Note de service

Il existe un pays magique.

Un pays fabuleux qui sent le sucre et le miel ; un pays où les rivières sont de lait et les arbres en chocolat. Un pays qui jamais ne connait de problème auquel il n’existe de solution simple. Un pays où les enfants sont malicieux, espiègles, et toujours plein de bonne volonté bien que terriblement fragiles.

Ce pays, mes amis, c’est le monde magique des théoriciens de l’éducation.

En effet, après nous avoir pondu des séries de rapports expliquant que « les corrections au stylo rouge pouvaient traumatiser l’enfant« , que « les dictées, c’était trop dur » ou que « priver un enfant de récréation était un châtiment trop cruel« , voici, mesdames, mesdemoiselles, messieurs, la dernière création des industries éducatives :

L’appel pour la suppression des notes à l’école élémentaire !

Jouez hautbois, résonnez musettes. Car sachez-le, ce nouveau-né des découvertes fascinantes de nos amis chercheurs a quelques enseignements de premier choix à vous donner : les notes, ça traumatise les enfants et ça ne sert à rien, si ce n’est à montrer du doigt les plus mauvais. Mais, ne sombrons pas dans la mauvaise foi facile, et allons plutôt lire ensemble ce fabuleux appel pour mieux comprendre pourquoi on devrait mieux surveiller la consommation de beuh de certains avant de les laisser publier.

Pour la suppression des notes à l’école élémentaire

La culture de la note est encore très présente dans l’école française, une institution historiquement tournée vers la sélection.

Oui, sachez le jeunes gens : la note n’est pas un outil, non, c’est une culture, au même titre que le rock’n’roll, les hippies ou Twilight. Un simple accessoire visant à opérer une sélection qui, comme nous le verrons, consiste à se séparer des plus nuls pour continuer sans eux, comme de bien entendu. Et le texte le dit bien : l’école française est une institution historiquement tournée vers la sélection.

Alors que moi, étant un peu con, je pensais que l’école française était historiquement tournée vers l’éducation.

 

Un théoricien de l'éducation en plein travail

Mais je dois me tromper, continuons plutôt notre saine lecture.

Si ce modèle répondait aux exigences d’un système élitiste avant la massification scolaire, il apparaît aujourd’hui en total décalage avec l’objectif d’élévation du niveau d’étude et les défis posés par la démocratisation des études supérieures.

La notation est donc un système élitiste, évidemment. Jamais, non, jamais les notes n’ont pu servir à identifier des points forts et points faibles tant pour l’enseignant que pour l’élève ; savoir qui avait des difficultés en mathématiques ou en français… Non, la note est probablement une invention d’un professeur de chimie qui, défiguré lors d’un terrible accident de TP (quelqu’un n’avait pas bouché son tube à essai), se fit forger un masque de fer et alla travailler sur sa vengeance dans les sous-sols du collège Bernard Menez de Quimper. Après des années de labeur, il réussit à produire son chef d’oeuvre : la note, outil dont le seul but serait de faire chier les masses populaires en les empêchant d’accéder toutes à un doctorat de physique nucléaire, ce qui est pourtant bien légitime en démocratie.

C’est vrai quoi, les notes, c’est juste pour faire chier. Aucun rapport avec une évaluation quelconque, pour déterminer où ça pêche ou pas. Non.

Ce système de notation, et l’obsession du classement auquel il répond, crée, dès l’école élémentaire, une très forte pression scolaire et stigmatise les élèves qu’il enferme, progressivement, dans une spirale d’échec. Démotivantes, ces mauvaises notes sont vécues comme une sanction et n’apportent en rien les clés d’une possible progression.

Voilà, les notes, c’est de la pression, tellement que les enfants ont tendance à craquer leur slip rien qu’à cette idée. D’ailleurs, notez que l’appel ne parle que des mauvaises notes ; jamais un élève ne peut-être motivé ou fier à l’idée de ramener une bonne note à la maison. Non, quand il a une bonne note, il se contente de stresser en lâchant des pets aussi liquides que méphitiques tout en espérant que la prochaine ne l’envoie pas dans une spirale d’échec, puisque là encore, c’est connu, quand on se tape une vieille note de merde, on essaie surtout pas de récupérer le coup, même enfant (ils le marquent eux même : ça n’apporte en rien les clés d’une possible progression). Ca ne motive pas du tout à travailler là où on a merdé, non, les enfants qui se prennent une mauvaise note une fois tombent aussitôt en dépression, se défoncent à l’héroïne dans les toilettes de l’école primaire, s’engagent dans la légion à 13 ans où ils vivent une histoire d’amour compliquée avec Olga la chèvre, et rentrent au pays alcooliques, sodomites et sans un sou en poche pour acheter leur dose de schnouf, seul paradis artificiel qui les empêche d’avoir des flashbacks des horreurs de la guerre chaque nuit. Tout ça à cause de ce 4/10 que Mme Landrin leur a mis en français en CE2, parce qu’ils ne savaient toujours pas conjuguer le verbe « chanter » au présent de l’indicatif. La vie est vraiment trop cruelle.

Alors que la confiance en soi est indispensable à la réussite scolaire, les conséquences de ce système de classement sur les élèves en difficulté sont désastreuses : fissuration de l’estime de soi, absence de valorisation de leurs compétences, détérioration des relations familiales et, à terme, souffrance scolaire.

Résumons : avec les notes, les élèves en difficulté se disent qu’ils sont des merdes, qu’ils n’arriveront jamais à rien, les enseignants ne leur parlent jamais ou ne leur mettent nenni de petits mots à côté de la note pour leur dire là où ils ont progressé ou ne les encouragent, leurs parents leurs crachent à la gueule lorsqu’ils rentrent à la maison, et même Skippy le chien vient déféquer dans leur assiette pour leur signifier son mépris… bref, ils ont une sacré vie de daube, tout ça à cause des notes. Non, jamais un élève ne peut progresser, il est condamné à rester une fiente, une glaire, et donc, aucune progression de sa moyenne ne peut l’encourager. Et non, repérer des enfants avec d’énormes lacunes ne sert à rien, la démocratie, c’est de dire non à la sélection, et donc non aux parcours pédagogiques adaptés. Les notes, c’est de la merde dont le seul but est de pourrir la vie aux gentils bambins qui devraient vivre dans un univers constitué à 98% de barbe-à-papa et à 2% de LSD. On se répète, je sais, mais ce n’est pas moi qui le dit. Passons.

 

Voilà ; une note sous la moyenne en français, et c'est la spirale de l'échec. Adieu, prix Nobel de chimie.

La pression scolaire précoce ne fait que nuire à l’efficacité de notre système éducatif : aujourd’hui quatre écoliers sur dix sortent du CM2 avec de graves lacunes :

Pour la petite anecdote, ce chiffre, là, 4 écoliers sur 10 qui auraient de graves lacunes en sortant du CM2, vous savez d’où il sort ? D’un rapport du Haut Conseil de l’Education, qui a donné ce chiffre en se basant sur… les notes au sortir du CM2. Il va falloir choisir les gars : soit les notes, c’est de la merde et ça ne sert à rien auquel cas vous ne vous en servez pas pour étayer vos arguments, soit vous leur reconnaissez une utilité. Ce serait un peu comme dire « les sondages, ça ne sert à rien et ce n’est pas représentatif, d’ailleurs, 86% des français pensent comme nous d’après le dernier sondage IPSOS-Le Figaro« . Signer un appel de mecs qui, en moins de 30 lignes, arrivent à se contredire eux-même, je ne sais pas si c’est bien raisonnable.

Pour y favoriser l’acquisition des savoirs fondamentaux l’école élémentaire gagnerait à s’appuyer sur une autre logique que celle de la compétition. Il faut qu’elle devienne pour tous les enfants une étape positive de leur construction, de leur épanouissement, du développement de l’estime soi et de l’élaboration d’un rapport sain aux apprentissages.

Ho oui ! Il faudrait que tous les enfants du monde se tiennent la main en allant à l’école, leurs rires cristallins rebondissant en de merveilleux échos sur les murs décrépits de l’ancienne institution, transformant ces lieux de tortures notées en sites de plaisirs de la découverte ! L’apprentissage serait la plus belle des récompenses et, chaque matin, les enfants se lèveraient heureux d’aller à l’école ; oui, ils n’auraient plus envie de jouer à Pokémon ou de regarder Naruto, non, ils préféreraient s’éclater à faire des exercices de mathématiques, comble du bonheur à leurs yeux ! L’école serait une deuxième maison où chacun se rendrait en courant, trop heureux de vivre une nouvelle journée qui…

Non mais la consommation de seringues qu’il doit y avoir chez certains, c’est effarant.

D’autres modèles éducatifs ont prouvé leur efficacité en desserrant l’étau de l’évaluation constante. À titre d’exemple, en Finlande – le pays en tête des classements internationaux en matière d’éducation – les élèves sont évalués pour la première fois à 9 ans de façon non chiffrée, et commencent à être notés seulement à partir de 11 ans.

Il n’y aurait donc qu’un seul autre pays qui ferait cela ? Par ailleurs, j’ai eu beau chercher, je n’ai pas trouvé la source indiquant que la Finlande était en tête « des » (il y en a plusieurs ?) classements internationaux en matière d’éducation. Non parce que, je sais que les notes, c’est mal, mais les notes de bas de page pour donner ses sources, c’est pas mal quand même.

Au fait, attendez, vous vous basez sur un classement international pour justifier du bien fondé de votre argumentation ? Je croyais que les classements, c’était tout pourri, comme vous le disiez quelques lignes plus haut ? Ne pensez vous pas plutôt que, et je cite, l’école élémentaire gagnerait à s’appuyer sur une autre logique que celle de la compétition ? Qu’on pourrait développer notre propre système plutôt que de courir après les têtes de classement ?

 

Un enfant heureux d'aller à l'école

En France, les textes de lois ont déjà beaucoup évolué, et ne font plus référence explicitement à la note comme système d’évaluation ; mais face à l’urgence d’apporter des réponses concrètes à la question de la souffrance scolaire, nous devons franchir un palier supplémentaire et supprimer une notation inutilement sélective à l’école élémentaire.

Oui, face à l’urgence, c’est vrai : virons encore des outils et remplaçons les par du rien. C’est bien le rien. A la limite, une fois au collège, on commencera à noter les gamins. C’est là qu’on pourra commencer à se dire « Tiens, mais comment ce blaireau est il arrivé jusqu’ici ? A 11 ans, il ne connait toujours pas sa table des 3 et confond « et » et « est » ?« . Et je suis sûr qu’à cet âge là, rattraper 5 ans de retard « parce qu’on ne voulait pas stresser Bichon« , ça sera super simple.

Bon, remarquez, je dis ça, mais de ce côté, là, c’est déjà un peu le cas. Sûrement une raison de plus de supprimer l’un des rares trucs permettant de repérer à l’avance les enfants ayant le raisonnement d’une huître (pour pouvoir les diriger vers des filières spécialisées, comme par exemple « scénariste à Hollywood« ).

Nous appelons tous ceux qui souhaitent réaffirmer que l’école élémentaire doit être celle de la coopération et non de la compétition, à signer le présent appel.

Et je vous donne la liste des 1ers signataires, affichée en gros et en rouge sur le bord gauche du site : des chercheurs (il y a même un généticien), des hommes politiques, des directeurs de cabinets d’études, des pédopsychiatres… mais curieusement, pas un seul enseignant en école élémentaire, pourtant les premiers concernés par la chose. C’est marrant, si les notes étaient aussi inutiles que ça, vu que ça leur donne du boulot en plus, j’aurais pensé qu’ils auraient lancé eux-même la chose. Curieusement, ce sont toutes des personnes qui n’ont pas à gérer des morveux par paquet de 30 toute l’année. Comme tout cela est mystérieux.

Evidemment, le site vous propose aussi diverses autres sources pour vous indiquer que les notes sont l’incarnation du Mal sur Terre (je propose une notation sur 666 histoire d’être plus clair)  ; ainsi, nous découvrons par exemple les cahier pédagogiques, qui vous expliquent, je cite :

Alors, finalement, est-il normal de laisser aux seuls enseignants la responsabilité d’évaluer les élèves et donc d’auto-évaluer les résultats du fonctionnement du système éducatif ? L’école et les élèves gagneraient-ils à ce qu’il y ait une instance externe pour faire cette mesure et dire les résultats des apprentissages ?

C’est vrai ; l’enseignant étant le seul à être présent en classe avec les élèves, et à suivre au quotidien leurs difficultés, il est le plus mal placé pour les évaluer. Non, mieux vaudrait sortir une bonne vieille instance externe de sa manche qui ne connait rien à ce qu’il se passe dans la dite classe pour mesurer où en sont les apprentissages. C’est tellement plus cohérent. Surtout que l’histoire de la suppression des notes étant faite pour « déstresser » les enfants, je suis sûr qu’ils seront parfaitement détendus quand on leur dira « Bon, les trous du culs (il faut être ferme avec les marmots), vous avez bien travaillé cette année ; par contre, on va vous faire un seul gros test qui va compter, comme le bac, organisé par des gens qui ne sont pas vos profs ; et si vous échouez, ça sera la seule évaluation de vos apprentissages. Bref, si vous la merdez, vous serez considéré comme en difficulté et réorienté en conséquence vers la classe où il y a Timmy, le petit garçon qui mange ses cheveux et Sophia, la jeune fille qui urine en faisant le poirier. Ca ne vous stresse, pas, hein ?« .

 

A 11 ans, on ferait des sujets de bac adaptés : "Kant est il plus fort que Salamèche ?" "Au niveau 38, aurait il pu évoluer en Spinoza ?"

En passant, toujours en regardant les sources supposées appuyer le raisonnement « supprimons les notes« , on constatera que la principale, et la seule évoquée dans l’appel en lui-même, le rapport de la HCE, contient le passage suivant sur les évaluations :

Les élèves sont aujourd’hui soumis à des évaluations régulières, systématiques,obligatoires et communes : à partir de la rentrée scolaire de2007, ces évaluations auront lieu en début de CE1 et de CM2, c’est à-dire, dans les deux cas, au début de la dernière année d’un cycle etune année scolaire avant un palier du socle. Ces évaluations sont d’une grande utilité : le maître a besoin de s’appuyer sur une évaluation qui le renseigne sur les acquis et les besoins de chaque élève de sa classe, qui l’aide à différencier sa pédagogie, à ajuster les rythmes d’apprentissage à l’intérieur d’un cycle, à mettre en place si nécessaire une aide encore plus individualisée. Or ces évaluations ne sont pas utilisées comme elles le devraient. D’une part, certains maîtres pensent qu’elles sont principalement destinées à une exploitation statistique par leur hiérarchie, sous-estimant ainsi le parti qu’ils peuvent tirer eux-mêmes de ces informations sur les forces et les faiblesses de leurs élèves pour adapter leur pédagogie.

Hmmm, c’est bien ça, de s’appuyer sur un rapport qui déclare l’exact contraire de ce que l’on affirme : les évaluations et notes seraient donc des choses utiles, à faire régulièrement, pour identifier les forces et les faiblesses et adapter la pédagogie en conséquence ? Bin merde alors. Non mais sérieusement : qui peut citer en source pour justifier son propos, un rapport qui affirme l’opposé ? Quel est le problème ? Ils ont eu de mauvaises notes en lecture et compréhension de texte les auteurs ? J’espère qu’au bac français, ils ne sont pas tombés sur le rapport de l’HCE, sinon ils ont dû en chier.

Accessoirement, autre source utilisée : une interview de Pierre Merle, sympathique personnage qui a un livre à vendre sur la thématique des notes (ce qui le rend tout de suite plus objectif), et qui à aucun moment ne parle de supprimer les notes. Il évoque juste le fait que tous les professeurs ne notent pas de la même manière (nom de Dieu ! Des humains différents les uns des autres, alerte !), et que des fois, les filles ont de meilleures notes sans qu’il soit possible de véritablement l’expliquer.

Pas de problèmes Pierre, je veux bien te dépanner : ça s’appelle le syndrome du « Raaah, fifiiiille« , soit le fait que dans certains cas, chez les enseignants mâles, plus une jeune fille remplit ses t-shirts d’arguments de poids, plus ses notes ont tendance à elle aussi être gonflées.  Chez les damoiselles moches et plates, rassurez-vous, la notation est équitable. Inutile de me remercier, j’essaie juste de rendre service.

Autre source citée : une étude réalisée par un cabinet privé (dont le directeur a signé l’appel) qui découvre, après quantité de petits sondages à base de tutoiement (je n’ai jamais compris cette volonté de toujours vouloir tutoyer le jeune), que seuls 10% des élèves interrogés se sentent plus à l’aise au collège ou à l’école que chez eux ou dans des activités extrascolaires ! C’est donc bien qu’il y a un grand malaise à l’école, et effectivement, quand on demande aux élèves de justifier pourquoi ils sont si mal à l’aise, certains invoquent « le stress face aux exigences« . D’où les notes, ces trucs vilains à la base de tout le mal être.

Oui, ou alors, les élèves sont comme vous et moi : quand ils ont le choix entre glander et aller au boulot, ils préfèrent souvent la première solution. Enfin, je dis ça, je ne dis rien, hein. Et moi, mon cabinet d’étude vous facturait ce genre de résultats pour vachement moins cher, je pense.

Bref, un beau travail que tout cela, qui a débouché sur un appel bien construit, cohérent, et qui fait rêver, disons-le.

Moi aussi, je veux lancer un appel : j’aimerais qu’on envoie tous ces gens dans un pays magique ; Un pays fabuleux qui sent la beuh et les cendres ; un pays où les rivières sont d’urine de pitbull et les arbres en béton armé. Un pays qui jamais ne connait de problème auquel il n’existe de solution simple, comme par exemple, brûler une bagnole. Un pays où les enfants sont malicieux, espiègles, et toujours plein de bonne volonté pour caillasser la police, bien que terriblement fragiles face aux flashballs.

Un pays qu’on appellerait « Seine Saint-Denis« .

Maudits Bisounours.

338 réponses à “Note de service

  1. Pour reprendre les termes d’un de mes profs de fac : « Cherchez bien dans les textes des origines, jamais l’école n’a été là pour éduquer ou pour inculquer de la culture, l’école a été créée pour former des citoyens point barre. »
    Après, moi même je ne suis pas allé vérifier, mais les déclarations ministérielles de ces quelques dernières années vont malheureusement dans ce sens…

    • Ce qui ne change fondamentalement rien à l’affaire : l’école a été conçue pour l’éducation/l’enseignement du citoyen/de l’ingénieur/du consommateur… on peut disserter longtemps sur l’exactitude de la chose.

      Mais par pour séparer l’ivraie du bon grain, contrairement à ce que certains affirment, hélas.

      • bah, on peut penser à former un citoyen qui considère son infériorité sociale(la supériorité étant ignorée par les bisounours) comme naturelle.
        Ce qui permet d’aller chercher le point Godwin ou de revendiquer son fantasme sur les géorgiens moustachus de la moitiée du 20°s.

  2. « Oui, face à l’urgence, c’est vrai : virons encore des outils et remplaçons les par du rien. C’est bien le rien. »
    C’est moi ou bien, même si c’est triste à dire, c’est la direction que prend peu à peu notre système éducatif ? Plutôt que virer les notes, pourquoi on demanderait pas d’insister sur des trucs comme les encouragements à progresser, le suivi personnalisé, l’attention, l’écoute, pour compenser la pression qu’elles engendrent ?… Bref, un truc qui s’appelle la pé-da-go-gie, quelque chose qui pourrait pas mal servir à l’école, je crois.

    • Ahahah, quelle idée ridicule. Et pourquoi pas filer une formation aux enseignants, tant qu’on y est ?

    • le problème c’est que là on rentrerait vraiment dans le monde des teletubbies !! je suis en formation pour être prof et j’ai … 18heures de cours de pédagogie et deux semaines de stage (soit 36 heures)cette année ! sachant que la réforme a, en plus, supprimé notre année de stage/formation continue …
      tout cela conjugué aux classes de plus en plus surchargées la pédagogie ne sera bientôt plus qu’une utopie au profit de la productivité !

    • bah c’est évident. Former les enseignants, leur accorder plus de temps pour pouvoir mieux s’occuper des élèves individuellement, ça demande le seul truc que le gouvernement ne veut pas donner: des moyens.

  3. En Belgique, nous avons eu une ministre de la justice qui a fait voter une loi visant à ce que les « petits » délits ne soient plus sanctionnés, ceci afin de, je cite, « lutter contre le sentiment d’impunité ». Pas mal non plus, comme logique, hm ? Alors, de la même manière, cher Odieux Connard, vous verrez que les têtes pensantes dont vous parlez préconiseront de ne jamais faire redoubler un élève, SURTOUT s’il est en échec !

    • Ah mais ça, c’est déjà fait, le redoublement en primaire est quasiment interdit, surtout avec une élève en échec scolaire ! Ça ferait baisser leurs statistiques déjà merdiques, pensez-donc…

    • Et 20/20 pour la mauvaise foi des gaillards (qui n’ont probablement pas pondu d’enfants) qui ont écrit ce manifeste.

      • Je pense au contraire qu’ils en ont des mioches, et que cet appel est fait pour eux, parents, incapables de gérer le fait que leurs enfants sont en échec. Ne pas voir de notes leur permet d’occulter ce fait, et ainsi ils ne devront pas faire l’effort de s’en occuper.
        Et puis socialement c’est quand même plus classe de ne pas avoir de repère quant au niveau de ton gosse, aux rencontres entre parents où cette comparaison entre le niveau de leur progéniture revient inévitablement.
        Au moment venu de la notation après le primaire (dans l’éventualité où par malheur ces idées absurdes deviendraient une réalité), ils pourront toujours insulter les profs qui n’ont pas été à la hauteur…

        En attendant, je ne suis pas prof mais en ayant été assistante d’éducation j’ai pu voir des élèves plutôt motivés par les notes que le contraire. Il arrivait parfois que je fasse des exercices avec eux non notés, ce qui les frustrait beaucoup. Et de toute façon à la correction ils se donnaient eux-mêmes une note.
        Quant aux abonnés des mauvaises notes, il est vrai que tout dépend de la manière dont on les gère, mais bon c’est une évidence.

      • Si, si, ils ont des enfants. Aussi bon à rien que les autres, mais à l’école privée. Alors, ils se dépêchent de saboter l’école publique, à laquelle ils doivent ce qu’ils sont, pour que les gosses des autres ne puissent avoir la chance qu’ils ont eu eux, et ne viennent piquer la place qui revient de droit à leurs rejetons. L’école républicaine permettait la méritocratie, mais les méritocrates d’aujourd’hui sont les parents des aristocrates de demain.
        Il faut sauver la caste et donc détruire tout ce qui pourrait la menacer. C’était la raison de l’opposition des classes dirigeantes à l’école gratuite et obligatoire autrefois, et les mêmes causes produisent les mêmes effets.

  4. Aaaah, quel plaisir, cette note ! Rien à ajouter. Un excellent cru, cher Monsieur Connard, vous m’avez l’air en pleine forme aujourd’hui. Ayant moi-même de la famille dans cet vénérable institution qu’est l’Éducation (mais au bas de l’échelle, hein, attention), j’ai pris la liberté de leur transmettre ce petit bijou. Des visiteurs en plus, c’est toujours ça de gagné, pas vrai ?

  5. Cher Odieux, vous avez bien de la chance de ne pas avoir fréquenté les IUFM. J’y suis allée pour vous et je peux dire vous qu’entendre un prof (enfin, ex-prof) de maths expliquer que les notes, c’est mal, c’est assez rigolo (ou déprimant, selon). Mais le mieux, c’est quand on préconise de remplacer les notes par… des smileys. Oui, parfaitement, des smileys. Je ne suis pas sûre qu’un 4/20 soit plus traumatisant qu’une collection de :( pourtant. Et je n’ai toujours pas compris ce qui était différent entre une échelle de trois et une de vingt, sauf la précision.

    Mais le pire, Odieux, c’est que les Bisounours ont convaincu des gens, même parmi les enseignants. On trouve déjà des instits qui ne notent pas, des profs de collège qui mettent des smileys et je ne serais pas étonnée qu’on puisse voir des « lol » comme appréciation dans la marge.

    Le problème de fond reste celui du but fixé à l’école : doit-elle rendre l’élève savant, intelligent, efficient sur le marché du travail, patriote, bon citoyen, écolo (l’éducation au développement durable fait partie du programme officiel), heureux ? Tous ces objectifs incompatibles apparaissent désormais dans les textes. Résultat : c’est un grand bazar et surtout, l’école est devenue un laboratoire permanent où chaque prof expérimente ce qu’il veut (mais sans pouvoir toucher les gamins, ce qui a dû vous éloigner de cette carrière ô combien frustrante, Odieux).

    Je vous trouve par ailleurs bien cruel avec les pauvres enfants de Seine-Saint-Denis qui ont déjà droit à leur lot de « pédagogies innovantes » dont on constate chaque jour les immenses progrès qu’elles ont permis depuis trente ans.

    • Extraordinaire, votre expérience ! Remplacer les notes par des smilies, ni mes formateurs ni mes tuteurs n’avaient osé me le proposer ! Dans quelle académie est-t-on à ce point à l’avant-garde ?

      Allez, mes propres copies m’attendent et le rétrograde borné que je suis retourne mettre son rouge et ses notes forcément traumatisants…

    • Je viens de lire cet article (j’avais déjà entendu parler de cette proposition) et votre commentaire et je voulais signaler que le système de smiley est utilisé en Angleterre pour éviter les notes à l’école primaire.

      L’enseignement y est également assez médiocre, les enfants sont globalement moins disciplinés et se notent souvent eux-mêmes.

      Les profs ne sont pas stupides, ils sont conscients qu’il y a des différences dans leurs niveaux et les classent par groupe de niveau mais expliquent qu’ils ont du mal à « sauver » ceux qui sont vraiment en difficultés.

      Alors, peut-être que ça fonctionne en Finlande, de supprimer les notes en primaire, mais il faudrait voir comment fonctionne le système éducatif dans son intégralité (et non comparer au niveau des notes). De plus, visiblement, ça ne fonctionne pas partout.

      Aussi, j’ai remarqué que ce système de smiley était associé à un système de récompense similaire aux « bon points », que la compétition n’était pas supprimée pour autant (que c’est surprenant)… mais surtout, que les profs s’en servaient parfois pour faire une sorte de chantage affectif (« Si vous n’y arrivez pas, vous entourez le smiley qui pleure parce que je suis très triste parce que vous n’avez pas travailler, etc), évidemment, ils ne le font pas tous, mais ce système est une immense supercherie qui s’applique déjà, malheureusement, en Europe.

  6. Une résurgence de votre passé de prof d’Histoire-Géo, pour avoir autant de ressentiment, sur ce sujet aussi précis ?

  7. L’école n’est pas là pour éduquer, mais pour instruire.
    La différence étant que l’éducation est quelque chose d’ordre plutôt moral et social (dis bonjour à la dame, ne joue pas avec ton caca, ne dis pas « c’est d’la merde »), et l’instruction est la transmission du savoir (2+2=4, Marignan 1515, rosa la rose, etc…)

    Oui, les pédagugusses sont toujours là. Depuis une trentaine d’années qu’ils sont au pouvoir, leur influence malévolente détruit notre système éducatif.

    Sinon, l’école est effectivement aussi un outil de sélection, mais je ne vois pas en quoi c’est une mauvaise chose. On gagnerait à séparer les bons élèves des mauvais, parce que les premiers pourraient progresser plus vite, et les autres pourraient recevoir une attention supplémentaire pour rattraper un niveau sinon bon, du moins décent(je me place ici dans un monde idéal où l’ednat n’est pas le plus gros poste de dépense de l’état et où l’argent y est dépensé de façon rationnelle par des gens intelligents).

    Typhon

    Typhon

    • C’est marrant, la première chose qu’on m’ait dite à l’IUFM, c’est « Vous n’êtes pas des enseignants mais des éducateurs »… Du coup, je suis partie, je n’ai pas mon BAFA !

      • Décidémment… on voudrait bien que les enseignants éduquent les enfants à la place des parents. Mais comme le dit Typhon, ce n’est pas leur rôle.
        Quant aux notes, je partage l’avis de monsieur O.C… il est étrange qu’il ne soit fait mention nulle part de l’aspect gratifiant de la réception d’une bonne note… mais oh là là, les pauvres petits seront tellement désespérés en cas de mauvaise note !
        Je partage également l’avis de Typhon sur la séparation des bons élèves d’avec les mauvais.

        Très bon article, qui résume exactement ma pensée sur ce nouveau torchon !

      • Les moyens, soit ils sont tirés vers le haut, entraînés par les bons, soit ils se fondent dans la masse et se contentent du minimum. A force de ne se soucier que des élèves en difficulté (et la plupart du temps, « en difficulté », ça veut dire « qui n’apprend pas plus au collège qu’au primaire la conjugaison du verbe avoir »), on néglige les bons qu’on n’incite pas à l’excellence et les moyens qu’on ne pousse pas à redoubler d’efforts.

        On ne parle que des mauvais élèves (mais sans les stigmatiser, non, non, non!) et on sacrifie les moyens…

      • À partir du moment où on fait des classes de niveau, ça parait évident qu’il y en aura plus que deux.

