L’Apprenti sorcier

Je pensais être loin de toutes les tentations.

Retiré dans un monastère bourguignon, je méditais sur la Création en participant quotidiennement aux offices qui rythmaient la vie de notre communauté toute les trois heures. Quelques travaux, un peu d’écriture, une promenade en forêt de-ci de-là… je pensais que jamais il ne me retrouverait. Pourtant, un soir, lorsque je rentrais dans ma cellule pour y prendre quelque repos avant la messe de minuit, je trouvais un simple téléphone portable déposé sur mon oreiller. Curieux.

Plus curieux encore, sa soudaine vibration lorsque j’approchais ma main pour m’en saisir ; l’écran de l’appareil venait de s’illuminer et d’afficher le numéro appelant : « + 666« . J’avais quitté le monde séculier pour échapper à son emprise. J’avais décidé de ne plus faire le mal, de ne plus rentrer dans son jeu. Pourtant, je devais décrocher : il fallait que je me prouve que plus rien ne me détournerait du droit chemin.

« Allô ? – dis je d’une voix que je voulais décidée
– Ah, mon petit Odieux. Ca faisait un moment. Pourquoi tu ne réponds plus à mes messages ? Tu n’as plus internet chez tes copains les moines ?
– Non. J’ai décidé de changer de vie, je…
– Alors tu n’as sûrement pas vu le dernier film qui est sorti ?
– Je ne veux pas le savoir. J’ai fait assez de mal comme ça.
– Pourtant, il se trouve que ce film est…
– Non, tais-toi, démon ! Je sais que tu vas me tenter, mais ne dis plus un mot : mon choix est fait, plus jamais je ne…
– Nicolas Cage.
– Que… quoi ?  – dis je totalement pris au dépourvu.
– C’est un film avec Nicolas Cage.
– … Non, je ne dois pas… je…
– Et dans le film, en plus de ses implants capillaires, il a de fabuleux cheveux longs…
– Gnnn…. aaagnuuuus deiiiii…
-Sans compter que c’est un film avec un élu, une prophétie, un jeune adulte qui va douter être le fameux élu, et…
– Aaaargh ! »
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Le téléphone retomba lourdement sur le lit, alors que je venais de brutalement le raccrocher.

Quelques heures plus tard, les moines ne retrouveraient qu’un édredon dans ma robe de bure ; pour ma part, j’étais au cinéma à côté de  ce tentateur de Satan à regarder l’Apprenti Sorcier, avec derrière moi en salle deux jeunes hommes expliquant qu’ils avaient trouvé « Le Monde de Narnia » super. Vraiment, il y a des jours où tout vous pousse à être cruel. Alors : spoilons !

L'affiche : "Le plus cool des jobs d'été !" dois-je commenter ou ça ira ?

Notre histoire débute en l’an 750, quelque part dans le royaume d’Angleterre. Merlin, le célèbre enchanteur, est le plus fameux des sorciers de la Terre ; son seul véritable souci outre ses problèmes de prostate est Morgane, une bougresse de sorcière qui passe son temps à vouloir détruire le monde au motif que cela occupe ses dimanche après-midi. Soucieux de mettre toutes les chances de son côté, Merlin a donc formé trois apprentis : Balthazar Blake, Maxim Horvath et Veronica Onapaspenséàmedonnerunnom. Balthazar est cool, Veronica belle, et Maxim, joufflu. Ensemble, ils assistent le vieux Merlin dans son combat face à la terrible Morgane, qui a comme ambition d’utiliser le sort de la « Grande Levée« , un sortilège formidablement puissant capable de réveiller tous les sorciers maléfiques morts pour les mettre à son service et à celui de son entreprise de destruction du monde. Diable !

Hélas, un jour, Morgane décide de venir chez Merlin pour en finir une bonne fois pour toute avec lui ; ensemble, ils commencent un fameux combat à l’épée, qui est hélas interrompu par l’arrivée de Maxim. Celui-ci annonce tout de go à Merlin que voilà, il en a assez qu’on se moque de lui à cause de ses grosses joues, alors il a décidé de changer de camp. Désormais, il servira le Mal, avec un grand M comme Morgane. Face à deux adversaires, l’enchanteur ne peut résister plus avant et succombe en étant traversé par une bonne vieille lame. Veronica et Balthazar, eux, revenant de faire les courses chez Shopi (Merlin n’avait plus de couches 3e âge) découvrent leur vieux maître mortellement blessé ainsi que Maxim s’enfuyant par une fenêtre du château. Ils comprennent ce qu’il vient de se passer, encore plus lorsqu’ils se retrouvent en face d’eux avec Morgane en train de célébrer sa victoire au-dessus du corps de Merlin. Veronica agit donc promptement : elle lance un puissant sort qui lui permet d’absorber l’âme de Morgane et ainsi la vaincre.  Cela fait, et avant que Morgane ne prenne le contrôle de son corps, elle demande à son ami et amant, Balthazar, de l’enfermer dans la plus sûre des prisons : une poupée gigogne magique. Ce bel objet prend l’apparence de ses hôtes, et à chaque nouvel hôte,  rajoute une « couche »  de poupée supplémentaire à l’effigie de son occupant. Ainsi, s’il y a par exemple 5 prisonniers, il y a  5 poupées dans la gigogne, chacune représentant l’un des fanfarons capturés, du plus récemment prisonnier (les poupées les plus facilement accessibles car les plus à l’extérieur et les plus grandes) aux plus anciens (les poupées auxquelles on n’accède qu’à la fin). Et en plus, ça fait très joli sur la cheminée. Que demande le peuple ?

Balthazar est donc bien malheureux : en une soirée, il vient de perdre son vieux maître, sa copine incarnée par Monica Bellucci, et a vu son copain Maxim le trahir, sans compter qu’il a acheté des couches pour rien, vu qu’il n’en aura jamais assez pour combler toutes les fuites de Merlin en cet instant. C’est un peu la guigne, tout de même. Mais c’est sans compter sur l’enchanteur qui se dit que quitte à mourir, autant agoniser un petit peu. Aussi confie t-il plusieurs choses à l’ami Blake :

  • Déjà, il lui annonce que dans l’avenir, son successeur, le « 1er merlinien« , apparaitra sur Terre. Il sera si fort qu’il pourra tuer Morgane pour de bon, et non juste la garder prisonnière.
  • Ensuite, Merlin lui donne sa bague en forme de dragon façon ado gothique bling-bling, et explique que celle-ci permettra de trouver l’élu. La bague le reconnaitra immédiatement et lui reviendra. Par contre il lui faudra du courage pour porter un objet si laid.
  • Enfin, il dit « graaag, greuuu arg kof kof » ce qui n’est pas très intéressant, reconnaissons le. Ces mourants racontent vraiment n’importe quoi pour se rendre intéressants.

