Un train peut en cacher Unstoppable

3:17

Les chiffres flottent dans la pénombre, à quelques mètres de mon lit. La bouche pâteuse et l’oeil embué, je tente de reprendre mes esprits et de chasser les quelques songes encore présents pour me concentrer sur mon ouïe. Quelque chose m’a réveillé, mais quoi ? J’aurais juré… Non, j’ai dû me tromper. Allez, on se rendort.

« … petit train... »

Ah ! Qu’est-ce que c’était ? On aurait dit l’écho étouffé de festivités ! D’où cela pouvait il bien provenir ? Je tendais l’oreille.

« … Serpentin, de bois et de ferraille…« 

Par les bajoues d’Arlette Chabot ! On dirait que ça vient de la cave ! Vite, ma robe de chambre, si ça se trouve, c’est la fille que j’y ai mis la semaine dernière qui tente un truc pour appeler à l’aide. Ou alors, un cambrioleur maladroit ; dans tous les cas, une lampée de brandy et un maüser m’aideront à aller éclaircir ce mystère. C’est donc avec mille précautions et une arme chargée que j’approchais de la porte menant à mon hypogée domestique, notant la lueur étrange et rosâtre qui filtrait au travers du seuil.

« … Train de la mort, mais que fais-tu ?…« 

Que se passait-il là dedans ? Quels mécréants avaient investi mon cellier ? Etait-ce une rave party improvisée ? Une réunion de squatteurs en quête d’un abri à l’approche du froid hivernal ? Ou bien, qui sait, une bacchanale d’étudiantes n’attendant que ma personne pour pouvoir véritablement commencer l’orgie tant attendue ? Poussant la porte du canon de mon arme, je vis alors…

Les Rita Mitsouko.

Au moment où j’appuyais sur la gâchette et que je sentais mon arme tressauter dans ma main, je me réveillais hurlant, en sueur, une expression mêlant surprise et terreur sur le visage ; presque aussitôt, je basculais vers un sentiment d’apaisement en constatant que tout cela n’avait été qu’un mauvais rêve. Dans un long soupir, je me détendais donc à nouveau, jetant un coup d’oeil furtif à ma table de nuit où un curieux objet attira cependant mon attention ; un papier à l’apparence de parchemin froissé avait été déposé à proximité de mon radio-réveil ; on pouvait y lire : « Ca fait un moment qu’on s’est pas fait un ciné ; tu trouveras ci-joint un ticket pour la séance de 18h demain. Bisous, Satan. P.S : Désolé pour les Rita Mitsouko dans ton sous-sol, je pensais que ça te ferait marrer« 

Hmm. Demain, avant 18h, il faudrait que je pense à nettoyer ma cave.

 

L'affiche : c'est du vol ! Le train n'est pas nucléaire et ne transporte rien qui le soit, le film dure 95 minutes et non 100, et le train fait 5 000 tonnes, pas 10 000. Publicité mensongère !

Ainsi donc, je suis donc allé voir Unstoppable, formidable épopée ferroviaire qui, sachez-le, est une création de l’ami Tony Scott. Un nom qui devrait éveiller chez certains d’entre vous (au moins) un fabuleux souvenir : Top Gun. J’ose supputer qu’à la base, il a voulu tenter le même film, mais avec des trains ; et puis quelqu’un a dû lui dire que ça allait être moins palpitant : du dog fight sur rail, c’était tout de même plus compliqué (« Maverick, attention, il y a une locomotive dans tes six heures ! Décroche ! Nom de dieu, vite, manoeuvre évasive !« ). Et puis faire l’amour sur Take my breath away vêtu d’un gilet fluo de cheminot, ça a quand même un poil moins de classe.

Unstoppable, c’est donc l’histoire d’un train sans conducteur ni freins qui trimballe moult produits toxiques, et que personne ne semble pouvoir arrêter. Personne ? Non ! Un chauffeur et un chef de train vont tout faire pour tenter de sauver une ville de la terrible tragédie qui la guette ; y arriveront ils ? Spoilons !

Notre histoire commence, et c’est original, lorsque l’aube se lève sur une paisible gare américaine, où moult trains attendent que l’on vienne s’occuper d’eux et les faire voyager aux quatre coins du continent. Cela tombe bien, puisque dans une chaumière pouilleuse, un homme en slip kangourou ostensiblement souillé s’éveille : Will Colson, pauvre bougre qui squatte chez son frère et n’a visiblement pas la vie dont il rêve. Ce matin, il a rendez-vous pour une belle journée de labeur, car en effet, Will est chef de train dans une compagnie locale. Mais avant de se rendre au travail, notre héros (qui est jeune et beau, comme de bien entendu) s’en va espionner une femelle blonde qui emmène son enfant à l’école : sa meuf, comme on dit dans les caves des immeubles bien fréquentés. Visiblement, ils sont brouillés puisque Will se contente de l’observer de loin depuis son énorme pickup (idéal pour les séquences où l’on veut être discret), et lorsqu’il tente de l’appeler, cette dernière ne répond pas. Bref, en un mot comme en cent : Will a la loose.

Mais avoir la loose n’empêche pas d’aller travailler : aujourd’hui, l’ami Colson est en équipe avec un chauffeur de locomotive qui a roulé sa bosse : Frank Barnes, un des anciens de la boîte, qui est curieux d’aller travailler avec un petit jeune. Lui et ses autres amis vieux passent leur temps à geindre autour d’une table dans leurs vapeurs urinaires que les jeunes, c’est nul, parce que comme ils coûtent moins cher, on vire les vieux pour en engager. D’ailleurs, le cas de Will est un peu particulier : toute sa famille travaille dans la même compagnie et appartient au syndicat local, autant vous dire que son recrutement sent le piston pour les vieux barbons.

Pour vous résumer simplement la chose, Will est perçu comme le Jean Sarkozy local. C’est assez sale.

Pendant ce temps, dans la gare, un autre homme s’active : Dewey. Il est petit, gros, et visiblement pas très malin (afin de le faire comprendre subtilement au spectateur, on le représente comme un fainéant qui passe son temps à manger et à râler lorsqu’on lui demande de faire son travail), et aujourd’hui il a une mission : bouger des rails le train numéro 777 pour le mettre sur une voie de garage.

Oui, je sais, 777. Comme dans 666, mais pas trop non plus pour ne pas que ça se voie. Chut maintenant, concentrez vous vils lecteurs au lieu de faire des remarques désobligeantes. Vous allez me faire perdre le fil.

Donc je disais… oui, Dewey a pour mission de bouger le train des rails ; pour information, le train fait près de 800 mètres de long, comporte moult produits chimiques dangereux, et gène actuellement là où il se situe. Aussi, lorsque le chef de gare braille sur la radio « Alors Dewey, tu vas le bouger ton gras ? Vire moi ce train de là où il est! », ce dernier s’exécute péniblement, assisté en cela par son pote Jean-Jacques. Au moment de démarrer le train, ce dernier signale à Dewey que « Attention gros, les freins à air, ceux qui se déclenchent pour freiner automatiquement le train en cas de problème, ne sont pas branchés : laisse moi 30 secondes et je te règle ça, surtout ne démarre pas« 

 

Moi je dis ça, je dis rien.

