Non, ce n’est pas Salt

Il y a des gens qui ont de grandes ambitions.

Les personnes qui ont écrit « Salt« , par exemple ; à la base, saviez-vous que ce film avait été prévu pour Tom Cruise ? Nom d’une pipe, comment peut-on écrire un film pour Tom Cruise ? Non mais sans rire : c’est comme si on annonçait avoir écrit un film pour Francis Huster ; ce serait forcément tellement mauvais que même lui ne pourrait pas accepter le rôle. Quoique : il ne faut jamais sous estimer Francis Huster, mais ce n’est pas mon propos.

Pour Salt, c’est exactement ce qu’il s’est passé : une fois que les fiers rédacteurs eurent achevé le film, Tom Cruise refusa finalement d’y jouer. C’est bien ballot ; tout était pourtant déjà en place : les chaussures à talonnettes, les décors à l’échelle 3/4, les voitures sans permis imitation véhicule véritable… Et voilà que la vedette refusait le rôle phare. Sacrebleu ! Quelle trahison ! Comment rentabiliser l’investissement ?

Il ne restait plus qu’une seule solution : trouver pour le rôle principal quelqu’un d’aussi petit que Tom Cruise ; et comme Pikachu n’était pas disponible (il était en plein divorce avec Sacha, ils se battaient pour la garde des pokéballs), il ne restait plus qu’à trouver quelque chose à mi-chemin entre un petit homme et un pokémon : une femme.

C’est ainsi qu’Angélina Jolie décrocha le rôle : le format d’un Tom Cruise (ils font exactement la même taille, je ne crois pas aux coïncidences) et les lèvres d’un Boustiflor (pokémon #70 ; oui, mes articles sont documentés, c’est un blog sérieux ici), elle était parfaite. Ainsi me retrouvais-je donc devant Salt, film sans Tom Cruise mais avec Angélina Jolie, que je vous propose de résumer ici-même.

Spoilons, mes bons !

L'affiche ; la réponse à la question est simple : un ornithorynque.

Notre histoire commence en Corée du Nord, dans une cellule sombre et humide…

Attachée à une table, une pauvre américaine, Evelyn Salt, est brutalement interrogée par des gardes communistes qui l’accusent d’espionnage. « C’est toi, Donald Duck, on t’a reconnu sale yankee ! Que viens tu faire dans notre république populaire ? C’est Mickey qui t’envoie ? Dingo ? Ou pire, le commissaire Finot ? » : la prisonnière est bien malheureuse et a beau jurer ses grands dieux qu’elle n’est pas un canard, ses grosses lèvres la trahissent. Elle se contente de répéter inlassablement qu’elle n’est pas une espionne, et que tout cela n’est qu’un vulgaire malentendu, mais ses geôliers ne semblent pas convaincus. Pour appuyer leur propos, ils la torturent comme il se doit : coups de poings, de pieds, de coudes, brûlures indiennes, tirages de slips et autres ingurgitations de litres de Tang (seule la Corée du Nord en dispose encore). Abominable.

Heureusement, ce calvaire connait une fin lorsque la Corée du Nord se propose d’échanger l’américaine contre un communiste retenu en Corée du Sud : l’accord est passé, et c’est Ted Winter, le chef des opérations de la CIA, qui vient récupérer en personne Evelyn. Celle-ci a tout de même une question : comment cela se fait il que la CIA la sauve ? La règle est qu’en mission, si on est pris, on est perdu… alors pourquoi ce sauvetage, cet échange contre une espèce de Robert Hue asiatique ?

La réponse est simple : Mike Krause, son petit ami et accessoirement célèbre arachnologue allemand, avait commencé à faire le siège du Sénat et à alerter les journaux sur cette situation honteuse, et la CIA a préféré récupérer son agent plutôt que de risquer un battage médiatique. Salt a bien envie de dire que Ted est une grosse chochotte de faire plier la CIA entière devant un pauvre militant gauchiste solitaire, mais bon, on vient de lui sauver les fesses, alors elle ne fait pas de remarque désobligeante. Soit.

2 ans passent. Comme ça, hop.

Nous retrouvons donc Mike et Evelyn dans leur petit appartement américain, discutant de la nouvelle du jour : c’est leur anniversaire de mariage, c’est trop choupinou ! A son bureau au QG de la CIA (camouflé en siège d’une fausse entreprise pétrolière), elle s’entraine d’ailleurs devant son ordinateur à bien mettre la table en regardant sur internet des tutoriels vidéo de pliage de serviette, en bonne épouse qu’elle est (véridique). Après ce dur labeur, elle annonce à son patron, Ted, qu’il est temps qu’elle rentre chez elle puisqu’elle a fini sa journée : pour votre information, il n’est pourtant que 14h30.

Ah, c’est sûr qu’en faisant 9h-14h30, avec pause le midi et visionnage de conneries sur Youtube, la CIA ne risquait pas de voir arriver le 11 septembre. Par contre, si Al-Qaida avait fait des attentats au soufflé au fromage (et encore, de préférence en matinée), là des agents comme Evelyn Salt auraient brillé, pour sûr. Mais non, c’est pas de bol.

En tout cas, sur le chemin du départ, Evelyn est rattrapée par un agent qui l’informe qu’un transfuge russe attend d’être interrogé depuis quelques minutes. Allez, l’amie Salt est de bonne humeur : elle va prendre ce dernier dossier avant de quitter le travail. Et ce n’est pas n’importe quel dossier figurez-vous : il s’agit d’un mystérieux russe, ex-agent des services secrets de son pays, qui vient se livrer aux USA. Atteint d’un grave cancer, il n’a plus rien à perdre et veut prévenir la nation du hamburger du danger qui la guette : l’ex-URSS a mis au point un plan diabolique, toujours en cours, et pour le comprendre, il faut remonter un poil dans le temps. En effet, Kennedy ne fut pas tué par Lee Harvey Oswald, mais par Alek, un agent russe qui remplaça le vrai Lee Harvey et prit son identité alors que celui-ci était en voyage en Russie. Une fois infiltré aux Etats-Unis, on connait la suite (il y avait vraiment besoin de remplacer un américain et de prendre son identité pour tirer au fusil à lunette sur quelqu’un ? Il faut un passeport pour tirer sur les gens ? Misère, ils m’ont l’air copieusement couillons à l’ex-KGB). Sauf qu’en URSS, on fêtait grave la réussite de l’opération (enfin, fêtait à la soviétique : ce soir là, ce fut double ration de patates), et on donna un gros budget à une nouvelle opération menée par un certain « Orlov » : récupérer discrètement des nourrissons issus de parents pas trop cons un peu partout en Russie (en faisant croire à leur mort), et les élever ensuite pour en faire des agents surentrainés. Il suffisait alors d’attendre une occasion pour remplacer un américain par un de ces agents spéciaux. L’agent vivait alors la vie de celui ou celle dont il avait pris la place, et attendait, dormant, qu’on l’active pour lancer un grand plan visant à déstabiliser le pays de la liberté.