Durant les siècles qui vont suivre, Balthazar va s’efforcer de chercher ce 1er merlinien, sans succès. En chemin, il affrontera nombre de vils sorciers, mais les vaincra tous à tour de rôle, y compris ce sale traître de Maxim Horvath qui se retrouve ainsi à son tour enfermé dans la poupée russe magique. J’insiste, c’est un bien bel objet.

On distingue principalement le sorcier du clochard grâce à l'absence de cubi de villageoise

Voyageons dans le temps amis lecteurs, et rendez-vous directement en l’an 2000, à New York City ; Dave, jeune trou du cul d’une dizaine d’années, en pince pour sa copine d’école, Becky. A cet âge où la puberté débute, il éprouve de drôles de sensations dans tout son petit corps d’enfant, et se décide à tenter sa chance un jour qu’il s’en trouve enfin le courage lors d’une sortie scolaire : il écrit sur un petit post-it : « Wesh, est-ce que ça te dirait que durant des heures, je te mettre la fièvre, biatch ? » et le fait suivre à l’intéressée ; celle-ci répond en griffonnant sur le papier mais… celui-ci s’envole au-dessus des voitures et des passants avant que notre petit héros ne puisse le récupérer ! Drame ! Alors il va demander à Becky ce qu’elle a répondu et…

… non, je bluffe mes bons, ça c’est ce qu’il aurait fait s’il avait été intelligent ; mais comme ce n’est qu’un sombre margoulin, il se contente de courir comme un idiot derrière le papier pour savoir ce qu’elle a répondu en hurlant « Héééé stop ! Arrête toi ! » ; car c’est connu, les posts-its ont une très bonne audition et sont relativement disciplinés pour peu qu’on les tutoie. Hélas, après une longue course poursuite, au travers de diverses ruelles, le papier finit par s’engouffrer dans un étrange magasin : l’Arcana Cabana, une sorte de Copa Cabana magique. La chose ressemble à un magasin d’antiquités (ou un Lidl, ça dépend), à l’exception que celui-ci est tenu par Balthazar, qui ressemble à un clochard pervers à moitié fou. Cela effraie quelque peu notre héros (on le comprend tomber nez à nez avec Nicolas Cage et ses implants capillaires, moi aussi je serais effrayé), jusqu’à ce que le dit Blake lui propose d’essayer une jolie bague en forme de dragon… qui pour la première fois de son histoire depuis la mort de Merlin, s’anime et va se poser délicatement à l’annulaire du jeune garçon ! Il est l’élu !

L’élu, certes, mais un élu un peu con : profitant du fait que Blake se soit absenté afin d’aller lui chercher un grimoire pour lui apprendre la magie (oui, il lui a dit « t’es un sorcier mec, bouge pas j’vais te chercher le manuel, ne touche à rien en attendant« , ce qui prouve qu’en environ 1250 années, Balthazar n’a toujours pas compris que les enfants étaient très cons, ou que la loi dite de Jar-Jar Binks était universelle et constante), Dave se décide à tripoter tout ce qui bouge dans le magasin. Et suite à diverses aventures, il finit par libérer une certaine poupée gigogne… qui en s’ouvrant, relâche une montagne de cafards qui se transforme en Maxim Horvath (et non, il ne crie pas en voyant ça, il fait juste « Hooo !« , car c’est connu, les enfants adorent les montagnes anthropomorphes de milliers de cafards) ! Ho non ! Il a libéré le méchant joufflu à bouc ! Bin ça !

Apparemment, cela fait un bon siècle que notre homme est prisonnier de la poupée gigogne, et il a un peu de mal à comprendre où il est ; mais alors qu’il s’apprête à extraire des informations de force du pauvre Dave, Blake surgit de la réserve et le combat s’engage entre les deux hommes. Boules de feu, de plasma, invocation de Mireille Mathieu et autre télékinésie… tout y passe, et la boutique est bien vite ravagée par les puissants pouvoirs de nos deux zazous magiques. Finalement, à défaut d’une intervention de l’ONU, c’est une jarre chinoise magique qui achève le conflit : la légende raconte que quiconque l’ouvre s’y retrouve piégé pour 10 années jour pour jour ; et puisque dans le combat, la bête s’ouvre, elle aspire nos deux malandrins. Dave se retrouve donc seul au milieu du chaos, son sac d’école à moitié déchiré puisque Maxim s’est accroché après alors que la jarre tentait de l’aspirer. Il ne lui reste donc plus qu’à sortir de la boutique pour rejoindre sa classe, avec à la main… la poupée gigogne pour laquelle les deux sorciers se battaient.

Attention les enfants : si un monsieur vous dit de vous suivre dans sa cave parce que vous seriez l'héritier de Merlin, appelez immédiatement la police

En sortant de la boutique, toute sa classe l’attend en rangs, sa maîtresse en tête. Comment l’a t-elle retrouvé ? Si elle savait où il était, pourquoi n’est elle pas rentrée dans la boutique pour chercher Dave au lieu de coller bêtement ses élèves en rang devant ? Et si elle était là, elle a  forcément dû entendre tout le bruit de bataille des deux sorciers s’affrontant, alors pourquoi n’a t-elle pas bougé un cil ? On l’ignore. Par contre, elle fait les gros yeux à Dave, et lorsque celui-ci dit « Ah nan mais j’étais dans une boutique avec deux sorciers là, enfin je suis pas sûr, ils ressemblaient quand même plus à Emile Louis qu’à David Copperfield !« , la maîtresse jette un œil, ne voit personne si ce n’est une grosse jarre chinoise au milieu d’autres antiquités, puis décide que pour son bien, le jeune Dave devrait aller en thérapie au lieu de raconter des histoires de sorcellerie. La famille fera probablement un procès aux éditeurs d’Harry Potter en les accusant d’être les responsables de la folie de leur enfant : un classique.