Hélas, Dewey, allez savoir pourquoi, est passé en 30s du mode « Je traine comme un gros porc » à celui de « Je vais faire mon travail très vite afin de satisfaire mon supérieur » ; aussi, il dit à Jean-Jacques « Pas la peine, c’est juste pour le mettre sur une voie de garage ». Et il démarre le train. Sauf que voilà : l’aiguillage sur la voie de garage a été mal fait, et il faut que quelqu’un aille abaisser le levier manuellement pour régler la question. Sur sa radio, Jean-Jacques dit à Dewey « Je vais le faire, freine 30 secondes, surtout, ne descend pas de la cabine pour le faire toi-même« . Hélas, non seulement Dewey est soumis au syndrome de Jar-Jar Binks (que mes lecteurs assidus connaissent à la perfection), mais en sus, j’insiste, lui qui était incroyablement fainéant, petit et gros déclare « Haha, non, pour faire mon travail encore plus vite et satisfaire mon chef, je vais descendre de ma cabine, courir comme un sportif alors que je déteste ça, qu’il fait froid et que je pourrais rester le cul sur mon siège au chaud, activer le levier de l’aiguillage, courir après mon train, le rattraper, remonter dans la cabine et ainsi avoir la satisfaction du devoir accompli« .

Hélas, tout ne se passe pas comme prévu : notre bonhomme descend de sa cabine, court jusqu’à l’aiguillage, baisse la manette (mais apparemment, ça ne fait rien puisque le train continue tout droit ; pourquoi ? On ne le saura jamais), court après son train pour le rattraper, sans savoir qu’à l’intérieur de la locomotive, une manette s’est activée toute seule (c’est très commun ; chaque gare dispose d’ailleurs d’un exorciste pour ce genre de situation, mais aujourd’hui, il était en RTT à Pornic), et le convoi se met donc à accélérer doucement ; juste assez pour que notre petit gros ne puisse pas courir assez vite pour regagner sa cabine, en fait.

Alors évidemment, vous allez me dire : « en plein milieu d’une gare de triage, un train qui part à 10 à l’heure tout seul, tu dois avoir 30 cheminots prêts à intervenir s’ils sont témoins de la situation ». Et vous avez raison ; sauf que là, que font ils les cheminots ?

Ils applaudissent.

Oui, vous m’avez bien lu : ils voient un train partir seul, avec plein de wagons marqués « produits toxiques » en gros, et que font ils ? Ils gueulent « Bien joué, Dewey ! » en rigolant et en tapant dans leurs mains. Entre Jar-Jar Dewey, l’employé fainéant qui fait soudainement du zèle, la locomotive possédée qui abaisse ses manettes toutes seules et les cheminots idiots, voilà un film qui commence très fort. Et de manière très cohérente, comme toujours.

Mais revenons-en à Will et Frank : de leur côté, leur mission du jour s’avère passionnante : ils doivent prendre la locomotive 1206 et se rendre dans une usine pour aller y chercher moult wagons avant de revenir. C’est le moment d’en apprendre plus sur nos deux héros, puisque Will reçoit un coup de fil de son frère qui l’informe qu’aujourd’hui va avoir lieu l’audience pour voir si « l’injonction de 30 jours » va être reportée ou non ; vous l’avez compris : Will n’a plus le droit d’approcher sa meuf et son fils, ce qui l’empêche de copuler mais je ne précise pas avec lequel des deux. Qu’a t-il fait ? Hmmm… je me demande si nous le saurons. Frank, lui, s’aperçoit qu’il a oublié l’anniversaire d’une de ses deux filles : il tente bien de se rattraper, mais la jeune effrontée lui fait la gueule et refuse de prendre ses appels : ha, voilà deux hommes préoccupés par leurs familles respectives (ou plutôt par leurs jouvencelles : les femmes, quels nids à emmerdes) ! Dans tous les cas, ils se retrouvent ensemble dans la cabine de la 1206, et on découvre surtout qu’ils sont unis par un terrible secret : ils doivent utiliser un dentifrice à base de plutonium pour avoir des dents aussi brillantes. Mais passons.

De son côté, Connie Hooper, la patronne de la gare de triage, arrive au travail avec moult gâteaux pour accueillir des enfants en excursion scolaire venus visiter les lieux. Hélas, à peine est-elle arrivée que Dewey déboule en lui disant que haha, heu, bon, hem, figurez-vous que, hihi, j’ai disons, paumé un train. Le 777. Alors Connie, elle râle un peu parce que bon, raaah, c’est gros un train quand même, merde alors, ça se perd pas comme ça. Elle donne donc l’ordre à Dewey et Jean-Jacques de prendre une sorte de voiture montée sur le rail, de rattraper le train, de monter à bord et de l’arrêter. Et plus vite que ça. Dans le même temps, et pour plus de sécurité, elle appelle Ned, un soudeur qui n’avait rien demandé, et lui ordonne de se rendre en urgence en voiture à aiguillage sur le chemin du train pour l’envoyer sur une voie de garage.

 

Les filles de Frank travaillant chez Hooters, elles avaient sûrement de quoi arrêter n'importe quel train.

De tout le film, TOUS les aiguillages seront changés par ordinateur, à distance, parce que bon, c’est le XXIe siècle quand même. Mais allez savoir pourquoi, celui-là, il faut encore le changer à la main. Et il n’y a aucun employé pour le faire, elle doit appeler un soudeur à 10 bornes de là en urgence. C’est tout à fait logique. Elle fait comment d’habitude quand elle en a besoin ? Elle y envoie des mecs en hélicoptère ? Allez, fermons les yeux, là encore.

Tiens mais au fait, que devient notre excursion scolaire, celle dont nous parlions tout à l’heure ? Et bien figurez-vous que celle-ci se déroule en train : une petite locomotive et deux vieux wagons rénovés emmènent les enfants vers la gare de triage ; évidemment, tous les archétypes sont là : les enfants sont espiègles, mais répètent tous en choeur et en souriant ce que l’animatrice du voyage leur apprend ; ils sont souriants, ont des rires cristallins et disposent tous de têtes qui donnent envie de leur tirer des balles à sanglier sur chaque joue. Dans tous les cas, ces putassières innocentes créatures ignorent que sur la même voie que leur train, arrive à contresens le convoi 777 qui lui est à pleine vitesse. A la gare de triage, Connie joint le conducteur en urgence sur sa radio pour l’informer qu’il doit immédiatement trouver une voie de garage, puisque sinon, les enfants et lui risquent de se prendre 800 mètres de train sur le coin de la gueule, ce qui pourrait s’avérer potentiellement douloureux.

Pendant ce temps, la locomotive 1206 est en manoeuvre ; loin de toute cette agitation, Frank et Will font connaissance et parlent de leurs familles ; on sent bien que le jeune Colson cache son érection lorsque le vieux chauffeur lui apprend que ses deux filles de 18 et 19 ans paient leurs études en travaillant comme serveuses chez Hooters, célèbre chaîne américaine qui comme son nom l’indique, n’engage pas trop de damoiselles trop plates et aime les uniformes moulant. Et bien loin de ces considérations, nous retrouvons Ned, le soudeur solitaire, qui attend patiemment à son aiguillage. Hélas pour lui, aucun train ne vient ; il croise juste le véhicule de Dewey et Jean-Jacques, et comprend l’affreuse vérité : il est arrivé trop tard pour l’aiguillage, ce qui signifie que le 777 doit aller drôlement vite pour qu’il puisse l’avoir raté ! Aussitôt, il appelle Connie à la gare de triage pour l’informer que son gros train de 800 mètres, non seulement il n’y a personne à bord, mais en plus, il avance à fond les ballons, bien plus rapidement que prévu. Accessoirement, bien que Dewey et Jean-Jacques parviennent à rattraper le train, ils n’arrivent pas à monter à bord et abandonnent la poursuite. Le 777 continue donc sa folle aventure. Sacré lui.