Al-Qaida utilise toutes les armes, même les plus fourbes

Or, ce plan devant faire chanceler les USA devrait se réaliser sous peu. Il débutera avec le passage à l’action de l’un de ces petits agents dormant…

Evelyn Salt !

D’après l’ex-agent, la personne qui porte ce nom va tuer le président russe lorsqu’il va se rendre aux funérailles du vice-président des USA récemment décédé. La CIA pense que le type ment ou délire, puisqu’ils disent « Ahah, un russe, tuer le président russe, c’est n’importe quoi !« . Wouah, ils sont trop malins à la CIA. C’est vrai que l’armée qui tuerait le président de son propre pays, c’est du jamais vu. Surtout pour la CIA (Salvador Allende, si tu nous entends, grosse cacedédi).

Evelyn Salt, elle, dit bien que dis donc, c’est moi Evelyn Salt, et je suis quand même au courant que je ne suis pas une espionne russe petit filou ! Alors tu vas arrêter de raconter des carabistouilles, sinon ça va mal se passer. Hélas, Ted Winter et William Peabody (un agent du contre-espionnage, quota black du film) ne sont pas du même avis : ils veulent au moins qu’Evelyn soit interrogée quelques minutes pour la forme (c’est vrai que c’est très utile : interroger juste assez pour faire chier mais pas assez pour que ce soit efficace, bravo les gars). Mais c’est sans compter sur un petit imprévu : le mystérieux russe, alors qu’il est emmené par deux gardes, profite d’un passage en ascenseur pour sortir une lame de sa chaussure (ho, des bottes-lames, ce truc éculé et qui ne fait pas du tout biper les détecteurs de sécurité ! Surtout aux USA où on ne contrôle jamais les chaussures… Vous m’expliquez comment il peut encore les avoir ?) et tuer ses deux gardiens avec, en finissant même le boulot à l’aide d’un pistolet qu’il leur a volé. Puis, il s’enfuit, sans aucun soucis, puisqu’au QG de la CIA, tu peux flinguer des gens bruyamment dans l’ascenseur principal, personne ne réagit. Ou alors, tout le service n’est constitué que de sourds et malentendants, ce qui expliquerait pas mal de choses, y compris la guerre en Irak (« Mon voisin a de la bonne lessive ! » – « Comment ? Les Irakiens ? Des armes de destruction massive ?« ).

Détail important, la CIA ne s’aperçoit de ce double meurtre de ses agents en plein milieu de leurs bureaux que bien après que le vil russe soit sorti du bâtiment, et ce… en revisionnant les bandes ; car oui, ils ne regardent pas leurs écrans de sécurité en direct, c’est beaucoup trop intelligent comme concept, il faut le savoir, surtout pas ceux où l’on promène un prisonnier dans le bâtiment, et ils n’entendent pas non plus des coups de feu dans un ascenseur de leur propre quartier général. Superbe ; il passent donc en alerte rouge, mais bien trop tard. Accessoirement, aucun agent de la CIA ne trouve curieux qu’un mec vienne se livrer pour raconter une histoire avant de s’enfuir en tuant les gens auprès de qui il s’était rendu. Voilà voilà. Ho, et ils n’envoient personne à sa poursuite, surtout pas : ils se contentent de « diffuser son portrait« . Oui, comme pour les enfants fugueurs. Le russe doit être trop inquiet, si ça se trouve, on va imprimer son visage sur des briques de lait : tremble, pourriture communiste !

Evelyn, elle, profite de l’alerte rouge pour s’enfuir (oui, quand il y a une alerte rouge au QG de la CIA, on relâche la sécurité, c’est connu ; ce film place la barre très haut en matière de n’importe quoi), et commence à gambader dans le bâtiment ; sauf que pas de bol, Ted et William ont l’idée géniale de regarder sur leurs écrans de sécurité en direct cette fois, et la suivent donc sur les caméras. Ils arrivent même à l’isoler en fermant des portes de sécurité ici ou là, et elle finit donc bloquée dans un bureau d’un étage. Mais c’est sans compter qu’Evelyn Salt, malgré son nom ridicule, a aussi des pouvoirs de Mc Gyver : avec un extincteur, des produits d’entretien et un pied de table, elle construit une roquette ! Et s’en sert pour disperser l’équipe d’intervention armée qui ouvre les portes de sécurité pour venir l’arrêter ; dès lors, elle n’a plus qu’à s’enfuir pieds-nus (ses talons la ralentissaient) en sautant au travers d’une fenêtre (oui, le film oublie qu’elle était à un étage et la transporte doucement et légèrement au rez-de-chaussée, sans bobos ou éclats de verre dans les pieds, ce qui serait pour le moins douloureux. C’est magique.

Ah bravo : ça ne sait pas plier une serviette, mais ça fabrique un lance-roquettes.

Où s’en va Evelyn ? A son appartement, tout simplement : elle veut prévenir son germain de mari qu’il est en danger puisque la CIA en a après elle, et qu’elle soupçonne le vilain russe qu’elle a interrogé de vouloir s’en prendre à lui aussi.  Sauf que sur place, il n’y a plus personne… à part des traces de lutte ! Mon dieu, « ils » ont kidnappé son mari ! Salt récupère donc rapidement quelques affaires qu’elle fourre dans un sac à dos, parmi lesquelles des kilotonnes d’armes et d’explosifs, des slips propres, une seringue ainsi qu’une des araignées de Mike et Scrappy, son chien qui tient dans un sac à dos (heureusement qu’elle n’a pas pris un labrador). Pourquoi son chien me direz-vous ? Mais parce qu’elle sait que la CIA va venir, et elle a deviné qu’ils allaient entrer en utilisant une bonne vieille grenade étourdissante, le genre à souffler tout ce qui bouge sur 12 mètres. Or, Scrappy n’étant qu’une boule de poils idiote, elle a eu peur que la grenade en question ne le décalque et ne le transforme en petit tas de Canigou mâtiné de matières fécales plutôt que se contenter de l’étourdir. Grand bien lui prend, puisqu’effectivement, la CIA menée par William Peabody opère ainsi. Mais il est déjà trop tard pour eux : Evelyn a eu le temps de s’enfuir par la fenêtre en longeant les corniches de son immeuble, et de déposer son chien chez une petite voisine idiote qui ouvre sa fenêtre à la première inconnue venue.

C’est un film américain : 97% du temps, les gens meurent, mais pas les chiens (question de hiérarchisation des trucs kikinous).

Alors qu’elle redescend dans la rue, Salt est repérée par l’une des équipes de la CIA, et entame donc une fameuse course poursuite, avec à ses trousses plusieurs équipes armées, parmi lesquelles on retrouve Winter et Peabody en tête. Ce dernier n’hésite pas à ouvrir le feu sur Salt, mais il n’arrive qu’à l’érafler, tant notre douce héroïne est en réalité un ninja-yamakazi qui saute de camion en camion, défiant la police et toutes les tentatives de l’arrêter. Elle finit même par voler une moto (le film est écrit pour Tom Cruise : il faut une moto, c’est obligatoire, c’est une règle du cinéma), et sème ses poursuivants avec dans la circulation… pour Ted et William, c’est un échec : on ne peut rien faire contre une moto. Aucun des deux ne pense à l’option « une autre moto ?« , « des barrages de police ? » ou même « un hélicoptère ? » : c’est trop compliqué. A la place, ils vont plutôt aller manger des tacos.

