The Expendables à volonté

Dans la vie, on ne peut pas tout faire.

Tenez, Beethoven par exemple ; il était certes fort en musique, mais fin nul pour écouter sa femme. L’amiral Nelson lui, pouvait commander une flotte comme personne, mais en duel, il ne valait pas tripette, surtout s’il n’y avait personne pour pousser sa chaise. Quant à Steevy Boulay, il… heu… attendez, il savait faire un truc Steevy Boulay de son vivant ? Moui, non, mauvais exemple.

Ce que je voulais vous expliquer, c’est que Sylvester Stallone, par exemple, est probablement très fort pour soulever de la fonte ou parler en décrivant une diagonale parfaite avec sa bouche, ce qui est tout de même assez peu banal. Par contre, il ne faut pas lui confier un stylo, sinon il fait n’importe quoi : il ne sait pas dessiner, il a du mal à écrire, quant à signer un contrat, il a quand même accepté celui de Taxi 3, alors non, définitivement, il ne faut pas lui donner le moindre bic.

C’est pourquoi lorsque j’ai appris qu’il avait réalisé et écrit un film (même s’il en a commis d’autres) prénommé The Expendables, et à la vue du casting, je vous avoue que j’ai cru qu’il s’agissait d’un signe annonciateur de la fin des temps. Mais non, c’était bien mieux : c’était l’annonce d’un nanar.

Ne dissertons pas plus avant : spoilons !

L’Affiche : quand le casting prend plus de place que le reste, inquiétez-vous

Notre histoire débute une nuit, au large de la Somalie, à bord d’un cargo où se déroulent de tragiques évènements : de vils pirates ont pris le contrôle du navire et ont décidé de tourner un lipdub de Robert Charlebois en plein milieu de la cale grande ouverte du navire (probablement pour profiter de la douce lumière des étoiles, ce sont sûrement des pirates romantiques). Ils amènent donc un petit paquet de marins pris en otages (tout clip a besoin de figurants), les placent devant la caméra, et commencent donc, au lieu de danser, à débiter un navrant discours « Attention, hein, on est des piwates fous nous, hein, appawemment, vous avez toujouws pas compwis qu’il fallait nous payer la wançon qu’on a demandé, pouw la peine, on va exécuter un otage, attention, je compte jusqu’à twois, un, deux, deux et demi, deux twois-quawt, deux sept-huitièmes…« 

Mais dans le même temps, un zodiaque a discrètement approché le cargo des filous ; attention, quand je dis discrètement, c’est : avec le moteur à fond et un gros et inutile projecteur fixé à l’avant du frêle esquif, probablement afin de se faire repérer par d’éventuels pirates sourds (c’est important de ne pas faire de discriminations sur le handicap).  Heureusement, les pirates n’ont placé aucun garde, car comme chacun sait, ils n’en ont pas besoin : personne ne vient jamais ennuyer des pirates somaliens preneurs d’otages,  surtout pas des commandos surarmés.

Les pirates sont donc forts surpris : alors qu’ils en étaient à « deux neuf cent tweize millièmes, bientôt twois » et s’apprêtaient à tirer une balle dans la tête d’un otage, ils se trouvent soudain couverts de petits boutons rouges dus, non pas à une maladie vénérienne, mais à diverses visées lasers braquées sur eux : le commando des Expendables, de fameux mercenaires, a abordé le navire et les menace depuis l’ouverture de l’immense cale ! Ah, c’est trop bête, si seulement on avait pas laissé la cale ouverte ! Leur clip ne sera jamais achevé, adieu la gloire et les millions de vues sur Youtube. Le chef des pirates, Eudes-Mamadou, explique alors que bon, c’est simple, il a des otages, donc si les commandos veulent lui faire du mal, il n’hésitera pas à faire de la pulpe de civil, ce qui est proprement dégoûtant comme chacun sait, puisque ça part très mal à la machine. De son côté, Barney Ross, le patron du commando ultra-musclé , décide tel un vulgaire Jack Lang de se prendre pour un spécialiste des solutions face à la piraterie, et explique qu’il a avec lui 3 millions de dollars, à prendre ou à laisser (c’est un peu le Arthur des mercenaires), pour la libération des otages.  Eudes-Mamadou n’est pas d’accord : il veut 5 millions.  3 millions, c’est nul. Et lui aussi, c’est à prendre ou à laisser. Ou alors, il veut parler au banquier.

Soit. Mais c’est sans compter sur Gunnar, un gigantesque commando peu subtil qui considère que deux mecs mimant Arthur, c’est déjà deux de trop, et décide en conséquence de désobéir aux ordres pour faire parler la poudre : ni une, ni deux, d’un bon coup de fusil, il coupe Eudes-Mamadou en deux ; la fusillade commence donc, et personne ne prend soin d’épauler son arme, tout le monde tirant au jugé parce que bon, quel besoin de faire attention à l’endroit où l’on vise quand il y a des otages en jeu ? Les balles sont heureusement très intelligentes, et évitent les marins prisonniers d’elles même, car elles sont toutes équipées d’un petit GPS « Tom-Tom Hostage Rescuer » qui leur indique les trajectoires à ne pas prendre pour éviter la cervelle des marins. Nos fiers commandos en profitent d’ailleurs pour inonder la cale de fumigènes et descendent dedans en rappel (c’est important de descendre s’exposer quand on était tranquille à couvert, décidément, ce sont de vrais pros) pour finir le travail.

Barney Ross a vraiment une tête de négociateur

Sauf que là, c’est François-Abubackar, le bras droit de feu Eudes-Mamadou qui arrête les hostilités, en braquant son arme sur un otage ; il réexplique simplement la situation : « Bon, les gars, on a des otages, wegawdez , les gens, là, par tewwe !  Des otages ! C’est pas compliqué quand même, mewde ! Alors si vous faites encore les zazous, on les twansforme en gwuyère.« . Heureusement, François-Abubackar n’a aucune mémoire, sinon il se souviendrait que Eudes-Mamadou a dit la même chose 30 secondes avant et est mort comme une merde. Ça ne rate pas : lui aussi est abattu comme un vulgaire étron. Les menaces, c’est bien, mais ça n’impressionne pas The Expendables et leurs monstrueuses testiballs (plus gros que des testicules et que des big balls, ce sont les testiballs). Ça, et le fait qu’aucun pirate n’a jamais pensé à mettre ses menaces à exécution pour les calmer définitivement et transformer leur testiballs en graines de tournesols en abattant un otage pour leur montrer à quel point ils étaient bêtes. Mais revenons à l’action, je sais bien qu’il n’y a que ça qui vous intéresse, petits filous.

Du haut de la cale, Gunnar (oui, il était descendu dans la cale mais il est revenu instantanément en haut de celle-ci on ne sait comment; l’explication la plus crédible restant que son slip s’est pris dans un boulon durant la descente, et que son élastique a fini par le faire remonter) menace de pendre un pirate neutralisé, comme ça, pour rigoler. « Non ! » crie Barney, mais le mercenaire refuse de lui obéir : Ross envoie donc Yin Yang, le petit asiatique de l’équipe, lui casser la gueule pour le calmer. Une fois cela fait, il le fait mettre aux arrêts en lui expliquant que chez les Expendables, c’est pas comme ça qu’on agit. Oui, ce sont des mercenaires bodybuildés mais plein de morale, et qui ont fait leur catéchisme. C’est comme ça.

De retour au pays du hamburger, des décisions sont prises : Barney annonce à Gunnar qu’il est licencié, pour avoir un peu trop le goût du sang (les mercenaires étant plutôt des gens posés voyez-vous). Le géant blond pleure donc à chaudes larmes, suppliant de ne pas le renvoyer chercher du travail en tant que mercenaire intérimaire chez Vediorbis, mais rien n’y fait : il est renvoyé. Penaud, le nouveau chômeur s’en va, réfléchissant à la possibilité de faire appel devant les prudhommes.