Et effectivement, le bougre va vite, puisqu’au détour d’un virage, le convoi de nos amis scolaires voit un gros train rouge lui arriver droit dans la face ; heureusement, c’est pile au bon aiguillage que la chose arrive, aussi l’équipée d’écoliers est elle bifurquée juste au bon moment, et évite ainsi de 3 centimètres le choc avec la locomotive folle. Oui, c’est un film américain : jamais personne ne fait les choses dans les temps ; tout arrive toujours piiiiiile au dernier instant. En même temps, les enfants ne pouvant pas mourir dans ce genre de film, tout comme les animaux, on était pas trop inquiet pour eux.

En tout cas, Connie est rassurée : les enfants sont en sécurité sur la voie de garage maintenant. Par contre, elle commence à lâcher quelques flatulences un peu liquides lorsqu’elle apprend que son supérieur, Jean-Bob, gros et vil, a eu vent (aucun rapport avec les émanations précédemment citées) du train fou : elle se fait donc passer un savon. Par un curieux hasard (encore un), il se trouve qu’elle a avec elle un inspecteur fédéral en charge de la sécurité du rail, venu dans le cadre de l’excursion scolaire, et qui, figurez-vous, connait parfaitement les propriétés des produits toxiques transportés par le train ; pour synthétiser un peu la chose, sachez que ceux-ci, en cas de gros choc, feront non seulement boum, mais brûleront fort, longtemps, et en plus en envoyant des trucs toxiques un peu partout ; c’est assez ennuyeux. Ca ressemblerait à peu à une crémation d’un frère Bogdanov.

Pour Connie, la meilleure solution est la suivante : faire dérailler le train tant qu’il traverse la campagne, et éviter qu’il n’atteigne les agglomérations où il pourrait faire trop de dégâts, car tout au bout de la ligne se situe un viaduc qui effectue un virage juste au-dessus de réservoirs d’essence, et un train arrivant trop vite tomberait et provoquerait une grosse, grosse explosion. Surtout s’il transporte en sus du vilain produit toxique. Mais Connie, son avis, tout le monde s’en tape, car étant femelle et basanée, elle appartient à deux minorités à la fois. Et non, double négation ne fait pas forcément un positif, vous l’avez pensé, je le sais.

Dans le même temps, la presse a eu vent de l’affaire ; un hélicoptère suit donc le train fou, et petits schémas à l’appui, présente en direct son trajet au travers du pays, expliquant qu’en cas de crash, ce sera « la plus grande catastrophe de l’histoire de la Pennsylvanie » (probablement juste après une histoire de poules volées et de l’incendie de la grange du vieux Mc Andrew) ; la journaliste se sent par ailleurs obligée d’ajouter « le train 777 que certains ont déjà surnommé le « triple sept«  » : oui, en même temps, c’est son nom, ça a pas dû trop vous fatiguer de le trouver celui-là. Donc bon. La police a commencé, de son côté, à bloquer tous les passages à niveau, mais c’est sans compter sur la presse qui décide d’arriver sur l’un de ces passages pour garer son camion pile là où il ne faut pas ; et sans compter aussi sur un type qui roule en réglant sa radio et qui ne regarde pas devant lui. Et sans compter sur un camion de transport de chevaux qui…

Oui, moi aussi toutes ces coïncidences, ça finit par me lasser.

 

1 million de tonnes cette fois ! Non mais stop ! Ce n'est plus un train, c'est un substitut pénien !

Enfin : en tout cas, le type qui règle son autoradio percute le camion de la presse, camion qui va empaffer celui qui transporte les chevaux, dont la remorque se retrouve bien évidemment envoyée sur la voie. Attention, je le disais plus haut, nous sommes dans un film américain, sachant que les enfants ne peuvent pas y mourir, pensez vous que des chevaux puissent ? Evidemment que non : ils traînent, ils renâclent, ils paniquent et se cabrent sur les voies malgré les efforts de leurs propriétaires pour les en retirer, évidemment pile au moment où le 777 arrive mais… à une demi-seconde du choc, les animaux s’écartent finalement et c’est une remorque vide que le train percute de plein fouet, poursuivant ainsi sa course folle. Je sais, c’est incroyablement surprenant. Je vous ai senti contractés jusqu’à la fin de ce paragraphe ; voilà, détendez-vous. Et mettez votre dos droit, vous êtes mal assis. Ah, mais.

Bon, c’est pas tout ça, mais je sens que vous vous demandez ce qu’il advient du convoi 1206 ? Et bien sachez que nos deux galopins sont arrivés à destination et accrochent les wagons qu’ils sont venus chercher ; hélas, cette grosse andouille de Will passe son temps à passer des coups de fil perso en cachette pour savoir ce qu’il en est de l’audience qui doit déterminer ou non s’il a le droit d’approcher sa femme. La réponse lui parvient rapidement : c’est un échec, il n’a toujours pas le droit d’aller la voir. L’esprit embrouillé, il ne fait pas attention et accroche 5 wagons de trop à sa locomotive : quelle erreur ! Dans la cabine, Frank lui fait remarquer, et la réponse de Will fuse « Haaan mais c’est ta faute, tu fais chier, tu me déconcentres, tu m’aimes pas parce que je suis un jeune et que j’ai la prostate qui marche, sale enfoiré de vieux« . Autant vous le dire : ça jette un froid. A noter ce héros très mature qui, merdant parce qu’il passe des coups de fil perso, accuse son coéquipier qui n’a rien fait de mal faire son boulot. A tel point qu’il ajoute d’ailleurs « et je ferai un rapport sur toi !« . Ok : Will Colson est con, c’est confirmé.

A quelques kilomètres de là, la compagnie ferroviaire a décidé sur ordre de Jean-Bob de lancer une opération pour stopper le train 777 : ils vont envoyer une locomotive à la même vitesse juste devant le convoi, la faire ralentir jusqu’à ce qu’elle touche le train, et freiner. Dans le même temps, un hélicoptère tentera de profiter de la chute de la vitesse pour hélitreuiller un marine (comme dans « Marines« , les soldats, pas comme dans « Marine Le Pen » ; ce qui ne veut pas dire que cette dernière ne pourrait pas arrêter un train, attention ; juste on la déposerait pas au même endroit pour ce faire) pour tenter de monter en cabine et d’enclencher les freins. La tentative est faite sous les yeux de tous les hélicoptères de la presse, qui évidemment, se mettent tous à des endroits où ils font chier toutes les manoeuvres de l’appareil qui tente de larguer le pauvre soldat. Je ne vous cache pas qu’à ce moment là, l’observateur attentif note deux choses :

  • ça fait même pas une heure que le film a commencé, ils ne peuvent donc pas décemment arrêter le train maintenant
  • le conducteur de la locomotive chargée de freiner le convoi ainsi que le marine ne sont pas joué par des acteurs connus, ils ne peuvent donc pas avoir un rôle déterminant au vu de leur cachet

Aussi, la tentative se passe donc assez lamentablement, puisque la locomotive arrive bien à se placer devant le convoi et à le ralentir, mais donnant un coup de frein un peu brusque, elle déséquilibre le pauvre marine qui avait réussi à atteindre le toit du train, qui se pète donc lamentablement la gueule en hurlant « Adrieeeenne ! » contre le pare brise de la motrice comme un vulgaire moucheron sur l’A6 un 15 août. Heureusement, toujours attaché à son hélicoptère, il est remonté dans les airs inconscient. La locomotive chargée de freiner le bousin, elle, finit par dérailler et aller exploser comme une daube un peu plus loin. Le chauffeur est tué sur le coup, parce que bon, hein, on le redit : il ne touchait pas un cachet assez important pour avoir la moindre chance.