Evelyn est en fait partie jusqu’à New York, là où doivent avoir lieu les funérailles du vice-président et où le président américain ainsi que son homologue russe seront présents, et… a loué une chambre dans l’hôtel de luxe en face de l’église qui accueillera la cérémonie, avec vue sur le parvis.

Non, personne dans l’hôtel ne s’étonne de voir une nana habillée en pouilleuse après des heures de voyage et de course-poursuite claquer assez d’argent liquide pour louer une suite luxueuse qui serait un vrai nid à snipers potentiels. Non, Evelyn ne s’est pas dit que les hôtels de luxe étaient vaguement sécurisés et grouillaient de caméras, ce qui est peu pratique quand on est très recherchée.  Elle ne s’est pas dit non plus que l’hôtel, puisque nid à snipers, allait grouiller de policiers, agents des services spéciaux et autres professionnels qui seraient tous en plus particulièrement à sa recherche. Non, elle ne s’est rien dit de tout cela.

Et la police non plus : elle se promène comme elle veut, puisqu’il n’y a personne. C’est tout de même bien fait. Une partie de ce film a été écrite par un mérou à mon avis. Mais un mérou fan de Tom Cruise.

Bref. Une fois dans sa chambre, Salt retire son bonnet de racaille supposé la déguiser, et sachez que même après 8h dessous, ses cheveux sont dignes d’une publicité l’Oréal : formidable. Elle se teint d’ailleurs en brune, parce que bon, haha, comme ça, personne ne va la reconnaître, jusqu’ici, elle était blonde ! Par contre, elle ne se coupe pas les cheveux, faut pas déconner. Ça serait trop recherché et ça ferait moins beauté fatale. Elle commence aussi à consulter divers plans de métro, des sous-sols de l’église, prépare ses explosifs, bref, vous l’avez compris : elle compte bien agir lors de la cérémonie ! Mon dieu mais si Salt était effectivement méchante et au service des russes ? Elle compte effectivement tuer le président de la patrie de Lénine ? Hein ? Quel suspens ! Je me demande trop, pfou, je sue à grosses gouttes tant les questions affluent dans mon petit crâne… Tiens ? Mais que fait Salt ? Elle tire du venin de son araignée à coups de seringue… hmmm… je pense que ça va servir plus tard dans le film, allez savoir pourquoi.

Une fois teinte en brune, Angelina prend constamment des airs de bad girl. Rrrr.

Le lendemain, au pied de l’hôtel, le cortège funèbre défile dans les rues de New York… et William Peabody ainsi que Ted Winter cherchent dans la foule la petite Salt, mais n’arrivent pas à la voir. Ils ont fait renforcer la sécurité, mais personne n’aperçoit les énormes lèvres d’Angélina se promener dans la foule, suivies de très près par Angelina elle-même. Celle-ci finit d’ailleurs par prendre le métro (comme quoi, si c’était juste pour prendre le métro, c’était vraiment utile de se mettre dans l’hôtel pile sur les lieux où tu serais recherchée et qui grouillerait de sécurité ma louloute : un boui-boui crasseux de banlieue eut été mille fois plus efficace et tranquille) pour y feinter les policiers disposés sur place et s’infiltrer par les tunnels de service dans les souterrains de l’église. Sur son chemin, elle rencontre bien quelques agents de sécurité, mais elle les neutralise à coups de poings, pieds, chaussettes roulées en boules, Petit Robert, course sur les murs (comme dans désormais un film sur deux) et parfois, un petit coup de feu mais qui ne tue pas, houla, surtout pas. Comme vous y allez.

Alors, avec cette description, ne penses tu pas déjà savoir si Salt est gentille ou méchante, hmm ? Hein ? Allez, concentre toi petit lecteur.

A noter que la sécurité sur les lieux est inférieure à celle d’un concert de Florent Pagny à Noirmoutier.  Les agents ne se déplacent que par groupes de un (maximum deux, mais alors ils se contentent de faire « Houlala, houlala ! » en voyant Salt), et utilisent leurs armes à feu pour à peu près tout sauf tirer. Certes, on les attaque par surprise, mais tout de même. Ho, et il n’y a pas un seul chien : pourquoi faire ? Pas plus que de détecteurs de bombes (c’est vrai ça, des attentats avec une bombe ! Hahaha, quelle idée saugrenue ! On appellerait ça des « attentats à la bombe« , non, c’est ridicule, ça ne peut pas exister).

Salt finit donc par atteindre les sous-sols de l’église sans trop de soucis, et figurez-vous que personne n’a pensé à placer le moindre garde dans le coin. Une fois arrivée elle…heu… elle… elle se met à tirer dans la machinerie de l’orgue de l’église pour le faire hurler. Ah ? Mais du coup, la sécurité américaine ou russe, la police ou même le président russe ne vont pas bouger d’un millimètre, en se disant que « Tiens, quelqu’un est en train de tirer dans le coin, on ferait mieux de se barrer avant d’avoir bientôt suffisamment d’anus supplémentaires pour pouvoir jouer de la cornemuse ? » : hé bien non. Salt a même le temps de poser ses explosifs juste en-dessous de là où le président russe faisait son discours, de les enclencher et ainsi de le faire choir dans les souterrains où elle l’attend et… lui tire une balle.

Vous y croyez ? Moi non plus. Surtout qu’on ne voit pas le plan où elle le tue, on la voit juste tirer sur quelque chose, la bougresse. Comme c’est bizarre !

Lorsque William Peabody arrive à son tour dans les souterrains (évidemment tout seul, je vous l’ai dit, ils opèrent par groupe de un, c’est sûrement une tactique inconnue), elle se rend à lui. Willy ne peut donc que constater que le président russe est mort, puisqu’il n’a plus de pouls (mais bizarrement, il ne s’étonne pas de ne pas trouver un seul impact de balle ou de grosse trace de sang en-dessous de lui, contrairement à moi). Il colle donc la vilaine dans une voiture de police, non sans l’avoir conspuée, parce que sacrebleu, tuer des gens, c’est mal. Il faut le dire. C’est important.

Mais c’est sans compter que Salt, en plus d’être Mc Gyver, est aussi la Steeve Mc Queen du XXIe siècle : elle s’évade à nouveau ! Ni une, ni deux, dans le véhicule qui l’emmène, elle distribue des coups de tatane à ses voisins de banquette, leur pique un taser et ouvre le feu avec sur le policier au volant. Ho ? Et le plus fort, c’est qu’une fois cela fait, elle envoie de petits coups de jus pour… télécommander le chauffeur ! Mais oui : lorsqu’elle appuie, il se contracte et appuie sur l’accélérateur, elle peut donc, en s’aidant du volant, diriger plus ou moins le véhicule ; bon, à force de lui envoyer du jus, j’ai plutôt peur qu’elle provoque un armaggedon méphitique dans son pantalon en contractant trop ses sphincters, mais pourquoi pas. En tout cas, après avoir provoqué quelques carambolages (dans lequel elle a quand même dû tuer des gens pour le coup au vu qu’elle finit par écraser un taxi avec sa voiture en tombant d’un pont), elle quitte le véhicule et disparait à nouveau. Ah, insaisissable Salt !

