L’Inception qui confirme la règle

Au début, je suis dans un champ.

Là, je me dis qu’il serait quand même temps que j’aille acheter des fraises, alors je demande à Pénélope Cruz si je peux monter sur son cheval. Elle veut bien, mais uniquement si j’accepte de lui retirer sa chemise. Je lui dis de mettre quelque chose quand même, qu’elle va avoir froid vu qu’il neige, alors elle enfile une casquette dingo. On va en ville, mais je sais que ce n’est pas chez moi parce qu’il y a un zeppelin qui passe au-dessus de nous avec le nom de la ville marqué dessus ; je peux pas le lire parce que j’ai du mal à ouvrir les yeux, mais je sais que c’est une ville autre que la mienne. Alors je dis à Pénélope qu’il vaut mieux aller au marché près de chez moi, mais je m’aperçois qu’en fait c’est Alain Duhamel et que nous sommes en voiture. Je m’enfuis, et j’arrive à l’école où je m’aperçois que j’ai oublié mes chaussures ; sauf que je veux demander à prendre celles dans mon casier de sport à la maîtresse, mais là, mes dents commencent à tomber. Du coup, je vais à l’hôpital en prenant soin d’éviter l’araignée géante qui ravage l’immeuble en feu d’à côté. Sauf qu’au moment d’arriver, le docteur me dit qu’il faut que je me rende à la bourse de Paris et commence à énoncer le cours de mes actions.

C’est toujours là que je me réveille avec la radio allumée sur la page boursière.

« C’est grave docteur ?« 

Depuis son fauteuil en cuir, le thérapeute me jette un regard inquiet au travers de ses petites lunettes rondes. Il murmure un dernier « hmm hmm » avant de gribouiller quelque chose sur son calepin.

« Non, ce n’est pas grave ; vous faites juste des rêves à la con, comme tout le monde.
– Ah ? Je m’attendais à un truc freudien du type « je suis gay » ou « j’ai un vrai soucis avec ma maman ». Mais non, c’est impossible qu’il soit normal de rêver de tout cela, parce que j’ai vu Inception, et dedans les gens ils font des rêves cohérents et réalistes, jamais ils ne rêvent de conneries.
– Parlez moi de ce film… »
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Ah, le salaud. Il sait que je le paie à l’heure et que je vais être long.

Commençons par le commencement : Inception, c’est l’histoire de Cobb, un expert en « extraction« , c’est-à-dire, l’art de profiter du sommeil de quelqu’un pour entrer dans ses rêves et aller s’emparer des secrets de la victime. A noter que jamais notre héros ne débarque en plein rêve érotique : ce sont toujours des rêves super classes. La méthode est en tout cas idéale pour l’espionnage, industriel ou non. Cobb est le meilleur de son domaine, au point d’être un voleur recherché dans le monde entier. Notre histoire débute lorsque Cobb va soudain se trouver chargé de réaliser une inception, une mission en théorie impossible, consistant non pas à dérober un secret mais bien l’inverse : aller déposer une idée au plus profond des rêves d’un individu.

Vont ils réussir ? Quel mystère !

Vous vous le demandez, hein ? Alors spoilons, si vous le voulez bien.

L'affiche : L'inception, c'est comme Twister, mais en plus rigolo.

Tout commence sur une plage mystérieuse, lorsqu’un naufragé s’échoue sur le sable chaud ; il s’agit de Cobb, alias Leonardo Di Caprio, qui est décidément habitué aux rôles de naufragés. Alors qu’il crache de l’eau et tente de rester conscient, il est soudain découvert par quelques gardes de couleur citronnée et parlant plutôt bien le japonais. Ceux-ci le capturent et l’emmènent vers un manoir nippon particulièrement classieux situé sur le bord de mer ; sur place notre héros est amené dans une immense salle où l’attend le vieillard qui possède la maison et qui commence à sentir : Saïto. Ce dernier indique se souvenir de Cobb, qu’il dit avoir rencontré il y a bien longtemps, lors d’un rêve en grande partie disparu de sa mémoire…

Revenons quelques temps en arrière. Dans le même manoir, ce qui semble être des années plus tôt, Saïto, alors fringuant cinquantenaire japonais inodore reçoit à sa table Cobb et son ami Arthur, tous deux venus lui expliquer qu’ils sont des experts en extraction. A ce titre, ils se proposent d’entrainer Saïto afin que son subconscient soit protégé face à toutes les intrusions, même dans son sommeil, et ce contre une somme rondelette, bien évidemment. Le riche asiatique dit réfléchir à leur offre avant de quitter la pièce pour rejoindre une réception voisine où l’on danse la chenille comme il se doit.

Nos deux héros restent donc seuls, et discutent alors de leur véritable plan : ils sont ici dans un rêve de Saïto, et ils sont venus lui voler l’un de ses secrets. Alors qu’ils sortent sur une terrasse du manoir pour discuter de la question, Cobb aperçoit Mall, alias Marion Cotillard, qui semble t il ne devrait pas être dans ce rêve. Il va donc la trouver, lui demande de ne pas gêner son travail, bordel, qu’elle aille plutôt dans un autre rêve faire la cuisine ou garder les enfants, puis repart s’occuper de sa mission. Quelques minutes plus tard, alors qu’il se trouve face à un coffre fort contenant le secret qu’il est venu voler sous la forme d’une enveloppe contenant moult informations, Cobb est surpris par Saïto qui entre dans la pièce avec à ses côtés Mall tenant en joue son ami Arthur. C’est tout de même bien embêtant, reconnaissons-le. Ah, les femmes.

Oui : cette truie pourpre l’a balancé à Saïto ; la radasse ! Apeuré qu’elle ne tue son ami, Cobb pose l’arme qu’il venait de dégainer ; mais la belle ne veut en fait pas tuer Arthur, ce qui réveillerait juste le voleur de rêves et le ramènerait à la réalité ; non, elle veut plutôt le faire souffrir : ça, ça ne réveille pas et ça fait bien mal. Aussi lui tire t elle une balle dans la jambe ; Cobb se saisit donc de son arme, et pour éviter que son ami ne souffre, le tue pour le réveiller.

Ah, tout ça pour ça. Du coup, pourquoi as tu posé ton arme d’entrée de jeu, andouille ?

En tout cas, Cobb profite de cette habile diversion pour s’enfuir avec l’enveloppe contenant les secrets de Saïto, poursuivi en cela par les dizaines de gardes de Saïto qui le protègent même en rêve. Profitant d’un instant de calme, il essaie de lire les fameux papiers pour en tirer les informations qu’il est venu chercher (ex : « Quelle est la couleur préférée de Saïto ? » ou « Aime t il les choux à la crème ?« ). Hélas, dans le même temps, dans la réalité, les corps endormis des rêveurs unis dans un même songe car tous reliés à une étrange petite machine tenant dans une valise, commencent à s’agiter : « Non, encore 5 minutes, maman…« . Arthur se réveille le premier, puisque mort en rêve. Il est rapidement suivi par Saïto, qui ouvre les yeux à son tour, et s’arme d’un pistolet qui se situait sous l’oreiller de l’endroit où il dormait et commence à se battre avec lui. Cobb est réveillé en dernier en urgence par un ami qui veillait sur leurs corps endormis, en étant plongé en urgence dans un bain. Ainsi frais et dispo, mais quelque peu humide, il peut donc venir en aide à son ami Arthur et maîtriser le vilain nippon colérique.

Au réveil, Saïto est plutôt grognon

Saïto révèle alors à ses ravisseurs qu’il savait qu’ils voulaient piller son rêve, et qu’il s’est même laissé capturer volontairement pour les tester. Il voulait voir si Cobb était vraiment le meilleur (le prétexte pourri des perdants : « Oui, j’ai perdu, mais c’est parce que je l’ai fait exprès, évidement, hin, ho, héhéhé, bon, n’en parlons plus. »). Mais finalement, il est assez déçu, car il pensait que les voleurs opéreraient plus discrètement et n’auraient pas besoin de recourir à la violence pour obtenir ce qu’ils voulaient.