Bondissons encore dans le temps mes bons amis ! Car nous voici désormais en 2010, toujours en la belle cité de New York : nous retrouvons Dave qui est devenu un gros et laid nerd passionné de physique (même s’il se définit lui même comme « geek« ). Il vit en colocation avec son pote, Groblack, qui grâce à son expérience de dragueur obèse, essaie de l’aider à coucher avec des filles. Mais Dave n’est pas comme ça : lui, il ne veut pas coucher avec des poms poms girls au physique de rêve, non, lui il veut une femme intelligente qui l’aime aussi fort qu’il aime la physique (même s’il préfère secrètement la physique aux femmes, tant elle est plus simple). D’accord, d’accord. En plus, il râle un peu en cette belle matinée, notre petit Dave, puisque l’un de ses enseignants l’a envoyé en mission : donner un cours de physique à des étudiants en matières littéraires. Et Dave et son copain, ils n’aiment pas les littéraires qui ne comprennent rien à la science. Ils font d’ailleurs quelques blagues sur le fait que les lettrés soit trop bêtes pour seulement comprendre comment fonctionne une calculatrice. Alors Dave grogne longuement contre cette corvée.

C’est clair Dave. Heureusement que toi, ta tête de geek malade et ton pote obèse êtes suffisamment surdoués pour ne même pas comprendre l’intérêt qu’il y a à enseigner à des classes majoritairement ultra-féminines. C’est vraiment trop dur, la vie.

Mais soit, grognant comme un cochon privé de glands, notre héros se rend à la fac de lettres et y prépare son exposé sur son sujet préféré : les bobines de Tesla. Soudain, un terrible courant d’air se fait sentir, et toutes ses feuilles de notes s’envolent : ho non ! La dernière fois qu’il a paumé un papier, il a libéré un sorcier pluriséculaire, alors zut ! Sur quoi va t il tomber cette fois ? Et bien facile : l’une de ses feuilles vole jusqu’aux pieds d’une jolie blonde… Becky, son amourette de jeunesse ! Ah bin ça alors ! Ils papotent donc un peu, puis l’exposé doit débuter, donc zou, au boulot.

A la sortie du cours, Dave va tenter de dragouiller un peu Becky en la suivant dans la rue, jusqu’à son autre travail à côté de ses études : elle est animatrice radio. Or, c’est terrible : un orage frappe la ville en ce moment et vient de tomber sur l’antenne radio, la transformant en mignon petit barbecue. Quel dommage, Becky ne pourra pas diffuser « Mozart : l’Opéra Rock » ce soir ! Mais c’est sans compter qu’elle a avec elle un geek de physique, qui se propose de tout réparer en 10 minutes chrono. Ce qu’il fait sans soucis, car c’est connu, lorsque la foudre frappe, elle n’endommage rien, non à la place elle se contente juste de tourner les boutons de votre poste radio et de changer votre playlist (la foudre est très farceuse, il faut le savoir), donc en trois pauvres réglages, Dave répare tout. Becky est folle de joie, et peut donc lancer son émission intitulée « Le journal du très très hard« . Dave étant un peu niais, il en déduit que « hard« , c’est pour « hardware » et écoute donc désormais fidèlement Becky à la radio, persuadée qu’elle anime une émission sur le matériel informatique, même s’il ne comprend pas tout.

10 ans plus tard, Becky n'est pas devenue un gros boudin, c'est quand même bien fait

Dans le même temps, dans un petit appartement new-yorkais, deux riches russes voient l’urne chinoise qu’ils avaient acheté il y a des années s’agiter mystérieusement : pif pouf, sortent de celle-ci un Maxim Horvath et un Balthazar Blake : nan mais quel achat pourri, se disent les deux compères d’ex-URSS, un vase qui produit des Nicolas Cage ! C’est comme si au lieu d’avoir la poule aux oeufs d’or, on vous avait vendu une oie diarrhéique ; c’est la grosse déception, pour faire un euphémisme de bon aloi.

Malheureusement, c’est Maxim qui est sorti en 1er de l’urne, et s’est donc dépêché de se rendre chez Dave (comment a t il eu son adresse aussi vite ? Mystère ; il avait juste son nom puisqu’il avait arraché de son sac un devoir sur Napoléon où figurait son patronyme) pour s’y cacher tel un petit ninja. Alors forcément, lorsque le jeune homme rentre chez lui, il est quelque peu surpris de tomber sur un sorcier ; ce dernier explique qu’il a passé les 10 dernières années bloqué dans une urne avec Nicolas Cage, avec pour seule lecture une dissertation intitulée « Pourkoi Napoléon avez un bon appart » ; dix années affreuses, donc. Il pose en conséquence directement la question : où Dave a t il caché la poupée gigogne ? Dave l’ignore, il ne veut plus entendre parler de tout cela, il a été en thérapie il y a 10 ans après toute cette affaire… et la poupée gigogne, il l’a juste balancée dans la rue, comme ça, hop, le jour où il est sorti du magasin et que sa maîtresse lui a fait les gros yeux.

Soit, dit Horvath. Maintenant que j’ai eu l’information que je voulais, aussi décevante soit elle, je vais te tuer. Dave n’étant pas trop d’accord pour mourir, il tente de s’enfuir, mais c’est alors que le sorcier fait la preuve de ses fabuleux pouvoirs si besoin était : il attrape un calendrier sur le frigo où apparaissent des loups, et fait sortir les animaux de l’image pour leur donner vie et les lancer à la poursuite du jeune homme.

Si Dave avait eu un calendrier avec une playmate, comme tout le monde, il aurait peut être couru moins vite pour lui échapper. Ca lui apprendra à acheter des calendriers moches à son facteur pour les étrennes, tiens. Bien fait.

Finalement, après toute une course poursuite avec les sympathiques animaux, il est sauvé par l’intervention de Balthazar qui a animé l’un des aigles de métal géants de la Chrysler Tower pour s’en servir de monture. Il le ramène d’ailleurs justement en haut du bâtiment, et explique au jeune homme ce qu’il voulait lui dire il y a dix ans : qu’il est un sorcier, qu’il a de grands pouvoirs, et qu’il doit aider Blake a récupérer la poupée gigogne à tout prix. Soit, Dave accepte en échange d’une vie normale une fois cela fait, parce que bon, les pouvoirs magiques, fondamentalement, c’est trop nul, personne n’en veut, ça sert à rien et c’est même pas compatible Linux.

Vous ai-je dis que le héros avait pour tête un titanesque appeau à claques ?

Passons. Blake explique les bases de la sorcellerie à Dave : pour faire de la magie, il faut avoir sur soi un objet particulier qui serve un peu de talisman ; Horvath a par exemple un bâton, Blake un anneau, et pour Dave, ce sera donc la bague-dragon gothique niais de Merlin. Ainsi équipé, il doit apprendre à se vider l’esprit (cette étape, il y arrive super facilement) pour se concentrer sur ce qu’il veut faire, genre pour débuter, agiter des molécules pour créer un feu. Cela lui semble compliqué au final, mais il n’a pas le temps de se poser trop de question : car  grâce à ses grands pouvoirs magiques (ou grâce à ses préjugés racistes), Balthazar a localisé la poupée gigogne quelque part dans Chinatown ; en route, donc.