        Typhon

      • Faux, logique de classement oblige, vous vous retrouverez forcément avec des meilleurs dans les bons comme dans les mauvais, Donc des bons, des moyens et des mauvais dans les classes de bon élèves comme dans celles de mauvais élèves. Vous aurez changé de référentiel. Et stigmatisé plus encore. Je ne suis pas sûre que se retrouver dans la classe des mauvais soit encourageant.
        Mediocrement vôtre.

      • Je suis tout à fait d’accord avec Catney, séparer les bons des mauvais est assurément une mauvaise idée.

        Des cours de rattrapage qui leurs seraient réservés ou un accompagnement particulier seraient bien plus efficace et moins dévalorisant pour eux.

      • Je suis sorti du collège il y a 15 ans environ. Chaque section, de la 6ème à la 3ème, avait 5 classes. Séparer les bons élèves des mauvais, ou les calmes des turbulents, n’était pas au goût du jour. Pourtant les disparités entre les 5 classes étaient bien visibles. Quand il y avait des problèmes scolaires ou comportementaux, c’était toujours les mêmes. Et quand des officiels venaient se féliciter du travail qu’ils avaient réalisé (c’est à dire laisser couler, quelqu’un d’autre s’en occupera mieux), c’était encore pour les mêmes. Pour l’école élementaire, je ne me rappelle pas, mais je pense que les profs, directeurs et autre principaux n’ont pas besoin de directives du ministère pour trier un peu ce bazar là. Cela dit, une autorisation leur éviterait de le faire en douce…

    • M’enfin, cela fait longtemps que le ministère de L’Instruction Publique est devenu celui de l’Education Nationale…

      On attend bien des profs qu’ils éduquent, cela fait partie du métier

      • Alors disons qu’ils ne sont pas là pour élever nos enfants. Je suis fille et épouse d’instits/profs, et jamais au grand jamais il ne m’était venu à l’idée que c’est l’école qui allait « éduquer » mes enfants. D’ailleurs, je n’ai jamais interféré avec les enseignants, et ils ne m’ont jamais dit comment élever mes gamins.

    • Mince alors le ministre de l’éducation, quand je suis rentrée dans le métier disait :  » L’école c’est 90% d’éducatif et 10% d’instructif » Luc Chatel qu’il s’appelait.
      Perso je suis rentrée dans l’éducation nationale pour faire de l’humanitaire et je suis comblée chaque jour.

  8. Brillant !

    Supprimer les notes, c’est donner une chance aux cons. Etant donné que notre petit monde en recense des millions, on fait vite le lien avec un slogan de campagne présidentiel: cette chère Ségolène trouverait l’idée formidable. Après tout, qui ne ferait pas n’importe quoi pour que son enfant attardé ait autant de chance que Forrest Gump au lieu de devenir concierge chez Fed Ex ?
    Suffirait-il de voter Royal ? Fabuleux…

    • faudrait peut-être pas confondre les cons et les gamins en difficulté scolaire. Il y a des gens très brillants qui sont d’une profonde connerie. La preuve, peut-être ?

      • Bien entendu, mais une fois les notes supprimées, comment pourrons nous distinguer un idiot d’un gamin en décrochage ?
        (Aussi, je n’ai rien de personnel contre S.R. – elle est juste là pour enjoliver ma théorie…)

  9. Dans le rapport « Global Competitivness Report 2010/2011 » du « World Economic Forum » ( disponible ici : http://www3.weforum.org/docs/WEF_GlobalCompetitivenessReport_2010-11.pdf ), on peut voir que concernant la « santé et l’éducation primaire » la Belgique est première devant la Finlande (la France étant 16ème) et que dans la catégorie « éducation supérieure et formation » la Finlande est première (la France étant 17ème)… En supposant que les classements des années précédents sont similaires (j’ai pas que ça a faire non plus de vérifier si c’est vraiment le cas !), on pourrait justifier le pluriel…

    • On peut également constater que, dans ce même classement, la Chine est devant la France.
      Il est donc temps d’instaurer une cérémonie du lever du drapeau et de remettre au gout du jour les leçons de morale.

  10. Sans vouloir donner dans la Bourdieuserie éhontée, je ne saurais que trop insister sur l’action de reproduction sociale (et donc de tri…) malheureusement avérée de notre système scolaire qui, si elle n’est peut-être pas l’objectif annoncé, n’en reste pas moins un résultat tangible.

  11. Tiens on se rend compte que l’école c’est un peu comme la glaire cervicale, ça sert à sélectionner les meilleurs. De toute façon j’ai jamais cru que ça servait à sortir les chtites n’enfant de leur merde. On y arrive à la force des poignets et des neurones…

  12. Il est fascinant de constater à quel point les adultes oublient qu’ils ont été enfants.

    Combien de mauvais élèves sont des stars dans leur établissement, pendant que les premiers de la classe se chient dessus à l’approche de la sortie, car ils vont se prendre les poings de ces mêmes stars en pleine tronche ?

    Je ne vois pas en quoi l’école stresserait les bambins en les notant. Noter les très jeunes est discutable, mais une fois entré dans le vif de l’apprentissage, c’est former à ce que sera la vie adulte qui, généralement, ne fera pas de cadeau.

    Le stress généré par une mauvaise note est un stress positif, puisque lié à une possible réaction pour corriger le tir,
    tout comme le stress à l’approche d’un examen.

    Que l’environnement familial soit stressant pour l’élève ramenant une mauvaise note, passe encore, mais je ne vois pas en quoi les enseignants seraient responsables de la gestion familiale. Surtout que je vois d’un bon œil les parents qui ne félicitent pas Junior quand il ramène une caisse.

    Il fut un temps où lorsque l’on s’en prenait une par un enseignant, on se prenait la même en rentrant.
    De nos jours, les parents apprennent souvent eux même à leurs enfants à ne pas respecter leurs enseignants, priceless…

    Et ces mêmes parents vont demander à ce que leur bambins ne redoublent pas, à grands renforts d’arguments chocs : »Mon fils n’est pas idiot il ne redoublera pas », on pourrait répondre « Non, en effet, c’est juste un connard, comme son père », ce qui n’est pas lié à l’intelligence, mais à ce que l’on en fait.

    Ensuite il est évident que nous ne sommes pas tous égaux devant les mathématiques, la grammaire etc…

    Reste que personnellement, je me sens tout con devant une truelle, alors que c’est diablement pratique.

    Si déjà on cessait de favoriser tel ou tel type de savoir, face à tant de savoir faire, il n’y aurait pas d’inégalité, juste de la différence.

    • Là on touche bien plus à la racine du problème de l’élitisme, ce n’est pas la notation mais bien la valorisation de certaines compétences par rapport à d’autres. Dites au parent lambda que non, son gosse n’aura pas son bac S, mais que étant donné qu’il kiffe grave la menuiserie il ferait mieux de faire un CAP menuiserie, (exemple assez bidon certes m’enfin)…eh bien le parent en question fera tout pour envoyer son gosse en Terminale même s’il doit redoubler 2 fois et avoir des mauvaises notes (tiens encore les notes !!!).
      Et le gamin qui se passionne pour un métier manuel plutôt que pour des sciences théorique, lui sera stigmatisé par le système éducatif. Et aussi par les parents dépassés par l’éducation de leur môme qui ne ratent pas une occasion pour rejeter la faute sur le sus-dit système.
      En bref c’est pas tellement un problème de comment on veut former les mômes mais, de ce qu’on veut en faire.

      Je suis tout de même assez d’accord avec le fait qu’on accorde (les enfants comme les adultes) de manière générale une trop grande importance aux notes.
      En tous cas de ce que je constate en études supérieures, mes camarades révisent uniquement dans le but de ne pas se viander à l’exam, et souvent apprennent des tas de choses sans vraiment comprendre à quoi ça sert, pourvu que ça puisse tomber à l’examen.
      Mais ça n’a rien à voir avec les lois, ça c’est une question d’éducation, une vraie…

      • Le pire dans ton exemple bidon, c’est que le menuisier gagnera mieux sa vie que le type avec juste un bac ou, pire, un DEUG de sociologie…

  13. Pour revenir sur les notes…

    J’ai toujours trouvé ça très con et ridicule de vouloir toujours tout réduire à un indicateur chiffré, dont la note fait partie, qui est par essence forcément partiel et partial. Evaluer les qualités scolaires d’un élève par une moyenne de notes, c’est aussi intelligent que d’évaluer le bien-être d’une population à l’aune de la croissance du PIB – ce qui est malheureusement une affreuse marque de connerie plus que répandue.

    Ex vécu : une petite fille qui a des difficultés pour lire en CE1 se tape forcément des sales notes dans toutes les matières, parce qu’elle arrive pas à lire les consignes. Est-elle nulle partout ? Non, si on lui lit les énoncés, elle y arrive même assez facilement. Si on se contente de la juger sur ses notes, on la déclarera en grande difficulté scolaire. Si on analyse un peu la situation, on lui apportera un accompagnement renforcé dans l’apprentissage de la lecture. C’est ce que l’instit et les parents ont eu l’intelligence de conclure il y a 1 an, et la voilà 1ère de sa classe. Donc, avec une approche noto-centrée, on en conclut qu’elle est devenue plus intelligente relativement à ses camarades en un laps de temps très court. Magie, magie, et vos idées ont du génie.

    Bref, même si le communiqué disséqué ici est effectivement une galéjade, je souscris entièrement à l’idée d’aller au-delà des notes, c’est-à-dire de ne pas se contenter de ça pour évaluer un gamin.

    • Si un instit ne tient compte que de la note et ne regarde pas plus loin, c’est que c’est un abruti et ce n’est pas en changeant le système d’évaluation qu’on le rendra intelligent !

    • Oui, j’aurais du quoter le message auquel je réponds, mais, voyez vous, en quote, j’ai 2/20, ce qui me stresse, voyez vous, donc je ne vais pas non plus volontairement me stresser…

      Je répondais donc à Olaf, et je continue : une note, sur le carnet, apparait sous forme de moyenne, avec une appréciation de l’enseignant.

      La note n’est qu’un outil dans le processus d’évaluation. Il est évident qu’une note seule ne veut rien dire de complet.

      Reste que sans note, on fait quoi ? Des smileys ? Ok, mais c’est exactement la même chose, le fond est identique, seule la forme change.

      Donc je vois mal comment évaluer sans échelle. Cette évaluation n’est pas une évaluation de valeur, mais une base utile à une bonne orientation (ndr : sauf en France, malheureusement, où l’orientation se résume à « fais des maths »)….

      • « La note n’est qu’un outil dans le processus d’évaluation. Il est évident qu’une note seule ne veut rien dire de complet. »

        Ce n’est pas ce de cette manière que tout le monde se représente les notes. Sa moyenne est toujours la première chose qu’on demande à un enfant quand on lui demande ses résultats à l’école ; c’est la note qui départage deux élèves, pas les appréciations ; c’est la note qui décidera de son orientation, et on sait tous que d’excellents élèves peuvent être mauvais en gestion de stress (et ce dès le plus jeune âge) et se taper des bâches, et qu’au contraire des enfants très bêtes ont des bonnes notes parce qu’ils sont d’un académisme à toute épreuve.

      • @Olaf:

        Ne pas savoir gérer son stress, ni la peur d’être noté, c’est déjà un mauvais début, pas qu’à l’école mais aussi dans la vie. Il faut apprendre à surmonter cette étape. C’est pas en supprimant les notes qu’on supprimera ces peurs.
        Réciproquement, les « académistes », qui ont compris les vraies règles du jeu, qui ont su lire entre les lignes, ne sont pas nécessairement aussi nuls que vous semblez le prétendre, non ?

      • Je persiste à penser que nos dires ne sont pas incompatibles. J’ai personnellement avancé dans mes études quand d’autres, qui avaient pourtant de meilleures notes, se sont fait jeté.

        C’est bien la preuve que la note en elle même n’est pas seule retenue dans l’orientation d’un élève.

        Donc durant la scolarisation, il y a les enseignants pour pondérer toute notion d’échelle brute. Et jusqu’à preuve du contraire, ils participent à l’orientation.

        Reste que l’échelle, peut importe sa forme, est la base même de toute évaluation, nécessaire.

        Changer la forme en conservant le fond, incontournable, alors qu’il y a tant à faire de bien plus urgent, je sais pas, j’suis pas fan de l’idée.

        Le stress dont tu parles, à juste titre, n’est pas lié à la forme finale d’évaluation, mais à l’évaluation elle même.

        Ou alors, on cesse d’évaluer les élèves, et là, on va en laisser un paquet au bord de la route.

      • « Reste que sans note, on fait quoi ? Des smileys ? Ok, mais c’est exactement la même chose, le fond est identique, seule la forme change. »

        Personnellement, je trouve l’idée des smileys encore plus traumatisante que celle des notes : le smiley renvoie l’évaluation à des SENTIMENTS.
        Tu t’es planté/n’as pas compris ta leçon/a stressé devant ta feuille blanche, donc ton prof est triste, tes parents sont tristes, tu es triste.
        Terrifiant…

      • Moins « fais des maths » que « va dans la filière qui te donne les meilleures chances en orientation ».
        Mon postulat a été que le tri se fait :
        -les meilleurs (et les passionnés de sciences dures) en S, qui est la filière généraliste
        -les passionnés de lettres et les bons en français mais pas en maths en L
        -les passionnés de SHS et les mauvais en maths et français en ES

        Solution officielle : rabaisser la filière S. Ce qui procède de la même logique invitant à se fracturer le crâne sur un mur, mais ceci est un autre débat …

        Pour en revenir au cas évoqué, le problème de lecture de la petite fille ne sera pas plus résolu par l’évaluation « objective » d’une instance extérieure, bien au contraire.

    • A mon humble avis, concernant l’exemple invoqué, il s’agit d’un cas assez isolé et pouvant être solutionné différemment. Certes ne pas savoir lire les consignes est ennuyant, mais ce n’est pas en supprimant ses notes qu’elle les lira mieux.

      Il serait plus constructif de lui donner une aide adapté pour qu’elle progresse en lecture plutôt que laisser les choses en l’état.

    • Evidemment que les notes ne sont pas suffisantes. D’où l’importance des professeurs ; dans le cas contraire, il n’y aurait qu’à faire des tests de type QCM et laisser un quelconque logiciel calculer le classement.
      Une note, au-delà d’une bête représentation chiffrée d’un état de connaissances, doit permettre de tirer une sonnette d’alarme en cas d’échec ; c’est dès lors le rôle des parents et du professeur que de déterminer quel est le problème.

      Après tout, pour l’exemple de cette fillette qui ne pouvait pas lire les consignes… Comment s’en serait-on rendu compte sans notes ? Il aurait fallu attendre qu’elle en parle d’elle-même ou que l’instit’ le voit de manière flagrante et répétée.

      Alors, les notes, oui, mais pas toutes seules. Faut bien que les psys scolaires soient payés à autre chose que se laisser pousser les varices.

    • Oui bien évidemment. Sauf que je ne sais pas si vous avez déjà regardé une copie d’élève, mais on n’y voit que très rarement la note seule en haut à droite.
      Même en cas de bonne note, il n’est pas rare de voir que le prof a pointé les bons et les mauvais éléments de la copie.
      Souvent, du reste, plus la note est mauvaise, plus les commentaires du prof sont nombreux, afin de préciser ce qui ne va pas et comment l’améliorer.

      Donc les profs n’ont pas attendu pour « aller au-delà des notes », comme vous dites si bien.
      Sauf cas de foutage de gueule évident (copie quasi blanche, etc), le 4/20 tout seul en haut sur la copie, ça n’existe pas.

  14. Merci pour avoir écrit ce fort plaisant texte, ce qui m’évite d’avoir à le rédiger moi-même. Je me faisais exactement le même genre de remarques, in-petto, lorsque j’ai entendu parler de ce sujet à la radio.

    :-) / 20, continuez comme cela.

  15. Euh, derrière une note, il y a des enseignants, au hasard, un instit’, qui après avoir constaté que l’élève était en grande difficulté (par une note ou autre, peu importe, mais c’est une échelle, donc c’est pareil), a pu en parler à ses collègues et aux parents.

    Non ?

    • Non. Pas le temps. Et puis de toute façon, le petit, il fera boucher comme son père, alors les maths, ça suffit, pas besoin du français.

      • Et là, derrière le présentoir, il dira :

        « Désolé m’dame, j’peux pas vous le couper en 4 vot’ rôti, j’ai pas validé la table de 4 »

        Silence de la cliente, interloquée.

        Et notre boucher de relancer :

        « Mais vous inquiétez pas, je ne stresse pas, c’est mieux qu’un 2/20 en maths ! »

        Notre cliente repart alors, soulagée, avec son rôti pour 4 tranché en 3.

  16. Ah, odieux, vous faites preuve encore une fois d’une bien belle prose. Il est malheureusement dommage que vous n’ayez rien compris au scénario de ce film.
    Personne ne souhaite arrêter l’évaluation des élèves…
    Le but serait de remplacer le système de notes classiques, qui induit automatiquement un classement (et donc une compétition), par un système de type « check-list » qui liste les compétences a acquérir. exemple « savoir additionner » « situer les pays sur un globe » etc etc…
    avec ce système, pas de classement des élèves possible.
    et un intérêt pédagogique renforcé car,au lieu de « j’ai 10 en maths de moyenne » l’élève aurait un « je dois encore acquérir la multiplication par 7 et les divisions. »

    Je vous trouve bien aussi aigri dans vos coups de gueules « engagés » que dans vos critiques de films, et même si je ne suis pas de votre avis j’apprécie encore de vous lire.(même si j’aurais espéré un peu plus d’encarts avec des images de nazis…)
    J’attends avec impatience votre prochaine critique de film a gros budget (dont vous semblez raffoler). si j’ai le choix, j’espère que ça sera green lantern…
    (en espérant avoir éclairé la votre.)

    ah, au fait, je ne suis pas de l’éducation nationale. j’ai juste évité de lire un texte en diagonale pour avoir de la matière a polémique stérile.

    bien a vous,
    GooG_

    • C’est assez évident, en effet, prenons une récréation lambda :

      Pierre :

      « il me reste à acquérir les intégrales triples, et toi ? »

      Paul :

      « euh, il me reste à acquérir la conjugaison de base, l’addition, la multiplication, la concordance des temps, les langues, l’histoire de France, et une trentaine d’autres thèmes dont j’ai oublié les noms, car je ne remets pas la main sur la page 24 de ma check-list »

      Ah ouais, pas de classement, c’est limpide.

      • Et pour cocher la boiboite, il faudra bien que l’éleve soit évalué: lors de l’évaluation, il y aura ceux qui réussiront, et ceux qui ne réussiront pas. Ce qui ne permet d’établir ni classement, ni comparaison entre les momes, ni jugements, aucun souci!

        Malgré tout, une fragmentation supérieure des enseignements pourrait se montrer plus encouragante dans certains cas: on ne sera plus mauvais en francais, mais bon en ortographe et nul en grammaire, auquel cas il n’y a « que » la grammaire a travailler: mais d’expérience personnelle (en tant qu’éleve), les enseignants savent déja identifier ces lacunes…
        En tout cas, un systeme de « check-list » reste un systeme de notation, meme avec une granularité plus fine.

        p.s.: désolé pour l’accentuation, je n’ai que la compétence « accent aigu » sur clavier qwerty.

      • Ou alors :

        Lors d’une commission d’examen de dossiers pour entrer en sixième dans un lycée chic du centre de Paris (au hasard, et dans un futur lointain) :

        Jean-Charles : Aaaalooors… Pierre, quatre compétences validés sur les vingt enseignés en CM2. 4/20, donc. Pas terrible.

        Marie-Catherine : Ah attendez! J’ai ici le dossier du petit Paul. Lui, il a validé 19 enseignements.

        Jean-Charles : 19/20? Parfait, on le prend!

        Et donc, où est la différence?

    • Tout à fait d’accord avec GooG.

      Dans mon école élémentaire c’est ce système qui prévalait jusqu’en CM2 où les notes sont apparues. Nous étions évalués comme dans n’importe quelle autre école, avec des dictées, des contrôles… La différence principale était qu’au lieu d’une note nous avions une appréciation (bien, assez bien….) et l’instituteur évaluait des compétences sous forme : « acquis », « en cours d’acquisition », « non acquis ».
      Ce système marchait bien et permettait de mieux cibler les points faibles je pense.
      Certes ça ne résout pas les problèmes de l’éducation en France dont les causes sont multiples voire innombrables. Mais ça n’a rien de stupide.
      D’ailleurs, cher Odieux et un certain nombre des commentateurs, je vous trouve l’esprit bien fermé pour condamner d’emblée ces systèmes et penser que les gens qui veulent les mettre en place sont assez bêtes pour imaginer ne pas évaluer les enfants. Considérant le taux élevé d’enfants qui arrivent au collège sans savoir lire, si une petite mesure peut en aider certains, pourquoi ne pas l’envisager? Si un expert vous dit que certains enfants pâtissent de la compétition et de la formulation notée de leurs résultats, qui êtes vous pour dire qu’il se trompe et qu’un autre système d’évaluation ne leur serait pas bénéfique?

      Cordialement, dans l’attente de relire une note qui nous remettra d’accord,
      Clio

      • Mais, actuellement aussi, il y a ce système « d’acquis » avec « acquis », « non acquis » ou « en cours d’acquisition » ; mais je ne saisis guère en quoi avoir « très bien, bien, moyen, quiche, über-quiche », change le problème du classement, de la compétition, du stress… bref, tout ce qui est décrit ici ? Et quand bien même les enseignants ne noteraient rien : un enfant avec une feuille couverte de rouge qui voit que son voisin à une feuille blanche juste annotée d’un « ok » comprend bien vite qu’il est en retard par rapport à lui et que…

        Bref, on tourne en rond.

      • Laisse moi résumé : en fin de compte, ça consiste a ne pas dire aux mauvais qu’ils sont mauvais (enfin si, mais d’une manière tellement politiquement correct…) mais dire aux bons qu’ils sont bons ? C’est prendre les gens pour des cons, non ? Et tout ça pour ne pas stresser Jean-Pedro ? Mais alors, ce n’est qu’une mesure qui consiste a intégrer du politiquement correct jusqu’en primaire ? C’est beaucoup de bordel pour appeler un cancre un « élève a l’aquisition difficile » ou un truc comme ça.

      • Petite question : votre check-list … l’avez-vous déjà remplie ? Si oui, vous vous souviendrez comme moi du nombre d’heures qui deviennent des journées complètes il faut pour les remplir pour une classe de plus de 25 élèves voire de 33 !

        Si vous ne l’avez remplie, avez-vous vu le regard des parents tentant de déchiffrer la check-list de la centaine de compétences évaluer (pour plus d’une semaine d’évaluation… géniale ! ) pour comprendre si leur enfant réussit à l’école ou pas… c’est pas grand chose, c’est légitime… et finalement venir le demander à l’enseignant car la belle check-list, à force de détail, est totalement hermétique au commun des mortels non pédagogues.

        Mieux, mon regard ô combien expressif en découvrant un de ces livrets scolaires tant détaillés ! Je comprends tout de suite si l’enfant est un élève sans soucis, un avec de nombreuses difficultés et pour les autres, revenez aux prochaines évaluations que je ferai passer !

        Marre des jusqu’au-boutistes ! Des grilles de compétences pour l’enseignant, c’est nécessaire, pour l’enfant aussi, pour les parents… je ne sais pas. Juste c’qu’il faut. Des notes aussi… oui mais pas trop ! (non ceci n’est pas une pub pour Banga déguisée…)

        Donc la check list… mouaif, j’ai donné, je donne encore et j’en vois les trèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèèès nombreuses limites

      • Je consulte parfois le dossier scolaire de mes élèves de 6e. Ce système de grille est complètement illisible et inexploitable. Je me demande, dans ces conditions, comment font les parents pour se repérer dans ce dédale d’informations et, surtout, comment l’élève peut situer son niveau dans ces conditions.

        Les gamins ne sont pas des neuneus incapables d’affronter les dures réalités de l’existence. Ils méritent mieux de notre part que ces bons sentiments mièvres, dégoulinant de condescendance.

      • Pour l’histoire des cheks-lists, je me souviens très bien que pour chaque matière, en primaire, plusieurs points étaient indiqués et avec à coté… des étoiles. Jusqu’à 4 pour ceux qui maitrisaient parfaitement (parce que les parents veulent savoir où en sont les enfants, alors il faut forcément un bulletin de « note »). Et que se passait-il avec ce bulletin ? Simple, on comptait nos étoiles, et on comparait.
        Comme quoi…

      • Moi non plu je n’avais guère de notes à l’école primaire, au collège on n’était pas pour autant plus mauvais élves que ceux qui avaient été notés… En fait le problème de la note est simple : ça ne sert ni à l’enseignant (qui a intérêt à savoir où il y a des lacunes et se moque d’une quantification), ni à l’élève (à part pour se mesurer le zizi avec les autres). ça sert à l’éducation nationale (qui a besoin de chiffres pour faire des statistiques) et aux parents mous du bulbe (incapale de comprendre les problèmes en orthographe du gamin, et qui faute de pouvoir aider leur bambin pourra au moins lui coller une torgnole i on lui donne un barème simple pour savoir à quel moment).

        Il est à noter cependant que les notes ne donnent pas une évaluation absolue du niveau de l’élève, mais seulement relative par rapport à sa classe. Ainsi, au même niveau scolaire, un élève incapable de faire un accord du participe passé dans un collège de banlieue sera mieux noté en dicté qu’un élève qui n’a des difficultés que sur moucharabieh dans un collège plus huppé.

    • Mais comment pouvez vous ne pas vous rendre compte que cette check-list est ce qu’on appelle un contrôle, et que la note n’est rien de plus que le résultat cumulé de cette check-list ?

      • Tout à fait d’accord avec le Vieux Con.

        Dans la plupart des bulletins, la moyenne d’une matière est déjà subdivisée en catégorie, ne serait-ce que « écrit » et « oral » pour les langues.
        Après, si l’élève veut savoir en quoi il est mauvais, qu’il cherche quelles interros il a planté dans le trimestre : il y a des chances qu’il ait besoin de retravailler plus spécifiquement leur thème … Mieux, le détail va jusqu’aux questions ratées, entourées et annotées par l’enseignant !
        Que demande le peuple ?

        Et comment adapter l’enseignement à chaque élève sans les évaluer ? Comment les évaluer sinon par un contrôle commun ? Comment faire ce contrôle sans en tirer un résultat ? Comment ensuite empêcher les élèves de comparer ces résultats ?

        Je vous vois venir, Bisounours : gardons les notes secrètes !!!
        Tant qu’ils ne savent pas qu’ils sont mauvais, ils ne sont pas stigmatisés !

  17. limiter l’éducation à l’école, c’est pratique, ça formate, ça oublie l’essentiel, ce que nous faisons de nos acquis. J’ai eu 20 en naissant et 0 en mourrant. Pour ce texte, A+, ça te convient..?

  18. Encore une bonne note de notre bon camarade O.C., je suis joie!
    Perso je suis d’avis de filer l’enseignement aux militaires, garants de la discipline et du respect. Là je pense que les petits caïds des récrés et leurs parents feraient moins les malins. Niak niak!^^

  19. Alors 3 remarques :
    1) Il y a beaucoup de Menez à Quimper et aux alentours, mais aucun Bernard qui aurait donné son nom à un collège (Bernard Menez est originaire de l’Yonne)
    2) Kant au niveau 38 évolue en Kanterbrau
    3) L’école élémentaire est celle du tri fait par les élèves entre ceux qui peuvent devenir leurs copains, leurs copains et ceux avec qui on a pas envie de traîner. Et c’est déjà la compétition pour être l’amoureux de la plus jolie fille de la classe, alors si on met en place la coopération, on aura les tournantes et les partouses qui arriveront beaucoup plus tôt. Les gangs de rues aussi. Non, l’esprit de compétition a tant d’avantage… sauf pour les partouses.

    Et puis en bref : la Finlande ne note pas ses élèves, mais elle les évalue. Donc l’évaluation, c’est bien, la notation c’est mal. Comme pour les fonctionnaires : la notation a disparu, l’évaluation non. Ça nous ramène à l’hypocrisie habituelle : on ne te dit pas que tu es mauvais et que tu redoubles, on te dit que certains vont passer en classe supérieure parce qu’ils n’ont plus rien à apprendre.

    Enfin, je ne suis pas contre faire une évaluation plus poussée des résultats d’un élève : noter par matière, c’est bien, mais noter la compréhension, la conduite (ah…), l’intérêt, la méthode de travail, etc.

    Et surtout n’allons pas traumatiser les têtes (à claques) blondes trop tôt : le monde est dur, il faut donc qu’ils le découvrent le plus tard possible. Si c’est pas ce qu’on appelle un trauma…

    Déjà que l’entrée au collège est vécue comme un traumatisme (je rappelle : plusieurs enseignants, de nouvelles matières, etc.), on rajoute un nouveau dépaysement à nos bambins.

    Moi je propose carrément qu’on supprime les contrôles, sèches et colles… Et que l’évaluation se fasse au cours de l’année, suivant le comportement et les résultats de l’élève aux différents exercices. Bref, que du contrôle continu ! Vous auriez pas noté que les étudiants sont moins stressés si on leur met des DS (devoirs surveillés) tous les jours que Dieu fait plutôt qu’un par semaine, organisé comme un voyage organisé dans un camp de concentration ? ÇA, c’est une cause de stress !

    Alors que le rendu des copies, le vrai stress c’est plutôt « comment ramener cette note à la maison quand j’ai eu la connerie de dire à ma mère que c’était aujourd’hui qu’on rendait les copies ? ».