D’ailleurs, les voleurs n’ont pas obtenu exactement ce qu’ils voulaient : Cobb a été réveillé trop tôt et n’a pas eu le temps de lire toutes les informations qu’il avait volé à Saïto (il s’en est arrêté au passage où il apprenait où Saïto cachait ses mangas emplis d’écolières en minijupes). Il sort donc une arme et menace le japonais avec ; ce dernier a un peu peur, jusqu’à ce qu’il réalise grâce à un subtil détail de la pièce où il se trouve (un tapis Winnie l’Ourson qui ne devrait pas y être), qu’il est encore dans un rêve ; le premier rêve n’était donc qu’un rêve dans le rêve, il rêvait qu’il rêvait ! Aussitôt, Saïto reprend confiance en lui en expliquant que « Haha, ce n’est qu’un rêve : tu peux me tuer, ça me réveillera juste, donc je n’ai pas peur ! » ; Cobb est donc plein de désarroi, jusqu’à ce que Saïto ajoute « Par contre, là vous m’avez impressionné en imbriquant deux rêves : je voulais vous tester, je suis agréablement surpris.« . Cobb n’étant pas très malin, il ne pense pas à le torturer en songe pour le faire parler (ah, aucun sens pratique !) ou même à le menacer de torture, et se contente de fuir comme un lâche en procédant à un nouveau réveil, cette fois dans la réalité, où il est avec ses amis dans un train au Japon, dans le même compartiment que Saïto endormi. Avant qu’il ne se réveille, les voleurs mettent donc les voiles.

A noter que l’approche des réveils est annoncée par de la musique aux rêveurs (le mec surveillant leurs corps leur mets un baladeur sur les oreilles pour les avertir dans leurs songes) : un bon vieux morceau d’Edith Piaf. Un hommage à Marion Cotillard ? Je l’ignore. Personnellement, j’aurais mis du Francky Vincent. Chacun ses goûts.

Une fois à son hôtel nippon, celui avec les toilettes multicolores à jets d’eau (le Japon est décidément un pays trop en avance sur le notre), Cobb appelle ses enfants restés aux Etats-Unis pour prendre de leurs nouvelles. Il est un peu triste, car comme il est recherché par toutes les polices du monde, et surtout celle des U.S.A, il ne peut retourner les voir au pays du hamburger pour les emmener à Disneyland ou leur mettre des torgnolles lorsqu’ils sont malpolis. D’ailleurs, il commence aussi à songer très fort à quitter le pays du soleil levant, puisque concrètement, il a échoué sa mission en n’obtenant pas toutes les informations voulues de l’esprit de Saïto : la multinationale qui l’a engagé risque donc, plutôt que de le payer, de le balancer à la police locale. Il pense donc partir pour le Brésil, probablement afin de changer tant d’identité que de sexe.

Hélas, en chemin, il est intercepté avec son ami Arthur par Saïto, qui a retrouvé nos deux compères car ils ont été dénoncés par Jojo, leur complice qui servait « d’architecte » aux rêves. Décidément, entre Mall et Jojo, Saïto a un sacré réseau de collaborateurs ; j’espère au moins qu’il les paie en tickets de rationnement. L’architecte, pour information, c’est celui qui « construit » le monde du rêve dans lequel les voleurs et leur victime vont évoluer (par exemple, c’est lui qui a commis l’erreur de mettre un tapis qui n’aurait pas dû y être dans la chambre où Saïto s’était « réveillé » de son premier rêve. Par contre, allez savoir pourquoi cet idiot avait en sus créé un pistolet sous l’oreiller de Saïto. A part pour rajouter des scènes d’action au film, je ne vois pas).

Cobb est un peu déçu et bougon, mais d’un autre côté, ça aurait pu être pire : Saïto n’aimant pas les fayots, il fait déjà exécuter Jojo pour le punir (encore un film qui montre la collaboration du doigt, scandaleux). Puis, il propose un contrat à Cobb : étant donné que ce dernier a quelques talents, comme par exemple, savoir imbriquer un rêve dans un autre, il lui propose de faire mieux que de l’extraction d’informations : réussir une inception sur un riche héritier. L’inception est donc un concept officiellement impossible consistant à aller déposer une idée dans l’esprit d’une cible plutôt qu’à aller y voler quelque chose. Par exemple, aller déposer dans l’esprit de Francis Huster l’idée de prendre sa retraite pour soulager l’humanité de bien des souffrances. En échange, Saïto fera que le casier de Cobb devienne blanc comme neige, ainsi il pourra retourner voir ses enfants aux Etats-Unis. Youpi.

Francis Huster tentant oniriquement de résister à une inception visant à stopper sa carrière

Cobb accepte donc. Son copain Arthur est plus réticent : l’inception, c’est impossible, tout le monde le sait ; sauf que Cobb lui annonce que non seulement il en a déjà réussi une, mais qu’en plus, c’est le titre du film. Alors merde, un effort.

En attendant, Saïto met à la disposition des deux hommes tous les moyens nécessaires à la réussite de leur mission. Il est vraiment sympa. Pour un asiatique, j’entends.

Pour commencer, il leur prête un jet privé : celui-ci permet à Cobb de se rendre à Paris afin d’y trouver un nouvel architecte apte à remplacer Jojo, qui est drôlement moins performant depuis qu’il est mort. Il va donc voir son beau-père, Miles, enseignant dans une célèbre faculté de la capitale (personne ne connait jamais un enseignant de province, c’est tellement moins chic). Beau-papa recommande donc directement à Cobb sa meilleure élève en on ne sait quelle matière : Ariane.

Cobb explique à Ariane que voilà, elle est bonne élève, certes, qu’elle pourrait donc devenir riche en obtenant un bon poste, mais que lui, il lui propose mieux : un boulot super illégal. Ah, super, j’accepte dit Ariane, qui est aussi futée que son futur employeur. Cobb l’emmène donc dans le monde des rêves en lui expliquant les grands principes qui régissent celui-ci :

– grâce à une superbe machine qui tient en une valise, on peut plonger plusieurs personnes dans un même rêve

– on peut donc ainsi se plonger dans l’inconscient d’une personne en particulier

– dans un rêve, on ne remarque ce qui est incohérent qu’au réveil (contrairement à certains films)

– l’architecte crée donc le monde (bâtiments, décors, rues, etc…) alors que le subconscient de la victime le « peuple » en conséquence

– l’architecte peut modifier le monde comme il l’entend, mais plus il fait de trucs incohérents, plus le subconscient de la victime se révolte : les gens peuplant le monde deviennent hostiles, jusqu’à agresser les rêveurs. Bref, ils se transforment en racailles, ce qui est toujours embêtant

– les rêveurs peuvent interagir avec le monde, mais toujours en risquant de froisser le subconscient de la victime. Et parfois, leur propre subconscient se manifeste ; par exemple, dès que Cobb est impliqué, il fait apparaitre Mall malgré lui qui vient foutre la zone, faire échouer la mission & co

– attention : les évènements qui touchent un corps endormi affectent le rêveur ; par exemple, si le corps endormi tombe, le rêveur se retrouve sans gravité. S’il chute dans l’eau, le rêveur se prend un tsunami dans la gueule, etc. Ça ne sert à rien mais ça permet de caser des effets spéciaux partout dans le film.