 

Il suffisait de larguer le bon gars. Lui, les trains, il maîtrise.

C’est pas en France qu’on aurait ce genre de problème ; nous déjà, pour avoir un train qui roule, faut avoir du bol. Alors un train fou ; on t’aurait héliporté deux mecs de SUD-Rail ou des cheminots de Force Ouvrière, le train il se serait vite arrêté, il aurait pris sa carte et il aurait refusé de bouger tant qu’on lui aurait pas promis la retraite à 40 ans. Nan, un film avec des trains qui roulent, j’appelle ça de la fiction. Qu’est ce que je disais avant cette digression moi ?

Oui : la tentative a échoué, certes, mais pendant ce temps là, nos vaillants héros de la 1206 sont informés, alors qu’ils sont sur le chemin du retour, qu’arrive en face d’eux le train 777 lancé à pleine vitesse sans conducteur : crotte alors ! A bord, on commence à se poser de sérieuses questions comme « Dis, tu penses que quand on voit sa vie défiler avant de mourir, on peut sauter des chapitres comme sur les DVD? » ou « Attends, attends, je mets à jour mon FB » ; et puis finalement, ordre est reçu : le convoi 1206 est invité à être dévié sur une voie de garage. Hélas, étant trop grand (un con a accroché 5 wagons de trop dessus), il faudra aller à une autre voie, plus grande, mais plus loin, pour s’y garer. Le risque de se ramasser le 777 en contresens en est donc d’autant plus grand.

Heureusement, les autorités ont de leur côté une idée extraordinaire pour arrêter la locomotive : couper son arrivée d’essence ; pour ça, il y a un petit bouton sur le côté du véhicule, qui, une fois pressé, devrait arrêter la bête. Or, le dit bouton est monté pile sur les réservoirs d’essence. Et bien, devinez quelle est l’idée de la police ?

Ils mettent en place une ligne de tireur avec des fusils d’assauts pour arroser le réservoir en espérant toucher le bouton.

Et tout le monde trouve ça normal. C’est vrai que vouloir éviter l’explosion d’un train, ça commence par tirer sur ses réservoirs à essence avec des armes de guerre. Ce film est… heu… hmmm je cherche le mot. Ah, oui : « différent« . Voilà. Comme Corky.

Bref : nos vaillants gardiens de la paix mitraillent le train mais hélas, ne parviennent pas à toucher le fameux bouton pour stopper la bête. Par on ne sait quel miracle, ils ne font pas non plus exploser les réservoirs, sur lesquels les balles ricochent. Je sais pas en quoi ils sont leurs réservoirs de train, mais va falloir penser à en équiper l’armée très vite. Le train se contente donc de poursuivre son chemin, en continuant de percuter tout ce qu’il y a sur les voies (au passage, on y trouve même une voiture en panne, que personne ne pense à pousser et qu’à la place, tout le monde essaie de démarrer sur place. C’est fou).

Hélas, le train 1206 et le 777 continuent de se rapprocher dangereusement l’un de l’autre, puisque tout a échoué jusqu’ici ! Aussi, Will et Frank sont relativement heureux lorsqu’ils découvrent enfin l’aiguillage qui va les emmener sur la voie de garage tant attendue ! C’est sans compter que c’est évidemment au même moment (ah, ça vous surprend hein !) que déboule le 777 ; là encore, les deux convois se frôlent, et seuls les tous derniers wagons (ceux en trop, ça tombe bien) se prennent 5 000 tonnes dans le nez, et sont donc un peu moins vaillants. Heureusement, le reste du train reste stable, et personne ne déraille. Will et Frank sont sauvés d’une mort certaine.

Mais vont ils en rester là ? Car dans son rétro, Frank a noté que l’arrière du train 777 était dans une position permettant d’y greffer une locomotive : en amenant la 1206 à la même vitesse juste derrière le train, il serait donc possible de l’attacher et de freiner tout le convoi ! Ni une, ni deux, Frank et Will (ce dernier hésite 10 secondes, puis se rappelant que, formidable coïncidence, sa femme, sa fille et son frère habitent la ville où le convoi risque de faire un malheur, se décide à suivre son copain black) montent donc dans la locomotive de queue et partent à la poursuite d…

 

"Hmmm, si seulement Dieu faisait apparaître une locomotive pile là où on en a besoin"

Hééé… une locomotive de queue ? Attendez, d’où elle sort ? La queue du convoi s’est pas déjà prise le 777 dans la gueule il y a 5 minutes ? Et il n’y avait que des wagons ! Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? En plus personne n’en a parlé depuis le début du film, et au départ, nos héros ne sont partis qu’avec une seule loco ! A force de fermer les yeux sur tant de choses, je vais finir par pioncer moi.

Nos héros partent donc à la poursuite du convoi 777 ; or, Jean-Bob a décidé de passer à une nouvelle étape pour arrêter le convoi : le faire dérailler. Il a donc envoyé une équipe d’ingénieurs placer des dérailleurs sur les rails à proximité d’une agglomération que la police fait évacuer ; certes, ça coûtera cher à la compagnie, ça fera du dégât aux fleurs, aux arbres, aux renards et aux prostituées des bois alentours, mais au moins, ça ne pétera pas dans une grande ville. Sur sa radio, Frank entend cette décision et explique le problème : un train de 5 000 tonnes lancé à 70 miles à l’heure ne déraillera pas. Il le sait : il est chauffeur de train, il a de l’expérience.

Ah ouais, de l’expérience ? T’as déjà fait dérailler beaucoup de trains dans ta vie mon garçon ? Si c’est le cas, tu t’es planté de métier, où alors tu coûtes une fortune à ta compagnie. L’équipe d’ingénieurs, elle, qui est payée pour calculer ce genre de choses toute l’année, affirme le contraire. Elle est sûre que ça marchera. Jean-Bob ordonne donc à Frank et Will d’arrêter la poursuite, tant il ne veut pas que le 777 déraille et que les couillons dans la 1206 derrière subissent le même sort ; il prévient : s’ils n’obéissent pas, il les virera. C’est là que le terrible secret de Frank éclate : il a déjà reçu son préavis comme quoi il était viré. Il n’est plus qu’à 3 semaines de la pré-retraite.

Ah, le baroudeur à 3 semaines de la retraite qui tente une dernière action héroïque. Comme c’est original. Le tout en faisant équipe avec un petit jeune. Hmmm… décidément, ce film est un trou noir à poncifs.