Pendant ce temps, Lee Christmas, un membre du commando expert en lancer de couteaux et en corps-à-corps musclés & chorégraphiés, retourne lui chez sa petite amie afin de la couvrir de cadeaux ; étrangement, elle ne lui parle qu’à la porte de chez elle (vous ne voyez rien venir, hein amis lecteurs ?) et refuse de le laisser rentrer (ho, vous ne devinerez jamais le prochain rebondissement), jetant en sus de petits coups d’œil nerveux vers l’intérieur (vous ne vous doutez de rien, vous allez voir, c’est super original). Soudain, une voix masculine retentit « Chérie, qui est-ce ? Il y a un problème ? » : je vous l’annonce car vous n’en revenez toujours pas d’une telle trouvaille scénaristique, et je vous comprends : la copine de Lee le trompe et il y a un autre homme chez elle ! La voix provient en effet d’un type en calebute qui se promène en se grattant l’entrejambe tout en jetant des regards mauvais à notre bon Christmas (messieurs, pour votre information, n’essayez jamais de jeter des regards méchants en calebute ; même en plissant les yeux très fort, votre charisme n’est pas à son sommet. Mettez au moins un pantalon). Tel Ulysse revenant de la guerre de Troie et trouvant son palais d’Ithaque envahi de prétendants, Sylvester Stallone,  Homère moderne, fait subir mille tourments à son héros en le privant de véritables retrouvailles avec son aimée. Mon cœur saignait devant cette touchante scène, et des larmes roulèrent sur mes joues en voyant Lee partir sans un mot vers sa moto, abandonnant cette traitresse femelle derrière lui.

D’habitude, Lee Christmas gère plus simplement ses problèmes de couple

Pendant ce temps, loin de la glorieuse Amérique, rendons nous sur l’île de Vilena, ce qui signifie comme chacun sait « L’île des vilains » en espagnol. Pour vous décrire brièvement cette île, imaginez un truc verdoyant, avec au milieu un immense bidonville au cœur duquel trône un sympathique palais présidentiel ; voilà, c’est l’île de Vilena. Et une nuit, dans les souterrains du palais où se trouvent les prisons, nous retrouvons trois pauvres hispaniques menacés par des gardes menés par Garza, le général dictateur de l’île. Celui-ci les accuse d’avoir volé le fruit des terres du pays pour s’enrichir (non, il ne parle pas de buritos). Il fait donc sa grosse voix et les menace de son pistolet en leur faisant la morale, jusqu’à ce qu’un mystérieux américain en costard débarque, lui parle comme de la merde, et lui explique que s’il veut être un général respecté, il doit exécuter ces opposants. Garza tue donc les trois pauvres péquins. C’est tragique, mais pas autant que le fait que ce gros blaireau aurait surtout dû répondre « Pour être respecté, je dois abattre les gens qui me manquent de respect ? Alors adieu, idiot d’américain qui ne connait pas la courtoisie à mon égard« . Et pan. Mais non. Tsss…

Après tant d’horreur et de bêtise, revenons plutôt aux states, retrouver le QG des Expendables : le bar/garage/salon de tatouage de Tool, un mercenaire de l’unité qui s’est retiré. Lee Christmas, qui vient donc d’apprendre que sa nana lui préférait un autre, vient y trainer pour maugréer un peu sur la vie qui est injuste avec lui ; il est tellement perturbé qu’il en rate un concours de lancer de couteaux l’opposant à Tool, ce qui n’était jamais arrivé jusqu’alors : ça va mal dans le petit cœur fragile qui bat derrière ses gros pectoraux. C’est terrible !

Cependant, un appel téléphonique arrive à point nommé : on propose à Barney un rendez-vous dans une chapelle pour y rencontrer quelqu’un qui aurait une mission pour eux. L’homme, nous l’appellerons Brice Woullous afin de protéger son anonymat, a aussi convoqué le chef de l’unité mercenaire concurrente des Expendables, nous l’appellerons lui Chouarzi. Brice explique la mission : il veut qu’un commando se rende sur l’île de Vilena et abatte le vilain général Garza. Chouarzi refuse la mission, expliquant que l’île est trop bien gardée avec une petite armée de 200 soldats, et que bon, il est gouverneur de Californie, il n’a pas le temps de s’occuper de ça, ni de tourner dans des films à gros budget pour se faire un peu de pub. Barney, lui, veut d’abord aller en reconnaissance sur l’île avant d’accepter ou non le travail. Il prépare donc un petit voyage avec comme seul compagnon, Christmas (on sent bien qu’il compte profiter de son nouveau célibat pour lui faire virer sa cuti).

Ah, j’en profite pour faire une pause « d’ambiance« . Dans un film normal, le dialogue ressemblerait à ça :

« Bonjour messieurs.
– Bonjour.
– J’ai une mission pour vous.
– On vous écoute.
– Il s’agit d’aller tuer le général Garza, sur l’île de Vilena. Vous connaissez ? Bon ; pour cette mission, mes employeurs sont prêts à payer 5 millions de dollars. Mais attention ! Si vous empochez l’argent et ne réalisez pas la mission… cela se passera très mal. Est-ce bien compris ?
– Oui.
– Alors bonne journée messieurs. »

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Sauf que c’est un film avec des testiballs, deux melons par slip même dans les dialogues, ce qui donne :

« Bonjour bande d’enculés.
– T’es qui fils de pute ?
– J’ai une putain de mission pour vous les chiens de guerre, et c’est pas pour les trous du cul.
– Balance ta merde.
– J’veux que vous pétiez sa gueule à ce fils de pute de général Garza, sur la putain d’île de Vilena. Vous connaissez tas de chiures ? Bon ; pour cette mission merdique, mes employeurs sont prêts à raquer 5 millions de dollars. Mais j’vous préviens: Si vous essayez de m’enculer, je vous retrouverai et je vous éclaterai vos petites gueules de macaques. C’est vu ?
– Comme le cul de ta mère.
– Alors allez vous faire enculer. »

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Ah, la poésie d’un film d’action américain ! J’ai toujours aimé le goût des traducteurs français pour varier les traductions de « fuck« , « fucking » et autres « fucker« . Mais revenons à la fabuleuse histoire qui se déroule sous nos yeux.

Le niveau des conversations atteint vite celui des cucurbitacées (qui sont connus pour leur grossièreté)

Barney et Lee se rendent donc avec leur superbe hydravion (camouflé en appareil d’un groupe écologiste) sur l’île de Vilena, où ils sont habilement déguisés en ornithologues (superbe couverture ; ornithologues spécialistes des oiseaux des salles de sport alors au vu de leurs bras). Ils ont donc rendez-vous dans un bar avec leur contact, Sandra, sorte d’Adrienne locale, qui est évidemment une latino pas trop moche. Celle-ci leur raconte sa vie, et explique à nos héros qu’elle n’a pas de famille car sa mère est morte et elle a « …heu… perdu… » son père.

Attention, c’est le moment de notre grand jeu « Comment deviner qui est le père de Sandra ? » en sachant que :

– Elle est latino

– Il n’y a qu’un seul latino mâle sur l’île qui porte un nom, les autres étant des figurants

– Il s’agit du général Garza

A toi de jouer ami lecteur, choisis ta réponse ; le père de Sandra est selon toi :

1) Diego Maradonna 2) Pancho Villa 3) Le général Garza 4) Christian Estrosi

Note ta réponse sur un bout de papier, la réponse se trouve plus bas dans ce texte ; bonne chance !