– chaque rêveur a un « totem », c’est à dire un objet qui lui permet de savoir s’il rêve ou non s’il a un doute : l’objet à un poids, une caractéristique spéciale ou unique connue du rêveur seul. Si c’est un rêve artificiel, le type qui a produit le rêve ne peut connaître votre objet et le reproduire à la perfection en y intégrant sa caractéristique spéciale (ex : un dé pipé) ; donc si votre objet n’est pas pile comme il devrait l’être, c’est que vous rêvez. Cobb  a par exemple une toupie qui n’arrête pas de tourner lorsqu’il rêve ; à chaque réveil, il la fait donc pivoter et regarde si elle s’arrête pour être sûr d’être dans la réalité. Cela dit, c’est stupide : si le subconscient des rêveurs de manifeste sans leur demander (cf les apparitions de Mall), il peut très bien faire apparaître l’objet tel que le rêveur le connait. Y compris avec sa caractéristique particulière. Donc en fait, ça ne sert à rien. Mais dans le film, personne ne semble s’en rendre compte, alors qu’à plusieurs reprises des rêveurs font apparaître des objets connus d’eux seuls, parfois sans le vouloir.

– dans un rêve, le temps de n’écoule pas de la même manière ; il se passe moult choses en songe lorsqu’il ne se passe presque rien en réalité. Et plus on a de couches de rêves (exemple : rêver que l’on rêve, ça fait deux), plus la chose est accentuée. Le second rêve est donc beaucoup plus rapide que le premier, lui même plus rapide que la réalité, etc.

Dans cette terrible scène, Mall apparait pour saborder une salade de tomates que Cobb préparait tranquillement. Monstrueux.

Voilà pour les règles. Tiens d’ailleurs, en parlant de manifestation du subconscient, alors que Cobb de promène avec Ariane dans les rues imaginaires de Paris en lui expliquant les règles des rêves, Mall apparait et vient, comme à son habitude, tout saccager : elle tue Ariane (qui se réveille). Arthur, qui surveillait le rêve, n’est même pas étonné : il dit que ça arrive régulièrement lorsque Cobb est endormi, que son subconscient fasse apparaître son ex-femme. Car oui, en fait, Mall, c’est l’ex femme de Cobb, décédée de son état, et dont le souvenir le hante.

Je sais pas, mais moi, un problème psychologique me ferait échouer toutes mes missions, j’irai voir un psy pour régler le problème. Et puis d’ailleurs, comment ça se fait, si elle fait tout échouer à chaque fois, que Cobb soit encore considéré comme le meilleur, hmm ? Moi je ne rêve  donc pas : preuve en est, je vois bien l’incohérence, là, tout de suite.

Tiens, ça pourrait être ça, mon totem : un DVD d’Inception ; si je ne remarque rien d’incohérent, c’est que je dors. Sinon, c’est la réalité. Formidable, je suis prêt à aller faire le zazou dans l’esprit d’autrui.

En tout cas, maintenant que Cobb a un nouvel architecte répondant au doux nom d’Ariane, il a besoin d’un faussaire, c’est-à-dire, d’un type qui soit autant capable d’approcher les futures victimes en réalité pour mieux saisir leur psychologie que d’utiliser leur capacité d’influence des rêves pour y changer d’apparence et y manipuler la victime une fois encore. Ça tombe bien, il connait un excellent faussaire, Eames, actuellement en vacances à Kinshasa (quelle idée).

Hélas, lorsqu’il arrive sur place, Cobb a beau réussir à prendre contact avec son ami, il doit vite s’enfuir : des hordes de méchants cherchent à l’abattre pour obtenir la prime sur sa tête ; Cobb ne les avait pas repérés, malgré le fait qu’au milieu d’une foule de noirs écrasés par la chaleur, ce soient les seuls immenses blancs en costume de ville à l’air patibulaire. Super discret ; et tu ne les avais pas vus fabuleux héros ? Tu es décidément bien mauvais, on se demande d’où te vient ta réputation de mec doué pour quoi que ce soit.

S’ensuit une course poursuite en ville au travers de minuscules ruelles où notre protagoniste principal parvient à s’enfuir tout en évitant environ 32 balles à la minute, tirées à 5 mètres de distance par des hommes supposément entrainés. Hmm hmm.

Incroyable coup de chance, Saïto est lui aussi à Kinshasa, avec sa voiture blindée, garé pile poil au bout de la bonne ruelle dont Cobb émerge à la fin de sa course poursuite, lui permettant d’échapper définitivement aux méchants. Comment Saïto a t-il su d’où son mercenaire onirique préféré allait débarquer sachant qu’il était en pleine tentative de manœuvre évasive ? Mystère. Saïto est sûrement un ninja, comme 30% des japonais.

Comment Saïto explique t il d’ailleurs lui-même cet incroyable télescopage scenaristique ? Et bien très simplement par un « Je veille sur mes investissements » ; ah oui Saïto ? Tu es président d’une multinationale, tu n’as donc que ça à faire de tes journées que de suivre en voiture blindée au cœur de l’Afrique un mec au motif que tu le paies ? Tu fais ça pour tous tes employés ? Tu sais ce qu’est un procès pour harcèlement ?

Finalement, Saïto, Cobb et Eames se retrouvent tous ensemble dans un coin de Kinshasa, et le faussaire nouvellement recruté annonce aux deux autres qu’il connait un excellent chimiste local, Yusef : car oui, pour endormir des gens, il vous faut un anesthésique ; c’est le job de Yusef. Bon, personnellement, on me recommanderait le meilleur chimiste de Kinshasa, je me méfierais, puisque bon, ses drogues doivent être du genre à vous envoyer rêver du Roi Lion. Et je ne suis pas sûr que Saïto soit intéressé par la réalisation d’une inception sur Mufasa. Bon, dans tous les cas, Eames insiste : Yusef est le meilleur des chimistes. Ah ? Et en plus, il habite pile poil dans le même coin que là où nos héros se situent. Quel coup de chance, vraiment, on n’arrête pas. Ou alors, le monde est tout petit.

Ho putain ton anesthésiant c'est de la bonne

Yusef a donc mis au point un super anesthésique qui permet de rendre les rêves beaucoup plus stables. Du coup, tant la victime que les rêveurs se réveillent moins facilement, ce qui leur donne plus de temps pour agir et évite les petits incidents techniques type « Micheline m’a encore piqué les draps pendant que je dormais, ça m’a réveillé » (messieurs, vous savez de quoi je veux parler ; entre ça et les pieds froid, je pense que la température corporelle moyenne d’une femme est de 12 degrés. Mais je m’égare). Et pour réveiller tout le monde, hop ! Il suffit de plonger les dormeurs dans de l’eau et/ou de les faire tomber, car leur oreille interne reste vivace même en sommeil et en cas de chute, elle réveille instantanément les bonhommes pour les obliger à avoir un réflexe adapté.

C’est exactement ce qu’il faut à Cobb, qui obtient de Saïto sa mission précise : obtenir du plus gros concurrent de ce dernier, Fischer, un jeune cadre qui s’apprête à hériter de l’empire multinational de son père mourant, qu’il dissolve ce dernier (l’empire, pas le père, hein, bande de psychopathes). Pour cela, Cobb propose d’aller tout au fond du subconscient de la victime pour y déposer une idée simple : Fischer ne doit pas marcher dans les traces de son père.

Cobb se renseigne donc sur les relations tendues qui unissent le père et le fils Fischer et propose un plan en quatre étape :

– profiter, à l’occasion du décès proche de Papa Fischer, d’un voyage en avion du fils de celui-ci pour l’endormir et commencer le plan

– de l’emmener dans un premier niveau de rêve, une simple ville, où il est kidnappé et à nouveau endormi (dans son propre rêve)

– de l’emmener dans un second rêve donc, le second niveau, un hôtel de luxe, où il sera à nouveau endormi (décidément)

– une fois au troisième niveau, une base fortifiée (officiellement un « hôpital » ; on ne doit pas avoir la même notion) et enneigée en altitude, la victime sera donc tout au fond de son subconscient, ou presque. Là, il faudra déposer l’idée.

Soit. Les préparatifs commencent donc : Ariane travaille sur les plans des différents rêves, les incepteurs répètent leur plan, Yusef travaille son anesthésique, Saïto lit Dragon Ball, etc.