Salt après plusieurs carambolages et une chute en voiture d'un pont, le tout sans ceinture. Cherchez l'erreur.

Retrouvons donc notre mystérieuse héroïne un peu plus tard dans une vieille barge rouillée sur l’Hudson, où elle retrouve… le russe qu’elle interrogeait au début du film (les russes sont toujours planqués dans des trucs rouillés et pourris, si c’est propre et moderne, ils se meurent)  et qui est en fait son pote ! Il s’agit en réalité bel et bien d’Orlov lui-même, le fameux patron de l’école des enfants espions (qui a donc raconté son histoire à la troisième personne lorsqu’il était au QG de la CIA, quelle technique formidable digne d’une collégienne : « Heuuuu c’est pas de moi que je parle, hein, mais j’ai une amie qui a un problème et qui aimerait bien savoir…« ). Ensemble, ils se congratulent pour la réussite de l’opération, Orlov est fier d’elle, et Evelyn retrouve sur la barge moult petits camarades de classe de l’époque où elle était en Russie à apprendre à se faire passer pour une américaine. Salt demande si Mike, son gentil mari, est en sécurité ; oui, lui dit Orlov, qui lui amène et… l’exécute ! Ah bin oui, c’était intelligent de le kidnapper pour faire ça. Quel était le but de la manœuvre ? Et bien selon Orlov, il s’agit ce faisant de voir la réaction de la donzelle : si elle chiale, c’est qu’elle s’était attendrie et était devenue trop « américaine » ; sinon, c’est bon, c’est encore une bonne espionne soviétique froide et sans cœur. Puisqu’elle ne pleure pas, Orlov décide de lui faire confiance. Hmmmm d’accord.

Par contre, Orlov ne relève même pas le nombre improbable de questions pourries que pose Salt, du genre « C’est quoi la suite du plan ? Comment on s’y prend ? Tu pourrais me donner les noms & adresses de tous les autres espions impliqués s’il te plaît ?« . Halala, c’est trop discret, je me demande VRAIMENT dans quel camp elle est ! En tout cas, cette andouille d’Orlov lui confie la suite des opérations : désormais, elle doit se rendre à l’aéroport où un autre agent infiltré comme elle, lui au sein de l’OTAN, l’attend. Il lui indiquera la suite du plan de déstabilisation des États-Unis. Soit, dit calmement Evelyn, avant de massacrer Orlov à coups de tesson de bouteille de vodka pour lui faire payer la mort de son mari, comme ça, hop, au pied levé. Puis, tant qu’à être chaude, elle massacre à la grenade et au pistolet tout le reste de l’équipage de la barge, qui malgré toutes ses armes, n’a le temps de rien faire. Fallait pas tuer son teuton préféré, ça l’a rendue un peu colère.

A l’aéroport, donc, Salt retrouve son vieux copain d’école, Jean-Boris. Lui-même est l’un de ces enfants élevés pour « remplacer » un sale chien occidental. Il est donc désormais officier autrichien à l’état-major de l’OTAN, détaché auprès du président des Etats-Unis. Je vous rassure, en France, aucune chance qu’un espion nous infiltre de cette manière : on les teste au camembert et au roquefort, c’est terriblement efficace. En tout cas, Jean-Boris explique à Salt la suite du plan : en conséquence de la mort du président russe sur le territoire américain, un peu partout en Russie, des émeutes anti-américaines se sont déclenchées, ce qui a tendu la situation entre les deux pays ; le boulot de Jean-Boris et de Salt est donc désormais d’attirer le président et la valise nucléaire américaine dans le bunker d’urgence de la Maison Blanche ; Salt devra y tuer le président américain, et un autre espion se chargera de la phase finale… l’avion qui les emmène vers Washington est en tout cas propice à un bon vieux flashback des familles, nous expliquant comment Evelyn est devenue Evelyn Salt, justement : toute la famille américaine, les Salt, avait péri dans un mystérieux accident de voiture en Russie ; le KGB s’empressa donc de « transformer » une de leurs fillettes surentrainées en Evelyn Salt, et de faire croire qu’elle avait par miracle survécu à l’accident. Ils lui donnèrent comme consigne de devenir agent de la CIA et d’attendre des années qu’on vienne la contacter… ce qu’Orlov a fait. Tiens mais au fait, et tout le reste de la famille Salt ? Et les amis ? Les connaissances ? Personne n’a remarqué que l’enfant n’était plus le même ? Quand bien même il y eut transformation physique, le subterfuge parait un peu pourri…

Mais revenons à Washington : à la Maison Blanche, Jean-Boris arrive, accompagné par Salt, qui est grimée en homme (oui, avec un superbe masque : le film était vraiment pour Tom Cruise !). Jean-Boris se sépare rapidement de Salt en lui expliquant qu’il va jouer son rôle : obliger le président à aller dans son bunker d’urgence ; là, Salt devra tuer ce dernier, et pas avant, j’insiste. Jean-Boris commence donc à tirer sur la foule à la Maison Blanche, avant de se faire exploser (Jean-Boris est vraiment trop subtil ; c’était important d’infiltrer un mec à un tel poste pour ensuite lui faire faire un travail que n’importe quel grouillot pouvait exécuter) pour bien foutre la zone. Procédure d’urgence : le président est emmené vers son bunker, au 8e sous-sol. Et bien figurez-vous que malgré l’alerte rouge et les millions de gardes de la Maison Blanche, Salt arrive à aller aussi vite qu’un ascenseur pour poursuivre le président vers l’étage -8 ! Et encore une fois, sans trop se fouler. Vraiment, elle est trop fort…for…haaaa… pardon, je baillais. Oui donc, non seulement elle va superbement vite, mais en plus, elle suit l’escorte présidentielle à 3 mètres de distance sans que personne ne la repère (tous les gardes qui la voient finissent assommés ; aucun n’a un kung-fu suffisant pour lutter contre elle, ou pire, ne lui tire dessus). C’est assez lassant, ces hordes de soldats qui viennent se prendre leur tannée un à un. On finit par prier pour qu’elle tombe au détour d’un couloir sur Steven Seagal, qui lui casse enfin la gueule. Mais ça n’arrive pas, et c’est bien dommage.

Même le masque était prévu pour Tom Cruise : dramatique

Elle arrive d’ailleurs même à infiltrer le bunker présidentiel avant que la porte blindée ne se referme ! Et personne ne remarque ou n’entends jamais les gardes se faire bourrer la gueule 15 secondes après le passage du président, ce qui devrait pourtant mettre tout le bâtiment en émoi et provoquer l’arrivée de milliards de gardes mais… non, rien.