    Vous inquiétez pas pour les mômes, les notes ne les stressent pas. Les parents le font tellement mieux… « comment ça tu n’as eu que 10 ? » « Vous avez mal noté ma fille, il est possible qu’elle n’ait pas compris cet énoncé ! De toute façon, moi non plus je ne le comprends pas ! » « Au prochain contrôle, t’as intérêt à avoir la moyenne, sinon on te renvoie au bled ! ».

    Etc.

  20. Je ne saurais qu’ajouter à cette foultitude de commentaires avisés suivant un billet qui l’est tout autant qu’en corroborant vos dires.

    En effet, si il y avait quelque chose à changer, ce serait moins le moyen d’évaluation que la manière d’enseigner et d’aider les élèves à en avoir de meilleures, de notes.

  21. Cher Odieux,

    la connerie des auto-proclamés experts (en éducation ou autre) me laisse parfois songeur.
    Pour parodier Audiard : les experts, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait.

    Notez, étant donnés que nous avons tous été éduqué dans ce système de notation traumatisant, on a de la chance que certains aient réussi à surmonter cela pour devenir de merveilleux et géniaux théoriciens de l’éducation aux idées si progressistes et formidables, capables de pondre de si formidables rapports… Bon, certes, des fois ça donne un peu envie de dégainer la gatling et de passer ces abrutis au peloton d’exécution, mais ça doit être mon trouble bipolaire lié à ces fichues notes que j’ai eu étant môme qui me pousse à de tels extrêmes.

    Toutefois, il ne faut point jeter uniquement la pierre aux notes ou aux théoriciens de ces fameuses notes. L’insondable connerie de certaines circulaires du ministère de l’éducation nationale (qui, je le rappelle, a décidé de baptiser un putain de stylo « outil scripteur ») donne un vague idée de l’infini, et à l’image des héros des nouvelles de Lovecraft, nous pousse indiciblement vers la folie.

    Personnellement, je ne sais pas si les notes à l’école m’ont traumatisé, mais je serais d’avis qu’une bonne tarte dans la gueule de ceux qui ont pondu ce… cette… chose pourrait avoir un effet thérapeutique des plus bénéfiques. Au pire, ça me fera du bien à moi.

    Cordialement,

    D.Syne

    • « Outil scripteur » … souvenir….
      Qui devinera ce qu’est « un objet référentiel rebondissant aléatoire » ?

      Indice : c’est en sport ! (quand on a un appui pédestre unique alternatif avec propulsion avant … bin vi ! Courir !)

      • Allons tout le monde sait désormais que c’est un ballon de rugby …
        Et se moquer des technocrates, autant tirer sur les ambulances …
        Pour ajouter aux citations, comme disait Coluche, « si on leur donnait le Sahara, d’ici 5 ans il faudrait qu’ils importent le sable ! »

    • Ce que visiblement la plupart n’ont pas compris c’est que les « bons élèves » ne subissent pas ce stress de la note. Ce sont eux qui sont devenus des théoriciens et des experts en science de l’éducation.

      Deuxièmement, le langage auquel tu fais référence est celui des didacticiens, ce qui n’a rien à voir avec le ministère.

      Enfin, on ne parle pas de supprimer toute évaluation mais de remplacer une évaluation notée qui ne donne aucun détails sur les difficultés de l’élève (et si vous me parlez de l’appréciation sachez que très peu d’élèves la lise malgré le temps qu’on passe à la rédiger….) par une évaluation de compétences, évaluation se faisant sur la durée et non en une seule fois. Ce qui compte c’est qu’a la fin de l’année, tous les élèves aient validé la majorité des compétences. Que certains les valident plus vite que d’autres n’est pas un problème. A terme on part sur une transformation de l’école à base de modules « glissant » sur plusieurs années un peu comme le système en place dans les universités.

      Zaza > tu parles ici d’un ballon de rugby, mais je ne suis pas d’accord avec le terme « aléatoire ». On peu prévoir la trajectoire d’un ballon de rugby, c’est juste plus difficile que celle d’un ballon de forme plus régulière.

      • On veut imposer à des élèves de primaire la tambouille infâme et incompréhensible même pour des étudiants de l’enseignement supérieur des UE multiples, avec compensation inter-UE entre les matières, inter-semestre entre les UE et inter-année universitaire entre les semestres, avec possibilité de passer dans l’année supérieure sans avoir entièrement validé son année, avec un statut bâtard et en suspens qui, soit dit en passant, a tout faux pour diminuer le stress de son titulaire?

        Bon courage aux parents pour coacher les enfants qui auront à se dépétrer là-dedans, et surtout, une grosse larme versée pour les enfants dont les parents ne seront pas capable de les coacher, justement…

      • Mais Mihawk, les notes sont des évaluations de compétence ! Et à moins que tu ne nous parles du fort peu connu bac de primaire, elles se font sur la durée ! Le contrôle continu ça existe, et ça peut se faire par les notes (d’ailleurs, un contrôle qui ne débouche pas sur une évaluation du niveau de l’élève ne sert à rien, par définition.)

        Quant aux bons élèves, toute intelligence mise à part, s’ils travaillent et apprennent leurs cours (ce qui jusqu’à la prochaine circulaire reste un facteur de réussite), cela a peut-être un rapport avec le stress de la note ?
        Pour ma part, ma règle d’or concernant les devoirs à la maison était : Si ce n’est pas noté, ce n’est pas prioritaire. Si rien n’est noté, pourquoi travailler ? Aucune répercussion, aucun objectif à atteindre ! Pas même une sanction à esquiver !
        Reste l’amour de la connaissance … mais seuls les Bisounours croiront que c’est un moteur suffisant chez les élèves de primaire (même s’il est bien présent).
        D’ailleurs, il tend à disparaître au fur et à mesure qu’on vide les programmes de primaire de leur substance.

      • Ah zut. Elles notent quoi alors ? (à part bien sûr qui est le chouchou du prof et qui sa bête noire, on aura compris que tu es contre le favoritisme)

  22. Supprimer les notes en primaire c’est une tres bonne idee. Au CP ma classe n’en avait pas, il y a d’autres moyens de motiver les enfants. Ca ne nous a pas empeches, pour beaucoup, de faire des etudes superieures, ni, pour certains, de finir en taule. MAis cétait agreable.

    Un instit n’a pas besoin de noter pour identifier les lacunes, et meme s’il en ressent le besoin, il n’a pas besoin de communiquer les notes aux eleves. De meme les classements peuvent rester prives.

    Ca change surtout l’attitude des enfants qui travaillent ensemble plutot qu’en concurrence. Je trouve qu’on accorde trop d’importance à la competition dans la societe en general et dans l’education en particulier.

    Desolee pour les accents, je tape sur un QUERTY et c’est trop embetant a faire.

    • Je suis tout à fait d’accord avec ça.

      Mais sur un blog de connard, je me dois d’ajouter quelque chose, forcément : les enfants sont loin d’être cons, un élève en difficulté comprendra qu’il l’est, notes ou pas.

      L’idée des classements privés, pour les plus jeunes, est séduisante.

      Si cette idée avait été appliquée de mon temps, j’aurais pu me faire de l’argent de poche en volant lesdits classements pour les revendre au meilleur payeur sous le préau, rétablissant ainsi la triste vérité : la nature est une pute, et nous en faisons partie.

      • « les enfants sont loin d’être cons, un élève en difficulté comprendra qu’il l’est, notes ou pas. »

        Mais s’ils peuvent le savoir et ne pas se prendre de raclée monumentale à la maison, ce n’est pas plus mal.

        Je suis aussi d’accord avec Misc.
        On parle beaucoup du monde des bisounours ici… A croire que beaucoup oublie que les notes sont aussi le prétexte facile pour que le gamin se fasse tabasser.
        Peut être que je travaille dans le type de milieu qui fait que je ne peux pas ignorer ce détail. Mais à moins de vivre effectivement dans un monde de bisounours, la maltraitance ça existe, fournir des prétextes en moins ne me semble pas une mauvaise idée en soi.

      • Je crains malheureusement que pour ces personnes il n’est guère de prétexte qui ne puisse être invoqué et au pire ils en inventeront un (chambre pas assez bien rangée, trop de bruit…)
        Merde faut que ca vive un gosse, si vous savez pas gérer prenez la pilule, mettez une capote et pratiquez le coïtus interruptus le tout en même temps afin d’être sûr de pouvoir assumer!

    • Dans un monde dominé par l’idéologie néo-libérale de la compétition à tout crin, il n’est pas étonnant que la coopération soit perçue comme une vaste blague pour hippie défroqués.

      Misère…

    • Mais l’existence de la compétition est inhérente au concept de société. Il nous faut des bac +8 et des CAP ; il nous faut des leaders et des moutons ; on ne peut pas supprimer le principe de compétition, puisque de là découlent également l’émulation et le conflit, valeurs primordiales à l’évolution de tout système social.

      De plus, si le professeur n’a pas besoin de notes, lui – ce dont je doute, mais admettons -, sans notes, comment peut-il communiquer avec les parents ? Un professeur n’a pas, physiquement parlant, le temps de coucher sur papier son impression sur chaque élève à chaque semaine. Les notes sont un résumé lapidaire, certes, mais qui offre une certaine vue d’ensemble.

      PS : Comment peut-on mal orthographier « qwerty » ? Par définition, il suffit de n’appuyer sur les touches de gauche à droite.

      • Oh, je ne l’avais pas vu, celle-là : « De plus, si le professeur n’a pas besoin de notes, lui – ce dont je doute, mais admettons -, sans notes, comment peut-il communiquer avec les parents ? »
        En les rencontrant et en leur parlant. Pas bête, hein ?
        Ami Quigley, vous devriez ouvrir un blog rigolo.

      • Monumental… J’imagine que mes doigts ont l’habitude que « Q » soit suivi de « U »…

      • Ami Soumib, si vous croyez qu’il est physiquement possible à un enseignant de faire des résumés détaillés et fréquents de vive voix aux parents, c’est vous le comique.
        L’enseignant, face aux parents, perd toute la distanciation nécessaire à l’évaluation objective du niveau de l’enfant. Si le gosse est nul en maths, il faut le dire aux parents, et si le parent en question est prêt à défendre l’honneur du rejeton bec et ongles, voire à te mettre un pain, ça complique la tâche.
        De plus, sans note, sur quoi l’enseignant se base-t-il pour transmettre aux parents ? Sur ses impressions, son ressenti au jour le jour. Qui peuvent être très exacts, mais qui paraissent nettement moins convaincants aux parents que la mesure chiffrée de son incapacité à répondre aux questions.

        Déjà que nombre de parents peuvent prétendre devant un bulletin cataclysmique que c’est parce que leur bambin est un génie incompris, ce n’est pas en supprimant les évaluations et en laissant l’enseignant faire le compte rendu au feeling que ça va s’arranger. (« je n’ai pas l’impression qu’il maîtrise ce que nous faisons en mathématiques », que voulez-vous répondre à part « eh comment tu le sais ? » à quoi il devra bien répondre « il rate les exercices des interros », ce qui ne sonne pas très différemment du « il a de mauvaises notes aux interros »).

      • necroX,

        Tout d’abord, je ne te (je te tutoie, car il me semble avoir lu quelque part que tu as 22 ans ; le privilège de l’âge me l’autorise donc) permets pas de m’appeler « ami », et encore moins de me traiter de « comique ». Il est d’ailleurs amusant de constater comme nombre de gens tiennent des propos dont ils feraient la prudente économie s’ils avaient leur interlocuteur en face d’eux…
        Si je dis que l’on peut se passer de notes et malgré tout tenir les parents informés autant que nécessaire, c’est que (et les lecteurs les plus perspicaces l’avaient compris) je suis moi-même enseignant et que je procède ainsi. J’ose espérer que tu n’auras pas l’outrecuidance de mettre ma parole en doute quand j’affirme tenir les parents informés des résultats de leur enfant très régulièrement (et plus encore quand il s’agit d’élèves en difficultés).
        Je persiste à dire, à l’instar de nombreux professionnels, que la note n’est ni l’outil de communication aux familles le plus adapté, ni le moyen de remédiation des difficultés scolaires que certains fantasment ici. La notation a été créée pour sélectionner, établir un classement, ce qui n’a d’ailleurs rien de honteux. Effectivement, dans le cadre d’un concours par exemple, on n’a pas trouvé mieux pour établir la liste des heureux lauréats. De là à prétendre que ladite liste est la meilleure possible, il y a un pas que personne ne franchira, je ne crois pas qu’il soit nécessaire d’argumenter là-dessus tellement j’ai l’impression d’enfoncer une porte ouverte.

        Il y a en France deux métiers que n’importe quel quidam est persuadé de pouvoir faire bien mieux que les titulaires officiels : sélectionneur de l’Equipe de France de foot, et instit/prof !
        On en a encore l’exemple frappant en compulsant tous les commentaires ici même (d’ailleurs, sur ce coup, j’aimerais bien être dans la peau de O.C., il doit bien rigoler !) : on y voit de jeunes (ou moins jeunes) « penseurs » expliquer doctement que des gens comme Pennac, Descoings, Mons, Mérieux, Rufo et j’en passe sont de notoires imbéciles dotés d’une incompétence rare, tout aussi doctement nous expliquent qu’il est surtout nécessaire de ne rien changer, le système leur ayant particulièrement convenu (ou du moins le souvenir qu’il conserve du système, ce qui est peut-être encore autre chose). Ils confondent systématiquement notation et évaluation, sans que les intervenants essayant d’attirer leur attention sur cette confusion ne soient entendus, nient systématiquement toutes les expériences, constats et… évaluations faites depuis des décennies sur le sujet.
        Bref, à défaut d’être des pédagogues, ils se posent en donneurs de leçons.
        Vous savez quoi ? A une époque, les gens qui s’opposaient systématiquement et avec acharnement à toute réforme, confits dans leurs certitudes jusqu’à la mauvaise foi, et dont l’argument principal, au nom du bon sens, est que « jusqu’à maintenant, on s’en est très bien passé », de cette nouveauté, et bien ces gens-là, on les appelait des réactionnaires. Et moi, quand je croise des réactionnaires de 20 ans, qui plus est en cycle d’études long, je me dis :
        1- en tant qu’éducateur, y’a des trucs qu’on a loupés.
        2- demain ne s’annonce pas joli, joli.

        PS : à propos de réforme, « ami » necroX, tu évoques celle de l’apprentissage de la lecture ; or, je n’en ai pas entendu parler, et comme j’enseigne depuis quelques années en cycle 2, cela m’inquiète. Peux-tu développer ?

      • Ma foi, je n’ai pas le privilège de l’âge, mais je me permettrai de réciproquer le tutoiement puisque tu l’inities. En l’absence de toute hiérarchie entre nous, et en tant que personnes débattant sur un pied d’égalité, ce ne me semble que normal.
        Désolé pour les « ami » et « comique », mais puisque c’est le type d’épithète que tu as utilisé envers Quigley un peu plus haut, j’ai cru pouvoir le reprendre, en un écho ironique. Après, peut-être es-tu à mon insu un vieil ami de Quigley IRL, ce qui rend ce genre de familiarité plus acceptable.

        Pour ce qui est des nombreux experts en faveur de la suppression des notes, ma foi tout ce que je dirai c’est qu’il en est d’aussi nombreux en faveur de leur maintien. Ce sujet est loin de faire l’unanimité, comme tant d’autres dans le débat de l’enseignement, et parler de la « totalité » des études et expériences, pour moi, c’est rajouter sans se gêner un « qui sont d’accord avec mon point de vue » fortement sous-entendu.
        En tant que non-expert, il est peut-être présomptueux de ma part de choisir un camp, mais je me cramponne à mon droit à avoir une opinion et à la défendre. Surtout que les récentes idées de Descoings, par exemple, dans le domaine de l’enseignement, me laissent plus que sceptique. Pennac un peu moins, mais des fois il semble confondre pédagogie et démagogie.

        Ensuite, je n’ai jamais nié l’importance des rencontres parents-enseignants. Bien sûr que les parents ont besoin, en cas de souci scolaire, d’un retour plus étoffé que « bah ce qui va pas c’est qu’il a des zéros quoi ». Ce que je défends, c’est que des difficultés scolaires, ça se détecte par des évaluations. Bien sûr il est possible à l’enseignant, en corrigeant la copie, d’identifier les lacunes sans pour autant avoir besoin de les chiffrer par une note (j’imagine que c’est plus ou moins ainsi que tu procèdes, corrige-moi si je me trompe).

        Mais pour suivre une progression dans le temps, comparer le niveau de l’élève au niveau moyen de la classe, rien de tel que des données chiffrées. Alors certes on peut crier à la compétition, mais en tant qu’ex-élève, j’affirme que c’est important pour un enfant de savoir où il en est par rapport tant à sa dernière interro qu’à ses camarades.

        Tu reconnais toi-même que l’évaluation est nécessaire. Or l’évaluation débouchera forcément sur un placement sur l’échelle du « compris-pas compris ». A partir de là, il y aura toujours des enfants dont les résultats montreront qu’ils n’ont pas réussi. Supprimer la note, ca sert juste à rendre ce fait un peu moins évident pour eux : certes ils ont raté l’interro, ils ont donc besoin de retravailler leur cours, mais on ne va pas le leur dire de manière trop évidente. Laissons-les plutôt dans le flou.

        Jusqu’en études supérieures, j’ai été incapable(et entouré de gens qui l’étaient aussi)de déterminer avec certitude mon niveau de maîtrise d’un cours avant d’avoir eu un devoir noté sur le sujet. Alors en primaire … Vouloir cacher à un enfant qu’il a des lacunes, ce n’est pas un service à lui rendre, juste un encouragement à les laisser prospérer.

        De plus, tu reconnais toi-même que tôt ou tard dans l’enseignement les notes deviennent indispensables pour le classement : pourquoi alors en retarder l’apparition jusqu’en 6ème ? Le passage au collège comporte déjà assez de bouleversements, pas la peine en plus de les soumettre brutalement à des évaluations précises de leur niveau après les avoir laissé flotter dans une bienheureuse incertitude pendant tout le primaire. Ce qui est le but de cette réforme (je ne dis pas que c’est ce que tu fais au quotidien, attention : tu sembles t’appliquer à bien faire ton travail. Je défends juste un point de vue comme quoi mettre une note aide l’élève à savoir où il en est)

        Enfin pour les accusations de réactionnarite aiguë … Je veux bien plaider coupable, je ne vois pas en quoi une idée est bonne juste parce qu’elle rompt avec le passé. Les réformes de l’enseignement récentes allant dans le sens du nivellement par le bas, j’estime pouvoir dire que ce n’est pas la direction à prendre. Ce qui ne veut pas dire « Faisons comme avant », c’est impossible au vu de l’explosion des effectifs. Ca veut juste dire « Ne faisons pas comme ça, les résultats montrent que ça foire ».

        Ainsi en ce qui concerne la réforme de la lecture (je ne parle pas de quelque chose de tout récent, juste du plus que fameux combat entre méthodes de lecture analytique, globale, semi-globale …) : un autre exemple d’idée brillante, instaurée dans un choeur d’experts enthousiastes, voulant rompre avec des méthodes archaïques … Les résultats sur le niveau de lecture à l’entrée en 6ème ont eu le temps de tellement se faire sentir que plus beaucoup de monde n’ose encore la défendre.

      • NecroX, je crois qu’il faut briser là. Nous ne parlons définitivement pas de la même chose…
        Tu confonds allègrement tout un tas de notions et de concepts très différents (notation/évaluation ; procédure d’apprentissage/cours ; sélection/remédiation.
        C’est tout le problème avec l’école : comme tout le monde y a passé un certain temps, voire un temps certain, tout le monde se croit autorisé à balancer des « opinions » ou autre jugement définitif. Un peu comme si moi, au prétexte que j’habite dans ma maison, je prétendais expliquer à mon charpentier la meilleure façon d’assembler les fermettes. La meilleure façon, c’est avant toute chose celle qui lui convient.
        Je connais même des enseignants qui pratiquent sans vergogne la notation chiffrée et ça se passe très bien, tant avec leurs élèves qu’avec les familles, et au bout de compte, n’est-ce pas le principal.

        Par contre, ce qui est certain, et je pense que c’est l’origine de l’appel lancé par le collectif cité par O.C., c’est que c’est pas en répétant à l’envi à un gamin qui rame qu’il ne vaut pas mieux que zéro qu’il va se mettre à ne pas y croire et à progresser…

      • Etant curieux de nature, je préfère pousser un peu la discussion. Je ne nie pas que ce n’est pas mon domaine de compétence; je prétends seulement être assez intelligent pour discuter du sujet et comprendre des raisonnements argumentés.

        Je ne crois pas confondre les notions que tu listes, il est possible néanmoins que j’aie pu en avoir l’air. Pour moi :
        -la notation n’est pas l’évaluation, mais elle en est une suite logique. Il me paraît utile que l’enseignant, ayant déterminé le niveau de l’élève, lui communique ainsi qu’à ses parents ledit niveau. Car ce n’est qu’en prenant conscience d’un problème qu’on le résout. La note fait ici office de « système métrique » : il est plus facile et plus clair de parler dans la même unité.
        -Bien sûr que procédure d’apprentissage et cours sont deux notions différentes. Je ne crois pas avoir à un seul moment mélangé les deux, mais bon. Une évaluation pose des questions sur le cours, et la réussite de l’élève dépend au moins en partie de ses méthodes d’apprentissage. La note donne une indication directe de de la maîtrise des cours, et indirecte de l’efficacité desdites méthodes. En quoi cela invalide-t-il mes différents arguments ?
        -sélection VS remédiation : là encore, je ne confonds pas. La note sert aux deux, encore que pas au même moment. La sélection intervient plus tard, comme tu l’as dit, par exemple pour les concours. En primaire, il n’y a pas de voie d’orientation; la note sert(entre autres, car ce n’est pas son seul rôle) à repérer les élèves en difficulté, afin d’y remédier.

        Quant à toi, tu me parais confondre notation et jugement de valeur, voire stigmatisation. Le principe de la note n’est pas de « répéter à l’envi à un gamin qui rame qu’il ne vaut pas mieux que zéro », juste de définir clairement où il en est dans la maîtrise du sujet testé. Et ne va pas prétendre que seuls les profs anti-notes font de la remédiation, tandis que les affreux noteurs considèrent la note comme une fin et non un moyen, et laissent pourrir les cancres dans leur échec.

        Essayons de prendre le raisonnemement étape par étape (comme ça, si tu changes d’avis sur la rupture de débat, tu pourras m’indiquer précisément où je fais fausse route).
        1) L’élève doit comprendre/apprendre des trucs.
        2)Pour bien faire son travail, l’enseignant doit savoir si l’élève a oui ou non compris/appris ces trucs.
        3)L’enseignant évalue donc l’élève, le plus souvent sous la forme d’une interro écrite (à moins que cette méthode soit intrinsèquement réac’ et pedagogy-unfriendly)ou d’un test quelconque.
        4)A partir de là, soit l’élève réussit ce test, soit il le rate, avec bien sûr tous les degrés intermédiaires. Et si l’élève ne maîtrise pas les notions attendues, il ratera les tests (permettant ainsi à l’enseignant de repérer ses difficultés).

        Et là, l' »horrible stigmatisation » est déjà en place, note ou pas note. Il y a eu échec. Comment veux-tu reconnaître les élèves en difficulté d’apprentissage, sinon par le fait que ce sont ceux qui ne réussissent pas les épreuves testant leur apprentissage ?
        La notion d’échec est inséparable de celle d’évaluation. La note n’est qu’une expression du résultat de l’évaluation. La supprimer n’y change rien.
        5)Le professeur sait donc qui sont les élèves en difficulté. Il se doit, pour les faire progresser, de les informer de ces difficultés. Là encore, « stigmatisation », que cela prenne la forme ou non d’une note chiffrée.

        Je défends la notation parce qu’elle n’a rien à voir avec l’humiliation des élèves; au contraire, c’est un outil commode d’évaluation pour toutes les raisons listées précédemment (facilité de comparaison, synthèse de différents critères, motivation associée à la volonté d’avoir une bonne note …). Encore une fois, supprimer l’outil n’enlève rien au besoin d’évaluer, et c’est ce besoin qui engendre la nécessité de reconnaître les bons et mauvais élèves. Et il n’y a rien de mauvais là-dedans.

      • @nécroX
        Ton incompréhension du problème se résume à mon avis dans ta comparaison entre note et système métrique. La note n’est pas un système métrique, et ce pour plusieurs raisons :

        – les unités ne sont pas les mêmes. Si on continue la comparaison avec la système métrique, imaginons que les notes de français soient des grammes et les notes de maths des mètres. Un élève qui a 5 mètres et 10 grammes aura la même moyenne qu’un élève qui a 7 mètres et 8 grammes ou un élève qui a 15 mètres et 0 grammes. Est-ce que ces élèves « valent » la même chose ? C’est ce que dit la comparaison avec le système métrique : un élève incapable d’additionner 2 et 2 et qui ne fait aucune faute d’orthographe, c’est identique à un gamin qui fait quelques fautes et ne va pas plus loin que la table de 5 et c’est identique à un élève qui sait toutes ses tables de multiplication mais qui ne sait pas écrire. Parce qu’ils ont la même moyenne. Et encore, c’est là aussi une approximation : une moyenne de français n’a aucune signification autre qu’elle-même, les compétences/lacunes en expression, orthographe ou compréhension de texte n’ont rien à faire ensemble. Bref, contrairement au système métrique, où l’on e fait pas des moyennes entre les températures et les litres, les notes sont des mesures qui ne correspondent à rien de concret

        – les étalons diffèrent. Dans le système métrique, un mètre a la même longueur partout. Il n’est pas plus petit dans les petites pièces qu’en haut des montagnes. Dans le système de notation, celui-ci est variable en fonction de la classe et de l’enseignant. En règle générale, selon l’enseignant et indépendamment de la classe, il y aura un même pourcentage de notes au-dessous de la moyenne, une même répartition des notes. Ce qui signifie que si un prof a une classe de bons et une classe de mauvais, il donnera des devoirs plus difficile dans la classe de bons, de façon à obtenir autant de « mauvais élèves » dans les deux classes. Imagine que si tu as un bouteille d’un litre et demi, et qu’il te suffit pour augmenter sa contenance d’aller sur l’océan ! Eh bien pour les élèves, c’est ainsi : pour faire passer un élève d’une moyenne de 15/20 à 10/20, il n’est pas nécessaire de changer ses compétences, uniquement de le changer d’établissement !
        Par contre, avec un système d’évaluation des compétences, si un élève connait ses tables de multiplication, tu peux le changer d’établissement autant que tu veux, il ne passera pas de « acquis » à « en cours d’acquisition ».

    • J’ai eu des profs qui pratiquaient le classement privé (surtout au collège). Les gamins se demandaient tous leurs notes les uns aux autres en sortant, y compris les plus mauvais. Parce que ce n’est pas tout de savoir qu’on a eu 11 en maths, ça change tout de savoir si le reste de la classe, sur un devoir donné, s’étale de 4 à 12 ou de 8 à 20…

      • Pour nous les notes et positions au classement n’etaient pas communiquees aux eleves, du tout. Mais uniquement au CP.

  23. merci cher odieux connard.

    S’il veulent de réelles solutions, il ont qu’à créer des formations pédagogiques et arrêter de supprimer des enseignants.
    Car bon, les classes de 35 élèves c’est assez wtf quand même.

    • Tout à fait d’accord !

      On pense régler le problème de l’éducation par des mesurettes inutiles, tout en masquant le fait que les suppressions de postes d’enseignants augmentent d’année en année de façon effrayante, que l’on supprime les formations des jeunes profs, que l’enseignement supérieur est ridiculisé par un Président inculte et fier de l’être, en cédant aux caprices des parents d’élèves, etc.

  24. Il est tellement vrai que les enfants sont toujours tellement stressés par leurs notes… c’est vrai que la primaire est difficile! Effectivement, c’est pour ça que personne ne va plus loin que la primaire.

    Je suis navrée de couper court aux rêveries utopiques de l’idée d’Éducation de nos jours. Les élèves ne se préoccupent ABSOLUMENT PAS de leurs notes, surtout en primaire… la situation sociale est beaucoup plus intéressante, tout autant que la collection de poneys, de cartes Pokémon, ou de billes.

    Et comme vous dites, cher OC, il est tellement étrange de ne serait-ce qu’envisager de faire des classes de niveaux… quelle idée stupide ! Comme si des élèves pouvaient être différents… c’est ridicule, voyons ! Et bientôt, on n’ira même plus à l’école. Parce que, voyez-vous, il y a beaucoup de phobies scolaires !

    • Amen !

      La phobie scolaire mon cul ouais, qui n’a pas serré les jambes car il se faisait dessus en allant à l’école, un jour ou l’autre ?

      Faire de rares et réelles exceptions une mode biaisée, c’est assez cynique au final, le vrai phobique, du coup, on se fout de sa gueule car on ne le croit plus.

      Dans le même état d’esprit, on devrait inventer des termes moins choquants pour définir un enfant comme étant « hyperactif ». On le fait bien pour les personnes à mobilité réduite, ou pour les déficients visuels, luttant vainement à contre cause.

      Un putain d’état d’esprit généralisé, tournoyant autour du sacro-saint principe de précaution.

      Hyperactif ? Une grande baffe dans sa gueule ouais.

      Ah, monde de merde.