Mais un soir, Ariane surprend Cobb en train de se brancher seul à la machine à rêves. Elle l’a déjà vu faire plusieurs fois, et se demande bien ce qu’il peut faire. Elle décide donc de se relier à la machine pour aller explorer son rêve. Coup de chance : ce dernier n’est pas en train de rêver d’une soirée mousse avec Lucy Pinder, Shakira, et moult poneys, ce qui aurait pu choquer quelque peu la grosse tête ovale d’Ariane, mais plutôt de son idylle avec Mall. Ariane est toute excitée : depuis ses 12 ans et Titanic, elle avait toujours rêvé de Leonardo di Caprio ; et voilà que c’est elle qui pénètre ses rêves, trop cool, hihi. Seulement, Cobb n’est pas très heureux d’apercevoir Ariane dans ses songes, et la chasse en lui expliquant qu’elle n’a pas le droit de venir l’espionner dans son sommeil. Mystérieusement, Cobb après avoir achevé cette phrase emmène alors avec lui Ariane au travers de différents passages de son rêve, chacun montrant un souvenir différent de Mall et lui. Ah ? Mais tu ne voulais pas justement qu’elle se barre et ne voie pas ton intimité ? Pourquoi fais tu exactement l’inverse de ce que tu dis, gros malin ? Il te suffit de la tuer et paf, elle se réveillera et tu pourras continuer ton rêve tranquillement. Non ?

"Allez, suis moi, pour préserver mon intimité, je vais te montrer en songes toute ma vie en détails, comme une soirée diapo mais en plus long encore, tu es contente hein ?"

Bon, je suis définitivement convaincu : Cobb est une sorte de légume incompétent et incohérent.

En tout cas, à leur réveil commun (là aussi, Ariane avait toujours voulu se réveiller aux côtés de Leonardo di Caprio, quand je vais raconter ça aux copines, hihihi), Ariane explique à Cobb qu’il est une espèce de sombre idiot (enfin !) : à force d’entretenir le souvenir de sa femme, il la renforce et il ne dépasse pas le deuil. Ce qui fait que le spectre de sa femme morte vient pourrir toutes les missions et pose donc quelques problèmes : va consulter un psy, blaireau ! Mais Cobb n’a pas trop envie, non. Il est décidément très bête et très obtu à la fois.

De toute manière, il n’y a pas de temps pour ça : la mission doit commencer car Papa Fischer vient de mourir, et son fils va hériter d’une minute à l’autre. Saïto veut être de l’escouade des incepteurs, et lui aussi pénétrer les rêves de Fischer : l’équipe accepte. Le riche japonais a donc fait saboter le jet privé de son concurrent, et a acheté tous les billets de première classe du vol qu’il doit prendre. Ainsi, les seuls autres passagers isolés en première classe outre Fischer seront les incepteurs.

Fischer ne trouve pas du tout louche que « Tiens, mon jet privé tombe en panne, et pouf, voilà que sur l’avion de ligne que je prends, il y a le PDG de la pire entreprise de la concurrence assis dans le siège juste à côté de moi qui me regarde d’un air étrange et pas seulement car bridé. » Coïncidence, sûrement, mais en tout cas, il ne reconnait même pas Saïto pourtant assis à un mètre de lui : c’est super crédible.

Grâce à une habile ruse à base de sédatifs dans son verre, Fischer est endormi et aussitôt la petite équipe déploie tout le matos pour aller le rejoindre dans son rêve. Rendez-vous est donc pris dans le premier niveau du songe…

C’est-à-dire dans une grande ville américaine sous la pluie. Là, Fischer est dehors à héler des taxis ; rapidement, l’équipe de Cobb vole donc une célèbre voiture jaune et vient kidnapper leur victime (oui, ils ont construit le monde, mais n’ont même pas pensé à se préparer un taxi vide pour procéder au kidnapping). Soudain, chose peu banale (enfin selon moi, peut-être est-ce courant chez vous surtout si vous êtes cheminot), un immense train de marchandises surgit de nulle part et se met à labourer la chaussée, les véhicules et les passants. Ah, c’est ennuyeux.

Et dans le même temps, car un malheur n’arrive jamais seul, ouat’milliards d’hommes armés débarquent et mitraillent le taxi contenant Fischer et une partie de l’équipe de Cobb. Après une folle course poursuite, les méchants sont semés, le train de marchandises aussi, et nos héros se cachent dans un hangar où ils découvrent plusieurs choses en discutant :

– les hommes armés, c’est le subconscient de Fischer qui a été entrainé pour résister aux voleurs de rêves et qui cherche donc à leur bourrer la gueule pour les chasser. Cobb râle car il n’avait pas prévu ça. Ah ? Décidément : c’est lui le meilleur dans son domaine, et sachant qu’il y a des séminaires pour se prémunir contre les rôdeurs de songes, il ne se doutait même pas qu’un des mecs les plus riches et influents du monde pouvait en avoir bénéficié ?  Alors que Saïto, PDG d’une entreprise plus petite, leur avait déjà fait le coup des gardes oniriques au début du film ? Il est décidément incroyablement mal organisé pour un pro.

– Saïto a été gravement blessé au torse dans la fusillade. Bon bin, il ne reste plus qu’à le tuer pour ne plus qu’il souffre, non ?

Non malheureux ! Annonce Cobb. Le super sédatif de Yusef qui rend les rêves plus stables est tellement puissant qu’on ne peut s’en réveiller en mourant. Que se passe t il alors si l’on meurt ? On finit dans les limbes, une sorte d’immense rêve où ne se trouvent que tout ce que les rêveurs qui s’y sont perdus ont construit. Et comme les limbes sont un rêve dans le rêve dans le rêve dans le rêve, et cætera… vous m’avez compris, le temps s’y déroule monstrueusement vite (ou lentement, ça dépend des points de vue) ; ainsi, si vous finissez dans les limbes, 1 h de sommeil dans la réalité peut se transformer en 300 à 400 ans à errer dans cet immense rêve. C’est moyennement cool pour la psychologie des gens qui y finissent. Donc la consigne est : évitez de mourir, les enfants. Ou du moins, ne vous tirez pas dans la tête, même pour rigoler. Pierre Beregovoy aurait fait un piètre incepteur.

Les limbes. Ou la Seine Saint Denis, j'hésite.

Cobb, qui trouve que lorsque l’on est dans un hangar pourri encerclé par des hommes armés, c’est aussi le moment des confessions intimes nostalgiques, raconte aussi à Ariane son histoire avec sa femme : elle et lui étudiaient les rêves et ont plongé trop bas dans les songes imbriqués les uns dans les autres ; ils ont ainsi atteint les limbes et s’y sont retrouvés bloqués pour 50 ans (et puis là si tu veux plaquer ta femme dans les limbes, bonjour). Ils s’y sont donc reconstruit toute une vie en recréant le monde qu’ils voulaient (encore une fois, un monde réaliste et ennuyeux. Aucune imagination). Seulement, lorsqu’enfin ils se réveillèrent à nouveau jeunes et dans la réalité  où seules quelques minutes s’étaient écoulées cette fois, sa femme était convaincue qu’elle était toujours dans un rêve et s’est donc suicidée pour essayer de se réveiller. Et avant de mourir, elle a tout fait pour accuser son mari de sa mort, pour le forcer à se suicider avec elle. Or, il a préféré la fuite à la mort. Couard !