C’est donc sur ces entrefaits, à quelques minutes de finir éventuellement carbonisés dans un feu chimique que nos deux compères se décident à… parler de leurs problèmes de coeur. Oui oui oui. Le tout en souriant et en rigolant, bien sûr. C’est tout à fait le moment. Frank, par exemple, raconte qu’il a perdu sa femme d’un cancer il y a 4 ans, et qu’il n’a plus que ses filles qu’il aime très fort. Il les appelle d’ailleurs pour leur dire « Tout va bien les filles, papa va bien, il ne va pas mourir comme une merde, je voulais juste vous dire que je vous aimais » et derrière il envoie un SMS « et je trouve que vous remplissez bien vos t-shirts de chez Hooters, papa est fier de vous ;-)« . Au tour de Will de conter son soucis : il est marié et a un fils ; hélas, il y a quelques semaines, en rentrant du boulot, il a surpris sa femme QUI TAPAIT UN SMS (véridique) ! Ça l’a rendu fou ; il a supputé qu’elle envoyait ça à son amant ; alors il l’a un peu cognée. Ensuite, l’amant supposé en question, c’était un flic ; il est donc allé le voir pour le menacer avec un flingue. Et bizarrement, du coup, sa femme lui fait la gueule et la justice lui interdit de l’approcher. Je retire ce que j’ai dit : Will n’est pas un con : c’est un gros con, nuance.

A noter qu’il avoue qu’en fait, sa femme envoyait un SMS à sa soeur. Mais qu’il ne pouvait pas deviner, bordel. Okay, un très gros con, donc.

 

"Envoie : BATTUE au 83838 et reçois l'heure de ta prochaine torgnole !"

Frank, en vieux baroudeur tant du rail que de l’amour, lui explique que le coeur d’une femme peut toujours être reconquis: qu’il doit l’appeler. Will lui dit que ça fait bien 2 semaines qu’il l’appelle tous les jours mais qu’elle ne répond jamais et ne rappelle pas. Frank lui donne donc ce précieux conseil : « appelle la« .

Frank, qu’est-ce que tu ne comprends pas dans « je l’appelle depuis deux semaines mais elle ne répond jamais et ne rappelle pas » ?

Bon enfin. Revenons à l’action, parce que là, bon : le déraillement a échoué, le train fou a écrasé les dérailleurs sous son poids sans bouger, la 1206 rattrape la 777 et parvient finalement à s’accrocher à l’arrière du convoi ; hélas, nos héros sont arrivés un peu vite, et ça a crevé le dernier wagon qui contenait, à vue de nez, des Miel Pops. La visibilité est donc quasiment nulle durant de longues minutes ; c’est donc sous une pluie de céréales que l’ami Will sorti de la cabine essaie de verrouiller l’accrochage entre la locomotive et le wagon à coups de pieds ; certes, il y arrive, mais le système se referme sur son pied.

Rassurez-vous, pas de pied arraché : il a juste un trou qui le fait boiter. Ce qui lui donne un petit côté héroïque puisque, les hélicoptères de la presse sont tous braqués sur le convoi, et filment donc en direct les exploits de nos héros ; à noter que la presse dispose visiblement de photos du jour même pour identifier les personnes à bord du train, puisque sur les portraits nos pinpins ont la même tenue & le même rasage que le jour même. Formidable. Chez Hooters comme chez Darcy, la femme de Will, tout le monde a les yeux braqués sur les exploits de nos larrons et encourage ses connaissances respectives à sauver la ville en bout de rail.

Will retourne donc dans l’habitacle de la locomotive, et regarde son ami Frank tenter de ralentir le convoi ; hélas, le frein ne suffit pas : Frank demande donc à Will de s’occuper de la loco pendant qu’il va actionner lui même, en grimpant sur le train, les freins manuels de chaque wagon de la 777 grâce à de grosses manivelles situées derrière chaque tender. Il arrive ainsi à ralentir suffisamment le convoi pour passer le viaduc où le train risquait de tomber sur des réservoirs d’essence en pleine ville et…

… attendez, attendez, il suffisait de faire ça pour ralentir le train ou l’arrêter avant qu’il ne prenne de la vitesse ? Mais alors Dewey, après avoir raté son rattrapage de locomotive au début du film, pourquoi n’a t-il pas commencé à grimper sur l’un des wagons des 800 mètres de convoi qui défilaient devant lui au petit trot pour ralentir le tout et retourner à la loco ? Ou son pote Jean-Jacques, qui était lui-même le long du convoi ?! Mais ? Mais enfin !

Bon. Je ne dis plus rien, tiens. Toujours est il que le convoi est ralenti, mais que, comme  il reste 15 minutes de film, il faut bien qu’il arrive encore une ou deux merdes avant le terminus. Ce sont donc les freins de la 1206 qui vont lâcher, et le convoi reprend de la vitesse ; heureusement, Ned, le soudeur que vous aviez tous oublié, arrive à fond les ballons avec une escorte de police, et vient se placer avec son pickup près de la 1206 ; il fait signe à Will de quitter l’habitacle et de sauter à l’arrière de sa voiture : malgré le fait que Will se soit fait happer un pied entre deux trucs de plusieurs tonnes quelques minutes plus tôt, il saute comme un cabri et atterrit pile comme il faut, le tout en se faisant un poil mal au bras tout de même, histoire de.

 

Man VS Miel Pops

Ned n’a donc plus qu’à accélérer (pendant que derrière lui, son escorte de police, qui continue à le suivre sans raison apparente puisque bon, il ne doit pas y avoir beaucoup de circulation le long d’une voie ferrée, fait des carambolages parce qu’il restait un peu de budget à écouler) pour amener Will au niveau de la locomotive folle, et ce dernier, malgré donc son pied pourri et son bras fraîchement laminé, parvient à sauter ET à agripper le motrice : il n’a donc aucun problème pour atteindre la cabine et arrêter le train pendant que Frank, sur le toit du train toujours, crie victoire (heureusement que ce n’est pas un train avec lignes à haute-tension).

Le convoi fou finit donc par s’arrêter et nos héros sont accueillis comme tels par les sauveteurs ainsi que par leurs familles (oui parce que malgré le risque de méga-explosion+ incendie toxique, ils étaient restés à proximité des voies), et Connie, la chef de la gare de triage, qu’ils n’avaient jusqu’alors eu que sur la radio, vient les féliciter en leur faisant des bisous.

Tout le monde rit, la compagnie propose à Frank de garder son emploi au lieu de lui mettre un coup de pied au cul, Will sur ses petites béquilles s’en va embrasser sa femme qui a été séduite par sa conduite et recommence sa vie paisible et…

FIN

Il ne manque, à la fin du film, que la séquence où Will rentre chez lui.

« Aaaah, qu’il fait bon d’être chez soi !
– Oui, je ne te le fais pas d…
– Attends. Dis donc grognasse, à qui tu envoies un SMS là ? Hein ? Je pars 3 semaines et tu recommences à trainer partout ? Sale garce !
– Mais non, j’avertis ma soeur que  tu es un hér…
– PRENDS MES BEQUILLES DANS TA GUEULE ! »
0

Et non : ce n’est pas parce qu’on a arrêté un train qu’on a arrêté d’être un très gros con.

Certaines choses sont unstoppables.

Dommage, Darcy.

 

82 réponses à “Un train peut en cacher Unstoppable

  1. « Le risque de se ramasser le 1206 en contresens  »
    Le 777 plutôt. Le 1206 va voir du mal à se ramasser lui même en contressens; sauf peut être si il tourne sur un ruban de moebius, et encore.