Une fois dans le bunker, c’est la crise en tout cas : les russes ont commencé à sortir des missiles sur leurs territoire d’après les satellites américains, suite à la crise chez eux. Pour les dissuader, le président propose de sortir lui-même son armement nucléaire, opération « moi aussi je mets mon kiki sur la table« . Il rentre donc tous les codes de la valise nucléaire, et alors que la valise est enfin déverrouillée…

… Ted Winter (il fait partie de la garde rapprochée du président et est donc dans le bunker) attrape une arme et tue tous les présents, sauf le président, qu’il assomme ! C’est lui, le super espion russe chargé de finir la mission ! Lui aussi est infiltré aux Etats-Unis depuis sa plus tendre enfance ! Salt ne savait pas qui il était, puisqu’il était dans une autre « promotion », avant la sienne, à l’école des espions. Nos deux agents russes se retrouvent donc tous deux, seuls survivants (président inconscient mis à part), au cœur du bunker de la Maison Blanche. Une simple paroi avec vitre blindée les séparant, et c’est le moment que choisit Winter pour avouer son amour à Salt, qu’il n’avait jamais osé lui avouer durant toutes ces années. Moi aussi j’aime bien conter fleurette lorsque je m’apprête à déclencher une guerre nucléaire. Ça a un petit côté excitant, sans compter que ça donne du poids aux arguments (« Tu veux bien sortir avec moi ? Sinon je vitrifie toute ta famille et tes amis. »). Il lui avoue aussi la fin du plan : il va tirer les missiles intercontinentaux sur La Mecque et Téhéran pour déchainer les musulmans du monde entier, près d’un milliard, contre les Etats-Unis, qui rentreront alors dans une « longue agonie« … Quel plan merdique, y a pas à dire. Pour déchainer les musulmans, une simple caricature de Mahomet dans Pif Gadget et on en parlait plus. Ils se compliquent vraiment la vie.

Salt, elle, tente de jouer sur les sentiments de Winter (de manière toute aussi pourrie) pour essayer de rentrer dans la pièce où il s’apprête à tirer les missiles mais hélas, elle est trahie par une télévision qui diffuse une nouvelle étonnante : le président russe n’est pas mort ! Il avait toutes les apparences de la mort suite à l’injection d’un terrible venin d’araignée (je vous avais dit que ça servirait !), mais il est désormais vivant et bien vivant ! Winter comprend que Salt l’a trahi, et refuse dès lors de lui ouvrir. Elle doit donc le rejoindre pas ses propres moyens : autant la vitre entre eux est supra blindée, autant le béton autour pas du tout (oui, oui…), et donc en tirant dans les murs, elle accède aux câbles commandant la porte qui les sépare et elle peut alors entrer pour se battre avec lui, au corps à corps comme il se doit. Juste à temps, des forces de sécurité  de la Maison Blanche arrivent à ouvrir le bunker car les caméras ne transmettaient soudainement plus et ils ont senti qu’il y avait un problème, et viennent donc arrêter cette vilaine terroriste fugitive de Salt, et « sauver » Winter, qu’ils prennent comme le seul survivant du massacre du bunker (président mis à part, encore une fois). Notre héroïne a juste eu le temps, avant d’être arrêtée, d’empêcher les missiles nucléaires de décoller en retirant les deux piles LR6 qui alimentaient la valise nucléaire.

A part ce détail (aussi appelé « échec de toute la mission« ), tout le reste s’est passé exactement comme Winter l’avait voulu : il devait accomplir sa mission, mais ne voulait pas mourir ce faisant. Aussi, il avait besoin de quelqu’un pour porter le chapeau… d’où le fait qu’il ait demandé à Orlov de venir griller la couverture de Salt au début du film dans la salle d’interrogatoire, afin d’en faire une fugitive-tueuse-de-président-ultra-recherchée ainsi il pouvait l’accuser d’avoir tout fait toute seule, y compris le passage dans le bunker (c’est pour ça que sa mission spécifiait qu’elle devait y aller personnellement), et faire d’elle la vilaine et lui le héros de l’Amérique, seul survivant d’un affreux massacre commis par la vilaine traitresse Evelyn Salt.

L'un de ces deux personnages est en fait un russe ; sauras tu le reconnaître ?

Sauf que ce plan est bien évidemment tout naze, comme tous les autres de ce film :

– Les caméras du bunker présidentiel ne transmettent certes plus, mais elles enregistrent toujours. Donc, elles auraient – et elles ont ! – dans tous les cas enregistré Winter tuant tout le monde. Et la vidéo du massacre de toute l’équipe présidentielle, je pense que c’est le genre que les services de sécurité veulent regarder ou trouvent vaguement importante. Donc Winter était foutu quoiqu’il arrive.

– Orlov, qui avait donc monté depuis près de 50 ans une école pour former des agents d’élite pour mettre un super plan à exécution afin de plonger les USA dans le chaos, a donc accepté de griller la couverture de Salt juste pour faire plaisir à Winter. Ah oui, le genre de plan qui transforme Salt en fugitive ultra-recherchée avant même le début de sa mission, ce qui augmentait de 9768% les chances d’échec de la dite mission. C’est vrai que c’est tout à fait crédible, le coup d’Orlov qui se dit « Bon allez, ça fait que 50 ans que je prépare ce coup, je peux risquer de tout foutre en l’air juste pour faire plaisir à un copain« .

– Tiens d’ailleurs, j’y pense : Evelyn n’était pas au courant qu’Orlov allait la balancer au début du film, puisque c’était un changement voulu par Winter. Alors comment se fait il qu’elle ne se soit même pas étonnée et/ou ne se soit dit que la mission était grillée (son patron venait de se livrer et de tout révéler à la CIA, après tout) et qu’il fallait prendre la poudre d’escampette, et non accomplir la mission ? Non, à la place, elle a préféré supposer que son Orlov de « patron » faisait quelque chose de totalement incohérent, c’est-à-dire la balancer devant tout le monde en plein cœur du QG de la CIA en annonçant tout de go sa mission en détails (qui, où, quand, comment), pour de bonnes raisons. Heureusement que son raisonnement était aussi bancal que le scenario.

– D’ailleurs, tout le scenario repose sur le fait que Salt va quand même faire semblant de faire la mission juste pour démasquer tous les espions  impliqués mais… heu… sachant qu’elle était à la même école qu’eux, et qu’elle les reconnait quand elle les croise (ex : dans la barge sur l’Hudson, à l’aéroport, etc), pourquoi n’a t-elle pas tout simplement bossé avec le contre-espionnage depuis un bureau bien chaud pour les faire arrêter un à un, non sans avoir éventé tout le complot ? Non parce que son plan pourri a quand même fait passer le monde à une seconde de la guerre nucléaire. C’est un peu risqué, tout de même. Et un peu con aussi.