Le coiffeur de Zun-Zun s'est bien foutu de sa gueule, on comprend qu'il soit colère

Comme toujours dans Chinatown, c’est le nouvel an chinois (à New York, dans un bon film américain, c’est soit la fête nationale, soit le nouvel an chinois, soit la Saint Patrick et son fameux défilé), aussi les pétards sont nombreux dans les rues, tout comme les dragons de carton qui défilent sur les avenues. Blake fend la foule pour se rendre droit vers l’emplacement où il a localisé la gigogne, une discrète petite boutique. Hélas, Horvath l’y a devancé, a récupéré la poupée, et en a libéré le prisonnier suivant : Zun-Zun (on va l’appeler comme ça), un sorcier chinois roi des arts martiaux, ou quelque chose du genre (ca tombe bien quand même, en plein Chinatown ; le mec aurait été Mambo N’Golo, le marabou malien qui fait tomber les cheveux du mari infidèle et revenir le désir chez l’être aimé en 24h, ça n’aurait pas eu la même saveur). Ce dernier lance d’ailleurs un sort fort puissant, puisqu’il transforme le dragon factice qui défile dans les rues en véritable animal mythique, qui se met à tout défoncer sur son passage pour essayer d’aller croquer un bout du petit Dave afin qu’il ne puisse pas aider Blake. Mais c’est sans compter sur le fait que le jeune homme a désormais sa bague de sorcier au doigt, et fait donc brûler, après toute une scène dans les rues de la ville, le vil dragon ainsi que son sorcier de patron. Dave est donc fou de joie : il vient de sauver sa vie, celle de nombreuses personnes, et ce, en réussissant son premier sort. C’est décidé, la sorcellerie, il veut aller plus loin, parce que c’est carrément cool, ouais mec.

Lorsque la police arrive, Balthazar prend l’apparence d’un gardien de la paix local et explique à ses collègues que « Quoi ? Des centaines d’appels signalant un véritable dragon en ville ? Ahah, ils ont dû pousser sur l’alcool« . Oui, et c’est sûrement l’alcool aussi qui a pété 12 murs, défoncé trois immeubles, piétiné soixante personnes et mortellement brûlé 13 autres. Les policiers repartent donc tranquillement, l’explication leur suffisant. Hmmmm. De leur côté, nos deux héros vont s’isoler dans la meilleure planque que connaisse Dave : son laboratoire universitaire, un vieil atelier pour métros désaffecté situé dans un souterrain et où il peut étudier tranquillement et tester sa bobine de Tesla à volonté. Là, Blake commence à lui enseigner la magie, mais comme il se doit, notre héros est tout nul mais d’une manière rigolote  pour les enfants de moins de 10 ans (ex : « Hihihi, je me suis pris ma boule de feu dans l’entrejambe, ça pique, lol » – véridique)

Mais puisqu’à gros nul, gros nul et demi, notre méchant Maxim va de son côté lui aussi aller se trouver un apprenti. Et ça tombe bien, puisqu’il y a de disponible dans le quartier Drake Stone, un célèbre illusionniste qui est en réalité un véritable sorcier. Évidemment, il est très bête, mais ensemble, nos deux méchants s’unissent pour éradiquer les gentils de la surface du globe. Dave lui, se dit qu’étudier la magie et draguer de la blondinette, ce n’est pas incompatible, puisque dans les deux cas ça tient du miracle pour lui : il va donc trouver Becky, sa petite animatrice radio, et la drague comme il faut ; soudain, alors qu’ils allaient prendre le métro, un malandrin vole son sac à la damoiselle, et Dave se lance à sa poursuite : à l’aide de ses grands pouvoirs, il le neutralise et ramène son bien à la belle ; encore une fois, elle glousse et succombe définitivement (mais sans le dire)  au charme des immenses oreilles de ce gentil geek à l’air idiot.

Zun-Zun ! Ta manucure aussi ?!

Au rendez-vous suivant, Dave accompagne mademoiselle à la fac mais soudain (oui je sais, il se passe des tonnes de choses dans ce film), il est pris d’un besoin pressant qui l’envoie aux toilettes de l’université… il s’agit en fait d’un piège ! Car Maxim et Drake attendent de pied ferme le jeune homme dans les pipi-rooms pour obtenir de lui qu’il avoue où est cachée la poupée gigogne ; heureusement, il est sauvé in-extremis par l’arrivée de Blake au cri de « On ne s’en prend pas à un homme qui pisse !« . Nos héros peuvent donc s’enfuir (ils n’ont pas envie d’achever leurs adversaires, je veux dire, pourquoi faire hein ? Ou même les faire prisonnier, non ce serait efficace, mieux vaut juste les malmener et s’enfuir pour leur laisser une chance de se venger plus tard). De retour au laboratoire de Dave, Blake entreprend de lui raconter ce qu’il ne lui a pas dit grâce à son grimoire « L’histoire des mages en BD » : il est bien le « 1er merlinien« , l’héritier de Merlin, et la poupée gigogne contient son pire ennemi, Morgane, qui voudrait bien détruire le monde. Il lui parle aussi du fait qu’Horvath était l’un des apprentis de Merlin, mais qu’il l’a trahi, probablement en partie car il était amoureux de Veronica (d’ailleurs, notez qu’en 750, il y avait plus de chances qu’elle s’appelle Brunhild ou Cunégonde que Veronica, mais bon, elle a dû avoir du bol) et que celle-ci avait préféré Blake à lui. Encore un triangle amoureux qui tourne mal et voilà, ça pourrait nous mener à la destruction du monde. Avec la polygamie, on n’en serait pas là.