Après ces révélations, revenons à Fischer : Eames, déguisé en l’un de ses proches, essaie de le cuisiner un peu et commence à glisser quelques idées dans la conversation concernant le fait de suivre la voie de son père. Puis, l’équipe d’incepteurs décide de rendormir le bonhomme pour l’envoyer dans un second niveau de rêve. Hélas, comment faire pour dormir tranquille avec tous ces vilains surarmés à leur poursuite qui risquent de pénétrer le hangar d’une minute à l’autre ? Décision est prise de mettre tout le monde dans un van pourri conduit par Yusef ; ainsi, l’équipe et Fischer seront tous endormis au même endroit, et le brave africain pourra conduire le van au travers de la ville pour essayer de semer les vilains soldats du subconscient de Fischer, faisant ainsi gagner un précieux temps à l’équipe. Quand tu as conduit une fois à Kinshasa, tu peux semer n’importe qui n’importe où.

Bon, on va se mettre d’accord les gars ; vous pouvez créer n’importe quoi comme rêve, et tout ce que vous voulez dedans. Et vous, que faites vous ? Vous créez des rêves conformes à la réalité. Vous pourriez faire un truc complétement fantastique où vous auriez, du coup, des outils diablement efficaces genre magie & co pour lutter, mais non ! Vous préférez la jouer timide. Parce que comme l’a dit Cobb au début du film : dans un rêve, on croit à ce que l’on voit. Les incohérences et les choses surréalistes, on ne s’en aperçoit qu’au réveil. Donc Fischer ne tiquera pas s’il est kidnappé par des mecs avec des supers pouvoirs. Et si vous avez peur que ça excite son subconscient, créez un monde fantastique : comment voulez vous que l’inconscient trouve incohérent des pouvoirs fantastiques dans un monde fantastique ?

Et puis quand bien même ; même en restant dans un univers « réel », pourquoi s’amuser à se planquer dans de pauvres hangars et de fragiles vans ? Pourquoi ne pas vous cacher tranquillement dans un bunker anti-atomique où une chambre forte que votre architecte aurait créé ? Là, les hommes armés du subconscient en auraient chié pour entrer. Vous auriez pu y endormir Fischer en toute tranquillité… plutôt qu’à vous retrouver en vadrouille dans un van pourri où non seulement vous pourriez mourir abattu ou dans un accident et ainsi vous retrouver dans les limbes, mais à la moindre secousse un peu forte (due à une course poursuite avec l’inconscient surarmé de Fischer par exemple), les rêveurs risquent de voir leur oreille interne se secouer un peu vite et les réveiller. D’ailleurs, durant la suite du film, il y a course poursuite, tirs sur la camionnette, des milliards de secousses et même des tonneaux et non, l’oreille interne de ces messieurs dames ne calcule rien. Bon bon bon.

Enfin bref, disons le tout net : notre équipe aime bien se compliquer la vie. Et trouver de bonnes raisons de mettre des cascades, des fusillades et des explosions.

En tout cas, nos héros arrivent au deuxième rêve : un hôtel de luxe, où Fischer est approché par Eames cette fois-ci « déguisé » en belle blonde (oui, sinon tu aurais juste pu faire un rêve où tu prenais l’apparence de son père et avec un peu de manipulation psychologique, tu aurais pu le convaincre de tracer sa propre voie si tu pouvais vraiment changer d’apparence à volonté, fripon ; ça prenait 5 minutes, moins de moyens et c’était plus facile). Mais Cobb décide de changer de plan en cours de mission, histoire de rigoler un peu : il compte révéler à Fischer qu’il rêve, afin de lui faire croire que les hommes armés de son subconscient sont en fait des extracteurs venus le voler, et que Ariane, Arthur, Eames et Saïto sont en fait des créations de son subconscient cherchant à le protéger des voleurs. Ça marche, Fischer rejoint donc l’équipe venue foutre la merde dans son propre inconscient sans le savoir : c’est beau.

Fischer demande à Cobb ce que c'est que ce rêve tout chiant sans même des donzelles nues ou des gens allant à l'école en slip

Dans une chambre de l’hôtel, tout ce petit monde s’endort à nouveau et plonge cette fois dans un troisième rêve  les emmenant tout au fond de l’esprit de la cible où, de manière totalement stupide, les incepteurs ont donc créé une base fortifiée dans la neige. Ah. Quel intérêt de se mettre soi-même des obstacles (enfin si, encore une fois, ça permet plein de scènes d’action) ? Le tout est évidemment peuplé par toute une armée de soldats, toujours issus des projections du subconscient de Fischer protégeant son esprit. Rapidement, c’est la fusillade générale, mais rassurez-vous : les hordes du subconscient ne sont pas entrainées au tir, on se croirait dans un James Bond : lorsque le subconscient et son armée tirent 600 cartouches, ils ne blessent rien, quand un des hommes de Cobb tire une balle, il y a 3 mecs qui tombent. Pfou.

Finalement, l’équipe envoie Fischer dans la base afin qu’il ouvre la dernière porte menant à la pièce centrale où il doit trouver l’idée qu’il est censé recevoir. Hélas, à deux mètres de la porte, voilà que Cobb voit Mall apparaitre et tuer Fischer. Ho, la boulette.

Rappelez moi à quoi sert Cobb dans vos missions, à part à faire chier avec son subconscient ? Qu’a t-il fait depuis le début du film que quelqu’un d’autre n’aurait pas pu faire ? Ah bin rien en fait.

En tout cas, Cobb abat Mall à son tour et pleure que la mission est un échec, puisque Fischer est donc désormais dans les limbes. Ariane propose donc un plan risqué : aller dans les limbes avec Cobb pour chercher le riche héritier et ramener son esprit dans ce rêve. Mouais : ça sent surtout le plan pour dire « Ho non Leonardo, je suis bloquée 50 ans avec toi, hihihi, qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire pour s’occuper durant tout ce temps ?« .

Hélas, Mall est aussi dans les limbes ; ou plutôt, le souvenir de Mall que Cobb a et qu’il fait régulièrement apparaitre en songe malgré lui.  D’ailleurs, si elle se montre méchante avec Fischer, c’est parce que c’est un souvenir un peu fou qui veut pousser Cobb au suicide pour qu’il rejoigne sa femme. Un remord, quoi. Mais un remord en forme de Marion Cotillard. A cette occasion, Ariane apprend comment Cobb et Mall étaient sortis des limbes au bout de 50 ans : en se suicidant sous un train de marchandises.

Remarquez, 50 ans à regarder les yeux de cocker de Marion Cotillard, moi aussi j’aurais fini par me jeter sous un train.

D’où le train de marchandises imprévu se promenant en pleine ville dans le 1er rêve ? Oui, c’était ENCORE l’inconscient de Cobb qui pourrissait la mission. Et les gens veulent encore bosser avec lui, j’insiste lourdement sur ce point  ? Alors qu’il fait apparaitre des Marion Cotillard et des trains de marchandise n’importe où ?

Et si encore c’étaient des Marion Cotillard toutes nues ; mais non, même pas ! Quelle déception.

En tout cas, oui, les limbes, c’est un trampoline onirique : tu descends de rêve en rêve, et quand t’arrives au fond bien dessus, tu ne peux plus que remonter. Il n’y a pas les limbes des limbes pour les gens qui  y mourraient sans pouvoir se réveiller. C’est trop facile, d’en sortir, en fait ! Pourquoi Cobb n’a pas dit ça de suite à son équipe : « Saïto souffre ? Qu’il se tue. Par contre, il ira dans les limbes ; là, il faut qu’il se retue, et pouf, c’est bon, ça le réveillera ; je le sais je l’ai déjà fait » ? Je crois qu’il aime vraiment emmerder le monde.