Sandra, en attendant, fais visiter l’île à nos deux héros « Ici, c’est un bidonville, là aussi, et puis là c’est le marché au pneus, etc« , qui découvrent à quoi ressemble un pays dont le PIB annuel est de 77$ et 52 cents. Mais ils ont plutôt envie, eux, d’aller inspecter le palais présidentiel… le plus simple serait de l’observer depuis les collines avoisinantes (où en plus, personne n’entendra Sandra crier lorsque les hormones de Lee crieront famine)! Direction la campagne, donc. A noter qu’en chemin, ils croisent un convoi de militaires forts brutaux avec la population locale, qui semblent obéir à un blanc bien américain, mais aussi bien mystérieux, l’homme qui donnait des ordres au général Garza au début du film… hmmm…

A noter qu’un blanc qui donne des ordres à des soldats issus de la population locale pour taper sur les civils  de la dite population (et vu la taille de l’île, tout le monde doit pas mal se connaitre), ça ressemble très fort à un petit guide du « Comment se faire tuer par un soulèvement populaire« .

En tout cas, cela n’empêche pas nos héros, après avoir discrètement pris en photo ce mystérieux individu, de poursuivre leur route vers la petite campagne de Vilena. Mais au coin d’un bois, un camion de l’armée les surprend en train d’observer le palais présidentiel, et vient menacer tout le monde de finir au poste pour subir un bon toucher rectal ; c’est sans compter qu’ils font l’erreur de leur vie  (outre menacer  d’intrusion le rectum d’autrui): ils malmènent Sandra, en expliquant que son statut de fille du général Garza ne la protège pas !

Bravo, vous avez gagné, c’était bien la fille du général Garza ; ah, mes lecteurs sont décidément très forts. Les autres, par contre, ceux qui ont répondu à côté : je suis inquiet pour vous.

Le spectacle de cette jeune fille malmenée met cependant Barney en colère : il se fâche tout rouge, sort son pistolet, et commence à dézinguer les vilains soldats à tout va. Lee, à ses côtés, massacre tout le monde à coups de couteaux volants d’une rare précision (je crois qu’il remonte la pente, sa copine le hante moins, il vise mieux). A eux deux, ils massacrent environ 25 soldats (alors que le camion n’en contenait que 12, ils doivent se reproduire par mitose) et se décident à s’enfuir vers leur hydravion pour prendre le large de toute urgence, maintenant que leur couverture est grillée. Des camions de militaires se lancent aussitôt à leur poursuite, ainsi que la voiture du mystérieux américain, qui se dit que partir en costard de ville et avec deux pauvres gardes du corps, à la poursuite de mecs armés et surentrainés qui viennent de tuer un peloton militaire à deux en et ce en trois minutes, est l’idée du siècle. C’est donc parti pour la séquence de course poursuite où la voiture des gentils roule superbement bien, alors que les méchants écrasent charrettes de paysans et étals de fruits sur leur passage. Une fois arrivés à l’hydravion, Lee et Barney décollent à toute allure, sous le feu de leurs poursuivants. Sandra, elle, a refusé de les accompagner, ne voulant pas abandonner son pays. Un peu grognon, Barney décide cependant de revenir vers l’île en volant, histoire de mitrailler les vilains depuis le ciel pour leur apprendre la vie (le tout en faisant un bruit de stuka en piqué, comme dans 97% des films impliquant un avion en descente), avant de les arroser avec l’essence des réservoirs de l’appareil et d’y mettre le feu à coups de pistolet de détresse (était-ce bien nécessaire ?).

Lee met le feu à l’essence depuis le nez de l’av… hé, c’est pas censé se passer au-dessus de la mer ? Quel est donc ce curieux décor ?

Voilà, bilan de l’affaire : 41 morts. A deux, et sans avoir tout leur équipement de commando, nos deux héros viennent donc si vous comptez bien de tuer environ 20% de l’armée de l’île. Voilà voilà. Et encore, parce qu’ils ont été pris au dépourvu. Et bin elle va être facile cette mission les enfants ! Chouarzi est vraiment une chochotte d’avoir refusé, tiens.

De retour au pays, Ross explique donc à son équipe qu’après investigation, l’affaire ne sent pas très bon. L’américain que lui et Lee ont photographié sur place est en fait James Monroe, ex-agent de la CIA, qui a aidé Garza à prendre le pouvoir et se partage avec lui les bénéfices de la production de cocaïne de l’île. Il en déduit que Brice Woullous, qui leur proposait la mission, travaille pour la CIA, et veut utiliser des mercenaires pour nettoyer tout ce bazar. Et qu’une fois cela fait, l’agence les tuera eux, pour éviter que l’histoire  de cet ex-agent ne se répande. Le bon Barney conclue donc son exposé en disant qu’il pense refuser la mission. Les Expendables sont d’accord, cela est donc transmis à Woullous.

Sur Vilena justement, James Monroe consulte lui la vidéo-surveillance du port, et voit ainsi le visage des gens qui ont attaqué l’île : il s’interroge sur comment les gardes ont pu croire qu’ils étaient de simples ornithologues (moi aussi je me posais la question, en fait), et se demande bien qui ils sont cependant. Ça tombe bien puisque figurez vous que Gunnar, l’ex-Expendable grognon s’est téléporté sur l’île pour donner des infos à Monroe sur ces étranges assaillants. Comment a t il su qui était Monroe et qu’il cherchait des informations sur nos deux loulous, avant même qu’il ne le dise lui-même ? James avait il tweeté « Je suis à Vilena et je viens de me faire attaquer par Sylvester Stallone et Jason Statham #bourragedegueule » ? Mystère. Dans tous les cas, il est reçu dans le bureau de l’ex-agent de la CIA, le tout… son fusil à pompe fétiche à la main ? Réponse d’un des gardes présents à ce sujet : « Il a refusé de le donner.« 

Oui, ça marche comme ça dans la vie : il suffit de se pointer quelque part avec une mitrailleuse lourde, et lorsqu’une jeune fille vous demande si vous voulez la poser au vestiaire, vous répondez non. Dès lors, libre à vous de vous promener avec où bon vous semble. Aaaah, d’accord. Ne bougez pas, il faut que j’aille à la banque. Je reviens.

Gunnar explique qu’il sait qui sont les deux hommes qui ont semé la pagaille sur l’île, et qu’il les vend car il a un compte à régler avec les Expendables. Il montre sur place qu’il est un peu foufou, en cassant la gueule aux gardes du corps de Monroe, juste pour le plaisir, et en les menaçant de son fusil à pompe (« Ho non, t’avais promis que si on te laissait ton fusil à pompe, tu t’en servirais pas pour menacer des gens ! Je savais pas qu’on pouvait s’en servir pour ça, si j’avais su, j’aurais insisté pour que tu le donnes ! »).

Revenons justement du côté de nos mercenaires. Lee s’en va essayer de rediscuter avec sa copine, et chevauche donc sa moto jusqu’à chez elle où il la découvre seule et malheureuse puisque… battue ! C’en est trop, il va montrer à l’homme-calebute qui c’est le patron, nom d’une tranche de gouda. Direction le terrain de basket ou le brigand est en train de jouer en short (il est allergique aux pantalons je pense) au jeu susnommé avec ses amis. Je vous résume la chose : discussion houleuse, gros mots, le vilain est vraiment bête et méchant, et se fait copieusement casser la gueule, ainsi que tous ses potes, par Christmas. Ce dernier finit en le menaçant avec son couteau, expliquant que la prochaine fois, il lui couperait toute trace de masculinité. Hooo, ça c’est vilain. De retour vers sa copine, qui a tout vu, il lui dit « Voilà, tu voulais savoir quel métier je faisais et pourquoi je te le disais pas ? Maintenant tu sais« , le tout en indiquant la bande d’idiots qui se meurt de douleur à terre.