Cela n’empêche pas notre bon héros de continuer sa petite vie : il utilise sa bobine de Tesla comme instrument de musique pour impressionner Becky (ce qui marche formidablement bien, même si une guitare sèche coûte moins cher et est plus efficace, sans compter que ça a moins de chance de foudroyer le voisinage), et lors d’une grande scène, rend hommage à Mickey en animant les balais et serpillères pour nettoyer son laboratoire, ce qui aboutit bien évidemment à une catastrophe. Aussitôt, il perd donc confiance en lui, s’exclame qu’il n’est pas l’élu (c’est obligatoire dans tout film où il y en a un), et part errer dans New York en faisant semblant de réfléchir, après avoir expliqué qu’il a passé les 10 dernières années à penser à cette fille alors bon, Blake ne peut pas comprendre comme c’est dur (c’est vrai ; Blake a passé les 10 dernières années bloqué dans 1 m² avec un joufflu à bouc comme seule compagnie, c’est beaucoup plus simple à gérer). Il finit par aller regarder Becky au travers des vitres du bar où elle est en train de se détendre (comment ? Ça fait pervers psychopathe ? Mais non. D’ailleurs, il l’a trouvée en errant dans New York au hasard ; c’est vraiment tout petit comme ville en fait). Elle finit par l’apercevoir et le poursuivre alors qu’il va méditer en haut de la Chrysler Tower. Là-haut, ils méditent ensemble et ça dragouille sévère à base de « Tu me trouves cool ? » « Ouais, je te trouve cool ! » « Ah ouais, qu’est ce que tu trouves cool chez moi, puisque je suis timide, voûté et que je bégaie ? » « Heu… attends, je regarde dans le script… nan c’est juste marqué que je te trouve cool mais moi même j’ignore pourquoi puisqu’objectivement, tu es tout sauf cool. Tu es une misérable merde, Dave.« .

Hélas, dans le même temps, Blake est resté seul au laboratoire pour mettre à jour son Facebook qu’il n’a pas consulté depuis 10 ans (le wifi ne passait pas dans la jarre) et c’est à ce moment là qu’Horvath et son apprenti se décident à attaquer ; ils ont tôt fait de neutraliser notre héros (mais toujours sans le tuer, même si Maxim le hait profondément) et de lui voler la Gigogne. Ce n’est qu’au bout d’un long moment que le vilain sorcier se dit enfin « Ah mais en fait, si je te tuais Blake ça me simplifierait carrément la vie !« , mais il n’y parviendra pas : Dave rentre juste à temps pour aider son maître à se libérer et combattre les deux brigands.

Maxim & Drake, ou Hercule Poirot & Billy de Tokio Hotel, j'hésite

Regardez votre montre ; non, vous ne rêvez pas, c’est l’heure de la course-poursuite.

Ainsi, les deux équipes se retrouvent à la sortie du laboratoire de Dave chacune dans une voiture qui se chassent au travers de New York. D’ailleurs, allez savoir comment, Horvath malgré le fait qu’il débarque à peine au XXIe siècle sait d’ores et déjà transformer les voitures à volonté, et particulièrement en fameux modèle de sport ultra-moderne. Hmmm. Blake fait donc de même, car ce pouvoir de transformation des véhicules est très connu chez les sorciers. Dave lui débute encore, donc au mieux, il peut transformer une voiture correcte en Trabant ou en Super Cinq. C’est ça la vie d’apprenti, au début, on a des pouvoirs un peu nuls.

Remarquez, j’aurais été Horvath, j’aurais transformé ma voiture en hélicoptère ou en char tigre. Dans le deuxième cas, on aurait plus entendu parler de Balthazar Blake et Dave Geek avant quelques années, le temps qu’une équipe internationale tente de reconstituer les corps à partir de la pulpe qu’il en eut subsisté.

Maxim finit cependant par avoir une idée avoisinante, et transforme son véhicule en camion broyeur ; il attrape donc la voiture de sport de Blake et Dave et…

… et rien. On ne sait pas pourquoi, alors qu’il est en train de commencer à les broyer, il arrête la machine et s’enfuit. Mais ? Mais enfin ? Mais tu essayais de faire quoi là ? Et pourquoi pars-tu petit galopin ?

C’est donc à pied que la course poursuite s’enchaine, mais très brièvement : pour faire diversion, Horvath transforme temporairement l’une des passantes en Monica Bellucci, ce qui trouble relativement fort l’esprit de Blake. Là encore, si Dave avait essayé de faire la même chose, il aurait découvert qu’il ne pouvait que transformer les filles en Nikos Aliagas ou à la limite en Arlette Chabot, ce qui est moins intéressant. Tout nul on vous dit. Enfin ; en tout cas, la diversion a suffi pour que les deux sorciers maléfiques disparaissent avec la poupée gigogne tant convoitée.

Maxim Horvath a donc la gigogne contenant Morgane ; il ne lui reste plus qu’à l’ouvrir pour la libérer. Mais pour cela, il a besoin d’être plus puissant, car la chose est sécurisée… Il tue donc Drake, son apprenti, et s’empare de son anneau de sorcier : il lui vole ainsi son pouvoir. Mais ? Mais pourquoi ne l’a t-il pas fait avant ? Ou même sur Dave ou Blake les 12 fois où il en a eu l’occasion ? On ne sait pas. Apparemment, il se réveille alors que le film approche doucement de sa fin. Il y aurait pensé dès le début, il gagnait sans problèmes. C’est dommage.

En tout cas, plus puissant mais pas encore suffisamment pour libérer Morgane, Maxim se lance dans un fameux plan : kidnapper Becky, la copine de Dave. Ce qu’il fait en libérant une petite sorcière de Salem prisonnière elle aussi de la gigogne, et qu’il tue pour lui voler son pouvoir une fois sa mission accomplie. Grâce à son otage, Horvath attire Blake & Dave dans un piège où il somme Dave de lui donner la puissante bague de Merlin, et donc toute sa puissance, en échange de la vie de Becky. Dave accepte, le marché est rempli (oui, c’est un méchant, oui, il veut aider Morgane à détruire la planète mais non, il ne tue pas Becky et Dave une fois qu’il a obtenu ce qu’il a voulu d’eux alors que la prophétie de Merlin stipule bien que le seul mec qui peut tuer Morgane, c’est Dave ; s’il le tue maintenant, il est certain que plus rien ne peut l’arrêter, mais… mais non, il ne fait rien. Bon. Je me répète, je sais, mais rien qu’une fois ils auraient pu essayer de le faire agir logiquement).

Monica Bellucci, une excellente diversion même sur le tournage : suivez les regards.