En tout cas, pour revenir à la Maison Blanche, Salt est arrêtée et menottée, mais avec des chaines de 12 mètres de long, curieusement, ce qui lui permet lorsqu’elle croise Winter à proximité d’un escalier, de le stranguler en coinçant son cou entre les chaînes et la rambarde c’est quand même bien fait) : le pauvre meurt, alors qu’il espérait encore s’en sortir tranquille (il oubliait juste que le président l’avait vu tuer tout le monde, le genre de mec dont on croit le témoignage en général, sans compter les caméras, donc, mais dans ce film apparemment personne ne sait jamais comment on s’en sert). Elle est donc grondée « Vilaine fille, tu as tué le patron des opérations de la CIA !« , et emmenée vers un hélicoptère avec William Peabody pour l’escorter. Dans l’appareil, celui-ci l’interroge pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé, et elle explique que oui, elle est une super agent russe, mais qu’elle a découvert l’amour et la gentillesse avec feu Mike. Et que si Willy la libère, elle ira retrouver et tuer tous les autres agents qu’elle connait. Alors vas-y, steuplé gros, fais pas ta pute.

Rien que pour le choix de ses écharpes & cravates, Winter méritait la mort

Ah oui, bien, c’est par ça que tu aurais dû commencer grosse andouille, balancer le réseau d’espion avant même le début des opérations. Comme ça en sus, tu sauvais ton mari et personne ne courrait trop de risques. Pas même les 7 milliards de personnes qui n’avaient pas trop envie de se prendre une guerre nucléaire.

N’empêche que Peabody accepte de la libérer (andouille aussi), et fait croire à une évasion en la laissant sauter à l’eau lorsque son hélicoptère survole le Potomac. Dès lors, elle est traquée par les autorités et traque elle-même les espions, elle est… Salt !

FIN

Effectivement, ça méritait d’être écrit pour Tom Cruise. Ou Mimie Mathy, je ne suis pas encore sûr.

72 réponses à “Non, ce n’est pas Salt

  1. Merci beaucoup de ce résumé qui m’évite une fois de plus de perdre deux heures et un peu d’argent.

    Juste un rectificatif sur le début du film : on trouve encore du Tang dans toute l’Amérique latine. Bizarrement, on ne l’y utilise pas pour torturer les espions impérialistes, mais pour alimenter les enfants. J’imagine que ça doit en partie expliquer le niveau élevé des taux de mortalité infantile.

  2. Ô odieux connard, si je puis me permettre (au pire vous pouvez me punir grand fou…)

    Une petite faute de frappe s’est subrepticement faufilée :
    « qu’il ai tdemandé à Orlov  »
    Il faudrait détacher le ‘t’ qui a tenté un rapprochement furtif avec ‘demandé’.

    Et, puis j’ose aussi, j’ai vu une petite faute d’orthographe
    : « qu’elle ne se soit même pas étonné ».
    Soit le film a été écrit pour Tom Cruise, mais je pense que la dame Jolie a suffisamment d’attributs, notamment buccaux pour qu’on accorde ce participe passé.

    Au delà de ces petites remarques, j’ai encore grandement apprécié ce récit, économisé mon temps (qui, c’est certain, n’est pas perdu à la lecture de vos articles)… et je permettrais d’ajouter que Salt n’est pas sans me rappeler un bon navet : Hitman. Des russes, des tueurs élevés an cachette, de la bagarre main à main à 17 contre 1, le tout de façon ultra discrète même en présence de 40 personnes. Dont un président russe et sa garde rapprochée…

    Puis ajouter un simple MERCI ?
    Ah bah je viens de le faire…

    • Une petite remarque pour la défense d’Hitman : c’est une parodie de film d’action, avec du second degré du début à la fin. Contrairement à Salt, qui se prend beaucoup plus au sérieux.

  3. Jean Boris « officier autrichien à l’état-major de l’OTAN, détaché auprès du président des Etats-Unis ». Normalement, l’Autriche n’est pas membre de l’OTAN, juste un pays associé par un accord relativement souple. Mais bon, j’imagine qu’on en n’était plus à ça près…

    • C’est parce-qu’en fait Jean Boris est un officier tchèque, il raconte a SALT qu’il a été envoyer à Prague étant enfant.

  4. Merci, donc moi non plus je n’irai perdre ni mon temps ni mon argent. Par contre, j’ai l’intention d’aller voir Happy Few, ça me ferait très plaisir si vous pouviez aller le voir avant moi et en faire un spoiler pour que je sache si ça vaut le coup. C’est toujours mieux si les autres que moi se ruinent pour rien.
    Merci d’avance.

  5. Merci pour cet article qui m’a permis de passer un merveilleux moment, d’économiser le prix d’un bon bouquin et d’éviter l’atmosphère écoeurante d’une salle de ciné qui n’aurait pas manquée de regorger d’adolescent pré-pubères (sûrement fans de « The expendables »)aux opinions tranchées sur le physique de Melle Jolie.

    J’espère que vous continuerez vos critiques ciné qui, j’en suis sûr, permettent grâce au bouche-à-oreille de sauver la santé mentale de plusieurs individus sur cette planète!

  6. C’est drôle, je n’avais pas vu le film et je me disais que ce film aurait été pour Tom Cruise (le coup du masque, surtout, vu que c’est par ça que j’ai entendu parler de ce film). J’avais déjà esquivé d’aller voir ce film une fois, maintenant je ferai tout pour ne pas y aller.

  7. AHA moi ce film m’a bien fait rire je vous le conseille!
    Je précise que je l’ai vu le jour de sa sortie, et il y avait à peine 20 personnes dans la salle. Bon d’acccord, j’ai eu le [léger] sentiment de me faire avoir mais bon..

  8. Ouh la la,
    mais que-quoi-pour?

    Je serais très curieux de voir comment « bossent » les scénaristes dans le pays de la Liberté. Et combien de temps ils mettent pour pondre ce genre de truc.

    Et encore merci au Camarade O.C. pour la double-économie de temps et d’argent.

    Thanks man!

  9. Pourtant, l’affiche avait de la gueule, aux Etats-Unis.

    M’enfin, je ne me battrai pas pour aller le voir, c’est certain.

    Quelques corrections – minimes :

    Lors de sa fuite effrenée, il me semble qu’Evelyn Salt « finit même par voler une moto ».

    Quant à celle-là, je ne suis pas sûre. On dit vraiment « Quel suspens ! » ou « Quel suspense ! » ?

    De même, je ne saurais vous conseiller sur la présence ou l’absence d’accent sur le e d’Angelina.

    « Alors, avec cette description, ne penses-tu pas déjà savoir si Salt est gentille ou méchante, hmm ? Hein ? Allez, concentre-toi petit lecteur. »
    Il manquait des tirets.

    « Lorsque William Peabody arrive dans les souterrains… ils opèrent par groupes de un… en-dessous de lui. »

    « Les russes sont toujours planqués dans des trucs rouillés et pourris. »

    Ces citations ne sont d’ailleurs pas les morceaux les moins bons de votre spoiler.

    Très amusant, par ailleurs.

  10. Un film sort => c’est une daube => billet d’anthologie qui nous régale.

    Paradoxalement, il faut quand même aller voir ce film pour que les producteurs puissent en sortir un autre qui fera l’objet d’un nouveau billet ici.

    Monde de merde :D

  11. Mais pourquoi tous vos lecteurs réagissent-ils par « merci de me faire économiser blabla, je n’irai pas ? » Je n’avais aucune envie de voir ce film avant de vous lire. Mais maintenant, oui. Encore que les nanars soient généralement mieux en commentaire qu’en vrai !

