’ai vu ce film à l’instant. J’en retiendrai deux perles dans les dialogues : « t’as une grenade explosive? » et « une brûlure thermique ». N’ayons pas peur des pléonasmes.

  56. *******************

    Bonjour à tous.

    Voilà un film de feignants.
    J’entends par là, les pseudos scénariste et réalisateur : Christopher Bertolini et Jonathan Liebesman.

    Outre les dialogues foireux et les scènes d’exposition inutiles, ils ont parfaitement pompé des scènes d’autres films qui eux-mêmes s’inspiraient d’autres précédents films.

    Prenez la scène sur la voie rapide sur laquelle Nantz et ses pôtes arrivent à bord d’un bus emprunté à «SPEED» , les pioupious se retrouvent face à un groupe d’extras armés d’une sorte de canon à roulettes… scène empruntée à «Il faut sauver le soldat Ryan»… ce film empruntait déjà beaucoup aux «7 mercenaires»… d’ailleurs, le petit groupe à la fin du film repart au combat à 7 combattants, y compris la très attractive Michelle Rodriguez…

    Bon, effectivement, il n’y a pas de drapeau  «stars spangled banners» qui flotte à la fin du film car le scénariste a dû se dire que cela ferait trop copié… donc il nous a placé le sergent Nantz saluant la bannière au début du film.

    L’idéologie américano-bourrin est tellement nulle que je ne comprends pas que nos élites imbéciles veuillent absolument américaniser la Culture Française.
    Entre le «Nous sommes tous américains» de Chirac en 2001, au léchage de cul de notre Président actuel, en passant par ces titres de films anglo-saxons que nous laissent les distributeurs au lieu de les franciser, et personne n’y trouve à redire… Que toute la production importée reste en version originale, au moins nous serions cohérents !!!

    PAM

    *******************

  57. Très bon article. J’adore, comme (presque) tout le reste.

    Un simple commentaire quant au pasage sur la vétérinaire. Il est logique que ce soit une vétérinaire qui étudie l’anatomie de l’alien. Un vétérinaire doit en effet étudier beaucoup plus d’anatomies et de morphologies qu’un médecin normal et est donc plus à même d’étudier celle d’un alien.

    À part ça, j’ai adoré la descente aux enfers de ce film. Encore bravo.

  58. Excellent comme toujours, je loue vos talents d’écriture. (Preuve en est d’ailleurs que je continue de lire ceux que j’ai raté lors de leur sortie.)

    Néanmoins, même si j’interviens tard, il me semble remarquer une erreur. (Ce que, comme tout utilisateur d’internet lambda je me sens obligé de faire remarquer.)
    En effet : « … je pivotais doucement sur moi-même…  » Ne devrait-il pas se présenter sans ‘s’ ?

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