Personnellement, avec ça comme indication, je n’aurais rien pigé : tu es un gangster ? Un assassin ? Un boxeur ? Un policier fou ? Juste un gros con ?

Tool dessine des kikis dans le dos de ses copains pendant qu’ils sont pensifs. Quel déconneur.

Qu’importe, c’est le moment sentimental ; il en va donc de même entre Tool et Ross, qui se retrouvent au QG de la bande pour évoquer le bon vieux temps. Tool raconte pourquoi il s’est retiré du service actif : lors d’une mission, il a vu une femme prête à se jeter d’un pont, et il ne l’a pas sauvée. Il pense donc avoir perdu son âme ce jour là.

Oui, alors qu’en tuant des gens contre du fric, il ne pensait pas que son âme risquait quoi que ce soit visiblement. Tool, avec un T comme Trépané, semble t il.

Sur Vilena, pendant ce temps, nous retrouvons Monroe qui passe son temps à traiter le général Garza comme de la merde devant ses hommes (à quoi ça sert de placer un pantin local si c’est pour hurler « c’est un pantin » soi même juste à côté ?) ; Garza se rebelle vaguement avec des « Caramba, arrêtez dé mal mé parler devant tout le monde, yé souis tout gêné ! », mais sans plus. Il est bien décidé à montrer qu’il n’a aucune autorité, visiblement, pas même sur les gringos. Monroe souligne d’ailleurs qu’il est grand temps d’arrêter les frais et de mettre au trou la plus grande opposante au régime de Garza : sa propre fille, Sandra (ils n’avaient pas pensé à le faire avant) ! Puisque l’ex-agent la soupçonne d’avoir aidé les mercenaires qui ont semé le chaos, ce en quoi il n’a pas tort. Des soldats retournent donc l’île, et finissent par se saisir d’elle, avant de l’amener au pied du palais présidentiel. Depuis son balcon, papa Garza peut donc voir sa fille se faire tabasser par les 3-4 blancs au service de Monroe, et ce, devant toute son armée. Encore une fois, à quoi bon placer un général fantoche à la tête d’une dictature si c’est pour passer son temps à l’humilier en public pour bien montrer à quel point il n’a aucune autorité et sert juste de décoration d’intérieur ? Je me répète, mais c’est un peu la base de l’histoire, et c’est complétement incohérent.

S’ensuit une petite séquence où Monroe et ses hommes s’en vont torturer dans les cellules présidentielles la jeune Sandra, pour obtenir d’elle plus d’informations sur les mercenaires ; là encore, papa Garza grogne, mais ne fait rien malgré ses 200 (enfin désormais 159) soldats contre 3-4 américains équipés de simples pistolets.

Au Etats-Unis, pendant ce temps, Ross repense à sa conversation avec Tool… et si lui aussi, il perdait son âme en ne sauvant pas Sandra ? Il a beau avoir refusé le job sur Vilena, il pense qu’il est de son devoir d’y retourner gratuitement pour l’aider (sinon, tu acceptes, la mission de Woullous, comme ça tu fais le même job et tu touches 5 millions, vu que dans ta théorie, la CIA ne veut pas te tuer parce que tu encaisses ses 5 millions, mais parce que tu en sais trop sur l’île de Vilena si tu décides d’y mettre la pagaille, donc dans les deux cas, ça revient au même, sauf que dans le second en plus tu es payé). Il prend donc sa voiture pour se rendre à l’aéroport, mais l’asiatique de la bande, Yin Yang, insiste lourdement pour l’accompagner, puisqu’il ne veut pas abandonner un copain, même partant en mission bénévole…

… mais c’est le moment que choisit Gunnar et des hommes de Monroe  qui attendaient en embuscade pour se lancer à leur poursuite et essayer de les tuer (un sniper, ça coûtait moins cher que 6 voitures et c’était plus efficace)! Ah, le traître ! Il y a donc à nouveau une course poursuite, durant laquelle tout le monde vide 12 chargeurs d’armes diverses (moi aussi quand je sors de chez moi, j’ai toujours 12 chargeurs sur moi) ; Gunnar, à moitié fou, tue lui-même les hommes de Monroe qui essaient de le doubler dans la course derrière Ross & Yang. Tout se finit d’ailleurs entre lui et les deux gentils Expendables dans un hangar désert (original), où il finit abattu par Barney alors qu’il allait tuer Yin. Baignant dans son sang, Gunnar confesse le nom de celui qui l’a envoyé : Monroe. Hooo, décidément, il y en a un qui cherche les ennuis, à Vilena. Il ne faudra pas qu’il s’étonne s’il se réveille un matin avec un canon de fusil à pompe dans le rectum.

Le Awful Automatic Penian Substitue -12″, alias AA-12

Nos héros finissent donc par arriver à l’aéroport où les attend leur hydravion ; ils y retrouvent les trois autres membres de l’équipe : Lee, Blackos et Chouchou. Allez savoir comment ils sont arrivés là-bas avant nos deux loulous qui eux, sont partis en 1er et ont donc été par conséquent poursuivi par les méchants, en tout cas, ils l’ont fait. Durant le vol vers Vilena, Blackos montre à Chouchou son énorme fusil, le AA-12, le plus gros fusil des Iounaïted Staÿtes. Celui-ci est capable de massacrer à peu près tout et n’importe quoi, ce qui en fait un outil fort utile pour tirer sur des hommes, des véhicules, des bâtiments, des avions, des astéroïdes, Amel Bent… bref, c’est l’arme ultime. Quelle joie de l’avoir avec soi !

Arrivés sur l’île, notre commando passe en mode ninja et approche discrètement le palais présidentiel pour le couvrir de charges explosives. Vu le nombre qu’ils en ont, et alors qu’ils n’ont même pas un sac à dos, apparemment, ils sont capables d’en générer à partir du néant, tel de facétieux Sylvain Mirouf. A noter que les gardes qui passent à côté des charges ne les remarquent même pas, alors qu’elles sont à hauteur d’homme. Hé bé. Yin Yang lui profite de son infiltration pour ouvrir des vannes de réserves d’essence afin de déverser le liquide dans une tranchée qui traverse tout le camp en zigzaguant. Oui oui, vous m’avez bien lu : Yin Yang a eu tout son temps pour creuser une tranchée géante que personne n’a remarquée, laquelle est remplie d’essence, ce que personne ne sent ou même ne repère en pataugeant dedans lors de tours de garde. Même des castors auraient trouvé le truc suspect ; mais des militaires supposément entrainés avec au moins des yeux et/ou un nez, non.

De son côté, le général Garza, à force de regarder Michou organiser des soirées bleues, décide à son tour de faire le malin : il organise une soirée nationaliste multicolore, où tous ses soldats ont le visage peint aux couleurs du drapeau de Vilena. C’est décidé, il va faire vibrer leur fibre patriotique, et virer une bonne fois pour toute Monroe de l’île, afin d’être enfin le chef unique et incontesté de Vilena et rétablir son autorité. Il fait donc convoquer l’ex-agent de la CIA au palais, et l’informe qu’il compte le renvoyer au pays, non sans lui avoir payé la part du marché de la cocaïne qui lui revient (Garza est un dictateur-narcotrafiquant honnête). Il ajoute qu’il exige que Monroe fasse relâcher sa fille.

Oui alors général Garza, pour votre information, votre fille est retenue par VOS gardes dans VOTRE palais. Vous n’avez pas besoin de demander l’autorisation à Monroe pour leur donner des ordres. Surtout le jour où vous lancez votre grande fête nationaliste pour montrer votre autorité.