  12. Hmm, je n’ai pas encore vu le film mais la description du début me donne une envie folle et peu répressible de lancer un appel : qui a vu « meurt un autre jour ? »

    • J’ai eu la même sensation… sauf que le film dont nous parlonhs n’était pas écrit pour Tom Cruise. Du coup, pas de moto, pas de cadeaux.

      • D’ailleurs puisqu’on parle de moto et de Tom Cruise et de film de crotte, on peut combiner Tom Cruise sur une moto dans un autre film de crotte : j’ai vu la bande annonce de night and day et la scène de course poursuite à moto m’a également donné une envie folle et peu répressible de lancer un appel mais dans la salle de cinéma cette fois : « qui a vu demain ne meurt jamais ? »

  13. Après avoir vu ce film à sa sortie, enfin la critique!
    J’ai beaucoup apprécié cette nouvelle version de la voiture électrique (plus économique à la recharge/au plein ?)
    Et tu as oublié le coup des 36 agents qui poursuivent Salt sur autoroute en tirant dans tous les sens et en rafales en plein milieu des embouteillages (oui embouteillages comme dans civils innocents dans des voitures qui peinent à rentrer chez eux)
    Mais bon c’est ce qu’on appelle des tirs amis… c’pas grave.
    Bref très bonne critique, comme souvent

  14. Diable ! Devant ce poster géant, je frémis et recule. Odieux Connard, vous poussez des portes qui f’raient détaler Soeur Marie-Thérèse en personne.

    Je vais devoir m’équiper avant de pénétrer votre section cinéma (indispensable). La dernière fois que j’ai vu un film dont l’affiche exhibait pareille cuirasse, une voix sévère m’a menacée d’expulsion (Jean Réno déguisé en Hortefeux, à tous les coups !). Faut dire que nous avions-là un fou rire d’exception. Que voulez-vous? Les nerfs ont lâché de manière aussi curieuse que brutale.

    Et sachez qu’il est particulièrement délicat de réclamer un mouchoir devant Twilight, quand bien même le chagrin serait légitime. Seule consolation : j’ai ruiné la séance par contamination. Avouez que chez les suppôts du rouquin laqué, c’est un glorieux carnage !

  15. J’aime aussi beaucoup la scène où, juste après être sortie de son vol plané en voiture sans égratignure et avec un brushing impeccable (cf. la photo sur ce billet), elle vole une chapka à l’étalage. Scène suivante, elle est sur un bateau avec un énorme manteau de fourrure assorti à la chapka, sauf que ladite chapka n’est plus de la même couleur.

  16. Très drôle, mais tellement vrai ! Pas une seule ligne de surfaite. Malgré tout, j’ai quand même pas détesté ce film … j’ai passé un bon moment, mais je recommencerai pas, c’est sûr =)
    En tout cas, la critique est excellente, amusante, et j’aurais bien fait durer le film plus longtemps pour en lire un peu plus !

  17. Juste un petite remarque, vous dites que Mme Salt aurait pu démanteler ce réseau de comploteurs bien avant, depuis un bureau, seulement son supérieur (c’est a dire la personne a qui elle aurait pu/du s’adresser en premier) fait justement parti du complot, donc, cela aurait probablement mal tourné pour elle.

    • Mais elle ne pouvait pas le savoir, donc elle aurait malgré tout dû commencer par ça.

      Et quand bien même : elle aurait dû le faire avec le responsable du contre-espionnage, puisque c’était le sujet, et non avec le chef des opérations de la CIA. Donc elle aurait eu une petite chance.

  18. Je l’ai vu et j’avoue avoir eu du mal à suivre tant il y avait d’incohérences. Du coup, j’ai pas vraiment fait gaffe à l’histoire et j’ai rien compris. Donc merci pour la séance de rattrapage ^^.

    Ce film réunit tous les clichés et invraisemblances du genre.
    – Quand elle sort de la voiture tombée du pont, des gens la voient forcément, et personne ne lui demande si ça va ?
    – Elle pique une chapka et se retrouve avec la panoplie fourrure complète sur le plan d’après.
    – Les flics sont assez cons et mous. Ils attaquent les uns après les autres et ne savent pas viser. Un peu gênant pour des représentants de la loi et de l’ordre.
    – Comment une femme pesant 45 kilos toute habillée peut avoir autant de force sans un gramme de muscle ? (et comment des flics bien entraînés peuvent se laisser botter le cul ? Elle a l’air quand même simple à maîtriser, non ?)
    – Comme dans tous films d’espionnage/action, c’est encore la faute des Russes.
    – Salt est encore une gentille américaine au service de son pays => Cheveux Blonds. Salt est grillée et agit sous son identité de méchante espionne russe => Cheveux Noirs. (Au passage, elle ne sait pas se faire une couleur. Elle en fout tellement partout sur son front qu’il devrait rester des traces pendant au moins 2 jours)
    – Pourquoi toutes affiches de films récents sont autant retouchées ? On ne reconnaît plus les acteurs ! (flagrant avec « Hors de Contrôle », « Mesures Exceptionnelles », « Le jour où la terre s’arrêta », « Droit de passage », les acteurs font tous 20 ans de moins et ça fait pas un effet heureux)

    Sinon, grand merci OC
    Avais-tu fait la critique de Prince of Persia et elle n’y est plus ou bien l’ai-je simplement rêvé ?

    • En y repensant je me dis l’avoir vue aussi qqpart cette critique, mais je crois que c’était dans ma tête, j’ai passé la séance à m’imaginer comment OC descendrait Prince of Persia tellement il est impressionant de… c’est un tout, à la fois mièvrerie, sentimentalisme, humour pas fin, incohérences

      • Prince of Persia, je dirai que ça se laisse regarder, mais ce n’est pas la grosse claque non plus. Déjà un Prince de Perse qui ne fait pas perse, ça partait mal ^^. Sinon, on sent bien que c’est fait à la sauce Disney (ça se sent carrément trop, même).

      • En effet c’est bien Disney, mais faut avouer qu’ils ont qd même relevé un sacré défi, faire un film où il y a des morts, et ça pour Disney c’est pas rien, bon c’est pas des morts violentes, très peu de sang, plutôt que de mourir écrasés et/ou grillés sous un échafaudage (si je me souviens bien) en flammes , ce qui aurait pu pimenter l’action, les soldats se retrouvent seulement bloqués… navrant

      • Carabin, il y A des morts dans Disney ! Et même parfois des innocents ! Aurais-tu oublié la maman de Bambi ? Paix à son âme…
        :'(

    • Rêvée ; j’ai vu le film mais je n’ai pas pris le temps de m’en charger. Vous m’en voyez désolé !

  19. Aaaaah quel bonheur d’avoir encore une fois économisé deux heures et 10€ au profit d’une lecture saine et amusante.
    « Le blog d’un odieux connard » devrait être déclaré d’utilité publique :)
    Ah oui, sinon, on trouve aussi du Tang en Inde. Le monde va mal, je vous le dis !