  2. Encore un « nouveau » scénario catastrophe ? A croire que les scénaristes sont tous fatigués (ou en grève, au choix.).

    Entre les moyens de transport (avion, bus, train), les catastrophes naturelles (tsunami, tempête, tremblements de terre, inondation) et les attaques d’animaux (guêpes, requins, piranhas (new!!))…

  3. Dire que l’on a voulu m’emmener voir ce film, me disant que c’était pas mal. Il faudra vraiment que je me méfie de cet ami.
    Vous avez bien du courage d’aller voir ces films pour nous spoilez et nous évitez de les voir.

  4. « le train fait prêt de 800 mètres de long »

    :o

    je suppose qu’il faut bien entendu lire:
    « le train fait un prêt de 800 mètres de long »

    il faudra que j’en parle à mon banquier, ça à l’air intéressant :D

  5. «tant qu’on lui aurait pas promis la retraiteS à 40 ans»

    Une légère faute ici mon cher connard. ;)

    Sinon, qu’est-ce que vous avez bien pu faire à Satan pour qu’il s’amuse à vous malmener avec des films pourris et des rêves bizarres ?

    Tiens en parlant de films pourris et de démon, vous en pensez quoi des 2 Paranormal Activity ?

    Bien à vous vile engeance…

    • Il faut que j’arrête d’écrire si tard, je laisse vraiment passer trop d’erreurs… merci, c’est corrigé !

      Satan m’a promis mille tourments cinématographiques et tient parole.

      Les 2 Paranormal Activity, je ne les ai pas vu. Bonne idée, à l’occasion.

  6. Dès que j’ai vu la bande annonce j’ai pensé à vous, et commencé à prier pour l’arrivée de cette chronique.

    Merci Santan !

  7. Tout ça me donne envie de revoir le Mécano de la Générale.

    Merci pour cet (une fois encore) excellent article.

  8. Oh la vache! Alors en fait c’est encore plus con que ça en a l’air. Diantre! Les meilleurs scénaristes étant toujours pris par les séries, pour les films ils doivent encore se rabattre soit sur des gars avec un QI de palourde, soit sur des enfants de 6 ans, pour écrire des scénarios.

    Par contre:

    « Mais Connie, son avis, tout le monde s’en tape, car étant femelle et basanée, elle appartient à deux minorités à la fois »

    D’après les statistiques il y a 110 femmes pour 100 hommes, alors en fait la minorité est masculine. Ce qui veut dire que…
    Nous sommes encerclés par le double-X, camarades!!!

    • Ah j’oubliais! Encore merci pour le spoiler, la rigolade en le lisant, l’économie de brouzoufs, etc, etc…

    • Dans les films américains, du moins de ce genre, il faut bien avouer que les femmes sont généralement représentées par :
      -le garçon manqué.
      -la femme/fiancée aimante /qui s’occupe bien de ces enfants.
      -les filles -3 à 7 ans et 15 à 25 ans environ-.
      -La femme sévère et coincée (qui se décoince à la fin).
      -parfois, une bimbo.
      (A noter que si un homme montre une photo de sa femme à un ami, il va mourir, une photo de son fils également, mais pas une photo de sa fille. C’est ce qu’on appelle la sélection naturelle)

      Quoi qu’il en soit, ces éléments sont minoritaires dans l’immense diversité féminine.
      Donc le sex-ratio dans ce genre de films serait peu être de…disons 70-80 femmes pour 100 hommes.

  9. Des dérailleurs qui ne font pas dérailler les trains ? Pourquoi pas. Cela dit, donnez-moi une disqueuse et dix minutes. Sans rail, il va pas aller bien loin, votre train fantôme.

    Quoi qu’il en soit, nous admirons encore une fois que, décidément, la vie américaine est bien plus palpitante que la notre. Une transcription en notre riante nation donnerait (sans même mentionner nos amis syndicalistes) : « le mécanicien a quitté la cabine, et donc a relâcher la pédale de contact plus de dix secondes. Le train s’arrête. »

    Comment voulez-vous lutter ?

  10. Même pas un calembour comparant le nom de l’acteur (Pine) à son jeu d’acteur (comme une…)?
    J’imagine qu’être un connard interdit tant de facilité.

  11. Tiens, vu qu’on est dans le signalement des fautes, petite coquille de conjugaison:

    « Tiens mais au fait, que deviens notre excursion scolaire » Un « t » à « devient » serait sans-doute préférable.

    A part ça, encore un très grand article, pour changer.

    PS: Bonne idée, en effet, pour les Paranormal Activity. J’ai plutôt apprécié le premier, pas vraiment le deuxième, quoiqu’il en soit, y’a de quoi raconter.

  12. « Hééé… une locomotive de queue ? Attendez, d’où elle sort ? La queue du convoi s’est pas déjà prise le 777 dans la gueule il y a 5 minutes ? Et il n’y avait que des wagons ! Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? En plus personne n’en a parlé depuis le début du film, et au départ, nos héros ne sont partis qu’avec une seule loco ! »
    Je pense plutôt qu’ils ont décroché la 1206 du reste du convoi, et sont repartis par l’autre côté de la voie de garage. D’ailleurs ils sont en marche arrière, ce qui tend à confirmer mon hypothèse. :)

    Quoiqu’il en soit j’ai vu ce film et je l’ai apprécié. Je n’avait pas remarqué les petites incohérences, cela dit.

    • C’est aussi ce que je me suis dit ; jusqu’à ce que je me rappelle qu’au moment de passer à l’action, on les voit descendre de la locomotive et remonter le convoi… et non juste décrocher les wagons avant de remonter. Ils vont donc bien à l’autre extrémité du train chercher une locomotive qui n’a jamais existé.

      • Je l’ai revu hier sur TF1, et non, c’est bien la même loco: il descendent pour décrocher la loco, et ils ne remontent pas le convoi. De plus, elle est en marche arrière et porte le même numéro (1206).
        « La loco qui n’a jamais existé » n’existe pas, là c’est un peu abusé de votre part!

  13. mon dieu, le jour où j’ai vu l’affiche, je jouissais d’avance de cet article.
    maintenant c’est malin j’en ai plein mon écran, mais merci quand meme M.OC !

  14. « Au tour de Will de conter son soucis : il est marié et a un fils ; hélas, il y a quelques semaines, en rentrant du boulot, il a surpris sa femme QUI TAPAIT UN SMS (véridique) ! Ça l’a rendu fou ; il a supputé qu’elle envoyait ça à son amant ; alors il l’a un peu cognée. Ensuite, l’amant supposé en question, c’était un flic ; il est donc allé le voir pour le menacer avec un flingue. Et bizarrement, du coup, sa femme lui fait la gueule et la justice lui interdit de l’approcher. »
    Ah désolé, mais Will a d’abord demandé à plusieurs reprises à sa femme à qui elle écrivait.

    « A noter qu’il avoue qu’en fait, sa femme envoyait un SMS à sa soeur. Mais qu’il ne pouvait pas deviner, bordel.  »
    C’est donc vraiment de très mauvaise foi de dire cela… :p

    Au passage, Will soutient aussi ne pas avoir frappé sa femme.