Bon, enfin : Monroe ordonne alors aux gardes du palais d’aller chercher Sandra dans sa cellule pour la libérer (les gardes obéissent donc, une fois encore, à l’ex-agent de la CIA ; cons comme ils sont, je serais Monroe, je me serais autoproclamé dictateur de l’île sans passer par la case « Garza le pantin »). La chose est donc engagée.

Mais dans les souterrains du palais, c’est un peu la fête : deux gardes se sont dit « Tiens, si on violait Sandra ? Après tout : ce n’est que la fille du dictateur de l’île, qui est aussi notre chef, et qui exécute les gens qui lui déplaisent d’une balle dans la nuque : je suis sûr que le viol de sa fille ne le dérangera pas. On lui bande les yeux par précaution, mais les 12 autres gardes nous ont bien vu et nous balanceront sans hésiter pour éviter le peloton. Allez, zip ! » ; sauf qu’au moment où les gardes s’apprêtent à passer à l’action, ils se font trucider par Barney, qui arrive évidemment à pic. Il a eu la localisation précise de la cellule de Sandra sur mappy, probablement, pour arriver si vite et du premier coup dans la bonne geôle.  Après l’avoir sauvée, Barney la libère mais…

… les autres gardes déboulent ! Ho non ! Ainsi que les gardes du corps de l’agent de la CIA ! Tout ce petit monde venait chercher Sandra pour la libérer de sa cellule, mais en voyant qu’elle s’évade avec un mercenaire, ils font un peu la tête , emmènent Sandra au palais et capturent Ross. Ils ont beau le tabasser un peu pour l’interroger, ce dernier rappelle qu’il a des melons dans le slip et qu’à ce titre, à chaque question, il répond un truc comme « ta mère » ou « j’aime ton coiffeur« . C’est trop lol. Mais avant qu’il ne soit exécuté, Barney voit heureusement arriver ses amis qui massacrent environ 150 gardes (ce qui fait que techniquement, il devrait en rester 9 en tout et pour tout sur l’île, si mes calculs sont bons) ; à noter que la plupart des soldats se contentent de courir devant les balles en criant ou mieux, lâchent leurs kalachnikov pour foncer se battre au couteau, parce que bon, hein, autant ne pas profiter de ses armes les plus efficaces pour mieux se faire massacrer. Blackos à lui seul se contente de rester debout dans les couloirs en avançant et en hurlant, et tous les soldats de Vilena qui passent se font littéralement hacher menu et n’essaient même pas de se mettre à couvert ou de tirer. Non, ils veulent finir en steak tartare, juste parce que c’est rigolo. Je les comprends moi aussi, c’est mon rêve.

Nos héros progressent de manière ultra-groupée afin qu’une seule rafale suffise à tous les tuer. Heureusement que les gardes n’ont pas d’armes à feu.

Seul un méchant arrive à s’enfuir : le bras droit de Monroe, celui qui avait tabassé Ross pour le faire parler avant d’être dérangé par l’arrivée de renforts.

Nos héros partent donc à sa poursuite, mais alors qu’ils arrivent à la sortie des souterrains accueillant les prisonniers, ils s’aperçoivent que la sortie est encore gardée par environ 50 – 100 gardes (oui, on a plus de soldats qu’il n’y en avait à la base sur l’île, je sais ; mais souvenez vous, ils se reproduisent par mitose, arrêtez de dire que ce film c’est n’importe quoi, mauvaises langues). Je vous résume donc la situation : nos héros viennent de tuer 70% des soldats de l’île à eux seuls, sont isolés dans un souterrain assiégé par des soldats en pleine alerte rouge, et l’ex-agent de la CIA vient d’apprendre qu’il allait devoir quitter l’île encore plus vite qu’il ne le pensait, puisque non seulement Garza le vire, mais il ne veut pas rester dans le coin en présences des Expendables.

C’est donc ce moment précis que choisit Garza pour faire … un discours.

Heu ? En plein milieu d’une guerre sur ton île ? Sachant que les pertes des Expendables, s’élèvent à 0% et que toi, tu as perdu plus de gardes que tu n’en avais à la base, et que l’ennemi est à 20 mètres de ton balcon présidentiel ? Et bien oui ! Il a même droit à l’un des projecteurs de la base militaire braqué sur lui pour faire plus spectaculaire ! Il commence donc son speech que je résume en « Dehors les gringos ! » , et qui se termine bien vite par Monroe qui lui tire une balle dans le dos car c’est un très mauvais perdant. Le général tombe donc du balcon comme une fiente, et s’écrase au sol. Mystérieusement, cela ne choque pas ses soldats, qui ne se disent pas « Qui a tiré ? Il vient de tuer notre chef : allons trouver l’assassin ! » et se contentent de rester sur place en bavant et en faisant des bruits bizarres genre « Gheuuuu banaaaaane…« . La moyenne du QI local est de 43, je pense.

Depuis leur souterrain aux pieds du palais présidentiel, nos héros observent la scène et jurent comme des charretiers devant ce qu’il se passe. Ils feraient bien exploser le palais pour faire diversion (d’ailleurs, il y avait tellement de diversions possibles, je n’ai pas compris pourquoi ils ont voulu s’ennuyer à prendre moult risques pour piéger le seul bâtiment constitué d’autres choses que de tôles de l’île, et supra-gardé de surcroit), mais Sandra est encore à l’intérieur, retenue par Monroe ; lorsqu’ils aperçoivent ce dernier sortir, la belle avec lui en otage, ils n’ont plus d’hésitation : ils font exploser tout le palais. Cela perturbe les soldats qui assiégeaient le souterrain, qui se retournent en faisant « ¡ Qué pasa ? ! » : tragique erreur, puisque cette seconde inattention est suffisante pour que nos fiers américains les massacrent tous en sortant de leur trou, mitraillant partout, et mettant le feu au pétrole répandu dans sa tranchée par Yin Yang tout à l’heure (la rivière de pétrole que personne n’a remarquée, vous savez ?). Je vous passe le fait que chaque héros tire environ 2 600 balles par chargeur, fasse apparaitre des armes, grenades et munitions comme ça, pif pouf, alors qu’ils n’ont que quelques pauvres poches sur leurs tenues et pas même un sac je le rappelle, mais dans tous les cas, jamais ils ne manquent d’outil et s’amusent fortement (Blackos, particulièrement, dont les balles font même exploser… les bunkers. Hem.), profitant du fait que là encore, les gardes ne tirent jamais et se contentent de courir partout un couteau à la main. Ça fait un peu débile léger psychopathe. Ça devait être un critère de recrutement pour intégrer cette armée.

Monroe, lui, a repéré un hélicoptère bien utile pour s’enfuir mais… la tranchée de pétrole enflammée le sépare de l’appareil ! Pas de problèmes : son bras droit saisit une porte qui passait par là et la pose en guise de pont ; une fois les flammes traversées, Monroe… heu ? Se téléporte  lui aussi ?! Mais c’est une manie dans ce film ! Attendez, dans le plan suivant, il est à nouveau du mauvais côté des flammes ? Mais alors il vient de franchir quoi avec sa passerelle de fortune ? La rivière enchantée ? La fosse septique, dont des flammes s’échappent tant la nourriture principale sur l’île est constituée de tacos pimentés ? On l’ignore, mais dans tous les cas, Monroe se met alors à courir partout dans le camp sans but précis pendant que les Expendables massacrent tout sur leur passage, et que Christmas tue des dizaines de soldats au couteau dans des chorégraphies dignes de Kamel Ouali.

Monroe fuyant le palais présidentiel qui, curieusement n’est éclairé qu’avec des cierges. Hmmm.