Sur ces entrefaits, Dave explique à Becky qu’il est un sorcier (« Comme Gérard Majax ?« ), ce qu’elle veut désormais bien croire après sa mésaventure.  Dépourvu de sa bague, et donc de ses pouvoirs, Dave ne peut hélas plus rien faire… c’est donc Blake – qui a encore une fois été mystérieusement épargné par Maxim, qui ne lui a même pas au moins pris sa bague de sorciers alors qu’il en avait l’occasion – qui s’élance seul à la poursuite du sorcier maléfique. Dave ne s’avoue pas vaincu pour autant, il appelle son pote Groblack et lui dit « Hey mec, ça te dirait de plaquer la nana qui s’intéresse enfin à toi et avec qui tu es en train de passer la soirée, celle qui allait enfin t’offrir son corps de rêve pour venir à la place m’aider à fixer une bobine de Tesla sur une vieille voiture de 1920 qui appartient à mon maître, puisque j’en ai un parce que je suis un apprenti sorcier hein, tout ça pour aller empêcher un méchant de libérer la Fée Morgane qui veut détruire le monde ? » ; Groblack réfléchit 5 secondes et répond « Okay, sans soucis, j’arrive dans 5 minutes« . Et il le fait.

Mon dieu mais ? Mais ? Mais enfin ?

Allons plutôt retrouver Horvath qui de son côté, est en train de lancer son super plan maléfique : il ouvre enfin la dernière poupée de la gigogne et en libère Veronica, dont le corps est désormais possédé par Morgane, pour qu’elle lance le fameux sort de la « grande levée« , qui, je le rappelle, lève tous les grands mages morts en une grande armée pour l’aider à détruire le monde (exemple de grand mage mort : Garcimore « Hihihi, yé vé détrouiche lé monde avec mé pitites souriches, hihi !« ). Blake a beau arriver à temps pour essayer d’interrompre le rituel, il échoue face aux pouvoirs désormais décuplés de Maxim grâce aux bagues de sorcier qu’il a volées. Mais alors qu’il est menacé de mort pour la 15e fois du film qui voit arriver le héros en mauvaise posture ? Son pote l’autre héros ! Car oui, Dave débarque en voiture et vide la batterie de son véhicule dans la bobine de Tesla qu’il a accroché sur le capot pour électrocuter Horvath. Ce dernier est donc neutralisé.

Dans le même temps, Morgane a créé un pentacle géant au dessus de New York en lançant des sorts qu’elle fait rebondir contre des paraboles habilement orientées pour créer cette forme ésotérique. Si jamais un petit pépé change de chaîne pour aller sur le canal érotique, la parabole bouge, fausse le pentacle et la planète est sauvée ; vas-y pépé ! Mais non ; finalement c’est Becky, prévenue par le héros de la situation, qui malgré son vertige grimpe au sommet d’un building avant d’escalader l’antenne le surplombant pour dévier d’un bon coup de pied l’une des paraboles aidant à constituer le pentacle. Pouf, le rituel s’arrête donc net par cet échec. Heureusement qu’elle avait le vertige la Becky, hein, et qu’on nous le précisait dans le film. Sinon, qu’est-ce que cela aurait été.

Blake profite donc de la situation pour foncer sur Morgane toute désappointée, et rouler une pelle au corps de Veronica pour faire passer Morgane dans son corps au lieu de celui de sa dulcinée (je pense que le patin n’était pas obligatoire pour la bonne marche du sort mais qu’il avait envie de se faire plaisir le margoulin). Veronica redevient donc elle-même, mais Blake n’est pas assez fort pour Morgane ; elle prend donc le contrôle de son corps. Et puis sans raison, décide d’en sortir pour s’exposer en plein air aux attaques du tout venant. Heu ? Quel intérêt ? Là tu étais bien au chaud dans le corps de Blake, là où personne n’allait essayer de te faire de mal de peur de le blesser, pourquoi en sors-tu ? Tu ne sais pas ? Nous non plus. Enfin, ce qui est fait est fait pas vrai ?

Dave intervient donc juste à temps pour annoncer que ça y est, il est l’élu, il le sait, et donc il n’a pas besoin de bague pour faire de la magie tellement il est puissant ; il engage donc Morgane en duel et, en animant des câbles dans un local électrique proche, la tue et disperse son âme d’un magistral court-circuit (oui, l’âme existe, et on peut la stocker dans les piles LR6 puisqu’elle est électrique, deux nouvelles difficiles à assimiler d’un coup je sais).

Ce lapin se nourrit de l'énergie de vos âmes, pauvres mortels !

En tout cas, une seule conclusion : le monde est sauvé et le mal vaincu !

Il ne reste plus à Dave qu’à aller trouver Blake, dont le cœur s’est arrêté lorsque Morgane a décidé de quitter son corps ; en deux trois sorts bien placés, hop, il le ressuscite ni vu ni connu. Veronica et Blake sont donc à nouveau réunis, et ce dernier a un besoin très pressant de lui montrer quelque chose dans sa chambre après 1260 ans à attendre que la situation se règle. Quant à Dave, il se propose d’être un mage-lover : il anime l’un des aigles de métal de la Chrysler Tower, l’amène à lui et, allant trouver Becky, lui propose de monter sur le dos de l’animal pour aller prendre le petit déjeuner à Paris, et ce après un bon gros bisou qui signifie « Ayé on est amoureux pour la vie !« 

FIN

Ah, voler au-dessus de New York monté sur un gigantesque oiseau de métal…

Je me demande combien de temps ça durera avant qu’ils ne soient abattus par l’US Air Force d’un bon missile bien ajusté.

66 réponses à “L’Apprenti sorcier

  1. Un mauvais film estival certes, mais avec Monica Belluci^^
    C’est au moins une petite consolation vu la nullité du scénar’ où encore une fois les gentils, qui sont idiots, gagnent tout simplement parce que les méchants sont encore plus idiots qu’eux.

    Enfin, au moins on a un spoil’ bien sympa à lire. D’ailleurs, j’attends avec impatience celui de Expendables de Sylvester Stallone (du bourrin assumé, de la virilité 100% testostérone/0% matière grise, bref que du bon et du brutal). Cela suffira-t-il pour que le grand fourchu vous soumette à une autre de ses viles tentations?

  2. Expendables ne nécessiterai que quelques lignes, une longue explosion d’1h30… Personnellement je me suis toujours douté que le lapin Duracell avait un mauvais fond, voire un petit quelquechose de maléfique mais a ce point la…

  3. Le démon à l’origine de « Percy Jackson » a donc semble-t-il encore frappé ! Mais quand s’arretera-t-il, quand ?

    Merci pour cette énième économie de place et de temps.