      • Amen toi-même. Tu t’excites quelque peu pour rien ! Je précise, j’ai répondu plus bas. En commentaire n°78.
        Comme ça, tu pourras te faire un plaisir malin à comprendre le contraire de ce que je voulais dire, et à spoiler comme l’Odieux Connard, mais sans grande conviction :) Et, dans tous les cas, même si j’étais pour, ça ne te donne pas droit non plus te t’énerver et de me prendre pour une idiote. Les gens ont le droit d’avoir leur propre avis, merde.

  25. Suis-je la seule à penser que l’absence de notes peut FAVORISER les inégalités ? Que les notes sont un instrument plus égalitaire et plus fiable que les appréciations/smileys ?
    Allez, je vous fais ca en liste, j’ai eu smiley mécontent en rédaction, après tout.

    – Dans beaucoup de matières, surtout au primaire, les notes sont peu soumises à variation « selon l’humeur. En philo au bac, on peut se faire taper 4 points ou plus pour des raisons parfois nébuleuses. Quand il s’agit de corriger une interro de calcul, 2+7 ca fait 9 quel que soit le correcteur. Ca fait 9 pour le gentil élève qui sait jouer de sa gueule d’ange, pour celui dont les parents harcèlent l’instit, mais aussi pour celui auquel on aurait pas pensé et qui n’aurait jamais ramené une bonne appréciation pour cause de délit de sale gueule.

    – The squeaky wheel gets the grease :
    Pas de règle, ca veut dire que les plus forts s’en sortent et que les plus faibles clamsent. En règle générale. L’enfant qui (par son milieu Bourdieu, par son cerveau Foucault) peut avoir plus d’attention de la part de l’instit, se trouve plus en sécurité à l’école, a une bonne estime de lui-même sait manoeuvrer sans repères sur son niveau. Un élève moins « brillant » (au sens : qu’on remarque) ne saura pas où il se trouve, ce qu’on attend de lui, pourquoi l’instit n’est pas content, et se découragera.

    – qui a dit qu’un bon coup de pied au cul quand le besoin s’en ressent était moins productif et plus dangereux que de laisser un enfant foncer droit dans un mur et de recoller les morceaux ?

    – Qu’est ce qui pose le plus problème aujourd’hui à l’école ? La discipline et le respect, la ponctualité, l’envie d’apprendre et la capacité à donner du sens à ce qu’on apprend. Et c’est noté tout ça ? Non. Donc ca ne peut pas être la faute des notes, si ?

    • Vous n’êtes point la seule. D’ailleurs, les faits sont d’accord avec vous : depuis la mise en place de toutes ces merveilleuses pédagogies innovantes, les inégalités sociales sont de plus en plus aggravées et non corrigées par le système scolaire. Pour réussir, il faut être hyper chanceux ou hyper intelligent, avoir des parents profs ou bénéficier de cours particuliers.

    • « Dans beaucoup de matières, surtout au primaire, les notes sont peu soumises à variation « selon l’humeur. En philo au bac, on peut se faire taper 4 points ou plus pour des raisons parfois nébuleuses. Quand il s’agit de corriger une interro de calcul, 2+7 ca fait 9 quel que soit le correcteur. »

      Vraiment? Je suis prof de maths (en collège) et avec les collègues nous avons fait une expérience : nous avons pris cinq copies d’élèves que nous avons photocopiée et distribuée à chacun. Le barème de correction était fourni à côté… Nous avons eu jusqu’a 5 points d’écarts sur une note sur 20. Chaque collègue avait ses arguments (convaincants) expliquant sa notation. Pourtant 7+2 = 9 pour tout le monde… mais la façon de l’expliquer elle, n’est pas du tout la même pour tout le monde… Il n’est pas si facile que ça d’évaluer une copie…

      • Ce n’était qu’un exemple et une figure de style, je pense. De plus, on parle à la base de l’école primaire, où les interros de maths laissent vraiment peu de place à l’interprétation : on parle de tables de multiplication, pas de démonstration mathématique. Il n’y a que des résultats mathématiques, pas de raisonnement dans son ensemble.

        Enfin, il suffit que le barème ait pris en compte le soin, la clarté, et fatalement on a des différences de notation.

        Ceci dit, je suis d’accord avec vous sur le fait qu’il est, je pense, en tant qu’ancien élève et actuel étudiant, compliqué et difficile d’évaluer une copie correctement.

      • « De plus, on parle à la base de l’école primaire, où les interros de maths laissent vraiment peu de place à l’interprétation : on parle de tables de multiplication, pas de démonstration mathématique. Il n’y a que des résultats mathématiques, pas de raisonnement dans son ensemble. »
        Apparemment, vous n’êtes pas un grand spécialiste de l’école primaire ; vous devriez cesser d’asséner vos représentations de façon aussi péremptoire… Le doute n’est pas une faiblesse, non ? si ?

      • La question n’est pas si tel ou tel prof notera différemment. Une classe = un prof, donc ils seront tous évalués dans les mêmes conditions. Cette expérience d’échange de copies, bien qu’intéressante, n’est pas pertinente en l’occurrence.

        Quant à la remarque de Soubib, mon expertise propre du primaire se limite à y avoir passé plusieurs années, et avoir suivi la scolarité de ma fratrie ; eh bien, je crois me souvenir en effet que les problèmes posés étaient plus simples qu’au collège et au lycée. Et que les résultats reposaient plus sur du calcul brut que sur des théorèmes, ce qui est plus facile à évaluer objectivement.

        Après c’est une question de barème utilisé … mais encore une fois tous les élèves de la classe sont notés avec le même barème !
        (et ils sont assez intelligents pour relativiser la comparaison avec les notes de la classe d’à côté, si l’autre prof note moins sévèrement)

      • Merci pour cette leçon de didactique des mathématiques à l’école primaire.
        Quand je pense à tous ces abrutis qui se creusent le navet alors qu’on a sous la main ZE penseur…

      • Et merci pour cette leçon d’ironie de comptoir. Le fait de « faire partie de la maison » ne te confère pas le droit automatique d’avoir raison dès que la question porte sur un aspect un peu plus technique de l’enseignement – pas sans les justifications, en tout cas.

        D’ailleurs, le fond du problème de départ étant le ressenti des élèves, les personnes du mauvais côté de l’estrade sont-elles vraiment tellement mieux placées pour juger ?

  26. Vous savez (permettez que je vous voussoie avant de vous infliger des sévices qu’un adulte consentant ne saurait refuser, sauf s’il n’est pas homosexuel comme moi, ni vous hélas, et merde) bien que la différence entre un pédagoque et un pédophile est que au moins le pédophile aime les enfants.

  27. Ô dieu connard,

    Ce qui m’étonne le plus dans cette affaire, en fin de compte, c’est que des individus éminemment respectables, comme Alex Khan, Michel Rocard, Boris Cyrulnik, Richard Descoings, François Dubet, etc. ont signé cet appel.

    Soit ils ont des arguments cachés un peu plus convaincant, soit ils ont signé d’un œil à moitié ouvert et sous l’effet de l’alcool.

    Ah, au fait, « (ils leur marquent eux même : ça n’apporte en rien les clés d’une possible progression) »
    « Ils LE marquent eux même », non ?

  28. Qu’il est bon cet article… J’ai bien ri meme si la realite est desolante. Ce qui stress les enfants ce ne sont pas que « les notes », mais l’engueulade des parents qui peut en decouler et le « prive de facebook/portable/playstation… ». Alors etsimons nous heureux que le theoricien de l’education soit un peu con, sinon il aurait aussi propose un deal au ministre de la justice pour enfermer les mechants parents. Il faudra rappeler, d’ailleurs, que le stress n’est pas quelque chose de mauvais en soi (revoir les definition monsieur le bisounours de l’education).

  29. Incroyable, je me faisais peu ou prou les mêmes réflexions il y a de cela quelques heures – avec moins de verve et plus de bave aux lèvres, cependant.

    Ça rejoint plus ou moins le principe du « nos enfants font des fautes d’orthographe, la solution ? Changer la langue pour que les fautes soient en fait l’écriture correcte. » Bon sang, l’idiotie doit être une discipline nationale.

    D’ailleurs, si l’on voulait remédier aux difficultés scolaires, peut-être faudrait-il chercher du côté de l’inculture crasse et de la triste déshérence dans laquelle est tombée la littérature comme loisir. Maintenant, ouvrir un livre, c’est rare, c’est chiant, c’est l’école, le boulot, l’obligation. Quelle pitié…

    Quant au stress, c’est naturel. A part les moines zen, personne ne subit une évaluation sans stresser un petit peu, à différents niveaux… C’est loin d’être nouveau. Et si les morveux ont mal au ventre avant de passer leurs tests, qu’ils bouffent du bifidus actif, ça aura au moins le mérite de relancer la consommation.

    Bref, bravo, je suis d’accord à 100%, vous êtes sublime et je vous idolâtre.

    • La littérature ?
      Mais, grands dieux, vous n’y pensez pas !

      A l’heure où TF1 est la chaîne de télé la plus regardée, où NRJ est la radio la plus écoutée et où L’Equipe est le quotidien le plus lu (bientôt détrôné par les journaux gratuits,misère misère…) il ne faut guère s’étonner que le livre soit davantage perçu comme un reliquat de musée que comme un fier objet de bibliothèque personnelle.

    • Le français écrit actuel doit beaucoup aux simplifications orthographiques liées aux extensions de l’école à travers les siècles. Comme quoi l’idée n’est pas nouvelle… Les différences de niveau scolaire entre pays sont liées à ça aussi. Il y en a qui attendent d’un élève français le même niveau en orthographe qu’un élève espagnol avec autant d’heures de cours (en gros, un élève français qui entre en CE1 devrait savoir conjuguer sans faute l’imparfait du subjonctif et ne pas avoir de problème d’orthographe sur les mots nouveaux). On ne peut pas tout avoir, soit on sacrifie l’orthographe, soit le budget de l’éducation nationale, soit le taux d’illettrisme.

  30. Bel article, Odieux. Quand l’on voit une telle…  »expertise » … Il n’est pas étonnant de voir de plus en plus de jeunes incapables d’écrire en bon Français… Et aujourd’hui, même des personnes haut placées écrivent des mails parsemés de fautes… Horrible….

  31. Je suis plus ou moins d’accord avec ton article, y’a des trucs auxquels j’adhère, d’autres moins. Par exemple quand tu parles de la Finlande en disant que les mêmes personnes qui conspuent les notes, se basent sur des notes pour comparer le système éducatif de chaque pays. Ok ça peut semble absurde mais je suis pas sûre que ça l’est tellement. Je crois que les auteurs de l’appel comprennent l’intérêt d’un classement et les avantages qu’on peut aussi en tirer, c’est probablement pas des débiles profonds; mais un classement de « pays » je suis pas sûre que c’est la même chose qu’un classement entre individus. D’autant plus quand ils s’agit d’un classement chiffré. Le classement chiffré est bien utile pour comparer l’élève par rapport à lui-même (et son évolution au cours du temps) mais ces mêmes chiffres sont souvent utilisés pour une comparaison par rapport à un groupe classe et ce serait une bêtise de nier le fait que ces enfants puissent le vivre mal.

  32. Curieusement, nous vivons dans un pays de droits et de liberté, mais dans certains cas nous la parole nous est rarement donnée. Face aux décideurs, c’est à dire les énarques, nous ne faisons pas le poids dans ce vivier de « matière grise ». Les concernés sont, le plus souvent, occultés. Les réformes sur l’éducation de l’enfant sont à la mode de nos jours! Récemment, la fessée est devenue relaps. Maintenant c’est au tour des notes, ce barème si important qui sert de repères et de stimulation pour l’enfant. A quand l’interdiction de se laver parce que cela irriterait la peau trop fragile de ces chers bambins. Nous sommes gouvernés par des théoriciens, pas des hommes de terrain!
    A l’école, j’ai reçu des coups de pieds au cul et des mauvaises notes étant gamin, et je n’en suis pas tout autant mort. Ce ne sont pas les notes qui créent les échecs: c’est la manière dont on apprend les choses. Si nous cherchons à envelopper nos enfants dans un cocon de gimauve, on favorisera leurs stress lorsqu’ils seront adultes. Arrêtons de nous laisser hypnotiser par tous ces buraucrates et leurs chiffres!
    Votre article est très pertinent et j’adhère à vos opinions Odieux.

  33. Ca ressemble à l’explication d’un vieux con qui pense que tout le monde doit en chier comme il en a chié…

    Et des commentaires de soixantes-huitards qui pensent que la société avec laquelle ils nous laissent va pouvoir continuer à avancer.

    T’facon, on est tous voué à l’échec.

    Vous pensez pas que c’était aussi à vous de vous bouger le cul afin que ces élèves réussissent? Leur offrir une société qui donne envi d’avancer?

    Avant de gueuler comme un veau, ose te regarder dans un miroir.

    • Ben il me semble que le maître des lieux a essayé : il a été prof. Donc oui, il s’est bougé le cul pour des élèves.

      Ou alors il a juste peaufiné sur la fraction féminine sa méthode à base de GHB / pelle / voiture avec grand coffre.

  34. Quand même, Odieux, j’eusse aimé une remarque perfide comme vous les faites si bien du genre : « le petit Brian-Sigismond, dont le beau-père chômeur alcoolique bat régulièrement la mère droguée analphabète, violé par son oncle, partageant sa chambre avec un frère, une demi-sœur et le demi-frère de sa demi-sœur, souffrant par ailleurs de schizophrénie depuis le suicide de son père, a de mauvaises notes. Un expert a perçu comme un mal-être chez Brian-Sigismond et comment ne pas penser que le système français de notation en est le principal responsable ? »

  35. Article destructeur, agressif, sans proposition réelle d’autre solution, et sans culture de fond derrière (cf. commentaire ci-dessus). L’article type d’une personne bornée, ou d’un… français basique.

    Signé : Un enseignant de mathématiques.

    • Commentaire destructeur, agressif, sans proposition réelle d’autre solution, et sans culture de fond derrière (cf remarque ci-dessus). Le commentaire type d’une personne bornée, ou d’un… enseignant de mathématiques.

      • Beau recopiage, il a fallu travailler dur au CM2 pour atteindre un tel niveau d’expertise dans le domaine !

      • Je suis hautement flatté que vous présumiez ainsi de mes capacités. Il est toutefois fort amusant de lire ces remarques qui, sous couvert de désigner l’inanité d’un propos, décident de jouer à fond la carte du commentaire sans intérêt. D’où mon commentaire ironique ; apparemment, beaucoup trop … Mais bref ! Tout le drame d’une conversation est dans la supposition que son interlocuteur est intelligent, n’est-ce pas ?

    • Cher Inari, vous aurait-il par hasard échappé que l’auteur de ce texte se définit lui-même comme « un odieux connard » ? Ne croyez-vous pas qu’il serait un peu vain d’attendre qu’un odieux connard fasse des propositions argumentées et cherche à construire ? Lisez le blog du Bisounours mignon, si vous voulez lire des choses sympathiques, constructives et respectueuses d’autrui.

      • Certes Amélie, ça je te l’accorde. Mais au final, ça fait écrire pas mal de trucs dont le fond est pas si mal, et dont la forme ne met pas grand chose en valeur. C’est la différence entre un discours argumenté (efficace) et une série d’insultes (peu efficace).

      • Si les articles d’Odieux Connard suscitent souvent des réflexions argumentées et des débats passionnés, le but principal est néanmoins l’HUMOUR (noir et bien corsé de préférence).

        Ce que certains ont trop souvent tendance à oublier…

      • D’expérience, je suis en profond désaccord avec l’idée qu’un débat, discours argumenté ou autre truc de ce style soit d’une quelconque efficacité.

        Comme de bien entendu, la série d’insultes a souvent un effet contre-productif, mais permet d’une part de se défouler, d’autre part de renforcer la conviction des uns et des autres qu’ils ont raison et que leur interlocuteur est un sombre demeuré, ce qui rassure.

        Et pour ma part, je suis d’avis que des propositions du genre de supprimer les notes sont comme d’habitude simplement un moyen de se donner bonne conscience en ne réglant rien du tout.

        Très bon article d’ailleurs.

  36. Ah, le trolling comme bloging ! Odieux Connard, porteur de la nouvelle génération Troll-Blog !
    Ca me fait bien marrer tes conneries, souvent. Je pense que se foutre de navets cinématographique est devenu une habitude avec la « profusion » (sic.) des productions filmiques…

    … Mais Odieux Connard se perd un peu dans les concepts moins consensuels, et à force de critiquer certaines idées… va se retrouver avec des VRAIS trolls politiques…
    Suivez mon regard.
    Continue dans la critique cinématographique, OC, simple conseil de lecteur régulier… Parce qu’HerbedeProvence et autres de ses copains de FDeSouche aiment, adorent, rafolent des blogs…

  37. Je remarque d’ailleurs que cet excellent manifeste est signé par Richard Descoings, le directeur de Sciences Po. Le même qui a eu l’idée de la suppression de l’Histoire-géo en Terminale S.

  38. Je ne saurais assez vous remercier pour cet article remarquable. Certes, je n’ai pas encore parcouru l’ensemble de vos écrits sur ce blog, mais de ceux que j’ai lu, c’est indubitablement celui qui m’a fait le plus rire. « Comme tout cela est mystérieux ! » (Peut-être l’heure tardive y est pour quelque chose.)

    Pour ne pas déroger à mon habitude, pour autant, je m’attarderai sur la forme (car vos articles parfaitement dénués de fautes d’orthographe n’exigent de moi qu’une admiration muette, à peine étayée de fous rires intérieurs) et non sur le fond (ceux qui ont commenté avant moi y ont mis beaucoup du leur, et je n’ai pas le courage de m’atteler à la dure tâche d’exprimer mes idées sur ce sujet…).

    Cet article était pourtant bien parti, et je n’ai commencé à tiquer que vers la fin.

    Très précisément à partir des « cahier(s?) pédagogiques ».

    Plus tard, vous écrivez « la dite classe ». J’aurais accolé la et dite, mais peut-être existe-t-il à présent d’autres manières de faire, je vous avoue que je ne me tiens pas vraiment au courant des aléas de la langue française, en ces temps troublés.

    « ça ne vous stresse, pas, hein ? »
    Je crains qu’une virgule de trop se promène parmi vos mots.

    Lorsque vous citez le passage dans lequel ces trublions s’appuient (et de judicieuse manière !) sur le rapport de la HCE, des espaces sont manquants. Je ne sais cependant si cela est de votre fait, ou pas.
    « systématiques,obligatoires »
    « rentrée de2007 »
    « etune »

    Puis, vous évoquez les attributs antérieurs féminins, qui semblent vous troubler au point de vous en faire perdre vos « s » : « plus ses notes ont tendance à elle(s) aussi ».

    A un moment, vous abordez le « mal(-?)être ».

    « Et moi, mon cabinet d’étude vous factu(re)rait ce genre de résultats pour vachement moins cher, je pense. »

    Merci encore.

    • Tout le monde quitte le collège un jour ou l’autre, non? Pas vous? Vous êtes resté(e) bloqué(e) en 3e?

  39. La note, c’est rigolo, c’est un joli sac. Kevin vient de réciter sa poésie, alors Madame Landrin, dans son joli sac, elle lui a mis 7 sur 10 pour la mémorisation, 3 sur 5 pour « le ton » (« le ton », vous savez, ce truc qu’on ne vous a jamais appris à maîtriser, à améliorer, mais qu’on vous note régulièrement, en récitation, en lecture,…), 3 sur 3 en tenue du cahier (il a une belle écriture, Kevin, c’est important pour réciter) et puis 1 sur 2 pour l’illustration (faut dire qu’il a un peu chié son Dormeur du Val). Il est content, il a 14, ça lui fait une moyenne de 12,75 en récitation (c’est Madame Landrin qui lui a dit, elle met les notes tout de suite sur son fichier Excel, c’est une scientifique, Madame Landrin, elle vit pas chez les Bisounours), pour l’instant c’est vachement mieux que son 11,43 du trimestre dernier, il est pas loin d’avoir augmenté sa note de 10%. Il récite (presque) 10% mieux qu’avant, c’est pas rien !
    Bon, y’a un truc qui le chagrine un peu, Kevin : quand lui, il a ajouté des euros aux carottes en maths, Madame Landrin, elle lui a dit que ça se pouvait pas. Pourtant, elle, elle vient d’additionner de la mémorisation avec de l’expression orale, de l’écriture et de l’art appliqué, et ça, ça se peut… C’est compliqué, la science !

    La semaine prochaine, c’est « le Cancre », de Prévert.

  40. La note, c’est rigoureux. C’est super précis en plus.
    Kevin, il est trop mort de rire. Madame Landrin, elle a rendu les contrôles de maths. Et ben, vous le croirez si vous voulez, mais avec son pote Julien, ils ont eu exactement la même note : 15 sur 20. Ils sont pareils, Kevin et Julien.
    Fallait faire 20 opérations, 5 de chaque. Kevin, le calcul mental, c’est pas trop son truc, alors il s’est trompé pour une addition, une multiplication, une division et deux soustractions (pas facile, ça !) : 15 sur 20. Rigoureux. Super précis.
    Julien, lui, c’est avec les divisions que ça coince : toutes fausses (lol) ! Résultat : 15 sur 20. Rigoureux. Super précis.

    Ils sont pareils, Kevin et Julien.

    • Moi, mes profs me faisaient faire des interros juste sur la division, puis juste sur la multiplication, puis juste sur le placement du COD… Dès lors, si Kévin et Julien ont tous deux 5/20 à une interro de division, de fait, ce sont des billes question numérateur. Et dès lors, on pourrait dire, « Oui mais Kévin est bien meilleur en simplification de fractions que Julien, qui lui est plutôt bon en calcul des restes de division euclidienne ». Et partant de là, on peut sectionner, diminuer à chaque fois le domaine de compétences, jusqu’à arriver à « Kévin est très bon pour diviser 24 par 6, alors que Julien est meilleur sur 51 par 3. » L’idée est bonne ; le référentiel ne l’est pas.

      Le problème que vous soulevez est, de fait, la limite instaurée par les notes. D’où l’existence – théorique – d’un schéma d’accompagnement des élèves, autour du système de notation.

      • Se limiter à vérifier si un élève connaît telle ou telle notion, maîtrise telle ou telle compétence, alors c’est s’éloigner du système de la note en tant que telle. Il suffit alors simplement de constater : réussit/ réussit un peu/ne réussit pas ; pour moduler plus (et mieux), il faudrait considérablement augmenter le nombre d’items. Ce serait très long, et peu utile.
        Votre professeur, sous couvert de « noter », établissait en fait des scores de réussite, scores qu’il aurait pu exprimer de n’importe quelle façon (le système des smileys me gênant beaucoup car il introduit un élément affectif -ça me fait plaisir/ça me peine ce que tu as fait là, qui n’a pas lieu d’être.)…

  41. La note, c’est scien-ti-fi-que. La preuve ?
    Déjà, c’est des chiffres, des nombres, des moyennes. C’est pas scientifique, ça ? Et je ne parlerai même pas ici des coefficients? Scientifique, ça, les coefficients.
    En plus, si tu t’amuses à faire des courbes avec les notes obtenues dans une classe, n’importe laquelle, et ben t’obtiens une courbe de Gauss. Attention, n’importe quelle classe, hein, du CP du fin fond de la plus démunie des ZEP jusqu’à la plus huppée des classes prépa, hein !
    Alors, si ça, c’est pas de la science, et ben alors moi j’y comprends plus rien, hein !

    En plus, la note, c’est un outil, un superbe outil scientifique, même. J’en parlais l’autre jour avec Madame Landrin, et ben, sans les notes, elle aurait jamais vu que Kevin, il a des difficultés en orthographe. Au moins, maintenant, elle le sait. Et Kevin aussi.
    La preuve que c’est un outil scientifique ? Eh ben, de semaine en semaine, c’est confirmé : Kevin, c’est vraiment une bille en dictée.

    • Madame Landrin, la brave dame, s’en serait sans doute rendu compte sans ça (encore qu’elle ait de la chance, on la laisse encore faire des dictées !).

      Mais Kevin, lui, il a peut-être besoin d’une quelconque indication.

      Et s’il rate toutes ses dictées, alors ça veut dire certes qu’il ne sait pas écrire les mots qui étaient présents dans les énoncés, mais ça révèle peut-être un problème plus général au niveau de l’orthographe. Une mauvaise moyenne en orthographe le traduit.(Ceci rejoint la réponse de Quigley au n°49 sur la futilité d’un découpage trop poussé).

      Alors certes Mme Landrin pourrait juste lui dire qu’il a des progrès à faire, mais ces progrès (ou leur absence) seront bien plus faciles à visualiser en comparant une suite de notes qu’une suite de « Insuffisant », « Je m’attendais à mieux », « Pas aussi bien que la dernière fois mais mieux qu’il y a trois dictées », « j’ai l’impression que tu t’améliores ».

      C’est à ça que ça sert les notes : à être comparées.
      1)Entre les notes d’un même élève, pour suivre son parcours
      2)Avec celles de ses voisins, pour se situer dans la classe (s’il a 12, ça peut être une mauvaise note ou une bonne, suivant que la moyenne est à 14 ou 10 : il aura

      • -peut-être envie de le savoir.
        Sans compter que c’est aussi une motivation : personnellement, en primaire, je travaillais pour apprendre et pour avoir de bonnes notes, et plus précisément de meilleures notes que les autres. Il y a une fierté à ça.

      • Pour suivre le parcours, faut quand même ne pas oublier qu’un élève dont la note ne change pas est un élève qui progresse.
        Le professeur ajuste sa moyenne à sa classe. En règle générale, le long de l’année, les élèves apprennent des choses, donc les exercices sont de difficulté croissante et la moyenne reste la même. La note n’évalue pas l’élève par rapport à lui-même (sinon, un élève qui acquiert des notions verrait ses notes progresser), mais uniquement par rapport à sa classe. Si un élève a de meilleures notes, c’est qu’il devient meilleur par rapport à la moyenne de progression des autres élèves.
        Du coup, ça peut être bigrement trompeur. Dudule en début d’année est le meilleur de la classe. Les autres parents fichent la pression aux autres élèves pour qu’ils soient les meilleurs. Dudule est bon et maintient ses efforts : sa note va décroître, donc retranscrire quelque chose de faux par rapport à sa progression personnelle.
        Alfred est lui le cancre de la classe, il en fait le minimum. Cet hiver, la plupart des élèves ont eu la grippe, pas lui. En n’étant pas absent, en continuant à faire le minimum, il progresse plus que le reste de la classe : ses notes s’améliorent. Alors que bon, au début de l’année, qand il a travaillé durement sous la pression de ses parents, ses notes n’ont pas décollé… pourquoi se fatiguer du coup ?

      • Cela dit, pour moi aussi les notes c’était une motivation. Etant naturellement bonne élève et n’aimant pas faire de fautes exprès, j’ai du faire des pieds et des mains pour baisser mon niveau et entrer dans la moyenne – histoire de ne plus me faire traiter de « chouchou ».
        Arf, si les profs avaient eu la décence de ne pas mettre plus de notes au collège qu’à l’école primaire, sans doute aurais-je moins perdu à l’école…

  42. Un jour, Madame Landrin, elle a fait une évaluation en expression écrite. Depuis un certain temps, elle se rendait bien compte que les « mal dit » dans la marge, et les « attention à l’orthographe’ en guise de synthèse, ça faisait un peu court.
    Alors, comme c’est une scientifique, Madame Landrin (elle peut te préciser ton niveau orthographique au millième près, Madame Landrin !), elle a conçu un grille de critères : cohérence du texte, niveau de la syntaxe, du lexique utilisé, pertinence de la ponctuation, qualité de l’orthographe (trrrès important, l’orthographe : si tu fais des fautes quand tu réponds à ton problème d’arithmétique, elle t’enlève 2 points, Madame Landrin. Pareil en histoire, en géographie, en biologie, en physique, mais pas en sports. Normal. Scientifique et juste, Madame Landrin.), la présentation, … tout ce qui fait un texte, quoi.
    Bon, à la fin, quand même, et après mûre réflexion scientifique (et puis fallait bien arriver à 20, sinon c’est pas une note), elle a rajouté le critère « Ajustement », pour 2 points.

    Normal : manquerait plus que ce petit fumier de Kevin se cogne la même note que la mignonne Amandine ! Elle sait mieux que quiconque qui c’est qui la mérite, la bonne note, Madame Landrin. C’est scientifique.

    • Il faudrait savoir. Une note globale, ça ne reflète en rien le niveau de l’élève, mais voilà que maintenant une note détaillée, ça n’a aucun sens. Et les évaluations non notées (les « mal dit »), font un peu court. Eh ! Que vous faut-il donc ?

      Et « elle sait mieux que quiconque qui la mérite, la bonne note » : je croyais que c’était ça, l’argument phare ? Que l’enseignant ne doit pas se baser juste sur les chiffres pour savoir qui est un bon élève ?

      • Bon élève/mauvais élève ; bonne note/mauvaise note : gentil/méchant ; travailleur/paresseux ; …
        qu’il est bon de vivre dans un monde simple.

      • Ce sont des commodités de langage. Bien sûr qu’il y a tout un spectre entre les pôles, mais ça ne change rien aux arguments. Les auteurs de la pétition eux-mêmes sont bien simplistes en considérant que la note est uniquement une mauvaise note …

        Et puisqu’il s’agit d’éviter la simplification, la note (« sur 20, sinon » gnagnagna), qui offre au bas mot 40 résultats possibles, ne laisse-t-elle pas justement une bonne marge de manoeuvre ? Bien meilleure en tout cas que les smileys ou la note de A+ à E- ?