Finalement, Monroe est rattrapé par Barney, qui le menace de son arme ; mais c’est sans compter sur ce dernier qui dispose d’une otage de choix : Sandra. Il se lance alors dans la classique diatribe du « On est identiques toi et moi, Ross !« , mais il oublie un point essentiel  : les Expendables, les otages, ils n’en ont rien à foutre : ils ont des balles guidées par Tom-Tom. L’ex-agent de la CIA trouve donc la mort tant sous les balles de Barney que par la lame de Christmas qui arrivait derrière lui ; avec tant de corps étrangers dans le bidou, il est donc définitivement mort.

Le lendemain, c’est la fête sur Vilena ! Le peuple est libre ! Certes, il n’y a plus de palais présidentiel, plus de chef, plus de gouvernement et plus d’armée ou de police, mais tout va bien ! Ajoutez à cela que vu la taille de Vilena, les 200 à 300 soldats morts, ça doit être une hécatombe chez les jeunes hommes de l’île, tout le monde a dû perdre un fils ou un frère sous les balles de ces gros cons d’Expendables : quelle joie !  Ces derniers ont d’ailleurs fait sauter tous les entrepôts présidentiels, sans raison aucune ; vous savez, ces trucs qui devaient contenir des médicaments, de la nourriture, etc. Sandra est heureuse, et on sent bien qu’elle aime bien Barney, mais lui n’est pas comme ça : il lui donne un peu d’argent pour l’aider à reprendre une vie normale et reconstruire Vilena, et s’en va avec ses copains dans son superbe hydravion, car il est avant tout un baroudeur solitaire.

De retour au pays, tout le monde fait la fête dans le bar de Tool, même Gunnar, qui a survécu à ses blessures et réalisé qu’être méchant lui réussissait très mal.  C’est beau ; Lee de son côté, est donc à nouveau avec sa copine, se la joue même slammeur en faisant un simili-poème sur Tool (troooop cool) avant de bien montrer qui est le roi aux concours de lancer de couteaux. C’est donc la folle ambiance et…

FIN, donc !

Je me demande si à la fin du film, Brice Woullous les fait tous massacrer car au final, ils ont fait à Vilena exactement la mission qu’ils ont refusé, mais gratuitement ? Ça leur ferait les pieds à ces gros blaireaux. Il faudrait que je demande au mec qui a écrit le film si ça arri…

Non !

Lâchez ce Bic , Monsieur Stallone !

63 réponses à “The Expendables à volonté

    • Barney Ross (Sylvester Stallone), Lee Christmas (Jason Statham) ; le reste n’est que littérature !

  1. Moi j’aime bien les films où le traître-mais-finalement-gentil-quand-même s’appelle Connard (ou Gunnar, c’est pareil).
    Cependant, je n’arrive toujours pas à décider si le personnage le plus important du film est Tool ou la copine de Lee qui a décidément une forte… euh… personnalité.

  2. À l’origine Barney Ross devait prendre d’assaut Vilena avec un quatre couleurs, mais étant donné les dégâts que Stallone est capable de faire avec un simple bic, les producteurs ont jugé le premier scénario bien trop violent.

  3. Le spoiler est bien meilleure que le film (quoique c’est pas dure…) Mais quand même si on lit ce spoiler ba sa donne envie de le voire rien que pour se marrer lOol!! Super!

  4. Mais enfin, si Garza ne fait rien quand Monroe et ses blancs torturent sa fifille chérie, c’est parce que les méchants, dans ce genre de films, ont à peu près le même fonctionnement cérébral que le clébard du voisin du héros (ou du héros lui-même d’ailleurs)! C’est la méthode de Pavlov: il a vu une fois 2 gringos américains démonter une partie non négligeable de son armée, donc il se dit que 4 gringos américains et leur chef rescapé d' »OSS 117 Rio ne répond plus » pourraient définitivement envoyer sa dictature bananière dans les limbes de la mémoire du génial scénariste de ce film…

  5. M’étonne que tu ne mentionnes pas le lancer d’obus à la main; et le fait que « Monroe » traine un otage le ralentissant inutilement.

    Bizarrement, j’ai bien aimé ce film, en tout cas. :x

  6. Merde, moi j’avais répondu 4 – Christian Estrosi.
    Voila pourquoi je n’ai rien compris au film.

  7. Monroe ne court pas dans le camp sans but précis, il cherche à rejoindre son hélico qui se mange un obus prématurément : la fuite reste donc la seule issue.

    J’ai bien aimé cet article, ainsi que le film.

    • Ça serait son but s’il y avait un chemin logique pour y parvenir. Mais comme ce n’est pas le cas, il peut se contenter de faire semblant de vouloir rejoindre son hélico.

      Qui finit en effet détruit par un obus lancé à la main. Quelle subtilité !

  8. Encore un article qui m’a bien fait rire. J’avais hâte de le lire étant donner que j’ai vu ce film et que je l’es vraiment bien aimé. Je trouve même que ce genre d’article est encore mieux quand il parle d’un film qu’on aimé puisque qu’on a en tête surtout les meilleurs moments du film et ce genre d’article qui le pourri du début à la fin ça équilibre. Surtout que les critiques sont juste et ça serait faire preuve de mauvaise fois que de le nier.
    Bref odieux connard j’adore ce que tu fais, mon seul regret est que tu ne sois pas une odieuse connasse, là tu m’aurais vraiment intéressé ;).

  9. le poème que dit lee c j’ai connu un mec qui s’appeler Tool, et pour moi c’été bien le plus cool, douée pour les lames mais nul avec les femmes,mais penser pouvoir me battre, rêver de pouvoir m’abattre mon cher Tool sa tu voit c pas cool… oh yeah

  10. Monsieur Sylvestre écrit un nouvel inoubliable chapitre de l’histoire du 7ème art si je comprends bien.
    Après le boxeur qui perd puis gagne parce qu’il d’entraîne très dur, Rambo goute les joies de la tuerie en groupe.

    Si jamais il y a une morale à tout ça, c’est sans doute que lorqu’on partage les latinos en deux catégories que sont les narcotrafiquants et les oppressés soumis, que quand on ne distingue chez les russes et les arabes mis ensembles que les terroristes d’une part et … de nouveaux les faibles oppressés de l’autre, dans ce cas là dis-je, il vaut mieux brasser des millions avec des nanars ignobles voués au succès que de s’essayer vainement à l’ecritures de guides du routard.
    Quoi qu’il aurait sûrement pu écrire des « gags » pour Michel Lebb ou Jean Roucas.

  11. Merci pour ce bon moment passé à te lire… Meilleur que le film dont on savait déjà, rien qu’a voir l’affiche… qu’il se positionnait en série Z.

  12. Je n’ai pas encore lu l’article, mais rien qu’à voir le casting de ce film, je sens un bon potentiel nanardesque ^^

    Et il est vrai, comme quelqu’un l’a dit plus haut, que les spoilers que vous faites sont plus intéressants que les films… et me font personnellement plus voyager :)
    (dernier exemple en date : « Inception ». Je me suis plus évadée, j’ai plus rigolé en lisant votre article qu’en regardant le film… bon, ayant été voir ce film avec un jeune homme, je n’étais pas très concentrée sur l’écran, il est vrai)

  13. Comme toujours, j’ai beaucoup apprécié le style et le fond de cet article. J’ai cependant une petite question à soulever, ne connaissant pas le sens précis du mot « traducton ».

    « Ah, la poésie d’un film d’action américain ! J’ai toujours aimé le goût des traducteurs français pour varier les traductons de « fuck« , « fucking » et autres « fucker« . Mais revenons à la fabuleuse histoire qui se déroule sous nos yeux. »

  14. Euh, je rêve où la petite amie de christmas est une ancienne du scooby gang ? Comme quoi, fighter des vampires, c’est plus facile que d’empêcher un grand con de vous foutre des baffes.