    • Will a effectivement demandé, mais elle n’a pas répondu : donc en effet, le brigand ne pouvait pas deviner. Mais oui, je suis de mauvaise foi, c’est un fait. Par contre, s’il soutient ne pas avoir frappé sa femme il dit « J’ai mgngmgngnnn essayé de lui heeeem prendre heuuu le téléphone » ; on l’imagine en effet mal dire « je lui ai pété sa face de truie pourpre ».

      • Problème de cohérence de ce geste, c’est quasiment digne du réalisateur d’Unstoppable. Il est probablement bien fâcheux d’étrangler une truie pourpre puisque le plaisir de la voir changer de couleur est ôté au bourreau-héros. Donc  » Je lui ai pété sa face : maintenant, on reconnait son côté truie pourpre du premier coup « .

  15. Je veux qu’on m’explique comment 1 million tons a pu se transformer en 10000 tonnes.
    Et pourquoi persister à se fournir en armement outre-Rhin ? On en a du très bien, de ce côté.

      • Les distributeurs français doivent se dirent que même si on est très cons, on l’est quand même moins que les Ricains, et donc qu’un million de tonnes, ça fait vraiment trop gros pour que ça passe… Je ne vois que ça.

    • Pour être entièrement honnête, une tonne métrique fait 10% de plus qu’une « short ton », unité utilisée aux US qui fait 2000 livres.

      Bon ça ne justifie pas tout.

  16. Merci pour ce bon récit.

    A noter que les scénaristes n’ont rien inventés. J’ai souvenir d’avoir vu un téléfilm narrant une histoire similaire de train fou rempli de trucs pas bons…

    Sinon, « Runaway train » (1985) est un film à voir dans le même genre de train fou mais plus réaliste et sans produits toxiques.

    • J’ai également ce souvenir. Et un pas mauvais, il me semble. En tout cas, ça devait être meilleur que ce navet, tel qu’il est décrit par notre camarade O.C.

    • « Atomic TRain », et c’était vraiment cool pour un téléfilm, et en plus original; puisque le crash ADVENAIT! Si, si, la deuxième partie du téléfilm était de ce fait consacrée à la gestion de la catastrophe nucléaire n’ayant pas pu être évité; ce qui donnait quand même une structure assez novatrice!

  17. J’ai toujours pensé qu’on sous estimait les Miel Pops.
    Quelle denrée mystérieuse qui est transportée avec les déchets nucléaires et autres saloperies.

  18. Un appel de la rédaction de « Rivarol » qui signale que si Marine Le Pen peut arrêter un train, elle ne peut rien face à Bruno Gollnisch.

    • Arrière ! Suppôt de la gaucho-sphère !!!

      Mes convictions patriotes, mises de côté, je crois que je n’avais jamais vu de bande-annonce qui me décourageaient autant de voir le film. Je crois que même « Le monde de maya l’exploratrice et les mini-chouettes » m’a paru plus innovant.

  19. Et bien, Satan n’a pas failli à sa réputation. Il a été très méchant avec vous !

    J’espère que vous lui avez vendu votre âme pour très, très cher.

    En tout cas, j’ai bien ri ; faut que je le dise à Satan… même à ce prix, il a fait une super affaire !

  20. Très bon article encore. Merci monsieur Connard.

    C’est marrant mais il me semble en plus avoir déjà croisé ce scénario il y a lonnnngtemps à la télé où le train été par contre transporteur de nucléaire.
    En vous lisant j’ai vu une autre chose qui m’a paru incohérente : on a mis quoi pour tenter de faire dérailler le train ? Parce que ça n’aurait pas du faire dérailler nos deux autres compères malgré tout ? Qui eux n’ont pas la même inertie.

    Et au passage j’ai relevé une erreur de frappe :

    « …que ses deux filles de 18 et 19 ans paient leurs études en travaillent comme serveuses chez Hooters… »

    « en travaillant » je suppose

  21. Drôle coïncidence avec l’actualité, vous ne trouvez pas, ô dieu connard ?

    Si Denzel Washington avait été aux commandes du train remplit de déchets nucléaires parcourant la France et l’Allemagne, ces cryptos-gauchos-écologistes auraient mangé leurs bandanas et leurs pantalons à fleurs !

    Quand aux frères Scott (les réalisateurs, pas l’insupportable série américaine), ils sont en sacré perte de vitesse depuis un certain temps.

    Du moins pour Ridley ; Tony n’étant jamais parvenu à la cheville de son frérot…

    • Sans présager de la réponse du maitre des lieu, les probabilités que quelqu’un qui bosse dans le cinéma outre atlantique entende parle de l’actualité ferroviaire européenne me semble si infime qu’il est difficile de ne pas croire la coïncidence fortuite…

      • Je dirais même plus: les probabilités que quelqu’un outre atlantique entende parle de l’actualité européenne me semble si infime qu’il s’agit d’une coïncidence fortuite.

  22. Ca fait penser un peu a la scène finale de Broken Arrow. Peut etre juste parce que ca se passe dans un train. Voila voila.

    • Oh oui Broken Arrow !
      L’un des pires navets cinématographique de la création !

      De l’or en barre pour notre odieux connard. Mais ce serait presque trop facile. Et vous aimez un tant soit peut le challenge, n’est-ce pas, ô dieu connard ?

      John Woo aurait vraiment dû rester à Hong-Kong…

  23. Avouez, M. Connard, que vous êtes de mèche avec Satan. J’ai vu clair dans votre jeu ! Ce démon vous emmène voir des films merdiques dans le seul but de vous permettre de les spoiler sans gêne aucune, et ainsi vous attirer moults commentaires élogieux. Tout cela flatte votre ego, et en retour vous encouragez nos esprits à se montrer aussi moqueurs et cyniques que le vôtre… autant d’âmes se rapprochant ainsi inéluctablement de la damnation éternelle. OMG : Satan, sors de ce blog !

    • Je ne suis que porteur de lumière, mon rôle se limite à éclairer le chemin de l’humanité, d’offrir des opportunités, l’utilisation de ces présents et leurs conséquences ne résulte que du choix des hommes. Le Mal, la vanité et autres plaisirs de la vie, ne sont pas extérieur à l’être humain mais seulement des composants de son être profond.

  24. « Ou bien, qui sait, une bacchanale d’étudiantes n’attendant que ma personne pour pouvoir véritablement commencer l’orgie tant attendue ?  »

    suis-je le seul a avoir secrètement opter pour cette raison?

    Un article excellent,comme d’habitude

  25. Mais j’y pense, plutôt que s’amuser à freiner un train lancé à pleine vitesse, pourquoi ne pas simplement détacher la loco et la laisser se prendre les dérailleurs toute seule ? Vu qu’apparemment il y a bien des types qui parviennent à grimper sur le train ?

    • Alors celle-là… mon dieu, et si même l’OC s’était laissé corrompre par les scénaristes d’Hollywood et proposait des solutions qui ne seraient pas les plus simples possibles ?

      Sinon, le « Triple Seven » est une marque de poudre pour fusil. Et en réponse à qqn qui parlait de produits radioactifs, j’attirerais votre attention sur le petit logo en forme d’hélice d’avion, sur le devant du train (en tout cas sur l’affiche).

      Merci encore pour ce film que je n’aurais jamais vu.