  43. Il y a quelque chose que je ne comprends pas quand même :

    « Si ce modèle répondait aux exigences d’un système élitiste avant la massification scolaire, il apparaît aujourd’hui en total décalage avec l’objectif d’élévation du niveau d’étude et les défis posés par la démocratisation des études supérieures. »


    En total décalage avec l’objectif d’élévation ? Oh mon Dieu ! On a la solution ! Si le niveau a drastiquement baissé ces vingt dernières années c’est évidemment… Les notes! Mais comment n’y ais-je pas pensé plus tôt ?
    Non mais sérieusement, il y a toujours eu des notes, mais en anglais à l’époque de ma mère elle devait faire une dissertation, et maintenant les étudiants se tape un texte avec des questions.
    Et ce qui a le plus changé depuis vingt ans ça n’est pas les notes, oh non, mais justement ces idioties d’études, ces idioties de réformes des programmes, et autres, et autres. Sincèrement le niveau est déjà assez bas. Les personnes qui ont écrit ce truc se croyaient au premier avril ? Comment vous voulez élever le niveau sans les notes ?
    Donc y’a plus de notes, les difficultés des élèves ne sont plus évaluées, résultats n’importe quel idiot qui pense encore que 8+3 ça fait 13 passe au collège et ensuite ? Il est élevé le niveau là ?

    Je sais que c’est dit déjà dans l’article mais sincèrement. L’article a sans doute été écrit par des névrosés lors de leur enfance, qui se sont fait battre à chaque mauvaise note par leur parents et qui au bout de 10 devaient subir l’affreuse punition de la cave et devaient tenir compagnie aux araignées et aux rats dans le noir complet sans manger et en étant régulièrement flagellés par leurs parents.
    Non je ne vois que ça, sinon je ne peux pas expliquer l’article ou la présence d’un généticien parmi les auteurs. L’hypothèse de la secte des maltraités me semble plus plausible.

    • Sans vouloir offenser, il y a quelques dizaines d’années, seulement 30% des enfants de plus de 12 ans étaient scolarisés. De nos jours plus de 95% des enfants de moins de 16 ans…

      Comment voulez vous comparer le « niveau » des élèves de cette époque (celle où M. Sadique, professeur de maths vous explosait les doigts avec sa règle en métal lorsque vous ne connaissiez pas le résultat du produit de 7 par 13) avec le « niveau » des élèves auquel nous sommes confrontés maintenant?

      Quant au niveau qui « baisse » (je vais parler de maths car c’est mon domaine) c’est exact si l’on considère la technicité et la vitesse d’exécution, ça ne l’est pas si l’on considère l’initiation au raisonnement et à la recherche. Est-il plus important de connaître par coeur le résultat du produit de 8 par 19 ou d’avoir des méthodes pour le calculer?

      • Cher Mihawk, je me demande : on est chez le collectif des nouvelles lettres (zut, j’ai oublié les majuscules) ou chez l’habituellemnt rigolo Odieux Connard ?
        Qu’en pensez-vous ?

      • > Est-il plus important de connaître par coeur le résultat du produit de 8 par 19 ou d’avoir des méthodes pour le calculer?

        A quoi bon, y’a des calculatrices a present!

    • Le problème est en quelque sorte là : il y a bien plus de scolarisés. Or anciennement, on scolarisait ceux qui avaient une chance de réussir brillamment. Les autres étaient envoyés aux champs, à l’usine ou autre apprentissage, selon le lieu et l’époque.

      Aujourd’hui, on scolarise tout le lot, ce qui est une bonne chose car il y a une instruction de base qu’il faut donner à chacun pour son propre bien. Cependant statistiquement cela a enrichi l’effectif en moins bons élèves, et on se voile la face vis-à-vis d’une vérité simple mais dérangeante : il y a, comme autrefois et comme toujours, des meilleurs et des moins bons. Une des missions de l’école est de réduire ces écarts en soutenant ceux qui sont dépassés mais inévitablement, il finit par arriver un stade où les plus intelligents distanceront les autres. La solution pour éviter cela ? D’après les politiques actuelles, c’est d’empêcher le plus longtemps possible les élèves d’atteindre ce stade. Ca s’appelle le nivellement par le bas. Parallèlement, toujours pour occulter la réalité que les gens sont différents et que certains sont plus doués que d’autres en matière d’études, on occulte tout point de comparaison.

      Tout le monde n’a pas les capacités d’atteindre les études supérieures, et tout le monde n’y est pas destiné. Mais dans l’objectif du bac pour tous, le niveau du bac a été rabaissé pour que tous puissent l’avoir.

      Je sais que mon argumentation a plus de rapport avec le secondaire que le primaire, mais le principe de politique de l’autruche face aux différences est le même. « Evaluer » est traduit par « stigmatiser ».

      L’autre but, c’est cacher la faillite du primaire, qu’ils ont le culot d’utiliser comme arguments (« La pression scolaire précoce ne fait que nuire à l’efficacité de notre système éducatif : aujourd’hui quatre écoliers sur dix sortent du CM2 avec de graves lacunes ») alors qu’ils l’ont causée avec notamment la réforme des méthodes de lecture.

    • Vu les profils de ceux qui ont écrit, je pense plutôt qu’ils avaient de bonnes notes. Ce qui n’empêche pas la maltraitance, c’est juste que c’est pas par les mêmes personnes. Les notes sont néfastes à tous ceux qui sortent de la moyenne, y compris ceux qui en sortent par le haut. Et comme les notes suivent la même courbe indépendamment de la classe, ça fait toujours le même nombre de bons et mauvais élèves…

  44. Il y aurait une « culture de la note » !

    Une « culture de la note » ! N’importe quoi !

    Il y aurait une « culture de la note » si le merveilleux système de la note (sur 20, sinon, c’est pas une note) n’était pas répandu partout à travers le monde, et ne serait circonscrit qu’à une toute petite zone géographique dans le monde, et limité à un pourcentage ridicule de la population.

    Il y aurait une « culture de la note » si on prêtait au merveilleux système de la note (sur 20, sinon, c’est pas une note) la faculté de cerner le potentiel d’un individu sans coup férir et le pouvoir de comparer de façon non arbitraire les compétences de deux personnes.

    Il y aurait une « culture de la note » si on conférait au merveilleux système de la note (sur 20, sinon, c’est pas une note) le pouvoir de sélectionner dans quasiment tous les domaines de la société les personnes aptes à occuper telle ou elle fonction.

    Il y aurait une « culture de la note » si on croyait que le merveilleux système de la note (sur 20, sinon, c’est pas une note) est un outil scientifique, construit à partir d’études rigoureuses et si on niait la nécessité de lui adjoindre d’autres procédures d’évaluation.

    Il y aurait une « culture de la note » si on s’avérait incapable d’imaginer une alternative à l’évaluation, si on était incapable d’envisager ses défauts, ses pièges et ses limites : il y aurait une « culture de la note » si dans l’esprit des gens, suppression de la note (sur 20, sinon, c’est pas une note) signifiait suppression de toute modalité d’évaluation.

    Il y aurait une « culture de la note » (sur 20, sinon, c’est pas une note) si on pensait que l’objectif de l’école primaire et du collège est la sélection des individus les plus performants dans certains domaines.

    Une « culture de la note » ? Comme le dit si bien Madame Landrin : « Moi, j’en ai eu, des notes, et j’en suis pas morte ! »
    Manquerait plus que ça.

    • Etonnant commentaire qui me paraît tourner en ridicule les arguments des signataires de la pétition … mais venant après une série d’autres commentaires dénigrant eux le système de la note !
      Je ne sais qu’en penser … Aurais-je manqué un second degré quelque part ?

      En tout cas, second degré ou pas, « Moi, j’en ai eu, des notes, et j’en suis pas morte ! » me paraît un condensé de bon sens face au discours alarmiste des pseudo-pédagogues.

      • Ouais, d’ailleurs, j’en connais qui fument et qui ne sont pas morts !
        Heureusement, il y a le bon sens, c’est le meilleur remède contre la science…

  45. Vraiment que dire à part que je suis tout à fait d’accord avec cet article?
    Odieux Connard, vous avez parfaitement résumé la situation.Et je suis aussi d’accord que cette réforme est plus pour rassurer les parents que les enfants!Tout ça fait vraiment peur…si le système éducatif continues d’être menée par des Bisounours, je n’imagine même pas la future génération de kikoulols incultes qui va se propager!Ça me fait penser au dernier album de BD Pascal Brutal où l’auteur imagine que dans le futur, le brevet est obtenu en fin d’école primaire…

    • Ben oui, les pauv’ petits faut surtout pas les perturber, leur poser des questions sur un texte ça les traumatise et les discrimine déjà, parce qu’ils devront mêler expression et compréhension… à quand une épreuve de skyblog au bac, avec insertion de photos scintillantes de Twilight?

  46. Qu’ouïs-je? Que vois_je? Devant tant de calomnie, de cruauté, de méchanceté et de fracassage de fesses sur une idée si sublime pour l’avenir de nos futurs analphabètes, je ne peux que bisser (bisser avec un « B », pas comme dans « papi »).

  47. Article génial, comme d’habitude, auquel je me permets d’ajouter un message personnel aux Bisounours :

    Notez-les, bordel de D*** ! Après, c’est moi qui les récupère à la fac et je suis obligée de leur faire un cours sur la ponctuation ! C’est de la cruauté envers un être humain (moi, comme eux) !

    • J’oubliais : en plus de tout le reste, une note, c’est magique : quand on vous note, hop ! vous apprenez !
      D’ailleurs, dans les (rares) classes où l’on note encore, comme celle de Madame Landrin, les résultats sont exceptionnels !

      …surtout en ponctuation.

      • En fait, pour la ponctuation, j’attends surtout le Génie qui inventera le Bouchon d’Oreille (à ne surtout pas confondre avec les boules Quiès, malgré la ressemblance), pour éviter que ça n’entre par l’une et ne sorte par l’autre…

        Au passage : si vous pouviez demander à Mme Landrin sa Recette Magique pour noter le rétablissement de la ponctuation d’un texte…?

      • Je vous remercie, voilà qui m’avance infiniment !

        Je vais donc pouvoir laisser libre cours à mon sadisme naturel, en regrettant de ne pouvoir en noter certains à coups de fouet.

      • Je n’allais tout de même pas avoir la prétention de vous apprendre votre métier, tout de même !
        Au fait, j’imagine qu’après votre intervention (notée, comme il se doit), les problèmes de ponctuation de vos élèves s’estompent ?

      • Pour qu’ils s’estompent, encore eût-il fallu qu’ils m’écoutassent et, pour qu’ils m’écoutassent, encore eût-il fallu qu’ils fussent convaincus (je vous ai dit que la prochaine leçon est sur le subjonctif ?) de l’utilité du cours que je leur faisais, ce qui, au vu des articles de blog qu’ils m’envoient par mail et de leurs performances lors de la première interro, n’a manifestement pas été le cas. Tout le monde est persuadé de ponctuer correctement, moi la première, jusqu’à ce qu’on ouvre cet Ouvrage de Malheur qu’est le Grevisse…

        Ceci dit, peut-être que le rendu de ladite interro sera salvateur ?

        Par ailleurs, étant donné que mon sadisme fonctionne par « interro notée / interro non notée » (système que je n’ai pu mettre en place que maintenant, pour cause de grèves et de journées banalisées), je vais leur en faire bouffer, des exercices de ponctuation, et, à la fin, j’espère bien qu’ils seront nickels !

        La répétition est l’essence de la pédagogie, ne l’oublions point !

      • Encore faut-il qu’ils écoutent, effectivement, et là, je vous rejoins entièrement : et si finalement, plus que le résultat du contrôle, c’était la motivation, voire la conviction d’apprendre quelque chose d’essentiel qui primait ?

        Pour en revenir à la ponctuation et à l’ami Grévisse, juste un aparté : n’oublions pas que le grammairien arrive toujours après l’usage.
        Si Céline ou Cohen (pour ne citer qu’eux) en avaient respecté l’usage, que seraient devenus « Voyage au bout de la Nuit » et « Belle du Seigneur » (j’espère ne pas avoir commis d’impair, j’ai toujours eu du mal avec les majuscules dans les titres) ?

      • « Si Céline ou Cohen (pour ne citer qu’eux) en avaient respecté l’usage,… »
        …de la grammaire, bien sûr. Elle est bancale, ma phrase !

      • C’est précisément ce que je leur ai dit (et, ça, je pense qu’ils l’ont retenu) : « Ce que je vous présente ici, ce sont les conventions qu’on s’attend à ce que vous respectiez. Evidemment, ce n’est pas la même chose en littérature : les écrivains sont libres de faire ce qu’ils veulent ; vous non, pas de chance. Du moins, dans les articles que vous m’envoyez. »

        Les contre-exemples littéraires de Grevisse sont ridicules, mais les grammairiens ont souvent tellement besoin de faire croire que c’est la langue qui les suit et non eux qui suivent la langue… Un peu comme Aristote et la « Poétique », mais là, on va un peu loin.

      • Oui, je pense qu’on s’écarte un peu du sujet initial !
        On semble d’accord sur un point : l’accession au sens, et donc à la possibilité d’effectuer un apprentissage durable se fait en dehors de toute procédure évaluative, qui n’est qu’un outil permettant à l’enseignant d’envisager les étapes suivantes de l’apprentissage. Outil très imparfait dans le cas de l’évaluation chiffrée, voire dangereux parfois car donnant l’illusion de la rigueur scientifique, outil qu’il paraît nécessaire de réinventer (mais là, je ne suis pas sûr qu’on soit toujours d’accord).

      • Encore une fois, la note ne sert pas qu’à l’enseignant, et peut être aussi une source de motivation pour l’élève qui n’a pas envie de se taper des tôles et va donc bûcher quelque peu.
        La motivation, voilà la clé, était-il dit un peu plus haut, non ?
        On parle toujours de travailler pour les notes comme si c’était mal. Mais dans travailler pour les notes il y a travailler. D’ailleurs on l’oppose généralement à travailler pour le plaisir d’apprendre, pas à travailler pour se sentir épanoui dans le cadre pédagogo-puériculto-bisounours.

        Comment un élève fait-il la différence entre ce qu’il doit retenir et ce qui est accessoire ? L’un est noté, l’autre non.

      • Ah ! De la différenciation entre les disciplines utiles et celles qui ne servent à rien ! Du vrai savoir et du machin de tafiole ! Là y’a eu plein d’intellos qui ont planché sur le sujet (surtout dans les dictatures d’ailleurs !)…
        Condorcet, réveille-toi !

    • Je ne parlais pas de disciplines utiles, juste des fondamentaux du cours à retenir (ceux qu’on demande dans les interros notées).
      Toutes les disciplines sont notées, parce que toutes ont leur valeur. Et parce que les élèves auront tendance à travailler moins s’il n’y a pas de note à la fin.

      Je ne sais si je dois espérer que, comme je le suppose, tu avais compris ce que je voulais dire et tu l’as déformé (stratégie dialectique critiquable mais efficace), ou que ta diatribe est à prendre au premier degré, ce qui augure mal d’un débat raisonné. Ne mélange pas tout, s’il-te-plaît. Et tant que tu y es, réponds aux arguments plutôt qu’à une seule phrase.

  48. Félicitation pour l’ensemble de votre blog.
    Il est à craindre que nous allions vers un système « à l’américaine » avec une école effectivement « bisounours » ou il faut encourager les chers petits à exprimer leur personnalité sans les traumatiser, et un carnage à l’entrée à l’université.
    On est très loin du « faire savoir » et « faire vouloir » des philosophes.

  49. C’est quand même bête de laisser les adultes discuter d’une chose qui ne les concerne plus.
    Qui ici passe encore des contrôles sur copie double, concernant des sujets qui ne l’intéresse concrètement pas?
    C’est ça une note. C’est la preuve que même si c’est pénible et chiant, tu sais le faire.
    Alors la seule raison qui puisse rendre une note stressante, c’est pas la note. C’est toi. Toi qui te dis que mince, je dois répondre à leur attentes. Eux, tes profs, tes parents à qui tu accordes tant d’importance.
    Ce qui compte c’est sa propre appréciation. Les trois quarts du temps, en sortant du cours, tu connais ta note. Tu te dis que tu tournes vers le moyen, que t’as géré ou que tu vas sacrément morfler à la remise des copies.
    Donc ce qui fait qu’un quinze peut être plus stressant qu’un neuf. Attend, j’ai quinze, j’étais persuadé d’avoir tout bon, j’ai TOUT révisé, comment je peux n’avoir QUE quinze? Neuf… ça va, vu comment je glandais, puis je le sentais venir, j’ai déjà travaillé maman pour qu’elle puisse accepter l’échec.
    Ne supprimez pas les notes. Supprimez les attentes que vous avez pour vos enfants…

  50. Je trouve que cet article a une vision un peu restrictive des choses, au sens où l’on peut bien évaluer sans mettre de note, on peut très bien mettre des commentaires suffisamment explicites qui à mon goût parlent plus qu’un 4/20 en haut de page. Si le prof ne peut pas se passer de note pour évaluer ce qui peut se comprendre, il peut se garder la note pour mémoire. 4/20 d’ailleurs qui si il peut stimuler les bons élèves ayant eu une baisse, n’aidera pas beaucoup celui qui se tape des 4/20 toute l’année, et qui une fois rentré à la maison se fera frapper par son père dont l’éducation à lui n’a pas non plus été brillante, et qui ne cherchera pas à comprendre « pourquoi 4/20 ? » mais restera dans le domaine de la punition, et de même il y a un juste milieu si les punitions sont indispensables en matière d’éducation, trop de punitions sans rien derrière ça n’aide pas non plus. Et quand je parle de ce deuxième type de cas, je n’invente rien, ça se retrouve assez souvent (en fonction du lieu où on se place bien sûr).

    Par contre il faut quand même reconnaître que cet appel n’est pas brillant non plus, car le simple de fait de supprimer les notes n’aidera pas vraiment, il faudrait changer plus que ça le fond des choses. Par exemple le redoublement en primaire s’il n’est pas interdit officiellement, l’est officieusement (parce que ça frustrerait l’élève mais sans doute plus pour des histoires d’économies), et là avec note ou pas, ceux qui loupent, en avançant avec des bases manquantes ne louperont que plus. Pour aller plus loin, on pourrait même ne pas forcement se baser uniquement sur un niveau bien précis (CP, CE1, etc) pour l’évolution scolaire de l’élève, mais sur le niveau de l’élève dans chaque matière : en fonction de ce qu’il a acquis en math par exemple on passe à la notion suivante, et si c’est pas acquis on repasse dessus, et son évolution en math ne serait donc pas subordonnée à son évolution en français, ce qui est en quelque sorte le cas si on le place dans un niveau précis (CP, CE1…) avec pour ce niveau un programme à respecter en math, en français, etc.
    Il me semble que c’est comme cela que ça marche en Finlande entre autres (qui même si je ne pourrais pas citer d’étude, est effectivement considérer avec d’autres pays scandinaves comme un pays où l’éducation donne de très bon résultat).
    Bon bien sûr par contre ce fonctionnement demande de l’argent car plus d’enseignant (pour fonctionner comme ça il faut obligatoirement des groupes plus petit), ce qui ne va pas dans la logique des gouvernements en France.

    • Par contre pour revenir sur le texte, c’est vrai que les histoire de sélection grâce aux notes en primaire c’est quand même du grand n’importe quoi, à ce jours les employeurs ne cherchent pas leur main d’œuvre dès la primaire…

    • J’en profite pour intervenir, car il y a un débarquement d’enseignants en ces lieux. Distribution de pipes et de colliers de barbe (même pour vous, mesdemoiselles), à l’entrée. A noter que comme l’indique le titre de ce blog, la mauvaise foi fait partie de mon fond de commerce.

      Cet appel a le cul entre deux chaises.

      – d’un côté il dit « Houlala, la Finlande, voilà un bon exemple« , et en effet, la Finlande a un bon modèle, qui, de fait, est effectif
      – d’un autre côté ils disent « Du coup, on va juste en prendre un élément, tiens, comme par exemple, le fait qu’il n’y ai pas de notes en primaires, et l’appliquer chez nous, histoire de déstresser les pépères parce que les notes, c’est le début de la spirale de l’échec, etc« .

      Non, l’absence de notes en Finlande, c’est un rouage, qui fonctionne avec d’autres, pas un gadget indépendant : certes, ils n’utilisent pas de notations, mais pour compenser et suivre où en sont les élèves, ils ont tout simplement moins d’élèves par classe (l’enseignant peut donc constater en direct, et non uniquement en triant ses copies, où sont les problèmes), la possibilité de faire appel à des « profs volants », qui viennent assister l’enseignant pour les cas les plus difficiles (donc, des classes plus petites et deux enseignants/classe pour venir en aide… ça fait déjà une sacrée différence), et un programme plus léger. Si je synthétise tout ça, ça donne « moult fois plus de temps par élève ». Ce qui permet d’évaluer où en est l’élève sans avoir comme seul recours des évaluations notées. Ça fait une sacrée différence.

      Le système français est basé sur le leçon-bachotage-contrôle. Dans des classes de 20-30 élèves, façon usine, avec des horaires différents, un programme plus lourd (qui n’a jamais entendu couiner « on finira jamais le programme ! »), et des enseignants quasiment pas formés grâce aux dernières réformes pour les nouveaux arrivants (y compris sur comment utiliser les notes, d’ailleurs, ça revient à filer un marteau à quelqu’un en lui disant « tiens, tu vas voir, c’est pratique » ; ça peut être utile ou faire bobo) et ne disposant pas de « renforts ». Donc, l’évaluation notée est un peu le système qui permet de voir qui pêche, où (même si l’outil peut être utilisé de manière plus large), etc, tout simplement parce que le prof n’a pas des millions de solutions (ou alors, extrêmement proches : mettre des lettres, des smileys & co, ça change la forme, mas pas le fond du problème). Le virer sans changer le système qui va avec, ça revient à virer un boulon de la machine en disant « Bin on va bien voir« . Or la machine, elle s’est quand même pas mal calibrée sur cet outil (qui peut être très mal utilisé, certes). Je ne dis pas que c’est bien pour autant.

      Le système finlandais est bien et n’a pas besoin de notes ? Et ça fonctionne ? Et bien, dans ce cas, pourquoi l’appel n’invite pas à commencer à copier leur modèle (même en le faisant pas étape) ; en supposant que la première étape soit la suppression des notes, dans ce cas, il faut mettre en face ce qui va de pair : moins d’élèves par enseignants, un programme adapté, des objectifs clairs, une possibilité d’avoir des enseignants supplémentaires dans la classe pour les élèves qui ont quelques soucis pour estimer quelles difficultés ils ont, les travailler en conséquence et/ou leur proposer une orientation adaptée.

      Bref, cet appel a le cul entre deux chaises, j’insiste : il propose de virer les notes comme ça, hop, parce que ça se fait ailleurs, mais sans regarder pourquoi ailleurs ils ne le font pas. Et donc ne propose pas tout le système, loin d’être bête, qui va avec, et qui en plus fonctionne efficacement depuis des années.

      Personnellement, quand je vois une voiture électrique, je ne me dis pas « Ho, elle marche sans essence ; bon bin, je vais vider le réservoir de la mienne, ça devrait marcher aussi alors« . Je dis « Elle marche sans essence parce qu’elle est conçue pour fonctionner autrement« .

      Maintenant, laissez moi retourner à ma mauvaise foi ; encore une fois, ce n’est pas marqué « le blog d’un type formidablement objectif », là-haut, sacrebleu.

      • « Qui n’a jamais entendu couiner « on finira jamais le programme !» »

        De fait, le jeu favoris des enseignants, pratiqué du CP au Bac consiste à ne pas couvrir le programme à la fin de l’année, et considérer que les collègues ont couvert la fin du programme de l’année dernière.
        Les élèves jouent aussi à ça, évidemment, en oubliant la moitié du programme pendant les vacances avant d’expliquer bouche en coeur que le prof n’a pas abordée telle notion l’année dernière.

        Typhon

      • Et puis la Finlande, c’est pas aussi le pays européen où le taux de suicide des adolescents et le plus élevé ?
        Mais ils se suicident sans être stressés, c’est l’essentiel.

  51. 38 ans d’enseignement, et (oui!) toutes mes dents, je me sens comme la Zazie de Queneau : « pourquoi veux-tu être institutrice? » « ^pour faire chier les mômes » répond Zazie. Eh oui! bonnes gens, l’enseignant est programmé pour faire ch… les enfants, les parents, le reste de la population française. Voilà pourquoi il y a des notes!.
    Je me souviens de l’époque bénie où nous utilisions les « niveaux » en lieu et place de la notation traditionnelle. Et l’on pouvait assister à des discussions telles que : »Machin est à la frange basse de B+ », « Oui, et Chose est à la frange haute de C+ ».
    C’était-ti mieux? Je laisse pisser les oies (nos réformateurs de génie), et pense qu’il y a d’autres combats à mener….

    • de toute façon les enseignants sont conçus génétiquement par l’Education Nationale pour être des chieurs. C’est un des plus grand complot de la France. Il y a de véritables lignées de prof qui ne se reproduisent qu’entre eux, afin de séléctionner les meilleurs gènes qui permettront de faire chier tout le monde au maximum. C’est pour ça que les notes existent : c’est un instrument pour humilier les élèves, et assurer le contrôle absolu des profs sur eux. « Ta moyenne a baissé d’un demi point, toute ta vie est foutu, mouahahaha ! » Voilà le vrai visage de l’enseignement : Le complot des enseignants qui nous menace depuis des siècles

  52. Sans rentrer dans quelque débat que ce soit, je tiens à remercier Monsieur O.C pour cet article, certes un peu agressif mais qui pointe bien le problème longuement évoqué au-dessus.

    J’aimerais juste :
    « ça s’appelle le syndrome du « Raaah, fifiiiille« , soit le fait que dans certains cas, chez les enseignants mâles, plus une jeune fille remplit ses t-shirts d’arguments de poids, plus ses notes ont tendance à elle aussi être gonflées. Chez les damoiselles moches et plates, rassurez-vous, la notation est équitable.  »

    Et:
    « Normal : manquerait plus que ce petit fumier de Kevin se cogne la même note que la mignonne Amandine ! Elle sait mieux que quiconque qui c’est qui la mérite, la bonne note, Madame Landrin. C’est scientifique. »

    Pourquoi vouloir ajouter ce genre de choses?
    Non les enseignant(e)s ne sont pas tous des connards qui noteront mieux Louis-Maximilien que Mamadou. Qui ajouterons un petit « :) » à coté de la copie de la petite Marylène qui aurait bien besoin d’un soutif (et là on parle plus de la 5ème/4ème).

    Ps: Le correcteur orthographique reconnaît Louis-Maximilien mais pas Mamadou. C’est une faute, je me donnerais 17/20.

    • Pourquoi vouloir ajouter ce genre de choses?
      Non les enseignant(e)s ne sont pas tous des connards qui noteront mieux Louis-Maximilien que Mamadou.

      Certes ; du moins je l’espère. Cependant, on a déjà essayé : les notes ne sont pas les mêmes quand on adjoint les photos des élèves aux copies : la beauté fait gagner des points.
      Non pas que les correcteurs soient d’abominables pervers qui espèrent avoir en retour quelques avantages en se mettant dans les petits papiers des canons de la promo, mais, vous savez quoi ? parce que le correcteur n’est qu’un humain, et que tout un tas de paramètres lui échappent.

      J’ajouterai que les 2 points d’ « Ajustement » auxquels je faisais allusion ne sont en aucune manière une invention. Quoiqu’il en soit, ce n’est qu’une façon finalement assez franche de reconnaître ce que font tous les correcteurs : ils ajustent en fonction de leurs sentiments. Je ne pense pas apprendre grand-chose à qui que ce soit sur ce coup-là.

      • Ou simplement, ils reconnaissent que le chiffrage des différents paramètres est une vision insuffisante, et qu’il faut pouvoir moduler par une vue d’ensemble de la copie.

        Non ?

      • Parce que ? Parce que le prof est une ordure qui ne peut s’empêcher, si on lui en donne l’outil, de se trouver une tête de Turc et de la marquer au fer rouge ?
        Bon sang, mais à ce niveau là il est urgent que les élèves assistent aux cours dans l’anonymat et encagoulés …

  53. Ca me rappelle cette conférence (obligatoire) à l’IUFM d’un type qui prétendait nous prouver que les notes, c’est mal, puisque l’enseignant note toujours de façon subjective (ce qui n’est pas entièrement faux, sur le fond). Argument principal : « vous allez avoir tendance, inconsciemment, à noter moins bien une copie avec des fautes d’orthographe ». Non, monsieur. Ca fait deux ans que j’enseigne à des bacs + 1 à 3 et quand je trouve une copie avec trois fautes par ligne, c’est tout à fait consciemment et en les ayant prévenus avant le devoir que j’enlève des points.

    Par contre, sur votre syndrôme du « râââh, fille », je me dois de protester. La damoiselle moche et plate, voire boutonneuse et accessoirement pourvue de lunettes, elle est généralement première de la classe. Tandis que les blondes et déjà pourvues de gros seins à treize ans Jennyfer, Jessica et Marie-Lydie qui gloussent au fond de la classe sur les photos de Robert Pattinson dans « Fan 2 », elles plafonnent souvent tout juste à la moyenne (la faute aux hormones, vraisemblablement).