Incepteur remontant des limbes sans encombres

Sur ces entrefaits, Cobb a une explication avec le souvenir de sa femme (« Je dois dépasser ta mort et aller de l’avant ! » et c’est beau), et raconte aussi  – car on ne s’en doutait pas du tout – que l’inception qu’il disait avoir réussi au début du film, il l’avait faite sur elle dans les limbes (ah oui et comment ? Sachant qu’apparemment on peut pas descendre plus bas que les limbes ? Il fallait bien descendre dans un rêve pour ce faire, vieux farceur !), car sa femme trouvant ce monde parfait puisqu’obéissant aux seules lois de leur esprit, elle ne voulait plus en partir. Pour la convaincre de se suicider pour s’en sortir, Cobb lui avait implanté l’idée que le monde dans lequel elle vivait était irréel. Or,une fois revenue au monde réel, l’idée était encore là, d’où son suicide. Autre solution mon Cobbounet : juste lui implanter « J’écoute mon mari et je ferme ma grande bouche » eut été plus utile. Et ce dans bien des situations, sans causer de drame.

Aucun sens pratique. Et pas besoin d’inception pour ça, en sus, juste d’une cravache. Donc c’est jouable même dans les limbes. Enfin.

De son côté, Ariane trouve Fischer dans les limbes et le tue pour le faire remonter, et par un fabuleux coup du destin, cela le renvoie dans le rêve dans la base secrète enneigée au lieu de le réveiller totalement (Apparemment, selon que tu t’appelles Fischer ou Cobb, les limbes, ça marche pas pareil, puisque Cobb lui s’était réveillé directement dans la réalité en sortant des limbes, et n’avait pas eu à retraverser tous les rêves où il était descendu. Fischer, si), ce qui lui permet d’achever sa mission et d’atteindre la salle centrale de la base des neiges (on me murmure une fois encore que c’est censé être un hôpital d’après les incepteurs. Un hôpital sans aucun médecin ni même une trace d’équipement médical ?) devant laquelle il était temporairement mort où il découvre une idée représentée par son père ainsi qu’un coffre fort contenant un faux testament créé par l’équipe d’incepteurs stipulant que voilà, ce serait cool que Fischer ne suive pas la voie de son père et se trace la sienne à la place. Qu’il dissolve donc son empire pour se créer le sien, montrer qu’il en est capable.

Ça marche, Fischer est tout ému et y croit, il est donc convaincu que c’est une bonne idée : l’idée est donc implantée et l’inception complète. Tout le monde se réveille, rêve après rêve, sauf…

Sauf Cobb et Saïto ; Saïto a fini par mourir de sa blessure en rêve (souvenez-vous, la fusillade lors du premier rêve, pas loin du train de marchandises ! Je sais, c’est compliqué par écrit !), et erre donc dans les limbes. Cobb le cherche fort longtemps et finit par le trouver un jour en s’échouant sur une plage quelconque, où des gardes le trouvent; il tombe alors sur Saïto vieillard avec la prostate en folie, puisqu’il erre depuis l’équivalent de dizaines d’années vu que le temps passe beaucoup plus vite, soit la scène du début du film. Nous reprenons donc la séquence là où nous l’avions laissée, c’est-à-dire avec les deux larrons discutant autour d’une table dans l’immense résidence onirique des limbes de Saïto. Ce dernier se saisit tout simplement d’une arme et abat Cobb avant de se suicider : les deux larrons se réveillent donc avec leurs amis dans l’avion en première classe à peine quelques secondes après leurs camarades, alors qu’ils vont atterrir. Comme quoi, Cobb aurait dit d’entrée de jeu comment sortir des limbes, il n’aurait pas pris le risque que Saïto devienne fou en y restant trop longtemps. Miraculeusement, ça n’arrive pas. D’ailleurs, si Saïto savait qu’il suffisait de mourir pour en sortir, vu qu’il n’hésite pas à tuer Cobb avant de se suicider, pourquoi ne l’a t-il pas fait plus tôt ?

De son côté, bien installé dans son fauteuil de première classe, Fischer ne remarque pas tous les gens qui semblent s’éveiller en même temps que lui tout autour de son siège et que, par un incroyable hasard, il a tous croisé en rêve (sans compter qu’en plus ils s’échangent tous des clins d’œils et des sourires façon « on a grave assuré ! »). Heureusement qu’il a reçu un entrainement spécial devant lui permettre de repérer d’éventuels violeurs de songes ; même moi, ça m’aurait mis la puce à l’oreille dis donc.

Fischer ne sent pas non plus ce regard profondément pervers posé sur son épaule

Au final, Saïto est heureux que la mission soit accomplie et il tient sa parole en faisant que Cobb puisse retourner au pays d’Obama voir ses enfants. Et évidemment, chose que tous les lecteurs et spectateurs auront deviné depuis le début du film ; comment se termine celui-ci ?

Par une image pour faire douter sur le rêve ou la réalité de ces retrouvailles : la toupie de Cobb tourne tourne, commence à ralentir et…

FIN

Vous ne saurez donc pas si c’était un rêve ou la réalité que ces embrassades émouvantes. Enfin si en fait vu que l’on voit la toupie ralentir, et qu’en rêve elle ne ralentissait jamais. Donc c’est bon, c’est du réel, je vous le dis. Mais pour beaucoup, le doute est là, et c’est cool ! Et puis ça permet en sus d’excuser toutes les incohérences par un « Nan mais si ça se trouve en fait c’était un rêve, et pis les rêves c’est pas cohérent donc c’est normal« . Oui, un peu comme « Non mais en fait, c’est la Force » ou « C’est magique« .

En même temps, j’aurais été Cobb, plutôt que de monter un super plan d’inception sur Fischer, j’aurais tout simplement dit à Saïto « Tu veux venir avec nous faire l’inception sur Fischer ? Ok, branche toi à la machine, on va s’entrainer en équipe ! » et là pouf, inception dans son inconscient pour y déposer l’idée que oui oui, on a réussi la mission. Maintenant, faut nous payer et blanchir le casier de Cobb. Et hop, c’était tellement plus simple, il n’y avait même pas à se déplacer.

Ou mieux, j’aurais trouvé une riche héritière à l’esprit fragile et âgé et j’aurais implanté dans ses rêves des envies cadeaux à mon égard genre petites enveloppes avec gros chèques, ainsi qu’un testament dans lequel j’aurais été légataire universel car…

… attendez …

Palsambleu, l’inception existe !

136 réponses à “L’Inception qui confirme la règle

  1. Bonjour, juste pour signaler que sur une des photos il s’agit forcément des limbes puisqu’en Seine Saint-Denis il n’y a pas la mer.

  2. Grandiose cette critique. J’ai vu le film il y a 2 jours et je suis globalement d’accord avec toi. En tout cas, je me suis bien bidonné !

  3. (Bruits de larsen)

    Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, bonjour, auriez vous la gentillesse d’aller discuter de tout cela dehors, parce que vous êtes dans mon rêve là et eheu ben vous commencez à le troubler ;)

    Merci de bien vouloir vous rapprocher des sorties prévues à cet effet, (censure oblige, je ne vais pas lister les éléments de sortie possible hein vous avez tous vu le film), et bon retour à la réalité. Pour ceux qui décident de rester je vous souhaite par avance de bonnes séances parce que je vais sûrement vous concocter d’autres films issus de mon imagination de malade (note pour plus tard :: changer de réalisateur …).

    Critique très drôle j’avoue, même si je ne partage pas forcément tout.