  4. Merci cher Maître,

    Je suis tenté d’ajouter, qu’au cours de la projection, je ne sais si mon cerveau fut anesthésié dès les premières 15 minutes, mais l’ami Zun-zun a disparu sans laisser de traces. (trou-noir, faille dimensionnelle…?)
    Et l’horreur absolue est atteinte dans les 5 dernières minutes quand on constate avec effroi, qu’il ne reste plus que le chapeau melon d’Horvath…. ces gueux se prépareraient t-ils à nous commettre une suite !?
    J’en tremble d’avance…

    • Malheureusement, une suite ne serait pas impossible puisque le méchant « joufflu » vient rechercher son chapeau chez Blake à la fin du film. Notez que sa collection est bien fournie puisqu’il a aussi celui de Mickey dans Fantasia (qui fait toujours son petit effet dans les soirées mondaines).

      Par contre, l’histoire ne dit pas, s’il en profite enfin pour tuer Blake ou s’il va lui falloir un ou deux films de plus.

  5. Mais depuis quand c’est immortel un sorcier ? J’ai pas vu le film mais je suppose que Merlin est représenté comme un vieux mage à la Gandalf. Si tel est le cas, les sorciers vieillissent manifestement, pourquoi pas Cage qui n’est enfermé dans aucune poupée gigogne ? Hein ?

    • Aaaah mais tout est expliqué ça ne rigole pas.

      – Oui, Merlin est vieux, barbu et tout en blanc.
      – Nicolas Cage ne vieillit pas non seulement grâce au botox, mais accessoirement parce que « Merlin lui a jeté un sort qui l’empêche de vieillir jusqu’à ce qu’il trouve le 1er merlinien ».

      Oui, Merlin il jette des sorts d’immortalité en agonisant. Il est très fort.

      Et Nicolas Cage aurait pu être immortel pour de bon en se contentant de ne rien chercher et de rester sur son fessier.

      • Ok, mais il n’aurait alors pas retrouvé le fessier de sa nana. Et elle va vieillir elle d’ailleurs ?

    • Parce qu’il a été précisé dans le film que Merlin avait jeté un sort à ses 3 apprentis pour qu’ils vieillissent très très lentement.

      Par contre, ça ne dit pas pourquoi les sbires de Morgane ne vieillissent pas non plus.

      Par ailleurs, dans le film (petit détail), Billy l’apprenti justifie sa nullité crasse en invoquant mon maître qui a été capturé dans la poupée gigogne, sans finir la formation de Billy (qui n’a appris qu’à faire sortir des lapins d’un chapeau). Si pour libérer Morgane on doit libérer toutes les couches, pourquoi on ne le voit pas, ce maître ?
      Ce qui fait dire qu’il n’y a pas eu beaucoup de « morganiens », au final : le film montre Maxim, Zun-Zun, la jeune fille de Salem, Morgane. C’est maigre, comme conspiration.
      Et s’ils avaient été plus nombreux, j’aurais été Maxim, je les aurais fait sortir, et j’aurais piqué leurs pouvoirs, un-à-un. Ca m’aurait évité de « kidnapper-une-blonde-pour-l’échanger-contre-une-bague-du-gentil » : quitte à éliminer mes acolytes, autant le faire en masse.

      Mais bon, les détails…

  6. Mais pourquoi, pourquoi, presque tous les trucs intéressants (grands méchants qui veulent dominer ou détruire le monde, élus avec un grand E, pouvoirs cosmiques phénoménaux, dieux de l’olympe…) se passent-ils à New-York…

    • Pas forcément : dans « G.I. Joe », l’une des grandes, pardon, longues scènes d’action se déroule à Paris, plaque tournante du trafic d’armes nanotechnologiques, et dont les aristocrates sont riches, beaux, intelligents. Enfin, « Paris » : une ville avec un grand truc plein de métal, et avec un assemblage de rues parisiennes.

      Et rien à NY.

    • J’aurais peut-être un début de réponse, voilà ce que dit un développeur de jeux vidéo à propos de New-York:

      « New York est une ville iconique pour l’espèce humaine et chaque joueur aura à cœur de la défendre »

      … ah. Bon, chacun son avis dirons-nous.

      • Hum. Une autre théorie est qu’il n’y a que les Etats-Unis pour commettre des films aussi catastrophiques en masse…
        Quant à G.I Joe, il y a certainement eu une erreur. Peut-être trop de films tournés sur New-York à ce moment là…

      • Il y a bien une erreur : le tournage a eu lieu à Prague (et non à Paris comme on pourrait le croire).

  7. Il a dû vous falloir presque autant de temps pour nous raconter ce film (merci !) que pour le voir, alors, je me demande, pourquoi tant d’autoflagellation ?

  8. Je m’attendais à ce que ce ne soit pas terrible, mais pas à ce que ça soit aussi nul !

    Sinon, j’ai trouvé une faute de frappe (deuxième paragraphe suivant l’image de la manucure chinoise) :
    « Elle finit par l’apercevoir et le poursuivre alors qu’il va méditer en haut de la Chrysler Twoer. »

    Et puis les deux dernières phrases du paragraphe juste avant me laissent perplexe : « Encore un triangle amoureux qui tourne mal et voilà, ça pourrait nous mener à la destruction du monde. Avec la polygamie, on n’en serait pas là. »

    Puisqu’on parle de Véronica J’aipasdenomparcequejenesuisqu’unefemme, n’est-il pas plus correct d’envisager la polyandrie ?

    • Je l’avais envisagé (et rédigé), mais une lectrice m’a fait remarquer que la polygamie regroupait la polygynie et la polyandrie.

      Sinon, je vais corriger la faute de frappe, hop.

      • Tout s’explique !

        J’ai encore appris un mot aujourd’hui ; merci pour ce moment de culture !

  9. Deux fois le mot « margoulin », c’est bien ; j’attends désormais dans le prochain article deux mots bien précis (cf dernier mail)

  10.  » Et puis sans raison, décide d’en sortir pour s’exposer en plein air aux attaques du tout venant. »
    J’aimerai vous y voir, coincé dans le corps de Nicolas Cage! Il y a de quoi devenir claustro!

  11. 2 nouvelles petites fautes
    t’es un soricer mec, bouge pas j’vais te chercher le manuel, ne touche à rien en attendant«

    soricer au lieu de sorcier
    attendant«

    Sinon, j’ai vu une histoire dans lequel l’héroïne acceptait de bonne grâce d’avoir des pouvoirs, ne s’en plaignait pas et les employait même de manière responsable(c’était très loin d’être parfait par ailleurs tout de même). c’était au Japon, donc peut être que dans dix ans, on aura des héros intelligents à Hollywood…
    Qui est ce que j’essaye de tromper ?