    • Objection votre honneur!
      Toutes les jolies filles ne sont pas cruches, et vice et versa.
      D’ailleurs toutes les jolies filles ne sont pas « Fan2 », mais c’est une autre histoire.

      • « Moins bien noté des copies avec des fautes d’orthographes ?
        Palsembleu, quel scandale !

        Et pourquoi pas mal noté les élèves mauvais tant qu’on y est ? »

        Bien dit ! Et puis, c’est enfin reconnaître la supériorité d’un champ disciplinaire sur tous les autres : il n’est pas encore né, le prof de Français qui retirera des points dans une dissert’ parce qu’il y a des fautes de calcul !

      • Et mal noter les commentaires qui se ridiculisent en nous infligeant les fautes (4 en 3 lignes…) qu’ils réprouvent ?

  54. bah moi je n’ai quasiment jamais été notée en primaire ^o)on avait quelques évaluations par ci par là en fin de CM2 mais c’est tout, sinon on était noté avec des « Mauvais » « Excellent » « Moyen »… c’est que quand je suis arrivée au collège que je me suis prise une grosse claque dans la gueule avec toutes ces notes… ^^

  55. Le pire qu’il puisse arriver, finalement, ce ne serait pas tant la suppression des notes à l’école mais que les élèves notent les profs.

    Ces petits cons pourraient se croire en mesure de le faire puisque des imbéciles s’étaient mis en tête, il y a un ou deux ans de cela, de noter les médecins des hôpitaux.

    Ou quand le monde est perçu sur un barème déshumanisant et malsain.

    • Déjà fait, non ? Mais il me semble que le site Internet qui avait lancé le principe a dû fermer depuis, devant le scandale.

  56. voici un commentaire d’enseignante, et en plus en seine-saint-Denis : moi!
    les notes sont vitales pour moi, pour pouvoir faire un peu un tri entre ceux qui s’en sortent bien et ceux qu’il va falloir aider plus.
    Je ne doute pas qu’après 25 ans d’enseignements, les maitres chevronnés n’aient aucun mal a détecter précisément les difficultés sans notes, mais ce n’est pas mon cas.

    Et venez voir un élève des cités qui culmine à 4/20 le jour ou, en grande pompe vous lui remettez un 10/20 en appuyant sur ses efforts, ses progrès et donc, sa réussite. vous verriez le sourire sur leur visage vous jetteriez au feu toute cette mascarade demago anti-note…

    • En fait, je crois qu’il y a maldonne dès le départ : ce que les « anti-notes » (dont je fais partie, le croirez-vous ?) reprochent à ce système, c’est son manque d’objectivité et de précision.
      Il ne s’agit pas de le remplacer par rien, mais de travailler sur un référentiel de connaissances et de compétences beaucoup plus détaillé. Un élève qui a un 4 sur 20 en dictée, ça ne veut pas dire grand-chose en dehors du fait qu’il a des difficultés orthographiques… Quels sont les points qu’il maîtrise (il doit y en avoir, s’il réussit à « sauver » 4 points ? Que faut-il lui faire travailler en priorité pour qu’il s’améliore ?
      Quand les outils auxquels je fais allusion sont proposés aux enseignants, moi, j’entends surtout une critique : « ça fait du boulot, ça, si on veut le mettre en place. » Ben ouais.

      • Juste une question : qui lui a laissé les 4 points ? L’enseignant.
        Qui, donc, sait comment l’élève a sauvé ces 4 points ?
        L’enseignant.
        L’enseignant peut-il, dès lors, avoir une connaissance des points forts et faibles de l’élève dont il a corrigé la copie, et lui en faire part le cas échéant ?
        Bin oui, didjû. Et pas besoin de découper le concept de dictée en vingt sous-notions pédagogiques pour ça.

        Puisque nous en sommes à révéler nos camps, je précise que je suis dans les rangs des pro-notes (le croiriez-vous ?)

        Je remarque aussi que je réponds principalement à vos commentaires, Soubib. Est-ce parce qu’ils sont omniprésents, ou soulèvent-ils en moi une vague de verve dialectique, poussée par mon courtois mais vigoureux désaccord ?

      • « Et pas besoin de découper le concept de dictée en vingt sous-notions pédagogiques pour ça. »
        Tu vois, c’est des gars comme toi, des gars qui en ont dont on a besoin pour remettre tout ça à jour.
        Et puis même, qu’est-ce qui nous enchose avec leur « pédagogie » ? T’en fais, toi, de la pédagogie ? Non ? Alors, c’est bien la preuve que ça sert à rien !

      • Ouh, et toi, t’en as fait ? Parce que vu ta capacité à avoir du respect pour tes interlocuteurs et à les convaincre par des réponses argumentées, on pourrait avoir des doutes.
        (Je préférerais en rester au débat d’idées, mais si ça tourne aux attaques personnelles, je ne crois pas que j’hésiterai à suivre)

  57. Les pauvres petits ils découvrent que la vie n’est pas comme maman a dit oh que c ‘est dur pour eux !!

    Notés évalués mais que vont ils devenir ?

    Binetot n’auront ils meme plus a se rendre a l’ecole tellement ils sont stressés..

    Mais de qui se moque ton ?

  58. C’est sur ce genre de thèmes (forcément moins consensuels) que je vous préfère et apprécie votre travail O.C.

  59. Débat passionné sur le fond mais je m’en cogne, l’article mérite évidemment une excellente note en ce qui concerne l’humour.

    « Non parce que, je sais que les notes, c’est mal, mais les notes de bas de page pour donner ses sources, c’est pas mal quand même. »

    Génial !

  60. Bien que ce soit un article très cynique et amusant (j’aime l’ironie et le cynisme), je voudrais juste prendre la défense des pédopsychiatres qui ont fait appel.
    Qu’on soit tous sur la même longueur d’onde, tous les gens qui travaillent dans le secteur psychologique, s’intéressent qu’en partie qu’à la psychologie. Alors effectivement, pour les pédopsychiatres, ils s’inquiètent au « bien-être » de l’enfant, et éviter certains traumatismes.
    J’entends bien que la « note n’est pas un traumatisme en soi » (tout comme corriger les feuilles au stylo rouge : ce peut être traumatique pour un enfant en difficulté et qui voit ses écrits rouges qui ne font que pointer ses lacunes), mais effectivement, on retient le traumatisme le plus facilement dans deux périodes : après l’âge de 4 ans (« l’amnésie infantile »), et à la puberté. Et puis évidemment, ils peuvent apparaître n’importe quand dans la vie adulte, tant que l’évènement secoue suffisamment l’individu (selon la névrose de l’individu).

    Voilà tout, mais sinon, très amusant j’avoue :)

  61. voici un article qui va se retrouver illico placardé en salle des maîtres de ma mère qui va en profiter pour s’abonner au blog. Y’a un forfait famille ou quelque chose du genre?

  62. Génial
    Et un peu plus constructif que démonter les dernières bouses cinématographiques.

    (par contre le lien qui renvoie à l’appel ne marche plus, ne me renvoyant qu’un html sommaire et possédant la politesse d’une clé à molette. Mais bon, google me permit de le trouver.)

  63. Ah ! Odieux Connard, vous l’êtes donc réellement ?!

    Comme l’a écrit Nathalie Mons (Maître de conférences en sociologie à l’Université de Paris-Est-Marne-la-Vallée et chercheur au LATTS, spécialisée dans l’analyse internationale des politiques éducatives) ((une chercheuse, une connasse donc selon vos critères)), je cite, donc :
    « A l’étranger, va-t-on dans le sens d’un renoncement aux notes ?
    Non, il s’agit surtout de politiques menées dans les années 1970 et 1980. Aujourd’hui, on observe, dans les pays qui furent les plus progressistes un retour aux notes ou de fortes pressions dans ce sens appuyées par des partis situés clairement à droite des échiquiers politiques. » Pour lire la suite de ses abominables salmigondis de bisounourse femelle, rendez-vous sur le site du Café pédagogique, un repaire de chercheurs et autres intellectuels majoritairement pas de droite sans doute et n’ayant bien sûr aucune connaissance du système éducatif.

    Bon, la prochaine fois que vous voudrez faire la leçon concernant un sujet que vous ne connaissez pas, demandez-moi, je vous donnerai encore plus de fausses infos afin que puissiez augmenter votre potentiel d’Odieux Connard !

    En tout cas, bravo, jusqu’à présent vos articles me faisaient sourire, celui-ci a atteint son objectif : me donner envie de vous trucider à la kalachnikoff, après décapitation, émasculation et lacération (bon, ça devrait suffire…)

    Une enseignante (oserai-je dire professeur des écoles ?) qui enseigne et évalue ses élèves du primaire… sans note !

    • Ma mission est donc un succès. Je vous remercie de signaler que ma mauvaise foi fait son petit effet.

      Je suis allé lire le café pédagogique en conséquence.

      Mais je recolle le commentaire que je faisais plus haut :

      => J’en profite pour intervenir, car il y a un débarquement d’enseignants en ces lieux. Distribution de pipes et de colliers de barbe (même pour vous, mesdemoiselles), à l’entrée. A noter que comme l’indique le titre de ce blog, la mauvaise foi fait partie de mon fond de commerce.

      Cet appel a le cul entre deux chaises.

      – d’un côté il dit « Houlala, la Finlande, voilà un bon exemple » , et en effet, la Finlande a un bon modèle, qui, de fait, est effectif
      – d’un autre côté ils disent « Du coup, on va juste en prendre un élément, tiens, comme par exemple, le fait qu’il n’y ai pas de notes en primaires, et l’appliquer chez nous, histoire de déstresser les pépères parce que les notes, c’est le début de la spirale de l’échec, etc » .

      Non, l’absence de notes en Finlande, c’est un rouage, qui fonctionne avec d’autres, pas un gadget indépendant : certes, ils n’utilisent pas de notations, mais pour compenser et suivre où en sont les élèves, ils ont tout simplement moins d’élèves par classe (l’enseignant peut donc constater en direct, et non uniquement en triant ses copies, où sont les problèmes), la possibilité de faire appel à des « profs volants », qui viennent assister l’enseignant pour les cas les plus difficiles (donc, des classes plus petites et deux enseignants/classe pour venir en aide… ça fait déjà une sacrée différence), et un programme plus léger. Si je synthétise tout ça, ça donne « moult fois plus de temps par élève ». Ce qui permet d’évaluer où en est l’élève sans avoir comme seul recours des évaluations notées. Ça fait une sacrée différence.

      Le système français est basé sur le leçon-bachotage-contrôle. Dans des classes de 20-30 élèves, façon usine, avec des horaires différents, un programme plus lourd (qui n’a jamais entendu couiner « on finira jamais le programme ! »), et des enseignants quasiment pas formés grâce aux dernières réformes pour les nouveaux arrivants (y compris sur comment utiliser les notes, d’ailleurs, ça revient à filer un marteau à quelqu’un en lui disant « tiens, tu vas voir, c’est pratique » ; ça peut être utile ou faire bobo) et ne disposant pas de « renforts ». Donc, l’évaluation notée est un peu le système qui permet de voir qui pêche, où (même si l’outil peut être utilisé de manière plus large), etc, tout simplement parce que le prof n’a pas des millions de solutions (ou alors, extrêmement proches : mettre des lettres, des smileys & co, ça change la forme, mais pas le fond du problème). Le virer sans changer le système qui va avec, ça revient à virer un boulon de la machine en disant « Bin on va bien voir« . Or la machine, elle s’est quand même pas mal calibrée sur cet outil (qui peut être très mal utilisé, certes). Je ne dis pas que c’est bien pour autant.

      Le système finlandais est bien et n’a pas besoin de notes ? Et ça fonctionne ? Et bien, dans ce cas, pourquoi l’appel n’invite pas à commencer à copier leur modèle (même en le faisant par étape) ; en supposant que la première étape soit la suppression des notes, dans ce cas, il faut mettre en face ce qui va de pair : moins d’élèves par enseignants, un programme adapté, des objectifs clairs, une possibilité d’avoir des enseignants supplémentaires dans la classe pour les élèves qui ont quelques soucis pour estimer quelles difficultés ils ont, les travailler en conséquence et/ou leur proposer une orientation adaptée.

      Bref, cet appel a le cul entre deux chaises, j’insiste : il propose de virer les notes comme ça, hop, parce que ça se fait ailleurs, mais sans regarder pourquoi ailleurs ils ne le font pas. Et donc ne propose pas tout le système, loin d’être bête, qui va avec, et qui en plus fonctionne efficacement depuis des années.

      Personnellement, quand je vois une voiture électrique, je ne me dis pas « Ho, elle marche sans essence ; bon bin, je vais vider le réservoir de la mienne, ça devrait marcher aussi alors » . Je dis « Elle marche sans essence parce qu’elle est conçue pour fonctionner autrement » .

      Maintenant, laissez moi retourner à ma mauvaise foi ; encore une fois, ce n’est pas marqué «le blog d’un type formidablement objectif », là-haut, sacrebleu.

      • Quelle déception ! Pourquoi avoir rangé ainsi votre mauvaise foi ? Si vous commencez à faire des reflexions dénuées d’ironie et de mauvaises foi, on va se sentir obligé de faire de même vu qu’on ne peut pas réagir de façon autonome sur un blog. Il faut montrer l’exemple, continuez à agir avec mauvaise foi, jusque dans les commentaires. Allez-y, on est avec vous. Vive la mauvaise foi !

      • Mais c’est qu’il est mignon quand il se sent menacé par la femelle (fusse-t-elle enseignante, donc à collier et pipe…) en colère !

    • Chère Marie, le fait que vous ayez pêché une penseuse de la pédagogie dont les idées sont sensées ne signifie en rien que le collectif qui a signé le manifeste mis en cause partage de quelque façon que ce soit ces lumières, hélas trop rares dans le milieu.
      Le but n’est pas d’insulter les personnes, encore moins la profession, mais les idées défendues : de là, généraliser que des idées idiotes sont défendues par des idiots ne me paraît qu’un petit pas, mais je suis heureux d’apprendre que certains de leurs collègues pensent différemment.

      Par ailleurs, le retour aux notes décrit à l’étranger est heureux pour ces pays, mais il semble qu’en France nous ayons besoin de tester des idées qui ont déjà fait leurs preuves (mauvaises) ailleurs. (Je ne peux résister à l’idée de citer le communisme, mais je prie instamment les lecteurs de n’en pas tenir compte dans d’éventuelles réponses : je ne veux pas déclencher une nouvelle guerre des tranchées au milieu de ce sujet déjà polémique) Ou, comme le dit M. Odieux, prendre un fragment et dénaturer son intention initiale (à noter que je ne pense pas qu’alléger les programmes soit la solution).

      • Quelle partie de mon commentaire suscite ce Berk ? Des précisions seraient-elles possibles ?

      • C’est vrai, quoi, flûte, à la fin !
        « Des idées idiots défendues par des idiots », c’est pas des insultes, c’est le constat d’un Sage qui a très longuement beaucoup réfléchi sur la question et qui tente vainement de faire reculer l’obscurantisme haineux promu par la horde de pédagogues aigris par les heures interminables passées sous des lumières blafardes à repenser un système qui, quoi qu’on en dise, n’a jamais tué personne, alors zut !
        Pourquoi « Berk ! » ?, on se me le demande, tiens !

      • Au passage, Soumib, ton attitude envers tes différents contradicteurs ne relève pas toujours du summum de l’échange courtois non plus …

        Alors oui, certes, j’ai parlé d’idiots. Mais d’une part, je préfère attendre la réponse de Marie pour savoir si c’est bien ça qui rend mon commentaire si intégralement repoussant (quoique, idiot, c’est relativement révulsant, limite raciste, hein).
        D’autre part, si je veux bien rétracter l’insulte aux personnes, il serait hypocrite de ma part de descendre en flammes comme je le fais une idée, tout en feignant de lui reconnaître un vrai mérite intellectuel. Et comme elle s’ajoute à une longue série d’idées ayant eu de vilaines conséquences sur l’enseignement, et toutes émises ou soutenues par les mêmes personnes, je m’avance à généraliser un peu mon jugement négatif.

        Tout ça est très intéressant, mais ne constitue en rien une réponse constructive à mes arguments.

  64. objet du message « Je meurs d’amour pour vous mon doux seigneur«

    Ahem. Voilà. C’est simple: voulez-vous m’épouser?

    Bon, d’accord je suis déjà mariée, mais c’est pas si grave, n’est-ce pas?

    Non, parce que votre article, là, m’a décidée. Je vous aime.

    Et puis je vous aime aussi à cause de la note en bas de page.

    (pour le CV, la photo et les mensurations, vous prenez une photo de souris, c’est tout moi).

    sinon, j’épouse Béné (comm 68). Quant à Marie (comm 76): je n’ai rien compris à l’argumentation.

    • Aurais-je mal orthographié « kalachnikoff » ? Ou été incomplète dans l’exposé des tortures que je projette d’appliquer à notre Odieux Connard si je parviens à mettre la patte dessus ? Je vous envoie mon chat, elle vous expliquera.

  65. Mec, c’était de l’IRONIE.
    Désolée si c’était exprimé comme si j’étais une pauvre abrutie à 100% d’accord avec cette nouvelle idée, mais bon, faut quand même se calmer un peu, quoi.

    Moi ce qui m’énerve le plus, c’est que les gens qui sortent des trucs comme ça n’ont soit :
    – jamais connu d’enfants ;
    – s’appuient sur quelques cas.
    Voire les deux. Je ne pense pas avoir été totalement emmerdée en étant moi-même gosse, par les notes par exemple. Et je trouve leur nouveau système de notation complètement STUPIDE et ILLOGIQUE. Et comme dirait l’Odieux Connard, en fait, ils tournent en rond. Ils compliquent plus les notes qu’autre chose ! Et je ne trouve pas que ça puisse amener à progresser : en gros, si t’obtiens la note maximale (et si j’ai bien compris) t’as atteint tes objectifs. Point final. Alors que certains élèves pourraient tendre à faire plus que ce qu’on les croit capables de faire : et là, j’ai l’impression qu’ils enlèvent cette possibilité là.

    Et concernant la phobie scolaire, je suis totalement consciente aussi qu’il y en a qui répandent ça comme une excuse. BIEN SÛR que la VRAIE phobie scolaire paraît dans ce cas démesurée, et franchement, JE ne fais pas partie des gens qui prennent ça comme quelque chose de démesuré. Dans le nom « phobie scolaire », il y a PHOBIE.

      • J’abondai dans votre sens, odieusement, il va sans dire.

        En rien je n’étais énervé cela dit, je ne me permets pas d’être furieusement odieux sur une page publique.

        « des gens qui sortent des trucs comme ça »…

        Quels trucs, précisément, qu’on en discute, puisque c’est l’objet de ce lieu ?

      • Tiens, je n’avais pas vu votre réponse. Pardonnez-moi, j’avais répondu à mon commentaire précédent, un peu énervée, et je m’en excuse d’avance.

        « Les gens » dont je parle, sont, à mon idée, les abrutis qui constituent toute l’Éducation d’aujourd’hui. Quand je dis abrutis, c’est parce que ce sont des gens qui ne semblent avoir jamais vu d’élèves en face d’eux, comme je le disais, ou qui n’ont même pas d’enfants. ils ne sont même pas professeurs, je dis ça dans le cas par exemple des programmes, notamment de langue en Terminale, par exemple, en Allemand, où l’on ne traite QUE du sujet de l’immigration, etc. Imaginez cela non seulement pour des élèves, et encore, ils ne subissent que cela UNE année, et c’est donc pire pour des professeurs, quoique, l’année prochaine, le programme change. C’est donc pourquoi lorsque j’ai entendu un repartage sur cette histoire de notes, ça m’a encore plus énervée, parce que je trouve ça simplement stupide, parce qu’au final, ça ne fait qu’embrouiller les choses. Et étant moi -même passée un jour où l’autre en primaire, les notes, je m’en fichais TOTALEMENT, alors, quand les journalistes parlaient d’une certaine névrosité, ça m’a fait bien rire… je me demande si certains adultes se rappellent de leur enfance.. où s’adaptent en fonction de la société actuelle. C’est un peu chiant d’écouter des avis décalés par rapport à la réalité.

        Encore toutes mes excuses. Désolée. J’espère que c’est plus clair, à présent.

      • Avec le système de notation tel qu’il existe actuellement, les enseignants ne peuvent même noter corréctement. On a système beaucoup trop complexe de notation sur 20 crédits, plus les demi points. Comment juger un devoir qui nécessite un minimum d’interprétation avec un système aussi compliqué. C’est pas parfait mais c’est très bien, on lui met combien 17 ou 18 ? Et au lieu de simplifier ça, les solutions qu’on nous propose ne consiste qu’à le rendre encore plus compliqué, comment voulez-vous qu’on s’en sorte dans une telle situation ?

      • De toute manière, Toc, si on m’interrogerait sur le sujet, je dirais que ce ne sont pas que les notes qui ne vont pas.

        Une note n’est pas toujours très objective : même s’il y a des barèmes, tu auras toujours un professeur qui notera plus ou moins objectivement, en raison de beaucoup de facteurs, notamment la fatigue, et la première copie n’est pas corrigée comme la dernière. Je dis ça, c’est parce que j’ai des parents profs^. Je ne veux pas généraliser, mais, de toute manière, c’est humain. Et il y en a toujours qui font en sorte d’être le plus objectifs possible.
        Ce que je pense aussi, c’est que les notes ne sont pas non plus le principal souci en l’occurence. Et j’ai l’impression qu’ils ne font qu’empirer la situation. Prends l’exemple de la SES obligatoire cette année en seconde : c’est quoi l’intérêt de se taper un cours pendant un an dont la plupart n’en a rien à faire ? Et pour les professeurs, une fois de plus, à se trouver face à des élèves qui n’en ont rien à faire ? Personnellement, je trouverais ça déprimant. Même si un élève va forcément un moment donné décrocher durant un cours, il n’empêche que là c’est plus flagrant.

        En matière d’Éducation, notre gouvernement a un sacré boulot, à mon avis. Mais, évidemment, je ne suis qu’une simple élève, je ne connais rien à la politique ni à tous les mécanismes de l’éducation, mais c’est comme ça que je le perçois.

      • Très cher, vous avez oublié les quarts de point, qu’on arrondit au demi-point pour faire plus beau, et qu’on arrondit au centième près dans le bulletin de notes.

      • Leunea, je suis tout à fait d’accord, l’EN aurait bien besoin d’une rémise en forme d’ensemble intelligente. Le problème c’est qu’à chaque fois ce n’est qu’un élément particulier qu’on tente de modifier, le plus souvent mal. Ici il était question des notes, mais dans les faits les notes font parties de toute une culture de l’éducation. Donc non seulement il faudrait pouvoir faire de vraies réformes des institutions de l’EN, mais il faudrait en plus pouvoir intervenir directement dans les pratiques. Si on voulait véritablement changer l’EN, il faudrait s’engager sur du long terme, avec le soutient des enseignants, et en travaillant avec tous les acteurs de l’EN. Bref ce n’est pas quelque chose qu’on peut entreprendre du jour au lendemain en supprimant les notes. Mais pour ça il faudrait déjà commencer par une épuration éthnique des élites qui s’occupent des programmes et de l’orientation général de l’EN (ce que j’aime sur ce blog, c’est que c’est le seul que je connaisse où on puisse mettre des horreurs pareilles)

      • Eh bien dites donc, je suis tout à fait d’accord avec vous. C’est vrai qu’ils font leurs réformes sur des points précis, et mal. Des fois, je me demande qui sont les buses qui font partie du ministère de l’éducation, qu’on rigole… Ça se voit bien qu’eux ne subiront jamais leurs réformes, pour la plupart un peu pourries.

  66. Merci monsieur Odieux, pour cet article salutaire !
    Etant proche d’un certain nombre d’enseignants, je connais assez bien le syndrome de « l’instituteur coupable qui ne connaît rien aux enfants », dont cet appel me semble être un symptôme.
    Par ailleurs, je vous conseille d’agrémenter votre bibliothèque du livre « mots d’excuse », une anthologie des justifications, théories, injonctions et autres menaces que les parents adressent à l’enseignant.

  67. Je suis étonné de cet article.

    A lire vos positions plutôt axées à gauche sur d’autres sujets, j’aurais pensé que ce genre de concepts d’obédience idéologique socialiste vous aurait plu : fini toute forme de discrimination; puisque plus de notes, tous les écoliers sont enfin égaux et blablabla (insérez ici un texte quelconque, inutile et dépassé, genre droits de l’homme, de l’enfant ou de la fougère)…

    Finie la marginalisation du petit Mouloud qui refuse de faire ses leçons pour faire le guet pour les dealers du quartier dans l’espoir de finir chanteur de rap. Et fini le culte de ce petit porc élitiste de Jean-René qui fait studieusement ses devoirs en rêvant d’astronomie. Enfin tous égaux.

    C’est en tout cas ce dont la gauche rêve.
    Seriez-vous en désaccord avec vos préceptes?

    • Un appel de Laurent Gerra qui précise qu’à la fin du sketch, Mouloud brûle Jean-René avec de l’alcool à 90° acheté grâce à la CMU. Sinon, c’est pas drôle.

  68. Hm… cet article est très intéressant, en fait.

    C’est la première fois que je découvre ce blog – par le biais d’un lien qui a tourné – et apparemment, cet article est quelque peu différent de ce qu’on y trouve d’habitude.

    À la première lecture, il a réussi à passablement me mettre hors de moi (comme un certain nombre de lecteurs, apparemment), moultement pester à l’encontre de l’auteur, et même à me faire m’engueuler à son propos avec d’autres gens. J’ai étudié la sociologie de l’éducation, et – sans aucunement avoir la moindre expérience de terrain comme beaucoup d’entre vous – j’ai beaucoup d’intérêt pour ce genre de questions.

    Et puis après un petit moment de réflexion, je suis allé lire l’intégralité des commentaires, que j’ai trouvé pour beaucoup vraiment édifiants sur le sujet. Et j’ai passé l’après-midi à réfléchir un peu à votre point de vue d’Odieux Connard (notamment vos commentaires), pour finalement me dire que vous n’aviez pas tort… mais surtout, que vous étiez très fortiche d’avoir réussi à m’énerver ainsi en disant des choses avec lesquelles je suis finalement partiellement d’accord !

    Alors voilà, c’est un peu curieux, mais l’inconnu que je suis va s’excuser pour l’offense qu’il ne vous a pas vraiment faite en pestant à votre sujet. Tout ce bla bla pour dire au final que vous avez un nouvel adepte… bonne continuation !

  69. Merci aux enseignants qui ont alimenté ce débat passionnant.

    Contrairement à certains ici, je considère qu’un débat, aussi odieux soit il, présente une utilité certaine : faire cracher le morceaux à chacun.

    Tout être censé pourra alors analyser l’ensemble de ces morceaux, afin de faire évoluer son propre point de vue.

    « Le Poulet » illustre à merveille ce phénomène.

    Maintenant que des bases saines ont été établies, nous pourrions monter d’un cran, en ouvrant la porte aux psychologues scolaires.

    L’idéal eut été d’ouvrir la porte aux psychologues scolaires, et aux psychiatres, afin qu’ils s’ébrouent joyeusement sous le préau de la tolérance, mais généralement, ça termine en salade de phalanges, allez savoir pourquoi…

    • C’est vraiment génial, les psychologues (et en particulier, les scolaires).
      Dans 99% des cas, ils disent que les problêmes viennent du milieu de vie, donc de la famille, donc des parents.
      Va savoir comment ils font.

  70. Merci pour cet article, OC, je commençais à croire que j’étais un illuminé à penser qu’il faut garder les notes.
    Les notes me servent à voir IMMEDIATEMENT où mes enfants ont des soucis. Et lorsque je détecte (rarement grâce à Dieu/Inch’Allah/bordel – rayer les mentions inutiles-) un problème, c’est moi qui m’en occupe.

    Pourquoi je m’en occupe? Parce sur un cours d’une heure, le prof passe 15 minutes à avoir le calme, 15 autres à vérifier que les portables de ses 40 élèves sont bien éteints et 10 autres à trouver un Véléda qui marche (vive les craies).

    Et mon ainée est très fière de voir SES notes monter si elle a bien bossé…

  71. Quelques pistes:
    – en CP, ma fille est notée de AB, AB+, B–, B-, B, B+, TB–, TB-, TB+, TB++ et meme TB+++ c’est clair, c’est beaucoup plus simple que des notes !
    – en fait, on veut annuler les notes parce que elles ne servent a rien : en collège, actuellement, tu passes si tu as au dessus de 9.5 ou en dessous de 6 (en haut t’es bon, en bas, t’es trop nul et ca sert a rien de redoubler, tu vas finir a 18 ans en 3ieme) Seuls les eleves entre 7 et 9 ont le droit de redoubler (et encore, 1 seule fois, fauut pas deconner). Donc les notes sont mises mais pas utilisées donc on les supprime ca evite de ce poser des questions (genre pourquoi je peux pas passer en 2nde alors que j’ai jamais redoubler : pasque tu as eu 4 toute ta scolarite de collége : oui mais ca m’a pas empêcher de passer en classe supérieure les autres fois ? , euh ..)
    – sinon, une reflexion qui va dans le sens de changer de systeme : on note juge un etat a un instant t et pas une progression autour du temps (genre on ne différencie pas un eleve qui a compris le cours apres la correction du devoir raté ou celui qui n’as toujours rein compris apres la correction) . Il manque donc un parametre a a la note ..