  4. Odieux connard :
    – L’arme de Saïto. Son oreiller peut être perçu comme un coffre puisque c’est un endroit où on veut cacher quelque chose du coup sa présence est normale.
    – Torturer Saïto ? Les projections arrivent et ça n’est peut être pas sa ‘façon de procéder’ comme il le dira lui-même.
    – Le tapis avait bien sa place dans la pièce c’est juste que ça se sentait qu’il était factice
    – Les répercussions des évènements sur le corps endormi c’est quelque chose de courant. Si on te touche alors que tu rêves tu peut avoir l’impression que quelqu’un ou quelque chose te touche dans ton rêve.
    – Un musicien qui décide d’arrêter de pratiquer son art ne devient pas subitement un mauvais musicien. Cobb ne fait plus d’architecture, ça n’empêche qu’il était fort en ce domaine.
    – Tu dis que le monde est petit quand Saïto se retrouve à Mombasa. On a quand même plusieurs pays dans ce film. Et Yusef qui n’est pas loin, limite quand on te lit on a l’impression qu’ils sont tombés dessus par hasard. C’est juste le faussaire qui lui conseille quelqu’un d’expérimenté, qui vit dans le coin. Rien de plus normal.
    – L’hopital, une base fortifiée. Eh bien oui ça renforce l’idée que Fisher a été entrainé contre les extracteurs et l’inception. D’ailleurs pour ses projections armées, comme Cobb n’a pas travaillé sur Fisher il ne pouvait pas savoir. (ça n’est pas parce que selon toi, il est nul) Et puis Arthur le savait mais il n’a pas pris ça en compte.
    – Les super-pouvoirs … Toujours pour la même raison : les projections.
    ……
    À toujours chercher la petite bête (surtout pour un film qui traite du rêve)est un peu une perte de temps. En plus ce sont tes réflexions qui deviennent incohérentes.

    • -L’arme de Saïto : ils ne sont pas dans un rêve de Saïto ( l’autre le dit lui-même « C’est le mien ». ) Donc pas de coffre ni rien ici.

      -Le tapis : c’était de l’humour là

      – Les répercussions : certes mais là c’est exploité n’importe comment

      – Cobb était fort paraît-il, or justement il fait rien de bien dans ce film. Alors que considéré comme le meilleur extracteur, donc subtil, sans éveiller les soupçons de la victime, etc… DOnc justement, comme pour le musicien, il aurait dû rester au moins pas mauvais. Ce qui n’est pas le cas.

      -Les projections entraînées : Cobb étant soi-disant le meilleur, on suppose qu’il a déjà travaillé sur des gens hauts-placés et entraînés eux aussi. Fisher étant pas un clapin de base, il aurait pû ne serait-ce que supposer qu’il serait entraîné, plutôt que de supposer le contraire et tout remettre sur le dos de son pote.

      – Les super-pouvoirs : à partir du moment où Fisher est endormi dans le rêve, donc qu’ils s’en foutent grave qu’il se rende compte que c’est un rêve puisqu’il dort, et que les projections les attaquent déjà, OSEF de rester réalistes, non ? L’autre fait bien appatraître un lance-grenades. Pourquoi pas plus ?

      A trop vouloir établir de règles ( surtout pour un film qui traite de rêve ) on se prend rapidement les pieds dedans. Et le film devient incohérent.

  5. Merci Odieux Connard, je me suis marrée en lisant ce compte-rendu comme je ne l’avais pas fait depuis au moins 97 jours. J’avais vu le film avant, ça aide !

  6. Salut Odieux Connard !
    c’est la première fois que je viens sur ton site et ça fait plaisir de voir un film provoquer autant de débats, certes contradictoires mais passionnés.
    Pour ma part j’ai bien aimé le film, ce fut un bon moment et ça reste un film dont je me rappellerai. C’est déjà en soi une qualité indéniable.

    Sinon Odieux Connard, tu ne serais pas un peu raciste non ? Car certaines blagues de l’article sont un peu lourdingues, répétitives et purement gratuites (et surement passées inaperçues pour la majorité des lecteurs).
    Il faut dire que c’est dans l’air du temps…(français).

    Je ne te félicite pas pour ça. Pour le reste, vive le ciné.

  7. 1ère visite et beaucoup de respect pour le temps mis à écrire votre article mais selon moi, cela ressemble à de l’acharnement à trouver de microscopiques incohérences qui sont le fondement de la science-fiction. J’ai trouvé le film bien construit, original,et c’est d’ailleurs la première fois depuis 6 mois que je ne regrette pas mon investissement de 10 € dans ma place de cinéma.Si je devais entrer dans vos rêves, j’y trouverais certainement de la frustration, peut-être être-vous un scénariste à qui on n’a pas ouvert les portes du 7e art et qui se venge sur les gens de talent? Je vous encourage à vous lancer et on en reparle…
    Par curiosité, quels sont vos « films cultes »?

  8. Faut le prendre avec souplesse et au 3è degré chère Juliette.

    Beaucoup ont aimé le film, certains l’ont même revu. Cela n’empêche pas le spectateur d’être critique. Le travail de folie du réalisateur soulève des interrogations… Rien n’est figé et c’est çà qui est bien.

    Enfin, si l’on a besoin d’une psychothérapie, on fera appel à vous, c’est promis !

  9. Serai-t-il possible de clarifier le passage concernant le jeu des miroirs amovibles (dans un des premiers rêves avec Arianne et Cobb). Où Cobb semble d’ailleurs très étonné de la vision de répétition infinie de leur image dans ceux-ci. Pourquoi Arianne les fait pivoter ? Merci

    • Le couloir d’image que crée les miroirs mis face-à-face suffit pour lui évoquer le « couloir » sous le pont, et ainsi changer directement l’endroit où ils se trouvent.

  10. Perso, en sortant, j’ai juste pensé qu’il aurait été beaucoup plus facile de demander à beau-papa de lui amener les enfants à l’étranger dans un pays ne pratiquant pas l’extradition… vu qu’il fait tout ça juste pour pouvoir les revoir. Mais, of course, le film aurait été bcp plus court. .
    ^^

  11. Quelques erreurs :
    – Il ne s’agit pas de Kinshasa (R-d-Congo) mais de Mombasa (Kenya).
    – Le premier architecte n’est pas tué par Saito, celui-ci dit clairement qu’il n’en fera rien, mais qu’il n’en sera surement pas de même pour leur employeur.
    – A la fin, on ne voit pas Saito tirer sur lé héros puis sur lui-même. On le voit seulement porter la main à son arme puis les deux hommes se réveiller. Une ellipse qu’il serait inconscient de sousestimer.

  12. Et une autre petite mais qui a son importance…
    Si au final le groupe se retrouve dans une base enneigée et non dans un hôpital comme annoncé dans le plan initialement, c’est parce qu’il y a eu un changement de plan : comme ils ont intégré Fischer à l’équipe, ils rentrent dans SON subconscient à lui, représentant le « coffre-fort » de son secret… Ils abandonnent en quelque sorte l’idée de l’hôpital… D’où le fait que ce soit super protégé, etc. Par contre, si on suit les règles du film et qu’ils se retrouvent dans le rêve de Fischer… Non seulement c’est plutôt risqué (il peut modifier la réalité), mais surtout il y a un problème : ce n’est pas lui qui devrait le peupler s’il en crée les limites… Il ne devrait être peuplé que des projections des Incepteurs… Ce qui serait plus simple aussi pour réussir leur mission (il n’y aurait plus de garde)…

    Sinon, bon courage Odieux, bon nombre de navets attendent encore ton habile et drôle jugement… Personnellement, je te trouve bien meilleur avec les films vraiment 1er degré SF… Genre tes critiques des Star Wars, ou d’Avatar… Un régal !

    Bonne continuation !

    R.

  13. Très bon. Très drôle :D
    Mais comment fais-tu ces critiques ? T’installes-tu dans un affreux cinéma, te saisissant de ton horrible bloc-note et de ton monstrueux stylo vomissant les critiques, griffonnant cruellement quelques mots haineux à chaque minute, ou bien te procures-tu d’une manière ou d’une autre le malheureux film choisi, en le mettant en pause à chaque commentaire ?
    Sache aussi que je pourrais payer pour voir Gran Torino dans tes Spoilers dans la bonne humeur… C’est actuellement mon souhait le plus cher, O.C., avoir une plume telle que la tienne.

    Un nouvel odieux lecteur (oui, odieux, car il apprécie tes odieux écrits)…

  14. bravo, super spoiler du film, vous avez su mettre en lumière toutes les incohérences de ce film. Un vrai navet a gros budget.