  12. joli remake de gost busters, sauf que le « captureur de fantomes et pouf t’es piegé », ferais moins beau sur la cheminée…

    Gonk

  13. Pour la retraite monacale Bourguignonne, il reste une place de caviste aux Hospices de Beaunes? Moi, je demande ça, c’est pour rendre service…

  14. Et sinon, ça vous tente pas un blog intitulé « le parfait gentleman » pour spoiler des films corrects, non ? Hmmm le côté obscur est plus séduisant (et drôle), c’est vrai… Ne vous arrêtez pas en si bon chemin.

    Cool, un blog en bon français où l’on peut corriger les fautes ? Hé bien, je me permets de vous signaler au premier paragraphe après l’affiche du film : « une bougresse de sorcière qui passe son temps à vouloir détruire le monde au motif que cela occupe ses dimanches après-midi. »

  15. Un navet à la hauteur de ce que sa bande-annonce laissait supposer !

    Merci encore une fois de nous écrire de si géniaux spoilers, tout en épargnant notre temps de vie en allant pas voir cette daube.

    Sur la conclusion : je me demande (en plus de l’Air Force) si notre héroïne surmonte à ce point son vertige en allant voler au dessus de NYC sur un aigle en métal (avec a priori ni selle, ni fauteuil ni ceinture de sécurité).
    Comme quoi le Dave est plus charismatique qu’on le croyait !

    • Moi aussi je me suis demandé, à la fin du film, dans quel état ils allaient arriver à Paris, après 30h de vol passées sur un oiseau de métal volant à 200 km/h au dessus de l’océan … Leur coiffure ne va jamais tenir le coup !!! ^_^

  16. Très déçu, il n’y a même pas de jeu de mots dans le titre ! L’inspiration semble être en chute libre ! ;-)

  17. Très bon !! Comme d’habitude !!
    Puis-je me permettre de vous donnez un conseil de film même si je sais que ce n’est pas l’endroit pour le faire mais je vous conseille, cher odieux, « The Expendables » le dernier film de Stallone qui est sorti vendredi au Québec sous le nom « Les sacrifiés » et que j’ai eu la « chance » de voir étant projectionniste dans la belle province !!

  18. Je m’étonne de ne trouver aucun commentaire de la part de notre très Odieux Connard à propos des rues désertées de New York.

    Parc’qu’elle est bien jolie Monica Bellucci mais faire une danse du ventre (glamour bien qu’un peu New Age saupoudré de LSD) en plein milieu d’une place sans que personne n’admire sa performance, je trouve ça un peu dommage.
    Quoique l’on constate bien vite le côté bénéfique de la chose : Blake et Horvath papotent gentiment sans être dérangé (sauf par les mugissements d’un taureau en train de dégommer une voiture ; un détail).

    À croire que tous les citadins barricadés chez eux se sont vu profiter en échange d’une affaire exceptionnelle chez Shopi (-30% sur les oreilles de Mickey en carton).

    Oui, moi aussi j’ai été contacté par l’Adversaire. Et plus si affinités.

  19. TU pourrais pas faire une critique du film Watchmen ? Parce que c’est quand même le film qui a détruit la meilleure BD de tout les temps :( . Ca vaut bien une critique non ?

  20. Étant moi-même sujet au vertige, on ne me ferait monter sur un aigle de métal pour survoler la ville que sous la menace de décapiter ma mère à la petite cuillère (et encore). Ce serait bien qu’un de ces quatres ils nous pondent des personnages qui souffrent de vraies limitations, histoire de ne pas faire passer le message aux jeune générations que « les phobies, tu sers les dents et c’est fini ». M’enfin.

  21. Tu es bon, mon gars ! (Navré pour cette familiarité soudaine mais que veux-tu, c’est ainsi qu’est fait internet, tout dans la spontanéité !) Je n’ai pas vu ce film, juste la bande annonce et j’ai eu une soudaine envie d’aller vomir. Malheureusement, les toilettes étaient loin dans ce cinéma et surtout situé juste à côté de l’écran, là où tout le monde te vois et te siffle quand tu passes devant tout le monde. Enfin bref, passons, je ne sais pas pourquoi je raconte ma vie. (Syndrome d’internet toujours ?)

    Tout ça pour dire que je me suis bien amusée en lisant ton spoile. C’est la première fois que je tombes sur ton blog et je me suis régalée avec ton humour. Continue comme ça.

    Connarement.
    Meuh-lo

  22. juste pour dire : « Oui, et c’est sûrement l’alcool aussi qui a pété 12 murs, défoncé trois immeubles, piétiné soixante personnes et mortellement brûlé 13 autres », ça reste plus crédible que le dragon.

  23. Ben oui, la physique est plus simple que la femme. Même la mécanique quantique, à côté d’un cortex féminin, c’est de la gnognotte.

  24. Chère amis mortel,
    Moi même je viens de voir cette Grand Daube chez un ami, » ouf ces pas moi qui est payer cette M…. 39 FRS » .
    Le héros du film je sais pas ou il sont aller le chercher, mes il me donne envie de lui foutre des baffes tous le long du film, il a aucun charisme, il est moche et con et mauvais acteur. »je pense pas qu’il va faire long feux dans le monde du cinéma.
    On devrait créer un logos « genre Pegi » pour informer le monde t-il « Super film très bien fait, se laisse voir, daube , Grosse daube,insupportable »
    Bon voilà j’espere que pour mon premier poste vous serez un peu magnanime pour les fautes de gram. :)

  25. Alors, un détail qui quand même m’a tué dès le départ, l’âge du zhéros. Donc il le dit à un moment « J’ai 19 ans ». Et ce joyeux bambin donne des cours… En France, faut minimum être Bac+5 pour assurer un TP quand même. Et de plus reprécise à un moment qu’il travaille depuis 2 ans dans un labo clandestin dont personne ne connait l’existence (et que le méchant trouve dans l’ordi de la fac). Donc à 17 ans, on l’a laissé aller s’amuser tout seul sans surveillance sur la meilleure façon d’exploser une partie de New York… Okaaayyyy
    Donc c’est un très grand surdoué, enfin très grand surdoué, vu qu’il a profité de sa jeunesse pour suivre en même temps une grosse psychanalyse. Grosso modo, il est sorti de la fameuse boutique, a suivi une psychanalyse tout en remplissant le dossier pour la fac.

    Nous prendrait on pour des jambons ?

  26. Juste en passant, c’est pas Billy, mais BILL dans Tokio Hotel. Les remarques satiriques c’est fort sympathiques, mais c’est mieux quand l’odieux connard qui les écrit mais les bons noms sur les critiques.
    Sans animosité aucune, cela va sans dire.

  27. Pingback: Cover Photo·

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