  72. Sinon, cher Odieux Connard, j’en profite pour exprimer toute mon admiration envers vous :) et de vos articles qui me font toujours bien rire !

  73. Il est parfaitement crétin de penser que les problèmes à l’école viennent de méthodes pédagogiques.

    100% des profs enseignent à l’ancienne, en tout cas c’est mon expérience en collège de banlieue. De toute façon, face à la violence, l’insolence, l’indiscipline, qui vient des parents démissionnaires et d’un modèle social en ruine, les questions de notation et autres sont sans objet.

    Mais bon, si ça vous excite de vous branler sur un pseudo-sujet médiatique, faites.

    • C’est l’histoire d’un mec qui, venant en ces pages, prend visiblement le temps de lire le billet et les commentaires, laissant à supposer qu’il y porte un intérêt.

      Soudainement, le mec se rebiffe, utilisant un vocabulaire à la vulgarité coulissante pour jeter l’opprobre sur l’assemblée toute entière, sans distinction.

      Georges Abitbol, c’est toi ?

  74. Ce ne sont pas les notes qui sont stressantes, c’est les parents.
    Dans ce cas, supprimons les parents.

    • Je vote pour ! Comme ça on peut aussi supprimer les enfants, et les enseignants. En plus comme ça on pourra enfin polluer comme des porcs, il n’y aura même plus de problème puisqu’il n’y aura plus de générations futures.

  75. Non, mais l’école de toute façon c’est stressant, le gosse ne s’y sent pas chez lui, et en plus il faut travailler.
    Autant la supprimer et laisser les enfants s’instruire eux-mêmes.

  76. Je ne sais pas ce qui m’amuse le plus. Les gens qui se prennent pour l’odieux connard mais qui n’y arriveront jamais, ou les remarques offusquées face à un tel article ? En tout cas pour ceux qui pensent que les notes c’est trop génial, voici quelques expériences amusantes à faire : rédiger un devoir intelligent le jour du bac blanc, juste pour le plaisir d’entendre l’enseignant vous dire « tu comprends c’est très bien, en temps normal tu aurais eut 15 ou 16, mais c’est le bac blanc et c’est pas conforme à ce qu’on attendait, même si ça répond parfaitement au sujet » ; demander à un auteur de vous aider sur une de ses oeuvres et s’entendre dire qu’on y a rien compris ; envoyer une même copie à deux enseignants différents et comparer les appréciations, ou mieux encore leur envoyer en ajoutant des commentaires (comment elle est trop bien cette copie au premier, et comment elle est trop nulle au deuxième). Les résultats sont toujours assez amusants à voir, evidemment évitez les mathématiques ou la physique-chimie pour ces petites expériences de sociologie de l’enseignement, mais toutes les autres matières à copie s’y prêtent bien.

    Juste une dernière reflexion pour tous les petits malins qui remarqueraient, avec raison d’ailleurs d’ailleurs, que ce commentaire est totalement hors sujet puisqu’il ne remet pas en cause les notes en tant que telles mais la subjectivité du correcteur, et qu’en plus il ne parle même pas du primaire : vous avez parfaitement raison, mais je m’en moque parce que je n’ai jamais prétendu rendre une copie conformes au sujet initial.

    • En même temps, vu comme ils partent, ils vont même arriver à caser ça pour leur nouvelle réforme de lycée. Bientôt, au bac, on aura un petit sourire quand on saura qu’on l’a eu.

    • Tiens, c’est marrant, mais figurez-vous que votre expérience existe déjà, et qu’elle est même obligatoire pour le bac : ca s’appelle la double notation. Et figurez-vous même que c’est en math qu’on trouve les plus grandes différences ! Comme quoi, les idées reçues…

      • Vous êtes vraiment sûr que ça se fait dans toutes les copies ? Les professeurs doivent se farcir 70 copies en moins d’une semaine, je ne suis plus sûre du temps exact. Je ne sais pas si après ils ont le temps de caser de quoi faire une double notation comme vous le dites. Ceci dit, il est vrai que cette méthode existe déjà, mais de là à ce que ce soit appliqué partout et tout le temps, c’est une autre affaire. On trouve aussi certes, comme vous le dites, certainement de grandes différences pour les maths : mais les matières littéraires ont un plus large choix de réponses, je pense par exemple à la philosophie. Il me paraît donc étrange, même si je veux bien vous croire, que les mathématiques soient au devant des matières littéraires, parce que, bien que l’on ne fasse que recracher son cours (avec un peu de réflexion, naturellement, mais ce n’est pas une thèse, il est difficile de marquer exactement ce qu’on attend. Bien sûr, en mathématiques, l’écart peut être dû à l’éloquence de la réponse de l’élève (je pense que si une réponse n’est pas aussi ordonnée que l’attendait un professeur, celui-ci tendra plus à moins l’évaluer s’il met du temps à comprendre sa logique), la propreté de son devoir, voire même si l’élève utilise une autre formule que celle que l’on attendait. Et il y a des professeurs qui respectent plus ou moins le barème. Des barèmes qui peuvent être plus ou moins vagues, plus ou moins éloquents, ou plus ou moins adaptés à la copie que le professeur a en face de lui. Alors évidemment, je ne sais pas à combien de copies se réfère votre étude, mais ce n’est peut être pas fait sur autant de copies qu’il peut y avoir au bac.

      • Ah les joies de la doubles notations. Heureusement qu’elle existe celle-là, parce que sinon les notes du bac ce serait franchement n’importe quoi. Comme anectode dans le plus pure style blague carambare est-ce que vous la connaissez celle-là :
        deux enseignants corrigent le bac, chacun avec son paquet de copies. Le premier a terminé et il dit à son collègue « C’est plutôt bon, j’atteint 12/20 de moyenne, et toi ? » « Quoi ? Moi c’est nul j’atteint à peine 10/20. » lui répond le second. « Attend, c’est bizarre une telle différence, comment tu as fait ton barème. « Un barème ? Quel barème ? »

        Voilà c’était la blague à Michel Denisot.

      • Voilà, j’ai eu une confirmation, dixit plein de profs. NON, très cher, il n’y a PAS de double notation au bac. Cependant, il y a un conseil qui se réunit, pour voir si ceux qui sont autour de 11 ne pourraient pas avoir une mention, si ceux qui ont eu peu moins de dix pourraient avoir un coup de pouce pour avoir leur bac, et si ceux qui tournent autour de huit pourraient au moins passer le rattrapage. C’est tout !

  77. – « sortez vos devoirs d’algèbres, nous allons corriger les exercices »
    – « fais chier ! j’ai pas fais mes exos, c’est sûr, je vais passer au tableau »
    – « vous, là-bas, dans le fond, au tableau ! »
    – « comme par hasard »
    – « comment ça vous ne les avait pas fait ? »
    – « mais msieur, on a beaucoup trop de devoirs, en plus on a un contrôle »
    – « je ne veux pas le savoir ! et pour demain, vous me ferez tous les exercices plus le problème page 666 »
    – « NooooooooooooooN ! »

    • Mountain of Maths par Ultra Vomit (faut toujours dire ce qu’on cite (même avec quelques fautes))
      ça convient bien

  78. myah!
    L’article m’a beaucoup fait rire, ainsi qu’une bonne partie des commentaires que je n’ai pas lu car une journée ne fait que 24 heures et j’ai du taf.

    L’essence même de vouloir enseigner quelque chose à quelqu’un implique qu’à un moment donné on évalue cette personne par rapport à des critères que nous aurons, en tant qu’enseignant, considérés comme pertinents.
    A chacun son degré de pertinence dans la sélection de ces critères.

    Toujours est-il qu’il faut savoir à un moment donné si cette personne a réussit ou pas (l’évaluation rendu à son strict minimum).

    Entre le « passe » et « passe pas », on peut avoir un « Ca dépend » mais ce « ça dépend », qui, pour la compréhension du Padawan, doit être chiffrable. Chiffrable car justifiable: comment expliquer à votre scarrabé qu’il ne passe pas en classe supérieur car les 20 modules qu’il a moyennement réussis valent moins que les 4 modules qu’il a lamentablement planté.

    Cela veut bien dire qu’à un moment donné on appose une valeur soit sur l’épreuve validée, soit sur la manière dont elle a été validée… mais on appose une valeur, donc une note.
    Et puis comme les enfants ou les parents et leur égo meurti par procuration voudront a minima des nuances de gris entre « passe » et « passe pas », avec des commentaires, ne serait-ce que pour piger, on va arriver à des notes sur 5… puis sur 10, et compte tenu de certaines complexités et compositions de manières, on arrivera à 20.

    Donc si on supprime la notation, sous quelque forme, et quelque degré que ce soit, on empêche toute évaluation. Il n’est même pas question d’objectivité ou subjectivité, n’importe quelle forme d’évaluation implique un passage ou un echec.

    Après peut-être que l’on veut supprimer cette notion de passage ou d’échec… mais cela supprimera la compréhension de l’échec du même coup, car comment signifier à une personne qu’elle ne fait pas quelque chose correctement autrement… qu’en lui disant qu’elle ne l’a pas fait correctement et en lui refusant à un instant T le succès de ce qu’il apprend.

    Donc on fait quoi, on ne l’évalue pas tant qu’il n’est pas prêt? Ca veut dire qu’à terme on aura des gosses qui seront évalués pour leur exam de CM2 à 7 ans et d’autres à 15??? Mais… c’est pas une note ça?

    Ou alors on part sur une progression plate: pas de classe et de passage :)
    Mais du coup, on gère les classes d’enseignement non plus par age mais pas degré de connaissance (et encore, pas certain de pouvoir les évaluer)… mais du coup, on aura toujours dans une pièce et apprenant la même chose deux gosses de 8 et de 16 ans??? Déjà que celui de 8 se faisait frapper à la recré, là il va tellement prendre cher dans sa race qu’il passera son temps à moucher rouge.

    Oh! On me dit dans l’oreillette que le préadulte de 16 ans sera redirigé vers une autre filière avant que cela arrive. Mais… n’est-ce pas l’intérêt d’une note en premier lieu? La note accompagnée de certains commentaires et un suivit n’ait-il pas à repérer les potentiels problèmes et réorientations possibles?
    Et on veut supprimer cela?

    Au Japon, lorsqu’un maitre a transmis ses connaissances à un élève et lui autorise à enseigner à son tour, il lui remet son Menkyo Kaiden… qui n’est pas un certificat d’aptitude, mais une attestation de transmission de connaissance, ce qui est totallement différent. On n’y appose pas de note, on dit seulement que l’on a enseigné à cette personne ce que l’on sait. Mais ça c’est valable quand on est adulte, quand le maitre passe le plus clair de son temps avec un élève qui se passionne pour son domaine. Mais pour des bambins qui ont besoin d’un tuteur pour pousser droit, l’apposition d’un jugement et d’une valeur est nécessaire… car elle se fera un jour ou l’autre dans la vie du bambin… même quand il aura 40 berges.

    Oui les notes ces froid, oui ça fait mal à l’égo. Mais si les races vivantes sur terre s’étaient préoccupées plus de leur égo que de ce qui importe vraiment: comprendre ce qu’il se passe autour de soi, ces espèces seraient mortes. Bizarrement il n’y a que chez les humains (en France beaucoup) que l’on écoute son égo et réagissons en fonction.

    My 2 cents

    • Après avoir pilonné les commentaires précédents de réponse en attendant de pouvoir poser le mien tel une dernière pierre à l’édifice, je tombe sur le vôtre et m’aperçois que nous sommes tellement d’accord que la plupart de mes écrits paraissent redondants.

      Merci de partager mon point de vue, qui est que la note est une conséquence logique et nécessaire de tout système d’enseignement !

      (Je ferai quand même mon propre commentaire, bien sûr)

  79. Non mais la suppression des notes, c’est une bonne idée, ça pousse les instits à penser à de nouvelles méthodes de notation … ainsi, sur les copies des élèves, on ne verra plus de simples « 0/20 » écrits en rouge, mais plutôt des trucs du genre « félicitations ! tu es le premier en partant de la fin » écrits en vert. Toujours encourager l’élève, même s’il est une grosse bite dans l’ensemble des matières !
    En fait, ça pousse les enseignants à trouver des alternatives à la notation traditionnelle (et à la sanction … mais c’est un autre débat) beaucoup plus sadiques … je sais de quoi je parle ^^

  80. J’ai lu l’article et les commentaires. Bel assaut de rhétorique.
    J’ai pas d’avis sur la question des notes (peut-être que je m’en fous, faut dire).

    Ce qui me turlupine, c’est le passage à la fin de l’article qui dépeint la banlieue àfeuzéhasang. C’est quoi le rapport avec les notes, leur présence ou leur absence ?

    Marrant, tout de même, cette banlieusite aiguë qui pointe son nez à la moindre occasion…

    Tiens, ça me fait penser à cet article dans Télérama, qui cause d’une émission de radio sur des domestiques. L’auteur de l’article a des lettres. Il est soulagé que l’émission de radio en question ne s’apesantisse pas sur la vie des bonniches car, brandit-il son vocabulaire, ça aurait été tout de même un peu trop verser dans le naturalisme. Une autre maladie, tiens…

    Pourquoi ce rapprochement entre ces deux lectures s’opère-t-il en mon cerveau fatigué ? Je n’en sais rien. Cela vaut-il le coup d’être signalé ? Je n’en sais rien. Bonne nuit !

    • C’est exactement la remarque que je cherchais depuis 90 commentaires à lire les sempiternelles remarques sur le fond de l’article.

      L’Odieux Connard, va faire un tour dans le 9-3 (si possible en Merco Benz, histoire de respecter les clichés), avec un peu de chance, tu finiras bien par tomber sur trois ordures hors d’une poubelle. Question solution simple pour résoudre ton problème de banlieusophobie, j’imagine qu’une déportation par là-bas pourrait en être une. Pis tu paierais ton loyer moins cher, en prime (à la casse, s’il s’agit d’une barre HLM).

  81. Enfin arrivé en bas de la page des commentaires, ayant laissé sur mon chemin remarques et ripostes … Temps d’ajouter ma pierre à l’édifice. Ninja TrouiLLe (n°92) ayant brillamment démontré, à mon sens, que les notes sont indispensables au fonctionnement de l’enseignement, pour l’élève, pour le prof, pour les parents, je ne reviendrai que peu là-dessus. Pour savoir si un élève s’en sort et où, il faut le tester. Pour savoir s’il a réussi le test, il faut lui attribuer une note d’une forme quelconque. Qui puisse être comparée à ses performances sur le même sujet à l’interro suivante, donc c’est mieux si c’est des chiffres que des petits drapeaux.

    Ensuite, la note comme stigmatisation. « Viens par là, j’ai fait chauffer le fer à bétail pour les 0/20. » Le stress néfaste décrit ne touche à mon sens qu’une minorité. Idem pour la violence parentale, évoquée avec régularité dans les commentaires : ça n’est pas la majorité, et encore moins la norme à laquelle le système scolaire doit s’adapter. Les parents ont besoin, et ont le droit (c’est eux qui paient, bon sang) de savoir comment leur enfant s’en sort, et d’agir en conséquence. Par des félicitations s’il a réussi, par de l’aide dans son travail s’il a des difficultés, et par des punitions s’il n’a rien fichu.
    Pour apprendre, l’élève doit travailler, ce que les pédagogues modernes oublient souvent. Travailler n’étant pas le réflexe naturel humain, M. Odieux le dit fort bien, il faut une motivation. Carotte et bâton, la note remplit aussi ce rôle, en plus de celui d’évaluation : on travaille pour faire plaisir à ses parents, pour éviter de se prendre une bâche, pour être meilleur que les autres, pour passer dans la classe supérieure. Comment voulez-vous, surtout en primaire, que l’élève travaille parce qu’ « il aura besoin de savoir ça dans 15 ans quand il devra travailler » ? Ca lui passe complètement au-dessus de la tête.

    Et puis la note, c’est lui qui l’a obtenue. Elle est de lui, c’est la sienne, il l’a bien gagnée. Une bonne note, à cet âge (et même toute la vie), c’est un Graal. Une mauvaise note, c’est un échec. Que l’on cherche à éviter, ce qui n’est pas une mauvaise chose.

    Enfin, concernant la Finlande, M.Odieux signale que la disparition des notes ne peut fonctionner qu’avec allégement des effectifs par classe ainsi que des programmes. Je ne rentrerai pas dans le débat des effectifs et moyens assignés à l’Educ Nat, j’avoue que cela me dépasse. Mais je m’oppose à l’allégement des programmes, déjà bien trop vidés de leur substance tous niveaux confondus. Je ne suis pas un vieux réac, j’ai 22 ans, mais à chaque année scolaire je n’ai pu m’empêcher de comparer mon programme à ce que mes parents et grands-parents apprenaient à nos âges et d’en avoir honte. Certes de nouvelles matières se sont fait place : la biologie est une science jeune, qui a explosé en une génération. Mais pour le reste, qu’il s’agisse de connaissances pures ou de techniques (analyse, rédaction), le mieux que je pouvais espérer était jeu égal. Trop souvent deux sets de retard.
    (Pour une analyse plus poussée, voir plus haut mon analyse du nivellement par le bas (réponse au commentaire n°52. Encore une fois rien que de déjà dit, quoique pas forcément ici; mais rien que de pas assez dit)

    Une chose qui m’a estomaqué, et que je m’étonne de n’avoir pas vu relevée :
    « La pression scolaire précoce ne fait que nuire à l’efficacité de notre système éducatif : aujourd’hui quatre écoliers sur dix sortent du CM2 avec de graves lacunes »

    Ces gens ont le front de justifier leur réforme imbécile n°100 par les dégâts causés par leur réforme imbécile n°50 et quelque. Ces « graves lacunes », tous ces élèves qui ne savent pas lire correctement, ni compter, sont le résultat de l’abandon de la méthode analytique, par exemple ; plus généralement, d’un refus d’évaluer ces élèves pour mesurer ces lacunes, ou (ce qui revient au même) de ne tenir aucun compte de ces évaluations, en n’en faisant redoubler aucun malgré leur besoin abyssal d’un supplément de travail sur le sujet. Voilà comment on fait du collège la classe de rattrapage du primaire, et la translation se poursuit. Pour l’instant la sélection se fait encore au passage au lycée, et c’est heureux, mais pour combien de temps ?

    Pour conclure, merci M.Odieux pour cet article que je valide entièrement. Je n’avais pas eu connaissance de ce manifeste ; en me le montrant, vous avez déclenché en moi une furie vengeresse et verbeuse.

  82. A propos de la Finlande, je la connais la mentalité qui consiste à donner aux enfants (dans un premier temps) la possibilité de laisser libre cours à leur instinct naturelle, d’apprendre si ils veulent et quand ils veulent, et puis : Paf ! De leur supprimer toute sérénité du jour au lendemain ! Fini la rigolade, on les sélectionne à mort à 8 ou 9 ans (en Allemagne 8) pour savoir s’ils ont le droit de rentrer au…lycée qui commence en CM2 ! Ceux dont l’instinct naturelle aura été jusque là de ne pas en fiche une rame peuvent être sûr.e.s dès 8 ans que le prix Nobel de Chimie ne sera jamais pour eux.
    C’est bien de prendre des exemples de pays dont on ne connaît le fonctionnement que de facon très fragmentaire et dont on ne connaît rien du tout à la culture qui n’a aucun rapport avec la France mais ce n’est pas comme cela que l’on va améliorer les performances de notre progéniture.
    Les allemands aussi tentent actuellement d’imiter les pays latins en matière d’éducation sauf qu’ils n’y comprennent que pouic parce que l’on ne cuisine pas bêtement chez soi ce qu’on croit être un « bonne recette » trouvé dans le lointain, comme s’il s’agissait de cuisine. Cela n’a aucun sens et je suis tout à fait d’accord avec cet (excellent) article.

  83. Très bon article.
    Je pense de mon côté pour avoir une fille au CM2 et un garçon en 3e que le gros problèeme en France ce n’est pas les notes mais l’emploi du temps qui fait faire des horaires déments aux enfants (Mon fils frôle les 35h par semaine) qui prennent l’école comme une souffrance. Echange franco allemand récent au collège avec des cours qui durent 45 minutes, une journée qui se termine à 14h et la liberté après ! Et non pas comme on essaie de le faire aujourd’hui sur un programme pilote en France en copiant le fait d’arrêter les cours à 14 h mais d’obliger les élèves à faire d’autres activités ce qui rend l’emploi du temps toujours aussi chargé.
    Et que dire de l’exemple donné par l’absentéisme forcené et les congés maladie à répétition des enseignants (Je le vis avec mon fils qui n’a pas une semaine sans prof absent) ou l’enseignante de ma fille qui leur annonce sans sourciller le 9/11 qu’elle sera absente le 12 pour maladie (le pont …).
    Franchement entre les programmes débiles (Dessin, musique et ses cours de flute sans intérêt depuis des décennies et maintenant la philo en seconde …) et les enseignements dépassés, le snotes ont bon dos dans la démotivation des enfants.

    • sauf que c’est pas aussi simple que ça: en Allemagne chaque Land gère son éducation et la durée des cours ainsi que le nombre d’heures peut varier d’un Land à l’autre
      de plus les élèves ont souvent des activités après 14h, ont école 6j/7 et beaucoup moins de vacances …

  84. N’ayant lu que quelques commentaires, j’espere etre redondant (pardon pour mon qwerty). Deux choses que j’ai a partager:
    – Je suis chez de mon equipe d’inges. Tous les ans j’ai a evaluer de gens de 25 a 50 ans, pour des augmentations, promotions et pour signaller des lacunes (n’ayant pas d’incompetents, j’ai la chance de ne pas a avoir a signaller l’echec). Eh ben revoila la note, par categorie d’activite (sur 5, avec 1=aie et 5=tropbonmemetlahonte). Pour que mon patron puisse se faire rapidement une idee des besoins de formation/suivi. La note est naturelle. Je veux pas de punks dans 10 ans qui me disent le contraire parce qu’on leur a dit a l’ecole qu’il faut pas les stresser. Ca vend pas ma camelote de ne pas etre franc avec mes employes quand ils plantent.
    – Les asiatiques (que je cotoie tout le temps) ont l’obsession de la reussite, de la bonne note, de travailler dur pour reussir (dans le cas des chinois, parce qu’un seul enfant pour deux parents ca aide pas quand ils vieillissent). Les masteres americains sont delivres a plus de 50% a des etudiants etrangers. Les boites de high-tech de la silicon valley sont pleines d’immigrants qualifies. On peut mettre un cocon autour de nos mioches pour les proteger du reel, mais a un moment donne il faut qu’ils se rendent compte qu’on n’a plus de colonies, d’idees ni de petrole, donc il faut bouger son cul pour reussir. Chez les asiatiques ca commence tot; on peut rever qu’on est plus intelligents et que le retard se rattrape. J’ai pas l’impression que la realite nous donnera raison.

    • Ah ben voila en fait le fond du problème : continuons à crétiniser nos jeunes, et face à la concurence chinoise/coréenne/brésilienne/indienne… de demain, ne venons surtout pas chouiner que les ingénieurs soient tous chinois, les informaticiens tous indiens,…. parce que le Chouchou national n’aura jamais été mis face à ses lacunes et à sa propension naturelle au glandage.

  85. Ah si seulement on pouvais me rendre les 5 minutes passées à lire ce torche-cul.Beaucoup de mauvaise foi,d’incorrections(Daniel Pennac qui a je dirai une certaine connaissance de l’école a signé cette pétition) et surtout un raisonnement par l’absurde qui sonne comme un aveu de faiblesse.Pas grand chose à retirer sinon que comme d’habitude la gauche serait naïve et angélique et que la droite serait pragmatique et lucide et que rien ne vaut la bonne et vieille méthode.Vachement originale comme position!

    • Pas top pour un dieu de l’éloquence.

      Juger la forme plutôt que le fond est également un aveu de faiblesse. Le principe d’un blog satyrique est justement d’avoir une analyse parsemée de « Trollage », d’exagérations, de Strawman et mauvaise foi.

      A moins d’avoir loupé un épisode, pour moi le débat n’est pas là.

      Evaluation = passe VS passe pas = Note. On s’en fout des colorations politiques (moi en tous cas je m’en fous).

      • Un dieu de l’éloquence?Bof bof de commencer par un argument ad hominem,enfin…

        J’ai quand même le droit de dire que la méthode utilisée est malhonnête quand bien même ce serait le principe de ce blog.Ce sujet est trop important pour qu’on puisse le traiter comme ça,pour avoir un vrai débat autant que les termes soient posés de manière claire et pas biaisée.
        Quant au fond tu m’excuseras je n’en ai pas trouvé trace dans ce post à part que supprimer les notes serait laxiste,naïf et angélique sans qu’on dise pourquoi…

  86. Merci pour ces lignes. Non seulement je me suis bien marrée, mais je me retrouve bien souvent en accord avec vos propos. Je me permets de vous proposer quelque article que j’ai moi-même publié à ce sujet :

    http://ideapolis.blog.lemonde.fr/2010/10/27/malphabetisme-et-malgebrisme-ou-lart-de-choisir-de-mauvais-moyens-en-vue-de-fins-honorables/

    Cette glorification béate d’une candeur toute niaise de l’enfant-roi, auquel l’école devrait fournir le « bien-être » et blablabla, me hérisse le poil. Si effectivement l’école doit être « démocratique » (terme qui, décidément et désespérément, a perdu sa signification originelle tout entière) ; disons plutôt « équitable » ; alors il me semble qu’elle doit apporter des enseignements communs (Ouuuh). Je me suis moi-même tapée des notes nullissimes à l’époque du primaire dans des matières dans lesquelles je suis aujourd’hui spécialisée. L’école n’a pas à remplir le rôle du psychologue, c’est tout. J’espère ne pas jouer le rôle de l’insensible non plus, personne que je ne suis pas.

  87. Bravo. Vous dénoncez la caricature par de la caricature. Exemple: « Bon, les trous du culs (il faut être ferme avec les marmots), vous avez bien travaillé cette année ; par contre, on va vous faire un seul gros test qui va compter, comme le bac, organisé par des gens qui ne sont pas vos profs ; et si vous échouez, ça sera la seule évaluation de vos apprentissages. » Vous m’expliquez d’où vous sortez ça ?
    Je vous retourne votre analyse : « Non mais sérieusement : qui peut citer en source pour justifier son propos, un rapport qui affirme l’opposé ? Quel est le problème ? Ils ont eu de mauvaises notes en lecture et compréhension de texte les auteurs ? J’espère qu’au bac français, ils ne sont pas tombés sur le rapport de l’HCE, sinon ils ont dû en chier. » Ca colle tout à fait au style. Remplacez juste « ils » et HCE par ce qu’il convient.

    Note1: J’ai quand même ri, avec analyse a posteriori indiquant un niveau moyen Bigard. Félicitations.
    Note2: Je ne suis pas non plus pour la suppression des notes. Par contre, pour la réflexion, oui. Contre la caricature, oui.

    Note finale: 5/20, pour l’humour.

  88. Haaaaa d’accord, je viens de comprendre le style du blog et de ces « lecteurs » : on prend un point précis, on en fait un exemple marrant (en prenant une grosse voix et un accent ridicule) et on vend ça comme un argument de réflexion !!! Oui oui oui. Je suis soulagé, je pensais entrer dans un débat sans fin.

    Note1: 0/20. Plagia d’humour, pas de fond, forme discutable, paraphrases, citations sorties du contexte. Ne sera pas journaliste/analyste politique. Niveau informatique moyen (utilisation de WordPress avec thème préfabriqué). Ne faites même plus d’effort, ca ne servirait à rien. A réussi à discréditer toute tentative future d’argumentation sur d’autres sujets.

    Note2: 18/20. Bravo! talent d’orateur, a su convaincre par du vent, touche d’humour décalé, touche d’humour décalée. A réussi à prouver qu’on pouvait faire dire n’importe quoi aux notes, la subjectivité aidant, en affirmant le contraire. Aptitude innée pour la caricature facile.

    • Mais la pétition ciblée se prête tellement bien à la caricature …

      D’autant qu’eux aussi font de la généralisation outrancière : quel pourcentage d’élèves est vraiment poussé à l’échec scolaire par la SEULE EXISTENCE des notes ?

  89. Deux points que vous n’abordez pas et qui rend votre réflexion simpliste :

    – Il n’est absolument pas acquis que les éléments les mieux évalués par un système quelquonque soient les plus talentueux et les plus intelligents.

    Tout dépend de la valeur dudit système dans sa singularité ou plus généralement à cause de ce qu’implique l’idée même de système.

    Dans le cas de l’éducation française, par exemple, je vous invite à lire Bachelard et à déterminer si la notion d’obstacle épistémologique a été intégrée dans l’éducation national, trente ans après l’élaboration de cette notion essentielle pour briser le cercle vicieux de l’élitisme et permettre le développement des sciences.

    De plus, tout système tend à favoriser la progéniture de la classe existante qui a su briller en son sein, par transmission de la méthode permettant de maitriser le système d’évaluation, indépendamment de la maitrise des matières enseignées.

    Dans tout les cas, pour des raisons de manques de compétences, il existe un présupposé qui veut que toutes les intelligences soient identiques. C’est cela qui permet de mettre en place un système éducatif. Ce présupposé est évidemment faux.