  15. cher odieux,
    je n’ai pas pu m’empêcher de penser à vous en tombant sur cette très à-propos illustration d’un article de sensibilisation sur vous savez quoi.

    Je ne pourrais pas vous féliciter parce que je n’arrive jamais à dépasser le quatrième, voire ne serait-ce que le troisième paragraphe de vos articles, mais sachez que j’apprécie vos introductions.

  16. Cher Odieux Connard,

    merci encore pour cet article qui m’a fait autant rire que le film lui-même, mais il y a un tout petit truc qui m’a chiffonée à la fin.
    Quand Monroe essaye de s’achapper vers l’hélicoptère avec Sandra en otage, et utilise une porte comme pont pour traverser le mur de flammes, puis se retrouve de nouveau face aux flammes, il me semble que c’est parce que l’hélicoptère vient d’exploser.
    D’où sa course éperdue et sans vraiment de but par la suite : sa retraite a été coupée.

    Voilà. Bon, ça ne change pas grand chose, mais ça ne nécessite pas de recours à la téléportation…

      • Ah.
        Bon, comme je n’irai quand même pas revoir le film pour en avoir le coeur net, je vous crois sur parole… ^_^

  17. Mon très Odieux Connard,

    je vous remercie de m’avoir évité d’aller perdre quelques précieuses heures de mon existence dans une salle obscure.

    Toutefois un point me laisse songeur : comment les héros arrive à courir avec des testiballs dans le pantalon. Cela doit être très handicapant pour les cascades.

  18. Il manque des “s” à la fin d’ornithologue !
    Suis-je la seule à trouver que sur les photos, Barney Ross a un faux air de Georges Mickael ?

  19. Très cher Odieux Connard,

    J’aime beaucoup vos articles en général, et celui-là plus que d’autres, m’a bien fait rire du début jusqu’à la fin, il faut dire qu’il y a un gros potentiel, Stallone nous a gratifié d’un grand moment de cinéma, tel que je trouve même John Rambo beaucoup plus recherché, c’est dire…

    Y a pas à dire, Stallone a une sacrée imagination quand il s’agit d’inventer des noms, avec Ying Yang pour l’asiatique du groupe, ou Gunnar le gros bourrin aryen et un peu con (‘fin plus encore que les autres). Les Expendables sont décidément trop trop cool, avec leurs tatouages, leurs grosses motos qui font « Vroum Vroum » dans la nuit, et aussi le fait que la guerre est un jeu pour eux et que tuer des gens n’est pas un problème pour eux, ils sont cool. On ne peut que se réjouir en apprenant que Stallone compte faire une suite, parce qu’une suite permet d’approfondir la personnalité des protagonistes de l’histoire, si par approfondir, il veut dire plus d’action, et que par personnalité il entends plus de flings et de moments cool, çà se comprends, mais je doute qu’il n’est jamais appris le sens du mot personnalité, ou finesse, ou encore intelligence, le pauvre…

  20. Peut-être, tout simplement, que Sylvester Stallone se contente de répondre à une demande. Visiblement en ce sens il ne s’est pas trompé, et alors, pourquoi se creuserait-il la tête à pondre un scénario plus fin si ce n’est pas nécessaire. Il profite de l’image qu’il a acquis pour faire joujou, et du fric.
    Je ne vois là rien qui puisse réellement déterminer son degré d’intelligence, mais seulement son degré de pragmatisme.

    Personnellement ne m’étant jamais intéressé à cette personne, je n’ai pas d’opinion, vu que je m’en fou complètement.
    Beuaaaahhhh ….

  21. juste pour info « connard » le stuka est FORCEMENT en piqué. (abréviation de SturzKampfflugzeug. conf. wiki.)
    comme on a droit a un cours de bio et d’allemand, je me permets de corriger…

    Pour ce qui est du film…
    Ouiiii c’est un nanar, oui Audiard a pas fait les dialogues, oui les morts peuvent revivre a la fin (conf. piège de cristal) ouiii on peut se téléporter pour aider a la narration du film, ouiiii les gentils sont américains et les méchants russe ou mexicain. etc etc etc… c’est le genre qui veux ca! (Tarentino use les clichés a profusion et tt le monde le trouve génial non?)
    Malheureusement celui la ne le fait pas exprès (je crois) ou trop peu pour que ce soit divertissant.
    Vivement le 2….ou pas.
    Continue a faire l’odieux connard pour nous venger du cinéma a 2balles qu’on paye 10 euro.

    • Je m’insurge !

      Le stuka n’est pas forcément en piqué, déjà puisqu’il peut faire bien d’autres choses, heureusement pour lui (comme décoller, atterrir et voler comme les autres), et accessoirement, malgré leur nom, tous les stukas ne piquaient pas, enfin, si, mais bien moins que d’habitude (ex : Ju-87G). Ah mais !

      Cependant, j’insiste sur ce point : dans la plupart des films, tout avion qui pique fait un bruit de stuka, sirène comprise. A croire que sinon, ce n’est pas assez spectaculaire.

      Sacrés teutons et leurs blagues aériennes !

  22. Bonjour, je viens de lire votre article, très sympathique, mais je suis assez surpris de ne pas avoir vu de critique acerbe sur le merveilleux travail de boucherie/montage de ce film. Comment peut on réussir a faire un film aussi peu clair dans ses scènes d’action. Cela fait déjà quelques années que cette tendance à faire des montages dont les plans n’excèdent pas le 10em de seconde s’est démocratisée, et empêchent une compréhension correcte de l’action, et je pense qu’en revoyant cette bouillie au ralentis, on s’apercevrait qu’au moins 1/5em des plans montés n’ont rien à foutre à leurs emplacements.

  23. Ben oui, je suis d’accord avec Isidor, je pensais à Estrosi. Un papa haut placé, qui fournit à sa fille un logement au frais de l’Etat (bon, au sous-sol, mais quand même), ça fait plus penser à Estrosi qu’à Garcimore!

  24. A comparé aux autres grosses productions americaines de ces 30 dernières années, il est pas si mal ce film, ça explose dans tous les sens, les scènes de combats sont plus orientés katch, marrant quoi !
    Quand le fim tente d’être sérieux (l’histoire avec la copine de Statham, la fille du général), c’est relou, ça sert à rien.
    Quand le film fait tout péter avec des centaines de mort, c’est fait dans la bonne humeur et dans la sincérité, tout le monde s’amuse, ça se fout pas de la gueule des spectateurs (genre Resident Evil), donc moi ça me plait ^^
    Bref : Les explosions c’est awesome. Les explosions avec des giclées de sang de partout c’est mega awesome! C’est l’utilité de ce genre de film après tout, si on veut se cultiver, on va pas le voir certes..

  25. oh g trop kiffé votre récit!
    Et com a dit l’autre, chui certaine que c meilleur que le film.
    Merci de m’avoir épargné 1h45 de zieutage plus bruitage…
    À ciao

  26. C’est vrai que Stallone à écrit que de la merde: Rocky 1, Rambo 1 (Fist blood), la taverne de l’enfer, Rocky 6, F.I.S.T.

    Il est également très mauvais acteur dans ces films ainsi que dans Copland de James Mangold.

    Décidément, cher connard, vous manquez de clairvoyance.

    A n’en point douter, mon message saura vous remettre sur le chemin de la Lumière.

    • « La taverne de l’enfer » ? Quel doux nom pour un film que je ne connaissais pas. Et quel programme alléchant !