  15. La seule phrase (+montage) qui m’aie vraiment fait rire est : »Dans cette terrible scène, Mall apparait pour saborder une salade de tomates que Cobb préparait tranquillement. Monstrueux. »
    sinon je ne vois pas bien où tu veux en venir…

  16. Non, sérieux c’est réussi.
    Je me suis payée un de ces délire à lire tout ça que je viendrais voir ton site plus souvent.

  17. Ouf! J’ai beaucoup aimé ce film et j’ai crus que votre article allait me faire changer d’avis, mais en faite, non. Et temps mieux, c’est au moins une preuve que c’est un bon film :)

  18. Tiens, comme j’ai vu dans vos réponses aux commentaires d’Avatar que vous étiez friands d’incohérences non relevées dans vos posts, en voici une qui me turlupine:

    – Normalement on se réveille d’un niveau de rêve grâce à une décharge
    – une « décharge » c’est un moment ou on te secoue (ils ont fait plein de
    tests avant, ils se poussent juste et ils se réveillent, c’est basé sur l’oreille interne).
    – le plan de base c’est: quand le van commence à tomber ca les fait sortir du rève « hôtel » (sensation de chute).
    – Comme le van doit sauter plus tôt à cause de la garde non prévue, ils
    sont encore endormis dans l’hôtel et donc ca provoque juste une
    avalanche… MAIS arthur, le mec qui est resté dans l’hôtel… lui il
    est conscient…. la décharge aurait du marcher sur lui non? Il aurait
    dû retourner dans le van non? Vu que c’était ca le plan de base (en plus c’est lui qui sert pour les tests).
    – Si il s’était réveillé, tout aurait foiré.

    non?

  19. « Cela dit, c’est stupide : si le subconscient des rêveurs de manifeste sans leur demander […] le rêveur le connait. »
    Faute de frappe, non ? « Se manifeste » .
    Cela dit j’ai moi aussi adoré votre billet.

  20. « – dans un rêve, on ne remarque ce qui est incohérent qu’au réveil (contrairement à certains films) »

    ENFIN !

    Je pensais qu’il n’y avais que moi pour trouver ce film incohérent. Voire même franchement bof. Et pas digne de tout le foin et le succès qu’il a eu.

    ( Par exemple, Shutter Island m’a bien décoiffé. Inception m’a ennuyé. D’autant plus que le thème de la femme décédée fantôme y est pompé à mort. Etant sortis courtement l’un après l’autre, ça faisait pas mal redondant. Cela dit, ce n’est peut-être qu’un hasard. )

    Enfin bref, merci une fois de plus cher Odieux Connard.
    Me sens moins seul.

  21. .
    « Inception » et « Le Banquet » de Platon, une comparaison des points communs:

    « Le Banquet » de Platon c’est un peu comme dans « Inception », il y a 4 niveaux (réel puis rêve dans le rêve du rêve (à la fin, il y a même 6 niveaux.) pour le banquet, remplacer rêve par histoire.).

    Premier niveau:

    Appollodore et Glaucon chemin faisant et voulant passer le temps (« Que tardes-tu donc, me dit Glaucon, à me raconter l’entretien ? Pouvons-nous mieux employer le chemin qui nous reste d’ici à Athènes ? » 173c, « Le Banquet », Platon) Ce dernier lui demande de lui raconter le souper de Socrate chez Agathon.

    Deuxième niveau:

    Appollodore raconte l’histoire que lui a raconté Aristodème (chien de Socrate, il le suivait partout).

    Troisième niveau:

    Voici l’histoire que Aristodème raconte à Appollodore qui la raconte à Glaucon. Socrate arriva au banquet donné par Agathon (il a gagné le prix de la tragédie, l’équivalent d’un oscar ou d’un grammy awards.) où se trouvait Aristophane (poète comique, un tout bon), Eryximaque (médecin qui propose qu’on ne boive que peu durant la soirée :(), Phèdre, Pausanias et Alcibiade (chaud comme un lapin (en voyant Socrate) et bourré arrivant sur le tard (pour mettre l’ambiance)). Ces derniers décident de se lancer un challenge en dissertant sur l’amour, le gagnant sera celui qui aura eu la plus belle prose et l’aura le mieux décrit.

    Quatrième niveau:

    Socrate lorsque c’est son tour (donc Glaucon entend l’histoire de Appollodore qui la lui-même entendu de Aristodème qui, lui, raconte l’histoire de Socrate au banquet et ce dernier (Socrate) raconte une histoire) rapporte le dialogue qu’il a eu avec Diotime, elle (c’est une femme (étrangère (peut-on réellement la croire? (ça fait beaucoup de parenthèses (cinquième niveau de parenthèses?))))) l’aurait convaincu de la nature de l’amour.

    Voilà qui termine la comparaison avec le film « Inception » et « Le Banquet » de Platon, nous voyons les quatres niveaux, si l’on se perd on finit dans les lymbes philosophiques sans comprendre ce qu’est l’amour (ce qui est triste)!

    Dieu, humain, démon, beau ou laid, qu’est-ce que l’amour? Et Leonardo DiCaprio est-il dans un rêve ou la toupie n’est pas son réel totem? Le débat est ouvert…

    .

  22. j’ai adoré ce film au point d’aller le voir au cinéma plusieurs fois ! Alors, certes, OC, tu as relevé des incohérences (j’ai avais également remarqué certaines) mais est-ce que cela peut pour autant empêcher un film d’être génial ? Je connais une série bourrée d’incohérence, qui pourtant est une vraie perle (Son nom « Misfits » série anglaise of course) et puis, je te soupçonne d’avoir apprécié ce film, malgré le mal fou que tu t’es donné pour le démonter (ou essayer) !
    alors vive les incohérences ! (enfin, inception est une exception, parce que certains, comme Percy Jackson et la planète des Singes, vous êtes tellement saugrenus que j’en mangerais mon sari !)

  23. Et j’ajoute juste pour rigoler : cette bande de joyeux-lurons se réveille après une dizaine d’heure de sommeil en mode « anesthésie général », mais tout le monde est frais et dispo, l’haleine fraîche, le poil brillant et l’oeil vif. Mouahahaha.

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  25. Bien, on va dire que je suis un chieur, mais juste à l’introduction, je ne suis déjà pas d’accord.
    Les rêves que l’on fait sont globalement incohérents, mais en tant qu’adepte du rêve lucide (et les héros du film étant parfaitement conscients qu’il rêvent, et interagissant activement avec leur environnement en conséquence, on peut dire que c’est aussi un rêve lucide, mais partagé et ça c’est le côté fantastique) je peux vous assurer qu’il est possible d’avoir des rêves aussi stables et cohérents que dans ce film.

  26. Pour le coup, j’suis admiratif… Parce que pour spoiler un navet pareil (Et encore j’ai le sentiment là de manquer de respect à ce fabuleux légume), il a fallut le comprendre!

    Félicitations!

  27. Tu as conduit une fois à Kinshasa, tu semer n’inporte quoi n’importe où dans l’espace-temps.

  28. Le pire, c’est que se rêve en a traumatisé plus d’un:
    Puisque les rêve peuvent être hyper long, détaillé, et parfois, suivre la même logique du début à la fin, et qu’il est casi-impossible de se souvenir de la réalité dans nos rêve, et de nos rêve dans la réalité…
    QU’EST CE QUI NOUS PROUVE QU’ON EST PAS EN TRAIN DE RÊVER, ET PAR CONSÉQUENT, QU’ON N’EST PAS LA SEULE PERSONNE RÉELLE?

    Preuve supplémentaire: tu vois ton plus lointain souvenir? Comment cette journée a t’elle commencé?

    Bref, ces théorie repose sur le même principe que les religions, c’est à dire le théorème du bullshit: Si tu ne peut pas me prouver que j’ai tort, c’est que j’ai raison. Et comme ma théorie se cache et falsifie la réalité, toutes tes preuves n’en sont pas. CQFD.

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