    – Le rapport à la connaissance est désastreux chez beaucoup de personnes qui le transmettent par la suite à leurs enfants. C’est une conséquence du premier point, mais la problématique s’autonomise et la encore l’absence de note ou une redéfinition de son utilisation est nécessaire pour régler ce problème. Vous n’envisagez pas l’idée que les notes puissent évaluer l’enfant sans qu’elles ne soient transmise à celui-ci. Le professeur peut communiquer autrement sur les difficultés qu’il évalue sans lui fournir un chiffre dont on ne peut prédire les conséquences sur son développement.

    Cordialement.

    • Je ne vois pas le rapport entre l’école primaire et la notion d’obstacle épistémologique, qui date de bien plus de trente ans et est impliquée dans le progrès des sciences et de la recherche. L’école primaire sert à transmettre des savoirs de base, à commencer par la lecture et le calcul; je vois mal en quoi ceci formaterait les jeunes esprits. Par ailleurs, si le scientifique est appelé à rompre avec un mode de pensée constituant l’obstacle épistémologique, il ne peut le faire qu’en ayant d’abord appris à penser. Un enfant arrivant en primaire n’est pas le dépositaire d’une intuition scientifique qu’il faut éviter de dénaturer, il est un matériau vierge, insensible à l’obstacle épistémologique pour la bonne raison que le raisonnement scientifique lui est étranger. Il faut bien lui donner une formation, et il est donc impossible d’éviter les obstacles épistémologiques ! L’individu sera bien mieux équipé et plus mûr pour les repérer et les analyser en philo en Terminale, et dans les éventuelles études supérieures.

      Bref, aucun rapport avec les notes, d’autant que supprimer les notes ne veut pas dire changer le système de formation, qui est à l’origine des obstacles épistémologiques.

      Ensuite, « Il n’est absolument pas acquis que les éléments les mieux évalués par un système quelconque soient les plus talentueux et les plus intelligents. »
      C’est évident. Aucun système d’évaluation n’est parfait. Faut-il alors supprimer toute évaluation ? Impossible alors de suivre les élèves, donc impensable. Là encore, supprimer les notes ne règle rien, au contraire.

      « Vous n’envisagez pas l’idée que les notes puissent évaluer l’enfant sans qu’elles ne soient transmise à celui-ci. » Ma foi, je l’ai mentionnée plus haut dans un commentaire, mais comme une plaisanterie. Ne voyez-vous pas que c’est encore plus stressant ? Quand vous passez un examen, qu’est-ce qui est pire, l’examinateur qui souligne vos erreurs et vous montre dans quel sens souffle le vent, ou celui qui hoche la tête hermétiquement et griffonne sur sa feuille d’évaluation ?
      Plus sérieusement, refuser de donner un chiffre à l’enfant, c’est refuser de lui donner un aperçu (certes imparfait) mais quantifiable de son niveau. « Communiquer autrement » ? Si pas avec des chiffres, ce sera avec des mots. Les mots n’ont pas la même précision. Avec juste des mots, l’enfant ne saura pas qu’il est le meilleur de sa classe en dictée, il ne saura pas à quel point il est en difficulté en calcul. Pas de notes donc pas de coefficients non plus : il ne saura pas quelle partie de l’interro est la plus importante à réussir. Pas de résultat précis, pas de motivation précise. Ne pas donner sa note à l’élève, c’est le laisser dans le flou quant à son niveau, qu’on le veuille ou non.

      Et en quoi supprimer les notes améliorerait-il le rapport à la connaissance ? Si un élève n’aime pas apprendre, c’est uniquement parce que c’est noté ? Supprimons les notes (une des principales motivations pour travailler au jour le jour), et il reviendra avidement se plonger dans des problèmes de maths ? Passer de « concept barbant » à « concept barbant dont la non-maîtrise n’entraîne aucun résultat quantifiable » ne me paraît pas le meilleur moyen. Un dégoût de la connaissance et de l’étude doit être combattu en amont, pas dans ses symptômes.

      « Dans tout les cas, pour des raisons de manques de compétences, il existe un présupposé qui veut que toutes les intelligences soient identiques. C’est cela qui permet de mettre en place un système éducatif. » Vous l’avez dit. Sans ça, pas de système éducatif. Et comme on peut supposer qu’à défaut d’unanimité, le système est conçu pour convenir au plus grand nombre, pourquoi alors supprimer les notes (réellement nuisibles à une petite minorité mais efficace pour former l’écrasante majorité) pour TOUS ? Qu’adviendra-t-il des nombreux esprits qui non seulement supportent, mais ont besoin d’être notés ?

      Cette réforme a pour seul but de faire disparaître la mauvaise note du paysage (peu importe que la bonne note parte avec), parce que la mauvaise note serait une claque en pleine figure, un traumatisme. C’est non seulement discutable (se ramasser à l’interro, ça peut être très motivant pour la suivante), mais surtout hypocrite. Ceux qui ont signé ça sont imprégné d’égalitarisme. L’école a pour vocation de dispenser la même formation à tous en faisant le maximum pour que chacun en profite autant que ses capacités le lui permettent. Voilà l’égalité ; eux la déforment et pensent que le but de l’école c’est que tous y obtiennent les mêmes notes. Comme on ne peut pas mettre des mauvaises notes aux meilleurs et que remonter les notes des moins bons ne dure qu’un temps (il y a une limite au laxisme des barèmes, quand même), la solution est simple : supprimer les notes, pour cacher le problème et flouter ces honteuses inégalités.

      • Juste par rapport au fait que vous reprenez ma phrase sur l’idée qu’un système éducatif s’appuie sur le présupposé qu’il n’existe qu’une seule forme d’intelligence en excluant le passage où je dis qu’il n’en est rien, je trouve ça nul de votre part. Vous dénaturez le propos, qui est que l’on note ce que l’on peut voir avec sa méthode d’évaluation, pas tout ce qui pourrait être vu. Et comme un des buts de l’école est de donner confiance aux enfants dans leur capacité à utiliser leurs cerveaux pour mener des projets (et réussir ses exos en est un), c’est dommage de briser cet élan chez ceux dont la psychologie s’adapte mal au système. Je précise que c’est le cas pour beaucoup de surdoué, et pas seulement parce qu’ils s’ennuient… à méditer.

        Je précise que l’obstacle épistémologique existe à partir du moment où un enfant développe des raisonnements pour un sujet donné qui empêchent la compréhension de ceux que l’on veut enseigner.

        Finalement, ce que vous ne voulez pas comprendre, c’est que dernière la note il y a un système rigide et déterminé non pas pour le plus grand nombre, mais pour les enfants des classes les plus en phase avec ce système.

        Et ce que vous ne voyez pas, c’est qu’à l’heure des multimédias et des I.A., militer pour un système rigide qui fruste et ne développe pas chaque intelligence de la façon la plus performante, c’est être rétrograde.

        Qu’est ce qu’une note ? Un regard extérieur sur un développement intellectuel qui relève finalement de l’intime et dont la dynamique doit partir de l’enfant pour aller vers l’enfant. Bref, totalement hors-sujet.

      • Tout d’abord, rajouter le « il n’en est rien » ne change ni le sens de vos propos, ni ce que j’en dis. Même si le présupposé est faux (et il est évident qu’il ne saurait être vrai, comme vous le dites), il est impossible de bâtir un système éducatif sans. C’est cette partie que je voulais souligner.

        Et j’attends encore la preuve que ce système fruste et bloque le développement de l’intelligence d’un nombre d’enfants suffisamment grand pour justifier son abandon au profit d’un autre système qui, quel qu’il soit, aura lui aussi sa part d’adaptés et de laissés pour compte.

        Vous commettez une erreur assez courante, qui est de considérer que la majorité des élèves mal notés le sont parce que leur psychologie s’adapte mal au système. Certes il y en a, mais ne nous voilons pas la face, l’immense majorité des mauvaises notes est tout à fait rattrapable et non causée par un mode de pensée irréconciliable avec l’école.

        Pour la faible minorité de ceux qui sont effectivement gênés par le système, qu’ils s’agisse de surdoués ou d’enfants en difficulté, il faut les prendre en charge de manière personnalisée, avec un suivi plus personnel, ou grâce à des classes spécialisées.

        L’obstacle épistémologique tel que vous le définissez est inévitable (un enfant raisonnera toujours, spontanément, que le soleil bouge dans le ciel, ou que les mots qui se prononcent pareil s’écrivent pareil). L’école est là pour former ces jeunes esprits à éviter ce genre d’erreurs. Mais je ne vois pas en quoi mettre des notes aux enfants les incitera à adopter des schémas de pensée contraires à ceux qu’on veut leur inculquer (alors que précisément, les bons raisonnements sont récompensés et les mauvais sanctionnés).

        En fait, notre désaccord vient de votre définition : « un regard extérieur sur un développement intellectuel qui relève finalement de l’intime et dont la dynamique doit partir de l’enfant pour aller vers l’enfant. »

        Non, ce développement intellectuel, l’enfant ne l’accomplit pas seul. Laissé à lui-même, l’enfant ne va pas réinventer le savoir humain. Un enfant qui veut savoir, ça pose des questions. Une bonne partie de sa formation intellectuelle vient de l’extérieur, non de lui. Il y a d’une part l’enfant, d’autre part des méthodes et des savoirs qui existent en-dehors de lui et qu’il doit acquérir et maîtriser. Ils ont pour nom lecture, calcul, orthographe, puis raisonnement, analyse …
        Et il n’y a pas autant de manières de calculer ou de lire qu’il y a d’enfants. Ces savoirs sont transmis grâce au travail de l’enseignant, et il doit veiller à ce que ses élèves les aient bien assimilés. D’où l’absolue nécessité d’un regard extérieur. Car l’enfant ne peut pas par lui-même juger si oui ou non son niveau en maths est satisfaisant, il n’a ni le recul ni les références nécessaires. Il a besoin d’être évalué et corrigé pour progresser.

  90. L’ancien instit’ de ma fille avait quatre systèmes de notation :
    – les notes sur 10
    – les notes sur 20
    – les appréciations (Très bien, bien, moyen, etc.) qu’il indiquait à coups de tampon encreur (!)
    – les smileys en gommettes adhésives (sourire, grimace, inexpressif, etc.)

    Pratique pour suivre le niveau de son enfant…

  91. Pour commencer : merci!

    Merci de descendre cette absurdité de réforme de hippie. Je n’ai pas lu tous les commentaires précédents (ils sont nombreux et tant mieux!), je m’excuse donc par avance, cher connard, si je fais une redite.

    Franchement, quelle est cette idée saugrenue que tout ce dont doit se soucier le corps enseignant, c’est le bien-être de l’enfant?

    L’enfant n’est pas (toujours) une petite chose fragile ou en difficulté. Quand c’est le cas, on (et j’entends par on « les parents », bien que ce mot perde de plus en plus de sens…) peut demander, à l’appui de l’enseignant, de l’orienter vers des structures adaptées ou de demander l’avis d’un spécialiste (s’il s’avère que tonton a un peu trop joué à touche-pipi avec Anna quand elle avait 3 ans, ça peut expliquer qu’elle ait un comportement bizarre). Là, le problème est (en partie) qu’un enseignant peut souvent se désintéresser du cas d’un élève pour des tas de raisons (classe surchargée, pas de formation pour ce genre de cas, etc.)

    Mais pour les autres, pourrait-on envisager qu’avec un savant mélange de remontrances, d’encouragements et de conseils, un enfant peut supporter le système de notes (voir s’améliorer)?

    Je comprends qu’on puisse vouloir définir de nouveaux critères pour statuer sur le fait qu’un enfant est ou non en « difficulté scolaire », qu’on veuille améliorer le suivi de ces enfants, etc. Mais ça n’est pas comme ça que ce sera possible.

    Connardement vôtre, mais pas odieusement

  92. On va remplacer les notes par du rien.
    Et ce rien sera payé par le contribuable français.
    Encore une agence du RIEN, pour ne faire RIEN.
    Voilà comment on place les copains et s’il vous plait avec des salaires confortables pour faire du RIEN.

  93. Ah, Monsieur l’Odieux Connard, les rêves moites que vous m’inspirez …

    Ai-je toute votre attention?
    Sachez, cher et collègue, que même si votre verbe n’est pas a la hauteur du mien (j’en ai un plus gros), je ne vous en estime pas moins. Pour en revenir a cet article, l’évidence est que le système scolaire français est pour ainsi dire merdique, mais comme dirait le Mullah Nasr Eddin : »c’eût pu être pire ». Je vous invite cordialement (à venir prendre un cocktail avec moi. Il va de soi que celui-ci dégueulera de GHB, vous ferez moins le con avec des souliers en béton armé au fond de la rade de Brest) à visionner sur Youtube (je ne sais si vous connaissez, c’est un peu comme Youporn) le spectacle Inculture 2 de Franck Lepage (spectacle stupidement tronqué en 16 parties), dans lequel vous pourrez trouver une idée relativement bien présenté par monsieur Lepage, qui est l’idée, le concept de constante macabre.
    A ce stade de mon commentaire je vais commencer à te tutoyer pour bien marquer (à l’instar des « débats politiques ») que nous évoluons dans le même espace, et que je suis meilleur que toi dans le très -peu- subtil art de l’argumentation. Par ailleurs, comme il est avéré que tu n’es qu’un immonde violeur fasciste, une pourriture communiste, un abject junkie du net, il est évident tu as tord, et de ce fait je suis l’unique Détenteur De La Vérité (terrassant la vouivre).
    J’ai la flemme de poursuivre ce commentaire sur le sujet de la notation scolaire -qui serait quand même plus sympathique collective qu’individuelle-, je m’arrête donc là.

    Veuillez, Monsieur, agréer l’expression de ma très insigne considération cordialement distinguée.

  94. Je vais simplifier « un peu », mais c’est trop tentant là… Les élèves n’aiment pas les notes? Ben supprimons les notes! Si on suit ce raisonnement, il faut carrément supprimer l’école, en fait. Parce que c’est plutôt l’école que les élèves n’aiment pas… C’est un tout.

  95. Si on refuse l’idée d’évolution, alors à quoi bon espérer une révolution.

    Si il est une évidence, c’est que le système scolaire français bat sérieusement de l’aile…

    Quand je lis ce manifeste sur la suppression des notes à l’école, là où vous ne voyez qu’une bande de guignols aux cerveaux de bisounours, moi je vois un système qui essaye tant bien que mal de s’adapter à une société sur le déclin.
    « Education nationale », c’est peut être là, la première chose à faire évoluer… Car à confondre éducation et instruction, beaucoup tombent dans la caricature.
    L’éducation, devenir un citoyen responsable, apprendre a surmonter les difficultés, ce n’est pas le rôle de l’école. L’école assure le transfert de connaissances, et ne fait par la suite qu’entretenir une continuité avec l’éducation PARENTALE…

    Mais la majorité des français se sont complètement déresponsabilisés vis à vis de leurs enfants, c’est l’école qui éduque… Attitude totalement puérile entretenue par nos gouvernements successifs par l’intermédiaires des médias.

    L’école va mal, parce-que la société va mal. Parce-que les responsabilités individuelles ont disparues au profit des libertés individuelles.

    « Profs même pas capables de tenir une classe de 40 élèves »
    « L’IUFM ne prépare pas les futurs profs à gérer les classes »

    Non mais arrêtez tout là!!!

    Si les 40 mômes étaient éduqués par leur parents, si ces 40 mômes étaient accompagnés par leur parents, pour leur donner le goût de l’effort, de l’apprentissage…
    C’est aux parents de faire aimer l’école aux gamins…
    « Les enfants n’aiment pas l’école »…
    La faute à qui? Aux profs? Bien sur que non, la responsabilité c’est vous, moi, nous tous qui la portons…

    Rejeter systématiquement la faute sur le système, se déresponsabiliser, pas de doute, « Papa Sarko » a bien éduqué ses petits français…

    Supprimer les notes? Pourquoi pas, cela pourrait peut être obliger certains parents à s’impliquer un peu plus dans le parcours scolaire de leur enfant au lieu de se contenter de voir si il a la moyenne partout…(Ah mais ça veut dire qu’il faut s’y intéresser…)
    Favoriser les rencontres Parents/Profs pour parler de l’évolutions des difficultés ou réussites de l’élève, cela pourrait être plus productif qu’un 12/20 (Ah bien sur ça veut dire qu’il faut prendre le temps de le faire… pfff!)

    Mais bon je jette un pavé dans la marre et je pisse dans un violon, la « déresponsabilité » française fait désormais partis du patrimoine culturel de ce triste pays…

    • Et je dirais même plus…
      C’est les parents qu’il faudrait noter!!!

      (je ne signerais pas cette pétition, malheureusement, je ne sais pas écrire, j’ai eu trop de mauvaises notes…)

  96. De toute manière, il semblerait que ce magnifique rapport bourré de bonnes intentions ait pris beaucoup de retard, en effet, moi-même en primaire ( il y a 10 ans), je n’avais pas de notes, seulement de jolis ronds de couleurs vert, orange, cyan, magenta ou caca d’oie.
    Vous voyez, le monde des Bisounours était déjà là.

  97. Et si au lieu d’user pendant de longues lignes d’un sarcasme qui devient pesant, tu démontrais que les notes sont nécessaires ?

    Je ne pars pas du rapport dont tu parles, mais de la note dans l’absolu : est-ce qu’un commentaire constructif sur une copie ne suffirait-il pas ? Au final, on établit un bilan des compétences de l’élève et on décide s’il peut passer au niveau supérieur. Pas besoin de moyenne, pas besoin de classement, juste savoir si l’élève a le niveau.

    L’absence de note empêche-t-elle cela ?

    Est-il besoin d’une note pour montrer qu’un élève est nul et qu’un autre est bon ? Je ne fais pas d’angélisme hein, je dis simplement que la note en soi ne représente absolument rien.

    Pour ce qui est des concours, je rappelle que c’est le classement qui détermine la note et non l’inverse.

    • Comment va-t-on pouvoir suivre l’évolution d’un élève sans notes ? On va mettre les commentaires sur un graphique ?

      « Regardez, monsieur Gordlu, votre petit Kevin est passé de « Peut mieux faire » à « Tu devrais mieux réviser tes leçons ». C’est très encourageant après toute son année de CP où il était resté bloqué à « Insuffisant ». »

      Intéressant…

      • Tu as besoin d’un graphique pour suivre l’évolution d’un élève ? Les textes te troublent, tu n’arrives pas à synthétiser plusieurs informations ? Les exemples de commentaires que tu donnes, volontairement inintéressants, sont causés par la note, qui est censée tout dire. On colle une note et on l’assortit pour la forme d’un « insuffisant ». Merci einstein, j’avais compris que 5/20 c’était pas top.
        Si tu mets des appréciations fouillées, complètes, je ne vois pas à quoi sert une note. Encore une fois : qu’est-ce qu’une note ? Que représente-t-elle ? Rien. On ne peut pas réduire l’appréciation d’une copie à une note, c’est idiot. Tu as eu 13/20, cool, ça te dit quoi de ta performance ?
        Je lis un dossier scolaire, je préfère nettement avoir des commentaires constructifs sur l’élève qu’une note associée à une moyenne de classe…

      • Des appréciations fouillées ? Complètes ??? Si ce n’était aussi triste, cette naïveté qui voudrait qu’un prof va consacrer 10 minutes à la seule rédaction de l’appréciation d’un seul élève me ferait hurler de rire !

        La correction des copies est déjà longue et moyennement amusante. Comment croire sérieusement que les profs se dispenseront de commentaires lapidaires ?!

      • Parce qu’il n’y a plus la note qui justifie tout et ne dit rien. Quand t’as pas de briquet ou d’allumettes, tu prends des silex. Là c’est la même chose.

        Mais encore une fois, que l’on me démontre la nécessité de la note, ou mieux : ce qu’une note représente en soi. Fais, que je rie.

      • La note est nécessaire pour établir une moyenne. Quand un élève est bon en dictée, mauvais en multiplication, excellent en histoire, moyen en dessin etc, il faut bien une note, un coefficient, et avec ça on peut calculer une moyenne pour dire si l’enfant est bon, moyen ou nul sans s’encombrer de tous ces détails inutiles.
        C’est aussi utile qu’additionner des choux, des patates et y soustraire des oranges. Faut bien un chiffre ! Faut toujours un chiffre !

  98. Un odieux connard, c’est déjà sympathique en soi. Mais alors un qui se refuse à tutoyer les djeuns… Respect : :)
    Bravo pour la note (un texte sans fautes sur le net ? Louche).

    • Il faut supprimer l’école et laisser les mioches s’éduquer devant TF1, M6 et skyblog. Ils pourront ainsi développer leur esprit critique et maîtriser la langue et son orthographe.

    • Le devoirs sont interdits à l’école primaire depuis 1956. Mes instits respectaient cette loi, et quand au collège nous avons été mélangés à des élèves dont les instits n’avaient pas respectés la loi, nous n’étions pas moins bons qu’eux. Les devoirs du soir sont inutiles.

  99. Pingback: Le professeur, cette créature mystérieuse « Le blog d'un odieux connard·

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  104. Ben quoi, c’est vrai qu’ils sont traumatisés par leurs mauvais résultats ces pauvres choux d’élèves. Suffit de voir mes 6èmes le lundi matin (et le mardi et tous les autres jours de la semaine) pour en être persuadé: entre les victimes de la danse de Saint Guy post traumatique à un zéro consécutif à une auto-dictée sur un texte de Charles Péguy (qui déjà est en soit traumatisant) et les Tourettes qui ponctuent leurs discours à l’attention de camarades et d’enseignants de douces métaphores poétiques et fleuries (type: « encul… de merd…, je te niq…. ta rac…. »
    Y’aurait bien la solution de l’avortement autorisé sur les foetus jusqu’à 16 ans d’age. Et ça, ça en éviterait du traumatisme. Mais étrangement bien que mes collègues soient assez pour, ma hiérarchie veut pas en entendre parler.

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  108. J’écris avec un peu de retard, mais je suis en train de découvrir votre délicieux blog…
    Il semble que votre mauvaise fois aille un peu loin ici. Vous confondez (volontairement ?) absence de notes et absence d’évaluation. Il ne s’agit plus de différencier les élèves entre eux par des notes globales, cette logique était utilisable au temps où seulement 30% d’une classe d’âge allait jusqu’au bac. Aujourd’hui ou l’on tente d’y faire parvenir 80% des élèves, il est temps de changer de méthode, et une note globale (chiffrée, lettrée ou colorée, d’ailleurs : un D ne traumatise par moins qu’un 7…) n’est plus judicieuse… On pourrait imaginer un système d’ évaluation par compétences, acquise en cours d’acquisition… Cela aurait en outre l’avantage, pour les « mauvais eleves » de se dire non pas « qu’il est nul, il sera scénariste à hollywood » mais « il comprendrait mieux s’il révisant ses tables de multiplications » et inversement pour les « bons » de se dire non « qu’il est bon ! » mais « il a une marge de progression en approfondissant tel point »…

    Un proche, principal dans un collège réputé difficile (en banlieue de Saint-Etienne, pour vous donner une idée ;) ), à mis en place cette année dans toutes ses sixièmes, l’évaluation non-notée par compétence. Malgré de fortes résistances des enseignants pendant la mise en place du projet, ceux ci affirment maintenant tous qu’il y a une bien meilleur ambiance, un montée du niveau, et une nouvelle émulation entre élèves. Les élèves eux mêmes disent être moins stressés, ne plus avoir peur de venir au collège… AU bout de 6 mois, le projet semble fort positif… A méditer.

  109. Ah après tant de commentaires affligeants merci Charles de remonter le niveau !
    J’avoue avoir été également déçue par ce billet, car malgré la mauvaise foi assumée de notre ami Connard, le fait d’aborder ce genre de sujet avec le même ton que celui utilisé pour Lady Gaga me laisse dubitative… De même pour le fond de l’article. L’évaluation par acquis/non acquis pour ne citer qu’elle, et répondre au commentaire antérieur de l’auteur, à de mieux qu’elle ne hiérarchise pas les élèves entre eux mais uniquement par rapport à leur propre progression.
    Cela dit j’ajouterai que pour moi le problème se situe plus au niveau du contenu des apprentissages, il est par exemple possible d’obtenir des 17 en apprenant par coeur mais sans réellement développer son esprit et ça ce n’est pas de l’éducation pour moi. Et ce jusqu’à l’université…
    Mais bon, je trouve le billet grossier.

  110. ouais ou alors on envoie tous les enfants en camping en Pologne ça ferait du boulot aux cheminots et ça réglerait le problème

    bon blague à part faut pas rêver: l’éducation/enseignement/école parfait n’existe pas et est une utopie
    que ce soit une note ou une évaluation (ce qui revient grosso merdo au même) ce sera toujours influencé par l’état de l’élève le jour du test/évaluation et l’état de l’enseignant (ben oui l’objectivité pure ça n’existe objectivement pas)
    si l’élève est un peu malade (début de crève ou autre) ou en pleine forme et si l’enseignant vient de se faire larguer par son conjoint ou a gagner au loto ça va influer sur le résultat

    idéalement faudra surtout beaucoup plus d’enseignants pour aider les élèves mais certains (j’ai dit certains pas tous) n’en ont malheureusement juste rien à battre .. et quand on voit les comportements de certains parents (qui méritent juste de se faire garrotter) ça aide pas (là aussi j’ai dit certains pas tous) …

    rendre l’école intéressant c’est quand même pas évident … pour ma part j’avais de bonnes notes en histoire antique, moins au Moyen-Âge (trop de dates et de successions de rois à retenir) et mauvaises en histoire contemporaine (les 2 GM ça me saoule)
    de même que j’avais de bonnes notes en maths en 3ème (genre 14/20 de moyenne (ben oui j’étais noté)) mais arrivé en seconde scientifique je me suis ramassé méchamment (ce qui m’a incité à faire L (en plus ya plus de filles)) je comprenais que dalle …
    (je ne parle pas de physique-chimie où en 3ème toute la classe avait de bonnes notes vu qu’on piquait le bouquin au prof et que pendant les interros 3 faisaient le devoir et les 27 autres copiaient sur ces 3 là (les notes pouvant tout de même aller de 20/20 à 15/20 pour des devoirs identiques …) et que du coup personne n’apprenait rien (entre celui qui sortait par la fenêtre fumer sa clope (bon il avait 2 ans de plus que nous), celui au fond de la salle qui enfumait tout le monde en faisant des expériences non supervisées et moi qui jouait au Game Boy …))

    par contre, comme l’ont dit certains, la motivation des bonnes notes (et même parfois des mauvaises) existe aussi: ma petite sœur est toute fière de ses bonnes notes
    mais la démotivation des bonnes notes peut aussi exister si les parents en demandent trop (spéciale dédicace à toi mon géniteur): j’ai eu de bonnes notes jusqu’en 6ème mais je n’étais que 3ème de la classe ce qui ne suffisait pas … du coup j’ai plus rien glander après, je vivais sur mes acquis et n’essayait pas d’en avoir d’autres … ce qui fait que je suis une bille en grammaire allemande alors que c’est une de mes langues maternelles …
    tiens en parlant d’allemand: j’ai eu 2 profs différents au collège pour cette LV2: le premier savait pertinemment que je parlai couramment allemand mais ne le supportais pas (je suis revenu une fois chez moi avec un 19/20 à l’oral et quand j’ai expliqué à ma teutonne de mère où j’avais perdu le point elle était tout simplement outrée) alors que l’autre prof m’a dit dès le 1er cours (et devant les autres élèves) que si elle faisait des fautes j’étais libre de la corriger (ce que je n’ai évidemment jamais fait)
    bizarrement le niveau d’allemand des élèves du 1er prof était très mauvais alors que le niveau de ceux de la 2nde prof était meilleur (j’irai pas jusqu’à bon pasque c’est quand même des français les élèves hein) et le 1er prof ne participait pas aux échanges franco-allemands (comme de par hasard)

    comme quoi ya de bons profs et de franchement mauvais et que ça jouera forcément sur l’avenir du bambin …
    (comme la philo tiens: 1h/semaine en 1ère avec un prof intéressant => génial vivement en avoir 8h/semaine en terminale … sauf que prof inintéressante et obtus => calvaire … (d’ailleurs j’ai vite compris que ça servait à rien que je me foule sur les devoirs à rendre j’aurais jamais mieux que 04,5/20 (même en faisant faire un de mes devoirs par un pion qui avait eu 16/20 au bac en philo) … moyenne de 03/20 alors que c’est coeff 7 au bac … sauf que au bac c’est pas elle qui m’a corrigé et alors que je ne m’étais pas plus foulé que d’hab j’ai eu 08/20! (certes pas mirobolant mais presque le triple de ma moyenne annuelle))

    sans compter qu’on peut avoir de bons profs (enfin je crois qu’elle l’était mais je suis pas allé assez en cours pour me rendre compte) qui enseignent de la merde: genre en LEA j’avais des cours d’Oxford English (à coup de ces hiéroglyphes indéchiffrables pour moi qui constitue la phonétique) … soit l’anglais parlé à Oxford (et encore probablement pas dans le patelin mais juste à l’université) et par les présentateurs de la BBC (et que du coup le péquin moyen voire même le chef d’entreprise rosbeef ne parle pas) … alors que je revenais d’avoir passé 6 mois à bosser à Londres j’ai perdu en anglais alors que j’avais des cours d’anglais …

    bref aucun système éducationnel n’est parfait (et ne le sera jamais) mais avant de réformer le système faudrait ptêt voir à réformer les composants de ce système que ce sont les parents trop cons et les mauvais profs …

    pavé César

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