      De même pour « F.I.S.T » qui semble une ode aux nouvelles pratiques sexuelles en vogue dans les milieux spécialisés.

      Il me tarde de les visionner !

      En revanche, « Copland » est le seul bon film avec Stallone. Il en serait même touchant dans ce rôle de flic dépassé et balourd.

    • Je pense que vous ne saisissez pas la démarche de l’auteur qui se contente de mettre en avant les incohérence et les bêtise de la nature humaine, je n’ai rien vue qui disait que stallone était un mauvais, oui en script il est mauvais si on le juge par ce film on peut carrément dire qu’un enfant de 10 ans peut faire mieux. Mais la grande carrière de stallone ne doit pas nous privé d’avoir un regard critique sur ses ratés, je précise aussi que si les ratés sont réussit sur le plan des entré, ils sont tout simplement un échec sur le plan intellectuel, mais bon si les gens en ont rien à carré alors, vous pouvez dire que c’est du grand art.

  27. Cher Odieux,

    Une première question à la lecture ton votre texte : que faites-vous de vos journées ?!

    J’ai beaucoup ri en lisant votre version du film. Je ne mets absolument pas en doute l’exactitude de vos propos, j’imagine que chaque détail incriminé a été scrupuleusement observé.

    Une chose m’étonne néanmoins. Comment avez-vous pu, ne serait-ce qu’une seconde, confondre ce film, hommage pathétique et mélancolique assumé, avec un nanar lambda ? J’ai bien peur qu’à force de taper sur des films, vous ayez oublié d’en peser le contexte et l’ambition.

    Je vous recommande la lecture d’un article de Vincent Malausa dans l’avant-dernier numéro des Cahiers du Cinéma intitulé « Veille charogne ». Vous comprendrez peut-être votre erreur. S’il y a bien un film qu’il ne fallait pas manquer le mois dernier, c’était bien le dernier actionner movie de l’histoire du cinéma.

    • Eh bien si ce film est à l’image des années 1980 dans le genre, cela signifie chose, que les années 1980 étaient vraiment débile au niveau de l’action au cinéma. Mais on peut rendre hommage à la débilité, pas de problème/

  28. Et sinon, tu nous ferais une démo de ton grand talent ? Non parce que dans le genre gros plouc qui hante les salles de ciné pour le plaisir de faire chier tu t’imposes. La critique, c’est facile. Alors hop, à ton tour de prendre le stylo, et puis de réaliser un film dont la technique équivaudrait à celle de Stallone (et je t’assure que c’est loin d’être parmi les plus chiadées du marché du film, jte fais une faveur mais tu t’apercevrais vite si tu avais un tant soit peu de capacité d’analyse technique que ça ne te serait pas si évident). J’attends très impatiemment de voir ton oeuvre à l’écran, petit génie ;)

    • Clairement un gosse de 15 ans peut faire une histoire et un scénario bien plus potable que ce qu’à proposé stallone, moi ce film m’a donné le sentiment de voir stallone comme un gosse de 5 ans qui joue à action man, mais quand tu veux moi je prend le défi de te faire un scripte qui tiens mieux la route et ne perd pas sa dimension « action » chacun peut le faire.

  29. Bonjour odieux connard ,d’abord felicitations pour cet article qui comme tout les autres m’as bien fait rire! Cependant je voulais apporter deux precisions , si les bunkers explose lorsque notre amis tire dessus au fusil a pompe (aa-12 me semble t il mais peu importe) c’est qu’il utilise,comme il le precise dans l’avion des balles explosive ce qui rend la scene plus credible. Ensuite je pense qu’il ne faut pas voir ce film comme un film qui se prend au serieux mais plus comme un hommage au second degré de tout ce qui as fait la gloire de ce genre…

    • Parfaitement d’accord avec toha : ce film rassemble tous les ingrédients des films d’actions des années 80. Regardez les Predator, les Rambo ,… (Okay on peut ne pas les aimer, mais la question n’est pas là) Vous verrez que le film reprend : les munitions illimitées, les ennemis bêtes comme des meules et qui n’épaulent pas leur arme pour tirer, le héros qui tue tout le monde au corps à corps alors que tous ont des armes à feu,… Ce film est un hommage au genre, à prendre au 36ème degré, scènes d’actions exagérées et peu crédibles… C’était la mode des années 80 naon ? *_*

  30. Pingback: The Expendables – mais pas trop – 2 – « Le blog d'un odieux connard·

  31. Le film est tellement mieux que ce ramassi de connerie…
    Tout le monde sait comment est Stallone.
    Et d’abord, on dit pas « c’est de la merde » mais « j’aime pas ça ».
    Ton avis ne reflète pas une généralité étant données qu’il y à eu un deux et bientot un troisième ( La preuve, que beaucoups de personne l’ont aimé) ^^

    • Ouais, et moi c’est ce qui m’inquiète personnellement, aimer ce genre de film c’est aimer l’ignorance et la violence, ma foi si les gens préfèrent être ignare et voir leur pulsion de violence assouvis grâce à ce genre de film, c’est leur choix, dans tout les cas, je trouve que c’est révélateur de la décadence spirituel de nos gens et du public. Quelqu’un d’un tout petit peu cultiver, et qui a un temps soi peu de l’intérêt pour l’humanité, n’appréciera pas ce film même pour se détendre. Oh bien sur tout le monde n’a pas à être comme moi et il faut de tout pour faire un monde, mais il n’empêche, chacun peut s’élever et réfléchir, après est ce que les gens le veulent? .

  32. Article sans aucuns intérêts d’une personne se permettant de juger et d’écrire une sacrée quantité de conneries ! Un « odieux » Connard qui au final ne serait même pas capable de faire la moitié du travail fournit pour ce film ! Odieux certes mais Connard ( avec un grand C ! ) assurément !

  33. Moi ce qui me débecte la dedans c’est le mépris total de la vie humaine, des pays latino, et surtout c’est la plus belle illustration que l’on peut faire d’un pays qui baigne dans l’obscurantisme et dans la vanité de sa propre puissance, tant culturel, économique que militaire. Stallone est mignon, on dirait un gosse qui joue à action man, le problème c’est que ce genre d’image, même si on regarde cela pour se marrer, influe sur notre vision du monde, et que l’on peut aisément classer expandable dans la catégorie film de propagande, même si cela n’a pas été son but ni ce que pouvais souhaiter stallone, mais sa nature de propagande est réelle. Puis bon sans parler de tout ce qui est de l’image de la femme la dedans, le guerre qui chasse et la femme qui doit être protéger. On devrait vraiment à l’école au lycée, se faire un devoir de décortiquer ce genre de film pour y voir toute sa dimension implicite, et ce qu’il implique. Aussi grossier soit il, il faut rester vigilant, car l’habit ne fait pas le moine, et l’influence peut être bien réel.

    Sinon sa violence barbaresque m’a vraiment choqué, j’ai trouvé une éloge à la violence primitive, et à la négation totale de l’humanité de l’autre, bien souligné dans l’article. Je ne blame pas Stallone qui n’est que le fruit issue d’un système, il n’est qu’un rouage, je ne sais pas pour les acteurs, mais si j’avais un brin de « moral » et de décence, j’aurai quand même sacrément honte d’avoir joué la dedans. J’étais allé le voir pour jet li uniquement, tu parles d’une déception, non seulement il apparait peu, et en plus il est à moitier débile tout le long du film.
    Je veux bien qu’on me dise que c’est qu’un film, et qu’il vaut mieux en rire que de se prendre la tête, sauf qu’à un moment va falloir agir si on ne veut pas se faire bouffer, et cela commence par une mise en critique de ce genre de phénomène cinématographique.

    Après chacun fait comme il veut.

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