  26.  » Ni une, ni deux, Frank et Will (ce dernier hésite 10 secondes, puis se rappelant que, formidable coïncidence, sa femme, sa fille et son frère habitent la ville  »

    Je ne comprends pas : Will a-t-il un fil ou une fille finalement ? (Non, parcequ’au vu du premier commentaire sur la question, ça donne quelque chose de vachement ambigu…)

  27. Les histoires de train fou, il y en a des tas, c’est un gros classique. Une des meilleures, c’était les Robinsons du Rail, un feuilleton publié par Franquin (et Delporte je crois) dans le journal de Spirou dans les années 60. A bord, il n’y avait pas de déchets toxiques, il y avait Gaston Lagaffe. Ca expliquait du coup toutes les catastrophes…

    Et au moins, on avait envie de le voir s’en sortir. Parce que franchement, un type qui bat sa femme…

  28. J’aime toujours autant les chutes… Ben je ne suis pas allee le voir du coup, suis alle voir RED a la place (ahahahah de quoi spoiler egalement!)

    • Hey l’autre, comment elle me pique mes commentaires !!! Enfin au moins RED c’est totalement inutile de détruire ce film, vu qu’il ne se prend pas du tout au sérieux… nan mais rien que quand Bruce Willis sort de la voiture qui lui passe à 1cm du molet pour vider deux chargeurs, sans même recharger sur la voiture qui le suis, bah voila quoi, juste O___O

  29. Pourquoi tant de bonnes gens pour parler de faire des économies en vous lisant? Personnellement, je finis par me retrouver au cinéma à chaque fois. Pure curiosité. Je ne vous remercie pas, monsieur Connard!

  30. Quelques retouches minimes :

    « et le convoi reprendre de la vitesse »

    « Will se soit fait happer un pied(s) »

    « Le convoi fou finit donc par s’arrêter nos héros sont accueillis comme tels » – je crains qu’il ne manque une coordination entre les deux propositions.

    Par ailleurs, la conclusion m’a bien fait rire.

  31. « […] pour synthétiser un peu la chose, sachez que ceux-ci, en cas de gros choc, feront non seulement boum, mais brûleront fort, longtemps, et en plus en envoyant des trucs toxiques un peu partout ; c’est assez ennuyeux. Ca ressemblerait à peu à une crémation d’un frère Bogdanov. »

    Je me permet de constater, cher Odieu, que vous avez une certaine obsession pour les Bogdanov (cf Resident et Vile). Je ne peux cependant pas vous le reprocher, ayant moi-même toujours eu des doutes quand à leur humanité. Ce sont des OGM, ces deux là…

    Une autre chose m’a bien fait rire.
    « Ce film est… heu… hmmm je cherche le mot. Ah, oui : « différent« . Voilà. Comme Corky.»

    Ah làlà. Vous savez toujours aussi bien choisir vos mots. Cette phrase est collector. Vous êtes bien trop urbain.

    Quoi qu’il en soit, votre article est fort bon, comme toujours.

    Mazout.

  32. Un film que je n’aurais pas été voir sauf si mon pote BigStef m’avait supplié comme il l’avait fait l’année dernière pour « 2012 ».

    L’avantage avec ce billet, c’est que ça coûte beaucoup moins cher qu’au cinéma, qu’on passe pas une heure et demi à se faire chier et qu’en plus on peut le faire sur son temps de travail.

    C’est beau le progrès.

  33. Hello!

    Félicitations, ton billet m’a à peu près autant fait rire que le coup du singe volant dans le film!

    Je regrette beaucoup moins d’être allé le voir du coup!

  34. Au sujet des câbles à haute tension : il ne me semble pas en avoir déjà vu sur les voies ferroviaires nord-américaines. Tous les trains semblent être au mazout par là-bas.
    Aucun risque de se faire chopper par un arc, donc.

  35. Puis-je oser suggérer une option de carrière cher OC : commentateur en audio description ! Il vous faudra moult coupures pub afin que le public arrête de se piss….de se poiler grave ! !
    Honnêtement, je serai à l’écoute !

    Cordialement toussa…

  36. Cher Odieux Connard,
    j’ai encore beaucoup ri, j’aurais même pu souiller mon pantalon si j’en avais porté un (j’me ballade à poil chez moi).

    Je me permets de mettre un lien sur mon blog, vers le tien.
    Ne dis pas non, sacripan.

    O.

  37. Je l’ai vu finalement et… c’etait bien nul comme prevu – du coup j’impose ton site a mes zamis pour eviter de nouveaux drames.
    Searit-il possible d’avoir Harry Potter Spoile histoire que je perde pas mon temps au cine? Merci

  38. Pour ma part, le bref extrait de la bande-annonce (vue et citée par mes frères) m’a suffi :

    « Ce n’est pas un train. (voix dramatique) C’EST UN MISSILE DE 300 M DE LONG ! »

    Mon fou rire m’a empêché de respirer pendant deux bonnes minutes, ce qui était peut-être bien leur but, les petits sagouins.

  39. Woauh un collègue ! Et il est génial en plus. Dsl, je suis au taf, pas le temps de tout lire mais l’adresse est notée et je reviendrai faire un tour ;-)

    N.B: t’as l’air de bien te prendre la tête sur les films toi dis donc. J’arrive pas à croire que j’ai trouvé aussi, voire plus dingue que moi mdr

  40. C’est vrai qu’il y a des incohérences, des exagérations et des erreurs dans le film, mais lorsqu’on regarde ce film uniquement pour se divertir, je vous jure qu’il est bon. Le film réussi tout de même à nous garder en haleine, même si la fin est relativement prévisible. Pour ma part, ce fut un 100 minutes bien investi.

  41. Je l’ai vu hier soir et je me suis dit en le regardant: pourvu que l’odieux connard ai fait un post dessus!
    Du coup en prévision d’une possible bonne lecture, je me suis amusé à relever les incohérences et autres choses « curieuses ».

    Et je ne suis pas déçu par votre post: tout y est!

    Cependant j’aurai cru que vous vous attarderiez 2 minutes sur les effets de caméras à 2 balles omniprésentes et qui foutent la gerbe (à moins que ce soit du au scénario): moult tremblements et 180° autours des personnages dans l’unique but d’essayer de rajouter de la tension à cette encéphalogramme plat…
    L’espace d’un instant je me suis demandé si c’était Michael Bay qui dirigeait les caméras!

  42. « …et on découvre surtout qu’ils sont unis par un terrible secret : ils doivent utiliser un dentifrice à base de plutonium pour avoir des dents aussi brillantes.  » Hin hin hin

  43. Ce qui est assez fou, avec ce film, c’est qu’il est tiré d’un fait réel, l’incident du train 8888 (oui, c’est vraiment le nom du train; donc finalement, le « 777 » n’était pas si idiot que ça), mais que les scénaristes ont rajouté suffisamment de conneries dedans pour arriver à en faire une bouse, alors qu’utiliser l’histoire réelle aurait suffi…

    Pour tout savoir, c’est là : https://en.wikipedia.org/wiki/CSX_8888_incident

    On y apprend au passage que la tentative de déraillement, en effet, n’a pas marché, et que Dewey s’est fait trainé sur le sol une vingtaine de mètres en essayant de remonter à bord de la locomotive, au tout début. il devait être moins vaillant, ce qui explique qu’il n’ait pas cherché à actionner les freins des wagons.

    • Inspiré d’un fait réel? c’est l’adapation d’une bd, qui elle est inspiré du fait réel.
      Du coup osef que ca respecte pas ce qui c’est passé, ce n’est pas le but.

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