  20. Merci de cet article, génial comme à l’accoutumée^^
    …mais il me vient une idée: pourquoi ne pas faire preuve d’originalité en commentant un film que tu aimes bien, la prochaine fois? =P
    ça serait intéressant aussi!^^

  21. Autant j’ai l’habitude des incohérences et je peux en supporter une bonne dose (la preuve : je suis allé voir « Avatar version longue » avec ma copine), autant une incohérence flagrante au début du film et une tout aussi flagrante à la fin, ça m’émeut autant que ça m’énerve. Ils ont du Tang à la place du liquide céphalo-rachidien, les scénaristes d’Hollywood ? Ou alors on nous a bourré le mou sur la fin de la grève des scénaristes, et elle a en fait toujours court ?

    A ce compte-là, ils doivent être morts de faim, ce qui explique qu’on ait embauché des fans des différents acteurs « bankables » pour écrire les scénarios de leurs prochains films. Scénarios qui prévoient toujours qu’un personnage masculin ou féminin pourra être le héros principal, pas de sexisme…

    Non mais en fait, la plus grosse incohérence du film (qui n’est même pas digne d’être relevée par OC), c’est le fait que la CIA s’occupe du contre-espionnage américain… Depuis sa création, la CIA n’a que deux missions : renseignement (venant de l’étranger) et opérations clandestines. Le reste, c’est le FBI qui s’en charge.

    Et à moins que, mon cher OC, tu n’aies éludé une partie de la fin du film, je trouve très fort qu’aux États-Unis, on puisse tuer un membre de la CIA (ou du Service Secret, on ne sait plus très bien : le Service Secret a pour mission de protéger le président, le chef des OP de la CIA a pour mission… de faire des OP à l’étranger). Ben le tuer, a priori, c’est pas le plus dur, ils sont quand même moins costauds que les marines, une petite strangulation quand il y a des gardes autour, et hop c’est fait. Non, s’en tirer après, ça devrait être beaucoup plus coton (demandez à Mumia Abu-Jamal, qui n’a tué qu’un flic, et encore, on n’en était même pas sûr). Dieu merci, on voit bien que les afro-américains sont soit plus intelligents/stupides que la moyenne (ça va relancer certaines polémiques), soit sont toujours du coté des tueurs de flics, qu’importe si le flic a été leur partenaire (ça aussi, ça va être une belle polémique).

    Encore merci, ma copine voulait aller le voir…

  22. « il ne restait plus qu’à trouver quelque chose à mi-chemin entre un petit homme et un pokémon : une femme. »,ah ah! C’est bâtard. . Mais je le sais, c’est de l’amour. Choupinet va.

  23. Juste comme ça en passant…

    Le Tang (à saveur d’orange en sachets individuels) se vend aussi au Québec (Canada). Par contre, chez moi nous ne le buvons pas, on s’en sert pour nettoyer les cuves des lave-vaisselle… c’est super efficace!

    Cher OC, je ne me lasse pas de vous lire… vous êtes une bouffée d’air frais… Surtout continuez à nous divertir!

  24. J’ai vu ce film.
    J’ai apprécié l’action toussa, je trouvais ça sympathique de voir une femme coller une rouste à des méchants méchants.

    Après, je suis magnifiquement en accord avec tout ce que votre odieuse Connardise raconte.

    Amen.

  25. je me permets d’ajouter quelques incohérences qui vous ont échappées :

    lorsque la CIA fait sauter l’appart de Salt, tutes les vitres explosent, mais pas celles des bocaux et aquarium ou terrarium ou aracharium. Bref, vous m’aurez comprise.

    Autre chose : les chaussures qu’elle choisit pour s’enfuir (celles qu’elle tire de son coffre je crois). Des bottes à talons. Certes, je ne suis qu’une documentaliste lyonnaise, et pas un agent de la CIA, mais les jours où je suis en retard et donc, que je veux courir, pour moi c’est baskets, ou au moins, chaussures plates. Les talons c’est moyen pour la course. Mais le scénariste n’a sans doute jamais couru après le bus 34 de l’agglomération lyonnaise.

    Merci en tout cas pour ces bons moments passés sur votre blog !

    Continuez à être odieux, les gentils sont chiants

  26. En fait, j’ai vu Tom hier à la cantoche et il m’a dit qu’il avait refusé de faire le film car il ne voulait pas s’appeler Evelyne …

    Sinon Gaëtan, le film est effectivement plus intéressant après avoir lu cette critique instructive , juste et honnête de surcroit !

  27. Ah ben moi aussi, je vais aller le voir, ce film ! J’espère rigoler autant qu’en lisant votre article, pour lequel je ne saurais trop vous remercier, cher Monsieur Odieux Connard. Et puis Madame Jolie est toujours agréable à regarder, même si elle est tellement maquillée comme un camion volé qu’on ne la reconnaît plus.

    En plus, je pourrai satisfaire ma nostalgie pour le Tang (assez incroyable de voir la liste des pays où ils arrivent encore à fourguer cette horreur) ; est-ce qu’il y a un film avec du Banga ? Et puis je ferai une bonne action en participant à la promotion des ornythorinques, qui paraît-il sont en voie de disparition en Tasmanie, victime d’une mystérieuse maladie (une prochaine mission pour Salt ?).

    • P.S. : Le(s) scénariste(s) a ou ont quand même une certaine connaissance de l’histoire contemporaine, pour des scénaristes : j’ai l’impression qu’ils ont dû entendre parler un jour des accords SALT, et que le mot leur est resté dans la tête le jour où ils ont écrit le film.

  28. « Effectivement, ça méritait d’être écrit pour Tom Cruise. Ou Mimie Mathy, je ne suis pas encore sûr. »

    On peut dire, que c’est un scénario taillé sur mesure, voire qu’ils ne font pas dans la demi-mesure: ils sont de taille à l’affronter.

  29. Cet article est totalement faux, je m’insurge !
    En effet, en Espagne on trouve aussi cette immonde boisson qu’est le tang ;-)

    • croupion? … canard! en fait tu es Angelina Jolie!

      sinon moi ce qui m’épates c’est la connaissance de l’Odieux Connard sur les Pokémons

  30. Toujours aussi, excellente, il faudrait que j’essaye de d’abord lire, avec d’aller voir le film.
    Mais cependant j’ai un doute.
    Le président à bien été tué non?
    Ou alors j’ai mal lu.

    (désolé pour le déterrage au passage)

  31. Oh putain ! Première fois que le scénario est tellement pourri que même lire votre spoil, cher Connard, me fut difficile ! Incroyable…

  32. La diffusion ce jour sur tf1 va surement relancé la carriere magnifique de ce film ébourrifant. La fin de ce gros navet inconsistant m’a surpris. Il appelle une suite, peut etre pour 2014. Je me réjouis …car il y aura une autre critique. Bonne soirée!

  33. « Quel plan merdique, y a pas à dire. Pour déchainer les musulmans, une simple caricature de Mahomet dans Pif Gadget et on en parlait plus. Ils se compliquent vraiment la vie. »

    quelques années après, c’est étonnant

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